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 Crap! Need Money ! ft. Delilah

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MessageSujet: Crap! Need Money ! ft. Delilah   Dim 6 Déc - 19:07



Crap! Need Money!
Nikolai & Delilah

Je n'avais pas de rendez-vous aujourd'hui, les clients ne venaient pas en masse cette semaine et je passais mes journée à flâner sur le fauteuil, les jambes dans le vide, mon carnet de dessins sur les genoux et le crayon entre les dents. J'invitais toujours des nouveaux motifs, certes je ne pouvais plus les ajouter sur ma peau mais je savais que ça pouvait plaire à certaines personnes alors je continuais à inventer, laissant ma créativité s'exprimer comme bon lui semblait.

Mais aujourd'hui, je n'avais pas vraiment envie de rester seul dans l'atelier, j'avais besoin de changer d'air. Encore un cauchemar cette nuit, je revoyais mes camarades se faire tirer dessus tandis que je m'en sortais de justesse, leur sang sur mes doigts, leurs cris bourdonnant à mes oreilles. Je savais que si je prenais le crayon de papier maintenant, les dessins ne seraient que mort et désespoir, je ne voulais pas ça. Je me levai de mon siège, attrapant mon blouson, l'enfilant prestement. Je vérifiai que mon téléphone était bien dans ma poche et le chien bien enfermé à l'étage. Manquerait plus qu'il foute le bordel sur mon lieu de travail. Ma casquette vissait sur la tête, je quittai les lieux.

Alors que j’avançais tranquillement dans les rues, sifflotant un air d’une vieille musique de mon pays natal, je me rendis compte que j’avais oublié mon paquet de cigarettes à l’intérieur. Je lâchai une insulte russe avant de me taper le front du plat de la main. Quelle tête en l’air merde. Je me voyais mal demander aux passants de m’en dépanner une, ils risqueraient de partir en courant, pensant que je leur demandais de rejoindre le club satanique de la ville. Mon regard fut attiré par les affiches du cinéma et je m’arrêtai de marcher. Et pourquoi pas ? Après tout, j’avais du temps à tuer. Les films c’était toujours un bon moyen de se détendre sans se prendre la tête, enfin ‘dépendait du truc qu’on regardait bien sûr.

J’entrai à l’intérieur, ignorant les regards des gamins et leur petite main qui tirait sur le futal de leurs parents pour savoir ce que j’étais. Je me posai dans la file d’attente et regardai les prix qui étaient affichés un peu plus loin. Je fourrai ma main dans ma poche, chassant les choses inutiles pour attraper quelques billets. Je comptai rapidement ce que j’avais et grimaçai. Me manquais quatre minuscules dollars. Je me redressai, jetant un coup d’œil à la foule. Personne ne serait assez généreux pour me les donner. Je fis claquer ma langue contre mon palais, agacé.

Je vis une jeune femme non loin de moi qui avait l’air assez cool et sereine pour ne pas m’envoyer bouler. Je quittai la queue, levant les bras en signe d’excuses quand je bousculai un gosse, absolument pas désolé. Il avait qu’à faire gaffe au plus grands. « Eh excuse-moi. » J’attirai son attention et lui sortis un sourire passe-partout. « T’aurais pas quatre dollars en rab’ ? J’ai oublié mon porte-monnaie. »

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Delilah Cosgrove

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MessageSujet: Re: Crap! Need Money ! ft. Delilah   Mer 23 Déc - 0:25

Là-bas le soleil s'écroule dans la mer



Ruby n’est pas venue ce matin. Elle ne vient pas tous les matins, certes, mais aujourd’hui est un matin sans. Ce n’est pas grave. Delilah est étendue sur son lit, ses pieds jouant avec le tapis défraîchi et les mains tournées vers le plafond. Aujourd’hui, Delilah ne sent rien. Aucun lien mystérieux qui l’attire, d’un bout à l’autre de la ville. Une étrange sensation de vide. Elle ferme les yeux, se laissant emporter par cette lourde torpeur, elle les ouvre de nouveau, son regard se posant mollement sur un détail insignifiant de cette chambre qui n’est plus la sienne depuis longtemps. Plus rien ne lui appartient vraiment. Après plusieurs tours de ce manège sans queue ni tête, elle prend une grande inspiration avant de se redresser lentement.

Sa tête est lourde, et les grains de poussière qui s’envolent s’illuminent en passant dans les raies de lumière que laisse passer ses stores. C’est beau. C’est un tourbillon. Elle porte des vêtements dont elle n’a pas le souvenir, des vieilles fringues miteuses et trouées. Elle pourrait rester là toute la journée, à regarder la poussière. Ce serait intéressant. Elle se laisse glisser le long de son lit, ses fesses tombant lourdement sur le sol. Boum. La douleur la réveille légèrement, mais pas suffisamment pour qu’elle affiche une quelconque expression. Elle ne se souvient plus de la dernière fois qu’elle a dormi. Elle devrait dormir. Mais son dernier rêve l’a laissée pantelante et au bord de la crise de nerf. Elle ne veut plus dormir. Elle ne veut plus manger. Elle laisse la Mort s’approcher, mais la Mort ne vient jamais assez près.

Elle ne peut pas attendre. Elle n’a plus personne à attendre. Si, il y a Ruby. Mais Ruby ne peut pas remplir tout l’espace de sa vie. Elle doit chercher les autres étoiles, celles qui rempliront son ciel noir, si noir… Elle se déplace à quatre pattes sur le plancher, comme un vieil animal fatigué. Elle se redresse seulement au moment de franchir la porte. Elle descend les escaliers, et lance un regard vers la cuisine, hésitant. Elle devrait manger. L’idée d’avoir un peu plus d’énergie en elle lui plaît, elle qui est au bord de l’épuisement, mais elle ne peut rien avaler pour le moment. Sa gorge est entièrement bloquée. Elle boit un peu d’eau à même le robinet, ça fait frais contre sa langue, c’est drôle.

Un manteau qui traîne, sûrement à sa mère, un gros manteau bien épais, presque trop lourd sur ses épaules. Elle se sent comme un manchot, incapable de mouvoir correctement ses bras. Elle enfile ses chaussures, de grosses godasses aux lacets effilochés, et puis elle sort. Le bus l’amène jusqu’en ville, elle sent dans les poches du manteau qui n’est pas le sien le papier légèrement froissé caractéristique des dollars. Elle en dépose quelques-uns dans la main du conducteur qui la regarde étrangement. Elle ne remarque plus les regards Delilah, depuis bien longtemps. Les regards ne servent à rien. Ils jugent, toujours, ils rejettent ce qui n’est pas à leur convenance. Elle n’a pas besoin des regards.

C’est une Delilah décoiffée, mal habillée et avec des restes de maquillage dégoulinant autour des yeux qui arrive devant le cinéma de Beacon Hills. Pourquoi pas ? Elle ne réfléchit pas trop, Delilah. Elle a un peu froid. Alors elle rentre. Elle se place quelque part dans la file, perdue dans une masse indistincte, les yeux fixés sur le sol. Elle s’efface. Elle y arrive bien à ça, s’effacer. Et pourtant, quelqu’un la tire de son effacement.

« Eh excuse-moi. »

Pendant un moment, elle pense qu’elle a une hallucination. Ça lui arrive de temps en temps. Et puis elle se rend compte que les regards, ceux auxquels elle ne fait plus attention, ces regards sont attirés vers lui. Il existe donc bel et bien, cet être incongru.

« T’aurais pas quatre dollars en rab’ ? J’ai oublié mon porte-monnaie. »

Tout doucement, elle porte sa main à la poche du manteau. Son poing se referme sur les dollars et les laisse tomber dans la paume ouverte de son interlocuteur. Elle regarde rapidement le compte. Il y a assez pour deux places, mais elle ne pourra plus prendre le bus. Tant pis. Sa main se pose sur le poignet tout piqué d’encre du jeune homme, c’est comme une aile d’oiseau. Elle lève les yeux et le regarde, sa bouche articulant faiblement quelques mots.

« Où vas-tu ? »

Elle se rend compte que ce qu’elle dit n’est pas franchement compréhensible. Elle tourne la tête vers les affiches de film, ses yeux virevoltant de l’une à l’autre, en proie à l’indécision la plus totale. Elle ne sait pas quoi choisir. Rien ne l’attire vraiment, rien ne la rebute non plus. Elle ne voit rien derrière ces images figées.

« Je te suis. »


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MessageSujet: Re: Crap! Need Money ! ft. Delilah   Dim 3 Jan - 15:25



Crap! Need Money!
Nikolai & Delilah

Je la vis plonger sa main dans la poche de son manteau, vêtement qui semblait bien grand pour elle, je laissais mon regard se balader sur le reste de ma tenue, ce qui me fit hausser un sourcil étonné en me rendant compte à quoi elle ressemblait, sur qui étais-je tombé ? Je ne jugeai en rien, j’étais mal placé pour le faire après tout, regardez-moi, avais-je l’air plus anodin avec mes centaines de tatouages et mes vêtements enfilés à la hâte ? Bien sûr que non. Les dollars vinrent se poser doucement dans ma main, il y en avait bien assez pour deux, mon regard revint se poser sur elle, mes sourcils s’envolant vers mon front. Etait-ce une sorte d’invitation ? Voulait-elle se joindre à moi ou était-elle tout simplement trop distraite pour se rendre compte de son erreur ? Non parce qu’il fallait dire qu’elle avait assez mauvaise mine la demoiselle.

Ses doigts sur ma peau furent comme une morsure glaciale, je frissonnai, sentant la chair de poule me gagner au fil des secondes, elle était gelée. Je fus surpris quand ses yeux vinrent se plonger dans les miens, je déglutis difficilement, me sentant soudainement mal à l’aise, il y avait quelque chose chez elle de bien étrange mais je ne pouvais dire quoi. Quelqu’un aurait pu la penser droguée, mais j’en avais tellement côtoyé des gars accro à cette merde que je pouvais tout à fait nier le fait qu’elle était stone. Où je vais ? Quelle drôle de question, je venais de lui demander de l’argent pour aller voir un film, nous étions dans un cinéma, tout semblait assez clair pour ne pas demander ce genre de choses. Décidément, cette fille était bizarre, dans un  autre monde, complètement ailleurs. « Hm… Voir un film ? C’est un peu le but d’un cinéma mais… »

Voilà qu’elle me coupait pour m’annoncer qu’elle me suivait, d’accord, je comprenais enfin pourquoi j’avais autant d’argent dans la main. La demoiselle semblait prête à me suivre, ne se souciant pas du film que j’allais choisir, autant dire qu’elle se foutait un peu des images qui allaient défiler sur l’écran géant. J’haussai les épaules, il m’en fallait bien plus pour me faire peur ou pour me mettre dans le mal. Elle voulait voir un film avec moi ? Soit, pourquoi pas. « D’accord. » Je tournai les talons pour me rendre dans la queue, jouant un peu des coudes pour gratter quelques places, lançant un regard assassin à un gosse qui avait eu la bonne idée de me marcher sur le pied. Sale môme. Je payais rapidement les places pour revenir là où se trouvait la mystérieuse demoiselle, elle avait vraiment un look étrange quand on l’observait de loin, d’où elle venait ? D’une fin de soirée un peu trop arrosée ? Ou d’un squatte qui avait mal tourné ? « Tiens, ta place. » je lui glissai le bout de papier dans la main.

« Euh t’es sûre que tu vas bien ? T’as une sale tête, désolé de le dire comme ça, mais… Je voyais pas comment le dire autrement. » Je lui lâchai un simple sourire avant de plonger mes mains dans mes poches, prenant la direction de la salle non sans lui lancer un regard par-dessus mon épaule « Tu viens ou tu prends racine ? »

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Delilah Cosgrove

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MessageSujet: Re: Crap! Need Money ! ft. Delilah   Jeu 14 Jan - 23:03

Là-bas le soleil s'écroule dans la mer



C’est un requin. Il se déplace avec aisance parmi la foule, les épaules bien droites pour se faire respecter. C’est drôle à voir. Delilah le suit des yeux, intéressée. Ses épaules à elle sont toujours baissées, parce que ses bras sont trop lourds à porter pour elle. Sauf quand elle danse. Mais quand elle danse, elle change Delilah. Elle reprend conscience de son corps, elle devient feu follet, et puis elle pleure et tout s’effondre de nouveau. Elle ne danse plus beaucoup, Delilah. Ça la fait trop souffrir.

Le requin revient. Il lui tend son ticket, qu’elle regarde à peine.

« Tiens, ta place. »

Elle hoche la tête, remerciement silencieux, avant de tendre la main pour l’attraper, tout doucement. Le papier se froisse un peu dans sa main, elle passe son pouce dessus pour mieux en sentir les aspérités. Elle le tient bien, pour ne pas le perdre. C’est assez rare que Delilah s’accroche aux choses.

« Euh t’es sûre que tu vas bien ? T’as une sale tête, désolé de le dire comme ça, mais… Je voyais pas comment le dire autrement. »

Un petit rire s’échappe de ses lèvres d’écorchée-vive. Ce n’est pas un rire moqueur, ni un rire amer. C’est un rire aussi sincère qu’il est possible de l’être dans la bouche de Delilah. Sa franchise la fait rire. Elle se moque d’avoir une sale tête, elle se moque d’avoir une tête. Elle pourrait être recouverte de boue, elle s’en foutrait.

« Tu viens ou tu prends racine ? »

Ça a un goût d’aventure. Elle aime bien. Elle en a assez de se sentir lourde, alors elle retire le manteau qui n’est pas à elle. Elle commence à marcher à sa suite, retenant le pardessus par la manche et le laissant traîner par terre. Il fait bien assez chaud dans le cinéma de toute façon. Ils marchent ensemble, et sa voix éthérée s’élève par-dessus le brouhaha ambiant.

« Je suis pas sûre que je vais bien, si ça t’aide. »

Elle garde les épaules baissées, et la tête bien haute. Tournée vers le plafond, comme si elle voyait le ciel au travers. Des personnes manquent de marcher sur le manteau qu’elle traîne, elle s’en fout. Ça fait un bruit de frottement quand elle marche, c’est marrant.

« T’es quelqu’un de gentil. Tu laisses les gens te suivre. Tu montres comment tu es à l’intérieur. »

Elle caresse distraitement, en marchant, l’encre sur les phalanges de l’homme-squelette. Plein de significations différentes. Il est une énigme vivante. Delilah ne résout pas les énigmes. Elle marche avec elles, elle danse avec elles, elle profite de leur existence, car une fois qu’elles ont été élucidées les énigmes disparaissent. C’est triste.

Elle s’accroche à un doigt de l’Enigme, Delilah, comme un bébé qui serre un objet dans son poing juste pour vérifier que sa main lui obéit. Peut-être aussi pour vérifier qu’il ne va pas disparaître comme ça. Il doit la guider dans le cinéma.



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MessageSujet: Re: Crap! Need Money ! ft. Delilah   Dim 31 Jan - 15:12



Crap! Need Money!
Nikolai & Delilah

Jamais je n’aurais pensé que ma sortie au cinéma puisse se montrer aussi unique et fascinante. Pas que je fixais la jeune femme avec des yeux de merlan fris et la bouche d’un poisson hors de l’eau, mais il y avait quelque chose chez elle, quelque chose… de pas commun. Ça me poussait à rester avec elle, à ne pas prendre la fuite. Et puis à quoi bon courir loin d’elle ? Elle n’avait rien de dangereux, juste un petit air de fille qui avait un peu trop tiré sur la cigarette magique du drogué du coin. Son rire fit tâche dans mes pensées, me forçant à reposer pied sur Terre, mon regard se glissant dans le sien lors d’un bref instant. Qui était-elle ? Je ne lui avais même pas demandé son prénom alors qu’il s’agissait d’une base pour faire connaissance. Mais il n’était pas dit qu’elle allait me le donner, peut-être allait-elle esquiver la question et parler d’autre chose. En tout cas, elle avait ri, elle ne le prenait pas mal, et tant mieux, je ne voulais pas me taper un scandale en plein milieu d’un Hall de cinéma.

Elle se décida enfin à me rejoindre, ôtant le lourd manteau de ses épaules. J’allais gentiment lui proposer de le prendre, mais elle opta pour une toute autre solution, le traîner par terre. Oui, ça pouvait aussi le faire, d’une certaine manière. Je remarquais les quelques regards curieux et interrogateurs des personnes qui passaient à côté de nous, leurs murmures déplaisant résonnant à mes oreilles. Tss. Une p’tite bande qui jugeait bon de cracher dans le dos des gens qui ne rentraient pas dans le rang. Je reportais mon attention sur la jeune femme, les questions se bousculant dans ma tête. Pourquoi m’avait-elle suivi ? Pourquoi moi ? Pourquoi semblait-elle dans un autre monde ? Qu’est-ce qu’elle faisait-là ?

Mettant sûr de ne pas finir ma route seul, je repris ma marche, sortant mes mains de mes poches pour éviter qu’elles deviennent moites avec toute cette chaleur. Je tournai un regard dans sa direction, par-dessus mon épaule, tandis qu’elle répondait à ma question dans la plus évasive des manières. Elle ne savait pas, enfin, elle n’était pas sûre. Ca m’aidait vachement. Vu sa tête de cadavre pas frais, pardonnez-moi l’expression, j’avais légèrement peur qu’elle me fasse une crise dans la salle, si consommation de drogue il y avait eu. Parce que désolé, mais elle donnait vachement l’impression de planer. Son regard était rivé sur le plafond comme si elle contemplait les nuages dans le ciel pour y discerner une silhouette, son manteau toujours à la traîne derrière.

Quelqu’un de gentil, un sourire en coin naquit sur mes lèvres à sa remarque alors que je secouais doucement la tête, une vraie comique celle-là. Je l’aimais bien. Elle n’était pas comme les autres et ne s’amusait pas à faire de commentaire sur l’encre qui parcourait ma peau, visiblement ça ne la dérangeait pas. « Normal que je montre comme je suis, c’est complètement con de se cacher aux regards des autres. L’hypocrisie c’pas mon genre. » J’haussai les épaules et un sursaut me prit quand ses doigts fins et froids parcoururent ma peau, dans ce qui semblait être une caresse. Ne stresse pas, elle ne cherche pas à flirter ou autre, calme. « Je parais peut-être malpoli mais c’est quoi ton petit nom m’demoiselle ? » Pas de ton déplacé ou de coin d’œil, j’étais tout simplement curieux de pouvoir mettre un nom sur ce visage. « Moi c’est Nikolai, c’est russe si tu veux savoir. »

Son doigt s’accrochait au mien mais je ne fis rien pour m’en dégager, elle voulait seulement éviter de me perdre dans cette foule de gens, comme une enfant qui se tenait à son père ou sa mère. Enfin, vous comprenez l’idée. Son manteau manqua de tuer quelqu’un et je me vis dans l’obligation de m’en saisir pour me le glisser sous le bras, je lançai un regard à la brune en haussant les épaules « On évite les accidents comme ça. » Et sans rien ajouter, je lui ouvris la porte de la salle, l'invitant à y entrer.
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MessageSujet: Re: Crap! Need Money ! ft. Delilah   Ven 5 Fév - 0:45

Tout peut s'oublier



Elle est tendue, l’Énigme. Delilah pourrait presque entendre son rythme cardiaque s’accélérer quelques instants, lorsqu’elle vient frôler sa main de ses doigts glacés. Mais il se calme rapidement, preuve indéniable du contrôle qu’il a sur lui-même. Elle l’imagine s’envoyer des signaux. Se répéter « C’est rien, c’est rien, fin de l’alerte » dans sa tête, en boucle. Elle faisait ça aussi, avant.

« Je parais peut-être malpoli mais c’est quoi ton petit nom m’demoiselle ? »

Elle sourit de nouveau. Ses tournures de phrase l’amusent. Il ne se cache pas, non, il jongle juste avec des manières d’être qu’on imagine mal se côtoyer. La politesse et la rudesse. Et pourtant il ne semble pas indécis. Il est lui, c’est tout. Elle ferme les yeux un instant, obligeant sans s’en rendre compte une dame à se pousser pour l’éviter.

« Moi c’est Nikolai, c’est russe si tu veux savoir. »

Son épaule heurte mollement un homme qui lui tournait le dos. Elle n’a plus l’habitude d’être dans une marée de monde. Même les couloirs de la fac, les rares fois où elle y fait un tour, ne sont pas aussi bondés. Elle s’accroche à l’Énigme pour ne pas la perdre. Elle est suffisamment proche de lui pour ne pas avoir besoin de trop élever la voix. C’est mieux comme ça.

« Delilah. Quelqu’un m’a dit une fois que ça voulait dire La Guide. Mais je ne sais pas d’où ça vient. »

Quelque chose la retient en arrière. Surprise, elle perd le peu d’équilibre qu’elle avait, se rattrapant négligemment au mur qu’elle frôlait quelques secondes plus tôt. Elle observe Nikolai ramasser le manteau sur le sol et le coincer sous son bras. Elle se sent perturbée, elle a du mal à assembler les pièces du puzzle. Que vient-il de se passer ?

« On évite les accidents comme ça. »

Ah. Elle vient de comprendre. Pas d’éclair de lucidité dans ses yeux, ni d’expression lumineuse. Rien ne traduit sa subite clairvoyance. Elle se contente de hocher la tête et de franchir la porte qu’il maintient ouverte pour elle. Gentille Énigme.

Il fait déjà noir dans la salle. Sur l’écran, la lumière des bandes annonces répand sur les sièges matelassés des ombres éphémères. Cette étrange cécité ne dérange pas Delilah qui avance nonchalamment, comme toujours. Ses jambes avalent quelques marches, la loi de la pesanteur se rappelant à elle à chaque pas. Elle se tourne vers Nikolai pour vérifier qu’il la suit, et fait un signe de tête interrogateur vers l’une des rangées. C’est le fait de côtoyer Ruby qui lui apprend progressivement à prendre en compte les autres et leurs avis. Pas tout le monde bien sûr, et pas tout le temps. Il lui arrive encore de les oublier, perdue dans sa bulle.

Delilah est une funambule. Petit à petit, elle réapprend à se soucier du monde qui l’entoure. Mais un seul pas de travers et elle retombera dans son enfer. Est-ce qu’elle a vraiment envie de redevenir quelqu’un ? Ne serait-elle pas mieux comme elle est, ne serait-elle pas mieux toute seule ? C’est quelque chose qui la guide, comme un flot invisible qui la dirige délicatement. Il lui dit qu’on a besoin d’elle. Il lui dit de trouver ses étoiles, les étoiles à accrocher sur le Néant.

Delilah fait confiance au Guide.


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MessageSujet: Re: Crap! Need Money ! ft. Delilah   Mar 9 Fév - 10:22



Crap! Need Money!
Nikolai & Delilah

Delilah. Etrange prénom que j’entendais pour la première fois. Il n’était pas moche ou imprononçable, non, il était original et Dieu savait que j’aimais l’originalité. Un sourire étira mes lèvres quand elle m’en donna la signification. Amusant quand on pensait que je lui traçais la route, haussement d’épaules de ma part, qui en avait quelque chose à faire de l’origine ? Enfin, ouais, bon d’accord je venais de donner l’origine du mien, mais ce n’était qu’un détail futile. « Joli prénom, original tout comme toi. » A elle d’interpréter ça comme elle le souhaitait, je n’allais pas lui forcer la main quand même.

Après qu’elle ait passé la porte que je lui tenais, je dus faire l’effort de rester ainsi quelques secondes de plus pour faire passer toute une famille qui brayait et riait comme porcs dans une porcherie. Je ne jugeais pas facilement, c’était même très rare, mais me faire bousculer de la sorte alors que je me montrais poli à leur égard, ils méritaient des baffes. De plus, j’avais perdu l’étrange jeune femme dans l’obscurité de la salle, génial. Jouant des coudes pour la rattraper, je manquais plusieurs fois de lâcher son énorme manteau. Ne lâchant aucune excuse, j’arrivais enfin derrière elle. Juste à temps, elle venait de tourner son regard dans ma direction et j’hochai rapidement la tête, approuvant son choix de rangée. Mon regard fut attiré par l’écran sur lequel dansaient de nombreuses images. Certes, les publicités ne m’intéressaient pas, mais il était fabuleux de voir à quel point le reste du public semblait absorbé à l’idée d’acheter le nouveau parfum hors de prix. Des rats de laboratoire. « Installes toi, le film ne va pas tarder à commencer. »

Je lui lançai un bref regard, remarquant son air pensif et, encore une fois, complètement ailleurs. Devais-je agiter ma main devant son visage ou claquer des doigts, au risque de lui faire faire une crise cardiaque ? J’optais pour la troisième solution, la pousser gentiment dans la rangée pour qu’elle ne gêne pas toute la circulation. « Allez la Guide, on se motive. Tu pourras dormir quand tu seras assise» dis-je avec humour, ce même sourire bête sur les lèvres.

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MessageSujet: Re: Crap! Need Money ! ft. Delilah   Mar 29 Mar - 23:57

Seules les plaisanteries doivent se faire dans le plus grand sérieux




Il se passe quelque chose. En fait, pas vraiment. Il ne se passe rien du tout. Plus rien. La machine s'arrête subitement, alors qu'elle observe le vide du coin de l’œil. Elle étouffe. A l'extérieur, on ne voit rien. Elle ne suffoque pas, il n'y a aucune trace de peur sur son visage éclairé par la lueur mouvante du projecteur. Une vague vient d'emporter son cœur. Elle a besoin de son cœur. Même complètement anesthésié, même meurtri et enfumé, elle a besoin de son cœur. Sans lui, comment avancer ?

Des mots parviennent à ses oreilles mais elle n'en saisit pas le sens. Comme si elle se trouvait sous l'eau. Elle se noie dans ses larmes. Elle a perdu son cœur. Elle voudrait crier pour le rappeler auprès d'elle, mais elle n'y arrive pas. Sans son cœur, elle ne peut plus crier. Reviens. Reviens. Ses bras se mettent à bouger, précautionneusement, tirant une ficelle invisible. Reviens, je t'en prie. Son cœur se rapproche, avec une lenteur insupportable, elle sent sa cage thoracique se tordre douloureusement pour l'attraper. Des doigts de sorcière, tendus vers l'objet de leur désir.

La scène n'a duré qu'une fraction de seconde. Déjà son cœur est revenu à sa place, comme si tout cela n'était qu'un mauvais rêve. Pourtant elle le ressent encore, ce vide effrayant. C'est donc ainsi qu'elle deviendra, si elle ne trouve pas ses étoiles. Si elle s'enfonce encore et encore dans ses ténèbres. Si elle ne se décide pas à vivre.

On la pousse dans le dos. Gentiment, pas pour la faire trébucher. Son épaule va un peu vers l'avant, puis revient à sa position initiale. Elle se tourne pour faire face au pousseur.

« Allez la Guide, on se motive. Tu pourras dormir quand tu seras assise »

Le sourire de l’Énigme la rassure un peu et lui permet d'esquisser quelques pas pour s'affaler sur un des fauteuils de la rangée. Mais elle ne dormira pas. Elle aurait bien trop peur de perdre son cœur une deuxième fois. Pourquoi est-il parti ? Avait-il un message à lui faire passer ? Nerveuse, elle s'agite un peu, peinant à focaliser son attention sur les images à l'écran. Elle mordille la peau autour de son pouce. Elle remonte ses genoux contre son torse. Elle ferme les yeux très fort. Il y a des mots dans sa gorge, des mots qu'elle doit prononcer. Pas pour quelqu'un. Peut-être pour quelque chose. Peut-être que ces mots sont un appel à l'aide.

« J'ai peur. »

C'est un chuchotement presque imperceptible. Mais il l'aide à ne pas fondre en larmes et se mettre à donner des coups dans tous les sens. La tension s'éloigne un peu d'elle, lui permettant de respirer de nouveau. Oui, elle a peur. Elle a terriblement peur de perdre la dernière part d'elle-même qui lui reste. Mais elle sait ce qu'elle a à faire pour que cette chose n'arrive pas.

« Qu'as-tu tatoué sur ton cœur ? »

Sa voix est faible, une fois de plus, mais la sensation est différente. Ce n'est plus un souffle d'air échappé par mégarde de ses poumons. On sent dans ces accords que la question n'est pas une banalité de plus jetée dans le vent. Elle regarde l’Énigme, ses yeux bleus assombris par l'obscurité de la salle. Elle désigne sa poitrine, sur le côté gauche. Et elle répète.

« Qu'as-tu... tatoué... sur ton cœur ? »

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MessageSujet: Re: Crap! Need Money ! ft. Delilah   Jeu 31 Mar - 20:34



Crap! Need Money!
Nikolai & Delilah

J’en avais croisé des personnes brisées dans ma vie, mon passé de militaire ne m’avait pas épargné les visions d’horreur que dissimulait le monde. Combien d’enfants avais-je dû sauver des décombres d’un immeuble écroulé ? Combien de mères avais-je dû rassurer ? Combien d’adolescents avais-je vu errer ? On m’avait ouvert les yeux sur la misère qui régnait sur Terre, et je devais avouer que Delilah m’inspirer une de ces âmes en peine. Je ne pouvais pas savoir ce qui la tourmentait, mais je pouvais voir cette lueur dans son regard, celle qui illustrait le mal-être d’une personne. Ma bonne humeur s’envola au rythme de mes pas et se brisa en mille morceaux quand je pris place dans le fauteuil, mes doigts s’enfonçant dans les accoudoirs.

Mon regard se détourna de l’écran pour l’observer, voilà qu’elle mordillait sa peau. Un tic nerveux chez la plupart des personnes. Mais chez elle ? Elle m’intriguait depuis le début. Elle n’avait pas l’air méchante, juste complètement perdue. Je ne pouvais dire s’il s’agissait d’un des effets néfastes de la drogue, je ne connaissais rien d’elle. Elle était toujours une inconnue.  Je crus l’entendre murmurer et mes sourcils se froncèrent, dans un effort de compréhension.

Mon cœur. Tatoué. Que voulait-elle dire ? J’ouvris la bouche pour lui répondre avant de la refermer lourdement. Que pouvais-je bien lui dire ? Je n’avais aucune idée de ce qu’elle cherchait à savoir. Je portai une main hésitante vers ma propre poitrine, mes doigts se crispant quelque peu sur mon t-shirt, créant un frisson le long de mon buste. J’avais tellement de dessins sur ma peau que j’étais incapable de me rappeler le sens de chacun. Elle insista de nouveau et je crus comprendre. Un instant, une seconde, ce qu’elle voulait. Mon cœur. « Mon cœur ? »

Elle m’avait pris complètement au dépourvu et mon cerveau était incapable de me donner la moindre solution, bien trop occupé à chercher un sens à ses mots. Merde, elle m’avait fait planter. Je me laissai glisser dans mon fauteuil, cachant mon visage dans ma main, basculant légèrement la tête en arrière alors que je réfléchissais. Il me fallait une diversion. « Et toi ? Qu’as-tu de tatoué sur le tien ? » J’écartai mes doigts pour croiser son regard sombre, reflétant un tout autre monde que le mien. J’avais peur de garder le contact, peur de me retrouver happer dans ses profondes prunelles mystérieuses. Que cachait-elle ? « As-tu besoin de quelque chose… ? » Ma voix n’était qu’un murmure hésitant qui s’était laissé flotter dans l’atmosphère intrigante qui régnait autour de nous.

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Delilah Cosgrove

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MessageSujet: Re: Crap! Need Money ! ft. Delilah   Ven 6 Mai - 1:54

Pâle reflet de l'infini voyage qui attend celui qui part



Il est perturbé. Il arrive régulièrement que les gens le soient, lorsqu'ils parlent avec elle. Ils froncent les sourcils. Ils clignent des paupières. Ils grimacent légèrement. Et bien souvent ils s'éloignent. Mais Nikolai ne part pas. Il cherche un ordre dans le chaos qu'elle vient de mettre dans ses pensées. Il cherche un sens au non-sens. Delilah sourit. C'est ainsi qu'il faut réfléchir. C'est ainsi que leurs chemins pourront se croiser. Elle imagine les engrenages tourner dans le vide, jusqu'à ce qu'il comprenne que ce n'est pas d'engrenages dont il a besoin pour répondre à cette question. Elle attend.

« Et toi ? Qu’as-tu de tatoué sur le tien ? »

Le coin de ses lèvres redescend doucement. Il a le droit d'avoir une réponse. Il a le droit d'être guidé vers sa propre solution. Elle prend un temps. Elle prend son temps. Puis les mots viennent à elle, comme s'ils attendaient simplement le bon moment pour se poser dans les airs. Bien rangés dans leurs cases évanescentes, ils s'envolent. Les mots vrais.

« La nuit. La nuit s'est installée sur mon cœur. La nuit sombre et aveugle. Elle est venue endormir mon cœur pour le protéger de la pluie et du vent. De mes larmes et de mon désespoir. »

Elle s'est rapprochée inconsciemment, pour murmurer à son oreille. Leurs yeux sont toujours liés, vert contre bleu, leurs pupilles s'agrandissant avant de s'étrécir, au bon vouloir de la lumière changeante du projecteur. Ding. Dong. Ding. Dong. Grand. Petit. Grand. Petit. Battements de cœur, carillons papillonnants.

« As-tu besoin de quelque chose… ? »

La tristesse s'empare de Delilah, si subitement que les larmes troublent automatiquement sa vision. Les émotions fondent toujours sur elle comme des oiseaux de proie, la percutant de plein fouet. Douleur. Sa gorge se serre. Mais elle trouve tout de même le courage de répondre, la voix étranglée par les sanglots retenus.

« J'ai besoin... J'ai besoin de savoir qui tu es, ce qui t'anime... J'ai besoin de savoir si tu peux, si tu veux, devenir une de mes étoiles. »

Elle pleure Delilah, elle pleure parce que cette vérité l'émeut terriblement. C'est la première fois qu'elle exprime cette idée à voix haute, la première fois qu'elle formule sa volonté de retrouver un chemin. De ne plus être perdue dans ses ténèbres. Elle se cache derrière les manches trop longues de son pull, les gouttes salées sur ses joues imbibant la maille grossière. La pluie l'a rattrapée, mais c'est une pluie qui prépare l'arc-en-ciel.

« Alors... Dis-moi... Réponds-moi... »

Elle hoquette, et ses murmures prennent les allures d'une supplique. Elle renifle, tente de respirer plus calmement pour apaiser ce bouleversement qui l'agite toute entière. Le visage toujours enfoui dans son pull, elle laisse la nuit tomber sur elle de nouveau. C'est un joli dégradé. Petit à petit, les troubles et les passions s'amenuisent, comme s'ils s'endormaient. Bonne nuit, bonne nuit. Bientôt vous serez de nouveau maîtres en votre demeure.

Les yeux rougis de Delilah se posent sur l’Énigme, encore une fois. Dans le regard de Delilah, il n'y a plus rien. Sauf pour qui sait où regarder, et comment regarder. « Qu'as-tu tatoué sur ton cœur ? »

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MessageSujet: Re: Crap! Need Money ! ft. Delilah   Mar 31 Mai - 22:08



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Nikolai & Delilah

HRP:
 

La nuit. La pluie. Le vent. Des larmes. Du désespoir. Je n’avais pas affaire à une droguée, non ce n’était pas cette saloperie qui l’avait détruite, mais quelque chose de plus sombre. Mon regard se perdit sur son visage durant de longues minutes, mon esprit se perdant sur les questions posées. Je ne savais pas comment lui répondre, quoi lui répondre. De plus, la voilà si proche, je pouvais sentir son souffle ricocher contre ma peau alors que mon cœur partait dans un délire de battements effrénés. Dans un tic instinctif, ma main –aussi rebelle qu’elle était- vint s’emparer de celle de mon inconnue. Je fus surpris par la froideur de sa peau et resserrai ma prise, dans l’espoir de lui procurer une brève chaleur réconfortante. Mon regard restait accroché au sien dans le but de trouver un quelconque indice dans ses prunelles. Et soudainement, cette vision si claire fut perturbée par des sillons de larmes sur ses joues.

Je n’avais aucune idée de comment réagir face à ça, moi qui était venu pour regarder une bonne connerie pour me détendre. J’étais parti sur un tout autre trip. J’avais déjà assisté des personnes en pleine crise de larmes, mais ici, c’était totalement différent. Delilah se confiait à moi sans la moindre retenue, et je l’écoutais, figé sur mon siège, la gorge nouée, l’incertitude dans le regard. Il fallait que je me reprenne, que je lui offre une porte de sortie face à ce monde qui la dévorait à petit feu. Mais que faire ? Je la connaissais à peine, je ne savais rien d’elle, mes mains étaient vides. Je laissais les mots s’échapper de ma bouche dans une inspiration plus que précaire. « Un paradis, mon paradis. Mon paradis est tatoué sur mon cœur. »

Ma réponse était certes vague, mais je la comprenais à ma façon. Je lui offris un sourire incertain, mais un sourire tout de même. Je fis signe au couple devant nous de s’occuper de leurs affaires avant de revenir à la brune. Je ne laisserai pas cette foule se moquait d’elle. Elle avait besoin d’aide, elle avait besoin d’une oreille pour l’écouter et la comprendre. J’étais prêt à faire cet effort. La voilà qui se cache, me prenant –une nouvelle fois- au dépourvu. Tant pis si cela paraissait étrange ou déplacé, mais les mots n’étaient souvent pas suffisants par rapport aux gestes. Je la pris dans mes bras. Ma main vint frotter légèrement son dos. Bordel si on m’avait dit que je ferai ça un jour… J’en aurais mangé mon insigne d’officier. « C’est cool les étoiles. Ça brille et ça fascine. Alors si tu trouves que j’ai une tête d’étoile, alors j’accepte d’être l’une des tiennes. » Un bref sourire éclaira mon visage un court instant.

« Je suis un homme qui a décidé de tatouer sa vie sur sa peau pour conter son histoire au reste du monde. J’avoue qu’avec tout ce bordel sur moi, on a du mal à comprendre, mais je veux bien prendre le temps de t’expliquer si tu veux. » Sa voix était calme et douce, je cherchai à la rassurer, à la réconforter comme je le pouvais. « Et ce qui m’anime ? Tu me poses une colle, je dois te l’avouer… » La gardant contre moi, j’espérai que les pleurs allaient cesser et qu’elle me laisserait une chance de chasser les nuages dans son ciel.

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