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 Quand Héros rime avec Zéro (feat Caracole)

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Liam Dunbar

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MessageSujet: Quand Héros rime avec Zéro (feat Caracole)   Ven 23 Oct - 23:38





A la rescousse !



Aujourd'hui c'est une belle journée qui tourne au cauchemar dès ma sortie du lit. Vous la connaissez tous, ce sentiment de ne pas quitter son petit terrier jusqu'au printemps prochain. Bin je le vis en direct. Mes instincts me hurlent de me recoucher le plus vite possible sans délai. Cependant, ce n'est pas l'avis de mes proches et surtout pas de ma mère ou de cette satanée boule de poil qui à oser élire domicile dans ma chambre.

Qu'est ce qui s'est passé pour que je décide cela, accroché à un arbre ? Tout d'abord, je me suis réveille avec une horrible sensation et un peu de fièvre. Celle qui ne veux pas vous lâcher les baskets et qui tourne dans votre tête sans arrêt. Ouais je parle bien du manque de câlin. Je n'es plus qu'une envie, me câliner à quelqu'un jusqu'à en être repus. Je serais même capable de ronronner pour en avoir, pire qu'un chat !!! La honte total, en somme...

Ensuite, je me suis énervé contre le chat qui viens de temps en temps dans ma chambre et dors le plus souvent sur mes mes sous vêtements dans mon armoire. Sauf que cette fois ci, il a trouvé que dormir devant ma porte de chambre, c'était plutôt cool. Résultat, je me suis retrouvé le nez au sol avec mon portable, que je tenais en main, volant vers le mur d'en face. Mon malheureux portable... Il a réussi à survivre à des chutes, des lancers par la fenêtre et même à une semi-noyade et le voilà mort à cause d'un abruti de matou voleur de territoire !

Dire que c'est mon premier portable que mes parents m'ont offert. Le pauvre est mort pitoyablement. Lui qui m'a soutenu pendant bon nombre de mois, je pensais qu'il aurait eu un décès plus glorieux. D'ailleurs, en y pensant, j'ai toujours les numéros de mes amis là dedans, que ce soit ceux de Beacon hill comme Devenford. Un vrai bordel dans mon répertoire, en toute franchise. J'aurai peut être du écrire tout les numéros sur un carnet car si je ne peux pas les récupérer, je suis foutu.

Et pour finir en beauté, je suis obliger de sortir de chez moi alors que je m'avais prévu une journée jeux vidéos. Mon jeux d’Assassins creed va m'attendre encore un peu.... Dire que ça fait plus d'une semaine qu'il m'attend patiemment dans sa boite pour que je joue avec ! A plus tard mes petits brownies et ma bouteille de coca que je regarde avec tristesse. Vous inquiétez pas, je reviens très vite vous dévorer !!


Enfin bref, me voici dans les rues du centre ville à me balader dans le parc en attendant que ma mère veuille bien décidé à me faire rentrer dans la maison. C'est tout de même pas ma faute si je me suis mis dans une colère noir quand j'ai découvert l'étendu des dégâts qu'à provoquer ce démon. Mon portable et mes fringues sont fichus ! Bon, certains sont récupérables avec un passage dans la machine et il est vrai que cela ne méritait pas que je me montre tout crocs dehors pour effrayer le chat. J'aurai pas pu prévoir que ce con aurait tout détruit le salon et la cuisine durant sa fuite. Ni qu'il aurait fait un tour dans la salle de bain pour renverser le parfum super méga cher de ma génitrice.

Je regarde le ciel et le voit couvert de nuages. Fait vraiment froid ici, ou c'est moi qui déconne?  Manquerai plus qu'il pleut et là je pourrais regretter définitivement de m'être lever aujourd'hui. Je marche tranquillement, mes mains dans mes poches, les joues rouges par ma fièvre qui ne veux pas se calmer et les yeux dans le vague tout en recherchant un moyen de palier à mon manque d'affection tactile.

Je tourne au coin de la rue et bam ! Je cogne contre quelqu'un. Les gens d'aujourd'hui peuvent pas faire gaffe où ils mettent les pieds ! Comment ça, je suis de mauvaise foi parce que moi non plus je ne regardais pas où j'allais ?! Je grogne sur la pauvre mamie qui promenait son raton laveur dans la rue. Sous la frayeur, celle ci lâche la laisse de son adorable bambin qui décide de prendre la poudre d'escampette. Pffff... Pourquoi les catastrophes tombent toujours sur moi ?

Je poursuis donc l'animal à travers les ruelles après m'être fait tabasser à coup de sac à main afin de récupérer son enfant chéri. Vous vous rendez compte ? Un ange comme celui ci perdu dans cette jungle horrible entouré de terribles créatures en voulant à sa vie ? Rire de ceci n'est pas une réponse valable. J'ai déjà testé et j'ai réussi à récolter un sacré bleu en compensation. J'aurai du me méfier, les gens qui prennent des ratons laveur comme animaux de compagnie sont dangereux.

C'est ainsi que je me retrouve à écouter de la musique tout en traquant la piste encore fraîche de l'animal. Liam, pisteur professionnel de sacripant à fourrure. Je vais faire fortune si ça continue. Je change ma playlist, qui décidément n'est pas à mon goût. Ça sens le Mason à coup sûr. Seul lui aurait le cran d'aller tripoter mon Mp3 pour toute mélanger et soit disant "te mettre à la page mon coco". Ouais et bien ce n'était pas une raison de mettre le foutoir dans un truc qui à l'origine était déjà en bordel.

Ayant marre d'écouter Luka, qui ressemble fortement à Saez niveau musicale, je met en pause ma recherche puis stop la musique pour en chercher une autre. Les bons vieux rocks, il n'y a ça que de vrai. C'est à ce moment là que j'entends un cri significatif. Nan... Il aurait pas oser ?Je lève les yeux et tombe nez à nez sur l'animal recherché, perché sur une branche. C'est pas possible. Les arbres et les êtres à quatre pattes m'en veulent à mort. J'ai fait quoi ? Pisser sur un totem en mode plein-loup ou quoi ? Je vais y croire à force.

-Alors toi, comment t'as réussi ton coup ? Tu pouvais par faire comme d'habitude, fouiller les poubelles ? T'as rien à faire là haut...  Parlais-je stupidement à un animal.

Je pose mon sac et ma veste contre le tronc de l'arbre puis soupire de désespoir. Allez Liam, c'est juste une petite escalade. Tu ne crains rien. Au pire, tu peux tomber par terre, ce n'est pas très haut. Je commence à grimper sans regarder en bas. Un loup-garou qui à le vertige, on aura tout vu. Je m'approche de lui pour le prendre et il se barre quelques branches plus haut.... Pourquoi cet abruti de d'animal s'éloigne de moi alors que tel un héros, je viens à son secours?! 

Bref, après quelques sauvetage raté, j'arrive à le choper et le colle contre mon torse pour le rassurer et le câliner. Bon, on évite de regarder les griffures que j'arbore sur le visage et les mains. Les chats, ce sont les enfants des démons, pas de doute. Et les procyons sont leurs adeptes. Agresser son sauveur, non mais, quel idée stupide. C'est comme si je mordais la première personne qui viens à mon secours... Ouais, le pire c'est que  j'en serai capable. En tout cas, qu'est ce qu'il est mignon quand il est calme, et oh surprise il a un collier ! Je vois l'adresse et son prénom inscrit dessus.

-Tu t'appelle Précieux? J'aurai du m'en douter vu comment ta patronne te traite. T'as tout l'air d'un animal bling-bling mangeant du caviar au petit dej juste pour le style.

Je me lève pour descendre sur le plancher des vaches quand soudain je dérape sur une des branches. Surpris, je colle encore plus le raton laveur pour ne pas qu'il se blesse et ferme les yeux. Je sens que je dois être à l'envers, accroché par les jambes par la branche en question. Pour être pendu par les pieds, je le suis. Rappeler moi ce qu'il m'as prise de jouer les héros?... Ah oui, Précieux, cet animal trop mignon pour son propre bien et un peu con sur les bord que je viens de faire la connaissance  sans compter sur sa folle de maîtresse qui attaque les jeunes adolescents à coup de sac à main !

J'ouvre les yeux et tombe nez à nez avec une tête brune portant des lunettes de soleil. Sympa, je dois lui avoir fait la peur de sa vie à apparaître d'un coup, la tête vers le bas et un chat dans les bras. Pourvu qu'il ne me prenne pas pour un cinglé ou un pervers qui s'amuse à terroriser les promeneurs... Hé mais... Je le connais ! C'est quoi déjà son prénom... Euh, ça à un rapport avec les escargots. Les noms et moi, ça fait vraiment pas bon ménage. Les surnoms, il n'y a que ça de mieux.

-Euh... Salut toi ! Belle journée n'est ce pas?Dis-je avec un sourire gêné sur les lèvres.

On peut mieux faire comme salutation.. Je le détaille du regard et me dit que jouer les héros c'est plutôt cool si on rencontre des gens aussi agréable à regarde que lui. A condition qu'il ne vous cognent pas avant. Ou qu'il ne téléphone pas à la police pour signaler qu’un taré viens de l'agresser.... Je le regarde, il me regarde. Caracole ! Caracole O'Brien ! Le timide du coin qui tente de fondre dans les murs et qui à vécu toute sa vie dans une tour hors de la société. C'est pas possible autrement pour qu'il n'est presque aucune culture générale.

Sauf qu'en trois secondes, tout s'est jouée. Je tombe devant lui en le saluant d'un coup et paf ! Les réflexes sont mis à l’épreuve. Tout ce que je peux dire c'est : Aieee !! Mais nom de dieu, ça fait mal cette foutue baffe ! Comment un si petit bonhomme peut avoir autant de force dans la main? Si j'ai pas la joue rouge ou enflé, c'est que je suis sacrément chanceux. Lorsque je me remet de ce terrible coup, je m'aperçois que ce traître est parti se faire cajoler dans les bras du brun. Quel ingratitude ! Je risque ma vie pour le sauver et lui, il va comme ça sans me remercier voir ailleurs. Sympa la reconnaissance des héros...



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Caracole O'brien

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MessageSujet: Re: Quand Héros rime avec Zéro (feat Caracole)   Jeu 29 Oct - 21:03



 Retrouvaille d’un super ami



 
Je souris au levé du lit, regarde l’heure et me lève en toute vitesse. Je me prépare à sortir pour me dégourdir les jambes. Je préviens mon père de mon départ, stoppe ma route. J’espère qu’il va accepter, avec l’ancien je ne demandais rien, il se foutait bien de moi. Je lui souris ; il m’autorise à partir. Je prends un peu d’argent. Je dois bien me nourrir. 
 
Que pourrais-je faire une fois dehors ? Allez au parc ? Dans la forêt ? Courir, marcher, m’entraîner ? En parlant d’entraînement, je n’ai pas encore récupérer mon arme… Je ne veux pas récupérer ce métal et les souvenirs qui lui sont lié. Je ne veux plus rien appartenant à mon ancienne famille, ou à cette journée. Je tremble au souvenir des cris de l’alpha. Le bruit qu'il faisait pour tenter de respirer. Sa gorge tranchait... Non oublie tout cela. Tu vas passer une belle journée à courir partout. 
 
Je me secoue pour passer à autre chose. Mon père me conseil de prendre une veste quand je sors. Je récupère alors la veste pour me protéger du froid. Le vent souffle avec faiblesse. Elle est noire et douce. Un peu grande pour moi. Elle descend jusqu’aux genoux. Je salut mon père et ouvre la porte. A peine sorti, mon père m’appelle pour que j’aille lui acheter du fromage. Je souris, prends les sous pour la course. A l’extérieur, je marche pour me réchauffer un peu – et m’échauffer. Après quelques minutes, je cours un peu partout dans la ville à la recherche de fromage. Où dois-je aller ? Dans une grande surface ? Là où j’ai rencontré Make ? Je parcours la ville de long en large sans trouver le magasin. Vais-je en trouver un ?
 
Désespéré par mon mauvais sens de l’orientation, je lève la tête, vois des nuages partout et pas l’ombre d’un rayon de soleil. Pas grave, je vais en trouver un, cent fois meilleur que ceux du soleil. En parlant de rayon, j’aimerai revoir Liam. Cela fait quelque jour que je ne l’ai pas vu. Depuis que j’ai vu mon père chez lui. Je me souviens de notre rencontre : une au lycée qui s’est poursuivie au Stade et l’autre dans une fête, qui a mal tourné. Dans mes pensées, je ne cherche plus rien, soupire. J’en ai marre de tout faire tout seul. Pourquoi je ne peux pas voir mes amis quand je veux ? Liam t’es où ? Et toi Stiles ? Et toi Andrew ? Que faites-vous ?
 
Je regarde partout autour de moi. Personne à l’horizon. Comme si ma demande allait le faire venir. C’est le Week end. Les gens préfèrent dormir que de se lever aux aurores.
 
— Liam t’es où ? tenté-je, comme une incantation.
 
Qui sait, peut-être que cela pourrait fonctionner ? J’ai appris tellement en peu de temps… La magie existe-t-elle ? Rien
 
Je reprends ma marche et ma recherche. Les habitants ne semblent pas vouloir m’aider.  Toujours personnes. Je continue ma route et tombe nez à nez avec Liam. Il est à l’envers, un animal dans les bras. Je ne sais pas ce que c’est. Ce n’est ni un chat ni un chien. Il a un collier pourtant. Que fait-il avec cela ? Il a un truc tout gris et noir comme animal domestique ?  
 
Euh... Salut toi ! Belle journée n'est ce pas?Dit-il avec un sourire gêné sur les lèvres.
 
Je souris heureux de le voir. Mon incantation a fonctionné ? J’ai envie de sauter. Je ne vais pas être seul aujourd’hui. En plus son sourire et superbe, ai-je trouve le rayon de soleil qui illuminerait cette grise journée ?
 
— Salut Liam ! Si t’aime les nuages et le temps gris pourquoi pas.  Qu’est-ce que tu fais la tête à l’envers. T’as besoin d’aide ?
 
Je n’ai même pas le temps de finir ma phrase que mon ami tombe. Je sursaute. L’animal de Liam se jette dans mes bras après avoir giflé mon ami. Je gronde la chose. Ce n’est pas bien de toucher à mes amis et rigole. Je tends ma main à Liam et l’aide à se lever.
 
— Tu vas bien ? Tu ne t’es pas fait trop mal ? Je suis content de te voir. Je pensais passer ma journée tout seul dehors. On peut rester ensemble ?
 
Je le regarde, attend sa réponse. Dis oui ! Dis oui ! Mon visage reflète ma pensée. Il doit se douter que je veux rester avec lui. C’est plus drôle d’être avec un ami que seul. Dis oui ! Dis oui ! Je commence à sautiller sur place, mon envie qu’il dise oui est si forte, que je la sorte sans le vouloir :
 
— Dis oui !
Je m’empourpre à ma phrase, baisse la tête. J’ai toujours l’animal bizarre de Liam dans les bras et lui tend.
 
— Tiens !
 
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Liam Dunbar

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MessageSujet: Re: Quand Héros rime avec Zéro (feat Caracole)   Ven 30 Oct - 12:03





Euh ?




Mais il est complètement cinglé ?! En plus de passer pour un taré zoophile devant un camarade de classe, j'ai faillis finir défigurer par un satané animal quej'ai tenté de sauver au risque de me rompre le cou dans cet arbre ! Attendez ? J'ai la tête d'un zoophile moi?! Mais j'aidais cet abruti de raton laveur à sortir de là au péril de ma vie, pas à allez le violer en haut d'un arbre !! Mon cerveau me fait réfléchir à n'importe quoi j'ai l'impression. C'est l'afflux de sang dans la tête qui me fait divaguer en grand.

Puis pour le coup, je dois avoir une bonne étoile qui veille sur moi alors. Car je pense que je serai balafré à vie sinon voire ayant perdu un oeil si le coup était juste un peu plus haut. Ça aurait été con en plus. Je me vois mal répondre aux autres que j'ai été aveugle parce qu'un  animal ingrat à décidé de se défouler ses griffes sur mon magnifique visage. D'ailleurs, celui ci me sourit de toute ses dents, comme si j'étais un ange tombé du ciel. Bon, vu ma posture, on pourrait y croire. Mais un ange haut comme trois pommes, ça fait pas du tout crédible. Surtout si celui ci est accroché comme un imbécile à un arbre à deux doigt de s'écraser lamentablement au sol au lieu de se réceptionner comme un génie super classe.

- Salut Liam ! Si t’aime les nuages et le temps gris pourquoi pas. Qu’est-ce que tu fais la tête à l’envers. T’as besoin d’aide ?

Aide ? Oui ! Éloigne moi le plus loin possible cet créature de l'enfer de ma propre personne. Elle serait capable de revenir à la charge pour finir son boulot. Sinon, je pense pouvoir gérer. C'est pas très haut... Enfin, pas si haut que la dernière fois. Puis au pire, le brun est là près à me réceptionner au cas où que je me casse la binette. Enfin bref, je descends de l'arbre en m'accrochant à la branche puis en basculant en arrière et glissant comme un idiot. Vive le plancher des vaches. Douce terre, que tu m'as terriblement manqué. Bon, on oublie tout de même le passage où j'ai dégringoler de ma branche encore une fois. Les arbres et moi, c'est terminé jusqu'à la fin des temps.

-Tu vas bien ? Tu ne t’es pas fait trop mal ? Je suis content de te voir. Je pensais passer ma journée tout seul dehors. On peut rester ensemble ?
-Ma dignité viens de se prendre un sacré coup dans l'arrière train. Je crois bien qu'elle va partir en vacance à perpette à ce rythme. Pour le reste, je guérirai rapidement.

Je prends la main que me tends le lycée et m'aide à me relever. Debout, c'est beaucoup mieux. Ainsi, les deux pieds enfin sur le sol, je récupère mon sac à dos et ma veste. Puis je réfléchi aux paroles de Caracole, une journée entre pote ? Pourquoi pas. Au moins j'aurai une sacré excuse à fournir à ma mère pour rentrer à la maison. On ne laisse pas les invités dehors sous un ciel gris où il risque de pleuvoir. Tout à coup, le brun commence à sautiller sur place, tel une fangirl devant son acteur favori. Vous savez les filles qui seraient prête à vendre toute sa famille juste pour un sourire de ce gars. Bin là, c'est le même genre devant moi. Et je ne comprends vraiment pas pourquoi.

Dis oui !

Dis comme ça, ça ressemble plus à un ordre qu'une demande. Caracole, autoritaire ? Impossible. Hého, c'est moi qui viens de faire une chute d'un mètre, pas lui. A part si je suis en train d'halluciner totalement. Les Caracole par défaut, sont des êtres timides et coincés. Pas des gars exubérant qui sautillent en donnant des ordres à des Liam meurtris par une sale bête. Je le regarde soudainement s'empourprer, devant mes yeux ébaubis. C'est vraiment le même personnage ?

-Tiens !

Non. Non, non, non. Hors de question que je le prenne dans mes bras. Elle va rester là où elle est. Sauf que d'un soupire, je la prend par la peau du cou et l'éloigne loin de moi. Arg ! Sale bête. Vade retro procyon qui n'est pas à moi. Va t'en loin de mon visage. Bravo Sherlock, évidement qu'il ne m'appartient pas. Sinon ce traître ne m'aurai pas bondit dessus... Comment ça je suis rancunier?! C'est pas vrai, je dis simplement que ce raton laveur n'as aucune reconnaissance à mon égard. J'aurai dû le laisser se déshydrater sur sa branche tiens !

Tout à coup je me stoppe dans mes pensées de vengeance envers un raton trop mignon pour voir le brun rougir comme une tomate en me regardant puis se ratatiner sur lui-même. C'est vraiment le même mec qui me donnait un ordre il y a même pas une minute? Parce que là on dirais une vierge effarouché qui découvre que oui les garçons ça existe ! Sérieux, je peux jamais être fâché trop longtemps devant un gars pareil ou une fille. Mais bon, changer du tout au tout de caractère, ce n'est jamais bon signe. La preuve, je ne suis pas un modèle de stabilité mentale. Je soupire et concède à son caprice.

-Ok... Je ramène la bestiole à son proprio au coin de la rue et on ira chez moi jouer au jeu vidéo. Ça te va ? J'ai en plus reçu un nouveau dont j'ai hâte de tester donc ça m'arrange un peu.

J'ébouriffe les cheveux de Caracole comme pour lui redonner confiance. Entre le gars timide et celui qui ne mâche pas ses mots, je préfère avoir en face de moi le deuxième. Quoi que, le premier est adorable avec ses pommettes rouges et en cafouillant ses mots dans sa gène. Trop choupinou les joues rouges ! Je savais même pas que l'on pouvait atteindre ce degré de rougeur sur les joues d'un humain. Les loup-garous ont donc un panel effarant de couleur à user, c'est bon à savoir. Et c'est vraiment hilarant à regarder. Allez, j'arrête de lui ébouriffer les cheveux, sinon il sera encore plus décoiffer.

Puis, je l'invite à me suivre pour rendre la terrible bête à la grand mère, frappeuse professionnel de sac à main sur adolescent. Oui, oui. C'est une discipline digne des jeux olympiques. Et vu son coup de poignet, elle a toute ses chances d'y gagner une médaille. Bref, passons. Nous marchâmes jusqu'au point de rencontre et tente de rentrer en osmose avec le sol quand je me fait foudroyer du regard par Baba Yaga version coupe à la mouton. Rapidement, je lui tends sa créature, à deux doigts de la lui balancer dans la tronche, et lui donne un sourire hypocrite.

-Tenez madame, votre animal.

Sans un mot, elle s'en va, rentrant chez elle et marmonnant à propos de chenapan torturant son bébé en le portant de cette manière. C'est pas comme s'il risquait d'avoir une crise cardiaque. Puis c'est que j'y tiens à mon visage. Mon beau père ne serait surement pas heureux que je vais à l'hosto pour agression par un dangereux raton laveur nommé Précieux. En plus, ça fait terriblement ridicule à le dire. Bref, retournons à nos moutons.

-C'est bon. Corvée fini. On y va alors ?
 


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Dernière édition par Liam Dunbar le Jeu 26 Nov - 22:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quand Héros rime avec Zéro (feat Caracole)   Lun 2 Nov - 20:15



 Il m’a dit Ouiiiiiiii !



 
Liam tombe de son arbre perché, regarde l’animal dans mes bras. Je ne sais toujours pas pourquoi il s’est retrouvé sur cette arbre à chercher cette bêbête. Inquiété par sa chute, je lui demande s’il va bien. J’ai sa réponse en un rien de temps. Je suis soulagé, il n’a pas vraiment de problème.  Il reste Liam (et je ne désire pas le voir changer). J’étais aussi inquiet qu’il se soit fait mal, car loup ou pas, la réparation prend du temps.
 
-Ma dignité viens de se prendre un sacré coup dans l'arrière train. Je crois bien qu'elle va partir en vacance à perpette à ce rythme. Pour le reste, je guérirai rapidement.
 
Je soupire soulagé et souris. Dignité, il ne l’a pas perdu. Il ne la perdra jamais. Quoi qu’il fasse il arrive à rester Liam. C’est ce que j’apprécie le plus chez lui. Il reste le même. Même après une chute. Il prend ma main pour se relever. Debout, il remet sa veste et son sac.
 
En face de lui, la bestiole se débat pour s’enfuir, elle me griffe pour s’enfuir. Elle ne l’aime vraiment pas. Pourtant Liam est super. Il est gentil, il m’apprécie. Alors que peu de monde veut rester avec moi. Surement à cause de mon côté trop effacé ? Je lui tends l’animal bien avant. Après un long moment d’hésitation, il prend la bestiole et la tient par la peau du cou. Le raton laveur se débat, il essaie de donner des coups à Liam mais rate. Liam reste là et me regarde, il réfléchit à ma demande. Ou peut-être mon ordre ? Je rougis à ce mot. J’espère qu’il ne m’en voudra pas, dans l’élan j’ai dit cette phrase comme ça. Je désirai tellement jouer avec Liam pour ne pas rester seule.
 
Il attend encore puis me répond.
 
-Ok... Je ramène la bestiole à son proprio au coin de la rue et on ira chez moi jouer au jeu vidéo. Ça te va ? J'ai en plus reçu un nouveau dont j'ai hâte de tester donc ça m'arrange un peu.
 
Comme pour montrer ses dires, il frotte mes cheveux, j’aime bien cela et ronronne de bonheur. Je ne sais même pas pourquoi je réagis ainsi. C’est la première fois qu’on montre autant d’affection. C’est bon je trouve. Je rougis à cette pensée, bégaye en essayant de parler avec Liam. Pourquoi je suis comme ça avec lui ? 

Une immense joie s’installe en moi. J’ai envie de sauter partout. Et saute tout fier, en racontant que c’est la première fois que je vais jouer avec un ami et que c’est aussi la première fois que je vais jouer au jeu vidéo. Mais d’abord Liam a quelque chose à faire. Il doit rendre cet animal à son propriétaire. En route, je réponds à sa question, même si je pense qu’il a compris que j’étais tout content et que je lui disais un immense « oui ».
 
Je suis mon ami, un sourire aux lèvres. Un sourire qui ne veut pas me lâcher. Devant la femme, Liam lui rend la bestiole et, mécontente, la dame rouspète. Je me demande bien pourquoi les gens sont ainsi avec lui ? Liam est super sympa. La vieille dame s’en va et nous laisse tous les deux. Liam a accompli sa mission.
 
Liam se tourne vers moi, content d’avoir fini son travail. Je touche ma veste et pense à ce que je dois faire pour mon père. Je dois même le prévenir que j’irai chez un ami.
 
-C'est bon. Corvée fini. On y va alors ?
 
Je le regarde un instant. Moi aussi j’ai ma corvée à faire, pourtant j’aimerais bien courir tout droit vers chez Liam. Je fais une petite grimace et regarde Liam, un peu déçu par ce que je vais lui demander. On a cas faire au plus vite.
 
— Euh, j’ai un truc a acheté à mon père avant cela. Un fromage. Tu sais où je peux en trouver ? Et comme ça je pourrai demander à mon père si je peux rester chez toi toute la journée, souris-je tout heureux.
 
Liam ne connait pas mon père, du moins, il connait mon alpha, mais il ne sait pas qu’il est devenu un père de cœur. Après, un accord, il me montre où acheter le fromage et on y court sans attendre. Je prends la marchandise et sort du magasin pour aller directement voir mon père.
 
On marche pendant un court instant puis on arrive chez mon père. Je lui présente mon ami, lui donne le fromage et lui demande la permission. Qu’il me donne après quelques réticences. Et grâce à Liam. Il est doué Liam sur certain sujet.Sur tous les sujets, il est doué. 
 
— Bon, on peut aller chez toi maintenant Liam.
 
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MessageSujet: Re: Quand Héros rime avec Zéro (feat Caracole)   Ven 6 Nov - 10:59





Go à la maison


Est ce que les loups garou ronronne réellement ? C'est en patpatant Caracole que je me pose cette question peu conventionnelle. Normalement ce sont les félins qui font ce bruit pas les espèces canines. Puis je l'observe, rayonner de joie juste pour avoir accepter sa requête. Quel drôle de personnage. Un rien le rends euphorique. S'en est tellement mignon que je sens que toute cette guimauve de bonheur va m’écœurer. Cependant, avec étonnement, ce n'est pas le cas.

Bon, au lieu de tergiversé à propos de ses réactions, mieux vaut que je me débarrasse au plus vite de cette bestiole. Celle ci tente de redorer son blason en s'acharnant sur mon bras à coup de griffes et de crocs. Si elle le pouvait, je suis persuadé qu'elle m'aurait tuer dans la seconde suivante. Ces démons sont rancuniers, il n'y a pas de doute possible. Toujours loin de ma portée, je trimbale l'animal tel un sac poubelle malodorant. Après avoir rendu le raton laveur démoniaque dans un grand sourire hypocrite, je me retourne vers le brun pour voir s'il n'a pas changer d'avis Ce qui m'étonnerai si c'est le cas. Ce gars était tout de même prêt à me supplier pour que j'accepte sa demande.  

Néanmoins, la grimace que je reçu en réponse me fait craindre le pire. Ne me dites pas que je l'ai dégoûté ou outré avec mon lancer de raton. C'est pourtant une disciple reconnu dans plus de 300 royaumes ! Bon, ils appartiennent tous à des jeux vidéos ou des films, mais ce n'est qu'un détail mineur. Un si petit détail que l'on ne l'aperçois même pas. Mais là n'est pas la question ! J'étais en train de m’intéresser à la réaction soudaine du candide lycéen . C'est pas dans ses habitudes de rejeter tout en bloc. Enfin, je pense. Après tout ça ne fait que la quatrième fois que l'on se voit. C'est pas comme si je le connaissait par cœur même si je pensais le croire.

- Euh, j’ai un truc à acheté à mon père avant cela. Un fromage. Tu sais où je peux en trouver ? Et comme ça je pourrai demander à mon père si je peux rester chez toi toute la journée. 

Cette phrase me rassure en un instant. Puis me fait désespérer. Caracole, sortant de son donjon pour rejoindre la civilisation, le retour ! Le fromage, tu le trouve chez un fromager, au marché hebdomadaire, à une épicerie ou en dernier recours, un supermarché. Je soupire longuement en pensant au grand retard qu'il a sur la société actuelle. On dirait un bébé caneton qui s'est perdu en pleine jungle. La métaphore est irréaliste mais je m'en fiche. C'est un bébé caneton, trop mignon et adorable pour son bien ! Il risque de se faire pigeonner à la moindre occasion.

Ça se voit sur son front qu'il est aussi naïf qu'un petit enfant. Et encore. J'en connais qui à l'âge de trois ans, pour sa première rentrée des classes en maternelle, s'est bagarré dès la première heure. Bon, j'avoue, c'était moi qui n'avait aucun contrôle sur la colère. L'autre a fini avec un œil au beurre noir et moi des griffures au cou. Mais on est devenu les meilleurs amis ! Sauf que là, Caracole, ça aurait été le pauvre mouton sacrificiel dans un le territoire des loups. J'ai du mal à croire qu'il puisse se défendre correctement. Regardez le ! On dirait un hippie prônant pour la paix dans le monde.

Je sais que c'est pas bien e juger les gens dès le simple coup d’œil. C'est vrai. En me regardant, on ne pourrait pas savoir qu'en réalité je suis pacifiste. Un pacifiste avec de sérieux problème de colère et une impulsivité ingérable. Bref, passons l'épisode souvenir d'enfance et revenons à nos moutons. Enfin, à mon mouton. Je le guide donc vers l'épicerie la plus proche, à trois rues d'ici. Je sais d'office qu'elle sera ouverte. Presque tous les habitants de ce quartier la connaisse. C'est un peu le point de rencontre pour les membres de radio potin. La meilleur du coin.

Toutefois, pressé comme il est, Caracole se met à courir à toute allure pour en finir avec ce qu'il doit considéré comme une corvée. On va pas me faire tout de même croire qu'il presse le pas juste pour jouer à des jeux vidéos. Je suis donc obligé de le poursuivre jusqu'à destination. Devant la boutique, j'attends qu'il achète son fromage en réfléchissant sur les hypothèse qui l'on pousser à courir ainsi.
Cependant, je n'en ai pas la moindre idée concrète. La seule hypothèse probable, c'est qu'il n'a pas d'ami et s'extasie donc dès que je lui est parler d'amitié. Ouais, on va valider ça pour l'instant. C'est un ami avec de jolies rougeurs sur les joues lorsqu'il joue son timide.

Ensuite, nous allons livrer le colis chez son père. Dès que je me rapproche de sa maison, je me rends compte qu'il ne parlait pas de son véritable père mais de son alpha. A part si son alpha est son père. Mais si c'était le cas, on le saurait depuis un bail. Des fils d'alpha, ça ne cours pas les rues incognitos. Arrivé chez le brun, je reste devant la porte d'entrée pour ne pas m'imposer dans un territoire inconnu. Ca pue une autre meute. Si j'entre dans la maison, je serai intrusif dans leur tanière. Et ils auront une bonne raison de m'attaquer.

J'écoute Caracole discuter avec son alpha puis entends celui ci se rapprocher de la porte d'entrée où je me trouve. Euh ? Bonjour ? Je suis  pas un méchant loup qui en veux à la vertu de votre fils ? Mazette ! Je lui dis quoi là ?  Je suis en panique totale devant les deux yeux rouges qui me fixent du regard en me décortiquant l'âme. Je sais que c'est pas possible mais c'est l'impression que je ressens.   J'explique avec une courageuse arrogance que j'ai invité Caracole à jouer des jeux vidéos chez moi et peut être dormir dans la chambre d'ami. J'esquive la discussion sur le fait qu'il a sautiller comme une fillette de primaire avec des « Dit oui, dit oui » à m'en casser les oreilles. Et que j'ai accepter juste pour le bien de mes tympans. Mauvaise foi ? Moi ? Même pas vrai !

Après que le maître de la maison ait accorder que son fils adoptif vienne chez moi, et que celui ci est pris ses affaires, nous nous mettons en route. Normalement ma mère ne sera pas là. Ou pas. Connaître son emploi du temps c'est trop galère pour que je m'en souvienne. Arrivé chez moi, je rentre en criant que je suis de retour. Répondu par un « Mais qu'est ce que tu fous là ! Dehors limace végétant dans sa chambre, à un tel point que de la moisissure apparaît sur les murs ! ». Ma mère est une poète dans l'âme. J'invite Caracole à entrer et esquive une cuillère en bois lancer dans ma direction. Ma génitrice ne veux vraiment pas que je rentre de ci tôt. Si elle ne m'avait pas puni de Lacrosse avant, je ne serai pas rentrer avant le coucher du soleil.

Sauf que dehors, je n'ai rien à faire et j'ai la flemme d'aller faire un jogging. Je cours déjà bien assez quand je suis poursuivi par des méchants pas beau du tout. Tout à coup, ma mère se stoppe dans son élan et ne m’envoie pas son rouleau à pâtisserie dans la figure comme elle avait prévu. Oui maman, nous avons un invité. Et tu viens de l'effrayer en me balançant tes ustensiles de cuisine. Il va nous prendre pour des fous si ça continue. Moi j'y suis habitué au caractère explosif de ma mère, d'après mon beau père, c'est à peu près le même que le mien mais sans le TEI .

-Maman, Caracole. Caracole, Maman. Copain de lycée que j'ai invité avec la permission de son père à venir ici cette soirée. Évite de le traumatiser tout de suite svp. Je dois le rendre en un seul morceau et dans l'état même que je l'ai emprunter.

Changement totale de comportement de ma mère qui roucoule sur le fait que j'ai invité un ami à la maison. Mais vas y ! Fait moi passer pour un paria sans vie sociale ! Je laisse Caracole dans les griffes de ma mère tandis que je le débarrasse de ses affaires pour les mettre dans ma chambre. Bon courage, quand elle est comme ça, c'est impossible de la faire taire avec ses questions bizarres et parfois gênantes. En montant les escaliers, je pouffe de rire en entendant Caracole bégayer tout en tentant de se défaire de la prise de ma mère. C'est adorable. Tellement que je prends même une photo en souvenir. Bienvenue chez la famille Dunbar. Veuillez laisser votre esprit sain à la porte svp.



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MessageSujet: Re: Quand Héros rime avec Zéro (feat Caracole)   Jeu 12 Nov - 21:43



 Mon Liam, sa mère et moi. Faudra que je l'invite chez moi aussi.



 
Liam, après avoir apporté la bébête à son propriétaire et survécu au coup et blessure qu’il lui donnait, me mène vers mon but numéro 2, oui le 1 c’est Liam et personne d’autre. Liam partout. Le fromager, comme il me l’a expliqué. Je ne sais pas ce que veut mon père, alors je prends au hasard. Je ne réfléchis pas longtemps et achète le fromage et repart chez nous. Je reste au même niveau que Liam, il n’a jamais été chez mon alpha,. Je me demande comment il va réagir devant lui. Puis doute, va-t-il dire oui ? Ou comme mon ancien tuteur non… J’espère qu’il va dire ouiiiii, comme Liam. C’est le premier ami qui m’invite chez lui. Je me demande combien de temps ça va durer ? La journée (oui il est assez tôt en plus) ou la journée, la nuit ? Je dormirais avec un ami ? Qu’est-ce que je devrais faire ?
 
Je montre la maison à Liam et lui explique, tout heureux que j’habite ici maintenant, que je mis sens bien en plus et que ma famille prend soin de moi. Mon père arrive à la porte, me sourit prend le fromage ; je lui demande si je peux aller voir un ami. Après un temps, il va le voir et pose des questions à Liam. Puis, j’obtiens sa permission.
 
— Merci Papa.
 
Je ne reste pas plus longtemps sur place, prends mes affaires (au cas où) le suis. Je ne peux pas le mener chez lui. Je ne sais pas où il habite. Il me mène chez lui sans courir. Il marche. Pourtant j’aimerais déjà être chez lui.
 
On stoppe devant une maison. Il m’indique que c’est la sienne et m’invite à passer la porte sous un d’un signe de mains. Nous rentrons sans attendre sous le cri de Liam qui montre sa présence à sa mère.
 
« Mais qu'est ce que tu fous là ! Dehors limace végétant dans sa chambre, à un tel point que de la moisissure apparaît sur les murs ! ». 
 
Quand soudain, un objet volant non identifier vole vers Liam, sous la menace de sa mère. Je pleins Liam, mais il a réussi à l’éviter. Il va bien. Sa mère s’apprête à lui relancer un objet quand elle s’arrête en une seconde. Elle bloque devant moi. Je regarde Liam et ne sais pas ce que je dois faire. Comment réagir ? J’observe Liam puis sa mère sans arrêt. Que faire ? Pourquoi elle me regarde ainsi ?
 
-Maman, Caracole. Caracole, Maman. Copain de lycée que j'ai invité avec la permission de son père à venir ici cette soirée. Évite de le traumatiser tout de suite svp. Je dois le rendre en un seul morceau et dans l'état même que je l'ai emprunté.
 
Je regarde la femme devant moi. Je ne connais pas son nom. Comment allais-je l’appeler ? Maman ? Ce n’est pas son vrai nom. Madame alors ?
 
— Bonjour mamdame, dis en me reprenant à la fin.
 
Je ne dis rien d’autre pour ne pas gaffer, et me demande pourquoi a-t-il dit : évite de le traumatisé ? Cela devrait me faire peur ? Pourtant ce n’est pas une cuillère volante qui risque de me faire peur. Mon ancien tuteur me lancer ses couteaux quand il n’était pas content. Heureusement que je savais bien les éviter…
 
Je repense à la fin de la phrase de Liam. Elle me rend heureux. Il ne veut pas que je sois coupé en différents morceaux, il veut me garder entier.
 
 Je souris.
 
La mère de Liam (dont je ne connais toujours pas le prénom) s’approche de moi, elle en oublie la présence de son fils, mon ami et commence à me poser des questions. Genre, comment on s’est rencontré, pourquoi ne m’a-t-elle pas vu plus tôt ? Depuis quand on est ami… Je ne sais pas quoi répondre, et Liam en profite pour s’enfuir. Il prend mon sac et monte dans sa chambre pour le ranger.
 
Je bégaye des réponses et mate Liam de temps à autre pour qu’il me vienne en aide. Mais il semble aimer me voir rougir devant la moitié des questions qu’elle me pose. C’est là où il décide de prendre une photo de moi en compagnie de sa mère – quand je disais qu’il aimait me voir rougir. Puis il s’éloigne. Je ne sais pas pourquoi, mais je comprends une chose, si je veux rejoindre mon ami le plus vite possible je dois répondre aux questions de sa mère. Alors, je réponds à tous, ou presque, pour la première question, je vois Liam faire une tête bizarre. Cela doit dire que je dois ne pas lui dire qu’il s’est fait virer du cours. Je lui explique alors qu’on s’est rencontré dans un couloir de l’école et qu’on est dans la même classe… Et que j’aime bien Liam. Il est super sympa avec moi… Je lui raconte aussi que je suis nouveau à Beacon Hills.
 
Puis Liam décide enfin à revenir. Sa mère lui pose d’autres questions. Dont l’un m’intéresse beaucoup : ton ami reste-il manger avec nous ou pas. Je me tourne vers Liam est souris. Je le regarde, avec en tête une simple : je peux ? Un peu comme la dernière fois où je lui ai presque ordonné de dire oui. Là, sous les demandes et gestes de sa mère, je me demande si Liam a beaucoup d’ami, ou comme moi, n’en a pas beaucoup ? Puis, pour ne pas être un poids dans cette journée, je propose mon aide.
 
— Si je reste manger, je veux bien vous aider dans la cuisine. J’aime bien cuisiner.
 
Je me tourne alors vers Liam et m’imagine lui mijoter des bons petits plats et rougis à l’idée. Va-t-il aimer ce que je fais ?
 
Liam décide de me rejoindre à ce moment.
 
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MessageSujet: Re: Quand Héros rime avec Zéro (feat Caracole)   Sam 14 Nov - 21:57





Famille de fou


Pauvre Caracole. Le jeter dans la gueule du lion volontairement. Je suis cruel. Cependant, ma culpabilité par aussi vite qu'elle est venue en voyant ses joues rougies. Ma mère est certes sévère mais est d'une curiosité maladive et ayant un certain coté que je qualifierai d'excentrique. Surtout quand ça me concerne. Un peu comme toute les mères je suppose. Donc mon ami, va falloir t'y faire à son regard de prédateur. Au moins, tu as de la chance. Elle n'est pas derrière ton dos à te commander jusqu'à la saint glinglin. Mon beau père et moi sommes même persuadés qu'elle nous poursuivra jusqu'à la fin des temps avec son caractère retors et ses ordres à tours de bras.

Ma génitrice est une femme autoritaire que j'adore plus que tout au monde. Même si ce n'est pas facile tout les jours. Mais bon, faut pas dire que je suis un tendre non plus. C'est juste que je manque plus d'expériences et de contrôle sur mes émotions. Brefouille. Je n'ai pas que ça à faire de regarder Caracole se faire étouffer par l'étreinte féroce de ma mère. Ça me rappelle que mon meilleur ami s'est fait fêler une côte avec cette étreinte. Depuis ce jour, on la surnomme l'attaque anaconda. Mais officieusement hein ! J'ai pas envie de me recevoir l'encyclopédie universelle dans la figure parce que madame est vexée. Elle serait capable de le faire en plus.

Je monte les marches de l'escalier en direction de ma chambre pour déposer les bagages du louveteau et y faire un minimum de rangement dans mon bordel organisé. Oui monsieur. Organisé! Contrairement à ce que certaines personnes (ma mère *tousse*) pensent, j'arrive très bien à m'y repérer. Faut dire aussi que c'est une maniaque de la propreté qui imagine qu'une lionne ne retrouverai même pas son lionceau sur mon bureau. Ce que je proteste vigoureusement. C'est pas si bordélique que ça n'est ce pas ? N'est ce pas ? Je vais prendre ce silence pour un oui.

Balançant mes vêtements propres traînant sur un pouf dans l'armoire, je laisse traîner une oreille sur la conversation se déroulant en bas. Enfin, discussion est un bien grand mot. Monologue est plutôt approprié face à ma mère qui bombarde de question le malheureux brun qui doit se demander ce qu'il se passe. Désolé de t'avoir abandonner brave compagnon. Mais bon, subissant ce flot de parole, tu peux comprendre aisément pourquoi j'ai opter pour un repli stratégique en laissant derrière moi une brebis à sacrifier. Et après on s'étonne que je ramène peu d'amis à la maison ensuite !  

Ayant un mauvais pressentiment, je redescends illico presto les escaliers et me stoppe devant le chambranle de la porte. En bas, assis sur une chaise autour de la table du salon, ma mère posant des questions indiscrètes à un caracole rouge tomate. Dès qu'ils commencent à parler de rencontre, je tente de faire signe au louveteau pour qu'il se taise. Ma mère n'est pas au courant que je me suis fait virer de cours et j'espère qu'elle ne le sera jamais. Si elle l’apprenait, je finirais accroché à l'arbre à pic dans le jardin comme punition. Evidemment, j'aurai du me douter que la réponse "pote de lycée" ne lui aurait pas suffit. Toutefois, je suis soulagé qu'elle n'est pas immédiatement sortie les photos d'enfances. Elles sont majoritairement compromettantes pour ma virilité. J'essaye de faire signe à Caracole de se taire à ce sujet ou de rester flou avec des grimaces. Je ne l'ai toujours pas prévenu que j'ai été viré de cours et je ne tiens pas à ce qu'elle le sache. Elle serait capable de m'attacher à l'arbre à pic dans le jardin comme punition.

Après qu'il ait négligé certains détails, je reviens dans la conversation et à la vue de ma mère dans un grand sourire. Dommage maman, t'auras pas le temps de sortir l'album photo ni poser des questions tellement indiscrète que le brun finira en combustion instantanée. Je vais donc m’asseoir avec eux, un grand sourire au lèvre. Ma mère toujours curieuse me demande pourquoi je ne l'ai pas ramener bien avant. Peut être parce que je me suis lié d'amitié avec lui qu'il n'y a que peu de temps. Quand, par contre, elle demande s'il reste manger ici, je hausse le sourcil. Sérieux ? Je lui est dit qu'il restait dormir ici. Logiquement c'est qu'il mange avec nous.

-Maman... Bien sûr qu'il mange avec nous. Il dort ici je te rappelle.

Après qu'elle joue les ingénues, elle questionne pour savoir s'il n'a pas d'allergie alimentaire, connaître ses plats favoris et souligner sans gène ce que j'aime. Maman ! A l'écouter, je lui est ramener ma future épouse.. Ou mon futur époux. Mouais, ça doit être plutôt le deuxième choix dans la tête de ma mère. D'après elle, je ferai une parfaite épouse... Qui ne sait pas faire la cuisine et qui a un sale caractère. Plutôt périr avant que ça ne se réalise.

- Si je reste manger, je veux bien vous aider dans la cuisine. J’aime bien cuisiner.

Je laisse donc ma mère s'extasier d'avoir un assistant cuistot pour le repas et m'approche de Caracole. Je ne crois pas qu'il sait dans quoi il s'embarque. Cuisiner avec ma mère... C'est comme devoir affronter le dernier boss d'un niveau. C'est épuisant et galère. Faut pas tacher, renverser, salir etc...  Un vrai calvaire en somme.

-T'es sûr ? Ma mère est parfois spécial. Bof, après tout, c'est toi qui voit.

Ce n'est pas comme si je ne l'avais pas prévenu. Il verra la vérité à ses risques et périls. Après tout, c'est un grand garçon. A qui j'ai oublier de faire visiter la maison. Quel mauvais hôte que je suis ! Toutefois, j'accuse ma mère de m'avoir perturbé. Je l'invite donc à faire le tour de la maison en attendant que ma mère se calme et qu'elle ne fouille pas le carton à souvenir en quête de me foutre la honte jusqu'à perpette. Je lui montre d'abord le rez de chaussé puis l'étage. Je le préviens tout de même d'éviter le bureau de mon beau père qui  n'accepte aucune visite dedans. On fini la visite par ma chambre. J'espère qu'il ne va faire aucun commentaire sur ma façon bizarre de ranger.

Assis sur le lit, je le laisse découvrir mon espace intime. Faut dire que peu de gens sont venus à l'intérieur de ma chambre. Mon meilleur ami, Scott et quelques autres membres important de la meute. Sinon, personne d'autres. Peu de personne veulent se lier d'amitié à un fou furieux comme moi de peur de subir mes colères dévastatrices. Je regarde mes jeux vidéos rangés correctement et une étincelle s'illumine dans mon regard. Si j'ai un invité, ma mère ne pourra pas refuser cela. Je vais donc pouvoir jouer, m'amuser et délirer avec quelqu'un !

-Ça te tente un bon jeu ? Vas-y choisi !

En voyant sa tête, je suspecte un truc louche. Puis je comprends rapidement ce qu'il se passe. Zut ! J'ai oublier qu'il vivait dans un monde parallèle et qu'il vient d’atterrir ici. Je suppose donc qu'il ne doit pas savoir jouer à n'importe quel jeu vidéos voir ne pas connaître un seul titre. Je soupire doucement, en me traitant mentalement d'idiot.

-Pas grave si tu sais pas y jouer. Je t'apprendrais. Prends donc en y au hasard.

Il a le choix du genre. J'en ai de tout type. Ce n'est pas parce que je suis un sportif invétéré que je n'ai pas le droit de jouer mon geek. Faut tout de même dire que j'ai un péché mignon sur les jeux d'aventures. Il prend un au pif et l'installe dans ma console tandis que le louveteau se met à l'aise. J'entends par là, une pile de coussin et de couverture bien moelleuse et confortable. Et c'est parti pour plusieurs heures de fou rires, angoisse, excitation et  palpitation. Je lance une manette à Caracole et lui explique brièvement les commandes. De toute façon, il y aura un tutoriel explicatif en introduction. Les minutes passèrent rapidement, entre rire, déception, discussion banale et plaisanterie. J'ai l'impression de jouer avec Mason mais avec un petit plus. Un truc que je n'arrive pas à définir.

Tout à coup, alors que j'étais plongé dans ma partie, ma mère entre dans la chambre en usant du surnom que je déteste tant. Mon bébé. A quinze ans, je suis toujours nommé ainsi. Entre nous deux, déjà que je tire la gueule alors avec quelqu'un qui écoute, je suis en train de rechercher un trou de souris pour m'y cacher. Oh, que j'ai honte... Même mon exclamation n'a pas fonctionné. Et vu le sourire qu'elle arbore, je suis persuadé qu'elle l'a fait exprès. Tout ça parce qu'elle a du se rendre compte que je l'ai empêcher de sortir l'album photo maudit. Vengeance en perspective. Elle nous tends un plateau avec quelques sucreries et boissons. Je la remercie puis elle part après avoir souligné qu'elle était heureuse que son fils amène un si beau garçon à la maison autre que son meilleur ami.

Vas-y, fais moi passé pour un asociale aussi tant que tu y es. Ça y est, je suis fiché dans cette catégorie ci maintenant. Je gémis pathétiquement et avale une poignée de nounours en gélatine. Puis nous reprenons le jeu jusqu'à que ma mère nous appelle pour préparer le repas. Nous descendons donc, en ayant préalablement sauvegarder la partie puis couper la console, vers la cuisine. Comme d'habitude, elle me chasse de là avant que je ne fasse cramer la pièce. Moi, pyromane ? Je plaide coupable. Néanmoins, ce n'est pas une raison pour s'approprier mon Caracole ! Euh, je viens bien de dire mon ? Depuis quand je suis possessif avec lui ? Cela méritera une longue introspection interne que je ne suis pas prêt à avoir tout de suite.

-Mais maman... T'as pas le droit de me piquer mon ami comme ça et de me virer. Promis, je ne toucherai rien.

Je m'assois donc sur une chaise dans la cuisine et regarde ma mère et mon ami cuisiner ensemble. Toutefois, ma promesse est difficile à tenir. C'est donc rapidement que je la romps et viens embêter Caracole. A un tel point que ça fini en bataille de nourriture. Tout ce qui passe à portée de main est lancé. Même ma mère s'y est mise dans cette amusante bataille. Toutefois, la fin de la bataille terminée, nous avons fini couvert de nourriture, de farine, de sauce tomate et pleins d'autres choses. Même les murs et les meubles en sont couverts. Un grand sourire heureux sur les lèvres, je me retourne vers le brun dans le même état que moi. Je le trouve tout de même très beau ainsi. Sensation étrange.

Cependant, elle part aussi vite qu'elle est venue quand je sens des ondes négatives dirigées sur moi. Lentement, je me retourne et tombe sur le regard foudroyant de ma mère. Oups ? Malgré qu'elle s'est bien amusée elle aussi, sa maniaquerie est de retour en force. Chasser le naturel et il reviens au galop. Je souri gêné, puis attrape Caracole avant de courir vers la salle de bain en riant. J'entends au loin soupirer ma mère puis rire elle aussi. On est vraiment une famille de fou. Mais on s'adore quand même.



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MessageSujet: Re: Quand Héros rime avec Zéro (feat Caracole)   Mar 24 Nov - 22:01



 Je joue avec un ami et je m’éclate.



 
Liam revient en même temps que le sourire de sa mère. Que veut-elle lui faire comprendre par cette expression joyeuse. Surtout que Liam semble soulager d’arriver à ce moment.
 
Il descend de l’escalier et s’approche de nous. En sa présence, je me sens mieux. Sa mère pose moins de question et mon ami me rassure. Puis les questions reviennent. Elles cherchent à savoir tout sur moi, ou plutôt sur mes allergies, ce que j’aime et autre. Je ne suis pas difficile, et niveau allergie, je n’en ai pas. Enfin, je crois. Puis j’apprends les plats favoris de Liam et surtout son dessert : menthe chocolat. Je souris à l’idée de lui faire plaisir avec des petits plats, surtout que je sais que je lui ferais plaisir directement.
 
Je souris et propose d’aider dans la cuisine. J’en apprendrais peut-être plus sur mon ami. Je sais qu’il aime les jeux vidéo, il va même m’apprendre à jouer aujourd’hui. Je suis pressé de connaître tout de Liam. Pourquoi ? Je n’en sais rien, mais je veux le connaître. Tout savoir.
 
— T'es sûr ? Ma mère est parfois spécial. Bof, après tout, c'est toi qui voit.
— Oui, j’adore cuisiné, je fais ça depuis tout petit, bon en cachette.
 
Je souris à Liam, tout content, me demandant à quoi il pensait pour me dire cela sur sa mère. C’est toujours bien d’apprendre… La cuisine, j’ai appris avec le cuisto de maison… qui s’est fait virer à cause de cela. J’espère qu’il a trouvé une meilleure maison ou un restaurant.
 
Dans mes pensées, je sursaute quand Liam me propose de visiter sa maison. Je le suis sans attendre. Je découvre le salon, la salle à manger… Pas besoin de visiter la cuisine ou même la salle de bain.
 
Nous montons à l’étage, avec les chambres et le bureau de son père. J’apprends qu’il déteste être dérangé quand il travaille. Cela me rappelle l’autre, mais Liam ne semble pas maltraité.
 
Mon ami me mène vers sa chambre, son antre, qui différé beaucoup de la miennes. J’ai moins de bordel, faut dire aussi que je n’ai pas grand-chose. Dans aucune des deux chambres en fait. De toute façon, un désordre n’apprend pas grand-chose sur une personne. Je souris.
 
— J’aime bien ta chambre.
 
Je me tourne vers lui, m’approche et m’installe à ses côtés. Son antre est grand, il a une télévision, un ordinateur sur son bureau. Et je suppose que la machine relié à la télévision est sa console. Je la montre du doigt :
 
— C’est ça ta console ?
 
Quand je lui montre l’objet, je vois dans son regard, une envie aperçue qu’une fois. Lors que nous nous sommes amusés au lacrosse.
 
-Ça te tente un bon jeu ? Vas-y choisi !
 
Je souris, me tourne vers les cds et lit les différents titre. Je prends ma main, réfléchit sur les titres, voir si certain m’attire. Je me mords la lèvre, perdu par le choix à faire. Liam semble l’avoir remarqué.
 
-Pas grave si tu sais pas y jouer. Je t'apprendrais. Prends donc en y au hasard.
 
Je fais un signe de tête, même si je ne suis pas sûr. Aimera-t-il se jeu ? A-t-il un jeu favori ? Je prend les différents boitiers, regarde les images dessus, pensant que cela allait m’aider, et en prend un, n’importe lequel. Je le donne à Liam. J’espère en avoir choisis un qui lui plait.
 
Je m’installe sur un tas de coussin pour jouer. Après l’installation du jeu, Liam fait de même. Il me lance une manette et m’explique les contrôles à faire. Du moins, c’est ce qu’il m’a expliqué. Je dois appuyer sur des boutons, avancer avec la manette...
 
Je pense avoir compris comment on y joue. On s’installe, je commence à bien maitriser les mouvements à faire. Liam a souvent souris en me voyant bouger la manette quand je devais faire avancer le personnage. Je suis souvent tombé sur le sol, avec des gestes trop amples. Je suis même tombé sur Liam une fois. J’étais tout rouge… Liam lui se moquait de moi. Puis c’est partie en fou rire.
 
Je me sens vraiment bien en sa présence…
 
Puis sa mère rentre dans la chambre et parle à son fils avec un surnom que Liam n’aime pas beaucoup « Mon bébé ».  Je me tourne vers Liam et voit son sourire disparaitre. Une grimace prend place. Je me retiens de rire. Il est chou Liam. Quoi qu’il fasse.
 
En cadeau, elle nous apporte un gouter, composé de sucrerie et de boisson. Je regarde le plateau avec envie. Je n’en ai jamais mangé auparavant. Mes yeux pétillent de bonheur. Je vais pouvoir gouter ce qu’adorent les jeunes de mon âge.
 
La mère de Liam part, après avoir dit qu’elle était contente de voir un nouvel ami de son fils. Est-il comme moi ? Avec peu d’ami. Cela nous ferait un point commun. Liam s’attaque à des bonbons en gélatine et je fais de même.
 
— J’adore, c’est la première fois que j’en mange, dis-je la bouche pleine.
 
Nous reprenons la partie jusqu’à ce que la mère de Liam nous appelle pour préparer le repas. Mon ami éteint la console, après avoir sauvegardé la partie. Nous descendons les marches et rejoignons la cuisine. La mère de Liam commence à préparer le repas. Elle me sourit et interdit la pièce à Liam. Je le regarde. Je ne veux pas qu’il me laisse. Pourquoi devrait-il partir ? Je commence à m’inquiéter. Je désire cuisine avec Liam. C’est Mon ami et je n’en ai pas beaucoup. Je veux qu’il partage avec moi un truc que j’apprécie, comme j’ai fait avec lui.
 
-Mais maman... T'as pas le droit de me piquer mon ami comme ça et de me virer. Promis, je ne toucherai rien.
— Pourquoi il peut pas ? Je voulais cuisiner avec Liam aussi… rajoutés-je.
 
Je suis déçu de ne pas pouvoir cuisiner avec mon ami, mais il ne partira pas.. Il s’installe à côté de nous pour regarder nos faits et gestes. Nous préparons alors un repas assez simple, pâte avec sauce tomate. Mais Liam ne résiste pas très longtemps. Il s’approche de nous, m’embête un peu, sans que cela me dérange. Il pique certain ingrédient, les poses ailleurs. Il joue avec nous. Puis il commence à lancer de la nourriture sur nous. Sa mère le regarde l’air sévère, puis s’invite au jeu. Je fais de même et lance de la farine sur Liam. Je m’amuse avec lui, heureux puis tout se termine. Les murs sont peinturlurés par la nourriture, tout comme mes vêtements. Je rigole un bon coup. Liam se tourne alors vers moi, avec le plus beau sourire que j’ai pu voir. Je rougis à l’image. Mon ami est surpris lui aussi. Je le sens, même si je n’ai pas usé des dons lupins.
 
Puis je tremble sans savoir pourquoi. Liam me prend par le bras – le contact me surprends, la poigne de Liam est ferme sans pour autant me faire mal. Sa main est chaude… Je me tourne vers la mère de mon ami, une pointe de colère dans le regard.
 
Liam, sous l’expression de sa mère, me mène vers la salle de bain. Je regarde mes habits, puis pense aux affaires de rechanges qui sont en haut, dans la chambre de mon ami. Que vient-on faire ici ? Se laver ? Je rougis. Il veut qu’on se change ici tous les deux ? Je m’apprête à parler, quand j’entends la porte s’ouvrir.
 
— Liam à la douche, ton ami la prendra après toi !
 
Que faire ? Je me laisse tirer en arrière et regarde Liam dans la salle de bain. Elle me mène loin de lui, m’installe sur la table de la cuisine et s’assoit à côté de moi. La cuisine est propre, totalement propre comme si rien ne s’était passé. Elle doit être habituée.
 
Elle pose un livre sur la table, un cahier, avec des photos de famille. Elle va tenter de me montrer son fils quand il était plus jeune. Liam le veut-il ? Je regarde par la porte de la cuisine et attend qu’il arrive. J’espère qu’il va se doucher vite. Elle tourne les pages, me montre les premières photos, elle indique même des anecdotes, lié à l’image.
 
Je souris, les premières photos de Liam. Il était joufflu, mais restait jolie. J’ai presque l’impression qu’il a le même visage, les grosses joues en moins. La mère de Liam semble attendrie devant les images.
 
Elle me regarde après un instant puis me sort :
 
— Tu penses quoi de mon bébé ?
 
Je rougis, bégaie et ne sais pas quoi répondre. Arrive vite Liam…
 
— Je le trouve gentil… euh… Je l’aime bien ! Et j'aime bien être avec lui, il me rassure. 
 
Je baisse les yeux, rougis sans vraiment savoir pourquoi. J’espère qu’il ne m’a pas écouté.
 
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MessageSujet: Re: Quand Héros rime avec Zéro (feat Caracole)   Jeu 26 Nov - 21:57





Preuves compromettantes


La bataille de nourriture terminée, nous nous remplions stratégiquement vers la salle de bain. Ici, les ustensiles de cuisine de ma mère ne pourront pas m'atteindre. Ce n'est pas pour dire mais une cuillère en métal en pleine figure, ça fait extrêmement mal. Caché à l'étage, je ne peux m'empêcher de ricaner à notre comportement et notre tenue avant-gardiste. Je suis sûr que beaucoup de styliste s'arracheront des habits aussi classe que les nôtres. Et ça deviendra la nouvelle mode printemps-été ! Mouais, au lieu de délirer à propos de mode , faut vraiment que j'arrête de chiper les magasines de ma mère, occupons nous plutôt du beau brun qui rougit à vu d'oeil.

Il va me faire une syncope à ce rythme là. Pas que ça me dérange de le réanimer, loin de là, cependant, je n'ai pas envie d’appeler mon beau père à la rescousse car mon invité s'est évanoui devant ma splendeur. Je vois déjà les gros titres  "Louveteau retrouvé mort à cause de sex-appeal trop élevé." Je deviendrai le légendaire bébé-garou qui tue ses invités avec un sourire enjôleur, de la farine dans ses cheveux et de la sauce tomate sur son tee shirt. Sexy à souhait mesdames ! Petit hic, j'ai pas envie qu'il meurt mon Caracole ! J'ai promis à son alpha-père de le rendre dans son intégrité. Comment ça ce n'est pas la seul raison ? C'est exact, mais l'autre, je la garde secret pour le moment. Comprenez moi, je ne veux pas analyser cela tout de suite. Donc je noie le poisson avec difficulté.

Bref, alors que j'allais proposer au brun de se changer pour ne pas tacher la maison puis aller chercher des vêtements de rechange, ma mère me prends de cours. A croire qu'elle a des antennes pour capter les moments décisifs. L'instinct maternel, c'est redoutable, croyez moi sur parole. Ouvrant la porte comme à son habitude, c'est à dire dans une entrée fracassante, elle chope Caracole par le col de son tee shirt puis m'ordonne de faire ma douche en premier. Et les règles de politesse dans tout ça ?! On va nous prendre pour de mauvais hôte avec un comportement pareil !  Les invités d'abord, comme le veux la tradition. Dire qu'elle m'a fait apprendre à la dure les règles de courtoisie pour ne pas les respecter elle même.

Injustice ! Je conteste fermement le pouvoir que s'est illégalement octroyer l'opposition ! Je me rebelle contre le totalitarisme matriarcale de cette maisonnée. En silence. Je ne suis quand même pas fou au point de le faire à voix haute. Ma mère est terrifiante en colère. C'est donc par crainte de son courroux que je plie à son ordre. Les mamans nous feront tous rentrer la queue entre les jambes et baisser la tête sous leurs regards noirs. Alors qu'elle quitte la salle de bain avec mon ami entre ses griffes, je me déshabille afin de pouvoir enlever les résidus de nourriture collé sur moi. Jouer les loup-garou enfariné, c'est pas trop mon truc. Et je risque surtout d'être de corvée de ménage surveillé par ma génitrice, vérifiant si tout est impeccable. Maniaque du ménage, n'oubliez pas.

Toutefois, alors que j'allume l'eau chaude, un truc me turlupine. Certes, Caracole était très mignon avec ses joues rouges à un tel point que je devais me retenir de les lui pincer, néanmoins, le coup de la salle de bain cache quelque chose. Un truc énorme et tellement grossier que ça doit faire tilt immédiatement. Peut être récupère-t-elle son assistant cuisinier, à ne pas confondre avec l'assisto-troll dont je suis un parfait exemple niveau culinaire. Rapide comme l'éclair, je suis persuadé qu'elle a tout nettoyer nickel chrome la cuisine à un tel point qu'on peut se mirer à loisir sur chaque surface. Mais si c'était pour faire à manger, elle aurait attendu qu'il se soit au moins lavé maniaque comme elle est.

C'est louche cette histoire. Très louche. Heureusement que je suis doté d'une ouïe sans pareil, spécial espionnage à distance. J'entends un bruit sourd, comme un livre tombant sur une table. Puis des pages se tourner et entendre son coeur battre la chamade, comme si elle se rappellait d'ancien souvenirs heureux. Oh mon dieu ! La manipulatrice calculatrice ! Elle avait tout prévu depuis le début ! Elle sait parfaitement que je prends tout mon temps sous la douche et elle s'est servi de cette information capitale pour la retourner contre moi. J'aurai dû m'en douter ! Pourquoi n'ai-je pas brûler ces maudites photos alors qu'il en était encore temps ?

Ah oui, parce que Mason, mon beau-père et toute ma famille sont dessus. Et il y a même quelques commentaires de ma grand mère au dos de certaines. Je savais bien qu'il y avait une raison valable pour lequel cet album d'enfance n'avait pas mystérieusement disparu. Ce sont des souvenirs inestimables. Compromettant pour ma dignité mais tout de même précieux à mes yeux. Crotte alors. Ma mère avait réellement tout prévu de A à Z. C'est pour ça qu'elle a participé à la bataille de nourriture. J'ai démasqué ton plan diabolique crapule ! Bon, un peu trop tard, je le reconnais. Mais comme dit le proverbe, mieux vaut tard que jamais. Tout à coup, une information importante traverse mes tympans.

Tu penses quoi de mon bébé ?

Maman et ses surnoms à la con. Je pourrais bien avoir 80ans, elle me surnommera toujours bébé. Quand j'étais petit, ça allait. C'était mignon tout choupinou. Mais à 15ans, au lycée, tu deviens la risée de la ville avec un machin pareil. Pas que je déteste les surnoms. Au contraire, je trouve cela amusant. Mais les miens, je voudrais bien que ma mère arrête de les divulgués au grand public à chaque fois. Le pire c'est que parmi tout la palanquée de surnom, bébé fait parti des plus soft. Bon sang, si quelqu'un les connais tous à par Mason, qui a eu lui aussi sa liste de surnoms horriblement guimauve, je pars élever des moutons sur les nuages ! Mais bon, avant d'arriver à cet extrême, écoutons la réponse du louveteau qui par le plus grand des mystères, m’intéresse.  

-Je le trouve gentil… euh… Je l’aime bien ! Et j'aime bien être avec lui, il me rassure.

Réponse typique d'un gars qui ne sait pas trop quoi répondre à la maman trop collante de son ami. On croirait un entretien entre ma mère et mon soupirant. Trop mièvre à mon goût. Hého, on est pas dans les années rétro où il fallait demander la bénédiction des parents pour courtiser celle qui lui plait. Cette époque est révolu mes cocos ! Bienvenue à 21ème siècle où les gens se draguent autour d'un verre et finissent par une partie de jambe en l'air, le plus probable, sur la banquette arrière d'une automobile. Adieu ancienne méthode dont une très petite minorité utilise toujours malgré et envers tout. Ce sont un peu nos invincibles gaulois d'aujourd'hui. Toutefois, en y réfléchissant, je n'aime pas être considéré comme la "femme" dans cette histoire. J'ai un service trois pièce non mais oh ! De toute façon, avec les photos qu'ils doivent regarder, je pense que c'est amplement visible sur certaines photos, malgré que certaines peuvent mettre en doute ma virilité. Mais ça c'est un truc confidentiel, photos top secret vous voyez.

Soupirant de désespoir, je tente d'entrer en osmose avec le carrelage de la douche ou bien l'eau chaude qui se déverse sur moi. Je suis preneur à toutes options proposées. Nonobstant, je ne peux pas rester trois mille ans sous l'eau à flétrir comme un pruneau, malgré que c'est tentant. Je me dois d'affronter cette nouvelle épreuve qui se dresse devant moi. M'armant de mon courage, je me lave, me sèche rapidement puis traverse le couloir en serviette à la recherche de vêtement propre. En mode décontracté ça ira, après tout, ce n'est pas un concours de mode. Néanmoins, je ne sais pas ce qu'il me pousse à vouloir faire bonne impression à Caracole en prenant quand même de beaux habits me mettant en valeur malgré tout.

Puis, me drapant dans le peu de dignité me restant après que ma mère m'est mis la honte totale en ressortant un album dont on avait décidé qu'il n'existait pas, je descends les escaliers. En entrant dans le salon, je foudroie du regard l'album photo incriminé qui trône en maître sur la table, puis retourne mon regard mortel vers ma mère et son sourire carnassier. Oh la sournoise ! Elle se venge la traîtresse ! Soit elle a du avoir eu vent de mon exclusion en cours, soit elle me fait regretter de ne pas lui avoir présenter avant Caracole. Pile ou face ? En tout cas, vu les joues rouges du brun qui est à deux doigts de la combustion instantanée, elle a dû lui poser des questions indélicates pendant que je me changeait.

-Hey Cara, la douche est libre.

Oh maman, crois moi, dès que caracole sera hors de vue, je vais te réprimer pour avoir oser un tel coup fourré. Je laisse le loupiot se lever de la chaise et ne le quitte pas du regard avant qu'il ne sorte de la pièce. Je m'avance vers ma génitrice, prêt à savoir ce qu'elle lui a dit. Il va falloir que je rétablisse vite fait la vérité avant que ma mère ne demande à quel étape de notre "couple" sommes nous à moins que cela ne soit déjà fait. On est pas un couple pour l'instant ! Elle va me le faire fuir à tout jamais avec ses insinuations douteuses. Et après elle s'étonne que je ne lui présente presque plus personne. A chaque fois, elle essaye de me coller en couple avec quelqu'un. Homme ou femme n'a pas d'importance pour elle, ma mère veut juste espionner ma vie amoureuse et y mettre son grain de sel tel la présidente de radio potin. Bizarrement, ça me rappelle quelqu'un mais qui ?

Bref, je me fais couper dans mon élan par Caracole qui demande où sont les vêtements de rechanges. Je lui indique qu'il peut fouiller dans ma chambre pour emprunter ce qu'il veut sous le regard malicieux de ma mère. Zut. Elle va s'imaginer des choses maintenant. Et mon loup aussi en voyant le brun porter simplement mes habits et être imprégner de mon odeur mélangé à la sienne. Pas bon, pas bon du tout. Je rougis d'un coup et m'évente de la main. Il fait chaud tout d'un coup ne trouvez vous pas ? Je pars dans la cuisine me servir un verre d'eau pour me rafraîchir mais c'est sans compter sur ma mère qui a trouver le moyen de me titiller à mort. Ne me dites pas que je suis aussi enquiquineur qu'elle ! Je comprends mieux le désarroi de certains quand je m'amuse à les embêter. C'est impossible de s'en débarrasser. Je ne sais pas si je devrais être fier d'avoir copier ma mère à ce sujet là ou me morfondre de sa ténacité.

-Oh, mais c'est que mon rayon de soleil à grandi !
-Maman !
-Mon petit canaillou chéri, ne pense pas trop à ton petit ami sous la douche quand même. Certes je t'ai vu tout nu mais je n'ai pas envie que tu arbores ton érection devant ta maman adorée. Ricane-t-elle.
-MAMAN !!!! Par pitié, tais-toi ! Et puis c'est même pas vrai en plus !

Je suis mort de honte et cache mon entrejambe de mes mains même si aucune bosse ne pointe le bout de son nez vers le bas de la ceinture. Dire que Caracole à tout entendu avec ses oreilles lupines. Pourvu qu'il ne se fasse pas d'idée. Ma mère a vraiment décidé de me taquiner aujourd'hui. Toutefois, sa remarque me fait rougir et m'énerver. Elle a du s'en apercevoir car elle s'excuse rapidement avant de me chasser de la cuisine afin qu'elle puisse préparer le repas sans m'avoir dans les pattes.

-Ne te mets pas en colère mon tournesol, c'est pas bon pour ta santé. Si t'as une crise, tu sais où est la boite à pharmacie mon lapinou des champs. Allez, va rejoindre ton petit ami pour l'aider, ma petite princesse guerrière, vu le boxon dans ta chambre, même une lionne ne retrouvera pas son petit dedans.

Le drap du reste ma dignité ayant survécu à l'album photo viens de se réduire en poussière. C'est vrai qu'elle ne pouvait pas savoir qu'une oreille pourrait traîner dans le coin, toutefois, le surnom féminin, elle pouvait s'en passer, merci bien. C'est donc la honte dans l'âme que je remonte les escaliers pour me diriger dans ma chambre afin de trouver des habits potables à Caracole. Et au passage, tenter de disparaître sous le tapis ou mon lit. J'opte plutôt pour le dessous de mon lit. Parce que malgré mon gabarit de crevette, un loup-garou de 50kg tout mouillé sous un tapis, ça se voit quand même. Et ça se voit bien dans une pièce même si celle si est en désordre.



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MessageSujet: Re: Quand Héros rime avec Zéro (feat Caracole)   Mer 2 Déc - 21:03



 Liam, j’ai zappé les habits, j’suis tout pas habillé



 
Je regarde les images sur le livre et j’aimerais bien en piquer une pour la garder. J’écoute le discours de la mère de Liam, grave en moi toutes ses histoires. J’aime entendre son passé, voir qu’il a été heureux avec sa famille. Je souris et m’inquiète. J’espère que cela ne lui pose pas de problème ? Je ne connais Liam que depuis peu, mais, je sais que je l’apprécie beaucoup. Je me sens bien avec lui, alors, je ne veux pas faire d’erreur. J’écoute les battements de son cœur sous la douche pour me rassurer. Il doit surement entendre tout. L’eau tombe, je l’entends aussi clairement que son cœur qui bat. Je rougis un instant, arrête de l’espionner et revient sur les paroles de la mère de mon ami. La douche vient de se finir. Il sera bientôt là.
 
Je rougis encore plus en pensant à cela et n’ose pas me retourner à son passage. Il doit être habillé. Quel habit il porte… Cela doit bien lui aller. Je me pose trop de question, toujours rougissant en pensant à mon ami.
 
Sa mère commence à me poser d’étrangères questions, des questions dont je ne saisis pas grand-chose, comme ce que je pense de Liam, si je le trouve beau… Je réponds mais rougis. Pourquoi je réagis ainsi à ce genre de question ? Paniqué, rougissant, transpirant, je me mets à bégayer, et n’entend pas mon ami arriver vers moi.
 
— Hey Cara, la douche est libre, me dit-il.
 
Je me fige, bloque, m’empêche de respirer. M’a-t-il attendu répondre aux questions de sa mère ? Je rougis encore plus, j’ai même chaud, très chaud. Mais ce n’est pas désagréable, c’est une bonne sensation. Pourtant, j’écarte mon tee shirt à sa voix. Je l’écoute, souris et part en courant sous la douche après m’être levé. Liam me suis du regard. Il ne me quitte pas des yeux. Me prend-t-il pour une fou après ma fuite ?
 
Je m’approche de la douche, ouvre la porte et sent l’odeur de Liam. Avec un brin de chaleur. La salle est encore chaude, Liam a du allumé le radiateur pour la chauffer. Je laisse couler l’eau, me déshabille vite fait bien fait et entre sous l’eau. Je ressens encore l’odeur de mon ami. Elle imprégné toute la salle. Elle me rassure.
 
Je laisse l’eau du robinet me laver doucement. Je me frotte et me passe du savon, après avoir coupé l’eau puis je me rince assez vite, je veux revoir mon ami… Je sors de la douche pense à mes rechanges. Rechange, que j’ai oublié mes habits. Merde. Je ne vais pas me remettre cela après m’être lavé ? Ils sont tout rouges. Je préviens Liam.
 
— Liam, j’ai oublié mes affaires…
 
J’attends sa réponse. Il me dit d’aller voir dans ses affaires et de prendre ce qu’il me plait. Je bloque. Il me permet de mettre ses habits. Cela me rappelle alors le moment où il m’a prêté son tee shirt. Je l’ai encore chez moi… devrais-je lui rendre ? Il faudra que je lui demande. Je l’entends parler avec sa mère. Je ne sais même pas de quoi ils parlent… Je sais juste que Liam n’aime pas cela. Il est gêné par ce discours, tout comme moi. Elle lui donne d’étrange surnom, des surnoms que j’aime bien. Même les pire surnoms lui vont bien... Puis elle se met à parler de moi… Pourquoi parle-t-elle de petit ami pour parler de moi ? Elle me disait la même chose quand il était sous la douche. Elle m’avait posé une question assez directe : alors c’est ton ptit ami Liam ? Petit ami : cela veut dire quoi ? J’ai répondu oui. Liam est bien mon ami non ? Et il est plus petit que moi…
 
Dans mes pensées, je m’apprête à ouvrir la porte quand je me souviens que je suis nu, totalement nu. Que faire ? Sortir chercher des affaires et me faire prendre pour un fou ? Ou rester et attendre. Mais je devrais le dire à Liam…
 
Ses habits, je me demande comment mon loup va réagir en sentant le sien. Mon cœur bat la chamade. Il est prêt à exploser. Mon loup ne cherche pourtant pas à sortir. Il est calme, j’ai même l’impression qu’il se moque de moi. Je reste sur la poignée de la porte, prêt à l’ouvrir mais ne fait rien. J’entends un mot que je n’ai jamais entendu parler. Erection. C’est quoi ? Devrais-je demander à Liam ?
 
J’ouvre la porte, me sers de mon loup pour savoir où sont les membres de la famille et court pour aller chercher des vêtements. Je rentre dans la chambre, nu comme un ver et regarde un peu partout autour de moi. Où il range les habits ?
 
Je n’ose pas fouiller. J’écoute autour de moi. Quelqu’un s’approche. Je regarde partout autour de moi, rougis et ne bouge pas. Je dois me cacher. J’écoute les battements de cœur et me rassure une seconde. Liam s’approche. Mais ce calme est de courte duré. Liam va me voir nu ? Non, pas possible. Je prends la couverture sur son lit et me couvre avec. Liam en profite pour entrer, il semble déprimer et a peur. Il ne m’a pas vu. Du moins pas encore… Que faire ?
 
— Euh, salut Liam.
 
Je ne trouve rien d’autre à dire. Je rougis et me couvre encore plus du drap. Je ressemble un fantôme vêtu ainsi, mais à force de tirer sur le tissus, il tombe par terre et je me retrouve nu.
 
— Euh désolé, désolé.
 
Je cours me cacher derrière le lit et n’ose pas le regarder droit dans les yeux, ni même savoir ce qu’il pense. Qu’est-ce que j’ai fait…
 
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MessageSujet: Re: Quand Héros rime avec Zéro (feat Caracole)   Sam 12 Déc - 12:55





Il fait chaud ici


Regardant d'un œil morne les marches de l'escalier je recherche toujours un trou de souris où me cacher en paix pendant des lustres. Toutefois, elle a bien prévu son coup la démone. Aucun endroit probable pour planquer mon auguste personne. Certes je ne suis pas très grand mais même caché derrière la porte ou en boule entre deux étagères de mon armoire, je serai franchement ridicule ainsi. Au faites, pourquoi je veux me cacher du monde entier déjà ? Ah oui ! Parce que ma mère a eu la bonne idée de considéré Caracole comme mon petit ami et m'affubler d'horribles surnoms alors que des oreilles lupins traînent par ici.

Je me reprends, secouant la tête pour chasser mes pensées indésirables et grimpe les escaliers avant de rester figer dans le couloir. Je ne me souviens plus trop de la raison exact de ma présence dans ces lieux et pourquoi je suis venu ici au départ. C'est terrible de perdre la tête à cet âge là. Qu'est ce que ça sera quand je serais plus vieux ? Vous savez quoi, je n'ai même pas envie de connaître mon état de sénilité quand je serai beaucoup plus âgées. J'ai trop peur de connaître la vérité. Et puis, c'est aussi la faute à Caracole. Quel idée aussi de sentir aussi bon et de laisser des traces olfactives de son parfum dans toute ma tanière... Euh, maison ! Certes, je l'ai inviter et fait le tour du proprio mais quand même. J'ai la sensation que son parfum est incruster dans les murs.

Sauf si c'est moi qui réussi à flairer les quelques résidus d'odeur dû à son passage. Je ne sais pas ce qui me fait le plus peur. En faites, je suis en train de me perdre dans mes propres pensées. C'est terrifiant quand on y pense. Est ce que le louveteau me perturbe autant que cela ? Sachant que je ne connaît rien au niveau des loup garou, je ne saurai dire si c'est normal ou non. Sérieux, va falloir un jour que je réclame le manuel du parfait petit garou, enfin s'il existe. Soudain, je perçois le rythme cardiaque de mon invité dans ma chambre, ce qui me surprend vu que je le pensais dans la salle de bain. Avec tout ce bric à brac mental, je ne me suis même pas occuper de son confort. Le pauvre, j'ai totalement oublier d'aller lui apporter des vêtements de rechange. Quel hôte pathétique je fais. Faut dire aussi que je n'ai pas d'expérience dans ce domaine là.

Il paraît que je suis sociable mais ça s'arrête là. Discuter, sourire, faire connaissance, ok. Le reste... J'ai encore du mal à y faire face. Donner sa confiance à quelqu'un est plus difficile que de papoter avec un mec lambda que tu verras que trois fois dans ta vie maximum. Il y a toute une nuance par rapport à la sociabilité d'un individu. Et je fais parti de ces gens là qui se complique l'esprit à différencier toutes ces formes là. Tout ça dans le but de me simplifier la vie en classifiant. T'as soit noir, soit blanc ou soit gris. Point final. Sauf que là, t'as le lycéen sorti de sa grotte qui viens tout chambouler ce que j'ai mis du temps à créer afin de garder le contrôle ou du moins en avoir l'illusion sur la maladie psychologique. Foutu Caracole qui ne rentre dans aucune des trois couleurs.

Bon, il va falloir que j'arrête de tergiverser un de ses jours. Parce qu'à force de rester plonger dans mes réflexions, le brun va choper une crève carabinée, se faire des films alambiqués ou je ne sais quoi d'autres d’extravagant. Devant ma porte, je respire un bon coup, écoutant son cœur tenter de quitter sa cage thoracique, puis me lance dans la gueule du loup. J'entre d'un coup, honteux de l'avoir abandonner sans affaire et l'obligeant à se balader cul nu dans les couloirs. Je suis vraiment si nul que ça en tant que nouvel ami ? Les débuts de relations social me sont vraiment incompréhensible. Créer une amitié solide alors qu'elle est jeune, j'ai l'impression parfois que c'est hors de ma portée. Ce n'est pas de l’obtenir qui est difficile, c'est de la garder. J'ai parfois du mal à comprendre les astuces pour avoir des amitiés aussi forte que j'ai avec Mason. Ça me dépasse par moment que ça soit si compliqué.

- Euh, salut Liam.

Je relève soudainement la tête en direction de la voix et regarde les yeux écarquillés Caracole, presque nu dans mon territoire. Seul le drap que je pose par dessus ma couette habituellement le protège partiellement de ma vue. Je reste là, les bras ballants à le regarder, cherchant dans ma mémoire ce qu'il a bien pu se passer pour en arriver là. Je ne rêve pas hein ? Il y a bien un garçon nu dans ma chambre se cachant dans mon drap qui va puer de mon odeur pendant des semaines ? Nan, je demande hein. Parce que les songes, je m'en méfie toujours. Et là, la situation est trop bizarre pour que ce soit réel. Le mec qui me trouble l'esprit par sa simple présence est dans ma chambre sans vêtements à ma disposition. Je suis sur arrêt sur image là.

Tout à coup, le seul morceau de tissu protégeant ses parties intimes disparaît. Mayday, mayday ! Mon cerveau viens de crasher à cet instant. Capitaine, nous demandons un redémarrage du cerveau. Dans trois, deux, un... Erreur système, le redémarrage à échoué, veuillez passer en mode automatique. Mise en place du mode dans trois, deux, un... Problème survenu en cours de téléchargement. Nous subissons des pertes de données mon capitaine. Devons nous nous préparer à quitter le navire avant que Liam ne devienne un ectoplasme à roulette ? Sans consistance ni personnalité ? Parce que si le cerveau ne redémarre pas, c'est ce qui risque d'arriver. Ah, on nous signale une réunion d'urgence entre le loup et la conscience. C'est entre deux disputes de ces deux entités, que j'entends la voix de caracole s'excusant.

Après plusieurs essais, mon esprit reprends ses droits, pas tout à fait remis du choc. L'information ayant fait crasher mon système va pouvoir être enfin traitées. Sauf si ces données sont trop choquantes pour mon innocence bafouée. Ayant connaissance de ce qu'il s'est déroulé, je me reprends en bafouillant quelques mots. J'imite plus le poisson rouge que la jeune fille effarouchée mais bon, on peut pas faire ce que l'on veut. Voyant Caracole cacher derrière mon lit, tout autant perturbé par la scène que moi, je rougis comme un tomate mûr en repensant à son état de nudité. Hormones mes amis, hormones adolescentes. Cette pensée là me défige et je commence à gesticuler. Puis décide de plaquer mes mains sur mes yeux pour m’obstruer la vue. Sérieux, j'aurai du faire ça avant depuis bien longtemps au lieu de regarder se dandiner le fessier du garou.

-Ah... Euh... Je... Oh mon dieu !

Attendez, retourner en arrière ! J'ai mater Caracole ?! Mater comme dans observer longuement cette petite peau rose bouger devant moi ? Ce crash de cerveau à-t-il subit autant de dégâts que cela ? Moi, nier avoir un faible pour son physique ? Naaaan.... Et tais toi loup interne ! Bon... Maintenant, je fais quoi moi ? Parce que je dois bien être idiot à rougir, bégayer et jouer l'autruche derrière mes mains. Non, on va pas lui sauter dessus comme des sauvages pour mordre sa tendre chair ni le parfumer jusqu'à qu'il se noie dans mon odeur. Et hors de question que je le déflore là sur mon lit ! Bon sang, je suis même pas gay et je pense qu'à ça ! Je ne savais même pas qu'il me plaisait, enfin, j'aimais bien ses joues rosies mais voilà quoi, c'était juste mignon et adorable. Maintenant, je n'ai qu'une seul envie, c'est qu'il ne quitte plus ma chambre jusqu'à la saint glinglin. Arg ! C'est pas que la vue me déplaise mais je fais quoi ?

-J'suis désolé !

Je tâtonne à la recherche de la poignée de porte, reculant assez rapidement afin de sortir de ma chambre. Sauf, qu'évidemment avec mon bazar sur le sol, il fallait s'attendre à la catastrophe. Je glisse sur une de mes affaires, m'étant privé la vue, je ne pourrais dire quoi et tombe les quatre fers en l'air dans un cri franchement pas très viril. Vous savez, le genre de cri dont vous êtes obligé de menacer tout témoins de révélé son existence sous peine de torture. Bin, c'est celui là même. En bas, j'entends ma mère hurler pour connaître les raisons de ce boucan. Je lui crie que ce n'est rien, j'ai juste glissé et de ne pas monter à l'étage. Je n'ai pas envie qu'elle découvre Cara en petite tenue derrière mon lit.

Elle serait capable de me gueuler dessus pour inciter mon « petit ami » à la débauche alors qu'elle est présente dans la maison. Et faut dire que je n'ai pas envie de ravoir la Grande Discussion version masculine. La première sur les fleurs et les abeilles m'a déjà assez traumatisé. Je me relève rapidement du sol, les yeux collés au plafond pour éviter de regarder le louveteau toujours nu. Faudrait peut être que je pense à lui fournir des habits. Euh, ouais, bonne idée. A l'aveugle, toujours en train d'admirer mon plafond blanc, je m'avance vers mon armoire, espérant ne pas glisser sur un objet une deuxième fois. J'ai déjà bien assez mal à l'arrière train avec ma première chute. Arrivé à destination, je prends un de mes tee shirt et un pantalon au tissu assez doux. Dois-je lui donner aussi des sous vêtement ? Rien que de l'imaginer entouré de mon odeur de la tête aux pieds que mon sang se répands à deux endroits. L'un étant mes joues déjà assez rouges. Je ne suis même pas sûr de les revoir un jour reprendre leur couleur d'origine.

-Euh... Pour les sous vêtements...

Bon sang, Liam. Reprends toi. Vous êtes tous les deux des mecs ! On a les même s attributs alors faut que j'arrête de jouer les jeunes filles découvrant que oui, les garçons sont différents des filles. Si je pouvais, je me moquerai de mon comportement de pucelle. Sérieux, un grand garçon comme moi, ayant la frousse de donner ses sous vêtements à un « ami ? », c'est à s'en tordre de rire. Je suis plus valeureux et courageux que ça d'habitude ! Je vais prendre ça pour un défi personnel. Requinqué par mon propre discours mental d'encouragement, j'ajoute sur la pile un caleçon simple. Je vais tout de même pas me taper la honte avec les imprimés spécialement pour les jours de maladie et le dimanche. Je ne sais pas la réaction des gens en apprenant que j'ai un imprimé Dark Vador, et je ne veux toujours pas savoir. L'ignorance a parfois du bon.

-Tiens. Habille toi avant que je ne réponde plus de rien.

Sans me retourner, craignant un saignement de nez ou autre chose de plus gênant, je lui tends la pile de vêtements prise. Dois-je lui rajouter un pull ou non ? Je sais que les loup-garou sont des bouillottes vivantes mais quand même. Je n'ai pas envie de me prendre un ustensile dans la figure car ma mère prendrait cela comme de la négligence. Admirant les lézardes de mon plafond, je ne savais même pas que j'en avais jusqu'à présent, j'écoute les bruissements de tissus, signe que Caracole s'habille. Surtout ne pas penser à mon brun nu derrière moi allant se vêtir de mes habits sentant mon odeur dans ma chambre. Ouais, beaucoup de pronom possessif dans cette phrase. Mais bon, après l'avoir observer sous toutes les coutures avant que je ne m'obstrue la vue, j'ai un peu le droit de le considérer comme mien. C'est comme mon meilleur ami mais en différent.

Entendant Caracole me signaler que c'était terminé, je me retourne vers lui et reste figé. Une vague de chaleur, de possessivité et de convoitise s'empare de moi sans que je ne le veuille. Il est adorable dans mes vêtements malgré que je sois un peu plus petit que lui. Et l'odeur... Je ne vous en parles pas. C'est un délice. Mes instincts ayant pris le pas, je m'approche de lui pour le prendre dans mes bras et enfouir mon nez dans son cou. Qu'importe s'il capte mes émotions avec ses pouvoirs lupins. Tout ce qui m’intéresse pour l'instant, c'est de m'abreuver de ce parfum, mélange entre lui et moi. Mon loup en raffole sans que je ne sache trop pourquoi. Mais je pense avoir une petite idée malgré que celle ci me fasse peur.

Toutefois, je m'échappe de cette étreinte que j'ai débuté, prenant conscience que e n'est pas très correct de renifler les gens dans leur cou tout en soupirant de plaisir. Le poussant à bout de bras, un gémissement quitte mes lèvres sans permission, dû au faites que mon loup n'apprécie pas d'être loin de cette odeur envoûtante. Et zut ! Moi qui voulait faire comme si rien de tout cela ne venait de se produire, c'est raté. S'il me demande des explications, je suis foutu vu que je ne saurai pas quoi lui répondre. J'ai un peu la sensation d'avoir exploiter sans son consentement un innocent naïf. Ce qui est un peu le cas en quelque sorte.

-Je sais pas ce qui m'a pris. Mon loup à pris les devants. C'était pas étrange hein ? Ou du moins un mauvais étrange ?



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MessageSujet: Re: Quand Héros rime avec Zéro (feat Caracole)   Mar 15 Déc - 21:09



 La meilleure senteur du monde le O’bar





Hrp:
 

 
Liam me regarde d’un air captivé, comme une appareille photo qui ne veut rien perdre de la situation : je suis totalement nu et il me regarde. Je ne sais pas où me mettre. Je dois me cacher. Pourquoi j’ai si peur qu’il me voit nu ? Non, ce n’est pas cela, c’est autre chose… Pourquoi je rougis ? Il est comme moi. Il a tout ce que j’ai… Soudain, mon loup se joue de moi. Il me montre des images étranges et toutes les flashs concernent mon ami. J’ai la sensation qu’il voudrait le voir nu. Je fais taire mon loup, qui se moque de moi. Je ne veux pas que Liam ressente la même gêne que moi. Mon loup grogne devant ma dernière pensé, comme exaspérer par elle.
 
Je me cache derrière son lit et attend. Mon cœur bat comme un fou. J’ai chaud. J’ai les joues rouges, et pire encore je transpire. Je reste derrière le lit, essaie de calmer mon cœur et mon esprit. Mais j’ai du mal. Mon loup fait tout pour que je ressente autre chose. Il se moque de moi. Pour le calmer, je nomme tous mes amis tout en commençant par Liam, mais cela ne fait rien. Je ne sais pas quoi faire. J’écoute autour de moi. L’odeur de Liam me surprend et fait taire mon loup. Je le sens de loin. Je ferme les yeux et renifle pour capter son essence. Cela arrête les images bizarres entre Liam et moi. Bizarre mais aussi belle.

-Ah... Euh... Je... Oh mon dieu !
 
Sous cette phrase de Liam, je me retourne et sors la tête par-dessus le matelas. Je m’inquiète pour mon ami. Je me retourne, toujours nu et regarde une seconde. Liam a les mains qui cachent ses yeux.
 
— Ca va Liam ?
 
Ainsi, je ressemble à un chien qui attend quelques choses, les deux mains sur le matelas. Je regarde le moindre geste qu’il fait. Il risque de tomber. Je sens Liam. Mon loup ne m’embête plus. Il semble se calmer. Je ne vois plus les images où Liam se colle à moi, ou il pose ses mains sur moi… Même si elle me plaisait bien. J’aimais bien l’avoir tout prêt de moi ainsi. Pouvoir le toucher…. Pourquoi je pense ainsi ?

-J'suis désolé !
— Non, t’excuse pas, t’as rien fait…  C’est ma faute. Désolé. J’aurai du rester dans la douche…  
 
Je contemple le par terre sans oser l’observe, relève la tête et me met à le regarder et sourire. Je souris de le voir s’inquiéter pour moi. Mon corps réagit étrangement. Je me fige et me sens bien, comme déconnecté en le voyant. La chaleur revient, je ne vois que lui… Je n’ose rien dire ou faire pour ne pas rompre se contact. Pourquoi arrêterais-je un truc que j’aime ?
 
Je regarde les moindres faits et geste de Liam et coupe le lien étrange. Mais trop tard. Liam tombe. Il chute dans ses habits. J’ai envie de me lever, d’aller l’aider à se relevé mais je me souviens d’être encore nu. Je m’apprête à lui demander s’il va bien mais sa mère me devance. Elle demande ce qu’il se passe. Elle est sur le point de monter quand Liam lui répond que tout va bien. Cela me rassure. Liam me voir nu cela peut passer, je lui fais confiance, mais je ne veux pas qu’un autre me voit nu. Jamais. « Il y a que lui » m’hurle mon loup à sa manière. Bizarrement j’approuve. Je suis étrange à ses côtés. Je me souviens de notre première rencontre, il m’avait prêté un tee shirt. Puis à la deuxième, je l’ai comparé en un prince… Pourquoi j’agis ainsi avec lui ?
 
— Ca va Liam ? Tu ne t’es pas fait mal ?
 
Liam change de tactique, il lève la tête au ciel et regarde le toit pour ne plus se faire mal. Je le regarde partir vers son armoire pour chercher des habits.
 
 A l’intérieur, je sens mon loup sauter de joie. Moi, je rougis encore une fois, bientôt je vais m’enflammer à cause de mes rougeurs qui ne partiront jamais… Je vais sentir Liam. Pourquoi la première fois je n’ai pas ressenti la même chose ? Pourquoi mon loup se manifestes que maintenant ? Qu’est-ce qu’il y a changé ?

-Euh... Pour les sous vêtements... 
 
Sous vêtement ? Euh, je vais porter les sous-vêtements de Liam ? Ceux-là même qu’il a portés ? Euh, je ne peux plus rougir là ? C’est impossible non ? Liam revient à moi, je me retourne et prend les habits.

-Tiens. Habille toi avant que je ne réponde plus de rien. 
 
Je bloque sur la phrase… Pourquoi il ne pourrait plus répondre de rien ? Je suis plus inquiète qu’avant…
 
— Tu vas ben Liam ? demandé-je à nouveau. Si t’as besoin d’aide je peux t’aider ?
 
Je m’habille, mets le sous-vêtement, les habits qui, à part la taille, me vont bien. J’adore porter les habits de Liam. Il diffère des miens, toujours simple et troué. J’aimerais les garder. Le loup me force presque à sentir l’odeur de Liam, mêlé aux produits du lave-linge. Je me sens bien, revigorer par tout cela mais ne comprend rien quand je me lève. Je ressens l’odeur de Liam et la mienne se mêler. Ce mélange est très bon. Il est même exquis, un peu comme les meilleurs plats où se rajoute les meilleurs armes, et tout ce qui me plait. Et encore, ça n’attend même pas ce que j’imagine. Pourquoi ?
 
Je me lève, sors de ma cachette et préviens Liam avec un sourire.
 
— C’est bon, je suis habillé.
 
Liam se tourne vers moi, il me regarde un court instant qui semble durer une éternité. J’adore quand il m’observe ainsi. C’est étrange, comme si j’étais plus qu’un ami… Puis je suis surpris et heureux. Il me prend dans ses bras, mêlant encore plus nos odeurs. Il me sert et je réponds à cela. Il enfoui sa tête dans mon cou, et je fais de même. Je ressens son odeur et cela me plait. Je ferme les yeux, surtout en sachant qu’il fait de même.
 
Puis tout s’arrête. Il s’écarte de moi sous un gémissement triste. Je me sens perdu, comme si on vient de m’enlever la meilleure chose de ce monde. J’aime l’avoir si près de moi et je voulais garder le contact. Je m’apprête à relever les mains pour le faire revenir mais m’abstient.
 
-Je sais pas ce qui m'a pris. Mon loup à pris les devants. C'était pas étrange hein ? Ou du moins un mauvais étrange ?
 
Je le regarde, souris et m’approche de lui.
 
— Non, ce n’était pas étrange. J’ai bien aimé… Je ne sais même pas pourquoi… Rien de ce que tu fais n’est étrange à mes yeux…
 
J’observe mon ami, baisse la tête, la relève, un air à la fois content mais aussi incompréhensible.
 
— Pourquoi je me sens bizarre et bien à la fois quand je suis avec toi Liam ? Je ne comprends pas ce qui m’arrive. Je ne peux pas dire que ça fait peur, vu que ça a l’air de me plaire. Tu peux m’aider à comprendre ?
 
Je regarde par terre et attend la réponse. Je suis vraiment perdu. Je grave en même temps l’image que je viens d’avoir. Liam me serrant dans ses bras. L’odeur de Liam partout autour de moi. Je ne veux plus partir de cet endroit. Je me sens bien. Pourtant mes larmes coulent toutes seules. 

— Je suis perdu devant tout cela. Aide moi. 
 
 
 
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MessageSujet: Re: Quand Héros rime avec Zéro (feat Caracole)   Dim 27 Déc - 21:03





On recrute !


Je n'en reviens toujours pas de ce que j'ai fait. Est ce vraiment arrivé ? Je l'ai réellement renifler avant de le câliner ? Je ne sais pas franchement où me mettre. J'imagine que la retraite stratégique sous le tapis n'est plus d'actualité. Ni celle de m'enterrer sous ma couette ad vitam æternam. Cc n'est pas mon genre de faire des trucs pareil. Le coté tactile du soyons tous des loups alors vivons en meute et caressons nous toute la sainte journée, très peu pour moi. Bon ok, ça a un coté assez rassurant et limite sécuritaire mais Caracole n'est même pas de ma meute pour expliquer cette réaction ! Je comprends plus rien. En faites si. Je pense savoir mais c'est pas pour autant que je vais l'accepter si facilement. Je ne suis pas un garçon facile moi monsieur !

En toute franchise, je me considère comme un électron libre, n'ayant aucune attache amoureuse. A quoi cela peut il bien servir à mon âge ? Je mène ma vie comme bon me semble. Déjà qu'avec le surnaturel j'en ai perdu le contrôle alors je garde jalousement le peu de pouvoir qu'il me reste. Ce qui me déconcerte, c'est que ça n'a pas l'air de gêner Caracole . Mais il viens d'où ce mec à la fin ? Il me déconcerte totalement ! C'est un alien venant d'une autre planète, c'est pas possible autrement. Personne ne se laisserai sniffer aussi calmement. Sauf mon meilleur ami, mais lui c'est normal. C'est justement mon meilleur pote de la vie.

Non, ce n’était pas étrange. J’ai bien aimé… Je ne sais même pas pourquoi… Rien de ce que tu fais n'est étrange à mes yeux…

C'est décidé, il est vraiment bizarre comme gars. Personne de censé réfléchir et agir ainsi. Pourquoi est ce que j'attire les créatures les plus bizarroïdes du coin ? Entre les alphas, les wendigos, les araignées, les mentalistes et j'en passe, je me retrouve avec louveteau ayant jamais vécu de sa vie en société. Quel veine j'ai dis donc ! Et après qu'on ne s'étonne pas que j'ai des réactions étranges. Je recule de quelques pas, pour ne plus céder à une autre tentation. Une seule m'a suffit amplement aujourd'hui. Puis je vois le brun pencher la tête vers le sol, comme en proie à ses pensées avant de la relever. Aurait-il enfin compris que ce câlin surprise était étrange ? J'en doute fort, mais comme on dit, l'espoir fait vivre.

- Pourquoi je me sens bizarre et bien à la fois quand je suis avec toi Liam ? Je ne comprends pas ce qui m’arrive. Je ne peux pas dire que ça fait peur, vu que ça a l’air de me plaire. Tu peux m’aider à comprendre ?

Ok. J'ai tout faux. Le miracle, tu pourrais pas venir ici s'il te plaît ? J'ai besoin de tes services pour me sortir de cette galère dont j'ai moi même sauter dedans les deux pieds joints. Personne ? Vraiment personne pour m'aider ? Bande de lâche va ! Et je fais comment moi maintenant ? J'ai trois solutions. Soit j'opte pour un retrait stratégique à effet immédiat -à mes risques et péril-, soit je lui raconte un gros bobard digne des plus grand mythomane -tout en me souvenant que je suis pitoyable à mentir sous la pression-, soit je noie le poisson dans de grandes phrase tiré d'un magasine de psychologie. J'ai une légère préférence pour le troisième.

-C'est pas à moi de répondre à cette question. Seul toi peut la trouver.

Pourquoi ne pas tout simplement lui dire la vérité me demanderez vous. Et bien pour une raison toute simple. Son soit disant amour est factice. Je ne crois pas au coup de foudre. Ce n'est qu'une attirance qu'il confond entre future bonne amitié et future romance. Hé ho ! On est pas au moyen âge où tu rencontres ton prince charmant et que tu te marries le lendemain avec et lui fait deux gosses et demi comme le veux les statistiques au début du 21ème siècle. Il a beau pleurer, je suis intraitable, je ne répondrai pas à ses questions. Seul lui peut trouver la réponse. Non mais oh, comme si moi je connaissait les sentiments de chacun. C'est pas marqué Madame Irma sur mon front ! Déjà que j'ai du mal à traiter avec les miens, je vais pas m'embêter avec ceux des autres.

-Mouchoir... Attends, je vais te chercher des mouchoirs.

Profitons en pour fuir à toute allure. Comment ça ce n'est pas gentil de laisser un Caracole en larme tout seul ? Je tiens à signaler que je suis un gentil louveteau sociable. Avec un soupçon d’égoïsme sentimentale. On est pas tous parfait dans ce monde. Je n'ai jamais dit que j'étais bon à consoler les gens. Je sors hors de la chambre, courant dans les escaliers en direction du placard. Sautillant, je tente d'attraper la boite à mouchoir, qui est toujours mis en hauteur comme pour m'embêter. ¨Pas de ma faute si je suis de petite taille. A croire que ces étagères sont fait que pour les géants ! Un jour, je vivrai dans un maison de Hobbit, là au moins, je pourrais atteindre le haut de mes étagères.

Après un énième saut, je réussi à attraper cette fichu boite. Puis je reviens dans ma chambre, doucement. Je n'ai pas envie d'y revenir tout de suite. Pour lui dire quoi d'ailleurs ? « Désolé de ne pas vouloir t'offrir mon aide » ? Ça sonne terriblement nul si vous voulez mon avis. Et bien je vais faire comme d'habitude, la méthode de l'autruche. Il ne s'est jamais rien passé. Cette scène n'a jamais existé. On est deux potes qui ont une pyjama party et qui vont se goinfrer de sucreries toute la nuit en jouant à des jeux vidéos. Ouais on va appliquer ça à la lettre. Je respire un bon coup et entre dans la chambre en tendant la boite de mouchoirs.

-Tiens. Allez, sèche tes larmes. Faut pas pleurer pour si peu. Ma mère va penser sinon que je t'es maltraité ! Blaguais-je.

Tiens, en parlant d'elle, elle nous appelle de la cuisine. Vive l'oreille lupin pour ne plus l'avoir à s'entendre s’égosiller d'en bas. Nous descendons donc aller manger avant qu'elle ne décide que venir nous chercher par la peau du cou est une bonne idée. Les mères sont capables de tout ! Ne l'oubliez jamais. Nous quittons donc la chambre pour descendre en bas. Alors que Caracole s'attable, je mets brièvement le couvert pour quatre personnes. Tout à coup, ma mère sort de ce que je surnomme affectueusement l'antre des fourneaux de l'enfer avec, dans les bras, des plats bien remplies. Il faut dire qu'avec deux loup en pleine croissance, c'est le minimum vital d'avoir une abondance de nourriture.

-Attention. C'est chaud!

Je l'aide à mettre le repas sur le dessous de plats puis m'assois sur ma chaise. J'alterne du regard l'emplacement vide et ma mère pour savoir si oui ou non il rentre ce soir. Un hochement négatif de la tête de sa part m'informe que non, il est encore une fois de garde cette nuit. J'aurai du m'en douter. Après tout, il nous fait souvent un coup comme ça. Mais on ne peux pas dire que ce soit de sa faute si l’hôpital de Beacon Hill est en manque de médecin. Les temps sont dures et après les meurtres sans compter les catastrophes, les demandes n’affluent pas. Pourtant, ce n'est pas le boulot qui manque. Le prochain médecin qui passe dans la région, je le kidnappe pour qu'il remplace un peu mon beau père de temps en temps.

-Encore le boulot, c'est ça ?
-Désolé mon chéri. Il a une urgence.

Une urgence comme d'habitude. Il n'y a que ça dans la ville. Des catastrophes mortelles ! Et après qu'on ne s'étonne pas qu'il déserte la maison familiale. Il est toujours en activité pour soigner les gens H24 ! Hors de question que je vives avec un deuxième fantôme paternel. Déjà qu'il a du mal à m'acclamer durant mes matchs, c'est pas pour qu'en plus je ne le vois que trois fois par semaine maximum à la maison à cause de médecin en voie de disparition. Sauvez les médecins ! Bref, un peu déçu, bon carrément déçu qu'il ne soit pas présent, j'entame mon repas après qu'on se soit servi.  

Le silence est pesant. Oui je suis fâché qu'il n'est pas pu venir. On s'était promis de jouer aux jeux vidéos ensemble cette soirée. Heureusement que j'ai ramener en cours de route le brun sinon je serai en train de désespérer sous ma couette en ce moment même. D'ailleurs, en parlant de couette, va falloir que j'en prenne une autre. Elle pue une odeur différente de la mienne et en tant que loup, ça me dérange. Le sommeil, c'est sacré. On est le plus vulnérable à ce moment là, donc il nous faut être entouré que d'odeur familière et réconfortante. Certes le Caracole sens bon mais c'est tout. Ce n'est pas pour autant que je vais dormir avec toute la sainte journée. C'est ma mère, perturbée par cet insupportable silence, qui démarre la conversation.

-Alors mon petit, les études, ça se déroule bien ?

Ils bavardent ensemble à propos du lycée tandis que je poignarde mes haricots verts. Mon steak, je le garde pour plus tard. J'écoute d'une oreille distraite ma génitrice lui demander qu'est ce qu'il fera plus tard et une pensée fugace pour un certain ours bourru puant la friture et le miel me vient à l'esprit quand le mot cuisinier passe sur les lèvres. Dire que cela ne fait même pas une semaine que je suis parti de la ville pour Vegas accompagné de deux hurluberlus rencontré en cours de route. Ça fait bizarre d'y repenser maintenant. Comme prévu, ma fugue ne m'a pas causer de problème avec mes parents, vu qu'ils étaient déjà au courant. Et puis, ce n'est pas la première fois que je disparaît pendant plusieurs jours sans donner de nouvelles ou tout juste quelques sms par ci par là.

-Tu en a trouvé un, de petit travail ?

Dès que la réponse fut négative, j'hésite à me mêler de leur conversation. Est ce que le nounours m'en voudra trop si je lui colle à ses basques un louveteau naïf ? … Mais la tentation de le taquiner même à travers quelqu'un d'autres est trop forte pour y résister. Je ne sais pas s'il va recruter le brun mais cela ne m’empêche pas de le lancer sans remords dans l'antre de la bête. Après tout, une cuisine est une cuisine. Qu'il le fasse dans un fast food ou un restaurant cinq étoiles, je ne vois pas trop la différence derrière les fourneaux. Et puis quelque chose me dit qu'il sera convainquant le Caracole. Mentalement, je ricane des futurs jurons de Charlie à mon encontre quand il découvrira que c'est moi qui est envoyer le loup-garou se faire embaucher chez lui. Alors que les deux étaient en train de parler de restaurants, de cantine ou d'autres secteurs de stage, je m'impose en raclant au préalable ma gorge.

-Moi je connais quelqu'un si tu veux. Je sais pas s'il t'acceptera vu son caractère d'ours mal lécher mais ça vaux le coup d'essayer.



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MessageSujet: Re: Quand Héros rime avec Zéro (feat Caracole)   Jeu 7 Jan - 22:38

HRP:
 



  Un bon repas et ça repart  



 
Je me sentais bien dans ses bras. J’étais bien mais est-ce normal ? J’observe Liam s’écarter de moi, j’ai l’impression que cela ne l’est pas. Lui aussi est perdu et s’excuse. Pourquoi ? Il n’y a pas de problème ? Enfin je crois ? C’est normal non ? Si j’aurai détesté, c’est que ce n’est pas bien… Je regarde mon ami. Il s’écarte à nouveau, s’éloigne de moi et me demande si s’était pas étrange… Je lui réponds aussitôt pour ne pas l’inquiéter. J’ai bien aimé mais il semble être surpris par mes dires. Ai-je dis une connerie ? Pense-t-il que l’acte est étrange ? On ne m’a jamais pris dans les bras avant. C’est avec lui que j’ai connu cela en plus. Notre première rencontre au Stade, quand il s’est jeté sur moi. Là aussi s’était bien. Mais j’ai tout gâché… avec une phrase, comme maintenant ? Il trouve ma réponse étrange ?
 
Je le regarde dans les yeux, inquiet par sa réaction. C’est normal ce qu’on a fait non ? Sinon il ne l’aurait pas fait…
 
Je quémande de l’aide et cela aggrave les choses. Il ne sait pas quoi me dire. Il hésite je le sens mais ne dit rien. Je ne veux pas empirer les choses. Mes larmes coulent toutes seules, je ne les retiens même pas. Je dois comprendre par moi-même. Mais je ne comprends rien. Je ne sais même pas ce qui m’arrive. Pourquoi j’ai aimé ce qu’il a fait alors que ça semble le déranger ? Aurais-je dû trouver cela étrange ? Plus j’avance et plus j’ai de questions. Cela n’en finira jamais.
 
Mes larmes coulent toujours, elles me piquent les yeux. Je les frotte, tressaute. Liam me propose des mouchoirs. Il court en bas, s’éloigne encore plus alors que j’ai juste besoin de sa présence. Je me prends dans les bras, essaie de me calmer et récite ma phrase. Le nom de mes amis, de ma nouvelle famille.
 
— Liam, Stiles, Cahir, Andrew…
 
Parler de mes amis me remonte le moral. Je commence doucement à me calmer. Je respire plus facilement et Liam revient. Il n’entre pas directement à la chambre et réfléchit tout comme moi, mais surement pas pour le même sujet. Il met du temps à revenir. J’ai envie de l’appeler mais me retient. Il se rassure, arrive et me sort :
 
-Tiens. Allez, sèche tes larmes. Faut pas pleurer pour si peu. Ma mère va penser sinon que je t'es maltraité ! 
— Merci Liam.
 
Je reconnais une blague comme en fait parfois Stiles. Je tente de sourires et essuies mes larmes à l’aide du mouchoir, mais je n’ai pas le temps de les essuyer que le repas est là. La mère de Liam nous appelle, comme si elle entendait notre discussion. Je retiens Liam une seconde avant de partir manger, sentant le repas d’en haut. Haricot Vert.
 
— On va manger des Haricots ! J’aime bien.
 
Je descends jusqu’en bas, presque en courant. Je m’installe à table après avoir proposé mon aide. Mais, sous le refus de la mère de Liam (dont je ne connais toujours pas le nom) je m’assoie et sourie devant un Liam qui met la table.
 
-Attention. C'est chaud! Prévient la mère de mon ami.  
 
Je souris content et prêt à me régaler, quand Liam regarde sa mère pour savoir quelques choses. Un regard vers sa mère, et il est déçu. Pourquoi ? Je l’apprends vite. Je n’ose rien dire.
 
-Encore le boulot, c'est ça ? demande-t-il à sa mère.
-Désolé mon chéri. Il a une urgence.
 
Je regarde la mère de Liam, puis mon ami. Il semble désappointé, je dirais même contrarié. Il commence à faire la tête. Il apprécie son beau-père mais pas son absence. Liam est triste par cette absence. Qu’est-ce que je peux faire pour l’aider ? Je n’aime pas le voir dans cet état. Je le regarde, perdu dans mes pensées. Il broie du noir. Que faire ? Quand je vais mal, je me tais et laisse passer le tout. Je regarde Liam dépité de ne pas pouvoir parler avec lui. Je baisse les yeux dans mon assiette et commence à manger quand sa mère commence la discussion
 
-Alors mon petit, les études, ça se déroule bien ?
 
Vu qu’elle connait les études de son fils. Je pense qu’elle me parle. Je lui réponds, sans enthousiasme.
 
— Oui, ça se passe très bien les études. Je me suis fais plein d’ami. Je suis ici depuis un mois ou deux maintenant. Et je me suis fait plein d’ami. Dont votre fils.
 
J’arrête de parler…
 
-Tu en a trouvé un, de petit travail ?
— Non j’en trouve pas, j’aimerai bien travailler dans la restauration. J’aime bien cuisiner et faire de bon petit plat. J’espère pouvoir en faire goûter à Liam un jour. A vous aussi. Un ami a goûté et aimé. Il s’appelle Stiles. J’étais heureux…
 
Je ne rajoute rien, Liam vient de parler et je ne veux pas qu’il retourne dans sa tristesse. Il vient de nous parler.
 
-Moi je connais quelqu'un si tu veux. Je sais pas s'il t'acceptera vu son caractère d'ours mal lécher mais ça vaux le coup d'essayer.
— C’est vrai ? Tu veux bien me le présenter pour que j’apprenne un peu ? Il fait quoi comme cuisine ? J’ai envie d’apprendre plein de chose.
 
Mon cœur bat vite, j’ai l’impression qu’un de mes rêves va se réaliser. Cuisiner, même dans un bar, me plairait. Tant que je cuisine. Je suis heureux. J’observe mon ami un sourire aux lèvres. Je me retiens de me jeter sur lui pour le remercier.
 
— Liam tu es super ! Tu pourras me le présenter ? Tu crois qu’il m’acceptera ? Tu viendrais avec moi ? Comme ça je pourrais te faire goûter ma cuisine ?
 
Je me tais, laisse Liam me répondre. Je prends des haricots et mange un peu. Je commence à avoir faim. Mon ventre gargouille sous le sourire de la mère de Liam et de Liam.
 
— J’aurai du amener un gâteau pour vous faire goûter. Je pourrai vous faire le petit déjeuné aussi ? J’aime bien cuisiné… Désolé, je me répète…
 
Je regarde Liam, les joues rouges de honte d’avoir répété chaque mes envies. Je rougis aussi, car je vais faire goûter quelque chose à Liam. Je me demande s’il va aimer. Si je vais pouvoir faire la cuisine…
 
 
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Liam Dunbar

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MessageSujet: Re: Quand Héros rime avec Zéro (feat Caracole)   Jeu 28 Jan - 22:09





Whovien jusqu'au bout


Assassinant mes haricots dans mon assiette, j'écoute d'une oreille distraite les études que poursuit le louveteau. Comme d'habitude, mon beau père est pris par son travail. Je devrais pourtant le savoir vu que c'est toujours la même chose une fois sur deux. Sauf que je n'arrive pas à me séparer de cette boule de rage qui est coincé au fond de ma gorge. Je suis toujours relégué au second plan dès que ses devoirs de médecin rentre en compte. J'ai envie d'hurler cette injustice à m'en arracher les cordes vocales. Mais à la place, je soupire de dépit. Je n'accepte pas mais je n'ai pas le choix. Je fais avec c'est tout. Je peux quand même m'estimer heureux de le voir au moins tout les jours.  

Avoir des parents fantômes, non merci très peu pour moi. J'adore pourtant mon beau père mais il me manque terriblement. Mon père, lui... Oublions le. C'est très bien ainsi croyez moi. J'ai pas besoin d'un gars comme lui. Ma mère est déjà bien assez envahissante pour deux. A croire que se mêler de ma vie lui est vitale vu comment elle me bondit dessus, afin de me noyer sous des milliers de questions, dès que je pose un pied à la maison. Alors pas besoin de ramener sur le tapis ce crétin que j'ai rayé de ma vie dès qu'il a franchi la porte pour se barrer. D'ailleurs en parlant de parents, ceux de Caracole sont biens plus fantomatiques que les fantômes eux même.

A part son alpha Cahir, je ne connais franchement rien de lui. Je suis étonné de lui faire aussi facilement confiance pour l'inviter chez moi alors que je n'ai aucune information sur sa personne. Va falloir que je creuse dans cette direction si c'est un potentiel ami et peut être plus. Et pour ça, il n'y a qu'une solution, se salir les mains. Nan, pas dans le terme « viens que je trifouilles tes tripes à l'air », mais plutôt du genre s'impliquer en société avec lui. Comme si j'avais pas assez avec des créatures surnaturelles pour me retrouver par la suite das des situations improbables. Je sais que ça va se passer ainsi. Ça se déroule toujours comme ça. Toutefois, je suis trop sociable pour refuser un truc pareil. Et curieux aussi. Parfois beaucoup trop curieux pour mon bien.

L'air de rien, je propose à Caracole l'adresse d'un certain ursidé cuistot et donneur de baffes à ses heures perdus. Je sais que c'est un sacré risque que je fais mais j'avais promis de me venger de la dernière ballade en voiture. A cause de lui, je ne regarde plus de la même façon un simple mur. Mais bon, je ne suis pas là pour ressasser des souvenirs. Surtout ceux là. On s'est assez disputer pendant le voyage du retour pour refaire un flash back mental. Suspicieuse, ma mère m'interroge du regard pour savoir d'où je connais une tel personne. Regard que j'évite en fixant mon assiette. Oh, des haricots ! Comme c'est étonnant.  Oui je sais, je suis en train de peaufiner mon ironie. C'est en cours de progression !

-C’est vrai ? Tu veux bien me le présenter pour que j’apprenne un peu ? Il fait quoi comme cuisine ? J’ai envie d’apprendre plein de chose. 

Ah, la question piège. Il cuisine quoi le Charlie ? J'aurai bien dit une fricassée d'assassins de pacotille, du méchoui de mafieux et de la terrine de crétin avec un pistolet dans les mains mais je pense pas que ma mère appréciera mon humour. Même si en quelque sorte c'est pleinement la vérité. Déjà que je lui est pas dit pour mon escapade à Vegas... On est tous d'accord hein ? Officiellement je suis parti dormir à la belle étoile dans la réserve d'à coté afin de méditer sous des cascades  pour devenir le champion numéro 1 de Lacrosse en Californie. Je vais pas lui casser ses espoirs en déclarant que j'ai grimpé dans une carcasse de voiture avec deux adultes qui se dévoraient les amygdales pour aller me beurrer la figure avec une bille rose et de l'alcool dans un casino et finir par dévaliser les caisses de celle ci aux jeux. Le coup de la méditation et de l’entraînement marche à tout les coups de toute façon.

-Euh. Bin... Il cuisine quelque part dans la ville ! Dis-je en haussant les épaules.

C'est pas comme s'il existait différents domaines culinaires hein ? Quand tu cuisines, tu sais cuisiner. Faut pas aller chercher plus loin. De toute façon, c'est pas comme si ne pas connaître tout de suite la spécialité de l'ursidé dérange au louveteau vu comment son cœur bat la chamade. Il va très vite apprendre que l'ours est un cas à part dans la culture culinaires. Il va très vite déchanter le Caracole. Ou peut être pas. Il verra bien par lui même. Pour l'instant je n'ai pas envie de le faire redescendre de son nuage de joie. Il est tellement heureux qu'il répète plusieurs fois la même chose. Et aussi à deux doigts de me sauter dessus malgré la table qui nous sépare. Je ne sais pas si c'est un bon point ou non sur ce coup ci.

-Liam tu es super ! Tu pourras me le présenter ? Tu crois qu’il m’acceptera ? Tu viendrais avec moi ? Comme ça je pourrais te faire goûter ma cuisine ? J’aurai du amener un gâteau pour vous faire goûter. Je pourrai vous faire le petit déjeuné aussi ? J’aime bien cuisiné… Désolé, je me répète… 

Ah, au moins il le constate lui aussi qu'il radote comme un petit vieux. A cet âge, c'est dur. Qu'est ce que ça sera dans quelques années.... J'ose même pas imaginer pour ma pomme alors la sienne. Enfin bref, le lycéen bifurque la conversation sur la cuisine et le fait d'être venu les mains vides. Quoi ?! Faire mon petit déjeuner ? Mais on est pas marié ni en couple que je le sache. C'est un truc qui se fait après une nuit de débauche non ? Genre je te remercie pour la nuit c'était sympa. Franchement, je ne pensais pas jusqu'à là que Caracole était ainsi. Moi qui le pensais aussi pur que de la neige et incapable de faire de tel sous entendu, j'en tombe des nues. Caracole est un pervers caché ! J'en crois toujours pas mes oreilles. Je lui réponds quoi maintenant ?! Je peux même pas supplier ma mère du regard vu comment elle pouffe de rire tel une baleine. Qu'on me viennes en aide !

-Ah, euh... Oh mais c'est pas l'heure du dessert ? Je reviens tout de suite !

J'ai pris l'option qui me semblait la plus raisonnable. Même si celle ci me fait passer pour un froussard. Je quitte précipitamment ma chaise et me dirige vers la cuisine, les joues rouges, sous les rires de ma mère. Traîtresse à ta propre chair ! M'abandonner dans une tel situation, c'est... C'est pas bien ! Je devais lui répondre de quel manière ? Prendre mon plus beau sourire et lui dire que je ne suis pas une date facile qui écarte les cuisses pour un petit déjeuner ? Si j'ai mal compris ses intentions, je me serais mis direct dans une honte sans nom. Allez, respire un bon coup et rapporte la mousse au chocolat.

J'ai juste à prendre le plat, l'apporter sur la table, me servir dans un bol et ne pas penser à tout ce que je pourrais faire avec de peu orthodoxe. Et surtout, point important, éviter de distiller mes hormones de luxure dans toute la pièce. Zut. Raide comme un piquet, je reviens à ma place d'origine, un sourire crispé sur les lèvres, pensant à une image bien glauque pour éviter d'avoir certains inconvénient dan une zone au sud de la ceinture. J'entame ainsi le reste du repas sous le regard interrogateur et perdu de Caracole et celui moqueur de ma génitrice. Oh que c'est drôle de me voir, moi, l'illustre vantard puant la confiance en soi en mode roi des bourdons devenir un timide garçonnet ne pouvant même pas dire un mot cochon sans bégayer minimum dix fois.

Après que le dessert soit terminé, ma mère nous pousse à faire une ballade digestive autour du pâté de maison. La raison qu'elle donne est que nous ne soyons pas dans ses pattes pendant qu'elle débarrasse. La connaissant, c'est surtout pour nous laisser tout les deux seul à seul dans des coins noirs afin de me questionner plus tard. Questionner est un bien grand mot pour cet interrogatoire que je risque de subir. Elle me tirera plutôt les vers du nez. C'est ainsi que nous marchons dans les ruelles presque désertes à cette heure ci de mon quartier résidentiel. A part Monsieur « Crâne d'oeuf » qui promène son caniche afin d'espionner ses voisins, il n'y a personne d'autre aux alentours pour l'instant.

Le silence qui normalement devrait être paisible à cette époque ci est pesant. Je ne sais pas comment aborder la conversation depuis ma fuite vraiment pas subtile. J'ai jamais dit que discrétion était mon deuxième prénom ! Plusieurs fois j'essaye de commencer un sujet de discussion pour refermer mon clapet aussi sec sans avoir pris parole. Je fais quoi ? Je m’excuse, je fais comme si rien ne s'était passer, je vais à mes risques et péril dans une conversation qui risque de mal tourner ? Pour la premier fois, je suis rempli d'incertitude sur mon comportement à adopter. Après intense réflexion, une discussion à cœur ouvert s'impose.

-Vu qu'on est tout les deux seul, soyons franc. Selon ta réponse, il se pourrait que tu brises à jamais notre début d'amitié ou peut être le transformer. Tout dépend de ce que tu vas dire. Dis-je d'un air grave.

Petit moment de suspense pour le faire bien flipper dans ses baskets. Comme ça je suis rancunier ? Bon ok, je suis en train de me venger du coup du repas où j'ai du précipitamment quitter la salle/ Et alors ? J'ai bien le droit de m'amuser à le titiller. C'est ma marque de fabrique je vous le signale. Regarder le, le petit louveteau qui panique à l'idée de mal répondre. Allez, posons lui la question avant qu'il ne défaille dans mes bras.

-Quel est ton docteur favori, son compagnon que tu préféré et ton épisode favori?

Ah ! Personne ne s'attendait à celle là hein! La preuve, Caracole à l'air complètement perdu face à mes questions. Pourtant tout le monde sur cette planète connaît le Docteur Who. C'est la série culte de ce siècle. Celle dont je suis secrètement fan à un tel point que j'ai plusieurs goodies à son effigie et un poster dédicacée avec photo. Je sais, c'est difficile à croire mais le sportif accro aux compétition que je suis est un whovien. Je ne le proclame pas haut et fort mais seul mon meilleur pote connaît mon plus grand secret de l'univers. Ça y est, c'est dit. J'ai faillit le dire avant que la mort ne me prenne à vive allure face à un mur mais c'est en pleine rue, devant un lycéen qui ne sait pas quoi répondre que je révèle mon terrible secret.  

Quand Caracole m'informe qu'il ne comprends pas ce que je raconte, un doute s'installe dans mon esprit. Ne me dites pas qu'il vient de commettre un tel sacrilège. Il n'a jamais vu un seul épisode du docteur et ne connaît même pas son existence ?! C'est plus un sacrilège là, c'est une hérésie ! Vite, il faut que je le remette sur le droit chemin avant qu'il ne soit trop tard. Je sauverai cette pauvre âme égaré pour l'initier aux séries télévisées et aux films incontournables. Toute une éducation à refaire !  Choqué par ces propos, je reste plusieurs minutes figé sur place à tel pont que le blond passe une main devant mes yeux pour savoir si je suis toujours présent mentalement sur terre.

-Nan... C'est pas possible. Tu dois connaître. Tu dois forcément connaître Docteur Who. Je ne peux pas accepter le contraire. Je peux pas. Faut faire quelque chose. Je peux pas accepter ça.

Remis partiellement du choc, j'attrape Caracole par la manche et le tirer à toute vitesse vers la maison pour le coller d'office à mon ordinateur. On a une longue soirée de remise à niveau en perspective. Un ami digne de ce nom et de ce prestigieux titre que je lui accorde se doit de connaître ce que j'aime. Même s'il faut passer toute la nuit devant un écran faire un marathon Whovien jusqu'à qu'on s'endorme tout deux l'un sur l'autre dans un câlin lupin, ivre de fatigue et la tête pleine d'aventure fantastique. Tout ça sous le regard tendre de ma mère qui nous dépose une couverture afin que l'on ne prenne pas froid et 'oubliant pas d’immortaliser sur papier glacé une trace de ce câlin non prévu.



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MessageSujet: Re: Quand Héros rime avec Zéro (feat Caracole)   Dim 7 Fév - 23:11



 Liam s’endort dans mes bras ? Pourquoi j’aime bien le sentir contre moi ? 



 
Liam m’offre le plus beau des cadeaux : une semaine entière dans une cuisine. Et, même s’il ne me parle pas de la spécialité du lieu – cuisine rapide, familiale, raffiné, pourris – je suis l’homme le plus heureux du monde. Je sens mon cœur bondir dans ma poitrine. C’est étrange. Liam arrive toujours à me rendre heureux, rien qu’en parlant, qu’en étant là avec moi. Je lui souris, et trop joyeux, lui propose quelques choses qui le rendent mal à l’aise. Pourquoi rougit-il ainsi alors que je lui propose simplement de lui faire son petit déjeuné, lui faire plaisir avec tout ce qu’il a fait pour moi ? Est-ce mal ? Je ne pense pas… Enfin, je ne suis pas doué dans les relations…
 
Je me tourne vers la mère de mon ami qui rigole. Se moque-t-elle de Liam ?
 
-Ah, euh... Oh mais c'est pas l'heure du dessert ? Je reviens tout de suite !
 
 Il part, tout en parlant du dessert, alors qu’il n’a même pas fini son assiette. Pourquoi ? Je m’inquiète pour lui. Je m’apprête à me lever pour aller rejoindre mon ami, et m’excuser, quand sa mère me retient. Elle me fait comprendre que je dois rester là. Je baisse la tête, déçu et triste. Il me rend heureux et je trouve le moyen de faire l’inverse ?
 
— Madame, j’ai fait une bêtise ? Je voulais pas faire du mal à Liam.
 
Je regarde par terre inquiet par ce qu’il se passe, ce qui fit rire encore plus la mère de Liam, même si je crains qu’elle n’est pas aimée le « madame ». Je me retiens de respirer un instant, comme si j’ai fait la pire des erreurs. Mais, son retour me rassure. Il semble toujours mal à l’aise. Droit comme un arbre (le plus beau des arbres et celui qui sent le mieux…) Euh ? Pourquoi je dis cela ? Normal qu’il s’inquiète.
 
Je n’ose rien dire et observe mon ami de temps à autre. Qu’ai-je fait ? Pourquoi il ne me parle plus. Je le regarde et dès qu’il m’observe à son tour j’évite ses yeux. Je ne souhaite plus lui faire du mal. Je n’aime pas voir les gens comme ça, même si j’adoré le voir rougir, comme cela. Il est encore plus… Je ne sais pas. Il est encore plus intéressent qu’il ne l’est habituellement ?
 
Je me jette sur le dessert qu’il vient de porter, et le déguste avec joie.
 
— Vous cuisinez bien !
 
Le dessert terminé, je pose mes couverts sur la table et m’apprête à débarrasser la table, pour aider la famille quand la mère de Liam nous ordonne de sortir pour la laisser seule. Une promenade pour digérer. Un moment pour tenter de me faire pardonner, mais comment ?
 
A peine sorti, je sens le vent souffler faiblement sur nous. Un fin courant d’air qui me fait frissonner à cause du froid. Sans attendre, nous débutons notre promenade dans la rue simplement illuminé par les lampadaires. Autour de nous, le peu de monde qui se balade, semble plus s’intéresser à ce qui se passe autour d’eux qu’à la promenade. Je ne fais pas attention à eux. Ils sont sans intérêt. Seul Liam compte à cet instant. Je m’approche un peu de lui. Habituellement, je suis un bavard, mais là, je n’arrive pas à parler. J’observe simplement mon ami et attend pour ne pas faire une nouvelle boutade. J’espère qu’il entamera la discussion, mais lui aussi ne sait pas quoi dire. J’ai peur. Pourquoi il ne dit rien ? J’ai vraiment fait quelques choses de mal ? Liam parle-moi s’il te plait.
 
 Je ferme mes yeux, soulagé, quand il ouvre et ferme la bouche, comme s’il cherche ses mots et les trouve enfin. Des mots qui m’inquiètent. Je ne bouge plus. Pourquoi me dire cela ?
 
-Vu qu'on est tout les deux seul, soyons franc. Selon ta réponse, il se pourrait que tu brises à jamais notre début d'amitié ou peut être le transformer. Tout dépend de ce que tu vas dire.
 
Je regarde mon ami, panique comme un fou. Je sens une chaleur désagréable me prendre. Que répondre à cette question ? C’est quoi la question ? Il ne me veut plus comme ami ? Il veut partir et m’oublier ? Il laisse du temps avant de poser la question, ce qui m’inquiète encore plus. Il réfléchit à comment dire qu’il partait ?

-Quel est ton docteur favori, son compagnon que tu préféré et ton épisode favori? 
 
La demande me surprend. Je ne la comprends tout simplement pas et n’ose même pas lui dire que je ne connais pas. Si ne pas connaître est la mauvaise répondre, je ne veux pas le dire. C’est quoi le docteur ? Pourquoi j’ai été enfermé chez moi sans tv ou ordinateur (sauf pour les cours). Que faire ? Je le regarde. Mon cerveau fonctionne à toute vitesse. Je tremble. J’ai de plus en plus chaud. Mes yeux deviennent lourd, j’ai envie de pleurer. Je ne veux pas le perdre.
 
— Je sais pas de quoi tu parles. Liam me laisse pas, s’il te plait…
 
La sentence est faite, je viens de lui avouer mon ignorance à sa demande. Que va-t-il faire maintenant ? Je n’en sais rien et cela m’inquiète. Il reste figé pendant un long moment.
 
— Liam ?
 
Je bouge une main devant ses yeux, l’ai-je fais beugué avec ma réponse ?
 
— Je suis dés…
 
Je ne finis pas ma phrase. Liam me surprend encore et ne compte pas me laisser tomber ainsi.
 
-Nan... C'est pas possible. Tu dois connaître. Tu dois forcément connaître Docteur Who. Je ne peux pas accepter le contraire. Je peux pas. Faut faire quelque chose. Je peux pas accepter ça.
 
Soulagé, je respire calmement, mon corps se remet des émotions faites par mon ami. La peur me quitte petit à petit. Je me laisse faire quand Liam m’attrape le bras et m’amène rapidement chez lui. Je cours à la même vitesse que lui, pour ne pas tomber et l’amener dans ma chute. Il m’installe alors à ses côtés, allume son ordinateur et me pose devant sa série. Doctor Who. Une série avec un docteur dans une boite bleu. Au début je trouve cela étrange, mais plus les secondes passent, plus la série me plait. J’adore même. Je commente tout ce que je vois avec Liam. Lui parle de tout, même de ceux qu’il connait, ceux que disent les acteurs. Là, le docteur est avec une blonde, dans un centre commerciale et lutte contre des mannequins. L’homme est un peu foufou. Il me rappelle Stiles à certain côté, et Liam a d’autre. Le temps passe, tout comme les épisodes. La saison une se termine, et le docteur disparaît, remplacé par un niveau. Je ne sais pas ce qui se passe.
 
— Ils l’ont tué ? Qu’est-ce qui se passe…
 
La nuit avance doucement. Je commence à bâiller. Je n’arrive plus à me retenir, et Liam me suit assez vite. Sans savoir pourquoi, il s’endort dans mes bras. Je m’allonge sur le sol, et ferme doucement les yeux. J’entoure mon ami de mes bras, comme pour le protéger.
 
A cet instant, juste avant de m’endormir, un petit sourire s’affiche sur mon visage. Je suis heureux. Plus heureux encore qu’avec la proposition de m’accompagner au restaurant. Je ferme les yeux sous l’image et essaie de la garder en mémoire pour toujours. Je ne veux pas perdre ce moment… Liam aussi semble heureux. Je m’endors est oublie tout. La seule sensation qu’il me reste en mémoire, comme un rêve ou un cauchemar est un touché sur mon front, comme si on m’avait collé quelques choses dessus.
 
****
 
Je me réveille le lendemain. Liam, toujours dans mes bras, dort comme une souche. Devant moi, je vois une sorte de bande rouge tomber, mais je n’ose pas bouger de peur de le réveiller. Pourtant, sa mère ne souhaite pas voir son fils entre mes bras. Elle entre dans et réveille Liam d’une manière peu gentille. Un bon petit cri. J’ai l’impression qu’elle désire voir la réaction de son fils, quand il verra qu’il est dans mes bras.
 
— Debout Liam, je crois que ton lit à besoin de se dégourdir.
 
Lit ? Pourquoi dit-elle que je suis un lit ? Bizarrement, la phrase rentre est sort de ma tête. La seule chose qui compte à mes yeux est d’avoir vu le sourire de Liam. Sourire qui risque de disparaître au souvenir de ce qui s’est passé la dernière fois qu’il m’a pris dans ses bras… Pourtant, je ne peux m’empêcher de lui dire, d’une voix calme et douce :
 
— Salut Liam !
 
Je suis tout rouge, et la chaleur d’hier commence à revenir, même si celle-là est moins désagréable. Elle est même différente… Liam me transforme-t-il ? Me fait-il découvrir de nouvelle chose ? Je ne sais pas. Je ne comprends toujours pas ce qui se passe…
 
— Qu’est-ce que je dois faire ! sors-je sans le vouloir.
 
 
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MessageSujet: Re: Quand Héros rime avec Zéro (feat Caracole)   Mar 23 Fév - 22:57





Mal réveillé


La vie chez un adolescent lambda n'est pas très compliqué en soi. Être populaire, rester à la mode, se tenir au courant  des dernières actualités et faire un peu comme tout le monde. Certains y arrivent mieux que d'autres. Cependant, je ne pensais jamais au grand jamais tombé sur la seule exception à cette règle de la planète. Là devant moi, se trouve le seul adolescent n'ayant aucune culture propre au jeune de nos jours. Sérieux, qui n'a jamais entendu parler du Docteur ou bien même d'une autre série télévisée. Il connaît même pas bob l'éponge ! Un drame, je vous le dis !

Plusieurs choix se proposent à moi en cet instant. Mais j'hésite sur lequel à adopter. Réponse A, je lui fait une révision totale de ses connaissance ou au moins le minimum vital. Réponse B, je rigole à cette farce de mauvais goûts pour ne pas le vexer. Réponse C, je le plante là et cours en direction de chez Stiles pour faire plus d'ample recherche sur cette exception. Réponse D, la réponse d. Ma foi, j'aime particulièrement la dernière. Certes elle ne veut rien dire mais c'est là toute l'astuce de la réponse. Toutefois, ma logique reprends les rênes et décide qu'il est intolérable qu'une tel ignominie puisse exister en ce moment même.

Il est de mon devoir de réparer cette terrifiante erreur de jeunesse.  C'est pour cette raison que je prends le bras de Caracole et le tire à ma suite. Vif comme l'éclair, je cours à vive allure en direction de notre point de départ et plus précisément dans ma chambre, devant mon ordinateur. Un petit tour sur Netfix s'impose urgemment. Certes, le louveteau pue l’incompréhension par rapport à ma réaction légèrement exagéré mais c'est pour son bien. C'est donc pour cela que je le traîne derrière moi, tel un cerf volant ou un poids mort. Au choix. Hm... Le cerf volant m'a l'air plus adéquat sachant qu'il touche rarement terre.

Entrant brusquement chez moi, je laisse la porte d'entrée ouverte sous les protestations de ma mère et dévale les escaliers à toute vitesse pour atteindre ma chambre. Ensuite je le pousse en direction d'un des poufs, attrape mon ordinateur qui m'attends patiemment sur mon bureau et l'allume tandis que je prends place à côté du blondinet. Asseyez vous confortablement, notre soirée télévisée va commencer par la série la plus extraordinaire et aussi ma favorite pour ce mois ci, j'ai nommé le Docteur. Oui, je change de série comme nous changeons de mois et alors ? Ils y en a tellement de formidable et qui vous prennent au trippes que j'arrive pas à me décider.

Ça aurait pu être une histoire d'adolescents loups-garou dans une petite ville sans problème auparavant, mais non. Là c'est un gars avec un tournevis sonique dans une cabine de police bleu plus grande à l'intérieur qu'à l'extérieur. Je commence donc la première saison avec la chère Rose Tyler. Pas ma saison préférée, voire la pire à mon goût mais il y a le célèbre Jack Harckness dedans donc ça compense la médiocrité du jeu d'acteur du neuvième docteur. Enfin bref, j'ai compris. Je me tais et apprécie en silence les épisodes. Et surtout évite de baver sur la jolie Rose avec son sourire étincelant. Qu'est ce que je la kiffe en mode Bad Wolf plus tard ! Mais chut, je vais spoiler si ça continue et ça risque d'être moche pour une première découverte.

Prenant mes aises et malgré ma petite taille, j’envahis facilement la moitié du siège que je suis obligé de partager. Je souris même à l'arrivée du Captain Cupcake comme certains le surnomme. Plus les épisodes défilent devant mes yeux, plus la fatigue de la journée me prends. Morphée n'est pas très loin. Si proche que je m’assoupis quelques secondes plus tard, avant que ne s’enclenche la régénération dans le dernier épisode. M'en fichant complètement de mon compagnon de sommeil, je m'étale comme je le désire dans ma chambre. Compagnon un peu trop chaud à mon goût, s'étant transformer en bouillotte qui se colle façon koala.

Avec tout ceci, ma mère en profite pour rajouter une couverture sur nous durant notre sommeil. Je vais mourir de chaud . J'ai survécu à tous, goûter la chaleur du désert durant mon voyage à Vegas et pourtant, je vais décédé déshydrater dans un lit sous une couverture devenu sauna. A part si c'est la honte en apprenant demain matin que ma mère a immortaliser ce câlin en image qui m'achève. J'hésite entre l'un de ces deux moyens. Ce qui est sûr, c'est que je ne survivrai pas totalement à cette nuit là !

Des rayons de soleil agressent mes pauvres rétines alors que mon cerveau est encore plongé dans les limbes du sommeil. Grognant, j'enroule la couverture autour de moi, me protégeant ainsi du soleil. Non, je ne veux pas me réveiller. J'ai besoin de mon quota de sommeil de beauté ! Toutefois, un inconscient ose tenter de me sortir de là. Tremble de terreur naïve créature, je vais te châtier de ta témérité, toi qui ose interrompre mon sommeil divin ! Même mon grognement d'outre tombe ne fait pas reculer la personne m'irritant les oreilles et me secouant. Faut que je mords les yeux jaunes enclenchés ou le balance par la fenêtre ou quoi ce malotru qui perturbe ma matinée flemmarde ?

Je sais pas pour vous mais pour moi, la grasse matinée c'est sacré. Même mes parents et mon meilleur ami savent qu'ils ne faut pas m'adresser la parole le matin avant que je n'émerge correctement devant mon café. Et encore. Quelque fois c'est la deuxième heure de cours le matin. Oui, je ne suis pas du matin. Mon réveil pourra vous le confirmer. Enfin, de ce qu'il en reste tout du moins. C'est la première victime de mon réveil forcée à chaque bruit strident qu'il émet. Le deuxième est mon oreiller que je balance à ma mère quand elle vient ouvrir ma porte pour tenter de me réveiller.

Debout Liam, je crois que ton lit à besoin de se dégourdir.

Je grogne un marmonnement incompréhensible même pour des oreilles lupins et me cache sous mon oreiller cette fois ci alors que mes yeux clignotent d'or. J'use de la méthode de l'autruche imaginant stupidement que cela puisse marcher. C'est très mal connaître ma mère et surtout mon compagnon de nuit qui viens à son tour m'embêter. Mais zut à la fin ! Peuvent pas déguerpir ailleurs voir si l'herbe du champs d'à coté est plus verte ?! Je veux être en paix et dormir ! Moi dodo ! Ouste, du vent! Sinon je sors mes griffes et vous sors moi même de force hors de ma chambre.... Mais cela veux dire que je dois quitter ma cachette. Galère dès le matin...

-Salut Liam !

Bye-bye. Liam est absent ce matin. Alors la ferme et hors de ma vue en silence. Je suis frustré de ne pas pouvoir tranquillement récupérer la moindre miette de sommeil à cause d'eux. Les sourcils froncés et me frottant les yeux, je lève la tête hors de dessous de mon oreiller puis de ma couverture pour incendier le gugusse qui parle à voix haute et essaye de me faire partir de là. Néanmoins mes yeux s'arrêtent devant l'horloge, regardant fixement les chiffres affichés dessus. Il est trop tôt pour moi. Beaucoup trop tôt. Revenez dans trois heures s'il vous plaît. Pour ma part, je repars dans le monde des songes.

Sans attendre, je replonge sous ma couverture, grognant encore une fois sur caracole qui bouge à coté de moi. Crotte, il va faire rentrer de l'air froid et faire du bruit ! Pas bouger le louveteau. On fait semblant que ma mère n'est jamais venu dans ma chambre et on se rendors peinard, oubliant l'heure qu'il est. Cependant ma cachette m'est retirer d'un coup et on m'oblige à me lever sous les reproches orales d'avoir veiller trop tard devant un écran. Pffff... Tel un escargot narcoleptique, je bouges doucement mes muscles pour m'étirer et baille à m'en décrocher la mâchoire. Puis je me lèves avec lenteur et traîne des pieds pour rejoindre la salle de bain, laissant le blond en plan.    

C'est le matin je vous rappelle. Alors pas trop vite et aucune conversation avec moi tant que je n'ai pas bu une seule goutte de caféine. Ou de chocolat chaud. Enfin bref, une des deux boissons chaudes qu'on m'aura laisser. Dans le brouillard, je manque plusieurs fois de me prendre un mur ou la porte et trébuche même dans le vide. Je déteste les matins. M'ayant préparer à la vitesse la plus minimale, je rejoins ensuite la cuisine et m'affale sur la table, l'arrière train poser sur une chaise. Café... Caaaaafééééé ! Soudain, une tasse pleine se pose devant mes yeux entrouvert. Alléluia ! Boisson miracle est de retour comme chaque matin.

Je la déguste sous les ricanement de ma mère qui explique que mon comportement est tout à fait normal et habituel. Au loin, je sens du bacon et des œufs en train de cuire. Le petit déjeuner arrive. Comme pour affirmer cette information, mon ventre gargouille dans un horrible bruit. Distrait, j'entends les deux autres discuter dans la cuisine tout en préparant le repas du matin avec comme fond sonore, la radio allumée. Tout à coup, le présentateur signale le flash info qui débute toujours à heure pile.
…............
…...........

Attendez, il est vraiment cette heure ci ?! Oh mon dieu ! Par tout les saints et les oreilles de Bouddha ! Je suis en retard. En méga retard. Que dis-je en super méga retard !  Pourquoi on ne m'a pas prévenu plus tôt ?! J'avale en vitesse ma boisson, grimpe les escaliers quatre par quatre, m'habille vite fait et redescends tout aussi vite. Puis je déboule dans la cuisine, embrasse sur la joue ma mère et sur le coin des lèvres Caracole avant de prendre mon carnet dans le tiroir du meuble et partir aussi sec. Je met mes chaussures puis me rappelant d’avoir oublier un truc, j'attrape un post-it pour marquer l'adresse de l'ursidé soi disant cuistot.

A part faire des terrines de méchants, distribuer des baffes et traquer à des kilomètres l'odeur de miel, je doute de ses compétences culinaire mais bon. Je refait demi-tour, colle le post-it sur le front du blondinet gelé sur place pour je ne sais quel raison et les ré-embrasse sur la joue en leur redisant au revoir et en piquant quelques pop-tarts pour la route. Puis sorti de la maison, j'enfourche mon vélo pour rejoindre mon rendez vous prévu dans... Deux minutes ?! Bon sang, comment j'ai fait pour oublier ainsi mon rendez vous mensuel et obligatoire chez le psy. Tout ça juste pour qu'il constate mes progrès face à mon TEI et prouver que je ne suis pas dangereux pour la société. Laissez moi en rire.

Sérieux, je suis un loup-garou qui se contrôle à moitié et qui fait des crises de colère pour n'importe quoi. Évidemment que je suis dangereux ! C'est avec cinq minutes de retard que je m'installe enfin dans la salle d'attente. Je reprends mon souffle, me rappelant des événements avant que je parte à toute vitesse hors de la maison. J'ai bien transmis l'adresse de Charlie Crowley à Caracole, pris ce que j'avais besoin pour ma consultation et embrasser deux fois sur le bord des lèvres le louveteau.....

Quoi ?! J'ai fait ça ? Oh mon dieu ! J'ai bien fait ça. Tuer moi, achever moi, donner moi de l'aconit! J'ai failli carrément embrasser mon naïf et innocent ami. Enfin on est ami je crois. On va dire que oui vu que comme il a dormi chez moi ce n'est plus une simple connaissance. Mais là n'est pas le problème. J'ai failli l'embrasser ! Je gémis d'impuissance et rougis de honte couvrant mon visage de mes mains et me recourbant sur moi même assis sur un siège. Je vais me liquéfier de gêne. Laissez moi donc brûler de combustion instantanée s'il vous plaît. Zut et crotte, je m'en fiche de radoter comme une vieille. J'ai failli embrasser Cara sans le vouloir !

Mon premier baiser faillit partir ainsi. C'est un scandale, une honte, une ignominie, un désastre ! Normalement mon premier baiser est réserver à celui ou celle que j'aime dans un cadre romantique. Enfin, celui.. J'en sais rien. Je ne me sens pas gay ni bi. Je me suis toujours prétendu hétéro. Faut dire que les relations amoureuses, je n'y est pas du tout réfléchi, préférant me jeter à corps perdu dans le sport pour canaliser mon agressivité et ma maladie mentale. mais je n'aurai jamais penser risquer de le perdre dans une tel situation. Pas à la va-vite dans une cuisine parce que j'étais mal éveiller et en retard. Surtout pas comme ça. Comment je vais faire pour rattraper un truc pareil maintenant !

-Bon sang, s'il se met pas à imaginer des choses entre nous, ça tiens du miracle. Sérieux, achevez moi ! Gémis-je entre mes mains.



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Caracole O'brien

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MessageSujet: Re: Quand Héros rime avec Zéro (feat Caracole)   Sam 27 Fév - 21:00



Étrange réveil




— Liam ?

Je bouge la tête de gauche à droite, inquiet du manque de réaction de mon ami. Que lui arrive-t-il ? Il ne me répond pas, obnubilé par autre chose. Ma réponse sûrement. Je lui ai affirmé que je ne connaissais pas son Doctor Who, qui, au vu des battements de son cœur, devait être quelque chose qui lui plaît plus que tout. Mais comment aurais-je pu le connaître ? Depuis ma plus tendre enfance, je ne fais que bouger et, les moments où je me posais, je m’entraînais aux combats ou étudiait un minimum. L’absence trop prolongée m’inquiète. Je dois le réveiller ! Mon cœur bat fortement à cause de l’idée que j’ai en tête.  

Je m’apprête à lui toucher l’épaule quand il me devance. Juste après, sans rien dire, il me traîne derrière lui, me conduisant sûrement chez lui. Il court sans s’arrêter, sa main fermée sur mon bras. Je tente de ne pas me faire traîner comme un boulet et souris en observant ses doigts serrés. Je reste un instant sur sa main. Pourquoi ce contact m’intéresse-t-il autant ? Pourquoi m’a-t-il pris par le bras ? Qu’a-t-il prévu de faire ? Pourquoi réagit-il ainsi ? Je ne comprends pas mon ami, mais je lui fais confiance et me laisse conduire.

Mon ami n’est plus bloqué et a une idée en tête – je commence à connaître certaines de ses expressions. À quoi pense-t-il ? J’aimerais savoir ce qu’il veut, mais ne demande rien ; j’attends qu’il réalise son idée, toujours ce sourire aux lèvres. Liam, je ne sais pas pourquoi, mais je me sens en sécurité avec toi… pensé-je.

Devant chez lui, il ouvre la porte à la volée et entre sous le regard mécontent de sa mère. Elle essaie de faire ferme la porte à Liam, mais n’y arrive pas. Je la regarde, mon sourire toujours aux lèvres. Il monte les escaliers et m’installe sur un pouf. Je suis à côté de son lit. Liam ne me regarde toujours pas et prend son ordinateur pour me rejoindre.

Je lui souris et comprends enfin ce qu’il a en tête. Il veut me faire découvrir sa série. Mon cœur bat vite, suivant ceux de mon ami. Je vais connaître une autre de ses passions. Les premières images apparaissent justes après. Liam en profite pour s’étaler et prendre le plus de place possible. Dans l’épisode, on voit une jeune femme parler avec sa mère. Puis, un homme étrange apparaît…

Les épisodes défilent, tout comme les génériques. J’observe la série avec un intérêt grandissant, jusqu’au dernier épisode. Par moments, j’entends, par mégarde, les battements de cœur de Liam. Surtout quand la fille s’approche et quand le capitaine Harkness arrive dans la partie.

Mon ami fatigue, il s’endort assez vite et je le suis, un sourire aux lèvres, laissant l’ordinateur se mettre, tout seul, en veille.

Peu habitué à dormir avec quelqu’un à mes côtés, mon corps réagit seul et s’approche de mon ami. Je me colle à lui, tout simplement. Étant tous les deux loups-garous, la chaleur est intense et, même si dehors il neigeait, je pense que le froid n’existerait pas. Et la couverture que rajoute la mère de Liam n’arrange rien.

Pourtant, je ne peux m’empêcher d’aller bien, la chaleur me dérange bien sûr, mais pouvoir être avec un ami, une personne importante pour moi, change la donne. Même le flash d’un appareil photo n’arrive pas à me réveiller. Je dors bien.

Mais les bonnes vieilles habitudes prennent le dessus, je me réveille à l’aurore sans un bruit. J’ouvre les yeux, sens la transpiration autour de nous. Je ne bouge pourtant pas. À côté, Liam continue de dormir comme une bûche. Je referme les yeux et attends, sans réussir à me rendormir. Le soleil est levé, Liam bouge un instant. Liam tente de s’accaparer la couverture. Il se l’entoure autour de lui et grogne un instant. Il ne désire pas être réveillé. Il pousse un cri, tel un loup en pleine nuit, pour qu’on le laisse tranquille. En même temps, j’ai senti la présence de sa mère. Elle s’approche de nous et tente de le sortir de son abri.

Debout, Liam, je crois que ton lit a besoin de se dégourdir.

J’observe et écoute mon ami grogner sous les paroles de sa mère. Il se protège sous son oreiller. J’ai vu ses yeux clignoter en jaune sous sa colère, mais il ne bouge pas ; il reste là, caché à la vue de tous. Que tente-t-il de faire ?  

— Salut, Liam, dis-je.

Je sens sa colère grandir à mes mots, il lève la tête pour voir son réveil et retourne aussitôt sous la couette. Il se rendort ou du moins tenter de se rendormir. Je m’écarte un peu de lui et entends son grognement, qui m’interdit de bouger. Sous ses cris, il tente de me faire comprendre qu’il veut rester au lit, ce que je n’ai jamais connu. Chaque matin, vers sept heures, je devais me lever ou me faire réveiller de force par mon tuteur.

La mère de Liam, pour se faire obéir, use de sa dernière chance et tire la couverture, sous des reproches. Mon ami s’étire, bâille à s’en décrocher la mâchoire et se lève. Il traîne des pieds, se dirige vers la salle de bain. Pourquoi est-il si en rogne que cela ? Je le regarde partir sans rien dire. Il s’éloigne de moi.

Je me tourne alors vers sa mère et la regarde, une idée en tête.

— Je peux lui faire son petit déjeuner ?

D’un signe de tête, elle me fait comprendre que je peux et je cours vers la cuisine sans croiser Liam, qui se trouve déjà dans la salle de bain. Je me lave les mains et m’affaire à préparer le repas, tandis que madame Dunbar allume la radio. J’hésite un instant et lui prépare un repas classique. Café et bacon. Sous les explications de la maman de Liam, je trouve assez rapidement les ingrédients et les accessoires. Le café, à côté, se prépare. Je me demande comment il l’aime. Fort ? Noir ? Transparent ? Au vu de son réveil assez dur, je pense lui faire un café fort.

J’éteins la cafetière après qu’elle ait fait son travail et l’apporte à Liam, sans rien lui dire. Il est assis sur son fauteuil et attend. À la vue de la tasse, je sens la joie naître en lui. Il sirote son café et je retourne préparer le reste du repas. Bacon et œufs au plat. J’en prépare assez pour trois. Puis je me tourne vers la mère de Liam et lui demande pourquoi il est en colère. Elle me répond, sous un rire, que c’est normal. Son fils aime dormir le plus tard possible, qu’il s’endorme tard ou pas. Il a un nombre d’heures minimal, très élevé, pour bien se réveiller. Je rigole à mon tour, tandis que le repas se prépare doucement. J’observe les œufs et le bacon cuire. J’explique aussi que je n’ai jamais fait de grasse matinée, comme elle me l’a expliqué. Tandis que je prépare les plats, j’entends le ventre de Liam gargouiller. Il a très faim. J’espère que cela lui plaira. Je demande alors si je peux rajouter un œuf et le prépare juste après, avec l’acceptation de la mère de Liam.

Liam se réveille alors d’un coup sous le flash info, que je n’écoute même pas, trop habitué à entendre les journalistes parler de la même chose. Il boit sa boisson d’une traite et remonte dans sa chambre. J’entends ses pas, il saute plusieurs marches. Est-il en retard pour quelque chose ? Je me tourne vers sa mère. Elle ne dit rien, habituée par le comportement de son fils. Deux minutes plus tard, il revient et embrasse sa mère sur la joue et m’embrasse sur le coin des lèvres. Pourquoi ? Je me tourne vers sa mère qui tout comme moi est surprise, mais elle change vite de comportement et se met à rire. Je me touche le coin des lèvres, ce qui augmente le rire de l’unique adulte présent dans la salle.

Quand mon ami revient, je descends ma main pour qu’il ne le remarque pas. Il me pose un élément sur le front. Je ne bouge pas d’un pouce, ne dis rien, ne respire même pas quand il recommence son geste. Il me fait un nouveau bisou au même endroit. Ma main retourne directement sur le coin de mes lèvres et mon ami part sous un deuxième au revoir. Mon cœur bat fort, je respire à nouveau, tremble un peu. Je reste figé comme cela un long moment, oubliant tout ce qu’il y avait autour de moi.

Pourquoi ce geste me fait-il cet effet ? Pourquoi est-ce que je ne bouge plus ? Je ne sens même plus la présence de la mère de Liam. Je ne sais pas si elle continue à rire ou pas. J’ai tout oublié. Pourquoi ? Qu’est-ce qui s’est passé ?

— On sourit !

Je sursaute sous le bruit de l’appareil photo qui se déclenche et me réveille de mon absence.

— Il n’a même pas mangé son repas, dis-je, déçu… Faut-il lui garder son assiette pour quand il reviendra ? Il reviendra quand ?

J’éteins le feu et oublie complètement qu’il m’a collé un post-it sur le front. Je m’installe sur la table pour attendre mon ami. Sa mère me conseille de faire autre chose, de me mettre devant la télévision, car ça risque de durer une heure, ou même de manger le repas. Je lui réponds que je préfère l’attendre. Avant de m’installer devant la télévision et d’attendre mon ami, je vais me doucher puis me changer, mes habits n’étant pas prêts, je porte à nouveau les affaires de Liam (pas que cela me déplaise, mais il est un peu plus petit que moi). Puis, de retour au salon, j’allume la télévision pour tomber sur des dessins animés, des histoires qui ont débuté depuis longtemps et dont je ne comprends que peu de choses. Je regarde les images défiler et entends le cœur de Liam battre de nouveau dans la maison (oui, il était trop loin avant). Je me lève, me dirige vers lui et bloque au souvenir du moment où Liam m’a embrassé le coin des lèvres. Comme par réflexe, je pose mes doigts dessus.

— Ça veut dire quoi ton bisou ? Pourquoi ta mère rigolait-elle et pourquoi m’a-t’elle pris en photo ? Et t’es partie sans manger, terminé-je dans un souffle, en baissant la tête.

Liam me regarde d’un air étrange (j’ai toujours son post-it sur le front). Son cœur bat fort à mes questions, j’ai l’impression qu’il a envie d’être loin d’ici.

— Tu veux manger ce que je t’ai fait ? Ah oui, désolé de t’avoir réveillé. Je ne savais pas que t’aimais faire la grasse matinée, je ne savais même pas que ça existait. Je devais toujours me réveiller entre six et sept heures…

On s’installe à table et mange ce que j’ai préparé, après l’avoir réchauffé. Je n’ose pas parler et attends que Liam me réponde. Pourtant, je rajoute tout de même avant qu’il ne le fasse.

— Alors, on va faire quoi aujourd’hui ? On peut rester ensemble quand même ?

Je regarde mon ami, j’aimerais rester tout le week-end avec lui, mais popa doit être d’accord avec cela. Je n’ose dire un moment sur cela et passe à autre chose :

— J’ai bien aimé la série que tu m’as montrée hier. C’était génial. J’aime bien le capitaine et Rose, aussi, elle est géniale. Elle me fait rire. Tu l’aimes bien toi aussi, non ? Je l’ai senti, dis-je en rougissant sans réussir à contrôler mon corps.

Mon regard fuit tout ce qu’il y a autour de moi, des flashs me reviennent en mémoire, les moments où Liam m’a pris dans ses bras et tous les moments où j’étais avec mon ami. Je ne regarde rien, pas même Liam. Qu’est-ce qu’il se passe ? Je me lève, m’excuse dans un bafouillement incompréhensible et me dirige vers la douche sans fermer la porte – le cadet de mes soucis. Je cours vers le lavabo pour m’asperger la figure avec de l’eau froide. Très froide.

— Contrôle-toi, Carac ! Contrôle-toi !

Le souvenir de mon tuteur revient à la surface, il m’oblige à me contrôler, à faire en sorte que je puisse tout contrôler, sous des hurlements, des cris.

Je m’installe par terre, sur le carrelage froid, et vide mon esprit. Je pense à tout, sauf à ce qui a déclenché cette nouveauté en moi. Pourquoi ? Je serre mes jambes, espère que personne n’a rien vu (portant les habits de Liam, c’est un peu dur, il est plus petit que moi). Je recommence tout juste à me ressaisir quand j’entends des pas s’approcher de ma cachette. Pour me calmer, je pince ma paume avec mes ongles de loupiot et souris.

— Désolé, Liam. Je ne sais pas ce qu’il m’est arrivé.

Toujours installé à terre, je n’ose pas bouger, pourtant je me lève, avec une pointe d’appréhension sur le visage.

— Alors tu veux faire quoi ? Sport, jeu vidéo, regarder la télévision ou aller marcher ?  dis-je à toute vitesse pour oublier mon problème d’avant.

HRP:
 

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Une nouvelle vie commence avec toi. Une vie de bonheur, (saupoudré de petit problème, comme toute vie de couple).
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MessageSujet: Re: Quand Héros rime avec Zéro (feat Caracole)   Sam 26 Mar - 1:34





Panique à bord


Assis là, sur ma chaise, devant mon psy, mes yeux ressassèrent sans fin la même scène depuis que j'ai réalisé l'horreur que j'ai commis. Enfin, n’allons pas dans les extrêmes quand même. C'est pas si grave que ça. Ou peut être que si. J'ai beau me triturer la cervelle, je ne sais toujours pas ce qui m'a pris de l'embrasser presque sur les lèvres. Ouais. Heureusement qu'il y a le presque dans cette phrase. Sinon, je pense qu'on aurait été bon pour un loupiot traumatisé à vie. Ou un arrêt cardiaque. Là par contre, ça aurait été con. Décès suite à un baiser. Mon ego tout comme celui que j'aurai pu embrasser aurait pris un sacré coup.

Caracole, tueur professionnel. Il supprime ses victimes d'un baiser mortel. Mieux que les succubes, autres démons de la luxure et River Song. Il a frôlé de peu de devenir le premier bisounours meurtrier. Enfin bref. Ce délire est bien sympa à imaginer mais c'est pas ça qui va m'aider à trouver une solution pour m'en sortir aussi dignement que je le peux. Sérieux, où sont donc passer mes années d’insouciances sentimentales ? L'époque où je jouissais d'une petite vie tranquille où j'avais toujours entre mes mains mon indépendance totale et ma liberté tant chérie. Pouf, disparu en un tour de bras.

Qu'est ce que je voudrais que tout s'arrête. Que je stoppe une fois pour toute le temps, retourne dans le passée et le modifie de A à Z. Adieu le Liam sans repère et rebonjour le gamin autosuffisant dont le mot lendemain n'existe pas dans son dictionnaire. De toute façon ce n'est qu'un rêve utopique donc je vais devoir me contenter du moment présent. Au moins, je peux souffler lors de mes rendez vous et déballer à demi mots ce qui me dévore de l'intérieur. Toutes ces angoisses, ces peurs irrationnels de l'abandon, ces simulacres de journée typiquement normale. Il va falloir que je me fasse une raison. Tout à changer. J'ai changer. Plus rien ne sera comme avant.

Le dire est facile, l'appliquer l'est moins. Est ce que je suis véritablement capable de m'adapter à cette nouvelle vie et aux conséquences que cela entraîne ?  Tout est embrouillé sous ma caboche. Même ce foutu psy ne sert à rien alors que j'ai besoin de lui pour une fois. Je suppose que je vais devoir trouver tout seul mes réponses. Qui suis-je réellement et qu'est ce que je ressens suite à mon geste envers Caracole... L'explication des relations sentimentales dans les livres, c'est bien jolie mais ça ne m'explique pas grand chose. En toute franchise, je comprends encore moins que le baratin du psy qui tente avec des mots scientifique de m'expliquer le processus biologique et ses répercussions mentales sur l'homme.

Tout me paraît trop confus et tumultueux pour différencier quoi que ce soit. N'est ce que de l(amitié ou bien autre chose de plus indéfinissable ? Qu'est ce que j'éprouve à cet instant  même voir au moment où j'ai failli embrasser Caracole. Je ne sais pas ce que l'on ressens lorsqu'on est amoureux. L'attirance ça je connais. Je l'ai déjà vécu en observant plusieurs individus, aussi bien homme que femme. Mais ce n'est juste qu'un regard appréciateur pas de quoi choquer les gens. Même si pourtant c'est ma spécialité de remettre en question les mentalités. Là c'est la mienne que je suis en train de chambouler. C'est un garçon ! Et j'en suis un. On est deux garçons, quoi !

Certes je n'ai jamais tenter l'expérience d'une relation avec quiconque mais ça veux pas dire que je ne sache pas comment cela fonctionne. Ou tout du moins en théorie. Mais il est hors de question que je demande conseil à mes parents et encore moins à mon psy. Ce n'est pas franchement le sujet que je voudrais un jour discuter avec eux sans être mortifié de honte dès que j'ouvre la bouche. Et les potes, je ne vous en parles même pas. Peut être Mason ou Stiles pourraient éclairer ma lanterne. Mais je serai bien trop gêner pour parler de ça. Pas que je sois homophobe... C'est juste que tant qu'on touche pas à mon arrière train, ça ne me gène pas tant que cela.

J'ai bien dû supporter durant mon voyage à Vegas deux adultes en train de se papouiller autant dans la voiture qu'en ville. C'est pour vous dire à quel point ça ne me dérange pas. Les esclandres que je faisais dès qu'ils s'embrassaient c'était juste pour les embêter. Jusqu'à aujourd'hui, je n'ai jamais réfléchi à propos de mes besoins biologiques. Fonctionnement sacrément déréglé d'ailleurs. Ça aurait du être une fille pour la reproduction, non ? Pas un gars. Parce que je peux vous assurer que le louveteau a parfaitement le service trois pièce. Au faites, c'est peux être ce traumatisme là qui me fait penser à cela....

Je n'arrive pas à trouver d’échappatoire à cette situation qui risque d'être inconfortable dès que je rentrerai à la maison. Pas facile de maîtriser tout ces sentiments qui se bousculent dans ma tête. De toute façon, c'est trop banal d'être sentimental. Abandonnons les réflexions et prenons la vie comme elle vient. J'en ai marre de me casser la tête. Je ne suis pas un intellectuel contrairement à d'autres. A trop réfléchir, je me perds dans mes divagations. Alors j'ai décidé de lâcher prise. Bonne idée, mauvaise idée, l'avenir me le dira. Et mon petit doigt me susurre que j'aurai la réponse plus vite que je ne m'y attend.

Même si c'est dément que j'ose nier ainsi la raison de mon geste incongru, je m'en fiche pas mal. Pour moi, les sentiments autres que celles de l'amitié reste un mystère dont je n'ai pas envie de traiter. La séance terminée, je quitte la pièce, espérant ne plus y retourner pendant un loin moment. Mais je sais que c'est un espoir vain. Mon silence durant cette heure n'a pas l'air de lui avoir plu. Comme si j'allais lui raconter la vérité. Je préfère tergiverser sur des bricoles que lui dire que je m'en suis aller et que j'ai aimer chacun de mes pas lors de ce voyage à l'improviste. C'est tout ce qui compte. Je suis parti vers de nouveaux amis, le sourire au lèvres pour découvrir un avenir meilleur.

Et il faut l'avouer, ça m'a fait du bien. Malgré que je n'étais pas impatient de rentrer, j'ai réussi à partager du bon temps. Comme l'on dit, on trouve toujours dans un voyage les réponses que l'on ne savait pas qu'on cherchait. Je sors du bâtiment et enfourche mon vélo pour rentrer à la maison. J’appréhende mon arrivée. Comment va réagir Caracole ? J'ai beau spéculer dans tout les sens, je n’aboutis à rien. Certes, c'est à l'origine ma faute et je devrais connaître mes envies même soudaine. Mais là ce n'est pas le cas. Enfin si. Toutefois, je n'ai pas envie de me l'avouer. Pas pour aujourd'hui. Trop de donnée à traiter pour l'instant.

Devant la maison, je souffle un bon coup, tentant de prendre mon courage à deux mains. Allez Liam, t'es pas un couard. Relève le défi et entre la tête haute ! Je range mon véhicule non motorisé, ouvre la porte d'entrée et signale ma présence. J'entends la télévision jouer un dessin animée totalement stupide comparé à ceux des années 90/2000. C'est étrange qu'elle soit allumée d'ailleurs. Ma mère arbore tout ce qui n'est pas documentaire. Sûrement le blondinet qui rattrape son enfance avec des séries animées qui lessive le cerveau. Toute une éducation à refaire, je vous le dit et redit. Relevant la tête aux bruits des pas s'approchant vers ma personne, tandis que j'enlève mes chaussures, le lycéen se fige dans son élan et caresse distraitement ses lèvres.

Dois-je craindre un problème neurologie important si je vous dit que je reste comme un crétin à être subjuguer par ces lèvres douces, rouges et rebondies ? Je pense pas que c'est correct qu'un gars matte un autre mec alors qu'ils sont tous deux hétéro jusqu'à preuve du contraire. Et encore moins quand t'as envie d'aller ravir ces lèvres et les mordiller avant de basculer dans des choses peu orthodoxes. Sérieux, vous êtes sûr que c'est pas interdit d'avoir une tel geste devant moi alors que je suis grandement perturbé depuis ce matin ? Oui monsieur, je suis une victime ! On m'embrouille l'esprit depuis que je l'ai vu en très petite tenue d’Adam.

C'est quand même un comble qu'après tout ce temps à traîner à moitié nu devant des coéquipiers de Lacrosse, je met en doute que maintenant mon orientation sexuelle. Il y aurait pas un philtre d'amour dans le coup ? Bon, après le bisounours psychopathe, le loupiot sorcier, c'est pas si étrange que cela à imaginer.  D'ailleurs, en le détaillant, je constate qu'il a toujours garder sur son front mon mot. L'est pas net ce gars. Faut dire que je ne suis pas non plus.

Ça veut dire quoi ton bisou ? Pourquoi ta mère rigolait-elle et pourquoi m’a-t-elle pris en photo ? Et t’es partie sans manger.

Ok... Je pars qu'une heure et je me fais assaillir de question dès mon arrivé. Pour mettre les pieds dans le plat, je lui donne dix sur dix. Subtilité n'est peut être pas mon surnom mais ça n'a pas non plus l'air d'être le sien..... Attendez, comment ça ma mère a pris des photos ?! J'aurai du m'en douter. Dès que je met la main sur ces preuves accablantes, je les brûles sur le champs. Toutefois, dès que l'on parle de bisou et autre sorte de baiser, mon cœur bat la chamade. Qu'est ce que je vais bien pouvoir lui dire. C'est bien trop tôt pour ma part de révélé la vérité toute cru. Ce n'est qu'une banale envie non prémédité après tout. Pas de quoi en faire un drame n'est ce pas ?

Un cataclysme vous voulez dire oui ! Ni une, ni deux, je me charge de trouver rapidement de quoi  de changer de sujet pour éviter l'affaire bisou. On commence par le post-it ou la nourriture ? Entre nous, je peux vous l'avouer, c'est qu'un moyen de détourner l'attention du louveteau de ses questions assez gênantes. Cela ne m'empêche tout de même pas de jeter un coup d’œil désespérer à la porte d'entrée, imaginant un plan farfelue pour m'enfuir à toute berzingue loin d'ici. Très loin d'ici. Bon, je ne suis pas habituellement une gouelle... Ok, j'abdique, j'ai un estomac sans fond. Mais je préviens que ce n'est pas pour cette raison que je commence à parler de nourriture. C'est juste pour donner le change.

-Oh...En parlant de manger. Reste quelque chose ou je dois fouiller les placards ? A part si tu m'as garder le petit dej' de ce matin.
-Tu veux manger ce que je t’ai fait ? Ah oui, désolé de t’avoir réveillé. Je ne savais pas que t’aimais faire la grasse matinée, je ne savais même pas que ça existait. Je devais toujours me réveiller entre six et sept heures…

Note à moi  même : Caracole est un bavard invétéré le matin. Et puis, quel adolescent sensé réveille les braves gens si tôt le matin et n'ayant aucune notion de grasse matinée ? Lui, à ce que j'ai pu apercevoir de mes propres yeux. Enfin bref, nous nous installons dans la cuisine puis je passe au micro onde mon petit déjeuner loupé avant de l'entamer sous le regard de caracole qui a toujours son post-it collé sur le front. Je crois que je viens de lancer une nouvelle mode. Avant que je ne puisse lui  signaler qu'il a un bout de papier sur lui, il me coupe l'herbe sous le pied en prenant parole.

-Alors, on va faire quoi aujourd’hui ? On peut rester ensemble quand même ?
-Retirer le post-it que t'as sur ton front serait un bon début. Dis-je en ricanant.

Ensuite... Ensuite j'en sais rien. Faut dire que je l'ai inviter à la maison sur un coup de tête, comme d'habitude quoi. Impulsif jusqu'au bout des ongles. Mais maintenant j'en sais rien de ce que l'on va faire. C'est le week-end après tout. A part mes devoirs à faire et mes entraînements sportif, j'ai pas grand chose dans mon planning. Mais de là à prévoir tout un week-end avec Caracole, il y a un sacré fossé. Déjà que sa présence me perturbe alors, avec tant de temps à ses cotés, je vais finir par devenir fou. Ou tout du moins, un peu plus que je ne le suis déjà.  

-J’ai bien aimé la série que tu m’as montrée hier. C’était génial. J’aime bien le capitaine et Rose, aussi, elle est géniale. Elle me fait rire. Tu l’aimes bien toi aussi, non ? Je l’ai senti,  

Malgré ses rougeurs, je me met à penser que procrastiner n'est pas une si mauvaise idée pour aujourd'hui. J'ai tout de même une sacré pilule à avaler suite à mes révélations de ce matin. Regarder la suite de la série me parait une bonne idée. Et puis, David Tennant quoi ! On résiste pas à un tel acteur de ce calibre. Bon, c'est l'âme d'un fanboy qui parle là. Je réponds donc qu'il se pourrait bien que nous continuons notre découverte télévisuelle cet après midi. Toutefois, il n'a pas l'air de m'écouter, perdu dans ses pensées. A tel point qu'il quitte précipitamment de table pour courir vers l'étage. Ok... J'ai dit un truc de travers ou quoi ?  

Je sais que je suis parfois à la ramasse niveau sociabilité mais pas à ce point là quand même. Soupirant, je recherche ce que j'aurai pu dire et qui aurait été mal interprété en vain. Là, je suis dans le flou total. Caracole aurait préféré faire autre chose que mater la télévision ? Je savais que j'aurai dû proposer une activité plus sportive voire même l’emmener au restaurant pour son stage. Ma flemmardise me perdra... Attendez, pourquoi je m’inquiète autant de sa réaction. D'habitude je hausserai les épaules, pensant que c'est une bizarrerie psychologique. Sérieux, il m'embrouille le cerveau comme pas possible rien qu'à sa simple présence. C'est incroyable.

Je me décide à me lever afin de régler au plus vite cette histoire, ce qui est inhabituel vu que je préfère laisser courir les problèmes jusqu'à qu'ils se résous d'eux même. Je monte les marches, traquant le louveteau au bruit. A en juger par son flot de parole et le débit d'eau, il est dans la salle de bain. Il était tellement pressé que la porte est par ailleurs grande ouverte. De là, je peux le voir recroquevillé sur le carrelage blanc de la pièce. Sol souillé par des taches d'un rouge écarlate qui goutte de ses mains d'ailleurs. C'est une méthode comme une autre pour se calmer me direz vous. Moi même j'ai testé le coup de la douleur pour m'ancrer.

Néanmoins, j'ai récemment découvert que la musique avait aussi son petit effet sur ma personne. Bon, ce qui fonctionne le mieux à mon plus grand regret, ce sont les doux tempos genre musique classique et Jazz. C'est ennuyeux à mourir d'écouter un truc pareil, pire qu'une berceuse. Je suis plutôt Punk-rock, vous voyez le contraste saisissant ? Bin, je le vis à chaque fois que j'allume mon mp3. A tel point que j'ai séparé tout ça en deux parties, ma playlist et la playlist gnangnan à souhait. Si un jour quelqu'un tombe dessus, je suis cuit. Ma réputation risque d'en prendre un sacré coup. Déjà que je me suis retrouvé affublé du surnom de princesse, là, cette playlist causera mon décès prématuré.

Le seul point positif à retenir c'est que cette méthode est  beaucoup moins douloureuse que celle que s'inflige Caracole en ce moment même. Se planter les ongles jusqu'au sang, je peux vous assurer qu'on douille. De plus, malgré ma guérison surnaturelle, les tâches de sang, ça salie à un tel point que vous n'imaginer même pas. C'est une horreur à faire partir au lavage. J'ai une colonie de tee shirt et de hoodies irrécupérable à cause de ça. N'est pas les reines de la propreté qui veut. Je frappe de quelques coup la surface plane en face de moi pour signaler ma présence par politesse, même si je sais qu'il sait que je sais qu'il sait que je suis là. (oui, on peut tourner longtemps en rond avec les je-sais-que-tu-sais)

-Tout va bien ? Qu'est ce qui c'est passé ? J'ai dis un truc de travers ? C'est pas que mais ma mère est pas au courant pour le mode wolfy et je voudrais bien qu'elle reste encore un long moment dans l'ignorance pour ma propre sécurité auditive. Si tu vois ce que je veux dire.
- Désolé, Liam. Je ne sais pas ce qu’il m’est arrivé. 

Sourire de crétin ou comment mettre un masque sur son visage pour camoufler ses émotions. Qu'est ce que je déteste cette face de poker. Et non, ce n'est pas de la jalousie envers tout ceux qui peuvent la reproduire contrairement à moi. C'est juste que... Que voilà quoi ! J'ai pas besoin systématiquement de me justifier quand même. Vous êtes pire que la guestapo en faites. Alors non, je n'ira pas le consoler comme certaines voix pourraient me hurler. Enfin si. Je suis pas cruel non plus. Mais ça sera pas de la manière dont vous attendez tous bande de rapaces. Je le regarde se relever et ébouriffe ses cheveux, comme si l'on patpatait un chiot tristounet.  

Si l'on notait mes gestes affectif, j'aurai direct un T. T comme Troll. Sérieux, j'ai pas été livré avec le manuel pour consoler correctement les gens moi. Ça y est, c'est dit. Je suis démuni dès que quelqu'un est triste. Mon truc c'est l'impulsivité pas le tact.  S'approcher des personnes fragiles avec des pincettes, faut pas rêver, ça sera sûrement pas moi. Cependant, j'ai assez d'intelligence pour ne pas mener un combat que je sais déjà perdu d'avance, surtout si c'est pas mon domaine de prédilection. Néanmoins, ça à l'air de le contenter vu qu'il change de sujet aussi bien que moi à propos du baiser.

- Alors tu veux faire quoi ? Sport, jeu vidéo, regarder la télévision ou aller marcher ?

Ah nan mon coco, ne crois pas t'en tirer comme ça. Contrairement à toi, je suis d'une curiosité sans borne. Si je veux savoir pourquoi t'es parti en trombe de la cuisine et que t'as été à deux doigts de te garoutiser dans ma salle de bain, je le saurai. Que doit-je utiliser la manière forte s'il le faut. Bon, mon instinct me hurle que ça risque de ne pas me plaire et aborder un sujet que je redoute grandement. Mais c'est pas comme si je l'écoutais à chaque fois celle là. Je veux savoir. Et puis si les conséquences sont trop importantes, il y a l'option du repli stratégique. C'est un mot plus classe que de dire que l'on s'enfuit la queue entre les jambes.  

-Taratata. Je vais d'abord nettoyer le sang que tu laisses traîner partout et pendant ce temps là tu vas me raconter ce qui t'arrive. Parce que le coup du « j'en sais rien », ça marche pas avec moi.

S'il lâche pas l'affaire, c'est pas grave. Je suis un gars têtu. Si je l'ai pas maintenant, je l'aurai à l'usure. Et puis c'est aussi un bon moyen pour éviter ma remise en question et tout ce que cela engendre. Moi vouloir embrasser un garçon, n'importe quoi ! Ça doit être un délire passager. Un délire qui est revenu en tête plusieurs fois me réponds sadiquement ma petite voix intérieur. Je nettoie le sang avant qu'il sèche, en usant des produits ménagers ranger dans le meuble sous l'évier. Toutefois, le blond ne lâche aucun détail sur l'affaire qui l'a pousser à me laisser en plan en bas pour venir se réfugier ici. C'est si grave que ça ? Foi de Liam, j'aurai le dernier mot.

-C'est fini. On devrait faire un tour dehors, t'as l'air patraque. L'air de fera peut être du bien.

Elle te déliera peut être la langue. Je l'espère bien en tout cas. Mais vu qu'il n'a pas l'air très emballé par l'idée, j'use de ma carte de secours, me rappelant du post-it collé précédemment sur son front. C'est une bonne idée. Comme ça je me débarrasse d'une corvée et j’assouvis ma curiosité en lui tirant les vers du nez durant le trajet. Mec, t'es un génie. Merci du compliment mon cher, c'est trop d'honneur.

- En plus on en profitera pour faire un tour vers le restaurant dont je t'es parler hier pour que je te montre les lieux en même temps. Je pense pas qu'il soit ouvert aujourd'hui. Alors partant ?



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Caracole O'brien

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MessageSujet: Re: Quand Héros rime avec Zéro (feat Caracole)   Jeu 31 Mar - 20:18



Des révélations rougissante !




Après ce trop-plein d’émotion, je me mets devant la télévision, l’allume et cherche une bonne émission. Chose complètement impossible vu que j’ai la tête obnubilé par autre chose, ou plutôt par quelqu’un. Une personne assez important à mes yeux. Liam. Je souris toujours autant en pensant à lui. Est-ce normal ? Surement puisque je le fais. Pourquoi cela ne le serait pas ? Dès que je le vois, je me sens bien et puissant, libre et prêt à m’envoler partout où il veut. Pourquoi ? Je ne sais pas, et pour l’instant, ça ne m’intéresse pas plus que cela. Je suis bien avec lui et j’espère qu’il ressent exactement la même chose quand je suis là. A peine cette idée en tête, je baisse la tête et rougis, comme si un type derrière une feuille me dessinait des traces rouges, ou que quelqu’un derrière un écran aimait me faire rougir en sa présence. Euh, je vais loin là… L’histoire à la télévision me rend fou je crois.

Je lève les yeux, quand un bruit étrange me parvient aux oreilles. L’émission à la télévision, des dessins animés – je crois – n’ont aucun intérêt. C’est même très étrange. Je zappe la scène que j’ai vue. Une histoire avec des gens qui jouent de la musique… Je me demande si je ne devrais pas regarder les films qu’en la présence de mon ami ? Oui, il  m’apprendra plein de chose et me ferait découvrir de beau dessin anime – et je pourrai être en sa présence.

Je regarde l’heure sur la pendule du salon, et souffle déçu. Encore trente minutes avant qu’il ne revienne. Pourquoi est-il parti ? Je regarde l’épisode en attendant mon ami. Les images me lassent assez vite, pas comme avec le Docteur, ou j’ai ressentis tout un tas de sentiment étrange. J’ai bien aimé la scène où Jack embrasse le Docteur, différent de quand le Docteur a embrassé Rose. Je détourne mon regarde de la télévision, me souviens d’un autre moment hier soir. Pendant que nous regardions Doctor Who, le cœur de Liam s’est accéléré. Ressent-il la même chose pour moi ? Je pourrais le savoir en peu de temps en écoutant son cœur battre mais mon loup me fait comprendre que je dois attendre. Que de l’entendre me le dire de lui-même me ferait plus de bien que d’écouter son cœur de force. Alors je ne fais rien. J’attends.

J’attends que mon ami rentre de sa séance. De quoi parle-t-il ? De moi ? Non je ne crois pas. Il doit discuter d’autre chose, mais sa mère m’a dit que seul mon ami pouvait me donner une réponse. Devrais-je lui demander ou attendre qu’il en parle de lui-même ? Je regarde en l’air, et me dit d’attendre. Il me l’affirmera de lui-même. Quoi qu’il arrive, je resterai son ami.

Impatient, j’essaie d’écouter au loin la présence de mon ami. Je me concentre sur sa respiration sans rien entendre. Je me concentre encore plus. Liam revient vite, c’est  nul ce que je vois.

Je m’apprête même à m’endormir. L’ennuie m’oblige à fermer les yeux mais l’arrivé de Liam change tout. Il est là. Mon cœur bat vite, juste sa présence me réveille, comme si j’avais bu des litres de cafés en peu de temps. Je me sens revigoré.

Au même moment, je me caresse le bout des lèvres, repense au geste de mon ami et sourit ravi. J’ouvre les yeux et observe Liam, qui, tout aussi calme que moi, m’observe. Je n’ose le déranger et l’admire à mon tour. Pourquoi je fais cela ? Je ne sais pas mais je reste là, en face du loupiot magique, comme un ours qui entend parler de miel avant de réagir en une fraction de seconde. Puis, voulant entendre sa voix le plus vite possible, je lui pose une série de question.

Pendant un instant, je n’obtiens aucune réponse. Je suppose qu’il ne les a pas non plus. Étrangement, je ne chercherais pas plus loin et ne le bousculerais pas plus. J’attendrai qu’il me le dise de lui-même, ou qu’un autre me fasse comprendre tout cela. Stiles peut-être ? Drewouide ? Therence ? Bizarrement mon loup s'esclaffe à l’idée du dernier nom, pas comme si l’idée lui déplaisait, mais plutôt du genre « Therence ? Mon pauvre Carac, tu risques de ne plus jamais retrouver ta peau blanche de toute ta vie ! » Mais je ne comprends pas trop cette phrase. Le loup en sait plus que moi ?

Puis cette idée s’efface, au profit de la voix de mon ami. Il me répond, oublie complètement la demande sur le bisou et demande à manger. Non attend, il veut goûter ce que je lui ai préparé ?

-Oh...En parlant de manger. Reste quelque chose ou je dois fouiller les placards ? A part si tu m'as garder le petit dej' de ce matin.

Oui, c’est bien cela. Il veut manger ce que je lui ai préparé. Je me lève soudain, continuant de lui parler. Une joie m’envahit. Heureux, j’oublie toute autre demande de ma part. Je suis ravi. Oui, je me répète mais Liam va goûter mon plat. Par la suite, je m’excuse du réveil forcé, un court instant car là, je n’ai qu’une envie, et c’est de sauter partout, comme un kangourou sur un trampoline pour marquer un panier de basket. (Bon ok, c’est l’épisode que je regarde que m’a donné l’image, une histoire avec des kangourous qui joue des matchs comme des humains).

Debout, je rejoins mon ami après qu’il ait fait passé le plat aux micro-ondes. J’aurai pu le faire chauffer à la poêle pour lui. Cela aurait été meilleur.  Installé à ses côtés, je le regarde dévorer mon plat, ce qui me rend encore plus ravi. Il doit l’apprécier. Je soulève les épaules, et rentre la tête, un peu gêné et fier du succès de mon plat, même s’il était assez simple.

Rester assis ici toute la journée m’ennuie un peu. Je veux faire autre chose, toujours avec lui, que ce soit, regarder des films, ou sortir dehors pour son entraînement, même si je ne veux pas y jouer comme lui. C’est le bonheur de Liam, tous comme le mien c’est l’entraînement aux armes blanche et jouer à la guitare. Tiens Liam aimerait-il m’écouter jouer ? Je tente de penser à autre chose et demande à mon ami ce qu’il veut faire. Et pour toute réponse, j’obtiens une phrase qui me déstabilise et un sourire. Son beau sourire agrémenté d’un ricanement.

-Retirer le post-it que t'as sur ton front serait un bon début.

Je rougis, quand je comprends ce qu’il veut dire. Je lève les yeux pour tenter de le voir, sans succès, il est hors de vu. J’ai oublié d’enlever l’adresse de mon front. Je le retire sans un mot, un peu gêné par la situation. Je garde le précieux papier, qui va me permettre de faire mon stage et le met dans ma poche. Je n’ose pas le regarder. Pourtant, le calme plat qui s’installe après ma demande me fait peur, je propose alors des activités. Bon, pas énorme, continuer de regarder Doctor Who, ou tout autre… Je ne sais pas pourquoi mais j’ai envie de passer tout le Week-End avec lui, j’ai envie de l’inviter chez moi aussi. J’ai envie d’en savoir plus sur lui, et de lui faire connaître ma vie, car on en sait que peu l’un de l’autre au final.

Je lui parle plus en détail de la série d’hier, de l’état de Liam à l’entrée de Rose Tyler. Pourquoi il a ressenti cela en le voyant ? Pourquoi je n’ose pas me servir de mes dons en sa présence pour me rassurer. Ah oui, j’écoute mon loup !  Quand il ne tente pas de prendre le contrôle, il m’aide beaucoup. Puis, après cette  pensée, je sens qu’il me montre qu’il s’amuse aussi à mes dépends. Il m’impose alors toutes les images que j’ai passées avec Liam. Son câlin, son geste pour me sentir, nous peut-être, vu que je portais ses habits, et que je porte  toujours ses vêtements. Notre roulade quand on jouait au La-crosse. Son front sur le mien et pour finir le bisou sur le coin des lèvres.

Pourquoi me montre-t-il tout cela ?

A peine ai-je posé la question que je me sens étrange, pas mal. Juste… Je regarde en bas et pose mes mains pour cacher un endroit qui s’active et court sans rien dire dans la salle de bain. Tellement pressé, que j’oublie de fermer la porte. Je me mets de l’eau sur la figure, essaie de me calmer en parlant de mes amis, mais cela empire quand cela tombe sur Liam. Que dois-je faire ? Je m’installe alors parterre, plante mes  ongles lupins dans la peau et tout ce calme doucement. Je tache le carrelage. Je sens la présence de  Liam pas loin de moi. Il reste là, à m’observer mais je ne sais pas quoi faire. Si je le regarde, cela va-t-il recommencer ? Je rentre mes griffes, ne voulant pas souffrir encore plus. Je retiens un cri de douleur, juste après. Mon corps guéris déjà, la cicatrice se ferme et disparaît, comme  elle est venue, en peu de temps.

Liam, même si je sais qu’il sait que je sais qu’il est là, me montre sa présence d’un coup sur la porte. J’espère qu’il a rien vu ? C’est étrange. Pourquoi sur certain geste, j’ai envie de rougir, surtout en sa présence, avec mes pensées, quand on me parle de lui, quand je parle de lui, même si je ne connais pas beaucoup de monde.

Perdu dans mes pensées, je ne sais pas quoi dire. J’adore Liam, c’est un super ami avec qui j’aimerai bien m’entendre jusqu’à la fin des temps. Quand j’étais petit, je ne m’attachais pas, ou peu, les gens arrivaient et repartaient aussi vite. Enfant, je m’étais attaché à un simple cuisiné, celui qui m’a fait découvrir la cuisine et il a disparu le lendemain. Déçu, je ne me suis plus attaché à personne, jusqu’à ce que je rencontre Stiles, puis Mick, Therence, Cahir… Et tant d’autre. J’ai envie de les avoir avec moi. Je ne veux pas les perdre…

Que dois-je faire ?

Liam est inquiet de ma réaction, il se pose des questions sur mon comportement, mais il n’y est pour rien. C’est moi. Je lui souris après sa phrase, je ne veux pas le voir inquiet, même si le voir s’inquiéter pour moi m’intéresse beaucoup. Cela veut dire qu’il tient à moi.

-Tout va bien ? Qu'est ce qui c'est passé ? J'ai dis un truc de travers ? C'est pas que mais ma mère est pas au courant pour le mode wolfy et je voudrais bien qu'elle reste encore un long moment dans l'ignorance pour ma propre sécurité auditive. Si tu vois ce que je veux dire.
— Ah, oki, désolé, je ferais plus attention par la suite.

Je m’excuse alors et lui explique que je ne sais pas ce qui m’est arrivé. Je ne sais même pas comment il va réagir. Je me souviens l’après câlin. Il a trouvé cela bizarre, pas comme moi. Et le fait qu’il ne veut pas parler du bisou aussi ne me donne pas envie de continuer. Je souris pour tenter de le rassurer mais je sens que l’effet inverse se produit. Liam n’est pas content de mon geste. Je me lève et baisse la tête, ferme les yeux puis sens la main de Liam sur ma tête. Il me frotte les cheveux. J’aime se geste, je souris de nouveau mais pas pour cacher mes sentiments, juste par ce que cela me plait. J’aime ce contact, l’effet qu’il a sûr moi. Non ne pas recommencer ça.

Pour passer à autre chose, je lui propose des activités, n’ayant pas écouté son envie de voir Doctor Who (Ben oui, j’avais autre chose en tête. J’avais plein d’image de Liam et moi). Mais Liam pense autrement, il est  plus curieux. Il veut tout savoir. Je le comprends. Cependant, je n’ai pas encore envie d’en parler, je dois savoir ce qu’il m’est arrivé. A moins qu’il ne puisse m’en parler ? Comment lui dire ?

-Taratata. Je vais d'abord nettoyer le sang que tu laisses traîner partout et pendant ce temps là tu vas me raconter ce qui t'arrive. Parce que le coup du « j'en sais rien », ça marche pas avec moi.

Je regarde mon ami prendre les produits de nettoyage pour faire disparaître le sang que j’ai déposé sur le carrelage. Je m’excuse une nouvelle fois. Heureusement que le sang n’a pas eu le temps de sécher…

Puis la fin de sa phrase m’interpelle. Je ne sais vraiment pas ce qui m’est arrivé pourtant. Pourquoi il ne me croit pas ? J’ouvre la bouche et la referme. Toujours cette peur de dire une erreur à ce sujet et je n’ai pas encore envie de lui en parler, tout comme lui à propos du bisou. Je me sens mal, comme si j’avais perdu la moitié de mon sang, comme si j’avais perdu toute vigueur après ce passage.

Après avoir fini le nettoyage, il change de sujet et me propose tout autre. Une sortie. Je souris, sortir me fera surement du bien. Changer d’air aussi, pas que je me déplaise chez Liam, mais…
-C'est fini. On devrait faire un tour dehors, t'as l'air patraque. L'air de fera peut être du bien.
— Merci Liam, oui je crois que ça  me fera du bien de sortir avec toi, affirmé-je tout simplement, sans savoir que ce message pouvait avoir un double sens.

Debout, j’observe mon ami et lui sourit, content, quand il parle de la suite de ses plans :

- En plus on en profitera pour faire un tour vers le restaurant dont je t'es parler hier pour que je te montre les lieux en même temps. Je pense pas qu'il soit ouvert aujourd'hui. Alors partant ?
— Oui, ça serait super de ta part. Merci Liam. T’es génial. Je suis content de t’avoir en ami, t’es dans mes préférés avec Stiles. T’es même le premier !

Je ne sais pas pourquoi je dis cela, mais j’avais envie de le lui dire. Peut-être qu’il connait mon ami, peut-être pas. Je ne sais pas. Je devrais passer plus de temps avec lui. Peut-être même passer du temps avec Stiles et Liam ? Cela serait bien qu’ils soient amis.

Je prends Liam  par la main et l’amène dehors avec moi.  Ma joie est de retour. Penser à mes amis me fait du bien, cela me réconforte.

— On va voir où est le restaurant.

Mais  je sens que Liam est toujours intrigué par autre chose. Mon loup me le fait comprendre, me pousse même à le lui dire, alors je me fige sur place, regarde au loin continuer à avancer et l’interpelle.

— Euh, Liam, en fait pour la dernière fois, quand je suis parti dans la salle de bain, tu n’y es pour rien. C’était pas de ta faute.

Je n’ose pas le regarder, je ne sais même pas ce qu’il ressent à ce moment-là. J’espère qu’il va bien le prendre ou m’expliquer ce qui m’est arrivé ?

— Je ne voulais pas tâcher ton carrelage aussi. En fait, c’était le loup… Euh je ne perdais pas le contrôle hein. C’est que, comment dire…

Je triture mes doigts, honteux par ce que j’allais dire. Je rougis encore plus, par ce  que je m’apprête à lui expliquer. Je tente de ma cacher, de me faire tout petit. C’est un sentiment que j’apprends tout juste et cela ne se produit qu’avec lui. C’est étrange, comment je peux être totalement différent avec lui. Tantôt timide et rougissant, tantôt pipelette et sûr de moi. Ça doit être un effet Liamiesque ? Un super effet, car quoi qu’il arrive, je suis bien, même si je dois passer par un moment de peur étrange. Comme là.

Je transpire par ce que je m’apprête à dire, je ne connais pas le terme exacte du mot mais ça doit exister si ça m’arrive, alors je vais tenter de le lui faire comprendre à ma manière.

— Ben, pendant que tu me parlais, le loup m’a montré des images… On était tous les deux. Quand tu m’as pris dans tes bras, quand tu m’as… Bref.

Le bisou, il m’en parlera plus tard.

— Ben, avec toutes les images, euh, comment dire, ça a grandi d’un coup. Je sais pas comment on dit cela.

En même temps, la peur me prend. Et si cela recommence ? Je porte toujours la tenue de Liam qui est bien plus petit et beau que moi. Je cache encore cette partie de mon corps avec les mains, rouge de honte. Pourquoi je lui ai parlé de cela ?

J’ose regarder Liam un instant. Il semble dérouter par mes dires. Hésitant sur la marche à suivre, je replonge mon regard sur le sol.

— J’aurai pas dû, désolé. On va quand même voir pour le restaurant ? Et tu veux que je reste ? Liam ?

Je  lève la tête. Liam ne parle plus, bloqué par ma réponse. Je l’ai encore fait bogué par mes paroles.

— Liam ? Parle-moi.

J’attends alors sa réponse puis tente de changer de sujet au cas où.

— Au faite, t’as aimé ce que je t’ai fait ? Je pourrais te refaire à manger ? J’aime bien cuisiner. Liam ?

HRP:
 

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Liam Dunbar

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MessageSujet: Re: Quand Héros rime avec Zéro (feat Caracole)   Dim 24 Avr - 22:33





Crise sous toute les formes



Mon ventre grogne de famine alors que je discute de mon arrivée à la maison avec Caracole. Je demande donc si l'on m'a garder quelque chose au placard parce que sérieux, c'est pas avec deux tartines de confitures que je me suis correctement sustenter pour une demi-journée. Et encore, je grignote entre temps si l'envie me prends. Je remercie franchement la lycanthropie qui m'empêche de prendre trop de poids. En individu lambda, j'aurai pris au minimum une vingtaine de kilo sinon vu tout ce que je dévore ! Enfin bref, je m'assois à table pour reprendre là où je m'étais arrêter niveau repas du matin.

Et je m'en fiche qu'on se rapproche plus du midi à cette heure ci que du réveil. Que diable, je suis un adolescent en croissance, il me faut de la nourriture pour grandir ! Et vu ma taille de crevette, j'en ait bien besoin. Même le louveteau qui me fait face est bien plus grand que moi. Le petit déjeuner est acceptable. Pas du genre bof mais pas non plus extraordinaire. Un repas des plus banal en somme. Ou presque banal. Ouais, je sais, je suis compliqué. Mais je me comprends, c'est l'essentiel ! Si je me comprenais pas ça aurait été difficile quand même.

Houla, je commence à partir dans un délire là. Vous êtes sûr qu'il y a pas de substance douteuse dans le repas cuisiner par le lycéen ? Genre qu'il a tenter de me droguer pour pouvoir m'embrasser sans que je fuis ? Ou c'est moi qui déraille tout simplement. Je vote pour le dernier sans l'ombre d'un doute. Je reprends enfin le cours de mes pensées avant qu'elles ne décident d'aller virevolter ailleurs, comme par exemple sur le physique du louveteau dont je ne comprends même pas comment peut-elles spéculer dessus. Puis entreprends une conversation des plus simple avec Caracole au sujet de la série qu'on regardait ensemble la nuit dernière.

Conversation qui se déroulait bien à mon sens. Aucune gaffe ne sortait de ma bouche, indiquant ma confusion de ce matin ni de sous entendu par rapport au presque-baiser avant mon départ. Tout allait bien comme sur des roulettes en somme. Ou pas. Je suis là, en train de raconter les théories sur Gallifrey quand en un clignement de paupière, le lycéen s’enfuit à toute allure hors de la cuisine direction l'étage. Ok... Qu'est ce qui se passe encore ? Sachant que je n'ai fait aucune réflexion désagréable, il a du sûrement se passer un truc dans la petite caboche du blond qui me dépasse. Et je ne veux même pas savoir comment il est arrivé à ces pensées au point de fuir dans la salle de bain.

Bon ok, je voudrais bien savoir, simple curiosité malsaine. Non pas par inquiétude hein. Ça serait étrange que je sois inquiet à chacune de ses étranges réactions. Après tout, cela ne fait que peu de temps qu'on se connaît. Enfin je crois. On a toujours l'impression que le temps passe excessivement vite dans cette ville. Je soupire puis abandonne la fin de mon repas pour monter à l'étage. Direction la salle de bain. Pas bien compliqué de savoir qu'il est parti se planquer là bas. D'une j'ai une ouïe assez affûtée pour entendre ces pas  s'avancer jusqu'à dans cette pièce et de deux, c'est la seule porte ouverte aux quatre vents de tout l'étage. Pas besoin d'être Einstein pour deviner qu'il est à l'intérieur.

A coté de la chambranle de la porte, un spectacle inédit se déroule devant mes yeux. Je vous arrête tout de suite, pas un de ce que vous imaginer immédiatement en entrant dans une salle de bain. A part si c'est habituel pour vous de rêver d'une flaque de sang chez vous. Après tout, il n'y a que vous que ça regarde. Pour ma part, ce n'est pas du tout mon kiff. J'aurai plutôt préférée une bimbo sous la douche. Bref. En pleine automutilation, j'intercepte Caracole avant qu'il ne décide que repeindre les murs blancs en rouge est bien plus sympathiques. On est pas dans le jardin de la reine rouge non plus !

Je l'assomme de question, curieux du pourquoi tiens-t-il tant à se planter les griffes sur sa personne et sous mon toit. Moi inquiet ?! Naaaaan... Bon, ok. Un peu. Un tout petit chouia d'inquiétude. Comme celle qu'on ressens quand on voit un... un quoi d'ailleurs ? Sûrement quelque chose classé entre bonne connaissance et ami. Enfin, vous voyez le truc quoi. C'est le petit nœud que vous sentez dans vos tripes quand vous avez peur que l'autre fasse une connerie. Surtout sur un sol blanc. C'est que ça tache à mort le sang ! Ok, j'ai compris. Je suis pas du tout crédible. J'avoue, je suis inquiet et anxieux de ne pas connaître le problème qui le tourmente en ce moment afin de le résoudre. Mais c'est en toute amitié hein ! Ce n'est rien d'autre que ça.

Il me réponds d'un sourire fort non avenu face à la situation actuelle. Qui a part lui donnerai un sourire réconfortant à la personne qui s'inquiète au lieu de l'inverse ? Personne d'autre, on est bien d'accord sur ce point là. Caracole s'excuse d'avoir sali le sol tandis que je me retiens d'exploser et de le baffer. Je suis en plein rêve là ! Ou je me suis réveiller dans la quatrième dimension ce matin, c'est pas possible autrement. Tenter de se faire pardonner d'un truc qui pouvait pas gérer, c'est hallucinant. Déjà que je ne suis pas très sain d'esprit, alors là, le louveteau bat tout les records.  Et je vous parles même pas de sa moue de chien battu.

Sérieux, il a vécu où durant son enfance?! Je vais commencer à croire que c'était dans un donjon avec un affreux et brutal ogre pour qu'il s'excuse à tout bout de champs et ne connaît presque rien de la société. Je ne sais toujours pas comment il a fait pour survivre avec son caractère de pigeon mais c'est de l'exploit. On pourrait l'écraser avec sa chaussure qu'il vous sourirait toujours et demanderai pardon. Je déteste ces comportements là. Aucun caractère, aucune personnalité, juste bon pour être la victime toute désignée. Ouais, c'est sûrement pour ça que j'ai voulu me lier d'amitié avec lui. Pour connaître le véritable Caracole.

Et non par pitié, voulant sauver la veuve et l'orphelin. N' exagérez pas non plus. Je sais que je préfère largement les personnes qui me tiennent tête et arrivent à me recadrer mais c'est pas une raison pour inventer de tel ineptie. Appelez ça l'instinct protecteur si vous voulez à tout prix mettre un nom dessus. Cependant, je dois me faire une raison. Je suis toujours fourré où il ne le faut pas, à protéger les plus faibles, aussi bien physiquement que mentalement. Surtout psychologiquement. Un comble pour un mec qui n'arrive même pas à contrôler correctement ses pulsions colériques. Peut être que c'est juste une façon détournée que j'ai trouvé pour me défouler sans impunité sur les autres. Et aussi me venger d'une certaine manière de l'exclusion que j'ai subi après le diagnostique de mon TEI.

Beaucoup de chose pour en arriver au même point. Je me suis attaché au lycéen malgré que son horripilante indulgence me donne envie de l'étrangler. Enfin bref, c'est pas le moment de divaguer à ce sujet. J'ai un blessé à m'occuper. Bon, je sais qu'avec la guérison rapide, en moins de deux on ne verra plus rien mais c'est pas une raison pour le laisser se vider de son sang sur le carrelage. Mon beau-père risquerai de me tailler les oreilles en pointes en apprenant cela. Je lui ébouriffe les cheveux pour le calmer tout en éloignant ses griffes de sa chair déjà bien abîmée. En premier, le réconforter même si ce n'est pas mon point fort puis en deuxième lui tirer les vers du nez et éviter ces changements de sujets aussi gros qu'un éléphant dans un couloir.

Plan mis en exécution maintenant ! Je me relève d'où je m'étais accroupi, parce que oui même si je suis haut comme trois pommes, j'ai dû me baisser pour être à peu près à sa hauteur. Puis je pars fouiner dans l'armoire à pharmacie et les placards à la recherche de quoi nettoyer autant le sol que sa plaie. Faut toujours faire gaffe aux infections ! C'est le beau-fils d'un médecin qui vous le dis. Toutefois, comme prévu, il change de conversation en me parlant du Docteur. Le traître. En une nuit, il sait déjà comment me corrompre et me faire chambouler mes priorités. A croire qu'il m'espionne toute la sainte journée, de jour comme de nuit. Effrayant comme pensée.

Je me met des claques mentales pour chasser cette idée hors de ma tête et me remet à mon objectif principal. Nettoyer ce carnage. On dirait qu'un rituel sacrificiel en mon honneur à été commis ici. Tandis que je frotte les taches qui heureusement disparaissent assez vite, j'aurai plus qu'à brûler les preuves avant que ma mère y met les mains dessus, Caracole s'excuse encore une fois.... Mais c'est que je vais vraiment lui faire bouffer mes serviettes imbibé de sang s'il continue dans cette voie là ! Va falloir rapidement que je l'empêche de s'excuser à tout bout de champs pour le bien être de mes nerfs déjà bien éprouvé par sa présence. Déjà qu'il me perturbe, ce n'est pas non plus pour qu'il en rajoute une couche. Par ailleurs, il tient vraiment à me porter sur les nerfs en le voyant ouvrir la bouche avant de la refermer sans dire un mot.

Ok, j'ai compris. On en discute pas. Raison classé top confidentiel dont je n'ai pas le niveau requis pour y accéder. Et s'il s'excuse encore une fois, pote ou pas, je lui met une beigne. Faut pas abuser non plus. J'ai suffisamment eu mon quota de pardon pour aujourd'hui. Et avant cela, je ne savais même pas que j'en avais un ! Hallucinant ! Bref, puant une odeur acide de peur, je lui propose d'aller s'aérer l'esprit en ma présence. Au cas où qu'il décide que se jeter dans la gueule du premier méchant est plus cool que se scarifier. Quoi que... Naïf comme il serait, Caracole ne serait même pas différencier un méchant d'un gentil. Sacré bisouloup indulgent, un peu trop candide pour son bien. A ce rythme là, il va me faire toute la panoplie des bisounours !

- Merci Liam, oui je crois que ça  me fera du bien de sortir avec toi.

Hé ho, pas si vite mon coco ! J'ai proposer de se promener, pas d'être mon petit ami ! D'une je suis pas dans les gars. De deux, actuellement, t'es pas du tout psychologiquement mon type de personne et de trois, mon amour n'est attribué qu'au sport. Même si certains seraient capables de se moquer de ma non-expérience, je m'en contrefiche. Surtout si c'est un caïd qui ramène sa fraise là dessus. Je ne suis pas à prendre ! Je proposais une sortie dehors en toute amitié moi. A part si j'ai compris un sous-entendu qui n'a pas lieu d'être. Après tout, il ne m'a jamais reparler du baiser. Même si j'ai sacrément bien éviter le débat dessus dès le début.

Allez, oublions ça comme beaucoup de chose et amenons sur le tapis le restaurant. Au moins ça ne me fera pas sortir pour rien. Ce qu'il accepte dans des louanges, me classant au dessus de Stiles. Ce qui est par ailleurs, très flatteur pour mon ego. Par contre, je ne savais pas qu'il connaissait Stiles. Ni que l'inverse était vrai. A part si l'information a été perdu dans les méandres de ma cervelle. Ce qui est fort possible. En tout cas, j'imagine déjà les questions indiscrètes que va me poser l'hyperactif s'il apprends qu'on a la même connaissance lupin. Le monde est quand même sacrément petit. Manquerai plus que j’apprenne qu'il connaît les trois quart de mes relations et je fusionne avec une table. Après m'être pourfendu le crâne dessus bien entendu.

Tout à coup, ma main est pris d'assaut par une autre et me tire vers la sortie. En pilote automatique, je me laisse guider, préférant largement fusiller du regard nos mains jointes et maudissant les sensations qui s'insinue dans mon petit cœur d'artichaut. Caracole est pire qu'une girouette. Il y a même pas deux minutes, il était en état de panique dans ma salle de bain et là il sautille guilleret devant mon paillasson. Même moi je ne change pas aussi vite d'humeur ! Il propose d'office d'aller visiter le restaurant. Je ne sais pas si c'est ouvert à cette heure ci ni si l'ours en question y est présent. Mais acquiesce, désireux d'aller enquiquiner un peu l'ursidé et lui refiler entre les pattes le Caracole. Je sens que je vais bien m'amuser à voir les deux ensembles.

Soudain, le louveteau se statufie sur le chemin alors que je me demandais si l'on avait bien refermer la porte derrière nous, au pire ma mère doit pas être très loin à la maison, une chance qu'elle n'est pas vu la crise d'angoisse de Caracole. Curieux, je hausse un sourcil, chose qui n'est pas exclusivement réservé au druide gris et au bichon, attendant l'explication de son inactivité. S'est-il enfin décidé à me parler ? Ce qui serait fort surprenant vu qu'on a quitter la maison il y a très peu de temps. Quoi que. Avec lui, j'ai l'impression que tout peu arrivé. A la fin, je ne serai même pas surpris s'il me disait qu'il avait été durant son enfance kidnapper par les extraterrestres. Ce qui expliquerait beaucoup de chose ma foi.

-Euh, Liam, en fait pour la dernière fois, quand je suis parti dans la salle de bain, tu n’y es pour rien. C’était pas de ta faute. Je ne voulais pas tâcher ton carrelage aussi. En fait, c’était le loup… Euh je ne perdais pas le contrôle hein. C’est que, comment dire…
-Je comprends. Pas la peine de t'expliquer. T'as perdu les pédales un instant. C'est compréhensible.

Moi même je me laisse de temps en temps aller quand je perds le contrôle. Rien de bien méchant. Juste des trous dans le mur, des arbres déracinés et des pièces sans dessus dessous si ce n'est pas des voitures défoncées à coup de pied de biche. Moi violent ?! Pas tant que ça non plus. Après tout , ma dernière crise s'est fini en engueulade et coup de poing. Je tiens à préciser qu'Espérance est toujours vivante donc je ne suis pas si violent que je peux laisser penser. Et puis ce n'est pas comme si à chaque fois que quelque chose se passant de travers, je le reporte sur mon incompétences. Mais si Caracole le pense, c'est qu'il doit souvent le faire.

Ce qui expliquerai son désir insatiable de s'excuser toute les trois secondes et à de multiples reprises pour des broutilles sans importance. Je le regarde se triturer la main, ne comprenant pas trop où il en veux venir. Les rougeurs, c'est celle de timidité ou bien... Parce qu'il arbore une tel  palette de nuance sur sa figure que s'en est épatant. Pas autant que lorsque je l'es vu nu mais ça s'y rapproche. En tout cas, Caracole est vraiment un mec étrange. Il a des comportements parfois diamétralement paradoxales. Tantôt confiant au point de me piquer ma main sans ma permission et puis tantôt timide au point de concurrencer les tomates.  

- Ben, pendant que tu me parlais, le loup m’a montré des images… On était tous les deux. Quand tu m’as pris dans tes bras, quand tu m’as… Bref.
-Ah euh je vois de quoi tu parles. Le machin de ce matin quoi... Mais vas-y  continue.

Vas-y continue tandis que je pries que le sol m'engloutisse. Ou qu'une vilaine bestiole me gobe tout cru au passage. Ça me gêne pas du tout que tu veuilles déballer ton ressenti sur un presque-baiser en pleine rue. C'était purement ironique hein. Qu'on soit bien tous d'accord.

- Ben, avec toutes les images, euh, comment dire, ça a grandi d’un coup. Je sais pas comment on dit cela.
-Il a grandi ?! Qu'est ce qui a grandi ? …. Attends, tu veux parler de... de ça ?! Dis-je horrifié en regardant le dessous de sa ceinture.

Mayday, mayday ! Nous avons perdu la connexion avec le cerveau. Et l'ouïe aussi. Parce que sérieux, j'ai pas parfaitement entendu ce que j'ai entendu, n'est ce pas ? Rassurez moi... Parce que je  vais vraiment péter un câble si Caracole viens de me dire qu'il a... Arg ! J'arrive même pas à le dire. Je sais que je suis un individu fortement séduisant, rempli de charme, drôle, unique et modeste mais je ne pensais pas à ce point là chez certaines personnes. Au point de donner une incommodante réaction sur les personnes du même sexe que le mien. Si vous voyez ce que je veux dire. Et puis j'aurai jamais pensé que Caracole était de ce bord là...

Mason, mon pote, tu pouvais pas me prévenir avant avec ton super gay-radar ?! Il va m'entendre parler, ce faux frère. Me laisser en toute impunité dormir avec un mec qui en veux à mon arrière train sans me prévenir avant. C'est intolérable ! Si je l'avais su avant, je l'aurai sûrement pas laisser dormir dans le même lit que moi. Vous vous rendez compte de ce qu'il aurait pu me faire dans mon sommeil ?! S'il m'a toucher, je lui fait bouffer les pissenlit par la racine, croyez moi sur parole. Mais c'est quand même bizarre que j'ai pas remarqué qu'il avait des intentions peu catholiques à mon encontre.

Sauf si... Naaan. Je me serai fait berner par un truc pareil ?! Ça serait pas la première fois ma foi. Je m’esclaffe dans un rire jaune, pensant à une mauvaise blague et soulagé d'une certaine façon que ça soit le cas. Parce que soyons honnête, je suis adulé par la gente féminine. Pas masculine. Et puis Caracole n'a pas du tout le profil d'une personne amoureuse. J'étais même persuadé qu'il n'avait aucune libido avant d'imaginer que c'était un bisouloup psychopathe indulgent et sorcier à ces heures perdues.

-Oh bon sang. T'es un sacré farceur Cara. J'ai failli croire sur le coup que t'en pinçais pour moi. Par contre, un conseil, va falloir légèrement t'améliorer niveau blague.

Remis de mon choc initial, je soupire de soulagement et donne une tape dans le dos du louveteau complètement perdu. Ce n'était qu'une blague. Une simple blague pour me taquiner de ce matin. Bon son humour est au même niveau que celui de Castiel. Entre nouveau venu sur terre, ils doivent se comprendre. Et non, je ne compare sûrement pas Caracole à un ange ! N'allez pas déformer ce que je dis ! En tout cas, après cette bonne dose de rire, je me ressens d'attaque pour aller sortir de ses gonds un ours dans sa grotte.

-Allez, c'est pas tout ça mais on a un restaurant qui nous attends. Alors, tu me suis?



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Caracole O'brien

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MessageSujet: Re: Quand Héros rime avec Zéro (feat Caracole)   Lun 16 Mai - 21:46



Comment va avancer notre amitié





Après mon problème lié à mon loup (et Liam), ce dernier m’a proposé de sortir pour m’aérer l’esprit et sans attendre, j’ai hoché de la tête pour toute réponse. Oui, sortir me ferait du bien et je pourrais passer à autre chose. L’air extérieur fait toujours du bien et changer l’esprit des gens.

Je rougis un peu sous l’inquiétude venant de mon ami, et ressens aussi un étrange sentiment à mon tour. Comme une boule dans le ventre pour l’avoir inquiété. Puis, après un court instant, il s’occupe de moi, me réconforte à sa manière. Peu font ce genre de chose avec moi, pourtant c’est très agréable, surtout que c’est lui qui le fait. Je me lève de la douche, après qu’il est nettoyer le sol et, sans arrière pensés, je lui réponds que ça serait un plaisir de sortir avec lui. Un sens que je comprendrais que plus tard. Même si, au vu de sa réaction et de sa longue pause après cette phrase, j’imagine que c’est un truc que je n’aurai peut-être pas du dire. Tant pis… Maintenant que c’est sorti, je ne peux pas le taire.

Et pour tout changement, je souris à Liam, lui prends la main et descends les marches content pour me retrouve devant la porte d’entrée, avec une idée en tête : le restaurant. Ça  va être génial.

Dehors, après une bonne respiration, nous marchons un long moment et mon ami insiste sur un sujet qui me fait rougir et avoir des pensées étranges. Après un temps, je me fige, ne bouge plus d’un pouce. Liam est mon ami, je lui dois la vérité. Je ne veux rien lui cacher. Je le regarde et il se demande ce que je fabrique là, à observer le sol étrangement intéressent. J’écoute mon loup, encore et toujours, et parle de mon problème à Liam. J’essaie de lui expliquer le tout. De lui faire comprendre mes problèmes avec mes mots. Je ne sais même pas ce qu’il m’arrive et encore moins pourquoi. Même si je pense que Liam est lié. Comment il va le prendre ? Tant pis, je me lance, je lui explique le tout et j’espère avoir une explication à ce sujet… Mais, je ne m’attendais pas, mais alors pas du tout à sa réaction.

-Euh, Liam, en fait pour la dernière fois, quand je suis parti dans la salle de bain, tu n’y es pour rien. C’était pas de ta faute. Je ne voulais pas tâcher ton carrelage aussi. En fait, c’était le loup… Euh je ne perdais pas le contrôle hein. C’est que, comment dire…
-Je comprends. Pas la peine de t'expliquer. T'as perdu les pédales un instant. C'est compréhensible.

Je souris content qu’il comprenne un peu mon comportement, même si moi, je ne le comprends pas. Je respire un moment et, après maint rougissement et bégaiement, je me force à continuer. Si je ne lui demande pas, il ne pourra pas m’aider à comprendre mon comportement.

- Ben, pendant que tu me parlais, le loup m’a montré des images… On était tous les deux. Quand tu m’as pris dans tes bras, quand tu m’as… Bref.
-Ah euh je vois de quoi tu parles. Le machin de ce matin quoi... Mais vas-y  continue.

Pour me contrôler et ne pas faire marche arrière, j’essaie de ne pas voir ce que fait Liam. Si je le regarde, je ne pourrais rien lui dire. Juste après avoir écouté sa voix, j’ai l’impression qu’il n’est pas très à laisse, tout comme moi. Peut-être que je devrais arrêter, mais je ne le peux pas. Liam doit savoir.

- Ben, avec toutes les images, euh, comment dire, ça a grandi d’un coup. Je sais pas comment on dit cela.
-Il a grandi ?! Qu'est ce qui a grandi ? …. Attends, tu veux parler de... de ça ?!

Je n’ose toujours pas le regarder, étrange, alors qu’habituellement, je n’ai pas ce genre de sentiment. Pourquoi ça n’arrive qu’avec Liam ? Il a quoi de particulier ? Je rougis et sens qu’il a compris de quoi je lui parlais. Je ferme les yeux, et ressens sa panique. Il est affolé. Puis rigole, il rigole de ma phrase. J’observe toujours la terre et ne sais pas comment réagir à ce qu’il fait. Pourquoi il rigole ? Pourquoi il panique ? Cela n’aurait pas dû arriver ?

-Oh bon sang. T'es un sacré farceur Cara. J'ai failli croire sur le coup que t'en pinçais pour moi. Par contre, un conseil, va falloir légèrement t'améliorer niveau blague.

Farceur ? Mais je lui ai dit la vérité ? Pourquoi il ne me croit pas ? Je ne bouge toujours pas, sentant que je ne serais jamais ce qui m’arrive. A qui pourrais-je le dire, s’il réagit ainsi ? Une colère émane un peu de moi. Pourquoi il pense que je suis un menteur.

Il me donne une tape dans le dos sans grand effet sur moi. Je suis toujours figé, à essayer de comprendre ce que j’ai fait ou dit de travers.

-Allez, c'est pas tout ça mais on a un restaurant qui nous attends. Alors, tu me suis?

Au mot restaurant, je souris à nouveau. Oui il doit m’y amener. Mais pour mon autre problème ?

On avance vers le restaurant, je ne suis pas totalement à côté de Liam. Je suis à quelques centimètres de lui à ressasser son comportement. Je dois lui en parler…

— Liam, je t’ai pas menti ! hurlé-je presque pour la première fois devant lui.

Je suis un peu énervé. Je ne lui mentirais pas, puis une pointe de peur s’installe en moi. Pourquoi je lui ai crié dessus ? Je n’aime pas cela. Je ne veux pas faire comme lui, rugir sur tout le monde… Je ne suis pas comme lui. Je me calme à cette idée, me triture les doigts et lui demande :

— Liam ? Qu’est-ce qui m’est arrivé ce matin ? Je ne comprends pas. C’est pas bien ? J’ai bien fait de faire en sorte que tout s’arrête ?

Puis, sans savoir pourquoi je continue. J’essaie de lui faire comprendre que je tiens à lui…

— Je t’ai pas menti Liam. Je ne te mentirai jamais. Je t’apprécie trop pour ça. C’est juste qu’on ne m’a rien expliqué à ce sujet.

J’use du mot sujet, alors que je ne connais même pas le nom de tout ceci.

— J’ai juste appris à me battre dans différents pays avec mon ancien tuteur et rien d’autre. Il se foutait de moi et de mes envies. Il voulait juste que je me batte avec d’autres personnes, que je gagne, sinon, il me criait dessus et rien d’autre. Pour ça que je me suis enfui… que j’ai trouvé mon alpha.

Je le regarde avec toutes ces interrogations en tête. J’ai tellement envie de lui poser des questions, mais j’ai aussi peur. Avant qu’il rit, j’ai sentis qu’il s’énervait un peu. Ai-je bien fait de lui révéler tout cela ?

— Liam, qu’est-ce qui m’arrive ? Tu veux pas en parler ?


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Liam Dunbar

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MessageSujet: Re: Quand Héros rime avec Zéro (feat Caracole)   Sam 28 Mai - 1:50





Héro rime avec Zéro


Promenons nous, dans les rues, pendant que les loups y sont~ Ah, ça fait tout de suite plus classe comme comptine, hein ! Deux loups dans la fleur de l'âge, quittant leur tanière... Oups, léger lapsus, sortant de ma tanière attiré par l'appel de l'aventure. Je vois d'ici les gros titres : à la recherche de l'ours ami des civets ! Mais par contre, n'allez pas lui répéter son surnom surtout. Je tiens à mon intégrité. La dur rencontre avec les murs de notre précédente rencontre me reste toujours à travers la gorge. Enfin bref, on n'est pas là pour ressasser d'anciennes histoires. Presque ancienne. Vous chipoter un peu trop aujourd'hui sérieux....

Déambulant dans les ruelles, pour s'aérer l'esprit, surtout celui de Caracole après sa crise, nous nous dirigeâmes vers le restaurant dont je savais depuis la dernière fois qu'y bossait Charlie. Après s'il a changer de crèmerie entre temps, je n'y peux rien. Je connais pas son emploi du temps par cœur non plus. Faut pas exagérer quand même non mais oh ! Déjà que je prends pas la peine de connaître le mien alors celui des autres... Ça me passe complètement par dessus la tête. Chose dont j'ai eu beaucoup de reproche par ailleurs. Mais qu'importe, tant que je suis sociable envers les autres, nombreux sont ceux qui laisse couler ce petit défaut de ma part.

En parlant de défaut, le louveteau à l'air enjoué que nous soyons tout deux, se promenant tranquillement dans la ville. Qu'il ne se fasse pas d'idée quand même ! On est là en tant que simple ami. Le baiser de ce matin ne veut rien dire. Rien du tout ! Tout ça, c'est juste le fantasme de votre imagination bien trop fertile pour votre bien. Super-heroes can't be gay. N'oubliez pas ça les amis. Bon, pas que je m'en prends pour un, de super-héro j'entends, mais un peu quand même. J'ai la panoplie des super-pouvoirs, c'est pas rien ! Donc cette règle doit bien s'appliquer sur ma personne non ? Vraiment non ? Zut.... J'suis obligé de me rendre à l'évidence c'est ça... Vous êtes vraiment méchant.

D'ailleurs comme si Caracole me lisait tel un livre ouvert, il ressasse direct mes doutes à ce sujet là en me parlant de ce que je ne voulais pas du tout discuter de ma vie. C'est vraiment terrible d'être avec un tel candide, je dois bien l'admettre. Ils mettent toujours les pieds dans le plat au mauvais moment, ces crédules innocents. Comme à cet instant par exemple. Je tente de lui répondre, tout en sachant que d'un moment ou un autre, je vais tomber sur une pente un peu trop glissante à mon goût. Je le rassure sur son excès d'angoisse, lui faisant comprendre que ce n'est rien. Après tout, j'en fais bien aussi.

C'est pas très visible mais elles surviennent souvent après une forte crise de TEI. La culpabilité est un véritable fléau... Sauf que comme prévu, ce que je redoutais le plus est venu dans la conversation. Le baiser de ce matin et son ressenti à ce propos. C'est juste un banal accident, n'est ce pas ? Ouais, je sais, je suis pas du tout convaincant. Même pour moi. Toutefois, j'aime bien rester dans le déni encore un moment. Juste pour embêter le reste du monde sûrement. Caracole me parle de son loup, ce que je ne comprends pas trop. Je suis pas en harmonie avec le mien, ça doit être pour ça.

Bref, le lycéen baisse la tête pour éviter mon regard assez surpris mais surtout anxieux de la suite qui de toute évidence va arriver sous peu. J'aurai dû fuir avant qu'il ne me dévoile sa pensée.. Trop tard je suppose. Je viens d'apprendre que je donnes des érections aux bisouloups. Ok, je sais que je suis séduisant, irrésistible et plein de charme mais quand même. J'aurai préféré une personne sans service trois pièce. Pas que ça me gène mais mon meilleur ami aurait été plus heureux de cette attention que moi. Néanmoins, le plus troublant dans cette histoire, c'est que Caracole n'a vraiment pas l'air de comprendre ce qui lui arrive.

Naaaan, c'est pas possible. C'est une blague c'est ça ? N'importe quel mec connaît les réactions biologiques de notre corps face au désir. Ouais, c'est à cent pour cent ça. C'est qu'une vaste farce de sa part. Pfff, qu'est ce que je suis soulagé d'arriver à cette conclusion. Je ris de sa farce et le félicite à ce sujet. J'ai failli me faire avoir en plus. Bien sûr que non Caracole n'a aucun sentiment pour moi. On est pote c'est tout. Étant à un tel point soulagé par ce constat, je ne remarque pas qu'il s'est figé face à mon geste ni l'odeur acre de la colère qui l'anime un court instant. Je sais que quelque chose cloche et que j'ai loupé un truc évident à voir. Mais je n'ai pas envie de le savoir et préfère me mettre des œillères sur ce coup là. Et tout les autres d'ailleurs...

On repart en direction du restaurant, laissant de coté ce petit moment de délire amical. Sauf que ça n'a pas l'air d'être l'avis du loup-garou. Sérieux, qu'est ce que j'ai fait au bon dieu pour mériter ça ?! J'ai pissé sur un totem dans une vie antérieur ou quoi ? Ce qui est sûr, c'est que j'ai fait quelque chose de terrible pour avoir un karma aussi pourri que cela. J'en pleurerai presque si je n'étais pas moi même.

- Liam, je t’ai pas menti !

Son hurlement à quelques centimètres de moi me fait perdre presque la totalité de mon audition. Nan mais ça va pas de gueuler ainsi ?! Je suis pas sourd ! Enfin, je ne l'étais pas avant cette gueulante. Et puis qu'est ce qu'il a à se mettre en colère ? Je comprends rien à ce qu'il raconte. Il a ses périodes mensuel ou quoi ?! Je commence à avoir un doute à ce sujet ci. Et puis c'est quoi cette manie de passer du coq à l'âne ? Normalement c'est ma marque de fabrique ça ! Mais là n'est pas la question, pourquoi parle-t-il de mensonge ?

-Menti sur quoi? Demandais-je perdu

Tel un soufflé, il se dégonfle la minute suivante. Je n'arrive pas à le suivre là. Je suis si compliqué que ça quand je fais mes petites crises de colère ? Si c'est le cas, toute mes excuses à ceux qui me supportent toute la sainte journée. Caracole, plus têtu qu'une mule, continue de me poser des questions. J'ai les réponses à beaucoup d'entre elle mais je ne veux pas les dires. Si je les exprimes, j'ai peur de tout casser ce que j'ai construit. Je détruirai de moi même les murs que j'ai érigé. On est ami, c'est tout. Il n'y a que ça, rien que ça. Pas plus, pas moins qu'une amitié. Les émotions qui ont pu précédemment me traverser en pensant à lui ne sont que des erreurs.

- Liam ? Qu’est-ce qui m’est arrivé ce matin ? Je ne comprends pas. C’est pas bien ? J’ai bien fait de faire en sorte que tout s’arrête ?
-Cherche pas à comprendre. T'as bien fait de stopper, c'est tout ce que t'as à savoir. C'est pas très approprié entre deux amis Chuchotais-je la dernière phrase pour moi même.

Je ne peux pas être homosexuel. Je suis hétéro, comme tout le monde pense. Comme ma famille le pense. Et ce n'est pas la véracité des propos de Caracole qui me feront changer d'avis. Même s'il me raconte ses malheurs familiaux, le fait qu'il ne comprenne pas les subtilités de la vie en société. Si l'on apprends pas la sociabilité, comment voulez vous qu'il comprenne le reste ? Il ne doit même pas être sur de ses sentiments à mon encontre. Je dois juste être quelqu'un qui l'aide et qu'il aime. Mais d'un amour purement amical. Personne ne lui a appris à faire la différence. Sans compter ses problèmes d'affections qui doit lui faire imaginer tout ce lien. Mais bon, Caracole ne m'intéresse pas, c'est un garçon après tout.

-Liam, qu’est-ce qui m’arrive ? Tu veux pas en parler ? 

Je laisse éclater ma colère, poussé à bout. Parce que non, malgré ce que je dis, je ne suis pas un vrai super-héro. Je suis un adolescent plus incompréhensible que jamais qui joue les héros pour se racheter. Alors je réplique en lâchant tout ce que j'ai au cœur. Et encore plus. Mes mots sont blessant mais je m'en fiche. Je suis en rogne contre lui qui m'a poussé à bout. Je ne veux pas en parler c'est pas si compliqué à comprendre non ?! On dirait bien que oui ; C'est quand même hallucinant que je doives arrivé à cette extrême pour me confier. Et balancer mon venin en même temps. Je fais pas dans la dentelle. Gentil ou pas, il va s'en prendre la poire pour tous les autres.

Tu te fous de ma gueule ou quoi ?! T'es en train de me faire une déclaration ! J'suis pas gay moi ! Puis c'est quoi ton truc de t'accrocher à la première personne qui t'accorde un peu d'affection ? C'est malsain comme truc ! On est juste ami. A.M.I. Va pas t'imaginer des choses abracadabrantes.

Quoi c'est vrai ! Je suis un garçon tout à fait ordinaire comme les autres. J'aime les femmes, point. Pas besoin de me changer d'orientation sexuelle. Déjà que j'ai déjà peu de repère, j'ai pas envie de perdre ceux que j'ai pour les beaux yeux d'un lycéen loup-garou un peu trop collant pour son bien. J'ai du mal à me faire accepter par ma maladie, alors il est hors de question que je subisses ce qu'à vécu mon meilleur ami avant que je m'en mêle. Les héros ne sont pas gay. C'est écrit. Je suis peu être un zéro à cet instant à briser le cœur de ce pauvre naïf mais Héro rime avec Zéro, n'oubliez pas.

- Ce matin c'était qu'un accident que je regrette amèrement alors n'en reparle plus jamais si tu veux pas qu'il t'arrive des bricoles captich ? Et va pas utiliser la carte de l’apitoiement sur moi, ça marche pas. En plus, t'embrasse vraiment mal.

Ouais, c'est un coup bas, je le reconnais. Malgré son manque d'expérience, il embrassait assez bien pour un novice. Toutefois, un mensonge n'a jamais tuer personne. Il va s'en remettre. Enfin si je ne lui saute pas dessus pour lui refaire le portrait parce qu'il s'est obstiner à me poser des questions sur un sujet qui fâche de toute évidence. Ce que les gens ont tendances à oublier sous mes sourires et mon air de gamin capricieux à la bébé-princesse-garou, c'est que je suis volcanique. Faut pas venir me réveiller sous peine de s'en prendre plein la tronche. Contrairement à lui, je suis pas un gentil garçon. Je reprends mon souffle pour calmer mes battements de cœur et me calmer. Cou-couche panier le mini-hulk.

-Bon. Maintenant qu'on s'est compris, on va à ce restaurant ou je te laisse ici ? J'ai pas que ça à faire.

En faites, si j'ai que ça à faire de ma journée. Mais chuuut. J'en veux toujours à Caracole de m'avoir fait perdre mon calme. Ne regardant pas s'il me suit ni sa réaction face à ma menace à peine voilée, j'avance d'un pas résolu vers le restaurant où se cacher derrière ses fourneaux, un ours peu commode. J'espère qu'il est paré celui là, je suis prêt à lui refiler sans regret le Caracole. J'ai besoin de temps et d'espace pour réfléchir à tout cela. Même si je lui est dit que je m'en foutais de sa déclaration, ce n'est pas vrai. Il nous faut juste du temps pour se remettre en question et comprendre exactement nos sentiments.

J'ouvre la porte du restaurant tant convoité au son de la clochette accroché au dessus de la chambranle. Un sourire de la serveuse et je demande à celle ci si je peux voir Charlie juste cinq minutes. Elle me regarde suspicieusement mais je ne me démonte pas. Après tout c'est pas moi qui doit faire mes preuves pour obtenir un stage. Je suis juste l'accompagnateur. Après ça, j'aurai fait ma B.A.BA du jour. Après tout, un héro est toujours près à se sacrifier même si la mission risque de finir avec un zéro pointé sur la fin...



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Caracole O'brien

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MessageSujet: Re: Quand Héros rime avec Zéro (feat Caracole)   Lun 6 Juin - 10:50



L’habitude !




Nous sommes sorties à l’extérieur à cause de ma crise et nous déambulons dans les rues de la ville. Liam, devant moi, tente de savoir ce qui m’est arrivé. Pendant un moment, je me tais puis avoue mon secret. Je lui parle de mes actions, de mes gestes dans sa salle de bain, chose que je n’aurai pas du dire.

Je le comprends assez vite au vu de son regard, de son cœur qui s’accélére et de la haine qui émane de lui. Mais  je lui ai tout de même expliqué, avec mes mots ce qui m’est arrivé. Histoire qui semble le faire rire. Il ne me croit pas. Je reste un instant interdit puis la colère monte en moi. Elle  monte doucement. Pourquoi il ne me croit pas, je ne lui mens pas. Pourtant, cette fois-ci j’aurai peut-être dû. Il repart en direction de restaurant et je n’avance pas, ne le suis même pas.

Je l’observe, reprends ma phrase, sans m’inquiéter des événements à venir, ni même des souvenirs que ça risquaient de faire remonter à la surface. Je lui parle de mon passé, de ma vie avec mon tuteur.

Je lui hurle dessus, je lui explique que je ne lui ai pas menti.

-Menti sur quoi? Demandais-je perdu.

Il ne me comprends pas, alors je retourne dans ce sujet

— Liam ? Qu’est-ce qui m’est arrivé ce matin ? Je ne comprends pas. C’est pas bien ? J’ai bien fait de faire en sorte que tout s’arrête ?
- Cherche pas à comprendre. T'as bien fait de stopper, c'est tout ce que t'as à savoir. Ce n’est pas très approprié entre deux amis.

Je regarde un instant mes mains, baisse la tête. Pourquoi il ne veut pas en parler ? Ce n’est pas normal ce qui m’arrive ? Je… J’ai besoin de savoir pourtant.

-Liam, qu’est-ce qui m’arrive ? Tu veux pas en parler ?

Là, c’est exactement le moment où j’aurai dû me taire. Je me sens mal, j’ai juste une envie, m’enfuir loin de tous, ne plus jamais revenir et être seul. Je sens les larmes monter, ma gorge ce nuer, mon sourire s’affaisse. Tout disparaît, bonne humeur, mauvaise humeur…

— Tu te fous de ma gueule ou quoi ?! T'es en train de me faire une déclaration ! J'suis pas gay moi ! Puis c'est quoi ton truc de t'accrocher à la première personne qui t'accorde un peu d'affection ? C'est malsain comme truc ! On est juste ami. A.M.I. Va pas t'imaginer des choses abracadabrantes.

J’écoute ce qu’il me dit et désire devenir sourd, ne plus jamais rien entendre. Je n’ose même pas le regarder, m’empêche de pleurer par tous les moyens, même les plus douloureuses. Je ne veux plus rien. Ni sourire ni être triste. Je veux m’enfuir, loin… Je ne veux plus voir personne, j’aimerai même revenir dans mon passé. Au moins je ne souffrais pas autant. Ce n’était pas un ami qui me hurler dessus, c’était mon tuteur. Il me balançait dans une arène et me forçait à me battre…

Je me mords les lèvres, m’enfoncent mes ongles dans ma chair, tente de prendre un visage neutre…

- Ce matin c'était qu'un accident que je regrette amèrement alors n'en reparle plus jamais si tu ne veux pas qu'il t'arrive des bricoles capiche ? Et ne va pas utiliser la carte de l’apitoiement sur moi, ça ne marche pas. En plus, t'embrasses vraiment mal.

Je le regarde, ne sachant même pas pourquoi il dit cela et m’en fous. J’ai mal, je souffre. Je veux plus sentir cela. J’observe ma main, sorts mes ongles et les trous se referment sans mon consentement.

-Bon. Maintenant qu'on s'est compris, on va à ce restaurant ou je te laisse ici ? J'ai pas que ça à faire.

— OK… dis-je sans aucune émotion dans la voix, ni peine, ni joie, ni colère.

Liam se dirige vers le restaurant, quand je m’apprête à m’enfuir. Je ne veux pas revivre cela. Je n’ai pas fui mon passé, pour m’y replonger, mais j’avance, je m’approche de Liam. Je le suis sans rien dire. Je n’observe même pas les rues, ni même où se trouve le restaurant. Je veux juste que cela se termine… J’installe le mode automatique, le minimum vital. Bonjour, merci au revoir et rien d’autre. J’entre à mon tour dans le restaurant, qu’une idée en tête, que ça se termine le plus vite possible. Liam vient juste de m’avouer qu’il se foutait de moi…

Je deviens taciturne quand cette idée me traverse l’esprit, mes envies totalement anéanties par ses révélations. J’ai l’impression d’être totalement broyé de l’intérieur, de n’être plus rien. Mon tuteur avait-il raison ? Ne plus rien ressentir m’empêcherait de souffrir ?

— Je rentrerai chez moi après, et t’embêterai plus jamais, soufflé-je un instant sans savoir si Liam m’a entendu.

J’espère aussi ne jamais en ressortir, même si Cahir ne le voudrait pas, même si j’ai envie de rester avec Liam… Je veux plus de ça, je veux pas avoir mal à cause d'une engueulade. Je lui ai rien fait en plus.

Liam parle avec une femme, un plateau dans les mains, elle semble le regarder avec suspicion. Après un court, instant elle lui présente le lieu où se trouve son ami et il me mène directement vers le cuistot. Et le salut sobrement.

— Bonjour !


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MessageSujet: Re: Quand Héros rime avec Zéro (feat Caracole)   Mar 14 Juin - 0:04





Nier farouchement l'évidence


La dispute entre nous, en plein milieu de la rue, était sale, bruyante et moche. Très moche. Tout ça parce que j'en veux à Caracole d'insister toujours et encore. Pourquoi ne laisse-t-il pas tomber tout simplement ? Et ne dites pas que c'est de ma faute hein ! C'est juste que... Que je suis pas prêt à ces broutilles là. L'amour, la romance, les bisous en public et va y que je te tiennes la main, c'est pas du tout mon truc. Alors avec un mec... Il y a des limites à ne pas franchir quand même ! Vous me voyez moi, gay ! Ou en couple tout simplement, l'horreur ! Euh, pourquoi m'imaginerai-je en couple en premier lieu ? De toute façon, c'est hors de question que je me retrouve entraver avec quelqu'un !

Rien que cette pensée m'énerve. Et c'est ainsi que je me retrouve à briser en miette le petit cœur d'artichaut de Caracole. Je le sais, je le sens. Il est à deux doigts de pleurer, ne comprenant pas mon changement d'humeur. Mais cela ne m'arrête pas. Pire, j'en rajoute une couche pour bien l'enfoncer. Des regrets, quel regrets ? Ah, vous parlez de ce pincement au cœur et l'estomac barbouillé avec l'acide gastrique qui remonte l’œsophage ! Je ne ressens pas ça. Non, j'ai plutôt l'uppercut en plein sous le plexus solaire et une envie de dégobiller tout mon petit déjeuner dans la seconde suivante.

Alors non, je ne veux pas en parler, non je ne veux pas dire ce qu'il m'arrive. Je veux juste lui enlever ce stupide sourire sur le visage, ces stupides étincelles dans les yeux, faire taire cette stupide voix et surtout oublier ses très stupides lèvres qui me narguent ! J'en vais jusqu'à le traiter de pot de colle étouffant. Je serai capable à cet instant de lui balancer les pires horreurs en face pour éloigner tout ce qui m'est intolérable vis à vis de ma volonté et impossible à être traité. Alors même si je me dois de mentir éhontément, ce qu'il ne remarque pas d'ailleurs, je préfère ça à devoir m'aventurer hors de ma zone de confort. L'amitié et les emmerdes, je suis ok, mais les amourettes c'est pas mon truc.

Caracole ne me quitte pas des yeux, mordant sa lèvre jusqu'au sang et dissimulant ses griffes dans ses poings. Je sais que j'ai réussi mon coup. Cependant, c'est un ressenti différent de celui que j'attendais qui me bouffe les entrailles. Pourquoi au lieu d'être heureux d'avoir fait mouche, je suis pris de culpabilité ? Je ne veux pas savoir. Je ne veux connaître aucun détail. Rien. L'ignorance absolu. C'est pour cela que, tel le lâche je suis devenu, je fuis en direction du restaurant pour l'abandonner là bas sans aucune autre forme de procès. Sa réponse vide de sentiment me presse même le pas. Je ne peux m'en prendre qu'à moi même sur ce coup là.

Je suis devenu un bel enfoiré en l'espace de quelques minutes. J'aurai dû poser les bases dès le début. Dès que je me suis rendu compte de son attachement envers moi. Mais une partie de moi, un peu trop lupin à mon goût, a refuser cela et je l'ai naïvement suivi. Jusqu'à ce point ci où j'ai laisser éclater ma colère. Je ne suis pas un gars patient et encore moins quelqu'un qui garde son opinion pour lui. Même si certains pensent que j’aboie plus que je ne mords, il arrive quelque fois que je mords avant d'aboyer. Et tout ça par pur égoïsme donc je ne veux pas analyser la profondeur.

Faisant fi des sentiments du louveteau à mon égard ou le fait qu'il soit enchaîné à son passé, je m'éloigne physiquement de lui à chaque fois qu'il se rapproche de moi alors que nous marchions. Je croyais lui avoir dit d'arrêter tout ça ! On bifurque de droite à gauche, allant vers le restaurant tant désiré. A l'intérieur, juste à l'entrée, Caracole me chuchote qu'après ce rendez vous avec le cuistot, il  repartira chez lui et j'en serai enfin débarrassé de lui à tout jamais. Cette nouvelle ne me rends ni joyeux, ni triste. Après tout, c'est pas ce que je voulais non ? Non ? Ah, c'est vrai ! Je voulais juste un ami moi !

Juste un pote quoi et sûrement pas un mec qui boude parce que je veux pas être son petit ami. Me dire qu'il fuit juste parce que je lui ai gueulé dessus car il n'arrête pas de me coller tel un poussin derrière sa maman, c'est minable. Je ne lui réponds pas, ne sachant pas quoi dire. On va croire que je ne sais pas ce que je veux à force ! Et c'est peut être vrai d'une certaine manière. Toutefois, ça c'est un secret. Je salue la serveuse et lui demande à voir Charlie. Elle me dévisage genre « qu'est ce que tu lui veux et d'où tu le connais, gamin ? ». Ouais, beaucoup de mot pour un visage de cinq seconde, je vous l'accorde.

-Du calme, je suis juste venu lui demander un p'tit service. Rien de bien folichon. Ne vous inquiétez pas M'dame !

Malgré sa suspicion première, elle me laisse passer et me donne même les directives pour trouver l'ours dans sa tanière. Sur ce coup là, on a eu de la chance qu'il n'est pas parti bosser ailleurs. Genre le pink print. Là on aurait galérer à mort rien que pour passer la porte d'entrée. Il paraît que le boss là bas à embaucher une armoire à glace avec un détecteur de mensonge intégré. Que des rumeurs pour l'instant, mais vu comment elles sont nombreuses, j'ai pas trop envie d'y mettre les pieds là bas pour l'instant. J'ai pas envie de me faire ratatiner comme une crêpe par monsieur muscle qui se la joue terminator.

Je salue l'ours d'un air moins colérique que précédemment et beaucoup plus farceur. C'est que malgré nos péripéties les plus dangereuses, nos chamailleries et ma bref rencontre avec un mur ou le sol ou la porte... Ah non, la porte c'était pas dans cette aventure là. Bref, malgré tout ça, je me suis bien amusé et m'a permis de bien m'aérer l'esprit. Tu m'étonnes le temps à passer beaucoup trop vite à Vegas. Prévoyant le coup, je lui coupe la parole avant qu'il nous envois bouler ailleurs pour avoir oser le déranger dans son boulot. Comme si cuire des steaks frites était un travail fastidieux... Je retire ce que j'ai dit. Même ça c'est compliqué au vu de mon niveau culinaire désastreux.

-Hey Charlie ! Comment ça va depuis la dernière fois ? Pas d'indigestion de ruche ? Enfn bref, j'suis pas là pour ça. J'ai besoin d'un ridicule minuscule et rikiki service..

Tel une illustre diva devant son publique, je sors le grand jeu. Pupille dilatée, yeux mouillées, lèvres tremblantes et regard larmoyant. Les yeux de chiots à son maximum mes amis. Parce que oui, l'ours est une créature coriace à faire flancher. Et puis faut dire que le service que je vais lui demander ce n'est pas non plus de la tarte. Si je sors pas l'artillerie lourde maintenant, il me serra impossible ensuite de faire rentrer Caracole comme stagiaire ici. Mais ce n'est pas mon seul atout dans la manche. Je compte bien utilisé à bon escient l'empereur de la naïveté pour aboutir à notre victoire.

-Tu vois, t'as mon pote là, dis-je en désignant le louveteau, il a besoin de toi pour un mini-stage. Tu laisserais quand même pas un gamin dans la mouise hein ?

Là, j'ai fait ma part du job. A toi de jouer Caracole. Vends tes mérites pour obtenir la place ! Après tout, je vais quand même pas lui macher tout le travail non plus. Je lui ai trouvé un cuistot et l'ai mis en bonne condition ou presque. Je pense que j'ai fait bien assez. De toute façon si la négociation ne marche pas, il reste le chantage ou le pot de vin au pire. Quelques pots de miel devront faire l'affaire n'est ce pas ? Ah ! Je préviens tout de suite, on n’achète pas sur mes deniers personnels ! J'suis généreux mais ça à ses limites.

Après moultes grognements, explications, supplications, ronchonnements et embobinage dans les règles de l'art, on a réussi à décrocher un stage pour Caracole. Ça n'a pas du tout été une partie de plaisir. D'ailleurs, je me demande bien pourquoi je me suis autant décarcassé pour lui. Une réflexion de plus à mettre au placard pour le siècle prochain. Parce qu'à part me mettre du plomb dans la cervelle, je refuse de traiter ces données, trop dangereuses pour ma tranquillité d'esprit. Heureux d'avoir fait ma super bonne action de l'année, c'est que je commence à y prendre goût à ces choses là, je salue le cuisinier et débarrasser le plancher avant que l'envie de nous sortir de son restaurant à grand coup de pied dans le derrière ne lui prennes.

-Bon, t'as eu ton job, c'est cool et tout le tralala qui va avec. J'rentre chez moi alors. A le revoyure mec !

Une tape viril dans le dos, un sourire au trois quart faux. Sympa les « au revoir » chez moi n'est ce pas ?   C'est donc avec une boule dans l'estomac qui agrandi de minute en minute et  une culpabilité s'enveloppant tout autour de moi que je me sépare de Caracole, prenant chacun une direction différente. Je devrais pourtant sourire d'avoir le reste de ma journée de libre afin de profiter de la solitude pour m’entraîner un peu au lacrosse. Pourtant mon sourire se fane dès que j'ai le dos tourné. J'ai l'impression d'avoir fait une grosse connerie. Une énorme bêtise dont j'aurai bien du mal à réparer les pots cassés.

C'est d'une aura maussade que je retourne à la maison pour m'enfouir sous la couette. Je veux juste oublier notre engueulade. Même si c'est banale une dispute, là j'ai l'impression que ça à pris des proportions inimaginable et que je vais devoir en subir les conséquences tôt ou tard.



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