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 Comme un air de La Fontaine [PV: Derek Hale]

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MessageSujet: Comme un air de La Fontaine [PV: Derek Hale]   Jeu 30 Juil - 11:05


Wade Grayson&Derek Hale


Vendredi, il est à peu près dix heures à Beacon Hills. Devant la médiathèque, un drôle de bonhomme s'active. Habillé d'une combinaison de peintre blanche, à quatre pattes sur le trottoir, il peint là depuis une heure, à quelques pas de l'entrée du bâtiment.
Seuls les passants venant de la droite de la porte peuvent voir apparaître petit à petit l'image d'une autre rue, plus bas sous le trottoir. Les autres ne peuvent qu'essayer de deviner ce que son ses formes distendues ou compressées aux couleurs ternes.
L'homme, lui, ne semble se soucier de rien d'autre que son œuvre. Peignant tour à tout à la bombe ou avec les doigts, ses mains vont et viennent entre l'asphalte et son matériel, posé le long du mur, à côté d'un parapluie, celui qui lui servira à protéger son matériel en cas de pluie.

« Wade ! Je t'ai apporté un peu d'eau. »

C'est l'employé de la médiathèque qui l'interpelle en posant la petite bouteille de plastique au côté du reste des affaires du peintre. Un étudiant qui trouve ça cool de le laisser faire son truc ici. Il se fera engueuler, peut-être pas viré si le fameux Wade est aussi bon qu'il le prétend.
Wade Grayson, c'est comme ça qu'il s'est présenté ce matin à l'accueil, c'est le nom qu'il y a sur ses papiers après tout. Wade est nouveau en ville. Un peu paumé, un peu agacé. Il est arrivé la veille, et le froid de l'hiver l'a quelque peu surpris. Lui qui s'était imaginé la Californie comme un pays ensoleillé. Maintenant, bien sûr, il se souvient que c'est la Floride qui sert de cabine à UV pour les retraités d'Amérique. 
Il y a autre chose qui l'a surpris. Le prix des loyers. Celle-là il l'a eu sur la route, au moment où il a cherché une pension pour passer les premiers jours. S'il avait gagné une jolie petite somme lors de son dernier passage dans un bar, la nuit au motel sur la route et la première semaine de pension l'ont amené ici, à repeindre les trottoirs de la ville avant même de l'avoir visitée.
Tu ne voudrais pas qu'il vende ses flingues non plus. Un homme doit se protéger par les temps qui courent.
Comprenant qu'il n'y aura aucune réponse de la part de l'artiste, le médiathéquaire rentre rapidement. Sur le sol, le dessin prend forme. Ceux venant du bon côté peuvent voir, comme du haut d'un immeuble, une foule en contre bas, des voitures de police, et des agents en uniforme levant les yeux vers eux. Ou plutôt vers l'immeuble qui semble prolonger la façade de la médiathèque et dont les fenêtres laissent échapper des langues de feu.
Wade est entrain, à la bombe, de dessiner deux silhouettes escaladant la façade de l'immeuble.
Il foire d'ailleurs un peu les proportions.

« … »

Tu exagères, c'est plutôt pas mal pour le moment. C'est pour la perspective, vu qu'on les regarde du dessus la tête est forcément un peu plus grosse.
Oui enfin on le connaît celui-là de dessin. Ça fait partie de son immense catalogue. Il y a quoi dedans déjà ?
Celui-là, le phoque qui sort de la glace, le surfeur, et le mur. Mais il faut reconnaître que ce n’est pas son métier à la base. Lui il est plutôt acrobaties et compagnie. Un peu magicien à la limite. Mais le dessin c'est récent. Bon, faut dire que c'est ce qui rapporte le plus. Avec tous ces téléphones caméra photo satellite cafetière, les gens sont contents, ils payent pour prendre une photo marrante.
Alors que faut bien l'avouer, le type qui jongle en faisant des pirouettes, depuis les émissions de télé-crochets, ça n’impressionne plus personne.
Ça y est, il attaque la phase finale. Batman et Robin sont en couleur, il ne reste plus que les ombrages à faire. Wade se lave les mains au-dessus du caniveau avec la bouteille que lui a apporté le gamin. Puis il dispose plusieurs petits pots de peinture autour de lui, uniquement des variantes du gris, du plus clair au plus sombre. Il prend deux chiffons blancs dont il va faire des tampons.
Il craque sa nuque, prend une profonde inspiration. C'est la phase la plus délicate, s'il foire les ombres, il foire le dessin entier et il aura perdu une matinée en même temps que l'espoir de manger ce soir.
Cette idée lui fait penser que s'il reste vraiment ici, il lui faudra trouver un moyen de se faire vraiment plus d'argent.
Alerte au génie, il serait temps d'y penser.
Il se détend les poignets, se lève pour se dégourdir un peu les jambes. Ses genoux craquent, il réalise qu'il ne s'était pas encore redressé jusque-là.

« Bon, y a plus qu'à... »

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Derek Hale
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MessageSujet: Re: Comme un air de La Fontaine [PV: Derek Hale]   Jeu 30 Juil - 11:08






Le singe et le loup



Derek & Wade
J’étais d’une humeur de chien. Original pour un loup… Mais la faute en incombait à mon très cher oncle. La journée avait pourtant bien commencée. Je m’étais levé serein et apaisé. Stiles dormait encore, entortillé dans les draps qu’il avait accaparés sitôt endormi. J’avais ainsi pu m’adonner à ma gymnastique matinale dans le calme, sans le babille incessant de cet humain hyper actif. Le petit déjeuner passé, Stiles s’en allait rejoindre Scott quand Peter m’appela sur mon portable. Il voulait m’entretenir de détails sur la reconstruction du manoir. Dans le même temps, Stiles me cria qu’il avait laissé ses bouquins sur la table. Je lui répondis que j’irai les rendre avec le mien en début d’après-midi.

Peter tenait à faire des modifications dans l’idée d’héberger Malia lorsque celle-ci serait au courant de sa paternité. Personnellement, je n’y voyais aucun problème. Et pour ce que Scott m’en avait dit, Malia était pile dans la lignée des Hale d’un point de vue caractère : directe et ne s’embarrassant pas de détour pour obtenir ce qu’elle voulait. Je raccrochais en donnant mon accord pour les modifications. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque Peter se pointa à midi au loft.

- Quelque chose que tu ne pouvais pas me dire au téléphone ? Demandai-je exaspéré de son intrusion.
- Non, juste quelques livres à rendre à la médiathèque. Et comme justement tu y vas…
- Et qu’est-ce qui te fait penser que je…
- L’amour d’un neveu pour son oncle chéri.

S’ensuivit une joute à savoir lequel serait celui qui hausserait le sourcil le plus haut. J’étais déterminé, mais mon ainé l’était bien encore plus. Il partit sans d’autres mots, laissant sa pile de livres sur celle de Stiles. Je soupirai, fataliste.

C’est les bras encombrés que je quittais le loft. Un seul des bouquins qui m’encombraient était à moi. J’avais hâte d’emprunter le deuxième volet de la trilogie du mal de Maxime Chattam, « In Tenebris ». L’auteur avait une manière bien particulière d’explorer les parties les plus sombres de l’âme humaine. Ce qui m’interpellait le plus, était ce sentiment que l’homme semblait condamné à faire ressortir ce qu’il avait de plus sombre en lui. L’aspect irrémédiable de cette noirceur me renvoyait à moi-même, à ma propre animalité, ma sauvagerie. Je n’étais pas une personne sociable. Rien à voir avec mon éducation, Talia m’avait enseigné les notions de respect et de partage. Mais une part sombre de mon âme me rendait plus ou moins hermétique à ce genre de relations sociales. Certes j’avais changé et m’étais un peu plus « ouvert », avec Stiles puis Scott. Mais c’était loin d’être inné.

Regardant le ciel, je m’interrogeais sur une probable averse. La couverture nuageuse semblait menaçante. L’air s’était rafraîchit. Perdu dans mes pensées, je m’approchais enfin de la médiathèque, mon fardeau dans les bras. Impressionnant le nombre de bouquins que ces deux-là empruntaient. Puis j'eus un doute quant à Peter. Je pariais que mon oncle était en retard sur le retour de ses livres et m’envoyait moi plutôt que lui pour se prendre un sermon. Furieux de m’être fait avoir, je serrai les dents et avançais plus vite. Belle erreur, puisque mon pied glissa sur une partie mouillée du trottoir. Seuls mes réflexes lupins me permirent de ne pas me vautrer, ni d’étaler le contenu de mon sac sur le sol.

Mon équilibre rétabli, je regardai le sol autour de moi et découvrais une horreur sans nom. Un malade mental avait sévi, barbouillant le sol de couleurs criardes, formant un dessin impossible aux proportions grotesques. Encore un Picasso ou un Dali en herbe. Dieu que l’art abstrait est laid. Au-delà de ce bariolage immonde, j’aperçus des taches de peinture sur mes chaussures. Cette journée avait pourtant si bien commencée…

Levant les yeux, je croisais le regard du fautif, si j’en croyais ses vêtements tachés de part et d’autre. Le mec semblait furieux. La question était de savoir si sa fureur était au niveau de la mienne.

- Tu ne peux pas aller dessiner tes horreurs dans une décharge, histoire de ne pas dépareiller ?

Soit c’était petit, mais là c’était la goutte de trop. Puis sérieusement, c'était moche, on devait lui acheter une équerre à ce type.



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MessageSujet: Re: Comme un air de La Fontaine [PV: Derek Hale]   Jeu 30 Juil - 11:16



Wade Grayson&Derek Hale


Le temps des dernières retouches arrive. Wade est concentré comme rarement, il a besoin de l'argent, il le sait. Il se lève, recule pour voir son oeuvre à partir du bon angle de vue. Il soupire. Il a appris à faire ça avec un jeune mormon qui lui-même l'avait apprit pendant son... quelque soit le nom de leur voyage dans la société... Ils sont trop bizarres ces mormons. Mais le côté polygame peut être attrayant. Même si au fond une femme ça semblait déjà compliqué à gérer. 
Tu t'égares. On disait donc. Wade est là, debout, en train de réaliser qu'il n'aura jamais le talent du petit Grégory. Il ne s’appelait pas comme ça... C'est un hommage. Et puis ça ne change rien, il réalise que c'est une merveilleuse chose que de pouvoir créer de ces mains.  Mais quand même il aurait pu faire mieux s’il avait eu du temps pour finir. 
Escusez nous une seconde. 
Apparté:
 
Hum... De nouveau, il s'affaire sur un coin de son dessin. Quelque chose dans les fenêtres ne lui plaît pas. Focalisé sur son travail, il ne fait attention à rien d'autre que les traits qu'il corrige. Pas même à cet homme qui, contrairement aux autres, ne prend pas la peine de contourner la zone de peinture. Ce n'est que lorsqu'il perçoit, du coin de l'oeil, les mouvements vifs du maladroit pour garder l'équilibre, qu'il réalise. Tout juste à temps pour voir un petit pot de peinture jaune rouler sur le sol, son contenu en partie sur les chaussures du coupable, en partie sur le visage de Batman. 
D'un regard noir, il observe l'homme des pieds à la tête. Jusqu'à ce qu'il doive lever la tête pour le planter dans ses yeux. 
Sauvage la phrase. Ta gueule ! 

« Tu ne peux pas aller dessiner tes horreurs dans une décharge, histoire de ne pas dépareiller ? »

Peu importe que ce type soit plus grand, mieux bâti. Personne ne parle à Wade comme ça. S'il avait décidé de se contenir, maintenant c'est finit, il va le

« Bordel il est beau ! » 

Quoi ? Il se passe quoi là ? Mais je n’en sais rien moi. Pourquoi il dit ça lui ? Il n’est pas bien ? On n’est pas... enfin je ne crois pas. Non, on n’est pas ! Même pas mi-figue mi-raisin. 

« Non, mais sérieux ? Regardez-le ! Mon gars, en taule je ferais de toi ma femme sans hésitation. Non, mais ces yeux. T'es pas réel, pire que ça. J'imagine pas ce que paieraient les petites vieilles pour se taper ça. » 

Ça sent mauvais. Chuuut je veux voir la suite. 

« Et en plus t'es un lecteur ? Oh putain j'tombe amoureux. Beau et cultivé. Si en plus t'es riche, je t'épouse ! » 

Ça vient. C'est bien un une bombe de peinture rose qu'il a dans la main ? Regarde ses pieds plutôt.Ooooh ! 

« Mais il a fallu que tu aies une grande bouche hein. » 

Voilà, le ton change. T'es près ? Yep !

« Maintenant je vais être obligé de t'apprendre les bonnes manières. On verra après si t'es toujours aussi joli. » 

Il n'y a pas que le ton qui change. Le visage de notre artiste de rue change du tout au tout. Enamouré il y a un instant, voilà qu'il ne dégage que l'envie de faire mal. Même son sourire, jusqu'alors suave, n'est plus qu'un rictus mesquin. L'instant d'après, il frappe du pied le petit pot de blanc dont il se servait il y a cinq minutes pour corriger son œuvre, l'envoyant voler en direction du beau gosse impoli. Sans attendre une seconde, il s'avance, bombe de peinture la première dans l'évidente intention de lui repeindre le portrait. 



Dernière édition par Wade Grayson le Jeu 30 Juil - 12:13, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Comme un air de La Fontaine [PV: Derek Hale]   Jeu 30 Juil - 11:18






Ô Rage

Derek & Wade
Un dingue! Je suis tombé sur un dingue ! Ce type s’envole dans un monologue, respirant à peine entre les points et les majuscules. Je ne peux que me prendre sa logorrhée en pleine face. Mais de quoi…

- Bordel il est beau ! Non, mais sérieux ? Regardez-le ! Mon gars, en taule je ferais de toi ma femme sans hésitation. Non, mais ces yeux. T'es pas réel, pire que ça. J'imagine pas ce que paieraient les petites vieilles pour se taper ça. Et en plus t'es un lecteur ? Oh putain j'tombe amoureux. Beau et cultivé. Si en plus t'es riche, je t'épouse !

- Bas les pattes le lubrique !

C’est vrai, il croit quoi celui-là ? Put*in, ce n’est pas tatoué sur mon front que je suis avec un mec. Quoique… C’est moi ou j’ai l’impression que j’attire de plus en plus ce genre de remarques ? A moins que rien n’ait changé, mise à part ma propension d’ y être plus sensible, car un peu concerné ?

- Mais il a fallu que tu aies une grande bouche hein.

Je le regarde mauvais.

-Y a pas que ma bouche qui est grande du c*n. Attend de te prendre ma main dans ta face de clown.

- Maintenant je vais être obligé de t'apprendre les bonnes manières. On verra après si t'es toujours aussi joli.

L’océan est fait de milliard de gouttelettes d’eau. C’est minuscule une goutte d’eau, à peine cinquante micro litre. Et bien là, ce vingtième de millilitre vient de faire déborder l’océan de ma fureur. Ce macaque va payer son affront. Une nouvelle vague de peinture atterri sur mes chaussures tandis que je bloque sa main qui veut me repeindre le portrait. Un jet de peinture s’échappe dans l’air, taguant par l’occasion le mur de la médiathèque. L’odeur des solvants m’agresse, m’irritant la gorge et les yeux.

Ce gars a de la poigne, je peine à bloquer son poignet. Les odeurs de solvant me gênent. Est-ce un loup ? Je l’observe. Plus petit que moi, il n’en est pas moins bien bâti. Il pourrait même être bien foutu s’il n’avait pas une bouée Kronenbourg autour des hanches. Sa main tourne dangereusement de mon côté avec sa maudite bombe de peinture. Je pivote, cherchant une meilleure prise. Mon regard tombe sur le dessin sur le sol qui se macule de la peinture renversée. J’ai une sensation de vide pendant quelques secondes. J’ai à peine le temps d’admirer l’œuvre que j’entends un « pschitt » caractéristique. Je sens comme une légère brise m’atteindre la joue.

