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 Un ours exhibitionniste

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Jordan Parrish

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MessageSujet: Un ours exhibitionniste   Mer 13 Jan - 19:04


L’ours exhibitionniste


Comme tous les matins, je me lève avec cette délicieuse sensation du métal sur mon torse. Nos plaques entremêlées, à Brian et moi. Je me sens si amoureux que c’en est presque risible. Il y a des signes qui ne trompent pas. Sur mon téléphone, c’est systématiquement lui le dernier numéro appellé, alors qu’on travaille ensembles. Je serre régulièrement les plaques contre moi, pour me rassurer. Quand je pense à lui, même si il n’est pas la, je souris benoitement…

Et pourtant il a traversé de rudes épreuves dernièrement. Jansen ! Que lui lui a-t-il fait au juste ? Brian semble déchiré, chaque fois qu’on aborde le sujet. J’ai peut être été un peu rude avec le jeune danseur, mais je revois encore cette scène avec effroi, et cette… proximité charnelle. Je suis jaloux. Il faut que j’ingurgite cette notion, même si elle est amère… Jaloux..
Et je ne sais pas comment arranger ça… De toutes façons, Jansen semble absent, et même Brian n’arrive pas à le joindre, a priori, même avec leur étrange lien qui me rend dingue de jalousie… J’ai jamais été amoureux comme ça. Même Fiona, c’était intense, mais je ne me rappelle pas avoir été autant possessif avec elle…

Il va falloir que je me surveille, je ne veux pas l’étouffer, et risquer de le perdre.

Nous avons eu notre dose de phénomènes étranges, et, bien que je sache parfaitement que ça ne risque pas de durer, je goute à la paix que me donne ce répit. Pas d’affaire non classée en ce moment. Pas de rumeurs étranges, ou de présage sinistre. Rien que de très normal, presque banal.
Mon séjour en prison auto infligé m’avait permis de « faire la connaissance » d’un ours mal léché, et n’eut été son attitude visiblement très méfiante, si ce n’est plus, pour les représentants de l’ordre, cet intermède aurait pu être amusant. Il s’était déroulé il y a déjà un moment, mais j’y repensais aujourd’hui, car un dossier avait atterris sur mon bureau, mentionnant un problème avec un ours…. Beacon Hills étant ce qu’elle était, il n’y avait surement pas de fumée sans feu.

Si j’en croyais le rapport sous mes yeux, ça n’allait pas être triste, et il faudrait, encore une fois, lire entre les lignes.

Comme il y avait une chance non négligeable que notre garours soit impliqué, j’allais chercher immédiatement Brian, dans le bureau d’à côté. Vu tout ce qu’il avait fait et vécu, il avait gagné une sorte d’aura de prestance, et, surtout, un vrai bureau. Il était efficace.

Et beau.

Et drôle

Et… Bref.. Mon nonos me regardait avec un sourire mutin, pris en flagrant délit de serrage de plaques, et je lui rendis son sourire. Au poste, c’était presque un secret de polichinelle, l’histoire entre nous. Brian m’avait demandé à Noël, dans une lettre touchante, de venir emménager définitivement chez lui. J’avais commencé à faire les cartons, mais je trainai un peu la patte… Mais si un collègue s’avisait de faire des allusions, un regard de ma part ou un haussement de sourcil de la sienne calmait bien vite les ardeurs…

En parlant de ça, j’arrivai de mieux en mieux à me contrôler. Il y avait eu une période ou, le voir vêtu uniquement de nos plaques, tout comme moi, me rendait totalement fou de désir, et la température montait littéralement. Mon imagination étant fertile, j’arrivais souvent à le voir vêtu uniquement de ces plaques…

-hey.. calme, sac à puces ! Tu fais glouglouter la bombonne d’eau !

Rouge de honte, je réussis à baisser la température et à calmer mes ardeurs ardentes, avant qu’on finisse al dente.

-sorry, nonos.. euh.. Brian.. Bon, on a une affaire spéciale sur les bras.. si tu vois ce que je veux dire… A mon bureau.. discrétion.

Refermant la porte derrière nous, une fois tous les deux à mon bureau, un chat noir, familier, me sauta sur les genoux, après avoir reniflé avec curiosité mon dossier…

-oui, Maf… ça sent l’ours garou à plein nez…
La grattouillant, j’exposais les faits à Brian.

-Visiblement, un ours aurait été signalé, entièrement tondu, ne lui restant aucune once de fourrure… On nous demande de retrouver l’ours en question, et surtout le type qui l’a tondu, surement en vue de revendre la fourrure… Espèce protégée.. Si c’est celui auquel on pense tous les deux, il va surtout finir coffré pour exhibitionnisme… Espèce protégée, mon cul ! Pardon…

Lui détaillant la liste de pseudo témoins, je vis à sa tête qu’il n’était pas plus convaincu que moi. Mais lui comme moi avions un sourire de gamins accrochés au visage.

-et oui… enfin une enquête, même si elle implique surement … on sait quoi…Pour une fois, on va devoir la faire à l’ancienne. Indics, enquêtes, témoignages, piste… et tous les deux… Je suis à peu près sur de trouver des occasions de vérifier si t’es toujours aussi sexy avec juste nos plaques sur le corps…


Son regard pétillant est mon océan, j’y plonge avec délice.

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Brian O'Conner

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MessageSujet: Re: Un ours exhibitionniste   Ven 15 Jan - 21:47


L’ours exhibitionniste


Feat :  Jordan Parrish



Beaucoup d’évènements majeurs se sont passés en si peu de temps. Jamais je n’aurais imaginé que ma vie prenne un tel tournant en venant à Beacon Hills. De cette affectation punition, en est sorti de l’amour et aussi un réel contact avec le monde surnaturel. Avant, j’étais muré dans mes phobies, seul, tant sur le plan affectif, que sur celui physiologique de ma nature particulière. Avant je ne vivais pas, je survivais.

Je trouve mes marques avec Jordan. Nous sommes passés par tant d’aventure en si peu de temps. Après que nous ayons échangé nos plaques d’identification, je lui ai demandé de venir s’installer définitivement avec moi. Il a accepté et commencé à faire ses cartons. Je pensais le voir investir rapidement la petite chambre, mais cela ne semble pas si évident. Je n’ose pas le presser sur ce point. Je ne veux pas qu’il se sente contraint ou que je lui impose ma vision de notre couple.

Sa plaque, à côté de la mienne, colle ma peau non loin de mon cœur… J’ai encore un souvenir ému du moment où nous nous les sommes passés autour du cou. L’affaire avait démarré dans ce restaurant. Jordan avait été si touchant. Lui le flic courageux et téméraire, n’avait jamais été aussi fragile à l’instant où il m’avait demandé d’être son mec. Si c’est bien ce que j’étais déjà, le mettre en mot et faire sa demande… j’avais trouvé cela très touchant, courageux et la plus belle preuve d’amour que l’on ne m’ait jamais faite. Il est celui qui m’a guéri de ma phobie des contacts. Il serait faux de dire que je n’ai plus aucune crainte, mais je maitrise mes réactions exacerbées. D’ailleurs Jansen m’a été d’une grande aide là-dessus. Ce lien si particulier avec lui, si personnel, force mes barrières. Néanmoins son sang qui coule dans mes veines, m’a permis de franchir l’épreuve et de ne plus la craindre. Je parle peu de Jansen à Jordan. Le sujet est presque tabou entre nous. A force de questionnement, Jordan m’a avoué ce qu’il avait vu ce jour-là, quand les plantes m’ont attaqué. J’étais bien trop dans les vapes pour avoir des souvenir précis. Cependant je comprends sa réaction quand il m’a vu dénudé, en sang, et collé à Jansen dans le même état. Sa jalousie me flatte, mais je suis triste aussi, car ça le blesse. Alors je redouble d’attention pour lui. Je fais le pitre pour le faire rire, lui joue des morceaux à la guitare, tente de m’améliorer en cuisine pour lui offrir un réconfort alimentaire quand il finit plus tard que moi.

Ces plaques sont la seule chose qui résiste à « l’autre », nous ne les quittons jamais. Et quand je m’endors contre son torse, j’aime les sentir entre nous. Dans l’intimité, Jordan est excessif. J’hérite d’un tas de surnom avec celui de « Nonos » en récurrence. Lui-même ne sait pas d’où lui vient ce mot. Alors je le traite de sac à puce, car lorsqu’il émerge le matin, les yeux à moitié ouverts, il se gratte comme un toutou. J’aime ces moments à deux, cette complicité sur des petits riens, des petites manies ou habitudes. Tous ces détails qui deviennent le ciment de notre union. Il sait me surprendre et arrive encore à me faire rougir de confusion ou d’émotion. Mais c’est avec joie que je lui cède les rênes de ma vie et de mon corps.

(…)

Je ne sais pas pourquoi, mais le shérif m’a attribué un bureau. Ce confort est généralement réservé aux adjoints. Mais peut être que le fait d’avoir à moi seul, pratiquement rattrapé le retard dans les dossiers en souffrances et amélioré le système de classement, a joué en ma faveur. J’y suis plus au calme et  bien plus efficace pour traiter l’administratif. Au début, j’avais eu peur que cela soit vu comme un privilège gagné parce que le premier adjoint vit avec moi. Mais s’il y a eu quelques remarques au départ, bien vite remballées sous le regard sévère de Jordan. Je pense honnêtement que les autres du poste de police ne voient là que les prémices d’une légitime évolution de carrière. Ce n’est pas un secret que j’ai été un officier dans la marine et qu’il n’est pas immérité que je reprenne du grade grâce à mes compétences. Les places d’adjoint sont prises, bien qu’il va falloir quelqu’un pour assurer l’intérim pendant le congé maternité de Ruby Volpha. Mais après, j’envisage de passer le concours pour passer inspecteur. J’ai déjà réussi à gravir les échelons dans la marine, je sais que je suis capable de le refaire dans la police. Je suis rodé à cet exercice et sais parfaitement ce qu’on attendra de moi.

(…)

Jordan débarque dans mon bureau comme un diable sort de sa boite. Il a l’œil vif et le cheveu brillant. Il est presque en arrêt sur le pas de la porte.

- Bon chien !

Il me regarde, sa main serrant nos deux plaques. Ce geste est devenu machinal chez lui. Je lui souris, car je sais ce que cela représente : nous. Il me regarde de façon absolument pas professionnelle. Déjà l’air se réchauffe et j’entends la bonbonne d’eau partir en pression.

- Hey.. calme, sac à puces ! Tu fais glouglouter la bombonne d’eau !
- Sorry, nonos.. euh.. Brian.. Bon, on a une affaire spéciale sur les bras.. si tu vois ce que je veux dire… A mon bureau.. discrétion.
- Discrétion… T’es peut être discret là, avec ton pantalon qui se tend à l’entrejambe et le sauna que tu viens de créer dans mon bureau ?


Jordan est rouge comme une écrevisse. Dieu que j’aime lui faire tourner la tête. Ce petit pouvoir sur lui est grisant. Cependant, il a du répondant et c’est plutôt moi la victime de ses polissonneries. Quand il s’assoit sur son fauteur, un chat lui saute sur les genoux.

-oui, Maf… ça sent l’ours garou à plein nez…


C’est possible d’être jaloux d’un chat ? Enfin d’un chat un peu spécial. Mais cette femme passe beaucoup trop de temps sur les genoux de mon compagnon à mon gout. Mais avec ma relation particulière avec Jansen, je n’ai pas vraiment la légitimité de la ramener. D’ailleurs, je m’inquiète pour mon frère qui ne me donne pas de nouvelle. Notre lien est là, mais c’est distant et insaisissable.

-Visiblement, un ours aurait été signalé, entièrement tondu, ne lui restant aucune once de fourrure… On nous demande de retrouver l’ours en question, et surtout le type qui l’a tondu, surement en vue de revendre la fourrure… Espèce protégée.. Si c’est celui auquel on pense tous les deux, il va surtout finir coffré pour exhibitionnisme… Espèce protégée, mon cul ! Pardon…
- Si c’est celui auquel tu penses, il ne se transforme pas entièrement en ours non ? Mais ça me plairait bien de le réinviter chez nous !


Je ne peux m’empêcher de sourire au souvenir de l’incarcération de Charlie Crowley. Il pensait avoir trouvé un flic têtu en ma personne… Et bien il a été particulièrement servi avec Jordan ! En relevant les yeux du dossier que je lis, je vois que ce dernier est sur la même longueur d’onde que moi, un grand sourire barrant son visage.

- Et oui… enfin une enquête, même si elle implique surement … on sait quoi…Pour une fois, on va devoir la faire à l’ancienne.
- Ça va nous changer des chimères !
- Indics, enquêtes, témoignages, piste… et tous les deux… Je suis à peu près sûr de trouver des occasions de vérifier si t’es toujours aussi sexy avec juste nos plaques sur le corps…
- Jordan… Je vais porter plainte pour harcèlement par un supérieur hiérarchique.


La moue boudeuse que provoque ma remarque me fait rire de plus belle. Jordan a le don de me faire rire et me sentir bien, libre. Le silence retombe, les yeux dans les yeux, la conversation se poursuit silencieusement. J’aimerais bien céder à ce que je lis dans son regard, mais cela ne serait pas raisonnable.

- Bon, qui dit ours, dit forêt… ou diner bien cradingue… Comment veut-tu procéder Sac à… Jordan.

Je repose le dossier sur son bureau et réfléchis à ceux que j’ai enregistré récemment.

- Il me semble avoir entendu dire qu’un des gardes forestiers pourrait avoir une dent contre un ours. En cherchant, je dois pouvoir retrouver le nom du gars et nous irions l’interroger à la maison des gardes chasse.


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Jordan Parrish

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MessageSujet: Re: Un ours exhibitionniste   Jeu 21 Jan - 14:59


L’ours exhibitionniste

Il y a un début d’explication quand je le regarde. J’ai l’impression que le regarder me donne un début d’explication à tout. Je me suis demandé avec angoisse si les plaques que je porte autour du cou résisteraient à mes flammes et bizarrement c’est le cas. Pourtant elles sont ordinaires, elles n’ont même pas encore été investies par le pouvoir de Matrim. Ça prouve deux choses, et ça me réconforte.

Premièrement, je peux contrôler, ou en tout cas l’autre moi le peux, la chaleur et les flammes qui parcourent mon corps.

Deuxièmement, j’ai réussi par ce stratagème à imprimer un début de mémoire et d’empathie à mon autre moi. J’espère arriver un jour à être complètement maître de cette part, et profiter de la présence de Brian lorsqu’il m’ouvre un chemin sur mon passage, d’après ce qu’il me raconte. Assis à mon bureau, je me remémore la scène qui a eu lieu il y a peine quelques minutes.

- Bon chien !
-wouf !

Oui, nos conversations sont délicates et nous emmènent dans des hauteurs spirituelles que nous atteignons sans mal...

- Discrétion… T’es peut être discret là, avec ton pantalon qui se tend à l’entrejambe et le sauna que tu viens de créer dans mon bureau ?

Un rapide coup d’œil à l’endroit sus-cité et j’avais pu constater qu’effectivement j’étais plutôt en forme, ce qui était totalement incongru ici. La, tout de suite, c’est la même chose, mais je suis dans mon bureau, et bien que Maf ne doive pas en perdre une miette, je me sens un peu moins gêné de montrer à mon mec qu’il me plait… Enfin, on a une enquête sur les bras, ce qui sera une occasion de passer du temps avec lui, et de retomber un peu dans la normalité. Sauf si, comme je le soupçonne, ce Charlie à un rapport avec l’affaire…

- Si c’est celui auquel tu penses, il ne se transforme pas entièrement en ours non ? Mais ça me plairait bien de le réinviter chez nous !

-oui, il ne se transforme pas, mais tu sais comment ça se passe, ici. Je ne sais pas si ça vient du Nemeton ou quoi, mais dès que les gens sont confrontés au paranormal, et ça arrive plutôt souvent dans le coin, j’ai l’impression qu’ils rationalisent. Alors ce fameux ours tondu, c’est peut être juste notre ami qui fait du naturisme en plein beacon hill, a moitié transformé, pour ce que j’en sais..

Ou..

-ou alors il y a vraiment un salopard qui a tondu un ours du coin, pour revendre sa fourrure… Après tout, si on croit à la première raison, pourquoi ne pas croire à la deuxième…

- Il me semble avoir entendu dire qu’un des gardes forestiers pourrait avoir une dent contre un ours. En cherchant, je dois pouvoir retrouver le nom du gars et nous irions l’interroger à la maison des gardes chasse.

Le meilleur moyen pour tenter, dans le coin, de rester dans les normes humaines, c’est d’aller voir ceux qui veillent à ce qu’elles soient respectées. L’idée d’aller voir le garde forestier en premier est donc rapidement adoptée, et Brian montre une fois de plus son efficacité en trouvant rapidement ses coordonnées et son adresse.

Dans la voiture, avec Brian à mes côtés, je suis presque euphorique. Ça fait longtemps que je n’ai pas eut l’occasion de vivre une enquête relativement normale. Je crois que Brian à en tête de préparer des concours pour gravir les échelons. Je le comprends, même si il n’y a aucune gêne entre nous à ce sujet. S’il était arrivé avant moi à Beacon Hill, il serait probablement adjoint et moi je ne m’en serait pas aussi bien sortis avec la paperasserie.

Je ne connais pas vraiment le type que nous allons voir, mais en tout cas il n’est pas fiché chez nous, donc déjà il part avec un bonus. Je suis cependant heureux d’avoir mis mes rangers quand nous arrivons, le terrain étant ce qu’il est.

Le type à visiblement son métier à cœur, car il nous a repéré de loin, visiblement, et se dirige, confiant, mais je note tout de même qu’il porte son fusil, ouvert pour montrer qu’il n’est pas chargé...

« Bonjour, adjoint du Sherif Parrish, et mon collègue, l’inspecteur O’Conner ». Techniquement il n’est pas inspecteur, mais je glisse ça pour lui faire comprendre que je le soutiens dans les démarches que je crois avoir saisis chez lui.

Le type nous salue, les sourcils froncés.

-Nous venons vous voir pour cette histoire d’ours qui aurait été aperçu dans le coin. Il est peu courant d’entendre parler d’ours, et encore moins.. Dans cet état.
C’est à ce moment-là que le type crache par terre.

« Saloperie de gougnafier d’ursidé. Yen a un ou plusieurs, pour ce que j’en sais, qui a carrément pissé dans mon 4*4 ! ça chlingue, c’est une infection ! Le cuir de min 4*4 est carrément foutu, il y a comme des lézardes sur les sièges, maintenant ! ».

Je voyais la paume de ses mains caresser dangereusement le fusil, et je me tenais prêt au moindre signe de décrochage à lui envisager la détention… Un coup d’œil à Brian m’indiquait qu’il était sur le qui-vive aussi.

(hrp : mots placés : Détention, Lézardes, Paumes)




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MessageSujet: Re: Un ours exhibitionniste   Ven 22 Jan - 21:20


L’ours exhibitionniste


Feat :  Jordan Parrish



Travailler ensemble nous permet de nous voir plus souvent. Ce qui finalement est bien, car avec nos jobs de flic, les horaires sont assez aléatoires et je sais que cela pèse dans les ménages quand l’un des deux exerce cette profession. Je n’ai aucun doute sur les sentiments de Jordan à mon égard. Il est si sincère dans son regard, qu’il en est vraiment touchant. De plus personne ne m’avait jamais regardé ainsi. Aucunes de mes conquêtes féminines  ne m’avait donné ce sentiment d’amour absolu, même celle qui était le plus accroché à moi. Elle est d’ailleurs la seule à qui j’avais donné des nouvelles après mon départ de l’armée. Je l’avais officiellement quittée, car après mon traumatisme, c’était pour moi tout bonnement inconcevable de poursuivre. Mais à l’époque, je ne savais pas ou plutôt je n’avais pas admis ce qu’il y avait eu de plus terrible dans ce viol… De découvrir dans la violence mes préférences... J’en éprouve encore une grande honte et une immense frustration. Mais la peur m’a quittée et cela grâce à celui qui me regarde comme s’il allait me dévorer tout cru.

Jordan m’explique son interprétation de l’affaire. Que nous n’aurions pas affaire à un vrai ours mais un garou. Et que le témoignage n’est pas vraiment exact pour que celui qui l’a fait ne passe pas pour un fou.

- Alors ce fameux ours tondu, c’est peut être juste notre ami qui fait du naturisme en plein Beacon Hills, à moitié transformé, pour ce que j’en sais…
- Charlie Crowley n’est pas du genre à réagir normalement. Mais sous sa tête de broussailleux, il me semble agir avec une logique binaire. Qu’est ce qui le pousserait à faire cela ? Il doit y avoir un facteur extérieur qui l’incite à agir de la sorte.


Je retourne à mon bureau retrouver le nom du garde forestier qui avait émis des plaintes au sujet d’un ours. Le système de rangement que j’ai mis en place, copié sur celui du NCIS fait son œuvre et je trouve rapidement le gars. Une fois ceci fait pour partons avec la voiture de patrouille de Jordan. J’apprécie de sortir du poste de police et c’est non sans un certain plaisir que je me hisse sur le siège passager. Nous restons professionnels, mais nous en sommes aux débuts de notre histoire d’amour et nous avons constamment envie d’une proximité intime. Alors, même si nous enfreignons souvent cette règle tacite, surtout Jordan en fait qui n’en finit pas de vérifier que « je vais bien », en service nous restons concentrés sur notre mission ou tentons de le faire.

Nous nous sommes arrêtés non loin de la maison des gardes chasse. Comme il n’y a personne à l’intérieur, nous contournons le bâtiment et scrutons la forêt. Un gars arrive dans notre direction en grandes enjambées, son fusil cassé sur l’avant-bras. Je repère la position de ses mains. Le fusil est peut-être ouvert, mais de la manière avec laquelle il le tient, il ne lui faut qu’un geste pour l’armer à nouveau.

- Bonjour, adjoint du Shérif Parrish, et mon collègue, l’inspecteur O’Conner.

Je sursaute à ce que dit Jordan. Il m’a appelé « inspecteur »… Si je ne lui ai pas explicitement expliqué mon envie de passer les concours, je ne m’en suis pas caché non plus. Et un ou deux formulaires d’inscription ont bien dû traîner sur la table de la cuisine. Je ne fais pas ça afin de m’élever à un quelconque niveau vis-à-vis de lui, mais parce que je sais que j’en ai les moyens et que je l’ai déjà largement prouvé dans mes précédente affectations. Jordan sait que je ne contesterais jamais sa position hiérarchique vis-à-vis de moi. Il est même bien trop coulant avec moi que le reste de ses hommes, ce qui à terme pourrait poser quelques problèmes. Mais ce sac à puce est ainsi, et je ne vais pas le gronder de m’aimer. Passer inspecteur pourrait aussi me donner une certaine légitimité vis-à-vis de cela.

-Nous venons vous voir pour cette histoire d’ours qui aurait été aperçu dans le coin. Il est peu courant d’entendre parler d’ours, et encore moins... Dans cet état.
- Saloperie de gougnafier d’ursidé. Y en a un ou plusieurs, pour ce que j’en sais, qui a carrément pissé dans mon 4*4 ! Ça chlingue, c’est une infection ! Le cuir de mon 4*4 est carrément foutu, il y a comme des lézardes sur les sièges, maintenant !
- Quand cet incident a-t-il eu lieu ?
- Une bonne semaine environ.
- Où cela s’est-il passé ?
- A cinq kilomètres au nord. Il y a des sentiers un peu rustiques, c’est en bordure des pâturages où paissent des moutons.
- Vous avez remarqué quelque chose d’autre à cet endroit ?
- Euh… Y avait bien un type chelou avec une caméra.
- Il faisait quoi ce gars ?
- Un film animalier sur les biotopes de la région d’après ce qu’il m’a dit.
- Vous connaissez son nom ?
- Absolument pas, mais cela fait quinze jours qu’il traîne dans les environs. Je suis sûr que vous ne pouvez pas le rater. Il se balade avec de grandes bâches à fond vert. Vous y comprenez quelque chose vous ? Un type qui dit filmer la nature mais qui la cache avec des toiles vertes !
- C’est étrange en effet.


L’homme nous amène à sa voiture où nous constatons effectivement les dégâts sur les sièges en cuir. Avec l’odeur pestilentielle de l’urine d’ours, je comprends pourquoi le garde est particulièrement remonté. Ce qu’il nous a dit au sujet de ce cinéaste animalier est étrange. J’interpelle Jordan qui reste contemplatif devant l’art abstrait de l’urine d’ursidé.

- On va questionner ce cinéaste ?

Jordan accepte. Nous prenons donc congé du garde forestier et remontons en voiture.

- Ce garde me semble tout de même avoir la gâchette facile.
- Oui… Brian tu vas bien ?
- Ah ! Y avait longtemps ! Je suis au grand air et avec toi, donc ça va très bien ! Et regarde où tu mets les roues !


Jordan redresse le volant avant que l’on ne se mange un bosquet d’arbre. Un grand sourire illumine son visage. Je suis heureux d’être là avec lui à enquêter sur cette affaire. Alors pour une fois, c’est moi qui brise notre accord en lui caressant la nuque. Il fait immédiatement plus chaud dans l’habitacle.

- Qu’est-ce que ça va être l’été… Jordan ? T'es OK pour que je passe les concours pour devenir inspecteur? Ça va alourdir nos horaires... Je ne pourrais plus venir aussi souvent te voir le soir et t'amener ton dîner...

Il nous faut un bon moment avant de tomber sur l’homme décrit par le garde forestier.

Mots placés : Rustiques, Biotope, mouton

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Jordan Parrish

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MessageSujet: Re: Un ours exhibitionniste   Mer 27 Jan - 16:00


L’ours exhibitionniste

Je fais un clin d’œil amusé à Brian, profitant que notre garde-chasse me tourne le dos pour lui faire face, et je capte dans son regard que ça lui plait. Je ne connais pas les détails de ses projets, mais j’ai compris qu’il bûche pour progresser. Par ma simple phrase, je veux juste qu’il comprenne que je le soutiens à cent pour cent, et que je suis fier de lui. Je n’ai aucun doute quant à ses chances de réussites, quel que soit le concours qu’il prépare…

Et puis ça me laissera du temps pour la surprise que je lui concocte de mon côté. Je ferais tout pour ses beaux yeux. Tout…

Le moins que l’on puisse dire, c’est que notre garde forestier à l’air bien remonté contre les ours du coin, et un en particulier, mais qu’il a dépassé le stade où il chercherait à retrouver l’individu plutôt que le groupe. Je ne connaissais pas vraiment Charlie, et, bien que nous ayons passé une soirée à faire les zouaves au poste, et à chanter des chansons paillardes pour faire mariner Brian, je le voyais mal sortir son trois-pièce pour uriner dans le véhicule du garde-chasse. A moins que ce dernier ne soit un sacré connard non respectueux de la faune. J’avais l’impression que notre ursidé chanteur était un peu tatillon sur la protection des espèces de la forêt… Mais même dans cette optique, je le soupçonnais plutôt d’être du genre à distribuer des baffes à la chaine… En fait, bien remonté, uriner dans le 4*4 aurait plus été de MON genre, même si Brian serait surement choqué de l’apprendre. Parfois je pouvais vraiment être un jeune chien fou, enfer et damnation !

Je repensais à notre incarcération forcée, et ça me faisait rire intérieurement. Cette espèce de bourricot avait fini par me dérider et sans être les meilleurs amis du monde, on avait trouvé un terrain d’entente, et une certaine harmonie de voix ma foi intéressante.

Mon nonos prenait les choses en main. Enfin l’enquête, pour le reste, ça viendrait plus tard, du moins je l’espérai.
Quand cet incident a-t-il eu lieu ?
- Une bonne semaine environ.
- Où cela s’est-il passé ?
- A cinq kilomètres au nord. Il y a des sentiers un peu rustiques, c’est en bordure des pâturages où paissent des moutons.
- Vous avez remarqué quelque chose d’autre à cet endroit ?
- Euh… Y avait bien un type chelou avec une caméra.
- Il faisait quoi ce gars ?
- Un film animalier sur les biotopes de la région d’après ce qu’il m’a dit.
- Vous connaissez son nom ?
- Absolument pas, mais cela fait quinze jours qu’il traîne dans les environs. Je suis sûr que vous ne pouvez pas le rater. Il se balade avec de grandes bâches à fond vert. Vous y comprenez quelque chose vous ? Un type qui dit filmer la nature mais qui la cache avec des toiles vertes !
- C’est étrange en effet.


C’était complètement abracadabrant... Un cinéaste animalier qui vient filmer en milieu naturel mais qui amène des fonds verts ? Je n’y connaissais pas grand-chose, mais a priori c’était pour changer le décor… Du coup ça n’avait aucun intérêt... Comme de filmer un bateau qui rentre au port pour ensuite l’incruster sur la mer à la place…

Quand il parlait d’infection, je pensais qu’il sur jouait son rôle de victime, mais en arrivant à son véhicule, force m’était de constater qu’infection il y avait bien… Mon odorat s’était développé dernièrement, et ce n’était pas toujours un avantage, comme dans le cas présent. J’enviais les loups qui pouvaient en tirer parti beaucoup mieux que moi, de ce que j’en savais..

- On va questionner ce cinéaste ?

Je regarde Brian. J’ai envie d’autre chose… Mais c’est pas le moment.
-oui… Cette histoire est vraiment étrange. C’est pas un comportement normal… Et je ne parle pas que de l’ours.

Ma tentative dans la voiture n’eut pas le succès escompté. Le comique de répétition, ça marchait pas tout le temps. Mon dieu ce que j’avais envie de lui… Rien que de voir son profil, ses lèvres pleines, la fine chaine d’argent qui portait nos médailles, le début de son pectoral… Comment fait-il pour être aussi désirable tout le temps ? Ou alors j’ai un problème de libido exacerbée, et il va falloir que je trouve le moyen de me calmer avant d’aller tenir ma promesse auprès de Matrim, car je pense que le photographe n’est pas vraiment du genre à laisser ses yeux dans sa poche. Je vais peut-être demander à Brian de m’accompagner. Quoi que… l’avoir près de moi pourrait m’émoustiller et je n’ose imaginer les images résultantes….

Sa main sur ma nuque n’arrange pas mon état, et la température augmente immédiatement.
- Qu’est-ce que ça va être l’été… Jordan ? T'es OK pour que je passe les concours pour devenir inspecteur? Ça va alourdir nos horaires... Je ne pourrais plus venir aussi souvent te voir le soir et t'amener ton dîner...

Je profite d’une bifurcation pour freiner et le regarder intensément. Je reste un moment, à sourire benoitement, le regardant, voyant les milles nuances dans ses yeux.
-c’est pas un problème, tant que je te retrouve tous les soirs. Et puis tu le mérites, et tu as tout ce qu’il faut pour réussir.. Quant au problème de chaudière ambulante, je désespère pas contrôler ça de mieux en mieux… C’est juste…. Toi.. Je ne sais pas si tu sais à quel point je t’aime… Chaque fois que je te vois, c’est comme si je tombais amoureux pour la première fois. J’aurais jamais cru dire ça un jour, mais c’est vrai. Tout est plus brillant... Même dans nos galères, même dans celles à venir, je serai amoureux à chaque fois que je te verrai… Inspecteur O’Conner ! Mais tu te trompes sur un point.

Devant son sourcil arqué, je lui réponds avec un grand sourire.
-je crois que tu es blessé, la…
Tant qu’à avoir la bouche largement ouverte, autant en profiter non ?
(…)

Notre cible suivante, le cinéaste truquiste n’est pas trop difficile à trouver, mais nous arrivons bizarrement assez longtemps après ma halte bucolique.
Visiblement notre escroc visuel avait choisi un biotope particulier. Je n’aurai pour ma part, pas su distinguer l’habitat d’un ours de celui d’un mouton, mais après tout ce n’était pas mon travail.
La scène à laquelle nous assistions était incongrue. Un type, habillé comme à un gala de charité ou presque, était en train de placer son faux décors, à base de fond vert, de plantes en plastique et, au milieu, par terre, trainait un gros morceau de viande, et un pot de miel… Sérieusement ?

-Monsieur ? Adjoint Parrish et inspecteur O’Conner.
Oui. Je te soutiens, Brian.

-Nous voudrions vous interroger au sujet de rumeurs concernant un ou plusieurs ours dans le coin.. Mais j’ai une question d’ordre plus… personnelle.. Pourquoi installer un tel décor ? Vous comptez piéger un ours ?

Et lui prendre sa fourrure ? Hmm ?

Le type nous regardait d’une façon un peu hautaine, mais il avait affaire à deux ex de l’armée, et Brian et moi nous prîmes bien vite notre tête des grands jours. Si il continuait à nous prendre de haut, il allait vite se rendre compte que non seulement c’était un grand jour, mais qu’il allait être très très long aussi…. On pouvait la jouer façon rustique, si il préférait….

-en quoi mon activité vous concerne ?
-je vous conseille de changer de ton, ou mes questions passeront de la simple curiosité à une enquête officielle. D’ailleurs, ça y est, vous avez gagné le pompon.. OU étiez-vous à la date du..

La suite, tout le monde la connait… Brian se mit à jouer à merveille à l’inspecteur, et le cinéaste truquiste regretta bien vite d’avoir employé ce ton.. Il transpirait sans que j’aie besoin de faire monter la température…

(mot placés : biotope, mouton, rustique)


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MessageSujet: Re: Un ours exhibitionniste   Mar 2 Fév - 21:57


L’ours exhibitionniste


Feat :  Jordan Parrish



Nous n’en avions pas vraiment discuté. J’étais un peu tombé sur la brochure par hasard en faisant du rangement dans mon nouveau bureau. L’idée avait pris forme dans la foulée et je m’étais donc renseigné pour faire les démarches. Il n’est pas trop tard pour que je fasse marche arrière si cela devait déranger Jordan. Alors quand il s’arrête après ma question de savoir s’il ne voyait pas d’inconvénient à ce que je passe le concours pour passer inspecteur, j’ai quelques appréhensions sur sa réaction. En tant que simple flic, je suis plus disponible et lui étant déjà adjoint, il n’est pas dit qu’il ne succédera pas dans quelques années à Stilinski. Nos métiers sont très chronophages, ce qui n’est pas évident à concilier avec une vie de couple.

- Ce n’est pas un problème, tant que je te retrouve tous les soirs.
- Au début oui, car je vais bûcher le concours à la maison. Mais si j’obtiens le poste, j’aurai parfois des affaires qui m’amèneront à travailler la nuit…
- Et puis tu le mérites, et tu as tout ce qu’il faut pour réussir..
- Merci Jordan.
- Quant au problème de chaudière ambulante, je ne désespère pas contrôler ça de mieux en mieux… C’est juste….
- Juste quoi ?
- Toi.. Je ne sais pas si tu sais à quel point je t’aime… Chaque fois que je te vois, c’est comme si je tombais amoureux pour la première fois.
- Arrête ! Tu sais que tu me fais rougir quand tu dis ça !
- Je n’aurais jamais cru dire ça un jour, mais c’est vrai. Tout est plus brillant... Même dans nos galères, même dans celles à venir, je serai amoureux à chaque fois que je te verrai… Inspecteur O’Conner ! Mais tu te trompes sur un point.
- Euh… lequel shérif adjoint Parrish ?
- Je crois que tu es blessé, la…
- …


Je me fais clore le bec de la plus agréable des manières. L’attention que Jordan a pour moi rattrape les années d’indifférences que j’ai pu vivre avant. Il a le don d’illuminer le moindre instant. Dans son regard, je me sens important, aimé et choyé. Cela me procure un sentiment de plénitude et d’apaisement. Grâce à lui, je suis en paix avec moi-même et avec le reste du monde. Je songe au fait, qu’il est peut-être temps que je reprenne contact avec ma mère. Et que même si les années ont passé, même si notre lien s’est fané, elle reste ma mère.

Je regarde le paysage pendant que Jordan reprend la route forestière. Nous finissons par trouver ce que nous cherchions. Et effectivement, les dires du garde-chasse corroborent avec ce que nous observons. Ce type prend des éléments de la nature avec une toile verte en fond.

- Monsieur ? Adjoint Parrish et inspecteur O’Conner.
- ?
-Nous voudrions vous interroger au sujet de rumeurs concernant un ou plusieurs ours dans le coin.. Mais j’ai une question d’ordre plus… personnelle.. Pourquoi installer un tel décor ? Vous comptez piéger un ours ?


Le type nous toise comme si nous étions deux bouseux. Je n’ai pas besoin de me tourner vers Jordan, pour savoir ce qui va suivre… La routine de basse-cour comme dirait un certain ours un peu trop curieux pour son bien, de ce que font les gens.

- En quoi mon activité vous concerne ?
- Je vous conseille de changer de ton, ou mes questions passeront de la simple curiosité à une enquête officielle. D’ailleurs, ça y est, vous avez gagné le pompon.. OU étiez-vous à la date du..


Forcément le type cafouille. Avec Jordan nous enchainons les questions. Le cinéaste répond en levant les paumes vers nous en signe de bonne foi. Mais son assurance se lézarde et il ne peut plus tenir dans sa rétention d’information. Il finit par nous bredouiller qu’il souhaite faire un reportage sur de pseudo rareté. Mais qu’il lui est trop onéreux d’aller chercher l’espèce qu’il souhaite dans son vrai biotope. En gros, il truque ses reportages en trafiquant ses vidéos. C’est bien moins cher et les chaines de TV ne sont pas trop regardantes sur la véracité de ce qu’on leur donne, du moment que cela leur permet de faire de l’audience, le reste… Nous continuons de le brusquer de nos questions et ce qu’il nous dit semble le disculper, du moins au sujet de la tonte d’un ours. Car au contraire, il en cherche un avec un pelage bien sombre pour y ajouter artificiellement des rayures par la suite…

- Par contre, en cherchant un site pour mon film je suis tombé sur un berger bien remonté contre les ours. Il aurait perdu pas mal de brebis. Il a peut-être voulu se venger ?

Je l’interroge pour savoir où se trouve le berger. Avant de partir, je prends ses coordonnées. Le gars me les donne visiblement mal à l’aise. Mais nous avons d’autre chat, enfin ours à fouetter que de le dénoncer pour faux. Alors que nous rejoignons la voiture de patrouille, je me tourne vers mon compagnon.

- File-moi les clés s’il te plait. Je conduis. Tu as failli nous amené dans le fossé en venant.

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MessageSujet: Re: Un ours exhibitionniste   Ven 12 Fév - 19:25


L’ours exhibitionniste

Si cette enquête ne me tapait déjà pas sur les nerfs, j’aurai surement trouvé amusant la façon dont l’interrogatoire se déroulait. Jusqu’à présent, j’avais pu me rendre compte que Brian et moi, nous étions complémentaires sur bien des points, surtout en intervention musclée. Chez nous, on se complétaient aussi très bien : on laissait trainer nos fringues au même endroit, on se dessapait l’un l’autre, je le chatouillais, il riait. Complémentaires… Mais jusqu’ici, je n’avais pas eu l’occasion de le voir en action dans un interrogatoire… Et je voyais à quel point il pouvait impressionner son interlocuteur.

Finalement, on arrive à lui tirer les vers du nez. C’est bien un truquiste, et ses reportages sont tout sauf véridiques. Bien que ça puisse sembler éthiquement discutable, ça n’avait, heureusement pour lui, malheureusement pour nous, aucun rapport avec notre enquête en cours. Moi qui pensais plier cette affaire vite fait, j’en étais pour mes frais. Le seul avantage à tout ça, c’est que je passais du temps avec Brian. Et que, entre chaque témoin, on faisait de la route... Vu l’aspect surnaturel possible, je devais donc m’assurer qu’il n’était pas blessé... Partout…

- Par contre, en cherchant un site pour mon film je suis tombé sur un berger bien remonté contre les ours. Il aurait perdu pas mal de brebis. Il a peut-être voulu se venger ?

Brian prend les choses en mains, et lui demande ou se trouve ce fameux berger… En parlant d’ours, notre cinéaste truquiste se dandine sur ses deux pattes, dans une imitation plutôt réussit. Pour un peu, je m’attends presque à ce qu’il aille se frotter contre un tronc une fois que nous l’aurons laissé poursuivre ses magouilles… Je pourrais au moins dire, fier, qu’on aura réussi à confondre un faux reporter animalier. Je suis sûr que Mafdet en serait ravie… Et qu’elle aurait des ajouts intéressants à faire sur le matériel de ce cinéaste, avec ces mignonnes petites griffes… Heureusement qu’elle n’était pas télépathe. Ce n’était pas télépathe, une druidesse, si ?

- File-moi les clés s’il te plait. Je conduis. Tu as failli nous amené dans le fossé en venant.
Je lui jette les clefs, qu’il rattrape au bond, précis. J’ai un sourire jusqu’aux oreilles.
« quoi ? » me dit-il…
-rien rien..
Mais une fois dans le véhicule, je rajoute
-c’est encore mieux, comme ça j’ai les deux mains libres…

Je crois qu’il n’avait pas encore conduit dans de telles conditions, mais il réussit malgré tout à nous mener à bon port, et son regard faussement fâché lui valut un « je t’aime » murmuré à l’oreille, alors que je la lui mordillais, trouvant un nouvel endroit chatouilleux. Ce type était un trésor pour ça. Je me souvenais soudainement que je n’avais pas vraiment testé ni le creux des genoux, ni le nombril… Chouette, ce soir je connaissais donc mon programme.

Le moins que l’on pouvait dire, en arrivant, c’est que ça sentais… le berger… Le panneau à l’entrée du chemin menant à sa bergerie indiquait « attention à ne pas déranger le biotope ». Le sentier était pour le moins rustique, et Brian du conduire un peu sportivement… C’était moins agréable que le sport précédemment pratiqué. A un moment donné, je du même m’appuyer sur le toit avec la paume de mes mains pour amortir les chocs.

Le berger ne tarda pas a venir à notre rencontre, précédé d’un chien qui, en court de chemin changea complètement de comportement. Visiblement sous le regard surpris et agacé de son propriétaire, il passa de « chien méchant » à « gratouille moi le ventre, steplait, papa Parrish »… Je ne comprenais vraiment pas ce qui se passait avec tous ces corniauds, mais bon, pour une fois, c’était pas plus mal.

«-monsieur ? Nous aurions quelques questions à vous poser. Vous avez porté plainte pour, selon vous, des attaques d’ours ? Pourriez-vous nous dire pourquoi vous pensez à des ours, spécifiquement ? »

Le type n’était pas un mauvais bougre, mais était visiblement remonté comme une pendule contre, je cite « ces foutus de mielopathes psychotiques »… Je n’étais pas sûr qu’il comprenait lui-même ces mots, d’ailleurs j’avais un peu de mal aussi, surtout que je ne voyais pas le rapport…Aux dernières nouvelles, la myelopathie n’avait rien à voir avec les ours, mais plutôt les personnes âgées. Ce qui disculpait sans coup férir notre Charlie national. J’avais potassé une chanson paillarde pour me mettre à niveau, car il y avait un vrai chalenge.

Plutôt que de se la jouer « méchant flic » « gentil flic », nous réussissons, Brian et moi, à écarter tous les arguments du pauvre type. Non, ça ne peut pas être des ours… Un, encore, passe. Mais plusieurs ? Ils ne sont pas en meute, ne passe pas par ces sentiers, ne font pas ce genre de blessures… Au bout d’un moment, il devient évident que le Berger a subi l’attaque de loups, mais qu’il n’est pour autant pas notre homme.

-je peux savoir qui vous a mis dans la tête que c’était des ours ?
« C’est ce bon dieu de mike, l’apiculteur ! Il dit qu’il a perdu plein de ruches, et que nos histoires doivent être liées... je lui achète du miel, des fois. C’est drôlement gouteux avec le fromage de brebis… Ma femme adore ça... Enfin, quand j’aurai trouvé une femme, elle adorera ça.. »

Je ne put m’empêcher de jeter un regard compatissant a la brebis qui bêla à ce moment-là.. Pauvres bêtes…
Je laissais les clefs à Brian pour la visite chez l’apiculteur.

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MessageSujet: Re: Un ours exhibitionniste   Mar 16 Fév - 21:35


Un ours exhibitionniste


Feat :  Sac à puce



J’apprécie le moment. Nous travaillons ensemble et cela se passe bien. Instinctivement nous enchaînons comme si nous avions longuement répété. Je trouve mes marques avec Jordan aussi bien dans notre vie professionnelle que personnelle. Bon, il faut dire que l’aspect personnel déborde un peu sur l’enquête. Jordan est comme un chien fou dont je serais le nono préféré.

- C’est encore mieux, comme ça j’ai les deux mains libres…

Je me demande si ce n’est pas une erreur d’avoir voulu conduire… Qu’y a-t-il de plus dangereux ? Jordan qui conduit sans regarder la route, ou moi avec cette andouille qui promet de me tripoter alors que je ne pourrais pas me défendre. Le trajet pour rejoindre le berger est assez épique. Je conduis les coudes collés au corps, car je suis très chatouilleux et IL ne le sait que trop bien. Je râle et ris en même temps. Comment lui en vouloir de faire le pitre, alors que je me sens si bien quand il est proche de moi ? Puis, je sens bien que cette légèreté lui est salutaire. Il oublie ce fardeau qui lui pèse sur les épaules, cette nature qu’il ne maîtrise pas.

Resté concentré sur la route sans nous coller dans le fossé fut une manœuvre délicate. Mais je suis un ex-militaire, sans parler de mon année passée au NCIS. Je sais tenir sous la torture ! Même quand celle-ci est faite de chatouille, de caresses coquines et d’autres choses… Jordan a l’imagination fertile.

- Ça se payera ce soir Adjoint Parrish !

Nous sommes sortis de la voiture de patrouille. L’œil étincelant de Jordan me fait comprendre qu’il attend bien un retour sur intérêt de ses polissonneries. Pour le faire râler je fais un signe du doigt vers mon cou, lui faisant comprendre que ce soir ça sera vache maigre. Je me détourne vite de son regard de chiot malheureux avant de craquer. Il est décidément intenable et moi bien trop accro à lui.

L’endroit sent le fumier et le mouton. En nous dirigeant vers la bergerie, le maître des lieux en sort avec un gros Patou à ses pieds. Je note que son visage se rembruni en voyant nos uniformes. Le chien fonce sur Jordan. Je suis tellement habitué à ce qu’il va suivre, que je ne tressaille même pas. Les Patous sont réputés pour être de bon chien de garde et qu’il n’est pas conseillé de les mécontenter. Evidemment, le berger est effaré de voir son chien se faire gentiment grattouiller par Jordan.

- Quand deux sacs à puce se rencontrent, qu’est-ce qu’ils se racontent ?

Jordan ne peut s’empêcher de sourire à ma provocation. L’attraction qu’il exerce sur les chiens est source d’innombrable plaisanteries entre nous, jusqu’au surnom que je lui donne.

- Monsieur ? Nous aurions quelques questions à vous poser. Vous avez porté plainte pour, selon vous, des attaques d’ours ? Pourriez-vous nous dire pourquoi vous pensez à des ours, spécifiquement ?

L’homme répond à la question de Jordan avec véhémence. Il nous montre sa bergerie dont la porte est pleine de lézardes suite à l’intrusion d’un ours. En y regardant de plus près, il est en effet difficile d’attribuer cela à un loup… à moins d’un garou bien entendu. Cependant le brave berger se mélange un peu dans ses mots. Il n’a certainement pas fait de grandes études et nous passons sous silence ses erreurs de langage. Le brave gars en a gros pour ses moutons abattus.

Quand Jordan lui demande pourquoi il focalise sur les ours, le berger nous parle de Mike, un apiculteur de la région qui aurait perdu des ruches à cause d’un ursidé. Nous quittons le berger sur qui la solitude semble bien peser. Je cache mon sourire, quand Jordan murmure un « pauvres bêtes » en ne parlant pas des moutons morts, mais des vivants.

- Péquenots suivants ? Au moins le berger n’aura pas fait de rétention d’information. Tu conduis cette fois !

Jordan attrape les clés. Lui aussi a du mal à garder son sérieux. Avant qu’il ne démarre, je lui attrape le visage à deux mains et l’embrasse avec passion.

- Bon là tu as ta dose jusqu’au prochain arrêt !

C’est un Jordan beat qui démarre le moteur et enclenche une vitesse pour nous mener voir l’apiculteur. En chemin je regarde le paysage. Nous sommes au milieu de nulle part alors que Beacon Hills n’est pas si loin. J’aile ces espaces encore sauvages et assez préservés de la main de l’homme. Je perçois un mouvement à ma gauche.

- Garde les mains sur le volant sac à puce !

La dose n’a visiblement pas contenté cet assoiffé de câlins.

Mots placés : moutons, rétention, lézardes.

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MessageSujet: Re: Un ours exhibitionniste   Mar 23 Fév - 17:27


L’ours exhibitionniste

(je changerai les regles pour une prochaine enquête, car au final on répète trop ces mots, je pense… il y aura toujours les deux listes, mais on ne prononcera qu’une fois les mots, dans tout le rp.. tu en penses quoi ?)

Le berger n’était pas un mauvais bougre, et il ne s’est pas fait prié bien longtemps pour nous lâcher des informations. Ou plutôt des non informations…Mais au moins on avait un nouveau témoin à aller embêter….Le gros chien avait l’air très triste de me voir partir et fit même mine, sous l’air effaré de son propriétaire, de nous suivre… Un simple hochement de la tête de ma part , « non », le fit pousser un gémissement à vous tordre le cœur et rebrousser chemin… SImpla, les clebs, mais un peu trop collants depuis quelques temps…

- Péquenots suivants ? Au moins le berger n’aura pas fait de rétention d’information. Tu conduis cette fois !

-ça nous change des chimères et autres trucs tordus. Encore que, on n’est peut-être pas au bout de nos surprises…


Il me prend par surprise, et j’adore ça. Il a bien évolué, mon petit militaire qui osait pas me regarder, qui se tournait pour que je le regarde pas quand il se changeait. Et c’est tant mieux. Je veux remplir toute cette souffrance, toute cette hargne et ce chagrin par quelque chose de plus beau, de chaleureux. Je veux qu’il sourit, comme maintenant… Notre baiser n’est pas une simple formalité expédiée en quelques secondes. Il est langoureux et promet beaucoup plus.
- Bon là tu as ta dose jusqu’au prochain arrêt !
-dans tes rêves ! Mais je te promets d’être sage.

Finalement, notre voyage vers l’apiculteur se passe relativement sans encombre. La route est un peu sinueuse et semée d’embûches, mais mon véhicule de fonction tient la route, et il est fait pour ça… De plus, le paysage est plutôt joli. Quand je vois Brian tourner la tête et plisser ses beaux yeux pour l’observer, je commence un mouvement involontaire.

- Garde les mains sur le volant sac à puce !
Bon… peut être pas si involontaire… Mais il est tellement.. lui…
Je ne connais pas vraiment le coin, en fait, je crois que je ne suis jamais venu ici auparavant… Mais l’agencement de bois que je vois au loin ne trompe pas... J’ai surtout vu ça en photo, mais les ruches industrielles sont assez caractéristiques… je n’aime pas trop ces bestioles... ça décide de vous piquer n’importe quand, comme ça… Je ne sais même pas comment fait Charlie pour piquer son miel « naturel » sans écoper d’une tête à faire peur, toute cloquée…
Le type se la coulait douce, visiblement, car il sortit en tenue décontractée pour nous « accueillir »…

-Joe m’a prévenu… Il m’a dit que vous viendriez... V’nez voir, msieurs les agents… Un vrai carnage !

Il nous amena avant même que Brian ou moi puissions en placer une… Visiblement, un ou deux ours, mais pas plus, étaient venu faire la fête ici et effectivement, il y avait des traces de griffures et des ruches détériorées… Je ne m’y connaissais pas trop en griffes de tous genres, mais à vue de nez, c’était bien un ours… A ma connaissance, Charlie , comme les autres garous, à de rares exceptions, ne se transformait pas complètement… Mais en même temps, on avait pas vraiment échangé sur la question…

On ne put pas faire grand-chose pour le pauvre homme, à part lui indiquer le numéro de téléphone privilégié, pas le standard, auquel il trouverait une personne compétente concernant la préservation du paysage et des droits des agriculteurs, apiculteur et sans doute plein de trucs en « eur »…
Mais, au fur et à mesure qu’on lui posait des questions, il sembla se souvenir qu’un autre type lui avait demandé si il savait ou se plaindre.. Un archéologue.. Vraiment ? dans le coin ? Avec toutes les saletés qu’on pouvait trouver comme créature à ne pas déranger ? Il devrait y avoir une loi, à Beacon Hills, pour interdire les fouilles archéologiques… Qui sait ce que pouvaient révéler de telles fouilles…
-Brian ? ça te dirait d’aller à la salle ? On interrogera ce type demain... Il se fait tard et j’ai besoin de me défouler un peu… Tu m’as dis que tu pouvais me parrainer ? Pour une séance gratuite ?Et puis ça fait longtemps… et… Si tu es en contact avec Jansen, j’aimerai qu’il revienne avec nous.. Je m’en veux un peu.. Beaucoup.. de ma réaction… Je me rappelle son visage, sa tristesse… Je me sens minable...

Brian tenta d’avoir des nouvelles, mais sans succès... Ce qui ne nous empêcha pas d’aller à la salle et de nous épuiser physiquement… Quand finalement on eut fini le circuit, il était temps d’aller à la douche… C’est un Brian rougissant qui ferma la porte de la cabine dans laquelle je l’avais poussé…


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MessageSujet: Re: Un ours exhibitionniste   Sam 27 Fév - 17:38


L’ours exhibitionniste


Feat :  Jordan Parrish



La journée se poursuit et c’est Jordan qui conduit à nouveau. J’ai trouvé plus prudent de lui occuper les mains avec un volant… Cette journée parfaitement ordinaire de la vie d’un policier a ce goût si savoureux du non surnaturel. Cela nous permet d’être nous-même et un couple heureux. J’ai encore un peu de mal à formuler cela. Mon passé me hante parfois. Jordan emplit mon espace, m’empêchant de me tourner vers mon histoire tourmentée. Mais il n’y a pas si longtemps, je sursautais au moindre contact et je me murais dans une vie sans relation autre que superficielle. Ma mémoire, sombre traitresse, s’invite parfois me montrant des images, des sons, des sensations honnies. Il n’y a que ma confiance aveugle en Jordan pour me permettre de vivre enfin.

Des ruches font leur apparition au détour d’un virage. Nous arrivons à notre prochain but, l’exploitation de l’apiculteur du coin. Un homme pas vraiment surchargé de travail sort d’un hangar. Sa tenue est bien décontractée. Il se lèverait de son canapé, ça ne serait guère différent.

-Joe m’a prévenu… Il m’a dit que vous viendriez... V’nez voir, msieurs les agents… Un vrai carnage !

Avec Jordan nous constatons les dégâts. Les traces de griffes attestent qu’il s’agit d’un ou plusieurs animaux. Mais de là à savoir s’il s’agit d’un ours ordinaire, ou d’un garou. L’homme est visiblement éprouvé. Alors bien que nous ne pouvons rien faire de plus, Jordan et moi prenons le temps de faire le tour de l’exploitation. A la fin, Jordan lui donne la ligne directe vers le service compétent pour qu’il puisse signaler le sinistre et se faire rembourser par son assurance. Nous comprenons que l’argent ne remboursera pas les ruches perdues ni le travail effectué. Avec les dernières questions, l’homme nous parle d’un archéologue qui semblait également avoir eu des problèmes.

-Brian ? Ça te dirait d’aller à la salle ? On interrogera ce type demain... Il se fait tard et j’ai besoin de me défouler un peu…
- Moi aussi, j’en ai un peu assez de ces gens normalement étranges. Pas que je me plains de ne pas avoir de chimères à combattre, loin de là !
- Tu m’as dit que tu pouvais me parrainer ? Pour une séance gratuite ?
- Oui, une manière facile d’attirer du monde.
- Et puis ça fait longtemps… et… Si tu es en contact avec Jansen, j’aimerai qu’il revienne avec nous.. Je m’en veux un peu.. Beaucoup.. de ma réaction…
- Jordan…
- Je me rappelle son visage, sa tristesse… Je me sens minable...
- Je…


Je ne peux pas mentir sur ce que Jansen a ressenti au moment où Jordan m’a arraché de ses bras. Mais mon frère comprend très bien la réaction légitime de mon homme, même s’il s’est brutalement senti rejeté. Je n’ai que des bribes de sensations de ce moment-là, car depuis Jansen a sonné aux abonnés absents.

- Je sais Jordan, je sais…

Je ne lui reproche rien. Il a eu pour moi un geste ultra protecteur. J’aurais réagi de la même manière. Cependant, il a raison, il faut que nous nous retrouvons tous les trois pour repartir sur des bases saines et amicales. Jansen est ma seule famille, du moins celle que je me reconnais. Je n’ai pas encore décidé si je disais à ma mère si son fils était gay et en couple. Et dans l’affaire c’est plus le « en couple » que « gay » qui me coute. Je ne veux pas qu’elle blesse Jordan. Je n’ai aucune idée de comment elle va réagir. Si je me moque que cela là choque, je refuse que Jordan se sente coupable de quoi que ce soit.

Je tente d’avoir Jansen au téléphone, mais sans succès. Je lui laisse un message –encore un– disant que nous aimerions, Jordan et moi, reprendre le sport avec lui.

Jordan ne peut s’empêcher de faire le drôle et impressionner son monde avec les charges qu’il pousse. Personnellement je poursuis mon programme. J’ai raté quelques séances car venir sans Jansen c’est un peu comme trahir notre lien.

C’est dégoulinant de transpiration que nous retournons aux vestiaires heureusement vide de tout client, car Jordan me pousse dans une douche. Nous sommes dans un endroit public et me voilà bien embarrassé. Je referme vite la porte car ce foutu sac à puce baisse son short sans autres manières.

- Toi !
- Moi ?
- Toi !


Deux mains agiles me débarrassent de mes vêtements. De toute manière c’est soit je coopère, soit il crame tout. L’eau qui coule sur ma peau et mes muscles fatigués me fait un bien fou. J’oublie quelques secondes le farceur sexy à mes côtés et savoure ce bien être. Conscient de ma pudeur mise à mal, Jordan se contente de poser ses bras sur mes épaules et de coller son front contre le mien. Je me détends et profite de sa présence.

Des clameurs nous font comprendre que nous prenons un peu trop de temps. Je suis rouge pivoine quand je sors, une serviette nouée autour des reins. Quelques rires moqueurs me font serrer les dents et filer comme une flèche vers le casier où sont rangées mes affaires. Les blagues salaces qui fusent me renvoient à mon passage en cour martiale. Avant que l’équipage ne vienne témoigner en ma faveur, les gradés qui devaient me juger ne croyaient pas à mon histoire. Me traitant de pédale et m’accusant de vouloir faire tomber un respectable commandant… Je venais de comprendre mes préférences par un viol. Je perdais toutes mes chances de rester dans la marine. Les ricanements qui fusent dans le vestiaire me rappellent le jour où ma vie de marin a été anéantie. Ma vie d'homme aussi.

Sans attendre Jordan, je quitte la salle de sport. Aux objets qui tombent et une vitre qui se brise, je devine que j’ai activé mon pouvoir sans le vouloir. Dehors, je marche sans lever le nez du sol jusqu’à la voiture. J’ai l’impression que tout le monde se moque de moi. Dans mes yeux, des larmes de rage et d’humiliation. Je suis policier. Je ne peux même pas me permettre de coller mon poing dans la gueule de ces types. Je m'assois sur le siège passager posant les clés sur le siège conducteur. Je ne suis pas en état de conduire. Une rage m’envahit, mes mains tremblent. Je commence à prendre peur quand le pare-brise se fissure. L'intérieur de la voiture est soumis à une véritable tempête. Je ne contrôle plus rien.

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Jordan Parrish

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MessageSujet: Re: Un ours exhibitionniste   Mer 2 Mar - 11:40


L’ours exhibitionniste

J’avoue que ça me fait un peu bizarre de savoir que Brian et Jansen viennent ici.. venaient ici, sans moi.. Mais ma jalousie est un peu tombée en désuétude depuis que j’ai piquer ma crise, l’autre fois, en voyant Brian nu et ensanglanté dans les bras de Jansen… Je m’en veux.. Je comprends, aujourd’hui, mais c’est trop tard, que Jansen n’avait pas de mauvaises intentions vis-à-vis de brian…

Ceci dit, la, tout de suite, j’avoue que j’ai quelques raisons de ne pas trop y penser… Mais je vois que Brian est gêné, alors je me contente de le prendre dans mes bras, de le protéger, comme je sais à présent que c’est mon rôle, aussi longtemps que je pourrais, aussi longtemps qu’il le voudra.
Sa peau contre la mienne, son front contre mon front, et l’eau chaude qui nous enrobe, je me sens bien. Mes mains caressent son dos, et je le presse doucement contre moi, pour qu’il se sente bien, pour qu’il sache que je serais toujours là pour lui. Même si j’avais une autre idée en tête en le poussant dans la cabine, je vois à son humeur qu’il a surtout besoin de ma présence rassurante et de tendresse… Ceci dit, je reste humain, et j’avoue ne pas contrôler stoïquement tout mon corps.. Son sourire gêné est à la fois pour moi et pour lui, mais nous n’en profitons pas pour autant. Nous avons toute la nuit pour ça…

Dans ce cocon de bien être, nous ne voyons pas le temps passer et d’autres sportifs en quête de douche finissent par nous ramener à la réalité. Je vois un Brian de nouveau extrêmement gêné sortir, une serviette autour des reins, sous les rires moqueurs de quelques individus. Je ne pense sincèrement pas que les types en questions soient de mauvais bougres, et c’est plutôt bon enfant, à mon avis, mais je comprends parfaitement ce que peut ressentir Brian… Boulet-Parish a encore frappé… Je suis comme un jeune chien fou avec lui, je ne réfléchis pas aux conséquences. Ce qui était un jeu érotique vient de tourner à un possible drame… Je l’ai blessé.. Ils l’ont blessé…
Ils ont beau ne pas être bien méchant, le regard que je leur lance fait taire leurs sarcasmes… Mais il est trop tard pour Brian.

Je vois à son allure pressée à quel point cela le bouleverse, et je devine les méandres qui doivent régirent ses pensées à présent… Je connais son histoire. Nous avons progressé, lui comme moi, pour vivre une nouvelle que je pensai plus forte que l’ancienne. Mais les vieux démons sont puissants, et ne s’avouent pas vaincus aussi facilement… Je le laisse partir rapidement, et je m’habille pendant ce temps-là, pour ne pas ajouter à sa gêne évidente.. j’ai bien sur envie de me précipiter et m’excuser, mais pas devant.. Eux.

Quand l’un d’entre eux me fait un geste salace, avant de rentrer dans une cabine, en riant, ma rage monte d’un seul coup… Ayant repéré son casier, et m’étant assuré que personne ne pouvait voir, je m’arrange pour utiliser cette rage de façon créative… Je sais, ce n’est pas digne d’un adjoint, mais…

Je pense qu’il aura du mal a ouvrir de nouveau la porte de son casier après une telle soudure…
Quand j’arrive a la voiture, je vois à quel point Brian est atteint.
Je m’installe au siege conducteur, et fait semblant de ne pas remarquer ce qui se passe a l’intérieur… Mais j’ai peur.. Pour lui.. Pour nous… Je conduis silencieusement, nous embarquant dans un chemin de traverse que je connais.. Il débouche sur une décharge sauvage que j’ai déjà signalé trois fois sans succès. Il n’y a personne, je le sais pour y être passé plusieurs fois…
Je m’arrête d’un seul coup, regardant l’état de l’habitacle. Conduire dans ses conditions n’avait pas été facile. Brian a besoin d’un exutoire..
Avec une voix douce, presque un murmure, je lui tends la main.

-viens.. Faut que ça sorte…

Je ne sais pas si il me comprend, si il sait pourquoi je fais ça, mais je l’accompagne devant une piles d’objets divers : bouteilles de verre, matériaux pêle-mêle…

-je suis la Brian.. Je ne te laisserai jamais… Mais, la, faut que ça sorte. Cette rage… Je suis désolé… Je t’aime, je ne pensais pas… C’est le problème, je pensais pas… Vas-y, Brian… Exprime ça.. Et quand tu auras terminé, je serai la.. Toujours.

Je me place volontairement derrière lui, je sais qu’il fait parfois des gestes pour canaliser son pouvoir, mais je veux à la fois qu’il exprime sa rage, et en même temps qu’il puisse s’appuyer sur moi. Alors que je suis dans son dos, mes bras l’enserrent, et je l’embrasse dans le cou.

-je suis la.. Vas y… Ne crains pas de me blesser.. Et je m’en veux de t’avoir blessé toi… je t’aime…
Mes bras autour de lui, je l’entoure de ma présence, de mon amour inconditionnel… Et je suis assez impressionné de voir ce qu’il arrive a faire.. Les raisons sont profondes, cruelles.. Mais je serais la pour lui, comme il l’a été pour moi.
-je n’oublie pas ce qu’on a traversé, ce qu’on aura encore a traverser… Je n’oublie pas ce qu’on s’est promis… Mais je te promet que tu ne seras plus jamais seul à affronter ça, et le reste..


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MessageSujet: Re: Un ours exhibitionniste   Lun 7 Mar - 15:15


L’ours exhibitionniste


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Quand Jordan monte dans la voiture, je n’ai pas le courage de le regarder. Je me sens lâche et honteux. Il ne souhaitait que passer un moment à deux. J’ai transformé cela en drame. Cependant c’est plus fort que moi. J’entends encore leurs rires moqueurs et les paroles salaces. Autant je n’ai plus honte dans l’intimité avec Jordan, bien qu’il s’amuse parfois à me choquer gentiment pour me faire rougir. Je sais que mon embarras lui fait de l’effet. Je ne lui en veux pas, car je sais qu’il ne pense pas à mal. Il me prouve constamment son attachement pour moi.  Il l’affiche si bien, que j’ai peur de lui faire de la peine avec ma réserve sur ce point. Là, j’ai l’impression de l’avoir fait passer pour un con en fuyant comme une vierge effarouchée au lieu d’assumer les regards et les railleries. Mais… c’est au dessus de mes forces. Pire, cela m’affecte tant que mon don en devient incontrôlable. Jordan s’insère dans la circulation sans un mot pour le pare-brise fissuré, ni le pare soleil qui vient brusquement de se fissurer. Je culpabilise de le mettre dans cette situation, et de ne pas arriver à me maitriser. Dire qu’il se pensait dangereux… La voiture fait des embardées. Je  sens des morceaux de carrosserie s’effriter et se désagréger. Mon pouvoir est destructeur quand il s’attaque à la matière solide. Je serre les dents à m’en faire mal. Les yeux obstinément fixés sur le tapis de sol, j’essaye de couper mon esprit qui demande qu’à exploser. La colère et la honte en sont le carburant.

Je ne tiens plus, de la sueur  me dégouline dans le dos. J’ai la main sur la poignée de la portière, prêt à sortir même en roulant. Rester dans la voiture devient risqué pour elle et son conducteur. Je perçois bien trop finement les contours de ce qui m’entoure. Mon esprit glisse dessus et je réprime avec peine l’envie de m’y immiscer.

- Viens.. Faut que ça sorte…

La voix de Jordan me ramène un peu au présent. Autour de nous une décharge sauvage. Le lieu est désert. Parfait. Je sors précipitamment de la voiture. Je dois m’éloigner rapidement avant de le blesser, mais Jordan me suit.

- Je suis la Brian.. Je ne te laisserai jamais… Mais, là, faut que ça sorte. Cette rage… Je suis désolé… Je t’aime, je ne pensais pas… C’est le problème, je ne pensais pas… Vas-y, Brian… Exprime ça.. Et quand tu auras terminé, je serai là.. Toujours

Je veux lui crier d’aller loin de moi, que je vais perdre le contrôle et que je suis effrayé des conséquences. Mon dos sent sa chaleur. Ses bras enserrent ma taille, ses lèvres se posent sur mon cou.

- Non…
- Je suis la.. Vas y… Ne crains pas de me blesser.. Et je m’en veux de t’avoir blessé toi… je t’aime…


Je refuse de lui faire le moindre mal. Je bloque mon don, mais c’est comme stopper avec son doigt une fuite sur une bouteille de gaz comprimé. La pression dans ma tête me fait mal. Je retiens l’expansion brutale de ma pensée.

- Je n’oublie pas ce qu’on a traversé, ce qu’on aura encore à traverser… Je n’oublie pas ce qu’on s’est promis… Mais je te promet que tu ne seras plus jamais seul à affronter ça, et le reste..

Ses mots… Sa promesse qu’il m’a faite mainte fois. Il est là, fidèle à son serment. Alors je m’adosse contre lui, me laisse envahir par sa chaleur. Du sang coule de mes narines. Je sens mes tympans prêts à exploser. Si je retiens cela plus longtemps, je vais me réduire la cervelle en bouillie.

L’image pourrait faire sourire. Jordan me tient par les hanches, j’ouvre mes bras en croix face à cette mer de déchets. Mais l’analogie avec le film de James Cameron s’arrête là. Je ne suis pas en train de voler…

Je lâche les vannes, si je peux imager cela ainsi. Ma perception commence par le corps de Jordan. Ses mots, sa chaleur, sa présence m’aident et m’aiguillent. Nous devenons l’épicentre de… Je ne sais pas comment décrire ce qui suit. Une onde de choc se propage depuis notre position, balayant tout sur son passage, comme si une bombe à fragmentation venait d’exploser. Je me sens hacher menu le moindre  objet, le moindre morceau présent dans un rayon de dix mètres. Toute ma rage, et ma haine passent dans cet élan dévastateur. Jamais je n’ai senti l’espace autour de moi avec autant de prescience. J’ai conscience de la moindre particule dans la zone que je viens de dévaster. Même si autour de nous, tous est devenu poussière, même le sol a été labouré, je sais exactement quelle molécule était assemblée à une autre. Quand j’ouvre les yeux, je suis stupéfait et effrayé de ce que je vois. C’est une chose de le sentir avec mon don, c’en est une autre de constater de visu que la « vague » que j’ai lancée, a la capacité du C4. Je me mets à trembler de fatigue et de peur. Je m’affaisserais au sol, si Jordan n’était pas en train de me soutenir.

- Je… je suis désolé…

Malgré le mal de tête qui manque de me faire défaillir, je le regarde, inquiet de lui trouver une blessure. De la main, j’essuie le sang qui coule sur ma lèvre. J’ai peur de son jugement, et de cette capacité dévastatrice que je viens de découvrir… La haine, la peur et la honte sont des sentiments, qui mélangés, ne donnent pas de bonnes choses. Je me laisse tomber sur le sol à nos pieds. Avant de sombrer dans une reposante inconscience, je remarque le cercle presque parfait qui nous entoure. J’ai bien été capable d’inclure Jordan dans l’épicentre de l’explosion que j’ai crée, cela me réconforte un peu.

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MessageSujet: Re: Un ours exhibitionniste   Mer 9 Mar - 13:31


L’ours exhibitionniste

Je n’ai qu’une idée approximative de ce que peut ressentir Brian. Je comprends, je compati, je soutiens, de mon indéfectible présence. Mais je ne peux réellement appréhender ce drame. Chaque expérience, qu’elle soit positive ou non, est personnelle. J’ai du mal à me remémorer mon passé. Ça arrive par bribe. Je me vois soldat, je me vois en Afghanistan, j’ai des flashs, désarmant des mines, des bombes, mais rien de bien concret concernant mon enfance. Je n’en ai jamais parlé à qui que ce soit. Et ça ne m’a jamais perturbé. Jusqu’à ce que Brian débarque dans ma vie. Il est la somme de tout ce qui lui est arrivé, et je l’aime comme un fou pour ça. Mais je me sens vide, creux… J’ai l’impression d’avoir débuté ma vie comme adulte, comme militaire… Ce vide est angoissant.

Tout le long du trajet qui nous a amené lui et moi dans cette décharge, je me suis torturé les méninges pour trouver comment je pouvais l’aider… Et j’ai peur de ne pas pouvoir, de ne pas y arriver… Je peux le soutenir, l’aimer, l’entourer pour lui fournir chaleur, protection, amour, sans jugement, avec patience.. Mais est-ce que cela suffira ? Je ne sais pas… Quand je vois ses démons le torturer ainsi, j’ai un doute affreux. Celui de ne pas être la personne qu’il lui faut… Je ne pensais pas à mal à la salle, mais maintenant que je le vois souffrir comme ça, je ne sais pas si la meilleure chose pour lui est d’avoir pour compagnon un adjoint du shérif, qui se moque parfois des règles de bienséance… Mais je ne veux pas renoncer à lui, même si c’est égoïste. Il est la meilleure chose qui me soit arrivé dans ma vie.

Son pouvoir m’a fait un peu peur, sur la route, il a un potentiel destructeur indéniable. Il faut absolument qu’il le contrôle, et je vais tout faire pour l’aider… Même si je ne sais pas moi-même contrôler ce que je suis… Mafdet pourrait peut-être faire quelque chose pour nous deux… Brian n’agit pas sur les mêmes principes fondamentaux, et n’est à priori pas relié au Nemeton, mais le pouvoir, c’est le pouvoir. Elle en connait un rayon… Plus j’y pense, et plus ça me parait être une bonne idée. Elle est impitoyable, mais juste…

Même alors que je l’enserre, lui assurant mon amour et ma compréhension, je sens à quel point il lutte pour ne pas se faire embarquer par son propre pouvoir. Je ne connais pas bien Matrim, mais j’ai compris qu’il a parfois le même genre de problème.. Peut-être pourraient-ils s’entraider tous les deux ? Il est mentaliste, après tout… Bon sang ce que je me sens faible et démuni. Incapable d’aider l’homme que j’aime…

Soudain il finit par céder, s’adossant contre moi, m’acceptant dans sa bulle, enfin. Je m’inquiète de son état, fébrile, douloureux. Je ressens presque sa douleur. A cet instant, j’aimerai être comme Scott ou Liam, pour pouvoir absorber sa douleur, mais je ne peux pas. Je peux a peine le guérir, et le processus n’est pas vraiment adapté à cet instant..
Puis il relâche enfin sa colère via son pouvoir. Je suis impressionné de voir le résultat, et le potentiel destructeur.. Je ne regrette pas mon choix. J’ai confiance en lui. Je ne peux m’empêcher cependant de resserrer mon étreinte alors que j’assiste impuissant à ce déchainement de destruction… Tant de puissance, vraiment ?

- Je… je suis désolé…
Je vois qu’il souffre. De remords, d’appréhension, et physiquement également.
Le sang qui perle sur ses lèvres m’inquiète, et son regard de plus en plus vague également.
-Brian ?

J’ai à peine le temps de le soutenir, lorsqu’il s’effondre à mes pieds… M’assurant qu’il ne s’est pas blessé plus avant, je le prends dans mes bras, le portant jusqu’à notre véhicule. Il somnole, presque comme un bienheureux, et puisque sa respiration est régulière, je le laisse dormir.
Je conduis prudemment par la suite, jetant régulièrement un œil sur mon passager endormis à l’arrière, que j’ai emmitouflé dans une couverture qui, si elle n’est pas d’un blanc immaculé, à au moins le mérite d’être confortable… Le pare-brise a pris cher, et il va falloir que j’aille le faire réparer, mais au moins la voiture semble tenir sur sa carcasse…

Je roule ainsi un bon moment, jusqu’à sentir les embruns caractéristiques…
La dernière fois, nous avons « emprunté » un bateau… Aujourd’hui, j’en loue un et comme j’ai mon uniforme d’adjoint, on ne me pose pas trop de questions, et encore moins de demande de preuve, pour savoir si je sais manier le petit voilier qui sert pour les cours… Je le loue pour quelques heures… Le type me fait confiance, même si ils vont fermer sous peu….

Ayant réussi par miracle à le mettre vaguement dans la bonne direction, je reviens chercher mon précieux chargement, toujours emmitouflé dans la couverture, et me débrouille pour ne pas le réveiller alors que je le porte sur le bateau… Je pense qu’en temps normal, il se serait réveillé depuis longtemps, mais une telle dépense de haine et d’énergie ont dû vraiment l’épuiser…
Je ne suis pas capable des manœuvres de Brian. Mais il n’y a pas beaucoup de vent, ni de vagues, aussi j’arrive assez facilement à nous faire prendre le large.. Lorsque je le vois enfin bouger de nouveau, je m’assois a coté de lui, pour l’accueillir à son réveil.
« hey, salut toi… »
Je m’amuse à le voir se tourner, et souris lorsque je vois la compréhension atteindre ses yeux et son cœur…
« ça m’arrange bien que tu te réveilles, je suis pas sûr de savoir revenir sur la terre ferme… »
Mon sourire de cabochard arrive à lui en décrocher un, ce qui fait de moi le plus heureux des hommes.. Je sais que je l'agace à faire le pitre parfois, mais qu'il aime ça aussi.

Je ne sais pas lequel des deux saute sur l’autre pour l’embrasser en premier… Demain on doit clore, si possible, cette enquête, mais ce soir, je suis là pour lui, complètement…

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MessageSujet: Re: Un ours exhibitionniste   Ven 11 Mar - 19:00


L’ours exhibitionniste


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Le sable colle contre ma joue. Je me sens bercé doucement. Mes doigts se resserrent dans le sable. La sensation de frottement est agréable sur ma peau. Je me sens las et fatigué, alors je garde les yeux fermés. Il n’y a pas de bruit, et une légère brise me caresse les cheveux. Le sol de sable est chaud sous mon corps. Ma position est agréable, le sable épouse mes formes comme un matelas à mémoire de forme. Je me laisse aller à la rêverie et au calme.

Un bruit de tonnerre me fait sursauter. J’ai chaud au front, un mal de tête me vrille la cervelle entre les tempes. Mes yeux sont douloureux sous mes paupières closes. Je me sens oppressé, comme si mon torse était serré par la main d’un géant. Des acouphènes m’irritent la conscience. Le sable sous ma joue est devenu froid et abrasif. Mes doigts enfouis dans celui-ci perçoivent sa nature non homogène. Il n’est pas fait de silice doucement érodée par les vents ou l’eau. Non, les particules minuscules sont à multiples facettes et angles acérés. J’ouvre les yeux sur un monde grisâtre. Je peine à comprendre ce que je vois, ma vision inclinée à quatre-vingt-dix degrés, la joue toujours posée sur ce qui n’est de toute évidence pas un sable ordinaire. Ma vision proche me montre des particules de toutes sortes. C’est si fin que je ne devrais pas pouvoir en identifier la matière et pourtant… Je reconnais du métal, la de la pierre, du verre ou du papier. Douloureusement, je me redresse sur un coude. Ma tête chancèle, l’horizon vacille et enfin ma vision se stabilise. J’ouvre la bouche, hébété par ce que je vois. Je crache au sol, j’ai du sable… non des particules de débris plein la bouche. Une odeur de décomposition et de souffre me donne la nausée. Je crache de la bile, mon estomac se révulse, alors que ma conscience prend conscience de l’horreur.

Assis sur le sol, les mains campées de part et d’autre pour ne pas chuter, je regarde la désolation autour de moi. Tout est anéanti, réduit en poussière de la taille d’un grain de sable. Ce que je supposais être une grande plage, est tout simplement les restes de Beacon Hills. La cause en est évidente. Les marques au sol montrent que je suis l’épicentre de cette dévastation. Des larmes acides me brûlent les yeux et tracent des sillons sales sur mes joues maculées des restes de la ville. J’ai la conscience de chaque grain de matière. Là c’était une voiture, ici un banc et plus loin… c’est organique…

«- Jordan ! »

Je me redresse brusquement sur un genou. Le vertige me reprend, je retiens avec peine un haut de cœur. C’est l’énergie du désespoir qui arrive à me faire lever sans chuter sur ce désert de sable composé de ce qui a été la ville et ses habitants. J’ai rayé toute vie sur un rayon dont je ne vois pas la fin. Je tourne sur moi-même. Je suis seul, désespérément seul. Je hurle et appelle à l’aide. Mais seul le vent me répond, sculptant des sillons dans ce sable de la désolation.

« -Jordan ! »

Je ne sais pas quoi faire, ni où aller. Mes pieds se mettent en marche sans que ma conscience ne leur donne un quelconque ordre. Je marche des heures dans ce néant de sable aux mille couleurs de ce qui avant… moi, a été une ville vivante. J’ai soif, mais il n’y a rien. Pas le moindre arbre, ni même un bout de mur pour m’abriter du soleil qui cogne fort. Puis enfin, je vois sur la ligne d’horizon, semblent flotter un peu au-dessus du sol quelque chose. L’air chaud qui se réverbère sur le sable fait trembler l’horizon comme s’il était fait d’eau. Je cours, trébuche et me relève. Cette chose que je vois là-bas si loin annonce peut-être la fin de cette désolation.

Il fait nuit. Je secoue la tête. Depuis quand est-elle tombée ? Je ne me souviens pas d’avoir vu le soleil se coucher. La lumière blafarde de la lune éclaire le sol d’une lueur faiblarde. Le ciel est clair et chaque étoile me semble être le bout piquant d’une épingle prête à me tomber dessus. Alors que je me retourne pour suivre le chemin que je m’impose depuis des heures, je constate que je suis finalement arrivé. Une silhouette est allongée sur le sol. Je me précipite.

« - Hey ! Ça va ? Il y a d’autres gens avec vous ? »

Plus je me rapproche, plus mon cœur s’affole. Avant même ma raison, il a reconnu la silhouette allongée et inerte.

« - Jordan ! »

Je tombe à genoux à côté de celui que j’aime. Il semble dormir, mais sa poitrine ne se soulève pas. Je prends délicatement sa main et pose sa paume contre ma joue. Il est glacé, lui d’habitude si chaud. Je l’appelle et le supplie de vivre. Je m’excuse de ne pas avoir été assez fort, de ne pas avoir été capable de maitriser ce don qui a tout dévasté. Jordan est étrangement intact, exempte de toute blessure alors que tout le reste a été réduit en poussière. Je le prends contre moi et je nous berce en murmurant une chanson marine. J’ai mal au cœur, j’ai mal à l’âme. Une de mes larmes tombe sur sa chemise impeccable. Avec horreur, je vois ce point d’impact se désagréger, Jordan me file entre les doigts se transformant en poussière. J’essaye de le retenir, mais bientôt il n’y a plus rien. Je pousse un hurlement de rage et de honte. Un claquement métallique me surprend, l’horizon bascule dangereusement, mon dos est appuyé sur quelque chose de dur et de l’eau me gifle le visage.

« hey, salut toi… »
« … »
« Ça m’arrange bien que tu te réveilles, je suis pas sûr de savoir revenir sur la terre ferme… »


Le soleil m’éblouit. Une élingue claque méchamment sur le mât. La voile flotte, absolument pas bordée et Jordan me regarde hâbleur et content. Avec stupeur, je découvre que nous sommes en mer. La côte se dessine en un mince trait à l’est. Mes pieds pataugent dans l’eau du ressac qui a réussi à passer par-dessus bord. J’attrape Jordan et le colle contre moi, pile quand la bôme décide de faire un cent-quatre-vingt, lui rasant de justesse le haut des cheveux. Le bruit de la mer et des oiseaux marins, l’odeur iodée des embruns chassent mon cauchemar. La mémoire me revient d’un coup. J’estime l’heure qu’il est à la hauteur du soleil, puis regarde le chemin parcouru depuis la côte.

- Toi !

Jordan est visiblement fier de son coup. Je le serre encore plus fort contre moi, puis l’embrasse passionnément. Je le lâche quelques instants pour procéder à quelques manœuvres et remettre le bateau en direction de la côté. De la main, j’invite à Jordan se caler dans mon dos pendant que je barre. La chaleur de son torse me rassure et me réconforte. Nous ne disons rien pendant un moment, puis quand j’estime être revenu dans des eaux plus calmes, j’affale la voile pour gagner en stabilité. Je ne sais pas par où commencer. Mon cauchemar est encore bien présent dans mon esprit. L’analyser n’est pas difficile. J’ai peur de blesser, voir de tuer Jordan. J’ai peur de la puissance de mon don. Je ne comprends pas pourquoi celui-ci ne s’est pas manifesté avec cette ampleur quand l’autre connard… Deux bras qui me serrent plus fort me donnent la réponse. Maintenant, j’ai quelque chose à perdre. Jordan, son amour et cette vie que nous projetons à deux.

- Jordan… J’ai peur de blesser quelqu’un… de te blesser. Cela a été moins une que j’explose dans la salle de sport… Imagine les dégâts…

Je suis perdu. Je ne sais pas à quoi me raccrocher, mis à part le fait que j’ai réussi à inclure Jordan dans l’épicentre.  Ses bras autour de moi me rassurent. Je n’ai que lui comme point fixe dans cet horizon mouvant. Lentement, je remonte la voile. Le vent se l’approprie et nous propulse en avant. Je suis heureux qu’il m’ait amené ici. La mer apaise un peu mon mal de tête et mes inquiétudes.


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MessageSujet: Re: Un ours exhibitionniste   Dim 13 Mar - 14:37


L’ours exhibitionniste

Je le regarde, ma main perdue dans ses cheveux, alors que je l’ai installé le plus confortablement possible contre moi… Je me sens bien petit dans ce vaste horizon, et surtout bien gauche, ne sachant pas comment faire pour stabiliser le bateau, et encore moins revenir tranquillement à terre… Mais sa respiration est régulière, et un peu apaisée, aussi je ne suis pas surpris quand il se réveille, enfin.

Son air perdu, effrayé, me serre le cœur, mais je suis heureux de trouver un sourire sur son visage…
En vrai professionnel, il surveille immédiatement son environnement pour se repérer, puis me repère, moi. Son baiser est exceptionnel, et j’y répond avec fougue… Calé contre lui pendant qu’il manœuvre le voilier, je me sens bien. Je ne sais pas quand nous aurons l’occasion ou l’argent pour nous payer notre propre bateau, mais je sais que c’est ce qu’il lui faut. Ce qu’il nous faut à tous les deux… Mais nous ne sommes pas dupes. Partir loin de Beacon Hills, même juste une semaine, c’est laisser les problèmes surnaturels s’accumuler. Et que se passera-t-il si, ailleurs, mon autre « moi » refait surface ? Pour escorter, masquer ou tuer un surnaturel ? Beacon Hills ne doit pas avoir le monopole de ces problèmes…

Ici, au moins, j’ai des garde-fous, comme mafdet, Brian, et d’autres, pour m’empêcher de faire du mal…
Je vois bien que Brian est à la fois honteux, heureux, et apeuré… J’aimerai vraiment pouvoir l’aider…

Finalement, Brian semble être satisfait de l’endroit où nous sommes arrivés, car il m’explique quoi faire avec la voile. Je l’aide du mieux possible. J’ai l’impression d’être un éléphant dans un magasin de porcelaine. Je repense à son réveil, il m’a tiré vers lui juste au moment où j’ai faillis me faire assommer… Quel piètre gardien je fais.
Je vois a son air qu’il en a gros sur le cœur, et qu’il ne sait visiblement pas comment se lancer. Je le serre un peu plus fort. Je suis la.
- Jordan… J’ai peur de blesser quelqu’un… de te blesser. Cela a été moins une que j’explose dans la salle de sport… Imagine les dégâts…

-mais tu ne l’a pas fait, Brian. Et a la décharge, tu ne m’a pas blessé non plus… Viens par la..
Je lui ouvre grand les bras et nous soupirons ensemble, prenant une grande bouffée d’air.
«j’y réfléchis depuis un moment. J’ai peur, moi aussi. Pas de toi, de moi. Je crois qu’il faut qu’on apprenne tous les deux à comprendre comment ça marche, et comment on peut garder le contrôle. J’ai pensé à deux personnes qui peuvent nous aider ».

Son regard triste mais plein d’espoir me tord les tripes.
« Matrim, car il est mentaliste, comme toi, et je crois savoir qu’il a lui aussi plus d’une fois eut peur de perdre le contrôle. Il doit pouvoir vraiment t’aider… De toutes façons, je dois aller poser à poil pour lui.. »
Son éclat de rire est un bon début.
« et Mafdet. Elle m’a déjà initié, si je puis dire... Elle n’est pas tendre, mais au moins elle sait quoi faire pour nous mettre sur la voie... Je pense que je peux lui demander de nous entrainer tous les deux, ou au moins de nous forcer à prendre le contrôle… Qu’est-ce que tu en dis ? Et pourquoi pas les deux ? J’veux dire, Mafdet et Matrim, je peux te présenter à lui aussi et vous gérez ça ensemble. C’est un gentil garçon, même si il a pas ses yeux dans la poche » …

Je le vois hésiter, il est toujours en proie avec ses peurs. Je lui relève le menton.
« Hey, on va affronter ça ensemble, ok ? Je te promets. J’ai confiance en toi. Dis-toi que la seule chose qui peut me blesser venant de toi, c’est de me fuir. Je ne te laisserai pas tomber. Jamais... »

C’est le moment que choisit une mouette ou je ne sais pas trop quel piaf à la con pour me laisser un cadeau liquide et blanc sur l’épaule.
A voir ma tête horripilée et dégoutée, Brian finit en grand éclat de rire.
« Ah ouais ? »

A mes techniques de tortures habituelles, le faisant se gondoler, j’ajoute la menace de me frotter à lui avec le cadeau venu du ciel.. ça se termine en grand bordel, mais avec le cœur plus léger pour nous deux.
« vu la nuit qui tombe, je crois que je vais encore servir de radiateur et couette pour sa majesté Brian. Ça t’ennuie pas de revoir le film « les étoiles filantes » ? Je m’en lasse pas… »

Mes fringues ne tardent pas à sécher. Grâce à l’eau douce dans les réserves du voilier, j’ai pu les nettoyer. Puisque je suis une chaudière ambulante, Brian en profite pour me coller, ce qui ne me déplait pas.

(…)

La nuit se passe agréablement et sensuellement. Nous profitons du lever de soleil pour ramener le voilier à bon port. Il nous reste encore un témoin à interroger, en espérant que ce soit le bon.


© Fiche par Mafdet Mahes



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Brian O'Conner

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MessageSujet: Re: Un ours exhibitionniste   Lun 14 Mar - 17:29


L’ours exhibitionniste


Feat :  Jordan Parrish



Le voilier gîte doucement. Nous avons finalement jeté l’ancre dans une anse tranquille. Ni l’un, ni l’autre n’avons l’envie de retourner sur la terre ferme. Là-bas, c’est nos contraintes qui nous attendent. Le surnaturel qu’il faut cacher, nos pouvoirs qu’il faut dompter. Je ne suis pas un homme peureux et je n’ai jamais eu besoin que l’on me tienne la main. Pourtant, là… J’aime sentir le torse musclé de Jordan dans mon dos, ou ses bras qui me font un collier autour de mes épaules. Je m’appuie sur lui au sens propre comme au sens figuré. Il n’y a que devant lui que je peux baisser ma garde, me mettre à nu. Je n’aime pas lui montrer mes faiblesses, car je me veux fort pour lui et pour nous, mais là je suis perdu.

La masse d’eau qui nous entoure est apaisante. Jordan est encore maladroit sur ce sol en constante mouvance. Cependant, j’espère bien faire de la voile notre paradis à nous deux. Une coque, deux voiles et la mer pour seule témoin. Cela sera notre lieu pour nous ressourcer et emmagasiner l’énergie nécessaire pour bien faire notre métier, l’officiel et le non officiel. Un bateau coute cher, et l’achat de la maison, sa rénovation et son aménagement ont eu raison de mes économies. Toutefois en attendant de pouvoir réaliser ce projet, il nous ait toujours possible d’en louer un, comme Jordan vient de le faire. J’aime son initiative, cela prouve qu’il me connait et surtout me comprend. Sur l’eau, je suis chez moi. A croire que j’ai été un mammifère marin dans une autre vie. Nous sommes près de la côté, les mouettes tournoient autour du mat. Ces grandes mendiantes espèrent que l’on va leur donner à manger. Jordan me berce de paroles rassurantes. Je me dis que j’ai eu une chance exceptionnelle de le rencontrer. Je vois encore ce moment, la première fois que je l’ai vu dans son bureau. J’étais alors bien loin d’imaginer le degré d’intimité que nous allions avoir ensuite.

- Je ne te laisserai pas tomber. Jamais...

Un ploc caractéristique, me fait dire que la balistique et les mouettes font parfois bon ménage. La tête dépitée de Jordan me fait rire à grand éclats. Il menace d’essuyer sa fiente d’oiseau sur moi. Je fuis à l’avant du bateau, profitant de son équilibre précaire sur un bateau pour lui échapper. Mais il a eu le temps de me chatouiller. Dieu qu’il est doué pour me faire oublier ce qui me tracasse. Il m’a parlé de nous faire aider par le chat qui squatte ses genoux au poste de police et aussi par ce mentaliste que je n’ai pas encore vu. Je ne suis pas très rassuré quand il me parle de ce Matrim. Déjà l’idée qu’il pose nu pour lui, me crispe assez. Il y a des choses que je ne souhaite pas partager. La vie de marin vous force à partager votre espace de vie et votre intimité. Je ne suis pas quelqu’un de possessif et matérialise. Pourtant Jordan est l’exception. J’ai mis la main dessus, alors pas touche. Que ce photographe aux yeux baladeurs le voit nu, me dérange.


- Vu la nuit qui tombe, je crois que je vais encore servir de radiateur et couette pour sa majesté Brian. Ça t’ennuie pas de revoir le film « les étoiles filantes » ? Je m’en lasse pas…
- J’aime bien ce programme aussi, surtout si tu le regardes avec moi… et je ne suis pas une majesté !


Le fond d’un bateau n’est pas la couche la plus confortable qu’il soit, mais avec Jordan en radiateur, nous oublions vite la dureté du sol. J’ai ris quand le bateau s’est mis à tanguer dangereusement alors que Jordan s’emballait à me faire mille câlins. Passer la nuit ainsi au grand air avec une simple voile en guise de couverture et les étoiles comme plafond est le meilleur des remèdes pour ce que j’ai.

Au petit matin, nous reprenons la direction de Beacon Hills et du poste de police pour nous changer. L’apiculteur nous avait donné un indice sur un type qui ferait de l’archéologie dans la région et qui aurait également eu des soucis avec des ours. Nous repartons dans la voiture tout terrain de Jordan. Finalement nous avons hâte de finir cette enquête. Jordan s’est enquis auprès du chat… de Mafdet Mahes la druide de Ruby si elle pouvait nous aider. Son miaou m’a paru assez dérangeant. Je ne l’ai vue qu’une seule fois sous sa forme humaine.  J’ai du mal à associer le chat qui squatte le poste de police et cette femme. Toutefois, Jordan et moi avions hâte d’en apprendre plus sur nous-même. L’épisode de la décharge prouve que je suis loin d’être inoffensif quand je perds le contrôle. De même si l’autre qui partage le corps de Jordan me reconnait, il reste indépendant de Jordan lui-même. Nous savons tous deux qu’il pourrait blesser un innocent qui aurait la mauvaise idée de se mettre sur son chemin. C’est donc concentré sur notre mission que nous nous dirigeons vers un coin reculé de la forêt.

Arrivés sur place, nous trouvons une installation sommaire avec une tente et des tables où s’étalent des ossement et des pointes de flèche. De légers bruits nous amènent jusqu’à un site de fouille. Un type brun avec des mitaines creuse le sol avec un pinceau.

- Bonjour, Agent O’Conner et l’adjoint du Shérif Parrish. Nous cherchons à savoir si vous avez eu des problèmes avec un ours.
- Bonjour messieurs. Je n’ai pas de soucis avec les ours. Ils ne sont pas en hibernation en cette période ?
- Je vois… que cherchez-vous ici ?
- Des reliques indiennes.


Jordan continue à questionner l’homme, alors que je vais voir de plus près des traces contre un arbre non loin. Les entailles sont fraiches et très semblable à celles trouvées sur la grange de l’apiculteur. L’homme nous ment, pourquoi ? Je m’approche alors de la tente, mais le gars arrive précipitamment. Arguant que ce n’est pas rangé et qu’il y a des pièces fragiles que nous pourrions casser par inadvertance. Mal à l’aise il se mord les lèvres qui sont pleines de gerçures. Je l’écarte fermement et entre sous la tente. Il y a plein de bric-à-brac, mais un objet attire rapidement mon attention. Il s’agit d’une tondeuse mécanique. Elle a visiblement servi récemment car entre les ciseaux qui présentent des signes d’usures, il reste des touffes de poils et du sang coagulé. Je me retourne vers l’homme en lui montrant la tondeuse. Il secoue la tête disant qu’il ne sait pas ce que cela fait là. Mais son regard ne peut s’empêcher de dévier vers le fond de la tente.

(…)

Sur le trajet du retour l’archéologue n’en finit pas de dire qu’il avait été obligé de tondre cet ours. Je le menace de le bâillonner s’il ne se tait pas un peu. Dans la tente nous avons découverts un sac avec plein de poils d’ours. Nous ne comprenions pas trop l’intérêt. Dans la tente, nous avions trouvé d’autres preuves de braconnage. Nous avions fait les constats d’usage, prélevé quelques échantillons pour le laboratoire. Le type ne risquait pas la prison, mais une belle amande salée.


Défit Jordan terminé. Mots à prononcer : Brun, hibernation, traces, gerçures, mitaines, usures

Fin du RP.


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Un ours exhibitionniste
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