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 How we used to be [ft Derek]

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Stiles Stilinski

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MessageSujet: How we used to be [ft Derek]   Mar 10 Nov - 8:48

Juste like we used to be



Les choses à Beacon Hills semblent parfois hors de contrôle. Par moment, il m’arrive de croire que tout ceci n’est qu’un rêve, un cauchemar. Que je vais me réveiller tôt ou tard, en sueur et empêtré dans les couvertures, à la maison, ou bien à Eichen House. Je ne peux qu’être fou. Des loups-garous, des kitsune, des arbres millénaires qui continuent à conduire la magie même après avoir été coupé, des kanima, des chasseurs, des cannibales aux dents super flippantes. Tout ceci ne peut être réel. Je suis forcément fou. Je suis fou de croire qu’un homme comme Derek peut m’aimer, me désirer, peut se lier à moi. Totalement fou de croire que je peux le combler. C’est pour cette raison que mon esprit, peu à peu retourne à la réalité et met en place des stratagèmes pour revenir à l’ordre de possible en nous mettant, Derek et moi, dans une situation où nous ne nous désirons plus l’un l’autre, où nos corps refusent l’amour que nos cœur se portent.

Je suis à l’appartement de Derek. J’essaye d’être là, d’être présent. C’est ce que nous avons décidé, ensemble, pour tenter de raviver les souvenirs de nos corps, les désirs charnels naturels. Mais cela dure depuis quelques semaines maintenant, et rien ne change. Bientôt je me réveillerai et je comprendrais que le simple souvenir de nos deux corps se fondant l’un en l’autre n’était qu’illusoire. Jamais je ne le retrouverai. Jamais il ne me désirera comme je le souhaite. Jamais je ne le désirerais comme je le souhaite. Même si c’est lui, ce n’est pas son corps. Je n’arrive pas à régir à sa présence comme je le faisais si naturellement il y quelque temps de cela. Il me manque, terriblement.

Je suis assis sur le rebord en béton qui longe la fenêtre, celle qui ouvre sur la pièce à vivre. La tête collé à la vitre, je garde les yeux fermés et je fais de mon mieux pour retenir mes larmes. J’ai besoin de lui. Je ne sais pas comment faire. J’aimerais tellement le retrouver, me retrouver dans ses bras. Moi-même, je me suis oublié. Je ne sais plus vraiment qui je suis. Sans lui, je ne suis plus le même de toute façon. Et j’ai froid. La température de la vitre pourrait être la cause de cette sensation, mais je sais que ce n’est pas le cas, car j’ai tout le temps froid. Mon cœur est incomplet et s’il fait fonctionner mon corps, sans lui, il ne le fait plus vivre.

J’entrouvre mes paupières et pose mon regard sur la marque qui s’étend sur mon poignet. Je ne sais toujours pas ce qu’elle est, mais elle réagit au surnaturel en pulsant une douleur parfois insoutenable, comme pour me rappeler que moi, je suis humain, et seulement humain. Du plat du pouce, je frotte la marque alors qu’elle ne pulse pas. C’est devenu une manie, un réflexe. Miyavi m’a déjà demandé ce que j’avais, mais il n’a pas semblé remarquer la marque. La rêverai-je, elle aussi ? Mais pourquoi ? Tout a forcément une signification. Pourquoi j’irais imaginer une marque si douloureuse sans raison ?

Nous avons réussi à redevenir amis, je crois. Derek et moi. Mais il y a un malaise. Et je déteste ça. Nous étions amis avant d’être amants. Quand avons-nous oublié cette vérité ? J’essaye de me souvenir de son rire, de ses taquineries, de ce regard plein de compassion. C’est étrange de voir combien il est devenu sage depuis notre première rencontre. Ça l’est encore plus de l’avoir vu perdre cette maturité en un instant. Et maintenant avec cette apparence, on dirait un enfant qui veut faire le grand. C’est troublant. Mais pas autant que ce désir sous-jacent qui n’arrive pas à éclore. Une larme s'échappe et parcourt ma joue sans que je l'en empêche. Je veux juste le retrouver. Nous retrouver. Amis avant tout...le reste se fera tout seul...

Le moteur de sa voiture ronfle. J’entends l’immeuble grincer et annoncer l’arrivée de l’homme que j’aimais. De l’homme que j’aime toujours, même si pour le moment nous ne sommes plus sur le même chemin. Le roulement de la porte résonne dans la pièce. Je n’avais même pas remarqué que la musique s’était arrêtée. J’étais bien trop perdu dans mes pensées. Je sens mon cœur s’accélérer. Le voilà qui devient fou lui aussi. Arrête petit palpitant, dès que mes yeux te montreront son visage juvénile, tu vas déchanter. Tu le sais pourtant, le corps refuse de te laisser t’exprimer. Mes propres réactions m’exaspèrent. Ces réflexes d’amoureux qui se retrouvent coupées net dès que l’un de mes sens perçoit l’anicroche, me font souffrir presque plus que la marque.

Je le sens s’approcher. Son pas est plus lourd, plus semblable à avant. Je me laisserais presque avoir. Sa respiration est plus rauque aussi. Sa voix suave me manque. Tient, son ombre est plus imposante. Il a poussé de la fonte le mioche ? Il pose sa main sur mon épaule. Je frissonne, transi de désir. Je ne veux pas me retourner. Cet instant, en tout point semblable à ce que nous partagions avant, je veux qu’il dure éternellement. Et puis il me force à me retourner. Même s’il est désormais plus jeune que moi, il n’en reste pas moins un loup. Alors je ne résiste pas. Aurait-il trouvé le remède mystère ? Le miracle qui fera que nous passerons outre réticences de nos co…

— «  De – Derek ?

Je prononce son nom, comme si je ne l’avais pas vu depuis des années. D’un certaines façon c’est le cas, même si nous avons passé beaucoup de temps ensemble ces dernières semaines, nous n’étions pas vraiment ensemble. Mon rythme cardiaque double, triple…wow ! He doucement le cœur, je vais pas tenir si tu continues ! Mes yeux le scrutent, le scan. Du haut vers le bas, du bas vers le haut. Son visage, ses lèvres, ses muscles, ses yeux, sa taille, sa bouche, ses joues mal rasées, ses hanches, son visage, sa mâchoire, ses yeux, sa bouche, ses lèvres…ses…

Je me redresse, je me lève…je saute quasiment en fait, et m’empare de ces tentatrices. Je ne peux ni ne veux leur résister. Il répond à mon baiser. Je le romps.

— «  Comment tu… ? Qu’est-ce que… ?

Mais toutes mes questions s'effacent derrière une seule.

— « Que s'est-il passé?

Et derrière cette question, je ne suis pas en train de lui demandé comment il a retrouvé son corps d'adulte. non, ça c'est secondaire. Je veux savoir ce qu'il s'est passé pour qu'il se retrouve dans cet état. Ses vêtements sont en lambeaux, et pas seulement parce qu'ils ont été malmenés par son changement d'apparence. Il est couvert de blessures, ce qui en soit n'est pas normal. mais la poussière et le sang ne sont rien comparés à ce qu'il porte dans le regard. Cette tristesse. je peut sentir la boule qu'il a dans la gorge. Je sais qu'aujourd'hui il devait aller au Manoir;..mais c'était une visite de routine comme on pourrait dire. Qu'a-t-il bien pu arriver?

Je laisse mes doigts s'accrocher aux siens et je le tire vers le lit. En passant, je prends la trousse de premiers soins dans le tiroir du haut. Il n'en avait pas jusqu'à ce qu'il me rencontre et que je vienne passer du temps ici. Maladroit comme je le suis, c'était une acquisition obligatoire. Je l'incite à s'allonger. Il s'exécute, mais il n'est pas là. Son regard est perdu dans la douleur. Je retire son T-shirt. Une partie de moi sans la chaleur de l'excitation, mais elle est vite mise sous silence car je suis inquiet pour lui. Doucement, avec toute la délicatesse dont je suis capable, je commence à nettoyer ses plaies.

Mille questions me viennent: pourquoi tes blessures sont encore là? Comment as-tu retrouvé ta forme adulte? Quand cela s'est-il passé? Que s'est-il passé? Quelqu'un d'autre est blessé? Comment va le reste de la meute? Cela s'est-il passé au manoir? Dans quel état est-il?

— « Derek...parle-moi...

Je ne l'ai jamais vu comme ça. J'ai peur. J'ai mal pour lui. Je ne sais pas quoi faire. Je ne sais pas comment le soulager de sa souffrance.



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MessageSujet: Re: How we used to be [ft Derek]   Lun 16 Nov - 15:23





En mémoire du 13 novembre 2015…

Derek & Stiles

"Je ne vous parlerai pas de vengeance, de guerre, de lutte et de sang.
Je ne vous parlerai pas non plus d'injustice et de droit.
Je ne vous parlerai même pas de ces gens qui font rimer ordre et terreur, lois et mensonges, morale et déchéance.
Je veux vous parler de cette lumière qui brille en chacun de nous.
Cette petite lumière qui fait de chacun de nous un être humain.
Parce que cette lumière est en train de s'éteindre."

"Je n'ai aucune leçon à donner, pas de grandes phrases à prononcer. Juste, peut-être, un message à murmurer, une simple idée.

Et si chacun de nous cessait de faire semblant pour devenir celui ou celle qu'il est vraiment ?
Et si chacun d'entre nous acceptait de laisser briller sa propre lumière ?

Ne découvririons-nous pas que nos lumières s'alimentent aux mêmes sources ? Bonheur, respect, justice. Que si ces sources se tarissent, ce n'est pas parce que quelqu'un les a subtilisées mais simplement parce que nous ne croyons plus assez en elles ?

Ce n'est pas d'une complexe théorie dont je vous parle mais d'un voyage. Un voyage à partager vers un monde où chacun serait heureux de vivre parce que libre et responsable. Et les plus grands voyages commencent toujours par un premier pas."

L'Autre, Pierre Bottero.


Une chape de plomb pèse sur mes épaules. J’ai pourtant retrouvé mon corps d’adulte, mais je me sens si faible, et comme anéanti. Le manoir a de nouveau été le théâtre d’un drame et de violence gratuite. Cela n’en finira donc jamais ? Ce soir, la meute est en deuil. Un cœur a cessé de battre alors qu’il était innocent.

J’ai vu Jordan s’embraser et devenir quelque chose d’autre.

J’ai entendu le cœur de Chad se déchirer. Sa douleur m’oppresse encore le cœur alors que le soleil est couché depuis longtemps sur le champ de bataille qui n’est qu’une demeure, un foyer.

J’ai vu Miyavi entasser les corps de nos ennemis comme s’il était un robot, le corps et l’âme désolidarisés l’un de l’autre.

J’ai vu Ruby pleurer, protégeant de ses bras son ventre alourdi par la grossesse. Désespérée de faire venir au monde ses enfants dans un monde de violence.

J’ai vu Peter à la limite de basculer à nouveau dans ce côté obscur qui, il n’y a pas si longtemps, l’a mené au frontière de la folie.

Enfin, j’ai entendu Mick exposer tout son amour pour ancrer l’âme de celui qu’il aime et l’empêcher de tomber dans un abime de haine.

J’ai vu les miens souffrir, alors qu’ils projetaient une fête pour l’intégration d’un nouveau membre et la célébration d’une union.

Ils sont venus nous attaquer chez nous, par surprise, comme des lâches. Pourquoi ? Parce qu’on est différent ? Qu’on ne croit pas aux mêmes valeurs ? Parce qu’ils ont subi la violence et qu’ils n’ont que d’autres exutoires de la retourner sur des innocents ? La haine engendre la haine, la violence donne naissance à la violence. Il faut que quelqu’un cesse un jour cette escalade. Nous avions pourtant cessé de poursuivre cette inlassable riposte, tenté de vivre et de nous reconstruire dans la paix…

Ils sont venus au cœur de notre territoire, apporter une mort aveugle, et nous poignarder dans le dos.

Qui a le droit de décider ce qu'on doit être ou ne pas être ? Qui est assez lâche pour cacher son crime derrière des écrits soi-disant sages et divins… un code d’honneur… L’excuse des lâches et des hypocrites. Alors que nous sommes tous des êtres vivants assujettis à une seule loi, celle du cycle de la vie.

J’arrive en bas du loft comme un automate. Je n’ai pas conscience d’avoir conduit jusque-là. Cela nous a pris la journée pour faire disparaitre les traces de ce combat. Erick, le compagnon de Mafdet est finalement intervenu à la fin pour effacer toutes traces sur le sol. Rien ne témoigne du drame. Le corps de Fiona repose dans la crypte de ma famille.

Je regarde la porte coulissante de mon appartement. Stiles est là, j’entends son cœur, j’entends sa détresse. Je ne sais pas ce qui le mine, et me voilà de retour, certes enfin grandi, mais avec de sombres nouvelles. Je n’ose briser sa réaction de joie quand il me voit enfin moi-même, mais mes habits déchirés et des blessures qui tardent à cicatriser trahissent le drame passé.

-  Comment tu… ? Qu’est-ce que… ? Que s'est-il passé?

- …

Que dire de l’horreur qui tombe sur nous de manière récurrente ? Que dire de ce climat de terreur qu’on nous impose ? Je ne veux pas le mêler à cela, mais nos adversaires nous frappent jusque dans nos maisons…

- Derek...parle-moi...

- Fiona est morte. Elle s’est pris un carreau d’arbalète destiné à Jordan… Ils… les ouvriers du manoir… des chasseurs. Ils savaient que la meute se réunissait aujourd’hui. Ils ont tenté de nous éliminer.

Je me laisse faire quand Stiles soigne mes blessures avec cette trousse de secours qui lui est destinée. Nous nous retrouvons enfin, mais le deuil vient briser ce moment. Je ne comprends pas pourquoi cette violence ne peut pas être stoppée. Je lie pourtant ma vie à un être humain qui au départ avait peur de moi. Je suis toujours le même « monstre » et pourtant, Stiles est là, contre moi. Il m’entoure de sa chaleur. Pour une fois, le plus faible console le plus fort.

- Demain est un autre jour…

Que dire de plus ? J’espère simplement tomber dans un sommeil sans rêves.

***

L’enterrement de Fiona Ferjones ou plutôt de Iona Jefferson a été un moment émouvant. Je sais maintenant le lien particulier qui m’unit à Chad. Je sais le rôle de l’aigle qui tournoie souvent au-dessus du manoir. Et je sais le rôle de Chad. L’a-t-il vraiment compris ? Mon frère de meute se mure dans une colère qui n’annonce rien de bien. J’espère que l’objet de mes pourparlers avec Mick le détourneront de sa vengeance.

- Stiles ? Un ciné ?



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MessageSujet: Re: How we used to be [ft Derek]   Mar 24 Nov - 23:30

A little more like before



J’ai du mal à croire qu’il est vraiment là, devant moi, tout en muscles et en virilité, tout en fragilité aussi. Je scrute son visage. Je prends plaisir à détailler ces traits qui m’ont tant manqué mais je suis avant tout à la recherche d’indice. Ce point qui tressaute parce qu’il serre les dents. Ses cils qui se rejoignent trop souvent pour retenir ses larmes. Son nez qui fronce, mépris de sa propre faiblesse. Ses lèvres qui tremblent de désespoir.

Habituellement, j’aime les énigmes et les puzzles, mais pas lorsqu’ils sont ainsi porteurs de sombres nouvelles. Quand ils sont si lourds de sens, que les pièces sont toutes noires de tristesse, je ne souhaite que balancer le tout au néant, faire comme s’il n’avait jamais exister. Mais ce puzzle, ce drame, il existe bel et bien, et il touche un être qui m’est plus cher que ma propre vie.

J’ouvre la trousse, je prends une boule de coton que j’imbibe de désinfectant et je commence à l’appliquer sur les plaies de Derek. Je lui laisse le temps de réaliser qu’il est à la maison, que quoiqu’il se soit passé, c’est fini maintenant.

J’implore Derek de me parler. Je veux savoir. Je veux porter avec lui ce fardeau, l’aider à affronter cette peine. Je veux être là pour lui. Je veux qu’il ose se reposer sur moi. Pour une fois, qu’il me laisse être celui qui protège. Et il parle, enfin, d’une voix que je ne lui ai jamais entendue, une voix remplie de peine, une voix qui trahit ce que son corps a l’habitude de garder sous scellé : une profonde détresse.

— « Fiona est morte. Elle s’est pris un carreau d’arbalète destiné à Jordan… Ils… les ouvriers du manoir… des chasseurs. Ils savaient que la meute se réunissait aujourd’hui. Ils ont tenté de nous éliminer.

La surprise se lit sur mon visage, l’effroi envahit mon regard. Le sort se décidera-t-il un jour à nous épargner ? À épargner cette meute ? Cette famille ? Ne peut-on pas s’attendre à un minimum de répit ? Mon expression s’affaisse. Rien de ce que je pourrais dire n’atténuera la peine. Tout ce que je peux faire, c’est me montrer présent. Fini. Le mot était trop juste. Trop vrai. Trop terrible.

Je m’écarte mais je reviens quelques instants plus tard en portant une bassine d’eau tiède et des linges propres. Je recouvre ses mains avec l’une de ces dernières, préalablement humidifiée, à l’instant où dans son regard, je perçois cette lueur de lucidité hystérique. Je l’ai observée à de nombreuses reprises lorsque j’accompagnais mon père sur des scènes de crimes où il était réquisitionné d’urgence. Elle est caractéristique dans le regard de ceux dont les mains sont couvertes du sang de ceux qu’ils ont tenté de sauver sans y parvenir. Elle marque le moment où cette partie de nous qui a assisté à tout rejoint celle qui veut rester dans l’ignorance. Combien de fois l’ai-je vue dans mon propre regard lorsque le Nogitsune me laissait à nouveau le contrôle de mon corps après ses méfaits ?

Les muscles de Derek se bandent mais je m’occupe de nettoyer ses mains du sang qui les recouvrent avant que l’hystérie remporte le combat contre la lucidité. Ce sang est surement un mélange de celui de nos ennemis et de celui de Fiona.

Je ne la connaissais pas. Je l’avais bien croisée à plusieurs reprises en apportant son déjeuner à mon père, mais je n’avais fait que la saluer. Elle semblait une femme forte et respectable. J’aurais aimé mieux la connaître. On ne devrait pas s’empêcher de tenter de connaître les gens. Peu importe les maladresses. S’avancer, parler, vouloir comprendre, vouloir écarter les préjuger et se forger sa propre opinion, c’est important. On ne devrait pas s’en empêcher. Quelles qu’en soient les raisons. On ne devrait jamais s’empêcher de vouloir s’ouvrir aux autres. On devrait même se forcer à le faire. J’aurais dû me forcer à lui parler. Elle m’aurait peut-être envoyé bouler, mais j’aurais aussi pu saisir une chance de mieux connaître cette femme, qui je n’en doute pas, était d’exception.

Je termine de nettoyer sa peau et de désinfecter ses plaies. Certaines d’entre elles cicatrisent sous mes doigts, d’autres sont encore à vif. Je suis inquiet. Il ne devrait plus porter la moindre blessure. Mais qu’importent les blessures physiques. Celle qui ne cicatrisera pas plus parce qu’il est un loup est encore la plus importante bien que la moins visible. Puis je m’allonge à ses côtés. Nous prenons d’abord cette position qui nous est la plus naturelle. La cuillère. Bien évidemment, je suis la petite cuillère. Je sens son souffle dans mon cou. Ses doigts se resserrent sur les miens. Son bras se serre un peu plus autour de mon corps alors que la fatalité de la journée le frappe. Je me tourne, face à lui, je me hisse, pour être un peu plus haut que lui et il enfoui son nez dans mon cou.

— « Demain est un autre jour.
« Demain est un autre jour, répété-je. Et je serais là, à tes côtés, demain, après-demain, le jour d’après et tous les jours qui suivront.

Il met un temps fou à s’endormir. Quoi de plus normal. Je veille. J’ai peur que si je ferme les yeux, il soit à nouveau dans la peau d’un ado quand je les rouvre. J’ai peur qu’un autre malheur nous tombe sur le museau. N’en avons-nous pas subis suffisamment ? Quelles terreurs veulent-ils encore nous imposer ? Pensent-ils pouvoir nous détruire ? Pensent-ils venir à bout de notre volonté ? Qu’ils aillent en enfer, si tenté qu’un tel endroit existe. Qu’ils soient damnés pour oser nous tester de la sorte. Ils n’ont rien d’humains ceux qui osent tuer les innocents avec pour seules raisons leurs différences. Je glisse mon regard vers mon poignet. J’aimerais être tellement plus. J’aimerais tant être capable de le protéger. Mais je ne suis qu’un humain, alors je protègerai son âme à défaut de protéger son corps. Je me ferais gardien de son cœur. Et si je n’ai aucun pouvoir, j’ai de l’esprit, et je suis prêt à m’en servir !


Je suis devant mon tableau transparent, à observer les différentes énigmes qui animent Beacon Hills en ce moment. Trop d’ennemis, trop d’ouvertures au danger, mais nous sauront tout affronter, car nous sommes ensembles, unis, meutes et familles. Nous nous dresserons devant nos ennemis et parce que nous ne reculerons pas, je sais que nous saurons les vaincre. Parce que nous sommes ensembles. Mais bon, gérer la liste de la mort, les étranges créatures qui commencent à faire jaser les potins, et autres, il faut être honnête, ça ne va pas être de la tarte.

Mon regard est planté sur les inscriptions blanches sur ce mur de verre, et je frotte mon poignet plus par habitude que par réelle douleur, quand mon téléphone vibre. Je l’attrape sans quitter le mur des yeux puis je baisse enfin mes iris sur l’écran tactile. Un message de Derek. Je hausse un sourcil et finalement j’esquisse un sourcil. Un ciné…c’est la sortie que nous nous étions promis lorsque, malgré son changement d’apparence, il a décidé de me laisser une chance.

« Si tu paies le pop-corn.

Je souris, et je me prépare. Un ciné. Je le retrouve. Il nous faudra sans doute du temps pour nous reconstruire. Il lui faudra du temps pour se remettre de la perte qu'il vient d’essuyer. Mais je ne le lâcherai pas. Je serais là, à ses côtés, pour toujours !

Le moteur de la Camaro ronronne, je descends. Je ne sais même pas ce que nous pouvons aller voir. Ils y a quelques films sympas en ce moment. The Scorch Trial me tente bien… Mais peu importe le film. Je veux juste être avec lui.





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MessageSujet: Re: How we used to be [ft Derek]   Mer 2 Déc - 20:37





Pixie et le loup

Derek & Stiles ♥
- Stiles, un ciné ?

- Si tu paies le pop-corn.

- Tu ne vas pas bouffer pendant tout le film comme d’habitude ?!

Au sourire qu’il me renvoie, je comprends que je dois me résigner à supporter mon turbulent humain.

***

Je pianote, impatient sur le volant de la camaro. Stiles n’est pas descendu en même temps que moi. « J’en ai pour une minutes »… Des minutes kryptonniennes oui ! Tsss ! Enfin, je le vois arriver.

- Ça y est ? Tu as fini de te faire belle ? On va au cinoche pas à l’opéra !

Deux grimaces expressives plus tard, j’embraye une vitesse et nous partons. Devant le cinéma, je reste perplexe sur le film à choisir. Stiles parle de The Scorch Trial. Je grimace quand il m’explique ce que c’est.

- C’est un film pour adolescents prépubères ça !

Le dit prépubère râle sur mon sectarisme aveugle.

- Je n’ai pas vu le un ! On va voir le James Bond ? Au moins il y aura des vrais hommes, pas des…

Mais c’est qu’il bouderait presque mon Pixie wood ! Nous nous sommes un peu écartés des portes pour batailler tranquille sur le film à voir. Stiles marmonne un « Hunger Galmes ».

- Je n’ai pas vu le un non plus !

Le voilà qui affiche son air buté, les mains dans les poches de son sweat, regardant le sol. Une mère passe devant nous, trainant son gamin qui de peu ou prou affiche la même trombine que Stiles. Lui c’est parce qu’il n’a pas eu la glace au caramel qu’il convoitait. Je regarde Stiles, il va chouiner longtemps ?

- Va t’acheter ton sceau de pop-corn, je vais prendre nos places.

En grommelant il file au kiosque des sucreries pendant que je vais à la borne interactive. Hum… 3D ou pas ? Ça me colle un mal de crane ces foutue lunettes, et plus on a oublié de les prendre…

Une présence soupirant dans mon dos, me fait comprendre que mon ado a fini ses achats. Je me retourne et le vois me tendre quelque chose. Il tente de m’appâter avec une de mes gourmandises. Le fourbe ! Alors que visiblement résigné, il se dirige vers la salle du 007, je le tire par l’épaule.

- Allons voir ce que ce Dylan O’Brian vaut comme acteur, dis-je en lui donnant ticket et lunettes.



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Dernière édition par Derek Hale le Jeu 17 Déc - 7:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: How we used to be [ft Derek]   Mer 9 Déc - 22:40

Respire ou Deviens Fou



— «  Bah qu’est-ce que tu veux que je fasse d’autre ? L’autre option, c’est t’embrasser pendant tout le film !

Et puis Nah d’abord ! Oui, j’ai pris l’habitude de toujours manger pendant un film. D’ailleurs, je ramène le plus souvent mon garde-manger sinon, ça me coûte trop cher en friandises ! J’argumente avec un sourire des plus significatifs. Et clos cette conversation avec un soupir résigné.

Je ne descends que quelques minutes après lui. Je sais que la marque n’est pas visible, sinon, il l’aurait déjà remarquée, mais j’ai pris l’habitude de porter le bracelet de Miyavi à mon poignet pour cacher cette marque. C’est stupide, mais je ne peux plus sortir sans. J’ai enfilé mon sweat-shirt rouge, celui qui me caractérise le plus. Celui qu’il m’a enlevé à maintes reprises. Celui avec lequel je sais qu’il dort quand je ne peux pas passer la nuit ici.

Quand je le rejoins enfin, il se moque de moi et je fais une grimace tout à fait immature pour lui répondre. Mais je l’ai vu ce petit sourire fugace ! Je l’ai vu !! Et ce regard sur mon pull, je l’ai vu aussi !!! Mouhahaha !!!

Nous discutons sur le choix du film. J’essaye de lui vendre Scorch Trial, mais visiblement j’y parviens très mal. Mais les livres sont vraiment bien ! J’aimerais voir comment ils vont adapter ça à l’écran. En plus, j’aime bien le casting, et au moins, pas besoin de trop réfléchir avec un film comme ça. Je sais que venant de moi c’est surprenant, mais le cinéma est l’un des seuls endroits et moment où mon cerveau arrive à se mettre en pause. C’est reposant ! Oui, c’est un film pour adolescents, et alors, je n’ai jamais que dix-sept ans Môsieur !

— «  Et alors ? Ça ne veut pas dire que c’est mauvais, déjà, et en plus, tu juges vite. James Bond ça existe depuis des années, c’est donc un film pour vieux croûlants ?

J’aime bien les James Bond en plus, mais là, je sais pas, il me tente pas. Pourtant, il a de bonnes critiques, mais j’ai pas envie, voilà. Je tente un Hunger Game. Là non plus le papy n’a pas vu le un. Je plonge les mains dans mes poches, l’air boudeur, en marmonnant qu’on en est au quatre et qu’il aurait au moins pu se mettre à la page quand il sous sa forme de marmot péteux ! OUI, JE BOUDE ! Derek me congédie en m’envoyant chercher mes réserves à la caisse tandis qu’il achète les places. Bon, bah 007 it is !

Devant le vendeur, je soupire en commandant mes pop-corn et je secoue la tête. Nan mais je joue à quoi. On s’en tape du film, c’est pour être avec lui que je suis là ! Je fais un signe de tête vers un paquet de Malteser. Derek ne sait pas résister au chocolat !  Je reviens vers lui et lui agite le paquet sous le nez. Je veux avant tout me faire pardonner de mes gamineries, et puis sait-on jamais, il pourrait peut-être changer d’idée pour le film. Mais je vois qu’il a déjà les tickets en main. Malgré moi, mes épaules s’affaissent légèrement et je me tourne vers la salle de James Bond, mais mon loup me rattrape. Il a cédé, pour moi. J’essaye de me retenir de sourire, mais je n’y arrive pas. Même mordiller l’intérieur de ma joue n’y fait rien. Et j’ai grande peine à attendre que nous soyons installés pour le remercier d’un baiser sans gêne. Un baiser qui dure. Merde, on aurait dû se prendre un VOD et se mâter un film à l’appartement !

Je m’écarte à regret et je ne tarde pas à glisser mes doigts entre les siens. Le film commence. Je plonge ma main libre dans le pot de pop-corn. C’est bizarre, le film n’a pas grand-chose à voir avec le bouquin. Et surtout, il me fait mentir. Alors que les Fondues sont en train de s’attaquer aux héros, mon esprit s’éloigne. La façon dont leurs veines se teintent me rappel la façon dont pulse la marque quand elle s’active. Et si c’était le signe d’une démence surnaturelle ? Et si j’étais possédé ? J’en viens même à me souvenir de la proposition de Peter. Que se serait-il passé si j’avais accepté ? Où en serions-nous aujourd’hui ? Serais-je seulement en vie ? Serais-je un loup ? Ou autre chose ? Et si un autre esprit débarquait ? Pourrait-il me posséder ? Comment pourrais-je m’en protéger ? Je ne pourrais pas. Je suis si faible….Si…

Des lèvres se plaquent sur les miennes. J’ouvre les yeux, je les plisse.  Pourquoi y a-t-il autant de lumière dans une salle de cinéma. Parce que nous ne sommes pas dans une salle de cinéma. Un frisson remonte le long de ma colonne, sans doute à cause de la température de la faïence des toilettes du complexe. À quelques centimètres de moi, les yeux de Derek, ses magnifiques yeux verts, me scrutent. Que s’est-il passé ?




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MessageSujet: Re: How we used to be [ft Derek]   Sam 12 Déc - 21:47




How we used to be

Derek & Stiles
Le sourire a peine retenu du crétin qui m’accompagne vaut tout les films ringards pour adolescents en manque de “Brucewillisïte aigüe”, entendons par là des mioches qui sauvent l’humanité en deux heures top chrono. Notre écart d’âge se fait sentir dans ces moments-là. Je suis passé par cette phase et ce n’est pas si lointain pour que je m’en souvienne. Je connais aussi à Stiles une maturité que beaucoup d’adultes lui envieraient. Mais il l’a gagné dans le sang, le sien, comme celui de ses amis ou des victimes faites par le Nogitsune. Il n’en dit rien, mais je devine qu’il n’a pas encore digéré cet épisode qui a fait de lui un assassin-marionnette.

Ma reddition quant au choix du film me vaut un baiser passionné que je rends avec joie et bonheur. Nous nous retrouvons enfin. Cela avait été déjà si difficile pour nous deux de… nous mettre ensemble. Déjà accepter ce sentiment pour l’autre, s’il avait été plus facile pour Stiles d’admettre ses préférences, dans mon cas, le déni avait eu la dent dure. Alors que Stiles me remercie pour la énième fois d’avoir pris des billets pour le film de son choix et non le mien, je lui rappelle que je ne suis pas un espèce de loup-garou à la graisse de renoncule de mille sabords ! Il me regarde étonné, puis sourit avant de regarder les autres gens qui s’installent dans leur fauteuil.

Le film commence, le grignotage de Stiles aussi… Sur le grand écran, des images d’une terre futuriste pas très reluisante. Je réfléchis à ce genre de futur. Saurons-nous nous adapter dans ce milieu hostile ? Avec ce que vivent les amis de Stiles, ma meute et le reste des surnaturels de Beacon Hills, je crois que nous avons nos chances, même si ce n’est pas à souhaiter qu’une telle catastrophe arrive. Je ne capte pas les tenants et aboutissement du film, vu que je n’ai pas vu le premier opus. Toutefois, je suppose que cela n’est pas bien grave. Il y a les méchants qui ne sont pas forcément ceux que l’on croit de prime abord et les gentils. Ceux-là généralement sont vite couverts de sang et sales. C’est une constante dans les films un peu d’action.

La main de Stiles avait quitté la mienne, pour mieux tenir son pot de pop-corn. Un des acteurs ressemble à Stiles en un peu plus vieux. Est-ce là le visage qu’il aura dans trois-quatre ans ? Ce qui m’alerte en premier c’est que Stiles a arrêté de se goinfrer. Trouve-t-il le film si prenant que ça ? Quand je tourne la tête vers lui pour voir comment il réagit à l’histoire, ses yeux sont dans le vague et son cœur bat un rythme anarchique. Crise de panique ? Cela fait un moment qu’il n’en a plus fait, depuis que nous sommes ensemble je crois.

- Stiles ? Ça va ?

Il ne m’entend pas, une personne devant nous se retourne, mécontente que je parle. Ce n’est pas le moment d’attirer l’attention. Par chance, Stiles avait choisi les places centrales du fond de la salle. C’est donc en toute discrétion que j’arrive à l’extirper de son fauteuil et le porter jusqu’aux sanitaire. Il est tout mou dans mes bras et sa respiration se fait de plus en plus ténue.

- Stiles respire !

Les sanitaires sont déserts, je le pose sur le sol et commence la respiration artificielle pour contre carrer sa crise. Cela marche car il papillonne enfin des yeux et revient à lui. Il me regarde perdu et frissonnant.

- Tu as encore oublié de respirer, dis-je en le prenant contre moi pour le réchauffer. Raconte-moi ce à quoi tu pensais avant de partir en live ?

Ses crises arrivent toujours avec un choc émotionnel. Que se passe-t-il pour qu’il se soit mis dans pareil état ?



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MessageSujet: Re: How we used to be [ft Derek]   Lun 21 Déc - 13:17

Depuis quand?



Depuis quand ? Depuis quand ai-je cessé de respirer ? Depuis quand n’avais-je pas fait de crise comme celle-ci ? Depuis quand ai-je peur du mal que je pourrais faire ? Depuis quand ai-je cessé de me considérer comme un faible inutile pour me voir comme un nuisible ennemi potentiel? Depuis quand je ne connais plus le mot sécurité ? Depuis quand ?

Je regarde Derek sans véritablement le voir pendant de longues secondes. Mes yeux sont plantés dans ses iris noisettes…ou vertes ou bleu-gris…oh puis on s’en fout, mes yeux sont planté dans ses iris Derekiennes, mais je ne le vois pas. Puis il m’appelle à nouveau. Je le vois. Il a retrouvé son apparence d’adulte. Je le vois. Il est magnifique. Mon Derek. Il est là, avec moi, mais nous n’avons pas encore rattrapé les moments perdus. Le décès de Fiona a trop impacté son cœur et son esprit. Elle avait une importance dans sa vie que je n’arrive pas encore à saisir. Il me semblait qu’il ne la connaissait que depuis peu, mais je crois que cela vient de leurs familles. Sans compter qu’il est vraiment inquiet pour Chad. Il est souvent absent, l’esprit plongé dans leur liens de meute, à essayer de traquer la vacillation de trop. Il a peur pour son frère de meute. Et je ne sais pas comment le soutenir dans cette épreuve. Alors franchement, avec tout ce qu’il se passe, quand et comment aurais-je pu lui parler de cette marque ? Ça n’a rien d’urgent. Si j’avais dû en mourir, ce serait déjà fait. C’est là depuis la disparition du Nogitsune. Je pensais pouvoir tenir encore, mais mon corps en a décidé autrement.

Je prends le temps de me redresser et je rampe jusqu’au mur le plus proche pour m’y adosser. Je ramène mes genoux contre moi en avalant difficilement ma salive. Mes poumons me font mal d’avoir manqué d’air. Je fixe à nouveau Derek. Je le vois parfaitement. Sa mâchoire affirmée, son regard perçant, ses lèvres fines. Je ferais n’importe quoi pour lui. N’importe quoi…

Sans un mot, je retire le bracelet en cuir que m’a offert Miya et je tends mon poignet à Derek. Depuis qu’il a retrouvé la mémoire, Derek ne m’a jamais vu sans. J’y prenais garde. Par chance, il était déjà bien occupé et n’insistait pas trop. J’avais fait promettre à Miya de ne rien dire et d’acquiescer à toute question. Le bracelet était constitué d’une large bande en cuir et d’un tube, on va dire, creux, contenant du sorbier. Une quantité suffisante pour m’offrir une protection minimum en en faisant un cercle autour de moi. J’avais prétendu que Miyavi m’avait fait promette de toujours le porter, ce qui était d’ailleurs vrai, et je disais que je m’y étais tant habitué que je ne supportais plus de ne pas le porter…ça c’était moins vrai. Pas faux, mais pas tout à fait exact.

Le regard de Derek descend sur mon poignet, et pendant un instant, je perçois une étincelle de panique, d’horreur. Sur ma peau nue, des cicatrices de griffures, et deux cicatrices de plaies plus profondes. Elles sont courtes, mais bien présentes. Derek était sous sa forme d’ado et n’avait pas encore sa mémoire. Je ne sais pas ce qu’il m’a pris. J’ai fait une sorte de crise d’hystérie. Je voulais découper la marque, m’en débarrasser, tout simplement en l’arrachant. Mais j’ai entendu mon père entrer et je me suis rendu compte de ce que j’étais en train de faire. J’ai refusé de quitter la maison pendant plus d’une semaine, le temps que ça cicatrise. Mon père a mis ça sur le compte de ce qui arrivait à Derek. Je l’ai laissé faire puisque dans le fond, c’était aussi un peu ça. La seule personne qui est au courant, c’est Miya. Il était venu m’apporter des cours…il a senti l’odeur du sang. C’est à ce moment-là qu’il m’a offert le bracelet. Je le soupçonne d’y avoir glissé une sorte de puce électronique configurée par son pote blond platine et qui traquerait soit mon rythme cardiaque soit je ne sais quoi pour vérifier mon état. Aujourd’hui, ces marques sur ma peau ressemblent à des preuves d’un désir bien plus lugubre. Avais-je eu ce désir ?

— « Regarde en dessous... Tu la vois ?

Derek fronce les sourcils avant de comprendre qu’il ne doit pas regarder avec ses yeux verts d’humain mais avec ses yeux doré de loup…Doré ? Depuis quand ses iris lupines sont-elles dorées ? Mon souffle se coupe. D’abord parce qu’il y a quelque chose qui cloche avec ses yeux. Ils devraient être bleus… Et ensuite parce qu’elle a pulsé. La marque…comme lorsque j’ai serré la main au cuisinier du restaurant où bosse Carry, ce Charlie. Derek s’apprête à parler mais je l’interromps.

— « Depuis quand tes yeux ne sont plus bleus ?

Il tente de revenir sur mon problème, mais je suis trop inquiet.

« On s’en fiche de la marque. Je l’ai depuis des semaines, ça peut attendre. Toi, tu es revenu il y a quelques jours couverts de plaies qui auraient dû cicatriser avant même que tu passes la porte et tes yeux brillent d’or. Qu’est-ce qu’il se passe ?

Je ne me serais jamais cru capable de lui parler de la sorte, mais j’ai cru l’avoir perdu lors de son retour au Mexique. Je ne supporterais pas de vivre encore cela. J’ai besoin de lui. Il est mon air. Il est ma vie. Peu m’importe les marques qui prolifèrent sur ma peau, il est tout ce qui m’importe.



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MessageSujet: Re: How we used to be [ft Derek]   Dim 27 Déc - 15:46




How we used to be

Derek & Stiles
Stiles reprend pied peu à peu. Je le scrute, inquiet. Son état est étrange, ce n’est pas une banale crise de panique, si tenté qu’on puisse qualifier cela de banal. Nous nous regardons sans rien dire alors que sa respiration reprend un rythme plus calme. Je me demande s’il ne serait pas nécessaire qu’il aille faire un bilan à l’hôpital. Son corps subi bien trop à mon gout.

Étonné, je le vois se défaire de son bracelet en cuir. C’est Miyavi qui le lui a offert et pour une raison que j’ignore, Stiles ne s’en défait quasiment jamais. Je trouve que cela ne va pas vraiment avec son style vestimentaire. J’ai débord pensée à une lubie de jeune, mais à son regard grave, là je comprends que ce bracelet a une signification ou un sens. Il masque des cicatrices inquiétantes quant à leur sens. Pourquoi Stiles s’est fait ça ?!

- Regarde en dessous... Tu la vois ?

En dessous ? En dessous de quoi ? Puis je comprends qu’il veut que je regarde avec mes yeux de loup. Avec stupeur, je vois une autre marque en dessous, comme… une queue. J’ai soudainement peur. Le Nogitsune est encore là ?

- Depuis quand tes yeux ne sont plus bleus ?

- Stiles ! C’est quoi cette marque ? Tu l’as depuis quand ?!

- On s’en fiche de la marque. Je l’ai depuis des semaines, ça peut attendre. Toi, tu es revenu il y a quelques jours couverts de plaies qui auraient dû cicatriser avant même que tu passes la porte et tes yeux brillent d’or. Qu’est-ce qu’il se passe ?

- Rien…

Je soupire. Je ne sais pas quoi lui dire alors qu’il a visiblement un problème très inquiétant. Et moi qui devient faible… Je n’aime pas cette sensation. Tout m’échappe.

- Rentrons !

Stiles me fait un vrai chantage pour que je lui parle de ce qui ne va pas chez moi.

- Dans la voiture ok ? On rentre.

Après une centaine de mètre je lâche ce qui me ronge.

- Je redeviens humain Stiles.

Ce que je lui tais, c’est que j’ai peur que ce déclin ne s’arrête pas et que cela finisse par m’être fatal…




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MessageSujet: Re: How we used to be [ft Derek]   Mar 5 Jan - 8:10

Confession



Est-ce cela ? Est-ce ce que l’on ressent lorsque l’on se noie ? Le manque d’air, le crâne qui se met à résonner comme dans un clocher, l’impression que tout est perdu. Les crises se sont multipliées depuis la morsure de Scott et je crois qu’il n’est pas difficile de comprendre pourquoi. Mais elles s’étaient raréfiées grâce à Derek. Mais les dernières semaines, elles sont revenues à la charge.

Lorsqu’il me demande de lui expliquer, je prends mon courage à deux mains et je retire le bracelet que m’a offert Miyavi. C’est à se demander comment personne ne m’a fait la remarque avant. Ce n’est pas du tout en accord avec ce que je porte habituellement. Scott, ça ne m’étonne pas qu’il n’ait rien remarqué. Malia, je sais qu’elle a trouvé ça bizarre, mais elle n’a rien dit. Son esprit est déjà bien occupé en ce moment en plus. Lydia l’a vu. Mais j’ai évité la conversation…Et Derek…on vient de se retrouver. Il a surement pris ça pour une lubie. Et je me suis arrangé pour qu’il le pense.

Je lui demande de passer outre les cicatrices et de regarder avec ses autres yeux. Il referme la bouche et pose son regard sur ma peau. Je vois ses sourcils se froncer. Son nez se plisse quand il l’aperçoit. Et sa mâchoire tressaute alors qu’il commence à craindre sa signification. Ouais, moi non plus j’aime pas trop la forme qu’a la marque. Moi aussi ça me fait flipper…d’où les crises…

Sauf que là, c’est pas ce qui m’inquiète. D’où il a les yeux doré mon BigBadWolf. Mon loup grognon, il a les yeux bleus électrique, ou bleu-gris-vert quand il n’est pas louloup, mais pas doré. Je ne dis pas que ça ne lui va pas, hein, c’est pas ça du tout, mais, c’est pas normal ! Alors je balaye son interrogation et je lui demande des explications. Et il ose me dire ‘rien’. Non, mais c’est pas parce que je suis humain qu’il faut me prendre pour un débile. C’est moi le cerveau et le cerveau veut savoir !!
«  Rentrons ! »

Il se relève et je fais une moue boudeuse mais je ne lâche pas l’affaire. Je continue à lui demander des explications. Ah…voilà le plie de l’agacement…Houlà, il se creuse, il est énervé… Ouais, bah tant pis ! Je veux savoir !! Alors je continue, bien conscient que je suis en train de vraiment l’énerver, mais pas seulement. Il y a autre chose… Je le suis…il me tire…et nous approchons de la sortie, mais je continue à lui demander. Je piétine, je bouge les bras dans tous les sens et je multiplie les mimiques. Je n’arrêterai pas tant que je n’aurais pas eu de réponse.

— « Dans la voiture, ok ? On rentre.


Cette fois, je me tais. Son ton parle de lui-même. Je monte dans la voiture et je baisse les yeux. Il est énervé, c’est sûr, mais pas seulement. Il est inquiet…..je crois même qu’il a peur.

— «  Je redeviens humain, Stiles.

Mes yeux s’écarquillent, mes pupilles se rétractent. Que vient-il de dire ? Je le fixe à la recherche d’indice, mais tout ce que je trouve c’est la vérité qu’il vient de m’annoncer. La terrible vérité. Pas parce qu’il devient humain, ça je m’en fiche. C’est lui que j’aime. Je pleurerais sans doute la perte du loup. J’ai fini par le connaître lui aussi. Mais c’est Derek que j’aime. Quelle que soit sa nature. Mais terrible, pour ce que cela veut dire pour lui. Il a toujours été un loup. Je n’ose imaginer ce qu’il ressent en cet instant.

Et puis, pourquoi est-ce qu’il redevient humain ? Comment ? Est-ce que ça a un rapport avec le fait qu’il soit repassé par la case ado ? Jusqu’à où ça va aller ce changement ? Tout à coup, je ne sais pas pourquoi, je commence à avoir peur.

Le moteur cesse de vrombir. Les portes claquent. Nous n’échangeons pas un mot et montons au loft dans un silence teinté de peur. Je ne cesse de repasser ses mots dans ma tête. Je retourne la situation dans tous les sens et j’espère…Je ne sais même pas trop ce que j’espère. Je ne suis pas sûr de m’avouer à moi-même ce qui me fait si peur.

Derek s’affaire pour se faire un café et me faire un chocolat chaud, je me réfugie sur le sofa et je m’enroule dans le plaid. Le silence devient pesant, mais je ne sais pas comment le rompre. Les genoux ramenés contre mon torse, j’enfoui mon nez dans la douceur du tissu en essayant de mettre de l’ordre dans mes idées. Je suis sorti de mes pensées par Derek qui me tend ma tasse. J’adopte une autre position, moins recroquevillée, et je récupère ma boisson, l’air penaud.

«  Je suis désolé, pour tout à l’heure. D’avoir insisté comme ça. Ça a commencé quand ?

Il boit son café, doucement, et concède à me répondre. Mais je comprends bien que tout ceci est un mystère aussi pour lui. Et ça, ce n’est pas fait pour me rassurer. Un profond soupire traverse mes lèvres. Je voudrais juste un peu de répit. Juste un peu.




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MessageSujet: Re: How we used to be [ft Derek]   Mer 13 Jan - 17:59




How we used to be

Derek & Stiles
La stupeur de Stiles est évidende. Je vois de multiple émotion passer sur son visage. Son cerveau d’hyper actif s’est mis en route. Mes mots sont simples, leur conséquences non, ni leur genèse. Nous roulons en silence vers le loft. Pour une fois Stiles ne m’accable pas de questions, preuve que sa réflexion doit être intense. Je ne sais pas où nous mène cette histoire. Bien trop de chose grave se passe à Beacon Hills pour admettre la moindre faiblesse. Mais je dois faire avec et j’ai bon espoir d’y arriver avec les conseils de Mick. Ne plus sentir l’animal en moi, me laisse un gouffre dans le cœur et l’esprit. Avec le recul et ce qui m’arrive, je sais que je me suis trop reposé sur cette composante qui est… était une partie de mon être. La force, la puissance, une agilité et des sens sur développés, c’est bien pratique dans la vie. Et c’est quand on en est privé que l’on se rend compte de leur part importante que cela prenait dans ma vie.

En bas du loft, j’attrape Stiles par les épaules et le rapproche de moi. Je me veux rassurant, mais j’ai peur de sa réaction. Va-t-il éprouver les mêmes sentiments pour l’être diminué que je suis ? Je sais qu’il apprécie le confort de la présence de ma force tranquille et le côté surnaturel taciturne aussi. J’ai peur que cela ne me coute la vie, j’ai peur que cela me coute Stiles. Je me remémore ma conversation avec Alex. Il avait été choqué de ma liaison avec cet adolescent. Therence aussi n’avait pu s’empêcher de laisser paraitre septique. En simple humain, suis-je aussi attractif pour Stiles ? Qu’est ce qui définit notre couple sinon nos oppositions ?

Alors que je me dirige vers la cuisine pour nous préparer des boissons chaude, Stiles, toujours muet, s’enroule dans le plaid du sofa. Il est perturbé. Je le suis aussi par mon état, mais aussi par cette marque en forme de queue de renard sur son avant-bras.

-  Je suis désolé, pour tout à l’heure. D’avoir insisté comme ça. Ça a commencé quand ? Me demande Stiles.

- Un peu avant l’attaque du manoir. Il y avait un garou… un ours qui rodait près du manoir. J’ai voulu le faire partir, mais cette espèce est tout sauf coopérante… Les ours sont plus forts que les loups, mais moins lestes… le combat aurait dû être équilibré. Je me suis fait laminer…

Je ne suis pas fier de ce qui s’est passé ce jour-là avec ce Charlie Crowley. J’aimerais bien effacer son sourire méprisant quand il a compris qu’il l’emportait haut la main. La frustration et la vexation sont comme de l’acide qui coule dans mes veines.

Je tends la tasse de chocolat à Stiles, il est perdu dans ses pensées. Je m’assois à ses côté et bois une gorgée de mon café. Au bout de quelques instants, il me pose des questions. J’essaye de lui répondre le plus honnêtement possible, tout en lui taisant ma crainte de sa réaction. J’explique que seul Mick est au courant. Je n’ai rien dit à Ruby. Malgré la perte de mes pouvoirs, il me reste quelque rémanence du lien de meute qui nous uni et je je la sens perturbée par sa grossesse. Inutile que j’ajoute à son stress actuel.

- Mick m’entraine à me battre comme un humain… C’est un bon professeur et il a assez de tact pour que je ne me sente pas trop… minable. Lors de notre premier essai, je n’arrivais pas à le toucher… Je suis heureux de le compter parmi nous avec la meute. Dire que je me sentais supérieur… C’est un redoutable adversaire.

Stiles soupire. Je le sens las de tout ça. A croire que la vie ne nous épargne aucune épreuve. Je le prends dans mes bras et le serre doucement.

- Je te promets de toujours être là pour toi, quoi qu’il m’en coute Stiles, quoi qu’il m’arrive, tu es ma priorité numéro une.

Son faible sourire quand il me regarde, me fend le cœur. Demain, je vais prendre mes dispositions pour que si jamais je venais à… disparaitre, qu’il hérite de mes biens.

- Et toi, depuis quand tu as une marque de renard sur le bras ? Stiles ? Ça serait bien qu’à partir de maintenant, toi et moi nous ne nous cachons plus rien… Je... Je t’aime.

J’allais lui dire que je ne savais pas jusqu’où irait mon changement physiologique, mais cela ne sert à rien d’alourdir l’ambiance déjà bien plombée. Je n’ai aucune donnée. Cela ne sert donc rien d’extrapoler sur des scénarios sinistres.




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MessageSujet: Re: How we used to be [ft Derek]   Ven 22 Jan - 21:08

Together




Notre relation n’est pas destinée à être simple. Ça, on le savait. C’est vrai, tout nous oppose. Pour commencer, nous étions tous les deux persuadés d’être parfaitement hétéro. Lui avec ses beaux muscles et sa fierté de mâle dominant et moi avec mon béguin éternel et obsessionnel sur Lydia. Ensuite, l’âge. Il n’est pas vieux, hein. C’est pas du tout ce que je dis, mais bon, on a environ six ans d’écart, pile au moment où ça a vraiment une sorte d’importance. Outre le fait que c’est tout juste niveau légal, c’est surtout que c’est là que la maturité change le plus. Je cesse d’être un gamin pour découvrir le monde de jeune adulte, il cesse d’avoir envie de redevenir un gamin et est désormais un homme adulte affirmé. Il pourrait se lasser à tout moment de mes niaiseries, je pourrais le trouver planplan. Ajoutez à cela qu’il est lutôt du genre sur-méga-calme et que je suis un hyperactif reconnu. Qu’il est plutôt dans la classe des cool et populaire alors que je suis le Geek à éviter. Enfin, je suis un humain fragile, alors qu’il est un loup-garou de naissance. En passant, le seul moment où j’ai été à classer dans la catégorie surnaturel, j’étais un foutu renard, aka THE bestioles que les lycan peuvent pas blairer. Autrement dit, on peut véritablement se demander ce qu’on fiche ensemble. Notre relation est un obstacle à elle-même, mais il faut croire que ce n’est pas suffisant. Non ! Il faut que la vie en rajoute. Évidemment, ça ne change rien. Je l’aime comme un fou et je n’envisage personne d’autre. Si ce n’est pas lui, ce n’est personne. Et que tous nos détracteurs aillent se faire cuire un œuf sur le dos d’un Hippopotame rose sur la surface d’Uranus ! Alors, non, je ne m’attendais pas à de la simplicité, mais j’avoue quand même avoir eu le vain espoir de quelques instants de sérénité. Un ou deux mois de répit… Une semaine ou deux…Un jour ? Mais même ça je peux oublier. Après le Nogitsune, il a fallu qu’on arrive à passer outre tous ce que cela avait entraîné, puis il s’est retrouvé poignardé au Mexique, retour à la case ado, sans mémoire histoire dans rajouter une couche. Et maintenant qu’il a retrouvé sa mémoire et son apparence adulte, non seulement il y a la marque sur mon bras mais en plus il perd sa nature lycane ! Mouais, autant vous dire que l’idée d’une sorte de moment de calme, je l’ai enterrée plusieurs mètre sous terre, vivante ! Qu’elle suffoque et comprenne sa douleur et n’essaye jamais de revenir à la surface !

Je n’arrive pas à imaginer comment il se sent. Cette situation est si étrange. Bon, okay, quand il était sous sa forme ado, c’était déjà carrément bizarre, mais au moins, il avait encore son loup. Quand il n’avait pas retrouvé la mémoire, ça lui faisait bizarre parce qu’il avait des informations différentes, mais son loup, c’était son point de repère. Enfin, c’est ce qu’il m’avait expliqué. Mais là, son loup disparait. Il ne l’a pas dit avec ces mots, mais je peux le sentir dans son regard. Il a le regard de celui qui a perdu quelqu’un, ou plutôt une partie de son âme. Je ne vais pas prétendre que ça ne change rien pour moi, tout simplement parce que je ne sais absolument pas si ça va changer quelque chose ou non. J’ai toujours connu Derek avec son loup. C’est une des composantes de notre relation si étrange. Est-ce que ça va le changer lui ? Est-ce que ça va changer ce qu’il ressent pour moi ? Est- ce que ça va changer ce que je ressens ? Je ne pense pas. Je l’aime. Quand je pose mon regard sur lui, quand il me parle, quand il me touche…non, ça ne change pas ce que je ressens. Mais j’ai peur.

Lorsque nous sortons de la voiture et que nous approchons du loft, Derek m’arrête de ma marche en m’attrapant par l’épaule. Il me réveil de ma transe, de ma réflexion. Il me rapproche de lui et je croise son regard. Je m’en rends alors compte, je la perçois, cette peur. Ce n’est pas à lui de me rassurer cette fois. C’est à moi. C’est à moi de lui dire que je serais là. Mais je n’y arrive pas. Suis-je seulement à la hauteur ; je ne suis qu’un humain. Je ne sais pas me défendre. Caracole a bien essayé de m’enseigner deux ou trois trucs, mais le combat, ce n’est pas fait pour moi. La course à la limite. J’ai découvert que je courrais plus vite. Va savoir si c’est dû au Lacrosse ou au fait que je passe mon temps à essayer de fuir des créatures plus cannibales les unes que les autres. Ouais, les crocs suintant l’envie de sentir ton sang, ça te fait bien accélérer ! Mais à part fuir, je ne suis pas bon à grand-chose. Je ne peux rien faire pour lui. Tout ce que je peux faire c’est être là…ou peut-être ne pas l’être. Après tout, je suis un poids. Et si habituellement je sais qu’il peut gérer avec son loup, là, il va déjà devoir s’occuper de sa peau…Alors j’enfouis mon visage dans son blouson de cuir. Je m’enivre de cette odeur qui ne change pas. Je ne sais pas quoi faire. Je suis paumé…

Nous montons au loft et je m’installe sur le sofa en m’entourant dans plaid. Je reste muré dans le silence. Il y a trop de choses dans ma tête. Trop de situation que je n’arrive pas à imbriquer, trop de possibilités que je n’arrive pas à distinguer, trop d’ennemis contre lesquels je ne peux rien. J’enfouis mon nez dans la douceur du plaid et je lève les yeux vers Derek. Je l’observe pendant qu’il prépare les boissons, l’avantage du loft. Je le suis du regard. J’apprécie les courbes autant que les lignes plus affirmées. Je frissonne en posant mon regard sur ses mains. J’aime tellement ses mains, et sa bouche…Et si je devais m’éloigner pour son bien, en serais-je seulement capable ? En aurais-je la force ?

Je brise enfin le silence en m’excusant. Je n’aurais jamais dû insister comme ça plus tôt. Je le questionne. Depuis quand cela a-t-il commencé ? Est-ce que ça date de l’attaque au manoir ? Est-ce que ça avait déjà débuté avant qu’il redevienne adulte ? IL m’explique qu’il s’en est rendu-compte lors d’un combat contre un ours-garou et qu’il s’était battre à plate couture. Hehe…Attends, quoi ?! Un…ours-garou ? Rencontré dans les bois ? Et qui l’a battu ? C’est marrant, ça recoupe vachement l’histoire de Charlie, même si techniquement je n’ai pas la certitude absolue que c’est un ours, je sais que c’est un garou et j’ai de fortes suspicions pour le Winnie-garou. Je m’apprête à me moquer en me souvenant du sourire de vainqueur du cuisinier, mais je me ravise, ce n’est pas le moment. Plus tard, peut-être, mais là, moi-même je ne suis pas d’humeur à en rire. C’est trop…grave…

Derek s’approche et me tend un mug de chocolat chaud. Je me replonge dans mes pensées. Je comprends mieux pourquoi Charlie a eu tant de facilité à le mettre à terre. Derek n’était pas ne pleine possession de ses moyens. Ça n’enlève certainement rien au fait que l’ours soit doté d’une force de malade, mais c’est déjà moins démesuré que l’idée que je m’en faisais. Machinalement, je bois une gorgée de mon breuvage et je peste. Mais quel abruti ! En plus, c’est moi qui le veux brûlant. J’adore passer du temps à humer l’odeur du chocolat chaud, et je me perds souvent dans mes pensées se faisant, donc je le veux bien chaud pour qu’en revenant sur terre il soit à température idéale. Mais là, j’étais loin…très très loin. Si loin que j’ai agis mécaniquement, et ça brûle !

Brutalement ramené sur terre, je m’insulte moi-même avant de recentrer mon attention sur le sujet, et enfin de poser des questions. Je dois les choper au vol dans mon esprit sacrément occupé. Alors parfois, je dois leur arranger les plumes pour qu’elles soient présentables et ça me prend du temps. Souvent, elles se suivent sans véritable ordre ou lien évident, mais Derek répond malgré tout, comme il peut, avec honnêteté. Mick est donc le seul à être au courant. Un tel fardeau devrait être partagé. Seul, il doit être si lourd à porter… J’imagine que Chad doit sentir qu’un truc cloche, mais avec le décès de Fiona, j’a cru comprendre qu’il essayait déjà de renouer avec lui-même alors… Derek a également caché l’information à Ruby. Je n’ose imaginer la colère de la rouge quand elle l’apprendra, mais je le comprends. Tout le monde en ville le comprend. Le terme approche à grands pas et malgré toute sa magnanimité, le chaperon est sous le coup de ses hormones. Mon père lui a interdit de venir au poste. D’après lui, plus la date approche, et moins elle contrôle ses transformations et ses envies. Je plains Peter… Et puis, je suis mal placé pour médire des secrets. Je n’ai rien dit pour la marque, ni à Derek, ni à Scott, ni à personne… Je l’ai évoqué devant Liam, mais difficile d’expliquer ce que l’on ne comprend pas.

Derek m’explique que Mick lui est d’un grand soutien. Il parle de l’entraînement, mais je ne doute pas une seconde qu’il y a plus. Il est là pour lui, comme un frère de meute. D’ailleurs, il en parle juste après, honteus de s’être cru supérieur au début de son intégration dans la meute de Ruby. Je ne le connais pas bien mais j’ai beaucoup d’estime pour lui. Un jour, j’espère que je parviendrais à être proche d’eux tous. Pour le moment, je crois que je ne suis pas tout à fait dans le même état d’esprit. Je n’ai pas le même âge, ni les même fréquentations et je passe beaucoup de temps avec ma meute, celle de Scott. Et ça donne déjà un certain nombre de choses à gérer d’être dans sa meute. Si, si je vous jure !

Ainsi, Mick l’entraîne à se battre comme un simple humain. Je soupire. Juste un peu de répit…est-ce trop demander ? Derek m’entoure de ses bras et je me rends compte qu’à mes yeux, loup ou non, ils sont toujours aussi puissants. Et je comprends que ce n’est pas une question de force brute ou de bestialité — oui, bestialité, pas bestiaire— mais juste de personne. C’est parce que c’est lui que ses bras me paraissent forts et non parce que ses bras sont forts que c’est lui. Ils sont forts parce qu’ils arrivent à me faire me sentir en sécurité et non l’inverse.

« Je te promets de toujours être là pour toi, quoi qu’il m’en coute Stiles, quoi qu’il m’arrive, tu es ma priorité numéro une.

Je tourne mon regard vers lui et je souris faiblement. Je sais que j’ai les yeux brillants et là, je ne peux pas prétendre que c’est parce que j’ai coupé des oignons ou quoi. Une lueur étrange passe dans son regard, une lueur qui me donne des frissons, le genre qui présage le pire. Puis elle disparait aussi vite qu’elle est survenue et il prend la parole, bien décidé à me tirer les vers du nez sur mon propre problème.

— Je…Je t’aime. »


Je cligne plusieurs fois des yeux, les lèvres entrouvertes et peu à peu je me sens rougir comme un tartare de tomate et poivron rouge. Nous sommes ensembles depuis un moment, et ce n’est pas la première fois qu’il le dit, mais je ne peux pas m’en empêcher. W chaque fois qu’il dit ou fait un truc d’ordre romantique de façon spontanée, je rougie. Je rougis parce que je c’est que ce n’est pas dans sa nature et le fait que ça soit spontané… ça en dit long sur ce qu’il ressent pour moi. Ce sont ces petits gestes qui changent tout et qui valent mille mots. Je le fixe, longuement, très longuement. Chaque minute qui passe, je crains que retentisse la cloche de minuit, que le rêve se termine, que la Jeep redevienne citrouille. Ah, non ! Certainement pas ! C’est ma Jeep, pas un vulgaire cucurbitacée, non mais !

J’ai une furieuse envie de l’embrasser, sur le champ, mais je me retiens. Je ne peux pas me défiler encore. Je baisse mon regard sur mon bras puis je pose mon mug et me mets à retracer la marque du bout du pouce. Derek doit user de ses yeux de loups, mais moi, je la vois constamment cette marque.

«  Depuis la disparition du Nogitsune, je crois. En fait, il se passait tellement de choses que je ne m’en suis pas rendu compte tout de suite. J’ai commencé à me frotter le poignet sans y prendre garde, sans vraiment regarder. J’ai même mis ça sur le compte d’un TOC post-traumatique. Une sorte de geste rassurant, compulsif qui aurait été généré par la possession. J’en sais rien, ça aurait pu être n’importe quoi. Au début, c’était juste des fourmillements. Mais peu à peu, c’est passé à de la douleur. L’intensité n’est pas toujours la même. Mais, c’était toujours douloureux. Le pire c’était pendant cette histoire…Tu te souviens, je t’en ai parlé, cet étrange rêve qu’on a en commun avec plusieurs autres. La raison pour laquelle Matrim m’a offert la statuette. Bah à un moment, on était dans une grotte, et la Tisseuse, le méchant de l’histoire, a essayé de nous embobiner avec des illusions. Moi, elle m’a servi des illusions avec le Nogitsune. Et mon bras a commencé à me faire mal ; mais genre vraiment mal. Déjà quand j’avais dû récupérer l’œuf dans le lac, c’était super douloureux, mais là, c’était l’Enfer. Je me serais coupé le bras avec un canif rouillé que ça m’aurait fait moins mal ! Et la marque était noire, mais genre pas comme une nuit sans lune, pire. Comme si on avait mis le désespoir, les ténèbres et l’enfer de Gotham City dans un chaudron et qu’on m’y noyait la tête la première…bah pareille. Mais le plus étrange, c’est que si ça n’avait pas été aussi douloureux, je crois que je ne serais jamais sorti de cette transe générée par la Tisseuse. En fait, la marque m’a probablement sauvé la vie.

Me voilà lancé, plus rien ne m’arrête !

«  Aujourd’hui, elle ne me fait plus mal comme ça. D’ailleurs, elle me fait moins mal, ou en tout cas moins souvent. Je dirais qu’elle…réagit. Elle pulse. Mais c’est sans douleur, la plupart du temps. Elle change de couleur aussi. Là, par exemple elle est brune…fauve, je ne sais pas trop… parfois, elle semble luire, tu sais, comme un arc électrique. Le plus souvent, c’est quand je suis à proximité de Kira. D’autre fois, elle est rouge, comme si mon corps était un volcan et mon sang de la lave. Ça m’arrive quand je suis au poste…je crois que c’est à cause de Jordan. Je n’en suis pas certain, mais on dirait presque que c’est une boussole à surnat’. Mais je ne comprends vraiment pas comment elle est arrivée là. Et puis, pourquoi moi ? Et pourquoi parfois elle se contente de pulser alors que d’autres fois ça fait mal, voir vraiment mal ? Vraiment beaucoup. Derek…si je devais subir une autre douleur comme celle à la grotte, je ne suis pas sûr de me relever. À ce moment-là, j’ai réussi, mais c’était une sorte de rêve, et la situation était bizarre…mais j’étais au bout. Tu l’as bien vu dans les jours qui ont suivi. J’étais…malade…épuisé…toujours à bout de souffle.

Sans déconner. Il y avait l’adrénaline et tout ce jour-là, et peut-être l’aide de Ma’ Joe aussi, mais j’ai senti les effets pendant plusieurs jours. Je ne sais pas comment l’expliquer, mais c’est comme si pour se défendre, mon esprit avait puisé toute l’énergie possible dans le reste de mon corps. Mon corps a été utilisé comme une sorte de bouclier et le bouclier a pris cher !

«  Tu crois que Luka en saurais plus ? Kenza était avec lui non ? Il a l’air d’en savoir un rayon sur les Kitsune. Si c’est elle ou le Nogitsune qui m’a laissé ce cadeau, il saura peut-être ce que c’est…Deaton n’est pas là et Mafdet…elle me fait flipper en fait… Hey ! Ne t moque pas. je te rappelle que tu t’es fait laminer par Winnie l’Ourson !

On échange un regard. Je souris, lui aussi. Oh, notre situation n’a pas bougé d’un iota. Lui et moi, on est toujours dans la merde, mais pas notre couple. L’heure est grave, mais quel que soit l’obstacle, on le franchira, ensemble. Bon ! Et sinon….Je fronce le sourcils, me redresse et me pose à califourchon sur mon incroyable compagnon.

«  Dis-donc, Monsieur-je-veux-qu’on-ne-se-cache-rien, tu sais que tu serais plus crédible si tu ne disais pas cela en retenant le fond de ta pensée ? je te rappelle qu’au début de notre relation, et encore un peu aujourd’hui, tu ne t’exprimer qu’avec des « hum » et des « grrr ». Je lis le moindre de tes regards et je peux identifier la variation dans tes grognements. Qu’est-ce que tu as peur de me dire ? Tu vas devenir tout faible ? Même moi je pourrais te battre ? Tu as peur de ne plus assurer au lit ? Tu crains que ton passage par l’âge arrogance t’ait rendu précoce ?

Et je continue ainsi à l’inonder de questions de plus en plus stupides. Je ne le laisse pas vraiment répondre. Je crois…je crains savoir ce qu’il veut dire. Je finis par attraper son col et à le plaquer contre le sofa…une référence à notre premier rapprochement physique. Ni lui ni moi ne l’avons jamais oublié. Ce regard… Cette envie oppressante de goûter les lèvres de l’autre.

«  Écoute-moi bien, cher « je-suis-un-loup-je-porte-du-cuir-et-je-conduis-une-caisse-de-malade », on va traverser ça ensemble et si tu te laisses engloutir, je viendrais moi-même te chercher en te tirant par la peau de ton sublime fessier. Et si tu commences à t’isoler, je me ferais aussi collant que l’un de mes T-shirts sur tes parfaits pectoraux.

C’est vrai, je ne suis pas un loup. Je suis pire : je suis un ado qui sait, parfois, utiliser son cerveau, et qui est amoureux comme un fou. Un fou-à-lier. Liez moi…temps que c’est à lui !


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MessageSujet: Re: How we used to be [ft Derek]   Mer 27 Jan - 15:40




How we used to be

Derek & Stiles
Je ne lui pas souvent ces trois petits mots que d’autres prononcent bien trop souvent rendant le message qu’il véhicule fade et sans grande profondeur. Je n’ai pas l’habitude d’exprimer mes sentiments. Depuis tout jeune je sais que le faire est le meilleur moyen de pointer ses failles aux yeux de celui ou celle qui écoute. De donner à l’autre une forme d’ascendance. Et s’il y a bien une chose que j’abhorre, c’est de donner une telle prise sur ma personne. Toutefois… Stiles a le droit légitime que je m’ouvre à lui. Et à en juger par la couleur pivoine qu’il prend à l’instant, je devine que mon « je t’aime », lui fait un max d’effet. Je souris en secouant légèrement la tête, amusé de sa réaction. Cela a au moins le mérite d’alléger l’ambiance.

Puis Stiles ouvre la bouche, prend une grande inspiration. Je sais d’avance que son débit va être celui d’une mitraillette, que j’ai intérêt de bien mémoriser car le couper dans son élan n’est ni envisageable, ni même possible.

J’en apprends donc un peu plus sur cette marque et de cette histoire de voyage onirique avec une certaine tisseuse. Stiles m’avait expliqué l’implication de Mick et de Chad, ainsi que de Matrim. Le danger avait été sérieux, mais grâce aux « torches », il avait été évité. Je note pour moi-même qu’il y avait aussi Luka dans l’affaire. Soit quatre membre de la meute, si j’inclue Matrim. De cette aventure, Stiles a hérité d’une statuette dont je n’ai pas bien compris le rôle ou le fonctionnement. Je n’aime pas cette idée de monde onirique. Je n’aime pas l’idée d’un espace qu’il soit physique ou purement fictif, où différentes réalités s’affrontent. Si ce que j’ai vécu au contact de réminiscences inconscientes de Luka est un peu différent, l’application potentielle au réel est la même. J’aimerais tant pouvoir m’accrocher au fait que je suis le forgeron de ma vie. Mais sans tomber dans la psychose du complot, je sens bien qu’il y a certaines lignes directrices qui semblent déjà tracées quoi qu’on fasse.

Stiles m’explique les douleurs provoquées par cette marque en forme de queue de renard. Mais également que celle-ci semble l’avoir aidé dans l’épreuve avec la tisseuse. Je prends son bras et passe mon doigt sur cette marque. Je n’ai jamais entendu rien de semblable.

-   Tu crois que Luka en saurais plus ? Kenza était avec lui non ? Il a l’air d’en savoir un rayon sur les Kitsune. Si c’est elle ou le Nogitsune qui m’a laissé ce cadeau, il saura peut-être ce que c’est…Deaton n’est pas là et Mafdet…elle me fait flipper en fait… Hey ! Ne te moque pas. Je te rappelle que tu t’es fait laminer par Winnie l’Ourson !

- Mafdet est un… chat. Je n’aime pas les chats ! C’est traître au possible. Quant à Winnie… Si un jour je récupère ma force originelle, je t’assure que tu entendras parler d’un ours volant !

Je sais que je n’ai pas à rougir de m’être fait latter par un ours garou alors que j’étais en perte de mes capacités de lycan. Mais l’autre trogne de suffisance du Balou, m’a sacrément agacé.

-   Dis-donc, Monsieur-je-veux-qu’on-ne-se-cache-rien, tu sais que tu serais plus crédible si tu ne disais pas cela en retenant le fond de ta pensée ? Je te rappelle qu’au début de notre relation, et encore un peu aujourd’hui, tu ne t’exprimais qu’avec des « hum » et des « grrr ».

- Grrr…

- Je lis le moindre de tes regards et je peux identifier la variation dans tes grognements.

- Grrrrr… Je viens de dire quoi là ? Monsieur-j’-ai-le-décodeur-Derek-Hale.

- Qu’est-ce que tu as peur de me dire ? Tu vas devenir tout faible ? Même moi je pourrais te battre ? Tu as peur de ne plus assurer au lit ? Tu crains que ton passage par l’âge arrogance t’ait rendu précoce ?

- Je ne te dis pas…

- Écoute-moi bien, cher « je-suis-un-loup-je-porte-du-cuir-et-je-conduis-une-caisse-de-malade », on va traverser ça ensemble et si tu te laisses engloutir.

- Stiles, est-ce que tu….

- Je viendrais moi-même te chercher en te tirant par la peau de ton sublime fessier. Et si tu commences à t’isoler, je me ferais aussi collant que l’un de mes T-shirts sur tes parfaits pectoraux.

- Je peux en placer une, bordel à chiotte ?! Espèce de loup-garou à la graisse de renoncule de mille sabords.

Nous nous regardons en chiens de faïence. Lui à califourchon sur moi, ses deux mains agrippées à mon col de chemise. Yeah ! J’ai réussi à le faire taire ! Mais pourquoi je me suis accoquiné avec un bavard pareil ? Notre couple est un pur non-sens… C’est peut-être ce qui en fait tout l’intérêt.

- Stiles. Si je t’ai tût des choses, c’est que je ne suis certain de rien et que je n’ai pas envie de t’alarmer pour rien. Mais en effet, si nous décidons de jouer carte sur table… Sache que je ne sais pas si ma perte de pouvoir, va se restreindre à mes facultés de loup, ou… tout bonnement grignoter mon énergie vitale avec une issue… fatale. C’est une supposition ok ?!

Je tente de me faire rassurant. Après tout, il est possible de mourir juste en traversant la route…




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MessageSujet: Re: How we used to be [ft Derek]   Mar 9 Fév - 16:09

Honesty



Je sais bien que notre relation en surprend plus d’un. Pas à cause de sn caractère homosexuel, quoique j’en connais qui réfutent l’idée d’un Derek de ce bord—les rageux—mais à cause de nos différences. Mais ce sont probablement ces différences qui font que ça marche pour nous. Nous ne prenons pas pour acquis et du coup, à chaque fois qu’une concession est faite, le geste rend une dimension quasi cosmique qui fait vibrer. Les « Je t’aime », par exemple, ne sont pas courant pour nous. Lui parce qu’il peine à les dire, trop conscient du poids des mots, et que ça écorche son égo au passage. Moi, parce que je crains toujours qu’il trouve cela ridicule. Alors même lorsque j’ai envie de le dire, je me retiens et je ne le dis que lorsque tout mon être le cri, lorsque j’en viens à étouffer de le garder dans ma gorge, lorsque le dire devient vitale pour moi. Alors quand je le dis, il sait. Il sait que ce n’est pas qu’un mot, il sait que je le ressens jusqu’aux tréfonds de mon âme. Et alors, et contrairement à ceux qui en font un quotidien, chaque moment où on le dit, chacun de ces mot devient solennel et prend une dimension difficile à décrire. C’est pourquoi je le regarde les yeux brillants et je rougis comme un enfant.

Et puis, je chope se courage qui ne sait que fuir, ou qui sait, peut-être a-t-il été capturé par cet instant baigné de romance, celui qui chante, « tu peux tout lui dire ». J’explique à Derek ce que je sais, ce que j’ai compris, ce que je suppose…ce que je crains. Quand la marque est arrivée, comment elle semble fonctionner, comment elle m’a sauvé, comment elle m’a fait souffrir. Je lui demande si on peut s’adresser à Luka qui semble en connaître un rayon à ce sujet. Deaton est aux abonnés absents en ce moment et sincèrement, Mafdet me fait peur. Je m’attends à ce qu’il se moque de moi, mais lui non plus ne semble pas vouloir se fier à l’ancienne sentinelle.

Je ris franchement à sa remarque. Un Winnie volant. J’adorerai ce spectacle. Ce n’est peut-être pas si mal que j’ai proposé à Charlie de passer un jour. Et puis, à la façon dont l’un parle de l’autre, je sens qu’il n’y a pas de réel grief. Ils seraient plutôt les meilleurs ennemis. Ceux qui se taclent sans arrêts mais qui s’apprécient malgré tout. Un peu comme nous…Hum…il faudrait peut-être que je me méfie finalement. Si un jour il retrouve ses forces, dit-il…

— « Quand tu récupèreras ta forme originelle. Quand. Je suis au courant maintenant. On trouvera, foi de Stilinski !

Cela étant dit, je reviens sur certaines de ses paroles en lui faisant remarquer qu’il serait bien plus crédible si lui-même les appliquait. Il grogne et me demande de traduire.

« C’est évident : que je suis absolument génialissime ! »

Mais je ne le laisse pas se défiler. Qu’y a-t-il derrière ce silence ? Que dissimule-t-il derrière cette retenue ? Je vois bien qu’il essaye de parler mais je ne lui laisse pas la moindre chance de tenter une pirouette pour fuir. Je vais l’acculer et le forcer.

« Je peux en placer une, bordel à chiotte ?! Espèce de loup-garou à la graisse de renoncule de mille sabords.

La bouche ouverte, immobile, gelé dans ma position par ce juron ridicule sorti de je ne sais quel comics, sans doute européen. Il n’y a qu’eux pour trouver ce genre de choses. Comment ils appellent ça déjà ? Une bande-dessinée ? Je cligne plusieurs fois des yeux sans quitter son regard décidé. Moi aussi, je suis décidé, surpris — je m’en souviendrais tout ma vie de cette superbe tirade—mais décidé. Je veux savoir ! Il m’avoue avoir passé un doute quant à l’issu de ce qu’il se passe sous silence pour ne pas m’alarmer sans raison. Une issue…fatale. Je fronce les sourcils et un donne un coup dans son épaule.

— « C’est précisément sur ce genre de sujet qu’on ne doit rien se cacher ! Cette crainte, on doit la porter à deux ! En plus c’est une raison supplémentaire pour chercher activement une solution !

Je soupire et baisse les épaules. Cette conversation était nécessaire mais elle m’a épuisé. Je pose la tête sur l’épaule de Derek pendant un moment sans dire un mot. Je hume son odeur. Je me sens tellement en sécurité dans ses bras. Rien ne nous enlèvera plus jamais ça. Et, finalement, après quelques instants, je pouffe de rire.

« Alors comme ça, Mick te botte le cul ?

Les moments simples et les taquineries sans incidences me manquent. Mais Derek est là, juste là. Je m’accroche, littéralement, à lui sans tout à fait en prendre conscience. Je ne le lâcherais pas…jamais !


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MessageSujet: Re: How we used to be [ft Derek]   Mar 16 Fév - 22:25




Juste like we used to be

Derek & Stiles
C’est un bavard, je suis une tombe. J’étais fort, il était faible. Mais maintenant, nous sommes presque à égalité sur ce dernier point. Alors que Stiles s’installe plus confortablement dans mes bras, je repense à notre histoire, ce qui nous a amené là. Au tout début, j’étais un monstre pour Stiles, mais les différents problèmes auxquels nous avons dû faire face avec la meute de Scott nous a ouvert les yeux sur ce que nous étions vraiment. Oui Stiles est hyperactif, désobéissant, bruyant, pénible et la liste est longue. Mais il a quelques qualités précieuses qui balaient tout ça. Il se sent concerné par les gens qui l’entourent. C’est un ami fidèle et n’hésite pas à se compromettre pour vous. L’amour entre nous n’est pas venu tout de suite. Nous nous sommes d’abord respectés en prenant conscience de la valeur de l’autre. Après est venu la compréhension, ce qui fait de lui ce bouge bouge et de moi un taciturne. Lui comme moi trainons un lourd passé fait de deuil.

- C’est précisément sur ce genre de sujet qu’on ne doit rien se cacher ! Cette crainte, on doit la porter à deux ! En plus c’est une raison supplémentaire pour chercher activement une solution !

- Est-ce un tort que de vouloir te ménager ? Mais je suis d’accord sur le fait que nous devons échanger.

Je le serre un peu plus fort contre moi. Stiles est fragile, mais il est aussi solide. Il a des ressources surprenantes et si Mick m’apprend à me battre, je crois que Stiles est bien placé pour m’apprendre à survivre. Car avec tout ce qu’il a traversé, il s’en sort entier.

- Alors comme ça, Mick te botte le cul ?

- Grrr ! Je suis bon élève, tu veux voir ?

Je l’attrape, me lève et le jette sur mon épaule comme un vulgaire sac de patate. Stiles hurle de rire car j’en profite pour chatouiller ses points sensibles.

- Première leçon, être là où on ne t’attend pas.

Je balance Stiles sur le lit et le regarde avec gourmandise.

-  Deuxième leçon, une ruse ne fonctionnera jamais deux fois.

Je tire violemment sur le couvre lit, ce qui a pour effet de faire rouler Stiles sur lui-même, lui faisant perdre la notion de haut et de bas. Je me souviens du ton sentencieux de Mick. Tel un bon élève je rabâche mes leçons. Stiles proteste, il se retrouve ensevelis sous la courtepointe que je viens de tirer. Quand il émerge la tête, comme un piaf du nid, je suis pile sur lui pour l’embrasser.

- Tu veux te battre Pixie ?




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Stiles Stilinski

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MessageSujet: Re: How we used to be [ft Derek]   Mer 24 Fév - 17:26

Chaste jeu...ou pas




— «  Oui. Non. Raaahhhhh ! Tu m’énerves quand t’as raison et que j’ai pas tort !

Il me prend au dépourvu quand il me demande qu’il a tort de vouloir me ménager. Bien sûr qu’il a raison, mais je ne suis pas en sucre, quoi qu’on en dise. Et c’est super dur de se préparer à quelque chose quand on ne sait même pas qu’on doit se préparer. Et c’est vrai même quand la préparation est difficile. C’est vrai quoi. Rocky, il en a chié à mort pendant son entrainement, mais le mec, s’il ne s’était pas préparé il aurait fini KO au premier coup, non ? Oui… je sais, j’ai des références de merde et je vous emmerde, vous avez compris ce que je voulais dire !

Il me serre un peu plus fort contre lui ; J’adore quand il fait ça. Il y a des nuances de possessivité dans ce geste qui me font beaucoup d’effet. Je sais que pour certains, le mot possessif est asservissant, avilissant, mais pour moi, c’est bien différent. Quand on passe son enfance sur le banc de touche à être le boulet des équipes en sport, on est content d’être désiré. Et être désiré par un mec pareille, il faudrait être fou pour s’en offusquer. Il y a aussi une autre dimension. Quand il me serre comme ça, je me sens en sécurité. Et j’en ai besoin parfois. Sentir mon corps, et surtout mon âme en sécurité.

Je taquine mon Big Bad Wolf sur comment Mick le bat à plate couture. Franchement, j’aimerais beaucoup assister au spectacle ! Ma pique lui donne un appui, une perche qu’il s’empresse de prendre.

— «  Wow ! Hey ! Je suis pa-aahaha

Je n’ai pas le temps de protester que j’éclate de rire. Il connait mes points sensibles le salow. Et le voilà qui transmets les leçons du maître. J’ai jamais demandé à devenir un padawan ni un mannequin d’entraînement ! Il me jette sur le lit et son regard m’électrise. Depuis quand ne m’a-t-il pas regardé comme ça ? J’ai l’impression que ça fait des lustres. J’aimerais me noyer dans ce bleu-vert irréaliste mais le paysage qui tourne soudainement m’en empêche. Ah non, c’est moi qui tourne en fait. Je fais un roulé-boulé sur le lit. Retourné comme une assiette quand on essaye vainement de retirer une nappe sans rien bouger. Quand je retrouve un semblant de stabilité, c’est la lumière qui a disparu. Aha ! Batman n’a pas peur du noir, mécréant ! Je secoue les épaules pour faire tomber la couverture mais sitôt libéré, je suis assailli par un BBW lançant l’attaque « baisé ».

J’esquisse un sourire à sa provocation et je me lance. Moi aussi j’ai appris quelques bricoles ; Caracole n’a pas l’expérience de Mick, mais c’est suffisant pour avoir quelques notions. Je parviens à plaquer Derek sur le lit, mais c’est plus grâce à la surprise qu’autre chose. D’ailleurs, il ne tarde pas à inverser les positions. J’essaye quelques prises mais loup ou pas, il est bien plus fort que moi et je suis loin de maîtriser ces techniques suffisamment pour que cette bataille tourne à mon avantage— si tenté qu’être peloté entre chaque attaque ne soit pas déjà à mon avantage. Derek se fait…se laisse parfois avoir. Les positions switch à plusieurs reprises jusqu’à ce que je me retrouve acculé, écrasé par son poids, et désemparé par son souffle sur mon cou. J’abdique. Je suis tout à lui. Je n’ai plus d’échappatoire et je n’en cherche plus. Le soupire que j’exulte change le ton de l’activité. Le jeu n’est plus tout à fait le même. Il est bien plus exquis, plus interdit.


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Derek Hale
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MessageSujet: Re: How we used to be [ft Derek]   Sam 27 Fév - 21:41




Chaste jeu...ou pas

Derek & Stiles
Stiles… Un type horripilant qui se mêle de tous, surtout de ce qui ne le regarde pas. Un humain au comportement bien trop inconscient pour sa survie. Stiles et son pote Scott, les losers du lycée. Habillé comme un sac, il bavait sur la reine du lycée, Lydia. Stiles et sa nuée de grains de beauté sur le visage, si nombreux qu’on a envie de les relier avec un marqueur. Stiles et ses cheveux coupés trop courts, qu’il suffirait de lui nouer un ruban pour qu’on le confonde avec un œuf de Pâques….

Stiles… Il a toujours ses éternelles chemises posées sur un-t-shirt aux motifs douteux, mais il fait parfois des efforts. Il a laissé ses cheveux pousser un peu et joue parfois au bad boy en laissant sa jeune barbe pousser deux ou trois jours. Ses grains de beauté, je les compte chaque soir pour vérifier qu’il n’en manque aucun. Certains soirs, je recompte deux fois. Pour le souci du bavardage incessant, j’ai mis au point plusieurs techniques. La plus simple et efficace : je l’embrasse. Cependant, ce n’est pas possible d’importer où et cela m’immobilise. Moins efficace, mais ayant son effet, je le regarde intensément comme si j’allais le bouffer. Ça le fait taire au moins vingt minutes. Sinon, j’ai l’arme ultime, mais c’est difficile pour moi de l’utiliser. Alors je ne l’use que lorsque je veux au moins une journée de silence. Ceux connaissant Stiles seraient avides de connaitre cette arme. Mais c’est quelque chose que je ne peux pas partager….

J’ai attrapé le bavard qui couine encore plus car je le chatouille. J’ai droit à une dissertation sur la convention de Genève, agrémentée du rappel d’une vieille loi californienne qui interdit de chatouiller en public.

- Nous ne sommes pas en public Stiles
- Oui mais techniquement ton loft peut contenir beaucoup de personnes, suffisamment pour que cela soit considéré comme un public et…
- Il  n’y a que nous deux dans le loft…
- J’ai dit techniquement, car ce lieu accueillait avant du public et…
- C’est une habitation maintenant Stiles !
- Oui, mais il reste les grands espaces qui ne sont pas cloiso…
- Je t’aime.
- …

Je l’écrase de tout mon poids sur le lit. Sa bouche est enfin close mais son regard pétille. Il tente de me renverser et dominer la situation. Il gigote sous mon emprise et tente de me crocheter les pieds. Comme il n’y arrive pas, je finis par me laisser faire. C’est amusant de le voir me renverser avec un air triomphant. A un moment je finis à plat ventre, Stiles à califourchon sur mes reins se prend subitement pour un cowboy. Et me talonne les cuisses. La seconde suivantes, il appelle son père coincé entre mes genoux, mes doigts lui agaçants les côtes.

Ces pitreries ne sont pas le reflet de notre manière de nous aimer. Cela masque notre pudeur à chacun. Notre relation est bien plus évidente à Stiles qu’à moi. J’ai toujours cette réserve, par ce qu’il est bien plus jeune que moi, parce qu’il… est un homme.

A force de chatouille, la marguerite Stilinski perd ses pétales et ses fringues. Nos gestes deviennent plus appuyés, les chatouilles se font caresses et les rires deviennent des soupirs. Je ne sais pas de quoi demain sera fait. Autant profiter pleinement de maintenant.



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