AccueilCalendrierÉvènementsFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion


Trophées


Classement au
13 novembre 2017

Les Admin


►►►◄◄◄br />
Cassian Norton


►►►◄◄◄

Nick O'Sullivan




Classement au
14 octobre 2017

Maxine Evans


►►►◄◄◄br />
Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄

Willem Shepherd




Classement au
14 octobre 2017

Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄br />
Maxine Evans


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman




Classement au
30 septembre 2017

Caracole O'brient


►►►◄◄◄br />
Ruby & Peter


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman




Classement au
15 septembre 2017

Therence Garnet


►►►◄◄◄br />
Éris Blackmoon


►►►◄◄◄

Kada'an Ravewood




Classement au
2 septembre 2017

Éris Blackmoon


►►►◄◄◄

Mafdet Mahes


►►►◄◄◄

Merisha Gunder




Classement au
23 août 2017

Mathieu Lamy


►►►◄◄◄

Alessandro Amaro


►►►◄◄◄

Mickael Wayne




Classement au
5 août 2017

Caracole O'brien


►►►◄◄◄

Merisha Gunder


►►►◄◄◄

Alessandro Amaro




Classement au
07 juillet 2017

Willem Shepherd


►►►◄◄◄

Ashling McLan


►►►◄◄◄

Alex Cormier




Classement au
26 juin 2017

Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄

Alex & Derek


►►►◄◄◄

Nick O'Sullivan




Classement au
10 juin 2017

James MacAulay


►►►◄◄◄

Caleb Lockhart


►►►◄◄◄

Mickael Wayne




Classement au
27 mai 2017

Jaimie O'Sullivan


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman


►►►◄◄◄

Willem Shepherd




Classement au
13 mai 2017

Les Admins


►►►◄◄◄

Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄

Jaimie O'Sullivan




Classement au
28 avril 2017

Gwen W. East


►►►◄◄◄

Caracole O'brien


►►►◄◄◄

Therence Garnet




Classement au
15 avril 2017

Civet


►►►◄◄◄

Stiles & Derek


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman




Classement au
1er avril 2017

Vos 2 Admins


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman


►►►◄◄◄

Kada'an Ravewood




Classement au
19 mars 2017

Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄

Alessandro Amaro


►►►◄◄◄

Willem Shepherd




Classement au
4 mars 2017

Derek Hale


►►►◄◄◄

Pia Abramov


►►►◄◄◄

Matthias Lunsford




Classement au
18 février 2017

Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄

Stiles Stilinski


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman




Classement au
4 février 2017

Mick & Derek


►►►◄◄◄

Maxine Evans


►►►◄◄◄

Brian O'Conner




Classement au
21 janvier 2017



►►►◄◄◄

Mick & Derek


►►►◄◄◄

Willem Shepherd




Classement au
7 janvier 2017

Liam Dunbar


►►►◄◄◄

Willem Shepherd


►►►◄◄◄

Alex Cormier




Classement au
24 décembre 2016

Mick & Derek


►►►◄◄◄

Willem Shepherd


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman





© Code par Mafdet Mahes

Code onglet coulissant :
Okhmhaka de Never Utopia
Partagez | 
 

 L'étrange voyage

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Jordan Parrish

avatar

Humeur : Mystérieux
Messages : 310
Réputation : 143
Date d'inscription : 28/02/2015
Localisation : Bureau du Sherif

MessageSujet: L'étrange voyage    Mer 26 Aoû - 15:27








L’étrange voyage



Il y a des moments dans la vie ou les choses semblent s’accélérer, prendre un nouveau tournant. Je suis en plein dedans. Mais jusqu’à présent, j’ai toujours eu l’impression d’une clarté, de révélations, accompagnés d’urgence, de stress, de joie, d’anticipation. Ici, je n’y comprends plus rien. Tout se mêle, s’embrouille. La liste, ma nature, Fiona… Fiona…

Nous n’arrivons plus vraiment à faire semblant, au poste. Et pourtant, c’est ce qu’il faut faire, ça reste une collègue de travail, une partenaire, sur qui je peux compter, et qui doit pouvoir compter sur moi. Merde ! Je l’ai même accordée avec l’aide de Matrim sur la liste, dans ma « relique ». Mais nos regards échangés, nos craintes quand l’un ou l’autre est en danger, notre empathie grandissante, contre laquelle on lutte, tout ça ne nous facilite pas la tâche. D’autant plus qu’il y a un sujet, et pas des moindres, que nous devons aborder. Elle a peur que je me sente trahis par elle, par ce qu’elle m’a caché. Elle se trompe. Je ne me sens pas trahis, je me sens blessé. J’ai été furieux, aussi, et mon feu s’est nourris de ce sentiment avant que je l’en empêche. Deux tenues de plus en ont fait les frais, heureusement, chez moi, ce qui veut dire qu’un jogging et un shorty sont passés au vide-ordure, un peu carbonisés…
Mes rapports avec Mafdet sont plus simples mais tout aussi étranges. Le chat qui ronronne sur mes genoux me console, me taquine... Mafdet, c'est... mafdet... J'ai besoin d'elle, de ses conseils, de son entrainement... Il faut que j'aborde le sujet de ma nudité impromptue avec elle...

Mais Fiona.. Humaine et si mystérieuse en même temps.
Et puis il y a nos nuits si étranges, et si rares. Elle dort contre moi, nos deux corps l’un contre l’autre, et il ne se passe rien de plus qu’une attitude surprotectrice de ma part, alors que je la serre dans mes bras, et des réveils paniqués pour elle, et mes tentatives maladroites, lui caressant les cheveux, pour faire fuir son cauchemar. Elle m’appelle sa bouillotte sexy, mais nos deux corps restent sages… Même si quelques fous rires nous échappent lorsque je ne maitrise pas complètement mon stoïcisme…

Cet accord tacite concernant notre rapprochement charnel semble solide, mais pour combien de temps ? Et je ne m’explique pas cette attirance presque spirituelle pour elle, comme si il y avait quelque chose qui nous dépasse, elle et moi, et qui pourtant plait à l’être que je suis vraiment. La mort et le surnaturel posent leur parfum capiteux sur elle, et elle semble danser.. non, voler, tel un aigle, sur ces effluves.. L’être ancien en moi est séduit, et en demande plus… Mais avant nous devons avoir cette discussion.
-Fiona ?
Un léger gémissement endormis me répond. Je ne suis pas dupe.
-arrête, ça marche plus ça. J’aime ces nuits, et je n’en demande pas plus, ne t’inquiète pas.. Mais il y a un sujet, un sujet qu’on ne peut pas se contenter d’enterrer ou de fuir…

Je la sens se crisper dans mes bras, et elle se dégage bien vite. Libre. Elle veut rester libre. Son corps agit en conséquence.
-attend… Avant toute chose, il faut que tu saches que ce n’est pas sur le terrain de la trahison ou du devoir que je veux aller. Tu ne me dois rien, je ne me sens pas trahis… Mais j’ai mal. Mal de savoir que je ne mérite pas ta confiance, même si je comprends quelques éléments. Protéger, surveiller, se demander… Ton fils, moi, et sans doute bien d’autres choses qui m’échappent…

Dieu qu’elle est belle, avec cette lueur farouche dans le regard et ses cheveux en bataille. Elle s’est relevée, s’emmitouflant dans les draps comme une parure orientale, révélant mon anatomie. Malheureusement c’est en voyant son visage rougir que je me rends compte que c’est un des fameux moments où je ne contrôle pas tout. Je couvre bien vite ce fâcheux résultat de ma perte de contrôle, mais ne me laisse pas démonter par son sourire mutin.
-non. Pas cette fois-ci. Ma fierté de mâle est peut-être en pleine expansion, mais nous devons avoir cette discussion. Et crois moi, ça n’attendra pas le poste ou un hypothétique « autre jour ». Cet appartement est trop chargé de ce qu’on y projette, comme dirait un certain photographe… Si on se baladait ? Je te laisse me dire ce que tu veux me dire, mais par pitié pas de « tu peux pas comprendre » ou « c’est pour te protéger aussi ». Je peux encaisser. Et je peux t’aider à passer cette étape. Je suis pas… Je suis pas…

Ton fardeau, le mort que tu pleures. Ton triste passé. Ta douleur…
-je suis pas loin de toi… Alors sers-toi de moi, c’est tout ce que je te demande. Sers toi de moi, pour passer cette étape.








© Fiche par Mafdet Mahes



#parrishweek
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Fiona Ferjones

avatar

Messages : 152
Réputation : 3
Date d'inscription : 05/03/2015

MessageSujet: Re: L'étrange voyage    Dim 30 Aoû - 17:48



Partage


Feat : Jordan Parrish

Il y avait un avant cette mission dans la ville voisine pour sortir un de mes collègues des griffes de wendigos, et un après. Je ne pouvais plus être l’agent Fiona Ferjones telle que je l’étais arrivée à Beacon Hills, il y a de cela quelques mois. Je n’arrivais plus à avoir ce détachement et cette neutralité salutaires dans mon métier et mes relations avec les autres… et mon confrère. Cette ville que j’avais soigneusement évitée toute ma vie, venait bouleverser mon équilibre. Croiser le chemin de Jordan Parrish avait été le premier élément déstabilisant et bouleversant. Il fait partie de ce monde surnaturel dont j’ai la charge de cacher son existence. Lui comme moi, ne savons pas quelle est sa nature profonde, mais il sait parfois se montrer si humain… Est-ce cela qui m’attire, ce côté sauvage enveloppé d’une si belle humanité ?

Alors quand on est rentré de cette mission impensable, le fardeau de l’horreur dont nous avions été témoin avait été alourdi par un message qui avait sonné comme une sentence sinistre. C’est à ce moment-là que j’ai lâché les rênes de mon cœur. J’ai laissé Jordan prendre soin de moi. Sa chaleur est devenue comme une drogue, et j’ai du mal à me passer de sa présence. Alors quand je n’y tiens plus, que le fardeau à venir pèse trop lourdement sur mes épaules… que je ne peux me résoudre à perdre Chad après Chris… je suis Jordan, je le suis jusqu’à chez lui le soir. Je me sens coupable de lui vendre un rêve chimérique. Je ne comprends pas pourquoi dans ses bras je me sens si apaisée. Rien ne contredira le présage de l’oiseau. La mort va venir prendre son dû. Mais dans les bras de cet homme, je me sens comme protégée ou en accord. Il est désirable, je sais que je lui plais malgré notre différence d’âge. Pourtant j’ai l’impression qu’il y a autre chose.

Le soleil du matin filtre entre les rideaux et mes cheveux, mais je referme les yeux. Aujourd’hui est jour de repos et l’épaule de Jordan fait un très bon oreiller. Seul un drap nous recouvre, plus par pudeur que par nécessité, ce gars est une bouillote. C’est souvent un sujet sur lequel je le taquine. Il doit encore travailler pour tempérer ses humeurs qui lui valent de carboniser sa garde-robe. Quand j’avais fait quelques courses avec Chad, j’avais pris une chemise pour Jordan. Je souris encore à l’air contrarié de mon fils, mais il n’avait pas pipé mot. Jordan avait accepté mon présent, car je le lui avais présenté comme une future dette : un de ses vêtements partirait en fumée au moins une fois à cause de moi.

- Fiona ?

- Hum ?....

- Arrête, ça marche plus ça. J’aime ces nuits, et je n’en demande pas plus, ne t’inquiète pas... Mais il y a un sujet, un sujet qu’on ne peut pas se contenter d’enterrer ou de fuir…

Je soupire. Je sais qu’il a parfaitement raison, mais je ne peux m’y résoudre. Il le faut pourtant, je lui dois bien ça… et je le lui ai promis. Je me lève et sors du lit emportant le drap avec moi.

- Attend… Avant toute chose, il faut que tu saches que ce n’est pas sur le terrain de la trahison ou du devoir que je veux aller. Tu ne me dois rien, je ne me sens pas trahis… Mais j’ai mal. Mal de savoir que je ne mérite pas ta confiance, même si je comprends quelques éléments. Protéger, surveiller, se demander… Ton fils, moi, et sans doute bien d’autres choses qui m’échappent…

Je me retourne vers Jordan, essayant d’afficher un masque d’assurance que je suis loin d’éprouver. Il est là, totalement nu, sa nature mâle fièrement dressée. Je me maudis en sentant mes joues rougir. Je me reprends et cache mon trouble par un sourire malicieux.

- Non. Pas cette fois-ci. Ma fierté de mâle est peut-être en pleine expansion, mais nous devons avoir cette discussion. Et crois moi, ça n’attendra pas le poste ou un hypothétique « autre jour ». Cet appartement est trop chargé de ce qu’on y projette, comme dirait un certain photographe… Si on se baladait ? Je te laisse me dire ce que tu veux me dire, mais par pitié pas de « tu peux pas comprendre » ou « c’est pour te protéger aussi ». Je peux encaisser. Et je peux t’aider à passer cette étape. Je suis pas… Je suis pas…

- Jordan…

Son regard clair est sincère. Je ne peux plus me défiler. Lui dire ce qu’il me demande, signifie m’y replonger et revivre cette vie, les choix que j’ai fait à tort ou à raison.

- Je suis pas loin de toi… Alors sers-toi de moi, c’est tout ce que je te demande. Sers-toi de moi, pour passer cette étape.

- Je me sers déjà de toi Jordan, dis-je en désignant ce lit où nous dormons, peau contre peau dans un contact chaste qui lui coute forcément.

J’admire sa maitrise et son dévouement. D’un signe de la tête, je lui dis que j’accepte. Alors pour alléger le moment, je me départis du drap dans lequel je m’étais enroulés et lui jette dessus pour qu’il s’empêtre dedans.

- Je file sous la douche, dis-je en m’enfuyant non sans rire.

L’odeur du café me chatouille les narines alors que je me sèche les cheveux. Le miroir me renvoie une image assez flatteuse. Mon métier me demande d’être sportive, allié à une alimentation saine, le résultat est la récompense.

- Jordan, emmène-moi au Nemeton. Je sais que Mafdet m’a dit qu’il est difficile à trouver, mais je crois qu’à deux… Non… même seule, je peux le trouver en fait…

Quand il me questionne sur cette certitude, je lui dis que cela vient de mes origines indiennes. Une question en amenant une autre, je lui demande de patienter qu’on soit au moins en forêt et que je vais devoir reprendre mon histoire depuis le début pour qu'il en comprenne toutes les subtilités.







La mort est un cadeau que nous offrent ceux qui partent.

Un cadeau exigeant, écrasant, mais un cadeau.

La possibilité de grandir, de comprendre, de s'ouvrir, d'apprendre.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jordan Parrish

avatar

Humeur : Mystérieux
Messages : 310
Réputation : 143
Date d'inscription : 28/02/2015
Localisation : Bureau du Sherif

MessageSujet: Re: L'étrange voyage    Jeu 3 Sep - 17:23








L’étrange voyage



C’est le moment, celui ou tout bascule, celui dont je me rappellerai plus tard, quand sera venu le temps des regrets, de l’incompréhension, du chagrin. Elle restera telle que je la vois, dans ma mémoire : belle, drapée dans mes draps, le regard farouche. Comme cette image me fera mal, plus tard, comme je regretterai de ne pas avoir su quoi faire, de ne rien avoir vu venir. Et pourtant, en y repensant, elle me menait déjà sur le chemin vers cet étrange voyage.

Je ne me rappelle plus l’instant magique, celui ou elle a enfin laissé s’approcher d’elle les deux êtres que je suis. Le policier, le protecteur, et le feu incarné… Tous les soirs passés en sa présence me donnent bien plus que la chaleur que je lui donne en retour. J’ai soudain conscience de mon isolement, du manque de relation que j’ai… Depuis peu, Brian est arrivé au poste, et je commence à tisser des liens d’amitié avec lui, mais c’est grâce à Fiona que je me rend compte à quel point ces liens étaient absent dans ma vie jusqu’à présent.

La chemise qu’elle m’a offerte trône sur le lit, elle n’est pas restée longtemps sur moi. Nos jeux ont beau être innocents, les prémices n’en sont pas moins intenses. C’est juste qu’au moment propice à l’acte, notre accord s’inscrit en lettre de feu dans nos esprits à tous les deux. Je la protège, elle me rend plus humain.

Lorsque je lui fais part de mon désir d’en savoir plus, et du fait que je trouve l’instant approprié, je sais que je vais devoir insister. Mais quelque chose dans mon attitude, peut-être dans le ton de ma voix, fait qu’elle ne repousse pas ces explications, cette fois-ci. Lorsqu’elle se retourne sur moi, et après le moment de gêne passé, je sais que je vai enfin pouvoir avoir des débuts de réponses, que seul le feu continuera à me ronger de l’intérieur, et non pas ces questions restées sans issue jusqu’à présent.

- Je me sers déjà de toi Jordan. Me dit-elle, et mon regard plonge dans les draps qui sont maintenant sa nouvelle parue. Je sais que je lui apporte une sérénité qu’elle dit avoir perdue depuis longtemps, que la chaleur bienfaisante que je lui donne la détend, l’apaise. Je le vois à ses muscles, je m’amuse à les parcourir des doigts, les sentant se détendre petit à petit. Et surtout, je sais qu’elle dort profondément quand elle est dans mes bras. Mais ce n’est pas de ça dont je veux parler.

Alors, quand enfin elle acquiesce, et me lance les draps, filant sous la douche, je me laisse tomber sur le lit, un sourire ravis sur le visage. Ravis, mais angoissé. Ne suis-je pas en train d’ouvrir la boite de Pandore ?

Et si la réponse à mes questions soulevait plus de frustration que de plénitude ?
- Jordan, emmène-moi au Nemeton. Je sais que Mafdet m’a dit qu’il est difficile à trouver, mais je crois qu’à deux… Non… même seule, je peux le trouver en fait…

Je la crois, même si je sais que ce n’est pas si simple.
-il nous laissera approcher s’il le veut. C’est comme ça que ça marche. Lorsque je le cherche activement, je peux tourner des heures sans résultat, j’ai déjà essayé. Mais si je laisse ma vraie nature lui parler, alors il m’apparait aussi clairement qu’une pensée mainte fois répété… Il y a un lien entre lui et moi, entre lui et d’autres créatures… Mais toi ? Comment tu peux être aussi sure de ça ?

Alors qu’elle met en avant ses origines indiennes, je comprend que je n’en saurai pas plus tant que nous ne serons pas la bas.

Les pas que nous faisons en forêt pourraient être immortalisés par un photographe mièvre. Je lui ai pris la main, et nous marchons presque au ralentis. Conformément à son envie, même si elle n’est pas formulée, je la laisse nous guider. Je n’intervient pas, ne fais pas appel à mon feu intérieur. Je la vois comme une petite fille qui veut se prouver à elle-même que les fées existent. Bon sang ! Qu’est-ce que j’en sais, après tout ? Elles existent peut être bel et bien. Wendigos, loups garous, moi, et ce fichu Nemeton.. pardon. Ce vénérable Németon.

Est-ce un fruit de mon imagination ou je sens comme une sorte d’amusement dans l’air ? Comme un rire dans mon esprit, dans mon corps ? Je suis sûr que cet arbre est sentiant… Alors quand enfin nous arrivons à l’endroit qui est exactement pareil que dans mes souvenirs, je prend les devants. Nous sommes seuls, et je sais que je peux réagir à ce pouvoir de façon extrême.
Je me débarrasse de mes vêtements, les plie soigneusement, car il y a la chemise qu'elle m'a offerte dans le tas, et viens m’assoir, nu, sur la souche, souriant à Fiona.








© Fiche par Mafdet Mahes



#parrishweek
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Fiona Ferjones

avatar

Messages : 152
Réputation : 3
Date d'inscription : 05/03/2015

MessageSujet: Re: L'étrange voyage    Sam 5 Sep - 17:41



L'étrange voyage


Feat : Jordan Parrish

- Jordan, emmène-moi au Nemeton.

- Il nous laissera approcher s’il le veut. C’est comme ça que ça marche. Lorsque je le cherche activement, je peux tourner des heures sans résultat, j’ai déjà essayé. Mais si je laisse ma vraie nature lui parler, alors il m’apparait aussi clairement qu’une pensée mainte fois répétée… Il y a un lien entre lui et moi, entre lui et d’autres créatures… Mais toi ? Comment tu peux être aussi sure de ça ?

- Intuition féminine ? Dis-je avec un sourire taquin. Non plus sérieusement, une sorte de… mémoire ancestrale vient de faire une réminiscence dans ma tête. C’est lié à mes origines indiennes. Je… on verra la suite là-bas si tu le veux bien.

Comment lui dire que mon grand-père est venu m’avertir d’un événement terrible sous la forme d’un grand aigle, alors qu’il est mort depuis plus de vingt ans. Je ne sais pas pourquoi, mais je crois que la proximité de la souche sacrée m’aidera à parler et à comprendre mon rôle. J’ai l’impression d’être une petite fille à qui on vient de léguer sans prévenir un grand livre de formules magiques, des pouvoirs et aucun guide pour l’aider. Ce que je veux aussi apprendre du Nemeton, si cet arbre est capable de cela, c’est qu’est ce qui me pousse dans les bras d’un homme bien trop jeune pour moi et ce qui en retour le pousse vers moi ? Il est jeune, mais quand je m’endors contre son corps, ce n’est pas la sensation que j’ai. Au contraire, j’ai l’impression qu’il est d’une ancienne sagesse ou qu’il détient un grand savoir bien plus ancien que son âge réel.

J’inspire profondément quand je sors de la voiture. Le soleil fait des raies de lumière dans la brume matinale qui se dissipe peu à peu. La forêt m’apparait comme vivante. Étrangement je sens mon acuité exacerbée. Tout me parait plus fort, plus contrasté. J’ai l’impression d’être accueillie… et attendue. Je sens les doigts de Jordan qui s’entrecroisent entre les miens. Je réponds à la pression de sa main. C’est agréable d’avoir quelqu’un sur qui compter. Cet homme est d’une rare délicatesse. Il a ces attentions qu’ont encore les anciens, mais que les jeunes hommes ont oublié. Il me compte comme son égale, pourtant il me tiendra la portière de la voiture pour que je m’installe. Chris était comme cela mais avec bien moins de sérieux que Jordan. Ils sont différents et c’est bien. Cela m’évite de faire une transposition malsaine sur mon collègue.

J’avance un pied, puis l’autre. Je suis un chemin pendant une centaine de mètres et ne parlons pas. Non. Ce n’est pas ainsi qu’il faut que je procède. Je ne fais que suivre une trace faite par les hommes. Aucun chemin artificiel ne mènera au Nemeton. Alors je m’arrête et regarde autour de moi. Jordan m’observe, mais me laisse faire. Au premier abord la forêt semble identique de chaque côté du chemin. Je ferme les yeux et me laisse envahir par le chant des oiseaux et les senteurs des bois. Les oiseaux… évidemment !



Un sourire nait sur mes lèvres. Je les écoute chanter leur quadrille. Beaucoup parlent d’amour. Les oiseaux passent leur temps à se dire qu’ils s’aiment, qu’ils sont là, présents. Que ce soient les merles au petit matin qui discourent en groupe, ou le rossignol solitaire à la tombée de la nuit. Ils chantent tous le même sentiment. Lorsqu’on écoute attentivement toutes les nuances de leur chant, il n’est pas rare que cela vous tire des larmes d’émotion. Parmi tous les gazouillis, il y en a un qui s’adresse à moi. Le chant de cette petite mésange. J’ouvre les yeux et tire Jordan. Je sais où aller. Nous prenons notre temps, comme si nous faisions une simple balade champêtre en amoureux. Les bois sont accueillants, mais je devine que l’ambiance peut changer du tout au tout. Jordan a raison, c’est le Nemeton qui décide de nous laisser arriver jusqu’à lui. J’aime cette approche calme et sereine. J’ai l’impression que la forêt nous lave des miasmes de la ville, et qu’elle nous libère enfin devant la souche vénérable, comme après une ablution rituelle.

Jordan connait les lieux pour y être déjà venu. Avec étonnement, je le vois se déshabiller dans la fraicheur matinale. Puis je me souviens que c’est là que Mafdet a essayé de tester ses pouvoirs et que l’arbre exacerbe son feu. Il s’est assis sur la souche, nu comme le premier homme, sans honte. Je connais son corps, comme il connait le mien. D’ailleurs, j’ai une particularité qu’il a souvent vue, mais sur laquelle il ne m’a jamais questionnée.

- Tu t’offres en offrande ? Dis-je en m’approchant de la souche et de cet homme bien trop séduisant.

Je prends le temps d’observer autour de moi. Je m’imprègne du lieu en tenant la main de Jordan.

- Tu te souviens du tatouage que j’ai dans le dos ?

- Euh… vaguement, me répond-t-il avec un air mutin.

Avec un soupir faussement agacé et un regard vers le ciel, je déboutonne mon chemisier, puis me retourne, découvrant mes épaules et mon dos. J’attrape mes cheveux que je ramène sur le devant pour qu’il puisse voir les deux ailes d’aigle qui me mangent la moitié supérieure du dos.

- Celui-là !

Je remonte mon vêtement quand je sens son doigt suivre les contours de ce dessin indélébile, puis vais m’assoir à ses côté sans reboutonner mon chemisier. L’air est frais, mais Jordan irradie comme un radiateur. Je suis assise à côté d’un soleil.

- Je vais commencer par le début. Juste ne perd  pas de vue que lorsque que j’ai fait faire ce tatouage, j’étais totalement ivre et sous l’emprise de la drogue. En fait je ne m’en souviens même pas. J’aurais pu hériter d’un truc laid et inapproprié, et pourtant… c’est un chef d’œuvre digne d’un artiste. Et sa signification prend racine dans mes origines les plus lointaines.

Je me tais un moment. Jordan reste silencieux comme s’il avait peur d’interrompre à jamais mes révélations. Je ne sais pas comment commencer. Il y a tant à dire. Je m’allonge sur la souche. Jordan fait de même, je me blottie contre lui, ma joue contre son torse chaud, mes cheveux qui cascadent sur son épaule.

- J’étais une petite fille intrépide. Un peu à la Pocahontas pour schématiser. Ainée d’une  nombreuse fratrie, je n’avais peur de rien, sauf du grand Manitou que mon grand-père sortait à la manière d’un croc mitaine.

Je raconte à Jordan mon enfance heureuse sur les contreforts des rocheuses, mes jeux avec le fils de la meute voisine, certainement un très lointain cousin de Derek vu leur ressemblance physique. Je plaisante en disant que ce pauvre loup était amoureux de moi, mais que j’étais bien trop garçon manqué pour penser amourette à cet âge-là. Je lui explique mon revirement arrivée à l’adolescence. Ma volonté de me fondre dans le moule et de gommer le côté « sortie de sa tribu ». Jordan me pose des questions voulant connaitre un tas de détails sur l’enfant que j’étais. Comme je frissonne un peu, doucement il me repousse contre la souche et s’étale sur moi en mode couverture chauffante. Je ris des bêtises qu’il me murmure à l’oreille, sur un agent du FBI allongée sur un arbre sacré avec un homme nu sur elle. Je regarde le ciel d’un bleu limpide. J’ai parlé de mon enfance et de ma vie quotidienne. Je dois aborder la part bien plus mystique de mon ascendance. La sensation de la souche dans mon dos est étrange. L’arbre est coupé à sa base, pourtant il me semble vivant. Mes cheveux étalés sont chargés d’électricité statique. J’ai passé mes bras dans le dos de Jordan. La chaleur de sa peau est si agréable à toucher et caresser.








La mort est un cadeau que nous offrent ceux qui partent.

Un cadeau exigeant, écrasant, mais un cadeau.

La possibilité de grandir, de comprendre, de s'ouvrir, d'apprendre.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jordan Parrish

avatar

Humeur : Mystérieux
Messages : 310
Réputation : 143
Date d'inscription : 28/02/2015
Localisation : Bureau du Sherif

MessageSujet: Re: L'étrange voyage    Jeu 10 Sep - 16:50








L’étrange voyage



Je me sens si bien ici. Accepté. Avec toutes mes contradictions. L’arbre ne me juge pas, même si ni lui, ni moi ne savons vers quoi seront tournés mes actes. Serai-je un instrument de destruction ? Œuvrerai-je pour le bien ? Le mal ? Ces notions avaient-elles seulement un sens encore ?
Fiona m’avait vu procéder à un quasi rituel, alors que j’ôtais mes vêtement, presque de façon cérémonielle, et que je m’installai sur le nemeton, aussi nu que le jour de ma naissance.

Finalement, c’était une autre naissance qui m’attendait ici, un jour ou l’autre, je le savais. Toutes mes épreuves me préparaient à ce jour, même si je ne savais pas du tout quand il arriverait.
J’avais regardé faire Fiona, sans influencer quoique ce soit, alors qu’elle se laissait guider, pour trouver cet endroit. A partir du moment où elle avait fermé les yeux, j’avais sentis qu’elle y arriverait, que l’arbre la laisserait approcher. Il y avait quelque chose d’ancien, en elle, qui parlait à la nature ancienne en moi. Quelque chose au-delà de la mort, des passages, j’en avais la conviction. Et si en l’aidant, je m’aidais moi-même ? Depuis que je suis arrivé dans cette ville, attiré par une force aussi puissante qu’ancienne, j’ai l’impression que tout ce qui arrive me prépare à un rôle. Je ne suis pas sûr d’aimer ce rôle, mais je suis certain de ne pas me défiler. Quel qu’il soit, je ne fuirais pas mes responsabilités.


- Tu t’offres en offrande ?
Je lui souris. Elle est belle.
-presque. Mais plutôt à toi. Chez moi, c’est chez moi. Chez toi, c’est moi l’étranger. Ici, on est juste tous les deux. Et la force qui gouverne ces lieux ne juge pas. Alors oui. Je m’offre à toi. Prend moi, si tu le souhaites.

Elle élude la question, étudiant le paysage. Alors qu’elle me parle de son tatouage, je la taquine un peu, ce qui la fait soupirer, faussement énervée. Elle me révèle une nouvelle fois ce tatouage que je trouve sublime, et que j’ai souvent parcouru des doigts, sans rien lui demander. De nouveau, je parcours sensuellement leur dessin, et j’apprécie sa présence. Comme à chaque fois que je me sens bien, ma chaleur diffuse mon bien être autour de moi.

- Je vais commencer par le début. Juste ne perd pas de vue que lorsque que j’ai fait faire ce tatouage, j’étais totalement ivre et sous l’emprise de la drogue. En fait je ne m’en souviens même pas. J’aurais pu hériter d’un truc laid et inapproprié, et pourtant… c’est un chef d’œuvre digne d’un artiste. Et sa signification prend racine dans mes origines les plus lointaines.

Allongée sur moi, elle continue son récit sans que je l’interrompe une seule fois. J’écoute, fasciné, un bras protecteur autour de ses épaules, ma main caressant ses cheveux longs et soyeux.
Finalement, alors que son récit prend forme, j’ai envie de la protéger encore plus. Une sensation étrange me serre les tripes, comme si c’était la dernière fois que j’allais pouvoir le faire. Je la taquine un peu, alors que je la couvre entièrement, et que ses bras caressent mon dos.
N’y tenant plus, alors qu’elle fait une pause dans son récit, je finis par l’embrasser, pour la première fois, réellement. Mon envie se fait trop présente pour la cacher, mais je n’en ai pas honte, rapprochant nos deux bassins. Nous procédons à un rite presque sacré, et à aucun moment je ne sens de blasphème. L’arbre semble même irradier à son tour d’une douce chaleur.

Lorsqu’enfin nous nous laissons aller, le récit s’interrompt entre deux éternités, et la fatigue de deux amants enlacés est le terrain sur lequel il décide de reprendre.
Je la tiens dans mes bras, et je suis heureux d’avoir pu ne faire qu’un avec elle.

La suite du récit me plonge dans une angoisse que je ne comprendrai que bien trop tard, ravageant mon cœur, mon corps et mon âme. Au fond de moi, je crois que je savais déjà reconnaitre le SEUIL. Celui que j’allais emprunter à présent beaucoup trop souvent.








© Fiche par Mafdet Mahes



#parrishweek
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Fiona Ferjones

avatar

Messages : 152
Réputation : 3
Date d'inscription : 05/03/2015

MessageSujet: Re: L'étrange voyage    Dim 13 Sep - 21:42



L’étrange voyage


Feat :  Jordan Parrish

Nous sommes hors du temps et je commence à comprendre ce que m’a annoncé l’aigle, ce que m’a dit mon grand-père depuis le pays d’où on ne revient jamais. Chad est dépositaire de la lignée des Jefferson. Je suis l’aînée de mes frères et sœurs et je crois bien qu’aucune femme n’a tenu ce rôle… Celui de guider les autres. Mais pourquoi lui ? Il est si jeune et Ezéquiel mon père… J’ai beau me dire que ce n’est pas vraiment une mort, mais une renaissance, cependant la mère que je suis refuse de sacrifier son enfant…

Les mouvements de Jordan me ramènent au présent. Il… se fait homme, lui le Hellh… Les pièces du puzzle s’assemblent enfin. Je comprends ce qui m’a poussée vers lui. C’est inscrit dans mes gênes et dans l’histoire de ma famille qui œuvre depuis des générations. Il est la fin, je représente le début. Il cache le surnaturel, je les guide.  Il les accueille pour passer cette porte à sens unique, je les avertis du danger. Nous avons tous les deux un rôle dans la vie des créatures qui peuplent ce monde. La mort n’est pour nous qu’un passage d’un monde à un autre.

Mon corps épouse le contour du sien et mes mains glissent sur sa peau si chaude. Nous nous étions toujours arrêtés avant l’ultime moment. Mais dans ce lieu sacré, Il n’y a plus de Fiona ou de Iona, ni même de Jordan. Il y a deux entités mystiques. Il se trouve que je suis une femme, c’est étrange car le chamanisme s’est toujours transmis de père à fils… ou petit fils. Alors que mes vêtements tombent les uns après les autres sous ses doigts habiles, je me dis que le rôle incombe à mon père ou à mon fil. Chad a déjà trouvé l’âme sœur, est-ce pour cela que c’est moi qui suis là ? Et pourquoi mon père n’est-il pas le prochain voaxáa'e ? Qu’est-ce que le retient sur nos terres sacrées ?

Les mains de Jordan me brulent et me font vibrer à chaque endroit où elles passent. Nous étions des amants chastes. Nous connaissons le corps de l’autre et certaines de ses faiblesses. Je le laisse m’emporter dans un monde fait de sensations et de béatitude. J’accueille sa chaleur dans une fusion charnelle qui prend tout son sens sur cette souche ancestrale. Nous nous accordons cet instant à deux pour ne faire qu’un.

Alors que je reprends mon souffle la tête posée sur son torse, que nous redevenons deux individualités, je sais qu’il ne sait pas encore… Qu’il a un rite à accomplir. Je ne sais pas quelle forme cela doit prendre, mais je suis persuadée que d’une manière ou une autre je serais là pour le guider.

Alors je reprends mon histoire. Finis les contes pour enfant et mon adolescence rebelle. J’aborde l’histoire de mon essence profonde, la réalité de ma nature qui fait que je suis humaine… tant que je reste en vie. Alors j’explique à Jordan qui est mon père, mon grand-père. Sans lui révéler le destin funeste qui attend visiblement Chad, je lui dis de la manière la plus simple possible ce qui se passe quand nous, de la tribu des Kawaiisu, mourrons. Jordan semble avoir assez de largesse d’esprit pour comprendre que notre animal totem est notre forme spirituelle dans l’au-delà. Je lui dis que seuls ceux de la lignée des chamans de la tribu, ma lignée, peuvent voler et planer dans les deux mondes. Celui des morts et celui des vivants afin de guider ces derniers. Je reviens à mon adolescence, lui disant qu’inconscient, j’ai voulu fuir ce monde onirique qui cadre si mal avec la modernité actuelle.

- Mon destin m’a rattrapée Jordan… et je t’avoue que cela me fait peur.

Je frissonne malgré la douce chaleur dont il m’enveloppe. oui j'ai peur de ce futur proche.







La mort est un cadeau que nous offrent ceux qui partent.

Un cadeau exigeant, écrasant, mais un cadeau.

La possibilité de grandir, de comprendre, de s'ouvrir, d'apprendre.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jordan Parrish

avatar

Humeur : Mystérieux
Messages : 310
Réputation : 143
Date d'inscription : 28/02/2015
Localisation : Bureau du Sherif

MessageSujet: Re: L'étrange voyage    Mar 15 Sep - 12:43








L’étrange voyage



Le voyage est-il le but ou le moyen ? Au fur et à mesure que Fiona me parle de son passé, de son vécu, je commence à comprendre pourquoi il y a une part en elle qui ressemble tellement à une part en moi. Nos anciennes consciences se parlent, se reconnaissent, semblent chercher un terrain d’entente.

J’ai beau lutter, me battre contre ce que je suis, je sais à présent que je ne serai plus jamais le même, et que ma vie ne pourra plus jamais être dissociée du surnaturel. Dans tout ce que je fais, j’ai un rôle de protecteur. Je protège la population en tant que shérif adjoint, je protège les rares personnes qui me sont proche en tant qu’homme, je protège le surnaturel. Du moins je sens que je dois le faire. Et, de plus en plus, l’arme que je porte, quand ma nature intrinsèque refait surface, me dégoute. Je ne supporte plus le contact froid du métal et les particules de mort qu’il distribue. Et pourtant, j’en ai conscience, cet autre moi, lorsqu’il aura atteint son plein potentiel, c’est-à-dire, surement, lorsque je n’aurai plus aucun contrôle sur lui, sera lui aussi une arme mortelle. Toute la question est donc de trouver le moyen de le contrôler, de l’orienter vers mon but : protéger.

Mais nos deux corps n’en ont rien à faire de ses considérations. Ils s’épousent, se domptent, se cherchent et finalement s’unissent. Un acte aussi ancien que ce que nous sommes elle et moi, un acte sacré, sans jugement, sans tabou, plaisir, création, accords, il n’y a pas de but, pas de dessein, uniquement le plaisir pur et beau, sans fard.

J’ai l’impression de découvrir le désir, et j’ose y associer le mot amour. Cette violence dans mon éducation d’humain me prend aux tripes, alors que j’ai conscience de ne pas avoir connu pareille violence jusqu’à présent. C’est une étape. Pas la seule. Il me faudra accomplir d’autres rites, en d’autres temps. Je sens arriver l’orage, mais il n’est pas fait d’eau et d’éclairs, de vent et d’air. Il est violence, rage, feu, et il menace de tout balayer sur son passage. Il me faudra le dompter, comme le reste. Sans comprendre pourquoi, j'associe mon nouvel équipier, Brian, aux étapes de mon parcours à venir. Il va faire partie, je ne sais pas encore comment, de mon parcours initiatique, et son visage aux yeux clairs s'impose également à mon esprit.

Fiona me parle de sa généalogie, tout en y incluant les composantes mystiques qui sont indissociables de son histoire. Mon esprit vagabonde, accompagnant les pas d’une jeune fille aux longs cheveux, et son apprentissage, auprès de son grand père, et auprès des autres membres de sa famille. Je comprends son sacrifice, le fils qu’elle a mis de côté et qu’elle doit à présent retrouver, avec la peur vissée au ventre.

- Mon destin m’a rattrapée Jordan… et je t’avoue que cela me fait peur.
Je comprends.

-Fi… Je ne sais pas ce que je deviens, ou plutôt ce que je suis. Mais je sais que je te laisserai pas tomber, tu peux compter sur moi. Je comprends rien à ce qui nous arrives, c’est tellement soudain, mais ..

Je l’embrasse alors fougueusement, conscient que je vai la perdre, sans comprendre comment, mais tellement sur de ce fait que j’en ai mal dans tout mon être. Mes mouvements reprennent, je me fais possessif, et pourtant je lui laisse toute la liberté dont elle a besoin. Son parfum m’enivre, elle a besoin de réconfort, j’ai besoin de me rassurer. Je ne peux pas lui dire à quel point je sens qu’elle va m’échapper, et ni pourquoi j’associe cette fuite à quelque chose de définitif. Le Neméton s’est fait discret, nous enveloppe de sa sollicitude, les petites particules électrostatique nous enveloppant nous font prendre conscience qu’il SAIT. Mais je sais pour ma part que je n’ai aucune chance de le forcer à nous dire cette vérité qui me fait peur. Quand Fiona nous fait rouler, je me retrouve sur le dos, et elle à califourchon sur moi, je me relève pour venir cueillir ses lèvres, passer mes mains sur son cou, et accompagner une deuxième vague de plaisir. Ne pars pas, je t’en prie, ne pars pas…









© Fiche par Mafdet Mahes



#parrishweek
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Fiona Ferjones

avatar

Messages : 152
Réputation : 3
Date d'inscription : 05/03/2015

MessageSujet: Re: L'étrange voyage    Ven 18 Sep - 21:42



L’étrange voyage


Feat :  Jordan Parrish

J’ai l’impression d’être sur un radeau qui se nommerait Nemeton. Nous sommes seuls au monde, Jordan et moi, collés l’un à l’autre presque à en fusionner. Pourquoi cela ne m’a-t -il pas paru si évident avant ? Je sais que je vais pouvoir le guider… du moins si je ne sombre pas avant… si je ne sombre pas. Chad… mon fils… Je n’ai connu que tes premiers mots et tes premiers pas. Mais c’est pour une autre que tu as donné ton premier dessin, chanté ta première chanson. C’est Prisci qui t’a cajolé quand tu t’es écorché le genou. J’ai de la peine pour toi qui a perdu ta sœur d’adoption et une vraie sœur sans le savoir. Je te retrouve enfin et… je ne sais pas ce qui va arriver… seulement que tu vas souffrir si atrocement…

J’ai peur… peur de cet avenir proche funeste. Le comble est que je trouve un réconfort dans les bras de celui qui emporte les défunts… Je veux qu’il me prenne à la place de Chad.

-Fi… Je ne sais pas ce que je deviens, ou plutôt ce que je suis. Mais je sais que je te laisserai pas tomber, tu peux compter sur moi. Je comprends rien à ce qui nous arrives, c’est tellement soudain, mais ..

Son baiser est impérieux, avide et conquérant. Je perçois de l’inquiétude dans ses gestes et aussi de l’appréhension. Devine-t-il ce qui va se passer ? Que Chad va… L’idée me fait si mal que je m’accroche à Jordan. Je le serre avec force contre moi. Mes pensées dérivent. Je me dis que je n’ai pas le droit de l’emporter avec moi, mais il me réclame ce rôle. Alors j’ai la faiblesse de le lui accorder.

Nous nous rhabillons sans joie. Nous avons fait l’amour mais nos corps et nos âmes sont tristes. C’est avec un bras protecteur sur mes épaules qu’il me ramène à la voiture. Il est presque midi, mais nous n’avons ni l’un, ni l’autre, d’appétit ou l’envie de manger. On s’arrête pourtant acheter des plats à emporter non loin de l’appartement de Jordan, où on va s’enfermer de nouveau.

La mélancolie nous guette. Couchés sur son lit, les jambes mêlées on écoute notre silence. Ses doigts caressent mes cheveux. J’aime la sensation de bien-être que cela me procure.

- Je serais toujours là Jordan. Je t’ai promis que je t’aiderais pour ce que tu es, pour ce qu’il peut se passer… Je me débrouillerais pour toujours être là. Je t’en fais le serment.

Nos vies sont liées. Nous nous faisons des serments mutuels pour cacher nos peurs respectives. Je suis de la famille de ceux qui guident les vivants jusqu’à leur mort, jusqu’à ce que Jordan les accueille pour les empoter de l’autre côté…

Je m’endors, la tête sur son torse. Notre lien est bien cruel car notre couple ne peut pas vraiment en être un. J’ai neuf ans de plus que ce qu’annonce mon badge… Il a beau dire qu’il s’en moque, mais ce constat simple lui refuse d’imaginer de fonder une famille et de vieillir ensemble. Jordan mérite de rencontrer son âme sœur, même si pour l’instant j’occupe la place dans ses bras.

Demain sera douleur
Demain sera fureur
Demain sera malheur

Demain sera en pleures…







La mort est un cadeau que nous offrent ceux qui partent.

Un cadeau exigeant, écrasant, mais un cadeau.

La possibilité de grandir, de comprendre, de s'ouvrir, d'apprendre.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
L'étrange voyage
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» DAREN BADER
» Les gens du voyage
» Voyage de Bougainville
» Un bien étrange rêve...
» Voyage dans le foin...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Teen Wolf RPG, la limite : l'imagination :: Beacon HillsTitre :: Dans la ville :: Quartiers résidentiels :: Quelque part dans les quartiers résidentiels-
Sauter vers: