AccueilCalendrierÉvènementsFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion


Trophées


Classement au
12 novembre 2017

Zeke Pevencie


►►►◄◄◄br />
Arès Kye Coleman & Willem Shepherd


►►►◄◄◄

Jansen Avery




Classement au
25 novembre 2017

Cassian Norton


►►►◄◄◄br />
Alessandro Amaro


►►►◄◄◄

Maxine Evans




Classement au
13 novembre 2017

Les Admin


►►►◄◄◄br />
Cassian Norton


►►►◄◄◄

Nick O'Sullivan




Classement au
14 octobre 2017

Maxine Evans


►►►◄◄◄br />
Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄

Willem Shepherd




Classement au
14 octobre 2017

Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄br />
Maxine Evans


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman




Classement au
30 septembre 2017

Caracole O'brient


►►►◄◄◄br />
Ruby & Peter


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman




Classement au
15 septembre 2017

Therence Garnet


►►►◄◄◄br />
Éris Blackmoon


►►►◄◄◄

Kada'an Ravewood




Classement au
2 septembre 2017

Éris Blackmoon


►►►◄◄◄

Mafdet Mahes


►►►◄◄◄

Merisha Gunder




Classement au
23 août 2017

Mathieu Lamy


►►►◄◄◄

Alessandro Amaro


►►►◄◄◄

Mickael Wayne




Classement au
5 août 2017

Caracole O'brien


►►►◄◄◄

Merisha Gunder


►►►◄◄◄

Alessandro Amaro




Classement au
07 juillet 2017

Willem Shepherd


►►►◄◄◄

Ashling McLan


►►►◄◄◄

Alex Cormier




Classement au
26 juin 2017

Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄

Alex & Derek


►►►◄◄◄

Nick O'Sullivan




Classement au
10 juin 2017

James MacAulay


►►►◄◄◄

Caleb Lockhart


►►►◄◄◄

Mickael Wayne




Classement au
27 mai 2017

Jaimie O'Sullivan


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman


►►►◄◄◄

Willem Shepherd




Classement au
13 mai 2017

Les Admins


►►►◄◄◄

Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄

Jaimie O'Sullivan




Classement au
28 avril 2017

Gwen W. East


►►►◄◄◄

Caracole O'brien


►►►◄◄◄

Therence Garnet




Classement au
15 avril 2017

Civet


►►►◄◄◄

Stiles & Derek


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman




Classement au
1er avril 2017

Vos 2 Admins


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman


►►►◄◄◄

Kada'an Ravewood




Classement au
19 mars 2017

Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄

Alessandro Amaro


►►►◄◄◄

Willem Shepherd




Classement au
4 mars 2017

Derek Hale


►►►◄◄◄

Pia Abramov


►►►◄◄◄

Matthias Lunsford




Classement au
18 février 2017

Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄

Stiles Stilinski


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman




Classement au
4 février 2017

Mick & Derek


►►►◄◄◄

Maxine Evans


►►►◄◄◄

Brian O'Conner




Classement au
21 janvier 2017



►►►◄◄◄

Mick & Derek


►►►◄◄◄

Willem Shepherd




Classement au
7 janvier 2017

Liam Dunbar


►►►◄◄◄

Willem Shepherd


►►►◄◄◄

Alex Cormier




Classement au
24 décembre 2016

Mick & Derek


►►►◄◄◄

Willem Shepherd


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman





© Code par Mafdet Mahes

Code onglet coulissant :
Okhmhaka de Never Utopia
Partagez | 
 

 Paperasse et bitume mouillé - [ft Wade G.]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Paperasse et bitume mouillé - [ft Wade G.]   Dim 26 Juil - 10:03