On a beau être en plein jour, et dans un lieu passant, quand je me retourne violemment pour contrer de nouveau son bras, c’est un regard bleu électrique qui le foudroie. De mon autre main, je l’attrape par son sweat et le tire à moi. La résistance que je sens me confirme que je n’ai pas affaire à un humain. Quoi qu’est ce type, il va comprendre qu’il a énervé la mauvaise personne. Face contre face, je laisse mes crocs sortir.

- Moi je vais te montrer les miennes de manières. On verra après si tu me trouves toujours à ton goût. Qui sait, je pourrais peut-être combler un de tes vides !

Tu vas vite voir qu’il me manque certains attributs pour faire de moi la femme de service et que ce combat de mâles actifs n’est pas gagné d’avance pour la place du dominant. A-t-il compris que je me proposais de le sodomiser ? Sa bombe continue à taguer le mur comme s’il jouissait. Je sens mes pieds patauger dans ce que je sais être de la peinture. J’enrage. Ce conn*rd va comprendre de quel bois je me…

Par-dessus son épaule je reconnais la voiture de patrouille qui passe dans une rue plus loin. C’est la douche. Cette voiture est celle du Sheriff. Si je me moque grandement de finir en taule pour voie de fait sur la place public, je m’en voudrais d’embarrasser le père de Stiles. Il n’a pas besoin de ça.

Je redresse l’autre énergumène, me recule légèrement et relâche lentement ma poigne sur son poignet. Sa bombe n’en finit pas de se vider de son rose infect. Tout en le toisant, j’inspire un bon coup et le lâche totalement. Un coup d’œil sur le paquet de livres que j’ai laissé tomber, me rassure quant à leur état. Je me refocalise sur le peintre en herbe et son arme improvisée. Comment désamorcer la bombe ? Alors que j’ai envie de lui écraser mon poing dans la figure et de le traiter de tous les noms, je me fais violence…

- C’est plutôt pas mal quand on le regarde dans le bon sens… Toutefois, un panneau « attention peinture fraiche » n’aurait pas été de trop.

Je sens les gouttelettes qui m'ont atteint sécher sur ma joue.

Tic.

Je suis à la limite de la transformation, de l'explosion.

Tac.

Mon poing se serre, j'ai déjà le mouvement prêt dans ma tête.

Tic.

J'ai rangé mes crocs, mais le loup est à fleur de peau.

Tac.

Depuis quand un prédateur se laisse repeindre en rose ?

Tic ?


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MessageSujet: Re: Comme un air de La Fontaine [PV: Derek Hale]   Jeu 30 Juil - 11:31



Wade Grayson&Derek Hale


C'est que le monsieur a des réflexes. En le sentant serrer son poignet pour le retenir, Wade ne peut retenir un éclat de rire. Ce type est aussi rapide que fort. Plus que devrait l'être un homme de son gabarit. À l'instinct, il dirait loup. Avec ces machins, sous forme humaine, on peut jamais savoir. Enfin si, mais pas Wade. Il n'a jamais eu le nez aussi fin que ces bêtes-là. 
Hey, on peut revenir en arrière s'il te plaît ? Pourquoi ? Il l'a appelé comment exactement ? Oh "du c*n" je crois. Et face de clown aussi. Ou dans ta face de clown. Enfin tu saisis le concept. Ouais ouais. On sait bien qu'il a une tête de comique notre Wadou. Mais "du c*n" ? Vraiment ? On ne réagit pas ? Genre coup de genou dans les joyeuses ? Ou manchette japonaise ? Roh, il a censuré, on s'en fout. Puis pour ce qu'on sait il a très bien put dire du cen, ou du cin, ou du can s'il est branché régimes. 
Et voilà, on a manqué l'action. Regarde, l'autre à la tronche à moitié rose. Oh et ses yeux. Pourtant Wade n'a pas l'air plus surpris que ça, pas plus inquiet que ça non plus, maintenant qu'on en parle. En réalité, il a l'air affreusement détendu. Malgré un premier réflexe, il se laisse même attraper par la combinaison. 

« Moi je vais te montrer les miennes de manières. On verra après si tu me trouves toujours à ton goût. Qui sait, je pourrais peut-être combler un de tes vides ! 
-... » 

… 

C'est moi ou il a dit...
 Oui il a bien dit ça. Tu crois qu'il est... Mais non, ça doit être de la répartie. Si ce mec là faisait son coming out, tu peux être certain que la population féminine mondiale se réduirait de moitié rien qu'à cause des suicides. Pas faux.

« C'était une menace ou des avances ? » 

Wade lutte avec de moins en moins de conviction, se contenant, de toute évidence, pour ne pas éclater de rire. GMaoirsgeagrernêotuex dfeoireiraeine !
Wow ! C'était quoi ça ? Ça c'est quand il pense en même temps que tu écris gros malin. Et si tu la fermais de temps à autre tu aurais pu entendre *gorge, genoux, foie, aine*, comme les endroits qu'il sait pouvoir frapper avant que ce lycanthrope, que je trouve un brin irritable, n'ait le temps de réagir. 
Ouais, TUE-LE ! Nonnonnonnonnonnonnon On ne tue personne pour avoir marché sur le trottoir, ni pour avoir insulté une peinture sur le coup de la colère. On a dépassé ce stade. PÈTE-LUI LES GENOUX !!! OUAIIIS PÈTE LUI LES GENOUX ! 
Ou pas, désolé, police, on ne fait rien. Wade suit le mouvement, il ne cherche pas à faire quoi que ce soit pour agresser son nouveau copain. Parce que Wade est un garçon censé, qui comprend que la prison n'est pas une option. 

« C’est plutôt pas mal quand on le regarde dans le bon sens… Toutefois, un panneau “attention peinture fraiche” n’aurait pas été de trop. »

C'est bon relax, tu vois bien qu'il lâche la bombe. Parce que ça te rassure toi ? 

« On va oublier que tu as été un brin vulgaire sur la fin... » 

D'un mouvement vif, Wade attrape les poignets de... oh et puis zut, je le dis, après tout on ne va pas faire comme si on ne connaissait pas la série. Il attrape les poignets de Derek. Et les attire vers sa poitrine tout en se rapprochant de lui brusquement, comme attiré.
*Mais fallait pas me traiter de clown*

« D'accord d'accord je suis désolé monsieur ! » 

Pourquoi il beugle là ? Tu vas voir. 
Sa phrase à peine hurlée, Wade se repousse tout seul, un brin trop violemment. Poussant autant sur les jambes que sur le support d'appoint que représente le grand méchant loup, il est facile, en le voyant de loin que c'est son adversaire qui le repousse violemment, tellement qui est projeté un peu trop haut, un peu trop loin, un peu à la manière de ces films d'arts martiaux. La voiture de patrouille n'aura pas le temps de freiner, il le sait, le timing est fait pour ça. Il sait aussi que le choc va faire mal, une épaule démise, pour être précis. C'est le mieux qu'il pourra faire sans trahir sa nature. Et pourtant, sachant tout cela, il prend le temps de faire un signe du doigt pour le moins provocateur au lycanthrope. 



Dernière édition par Wade Grayson le Jeu 30 Juil - 12:07, édité 1 fois
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Derek Hale
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MessageSujet: Re: Comme un air de La Fontaine [PV: Derek Hale]   Jeu 30 Juil - 11:43






Une valse à 1000 temps


Derek & Other
Je suis dans cet équilibre précaire oscillant entre fureur aveugle et prise de conscience. Une aile de papillon pouvait me faire basculer d’un côté ou de l’autre à tout instant.

- On va oublier que tu as été un brin vulgaire sur la fin... souffle l’artiste.

Alors que je me disais que toute cette histoire pouvait ne pas tourner en cauchemar, le voilà qu’il m’attrape les poignets et se rapproche brusquement de moi. Ce qu’il me murmure, me fait comprendre que ce c*nnard ne va pas jeter l’éponge alors qu’il est en tort ! Non mais sans blague !

- Mais fallait pas me traiter de clown !

