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 Beacon Hill Investigation [Ft Liam et Therence]

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Stiles Stilinski

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MessageSujet: Beacon Hill Investigation [Ft Liam et Therence]   Mer 9 Déc - 22:57

BHI strat



Le temps passe à une vitesse inimaginable. C’est du moins l’impression que j’ai lorsque je me rends compte que Liam et moi nous n’avons pas encore entamé notre enquête. En tout cas pas sur le terrain. Je relis nos échanges par texto et lorsque je note les dates, je prends une sorte de claque mentale. Ce n’est pas que le temps passe vite, c’est que nous vivons une vie en une semaine. J’ai parfois l’impression d’avoir pris dix ans alors que nous n’avons même pas fait une année scolaire entière.

Le temps d’une pensée mélancolique, je songe à tous ceux que nous avons perdus. Je me remémore nos aventures, j’énumère nos ennemis, actuels et anciens. Après tout, dans ce monde, rien ne garantis qu’ils resteront dans le passé.

Mes doigts se resserrent sur mon poignet. Cette marque est un autre mystère à élucider. J’espère trouver des indices pendant mon enquête avec Liam car lors de l’épisode avec la géante arachnide, la marque a agi. Elle m’a sauvé, je crois, de l’influence hypnotique et néfaste de l’araignée. Mais pourquoi, Comment, je le sais plus ou moins ; la douleur. Mais pourquoi s’est-elle déclenchée ? Pourquoi a –t-elle cette forme ? Et pourquoi suis-je le seul à la voir ?

Mon téléphone vibre. J’abandonne la marque des yeux pour lire le message de Liam. Derek a réussi à nos organiser une rencontre avec Therence et Liam m’annonce est disponible. L’enquête débute donc officiellement aujourd’hui, en fin d’après-midi ;

J’ai fixé le rendez-vous dans un Dinners. On discutera autour d’un soda ou d’une glace et on prolongera autour d’un Burger si cela est nécessaire. En espérant que cela détendra l’atmosphère ! J’ai délibérément évité le restaurant où Carry bosse. Je l’adore, mais il est un peu trop curieux et Liam est déjà sur les nerfs sans compter que Therence sera sans nul doute sur la défensive.  Je veux éviter les variable qui pourraient tendre vers une enquête écourtée et non aboutie.


Liam et moi nous installons à ne table, suffisamment à l’écart pour discuter en toute discrétion sans être totalement isolée pour éviter un surplus d’attention.   Je profite de ce moment pour en savoir plus, de vive voix, sur les derrières aventures de mon ami. Il me fait un résumé aussi rapide que lui permettent ses derniers déboires et je me sens…traître.

«  Liam, je suis désolé. Je t’avais promis que je serais là pour t’aider et te soutenir, et je n’ai pas été à la hauteur.

J’ai failli. Je n’étais pas là pour lui, pour le soutenir. Avec l’absence de Scott, c’est à moi d’être là pour la meute. Je dois être plus présent. Je dois leur montrer qu’ils peuvent compter sur moi !

«  Au fait, alors comme ça, tu connais Caracole ?

J’esquisse un sourire plein de sous-entendus et un tantinet moqueur. J’ai bien noté comment Carry craquait pour le louveteau. L’un comme l’autre, ils comptent beaucoup pour moi. S’ils s’aiment, alors je suis heureux pour eux. Et si ça ne marche pas, je serais là pour sécher les larmes et encaisser les coups de gueule. Je sais qu’ils trouveront, quoi qu’il arrive. Ils sont tous les deux mignons à croquer, irrésistibles et dotés d’un cœur dont il faut prendre soin tant il est gros.

La porte du restaurant s’ouvre. Voilà notre rendez-vous. La question est : comment cela va-t-il se passe maintenant ?

::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::

(c) fiche par ocean lounge


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Liam Dunbar

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MessageSujet: Re: Beacon Hill Investigation [Ft Liam et Therence]   Dim 20 Déc - 13:03





Rendez vous au Dinners


Battant la mesure, je me laisse entraîner par le doux rythme de la musique. Enfin, doux est un grand mot. On va dire un riff très célèbre dans le monde du Heavy  dès les premières notes. Après tout, qui ne reconnaît pas « Smoke on the water » de Deep Purple dès les 10 premières secondes ? Si ce n'est pas le cas, mettez vous rapidement à la page. C'est un truc mythique ça ! Bon, je vous entends déjà gueulez que c'est un truc de vieux ça. Mais je m'en fiche. Cette musique est symbolique pour moi mais ça c'est une autre histoire que je ne suis pas près de vous raconter dans l'immédiat. Gardons un peu de suspense pour le moment voulez vous ?

Assis sur ma chaise de bureau, mes doigts pianotant sur le bois de la table, je rédige mon devoir supplémentaire obligatoire pour le lycée. Vous rendez vous compte ?! Moi puni jusqu'à devoir écrire toute une dissertation sur l'importance des priorités ! Et tout ça pour une malheureuse bagarre à la cafétéria. Il paraît que se battre pour un motif aussi insignifiant que le vol de beignet est vigoureusement interdit. Mais par contre, je faire défoncer le nez par un coup de boule, c'est toléré par l'établissement.

Vous y croyez vous !  Je n'ai jamais entendu d'aussi grosse sornette de toute ma vie. Un coup d’œil à l'horloge, je constate avec amertume que le temps passe beaucoup trop lentement. Deux heures devant une feuille à moitié blanche. On va considéré que marquer mon prénom sur la copie et la date, ça compte pour la moitié du devoir.  L'autre moitié, je n'aurai qu'à marquer que mes priorités dans la vie vont très bien, je vous remercie. Toutefois, je ne pense pas qu'ils apprécieront mon opinion à ce sujet.

En face, posé devant ma lampe, se trouve ma broche magique. Après le voyage à Vegas, je pense avoir trouver le truc pour accéder à l'autre coté.  Même si parfois, j’avoue il y a quelques petit raté avec la méthode Peter pan. Ça n’apporte aucun incident, je tiens à le préciser. Juste une horrible frustration de ma part,. Ouais, je me la joue à l'Alice au pays imaginaire, sauf qu'au lieu de passer par les miroirs, même si c'est carrément cool comme idée, je traverse une broche enflammée. C'est le modèle à emporter partout avec soi, c'est pour ça que c'est moins voyant.

Je soupire à repenser aux galères que nous avons traversés et surtout des têtes dont je ne voulais pas voir maintenant. Je m'enfuie de la ville pour éviter de repenser aux gens de l'épisode Tisseuse et sbam ! Je me retrouve avec le quart d'entre eux dans les pattes. La prochaine réunion des traumatisés du grand méchant du moment, prévenez moi au lieu de faire la surprise afin que je me retrouve pas comme un con devant tout le monde. J'étais tout de même soulagé de connaître leurs prénoms grâce à la dernière fois où j'ai bu un verre avec Stiles.

D'ailleurs, en parlant de cet hyperactif, je suis surpris d'être toujours en contact avec lui même si ce n'est que par message. Moi qui pensais que ce n'était que juste un prétexte pour m'apaiser puis aussitôt zapper mon existence de l'univers tout entier, je suis ébaubi de m'être trompé à ce sujet là. Même si ce n'est que pour donner de ses nouvelles pour l'enquête en cours, c'est sympa de discuter avec quelqu'un plongé dans le monde surnaturel autre que Caracole. Ça a quelque chose de différents mais je n'arrive pas à mettre le doigt dessus pour l'instant.  

Je laisse tomber mon devoir, n'ayant plus le courage de le commencer, et me jette sur mon portable comme la misère sur le monde. J'espère que l'humain de la meute est libre aujourd’hui. Je vais devenir fou à rester planter entre quatre mur devant cette copie blanche. Je lui envoie un message signalant que je peux venir à sa rencontre. Bon, je ne suis pas officiellement disponible mais ça, il n'a pas à le savoir. Quelques minutes plus tard, il me réponds. C'est noté, nous avons donc un rendez-vous en fin d'après midi. Ce qui me laisse tout le temps de soupirer devant ma copie en attendant. Je sens venir les bonnes conditions de rencontre avec le caïd.

L'heure tant attendu s'approchant à grand pas, je déambule dans les rues à la recherche de ce fameux Dinners. Il aurait pas pu choisir un truc plus simple ? Comme le boui-boui de simplet l'ours par exemple ? Là, je connais la route. Quoi que... Avec le louveteau dans les parages, il se peut que mon attention sur l'enquête à venir ne soit pas au rendez vous. Pas de ma faute si une certaine personne est assez distrayante.

Trouvant enfin le restaurant, où Stiles m'attends à l'entrée, nous y rentrons pour nous installer dans un endroit de la salle, à mi-chemin entre se fondre dans la masse et s'y exclure. C'est vrai que je n'est pas envie d'avoir d'oreille qui traîne en prévision de la discussion à venir. Elle risque d'être houleuse vu nos caractères et totalement loufoque pour un individu lambda. Bien assis, je lui raconte plus en détails mes aventures à Vegas, ma pyjama party avec Caracole qui a fini en câlinage intensif nocturne et mon exploit à ma cafétéria avec la boxeuse du nom d'Espérance. Faut dire qu'avec elle, j'ai bonne espoir de me prendre un bon crochet du droit si elle me revois.

-Liam, je suis désolé. Je t’avais promis que je serais là pour t’aider et te soutenir, et je n’ai pas été à la hauteur.

Je ne sais pas quoi lui dire. Que j'ai toujours compter que sur moi même pour me sortir de mes ennuis ? Que je n'ai pas cru un traître mot de sa promesse ? Que ce n'est pas grave, j'ai l'habitude des paroles en l'air ? Je pense que ça le blesserai plus qu'autre chose. Déjà qu'il a l'air de se sentir mal de m'avoir mis de coté. Sauf que je suis un gamin immature et égoïste. Malgré que je m'y attendais, je l'ai très mal pris d'avoir été mis sur la select pour un motif quelconque.

-Pas grave, t'étais plus occuper à sauver la veuve et l'orphelin que d'un mordu par erreur. Je t'en veux pas.

Enfin, presque pas. On va dire que je lui est pardonné à un tiers. C'est entre la moitié et le quart. Par contre le True-Alpha, va falloir qui rame dur pour obtenir ne serait-ce que des miettes de ma clémence. Lui c'est vas-y que je te mord, puis te saucissonne dans ma baignoire pour ensuite te faire le grand discours comme quoi nous sommes frères. On croirait qu'il était en train de réciter le dialogue d'un autre. Et après pouf ! (Ouais, pouf, vu que vous aviez l'air de l'apprécier.) Plus personne à l'horizon.

Alors non, j'ai pas envie de me prendre la tête tout de suite avec ça. On a des choses bien plus importante à faire. Comme par exemple auditionner tout les gens présent durant ce fameux jour. Peut être qu'à la fin, il pourra se racheter à ce propos. Pas avant. Je ne lui fais pas assez confiance pour ça. Qu'il fasse ses preuves avant. Ma confiance, ça se mérite. Surtout quand on m'a déjà laisser tomber une fois. Allez, changeons de sujet avant que je ne me décide de faire route en solitaire.

- Au fait, alors comme ça, tu connais Caracole ?

Euh.... Là c'est pas du tout le sujet auquel je m'attendais à parler. Suivant ? Nan ? Zut alors. Je rougis sous son allusion. Caracole et moi... C'est compliqué à exprimer. C'est beaucoup de chose en peu de temps. C'est quelque chose dont je n'arrive pas à saisir toutes les nuances, pour l'instant. C'est doux et tendre par contre. Oh mon dieu, je deviens mielleux en repensant à notre soirée ensemble. J'espère franchement que personne n'ai vu mon sourire niais en m'y remémorant ce moment magique que j'ai passé avec le louveteau. J'ai adoré malgré quelques scènes gênantes comme l'histoire de la chambre.

-C'est pas ce que tu crois hein ! On est juste ami ! Enfin pour l'instant. Euh,qu'est ce que je raconte moi, c'est simplement un ami mordu comme moi. C'est pas comme si je pouvais... euh, voulais autre chose avec lui. Malgré qu'il sent quand même vachement bon. Et sa naïveté est à croquer Tu devrais le voir rougir.... Arg ! J'abandonne. Crois ce que tu veux.

Je m'embrouille dans mes propos tandis que son sourire deviens un tantinet plus moqueur dès que je divagues. A croire qu'il a fait exprès de me poser cette question pour que je perde tout mes moyens. En tout cas, je peux pas m'enfoncer plus à ce propos ci. Cara me fait de l'effet, je ne peux pas nier. Mais tout dépends du niveau. Je me cache dans mes bras croisés sur la table, tentant de rentrer en osmose avec les meubles. Je suis rouge comme une tomate bien mûr.

C'est en jouant l'autruche que la porte du restaurant s'ouvre sur notre invité. Pouvais pas tomber au pire moment celui là. Je lève les yeux pour voir Therence, dans son attitude habituel je-m'en-foutiste-je-suis-le-meilleur. Automatiquement, je déplace ma main dans ma poche pour serrer ma broche que j'emporte partout avec moi depuis mon court départ hors de la ville. C'est réel. Il est réel. Je sais pas si je devrais être soulagé de ce constat ou non. Ça risque de faire des étincelles vu nos antécédents dans le labyrinthe et le lac.



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Therence Garnet

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MessageSujet: Re: Beacon Hill Investigation [Ft Liam et Therence]   Lun 21 Déc - 1:50



Entrainement et enquête


Concentré. J'évacue le doute aussi facilement que je balaierais un nuage de fumée, je sais que je peux le faire, donc je vais y arriver. Parce ce que ma volonté est d'acier, plus concrètement dans ce monde que nulle part ailleurs. Parce que j'ai le pouvoir, puissant, démesuré, et que j'ai compris la méthode. Tout est une question de visualisation, d'abord penser le sujet de mes désirs, le modeler dans mon esprit, en définir jusqu'à la couleur, le grain, l'utilité, la finalité, quoique je souhaite, ça doit exister dans ma tête avant d'être projeté sur le réel, CE réel... Il faut juste... trouver le moyen de convaincre la Logique pour le voir apparaitre...

J'ouvre les yeux, doucement, et un sourire grandissant accompagne ma stupeur.
Alors ça c'est génial...

J'observe le labyrinthe qui m'entoure. La lumière orangée qui irradie naturellement des parois en vitraux de mon petit refuge onirique, soit les fragments qui constituent la broche dans laquelle je me situe, filtrent entre les hauts murs qui s'entrecroisent comme je les aient imaginé. J'observe fièrement mon œuvre, le sentiment grisant d'avoir acquis un level de plus dans mon entrainement ici. Pourtant, il me suffit d'un geste pour que le décor tombe en poussière et qu'il n'en reste rien.  

Ça fait un moment que je m'entraine régulièrement dans ma bulle de Monde Gris. Depuis que Joe m'en a ouvert l'accès et que... enfin bref. Et à chaque exercice, j'en apprend plus sur ce monde et la meilleure façon pour moi d'en jouer. J'ai fini par comprendre entre autre que je ne pourrais pas créer un environnement, tout aussi incommensurable soit mon pouvoir. A croire que jouer les architectes, ce n'est pas un don qui m'est réservé. En revanche, avec un peu d'astuce... y a toujours moyen de faire illusion. Et rien que ça, c'est la classe! Et salutaire, je l'espère... Je ne viens pas ici uniquement pour m'amuser avec mes dons, même si je ne peux pas cacher que j'y prend un sacré plaisir.

Parti sur ma lancé, j'enchaine sur un tout autre tour cette fois. Je rigole moins, parce qu'il ne s'agit plus de jouer au prestidigitateurs. C'est beaucoup plus complexe.
Je fais craquer mes doigts et ferme les yeux, canalisé sur un but plus vaste et qui va fouiller plus loin dans les mécanismes de ce monde. Pourtant, je veux croire en être capable... j'en suis capable. Je vais le faire.

Lorsque j'ouvre les paupières, je constate que ça a marché. J'approche de la porte posée au beau milieu du sanctuaire avec excitation et appréhension. Je commence à cumuler les virées dans des dimensions parallèles louches pour ne pas me méfier un peu, quand bien même ce serait le fruit de mon imagination qui se trouve derrière. Je tourne la poignet, ouvre lentement mais surement le battant, et...

... Rien. La porte ne donne nulle part. Pas même un vide intersidéral, je peux voir l'autre côté de la pièce en regardant entre les cadrans... Un effet d'optique peut-être? Je passe le bras sans rien sentir, puis je me décide à traverser le seuil. J'atterris de l'autre côté, toujours dans mon petit chez-moi. Je recule, repasse encore, je traverse les cadrans dans un sens et dans l'autre, et fini par le contourner pour me rendre à l'évidence : c'est juste des morceaux de bois emboités ensemble. Rien qu'une stupide porte!...

Ou est t-il, le passage menant du réel au monde onirique?! Je pousse un soupir à fendre l'âme, et d'un volte-face, je balance une boule de feu sur la création qui explose et s'embrase. Le feu, ça au moins je gère sans problèmes! J'ai besoin de me défouler au terme de cet énième échec...

Est-ce que, non d'un chien, je vais trouver le moyen de faire venir un non-Torche dans le Monde Gris?!

Therence.

Que 'Ma Joe, la Torche expérimentée par une vie entière ait eu besoin de récupérer ses forces pour me permettre cette entorse ne devrait pas m'encourager si je n'étais pas le Rebel. Mon don consiste à enfreindre les lois, alors je lâcherais pas le morceau. Et puis, je ne suis pas emballé de devoir lui expliquer que la virée censée être un petit moment de détente à deux qu'elle m'a autorisé s'est transformé en cauchemar littéral... Non seulement je pense que la future ré-incarnée a d'autres préoccupations, mais c'est trop personnel au professeur Weizerling pour y mêler des tiers. Je peux régler ça sans aides.

Therence.

Je sais que je vais y arriver. C'est pas un soucis de puissance ou de volonté, il faut juste que je trouve LE bon moyen. Ne pas essayer de briser les règles peut-être, mais les contourner?...

Therence.

Je dois laisser tomber l'idée de créer un portail et un passage, je commence à penser que c'est beaucoup trop d'impact sur l'équilibre naturel, et m'orienter sur autre chose... Les rêves, ce ne sont que des images. Créer un fil d'Ariane alors? Ou opter pour de la téléportation?!

THERENCE!

Je cligne plusieurs fois des paupières. J'ai l'impression d'avoir été tiré en arrière de force. Pourtant, je sens la chaise sous mes cuisses et la table sous mes coudes, je n'ai pas bougé de la bibliothèque dont les rangées de livres et le brouhaha feutré me reviennent de moins en moins flous. Et devant mes yeux, la flamme à épingle que je quitte enfin du regard pour remarquer la présence de ma camarade qui me fixe confusément.

-Therence, hou-hou! Tu m'entends?...

-Ouais, ouais... répondis-je en me massant les paupières.

-T'étais tout bizarre, tu m'as fais peur... On aurais dit que t'étais hypnotisé par ce truc. C'est quoi?

-Rien.

-Une broche?

-Techniquement, ouai-.

-Un porte bonheur? J'ai vu que tu le caches toujours dans ta veste.

-J'ai une tête à avoir un porte bonheur?!


Bruny hausse les épaules, et fidèle à elle même, ignore superbement mes grognements pour s'installer à côté de moi en laissant tomber ses livres près de mon sac. Et elle me déblatère ses petits soucis de la journée et les derniers potins dont elle a eu vent, sans se rendre compte que j'ai l'esprit encore dans le flou, "réveillé" de force de mon petit voyage dans l'objet et obnubilé par une défaite supplémentaire. Pourtant j'ai déjà réussi à rouvrir un passage lors de cette aventure dans les rêves avec...
Le vibreur de mon portable me tire de mes pensées. Je me froisse et scrute mon tél avec étonnement.

... Qu'est-ce que c'est que ça?...

-Un rendez-vous avec Dumbar et Stilinski? Tu traines avec ces clowns?

-Occupe toi de tes affaires. Et je traine avec qui je veux.


Du marginal à clous à la bombasse du lycée selon mes humeurs. Je suis un électron libre, pas un fils à papa acoquiné aux meilleures vues de l'école. Cela dit, elle à pas tout à fait tort : on ne fait pas parti du même monde eux et moi. Alors qu'est-ce qu'il me veulent ces deux là? Pourquoi j'irais à leur rendez-vous?! S'ils voulaient me parler, ils n'avaient qu'à m'attraper entre deux cours au bahut, pas la peine de convenir d'un rencart extra-scolaire. C'est pas comme si on se connaissaient plus que se croiser au détour des couloirs du lycée, on ne fait pas parti de la même hiérarchie scolaire, on a rien en commun...

... A part notre rêve. Le jeune loupiot en particulier ne m'est pas totalement inconnu en ce que nous avons partagés quelques aventures ensembles. La Tisseuse, puis ce... délire, ou je ne veux même pas savoir ce que c'est exactement, avec ce foutus diseur d’énigme qui m'en ferait haïr les légumes oranges et l’œuvre du roi de la pop. Enfin je préfère mettre cette histoire là sur le compte d'un vague traumatisme Halloweenien - c'est pas comme si c'était la première année que ça m'arrivais - contrairement au voyage entre les songes dont je profite trop concrètement des incidences pour le remettre pleinement en doute. Puis si nous n'avons aucun lien dans la vie "réelle", après tout il reste... le deuxième Rebel dont j'ai tendance à vite oublier l'existence. Disons plutôt la demi-portion de secours si le Monde Gris à besoin de héros un jour.
L'idée qu'il veuille me voir m'étonne jusqu'à un certain point. Mais que le copain de Derek me réclame aussi me donne un drôle de pressentiment en revanche... C'est pas vraiment ce que j'ai adressé la parole à un guignol pareil hors mis pour l'aider à sortir un œuf maléfique des eaux. Mmh... Une pensée me flotte dans la tête. Ce sera l'occasion parfaite d'éclaircir certains points. Je n'arrive toujours pas à croire que Stiles, le fils du shérif du compté, le lycéen qui s'est fait... enfin, celui qui à réussi à s'approprier le cœur et ce qui va avec d'un type comme le Hale, soit... ce qu'il est, tout simplement. Y a comme une énorme erreur dans cette équation...

Après une brève hésitation, j'envoie un simple "OK" à l'invitation. En dehors des bêtises à élucider, je ne suis ni enthousiaste, ni complétement sûr de ne pas regretter cette rencontre.
On verra bien...


Le jour venu, je pose les yeux sur l'enseigne du Diner avant d'en passer les portes. C'est bien ici. Je les repères à la table, un Liam le nez enfouit entre ses bras et l'autre qui s'en amuse.

-Un rendez-vous? les interrogè-je en haussant les épaules, signifiant clairement que je ne sais pas ce que je fiche ici. Et y a que nous?

Ok... j'ai envie de leur rétorquer que ça manque de filles s'ils voulaient passer du bon temps entre potes - ce qu'ils ne sont pas à mes yeux -, mais je ne sais même pas si je reste ou si je ferais mieux de partir. Le sms n'était pas très explicite, et j'ai d'autres choses à faire que trainer avec eux. Façon de combler ma curiosité, je m'installe quand même à la table et reluque Dumbar et sa mine de désespéré.

-Ben alors Princesse? Tu pleures? Peine de cœur, ou c'est ton nez qui te fait souffrir après ton crêpage de chignon?

Je souris de toutes mes dents. Les nouvelles vont vites au bahut, et même si ça ne jasait pas sur comment le joueur de la crosse s'est fait rétamé par une fille, j'ai une commère pour compagne d'interclasse. Pas de bol, il y réchappera pas. Mon regard coule sur l'autre aux grains de beautés. Je vais pour m'enquérir des nouvelles de son ado de Derek et savoir s'il a réussi à passer outre sa révulsion des mecs, quand l'idée d'être en train de me faire embarquer dans un piège m'effleure l'esprit. Minute...

Stiles. Liam. Hors mis qu'ils font partis de ces gens que je catégoriserais de loosers en puissance, la seule chose qui nous rattache, c'est bien ce rêve que nous avons fait... Mais on était une équipe à ce que je sache, pourquoi c'est moi qu'ils ont ameuté? Je reluque tour à tour la demi-portion de Rebel et le... je sais pas ce qu'il est lui en fait.

-... Qu'est-ce que vous voulez... demandè-je avec méfiance.

... Il n'y a aucune raison qu'ils sachent pour mes excursions à l'intérieur de la broche et mes petits tours. Pas vrai? Officiellement, tout ça n'était qu'un rêve. De toute façon même s'ils étaient au courant, je ne compte pas leur en faire profiter de quelque façon que ce soit. C'est perso, MON privilège, puis je m'en sert pour quelque chose de sérieux, pas pour jouer les Dom Cobb de pacotille.
Quoi qu'ils envisagent, ils ont intérêt à être convainquant s'ils veulent me garder pour la fin d'aprèm'. Pas sur que me payer leur tête suffise...    

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Stiles Stilinski

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MessageSujet: Re: Beacon Hill Investigation [Ft Liam et Therence]   Lun 21 Déc - 17:31

Fil Rouge



Nous nous installons, et par réflexe, j’entoure mon poignet de mes doigts. Ces derniers temps, elle pulse plus souvent mais elle me fait moins souffrir. Du coup, je me demande si elle changé sa façon de fonctionner, ou si je me suis tout simplement habitué à la douleur, au point de ne plus la sentir. Elle pulse. C’est très léger, mais je la sens. Je sais qu’elle est invisible pour les autres, mais je perçois la fin de son trait qui dépasse du poignet, et je la vois pulser, d’une couleur brune, sauvage.

Je prends mon courage à deux mains et je demande pardon à Liam. Je m’en veux car je n’ai clairement pas été aussi présent que je l’aurais dû. Il venait de se faire mordre et j’aurais dû être là, répondre présent à chaque instant pour le soutenir. Qu’ai-je fait ces dernières semaines ? Je n’arrive pas véritablement à me souvenir. Mon esprit est embrumé.

-Pas grave, t'étais plus occuper à sauver la veuve et l'orphelin que d'un mordu par erreur. Je t'en veux pas.

Ses mots me font mal. Ils transpirent de vérité. Bien sûr qu’il m’en veut. Et il en  a le droit. Il en a le devoir. Je baisse les yeux. Quand arriverais-je à être à la hauteur ? Ces derniers temps, on ne peut pas dire que je sois au top. On ne peut pas dire que je sers à grand-chose… le pire, c’est que je n’étais même pas vraiment occupé à sauver « la veuve et l’orphelin » comme il le dit si bien. Si au moins j’avais cette excuse. Mais ce n’est pas le cas. Qu’est-ce que je faisais au juste ? Je ne réponds rien, car il n’y a rien à répondre à cela. Rien ne justifie mon abandon. Je n’ai pas d’excuses.

Quelques instants…le silence s’installe, prend ses aises, mais je le chasse en changeant de sujet. J’aborde celui de Caracole. J’ai cru comprendre qu’ils se connaissaient tous les deux et visiblement, ils se connaissent bien. Mais je n’arrive pas à savoir jusqu’à quel point, ou plutôt, jusqu’à quel point ils acceptent ce qu’ils veulent savoir de l’autre. Je suis bien placé pour savoir que ce n’est pas évident. J’ai mis du temps à l’admettre, et Derek, c’était encore pire !

Liam se met à rougir. Je hausse les sourcils et affiche un sourcil un peu moqueur. Et bien. J’ai touché un point sensible.

-C'est pas ce que tu crois hein ! On est juste ami ! Enfin pour l'instant. Euh, qu'est-ce que je raconte, moi, c'est simplement un ami mordu comme moi. C'est pas comme si je pouvais... euh, voulais autre chose avec lui. Malgré qu'il sent quand même vachement bon. Et sa naïveté est à croquer. Tu devrais le voir rougir.... Arg ! J'abandonne. Crois ce que tu veux.


— «  Je n’ai pas besoin de croire. Je suis passé par là. Et oui, sa naïveté est craquante. Son sourire est attendrissant. Et tu n’es pas mal non plus. C’est normal qu’il craque pour toi. Vous allez plutôt bien ensemble, je trouve. Et quand bien même ça ne serait le cas, il n’y avait pas moins bien assorti que Derek et moi, et pourtant…

Je me demande où j’en serais aujourd’hui si je n’avais pas rencontré Derek. Je clame que je suis Derekosexuel, mais c’est surtout que je n’envisage pas ma vie avec quelqu’un d’autre. Pourtant, il m’arrive de me poser la question. Est-ce que j’aimerais les hommes si je n’avais pas croisé la route de Derek ? Est-ce que j’aurais pu craquer sur Liam ou Caracole, parce qu’il faut être honnête, ils sont plutôt mignons tous les deux.

— «  Et tes joues parlent pour toi, désolé mon pote, mais tu craques complet sur le petit Carry !


Liam enfonce son visage empourpré dans ses bras au moment où le troisième luron débarque. Il approche de nous et je lève mon regard vers lui pour lui souhaiter la bienvenue sans pouvoir me départir de mon sourire moqueur réservé à Liam.

-Un rendez-vous? Et y a que nous?

— «  Sauf si tu veux parler à Miss Channel-sans-cervelle de ton excursion au pays des rêves et non-merveilles, Alice. Oui, il n’y aura que nous.

Je sais que nous ne faisons pas parti des mêmes cercles. Je n’ai plus la même réputation qu’avant, plus tout à fait, plus depuis la morsure de Scott, plus depuis qu’il est devenu capitaine de l’équipe de Lacross, plus depuis que je traîne ouvertement avec la sublime Lydia. Elle, au moins, n’est pas QUE superficielle. Mais même si le regard des autres a changé sur Scott, il est sensiblement le même sur moi. Moins radical, peut-être, mais je suis loin d’être la personne qu’il faut connaître. Au mieux, j’attise la curiosité quand certains découvrent que je sors avec Derek, ou que Lydia accepte de me parler et même de manger avec moi, mais je ne suis pas populaire, pas dans le bon sens du terme. Et c’est grâce à cela que je peux observer sans difficulté les autres. On ne me remarque pas vraiment. C’est un atout quand on mène une enquête.

Le badboy finit par s’assoir et entame la joute verbale avec Liam. Évidemment, je me suis tenu au courant malgré tout. Et j’ai bel et bien entendu parler de cet évènement. Mais il commence fort. Quelque chose me dit que ça ne va pas être de tout repos.

-Ben alors Princesse? Tu pleures? Peine de cœur, ou c'est ton nez qui te fait souffrir après ton crêpage de chignon?


Puis il semble soudainement prendre conscience de la situation et se rembrunit avant de demander ce que l’on veut. Nop ! Ca ne va pas être de la tarte, ça c’est clair et net !

«  Détend toi du slip Caïd, j’aurais bien rassemblé toute l’équipe, mais outre le fait que c’est suspect, encore plus que là, c’est quasi-impossible avec les emplois du temps, et c’est clairement pas le plus efficace. On veut juste essayer de comprendre ce qu’il s’est passé, et surtout, ce qui nous attend. Parce que je sais pas vous, mais moi, je suis certain que ce n’est pas terminé cette histoire… et j'aimerais bie être un peu plus préparé cette fois, et éviter le réveille à coup de douleur dans le bras...


Si ça ne m'avait pas réveillé de cette étrange aventure, ça m'avait évité une sorte d'hypnose...je crois...
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Liam Dunbar

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MessageSujet: Re: Beacon Hill Investigation [Ft Liam et Therence]   Mar 29 Déc - 0:30





Ambiance houleuse


Oh bon sang, qu'est ce que j'ai raconté moi ! Sérieux, il y aurait pas une brèche terrestre là dans le coin ? Si elle pouvait s'ouvrir sous mes pieds et m'engloutir entier, j'en serai ravi. Je viens de me ridiculiser publiquement à bafouiller comme un écolier devant le tableau noir. Et Stiles qui fait la comparaison entre mon amitié avec Caracole et... son amour pour le loup grognon ?!  Mais hé ho ! Ralentissez là ! Vous allez bien trop vite en besogne je trouve. A vous entendre Caracole et moi ont est un vieux couple marié avec une vingtaines de gamins dans les bras. On ne sort même pas ensemble, que diable 

Les gens de nos jours, je vous le jure. A courir et émettre des hypothèses farfelues toute la sainte journée. Quelqu'un te plaît physiquement, mentalement ou olfactivement ? -Oui je barbarise des mots et alors ?-  Et paf, en moins de trois secondes t'as la corde au cou et la bague au doigt à les entendre. Non mais, si c'était vrai, je serai marié avec les trois quart de la ville, à même pas 16ans, un comble. Faudra juste trouver une sacré bonne excuse à ma mère pour lui faire avaler cette information. Bizarrement, je ne pense pas qu'elle va apprécier. Et moi non plus part la même occasion. Je suis un gamin ayant été ébranlé dans son orientation sexuelle et qui se retrouve à le redécouvrir, je vous le rappelle !

Bref, j'en étais où moi ? Ah oui ! A me lamenter sur mon sort et prier pour que la terre me dévore. Ou qu'un Docteur me kidnappe dans sa cabine de police bleu. Oui, ce sont les hormones qui travaillent, ne vous inquiétez pas sur ma santé mentale. Déjà qu'elle est fichu, alors pour ce qui reste à sauver... Attendez ! Caracole craque pour moi ? Mais non. C'est pas possible. Il a du confondre avec de l'affection. Ouais. Restons trancher sur cette idée fixe. Moi borné ? Si peu... En tout cas, ce qui est sûr c'est que je ne craques pas complet sur le « petit Carry ». Je ne tombes pas amoureux point final. Certes, je suis irrésistible mais va falloir vous y faire. Mon cœur est à moi et à moi seul.  A personne d'autres, capitch ?

N'ayant eu aucun signe avant coureur de ma disparition soudaine, je tente d'entrer en osmose avec la table et ma chaise. Je deviendrai un meuble ! Ou pas. C'est contre mes principes d'appartenir à quelqu'un, tel qu'il soit. Je suis mon unique propriétaire. Donc bye bye l'idée de devenir un meuble. Pourtant, je reste persuadé que j'en aurai fait un de génial. Le meuble le plus cool du monde et le plus charismatique ça aurait été moi ! La clochette sur la porte du restaurant sonne alors que le battant s'ouvre, laissant place à une silhouette m'étant familière et pouvant facilement mettre mes nerfs à rude épreuve.

Celui qui s'auto proclame Le rebelle, m'éjectant du podium en prime. Ça va pas se passer comme ça, croyez moi. Je vais aller récupérer mon titre à coup de tronçonneuse s'il le faut ! A part si en vérité il me le garde bien au chaud en attendant que je puisse m'en revêtir plus tard. Ouais, je suis assez possessif avec mes titres m'étant accordés. Disons plutôt que j'aime garder un œil dessus. Comme à chaque fois, Therence se comporte comme si nous devions être honoré de sa présence. Mais que la notre lui déplaît fortement. Super, la conversation va être mouvementé et horrible à devoir me retenir de lui en coller une. L'humain, ne quittant pas son sourire facétieux et même l'accentuant, observe le caïd s'approcher de notre table.  

-Un rendez-vous? Et y a que nous?
-Sauf si tu veux parler à Miss Channel-sans-cervelle de ton excursion au pays des rêves et non-merveilles, Alice. Oui, il n’y aura que nous.

Aoutch ! 1 à 0 en faveur de Stiles. Ça commence bien dit donc. Oh mais je viens de comprendre la référence avec Alice. Lui aussi à trouver la clé permettant d'accéder à l'autre coté ? A en croire l'hyperactif, on dirait bien que oui. Je resserre plus durement mon badge dans ma poche pour être sûr de sa présence. Parfait. Il est toujours là, en sécurité avec moi. Pourquoi je n'ai pas eu cette information plus tôt ? J'exige de connaître la réponse. Je suis scandalisé d'avoir été mis de coté sur ce coup là. On est un duo d'enquêteur ou quoi ? Si c'est le cas, on ne filtre pas les informations à son partenaire non mais oh ! Je ne sais même pas qui est cette miss dont il fait référence. Ni de la conversation qui a sûrement du se dérouler ailleurs. Help, enquêteur perdu, là !

-Ben alors Princesse? Tu pleures? Peine de cœur, ou c'est ton nez qui te fait souffrir après ton crêpage de chignon?

Alors que Therence s’assoie, il me lance un pic comme il sait si bien le faire. Tiens, je ne pensais pas que ma bagarre avec l'autre chipie se soit aussi vite répandu tel une traînée de poudre à travers toute la ville. Faut dire aussi que se battre en plein milieu de la cafétéria comme des chiffonnier à l'heure du repas, c'est pas très discret. Princesse ?! J'ai bien entendu ce qu'il vient de dire ? Ce demi-rebelle ose m'insulter de princesse bonne à pleurer dans leur chambre à l'attente d'un preux chevalier ? Non mais il m'a bien regarder ou quoi ? Certes j'étais en train de me morfondre sur mon babillage honteux mais c'est pas une raison. Fini les pleurnicheries, je me relève brusquement, furibond, et m'apprête à lui donner un bon crochet du droit.

-J'vais t'en donner de la Princesse moi, espèce de...

Calme Liam. T'es dans un restaurant. Ça fera désordre si tu lui défonce le nez illico presto. Mais qu'est ce que je raconte ? On s'en fout de ce qu'il peut nous dire de son plein gré. Je tape d'abord et ensuite je pose les questions ! Aussi simple que cela. Sauf que le regard déçu de Stiles puis de mes parents traverse mon esprit. Si j'engendre encore une fois une bagarre en si peu de temps, ils risquent de ne pas l'apprécier. Je donne donc un coup sur la table et me rassois en grommelant des jurons tous aussi fleuris les un que les autres. Il perd rien pour attendre. La prochaine fois, je serai moins clément.

D'ailleurs, pourquoi princesse exactement ? Ne me dites pas que j'ai partagé ce cauchemar avec une citrouille vivante avec lui et les autres durant cette nuit d'Halloween ? C'était qu'un rêve pourtant ! Un rêve où ma foi, j'étais fort sexy en robe rose et perruque blonde jusqu'à qu'on se téléporte dans une autre dimension. Mais nan... C'est impossible de se partager le même songe à plusieurs personne. Ça doit juste être une coïncidence c'est tout. Soit il a chopé ma mère en train de m'affubler d'un de ses stupides surnoms. Ce qui est beaucoup plus probable que les rêves à plusieurs. Tandis que mon envie de lui faire ravaler son sourire espiègle augmente, celui ci disparaît peu à peu en nous détaillant tour à tour, plongé dans ses pensées.

-... Qu'est-ce que vous voulez... 

Oh ! Tant de méfiance envers nous. C'est méchant ça. Nous ont est juste là pour les questionner et lui réveiller de mauvais souvenir. Mouais, dit comme ça, mieux vaux que ça reste dans ma tête cette phrase. Pourtant on en a plein de truc à se dire. Ce que je veux par contre...  Tant de chose. Mais peu sont en son pouvoir afin de les réaliser. Je vais devoir me contenter du plus réalisable. Savoir. On dit que le savoir est le pouvoir. C'est exact. Sans la connaissance, nous ne pouvons nous parer au futur et ses imprévus.

- Détend toi du slip Caïd, j’aurais bien rassemblé toute l’équipe, mais outre le fait que c’est suspect, encore plus que là, c’est quasi-impossible avec les emplois du temps, et c’est clairement pas le plus efficace. On veut juste essayer de comprendre ce qu’il s’est passé, et surtout, ce qui nous attend.

Je hoche la tête à ses propos. Supporter tout le monde en même temps aurait été trop galère. Tout le monde aurait voulu donner de son opinion et au final toutes nos informations recueillis auront un risque fortement élevé d'être corrompu. Sans compter les histoires engendrés entre temps, les plannings, les lieux de rendez vous, etc... J'en est déjà mal au crâne rien que d'y penser. Au moins à trois, c'est plus facile. Et puis d'après un proverbe, celui ci dit que la sagesse apparaît lors d'une discussion à trois. C'est parfait tout ça. On va pouvoir le prouver dès maintenant.

- Parce que je sais pas vous, mais moi, je suis certain que ce n’est pas terminé cette histoire… et j'aimerais bien être un peu plus préparé cette fois, et éviter le réveille à coup de douleur dans le bras...

Sérieux, je vais gueuler si ça continue du manque évident d'informations considéré comme anodine. Je ne me souviens pas que Stiles m'avait dit qu'il avait été blessé au bras durant l'attaque onirique de la Tisseuse. Je l'ai vu souvent se masser le poignet mais c'est tout. Je n'ai jamais pensé que ce poignet cachait quelque chose de plus grand.

-Douleur dans le bras? Tu ne m'avais pas dit qu'on t'avais blessé ! Pourquoi tu ne me l'as pas dit? Hurlais-je.

Tout les regards sont tournés vers ma personne. Ok, ok... j'ai crié un peu trop fort, je m'en excuse. Mais bon, c'est compréhensible quand même. Ok, d'accord. J'ai compris. C'est pour plus tard les révélations grandioses des secrets bien cachés ou inexplicables. Focalisons nous sur Therence et ses dires. Tout d'abord, commençons par le début du commencement. On va faire dans l'ordre pour ne perdre aucune données. Si c'est brouillon, le récit risque d'être patachon. Soyons méthodique et précis.

-Oubliez ce que je viens de dire. Nous t'écoutons. Que te souviens tu de l'épisode de l'araignée géante avant et après que je te retrouve dans ce labyrinthe géant ? Mis à part ton désir de me foutre une beigne. Parce que crois moi, c'était réciproque. Et ça l'est toujours d'ailleurs.
 


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Therence Garnet

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MessageSujet: Re: Beacon Hill Investigation [Ft Liam et Therence]   Mar 5 Jan - 0:42



Mise au point
-Sauf si tu veux parler à Miss Channel-sans-cervelle de ton excursion au pays des rêves et non-merveilles, Alice. Oui, il n’y aura que nous.

Je grimace à la répartie sans répliques possibles du rejeton de Shérif qui suit à ma plainte de me retrouver dans ce café avec eux. Il m'a complétement largué avec sa succession de paroles... Et c'est moi qu'il appelle Alice là dedans?!...  
Je m'assoie en le regardant de travers. Ok, il est pas du genre à se laisser faire, au moins, les choses sont claires. Et leur acceptation comme une réalité de ce rêve que l'on a partagé aussi... Mais avant de m'attarder sur la question, je m'enquis de comprendre la mine déconfite de Dunbar. Si le Stilinski à le sarcasme redoutable, c'est une autre histoire pour la Princesse...

-J'vais t'en donner de la Princesse moi, espèce de... se lève t-il, le point prêt à partir.

Hou... ça commence fort. Je me suis reculé ce qu'il fallait sans perdre mon sourire, préparé à riposter, mais après une hésitation son point échoue sur la table. Ben alors, son amour-propre est piqué au vif? Pourtant j'ai le souvenir qu'il y était attaché moi, à sa robe et ses bouclettes! Cela dit, on serait très certainement d'accord pour dire que tout ça n'était qu'un mauvais rêve. Le bébé loup n'est pas aussi tendre que lors de nos aventures, mais ça ne m'empêche pas de jubiler de le voir démarrer au quart de tour à la moindre remarque. C'est si facile...

Même si je me suis fais remettre à ma place, je sais à quoi m'attendre avec chacun d'entre eux maintenant, et eux-mêmes à mon encontre. Mais en matière de mesquineries et de ruses, je crois que ces deux là ce valent, et notre réunion n'a rien de naturel. Alors pourquoi m'avoir fait venir?...

- Détend toi du slip Caïd, j’aurais bien rassemblé toute l’équipe, mais outre le fait que c’est suspect, encore plus que là, c’est quasi-impossible avec les emplois du temps, et c’est clairement pas le plus efficace. On veut juste essayer de comprendre ce qu’il s’est passé, et surtout, ce qui nous attend.

Ça va, ça va, j'ai saisis. Pas la peine que l'autre opine du chef comme les chiens articulés des banquette de voiture non plus...

- Parce que je sais pas vous, mais moi, je suis certain que ce n’est pas terminé cette histoire…

-Comment ça, pas terminé?


On a tous vu la Tisseuse se faire tuer! Y a pas à ce poser plus de questions?...

-... et j'aimerais bien être un peu plus préparé cette fois, et éviter le réveille à coup de douleur dans le bras...

-Douleur dans le bras? Tu ne m'avais pas dit qu'on t'avais blessé ! Pourquoi tu ne me l'as pas dit?


Je les observe tours à tours, spectateur curieux mais en savourant moins leur querelle que je l'aurais fait plutôt. Je n'ai pas à intervenir pour calmer le jeune loup visiblement inquiet, et je n'ai aucun lien particulier au Stiles pour m'inquiéter franchement de son silence. Mais je me demande quand même. C'est vrai qu'il a caché une blessure? Et pourquoi?

Liam se calme tout seul, remettant cette histoire à plus tard à juger sa mine déçue, et le Diner reprend vie autour de nous. Je dois reconnaitre que lorsqu'il ne démarre pas stupidement à mes provocations, le garous mérite qu'on se méfie de ses colères.

-Oubliez ce que je viens de dire. Nous t'écoutons. Que te souviens tu de l'épisode de l'araignée géante avant et après que je te retrouve dans ce labyrinthe géant ? Mis à part ton désir de me foutre une beigne. Parce que crois moi, c'était réciproque. Et ça l'est toujours d'ailleurs.

-Tu m'avais dis que t'étais pas étranger à ma présence dans ce foutoir... lui rappelè-je pour justifier mon agressivité.

Puis j'esquisse un petit sourire malin pour l'attention qu'il me réserve depuis tout ce temps, mais je n'ai pas plus envie de rigoler. Ce dont je me souviens, avant et après ce cauchemar?...
Je me réinstalle autrement dans le dossier de ma chaise en croisant les bras. Ce qui c'est passé avant et après sont pas vraiment des choses dont j'ai envie de me rappeler.

-Si tu veux savoir comment j'ai atterris ou je me suis sorti de ce rêve, je peux pas dire grand chose. J'imagine que j'ai du m'endormir et me réveiller?

Tout simplement et comme ça a aussi du leurs arriver. Cette histoire reste un rêve, et comme un rêve, je n'en garde pas un souvenir intégral ou particulièrement net. Je crois qu'avoir été sous médocs et coincé dans un hôpital après une sale affaire à aussi joué... Mais qu'ils veuillent savoir ou non ce dont je me souviens concernant cette nuit particulière, ce point là, je ne tiens pas à leurs en parler.

-Je ne me rappelle pas d'avoir atterris là dedans, ni de ce qu'il c'est passé après la cérémonie en l'hommage de Mama Joe, à part que c'était le matin, et une nouvelle journée qui commence... Mais une fois "réveillé" j'étais plutôt... bien après cette aventure. Comme être anesthésié sans l'être, l'impression d'avoir vécu un truc persistant et un peu fou, et surtout... du rire chaleureux de Joe?... me rappelè-je vaguement et plus pour moi-même bien que je ne sois pas le seul à avoir éprouvé cette sensation.

Oh... c'est vrai. Alors déjà à ce moment là, alors qu'on la croyait tous partie...
... Mais je répond peut-être à côté de la question. Alors pour me rafraichir la mémoire, je nous retrace notre épopée.

-Je me rappelle le labyrinthe, les soldats, la gemme qu'on a brisé avec nos pouvoirs de Torches... l'invasion de bestioles près du point d'eau, juste avant d’atterrir chez 'Ma Joe et rejoindre toute la bande. jetè-je un œil vindicatif à Liam dont je n'oublie pas le plongeon. Puis de notre séjour du côté du lac et de la grotte où t'as dégotté l’œuf et où on a vaincu l'araignée... Ah non, ça c'était après, c'était...

... Grâce à 'Ma Joe, qui y a laissée sa vie. Du moins telle qu'on l'entend.
Les tous premiers appels de l'ancienne Torche qui m'ont sorties d'une noyade onirique me reviennent en mémoire, et avec eux cette intervalle juste avant toute cette aventure et mon atterrissage dans la geôle labyrinthique où Liam est venu me chercher.

-Ouais... Y avait bien quelque chose, "avant"... ça m'étais un peu sorti de la tête, mais... Un énième cauchemar. expliquè-je, perdu dans ma réminiscence. Avant de me retrouver dans le labyrinthe, je me souviens d'un mauvais rêve, d'un autre genre que nos voyages grâce à 'Ma Joe. Mais c'était des illusions de la Tisseuse, comme elle nous en a fait voir d'autres au cours de l'aventure, il me semble... Puis pour ce qui est du reste de cette quête dans le Monde Gris, on a vécu cette aventure ensemble, je peux rien vous apprendre de plus...

...Puisqu'il est question de remettre sur le tapis tous ce qui c'est passer sans se cacher derrière un faux scepticisme. Je m'adosse plus confortablement dans le dossier de ma chaise en regardant une serveuse passée.

-Si le but de votre interrogatoire c'est d'être bien sûrs que j'ai conscience de ce qu'on à vécu : j'en ai pas tellement douté. Vous vous souvenez de ce type, Matrim? Le possédé.

Je fouille à l'intérieur de mon blouson pour en décrocher ma broche et la poser sur la table.

-Je ne l'ai jamais croisé en dehors de ce rêve. Pourtant, en rentrant chez moi j'ai trouvé ça de sa part. Y avait un petit mot avec, "pour ne pas oublier ce qui c'est passé". C'est plutôt clair, non?

Tout ça est réel, quelque que soit la réalité dont on parle, et je le sais. Visiblement je ne suis pas le seul à avoir reçu un petit souvenir personnalisé. Et découvrir que Liam se coltine la réplique de MA broche, ça me vexe un peu. Si je recroise un jour son créateur, faudra peut-être que je lui touche deux mots concernant le choix du design...
J'hésite à leurs demander s'il le connaisse et savent s'il se porte bien d'ailleurs. 'Ma avait laissait entendre qu'il avait quelques ennuies lors de sa visite. D'un autre côté, il avait un petit ami, non? Ils doivent surement s'épauler...

Stiles a parlé d'être plus préparé si un nouveau danger devait réapparaitre, mais je ne me sens pas de parler de mes prouesses dans la broche. Pas encore... La serveuse vient prendre nos commandes, interrompant notre discussion, et je lorgne sur le demi-rebelle au bibelot similaire, dans l'attente d'un aveux . Est-ce que par hasard lui aussi, il est capable d'entrer dans la sienne et d'utiliser ses dons?... Maintenant qu'en ce qui me concerne j'ai répondu à l'interrogation des deux zouaves, la jeune femme éloignée, je coulisse mon regard sur Grains de Beauté et le reluque un moment, prêt à assouvir ma propre curiosité...

-... Comment t'as fait avec Derek?

C'est... pas possible. C'est comme essayer de maquer un loup et... une tortue, ou un vélociraptor, je sais pas à quoi sa bouche démesurée et son allure de gringalet me font penser exactement. C'est pas comme ça que j'imaginais un fils de flic. Ni l'amant d'un voyou. Je souris plus largement.

-Je connais une petite face de troll au bahut avec qui ça aurait fait plus naturel... un loup, lui aussi.

L'hyperactif sans charme et l'irrécupérable naïf sans charisme. Ça, ça aurait été plus équilibré!

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MessageSujet: Re: Beacon Hill Investigation [Ft Liam et Therence]   Mer 13 Jan - 17:29

Début d’enquête délicat



Je force peut-être un peu les choses à parler ainsi de sa relation avec Carry. Je suis tellement à la ramasse que je ne sais même pas depuis quand ils se connaissent, ni même quelles sont les aventures qu’ils ont partagé. Enfin, pour ma défense, l’enthousiasme de Caracole le pousse souvent à raconter tout un tas de choses sans interruption tant et si bien qu’on finit par oublier toutes les questions que l’on pourrait lui poser et qu’on passe à côté de détails. Mais c’est aussi ce qui me plaît chez ce môme. Il y a quelque chose de rafraichissant chez lui et moi…moi, je commence à penser comme un petit vieux et ça, ça craint. Enfin, un petit vieux qui s’amuse bien de la réaction de l’ado qu’il vient de provoquer. Je rêve ou il est devenu tout rouge ? Ahah ! J’adore ! Ah ? Serait-ce là une tentative de fusion avec la table ? Ouais, là je ricane ! Quoi ? C’est vraiment trop drôle ! Il est à deux doigts de fondre sur place ! J’ai bien fait d’aller voir caracole, j’ai chopé des infos vraiment croustillantes là.

Ah ! Voilà le deuxième Rebel qui se pointe. Quoique je ne vois pas comment en placer un devant l’autre. Therence est, de ce que j’en sais, un rebelle plus affirmé, plus conscient et volontaire de son attitude alors que Liam subit ses humeurs. S’il ne les subissait qu’à la pleine lune, on pourrait le comparer à une fille et ses périodes. Là, c’est beaucoup plus aléatoire. Il est plus comme une femme enceinte en fait. Ruby aurait retrouvé un caractère d’ado ? Si j’en crois les rumeurs au poste, ça se manifestait surtout sur la bouffe au début, des trucs vraiment bizarres… Je vais porter une attention particulière à ce que commande notre ado aux hormones agitées ! N’empêche, je plains Peter. Difficile d’aller à l’encontre des désirs d’une louve aussi dangereuse sous la cape de son beau sourire. Et aussi proche de l’accouchement, je n’ose imaginer ce qu’elle lui fait subir. Bien fait pour lui !!

Bref, j’en étais où déjà ? Ah, oui, l’arrivée de Therence ! Le bellâtre s’étonne ou s’inquiète de ne voir que nous. Je retiens de justesse un sourire après ma réponse. J’avais perdu de ma répartie ces derniers temps. Je me manquais à moi-même. C’est vrai quoi, il y a cette marque, et alors ? Je reste moi-même ! Et Derek est de retour dans son corps d’adulte. Oui, il n’est vraisemblablement pas sorti d’affaire, mais comme toujours on surmontera cet obstacle. Il le faut ! Je n’abandonnerai jamais ! Je suis moi !

Tiens, d’ailleurs je me demande comment je m’en sortirais au pays des Merveilles. Ce serait un défi à relever que de mettre en déroute tous ses loufoques habitants. Lequel me siérait le mieux ? Cheschire et ses énigmes ou le chapelier fou ? Pas Alice, non, Alice se serait Scott, naïf et confiant. Dee et Dum, je me demande. Peut-être bien les deux rebelles, tiens ! Le chevalier de cœur, se serait Mick, beau visage sans passé allant à contre-courant de la vie qui s’imposait à lui. Ah, Miya serait peut-être bien Cheschire, je serais donc ce fou de Chapelier. Ruby la Reine de cœur, même si elle ne coupe pas…plus des têtes à tout va. Derek serait l’horloger…Oh ! Non, Maf serait Chess, et Miya serait Nightmare. Qui serait le lapin blanc qui emmène Scott dans ce pays de terrible folie ?

— «  J’vais t’en donne de la Princesse moi, espèce de…


Ohlà ! Je reviens vite sur terre. Nan, mais ils sont sérieux là ? Ils sont pas capables de tenir cinq minutes sans se mettre dessus ?! je fronce le sourcils et serre les dents. La voilà qui pulse à nouveau. Je tourne le regard vers Liam et l’observe tandis qu’il se calme tout seul. Enfin, disons plutôt qu’il se retient. J’ai beau faire le mâlin avec mes connaissances sur le sujet, je ne suis jamais qu’un humain. Si Liam venait à perdre le contrôle, là, maintenant, je serais probablement le premier à me faire déchiqueter. Ah, non, le deuxième. Le Mitrailleur à bavette passerait en premier ! Ce ne serait que justice que celui qui provoque le courroux d’un loup nouveau-né soit le premier à se faire dévorer !

Le moment reste en suspens jusqu’à ce que les autres clients reprennent leurs conversations et Therence profite de l’ambiance renouvelée pour nous demander, la voix suintant de méfiance, ce qu’on veut. Hey, tout doux l’asticot. Si on commence comme ça, on va pas aller loin, je vous le dis, moi ! Ce qui est sûr, c’est que ce rôle de reblle lui va à merveille. Je lui explique que tout ce qu’on veut c’est comprendre. Comme voir tout le monde d’un coup serait aussi impossible qu’inefficace et insupportable, on commence avec lui. J’ajoute que je m’attends à une suite à ces évènements. Je ne saurais dire pourquoi, mais je le sens. Ce n’est pas fini. Je prendrais part à l’aventure, comme toujours. Il est hors de question que je reste sans rien faire lorsque mes proches sont en dangers. Mais du coup, j’aimerais bien être un poil mieux préparé et peut-être éviter d’être à nouveau soumis au réveil tout en douleur de la marque. Même si, ce jour-là, et de façon tout à fait paradoxale, c’est une douleur si intense que j’en étais au bord de l’évanouissement qui m’a sauvé la vie et m’a empêché de sombrer dans un état de transe inconsciente.

À nouveau, Liam perd son calme. Il m’en veut de ne pas lui avoir parlé de mon bras. En même temps, je ne sais pas vraiment quoi en dire. Ce n’est pas une blessure et c’est invisible aux yeux des autres. Je ne sais absolument pas ce que c’est. Tout ce que je sais, c’est que ça réagit. Et j’ai compris que ça avait un rapport au surnaturel. Enfin, évidemment. Ce n’est pas le saint esprit qui me l’a posée cette marque, mais elle réagit au surnaturel. J’en suis quasiment certain ; Mais pourquoi en provoquant des douleurs ?

— «  Calme-toi, Liam. Je n’ai pas été blessé. Je t’en parlerai plus tard, okay ?

Je me confierais à Liam, car nous sommes amis, mais l’apparition de la marque est liée au Nogitsune et à Kenza. Ce n’est un pas un sujet dont je parle facilement et sans heurt. Et même si je ne classe pas Therence dans la catégorie ‘ennemi’, je ne le vois pas non plus comme un ami. Je n’ai aucune envie de partager cela avec lui. Mon ton est plus suppliant qu’imposant. C’est une faveur que je lui demande, de ne pas insister pour le moment. Il se résigne et engage la conversation sur le sujet qui nous amène ici tous les trois en premier lieu. Je lève les yeux au ciel quand il en profite pour réitérer son désir de frapper Therence. Je ne vais jamais y arriver avec ces deux-là !

Therence se confie. Il n’a pas de souvenir net. Les miens le sont suffisamment, mais ça vient surtout du fait que j’ai l’habitude d’évoluer en me questionnant sur la nature songesque de mon environnement. Vivre sans savoir s’il s’agit d’un rêve ou non, je l’ai développé à l’état d’art après le sacrifice au Nemeton, lorsque le Nogistune s’est pointé. Ce que Therence dit par rapport à Ma’ Joe, je le comprends. C’est étrange, mais je le comprends parfaitement.

Il revient ensuite sur nos aventures au pays des rêves, plus précisément sur ses aventures avec Liam dans un labyrinthe puis avec moi au lac et enfin, avec tous les autres dans la grotte. C’est là que j’ai compris que quoi qu’elle soit, et d’’où qu’elle vienne, cette marque m’avait sauvé la vie. Puis, sans en parler, sans prononcer le moindre mot, il revient sur le sacrifice de la vieille Torche. Après un instant de réflexion, il avoue se souvenir d’un détail. Quelque chose s’étant déroulée juste avant son arrivée dans toute cette folie. Un mauvais rêve initié par la Tisseuse certainement. Je songe à l’illusion qu’elle m’avait réservée. Le Nogistune. Et le douloureux retour à la réalité.

Therence est malin. Il sait que le but premier c’est de confirmer que ce que nous avons vécu est réel, du moins, c’est le départ de l’enquête. Je sais que Liam n’a plus de doute à ce sujet depuis de récentes aventures. Moi, après tout ce que j’ai vécu avec Scott, je n’en ai jamais vraiment douté. Le Rebelle en cuir n’a pas vraiment remis les évènements en questions lui non plus puisqu’il a reçu un petit cadeau de la part de Matrim après notre rêve commun. J’observe la broche. Décidément, le travil du sculpteur est vraiment sublime de finesse en détails et d’âme. J’acquiesce. Oui, les attentions de Matrim ont ancré ce songe dans la réalité. Liam sort alors sa broche, en tout point identique à celle de Therence. Tous deux me regardent l’air furibond, me défiant d’en sortir moi-aussi. Je les regarde tour à tour et lève les mains en signe de reddition.

— « J’ai eu une statuette. Rien de semblable à vos broches.

Liam me demande plus de détails et je leur explique qu’il s’agit d’une représentation de la scène ou je détruis l’œuf. Derek a insisté pour qu’on l’expose, même s’il était endormi par la Tisseuse lors de ce périple. Il porte une confiance certaine en Matrim et a cru à cette histoire sans émettre de doute. Le plus jeune me pose un certain nombre de questions ? Non, je ne me promène pas constamment avec la statue. Non, je ne la touche pas dès que possible. En fait, je ne l’ai plus touchée depuis le jour où je l’ai posée sur le meuble où elle est toujours. Non, elle ne m’a jamais parlé. Non, elle n’a jamais bougé. Mais qu’est-ce qu’il veut savoir au juste ? Il commence à me faire flipper et à agir comme Carry avec toutes ses questions… Comme quoi, les êtres qui importent nous influencent !

La serveuse nous interrompt le temps de prendre notre commande. J’en profite pour vérifier en toute discrétion si Liam n’a pas des envie étranges…juste au cas où, hein… et pour demander un journal aussi. C’est une importante source d’informations si on sait l’utiliser. Lorsque la demoiselle s’éloigne, après quelques coups d’œil langoureux envers Therence, c’est le regard insistant de ce dernier que je sens sur moi. Euh…Qu’est-ce qu’ils ont tous les deux ? Entre l’un qui me harcèle de question de plus en plus étrange sur mo Oscar personnel, et l’autre que me fixe comme un pervers…je commence à craindre pour mon intégrité…

— «  Quoi ? demandé-je.
« Comment t’as fait avec Derek ?

Ah ! Si je le savais !!! J’aurais moins galéré à le reconquérir quand il était redevenu ado !

— «  Une face de troll ? Euh…attends, quoi ?! Tu m’imagines avec qui là ?! Et puis, d’abord, je vois pas en quoi c’est si improbable Derek et moi. On va très bien ensemble !


Nan mais ! Je suis le seul à avoir le droit de remettre en doute cette véracité. Tous les autres n’ont le droit que d’être jaloux !

«  Attends, rappelle-moi comment tu connais Derek déjà ? Je sais que tu l’as rencontré quand il était, enfin…

Je sais qu’il l’a rencontré quand Derek était ado, mais je n’ai pas eu les détails. J’avoue n’avoir pas ramené le sujet sur la table. N avait d’autres chats à fouetter…Et j’avoue que ma jalousie est piqué par ce type… alors, je n’allais pas rappeler à Derek son existence… sauf qu’apparemment, je n’en ai pas besoin…ils se connaissent à quel point au juste ? Oui, il commence à me taper sur le système avec sa belle gueule et son air suffisant… Oui, je suis possessif et alors ?!


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Liam Dunbar

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MessageSujet: Re: Beacon Hill Investigation [Ft Liam et Therence]   Mar 9 Fév - 18:33





Retour aux souvenirs


Où va le monde si l'on ne peut plus correctement se disputer en public. C'est pas comme si l'on s'était battu comme des chiffonniers dès le premier regard. Bon j'avoue que si j'avais pu, c'est ce qui se serait probablement produit. Mais bon, je suis un être civilisé moi! Je sais me tenir en société. Faut dire aussi que Stiles est un bon moyen de dissuasion. C'est qu'en fréquentant autant son loup-garou, il a réussi à fidèlement reproduire son froncement de sourcil si connu. Et bon sang, qu'est ce que ces mouvements de sourcils refroidissent directement les pulsions dévastatrices d'une personne. J'en aurai presque peur. Presque. C'est que les regards noirs et la mâchoire fermées, ça marche du tonnerre sur les adolescents ! Ou peut être que c'est tout simplement parce qu'il ressemble à un parent punissant son enfant. Qu'en sais-je réellement ?

Mais je signale d'avance que je me calme juste pour ne pas me faire virer du restaurant, qu'on soit bien d'accord. Ce n'est en aucun cas le regard de mécontentement de Stiles qui me fait ma queue fictive de loup entre les jambes. Un petit silence dans la salle plus tard, les gens reprennent leurs discussions d'origine, oubliant mon coup d'éclat précédent. Comme si j'allais les attaquer. Ma seule et unique victime aurait été le caïd qui se la pète un peu trop à mon goût. Redescends de ton nuages, ringard, t'es pas l'unique blousonneux de la ville ni le seul rebelle. Mais oublions cet incident, là n'est pas l'heure de tergiverser sur sa popularité. Toutefois, la prochaine fois, je ne lui ferai pas de cadeau. Le coup de la princesse me reste toujours en travers de la gorge. J'ai une virilité à défendre !

Enfin bref, toutes mes bonnes résolutions de ne pas faire de scandale en publique passent à la trappe lorsque j'apprends que l'hyperactif de ma meute est blessé. C'est pas le fait qu'il se soit fait mal qui me met en colère. J'ai tellement entendu parler de sa maladresse légendaire dans les vestiaires que je m'y suis fait une raison à ce sujet là. Non, ce qui me met en rogne c'est qu'il m'est caché délibérément cette information. On avait un accord ! On devait tout se dire normalement, et là, j'ai l'impression d'être le roi des crétins qui s'est fait avoir avec une facilité déconcertante. On me reproche mon manque de confiance mais s'il fait pareil, où va le monde ?!

Fait ce que je dis, ne fait pas ce que je fais ? C'est ça le nouvel Letmotiv des gens aujourd'hui ? Si c'est le cas, je passe mon tour. Hors de question que je cautionne un truc pareil. D'ailleurs, pourquoi je ne la vois pas au faites cette blessure ? Je comprends rien à cette chose mystérieuse et j'aime pas ça. S'il était blessé, on devrait voir la blessure n'est ce pas ? Ou une marque, une cicatrice ou un truc de ce goût là, n'est ce pas ? Plus je me questionne, plus je me met en colère. Stiles dû intervenir pour que je laisse couler la chose en me déclarant qu'il reportait la conversation à un autre moment plus propice.

-Calme-toi, Liam. Je n’ai pas été blessé. Je t’en parlerai plus tard, okay ?

Plus tard. Sous entendu dans un avenir très lointain ou jamais. Mouais, j'ai plus de chance de voir des poules pondre des œufs carrés que d'avoir cette conversation un autre jour. Je suppose que le seul choix possible que j'ai est de lâcher l'affaire. Ce que je fais de mauvaise grâce. Mais c'est juste parce que la patronne derrière son bar me fusille du regard, prête à me virer hors de son établissement avec un 39 fillette au popotin s'il le faut. Je ne pense pas pouvoir assumer un tel coup de pied si tôt. Je change donc de sujet de discussion. Transition aussi voyante qu'un éléphant rose dans un couloir je vous l'accorde. Mais j'en profite au passage pour souligner mon antipathie envers ce condescendant lycéen. Qu'importe si tant de gamineries font lever les yeux de désolation à certains.

-Tu m'avais dis que t'étais pas étranger à ma présence dans ce foutoir...

Ah euh... Zut, ça a au moins le don de me clouer le bec sur le coup. J'avais totalement oublier ce truc là.  Pour ma défense, je ne savais pas que je devais traquer Therence dans un labyrinthe après l'avoir malencontreusement attiré là bas. Je n'ai fait que suivre les ordres de 'Ma Joe durant mon initiation. Mais de là à m'accuser d'être l'unique responsable, il y a tout un monde. Je grogne et découvre mes dents humaines en simple réponse à son horrible sourire. Qu'est ce que j'ai envie de le lui arracher de mes propres mains ce maudit sourire impétueux. Et je m'en fiche totalement si on ne peut pas réellement arracher un sourire. Je fais ce que je veux, zut alors !  

-Si tu veux savoir comment j'ai atterris ou je me suis sorti de ce rêve, je peux pas dire grand chose. J'imagine que j'ai du m'endormir et me réveiller?

Pourquoi ses aveux sonnent-elles comme des questions ? Il pouvait pas tout simplement dire qu'il n'en savait rien au lieu de faire des suppositions ? C'est nous les enquêteurs ! C'est à nous de faire les hypothèses, pas à notre témoin ! Si on commence à nous mâcher le travail, ça va barder. Elle est où l'adrénaline et le mystère à découvrir dans tout ça ? Le but du jeu est de deviner et comprendre, pas de se faire voler la partie la plus intéressante de l'enquête. Je comprends mieux maintenant Sherlock Holmes et ses moments d’ennuis. L'appel du mystère est tellement addictif. Enfin bref, écoutons plutôt les dires du caïd avant de se plaindre encore une fois. Tout en guettant d'une oreille attentive aux pulsations cardiaque en cas de mensonges. Ne sait-on jamais.

-Je ne me rappelle pas d'avoir atterris là dedans, ni de ce qu'il c'est passé après la cérémonie en l'hommage de Mama Joe, à part que c'était le matin, et une nouvelle journée qui commence... Mais une fois "réveillé" j'étais plutôt... bien après cette aventure. Comme être anesthésié sans l'être, l'impression d'avoir vécu un truc persistant et un peu fou, et surtout... du rire chaleureux de Joe?

Ce n'est pas normal. Je ne me souviens plus trop de cet enterrement. C'est trop vague pour m'en souvenir. Juste quelques bribes d'images et de paroles. Je ne me souviens même plus comment je me suis réveiller chez moi ou comment j'y suis revenu. Le trou de mémoire total. Peut être était-ce le chagrin ? Ou encore un tour de passe-passe. Je sais que j'ai été assommé par ma propre balle de tennis. Ou peut être pas. En toute franchise j'en sais rien du comment je suis rentré chez moi. Distorsion du temps, rêve dans un rêve comme dans le film Inception ou pouvoir de torche, le mystère reste entier. Attendez, il s'est réveiller heureux ?! Là, je cris à l'injustice. Pourquoi moi j'ai eu le droit aux nombreux coup de folie cauchemardesques jusqu'à ma fugue à Vegas et pas lui ? C'est du favoritisme !

-Pas de cauchemars, de pétage de plombs ou l'impression de devenir fou ? Crotte, j'suis jaloux sur le coup. murmurais-je.

Soudainement, Therence se remémore notre aventure dans le labyrinthe/boite à musique, là où j'ai failli le déchiqueter avec mes crocs tant que la musique résonnant dans mes tympans insupportait et  où on s'est gueuler dessus comme du poisson pourri. Ensuite ce fut le lac. Je savais bien que je devais me méfier des points d'eau pour une bonne raison ! C'est en cas de revanche de sa part. Il serait capable de me noyer avec sa force de crevette au vu de son esprit machiavélique. Ce que je n'ai pas trop envie de tester pour l'instant. Pourtant sur le coup, je trouvais ça marrant de le pousser dans l'eau. Je trouve cela toujours hilarant réflexion faite. Après tout, ce n'était qu'une minuscule bataille aquatique. Il n'y a pas eu mort d'homme. Enfin, façon de parler. C'était juste un interlude pour relâcher un peu de pression, quoi. Pas un moyen d'assassinat.

Voyant le regard porté sur ma personne, je lui offre un sourire un brin moqueur en repensant à la tête qu'il avait affiché à cette époque là. Mémorable. Dommage que sur ce coup là, j'avais pas d'appareil photo. J'aurai pu sacrément en tirer profit de ses images. Comme les vendre à prix d'or sur le marché noir du lycée, m'en servir comme moyen de dissuasion ou les garder comme souvenir. Zut, j'ai loupé une sacré occasion d’immortaliser ce moment. Mon porte-monnaie aurait eu bien besoin d'être renflouer. Je reste persuadé que j'aurai pu tirer une somme assez conséquente avec un cliché de Therence mouillé. Ou a demi-noyé. On ne va pas chipoter sur les mots quand même ! Le principal truc à retenir c'est que j'aurai pu faire fortune avec les bonnes personnes.

Le caïd change de lieu et parle maintenant de la grotte. Horrible tombeau proche des profondeurs sous marines. J'ai failli y laisser le peu de ma santé mentale là dedans. Déjà que j'en ai pas beaucoup avec ma maladie, j'apprécie de pouvoir garder les malheureux survivants non contaminé par la colère, la folie, le manque d'instinct de survie, la compétition et le surnaturel. Dans cette grotte, je me suis fait prendre dans une toile comme beaucoup d'autre de l'équipe et ait dû affronter mes plus grandes peurs. J'ai pas dit que je les avait traités. Juste affronté de la plus simple des manières. En cramant tout sur mon passage. Comme brute de fonte, on me refait pas. J'y suis aller tête baissé et j'ai tout réduit en cendre sur mon passage. Là on pouvait dire que j'étais une vrai tête brûlée.

Tout à coup, une information intéressante arrive sur la table. Le « avant » notre rencontre dans cette fichu boite à musique. Je ne vous parles même pas du refrain en boucle. C'est un coup à se tirer une balle dans la tête ou se crever les tympans. Bref, lui aussi à vécu un cauchemars avant d'atteindre le monde gris. Sauf que sur ce coup là, il était seul à affronter ce piège. J'ai eu un sacré coup de bol d'avoir été sauvé par 'Ma dans le supermarché des zombies. Mes courses ne seront plus jamais les mêmes après cet incident. Surtout au niveau boucherie. La chair putride et les vers grouillants dedans, non merci. Ça me retourne déjà l'estomac rien d'y repenser. Au moins ça confirme la théorie que la tisseuse à piéger tout les habitants de la ville dans un cauchemars spécifique à chacun imitant presque la réalité pour mieux nous enrouler dans sa toile.

-Si le but de votre interrogatoire c'est d'être bien sûrs que j'ai conscience de ce qu'on à vécu : j'en ai pas tellement douté. Vous vous souvenez de ce type, Matrim? Le possédé.
-Une vrai belle au bois dormant ce gars là. marmonnais-je

Tout à coup, il commence à fouiller les poches de son manteau, à la recherche d'un objet. Objet devant être précieux à ses yeux s'il le cache dans la partie interne de son blouson. Soudain, il en sort une broche sous forme de flamme. Je sursaute de ma chaise et regarde avec des yeux exorbités l'objet devant moi. Même poser devant la table, j'en crois toujours pas mes yeux. Ma broche ! Qu'est ce qu'elle fait là ? Surtout, comment est-elle en sa possession ? En plus de devoir partager un titre, mes pouvoirs de torches et mon enquête, faut aussi qu'il obtienne une broche identique à la mienne et sûrement le passage pour le monde onirique en bonus. C'est plus du favoritisme là, c'est du copiage en bon et dû forme ! Cette broche, c'est mon bébé, ma poussière de fée ! Pas touche, va-t-en trouver un ailleurs !

-Je ne l'ai jamais croisé en dehors de ce rêve. Pourtant, en rentrant chez moi j'ai trouvé ça de sa part. Y avait un petit mot avec, "pour ne pas oublier ce qui c'est passé". C'est plutôt clair, non?

Un doute me pris à la gorge en voyant une flamme si familière. Sans attendre, j'enfonce directement ma main dans ma poche et sert ma broche. Elle est ici. Mon rempart est avec moi, je n'ai rien à craindre sur ce coup là. S'il me l'avait voler par je ne sais quel moyen, j'aurai été moins clément qu'un sursaut et affichant un visage surpris. Je l'aurai directement sauter à la gorge pour reprendre ce qui est mien. Fébrile, je sors ma broche de ma poche et la tends sur la table, à la vue de tous. Vu le rythme cardiaque qui a soudainement fait une embardée de l'autre rebelle, lui aussi à remarqué l'horrible ressemblance entre nos deux cadeaux.

Zut, et dire que j'avais Matrim à porter de main il y a peu de temps. Sauf qu'à ce moment là, il avait ses propres problèmes à régler et j'étais particulièrement dans un déni profond. D'ailleurs, si on a eu des cadeaux, ça doit être le même cas pour le reste de l'équipe. Ayant vu deux broches identiques, j'espère franchement que le mentaliste n'a pas fait une série de broche ou a eu un prix de groupe dessus. Je regarde Stiles, le mettant au défi de nous sortir la triplée de sa poche. Cependant, il lève les mains comme s'il agitait un drapeau blanc ou que celles ci allaient former un bouclier pour se protéger de nous. Hey, on va pas l'attaquer de front pour si peu. Il explique donc en quelques mots que c'est juste une simple statuette. Donc cadeau différents. Si c'est le cas, pourquoi je me tape le même cadeau, identique à l'atome près ? Est-ce parce que nous avons eu le même pouvoir ?

-Oh, une statue. C'est cool ça. Elle fat quel taille et représente quoi ? Détaille plus là, tu nous laisse sur la faim. Faut des détails mec.

Après explication, c'est une petite statuette gravant l'image d'une scène spécifique. Celle où il poignarde l'oeuf, le détruisant par la même occasion.Mais cela ne me dit pas si elle est magique ou non.  Et puis sérieusement, c'est normal que je dois tirer les vers du nez à un bavard hyperactif ? C'est le monde à l'envers ou quoi ?! J'ai beau poser des questions à propos d’événements bizarre qui aurait pu déclencher les pouvoirs de celle ci, cela reste vain. Quel idée aussi d'offrir une statuette ! Ces machins là, on les dépose juste en déco et puis basta. Comment voulez vous que je prouve que tout les cadeaux sont magiques ou on une part de magie en eux maintenant ? On me facilite vraiment pas la tâche dans ce monde ci.

Si ça se trouve, seul ma broche est magique ! A part si en vérité je suis à moitié cinglé et que j'ai absolument tout imaginer durant mon voyage à Vegas. Je me remet à observant encore une fois l'objet de Therence, comme si celle ci allait me dévoiler tout ses secrets juste en la fixant. Ce sont pratiquement les même alors... Manque plus qu'à savoir si leurs pouvoirs sont eux aussi identiques. Si c'est le cas, Matrim a fait vachement fort sur ce coup là. Avant que je ne puisse dire quelque chose à ce sujet là, la serveuse nous interromps pour prendre commande.  Enfin ! C'est que les enquêtes ça creuse. Je comprends mieux le penchant des policiers pour les beignets.

Après lourde décision entre deux gâteaux affreusement délicieux mais ne rentrant pas ensemble dans mon budget, je commande au pif avec un grand milk-shake et une coupe de glace. Bin quoi ? J'ai raté un truc ? Pourquoi Stiles me regarde-t-il comme si j'étais un spécimen inconnu au bataillon ? Je sais que je commande principalement des sucreries depuis ma morsure mais bon, je profite allègrement de mon métabolisme rapide pour me goinfrer sans culpabiliser lors de mes entraînements. Plus besoin de régime spécial athlète pour garder la forme et de boissons douteuses aux goûts indescriptible tant que c'est dégueulasse. Si c'est pas génial ça. Alors oui, mes repas égalent ceux d'une femme enceinte mais jusqu'à preuve du contraire, je suis un mec. Donc pas de gamin dans le tiroir. A part si on m'a caché une info essentiel comme les grossesses masculines ou que la vierge Marie était en réalité un loup-garou et s’appelait Larry.

Si c'est le cas, je fonce direct chez le véto. Pas le vétérinaire pour animaux hein. Je vais chez Deaton pour vérifier si c'est vrai. Et peut être demander un test de paternité au cas où que mes soupçons soient infondées. Si le résultat est positif, je sens qu'une certaine personne naïve va vite fait se faire castrer par mes soins ! Toutefois, heureusement qu'on est pas dans un mpreg où j'accoucherai d'un bisounours et dont un ursidé serait le grand-père. Je peux me remettre donc à fusiller du regard la serveuse pour qu'elle arrête de baver sur l'autre crétin et se dépêche à rapporter mon repas. Et le journal de Stiles. Mais ma commande est plus importante. Beaucoup plus que d’obtenir le numéro ou le pantalon du bad boy de service alors bouge ton popotin et fait ton job pour lequel t'es payé ! C'est à dire, me servir et plus vite que ça.

Quand celle ci, repars, non sans quelques réactions pour attirer l'attention sur elle de son béguin du jour, je me concentre sur la discussion qu'entame les deux lycéens. Discussion à propos de la mise en couple avec Derek par ailleurs. Rien de bien intéressante. C'est du bavardage de midinette ça. Et puis, j'ai jamais dit que je voulais savoir comme Stiles a réussi à rentrer dans le lit du loup-garou grognon de service. Toutefois, je ne comprends pas qui insulte-t-il de face de troll. J'ai quelques doutes sur la personne mais cela signifierait plus de l'inceste dans mon cerveau qu'autre chose. Oui bon, ils sont pas réellement frère de sang mais c'est la pensée qui compte. Bon sang, de ce que j'en ai entendu dans les couloirs, ils ont été siamois pendant de nombreuses années de leur scolarité et qu'ils se connaissent depuis qu'ils étaient en couche culotte.

-Une face de troll ? Euh…attends, quoi ?! Tu m’imagines avec qui là ?! Et puis, d’abord, je vois pas en quoi c’est si improbable Derek et moi. On va très bien ensemble !

Oh, mais c'est mieux qu'une série télévisée en faites. A tel point que j'ai oublier ce que je voulais demander à Therence à propos de sa broche enflammée n°2. Ouais, je proclame que la première c'est la mienne. Un problème à ce sujet peut être ? Non aucun ? C'est parfait alors. Revenons donc sur le couple pas si improbable que ça d'après les potins du lycée. Oui, j'écoute beaucoup les rumeurs et potins ces derniers temps. Depuis que j'ai une ouïe sur développée en faites. Ça fait passer le temps pendant les cours. Et puis d'après les filles de ma classe, il paraît que le Stilinski est devenu sexy avec ses cheveux plus long et sa musculature qui se forme. Courir avec les loups modèle positivement la silhouette à ce que j'ai pu comprendre.

- Attends, rappelle-moi comment tu connais Derek déjà ? Je sais que tu l’as rencontré quand il était, enfin…

En mode adolescent boutonneux sans les boutons ? C'est pas un secret pour personne que son loup à rétréci au lavage pendant un bon moment. C'est pour vous le dire, même moi je suis au courant ! Bon, certes je ne l'ai pas vu ainsi mais je le sais, c'est l'essentiel. Sauf que je ne savais pas que des personnes non liés aux meutes étaient au courant tel que le caïd. Ce qui n'a pas l'air de plaire à Stiles au vu de l'odeur de jalousie qui se dégage en masse de ses pores. Je hausse un sourcil incrédule. De quoi il est jaloux exactement ? Therence pue sur lui le parfum d'une créature surnaturel mais pas celle d'un loup. Et puis c'est pas comme si Derek allait tromper son hyperactif avec un mec qui sens d'autres individus et surtout un être surnaturel que je sais avoir senti quelque part. Mais je sais plus où. Bof, ça me reviendra. Pour l'instant, il y a des choses que je ne comprends vraiment pas chez les gens en couple. Et quand je ne sais pas, je demande sans détour.

-Il y a un truc que je piges pas là. Pourquoi t'es jaloux alors que vous êtes tout les deux maqués ? Faudrait m'expliquer là.



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Therence Garnet

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MessageSujet: Re: Beacon Hill Investigation [Ft Liam et Therence]   Sam 13 Fév - 19:51



Mic-maque
Je rêve ou ce mioche de loup susceptible obéit à Stiles comme un gamin à son parent?! Ça n'amoindrit pas le sourire qui ne m'a pas quitté alors qu'il menace de me mettre une raclé mais fini par se rassoir sous la réprimande de son ami. Mais son derrière se décolle à nouveau vivement d'apprendre que ce dernier est ressortis blessé, ou du moins marqué par l'aventure avec la Tisseuse. J'enregistre vaguement et silencieusement la situation qui ne me concerne pas tellement et se calme bien vite. Ce n'est pas le sujet qui nous a tous réuni cet aprèm' de toute manière.
Puisque les deux ados ce sentent de jouer aux Sherlocks, je leur rappelle ma version de l'histoire. Un rêve, avec toute sa dimension fantasmagoriques et ses cohérences douteuses, ses passages marquants et ses moments de floues, et au réveil une sensation étrange que j'avais quasiment oublié, juste une petite vague de bien-être et de fraiche nostalgie, maintenant je le sais, une facétie de Mama Joe...

-Pas de cauchemars, de pétage de plombs ou l'impression de devenir fou ? Crotte, j'suis jaloux sur le coup.

-Des cauchemars j'en ai pas manqué si ça peut te consoler.
marmonnè-je à mon tour.

Même si ce n'est pas uniquement pour la même mésaventure... Bon sang ce que ce petit sourire de diable m'énerve à l'évocation du lac aux araignées! Il se venge pour la "Princesse", les autres échanges de rictus horripilants, et toutes les piques qui arriveront encore ensuite. C'est à mon tour de hausser la lèvre et découvrir ma canine, bien conscient que ce ne sont pas mes dents d'humain qui l'effraieront mais au moins le message est clair. Continue de te marrer et il se pourrait que je te l'éclate moi, ton sourire.

Le reste de mes explications ne fait que leurs remémorer notre périple commun, et nous plonger dans nos propres tourments. Je ne suis pas le seul avec qui la Tisseuse a jouer avant que l'ancienne Torche ne nous réunissent les uns avec les autres. Bref. Toujours est-il que je suis bien conscient de ce qui nous est arrivé, comme eux tous, et ceux surement grâce au présent de Matrim.

L'interrogatoire aurait put se poursuivre sur le ton neutre et grave par lequel il s'était installé s'il n'y avait pas cette intolérable ressemblance entre MA broche et celle du louveteaux. Sans blague... Je ne peux pas contester de vive voix partager mon nom et mon don de torche avec le deuxième Rebel alors que c'est précisément de cette gémellité astrale que réside l'essence de notre singularité et notre force, mais... on aurait au moins put éviter de se retrouver avec une copie conforme en guise de badge! Je veux même pas savoir si sa suite personnelle est aussi une réplique de la mienne... Non en fait ça me démange sévèrement. Je tiens à mon individualité!

C'est Stiles qui paies les frais de notre contrariété pour le coup. En joue de nos regards assassins, il se défend d'avoir reçu une statuette à son effigie. Mh. Modeste. Mais je m'en fous un peu du moment qu'on ne soit pas plus à prétendre au titre de durs à cuires, sculpture illustrative à l'appuie. Puis je hausses les sourcils et observe le loupiot avec distance quand il demande à l'exterminateur d’œuf maléfique si la statut lui parle ou s'anime. Des rêves lucides et partagés, de la réincarnation, une broche-sanctuaire, ok. Mais des objets qui parlent?!... Princesse Liam se croit où, dans un Disney?!
Mais je suis curieux aussi, ça pourrait confirmer ce que j'avais cru comprendre. Stiles n'a pas accès à sa statuette comme moi je peux me rendre à l'intérieur de la petite flamme. C'est un truc de Rebel, une entorse aux lois naturelles...
... Ce qui signifie que lui aussi, il le peut. Je plisse les yeux en ramenant ma broche vers moi quand Liam l'observe un peu trop intensément. Il ne manquerait plus qu'il me la chipe!

Nos réflexions autours de toutes ces étrangetés oniriques son interrompues un instant. Et la commande de Dunbar me laisse blasé. Alors c'est à ça qu'il carbure l'explosif, au sucreries? Mon café demandé, je hoche la tête sans pouvoir retenir un sourire en coin.

-... Bébé.

Je sais qu'il a entendu, mais aussi qu'il ne désobéira pas à Tonton Stiles au risque de se voir privé de son gouter. Pauvre Liam. Sa vie est dure...

Les œillades et sourires chaudement reconnaissants à la serveuses basculent en mimiques diaboliques envers Stilinski Junior. Comment il a réussi à se retrouver avec Derek? Il est trop... Non, je reformule. Il n'est "pas assez" pour un type dans son genre. Pas assez loup, pas assez badass, pas assez... tout. D'un point de vu absolument objectif. Non, lui il irait mieux avec une tronche démesuré et mal façonnée...

-Une face de troll ? Euh…attends, quoi ?! Tu m’imagines avec qui là ?!


-Le croisement entre un gobelin et un canasson. Caracole O'Brien. Je te jure qu'avec vos tronches, le tableau serait parfait.

- Et puis, d’abord, je vois pas en quoi c’est si improbable Derek et moi. On va très bien ensemble !

-Sûr. Un fils de shérif et un voyou, ça ne pouvait que coller.
Notè-je lacement la seule chose qui donne un semblant de cohérence dans leur couple. Je jette un œil agacé à Liam. Dite donc, il lui prend quoi au bébé du groupe? C'est l'évocation d'un gobelin qui le dérange?...

- Attends, rappelle-moi comment tu connais Derek déjà ? Je sais que tu l’as rencontré quand il était, enfin…


Était? Ado? Adulte? Difficile de s'y retrouver, je l'ai pas revus depuis cette soirée dans les bois où j'ai perdu mon tel qui s'est soldée par une lumineuse analyse artistique et où il n'était encore un chiot amnésique de sa vie de grande personne. Quoiqu'il en soit, sa curiosité me ravie. C'est que la face de grain de beauté y tient à son fauve!

-Oh. Alors il t'as rien dit?

Mon sourire insistant est plus qu'explicite. C'est toi Stilinski, qui n'a pas voulu poser la question, ou c'est le loup qui n'a pas trouvé intéressant d'en parler? Je sens que ça va être drôle...

-Je le connais d'avant son petit soucis de jouvence. On a pris quelques verres ensemble. Il se sentait très seul...

Et comme le moment s'y prête, je détourne suavement mon attention ailleurs, sur les courbes de notre serveuse, et laisse l'autre extrapoler mentalement sur ma réponse. Je l'imagine déjà crier au mensonge éhonté, et pourtant... le loubard et moi nous sommes rencontrés dans un bistrot, lui pour noyer quelques chagrins virils, moi pour chercher... enfin, j'étais là, et nous avons trouvés un même intérêt à déballer un peu de nos vies autour d'alcool. Derek est fidèle, on le sait tous les deux, mais... c'est tellement facile de réveiller la jalousie, et le gringalet qui marche si bien! J'ai du mal à me retenir de jubiler...

-Au fait, ça ce passe comment entre vous maintenant?

Le Derek de 17 piges n'est pas très attiré par la gent masculine, comment oublier son irrésistible dégout de la chose et sa culpabilité envers l'humain amoureux? Mon esprit s'égare quelques secondes. Je me demande franchement si les choses aurait été différentes entre nous dans le cas contraire...

-Il y a un truc que je piges pas là. Pourquoi t'es jaloux alors que vous êtes tout les deux maqués ? Faudrait m'expliquer là.

Tâches de son et moi tournons d'un même mouvement notre regard sur le curieux dont j'avais quasiment oublié l'existence. Mais d'où il l'a ramène?! Et qui est maqué ici exactement?

-Tu parles de qui, là? Stilinski et son loup? Moi je suis pas maqué... me défende-je d'un ton et d'un regard mauvais.

Tout le monde sait que Therence Garnet change de conquêtes comme de chemise. J'ai peut-être une... relation, un peu régulière, mais ça veut rien dire. Que la serveuse et ses mimiques aguicheuses que j'accepte sans scrupule en témoigne! Et puis ça ne le dérange pas trop de me casser ma belle tentative de faire sortir le Stilinski de ses gongs?! Mais d'ailleurs...
Je me penche vers Liam avec la même curiosité avec laquelle je fixais Stiles plus tôt.

-Et toi alors? J'ai jamais rien entendu te concernant. Tu dois bien flasher sur une fille? Un inaccessible canon? Je laisse passer un silence soupçonneux avant de rapprocher mon siège du sien dans un raclement et l'entraver d'un bras ferme autour de l'épaule auquel je ne compte pas le laisser échapper, un haussement de sourcil fortement intéressé. ...Un mec?

Le Stiles ne me retient pas dans mon interrogatoire. C'est que je suis pas le seul à vouloir les entendre ces réponses. Aller vas-y l'inexpérimenté de la vie, parle nous un peu de toi et ta libido de pubère qu'on se marre!

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MessageSujet: Re: Beacon Hill Investigation [Ft Liam et Therence]   Mar 8 Mar - 10:12

Une autre piste, une autre enquête



Avec les absences de Scott, je me rends compte que j’ai pris un certain ascendant. Sans alpha, je suis devenu le confident, l’ancre de la meute. C’est du moins l’impression que j’ai lorsque Liam se calme sitôt après mon regard. C’est une manie que j’emprunte de plus en plus à Derek et que j’utilise avec Liam et Caracole principalement. Je reste fondamentalement le même, mais je crois que parfois, j’arrive à rester calme. Certains diront que ça ne me ressemble pas, ou que ça ne me va pas. Mais il faut bien que je murisse…au moins un petit peu.

Liam s’énerve facilement, mais j’avoue que je ne m’attendais pas à ce qu’il s’emporte pour lui avoir caché cette histoire de marque. Il semble vraiment inquiet de mon sort et j’en suis touché. Je suis juste le meilleur ami, je n’ai rien de spécial. Okay, un renard des ténèbres avait jeté son dévolu sur moi, mais il n’empêche que je ne suis pas grand-chose. Je me rends compte que j’aurais dû parler de ce qu’il m’arrive, mais je ne voulais pas apporter un souci de plus, d’autant que c’est toujours un mystère. Et je ne suis pas certain que ce soit un véritable mal. Bon, okay, ça me fait méga mal, mais ça m’a aussi sauvé…Alors, va savoir…Et on a vraiment d’autres chats à fouetter !

La conversation se recentre sur cette aventure que nous avons vécue ensemble. La discussion suit sn cours et je comprends que Liam est celui qui a le plus mal vécu la suite de cette histoire. Therence prétend s’être réveillé heureux, pour ma part, je n’ai pas vraiment eu le temps de m’attarder sur le sujet. Entre le rajeunissement de Derek, la marque et les différentes mésaventures que traversent les deux meutes auxquelles je suis lié, on peut dire que j’ai de la chance quand je trouve le temps de dormir. Même sans être directement impliqué, je reste concerné et j’aide comme je peux.

Therence a raison, les objets confectionnés par Matrim sont réels et sont la preuve que c’est bel et bien arrivé. Therence et Liam ont reçu la même broche et à leurs regards revêches, je me défends aussitôt d’en posséder une également. Moi, j’ai eu une statuette. J’aimerais pouvoir dire que je prends le temps de la regarder et même de la prendre dans mes mains, mais pour être honnête, je n’ai pas passé tant de temps que cela à l’appartement. Enfin…c’est compliqué…C’était pas comme ça aurait dû être. Derek et moi, on commence à peine à retrouver notre intimité, notre couple…Mais à l’interrogatoire que je subis, je comprends que ces objets ont une sorte de valeur ajoutée. Il faudra que je songe à l’observer de plus près cette fameuse statuette !

Nous sommes interrompus le temps de passer commande. Liam choisi un condensé de sucre, Therence un café et je prends un chocolat viennois et des sablés. J’ai envie d’une boisson chaude et je suis interdit de café par…tout mon entourage en fait. Certains prétendent que ça me rend un peu fou. Franchement je ne vis pas ce qui leur fait dire ça. Enfin…non, c’est vrai, c’est exagéré. Je me maîtrise parfaitement, même avec un peu de caféine dans le sang. Quand je pense que la dernière fois, Derek a changé mon soda Cola par un diabolo cerise pour que je n’ingurgite pas de caféine. Mais il n’y en a pratiquement pas dans le coca. Et je ne vais quand même pas prendre un sans caféine, ça n’a pas le même goût ! C’est dégueu’ !

Je lève les yeux au ciel à la provocation de Therence. C’est pire que des maternels ces types. Je me retiens de faire une « face-palm » mais l’envie est là. On ne va jamais y arriver à ce train-là. S’ils se tirent la bourre à chaque phrase, je vais avoir besoin de plus que d’une technique de gros yeux pour calmer le jeu.

Le sujet dévie sur ma mise en couple avec mon Big Bad Wolf. Rien d’étonnant à ce que le Bad Boy de service ait du mal à le croire. Il est de ceux qui me casent dans le camp des loosers. J’ai arrêté de vouloir convaincre cette espèce que j’ai plus à revendre que la plupart des sportifs populaires, sans vouloir offenser Liam, lui c’est différent, c’est un garou…mais les autres…ils seraient tous terrifiés comme des fillettes s’ils avaient à affronter ce que nous affrontons presque chaque jour depuis la morsure de Scott. Therence m’imagine avec un autre. Un autre ? Je n’aime que Derek et puis c’est qui « face de troll » ? J’avale ma salive de travers et m’étouffe à moitié quand il me livre l’identité de l’innocent visé.

« Il est adorable de gentillesse, mais certainement pas. je le vois comme un petit frère. Sérieux, c’est comme si tu m’imaginais avec Scott…C’est…urgh…non…merci. Aaah, je veux effacer cette image de mon crâne. Sérieux, ce serait quasi-incestueux…C’est malsain.

Je défends la viabilité de notre couple, mais que peut-il comprendre à tout cela ? Personne ne peut comprendre comment nous nous complétons lui et moi. Peu importe nos différences. Nous nous aimons. Non, décidément, personne ne peux comprendre !

« Derek n’est pas un voyou. Il a eu une période revêche, mais il a toujours été plus malin que ça !

Et puis la jalousie remonte. Therence l’attiste. C’est stupide, je le sais bien. Le Derek ado sans souvenir n’aimait pas les hommes, il n’y a pas de raison qu’il se soit entiché de Therence plutôt que moi, et quand il a retrouvé sa mémoire…okay, ça n’a pas été facile, mais n’empêche, il ne m’aurait pas trompé…on a déjà fait la connerie une fois chacun, ça suffit. N’est-ce pas ? Therence me parle de leur première rencontre, dans un bar, autour de verres ...Derek se sentait seul…Je ne devrais sans doute pas croire ses pernicieuses paroles, mais elles semblent bien probables…Mon cœur loupe un battement et mon regard se voile. Non, il m’aime, je le sais. Il me l’a montré dans plusieurs positions il y a peu. Therence joue avec moi. J’aimerais pouvoir le menacer, lui dire de cesser, mais je n’ai pas le moindre moyen de pression, je ne suis qu’un humain qui porte en ses veines une pseudo boussole à surnaturel.

Il y a un truc que je pige pas là. Pourquoi t'es jaloux alors que vous êtes tous les deux maqués ? Faudrait m'expliquer là.

Je hausse les sourcils et cligne plusieurs fois des yeux. Maqué ? Ce rebelle ? Oh ! Comme j’aimerais avoir un super odorat pour déceler toutes ces petites choses croustillantes. Avec qui ? Un homme ou une femme ? Plus vieux ? Plus jeune ? Un lycéen ? Je le connais ? Ouais, je suis sûr que c’est un mec, sinon Liam aurait ajouté le fait qu’il aime les femmes en argument !

« Alors comme ça, Therence, tu t’es casé ? Anh !

Oui, c’est exact, je me moque. Ouvertement même. Monsieur je me prétends libre et caïd et sans attaches et éperdument amoureux ! Il se défend mais je le sermonne.

« T-t-t-t-, Therence, tu ne peux rien cacher à l’odorat d’un loup. Et pour que ce soit si flagrant, ça doit être régulier…

Mais voilà que Therence tente de reporter l’attention sur Liam. Je ne l’en empêche pas. Je le devrais je sais. Mais il me laisse tranquille comme ça, et puis moi aussi je veux en savoir plus. Il est perspicace en plus le blousonneux. Liam essaye de se noyer dans sa commande tandis que je replace la mienne pour pouvoir jeter un œil au journal tout en dégustant mon chocolat et mes biscuits. Et oui, je suis capable de faire ces deux choses tout en restant attentif à ce qu’il se asse à ma table. Hyperactif, vous vous rappelez ? Enfin, j’en suis capable jusqu’à ce qu’un titre d’article n’attire toute mo attention.

— « Les gars, les gars ! Calmez-vous….

Je pose mon sablé et j’ouvre le journal à la page indiquée. Je parcours l’article des yeux dans un silence étrange. Ai-je réussi à les faire taire ou est-ce qu’ils entament une énième dispute que j’ignore royalement ? Pour le coup, je ne sais pas et je n’en ai cure. Holà ! Je tape la main de Therence qui vient de tenter de me voler un biscuit.

« Pas touche Elvis, si t’as faim commande, elle te fera peut-être même pas payer vu comment elle te reluque. Mais fait gaffe, ton cher et tendre pourrait ne pas aimer son odeur. Si ça se trouve, il mange les conquêtes de ses conquêtes pour n’avoir aucune concurrence. Ca expliquerait pourquoi il ose sortir avec un coureur de jupon comme toi !

Je continue ma lecture et mon visage change d’expression au gré des lignes. Depuis quand est-ce que ces attaques se déroulent-elles ? On dirait que ça correspond avec la disparition d’étudiants. Mon père est très préoccupé par cette histoire en ce moment. Je me souviens qu’il est entré dans une colère noire quand il a compris l’ampleur de la chose. Apparemment, si certains parents se sont inquiétés immédiatement, d’autres n’ont même pas remarqués que leurs enfants ne donnaient plus signe de vie. Au début, il ne s’agissait que d’étudiant de la fac et l’enquête avait pris la direction d’une secte. Mais là, c’est différent. Cette fois, il s’agit d’un lycéen.

« Stiles !

Je relève la tête. Visiblement, ce n’est pas la première fois que Liam essaye de m’appeler. Therence et lui me regarde comme si j’étais un fantôme. Liam me demande ce qu’il se passe et je baisse à nouveau les yeux sur le journal. Ça ne peut pas être aussi évident qu’une simple histoire de secte. Pas ici, pas à Beacon Hills.

« Un truc bizarre. Des disparitions. Jusque-là, c’était des étudiants, maintenant c’est un lycéen…Il y a un truc qui cloche… Vous avez entendu parler de ces affaires ? dis-je en leur tendant le journal.



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Liam Dunbar

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MessageSujet: Re: Beacon Hill Investigation [Ft Liam et Therence]   Mar 5 Avr - 23:36





Histoire de coeur


Qu' importe les caïd montrant des dents (ce que je fais bien mieux que lui en passant), un hyperactif  pourtant réputé pour être bavard un peu trop silencieux à mon goûts (comment ça je l’assomme de questions?!), les doublons de broches (dont la mienne est bien plus classe que l'autre) et les serveuses qui préfèrent draguer au lieu de faire leur job (les blousonneux c'est le mal ma cocotte). Là on est en plein scoop mondial. Que dis-je, universelle ! L'information tant attendu de l'humanité mon gars. Les histoires de couple. Mouais, dit ainsi, ça fait beaucoup moins rêvé je l'avoue. Toutefois en tant qu'individu considéré comme célibataire, il faut bien que je vive par procuration même pour des histoires de midinettes.

Bon, la conversation tourne sur la mise en couple du bavard avec le frigide loup-garou. Toutefois, je reste perplexe un instant sur la personne désigné comme ayant une face de troll. J'aurai bien dit Flint mais ça aurait fait un peu trop Potter-fanboy. J'ai pensé à plusieurs personnes mais pas à celle qu'il vient de citer. Caracole. Je ne pense pas qu'il est une mère gobelin et un père canasson mais bon. C'est un peu vexant pour ma personne. Surtout quand je me rappelle du fameux baiser au coin des lèvres. Vous savez, celui qui m'a perturbé toute la journée et donc je n'arrive pas à comprendre mon geste. Mais bon, ça c'est une autre histoire que je ne suis pas prêt à vous raconter tout de suite.

Je ne dis rien et tente de ne pas me faire trahir par mes propres émotions à la mention du louveteau. A les cotés, Stiles toussote après avoir avaler de travers. Lui aussi ne s'attendait pas à cet individu là. Et puis il est pas si moche que ça le Caracole. Enfin, comparé à d'autres qui peuvent être plus repoussant. Un souvenir flash de ma tante Gertrude me traverse l'esprit avant de disparaître aussi sec à cette évocation. Bon ce n'est pas Adam Levine, considéré comme étant le mec le plus sexy des filles de ma classe, mais Therence ne l'est pas non plus je signale. Même si l'un a beaucoup plus de charisme et de prestance que l'autre qui fait pâle figure à côté, je l'avoue à contre-cœur.

-Il est adorable de gentillesse, mais certainement pas. je le vois comme un petit frère. Sérieux, c’est comme si tu m’imaginais avec Scott…C’est…urgh…non…merci. Aaah, je veux effacer cette image de mon crâne. Sérieux, ce serait quasi-incestueux…C’est malsain.

Je plussoie Stiles sur ce coup là. Mon alpha et lui ensemble, c'est... Voilà quoi ! J'en perds mes mots en imaginant un truc pareil. Toutefois, je ne savais pas que Caracole connaissait les deux humains et particulièrement celui de ma meute. A moins qu'il me l'ai déjà dit alors que j'étais occuper à dieu seul sait quoi et que c'est rentré dans une oreille pour sortir par l'autre.Mais bon, maintenant que c'est dit, je comprends que le monde est petit à Beacon Hill. Cette fois ci, j'écoute attentivement le conflit qui se déroule à mes cotés au cas où que je loupe une nouvelle fois une information intéressante. Je me fais avoir une fois, pas deux !

Bon, le sujet principal est le cadet Hale mais qu'importe. J'en connais plusieurs qui seraient heureux qu'on se battent verbalement pour leur personne. Dire que là, c'est pour un garou grognon. J'aurai tout vu, tout. Sans compter que le caid rajoute une couche à chacune de ses phrases. Quel langue de vipère celui là ! A croire qu'il est heureux de faire douter des sentiments d'autrui. Face à cette discussion qui commence à tourner au vinaigre, je pourrais presque oublier les surnoms débiles qu'on m'a donné tel que Princesse ou Bébé pour ne pas avoir affaire à sa langue acérée. J'ai dis presque.

Cependant, rajouter son grain de sel dans la conversation est bien trop tentante pour y résister. C'est alors qu'ils parlaient à propos de la soit disant aventure du bichon miniature avec le caïd que j'interviens en signalant un parfum animal qu'empeste Therence. Elle est partout sur lui ! A penser qu'il s'est rouler dedans à longueur de journée. Ce qui ma foi, ne doit pas être si faux que cela face  à sa réaction suite à ma prise de parole. Son emportement n'a vraiment pas de prix en ce moment là. Même s'il me fusille du regard, espérant que je réduise en cendre sous ses yeux, je ne regrette pas un seul instant d'avoir parler. Surtout que ce retournement de situation intéresse grandement Stiles au vu de son sourire qui éclos au bord des lèvres. On dirait un gamin à Noël.

-Tu parles de qui, là? Stilinski et son loup? Moi je suis pas maqué...
-T-t-t-t-, Therence, tu ne peux rien cacher à l’odorat d’un loup. Et pour que ce soit si flagrant, ça doit être régulier…
-Ah ça pour sûr, plus revendiquer que ça tu meurs. Tu pues autant que Stiles avec son eau de Hale.

Ah... Le bonheur d'enfoncer un peu plus le caid est indescriptible. Il aura beau nier, le mal est fait. Le coureur de jupons, et de pantalons d'après certaines rumeurs peu glorieuses, qui est pourtant connu pour laisser derrière son passage des cœurs brisés a des relations charnelles fréquentes avec quelqu'un. Une odeur que j'ai déjà senti d'ailleurs. Mais d'où et de quel personne, tel est la question. Bof, ça me reviendra bien plus tard. C'est quand même dommage que ma mémoire olfactive me fait défaut à ce moment précis. J'aurai bien aimer l'embarrasser un peu plus. Juste pour lui rabattre son clapet même durant un court instant.

Toutefois, le retour de bâton me rattrape un peu trop vite à mon goût. Vu que le sujet était un peu trop sensible pour sa personne et à deux doigts de réduire en poussière sa réputation papillon frivole, le brun se penche vers moi avec une lueur sadique dans les yeux. Zut, je vais déguster... Je dégluti bruyamment, priant pour ne pas trop souffrir devant le venin qu'il va déverser, j'en suis persuadé. Et le pire, c'est que je peux même pas le recadrer à sa place sans m'attirer les foudres des clients et du personnel du restaurant. On va encore croire que je pète mon câble face à une innocente victime de ma fureur. Et il est hors de question que quiconque considère le caïd comme étant inoffensif.

-Et toi alors? J'ai jamais rien entendu te concernant. Tu dois bien flasher sur une fille? Un inaccessible canon?

Grand silence dans la salle. Comme si j'allais lui répondre à ce crétin. Et pourquoi pas lui passer en main propre un fusil chargé de balle d'aconit tant qu'on y est ?! Je suis peu être fou mais pas suicidaire. Enfin, pas jusqu'à cette extrémité là après réflexion. Toutefois, même un blanc dans la conversation n'empêche pas l'autre enquiquineur de revenir à la charge. Et à grand moyen de « Je te lâche pas mon pote ». Dans tout les sens du terme au vu du raclement de chaise que j'entends. Et en plus de devoir le supporter envahir mon espace vital avec sa chaise, il ose mettre son bras sur mon auguste personne.

Son bras ! Non mais oh, il se croit où à poser son bras comme si j'étais son accoudoir ? Dois-je lui signaler qu'il a un tel bras que celui ci va jusqu'à mon épaule ? Il serait capable de me rétorquer que ''c'est pour mieux m'étrangler''. Le p'tit c*n. Comme si je le voyait pas venir dans ses gros sabots à tenter de me tirer les vers du nez. Et Stiles qui le laisse faire en plus, préférant favoriser un journal ! C'est un comble. Je suis outragé de la tournure des événements. On était pourtant en train parler de la mise en couple du réputé garçon facile et non de ma vie sentimentale totalement inexistante. Je préfère largement me noyer dans mon milk-shake que réponde à de tel ineptie.

-...Un mec?
-Quoi ?!

Réaction immédiate par des grands yeux effarés devant une tel question agrémenté d'un recrachage en règle de ma boisson devant moi. J'ai failli m'étouffer après avoir avaler de travers. Il est en train d'insinuer quoi le caïd là ? Sa fierté à été remis en cause alors il doit venir faire de même avec ma virilité ?! Déjà que j'ai failli la remettre en question suite à mon malencontreux accident avec Caracole, ce n'est pas pour le faire pour de bon à cet instant et surtout ici devant lui !

-Non mais ça va pas la tête ?! Moi attiré par un service trois pièce ? C'est la meilleur de l'année. J'suis pas comme toi à sauter sur tout ce qui bouge sans faire de distinction.

Sérieux, d'où il me sort ça ? Moi homosexuel ? N'importe quoi. Je n'ai rien à leur reprocher à cette catégorie minoritaire mais curieusement majoritaire dans cette ville. Ça serait un comble vu que mon meilleur ami est dans cette équipe là. Néanmoins tant qu'on touche pas à mon arrière train, je m'en fiche. Sauf que là, imaginer un seul instant que je suis dans les gars, ça fait un choc. Un sacré choc. Je sais pas si je pourrais m'en remettre un jour. Et puis c'est quoi ces questions à la con ? Comme si fallait obligatoirement être avec quelqu'un pour connaître le bonheur. J'suis très bien comme je suis, merci bien. Et comme le diction dit, mieux vaut être seul que mal accompagné.

-Et puis quoi encore ?! J'ai une tête à être frigide ? Dit que j'ai un balai dans l'arrière train tant que t'y est ! J'aurai vraiment entendu n'importe quoi. J'suis pas intéressée par tout ces histoires à la fleur bleue mais c'est pas une raison pour sous entendre que j'ai rien dans le caleçon !

J'en reviens toujours pas. Me demander si je suis... Voilà quoi ! Bon, je radote comme un petit vieux mais on s'en fout ! Je suis choqué à vie, là ! Traumatisé jusqu'à mon lit de mort. Des trucs pareils, ça devrait même pas se poser. Remettre en doute ma virilité, c'est ignoble ! Bon je sais pas pourquoi je le prends aussi mal mais c'est comme ça. Je ne me vois pas du tout avec un gars. Peut être que le caïd essaye de tâter le terrain, attiré par mon irrésistible charme naturel mais la réciproque n'est en aucun cas vrai. Je préfère largement les formes rondes et une douceur maternelle qu'une forte masculinité et des muscles en béton. C'est décidé c'est la guerre !

-Puis de quoi ça te regarde d'ailleurs si je suis puceau ou pas ? Je te demande qui d'entre toi ou tes conquêtes se fait prendre ? Ou quand est ce que ton petit ami va te mettre la bague au doigt ? A moins qu'il te largues avant !

Puis c'est vrai quoi. J'ai juste fait un constat. Pas ma faute si c'est marqué tout autour de lui 'chasse gardé'. Bon, je peux légèrement me tromper sur l'interprétation du marquage olfactif mais l'intention de revendication est là. Il pourrait porter un panneau avec le nom de son petit ami dessus que ça ne changerai rien. Les paroles s'enveniment et les répliques cinglantes fusent. A un tel point qu'on en est presque à crier comme des poissonniers. Ou peut être qu'en fin de compte, il n'y a que moi qui hausse la voix, emporté dans ma frénésie.

- Les gars, les gars ! Calmez-vous….

Petite demande de Stiles qui passe bien vite à la trappe pour ma part. Comme si j'allais arrêter en si bon chemin. On ne s'est même pas balancer à la figure nos quatre vérités. Et pour tout vous dire, se chamailler, ça me permet d'évacuer de la colère. Bien moins dangereux que de se taper dessus d'après mes parents. Mais bon, si vous voulez que je retourne à la méthode punching ball, je 'y vois aucun inconvénient. Faudra juste pas se plaindre quand j'aurai défigurer sa bouille d'ange démoniaque à coup de poing. De toute façon, nous ne faisons rien de mal. Nous nous exprimons d'une manière non conventionnelle, c'est tout.

-Et toi t'es un... un.... un nodocéphale orchidoclaste !

Certaines personnes ont des conversations banales, nous, on s’envoie des piques. D'ailleurs, ça n'a pas l'air de drôlement affecter le caid. La preuve, il tente même de piquer un sablé dans l'assiette de Stiles alors que je bouillonne de rage à la recherche du coup fatal. Bon, je dois l'avouer que lors de ma dernière insulte savamment désuètes depuis l'an mille, j'avais plus trop d'idée. Donc j'ai légèrement triché avec mon portable. Les applications à l'intérieur de celui ci sont mes amis maintenant. J'en veux même plus au jeu Angry-bird qui me donnait envie de balancer mon appareil par la fenêtre, c'est pour vous dire le niveau de ma nouvelle  amitié.

Toutefois, je suis plutôt du genre à répondre du tac au tac, pas à peser mes mots avant de parler. Enfin, le temps que je comprenne de ce qu'il raconte avant. En voyant la main de Therence repoussé d'une claque, je protège quand même ma coupe de glace en l'approchant vers ma direction. Manquerai plus qu'en sans gène, il se serve allègrement dedans.

-Pas touche Elvis, si t’as faim commande, elle te fera peut-être même pas payer vu comment elle te reluque. Mais fait gaffe, ton cher et tendre pourrait ne pas aimer son odeur. Si ça se trouve, il mange les conquêtes de ses conquêtes pour n’avoir aucune concurrence. Ça expliquerait pourquoi il ose sortir avec un coureur de jupon comme toi !

Odeur. Manger les conquêtes. Parfum de Therence. Manger des humains... Un déclic se fait dans les méandres de mon cerveau. Une tel illumination que j'ai l'impression de voir une ampoule s'illuminer au dessus de mon crâne devant cette révélation. J'arrive pas à y croire. C'est tellement incroyable que je suis à deux doigts de jurer des obscénités à haute voix. Et publiquement mon cher ! C'est pour vous dire à quel point cette révélation est énorme. Puis un doute s'insinue dans mon esprit.. Nan, il serait pas capable de ça quand même... Si ? Si. Et à en voir la tête de Therence, il a l'air d'avoir parfaitement compris le sous entendu non volontaire dans la phrase de l'hyperactif.

-Oh p... Commençais-je avant fermer ma bouche dans un claquement de dents.

Péripapécultrice de maison close délabré ! Même si le choc est impressionnant, ne soyons tout de même pas vulgaire. Un wendigo ! Il couche avec un satané cannibale! Et Stiles qui dit ça, l'air de rien. Oh mon dieu, aérez moi ! Je secoue frénétiquement ma main devant mon visage imitant un éventail pour tenter de me remettre de l'information de choc.  Je le pensais cinglé mais pas à ce point là. Faut être vraiment accro pour être avec... avec ça ! Bon c'est bien connu, j'ai une certaine hantise des cannibales mais je ne m'attendais pas à y être confrontés de ci tôt. Bon, je psychote un peu trop.

Mais quand vous avez passer à deux doigts de se faire bouffer les entrailles à vifs un tel comportement est très légitime. Et puis sérieux ? De toute les créatures possible et inimaginable qui sortirai avec une bête à corne, grand amateur de chair fraîche au sens littéral du terme et aux grandes dents  coupantes comme des lames de rasoirs ? Therence de toute évidence. Lui manque vraiment une case à ce mec là. Parce que là, c'est plus de la témérité, c'est de la folie.

-Ton petit ami en est un ?!

Même en le disant à haute voix, j'ai du mal à l'accepter. Bon d'un certain coté, je m'en fiche pas mal de ce que le caid fait avec son pantalon et dans quel lit il va traîner. Mais là, c'est une affaire d'une importance capital. Il y a un wendigo dans les parages ! Maintenant c'est sur, dès que je vois quelqu'un l'approcher d'un peu trop près, je me barre de l'autre sens direct. Hors de question que je me rapproche encore une fois de ces vils créatures de la nuit. Au moins je suis fixé. Cependant, je ne sais toujours pas si je devrais être heureux ou pas d'avoir découvert ce terrible secret qu'était ce parfum mystérieux. Je pense que la réponse que je cherche est que j'aurai préféré ne jamais savoir.

Enfin bref, c'est pas mes oignons. C'est pas du tout mes oignons. Bon ok, mes bas instinct de commères reprennent du service contre ma volonté. Mais avant de s'engager dans un chemin qui s'avère périlleux pour savoir du pourquoi du comment de leur mise en couple quasiment improbable à mon avis, il me faut des informations capitales. Informations détenu par Stiles. Le grand manitou du bestiaire surnaturel c'est lui. Sans compter que c'est un bon enquêteur, ce qui pourrait s’avérer utile. Je me retourne vers lui, à la recherche d'un allié précieux mais ne rencontre qu'une page de journal en face de moi.

-Stiles ? Stiles-Stiles-Stiles-Stiles. Oh bon sang, Stiles ! Réponds quand je  t'appelle, crotte ! Sérieux, j'ai besoin de tes compétences d'encyclopédie. Stiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiles....

Même pas un hochement de tête ou un murmure vaguement attentif. Rien. Rien de rien. Il favorise son stupide article de journal à ma personne et à mes questions au combien importante. Je vais le lui arracher des mains pour le déchiqueter en petit morceaux devant ses yeux si ça continue. Je déteste que l'on m'ignore ainsi. Bon, je déteste beaucoup de chose, mais celle ci fait parti des principales. On ne me met pas de coté pas au profit d'un journal, un point c'est tout ! Je m'approche de lui, prêt à lui arracher cette horreur couverte d'encre de force quand j’aperçois un pli soucieux sur son front. Quelque chose ne va pas bien ? Un cas suspect d'araignée ? Le retour cauchemardesques des zombies ?

-Stiles ? Stiles !

Ah ! Enfin une réaction ! Il a quand même fallu que je gueule près de son oreille pour qu'il m'entende. C'est pas croyable d'arriver à de tel extrémité. Je le fusille du regard, lui montrant mon mécontentement à devoir le rappeler de multiples fois sans réponse. Mais tel un adolescent, j'oublie bien vite ma bouderie et mon affaire précédente pour me concentrer sur l'article en question qui a tant passionné le bavard au point d'occulter tout ce qui l'entoure, moi le premier! C'est un crime de m'ignorer, ne l'oubliez pas.

-Ca va ? Qu'est ce que t'as trouvé pour être autant plongé dans ton journal ?
-Un truc bizarre. Des disparitions. Jusque-là, c’était des étudiants, maintenant c’est un lycéen…Il y a un truc qui cloche… Vous avez entendu parler de ces affaires ?

Un truc bizarre. Je suppose que c'est le code secret pour histoire surnaturel bien louche et très glauque. Du pur Beacon Hill en somme. Avant que je ne puisse attrapé le journal tendu, celui ci est fauché devant mes yeux par une main. Therence. Il n'a pas non plus résister à l'appel du danger. A croire que les humains n'ont aucun instinct de survie approprié. Pour moi, ce n'est pas le cas, j'ai un très bon instinct, je vous remercie bien. C'est juste que mes priorités sont légèrement foiré. Je proteste pour connaître le contenu de l'article vu que celui ci m'a été retiré avant que je ne puisse le lire. Je ne vais quand même pas aller jusqu'à lire par dessus son épaule quand même... Si ? Il a bien envahi précédemment mon espace vital, pourquoi pas moi.

-Nop. Première fois que j'entends parler des disparitions. Mais le cas en question par contre... Il me dit quelque chose.

Au coté du caid, tentant de lire grosso modo en diagonale, je tente de fouiller dans ma mémoire à la recherche d'informations pouvant être capitale. A part que ces techniques de séduction auprès des filles était d'un banal écœurant, je ne vois rien d'autre. Je n'arrive même pas à me remettre la tête dessus. Sûrement un de ces gars lambda qui jalouse les populaires en leur léchant les bottes, pour ensuite écraser considéré comme plus faibles pour se sentir tout puissant. Un adolescent typique comme les trois quart des lycéens en somme. Mais bon, si Stiles s’inquiète de la disparition de quelques étudiants puis d'un lycéen, c'est que ça doit forcément coïncider avec l'histoire de la tisseuse ou les répercussions après sa mort non ?

-Tu crois que ça à un lien avec notre précédente affaire ? Ou on a une nouvelle bestiole dans la nature ?

Dans les deux cas, sachant que l'hyperactif ne lâchera pas l'affaire avant de l'avoir résolu, je vais devoir m'y coltiner moi aussi. Ca tombe bien, je n'avais rien à faire de la semaine. Comment ça des devoirs supplémentaires en guise de punition ? Mais non... J'ai dit que je n'avais rien à faire d'urgent. Classement loufoque des priorités, vous avez oubliez ? L'enquête d'abord, la punition scolaire ensuite. Et puis au moins j'aurai une sacré excuse pour ne pas les faire. Parti traquer des disparus dans le monde onirique et le monde surnaturel, vous croyez que c'est acceptable comme motif  d'absence ?

-Bon, on commence quand? Et par quoi surtout ? On a voulu une enquête, nous voilà servi !



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Therence Garnet

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MessageSujet: Re: Beacon Hill Investigation [Ft Liam et Therence]   Dim 17 Avr - 19:05



I DON'T do boyfriend
- Il est adorable de gentillesse, mais certainement pas. je le vois comme un petit frère. Sérieux, c’est comme si tu m’imaginais avec Scott… C’est… urgh… non… merci. Aaah, je veux effacer cette image de mon crâne. Sérieux, ce serait quasi-incestueux…C’est malsain.

Je sirote mon kawa en le regardant geindre et grimacer et faire d'une simple évocation une affaire d'état. Capable de s'exciter tout seul comme il le fait, ce mec ne doit jamais s'ennuyer. Je me demande s'il lui arrive de s'épuiser lui-même?

- Derek n’est pas un voyou. Il a eu une période revêche, mais il a toujours été plus malin que ça !

Et il essaie de défendre l'honneur de son couple, et il me pousse à me moquer d'avantage de lui. J'aurais pu continuer comme ça longtemps si le bébé à l’assiette garnie n'avait pas décidé de l'ouvrir...

- Alors comme ça, Therence, tu t’es casé ? Anh !

-Je suis pas casé!


Je rêve, il se fout de moi?!

- T-t-t-t-, Therence, tu ne peux rien cacher à l’odorat d’un loup. Que... je darde un regard inquisiteur à Liam. Oh le sale petit... Et pour que ce soit si flagrant, ça doit être régulier…

-Ah ça pour sûr, plus revendiquer que ça tu meurs. Tu pues autant que Stiles avec son eau de Hale.

-Mais qu'est-ce que ça peut foutre? Rappelle moi, est-ce que je t'ai dis qu'avec ton Derek on avait dormis ensemble? contrattaquè-je l'amant du loup, le sourire rageur. Ah, parce que la distance qui sépare mon sofa de mon lit compte? Vraiment? On a passé la nuit seuls, tous les deux, dans ma chambre, c'est tout ce qu'il a à comprendre. Et j'ai jamais dis que je saute sur les gens pour un usage unique.

Et puis au lieux de s'attarder sur mes plans réguliers, que le renifleur du groupe nous raconte ce qu'il en est de sa vie sentimentale et sexuelle, à lui! Ah on fait moins le malin, hein? T'imagines que faire l'autruche dans ton lait-fraise va te sauver? Je m'installe à ses côtés et le capture d'un bras résolu. J'ai besoin d'une diversion après qu'il ait osé foutre ma supposée relation sur le tapis. Et doublement plus motivant, j'ai une irrésistible occasion de l'emm*rder, et de réellement savoir ce qui l’intéresse, à lui. Qui n'a jamais rêvé de connaitre les préférences de notre Liam local?! Qu'il me fasse rire et essaie de me convaincre et m'attendrir avec ses amours maladroites et ses fantasmes inavoués de grand bébé! Aller, raconte à ce bon Therence! S'il ne bave pas devant des canons féminins, peut-être un genre plus viril?

-Quoi ?!

Je recule ce qu'il faut pour éviter les projections de glace pré-digérées. Hou la jolie réaction!

-Non mais ça va pas la tête ?! Moi attiré par un service trois pièce ? C'est la meilleur de l'année. J'suis pas comme toi à sauter sur tout ce qui bouge sans faire de distinction.

-Hey, mais qui a dit que je faisais pas de distinction? Je suis ouvert à tous les genres, mais j'ai mes exigences. Va pas t'imaginer que je couche avec n'importe qui. Puis qu'est-ce que ça veut dire, t'as un problème avec ça? C'est pas toi qui a un pote gay? Oooh... Non, je vois d'où viens le problème... sourie-je de toutes mes dents.

-Et puis quoi encore ?! J'ai une tête à être frigide ? Dit que j'ai un balai dans l'arrière train tant que t'y est !

-C'est pas moi qui le dis...

-J'aurai vraiment entendu n'importe quoi. J'suis pas intéressée par tout ces histoires à la fleur bleue mais c'est pas une raison pour sous entendre que j'ai rien dans le caleçon !


Je ricane sans me cacher. Ce que c'est jouissif de faire tourner ce gamin en bourrique! Il suffit de le bousculer un peu, et il part au quart de tours, et en prenant des chemins détournés auquel j'aurais même pas pensé. Si Liam était un jouet, il serait un de ceux qui gigote et font tout le temps du bruits pour rien, et tous les gamins en voudrait un.

-Tu te fais les sous-entendu tout seul, bébé. Si tu veux mon avis, le problème vient pas de ce que t'as ou non de caché dans le pantalon, mais de ce que t'assumera ou non y trouver un de ces jours. Comme un manche à balais chaudement logé... Mais vu comment t'es parti, y a peut-être bien qu'avec des objets que t'as une chance de vivre des histoires passionnés. Hein puceau?

-Puis de quoi ça te regarde d'ailleurs si je suis puceau ou pas ? Je te demande qui d'entre toi ou tes conquêtes se fait prendre ? Ou quand est ce que ton petit ami va te mettre la bague au doigt ? A moins qu'il te largues avant !

-Si tu continue comme ça je vais finir par te le faire savoir qui prend le dessus sur qui! Et pour avoir une bague faudrait déjà que j'ai un petit copain, et j'ai pas de petit copain, c'est clair! Idem pour le largage, Einstein! Retient bien cette équation au lieu de te ridiculiser.

- Les gars, les gars ! Calmez-vous…

-Et peut-être qu'au lieux de pleurnicher comme si j'avais insulté le peu de virilité que tu possèdes, tu ferais bien de te demander pourquoi tu ne traines qu'avec des mecs qui tournent autours de mecs et de filles au punch musclé, non?! Admet que c'est pas vide de sens! Espèce de futur sodomite refoulé!

Mange toi ça, monsieur je parle de fin-de-couple alors que tout ce que je sais faire c'est de protester haut et fort ma pureté virginale et porter des robes roses tandis que je fini toujours par m'entourer d'une bande de mâles aux préférences douteuses!

-Et toi t'es un... un.... un nodocéphale orchidoclaste !

-Répète et je t'enfonce ces biscuits dans les narines! menacè-je en m’emparant du sablé pour le pointer devant son nez. Pas de bol insuppportable tête de nœud, le langage fleuris m'est pas totalement inconnu, et sans appli je vous prie.

- Pas touche Elvis, si t’as faim commande, elle te fera peut-être même pas payer vu comment elle te reluque. Mais fait gaffe, ton cher et tendre pourrait ne pas aimer son odeur.

-Mais j'ai PAS de cher et tendre!!!

-Si ça se trouve, il mange les conquêtes de ses conquêtes pour n’avoir aucune concurrence.
Sa réplique a le don de me clouer. Je déglutis, perplexe et alarmé. Plus troublé que le doute immense que ce guignol soit aussi fin limier que Dunbar, le pire c'est que son idée se fraies un petit chemin crédible... Ça expliquerait pourquoi il ose sortir avec un coureur de jupon comme toi !

-... Tsss. Débile.


Je m'enfonce dans mon siège en croisant les bras, définitivement muselé. Saleté. Le Stilinski reste le nez plongé dans son papelard, mais c'est pas le cas de Liam. Je me fais même reluqué en beauté... Quoi? Tu veux ma photo?!

-Oh p...

Qu'est-ce qu'il lui arrive encore?... J'aime pas la façon dont il me regarde avec son air de vouloir recracher son milkshake, à croire qu'il l'a commandé pour ça. Non... en fait je comprend très bien pourquoi il me regarde comme ça... et je préfère détourner le regard que de laisser voir combien son malaise est contagieux. J'ai pas de compte à lui rendre, à lui ni à personne. Mais son regard me transperce de toute part, je pourrais presque l'entendre hurler comme une vieille fille scandalisée à l'intérieur de sa tête. Quand je jette un petit coup d’œil gêné dans sa direction, il s'évente de la main... Mais c'est pas bientôt fini ce cirque?! Je les entends d'ici ses jugements!

-Ton petit ami en est un ?!

-... Et même que ça en soit, en quoi c'est ton problème?!!
chuchotè-je furieusement entre mes dents, à nouveau penché vers lui.

Ordure de Dunbar, je l'interdit de considérer cette relation comme la folie qu'il donne l'impression que c'est. Je le fixe droit dans les yeux, pas certains de retenir mon point pour cette fois, il en fait de même avec sa tronche de loupiot rebelle et craintif, et...

-Stiles ? Stiles-Stiles-Stiles-Stiles. Oh bon sang, Stiles ! Réponds quand je  t'appelle, crotte ! Sérieux, j'ai besoin de tes compétences d'encyclopédie. Stiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiles....

B*rdel!!! Parce qu'il compte mettre au courant et demander les lumières d'un FILS de SHÉRIF?!! Pour un ado écervelé comme lui ça veut absolument rien dire, et sortant officiellement avec Derek Hale, que le premier Stilinski qui me reproche de mener une relation avec un mec dangereux comme Adriann se fasse lyncher par des menhirs, mais p*tain! On va pas balancer de but en blanc au fils du shérif qu'il y a un cannibale dans le coin!... Peut-être que je donne l'air de m'emballer pour rien et que si ça se trouve le vieux est au courant pour les particularité de cette ville et ses habitants et qu'il y a pas de quoi lever une armée, parce qu'il a d'autres surnaturels à fouetter et que de toute manière comme tout le monde le sait dans le milieu, la plupart ne se nourrissent que de sucreries, de miel ou de pizza. Mais c'est pas le cas de mon surnaturel, c'est pas non plus comme s'il ne m'avait pas très clairement avoué être soumis à sa nature et commettre des saletés de meurtres une fois tous les mois!!!...

Stiles trop absorbé par son journal pour suivre ce qui se trame, je me jette vivement sur l'ado pour lui étaler la main sur la bouche. Pas un seul mot ne sort de mes lèvres pincées, mais un regard plus qu'explicite, assassin et limite suppliant. Dunbar, tu la FERME!... AÏE!!! Oh le sale loup, il m'a mordu!!! En fait si ça se trouve ce petit crétin à peut-être très bien conscience des m*rdes que ça impliquerait si des agents de l’ordre ou leur fils surement trop bavard et impliqué venaient à entendre parler du wendigo... Mais il a pas idée de ce que ça impliquerait pour Adriann et pour moi...

Je me masse le flanc de la main en retournant à ma place et gardant un œil mauvais ancré sur Liam. Je suis peut-être pas vivable, certainement la dernière personne à qui il voudrait rendre un service, mais avec un sérieux qu'il peut surement sentir, lui qui ne perd rien de mes émotions, je lui demande juste de ne rien dire à Stiles. Ni à qui que ce soit d'ailleurs...

-Stiles ? Stiles ! Je le fixe, inquiet. Liam, fais pas ça... Ça va ? Qu'est ce que t'as trouvé pour être autant plongé dans ton journal ?

J'évacue la tension d'un soupir. C'est pas que je fasse pas confiance à Stiles, je veux dire, je le connais à peine, je peux décemment pas juger s'il est digne ou non et surtout envers un emm*rdeur dans mon genre, même s'il est le mieux placé pour connaitre le monde surnaturel et ses pires aspects. Mais j'ai beaucoup de mal à croire que qui que ce soit, d'autant plus un humain, soit en mesure d'accepter les agissements d'un wendigo. Moi-même je les accepte pas. Mais je laisserais personne se mêler de ça et causer du tort à Adriann...
Les agitations du bébé garou envers le plus grand qui l'ignore me tirent de mes pensées et me poussent à reprendre contenance, sinon je vais moi aussi finir par me laisser happer et pas par les meilleures réflexions.

- Stiles !

-Ça a l'air passionnant. Tu fais partager?


Son air blasé fait concurrence à mon haussement de sourcil interrogateur. Parce qu'il aurait tenté de nous en parler pendant qu'on se disputait?... Je lui arrache le torchon des mains pour trouver ma réponse.

- Un truc bizarre. Des disparitions. Jusque-là, c’était des étudiants, maintenant c’est un lycéen…Il y a un truc qui cloche… Vous avez entendu parler de ces affaires ?

-Nop. Première fois que j'entends parler des disparitions. Mais le cas en question par contre... Il me dit quelque chose.

-Ça a un peu jasé sur le campus à propos de disparus et de morts y a quelques temps, ouais. Mais l’étudiant, c'est un spécimen qui fonctionne aux anxio et à l'alcool et qui redoute plus les exams foirés que n'importe quel pseudo meurtrier. Je croyais que c'était que des histoires...

...Ou pas. Je parcours l'article avec Liam. Disparition d'un lycéen, cinquième cas suite à celle de quatre étudiants, soupçon d'une secte...

-Tu crois que ça a un lien avec notre précédente affaire ? Ou on a une nouvelle bestiole dans la nature ?

Je jette un coup d’œil dissuasif au minus. "Une nouvelle bestiole dans la nature"?... Est-ce que j'ai besoin de noyer tout potentiel soupçons sur le wendigo? C'est pas Adriann, je sais quand, et pourquoi il chasse, et... et ça coïncide pas. Point. Je me méfie peut-être inutilement, mais je sais pas s'il cherchait à faire une allusion ou s'il pensait réellement à un autre genre de ravisseur...

-La Tisseuse, ça serait encore elle? Je croyais qu'on s'en était débarrassé?

J'interroge Stiles qui avait l'air de craindre le contraire de ce que j'avance. Simple psychose de sa part, ou est-ce qu'on devrait réellement se méfier d'un possible retour de la reine araignée? Une petite voix intérieure me rappelle qu'on n'est à l'abri de rien à Beacon Hill.

-Bon, on commence quand? Et par quoi surtout ? On a voulu une enquête, nous voilà servi !

Stiles et moi observons le gamin surexcité. Il a un sourire à lui fendre la figure...

-Vous avez vraiment rien d'autres à faire que mener des enquêtes?...

A croire qu'il est possible de s'ennuyer dans cette ville... J'écrase le journal sur la table en croisant les bras, pensif. J'étais venu pour rafraichir la mémoire de ces deux là sur notre rêve commun, et nous voilà parti sur la piste de mystérieuses disparitions. J'ai ma propre vie à gérer, est-ce que j'ai vraiment du temps à perdre avec ces guignols et leur lubie de petits détectives?...

-On commence lundi. suggérè-je en regardant la pendule. Au bahut, il faut avant tout savoir qui est ce type, parce que perso... son nom me dis rien.

Qu'on me pardonne de ne pas connaitre la populace lambda du lycée. Et donc ouais, pourquoi pas m'embarquer là-dedans. L'idée de savoir qu'un énième malade court les rues me ravi moyen, et si jamais c'est vraiment le fait de la Tisseuse, on est déjà tous embarqués sans le savoir, alors autant prendre les devants.

-Faudra parler à des potes à lui, ou à sa famille, savoir avec qui il trainait, ce qu'il faisait. On sait qu'il y a eu trois victimes du campus universitaire avant lui, si ça se trouve, c'est bien des étudiants qui sont visés et ce crétin qui s'est retrouvé au milieu et qui a été pris pour l'un d'eux par mégarde. Faut voir s'il fréquentait vraiment des étudiants, et il faudra déterminer le lien entre toutes les victimes. Hors mis que ce soit des étudiants et maintenant un lycéen, y a forcément autre chose. Stilinski, ton père bosse sur l'affaire? Tu peux te procurer des documents, non?

Moi je vais voir ce que je peux dégotter de mon côté. Hors de question que mon criminologue se mêle de notre enquête, mais tout comme je doute que le père de Stiles soit mis au parfum de ses furetages...
Je me tourne sur le limier du groupe en ne sachant quoi annoncer. Et lui... Ben lui, il servira plus tard, j'imagine. C'est toujours pratique un chien pour suivre une piste!

-Et puis, s'il s'avère que c'est bien sa Majesté l'Araignée qui est derrière tout ça...

Je fais miroiter ma broche entre mes doigts en levant les yeux sur l'humain, puis sur mon jumeaux onirique. Et à ce regard qu'il affiche, je suis à peu prêt sûr que je suis pas le seul qui arrive à voyager là dedans...

-... On enquêtera autrement. Et ailleurs.

Je pense qu'on est tous d'accord pour adopter cette démarche. Accordés sur nos emplois du temps respectifs et d'un moment où se retrouver au lycée, je termine mon café et je quitte les deux compères en sortant mon téléphone. Ce weekend, ce sera chez Adriann, me dis-je avec un petit sourire canaille. Mais mon excitation retombe doucement...


La porte du Diner s'ouvre sur les deux amis qui se quittent à leur tour. Ils échangent deux mots, puis chacun prend sa route de son côté. Alors je quitte ma bécane sur laquelle j’attends assis depuis mon départ, en retrait du café, et je me lance sur les pas du plus jeune.

-Hey, Liam.

Je m'assure d'un regard que Stiles soit parti et que personne ne prête attention à notre discussion.

-Heu... A propos de mon... coup régulier, me décidè-je après un tour rapide du terme le plus adéquat pour définir cette relation au mioche. Y a pas de quoi alarmer qui que ce soit, ok? J'ai tout prévu, et je t'assure qu'il causera pas d’ennuis à la prochaine pleine lune. Ni aux suivantes. Alors tu ébruites rien, a personne.

J'ai peut-être pas réellement encore "tout" prévu, mais je suis certain d'être prêt pour le moment venu, alors que le renifleur ne me fasse pas croire que je suis pas crédible!... Je cherche moi aussi à lire dans son attitude s'il compte la fermer ou balancer dans mon dos. Mais le petit loup a l'air réellement affecté par la présence du wendigo, et ça me rassure moins que s'il cherchait seulement à m'emm*rder. Parce que j'arrive pas à savoir si la peur qu'il éprouve n'est pas capable de lui faire changer d'avis, quelle que soit la réponse qu'il me donne...

-Écoute, t'es un loup-garou, non? Et une boule de nerf en prime, alors pourquoi ça te tracasse autant?! Tu devrais pas avoir la trouille, t'as vaincu la reine des araignées! Me moquè-je, malassuré.

C'est moi qui suis pas tranquille à le savoir si craintif! Tout ce que veux c'est être sûr et certain qu'il se taise, je veux pas qu'on sache qu'Adriann bouffe des gens et que quelqu'un ait l'idée de foutre son nez là dedans en pensant sauver l'humanité, et que ça cause des m*rdes au prof. Quoiqu'on lui reproche, il... les mérites pas. Mais le comportement défensif du plus jeune m'inquiète et m'exaspère. Je m’ébouriffe frénétiquement la frange avant de la recoiffer d'un coup de main... il suffit de le regarder pour savoir qu'il est pas fiable et en état de tenir sa langue!...

J'ai beau savoir que les surnaturels ne sont pas en paix et qu'il y aura toujours un risque pour un criminel d'être découvert, j'avais pas concrètement imaginé que le wendigo puisse être réellement menacé. Et je laisserais pas un loupiot traumatisé le mettre à mal. Alors une petite lueur de lucidité me vient, je me calme, et j'adresse posément la seule façon qui me semble capable de rendre muet le petit curieux sur le coup.

-Liam... dis moi, le soir après le Lacross, un de tes parents peut venir te chercher?

Ma question le rend un peu abruti, je crois. Qu'est-ce que ça peut bien me foutre?... Je me rapproche de lui pour suggérer, tout bas.

-Je serais toi, je trainerais pas tout seul dehors trop longtemps le soir. J'aimerais pas trop croiser la route d'un wendigo en colère...

Plus un mot de sa part, mais une mine équivoque. On rigole plus, j'hésiterais pas à mettre Adriann au courant si jamais il compte l'ouvrir. Du moins, c'est ce que je veux être sûr qu'il croit...

Là dessus, je tourne les talons en lui balançant un "A lundi!" qui se veut presque amical, après tout on va bosser ensemble sur ces enquêtes et ce serait pas tout qu'on ne se voit qu'avec l'envie de se sauter à la gorge. Je retourne à ma moto un peu fier de museler un loup, mais pensif surtout. Je prend conscience du malaise qu'inspire le wendigo, même à un garou, et de ce que ça sous-entend de... menaces à son égard?... De menaces en général considérant l'ampleur de sa réputation... Je ne sais plus très bien pour qui je dois m'inquiéter...

J'enfourche l'engin avec la résolution de laisser ces pensées de côtés. C'est un professeur respectable et respecté, quand la pleine lune arrivera je saurais y faire face, et puis il y a manifestement un autre genre de psychopathe qui sévit en ville et sur lequel plancher en priorité avec le duo de Sherlock en herbe.

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Liam Dunbar

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MessageSujet: Re: Beacon Hill Investigation [Ft Liam et Therence]   Lun 30 Mai - 10:46





La boulette du siècle


Se disputant tel des poissonniers, nous nous querellons sur des sujets assez épineux. Enfin, pour ma part c'est le cas. Remettre en cause mes préférences et ma libido tout court m'en fait voir de toute les couleurs. Rouge de honte, vert de rage, blanc de stupeur. Je vous fait grâce de toutes les autres. Certaines n'étaient pas belles à voir. Surtout quand le caïd se met à sourire comme un idiot, fier d'avoir mis le chaos sans pareil dans ma tête. Certes, je m'emporte très facilement. Dès le premier mot en faites. Mais c'est pas une raison pour s'amuser à me titiller à la première occasion pour que j'explose de colère en publique.

Parce qu'il faut le reconnaître, je ne suis pas en train de le rouer de coup jusqu'à que mort s'en suive dans une horrible hémorragie interne par la seule présence de témoin autour de nous. Éliminer autant de personnes serait bien trop galère pour un si court laps de temps. Surtout quand l'un d'entre eux est le fils du Sheriff. Et je ne pense pas que le chantage dans ce genre de situation marcherai. J'en suis donc réduit à répliquer autant que possible à ses terribles pics empoissonnés alors que je m'échauffe de plus en plus. Je glisse dans un terrain bien plus dangereux que je ne l'aurai prédit.

Même l'intervention de Stiles ne coupe pas mes envies de meurtres ni l'élan de Therence à me balancer des horreurs en pleine poires. L'intervention la plus inutile du monde en somme. Toutefois, la tentative de vol de biscuit pour m'étouffer avec me fait bien rire. Surtout quand il tente désespérément de nous faire croire qu'il est toujours un électron libre sans attache. Mon œil va. Plus il nie vigoureusement de ne pas avoir de cher et tendre, moins on le croira. Pire on en rajoutera sur le tapis rien que pour l'embêter à ce sujet là. Enfin bref, tout cela me fait bien ricaner jusqu'à que Stiles aborde un chemin qu'il n'aurait jamais dû. Le cannibalisme.

Ayant déjà été traumatisé par un wendigo, nommé Sean si mes souvenirs sont bons, dès qu'on parle de bouffeur de chair humaines en ma présence, ça tourne toujours mal. La preuve. Il me faut que peu de temps pour faire le lien entre l'eau de parfum dans laquelle se noie Therence et celle de Sean. C'est la même espèce. Je retiens juste à temps un juron bien fleuri qui n'échappe pas à l'oreille attentive du caïd. De toute façon, Stiles est bien trop pris dans son article pour entendre quoi que ce soit en dehors de sa bulle qu'il s'est inconsciemment créer. Je regarde fixement le brun, toujours effaré d'une telle conclusion qui s'impose dans mon esprit.

Puis je le juge d'un tel comportement à risque avant hurler à plein poumons dans mon espace mental de sa stupidité affligeante. Se rend-t-il compte dans quoi à-t-il mis les pieds ? Je le savais avoir des penchants suicidaires mais pas à ce point là. Personne de sensée prendrai le risque de finir en sauce juste par goût du risque. Même les accros à l'adrénaline ne s'offriraient pas dans un plateau d'argent !Même si ma pensée que son petit-ami est un wendigo reste crédible, cela ne veux pas dire que c'est réel. Il me faut confirmation. Confirmation que je demande expressément dans un substitut de subtilité. Je n'ai pas besoin de rappeler que ce n'est pas mon truc, n'est ce pas ?

-... Et même que ça en soit, en quoi c'est ton problème?!!

En quoi ça me regarde ?! Mais tout voyons ! Il y a un maudit tueur en liberté dans les rues et je ne le savais même pas. Parce qu'on va pas me faire croire que son gentil petit-ami, donc il n'a pas nier l'être, notez le, est totalement végétarien et ne se nourrit que de carottes qu'il rackettes à de mignons petits civets. Moi, je vous le dis, c'est pas très sain tout ça ! En bon samaritain, passion que je viens tout juste de découvrir d'ailleurs, il est de mon devoir de prévenir la populace du danger qui les guettes. Si le caïd veux se faire littéralement dévorer c'est son problème mais qu'il ne vienne pas mettre en péril la sécurité des autres et par la même occasion la mienne.

J'interpelle donc Stiles afin qu'il m'éclaire de ces lumières. Lumières dont il ne dénie pas à me partager d'ailleurs, préférant me snober au profit de son journal fort important. C'est pas comme si il allait trouver le saint Graal dedans ni une enquête qui boosterai la notre. Faut pas rêver non plus. Sauf qu’apparemment, les journaux de nos jours ne sont plus les mêmes qu'avant. Vous y croyez vous ?! J'ai une information d'une importance capitale et paf ! Non, ça fait pas des chocapics. Ne nie pas, je sais que t'as pensé à ça au début... Mais bref, revenons aux disparitions inexpliqués dans un article qui justement concorde au mauvais moment.

Je vous passe bien sûr l'acte désespéré de Therence qui me saute littéralement dessus pour me faire taire. La liberté d'expression il connaît ? J'en doute mais ce qui est sûr c'est que maintenant il connaît la forme de mes crocs planté dans sa main. Bien fait pour lui ! Il n'avait pas qu'à tenter de me corrompre par un regard foudroyant. Et tout ce speech pour que je dévie ma conversation initial. C'est tout un art d'enquiquiner les gens n'est ce pas ? Bon je dois avouer que l'air un peu trop sérieux de Stiles y est pour quelque chose. Ça doit surtout être le fait d'être honteusement ignoré qui m’agace et me fait oublier tout autre objectif précédent.

Enfin bref, zappons joyeusement la discussion sur les étranges disparitions d'étudiants et maintenant de lycéen. Lycéen qui me dit quelque chose d'ailleurs. Mais on verra ça plus tard. Ça me reviendra à un moment où un autre. Bon, si vous insistez, je vous fais un résumé rapide. Le caïd nous a donné une description fortement intéressante d'un étudiant lambda, espérons que je ne finisse pas ainsi d'ailleurs. Ensuite nous avons chercher s'il y avait un lien avec la tisseuse, aka la vilaine très moche à pattes poilues, ou suggestion de ma part, une bestiole que je viens tout juste de connaître son existence dans la ville.

On sait jamais, un petit creux au campus universitaire lors d'un petit footing ou au lycée pour voir son cher non-petit-ami, c'est si vite arrivée... Quoi, moi tout rejeter la faute sur le wendigo juste pour me débarrasser d'une menace phobique ? Sérieux, vous commencez à bien me connaître. C'est effrayant de voir à quel point. Enfin bref, le caïd tente de noyer le poisson, pas du jeu d'ailleurs, mais l'hyperactif a l'air de mordre à l’hameçon. Je le pensais plus psychanalyste que ça. Néanmoins on s'en fiche un peu qu'il ne soit pas attentif au piège posé par les autres. On a une enquête ! Ce que je clame haut et fort. Ce qui fait franchement soupirer certains. A ne pas viser un blousonneux.

-Vous avez vraiment rien d'autres à faire que mener des enquêtes?...
-C'est tout à fait ça ! dis-je dans un sourire plus éblouissant que le premier.

Certes, il se peut que j'ai légèrement menti. J'ai ma punition à passer, des heures de colles à effectuer, mes entraînements de la crosse à aller, et des cours à rattraper. Mais dans l'ordre de mes priorités, tout ceci est relégué en bas du classement. Donc c'est pas vraiment un mensonge. Non ?Puis c'est pas comme si on l'invitait à participer à nos enquêtes celui là. Après tout, ce n'est qu'un simple témoin à interroger en premier lieu. Sauf qu'il n'a pas l'air de décider ainsi et ose même s'incruster dans notre enquête en nous proposant de se revoir Lundi. C'est un scandale ! Je suis choqué de son audace. Mais d'où il se permet de tel initiative ? Il joue les chefs en prime, me donnant des ordres à moi !

Ça va pas se passer comme ça ! Mais bon, dans ma grande bonté, je laisse couler pour cette fois ci. Cependant, c'est juste parce que ses idées sont bonnes et que Stiles à l'air d(accord avec lui. N’imaginez pas autre chose hein. Genre que je flippes d'aller lui botter l'arrière train. J'en serai tout à fait capable. Bon, vu que l'humain de ma meute s'occupent des documents de l'affaire, je ne sais pas trop ce que je pourrais faire pour y participer dans les recherches. A part voir les antécédents médicaux des victimes à l’hôpital en utilisant mon beau père qui travaille là bas et user de mes sens lupins, je sers pas à grand chose sur ce coup là. Soudain, Therence se retourne vers moi, avant de se reporter sur sa broche. Ok... Sympa pour moi....

-Et puis, s'il s'avère que c'est bien sa Majesté l'Araignée qui est derrière tout ça... On enquêtera autrement. Et ailleurs.

Oh. Oh ! J'ai compris la référence ! OMG, j'ai compris ce qu'il sous entendait ! Je suis un génie mon cher. Mes yeux s'illumine en le voyant jouer de sa broche. Au moins ça confirme totalement le fait que je ne suis pas le seul à pouvoir voyager dans le monde onirique. Pourvu que l'araignée soit dans le coup ou autres créatures provenant tout droit des songes soit dans le coup. Juste pour que je crame au moins une fois une bestiole là bas. Mes envies pyromanes me titillent depuis un bon moment d'ailleurs. Étant tous d'accord sur le plan à suivre, je fini comme les autres ma commande avant de quitter les lieux. Enfin c'était ce que j'avais prévu avant d'alpaguer Stiles au sujet de son bras. Nop, j'ai toujours pas oublier cette histoire de tatouage. Et vu que le caïd est devant, j'en profite pour le questionner une fois pour toute.

-Alors, tu me racontes ce tatouage au poignet ou pas ? T'inquiète, Therence n'est pas à portée d'oreille.

Plus que tout deux sur le trottoir devant le dinner's, nous discutâmes justement de l'apparition inattendu de cette marque. C'est vraiment étrange comme truc. Je m'attendais pas à ça. Surtout que Stiles n'a pas l'air de savoir a quoi peut-il bien servir.  Après que j'ai saluer Stiles, nous nous séparons pour rentrer chacun chez soi.

Enfin, c'était ce qui était prévu dans le scénario. Je crois bien que le caïd ne l'a pas lu par contre. Faudrait vraiment qu'il lise les notes de services avant de me sauter dessus ainsi en pleine nuit. Surtout quand il me stalkait précédemment assis sur sa moto. Ça fait très très pervers.... Le lycéen hein ! Pas la moto. Une magnifique marque d'ailleurs. Ça me tenterai bien de l'essayer un jour. Mais je suis pas suicidaire à ce point là. Et puis je ne tiens pas à finir mes jours en morceau de cube soigneusement coupé à la hache pour nourrir son wendigo de compagnie. A part si c'est en vérité un humain de compagnie... C'est une pensée fortement intéressante à méditer pour plus tard.

-Hey, Liam.
-Qu'est ce qu'il y a encore?

Je le regarde observer les alentours avant de reporter ses yeux sur ma personne. Qu'est ce qu'il mijote encore celui là ? Si c'est pour connaître la discussion entre Stiles et moi au sujet de son nouveau tatouage sur le poignet, il peut se mettre le doigt dans l'oeil et jusqu'au coude !

-Heu... A propos de mon... coup régulier.Y a pas de quoi alarmer qui que ce soit, ok? J'ai tout prévu, et je t'assure qu'il causera pas d’ennuis à la prochaine pleine lune. Ni aux suivantes. Alors tu ébruites rien, à personne. 

Ne rien ébruiter... Il me connaît vraiment mal. Je rappelle que je n'ai toujours pas saisi le sens du terme discrétion et encore moins celui de subtilité ! Puis il me fait quoi là d'abord ? Un truc du genre, je m'inquiète pour mon petit ami même si je clame qu'on est pas en couple alors ta ferme et retourne dans ta niche ?

-Et qu'est ce que j'y gagne à faire ça hein? T'as quelque chose à cacher ?

Si ça se trouve, c'est moi qui est raison depuis le départ ! Monsieur est en couple avec un psychopathe qui boulotte des gamins. Et pas n'importe lequel car en prime il est tombé sur un gourmet. Ça expliquerait bien des choses.... Les wendigos sont le mal incarné ! Et je dis pas ça parce que j'ai failli finir en steak cru sur le toit de l’hôpital hein ! Je suis bien trop génial pour obtenir ensuite un tel traumatisme. Nop ? Comment ça je suis pas crédible pour un sou ? Bon, j'aurai tenté le coup.  

-Écoute, t'es un loup-garou, non? Et une boule de nerf en prime, alors pourquoi ça te tracasse autant?! Tu devrais pas avoir la trouille, t'as vaincu la reine des araignées! 

Ça... Ça c'est de l'anti-jeu, je vous le dis ! Flatter mon ego pour mieux me manipuler par la suite, c'est inadmissible. Mais d'un certain sens... C'est vrai que pour un mec de ma trempe, révélé au grand jour que j'ai la frousse d'un simple cannibale, ça fait tache. Très tache. C'est que j'ai un tableau de chasse bien fourni et j'ai pas envie que tout ces efforts tombent en vain pour un ridicule wendigo qui veut jouer la bête à deux dos avec un lycéen suicidaire. Mais quand même... Je pense pas qu'il puisse le retenir indéfiniment de faire un carnage. Et si un jour la bête se lâche et décide de bouffer tout les habitants de la ville et les garous en dessert ? Sans compter que si l'on me pose des questions, je ne pourrais pas mentir. Je sais pas mentir.... Mais genre pas du tout ! Ça se vois à des kilomètres à la ronde dès que je sors un mensonge totalement inventé !

-Liam... dis moi, le soir après le Lacrosse, un de tes parents peut venir te chercher?
-Euh... Pourquoi cette question ? Je vois pas le rapport...
-Je serais toi, je traînerais pas tout seul dehors trop longtemps le soir. J'aimerais pas trop croiser la route d'un wendigo en colère...

Bug du système... Redémarrage du cerveau dans trois, deux, un... Redémarrage réussi. Mais mais mais !!! C'est quoi ça ? Qu'est ce qui viens de se produire ? C'est moi ou je rêve ? Le caid me menace ?! Me menacer franchement, moi ! Mais il a vraiment un grain le gars ! Ca va pas se passser comme ça mon coco. Je vais t'apprendre à me menacer ainsi. Dire que j'ai failli me laisser berner par tes douces paroles. Tu vas vite déchanter. Ça t'apprendra à vouloir relacher ton animal de compagnie sur mon auguste personne. Toujours hagard, je le regarde me saluer avant de partir au guidon de sa harley. Puis, le choc passé, ou presque, j'attrape mon portable dans la poche pour envoyer quelques sms à l'hyperactif pour justement me plaindre du traitement que je viens de subir.

De Princesse Liam à Stilinsky :
Stiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiles ! J'espère que t'es pas parti chez le BBW. Je viens chez toi.

Tu vas pas y croire tes oreilles. Le caïd a osé me menacer après ton départ. Me menacer moi, tu te rends compte ? Alors que je suis l'incarnation de la gentillesse même !

Tout ça parce qu'il veut pas que je dise aux gens sur l'appétit mensuel de son psychopathe de mec. C'est pas de ma faute s'il sort avec un gars pareil !

Bon c'est pas que j'ai peur de ça hein ! Mais ça te dérangerai pas de m'accompagner chez moi le soir après l’entraînement ? J'ai pas envie de finir en petits cubes apéritifs et me faire manger par son cinglé de petit ami tu vois... C'est qu'il a de grandes dents pointues en plus de ses cornes de cerfs sur la tête.

Ah ! Ça me reviens ! C'était ça que je voulais te demander. Ça a des cornes ou pas ces créatures là ? Que je sois au courant avant de tomber nez à nez dessus..

De Stilinsky à Princesse Liam :
Dunbar. Je ne veux même pas savoir ce que tu traficotes à cette heure ci avec mon fils. Attends comment ça un psychopathe qui veut te manger ?! Et un surnaturel avec des cornes...  Dans quoi vous êtes vous encore fourrés ?

Dunbar !

…. Oh la boulette... La méga boulette de ma vie. J'ai pas envoyé à la bonne personne. Enfin, au bon Stilinsky. Je me comprends, c'est l'essentiel. Bon, avant que je ne refasse d'autres conneries aussi grosse que moi, je préfère largement partir directement chez Stiles pour essayer de réparer les pots cassés... Mais ça n’empêchera pas d'avoir fait la pire boulette de ma vie.. Bon, ok, du mois. C'est que j'en fais beaucoup. La preuve, combien de fois me suis-je trompé entre Caroline, une camarade de classe et Caracole ? Un peu trop à mon goût.

Hey, mais pourquoi devrais-je culpabilisé pour ça ? Après tout, c'est la faute de Therence de m'avoir éveiller une phobie cachée. S'il m'avait pas ainsi menacer, tout ceci ne serait rien arrivée. En conclusion, ma bêtise, sa responsabilité. Mais ça ne m’empêche pas d'aller faire un tour chez Stiles pour me plaindre ! Qu'on soit bien d'accord sur ce point là.



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MessageSujet: Re: Beacon Hill Investigation [Ft Liam et Therence]   Dim 21 Aoû - 22:23

Une autre piste, une autre enquête




Alors comme ça, Therence est avec quelqu’un ou du moins, il entretient une relation suffisamment régulière pour qu’à l’odorat d’un lycan ce soit tout comme. D’ailleurs, je perçois quelques micro-expressions chez Liam, comme si quelque chose à ce propos le chiffonnait. Je le questionnerais plus tard. Il faudra aussi que je lui parle de la marque par la même occasion. Therence ne semble pas apprécier de se retrouver ciblé alors il attaque et il vise juste là où ça fait mal.  «  Dormir ensemble ». Non, je ne peux pas y croire. Il joue sur les mots, c’est forcé. Sinon, il ne dirait rien. Je m’accroche à cela quand je lui réponds, mais ma voix manque de fermeté.

«  S’il s’était vraiment passé quelque chose, tu n’aurais aucun intérêt à me le raconter puisque tu dis toi-même n’être avec personne.

Je me défends mais je ne peux pas cacher que ça me fait mal. J’ai confiance en Derek, en notre amour mais je n’ai pas confiance en moi. Je sais qu’il ne me tromperait pas…plus. Mais…et si un jour je ne lui suffisais plus ?... NON ! Je joue le jeu tordu de Therence ! Vraiment ? Il cherche à me rendre jaloux, et je le suis, mais...

«  Je me demande un truc, Therence. C’est vraiment jouissif de casser un couple avec tes mots ? Ou c’est juste que tu manques d’imagination pour trouver une diversion et tenter de nous faire oublier ce qu’on vient juste d’apprendre ?

Notre couple est plus fort que ça, mais s’il m’avait dit tout cela il y a quelques jours, ou quelques semaines, quand je craignais encore que rien ne redevienne comme avant, que se serait-il passé ? Je me rends compte que j’ai été sec, froid…presque méchant. Je n’aime pas être comme ça, ce n’est pas moi. Par moment, j’ai l’impression que le Nogitsune est là. Je serre le poing. La marque est noire mais comme toujours, je sais que je suis le seul à la voir. Je tire ma manche par réflexe et pendant un instant, mon regard est attiré par l’homme qui sort du Diners. Son visage me rappelle quelqu’un, mais qui ? Un air de famille ou une coupure de journal ? Va savoir…

En parlant de journal, je me plonge dans la lecture de celui que m’a apporté la serveuse. J’entends sans vraiment écouter mes deux camarades qui se disputent à nouveau. Comme souvent, j’ouvre un tiroir dans mon esprit. Ce qu’ils disent ressurgira au moment opportun. Pour le moment c’est cet article qui m’importe, qui me captive. Je me concentre sur ce que ces lignes rapportent mais je n’en reste pas moins capable d’empêcher le boutonneux de s’approprier mon goûter. Ce sont MES biscuits, non mais !

J’essaye vainement de les calmer alors qu’ils s’enlisent dans une dispute dont j’ai perdu le fil. J’essaye même de leur parler des lignes qui recouvrent ce papier, mais c’est peine perdue, alors je les laisse s’épuiser à essayer de savoir qui a la plus grosse et je relis ces lignes qui me laissent perplexe. Quand enfin ils s’intéressent à nouveau à moi, je leur expose rapidement le problème. Therence m’arrache le journal des mains pour le lire de lui-même. Je suis enfin sorti de ma « transe » et je remarque sans peine que Liam a un comportement étrange. Pas la peine de le surligner devant Therence, ce ne serait que lui donner du grain à moudre. J’en parler avec le jeune loup en privé.

Liam avoue avoir entendu parler de ce cas précis, Therence, des précédents. Le plus jeune m’interroge. Un lien avec la Tisseuse ? J’y ai songé un instant, je me le demande encore.

«  Non, je ne pense pas. Ce n’est pas le même mode opératoire. Enfin, je ne suis sûr de rien…

Liam est soudain plein d’entrain. Therence et moi le regardons, un peu surpris. Le blousonneux se moue plus ou moins de ce « passe-temps ». Et je le regarde en esquissant un sourire.

«  Pourquoi, t’as mieux à faire toi ? Aller voir ton petit-ami peut-être ?

L’année se termine pour lui aussi. Il n’est pas du genre à s’impliquer dans les préparations de fête de fin d’année ce qui veut dire que son emploi du temps ne peut être bien rempli. Après un instant de réflexion, c’est même lui qui décide du commencement de l’enquête. Et tout à coup, le voilà à fond. Mon sourire s’agrandit. Son plan est très bon. Ce n’est pas de cela dont je me moque, mais de lui, qui se prend au jeu. Quand il me demande si mon père est sur l’enquête, il voit enfin mon expression et se met aussitôt sur la défensive. Pour ne pas trop le couper dans son élan, je réponds.

«  Oui, ça ne devrait pas être trop difficile. Il croule sous les enquêtes en ce moment, et histoire de simplifier la chose, il a toujours en tête de fouiller les affaires non classées pour comprendre les secrets qu’elles peuvent cacher. Liam, tu n’aurais pas moyen de choper le dossier de cet étudiant à l’hôpital ? Scott n’est pas là en ce moment et je ne veux pas impliquer Melissa directement. Elle a déjà suffisamment à gérer avec nos derniers déboires.

Après avoir passé en revu quelques points et raccordé nos violons, nous nous donnons rendez-vous dès lundi pour entamer cette enquête. Je dois l’avouer, cela me fait du bien. Je comprends mon père. Chercher les indices, débloquer les mystères, c’est un peu comme une drogue. C’est plus que ça. C’est une vraie vocation !

Alors que nous sortons du restaurant, Liam me crochète le bras. Il n’oublie rien l’animal. Il m’assure que Therence est hors de portée et que je peux parler librement.

«  C’est apparu un peu après cette histoire avec le Nogitsune. J’ai commencé à la sentir de façon non régulière. Je crois qu’elle réagit à certains être. Tu ne peux pas la voir, mais elle change de couleur. Honnêtement, je ne sais pas trop si c’est une bonne chose de l’avoir ou non. Elle me fait souffrir, c’est clair, mais pendant cette histoire avec la Tisseuse, elle m’a surement sauvée la vie. La douleur m’a ramené de l’illusion. Mais pour être honnête, je peux difficilement t’en dire plus pour le moment. C’est sûr que ça m’inquiète. Je sais pas ce que c’est et pourquoi je l’ai, mais je ne pense pas que ce soit le plus urgent. Je ne suis pas en danger de mort, alors ça devrait aller. Promis, dès que j’en apprends plus, je t’en parle.

Après ça, je le laisse, direction « chez Derek ». je suis loin, très loin de me douter à ce moment-là de l’aventure dans laquelle ces deux abrutis vont s’embarquer…la vraie question, c’est, est-ce que je vais y échapper ?


HRP:
 

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Beacon Hill Investigation [Ft Liam et Therence]
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