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 Candidature spontanée

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Alex Cormier

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MessageSujet: Candidature spontanée   Sam 19 Déc - 22:26

Candidature spontanée


Voilà presque dix ans qu'Alex n'avait pas mis les pieds dans un lycée et il était certain que, si les bâtiments semblaient provenir d'une usine de construction à la chaîne, la faune locale était soit fort différente en Arizona et en Californie, soit ladite faune avait bien changée en seulement dix années. Le laborantin était persuadé que personne dans sa promotion n'avait autant de poil au menton que les étudiants de nos jours. Ni n'était aussi grand, ni baraqué. Ils les nourrissaient à quoi, leurs élèves, à Beacons Hills? Au stéroïdes de gorille ou quoi? Et c'était sans parler de l'accoutrement. Il était certain que ses amies n'avaient même jamais envisagé de s'acheter des morceaux de vêtement aussi provocateurs. C'étaient pas des enfants, encore? Certaines portaient plus de maquillage que le clown qui avait traumatisé son frère à son cinquième anniversaire. Sérieusement, c'était une école de doubleurs professionnels, pour tous avoir l'air quasiment plus vieux que lui ou bien c'était lui qui avait encore une tronche de gamin?

Ou bien il devenait vieux.

Dans tous les cas, il avait préféré ne pas passer par le secrétariat et prendre directement les couloirs de l'école d'assaut, son cartable en bandouillère. Voilà plus d'une demi-heure qu'il cherchait les locaux de science, dans les couloirs désertés, lorsque la cloche retentit et que la marmaille afflua comme une marée d'adolescents surhormonaux. Un vague instant, Alex se demanda si ces caractères sexuels secondaires sur-développés permettaient de différencier les garous des étudiants humains, mais il rejeta aussitôt l'hypothèse : il ne pouvait sérieusement y avoir autant de garous dans une si petite ville!

Le biochimiste arrêta un trio de demoiselles pour leur demander où il pourrait trouver leur professeur de chimie. Apparemment qu'à leur âge, elles n'ont toujours pas eu ce cours et ne savent pas. Un étudiant boutonneux -un vrai adolescent, en somme- s'est arrêté pour donner l'information au druide, qui le remercie d'une poignée de main. Elle -selon ce qu'Alex comprit des indications du jeune- devrait se trouver à son bureau, sinon à sa salle de classe ou au laboratoire qui jouxte cette dernière. Excellent.

Les deux salles d'apprentissage étaient vides et ce fut finalement après la deuxième sonnerie qu'Alex atteignit le bureau de la professeure de chimie. « Mafdet Mahes » lut-il sur l'écriteau avant de cogner à la porte.

-Excusez-moi, je peux vous déranger un moment? J'aimerais parler au professeur de chimie.

Et puis paf! Ca y était, le stress venait d'embarquer à son tour et Alex commençait déjà à ressentir ses effets, sa température corporelle s'élevant légèrement, ses genoux cherchant à danser sur place comme si sa vessie était sur le point d'exploser. Heureusement que sous sa chemise fraîchement repassée, il avait mis une bonne couche de déodorant.

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MessageSujet: Re: Candidature spontanée   Dim 20 Déc - 16:07




Candidature spontanée


Je regarde, empilées sur mon bureau, les molecules que mes élèvent ont construite… Lavoisier doit se retourner dans sa tombe. Nernst se recyclerait en vendeur de chaussure et Einstein pourrait crier au génie. Je leur ai demandé de me faire le glucose… Vingt pour cent de la classe s’est cru dans un atelier perles et m’a enfilé les boules de couleur en variant les couleurs pour un esthétisme que seul un artiste contemporain peut comprendre. Quarante pour cent ont pensé jouer au lego et ont tenté de me reproduire les vaisseaux de Star Wars, j’ai aussi une tour Eiffel, une fusée, une… vache, une molécule d’eau qui s’ennuie de sa simplicité et du hors sujet.  Pour le reste, j’en ai un qui s’est planté de chapitre et m’a fait un lipide, la forme en mille patte a dû lui sembler plus séduisante… Les autres confondent l’oxygène et le carbone. Bref sur vingt-cinq mioches, un seul a réussi l’exercice. Dire que je pensais rendre ma matière plus attractive… Je vais leur balancer les atomes à la tête, ils vont comprendre la différence entre l’impact d’un carbone et d’un hydrogène.

Il n’est pas question que je laisse passer leur nonchalance et leur coller une interrogation surprise n’est à mon gout pas assez fort. Je veux les faire flipper à fond avec une réaction qui s’emballe. Deux- trois mensonge sur la dangerosité possible, les fera peut-être écouté un peu mieux pendant mes cours. J’ouvre donc une fiche de TP et commence à ajouter des composés à la liste des ingrédients.

- Alors du peroxyde d'hydrogène, du liquide vaisselle, de l’iodure de potassium, un…

- Excusez-moi, je peux vous déranger un moment? J'aimerais parler au professeur de chimie.

Je lève le museau pour tomber sur un charmant jeune homme que je n’ai jamais vu dans l’enceinte du lycée. Un joli minois, des yeux clairs, une silhouette intéressante, cette interruption fait retomber ma mauvaise humeur. Je regarde donc avec attention cette nouvelle souris qui m’échoit entre les pattes. Le rythme cardiaque qui s’accélère, l’odeur de transpiration qui concurrence le déodorant et un changement d’appui d’un pied sur l’autre montre que mon interlocuteur n’est pas à l’aise. Je me lève de mon fauteuil où j’étais installée en tailleur, fais le tour du bureau heurte une molécule « impossible » qui explose ses atomes sur le sol et tends la main à mon visiteur.

- Je suis Mafdet Mahes, professeur de chimie.

Quand l’homme serre ma main, j’emprisonne la sienne un moment. Je ferme à moitié les paupières et hume ce que ses vêtements trahissent. Il sent l’hôpital, l’éther et les solutions antiseptiques. Mais je devine en arrière-plan des composés floraux qui me sont familiers et ceux pas dans ma profession officielles.

J’ai refermé la porte dans son dos. Cela sonne comme une porte de prison qui se referme. Je me réinstalle à mon bureau et lui fait mon sourire de chat. Celui qu’Erick qualifie de ne pas savoir si je vais me mettre à rugir, miauler ou bien rire.

- Que puis-je pour vous monsieur ?

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Alex Cormier

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MessageSujet: Re: Candidature spontanée   Mar 22 Déc - 4:16

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Alex se retrouva devant une jeune femme qui ne devait pas être bien plus vieille qu'elle, ce qui le calme et le rassure légèrement.  Une femme de son âge ne doit pas avoir énormément d'expérience et accepterait certainement de l'aide de bonne grâce.  À moins qu'elle ne décide de voir un compétiteur en la personne du druide.  Voilà que son pouls recommence à s'affoler.  Surtout, rester calme.  Sans prendre le temps de la détailler, Alex réalise immédiatement que la professeur est jolie et il la case immédiatement dans l'une des petites boîtes de sa tête, sans même y réfléchir.  Comme une bonne partie des femmes de belle apparence qu'il rencontre, il la classe dans la catégorie « féline ».  Les autres catégories les plus fréquentes étant « gamine » et « garçonne ».

Devant elle, sur le bureau, ce que n'importe quelle œil pourrait prendre pour la divagation d'un inventeur ayant voulu croisé des legos avec un jeu de billes.  Un œil d'expert comme celui d'Alex reconnaît immédiatement un kit moléculaire et ce qui devrait probablement être des composés respectant certaines règles, dont celle de l'octet. Soit la professeure n'est pas très douée pour passer sa matière, soit les élèves ne sont pas très intéressés par l'infiniment petit, soit il s'agit d'un projet conjoint avec le département d'arts.  Le laborantin tait pour une fois son manque de tact habituel, probablement trop anxieux pour interroger la dame, et lui serre plutôt la main sans un mot.  Il fronça les sourcils sous la pression de la main qui accueillait la sienne durant un moment d'une durée un tantinet trop longue pour être cordiale tout en restant trop courte pour être franchement malaisante.  Les paupières de la professeure se transforment en deux fentes qui sous-entendent qu'elle l'évalue succinctement.  Le laborantin force un sourire alors qu'il tourne la tête pour suivre les mouvements de son hôtesse derrière lui, qui referme la porte comme on jette une sentence à un condamné.

De nouveau à son bureau, elle fixa Alex avec un sourire indéchiffrable.  Comme une énigme qu'il ne saurait résoudre et n'avait de toute manière pas le temps de déchiffrer.  Ce n'est que lorsqu'elle s'adressa de nouveau à lui qu'Alex sortit de sa torpeur.

-Enchanté Miss Mahes.  Je me nomme Cormier, Alex Cormier.  Je suis venu vous rencontrer parce que... dans le but de... je peux? demanda-t-il finalement en prenant place dans la chaise qui faisait face à la professeure.  Elle verrait probablement clair dans son jeu, mais cette feinte lui laissa néanmoins le temps de reprendre suffisamment contenance pour formuler de vraies phrases, avec un début et une fin; un sujet, un verbe et un complément; une idée et un message.

-Je voulais vous offrir ma candidature, si l'école recherche un technicien pour les travaux pratiques.  Je sais que j'aurais probablement dû passer par le secrétariat, mais ça me semblait plus naturel de venir d'abord discuter avec vous.

Le druide ouvrit son cartable et en sortit deux pages de papier protégées par un plastique rigide.

-Voici mon curriculum, ainsi qu'une lettre de présentation.  Si vous préférez discuter en personne, ça me fera évidemment plaisir, je. Et il recommençait à faire des phrases agrammaticales, ne prenant même pas la peine de chercher ce qui pouvait suivre ce « je » final.
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MessageSujet: Re: Candidature spontanée   Ven 25 Déc - 21:37




Candidature spontanée



Le chat ouvrit les yeux
Le soleil y entra
Le chat ferma les yeux
Le soleil y resta

Voilà pourquoi le soir
Quand le chat se réveille
J’aperçois dans le noir
Deux morceaux de soleil

Maurice Carême

Les yeux mi-clos, je fixe mon interlocuteur. Immobile comme le sphinx j’observe cette métaphore de souris se demander comment se sortir de la situation présente. Mon visage reste marmoréen, ne tendant aucune perche amicale à celui qui vient en demandeur.

Le chat n’écoute pas, il entend. Il ne regarde pas, il voit. Et s’il décide que ses poils sont assez lustrés, après un ou deux arcboutages de colonne vertébrale, il daignera s’apercevoir de votre présence… ou pas. Je laisse la pseudo-souris se dépatouiller de savoir s’il reste debout ou s’assoit alors que je ne l’ai pas invité à le faire.

-Enchanté Miss Mahes.  Je me nomme Cormier, Alex Cormier.  Je suis venu vous rencontrer parce que... dans le but de... je peux?

Il décide de poser son séant sur la chaise en face de moi. J’aime les audacieux ! Petit raclage de la chaise sur le sol et que je te regarde le sol, et de enfin ce regard clair qui m’affronte à nouveau.

-Je voulais vous offrir ma candidature, si l'école recherche un technicien pour les travaux pratiques.  Je sais que j'aurais probablement dû passer par le secrétariat, mais ça me semblait plus naturel de venir d'abord discuter avec vous.

- Hum… Au secrétariat il y a fort à parier qu’ils auraient compris « technicien de surface »…

Je sors de ma léthargie. Un aide de labo ? Voilà qui est intéressant. J’ai toujours plein d’idées sur les travaux pratiques, mais une sainte horreur à préparer mes mélanges… plus ou moins instables. J’adore stresser mes élèves, les regarder s’inquiéter quand ils lisent la liste des produits en se demandant si cela va « encore » leur péter à la figure. Par contre, j’aime aussi le regard de ceux qui ont appris leur leçon et savent ce qu’il va se passer ou de ce qui risque de se passer si on ne suit par la procédure…

-Voici mon curriculum, ainsi qu'une lettre de présentation.  Si vous préférez discuter en personne, ça me fera évidemment plaisir, je.

- Tu ?

« Tu » étant la suite logique de « Je »… Je parcours le CV que l’on me tend. Je comprends d’où vient son accent. C’est un canadien du Manitoba. Dans mes souvenirs c’est un coin plutôt… plat, facilitant le passage du Grand Esprit… Comprenne qui veut. Je n’ai rien à redire sur son parcours. Par contre le travail pour lequel il postule, n’a rien à voir avec son travail à l’hôpital. Marre des malades ? Des envies d’explosions contrôlées ? Saura-t-il comprendre ma malice envers mes élèves ? Il n’y a qu’une manière de le savoir.

- Voyons voir comment vous vous débrouillez monsieur Cormier. Voici les prochains travaux pratiques que je vais donner à mes classes. J’étais en train de rédiger la fiche… il manque les proportions et la référence du cours auquel cela se rapporte. Saurez-vous me faire le TP sans ses indications ?

Je me lève et le précède jusqu’au labo. Je lui indique où se situe le matériel et prends un peu de recul. Je n’ai pas envie de me faire asperger de mousse, ce que la dite manipe est sensée produire. A sa manière de procéder, je verrais bien s’il s’attend au résultat ou pas.

- Cormier? Comme le pas très loquace garde forestier ?

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MessageSujet: Re: Candidature spontanée   Mar 29 Déc - 17:50

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Les deux fentes le regardent toujours. Alex n'est pas trop certain s'il est évalué, observé ou simplement vu. Si ses mots sont entendus et compris. Pendant un instant, il se trouve ridicule d'être venu ici, ainsi, sans autre préparation que son exaspération de réparer les bêtises d'adultes, pour s'offrir à aider des enfants à faire des bêtises eux-mêmes et apprendre à les réparer. Il se demande s'il est ignoré ou si la jeune femme est perdue dans ses pensées, si elle pèse le pour et le contre ou songe à son épicerie du soir. La réplique de la professeur, qu'Alex interprète comme une boutade, le rassure légèrement. Au moins, il ne parlait pas seul et son offre semblait avoir intéressé la dame, ne serait-ce que vaguement.

Alors que le scientifique s'embrouillait, il fu pris au dépourvu par la réponse instantanée, du tac-au-tac, de Mafdet et ne comprit pas immédiatement ce qui se passait. Il crut l'avoir tutoyée et s'excusa tout aussi maladroitement.

-Vous, je suis désolé.

Mais qu'avait-il bien pu lui dire avec un tu? Il tentait de repasser ses dernières phrases, qui s'échappaient furtivement de son esprit, sans en trouver la moindre teneur en tutoiement. Ses pensées finissent par s'égarer dans d'autres contrées alors que son CV est parcouru et analysé de long en large, jusqu'à ce qu'il soit tiré de ses rêveries par sa potentielle future chef, qui semble suffisamment intéressée pour lui demander de faire ses preuves, en quelques sortes. Il prit la feuille en acquiesçant aux indications de l'enseignante. Il n'était peut-être pas chimiste, mais avait réalisé suffisamment de travaux pratiques au cours de sa scolarité pour être en mesure d'établir à peu près quelles proportions utiliser. Il se leva à la suite de Mafdet et la suivit au laboratoire en jetant un coup d'oeil au protocole. Ce n'était évidemment rien de trop compliqué, les enfants ayant généralement des périodes d'une ou deux heures pour effectuer leurs tâches.

Dégagements gazeux, solvants non miscibles et ayant tendance à former des émulsions, agents tensioactifs. Le but est-il de faire un volcan pour la science fair? Déjà, le tensioactif n'est définitivement présent qu'en quantités catalytiques, à moins de vouloir faire l'effet du savon à vaisselle dans un lave-vaisselle. Ses réflexions furent interrompues par une nouvelle question. C'est loin d'être tout le monde qui connaît son père, aussi il tourne la tête en direction de son intervieweuse. Soit c'est une campeuse malchanceuse, soit c'est un autre type d'habituée de la forêt, soit son père fréquente de trop jeunes femmes pour que ce soit socialement acceptable.

-Hum, oui. Il vous a grondée pour avoir allumé un feu en forêt sans suivre les conseils de Smokey l'ours?

La scène imaginaire tire un sourire aux lèvres du biochimiste qui commence à prendre ses repères dans la pièce. Il s'installe à l'une des paillasse et va chercher un bac à vaisselle, dans lequel il dépose un énorme bécher qui lui servira pour sa réaction. Après déposé quelques gouttes de savon au fond du récipient, il remplit le bécher au quart de parts égales du solvant et de l'acide faible. Il ne lui resterait qu'à préparer sa solution alcaline et à l'y ajouter doucement. Pour cela, il lui fallait quand même un erlenmeyer, une spatule et une balance, qu'il entreprit de chercher.

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MessageSujet: Re: Candidature spontanée   Sam 2 Jan - 23:11




Candidature spontanée


- Vous, je suis désolé.

- Vous ? Vous avez dit “Je”, après “je” il y a “tu” pas “vous”.  Mais c’est vrai que je suis professeure de chimie pas de grammaire…

Mon postulant assistant en explosions ludiques et instructives me suit. Par contre, j’ai le sentiment que nous allons avoir un problème de sémantique et de communication. Mon cobaye du moment, relit la fiche de travaux pratique incomplète. Avec amusement, je vois ses sourcils faire une danse qui leur est propre. Il semble flairer le piège que je fais aux élèves qui n’aurait pas appris leur cours.

-Hum, oui. Il vous a grondée pour avoir allumé un feu en forêt sans suivre les conseils de Smokey l'ours?

Grondée ? Quel rapport avec la manipe bulles à gogo ? Puis je comprends qu’il répond à ma question de tout à l’heure. J’incline la tête sur le côté. Décidément, celui-là a un mode de fonctionnement étrange.

- Non. Il n’aime visiblement pas les chats noirs….

Bon ok, je m’étais roulée dans son jardin médicinal écrasant les hampes florales. Mais quelle idée d’y planter de l’herbe à chat… J’observe le jeune homme, la précaution d’utiliser un bac à vaisselle pour y déposer le bécher prouve qu’il s’attend à du débordement. Je le laisse poursuivre et bientôt la réaction s’amorce. Au début le dégagement de bulle est léger, puis la réaction s’emballe. C’est là que c’est amusant si on n’a pas pris la précaution d’Alex. Car les élèves sont responsables du nettoyage.

- Ça serait encore plus drôle si cela changeait de couleur au contact de l’air… Mais nous n’avons affaire qu’ à des lycéens…

Nous regardons la réaction s’épuiser faute de composants à faire réagir.

- Et bien Alex, si vous me permettez de vous appeler par votre prénom. Vous n’avez rien contre les chats noirs ?

Un sourcil monte alors que son compagnon descend, puis les deux semblent se mettre d’accord pour une ligne horizontale.

- Vous faites l’affaire, dis-je avant qu’il n’ait le temps de répondre.

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MessageSujet: Re: Candidature spontanée   Mar 12 Jan - 1:49

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C'était fait exprès que les paillasses étaient encore plus basses que d'habitude, ou c'était juste normal dans les lycées?  Parce que là, pour le coup, Alex se demandait subitement si la population étudiante de Beacon Hills – les gorilles, donc, qu'il avait croisés dans le corridor – souffrait de nanisme.  Tout recroquevillé sur la balance, il pesa une certaine quantité de la poudre blanche, celle-là même que sa mère adorait lui ordonner de poser sur ses abcès buccaux pour les combattre.  Il transféra quantitativement la base dans le erlenmeyer en tentant d'analyser la réponse de la professeure.  Qu'est-ce que les chats noirs pouvaient bien avoir à faire avec son père?  Avait-elle eu une portée de chatons à donner et Gabriel, toujours aussi commode, avait refusé d'en adopter car ils étaient noirs?  Confus, Alex termina ses manipulations sans un mot, cherchant à établir le lien que la femme venait de faire.  Soit elle avait simplement sauté du coq à l'âne, soit il y avait quelque chose qui lui avait complètement échappé.

La brune semblait amusée par la simulation, et songeait à une façon de rendre le tout un peu plus comique, non sans laisser voir une pointe de condescendance à l'égard des trolls des corridors, comme les appellerait certainement Jeremiah, son ami un peu très geek.

-À leur niveau, ils n'ont toujours pas vu les indicateurs acido-basiques? demanda-t-il en tentant de rester poli. Ça risque d'ancrer encore plus solidement dans leur crâne que la chimie, c'est que de la cuisine, mais bon.

Stéréotype tenace et malfaisant, s'il en était un.  Mais bon, au moins il avait suggéré quelque chose, non?  Il n'était pas trop certain si il s'agissait là d'un nouveau test ou si il s'était agi d'un commentaire purement innocent.  Pour être tout à fait honnête, il commençait à en douter.  La démonstration se termina d'elle-même : après l'emballement initial, la réaction avait stagné et rapidement régressé pour n'émettre qu'un faible grésillement paresseux.

La chimiste en titre prit de nouveau la parole pour s'adresser au laborantin qui opina du chef pour signifier que l'utilisation du prénom ne le dérangeait aucunement.  Il n'avait jamais été l'un de ceux qui s'offusquent à la moindre entorse aux convenances et en oubliaient souvent que ce qui compte réellement, c'est bien le respect, et rien d'autre.  La fin de l'intervention le laissa coi.  Encore une énigmatique référence aux chats noirs.  Il réagit alors de la seule manière qu'il savait faire.  Un éclat un peu différent dans son regard d'atoll, une impassibilité au niveau des lèvres et des yeux, à l'exception d'une ridule sur le menton qui montre sa tension, et du mouvement de surf que font ses sourcils avant de retourner en mode lac au cœur des montagnes, plat et lisse.  Il voulut ouvrir la bouche pour protester, interroger, répondre ou quelque chose qu'il trouverait bien assez vite une fois que les mots lui viendraient, mais l'enseignante fut plus rapide et accepta sa candidature.  Par réflexe, Alex tendit de nouveau sa main pour qu'on la lui serre, inspira légèrement et trouva enfin les mots qui devaient débouler de son mâche-patate.

-Excellent.  J'imagine que je devrai tout de même faire un tour au niveau du secrétariat pour m'assurer des conditions d'emploi et tout ça.  Merci beaucoup, madame Mahes...

La seconde syllabe ne fut qu'à demi prononcée alors qu'elle se perdait dans sa gorge.  Il venait de comprendre pourquoi le nom de la jeune femme lui semblait familier malgré son exotisme.  Il n'avait pas fait les cours avec elle (aussi) à Phoenix, ni ne l'avait croisée à la fac, ou durant un stage quelconque.  Son regard s'illuminait alors que sa première rencontre de Derek lui revenait en tête.  Il avait mentionné une émissaire, et celle-ci répondait au même nom que la professeure de chimie.

-Connaissez-vous Derek Hale? V... Il baissa le ton pour murmurer. Vous êtes son... son émissaire, n'est-ce pas?  Celui de sa meute, c'est-à-dire...

Ses yeux balayèrent une surface imaginaire devant eux comme s'ils suivaient un palet de hockey sur table, puis il reprit, posant sur la table la question qui le tourmentait comme un vieux poisson pas frais.

-Et c'est quoi cette histoire de chat noir?

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MessageSujet: Re: Candidature spontanée   Ven 15 Jan - 21:11




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-À leur niveau, ils n'ont toujours pas vu les indicateurs acido-basiques? Demande le postulant aide de laboratoire. Ça risque d'ancrer encore plus solidement dans leur crâne que la chimie, c'est que de la cuisine, mais bon.

- Mais c’est de la cuisine Alex. Une cuisine où quand on ne respecte pas les proportions stœchiométrique, cela devient très… amusant. A votre avis dans une classe de trente élèves, combien vont poursuivre en science ?

Tout en parlant, j’aide le jeune homme à laver et ranger les ustensiles qu’il vient d’utiliser.

-En dix ans, les inscriptions en FAC de sciences ont chutées de quarante pour cent. Le prétexte avancé était que les jeunes n’aiment plus les sciences. Je ne vous referez pas le débat qui a mis en cause les réformes successives, la nullité des professeurs, les méfaits de la science dans le monde et l’avènement de l’ère de l’écologie qui s’impose comme une nouvelle religion. Oui, il est fallacieux de présenter la chimie comme de la simple cuisine, mais si le résultat est d’en motiver un ou deux de plus… Je ne cherche pas à créer des scientifiques Alex, mais simplement des gens curieux.

Son CV est correct, mais je m’en moque. C’est l’homme et ses réactions qui m’intéressent. Et finalement, je trouve que la présence de ce jeune homme au laboratoire pourrait être une bonne source de divertissement… enfin une aide précieuse pour mes travaux pratiques… Quand je lui annonce mon accord, spontanément il me tend la main. J’aime cette impulsivité qu’il ne semble pas vraiment maitriser.

-Excellent.  J'imagine que je devrai tout de même faire un tour au niveau du secrétariat pour m'assurer des conditions d'emploi et tout ça.  Merci beaucoup, madame Mahes...

- Oui, je vous laisse voir pour le côté administratif, je vous avoue que cet aspect-là de la vie quotidienne m’insupporte grandement.

-Connaissez-vous Derek Hale? V... Vous êtes son... son émissaire, n'est-ce pas?  Celui de sa meute, c'est-à-dire...

Surprise, je regarde mon futur aide de laboratoire. Il me semblait que Derek snobait plus ou moins son voisin, le père d’Alex. Si ce dernier fait le rapprochement avec moi, c’est qu’il se sont vu. Le père aurait-il passé le flambeau à son fils ? Comme à mon habitude, je ne réponds pas immédiatement, puis hoche la tête délicatement.  On ne peut pas dire que je suis leur émissaire de choix, mais plus par obligation de fait et de circonstance.

- Je suis effectivement l’émissaire de la meute de Derek. Mais nous avons des relations disons… réduite au strict minimum.

Alex semble suivre un raisonnement particulier et m’interpelle sur une question précédente.

-Et c'est quoi cette histoire de chat noir?

- La raison de ce que je viens de mentionner. Une relation contingentée au strict minimum… Réduite au strict maximum  de ce qu’un canidé et un félin peuvent supporter en étant à proximité l’un de l’autre…

Les sourcils du jeune druide reprennent une danse propre à eux. Partant dans des messages sémaphoriques, ils trahissent l’incompréhension de leur propriétaire. J’hésite et tergiverse quelques instants. Puis me dis qu’après tout, ce jeune homme est au fait des créatures surnaturelles. Si ma personne apparait dans les livres d’histoire, j’ai mal été classifié. Je ne dois mon ancien statu de déesse qu’aux besoins de l’homme de personnifier ce qui ne peut l’être. Si cela m’a servi un temps pour accomplir ma tâche de sentinelle, ce que je ne suis plus, le nom de Bastet est vite devenu encombrant au fur et à mesure que les civilisations s’émancipaient. Si j’ai gardé comme patronyme, mes anciens pseudonymes, c’est parce qu’ils ont été oublié depuis longtemps et bien malin celui ou celle qui ferait le rapprochement entre Bastet et Mafdet ou Mahes… Jusqu’à présent, seulement deux personnes ont compris l’allusion sans y être aidé.

Je m’avance doucement vers le laborantin, ma silhouette se floute et je semble tomber à quatre patte. Je bénis la rune magique d’Erick qui me fera retrouver mes vêtements sur moi à mon retour à mon apparence humaine. Bien qu’il persiste une fraction de seconde où il est possible, si on est attentif, de me voir nue. J’aime la provocation, je n’avais donc pas demandé à Erick d’ajuster son sortilège. Je finis mon chemin comme tout bon chat qui se respecte, perdant ses poils sur le bas du pantalon d’Alex et  me frottant à lui avec force, menaçant de le déséquilibrer.

- Meow ! Miaulé-je devant son air surpris.

Effectivement, un chat émissaire d’une meute de loup… cela explique nos relations distantes. Surtout avec Ruby depuis qu’elle est enceinte. Je suis victime des légendes urbaines sur les chats, les femmes enceinte et les jeunes bébés. Comme mon visiteur ne semble plus savoir quoi faire, d’un bond je m’impose dans ses bras. C’était ça où je m’accrochais à coups de griffes.

- Meow ! Dis-je.

Bien incapable de me comprendre, Alex prend le parti d’aller au secrétariat ainsi chargé. Je suis connue dans le lycée, enfin le chat, car personne hormis ceux qui me connaissent, ne savent ma dualité. Je colle mon séant dans le courrier départ et observe Alex expliquer avec beaucoup de malaise le pourquoi de sa présence. Je participe un peu à la conversation en secouant la tête dans un sens ou dans l’autre. La secrétaire doit le prendre pour un fou. Je trouve cela amusant. Pas certaine qu’Alex soit de mon avis…


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MessageSujet: Re: Candidature spontanée   Mer 27 Jan - 6:32

Candidature spontanée



Alex ne manqua pas de remercier la professeure qui l'aidait désormais à ranger son petit bordel.  Point pour elle, qui n'était aucunement dans l'obligation de le faire.

-Merci.  Je ne sais pas.  Deux ou trois, maximum cinq si vraiment les astres sont enlignés.

Où voulait-elle en venir?  Que la science était amusante?  Pas besoin de faire de gâteaux ni de volcans pour s'en apercevoir.  Il suffisait d'être curieux et éveillé à autre chose qu'un écran de portable comme ces trolls des couloirs les fixaient constamment.  L'explication suivit d'elle-même, sans se faire prier ni attendre.  C'était donc de cela qu'il s'agissait.  Ce n'était pas la première fois qu'il avait cette discussion avec des collègues de classe, des professeurs à la faculté ou d'autres scientifiques de tous acabits.  Par contre, il appartenait à l'école de pensée plus vieillotte.  Faire afflué les recrues en science par la ruse ou le subterfuge ne lui plaisait pas.  Les critères d'admissions ridiculement bas et la quantité de travail requis (Alex se faisait souvent taquiner, ou pire, par ses camarades de l'équipe d'athlétisme car il n'était jamais suffisamment disponible à leur goût.  Et pour cause, il avait souvent la moitié plus d'heures passées en classe qu'eux, sans compter les travaux à la maison et en laboratoire) expliquaient à eux seuls le taux de décrochage effroyablement élevé à même les groupes déjà petits.  Ce n'était pas ce qui le dérangeait : Alex croyait dur comme fer au droit à l'erreur et au fait que, parfois, l'adolescence était encore un âge trop jeune pour véritablement se connaître.  Il encourageait également la curiosité et jugeait qu'un trimestre passé en cours de sciences en était déjà un de plus que la moyenne de la population.  Non, ce qui l'exaspérait dans ce système, c'était de savoir que les critères d'admissions étaient malhonnêtes et bas dans le but d'attirer plus d'étudiants, qui paieraient des frais élevés et lâcheraient ou couleraient parce que la politique des institutions universitaire régit les cotes d'admission en fonction de la contingence plutôt que de la difficulté des programmes. Bon, c'était probablement plus politiquement correct ainsi, et moins élitiste.  La seule association de ce mot avec lui-même, dans son esprit, lui tira un soupir déçu.

-Encore heureux, je suis persuadé que la science est une vocation.

Le laborantin se tut, conscient qu'il risquait de se tirer dans le pied s'il faisait montre de trop de mauvaise foi.  Ou d'opinions trop personnelles.  Alex s'apprêtait à quitter l'enseignante et se diriger vers l'aile administrative du lycée.  Saine d'esprit, Mafdet semblait éviter l'endroit autant qu'elle le pouvait.  Ce n'est que juste avant de poser la main sur la poignée de la porte qu'il l'interrogea, spontanément, sur Derek Hale.  Malgré l'absence de sourcillement dramatique, Alex parvint à lire la surprise sur le visage de la jeune femme qui le laissa poireauter avant de hocher doucement la tête.  Lorsqu'elle lui répondit, Alex fut vaguement désappointé de ne rien apprendre de plus.  Dans ses souvenirs, Derek avait mentionné, ou sous-entendu à tout le moins, qu'il évitait leur druidesse.  Celle-ci corroborait et participait peut-être même activement à garder ce fossé entre eux.

Avant qu'il n'ait le temps de réaliser que son cerveau tournait en surrégime, de nouveaux liens se tissèrent dans son esprit, et sans être désormais trop certain d'avoir suivi le chemin de ses pensées, il réinterrogea, sur le sujet du matou cette fois.  Bingo!  Voilà qu'il apprit quelque chose.  Quoique les mots sont plutôt mystiques.  Qu'est-ce que son animal de compagnie peut venir influencer sa relation avec la meute?  Ils auraient préféré qu'elle adopte un chiot, ou un perroquet peut-être?  Le jeune druide n'y comprenait plus rien et sentait son cerveau repartir en fusée dans une toute nouvelle direction.  Ne pas l'écouter. Rester ancré dans le moment présent.  Dans cette conversation.  Ne pas être discourtois.

Le besoin de contrôler ses pensées se tarit de lui-même alors que la chimiste prend la forme, sous ses yeux, d'un chat noir.  Par réflexe, croyant que la druide s'était enfargée, Alex s'était penché, les mains devant, pour l'aider à rétablir son équilibre.  Ébahi, Alex restait bouche-bée alors que la chatte le marquait. Comme il avait bien fait ses leçons, il était tombé sur une histoire racontant l'histoire des premiers loup-garous.  Et la manière dont les druides leurs avaient appris à contrôler leurs transformations, étant eux-mêmes zoothropes.  Lui qui avait pris pour acquis que cette légende n'était rien de plus qu'une légende, puisque son père ne lui avait pas donné de cours, ou même le moindre mot, sur la transformation animale.  Et rien dans le bouquin, ou du moins rien qu'il ne puisse lire, ne lui avait semblé en traiter.  Sa curiosité piquée à vif, il ne pensa même pas à faire un mouvement, mais parvint miraculeusement à rattraper le félin qui avait décider de lui sauter dans les bras.

-Cool.

Maintenant, il voulait apprendre ce tour de magie, lui aussi.  Oui, oui, comme un gamin...  Mais pour l'instant, il avait d'autres chats à fouetter.  Ou d'autres affaires à régler de façon plus générale.  Encombré de celle qui venait de le passer en entretien, il se rendit au secrétariat et Mafdet décida de lui sauter des bras pour l'observer, assise sur le bureau d’accueil.  Tentant de ne pas trop jeter de regards au chat, il expliqua sa situation à l'agente derrière le bureau.

-Bonjour.  Hum.  J'ai discuté avec la professeur Mahes, pour savoir si elle pourrait avoir besoin de l'aide de quelqu'un pour l'organisation de ses laboratoires et hum.  Elle semblait intéressée.  Elle m'a envoyé vous voir pour hum... la paperasse.  Je ne sais pas ce qu'il y a à remplir, ou même si vous cherchez quelqu'un en fait.  Je... j'ai plutôt l'habitude de voir mon curriculum posé dans une boîte de candidatures, pour être honnête.

Alex s'en mordit immédiatement les lèvres.  Il parlait trop et voilà qu'il se nuisait à lui-même.  Il tendit le papier relatant son expérience par-dessus le comptoir d'accueil, en poursuivant.

-Enfin, je ne sais pas non plus quelles sont les conditions d'embauche.  Ce n'était qu'une idée que j'ai eue et...  Qu'est-ce que je dois faire?

Le biochimiste envoya un sourire un peu forcé à la secrétaire.  En ce moment, il ne désirait que deux choses : cesser de suer, et partir d'ici le plus rapidement possible.

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MessageSujet: Re: Candidature spontanée   Mar 2 Fév - 18:35




Candidature spontanée


Agacer la secrétaire du lycée est un jeu que je partage avec Peter Hale. Ce qui est bien notre seul point commun, hormis le fait que je sois son émissaire. Cette femme est l’archétype du fonctionnaire. Elle sait qu’elle aura son derrière visé à sa chaise jusqu’à la retraite et ceux quoi qu’il se passe. J’ai toujours eu horreur de devoir faire des ronds de jambe pour obtenir ce à quoi on s’attend de vous qui est que vous fassiez le job pour lequel vous êtes payés, point.

Assise sur mon séant, les oreilles attentives et la queue battant l’air, j’assiste à un véritable sketch. Le jeune druide n’est définitivement pas à l’aise pour les relations sociales. Son flot de paroles prend des chemins détournés, obscurcissant la raison de sa présence. Sans parler du fait que la secrétaire se rembrunit à la mention de mon nom. Aurais-je renversé la sauce de mes spaghettis sur son blanc chemisier la semaine dernière ? Non ! Je n’aurais pas osé… Hum… Ou pas fait exprès… De toute manière il ne lui allait pas ! … On voyait son soutient gorge par transparence… Je ne l’aime pas. Elle ne m’aime pas. Je ne fais pas d’effort, elle non plus.

L’administrative fourbe, tente de me déloger à coups de règle. Une patte acérée levée et un feulement accompagné de crachouillis lui fait vite retirer ses petits doigts potelés de ma portée.

- Des mois que je demande à ce que l’on me débarrasse de ce sale chat. Mais ce sont des incompétents.

- Meow !

La situation devient ubuesque.  Mon apprenti laborantin, ne sait pas comment gérer le moment présent. J’avoue ne pas aider à sa mise en confiance. Enfin la pignouf congénitale pose un dossier devant elle.

- Il devra être contresigné par la professeure Mahes.

Un tampon encreur ouvert, un chat farceur… il n’en faut pas plus pour que la situation dégénère. D’un bond, j’atterris sur le sous-main de la pénible et je trempe la patte sur le velours encré et vise autant se faire se peut la case qui m’est concernée. Alex fait un « Oh » d’étonnement, la furie se met à hurler. Je décampe sans demander mon reste, mes pattes arrières glissant sur le stratifié du bureau, les feuilles du dossier d’embauche s’éparpillent comme une quinte flush royale. J’émets un son qui se veut un rire, mais allez rire avec une gueule de chat… Cela serait vraiment plus badasse sous ma forme panthère, mais pas certaine que Stilinski père apprécie la blague, le fils c’est une autre histoire...

Dans le couloir je croise Peter Hale. Je n’aime pas son haussement de sourcil dédaigneux à ma vue. Rien à faire du professeur de littérature qu’il prêtant être, c’est un coincé du ***, point ! De retour dans ma classe, je reprends ma forme humaine. Comme dit l’adage, les plaisanteries les plus courtes sont souvent les meilleures. Je rassemble mes affaires et ressors de ma salle de classe. Au bout du couloir, un Alex, tel le radeau de la méduse, dérive au grès du courant d’élèves. Chaque prof a sa technique. Il y a les craintifs qui louvoient et finissent par faire vingt mètres pour sortir d’un couloir qui, n’en fait que dix. Il y a les sportifs, une épaule en avant, qui foncent tel un quater back droit devant eux, tout élève ne se poussant pas est rejeté avec élan sur les côtés. Cela donne un effet « brise-glace » assez comique. Et il y a ma méthode. Un bon rugissement félin et comme avec Moïse la mer d’élèves se fend en deux et c’est à celui qui s’encastre le mieux dans son casier. Je peux ainsi avancer telle une reine de Saba et… Ok ok, en fait je les traumatise suffisamment en TP pour qu’ils se poussent d’eux même. Au passage, j’attrape Alex par la manche et l’entraine dehors.

- Et si on allait remplir ce dossier dans le café d’à côté ? Ils ont l’habitude des gens étranges et des conversations qui le sont encore plus.

A son air effaré, je crois que lui non plus n’apprécie pas l’humour félin. A trop traîner avec les ours ou les loups, cela vous donne des œillères ou un sens humoristique proche du zéro absolu. Je hausse un sourcil, Alex suit par mimétisme. Surprise, je l’abaisse et vois mon vis-à-vis faire de même. Il faudrait que je lui présente Derek. Le loup arrive à s’exprimer rien qu’en bougeant ses deux corrugateurs.

- Euh… sinon nous pouvons parler tisane et décoction. Confronter nos connaissances… Ou répondre à vos questions.

Je lui sors mon plus beau sourire. Enfin, j’espère que c’est le bon car parfois Erick me dit que j’ai trop souvent l’air d’un chat qui va croquer une souris.

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MessageSujet: Re: Candidature spontanée   Mar 9 Fév - 1:30

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Alex était persuadé que le regard du chat se moquait de lui.  Vil animal qui s'amusait à ses dépends.  De l'autre côté du comptoir, la secrétaire semblait accorder plus d'attention à la présence féline qu'au jeune homme qui postulait tant bien que mal.  Alex s'en sentit légèrement bourru et ne prit pas la peine de répondre davantage qu'une simple banalité à la fonctionnaire lorsqu'elle se plaignit de sa vermine faite druide.  Finalement, elle lui tendit un dossier, traça un petit x qui ressemblait davantage à un alpha -la lettre, pas le loup- au bout d'une ligne vierge et lui demanda de faire contresigner la professeure de chimie, toujours sans installer la moindre trace de sourire sur son rouge à lèvre vif.  C'est que les élèves devaient l'adorer, avec sa tête d'enterrement.  Tout ce que le biochimiste souhaitait, à ce moment précis, c'était de quitter ce comptoir le plus rapidement possible, et potentiellement de sortir de cette école de fous.  Quant au poste, il avait de sérieuses réflexions à se faire avant de décider s'il poursuivait sa démarche ou non.  Une bonne bière froide, voilà ce qu'il lui fallait pour faire le ménage dans ses pensées et s'aider à prendre la meilleure décision possible. Comme Alex tendait la main pour attraper la liasse, le minet sauta du comptoir et posa sa patte sur le tampon encreur, puis sur la ligne à son intention.  Les sourcils du canadien se haussèrent et sa bouche s'étira d'un vague rictus amusé alors qu'il s'étonnait à voix haute.  Le chat fila sans demander son reste, la secrétaire soupira et gronda et pesta à la fois -ce qu'Alex aurait cru humainement impossible- et Alex resta là un instant, comme une sardine catatonique, à hésiter avant d'offrir une aide qu'il savait d'avance refusée.  En plus, il était certain d'avoir entendu Mafdet s'étrangler d'un rire félin et étrange.

Lorsqu'il récupéra enfin toute sa paperasse, Alex s'apprêta à se diriger au bout du couloir, au bureau de la femme-chat.  Dans une phénomène digne d'une parodie de sitcom pour adolescentes et de western spaghetti croisés ensemble, les trolls des corridors se séparèrent subitement en deux masses distinctes, laissant la voie libre à la rugissante chimiste.  L'image de ces poissons fortement grégaires qui avaient amusé Alex dans "Le monde de Némo" s'imposa une fraction de seconde à son esprit.  Ensuite, il se demanda comment Mafdet pouvait bien traiter ses élèves pour qu'ils en aient autant peur.  Le druide ne bouge pas et observe la professeure qui se dirige sur lui comme un fauve sur sa proie.  Il ne cille pas et lorsqu'elle arrive à proximité, il ouvre la bouche pour lui demander d'apposer sa griffe -une nouvelle fois-.

-M'dame Mahes, Miss euh. Il tenta de s'étirer le cou pour lire le badge de la secrétaire. L'adjointe administrative ici demande à ce que vous signiez également et éhoo!

La lionne l'avait attrapé par la manche et avec une poigne insoupçonnée, l'avait entraîné à sa suite.  Elle voulait terminer l'entretien dans un café à proximité, visiblement.  Lui qui comptait rentrer chez lui et faire n'importe quoi, même la lessive, plutôt que de rester encore ici.  Alex commençait à se sentir comme un moineau qui sera tombé sous la patte d'un chat chasseur et avec lequel le prédateur s'amusait avant de le dévorer.  Impression renforcée par le changement de forme de la druidesse.  Le canadien commençait à faire la gueule et Mafdet sembla le remarquer, puisqu'elle arqua un sourcil à son intention.  Par réflexe, Alex miroita du sourcil, et le redescendit en position du repos en même temps que la tortionnaire de trolls. 

-D'aaaaccord. répondit-il d'un ton las, en emboîtant le pas de l'employée des lieux.  Elle lui offrit de parler d'infusions et de partager leurs connaissances et Alex n'eut pas besoin de réfléchir pour comprendre qu'ils ne parlaient pas d'un emploi de laborantin.  Face à son sourire indéfinissable, Alex fronce légèrement les sourcils en prévenant l'émissaire.

-Je suis plutôt néophyte, alors je risque d'avoir plus de questions à poser que de connaissances à partager.

En quelques longues enjambées, Alex était parvenu à se positionner auprès de la zoothrope et il murmurait pour qu'elle seule l'entende sa première question.

-Déjà, vous pourrez m'apprendre à faire ce truc? Ça peut toujours être utile à Beacon Hills...

Et puis, ce serait un peu comme réaliser un rêve d'enfant. Mais ça, il se garda bien de le lui dire. D'abord parce qu'il se doutait que les enfants des villes ne désireraient pas se transformer en rats ou en pigeons, comme ceux de la campagne ont plus de choix. Ensuite parce qu'une réplique infantile, dans les mains de Mafdet, semblait être la clé pour ouvrir un long et douloureux calvaire, que ses facéties aient pour origine un sens de l'humour tordu ou de la pure méchanceté.

