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 A "Deja-vue" Thing

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AuteurMessage
Jansen Avery

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MessageSujet: A "Deja-vue" Thing   Ven 15 Jan - 21:53





Comme un air de déjà vu




Enivrant. Les lumières glissaient sur elle, et la musique, elle semblait vouloir s’installer durablement dans son corps. Elle ne ressentait pas une once de fatigue et pourtant elle était là depuis au moins deux bonnes heures, à danser sans se ménager. La musique était un peu trop forte, et certaines odeurs n’étaient pas franchement des plus sympathiques, mais elle ne se souciait pas de ce genre d’inconvénients.

Depuis quelques temps, elle avait l’impression de réellement vivre. Elle était curieuse de savoir quel était l’homme qui semblait partager son appartement. Ou plutôt, c’était elle qui partageait son appartement avec un mystérieux inconnu. Mais elle avait beau forcer sa mémoire, rien ne lui revenait réellement.

Elle avait fouillé dans l’appartement, et elle était tombé sur des photos de lui, et ça lui avait fait un drôle d’effet. Comme si elle le connaissait, parfaitement, mais qu’elle n’arrivait pas à se souvenir précisément pourquoi et dans quelles circonstances elle l’avait connu.

Elle savait cependant qu’elle avait un lien fort avec lui, et qu’elle partageait un secret, une chose étrange, même à l’aulne des critères de son peuple. Ses sœurs… Elle savait ce qu’elle était, et qu’elle n’était pas seule, mais aussi qu’elle avait fui, très loin de sa Sylve. Surement devait-elle être recherchée… Ou alors elle était solitaire de nature… Elle se sentait à part. Peut-être était-ce ça…

Elle avait mis quelques vents à des danseurs un peu trop enivrés et un peu trop entreprenant, et sa longue chevelure cuivrée, légèrement humide de sueur dégageait une odeur enivrante de fleurs fraichement coupées, sur une base plus boisée.

Mais déjà, elle était lasse. La musique s’enchainait sans surprise, sans art… Elle alla se refaire une beauté dans les toilettes, non sans froncer les sourcils en remarquant qu’un type particulièrement imbibé ne la quittait pas des yeux. Manquait plus que ça. Elle allait devoir faire les filles de l’air pour ne pas avoir à subir les assauts de ce gros lourdingue… Enfin. Mieux valait pour lui qu’elle se contente de fuir sans demander son reste. Avec un gros soupir, elle pesta de nouveau sur les humains…

Retournant dans la foule, elle fut rassurée de ne plus le voir. De toutes façons, il était temps de changer d’endroit. Celui-ci était trop prévisible. Après avoir récupéré son pull un peu trop large, et remis sa chevelure opulente par-dessus le col, elle accueillit avec bonheur le petit vent frais que lui envoyait la nuit, depuis longtemps son allié, elle le sentait.
Elle le sentit arriver avant même qu’il mette sa sale patte sur elle. Se retournant prestement, mais ne voulant pas se battre, elle planta son regard dans celui de l’homme.

-lâchez moi ! Vous ne m’intéressez pas !

Mais le type n’avait visiblement pas pris que de l’alcool. Et, bien sûr, elle était déjà trop loin de l’entrée de la boite pour bénéficier de l’aide du vigil, mais pas assez pour lui mettre une bonne raclée en toute discrétion. La faune à cette heure tardive n’était pas forcément très courageuse, et plusieurs passants se hâtèrent de détourner les yeux pour ne pas avoir à se mêler d’un possible problème.

Profitant d’un instant d’inattention, elle se libera avec une torsion du poignet et se mit à courir… Le type était trop apathique pour la suivre, et elle n’eut donc pas à courir comme elle savait le faire, comme une humaine ordinaire ne pouvait le faire. Elle partit en petite foulée, souriant. Plus de peur que de mal
Mais, sur son chemin, elle entendit crier

« au voleur ! Au secours ! »


Fronçant les sourcils, elle vit une silhouette courir, et une vieille dame essoufflée lui quémander son aide.

« et merde.. C’est bien parce que c’est un jour avec… » lui dit-elle, avant de piquer un sprint vers le type, qui était visiblement bien plus en forme que le premier. Curieusement, elle avait l’impression de connaitre cet endroit… Plus elle courait, et plus elle avait comme un sentiment de « déjà vu » … Quand elle entendit une voix masculine derrière elle lui sommer de s’arrêter, elle comprit tout de suite la méprise. Pour une fois qu’elle voulait aider quelqu’un !

Hors de question de perdre du temps, et, de plus, elle était comme hypnotisée par ce parcours qu’elle semblait connaitre, sans se rappeler comment. Elle était comme happée par les détails. Au prochain croisement, à droite, puis ces poubelles, là, et, au bout. Oh non ! Au bout, une palissade !


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Brian O'Conner

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MessageSujet: Re: A "Deja-vue" Thing   Lun 18 Jan - 21:32


Comme un air
de déjà vu


Feat : Jansen Avery



Jordan est de garde ce soir. Il essaye autant que possible de faire coïncider nos horaires de travail, cependant avec ses fonctions d’adjoint, sa présence physique au poste de police est souvent réclamée. Je suis passé à l’asiatique qui n’est pas très loin du poste de police pour y acheter notre repas. Après mon service, je suis allé directement à la salle de sport. J’avais l’espoir d’y croiser Jansen, mais depuis l’incident de la forêt, nous ne nous sommes pas revus. Je sens notre « connexion » mais celle-ci est diffuse. Je mets cela sur le fait que je ne suis pas familier avec ce type de lien. Je me souviens de la sensation extrêmement surprenante quand je m’étais fondu dans le collectif végétal avec lui. Lâcher mon individualité pour rejoindre un… je n’ai pas de mot pour décrire cela, simplement que c’était un peu effrayant, mais aussi grisant d’être partout à la fois. Mes SMS restent sans réponse, et avec la réaction de Jordan, je ne sais pas vraiment quoi faire. Jansen n’est pas son… concurrent. Mais je comprends que ma proximité avec le jeune danseur agresse l’unité de notre couple. J’ai bien remarqué que depuis « l’évènement », Jordan se fait plus présent, plus possessif. Il ne rate pas une occasion de me rappeler que je suis important à ses yeux, ou que je lui plais vraiment beaucoup. Il m’entoure de son amour et inconsciemment éloigne de moi tout ce qui pourrait être un obstacle entre nous.

Parfois il s’excuse, ayant peur de m’étouffer. C’est vrai que j’ai toujours eu besoin d’espace et d’autonomie. Je suis un gars de terrain. Cependant, savoir que quelqu’un pense à moi pratiquement non-stop, est quelque chose que je n’échangerai contre aucune autre liberté, car c’est bien le première de ma vie que cela m’arrive. Les chaines invisibles dont Jordan m’entoure, me conviennent. Certes, cela complique ma vie vis-à-vis de Jansen qui s’obstine à faire le mort. En temps normal, j’aurais agi à ma manière habituelle, bourrin et serais aller frapper à sa porte pour voir comment il allait et le rassurer sur notre fraternité. Mais, je sais que de un, Jordan aurait senti l’odeur de Jansen sur moi et que de deux, ce lien inexplicable avec Jansen me dit que je ne le trouverais pas. Je ne sais pas comment concilier ma relation avec l’homme que j’aime et ce frère qui m’est subitement donné. Les deux sont importants à mes yeux. Mon amour pour chacun réel, si semblable et aussi si différent. Le mélange ne fait pas bon ménage avec la jalousie légitime de Jordan.

C’est en soupirant un peu que je salue le planton de garde. Je suis en civil, le poste de police est calme en ce début de soirée. Je passe donc du côté des bureaux où l’activité est réduite à son minimum. Jordan m’a senti ou entendu arriver, car dès que je passe l’encadrement de la porte de son bureau, il me regarde en souriant. Je lève le sachet qui contient notre repas. Par jeu, il tente de deviner ce que j’ai pris. Il s’en sort bien. Nous avons remarqué que son odorat est sensible, un peu comme celui des garous.

- C’est l’heure de la pause, sac à puce !

Pour une fois, Jordan reste silencieux, mais contourne son bureau pour venir me serrer contre lui. Les stores sont baissés et la porte fermée. Alors je me laisse aller à son étreinte, ses mains baladeuses et ses lèvres qui cherchent les miennes. Puis, doucement, je m’écarte, brisant la bulle dans laquelle nous étions. Je sais qu’il aime mon regard clair, alors je le regarde comme s’il était l’unique être existant sur terre.

(…)

J’ai distrait Jordan une bonne demi-heure de sa tâche. En sortant, je lève le nez au ciel. Les lumières de la ville masquent un peu les étoiles, mais je devine que le ciel est clair et dégagé. Je suis venu de la maison à pied. J’aime l’idée de marcher. Je ne suis pas pressé de rentrer, je flâne donc sur le chemin de la maison et fais un détour par les rues plus animées.

-  Au voleur ! Au secours !


Ce cri retentit à cent mètres devant moi. Une vieille dame tend le bras vers une silhouette qui s’enfuit dans une ruelle. Je vais pour m’élancer, puis vois une jeune femme auprès de laquelle la vieille dame semble visiblement demander de l’aide.

- Janice !


Mais elle s’est déjà élancée à la suite du fuyard. Je pousse donc sur mes jambes et pique un sprint pour ne pas me faire distancer. Quand j’arrive à l’angle de la ruelle où elle s’est engagée, je n’ai que le temps d’apercevoir sa fine silhouette bifurquer.

- Janice !

Elle a trop d’avance, et le voleur présumé de vieille dame encore plus. J’enclenche le turbo, mes yeux s’illuminent doucement et mes semelles sont heurtées par des impacts d’air, allongeant mes foulées et augmentant ainsi ma vitesse. Je reste toujours plus lent que Jordan lors de nos footings matinaux, toutefois je maîtrise de mieux en mieux mes capacités avec un impact minimal sur les maux de tête qui en résultent. Tout en grignotant du terrain, je reconnais le quartier. La configuration des lieux fait que le fuyard va avoir tendance à se diriger vers une voie privilégiée que je sais mener à une impasse.

La jeune femme m’a entendu, mais continue à courir. Devant elle j’aperçois une silhouette furtive qui disparaît pile en direction de la palissade. J’arrive enfin à la hauteur de la jeune femme, celle-ci a légèrement ralenti, décontenancée.

- Janice, ça va ?

Elle me regarde sans comprendre. Son visage m’est familier. Normal puisque je l’ai déjà arrêtée dans cette même ruelle pour vol à l’étalage. Mais il y a quelque chose de plus. Je ne comprends pas pourquoi, ni comment, mais je me sens proche d’elle. Cependant, je n’ai pas le temps de m’attarder sur mes sensations, ni sur mes interrogations de sa disparition de la cellule où je l’avais enfermée. Le fuyard a réussi à grimper sur la palissade, je le vois disparaître de l’autre côté.

- Merde ! Police arrêtez- vous !

Je crie, mais peine perdue, nous entendons les pas du voleur qui s’éloigne. Je fais une moue, puis m’élance. Mon bond est assez hors norme pour un simple humain et je me retrouve au sommet de la palissade. Quand je me laisse glisser de l’autre côté, j’entends un impact sur le bois qui la constitue. La tête de Janice apparaît au-dessus de moi, pas le temps de discuter quand elle atterrit souplement à mes côtés. Nous nous élançons de concert. Sa foulée est souple et régulière. C’est vraiment une bonne sportive, car je tiens le rythme que grâce à mes capacités. Le fuyard apparaît de nouveau à notre regard. Je ne sais pas quelles raisons objectives font que je ne prends pas soin de masquer mes capacités. « Nonos en mode bourrin » dirait Jordan, mais ce lien étrange que je sens avec Janice m’ôte toute prudence. Je lève la main pour visualiser la zone d’impact, et le voleur se prend un mur de vent qui le renverse. La suite est comme à l’entrainement. Je lui arrive dessus, lui colle un genou au creux des reins et lui ramène un bras dans le dos.

- Lâchez-moi, je n’ai rien fait ! Je vais appeler la police !
- Je suis policier ! Et si vous n’avez rien fait, pourquoi ce sac à main qui ne semble pas à vous, est en votre possession ?
- Je veux un avocat !


Je ne suis pas en service, je ne peux donc pas l’arrêter et l’emmener au poste. Alors j’appelle le poste et demande à ce que l’on m’envoie la patrouille. Je redresse le type, et le maintiens plaqué contre le mur, les jambes écartées.

- Janice, peux-tu s’il te plait ramasser le sac ?

La jeune femme, interdite, me regarde de manière méfiante, mais s’exécute.

- Brian O’Conner, tu te souviens ? Nous nous sommes croisés il y a quelques semaines pour… enfin un… Je… Tu vas bien ?

Je l’avais coffrée pour vol, et pourtant là elle m’a suivi pour m’aider à attraper ce gars. Mon instinct, ou je ne sais quoi d'autre, me la rend bien plus familière que notre brève rencontre aurait pu laisser. Je ne souhaite pas l’embarrasser devant le type que je tiens d’une main ferme. J’entends la sirène de mes collègues. Nous allons être vite débarrassés de ce voleur du dimanche.

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Jansen Avery

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MessageSujet: Re: A "Deja-vue" Thing   Mar 26 Jan - 17:46





Comme un air de déjà vu




(même message que pour Alessandro : mes plus plates excuses pour le retard dans mes réponses. Par contre, je ne peux être la chose que d’une personne, et puis tu as jordan… Sorry, mon frère)
Il parait que tout le monde est amené, humain comme surnaturels, à faire et refaire les mêmes erreurs. Tout au long de cette course, Janice avait eu l’impression de l’avoir déjà vécu. D’être déjà passé par ici, de s’être déjà cogné contre ce trottoir un peu plus haut, d’avoir déjà pris appuis sur cette poubelle de rue pour sauter un peu plus loin… Elle se sent tellement enragée de ne pas se rappeler de sa vie, mis à part ce fait certain : elle n’est pas maitresse de son destin, ni même de son propre corps. Elle finit toujours, tôt ou tard, pas sombrer dans le grand sommeil, pour une période indéterminée, et quand elle se réveille, comme une nouvelle fleur au matin, elle ne peut que recommencer à vivre, pour une heure, un jour, quelques semaines tout au plus… Cela ne peut plus durer, il lui faut trouver un moyen. Mais comment faire alors qu’elle ne sait même plus, au moment de l’éclosion, qu’elle va se reposer ces questions quelques heures plus tard ?

Est-elle maudite ? A-t-elle fait des choses mauvaises pour mériter ça ? Mauvaises pour qui ? Les humains ? Ses sœurs, dont elle ne sent même plus une quelconque connexion ? Les dryades n’ont pas besoin de se rappeler, il y a la conscience collective. Si seulement elle se souvenait d’où elle vient, elle pourrait tout retrouver en se plongeant dans sa sylve originelle. Ici, elle a déjà essayé, aujourd’hui comme à chaque fois, de sentir une telle connexion. Mais la forêt a beau être puissante, un arbre en particulier, elle n’est pas SA forêt. Tout au plus a-t-elle pu apercevoir des images troublantes, d’un homme ours, et d’un humain au grand savoir, ainsi que d’elle-même, en vue subjective, en train de combattre une abomination. Si elle retrouvait l’ours et l’humain, peut être pourraient-ils l’aider ?

L’homme qui l’a appelé la perturbe, comme un effort trop grand à faire pour se rappeler qui il est, comme une douleur qu’on ne veut pas retrouver. Alors elle court, ça elle sait le faire, elle est très douée pour courir. Vers les ennuis. Loin de l’aide..

- Janice, ça va ?

Il connait son prénom. Qui est-il ? Déconcertée, la jeune femme le regarde de ses yeux verts en amandes. Douleur. Dans le cœur. Joie. Dans le cœur. Le siege de tout le reste. Elle veut parler, mais n’y arrive pas. Comment un humain peut –il la perturber ainsi. Non. Pas un humain. SYLPHE ! Elle le connait, n’est-ce pas ? Elle l’a appelé sylphe, dans une autre vie… Elle l’associe à un parfum de rose, sans comprendre pour quoi. Elle n’en a pas le temps… Mais elle sent une profonde connexion avec lui..

- Merde ! Police arrêtez- vous !

Se retournant vivement, elle voit sa proie réussir à grimper et s’enfuir. Hors de question ! Et pourquoi est-ce si important de toutes façons ? Elle n’a jamais été une justicière... Si ? Peut-être que si. Une justicière cleptomane… Mais qui était-elle pour se juger de la sorte ?

Le sylphe bondit, utilisant une affinité avec le vent. Elle trouve ça beau. Elle le trouve beau. Elle saute à son tour, et atterrit souplement de l’autre côté, caressant doucement de sa main la palissade pour lui dire merci. Elle ôte ses chaussures et s’élance à nouveau, aux côtés du sylphe. Elle sourit à pleines dents, de cette joie sauvage partagée. Ils poursuivent une proie, ils sont libres, et leur cible n’a aucune chance. Peu importe les raisons, elle est heureuse, sa chevelure cuivrée offerte au vent.

Finalement, c’est le jeune sylphe qui arrive à le maitriser, grâce à son affinité avec l’air.
- Lâchez-moi, je n’ai rien fait ! Je vais appeler la police !
- Je suis policier ! Et si vous n’avez rien fait, pourquoi ce sac à main qui ne semble pas à vous, est en votre possession ?
- Je veux un avocat !


Il passe un coup de fil, sans doute auprès de ses collègues, mais elle n’entend rien, car elle le regarde. Vraiment. Ce visage, ces yeux, elle le connait. Saleté de mémoire.
- Janice, peux-tu s’il te plait ramasser le sac ?
Elle ne sait pas si elle peut lui faire confiance, mais elle a envie de lui faire confiance. Elle ne marche qu’à l’instinct, et celui-ci ne lui hurle pas des mots rouges, des mots de fuite. Alors elle fait ce qu’il lui demande, attendant une ouverture, quelque chose qui puisse la renseigner sur lui.

- Brian O’Conner, tu te souviens ? Nous nous sommes croisés il y a quelques semaines pour… enfin un… Je… Tu vas bien ?


Va-t-elle bien ? Elle n’en sait foutrement rien !
-je ne sais pas. Je te connais, mais je ne sais pas comment… Je ne me rappelle de rien… De rien… Dis-moi comment tu me connais, s’il te plait..

Instinctivement elle a posé sa main sur la sienne, cherchant un contact rassurant. Elle est tombé sur une personne qui dit la connaitre, tout espoir n’est pas perdu...

Au moment où elle pose sa main, elle est envahi par un amour sans concession, un amour qu’elle ne peut que comprendre avec effroi : elle a partagé son sang avec lui ! Plus que ça, elle a partagé une partie de ce qu’elle est ! Comment est-ce possible ? Une série d’images violentes l’assaillent. Ils sont nus, tous les deux, et elle le porte dans ses bras, des lianes, des ronces les enserrant. A la fois ennemies et amies, les ronces semblent plier à sa volonté, s’excusent, gorgées du sang du jeune Brian. Qu’a-t-elle fait ? Un blasphème pour son peuple, elle le sait. Les dryades se mêlent aux humains pour enfanter, pour survivre, parfois elles leur donne de l’affection, mais jamais, JAMAIS, elles ne partagent leur essence avec eux… Blasphème ! Anathème ! Elle ne pourrait plus jamais retrouver sa sylve, à présent, quel que soit sa hiérarchie parmi ses sœurs dont elle ne se souvient pas… Des larmes amères coulent sur sa joue, et pourtant elle n’en veut pas à Brian. Elle l’aime, inconditionnellement, comme une sœur aime son frère… Et elle se rend compte avec effroi de ce que cela implique. Rares sont celles capables d’un tel exploit. Cela signifie qu’elle a le sang pur, mais elle le sentait déjà profondément, mais aussi qu’elle est lié à un des arbres-pères originels, ce qui est encore plus rare. Son absence doit être une blessure mortelle pour son peuple… Et jamais elle ne serait pardonnée, car elle s’est enfuie de son plein gré, de cela elle est sûre, même si elle ne se souvient pas des raisons.

-Je suis là, tu es là.
Lui dit-elle, la main sur son cœur, et l’autre sur le sien. Perturbée par cette révélation, bouleversée, elle se laisse aller à sa nature, sans pour autant se transformer. Les yeux bleus la scrutent, et elle aime le savoir proche. Elle ferait tout pour lui, sans savoir pourquoi. Elle tuerait pour lui. Oh oui.. Elle tuerait pour lui.

Les mots sortent, entremêlés de sylve, car elle veut qu’il comprenne son amour. Il n’y a pas d’équivalent en langage humain, mais elle lui parle de sa protection, de son lien fort, elle lui quémande des miettes d’amour, des tombereaux de pardons. Elle l’enserre dans ses bras, mais ses bras n’existent pas, ils sont juste des mots, résonnant, musicaux, anciens. Elle l’appelle son frère, et elle croit bien qu’il comprend. Blasphème !

« Qu’est-ce que tu racontes, la folle ? ».

Leur proie a osé l’interrompre. Janice réagit rapidement. Ses ongles semblent pousser, et sa main, rapide comme le vent couchant les herbes de la forêt, s’apprête à laisser une trace indélébile dans la chair de l’homme, et peut être même lui laissant un seul œil pour pleurer son intervention. Mais Brian arrive à l’interrompre, d’une rafale de vent, rapide, elle aussi.

Clignant des yeux, elle laisse ses ongles reprendre leur aspect naturel, toisant l’homme, terrorisé, sous des cils soyeux et un regard implacable. Elle se relève, attendant que les « renforts » arrivent, décidée à ne pas lâcher d’une semelle son frère qu’elle vient de découvrir.