Pourtant, t’en est un coco pensais-je très fort. Et subitement il se met à beugler comme si je l’attaquais.

- D'accord d'accord je suis désolé monsieur !

Je le sens prendre appuis sur moi et je le vois s’envoler vers… Oh le c*n ! Je comprends son intention avant même de voir le doigt d’honneur qui ponctue son sourire satisfait. Cet empaffé va se manger volontairement la voiture du sheriff qui remonte la rue. Bordel ! Je vais… je vais… Vite une idée !

Bam ! C’est avec un grand fatras que je shoote dans le gros conteneur métallique qui traîne juste à ma hauteur. Le son de creux m’indique que les éboueurs sont déjà passés. Tant mieux, il n'en sera que plus léger ! Avec effroi j’observe les deux trajectoires.

Le conteneur va-t-il rattraper cet oiseau de mauvais augure ? Je repense à ce que me disait Stiles sur la théorie du chaos. « Un simple battement d'ailes d'un papillon peut-il déclencher une tornade à l'autre bout du monde ? » Le papillon, je ne sais pas, mais un clown affublé d’une combinaison de peintre oui ! Aller plus vite ! Mon cœur bat pour un conteneur à ordure. J’avais frappé de toutes mes forces, le côté où j’avais tapé présentait une méchante bosse. C’était comme dans un film. Je voyais la voiture de patrouille arriver au ralentit, l’autre face de singe me sourire alors qu’il planait vers des emmerdes certaines et le conteneur qui avait soudainement pris des allures de voiture de course.

La course de l’autre abruti se termina dans un grand fatras de tôle pliée. Je bondis pour récupérer cet idiot avant qu’il ne poursuive son esclandre. Sa tête avait fait une jolie bosse sur un des flancs du conteneur. J’avais évité le pire, qu’il se mange la voiture de patrouille. Je ne fis pas cas de sa grimace de douleur et le crochetais par le cou. En me redressant, je croisai le regard de… celui que j’avais encore du mal à considérer comme mon beau père. A l’écarquillement de ses yeux, je devinai que je devais faire peur à voir. Je me souvins que j’avais la moitié du visage tagué en rose. Improviser… Je redressais l’autre andouille gardant fermement mon bras autour de sa tête qui reposait sur mon torse.

- Salut John ! On répétait un numéro de cirque avec cet animal improbable.

Le Sheriff ouvrit la bouche et la referma comme un poisson hors de l’eau. Mon regard désespéré démentait mon sourire éclatant.

- Animal ? Dit-il. Ça va Derek ? Son regard sous-entendait "surnaturel?"

- Aucuns soucis, je gère.

J'étais moins assuré que j'en avais l'air. John s’éloigna alors que l’autre zigoto tentait de m’échapper, s’agitant comme un forcené. Je lui fermai la bouche en le collant à moi. Le traînant de nouveau vers son attirail de peinture, l’heure n’était plus à la demi-mesure. Il voulait jouer au bouffon, monsieur allait être servi. Je lorgnai sur les pots de peinture, plus de rose dommage. Je me rabattais sur un vert immonde qui avait servi pour le slip du Robin dessiné au sol. Trempant allègrement ma main de libre dedans, je commençais à maquiller l’autre zouave, lui faisant une tête de bozo le clown. Il braillait comme un putois. Un petit attroupement commençait à nous cerner. Je changeai de couleur et ornais les lèvres de ma danseuse. Il était magnifiquement horrible. J’avais du mal à le tenir, il avait une force impressionnante. Mais ma fureur rendait ma poigne dure comme du béton armé. Du coin de l’œil j’aperçus une jeune femme que la scène semblait amuser. Je me pointais devant elle, avec mon « copain » toujours sous le bras.

- Bonjour. Pourriez-vous avoir l’amabilité de déposer mes livres que voici, dis-je en désignant mon sac de bouquins, dans la boite des retours rapides ? Je m’en voudrais de dénaturer les œuvres de Shakespeare à cause des farces de mon ami.

J’accompagnais le tout d’un charmant sourire et d’un clin d’œil. Il faut croire qu’un peu de peinture rose ne nuisait pas à mon physique puisque la demoiselle s’acquitta prestement de ma demande. De toute manière, je ne pouvais plus entrer dans la médiathèque. J’avais de la peinture plein les chaussures, plein partout en fait ! Toujours en tenant l’autre escogriffe qui vociférait des mots incompréhensibles, le nez dans mon tee-shirt, il avait même tenté de me mordre ! Je nous fis faire un salut d’artiste à la foule ainsi rassemblée. Puis j'entraînais l’objet de mon courroux dans une petite allée discrète non loin de là. Une fois à l’abri des regards, je le relâchai pour mieux l’attraper par sa combinaison. J’allais l’étriper !

- T’avais une occasion que cela se finisse pas trop mal pour toi. Mais t’es assez stupide pour ne pas avoir saisi ta chance !

Je soulevai la combinaison, ses pieds décollèrent du sol. Je fus satisfait de sa grimace quand la couture de l’entrejambe de sa combinaison lui aplatit méchamment les corones. Je me prenais bien des coups, mais tenais bon. Un craquement sinistre se fit entendre quand les coutures de la dite combinaison lâchèrent. Le vêtement s’était déchiré et laissait apparaître… Mais c’est quoi ce truc autour de sa taille ?!





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MessageSujet: Re: Comme un air de La Fontaine [PV: Derek Hale]   Jeu 30 Juil - 11:45



Wade Grayson&Derek Hale


Hey ! Il a entendu ce que Wade a pensé ! C'est normal ça ? Non, mais on va s'adapter, on va dire que les étoiles c'est pour les murmures du coup. Ouais, mais comment on saura qu'il pense maintenant ? Parce que bon, ce n’est pas franchement marqué sur sa tronche. On verra bien. Pour le moment faut gérer le bordel là. Ah toi aussi tu trouves que c'est confus comme situation ? Ouaip, et Wade aussi pour le coup. Il n’a pas compris une seconde comment le conteneur métallique était apparu pour l'intercepter. Ou comment il s'était retrouvé avec un cabot sur le bide qui lui foutait ses mains crades sur la bouche. Mais ce qu'il ne comprend vraiment pas, c'est pourquoi les flics taillent la route comme si de rien n'était. C'est quoi cette ville de sociopathes ? Et lui qui se retrouve obligé de se laisser trimballer comme une poupée gonflable juste pour ne pas se griller dès le premier jour. 
Oh pu.. Ça devient grave là. Il lui repeint la tronche. Pourquoi ? Je n’en sais rien. Je crois qu'on est tombé sur un vrai cramé de la tête, pire que nous. 

« hmmmph mmpf mmmmfmmp mmmfmmmmmmf mmmp mmmmfffp mmmmmpppffff »

Il essaie de dire quoi là ? Il appelle la foule à l'aide. Mais sérieux, c'est quoi cette ville ? Personne ne réagit un seul instant ? Wade ressemble plus à rien. Il se débat même plus. Et l'autre gourde qui prend le sac du sac à puces. Non, mais... Wade ressaisit toi bordel. Faut faire un truc. J'vais chialer là... Moi je suis fier de lui. Regarde-le, il est super en rogne, mais il continue de subir. Il réfléchit à la suite plutôt que de simplement écouter son instinct. Et on ne veut pas que ses instincts prennent le dessus en public, je sais. Ni ailleurs... Ne rêve pas trop non plus. 
Regarde, on y vient. Derek fait ce que Wade attend sans même s'en rendre compte. Les loups font souvent cette erreur, surtout ceux qui sont habitués à une meute. Wade le sait, il les connaît son adversaire, comme tout bon prédateur. Le nombre leur apporte la force, et la force leur donne un peu trop confiance en eux. Et celui-ci est fort. Une boule de rage, mais pourtant sous contrôle. Ceux-là sont dangereux. 
Maintenant qu'ils sont seuls dans la ruelle, à l'abri des regards, Wade comprend à quoi il fait face exactement. Ce type était assez fort pour réclamer sa position d'alpha, ses yeux tendaient à dire que s'il avait déjà tué, il préférait au moins patienter. 

« T’avais une occasion que cela se finisse pas trop mal pour toi. Mais t’es assez stupide pour ne pas avoir saisi ta chance ! 
— Haaaa » 

Il lâche un cri aigu quand la combinaison lui écrase les bijoux de famille, juste avant que le tissu ne craque, laissant ainsi apparaître un morceau... du t-shirt qu'il porte en dessous. Parce que oui, Wade porte des vêtements tout ce qu'il y a de plus normaux, la combinaison servant justement à les protéger. Pourquoi tu racontes tout ça ? Tout le monde s'en fout. J'ai mes raisons... 
Les pieds dans le vide, non, il ne harcèle pas Derek de coups, parce que, bien que fou, il n'est pas non plus en pleine crise d'hystérie. Au lieu de cela, il profite que Derek est préoccupé par la déformation que provoque sa queue sur ses vêtements pour lui envoyer, d'à peu près toutes ses forces, la pointe de son pied dans l'entrejambe du grand méchant loup. 

« J'ai été cool avec toi. » 

Profitant de la surprise qu'il vient de faire à son nouvel ami, Wade se dégage de sa prise. Il ne rit pas, il ne rit plus. Même la peinture ne parvient plus à rendre son visage ridicule. Ses yeux, grands ouverts ne reflètent que la violence. La violence qu'il met dans le poing qu'il enfonce dans le visage du loup pour ponctuer la phrase. 
Il ne se retient pas. Sa rage le rend fort. Il repense à ce flic qui redémarre comme si de rien, à cette foule qui ne bouge pas.

« J'allais juste te prendre tes sous. » 

Un nouveau coup, du poing gauche ce coup-ci, droit dans la tempe droite. Il enchaîne en lui frappant dans le genou droit, histoire d'être certain qu'il tombe à genoux. Il est plus fort que le loup, du moins tant qu'il n'est pas encore tout à fait loup, et frappe là où il faut. La mâchoire et la tempe pour l'étourdir, l'articulation parce que c'est ce qu'il y a de plus fragile, peut importe la taille ou la résistance du bonhomme. Mettre un type comme ça à genoux, c'est la seule chose qu'il ait jamais vraiment appris à faire. Enfin non, pas à genoux, en pièces. Alors pourquoi il s'arrête ? Concrètement là il pourrait faire ce qu'il veut de l'autre crétin poilu !

« Mais je vais être gentil. Si tu me dis pourquoi le shérif a tracé sa route, je vais peut-être pas te dépecer. Mais bordel répond parce que tu commences sérieusement à me les briser. » 

Mais bordel on avait dit qu'on lui pétait un truc. Tu déconnes là. Mais ouais Wade. Sérieusement ? Et quoi ? Tu crois qu'il va te dire qu'il est corrompu ? Ou t'es assez naïf pour croire qu'il y a une petite chance pour qu'en fait ce sac à puces soit une sorte de Batman version twilight qui aide le shérif à maîtriser la population surnaturelle du coin ? Non il peut ne pas être aussi con... Hmm la censure mec... et si, il peut. 

« OH LA FERME VOUS ! Si je lui fais pas de mal, c'est parce qu'il a l'air de se contrôler jusque-là. Promis, s'il se laisse pousser les poils je lui arrache, les crocs. »



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MessageSujet: Re: Comme un air de La Fontaine [PV: Derek Hale]   Jeu 30 Juil - 11:53






Bourre pif’s Story

Derek & Wadounet
- Haaaa.

Le mec se met à beugler comme un goret dès que je lui ai libéré sa bouche de clown. Pour le coup j’ai les mains autant bariolées que sa tronche de cake. Le timbre de sa voix prend deux octaves quand ses joyeuses veulent retourner dans ses entrailles avec la couture de son futal. Ses yeux semblent avoir leur propre vie. Ce type est cinglé ! Je suis tombé sur un frappa dingue de première. Et puis cette chose enroulée autour de sa taille ! Quelle est la nature ce de m…

La douleur me cloue sur place. Ça part du centre de mon corps pour irradier en étoile chaque fibre de mon être. C’est pire qu’une décharge électrique, je me sens comme foudroyé de l’intérieur. La douleur est innommable. Mes jambes me lâchent, c’est comme si mes nerfs ne pouvaient plus transmettre d’information à mes muscles, hormis qu’un signal de douleur et de souffrance. J’ai le cœur au bord du vide. Je vois le trottoir se rapprocher quand un coup de poing vient me faucher en pleine chute. Une nébuleuse avec son milliard d’étoiles explose derrière mes paupières. Mes rotules craquent en rencontrant le béton du sol. Le temps élastique m’égare. Cela a-t-il duré une heure ? Une minute ou une seconde ? Je n’ai pas le temps de m’interroger plus qu’un nouveau coup sur la tempe m’envoie valser contre le sol. Je dois réagir, ce type est en train de me massacrer. Les coups pleuvent durs et précis. La surprise et la douleur m’ont fait perdre le fil de mes pensées, du pourquoi je suis là, du pourquoi je dois cogner ce type, du pourquoi je vais le tuer.

- Mais je vais être gentil. Si tu me dis pourquoi le shérif a tracé sa route, je vais peut-être pas te dépecer. Mais bordel répond parce que tu commences sérieusement à me les briser

Le répit, un calme avant que la tempête ne se déchaîne à nouveau. Je me ressaisis, ré-assemble mes pensées qui s’étaient fracassées sous ses poings. Mon corps se régénère et la douleur reflux. Je regarde toujours le sol, reprenant mon souffle, calmant le rythme de mon cœur. La rage n’en est pas moins présente, mais elle se veut maintenant froide. J’ai merdé, mal calculé les risques. Ce clown n’en est pas un. Sa position, sa manière de frapper, tous indiquent le tueur, l’assassin, le meurtrier. Mes prunelles ont pris cette couleur particulière, ce bleu lumineux et électrique. Je garde cette position, tête baissée vers le sol, accroupi, une main posée sur le sol. Mes muscles se bandent, mes ongles s’allongent.

- OH LA FERME VOUS ! Si je lui fais pas de mal, c'est parce qu'il a l'air de se contrôler jusque-là. Promis, s'il se laisse pousser les poils je lui arrache les crocs.

A qui parle-t-il ? Nous sommes seuls dans cette impasse, mis à part ce rat qui nous observe depuis son trou. M’arracher les crocs ? Quand je relève mon visage vers ce type, non seulement mes joues s’ornent d’une nouvelle fourrure, mais je lui grogne ma fureur dans un sourire plein de crocs prêts à déchiqueter. J’ai à peine poussé sur ma cuisse que mon poing s’enfonce dans son ventre. Je rugis tel un fauve, telle une bête. Car oui, là l’homme vient de se faire la malle. C’est le loup qui fait face, revendiquant son territoire devant ce clown peinturluré. Un direct du gauche, sa face de fou part sur le côté si violemment que ses épaules pivotent. J’en profite pour lui attraper la nuque, mes griffes s’enfoncent sans sa chaire. Je le pousse contre le mur d’un des immeubles qui nous entourent. Son visage se mange les briques rouges. Cette fois je reste attentif et me plaque aussitôt contre lui. Terminé les mauvaises surprises et les coups en traite. Je sens, ce qui est finalement une queue, se dérouler. Ma bouche est contre son oreille, je l’affleure de mes crocs. Je maintiens son bras gauche dans son dos dans une clé qu’il ne peut se défaire sans se déboiter l’épaule. Ma main droite enserre son autre poignet contre le mur. Je pèse de tout mon poids sur lui, attentif à chacun de ses tressaillements. Je dois rester vigilent, ce type semble bien être aussi fort que moi.

- Donne-moi une raison pour ne pas t’égorger.

Mon souffle coule sur sa joue. Je resserre mon emprise pour donner plus de porter à mes mots.

- Et puis d’abord, t’es qui ou quoi au juste ?

Son odeur m’est totalement inconnue. C’est la première fois que je croise ce genre de créature.


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MessageSujet: Re: Comme un air de La Fontaine [PV: Derek Hale]   Jeu 30 Juil - 11:54



Wade Grayson&Derek Hale


Et en parlant de poils, voilà que la belle se change en bête. Et c'est qu'il sourit en plus. Entre nous c'est un peu déstabilisant à regarder. Trop de dents, pas assez d'amour. 

« Vilahuuumpf »

Va comprendre pourquoi, le premier réflexe de Wade est d'essayer de mettre une tape sur le nez de son adversaire du moment, comme s'il faisait face à un chien mal éduqué. Mais il n'a pas le temps de finir ce qu'il considère comme un trait d'esprit, que déjà il sent comme une drôle de sensation dans le ventre. Un peu comme si on essayait de le pénétrer par le nombril avec un de ces béliers à vérins du SWAT. On va voir des dents voler !! Moui...
Pour l'instant on voit sur tout ce sac à puces prendre Wade de vitesse et lui rendre gentiment la monnaie de sa pièce. Aoutche. Ça doit piquer. À ce niveau-là ils doivent être à peu près aussi costauds l'un que l'autre.

« Mais c'est qu'elle griffe !! » 

Visiblement, la sensation des griffes qui s'enfoncent dans sa nuque ne plaît pas des masses à Wade. Même si le ton de sa voix est plus offusqué qu'à l'agonie. Je crois qu'il essaie de lâcher quelques insultes bien senties, mais... oh bordel ça doit faire mal. Derek lui aplatit la tête sur le mur le plus proche bien comme il faut. Et à ce niveau de puissance, autant dire que ça le sonne autant que ça fissure les briques. Si Wade n'avait pas essayé de résister à la pression un minimum, je crois bien qu'il y aurait eu une nouvelle aération dans le bâtiment. 
Il sent une drôle de chaleur sur la partie de son visage qui a épousé le mur. Certainement une coupure au niveau de l'arcade, ça guérira vite. Une chance qu'il ne soit pas en verre, ou humain, son crâne aurait repeint la façade comme il faut. 

« Grrrrr » 

La douleur dans le bras gauche le réveille de son étourdissement. Mais le loup a eu tout le temps de l'immobiliser en emprisonnant et en le serrant de drôlement près. C'est normal que je trouve ça un peu pervers ? Ça me rappelle la femme du pasteur, tu sais, avec ses jeux bizarres. Pas faux, y a de ça. Et merde, il a laissé se dérouler sa queue... Mais pourquoi ? Il est trop con lui. On est grillé maintenant.Raaah ce n’est pas sa faute, il était sonné le petit, il a du relâcher les muscles. Tu sais bien que ça lui demande des efforts de rester comme ça en permanence. Ouais ouais... Et puis bon, pas sûr qu'il sache ce que ça veut dire l'autre cabot, pas vrai ? En plus. 

« Donne-moi une raison pour ne pas t’égorger. 
— Hmpf
— Et puis d’abord, t’es qui ou quoi au juste ? » 

Bingo, il n’a aucune idée de ce qu'est Wade. Youhouuu. Par contre maintenant que j'y pense, tu ne trouves pas ça étrange qu'il se soit changé en plein jour le cabot ? Et si près d'une rue passante en plus.C'est marrant, la même idée vient de passer dans l'esprit de Wade. Sans blague... Toi t'as un peu zappé qui on est hein ? Roh la ferme.  

« Je commence par quoi ? Non parce que les trois réponses sont totalement différentes. Vraiment, tu devrais être plus précis. Aieuh » 

Vu qu'il vient de resserrer sa clef de bras, j'en conclus que Derek n'est pas fan de l'humour de la maison.

« Ce que je suis ? Un type qui a peur de pas pouvoir manger ce soir ? Qui je suis ? Le mec dont t'as ruiné la journée de travail il n’y a pas cinq minutes. Bordel, tu pourrais suivre, j'ai pas frappé si fort pourtant. » 

Wade remue un peu en parlant, mais il n'a pas l'air de vouloir se dégager, mais plutôt d'un peu mieux se placer. Comme s'il préférait assurer son confort que sa sécurité. 

« Et si tu veux m'égorger, faudra me lâcher au moins un bras. Et on sait tous les deux comment ça finirait. » 

La suite, elle sort de nulle part. L'épaule droite complètement à plat contre le mur, c'est en pliant les jambes qu'il provoque le mouvement qui lui déboîte l'épaule. Le bruit est immonde, surtout avec l'ouïe d'un loup et l'oreille si proche de son corps. Mais tout va trop vite pour que le bruit soit retenu.

« AAAAH   » 

Ce cri, Wade le pousse dans l'effort qu'il lui faut pour sauter en emportant Derek avec lui. Ça fait du bien de se servir de son nom plutôt que de formules chelous hein ? Grave. 
Ce n'est pas tant le saut qui lui pose problème que la douleur que cela provoque dans son épaule droite. Mais le jeu en vaut la chandelle. Dès que leurs pieds quittent le sol, le loup n'est plus qu'un corps en chutant, alors que le singe danse tant que le sol est loin. 
Les mouvements qu'il effectue alors, la façon dont il se contorsionne pour se retrouver face à Derek, le retenant par les poignets autant que l'inverse, mais les pieds joints sur sa poitrine, comme accroupie sur son torse en l'air, ça n'a rien d'humain. À ce moment-là ils sont à l'apogée de leur bond. Tout se passe si vite, et pourtant le temps est comme suspendu. Wade, lui, sourit à son partenaire de jeu, lui offrant le plus étrange des spectacles. Si cela ne dure que le temps d'un battement de coeur, il faudrait être bien étrange pour ne pas être dérangé par la vue de ce visage barbouillé de peinture, si ce n'est pour le côté droit, raclé sur le mur, où le sang prend peu à peu sa place. 
Mais déjà le cœur a battu et ce moment cède sa place au suivant, celui où Wade pousse sur ses jambes, arrachant ses mains à l'emprise de celles du grand méchant loup, et se propulsant un peu plus haut encore, comme si Derek était une plateforme pour atteindre la rambarde d'un escalier de secours. C'est sa queue qui s'enroula autour d'une barre pour le retenir, désormais tête en bas, à près de trois mètres du sol. 

« Tu vois ? C'était pas compliqué de répondre AVANT d'attaquer. »

La vision est de nouveau étrange, cet homme adulte, suspendu au rebord d'un escalier de métal par une queue de singe, le bras gauche ballant, se balançant comme un pendule, les jambes croisées comme s'il était assis en tailleur.

« Alors ? Pourquoi le shérif a pris la tangente tout à l'heure ? Tu lui rinces la patte ou c'est juste que tout le monde à un pète au casque dans ce bled ? »

Tout en parlant, il remonte sur bras gauche le long de son corps, le maintenant de la main droite. Il a mal. Il a l'habitude, mais bizarrement il calme tout de même un peu le rythme. Même lui peut voir à quel point tout ça est insensé. Et puis après tout il est censé évaluer la situation avant de tuer les gens maintenant. Peut-être qu'il serait temps de s'y mettre avant que l'un des deux ne se relève pas. 
NOOOON !! On m'a promis des crocs je veux des crocs. S'il ne les lui arrache pas je te préviens je...Tu quoi ? Tu m'interromps quand je fais mon boulot ? Tu me hurles dans les oreilles constamment ? Où alors tu vas commencer à me raconter toutes les idées perverses qui te passent par la tête ? 
… 
Je fais déjà tout ça hein ?
 OUI ! Et merde... 



Dernière édition par Wade Grayson le Jeu 30 Juil - 12:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Comme un air de La Fontaine [PV: Derek Hale]   Jeu 30 Juil - 11:55








Lâcher ?

Derek & Wade
Enfin ce zouave ne bouge plus ! Je pensais ne pas en arriver à bout. Ma colère descend d’un cran. On va pouvoir stopper cette comédie qui a assez duré.

- Je commence par quoi ? Non parce que les trois réponses sont totalement différentes. Vraiment, tu devrais être plus précis. Aieuh

Trois réponses ? Je ne comprends rien à ce qu’il débite. Bon sang qu’il a le don de m’agacer ce type ! Il ne peut donc pas s’exprimer clairement ?

- Ce que je suis ? Un type qui a peur de ne pas pouvoir manger ce soir ? Qui je suis ? Le mec dont t'as ruiné la journée de travail il n’y a pas cinq minutes. Bordel, tu pourrais suivre, je n’ai pas frappé si fort pourtant.

Euh… pourtant si, il a frappé fort ! Un humain serait mort à l’heure qu’il est. Seule ma nature de lycan m’a permis d’encaisser. Par contre le reste de sa phrase m’interpelle. Je comprends son point de vue. Pourquoi cela a dégénéré ainsi ? J’ai failli me vautrer à cause de sa peinture. Il n’avait pas balisé son travail. Je ne regardais pas où je mettais les pieds. Oui, cela aurait pu se passer autrement.

- Et si tu veux m'égorger, faudra me lâcher au moins un bras. Et on sait tous les deux comment ça finirait.

Alors que je pensais être dans une impasse totale quant à cette situation, voilà que cela recommence. Ce type est totalement imprévisible. Je le maintenais pourtant fermement. Mais ce con fait l’impensable. Le bruit de la tête huméral qui sort de son logement est immonde. La douleur doit être fulgurante, mais cela ne l’arrête pas. Mais d’où ce gars tire-t-il sa force et sa résistance à la douleur ? Je me sens décoller, la perte d’appuis me déséquilibre. Par contre mon adversaire semble bien plus à l’aise dans ces acrobaties aériennes. Impuissant, j’assiste à un véritable numéro de cirque. Je grimace en me mangeant le sol en retombant. Je me redresse et lève les yeux. Je reste estomaqué par ce que je vois. La posture de ce gars, son appendice caudal, j’ai affaire avec un putain de singe ! Ou quelque chose s’y rapprochant. Les morceaux du puzzle se collent. Sa vitesse, son agilité et sa force. Je pense même pouvoir y associer son esprit dérangé. L’étonnement et la surprise me font un peu oublier ma fureur.

- Alors ? Pourquoi le shérif a pris la tangente tout à l'heure ? Tu lui rinces la patte ou c'est juste que tout le monde à un pète au casque dans ce bled ?

Je pince les lèvres. C’est vrai que je n’ai pas répondu à sa question. Mais je ne suis pas d’une nature très causant et c’est encore pire lorsque je suis énervé. Il a répondu à ma question alors que je lui massacrais le bras tout en lui écrasant la face contre le mur. Je lui dois bien ça.

- Il est au courant pour les types comme toi ou moi, et arrange souvent nos histoires surnaturelles. Je ne souhaite pas qu’on le colle dans l’embarras pour des conneries. Et cela évite aussi que le monde entier connaisse notre existence et de finir dans les laboratoires de l’état, enchainés comme des bêtes. Crois-moi, il est préférable que ni l’un, ni l’autre n’allons gouter à l’hospitalité fédérale.

Il commence à me donner le tournis à se balancer au bout de sa queue. Je remarque son bras gauche qui pend inerte. C’est celui que je lui maintenais dans le dos. Je baisse les yeux sur mes mains constellées de peinture. Mes chaussures sont dans un sale état. Je n’ose imaginer ma tête.

- Ta peinture est à l’eau ? Ou c’est foutu pour virer les taches ?

Je vois sa face s’illuminer d’un sourire, si cela le fait rire, ce n’est pas mon cas. Cette journée avait si bien commencée… Une grande lassitude finit de faire fondre ma fureur. Fracasser ce mec ne me rendrait pas mes godasses. Et si j’avais compris son speech, il était insolvable. Je relève le nez vers lui, il n’a pas bougé d’un poil. Peut-être pense-t-il que je vais lui courir après.

- Derek… Je m’appelle Derek. Et descend de là que je te remette l’épaule en place.

En pompant sa douleur, cela serait toujours mieux que s’il essayait de se débrouiller seul. On serait quitte. Ce type n’allait tout de même pas me coller toute ma vie. Je n’avais qu’une envie : rentrer chez moi pour me nettoyer et me manger une pizza. Ce merdier m’avait collé une de ces faims. J’éludais la question quant à savoir si j’allai pouvoir récupérer mes pompes de cette foutue peinture. Ou je repartais dans le rouge.




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MessageSujet: Re: Comme un air de La Fontaine [PV: Derek Hale]   Jeu 30 Juil - 12:01



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Voir le gros louloup grimacer en rencontrant le sol arrache un bref sourire à Wade, à nouveau. Mais bientôt la douleur se fait sentir dans son épaule gauche. Il sait qu'il faut qu'il la replace sans trop tarder. 

« Il est au courant pour les types comme toi ou moi, et arrange souvent nos histoires surnaturelles. Je ne souhaite pas qu’on le colle dans l’embarras pour des conneries. Et cela évite aussi que le monde entier connaisse notre existence et de finir dans les laboratoires de l’état, enchaînés comme des bêtes. Crois-moi, il est préférable que ni l’un, ni l’autre n’allons goûter à l’hospitalité fédérale. »

On n’a rien en commun cabot. C'est la première réponse qu'il a envie de donner. Mais il s'abstient. Parler de laboratoires et d'expériences l'empêche même de commencer sa diarrhée verbale. Il en oublie l'envie de meurtre et la douleur. L'espace d'un instant, tout juste le temps d'une pensée, des images envahissent son esprit. Scalpels, électrochocs, il n'y a, dans ses bribes de mémoire, que la douleur. S'il n'en a jamais trouvé de preuves, il soupçonne encore aujourd'hui le département H d'avoir été une organisation gouvernementale canadienne. Mais il préfère imaginer que c'est faux, qu'il est impossible que les autorités sachent que des créatures telles que lui ou son nouveau copain existent. Ce que ça impliquerait est trop vertigineux pour lui. 

« Ta peinture est à l’eau ? Ou c’est foutu pour virer les taches ? »

Il rit à cette remarque. La raison du départ du Sherif le satisfait peut-être, mais quelque chose en lui refuse de rendre les choses trop faciles pour le lycanthrope. 

« Acrylique forever ! Désolé » 

C'est un horrible mensonge. Il ne travaille qu'à la peinture à l'eau, c'est un principe de base. Il faut qu'il puisse effacer ses peintures rapidement s'il veut faire de l'argent avec. Qui paieraient quelques dollars pour prendre une photo d'un truc qu'ils pourraient revenir photographier gratuitement le lendemain ? Son art est éphémère, c'est la condition de sa survie. 

« Derek… Je m’appelle Derek. Et descend de là que je te remette l’épaule en place. »  

Une grimace. Voilà qu'il se souvient enfin qu'il est blessé. Donc ça y est ? Tout le monde est potes maintenant ? Il y a deux secondes ils étaient tout les deux prêts à arracher la tête de l'autre et là ça parle pressing et entraide ? Vous vous foutez de moi c'est pas possible. 
En même temps t'avoueras que là ce serait vraiment débile de continuer à se battre. Ouais, mais bon... De là à taper la discute comme si de rien n'était. T'avoueras que ça fait chelou ? Ouais ouais... Mais je ne suis pas si sûr que Wade va accepter de descendre. Regarde le, il se balance au bout de sa queue. Une fois, deux fois, et hop, il plaque ses pieds sur le rebord de l'escalier, de chaque côté de son... appendice caudal comme dit l'autre. Et le voilà à la parallèle du sol, un peu comme un type qui descendrait un mur en rappel, mais face vers le sol. Il a l'air tout à fait à son aise comme ça, ce qui doit faire bizarre à son interlocuteur. Ce n’est pas tous les jours que l'on voit ce genre de scènes. Surtout depuis qu'il a buté toute son espèce... Enfin au moins ceux de ce continent. 
De la main droite, il maintient toujours son épaule gauche à peu près en place. Et dans sa tête défilent tous les scénarios possibles. De celui où il se fait étriper au moment où il touche le sol à celui, moins crédible, où Derek l'entraîne au milieu de la rue pour assister à un lipdub de toute la ville sur du Queen. 

« Hmmm Nah. » 

D'un coup, la queue simiesque se déroule de la barre métallique, laissant Wade tomber comme une bouse vers le sol. Il a bien l'air parti pour atterrir à plat ventre contre le bitume. Plus qu'un petit mètre entre lui et la douleur. Subitement son corps effectue une drôle de vrille et le voilà accroupi face à Derek. 

« Soyons clair, j'ai pas encore décidé si t'étais un gentil ou un mort en sursis... Mais on sait tous les deux que si je remets ça en place tout seul ce sera bien pire. » 

On sait tout les deux... Il se répète le macaque. Oh il a mal, laisse le tranquille. En se redressant, il prend les devants pour se mettre en position. De toute évidence ce n'est pas sa première fois. 

« Pas de mauvaises surprises sinon le prochain round je le prends au sérieux. » 

Ce disant il fait un clin d'œil à Derek, esquissant un sourire. Il n'a pas l'air anxieux à l'idée de la douleur à venir. Bon, il faut avouer que la peinture et le sang qui commence à sécher rendent ses expressions difficiles à lire. À part ses sourires qui craquellent la peinture à la commissure de ses lèvres. Bah voyons, tu ne veux pas décrire la sensation de la goutte qui lui a coulé jusqu'au calcif non plus ? Non ça va aller. Mais merci de le suggérer. 

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Derek Hale
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MessageSujet: Re: Comme un air de La Fontaine [PV: Derek Hale]   Jeu 30 Juil - 12:49






Némésis

Derek & Wade
- Acrylique forever ! Désolé.

Et flute ! Je regarde de nouveau mes pompes, elles sont fichues. Comme le reste de mes vêtements. Cela devrait me faire bouillir, m’énerver, mais la seule chose que cela m’inspire est simplement un énorme soupir. En rentrant, je passerais sous la douche tout habillé, on ne sait jamais, un miracle… Je n’ai plus envie de me battre. Ai-je épuisé mon stock de grogne pour la journée ? Ou suis-je en train de changer ? Il me semble que de plus en plus j’arrive à prendre du recul. Quand je regarde de nouveau ce gars dont je ne sais même pas le nom, mais dont je connais la saveur et l’odeur de son sang, je me dis que ma prise de recul a foiré aujourd’hui.

Enfin il se décroche de son perchoir. Il descend en mode frimeur de première, et à un moment j’ai même l’impression qu’il va se manger le trottoir. Je vais pour le réceptionner, histoire qu’il ne s’amoche pas plus la face, que le voilà souplement accroupi devant moi. Je n’arrive pas à me faire à sa vitesse. Il est évident que ce type à des capacités plus qu’impressionnantes. J’ai été idiot, car si je le considérais sérieusement, je l’ai quand même sous-estimé, ou me suis surestimé moi-même.

- Soyons clair, j'ai pas encore décidé si t'étais un gentil ou un mort en sursis... Mais on sait tous les deux que si je remets ça en place tout seul ce sera bien pire.

Je lève les yeux au ciel. Mais je m’en fiche de comment il me considère, qu’on en finisse. J’ai une douche à prendre et une pizza à dévorer moi !

- Pas de mauvaises surprises sinon le prochain round je le prends au sérieux. Me dit-il en me tournant le dos.

- C’est bon, je fatigue là, dis-je d’un ton las.

Il joue les méfiants, cependant je vois à ses épaules qu’il est décontracté. Ses muscles sont au repos. Je ne doute pas que tenter de le prendre en traitre est un jeu dangereux, il m’a largement prouvé sa valeur. Je pose ma main à la base de son cou et commence à absorber sa douleur. Je le sens se relâcher un peu plus.

- Bon à trois, OK ?

Il me fit signe qu’il est prêt. Je saisis donc fermement son bras. De l’autre main, je continue de pomper sa douleur, mais il va quand même le sentir passer. Je commence à compter et à « deux » je lui tord le bras et force la tête de l’os à réintégrer son logement. Le singe, puisque je n’ai pas d’autre nom à lui donner beugle qu’il le savait que je n’irai pas jusqu’à « trois ». Il se dégage de mon emprise alors que j’étais disposé à aspirer encore sa douleur le temps que cela devienne supportable. Mais je suppose qu’un type qui est capable de se démettre volontairement une épaule n’est pas douillet.

- Bon, navré pour ton dessin, je ne regardais pas où je mettais les pieds.

Ce n’est pas facile pour moi de m’excuser, cependant je dois être honnête au moins avec moi-même, j’ai réagi de manière exacerbée. Ce mec aussi, mais l’accuser ne me rendra pas mes godasses. C’est l’occasion d’en changer me dis-je philosophe. Me doucher et bouffer ! Je fais un vague salut et me retourne pour partir.



(c) Fiche par Mafdet



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MessageSujet: Re: Comme un air de La Fontaine [PV: Derek Hale]   Jeu 30 Juil - 13:13



Wade Grayson&Derek Hale


« C'est bon, je fatigue là. »

Pas jouasse le louloup. Wade sent comme un fond de déprime dans le ton de sa voix. Il va pour faire une blague, un petit calembour histoire de lui remettre du baume au coeur. Mais la main de Derek se pose sur son épaule, et il sent la douleur se dissiper en partie. Là, toute envie de faire de l'humour le quitte, ça fait du bien. Ce truc est magique. T'imagines le pied que ce doit être ce truc en bSTOP!!! D'abord, je refuse d'avoir cette image-là en tête. Et ensuite... ouais ça doit être cool. Faut qu'on lui trouve une louve au gamin. Haha je savais bien que tu y avais pensé aussi. 

« Bon à trois, OK ? »

Il ne répond pas, préférant se concentrer sur la douleur à venir. Il n’est pas débile non plus, il sait que ça va faite mal. À la une, à la

« grngnnmrnnngnmmmnah »

C'est à peu de chose près le son qu'il produit, les lèvres serrées. La douleur n'est pas si intense. Mais la sensation est tout sauf agréable. Comme si l'anatomie humaine n'était pas tout à fait faite pour ce genre de déplacement intracorporel. Tu m'étonnes, mais ça, c'est à cause de la congolexisation des lois du marché. Euh tu fais quoi là ? 

« Ah le bâtard. Je savais que t'irais pas au bout du décompte. » 

Bah je fais genre je connais des mots savants, comme toi. Quoi ? Oh, intracorporel, c'est ça ? J'aurais dû dire quoi ? On est pas fait pour quand ça bouge à l'intérieur ? Je ne vois pas le problème avec ça. 

« Bon, navré pour ton dessin, je ne regardais pas où je mettais les pieds.
— Mon quoi ? Ah oui. » 

Il a l'air un peu distrait notre Wade tu trouves pas ? Change pas de conversation. C'est quoi le problème avec cette façon de le dire ? Tu te sens tout supérieur parce que t'inventes des mots composés pour faire intelligent ? Non, mais t'es sérieux là ? Et reparlons du médiathéquaire tu veux bien ? Non parce que dans le genre t'as rarement fait aussi fort. 

« Pas encore bordel... » 

Si encore. J'en ai marre. D'abord c'est tout le temps lui qui parle. Moi j'ai que le droit de faire une vanne de temps en temps. Mais ça OK, ça passe. J'aime bien. Mais en plus il te ramollit. La prochaine fois c'est moi le narrateur, tu vas voir si le plus gros souci du gars d'en face c'est la peinture. On aurait dû le défoncer. Et c'est reparti... 

« Tu fatigues. Je me casse. » 

Et voilà ! T'es content ? Wade est en train de se barrer par les toits, et nous on se retrouve comme des abrutis. Mais... Wade ! REVIENS ! Comme si c'était son genre de revenir. Mais... Mais rien du tout. On ne sert plus à rien sans personnage principal. Je sais. Bon, va laver le trottoir moi je m'occupe de calmer Wade. Pourquoi on ne fait pas l'inverse ? Tu sais bien que je vais faire ça comme un cochon.Sérieusement ? Tu veux faire ça ? Maintenant ? Bon OK j'y vais. Il y a intérêt.  

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Comme un air de La Fontaine [PV: Derek Hale]
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