Arrivés au café, Alex offrit à Mafdet d'aller lui chercher sa commande pour elle et, sans vraiment lui laisser le choix, lui glissa une chaise derrière les jarrets en écoutant ses désirs. Il se rendit ensuite à la caisse, répéta la commande, y ajouta un cappuccino pour lui-même, échangea quelques banalités avec la caissière, lui laissa un pourboire généreux ainsi qu'un clin d'oeil et s'en revint à leur table les mains pleines. En posant son séant sur son siège, il reprit la conversation.

-Et pourquoi je ne suis même pas à demi surpris qu'ils aient l'habitude des étrangetés?
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MessageSujet: Re: Candidature spontanée   Lun 15 Fév - 20:51




Candidature spontanée


Je ne peux m’empécher de regarder le jeune druide comme une souris. Je sais que ce n’est pas très correct, ni très social, mais ma nature est ce qu’elle est, féline. Jordan l’a très bien compris, puisqu’il parle de son bureau comme de la pièce que je lui prête. C’est bien le seul canidé avec qui je m’entends bien. J’observe la souri... euh le jeune homme. A la lumière du soleil, il semble moins pâlichon que sous les néons du lycée. J’aime bien les blondinets et décide que celui-ci est tout à fait appétissant, euh… ravissant. Associable, c’est le mot qu’une fois Derek a employé à mon égard alors qu’il ne savait pas que j’étais à portée d’oreille de chat. Il peut causer le gras du sourcil, juste bon pour aligner des phrases minimalistes avec sujet, verbe et complément. Cependant, l’embarra de mon interlocuteur est visible. J’aime bien déranger, je trouve cela amusant. Mais faut savoir doser ses effet, c’est sur ce point que j’ai la patte un peu lourde. Je tente de me rattraper, proposant de parler chiffon druidique.  

-D'aaaaccord. Répond le jeune homme avec un accent trainant indéfinissable.

Hum… caribou des lacs ou caribou des plaines ? Cela n’a ma foi, pas de réelle importance. Il est charmant avec ses tournures de phrases différentes.

-Je suis plutôt néophyte, alors je risque d'avoir plus de questions à poser que de connaissances à partager.

- Ce n’est pas un souci. Ma longévité fait que j’en sais toujours plus que le commun des mortels. On finit par s’y faire. Les rencontres quelles qu’elles soient ont toujours une part enrichissantes, si on se donne la peine de creuser un peu.

Ah… je crois que je viens de lâcher une information là… Mais le laborantin semble zapper la perle, concentré qu’il est sur une question bien infantile.

- Déjà, vous pourrez m'apprendre à faire ce truc? Ça peut toujours être utile à Beacon Hills...

- Le truc ? Pour traverser l’océan de trolls ? Je tiens l’astuce de Moïse. Pour le côté matou, ça m’est tombée dessus le jour de mes douze ans sans que j’aie rien demandé. Histoire compliquée d’un temps qui n’est même pas narrée dans les livres d’histoire.

Bon, ce n’est pas tout à fait vrai, quoique Moïse soit né bien après moi. Mais là n’est pas la question. Il y avait parmi les égyptiens qui poursuivaient les hébreux, un prêtre de Bubastis un peu plus futé que les autres qui avait détourné l’idée et en avait parlé à celle qu’il considérait comme sa déesse… moi. Mais rien de divin dans tout cela. Nous entrons dans le café désigné et Alex en bon gentleman prend ma commande. Je lui demande un lait fraise. Il prend un cappuccino.

- Et pourquoi je ne suis même pas à demi surpris qu'ils aient l'habitude des étrangetés?

- Beacon Hills…

Je siphonne lentement mon lait fraise avec la paille rose bonbon assortie à ma boisson. Mon passé, bien que révolu, de sentinelle a tendance à me conduire en une prudente attitude de retrait et de simple observatrice. Laisser les gens agir selon leur libre arbitre… Et quand une sentinelle intervient, c’est pour rétablir un équilibre. Il n’y a que deux manière d’équilibrer une balance, l’addition ou la soustraction… Sauver une vie, ou en détruire une autre. Mais je ne suis plus sentinelle, plus immortelle, je suis simplement druidesse et métamorphes, ce qui vis-à-vis de la population mondial et pas si mal. Beacon Hills manque de druide. Deaton est parti je ne sais où, ce qui me vaut ce rôle dans la meute de Ruby. Et le père Cormier… un ronchon de première qui n’aime pas que les chats se roulent dans son herbe à chat… Cormier fils se rend-t-il compte de ce qui potentiellement pèse sur ses épaules ?

- Mon nez m’indique d’étranges fragrances sur vous Alex. Il n’y a qu’un seul ours garou dans le secteur. Un de vos amis ? Et je retrouve aussi une senteur boisée, un peu ancienne que j’ai mainte fois sentie sur le coéquipier de l’adjoint du sheriff. Êtes-vous leur conseiller ?


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MessageSujet: Re: Candidature spontanée   Jeu 18 Fév - 3:45

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La jeune femme le stressait, oui.  Il n'osait même pas imaginé comment ses pauvres élèves, tout trolls qu'ils soient, pouvaient se sentir lorsqu'ils entraient dans sa classe.  Si lui, jeune homme fier et plutôt difficile à émouvoir, avait développer une méfiance naturelle rapide envers Mafdet, comment de pauvres enfants dans perdus dans leurs corps comme dans leurs têtes pouvaient ne pas la craindre, à défaut de la respecter.  Et puis, ces sourires qu'elle ne cessait de lancer.  On aurait dit un chat qui s'apprête à faire tomber un livre – ou un verre – d'une table en vous regardant droit dans les yeux.  Cruel ou moqueur?  Provocateur ou arrogant?  Joueur ou curieux?  Les chats testaient-ils simplement la gravité, pour s'assurer que le monde tourne encore de la bonne manière?  Pour vérifier la plus élémentaire des choses; pour se réconforter, comme on se répète qu'après la pluie vient le beau temps? Ce n'était pas le moment de songer métaphysique!  En fait, tout ce qui importait ici c'était de souligner qu'Alex, stressé par la professeure, ne captait pas toujours tout ce qu'elle lui disait en instantané.  Des détails comme le fait que personne, aussi imbu soit-on de sa personne, ne parle de sa vingtaine avancée, ou de sa jeune trentaine, comme d'une longévité assurant plus de sagesse que le commun des mortels.  Oh! Il capterait, mais il aurait besoin d'un peu d'aide.  Et l'aide viendrait d'elle-même.

Au moins, il avait accroché sur la dernière phrase, banalité et badinage si l'on voulait, mais vérité contestée également.  Pour sa part, le druide croyait dur comme fer qu'on était la somme des rencontres vécues, en fonction des moments où elles ont eu lieu.  En fait, il croyait aussi qu'un tout pouvait être plus que la somme de ses parties et que les synapses qui reliaient tous ses gens dans sa tête et son être étaient ceux qui marquaient, justement, cette différence en reliant les parties de manière à leur donner un sens différent, à l'intérieur du tout.  C'était qu'il était philosophe, cet après-midi.  Son cerveau surchauffait probablement par réflexe au stress.  Subissant généralement cette sensation en examens, il avait réagit en ouvrant toutes grandes les valves de la réflexion et s'emportait désormais lui-même dans un tourbillon de pensées chaotiques, n'ayant aucun questionnaire pour ancrer son attention.

Et quand on parlait de l'aide qui viendrait en temps et en lieux, ceux-ci étaient à présent arrivés.  Alex avait fronçé les sourcils.  Moïse?  Des temps immémorables?  S'il disparaît la mine déboussolée, c'est avec un sourire un coin qu'il dépose son lait-fraise devant sa mentor potentielle, sans pouvoir s'empêcher de commenter sur leur tolérance à l'anormal.  La réponse de la professeure est aussi rapide qu'évidente.  Alex rajoute une deuxième dose de cannelle sur son café pendant que Mafdet aspire de ses lèvres pulpeuses le lait-fraise, puis il prend lui-même sa première gorgée en pestant mentalement contre ces stupides tasses aux anses si petites que même son auriculaire ne peut y pénétrer.  Le silence est rompu par la jeune femme d'en face.  Alex se renfrogne un peu.  Quelques mois auparavant, c'était Derek qui lui reprochait de sentir le chimique, désormais c'était elle qui commentait ses fréquentations par les traces olfactives qu'elles laissaient.

-Oh. Vous connaissez Crowley? fit-il sur un ton empathique qui sous-entendait que leur rencontre ne pouvait que s'être mal déroulée.  C'est pas un mauvais garçon, il est juste un peu... difficile d'approche.

Les sourcils du plus jeune druide en ville se froncèrent de nouveau, il ne comprenait pas à quelle odeur boisée elle pouvait bien faire allusion.  D'abord, il ne connaissait à peu près personne au poste, sinon le Shérif, et que pour l'avoir vu une ou deux fois.  Il ne portait jamais d'eau de cologne et il avait beau vivre dans la forêt, il n'avait pas une peau en écorce, non plus.

-Oh! Vous voulez dire Jansen?  Leur conseiller à tous les deux?  Ce sont que des a... des connaissances, en fait.

Non, mais, c'était vrai, quoi!  Il les connaissait à peine et, accessoirement, il doutait qu'il ferait un bon conseiller, encore moins un bon émissaire. Non, mais elle était de ligue avec Amaro, ou quoi?  Et surtout, celui des deux qu'il connaissait le mieux avait un passif non-négligeable à se faire pardonner.  Et il était bien lancé sur la voie de la rédemption, il fallait l'avouer.  Il faut dire, ce n'était pas parce qu'ils avait tué une de ces monstruosité ensemble qu'ils étaient forcément devenus amis. Bon. Ça n'avait pas nuit, mais Alex restait un jeune homme plutôt farouche au niveau des relations humaines.  De la même manière, il n'était pas prêt à dire qu'il était ami avec Derek.  Son voisin et lui semblaient pouvoir bien s'entendre, ils se croisaient parfois et discutaient, si vraiment c'était le bon terme, un peu, mais ils n'étaient pas amis.  En bons termes, voilà.  Il était en bons termes avec le loup-garou.

Les yeux d'Alex se fixèrent sur ceux de son interlocutrice.  C'est alors que tout s'additionna dans le crâne du laborantin, que les indices se mirent en place.  La femme-chat avait définitivement fait allusion à son âge vénérable, et de Moïse, et d'une époque manifestement antédéluvienne.  Était-ce du bluff ou pouvait-on réellement vivre aussi longtemps? Après tout, il semblait que les secrets de la métamorphose aient été perdus depuis bien longtemps. S'il avait un ami glaçon, connaissait des hommes-loups, un homme-ours, un homme-arbre, et que savait-il encore, pourquoi pas une femme éternelle? Il se mordit la lèvre pour aller chercher la mousse qui s'était emmitouflée dans sa courte moustache, puis se pencha vers Mafdet.

-Et quelle était votre relation, exactement, par rapport à Moïse?  
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MessageSujet: Re: Candidature spontanée   Sam 20 Fév - 17:44




Candidature spontanée


A mon nez froncé le laborantin me demande si je connais un certain Crowley.

-Oh. Vous connaissez Crowley?  C'est pas un mauvais garçon, il est juste un peu... difficile d'approche.

- C’est ce que j’ai cru comprendre…

J’avais entendu parler de l’altercation entre ce Baloo et Derek. C’est d’ailleurs suite à cela que je m’étais aperçue que le loup perdait ses pouvoirs de régénération et sa lycanthropie en générale.

-Oh! Vous voulez dire Jansen?  Leur conseiller à tous les deux?  Ce sont que des a... des connaissances, en fait.

- Oh, d’accord.

J’avais croisé Jansen dans les vestiaires du poste de police. Régulièrement tôt le matin, il revenait avec Jordan et Brian de leur footing matinal. Les deux flics avaient naturellement invité leur ami à se servir des douches communes du poste. J’avais profité deux trois fois de la… vue… qui était plutôt… « Whaou ! ». Jusqu’à ce que Jordan repéré mon manège et me vire de là devant un Brian rouge brique et un Jansen amusé par ce chat qui ne semblait pas avoir peur de se faire arroser. Rêveuse, je me remémore à la plastique du jeune danseur. Ce gars est à damner. Sans parler de Brian et de Jordan…

- Meow ! Euh… pardon.

-Et quelle était votre relation, exactement, par rapport à Moïse?  

- Euh aucune. Il était du côté des hébreux, moi des égyptiens…

Au regard en soucoupe d’Alex, je comprends que je vais un peu vite en besogne. Je siphonne donc mon lait fraise pompant sur ma paille avec entrain.

- Allons en discuter dans un coin tranquille.

J’invite Alex à me suivre. Il hésite quand je monte sur ma Ninja Kawasaki vert pomme et que je tapote la selle derrière moi.

- Je ne vais pas vous bouloter tout cru !

***

Je me gare vers l’ancienne distillerie. Une idée murit dans ma tête. L’aide pour Derek pourrait ne pas venir de moi. Si je tarde à me pencher sur son « problème » ce n’est pas par inintérêt mais par conflit d’intérêt…

- Alex, le Nemeton cela te dit quelque chose ?

Alors que j’écoute sa réponse, je ferme les yeux et me concentre. L’appel vient de la droite. Le vénérable veut bien de nous, ou plutôt il veut bien voir Alex.


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MessageSujet: Re: Candidature spontanée   Mer 24 Fév - 2:25

Candidature spontanée



La professeure de chimie ne semblait pas connaître Jansen ni Charlie plus qu'il ne le fallait, sinon elle n'aurait pas cru comprendre comment Charlie était, n'est-ce pas? C'était un type plutôt simple à définir, après tout. Alex buvait son café à petites gorgées en épiant par-dessus les bords de sa tasse l'énigmatique créature. Plus il passait de temps en sa compagnie, plus il comprenait ce que Derek lui en avait dit. Si Beacon Hills était le lieu de plusieurs étrangetés, elle était à elle seule sa propre catégorie d'étrange. C'était l'éternité qui rendait aussi bizarre, ou le fait de se transformer en chat? Si ce n'avait été de Jenny, de la personnalité décalée de la professeur, ou encore de la relation professionnelle qu'ils avaient le potentiel d'avoir, Alex aurait pu avoir eu une intention derrière la boisson qu'il lui avait payée, mais ce n'était pas le cas.

Même sa réponse à la question du druide était un mystère. Il ne parvenait pas à savoir si elle se moquait de lui, était honnête ou encore bluffait. Les hébreux n'étaient-ils pas en Égypte à l'époque de Moïse? Ah! Mais ces histoires de bâtons de serpents et tout ça... Il y était question de servilité, n'est-ce pas? Venait-elle d'admettre ou, dans la réalité la plus plausible de la fiction qu'elle se racontait, de laisser entendre qu'elle était pour l'esclavage des hébreux sous les Pharaons? Autres temps, autres mœurs, comme dirait son père – encore une de ses impressions qu'il s'inventait pour lui-même et ne voulaient rien dire – songea Alex alors qu'un lien s'établissait entre l'Égypte et les chats. D'un mouvement de tête brusque, les yeux écarquillés, il voulut chasser toutes ces pensées aussi ridicules que vraisemblables. Il était à Beacon Hills, punaise.

-Là-bas, ils devaient bien vous aimer, en tout cas! rétorqua-t-il en se levant à la suite de la jeune femme. Elle avait de véritables fourmis dans les jambes, ou un ver dans le derrière, comme dirait sa grand-mère. La druidesse ne semblait pas pouvoir tenir en place bien longtemps et Alex n'eut d'autre choix que de suivre la féline dame qui lui promettait plus d'explications. Avant de prendre place sur la moto, il la jugea du regard. Ça, c'était dans le voyant! Mafdet le ramena à la réalité rapidement et Alex protesta pour la forme.

-Je ne crois pas que ce soit la norme de prévenir les gens, avant de les bouffer...

Au diable les contraintes professionnelles, Alex s'était accroché à la professeure comme il l'aurait fait avec une simple complice. Non mais, il n'avait pas envie de tomber de moto, ou de chavirer. La route les mena à un espèce de vieux hangar abandonné. C'était pas glauque du tout et définitivement pas le genre d'endroit où ne pas s'arrêter pour le faire sentir totalement en confiance... Vraiment pas. Il se dégagea tout de même de son siège sans protester, pour observer le bâtiment en désuétude.

- Alex, le Nemeton cela te dit quelque chose ?
-Un vieux chêne immense où les gens comme nous et mon père se réunissent. Un espèce de réservoir de euh... magie. Idéal pour discuter concoctions et mauvais sorts, je présume
, répondit-il avec cynisme. Il paraît qu'il y en a un à Beacon Hills, mais j'ai jamais pu établir où. C'est aujourd'hui que le vent tourne?

Alex se retourne pour faire de nouveau dos au bâtiment et se trouve en face de Mafdet, yeux fermés, qui semble vouloir lui faire croire qu'elle est en transe ou quelque chose. Incapable de décider, encore une fois, si elle bluffe ou si elle est vraiment en une espèce de prière communiante avec la forêt ou il ne savait trop quoi, Alex l'imita et ferma les yeux. Était-il supposé sentir quelque chose se passer? Parce que pour l'instant, tout ce qu'il sentait, c'était qu'il prenait froid.  

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MessageSujet: Re: Candidature spontanée   Dim 6 Mar - 11:32




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A la mine suspicieuse d’Alex, je me doute qu’il accorde un reel credit à mes propos. Il est vrai qu’apprendre mon âge, a toujours mis les gens mal à l’aise. L’immortalité c’est bon pour les fictions et les romans. Cela renvoie aussi à une déité qui devrait rester invisible aux yeux de tous. Pourtant les dieux et les immortels ne sont pas forcément les mêmes.  Alors que nous filons sur ma Kawa en direction de la vieille distillerie, je me pose la question de comment me présenter. Car finalement… je n’ai pas 5000 ans… je suis morte il y a 5000 ans. Le fait que je sois devenue mortelle l’an passé à la lune rousse perturbe l’ordre des choses. Car cela revient à me donner la possibilité de mourir une deuxième fois. Il faut que j’en rediscute avec Erick. Il n’y a pas un paradoxe là ? Je commence à avoir de sérieux doute sur ce que je suis. Une morte vivante, morte à ses douze ans il y a 5000 ans de cela ? Une vivante déjà morte qui… La vieille distillerie qui s’offre enfin à notre regard me coupe dans mon déjà interner promesse de mal de tête.

- Alex, le Nemeton cela te dit quelque chose ?

- Un vieux chêne immense où les gens comme nous et mon père se réunissent. Un espèce de réservoir de euh... magie. Idéal pour discuter concoctions et mauvais sorts, je présume.

- Ce n’est pas de la magie, c’est bien plus primaire que ça…

-  Il paraît qu'il y en a un à Beacon Hills, mais j'ai jamais pu établir où. C'est aujourd'hui que le vent tourne?

Le sarcasme est à fleur de mot. Reflexe de défense face à ce qu’il a peur de trouver et de comprendre ? Ou ai-je affaire à un agnostique pur et dur ? Quelqu’un qui veut bien croire aux propriétés curatives ou non des plantes et qui explique les capacités des métamorphes par un processus physiologique parfaitement compréhensible ou du moins modélisable sur le papier à défaut de pouvoir le recréer en laboratoire. Alex serait-il un sceptique de nature ? Quand j’ouvre à nouveau les yeux après avoir senti de quelque côté le vent me pousse, je vois que le jeune druide avait aussi fermé les yeux. Je souris. Le jeune druide est un amalgame de conciliation et de réserve. A pas feutrés, je me place dans son dos et attends. Je le vois frissonner. Le fond de l’air est frais, surtout quand on reste immobile. Il ouvre enfin les yeux et le temps de quelques secondes pense que j’ai disparu. J’ai une moue moqueuse à son regard de parent sérieux qui réprimande une enfant.

- Tu écoutes avec tes oreilles Alex. Il faut que tu accèdes au niveau supérieur de l’écoute. Certains druides disent que cela vient avec l’âge et l’expérience. Je ne suis pas d’accord. L’âge n’a rien à voir, cela vient de la volonté du cœur. A trop te voir comme un débutant, tu risques de le rester toute ta vie.

Je m’avance en direction de la forêt. Alex suit mais avec un temps de retard. Réflexion interne suite à mes propos, ou marque d’indépendance vis-à-vis de moi qui me pose un peu comme une ainée ?

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MessageSujet: Re: Candidature spontanée   Dim 20 Mar - 14:08

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Les yeux fermés, Alex repensait à la réponse de Mafdet. Qu'est-ce qui pouvait être bien plus primaire que la magie sans, jusqu'à un certain point, en être synonyme? Les essences, ou les esprits, ou il ne savait pas trop, n'ayant jamais été très fort en spiritualité, ni en religions, contrairement à ses voisins du sud. Il réalisait à ce moment que c'était peut-être un peu le comble, pour un druide. Il aurait beau être aussi écolo que possible, et devenir un puits de sagesse respecté, s'il ne connaissait rien à la spiritualité, ou à quoi que ce soit qui entoure le druidisme et le néméton, pourrait-il seulement un jour passer d'apprenti à druide accompli?

Au bout d'un moment qui lui parut durer une demi-éternité, il ouvrit un œil, pour voir si Mafdet était toujours en transe, puis l'autre, remarquant son absence. Sourcil froncé, il chercha d'abord un chaton à ses pieds, en se demandant à quoi elle pouvait bien jouer encore. Tout ce qu'il avait entendu était des pépiements d'oiseau, et des feuilles qui frottaient l'une contre l'autre sous l'effet du vent. Mafdet ne pouvait pas être allée bien loin. Regard en coin : sa kawazaki était toujours là. Un bruissement dans son dos le fit se retourner. D'un regard sévère, il jugea la plaisanterie de la dame des bois. Comment pouvait-elle espérer qu'il se montre sérieux si elle prenait la vie pour un jeu?

Ses paroles le surprirent toutefois. Comment savait-elle comment il écoutait? Au bout de millénaires, il aurait cru qu'elle avait oublié ce que c'était que de ne pas avoir d'expérience dans ce métier, non? Comment savait-elle qu'il écoutait trop avec ses sens et pas assez avec son cœur, ou quoique ce soit d'autre que cela sous-entendait. Et surtout. Surtout, comment connaissait-elle l'opinion qu'il avait de lui-même? Était-il un livre ouvert à ce point? Avait-il fait une remarque qu'il avait oubliée sur son incompétence ou ses doutes quant à lui-même. Il se croyait pourtant plutôt discret et réservé à ce sujet. N'ayant pas assez d'amis pour en parler ouvertement, et surtout, ne voulant pas passer pour un citron. Il s'imaginait bien qu'il devait faire bonne figure et rester crédible s'il voulait qu'on écoute ce qu'il avait à dire!

Du coup, Alex se buta et fit de nouveau volte-face, tentant de nouveau le manège, il se referma les yeux et tenta de faire le vide. Bon, son cerveau étant constitué à 90% de pensées parasites, c'était une tache impossible, mais tout de même, ça ne lui coûtait rien d'essayer. Ce ne fut pas un succès flagrant non plus, sans surprise : on ne devenait pas maître de la méditation en un clin d'oeil, littéralement, et il le savait bien. Il avait tout de même eut l'impression de sentir la présence de Mafdet s'agiter autour de lui, et pas seulement parce qu'il entendait ses pas feutrés sur le sol. Était-ce elle qui lui envoyait des signaux magiques, ou bien était-ce cette ouverture dont elle lui avait parlé? Après tout, plusieurs espèces animales avaient des sixièmes sens différents des cinq que les humains connaissaient : perception de l'électricité, du magnétisme, écholocalisation... Les druides pouvaient-ils « s'éveiller » à ses sens ou parlait-elle de quelque chose de complètement différent? Il n'empêchait, elle s'avançait dans la forêt et Alex n'avait aucune idée de l'endroit où ils allaient, alors il était mieux de la suivre. De toute façon, son orgueil lui imposait en quelque sorte de ne pas marcher à ses côtés. Il aimait bien prendre un pas de recul avec les nouvelles informations.

-C'est ici? demanda Alex alors qu'ils débouchaient sur une clairière. Il avait l'impression d'avoir déjà deviné la réponse et pourtant Mafdet ne s'était pas encore arrêtée de marcher. Au centre de l'espace, une immense souche trônait paresseusement, à proximité d'une vieille porte de bois qui devait mener à un abri anti-ouragan rustique, ou l'une de ces anciennes caves à légumes que certaines grand-mères manitobaines avaient encore.  
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MessageSujet: Re: Candidature spontanée   Mar 22 Mar - 21:48




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Mon apprenti druide semble du genre obstiné et têtu. Il referme les yeux et cherche à capter... un signal? Les voix du seigneur ? Ou le Mc Do le plus proche ? Sa pugnacité est tout à son honneur et donne envie de lui filer un coup de pouce. Fermer les yeux, n’est pas tant une aide pour accroitre l’acuité des autres sens, mais plus de s’isoler pour savoir dans quelle direction notre cœur à envie d’aller. Ce n’est pas tant le Nemeton qui appelle par quelques signes sémaphoriques surnaturels, mais de savoir où soi-même désirons aller... Où veux-tu aller Alex Cormier ? Quel chemin vises-tu ? As-tu le courage de le suivre ?

La nuance est subtile, car le Nemeton étant un nœud de plusieurs lignes telluriques, il émet effectivement des impulsions qui sont détectables suivant la sensibilité et la nature de l’être qui les reçoit. Jordan par exemple, sait parfaitement le trouver… s’il laisse l’autre prendre le pas sur son esprit.

Après une quinzaines de minutes à marcher en silence dans la forêt, la souche vénérable s’offre à notre regard. Si ailleurs, je fais souvent la maline, je sais qu’ici je m’approche de la source de vie, celle qui m’a transformée il y a cinq millénaires sans me donner le choix d’accepter ou de refuser cette tâche de sentinelle, gardienne de l’équilibre du monde. J’y ai gagné cinq mille années de vie, j’y ai perdu une vie personnelle, ma famille et celle que j'aurais pu fonder. Quoi que depuis un an, une nouvelle vie semble m’être offerte depuis que j’ai retrouvé ma mortalité et perdu mes pouvoirs un peu cataclysmiques de sentinelles. Si ne suis plus capable, comme je l’ai fait par le passé, de couler une ile de la taille de la moitié de l’Australie, je reste sensible aux flux telluriques. Je ne peux plus m’en emparer pour créer des tremblements de terre, mais je peux toujours y lire les déformations et les anomalies.

- C'est ici?

- Oui.

Du bout des doigts j’effleure la souche. Je ressens comme des picotis sur ma peau. Un scientifique avancerait l’effet d’un phénomène d’électricité statique étonnant sur du bois, un poète parlerait de communion avec la nature. Alex regarde autour de lui. A l’expression de son visage, je le sens dubitatif sur le potentiel de ce lieu qui ne paye pas de mine.

- Le doute est une force Alex. Une vraie belle force. Veille simplement qu’elle te pousse toujours en avant. Et n’oublie jamais, celui qui croit savoir, n’apprend plus. La vie est une question…

Il me regarde étonné. Je lui retourne mon sourire de chat. Il est si facile pour moi de citer un auteur célèbre, malheureusement disparu. Mais pourquoi m’ennuyer à trouver les mots qu’il faut, alors qu’un autre a su si bien décrire le mystère de la vie et des relations humaines. Je tourne autour de la souche. Elle attire tant de monde. Un regard avisé noterait la présence de cendres. C’est discret, je n’ai jamais eu la chance de suivre Jordan dans ses moments de « crise ». Parfois il en parle avec Brian au poste de police, oubliant que je me prélasse sur son radiateur.

- Alex ? Quel est ton contact avec les surnaturels ? Je veux dire au-delà de la transmission familiale. Est-ce que tu les côtoies ? Les considères-tu comme des « patients », des amis ou des ennemis potentiels ? Comment appréhendes-tu ton statut de simple humain face à eux ? Te sens-tu effrayé ? Fragile ?

Je le bombarde de questions. Il se dit apprenti. Mais je crains que cela ne soit pas par modestie, mais plus par manque de confiance en lui-même. Je veux voir comment il me retourne mes questions. Va-t-il répondre sans donner de réelle réponse ? Je veux savoir jusqu’où je peux aller et lui coller le nez dans cette réalité surnaturelle. Comme me l’a fait remarquer Jordan, mes enseignements ne se font pas dans la douceur. La vie n’est pas douceur, mais bien une lutte permanente pour le rester… en vie.

Arriveras-tu à rester en vie Alex ?


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MessageSujet: Re: Candidature spontanée   Mer 23 Mar - 4:51

Candidature spontanée



Alors que Mafdet se dirigea directement vers la souche ancestrale, Alex prit le parti de tourner autour pour observer la clairière.  Alors que d'un pas lent il tournait autour de la souche, un peu de la même manière que certains certains pèlerins préfèrent pénétrer la nef par les collatéraux et contourner ainsi le vaisseau central, le temps de s'imprégner du lieu.  Le scientifique tente de mémoriser des indices qui l'aideraient à retrouver l'endroit si l'envie lui en prenait, mais également pour apprécier à sa juste valeur la majesté du lieu.  Il n'y avait pas à dire, il savait qu'il n'arriverait pas à s'imaginer l'arbre mature, mais il pouvait facilement concevoir la grandiloquence qu'il avait eu jadis.  Quelque chose dans l'air, comme un frémissement, lui donnait un sourire ténu et lui évoquait de lointains souvenirs d'enfance.  Y avait-il également eu un tel arbre à la Broquerie?  Le gamin qu'il était n'y aurait certainement pas fait attention, trop occupé à jouer, courir et grimper.

Alex fronça les sourcils, cherchant à se forcer à des souvenirs plus précis, d'une précision qu'il savait son cerveau incapable de lui fournir, mais il n'était pas vrai non plus qu'il nourrissait ce machin gris et rose chaque jour pour ne pas lui demander parfois un effort supplémentaire.  La sorcière d’Égypte sembla prendre son expression pour autre chose et le laborantin lui jeta un coup d’œil ébahi alors qu'elle lui faisait l'éloge du doute.  Face à son air qu'elle jugea donc ahuri, elle lui renvoya son sourire cryptique qu'il ne comprenait toujours pas.  Ce n'est qu'à ce moment qu'il remarqua sa différence d'attitude.  Elle semblait plus calme et moins frivole.  Plus sérieuse, à sa manière.

-C'est très... cartésien, comme point de vue.  Je suis d'accord, la curiosité est une belle qualité.

Et non pas un vilain défaut comme l'adage voulait le faire croire.  Le biochimiste eut un sourire en coin.    La druidesse ne le savait peut-être pas, mais elle prêchait à un convaincu.  Il se souvenait bien de ses cours et appliquait toujours la notion de Descartes. Entre les remises en questions, les découvertes, les redécouvertes, les sentiers non-battus, l'esprit était un terrain de jeu infini et il serait bien dommage de vouloir y installer une clôture, encore plus de s'y cloîtrer!  Le druide s'était rapproché à grandes enjambées lentes, presque processionnelles, et Mafdet bouscula son calme d'un torrent de questions.  Comme si elle venait de défaire un nœud dans son esprit, Alex put sentir sa nervosité caractéristique et l'écho de ses milles pensées simultanées reprendre à l'intérieur de son crâne.  Cherchant à la fois à mettre de l'ordre dans sa tête et à trouver réponses aux interrogations, son premier réflexe fut de sourciller.  D'abord, parce qu'il le faisait bien, mais également en raison de la force de l'habitude.

Le jeune châtain envoya un regard par en-dessous à la féline professeure, cligna des yeux un peu, et ouvrit finalement la bouche, lentement, dans un sourire.  On aurait cru un examen oral, ce qui n'avait jamais été sa force.  Sauf qu'il n'avait plus quinze ans et s'était agrémenté d'un peu plus de confiance en soi que l'adolescent qu'il fut.

-Je les côtoie, oui.  J'ai des amis surnaturels, dont Derek, puis il y a Jansen et Charlie.  Il y en a aussi que je n'aime pas, bien sûr.

Le garçon posa sa main sur le bois étrangement peu friable et sec de la souche, dans un instant de silence, comme s'il réfléchissait encore.  S'il cherchait la bonne formulation, le propos était honnête, par contre.

-Ce sont des gens, c'est ainsi que je les considère.  Il y en a qui peuvent devenir des amis ou des ennemis, ou simplement avoir besoin d'un coup de main ou d'une oreille.  Ça dépend de comment ils agissent, de leurs valeurs...

C'était probablement pour cela qu'il n'avait jamais eu trop d'amis, il analysait et jugeait probablement trop.

-Surtout si il faut nous assurer que l'équilibre soit préservé, les actions parlent plus que les mots, il me semble.

Sans compter qu'il n'avait aucun problème à perdre un ami s'il le fallait, et se fichait un peu de savoir s'il avait des ennemis ou non.  Ça risquait de le rattraper un jour...

-À savoir si je suis effrayé...  Vous croyez que je serais ici, avec une femme-chat de quelques siècles mon aînée si j'étais effrayé?  Je n'ai pas eu peur de dire ses quatre vérités à un loup mal léché, à ça de son visage.  Il mima une distance de quelques centimètres entre son pouce et son index, son sourire vaguement arrogant toujours sur les lèvres, bien qu'il n'ait pas l'intention de se vanter, juste d'établir les faits.  J'ai secouru un garou prit sous un éboulis; j'ai affronté une créature hybride et je suis toujours là pour en parler.  Si j'ai peur?  Parfois, comme n'importe qui.  Si je me sens fragile... Pas vraiment, sinon je serais probablement déjà de retour chez ma mère depuis un moment.  Je ne suis peut-être pas capable de soulever une voiture, mais j'ai d'autres ressources, et si le vent tourne un peu trop contre moi, je peux esquiver quelques coups, et je cours vite.  Alors non, je ne me sens pas amoindri.

Alex se balançait désormais d'une jambe à l'autre, épris de regret.  La chose qu'il avait terrassée parlait, elle était donc humaine.  Certes, elle les avait attaqués la première et ils n'avaient pas pu envisager vraiment d'autres options pour la neutraliser, mais...

-... Mais je ne suis qu'un simple humain, et comme tout le monde, j'ai parfois des doutes et me demande si j'ai fait la bonne chose, ou non.  La créature qui nous a attaqués, je n'ai pas pris le temps de réfléchir, je n'avais probablement pas le temps.  Elle était humaine, ou l'avait déjà été, et c'est moi qui lui ai ôté la vie.  Je...  Je n'en suis pas fier.  Je n'en ai pas parlé à mon père, j'avais peur d'avoir fait une erreur.  Je ne suis pas peureux, mais j'ai honte, honnêtement.

De ce que Derek lui avait dit, il ne cognait pas vraiment à la bonne porte pour un peu de compassion ou de réconfort, mais ce n'était pas ce qu'il cherchait en ce moment.  Il voulait juste savoir si il pouvait continuer d'avancer, la conscience tranquille, ou si il avait fait une bévue monumentale.  Rien que d'y penser, il sentait comme des fourmillements dans son bras.  
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MessageSujet: Re: Candidature spontanée   Ven 25 Mar - 21:41




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-C'est très... cartésien, comme point de vue.  Je suis d'accord, la curiosité est une belle qualité, me répond Alex.

Cartésien ? C’est vrai que René Descartes a inspiré nombre d’hommes et de femmes après lui, primant le rationalisme aux dogmes. S’autoriser à penser et donner un sens à la vie sans une quelconque intervention ou hégémonie divine. Ma vie de sentinelle ne m’a fait voir la vie que comme des actes et des conséquences. Le fameux action – réaction. Rien ne vient du ciel ou d’une volonté divine, mais bien de la somme d’actes élémentaires qui rassemblés donnent une conséquence donnée. Modifier un des éléments initiateurs, modifie la conséquence. C’est ce qui m’a permis pendant ces millénaires, de jour sur la balance qui équilibre la vie. Le but de mon rôle : la garder à l’équilibre. Mes moyens : des pouvoirs considérables pour appuyer sur l’un ou l’autre des plateaux de cette balance virtuelle. Le bien, et le mal ne font pas parti de l’équation, la vie et la mort, si. Parfois il faut faire chuter un tyran pour équilibrer et sauver la vie dans un pays. Parfois, il faut laisser des innocents tomber pour favoriser l’émergence d’un mouvement. Si l’homme est de nature guerrière, il lui faut une cause pour agir.

Alex réagit plutôt bien à mon assommoir de questions. Ses relations avec les surnaturelles semblent suivre la normalité de toutes relations sociales, amitiés, et inimités. Je ne suis pas surprise qu’il connaisse Derek puisqu’ils sont voisins, bien que je vois mal le loup né, aller faire une visite de courtoisie au père d’Alex qui est plutôt du genre bourru. Alex poursuit ses explications. Il est homme de réflexion. Peut-être un peu trop pour son bien.

-Surtout s’il faut nous assurer que l'équilibre soit préservé, les actions parlent plus que les mots, il me semble.

Les actions des autres en effet… Mais les tiennent ? Que racontent-elles ? Est-il source d’équilibre comme il semble le penser, ou enclin à semer le chaos sans le savoir ?

-À savoir si je suis effrayé...  Vous croyez que je serais ici, avec une femme-chat de quelques siècles mon aînée si j'étais effrayé?  Je n'ai pas eu peur de dire ses quatre vérités à un loup mal léché, à ça de son visage.  

- Vraiment ? Voilà qui est courageux… ou très stupide !

J’ai l’impression d’avoir mis une pièce de dix balles dans un automate. Alex s’anime et affirme, ponctuant ses phrases d’un sourcil arqué ou au contraire baissé. Il se dit courageux, voir audacieux dans un combat contre une monstruosité. Je sens son désarroi devant la mort donnée par obligation de survie. Il semble chercher un idéal, une ligne de conduite sur laquelle il pourrait aligner ses actes et en retirer une légitimité, sinon une reconnaissance. Mais malheureusement ce n’est pas ça être druide. Ce n’est pas que soigner et guider. Comme un jardinier, il faut savoir sacrifier une branche pour le bien de l’arbre. Alex met encore une notion de valeur, le bien, le mal. Il n’a pas assez voyagé pour comprendre que ces valeurs peuvent être radicalement différentes d’un individu à l’autre, tout en restant légitimes de chaque côté. Qui a tort, qui a raison ? Personne et tout le monde. La seule constante qui devrait le faire avancer est de maintenir la vie sur cette terre qui nous a vus naitre, afin que celle-ci ne se transforme pas en planète morte. Car c’est bien de là que vient la source de vie qui m’a transformée il y a si longtemps. Cette planète a engendré la vie. Ce phénomène difficilement explicable dans ses fondements et d’une manière toute aussi incompréhensible, cette planète cherche préserver la vie qui grouille à se surface.

- Elle était humaine dit Alex, ou l'avait déjà été, et c'est moi qui lui ai ôté la vie.  Je...  Je n'en suis pas fier.  Je n'en ai pas parlé à mon père, j'avais peur d'avoir fait une erreur.  Je ne suis pas peureux, mais j'ai honte, honnêtement.

Nous nous regardons, chacun de part et d’autre de la souche ancestrale. Peur d’avoir fait une erreur… Ce n’est pas sous cet angle qu’il faut juger de qui le tourmente.

- Alex, toi qui a la formation d’un homme de science, tu as pourtant l’habitude que les erreurs fassent partie intégrante d’une équation. L’équation n’est reste pas moins juste et véridique, erreur comprise. Le doute empêche d’avancer… de résoudre l’équation. Il faut avoir le courage d’agir sans culpabiliser. Les regrets sont un fardeau bien inutile.

Il est temps de le confronte à ses hésitations, ses réticences et tous ce qui le freine. Mon regard s’illumine d’une lueur émeraude. Alex se raidit pressentant que ce qui va suivre ne sera pas agréable.

- Alors ? Même pas peur ? Prouve le moi ! Survit, sinon cette clairière sera ton hypogée !

Ma transformation n’est pas douloureuse comme pour certains métamorphes. C’est juste une transition désagréable. J’avance d’un pas vers le druide, le pas suivant, c’est une patte imposante et griffue qui touche le sol. Je pousse un rugissement profond et grave. Tout être qui n’appartient pas à la catégorie prédateur sent une onde glacée lui parcourir l’échine. Dans quelle catégorie es-tu Alex ?

La lueur d’intérêt du druide face à la panthère que je suis devenue se meut peu à peu en expression de prudence. Action – réaction… Il doit comprendre que je ne joue pas. Je bondis et d’un coup de patte l’envoie rouler au sol. Mes griffes l’ont blessé. Suffisamment pour que cela saigne et que cela fasse mal, pas assez pour que cela soit grave. Le rapport de force est à mon avantage, mais cela ne veut rien dire. Alex a bien terrassé une chimère… Puis il est si facile pour un druide de se protéger d’un surnaturel… sauf si la peur primaire du prédateur prend le dessus sur la raison. Alors toujours pas peur Alex ? Nouveau coup de patte et le druide roule sur le sol comme une poupée de chiffon.


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MessageSujet: Re: Candidature spontanée   Ven 1 Avr - 6:26

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À quoi jouait la vieille?  Elle tirait sur ses mots comme sur les fils d'un pantin.  À courageux, le voilà qui s'enorgueillit le temps d'un souffle, avant de devenir, au phonème stupide, le voilà qui se rembrunit, virant au cramoisi au point où il risquait de devenir roux, et le rester!  Voilà qu'il réalisait sa bévue et se mordait les lèvres de s'être trop ouvert.  Il s'était affiché, avait oublié la première compétence de survie qu'il avait apprise au lycée : se faire oublier, ne pas montrer ses faiblesses.  C'était qu'il avait un poids sur la conscience, poids qu'il ne pouvait partager avec son père sous risque de perdre sa confiance, ni avec Charlie, qui se moquerait de lui et le traiterait de mollusque -et pareil pour Derek, sans l'insulte- , ni de Jansen, qu'il ne connaissait pas tellement, en fait, et qui n'avait pas l'air de s'arrêter à ce genre de détails triviaux.  Quant à Alister, hors de question qu'il lui dise qu'il chassait les monstres avec d'autres surnaturels.  Leur amitié en prendrait un sale coup.  Une druide, sans attache, lui avait semblé une bonne alternative, mais il le regrettait désormais.  Il aurait dû écouter davantage les avertissements de son voisin.  Le regard de Mafdet se faisait de plus en plus sévère, son jugement silencieux de moins en moins subtil, mais au contraire de plus en plus lourd.  Le trouvait-elle faible ou se faisait-il des histoires?

Pourquoi l'insultait-elle jusqu'en sa qualité de scientifique?  Déjà, les équations, c'était bon pour les matheux, les physiciens et les chimistes – sans les trois lettres de la perfection – et les biochimistes fuyaient ces ennuyantes expressions de la réalité comme la peste.  Les biologistes leur avait bien enseigné, à ce niveau.

-Je ne... débuta-t-il, voulant protester.  La science n'était pas qu'une suite de chiffres, d'additions, de multiplications, d'exponentielles et de dérivées.  C'était avant tout un amalgame de lois et de théorèmes, d'observations empiriques et de théories, de règles et de principes, de concepts et d'hypothèses, d'essais et, oui, d'erreurs.  La vie n'était pas une fonction, à la fin, mais le plus complexe des testaments, le plus épais des ouvrages de loi.  Il avait grandi, apprit, entouré de règles qui lui servaient de guides et de balises.  Il savait fonctionné pour utiliser les tourner en tout sens jusqu'à ce qu'elles donnent ce qu'il attendait d'elles, voir à les contourner au besoin.  Il n'avait pas appris à être lancé dans le vie, sans parachute, sans ne serait-ce qu'une ébauche de semblant de mode d'emploi.

Alex n'apporta toutefois pas sa pierre à l'édifice, puisqu'il s'interrompit.  La raison pour laquelle il s'était interrompu était simple : les yeux déjà jolis de Mafdet venaient de luire d'une incandescence couleur pierre de mai.  Ce genre d'éclat oculaire n'était jamais bon signe et, d'instinct, le corps d'Alex se tendit, ses poings se resserrèrent et ses sourcils se froncèrent.  Il s'en fallut de peu pour que la chair de poule ne le prenne, de ce réflexe ancestral visant à le faire paraître plus imposant.  La tension dans l'air était palpable, électrifiée, grisante, bien qu'aucune haine mutuelle n'anime les deux scientifiques : Alex se convainquit qu'il s'agissait de la même énergie que lors de tournois, et qu'il fallait oublié les enjeux actuels pour garder la tête libre et faire de son mieux.

Un rictus narquois lui passa sur le visage alors que la féline professeure le raillait.  Ca faisait aussi partie des rituels de combat, après tout.  Il fut persuadé que son propre sourcil droit avait tressaillit, comme pour inviter la druidesse à lui montrer ce qu'elle avait dans le ventre.  Il savait que ce n'était pas nécessaire, il espérait s'être trompé et être resté de marbre, pour ne pas attiser peu importe ce qu'elle lui réservait. Peu importe qui arriva bien rapidement.  Se transformait-elle de nouveau en chaton?  L'hypothèse traversa un instant le crâne d'Alex, mais il remarqua rapidement que son gabarit était resté constant et cette observation lui permis de conclure qu'il valait mieux faire gaffe.  Pour de vrai.  Personne n'était derrière pour faire distraction et lui sauver les miches en cas de malheur, ni même pour le retrouver s'il venait à lui arriver quoi que ce soit.  Après tout, la menace n'est même pas subtile.

La panthère devant Alex rugit et, cette fois, ce fut bien la chair de poule qui vainquit son corps entier, le possédant un instant de paralysie.  Ca, c'était pas habituel dans un combat, mais il saurait faire avec.  Il devait trouver à faire avec.  Il ne connaissait pas l'anatomie de ces fauves, ni n'avait envie de la blesser, il lui faudrait trouver un autre moyen de s'en tirer victorieux.

-Wra! ne put s'empêcher de parodier Alex, provocateur.

Première règle : face à un ennemi inconnu, l'analyser.  Ce qui était déjà facile, le laborantin étant d'un naturel curieux et analytique.  Il ne réagit toutefois pas assez rapidement et les griffes rétractiles vinrent trancher sa belle chemise d'entrevue, ainsi que sa peau.  Le jeune homme réprima du mieux qu'il pu une grimace contrite, sans perdre des yeux la femme au pelage noir.  Le sang tacherait sa chemise comme les pattes de Mafdet avaient tachées le formulaire de la pauvre réceptionniste.  Un éclair passa en Alex, réalisant que la femme était joueuse et qu'il n'était à présent rien de moins qu'une souris de quelques dizaines de kilos.  Le deuxième coup de patte ne se fit ni attendre, ni prier, mais c'était sans conséquence.  Même les animaux favorisaient un côté, droit ou gauche, et Mafdet n'y fit pas exception, attaquant du même côté.  C'était la première chose que quiconque apprenait en faisant des arts martiaux : l'art de la chute.  Remerciant la loi de la conservation de l'énergie, Alex se laissa propulser plus loin, roula et atterrit plus loin sans plus de mal qu'une seconde entaille.  Le garçon ramassa rapidement ses membres autour de son torse et se retrouva en position accroupie, face à la panthère.

La où la plupart des gens croyaient que la théorie de l'évolution et le Darwinisme pouvaient être résumés à la loi du plus fort, il s'agissait en fait de la loi du plus adaptable.  Et c'était dans ce panier qu'il comptait mettre ses œufs.  Délaissant Mafdet du regard durant quelques fractions de seconde seulement à chaque fois, Alex prit ses repères autour de lui.  Lorsqu'il trouva enfin son bonheur, une branche qui traînait à quelques mètres de là, il la regarda à quelques reprises avec insistance et sans subtilité, pour être certain que Mafdet sache qu'il comptait s'en saisir et s'en servir comme arme.  Après tout, n'avait-on pas longtemps cru que l'humain se différenciait de l'animal par son utilisation d'outils?

La main d'Alex, au sol, était près de son talon à plat.  Ses muscles étaient bandés, prêts à sauter au moindre signal.  Au mouvement de tête de la félidé pour suivre son regard, Alex feinta de s'élancer et, au lieu, s'étira en direction inverse pour accéder au petit sachet qu'il avait dans sa poche en tout temps, et qu'il ouvrit prestement.  En s'élançant en direction opposée à la branche, il jeta la poudre de sorbier sur le gros minet, pour l'encercler de cette fascinante substance.  Il ne lui restait qu'à savoir s'il prendrait les jambes à son cou, ou s'il resterait pour poursuivre la discussion.  Accessoirement, il devrait aller à l'hôpital, et mentionner qu'un puma l'a attaqué.  Ce qui pour un daltonien, serait très près de la réalité.  
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MessageSujet: Re: Candidature spontanée   Dim 3 Avr - 15:25




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Est-ce des remords que je sens poindre dans mon cœur alors que l’apprenti druide fait les frais de mon “apprentissage”. Mais comment lui faire comprendre que si le corps reste faible, l’esprit peut rendre presque invisible le plus chétif d’entre nous ? Non qu’Alex soit de nature chétive. Il fait partie de cette catégorie d’homme plutôt bien bâti, assorti à une physionomie nordique qui me plait bien. Mais, il est son plus grand ennemi. Il juge et range dans des cases aussi bien les autres que lui-même. J’ai envie de mettre une belle pagaille dans son rangement cérébral. Il est comme une boite de peinture neuve. Tout est là, mais…

Alors je le bouscule, ouvrant cette boite aux couleurs bien rangées. J’éventre les tubes, les couleurs primaires prisonnières ne le sont plus. Le jaune soleil croise le bleu océan. De leur union nait une verte prairie. Le rouge de son sang prend la couleur de l’automne ainsi exposé au jaune du soleil. Métaphores et allégories roulent sur le sol, tachant de gris, de marron et de vert les habits du laborantin.

Pas de cri, pas de pleurs, ni même de protestation. Je feule mon contentement. Il y a bien une vraie graine de druide là-dedans. Il faut juste l’aider à se dépêtrer du cocon natif qui tarde à s’ouvrir. Le vieux Cormier n’a pas été très efficace dans ses enseignements. Il ne suffit pas de donner des tonnes de vieux grimoires à lire, ou de faire feuilleter des millions de pages d’herbier à s’en cramer les yeux. On ne devient pas druide comme ingénieur chimiste ! Il ne suffit pas d’avoir la formule exacte pour réussir. Si la moitié du savoir d’un druide est effectivement théorique, l’autre moitié est totalement empirique. Il faut donc que j’enlève la moitié des boites qui garnissent l’esprit méthodique d’Alex.

Il me regarde, ramassé sur lui-même, jaugeant de ma prochaine attaque. Il regarde une branche au sol. Pense-t-il me taper sur le museau avec ça ? Bien asséné, le coup peu me faire mal et me gêner quelques instants. J’imagine qu’il tente de faire diversion pour prendre la fuite. Allons donc prendre ce coup sur la truffe et lui rappeler que je coure plus vite que les petites souris grises.

Je m’élance sur le blondinet, m’attendant à une giflée de branchage. Je me fracasse contre un mur invisible que tous les miaous du monde ne feront pas céder. Un peu assommée, je m’assois sur mon séant et m’ébroue. Rhaaa que c’est désagréable de se prendre une barrière de sorbier en plein museau. C’est cependant bien moins douloureux que les zébrures que j’ai faites sur la peau d’Alex. Un point partout, la balle au centre ! Balle !!! Du creux de la patte j’envoie un cailloux valser par-delà la barrière magique. Celui-ci atterri aux pieds d’Alex qui s’en saisi. Je dépends de son bon vouloir pour sortir de ma cage invisible. Ma fierté est un peu égratignée. Mais le but de ma provocation était bien qu’il trouve une faille et s’y engouffre. L’élève est finalement doué et évolutif. Alors qu’est-ce qui le bloque ?

Je tourne en rond, marchant à la limite de ma petite cage. L’animal totem qui m’habite s’insurge de cette liberté réprimée. Depuis un siècle, je ne me change que très rarement en panthère. Le monde actuel n’est plus fait pour les grands animaux. C’est ainsi que l’on me trouve souvent sous la forme domestique de cette race fière et indépendante.

- Meow ! Dis-je avec conviction alors que ma silhouette est devenue mouvante pour finir en beau minet noir.

Matou joueur, je m’écroule sur le flanc et entreprend une belle toilette. La conversation est limitée à des regards et des soupirs. Je passe plusieurs fois la patte sur mon oreille. J’aime bien grattouiller là. Puis quand j’estime que mon poil est bien lustré, mes pattes arrières font scission et deviennent des ennemies qui me frappent la mâchoire.

Un soupire à fendre l’âme me rappelle la présence d’Alex qui semble avoir choisi de rester. Je me redresse donc, signant un armistice avec les coussinets arrière. J’étire chaque partie de mon corps avant de reprendre forme humaine. Le temps d’une poignée de secondes, j’apparais totalement nue avant que la rune qu’Erick m’a apposée sur le flanc fasse son œuvre et me revêt de mes vêtements. Alex est adorable à sa manière de rosir et regarder subitement le bout de ses pieds. Je m’installe en tailleur. Je ne sais pas combien de temps je vais rester coincée là, et ma fierté féline fait que je refuse de lui demander ma libération.

- L’esprit est plus fort que le corps qui n’est en fin de compte qu’un outil. Beaucoup de métamorphes se fourvoient à penser qu’ils sont au-dessus des hommes. Le simple fait que le monde surnaturel reste caché en est bien la preuve irréfutable que nous ne faisons pas le poids et que nous sommes sur une pente de déclin…

Alex semble souffrir. C’est dommage de voir son joli visage se crisper ainsi. Je regarde autour de nous. Je sais l’endroit riche de plantes médicinales.

- La fleur jaune là-bas, c’est de l’arnica. Mâche ses pétales et applique ses feuilles sur tes blessures. Je ne peux pas te proposer de soulager ta douleur car c’est une capacité des loups garous. Et je ne suis pas réellement un garou, comme ton ami Charlie d’ailleurs. Mais peu importe l’origine de nos mutations. Par contre ma salive est cicatrisante… mais je doute que tu sois d’accord pour…

Nouvelle rougeur, je l’adore ! Ce gars est tout en contradiction. Il est résolu, mais doute en même temps. Capable de foncer en aveugle comme de tergiverser des siècles.





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MessageSujet: Re: Candidature spontanée   Lun 4 Avr - 5:31

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Ça avait fonctionné!  Le visage d'Alex s'illumina d'un sourire toutes dents dehors, à demi étonné, à demi victorieux; à demi fier, à demi vainqueur.  Ce n'était pas le temps de chipoter avec l'arithmétique de base.  Il haletait légèrement, plus à cause du stress et de l'adrénaline qu'en raison de l'effort physique.  Probablement aussi en raison des nouvelles rainures qu'il arborait à présent.  La panthère s'assit et envoya un caillou lui rouler aux pieds.  Malgré son envie de railler son aînée – c'était tout ce qu'elle avait dans le ventre, à présent? – , Alex refréna sa pulsion et se contenta de ramasser la pierre pour l'observer, comme s'il n'avait jamais vu de rocaille auparavant.

En fait, il ne l'observait pas réellement, son esprit étant occupé à surchauffer, pour changer.  Que devait-il faire à présent?  Abandonner Mafdet à son sort serait cruel, mais pas forcément moins que l'attaque surprise qu'elle lui avait réservée.  La libérer immédiatement ne servirait à rien de mieux que de lui donner raison.  En même temps, il était persuadé qu'elle n'avait pas véritablement eu envie de jouer rudement avec lui et s'était laissée prendre au piège volontairement, ou tout du moins consciemment.  Impossible qu'elle n'ait pas vu venir la feinte si, vraiment, elle avait cinq millénaires derrière la cravate.  Son attention était bien loin de la métamorphe qui marchait comme un lion en cage, et vaquait à présent du côté du tronc apparemment amorphe et mort, à quelques mètres d'eux.  Était-il vraiment une source de puissance mystique, sinon fondamentale, comme Mafdet l'avait sous-entendu, où n'agissait-il pas plutôt comme un espèce de condensateur d'énergie surnaturelle?  Avait-il, d'une manière étrange, sa volonté propre et une sagesse incommensurable comme les légendes le disaient, où la sérénité de l'endroit inclinait-elle simplement au repli sur soi et à la réflexion?  Avait-il la capacité d'indiquer à Alex ce qu'il lui conviendrait à présent de faire?

-Hého! J'essaie d'accéder au niveau supérieur de l'écoute, ici! moqua-t-il en reprenant pied sur la réalité tangible, alors que la panthère miaulait et laissait sa place au matou qu'Alex avait déjà surnommé Azrael.  Chat domestique comme n'importe quel autre, la voilà qui se toilettait en se contrefichant de savoir ce que les « spectateurs » pouvaient voir ou non.  À eux de regarder ailleurs s'ils n'étaient pas content, semblait se dire l'espèce féline.

Et le druide tenta de retourner à ses pensées métaphysiques et à trouver la solution parfaite à leur situation, sauf que le miaou qui l'avait ramené sur terre l'avait justement tiré de ses pensées et il n'arrivait plus à les rejoindre.  Il avait l'impression de courir derrière un train qui était ses pensées.  Résigné, il s'avoua ne pas avoir besoin de tergiverser des lustres pour savoir ce qu'il convenait de faire, et il soupira.  La tension dégagée dans se côtes endolories lui tira un grommellement mécontent et il réalisa avoir tiré le chat de son massage improvisé.  Mafdet décida à ce moment de reprendre une forme humaine et, le temps qu'Alex réalise qu'il pouvait en voir davantage qu'une relation professionnelle ne le permettait, il avait plongé le regard au sol.  La température de ses joues avait légèrement augmenté et, du coin des yeux, il vit la femme se rasseoir, vêtue comme au lycée, pour s'adresser à lui.

Le corps n'était peut-être qu'un outil, comme elle le disait, mais il l'aimait bien, lui, son outil, et en avait besoin au quotidien, mine de rien.  Et, mine de rien, elle venait de le lui briser.  Mais derrière ses paroles, devinait-il avec raison plus que ce qu'elle ne semblait vouloir lui dire?  Parlait-elle également de la métamorphose?  Était-ce vraiment, simplement, stupidement, une question de volonté?  Bien sûr que non, sinon les druides ne croiraient pas cet ancien pouvoir hors de leur atteinte depuis des hectogénérations.

Mafdet regarda autour d'elle, cherchait-elle une faille pour sortir de sa prison invisible? Apparemment pas, puisqu'elle lui offrit plutôt de se soigner avec les plantes.  Ce ne serait peut-être pas une mauvaise option si son orgueil ne faisait pas partie de l'équation, mais ça ne lui sauverait définitivement pas une visite à l'hôpital.  Et puis, un instant, il songea qu'elle pourrait bluffer, mais il rejeta l'idée aussi rapidement qu'elle lui était venue : la jeune femme millénaire était à sa merci et il ne lui servirait à rien de lui mentir.  Venait-elle de lui dire que garou et zoothrope n'étaient pas synonymes?  Le sourcil d'Alex prit l'élévateur en une fraction de seconde, mais elle poursuivit.  Le lécher?  Son deuxième sourcil alla rejoindre le premier alors que son visage prenait encore quelques degrés supplémentaires.  Elle était détestable.  Prise au piège, elle jouait toujours avec lui!  C'en était rageant.

Il observa la druidesse en silence un long moment, puis finit par abandonner son orgueil dans un profond soupir, et se rendit dans la région désignée, laissant tomber son caillou au sol.  Il cueillit une fleur de son hampe et arracha quelques feuilles, plutôt que le plant entier.  Alex se mit à mâchouiller quelques pétales avec férocité, mécontent de devoir obéir à la chasseresse, et se tourna dos à celle-ci pour ouvrir sa chemise et appliquer les feuilles sur les marques de griffures – non sans aspirer l'air entre ses dents au contact du feuillage avec les plaies – à l'abri des regards.  Par-dessus son épaule, il interrogea la féline d'un ton mutin :

-Et outre venir voir qui de mon corps ou de mon esprit était le plus résistant, on est venus faire quoi, ici?  Parce que si vous ne vouliez que m'apprendre les propriétés du sorbier, mon père est peut-être cent fois plus jeune que vous, il me l'a déjà apprit, sans même devoir se taper la honte.

Alex tourna un peu plus encore la tête pour mieux voir la réaction de son aînée et lui sourit, son sourcil faisant une courbette amusée.  Il reboutonna alors sa chemise et retourna vers la branche au sol, dont il se saisit d'un pas traînant, chiquant toujours les pétales jaunes.  Il fit quelques pas en se servant de celle-ci comme d'un bâton de marche, ce qui devait lui donner l'air d'un sorcier gris de fantasy et posa un pied sur la ligne de sorbier.  Pas plus souriant qu'il ne le fallait, il affichait tout de même l'air serein d'un gamin qui se sentait en contrôle.

-Je sais bien qu'il y a des choses qui s'apprennent mieux en se salissant les mains, comme au labo, mais... J’apprends mieux avec un énoncé clair et un objectif précis, peu importe la situation.

D'un mouvement de pied, il libéra sa prisonnière joueuse, espérant ne pas avoir fait une erreur, et l'observa, prêt à subir un coup bas.  
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MessageSujet: Re: Candidature spontanée   Ven 8 Avr - 21:51




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Imperceptiblement je tate mes poches, puis me rappelle que mon telephone est dans le top-case de ma Kawa... Et mer… credi. Je garde le sourire, mais fais moins la maline intérieurement. Si Alex décide de me planter là, ce qui n’est pas une option à négliger, je vais devoir attendre qu’Erick se rende compte de mon absence. Et ça… cela peut prendre plusieurs jours. Mon ventre grogne. Symptôme psychosomatique d’une gamberge qui projette un jeûne prolongé.

Alex tergiverse, c’est bon signe. Infernal comme on pense à un tas de choses futiles quand on pense en être privé d’accès, comme les deux tournedos que je pensais faire ce soir et qui attendent sagement dans le réfrigérateur. Erick me taquine souvent, me traitant de gouffre lorsqu’il m’invite au restaurant. D’ailleurs les deux français qui tiennent les restaurant chic du centre-ville l’on bien compris. Mon assiette est toujours plus remplie que celle des autres clients. A chaque fois que je lui en fais la remarque, Erick se contente de sourire avec malice. Que c’est agaçant les sentinelles…

-Hého! J'essaie d'accéder au niveau supérieur de l'écoute, ici!

Je lève le nez, comme si une réponse allait venir d quelque part. Puis hausse les épaules. L’au-delà, les dieux et autres forces supérieures semblent dédaigner l’appel passé en PCV. Un soupire et le jeune biochimiste va mâchouiller de l’arnica. On sous-estime beaucoup le pouvoir du machouillage… Le blondinet prend un côté un peu plus rustique, si tenté que c’était possible, a chiquer des pétales jaune. Un peu de pollen jaune lui orne la lèvre supérieure. J’irai bien lui essuyer cela à ma manière, histoire d’avoir à nouveau le plaisir de le voir rosir, cramoisir et peut être défaillir. C’est une occasion à saisir… quand je pourrais à nouveau sortir.

Le Padawan me questionne sur la pertinence de mon apprentissage, me mettant le nez dans mon rond de sorbier.

- Hum…

Il s’incline dans une courbette ridicule. Le vil coquin se gausse et se moque du fauve en cage. Voilà bien la bêtise humaine toujours prompt à agacer un fauve coincé derrière des barreaux. Railler celui qui est bloqué, frapper celui qu’on pense plus faible… se prendre un magnifique retour de manivelle et avoir ensuite le culot de crier à l’injustice. Cinq mille ans que je côtoie ce qui a été un jour mon espèce. Je crois qu’il y a une raison pour que l’homme ne soit pas immortel… il deviendrait cinglé à force de coexister avec lui-même…

Le pas majestueux et digne, le regard vif et intelligent Gandalf le Gris s’avance vers moi, rythmant sa marche avec son bâton de sorcier… J’ai une brusque envie de lui présenter Smaug, de lui cramer son joli postérieur et de le faire courir un peu. Jordan t’es pas par-là par hasard ? J’ai besoin de remettre un jeunot à sa place. D’ailleurs c’est bien demain que je l’entraîne lui et son « Nonos d’amour ». Je sens que ça va être épique ! C’est peut-être moi qui vais sentir le roussi…

-Je sais bien qu'il y a des choses qui s'apprennent mieux en se salissant les mains, comme au labo, mais... J’apprends mieux avec un énoncé clair et un objectif précis, peu importe la situation. Dit Alex en brisant le cercle de poudre noir du bout du pied.

Ok, il est donc du genre à agacer un fauve en cage et lui ouvrir la porte… Je le croque tout de suite ou maintenant ? C’est tentant… C’est très tentant. Mais… je me fais avoir par son regard bleu qui m’offre un mélange de défi et de malice.

- Tsss !

Je ne me fais pas attendre pour sortir du cercle maudit, sait-on jamais s’il change brusquement d’idée.

- « un énoncé clair »… Nous ne sommes pas en math ou en cours de chimie ! Quant à un objectif précis… Survivre, tout en conservant l’équilibre de toute chose en est un, jeune impudent

Je fais quelques pas et m’assois en tailleur sur le Nemeton.

- Je ne doute pas de ce que ton père t’a donné comme renseignements. Mais il y a une différence entre donner un dictionnaire à quelqu’un et de lui donner un livre complexe tout en restant à ses côtés lors de sa lecture. Sans vouloir offenser Cormier père, je crois que son caractère de cochon l’a poussé à se contenter de te filer un dico et de vaguement t’expliquer comment marche la table des matières.

Je tapote la souche à côté de moi, l’invitant à s’assoir. Froncement de sourcils méfiants de sa part, soupirs miaulés de mon côté. Alex finit par coller ses miches près des miennes, à une raisonnable distance qui doit être calculée sur l’inverse de la bienséance au carré, le tout en exponentiel moins un. Il y a toujours un « moins un » dans les formules qui perturbe bien, surtout quand on a rien capté au cours. Sans brusquerie, je pose ma main sur la sienne, la plaquant sans forcer sur le bois du Nemeton.

- Autrefois, je pouvais commander à la terre. Si aujourd’hui je suis bien incapable de créer un tremblement de terre comme avant, je suis toujours affiliée à cet élément. Je ne suis pas une garou. Ma panthère est l’animal totem qui me protège. C’est pour cela que je peux prendre aussi la forme d’un chat. En théorie, je pourrais prendre la forme de n’importe quel félidé, mais en pratique c’est impossible. C’est un peu le principe de la conversation d’énergie revue et corrigée version surnaturelle… Mais je m’égare… Ton ami Charlie est un peu de cette essence je crois. Je ne sais pas s’il peut transformer quelqu’un, moi je ne le peux pas et cela n’a rien avoir avec un rang d’alpha ou pas. Je ne suis pas génétiquement modifiée. Une analyse chromosomique me déclarerait humaine à cent pour cent, contrairement à un lycan. Mais là n’est pas la question. Ces données tu peux les trouver dans un des « dicos » de ton paternel.

C’est moins simple qu’avant quand j’étais une sentinelle. J’étais au service de la source de vie. Le « dialogue » était plus facile. Maintenant, je n’ai plus que ce sixième sens. Un sens qui me permet de percevoir les flux telluriques. Cela reste une donnée physique, mais pas que. La géobiologie est très controversée… autant que l’existence des loups garous finalement. La sensation est dérisoire au début, comme les fourmillements dû à une mauvaise position.

- Ferme les yeux, s’il te plait Alex.

Les flux telluriques sont comme un plan de transports en commun. Les lignes se croisent et s’entrecroisent sur plusieurs niveaux reliant déférents modes de transport. Il y a des nœuds de diverses importances. Et de la même manière que pour les transports, il existe un chemin optimal. Je tâtonne et cherche une entrée. Le Nemeton s’apparente à un aéroport. Il peut nous amener jusqu’à l’autre bout du monde. Et c’est là que j’emmène Alex. Nous ne voyageons pas au sens corporel du terme. Notre âme ne bouge pas non plus. C’est plus comme étendre le réseau de ses nerfs.

- Hum… il pleut à Sidney…

Nous captons des sensations, des impressions, des émotions et le climat qu’il règne entre des êtres vivants loin d’ici. Ce que j’essaye de montrer à Alex, c’est qu’il existe une autre forme de communication. Il ne pourra pas refaire seul ce que je lui montre, mais comprendre qu’il peut regarder autrement que par ses yeux. Voir avec le cœur.


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Alex Cormier

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MessageSujet: Re: Candidature spontanée   Sam 9 Avr - 18:56

Candidature spontanée



Malgré ses tentatives d'humilité, Alex ne parvenait à cacher sa fierté qu'à grand mal. Il n'avait jamais été du genre fanfaron, mais avait toujours aimé apprécier les petites victoires. Il s'était toujours cru bon joueur, toutefois, et bien qu'il se mette souvent les pieds dans les plats, il ne mettait jamais volontairement la truffe des autres joueurs dans leur échec. Apparemment qu'en cet après-midi, c'était l'une de ces occasions où il faisait une erreur, sans s'en apercevoir. C'est pourquoi il avait continué d'enchaîner les bévues sans s'en douter ni s'en rendre compte. C'était cette insouciance, cette inconscience qui l'avait poussé à libérer sa prisonnière sans penser un instant qu'il venait de lui donner une raison de vouloir l'agresser. Alors qu'il pensait avoir ainsi signer une trêve, sinon une armistice, il était loin de se douter que Mafdet avait envisagé de lui sauter à la gorge.

Ce fut donc innocemment, sans arrière-pensée ni stratégie, presque naïvement, qu'il avait jeté un regard à la féline. Il était toujours aussi fier d'avoir réussi son épreuve, certes, comme le prouvait la lueur dans son regard, mélangé d'un petit quelque chose de joueur en lui qu'il ne libérait peut-être pas assez souvent, lorsqu'il croisa le regard de la femme libérée qui lui feula dessus en passant outre la barrière de son ancienne geôle.

Mafdet le reprit pour la énième fois. C'était sermon par-dessus sermon avec elle. L'image de sa propre mère traversa un instant l'esprit du laborantin, qui retint un soupir agacé. Et elle le traitait d'impudent? Pourquoi? Comment? Il n'avait jamais été de nature effrontée! C'était faux!

-Survivre et...? C'est pas précis, ça, c'est juste le but de toute existence, non? interrogea Alex, décontenancé. Les bras croisés sur son torse, il l'observa prendre place sur la souche ancestrale et répondre par une parabole. Ou une énigme. Ou... bref, ce n'était pas très explicite, mais il comprenait où elle voulait en venir.

D'où son père avait un caractère de cochon? Bon, peut-être bien que si, mais quand on était pas de la famille, on ne jugeait pas de ces choses. Grommellement d'Alex qui ne voulait pas trop confronter l'opinion de Mafdet sur son paternel. Il n'était certes pas exemplaire, mais quand il avait été là, il avait fait du bon travail.

Et elle croyait qu'il irait sagement prendre place à ses côtés. Alex croisa encore un peu plus ses bras, fronça bien des sourcils pour la forme et la laissa mariner quelques secondes, pour bien lui faire comprendre qu'il ne lui obéissait pas par obligation, mais parce qu'il en avait bien envie. Il n'avait pas envie de remâcher des petits pétales jaunes non plus. Il les avait recrachés il y avait moins d'une minute déjà. Daignant finalement prendre place auprès de la druide senior, il posa ses fesses à distance de bulle personnelle d'elle, d'instinct. De toute façon, c'était la distance approximative qu'il gardait avec tout un chacun, à l'exception de l'être cher du moment. Et encore, ça n'allait pas des masses récemment, avec Jenny. Le druide balançait doucement ses pieds, les mains de part et d'autre de lui, comme s'il voulait être près à sauter et prendre ses jambes à son cou à n'importe quel moment, et ce ne fut que lorsqu'il sentit la main de Mafdet sur la sienne qu'il réalisa sa position, trahissant inconsciemment son malaise.

Le scientifique laissa la main féminine s'aplatir sur la sienne pour entrer en contact avec les couronnes de l'arbre, tout en l'écoutant lui raconter un peu davantage sa vie et ses origines, ses pouvoirs et ses limitations. Il ne comprenait pas pourquoi elle s'entêtait à attribuer à Charlie le titre d'ami, ni tout à fait où elle s'en allait avec son histoire, ce qu'elle cherchait à lui montrer, lui faire comprendre. Elle était mystérieuse et c'était peut-être pour cela que Derek semblait de plus en plus erroné dans son jugement de la fauve, ou du moins du point de vue d'Alex. La main du canadien s'engourdissait doucement et Mafdet lui demanda de fermer les yeux. "Mais" opposa-t-il tout en abaissant les paupières. Ne lui avait-elle pas dit un peu plus tôt, ce que Saint-Exupéry avait très bien su exprimer : l'essentiel est invisible pour les yeux, on ne voit bien qu'avec le cœur? À quoi bon les fermer dans ce cas? Éviter une surstimulation et ainsi parvenir à se concentrer plus facilement sur cette vision du cœur?

Alex était confus, désorienté. C'était comme un bain de foule qui circulait beaucoup trop rapidement autour de lui. C'était comme ces quelques semaines déprimantes passées à New-York, sans l'anonymat pesant qu'il y avait ressenti. C'était comme s'il ressentait la fraîcheur d'une brise nocturne et d'un soleil matinal sur son âme, en même temps que la bruine que Mafdet lui exprima être la pluie sur Sidney. Comment savaient-ils ce qui se passait à l'autre bout du monde? Il avait toujours considéré qu'il était plutôt bon pour passer outre les apparences et lire les gens, pour évaluer ce qu'ils valaient vraiment. Il n'avait jamais su l'expliquer, ne cherchait pas à l'expliquer réellement en fait, mais là, c'était à un tout autre niveau.

-Comment? murmura-t-il doucement, de crainte de briser la connexion ténue. J'ai l'impression de lire du braille, mais je ne sais pas le lire. Pour le coup, il ne savait pas s'il préférait parcourir un index indéchiffrable ou un dictionnaire sans table des matières. Je n'ai pas... est-ce que j'ai des pouvoirs, ou de cette essence? Si mon père ne m'avait pas ouvert à ce monde, est-ce que j'aurais... Il laissa la fin ouverte. Aurait-il de toute manière été appelé par cet univers d'étrangetés? Aurait-il pu poursuivre sa vie sans jamais n'en prendre conscience? Est-ce que ça lui aurait tôt ou tard explosé au visage? Tant de questions, et pourtant tout ce qui comptait pour l'instant, c'était de laisser Mafdet le guider, lui montrer ce qu'il avait à voir et... lui faire confiance. Il digérerait le voyage plus tard, s'il le fallait.

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Merci Matrim & Chuck!
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