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MessageSujet: Re: A "Deja-vue" Thing   Jeu 28 Jan - 22:33

Tu es pardonné la brindille.


Déjà vu


Feat :  Jansen / Janice Avery



- Je ne sais pas. Je te connais, mais je ne sais pas comment… Je ne me rappelle de rien… De rien… Dis-moi comment tu me connais, s’il te plait..
- Je…


Sa main qu’elle pose sur la mienne fait surgir un lien profond et indéniable. Je suis dérouté par ce que je ressens. Si la sensation m’est familière, elle m’effraye car ce lien puissant, je ne l’ai qu’avec Jansen. Et bien que mon inquiétude et ma sollicitude envers Janice, je ne suis pas prêt à partager mon intimité avec elle.

- Je suis là, tu es là.

Elle aussi a perçu notre connexion et en est étonnée voir même choquée. Mon instinct me dit de me fermer et de rejeter cette connexion, mais mon cour ne le peut pas. Devenir le frère de sang de Jansen, m’a-t-il fait devenir le frère de ses sœurs également ? Quand on sait tout le mal qu’elles lui veulent… pour rien au monde je ne partagerai un lien pareil avec l’une d’elles. Pourtant, cette connexion qui se passe à l’instant présent me dit que je n’ai rien à craindre d’elle. Et au contraire, j’ai envie de me faire encore plus protecteur.

- Qu’est-ce que tu racontes, la folle ?

Mon prévenu la ramène à mauvais escient. La réaction de Janice est immédiate. Et sans notre contact psychique, je n’aurais pas pu contrer son geste.

« Non Janice. Il ne faut pas. Mes collègues vont s’en occuper… légalement ».

Je n’ai prononcé aucun mot, ni les ai même pensé de manière construite. J’utilise le langage de la sylve de manière bien maladroite, mais suffisamment correctement pour me faire comprendre. Au regard décidé de Janice, je sais qu’elle ne va pas me lâcher.

- Tu fais des heures sup O’Conner ?
- Que veux-tu, sans moi cette ville s’écroulerait sous le crime !


Après les taquineries d’usage, les deux agents de patrouille embarquent le voleur non sans lui avoir lu ses droits et rendu le bien volé à la vieille dame qui nous remercie chaleureusement Janice et moi pour notre action louable.

- Je t’invite à la maison boire un thé, ou grignoter quelque chose si tu as faim ? En tout bien toute honneur, ok ! J’ai une jolie roseraie qui devrait te plaire… quoi que ce soit un peu tard pour admirer les fleurs.

Puis je repense aux capacités un peu guerrières de mes jolies roses. Je ne suis pas certain de leur réaction face à Janice. J’ai encore bien du mal avec ses végétaux à conscience. J’espère qu’elles vont se tenir tranquille. Les gens ont habituellement un chien ou un chat en animal de compagnie, voir d’autres petits animaux… Moi, j’ai des roses… Et mon expérience me fait dire qu’il est préférable de ne pas contrarier ses dames, bien que l’attribution d’un genre dans leur cas, soit un non-sens.  La jeune femme accepte de me suivre.  Alors que nous marchons côte à côte, je l’observe à la dérobée. Elle est jolie et a cette aura sauvage qu’a Jansen.

- Janice, tu sais que ce n’est pas prudent de suivre un homme jusqu’à chez lui ?

Je me rends compte de l’énormité que je sors au moment où je le dit. Bravo Brian, toujours aussi doué en communication…

- Ce n’est pas que je vais te… enfin tu comprends ? C’est la… Enfin, j’espère que c’est une exception liée à ce lien. Hein ?

Elle me regarde, l’air grave. Sans qu’elle les prononce, je devine toutes ses questions. Je suis inquiet pour elle, car Janice a dit savoir que l’on se connaissait, mais ne pas se souvenir de comment. Avec la vie qu’elle semble mener un peu bohème, je pourrais la croire en prise avec des drogues plus ou moins douces. Mais je sais que les substances chimiques ont un effet désastreux sur les dryades. Ce ne peut en être la cause.

- Voilà, c’est ici que j’habite… avec mon compagnon. Mais il travaille tard ce soir.

Le fait que je sois avec quelqu'un et en plus que cette personne est un homme pouvait la rassurer sur mes intentions. Bien que notre lien rende tout mensonge impossible du moins pour moi qui ne suis pas un vrai drus.

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Jansen Avery

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MessageSujet: Re: A "Deja-vue" Thing   Sam 6 Fév - 14:16





Comme un air de déjà vu



Le type ne saura jamais à quoi il a échappé, mais il comprend, sans doute instinctivement, que ça n’aurait pas du tout été agréable…

Reste qu’elle a un problème, et de taille, sur les bras. Ce lien qu’elle ressent pour le jeune policier ne peut pas tromper. Elle devrait en être dégouté, mais ce n’est pas le cas. Jamais, de mémoire de sylve, une dryade n’avait mêlé son sang à un humain. En même temps, pouvait-elle se fier à sa mémoire ? Et si elle se trompait sur toute la ligne ?

« Non Janice. Il ne faut pas. Mes collègues vont s’en occuper… légalement ».

Nul doute à présent, il a senti son attaque avant même qu’elle ne la porte. Ce lien existe bel et bien, et, pour lui, elle consent à obéir. De plus, réalise-t-elle, il a utilisé le langage sylvestre, bien que d’une façon brute. Elle ressent une étrange chaleur à présent, comme si elle venait de réaliser qu’elle était seule jusqu’aujourd’hui, mais que ce n’était plus le cas. Elle a envie de lui parler, de le protéger, d’être protégée par lui… Elle l’observe, sans gêne, avec curiosité, fascination, presque.
Elle ne peut plus s’enfuir à présent. Il l’a capturé, sans violence, sans même qu’elle ne lui en veuille.
Lorsque les collègues de Brian arrivent, elle les écoute d’une oreille distraite. Il semble être apprécié de ceux-ci et elle se surprend à sourire lorsqu’elle les entends le taquiner. Le voleur de bas étage est prestement mené au poste par les policiers en faction, et la vieille dame les remercie vivement après avoir récupéré son sac.

La jeune rouquine lui sourit, mais elle a hâte de se retrouver seule avec Brian. Il y a des choses à éclaircir.
- Je t’invite à la maison boire un thé, ou grignoter quelque chose si tu as faim ? En tout bien toute honneur, ok ! J’ai une jolie roseraie qui devrait te plaire… quoi que ce soit un peu tard pour admirer les fleurs.

Penchant la tête de côté, dans une attitude presque féline, elle lui répond rapidement.
-avec plaisir. Une roseraie ? Une vraie ? Cela fait longtemps que je n’en ai pas vu. Je ne m’attendais pas à en trouver en ville, et encore moi chez quelqu’un comme toi. Oh. Je ne voulais pas. C’est juste... Un policier, et... Pardon.

Étrangement, elle se sent bien, à marcher à côté du jeune Sylphe. Tiens, pourquoi pense -t-elle à lui comme ça ? Comme si elle s’était déjà fait cette réflexion ?

- Janice, tu sais que ce n’est pas prudent de suivre un homme jusqu’à chez lui ?
Se retournant vers lui, elle lui répond dans un presque rire.

-je ne te suis pas, je marche à tes côtés… Je ne crains donc rien.

- Ce n’est pas que je vais te… enfin tu comprends ? C’est la… Enfin, j’espère que c’est une exception liée à ce lien. Hein ?

-c’est une exception, oui. J’ai plutôt tendance à fuir. Mais je sais me défendre, si besoin. Je crois.

Des images violentes lui viennent alors en tête. Des images floues, mais qui ne laissent aucun doute : elle se bat, déchainée, contre des adversaires aguéris, et elle n’utilise pas que ses griffes ou ses capacités sur les plantes. Elle porte une arme, mais alors qu’elle essaie de se souvenir de cette arme, elle manque s’évanouir tant le mal de tête est violent. Rassurant Brian d’un regard, elle finit par arriver devant chez lui.

- Voilà, c’est ici que j’habite… avec mon compagnon. Mais il travaille tard ce soir.
Ses yeux pétillants se posent sur Brian, et son sourire plein de fossettes le font rougir.

-ohhh Un homme amoureux ! J’aime tellement voir ça. J’espère que je pourrai rencontrer ton compagnon ? Je l’aime déjà !

Mais, à ce moment-là, elle sent comme un appel. Les roses ! Presque hypnotisée, elle se voit avancer, ses jambes devançant ses pensées, vers la roseraie. Elles l’appellent, la cajole, lui parlent, elles ont hâte de la voir, la sentir, l’effleurer, la piquer… Presque en larme, Janice se laisse tomber devant les roses, qui immédiatement l’entourent, donnant presque l’impression que ce sont des petits animaux la reniflant.

-Comment est-ce po… Aie !

Une rose venait de la piquer, pour communiquer plus facilement. Elle se rend compte de leur évolution. Une évolution qui perdure, alors que le pouvoir d’une dryade à sang pur n’agit que le temps que ses pensées accordent aux roses. La terre !

-d’où vient cette terre ! Elle est si puissante ! Cela ne se peut ! Brian ? D’où vient cette terre, le pouvoir qu’elle renferme est.. C’est… ça ne pouvait pas être destiné à ça ? C’est le pouvoir d’un arbre père primordial ! Avec cette terre, on pourrait reformer une sylve, en quelques décennies… C’est… Je ne sais pas quoi faire de cette information

Tout s’embrouillait dans sa tête. Comment une personne comme Brian avait-elle pu mettre la main sur une terre aussi précieuse. Associée a la graine primordiale d’un arbre-père, elle pourrait engendrer une nouvelle sylve. Ses sœurs, ou qu’elles soient, tueraient pour récupérer cette terre. Elle était ce qu’il y avait de plus précieux dans son monde. Et elle servait de terreau à des roses, dans le jardin d’un humain ! Pourquoi ? Il devait y avoir une raison…

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MessageSujet: Re: A "Deja-vue" Thing   Lun 8 Fév - 21:05


Comme un air de
déjà vu


Feat :  Janice



Janice est surprise d’apprendre que je posséde un jardin. Je ne lui en veux pas, car il n’est pas de mon fait, mais celui de l’ancienne propriétaire qui était amoureuse des fleurs et plus particulièrement des roses. Je me souviens encore de l’attitude de Jansen quand il avait vu la roseraie pour la première fois. Il s’était extasié sur les différentes variétés de rose que j’avais et s’était attristé de l’invasion de pucerons et d’oïdium. Maintenant, le jardin était en pleine forme… un peu trop d’ailleurs.

A mes conseils de prudence, la jeune femme me répond assez légèrement. Elle semble penser qu’elle peut gérer n’importe quelle situation. Elle est de la même nature de Jansen, pourtant elle me semble bien plus fragile que mon frère de sang.

- Ohhh Un homme amoureux ! J’aime tellement voir ça. J’espère que je pourrai rencontrer ton compagnon ? Je l’aime déjà !
- Il devrait t’apprécier en retour.


Je rougis un peu à son exclamation, et je ne suis pas certain de la réaction de Jordan. Déjà avec ce qui s’est passé avec Jansen, il avait réagi violemment, ramener une nouvelle dryade à la maison... Janice est une belle femme, mais l’attraction que j’ai pour elle est de nature fraternelle et protectrice. Je mets cela sur le compte du sang de Jansen qui coule dans mes veines, amalgamé au mien. Ce lien si déroutant au début, me manque alors que Jansen semble s’être éloigné je ne sais où.

Le jardin a le même effet sur Janice que sur Jansen. C’est avec un sourire amusé que je la regarde presque s’envoler pour aller caresser ces épineuses. La réaction de mes fleurs ne se fait pas attendre et les voilà qui s’emballent et piquent même la peau délicate de Janice.

- Comment est-ce po… Aïe !
- Suffit les filles ! Il faut vraiment que je vous apprenne les bonnes manières.


Je ne sais pas si elles m’écoutent. Jansen a l’habitude de leur parler, alors je fais de même. Mais je crains avoir moins d’autorité sur ces belles colorées que le drus. Mais alors que je m’inquiète que les roses ne blessent pas trop Janice, celle-ci semble s’affoler et paniquer de manière soudaine.

- D’où vient cette terre ! Elle est si puissante ! Cela ne se peut ! Brian ? D’où vient cette terre, le pouvoir qu’elle renferme est.. C’est… ça ne pouvait pas être destiné à ça ? C’est le pouvoir d’un arbre père primordial ! Avec cette terre, on pourrait reformer une sylve, en quelques décennies… C’est… Je ne sais pas quoi faire de cette information
- Janice…


Je m’accroupis à ses côtés. Délicatement, je retire les importunes qui finalement me laissent faire, pour dégager la jeune femme de leur cocon végétal.

- C’est Jansen qui  l’a amené je crois. Il est… comme toi, un drus. Le jardin était malade. Une attaque fongique et parasitaire. Je ne sais pas ce qu’il a fait, mais un jour un chien m’a attaqué… les roses m’ont défendu.

Lui prenant délicatement la main, je l’incite à se relever.

- Viens à l’intérieur et je t’explique mon histoire.

Mes mots sont doux et chaleureux. J’appuie mon propos avec ce langage si particulier de la sylve que je maîtrise mal. Je crois entendre les roses se moquer gentiment.

- Chut vous autres !

J’ai pris une grosse voix, mais les roses savent que ma colère est feinte. Janice qui malgré le choc de ce qu’elle découvre, rit de ma relation maladroite avec mes roses.

- Elles ne sont pas très sages… pas du tout !

Une fois à l’intérieur, je lui propose de s’installer dans le canapé du salon, mais la jeune femme ne tient pas en place et regarde mon intérieur comme si elle devait absolument tout mémoriser. Je file à la cuisine préparer un thé. Je trouve un paquet de biscuit qui a résisté à l’appétit de Jordan, et reviens au salon avec ma collation. Janice me regarde avec un air interrogateur.

- J’étais marin avant… Le bleu me rappelle la mer… ça me manque parfois.

Nous prenons le temps de nous installer et de boire une gorgée de thé. Je ne sais pas si c’est une bonne chose, car je sais que les sœurs de Jansen en ont après lui et pas pour de bonnes choses. Cependant, je me sens en confiance avec Janice. Sans savoir pourquoi, j’ai le sentiment que je peux lui faire confiance. Alors je lui explique ma première rencontre avec mon frère de sang. Le fait que je l’ai trouvé dans la cellule où j’avais enfermé Janice et la suite. Au fur et à mesure que je parle, l’évidence s’impose... Cette substitution dans la cellule… Alors je lui parle plus librement. Le lien qui s’est établi avec Jansen, ce lien que j’ai rejeté car trop intrusif pour l’humain que je suis. Le courroux des plantes qui a suivi, leur attaque dans la forêt qui a failli me tuer, le sacrifice de Jansen et ce lien qui est devenu plus fort et vraisemblablement pérenne.

Je vois tout un tas d’émotion traverser le visage de Janice. Elle est visiblement bouleversée.

- C’est un homme bien. C’est mon frère de sang. Il a, enfin… tu as… disparu après la réaction violente de Jordan quand il nous a trouvé dans la forêt en complète symbiose. Je m’inquiétais pour toi. Tu ne te souviens vraiment de rien ?



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MessageSujet: Re: A "Deja-vue" Thing   Lun 15 Fév - 13:55





Comme un air de déjà vu



A terre, choquée, presque terrassée au vu de l’ampleur de ce qu’impliquait une telle découverte, Janice tentait de trouver une logique, une raison à tout ça… Elle venait de demander à Brian d’où venait cette terre, et ce dernier avait l’air interdit devant une réaction aussi vive de la part de la jeune Dryade.

-Janice…

Elle le voit s’accroupir auprès d’elle, et elle sait, instinctivement, qu’elle peut lui faire confiance, et même, remettre sa vie entre ses mains. Elle sait aussi qu’elle se compromettrait pour lui si nécessaire. Il est si proche, si étrangement proche... Elle n’arrive pas à déterminer d’où lui vient cette certitude, mais elle compte bien creuser la question. L’urgence, cependant, est de se remettre, et de comprendre comment une terre primordiale a pu atterrir dans le jardin d’un policier aux yeux bleus.

Même ses gestes, lorsqu’il écarte les roses, sont si familiers. Il a une parcelle de sang de sylve en lui, ce qui ne peut pas être un hasard. Une de ses sœurs, dont elle ignore l’identité, aurait-elle fait suffisamment confiance dans cet humain pour lui transmettre son sang ? Allant jusqu’à braver l’interdit ? Sa mémoire collective, elle, est bien fonctionnelle. Elle connait les lois… Et c’est une grave infraction.

- C’est Jansen qui l’a amené je crois. Il est… comme toi, un drus. Le jardin était malade. Une attaque fongique et parasitaire. Je ne sais pas ce qu’il a fait, mais un jour un chien m’a attaqué… les roses m’ont défendu.

Le choc faillis la tétaniser. Un Drus ? Ce peut-il qu’un Drus soit dans les environs ? Leur naissance est si rare !

-Un drus ? Tu connais un Drus ? Mais.. Comment se fait-il que tu connaisses un Drus ? Il devrait être chez lui, il ne devrait même pas se mêler aux humains… C’est… comme un prince, chez nous. Un Drus ne peut pas être seul…

Et ce qu’il venait de lui révéler lui confirmait deux choses : la nature de cette terre, et le fait qu’un sang pur ait agit sur les roses…

Se laissant guider vers l’intérieur, étrangement confiante et calme avec le jeune policier, elle l’entend s’exprimer, maladroitement, avec les roses, et arrive même à rire à sa plaisanterie… Et pourtant, son cœur bat la chamade. Elle est abasourdie de ces informations.

Janice remue dans sa tête ce qu’elle vient d’apprendre. Elle parcoure rapidement le salon, faisant les cents pas, et tente de comprendre qui peut bien être Brian. Sans même chercher à le faire, elle essaie de comprendre son environnement, comme n’importe quelle dryade ferait dans cette situation. Elle observe donc la décoration, les couleurs, les tableaux. Comme hypnotisée devant le bateau, elle a la sensation d’une longue traversée, d’une fuite.
-J’étais marin avant… Le bleu me rappelle la mer… ça me manque parfois.
-honhon répond-elle, distraite.

Lorsque Brian lui propose du thé, elle accepte, reconnaissante. Puis elle s’installe, et la voix étrangement berçante de Brian lui raconte sa rencontre avec ce fameux Jansen. Des picotements dans son échine, des papillons dans son ventre et des sons cristallins dans son esprit la bouleversent. Au fur et à mesure qu’il raconte, elle a l’impression de vivre cette histoire. Non, elle a l’impression de l’avoir déjà vécue…

Même son emprisonnement, sa décision de mourir plutôt que de livrer ses secrets, trouve un écho dans son cœur. Son esprit ne se rappelle pas, mais son corps oui. Instinctivement, elle se recroqueville au fur et à mesure que Brian lui raconte. Jusqu’au sacrifice de Jansen, qu’elle comprend soudain.

-c’est.. c’est un acte désespéré. Il doit beaucoup t’aimer. Dans notre monde, c’est un blasphème, une loi brisée, qui peut mener à l’exécution de la dryade qui a fait ça. Même quand il s’agit d’un prince, d’un Drus… Le sang pur, donné à un humain, c’est s’affaiblir, à terme… Sans offense…

Elle a les larmes aux yeux. Ce Brian doit être exceptionnel pour que Jansen se soit compromis comme ça pour lui.

- C’est un homme bien. C’est mon frère de sang. Il a, enfin… tu as… disparu après la réaction violente de Jordan quand il nous a trouvé dans la forêt en complète symbiose. Je m’inquiétais pour toi. Tu ne te souviens vraiment de rien ?
Les mots l’atteignent enfin, et toute l’absurdité de la situation.

-tu.. Tu me dis que JE suis Jansen ? C’est.. impossible…
Et pourtant.
-je ne me rappelle de rien… de rien bon sang !
Serrant les poings, des larmes de frustrations coulant sur son visage, Janice tente de forcer sa mémoire, en vain.

-si je suis lui, je dois avoir ce lien avec toi. Je sens bien une connexion, mais pas aussi forte qu’elle ne devrait l’être… Il y a bien une solution, je pense… mais dangereuse

L’air grave de Brian fait écho à son propre regard.

-oui… la terre, ou les roses.. Mêler notre sang.. Si je suis lui, on se parlera de sang à sang… Mais le risque, c’est de ne faire qu’un, mentalement. Je te crois assez fort pour garder ton individualité, sinon Jansen ne t’aurait pas… JE ne t’aurais pas fait confiance… Je ne sais pas si ça suffira pour que je me souvienne, ni si l’effet durera, mais… Tu pourrais peut être être le lien entre lui et moi... ou... Moi et moi...T'a-t-il fait confiance au point de te donner son vrai nom ?

Riant doucement, pour détendre l’atmosphère, elle regarda le bateau exposé, nostalgique.
-je me souviens vaguement d’avoir fui. D’avoir traversé une grande étendue d’eau, à bord d’un bateau… J’imagine que si j’arrivai à me souvenir d’où je suis partie, je pourrais peut-être me rappeler des raisons de ma fuite… Mais j’ai instinctivement la sensation de... D’un grand malheur...

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MessageSujet: Re: A "Deja-vue" Thing   Jeu 18 Fév - 21:44


Comme un air
de déjà vu


Feat :  Janice



Le moment est intense. Aux réactions de Janice, je comprends que ce que Jansen a fait avec moi dépasse tous les tabous de sa race. J’en suis encore plus bouleversé. Ce lien, notre lien prend une nouvelle dimension. Nous sommes plus que frère de sang. Il m’a vraiment fait don d’une part de lui-même. J’ai subitement la sensation de lui être redevable et débiteur. Je n’ai rien à offrir de comparatif. Je voudrais lui dire toute ma gratitude. Jansen est devant moi, mais ce n’est pas vraiment lui. Dieu que la situation est complexe.

