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 Assurance maladie et déja-vu - ft Alex C.

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MessageSujet: Assurance maladie et déja-vu - ft Alex C.   Lun 3 Aoû - 6:55



Assurance maladie et coïncidence.

- AVEC ALEX CORMIER


Quartier Nord Beacon Hills, 14h15


Une amende ? Pour ne pas avoir d'assurance santé? Sidérée, une galloise aux yeux noisettes s'agitait dans le salon de son appartement, brandissant vainement un courrier à peine ouvert dans ses mains. Citoyenne américaine depuis quelques années maintenant, son train de vie assez fermé lui avait joué pas mal de tour au sein du territoire américain, l'expatriation ne s'étant pas faite avec autant de fluidité qu'elle ne l'aurait pensé. Des pièges législatifs à tout va, une culture foncièrement différente, un contraste et une lueur étrange qui régnait dans les yeux des natifs lorsque l'on reconnaissait un accent britannique.

"Terre d'accueil mon oeil."

Un oeil, oui, c'était possiblement ce qu'elle allait être amené à vendre suite à cette foutue amende. Elle avait certes perdu ce papier sous la tonne de manuscrit étalés sur son bureau, et peut-être qu'effectivement, l'enveloppe qu'elle venait d'ouvrir était bel et bien un énième rappel qui faisait gonfler la facture, mais impossible pour la brune de s'imaginer être fautive au milieu de tout ça. Son ego ne lui permettait pas cet effort aujourd'hui. Pourtant, ses dernières 48h avaient été riches en activité, le tout dans son domaine de prédilection : la chasse. Une "meute" , qui s'était avérée être composée un simple duo esseulé, des jeunes condamnés, en proie à leur instinct, à la panique, et à l'appel du Nemeton. Zoey les avait intercepté avant qu'ils n'arrivent sur le territoire de Beacon Hills. Ils avaient déjà une petite liste de victimes derrière eux, hors de question qu'ajouter à cet aimant à problème qu'était la ville, des joueurs en plus. Mais tuer n'était pas son exutoire préféré, elle le faisait par responsabilité et aussi par besoin. Les têtes avaient des prix, et d'autres personnes bien plus concernées qu'elle étaient rentrées dans la partie de Monopoly du surnaturel qui se jouait dans les environs, elle n'était qu'un pion, et récoltait de quoi payer des amendes stupides en repassant par la case départ.

Elle passa une main rageuse dans ses cheveux, foulant le parquet de sa pièce principale en cherchant des yeux les affaires dont elle avait besoin pour sortir avec décence dans la rue et rejoindre l'hôpital. Hors de question de s'amuser à procrastiner avec ça une nouvelle fois. Bientôt 35 ans, et toujours pas assez formée pour la vie d'adulte. La galloise entendait le spectre de la voix de sa mère dans son esprit, si elle avait un jour le malheur de laisser filtrer cette information lors de son appel mensuel au domicile familial. Comme quoi, on ne cesse jamais d'apprendre. Enfilant un débardeur sombre avec adresse par dessus le jean dont elle était déjà vêtue et récupérant à la volée la veste en jean échouée sur le canapé, elle se félicita de ne jamais vider son attaché-case favori, et l'embarquant d'un seul geste. L'après-midi venait de commencer, et son périple dans les rues aussi. Premier arrêt, le bureau de poste, pour envoyer cette amende docilement, sans essayer de la faire sauter comme la première dizaine dûe une conduite maladroite lors de son arrivée en Californie grâce à ses capacités de négociation, et peut-être aussi à sa condition féminine. Non, hier elle  tuait deux monstres à elle-seule, aujourd'hui ce n'était pas le gouvernement américain qui allait lui faire peur, elle allait l'affronter.

La deuxième étape de son parcours de la journée la conduisit à l'hôpital. Elle se félicitait de n'y avoir jamais posé le pied depuis son arrivée ici, préférant des soins à domicile plus discrets et surtout plus appropriés, ses blessures n'étant pas vraiment celles que l'on apprenait à soigner à David Geffen School. Mais la corbeau ignorait alors comment et où réclamer la possibilité d'une couverture santé, aussi, autant se diriger simplement vers le centre médical où l'on pourrait la renseigner rapidement. Elle se gara rapidement dans le premier parking indiqué, et se rapprocha du bâtiment en face d'elle sans même se soucier des panneaux d'indication. Cette porte coulissante avait tout à fait l'air d'une entrée d'hôpital , d'aussi loin que les souvenirs de Zoey pouvaient lui permettre d'imaginer une porte de la sorte, et elle s'engouffra à la suite d'un homme pourvu d'une blouse blanche. Mauvaise pioche, une secrétaire d'un autre temps la dévisageait avec attention, et à hauteur des yeux de cette dernière, une pancarte rigide indiquait qu'il s'agissait du laboratoire, et non pas du hall principal de l'hôpital. Un échange de regard d'une seconde lui fut suffisant pour comprendre qu'elle n'avait aucunement envie d'aller demander de l'aide à la femme en face d'elle, et que c'était réciproque. Elle ignorait pourquoi, mais elle se contenta d'attraper au hasard une silhouette qui passait à son côté en l'interpellant.

"Excusez-moi, il y a un moyen de rejoindre le hall de l'hôpital directement d'ici ou je dois ressortir?"

Sans sourire, mais avec politesse et respect, cette course à la mutuelle l'agaçait déjà, elle n'était pas vraiment faite pour ce genre de commodités dont les êtres humains banals se souciaient. Elle attrapa du regard le jeune homme se trouvant en face d'elle. La trentaine, peut être moins, le regard étrangement lumineux, d'un gris verdâtre étrange mais qui semblait apaisé. Peut-être apaisant pour le commun des mortels d'ailleurs. Ceux de la brune glissèrent le long de sa blouse, accrochant son nom texte sur un badge plastifié. Geste désuet mais ses sens s'éveillèrent à la prise de connaissance de son nom de famille étrangement familier. Elle s'y attarda quelques secondes, peut-être trop pour être discrète, avant de relever son regard à l'entente de la réponse de l'homme en face d'elle.


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Alex Cormier

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MessageSujet: Re: Assurance maladie et déja-vu - ft Alex C.   Mar 4 Aoû - 1:36

Assurance maladie et déjà-vu


Alex poussa son huit-cent-deuxième soupir de la journée.  Pour la huit-cent-deuxième fois aujourd'hui, ses collègues l'interrompaient dans son travail.  Habituellement, il aimait bien aider et conseiller ses condisciples de travail.  À vrai dire, ça faisait passer les longues journées routinières un peu plus vite. Ils ne chômaient pas, loin de là, mais la routine lassait particulièrement le druide, qui songeait sérieusement se remettre en recherche d'emploi.  Il aimait donc, généralement, filer un coup de main, mais il y avait des journées où les questions fusaient sans interruption.  Son travail, pour sa part, subissait des interruptions constantes et n'avançait guère au milieu des « Alex, tu veux bien m'aider avec ceci? »; « Dis, tu peux jeter un coup d'oeil là-dessus? »; « Je sais pas ce qui s'est passé, mais... »; « La machine refuse de collaborer »; « Tu peux m'arranger ceci? »; « Me réparer cela? »; « Tu aurais cinq minutes pour... »; etc.

Il venait d'enfiler sa blouse d'un seul geste pour aller voir quel était le nouveau problème sur l'instrument qu'Antony semblait décidée à envoyer au paradis des machines d'ici la fin de la semaine.  À force de vouloir prendre des raccourcis, le jeune technicien semblait avoir corrompu des fichiers sur le logiciel d'analyse.  Alex ne posait même plus de question.  Il préférait attendre d'être sur place pour avoir la surprise plutôt que d'écouter les excuses et les justifications du jeune homme.  Il avait fait une bêtise, pourquoi ne pouvait-il pas l'assumer simplement, comme tout le monde.  Bon, Alex n'était pas forcément toujours un exemple à suivre en la matière, mais il ne pensait pas être un tel boulet non plus.  Et puis Anthony n'était malheureusement pas une exception.  Le niveau de débrouillardise derrière ces portes ne volait pas très haut, au grand désarroi des quelques employés plus compétents.  Compétents du point de vue du biochimiste, cela va sans dire.

Alex sortit donc du laboratoire, un tournevis en main, des flacons de verres étiquetés et sérialisés de l'autre, et quelques dossiers sous le coude, en poussant la porte à battant avec son dos.

-Pourras-tu arrêter mon gel dans quatre minutes? Merci! fit-il en direction de quelqu'un qu'on ne pouvait voir, dans la pièce qu'il venait de quitter.  Huit-cent-troisième soupir en pivotant sur lui-même pour traverser le corridor, son regard s'égarant sur celui-ci l'espace d'un instant.  Il avait déjà fait deux pas et s'apprêtait à pivoter de nouveau pour ouvrir l'autre porte de sa technique fort peu sécuritaire lorsqu'il réalisa qu'une intruse était présente.  Encore une inspectrice de la FDA, se demanda-t-il.  Ils étaient passés il y avait moins d'un mois, déjà!  À bien y regarder, elle semblait plutôt perdue, donc ce n'était probablement pas une inspectrice.  Il tenta d'accrocher le regard d'Elizabeth, au comptoir d'accueil, mais elle ignorait obstinément la situation.  À quoi servait donc leur hôtesse d'accueil, outre lui demander de réparer son ordinateur, dont le seul problème était qu'elle avait accidentellement déverrouiller le pavé numérique? Neuf-cent-quarante-treizième soupir.  Il était temps de poursuivre son chemin.  Trop tard!  Il fut interrompu et la visiteuse lui demanda également de l'aide.  Pas de soupir.  Mais une très forte envie de se disloquer la tête et de la lancer de toutes ses forces contre le mur d'en face.

Tentant d'éviter d'avoir à intervenir directement, il voulut faire une blague, mais son ton impatient ne rendit pas tout à fait le change.

-Le plus rapide serait de vous briser une jambe, j'imagine...

Alex fit un nouveau pas, puis le biochimiste réalisa qu'il avait ainsi l'alibi parfait pour quitter cette réplique miniature de Eichen House.  Il serait débarrassé des problèmes de tout le monde pour un moment et pourrait relaxer durant ce temps. Il ne faisait que pelleter ses problèmes en avant, comme dirait sa grand-mère, et ils ne seraient que pire à son retour, mais pour le moment ça lui ferait un bien fou.  Peut-être serait-il même d'une humeur suffisamment bonne pour tout récupérer avec le sourire et une attitude plus... optimiste.  Le biochimiste fit deux pas, en direction de leur intruse cette fois.  Il était certain qu'il pouvait sentir son bonheur rayonner.

-Donnez-moi trente secondes et je suis à vous. Puis, à l'adresse de la réceptionniste : Lizzie, c'est bon, je vais raccompagner madame à l'admission générale.  Ça me fait plaisir.  Malgré la véracité de ses propos, on pouvait y sentir une pointe d'ironie alors que la secrétaire le remerciait.

Alex disparut un instant dans le laboratoire en clamant qu'il allait faire une course pour aider Lizzie, et en ressortit rapidement, les mains vides.  Après avoir posé sa blouse sur un crochet au mur, il offrit un sourire à la brune en la détaillant un peu plus.  Elle dégageait un caractère fort et indocile, probablement suffisamment débrouillard au goût du jeune homme.

-C'est un peu plus long à l'extérieur, mais c'est généralement une véritable course à obstacle à l'intérieur.  Qu'est-ce que vous préférez?

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MessageSujet: Re: Assurance maladie et déja-vu - ft Alex C.   Mar 4 Aoû - 4:16



En avant.


La bonne volonté de Zoey lui permit d'accuser le coup de la remarque de l'homme qu'elle avait interpellé, haussant malgré cela un sourcil en le dévisageant . Le combat entre les miettes de sa patience et de sa bonne humeur qui cherchaient à excuser la remarque du jeune homme, qui devait sûrement avec du pain sur la planche et qui n'avait pas signé pour un job de secrétaire par ici, contre son côté un peu trop franc du collier et l'agacement progressif qui montait en elle. Mais, loin d'elle l'idée de poser problème par ici, c'était justement l'inverse qui lui aurait permis de sortir d'ici au plus vite : le fait qu'on l'aide à gérer les siens, de soucis. Serrant les dents, elle se contenta de déglutir en se tournant vers la porte de sortie, décidée à se débarrasser de tout ça au plus vite, et apparemment, sans l'aide de ces pseudo-scientifiques à qui l'on offrait le coffret blouse et égocentrie démesurée lors de leur diplomation.

"Donnez-moi trente secondes et je suis à vous. "

La brune amorça alors un nouveau demi-tour étonné, brassant l'air avec ses mains pendant quelques secondes, hébétée.  Il fallait savoir. Elle savait pertinemment que tout cela n'était qu'une amorce aux péripéties qui l'attendaient une fois arrivée à bon port, mais si le chemin menant à celui-ci était jonché de petites feintes du destin. Un point partout, et en avant. Qu'est-ce que c'était, 30 secondes, dans une après-midi entière de perdue? Il s'avança vers elle, et elle se permit un soupir de satisfaction non maîtrisé. Elle fut un instant prête à tourner le dos définitivement et se débrouiller seule, avec fierté et une pointe d'arrogance, mais le ton sensiblement ironique du laborantin la cloua sur place. Il voulait sauver son cuir de dignité en se rattrapant finalement de la sécheresse de sa première réponse? Soit, elle allait perdre son temps, et lui aussi.

"Comme c'est aimable, merci." lâcha t'elle avec un sourire un peu trop tendu pour être sincère. Il était celui qui avait commencé avec l'ironie latente, elle ne faisait que lui renvoyer l'ascenseur. Elle le regarda retourner sur ses pas un instant, avant de passer par réflexe la main dans ses cheveux en prenant une courte inspiration.  Elle profita du sourire désagréablement faux perché sur ses lèvres pour l'offrir à la secrétaire, qui baissa les yeux avec une rapidité étonnante vu la torpeur dans laquelle elle semblait être plongée.

Des bruits de pas et un froissement de tissu lui indiquèrent que l'homme était de retour. Alex Cormier. Il avait quitté sa blouse, et donc son badge, mais son identité était désormais stockée dans l'esprit de la jeune femme. Elle se permit une réflexion peut-être un peu superficielle, mais il semblait plus aimable sans ce drap blanc mal coupé sur les épaules. C'était peut-être faussé par la première impression désagréable, et principalement ses préjugés solides sur les hommes en blanc. Elle n'en avait pas croisé beaucoup, mais durant toute sa scolarité elle avait été mise en opposition avec les jeunes de son âge qui rêvait de fioles et de bistouris, alors qu'un chemin plus littéraire semblait mieux lui convenir.  Une rivalité ancestrale au sein des établissements scolaires, et qui malgré tout, laissait des traces. Couplé au fait qu'on ne voit jamais des blouses par pure volonté et par plaisir, l'idée de se faire aider par le jeune homme en face d'elle dévêtu de son déguisement de parfait petit chimiste était plus acceptable pour son ego.

"J'aurais été ravie de partager une longue ballade à vos côtés, mais au plus vite j'y suis, mieux je me porterais."

A vrai dire un seul couloir semblait s'échapper du hall dans lequel ils se trouvaient, l'autre donnant directement sur les salles directes du laboratoire, mais Zoey se doutait qu'après ce dernier, ce serait un dédale de services spécialisés/chambres/salles qui aurait tôt fait de lui poser problème. Elle enjamberait les patients et les chirurgiens s'il le fallait, mais le blond exagérait très certainement la difficulté. Elle lui emboîta donc le pas, attrapant par la même occasion son attaché-case, le temps d'arriver là-bas, elle en profiterait pour sortir les documents qui lui semblaient nécessaires à l'élaboration d'un dossier. Le jeune homme ouvrit une porte battante avec adresse, la laissant passer avec respect. La brune lui offrit un sourire doux, et bien plus sincère.

"Je... j'ignore si vous pouvez aider, mais quitte à vous arracher d'un travail que j'imagine passionnant entre deux éprouvettes et un microscope, vous auriez une idée de ce qu'il faut pour demander une assurance maladie?"

Son sarcasme était de retour, mais plus par habitude que par véritable volonté. Le laborantin semblait assez intelligent pour le saisir sans s'en inquiéter.  Les yeux rivés à l'intérieur de son sac, récupérant adroitement des photocopies de ses papiers d'identité, et tentant de les séparer des manuscrits récemment imprimés qu'elle n'avait pas eu le temps de sortir, elle slalomait en se mouvant sans quitter le côté de son guide temporaire, appelant quiconque à se demander si elle ne possédait pas un troisième oeil. Ils marchaient à une allure régulière, mais la plupart des silhouettes qui arrivaient à contresens semblaient elles beaucoup plus pressées. Le temps de redresser un instant le regard, la brune se rendit compte qu'ils étaient amenés à traverser le service des urgences.

"Course d'obstacle. D'accord je vois maintenant."

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Alex Cormier

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MessageSujet: Re: Assurance maladie et déja-vu - ft Alex C.   Jeu 6 Aoû - 3:20

Assurance maladie et déjà-vu


Le bon samaritain croyait mérité un peu plus d'égards qu'un simple soupir, franchement.  Un petit, timide, minuscule merci, aurait déjà été plus que bienvenue.  Où s'en allait le monde?  Personne n'avait plus le moindre sens de la politesse – réalité encore plus difficile à accepter pour un canadien – et prenait pour acquis que tout leur était dû!  Peu importe, s'il n'était qu'à un merci près d'une pause, il ne rechignerait pas pour si peu.

Bon, le merci vint enfin, après que Lizzie eut accepté qu'il serve d'offrande au secrétariat.  Un merci froid et certainement pas sincère, qui fit hésiter Alex un instant.  Peut-être était-il mieux avec ses cinglés, certes nerveux, mais sympathiques, finalement?  Il s'en mordit l'intérieur des joues, silencieusement, en se concentrant sur l'unique objectif de la quête : une pause bien méritée.

À son retour, la patiente empressée d'atteindre le hall l'attendait patiemment, toujours au même endroit.  Elle n'était peut-être pas aussi impatiente qu'il l'avait imaginée, au final.  Mais ses cheveux hors du commun indiquaient définitivement qu'elle n'était pas du genre à jouer les enfants modèles et l'attendre ad vitam eternam.  En fait, il n'aurait pas été surpris d'avoir eut à la rattraper dans le dédale des corridors s'il avait mis trop de temps à son goût à elle.  Cette pensée arracha un sourire en coin au bout de la commissure gauche de ses lèvres.  Un frétillement de lèvre qui n'avait donc d'un véritable sourire que la fonction psychologique.

Elle avait tranché : ce serait par les couloirs de ce monstre hospitalier qu'ils passeraient.  Au passage, elle fit une remarque que le jeune scientifique ne sut pas trop interpréter.  Croyait-elle sincèrement qu'il lui avait offert de passer par l'extérieur simplement dans une ambition romantique – ou pire?  Alors que des milliards de réponses meilleures les unes que les autres et à la hauteur de la situation lui vinrent en tête, du genre "J'en conclus que vous préférez les bruns" ou "Si j'avais voulu vous inviter à une ballade romantique, c'eut été par un autre chemin", tout ce que sa bouche put exprimer ne fut qu'un espèce d'amalgame nerveux de tout cela, fort loin d'être glorieux.

-Euhm... Non, bien. Je ne voulais pas... Ce n'était pas ce que je voulais dire! parvint-il finalement à articuler en se maudissant intérieurement de prouver une fois de plus que les stéréotypes existent pour une raison.  L'air de nouveau taciturne, Alex ouvrit la marche et fonça de son pas bien mesuré directement vers le fond du couloir principal.  Dès qu'il poussa l'une des portes à double-battant, le niveau sonore grimpa légèrement : les infirmières étaient des abeilles plus nombreuses et bruyantes dans leur bourdonnement que les laborantins.  Il fit passer sa libératrice devant lui alors qu'elle lui demandait de l'aide.  Cette fois, la spontanéité revint à Alex sans le moindre problème.  Il soupira, tout en déclarant, la mine à demi déconfite.

-Oh!  Je suis désolé, mais je pense que vous briser une jambe aurait vraiment été plus simple.  Cette fois, toute tentative d'humour ou d'ironie s'était complètement envolée.  Il ne pensa même pas à souligner le fait que les éprouvettes et les microscopes étaient rarement vus ensemble.  Ça explique votre accent en tout cas.

Alex avait légèrement ralenti le pas, connaissant moins cette partie de l'hôpital, confiné qu'il était à son aile.  Il marchait en zigzaguant à travers les gens sans trop de problèmes, le cou tourné vers la femme qui l'accompagnait, que ce soit parce qu'il s'adressait à elle ou parce qu'il était curieux de savoir ce qu'elle farfouillait.  Il jetait régulièrement des coups d’œil furtifs devant lui, afin de pouvoir se situer correctement au milieu de cette fourmilière, alors que la patiente semblait se guider uniquement grâce à sa silhouette, le nez dans son attaché-case.  Il lui énuméra quelques documents dont elle aurait certainement besoin, tout en marchant.  Lorsqu'ils arrivèrent aux urgences, elle réalisa ce que les paroles du jeune homme avait impliqué, lui tirant un sourire en coin.

-Vous ne me croyiez pas?  Ils n'ont pas trop le choix de les mettre près du lab, vous  savez.  Comment vous vous appelez, au fait?

À force de passer des journées entières avec la même équipe et une série de contenants qui n'identifiaient des gens qu'à l'aide de chiffres et de nombres, pouvoir identifier quelqu'un avec un nom, ou même un mot, avait quelque chose de réconfortant.
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MessageSujet: Re: Assurance maladie et déja-vu - ft Alex C.   Jeu 6 Aoû - 4:27



Tentative de sociabilisation.



La tornade d'impatience maîtrisée qu'est la galloise ne tilte pas vraiment l'acrobatie maladroite du jeune homme en réaction à son choix de chemin pour atteindre son but. Et puis elle trouverait presque ça drôle de réussir à créer un nœud nerveux grâce à une simple phrase sans arrière-pensée, en laissant tout le loisir à son interlocuteur de les imaginer de toute pièce. Presque drôle oui, si elle n'était pas plutôt occupée à prendre de l'avance sur sa quête finale tout en valsant au milieu des infirmières, des patients, des chariots de nourriture ou tout simplement de matériel.

Elle se doutait bien que le cursus professionnel du jeune homme ne lui permettrait pas de réciter par cœur la totalité des pièces nécessaires à l'élaboration du dossier, mais elle avait l'espoir naïf que le destin ai été clément avec elle. Le doublon de répartie du blond la fait souffler du nez légèrement, elle commence elle-aussi à se laisser convaincre qu'une jambe de moins aurait été de meilleure augure pour une virée à l'hôpital. Redressant la tête pour croiser franchement le regard de son guide, elle feint une moue sérieuse et offusquée.

"Vous entendez quoi par cela? Qu'est-ce qu'il a mon accent?"

Elle se fige l'espace d'une seconde, avant de se rendre compte que le temps n'était peut-être pas aux blagues idiotes et se ressaisit aussitôt. A croire que l'amabilité du scientifique et peut-être aussi la quasi-totalité du cerveau de la jeune femme accaparé dans ses déplacements au milieu de cette zone à risque, avait annihilé une part de son bon-sens, et de son bon-goût pour ce qui était de l'humour. Une seconde de flottement se laisse alors ressentir, avant qu'elle ne se couvre d'un sourire un peu gêné, se raclant la gorge puis  reprenant la parole

"Oubliez... Galloise, oui. Ca fait quelques années que je suis ici, mais j'ai toujours ignoré cette législation."

En même temps, elle n'avait jamais vraiment eu l'occasion de feuilleter le code pénal en guise de livre de chevet. Ce pays regorgeait de milles et uns mystères en matière de législation, et il fallait bien plus de 5 années de pratique sur le territoire pour pouvoir en connaître les retords, Zoey en était certaine. Doublé avec le fait que son boulot consistait déjà à manger de la paperasse matin, midi, et soir... Le prénommé Alex lui confirma à l'aide de son bon-sens les documents auxquels elle avait déjà pensé, aussi elle se saisit de sa brève énumération comme une validation des pièces qu'elle avait mise de côté dans son attaché-case, et se permit de refermer celui-ci afin de se concentrer sur sa route désormais.  Ce qui était plutôt arrangeant, le couloir des urgences regorgeant d'obstacles en tout genre.

-Vous ne me croyiez pas?  Ils n'ont pas trop le choix de les mettre près du lab, vous  savez.  Comment vous vous appelez, au fait?

Il était vrai que même pour une novice en la matière, l'architecte qui avait pensé l'agencement des services au sein du complexe hospitalier avait peut-être manqué de logique sur bien des points. La galloise était certes en tord, peu de personnes cherchant à attendre le hall principal ne devait se retrouver au secrétériat du laboratoire, mais quand bien même, les médecins devaient surement eux aussi devoir remonter jusqu'à l'aile du laboratoire pour des raisons diverses et variées.

"Non pas vraiment, j'imaginais une excuse toute faite pour m'inciter à passer par le chemin le plus long."

Elle leva un sourcil taquin en le regardant, se permettant de reprendre avec une ironie notable dans sa voix le quiproquo provoqué quelques instants plus tôt. Rien de bien méchant, non, juste de quoi détendre l'atmosphère pour lui garantir la présence du blond jusqu'à bon port. Elle avait tendance à ne pas se rendre compte de sa froideur, et de prendre pour acquis la courbure d'échine des gens face à elle, non pas par surplus d'ego mais par habitude, s'étant acharnée à gagner sa place de supérieure dans le domaine professionnel, autant que dans ses occupations de chasseuse, elle savait comment tirer le bon et l'utile de ceux qui croisaient sa route, pour se garantir tranquillité et sécurité, sans chercher à faire preuve de gentillesse au delà du strict minimum. Mais si elle était parfois perdue dans un monde de monstres pour défendre le bon, il fallait aussi veiller à ce qu'elle ne devienne pas un monstre dans un monde de bons.  

"Zoey ! Enchantée, Alex c'est ça?" répondit-elle d'une voix claire, lançant sa main vers lui pour la lui serrer, se permettant une pause d'un instant sur le côté du couloir, laissant passer un lit qui prenait à lui seul les trois quarts de l'espace. Doutant que l'énoncé du prénom de son interlocuteur face tiquer celui-ci, elle se permit de préciser

"C'était sur votre badge tout à l'heure. Merci, en tout cas pour votre proposition, et désolé de vous arracher à vos je-ne-sais-quoi de petit chimiste."

C'était peut-être maladroit, l'empathie n'était pas le fort le plus prononcé de la jeune femme, mais il s'agissait en tout cas d'un effort sincère envers la gentillesse de l'homme. Le lit s'arrêta à leur hauteur un instant, dévoilant le visage d'un jeune homme aux yeux clairs, le bras visiblement salement amoché, d'une estafilade large mais qui semblait profonde, comme provoquée par une griffe de taille conséquente. Zoey laissa son regard glisser sur la plaie avant de se tendre imperceptiblement. Elle les connaissait ces blessures, elle les connaissait même bien.

"C'est pas beau à voir tout ça." lâcha t'elle presque par réflexe, peut-être pour excuser sa réaction auprès du blond, même si son visage n'avait trahi aucune once de dégout, seulement un voile de tension qui muselait sa hargne. Elle inspira profondément en détachant ses yeux du blessé, avant de reprendre sa marche, devançant même Alex sans s'en rendre compte et donc en aillant aucune idée de la marche à suivre.

"Gauche, droite?" demanda t'elle avec empressement. "Vous travaillez par là depuis longtemps?" reprit-elle ensuite avec plus de calme, afin de perséverer sur la voie de la docilité et de la création de liens sociaux sains. Elle était là pour se créer un foutu dossier pour une foutue assurance santé comme dans une foutue journée typique de femme active tout à fait normale. Alors autant jouer le jeu.


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Alex Cormier

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MessageSujet: Re: Assurance maladie et déja-vu - ft Alex C.   Jeu 13 Aoû - 0:42

Assurance maladie et déjà-vu


Définitivement, Alex avait affaire à un pétard à mèche.  Un instant, il se demanda si c'était l'influence de la lune sur certaines hormones qui pouvait la pousser à être aussi prompte à prendre un simple commentaire linguistique pour une attaque personnelle ou si c'était juste dans la nature de la rebelle d'être ainsi.  Le biochimiste eut le temps d'exprimer vocalement son étonnement, et de réfléchir à un début de réponse, que le pétard sembla s'éclairer sa propre lanterne et retomba, finalement en pétard mouillé.  Une britannique, donc.  Voilà qui leur donnait, en plus de leur patience, une reine en commun.    Et apparemment, elle avait mis du temps pour se conformer à la loi, qu'elle semblait involontairement avoir ignorée.  L'européenne semblait d'un naturel plutôt franc et Alex n'eut aucune difficulté à la croire.  Lui-même en avait été épargné, ayant la double citoyenneté, mais ce n'était pas, non plus, comme s'il ne connaissait personne d'autre qui soit passé par là.

S'ensuivirent les discussions architecturales.  Évidemment qu'un service aussi essentiel – et lent – que le laboratoire se devait d'être à proximité des urgences – qui ne tarissaient jamais d'échantillons urgents – tout en étant relativement en retrait du reste de l'édifice, en cas d'incident disaient-ils.  Ça n'empêchait pas qu'ils auraient pu rendre leur antre moins facilement accessible au grand public.  Pas que des erreurs comme celle d'aujourd'hui arrivaient si fréquemment – la plupart des gens savaient lire et utilisaient cette aptitude fièrement – mais elles étaient assez fréquentes pour que les murmures des laborantins suggèrent parfois, entre eux et donc stérilement, d'ajouter un panneau signalant qu'il s'agissait d'une entrée réservée aux employés.  Et elle de sauter sur cette occasion très badine pour venir l'enquiquiner avec son bafouillis antérieur.  Ses oreilles prirent une teinte de crevette outrée alors qu'il fustigeait la galloise du regard.  Il n'osa pas recroiser son regard, mais aperçu dans sa vision périphérique que la taquine avait modifié son expression faciale et l'observait.  Il ne saurait trop interpréter cette image floue qu'il avait, par contre.  Il ne put toutefois l'éviter trop longtemps, alors qu'elle se présentait en lui tendant la main.  Alex lui fit donc face, confus qu'elle ait deviné son nom ainsi et offrit une poignée de main suffisamment ferme, avec un quelque chose de mal à l'aise qui trahissait la façon dont Zoey l'avait déstabilisé.  Il pensa au badge environ au même moment où elle le mentionna.

-Aujourd'hui, je joue plutôt aux biologistes, en fait.  Ça me fait plaisir, ne vous en faites pas.

Maintenant qu'ils se trouvaient dans le monde des éclopés de toutes sortes, Alex ne baissait plus le regard et ne se guidait au-dessus des civières et autres obstacles bas qu'à l'aide de sa vision périphérique.  Il vit le regard de la femme glisser sur une civière et la sentit se tendre : ce genre de paysage n'était effectivement pas fait pour les âmes sensibles.

-Il ne faut pas regarder.  Comme en mer, fixez l'horizon. conseilla-t-il en murmurant, bien qu'il n'ait jamais passé plus d'une semaine à la mer et plus de deux heures sur une embarcation flottante.

Alors qu'ils poursuivaient leur chemin, Zoey semblait de plus en plus pressée d'en arriver à destination. Elle ne devait pas avoir d'enfants, sinon il était certain qu'elle serait un peu mieux immunisée à ce genre de visions.  Combien de fois s'étaient-ils, son frère et lui, retrouvés à l'urgence pour les raisons les plus saugrenues qui soient?  Il indiqua la droite d'un mouvement de tête en s'engouffrant dans un couloir latéral.

-Quelques mois à peine.  Je suis toujours en probation. Il baissa légèrement la voix, s'apprêtant à médire de sa terre d'accueil.  Vous connaissez les américains, ils font confiance à rien qui vienne de l'extérieur, alors il faut bien qu'ils vérifient que je sois suffisamment qualifié avec mon diplôme canadien. confia-t-il.  Et bien que son adolescence en Nouvelle-Angleterre ait dilué son accent, le vocabulaire, la prononciation de certains mots, mais surtout les « hé » qui ponctuaient subtilement ses phrases trahissaient ses origines.

-Et puis, je ne veux pas vous faire de faux espoirs, mais... j'ai une copine.  Et même si je n'étais pas avec Jenny, je n'accepte pas de ballades des inconnues! mentit-il à la blague.

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MessageSujet: Re: Assurance maladie et déja-vu - ft Alex C.   Ven 14 Aoû - 21:45



Malaise et fin de quête.


Au fil de son avancée dans le complexe hospitalier, Zoey se rappelait avec une pointe d'humour que sa plus récente impression de déjà-vu au sein d'un établissement de santé s'apparentait  à la lecture d'une oeuvre que la maison d'édition qu'elle dirigeait avait publié il y a peu. Le second tome ayant échoué dans sa pile de correction à apporter le temps de retrouver un employé pour cette tâche, elle retrouvait des appuis réels au récit qu'elle avait parcouru. Elle se rappelait difficilement que plus jeune, une erreur d'archère débutante lui avait valu un séjour dans un endroit similaire dans son pays natal, mais l'odeur si particulière couplée à l'agitation à la fois saine et désagréable qui remplissait ces murs blancs, étaient tout de même principalement une découverte. Réalisée aux frais de son incompétence en matière d'orientation, qui découlait purement et simplement de son manque de patience pour des tâches aussi agaçantes que la paperasse, car d'ordinaire son éducation et entraînement en tant que chasseuse lui garantissait une boussole parfaitement fonctionnelle dans un coin de son cerveau. Dans un environnement nouveau, son instinct la poussait à tout vouloir analyser et mémoriser, mais une autre partie d'elle luttait avec force pour calmer cette paranoïa désagréable, afin de définir ces lieux comme un territoire neutre. Beacon Hills avait une influence sur elle, qu'elle se l'avoue ou non, en mal ou en bien ça, ça restait à savoir, mais si elle commençait à se laisser avaler par ça même dans sa vie quotidienne, elle ne se donnait pas longtemps avant de virer complètement folle.

Ce combat interne la rendait surement très étrange aux yeux du scientifique, elle en avait conscience, mais apparemment, elle se vengeait  assez bien de cette faiblesse latente si elle se fiait à l'apparent malaise qu'elle créait chez le blond à chaque nouvelle approche. Son cynisme habituel pourtant muselé, c'était d'autant plus savoureux pour elle d'être confrontée à une personne aussi malléable au niveau de ses émotions, lui évitant peut être de se sentir en danger face à lui. Elle aimait la gêne, elle aimait la déstabilisation, c'était une longueur d'avance un peu fourbe, mais ça demeurait une longueur d'avance. Et on ne crache jamais sur un avantage. Elle tenta pourtant de ne pas faire fuir le concerné, de peur déjà de se retrouver à errer seule dans ce labyrinthe qui n'en finissait pas, et puis surtout pour se rassurer de sa capacité encore concrète à entretenir des relations humaines normales et donc une couverture plus épaisse pour son activité secondaire.

Le murmure du plus jeune étira un rictus au coin de ses lèvres et mit à rude épreuve cette volonté.  Elle se mordit l'intérieur de la joue pour ne pas répondre d'un ton cinglant qu'elle était surement plus familière à ce genre de choses que lui et ses vulgaires analyses de prises de sang et se contenta de machônner avec une pointe d'ironie

" C'est pour les faibles de ne pas regarder le mal en face." Elle se rendit compte que la possible violence de sa phrase et avala sa salive avant de reprendre plus prudemment. "C'est pas tant le dégout c'est... l'incapacité face à ça."

Une reprise de volée maladroite, et pourtant sincère. La phrase avait de multiples sens, le chimiste se chargerait bien de prendre celui qui pouvait lui convenir, pour la brune c'était déjà un pas en avant suffisamment honnête. Suivant l'indication de son interlocuteur elle tourna à droite, ralentissant un peu son pas qui n'avait cessé d'accélérer sans qu'elle s'en rende compte, le couloir étant plus calme, et celui-ci débouchant apparemment sur le point final de sa quête, un hall d'entrée se dessinant de loin à travers les vitres de la double-porte.

"A qui le dites-vous...  Et pourtant c'est un territoire fait d'étrangers, j'ai du mal à comprendre comment une dite terre d'accueil peut se montrer aussi compliquée pour ce qui est de l'intégration professionnelle. Canadien donc. Et qu'est-ce qui vous a poussé à atterrir ici? Les labos californiens payent mieux?"

C'était par réflexe de politesse qu'elle posait cette question, non pas que le jeune homme ne l'intéresse pas, mais il était surtout compliqué de trouver avec spontanéité des sujets de discussion avec un guide rencontré par hasard. Avec le temps son réponse à elle avait été maintes fois travaillée et surtout inventée de toute pièce pour légitimer sa présence à Beacon Hills, qui n'avait pourtant rien de forcément attirant sur le papier. L'accent canadien d'Alex l'avait faite tiltée sans qu'elle ne se sente l'obligation de demander une confirmation comme il avait pu le faire. A l'entente de la réplique de l'homme, elle secoua ses cheveux avec une moue exagérée en soufflant du nez

" Vous m'en voyez déçue, moi qui allais même vous proposer une verre pour vous remercier de votre aide."  lança t'elle d'un ton faussement attristée, avant de laisser échapper un bref rire, accrochant une nouvelle fois le regard clair, le fixant sans ciller. "Plus sérieusement, ça n'est pas un problème vous savez, les amours ça va ça vient, mais ça s'en va, surtout." Rien de bien sérieux dans cette taquinerie, elle trouvait juste qu'il avait un peu trop repris contenance grâce à cette excuse, et que ce trajet était définitivement bien plus amusant lorsqu'elle le laissait s'empêtrer dans la compréhension de ses sous-entendus malhonnêtes. Loin de s'imaginer du mensonge qu'avait servi Alex pour se sortir de cela, elle pensait simplement que son ton un peu hésitant était encore dû à son précèdent malaise.

Elle passa la double-porte du fond de ce foutu couloir, débarquant comme elle l'avait pressenti dans le hall tant attendu. Elle lâcha un bref soupir de contentement, cette tâche allait enfin pouvoir prendre fin. La brune s'apprêta à se retourner une dernière fois vers Alex, avant de croiser du regard le secrétariat. Vide. Orné d'un écriteau garantissant le retour de l'hôtesse d'ici une heure, et invitant les possibles personnes en quête d'aide de rejoindre le service d'urgence en cas... d'urgence, l'heure des visites autorisées étant désormais dépassée. La brune se pinça les lèvres, à deux doigts de bondir sur le premier blouseux qui passerait à sa portée. Elle attendrait. Une heure, deux, la nuit s'il le fallait mais hors de question de retourner sur ses pas après tout ça. Inspirant avec calme, elle se retourna vers le laborantin.

"On aurait eu le temps de passer vers l'extérieur... Je vous remercie en tout cas, seule ça aurait été encore plus compliquée, et désolée encore du dérangement."  lâcha t'elle avec un sourire un peu crispée, s'imaginant déjà attendre dans cette boîte blanche à l'odeur si particulière, le temps qu'une secrétaire mal lunée daigne lui rendre service. Elle aurait au moins le mérite de rendre sa liberté à son guide.

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MessageSujet: Re: Assurance maladie et déja-vu - ft Alex C.   Jeu 3 Sep - 4:47

Assurance maladie et déjà-vu


-Euh. Ouais... avait marmonné Alex, incertain de la norme sociale à envisager face à un tel aveu.  Tant mieux si elle se sentait capable de regarder le malheur des autres dans les yeux, mais comment pouvait-elle juger que ceux qui n'agissaient pas ainsi étaient plus faibles?  Les sourcils froncés, le guide s'adonna à l'un de ses jeux favoris en public, pour passer le temps : deviner les histoires des gens.  En l’occurrence, il s'imaginait la jeunesse de Zoey.  De quelle clique faisait-elle partie?  Certainement les punks ou autres rebelles.  Avec son assurance apparente, elle en était probablement la leader.  Ou alors la petite fille effacée qui n'attendait que son tour pour prendre sa place?  Possible, mais moins probable.  Il l'imaginait bien rétorquer aux professeurs, faire l'école buissonnière.  Tâter un accident de la route du bout d'une branche pour parfaire ses cours d'anatomie, devant le dégoût des ses comparses.  S'en targuer, s'y draper, dans cette neutralité face au putride, au point d'en faire une force et une fierté.  Et apprendre, avec les années, que ce n'est pas parce qu'on est forts qu'on n'est pas fragiles.  Qu'on ne se sent pas, parfois, inutiles.

Ils étaient déjà presque à destination, et la rêverie d'Alex ne dura pas bien longtemps.  Il haussa les épaules face à l'interrogation de la visiteuse.  Si elle avait vraiment tenu à voir une terre d'accueil, elle aurait dû s'essayer au nord de la frontière, déjà.  Quant à savoir ce qu'il faisait ici...

-Si on veut.  C'était surtout la seule option avec un logement gratuit. Si l'idée de dépendre de son paternel ne le réjouissait pas vraiment, au moins il se disait qu'il avait déniché un emploi, ce qui n'était pas arrivée dans sa terre accueillante.  Avec ses lacunes sociales, il ne pensa même pas à retourner la question à l'expéditrice.  De toute manière, ils étaient arrivés, et le commentaire de la galloise, sur les amourettes, lui valut un petit rire discret.

Le comptoir d'accueil était vide, comme la plupart du temps quand il passait par là.  Sur les heures de repas et entre les différents quarts de travail, donc.  En même temps, avec les infirmières surchargées, ce n'était pas vraiment surprenant qu'elles n'aient pas le temps de jouer aux réceptionnistes à longueurs de journées.  La visiteuse s'excusa succinctement et Alex en profita pour sauter sur l'occasion.  L'idée d'un verre n'était pas mauvaise.  Ça avait tendance à faire du bien à son homme.  Quant à Jenny, ils s'étaient fréquentés un peu, avaient eu quelques rendez-vous, et il l'appréciait.  Donc, il le sentait, elle ferait comme toutes les autres filles avec qui il avait espoir de sortir et se jetterait bientôt dans les bras d'un mec aux bras aussi gros que ses gilets sont étroits et lui vanterait son ami Alex, ce bon gars.  Désabusé?  Peut-être un peu.  Peut-être.  Aussi bien prendre un verre avec une femme plus mature, au risque de susciter de la jalousie.

-Parlant de dérangement, et de dédommagement.  Je serais tenté d’accepter votre offre précédente : il m'est impossible de refuser un Rye.  Si vous voulez, je peux même prendre votre paperasse et l'envoyer par courrier interne.

Ça, il en doutait franchement, à voir la taille de la malette, mais il ne perdait rien à l'offrir.
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MessageSujet: Re: Assurance maladie et déja-vu - ft Alex C.   Mar 13 Oct - 14:37


Assurance maladie et coïncidence, fin.


Spoiler:
 

C'était la faute à pas de chance, c'est vrai, et Zoey n'en était presque pas surprise. Elle avait déjà assez usé de bon karma en tombant sur un assez bon coeur naïf pour l'aider à traverser ce territoire inconnu, il fallait bien qu'un twist final encombre un peu plus cette journée. Ses liens sociaux n'étaient pas non plus revus à la baisse, mais il était vrai que Beacon Hills était une ville peu étendue, et qu'une fois un cercle de connaissance basé sur les rencontres de ces premiers temps passés par ici, ajouté à quelques collègues au sein de sa profession officielle, puis officieuse, Zoey n'était pas une associable de premier nom, et le laborantin semblait assez inoffensif et intéressant pour le temps d'un verre.  Puis il était toujours bon d'avoir des copinages dans le domaine médical, n'est-ce pas?

Elle le détailla une nouvelle fois, attendant un signal d'au revoir concret lui permettant d'aller s'asseoir sur une de ses chaises au dossier métallisé afin de prendre son mal en patience jusqu'au retour de la secrétaire. Ses lèvres s'étirèrent en un sourire poli quand son guide revint sur sa proposition, et lui proposa son aide. Un homme et du whisky? Qui aurait pu contrer cette idée, si ce n'est une femme stupide.

"Je préfère ça.  Allons pour un verre alors, en cas d'emploi du temps quelque peu dissident, ça sera plus simple si je vous laisse..."

Elle remonta son attaché-case contre son ventre et le coinça sous son bras, ouvrant la première partie afin de fouiller quelques secondes à l'intérieur. Au milieu de trousseaux de clef, de tickets de caisse et d'une ou deux cartouches de secours qui tintèrent avec joie dans l'obscurité des recoins de ce sac, elle réussit à attraper un petit format cartonné qu'elle tendit à Alex.

"Ceci."

Une carte de visite sobre, noir sur blanc, indiquant ses coordonnées officielles ainsi que la mention de sa boîte d'édition. Classique mais efficace, à vrai dire elle n'avait pas souvent à en distribuer, la réputation de la maison n'étant plus à faire, mais il y en avait toujours en vrac dans ses affaires, les commandes en lot des imprimeries étaient certes pratiques et moins couteuses, mais  elle n'avait vraiment pas utilité de 500 cartes de visite dans une seule vie.

"Merci de la proposition, mais je vais plutôt faire ça directement, histoire de défendre mon pain si on vient à me faire des reproches sur ma situation."

Elle laissa échapper un léger rire, pas vraiment inquiète à propos de ça.  

"Bon courage pour cette fin de journée, et n'hésitez pas, pour un whisky, je suis disponible à peu près n'importe quand."

La brune s'offrit un dernier sourire, avant de lancer sa main à l'encontre de celle du blond, dans une poignée courte mais franche, puis tourna les talons pour se rapprocher de l'ilot central où elle patientera encore quelques temps avant de mettre un terme à cette quête.


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