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 Il était une fois l’Amérique feat Jansen | Attention contenu mature

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Jansen Avery

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MessageSujet: Re: Il était une fois l’Amérique feat Jansen | Attention contenu mature   Sam 9 Jan - 10:36





A rain dance, histoire d’une audition




Un éveil, de nouveau. C’est comme ça, à chaque fois. Que lui importe de ne pas se souvenir, elle a l’impression de renaitre, de découvrir le monde. Elle sait qu’elle est bien plus ancienne que ça, qu’elle ne devrait pas être si insouciante, si légère, qu’elle a une mission à remplir, elle le sent au fond de ses tripes. Mais elle se sent tellement libre, sans attache, sans contrainte, sans même la conscience d’avoir des responsabilités…

Elle aimerait se rappeler, bien sûr, elle trouve si étrange de se sentir dans un environnement familier sans savoir pourquoi. Alors qu’elle sort de son arbre, la joue posée sur l’écorce de son refuge pour la nuit, elle sait avec certitude ou elle habite, et qu’elle y trouvera son instrument favoris… Elle aime chanter, et jouer de la guitare. Elle aime charmer les gens de par sa voix, elle a l’impression d’apporter de l’harmonie dans ce monde qui en manque cruellement.

Cette forêt pulse de puissance et de secrets, elle le sent également. Mais, avec un certain effroi, elle se rend aussi compte qu’il y a des traces, des traces qu’elle reconnait, sans pour autant se rappeler les noms. Des sœurs, elle le sent. Les aime -t-elle ? Ou les déteste -t- elle ? Elle a beau sonder son cœur, elle n’y trouve pas la réponse. Alors mieux vaut se méfier, si jamais elle en rencontre. Elle ne se souvient pas, mais elle sait qu’elle a fait un long trajet, elle a la sensation du bois trempé par la traversée, le bois d’un bateau qui l’a emmenée bien loin de chez elle. Elle sait aussi qu’elle n’était pas seule, mais plus elle tente de se rappeler, plus elle a mal à la tête. Alors elle hausse ses épaules délicates, et se dirige, flânant, dans les rues, puis vers chez elle.

Elle ne sait pas comment ouvrir, en bas, alors elle attend patiemment. Un jeune homme arrive, elle lui sourit, il ne faut pas grand-chose. Une simple impulsion… Arrivée devant la porte, elle sait que c’est ici. Elle regarde à droite, puis à gauche, et ne voyant personne, elle passe à travers le bois, pour se retrouver de l’autre côté. L’odeur boisée, masculine, la frappe immédiatement. Mais pourtant, elle sait que ce n’est pas un amant. Plutôt… Un frère, en quelque sorte. Elle parcourt l’appartement, qui n’est pas très grand, et sent cette odeur partout. Elle l’aime bien, cette odeur… Et puis elle pose enfin son regard sur sa guitare.

Souriant, elle se pose sur le lit, assise, la guitare contre elle. Le bois est précieux, c’est un instrument couteux et noble. Elle sait, sans avoir besoin de se rappeler, qu’elle l’a acheté, pas dérobé… C’est quelque chose d’important pour elle. Elle sait aussi qu’elle vole régulièrement des choses, mais elle n’en trouve aucune trace ici. Son frère ou peu importe qui il est doit surement rendre ce qu’elle vole, quand il le peut... Mais il ne doit pas pouvoir le faire tout le temps. Parcourant des yeux son environnement, elle se demande ce qui appartient réellement à cet homme, et ce qui est resté parce qu’il ne savait pas à qui le rendre… Peut-être donne-t-il le reste ? A des associations caritatives ? Elle sent que ça pourrait être son genre. Étalé au sol, elle remarque des photos, ainsi qu’un flyer pour un concours de danse. Un danseur donc ? L’homme est un danseur ?... Arrêtant de plaquer ses accords, elle voit un téléphone sur le bureau. Curieuse, elle le prend en main, s’attendant à devoir faire un code. C’est le cas, mais curieusement, sans réfléchir, elle forme le schéma. A l’intérieur elle découvre des photos, des photos de Jansen, car elle voit son nom de compte. Elle le trouve beau, mais surtout elle a une sorte de coup au cœur en le reconnaissant. Elle a l’impression de devoir le protéger et cette sensation la bouleverse… Ou est-il ? Comment le protéger si elle ne sait même pas où le trouver ? Fouillant les affaires, elle tombe sur un sac, en bas de la penderie. Elle y reconnait sa propre odeur… Souriant à la vue de ce qu’elle y découvre, elle opte pour une tenue seyante, la mettant en valeur. Elle ne craint pas spécialement le froid, même si elle ne l’aime pas. Mais sortir sans manteau la pointerait du doigt. Elle opte donc temporairement pour un pull noir, suffisamment épais, appartenant surement à Jansen, vu comme elle flotte dedans… Peu importe, elle sait qu’elle attire tout de même les regards, et puis elle pourra toujours enlever ce pull lorsqu’elle sera dans un endroit où elle aura plus chaud.

Alors c’est décidé, elle va tenter de le pister. Son odeur est si caractéristique… Prenant sa guitare, ce qui la rassure étrangement, elle sort de l’appartement, tentant de repérer cette odeur. Mais il y a tellement d’odeurs, dehors, pas toutes ragoutantes… Elle peine à garder le fil, mais y arrive pourtant…

Elle passe dans un quartier assez populaire, et finit par perdre son odeur, car elle se mêle à trop d’autres fragrances… Il y a plusieurs bars, restaurants, boites… Vient-il ici souvent ? Travaille-t-il ici ? Elle aurait pu fouiller un peu plus, elle aurait peut-être trouvé un contrat ou une fiche de salaire ? Idiote ! Elle est si tête de linotte, parfois. Mais rien ne peut entacher sa bonne humeur, elle se sent bien, et ne remarque même pas qu’elle est suivie.
Arrivée à une petite place, chauffée par des tubes verticaux, posées à l’extérieur, elle décide que ce sera sa scène pour la soirée. Voler est amusant, mais pas pour subsister. Elle veut gagner son argent de poche.

Ôtant son pull, qu’elle place sur la margelle de la petite fontaine ou elle compte s’installer, elle plaque quelques accords, laissant à la guitare le temps de profiter de la chaleur des tubes chauffants. Puis elle se lance, commençant d’abord doucement, pour s’échauffer, puis accélérant de plus en plus le rythme, dans une mélodie compliquée. Quand enfin elle a capté son auditoire, les gens s’arrêtant, peu habitué à ce genre de mélodies, elle pose sa voix, comme un oiseau qui viendrait se poser sur les cordes de la guitare. Riche, chaleureuse, elle commence dans les graves, pour grimper de plus en plus haut, et finir par une trille. Les applaudissements explosent, et elle sourit, son auditoire captif de ses grands yeux et de sa voix.

Le morceau suivant est une de ses compositions. Elle n’a pas besoin de mémoire pour se souvenir. Son corps, sa voix, ses mains, se souviennent… Elle chante une étrange langue, et certains mots s’entendent entre les notes, ils sont sentis plutôt qu’entendus. Levant les yeux elle croise le regard intriguant d’un jeune homme, qu’elle a du mal à percevoir pleinement. Et pourtant, quelque chose en lui l’intrigue, comme s’il ne lui était pas inconnu. Dans le doute, elle lui sourit.



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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: Il était une fois l’Amérique feat Jansen | Attention contenu mature   Mer 13 Jan - 16:27



Il était une fois l’amérique


Feat : Jansen Avery


Je ne sais pas ce qui me prend, ni quelles raisons légitimes je peux invoquer pour partir ainsi, sans prévenir le personnel, que je m’absente et suive cette jeune femme. Sa démarche est souple et légère. Mais par-dessus tout, c’est son parfum qui m’enivre et m’attire comme une fleur attire une abeille. Cette fragrance m’est familière, car elle me rappelle Jansen. Cette fille est forcément de même nature que lui, comme ses sœurs qui veulent l’utiliser comme un vulgaire étalon reproducteur. Pourtant, je ne perçois pas de menace latente. Cette fille qui marche devant moi insouciante, ne dégage pas la même aura que ses sœurs que nous avons tuées Jansen et moi. Ses cheveux cuivrés se balancent dans son dos au rythme de ses pas. Elle ne marche pas, elle effleure le sol, aérienne, presque comme une ballerine. Une guitare dans son étui lui bat la hanche en cadence. Musicienne donc, cela ne m’étonne pas qu’elle ait une fibre d’artiste, car c’est en harmonie avec son allure et sa façon de regarder le monde alors qu’elle se déplace dans la rue sans but apparent.

(…)

Je ne sais pas pourquoi je suis cette fille… Si je le sais, elle me rappelle Jansen. Il me manque, sa voix, son regard sur moi, sa peau sous mes doigts, ses joues qui rosissent quand je lui prête attention… Avec les travaux au bar, il s’est fait rare, trop rare. Hier, alors que je discutais avec Alex, j’ai croisé son regard le temps d’un instant. Il m’a souri, j’aurais aimé pourvoir me lever et aller le serrer dans mes bras, le rassurer et lui dire d’aller suivre ses cours à l’école de danse, que je le soutiendrai dans son rêve de devenir danseur. Mais je ne suis pas ce genre homme, celui qui laisse entrevoir ses émotions et ses faiblesses. J’ai été éduqué par la Famille. J’ai appris à rester impassible et à sourire sur commande. Toute ma manière d’être est celle d’un prédateur, et d’un dominant. Je brille presque comme une star de cinéma disait une de mes conquêtes à Los Angeles. Toutefois, j’ai beau être un diable en Prada, il semblerait qu’une certaine proie, ait bien plus de pouvoir et d’ascendance sur le conquérant que je suis, que je ne l'aurais jamais imaginé. J’ai donc simplement acquiescé discrètement à son sourire pour me retourner vers Alex et répliquer à ses provocations. Quand j’ai relevé les yeux quelques secondes plus tard, le Drus avait disparu, laissant un vide. La frustration m’avait fait serrer les dents. Rien n’est simple dans les relations humaines, surtout quand tout nous oppose. Après le départ d’Alex, j’avais contacté le trésorier de l’école de danse, lui rappelant le premier amendement de la constitution américaine qui protège la liberté d’expression. La clause suspensatoire de son admission à l'école de danse serait levée. Je lui ouvre la porte de la prison dans laquelle j'aimerais l'enfermer...

(…)

Je n’ai que ma chemise sur le dos, car à l’origine je n’étais sorti que pour le temps de griller une tige de nicotine. La fraîcheur hivernale, bien que le temps soit clément, me mord la peau. Je baisse donc les manches de ma chemise que j’avais roulées autour de mes coudes. Ma nature de lycan m’aide à ne pas claquer des dents et je finis même par oublier que je n’ai pas de veste sur le dos quand la jeune femme s’installe près d’une fontaine. Je suis littéralement captivé et accroché à sa gestuelle. Elle ôte son pull de coupe assurément masculine. J’ai le vent dans le dos, sinon l’odeur du vêtement m’aurait indubitablement bouleversé. Je l’observe derrière la discrétion d’un panonceau publicitaire d’un restaurant. Ses gestes sont gracieux et je suis magnétisé par sa beauté. Elle est belle de nature. Seuls ses yeux sont maquillés, approfondissant son regard. Elle n’a pas plaqué deux accords, que déjà les passants s’arrêtent. Elle a un magnétisme certain qui fait que même les gens pressés s’attardent. Les premières notes s’élèvent, et sa voix qu’elle pose sans mal, sont une pure merveille. Je suis immédiatement charmé. Les premières pièces ne tardent pas à tomber dans l’étui de sa guitare. Je vois même un jeune homme déposer un billet en lui souriant. Instinctivement, j’ai envie de lui grogner dessus.

- Non è una puttana…

Sa chanson suivante me trouble, car elle fait appel à des sens particulièrement développés chez un lycan. Au-delà des mots et de la mélodie, ce sont des émotions qu’elle fait passer. Cela me prend au ventre et m’hypnotise encore plus. Je n’ai pas pu m’empêcher de me rapprocher, la foule commençait à la masquer à mon regard. Je reste en retrait, mais le départ inopiné de la personne devant moi me fait croiser son regard. Elle hésite une demi-seconde, puis me sourit comme si elle me connaissait. Je suis légèrement décontenancé, mais je me reprends rapidement et lui rends mon sourire le plus charmeur. N’ayant plus de raison de me cacher, je me rapproche pour mieux jouir du spectacle qu’elle offre. J’observe aussi les gens qui passent. Tous s’arrêtent, ne serait-ce qu’une poignée de secondes. Personne ne reste insensible à son magnétisme. Elle a le même don que Jansen pour captiver la foule. Elle est bien de la même espèce. Un vieil adage dit qu’il faut garder ses amis prés de soi et ses ennemis encore plus près. Je ne ressens aucune intention malveillante, mais les sœurs de Jansen savent à quoi s’en tenir avec moi. Il pourrait très bien s’agir d’une ruse. Cependant, je peux être plus malin que le malin, aller dans son sens et pourquoi ne pas en tirer avantage. Car enfin, depuis que Jansen s’est éloigné de moi, je me sens revivre un peu. Cette femme me donne envie d’avoir envie. Le désir est une sensation subtile et enivrante. Il me serait facile de mettre Anna dans mon lit. Cependant, je respecte l’affection que Jansen a pour elle et inversement. Non que j’ai espoir d’avoir de nouveau Jansen pour moi, hormis que par la force ou le chantage. Mais il est le premier que j’autorise à se refuser à moi. Cette ascendance qu’il a sur moi me déstabilise et me met aussi en colère. Cela me frustre et me fait de la peine. Jamais je ne pensais que quelqu'un pourrait avoir une telle emprise sur mon cœur.

Cette chanteuse des rues, toute dryade soit-elle, me semble être plus une proie qu’une prédatrice. Alors je m’avance doucement vers elle. Je sais comment bouger et me faire remarquer. L’élégance masculine, quand elle est parfaitement maîtrisée est redoutable. Nous sommes maintenant deux à être épiés par la foule. Certains me reconnaissent comme étant le patron du Pink et m’interpellent gentiment. Ma démarche est souple, animale. Mes gestes sont posés et raffinés. Tel un prince, je m’agenouille devant la belle et, un genoux à terre, je lui tends la main. Quelques sifflets fusent du public. Étonnée, elle lâche les cordes de sa guitare et se saisit de ma main avec grâce.

- Je m’appelle Alessandro bella donna. Je suis le boss du bar le Pink Print. Un établissement très honorable, à cent mètres dans la rue derrière moi. Nous sommes en ce moment en travaux, ce qui annule les spectacles de danse en soirée. Que diriez-vous, de venir jouer dans mon établissement le temps que l’on rouvre la partie spectacle ?

La jeune femme me fixe de ses beaux yeux verts. Avec sa chevelure cuivrée, elle est vraiment superbe. Son regard a une profondeur dans laquelle je me perds volontiers. Doucement je pose mes lèvres sur le dos de sa main et souris doucement en entendant les battements de son cœur s’accélérer légèrement.

- Cela avec un salaire honnête, et un contrat en bonne et due forme. Et vos pourboires vous sont acquis.

Je lâche sa main mais reste agenouillé devant elle pour ne pas la toiser de toute ma hauteur. Avec surprise, elle constate que je lui ai glissé quelque chose dans la main. Ses yeux s’arrondissent de surprise en découvrant ma carte professionnelle et un billet de cent dollars.

- Votre voix est magnifique, Miss… ?

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Jansen Avery

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MessageSujet: Re: Il était une fois l’Amérique feat Jansen | Attention contenu mature   Mar 26 Jan - 12:52





Le loup et sa proie




(déjà mes plus plates excuses pour le délais de réponse. Je serai ta chose pour l’éternité)


Elle le regarde, parmi la foule, et quelque chose en lui l’intrigue. Pas vraiment un danger, encore que, mais plutôt comme un écho, une réminiscence. Le connait-elle ? Elle n’a pas le temps de le détailler, car elle n’a pas fini son chant, mais ce qu’elle aperçoit furtivement lui plait. Son sourire lui est sincère, car il a une beauté en lui, quelquechose d’en dehors de son aspect, plaisant, qui la rassure. La rassure ? Pourquoi utiliser ce mot en particulier ?

De ses doigts, les notes engendrer.
Pour ses pensées les libérer.
Son cœur ne saurait lui prédire
ce que lui réservent les minutes ou l’avenir.


Son public est conquis, et elle se sent bien. Elle ne craint pas trop le froid, est ce parcequ’elle y a été souvent confronté ? Ou simplement sa nature. Car, bien qu’elle ne se souvienne de pas grand-chose, elle sait bien sur ce qu’elle est, à défaut de savoir qui elle est.

De son chant, invoquer le passé,
les couleurs d’automne, les promesses de l’été.
La mélancolie, s’y laisser alanguir,
que lui réserve les prémisses de l’avenir ?


Son escarcelle se remplis sous les remarques positives des passants. Elle n’aura pas faim ce soir. Et si l’appartement qu’elle a quitté ce matin ne lui plait pas, elle pourra dormir dans un arbre, elle sent que la forêt, dans le coin, est puissante et peut la protéger. Mais elle sent aussi qu’il y a des choses cachées en son sein, des choses qui rampent, broient, mâchent et brisent.

Le jeune homme qu’elle a aperçu semble être perpétuellement présent dans son champ de vision. C’est comme si elle ne voyait que lui, et qu’elle avait envie de ne voir que lui. Quel était cet étrange pouvoir de fascination ? Devait-elle se méfier de lui ? Etait-il un petit marcheur en quête d’une farce à lui jouer ? Il ne pouvait définitivement pas être de son sang, alors pourquoi sentait-elle cette sorte de connexion s’établir ?

Il a répond à son sourire. Elle a aimé qu’il lui réponde ainsi. Elle se sent… Vivante.

Le voilà qui s’approche, marchant comme un amant
attiré par sa proie, ou peut-être sa promise,
insensible à la foule, lentement, lentement,
il parait devant elle, et un sourire de mise.

Elle est bouleversée, pourquoi cette émotion ?
Elle ne connait de lui que sa démarche féline,
Ses yeux si brillant qu’ils en prédisent son don,
et peut être un sourire, comme une lumière divine.


Alors quand elle le voit, si proche de lui, s’agenouiller et lui tendre la main, le temps semble comme suspendu. Étonnée, elle relâche ses accords, et se rend compte que la foule semble presque tendue, comme si elle suivait un épisode d’une série à laquelle ils tiennent. Une de ces séries ou les rencontrent ne sont pas si simple, ou les ennemis peuvent se révélés amis ou amants, ou les secrets révélés dévoilent des zones d’ombres dans lesquelles d’autres secrets se développent.

Elle se sent flattée et inexplicablement attirée par lui, mais surtout, il y a cette impression persistante qu’elle l’a déjà rencontré, qu’elle le connait. Saleté de mémoire, saleté de fardeau !

- Je m’appelle Alessandro bella donna. Je suis le boss du bar le Pink Print. Un établissement très honorable, à cent mètres dans la rue derrière moi. Nous sommes en ce moment en travaux, ce qui annule les spectacles de danse en soirée. Que diriez-vous, de venir jouer dans mon établissement le temps que l’on rouvre la partie spectacle ?

Elle le regarde, interloquée. Ses longs cils soyeux masquent difficilement son étonnement. De ses yeux verts, mutins, elle le détaille. Il est beau. Elle aime son odeur, son sourire, elle croit le connaitre.
Ses lèvres qui se posent sur le dos de sa main, comme un oiseau léger sur ses branches, la ravissent.

-Cela avec un salaire honnête, et un contrat en bonne et due forme. Et vos pourboires vous sont acquis.

Pourquoi ? Ne peut-elle s’empêcher de penser ? Et Pourquoi cette méfiance, qui semble chevillée à son être, comme si elle était une bête traquée, comme si elle avait l’habitude de survivre, mais à quoi ?

-On se connait ? J’ai l’impression de vous avoir déjà vu, mais je n’arrive pas à me souvenir des circonstances… Votre proposition est… Flatteuse, on ne m’a jamais proposé ça avant… C’est si soudain. Et.. J’adore chanter, alors si c’est pour le faire dans le cadre d’un travail… Un vrai travail, vraiment ?

La partie honnête lui passait totalement au-dessus de la tête. Elle savait qu’elle n’hésitait pas à voler des choses, pas pour l’argent, mais parce qu’elle avait ce besoin impérieux de s’approprier ce qui ne lui appartenait pas, elle qui n’avait rien, pour avoir l’impression d’exister, de poser son empreinte sur le monde.

Comme si, en chapardant des objets, elle arriverait à se reconstituer une mémoire qu’elle savait défaillante. Le jeune homme séduisant lui lâche la main, et elle constate avec surprise qu’il lui a laissé sa carte et cent dollars.

- Votre voix est magnifique, Miss… ?

Au détour de l’arbre couronné,  
Il surgit, comme un lion conquérant
sur la craintive biche appeurée,
dans la forêt de ses étranges sentiments.


Qui est-il , son sourire intriguant,
ses gestes gracieux, ses promesses mordorées,
tout en lui embellit son présent,
mais sa voix fait écho au passé.


-Janice. Juste Janice… Merci pour les compliments et.. Le reste… Mais je ne prends jamais l’argent sans travail. Alors amenez-moi à votre établissement, et je vais dument gagner ce que vous m’avez donné. Ce soir, je chante pour vous. Si vous ne vous lassez pas de ma voix et mes compositions, alors demain, je travaille pour vous.

Il y aurait-il un « demain ? » ou allait-elle encore se perdre, et revivre, plus tard, plus loin, sans aucune réponse, ni pensées pour ce qu’elle vit là, tout de suite… Elle aimerait beaucoup se souvenir de cette rencontre, elle se sent spéciale, et l’attention d’Allesandro la flatte, elle a l’impression d’exister.

Elle le regarde se relever. Il est gracieux. Elle a toujours aimé la grâce. On la trouve parfois dans des lieux incongrus, ou tapie au fond des cœurs des hommes écorchés. Elle aime ce qu’elle voit. Il est désirable, assurément. Les gens autour d'eux semblent comme hypnotisé par leur rencontre, comme la lumière solaire rencontrant la brume mystérieuse, diffusant une troublante clarté encore à définir.

Encore à définir...

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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: Il était une fois l’Amérique feat Jansen | Attention contenu mature   Ven 29 Jan - 17:19

Ma chose pour l’éternité? Je le note !


Il était une fois l’amérique


Feat : Janice


- Votre voix est magnifique, Miss… ?
- Janice. Juste Janice… Merci pour les compliments et.. Le reste… Mais je ne prends jamais l’argent sans travail. Alors amenez-moi à votre établissement, et je vais dument gagner ce que vous m’avez donné. Ce soir, je chante pour vous. Si vous ne vous lassez pas de ma voix et mes compositions, alors demain, je travaille pour vous.
- Janice…


Ce prénom réveille une douleur dans mon cœur. Jansinio dove sei ? Je dois me reprendre. Cette tête de bois a fait son choix. Personne n’a jamais eu d’ascendance émotive sur moi. Enfin, presque personne. Lyly… Maintenant ton corps sédimente au large de Los Angeles. Ils avaient tenté de me faire céder, osé le chantage, ta vie ou ma coopération… Pour survivre dans la mafia, il faut être prêt aux sacrifices. C’est peut être mieux que Jansen s’éloigne de moi. Cela m’évitera d’avoir à l’avenir un choix à faire… J’essaye de me persuader moi-même et de donner un sens logique et raisonnable au départ du drus .

Je me relève souplement tout en regardant la jeune femme. Puis j’annonce à la ronde, que puisque je subtilise la belle chanteuse, les passants présents ont droit à une consommation à demi-tarif s’ils nous suivent pour écouter la suite. Finalement, il ne m’est pas si difficile de lâcher mes pensées sur Jansen au profit de cette belle dryade. La recruter est un moyen de la garder à l’œil, mais… Il y a une attraction indéniable qui me pousse à la garder près de moi.

Quand nous quittons la place, il y a quelques murmures de déception. Un couple nous suit, ce sont des clients du bar. La jeune femme n’a pas souhaité que je porte sa guitare. Je marche donc à côté d’elle, les mains dans les poches. Janice me semble ingénue. D’un certain côté elle me rappelle Jansen. Est-ce une particularité de leur espèce ? Je ne la connais pas et pourtant j’ai une irrésistible envie de la prendre sous mon aile. Alors je force un peu le trait, joue de mon physique et de mon aisance à la parole. Je lui explique que le Pink est un bar gay, mais qu’il est aussi ouvert à tous. Je guette sa réaction. La jeune femme ne semble pas être effarouchée par cette nouvelle. Je lui explique la nature des travaux que j’ai entrepris de faire et l’orientation générale que je souhaite donner aux soirées. Le bar est strictement réservé aux personnes majeures. J’explique à Janice que nous offrons à notre clientèle des spectacles sensuels. Et que si nous ne pouvons éviter les clients purement libidineux, je cherche à élever le niveau vers un côté artistique. Ce que Jansen fait naturellement, Anna ayant un passif de danseuse de revue, a plus de mal à sortir des clichés. Au sourire de la jeune femme qui m’accompagne, je vois que ça lui convient comme philosophie. Je précise tout de même que le bar se doit d’être rentable et que je suis bien obligé d’être aussi à l’écoute des demandes des clients qui ne sont pas toutes de bon goût.

- Nous y voilà. Passons par l’arrière.

L’arrière salle est en chantier. Le personnel a donc investi ma cuisine pour se changer et poser ses affaires loin des poussières de plâtre. Mon espace privé se réduit à la chambre de mon appartement. Janice est curieuse d’entrer ainsi dans mon espace personnel. Je ne laisse pas le travail empiéter sur ma vie privée de bon cœur, mais il n’y a pas d’autre solution pour l’instant. Quand j’aurais acheté le magasin de gadget d’à côté, il sera possible de me faire un loft digne de ce nom. Pour l’instant je vis comme un étudiant fauché. Janice a posé ses affaires sur une des chaises encore libre. Puis je la vois froncer les sourcils et lever le nez comme pour humer l’air environnant. Saisit-elle que je suis un loup ? Jansen avait compris quand je m’étais à demi transformé.

- Ça va Janice ? Des questions ? Je répondrai aussi honnêtement que possible.


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Jansen Avery

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MessageSujet: Re: Il était une fois l’Amérique feat Jansen | Attention contenu mature   Lun 1 Fév - 15:32





Le loup et sa proie




Elle ne le connait pas, lui dit sa mémoire. Elle le connait, lui dit son corps. Même la texture de sa main sur la sienne, ses lèvres posées fugitivement sur sa propre main lui rappellent une onctuosité déjà éprouvée, et aimée. Quelque chose semble lui déchirer le cœur, comme un regret, ou un manque, ou peut-être les deux. Il y a une note, dans le chant qui les entoure. Cette note lui parle d’une promesse.

Une promesse qu’elle aurait faite, elle, envers le jeune homme à l’accent plaisant. Elle est heureuse de la proposition d’Alessandro, même si elle semble impromptue. Travailler, en faisant ce qu’elle aime, pour gagner sa vie. Sans le contact direct et éphémère de la rue, qu’elle aime pourtant, mais sans le désagrément de la froideur de l’air ambiant. Un peu troublée, elle en oublie le pull sur lequel elle s’était assise, et, ramassant sa guitare, elle le regarde, comme un prince des rues, haranguer la foule et l’enjoindre à les suivre au Pink Print pour le reste de la soirée si les badauds souhaitaient l’écouter.

Elle leur fait à tous un sourire ravi, gracieux, et observe tout ce petit monde les suivre. Elle a l’impression d’être le joueur de flûte, mais elle n’attire nul enfant ou nul rat dans un piège. Elle ne fait que nouer une corde faite de musique autour de leurs envies, pour ce soir, du moins.

Il y a un je ne sais quoi d’animal dans l’attitude du bel italien. Ce n’est pas pour lui déplaire, il a une grâce presque féline dans sa façon de se déplacer. Une certaine assurance aussi, mais qui, bien dosée, n’est pas désagréable. Elle ne remarque pas une condescendance chez lui, plutôt une sorte d’habitude d’être le centre de l’attention, qu’on le remarque, l’admire, même. Elle pense qu’il aime ça, mais elle aime, elle aussi, le regarder. Sa mémoire à long terme étant ce qu’elle est, elle a l’habitude de repousser à plus tard les questions, les problèmes. Avec un peu de chance, plus tard serait trop tard, et elle se réveillerait une semaine, un mois, ou 4 mois plus tard, bienheureuse ingénue, sans aucune idée des problèmes qu’elle aurait repoussé.

Alessandro lui a proposé de porter sa guitare, mais, avant qu’elle puisse s’en empêcher, elle avait saisi vivement son instrument de musique, et l’avait gardé farouchement quelques secondes près d’elle, avant de papillonner des cils, surprise, et gênée de sa propre réaction. Certes, sa guitare était d’un bois précieux, et elle avait dû lui couter cher, mais elle ne voyait pas pourquoi Alessandro aurait tenté de la maltraiter ou de la subtiliser. Sa réaction lui parut, même à elle, un peu trop exacerbée.

Alors qu’ils se dirigent, avec les quelques personnes désireuses de l’écouter un peu plus, elle apprécie de le savoir à côté d’elle. Elle tente de lui jeter quelques œillades à la dérobée, mais tombe à chaque fois sur son regard troublant, et finit par sourire, amusée, chaque fois que ça arrive. Elle lâche même un petit rire cristallin quand il se rend compte de son manège, car aucune gêne ne vient entacher sa bonne humeur.
Elle l’écoute parler du Pink Print, alors qu’il lui explique la spécificité du bar.

-je n’ai aucun problème avec ça. Je pense que personne ne devrait avoir de problème avec ça. Je sais que malheureusement ce n’est pas toujours le cas. Alors avec un bar qui affiche clairement la couleur, ou plutôt les couleurs, si j’en crois le petit drapeau qui flotte à votre enseigne, j’imagine mal des gens se pointer et faire des remarques désobligeantes…

Dans sa sylve, ou qu’elle puisse être, elle savait intuitivement que ce genre de choses ne valaient même pas la peine d’être soulevées. Les mâles étant amenés du monde humain, ils étaient la plupart du temps ramenés en douceur, et encouragés à oublier … Aimer quelqu’un du même sexe, sans même parler de rapports physiques n’avait rien de choquant.

Arrivé dans le bar, Alessandro lui explique les travaux prévus, et l’imagination de la jeune dryade va bon train, se projetant dans ce que ce lieu deviendra. Elle aime la scène et les décors qui se mettent en place, dans son esprit.
Elle hoche la tête, satisfaite.

-les gens définissent eux même leur goût et qui sommes-nous pour penser que nous valons mieux ? Par contre, je préfère prévenir, j’ai tendance à faire payer très cher les mains baladeuses.


Très. Très. Cher.

Alessandro la regarde, et elle ne saurait dire si il est surpris ou ravis, ou intrigué.. Peut-être un peu des trois. Elle est un peu impressionnée quand ils passent tous les deux par l’espace privé d’Alessandro, surtout quand elle voit qu’il sagit de sa chambre.

Posant ses affaires sur ce qui se trouve à sa portée, elle laisse son regard courir sur les murs, le sol… Quelque chose la frappe au cœur.. Une violence, qu’elle ne comprend pas… Elle met quelques secondes à s’en remettre. Elle était presque sur le point de se rappeler quelque chose, mais tout lui échappe.

Une odeur, qui lui rappelle, elle aussi… Fichue mémoire ! C’est tellement rageant. Comme d’oublier des paroles. Pourtant, ses chansons, elle s’en rappelle. Donc sa mémoire fonctionne. Lui faut-il un stimulis ? Fichue mémoire !
-Ça va Janice ? Des questions ? Je répondrai aussi honnêtement que possible.
Que dire ? Elle ne sait pas elle-même ce qu’elle ressent…

-je… Vous êtes sur qu’on ne s’est pas déjà vu ? C’est étrange.. Cet endroit, et… Désolée, c’est juste une impression…

Une petite moue presque enfantine donne à ses traits un air mutin.
-déjà, concernant le travail… Je suis prête à venir autant de fois que vous voulez, s’il le faut tous les jours. Mais je ne joue pas dans la rue pour rien. Je sais ou dormir, mais je ne peux pas… Vous donner d’adresse ou remplir un contrat en bon et due forme.

Elle ne savait pas qui était l’homme qui partageait son appartement, mais elle ne voulait pas lui attirer d’ennuis. Il avait, elle ne sait pas pour quelle raison, pris soin de sa guitare. Elle lui devait au moins ça.
-je peux composer des musiques spécialement pour vous. D’ailleurs, si vous avez des numéros, je pourrais même écrire pour les artistes qui se produisent pour vous, j’aime bien ça, écrire des mélodies… J’ai un répertoire plutôt particulier, comme vous avez pu entendre, mais je peux faire des reprises sans problème, ou accéder à des demandes, même si je préfère surprendre.

Elle s’approcha de la fenêtre, et de nouveau, en regardant dehors, elle eut ce coup au cœur, comme si elle avait vécu un moment fort de sa vie ici, sans aucune raison. Elle voulait bien croire qu’elle n’avait pas toute sa mémoire, mais de la à penser qu’elle pouvait occulter quelque chose d’important dans sa vie. Et, de plus, elle avait beau avoir l’impression de vivre ou revivre un moment fort, elle se sentait, en même temps, comme une usurpatrice, comme si elle ne vivait ça que par procuration… Etrange.
-C’est pas que je veuille travailler « au black » comme on dit, mais.. Je vais avoir du mal à vous fournir des renseignements officiels. Dit-elle en se retournant. Il était décidément charmant.

-si ça vous va comme ça, ça me va comme ça… Je suis pas une fille à problème, du moins pas à ma connaissance..
Elle le disait en toute sincérité, sa cleptomanie étant pour elle quelquechose de normal, de naturel.

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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: Il était une fois l’Amérique feat Jansen | Attention contenu mature   Sam 6 Fév - 21:58



Un appétit soudain


Feat : Janice


Janice semble avoir l’ouverture d’esprit qu’il faut pour travailler au Pink… et avec moi. Elle me scrute presque avec insolence, mais il n’y a pas d’affront dans son regard. C’est simplement sa manière d’être et d’appréhender ce qui l’entoure. Sa précision sur les éventuelles mains baladeuses des clients me fait penser à Charlie. Il n’y était pas allé par quatre chemins quand un client pas très courtois avait posé la main sur Jansen. Il faut dire que si le cuistot n’était pas allé toucher deux mots à ce type, c’est moi qui l’aurais fait… On ne s’approche pas impunément de ce qui m’appartient ! J’avais regardé Janice avec un sourire qui se voulait tendre.

- Bella nascita, le premier qui te touche va directement en enfer ! Je m’en charge personnellement.

J’y mets un point d’honneur. La seule personne autorisée à ennuyer le personnel ici, c’est moi et uniquement moi ! Mais vis-à-vis de l’extérieur, ils sont ma famille. Même Jerry qui, avant que je reprenne les commandes du Pink, tapait dans la caisse, ne le fait plus. Maintenant quand il a un problème avec son drogué de fils, il vient m’en parler directement. Et d’ailleurs, pas plus tard que hier nous avons discuté d’une possibilité de le faire rentrer dans un centre pour jeunes en difficultés. Jerry est reconnaissant que je m’implique dans ses problèmes personnels sans le juger. Les vieux requins de Los Angeles diraient que j’applique à la lettre le système de la mafia italienne, et ils auraient raison. Aider, aider, aider… demander un service.

- Je… Vous êtes sûr qu’on ne s’est pas déjà vu ? C’est étrange.. Cet endroit, et… Désolée, c’est juste une impression…
- Je ne crois pas que nous nous sommes rencontrés précédemment.


Mais c’est en effet étrange, car j’ai exactement la même impression. Pourtant, dans cette chambre, mis à part Jansen et Anna une fois…

- Déjà, concernant le travail… Je suis prête à venir autant de fois que vous voulez, s’il le faut tous les jours. Mais je ne joue pas dans la rue pour rien. Je sais où dormir, mais je ne peux pas… Vous donnez d’adresse ou remplir un contrat en bon et due forme.
- Nous allons procéder comme cela vous arrange. Les gens préfèrent les contrats en bonne et due forme. Mais je comprends que ce n’est pas le cas de tout le monde.


La jeune femme m’intrigue. Qu’est qui lui fait préférer la clandestinité à la lumière d’un job officiel ? Pas d’adresse à me donner ? Est-ce parce qu’elle vit avec ses sœurs ? Celles qui m’ont attaqué ? Face à son comportement, je devrais me méfier, mais je n’arrive pas à m’y résoudre. Quelque chose m’attire vers elle irrémédiablement.

- Je peux composer des musiques spécialement pour vous. D’ailleurs, si vous avez des numéros, je pourrais même écrire pour les artistes qui se produisent pour vous, j’aime bien ça, écrire des mélodies… J’ai un répertoire plutôt particulier, comme vous avez pu entendre, mais je peux faire des reprises sans problème, ou accéder à des demandes, même si je préfère surprendre.
- C’est intéressant. C’est possible que cela intéresse mes danseurs.


Je me demande comment Jansen va réagir quand il croisera Janice. J’espère que cela se passera bien, car si j’ai compris son histoire, il ne semble plus avoir d’attache avec les siens. Toutefois, Janice me parait différente. Elle est si… belle ? Non, ce n’est pas le mot exact. C’est indéniablement une belle femme, mais elle a cette particularité qu’a Jansen, celle de monopoliser mon attention. Et alors qu’elle regarde mon appartement, je ne peux m’empêcher de détailler sa silhouette. Le constat est simple, j’ai furieusement envie d’elle…

- C’est pas que je veuille travailler « au black » comme on dit, mais.. Je vais avoir du mal à vous fournir des renseignements officiels.  Si ça vous va comme ça, ça me va comme ça… Je suis pas une fille à problème, du moins pas à ma connaissance…
- Nessun problema per me cara.


Ses grands yeux vert posé sur moi, ses lèvres délicates qu’elle mordille distraitement et son parfum boisé si envoutant… N’y tenant plus je m’avance vers elle d’une démarche souple et assuré, puis pose mes paumes sur ses joues, lui levant légèrement le visage.

- Janice, nous ferons comme cela t’arrange car je crois que je ne peux déjà plus me passer de toi.

Ses cils papillonnent d’une exquise manière. Elle est si féminine et pourtant, je sens en elle une grande force. J’ai envie de gouter à ses lèvres, et boire son souffle. C’est donc avec un grand effort de retenue que je me contente de glisser mes doigts dans ses cheveux et de les enrouler sur eux-mêmes. Elle est plus petite que moi, son visage est levé vers le mien à quelques centimètres à peine… Je ferme les yeux pour me focaliser sur son parfum. Un désir irraisonnable remonte le long de ma colonne vertébrale. Combien de temps restons nous ainsi, immobile, je ne saurais le dire. Je sais juste que je maitrise à peine l’envie impérieuse de la serrer contre moi et de toucher sa peau. Quand j’ouvre à nouveau les yeux, je lui souris et l’embrasse sur le front avant de m’écarter. J’ai peur qu’elle prenne cela pour une agression. Elle a été claire sur les mains baladeuses…

- Je crois que tes fans t’attendent dans le bar pour t’écouter.

Je lui montre la porte qui mène aux escaliers pour descendre. J’ai besoin d’un moment pour reprendre contenance… ou d’une bonne douche froide.



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Jansen Avery

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MessageSujet: Re: Il était une fois l’Amérique feat Jansen | Attention contenu mature   Lun 15 Fév - 12:19





Pas faite pour la diète



Son sourire n’arrange pas les choses… Il a la panoplie complète du charmeur, et , Janice, pas habituée au charme latin, est fortement impressionnée. Que lui avait-il dit plutôt déjà ?

- Bella nascita, le premier qui te touche va directement en enfer ! Je m’en charge personnellement.

Une image fugace la fit sourire. Elle se voyait importunée par un client un peu trop alcoolisé, et Alessandro qui arrivait comme une flèche pour lui faire comprendre que ce n’était pas sain pour lui… Pas le genre chevalier servant, quelque chose de plus violent, mais non moins romantique… Elle n’en avait pas conscience, mais elle aimait être protégée. Des notions étranges dansaient dans sa mémoire. Elle avait l’impression d’avoir protégé quelqu’un elle aussi, il y a longtemps, ou peut être seulement quelques jours, allez savoir…

Quand même, habituée à ne pas s’en faire outre mesure, elle trouve quelque chose de singulier dans cette rencontre. Les humains sont surprenant, mais celui-ci en particulier à quelque chose de magnétique, de dangereux, peut-être, elle ne saurait dire…

Il lui avait assuré ne pas l’avoir rencontrée avant, et elle n’avait aucune raison de douter de lui.. Pourtant, cette impression étrange mais pas si dérangeante que ça persistait. Elle essayait de l’observer à la dérobée, de trouver quelque chose, de se raccrocher à un souvenir, car parfois elle en avait, mais rien, à part cette sensation déchirante de gâchis… Cette pièce, cette fenêtre, des mots échangés… Peut-être était-ce le bois des lieux qui lui parlait et partageait ses impressions, ça arrivait parfois… Mais elle percevait autre chose, de plus fort, de plus violent aussi.

Alessandro n’avait pas tordu le nez bien longtemps quand Janice lui avait expliquer qu’elle ne pouvait pas vraiment faire un contrat officiel. Elle n’avait pas vraiment de morale figée, et elle soupçonnait, du coup, ce jeune entrepreneur de ne pas faire tout complètement officiellement. Ça lui allait très bien. Et puis s’il y avait d’autres magouilles, ce n’était pas son problème, qui était-elle pour émettre le moindre jugement en la matière ?

Même sa proposition de compositions pour les danseurs lui avait plu… Elle n’était pas experte dans les jeux subtils de comédie, mais elle le pensait sincère, et elle se surprenait elle-même à le regarder plus que nécessaire, et ses pensées vagabondes, elle l’espérait, resteraient bien au chaud dans sa petite tête de dryade paumée.

Mais la suite, ça, elle ne s’y attendait pas.. Avait-elle, malgré elle, projeté un peu de glamour ? Habituellement, elle s’en servait pour rendre les choses ou les questions sans importance, mais elle pouvait aussi faire l’inverse, se donner de l’importance. Pourtant elle n’avait rien fait de tel. Alors quand elle le voir approcher d’elle, elle se sent toute chose.

- Janice, nous ferons comme cela t’arrange car je crois que je ne peux déjà plus me passer de toi.
-c’est. Merci, c’est flatteur..

Il est très attirant. Et il le sait... Mais quand bien même tout ça est très tentant, que pensera-t-il lorsqu’elle disparaitra ? Ce qui arrivera inévitablement. Et si elle revient, tout serait à recommencer… Et alors ? lui dit une petite voix. Carpe Diem. Prends ce qui t’es offert, Janice, avant de ne garder que les regrets… Mieux vaut avoir des remords que des regrets.

Elle le regarde, si proche, troublée, ces cils papillonnant. Il pourrait faire d’elle ce qu’il veut, à cet instant. Car oui, elle se sent seule, et vulnérable… Même les doigts d’Alessandro dans ses cheveux lui déclenchent un frisson dans tout son corps. Elle connait cette sensation. Comment est-ce possible ? Maintenant qu’il est si proche, elle reconnait même cette odeur, très masculine, et plutôt agréable, malgré la nicotine, ou peut-être à cause d’elle.

Elle n’ose pas lui demander de la prendre dans ses bras. Elle ne veut pas passer pour une folle. Le temps semble suspendu, elle a une furieuse envie de se coller contre lui et de s’endormir contre lui.. Bon sang ! Elle n’est pas une fillette qui découvre les hommes pourtant !
Son chaste baiser sur son front sonne comme une clochette cristalline.

Perdue mais vivante,
elle entend l’appel,
celui par lequel
elle comprend les plantes.


Il est un chant ancien,
qui parle à tous les cœurs,
mais que l’on ne retient
qu’à force de bonheur.

Tout le monde en à peur,
tout le monde le poursuit
et quand on lui sourit
il récompense dans l’heure.


Il est la, juste devant
lumineux, évident
que va-t-elle en faire ?
à part quelques vers ?


Elle n’a pas vraiment entendu sa dernière phrase, mais elle en comprend le sens. Elle a envie de l’embraser, et surtout elle a envie qu’il sache qu’elle a envie. Mais déjà, il lui montre la porte qui mène à la scène, et son public.

Elle est toujours surprise, presque bouleversée, quand elle s’installe, mais très vite, l’habitude de chanter et de jouer lui vient en aide. D’abord presque timide, les clients, bruyants, du bar ne la laissant pas se présenter, elle finit par se contenter de pincer quelques cordes. Ceux qui ont suivi de dehors affichent leur mécontentement envers ceux qui rient fort, et ne lui accordent pas vraiment d’attention.

Elle ne se présente pas. Elle se contente de murmurer, pas vraiment un chant. Cela ressemble au vent dans les feuilles des arbres. Des feuilles encore vives, mais déjà sous le joug de l’automne. Cela ressemble à un bruissement, comme un baroud d’honneur, quand toute la nature vous le crie : Il faut se laisser aller, laisser tomber, tomber…

Mais elle résiste, elle peut changer quelque peu ces lois… Petit à petit, le niveau sonore des clients baisse, et elle se lance dans une mélodie plus complexe, puis vient les paroles. Après cette introduction presque enchanteresse, elle continue dans un registre plus classique, avec de nombreuses reprises. Elle a compris qu’elle est dans un établissement de fête, et que les clients doivent consommer. Il y a un temps pour tout… Elle espère qu’il y aura un temps pour lui... Sans même s’en rendre compte, elle guète sa présence, son approbation.


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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: Il était une fois l’Amérique feat Jansen | Attention contenu mature   Jeu 18 Fév - 21:11



Eruzione


Feat : Janice


Les dryades sont définitivement envoutantes, sauf évidemment en mode guerrières fanatiques. Depuis des jours je suis en manque d'une senteur boisée bien particulière. Un manque que ma surconsommation de nicotine n’apaise pas. Je suis un homme passionné, aux envies impérieuses, voir brutales quand le moindre obstacle se met en travers de ma route et de ma volonté. On me craint pour mes explosions de fureur, mais on me respecte aussi pour la fermeté de mes engagements. Je ronge mon frein en allant me battre sur un ring dans l’underground des combats clandestins. J’essaye de vider cette colère et cette frustration qui m’envahissent dangereusement. Les travaux du Pink occupent mon esprit qui ne sait pas se mettre sur pause. Toutefois mon équilibre est précaire, trop fragile... Dan, mon serveur le plus âgé, l’a bien remarqué. Régulièrement il m’apporte une consommation alors que je ne lui ai rien demandé.

- Qual'è lo scherzo?
- Un décaféiné.
- Sul serio?
- Pour la sécurité de tout le monde oui !
- Pff !


Je n’en porte pas moins la tasse à mes lèvres. Je n’ai jamais vraiment eu de grandes conversations avec Dan. Nous échangeons et « philosophons » sur de brèves phrases dites entre deux services. Pourtant, je respecte l’homme. Il est peu loquace, mais parle à bon escient. Il est apprécié de la clientèle mature de l’établissement. Dan n’a jamais rien suggéré sur la question, mais je ne serais pas étonné d’apprendre qu’il soit au courant de ma nature, voir même celle de Jansen auprès duquel il a une attitude paternelle.

Janice a repris sa guitare. Elle a un moment de flottement, les clients discutent et l’écoutent d’une oreille distraite. Nous sommes dans un bar et pas dans une salle de concert. C’est souvent ingrat pour un vrai mélomane que de jouer dans ces conditions. Cependant la jeune femme arrive à faire abstraction de son environnement et sa voix commence à porter. Le bruit des conversations diminue un peu sans pour autant s’arrêter.

Janice est belle. Mais sa beauté n’a rien à voir avec les stéréotypes qui font fureur. D’autres qu’elles ont une plastique plus avantageuse. Ce qui la différencie à mon sens, est que sa beauté semble venir de l’intérieur d’elle-même. C’est une façon de bouger, de parler et de réagir. Comme là, où elle cherche clairement mon regard et mon assentiment. D’un geste discret, je lui assure que sa prestation est parfaite et sors sur le trottoir répondre à mon téléphone qui n’en finit pas de vibrer, augmentant de manière proportionnelle mon énervement.

C’est le jeune délinquant que j’ai recruté pour agrémenter la vie de mon voisin,– le gars qui tient la boutique de gadgets à côté du Pink–, de tuiles à répétitions. J’ai commencé une guerre d’usure avec lui, où j’apparais comme le miraculeux voisin attentif et attentionné. Sous couvert de bonnes relations, je passe régulièrement dans sa boutique en lui amenant un café. Les bons échanges font les bons voisins. Le jour où il craquera totalement, je serais son messie et son sauveur. Amaro, l’homme de la situation.

Mon homme de main me demande une rallonge. Je réplique que s’il tient à survivre jusqu’au week-end, il a intérêt à faire le job demandé au tarif convenu. Vient ensuite le plombier qui a des soucis et veut changer la position d’une évacuation. Je me rappelle de ce que m’a conseillé Crowley. J’ai plus foi en l’expérience du garou, même s’il n’y connait strictement rien en plomberie, qu’en cet artisan. Je maintiens donc le plan initial, disant que je paierais le surplus de travail si besoin. Alors que je retourne à l’intérieur du bar, je reçois un nouvel appel. Mon regard se rembruni en lisant le nom de mon correspondant.

- Merda… ils ne vont pas me lâcher…

J’hésite quelques secondes et rejette l’appel. Je sais bien que c’est reculer pour mieux sauter, mais je ne suis pas en état de gérer ça pour le moment. L’affaire est délicate, et je suis loin, mais très loin d’être serein. Quand je m’engouffre enfin dans le Pink, Janice pose sa guitare pour sa pause. Elle m’apparait comme mon salut du moment. Passant derrière le bar, je prépare deux vins chauds en poussant un peu sur les épices. Le plateau en équilibre sur une main assurée avec la force de l’habitude, j’attrape le bras de Janice qui, surprise me suit sans opposer de résistance. J’avais l’idée initiale d’aller nous installer dans la ruelle à l’arrière du bar, mais c’est envahi par le chantier et les ouvriers. Je prends donc les escaliers et la direction de mon appartement.

Dans mon salon-bureau, je l’invite d’un geste élégant à s’installer sur le canapé moelleux. Je pose le plateau sur le guéridon sur le côté et rapproche un fauteuil pour m’installer face à la belle dryade, genoux contre genoux. Je l’ai capturée et la maintient dans la cage invisible de mon aura masculine. Je la dévore du regard. Elle est si… Son parfum m’envoûte et me rappelle celui qui me manque. Je ne tiens plus, je vais exploser si je ne sors pas tout ce désir que je refoule depuis trop longtemps. Je sais que je suis impulsif, et directeur. Je ne souhaite pas l’effrayer, mais bordelo comme elle m’attire ! Elle est comme une biche sur une route en pleine nuit, éclairée par les phares d’une voiture. Elle est un appel au crime. Je me penche doucement vers ses lèvres, mais ce foutu téléphone vibre à nouveau…

Colère, fureur, exaspération, frustration, tous se mélangent. Mes yeux passent du brun au bleu électrique en moins d’une seconde. Quand je disais que j’étais au bord de l’éruption… J’attrape le maudit engin technologique et lis le message qui s’affiche. Leonelli… Cette fois la menace est à peine voilée. Mon Apple finit sa vie contre le mur du salon. J’ai à peine conscience que mes crocs sont sortis et que mes griffes sont incrustées dans l'un des accoudoirs. Quand je retourne mon regard vers Janice, je suis prêt à fondre sur elle, sauvage et prédateur.




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Jansen Avery

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MessageSujet: Re: Il était une fois l’Amérique feat Jansen | Attention contenu mature   Mar 23 Fév - 18:49





Pas faite pour la diète



Même pendant qu’elle joue, ce qui habituellement la met pratiquement hors du temps, occulte la plupart de ses pensées, elle se surprend à le regarder. Il semble si plein de rage, de nervosité. Sa façon de marcher, rapide, ses gestes qui peuvent être doux mais qui sont la plupart du temps vifs, cette surconsommation de nicotine…. Cet homme a quelque chose qu’il cache, peut-être une souffrance, peut-être quelque chose de plus sombre…Dire que cela ne l’attire pas serait mentir… Elle ne peut même pas être sûr de ce qu’elle aime habituellement…

Mais elle est satisfaite de voir que son nouveau patron aime ce qu’elle fait... Elle n’est pas dans son registre habituel, plus personnel, mais ça ne la dérange pas... Encore un paradoxe : elle se souvient parfaitement des mélodies et paroles de ses reprises, mais pas fichue de connaitre son emploi du temps du dernier mois… Si elle pouvait se le permettre, elle hausserait les épaules, mais elle n’a pas envie de faire de fausses notes. Relevant la tête après une interprétation fort à propose de « isnt it ironic » d’Alanis Morissette, elle remarque qu’Alessandro est de nouveau sortit pour fumer…Après l’avoir guetté, elle revoit sa copie. Il téléphone. Et a en juger par sa gestuelle, il est passablement énervé…

Ce ne sont pas ses affaires… Il l’a embauché pour faire de la musique, pas pour fouiner comme une journaliste ni.. Pour le regarder en permanence comme une jeune fille rougissante… Ce que ça peut être agaçant ! Il a bon dos le magnétisme animal… Heureusement, la chanson suivante « the day i meet my other self » lui permet de se calmer… Elle refuse poliment les pourboires, car elle a un « salaire », et tant qu’elle et son boss n’auront pas parlé de bonus, elle n’en acceptera pas.
Les mains un peu engourdies, elle accueille le moment de la pause avec un certain soulagement. Elle joue depuis pas mal de temps, maintenant et elle a beau être une dryade, au bout d’un moment, même elle doit relâcher un peu ses doigts, et reposer également sa chère guitare. Elle se demande, une nouvelle fois, pourquoi elle a un lien aussi fort avec cet instrument. Ses doigts parcourent le bois, visiblement noble, de la guitare et elle sent que cette dernière est bien plus qu’elle n’y parait… Peut-être est-ce une sorte de porte bonheur, ou un des seuls vestiges de son passé ? Toujours est-il qu’elle la pose sous bonne garde, dans les coulisses, du moins le petit espace qui reste et qui fait office de coulisse.

Elle sourit a Alessandro lorsqu’il lui attrape le bras pour visiblement lui offrir un verre. Les senteurs qui s’échappent du plateau lui plaise. De l’alcool, chaud, elle a bien envie de se laisser tenter. Le suivant sans vraiment se rendre compte de nouveau dans ses appartements, et ne se fait pas prier pour s’installer sur le canapé moelleux et accueillant.

Assis face à elle, elle rougit légèrement de la promiscuité, et pourtant, elle le sait très bien, son peuple a déjà commercé, grâce au glamour, avec les humains. Les contingences de la reproduction étant ce qu’elles sont, son peuple n’avait pas le choix. Alors pourquoi tout d’un coup devenait-elle une gamine rougissante ?

Lorsque le téléphone sonne, alors que les lèvres du bel italien sont presque sur les siennes, elle est soudain emplie de rage et l’envie de détruire ce téléphone la surprend par sa violence… Heureusement, Alessandro ne semble pas remarquer les ongles acérés qui ont triplés de longueur, et qui se rétractent à présent, reprenant leur taille normale.
Choquée par sa propre réaction, elle n’en reste pas moins sous le charme de ce parfum si proche…
Seulement elle ne s’attendait pas à la suite. Le téléphone finit à peu près comme elle l’avait envisagé, mais le loup qui est face à elle, car le doute ne peut plus être permis, reste malgré tout Alessandro.

Un Alessandro dangereux, furibond, prêt à exploser et peut être pas forcément conscient de son état. Elle ne veut pas finir comme l’accoudoir, même si elle sait pouvoir en guérir.
Alors elle fait milles geste doux, précieux, attentif. Elle se baisse, pour se mettre en infériorité par rapport à lui. Elle connait les loups. Les vrais, et les humains qui jouent à l’être… Il faut qu’ils aient l’impression de contrôler. Mais il faut aussi qu’elle montre qu’elle est forte. Ce n’est pas une proie.

Une marque de respect, pas de soumission. Une marque de paix, pas de peur…
Les yeux verts de Janice luisent à présent, pour montrer son propre pouvoir, et croisent le bleu électrique de ceux d’Alessandro. Eut-elle su leur signification, elle n’en aurait pas pour autant moins eut envie de l’embrasser.

-Allesandro ? Je peux ?

Elle lui demande si elle peut lui prendre la main. Il lui fait signe que oui. Elle embrasse doucement cette main, et baisse un peu les yeux. Respect. Pas soumission. Les griffes se rétractent
-Alessandro ? Je peux ?

Elle fait un signe vers sa chemise et son sourire s’agrandit, ses crocs semblent se rétracter alors qu’elle déboutonne, lentement, bouton par bouton, la chemise d’Alessandro. Ses longs cheveux cuivrés lui frôlent le torse, le cou, alors qu’elle l’embrasse à la naissance des pectoraux.
-Alessandro ?
S’installant à califourchon sur lui, lui souriant de façon charmante, son envie étant sincère, elle lui prend la main, et vient la poser sur sa poitrine.
-tu peux…

Le baiser passionné qui s’ensuit est un vrai délice pour elle. Elle sent ses mains chaudes, son parfum suave, sur elle, et sa peau frissonne. Le fait qu’il contienne sa bestialité et que elle repousse sa propre sauvagerie, mais sans que ni l’un ni l’autre ne nie cette part sauvage rend tous leurs gestes passionnés, profondément érotiques.

Qui de l’un ou de l’autre déshabille complètement son partenaire en premier ? Elle n’en a cure. Alessandro est allongé, presque alangui, sur le sol, et elle est sur lui, ondulant, ses longs cheveux glissant sur le visage de l’italien, puis sur son torse, son bas ventre, ses cuisses, ses genoux. Quand elle obtient l’excitation maximale, elle parcourt son magnifique corps et remonte vers la terre promise, embrassant, léchant, titillant sa virilité. Elle sent ses mains la parcourir aussi, se faire intrusives, mais elle ne le repousse pas. Elle a envie de lui.

Décidée, elle lui laisse alors les rênes de son corps, ses seins et ses hanches pressées contre lui, ondulant du bassin pour faire monter encore son désir.


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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: Il était une fois l’Amérique feat Jansen | Attention contenu mature   Ven 26 Fév - 21:18



Il était une fois…


Feat : Janice


La colère et la rage montent par vague successives. Cela fait bien trop longtemps que je me contiens. Trop longtemps que je fais le “gentil” patron de bar et que je joue au bellâtre italien. Ma nature sauvage demande plus et en a assez d’être réprimée. Le loup prend le dessus sur l’humain. Mon téléphone qui explose en miette contre le mur est le top départ de ma métamorphose. Le prédateur efface le dandy, et le besoin de sang, celui de nicotine. Je gronde et me grandis. L’animal part en chasse. Traquer, attraper, dominer et tuer. Je deviens la bête et adopte sa cause, celle de la survie qui passe par la domination de l’autre et son anéantissement. Sang et violence deviennent une drogue, un besoin vitale. M’imposer devient mon seul but. Prendre et tuer. Un mouvement lent me fait comprendre que je ne suis pas seul. Face à moi, une proie. Depuis quand est-elle là ? Mes yeux s’éclairent de leur lueur meurtrière.

(…)

« - Aller double A, colle lui la correction du siècle. »

Les quais du port sont humides et froids. Ce merdeux pensait pouvoir me doubler sur la came. Le container métallique dévoile sa camelote. Ce connard tente de me refiler de la contrefaçon. Entre mes mains, je déchire cette fausse chemise de marque. Lambeau par lambeau, mon couteau dessine le futur motif qui va orner la peau de cet imprudent. Comment a-t-il pu songer un seul instant pouvoir m’avoir ? Je sens la merde chinoise à cent mètres ! Mes hommes de main tiennent son complice à genoux, le canon d’une arme posé sur la nuque. Je domine ce Ryan qui tient son nez éclaté. Il jure que la marchandise est de bonne qualité. Il vient de se condamner. En faisant profil bas, il s’en serait tiré simplement mutilé…

Je l’attrape par le col et le balance à l’intérieur du container à moitié plein de cartons divers. Mon second referme la porte dans mon dos. L’obscurité n’est troublée que par un mince halo lunaire qui passe par une grille d’aération. J’entends la respiration saccadée de mon soit disant partenaire. Je joue avec les effets de lumière. Mes yeux se mettent à luire. Deux billes d’un bleu électrique trouent l’obscurité. Ryan couine comme un rat pris au piège. J’avance d’un pas, juste ce qu’il faut pour que la lumière blafarde éclaire mon visage… transformé. Hurlement de terreur du cooccupant de cette boite de fer. Je lui saute dessus dans un grondement sauvage. L’odeur du sang, sa texture chaude et poisseuse dans ma gueule, la chair qui s’entaille sous mes griffes. Je sais où sont les zones vitales. Je les évite soigneusement, allongeant l’agonie de ce fouteur de merde. Sa voix se casse dans un ultime hurlement de douleur.

Quand je ressors du conteneur, le spectacle à l’intérieur est digne d’un tableau à la Hannibal Lecter. Le complice de Ryan tremble à en perdre l’équilibre. Il sent l’urine et la déjection fécale. Il s’est fait dessus. J’ai repris mon apparence humaine, mais mon menton est rouge d’un sang qui n’est pas le mien. Quand je plante mon regard dans le sien, il hurle comme si je venais de le poignarder.

- Toi, fait passer le message. Personne ne double Alessandro Amaro ! Persona ! Incluso?

J’ordonne à mes hommes de « nettoyer » la zone et remonte à l’arrière de la limousine qui m’attend à quelques mètres de là.

(…)

Un regard vert lumineux me fixe. Un défi ? S’esquisse un geste toutes griffes sorties. On ne double Alessandro Amaro… Quelle est cette senteur boisée ? J’inspire profondément pour m’en imprégner. J’aime ce parfum. La proie courbe l’échine, et se baisse dans la position des soumis. Je grogne mon contentement. C’est bien ainsi que cela doit être. Mais que cette senteur est apaisante. Sous la fragrance boisée, une autre transparaît, celle de la femelle prête. Je regarde la femme, semblant la découvrir. Elle est belle et désirable. Ses yeux verts en amande me renvoient comme un écho d’une ancienne mémoire.

-Alessandro ? Je peux ?

Elle désigne ma main. Janice… Ma colère s’effrite au souvenir de qui elle est. J’acquiesce et la laisse baiser ma main. Le contact est aérien, comme si un papillon se posait sur ma peau. La senteur boisée se fait plus prenante. Mes griffes se rétractent, mais je reste tendu à l’extrême, prêt à fondre sur elle.

-Alessandro ? Je peux ?

La jeune femme s’enhardit et ses doigts agiles volent sur les boutons de ma chemise. Janice prend garde à rester en contre bas et son regard n’en est que plus prenant quand elle lève les yeux sur moi. Je ne bouge pas et suis à l’affût du moindre de ses gestes, des battements de son cœur. Mes yeux se plissent quand elle embrasse mon torse. Ses cheveux soyeux glissent sur ma peau en une agréable caresse. Mon désir et l’envie repoussent ma colère et ma hargne. Je ne pense plus à Leonelli, ni à Los Angeles. Janice a toute mon attention.

-Alessandro ?

Sa voix est comme un trille cristallin. J’ai envie d’elle et un autre type de chasse m’anime quand elle s’installe sur mes genoux.

- Tu peux…

Ma voix est rauque transformée par l’envie qu’elle fait monter en moi et aussi car je suis toujours à demi transformé. Elle a posé mes mains sur ses seins, je me penche pour attrapera ses lèvres avec les miennes. Mais je veux plus, mes mains glissent sur le galbe parfait de ses fesses et je la ramène avec force près de moi, approfondissant mon baiser. Je dévore ses lèvres généreuses et sensuelles. Elle n’est pas si fragile qu’elle n’y parait et malgré la force de ma prise, je ressens sa force et sa volonté. C’est une dryade après tout. La pulpe de mes doigts s’égare sous son débardeur, caressant avec le plus de douceur qu’il m’est possible à cet instant, sa peau satinée. Quand je lui retire son vêtement alors qu’elle est toujours sur mes genoux, j’apprécie la platitude de son ventre, les courbes de ses seins généreux retenus par un soutient gorge en satin vert forêt. Ses cheveux retombent dans une cascade flamboyante. Son corps souple ondule, ma chemise rejoint son vêtement. Je me relève, la portant à bout de bras alors qu’elle enroule ses jambes autour de mes hanches. Nous glissons sur le tapis, ses mains partent à l’assaut de mon pantalon. Janice lève les fesses quand je tire sur le sien.

Ses doigts avides parcourent mon corps, traçant des lignes de frissons sur ma peau. Je ne suis pas en reste de caresses, mais lui laisse pour l’instant mener le jeu. Ses effleurements me font grimper les niveaux de l’excitation. Ma fureur initiale se mue en désir intense. Son parfum me grise et m’enivre. Je renoue avec des sensations que j’ai ressenties avec un autre… Jansen… J’écarte son image de ma mémoire. Ne pas y penser, ne pas réfléchir pour ne pas gâcher l’instant. Je n’ai jamais juré une quelconque fidélité, puis c’est lui qui s’est enfui… Je plonge le nez entre les seins de Janice pour oublier une image, un visage qui me fait mal.

Je me saisis une nouvelle fois de la jeune femme pour la poser sur mon lit. Cela sera mon unique geste de douceur, car c’est un fauve avide de plaisir et de jouissance qui l’écrase ensuite de tout son poids. La belle se défend sans pour autant se dérober. Le premier coït n’est pas brutal, mais pas doux non plus. Je la veux, et la prends. Son corps souple et flexible répond à mon impérieuse sollicitation, mais alors que je change de rythme, Janice arrive d’un coup de rein à inverser nos positions. Je grogne contre cet affront, mais mon grognement se mue en un long râle quand elle s’affaire au-dessus de moi. Je ne sais pas si c’est mon imagination, mais il me semble qu’elle murmure une mélopée langoureuse sur laquelle nos deux corps calquent leur rythme.

Cependant ma fureur est loin d’être calmée, le loup en demande d’avantage. Avec une brutale douceur je la colle à plat ventre, mordillant sa nuque et reprenant mon équilibre avec force pour contrer ses belles ruades. Je lui laisse une mince fenêtre pour une échappatoire, une poignée de secondes pendant lesquelles elle peut se défaire de ma prise. Le temps écoulé, je presse mon bas ventre contre ses fesses. Elle se cambre pour tenter d’esquiver, mais c’est trop tard, ma magnanimité était fugace et de très courte durée. Je monte mon excitation à l’extrême en me frottant contre elle. Puis je prends tout de même le soin d’y aller progressivement avant de m'introduire en elle, lui laissant le temps de s’habituer à ma présence intrusive dans la plus resserrée de ses deux intimités. La danse charnelle reprend de plus belle, me menant progressivement à l’extase.

- Janice...

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MessageSujet: Re: Il était une fois l’Amérique feat Jansen | Attention contenu mature   Sam 5 Mar - 16:39





Pas faite pour la diète



Bien sûr, parmi son peuple, la pratique n’est pas si rare. Etant donné que les mâles sont pratiquement une légende, si rares, les dryades s’accouplent la plupart du temps avec des humains pour procréer, parfois d’autres surnaturels… Il est rarement question de plaisir, ceci dit, car il est aussi courant que pour une dryade, l’extase lui fasse perdre le contrôle de ses pouvoirs, ou déclenche des conséquences étranges, bien que rarement dangereuses… Tout ça, elle le sait, car elle a, heureusement constate -t-elle, une mémoire génétique, corporelle… Elle sait aussi que certaines castes de dryades ne se reproduisent pas… Enfin, elle sait que les dryade directement nées d’un arbre, comme elle, sont encore plus rare.. Son peuple se meurt, c’est une évidence. L’acte charnel devient un acte de survie.

Mais ici et maintenant, elle ne veut pas survivre. Elle le veut lui, elle a envie de lui, de plaisir, de violence contenue, parce que, enfin, elle peut vivre intensément. Et elle a si peur de sombrer dans l’oublis, de nouveau. Alors elle prend ce qui lui est offert, et là, tout de suite, c’est Alessandro… Elle sait reconnaitre l’attitude d’un dominant. Elle ne s’offusque pas. Seul compte l’instant charnel, ses mains sur elle, son ventre contre le sien, son souffle, ses lèvres, qu’elle embrasse, son sexe, qu’elle prend en bouche avec une excitation grandissante à mesure que la friandise grandit elle aussi.

Le souffle rauque d’Alessandro la rend folle de désir, et elle ne s’explique pas une telle passion. Bien sûr, il est beau, sexy, diablement sexy et dangereux. Mais il y a autre chose. Elle a de nouveau l’impression de le connaitre, et … de l’aimer ? Serait-ce possible ? Un sang pur ne peut pas aimer, c’est trop dangereux. Il y a longtemps, elle le sait, lorsque les Drus foulaient encore le monde, les dryades pouvaient aimer, et former un vrai couple, mu à la fois par le désir, l’envie de procréer, mais quelque chose de plus fort, qui brisait le cercle commun, qui les rendaient unique, hors de la conscience collective. Etait-ce ça le problème ? L’extinction des mâles signaient leur arrêt de mort, à toutes, mais d’un autre côté, renforçait la conscience collective...

Les considérations ethniques passent bien vite au second plan lorsque le visage d’Alessandro plonge entre ses seins. La langue du bel italien lui titille l’aréole, et ses seins, pointant de désir, trouvent un écrin dans les mains chaudes d’Alessandro. L’une d’elle s’égare près de sa toison, et le majeur de l’italien, curieux, explore l’un des centres de son plaisir. Elle ne ressent plus rien à part cette passion, la chaleur sur son sein, la chaleur dans son intimité… Bientôt, elle pousse de petits gémissements, et se retient à grand peine de s’installer sur son amant, tellement elle a envie qu’il la prenne, complètement, intensément… Alessandro la porte presque avec douceur sur le lit moelleux, et se fait conquérant. Elle n’est pas insensible à cette violence, mais lui fait comprendre qu’elle ne l’accepte que dans le cadre de cet acte si plaisant…Le loup accélère le rythme et elle sent sa virilité en elle, l’italien s’amusant à la sortir entièrement avant de la replonger plus profondément et violemment.

Mue par une passion dévorante, elle arrive à inverser un temps les positions, et, ondulant du bassin, s’arrangeant pour que leurs deux toisons frottent l’une contre l’autre, leur déclenchant à tous deux des frissons, elle est soudain emplie du chant de la Sylve… Serait-ce possible ? Avoir du plaisir aussi intensément qu’elle peut entrer en osmose avec son partenaire ? Elle ne pensait pas une telle chose réalisable. Et pourtant, alors même que les débuts d’une extase la font douter, elle réalise soudain qu’elle ne peut pas s’arrêter, qu’elle ne le veut pas. Elle le veut, lui… Entouré de musique, en sueurs, les deux amants semblent hors du monde, les longs cheveux de Janice cascadant sur le torse d’Alessandro alors qu’elle s’allonge sur lui, les mains de ce dernier sur ses fesses…

Soudain, Alessandro la retourne, et elle comprend avec un mélange de honte et d’envie ce qu’il a l’intention de faire… Elle pourrait se sortir de cette situation, il lui en laisse même l’occasion, mais ses ruades ne sont là que pour l’exciter davantage. Lorsqu’elle sent l’excitation de son amant hésiter à la porte de l’interdit, elle sait qu’il n’y a plus d’interdit. Elle le sent entrer en elle, et elle gémit de plaisir alors que le rythme s’accélère… Pris d’une impulsion, elle lui prend la main droite et la pose sur sa propre intimité, encourageant les doigts de son amant à lui procurer un plaisir ici aussi.

Les deux amants jouissent en même temps, dans un plaisir inouis…
-Janice…
Alessandro commence à se retirer, mais elle le retient en elle.
-reste… reste en moi…

Couchés sur le côté, son amant toujours en elle, elle se colle contre lui, enserrée dans ses bras… Elle se sent si bien… Les deux amants ne tardent pas à s’endormir, mais Janice est totalement sous l’emprise de l’extase. Haut dans le ciel, la lune, pas tout à fait pleine, caresse les deux corps… Sous ses rayons nacrés, l’un des deux corps se transforme. Un spectateur aurait été là, comme un chat, par exemple, il n’aurait vu qu’un léger flou, avant qu’un homme ne remplace Janice… Jansen se sent bien, il est encore ensommeillé mais il est contre un corps chaud. Il a du mal à organiser ses pensées… Puis, doucement, une odeur caractéristique de parfum et de nicotine lui font battre son cœur… Alessandro ! il est contre Alessandro et il ne sait même pas comment. Et…Rougissant, il se rend compte qu’Alessandro est en lui… Alors qu’il remue doucement, il sent l’envie de l’italien se gonfler, et il ne fait rien pour la calmer. Cette sensation est tellement érotique qu’il en rougie…

-Janice ?
-non… Jansen… ne t’arrêtes pas… Alessandro… surtout ne t’arrête pas… On cherchera plus tard à comprendre…

Les bras puissants de son amant autour de lui le sécurisent… Dieu comme il lui a manqué ! Et à en croire ce qu’il sent, c’est réciproque…



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MessageSujet: Re: Il était une fois l’Amérique feat Jansen | Attention contenu mature   Mer 9 Mar - 18:08



Double


Feat :  Janice / Jansen


Animal et sauvage, voilà ce que je suis à l’instant présent. A trop contenir mon caractère explosive, il fallait s’attendre à une démonstration d’autorité brusque de ma part. Cependant, je suis conscient que Janice absorbe ma fureur et la transforme en une ardeur charnelle et aussi de communion. Je ne suis pas fidèle, je n’ai jamais juré l’éternité à quelqu’un, enfin si une fois… et je me jure de ne pas recommencer le même schéma… Alors pourquoi je me sens bouleversé alors que je fais l’amour avec une fille que je viens à peine de rencontrer ? Suis-je sensible aux Dryades ? Car, c’est bien le même élan qui me porte vers Jansen et fait que son absence me rend dingue. La jouissance a le mérite de noyer mes doutes et mes questionnements. Mes reins qui se cambrent pour mieux la posséder marque la fin de nos ébats.

Le corps totalement en nage, mon cœur bat une sarabande qui se calme peu à peu. Je suis vidé au sens propre comme au sens figuré. Ma raison revient à un calme relatif et un apaisement appréciable. Je m’inquiète pour Janice. Je n’ai pas été très doux, voir plutôt brutal et dominateur. Elle s’est montrée docile mais sans pour autant plier. J’aime sa réaction. Elle a su ne pas me prendre de front, elle a su m’apaiser sans pour autant se rabaisser. Cette fille est maline. Alors que je souris à ce constat et m’apprête à me retirer de son intimité sa demande me surprend.

- Reste… reste en moi…

Cela me trouble, mais n’en obtempère pas moins.

- I desideri di un amante sono ordini…

Nous nous lovons dans une position qui me rappelle un autre. Le bar en bas attend après moi. Mon nez se perd sur sa nuque et ses cheveux. Le Pink ne va pas sombrer car je ne suis pas là pour accélérer le travail. Après la colère, après l’extase de l’orgasme, je me laisse aller à l’apaisement et le calme. Tenir ainsi Janice dans mes bras, toujours intimement unis est une sensation exquise. Je sombre dans une douce torpeur à la limite de la somnolence et de l’endormissement. Je sens la lune m’attiser, mais Janice semble faire obstacle à cet appel au fauve. Elle agit comme un filtre. Enfin depuis des jours, je ressens une plénitude presque absolue.

Depuis combien de temps je somnole ? Je ne le sais pas. Il n’y a plus de bruit en bas. Jerry a fait la fermeture sans moi… Janice n’est pas revenue chanté. Encore une corde à ma réputation de tombeur… Étrangement cela me gêne, non vis-à-vis d mon personnel, mais de lui… de ce maudis drus qui n’est  pas là. La belle chanteuse remue dans mes bras. Surpris, je constate que nous sommes toujours unis, son mouvement redonnant une nouvelle ardeur à ma virilité.

- Janice ?
- Non… Jansen… ne t’arrêtes pas… Alessandro… surtout ne t’arrête pas… On cherchera plus tard à comprendre…
- Cosa ?!


Instinctivement je resserre contre moi le corps que je tiens dans mes bras. Fini la fine carrure de Janice, ou ses longs cheveux qui me chatouilles le torse. Jansen ?! Son odeur boisée est bien là et mon corps reconnait l’empreinte du sien dans cette position que nous avions mainte fois eue par le passé. Mes pensées s’embrouillent autant qu’elles deviennent limpides. Et face à la logique enfin révélée de mes sens troublés par Janice, mon cœur explose de joie quand mes lèvres se posent à la base du cou du danseur. La nouvelle de son retour me réveille totalement.

- Jansinio… il mio respiro, la mia aria…

Doucement, je bouge le bassin pour le visiter doucement. La réponse de son cœur qui s’affole, vaut tous les aveux. Alors doucement, je me retire, et viens m’allonger contre lui, l’oreille contre son torse. Comme il semble déçu de mon retrait, je l’embrasse doucement, effleurant son corps du bout de mes doigts. Autant j’ai pris Janice avec l’autorité d’un dominant, autant je veux aller doucement avec lui, et non pas prendre, mais partager.

Je pars dans un jeu amoureux qui le fait frissonner de désir. Je l’inonde de mots d’italien qui lui parle de beauté, d’harmonie et d’amour. Même ma voix mue dans des sons chauds et chaleureux. Je le cajole et le fais l’objet de mille attentions. A l’instant précis, il pourrait me demander la lune, que j’irais la lui chercher. Je suis tellement soulagé de le revoir, de le sentir contre moi, envieux de mon corps, que je lui donne les rênes de nos ébats sans le moindre remord.


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MessageSujet: Re: Il était une fois l’Amérique feat Jansen | Attention contenu mature   Lun 14 Mar - 21:19





Dualité



Maintenant que son amant est en lui, autour de lui, il se rend compte à quel point ce dernier lui manquait. Il sait, bien sûr, que s’il se retrouve dans le lit d’Alessandro, c’est que ce dernier a dû rencontrer son double, et de façon intime… Comment se fait-il que justement ce se soit passé ainsi ? Se pourrait-il que, épris de son bel italien, ce sentiment ait survécu à sa métamorphose et ait pu transcender les problèmes qui surviennent habituellement ?

La sensation de sa peau, chaude, contre lui, et de sa virilité en lui est exquise. Son cœur bat plus vite, il est enivré de l’odeur si particulière d’Alessandro, qu’il a appris à aimer… Comme lui ? Amorçant des mouvements de bassins, afin d’attiser l’ardeur de son amant, il se sent partir dans un monde de plaisir. Le fin duvet sur les avants bras d’Alessandro est un terrain de jeu pour ses doigts, qui viennent finalement se nouer à ceux de son amant. Il se surprend à humer, embrasser caresser cette peau qui lui a tant manqué. Viendra le temps des explications, et de la peur. Mais ce sera plus tard.

Il se penche, se contorsionne, afin d’embrasser ce satané loup qui lui fait tant de mal et tant de bien. Son bras remonte sur la nuque d’Alessandro pendant que celui si lui embrasse le creux dans le cou. Mais son amant se retire, au grand damn du jeune Drus, qui se retourne alors.. Ses yeux verts rencontrent les yeux noisettes de son amant, et il lui sourit, aux anges…
-tu m’as tellement manqué, Aless’… J’étais perdu.. Je le suis toujours.. Mais garde-moi captif de tes yeux, de tes bras…

Il l’observe, subjugué par le charisme et le corps magnifique de l’italien… Il l’observe, car il a peur de repartir, de nouveau, de ne plus être lui. Le grain de beauté ici, le duvet si attirant sur les avants bras, le torse, et qui devient plus fournis, mais entretenus, vers le bas ventre. Ses mains, gourmandes, caressent ce corps si désiré, enfin retrouvé.

Les doigts de l’italien jouent avec le corps de Jansen comme un virtuose avec un instrument. Le jeune drus est entièrement voué à son amant, les muscles de son vaisseau de chair roulant sous les mains et les baisers d’Alessandro. Poussant des soupirs de plaisir, Jansen embrasse langoureusement son patron, ses propres mains se perdant sur le galbe des fesses, des hanches, et des épaules de son bel italien.

Les mots sonnent comme des poèmes païens, comme une prière à l’acte d’aimer, de donner et de faire l’amour. Oh, comme il aime les entendre, ces mots… Ils sonnent comme une symphonie dans son âme sylvestre, tout son corps se tourne vers son amant, comme il le ferait vers le soleil, pour se redonner force, énergie, plénitude.

-montre moi tes yeux de lumière, Allessandro..
Ce dernier fronce les sourcils, sans doute car ce regard veut dire non seulement qu’il n’est plus vraiment humain, mais aussi qu’il a des meurtres à son actif… Alors jansen pose sa main sur la fine barbe d’Alessandro.
« montre-moi tes magnifiques yeux… Je sais ce que tu es. J’aimerai savoir ce que je suis, mais tout ce que tu es, ça me plait. Ça me va… Et je t’ai promis d’être-là, je serai là.. Ne me rejette pas, pas cette fois ci… »

Il y a de la souffrance dans sa voix, mais pas de supplication, car il sait que l’italien ne l’aurait pas aimé. Pas de reproche non plus. Juste une promesse, qu’il a faite il y a déjà si longtemps, dans ce même appartement, alors qu’il laissait s’envoler sa démission.

Avec un grognement, les yeux d’Alessandro luisent de cet éclat bleuté captivant, et Jansen embrasse fougueusement son amant, reprenant les jeux érotiques ou ils s’étaient arrêtés. Ses mains labourent gentiment le dos d’Alessandro, et ce dernier Hanane bientôt sous les sollicitations expertes du jeune Drus. Leur deux sexes pressés l’un contre l’autre, le mouvement sensuel de frottement, de vas et viens pousse à leur paroxysme l’excitation qu’ils ressentent tous les deux… Alessandro continue de ravager le cœur de Jansen en lui parlant avec ses mots sonnant et enjôleurs… N’y tenant plus, le jeune danseur finit par se placer sur son amant, dirigeant le sexe de ce dernier, pour lui offrir un fourreau, alors que ses paupières se ferment à demi de plaisir. Le mouvement de va et vient reprend, plus fort, plus rapide, mais il ne faut pas longtemps avant qu’Alessandro inverse les positions, tout en gardant les mêmes rôles. Il s’amuse à entrer et sortir complètement, avant de revenir avec une violence contenue, mais attendrie lorsque les deux regards se rencontrent…

Ses jambes nouées comme des lianes autour des cuisses de son amant, Jansen finit par exploser en premier, rejoint sous peu par l’italien, qui s’écroule de tout son poids sur le jeune danseur, ravis. Ses mains parcourent encore son dos, et s’attardent, friponnent, sur le fessier d’Alessandro.
« Il va nous falloir une bonne douche avec tout ça… ». Mais Alessandro lui fait un sourire mystérieux après s’être regardé les abdos, couverts du plaisir de Jansen, et c’est seul qu’il va à la salle de bain, sans l’avoir quitté des yeux une seconde.

Jansen, ravis, sait qu’il n’en a pas fini avec lui, et que leur retrouvailles promettent peut être quelques difficultés, dues au caractère de leur relation et de leur personnalités, mais aussi de beaux lendemains… Il a envie de l’aimer, d’y croire. De l’emmener près de son arbre père, si il le retrouve un jour…
Alessandro… Il aime ce prénom... Oui… Définitivement.

Se levant, mais sans entrer dans la salle de bain, il se rapproche pour qu'Alessandro l'entende...
"je retenterai le concours de danse l'an prochain.. Si tu veux encore de moi au Pink, je peux retravailler dès que les travaux seront faits.. je maitrise pas quand je deviens..elle. Et surtout, je me rapelle de rien.. C'est tellement angoissant si tu savais..."


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MessageSujet: Re: Il était une fois l’Amérique feat Jansen | Attention contenu mature   Jeu 17 Mar - 18:00

@Alessandro Amaro a écrit:


Retrouvailles


Feat : Jansen


Est-il possible d’avoir besoin d’une personne comme d’une drogue ? Car c’est l’effet que me fait Jansen alors que je retrouve la sensualité de son corps et son parfum si envoûtant. Est-ce de l’amour ? Puis-je seulement ressentir ce sentiment ? J’ai construit ma vie sur l’utilisation des autres, que ce soit pour mes affaires ou mon plaisir. J’ai mentis et déjà promis la lune, sauf vis-à-vis de mes subordonnés avec qui, si je les malmène parfois, je reste ultra protecteur à leur égard. Ils sont la famille que je me construis. Je ne connais pas d’autre sens à ce mot, du moins pas le sens commun que la majorité des gens lui donnent. Où se situe Jansen là ?

Mes sens sont saturés de l’essence même du danseur. Il sait me satisfaire et me combler comme jamais personne n’avait réussi à le faire jusqu’à présent. Il retourne une soumission rebelle à ma domination qui fond devant son regard et ses mots.

- Montre-moi tes yeux de lumière, Alessandro…

Je fronce les sourcils. Pourquoi veut-il  voir le témoignage de mes actes criminels ? Jansen représente pour moi la pureté, même s’il n’a pas hésité une seconde à tuer l’une de son peuple qui nous menaçait lui et moi. Il sait se faire guerrier, mais dans le sens noble du terme. Je ne tue pas uniquement pour défendre ma personne, mais aussi pour le bien de mes affaires... Je ne suis pas une bonne personne, et je ne veux pas salir le drus avec ma noirceur. Si j’avais le courage de mes sentiments, je devrais l’écarter de moi pour qu’il garde cette pureté magnifique.

- Montre-moi tes magnifiques yeux… Je sais ce que tu es. J’aimerai savoir ce que je suis, mais tout ce que tu es, ça me plait. Ça me va… Et je t’ai promis d’être-là, je serai là.. Ne me rejette pas, pas cette fois ci…

Mais l’ange pur sait se faire obstiné. Il m’assure de sa présence, sachant celui que je suis. Alors que je me noie dans son regard, je comprends qu’il est autant ma faiblesse que ma force. Je laisse mes yeux changer de couleur et le brun devient un bleu électrique, gage de ma condition d’assassin. Comble pour un dominant, je deviens son jouet entre ses mains et ses lèvres. Loin de m’irriter, je le laisse m’emporter dans des sensations de luxure incroyablement intenses. Je finis par le prendre avec une violence contenue. Jamais je ne fais l’amour calmement. Dans ces moments-là, c’est l’animal qui est enfoui au plus profond de mon âme qui ressort. Une part sauvage qui est en moi depuis ma naissance, bien avant que je ne me fasse mordre. Cette animalité qui fait celui que je suis maintenant, un mâle qui parade avec panache et force. Je fascine ou j’agace, il n’y a pas de juste milieu avec celui que je suis. Le contraste de mes relations avec Charlie et Alex illustre bien mon quotidien. Le premier peut me suivre avec une confiance presque aveugle tant que je ne touche pas à ses valeurs primaires. Le second cherchera systématiquement le double sens de mes propos ou de mes intentions.

Je m’écroule essoufflé sur Jansen. Nous nous accordons si bien… Cela m’effraye un peu. Il a une ascendance évidente sur moi et mis à part avec Don Stephano qui a pour moi la valeur d’un alpha même s’il n’est pas un loup, j’ai toujours privilégié mes besoins en premier.

- Il va nous falloir une bonne douche avec tout ça…

Je baisse mon regard sur mes abdos maculés de la semence de mon amant. Une relation de cause à effet germe dans mon esprit. Je regarde à nouveau Jansen et lui souris doucement. Je pose mon doigt sur ses lèvres et secoue la tête négativement. Sans le quitter du regard, je m’éclipse seul dans la salle de bain.

- Je retenterai le concours de danse l'an prochain.. Si tu veux encore de moi au Pink, je peux retravailler dès que les travaux seront faits.. je maitrise pas quand je deviens… elle. Et surtout, je me rappelle de rien.. C'est tellement angoissant si tu savais...


L’eau qui coule sur mon corps emporte la sueur et les traces de nos ébats. J’entends l’angoisse dans sa voix. J’ai envie de le protéger, de dresser une muraille entre lui et les affres de sa vie. Le temps de lui faire l’amour, j’avais oublié Janice. Je saisis maintenant d’où venait mon attirance pour elle et le sentiment que je ne dupais pas Jansen en la faisant mienne. Une serviette autour des hanches, le corps à peine séché, je vais le rejoindre. Il est adossé au mur, nu, si naturel, si désirable. Délicatement je prends son visage entre mes paumes et emprisonne son regard dans le mien.

- Jansinio ! Tu as réussi ton concours. Le jury t’as envoyé une lettre au Print car ils n’avaient pas ou ont égaré ton adresse personnelle. J’ai… Je n’ai pas vraiment fait attention en l’ouvrant… Tu es pris sans condition pour ton travail ici. Et… ton rêve passe avant le plaisir de mes clients. Au contraire, ils apprécieront encore plus de te voir, si tu ne fais qu’une ou deux prestations par semaine. Sei un fiore selvatico voglio vedere crescere, Jansinio.

La nouvelle l’étonne. Il me regarde suspicieux. Je lui fais mon sourire charmeur. Je ne veux pas lui dire que j’ai « investi » dans l’école qu’il vise, car cela affecterait l’image qu’il a de lui et de ses capacités. Je lui dis que j’ai immédiatement été attiré par Janice, lui expliquant notre rencontre. J’essaye de le décrire quand il est elle et ce parfum qui m’envoûte.

- Jansen, je te promets de prendre soin de toi, quel que soit la phase dans laquelle tu es. Et si Janice ne se souvient pas, alors je me débrouillerai pour la trouver, te trouver, et nous referons connaissance autant de fois qu’il le faudra.

Me penchant doucement, je capture ses lèvres. Ses doigts qui fouillent mes cheveux humides me font frissonner de plaisir. En bas, le bruit du rideau de fer qui remonte indique que Dan ou Sophie sont arrivés. Une nouvelle journée commence. Mon cœur est léger car j’ai retrouvé Jansen, même si je sais que cela peut être éphémère.

- Sers-toi dans ma penderie pour te vêtir, si tu ne veux pas que Sophie se moque de toi si tu passes avec les affaires de Janice sur le dos.

Ma taquinerie est gentille et protectrice. Alors que Jansen passe à son tour sous la douche, j’endosse ma tenue de truand en col blanc comme pourrait le dire Alex et descends au bar avec une mine réjouie et l’humeur au beau fixe. Je ne songe plus aux napolitains, ni à ce traître à LA.

- Ciao Sophie ! Ciao Dan ! Che bella giornata !

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Jansen Avery

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MessageSujet: Re: Il était une fois l’Amérique feat Jansen | Attention contenu mature   Jeu 24 Mar - 19:38





Dualité




Déjà il le sent approcher, le bonheur. Le danger. Oh, il le sait très bien, ce qui l’attend s’il ne fait pas taire son cœur avide, son corps béni par les baisers de son amant, cette chaleur bienheureuse qui parcoure à présent ses veines. Il le sait très bien, il suffirait d’un tout petit peu plus pour se perdre à nouveau, avec un caprice de la belle au ciel étoilé… Si seulement il arrivait à comprendre, ce qui serait le premier pas pour maitriser… Il est si proche du bonheur, de l’extase, qu’il sent déjà presque opérer le changement. Mais il n’a pas envie de ça, il veut avoir le droit de vivre sa vie. Peut-être pas aussi pure, peut-être pas avec un prince charmant, mais avec lui… Il n’a jamais ressenti ça, c’est si fort, si puissant, si envoutant et totalement inévitable. Alessandro. Le pousse au crime. Le tendre. Le bestial. Le dangereux, et celui qui réconforte, qui rend plus vivant…

La noirceur qui l’entoure fait un écrin au diamant qui brille, tel que le voit Jansen… Il sait parfaitement que sa connaissance des êtres est limité, il n’est pas maître de son destin depuis longtemps. D’ailleurs, il n’est toujours pas maitre de son destin. La danse, l’amour, la stimulation de tout son être, mais aussi la perte de son individualité, les meurtres étranges, la terre étrange chez Brian, qu’il faudra qu’il élucide tôt ou tard. Brian. Il se rappelle à présent. Pourquoi il a changé cette fois. Jamais encore il n’avait ressenti une telle tristesse. Alessandro qui le rejette et le violente, Brian qui souffre à cause de lui, et Jordan qui le frappe, de colère… Mais il se refuse à retomber dans cette tristesse.

Il entend l’eau couler, de l’autre côté de la paroi et il imagine le corps d’Alessandro caressé par les gouttelettes, il imagine être avec lui et ensuite il a bien du mal à se calmer… Il faut dire que son amant, tout comme lui, a des réserves hors normes, dû à sa nature de lycan. Leur endurance à tous les deux pourrait à elle seule servir de prétexte à des jeux sans fin ou presque. Mais c’est de tendresse dont il a besoin. Il entend Alessandro chantonner, et il aime ça. Sa voix est chaleureuse, enjôleuse, diablement attirante, comme sait l’être son patron dans son étrange complexité.

Lorsqu’il ressort, encore plus attirant simplement entouré d’une serviette, bien dérisoire rempart si Jansen ne se forçait pas à être sage, le Drus le regarde intensément, s’accrochant à ses paroles.
- Jansinio ! Tu as réussi ton concours. Le jury t’as envoyé une lettre au Print car ils n’avaient pas ou ont égaré ton adresse personnelle. J’ai… Je n’ai pas vraiment fait attention en l’ouvrant… Tu es pris sans condition pour ton travail ici. Et… ton rêve passe avant le plaisir de mes clients. Au contraire, ils apprécieront encore plus de te voir, si tu ne fais qu’une ou deux prestations par semaine. Sei un fiore selvatico voglio vedere crescere, Jansinio.

Son cœur s’accélère. Se pourrait-il ? Son rêve ? Accessible ? Il essaie de se remémorer son entretien, et les conditions émises par le jury. Il avait faillis tout faire foirer en se battant avec un des candidats… Et maintenant, après avoir gouté le bonheur de retrouver son amant, ce dernier lui annonce qu’il va pouvoir suivre son rêve ?
-mais.. Je croyais… Je pensais…

- Jansen, je te promets de prendre soin de toi, quel que soit la phase dans laquelle tu es. Et si Janice ne se souvient pas, alors je me débrouillerai pour la trouver, te trouver, et nous referons connaissance autant de fois qu’il le faudra.

Le jeune danseur est ému. Amoureux ? Oui... Il ne sait pas si c’est le terme, il ne connait pas ses choses-là. Il sait seulement qu’il ressent ce qu’il a déjà lu. Et les descriptions étaient tellement en dessous de la réalité. Il a l’impression de flotter. Mais aucun changement ne s’amorce. Serait-il délivré ? Refaire connaissance, encore et encore. L’idée est furieusement romantique, et le séduit. Mais combien de temps peut survivre un amour à ça ?

-il faut que je trouve une solution… Tu ne mérites pas ça… Pour l’école, ce n’est pas un soucis. Je peux continuer comme avant ici. Je suis endurant, tu le sais.

Le sourire de l’italien lui confirme.
-j’ai juste besoin de me recharger de temps en temps en forêt… Je pourrais suivre le rythme… Le pensionnat n’est pas un problème. Faut juste que je trouve le moyen d’y aller, je regarderai si il y a une ligne de bus régulière. Je ne peux pas me téléporter longtemps d’arbre en arbre pour y aller… Et.. Je ne sais pas conduire. Et puis de toute façon, je n’ai pas de voiture…

Le jeune danseur souris, tellement heureux de devoir se battre avec de telles broutilles, pour changer. Ses doigts se perdent dans la tignasse blonde de son amant, et il se laisse aller au baiser de la victoire. Une victoire sur lui-même, d’avoir pu le retrouver, contre vents et marées.
- Sers-toi dans ma penderie pour te vêtir, si tu ne veux pas que Sophie se moque de toi si tu passes avec les affaires de Janice sur le dos.

Alors que l’eau coule sur lui, à présent, il savoure cette chaleur bienheureuse.. Puis, se baladant dans l’appartement d’Alessandro, il sourit en pensant à ce qu’il lui a dit. Il dit être fou de son odeur… Alors il veut être présent dans sa vie. N’étant pas sur que ce dernier lui laisse longtemps se privilège, il peut au moins être présent dans son appartement. C’est avec une friponnerie presque coupable qu’il revêt le peignoir d’Alessandro, se laissant sécher dedans, puis il fait de même avec quelques autres affaires. Il finit par se rouler dans le lit, caresser d’autre affaires sans les déplier. Il sait que le loup à un odorat développé et qu’il pourra sentir sa présence boisée dans tout l’appartement…

Finalement, il se choisit un costume cintré, près du corps, et se mire avec délice dedans. Ramassant les affaires de son double, et les posant dans un sac, il finit par descendre, sous le regard goguenard d’Alan… Quelques heures ont passées…
Le bar prend des couleurs vertes, c’est la St Patrick, du moins ça le sera bientôt, mais le bar fait une semaine thématique. Ce n’est pas encore le jour J, mais la semaine y sera consacrée… Regardant le bar se transformer, et jetant régulièrement un regard ravis à Alessandro, qui a l’air de trouver que son costume lui va bien, il se met à cogiter. Il n’y a plus de scène, bien sûr, mais avec quelques mots glissés à ses collègues…

(…)

C’est ainsi que, le soir tombé, Alessandro assiste à un petit déménagement qu’il n’a pas demandé, sourcils froncés… Un « ça va vous plaire patron » ne le rassure pas spécialement, mais le bar a une bonne ambiance ce soir… Soudain, la musique se déclenche, et Jansen fait son apparition, suffisamment attendue ces derniers temps, à cause des travaux. Les clients habitués sont pratiquement extatiques de le revoir. C’est une version bien particulière d’un irlandais en kilt qu’il compte montrer, ce soir... Après quelques déhanchements dont il n’a pas perdu le secret, l’ambiance est beaucoup plus endiablée… La scène exiguë ne lui permettant pas d’aller jusqu’au nu intégral, il arrive tout de même à titiller l’imagination, son kilt faisant des ravages dans les rangs…



Son public. Son rêve de Danse. Alessandro qui le regarde avec un ardent désir… Et cette garce de lune dans le ciel… Soudain, affolé, il sent que ça va arriver, encore… Il se précipite dans l’appartement au dessus, pendant qu’il est encore temps…

La lune darde ses reflets sur le corps à présent indubitablement féminin de Janice, et c’est un Alessandro qui débarque dans l’appartement, affolé… Un Alessandro qu’elle ne connait pas… Elle tourne sur elle-même, essayant de se repérer, couvrant sa nudité avec une serviette… Elle sait bien qu’elle n’est pas la sous la contrainte, mais elle ne se rappelle de rien.. Qui est-il ? Pourquoi a -t-elle un tel poids au cœur ?

« je.. je.. pardon.. je .. »

S’habillant à la va vite avec un costume de garçon étalé sur le lit, nouant la chemise pour s’en faire un bustier, elle tente d’éviter le regard d’Alessandro, affolé, terriblement abattue par la situation…Des larmes coulant sur sa joue car il lui dit qu’il la connait, qu’elle ne doit pas partir…

« je me souviens de rien.. Je .. J’ai besoin de temps… »

Arrivée en bas, elle a l’impression d’être traquée, mais, au moment de s’enfuir, elle repère, posée près du comptoir, sa guitare… Elle est donc venue ici… Et a eu suffisamment confiance pour y laisser sa guitare… Empoignant l’instrument, elle jette un dernier regard au bel italien, interdit, murmurant un « pardon » qu’elle n’imagine pas assez fort pour qu’il l’entende, ne sachant pas qu’il est un loup…
Puis elle court, dans la nuit cruelle, vers son refuge, sachant que ce ne sera jamais chez elle…

(Hrp : suite au rp avec Brian, janice / jansen commencera a pouvoir se souvenir de choses... Je te laisse conclure ici, puis on enchaine avec « tu sais quoi » quand jansen revient )


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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: Il était une fois l’Amérique feat Jansen | Attention contenu mature   Sam 26 Mar - 18:42



Il était une fois l’Amérique


Feat : Jansen Avery


La journée s’annonce magnifique. Je suis l’italien le plus heureux de la ville. Si je ne sais pas encore comment nous allons gérer la dualité de Jansen, je suis certain d’une chose. Bien que je le préfère de loin dans son aspect masculin, sa forme féminine me séduit également.

Je repense à la lueur dans les yeux de Jansen quand je lui ai appris qu’il était pris sans condition dans son école de danse. Cette lumière vaut toute les manipulations que j’ai pu faire pour qu’il soit pris. Même si je suis forcément juge et partie, je sais qu’il a le talent pour cela. J’ai un peu d’amertume également, car la danse l’exposera aux regards des autres, alors que j’ai envie de la garder pour moi. Jansinio, la saveur de ta peau est exquise, ton parfum enivrant et ton regard me fait régresser au rang d’un louveteau.

Une fois n’est pas coutume, je reste de bonne humeur toute la journée. Et un italien joyeux, cela s’entend. Les clients sont ravis et les consommations vont bon train. Charlie prend son poste dans deux jours, la cuisine est terminée. J’aide Jerry à monter les fûts de bière de la cave. L’ambiance au Pink est au rose !

- Jessie ? Anna ? Pourquoi bougez-vous les tables ? On ne peut plus passer !
- Ça va vous plaire patron !


Je fronce les sourcils, nous sommes en plein événementiel de la saint Patrick, ce n’est pas le moment de faire des bêtises et de risquer de casser le rythme. Il y a du monde et les bières irlandaises commandées pour l’occasion partent rapidement. Je me doute que Jansen est derrière tout ça, car ils ont clairement dégagé un espace pour un danseur. Le savoir ici, calme ma nervosité de patron. Alors que j’aide au service, nous servons aussi en terrasse, la musique retentit. Je retourne à l’intérieur pour voir apparaitre un Jansen en kilt. Il le porte assez bas de façon à ce qu’on aperçoive le fin duvet qui mène là où je veux être le seul autorisé. Les clients qui le connaissent lui font une véritable ovation. Je ne peux détacher mes yeux de ses hanches. Il est si sexy, si désirable... Pour un peu, j’irai le basculer là, pour le faire mien à nouveau. Son spectacle est parfais malgré l’installation sommaire. Pourtant, Jansen sort de la salle de manière un peu précipitée comme avortant son show. Même Anna qui est à la sono se laisse surprendre. Visiblement quelque chose le perturbe. Je le suis alors qu’il s’est engouffré dans l’escalier qui mène à mon appartement.

- Je.. je.. pardon.. je ..
- Jans… Janice ! Tranquille ! Ça va aller.
- Je me souviens de rien.. Je .. J’ai besoin de temps…
- Je me souviens pour toi, Janice !


Mon cœur se serre alors qu’elle fuit en bas. Je la suis pour tenter de la raisonner. Il y a du monde dans le bar. Janice repère toutefois sa guitare. Va-t-elle se souvenir qu’elle a joué ici ?

« -Pardon »

Ce n’est qu’un murmure au milieu du brouhaha. Impuissant, je la regarde partir et disparaitre dans la nuit. Ma belle journée s’achève dans l’amertume et la frustration. Je n’entends pas les gens s’amuser et rire. Je sors dehors pour prendre l’air et m’en griller une. Je me rends compte que je n’ai pas touché à une cigarette de la journée… Mon retard de consommation est rapidement rattrapé avant la fermeture qui se fait à une heure tardive.

HRP:
 

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