Cela me désole aussi de voir la détresse de Janice / Jansen. Je ne sais plus comment penser à lui ou à elle. Leurs deux personnalités sont aussi distinctes que leur sexe. Janice ne refuse pas la vérité que je lui assène, mais comme moi elle a du mal à situer son « moi ».

- Si je suis lui, je dois avoir ce lien avec toi. Je sens bien une connexion, mais pas aussi forte qu’elle ne devrait l’être… Il y a bien une solution, je pense… mais dangereuse

Je lui prends doucement les mains et la regarde gravement. Tout me pousse à avoir une attitude protectrice avec elle. Oui, je dois être ce grand frère, cette référence sur laquelle elle peut s’appuyer en toutes circonstances. Elle est… ma famille.

- Janice, pour toi je suis prêt à prendre tous les risques. Je le dois à ton autre toi. Jansen m’a fait un don précieux... Je veux en être digne. Dis-moi ce que tu souhaites que je fasse et je le ferais.
- Oui… la terre, ou les roses.. Mêler notre sang.. Si je suis lui, on se parlera de sang à sang… Mais le risque, c’est de ne faire qu’un, mentalement. Je te crois assez fort pour garder ton individualité.
- Je me suis déjà mêler à la sylve… J’en suis déjà revenu…
- Sinon Jansen ne t’aurait pas… JE ne t’aurais pas fait confiance… Je ne sais pas si ça suffira pour que je me souvienne, ni si l’effet durera, mais… Tu pourrais peut être être le lien entre lui et moi... ou... Moi et moi...T'a-t-il fait confiance au point de te donner son vrai nom ?
- Oui… Hyacinth…


Janice rit doucement. Elle mesure peu à peu l’impact de tout cela. Sa nature. Ce qui s’’est passé entre moi et Jansen.

- Je me souviens vaguement d’avoir fui. D’avoir traversé une grande étendue d’eau, à bord d’un bateau… J’imagine que si j’arrivai à me souvenir d’où je suis partie, je pourrais peut-être me rappeler des raisons de ma fuite… Mais j’ai instinctivement la sensation de... D’un grand malheur...
- Je… Je sais ce que tu as vécu. Je peux te le raconter, mais j’ai le sentiment que cela sera pour toi comme lire un article dans le journal… Ainsi tu ne t’approprierais pas ton histoire, ton vécu. Je… les habitantes du jardin me connaissent. Elles vont t’aider. Et nous l’avons déjà fait Janice. Je veux être ta branche porteuse OK ?


Me relevant, je lui prends la main et nous sortons dans le jardin. Les fleurs nous attendent. Elles savent. Elles connaissent nos intentions. Je souris à Janice, confiant. Nous nous approchons des roses. Celles-ci tendent déjà leur corolle dans notre direction.

- Je te laisse procéder. J’ai la maturité d’un enfant dans ton monde…

Alors que nous nous asseyons sur la terre, la végétation se referme sur nous. J’ai une petite appréhension car la dernière fois n’est pas un souvenir agréable. Mais pour Janice, pour Jansen, je résiste à ma peur.




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MessageSujet: Re: A "Deja-vue" Thing   Mar 23 Fév - 18:05





Comme un air de déjà vu



Les révélations de Brian semblent percuter son cœur, son âme, mais elles sont petit à petit intégrées, comme elle à déjà intégré certains combats et certaines souffrances… Et plus elle y pense, plus elle ne trouve pas cette idée si étrange… Bien sur, elle ne peut pas se fier à sa mémoire pour savoir si un pareil cas s’est déjà produit, mais en réfléchissant au phénomène… Un arbre n’est ni masculin, ni féminin, un peu des deux. Il enfante une dryade ou, dans le cas de ce Jansen, un Drus… De ce qu’elle en sait, cela fait des décennies, peut être des siècles, qu’il n’y a pas eut de Drus, dans toute l’histoire des dryades… Et si le propre d’un tel être était de pouvoir passer d’un état masculin à un état féminin, après tout ?

Elle a déjà vu, il lui semble, tellement de choses étranges….

Elle fixe son regard sur les mains de Brians. Des mains douces, mais fermes, qui ont l’habitude de travailler. Des mains qui peuvent la protéger. Des mains qu’elle serre elle aussi, confiante. C’est Brian. Le Sylphe. Elle peut lui faire confiance.

- Janice, pour toi je suis prêt à prendre tous les risques. Je le dois à ton autre toi. Jansen m’a fait un don précieux... Je veux en être digne. Dis-moi ce que tu souhaites que je fasse et je le ferais.
Ses yeux humides papillonnent quelques secondes. Elle ne pensait pas qu’un humain puisse être aussi noble. Elle comprend mieux ce qu’il. Non... Ce qu’elle à fait avec lui et pourquoi elle a transcendé un tel tabou.

Et puis lorsque Brian lui avait donné le vrai nom de « son autre moi », Hyacinth, quelquechose de très fort, intense émotionnellement, l’avait atteint… Regardant le bateau, et savourant ce mot, sans arriver pour autant à se dire que c’est son nom à elle, elle se laisse bercer par une brise marine qui n’existe que dans ses souvenirs. Mais c’est déjà un grand progrès, avoir des souvenirs.
- Je… Je sais ce que tu as vécu. Je peux te le raconter, mais j’ai le sentiment que cela sera pour toi comme lire un article dans le journal… Ainsi tu ne t’approprierais pas ton histoire, ton vécu. Je… les habitantes du jardin me connaissent. Elles vont t’aider. Et nous l’avons déjà fait Janice. Je veux être ta branche porteuse OK ?

Se retournant, et penchant la tête, elle lui sourit. Il était chou. Et maladroit. Caressant doucement son menton du bout de son doigt gracile, elle lui dit simplement :
-tu fais déjà des phrases avec des symboles sylvestres… C’est chou... Et ça prouve que le lien est fort… Méfie-toi ou sous peu, tu vas te mettre à penser et parler en rimes…

Il était temps de se lancer. La main dans celle de Brian, son cœur battant un peu plus fort, un peu plus vite, elle se laissa guider vers un possible salut. Les roses, comme de petits animaux excités, les sentirent arriver et s’agitèrent. Leur corole tournée vers eux, comme si elles pouvaient les voir, et savaient ce qui allait se passer, elle se mirent à vibrer, en quelque sorte… Elles semblaient, selon Janice, fières de faire quelque chose d’important…

- Je te laisse procéder. J’ai la maturité d’un enfant dans ton monde…

A peine installés sur la terre, les roses entrèrent en expansion et finirent par former une sorte de cocon autour des deux jeunes gens. A présent allongés comme deux jumeaux dans le ventre d’une mère, leurs mains nouées, les roses ne les piquèrent pas, comme s’y étaient attendus les deux jeunes personnes. A la place, elles exhalèrent une douce senteur, capiteuse, qui les endormis presque instantanément. Alors seulement, elles piquèrent les doigts des deux jeunes gens, et leur sang, petites gouttes, se mêlèrent…

Janice se rappela, par bribes, ce qu’avait vécu Jansen. Toute cette souffrance, cette dénégation de son corps. Toutes ses pensées étaient partagées par Brian, et celles du jeune homme l’étaient en retour. Ils assistèrent donc, chacun au viol de l’autre, et leurs mains se resserrèrent, leur corps se rapprochèrent, pas pour un acte charnel, mais pour un acte de compassion. De l’amour absolu, inconditionnel. Janice pleurait pour Brian qui pleurait pour Jansen…

Puis vint le moment de la fuite, alors qu’elle se réveille après avoir eu un loup garou amant, c’est sa chance. Ses sœurs chercheront un homme, elle est une femme, elle fuit… Elle trouve un navire en partance, utilise ses pouvoirs pour ne pas se faire remarquer, se fond dans le bois pour ne pas être malade et supporter la traversée, mais quand elle arrive sur la rive, elle est si faible… Le bois mort n’est pas une bonne maison… Peut-être serait-elle morte si le Nemeton ne l’avait pas appelé, mais elle s’est endormis sur sa souche et s’est réveillé, homme, en tant que Hyacinth. Plus fort et déterminé que jamais, hyacinth s’approche de la civilisation, et « emprunte » des habits pour couvrir son corps, car même s’il n’a jamais rencontré réellement d’humains, il les sait pudiques… Il traine un peu dans les rues, goutte à la liberté et apprécie les regards gourmands sur lui. Cela lui donne une idée, alors qu’il lit l’annonce devant le Pink Print.

Quelques heures plus tard, et après l’usage du Glamour, il est officiellement danseur.
Pendant ce temps, une partie de la vie de Brian défile devant les yeux clos de Janice. Elle le comprend, l’accepte et l’aime comme un frère.
Puis finalement, vient la rencontre, le partage, et jusqu’à la scène atroce du sacrifice de Brian pour Jansen et de ce dernier pour sauver son frère…
Éprouvée, incapable de parler, elle se réveille en même temps que Brian, la main posée sur son cœur. Elle ne veut plus le quitter.

-je t’aime, mon frère…. Je veux me souvenir…

Il y a comme une pulsation. Elle sent la sève en lui, le sang sylvestre. Il n’est plus vraiment tout à fait Brian, mais il l’est suffisamment pour qu’elle veuille le préserver… Elle ne comprend toujours pas d’où vient cette terre, mais elle a maintenant enfin l’espoir de pouvoir se souvenir…

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MessageSujet: Re: A "Deja-vue" Thing   Ven 26 Fév - 22:12


Comme un air
de déjà vu


Feat :  Janice



Je sais que Janice ressent mon appréhention par le lien fraternal qui nous lie. Je devine ses questionnements et aussi son offense face à ce que Jansen a fait.

Les roses nous entourent. Je m’attendais à ma morsure de leur épines, mais non. Janice noue ses mains aux miennes. Nous nous allongeons l’un contre l’autre sur la terre si spéciale que Jansen a mis là. Il m’avait dit que l’animation de mon jardin pouvait en être la conséquence. A ma crainte initiale, suit un sentiment d’apaisement. Protecteur, je cale Janice contre moi. Une torpeur s’empare de moi et je sombre dans un rêve comateux. Je ne sens pas la piqure quand les roses mêlent mon sang à celui de Janice.

Toutefois le rêve n’en est pas un. Il n’est que le reflet de nos souvenirs. Je revis l’horreur que j’ai subie. Cela me fait mal de partager cela à nouveau. En retour, j’assiste impuissant aux viols répétés de Jansen. Inconsciemment je serre mon étreinte sur Janice, comme un frère et sa sœur en plein milieu d’une épreuve terrible. Nous nous soutenons mutuellement. Notre chagrin est commun et non pas seulement pour soi.

Le passé de Janice refait surface. J’en suis simplement le miroir dans lequel regarder. Ses souvenirs remontent et comprend les raisons de sa fuite et comment elle a échoué à Beacon Hills. Combien de temps restons-nous ainsi en symbiose, je ne le sais pas. Notre retour à la conscience se fait progressivement.

- Je t’aime, mon frère…. Je veux me souvenir…
- Je t’aime ma sœur... je suis le point fixe de ta vie. Ton lien avec Hyacinth…


L’écran végétal nous libère sans faire d’histoire et j’aide Janice à se relever. Nous retournons à l’intérieur, je lui enveloppe les épaules de mon bras car je la vois frissonner. Elle n’a pas vraiment froid, c’est plus l’émotion qu’elle ressent que son corps exprime. Dans le salon, je pose sur elle le plaid sous lequel Jordan et moi passons parfois nos soirées. Je fais réchauffer de l’eau pour nous resservir du thé et réfléchis comment l’aider. Comment faire si à chaque basculement de personnalité elle perd la mémoire ? C’est en revenant dans le salon qu’une idée me vient.

Je pose la bouilloire sur la table basse et vais prendre la réplique du Queen Anne's Revenge qui trône sur une commode. Je l’ai acheté dans le musée où Jordan m’avait envoyé lors d’un jeu de piste amoureux qui nous avait rapprochés plus que jamais. Je m’installe à côté de Janice sur le canapé.

- L’important c’est que tu te souviennes de moi à la prochaine permutation.

Elle est adorable à me regarder avec ses grands yeux verts en amande. C’est une belle femme et d’instinct j’ai envie de faire le grand frère protecteur avec elle. Je pose la réplique du galion entre nous et me concentre. Mes yeux se mettent à luire d’un bleu outremer. Avec mon don j’appréhende les molécules d’air autour de nous et je crée une légère brise qui finit par agiter doucement les beaux cheveux de Janice. Celle-ci rit et offre son visage à ce vent incongru dans une maison ou il n’y a pas de courant d’air.

- Janice, Jordan m’apparente souvent au vent. Avant d’être un policier, je suis un marin. Je vais te donner ce bateau qui représente celui que je suis, car mon rêve aurait été de vivre à l’époque où ce beau navire parcourait les mers chaudes poussé par les alizés.

Je prends le bateau et le lève devant ses yeux tout en la décoiffant doucement d’une douce brise. Je lui murmure des mots, ceux qui me font penser à la mer. La couleur bleu de l’eau, celle de mes yeux. Le vent dans les voiles, mon don de commander à la matière légère. Janice pose ses mains sur les miennes et s’imprègne de mon image, de ma voix et du vent que je fais courir dans ses cheveux. Un bruit de moteur qui s’arrête au dehors me fait réaliser qu’il est tard et que mon sac à puce rentre enfin à la maison.

- Y a l’ogre de la maison qui arrive. Il va réclamer sa gamelle et je n’ai rien préparé. Tu m’aide à faire le repas avant qu’il nous dévore tous les deux et partage ensuite notre repas ? Bien que tu le connaisses déjà, j’ai envie de te présenter mon compagnon.

Découvrir l’identité de Janice/Jansen est je pense, le meilleur moyen de recoller les morceaux entre Jordan et Jan’. Janice a vu tout à l’heure la réaction de Jordan quand il m’a retrouvé dans les bras de mon frère. Elle sait le doute que cela avait installé. Ils sont tous les deux importants pour moi. Jordan est ma vie, mon futur, Jan’ est ma famille.

- Si t'es sage, je te joue un morceau à la guitare.

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MessageSujet: Re: A "Deja-vue" Thing   Sam 5 Mar - 17:08





Comme un air de déjà vu



Encore éprouvée par toutes ces images qu’elle a revécu, et en comprenant la portée, Janice scrute le regard de Brian, espérant ne pas y trouver de la peur ou du dégout. Au contraire, elle y puise une nouvelle force, ancrée dans ce bleu azur comme un bateau arrivée à bon port… elle sourit à ces images mentales, car elle sait que c’est dû au fait de s’être liée ainsi à Brian. Il est lié à la mer, aux bateaux, au vent, et maintenant, dans une moindre mesure, elle aussi.
- Je t’aime ma sœur... je suis le point fixe de ta vie. Ton lien avec Hyacinth…

Jamais elle n’aurait songé pouvoir aimer ainsi un humain… Mais il y la certitude de l’évidence, la force de leur conviction à tous les deux… Ohhh oui, elle tuerait pour lui... y compris ses sœurs, et sans hésiter…

Pourquoi une telle pensée ? Elle a presque peur de cette violence lorsqu’elle pense à ses sœurs… Elle comprend pourquoi elle peut les haïr, mais maintenant qu’elle a fui, elle n’a pas de raison de les craindre ou de vouloir les éliminer… Se pourrait-il qu’elles l’aient suivie, d’une façon ou d’une autre ?

De retour à l’intérieur, le bras de Brian calé sur ses épaules, Janice se ronge un ongle, tentant de mettre de l’ordre dans ses pensées…Elle lui fait un signe de remerciement, ainsi qu’un sourire gracieux lorsqu’il lui pose le plaid sur son corps. Reconnaissante, elle le regarde préparer le thé. Elle pourrait passer des heures à le regarder, il est si touchant et différent…
Fronçant légèrement les sourcils lorsqu’elle le voit prendre la réplique du Bateau, elle se redresse quand il se rapproche avec, dans l’intention évidente de lui offrir... Pourquoi ?
- L’important c’est que tu te souviennes de moi à la prochaine permutation.

-Mais.. non.. c’est un truc à toi, ça t’appartient, je peux pas…

Ses grands yeux en amandes le regardent, et l’émotion peut se lire sur son visage clair. Ils s’agrandissent de surprise lorsque Brian utilise son pouvoir pour générer une brise autour d’elle. Elle se met spontanément à rire, battant des mains comme une enfant émerveillée…

- Janice, Jordan m’apparente souvent au vent. Avant d’être un policier, je suis un marin. Je vais te donner ce bateau qui représente celui que je suis, car mon rêve aurait été de vivre à l’époque où ce beau navire parcourait les mers chaudes poussé par les alizés.

Elle le regarde, très émue.
-mais.. je n’ai rien à t’offrir… A part…
Quelquechose lui plante une épine dans le cœur.
-ma guitare… Je dois te donner quelque chose ; Tu es le vent, je suis l’herbe et les plantes… Et après avoir vu l’image de ton amant, lorsqu’il t’a sauvé des ronces, il est le feu… Dans la nature, les trois ne font pas bon ménage, surtout pour l’herbe et les plantes… Mais je nous crois assez fort pour tordre le nez aux lois naturelles.

Elle pose ses mains sur celles de Brian, essayant d’ancrer en elle tout ce qu’il est, et de l’associer au bateau… Elle a soudain une idée… Qui ne sera pas plaisante, mais sans doute ponctuelle… Parcourant le bois de la réplique, elle l’explique à Brian.
-je vais planter une écharde de ton bateau dans ma main… Une petite douleur, j’ai connu pire… Elle sera imprégnée de ce qu’on a vécu ensemble… Si la douleur ne me fait pas la retirer, à ma prochaine métamorphose, quand je redeviendrai Jansen, alors je devrai me souvenir de toi.

Pinçant les lèvres, elle émet un simple « aie » lorsque une petite écharde, sous la coque, pour que ça ne se voit pas, vient se loger dans son index.. Très désagréable, mais un mal nécessaire.
C’est à ce moment-là que les deux âmes fraternelles entendent le moteur indiquant l’arrivée de Jordan.

- Y a l’ogre de la maison qui arrive. Il va réclamer sa gamelle et je n’ai rien préparé. Tu m’aide à faire le repas avant qu’il nous dévore tous les deux et partage ensuite notre repas ? Bien que tu le connaisses déjà, j’ai envie de te présenter mon compagnon.

Janice se redresse soudain, comme une fillette prise la main dans le pot de confiture, ayant l’impression de devoir passer un examen et surtout de ne pas avoir le loisir de le rater…
-je.. Je suis pas présentable… Et mal coiffée… Et ma tenue…
Tirant sur ses cheveux, son chemisier, époussetant ses habits, elle finit par se rendre compte que Brian se gondole en la regardant faire…Mais sa dernière proposition la comble de nouveau.

« On pourrait jouer en duo ? C’est déjà un miracle que ma guitare se soit sortie indemne de tout ça… » Tiens d’ailleurs. Elle n’avait pas le souvenir de l’avoir amené ni même de l’avoir sur elle au moment de la poursuite. Et pourtant, l’instrument fait dans un bois noble est délicatement posé sur le mur… A voir la tête de Brian, il doit se poser les mêmes questions à ce sujet… De nouveau cette impression que cet instrument est un peu plus qu’une simple guitare… Foutue mémoire…

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Jordan Parrish

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MessageSujet: Re: A "Deja-vue" Thing   Mer 9 Mar - 16:31


A déjà vue Thing

Bon sang ce que cette journée peut être longue… Je suis parfois vraiment impatient… Surtout depuis que je sais que « chez Brian » vas devenir « chez nous ».. Je sais qu’il pensait que j’aurai agi plus vite, que j’aurais fait ça avec enthousiasme et précipitation, le faisant rire au passage. Mais quand j’ai commencé à emballer mes affaires, j’ai commencé à douter. Oh, pas de lui, ni même de nous.. Mais de moi.. Il y a toujours le problème de « l’autre ».. Et puis, surtout, chez moi c’était assez informel. J’ai pas grand-chose à moi, en fait.. Des fringues, quelques meubles, et évidemment rien d’acheté de cher… J’ai pas vraiment de passé, du moins je me rappelle pas.. Mais mon avenir est clairement avec lui.

Alors si je suis si impatient, ce soir, c’est que je veux lui faire une surprise… Deux en fait… D’abord, j’ai loué une camionnette, et j’ai fini par emballer les meubles qui manquaient, et mes maigres affaires qui étaient restées dans mon appartement miteux… Mais, surtout, et c’est là que j’appréhende, j’ai un invité surprise… Quand je suis allé loué le camion, j’ai vu une petite annonce sur la vitrine, et surtout l’objet de l’annonce en train de mâchouiller un nonos en caoutchouc… à voir sa petite bouille, avec la langue pendante, qui me regardait en gémissant, j’ai pas pu m’empêcher de venir lui faire des papouilles… Et le patron du magasin de location a carrément été enthousiaste. Ce bout de chou à quatre pattes était visiblement super triste depuis qu’il était né, car sa mère était morte en le mettant au monde… Et rien ni personne n’était arrivé à lui redonner un peu de joie de vivre.. A le voir me faire ainsi la fête, il m’a pratiquement supplié de l’emmener avec moi, et il me l’a donné gratuitement. Il est vacciné, et il a un carnet de vétérinaire…

Mais comment annoncer ça a Brian ? J’espère que mes efforts pour lui prouver que je veux complètement emménager avec lui suffiront à faire passer la pilule. Mais il est si craquant… Je le regarde, et il se redresse, penchant la tête de côté, une oreille dressée...
-canaille !
« wouf ! »

J’éclate de rire alors que sa petite langue essaie visiblement de me nettoyer consciencieusement le visage…
Arrivé devant la porte de Brian, je prends une bonne bouffée d’air. J’appréhende un peu… Et puis cette fois ci, c’est du sérieux. Il ne reste plus rien chez moi…

« Toi, tu te fais le plus mignon possible, et surtout, tu ne MACHOUILLES AUCUN MEUBLE »… Le petit cabochard me regarde, très expressif, visiblement calme… Pourvu que ça dure…
Je m’apprête à foncer sur mon nonos personnel, le chatouillant pour détourner l’attention, mais en entrant, je me retrouve comme un con, le chiot dans les bras, en train de regarder Nonos.. Euh... Brian, certes, mais aussi une belle rouquine que je ne connais pas et qui me regarde avec un air d’enfant coupable…

-euh.. Bonsoir…. Moi c’est Jordan…

Brian fait les présentations, mais regarde fixement la boule de poil que j’ai calé au creux du coude.
« Il a pas de nom... Et… j’ai mal choisis ma soirée, mais tous mes meubles attendent dehors... Tous, Brian… J’ai assez attendu… je veux être là, vraiment… »

Bon, vu le regard de Brian, à moitié amusé, a moitié dépité, j’ai évité le pire… Le machin calé dans mes bras en profite pour lui lécher les doigts alors qu’il s’approche pour lui soulever le museau…
« si tu le veux pas, je le rendrai, pas de problème.. mais.. » et je lui raconte ce que m’a raconter le gérant du magasin…

« J’ai pas pu le laisser la… »…
Janice a l’air timide, mais, je ne saurai dire pourquoi, j’ai presque l’impression de la connaitre… Finalement, elle nous aide aussi a prendre les affaires de la camionnette et à les placer, temporairement, dans la pièce « débarras » que j’ai bien l’intention de transformer, comme me l’avait suggéré Brian, en bureau…

Cet interlude est l’occasion pour lui et moi de se retrouver à faire les grands gamins, comme ce jour au magasin de meuble et Janice se propose, élégamment, de terminer la bouffe pendant que je chatouille impunément Brian. J’adore tellement son rire, je m’en lasse pas..
Reprenant notre souffle, alors que je viens de le renverser sur un vieux fauteuil en cuir qui en a vu d’autres, je l’embrasse tendrement… C’est là qu’il me dit avoir un truc important à me révéler sur Janice…

Disposé à l’écouter, mais étant en phase « pitre de service », je m’assois sur le fauteuil et lui fais signe, en tapotant mes cuisses, de s’assoir sur moi, pour qu’il poursuive sa tirade.
Soupirant de mon attitude, me reprochant d’être jamais sérieux quand il le faut, et de l’être trop quand il ne faut pas, il finit par céder à ma tête de chien battu, et c’est donc avec mon nez dans son cou qu’il poursuit sa révélation…

J’avoue être totalement soufflé alors qu’il me raconte comment il a découvert que Janice et Jansen ne font qu’un. J’ai tellement du mal à les associer. Et pourtant.. Ces yeux, et même, d’une certaine façon, l’attitude…. Je me sens soudain très bête et surtout très mal.
« tu crois qu’elle.. enfin qu’il.. Pourra me pardonner ? Je me sens vraiment mal de l’avoir blessé comme ça, quand… tu sais… dans les bois… Il ne méritait pas ça, c’est… c’est un type bien, je crois… Et moi j’ai agi comme un bourrin… »

Quand il me traite d’adorable bourrin, je lui retourne le compliment… Brian est parfois mal dégrossis, lui aussi, mais je crois que j’aime ça. Il n’a pas peur, il est capable de s’amuser, de s’émerveiller, et me surprendre… Un petit cri nous alerte soudain, et voilà deux pachydermes qui se précipitent, prêt à en découdre, dans la cuisine.
Quand nous arrivons, c’est pour voir Janice avec la boule de poil en train de lui chatouiller le cou en poussant des couinements de plaisir…

« je te préviens, si il pisse partout, c’est TOI qui nettoie » me dit Brian… Je lui glisse doucement à l’oreille un « je t’aime, bourrin » car je viens de comprendre que, même si il ne m’a pas encore dit « oui », il est prêt à y penser…




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MessageSujet: Re: A "Deja-vue" Thing   Mer 9 Mar - 22:50


Comme un air
de déjà vu


Feat : Janice / Jordan



-Mais.. non.. c’est un truc à toi, ça t’appartient, je peux pas…
- Si tu peux. Puis c’est un ordre de ton grand frère !


Je me fais faussement autoritaire. Je reconnais bien là les traits de caractère de Jansen. La peur de s’imposer, d’être encombrant ou de gêner, ou encore le souci exacerbé des autres. Janice rit à l’exécution de mon pouvoir qui balaye gentiment ses cheveux comme une brise d’été. Elle est aussi spontanée que son pendant masculin, avec toutefois un plus grand détachement du monde qui l’entoure. Est-ce à cause de sa mémoire qui s’efface à chaque fois ? Je suppose que oui, à contrario de Jansen, qui lui se souvient de qui il est entre deux alternance de son corps. Je sens l’attachement de Janice à mon égard. Il est indéfectible et irraisonné.

- Mais.. je n’ai rien à t’offrir… A part…
- Mais je ne veux rien Janice. Je ne te donne pas ce bateau pour recevoir quelque chose en retour. T’es bien comme ton autre toi ! Bourrique !


Cela m’amuse de retrouver des particularités de mon frère. Cette naïveté bornée, cette gaité facile. Tout ce qui fait que je me suis attaché à Jansen au point de le considérer comme ma famille, mon sang, même si techniquement c’est plutôt le sien qui circule massivement dans le mien que l’inverse, bien qu’il y ait eu un échange. Mon sang est aussi inactif que celui de l’humain que je suis. Mes capacités sont cérébrales. Je ne suis pas à proprement parlé un être surnaturel, mais plutôt un humain évolué.

- Ma guitare… Je dois te donner quelque chose.  Tu es le vent, je suis l’herbe et les plantes… Et après avoir vu l’image de ton amant, lorsqu’il t’a sauvé des ronces, il est le feu…
- Oui, il me sert de chauffage aussi…
- Dans la nature, les trois ne font pas bon ménage, surtout pour l’herbe et les plantes… Mais je nous crois assez fort pour tordre le nez aux lois naturelles.
- Janice, il est courant de brûler les terres pour redonner de la vigueur aux plantes. Le feu est aussi source de renaissance. Oui, nous arriverons à vivre en harmonie.


Janice semble s’animer sous une idée soudaine. Ses doigts parcours la réplique du Queen Anne's Revenge.

- Je vais planter une écharde de ton bateau dans ma main…
- Euh…
- Une petite douleur, j’ai connu pire… Elle sera imprégnée de ce qu’on a vécu ensemble… Si la douleur ne me fait pas la retirer, à ma prochaine métamorphose, quand je redeviendrai Jansen, alors je devrai me souvenir de toi.
- Tu n’as pas le choix, sinon je te colle en cellule et tu chanteras des chansons agréables...
- Pardon ?
- Non rien, c’est une bêtise… J’ai récemment subi les vociférations de deux idiots que j’avais collés dans la même cellule.


Je regarde Janice procéder à sa petite mutilation. Je ne sais pas si ce qu’elle s’impose est nécessaire, mais je ne veux pas la contrarier. C’est ma petite sœur après tout. Alors que nous entendons Jordan arriver dans une discrétion relative… D’habitude quand il arrive, il ne peut pas s’empêcher de mettre la sirène de sa voiture une fraction de second … Un jour, je lui avais demandé si c’était pour laisser le temps à mon amant de filer par la fenêtre. Cela m’avait valu bien des remords, face à son air malheureux de chien battu. Saleté de corniaud, il n’imagine pas combien je suis accro à lui. La porte s’ouvre vivement. Je me prépare à l’impact… qui n’a finalement pas lieu.

- Euh.. Bonsoir…. Moi c’est Jordan…


Jordan reste planté là penaud, nous regardant à tour de rôle Janice et moi. Visiblement il ne fait pas le lien avec Jansen. Je pensais que les toutous de l’enfer avaient un bon odorat comme les loups garous. Janice doit bien avoir la même odeur que Jansen. Enfin, je n’en sais rien. Mon propre odorat est de ce qu’il y a de plus normal. Mais mon regard est vite happé par une boule de poil coincée dans les bras de Jordan. Je pressens la connerie arriver.

- Jordan ? Voici Janice.
- Janice, voilà mon compagnon, Jordan. Il est l’adjoint du shérif.

- Il n’a pas de nom... Et… j’ai mal choisis ma soirée, mais tous mes meubles attendent dehors... Tous, Brian… J’ai assez attendu… je veux être là, vraiment…


C’est donc pour cela que la sirène n’a pas retenti. Il n’est pas arrivé avec sa voiture de fonction. Son air penaud le rend vraiment craquant. Comme toujours, il s’emballe et réagit sur le moment. Je ne doute pas qu’il va me narrer la triste histoire de ce pauvre petit chiot. Je m’avance vers les deux toutous et relève le museau du plus petit qui en profite pour me nettoyer les doigts à coup de langue. Je secoue la tête un peu dépité, mais comment lui en vouloir, alors qu’en même temps, il m’annonce qu’il vient enfin de déménager son appartement pour s’installer définitivement dans notre maison.

- Si tu le veux pas, je le rendrai, pas de problème.. mais..


Mais… fais-moi passer pour un sans cœur… Incorrigible ! Comme je m’y attendais, le chiot a une triste histoire.

- J’ai pas pu le laisser la…
- Mouais… à l’avenir ne t’approche plus des chenils et autres SPA, sinon la maison va se transformer en arche de Noé !


Je lève les yeux au plafond d’un air fataliste qui fait rire Janice. Je n’ai pas dit oui à Jordan, mais je sais bien quel sera ma réponse. Janice nous aide à débarrasser le camion de location des affaires de Jordan que l’on dépose en tas dans la pièce que je souhaite qu’il investisse. Cette maison est à moi, mais je veux aussi qu’il se l’approprie avec une pièce qui lui est dédiée.

Forcément quand il s’agit de grosses manœuvre, Jordan ne peut s’empêcher de faire le pitre à mes dépends. Je maudis le fait d’être extrêmement chatouilleux. Jordan en use et en abuse. Je ris aux larmes, le souffle coupé, me tenant les côtes et essayant de me soustraire à ses doigts rapides. Alors que nous bougeons les gros meubles, Janice file à la cuisine finir ce que j’avais commencé à préparer pour le repas. Je n’ai encore rien dit à Jordan. Il est important que je le lui dise. Mais il me renverse sur un fauteuil et me prive de toute volonté en m’embrassant tendrement. Il m’agace, car je ne sais pas lui résister. Mais j’aime sa spontanéité et ses attentions pour moi. Dans son regard, j’ai l’impression d’être unique. Cela me permet d’affronter mes doutes et mes craintes sur ce que je suis.

