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 Sound of noise | Chad & Adriann

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Adriann Weizerling

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MessageSujet: Sound of noise | Chad & Adriann   Ven 7 Aoû - 16:55




Conférence

« We serial killers are your sons, we are your husbands, we are everywhere. And there will be more of your children dead tomorrow. » ► BUNDY
La journée avait été longue. Un enchainement de visages moroses, de regards colériques. Le type de la boulangerie, le bibliothécaire de la fac, la secrétaire... Toutes ces petites âmes en peine qui me consolaient, ou que je consolais au détour d’un débarras ou d’une arrière boutique, toutes semblaient s’être liguées contre moi et m’avaient fusillés du regard dès que nos routes se croisaient. Mais après tout, qu’est-ce que j’en avais à faire ? Je ne leur avais pas fait espérer autre chose que du sexe. S’ils étaient présents dans ma vie actuellement, c’était pour mon simple plaisir et je ne comptais pas les supplier de rester s’ils avaient un problème avec ça. Je voyais d’autres personnes, ce n’était pas trois misérables qui entraineraient une vague de regrets. D’un pas résigné, j’empruntais le chemin pour rentrer chez moi. Mais, curieux, je décidais de faire un détour par l’amphithéâtre qui servait pour les conférences. Les étudiants, tout comme les professeurs, avaient eu la mauvaise surprise de découvrir au matin, placardées dans les couloirs, des affiches annonçant une intervention sur la sécurité des universités et des campus… pour le jour même. L’évènement était obligatoire et malgré les examens qui approchaient, la direction se faisait un malin plaisir de forcer les étudiants récalcitrants à rentrer dans l’amphi. Je passais une tête discrètement dans la salle. Les intervenants laissaient déblatérer un de leur collègue tandis que tous les étudiants soupiraient d’ennuis, les yeux levés au plafond, ou rivés sur une feuille couverte de gribouillages. Je levai les yeux, bien trop heureux d’échapper à tout ça… Même si ça ne semblait pas prêt pour durer. L’une des intervenantes, une vieille dame musclée, posa un regard sévère sur moi avant d’aboyer, coupant court à son collègue.

-Hé, vous là ! Vous avez une demi-heure de retard !
-Je suis un enseignant, déclarai-je en haussant un sourcil. Je ne faisais que passer.
-Vous avez plutôt l’air d’un drogué. Aller, entrez ! Trouvez-vous une place !
-Mais je…, commençai-je à râler avant de voir qu’elle s’approchait dangereusement de moi. D’accord, d’accord ! Ca va !, capitulai-je en entrant dans la salle.

J’avais l’air d’un drogué ? Certes, mes cernes s’étaient considérablement assombries depuis quelques jours, mais de là à me confondre avec un camé ? Je la fusillai du regard, ravalant la remarque cinglante qui trottait dans ma tête. Elle avait beau être un tyran, c'était une dame... et je respectais mes aînés, malgré tout. Je scannais rapidement les estrades à la recherche d’une place quand mon regard s’arrêta net sur une frimousse que je connaissais un peu trop… Un sourire éclaira mon visage tandis que je montais les escaliers. Chad s’enfonça légèrement dans son siège, une main posée sur son visage. J’entendis distinctement son soupir, qui agrandit encore un peu mon sourire. Plusieurs élèves firent racler leur chaise pour me permettre de passer, provoquant un autre aboiement du bulldog. Enfin arrivé à la place libre, je me laissais tomber sur la chaise à côté de Wilder.

-Tu es exactement le genre de personne que j’avais envie de voir, murmurai-je, un vague sourire en coin. Tu sais. Le genre de personne un peu simplet ?

Je sortis un carnet et un stylo de ma sacoche avant de me tourner vers les intervenants, ignorant le grognement de Chad. J’avais beau me moquer, il y avait du vrai dans ce que je disais. Malgré ce qu’on avait traversé et le fait que le loup semblait être un véritable aimant à problème, notre relation, elle, était la plus simple que j’avais en ce moment… ce qui en faisait aussi la plus agréable.

-Comment tu vas ? Et… j’ai pas pensé à remercier Mick, pour le sauvetage. Tu pourras lui transmettre le message ?, ajoutai-je en frottant ma nuque, légèrement gêné.




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MessageSujet: Re: Sound of noise | Chad & Adriann   Sam 8 Aoû - 15:54











Accablement


La vie est un long fleuve tranquille… La mienne est digne de celle d’un Indiana Jones ! Je passe mon temps à me sortir de situations plus extrêmes les unes que les autres. Quelques jours sont passés après mon sauvetage in extrémiste par Mick d’une entreprise « en détail de morceaux d’êtres surnaturels ». On avait lâché… éjecté Adriann près de chez lui au campus. Si j’en avais eu quelques instants des remords, car je le savais éprouvé par ce qu’on avait vécu, la suite de la soirée avait eu le mérite de me faire totalement oublier mes angoisses de captifs et futur morceaux de viande.

Je venais de faire connaissance avec ma mère biologique. Iona Jefferson qui se cachait derrière l’anagramme Fiona Ferjones. En lieu et place de la femme paisible et pacifique décrite par Stephan, j’avais rencontré un agent du FBI qui savait dégommer la rotule d’un type à dix mètres depuis une voiture en mouvement… Fiona… Iona, je ne savais même pas comment l’appeler car « Maman » ne pouvait être que celle qui m’avait élevé, Priscilla Wilder. Elle était aussi brune que j’étais blond, aussi implacable, que je n’ai jamais su dire non...

J’étais content qu’elle soit en vie. Mais j’avais du mal à me positionner. Il y a deux mois de cela, je ne savais même pas que j’avais été adopté. Tous s’enchainent de manière si rapide… Apres le Mexique, Mick qui se fait coffrer par les fédéraux, puis les assassinats sur le campus, cette tisseuse dont les habitants n’ont souvenir que comme d’un cauchemar, l’enlèvement de Matthias et maintenant Matrim qui m’inquiète car il a fermé sa boutique de photo.

J’ai recroisé Matthias. Son corps s’est remis des tortures subies. Mais moralement il est bien éprouvé. Maintenant plus que jamais, il se sent dans la peau d’une bête traquée. Nous le sommes tous... Mon aventure avec Adriann m’avait laissé un arrière-gout désagréable. Ce qu’on avait découvert et vécu étaient terrifiant. Mais autant je ne peux pas m’encadrer cet allemand arrogant, le fait de s’être retrouvé dans la même cage, d’avoir dû réellement s’épauler me rendait songeur. Stephan m’avait parlé de l’affaire que ma mère avait dû gérer il y a quelques jours. Trois wendigos qui poussaient le vice à bouffer leurs victimes en les laissant vivre le plus longtemps possible. Suite à cela je n’avais pas recontacté Adriann comme j’avais dit que je le ferai. Difficile de garder une relation avec un type qui en bouffe d'autre. Toutefois, je sais bien qu'on échappe pas à sa nature que que ce simple fait, ne fait pas de vous un coupable.

Le message nous était parvenu lors d’un cours de CAO. Nous devions tous participer à une réunion d’information. Notre présence était obligatoire. Il y aurait des sanctions sur les examens en cas d’absence. Pas question que je redouble pour une connerie pareille. Je vais bientôt avoir mon diplôme, et si j’ai prévu de m’inscrire à quelques cours l’an prochain, je compte bien commencer à travailler sitôt diplômé.

Me voilà donc assis dans un amphi avec les autres étudiants. Dommage que Maxence soit convoqué à une autre session, on aurait pu discuter le temps que ça passe. L’une des intervenantes est aussi aimable qu’un sergent-chef. J’ai compris dès que je suis entré qu’il valait mieux filer droit. Quelle n’est pas ma stupeur quand elle se met à aboyer contre un type que je connais que trop bien. Cette fois toute la prestance du professeur de criminologie n’y peut rien. Il obtempère et cherche une place. Je tente de me faire tout petit, une main sur mon visage, je m’enfonce sur mon siège.

- Tu es exactement le genre de personne que j’avais envie de voir. Tu sais. Le genre de personne un peu simplet ?

- …

Non mais sérieux ! Je grogne pour la forme. Il faisait moins le coq il y a quelques jours… D’ailleurs en le regardant bien, il a plutôt une sale tête.

- Comment tu vas ? Et… j’ai pas pensé à remercier Mick, pour le sauvetage. Tu pourras lui transmettre le message ?

- Je crois qu’il est sage que je ne lui parle pas de toi… Il est possessif et pas préteur… De plus je préfèrerai qu’on ne lui colle pas la mort d’un wendigo sur le dos….

Adriann me fait un sourire carnassier dont il a le secret. Mais il ne peut cacher la lassitude que je lis dans ses yeux. Le germanique a moins de panache que d'habitude et sa rogue faiblit.

- Je vais aussi bien que possible quand tu croises ta mère biologique dont tu ignorais l’existence il y a deux mois. C’est la femme qui était avec Mick, évite là, elle n’aime pas les wendigos… Et la composition exacte de ma meute a transpiré là où il ne fallait pas. Tu es courageux de t’asseoir à côté de moi…

On dut se taire, le sergent-chef nous regardait d’un œil mauvais. Le sujet de l’intervention est ennuyeux pour des personnes comme moi qui passent d’un moment dangereux à l’autre quasiment sans interruption.

- Adriann ? T’as une sale tête et tes signaux chimiques confirment. Un souci ?

Il me regarde, je hausse un sourcil pour lui faire comprendre que s’il y a bien une personne qu’il ne peut pas gruger dans cette ville, c’est bien moi.

- Il t’arrive quoi pour que tu ressembles à Gaara ?

P*tain, il va coller sont arrogance dans sa poche et parler au seul type dans cette ville qui comprend ce qu'il est... et qui veut bien encore lui causer malgré ça. D'ailleurs pourquoi je lui cause ? Ah oui, je suis un gentil toutou...

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MessageSujet: Re: Sound of noise | Chad & Adriann   Dim 16 Aoû - 22:09




Confessions

« We serial killers are your sons, we are your husbands, we are everywhere. And there will be more of your children dead tomorrow. » ► BUNDY
Emm*rder Chad allait très vite devenir mon passe-temps favori s’il continuait comme ça… Si ce n’était pas déjà le cas. Ses grognements et sa mauvaise humeur étaient trop faciles à provoquer, sans compter que ses piques, sans manquer de hargne, manquaient cruellement de finesse.

-Je crois qu’il est sage que je ne lui parle pas de toi… Il est possessif et pas préteur… De plus je préfèrerai qu’on ne lui colle pas la mort d’un wendigo sur le dos….
-Wilder, au risque de te décevoir, sache que je te parle uniquement pour le plaisir de la provocation, non pas pour tes beaux yeux. Ton loulou peut te garder, fis-je en levant les yeux au ciel.

Et ce n’était pas comme s’il pouvait réussir à me tuer. J’avais été imprudent une fois… Deux fois. J’avais compris la leçon et je n’avais pas prévu de retourner dans un endroit malfamé avec un ou plusieurs tarés et une personne à sauver de si tôt. En quelques jours, j’avais trop donné pour ne rien recevoir : d’abord Chad, qui malgré son air de chien battu et sa solidarité apparente, m’avait quand même abandonné sur un trottoir, ensuite, Therence à l’hôpital… Je passais un doigt sur mes lèvres, ignorant le regard insistant de mon voisin. A quoi jouait-il ? Les indiscrétions de ce genre, c'était mon rôle, pas le sien.

-Je vais aussi bien que possible quand tu croises ta mère biologique dont tu ignorais l’existence il y a deux mois. C’est la femme qui était avec Mick, évite là, elle n’aime pas les wendigos…

Je lui adressai un coup d’œil intrigué. Le souvenir de l’habilité avec laquelle la tirait avec son fusil dans une voiture me disait que sa mère biologique ne devait pas avoir le passé le plus calme au monde. Visiblement, la capacité de se fourrer dans les pires situations était biologique.

-Quelle semaine de merde... Personne n’aime les Wendigos, lançai-je, un peu trop acerbe, avant d’hausser les épaules pour jouer l’indifférence. On ne s’aime même pas entre nous.
-La composition exacte de ma meute a transpiré là où il ne fallait pas. Tu es courageux de t’asseoir à côté de moi…

Chad Wilder, créature trop malléable pour son bien, était-il en train de me menacer ? De mieux en mieux. Je ravalai une remarque sous le regard malveillant de l’intervenante. Elle aurait pu être un rottweiler garou que ça n’aurait pas changé grand-chose, mais je n’avais pas envie de me faire plus remarquer que je ne l’étais déjà. Le papier sous mes doigts se noircissait au fur et à mesure que le temps passait et que mes pensées divaguaient… pour se retrouver dans l’usine avec Psychoboy. Je n’avais aucun cauchemar au sujet de la mésaventure avec Chad. A peine des flashs quelques fois, des douleurs fantômes dans la jambe à d’autres, mais immanquablement, mon cerveau me ramenait à l’hôpital ou dans l’usine désaffectée. J’entendais Pinkman, j’entendais les plaintes de Therence, j’avais le goût et l’odeur du sang.

-Adriann ? T’as une sale tête et tes signaux chimiques confirment. Un souci ?

Mon regard se posa sur lui, à la fois surpris et suspicieux, s’arrachant à la contemplation du vide. Chad se contenta d’hausser un sourcil. Le loup avait bien vite rangé ses crocs et son arrogance… Et après réflexion, ça ne me dérangeait pas. Je pouvais me défouler et m’oublier auprès de toutes les personnes de la ville, je savais très bien que ça ne servait à rien d’autre qu’à ne pas m’endormir. Me voiler la face, dans le pire des cas. Alors que Chad, lui, m’offrait la possibilité de m’écouter. D’écouter mes cauchemars les plus récents. Alors… Même s’il était hors de question de passer pour une petite créature sans défense… Pourquoi pas ?
Je réfléchis quelques instants à comment présenter le problème avant de secouer la tête. Je voulais arrêter de réfléchir. Je n’en avais pas besoin, je n’en avais pas envie. J’avais simplement envie de parler.

-J’ai eu deux étudiants qui sortaient du lot, cette année. Pinkman, parce qu’il était malade et Therence…

Parce qu’il ne rentrait pas dans l’une de mes catégories. Parce qu’un point d’interrogation flottait sur son image, peu importe ce qu’il s’était passé. Parce que nous avions créé un jeu de séduction auquel il avait brusquement mis fin quelques jours auparavant. Parce qu’il était devenu la raison de mes cauchemars.

-Therence parce qu’il est vif d’esprit, perspicace. Et il faut avouer qu’il doit un peu sa présence dans mon cours grâce à… Disons qu’on s’est amusé l’un avec l’autre sans jamais aller plus loin.

A mon plus grand désespoir. Si on avait couché ensemble, j’aurais eu la chance de l’oublier dans la catégorie des coups d’un soir, mais non. D’après la réaction de Chad à l’évocation de l’adolescent, il avait déjà eu affaire à lui et il ne fallait pas être très perspicace pour deviner qu’ils ne s’étaient pas appréciés. Mais je lui racontais quand même l’épopée dans laquelle, pour une fois, j’avais été le  héros… Enfin, tout devait dépendre du côté duquel on regardait, mais j’avais la sensation d’avoir agit comme il le fallait. Je lui décrivais l’hôpital, la sensation oppressante d’être suivit par la mort et de la semer, le baiser de Therence, sa haine communicative  qui avait poussé mon Wendigo à créer l’hallucination, et…

-Je fais le même cauchemar dès que je m’endors. Je le porte jusqu’à l’hôpital et sa blessure saigne tellement que le sang imbibe ma peau et je peux sentir le goût dans ma bouche. Et je me réveille toujours devant l’hôpital, peu importe l’endroit où je m’endors. Si je l’ai sauvé, reprenai-je au bout de quelques secondes, c’est en partie pour qu’il ne devienne pas une obsession comme certaines affaires le sont devenues… Mais j’aurais pas fait ça pour quelqu’un d’autre, finis-je par avouer en soupirant.





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MessageSujet: Re: Sound of noise | Chad & Adriann   Mer 19 Aoû - 16:09











Bestial


J’ai une irrésistible envie de grogner. C’est instinctif, cela vient d’un besoin animal et bestial de lui faire comprendre et sentir où est la limite, où est mon territoire. Et le siège à côté de moi en fait partie. Adriann se fait un malin plaisir de s’étaler de mon côté. Son bras colle le mien, je ne me décale pas juste par fierté, puis il faut se rendre à l’évidence, je n’ai aucun moyen de lui échapper.
 
-Wilder, au risque de te décevoir, sache que je te parle uniquement pour le plaisir de la provocation, non pas pour tes beaux yeux. Ton loulou peut te garder.
 
Je serre les poings, ça, ce fumier y arrive très bien. Même sans ouvrir la bouche, il m’agace, alors quand il m’asticote volontairement… Sa manière de se tenir, son regard insolent et conquérant, son accent guttural, tout m’irrite. Il semble toujours dominer son auditoire. Le bouledogue au pied du tableau est bien la première personne que je vois insensible aux charmes de monsieur le bouffeur de chair humaine. Je me demande ce que les gens lui trouvent, ne voient-ils donc pas le danger à le côtoyer. C’est vrai qu’il a un regard magnétique et quasi scandaleux quand il vous fixe, son corps est plutôt bien foutu, mais alors pourquoi ça ne marche pas sur moi ? Si je n’avais pas Mick pourrait-il avoir ce genre d’influence avec moi ?
 
Cependant, contrairement à cette foule qui nous entoure, j’ai pu apercevoir une autre facette d’Adriann. Un côté de lui que de rares personnes ont pu se rendre compte : son vrai moi sous cette carapace d’arrogance. Dans ce hangar, j’ai vu l’homme qui est tapi tout au fond de lui, celui qui subit les pulsions du wendigo. Et celui que j’ai vu est rongé par le doute et la crainte. Je ne sais pas ce qui le mine, mais dans cette cage où nous étions enfermés, promis à un dépeçage en règle, son masque est tombé.  Je ne sais toujours pas quoi penser de celui que j’ai vu. Est-il pitoyable, ou digne de compassion ?
 
-Quelle semaine de merde... Personne n’aime les Wendigos, lance-t-il, haussant les épaules. On ne s’aime même pas entre nous.
 
-La composition exacte de ma meute a transpiré là où il ne fallait pas. Tu es courageux de t’asseoir à côté de moi…
 
S’il attire la haine, je ne suis peut-être pas l’homme à côtoyer en ce moment. Véritable paratonnerre à ennuis, il est clair que ceux qui me traquent se feront un plaisir d’éliminer un wendigo. D’ailleurs, n’est-il pas plus dangereux que moi ? Dans son cas, la chasse n’est-elle pas justifiée ? … « C’est ton destin Chad et nul ne le choisit. » Les mots de ma mère raisonnent dans ma tête. Je regarde Adriann, c’est certain il n’a pas choisi d’être ainsi, dominé par des pulsions animales et meurtrières. Dans tous ce que j’ai lu, les wendigos sont plutôt des créatures solitaires, ils n’ont pas l’habitude comme les loups d’avoir un point d’ancrage qui permet de garder son humanité et de ne pas sombrer dans la folie. Je ne sais pas pourquoi, mais l’envie de… l’aider ?... me prend. Rien ne m’attire chez lui, il est bien trop suffisant pour que sa belle plastique ne me fasse réagir. Est-ce parce que j’ai vu son vrai regard dans ce hangar ? Suis-je trop bon, trop con? Certainement...
 
-J’ai eu deux étudiants qui sortaient du lot, cette année. Pinkman, parce qu’il était malade et Therence…
 
Sa voix est basse, il semble chercher ses mots. L’arrogant Weizerling a fait place à Adriann, celui que j’ai déjà entraperçu dans cette antichambre de l’enfer.
 
-Therence parce qu’il est vif d’esprit, perspicace. Et il faut avouer qu’il doit un peu sa présence dans mon cours grâce à… Disons qu’on s’est amusé l’un avec l’autre sans jamais aller plus loin.
 
Therence ?! Non cela ne peut pas être l’autre morveux qui emmerde Mick à la moindre occasion… Pourtant la description lui colle à merveille. Alors lui et Adriann… Dire que par amusement je m’étais plu à les associer, ils sont si semblables… Comment deux caractères aussi forts peuvent-ils s’attirer  et s’entendre ? L’histoire que me raconte Adriann m’effare peu à peu. Je comprends que Therence s’est retrouvé embarqué dans une affaire où son arrogance était devenue une arme bien inutile et dérisoire. La détresse de l’un, le désarroi de l’autre… Je constate que l’arrogant teuton découvre un lien que visiblement il ne pensait pas avoir pour quelqu’un ou du moins ne plus ressentir. Car ses recherches frénétiques sur un meurtre passé sont l’évidence que quelque part à l’intérieur de la bête innommable qu’est le wendigo, loge un cœur qui peut éprouver des sentiments. Le baiser rageur de Therence me ferait presque sourire, si je ne mettais pas en parallèle ma relation avec Miya. Mon cousin m’avait collé sa bestialité dans la figure et je l’avais rejeté, préférant la normalité de Mick. Nos histoires sont différentes mais le fond est semblable. C’est l’éternel affaire d’attirance et de répulsion, l’histoire de la belle et la bête. A part que là, la bête en est vraiment une, avec toute la cruauté de sa nature profonde.
 
-Je fais le même cauchemar dès que je m’endors. Je le porte jusqu’à l’hôpital et sa blessure saigne tellement que le sang imbibe ma peau et je peux sentir le goût dans ma bouche. Et je me réveille toujours devant l’hôpital, peu importe l’endroit où je m’endors. Si je l’ai sauvé, c’est en partie pour qu’il ne devienne pas une obsession comme certaines affaires le sont devenues… Mais je n’aurais pas fait ça pour quelqu’un d’autre.
 
- Il est déjà une obsession Adriann… Une obsession dont tu ne pourras jamais te défaire…
 
L’amphi résonne du brouhaha des étudiants qui sortent. Nous suivons le mouvement et sans vraiment nous concerter, je suis Adriann vers le bâtiment où il loge. Deux bêtes qui marchent côte à côte. Ma nature de loup m’avantage. Les mœurs de ma race me permettent de me canaliser et de maîtriser cette bestialité qui fait partie de moi. Par contre je sais que s’il devait arriver quelque chose à Mick… Je ne donne pas cher des êtres vivants qui se trouveraient dans les parages. Je suis plus stable que le professeur, mais j’ai mes limites. J’en suis conscient, mais je suis bien incapable de dire si j’arriverais à dompter le fauve, et maîtriser l’instinct du prédateur.
 
- Ton équilibre est plus fragile que le mien… comme tu le dis c’est pour ça que les wendigos sont mal aimés. Les gens veulent être aimés pour ce qu’ils sont et non pas pour assouvir une pulsion qu’elle soit sexuelle ou dictée par la faim…
 
Je ne fais qu’édicter des évidences. Mais Adriann semble si harassé qu’il ne relève même pas. Cela m’attriste même de le voir ainsi, si affligé par sa nature, par ce qu’il ressent et ses craintes pour l’avenir. Nous nous asseyons sur un banc, le parc du campus a au moins cela de bien, il y a plein d’endroits tranquilles et loin de la circulation des étudiants.
 
- Je suis aussi avec un humain. C’est certain que Mick n’a pas le même parcours que Therence. Cependant, il a réussi à m’accepter tel que je suis. Il aime autant l’humain que le loup que je suis, sans rejet, ni dégoût. Je ne suis pas un expert en wendigo, je ne sais donc pas quel niveau de maîtrise que tu peux avoir sur la bête… Mais tu n’es pas responsable de ce que tu es, et ce pignouf en blouson de cuir est assez futé pour le comprendre, non ?
 
Maigre consolation que de tenter de mettre un cadre raisonnable. Mais on ne gère pas ses pulsions et ses réactions. Seul un lien fort peut passer au-delà de l’inimaginable.
 
- Therence pourrait-il te suffire ? Avant de t’inquiéter de ses réactions, il faut que tu t’analyses toi.
 
Je tente une plaisanterie sur le fait que de les savoir potentiellement ensemble, me permettrait d’agacer l’enquiquineur numéro un de Mick. Mais le sourire que me renvoie Adriann est bien pale.
 
- Les loups travaillent leur maîtrise. Ça peut passer par un mantra et le sentiment de colère comme pour mon frère de meute, Derek, ou par la violence d’un alpha dans mon cas… J’ai appris à me maîtriser pour ne pas crever sous les griffes de mon alpha de l’époque. Je suis stable maintenant car j’ai une ancre, un roc qui s’appelle Mick auquel je peux m’accrocher dès que la bête surgit. Est-ce quelque chose que tu peux transposer ? Connais-tu quelqu’un qui peut te cadrer ? Quelqu’un capable de rivaliser avec le wendigo ?
 
Je me souviens lors de notre première rencontre, il m’avait parlé de l’attacher les soirs de pleine lune. Mais est-ce qu’un wendigo peut être canalisé ? Si oui, son histoire avec Therence a une chance, dans le cas contraire… il ferait bien de mettre des kilomètres entre lui et l’humain.
 
 
 

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Adriann Weizerling

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MessageSujet: Re: Sound of noise | Chad & Adriann   Mar 25 Aoû - 0:57




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« We serial killers are your sons, we are your husbands, we are everywhere. And there will be more of your children dead tomorrow. » ► BUNDY
La surprise et l’agitation dont Chad a fait preuve se dissipaient au fur et à mesure de mon récit pour laisser place à de l’attention. Le loup pouvait bien prétendre ce qu’il voulait, nous arrivions toujours à trouver un terrain d’entente. Même si ce terrain d’entente se révélait être à chaque fois la détresse. Alors je parlais, cherchais mes mots, tandis que patiemment, Wilder attendant que je trouve la bonne manière de formuler tout ça. Le récit toucha finalement à sa fin, par un aveu… de faiblesse ? Il était rare que je sois si obsédé par une personne vivante et je n’étais pas habitué à agir en conséquence.

-Il est déjà une obsession Adriann… Une obsession dont tu ne pourras jamais te défaire…

Dire que je n’étais pas préparé à ce qu’il m’annonce ça relevait de l’euphémisme. Je contemplai Chad d’un air las. Je me serais attendu à ce qu’il se contente d’hocher la tête de temps en temps, comme j’avais l’habitude de faire avec les autres… mais il n’entrait pas dans la catégorie des méchants, même lorsqu’il parlait avec un type qu’il n’appréciait pas particulièrement. Décevant, mais appréciable dans ce cas là.
Nous suivions la foule des élèves, nous laissant porter par le mouvement dans les couloirs. Je restais hermétique au brouhaha des étudiants, perdu dans mes pensées. Therence était une obsession à laquelle je ne pouvais pas échapper, pas même dans mon sommeil. Et puisque mon obsession semblait ne pas vouloir disparaitre, il fallait simplement que je vois d’autres personnes. Que je soustrais son visage à celui de parfaits inconnus et que je me change les idées… Et comme si Chad lisait dans mes pensées, il prit la parole.

-Ton équilibre est plus fragile que le mien… comme tu le dis c’est pour ça que les wendigos sont mal aimés. Les gens veulent être aimés pour ce qu’ils sont et non pas pour assouvir une pulsion qu’elle soit sexuelle ou dictée par la faim…
-Je connais un tas de personne prêt à te contredire sur le point de la pulsion sexuelle, soupirai-je.

Des personnes dont le numéro attendait patiemment d’être composé… Mais ce n’était pas le moment. D’un accord commun et silencieux, nous nous assîmes sur un banc loin des étudiants et des oreilles indiscrètes.

-Je suis aussi avec un humain. C’est certain que Mick n’a pas le même parcours que Therence. Cependant, il a réussi à m’accepter tel que je suis. Il aime autant l’humain que le loup que je suis, sans rejet, ni dégoût. Je ne suis pas un expert en wendigo, je ne sais donc pas quel niveau de maîtrise que tu peux avoir sur la bête…

Le contrôle absolu. Je pouvais encore avoir une maîtrise absolu de mon Wendigo, c’était à portée de mains. Pourtant, c’était incompatible avec le soudain mépris que j’avais ressenti pour la créature. Je ne pouvais plus me fondre dans les pulsions animales, plus pour le moment. Pas avant... Pas avant quoi ? Pas avant de sombrer irrémédiablement ? Je n'avais aucune idée de comment résoudre ma petite crise existentielle.

-Mais tu n’es pas responsable de ce que tu es, et ce pignouf en blouson de cuir est assez futé pour le comprendre, non ?
-Tu as l’air de le connaître. Tu sais que s’il s’est mis en tête que je suis en parti responsable de ce qui s’est passé…

Je ne finis pas ma phrase. Parce qu’il n’y en avait pas besoin. Parce que c’était déjà ce que Therence s’était mis en tête, aussi pitoyable ai-je paru à l’hôpital. Je l’avais veillé pour être certains qu’il ne risquait rien et il m’avait simplement foutu à la porte. En parler avec Chad ne servait à rien, les choses étaient comme elles étaient. Il fallait simplement que je passe à autre chose. Cela prendrait le temps qu’il faudrait, mais c’était la seule option qui s’offrait à moi pour le moment, tant pis si l’obsession et les cauchemars persistaient. Ce ne seraient pas les premiers ni les derniers.

-Therence pourrait-il te suffire ? Avant de t’inquiéter de ses réactions, il faut que tu t’analyses toi.
-Tu veux dire, sexuellement parlant ?, demandai-je sourcils froncés. J’en sais rien. On a jamais couché ensemble, je peux pas dire… J’ai jamais été dans une relation exclusive. Je te tiens au courant pour combler les trous, fis-je en souriant franchement pour la première fois de la journée.

Ma blague n’avait pas l’air au goût de Chad, d’autant plus que j’avais l’impression de répondre sur un tout autre sujet... J’haussai une épaule, quand même fier d’avoir réussi à faire rougir le loup, qui tenta une plaisanterie sur le couple hypothétique que je pourrais former avec Therence. J’haussai un sourcil en scrutant le jeune homme face à moi. Si les choses s’arrangeaient au point que Therence et moi… et que par un heureux hasard nous tombions face au couple modèle qu’était Mick et Chad, il était évident que nous gagnerions la joute verbale haut la main. Je partageais le fond de ma pensée à ce dernier avec un vague sourire, mais bien vite, l’amusement se dissipa pour laisser place à l’humeur morose que je me trimbalais depuis des jours.

-Je suis stable maintenant car j’ai une ancre, un roc qui s’appelle Mick auquel je peux m’accrocher dès que la bête surgit. Est-ce quelque chose que tu peux transposer ? Connais-tu quelqu’un qui peut te cadrer ? Quelqu’un capable de rivaliser avec le wendigo ?
-Je ne peux pas demander à un gamin de 18 ans de canaliser mon Wendigo. J’y arrive… arrivais. Il faut juste que les choses redeviennent comme avant. Je sais pas encore comment. Je trouverais bien, soupirai-je avant de me relever. Je t'offre une bière ? Il y a d'autres sujets qui méritent d'être éclaircis...

Je commençai à marcher sans même attendre son avis, sachant très bien que sa curiosité avait été piquée au vif. Il rejoignit mes côtés et nous trouvâmes une place dans un bar qui faisait l'angle de la rue en face de l'université. Et si Therence avait été le centre principal de mes pensées ces jours-ci, je n'avais quand même pas oublié de réfléchir à ce que Chad et moi avions traversés en périphérie de la ville. Une fois devant nos bières respectives, je regardai le jeune loup.

-Tu as pu récupérer des dossiers de l'entrepôt, non ? Ca... Ca a donné quelque chose ? Je t'avouerai que m'être pris une balle et m'être fait charcuté pour rien, ça m'attristerait un peu. Ton hacker a trouvé quelque chose ?

Je levai ma bière pour trinquer avec le loulou... Parce que mine de rien, c'était la seule personne dans tout Beacon Hills à accepter de traîner avec moi tout en sachant ce que j'étais. Ne souhaitant pas tomber dans le mélo, j'avalais plusieurs goulées et le laissait parler.

-Tu dis que Mick est ton ancre, mais... c'est impossible qu'il t'ait retrouvé à l'instinct, ou je ne sais pas trop. Alors, c'est quoi le truc ?




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MessageSujet: Re: Sound of noise | Chad & Adriann   Jeu 27 Aoû - 21:46











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Adriann reste malgré tout égal à lui même, même dans cet état de détresse qui est le sien actuellement. Il se fait frondeur et hâbleur alors qu’il est loin d’aller bien.

- Connais-tu quelqu’un qui peut te cadrer ? Quelqu’un capable de rivaliser avec le wendigo ?

-Je ne peux pas demander à un gamin de 18 ans de canaliser mon Wendigo.

- Je te parlais de quelqu’un capable de rivaliser avec le wendigo, pas d'un fort en gueule et en effet de style…

- J’y arrive… arrivais. Il faut juste que les choses redeviennent comme avant. Je sais pas encore comment. Je trouverais bien. Je t'offre une bière ? Il y a d'autres sujets qui méritent d'être éclaircis...

- Trouver n’est pas une option mais une obligation Adriann, t’en es conscient ? Je te rappelle que mon alpha est adjointe chez les flics… Elle a beau être une louve… certaines choses ne peuvent pas passer et j’ai pas besoin de te cafter pour qu’elle finisse par se mettre en travers de ton chemin. Va pour la bière.

Évidemment, il n’attend même pas ma réponse pour se lever et se diriger vers le bar le plus proche. Je lui emboite le pas, habitué au personnage et à sa désinvolture. Je me demande ce que Therence peut lui trouver, car lui aussi aime avoir le dernier mot. Je m’imagine leur discussion à ces deux arrogants. Si on enlève la part bestiale d’Adriann, ils se ressemblent beaucoup. Cette manière d’afficher une beauté inaccessible et hautaine. Mais à ce que m’a expliqué l’allemand, le côté « je mange de la chair humaine » a un peu de mal à passer, mais ne l’a pas fait non plus fuir à l’autre bout du pays. Therence serait-il vraiment entiché du beau brun ? Le sexe a ses raisons que sa conscience ignore… Même si rien n’a été consommé, je n’en devine point pour autant le désir mutuel et réciproque entre eux. On se cherche un peu sur mon couple et celui hypothétique de l’allemand. Je crois que notre lien ne peut pas être possible sans quelques agaceries réciproques. J’entre dans son jeu, car finalement c’est une manière pour Adriann de se protéger en levant un bouclier d’arrogance.

-Tu as pu récupérer des dossiers de l'entrepôt, non ? Ça... Ça a donné quelque chose ? Je t'avouerai que m'être pris une balle et m'être fait charcuter pour rien, ça m'attristerait un peu. Ton hacker a trouvé quelque chose ?

Je bois une gorgée de ma bière et essaye de rassembler mes pensées. Ce gars est un professionnel, autant lui sortir les choses dans l’ordre. Cela m’évitera de me faire bombarder de questions sans ménagement.

- Oui, quelques noms, trois sociétés fictives en cascade. Comme on le pensait… ils font dans le… détail. Il n’y a pas de liens évidents avec ce qui se passe sur le campus. Mon… ami pense que c’est plus une petite entreprise à but totalement lucrative et qu’ils n’ont pas de relations avec les chasseurs mis à part peut-être pour trouver… leur matière première.

Adriann grimace puis finit par trinquer avec moi. Quelle étrange équipe nous faisons. Je me souviens de ma première impression de sa personne. Je l’avais détesté à son premier regard déshabillant. Mais les choses évoluent et me voilà en train de trinquer avec… un cannibale. Ses pulsions vitales me font horreur, mais en même temps je comprends qu’il est difficile de museler sa nature et lui comme moi, n’avons pas choisi. C’est ce qui, à mes yeux, lui donne des circonstances atténuantes. Mais comme je lui ai sous-entendu, il ne peut pas espérer semer éternellement des cadavres derrière lui.

-Tu dis que Mick est ton ancre, mais... c'est impossible qu'il t'ait retrouvé à l'instinct, ou je ne sais pas trop. Alors, c'est quoi le truc ?

Je souris à sa remarque. Tout humain qu’il est, je sais que Mick aurait remué la terre entière pour me retrouver. Mais heureusement, il n’en a pas besoin cette fois.

- Le truc est un artéfact qui semble être synchronisé sur moi. Comme une boussole, il indique ma position.

Devant le regard effaré d’Adriann, je lui révèle que ma mère biologique s’avère être issue d’une grande lignée de chaman et que c’est un objet qui est dans sa tribu depuis à peu près la nuit des temps. Alors qu’il se fout de ma tête avec mon ascendance compliquée, je lui rétorque que j’ai vraisemblablement tout pris du côté Argent. Le nom de l’illustre famille de chasseur efface son sourire goguenard. Je n’ai absolument pas le physique d’un indien, comme Fiona qui elle-même a tout pris de son arrière-grand-mère espagnole. Le hasard de la génétique peut être trompeur. Ce qui est certain, c’est que j’ai bien plus d’affinité avec ma branche maternelle. Je n’ai pas encore tout compris ce que Fiona m’a révélé sur sa… notre famille. Car cela tend plus à la légende indienne qu’à une réalité passée… C’est là que je m’aperçois que je n’ai pas averti Adriann de mon avancée avec Maxence.

- On a trouvé un professeur de biologie et une étudiante impliqués sur la fabrication d’êtres surnaturels sur le campus. Et… ils ne semblent pas s’en tenir qu’à faire des loups… on a trouvé leur dernière victime. Son corps a rejeté la transformation. C’était visiblement un kanima. On a prévu d’effrayer le professeur pour qu’il se tienne à carreau un moment, le temps qu’on trouve mieux. Par contre, pour les vendeurs au détail qui nous ont séquestrés, mon hackeur peut les ennuyer sur leur finance, mais cela va juste les freiner…

Nous échangeons quelques hypothèses et actions possibles. La solution radicale ne me plait pas, mais comment détourner ces hommes de leur macabre commerce ?

- Tu as une idée de comment tu vas gérer la prochaine lune ? Si tu bouffes quelqu’un, tu peux dire au revoir à Therence.

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MessageSujet: Re: Sound of noise | Chad & Adriann   Dim 6 Sep - 23:36




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Tout ce qui sortait de la bouche de Chad semblait sonner comme un avertissement. Un avertissement pour l’obsession qu’était Therence, un autre pour me rappeler que trouver une solution est un impératif, pas une option. Il n’y avait aucune véritable solution, aucune échappatoire réellement possible à part m’ôter la vie… Ce que je ne comptais pas faire de si tôt. Le Wendigo était présent, nous nous fondions chacun dans les pulsions et la nature de l’autre…  J’avais beau résister depuis peu de temps, je ne me faisais pas d’illusion : la bête et moi nous mêlerions encore l’un à l’autre, avec et sans la présence de la pleine lune et ça, Chad ne le savait pas. Je lui avais menti à notre première rencontre en prétextant vouloir que quelqu’un m’attache pour éviter de dévorer des innocents.  Alors que nous étions indissociables, malgré ça, la retenir un soir de transformation revenait à une mise à mort certaine pour moi. Le seul moyen de la contrôler un minimum était de la laisser faire... de la craindre un minimum sans la haïr.
Mais comme je l’avais dit à Chad, il y avait d’autres sujets à éclaircir. J’avais beau donner l’impression de penser que j’étais le centre du monde, ce n’était pas le cas et je me souciais légèrement des disparitions des surnaturels, contrairement à celles des humains… Tout en m’inquiétant un peu plus au sujet des chasseurs sur lesquels nous étions tombés dans cet entrepôt. Et si les amis polyvalents du loup pouvaient aider à trouver quelque chose susceptible de nous aider à dénicher le complot qui semblait se dessiner à Beacon Hills, c’était tant mieux.

-Oui, quelques noms, trois sociétés fictives en cascade. Comme on le pensait… ils font dans le… détail. Il n’y a pas de liens évidents avec ce qui se passe sur le campus. Mon… ami pense que c’est plus une petite entreprise à but totalement lucrative et qu’ils n’ont pas de relations avec les chasseurs mis à part peut-être pour trouver… leur matière première.

L’aveu m’arracha une grimace. Que des surnaturels se tuent entre eux était presque naturel, c’était même presque distrayant, que des surnaturels tuent des humains était dans l’ordre des choses. La réciproque l’était déjà un peu moins. Et que des types s’amusent à fabriquer des créatures dans des laboratoires pour… Pourquoi faisaient-ils ça, d’ailleurs ? Il fallait l’admettre, avoir une armée du monde surnaturel pouvait s’avérer très pratique, si on avait quelque chose ou quelqu’un à combattre, à l’image des dinosaures dans Jurassic World… Alors quoi ? Un coup de l’armée et du gouvernement ? Je n’en savais rien. Tout ce que j’espérais, au  vu de l’aimant à emm*rdes qu’était Chad, c’était que Mick avait un truc pour repérer son fiancé si jamais il se faisait kidnapper à nouveau. C’était tellement probable que ça en devenait presque risible.

-Le truc est un artéfact qui semble être synchronisé sur moi. Comme une boussole, il indique ma position.

Mon regard effaré lui arracha quelques informations. Parce qu’une Chad boussole, c’est un peu gros, quand même… Il m’expliqua alors sa famille de chaman et l’objet qui se trouve dedans depuis des décennies.

-S’ils ont eu le besoin d’inventer ça, c’est que devait y avoir pas mal d’ennuis ou de disparition dans ta famille… Comme quoi, le côté aimant à embrouilles, c’est génétique, laissai-je échapper.

Il continua en expliquant avoir tout pris du côté Argent. Pour le coup, le nom réussit à effacer mon sourire… Dire que je me plaignais d’avoir une histoire familiale tumultueuse, avec une grand-mère mariée de force à un nazi, une mère coincée du mauvais côté du Mur la nuit de sa construction alors que son véritable amour était de l’autre côté, forcée elle aussi à trouver un mari pour ne pas mourir seule… Et voilà que Chad me sortait l’histoire de son arbre généalogique, incluant Indiens et Argent. Je me surpris à réfléchir à ce mélange si intriguant. Les Indiens sont des gens réputés pour vivre en harmonie avec la nature et toutes ses créatures, les Argent… Disons qu’ils n’étaient pas vraiment au point sur la deuxième étape. Sans en avoir rencontré un, les diverses histoires que j’avais entendues avaient suffit à me passer une quelconque envie.

-On a trouvé un professeur de biologie et une étudiante impliqués sur la fabrication d’êtres surnaturels sur le campus. Et… ils ne semblent pas s’en tenir qu’à faire des loups… on a trouvé leur dernière victime. Son corps a rejeté la transformation. C’était visiblement un kanima. On a prévu d’effrayer le professeur pour qu’il se tienne à carreau un moment, le temps qu’on trouve mieux.  Par contre, pour les vendeurs au détail qui nous ont séquestrés, mon hackeur peut les ennuyer sur leur finance, mais cela va juste les freiner…
-Ca ne servira à rien, soupirai-je franchement en scrutant Chad. Ils ont un but, un objectif à atteindre. Si ce n’est pas votre professeur, ça en sera d’autres. Ils mettent les choses en place pour le moment, font des tests, mais quand ce sera au point… Ils produiront en masse. Et je pense que ce sera très, très nuisible pour les vrais surnaturels.

Avec peu de conviction, je lui partageai l’hypothèse Jurassic World. Des créatures qui ne réfléchissent pas et se contentent d’obéir, ce serait profitable à pas mal de mondes… Ca aussi, c’était un peu dur à croire. Mais après tout, nous étions aux Etats-Unis, alors une extravagance de plus ou de moins… Cependant, il y avait une solution radicale pour contrer tout ce qui pouvait arriver. Et au rythme où allaient les choses, c’était une solution bien plus qu’envisageable, aussi déplaisante pouvait-elle être… Mieux valait faire quelques dommages collatéraux que trop de morts alliés.

-Tu as une idée de comment tu vas gérer la prochaine lune ? Si tu bouffes quelqu’un, tu peux dire au revoir à Therence.
-… Je ne sais même pas si je vais le revoir un jour. Et si c’est le cas, je ne compte pas lui dire que j’ai encore bouffé quelqu’un, soupirai-je en frottant ma joue avant d’y réfléchir sérieusement. Je n’ai jamais passé une pleine lune sans tuer.

Ne pas tuer un innocent un soir de pleine lune revenait presque à en tuer trois de plus la lune d’après... et je ne souhaitais pas refaire le même carnage que la nuit de ma première transformation, tandis que celui qui m’avait transformé observait tranquillement la scène. Je plissais les yeux à ce souvenir. Il était resté calme, lui…

-Les Wendigos sont calmes lorsqu’il y en a un autre avec eux, déduisais-je simplement. Je doute que tu me laisses transformer quelqu’un, d’ailleurs je n’en ai pas envie. Mais… on laisse une odeur très forte. Il suffirait de trouver quelque chose appartenant à un autre Wendigo, un vêtement ou autre et… le dissimuler, je suppose, pour faire croire à la créature qu’elle n’est pas seule. Quitte à m’attacher pendant la transformation, au cas où... Ca peut marcher, murmurai-je dans le vague au bout de quelques instants. Mon Wendigo veut se libérer. Je sais qu'il y en a au moins deux autres en villes, je sais où ils habitent... On va chez eux, on vole des vêtements, on achète des chaînes et on va en forêt pour voir si ça marche. C'est tout bête. A toi de voir si tu veux rentrer tard ce soir ou non.

Un début de soirée à la fois banal et foireux à Beacon Hills. Chad montrait cependant quelques réticences... je lui promettais que je pouvais contrôler la créature en dehors des soirs de pleine lune et que si les choses dégénéraient, ce qui n'arriverait pas, nous pourrions tout stopper. J'espérais ne pas me tromper.



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MessageSujet: Re: Sound of noise | Chad & Adriann   Dim 13 Sep - 18:40











Ennuis programmées


C’est lui qui est prof et pourtant j’ai l’impression que les rôles s’inversent. Adriann me bombarde de question sur ce que j’ai pu obtenir de notre virée dans cet hangar sinistre et comment Mick nous a trouvé si facilement. Quand le lui explique le fonctionnement de la Chad-boussole il ne peut s’empêcher de répliquer par une pique dont il a coutume.

-S’ils ont eu le besoin d’inventer ça, c’est que devait y avoir pas mal d’ennuis ou de disparition dans ta famille… Comme quoi, le côté aimant à embrouilles, c’est génétique.

- … Et tu traines pourtant avec moi le cornu !

Sur la question du professeur qui s’amuse à vouloir fabriquer du surnaturel comme on crée une nouvelle race de chien ou de chat, Adriann est assez pessimiste. Ce qu’il pense, c’est que nous avons affaire à des soldats et non pas à la tête, si tête il y a. En arrêter un, n’en fera qu’apparaitre un autre pour continuer leur morbide dessein. Je commence  à me sentir abattu. Cela ne s’arrêtera-t-il donc jamais ? Mon rêve de pouvoir enfin vivre en paix avec Mick s’éloigne de plus en plus. J’en ai subitement assez de ces intrigues de cette vie où je dois constamment me retourner.

Je regarde Adriann qui est empêtré avec les contraintes de sa nature de wendigo. Mais je ne suis guère mieux loti alors que je maitrise parfaitement le fauve que je suis… du moment qu’on ne fait pas de mal aux gens que j’aime. Car dans ce cas-là, je crois qu’Adriann passerait au rang d’enfant de cœur face à ce que je pourrais devenir.

Au fils de la discussion, je crois qu’il ne m’a vraiment dit la vérité quant à sa gestion de la pleine lune. La méthode chaine et corde ne semble pas être une solution pérenne. Je n’apprécie pas spécialement Therence, mais le laisser côtoyer ce mangeur d’homme, n’était pas quelque chose sur laquelle je pouvais fermer les yeux. Je ne sais pas si Adriann me mène encore en bateau comme lors de notre première rencontre, mais il semble vouloir trouver une solution pour arrêter de tuer.

-Les Wendigos sont calmes lorsqu’il y en a un autre avec eux.

- Il y en a d’autre à Beacon Hills ?! Dis-je effaré par la nouvelle.

- Je doute que tu me laisses transformer quelqu’un, d’ailleurs je n’en ai pas envie.

- Tu m’en vois ravie, grince-je.

- Mais… on laisse une odeur très forte. Il suffirait de trouver quelque chose appartenant à un autre Wendigo, un vêtement ou autre et… le dissimuler, je suppose, pour faire croire à la créature qu’elle n’est pas seule. Quitte à m’attacher pendant la transformation, au cas où... Ça peut marcher.

Son idée me semble hasardeuse et je me demande bien s’il y croit lui-même. Il y a comme une résignation qui brille dans ses yeux. Où est donc passé l’arrogant professeur de criminologie qui drague tout ce qui bouge, voir ce qui ne bouge plus…

- Mon Wendigo veut se libérer. Je sais qu'il y en a au moins deux autres en villes, je sais où ils habitent... On va chez eux, on vole des vêtements, on achète des chaînes et on va en forêt pour voir si ça marche. C'est tout bête. A toi de voir si tu veux rentrer tard ce soir ou non.

-…

Je pousse un long soupir. Adriann a raison, je suis un véritable aimant à emmerdes ! Je ne veux pas mêler Mick à ça, mais je ne veux pas lui mentir non plus. Problème cornélien dont je n’ai pas la solution.

- Donc si je résume, il s’agit pour le moment d’aller cambrioler le bac à linge sale des autres wendigos de la ville ?

Cela signifie s’introduire par effraction chez deux de ces surnaturels que je ne devine pas complaisants si jamais on se fait attraper. Adriann a vécu jusqu’à présent sans se préoccuper des dégâts mortels qu’il commettait. Therence apparait et le voilà qu’il cherche une rédemption. Qu’a donc le blousoneux arrogant pour changer ainsi une bête féroce en gentil toutou ? Les mystères des attirances sont complexes. Mais, je trouve que ça vaut le coup d’essayer. Ne serait-ce que pour en avoir le cœur net. Adriann m’assure pouvoir contenir ses congénères car nous ne sommes pas dans la phase lunaire critique.

- Ok. On tente un vol chez l’un d’eux et suivant comment ça se passe, on rend une visite à l’autre. Tu as intérêt d’assurer, car si je t’ai bien compris une association loup – wendigo est plutôt atypique.

En effet ses bois ce cerf l’apparente à une espèce que les loups chassent. Mais là où le cerf est herbivore, le wendigo…

- Écoute, je rentre me changer et avertir Mick que je me colle de nouveau dans le pétrin avec toi. Prie pour n’insiste pas pour me suivre, car si ça foire, c’est lui qui va manger du wendigo à son prochain repas…

J’avais eu du mal à faire passer la pilule « Adriann Weizerling » à Mick. Il s’était renseigné sur le personnage. Et il n’avait pas du tout aimé ce qu’il avait trouvé, notamment les mœurs débridées du professeur, sans parler de son côté cannibale qui pesait lourds sur la balance du surnaturel nuisible.

Étrangement c’est le nom de Therence qui réussit à convaincre Mick de me laisser y aller seul avec Adriann avec la promesse de l’appeler au moindre problème. Je ne sais pas précisément ce qui s’était passé entre mon mec et celui d’Adriann, mais la sécurité de Therence semblait compter pour Mick. Je retrouve Adriann non loin du bâtiment où il loge.

- Bon, où va-t-on ? Dis-je quand il s’assoit sur le siège passager.

J’ai mis une tenue confortable qui résistera à l’ampleur que je prendrai si la nécessité m’oblige à me transformer. J’ai aussi privilégié la couleur sombre des voleurs… Pardon Ruby… Je crois bien que je suis le plus indiscipliné de sa meute…

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MessageSujet: Re: Sound of noise | Chad & Adriann   Dim 20 Sep - 22:55




First step

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Les émotions étaient communicatives… surtout les plus négatives. Je regardais Chad, de plus en plus abattu au fur et à mesure que la conversation avançait. J’aimais le mettre en rogne, le provoquer jusqu’à ce qu’il implose et libère sa véritable nature… Mais je n’avais pas envie qu’il se passe une corde autour du cou par la faute de ma paranoïa peut-être un peu trop poussée. Il n’empêche, nous n’étions jamais trop prudent, comme l’avais montré l’escapade… Et Pinkman. Je bouillais toujours de rage en pensant que je lui avoir laissé le champ aussi libre. J’étais loin d’envisager qu’il s’attaquerait à Therence… Même si, après réflexion, c’était plutôt logique. Sur le coup, ça ne m’était pas venu à l’esprit… Et je l’avais laissé partir. Je ne revenais toujours pas du fait qu’il avait pu partir, se trainer je ne sais où avec les parties intimes explosées. J’avais perdu sa trace en attendant trop longtemps, bêtement et simplement. Pourtant, dans toute cette histoire, ce n’était pas ce qui me dérangeait le plus. Ce qui me posait véritablement problème, c’était la haine que j’avais projetée sur mon Wendigo et sa réaction. J’avais une tendance exacerbée à  cauchemarder, toujours un peu effrayé à l’idée de m’endormir. J’avais beau essayer de me détacher le plus possible de mes affaires, il y en avait toujours qui venaient se glisser sous la peau pour y laisser une empreinte indélébile. Mais cauchemarder était une chose ; se balader dans les rues de Beacon Hills en transe en était une autre.  Et j’étais presque sûr que mon Wendigo y était pour quelque chose, comme sa manière à lui de prouver qu’il était plus puissant que moi. Alors j’émis une hypothèse, sans fil directeur, sans savoir où j’allais. Mes pensées étaient désordonnées et mes paroles aussi, bien loin du professeur qui assurait ses cours, imperturbable. Mais j’apprenais  une nouvelle matière : le contrôle de soi. Et le moins que l’on pouvait dire, c’était que l’apprentissage s’annonçait compliqué.

-Donc si je résume, il s’agit pour le moment d’aller cambrioler le bac à linge sale des autres wendigos de la ville ?
-En résumé, oui, affirmai-je en hochant la tête.

En résumé. Parce que passer en douce dans la maison d’un Wendigo, comme toute autre créature surnaturelle, ne s’avérait jamais si facile que ça… et j’avais beau ne pas avoir été réticent à éliminer des humains dans le hangar, c’était légèrement différent lorsqu’il s’agissait de sa propre espèce. Nous avions beau ne pas nous apprécier, il régnait une sorte de code entre les Wendigos. Et entre le « On ne touche pas aux enfants » et « Ne jamais laisser d’orphelins », il y avait quelque chose qui ressemblait à « Pas touche à ses semblables » J’avais déjà transgressé cette règle une fois et peu importe combien j’avais pu aimer, je ne comptais pas le refaire.

-Écoute, je rentre me changer et avertir Mick que je me colle de nouveau dans le pétrin avec toi. Prie pour qu’il n’insiste pas pour me suivre, car si ça foire, c’est lui qui va manger du wendigo à son prochain repas…
-Qu’il essaye, soupirai-je, les yeux levés au plafond.

Chad me quitta, laissant sa bière en plan. Je finissais nos deux verres avant de retourner au campus. Le temps passa rapidement : le temps d’aller à l’aile de mon appartement, de me changer et de redescendre, Chad attendait déjà dans sa voiture. A peine installé, le loup se tourna vers moi, visiblement impatient d’en finir avec tout ça. Message reçu, je prendrais bien soin de prendre mon temps.

-Bon, où va-t-on ?
-Je sais pas vraiment où elle vit… Près de l’école primaire ? Ou la gare ?, hésitai-je en fronçant les sourcils.

Le regard noir du garçon me dissuada de continuer. Je levai les yeux au ciel une nouvelle fois.

-L’école primaire. Elle est juste à côté, c’est là-bas qu’elle travaille.

Je ne pouvais m’empêcher d’observer Chad pendant sa conduite. Ses vêtements sombres avaient-ils été enfilés dans l’optique d’un vol ?... Je ne dis rien et reportai mon regard sur les bâtiments qui défilaient, loin de la zone industrielle à laquelle nous avions eu droit lors de notre première escapade.  C’était plus rassurant. Même si nous allions frapper à la porte d’une Wendigo… Mais je n’avais pas entendu trop de choses négatives à son sujet. Elle ne pouvait pas être bien pire que moi… Ou que notre solution numéro deux si nous échouions.  Chad gara la voiture à quelques rues de la maison. Rapidement, nous nous retrouvâmes devant. J’observai le loup-garou faire le tour de la maison, dubitatif, avant de sonner à la porte, tout simplement. Se faufiler était la pire des techniques dans ce cas là. Une insulte fusa de la bouche du garou tandis que la porte s’ouvrit sur une femme d’âge moyen, brune, portrait parfait d’une institutrice. Elle n’était pas méchante, ne cessai-je de me répéter.

-Salut, souriai-je le plus poliment possible. Je paris que tu me connais, inutile donc de faire les présentations, allons simplement droit au but. J’ai besoin de l’un de tes T’Shirts.



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Chad Wilder

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MessageSujet: Re: Sound of noise | Chad & Adriann   Dim 27 Sep - 18:50











Sound of noise


Agaçant, contrariant, rageant, énervant, pénible et horripilant, j’ai une plétore d’adjectif qualificatif à coller à Adriann. Alors que je suis là pour tenter de l’aider, il trouve le moyen d’être désinvolte et de se la jouer désintéressé. Pourtant, j’ai vu le vrai Adriann. Cela n’a été qu’un laps de temps où il a laissé s’échapper toute sa détresse et ses questions sur son existence. C’est cet Adriann là que je souhaite aider. Je ne sais pas encore qu’un drame va tellement me bouleverser que je ne vais plus voir ce professeur comme une victime de sa nature, mais comme d’une arme de chasse. Pour l’instant, je suis le « gentil » de notre duo… pour l’instant… La haine est un sentiment puissant.

La haine est un sentiment puissant…

-Bon, où va-t-on ?

-Je sais pas vraiment où elle vit… Près de l’école primaire ? Ou la gare ? Répond évasivement ce teuton de malheur

Je le regarde avec un œil furibond. S’il continue je le plaque là et retourne me lover contre Mick que j’ai laissé seul ce soir pour MÔssieur le wendigo qui bouffe des gens les soirs de pleine lune. Et que ç va pas coller s’il veut garder au chaud le petit c*l de cet autre agaçante personne qu’est Therence.

- L’école primaire. Elle est juste à côté, c’est là-bas qu’elle travaille.

- Une wendigo qui bosse dans une école primaire ?! Sérieux c’est une blague ?

Apparemment non… Un tel monstre qui enseigne… Puis je pense à Peter qui est au lycée. Je connais son passé par la bouche de Derek. Les lycéens sont-ils en sécurité avec celui qui avait réussi à se transformer presque entièrement ?

La haine est un sentiment puissant…

Je sais que la moindre anicroche avec ses futurs enfants réveilleront la bête, aussi surement qu’un wendigo a besoin de chair humaine à chaque lune pour survivre. Je me suis garé un peu en retrait, je ne veux pas qu’on puisse associer la Maserati à un quelconque carnage…

La maison est simplette, j’en fais le tour de manière furtive pour tenter de trouver un moyen d’entrer sans se faire attraper. Une fenêtre est ouverte à l’étage. Il est facile pour un garou comme moi et un wendigo de s’y hisser facilement. Alors que je repasse sur la façade avant, je vois Adriann qui frappe à la porte… Je marmonne un juron quand une femme vient nous ouvrir

-Salut. Je paris que tu me connais, inutile donc de faire les présentations, allons simplement droit au but. J’ai besoin de l’un de tes T’Shirts.

- …

Sérieux ! Il a pas trouvé mieux comme introduction ? Que va penser cette femme alors qu’un wendigo et un loup garou frappent à sa porte. Car il est évident qu’elle a senti ma nature. Adriann m’a précisé que ceux de sa race n’aiment pas trop ceux de la mienne. Le regard meurtrier que l’institutrice me lance me confirme ses dires.

Rien ne se dit de plus. Adriann fait un sourire plutôt plouc pour ce dragueur invertébré. Le regard de la wendigo se pose alternativement sur lui puis sur moi. Elle hésité puis avec étonnement, je la vois s’effacer pour nous inviter à entrer. Cela serait-il aussi facile ? Adriann explique en quelques mots son idée.

- ‘marchera pas, dit l’institutrice laconique.

- Cela n’empêche pas d’essayer, dis-je pour plaider notre cause.

Elle tourne brusquement la tête vers moi. Son regard est celui d’un prédateur. Je suis tendu à l’extrême, prêt à bondir pour éviter une attaque. L’atmosphère est chargée de menace. On s’est jeté dans la gueule du Wendigo. Pourtant, la femme finit par nous tourner le dos et part dans une pièce à côté. Quand elle revient, elle tient un vêtement dans sa main. Je pousse un soupir de soulagement. Apparemment demander poliment était la bonne méthode… Alors qu’Adriann tend la main pour se saisir du tissu, la femme recule sa main pour le lui soustraire.

- Tu fais injure à notre race à vouloir te soustraire à nos besoins !

J’ai du mal à comprendre ce qu’elle dit car elle finit sa phrase totalement transformée. Effrayante… le mot est faible pour la qualifier. Elle saute illico sur Adriann me dédaignant comme quantité négligeable. Je ne vais pas me vexer pour si peu car cela me permet de la prendre à revers. Mais un wendigo c’est fort. Je me retrouve projeté brutalement contre une étagère que je fracasse avec mon dos.

Je suis un peu sonné et me relève péniblement. J’essaye d’attirer l’attention d’Adriann qui essaye de contenir la furie qui habite ces lieux. Enfin il me voit agitant le vêtement que nous sommes venus chercher. Il se dégage brusquement de la prise de sa consœur et nous sortons de la maison à la vitesse maximale que nos jambes peuvent nous porter. Par précaution, on fait un large détour pour rejoindre la voiture. La femme semble finalement abandonner l’idée de nous poursuivre. Je lance le vêtement au nez d’Adrian.

- Tsss ! Préviens moi la prochaine fois que tu as une idée idiote !

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Adriann Weizerling

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MessageSujet: Re: Sound of noise | Chad & Adriann   Dim 11 Oct - 19:48




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C’était en entendant Chad se plaindre qu’un Wendigo  travaillait dans une école primaire que je m’étais souvenu de tous le ressentiment que j’éprouvais pour lui. Je comprenais parfaitement ne pas appartenir à une espèce inoffensive et si j’étais loin de jeter la pierre aux chasseurs qui nous traquaient, je détestais qu’un loup au passé sanglant adopte un air moralisateur. Je mordais l’intérieur de ma joue pour contenir ma rage avant de détourner le regard, bien trop conscient d’avoir besoin de lui pour cette nuit.
Malgré le silence assourdissant, le trajet passa rapidement. Trop rapidement à mon goût, trop pour que je puisse réellement me préparer à dire quoi que ce soit à la Wendigo. J’étais conscient que sa survie signifiait qu’elle s’était largement accommodée de sa créature comme je l’avais fait… et je savais pertinemment comment j’aurais réagi quelques mois plus tôt si l’un de mes semblables était venu frapper à ma porte pour quémander de l’aide. L’ouverture de la porte d’entrée coupa court à mon inquiétude et c’était d’une voix mal assurée que je présentais mes intentions. Au vu de son regard assassin, il était inutile d’ajouter quoi que ce soit : la présence de Chad la révoltait, tout comme mon désistement face à ma véritable nature. Malgré ça, elle libéra le passage pour nous laisser entrer et notre étrange trio s’avança jusqu’au salon.

-‘marchera pas, confia la femme en plantant dans mes yeux un regard irrité et… amusé ?

Mon corps entier se crispa à l’œillade que je lui rendais, avec la désagréable sensation que son petit jeu ne faisait que commencer.

-Cela n’empêche pas d’essayer, répondit Chad en scrutant l’institutrice.

Nos regards coulissèrent sur le loup, le sien prédateur et le mien, fortement contrarié. Le corps du garou imita le mien en se tendant, prêt à répondre en cas d’attaque. Je le fusillai du regard, ma colère ranimée par son attitude. Se tenir dans la maison d’un autre Wendigo en demandant de l’aide était une situation déjà assez complexe pour qu’un loup n’aggrave les circonstances en ouvrant la bouche. L’institutrice finit par se détourner et par quitter la pièce. Elle revint avec un haut, me jaugeant avec provocation. Je soutins son regard, les yeux plissés, débordant de défi… Mais avant d’avoir pu lui soustraire le T’Shirt, l’instructrice recula brusquement sa main.

-Tu fais injure à notre race à vouloir te soustraire à nos besoins !, finit-elle par cracher, transformée.
-Tu m’en diras tant, rétorquai-je.

Je n’eus pas le temps de me transformer à mon tour qu’elle fondit sur moi comme une furie. Ses rangées de dents flirtèrent outrageusement avec mon visage et mes avant-bras. Chad s’élança à son tour pour prendre la créature de revers. Tentative infructueuse pour lui, puisqu’il heurta méchamment une étagère, mais bénéfique pour moi, qui put me redresser et l’attaquer avec la même violence. Nos griffes sur nos gorges respectives, nous étouffions dans des grognements. Ses yeux étaient assez proches pour que je puisse y discerner mon reflet. Humain. Avec quelques attributs du Wendigo, comme les yeux, les cornes et les griffes, mais rien d’autre. Mon attention fut détournée par les mouvements de bras de Chad, agitant le T’Shirt avec ardeur. Sans hésiter, je me dégageai de la prise et détalai aux côtés du loup, assez loin pour que la bouffeuse n’ait l’envie de nous poursuivre.

- Tsss ! Préviens moi la prochaine fois que tu as une idée idiote !
-C’est pour ça que t’es toujours dans la merde. C’est parce que t’as besoin des autres pour déterminer si une idée est brillante ou complètement idiote, fis-je en haussant les épaules, le souffle court. Mais c’est vrai, je l’avais imaginé plus compréhensible.

Nous échangeâmes un regard noir avant de remonter dans sa voiture. Seules mes indications sur la route à suivre brisaient le silence de l’habitacle, ponctuées par le bruit des roues sur le bitume. Le soleil se couchait lentement et j’intimai à Chad d’accélérer pour arriver avant la nuit tombée.
La voiture s’arrêta en bordure de forêt. Je descendis à la suite du loup avant de m’enfoncer dans les bois, reprenant le chemin que j’avais emprunté avec Athleya  des semaines auparavant. J’avais eu du mal à la contenir, cette nuit là. La situation était semblable et j’espérais sincèrement ne pas être aussi déchaîné que l’avait été la louve. Rapidement, la maisonnée qui avait été le refuge de la jeune femme une nuit de pleine lune nous apparut. J’ouvrais la porte et fronçait le nez sous les hormones qui emplissaient l’unique pièce.

-Ne sois pas jaloux de ne pas être le premier que j’amène ici, souriais-je en coin.

Des traces de sang barbouillaient les murs de temps à autre et une flaque séchée gisait sous le lit renversé et éventré. J’aurais peut-être mieux fait de faire un brin de ménage, mais la nuit avec la louve m’était totalement sortie de l’esprit ce mois-ci. Chad coula sur moi un regard suspicieux. J’haussais les épaules et récupérais le sac de l’ancienne chasseuse, qui débordait de chaînes et de menottes.

-La fille est toujours en vie, si ça peut te rassurer.

Je sortais une paire de menotte pour m’attacher à l’un des nombreux tuyaux qui sortaient du mur. De la tête, je demandai à Chad d’ajouter des chaînes à tout cet attirail. Je le vis s’approcher, les chaînes trainant dans le sol poussiéreux et ensanglanté dans un bruit métallique glauque. La part animale en moi s’éveilla et gagna lentement le terrain de ma conscience. Le loup sembla hésiter sur la suite. J’hochai la tête pour lui indiquer de continuer.  Ma peau était déjà assombrie par endroit et si mon Wendigo m’avait fuit lors du combat avec notre semblable, il était prêt à attaquer dès maintenant. Notre regard était rivé sur les pieds du loup. Son odeur, l’odeur de son espèce était partout dans la pièce, souillant ce qui était censé être un lieu de débauche sans limites. Le garou continua d’avancer avec hésitation. Jusqu’à ce qu’il dépasse la ligne invisible qui nous permit de sauter à sa gorge. Nos griffes s’enfoncèrent dans la chaire de son cou avec facilité tandis que dans le mouvement, sa tête cogna le mur de briques. Nous étions transformés. Nous allions nous amuser.


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MessageSujet: Re: Sound of noise | Chad & Adriann   Dim 25 Oct - 17:45











Chieurs en vadrouilles…


- Tsss ! Préviens-moi la prochaine fois que tu as une idée idiote !

- C’est pour ça que t’es toujours dans la merde. C’est parce que t’as besoin des autres pour déterminer si une idée est brillante ou complètement idiote, me répond

Je le regarde d’un regard noir. Le boche la ramène alors que je suis en train de l’aider…

La haine est un sentiment puissant…

Je démarre la Maserati sans un mot et file sur la route. Je suis les indications d’Adriann et l’énervement me fait prendre les virages à grande vitesse faisant crisser les pneus sur l’asphalte. L’italienne est surbaissée, elle tient donc très bien dans les courbes serrées. La conduite un peu nerveuse me calme jusqu’à ce qu’Adriann m’intime l’ordre d’accélérer… L’atmosphère se fait de plus en plus électrique. Je me gare suivant ses instructions et nous nous enfonçons dans la forêt. En suivant le wendigo, je me demande si je suis bien à ma place. Que m’importe donc cet arrogant ? Est-ce le danger potentiel qu’il représente ? Je n’ai pourtant pas la vocation d’être un héros dévoué à sauver le monde. Je laisse ça à Batman and co… Une masure apparait enfin devant nous, la nuit tombe laissant posant sur les lieux un manteau sombre et glauque. Je n’aime pas les odeurs qui règnent ici. L’impression désagréable s’amplifie quand il ouvre la porte. L’odeur de sang et de phéromones est forte.

- Ne sois pas jaloux de ne pas être le premier que j’amène ici, dit-il.

- Tss…

La haine est un sentiment puissant…

J’arbore sa suffisance. Il se croit irrésistible. Si je ne nie pas qu’il a une plastique attractive, son caractère suffit à refroidir toute ardeur. Il faut bien aussi infatué que Therence pour pouvoir l’apprécier. Je ne peux m’empêcher de frissonner en entrant. Il y a du sang sur les murs et un désordre sans nom règne dans la pièce. Quel est cet endroit ? Pire, que fait Adriann ici ? Est-ce là qu’il se repaisse de ses victimes ? Je suis mal à l’aise, j’ai beau connaitre sa nature…

- La fille est toujours en vie, si ça peut te rassurer.

- Rien ne peut me rassurer venant de ta part…

Je regarde un sac posé là béant de son contenu de chaines et autres entravent métalliques. Adriann sort une paire de menotte pour s’attacher à un tuyau. Je doute que cela suffise à retenir le wendigo. D’ailleurs, il m’indique les chaines d’un coup de menton. Si j’ai déjà attaché les nouveaux bêtas de mon ancien alpha lors de leurs premières lunaisons, il y a ici une autre dimension qui m’insupporte. La pièce sent la luxure et la sauvagerie. Je n’aime pas l’amalgame entre le sexe et la violence. Je m’avance avec hésitation, les chaines à la main. Je n’affectionne pas le rôle qu’il me demande de tenir.

Je m’avance encore, la bête qui sommeille en lui, se réveille. Elle comprend la menace. L’urgence de l’entraver rapidement devient évidente. Cependant je m’approche doucement, j’ai peur que si je me précipite vers lui, cela sonne comme une agression.

Cela se passe si rapidement que ma tête cogne le mur avant que je me rende compte que ses griffes sont plantées dans mon cou.

La haine est un sentiment puissant…

La douleur réveille ma vindicte à son égard. Le loup que je suis montre sa nature. Et alors que j’enserre son poignet avec une de mes mains griffues, mon faciès se transforme. Je pousse un rugissement. De ma main de libre, j’attrape brutalement une de ses cornes et lui incline vigoureusement la tête sur le côté. Cela a le mérite de faire faiblir la pression de sa main qui m’étouffe. Je me dégage et recule vivement. Le regard de la bête est clairement celui d’un prédateur qui s’apprête à jouer avec sa proie. Je ne suis pas disposé à jouer à chat… Je compte bien me défendre et essayer de l’entraver. Mais il est plus facile de tuer un ennemi que de le faire prisonnier… Et au moment précis où je bondis sur Adriann, toute compassion m’a quittée. C’est lui ou moi. Donc ça sera moi !

L’endroit restreint de la maisonnée nous contraint à un corps à corps avec peu de liberté. Adriann s’amuse. Ses coups sont violents, assez pour me faire mal mais pas assez pour me tuer. Il ne donne pas toute sa capacité. Je dois la jouer stratégique si je ne veux pas me laisser déborder. Depuis Boston, j’ai toujours retenu ma transformation. Je ne fais qu’un avec le loup qui m’habitait avant. Cela m’a rendu plus fort. A cela s’ajoute l’effet de groupe de ma meute actuelle qui est composée de loups puissants, les Hales, Ruby…

La haine est un sentiment puissant…

Ses griffes qui me lacèrent la joue droite sonnent comme un signe de départ. Je ramasse la chaine au sol et m’en sert comme d’un lasso. Que je l’entrave ou l’étouffe avec, peu importe… Sa pique de tout à l’heure m’a vexé. Il me croit pas intelligent et astreint aux autres. Alors je vais le lui laisser croire encore un peu en étant trop lent dans mes ripostes ou mes esquives. Je dose les attaques que je laisse m’atteindre pour mieux m’approcher et attendre le moment propice pour attaquer à pleine puissance. La pièce qui était déjà dans un désordre sans nom est un véritable champ de bataille. Mes vêtements sont lacérés, le wendigo jubile se léchant parfois les doigts, savourant mon sang dont je sais pourtant le gout insipide pour lui. Sa superbe et son arrogance sont sa vulnérabilité. Il caracole et bombe le torse quand je saisis l’occasion. Sa proximité du mur à tuyaux, les chaines que j’ai balancé faussement au hasard, la paire de menotte dont un coté est déjà attaché à un tuyau… Ce n’est pas un combat à la loyale, alors mon genou vient lui cueillir les joyeuses dans un coup violent. Tout wendigo qu’il est, il n’en reste pas moins mâle et se plie en deux, jurant et hurlant de douleur. D’une torsion, je lui tords le bras. Voilà un poignet d’entravé avec les menottes. Aux chaines maintenant, mais une douleur fulgurante me broie le ventre. La riposte est sans pitié, la bête vient de comprendre mon manège. La fin du combat n’est qu’une histoire de secondes. Est-ce que je tente de l’attacher avec la chaine où je lui tranche la gorge pour en finir avant que je m’effondre ? Ce qui ne saurait tarder, son dernier coup a été particulièrement violent.

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Adriann Weizerling

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MessageSujet: Re: Sound of noise | Chad & Adriann   Ven 30 Oct - 18:12




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Le crâne de Chad se fendit dans un bruit réjouissant alors que nos griffes s’enfonçaient lentement dans sa peau. Nous pouvions les sentir gagner en profondeur, entendre la chaire qui se déchirait lentement sous elles. Notre visage se fendit d’un sourire carnassier, rapidement balayé lorsque notre le loup attrapa l’une de nos cornes. Dans un bruit sourd, notre tempe cogna le sol… C’est que le Sanglant revenait plus rapidement que ce à quoi nous nous étions attendu. Adriann laissa échapper un grognement. Dans cette cabane, je menais un combat irrégulier : le Wendigo contre le loup qui reprenait de l’assurance et des réflexes et le côté purement humain d’Adriann. Lui qui d’habitude se fondait dans mes pulsions bestiales avec tant de facilité, se dressait pour une fois entre moi et la sauvagerie totale qui nous habitait tous les deux et qui me permettait plus de contrôle. Plus de force. Nous n’avions beau former une seule et même personne aux yeux des autres, nous étions bien deux dans un même corps. Et cette nuit, Adriann n’était rien d’autre qu’un hôte à faire disparaitre dans les limbes pour éliminer un loup. Son mental était encore trop faible pour avoir même une chance contre un Wendigo et une fois sa voix effacée, j’avais tout le loisir de tuer le loup.

Je toisais Chad d’un regard amusé tandis que nous nous battions. Les coups fusaient et, malgré ma main entravée, trouvaient toujours leur cible, comme sa joue que je lacérais sans pitié. La colère avait beau courir dans ses veines, les attaques du loup restaient trop lentes, trop innocentes. J’avais tué des humains beaucoup plus résistants que ça. Même Adriann l’avait déjà fait. Alors Chad ne représentait aucun danger, ce que je lui faisais comprendre sans subtilité en me léchant les doigts. Le sang glissa dans ma gorge, créant un chemin trop amer. Je n’avais même pas besoin de prévoir comment attaquer : la cabane était un champ de bataille qui fournissait des ressources naturelles. Les chaînes de la chasseuse n’étaient rien d’autre que des jouets en bois. Mais j’avais assez joué et il était temps de mettre fin à la petite récréation, aussi distrayante pouvait-elle être. Je laissais le loup approcher et dans un élan de violence, je me jetais contre lui avant d’être arrêté net. La douleur sourde qui remontait de mon entrejambe jusqu’à mon ventre réveilla Adriann, qui joignit ses insultes aux miennes, loin d’être étouffées par une main entravée par une simple menotte.
D’une haine désormais commune, notre poing s’abattit sur l’estomac du loup. Les chaines étaient trop éloignées et Chad bien trop enragée pour s’en tenir à nous attacher. Alors dans l’élan qui relève son bras, toutes griffes dehors, je me soustrayais à Adriann et le laissais reprendre apparence humaine.

La métamorphose stoppa Chad dans son mouvement une demi-seconde. Juste une demi-seconde, avant qu’il ne continue. Une demi-seconde pour baisser la tête et éviter son coup de griffe. Une demi-seconde pour lui faire une balayette et le faire chuter, avant de m’écrouler aussi.
Le silence qui emplit la cabane fut assourdissant. Je laissais retomber ma tête lourdement contre le mur. Du sang emplissait ma bouche : le mien. J’entrouvris les lèvres pour le cracher dans la poussière avant de fermer les yeux. La pièce tournait aussi furieusement que mes battements de cœur qui résonnaient dans mes tempes.

-On… on aurait dû instaurer une règle avant. Par exemple « pas l’entrejambe », tu vois …?, soufflai-je.

Je massais mes tempes lentement avant d'ouvrir les yeux et de les poser sur Chad. Aucune excuse ne sortait d'entre mes lèvres et je savais que même si ça avait été le cas, ça n'aurait pas été suffisant.

-Ca va, toi ?, dis-je en désignant ses vêtements déchirés.




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MessageSujet: Re: Sound of noise | Chad & Adriann   Mar 3 Nov - 11:44











Sound of noise.


C’est un combat pour sauver ma peau. Le wendigo a submergé Adriann et il n’est pas ravi que sa proie se rebiffe, et pire arrive à l’atteindre. Mon ventre est un gouffre de douleur, je n’ai plus le temps avant que je ne m’écroule pour de bon. On mettra cela sur de la légitime défense, puis qui ira pleurer cet arrogant ? Celui qui a osé ennuyer Mick ? Que m’importe l’adolescent arrogant ? Cet imbécile d’humain devrait rester avec ses congénères au lieu de courir les cannibales…

J’arme mon bras, la jugulaire du fauve palpite juste sous mon nez. J’ai le temps et n’ai droit qu’à un essai. Mes griffes fusent vers cette veine si fragile, mais l’animal s’efface, le professeur reprend son apparence humaine. Tuer une bête enragée est une chose, assassiner un humain en est une autre. J’hésite une demi-seconde, la demi-seconde suivante je suis à terre. Je vais payer le prix fort ma mansuétude…

J’attends le coup fatal, mais le silence retombe dans la cabane. L’instinct animal me fait reculer au maximum que me permet mon état et l’encombrement de la pièce. Mes blessures cicatrisent, mais cela fait un mal de chien. Le sang qui imbibe mes vêtements déchirés témoigne de la violence des coups encaissés. Reprenant mon souffle, je fixe Adriann, attentif au moindre de ses mouvements. Je m’attends à une nouvelle attaque. Une telle créature a-t-elle le droit de vivre ? Pour ma propre survie, je dirais que non…

-On… on aurait dû instaurer une règle avant. Par exemple « pas l’entrejambe », tu vois …?

- Je vois très bien… J’ai surtout raté ton cœur, tu m’en vois désolé…

Il semble que je l’ai amoché autant qu’il m’a abîmé. Je reste toutefois méfiant. La bête change-t-elle de tactique et tente de m’amadouer pour mieux me prendre en traître ? Franchement, je me demande pourquoi j’ai accepté çà. Je ne dois strictement rien à mec. J’ai déjà mes propres dangers à affronter, une mère à découvrir, une vie à vivre.

- Ça va, toi ?

- Non ! Je crois que la meilleure solution à ton problème c’est que je te tue.

Je suis suffisamment en colère pour qu’il tressaille à ma réponse. Je vois une once de crainte passer dans ses yeux quand je me redresse et me relève. Je regarde le chantier que l’on a mis, attrape une des menottes qui traînent non loin de moi et les lui lance.

-  Attache-toi l’autre main.

Mon ordre est péremptoire. Je ne ferais pas l’erreur de m’approcher de lui s’il a, ne serait-ce qu’une main de libre. Cela ne le retiendra pas longtemps, mais suffisamment pour que je consolide son entrave avec les chaines. Adriann obtempère non sans persifler et déblatérer sur des jeux sadomasochistes. Qu’il continue à m’énerver et des pulsions sadiques pourraient très bien faire surface en moi…

***


J’ai réussi à le ligoter de manière efficace. Je me moque de son inconfort et ses blessures qui mettent dix plombes à cicatriser. Je me suis assis, les fesses sur une caisse, un peu en retrait… On ne sait jamais… La pleine lune baigne la pièce de sa lumière obombrée. Quel cirque… Le chiffon salle chipé à l’autre wendigo n’a servi à rien. Je ne fume pas, mais j’ai envie d’en griller une là, juste pour le geste et m’occuper les mains et le bec.

- Il va falloir trouver une solution, car la prochaine fois je n’attendrais pas d’être en danger de mort pour te porter un coup mortel…

Le placide étudiant fait place à l’homme excédé que je suis ce soir. Et encore, ni lui ni moi ne pouvons prévoir que dans les jours qui viennent un événement va radicalement me transformer.

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MessageSujet: Re: Sound of noise | Chad & Adriann   Dim 15 Nov - 13:22




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Le silence de la cabane était assourdissant. A peine brisé par Chad qui se trainait au sol, par nos deux souffles haletants et par ma remarque qui était censé détendre au moins un peu l’atmosphère.  Mais le loup n’a pas le cœur à rire, trop préoccupé par ses blessures.

-Je vois très bien… J’ai surtout raté ton cœur, tu m’en vois désolé…

Son ton cassant m’arracha une grimace. Ses blessures n’étaient pas si graves qu’elles en avaient l’air. Lui, au moins, cicatrisait rapidement, ce qui n’était pas donné à tout le monde. Comme pour ponctuer ce constat, je crachais un filet de sang avant de ravaler mon amertume et de m’inquiéter un minimum pour Chad.

-Ça va, toi ?
-Non ! Je crois que la meilleure solution à ton problème c’est que je te tue, rage-t-il.

Alors qu’il se relevait brusquement, je me décalai sur le côté, les yeux rivés sur lui. S’il tentait quoi que ce soit, j’étais prêt à me défendre… Ma vie contre la sienne. Ca m’allait très bien. Je ne le lâchais pas du regard, me confrontant à l’atmosphère tendue de la pièce, tremblant, mais prêt à anticiper une possible mise à mort. Mais plutôt que de tenir ses paroles, il me lança une seconde paire de menotte.

-Attache-toi l’autre main.

Son ordre ne donne pas lieu à une quelconque alternative… mais il était hors de question de lui obéir sans rien dire. Aussi, tandis que je m’attachais consciencieusement le poignet, je ne pus réprimer une remarque sur des petits jeux qui ne plut évidemment pas à Chad. Je levais les yeux au ciel avant de m’installer correctement, les bras tendus et la tête posée dessus. Je forçais ma respiration à reprendre un rythme normal, quelque fois ponctué de grognements de douleurs incontrôlés et incontrôlables. Le Wendigo me faisait clairement comprendre que je m’étais trop perdu en lui pour brusquement faire marche arrière sans en payer le prix. Mais dans tous les cas, sa révolte était impossible. Pas de la manière dont Chad m’avait ligoté avec les chaînes.

-Il va falloir trouver une solution, car la prochaine fois je n’attendrais pas d’être en danger de mort pour te porter un coup mortel…

La bête à l’intérieur de moi grogna pour marquer sa désapprobation, qui résonnait de concert avec la mienne.

-La prochaine fois je ne te demanderais certainement pas de m’aider.

Et je n’arriverais sûrement pas à le contenir. Mais peu m’importait, tant que Chad n’était pas avec moi, prêt à mettre un terme définitif à ma vie. Au moins sur ce point et sur tant d’autres, le Wendigo et moi étions d’accord… lorsqu’il s’agissait de survivre, je m’en remettais et m’en remettrais toujours à lui. Mais lorsqu’il était question de vivre, c’était une autre histoire.

-Comment est-ce que Mick réussit à t’apaiser ?, demandai-je, peu amène.

Lui poser cette question impliquait obligatoirement une seconde personne avec lui lors de ses transformations. Et puisqu’il semblait évident que ce ne soit pas Chad dont j’avais besoin, il fallait bien que je me lance à la recherche d’un autre compagnon de galère. Mes pensées s’égarèrent  quelques secondes sur Therence avant de revenir à la raison. Therence était un humain, une cible privilégiée. Et même dans un cas contraire, il était inenvisageable de lui demander de l’aide… ou même inenvisageable qu’il puisse un jour m’adresser la parole à nouveau. Alors les yeux suivant le parcours de la lune, j’écoutais Chad qui parlait d’un ton sec, comme si évoquer le si précieux Mick était une insulte de ma part.

-Tu as fait comment pour passer d’un loup sanguinaire à… ça ?

Je n’avais fais aucun effort pour cacher le léger mépris qui teintait mon timbre. Je n’avais aucune envie de me forcer à poser des questions plus gentiment. Nous nous énervions tout deux autant et nous nous défoulions cette fois-ci en préférant les mots plutôt que les actes. Pour ma part, j’aurais été incapable de riposter à l’une de ses attaques : une migraine commençait à marteler mes tempes et en plus du mal qui ciselait chaque partie de mon corps. Mon souffle se perdait facilement et ma tête tournait légèrement.

-Ca te dérangerait de... te ramener et de me guérir un minimum ?




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Chad Wilder

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MessageSujet: Re: Sound of noise | Chad & Adriann   Sam 21 Nov - 14:27











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Enervé, contrarié, irrité, crispé et j’en passe ds synonymes pour décrire mon état émotionnel du moment. Mais sérieusement, il faut vraiment le tuer ce type !

-Il va falloir trouver une solution, car la prochaine fois je n’attendrais pas d’être en danger de mort pour te porter un coup mortel…

-La prochaine fois je ne te demanderais certainement pas de m’aider.

- Tu préfères blesser Therence ?

Le coup est bas, mais dieu qu’il m’énerve ! Nous nous regardons comme deux chiens de faïence. Adriann est une bête sanguinaire et dangereuse. La nuit n’est pas spécialement froide. La lune qui nous éclaire est très lumineuse. Je sens son appel et l’envie innée de ma race de lever le nez et hurler. Cela me déchargerait de ma nervosité, mais je ne vais pas imposer ça au wendigo, déjà qu’il est attaché… Cela équivaudrait de taper avec un bâton sur les barreaux de la cage d’un fauve. J’ai suffisamment souffert de cette frustration, devoir se maitriser pour pouvoir continuer à vivre en paix…

-Comment est-ce que Mick réussit à t’apaiser ?

D’où qu’il évoque le nom de Mick ?! Mais mon irritation retombe ne faisant pas cas du ton insolent qu’il a employé. Mick… Il est le soleil qui luit en ce moment même, alors que nous sommes en pleine nuit. Notre amour est si fort que je n’ai plus besoin de le savoir à proximité quand la dame blanche se met à son apogée.

- Son amour sincère et sans condition ? Il… aime celui que je suis, loup compris… A ses yeux, jamais je ne passe pour un monstre. Therence est-il capable d’avoir un tel regard sur toi ? Si oui, tu tins une solution viable pour les pleines lunes… et le reste… Je crois que les chaines ne sont pas la bonne méthode.

-Tu as fait comment pour passer d’un loup sanguinaire à… ça ? Ça te dérangerait de... te ramener et de me guérir un minimum ?

Je soupire et me lève. La lune est à son paroxysme et pourtant Adriann a toujours sa forme humaine. Alors avant d’aspire sa douleur, je le libère de ses attaches. Je ne fais pas cas de sa mimique expressive et m’assois en face de lui. Je pose mes paumes sur ses blessures les plus graves et laisse mes veines s’assombrir. Adriann tressaille au contact. Je le regarde dans les yeux, lui, le wendigo. La bête renâcle et se cabre dans son esprit. Sa fierté en prend un coup.

- J’ai fusionné… le loup, l’humain que j’étais… Il n’y a qu’un seul moi dans ma tête. Ça aide beaucoup à se maitriser quand tu n’as pas une véritable réunion de copropriété qui fait rage dans ta cervelle. Le loup d’avant c’est un peu assagi… l’humain est devenu un peu plus sauvage. C’est rare parait-il. Biologiquement c’est comme si j’étais devenu un loup de naissance alors que j’ai été mordu. J’ai questionné ma druidesse Mafdet. Elle apparente cela comme ce qui est arrivé à Scott McCall, le True Alpha. C’est arrivé quand j’étais en train de perdre Miyavi et Mick.

Mon regard se perd dans le vague. Je sens le professeur se détendre sous mes mains, sa douleur reflue, ses blessures aussi.

- J’ai même réussi à emprunter le rang d’alpha de mon ancienne meute. Tu n’imagines pas la puissance que cela donne… Mais le regard de Mick m’a suffi pour que je le rende à son propriétaire initial. Notre amour est plus important que la puissance…

A sa question, j’explique comment j’avais réussi cela sans tuer Nathan. C’était grâce à la magie résiduelle de Ruby que par cette manœuvre j’ai affaibli, la mettant au même niveau que les alphas de notre monde qui est bien moindre que le pays imaginaire d’où elle est originaire.

- Adriann… J’ai réussi car l’amour est un sentiment puissant. Ma part loup d’avant aimait aussi Mick. Il faut que ton wendigo suive le même chemin que ton cœur et se fixe Therence comme compagnon. Tes mœurs dévoyées ne l’aide pas et le consolide dans son rôle de prédateur. Il faut qu’il y trouve quelque chose. Seulement à ce moment-là, il brimera ses instincts primaires…

J’ai envie de lui faire remarque que parler de Therence semble l’apaiser ce soir. Mais il doit faire lui-même le cheminement de ce raisonnement. Ce que je lui dis n’a pas valeur de vérité tant qu’il ne s’approprie pas lui-même cette pensée. Après le maillon faible de cette solution reste Therence.

***

Il est presque quatre heures du matin. Nous avons continué à parler. J’ai également envoyé un million de SMS à Mick pour lui dire que j’allais bien. Bon j’aurais droit à une remarque quand il verra ma chemise déchirée.

- Tu crois qu’on peut trouver un coin pour boire un coup à cette heure et qu’on nous accepte en l’état ? On a qu’à dire qu’on s’est fait attaquer par un puma et qu’on a besoin d’un remontant ?


Est-ce que cet imbécile arrogant pourrait finalement faire un compagnon de soirée honorable ? Car ce n’est peut-être pas que sur les épaules de Therence que tout doit reposer, mais aussi sur les… amis ?

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Adriann Weizerling

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MessageSujet: Re: Sound of noise | Chad & Adriann   Dim 29 Nov - 16:25




Finalement

« We serial killers are your sons, we are your husbands, we are everywhere. And there will be more of your children dead tomorrow. » ► BUNDY
Je ne savais pas si entendre Chad parler de Mick créait en moi un espoir de réussir un jour à être totalement maître de mon Wendigo ou si cela me donnait l’envie opposée.  Un amour sincère et sans condition, c’était facile d’y croire pour lui. C’était un loup, il était domptable... Ce qui ne s’était jamais vu chez mon espèce. Nous étions des créatures solitaires, sauvages, sans maître ni Alpha… se soumettre par Amour ne s’était jamais vu. Pas que je sache, du moins. Néanmoins, ce n’était pas parce que personne n’en avait entendu parler que ce n’était pas possible. Encore faudrait-il trouver quelqu’un avec qui partager quelque chose de fort, autre que le sexe. Je n’avais pas de solution et ça m’énervait. Alors au lieu de me murer dans un silence de plomb et de m’enfermer dans une bulle comme j’en avais souvent l’habitude lorsqu’un problème se présentait, je décidais de changer de sujet, ce qui, au vu de mon état, n’était pas négligeable. Mon attention était rivée sur Chad alors qu’il avançait vers moi. J’étais calmé et je savais qu’il l’était aussi, mais nous n’étions jamais trop prudents. Ses mains se posèrent sur ma peau sans arrière pensée, sans que je puisse pour autant retenir un tressaillement. Son regard accrocha le mien tandis que ses veines s’assombrirent. Je ne pouvais pas empêcher une part de moi-même de déprécier ce qu’il faisait… Habituellement, je n’avais besoin de personne. J’étais indépendant, fort, un prédateur qui faisait équipe seul. Il y a quelques jours encore, je n’aurais pas eu besoin de faire équipe. Et quelle équipe nous formions : un loup trop sage et un wendigo pas capable de se tenir tranquille, des partenaires de crimes un peu risibles.

- J’ai fusionné… le loup, l’humain que j’étais… Il n’y a qu’un seul moi dans ma tête. Ça aide beaucoup à se maitriser quand tu n’as pas une véritable réunion de copropriété qui fait rage dans ta cervelle. Le loup d’avant c’est un peu assagi… l’humain est devenu un peu plus sauvage.

Ah oui ? Je ne peux retenir un pouffement. C’était comment avant, alors ? Il me lança un regard noir auquel je répondis par une œillade amusée avant qu’il ne continue.

-C’est rare parait-il. Biologiquement c’est comme si j’étais devenu un loup de naissance alors que j’ai été mordu. J’ai questionné ma druidesse Mafdet. Elle apparente cela comme ce qui est arrivé à Scott McCall, le True Alpha. C’est arrivé quand j’étais en train de perdre Miyavi et Mick.

McCall… J’avais entendu parler du gamin. Le plus grand aimant à emmerdes après Chad. Quoi que, la concurrence devait être rude. En revanche, Miyavi, jamais entendu parler. Mais au vu de la réaction du loup, ils avaient dû être plutôt proches. Un petit ami avant de rencontrer Mick ? Il avait bien dû en avoir avant, non ? Je ne fis aucun commentaire, ne demandai rien. Les réactions comme ça, je les connaissais pour les avoir adoptées après la mort d’Henning. Alors pour une fois, je respectais la réserve de l’étudiant.

- Adriann… J’ai réussi car l’amour est un sentiment puissant. Ma part loup d’avant aimait aussi Mick. Il faut que ton wendigo suive le même chemin que ton cœur et se fixe Therence comme compagnon. Tes mœurs dévoyées ne l’aide pas et le consolide dans son rôle de prédateur. Il faut qu’il y trouve quelque chose. Seulement à ce moment-là, il brimera ses instincts primaires…

-J’ai dit à Therence ce que j’étais. Il ne veut plus m’adresser la parole, alors de là à ce que mon cœur trouve le chemin de son amour, il y a pas mal de temps qui peut s’écouler...

Mon ton s’était fait ironique. Chad pouvait imaginer un happy end, moi pas. Depuis l’hôpital, il était devenu évident que rien ne pouvait plus exister entre l’humain et moi… A cause de mon aveu. Et encore, j’avais menti. Je n’osais pas imaginer ce qui se serait passé si je lui avais avoué être un tueur à sang froid, un cannibale involontaire mais qui s’était plutôt bien accommodé de son état.

*

- Tu crois qu’on peut trouver un coin pour boire un coup à cette heure et qu’on nous accepte en l’état ? On a qu’à dire qu’on s’est fait attaquer par un puma et qu’on a besoin d’un remontant ?

Ses questions insufflèrent un peu de perspective à la soirée. Parler faisait du bien, mais un petit remontant n’était pas de refus. Je me relevais en même temps que lui, bien décidé à nous mener jusqu’à un bar digne de ce nom. Avec quelques adresses en tête,  je menais la marche au côté de Chad. L’animosité nous avait quittés au fur et à mesure de nos échanges et nous parlions librement de ce qui nous passait par la tête.
Les rares passants écarquillaient les yeux de voir deux personnes dans un état pareil, et les clients du premier bar dans lequel nous entrâmes copièrent leur expression. Le serveur en revanche, haussa un sourcil avant de sourire franchement. Je ne sais pas ce qu’il s’imaginait, mais au vu de son regard plutôt intéressé qui glissait successivement de Chad à moi, je devinais que ses pensées n’étaient pas tout à fait catholiques.

-Attaque de puma, l’arrêtai-je directement dans ses élucubrations. Alors deux vodkas seraient la bienvenue.

En d’autres circonstances, j’aurais profité de la situation pour aller tirer un coup rapidement dans les toilettes… mais pour le moment, j’avais envie de boire un verre avec Chad. Je pourrais toujours tenter quelque chose lorsque le loup serait parti. Nous nous installions à une table en retrait. La plupart des clients étaient plutôt éméchés et sentaient l’alcool à plein nez. Je poussais un léger soupir.

-S’il y a bien une chose qui me manque en étant un surnaturel, c’est de ne plus pouvoir me prendre des cuites. Tu fais comment, pour les soirées étudiantes ?

Faire la fête en général me manquait aussi. L’enthousiasme n’avait plus été le même depuis que l’alcool avait arrêté de faire effet sur mon organisme suite à ma transformation… et le côté "Sept pêchés capitaux" que prenaient la plupart de nos soirées à Berlin.
Le serveur réapparut pour déposer nos verres. Je jetais un coup d’œil à son fessier plutôt avantageux avant de sourire innocemment à Chad.

-Je peux pas m'en empêcher ! C'était dans ma nature bien avant que le Wendigo s'en mêle, me défendais-je en levant les mains.



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MessageSujet: Re: Sound of noise | Chad & Adriann   Jeu 3 Déc - 21:23











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Cela ne semble pas gagné avec Therence. D’un autre côté, je comprends la réaction de l’humain devant la vraie nature d’Adriann. J’ai moi-même du mal à le contrer quand le wendigo prend le dessus… Il faut bien plus qu’un simple attachement sexuel pour braver ce danger.

A ma proposition d’aller finir la soirée à boire, au lieu de rester comme deux couillons dans une cabane miteuse au milieu de la forêt ne déplait pas à Adriann. Je n’évoque pas la lune toujours si ronde, toujours attractive. Il n’y fait simplement plus attention. Ce ne sont pas des chaines dont il a besoin, mais de l’attention de quelqu’un d’autre.

Je sais que je l’agace, et réciproquement. Il n’a que peu de remords sur les blessures qu’il m’a infligées. Mais je suis celui qui lui résiste et qui ne tombe pas dans le piège envoutant de son charme. Mon cœur étant pris, je suis immunisé contre les teutons à belle gueule.

Nous formons un duo atypique, sortant du bois comme après une promenade de santé, alors que tout dans notre dégaine montre que l’on s’est battu et que l’on a pris cher. Notre conversation dérive sur des choses banales. Je crois que je n’ai encore jamais parlé futilités avec Adriann. Je remarque qu’il a de l’à-propos et qu’il peut finalement être drôle. Sous la bête, il y a un humain avec une histoire, un passé, des souffrances, et des espoirs.

- Attaque de puma. Alors deux vodkas seraient la bienvenue.

Adriann coupe court aux questions du serveur qui nous détaille sans pudeur. Nous nous installons à une table à l’écart. En attendant nos verres, je le détaille. A force de traîner avec cet emmerdeur de première, je crois que d’une certaine façon je m’y attache. C’est vrai qu’il a bien plus lourd que moi à faire accepter à Therence que moi à Mick. Pourtant, ce dernier m’accepte tel que je suis et aime que je prenne ma forme lycane lors de nos ébats. Je ne peux m’empêcher de secouer la tête quand le serveur nous amène nos consommations et qu’Adriann lui mate sans vergogne l’arrière train. Indécrottable !


-Je peux pas m'en empêcher ! C'était dans ma nature bien avant que le Wendigo s'en mêle, dit-il avec un air d’angelot.

Je ne peux m’empêcher de m’esclaffer. Ce qu’il y a plusieurs mois m’aurait exaspéré au plus haut point, me fait rire. Je choque son verre avec le mien.

-S’il y a bien une chose qui me manque en étant un surnaturel, c’est de ne plus pouvoir me prendre des cuites. Tu fais comment, pour les soirées étudiantes ?

- Pour l’ivresse et les émotions fortes ? Ben j’ai Mick, c’est lui mon alcool.

Cette fois c’est à Adriann de rire. Il n’a pas l’habitude de m’entendre parler sexe. Nous nous taisons un moment, nous jetant des coups d’œil le sourire aux lèvres. On se découvre sous un autre jour.

- Dis, ça aurait été plus simple de commencer cette foutue pleine lune ici non ?

Car mine de rien, le wendigo est bien là et à par gouter sa vodka il se tient pépère. La seule chose qu’il semble avoir envie de bouloter est le petit cul du serveur. D’ailleurs, cela me fait penser que je dois lui rendre la monnaie de sa pièce avec toutes ses agaceries passées. Mick me pardonnera, car il sait ma sincérité envers lui, mais l’arrogant aguicheur a besoin d’une leçon. Et si en prime cela pouvait mettre Therence en rogne ! Mes heures de mannequinat me facilitent la tâche pour la pause, l’inclinaison de la tête. Je cale mon menton dans le creux de ma paume, le coude sur la table et scrute le professeur. J’agis comme il le fait et le détaille. Étonné, il lève un sourcil. Je lui souris de plus belle. T’as aucune chance avec moi, mon petit père, mais comment toi réagis-tu à un allumage en règle en sachant justement que tu n’as aucune chance ? Je le vois soupirer, me croyant pas assez « gamin » pour ce genre de bêtises.

- Tu réalises que tu n’as pas besoin de chaine, mais juste de quelqu’un qui dévie tes pensées ?

Heureusement que Mick n’est pas dans le bar vu la manière dont Adriann se met à me détailler. Il a parfaitement compris que je le cherche rien que pour le faire ch*er. La soirée promet d’être amusante. Le serveur depuis son bar n’en perd pas une miette. Tant mieux, car je lui laisserai le soin d’éteindre l’incendie que j’allume.

En temps normal, je serais incapable d’agir de la sorte, mais les embuches successives qui me tombent dessus ont tendance à me faire basculer sur une partie sombre de ma personnalité.
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MessageSujet: Re: Sound of noise | Chad & Adriann   Dim 20 Déc - 15:00




Petit jeu

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Mon regard vagabondait où cela lui plaisait. Et du dos du serveur jusqu’à un peu plus bas, il n’y avait qu’un pas, que je franchis sans même me soucier du problème de la discrétion. Le rire de Chad lorsque je lui expliquais ma nature m’amusa autant qu’il me surprit, tout comme sa réponse lorsque j’abordais la question de l’alcool. Etant un professeur, les soirées étudiantes étaient passées pour moi, mais quant à lui…

-Pour l’ivresse et les émotions fortes ? Ben j’ai Mick, c’est lui mon alcool.

… Sous-entendait-il vraiment ce à quoi je pensais ? J’éclatais de rire devant son air qui voulait tout dire. Donc pour la première fois depuis des mois, nous étions sur la même longueur d’onde ? J’hochais la tête légèrement en le détaillant, toujours amusé par cette nouvelle facette de sa personnalité.

-Dis, ça aurait été plus simple de commencer cette foutue pleine lune ici, non ?

J’aurais aimé pouvoir être d’accord. Mais d’un certain côté, avoir faillit frôler la mort et faillit amener Chad avec moi… J’avais aimé. J’avais aimé la bestialité presque mortelle qui rapprochait nos deux personnalités si opposées… enfin, au vu du regard qu’il me lançait, pas si opposées que ça. Le loulou s’improvisait-il bourreau des cœurs ? Non. C’étai t moi qui interprétait mal son attitude, son regard… insistant ? J’haussais un sourcil, dubitatif. Il était un peu tard pour se rendre compte de mes charmes, un peu tard pour me sortir le regard déshabillant et, avouons-le, plutôt sexy. Un soupir glissa hors de mes lèvres en comprenant exactement pourquoi Mick avait jeté son dévolu sur cet allumeur de première zone.

-Tu réalises que tu n’as pas besoin de chaine, mais juste de quelqu’un qui dévie tes pensées ?

Alors c’était le but du jeu ? Ca et une petite vengeance quand même justifiée par rapport à nos –mes, surtout- provocations ? Je dissimulais un sourire dans mon verre, conscient de l’attention désireuse que nous attachait le serveur. Que le jeu commence. Reposant mon verre sur la table, je plongeais mes prunelles dans celles de Chad. Il voulait jouer à l’allumeur ? Il avait un maître face à lui… Qu’il en tire quelques leçons. J’imitais sa posture, le menton dans la main, un vague sourire sur les lèvres avant de tendre mes jambes sous la table jusqu’à effleurer la sienne.

-Et tu te dévoues pour me changer les idées, visiblement.

Nouveau sourire angélique alors que je remontais doucement mon pied le long de sa jambe, imperturbable… contrairement à Chad, dont les joues enflammées trahissaient une gêne flagrante. Je cessais mon petit manège au bout de longues secondes en laissant échapper un rire à peine moqueur. Ce n’était certainement pas avec son caractère que le loup allait mener la danse. Je le contemplais dans toute sa splendeur, avec la même faim dont j’avais fait preuve la première fois que je l’avais vu à l’arrêt de bus. Avant de découvrir son tempérament, son côté rabat-joie et sa grande histoire d’amour avec le loulou. Le serveur s’approcha à nouveau, un sourire satisfait au coin des lèvres. Pas étonnant…

-Vous désirez autre chose ?, susurra-t-il en nous scrutant tour à tour.
-Un tas d’autre chose…, répondis-je d’une voix aux accents langoureux en le détaillant de la tête aux pieds. Mais je doute que ce jeune homme soit d’accord, alors… deux autres vodkas ?

C’était plus une affirmation qu’une question. Nous ne pouvions que rester sobres de toute façon, alors autant en profiter. Le serveur réapparut à peine quelques minutes plus tard pour déposer nos deux verres. Il nous adressa un clin d’œil goguenard avant de s’éclipser pour prendre la commande d’un groupe d’étudiantes.

-Loin de moi l’idée de critiquer ta romance, mais tu passes quand même à côté de pas mal de chose en t’engageant si tôt. Rien ne vaut de se réveiller certains matins à côté de parfaits inconnus et… approfondir les points communs à nouveau.

J’attrapais la serviette pour essuyer une goutte d’alcool tombée sur la table avant de m’arrêter dans mon geste. Je posai sur le brun un regard plein de triomphe avant de retourner le bout de tissu, dévoilant un numéro de téléphone.

-Je crois que c’est pour toi. J’en ai pas besoin, me justifiai-je en haussant les épaules. Je vais le rejoindre tout à l’heure. L’arrière boutique est plus cosy que ce qu’on pense.

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MessageSujet: Re: Sound of noise | Chad & Adriann   Dim 27 Déc - 14:38











Petit jeu


Mon changement de comportement déconcerte Adriann… le temps d’un battement de paupière. Il ne me connait pas sous cette facette totalement artificielle que je lui affiche. Mes séances de mannequinat m’aide. Je sais séparer pensées et posture du corps. Depuis que je suis avec Mick de manière officielle, je ne pose plus pour les magazines de fringue. Poser et sourire… C’est une activité que j’avais découvert avec ma mère.  Fière de montrer son bambin, cela avait été aussi un moyen pour savoir paraitre en société et dans le milieu huppé de mes parents. Tout jeune j’avais donc eu l’habitude de paraitre et de refléter une émotion. Ce n’est pas vraiment dans mon caractère, mais ces faux semblants étaient de mise pour survivre dans la faune bostonienne en col blanc.

Je vois les prunelles d’Adriann me détailler et chercher la faille dans ma pause aguichante et mon regard effronté. Je savoure une petite victoire, j’ai réussi à le surprendre lui l’arrogant allemand, grand pécheur devant l’éternel. Lui à qui il suffit de sourire pour faire se pâmer ses étudiants au enseignants tout sexe confondu.

-Et tu te dévoues pour me changer les idées, visiblement.

- Oh, est-ce vraiment une corvée ? Dis-je alors que le serveur ne sait plus quoi faire à nous tourner autour, n’ayant visiblement pas envie de s’éloigner.

- Vous désirez autre chose ? Demande le pauvre garçon, ne sachant pas lequel de nous regarder.

- Un tas d’autre chose…, répond le professeur. Mais je doute que ce jeune homme soit d’accord, alors… deux autres vodkas ?

Je ne peux m’empêcher de rire. Adriann est vraiment difficile à déstabiliser. Et pourtant, là je mets le paquet. Je n’imagine même pas la tête de Mick s’il me voyait utiliser tous mes atouts corporels pour coller le feu à ce wendigo qui oublie que nous somme une nuit de pleine lune et qu’il est censé grogner et faire ce que les fauves de son genre font dans ces cas-là. Le sexe est vraiment le point faible d’Adriann. Toutefois, je joue avec le feu. Car présentement, si j’allume un incendie dans le pantalon d’Adriann, Il ne doit pas compter sur moi pour l’éteindre. C’est ma vengeance très personnalisée. Puis l’idée que Therence puisse apprendre que j’arrive à exciter son mec à une saveur aigre douce très agréable.

- Loin de moi l’idée de critiquer ta romance, reprend Adriann, mais tu passes quand même à côté de pas mal de chose en t’engageant si tôt. Rien ne vaut de se réveiller certains matins à côté de parfaits inconnus et… approfondir les points communs à nouveau.

- Hum… Je suis d’accord avec toi Adri’, mais cela dépend beaucoup de avec qui tu t’engages. Je crois que dans vingt ans, Mick n’aura pas fini de m’étonner au lit comme ailleurs. Mais je ne te fais pas plus de pub à son sujet. Connaissant ton… appétit, tu risquerais de vouloir venir vérifier ça de plus près, et je ne suis absolument pas préteur.

Le serveur nous amène nos consommations et mon compagnon de soirée exhibe fièrement son numéro de téléphone écris sur la serviette.

- Je crois que c’est pour toi. J’en ai pas besoin, me justifiai-je en haussant les épaules. Je vais le rejoindre tout à l’heure. L’arrière-boutique est plus cosy que ce qu’on pense.

- Arf, le pauvre homme n’est qu’un dégât collatéral de mon attaque de charme qui ne visait que toi. Attaque réussi, vu les signaux chimiques que tu émets de manière très… virulente. Pas trop à l’étroit dans ton futal ?

Nous partons dans un éclat de rire commun. Il a parfaitement compris mon jeu. Après, il n’est pas certain que je sois d’humeur badine à chaque pleine lune pour le détourner de ses pulsions meurtrières à ses pulsions sexuelles non moins dévastatrices. Il y en a un qui va déguster... ou pas… Une dernière vilénie me vient quand je reçois un message de Mick qui s’enquière de mon bien être. Il sait que je suis avec Adriann ce soir et l’idée que j’encadre le wendigo un soir de pleine lune ne l’enchantait guère. Mais, Je suis d’humeur assez sombre en ce moment et attacher Adriann me semblait un bon défoulement. Je ne peux pas deviner que la noirceur de mon âme allait partir en exponentiel dans les jours qui venaient avec la mort de ma mère…

Je me lève et pose ma main sur son épaule pour lui chuchoter une excellente partie de jambes en l’air. Avec un clin d’œil, je m’éclipse vers le bar et paye nos consommations. Je me penche vers le serveur et lui murmure deux trois choses qui le font rougir comme une tomate trop mure. Je lui laisse entendre qu’Adriann fait un très bon soumis, adepte des plugs improvisés.

- On se revoit au campus Adriann !

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