Paperasse et bitume mouillé


- AVEC WADE GRAYSON


Imprimerie de Beacon Hills, 17h30

Quelle idée d'être venue se perdre à cette heure précise dans la seule imprimerie de la ville. Les lycéens affluaient par paquet, pour imprimer tel ou tel dossier à rendre la veille dans un élan de panique, à grands renforts de clés USB enfouies au plus profond de leur sac de cours, mais pas autant cachées que les pièces de monnaie qu'ils sortaient une à une de ces derniers, avec une lenteur qui laissait penser que leurs besaces possédaient un double-fond. Adossée contre un pilier purement décoratif et au combien encombrant, l'accueil n'étant pas ce qui était de plus spacieux, Zoey jouait avec agilité avec un porte-clef duquel pendait une décoration argentée à l'effigie d'un corbeau, la clef de son appartement, celle de son garage, de sa voiture et enfin, une clé de stockage rouge sang, permettant d'éviter des heures de recherche intensive sur son bureau en pagaille. Dans cette clé, ses 9h-15h du lundi au vendredi, son salaire, ses coups de sang, ses découvertes fabuleuses, des histoires, du bon, du mauvais, bref, sa vie en tant que chef d'édition. Ce même train de vie qui l'avait faite atterrir ici en cette fin d'après-midi. Elle attendait sagement la remise en main propre de l'édition originale d'un recueil de nouvelles qu'elle avait validé il y avait de ça une semaine désormais. Les services de livraison n'étaient pas des plus attentionnés avec les manuscrits, et la galloise préférait désormais gâcher un peu de son temps libre à venir les récupérer ici automatiquement; plutôt que de gâcher son temps libre en hurlant sur un postier, en faisant hurler les auteurs en annonçant un retard de publication, en faisant hurler les voisins car elle hurlait, pour finir par faire un aller-retour obligatoire à l'imprimerie. Du temps de gagné, et des conflits de voisinage recalés à la prochaine grossesse et/ou dispute (deux événements étrangement liés quand on s'y penche de plus près) de la voisine.

Après un énième soupir de lâché, la brune étira ses jambes discrètement en soulageant un peu l'épaule ankylosée sur laquelle elle s'était reposé pendant une quinzaine de minutes. Elle observait presque tendrement le cadran de l'horloge murale en face d'elle, s'entraînant à en percevoir les bruits de mécanisme malgré le brouhaha ambiant. Un jeu d'enfant pour elle, mais ça lui laissait presque l'honneur de croire qu'elle ne perdait pas son temps ici, et que si elle n'était pas en forêt en train de bander son arc, ou de mettre à mal un collègue sur le ring, elle s'activait quand même à entretenir ses facultés de chasseuse. La pleine lune était encore devant, mais à vrai dire ici à Beacon Hills, les influences surnaturelles avaient dépassé le simple cycle lunaire, et il était toujours bon de se rappeler cela à chaque minute, où les ennuis pouvaient débarquer plus vite qu'on ne le pensait.

Un des stagiaires de l'imprimerie débarqua sur sa droite, une rame de papier encré dans les mains, les joues rosies par le stress de s'être vu confier une mission aussi importante que l'acheminement de feuille blanche et noires d'un point A à un point B. Zoey ne tressaillit même pas de l'arrivée brutale de ce dernier malgré ses yeux qui demeuraient perdus sur le cadran et se contenta d'attraper ce que lui tendait fièrement le jeune homme aux cheveux clairs, vérifiant à la simple pesée du bout des doigts que les 5 brochures étaient dans ses mains. Une demi-heure. Pour récupérer du papier, censé être prêt depuis 48h. Si la fin de semaine n'approchait pas, et que les chiffres de vente n'étaient pas aussi satisfaisants en ce moment, la galloise se serait fendu d'un nouveau soupir las. Mais elle se contenta d'incliner la tête poliment à l'égard de la secrétaire ainsi que du stagiaire encore pris de doute sur la voie à prendre suite à l'accomplissement de sa seule et unique tâche de la journée, et d'un regard doux.  Le précieux paquet  fourré dans son attaché-case mangé par le temps, elle sortit enfin de la rue, mais resta sur le trottoir en face de l'imprimerie, l'humidité post-orage laissait tout le loisir au goudron encore humide de libérer cette odeur si particulière ainsi qu'une chaleur lourde désagréable. Se séparant de sa veste en jean pour la jeter avec nonchalance sur son épaule, elle guetta d'un œil discret l'ouverture d'un possible bar dans la rue, l'attente dans l'imprimerie ayant définitivement annihilée toute motivation pour de l'entraînement physique ce soir.•



Dernière édition par Zoey N. Ceallaigh le Dim 2 Aoû - 21:07, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Paperasse et bitume mouillé - [ft Wade G.]   Ven 31 Juil - 10:23



Zoey N. Ceallaigh&Wade Grayson


Wade Grayson, vingt-huit ans célibataire, monstre chasseur de monstres, enfin, est-il vraiment nécessaire de le présenter encore ? Oui du-gland... on vient d'arriver. Ils le connaissent pas encore ici. Ça commence bien... Donc, je peux reprendre ou ?
Ou. Nah, vas-y, je me tais un peu. Trop aimable....

« Vous pourriez pas la fermer et faire votre boulot ? »

Nop, on peut pas macaque. Faut qu'on cause pour faire notre boulot. Au cas où t'aurais pas encore compris le concept de la narration. Hum Hum. C'est bon ? Vous avez finit ? On peut commencer ? Non parce que la petite attend depuis trois plombes.

« Ok ok vas-y. »


Alors ? Bah quoi ? Je te laisse faire. Breeeeeeef.

Comme chaque jour depuis son arrivée à Beacon Hills, Wade a passé sa journée dans la rue. C'est ainsi qu'il gagne sa vie, tantôt en peignant des œuvres provisoires, tantôt en faisant le pitre. Aujourd'hui c'est le manteau de magicien qu'il a revêtu, enchaînant les tours de passe-passe pour les rares passants enclins à s'arrêter un instant. Comme chaque jour depuis qu'il est arrivé dans cette ville, il a rencontré un succès mitigé. Les quelques acrobaties effectuées pour agrémenter ses tours lui ont permis de piquer un peu l’intérêt, ses quelques vingt dollars habituels se sont changés en cinquante. C'est peu, il le sait, bientôt il ne pourra même plus se payer une nuit à l'auberge de jeunesse. Mais concrètement ça ne l'inquiète pas. C'est l'été, les nuits sont chaudes. Et puis il n'est pas venu dans ce coin paumé de la Californie pour devenir riche. Ce sont les rumeurs qui l'ont attirées, ça et autre chose de plus profond, comme un instinct primaire. Mais surtout les rumeurs, celles de créatures aussi nombreuses que variées, autant de cibles potentielles, et possiblement de gens à protéger, d'eux même et des autres. Puis, bien sûr, il y a ce bruit qui court dans les allées sombres de tout le pays. Un véritable Alpha, qui aurait obtenu son pouvoir par sa force de caractère et non par le vol, le meurtre.
L'idée qu'un type comme ça existe l'intrigue, l’excite. C'est aussi pour le rencontrer, le tester, que Wade a fait tout ce chemin. Et tu t'égare... Quoi ? Bah normalement c'est moi le chien fou. Mais là t'es complétement à côté du sujet. Et entre nous, tout ça pour faire du remplissage, c'est moche. Qu'est-ce qui ne va pas encore ? Bah t'es hors sujet. Qu'est-ce que Scott vient faire dans ce sujet exactement ? Ok ok, si t'es si malin t'as qu'à y aller toi. Sérieux ? Hm hm.

En cet fin d'après-midi, Wade s'est installé sur dans la rue de l'imprimerie. Un point stratégique. Il sait que dans cette ville pas mal de lycéens font face à des changements corporels un peu plus exotiques que la moyenne. Comme si les loups de la région étaient des métaphore pour les prédateurs sexuels qui traînent sur internet. Et il sait aussi que, comme tout les lycéens du monde, ils ont tendance à se précipiter en masse au derniers moments dans les endroits où ils peuvent faire imprimer leurs devoirs. Cybercafé, taxi-phone, et puis l'imprimerie de la ville bien sûr. Et ça ne manque pas. Mais pour le coup pas de bol, pas un clampin n'a l'air plus surnaturel que l'adolescent de base. Alors, là dehors, à faire des tours de passes avec des pièces ou des cartes, il se sent un peu lésé. Surtout qu'il vient de pleuvoir, genre pluie torrentielle bien poisseuse des étés orageux. Du coup ses cartes font la gueule, les quelques billets récoltés aussi. La dèche. Si on rajoute à sa l'air poisseux, limite dégueulasse, et la température qui à pas l'air de vouloir descende, on peut dire qu'il passe une journée pourrie.  Ok ok, j'ai compris. Je prend le relais.

Alors quoi d'étonnant à voir l'humeur de ce singe pourtant si jouasse s'assombrir ? Il commence a remballer, en bougonnant, fourrant son piètre matériel dans son sac, réajustant son appendice simiesque qu'il dissimule, pour une fois, autour de sa jambe droite, sous un pantalon large qui ne laisse rien voir de son étrangeté. Pantalon dont il fouille rapidement les poches, en sort son maigre butin et le compte. Cinquante trois dollar et trente-sept cents. Il soupire, lève les yeux au ciel.
Mentalement, il fait les comptes. Il devrait pouvoir se payer encore deux nuits à l'auberge avec ce qui lui reste, sans compter cette somme là. Et il a soif. Enfin pas vraiment. Il a envie de se saouler. Et cette envie pèse un peu plus encore sur son humeur, car il sait qu'il ne pourra pas l'assouvir. Pas avec ces lois anti-tabac qui empêchent les gens de fumer dans les bars. Mais bon, il peut encore sentir la brûlure de l'alcool sur sa langue, descendre le long de sa gorge. C'est peu mais il s'en contentera.
La décision est prise. Il attrape son sac, et se met en marche, trop vite, trop pressé. Il ne voit pas la demoiselle sur sa route, à peine trois pas de faits et il la bouscule, fort. Assez fort du moins pour qu'il laisse échapper son sac sous le choc. Sac qu'il n'a pas fermé, qu'il oublie tout le temps de fermer. Le sol se couvre de cartes à jouer, et de la monnaie qu'il préfère garder dans le sac plutôt que dans les poches.
En d'autres circonstances il s'excuserait peut-être. Probablement pas non. Mais là l'humeur n'y est pas. Il ne regarde même pas la victime de son étourderie, il se contente de s'accroupir en aboyant.

« Non mais vous pourriez pas faire attention non ? Putain de yankee !!! »  

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Paperasse et bitume mouillé - [ft Wade G.]   Dim 2 Aoû - 21:01



Poussez-moi, excusez-vous.


Rien de tel qu'une pression fraîche pour contrer l'insolence du climat post-orage qui a pris possession des rues de Beacon Hills. La galloise veut s'en donner le temps,  ses dernières nuits ayant été avalée par des lectures urgentes ainsi que des corrections à tout va, faute à l'unique correcteur de la maison d'édition et à ses foutus congés "parentaux". Elle en était pourtant certaine, c'était la femelle qui mettait bas dans le cycle de la vie humaine, mais apparemment le quarantenaire s'apparentait plus à l'hippocampe et avait donc déchargé un lot d'excuses et de volontés doucereuses quant aux premiers gazouillis incompréhensibles de son nouveau-né, immanquables selon lui, afin d'extorquer à Zoey la possibilité de légitimer un départ de la boîte. Elle en était quasi-certaine, il ne reviendrait pas, la réunion entre les deux s'étant réglé sur une note acide, le système américain ne proposant pas de congés maternités rémunérés, et ne l'autorisant que pour la femme, le nouveau-père était parti en claquant la porte devant la chef d'édition, exécrée par son discours mièvre et qui n'avait aucun écho pour cette dernière. Et en plus de cela, une mise à prix sur les têtes de certains surnaturels à risque, qui transformaient ses maigres temps de repos en chasse au loup. Ca se rapprochait déjà plus de la notion de "loisir" pour la jeune femme, mais on n'était encore loin de celle de "repos".

Une bière donc, ne serait qu'une manière de s'auto-congratuler pour la quantité de travail abattu durant la semaine. De toute manière, la fin de journée s'était déjà bien installée, et la faim commençait à tirailler l'estomac de la chasseuse. Voilà une deuxième excuse bien trouvée. Et puis de toute manière, au diable la recherche d'excuse, ses 30 ans étaient derrière elle, ce n'était pas le temps de s'auto-materner, et elle ne s'était pas acharnée à gagner son poste à la tête d'une boîte pour s'étouffer avec des obligations professionnelles. C'est elle qui choisissait celle des autres, alors ce soir, pinte. C'était décidé.

Elle avait le souvenir d'un bar/restaurant au coin de la rue qui ferait l'affaire. Un tête à tête avec elle même, beaucoup auraient trouvé ça triste, mais elle n'avait pas la motivation nécessaire à attendre après quelqu'un, ses instincts gallois glorifiant l'appel du houblon. Ni solitaire ni extrêmement sociable, de la compagnie ne l'aurait pas rebutée, mais tant pis. Au nom de la soif, des concessions devaient être faites. Un pas plus tard, elle fut arrachée de ses futiles réflexions par une impulsion qui la projette sur le côté. Son corps se tend en une seconde et elle s'arque pour contrer le mouvement de chute qu'elle avait amorcé, s'équilibrant de justesse en évitant une chute sur le sol encore humide et au combien dégueulasse de la rue. Elle s'écorche superficiellement le coude contre le mur à sa droite, et son réflexe achève de la faire se retourner vers la source de cet incident, crispée.

« Non mais vous pourriez pas faire attention non ? Putain de yankee !!! »  

La brune n'a pas vraiment le temps de remercier ses automatismes de chasseuse, que le responsable se met à japper furieusement,  ramassant ses affaires au sol. Zoey s'étonne, choisit de garder le silence un instant en contrôlant son envie folle de profiter de la position inférieure en lui jetant son pied dans la tempe. Il ne s'agit que d'une vulgaire bousculade, et en plus, causée par ce dernier, Zoey longeant les murs, elle était difficilement responsable. Ses yeux le parcourent rapidement, butant sur son accoutrement étrange. Un étudiant peut-être, ou un saltimbanque. Un saltimbanque plutôt oui, la confirmation sembla se faire d'elle-même en regardant le contenu du sac de ce dernier éparpillé sur le sol. Lâchant un bref soupir, Zoey se courbe avec adresse et rapidité, récupérant quelques pièces tombées dans son ombre. Le jeune homme se relève lui aussi, et la galloise s'avance d'un pas en fourrant d'un geste négligé la monnaie dans les mains du baladin.

"Evite de perdre bêtement ce que te rapportent tes bouffonneries. Les bateleurs de ton genre, ça devrait respecter les trottoirs, au lieu de rentrer dans tes possibles vaches à traire. Oh, et je ne suis pas d'ici."

Son regard vissé dans le sien, sans animosité particulière, juste pour qu'il entende et se saisisse de chacune des syllabes, elle lâche ses mots d'une traite, et se permet un bref soupir à la fin de ces derniers. Se faire bousculer, soit, se faire injurier gratuitement sous prétexte qu'un gars de ce genre là n'a pas eu un chiffre d'affaire assez concret aujourd'hui, c'était peut-être de trop. Elle n'était pas du genre à créer des conflits inutiles, mais si elle était capable d'éviter une chute malencontreuse, ce n 'était pas le cas de tous les riverains et il n'y avait rien de plus agaçant que les gens n'étant pas foutu de regarder où ils mettaient les pieds. C'était la leçon du jour, délivrée par une galloise en mal de bière, qui s'apprêtait à quitter les talons sans un mot de plus.

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Paperasse et bitume mouillé - [ft Wade G.]   Mer 5 Aoû - 9:06



Zoey N. Ceallaigh&Wade Grayson


Il fourre ce qu'il ramasse dans le sac, sans même faire trop gaffe au bordel qu'il créé. Et il le fait en ronchonnant, genre pas content. Si tu veux. Il ronchonne, mais rien d'audible. Même lui, au fond, ne sait pas ce qu'il marmonne. C'est pour la forme, le principe, faire un truc humain. Ce n'est qu'en se relevant qu'il réalise que le malotru qu'il a bousculé... qui l'a bousculé... On peut éviter ce genre de blagues pendant que je raconte ? En CB je veux bien mais là t'es lourd. Mouais. Donc, bref, c'est une malotrue. Et j'ai oublié ce que je voulais dire...

« Qu'elle est entrain de m'aider... »

Merci. Hein ? Non ! Ah bah au moins lui il suit. Cette remarque qu'il vient de faire, Wade l'a à peine murmuré, trop faiblement pour qu'un humain puisse l'entendre. Bien rattrapé. Comme une part de ses marmonnements. Wow, et le correcteur s'affole pas ? Pour le coup moi aussi je suis surpris... Doooonc. En se relevant, ronchonnant, il constate avec stupeur et tremblements que la jeune femme l'a aidé en ramassant quelques pièces, et que, loin de le détrousser de cette maigre somme, elle la lui fourre dans la main. La surprise, agréable, le déstabilise, l'adoucis même.

« Evite de perdre bêtement ce que te rapportent tes bouffonneries. Les bateleurs de ton genre, ça devrait respecter les trottoirs, au lieu de rentrer dans tes possibles vaches à traire. Oh, et je ne suis pas d'ici. »

Oh Yeaaah … Et elle ouvre la bouche. Il y a un battement. Le temps que j'aille sur google et que j'explique à Wade ce qu'est un bateleur. Puis le regard de Wade passe de neutre à glacial. L'espace d'une seconde, moins, un sourire carnassier déforme ses traits. L'envie de violence, de meurtre. Il esquisse un mouvement. Puis il entend, sur l'autre trottoir, les rires d'un groupes de lycéens. Mais noooon, c'est pas juste, on allait se marrer. Alors, aussi vite qu'elle était venue, cette expression digne d'un Hannibal Lecter disparaît. Il se retient, se contient. Et ce n'est qu'alors qu'il réalise que, de toute façon, il n'aurait pas put, pas dut. Il a changé, il est un homme maintenant, plus une arme. Démembrer une femme sur un trottoir en plein jour, ça veut dire quitter la ville, certainement le pays. Il se contente de soupirer. Attend une seconde ! La meuf le traite de rapace et nous on fait rien ? Exactement... Mais... En plus c'est une éditrice, elle se fait de la thune sur le talent des autres ! Et c'est nous qu'on est des rapaces parce qu'il fait le guignol sur le trottoir pour trois fois rien ?  D'abord, moche le français... Ensuite oui, il va garder son calme, parce que ce serait pas la meilleur façon de commencer une nouvelle vie. Mouais... Déjà Derek qui est repartit avec ses crocs en place... maintenant ça. Je vous préviens, si on déchaine pas un peu de vrai violence bientôt je lui fais buter quelqu'un pendant son sommeil ! On y viendra, t'en fais pas.

« Mais oui... »

Ok, cette fois-ci il n'y a pas moyen qu'elle n'ait pas entendu. Bordel Wade, contrôle toi... Enfin... Fourrant les pièces dans sa poche, cette petite altercation bénigne a le mérite de lui faire prendre une décision claire, il va aller boire. Tant pis pour la sécurité du logement et tant pis si il ne parvient pas à se bourrer la tronche comme il se doit. Elle lui a donné envie de boire. Mais avant ça...

« Sûr, maintenant que tu jappes c'est clair que t'es pas d'ici. Condescendante comme t'es, même sans cet accent de consanguin royaliste on sent la rosbeef à plein nez. »

Comme quoi je dois pas être le seul à avoir envie d'un peu de violence. Faut croire... Mais comment on est supposé faire durer ça sur plus de deux réponses ? Parce que là soit ça se fout sur la tronche soit on coupe court non ? On verra bien, pour le moment moi je me contente d'apprécier. Il la toise, de bas en haut. Pas de ce regard lubrique dont tant d'hommes gratifient les femmes, mais d'un regard inquisiteur, comme s'il jugeait l'essence même de la petite brune. Et il sait, comme ça, en un regard, qu'elle cache quelque chose, et que cette chose justifie un entraînement au combat. Ce sont d'infimes détails qui vendent la mèche, sa façon de se tenir, le port de sa tête. Il les connaît bien ces détails, ils sont présents chez lui aussi, en bien plus prononcés. Ils sont la conséquence d'une vie de préparation, littéralement une vie. Peu importe la raison derrière, cela fait renaître chez lui une envie de violence, plus diffuse cette fois, qu'il arrive à masquer.

« Si seulement on était pas en plein jour... Mais bon, au lieu de voir combien de temps tu tiendrais avant que je fracasse ta jolie petite gueule je vais aller voir si je peux troquer ma charogne contre un peu de spiritueux. Alors si son altesse veut bien m'excuser... »

J'ai aucune idée d'où va cette histoire... Moi non plus...  

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Paperasse et bitume mouillé - [ft Wade G.]   Jeu 6 Aoû - 3:12



Se rattraper aux branches.


Une seconde, peut-être deux, un silence qui a un arrière-goût de mirage, et l'esprit de la brune qui est déjà loin, enfin à une dizaine de mètre de là, en train de se commander une pinte.  C'était un fil directeur un peu pathétique, mais pour l'instant c'était tout ce à quoi elle espérait, même malgré cette rencontre casse-gueule fortuite et même malgré le regard glacé du jeune homme... Quoique non, ça, ça annihile toute bonne volonté dans la tête de Zoey. Elle soutient la brièveté de l'envoi d'électricité négative, sans réussir à se saisir d'assez de contrôle pour le lui renvoyer, avant qu'une seconde de plus ne s'échappe du temps, et que le jeune homme semble se dissuader de cracher un venin qu'il semblait déjà avoir en bouche. Il aurait été temps pour la galloise de tourner définitivement les talons, d'une dose de je m'en foutisme exemplaire, d'une pincée de calme olympien. Pourtant cet éclair de hargne la cloue sur place. Non pas par peur, ou par volonté d'intimidation. Non bêtement par réflexe. Le danger c'est sa routine, c'est un arrière-gout constant dans sa bouche, c'est un air entêtant qui lâche pas ses neurones, c'est sa langue maternelle, alors elle ne manquerait pas une occasion de discuter avec quelqu'un qui la parle aussi. Elle se fige, le scrutant sans ciller. On est jamais trop prudents dans les rues de Beacon Hills.

"Mais oui..."

Elle lâche ses réflexions et hausse un sourcil. Sa paranoïa lui joue des tours adroits, la fatigue doit surement y être pour quelque chose. Il se parle à lui-même ou a t'elle marmonner sans s'entendre? Si elle était parano, elle aurait pu légitimer la réaction. Ca l'a distrait un instant. Est-il fou ou stupide? Il est toujours mauvais de sous-estimer ces ennemis, mais à vrai dire, la bêtise était peut-être un plus grand risque à courir. Une distraction, donc, qui ne fait pas avancer ses réflexions sur le fait de devoir s'en aller immédiatement ou chercher à provoquer encore ce regard, pour lui extirper de force ou de gré le pourquoi, le comment, et surtout, lui apprendre le respect.  Une distraction, qui la cloue sur place encore un instant, alors que le silence éclate à nouveau sous la réplique de l'autre.

De la répartie? Minime certes, un rebond adroit mais attendu, une acrobatie ridicule faite pour impressionner les plus crédules. Ca ne fait pas flancher Zoey, qui se contente de pencher doucement sa tête sur le côté, s'étirant plus par réflexe que par besoin la nuque. Elle laisse son regard couler sur son corps, qu'il juge, qu'il essaye. Qu'il fasse cela pour se rassurer lui ou pour la faire reculer elle, elle n'en a cure. Non, elle laisse faire. S'il devine quelque chose dans sa silhouette, dans son attitude, alors il se découvrira lui-même. Il y a deux types de personnes à Beacon Hills, les monstres et les autres. Dans la catégorie des monstres, il y a aussi ceux qui chassent, ceux qui subissent et même ceux qui savent. Car le simple fait d'être au courant, d'une chose minime, même d'une simple page du roman tout entier, sont déjà dans l'engrenage, ont déjà une place, un camps, une influence. Peu importe si la pleine lune n'a aucun effet sur toi, si tu n'as pas subi d'entraînement pour tuer, ou si ton code génétique est ce qu'il y a de plus normal : si tu es au courant, tu es de la partie. Alors si le regard que le châtain pose sur elle réveille en lui des soupçons, ils seront à égalité sans même qu'elle ait à jouer. Et le fait qu'il s'y attarde avec suffisament de sérieux lui laisse à croire que la paranoïa dont la rend victime Beacon Hills pourrait bien s'avérer légitime pour une fois. C'est une énergie bien trop maîtrisée qui s'échappe de l'homme. La question est maintenant de savoir si la jeune femme a envie d'en avoir le coeur net.

« Si seulement on était pas en plein jour... Mais bon, au lieu de voir combien de temps tu tiendrais avant que je fracasse ta jolie petite gueule je vais aller voir si je peux troquer ma charogne contre un peu de spiritueux. Alors si son altesse veut bien m'excuser... »

Et bien la réponse est non. Zoey n'est définitivement pas d'humeur à chercher des noises au premier passant, même si la précision de l'acrobate la fait tiquer un instant. En plein jour? A-t-il peur d'une altercation au sein d'un lieu public ou cache t'il quelque chose à l'aide de la nuit? La brune laisse échapper un petit rire en secouant la tête, s'intimant d'arrêter les théories fumeuses. Ce soir elle ne veut pas échauffer un autre muscle que celui du coude, à l'instar de l'homme en face d'elle. Alors elle rit avec cynisme devant la maigre tentative d'impression de ce dernier et lui offre un sourire désagréable

"T'as peur de te prendre une branlée en public, redneck? Allé, au plaisir de te recroiser dans la rue pour applaudir tes ... singeries."

Elle tourne les talons aussitôt, s'enfonçant dans le nuant de fumée recraché par un groupe de lycéen, clopes au bec. Sa dernière phrase elle l'a lancée par hasard, presque par obligation pour pas se contenter de subir les essais de provocation du saltimbanque. Elle marche d'un pas rapide, afin d'atteindre au plus vite le bar au coin de la rue, duquel elle passe la porte en poussant un soupir de satisfaction, laissant derrière elle ce bouffon aux yeux verts, et son choix de mot hasardeux et qui flirtent pourtant avec une vérité dont elle n'a pas conscience.



Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
 
Paperasse et bitume mouillé - [ft Wade G.]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Paperasse et bitume mouillé - [ft Wade G.]
» David Otunga & Wade Barret & Chris Benoit Vs Justin Gabriel & Cody Rhodes & John cena
» Wade Barrett & Cody Rhodes Vs Randy Orton & The Rock
» Wade Barrett vs Abyss
» Wade Reden

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Teen Wolf RPG, la limite : l'imagination :: Beacon HillsTitre :: Centre ville :: Dans la rue-
Sauter vers: