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 Faisons notre Sinema... [PV June]

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Therence Garnet

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MessageSujet: Faisons notre Sinema... [PV June]   Dim 13 Sep - 2:12



Wanna play?


Les faisceaux de lumières tanguent et scintillent à la surface pendant que des nuées de bulles se pressent de remonter. On n'entend que des battements graves et sourds là dessous, la vision est flou, mais qui s'en rend compte? Je pourrais cesser de me battre, plonger volontairement, ça me permettrait de noyer la psychose plutôt que d'assister encore et encore au phénomène. Mais j'ai aucune envie de le faire, même si j'ai la certitude que ce sera sans aucun danger.

Je retire mon doigt de la boisson. C'est étonnant comment on a beau l'immerger, le glaçon fini toujours par remonter à la surface. Ça en devient hypnotique. J'arrête le supplice inutile pour prendre sagement quelques gorgées. Je préfère m'amuser bêtement que m’enivrer trop vite, ce n'est que le deuxième verre depuis mon arrivée et je ne suis pas spécialement venu pour la boisson. J'ai surtout aucune envie d'aller dormir et besoin de me retrouver ce soir...

Je suis resté trop longtemps reclus chez moi à ressasser une... mauvaise expérience, et à blâmer le monde et m'en méfier. Je connais la double nature de cette ville. L'existence de créatures que j'imaginais n'être que des légendes, une vérité inquiétante mais fascinante en même temps. Se rendre compte que son voisin de table en classe est susceptible d'aller hurler à la lune de temps à autres, ça pousse à la suspicion, mais j'ai jamais été un trouillard et j'avais pas de raison de l'être en sachant que les quelques spécimens que j'ai croisés étaient plutôt bien intégrés et aussi civilisés que je le suis tant qu'on leurs fichait la paix. Non, autant être honnête avec moi même et dire que je trouvais ça "cool" sans être assez fou pour m'en mêler. Des garous p*tain, comme dans les films et les romans pour ados! Y avait quelque chose de cocasse là dedans. Mais ça, c'était avant de comprendre que si un jour on m'a présenté cette population comme étant une faune, c'est bien parce qu'il y a de réels prédateurs parmi eux.  

Ça m'a fait revoir mon jugement sur l'ensemble de cette population, et pourtant ce n'est pas ce qui m'empêche le plus de dormir. Je remue doucement mon verre. Ce n'est pas un surnaturel qui a attenté à ma vie.

Je regarde la foule sans vraiment m'attarder sur personne. Je suis pas immortel. Tout le monde, sans exception, est aussi susceptible d'être un dangereux sociopathe qu'un citoyen aussi trivial que je les percevais jusqu'alors. D'être un monstre, ou un innocent. Mais comment savoir ce qui ce cache sous ces enveloppes ordinaires? J'ai l'espoir que ce genre de discernement s’acquiert. Finalement je comprend que le monde a toujours été aussi dangereux et trompeur, c'est seulement que j'ai soudainement ouvert les yeux sur cette réalité.

... Mais c'est pas ça qui va m'empêcher de vivre. Quoi qu'il me soit arrivé et quelles que soient les traces que j'en garde, ça m'a rendu plus attentif, mais ça peut pas m'avoir altérer. Je suis robuste, pas du genre à me laisser abattre, bien plus fort que tout ça. Et le meilleurs moyen de le prouver, c'est en recommençant à me divertir sans freins et sans contraintes comme je le fais depuis longtemps et à travers quoi je me distingue des autres.

Je tapote pourtant une petite réflexion en suspend. Si mon ego va mieux c'est un peu parce qu'on m'y a aidé, consciemment ou pas. Je crois que... qu'en cas de problème, un vrai, autre que quelques stupides réticences à aller dormir, je pourrais compter sur cette personne. Je me demande si cette boite est le genre d'endroit dans lequel il accepterait de venir? Mais la question ne se pose actuellement pas, j'avais besoin de me retrouver moi-même ce soir, puis j'ai ma petite idée de ce qu'il est susceptible de faire à cette heure tardive. Ça me rend narquois et m'encourage sur ma lancée. Sans rancune, je suis un indépendant et je sais que le professeur a lui-même un emploie du temps... particulièrement chargé.

A mon tour de rétablir le mien. J'ai cuver ma mauvaise aventure le temps qu'il fallait, la situation est redevenue acceptable, maintenant je balais mes dernières craintes et je reprend ma vie comme je l'ai toujours vécu, bien décidé à me prouver que l'inconnu ne m'effraie pas et a laisser ressurgir le même flambeur intrépide et indiscipliné.

J'avale mon verre avec résolution en clamant mentalement : Therence Garnet est de retour.

Mon regard rase la foule de spécimens à aborder, ondulations tentatrices du nombril et vigueur prometteuse, c'est pas le choix qui manque... Mais mon regard est attiré par deux perles soulignées de charbons et qui me scrutent non loin. Je détaille la jeune femme dans son ensemble. Elle pourrait-être mannequin, mes yeux glissent le long de ses jambes interminables, ses formes avantageuses, son visage sans imperfection, sa ligne de sourcil autoritaire... C'est pas le genre de cruche à se laisser approcher. Je l'analyse sans gène, sans un sourire, je me demande ce qu'elle pense de moi. Un beau gosse parmi d'autres, chevelure faussement impeccable avec quelques mèches dérangées par la chaleur, débardeur noir qui souligne une musculature raisonnable et laisse à nu deux bras fermes. Je suis un morceau de choix, je le sais, et j'en abuse sans honte. Ça me provoque un sourire en coin en continuant de la regarder, ses bras fins, les mèches souples qui chatouilles sa clavicule discrète, et mettent si bien en valeur son visage, ses lèvres, ses yeux...  

Je cligne des paupières en revenant à mon verre en prenant conscience que je ne l'ai pas quitté du regard. Si j’entame quoi que ce soit, c'est parce que je l'aurais décidé, et non parce qu'une biche me fait de l’œil. Mais la biche est jolie, et il y a encore quelques temps je ne me serais pas posé plus de question... Il est temps de lâcher prise et me prouver que Therence, celui qui profite des bonnes choses et n'a pas peur de l'inconnu est toujours là et n'attend qu'à reprendre ses irrépressibles habitudes.

Quand je retourne la tête, elle a l'attention ailleurs et disparait dans la foule... et alors, je vaut pas plus d’intérêt que ça finalement?

Je quitte mon coin de comptoir et me fraie un chemin parmi la masse dansante à la recherche de la jolie apparition. Elle est là, au milieu d'une bande de mecs qui s'agglutine autour sans non plus la coller... Est-ce que c'est son regard ferme qui les dissuade ou elle leur parait trop inaccessible pour qu'ils osent tenter leurs chance?
Moi je tente la mienne. Je crois pas tellement en une bonne étoile qu'en mes propres capacités... Et je sais que si je veux que cette fille accepte de s'amuser, j'arriverais à la convaincre...

Je bouscule souplement l'un des baveurs et me glisse dans le dos de la demoiselle pour frôler son flanc du bout des doigts. Quand elle tourne le visage vers moi, je lui offre un sourire engageant et m'empare délicatement de ses hanches en l'entrainant dans des remous fluides auxquels je lui laisse le loisir d'échapper. Je suis pas un goujat dominé par ses hormones, je vais pas lui sauter dessus d'entrer de jeu... Je veux seulement qu'elle se rende compte à qui elle a affaire. Qu'elle me prête toute l'attention que je mérite, qu'elle juge mon potentiel, se fasse quelques agréables illusions pourquoi pas, et ensuite... ensuite...

...Faisons notre cinéma, on verra bien qui se laissera prendre au jeu.

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MessageSujet: Re: Faisons notre Sinema... [PV June]   Jeu 17 Sep - 16:15



Faisons notre Sinéma


Ce qui constitue la séduction d'un homme, ce n'est pas qu'il soit beau, mais qu'il convainque une femme qu'elle est belle auprès de lui."<

Feat Therence Garnet

Samedi soir, 00:30, et je n'avais qu'une envie: sortir. Alors comme tous les samedi soirs, comme presque tout les soirs, je me poste devant ma garde robe et tente de choisir une tenue qui me mettrait en valeur. Aujourd'hui, je n'avais pas envie d'enfiler une robe. Pas assez confortable. Je voulais pouvoir danser librement. J'optai donc pour un jean slim noir et un t-shirt court tout simple que j'étalai sur mon lit pour me faire une idée de la tenue. J'ajoutai ensuite une veste en cuire noire, et des hauts talons tous deux agrémentés de clous en métal. Bien, ça ferait l'affaire. Coup d'œil vers mon réveil: 00:53, je devais me dépêchée. Je me dirigeai vers la salle de bain, toujours en sous vêtement et les cheveux encore mouillés de la douche que je venais de prendre. En me retrouvant face à mon reflet, je me trouvai un peu pâle et l'air fatiguée. Alors j'appliquai un peu de correcteur sur mes cernes et me pinçai les joues pour me donner un peu plus de couleurs. Je mis ensuite un fin trait d'eye liner et du mascara afin d'ouvrir mon regard puis jeta un œil vers l'image que me renvoyais le miroir. Bien, c'était déjà mieux. 01:09. Je me séchai les cheveux en y passant un coup de brosse, puis je penchai la tête en avant, puis rejetai mes cheveux en arrière afin de leur donner un peu de volume. Je retournai ensuite dans ma chambre pour m'habillée car bien que j'en étais capable, je préférais ne pas sortir en sous vêtement. Une fois ma tenue enfilée, je procédai à une examination générale afin de voir si j'étais satisfaite de mon apparence. Il manquait quelque chose. 01:32. Bon il fallait vraiment que je m'active. Je pris un sac à mains, y fourrai mes clés, et attrapai un chapeau noir avant de claquer la porte d'entrer. 01:38, je serais arrivée vers 2h.
Je pressais le pas jusqu'à tomber nez à nez avec un homme vomissant ses trips sur le trottoir. J'étais arrivée. En entrant dans la boite, je constatai qu'elle était déjà blindée. Tant mieux: après tout plus on  est de fou, plus on ri. En lançant un regard alentour, je remarquai un homme me regardant de façon insistante. Il était physiquement acceptable alors je m'installai au bar et attendis qu'il vienne à ma rencontre. L'attente de fut pas longue puisqu'à peine quelques secondes plus tard il me rejoint, prit place à mes cotés et me proposa un verre.
-"Une Vodka-Red Bull merci.",lui répondis-je avec un petit sourire feint.
Puis il se mis à me parler de je ne sais quel sujet inintéressant, tentant de capter mon attention. Et moi j'observais la foule, indifférente à cet homme dont je ne connaissais même pas le nom.. Je m'en foutais. Je tentais de repérer quelques personnes dignes d'intérêt, mais la salle était remplie de "mec en chien" comme disent les adolescentes. Je remarquai pourtant une connaissance dans un coin sombre de la boîte, pas trop dissimulé pour pouvoir être vu mais suffisamment pour ne pas trop se faire remarquer. Alors quand j'eue fini mon verre, je le levai et me dirigeais vers lui avant de lui attraper le poignet:
-"Dis, t'as quelque chose pour moi?"
Il m'avait déjà rendu quelques services de ce genre de sorte qu'il savait pertinemment ce que je lui demandait. Quand il me donna la petite pilule, je le remerciai et me retournai avant de l'avalée. Bien, maintenant la soirée pouvais enfin commencer.
Je me postai au milieu de la piste et commençai à danser langoureusement, quand mon regard accrocha des yeux marrons. J'examinai alors leur propriétaire qui semblait faire de même avec moi.
Un regard captivant, des cheveux châtain lumineux dans un style coiffé-décoiffé qui lui donnait un air de je-m'en-foutisme assez plaisant, une tenue sobre qui mettait parfaitement en valeur son corps pour le moins intéressant et laissait apparaître des bras musclés et un sourire insolent et hautain qui me rappelait le miens. Il était séduisant, il fallait bien l'avouer, mais quelque chose dans son attitude me laissait croire qu'il ne le savait que trop bien. Et moi, les gens qui se prennent trop au sérieux, je les remets à leur place. Je me détournai donc de lui, sachant qu'il serait affecté par le peut d'attention que je lui portais, et m'enfonçai dans la foule avant de reprendre ma petite danse. J'avais fermé les yeux et me laissais porter par la musique, coupée du monde qui m'entourais.
Je ne saurais dire depuis combien de temps je dansais comme ça, quand je sentis une délicate caresse sur mes hanches. En ouvrant les yeux, je me retrouvai face au bel inconnu qui me gratifia de son petit sourire charmeur avant de déposer ses mains sur mes hanches et de m'entrainer dans une lente danse. J'aurais pu le repoussé, mais j'étais d'humeur joueuse ce soir, et il fallait bien avouer qu'il était une cible de choix. Alors j'entourai son coup de mes bras et rapprochai mon corps du sien de sorte que nous furent bientôt collés l'un à l'autre. Puis plongeant mes yeux dans les siens, je lui offris mon plus beau sourire, teinté de provocation. S'il voulait jouer, nous allions jouer, mais je n'étais pas certaine d'en ressortir perdante.

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Therence Garnet

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MessageSujet: Re: Faisons notre Sinema... [PV June]   Dim 4 Oct - 21:20



Seduction


La belle se retourne et me capture entre ses bras de chaque côté de mon cou, pressant sa poitrine contre mon torse. Mes mains suivent le mouvement tout aussi stimulant de ses hanches desquelles je lève les yeux pour entrer en contact avec les siens, malicieux, et son sourire plein de promesse. Déjà envoutée? Elle n'aura pas perdue de temps à mordre à l'hameçon la jolie. A moins qu'elle juge pleinement satisfaisant le bellâtre qui vient de lui tomber entre les mains? C'est trop simple... Nous échangeons un sourire provocateur, de séducteur à séductrice, de beau à belle. On se cherche et se reconnait naturellement entre physiques agréables et fortes personnalités. Mais si elle m'a acceptée sans hésitation pour cette danse, je ne suis ni assez dupe pour croire que c'est gagné pour moi, ni assez facile pour l'accepter comme ça. J'attends plus de difficultés de la part d'un partenaire de jeu, car c'est finalement ce qui m'attire le plus dans cette approche, et je veux croire que la blonde de noir vêtue est aussi compliquée que je l'imagine en la matière. Alors à chacun de faire ses preuves...

Je monte deux doigts le long de sa colonne vertébrale, refais le chemin inverse en ne la quittant pas des yeux, j'espère lui soutirer un frisson, la sentir se coller d'avantage... mon majeur ralentis sa course à la chute de ses reins, j'y étale mes doigts plutôt que me laisser tenter plus bas et revient sur sa taille pour frôler sa cuisse à travers le jean en continuant de nous balancer sur la musique. Le fessier est tentant, mais j'aime prendre mon temps. Mieux que ça, tester la patience des autres. Je la laisse jouer aussi, je sens ses doigts délicats qui chatouillent parfois ma nuque, mais en me promettant de ne pas craquer quoiqu'elle entreprenne ou n’entreprenne pas. Pas avant de l'avoir décidé.

Alors je prend les devant en rapprochant nos visages, juste un aperçu. Mon nez près du sien, j'effleure ses lèvres d'un souffle chaud... Un infime sourire me vient quand je penche la tête pour éviter la visière de son chapeau... et glisser à son oreille pour lui proposer de bouger.

Une chose à savoir sur Therence Garnet : je ne suis pas un mec qui se laisse embobiné aisément, aussi tentant soit l’appât.

Je l'entraine avec moi jusqu'au bar, satisfait et en lui jetant quelques coups d’œils. Je ne voudrais pas qu'elle s'échappe voir ailleurs. Mais je suis certain que je lui ais positivement tapé dans l’œil. Je ne peux pas empêcher un sourire en coin de faire son apparition. Ce petit manège là, ça marche toujours.

Je lui demande ce qu'elle prend et la commande passée, je l'observe à la lumière plus vive des néons.

-Tu viens souvent ici?

C'est-on déjà croisés sans le savoir? Est-ce que je la reverrais peut-être à nouveau une de ces nuits? Je m'en fiche, je veux juste amorcer la discussion. Entendre sa voix, pouvoir analyser le personnage à travers ses actions et réactions.
Elle détourne les yeux un instant, pour feindre le désintérêt, ou bien...

-T'es une habituée. constatè-je avant d'avoir eu sa réponse.

Elle a échangée un regard avec le type en retrait, là bas. Elle le connait. Je me félicite mentalement en me disant qu'on pourrait faire connaissance en oubliant les modalités habituelles après tout. Pimentons les choses...

-En fait ne dis rien. Laisse moi deviner, ok?

Teste moi. Laisse moi te montrer la différence entre moi, et les autres mecs qui te reluquent comme un morceau de choix. Si jamais j'arrive pas à flatter son ego en lui accordant toute mon attention et que je me plante complétement sur son compte... elle pourra au moins m'accorder que j'ai pas manqué d'efforts!
Aller. C'est pas bien compliqué de deviner une fille comme ça.

-Tu connais deux-trois têtes mais sans plus. désignè-je le barman et deux trois visages au hasard. Tu viens juste ici pour t'amuser en solitaire, enfin... chercher de la compagnie?

Pas de copines en vue, y a quelque chose chez elle qui me donne l'impression qu'elle est pas du genre à s'encombrer d'une cours de suivantes ou de prétendants à sa suite, ni a en chercher une. C'est pas un public qui l’intéresse à venir ici, ni l'apanage festif, mais un... élu d'un soir? Je parts là dessus.

-T'es pas ici depuis très longtemps, je me trompe?

Si c'est la fêtarde que je pense, je suppose qu'elle a déjà du faire le tour des discothèques de la ville comme je l'ai fais, et visiblement c'est pas le cas.

-T’habite probablement un appart', en centre ville.

... C'est une indépendante, c'est ce qui me semble simplement logique. Beacon Hill c'est pas une mégalopole avec ses points névralgiques en abondances, y a qu'à regarder qu'elle accorde de l'importance à son apparence et qu'elle n'est pas farouche avec une foule de danseurs pour se douter qu'elle vie au plus prêt de l'activité de la bourgade.
Ouais... elle est belle, sûre d'elle. Une mine aguicheuse, mais quelque chose de hautain dans ses gestes. Une lueur réfléchie dans le regard...

-Un bon boulot? Des études poussées?

J'hésite. Elle pourrait-être l'égérie d'un magazine de mode, mais je la pense capable d'aller loin aussi. Toujours est-il que si elle était au lycée, je l'aurais déjà repérée et que j'imagine mal une beauté pareille ailleurs qu'en bonne place, où qu'elle se trouve.
Je la détaille des pieds à la tête. Que ça vienne de ses propres capacités ou du servilisme des autres... c'est typiquement le genre de fille à qui on ne pourrait rien refuser.

-Et... tu pourrais avoir un copain, mais à quoi bon alors que tu peux avoir qui tu veux?

Est-ce que c'est vexant? C'est pas le but. Je ne fais qu’admettre que c'est une fille qui à du charisme, et mon petit sourire insistant n'omet pas que je fasse parti de ces "qui elle veut". Enfin... ça, ça reste encore à vérifier.

Les verres nous sont servis, je savoure lentement ses réflexions avant la sentences en même temps que la boisson. Toutes ces suppositions dans le fond, est-ce que c'est pas juste des évidences en regardant la poupée effrontée? Je verrais bien.
Attendons le verdict!

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MessageSujet: Re: Faisons notre Sinema... [PV June]   Dim 8 Nov - 15:33



Faisons notre Sinéma


Ce qui constitue la séduction d'un homme, ce n'est pas qu'il soit beau, mais qu'il convainque une femme qu'elle est belle auprès de lui."<

Feat Therence Garnet

Quand nos regards se croisèrent, son visage changea pour laisser place à quelque chose comme.. de l'autosatisfaction? Croyait-il avoir déjà gagné? Si c'était le cas, j'allais bien vite le détrompé. Il était évident qu'il était habitué à avoir toutes les femmes à ses pieds en un claquement de doigt. Mais moi, je n'étais pas une de ces femmes là. Quoi qu'il en soit.. c'était trop simple. Je décidai de changer d'approche et, en lui lançant un sourire provocateur, je me décollai de lui, le laissant sur sa faim. Ou plutôt s'aurait été le cas s'il était n'importe quel garçon. Mais j'aimais à croire, et je croyais qu'il ne l'était pas. Je sentais que nous étions pareil tout les deux, que nous aimions ce jeu de séduction et la difficulté qui seule en fait la saveur. Je sentais que, cette fois-ci, j'avais trouvé un adversaire à mon niveau, et le jeu n'en serait que meilleur.
Je sentis alors ces doigts glissés délicatement dans mon dos, avec une sensualité rare, à coupé le souffle. Et j'étais certaine que son petit jeu fonctionnait très bien avec ces filles naïves et faciles. Mais il m'en fallait plus que ça et j'étais certaine qu'il le savait. Et nous continuions de danser langoureusement, poursuivant notre échange muet fait de regard malicieux et de sourires provocateurs que nous n'avions aucun mal à interpréter, comme un lien qui nous unissait, comme un secret, nous étions seuls. Seul notre partenaire importait. Et nous retenions nos souffle, attendant que l'autre craque en sachant qu'au moment où cela arriverait, la magie serait rompu. Il arrivait, je ne sais comment, à me rendre folle avec ses caresses. J'en voulais plus. Mais j'aimais d'avantage le jeu et une chose était certaine, c'est que je ne craquerai pas.
Quand il rapprocha nos visage, j'eue peur qu'il ait la bêtise de m'embrasser: il aurait tout gâché. Mais au lieu de ça, il s'immobilisa à quelques millimètres de ma bouche, s'attendant surement à se que je perdes mes moyens et l'embrasse ou pire, me recule mais au lieu de ça, je soutiens la proximité jusqu'à ce qu'il se penche sur mon oreille pour me chuchoter quelque chose. Alors je le suivis jusqu'au bar, me demandant comment allait évoluer la partie.
Une chose à savoir sur June Payne : je ne suis pas une femme qui se laisse embobiné aisément, aussi tentant soit l’appât.
Et il est vrai que je pourrais tirer ma révérence en beauté, faisant tomber toutes les certitudes qui n'avait pas manqué d'apparaitre dans la tête du jeune homme. Car j'étais certaine qu'il pensait maintenant m'avoir dans la poche, comme son petit sourire en attestait. Et je détestais qu'il puisse penser ça. J'aurai donc aimer le laisser là sans un mot, le remettant ainsi à sa place, mais je ne voulais pas mettre fin à ce jeu si grisant car je savais qu'un tel adversaire était exceptionnel. Alors je le laissai croire qu'il avait gagné, attendant le moment ou je pourrais retourner la situation.
Après avoir commandé à boire, je le surpris à me jauger et fis mine de ne rien remarquer, regardant le barman faire des aller-retour empressés derrière le comptoir, mais un sourire de satisfaction apparu sur mes lèvres quand je vis son air admiratif.

-Tu viens souvent ici?, me demanda-t-il, me donnant à entendre sa voix pour la première fois. Et bien qu'il est une voix magnifique, cela rompit le charme. Nous avions pour l'instant partager quelque chose de rare, de magique et nous retombions ainsi dans les banalités? Sérieusement, il n'avait rien de mieux. Ma déception était palpable: j'avais du me tromper, je n'étais pas encore parvenue à trouver quelqu'un comme moi.
Puis il répondit à sa propre question par un:
-T'es une habituée.
Oh bravo! Quel sens de la déduction quand tu m'as vu saluer la moitié de la boîte depuis quelques minutes!. J'étais clairement lassée et agacée mais il ne sembla pas le remarqué et ajouta:
-En fait ne dis rien. Laisse moi deviner, ok? , ce qui eu pour effet de capté à nouveau mon attention. Après tout ça pourrait être intéressant.
-Tu connais deux-trois têtes mais sans plus
Faux, le barman est mon plus proche ami depuis mon arrivée dans cette ville, un peu comme un mentor et un père, mais aussi mon patron. Il me lance d'ailleurs un clin d'œil amusé en entendant cela ce qui me fit sourire. En ce qui concerne les autres... Et bien disons qu'un grand nombre d'entre eux sont un peu plus que des connaissances.. Je lui laissai malgré tout une chance de se rattrapé:
-Tu viens juste ici pour t'amuser en solitaire, enfin... chercher de la compagnie?
En effet, un point pour lui. Je hoche la tête et me penche en avant afin de l'écouté plus attentivement, commençant à me prendre au jeu.
-T'es pas ici depuis très longtemps, je me trompe?
Retour à des question inintéressantes.. Je secoue la tête et fait une moue pour lui faire comprendre. Et puis j'ai l'idée de pimentée un peu la conversation afin de le déconcentré un peu de son enquête presque obsessionnelle. Je croise alors les jambes et m'étire nonchalamment, laissant apparaître mon ventre plat et ma peau bronzé. Et quand je vois ses yeux quitter les miens pour regarder le spectacle en une fraction de seconde,je souris, satisfaite. Puis il se reprend et continu:
-T’habite probablement un appart', en centre ville.
Encore une fois je souris: en effet j'y possède un appartement, aimant être entourée les bruits et les mouvements perpétuelles de la ville, mais je ne l'utilisais que très peu, n'aimant pas la solitude qui y règne. Je sirotais mon cocktail quand il me demanda
-Un bon boulot? Des études poussées?
Alors Dan, le barman, et moi échangeons un sourire complice mais sans me laisser le temps de lui répondre, le brun termina:
-Et... tu pourrais avoir un copain, mais à quoi bon alors que tu peux avoir qui tu veux? et cette dernière phrase me fit sourire pour de bon, car accompagnée de son rictus, elle signifiait clairement que lui même n'était pas insensible à mon charme.
Mais au lieu de répondre à ses affirmations je le regardai d'un air mystérieux avant d'énoncé:
"-Environ 20 ans, tu as grandis dans un milieu entièrement féminin, facile, ça se voit à la façon dont tu sais t'y prendre avec les femmes et la maîtrise que tu as de leur comportement.  Je pense que tu as grandis en l'absence de père et que tu as été très proche de ta mère avant de t'éloigner d'elle, ce qui explique ce besoin de plaire aux femmes car leur affection, d'une certaine manière remplace celle de ta mère. Je pense aussi que tu es un handicapé des sentiments sans quoi tu ne serais pas là avec une fille avec qui tu ne construira jamais rien de concrets. On en revient donc à l'absence de ton père et donc l'absence d'exemple masculin, ce qui fait que tu n'as jamais apprit à ressentir et à respecter. Tu es un séducteur et c'est ce qui me plait chez toi.
Je suis étudiante en psychologique, je suis à Beacon Hills depuis environs un an et demi, j'ai en effet un appartement en ville mais je ne l'occupe pas beaucoup car comme tu l'as remarquée je ne suis pas une solitaire. Pour le reste bien joué tu avais raison. Oh juste un détail, l'homme derrière le comptoir, ce n'est pas une simple connaissance, c'est mon patron, il s'appel Dan.",
ce à quoi Dan répondit par un petit signe de la mains et un sourire, qui faisait écho au mien, face à l'étonnement qui était apparut sur le visage du jeune homme. C'est vrai que je n'avais pas été très gentille avec lui, mais il était clairement de ces garçons trop sûr d'eux et il s'attendait certainement à ce que je sois impressionnée par son talent de déduction. Je n'avais donc pas pu m'empêcher de le remettre à sa place. Voilà, balle au centre le jeu peut reprendre. Enfin s'il parvient à reprendre la face bien sûr.







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Therence Garnet

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MessageSujet: Re: Faisons notre Sinema... [PV June]   Dim 22 Nov - 16:37



Contrariété
Elle est réceptive à mes caresses, et je ne suis pas insensible à sa retenue presque hautaine. J'apprécie la lueur satisfaite qui reluit dans ses yeux alors que nos lèvres se sont frôlées et ratées aussitôt. Si ce n'est pas moi qui avait fais le premier pas, je ne doute plus qu'elle s'en serait chargé avec la même espièglerie.

Nos boissons devant nous, je franchis le stade ordinaire mais plutôt souhaitable de la parole. Grosse erreur, la jolie se détourne franchement et je regrette un peu mon choix. Dire que j'avais failli me lancer dans une soirée silencieuse, histoire de se découvrir autrement, conserver le mystère... raté. Cela dit, meubler une pause boisson seulement avec des regards et attouchements, je ne suis pas sûr que ça nous aurait mené loin sinon un jeu de mime sur fond d'électro. Je ne me laisse pas déstabilisé pour autant, je continue avec mes questions... et pourquoi pas des suppositions? C'est une façon pour moi de mettre en pratique un peu des cours de criminel auquel j'assiste, et surtout un moyen sûr de garder toute la concentration de la fille. Qui n'aime pas devenir le centre de l'attention et susciter la curiosité? Qu'elle en profite, ce soir, je n'aurais d'yeux que pour elle.
J'y vais de mes hypothèses, banalités, flatteries, déductions logiques, et elle vire parfois lassée, parfois amusée. La demoiselle est exigeante. Je dois prendre garde à conserver son attention, ou elle risque de m'échapper sans scrupules. Mais elle dévoile sensuellement son nombril et sa cuisse hâlée qui m'échauffent. Ok, manifestement, elle n'a quand même pas prévue de me filer entre les doigts sans m'avoir laisser ma chance. Le poisson est patient et joueur...

Un court silence conclus mon examination. J'attends le verdict sans crainte, parce que même si je n'ai pas tout bon, je compte bien jouer de d'autres atouts pour la gardée à mes côtés ce soir, mais quand je pense qu'elle va me donner sa note...

-Environ 20 ans, tu as grandis dans un milieu entièrement féminin, facile, ça se voit à la maîtrise que tu as de leur comportement et la façon dont tu sais t'y prendre avec les femmes.

... elle se lance dans sa propre inspection.
Alors ça c'est... vexant. Je ne sais pas si je dois prendre ça pour une véritable déduction ou si la jolie est en train de se foutre de moi en me prétendant une allure de minet sous ses airs de me complimenter avec son histoire d'environnement féminin...

-Je pense que tu as grandis en l'absence de père et que tu as été très proche de ta mère. Ma lippe outrée disparait instantanément. Là on ne rigole plus. D'où elle tient que... ce qui explique ce besoin de plaire aux femmes car leur affection, d'une certaine manière remplace celle de ta mère. M... C'est quoi cette analyse foireuse? Je ne lui permet pas... Je pense aussi que tu es un handicapé des sentiments un handicapé?! sans quoi tu ne serais pas là avec une fille avec qui tu ne construira jamais rien de concrets. En plein dans le mille, y aura rien entre toi et moi, bébé. On en revient donc à l'absence de ton père et donc l'absence d'exemple masculin, ce qui fait que tu n'as jamais apprit à ressentir et à respecter.

Elle n'est pas vexante, elle est insultante. Le regard avec lequel je la détaille maintenant est lourd et noir. Je n'aime pas du tout cette psychologie à deux balles, un défaillant sentimental? Incapable de respect?!

-Tu es un séducteur et c'est ce qui me plait chez toi.

Passée la surprise de ce revirement qui n'en est pas vraiment un, je la détaille dans son ensemble avant de relever doucement le menton. Au moins elle est franche. Et son flot de conclusions ne visait pas à me mettre un râteau bien pensé. Je garde physiquement de la distance pendant qu'elle poursuit, le point serré entre mes bras croisés sur le comptoir.

-Je suis étudiante en psychologique, je suis à Beacon Hills depuis environs un an et demi, j'ai en effet un appartement en ville mais je ne l'occupe pas beaucoup car comme tu l'as remarquée je ne suis pas une solitaire. Pour le reste bien joué tu avais raison. Oh juste un détail, l'homme derrière le comptoir, ce n'est pas une simple connaissance, c'est mon patron, il s'appel Dan.

Et joyeusement complice de sa farce, le type sourit sans se cacher. A malin, malin et demi, je tacherais de m'en souvenir...
Ce qu'elle a balancée sur moi était... d'autant plus irritant que c'était juste, quand bien même étudier la psychologie relègue ce vilain jeu à un exercice plus qu'à une introspection intéressée de ma petite personne. Elle trinque nonchalamment à sa victoire. Moi j'hésite. Je pourrais la planter là. Je m'en foutrais de ce qu'elle pense, qu'elle rit de moi dans mon dos en pensant avoir envoyer un petit garçon aller pleurnicher d'avoir trouvé plus fort que lui, elle à peut-être bien réussi à me gâchée ma soirée cette espèce de... Non, je ne m'en fiche pas. Et surtout, je ne lui ferais pas le plaisir de croire que je suis aussi sensible aux piques de ce genre...
Je retrouve le sourire, crispé, mais un rire maitrisé.

-... T'es forte. Très forte. Mais j'ai pas vécu au milieu d'une peuplée de femmes. Et je suis pas un grand affectif.

Pour le reste...
Je pourrais mentir, mais je passerais pour un mauvais joueur et pire que ça, je confirmerais que ces salles réflexions m'ont touchés. Parce qu'il est évident qu'elle a compris avoir réussi son salle coup. Qui n'aurait pas compris vu la façon avec laquelle je me suis laissé démonté par ses paroles, même son pote le barman jubile... Je plisse méchamment les yeux à son intention, qu'il s'occupe de ses verres celui-là.

-T'es douée en psycho.

Plus que moi en profilage... A ma grande honte. Je tacherais d'être plus attentif sur les cours plutôt que sur... le reste. J'avale quelques gorgée et humecte mes lèvres.

-Est-ce que t'es douée en autre chose?

La danse? La moto? Tenir la boisson? Elle m'a démonté à ce petit jeu, je veux la défier dans un autre domaine, qu'importe l'heure qu'il est, si ça nous demande de migrer ailleurs, j'ai la nuit pour rétablir les scores s'il le faut. J'espère pouvoir lui montrer à cette pimbêche intellectuelle, qu'elle aussi peut perdre à ce confronter à moi.

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MessageSujet: Re: Faisons notre Sinema... [PV June]   Jeu 26 Nov - 15:14



Faisons notre Sinéma


Ce qui constitue la séduction d'un homme, ce n'est pas qu'il soit beau, mais qu'il convainque une femme qu'elle est belle auprès de lui."<

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Bien souvent, les gens préfère un mensonge rassurant à une vérité blessante. Et personne n'aime se retrouver face à ce qu'il est vraiment. Le jeune homme n'y faisait pas exception. Au cours de mon petit monologue, je le vis se crisper de plus en plus et se braquer. J'étais presque certaine qu'il en était venu à me haïr en entendant mes conclusions sur sa personnalité réelle. Il devait le vivre comme une intrusion dans sa vie privée d'autant plus que ce n'était pas vraiment ce qu'on peut appeler des compliments. Mais voilà, je ne supportais pas les gens hautain et j'avais ce besoin  de les remettre à leur place, même s'il est vrai qu'utiliser la psychologie pour ça n'était pas très fair-play. Je n'avais pas été tendre avec lui mais j'étais certaine qu'il allait s'en remettre.
D'ailleurs il sembla reprendre la face et son sourire insolent réapparu sur son visage. Bien il n'était pas trop vexé. Cela aurait été dommage de perdre une si douce distraction. Il m'accorda d'ailleurs le point en disant:
-... T'es forte. Très forte. Mais j'ai pas vécu au milieu d'une peuplée de femmes. Et je suis pas un grand affectif.
-Je n'ai jamais dis que tu l'étais, bien au contraire, simplement que tu aimais que l'on te donne de l'importance.
Au moins, il avait l'honnêteté de pas nier ces quelques évidences sur lui et je le respectais pour cela: la plupart des gens aurait refuser d'avouer, tant à leur interlocuteur qu'à eu même, la vérité.
Je le vis lancer un regard mauvais à Dan qui n'avait rien demander en soi, ce qui me fit rire, mais il ne sembla pas s'en formaliser, trop occupé à se moquer du brun.
-T'es douée en psycho., me dit-il d'un air nonchalant, comme s'il se disait qu'il pouvait bien m'accorder ça.
C'est vrai que je m'en sortais bien. Il faut dire que ça me passionnait. J'adorais être capable de cerner les gens en quelques secondes, savoir comment ils fonctionnaient, quels étaient leur pire secret et leur meilleurs côté. J'aimais savoir qui était vraiment les gens qui m'entouraient. Et puis, posséder ce savoir sur les gens me donnait une sorte de sensation de puissance qui me faisait jubiler:  connaître les gens sans qu'ils ne sachent rien de moi me donnait le pouvoir de les blesser, sans qu'ils ne puissent rien contre moi. Je sortis soudain de mes pensées quand il me demanda avec une touche de défi:
-Est-ce que t'es douée en autre chose?
-A ton avis? , lui dis-je d'un air provocateur.
"-Tu pourrais être surpris de ce que je suis capable de faire."
Je marquai ma réplique de mon éternel sourire insolent et envisageai une seconde de chanter pour lui, qu'il ait un aperçu de mes dons. Mais si je faisais cela, il serait charmer dès ma première note et dans ce cas, il n'y aurait plus d'enjeu, le jeu serait terminer, il serait à mes pieds et je ne voulais pas gâcher la partie. Non, je pouvais largement l'impressionner avec une autre de mes compétences.
Et j'ajoutai:
-Je t'écoutes, défi moi, ça peut être n'importe quoi, absolument tout ce que tu veux. Celui qui gagne peut demander ce qu'il veut à l'autre. Qu'en pense tu? Tu marches?
J'étais certaine qu'il accepterait ce nouveau jeu, face à la provocation dont je faisais preuve avec lui: son égo ne pourrait y résister. Et que le meilleur gagne


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MessageSujet: Re: Faisons notre Sinema... [PV June]   Mer 9 Déc - 1:29



Jeu d'audace
Quand j'ai décidé d'aller draguer cette fille, j'étais loin de m'attendre à recevoir une séance de psychanalyse gratuite. Elle est douée, ça en est rageant, néanmoins j'ai pas été entouré par tant de femmes qu'elle semble le croire, et je n'apprécie pas sa supposition niaiseuse sur une recherche de substitut affectif féminin. Ma mère et moi, on était pas "proche", pas dans le sens où elle l'entend en tout cas. Elle est loin du compte...  

-Je n'ai jamais dis que tu l'étais, bien au contraire, simplement que tu aimais que l'on te donne de l'importance.

-Et moi je dis qu'il y a quelqu'un ici qui aime prendre des risques mais qui va le regretter.


Je grimace à nouveau. Elle ferait bien de tourner sept fois la langue dans sa bouche avant de parler, ou je risque de ne pas me montrer galant longtemps. Est-ce qu'elle se tiendra encore aussi hautaine si je la renverse par terre pour la forme? Puis je chasse d'un regard mauvais le barman. Ça va, s'il veut écouter les conversations, qu'il ailles écouter celle des autres! Il ne semble pas intimidé le moins du monde par l'effronterie d'un jeunot, mais moi je ne suis pas à l'aise et le reproche silencieusement à la bavarde trop perspicace. Ma vie de famille, mon paternel absent c'est pas un sujet que j'aborde, encore moins dans ces conditions et avec des oreilles qui trainent. On en parle pas, sujet tabou. Je sais pas encore comment, mais je lui ferais payer ça...
L'avenir me dira si c'était un élan masochiste ou la certitude de pouvoir me faire respecter, mais je décide de poursuivre la soirée avec elle. Elle doit bien avoir d'autres qualités que décortiquer la vie des gens la jolie, non?

-A ton avis? demande t-elle, le regard franc et enjôleur.

Le trouble laisse place à un sourire un peu plus vexé et séduit à la fois. Cette nana est étrange. Cassante, limite effrayante avec sa façon de cerner les autres, mais c'est aussi ce qui la rend attrayante. Je me laisse balloter entre attirance et rejet. Mon ego bafoué et mes hormones susceptibles se font la guerre.

-Je t'écoutes, défi moi, ça peut être n'importe quoi, absolument tout ce que tu veux. Celui qui gagne peut demander ce qu'il veut à l'autre. Qu'en pense tu? Tu marches?

Je hausse les sourcils à la récompense qu'elle me propose. "Celui qui gagne peut demander ce qu'il veut à l'autre"? Sérieusement?

-C'est dangereux.

Je dis pas ça pour moi. Elle peut deviner ce qu'elle veut de ma vie, rien ne lui garantis à 100% que je suis quelqu'un de correct. Elle est jolie, et fière, je pourrais exiger un truc franchement douteux au terme de notre défis, elle ne me connais pas. Je pourrais être un taré bien dissimulé, un prédateur même. Ou je pourrais lui faire du mal sur une impulsion, pour lui faire regretter son speech de tout à l'heure par exemple?
Elle comprend très bien le genre de pensées qui me traversent l'esprit tandis que je la regarde en prenant le temps de boire un coup. Mais elle aussi cogite de façon limpide. Elle n'a pas peur. Elle donne même l'impression d'être parfaitement en mesure de se défendre. De la trop haute estime d'elle-même? Ou est-ce que je ne suis réellement pas le plus dangereux de nous deux?...

-Évidemment que je marche. posè-je mon verre en balayant le doute qu'elle m'inspire pendant un temps.

Je réfléchi au meilleur jeu et au meilleur terrain pour nous opposer. On est pas obligé de resté ici. Mais je ne la connais pas hors mis mes élucubrations et ce caractère indocile et insolent qu'elle affiche depuis notre début de soirée ensemble. Quelles sont ses forces? Quelles sont ses faiblesses? J'aimerais la faire parler, mais elle a trop bien trouvée mes failles pour l'engager dans un jeu de bavardage sans le regretter en retour. Autant la convier à un domaine auquel je suis doué et certain de gagner...

-Ce que je veux? demandè-je une dernière fois, amusé.

Deux fortes têtes qui veulent s'imposer sur l'autre... Restons sur un jeu d'audace et de finesse alors.

-Cap ou pas cap... de faire la cours à la jolie brune là bas et l'embrasser?

A prendre ou à laisser, il fallait réfléchir avant de me laisser le choix de notre défis. Je hausse les épaules en souriant. Puéril? Certainement pas avec moi. Ça, ce n'est que le début...

-On va juste établir une petite règle. Disons qu'on a droit à... trois jokers? C'est raisonnable? pour échapper à quelques gages. Le droit de demander une action différente. Qu'est-ce que t'en dis?

Qu'elle pose aussi ses conditions si ça lui chante, le jeu n'en sera que meilleur. Je l’ausculte avec intérêt, qu'elle s'imagine ce qu'elle veut. Pourtant, je ne compte pas passer ma soirée à lui demander des petits trucs salaces. Ça c'est une manière de lui donner un aperçu de ce que je serais capable d'attendre d'elle et de lui faire comprendre qu'à jouer les culottées en me permettant tout et n'importe quoi, je compte bien en profiter, c'est tout. Mon intérêt, c'est surtout de découvrir ce truc qui l'effraie, la fait rager ou dont elle à honte, qu'importe, tant que je puisse m'en amuser comme elle s'est sentie supérieure d'avoir mis le doigt sur mes propres embarras. On a tous ses petits mystères à cacher...

Mon regard passe de la jeune femme que je lui ai désigné à elle.
Alors? Cap ou pas cap?

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MessageSujet: Re: Faisons notre Sinema... [PV June]   Mer 23 Déc - 12:09



Faisons notre Sinéma


Ce qui constitue la séduction d'un homme, ce n'est pas qu'il soit beau, mais qu'il convainque une femme qu'elle est belle auprès de lui."<

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Cet homme dégageait parfois quelque chose d'inquiétant, comme si ma petite analyse l'avait incité à la violence. Quoi qu'il en soit il ne l'avait vraiment pas apprécié. Tant mieux.

-Et moi je dis qu'il y a quelqu'un ici qui aime prendre des risques mais qui va le regretter.

Je ne pris pas la peine de répondre à sa menace. Je lui offris simplement mon sourire insolent pour lui signifier que je n'avais pas peur le moins du monde. Et puis si je pouvais arrivé à le faire sortir de ses gons, se serait déjà une petite victoire. Mais à lieu de sa, le jeune homme me lança un défi. Visiblement, le brun me réservait encore pas mal de surprise. Et moi, j'adorais les défis et j'étais prête à relever n'importe lesquels. Et pour augmenter un peu l'enjeu, je lui fis miroiter une récompense qui sembla beaucoup le tenté. Il me réplica d'ailleurs:

-C'est dangereux.  

Sa remarque me donna presque envie de rire, mais je ne voulais pas prendre le risque de le vexer d'avantage quand la soirée prenait une tournure si intéressante. Je devinais de sombre penser chez ce jeune homme, en vue de son sourire presque sadique. Et il était vrai que cette proposition pouvait être risquée quand on ne connaissait pas la personne en face de nous. Mais pas pour moi. J'avais déjà vécu le pire, qu'est ce qui pouvait encore bien m'atteindre? Et puis, aussi séduisant puisse-t-il être, je n'hésiterais pas à amocher son petit minois si il tente de me faire du mal. Non, je n'avais décidément pas peur, je savais me défendre.

-Parles pour toi. Si tu as trop peur, tu peux toujours abandonné je comprendrais.

J'appuyai ma réplique d'un clin d'œil provocateur. S'il avait eu l'intention de refuser mon petit jeu, j'étais maintenant certaine qu'il ne le ferait pas. Et puis j'avais beau ne pas beaucoup le connaître, je sentais qu'il aimait tout autant les défis que moi et qu'il était un joueur dans l'âme. Il me répondit d'ailleurs:

-Évidemment que je marche.

Bien, j'en étais sure.
Il ajouta, intéressé:

-Ce que je veux?
-Tout ce que tu veux oui.

Je commençais à m'impatienter. Je voulais savoir ce que ce mystérieux jeune homme allait me faire faire, espérant qu'il serait à la hauteur de mes attentes.  Après un moment d'attente, le verdict tomba enfin:

-Cap ou pas cap... de faire la cours à la jolie brune là bas et l'embrasser.

C'est tout? Trop facile. Je m'apprêtais à y aller quand il me proposa:

-On va juste établir une petite règle. Disons qu'on a droit à... trois jokers? C'est raisonnable? pour échapper à quelques gages. Le droit de demander une action différente. Qu'est-ce que t'en dis?

-Pourquoi ça? Tu as peur de ne pas être capable de relever mes défis?, je répondis amusée.

Je n'attendis pas sa réponse et me dirigeais vers la brune. Elle était belle dans le style fin et élancé et elle aurait parfaitement pu faire du mannequina. Mais elle ne semblait pas vraiment sure d'elle, mal dans sa peau. Et elle faisait tâche au milieu de tout ses gens. C'était une fille qui ne connaissait pas sa vrai valeur et ce qu'elle avait à offrir. Une fille qui avait juste besoin qu'on lui dise qu'elle est belle.
J'arrivai à sa haute, lui pris le bras et lui chuchotai quelque chose à l'oreille. Elle sourit, visiblement flattée par le compliment que je venais de lui faire. J'avais raison. Je me présentai et on discuta un peu puis, à sa grande stupeur, je l'embrassai. Elle eu pour commencé un mouvement de recule, mais elle se pris bien vite au jeu et me rendis mon baiser, langoureusement et sensuellement. Et bien, elle était plutôt douée. Je m'écartai d'elle et lui fit un sourire, qu'elle me rendit, avant de retourner au côté de mon partenaire de jeu qui, à mon plus grand plaisir, semblait impressionné. Et puis je crois que le spectacle lui avait plus.

-Un jeu d'enfant. A ton tour maintenant.

Je laissai ma phrase en suspend, le temps de trouver une idée à la hauteur. Le brun semblait être fière. Il était propre sur lui et appréciait vraisemblablement montrer une image impeccable. Je voulais donc le faire sortir de sa zone de confort, et puis pourquoi pas en profiter un peu: il faut bien joindre l'utile à l'agréable.

-Cap ou pas cap de monter sur le bar et de nous faire un stip tease.

Puérile? Oui absolument, mais j'étais assez fière de moi


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MessageSujet: Re: Faisons notre Sinema... [PV June]   Dim 3 Jan - 15:19



Mis à nu


-Parles pour toi. Si tu as trop peur, tu peux toujours abandonné je comprendrais. réplique la blonde lorsque je fais remarquer que me défier et me permettre n'importe quoi en guise de récompense pourrait-être dangereux.

Je me renfrogne et me résout un peu plus à jouer à ce détournement de ton. Ce n'est pas moi qui suis censé avoir peur de notre challenge... Je veux lui faire comprendre. Qu'elle commence par aller embrasser la brunette là bas. On va bien voir si elle se sent toujours aussi sûre d'elle... mais elle s'étonne d'un "C'est tout? Trop facile." qui ne me dérange pas tant. Ok, ce n'est peut-être rien pour elle, on a la soirée pour augmenter le niveau... Et si elle fini par être vraiment embarrassée, mettons nous d'accord sur une échappatoire...

-Pourquoi ça? Tu as peur de ne pas être capable de relever mes défis?

Ça me laisse sans réplique alors qu'elle s'échappe voir notre cible. Je me pourlèche l'intérieur de la lèvre en m'installant plus lâchement sur mon tabouret. Elle a un sacré répondant, mais on va voir ce qu'elle vaut sur le terrain...

Elle aborde sereinement la jeune femme et entame la discussion. Je me régale de leur jeu de regards, leurs murmurent, leurs rires partagés, la blonde convaincante qui entraine suavement la brune plus timide vers des sentiers défendus. Leur proximité faussement innocente fait chaudement travailler mon imagination... Et soudain, elle écrase ses lèvres sur les siennes.
Le geste me surprend et me ravis tout autant. Elle ne manque vraiment pas de cran, mais qu'est-ce que son écho en pense? Je l'imagine déjà outrée quand elle se recule, mais... C'est pour mieux lui rendre son attention.

Hou... Je ne regrette pas mon petit gage. Le spectacle est alléchant et j'en profite sans gène. Je ne cache pas non plus mon plaisir quand la jeune femme revient vers moi.

-Un jeu d'enfant. A ton tour maintenant.

Mon sourire se raffermis, mais je ne suis pas effrayé pour autant. Qu'elle me balance sa requête, je suis prêt...

-Cap ou pas cap de monter sur le bar et de nous faire un stip tease.

Il n'y a pas si longtemps de ça, je lui aurais fait mon sourire le plus animal et j'aurais bondit direct sur le comptoir. Mais actuellement aussi exaltante soit-elle, sa demande me bloque.
Ce n'est qu'une stupide cicatrice. Une tache sur un corps idéal. Mais pour moi, cette s*loperie à proximité de l'abdomen n'a rien d'un petit accident de parcours.

Je déglutis en la regardant de bas en haut. Elle est sérieuse? Un strip-tease?

-Quoi? Alors tu me renvoie juste la balle? Me moquè-je sans arriver à être aussi détaché que je le souhaiterais, espérant que ça la fasse changer d'avis.

Ch*er. Je suis pas assez saoul pour ces c*nneries. Et il est hors de question que j'utilise un joker. C'est bien pour ce genre de situation délicate que j'ai établi cette esquive, mais pour quoi je passe à l'utiliser dès le premier gage?! Elle s'amuse, la jolie. Mais ce ne sera pas moi qui en ferais usage le premier. Et pourtant je n'arrive pas à me résoudre à sa farce et cherche vivement un moyen de contourner sa demande, sans succès.
Grimper sur cette table et m'exhiber ou utiliser le joker? Susciter les questions ou passer pour un poltron? Cap ou pas cap?

J'avale mon verre cul-sec, et toujours le regard sombre dans le sien, j'écrase ma main sur la table et pose un pied sur le tabouret. Que le spectacle commence...

Quelques mouvements souples des genoux, un déhanché agile et claquement de doigts pour marquer le tempo. Les consommateurs regardent d'eux-mêmes ce type debout sur le comptoir, alors quitte à me faire remarquer autant le faire avec maitrise. J'offre un amuse-bouche, attise les regards et les envies, coule sur elle un regard supérieur. Elle profite tranquillement du show en sirotant son verre, mais c'est elle qui a tourner la clef pour faire danser le pantin, et elle le sait et elle en est fière. Est-ce que j'enflamme quand même un peu de désir en elle ou ce jeu n'est basé que sur de la moquerie? Je me le demande mais feints de m’intéresser ailleurs, qu'on me pense saoul ou égocentrique en mal d'attention, elle n'est pas la seule à en profiter.
Mais derrière les ondulations suggestives, c'est la panique. Ce n'est pas de la danse qu'elle a demandée, et je ne veux pas montrer ce que cache le vêtement, surtout à elle. Je l'incendie quand nos regards se croisent et que je saisis anxieusement les pans de mon débardeur. La clameur animale d'un type me parait flou, durant quelques secondes rythmées par les battements lourds où je cherches une dernière échappatoire, je suis happé par l'impatience intransigeante de la jeune femme. Cap? Ou pas...

Je leurs tourne le dos en retirant le tissu. Je suis un frustrateur en puissance et les nargue en continuant de bouger mon corps. Mais ça ne suffira pas. Alors lorsque je fais demi-tour et dévoile mon buste joliment sculpté, je garde une main sur l'abdomen dans de faux air de pas latino.
Soudain la musique s’emballe et avec elle les lumières qui virent au stéréoscope. L'occasion de  mettre un terme à cette comédie...

Éclairé par intermittence, je suis libre de mes deux mains pour quelques derniers pas et satisfaire mon petit public en dégrafant mon pantalon, le glissant le long de mes cuisses, les genoux... et le renfilant. Je vais pas non plus finir à poil!

Je bondis du comptoir et remet mon débardeur en faisant face à la démone au regard indiscret. Ok princesse, j'espère que tu t'es bien rincée l’œil. Parce que maintenant c'est à mon tour de jouer, et je ne suis plus de très bonne humeur. Avant de me déclarer, j’interpelle le serveur pour un nouveau verre. Ça donne soif ces bêtises.

-... A toi. Pas capable de me dire de quoi tu as le plus peur dans la vie.

Qu'elle ne s'imagine pas pouvoir m'entourlouper. On a tous un truc qui nous effraie, qui nous dérange, un truc ridicule à souhait ou plus profond, j'en ai rien à foutre. Je veux juste connaitre ses faiblesses à cette...

-Raconte moi ce qui te ficherais la trouille à t'en faire chialer. la guidè-je d'une voix chuintante et d'un regard mauvais.

Je ne cache pas ma férocité. Jouer, c'est bien. Gagner, c'est mieux...

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MessageSujet: Re: Faisons notre Sinema... [PV June]   Lun 22 Mai - 12:35



FEAT. Therence Garnet
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Ce qui constitue la séduction d'un homme, ce n'est pas qu'il soit beau, mais qu'il convainque une femme qu'elle est belle auprès de lui.
Quand j'étais revenu vers lui après avoir embrassé la brune, je m'étais aperçu qu'il avait un regard tinté de désir. Je fus satisfaite de moi. Il avait également sur le visage un petit sourire narquois, comme s'il était fier de lui, que je comptais bien faire disparaître très rapidement.
C'est pour cela que je l'avais mis au défi de faire un stip tease devant tout le monde, j'espérais ainsi lui faire perdre ces airs supérieurs comme s'il valait tellement mieux que moi.
Et il faut croire que ca fonctionnait car très vite, son expression hautaine laissa place à une sorte d'inquiétude et d'hésitation: le garçon qui semblait si sûr de lui paraissait maintenant mal à l'aise et j'en fu ravie.
Pourtant après un moment de réflexion et voyant mon air provocateur qui semblait dire "Alors tu te dégonfle?", il fini par monter sur le banc puis le bar et se déhancher sensuellement. Le spectacle était plaisant, je ne pouvais pas le nier. D'ailleurs nombreux étaient ceux qui ont mis de côté leurs occupation pour observer le jeune homme qui s'exhibait devant leur yeux. Et moi j'appréciait vraiment ce que je voyais, j'en aurais presque rougis. Mais il était plus important pour moi de le voir perdre la face que de profiter de son physique avantageux. Et il ne respectait pas vraiment le marché: on avait dit un strip tease, pas une petite danse innocente, ce serait trop facile. Alors je lui lançai un regard pour lui signifier que je n'étais pas dupe et qu'il ne pourrait pas se défiler, ainsi qu'un sourire carnassier. Il avait du comprendre le message car il commença à se déshabiller à contre cœur, après s'être retourné à mon grand déplaisir. Que cherchait-il à cacher à la fin? Je voulais découvrir ce qui le désarçonnais de la sorte. Avait-il honte de son corps? Mais pourquoi? Je voulais trouver sa faiblesse. Mais il ne m'en laissa pas le temps car il descendit de son perchoir  en se rhabillant et dès lors qu'il avait passé son débardeur, il sembla reprendre une contenance et son assurance qui commençait à me taper sur les nerfs. Le brun me fis un grand sourire carnassier pour me signifier qu'il avait relevé le défi et que c'était maintenant à mon tour. Et je sentais qu'il commençait à être en colère et qu'il me préparait un défi épicé visant à me faire perdre tous mes moyens. Mais je ne m'attendais pas à ça:
-... A toi. Pas capable de me dire de quoi tu as le plus peur dans la vie. Raconte moi ce qui te ficherais la trouille à t'en faire chialer
Il tapait fort, voulait obtenir une information qui lui permettrait de prendre le pouvoir sur moi, de me contrôler, de me rendre faible. Et c'était absolument hors de question. Je ne pouvait pas lui dévoiler mes faiblesses mais je ne pouvais pas non plus abandonné au risque de devoir subir un regard hautain de sa part. Mon cerveau fonctionnait à mille à l'heure pour trouver un échappatoire mais il avait taper fort cette fois ci. J'hésitais une seconde à utilisé mon pouvoir de sirène sur lui. Ainsi je n'aurais pas à me résoudre à lui dévoiler une information sensible sur moi. Mais j'avais voulu jouer, et si je faisais cela ce n'était pas fair play. Et je voulais gagner dans les règles de l'art. Je devais donc lui dire la vérité. Mais quelle vérité? Depuis cette nuit d'horreur j'avais fermé mon cœur et mon âme, je n'avais plus rien à craindre puisque je n'avais rien à perdre. Mais je savais qu'il ne se satisferait jamais de cela. J'hésitais alors à m'inventer une fausse peur, les araignées par exemple, toutes les autres filles ont peur de ses bestioles non? Mais ça ne lui suffirait jamais, il veut une peur qui me tord les trippes, qui me hante la nuit et me fait faire des cauchemardes. Et une seule chose peut avoir cet effet sur moi. Et il est hors de question que je lui dise. A moins que..
Les hommes sont toujours désarçonnés face à une femme qui pleure, soudain ils se sentent mal à l'aise, ne savent plus quoi faire ni où se mettre. Therence, bien que semblant être le diable incarné, restait un homme, donc celle verité s'appliquait aussi à lui. Du moins je l'espère.
-J'ai peur de m'attacher car aimer c'est souffrir.
Je lui dis cela le plus simplement du monde, sans petit sourire, sans provocation, sans jeu.  Juste de la sincérité.  De la vulnérabilité qui appelait à la bienfaisance. Je lui tendais l'épée en lui demandant de ne pas m'en transpercée.
Il avait réussi à me faire baissé ma garde et je suppose qu'il allait jubiler, mais j'espérais l'avoir toucher assez pour le faire baisser ça garde à son tour. Et s'il décidait d'utilisé ce moment de vulnérabilité que je lui avais offert contre moi, alors il allait le payer très cher.

 
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Therence Garnet

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MessageSujet: Re: Faisons notre Sinema... [PV June]   Mar 13 Juin - 1:21



Double jeu

Spoiler:
 

Le Sinema. Le club branché et accessible avec le Jungle où s'amasse la jeunesse endiablée des environs. Le genre de lieux capable de régaler un fêtard régulier dans mon genre. Outre la boisson accessible et les rencontres, j'aime la présence des corps à demi-nus qui se trémoussent à la lueur des néons et la musique qui s'accompagne de projections de films divers. Sur un mur, les extraits d'un vieux classique muet s'anime en cadence. Un forain traditionnel avec canotier, marinière et moustache finement dessinée nous fait The show, enchainant ses numéros d'illusions monstrueux devant la foule tantôt hilare, tantôt fascinée. Après la présentation d'une moitié de femme et d'une araignée à tête humaine, le rideaux s'ouvre sur une reine alanguie dans son aquarium.

Celle qui me fait face s'amuse de moi depuis que nous nous sommes posés au bar. Pas assez fière de décortiquer ma vie avec ses vérités et ses manques, voilà que j'hérite d'un autre genre de mise à nu. Son "cap ou pas cap" me trouble et me tire un rire nerveux. Mais pour répondre au baiser saphique franchement satisfaisant auquel elle s'est prêtée avec une inconnue, et parce qu'il est inenvisageable que je me débine au jeu que je lui ait proposé, j'accepte le gage, me gorge de courage et me lance dans un strip-tease improvisé.

Les attentions qu'on me porte m'encouragent dans ma besogne. Vois, jolie blonde, comment il relève tes défis le garçon à tester! Je ne m'inquiète pas trop au sujet de l'attachant professeur de criminologie avec qui je batifole sans contraintes, de la même façon qu'il vit son indépendance d'insatiable déluré de son côté. Le temps ou Therence Garnet deviendra exclusif n'est pas prêt d'arrivé... Mais je prendrais un véritable plaisir à provoquer ma compagne de soirée si ma vie actuelle ne consistait pas à me remettre d'une tentative de meurtre dont je conserve le stigmate pour me risquer à le dévoiler et soulever d’embarrassantes questions.
Une cicatrice sur un homme, j'ai toujours trouvé que ça faisait viril, trophée de guerre, comme quand j'ai récolté ma première balafre au couteau il y a quelques années pour un règlement de compte stupide. Ressorti vainqueur de la bagarre la manche imbibée de sang, j'étais un mec, un vrai aux yeux des potes. Je m'en suis vanté de cette marque indélébile, quelques points de sutures finalement pas plus impressionnants que les autres vestiges de ma vie de jeune casse-coup. Seulement, on ne se vante pas de s'être fait noyé puis troué comme un lapin par un minable sous acide. D'autant quand la ville regorge de véritables prédateurs semi-humanoïdes à redouter...

Je grimace de contrariété entre deux jeux de lumières, dansant et me déshabillant en m'appliquant à garder cacher la zone de mon flanc abimée. Ce n'est pas un joli cratère régulier aux flancs embranchés, comme on se les représente dans les films. C'est un dératé rosé et blanchâtre, légèrement boursoufflé. C'est disgracieux. Un morceaux de peau encore dépourvue de tatouage. Je réfléchi sérieusement à le camoufler, histoire de me sentir mieux, c'est juste que je ne suis pas encore décidé avec quoi. La vision d'une arme à feu comme je me promet d'en avoir une un jour pour me protéger me traverse l'esprit, mais l'image ne me parle pas et me renvoie à celle qui m'a blessée.
Mais quoi que tout ça puisse signifier de ma vulnérabilité dans cet univers particulier où l'homme armé et le monstrueux se côtoient et se cachent sous des visages ordinaires, si je suis venu dans ce club ce soir, c'est précisément pour narguer mes nouvelles craintes et repartir de l'avant.

J'ouvre les yeux sur la belle qui me dévore de son regard océan, triomphante. J'ai été malmené comme un looser que je réfute d'être, mais à tous les autres qui penseront avoir le dessus, je ferais comprendre que je suis un vainqueur.

Mon spectacle est fini, je bondis hors du comptoir pour refaire face à l'étudiante en psycho, fier de ma prestation. Je retrouve mon assurance dès mon t-shirt renfilé, commande au vieux barman - Dan, c'est bien ça? - un nouveau verre et je lui donne son gage sans cacher mon sadisme. Tu pensais pouvoir me déshabiller sans en subir les conséquences? Pas de chance. A ton tours de te mettre à nue maintenant. Parles moi de toi, de tes peurs les plus intimes...

Visiblement, j'ai visé juste. Elle réfléchie, se presse de trouver une réponse qui me satisfasse et qui préserve au mieux son orgueil. Mais je la vois venir et manque de sonner l'alerte. Ah non, non! Interdiction de mentir et de s'inventer des peurs banales, la mort, l'inconnu, ce serait trop facile! Je veux connaitre sa peur à elle, ce quelque chose que d'ordinaire elle ne révèlerait pas. Je la détaille sans aucune gène tandis qu'elle baisse le nez sur le comptoir, son profil légèrement masqué derrière ses longs cheveux, je me pourlèche la lèvre inférieure, gourmand de son malaise...

-J'ai peur de m'attacher car aimer c'est souffrir.

Heu... Quoi?
Je sourcille franchement, surpris par sa réponse. Je ne m'attendais pas à... quelque chose comme ça de sa part. Je ne sais plus si je dois en rire sans scrupule, trouver moyen de m'en offusquer parce que c'est une peur trop impersonnelle, ou l'ignorer et passer rapidement à autre chose... C'est... gênant. Comme surprendre son reflet dans le miroir, sans protection et sans far.

Ma bouche se plisse brièvement dans une mimique entendu, après tout elle m'a répondue, et je détourne les yeux de l'autre côté du bar en sirotant lentement mon verre. Silence embarrassant. J'ai peut-être vraiment réussi à faire tomber la hautaine de son piédestal en fait. Et maintenant qu'elle est à ma merci, je ne sais plus très bien quoi faire. J'ai peur de m'attacher car aimer c'est souffrir... Elle est sérieuse? On dirait une phrase toute faite et prête à l'emploi! Je me risque à un coup d’œil. Elle conserve son attitude neutre et dépouillée, occupée avec son propre cocktail. Heurtée.

... Ch*er. Je suis la dernière personne à tendre un mouchoir ou une épaule compatissante, les pleurs je les provoque, mais je ne les sèche pas! Je n'ai jamais été doué pour ça. Parce qu'il faut se sentir un minimum impliqué je suppose. S'ouvrir à la détresse des autres, c'est en accepter le poids, et mes forces, je les conserve farouchement pour mes propres bagages. On est jamais mieux servit que par soi-même, ça marche aussi pour l'émotionnel. L’égocentrisme est perçu comme un vice, mais pour moi c'est plutôt un bienfait. Un instinct de préservation. Comme le dit si bien ma compagne de soirée, dépendre des sentiments d'autrui c'est une source de tourments qu'il est possible de s'épargner. Alors j'ai l'intelligence de ne pas me laisser prendre à ça, ni me doper à l'affectif comme la plupart des gens.  

... Et donc... elle aussi.

-... Tu sais, si tu es sympas avec moi, je pourrais te larguer gentiment.

Comme si l’aveu m'avait été directement adressé. Jouer les irrésistible bourreau des cœurs m'amuse, me fait oublier la profondeur de ses paroles surtout. J'espère avoir détendu l'atmosphère quand je poursuis.

-C'était un mec?

Je la reluque calmement, un peu moins intrusif que mon attitude de jusque là.

-La personne a qui tu t'es attachée?

Si elle pensais s'en tirer là dessus, c'est trop tard. Ce ne sont pas des peurs qui viennent de nulle part, il doit bien avoir quelque chose à raconter derrière ça. Non? Je ne suis peut-être pas insensible au point de rire de ses ressentis, j'en reste pas moins curieux et têtu. Je fais signe au barman de la resservir à mes frais, un geste de politesse pour mieux lui donner une raison de ne pas prendre la fuite et de s'ouvrir. Parce que dans l'émotion, elle ne m'a pas renvoyé de gage, et je ne sais pas si l'on doit considérer que notre duel s'arrête là, ou si elle a seulement oubliée, mais ce serait dommage d'en finir maintenant, pas vrai?

-La peur de se lier parce que c'est une promesse de souffrance, c'est une vérité commune à beaucoup de monde, je trouve.

Je le chanterais presque en faisant mine de regarder ailleurs d'un air déçu pour me moquer. Peut-être qu'elle n'a pas envie d'en parler, et peut-être qu'elle ne le fera pas, mais ça m'intrigue. Puis je veux qu'elle reconnaisse que sa peur est trop ordinaire pour que je soi sûr qu'elle soit authentique. Alors à elle de me convaincre que ce n'est pas un mensonge pour cacher une peur plus terrible ou ridicule, insistè-je d'un demi-sourire provocateur.

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