AccueilCalendrierÉvènementsFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion


Trophées


Classement au
12 novembre 2017

Zeke Pevencie


►►►◄◄◄br />
Arès Kye Coleman & Willem Shepherd


►►►◄◄◄

Jansen Avery




Classement au
25 novembre 2017

Cassian Norton


►►►◄◄◄br />
Alessandro Amaro


►►►◄◄◄

Maxine Evans




Classement au
13 novembre 2017

Les Admin


►►►◄◄◄br />
Cassian Norton


►►►◄◄◄

Nick O'Sullivan




Classement au
14 octobre 2017

Maxine Evans


►►►◄◄◄br />
Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄

Willem Shepherd




Classement au
14 octobre 2017

Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄br />
Maxine Evans


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman




Classement au
30 septembre 2017

Caracole O'brient


►►►◄◄◄br />
Ruby & Peter


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman




Classement au
15 septembre 2017

Therence Garnet


►►►◄◄◄br />
Éris Blackmoon


►►►◄◄◄

Kada'an Ravewood




Classement au
2 septembre 2017

Éris Blackmoon


►►►◄◄◄

Mafdet Mahes


►►►◄◄◄

Merisha Gunder




Classement au
23 août 2017

Mathieu Lamy


►►►◄◄◄

Alessandro Amaro


►►►◄◄◄

Mickael Wayne




Classement au
5 août 2017

Caracole O'brien


►►►◄◄◄

Merisha Gunder


►►►◄◄◄

Alessandro Amaro




Classement au
07 juillet 2017

Willem Shepherd


►►►◄◄◄

Ashling McLan


►►►◄◄◄

Alex Cormier




Classement au
26 juin 2017

Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄

Alex & Derek


►►►◄◄◄

Nick O'Sullivan




Classement au
10 juin 2017

James MacAulay


►►►◄◄◄

Caleb Lockhart


►►►◄◄◄

Mickael Wayne




Classement au
27 mai 2017

Jaimie O'Sullivan


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman


►►►◄◄◄

Willem Shepherd




Classement au
13 mai 2017

Les Admins


►►►◄◄◄

Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄

Jaimie O'Sullivan




Classement au
28 avril 2017

Gwen W. East


►►►◄◄◄

Caracole O'brien


►►►◄◄◄

Therence Garnet




Classement au
15 avril 2017

Civet


►►►◄◄◄

Stiles & Derek


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman




Classement au
1er avril 2017

Vos 2 Admins


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman


►►►◄◄◄

Kada'an Ravewood




Classement au
19 mars 2017

Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄

Alessandro Amaro


►►►◄◄◄

Willem Shepherd




Classement au
4 mars 2017

Derek Hale


►►►◄◄◄

Pia Abramov


►►►◄◄◄

Matthias Lunsford




Classement au
18 février 2017

Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄

Stiles Stilinski


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman




Classement au
4 février 2017

Mick & Derek


►►►◄◄◄

Maxine Evans


►►►◄◄◄

Brian O'Conner




Classement au
21 janvier 2017



►►►◄◄◄

Mick & Derek


►►►◄◄◄

Willem Shepherd




Classement au
7 janvier 2017

Liam Dunbar


►►►◄◄◄

Willem Shepherd


►►►◄◄◄

Alex Cormier




Classement au
24 décembre 2016

Mick & Derek


►►►◄◄◄

Willem Shepherd


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman





© Code par Mafdet Mahes

Code onglet coulissant :
Okhmhaka de Never Utopia
Partagez | 
 

 A Promise to the Dead PV Meute & Guests

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Derek Hale
Administrateur
avatar

Humeur : Tourné vers l'avenir
Messages : 4805
Points : 4523
Réputation : 202
Date d'inscription : 15/11/2014
Localisation : Au manoir

MessageSujet: A Promise to the Dead PV Meute & Guests   Jeu 13 Aoû - 14:25






A Promise to the Dead

Derek & Meute + Guests
Je cours, je connais cette forêt par coeur, alors je cours et m’envole presque. Je suis à quatre pattes pour être le plus rapide possible, je sens mes muscles se tendre et se détendre. Je n’entends plus mes poursuivants, un sourire satisfait illumine mon visage qui est marqué par la transformation lupine. Je les ai enfin semés ! Une ravine, puis une petite butte, j’y suis presque, il me faut juste encore un tout petit effort et cette fois-ci ils ne pourront rien me… Quand je débouche au sommet de la bute, et que je pose le pied sur le sol dans un solide appui, mes yeux m’apprennent que j’ai échoué… Lamentablement échoué,  mon corps d’adolescent ne fait pas le poids… Je n’ai pas semé mes poursuivants… ils m’ont devancé. Je n’aime pas leurs sourires grognards, cela attise ma colère et mon désespoir d’arriver un jour... à leur échapper.

« - Alors loupiot ? » Dit-elle en détachant bien les syllabes, méprisante.

J’enrage, j’ai été trop lent… trop naïf… encore une fois ! Je ne comprends pas à quel moment ils ont pu me distancer ainsi. Je reprends mon souffle les mains posées sur mes cuisses. J’ai échoué pitoyablement.

« - On fait moins le fier, le neveu ! »

« - Un jour ! Un jour, dis-je entre deux halètements, tu verras un vrai loup, et ce sera moi Peter ! Moi ! Un jour je serais l’alpha de la famille des Hale ! »

« - Faudra me passer sur le corps, petit frère ! »

« - Je serai l’alpha Laura ! Tu verras ! Je le sais. »

« - J’ai combien de retard?» Demande Cora qui arrive.

***

Le jet de la douche évacue les brumes du sommeil. Depuis quelques temps je rêve beaucoup de mon enfance et du temps où ma famille était prospère et respectée. D’une main, j’efface la buée qui s’est installée sur le miroir. Je regarde mon visage imberbe. Pour la millième fois je me demande ce qu’on attend de moi. Mes souvenirs sont là, mon corps d’adulte non. Me séchant sommairement, je vais à la cuisine me faire quelque chose à manger. Ruby m’a conseillé de reprendre, au mieux des possibilités, ma vie d’adulte et d’agir comme tel. Alors hier soir j’ai appelé Chad pour lui dire de me tenir au courant de l’avancée des travaux du manoir. Je me suis entièrement reposé sur ses épaules alors que je sais pertinemment qu’il en bave lui aussi. On doit se voir aujourd’hui.  

J’ai un lien particulier avec l’architecte que je ne m’explique pas. Et étrangement, je suis certain que Peter a le même, mais il reste bloqué sur le fait que Mick, son fiancé, a malgré lui participé au génocide de notre clan. Je ne m’explique pas cette connexion, car là où Ruby a juste perçu le danger pour son bêta, j’ai clairement entendu l’appel à l’aide de Chad depuis le Mexique aussi clairement que s’il était dans la même pièce que moi. Le lien de meute est fort, mais là… Il n’est pas un loup né… Il est né humain, et nous n’avons pas le même sang.

Chad m’a proposé d’inviter Ruby et Peter pour réunir la meute, car d’après lui il est temps d’accéder à la demande de Ruby et organiser une fête pour leurs fiançailles et de fêter également l’intégration de Matrim à la meute de manière solennelle. J’ai été heureux d’apprendre la nouvelle par Ruby. Le jeune photographe est celui qui m’a permis de recouvrer la mémoire. Je lui dois beaucoup. Pourtant, je ne sens pas encore bien le lien avec lui, voir même pas du tout par moment. Il n’est pas un loup, comme Chad, mais depuis notre virée au Mexique, j’arrive clairement à percevoir Mick et son état émotionnel. Cela viendra avec le temps. D’ailleurs, « les amoureux », –Je ne sais pas pourquoi Stiles les appellent ainsi maintenant– ont pas mal été secoués. Une nouvelle composante s’est ajoutée à la vie déjà bien compliquée de mon frère de meute. Sa mère biologique n’est d’autre que la femme qui agace tant Ruby au poste de police. Je souris au souvenir de ce conflit matriarcal. Je ne sais que peu de chose sur cette Fiona – Iona, juste ce que m’en a dit Ruby le lendemain que la vérité ait éclaté. Ruby se méfie d’elle, mais ne sait pas en donner la raison. Je suis heureux pour Chad, une mère… La mienne me manque tant, maintenant plus que jamais. J’ai besoin de ses conseils. Elle me dirait quoi faire.

J’ai besoin de réfléchir… encore. J’arrive au manoir en avance sur le rendez-vous. Quelques ouvriers sont là. Chad m’avait présenté comme étant de la famille du propriétaire, je peux donc circuler sans que l’on me questionne sur ma présence. Le toit est terminé. Maintenant c’est l’aménagement intérieur qui est la principale occupation de ceux qui travaillent ici. J’aimerai tant retrouver mon corps avant que la construction soit finie. J’ai fait une promesse à Stiles. Ce manoir sera notre foyer. Mais notre couple est en suspens. D’un commun accord on s’en tient à une relation fraternelle. Nous forcer gâcherait les choses. Mais il ne faut pas que cela ne dure trop.

Je médite, les fesses posées sur un vieux tas de planches. Je déroule en pensée ce que je sais, ce que j’ai vécu. Je cherche un indice, quelque chose qui pourrait m’aiguiller vers une solution. Je lève le nez au ciel, il en fait du bruit cet oiseau ! Avec étonnement, j’observe un magnifique rapace qui fait des ronds autour de la clairière qui abrite le manoir. Son envergure est impressionnante, je ne m’y connais pas assez en oiseau pour reconnaître sa…

Même les ouvriers qui sont là se taisent quand ce majestueux aigle se pose sur le bras d’une des pelleteuses. L’oiseau est noble, il se tient fièrement dressé et regarde autour de lui comme un souverain. Luka avait une fois ramassé une buse qui avait une aile cassée et il… Luka ! Je regarde de nouveau l’oiseau. Celui-ci me fixe, puis s’envole. Je le suis du regard jusqu’à ce qu’il disparaisse par-delà la cime des arbres. La dernière fois que j’ai vu un tel oiseau, c’est dans une des visions que j’ai eue à la dernière lune rousse par l’intermédiaire de Luka. Sans qu’il ne le sache, pendant quelques instants, j’ai eu accès à sa propre mémoire et surtout à celle de son rôle de gardien dont lui-même n’a pas la maîtrise. Les images n’étaient pas des souvenir à proprement parler, mais une sorte de kaléidoscope d’images venant du passé, du présent et du… futur. J’en suis certain maintenant depuis l’annonce de la double grossesse de Ruby, puisque j’avais vu ses jumeaux auprès d’elle et Peter alors qu’ils ne sont pas encore nés.

C’est dans ces images que j’ai vu un aigle royal. Il ressemble à celui qui vient de partir, mais il est plus jeune et son plumage est sensiblement différent. Cet oiseau c’est… ! Un coup de klaxon me sort de l’effarement dans lequel je suis. Peter me sourit, il est satisfait de m’avoir fait sursauter. Dans le même temps mon téléphone vibre. Un message de Chad m’indique que sa mère va aussi passer, il souhaite lui montrer ce projet qu’il mène de A à Z. Avec une certaine fébrilité, je lui réponds que ça me fait plaisir de la rencontrer. Peter me parle, mais je ne l’entends pas. Je suis troublé. Je force ma mémoire, mais les images s’emmêlent. L’aigle… Il a un message… non c’est un avertissement ? Ou une prophétie ? Il avertit d’un changement… est-ce de moi qu’il parle ?

- Quoi !

Je me retourne avec colère vers Peter qui m’agace de je ne sais quoi. Il me fait un signe en montrant ma joue. Je la frotte, du sang. Je ne suis pourtant pas blessé. Etonné je regarde ma main, une autre image se superpose, d’autres mains maculées de sang. Les miennes ?

- Tu te sens bien Derek ? Me demande Ruby.

- Je… Oui, je vais bien.


Mon cœur ne loupe aucun battement pourtant je mens… Non, je ne vais pas bien. Mafdet ! Je dois parler à Mafdet, elle qui voyait les futurs possibles. Elle doit bien savoir ! Cela ne peut être vrai ! Peter commente l’avancée de la construction, moi je frissonne de froid, j’ai peur. Le kaléidoscope vient d’arrêter de tourner. Je vois mes mains tachées de sang et j’entends Lydia qui crie sans fin… Ruby s’extasie sur les essences de bois que Chad a choisi, cela donne du caractère à la pièce de vie principale. J’ai l’impression d’être dans un film sordide où tout le monde s’amuse et où je vais mourir. Ruby qui est si joyeuse que cette demeure reprenne enfin ses lettres de noblesse, de la… vie qu’il va de nouveau y avoir, alors quand elle se tourne vers moi, je lui offre le plus beau de mes sourires. Le moteur de la Camaro de Mick ronfle au loin. Comme la mienne, il la gare près de la route, le chemin forestier qui mène au manoir a été défoncé par les engins de chantier. Il est impraticable pour nos sportives.

Chad et Mick s’avancent tranquillement. Je sais que ce dernier est loin d’en avoir fini avec son passé, mais je les sens apaisé. Mick me sert chaleureusement la main, comme son compagnon, il n’a pas chargé son regard sur moi malgré la jeunesse de mes traits. Chad m’offre une accolade, puis me regarde et fronce les sourcils. Je lui fais un signe imperceptible de la tête. Je ne souhaite pas qu’il alarme Ruby. Notre étreinte s’éternise, j’ai comme un sentiment de déjà vu et que c’est la même chose de son côté.

- Chad faudra qu’on discute.

- Je le crois aussi…

Les autres pensent que nous parlons au sujet du manoir et de détails à voir ensemble. Ruby semble heureuse de ce fait. Je ne fais surtout rien pour la détromper. Peter vient saluer Chad et le félicite pour cette renaissance d’une demeure qui nous est chère. Sa poignée de main à Mick est plus protocolaire. Si mon oncle a facilement oublié que sans mon intervention, Chad l’aurait tué pour s’être attaqué à Mick, il a toujours une réticence instinctive contre celui qui a été de l’autre côté de la barrière, du côté des chasseurs…

Un véhicule de police s’engage sur le chemin et se gare à côté de la pelleteuse. Le 4X4 de Parrish n’a pas de soucis pour passer sur le chemin défoncé. Avec galanterie, il fait le tour de la voiture dans l’intention d’ouvrir la portière de sa passagère, mais celle-ci est déjà sortie. Je dois avoir un air ébahi en la regardant, car elle me fixe intensément. Je sais que de l’assemblée présente je suis le seul qu’elle n’a jamais vu. Elle a déjà croisé Peter qui passait prendre Ruby au poste de police. Ce regard… un autre se superpose. Le sol tangue dangereusement.

Là, ce n’est pas dans les visions de Luka, mais bien dans ma propre mémoire que d’autres images fusent. Trois hommes, des tenues traditionnelles, les plumes… d’aigle royale. J’avais quoi ? Cinq ou six ans. Je me souviens d’une claque retentissante donnée par ma mère. Je m’étais moqué du plus âgé. Nouvelle image, une ou deux années après, ils ne sont plus que deux, le plus ancien est mort. Je me souviens du visage grave de ma mère quand ils sont repartis. Je me souviens de comprendre leur langue, n'ai je pas vu un membre de cette tribu l'autre fois avec Therence ? Trop d’éléments… Certaines pièces s’assemblent, mais je n’ai toujours qu’une vision parcellaire d’un tout qui semble prendre une dimension temporelle vertigineuse. J’ai brusquement froid. Je viens de comprendre que le cri de Lydia m’est adressé. Combien de temps me reste-il ?  La mère de Chad s’extasie sur le bâtiment, mais je sens bien son regard qui revient régulièrement sur moi. L’aigle… le messager de la mort.

Le soleil se dévoile et la température se réchauffe. Mick ôte sa veste, geste anodin… Nous sommes pourtant quatre loups et je semble être le seul à remarquer que la Chad-boussole, qui ne quitte jamais le cou de Mick, est entourée d’un étrange halo. L’objet semble être comme « activé ». Je recommence à avoir le tournis. Où ai-je déjà vu ça ?



(c) Fiche par Mafdet


I want answers. Did you ?

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://blogfantasystories.wordpress.com/
Fiona Ferjones

avatar

Messages : 152
Points : 149
Réputation : 3
Date d'inscription : 05/03/2015

MessageSujet: Re: A Promise to the Dead PV Meute & Guests   Sam 15 Aoû - 11:37



A Promise to the Dead


Feat : Meute de Ruby & Jordan

Retrouver mon fils a fini de me faire vaciller. Le destin me joue un drôle de tour. Je ne peux m’empêcher de songer au gâchis. Mais si j’avais « su », comment serait notre vie à chacun de nous maintenant ? Chad semble épanoui au côté de Mick. S’il n’avait pas été adopté, il ne l’aurait certainement jamais rencontré. Et je n’aurais probablement jamais été dans cette maternité sordide pour accoucher de sa sœur… A chaque seconde, chacun de nos choix semblent nous conduire sur un nouveau chemin… Seulement, aujourd’hui je me retrouve pourtant sur une route que j’ai volontairement quittée il y a plus de vingt ans... Est-ce que ça aurait changé quelques chose ? Je n'en suis pas si certaine.

Jordan à mes côtés conduit silencieusement. Il est troublé, ce qui se passe entre nous est indescriptible. Moi-même je ne sais pas comment me positionner. Entre l’envie égoïste de profiter d’un homme attentif et la réalité du présent et de ce futur sombre… Alors que j’ai promis de tout lui dire de mon passé… je me trouve contrainte de lui cacher un futur imminent. C’est un homme honnête, il mérite mieux que cela. Je comprends maintenant pourquoi mon père et avant lui mon grand-père avaient toujours eu cette marque fermée sur leur visage. La connaissance est une charge, surtout quand on doit garder le silence. Je crois que je ne m’en sors pas trop mal et que j’arrive à donner le change. Les émotions qui arrivent à traverser ma carapace peuvent être mises sur le compte de mes retrouvailles avec mon fils. Je me suis longuement entretenue avec Stephan. Toute la nuit qui a suivi ce diner au restaurant à quatre. Il m’a raconté la vie de mon fils. Le meilleur ami de mon défunt mari est un homme incroyable. Il a gardé en mémoire la moindre chose concernant Chad. J’ai pu ainsi vivre en différé et en accéléré chaque étapes importantes de celui que j’ai mis au monde. Je retrouve le caractère de Chris dans ce côté rêveur et passionné. Je suis fière que mon fils ait choisi ce beau métier. Je sais qu’il réussira. Puis cela me soulage un peu, cette activité n’est pas un métier à risque comme ce que faisait son père…

Nous avons eu un moment d’émotion pour la partie concernant sa morsure et la mort d’Emy. Chad qui s’est éloigné pour finalement atterrir, comble de coïncidence, à Beacon Hills, la ville natale de son propre père. Mais maintenant je sais qu’il ne s’agit pas d’une coïncidence. Il était prédestiné à revenir ici… depuis le début c’était écrit dans ses gênes.

Je me tiens à la poignée de la portière pour ne pas basculer sur Jordan quand il s’engage sur un chemin forestier bien abimé. La demeure qui se révèle à mes yeux est impressionnante. Savoir que Chad est à l’origine de cette renaissance me comble le cœur. Mon fils est un constructeur. J’aperçois Ruby et son compagnon. Chad me sourit timidement et Mick me salue d’un signe de tête. Je me suis avancée, mais j’attends que Jordan arrive à ma hauteur. Je ne souhaite pas qu’il se sente comme un intrus dans cette assemblée que compose la meute de Ruby. Mon regard est capté par un adolescent qui me regarde avec des yeux ronds. En voyant le jeune Hale, j’ai un choc. Ruby m’a expliqué le souci qu’il rencontre avec son apparence. Je ne sais donc pas quelle apparence il a adulte, mais dans son corps d’adolescent il ressemble tellement à… celui avec qui j’ai joué toute mon enfance. Le fils de nos voisins, cette meute de loups avec qui mon peuple a toujours été lié. Je sais que par le passé un de leur membre était parti créer une alliance avec une autre meute  habitant aussi en Californie. La ressemblance est si frappante, que je n’ai pas de doute. Derek Hale a du sang commun avec mon ami d’enfance. Coïncidences… Destins croisés… Dire qu’il fait partie de la même meute que Chad… Leur lien doit être fort, car il est renforcé par un autre, bien plus ancien, ancestral. Ma tribu a toujours joué un rôle particulier sur cette meute de loup. Nous étions… nous sommes leurs émissaires et surtout leurs gardiens. L’aigle qui veille sur le loup. L’évidente raison de la présence de Chad ici, sur le territoire Hale n’est plus à démontrer… Lui qui reconstruit leur demeure. J’ai parlé avec mon fils seule à seul. Je ne sais pas s’il a vraiment saisi ce que je lui ai dit de notre tribu, de notre héritage génétique que j’ai renié à mon adolescence. Il peut avoir la même attitude.

J’entre dans le manoir à la suite de Chad. Quelques ouvriers travaillent, j’entends le bruit des perceuses et des câbles que l’on tire. L’odeur de bois est omniprésente. Il manque encore les portes intérieures, mais on devine les espaces. Le mélange des essences d’arbres contraste avec le brut du béton central. J’ai le souffle coupé par tant de beauté. Je vois le regard inquiet de mon fils. Il attend mon jugement. Je lui souris chaleureusement, je crois que la vie me fait un cadeau en pouvant contempler son œuvre. En passant de pièce en pièce, j’observe Derek à la dérobée. Lui-même semble me suivre. Perçoit-il quelque chose ? Un ouvrier passe à côté de moi, je le vois froncer les sourcils en voyant mon badge du FBI accroché à ma ceinture. Ce type a-t-il quelque chose à se reprocher pour ne pas apprécier la présence des forces de l’ordre ?

Je me rapproche de Ruby. Je lui assure que cette demeure sera parfaite pour sa famille et les enfants à naitre. Si près de la nature, le lieu est parfait. Peter, en homme protecteur l’enserre doucement, collant son torse au dos de l’adjointe. Je ne peux m’empêcher de sourire au « Ma Douce », dont il l’attentionne. Je vois Mick serrer l’épaule de Chad, j’aime l’attention qu’il lui porte. Leur amour est vraiment sincère. Je vois une ombre passer sur le visage de Jordan.

Cette demeure semble enfin revivre sous le signe de l’amour. Je sais d’après Ruby que Derek a prévu d’y vivre avec son compagnon, un certain Stiles que j’ai parfois croisé au poste de police. En me reculant pour avoir une meilleure vue de ce qui sera le salon, je butte sur Jordan. Il me retient du plat de la paume sur mes reins. Je lui souris doucement. Je sais ses doutes et son trouble. Je ne sais quelle attitude adopter. La raison voudrait que je m’éloigne…







La mort est un cadeau que nous offrent ceux qui partent.

Un cadeau exigeant, écrasant, mais un cadeau.

La possibilité de grandir, de comprendre, de s'ouvrir, d'apprendre.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chad Wilder

avatar

Humeur : En colère
Messages : 870
Points : 895
Réputation : 77
Date d'inscription : 15/11/2014
Localisation : Beacon Hills

MessageSujet: Re: A Promise to the Dead PV Meute & Guests   Lun 17 Aoû - 22:04







A Promise to the Dead


La requête de Derek m’avait réconforté. Il semble reprendre espoir de redevenir comme il était, avant d’être venu à mon secours au Mexique. Même si je n’en étais que l’instrument, je me sens responsable de son état. Alors quand il me demande vouloir de nouveau suivre la reconstruction du manoir, je lui propose de convier Ruby et Peter. Car après tout, ils vont aussi y vivre, puis il est grand temps de parler de cette fête pour officialiser mes fiançailles avec Mick. Je sais Ruby vexée de ne pas avoir été avertie de notre geste. Je comprends sa frustration, plus qu’un alpha, elle agit souvent en mère pour ses bêtas. Mais elle avait compris que ce serment était avant tout, un don à l’autre, qui n’avait besoin que du ciel comme témoin. Je regarde l’alliance qui orne mon doigt. Je n’ai pas besoin de cela pour penser à Mick, mais cet anneau affiche ma condition. Mon cœur est pris.

***

La matinée a été surréaliste. Fiona… Iona… je ne sais pas encore comment l’appeler m’a convié à un brunch et à faire un peu de shopping. Mick s’était esclaffé de la tête que je fis en raccrochant, me disant que « son loulou » était trop attendrissant avec un air aussi perdu. J’avais grogné pour la forme, mais je le savais heureux pour moi. Je devais juste me faire à cette idée : j’avais maintenant deux mamans, trois si on ajoute Ruby. Cela commence à faire beaucoup…

Je m’étais ainsi retrouvé face à celle qui m’avait mis au monde. Je savais les raisons, bonnes ou mauvaises, nul  ne le saura jamais, de mon adoption et celles qui l’avaient faite se tenir à l’écart de ma vie. Nous avions tant à rattraper. Après quelques gênes et réticences, nous nous mîmes à parler avec entrain.

J’aime la femme que je découvre. Comme moi elle a une part d’ombre et plus elle me parle, plus je me retrouve en elle. Il y a quelque chose d’indiscernable qui nous lie. Une fois fini de déjeuner, Fiona insiste pour m’acheter quelque chose. Je comprends ce besoin et l’emmène dans mon magasin préféré de prêt à portée. Elle est étonnée que le vendeur et la caissière agissent avec moi presque comme en amis. Je m’étonne de la fierté que j’ai de la présenter comme ma mère. Je crois que je suis tout simplement heureux. J’ai trouvé l’homme qui comble mon cœur, renoué avec mes parents adoptifs et retrouvé une mère. Enfin, la vie me sourit, enfin ! Certes les menaces qui pèsent sur nous sont toujours là, mais je ne suis plus seul.

***

Nous regardons les pigeons se disputer des miettes de pain dans ce parc où il y a quelque mois j’ai dit « oui » à Mick. A nos pieds, les folies du shopping. Fiona a même pensé à Mick et lui a pris plein de choses qui lui iront à merveille. Je suis heureux qu’elle accepte mon compagnon. Je m’excuse de ne pas lui donner une descendance, mais promet d’adopter un chat ou un chien. Je plaisante, mais je n’ai pas abordé cette question avec Mick. Nos vies sont bien trop dangereuses pour y inviter un être innocent. Je sais trop le traumatisme que Mick a vécu en perdant ses parents.

La conversation glisse doucement vers mes ancêtres maternels. Je ris encore sur l’anecdote de ma bisaïeule. Puis le ton de Fiona se fait plus grave. Il n’est plus question de rire ou de plaisanter. Ce qu’elle m’apprend est… sérieux. A aucun moment je ne mets en doute ses dires, malgré l’ampleur surnaturelle qu’ils ont. Tout cela m’effraye. Ne pas échapper à son destin… En serais-je jamais capable ? Serais-je à la hauteur de cet… héritage ? C’est avec émotion qu’elle me dit que je rencontrerai bientôt mon grand-père Ezéquiel Jefferson. J’avoue craindre le bonhomme avant même de l’avoir rencontré. Je ne suis pas préparé à ce sang indien qui coule dans mes veines. Mais maintenant je comprends pourquoi Derek m’a entendu depuis le Mexique aussi surement que si je lui hurlais au creux de l’oreille. Son état aussi… Rien n’est un hasard, notre destin est lié. Je sens que ma mère ne me dit pas tout, mais je suppose qu’il doit en être ainsi pour ne pas m’influencer. Alors lorsque je lui dis que dans l’après-midi, nous nous réunissons au manoir pour faire le point sur la construction et la fête de mes fiançailles, elle me demande si elle peut se joindre avec nous. J’accepte avec joie. Je suis content de pouvoir lui montrer mon travail. Elle me dit qu’elle passera avec Jordan Parrish avant de partir pour leur mission.

***

Lorsque nous arrivons au manoir, Ruby et Peter sont déjà là. L’oncle de Derek semble satisfait de ce que j’ai fait à sa maison familiale. Si l’extérieur est à l’identique, l’aménagement intérieur a entièrement été repensé. En effet, le manoir abritera bien moins de monde que par le passé. Quand je vois Derek, je suis immédiatement alerté. Il est préoccupé. Notre accolade s’éternise, notre dialogue muet se fait par la pression de nos bras. Quelque chose ne va pas.

- Chad faudra qu’on discute.

- Je le crois aussi…

Que sait-il sur la famille Jefferson ? Mais je n’ai pas le temps de m’éterniser, Fiona et l’adjoint Parrish arrive. L’air ébahi de ma mère devant l’ampleur de la construction me ravi. Je fais le guide et explique les choix qui ont été fait pour la reconstruction. Mais il y a deux niveaux de discussion. Celle évidente sur l’avancée des travaux et une autre faite de regards et de soupirs. Il y a plus qu’un lien professionnel entre ma mère et l’adjoint. Et Derek suit Fiona comme un chien suit son maitre. Alors quand on ressort du manoir et que Mick retire sa veste, j’ai l’impression qu’une alarme vient de se mettre en route. La Chad-boussole irradie d’une aura d’un rouge inquiétant. Je ne sais pourquoi, mais un sentiment de peur me moue le ventre. Cette alarme semble avertir la fin de quelque chose. Cet objet est synchronisé avec ma vie… Derek semble aussi avoir remarqué le changement. Ma mère se trahit par une légère augmentation de son rythme cardiaque avant de se reprendre et de parler avec Ruby du manoir.

Mick me sourit… Il a dû percevoir mon air soucieux.

- Ça va Loulou ?

Il ne voit rien… J’ai peur, une peur dont je trouve un écho dans le regard de Derek.


© Fiche par Mafdet Mahes


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mickael Wayne
Administrateur
avatar

Humeur : Observateur
Messages : 1366
Points : 1350
Réputation : 209
Date d'inscription : 17/11/2014
Localisation : Assigné à domicile

MessageSujet: Re: A Promise to the Dead PV Meute & Guests   Jeu 20 Aoû - 18:23


A secret to the Dead

Le manoir Hale est un symbole. Celui d’une famille puissante et respectée. Derek parle peu de ses parents qui ont péri dans l’incendie il y a plusieurs années. Je n’oublierai jamais le sentiment de culpabilité qui m’habite. J’ai été contraint de faire des choses affreuses. Cet endroit n’est que l’un des recoins sombres de mon passé.

Peter et Derek sont les deux seuls membres de cette famille encore présents à Beacon Hills. Et aussi loin que leurs mémoires puissent le dire, ils sont tous les deux très différents. Mais bien qu’autrefois ennemis, ils sont à présent fiers de pouvoir redonner au nom des Hale toute sa valeur. Et c’est Chad, l’homme que j’aime, qui est à l’origine de ce projet.

La reconstruction de la propriété de ses frères de meutes est pour lui un sujet autant personnel que professionnel.  C’est avec fierté que je l’accompagne présenter son travail à Iona, sa mère, réapparue dans sa vie depuis peu. Je le sais heureux d’avoir pu renouer des liens avec ses parents adoptifs, Stephen et Priscilla, et d’avoir la chance de rencontrer celle qui lui a donné la vie. À mes côtés, il semble rayonner autant que le soleil qui éclaire cette journée.

Mais nous sommes à Beacon Hills. Rien ne se passe jamais comme prévu. Les instants de sérénité disparaissent parfois en un battement d’ailes. Et pourtant, en arrivant dans cette partie de la forêt devenue presque mythique par son histoire, rien ne laissait présager que les choses tourneraient mal. Rien que je n’aurais pu déceler, aveuglé par un bonheur trop facile à briser.

* * *

Quelques heures plus tôt

C’est un Chad concentré et méticuleux que j’observe depuis le lit. Nous sommes réveillés depuis peu et il ne veut absolument pas être en retard pour le rendez-vous fixé dans l’après-midi avec Derek. Je me lève et le frôle tendrement pour me rendre dans la cuisine. Ainsi, quand il a fini de réunir les plans et les documents dont il aura besoin, il s’assied devant un petit déjeuner préparé avec amour.

- Mon loulou, tu sais que nous allons au manoir que dans plusieurs heures, lui rappelle-je pour le détendre.

- Je sais, mais je ne veux rien oublier. Ruby et Peter seront là et…Iona…me dit-il.

- Ta mère ? Demande-je avant de comprendre qu’il reçoit un appel sur son téléphone.

Je le regarde, attendri par les différentes expressions qui animent son visage. D’abord la surprise, puis un sentiment de plénitude.

- Mon loulou, tu es tellement craquant quand tu fais cette tête-là, m’exclame-je en cherchant à l’atteindre par-dessus le plan de travail.

- Quelle tête ? Bougonne-t-il.

- Celle-là ! Dis-je en passant ma main sur sa nuque pour l’embrasser.

Il me rend ce baiser qui lui redonne immédiatement le sourire. Puis, il m’explique la proposition que vient de lui faire sa mère. Je comprends qu’elle souhaite retrouver son fils, passer du temps avec lui pour compenser toutes ces années durant lesquelles elle s’est forcée à rester éloignée. Elle avait eu à faire un choix aussi douloureux que vital. On ne pouvait faire tourner la roue du Destin dans l’autre sens et nul ne pouvait savoir ce qu’il serait advenu si elle n’avait pas confié Chad à Stephen et Priscilla.

Il s’habille sous mon regard scrutateur en me répétant pour la centième fois qu’un style sobre et chic lui permet d’être présentable en toute occasion. Je sais que, malgré une certaine appréhension, ce moment privilégié compte et comptera beaucoup pour lui. Lorsqu’il est prêt à partir, je lui demande de transmettre un bonjour sincère à Iona que je respecte beaucoup puis referme la porte derrière lui.

Il y a des secrets que je partage avec Chad. Puis il y a des détails dont je tais l’existence. Depuis peu, j’ai compris où se trouvait le dossier que je m’étais adressé par le passé. Il est en sécurité bien sûr. Je retourne dans notre chambre et saisis la mallette cachée sous notre lit. Elle ne l’est pas vraiment car Chad connait son existence. Je l’ouvre pour détailler son contenu. Il reste quelques fioles protégées dans une gangue de mousse compacte. Plusieurs passeports comportent ma photo et des données différentes pour toutes les identités que j’ai pu endossées durant ces dernières années. Je cherche le seul véritable document qui peut prouver qui je suis. Mon acte de naissance sur lequel je n’avais plus posé les yeux depuis longtemps. Jonathan et Nora Wayne. Je m’accroche au médaillon que je porte autour du cou. En me voyant faire ce geste alors que nous nous connaissions à peine, Chad m’avait demandé ce qu’il signifiait. Je lui avais dit qu’il s’agissait du seul cadeau qui me restait de mes parents. D’autres objets précieux marquent des évènements importants dans ma vie. La Chad-boussole, beaucoup plus à nous qu’à moi seul, est une relique familiale comme Iona nous l’a appris. J’ai l’impression d’en être le gardien. Et puis mon alliance, bien qu’il ne s’agisse que de fiançailles, je sais que jamais nous ne changerions nos anneaux. Lorsque nous sommes allés dans cette boutique, ils nous étaient apparus, comme créés pour nous. Deux anneaux uniques et complémentaires. À l’image de notre couple. La force de notre amour me rappelle avec une légère amertume que je tarde à dire à Chad ce que j’ai compris depuis peu. Les informations que je suis susceptible d’obtenir semblent être l’un des fondements de cette quête que j’ai entrepris. Je suis terrifié et extrêmement impatient de mettre la main dessus. Mais ces derniers jours, je tais cette mission personnelle pour être présent pour celui que j’aime. Il retrouve un équilibre quand le mien est peut-être sur le point de se rompre. Rien n’est jamais facile. Notre adage est constamment mis à l’épreuve. À deux, on est plus forts. Je l’espère toujours.

Je referme la mallette et contacte James. Il me dit être occupé alors je promets de ne pas le déranger longtemps. Comme pour la première fois où je suis tombé sur lui en allant chez mon ami, je suis surpris par la présence de Miya. Je le sais discret en ville depuis la révélation de son lien familial avec Chad. Il a besoin de se reconstruire. Par respect et politesse, je ne cherche pas à demander une explication quant à sa relation avec James. Malgré tout ce qui est arrivé, Miya est quelqu’un de bien qui mérité toute l’aide qu’il jugera nécessaire pour aller de l’avant. James, derrière son écran d’ordinateur, cache un caractère altruiste. S’il y a quelqu’un qui peut faire quelque chose d’impossible, c’est bien lui. Ces dernières années, il a créé bon nombre d’alibi et m’a ouvert autant d’issues de secours que j’en ai eu besoin. Je lui explique brièvement mon intention de retourner à San Francisco. Mais contrairement à ma précédente expédition là-bas, celle-ci devra être rapide. Je ne souhaite pas m’éterniser.

Je lui rappelle ce contrat passé il y a longtemps et précise que cette année, les circonstances, le hasard ou le destin jouant dans ce sens, je m’occuperai personnellement de cette tâche. À la date d’anniversaire de leur mort, je serai sur la tombe de mes parents.

Je sais que James s’occupera de me trouver un vol direct en première classe, qu’une voiture m’attendra à l’aéroport pour m’emmener à destination. Je sais aussi qu’il fera en sorte que ce voyage se déroule sans encombre. Et qu’à mon retour, il sera présent lorsque je découvrirais la clé d’un lourd secret. En arrivant à Beacon Hills, je voulais donner un grand coup dans cette fourmilière. Cette ville regorge de mystères. J’ai l’intime conviction que si je suis venu dans ici, c’est bien parce que je dois y apprendre la vérité. Iona avait parlé de boucle et de rencontres qui n’ont rien d’un hasard. En gardant cette notion en tête, je prie d’être dans le camp de ceux que le Destin épargnera.

Je secoue la tête en remontant les escaliers qui mènent à l’appartement. Je suis quelqu’un de rationnel, de réfléchi, de droit comme aime à se moquer Chad. Mon côté minutieux l’amuse même. Je ne devrais pas accorder plus d’importance à la fatalité qu’au libre arbitre dont nous sommes tous dotés. Ce sont nos actions qui définissent ce que nous sommes.

L’amour de Chad n’occulte pas le désir de vengeance que j’éprouve depuis la mort de mes parents. Confucius a dit que celui qui recherche la vengeance devrait commencer par creuser deux tombes. Moi, j’entreprends le chemin inverse. C’est sur celle de mes deux parents que j’ai juré de découvrir ce qu’il s’était passé. Car ma conviction profonde que ce n’était pas un accident est restée intacte. Mais ma quête ne se résume pas à comprendre la raison de leur assassinat, ni à en trouver les coupables. Je veux arrêter les machinations du Baron, cet homme dont je ne sais plus rien et qui a semé tant de cadavres derrière lui. Celui qui m’a poussé à faire des choses horribles en menaçant le peu de personnes envers lesquelles j’étais attaché. Après le black-out, j’ai bien tenté de trouvé des réponses. L’A.R.G.U.S. promettait de mettre tous les moyens possibles à mes dispositions pour peu que j’utilise mes aptitudes dans leur intérêt. Ils ont vu en moins le même attrait qu’avait eu le Baron à des fins plus perverses mais toutes aussi sombres. Mais j’ai fini par quitter l’organisation, conscient que personne ne pouvait ou ne souhaitait m’aiguiller. Je ne savais pas quoi chercher précisément. Je vivais la vie d’un fantôme, celle d’un enfant qui aurait dû mourir dans cette explosion, le jour où il n’a même pas pu dire adieux à ses parents.

Bien trop d’éléments se croisent et se mêlent. Je reconstitue ce casse-tête sans cesse. Mes souvenirs absents ou non font partie d’un puzzle géant que je m’évertue de reconstituer. James m’y aide à chaque nouvelle piste, Chad m’accompagne et me soutient. Fiona a évoqué récemment la rencontre qu’elle avait eue avec mon père, lorsqu’il était le contact de Christopher Argent, le père biologique de Chad. Stephen nous avait appris qu’ils formaient avec un autre homme, un triumvirat qui agissait dans l’ombre pour préserver la paix entre le monde surnaturel et le quotidien de l’humanité. J’avais été profondément surpris que mon père connaisse l’existence de ces secrets. Et puis, c’était vite devenu une évidence.  

Je m’allonge sur le lit en fixant le plafond. Les voilages aux fenêtres laissent entrer les rayons du soleil sous différents angles. Je détaille le jeu d’ombres et de lumière. Les formes s’agitent faiblement lorsque le vent remue les tissus. Je ne me souviens pourtant pas d’avoir ouvert la fenêtre. Je m’hypnotise au grès de mon imagination. Étrangement, je crois percevoir plusieurs choses dans ce balai désorganisé.

Ma mémoire doit me revenir petit à petit. C’est ce que le message vidéo indiquait. Est-ce cette impression que je ressens ? Comme une image floue ? Je ferme les yeux pour tenter de me rappeler quelque chose. La douleur est cinglante et immédiate. Je m’agite en serrant les poings. Ma poitrine est compressée, je manque d’air. Ma tête sur le point d’imploser brouille tout ce que j’ai cru entrevoir. Puis une porte s’ouvre dans mon passé. Une porte que je n’avais jamais franchie. Alors la douleur laisse place au souvenir.

* * *

Je ne sais pas pendant combien de temps je suis resté inconscient. Lorsque j’ouvre les yeux, je n’ai pas de migraine. Et je me souviens distinctement de ce qui est arrivé. Je me repasse le film mentalement craignant qu’il ne s’efface aussitôt. Je ne comprends pas ce que j’ai vu. Ni pourquoi un tel souvenir aurait été dissimulé. Un souvenir d’enfance. Un souvenir qui n’avait rien à voir avec le black-out que je m’étais à priori infligé. Je peste contre moi-même en me regardant dans le miroir. La solution n’est pas sous mon nez mais dans ma tête. Inaccessible. Je crains le danger que je représente si j’avais choisi de me taire, d’oublier. Je détaille mes yeux vairons, une particularité génétique qui attire autant qu’elle effraie comme j’ai coutume de le penser. Stephen Wilder avait également fait les frais de cette bichromie.

Quelques messages de Chad me confirment qu’il sera bientôt de retour et que nous pourrons aller au manoir. Il est impatient et me dis avoir passé un moment très agréable. Je souris lorsqu’il évoque une surprise dont il n’est pas l’auteur.

En effet, lorsqu’il revient les bras chargés de paquets, je suis curieusement ému qu’Iona ait pensé à m’offrir quelque chose. Aiguillée par les conseils de son fils, elle a su choisir ce qui me plairait.

Nous arrivons au manoir après Ruby et Peter. Et bien entendu Derek qui devait être le premier sur les lieux. Alors que nous entrons à peine dans le manoir, Fiona et Jordan nous rejoignent. Comme nous tous, ils sont impressionnés par l’ampleur de la rénovation. C’est une bâtisse qui dégage une aura particulière. Et ce sera une grande maison de famille pour Derek, Stiles, Ruby, Peter et les jumeaux. On se demande parfois si la cohabitation se fera sans heurt avec toute cette tribu. Mais le domaine des Hale a quelque chose de fédérateur. Les personnes qui y sont rassemblées aujourd’hui en sont la preuve.

Après les explications de Chad, les exclamations de joie de Ruby, les exigences de Peter et les réactions discrètes mais sincères de Derek, nous sortons dans ce qui sera le futur jardin, ouvert vers la forêt.

C’est une belle journée et si j’ai voulu faire honneur au cadeau offert par Iona, je retire à présent ma veste pour profiter de la chaleur estivale, légèrement en avance.

Chad fronce les sourcils en plissant la bouche. C’est un tic qu’il ne contrôle pas lorsqu’il est soucieux.

- Ca va, Loulou ? Demande-je en m’approchant de lui.

Il ne répond pas et tourne la tête vers Derek. Leurs regards angoissés se croisent. Puis, je sens un poids autour de mon cou. La Chad-Boussole est devenu soudainement si pesante que je suis contraint de la retirer.

Dans la paume de ma main, elle pulse d’une lumière rouge. Comme un cœur paniqué battant la chamade. Un tambour de guerre silencieux.

Quelque chose ne va pas.


(c) Fiche par Mafdet


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jordan Parrish

avatar

Humeur : Mystérieux
Messages : 312
Points : 463
Réputation : 143
Date d'inscription : 28/02/2015
Localisation : Bureau du Sherif

MessageSujet: Re: A Promise to the Dead PV Meute & Guests   Sam 22 Aoû - 9:49








A promise to the grateful dead



J’aime être avec elle, je crois. C’est un fait, simple, plaisant. Lorsque je commence à réfléchir à toutes les implications, à ce qu’elle ne m’a pas dit, ou plutôt ce qu’elle m’a caché, à nos différences, aussi, tout s’embrouille. Elle est humaine, bien qu’envoutante. Pas moi. Plus moi. La différence d’âge qui semble la préoccuper m’importe peu. J’ai la conviction d’être bien plus ancien que mon corps ne le suggère. Nous avons passé une sorte de contrat, tacite. Il ne s’est rien passé de sexuel entre nous, mais nous dormons à présent de temps en temps ensembles. Elle me dit aimer la sensation d’être dans mes bras pour la nuit, et la chaleur que je dégage. Je suis devenu meilleur avec ça. J’arrive à diffuser une douce chaleur, apaisante, bienfaitrice et je sens Fiona se détendre lorsque nos deux corps sont collés l’un à l’autre. Et pourtant, ni elle ni moi n’avons craqué et osé aller plus loin. Peut-être que c’est mieux ainsi.

Nous ne parlons plus de notre expérience avec les Wendigos. Mais nous avons eu une discussion, en revanche, sur tout ce qu’elle m’a caché. Ou plutôt sur le fait qu’elle m’ait caché des choses. Je la comprends, mais l’amertume est toujours présente. Pour autant, quand je la regarde, je sais avec la force d’un feu éternel que je la protégerai, même si elle fait tout pour ne pas m’en donner l’occasion.

Lorsque nous arrivons sur place, il y a déjà des voitures, et pas les moindres. Je n’aurai sans doute jamais les moyens de m’offrir ce genre de voiture, mais ma voiture de fonction me convient parfaitement, et me permet, en l’occurrence, de me garer plus près du lieu des réjouissances. Alors que je fais le tour pour ouvrir a Fiona, elle me tire la langue, étant déjà sortie. Je hausse les épaules et boude avec un air qui, je le sais, la fait craquer.

Je sais que quelque chose la tracasse, je commence à reconnaitre les infimes trahisons nerveuse, les mouvements corporels, les regards fuyants ou absorbés. Je ne la harcèlerai pas sur ces questions, mais je tiens à ce qu’elle sache que, malgré notre petit différent, je serai présent pour elle. Je la rattrape donc gentiment par le coude.

-Fi.. Tu n’es pas obligé de tout affronter seule. Je sais que quelque chose ne va pas, et.. je suis la.

Son regard froncé me scrute, mais je n’ai pas le temps de l’interpréter. Nous devons faire honneur à ceux qui nous accueillent. Elle m'a déjà dit qu'elle n'aimait pas que je l'appelle "Fi", mais son sourire raconte une toute autre histoire quand je le fais.

Je souris franchement à Ruby et réagit avec force égale à la poignée de main de Peter, qui est en fait un test et sans doute un avertissement. Il semble surpris quelques instants de me voir sans une once de douleur et répondre à force égale à son serrement. Ah ! Les hommes ! Nous sommes incorrigibles. Son sourire me rassure, je ne me suis pas fait un ennemi avec une fierté mal placée.
Tous les gens ici semblent se connaitre. Ce n’est pas mon cas, mais j’apprécie l’attitude de Fi, qui me permet de m’intégrer doucement. Nous entrons donc dans le manoir, après avoir salué tout le monde.

Beaucoup de travail reste encore à faire, mais c’est déjà fort impressionnant. Les ouvriers nous saluent poliment, et œuvre à la restauration non seulement d’une demeure, mais d’une famille. La grandeur est omniprésente, y compris dans le cœur de Fiona et de sa famille par extension, ainsi que directement.

Ruby et Peter semblent réellement heureux. On le serait à moins. Je les envie. Tout comme Mick et Chad.. Je suis même troublé, car cette symétrie visuelle reflète à la perfection mes propres doutes et hésitations. Je ne sais pas qui je suis, je ne sais pas qui m’attire… Alors que Fi recule pour admirer l’ensemble, elle se cogne pratiquement à moi. Ma main trouve toute seule le meilleur endroit pour se poser, et son sourire me réchauffe le cœur. Nous sommes tous les deux troublés de la tournure qu’a prise notre relation. Je ne sais pas quoi faire. Nous devrions nous faire une raison, tout nous pousse vers la sortie, concernant ce début de… quoi au juste ?
Je ne saurai jamais si j’aurai été capable de comprendre plus tôt ce qui se passait ici, et pourtant, à cet instant, je ressens un malaise. Il se trame un événement, il y a trop de tension, de non-dits… Mais mon esprit est trop occupé à résoudre l’équation troublante qui me ronge les sangs.

Je regarde Mick, qui serre son collier, et la lueur rouge que celui-ci émet m’hypnotise pratiquement. Au fond de moi, un être ancien, curieux, dangereux, s’éveille et ouvre un œil paresseux, mais piqué au vif. Fiona se retourne, inquiète, car elle sent la chaleur grimper d’un cran. Mais ce n’est plus moi qui suis aux commandes, à présent…






© Fiche par Mafdet Mahes



#parrishweek
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ruby Hale

avatar

Messages : 163
Points : 249
Réputation : 29
Date d'inscription : 17/11/2014

MessageSujet: Re: A Promise to the Dead PV Meute & Guests   Mar 25 Aoû - 22:50


Something wrong in the air


Je suis heureuse. C’est stupide, car nous n’avons rien de particulièrement grandiose de prévu aujourd’hui. Nous allons simplement nous rendre au manoir. Nous ne nous sommes jamais tous réunis pour parler de ce futur chez nous. Évidemment, nous n’y vivrons pas tous. Mais elle restera le point central de la meute. Elle était celui des Hale…elle le restera. En tant que telle, je veux qu’elle soit un lieu de célébration. Ces temps-ci, nous sommes cernés par les dangers, angoissés par les ombres du passé et du futur alors nous devons célébrer ce qui peut l’être : les fiançailles de Chad et Mick, l’arrivée imminente des enfants, l’intégration de Matrim dans la meute, le retour de Luka, l’arrivée de Fiona dans la vie de Chad. Ce sont des moments de joies. Nous devons les célébrer pour équilibrer la balance.

Alors nous voilà sur le chantier pour préparer cette journée de célébration. Je m’émerveille de ce que va être notre foyer. Les enfants y seront si bien. Mon regard se pose sur Derek. Je sais qu’il est à nouveau lui à l’intérieur, mais le voir si jeune me rappelle ceux qui ne sont plus. Talia qui m’avait tant impressionnée alors que je ne me souvenais même pas que j’étais une louve…Laura pour qui j’aurais donné ma vie si elle n’était pas morte avant mon arrivée à Beacon Hills. Je me tourne vers Peter. Je ne pourrais vivre sans lui désormais. Cette attirance est née dès notre première rencontre même si à l’époque j’étais la plus vieille des deux. J’ai cru perdre la tête en apprenant qu’il était à l’origine de la mort de Laura. Mais rien n’est tout blanc ou tout noir dans la vie. Et je suis vraiment bien placée pour le savoir. L’imprégnation s’est révélée plus forte. Elle nous a fait nous relever, Peter et moi, nous a fait avancer et aujourd’hui, nous sommes sur le point d’avoir des jumeaux.

Les jumeaux... Ils sont capables de toucher les gens alors qu’ils sont encore en moi. Quel sera leur pouvoir quand ils seront nés ? Un grondement sourd fait vibrer ma gorge mais je ne sais pas pourquoi. Les enfants s’agitent mais je n’en vois pas la raison. C’est étrange. C’est comme s’ils voulaient me prévenir…non… me calmer… mais qui veut me prévenir dans ce cas ? Ma louve ? Je pose ma main sur mon ventre en retenant un gémissement. Une contraction. C’est terriblement douloureux, mais c’est le lot des femmes enceintes. Je vais devoir m’y habituer. Ils ont vraisemblablement l’intention de rester jusqu’à terme !

Nous voilà tous réunis. Fiona est là également, accompagnée par Parrish. Je n’arrive pas à explique ce que je ressens pour Fiona. Je suis vraiment heureuse pour Chad. Je le suis également pour Parrish. Elle est une femme remarquable. J’ai beaucoup d’estime pour elle. Et pourtant, je n’arrive pas à être… confiante. Il a quelque chose, une chose complètement mystérieuse, qui me pousse à craindre sa présence. Pourquoi ? Elle n’est pas une ennemie. Je peux le sentir. Au contraire. Chad semble heureux et cela me rend heureuse. Alors pourquoi mon cœur est-il si serré ? Et Parrish. C’est un homme bien. Il mérite le bonheur et elle semble pouvoir lui apporter. Leur relation a besoin de temps, mais du temps, nous en avons. Peu importe les menaces, nous les renverserons toutes, une par une, car nous sommes ensembles.

Nous sommes ensembles, mais ils leur arrivent encore de me cacher des choses. Quand comprendront-ils que je suis là pour les soutenir ? Je ne suis pas devenue alpha pour voir mes bêtas mourir par crainte de me mettre en danger ! Je ne suis pas en sucre. Quand se mettront-ils ça dans le crâne ?! Un nouveau grondement attire l’œil de Peter et je peste.

— « Les hormones… »

Je perçois le rire de mes bêtas qui se moquent. Je gronde. Je suis l’alpha. Ils ne devraient pas se moquer. Enfin, évidemment je ne suis pas sérieuse. Je ne leur en veux pas. Mais je les gronde quand même et j’échange un regard complice avec Fiona. Elle est bien la seule ici à pouvoir savoir de quoi je parle. Pourquoi je me sens triste ? Je devrais être heureuse ? Pourquoi suis-je heureuse ? Je devrais être triste. Je suis perdue. Je suis perdue entre ce que ressentent les enfants, ce que ressent la meute…ce que je ressens. Peter glisse ses doigts entre les miens et je me calme.

Nous visitons la maison et Chad ajoute les détails virtuels. J’aime cette confrontation de l’extérieur original avec le design moderne de l’intérieur. Vivre avec Derek et Stiles ne va pas être facile. Ce sera sans aucun doute étrange. J’avais l’habitude de considérer Derek comme un petit frère. La première fois que je l’ai rencontré, il était jeune. Puis, je l’ai vu comme un ami précieux, ce qu’il est toujours. Aujourd’hui, je suis son alpha, bientôt la mère de ses cousins. Et nous allons vivre dans la même maison. Je le couve du regard. Le voir si jeune…je sais qu’il est plus vieux dans sa tête, mais je ne peux pas. C’est mon instinct maternel qui veut le protéger comme l’adolescent qu’il semble être.

Puis mon regard se tourne vers Chad. Le voilà affublé de trois mères. Car je sais bien que je me comporte comme telle et je ne changerais cela pour rien au monde. Quand je repense à ce qui nous a menés à nous lier ainsi, moi devenant son alpha pour le sauver de l’arrogance de Joshua. Je ne voulais pas du rôle d’alpha, je le refusais car je déteste la façon dont je le suis devenue. Je refusais d’avoir une meute car celle que j’ai dû laisser dans la forêt enchantée me manque encore. Il m’arrive encore de les sentir parfois. Lors de mes rêves le plus souvent. Je refusais d’avoir d’autres vies entre mes mains après en avoir tant sacrifiées lors que j’étais l’un des Capitaine de Lyl’. Mais ce fut naturel, ce fut nécessaire, pour lui, comme pour moi. Aujourd’hui, je n’abandonnerai ma meute pour rien au monde. Ils sont ma famille. J’essuie la larme qui s’échappe de mon œil. Foutues hormones !!

Je regarde Mick. A-t-il conscience qu’aujourd’hui, qu’il soit ou non avec Chad ne change rien à son statut dans la meute. Je me fiche qu’il soit humain. Je me fiche de son passé. L’homme qu’il est aujourd’hui est un homme de confiance. Il est un membre à part entière de la meute. Il n’est pas protégé car proche de Chad. Il est protégé car il est un de mes bêtas. Je pense qu’il peut le sentir car je peux le sentir. Et je le sens inquiet. Même en tant qu’alpha, je ne devrais pas pouvoir éprouver leurs sentiments. Ce sont les jumeaux qui font cela. C’est perturbant. C’était surprenant au début. Un peu effrayant aussi. Mais je m’en suis accommodée. Aujourd’hui, j’arrive presque à dissocier ce que je ressens de ce qu’ils ressentent. Je n’arrive pas toujours à savoir qui ressent quoi, et encore moins pourquoi. Et ce qui m’inquiète, c’est que j’ai trois angoissés dans le lot et que je ne comprends pas pourquoi.

Quand je vois l’état de ce qu’ils appellent la Chad-Boussole, je me tourne vers Fiona. Cet artéfact provient de ses ancêtres. Elle sait sans aucun doute ce qu’il se passe.




© Halloween sur Never-Utopia



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Peter Hale

avatar

Messages : 78
Points : 101
Réputation : 17
Date d'inscription : 17/11/2014

MessageSujet: Re: A Promise to the Dead PV Meute & Guests   Jeu 27 Aoû - 22:56



A promise to the Dead



Ruby et moi partagions la même inquiétude tenace. Nos propres cauchemars nous rappelaient avec amertume la noirceur dont nous avions pu faire preuve par le passé. Secrètement, j’osai espérer que le sort ne me renvoit pas le malheur que j’avais pu causer. Car ma crainte fondamentale se gorgeait de ce sentiment d’insécurité et de faiblesse. Si quelque chose devait arriver, je craignais de ne plus pouvoir entendre raison. Mon humanité, celle que Ruby avait le pouvoir d’éveiller, avait fait taire la bête enragée qui se tairait au fond de mon être.

Ainsi, mettre au monde nos deux bébés dans un environnement dangereux comme c’était le cas, cela ne nous rassurait pas. Toutefois, cette journée était de bon augure. Nous voyions la propriété familiale comme un lieu paisible dans lequel nos enfants seraient en sécurité.

Nous découvrîmes le manoir dont la grande partie des travaux était achevée. La construction avait en effet repris un bon rythme. Ruby ne tarissait pas d’éloges pour Chad quant à son implication dans le projet.

En quête de son avis, je perçus un trouble dans le regard de Derek, il semblait paniquer. Et malgré le bruit des travaux à l’étage et à l’extérieur, j’entendis parfaitement son cœur marquer un rythme lourd et effréné. Je remarquai ensuite la marque sur son visage qui me rappela la période où, adolescent, Derek me demandait de lui apprendre à se raser. Ce genre de souvenirs lointains refaisait surface depuis qu’il avait mystérieusement repris connaissance dans son corps rajeuni de plusieurs années.

Je me crispai légèrement lorsque Chad arriva, accompagné de Mick. Cet homme avait un passif avec notre demeure familiale. Quelque chose qui ne pourrait jamais être oublié. Je le saluai sans me montrer chaleureux. Notre relation était cordiale, bien plus placide que l’avais été notre rixe dans la forêt il y a plusieurs mois.

Le couple fut suivi par l’agent du FBI que j’avais pu croiser au poste de police. Jordan Parrish, l’adjoint de confiance qui remplaçait Ruby était juste derrière elle.

Lorsque Chad nous présenta l’intérieur, j’évoquai quelques exigences mais ne trouvait rien à redire alors qu’il cherchait à accorder les souhaits de chacun.

Derek demeurait silencieux. Je me doutais que l’inquiétude qu’il ressentait n’était pas due à notre futur aménagement.

- Cela te plaît, le neveu ? Demandai-je avant que Ruby n’attire mon attention.

- Les hormones, pesta-t-elle en soulevant quelques rires autour de nous.

Elle était resplendissante malgré les craintes qu’elle éprouvait. Je m’approchait d’elle pour l’enlacer.

- Ma douce… Murmurai-je.

Ruby ne bénéficiait pas des conseils ou des propos rassurants d’une mère. Ici, elle serait la première à donner naissance à des enfants. Que disait Talia sur la première femme d’une lignée à enfanter ? Ses paroles m’échappèrent comme soufflées par le battement d’aile d’un grand oiseau.

J’observais le manoir avec attention, plongé à la fois des années en arrière et vers l’avenir. Il n'y avait plus de traces de l'incendie. Plus de bois griffé par les personnes à l'agonie. Plus d’odeur de la mort, celle des cendres, humaines ou non. Il n'en restait rien. Le funeste passé du manoir avait été balayé par le renouveau.

Je percevais notre demeure comme le lieu central de la famille. Cela avait toujours été le cas. Un mot se figea un instant dans mon esprit. Si le manoir était la clé de voute des Hale, qu’en était-il de la crypte… Un tel lieu, à l’image d’un monument religieux, existait-il ? Je connaissais quelques-unes des cachettes utilisées autrefois, le coffre sous le lycée était l’une d’elle. Mais Talia ne partageait que très peu de secrets. Elle m’avait volé les souvenirs de ma fille, Malia. Qui savait ce qu’elle avait dissimulé d’autre ?

Puis quelque chose m’alerta. Une tension vibra dans mon abdomen, comme un orage lointain. Je réagis à ce que je perçus comme un présage de danger. Il était hors de question que cet homme ne détruise à nouveau notre propriété.

Je m'approchai de Mick en grognant sous le regard alarmé des autres. Chad changea d'appui tandis que sa mère descendit machinalement la main sur son arme de service. Ruby voulut me retenir bien que je ne me jetai pas sur lui.

- Que se passe-t-il ? Demandai-je sans aucun détour en désignant l’objet qu’il tenait dans la main.

L'intonation de ma voix traduisait parfaitement mon ressenti quant à une éventuelle menace dans notre fief. Cette fois-ci, je ne laisserai rien de tel arriver !




© Fiche by Mafdet MAHES
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Fiona Ferjones

avatar

Messages : 152
Points : 149
Réputation : 3
Date d'inscription : 05/03/2015

MessageSujet: Re: A Promise to the Dead PV Meute & Guests   Ven 28 Aoû - 14:41




A Promise to the Dead


Feat :  Meute Ruby & Jordan

HRP:
 

Je sens la tiédeur du jour augmenter, mais cela n’a rien à voir avec le soleil qui vient de sortit de derrière les nuages. Je serre l’épaule de Jordan. Est-ce pour le rassurer ou me rassurer moi-même ? Mon inquiétude s’est muée en peur lorsque Peter réagit violemment vis-à-vis du compagnon de mon fils. Je comprends que toute la meute peut percevoir l'irradiance de l’artefact. Ma peur finit de se transformer en terreur sans nom. Personne ne peut être prêt à cela. Aucune mère ne veut perdre son fils. Mais cet artefact est synchronisé sur sa vie…

Est-ce les grognements de Peter qui ont donné le signal du commencement ? Brusquement je m’aperçois que plus aucun bruit ne trouble le manoir. Plus aucune perceuse ou scie retentit dans les étages. Ce silence suspect a également alarmé les autres. Se sachant menacée, la meute est aussitôt sur ses gardes. Mais je sais que cela ne sera pas suffisant…

Je sens le bras de Jordan frôler le mien. Il se fait protecteur et lui accorde ce droit de mon plein gré. Les jours précédents, je lui ai tout dis de ce qu’a été ma vie, ma famille et mon ascendance un peu particulière. Étrangement, il ne s’est pas moqué, comme si d’une façon ou d’une autre il savait. Je ne lui ai rien caché… sauf ce qui va arriver aujourd’hui. Il n’a pas fini d’être mon épaule réconfortante, mais cette fois-ci arrivera-t-il à me tenir la tête hors de l’océan de douleur qui s’annonce ? Demain, Jordan sera mon seul rempart contre la folie.

Nous nous écartons un peu les uns des autres pour ne pas faire une cible groupée. Nos ennemis ne se montrent pas encore, mais fuir ne servirait à rien. Ceux qui attaquent la meute alors qu’il y a un représentant du FBI et deux adjoints du sheriff présents, sont certains de pouvoir couvrir leur arrière. J’ai sorti mon arme, Jordan esquisse le même geste, puis renonce à dégainer cette arme qu’il m’a déjà confiée comme devenir comme une intruse pour lui.

Deux ouvriers font enfin leur apparition, chacun à un point opposé de là où nous nous trouvons, nous obligeant de constamment tourner la tête pour les surveiller. Ruby leur rappelle de vive voix quel est son rôle ainsi que celui de Jordan et du mien. Les deux types gardent un visage fermé et hermétique. Peter gronde de plus en plus. La scène doit lui rappeler de très mauvais souvenirs. Chad me regarde inquiet. Son compagnon scrute le reste de la forêt à la recherche des autres chasseurs. Le jeune Derek tremble comme une feuille.

Nous savons tous nous battre, nous attendons donc de savoir quelles sont les forces qui vont nous faire face. L’attente est de brève durée quand un carreau d’arbalète se plante sur le sol, juste là où Ruby se tenait une fraction de seconde avant. Ils visent donc l’alpha en premier. L’adjointe, malgré son ventre énorme, a prestement esquivé. Mais je la devine vulnérable, elle n’a pas son amplitude de mouvement habituel et la crainte pour ses enfants change sa manière de faire face au danger.

- Non pas encore eux… Murmure Chad.

Quand je regarde dans la même direction que mon fils, j’aperçois trois créatures immenses. Elles dépassent presque de deux têtes le reste des ouvriers qui font enfin leur apparition à leur exact opposé, nous prenant entre deux feux.

- C’est quoi ? Demandé-je.

- Des berserks… murmure Chad.

Je ne saurais décrire fidèlement le début du combat, juste que ce guet-apens est mortel. Ma terreur se mue en rage et mon arme sonne un tonnerre meurtrier. C’est l’instinct de survie qui domine et dans un camp, comme dans l’autre, il ne peut y avoir de prisonnier fait. Quel que soit l’issue de la bataille, rien ne sera étalé publiquement.

La chemise de Jordan est déjà partie en fumée alors que je vois Mick et Chad dos à dos tenant en respect un des pseudos ouvriers pour l’un et un berserk pour l’autre. J’abats froidement un des chasseurs qui tente de prendre Ruby à revers, alors qu’elle fait face aux deux autres berserks. Peter l’aide, la rage qu’il exprime est inquiétante.

Soudain, je ne sais pas ce qu’il se passe. Le bruit de ce combat acharné s’étouffe, les autres bougent comme au ralentit. Je vois, plus que j’entends, Jordan crier vers moi, d’un geste souple mon arme vient cueillir, presque à bout portant, un type avec une combinaison de travailleur. Une ombre plane sur le sol. Je n’ai pas besoin de lever les yeux vers le ciel pour deviner quel type d’oiseau plane au-dessus de nos têtes. Cet aigle n’est pas vraiment réel, il surgit d’une dimension cosmique où seuls les morts peuvent aller…

- Grand père…

Mon regard se détourne vers Peter qui lance un hurlement terrible. Il est bloqué par un des berskers. Mon regard bascule vers Ruby… Non ! Pas elle ! Je n’ai pas le temps de crier que je vois Derek s’interposer. C’est le chaos total, toute la meute est en danger. Chad tient bon et…

Derrière lui une arbalète se lève, sa trajectoire ne vise pas mon fils mais un point à ma gauche. Je me retourne. Jordan nous tourne le dos en prise avec deux autres types. Le message de l’aigle devient soudainement limpide. Je me suis trompée sur l’interprétation des signes, trompée sur la cible finale. L’aigle qui annonce la mort, l’artefact qui s’active… Ce n’était pas pour Chad… Ni pour celui qui est visé à l’instant.

Le carreau file en direction de Jordan. La précision du tir est redoutable, la pointe d’acier n’aura aucun mal à briser ses côtes pour transpercer son cœur. Tout se passe en un dixième de seconde, mais c’est comme si le monde autour de moi tourne au ralenti. Ce n’est pas un geste dû à un réflexe malheureux, mais bien une volonté calculée et acceptée de ma part. D’un appui sur le pied droit, je me déporte vers la gauche tout en criant le prénom de Jordan. Je vois l’ombre de l’oiseau glisser sur le sol et la mort me prendre en plein cœur, me projetant violemment en arrière.

Deux autres cris font écho au mien. Alors que je bascule en arrière, étonnée de ne pas souffrir plus, deux bras puissants m’attrapent et me retiennent. Ma tête bascule sur une épaule dont la peau est noircie par les flammes. Je vois Chad se débarrasser en une seconde du berserk qu’il combat depuis le début. La chaleur de Jordan m’enveloppe douce et protectrice. Ses mains entourent ma blessure et l’empannage de la flèche dans une vaine tentative d’arrêter le sang qui coule.

Mon esprit se détache du combat qui se poursuit et des cris qui retentissent. Je lève les yeux pour regarder Jordan. Son visage est décomposé mêlant souffrance et rage. Alors je lui souris et lève doucement ma main ensanglantée pour lui caresser la joue. Depuis des jours il est là, présent à mes côtés. Grace à lui et à sa douce chaleur, j’ai pu enfin dormir paisiblement, chose qui ne m’était plus arrivé depuis plus de vingt ans, après la perte de mon deuxième bébé.

- Merci d’avoir été là.

Le ciel est d’un bleu magnifique et la chaleur tiède qui m’enveloppe me berce. Je n’ai pas mal, je n’ai plus mal. Je sens des picotements dans mon dos, là où est mon tatouage. Mon corps se fait léger. J’écarte les bras, des plumes noires et blanches sur le bout, les recouvrent. Le geste est inné, ancestral. Un battement, puis un deuxième, je m’envole. Je file presque à la verticale rejoindre le ciel et l’autre aigle qui plane en cercle concentrique. Mon grand-père m’accueille dans un cri qui raisonne dans le ciel. J’ouvre le bec et lui réponds. Tout mon corps s’est transformé, la sensation est grisante quand je vire sur un côté. Je suis libre, libre de toute douleur, libre de toute souffrance. Je comprends enfin le dessein de la grande roue de la vie.

« La mort est un cadeau que nous offrent ceux qui partent.
Un cadeau exigeant, écrasant, mais un cadeau.
La possibilité de grandir, de comprendre, de s'ouvrir, d'apprendre… »


En bas, le monde des vivants. Dans la clairière où se dresse fièrement le manoir de la famille des Hale, le combat a cessé faute d’ennemis à combattre. Je vois Jordan qui tient mon corps serré contre son torse. Chad garde mes mains contre ses lèvres. Il tente vainement d’absorber une douleur qui n’existe plus. Pardon mon fils, je savais que  j’allais te faire souffrir, mais c’est le prix d’un futur meilleur. Dans son dos, une part de son passé vient enfin de devenir un présent protecteur. Mon fils a ses propres gardiens. Je vois Derek qui sert Ruby contre lui. C’est de nouveau l’homme qu’il était avant son épreuve. Un regard dans les fourrés me montre deux témoins, cachés et immobiles, de ce pan d’histoire qui s’écrit. Peter juste à côté de sa compagne a du mal à calmer la rage qui l’a animé. L’artefact au cou de Mick ne brille plus. Le silence n’est brisé que par des pleurs.

« Que devint une larme qui se brise?
-Une poussière d'étoiles.
...
-Que devient une étoile qui meurt?
-Un rêve qui vit. »


Une brise légère se lève et j’entre dans un ballet audacieux avec mon grand-père. Je remarque que seule son ombre se projette sur le sol. L’instant est solennel, Chad lève enfin les yeux au ciel.

« Il est temps ma fille, dit mon grand-père. J’ai fait mon temps, à toi de prendre la relève. Je vais rejoindre nos ancêtres. A toi de les guider.»

Un aigle majestueux tourne avec grâce dans le ciel. Un autre, plus jeune le rejoint semblant sortir du néant. Deux ombres planent sur le sol, puis l’une d’elle s’efface. Le cri de l’oiseau le plus jeune retentit. Il annonce une nouvelle ère.

Quand je me pose sur la plus haute cime des arbres aux alentours, je ne suis plus celle que j’étais. Ma famille, d’aussi loin que remonte la mémoire familiale a toujours guidée cette meute de loups dont deux descendants se trouvent ici aujourd’hui. Là où d’autres ont un druide ou un émissaire, le peuple amérindien de la tribu des Kawaiisus perdure avec sa lignée de chaman. Nous ne sommes pas des êtres surnaturels, nous sommes des gardiens et des messagers. Notre animal totem est notre forme spirituelle. Je reprends le flambeau de mon grand-père. J’endosse le rôle que j’ai fui toutes ces années. Je sais maintenant pourquoi moi, pourquoi ici et maintenant. Ezéquiel, mon père, est appelé au même rôle, mais il doit rester sur nos terres ancestrales près de la meute de loup originelle. La meute qui va s’installer ici, sur la terre des Hale, va avoir besoin de son gardien. Car Beacon Hills est appelé à être un épicentre, un confluents de forces invisibles.

Je ne sais rien du destin de Chad, juste qu’en reconstruisant la demeure ancestrale de ce domaine, il a fait sans le savoir, son rôle de gardien. Il a encore beaucoup d’obstacles à franchir, mais ce n’est pas le hasard qui fait se réunir dans ses veines, le sang des Jefferson et celui des Argent.

« Vivre c'est se mettre en danger. De la même façon qu'apprendre à marcher c'est d'abord accepter l'idée de tomber. »


Citations : Ellana l’envol – et Les âmes croisées de Pierre Bottero

HRP:
 






La mort est un cadeau que nous offrent ceux qui partent.

Un cadeau exigeant, écrasant, mais un cadeau.

La possibilité de grandir, de comprendre, de s'ouvrir, d'apprendre.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Derek Hale
Administrateur
avatar

Humeur : Tourné vers l'avenir
Messages : 4805
Points : 4523
Réputation : 202
Date d'inscription : 15/11/2014
Localisation : Au manoir

MessageSujet: Re: A Promise to the Dead PV Meute & Guests   Lun 31 Aoû - 18:26






A promise to the dead

Derek & Meute & Guests
Sans la Chad-boussole qui nous a tous mis en alerte, on ne serait peut-être pas aperçu tout de suite de l’absence de bruit de la part des ouvriers. Alors quand je vois apparaitre ces berserks qu’on avait eu tant de mal à maitriser au Mexique, mon ventre se noue d’angoisse. Je n’ai pas la même force que l’autre fois, Ruby est enceinte. J’espère que la présence de Jordan et de la mère de Chad va compenser.

Cependant je n’ai pas le temps de cogiter plus sur mes visions morbide. Une flèche manque Ruby de peu. L’attaque est lancée. Nos adversaires ont bien étudié leur plan de bataille car deux des berserks se dirigent vers Ruby et Peter  et le dernier vers Mick et Chad. Je me vexerais bien d’être considéré presque comme inoffensif si je ne me faisais pas ciblé par 3 ouvriers. Alors que j’esquive leurs tirs et me rapproche d’eux, j’entends l’arme de Fiona gronder et une odeur de brûlé m’indique que Jordan a allumé le barbecue. Je n’ai pas le temps de regarder si ça va pour eux, car ceux d’en face ne sont pas des amateurs.

Ma rage augmente en voyant Ruby se faire harceler, mais je suis aux prises avec encore deux chasseurs. Je fais confiance en Peter pour la protéger. Je ne réponds pas aux provocations verbales des deux types qui me harcèlent. Les appellations de monstre et d’erreur de la nature ne m’atteignent plus depuis belle lurette. Un grognement terrible me fait tout de même tourner la tête vers Peter. Erreur, car je sens la morsure d’une lame sur mon flanc. Mais Peter s’est fait isoler de Ruby alors que celle-ci est de plus en plus en difficulté. Mon erreur a fait se rapprocher le chasseur dans un corps à corps qui m’avantage. Je ne cherche pas à blesser, mais bien à tuer. Celui qui a réussi à m’atteindre tombe à genoux la gorge ouverte sur sa vie qui s’échappe.

Je sens l’appelle comme s’il avait été hurlé. Est-ce les jumeaux ? Je sais juste que c’est vital, et impératif. Je repousse violemment le dernier type qui me retient sans essayer de le tuer et bondis vers Ruby. J’arrête de mes deux mains le poing du berserk qui allait perforer le ventre de mon alpha. Je m’attends à être repoussé brutalement le ventre perforé comme dans ma vision. C’est de regarder droit dans les yeux du berserk qui me fait réaliser que je suis à la même hauteur que lui ou presque. La sensation est étrange et familière. Mon jean me serre et mon tee-shirt est prêt à craquer aux épaules. Je pousse un cri rauque et envoie mon poing se fracasser sur la tête ossue du berserk. Son crane explose.

La suite se passe comme dans un mauvais rêve. Le hurlement de désespoir de deux hommes me glace le sang. Un des nôtres vient de tomber. Chad essaye de retenir en vain la vie de sa mère. Mais c’est trop tard. Je vois l’ombre de deux rapaces glisser sur le sol. Je ne saurais dire pourquoi, mais ces ombres me rassurent. Je continue de m’occuper des chasseurs qui sont de mon côté. J’entends mes amis gronder et leur rage enfler. Je ne ferais rien pour les retenir et venger celle qui a rejoint le repos éternel. J’ai retrouvé ma taille adulte. J’espère juste que la vie de Fiona n’était pas le prix à payer.



(c) Fiche par Mafdet


I want answers. Did you ?

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://blogfantasystories.wordpress.com/
Chad Wilder

avatar

Humeur : En colère
Messages : 870
Points : 895
Réputation : 77
Date d'inscription : 15/11/2014
Localisation : Beacon Hills

MessageSujet: Re: A Promise to the Dead PV Meute & Guests   Mar 1 Sep - 23:27









A Promise to the Dead


J’ai l’impression que ma vie n’est rien qu’une longue suite d’épreuves. Lorsque je vois les berserks nous menacer, je me demande si c’est une bonne chose que Mick soit dans ma vie. Il s’est déjà battu contre eux. Il m’a sorti in extremis d’un hangar de bouchers et maintenant que la meute est prise comme cible, sa vie est encore en danger par le simple fait qu’il s’est lié à moi. Je regarde ma mère inquiet.

Je commence vraiment à comprendre pourquoi elle s’était isolée de moi, même si cela lui a couté le prix fort, même si au final ce sacrifice aura été inutile. Comme mes parents, je suis un aimant à problèmes, la mort me rode autour. Alors que je sens le dos de Mick toucher le mien au gré du combat que nous menons pour sauver nos vies, je me dis qu’il mérite mieux, mieux qu’un compagnon tel que moi. Moi ce loup issu de la plus grande famille de chasseur et d’une autre, son Némésis…  

Mick a déjà sa propre part de danger à assumer, son propre graal à trouver. Être avec moi, ne le freine-t-il pas dans cette quête ? Je ne suis pas dupe, je sais qu’il ne me dit pas tout. Je ne le questionne pas, pour qu’il n’ait pas à me mentir ou éluder mes interrogations. Plusieurs fois je me suis arrêté au pied de l’immeuble de James… et s’il n’y avait pas eu la présence de Robin, je serais surement monté lui demander si je devais faire quelque chose pour assurer la sécurité de Mick. Je n’ai aucun reproche à faire à l’homme que j’aime, car je suis le premier à omettre pas mal de détails dangereux entre mes tribulations avec Maxence ou Adriann. Nous nous sommes promis un toujours… mais cet avenir est bien compromis si nous devons constamment sauver notre peau.

Ce berserk est vraiment fort. J’arrive à grande peine à bloquer ou contrer ses coups, et autant dire que mes propres attaques ne l’affectent pas vraiment. Cela fait un moment que je vois l’ombre de cet oiseau planer sur le sol. Est-ce un charognard ? Je ne me laisse pas distraire, pourtant ça me semble important après ce que ma mère m’a raconté sur mes ancêtres. Cela se pourrait-il que ça soit lui ?

J’ai un peu de mal à digérer ce fait et tout le reste. J’ai choisi de venir à Beacon Hills parce que c’était à l’exact opposé de Boston… Et pourtant, il est vraisemblable que j’ai été attiré et convié à venir ici. Ce dont je dois parler avec Derek, concerne nos deux familles et du rôle que joue la mienne vis-à-vis de la sienne. La tribu de ma mère… je n’arrive pas vraiment à m’intégrer dedans, est la gardienne et protectrice d’une très ancienne meute de loups qui vie sur les contreforts des rocheuses. Cette meute avait fait une alliance avec celle des Hale, il y a presque deux cents ans de cela. Peter et Derek ont tous deux du sang de cette meute dans les veines.

C’est le chaman de la tribu des Kawaiisus qui est le guide spirituel des loups. C’est le rôle de mon grand-père. La disparition de sa fille après la mort de mon père et peu avant la destruction du manoir aurait été un signe néfaste, comme un caillou jeté sur la surface d’une eau calme. Mais la surface aquatique tend à reprendre sa placidité. L’incendie, ou plutôt la mort d’autant de personnes auraient-ils pu être évité si un Jefferson avait fait son travail de messager protecteur ? Fiona ne le savait pas. Ma mère m’avait juste dit que certains enseignements lui revenaient en mémoire depuis quelques temps, depuis cette fameuse mission avec Jordan Parrish. Je suis perturbé sur le destin qui m’incombe.  Je ne me sens pas l’âme d’un guide, mais bien celui d’un constructeur. « Nous ne sommes pas des druides. » M’avait-elle dit. Franchement, j’avais un peu de mal à faire la différence, gardien, émissaire, druide, protecteur... Pour moi c’était un peu du bonnet blanc ou du blanc bonnet. Mais je ne peux pas nier le lien direct et puissant que j’ai avec Derek. Ce qui s’est passé au Mexique en est la preuve. D’ailleurs Erick le compagnon de Mafdet a confié la Chad-boussole à mon frère de meute et non pas à Mick, même si au final c’est lui qui en est le dépositaire.

Un hurlement me glace le sang. Ma vie s’arrête en même temps que celle du berserk dont je viens de fracasser le crane en une seconde, alors que je bataille depuis plusieurs minutes sans pourvoir l’atteindre. Je hurle en me précipitant vers celle que je viens à peine de retrouver. Son cœur est harponné par un carreau d’arbalète. J’ai l’impression de courir des heures avant d’arriver à ses côtés. Mes yeux sont noyés de désespoir. Je ne fais plus cas de ce qui m’entoure, je ne vois que ma mère et sa vie qui s’éteint. J’ai pris ses mains et essaye d’absorber sa douleur, mais mes veines ne noircissent pas. Un sentiment d’anéantissement total me fauche quand mon esprit analyse la cruelle réalité. Iona Jefferson ne souffre plus…

Mon visage est tordu de douleur, je n’ai même plus la force de hurler. En vain, j’essaye de m’accrocher au regard de flamme de Jordan. Peut-être qu’il sent encore un pouls. Ses flammes vont rallumer sa vie. La joue de l'adjoint est marquée de trois traits sanglants. Cela me fait penser à des peintures de guerre. Je dois presque lui prendre le corps de ma mère de force.

- Venge là !

Ma voix est déformée par la transformation et la haine. Mais je ne me préoccupe plus de celui qui semblait avoir trouvé une place intime auprès d’elle. Assis sur le sol, insensible à ce qu’il se passe autour de moi, je prends ma mère dans mes bras et lui caresse doucement les cheveux. Je me balance d’avant en arrière cherchant à m’enfuir de cette réalité, et me réveiller de ce cauchemar dans les bras de Mick.

Un cri rauque me fait lever le nez vers le ciel. L’aigle qui survole ce désastre est magnifique. Mais je me refuse à croire que…

- Non… Je ne veux pas… Maman…

Une haine et une rage sans fond brulent dans mon cœur. Ils nous traitent de monstres… Ils vont comprendre ce qu’est un vrai monstre… Je vais les exterminer, les faire souffrir comme ce n’est pas possible. Je visualise des rivières pourpres qui coulent à flot de gorges déchiquetées… Je vais les...

Un regard bicolore me fixe, un autre améthyste, plus loin, me regarde inquiet. Je n'entends pas ce que me dit Mick. Je détourne le regard. A l’ombre d’un grand pin douglas, deux silhouettes se dessinent à contrejour du soleil couchant. Un regard bleu acier me scrute, à ses pieds allongée sur les feuilles, parées de sa fourrure noire, le regard émeraude d’une panthère. Maf’… Erick… pourquoi ? Il suffisait que la sentinelle lève un doigt pour que le carreau meurtrier dévie. J’en ai assez de ces destins programmés, de ces rôles à endosser, de cette toile où je m’englue.

N’y a-t-il pas de place pour l’amour dans ce monde de folie ?


© Fiche par Mafdet Mahes


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Miyavi Kyomu

avatar

Messages : 175
Points : 222
Réputation : 6
Date d'inscription : 17/11/2014

MessageSujet: Re: A Promise to the Dead PV Meute & Guests   Ven 4 Sep - 1:10

Vibrer sur la même fréquence...

Je cours aussi vite que je le peux. Nineko fait toujours le sourd à mes appels. Depuis que j’ai croisé le chemin de mon grand-père, mon Kanima s’est muré tout au fond de moi et il refuse de sortir. S’il se joignait à moi, j’irais bien plus vite, même si je vais déjà bien plus vite qu’un simple humain. J’espère seulement arriver à temps. Je peux le sentir jusque dans mes veines. Ils sont en danger. Il est en danger et je refuse de rester à rien faire. Ils sont ma meute. Alors je me fiche des branches qui fouettent ma peau et des racines qui tentent de me faire des croches-patte. Peu m’importe les ronces qui se régalent de mon sang. Je dois les rejoindre et le plus vite possible sera le mieux.

Plus je me rapproche, et plus je sens la menace peser sur mes proches. Nul ne touchera à ce que j’aime sans craindre mes griffes ensuite…ou pendant. Nineko, réveille-toi ou je te sortirais de ton sommeil à coups de pieds dans le derrière ! Je ne déconne pas, j’ai besoin de toi, mon vieux ! Je rage, je grogne et mon torse vibre sous la puissance qui sommeille sans vouloir s’éveiller. Je ne reculerais devant rien pour leur venir en aide, pas même devant mes propres chaînes.

Je peux sentir son cœur, sa peur, son envie de protéger, son désir de vengeance latent. Chad….je comprends enfin. J’étais moi-même dans l’erreur. Il n’était pas le seul. Oh, je l’ai sans aucun doute aimé. Je l’ai aimé d’amour. Mais si j’ai si vite compris pour Mick et lui, c’est que j’ai très vite compris ce qu’il en était de notre amour…ou au moins, Shadow l’avait compris. Moi j’ai juste refusé l’évidence car j’avais peur de ce que cela impliquait. Peur de croire en un lien qui n’avait jamais eu de sens avant. La famille. Si je n’avais pas été élevé par Elias, et si j’avais été mordu malgré tout, comment m’aurait élevé mon père ? Quel homme serais-je devenu si je n’avais pas été contraint de le tuer ? Un homme de clan, un homme qui ferais tout pour protéger les siens, sa famille. Chad a du sang d’Argent dans ses veines, tout comme moi, tout comme Elias, mais Chad n’est pas un monstre. Il n’est pas comme mon grand-père. De quel droit je le juge sur ses ancêtres ? Comment ai-je pu, même une seule seconde faire comme celui qui me terrifie tant ? Cet homme qui a fait de moi un pantin car j’étais fils de loup.

La luminosité se fait plus vive alors que je sors des bois et que je découvre l’effrayant spectacle. Tout est alarmant, mais son regard l’est plus encore. Chad vient de perdre toute notion de précaution. Il y a une raison à cela mais je n’ai pas le temps de tenter de la saisir, je dois agir. Nineko reste toujours affreusement silencieux, mais je n’hésite pas longtemps. Un jour, Nineko a montré à Chad la condition quotidienne de l’âme d’un Kanima. Chaque transformation est comme le supplice de la roue pour celui qui ne partage pas vraiment son corps avec son kanima. Nineko a toujours fait en sorte de me préserver de cette douleur en me soignant sur le champ ou en la prenant sur lui. Aujourd’hui, je n’ai plus aucun contact avec lui et je peux sentir mes os se briser et se reformer tandis que je me transforme. Je peux percevoir ma chair s’étirer pour laisser place à mes griffes et à mes crocs ainsi qu’à ma queue. Mais cette douleur est infime. Je me rends enfin compte de l’enseignement de Shadowcat. La résistance à la douleur permet d’agir dans les situations les plus désespérées. Cette douleur n’est pas vraiment. Elle n’a pas d’importance. L’ignorer est aussi simple pour moi que d’enchaîner trois accords sur une guitare.

La main tendue d’un ennemi, prolongée par une lame dont la pointe croisera le chemin de la nuque que j’ai mainte fois embrassée…ou croisera-t-elle ce bras de métal dont j’ai été doté lors de l’une des nombreuses expériences dont j’ai été le cobaye ?

Clink

Des pupilles noires de colère fendent des iris améthyste. Je rugis, avec une puissance dont je ne me savais pas capable sans Nineko, au nez de cet ennemi qui peste de me voir ici. Ses camarades ont échoués, ils m’ont laissé filer, et je vais désormais le tuer. J’attrape le bras armé et le tort en rapprochant l’homme de moi, à portée de mon autre main. Je l’empoigne par la gorge puis je le soulève sans peine. Je rugis à nouveau avant de lui broyer la trancher et de le laisse retomber au sol, dans une position improbable, comme un pantin dont le marionnettiste est en grève.  

Je me retourne. Chad court, sans se soucier de ce qui l’entoure, obnubilé par cette femme qui vient de perdre la vie. Nul besoin de plus pour comprendre. Il a pris les mimiques d’expression de son père d’adoption et la posture élégante de celle qui l’a élevé, mais la ressemblance est frappante. Cette expression d’amour que j’aperçois sur le visage de cette femme. Il a la même lueur dans le regard quand il regarde ceux qu’ils aiment. Pas Mick. Pour Mick c’est d’une toute autre puissance. Quelque chose qui ne se décrit pas. Cette femme est sa mère. Sa mère biologique. Je le sens à travers lui, à travers la meute, à travers son regard à elle. Et elle se meurt. Et….Chad ne va pas tarder à la suivre s’il continue à être aussi imprudent !

Un nouveau rugissement fait vibrer l’air alors que je saute sur le Berserker qui s’apprêter à manger du Chad au déjeuner. Sous le choc et emmené par l’élan, je parviens à le faire tomber au sol. Je le roue de coups de griffes sans lui laisser la chance de riposter, puis j’empoigne le crâne animal et le brise en hurlant.

— «  Pas –touche- à -mon -cousin !


Quand je me relève, j’ai tout juste le temps de vérifier que Chad est auprès de sa mère que je dois parer les coups et surtout les rendre. La pitié n’a pas à être accordée à ces gens-là alors je ne retiens pas mes coups.

[j'ai viré la fin du poste qui ne convenait pas, s'il faut que je coupe plus dites le moi]



© Halloween sur Never-Utopia



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mickael Wayne
Administrateur
avatar

Humeur : Observateur
Messages : 1366
Points : 1350
Réputation : 209
Date d'inscription : 17/11/2014
Localisation : Assigné à domicile

MessageSujet: Re: A Promise to the Dead PV Meute & Guests   Mer 9 Sep - 22:44


La vie est un chemin qui se parcourt dans un seul sens

- Que se passe-t-il ? Grogne Peter en avançant vers moi d’un pas affirmé.

En l’espace d’une seconde, tout le monde réagit à cette question marquée d’un doute aveugle et d’une menace non dissimulée. Sa voix a claqué. Juste avant que le silence reprenne ses droits.

L’absence de bruit nous alerte alors nous nous espaçons les uns des autres, nous tournant le dos pour surveiller dans toutes les directions. Deux hommes apparaissent de part et d’autre de nous, formant les prémices d’un étau dans lequel nous allons être pris. Alors que Ruby se fait figure d’autorité, je passe au crible notre environnement immédiat. Je sais pertinemment que d’autres sont à couverts et s’apprêtent à intervenir. Ceux qui se dressent fièrement non loin de nous ne sont que deux éclaireurs qui focalisent notre attention. La menace tapie dans l’ombre est prête à se refermer comme un piège à loup. Un piège dont le verrou serait la Chad-boussole qui pulse toujours d'une lumière rouge inquiétante.

Le premier coup fuse. Ils n'attendent pas. Bien que nos adversaires se sentent en supériorité numérique, leur position de force ne les affranchit pas d’une certaine lâcheté. Leur première cible n’est autre que Ruby qu’ils voient comme une faiblesse. L’agilité dont elle fait preuve en évitant le carreau d’arbalète qui lui était destiné démontre tout le contraire.

Je sens les épaules de Chad collées dans mon dos, sa présence me rassure autant qu’elle m’inquiète. Aucun de nous n’aime savoir l’autre en danger.

- Non pas encore eux… Murmure-t-il avec une inquiétude qui me fait me retourner.

D’anciens ennemis avancent d’un pas lourd dans notre direction. La dernière fois que nous avions eu à affronter des berserkers, c’était au Mexique alors que nous allions secourir Chad. Il était faible à ce moment-là mais il se souvient parfaitement de la cruauté et de la puissance qui caractérisent ses créatures dépourvues d’humanité.

- C’est quoi ? Demande Fiona à son fils.

Sa réponse ne fait que formaliser le commencement d’un combat sans pitié. Le mot d’ordre est survivre. Par tous les moyens. Donner la mort ne nous effraie pas. Elle rôde dans nos rangs, se jouant de nous comme de nos ennemis. Est-il écrit quelque part comment tout ça finira ? Je n’attends pas de le savoir pour me mettre en mouvement.

Chad et moi sommes synchrones, efficaces. Nous faisons attention l’un à l’autre comme à l’ensemble de la meute sans nous laisser distraire. Une seconde d’inattention peut s’avérer définitive. Fiona avait fait preuve de précision lorsque nous avions récupéré Chad et Adriann, aptitude qu’elle met à nouveau à profit en abattant à distance les chasseurs qui s’étaient fait passer pour des ouvriers du chantier.

Mes poings sont rapidement douloureux à force de frapper une surface abrupte. Les berserkers sont des montagnes de muscles et d’os. Alors, tout ce qui se trouve à ma portée devient une arme. Du simple bâton de bois noueux à la moindre pierre saillante. J’esquive plus de coups que j’en porte et me préserve en attendant une quelconque ouverture.

Puis un grognement de haine s’élève près de nous. Je vois les traits déformés de Peter et ne comprends la situation que lorsque Derek s’interpose. Il est à nouveau tel que je l’ai toujours connu, comment est-ce possible ? Un mouvement du coin de l’œil m’alerte. Je bascule souplement sur le côté afin d’éviter un coup certainement mortel.

Un allié féroce apparait parmi nous contre toute attente. Le terrain des Hale est propice au rassemblement. Miya est redoutable lorsqu'il est transformé et j'éprouve un certain soulagement de savoir que malgré ce qu'il s'est passé, il ne saurait laisser ses amis dans le danger.

Je n’ai plus la notion du temps, seul le danger immédiat occupe mes pensées. Chad et moi parvenons à faire reculer un berserker en attaquant tous les deux de front. Puis un cri nous fait nous retourner de concert.

- Jordan ! Hurle Fiona.

Si j’avais pu courber le temps ou l’espace, si j’avais vu commander aux vents de dévier le projectile, je n’aurais pas hésité un seul instant.

Nous sommes les témoins passifs de l’acte de bravoure le plus pur. Le sacrifice. Le visage de Fiona se fige lorsque le carreau la touche en pleine poitrine. Tombant à la renverse, elle est rattrapé par Jordan, beaucoup plus proche d’elle que nous le sommes.

Toute la violence de ce moment fatal est concentrée dans le coup que porte Chad au berserker qui s’en est pris à nous. Sa nuque se brise lorsque son buste et sa tête forment un angle indécent.

Il est déjà trop tard lorsque Chad rejoint Fiona. Il est trop tard pour absorber la douleur qui n’existe plus ou rattraper la vie qui s’est déjà envolée. Une part de celui que j’aime vient de s’éteindre avec elle. Nous ne sommes toujours que des enfants lorsque nos parents quittent ce monde.

- Venge là ! Hurle-t-il à Jordan d’une voix que je ne reconnais plus.

Chad, ainsi étendu auprès de sa mère est une cible facile. Mais je refuse que quelqu'un d’autre succombe aujourd’hui.

J’intercepte l’un des derniers berserkers qui fonce sur lui et remarque un faible interstice sous le masque en crâne qui protège la tête du guerrier. Face à ses créatures, il faut troquer la force contre l’agilité. Alors qu’il s’apprête à me frapper avec un os acéré, j’accompagne son geste et fais remonter son poing jusqu’à sous sa gorge.

La pointe s’enfonce dans l’espace non protégé et ne s’arrête que lorsque le sang coule à flot sur mon avant-bras.

Je m’approche de Chad le cœur serré. J’aurais pu donner ma vie pour que celle de sa mère lui soit rendue. Mais cela ne changerait rien. Je me dois d’endiguer sa colère, faire barrage à sa douleur, l’empêcher de se laisser aller à la haine. Je dois le soutenir. L’aimer encore plus fort pour palier à l’amour d'une mère qui disparait. Mon regard plonge dans le sien. S’impose à lui.

Un silence atroce nous enveloppe tous. Il confirme la cruelle vérité sur ce qui vient de se produire. Nous sommes ensemble. Mais nous avons été faibles.

Pour la première fois, je ressens le lien de meute avec une force que je n’explique pas. Je sais combien tout le monde souffre, combien la peine mettra du temps à s’estomper. Je vois Ruby comme l’alpha qu’elle a toujours été s’approcher de la défunte. Chad ne s’en détache pas. Avec douceur, la louve caresse le visage éteint de Fiona. Puis, elle lève fièrement la tête vers le ciel.

Je sens le hurlement dans ma chair, dans mon âme. Pourtant, la peine de Chad est sourde à notre soutien, il reste muet et baigné de larmes. Celles-ci forment des sillons sur son visage que le combat avait couvert de poussière.


(c) Fiche par Mafdet


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jordan Parrish

avatar

Humeur : Mystérieux
Messages : 312
Points : 463
Réputation : 143
Date d'inscription : 28/02/2015
Localisation : Bureau du Sherif

MessageSujet: Re: A Promise to the Dead PV Meute & Guests   Jeu 10 Sep - 15:30








A promise to the dead



Rouge, la lueur dans la chad boussole, que serre Mick. Rouge, la douleur, l’incompréhension. Rouge, le sang, abondant, qui coule. Le mien, le leur.. Le sien…

Comment un instant parfait, une projection sur un avenir radieux peut ainsi se transformer en cauchemar ? Avant ce jour funeste, j’aurai peut-être eut une chance de contenir ce que je devenais. A présent que j’ère, nu, les mains en sang, tout en sachant que ce n’est pas le mien, je me rappelle ce qui m’a amené à des kilomètres des lieux du drame… Ce qui m’a amené à perdre le contrôle et à franchir la frontière d’où je ne pourrais pas revenir…

(…)

La douceur de sa peau, tout d’abord, alors que ma main se faisait à la fois protectrice et possessive. Et puis soudain, tout qui s’accélère. Une partie de moi était encore Jordan Parrish, à ce moment-là. Elle s’est accrochée, cette part rationnelle, elle a bien essayé, les phrases qui sortent, apprises par cœur, j’énonce leur droit, je donne les sommations, je sors mon arme, qui m’écœure de plus en plus, puis renonce à le faire… Mais je sais que c’est peine perdue. Nous sommes les cibles, tout est trop bien organisé pour que le hasard puisse y trouver sa place. Nos ennemis sont nombreux, et implacables. J’ai le temps d’observer les gens s’écarter les uns des autres, se préparer au combat. L’unité qui est la nôtre puise une certaine force dans la meute, même si je n’en fait pas réellement parti. Je vois Ruby se positionner, et déployer son… aura. C’est le mot qui me vient alors qu’une zone de protection et de respect semble émaner d’elle. Peter grogne, je comprends sa rage.

Alors, quand le carreau fuse vers Ruby et que cette dernière l’esquive, une symphonie mortelle se joue de nous. Tout se passe trop vite, nous sommes occupés à survivre, à se défendre, c’est le problème. Nous subissons une attaque, nous ne sommes pas dans une tactique préétablie. Nos réflexes sont aiguisés, nos gestes précis, mais nous n’avons pas l’avantage du choix, de la décision.

Chad nous alerte sur un danger encore plus mortel. Des berserkers, nous dit-il, et pour la première fois depuis longtemps, j’ai peur, peur pour la vie des gens qui sont ici, peur de ne pas avoir ce qu’il faut pour les aider, les protéger. Chacun use de ses forces pour tenter de donner une chance à tous de survivre. Coups de feu, coup de griffe, prises de combat. J’admire ce que je vois, alors que Mick et Chad se battent avec leurs armes, dans un mouvement synchrone. Mon arme n’est plus d’aucune utilitée alors que je sens le feu nourrir mes muscles, et ma force décupler. Pour le moment, c’est mon poing nu qui s’abat sur les hommes qui croisent mon chemin. Mais combien de temps encore avant que le feu ne vienne prendre possession de mon corps ? Avant que je devienne ce que je redoute le plus, alimenté par la rage, le feu du combat ?
Au milieu de toute cette horreur, un cri majestueux, celui d’un aigle, restera gravé dans ma mémoire. Au moment où je me retourne, mu par un instinct séculaire, je vois le sacrifice de Fiona. Pour moi. POURQUOI ? !

J’aimerai avoir le don du photographe, pour dévier la flèche, ou même celui de Chad, pour être plus rapide, pour intercepter le carreau mortel. L’impact tue quelque chose en moi en même temps qu’il ôte la vie à mon amour naissant.

Horrifié, de l’acide coulant dans mes veines, dans mon âme, je tiens à présent Fiona dans mes bras, incapable de croire que ceci est vrai, incapable de réfléchir, de contenir ma rage qui s’apprête à me transformer définitivement. Je tente de faire quelque chose, mais je ne peux rien faire, à part l’envelopper de ma chaleur. Mes mains serrées sur la flèche sont si pathétiquement inutiles.

Nos regards se croisent, et je ne peux supporter ce que j’y vois. Elle savait. Elle savait qu’elle mourrait en faisant ça. Et elle l’accepte. PAS MOI !

- Merci d’avoir été là.

Mon esprit enregistre ce qui se passe, mais je ne le comprendrai que plus tard, alors qu’un nouvel aigle prend son envol et qu’un fils pleure sa mère depuis peu retrouvée, et de nouveau perdue. Trois marques de sang peignent mon visage, de donne un nouveau rôle. La vengeance, la rage, la haine.

Chad me crie quelque chose, à travers sa propre rage. Nous ne l’entendons plus. Je ne l’entends plus. Le feu me.. Nous contrôle à présent. Nous nous relevons, emplis de rage, les yeux en flammes, les vêtements en flammes, les poings serrés, en flammes.

Nous nous relevons, promenant un regard de lave en fusion sur les combattants, en voyant reculer amis comme ennemis. Nous n’en avons cure. Nous sommes l’ancienne vengeance, appelée par la marque du sang. Nous ne nous arrêterons pas avoir d’avoir tout brulé sur notre passage. Nous nous débarrassons de nos dernières bribes de vêtement, sous le regard médusés de ceux qui nous connaissaient avant. Avant ce que nous sommes à présent. Nous hurlons, un cri désespéré, si ancien qu’il fait trembler nos propres os.

Et notre poing de flamme écrase un ennemi trop étonné pour s’écarter de notre chemin. Nous martelons bois, sol, pierre, voiture, os, chair, sang, avec une égale passion. Celle du feu dévorant. Même celui qui a appelé notre vengeance tente à présent de nous faire revenir, nous appelant par un prénom qui ne signifie plus rien. Jordan. Jordan, arrête. Jordan, jordan… Les ennemis sont nombreux à tomber, la meute sait se défendre. Nous notons au passage l’arrivée d’une étrange créature. Dans notre précédent « nous », nous savions ce qu’elle est. Le feu réclame plus, nous sommes attirés bien plus loin, bien plus loin. L’arbre sait que nous sommes éveillés, et il nous appelle. Il ne nous juge pas. Ne sait pas si nous allons œuvrer pour le bien ou le mal. Nous ne nous débattons pas avec cette idée abstraite.

Seul compte la vengeance. Nous traquons chaque survivant, chaque signature thermique que nous percevons. Nous entendons les appels à la pitié, que nous étouffons dans des craquements d’os, de sang et noyons dans les flammes. Nous sommes étonnés de sentir de l’acide couler sur notre visage, et nous regardons, interloqués, alors que nous somme seuls près de la souche, des larmes sur notre.. Ma main.

Mes larmes… Les flammes refluent soudain, en moi, ne me quittant pas. Ma soif de vengeance semble apaisée pour ce soir. Je suis terrifié en pensant à ce que je suis devenu, mais anéantis en me rappelant pourquoi.

A présent que j’ère, nu, les mains en sang, tout en sachant que ce n’est pas le mien, je me rappelle ce qui m’a amené à des kilomètres des lieux du drame… Ce qui m’a amené à perdre le contrôle et à franchir la frontière d’où je ne pourrais pas revenir…







© Fiche par Mafdet Mahes



#parrishweek
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ruby Hale

avatar

Messages : 163
Points : 249
Réputation : 29
Date d'inscription : 17/11/2014

MessageSujet: Re: A Promise to the Dead PV Meute & Guests   Mar 15 Sep - 19:36


End of the way


L’instant est comme stoppé dans la ligne du temps. La menace pèse sur nos corps qui sont déjà en alerte, en position de défense pour certains, d’offensive pour d’autres. Nous sommes tous conscients du danger qui nous entoure de façon général, et qui nous fixe alors que la seconde s’écoule. La vicieuse prend son temps et pourtant, l’éternité est figée, destinée à ne nous montrer que le minimum, le péril qu’encoure la meute. Buck, médiocre vermine, tu auras tout de même été plus malin que je ne l’aurais pensé. Cette fuite est bien plus vieille que nous l’avions escomptée. Depuis quand cette mascarade est-elle jouée ?

Un avertissement oral ignoré, une aura des plus alarmantes… Un grondement fait vibrer ma poitrine. Mes yeux virent au rouge rubis. Des paillettes d’or et d’argent s’immiscent dans mon regard et la rage s’invite dans mon cœur. Je perçois l’imminente attaque. Mon corps est lent et pourtant plus rapide que l’insignifiant et pourtant mortel bout de bois. Je montre les crocs. S’ils me cherchent, ils vont me trouver… Sauf que l’instinct maternel entre en contradiction avec la rage mais aussi avec la peur. Mon sanglant passé est stoppé par la bonté de mes bébés. Mon corps est perdu et je parviens avec peine à le faire obéir. Il ne sait plus s’il doit écouter la future mère, la louve, l’alpha ou la Capitaine. Il se désarticule sous les gestes poussés par les réflexes et l’instinct. Des esquives, des contres et quelques rares coups. Je me protège plus que je ne protège. Quelle piètre alpha je fais. Quelle honteuse mère je suis si je ne peux protéger mes enfants…tous mes enfants… Peter devient mon guerrier, mon gardien mais il est seul et les Berserker font preuve d’une puissance démoniaque, d’une intelligence qui ne leur sied pas. Peter me sauve de deux de ces monstres, mais ils l’éloignent. Mon cœur loupe un battement alors que l’ombre d’un troisième vient occulter la lumière. Il fait ombre à tout espoir. Je n’y échapperai pas, je le sais. Je me recroqueville pour protéger mon ventre et puis je sens une force tirer ma tête en arrière. Je veux hurler mais ma gorge est bloquée. Un solide fil de métal enduit d’aconit enserre mon cou, maintenu par un ouvrier que la peur m’a empêchée de sentir approcher. Je suis faible et je vais en payer le prix. Mes enfants, pardonnez-moi…

Puis un lourd et profond grognement me fait lever les yeux sur la vie qui ne m’a pas encore été enlevée. Le visage juvénile qui savait m’arracher des milkshakes gratuits avec son adorable bouille se métamorphose. L’animal ressort, l’homme également. Derek est de retour. Le Berserker meurt dans la foulée, mais il n’est pas le seul. La douleur frappe l’un des miens…





© Halloween sur Never-Utopia



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Peter Hale

avatar

Messages : 78
Points : 101
Réputation : 17
Date d'inscription : 17/11/2014

MessageSujet: Re: A Promise to the Dead PV Meute & Guests   Mer 23 Sep - 23:46



Une vie pour une autre



Je comptai chaque battement de cœur aux alentours. Et surveillai celui de Ruby. L’angoisse n’était pas une émotion compatible avec sa grossesse parce que les jumeaux s’en nourrissaient. À la seconde où j’allais la déporter sur le côté pour éviter le tir mortel, elle se déplaça souplement. In extrémis, avec si peu et tant de chance à la fois. Mes phalanges blanchirent alors que je me contractai. Si nous n’étions pas prisonniers dans le manoir, je vivais les similitudes de cette prise au piège sur notre territoire.

Des grognements caractéristiques et des mouvements lourds annoncèrent l’arrivée de Berserkers. Leur présence me rappela immédiatement l’existence d’une personne que j’exécrai au plus haut point. William. Mon cousin avait fait appel à ces créatures au Mexique. Son aura malveillante glissa sur ma nuque et me fit l’effet d’une griffe raclée contre un tableau noir.

À cet instant, un voile sembla nous recouvrir. Il masqua la réalité et nous plongea dans un combat cauchemardesque. Des humains, ces ouvriers infiltrés, prenaient part à l’affrontement. Ils étaient les cibles les plus faciles mais ils demeuraient coriaces. Et le nombre d’adversaires ne nous laissait pas l’avantage.

Je frappai les berserkers qui tentaient de me tenir éloigné de Ruby. Rien ne me détournait d’elle. Rien si ça n’était que les coups qui attentaient à ma propre vie. La distance se creusa. J’hurlai une promesse de mise à mort à l’homme qui s’en prit à elle. Mon souffle se coupa tout comme le sien se faisait rare, impuissante et dans la trajectoire d’un coup amorcé par un berserker. Mais un geste vif et puissant stoppa la course fatale. Derek venait d’intervenir. En quelques secondes fatidiques, l’adolescent s’était mû en homme pour sauver Ruby. Son arrogance de jeunesse de mon neveu n’était pas un prix trop élevé pour ce geste salvateur.

Je ne quittais pas Ruby, devenant l’ombre de son ombre. Un grondement sourd me remua les tripes. Une rage contenue éclata. Une rage d’antan couleur rouge sang. Mes griffes tracèrent des sillons dans la chair et les os de ceux qui se trouvaient à ma portée. Le carnage avait quelque chose de grisant, j’expulsai une haine incommensurable contre nos détracteurs, à l’exact opposé du calme hautain que je reflétais au quotidien.

Puis un tir vint cueillir sa cible alors que nous résistions jusqu’alors. Je compris rapidement ce qui était arrivé. La mort portait une odeur bien singulière qu’on n’oublie jamais. Et dans ce chaos, il était malgré tout aisé de sentir cette sentence s’abattre sur l’un de nous.

Jordan perdit pied. Je reconnus une bête devenu folie. Il me rappela ce que j’étais autrefois. Avide de vengeance. La supplique lancée par Chad trouva écho en lui, comme s’il avait lâché la laisse d’un chien enragé. Puis, il avait fui dans les bois, sans doute effrayé par ce qu’il était et certainement obnubilé par la douleur. Et cette déroute étouffait mes propres ténèbres qui tendaient à vouloir s’échapper. Je respirai sans pouvoir m’empêcher de grogner. Cette tension extrême avait du mal à s’estomper.

Nos ennemis étaient à terre. Ceux qui n’était pas morts sur le coup, l’étaient par la gravité de leurs blessures. Le silence transporta les odeurs et les sensations que nous percevions avec plus de force maintenant que nous étions immobiles et éreintés.

Je fixai le fils devenu orphelin de ses véritables parents. Je sentis sa peine, immense. Il était un frère de meute, notre meute. Celle de Ruby, ma louve, la mère de mes futurs enfants. Je n’avais pas le statut d’un chef, ni la légitimité que mon passé et mes égarements avaient réduit en cendre. Mais nous formions le couple de tête, redonnant du pouvoir et un avenir à la famille Hale. Et rien ne saurait se mettre au travers de ça.

Puis une vérité s’insinua dans tout mon corps, sa saveur cruelle confortait le loup qui grondait en moi et dont je taisais constamment la colère. Jusqu’à ce jour. J’acceptai cette pensée perverse inconditionnellement, sans honte, fier de ce qu’elle signifiait. La vie de Fiona plutôt que celle de Ruby. Sa valeur à mes yeux n’avait pas d’égal.




© Fiche by Mafdet MAHES
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Derek Hale
Administrateur
avatar

Humeur : Tourné vers l'avenir
Messages : 4805
Points : 4523
Réputation : 202
Date d'inscription : 15/11/2014
Localisation : Au manoir

MessageSujet: Re: A Promise to the Dead PV Meute & Guests   Ven 25 Sep - 21:46






A Promise to the Dead

Derek & Meute & Guest
Mes doigts enserrent le masque d’os du Berserk et le pulvérise, rompant le charme qui lie ce qui était un humain et qui ne l’est plus. J’entends Ruby soupirer de soulagement dans mon dos. Mon regard croise celui de Peter. D’homme à homme. Je suis pleinement de retour, je sens à nouveau mon corps et ma force revenus. Je pourrais en être soulagé si… si je n’avais pas l’impression de revoir une scène déjà vécue. Alors que je me bats pour sauver ma vie et celles de ma meute, les pièces du puzzle se mettent en place. Mais il est d’une nature particulière, la vision de l’ensemble ne devient nette que lorsque l’on pose la dernière pièce.

Ces mains ensanglantées… J’ai faussement cru que c’étaient les miennes. Je me suis focalisé sur le sang sans remarquer la nature des vêtements qui habillent les avant-bras. La vision subjective comme dans un jeu vidéo à la première personne m’a induit en erreur. Je ne voyais pas à travers mes yeux, mais par ceux d’un autre. Ces mains sont celles de Jordan comme me le prouve les manches de son uniforme, mais le sang n’est pas le sien…

Je hurle et me retourne vers elle à l’instant où je comprends. Je ne peux qu’assister impuissant au drame. Fiona qui se jette au-devant du carreau d’arbalète. C’est comme si elle avait devancé le tir… Elle savait… elle savait qu’elle allait mourir ici. Le hurlement de Chad me tord les tripes. Alors je me déchaine sur les chasseurs restants comme le reste de la meute soudée dans l’affliction et le désir de vengeance d’un de ses membres.

C’est la première et dernière fois que je croise le chemin de Fiona Ferjones. Mais quand un aigle royal crie dans le ciel, je lui réponds avec un rugissement particulier. Cela sort de mes entrailles, ce crie est inné et Peter fait écho à cet appel de reconnaissance. Mon regard se porte sur Chad qui tient sa mère dans ses bras. Son visage est déformé par la peine et la douleur. J’ai entendu sa demande à Jordan, ou plutôt son ordre. « Venge là ». Je me serais écroulé à genoux sur le sol si le combat avait été fini et le danger écarté en voyant Jordan s’embraser. C’est dans la mémoire cachée de Luka que j’ai aperçus ce brasier. Mais là, je n’ai que des images parcellaires.

Pourquoi ? Pourquoi m’a-t-on montré ce qui allait arriver aujourd’hui ? Car même si je l’ai compris bien trop tard… de manière à ce que je ne change pas ce destin… Pourquoi me montre-t-on l’inévitable ? Pourquoi moi ? Pourquoi Peter ne semble pas sentir ce lien si particulier avec Chad et sa mère ? Lui, il a eu l’occasion de la croiser bien avant qu’on ne sache sa réelle identité. Pourquoi ne l’a-t-il pas reconnue comme… notre guide spirituelle.

L’oiseau tourne en faisant de grand cercle au-dessus de nos têtes. C’est le seul son qui perturbe la scène macabre. Jordan s’est enfoncé dans la forêt noyé par la fureur et la douleur. Je crois deviner où il se dirige. C’est mieux ainsi. Là-bas, il ne fera pas de dégât.

Chad serre Fiona. Mick serre Chad. Je sens sa colère à peine contenue. Je m’approche pour moi aussi le serrer dans mes bras, mais son regard d’un jaune lumineux fixé sur moi m’arrête. Je sens une onde de colère me transpercer. Je comprends le raisonnement qu’il se fait. La relation de cause à effet. Je suis impuissant face à sa douleur. Je sais l’importance de sa famille pour la mienne, car j’ai vu son grand père et son arrière-grand-père, ici même quand j’étais encore gamin. Impossible d’oublier quand de vrais indiens débarque dans votre maison, surtout quand on a à peine six ans.

Je lève les mains en signe d’apaisement. Alors Chad se relève, tenant sa mère dans ses bras. Je dois faire un effort pour avaler ma salive, car le moment est solennel. Il n’a rien besoin de me dire. Je sais ce qu’il attend de moi. Il me confie le corps de celle qui l’a mis au monde, regarde chacun des membres de la meute et part en courant au cœur de la forêt.

Je serre mon fardeau contre moi. La peau de Fiona est pale, cela contraste avec l’ébène de ses cheveux. Une main sur mon épaule… Ruby me soutient. Je sais qu’elle se prend de plein fouet la douleur de Chad, comme nous tous.

- Mick ? Suit Chad par précaution. On s’occupe de faire le ménage. Miya ? Tu veux bien me faire… un tas avec tout ça ? Je reviens.

Du menton, je lui désigne les cadavres de ceux qui nous ont attaqués. Peter sait ou je vais cacher le corps de Fiona. Dans la crypte de notre famille. Elle y a sa place en attendant je ne sais pas trop quoi, mais je devine que son enterrement sera tout sauf ordinaire…





(c) Fiche par Mafdet


I want answers. Did you ?

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://blogfantasystories.wordpress.com/
Chad Wilder

avatar

Humeur : En colère
Messages : 870
Points : 895
Réputation : 77
Date d'inscription : 15/11/2014
Localisation : Beacon Hills

MessageSujet: Re: A Promise to the Dead PV Meute & Guests   Dim 27 Sep - 17:09











A Promise to the Dead


Rouge est la fleur qui orne le coeur de ma mère, rouge est ma colère et ma fureur, rouge est le sang qui macule les mains de Jordan et maintenant les miennes.

- Venge là !

Ma voix est rauque car je suis au maximum de ma transformation. J’ordonne à celui qui a été le plus proche d’elle d’agir, de détruire et venger celle qui… celle dont le cœur ne bat plus car transpercé d’une flèche.  Je lance Jordan dans le combat car pour l’instant il m’est impossible de me détacher du corps de ma maman. Je la serre contre moi tentant de lui insuffler la vie. Mes hurlements sont à l’image de ma souffrance. Je croyais avoir touché le fond dans mon passé chaotique… mais là ce n’est pas vers un abime que je me dirige, mais vers un top plein de fureur. Je ne vois pas Mick qui me parle, ni Miya qui me couvre. Je ne vois que l’empannage de cette maudite flèche.

Quand je lève le museau au ciel, je vois l’aigle tourner en large cercle et m’appeler de son cri. Il m’envoie son amour, je lui réponds par ma fureur et ma colère. Elle n’avait pas le droit de me quitter si vite. J’ai conscience du combat qui fait encore rage autour de moi, je veux y participer et écraser moi-même ces assassins, mais je ne peux me résoudre à abandonner ma mère sur le sol de feuilles.

Ma raison vacille. J’ai toujours été quelqu’un de paisible, mais à force de prendre des coups… Un feu nouveau anime mon cœur. Le chassé devient chasseur. La proie se fait prédatrice. Les responsables vont payer le prix cher. Au-delà de leur vie, je vais m’assurer de l’extinction de la famille Argent et de toutes ses ramifications. Je ne pourrais jamais vivre paisiblement avec Mick avec cette épée de Damoclès au-dessus de ma tête. Même si cela doit me prendre mille ans, je vais les exterminer un à un. Les faire souffrir en tuant la chair de leur chair devant leurs yeux. Je vais anéantir leur raison, les rendre fous de douleur.

La clairière ne raisonne plus que du cri de l’aigle qui vole là-haut. Je me redresse en portant celle que je n’ai pas eu le temps d’aimer, ni de cajoler comme il se doit. Mon regard rencontre un véritable carnage. Je repousse l’aura chaude de Ruby. Je ne veux pas de sa compassion. C’est un sentiment pour les victimes. Et je refuse d’en être une. Je change de camp et serait celui qui apportera la mort. Qu’aucun de ceux présents essayent de m'en dissuader. Je vais tous les tuer, les miens pourront vire en sécurité.

Mon regard croise celui de Derek. Je m’avance vers lui et lui confie ce corps précieux. Je lui demande de le cacher. Je pousse alors un hurlement, c’est un appel à la vengeance, une déclaration de guerre, une demande de génocide contre tous ceux qui se rangent du côté des chasseurs. Soit on est avec moi, soit contre moi. Je n’accepte plus de demi-mesure.

Je pars à quatre pattes au cœur de la forêt, je suis le chemin de cendre qu’a laissé Jordan sur son passage. Je veux le voir, regarder sa propre souffrance faire écho à la mienne. Trouver une légitimité à ma décision. Sa trace est d’une simplicité enfantine à suivre. Alors que je le sens tout proche, je me fais brutalement bloquer par un mur invisible. Il n’y a pourtant pas de cercle de sorbier…

Le Nemeton… Le Nemeton me repousse, il me rejette.

Je lui hurle de me laisser passer pour rejoindre Jordan. Comme un fauve en cage, je tourne autour de la zone essayant de forcer le passage. Mais rien n’y fait, je ne peux pas passer. Je finis par tomber à genoux, griffant le sol impuissant, maudissant la souche. En vain j'appelle Jordan. La rage me relève et je tourne le dos à l’arbre sacré qui me refuse pour m’enfoncer dans l’épaisseur de la forêt. Je ne sais pas combien de temps j’erre ainsi, la vue brouillée par les larmes. Toutes les émotions me traversent de la haine à l’abattement le plus total. J’échoue dans une petite clairière et me roule en boule contre un tronc.

***

Des bruits de pas, l’odeur d’un humain. Mes lèvres se retroussent sur mes crocs. Je vais pour bondir et arracher la gorge de ce qui ne peut être qu’un chasseur… Et c’est bien ce que c’est… ou a été… Mick… Dans quel camp dois-je te classer, toi qui as incendié le manoir des Hale ?

- Ne… ne m’approche pas…

Je suis comme une bête féroce acculée. La haine et la souffrance m’aveugle. J’ai mal ! Bordel comment j’ai mal ! Je hurle encore à m’en briser la voix.


© Fiche par Mafdet Mahes


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mickael Wayne
Administrateur
avatar

Humeur : Observateur
Messages : 1366
Points : 1350
Réputation : 209
Date d'inscription : 17/11/2014
Localisation : Assigné à domicile

MessageSujet: Re: A Promise to the Dead PV Meute & Guests   Ven 2 Oct - 15:25


Heartbreak

J’observe Chad penché sur le corps de sa mère. Sa détresse est infinie. L’espace d’une seconde, je crains de ne pas suffire pour l’aider à surmonter cette épreuve. Mais je ne peux échouer parce que soutenir celui que j’aime s’avère être la mission la plus importante de toute. Ses réactions sont exacerbées par son côté animal mais à la hauteur de son chagrin et de sa colère. Il tient avec force l’empennage de la flèche qui a coûté la vie à Fiona. Son cœur a rapidement cessé de battre, elle n’a pas souffert mais son sang imprègne les mains de son fils.

Je baisse les yeux sur les miennes, douloureuses à cause du combat que nous avons mené. Cette vision me trouble et me porte vers une autre scène. Un autre lieu, un autre temps.

J’ai un moment de faiblesse, infime mais suffisant pour que mon esprit décroche.

Étrangement, c’est le silence qui me fait reprendre conscience. Seul mon cœur pulse dans ma poitrine. J’entends son bourdonnement dans mes oreilles. J’ai du sang sur les mains, son odeur me donne soudain envie de vomir. Est-ce bien moi qui ai fait tout ça ? Ce n’est pas une mise à mort minutieuse mais un carnage. L’expression d’une fureur qui m’effraie. Ça ne peut être moi.

Le hangar résonne de mes pas alors que je prends du recul pour observer mon environnement. La chaise sur laquelle j’étais ligoté est en morceaux. Mes empreintes de pas marquent le sol recouvert du liquide poisseux.  Horrifié, je prends la fuite. Je sors en pleine lumière, aveuglé, sans me rappeler où je suis.


Je me ressaisis. Nous sommes tous suspendus aux gestes de Chad lorsqu’il se lève. Il porte sa mère dans ses bras, délicatement, comme s’il ne souhaitait pas abîmer davantage ce corps sans vie. Ruby fronce les sourcils lorsqu’il passe devant elle. C’est Derek qu’il fixe, droit devant lui. Je n’entends pas les quelques mots qu’il lui dit à voix basse. C’est à un frère de meute qu’il s’adresse, un loup-garou comme lui. Et c’est ce qu’il devient pleinement lorsqu’il pousse un hurlement qui me fait frissonner. Je ne le reconnais pas dans cette peine. Cette violence sourde et froide. Je mourrais de le voir être brisé irrémédiablement.

Mais je ne l’abandonne pas lorsqu’il s’enfuit vers la forêt. Je veux être là pour lui. Je sais comment ce genre de douleur peut changer une vie. Nous le savons tous. Car cette flamme, ce désir conscient ou non de vengeance nous anime tous.

Je serre la boussole dans ma main, la Chad-boussole qui me ramènera toujours à lui. Bientôt ses grognements se font entendre. J’ai mal de le voir ainsi. Il lutte contre une force invisible qui lui bloque le chemin. La frustration s’ajoute au maelstrom d’émotions qu’il doit ressentir, gouvernée par une colère insatiable.

Il ne me voit pas et disparait à nouveau dans les fourrées. Il est simple pour moi de le suivre, mais en le rejoignant je ne suis toujours pas sûr de ma manière de l’aborder. Je finis par le retrouver dans une clairière, non loin de cet endroit où pour la première fois nos poings comme nos cœurs s’étaient entrechoqués.

C’est un animal blessé qui tressaille quand il sent ma présence. Dans son regard, je perçois qu’il ne sait pas comment réagir à ma présence.

- Ne… ne m’approche pas…, grogne-t-il.

- Tu m’as déjà rejeté une fois, réponds-je. Je n’accepterai pas une seconde. Je ne te laisserai pas.

Je n’ai pas peur pour ma sécurité mais je m’arrête pourtant à plusieurs mètres de lui. Je tente de comprendre son état, faisant l’amalgame avec ma propre histoire. Le deuil résonne en moi depuis que j’ai l’âge de huit ans. Je sais qu’en cet instant il n’a pas besoin de compassion ni que ses émotions soient étouffées.

- Il faut que ta colère sorte, qu’elle se brise et laisse la douleur devenir tienne, dis-je tout bas. Pour toujours. Mais tu sauras vivre avec.

Peut être ne m’écoute-t-il pas mais il m’entend. Je me tiens debout tandis que je le vois s’agiter et se crisper à nouveau. Ses griffes raclent le sol comme s’il s’apprêtait à passer à l’attaque.

- Brise tout sur ton passage si tu le souhaites, hurles, griffes, broies ce qui tombe sous le joug de ta rage, ajoute-je. Mais lorsque tu reviendras vers moi, elle devra avoir disparu.

Après un instant de flottement, il finit par bouger. En furie il s’approche, courbé par le chagrin, animé par une violence et une force que je n’ai vu que très peu de fois chez lui. Peut être même jamais à ce point.

Je fixe sans peur le loup qui me fait face. Sauvage, blessé. Enragé. Mais mon loup. Quoi qu’il advienne.

Nos regards se croisent enfin alors qu’il se redresse lentement, ses yeux ne perdant pas la lueur ambré qui caractérise sa nature de loup-garou. Puis il tombe dans mes bras.

Lui dire que je l’aime ne le calmera que pour un temps. Mais le contrecoup, la douleur ardente, celle qui suit le moment de vérité que l’on accepte, celle-là devra s’estomper avant de le consumer. Ce sera un travail quotidien car le deuil est une épreuve terrible.

Je suis avec lui.

Pour lui.

Ensemble, on est plus forts.


(c) Fiche par Mafdet




Dernière édition par Mickael Wayne le Mar 6 Oct - 23:02, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ruby Hale

avatar

Messages : 163
Points : 249
Réputation : 29
Date d'inscription : 17/11/2014

MessageSujet: Re: A Promise to the Dead PV Meute & Guests   Mar 6 Oct - 22:57



One moment and everything can change


Je ne cessais de me demander ce qu’il est. Je ne le sais pas plus aujourd’hui, mais je peux voir ce dont Parrish est capable. Son attitude, son regard, tout ceci ne fait que lever de nouvelles questions. Mais une chose est certaine, il est puissant. Un frisson remonte le long de mon échine. Incroyablement… mais il n’est pas menaçant, juste…intimidant…du moins pour moi, pour nous.

Ce jour marque d’importants changements. Miya est de nouveau un membre de la meute, peut-être même plus qu’il ne l’a jamais été jusque-là. Derek a à nouveau son apparence adulte. Son corps et son esprit sont enfin à nouveau en phase. Parrish a relâché ce qu’il y a en lui, quoique cela puisse être. Peter et moi avons pris conscience du danger qui pouvait peser sur les jumeaux, et Chad dévoile un autre aspect de sa personnalité, révélé par le désir de vengeance que je peux déjà sentir poindre en lui. Mick saura-t-il le ramener ?

Je m’efface. Peu importe ma place dans la meute, seule ici compte la douleur qui consume Chad. Je pourrais l’inonder de mon aura, mais ça ne ferait qu’attiser sa haine. Cette haine doit être expulsée, vécue. Je sens les doigts de Peter enserrer mes épaules tandis que Chad se relève en portant sa mère dans ses bras. Il la confie à Derek puis il hurle. Nul besoin de mots. Je ferme les yeux et je serre les dents. Je dois avoir espoir, espoir qu’il saura revenir, qu’il saura retrouver l’équilibre. L’extrémisme n’est jamais bon. Quel que soit le camp, il n’est jamais justifiable. Mais sa décision, son sentiment en cet instant, est un feu ardent. S’apaisera-t-il ?

Je lève mon regard vers les cieux que survole l’aigle qui semble être bien plus qu’un simple rapace. Pourquoi être venue si c’était pour l’abandonner à nouveau ? Pourquoi lui avoir fait découvrir qu’il y avait une place si grande qui t’étais réservée dans son cœur, si c’était pour la laisser vide ?

Mes doigts se resserrent sur le bras de Peter alors que la douleur m’assaillit. Une contraction. Il baisse les yeux vers mon ventre. Je souffle doucement et je secoue la tête. Non. Le travail n’a pas commencé, seulement tout ce qu’il se passe les agite et ça n’a rien de très agréable. Peter m’aide à m’assoir tandis que Derek a disparu pour disposer le corps et que Miyavi entasse les morts.

Cette journée s’annonçait pourtant si bien… L’équilibre devait-il être rétablit de façon si drastique ?

[Pour moi, ce poste est clos.]







© Fiche par Mafdet Mahes


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Miyavi Kyomu

avatar

Messages : 175
Points : 222
Réputation : 6
Date d'inscription : 17/11/2014

MessageSujet: Re: A Promise to the Dead PV Meute & Guests   Mar 6 Oct - 23:45

Ombre et rage
Je sais ce que je peux être. Un monstre, une ombre. Je suis dérangé, mon esprit est brisé et j’y suis habitué. Ne pas être entier est quasiment ma zone de confort, mais ce n’est pas le cas de Chad. S’il était puissant lorsqu’il avait pris le rang d’alpha à Boston, c’est en cet instant que j’ai le plus peur de lui, de ce qu’il peut devenir. Les mots qu’il prononce, sa supplique, non, son ordre à Parrish, me fait frémir. Et ce que devient l’adjoint n’a rien de rassurant. Je ne sais ce qu’il est mais une chose est sûr, je ne m’y frotterai pas. Mais je n’ai pas vraiment le loisir de m’étendre à ce sujet car je suis moi-même attaqué. Je grogne et puise au fond de mon âme, je pousse la transformation. Shadowcat était une partie de moi, et plus j’apprends à me connaître moi-même, plus je comprends sa façon de fonctionner et la raison de son existence. D’une certaine façon, je suis lui…il était moi.

Quelques victimes plus tard, je me relève, essoufflé. Le silence a repris ses droits sur ce terrain qui a déjà épongé trop de sang. Notre attention à tous est centrée sur Chad et sa mère…ma tante…ma grand-tante. Quelle famille de merde ! Les plus abjecte vivent tranquillement dans leur grottes pleines de vieilleries tandis que les plus respectables sont invités à rejoindre la terre ou le ciel, suivant les croyances, beaucoup trop tôt.

Je reprends forme humain en étouffant la douleur. Il faudra un temps à mon corps pour se remettre d’une transformation sans l’aide de Nineko. Il va vraiment falloir que je règle ce problème…Mais pas maintenant, maintenant, tout ce qui m’importe c’est lui, sa souffrance que je veux voir disparaître… Je me tourne vers Mick. Il est le seul à pouvoir le soutenir comme il se doit. Mais aujourd’hui je sais. Je sais ce que nous sommes l’un pour l’autre. Je sais que je n’ai plus besoin de plus, ou peut-être même que c’est plus que tout ce à quoi nous avons pu rêver. Seulement, acceptera-t-il ma présence ?

Il confie sa mère à Derek puis il disparaît à couvert des arbres. Mick le suit. Il n’y a que lui qui le peut. Ruby se remet de l’attaque et Peter ne la lâche pas d’une semelle. Je laisse glisser mon regard sur son ventre bien arrondi. Ces petits seront les prunelles de la meute, nous en sommes tous conscient.

Derek me demande de faire un tas avec le corps de nos assaillants devenus nos victimes. Je me contente de hocher la tête, mais alors qu’il passe un côté de moi, en portant le corps de cette femme que je n’ai pas connu, mon souffle est coupé, comme si je prenais conscience d’avoir perdu quelque chose… Je me sens faible et sans défense pendant un instant. Un instant peut tout changer…mon appartenance à la meute, la proximité de mon âme et de celle de Chad. Il souffre. Je souffre avec lui…et que dire de Ruby qui se prend sans doute cela de plein fouet. Mais elle ne bronche pas. Qu’a-t-elle donc vécu auparavant pour parvenir à rester si stoïque ?

Je me montre incapable de quitter le dos de Derek du regard. Cette femme…j’aurais aimé la connaître…

Je baisse les yeux et finalement je regarde autour de moi. Ces corps éparpillés….je ne les vois pas vraiment. Je commence à me mouvoir, à les ramasser, à les rassembler en tas, comme un enfant rassemblerait ses jouets éparpillés. Ce sont des hommes, mais ce ne sont pas des humains. Moi, le monstre, je sais qu’ils sont pires que moi. Et pourtant, qui sait ce qu’ils vivaient. Avaient-ils une famille ? Des enfants ? Des compagnes ou des compagnons ? Et si ceux-ci venaient se venger ? S’ils venaient…alors je serais là, à les attendre. Je serais là, entre eux et les miens. Je ne suis qu’un adolescent. Dans la vie de tous les jours, je suis un jeune musicien, un artiste un peu paumé qui a encore beaucoup à apprendre. Mais quand il s’agit de devenir un bras armé, je sais ce que je fais. Je maîtrise chacun de mes mouvements, chacun de mes coups, chacune des morts que je cause.

Un soupir. Un regard qui me fixe. Qui supplie. Je m’agenouille, je recouvre la bouche et le nez jusqu’à ce que l’air manque, jusqu’à ce que le cœur s’arrête. Il n’est pas le seul à être en vie, il n’est pas le seul dont j’abrège les souffrances, bien qu’aucun d’eux ne mérite clémence. Je pose toujours une question avant, j’observe le regard pour savoir, savoir s’il est plus utile vivant que mort. On voit dans la pupille quand un homme est ignorant. S’il n’est pas utile, alors il rejoint ses pairs, d’une mort bien plus douce que celle qui leur serait offert par mon cousin.

Lorsque tous les corps sans vies sont rassemblés, je me redresse. Et maintenant, que va-t-il se passer ? Chad ? Tu as tué Shadow…tu peux combattre tes propres démons, je le sais.

© Fiche par Mafdet Mahes



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Peter Hale

avatar

Messages : 78
Points : 101
Réputation : 17
Date d'inscription : 17/11/2014

MessageSujet: Re: A Promise to the Dead PV Meute & Guests   Mer 7 Oct - 22:10



Tomorrow



« Celui qui excelle à résoudre les difficultés les résout avant qu’elles ne surgissent. Celui qui excelle à vaincre ses ennemis triomphe avant que les menaces de ceux-ci ne se concrétisent. » Sun Tzu, L'art de la guerre

À la fin combat, l'inquiétude de tous était palpable. Mais elle n'était pas due à notre sentiment d'insécurité qui se tarissait que très légèrement mais à l'état dans lequel se trouvait Chad.  Même Mickaël et Miyavi, certainement les deux personnes qui le connaissaient le plus, ne réagissaient pas, ou plutôt ils ne savaient que faire dans l’immédiat. Ils tentaient de lui parler mais leurs mots furent sans effet. L'appréhension de mon neveu était visible dans le regard qu’il renvoya à Chad. Bien qu'il ait pourtant retrouvé sa lucidité et ses souvenirs avant cela, à présent, il était à nouveau lui-même.

Alors que l’écho de son hurlement résonna en chacun de nous, le cri plus strident d’un aigle haut dans le ciel donna le signal de son départ précipité. Chad disparut dans la forêt emporté par la rage et la tristesse dans leur état le plus primitif. Mickaël partit à sa suite.

Dans un conflit, au sein d'un même camp, un clivage terrible s'opérait très fréquemment. D'une part ceux qui se battaient pour survivre. D'autre part ceux qui luttaient pour le mériter. Le prix de la vie était parfois impensable. Perdre son humanité faisait partie de ces sacrifices.

Je sentis la pointe de colère de Ruby, davantage contre la fatalité plutôt que cette femme qui n’avait pas décidé de quitter son fils. L’une de mes plus grandes peurs était de lire la détresse dans les yeux de mes enfants s’ils venaient à perdre leur mère.

Ruby serra sa main dans la mienne tandis que l'autre était posée sur son ventre. Mes veines noircirent alors que j'absorbais sa douleur. Une autre contraction à sept mois et quelques jours de grossesse n'était vraiment pas normal. La raison évidente était l'angoisse que provoquait la menace que nous subissions.

- Ne te laisse pas envahir, influençai-je. Tu dois te détacher de tes bêtas.

- Non, je ne peux pas, protesta-t-elle.

Sa réaction était maternelle. Elle souhaitait les protéger tous autant qu'ils étaient.

- Je ne te demande pas de les abandonner, répondis-je. Mais de penser davantage à toi, à nous et surtout à nos bébés. Il ne t’est pas interdit d'être un peu plus égoïste.

Alors que j’aidais Ruby à s’assoir avant que ne faiblisse, je suivais des yeux Derek qui s’éloignait avec le corps de Fiona. Je ne savais pas précisément où il comptait dissimuler le cadavre, je sentais que la réponse m’était anormalement inaccessible.

Miyavi entassait les corps, j’entendais le cœur faible de certains hommes s’éteindre alors qu’il les achevait sans douleur. Cette attitude contrastait avec l’efficacité meurtrière dont il avait fait preuve plus tôt. Nous devions trouver un moyen d’endiguer le phénomène qui nous mettait au centre d’une chasse aux sorcières.

La terre meuble épongeait le sang qui commençait à sécher, cette partie de la forêt, de notre propriété, devait être purgée.

Pour le moment, Ruby avait besoin de beaucoup de repos. Las de ce qui venait d'arriver, nous finissons par rentrer. J'eus du mal à la convaincre qu'il n'y avait plus rien à faire pour le moment.

Le soir venu, alors que nous étions silencieux et pensifs l’un contre l’autre, je sentis que Ruby cherchait à me dire quelque chose.

- Mon tendre...Souffle-t-elle. Tu crois que quelqu'un pourrait réussir à détruire notre meute ?

- Je ne laisserai personne, tu m'entends, personne nous atteindre, promis-je. Quoi qu'il en coûte.

Derrière cette question je percevais ses doutes. Le changement brutal qui s'était opéré chez Chad, Derek qui était perplexe quant à notre histoire familiale et qui se posait des questions. Luka qui était un électron libre. Miyavi, Mickaël et même Matrim depuis peu...toutes ces personnes qui possédaient une part d'ombre, tout comme nous, faisaient partie de la meute. Cette noirceur sur notre vie passée ou future était une promesse.

Une promesse pour la mort.




© Fiche by Mafdet MAHES
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Erick Dovahkiin

avatar

Messages : 32
Points : 37
Réputation : 1
Date d'inscription : 17/11/2014

MessageSujet: Re: A Promise to the Dead PV Meute & Guests   Ven 9 Oct - 15:14


Tempus fugit


Dans un univers en perpétuel changement, le temps était la seule unité absolue. Et pourtant, sur la toile du Destin, le tissage était malléable.

Je pouvais être là-bas sans l'être. Partout. Nulle part. Mais mon présent actuel était accordé à cette ville en Californie. Beacon Hills.

Assis en tailleur, les bras croisés sur les genoux, je flottais au dessus de cette large souche sacrée quand quelque chose approcha me faisant quitter cet état de transe. Féline, je savais Mafdet joueuse et attentive. Elle bondit sous sa forme de chat pour se frotter contre moi cherchant à accaparer mon attention. Puis elle redevint femme dans mon dos.

- C'est donc comme cela que tu sors du lit sans me réveiller, souffle-t-elle près de mon oreille.

Elle me taquina sur ce que je voyais, se moquant du pli soucieux que les visions dessinaient sur mon front.

- Rien de bon dans l'immédiat, concédai-je à répondre.

Il était inutile de poser davantage de questions sur ce qu'il m'était permis de voir et de savoir. Je ne pouvais rien lui dire, mais d'un regard, la femme qui était autrefois ma semblable comprit l’importance de ce qu’il adviendrait prochainement.

* * *

J’étais en retrait, contre un grand pin douglas, dans l’ombre que le soleil projetait sur cette partie de la forêt. Le vent dissimulait mon odeur et celle de Mafdet près de moi. Sa fourrure noire lui offrait le meilleur de camouflage. Elle se tenait droite, à l’affût. Mais nous n’étions que de simples observateurs.

D'un point de vue extérieur et tout à fait ignorant de ce qu'était la mission première d'une Sentinelle, je paraissais être un ennemi du bien. Cela pouvait parfois être le cas. Aussi bien que l'inverse. L'équilibre sinon le chaos, tel était la raison de mon existence. Et Beacon Hills était au cœur d'un terrible cataclysme. En maître des vents, je tentais d'infléchir le Destin.

Mais le Sceau se délitait,  apportant avec lui son lot de malheur. Et s'il venait à disparaître, la menace ne saurait être endiguée. La mort de cette femme pouvait contribuer à en sauver des milliers d'autres. Le Nemeton pulsait encore, il y avait une chance de retarder l'échéance que je savais inévitable.

L'instant crucial approchait.

Tout n'était que potentialité. Les possibles futurs, multiples, parfois si semblables ou extrêmement différents, se recoupaient en des nœuds précis. La scène qui se profilait devant mes yeux était l'un de ces croisements.

Aussi cruel que soit ce choix, il était impératif. Car une autre force luttait pour le chaos.

Mafdet sembla ressentir la peine de Chad. Quant à moi, j'avais perçu le vrombissement de l'air sur la trajectoire de cette flèche. Il aurait suffi d'un souffle pour détourner le projectile mais la voix des tempêtes s'était abstenu. Pour ne pas tomber dans le néant, la Source de Vie devait parfois s'affranchir de l'une d'elle. Et ce processus s'était répété de façon innombrable depuis la nuit des temps.

Sacrifiée, Iona Jefferson, fille d'Ézéquiel Jefferson, native de la tribu des Kawaiisus sur les hauts plateaux des Rocheuses, mourut sans douleur ni délai.

Son âme poursuivit son chemin vers les missions qui seraient siennes à présent. Les rouages du temps avaient conduit deux familles à se rencontrer. Leur alliance était un pilier dans cet équilibre. Des noms sacrés respectables ou haïs prenaient part à l'Histoire.

Alors que nous étions silencieux, à distance de ce combat violent, le corps de Mafdet qui frôlait le mien me rappela combien l'humanité méritait de perdurer.

Jusqu'à ce qu'il en soit décidé autrement.





Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
A Promise to the Dead PV Meute & Guests
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» A Promise to the Dead PV Meute & Guests
» Road accident leaves at least 32 dead in Haiti. ANMWE!!!!!!!!!!
» Ma meute!
» Version N°15 : Bang bang you're dead !
» Red Dead Redemption

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Teen Wolf RPG, la limite : l'imagination :: Beacon HillsTitre :: Forêt de Beacon Hills :: Manoir Hale-
Sauter vers: