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 Les gardiens de la forêt [Terminé]

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Alex Cormier

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MessageSujet: Les gardiens de la forêt [Terminé]   Jeu 12 Nov - 5:46

Les gardiens de la forêt




Votre conversation avec Charlie Crowley

Alex Cormier :
Salut Crowley, tu pourras me ramener mon pull SVP?

Charlie Crowley :
Ué, promi

Alex Cormier :
Super! Tu me feras signe avant de passer, pour être sûr que je serai là...



Gabriel était en dehors de la ville et son fiston lui avait bien promis de jeter un coup d'oeil à sa forêt et de le remplacer durant son absence. Aussi, le fils Cormier était-il sorti faire sa tournée, après avoir écrit au protecteur de lapins. Il avait, pour une rare fois, activer les alertes sonores de son portable, au cas où l'autre lui répondrait rapidement. Ce dont il doutait. Crowley n'en avait jamais rien eu à faire des autres, et leur inimité réciproque n'aiderait certainement pas à revoir rapidement les habits qu'il avait prêtés au jeune homme détrempé qu'il avait secouru. Mais on ne sait jamais avec des gens aussi imprévisibles que le peu loquace garou.

Alex en était donc à sa promenade dans les bois, vérifiant que les habitants des périphéries n'avaient pas eu de nouveau la très bonne et très américaine idée de miner leur arrière-cour, mais surtout les boisés attenant, de trappes, pièges et autres monstruosités. À croire que la huit cent-cinquante-troisième notice a faite mouche : Alex ne trouve rien. Alors qu'il entame la grande courbe qui amorce le chemin du retour, il tombe sur une vision qui l'arrête net. Livide, figé et impuissant, il sent son cerveau s'échauffer à la vitesse d'un ouragan. Son père n'est pas là pour le conseiller ou l'aider d'une quelconque manière que ce soit, et il ne connaît personne digne de confiance à appeler en cas d'urgence. Il sait bien que Beacon Hills a d'autres druides, mais il ne sait rien d'eux. C'est tout naturellement qu'il pense à l'hununpa. Certainement en raison de l'échange qu'ils ont eu plus tôt dans la journée.

-Charlie Crowley, je sais que tu m'entends. J'ai un problème. Rejoins-moi chez mon père le plus rapidement possible. Y'a quelque chose de pas net ici...

Et plutôt que de poursuivre la route habituelle qu'ils empruntent, son père et lui, Alex fait volte-face et se met à courir dans les bois à travers lesquels il pique. Quelques quinze minutes plus tard, c'est au jogging qu'il arrive devant chez lui. Il déverrouille la porte frénétiquement, sa main tremblant encore, puis entre et claque la porte derrière lui. Il s'y appuie, soupire un bon coup, puis repart vers le sous-sol en courant presque. En remontant, il fiche deux fioles et trois sachets pleins de sorbier dans un sac à dos, puis disparaît dans sa chambre et réapparaît avec le bâton de son grand-père. Barricadé à l'intérieur, Alex attend un signe de vie de la part de l'Ours-garou.

Ce n'est que cinq minutes plus tard, après que le druide eut reprit son souffle, qu'il entendit cogner à sa porte. Il s'enquit de l'identité du visiteur et, reconnaissant le grognement du cuisinier, lui ouvrit. Sans même avoir laissé à Charlie l'occasion d'entrer dans la cabane, Alex en sortit, bâton en main et sac sur le dos.

-Suis-moi. J'ai besoin de ton aide.

Ce n'est qu'alors qu'il réalisa qu'il aurait pu aller cogner chez les Hale, plutôt. C'eut été un choix logique en raison de leur proximité géographique, mais... il n'y avait pas pensé, et puis rien ne disait qu'ils étaient blancs comme neige dans cette histoire. De toute manière, il était trop tard pour changer son plan et il savait que Derek et Charlie risqueraient de refuser de coopérer. Ils seraient donc deux pour investiguer cette horreur.

Le pas long et rapide, Alex guida silencieusement Crowley à travers les bois. La marche était pénible, Alex n'ayant à la fois pas envie de retourner là-bas, mais également le désir d'éclaircir ce mystère et d'arranger la situation si besoin était.  Lorsqu'ils arrivèrent enfin au lieu de désécration, car c'était bel et bien ce dont il s'agissait, Alex prévint l'ours que la vue n'était pas des plus agréables.
-M'enfin, c'est peut-être moi aussi qui m'en fait pour rien, mais...
Le druide laissa sa phrase en suspens, laissant le protecteur de la forêt voir pour lui-même.  Le canadien ne savait pas comment décrire ce qu'il voyait.  Il aurait pu croire en la tanière d'un animal particulièrement agressif, d'un premier abord, mais quelques éléments trahissaient une pensée construite et structurée.  Les boyaux qui serpentaient les airs entre les arbres, le sang qui tachait les pierres, l'atmosphère même de l'endroit était menaçant, comme si l'air en lui-même tentait de leur lancer un avertissement.  Et comme si le macabre endroit ne suffisait pas, une voix d'outre-tombe retentit derrière les deux jeunes hommes, faisant sursauter Alex.
-C'est toujours un plaisir quand les en-cas se donnent le trouble de venir cogner à la porte.
Se retournant lentement, Alex vit, quelques mètres plus loin, la silhouette imposante de la plus horrible créature qu'il eut jamais vu.  Par réflexe, il saisit le bâton shamanique avec une assurance non feinte et plaça ses pieds, prêt à encaisser une attaque de celui qui grondait à présent, et à qui le scientifique se refusait de servir d'amuse-gueule.



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Charlie Crowley

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MessageSujet: Re: Les gardiens de la forêt [Terminé]   Jeu 12 Nov - 19:22


Les gardiens de la forêt






D’un geste négligeant, Charlie envoya voler son téléphone au bout du canapé défoncé. Pot de miel d’un côté, télécommande de l’autre, il était paré pour sa journée de repos. Sans doute irait-il traîner dans la forêt plus tard mais il n’allait surement pas bousculer son emploi du temps de ministre pour un apprenti druide un peu trop autoritaire ! Déjà, il lui avait lavé son satané pull, ce qu’il n’aurait même pas pris la peine de faire il y a quelques semaines. Le laborantin n’allait pas râler pour quelques jours de retard ! En plus c’était l’heure des cartoons.

L’œil encore un peu vague et le cheveu ébouriffé, le cuisinier s’absorba dans la contemplation du petit écran, portant régulièrement la cuillère pleine de miel à sa bouche. Flemme de descendre faire quelques courses pour quelque chose qui s’appréciait aussi bien brut. L’hiver approchait et déjà, Charlie avait ralenti le rythme. Lui qui avait plutôt tendance à se lever très tôt en été émergeait de plus en plus tard et mettait de plus en plus de temps à être opérationnel. Un jour comme celui-ci où il n’avait aucune obligation, autant dire qu’il ne s’agitait pas beaucoup. Du moins, c’est ce qu’il avait prévu jusqu’à ce que, juste au moment où le chat allait enfin mettre la patte sur ce débile d’oiseau, un écho connu vienne titiller ses oreilles.

« Charlie Crowley, je sais que tu m'entends. J'ai un problème. Rejoins-moi chez mon père le plus rapidement possible. Y'a quelque chose de pas net ici... »

La fin du message se perdait dans le néant et l’ours fronça les sourcils. C’était un peu agaçant cette espèce de ligne directe mais incomplète : son nom sonnait toujours très clair puis le reste devenait de plus en plus inaudible jusqu’à ce qu’il n’entende plus rien du tout. Foutu druide et leur bestiaire trop bien informé. Cormier avait en tout cas intérêt à avoir une bonne raison de venir l’emmerder de si bon matin. Oui, 13h, ça comptait comme le matin.

« Putain si c’est juste pour son pull, je jure que je lui enfonce sa saleté de bâton dans le… » Marmonna-t-il entre ses dents alors qu’il se relevait de mauvaise grâce.

La porte de l’appartement claqua derrière lui et il enfourchait sa moto une dizaine de minutes après avoir reçu le message. C’est qu’il fallait s’habiller, en plus, et intérieurement, l’ours promit milles morts de plus au druide si celui-ci l’avait obligé à quitter sa tanière pour rien. Lorsqu’il se gara devant la maison du garde-chasse, tout lui semblait tranquille. Et pourtant. Casque sous un bras, pull du laborantin sous l’autre, il eut à peine le temps de frapper à la porte qu’Alex jaillissait sous son nez comme un diable de sa boîte.

« Hey ! … On dit s’il te plaît. » Grogna l’ours, soudain bien à cheval sur la politesse alors que le druide l’entraînait vers les sous bois. Soupirant avec fatalisme, Charlie adopta finalement sa tactique habituelle face à une situation incongrue, se contentant de suivre son guide avec un air peu concerné.

« Ton pull, au fait. » Bailla-t-il en fourrant le sweat-shirt dans les bras de son propriétaire au détour d’un chemin.

Puis l’odeur lui frappa le museau. Un parfum ferreux qu’il connaissait trop bien. Le garou grimaça sans pour autant s’affoler, jusqu’à ce qu’Alex souleva une nouvelle branche. Le spectacle était peu ragoûtant. Charlie n’avait rien contre les carnivores, ils faisaient parti d’un cycle dans lequel il avait pleinement sa place depuis sa transformation. Non, c’était les hyper prédateurs qui lui posaient problème, et clairement, la chose qui avait fait ça en était.

« Bordel de… »

Incrédule, le garou promena son regard sur la scène de carnage, puis sa surprise se mua en colère. Une autre odeur flottait dans l’air. Une odeur monstrueuse et aberrante qui le mettait particulièrement en rogne.

« C'est toujours un plaisir quand les en-cas se donnent le trouble de venir cogner à la porte. »

Les deux enquêteurs du dimanche se retournèrent d’un même mouvement. L’homme qui leur faisait face avait une carrure impressionnante mais il était difficile de savoir si c’était sa taille ou cette rangée de dents particulièrement pointues ornant son sourire qui attirait en premier l’attention.

« J’ai une tête d’en-cas, connard ? »

La voix de l’ours grondait, amplifiée par son immédiate transformation. Bien lui en prit car l’assaut fut aussi rapide que brutale et s’il réussit à rejeter son assaillant à plusieurs mètres d’un coup bien senti, ce fut au prix d’une longue estafilade en travers de la joue. C’était lui ou le monstre venait de sortir des épines de sa peau ?

« Alors ? Fanfaronna l’ours après s’être assuré d’un bref coup d’œil qu’Alex s’était mis hors de la trajectoire. C’est tout ce que t’as ? C’était bien la peine de faire le malin… »

Pourquoi est-ce qu’il ricanait, cet abruti plein de dents ? A quelques mètres de lui, son adversaire essuyait le mince filet de sang au coin de sa lèvre avec un rictus mauvais.

« Quoi ? Pourquoi tu rigoles ? »

Puis vers Alex.

« Pourquoi il rigole ? »

Sa jambe gauche se déroba soudain sous son poids et le garou trébucha en essayant de retrouver son équilibre. Celle-là, il ne l'avait pas vu venir.

« Et merde... »



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Jansen Avery

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MessageSujet: Re: Les gardiens de la forêt [Terminé]   Ven 13 Nov - 14:58





Les gardiens de la forêt


Jansen courrait à perdre haleine. Tout avait pourtant bien commencé aujourd’hui, une journée presque idéale. Déjà, elle avait débuté par un footing et un entrainement avec Jordan et Brian. Même si, en étant honnête, le jeune homme se rendait bien compte qu’il était envieux de leur amour, qui ne faisait à présent aucun doute. Pas grave, il les avait pour lui tout seul de temps en temps. Il voulait faire quelque chose pour Brian. Mais il ne savait pas quoi.

Et puis il y avait eut, récemment, l’épisode avec les roses… Encore choqué par ce qu’il s’était passé, mais aussi soulagé d’avoir pu parler de ce qu’il était à Brian, Jansen ou plutôt Hiacynth avait renoué avec sa vraie nature. Quand il se savait à l’abri des regards, il se laissait aller à sa forme plus mythologique, ses oreilles devenant plus pointues, sa peau parfois un peu plus dorée ou cuivrée, satinée, bien que gardant sa fine pilosité. Ses iris irradiait d’une douce lueur dont la couleur pouvait varier, mais était bleu-vert la plupart du temps. Ses cheveux étaient un fin tissage végétal blond doré, sorte d’entremêlement de très fines feuilles, qui donnaient l’illusion de loin à des cheveux, mais dont on découvrait la nature de prêt.

Il était en parfaite osmose avec son environnement. Régulièrement il allait au Nemeton, pour ressentir son amour et lui assurer, d’une promesse muette, que quoiqu’il arrive, il le protégerait et veillerai sur lui. Parfois, il avait eu l’impression de se sentir observé, comme si quelqu’un cherchait à en savoir plus sur lui, sans oser se révéler. Des bribes de mémoire lui revenaient de temps en temps, de la part de celle qui partageait son corps. Il savait qu’il devenait cette femme, et il détestait ça. Mais il ne lui en voulait pas, car dans les souvenirs qu’il avait d’elle, elle semblait ne même pas savoir ce qui lui arrivait, et ne pas plus comprendre que lui pourquoi et comment.

Mais son bien-être et le plaisir qu’il avait à courir d’arbre en arbre, à caresser l’écorce ou les fougères ne devaient pas le détourner de sa mission, de son enquête. Il y avait eu ce cri végétal, qui lui avait fait si mal qu’il en ressentait encore la douleur dans ses tripes. Une dryade, une créature de son peuple avait été torturée, et sans doute tuée, il en était sûr. Les plantes et les arbres de la région lui confirmaient tous l’information. Alors il remontait sa trace, la trace de sa souffrance, pour trouver, puis punir le responsable. Il avait beau haïr ses anciennes tortionnaires et violeuses, il aimait ses sœurs et était conscient de l’importance de préserver sa lignée, sinon il serait bientôt le dernier représentant de la sylve…

Comme le lui avait appris la cinquième ronce, il guettait, patient, se fondant dans son environnement. Il remontait la piste, interrogeait les racines, grimpait aux arbres pour humer son odeur particulière, mêlée à son cri inaudible pour quiconque n’entendait pas le langage végétal. La pauvre avait tellement souffert. Il avait fini par trouver l’endroit où elle avait été kidnappée. Des traces de sang, ressemblant plus à de la sève à présent, qu’il avait goutté. Elle n’avait pas été droguée, elle avait lutté, de toutes ses forces, comme en témoignait la violence des impacts sur les troncs et les plantes d’ordinaire résistantes qui étaient couchées. Il avait trouvé les empreintes. Elles étaient comme celle des hommes, des chaussures, lourdes. Cuir… Semelles.. Mais il y avait quelque chose d’inhumain et l’odeur qui accompagnait le révulsait. Une odeur de formol, de laboratoire, d’hôpital. Il détestait tellement cette odeur… Donc des sortes de médecins psychotiques l’avaient enlevé… Il pensait à toute l’horreur que cela impliquait, et cria de rage, car il connaissait l’issu. Il savait ce que lui-même aurait fait s’il avait été capturé. Le dessèchement. La grande mort. Il avait faillis le faire dans la prison, avant de rencontrer Brian. Tout plutôt que mettre les secrets de son peuple dans de mauvaises mains.

La première piste, celle de sa sœur, était à présent une piste de mort. Mais il pouvait suivre l’autre.. IL arriva à suivre les empreintes, de plus en plus discrètes, mais soudain, plus rien. Comme si les êtres qui avaient enlevé sa sœur avait disparus sans laisser de trace… Hurlant de rage, il entendit au loin un autre hurlement, comme un écho au sien. N’y croyant pas trop, il projeta la saveur particulière du sang, de la sève de sa sœur, aux arbres qu’il pouvait toucher. Il faillit perdre son équilibre en constatant qu’il pouvait de nouveau la suivre, mais qu’elle était comme.. corrompue.. Mélangée à autre chose. Une aberration vivante, une monstruosité qu’il ne pouvait laisser fouler le même sol que le Nemeton. Il avait promis… Et non... Cela n’avait rien à voir avec une vengeance, se dit-il, serrant la mâchoire.

Allongeant la foulée, il ramassa une lourde branche sur le chemin, à laquelle il chanta, utilisant son pouvoir de Drus. Même parmi son peuple, peu de dryade arrivaient à faire ce qu’il faisait maintenant. C’était un privilège réservé aux ronces, l’élite martiale de son peuple, et aux Drus qui avaient été initiés à cette technique. Il était le seul Drus né depuis deux siècles…La branche noueuse se tordit, changeât, et format une sorte de sabre dont la poignée végétale s’adapta parfaitement à la poigne de Hiacinth. Le bois qui formait la lame était à présent coupant comme du métal, mais pas le fer honnis, qui pouvait faire si mal à ceux de son sang.
Il fut estomaqué quand il arriva au bout de sa piste de vengeance. Cette.. Chose qui parlait d’une voix gutturale avait le sang de sa sœur en elle.

« C'est toujours un plaisir quand les en-cas se donnent le trouble de venir cogner à la porte. »

Hiacynth se pencha, ayant pris, comme un caméléon, la texture de l’arbre contre lequel il s’appuyait, et grimpa pour mieux voir ce qui se passait. La chose n’était pas seule. Il y avait un humain, et un garou, le plus imposant qu’il lui ai été donné de voir… Il s’adressait à l’autre homme, qui arborait un bâton et des attributs le désignant comme un allié. Sa sympathie alla immédiatement vers eux.

L’attaque fut brutale, et l’ours réussit à repousser violemment son adversaire. Mais ce dernier fit pousser des épines, ce qui plongea Hiacynth dans l’horreur. Cette chose avait absorbée sa sœur ? La rage fut soudaine et sans contrôle.

Alors que l’homme-ours trébuchait, victime d’un empoisonnement, sans doute, hiacynth bondit de la branche sur laquelle il était perché, et prolongea son saut en tournant sur lui-même. On entendit distinctement l’air se fendre suite aux moulinets rapides de son arme, qui semblait une extension vivante du jeune Drus.

Alors il se mit à danser. Une danse mortelle, précise, rapide. Chaque fois qu’une griffe s’approchait trop de lui, il tournait, sautait, se laisser tomber au sol, en décrochant un coup de pied ou de poing, ou en se servant de sa lame. La chose ricana en voyant l’allonge peut avantageuse que celle-ci lui donnait, mais son rire se perdit dans un étranglement de douleur quand Hiacynth donna un nouveau coup. La lame s’était étirée comme si elle était élastique, puis rétractée avec une grande vitesse, laissant une belle plaie sur le bras de la créature.
Cette dernière lorgna d’un œil mauvais son adversaire, puis sourit. Se regardant, Hiacynth vit que son t-shirt était déchiré et du sang perlait de son torse, lacéré.

-rigole, connard ! Ton poison n’a aucun effet sur moi !
-et ça ?

Il fut trop rapide. Il avait ramassé une énorme pierre qu’il avait lancé avec force sur le jeune Drus, qui l’a reçu en plein sternum, lui arrachant un cri de douleur, et le faisant trébucher, non loin de l’homme ours. Il secoua la tête, grimaçant de douleur, sonné….Le poison qui se distillait en lui ne lui laissa pas le choix. Il était puissant, et ce n’était pas un poison ordinaire dont il pouvait se débarrasser de la façon habituelle. Hiacynth n’eut donc pas d’autre solution que de laisser sa nature véritable s’exprimer au grand jour. Il devint l’incarnation de la créature mythologique qu’il était réellement, et sa peau se recouvrit par endroit de fines plaques d’écorces, presque transparente, comme une petite pilosité. Ne souffrant d’aucun obstacle entre lui et l’humus, l’écorce, les plantes ou les fleurs qu’il touchait pour se débarrasser du poison, sa nudité n’était couverte, à peine, que part un savant enchevêtrement d’écorces et de feuilles. On aurait pu le croire sortit d’un tableau, incarnation d’un autre temps… L’écorce ne le protégerait guère, mais il était à présent en accord avec lui-même, et capable de commander aux plantes, fougères, arbres de la région, même si cela devait l’épuiser… Il prit le temps de regarder l’homme ours, inquiet du poison qu’il avait reçu..


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Alex Cormier

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MessageSujet: Re: Les gardiens de la forêt [Terminé]   Jeu 19 Nov - 14:55

Les gardiens de la forêt



Une rangée de dents les regardait, apparemment prêt à ne faire qu'une bouchée des deux jeunes hommes en face.  Par chance pour ceux-ci, ils n'étaient pas simplement de quelconque randonneurs perdus au milieu des bois, devant l'antre de cette chose.  Pourquoi Gabriel n'avait jamais prévenu son fils qu'il y avait des wendigos à Beacon Hills.  Ou des crocodiles-garous, pour tout ce que le pauvre homme comprenait de la situation.  À ses côtés, Charlie ne sembla pas se poser toutes ces questions et offrit une répartie qui, à défaut d'être spirituellement élevée, avait autant de mordant que leur agresseur.  Quoiqu'à bien y penser, ils étaient un peu en train d'agresser son repaire, dans un sens.  Le côté positif c’était que, à en juger du juron du garou, celui-ci avait partagé l’appréhension du druide, manifestement non sans raison. Le sac à dos sur le dos, une manche du pull prestement rangé en sortant, Alex observait donc la scène.  Il avait remercié le cuisinier d’un air hénété devant le cadeau que celui-ci venait de lui ramené.  Avait-il cru d’abord que c’était une urgence purement vestimentaire ?  Pour autant que ça le regardait, le biochimiste se fichait suffisament de la mode pour ne pas tenir un inventaire de sa garde-robe.  Il était juste un tantinet territorial et aimait avoir ses choses chez lui.

Le choc fut terrible, Alex fut tenté de détourner le regard lors de la rencontre des deux créatures.  Si leur hôte s’était retrouvé au sol, du sang perlait sur la joue de Charlie, qui dépassait désormais Alex d'une bonne tête. Voyant le denté se marrer, Alex observa les alentours et vit une seconde silhouette, plus svelte, dans les hauteurs. Ils étaient deux ! Au moment où l’ours l’interrogea, Alex voulu l’avertir, mais il était déjà trop tard.
-Fais gaffe, Crowley !

Alors que son garde du corps du jour s’effondrait, la créature svelte toucha le sol et entama une espèce de danse, armée d'un gourdin d'une espèce d'épée trop épique en bois. Une capoeira?  Profitant de la distraction, Alex se précipita aux côtés de l’ours et tenta de le guider doucement sur ses genoux, trop faible pour tenir la demi-tonne d'ursidé sur ses pattes par soi-même.  S’il avait bien vu, c’était une épine ou un machin du genre qui l’avait blessé et, fort de ses connaissances de base en la nature, il en déduit que du venin devait être présent dans l’aiguille.  Quel type de créature pouvait agir de la sorte ?  Les wendigos n’étaient supposées être que des brutes cannibales, pas des métamorphes végétaux en plus.

Agenouillé auprès de son camarade, Alex retira son sac à dos d'un mouvement d'épaule sec qui l'envoya à ses pieds.  Il l'ouvrit prestement et réalisa à ce moment l'odeur d'assouplissant qui émanait de son pull.  L'ours avait pris la peine de le laver?  C'était inattendu, à tout le moins, de la part de quelqu'un qu'Alex ne considérait pas forcément pour son savoir-vivre ou son hygiène.  Des préjugés, certes, mais au bout d'une dizaine d'années, les préjugés étaient forts.  Il laissa tout de même sa surprise de côté pour fouiller dans le fond du sac.  Il sentit rapidement la chaleur de sa main se dissiper à l'intérieur du métal froid de son couteau suisse, qu'il prit, puis sortit les trois sachets et les deux fioles.  Il ouvrit l'une d'elles et en sortit l'une des feuilles chiffonnées à l'odeur d'ail.

-Crowley, j'crois qu'tu t'es fait empoisonné.  J'ai pas le temps d'faire des tests et d'analyser c'est quoi; promets-moi de pas m'arracher un membre, il va falloir y aller à l'ancienne.

Alex posa la feuille sur la joue du grizzli, au niveau de l'estafilade, et au même moment ouvrit la lame du couteau et coupa sans hésitation le bras du garou, d'où un filet de sang se mit aussitôt à couler.
-Faut t'ouvrir pour purger le venim! annonça-t-il en même temps.

Le druide avait tenté de garder un œil sur le combat entre l'esprit des bois et le monstre, mais il fut surpris par le coup sourd qu'il entendit et releva de nouveau les yeux.  L'esprit de la forêt saignait, faisant douter Alex sur sa nature, mais narguait également le monstre, tout en validant l'hypothèse du biochimiste.  L'ail des bois était désormais collé sur la joue de l'ours et, à en croire les grimoires familiaux, devrait faciliter sa guérison.  Avec une tape à l'épaule de Crowley, Alex ramassa son bric-à-brac, gardant l'un des sachets à portée de main, et se releva sur son bâton, alors que le svelte se faisait attaquer à grand coup de pierre.

-Hé! fut sa tentative d'avertissement, qui ne résultat qu'en l'attirance de l'attention de la créature sur lui. Punaise.

Ils avaient deux hommes au sol, l'un les vêtements déchirés, l'autre nu, et un monstre qui semblait toujours en parfaite condition.  N'ayant pas le temps de s’éberluer du spectacle de l'impudent qui semblait s'être vêtu de végétaux, après leur avoir sauvé un temps précieux, Alex tira plutôt sur la ficelle du sachet alors que la bête le chargeait.  Il avait comprit sa technique, maintenant qu'il avait pu l'observer un peu.  De la poudre tombait au sol et, au dernier moment avant l'impact, Alex feinta la créature en faisant un pas de côté, posant son bâton sur le sol, ce qui eut l'effet de tirer une ligne de sorbier à même le plancher végétal, comme un mur dans lequel la créature devrait se buter et, au minimum, se casser le nez.  Avec son bâton, il l'enverrait faire un vol plané vers ledit mur.  Cette partie du plan fonctionna et le monstre joua un instant à superman, mais passa au-dessus de la ligne de sorbier sans encombre.

Dans son mouvement, Alex se prit les pieds dans une racine qui traînait là et perdit également l'équilibre.  Note à lui-même : s'habituer aux combats en forêt, et pas seulement en salle.  Tous plus ou moins au sol, il y eu comme une accalmie, le temps que tous reprennent leurs sens.  Ce n'était que l'oeil de l'ouragan.



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Charlie Crowley

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MessageSujet: Re: Les gardiens de la forêt [Terminé]   Jeu 26 Nov - 23:04


Les gardiens de la forêt






« Fais gaffe, Crowley ! »

Charlie tourna un regard plein d’incompréhension vers le druide de poche. Faire gaffe à quoi ? Et pourquoi le gros dentu se marrait ? Et comment diable Alex était-il rendu si petit ?? Le temps que l’ours comprenne que c’était lui qui, comme à chaque transformation, avait grandi, ses genoux se dérobaient sous son poids alors qu’une silhouette d’une vivacité surnaturelle bondissait par-dessus sa tête. Sur le coup, il ne put en voir plus : atteinte par l’effet du poison à son tour, sa vue s’était brouillée et le nouvel arrivant ressemblait plus pour lui à un tourbillon digne du diable de Tazmanie. Un tourbillon pour le moins bienvenu maintenant qu’il se retrouvait incapable de commander ses propres pattes. Un comble.

Profitant du répit offert par le guerrier végétal, Alex s’était précipité à ses côtés et l’ours lui adressa une grimace. Il tenta bien de se redresser sur un coude mais peine perdue, la toxine se déplaçait rapidement dans son sang. Un grognement de frustration lui échappa : comment était-il censé fracasser les centaines de dents de ce truc s’il ne parvenait même pas à se relever ?

« Crowley, j'crois qu'tu t'es fait empoisonner. J'ai pas le temps d'faire des tests et d'analyser c'est quoi; promets-moi de pas m'arracher un membre, il va falloir y aller à l'ancienne.

— Je t’arrache un membre si j’veux, qu’est-ce que tu… Aouh ! »

D’un geste vif, le druide avait entaillé le cuir de l’ours. Pour être tout à fait honnête, il avait vécu bien pire comme blessure mais c’était pour le principe qu’il adressa un regard noir au laborantin. Ce dernier se redressait avec une tape d’encouragement. Ouais, il fuyait plutôt… mais le garou n’eut pas le temps de s’appesantir sur sa mauvaise foi. La feuille sur sa joue commençait à le chauffer, et ce n’était rien comparé à la plaie que venait d’ouvrir le jeune homme.

« Oh putain de… »

Charlie serra les dents. Le filet de sang qui s’écoulait maintenant le long de son biceps se mêlait à une substance épaisse d’un vert sombre. La brûlure dans ses veines était à peine supportable : si le poison l’avait affaibli en premier lieu, il n’appréciait visiblement pas qu’on l’expulse sans sommation de son hôte et le faisait savoir. Un bruit sourd fit relever les yeux de l’ours : au moins à présent y voyait-il à nouveau clair, et ce fut juste à temps pour apercevoir leur mystérieux sauveur s’écrasait non loin de lui. Leur regard se croisèrent et au-delà de la nudité du jeune homme qu’il était difficile d’occulter, l’ours fut frappé par l’éclat fascinant de ses iris de jade. Autour de lui, les fougères semblaient maintenant ramper comme pour le rejoindre et le garou réalisa que ce qu’il avait pris pour un grain de peau étrange était en fait de l’écorce. Le parfum boisé qui se dégageait de l‘inconnu était puissant et Charlie cligna des yeux, interdit devant l’intransigeant instinct de protection qui l’avait envahi. Ça ne lui était jamais arrivé si fortement face à un simple surnaturel. Il avait pourtant l’air de parfaitement se débrouiller, preuve en était l’étrange sabre au bout de son bras.

« Mais t’es quoi, toi ? »

La douleur refluait, enfin, et le garou n’eut pas le temps de s’appesantir plus longtemps sur la question. Alex jouait au héros en détournant l’attention de la monstruosité des deux hommes. Son plan ne fonctionna qu’à moitié et Charlie grimaça. Leur répit serait de courte durée. Malgré ses jambes flageolantes, l’ours parvint, avec quelques difficultés, à se remettre debout.

« Va pas me faire chier longtemps lui… » Grommela-t-il en essuyant du revers de la main la feuille qui collait toujours à sa joue en cours de cicatrisation.

Plus facile à dire qu’à faire. Le moindre contact avec une autre de ces saloperies d’épine et il retournerait aussi vite au tapis. L’homme-plante par contre… A quelques mètres, l’abomination plein de dents se relevait déjà de sa chute en secouant la tête. Charlie joignit les pattes avant au niveau de ses genoux légèrement fléchis et tourna les yeux vers leur allié surprise :

« Hey… Un petit coup de boost ? »

Il était déjà rapide ce type, et son élan combiné à la force de l’ours lui donnèrent une impulsion qui fit mal à l’atterrissage. Déchaîné, le dru virevoltait autour de sa cible et il n'était pas seul : la forêt semblait le soutenir dans son effort pour détruire cette chose contre-nature. Charlie en profita pour aider Alex à s’écarter.

« Tu sais ce que c’est ce truc ? T’as des… je sais pas moi, des potions ou des charabias magiques contre lui ? »

Qu’est-ce qu’il en savait après tout, des pouvoirs réels d’un druide ? Se tenir hors de portée des coups le frustrait au plus au point et jetant un coup d’œil autour de lui, il aperçut les nombreuses roches qui jonchaient le terrain. Un grondement de satisfaction lui échappa alors qu’il se saisissait d’une énorme branche, tenant quasiment du tronc. Voilà qui ferait une batte parfaite :

« Sors du champ la brindille ! »

Il n’y avait surement pas beaucoup d’ours capables de jouer au baseball mais malgré le plan plutôt tordu du garou, l’imposante roche qu’il avait choisie comme balle fusa vers la tête de leur ennemi commun. Il n'était pas dit qu'il ne casserait aucune dent aujourd'hui.

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Jansen Avery

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MessageSujet: Re: Les gardiens de la forêt [Terminé]   Ven 27 Nov - 22:00





Les gardiens de la forêt


Avec la douleur fulgurante qui l’avait cloué quelques instants au sol, Jansen avait eu le temps de voir l’humain à l’œuvre. Ce n’était pas un humain ordinaire. Il savait le pouvoir que recelaient certaines plantes et certains bois. Ce devait être l’équivalent d’une SerreVive… Comment les humains les appelaient-ils déjà ? Des druides, lui semblait-il. Tout affairé à soigner son camarade, qui tenait plus de l’ours que de l’homme en ce moment, il avait jeté un œil sur le jeune Drus, sans sembler être tellement étonné. Ce pourrait-il qu’il en ai déjà vu d’autre que lui ? C’était à la fois effrayant et fascinant. Mais il n’avait pas le temps de se demander si la suite allait être plus agréable. Elle n’allait pas l’être. Pas avec cette immondice qui possédait en elle le sang d’une de ses sœurs. Peu importe ce qui lui en couterait, il ne laisserait pas cette abomination fouler le même sol que le Nemeton.

Il assista cependant fasciné à la manœuvre du jeune Druide, espérant qu’elle fonctionnerait. Ce fut le cas, du moins en partie. Malheureusement, Jansen sentit depuis sa place que le cercle formé par le Druide était fait de sorbier. Si cette chose possédait bien du sang de ses semblables, il pourrait traverser cette barrière… Ce fut effectivement le cas, mais il semblerait malgré tout que son hybridation ne la protégeait pas entièrement. Le jeune SerreVive humain leur avait fait gagner un temps précieux, même si il venait de perdre son équilibre.

Le poison venait d’être annihilé dans son propre organisme, grâce à sa connexion avec son environnement. Sans trop savoir pourquoi, il se sentait totalement en confiance avec ses deux infortunés camarades de combat. Mais leur adversaire commun leur donnait évidemment du fil à retordre. Quel fou furieux avait pu ainsi bafouer l’ordre naturel pour engendrer cette monstruosité ? Car à présent qu’il avait l’occasion de l’observer, tout dans son attitude lui indiquait qu’elle avait été construite, en quelque sorte… Mais pourquoi ? Et comment le sang d’une de ses sœurs avait pu atterrir ici ?

Jansen frémit d’empathie en voyant la grimace de douleur de l’homme-ours, car lui-même, pourtant peu sensible aux poisons, avait eu une douleur cuisante au contact de celui secrété par leur adversaire. Leurs deux regards se croisèrent et il sut avec une conviction inébranlable que ce jeune homme serait un allié pour lui, qu’il était en sécurité auprès de lui et qu’il pouvait bénéficier de sa protection. Ce sentiment puissant le revigora et il puisa une nouvelle force dans cette révélation.

Appelant de toute sa conviction de Drus les éléments qui étaient depuis sa naissance ses alliés, il se rendit compte qu’il n’était pas le seul à essayer de les convaincre d’agir. Pendant quelques instants, ce fut une lutte d’influence. Hyactinth contre cette chose. Mais quoique puisse être cette horreur, elle n’avait hérité du don de la Dryade que depuis peu. Elle ne savait pas avec quelle résonnance appeler, comment s’accorder, quel rythme utiliser pour changer, agir… Alors Hyacinth prit l’avantage, et les racines, les fougères, aidèrent l’ours et le druide à se relever, et formèrent des pièges autour d’eux qu’ils ne craignaient pas.

Il ne pourrait pas tenir ce rythme bien longtemps, aussi fallait-il trouver une conclusion martiale définitive.

« Hey… Un petit coup de boost ? »

Le jeune Drus comprit, et c’est avec un sourire espiègle qu’il prit appuis sur les mains de l’ours, et profita de l’élan pour le transformer en arme mortelle. Il tournoyait, son sabre se dépliait, cliquetais, s’enroulait, pour déchirer la chair de leur ennemi, puis reprenait sa forme première. Les coups faisaient mouches, mais la créature se régénérait. Deux grandes racines sortaient du sol, hérissées d’épines acérées, et fouettaient les jambes de la chose.. Quand l’ours lui hurla de s’écarter, il le fit, mais non sans avoir projeté l’ordre d’enchevêtrement. Les deux pattes coincées, la créature pris en plein visage le projectile de l’ours…

-c’est sans fin… cette chose a du sang de…

Le regard du jeune sylvain se perdit sur le pectoral de l’ours garou, et y vit le métal honnis. Du fer ! Des chaînes en fer… Ce qu’il s’apprêtait à faire était de la folie, il allait souffrir le martyre pour ça. Se précipitant vers l’ours et le Druide, qui semblait prêt à attaquer à son tour, Hyacinth leur dit.

-donne-moi ta chaîne. Elle est en fer, je peux le sentir. Cette chose à du sang de Dryade en elle, elle va donc subir les mêmes affres…

Voyant que l’ours ne réagissait pas assez vite, Hyacinth lui arracha du cou sa chaine, hurlant de douleur à son contact. Mais il tint bon, l’enroulant autour de son sabre, se coupant au passage. La blessure provoquée était sans commune mesure avec ce qu’elle aurait dû normalement occasionnée. Le souffle court, le jeune Drus souffrait atrocement. Il eut cependant la force de murmurer à son sabre, incorporant le fer honnis, et le tendant, tremblant comme une feuille, au druide.

-il faut le frapper avec ça, il n’y survivra pas. Le sabre saura ou frapper, mais tu dois le guider. Il a le sang de ma sœur en lui, il ne faut pas le laisser en vie, c’est trop… trop…

Le jeune homme ne put finir sa phrase, emportée par la douleur. Il ruisselait de sueur, et les racines géantes tombèrent inertes, ainsi que la végétation qui s’était agitée à son contact.
Tout reposait à présent sur les épaules du druide et de l’ours. Le sabre semblait petit à petit perdre sa forme, l’urgence était grande.



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Alex Cormier

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MessageSujet: Re: Les gardiens de la forêt [Terminé]   Lun 30 Nov - 13:29

Les gardiens de la forêt



À la réponse qui se voulait menaçant de l'ours, le coin des lèvres d'Alex s'étirèrent imperceptiblement d'ironie comme il lui répondait laconiquement, une fois la coupure effectuée et ses affaires déjà à moitié sur lui.

-Oui, oui... On en reparle dès qu'tu peux tenir debout.

Se moquer de son allié, et le voir en position de faiblesse malgré son gigantisme avait un goût doux qui tranchait avec l'amertume de la situation.  Après tout, il pouvait maintenant le faire sans craindre de représailles.  Ou si peu.  Charlie n'oserait tout de même pas lui coûter un passage chez le dentiste pour quelques commentaires à l'intention humoristique, après tout, non?  De sa position désormais confortable sur son postérieure, il put remarquer le liquide vert qui s'était écoulé du bras de l'ours, et Alex se sentit tout de même un peu coupable, il faut bien l'avouer.  La bête semblait souffrir.  Puis elle sembla subjuguée par leur sauveur inopiné.  Ou alors, ce n'était que de l'incompréhension curieuse comme sa question l'indiqua.  Alex suivait le même questionnement.  Il s'agissait d'un esprit de la forêt, manifestement, mais comme il ne connaissait pas encore l'ensemble de ses grimoires par cœur, il lui était difficile de mettre le doigt sur ce que c'était en un simple coup d'oeil.  Trop grand pour être un farfadet, n'ayant pas de cornes ou de pattes de bouc comme un satyre -si seulement ils n'existaient pas dans les légendes-, trop masculin, sans le moindre doute, pour être une nymphe ou une dryade...

Tout à ses réflexions, Alex tentait tant bien que mal de se relever en observant leur allié anonyme se faire jeter à la tête de l'abomination, dans une parodie impressionnante du lancer du nain.  Comme Charlie vint vers lui pour l'aider à se relever, Alex était déjà presque sur pieds, comme poussé qu'il fut par les racines et les herbages parmi lesquels il pataugeait un instant plus tôt.  Il haussa les épaules, sourcils en avant, à la question du garou.  Ils avaient affaire à une créature puissante, c'était sans le moindre doute, et qui semblait heureusement être dans leur camp... pour l'instant.  La méfiance naturelle d'Alex revenait au galop dès qu'il détournait le regard de l'être sylvain et se mettait à réfléchir.  Les mythes parlaient de créatures féminines, mais il avait appris rapidement que les mythes, s'ils n'ont pas tort, ne sont pas pour autant des sources fiables.  Il devrait consulter le bestiaire de son père.  L'interrogation suivante du briseur de dents le tira de ses réflexions.  Le druide jeta un coup d'oeil à son sachet, puis au thérianthrope.  Le monstre qu'ils affrontaient semblait plus fort que ce qu'il avait espéré et il n'était plus certain que les quelques stratagèmes qu'il avait prévu seraient d'une quelconque utilité contre lui.

-C'est d'la science, pas de la magie... grimaça-t-il pour toute réponse, embêter de n'avoir toujours pas trouvé d'explication raisonnable au contenu des grimoires.  Réponse à côté de la question, certes, mais qui avait le mérite de ne pas propager sa crainte du moment : être démunis et s'être jetés dans la gueule du loup.  Ou du wendigo.  Voyant son camarade prendre un tronc et une pierre, Alex s'éloigna de ce qu'il jugeait être les trajectoires les plus probables, et resta un peu en retrait derrière le joueur improvisé des Diamondbacks.

-Joli coup, complimenta-t-il en voyant ce qui semblait être une dent s'envoler à travers les bois.  À défaut d'être neutre, son ton restait maitrisé.

Le sylvain en profita pour revenir vers eux et Alex l'observa davantage.  Les yeux verts en amande étaient apaisants et, à défaut de lui donner envie de s'y perdre, remémoraient à Alex sa jeunesse au Canada, son adolescence entamée au Vermont, les nuits à dormir sous les étoiles avec son frère, et le peu de temps qu'il avait passé ici, à Beacon Hills.  Ses cheveux et sa peau s'accordaient avec leur environnement comme le ferait un caméléon, sinon mieux et son allure était mystifiante. Le druide ne savait douter de la nature bienfaisante de l'homme dont, fait surprenant pour lui, la nudité ne semblait pas intimider le druide prude.  Comme sonnés, les deux anciens condisciples ne réalisèrent pas immédiatement ce que l'esprit des bois leur disait.  Lorsqu'il arracha la chaîne de Crowley en hurlant, Cormier sortit de sa torpeur, comme si le temps s'accélérait subitement.  D'une manière étrange, la chaîne qu'il venait d'enrouler sur son sabre végétal y fut absorbé et lorsque Alex s'approcha de lui pour tenter de le soigner ou, au moins, apaiser sa souffrance, il se retrouva avec ladite épée dans la main, et la requête de trucider le monstre.

Le druide s'était toujours contenté d'entraînements avec des armes contondantes et l'éventualité d'un combat à lame tranchante ne lui apparaissait pas très joyeuse, surtout qu'on venait de lui dire que la seule solution était de le transformer en tueur, sinon en meurtrier.  Alex entrouvrit la bouche pour protester, mais un grognement de l'ours lui intima d'obéir, tout en laissant comprendre qu'il s'occupait de la dryade mâle.  Alex se tourna alors vers la créature qui s'était décidée, sans surprise, à les charger, et son regard presque aveugle passa sur le charnier qui leur servait de scène, renforçant la conviction que l'être forestier avait fait naître en lui de tuer le monstre, avant de se poser sur celui-ci.  Le druide s'avança également, son pas s'accélérant à chaque foulée, sa lame verticale devant lui, serrée de ses deux mains aux jointures blanches.  Il évaluait les mouvements de son adversaire et parvint au dernier moment à l'esquiver.  Alors que la créature passait à ses côtés, Alex eut l'impression que son bras avait décidé par lui-même d'enfoncer la branche, dont seulement l'extrémité était encore effilée, à travers le flanc de l'hybride.  La monstruosité était entraînée par sa propre vélocité et sa masse à poursuivre sa trajectoire, trop massif pour pivoter avec aisance.  La force de son élan requit au druide de rassurer sa prise alors qu'il observait, blême, l'abomination s'affaler au sol et se tordre de douleur avant de gésir sur le tapis forestier.  Obnubilé par la vision terrible, il ne fit pas attention à sa propre course et tomba lui-même contre un rocher dans un craquement sourd. Après s'être relevé lentement, il resta debout, immobile, l'esprit vacant, le corps nauséeux, voyant en arrière-plan sans vraiment en avoir conscience, Charlie qui s'affairait, jusqu'à ce qu'il soit tiré de sa macabre léthargie par le garou.  Hors de sa torpeur, il sentit alors son bras s'engourdir de douleur et, grimaçant, répondit à Charlie.

-Faut le ramener chez moi.

Ici, il n'avait ni mode d'emploi pour savoir quoi faire de lui, ni les ingrédients nécessaires, fort probablement, à sa guérison.



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Charlie Crowley

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MessageSujet: Re: Les gardiens de la forêt [Terminé]   Mar 1 Déc - 18:52


Les gardiens de la forêt






Le combat prit fin de façon aussi brutale qu’il avait commencé. Entraîné par la pesanteur, le lourd corps de la chimère s’abattit avec une lenteur irréelle au milieu des fougères, soulevant au passage un nuage de terre et de poussière mêlées. L’ours avait le souffle court. Si certains moments de la bataille avaient été purement jouissifs –ce que ça volait bien, un… ! Un homme fougère ? Et ne parlons pas des dents ! Il les avait presque entendu fuser hors de la gueule du monstre avec un « ziouu » de bande dessinée !- d’autres lui avaient fait mal quasi physiquement, alors même qu’il n’était pas directement touché. Le fait se confirmait de minute en minute : la souffrance de l’être des bois lui était insupportable.

Nul doute pourtant que, quoi qu’il soit, l’inconnu savait se défendre. Fin connaisseur lorsqu’il s’agissait de violence et de coups, Charlie avait dû reconnaître le talent inné de l’homme. Il abordait le combat de façon très différente de l’ours, tout en légèreté et en souplesse, mais chaque coup semblait faire mouche et sa rapidité rendait difficile le suivi de ses mouvements. L’arme de bois se révélait aussi surprenante que son porteur et le garou ne pouvait s’empêcher de la comparer à un drôle de serpent, aussi bien capable de s’enrouler soudainement que de conserver sa rigidité factice. Tous les coups étaient permis et les plantes des environs s’étaient mêlées à la bataille, se rangeant heureusement aux côtés de leur allié. La patte de l’ours effleura les pièges de fougère protectrice qui s’étaient formés autour de lui et du druide : c’était la première fois qu’il était le protégé de la forêt, et non son protecteur. Drôle de sensation. Grâce à l’intervention de Jansen, son propre coup avait magnifiquement porté et il adressa à Alex un sourire plein de crocs :

« Ça c’est de la magie, pas de la science. »

Et ouais, la magie du baseball ! L’heure n’était pourtant pas à la plaisanterie, il le comprit lorsque la main du dru se posa sur sa chaîne, l’arrachant avec un cri de douleur. Trop fier de son coup magistral malgré l’état de faiblesse passager dans lequel l’avait laissé le passage du poison, il n’avait pas vu le jeune homme revenir vers eux. Sa souffrance se vrilla dans l’âme de l’ours aussi surement que si la forêt toute entière agonisait. Le fer fusionnait avec le sabre de bois et hoquetant de douleur, leur allié inattendu glissa la garde de son arme entre les doigts du druide. Pourtant peu enclin à s’inquiéter de quoi que ce soit, Charlie jeta un regard plein d’angoisse à Alex alors que lui-même se précipitait pour rattraper Jansen et l’empêcher de chuter trop durement au sol. Le front de l’homme-dryade était couvert de sueur, ses traits crispés par la souffrance. Quant au laborantin, il ne semblait pas en meilleure forme et la lutte intérieure qu’il menait se lisait aussi sur son visage. Pourtant, le druide se détourna des deux surnaturels avec une résolution que Charlie ne s’attendait pas à lui trouver. Un bras soutenant toujours le dru, l’ours retint son souffle. Il aurait dû y aller. Même diminué, il restait plus fort et plus résistant qu’un simple humain. Le sabre se déformait à une vitesse folle et pendant une seconde, le garou crut qu’Alex ne parviendrait pas à son but. Que l’horreur contre-nature allait réussir à faire de lui son prochain dîner. C’était mal connaître le jeune homme, en témoignait le corps à présent inerte du monstre, gisant au milieu de son propre charnier.

Plus loin, Alex se relevait lentement. L’air reprit ses droits dans les poumons de l’ours. Il avait craint, un instant, d’avoir perdu le druide en même temps qu’ils remportaient la victoire. Son soulagement fut de courte durée : ses yeux tombèrent sur l’angle bizarre que formait le bras du laborantin et jurant à voix basse, Charlie déposa avec beaucoup de précaution le dru au milieu de ses fougères :

« Je reviens tout de suite. » lui murmura-t-il avant de rejoindre à grands pas l’humain hagard. Un court arrêt au niveau du cadavre gisant, et un bon coup de pieds dans les reins de ce dernier, lui permit de constater qu’il n’y avait plus grand-chose à craindre de ce côté. Difficile de claquer des doigts avec de si grosses pattes mais sa présence suffit à ramener le druide parmi eux, druide qui grimaça de douleur.

« Oui, je vais aller le chercher… Ça ira toi ? » Interrogea le garou en désignant le bras malmené du jeune homme.

Il n’avait pas trop le choix de toute façon : soutenir les deux aurait été possible mais compliqué et vu l’état du dru, il fallait lui prodiguer des soins le plus rapidement possible. Charlie revint au jeune homme qu’il avait laissé étendu au sol et constata ses blessures avec une répulsion instinctive. Il n’aurait pas dû permettre qu’une telle chose arrive, c’était son rôle de défendre la forêt et tous les êtres qui en étaient issus. Avec précaution, le garou souleva son nouveau protégé, essayant maladroitement d’éviter d’aggraver les profondes blessures.

« T’inquiète pas, on l’a eu, tenta-t-il de rassurer le jeune homme, sans savoir s’il était toujours conscient. Et Alex est druide, il va pouvoir te soigner. »

Leur trajet lui parut durer une éternité. Le poids du blessé n’était pas vraiment un frein en soi, même si sa force avait été diminué de moitié et qu'il traînait encore un peu la patte, il en aurait toujours eu assez pour soulever un homme, mais il prenait garde à ne pas trop le secouer, et Alex lui-même était moins vif qu’à aller. Enfin, la silhouette du chalet de ce dernier se dessina derrière un rideau d’arbre et c’est avec un soulagement certain que l’ours pénétra à la suite du druide dans le foyer de ce dernier, déposant avec précaution son fardeau sur le canapé.

« Hey, t’es toujours avec nous ? »



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MessageSujet: Re: Les gardiens de la forêt [Terminé]   Ven 4 Déc - 17:44





Les gardiens de la forêt


Hyacinth se sentait partir, mais il s’accrochait à sa fièvre douloureuse pour laisser le maximum de temps son pouvoir agir sur le sabre à présent mêlé de fer. Qu’est ce qui lui avait pris ? Ça faisait un mal de chien ! Il se rappelait, comme à chaque fois qu’il devait subir une épreuve, qu’elle soit physique ou morale, un passage avec la cinquième ronce.

-pourquoi sommes-nous comme ça ? Pourquoi le fer nous fait-il si mal ? C’est quelque chose qu’a créé l’homme, pourtant ?

-je ne sais pas pourquoi, ma petite sixième ronce. Et je ne crois pas que nous devrions tout savoir, ce n’est pas comme ça que va le monde. Mais le fer existe à l'état naturel, tout comme nous. Peut-être que c’est une faiblesse inhérente à l’équilibre. Si nous n’avions pas cette faiblesse, nous serions bien plus nombreuses. Cette douleur engendrée par le fer n’existe presque pas pour celles d’entre nous qui n’ont pas le sang pur… Elles peuvent alors se fondre parmi les hommes, ramener parfois des mâles pour… Tu sais quoi..

-je n’ai pas envie d’avoir mal comme ça.. Les blessures que tu m’infliges, je peux en guérir…

-tu ne peux pas guérir de tout, Hyacinth. Tu vas parcourir le monde, un jour, même si tu penses le contraire. Il va me falloir t’expliquer ce qui te fera mal. Dans ton corps, et dans ton cœur. Si tu dois côtoyer les humains, sache que ce qui les guérit, dans leur hôpitaux, te fera très mal, à , toi, ma petite ronce… Si jamais un jour ils devaient te capturer, il faut que je t’enseigne quelque chose de très douloureux. La mort comme nous pouvons nous l’infliger volontairement. Tout plutôt que livrer nos secrets…

Sa leçon avait été bien apprise. Et il avait failli la mettre en pratique il n’y a pas si longtemps, quand il s’était réveillé au poste de police, suite à une frasque dont il n’avait aucun souvenir, commise par son double.

Le druide n’avait pas flanché, et bien qu’emplis de doute, il s’était dirigé droit vers la monstruosité. Jansen avait du mal à rester focaliser sur le combat, et la sueur du à la fièvre lui gouttait dans les yeux, acide, aussi ne vit-il pas clairement ce qui se passait. Mais quand il fut sur que leur adversaire tomba lourdement, il se laissa aller en arrière, soutenu par le garou.
Fait curieux, il se sentait en sécurité près de l’homme-ours. Il sentait comme une promesse de protection à côté de lui. Quelquechose de très intense. En tant ordinaire, il se serait débrouiller pour fuir après son intervention, peu importe la douleur. Mais là, il avait juste envie de rester près de lui, car il savait de façon innée qu’il ne pouvait plus rien lui arriver en sa présence. Sa confiance lui était totalement acquise. Quelle étrange rencontre. Le jeune Drus ne s’était pas trompé en tendant son sabre au druide. Ce dernier avait une connexion avec la nature, sans quoi son arme serait redevenue une simple branche instantanément. Dans son malheur, il avait eut de la chance. Il pleurerait la perte de sa sœur, qu’il ne connaissait pas, plus tard.

Il entendit l’homme-ours lui dire quelque chose, mais il ne compris pas quoi. Il l’entendit s’éloigner, et sa panique se diffusa dans son corps presque inerte, ne lui permettant pas d’utiliser cette force comme il l’aurait fait d’ordinaire. La fièvre progressait, il sentait le fer endommager son système sanguin, comme un poison pouvait le faire avec un humain.

Il se sentit soulevé, comprenant qu’il était à nouveau près de l’homme-ours, en sécurité.
« T’inquiète pas, on l’a eu, Et Alex est druide, il va pouvoir te soigner. »

-pas… hôpital…


Même parler lui était pénible, sa bouche était sèche, ses cordes vocales douloureuses. Oui. Le fer avait bien été créé par la nature, mais modelé par l’homme. Il faisait mal, comme tout ce que l’homme faisait.

Sur le trajet, le jeune Drus s’endormit, ballotté par les pas chaloupés de l’ours, et rassuré d’être dans ses bras… Ils n’iraient pas à l’hôpital, c’était tout ce qui comptait.

Il sentit le contact d’un tissus ou peut être de cuir, sur sa peau nue et il se réveilla péniblement.
« Hey, t’es toujours avec nous ? »

Au cours du chemin parcouru, il était redevenu un simple humain d’aspect, bien qu’exhalant toujours cette odeur caractéristique. Ses yeux en amande s’ouvrirent, observant les lieux.

-oui. Le fer, il se diffuse en moi, il m’empoisonne. Il faut le neutraliser. Il est déjà trop diffusé pour faire comme avec toi.. Et.. pas de médicaments, je .. j’en mourrai…

Cette simple phrase lui pris beaucoup de temps, il la prononça d’une voix rauque qui n’était pas du tout sa voix suave et riche habituelle.

Sa tête repartie en arrière, soutenue au dernier moment par le druide. Il eut juste le temps de dire
-il ne faut pas laisser cette chose au regard de tous... Elle a été créé par.. par...


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Alex Cormier

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MessageSujet: Re: Les gardiens de la forêt [Terminé]   Mar 8 Déc - 6:07

Les gardiens de la forêt



Le druide n'était pas trop certain si ce qu'il ressentait était appelé du tournis ou de la nausée, dans le jargon médical, mais il se sentait un peu hagard et espérait ne plus trop connaître ce sentiment souvent.  Et puis, diable que son bras lui élançait.  Ce n'est que lorsque Charlie le lui indiqua, qu'Alex réalisa que son bras avait pris une drôle de forme.  La vision toujours un peu embrouillée, il lui avait fallu un instant pour que son point focal ne se fasse au bon endroit.

-Oups. Euhm... Oui, ça va aller.  J'irai à l'hôpital plus tard.  Après tout, il ne croyait pas encore avoir le facteur de guérison surnaturelle dont les créatures semblaient toutes avoir hérité.  Du coup, l'hôpital restait sa meilleure option.  Il pourrait prétendre avoir fait une mauvaise chute, tout bêtement, et personne ne remarquerait qu'il guérissait à une vitesse exponentielle, car ça n'était pas le cas.  Dans sa tête, l'histoire était écrite et tout était arrangé.  Il suffisait de passer par la première étape : soigner le dru chez lui.

Le trio d'éclopés parcourut donc le trajet du retour vers la cabane d'un rythme lent.  Alex put constater une fois encore la même espèce de délicatesse chez Charlie que lorsqu'il l'avait retrouvé avec Civet.  Il se garda bien de le narguer, toutefois ses lèvres s'étirèrent de nouveau en voyant la compassion insoupçonné du géant.  Déjà, il n'avait pas spécialement envie de soulever l'ire de l'ours-garou et de risquer d'empirer l'état de leur mystérieux sauveur.  Ensuite, parce qu'il n'entendait pas vraiment à rire et que la plus grande partie de son attention était concentrée en deux endroits : sa main qui tentait tant bien que mal de maintenir son bras immobile et plaqué contre son corps, et ses pieds simplement pour ne pas s'étaler au sol et rendre son état encore moins enviable.

Alex ouvrit la porte de la maison de sa main valide et se dirigea immédiatement vers la section cuisine de la grande pièce commune.  Il posa d'abord son sac au pied du comptoir, puis il mit une bouilloire remplie d'eau sur le four et tourna le bouton d'alimentation électrique.  Le serpentin sous la bouilloire commençait à chauffer alors qu'Alex se dirigeait vers l'escalier menant au sous-sol en répondant à Charlie sans réaliser que la question était pour leur protégé.

-Ouioui, je reviens de suite.  Il resta un instant dans l'encadrement de la porte menant à la cave en entendant l'esprit sylvain leur parler.  Contrer le fer?  C'était dommage qu'il n'avait pas de déféroxamine à la maison.  En même temps, il ne voyait pas pourquoi quiconque en aurait chez lui.  C'était un médicament d'origine bactérienne.  Ça comptait dans les avertissements du jeune homme?

Et, effectivement, il ne fallut pas un long moment avant que le druide ne réapparaisse, un énorme grimoire sous son bras valide, et trois petits pots entre les doigts de son autre main.  Il posa les flacons, puis le livre, sur la table de cuisine, retourna chercher son sac, en sortit les bocaux qui s'y trouvaient et les plaça avec les autres.  Il ouvrit le bouquin en parlant à lui-même.

-D... D... D... Dr... Dryade.  …  mâles sont rares.  …  Fer mortel, … médecine herbale … efficacité accrue.  Sorbier... Gui...

Le laborantin fut interrompu par le sifflet de la bouilloire, qu'il s'empressa de verser dans trois tasses différentes.  Dans la première il mit quelques feuilles d'ail des bois, dans la seconde il vida le fond d'une flasque étiquetée « thériaque » et dans la troisième, il infusa un simple thé.  Il posa les tasses sur la table de salon au bout du divan et se dirigea vers la salle de bain, où il ouvrit la pharmacie, en sortit deux cachets d'acétaminophène qu'il goba d'un coup et retourna à ses drôles de moineaux.  Tout en recouvrant le corps nu du blessé du jeté du canapé, le scientifique indiqua sa tasse à l'ursidé, non sans songer qu'il n'aurait jamais cru prendre un thé avec Crowley, et encore moins avec un ours-garou.  Alors qu'il s'apprêtait à prendre la seconde tasse, il fut interrompu par les propos du dru, qui leur demandait une nouvelle chose, au bout de son énergie. Charlie semblait toujours comme obnubilé, ou hypnotisé, ou peut-être encore subjugué par le jeune homme et son aura indéfinissable. Non pas que le druide ne voyait pas sa beauté, mais le zoothrope semblait voir quelque chose en plus.  Alex eut à peine le temps de rattraper sa tête qui était retombée sous son propre poids.

-On ira brûler le corps, et la boucherie autour, ou quelque chose...  Bois ça, c'est un mélange d'herbes curatives. À moins que Charlie préfère tenter le bouche-à-bouche, taquina le châtain.

Le druide n'avait aucune idée si ce qu'il tentait allait fonctionner ou non, mais c'était sa meilleure chance.  Il déposa doucement le crâne sur l'appui-coude du sofa, puis il prit la tasse de thériaque et la porta doucement aux lèvres de l'étranger.   Ce n'est qu'à ce moment qu'il remarqua que ses traits et sa peau étaient différents.  La douleur dans son bras commençait à s'effacer, et alors qu'il s'occupait de Jansen, Alex réalisa qu'il avait oublié une chose importante. Il fit signe à Charlie d'aller à la cuisine.

-Peux-tu aller me chercher quelque chose de froid au congélateur, Crowley?  Pour mon bras.

Lui continuait d'abreuver le dru à petites gorgées, craignant de l'ébouillanter autant que de le noyer.



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MessageSujet: Re: Les gardiens de la forêt [Terminé]   Sam 12 Déc - 9:03


Les gardiens de la forêt






Snobant le fauteuil à portée de patte, l’ours se laissa tomber assis au sol sans plus de cérémonie. La part animale quittait peu à peu ses traits, abandonnant derrière elle le faciès d’un homme qui se découvrait lui-même, et avec beaucoup d’étonnement, épuisé. Le poison n’était pas resté longtemps dans son organisme mais il y avait fait des ravages qui commençaient seulement à se résorber. Dans la partie cuisine, Cormier s’agitait et l’expression absente, Charlie fixait le vide, surveillant sans en avoir l’air la respiration irrégulière de leur protégé. Comme lui, ce dernier avait retrouvé un aspect humain. Sans ces effluves de sous-bois se dégageant de sa peau nue, il aurait pu croire avoir rêvé plus tôt et ramassé le premier exhibitionniste sylvestre venu. La lumière revint à tous les étages lorsque d’une voix rauque, l’inconnu finit par répondre à sa question :

« Alex ! … Il a dit pas de médocs ! », brailla l’ours sans savoir si le druide qui les avait abandonnés dans le salon avait entendu le dru. Se rapprochant du canapé en se traînant sur les genoux, le garou jeta un coup d’œil soucieux au jeune homme qui y gisait. Sa poitrine semblait se soulever avec difficulté et Charlie espérait vraiment que le scientifique trouverait de quoi le soigner dans ses grimoires. Justement, Cormier remontait, un épais volume coincé sous son bras valide, et le garou lui jeta un regard indéchiffrable, où la menace sous-jacente se noyait dans l’inquiétude. Oui, quel qu’il soit, ce type le subjuguait, et alors ?? L’esprit de l’ours ne le connectait que très rarement à un être vivant aussi proche de l’homme, et donc de lui-même. Le druide ne prêta pourtant aucune attention à cette tentative d’intimidation un peu pathétique vu l’expérience et le potentiel de l’ursidé en la matière. Concentré sur sa lecture, il marmonnait pour lui-même et toujours au sol, les bras ballants, Charlie le suivait des yeux, impuissant dans une telle situation.

« Alors ?? » S’impatienta-il alors que Cormier prenait le temps d’aller et venir, de couvrir le jeune homme, puis de leur servir du thé, ou quelque chose s’en rapprochant.

« Il ne faut pas laisser cette chose au regard de tous... Elle a été créé par.. par... »

La tête du blessé bascula dans la main d’Alex qui s’était rapproché juste à temps. Charlie grimaça : entre le dru qu’il ignorait comment soigner et le bras du druide dont l’angle ne lui plaisait toujours pas, il trouvait ses propres compétences en matière de protection un peu trop remises en question aujourd’hui.

« -On ira brûler le corps, et la boucherie autour, ou quelque chose...  Bois ça, c'est un mélange d'herbes curatives. À moins que Charlie préfère tenter le bouche-à-bouche.

— Jaloux, Cormier ? Répondit l’ours du tac au tac, malgré son ton las. Tu voudrais que je te fasse une démo’ d’abord ? »

Leur échange de piques manquait un peu de sa vivacité habituelle mais ils avaient quelques circonstances atténuantes. Portant en silence la tasse désignée par le druide à ses lèvres, l’ours observa Alex donnait la becquée à l’inconnu. Lui-même, qui n’aimait pas particulièrement le thé, découvrait à la décoction un parfum certes étrange mais assez apaisant.

« Ça passerait quand même mieux avec un peu de miel. » Commenta-t-il, imperturbable.

Lourdement, ses fesses quittèrent le parquet de chêne et il abandonna sa tasse pour se diriger vers la cuisine d’un pas hésitant. La transformation avait laissé ses habits dans un piteux état qu’il ne semblait remarquer qu’à présent qu’il était redevenu homme. Tirant un sachet de surgelé des profondeurs glacées du congélateur, il l’envoya plutôt habilement vers Alex… et le regarda s’écraser aux pieds de ce dernier. Le druide cessa un instant son activité de soigneur attitré pour lui jeter un coup d’œil blasé : Charlie capta enfin le bras inerte que le jeune homme tenait serré contre lui ainsi que son autre main, occupé à prendre soin du dru.

« Oh. Oups. »

Le sachet froid regagna finalement l’endroit qu’il aurait dû atteindre et l’ours aida son ancien condisciple à maintenir ce dernier contre son bras, puis finit par regagner ses pénates au sol. La respiration du blessé semblait s’être apaisée et le silence  était tombé dans la pièce en même temps que ses paupières. La tête appuyée contre l’accoudoir du fauteuil voisin, Charlie somnolait, les yeux mi-clos. Les deux hommes avaient raison, il faudrait s’occuper de nettoyer le champ de bataille, mais il avait avant ça besoin d’une petite pause. Combien de temps s’écoula-t-il, quelques minutes, quelques heures ? Dans le canapé voisin, le dru papillonnait des yeux et sa voix réveilla l’ours.

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Jansen Avery

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MessageSujet: Re: Les gardiens de la forêt [Terminé]   Jeu 17 Déc - 13:25





Les gardiens de la forêt



Jansen n’était pas vraiment sur de pouvoir faire confiance aux deux individus qu’il venait de rencontrer. Et pourtant il se livra sans aucune crainte, comme si il sentait leur connexion intrinsèque avec le monde naturel. En quelque sorte, chacun à sa manière, ils étaient des gardiens de la forêt.

Dans la semi conscience fiévreuse qui était la sienne, il vit revenir Alex, qui s’avérait être réellement un Druide, finalement. Le lourd livre qu’il était allé chercher recelait visiblement beaucoup d’informations, et si Jansen n’avait pas été dans cet état, il s’en serait inquiété. Savoir qu’autant de choses pouvaient avoir été écrites sur son peuple, et surtout des choses vraies, vu les bribes qu’il captait dans les marmonnements précipités d’Alex, ne le rassurait pas spécialement.

D... D... D... Dr... Dryade. … mâles sont rares. … Fer mortel, … médecine herbale … efficacité accrue. Sorbier... Gui...

Le gui… Saleté de gui, qui pouvait lui faire perdre tous ces moyens… Etait-il écrit dans ce livre comment se soustraire à son influence ? Car lui-même n’avait aucune idée de la méthode à employer…

Quand le druide le recouvrit avec les pans du tissu du canapé, Jansen réalisa qu’il était effectivement nu. Pas vraiment pudique lorsqu’il était en milieu naturel, il rougit cependant en pensant au spectacle qu’il devait offrir, sans aucune pudeur… emmitouflé dans le drapé, il fut rassuré par les paroles d’Alex.

-On ira brûler le corps, et la boucherie autour, ou quelque chose... Bois ça, c'est un mélange d'herbes curatives. À moins que Charlie préfère tenter le bouche-à-bouche.

Jansen eut l’impression de sourire, mais rien ne pouvait lui certifier sa réussite en ce domaine. Le breuvage amer agressa les narines du sylvain, mais il fit confiance à son infirmier de campagne, et lui fut reconnaissant, bien qu’incapable de parler, lorsque ce dernier l’aida à avaler sa médecine, tout en le soutenant.

Le goût n’était pas spécialement agréable, mais la chaleur du breuvage et son effet évident se diffusèrent dans tout son corps. Déjà il reprenait des couleurs, et son esprit retrouvait comme toujours un moment privilégié avec la Cinquième Ronce.

-tu sais déjà que tu guéris de la plupart des blessures, 6ème ronce… Mais tu ne connais pas tout. Les humains ont besoin de médicaments, de composés fabriqués, n’existant pas à l’état naturel. Ça les aide à guérir. Ne t’avise surtout pas de tester leur médecine sur toi. Elle te rendrait malade et ne ferait qu’empirer ton état. Tout composé trop raffiné ou chimique, principalement créé par les hommes, peut être fatal pour toi… C’est très important de t’en souvenir…

Elle était rarement aussi sérieuse. C’était peu de temps avant sa fuite, dont il n’avait ce jour la aucune once d’idée… Avec le recul, Jansen se disait qu’elle lui avait donné l’équivalent des dernières recommandations avant son départ... Presque comme une mère ou comme une sœur qui voit partir son frère, ne pouvant rien faire à ce sujet, mais s’assurant qu’il bénéficiait de toutes les informations nécessaires à sa survie.

-en revanche, tout remède naturel, ou dérivé d’un élément naturel, de plantes, de pierres, de scories, sera décuplé dans ton organisme. Les humains ont tendance à se moquer de la médecine par les plantes. Ils seraient bien surpris d’en voir les effets sur toi…

Elle lui avait alors parlé du danger des composants chimiques sur son organisme, et de l’effet de certains minéraux, métaux et plantes, aussi bien bénéfiques que négatifs…

Finalement, Jansen regarda ses camarades, et se sentit partir doucement, là où son esprit pourrait se régénérer comme son corps. Leur présence était apaisante. L’homme de savoir. L’ours protecteur. Il les regarda avant de s’endormir, ses yeux en amande se fermant face à la fatigue. Une douce chaleur l’envahit. Elle n’était pas dû qu’a la couverture, ni au breuvage. Il se sentait simplement bien auprès d’eux...

Combien de temps dériva –t-il ? Il n’en savait rien. Mais quand il revint à lui, il allait beaucoup mieux, et le poison semblait être absent de son organisme… L’ours n’avait pas quitté son poste, et Jansen se redressa pour chercher Alex des yeux.

-combien de temps ? J’ai dormis combien de temps ?

Charlie sembla attendre que les paroles l’atteignent, puis haussa les épaules, et se tourna vers Alex. C’est lui qui savait.

-ton bras ? Tu vas bien, guérisseur ?

Et Jansen se leva. Etrangement, ses habits n’avaient pas repoussés pendant la nuit et Alex, qui se réveillait également, son bras toujours en écharpe, mais qui semblait aller mieux, mit un moment à tourner le visage, tout en prenant une jolie couleur. Couleur qui se transmit instantanément aux joues de Jansen, qui protégea son intimité comme il put, avec ses mains, avant de se tourner vers Charlie qui n’en perdait pas une miette, l’air goguenard…

-vous êtes allé voir ? Il faut aller voir…

Empruntant le minimum vital vestimentaire, à savoir un jean et un t-shirt, Jansen et les deux autres gardiens retournèrent rapidement sur les lieux du combat. En chemin ils échangèrent pour se présenter rapidement. Le charnier était encore la, mais aucune trace de la créature… en revanche, il y avait des marques de brûlures, et de la suie, qui étaient assez nettes… Jansen avait une petite idée de ce qui avait pu se passer, mais préféra ne pas en parler. La…chose qui semblait vouloir gérer ça l’intimidait un peu, sans parler des rapports compliqués qui existaient entre lui, Brian, et sa propre personne.

-vous inquiétez pas pour la créature, je pense savoir qu’elle ne sera plus jamais vue par quiconque… Par contre il faut détruire tout ça, qu’il n’en reste plus une trace. Et il faut s’occuper d’Alex aussi. Tu souffres ?


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MessageSujet: Re: Les gardiens de la forêt [Terminé]   Ven 18 Déc - 5:23

Les gardiens de la forêt



Si sa boutade sur la respiration artificielle ne tira qu'un sourire contrit par la souffrance au dru, elle fit mouche chez le garou qui semblait agacé par les enfantillages du scientifique. C'était justement au laboratoire qu'il apprenait à dédramatiser les situations en leur ajoutant une légèreté, un grain de sel comique qui détendait l'atmosphère. Loin d'être un humoriste dans l'âme, Alex laissait généralement la tâche à d'autres, mais il lui arrivait également de saisir la balle au bond et de dérider ses collègues. Pour le coup, ce fut le revers de Charlie qui le déstabilisa et lui tira une grimace enfantine. Si embrasser Charlie était loin d'être l'un de ses objectifs de vie, le souvenir encore frais de l'apparence qu'avait pris l'ursidé quelques dizaines de minutes auparavant, suffisait à lever le cœur du plus vaillant Don Juan. "Dans tes rêves, babouin" bougonna-t-il dans sa barbe en continuant de servir le dru. À peine une lampée ou deux plus tard, Charlie râlait sur le taux de sucre de sa décoction. Alex inspira longuement pour se retenir de soupirer, en se remémorant leur rencontre chez Eddy. Apparemment, l'ours de Charlie l'influençait plutôt pas mal.

-Il y en a dans le garde-manger... indiqua Alex à contre-coeur, pressentant que la réserve ne satisferait pas le cuisinier.

À en juger du teint de Jansen qui semblait décidé à se raviver, Alex conclut que ses soins étaient à tout le moins efficaces. Il n'écoutait pas vraiment les bruits que faisait Charlie en s'affairant dans la cuisine et sursauta lorsque le sac de surgelés lui atterrit presque dessus. Son bras n'apprécia pas franchement le choc de la surprise et Alex se tourna vers la cuisine pour lancer un regard noir au décrocheur. Parfois, c'était à se demander s'il le faisait exprès ou si son humour était particulièrement mauvais. Parce que oui, Alex se permettait de juger de l'humour des autres, alors que la sienne était déjà bateau. L'ours revint finalement l'aider à replacer sur son bras le sachet qu'il tint en place en le coinçant contre le canapé. Entre deux rasades, le Dru les quitta et Alex crut bon de le laisser avoir sa part du repos des guerriers, rapidement rejoint par l'ours. Alex profita de cette accalmie pour redescendre grimoires et herbes thérapeutiques dans la cave de son père, puis il but son thé, tiède, en observant les deux créatures. Il n'avait jamais été du genre à avoir un entourage, trop indépendant et décalé des autres, et vivait très bien ainsi. Pourtant, cet après-midi, il avait été soulagé de pouvoir compter sur ses deux invités pour l'aider. Il ne connaissait réellement ni l'un, ni l'autre, bien qu'il ait croisé l'un d'eux, adolescent, suffisamment longtemps pour se faire une opinion non seulement forte et arrêtée de celui-ci, mais également biaisée, comme il le découvrait petit à petit.

Une fois que sa tasse eut rejoins les deux autres, Alex extirpa le pull que Charlie venait de lui ramener et le posa sur la table de salon. Il alla ensuite chercher dans sa chambre deux paires de jeans et un t-shirt, qu'il déposa avec, et retourna veiller sur son fauteuil. Heureusement, ils semblaient faire environ la même taille, bien que leurs corpulences différaient. Charlie risquait de flotter un peu dans ses vêtements, surtout aux épaules, mais il semblait aimer ce style. Le druide ne doutait pas, par contre, que ses vêtements siéraient mieux au dru qu'à lui-même, puisqu'il avait tous les bons morceaux aux bonnes places, comme le disait parfois sa collègue Suzy en parlant d'un acteur quelconque. En général, le commentaire suivant incluait qu'elle ne ferait pas de mal audit acteur, et c'était habituellement à ce moment-là qu'Alex fuyait la discussion, soit pour en rejoindre une autre, soit pour se perdre dans ses méninges.

Le son de l'horloge finit par faire dodeliner à son tour Alex qui, grâce aux cachets, ne ressentait plus qu'un élancement tout à fait supportable au niveau du bras. Il avait été vérifier devant le miroir et, après avoir remonté la manche de son t-shirt, en avait conclut que ça ne devrait pas être la fin du monde. Ce n'était pas la première fois qu'il se brisait un os, merci aux arts martiaux autant qu'aux jeux d'enfants en forêt, et il ne s'en inquiétait pas trop. Évidemment, il devait se rendre à l'hôpital, mais pour l'instant il avait deux matous qui requéraient son attention. À chaque tic-tac, les pensées du laborantin semblaient s'embrouiller un peu plus, jusqu'à ce qu'elles ne formes qu'une espèce de soupe épaisse et indistincte dont il fut tiré par la voix du dru, qui avait retrouvée de sa superbe. Après un coup d'oeil à l'horloge, il répondit sans certitude.

-Quarante ou cinquante minutes. Peut-être une heure.

La luminosité de l'aire ouverte avait bien changée et indiquait que l'après-midi tirerait bientôt à sa fin, lui aussi. Lorsque l'être sylvain s'enquit de son état en se relevant, Alex tourna la tête vers lui pour lui répondre, mais il figea un instant de surprise avant d'effectuer la rotation inverse, son visage désormais rouge de pudeur. De son bras valide, il pointa le linge qu'il leur avait préparé, sur la table basse. Il finit par balbutier :

-Ça... ça a déjà été mieux, mais ça va.

Quant à savoir s'ils étaient allés voir, Alex secoua négativement la tête, sans se douter que la question s'adressait principalement au cuisinier. Lorsque tout le monde fut de nouveau vêtu et prêt à sortir, Alex les guida de nouveau à travers le bois, non sans s'être assuré d'avoir davantage de cachets sur lui. Simplement au cas où la douleur redeviendrait trop intense. Il rassembla également du matériel de « nettoyage » dans son sac à dos.

De retour sur les lieux du combats, il était difficile de ne pas remarqué l'absence de la bête qui les avait attaqué et semblait avoir été remplacée par des traces de brûlures. C'était comme si quelqu'un était passé déjà pour les débarrasser du corps. Étrangement, le pyromane en était un professionnel. Il avait dû faire une flamme puissante pour tout cramer de la sorte. Et pourtant, il semblait avoir également fort bien contrôler le feu, sans quoi la forêt y serait passée en entier. Le druide haussa un sourcil étonné lorsque le dru leur énonça avec certitude que la créature ne serait plus revue. Alex faisait suffisamment confiance à Jansen pour le croire. Il venait définitivement d'ailleurs, comme le prouvait son accent, et il était fortement probable qu'il ait déjà vu quelque chose de similaire dans son ailleurs.

-Ça se tolère. Par contre, si un de vous veux me conduire à l'hosto tout à l'heure, ce serait pas de refus. répondit-il lorsque l'on s'enquit de nouveau de son état.

Débutant les travaux de nettoyage, il offrit une paire de gants de latex à chacun, puis entreprit avec dégoût de rendre les lieux plus... naturels. Ils rassemblèrent les immondices en un tas par-dessus les vestiges de brûlures déjà présent et Alex sortit cette fois une bouteille d'huile à fondue et un briquet, qu'il tendit au garou.

-C'est toi le cuisinier...



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MessageSujet: Re: Les gardiens de la forêt [Terminé]   Ven 18 Déc - 10:59


Les gardiens de la forêt






Tout n’était pas perdu : malgré la douleur, le dru avait réussi à grimacer un pâle sourire à la boutade du druide. Si on était encore capable de rire à une blague aussi nulle et bien… c’est qu’on n’était pas encore tout à fait mort ! Charlie grommela quelque chose, comme quoi le laborantin ne devait vraiment pas avoir les yeux en face des trous s’il trouvait une quelconque ressemblance entre un babouin et un ours. En guise de vengeance, il entreprit de vider les réserves en miel des Cormier dans son thé et la somnolence qui suivit dans le silence du salon lui fut plutôt satisfaisante.

Le dru éveillé le ramena à la réalité. Hagard, le garou mit quelques secondes à se remémorer où il était. Leur allié inespéré semblait aller mieux, sa voix avait retrouvé cet accent chaud et chantant qui sonnait bien plus naturel, en tout cas moins douloureux que ses murmures rauques quelques temps plus tôt.

« Ça a l’air d’aller mieux… »

Charlie bailla, se redressant en frottant sa nuque douloureuse. La question le prit au dépourvu et il haussa les épaules en tournant un regard interrogatif vers Alex. Une heure alors, à peine. Il aurait dit plus. Hilare devant la teinte rosée que prirent les joues des deux hommes alors que lui-même ne se priva pas pour se rincer l’œil, il enfila rapidement les affaires du druide. Sous sa forme humaine, le cuisinier, quoique solide, n’avait pas la carrure d’épaule du laborantin, mais leur différence de taille ne l’émut pas : cela faisait bien longtemps qu’il avait pris le parti d’adopter le style large, voire très large. Preuve en était l’état de ses fringues : même le XXL ne résistait pas à une transformation trop poussée. Cela lui épargnait malgré tout, de temps à autre, de repasser en magasin à chaque grosse baffe de ses papattes d’ours. D’autant plus qu’il en filait un certain nombre, même quand il essayait de se tenir à carreau.

« Traînons pas. Va vraiment falloir qu’on t’emmène à l’hosto toi. »

Si les deux surnaturels allaient mieux, ça n’était pas le cas de leur druide de compagnie, shooté aux médicaments. Alex semblait malgré tout tenir le coup et ils le suivirent à travers les arbres. Ragaillardi, l’ours profitait d’autant plus de cette impression de liberté farouche donnée par la forêt que le dru, dont il apprit enfin le nom, Jansen, semblait amplifier la force du monde sauvage. Comme si chaque arbre, chaque plante, répondait présent sur son passage. Comme une histoire de… de résonnance. Charlie, peu à l’aise avec les mots, aurait bien été en peine d’exprimer son ressenti. Ses mains parlaient pour lui, comme toujours. Sans même y penser, il laissait traîner la patte sur chacun des troncs rencontrés, frôlant les hautes herbes et les rares pétales survivants de l’automne.

Sur le lieu du massacre, en revanche, même les fougères semblaient s’être recroquevillées. Sensible aux humeurs végétales, l’ours se figea, restant interdit quelques instants lorsqu’il se rendit compte que la dépouille avait disparu. Le dru lui ne semblait pas alarmé et le garou échangea un regard avec le scientifique avant de hausser les épaules. Après tout, s’il le disait… Les trois hommes se mirent au travail en silence, se hâtant pour achever une  tâche aussi répugnante qu’indispensable. Charlie ne renâclait jamais à mettre les mains dans la merde mais il avait malgré tout rarement eu à nettoyer une horreur pareille et c’est avec une légère grimace qu’il répondit au druide :

« Je te déposerai, je suis garé devant chez toi. »

Le druide en question ne se priva pas pour lui fourrer les allumettes dans les mains, tirant un grognement au garou :

« Trop aimable. »

Entre un homme arbre, un ours protecteur du monde végétal et un fils de garde-forestier, c’était un peu un comble que le devoir d’allumer un feu en forêt leur revienne. Les restes des malheureuses victimes de… la chose furent aussi vivement que généreusement arrosé d’huile, puis l’ours craqua l’allumette.

« Jansen ?  Tu surveilleras que rien d’autres ne crame ? »

La flambée fut belle, il n’y avait rien à y redire, à part peut-être cette odeur pestilentielle qui s’en éleva. Le garou, les mains dans les poches, adressa une grimace aux deux autres :

« Manque plus que les marshmallows, nan ? Vous en dites quoi ? »

Aussi prudents les uns que les autres en matière de feu de forêt, le foyer fut soigneusement éteint lorsque toute trace des corps furent parties en fumée. En silence, les trois hommes se regardèrent. De quoi venaient-ils de faire disparaître les traces ? Charlie aurait aimé que l’un des deux autres puisse l’éclairer mais devant l’air de plus en plus pâle d’Alex, il rebroussa chemin sans rien ajouter. La moto l’attendait sagement devant le chalet du garde-forestier.

« Fais pas cette tronche, il te reste un bras pour t’accrocher et je ferai attention ! » Maugréa l’ours en invitant le druide à l’air peu convaincu à monter derrière lui. Puis ses yeux bruns se tournèrent vers le dru dont il accrocha le regard en amande :

« Jansen, si tu as un problème, le moindre souci, il suffit que tu appelles mon nom. Si tu es sur le périmètre de la ville ou de la forêt, je t’entendrai, je viendrai. »

Il enfila son casque.

« Juste… Crie un peu plus fort en hiver, c’est pas ma saison. »

Rabattant la visière, il adressa un signe de la main au jeune homme en guise d’adieu puis démarra une fois le laborantin bien accroché. Ça aurait été bête de le perdre en route quand même.

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MessageSujet: Re: Les gardiens de la forêt [Terminé]   Jeu 24 Déc - 16:47

Les gardiens de la forêt



Alex n'en revenait pas. Comment avait-il pu être aussi idiot? Ce fut la remarque de Charlie qui lui fit réaliser qu'il avait oublier de prendre un extincteur dans son sac à dos. Il avait honte : lui, fils de garde forestier, n'avait même pas penser à la plus élémentaire des prudences avant de s'aventurer en forêt expressément pour y allumer un brasier. Il s'abstint toutefois de tout commentaire et observa avec les deux autres le feux qui crépitait, malodorant à souhait, avant d'être pris d'une quinte de toux légèrement nauséeuse. Lorsque Charlie blagua par rapport aux guimauves – ça ne pouvait être qu'une blague, n'est-ce pas? -, Alex rétorqua spontanément.

-Attrapez le cancer. Ne passez pas go, ne réclamez pas deux cent dollars.

Au moins, le trio semblait être enclin dans son entièreté à prendre soin de la forêt qui les entourait. Ils avaient choisi un endroit suffisamment clairsemé pour ne pas brûler de branches au-dessus de leurs têtes, et faisaient bien attention à ce que le feu reste contenu dans le territoire qu'ils lui avaient mentalement assigné. Il fallut un long moment, silencieux mais loin d'être serein, avant que la dernière flamme ne s'éteigne. Alex avait eu le temps de réfléchir longuement. Il avait tué quelque chose. Quelque chose qui semblait être fondamentalement humain, d'un point de vue physiologique, mais totalement inhumain à bien d'autres égards. Il savait que leurs options avaient été plutôt limitées, et qu'ils s'en étaient finalement bien tirés, mais il se sentait coupable. C'était comme si il avait laissé une partie de lui, de son âme, dans la créature qu'il avait éliminée. Son innocence, ou quelque chose de très similaire. Étaient-ils des meurtriers, tous les trois? Même s'il savait Charlie violent, il ne l'avait jamais pris pour tel. Et Jansen aussi lui semblait aussi doux qu'il avait été farouche. Quant à lui-même, il avait l'impression d'être passé d'un scientifique lambda à un espèce de défenseur des trucs étranges en quelques mois à peine. Il savait qu'ils avaient agi comme il le fallait, et que c'était le mieux pour ces histoires d'équilibre et de bien communs, mais il ne pouvait taire la nouvelle petite voix dans son cœur. Et surtout, le charnier qu'ils venaient de faire disparaître... c'était autant d'innocentes victimes qui seraient désormais portées disparues et recherchées sans jamais être retrouvées. Leur famille ne connaîtrait jamais le repos d'une réponse officielle, mais non finale, sur le sort de leur proche disparu et c'était déjà là la moindre des raisons pour laquelle Alex se sentait horrible.

Le druide suivit les deux autres sur le chemin du retour, maussade. Les cachets ne faisaient presque plus effet et il s'efforçait de ne pas grimacer à chaque troisième pas. Il préférait ne pas en reprendre, sachant que les effets secondaires pouvaient ne pas être sympathique s'il en abusait, et il accueillit avec un enthousiasme mitigé l'offre de l'ours. La voiture lui aurait paru plus sécuritaire, et confortable. Sans compter qu'il n'aurait pas eu le nez collé sur un ours qui sentait le fumet humain et la cendre. Le laborantin leva son poing valide en l'air, dans un faux signe de joie.

-Yay!

-T'es bien mieux de faire attention, sinon...
Il laissa sa menace en suspens, sachant que ce n'était pas sa force, et qu'il aurait toujours le temps de trouver plus tard. Aussi parce que la première chose qui lui vint à l'esprit était qu'une manœuvre imprudente lui coûterait probablement la vie. À la suite de Charlie, il donna son numéro à Jansen en lui disant qu'il pourrait toujours cogner à la porte, aussi, s'il le cherchait, puis il enfourcha la moto. Ce n'était pas la première fois qu'il était passager sur un deux-roues, mais c'était la première fois qu'il n'avait qu'une main pour s'agripper au conducteur et ça le stressait passablement.



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