- Jordan. Janice et Jansen sont une seule et même personne.


Il est estomaqué de la nouvelle, mais pourtant ne remet pas en doute ce que je lui dis. Je lui explique alors ma première rencontre avec Janice et ce qui a suivi. Mon lien avec Jansen qui forcément se répercute chez Janice. Je lui parle de l’amnésie de Janice à chaque transposition et les problèmes inhérents à cela.

- Tu crois qu’elle.. enfin qu’il.. Pourra me pardonner ? Je me sens vraiment mal de l’avoir blessé comme ça, quand… tu sais… dans les bois… Il ne méritait pas ça, c’est… c’est un type bien, je crois… Et moi j’ai agi comme un bourrin…
- Adorable bourrin ! Jan’ te pardonne.
- Toi aussi tu es mon bourrin adoré !
- … Ok tu marques un point. Je sais bien que je fonce souvent dans le tas…


Ce travers avait sauvé la vie d’un jeune couple sur le point de se faire butter juste parce qu’ils étaient gays. Ce travers avait aussi provoqué la mort de nombreuse personne suite au kamikaze qui s’était fait explosé la tête avant que mon collègue ait le temps de l’abattre. Je sais que j’ai agi avec les données que j’avais, mais… Je soupire. Je me souviens d’une de mes premières missions en tant que flic à Beacon Hills. Il s’agissait d’une prise d’otage. J’avais foncé sans attendre l’ordre de Jordan. Le bilan était que j’avais sauvé une mère et son enfant au dépend de mon bras qui avait pris une balle. Cela m’avait valu mon premier sermon de la part de l’adjoint. Quand je vois où nous en sommes maintenant, je ne regrette rien.

Jordan a réussi à me faire m’asseoir sur ses genoux pour lui dire ce que j’avais à l’informer. Il est adorablement insupportable. Je cale ma tête contre son épaule et nos doigts jouent ensemble. Nous savourons quelques instants la présence de l’autre en silence, quand un cri venant de la cuisine nous fait bondir tous les deux. Nous déboulons comme si une prise d’otage avait lieu. En fait il s’agit d’une attaque de câlin de la part d’un chiot sur une dryade visiblement ravie.

- Je te préviens, s’il pisse partout, c’est TOI qui nettoie !
- Je t’aime, bourrin.
- Pfff, tu partageras sa gamelle et son panier si tu m’embêtes. Et son collier anti puce aussi !


Une bonne odeur se dégage dans la cuisine. Le repas  se passe agréablement. Jansen a déjà mangé avec nous. Mais avec Janice, instinctivement nous surveillons notre langage et donnons moins dans le côté bourrin qui nous ressemble. Cela ne nous empêche pas de rire, Janice sait aussi être très drôle. Le chiot nous tourne autour, lui aussi ravi de cette bonne humeur. Je gronde Jordan quand il lui donne un morceau provenant de son assiette. J’insiste sur une certaine hygiène, tant pour nous que pour le chien qui ne doit pas manger n’importe quoi, mais une nourriture adaptée. Mon sac à puce (le grand), tente de m’amadouer, mais je reste ferme. Toutefois, je vois un sourire se dessiner sur ses lèvres. Il a compris qu’avec toutes les règles que j’édite, j’accepte que le chien reste.

A la fin du repas, je vais chercher comme promis ma guitare. Janice prend la sienne. J’ai un doute quelques instants, car je ne me souviens pas qu’elle l’avait en arrivant à la maison. Mais peu importe, le plaisir est là quand nous plaquons quelques accords ensemble. Elle me laisse le choix des morceaux, car mon répertoire est bien moins étendu que le sien. J’aime les impros qu’elle fait sur la mélodie que je joue. Jordan est aux anges avec le chien qui dort sur ses genoux. Je ne sais pas comment cela sera quand Jan’ reviendra en Jansen. Mais là, nous sommes bien tous les trois. Janice mêle habilement sa voix à la mienne. Je déclare forfait quand mes doigts sont en feu à force de jouer. La soirée file sans que nous voyions passer le temps. Jordan nous a montré qu’il peut chanter autre chose que des chansons paillardes.

Janice prend congé. Évidemment, Jordan et moi lui proposons de l’accompagner. Nous nous décidons d’y aller à pied, il ne fait pas si froid finalement. Nous encadrons la jeune femme de nos deux silhouettes de costauds, lui disant qu’elle est une dame importante pour avoir ainsi deux solides gardes du corps. La voir rire et sourire me fait chaud au cœur. Car par le lien qui nous joint, je sens sa détresse sa peur du lendemain et aussi cette constante solitude de celle qui ne se souvient pas. Je lui promets que je serais son lien avec Jansen. Que je ferai tout pour qu’elle retrouve la mémoire. C’est une Janice chargée de nos bras qui arrive auprès de son immeuble.

- Nous nous voyons après mon service demain d’accord ?


Alors qu’elle me regarde inquiète, incertaine du lendemain, je lui attrape le bras, et avec le stylo de Jordan qui est toujours en uniforme de policier, j’écris mon numéro de portable sur le poignet de Janice avec un petit bateau à côté. Dans son autre main, elle tient précieusement le Queen Anne's Revenge.

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MessageSujet: Re: A "Deja-vue" Thing   Lun 14 Mar - 12:55





Comme un air de déjà vu



L’écharde dans la paume n’est pas agréable. Mais comme elle l’a dit à Brian, elle a connut pire. Non pas qu’elle en ait un souvenir précis, d’ailleurs, mais ça fait partie des choses instinctives, de sa mémoire corporelle, qui, heureusement, semble fonctionner, elle. Ainsi elle sait qu’elle s’est déjà battue, qu’elle a déjà souffert. Et grâce à Brian, même si ces souvenirs en particulier sont tristes et opprimants, elle sait ce que son autre à vécu aussi. La souffrance est somme toute très relative au vu de toutes ces informations.

Elle sourit encore aux gentilles remontrances que lui a faites Brian… Et elle lui est reconnaissante de l’avoir rassuré quant à la nature de Jordan. Car, a présent qu’il est entré dans la pièce, elle sent de façon irrévocable qu’il est un être de feu, de passions, et il lui fait peur… Elle a cependant envie de croire à ce que lui a dit Brian. Le feu n’est pas forcément une force destructrice.
Mais comment donner crédit à cette force de destruction en voyant cette espèce de grand machin, tout pataud, avec une peluche vivante calée au creux de son bras. L’air de chien battu n’est pas forcément sur le museau du plus petit des deux cabochards présents dans l’embrasure de la porte.

A voir le regard pétillant que lui lance Brian, elle comprend la force de ses sentiments… Jordan pourrait-il l’accepter, elle ? Janice le souhaite vraiment, même si elle a été témoin de ce qu’a fait Jordan à son double. L’adjoint ne semble pas comprendre immédiatement qu’elle et le jeune Drus ne font qu’un. A vrai dire, elle a elle-même du mal à le croire, et pourtant ce n’est plus possible de le nier avec toutes les informations dont elle dispose à présent.
- Euh.. Bonsoir…. Moi c’est Jordan…

Elle se secoue, balbutiant comme une idiote alors que Brian fait les présentations… Mais pourquoi perd-elle tous ses moyens ? Elle a l’impression d’être une ado, en train de tirer sur ses vêtements pour les arranger, parce qu’elle a fait une bêtise et veut rattraper cette mauvaise impression…
La jeune femme trouve cependant une échappatoire en assistant au numéro entre Brian et Jordan. Elle les trouve craquant et se met à rire face à leurs pitreries. Mais Jordan est loin d’être venu les mains vides, et Janice ne se fait alors pas prier pour prêter main forte, et aider à déménager les affaires du jeune adjoint. Son aide n’est d’ailleurs pas forcément très utile, au vu des deux gabarits présents pour déplacer les meubles.

Elle déclare donc forfait et file à la cuisine, ou elle a l’impression de se rendre un peu plus utile. Ce qu’a commencé Brian sent d’ailleurs très bon, et elle se découvre avec surprise des talents à peu près corrects pour prendre la suite…

Le repas du trio se passe ensuite très agréablement, et Janice ne peut s’empêcher de taquiner les deux beaux spécimens qu’elle à fasse à elle. Elle voit bien qu’ils se retiennent parfois dans leurs paroles ou leurs gestes, si bien qu’elle détend l’atmosphère avec des pitreries de son cru.
Le jeune chiot à l’air de s’être trouvé une sympathique famille d’accueil et sa petite bouille très expressive semble ravir Jordan. Ce dernier s’installe finalement avec le chiot callé dans le creux de son bras, pendant que Brian et Janice se lancent dans un numéro plutôt corsé de morceaux à la guitare. La jeune dryade ne résiste pas longtemps à mêler son chant et un peu de la Sylve aux accords égrenés par Brian et sa propre guitare. Elle se sent bien, mais elle espère que ça durera.

Quand finalement elle décide de laisser les deux amoureux profiter d’une soirée à deux, les boys scout de service lui proposent de la raccompagner. Un homme musclé à chaque bras, elle a l’impression d’être une reine, dans la rue, et elle attire même quelques regards envieux, de convoitise, et de reproches alors que les passants observent le trio, sans doute en supputant nombres de choses totalement fausses. Elle s’en fiche, elle a l’impression de flotter.
- Nous nous voyons après mon service demain d’accord ?

Elle hoche rapidement la tête, mais le cœur n’y est pas. Et si demain elle était de nouveau Jansen, sans aucune mémoire. Le Queen Anne’s Revenge serré contre elle, elle a peur, soudainement. Peur de ne pas se réveiller Elle. Peur de tout oublier. Elle sent le bois de la maquette, et l’écharde pénible dans sa main, que son numéro à la guitare n’a pas apaisé.
Elle regarde, émue, Brian lui écrire son numéro sur le poignet, et sourit au dessin de bateau qu’il lui fait.
-tout ira bien. Merci à tous les deux. Vous êtes …

Grand soupir.. Jordan et Brian la regarde, et chacun à sa manière, lui envoie un peu d’amour…ça devrait suffire pour cette fois ci..
Elle les regarde partir, et s’amuse de les voir se retourner régulièrement, comme si il allait se passer quelque chose au pied de son immeuble.. Enfin... De l’immeuble ou habite Jansen, plutôt… Le cœur un peu plus léger, elle grimpe les marches menant à son antre. Elle aime la façon dont Jansen l’a arrangé, car il n’a pu visiblement se payer qu’un petit studio à la mesure de ses maigres moyens…

Au moment ou elle pose la main sur la porte, un coup au cœur émane du bois de cette dernière, comme un avertissement. Malheureusement trop tard, car elle sent qu’on la frappe à la nuque, tout en la poussant à l’intérieur. Elle reconnait l’odeur, elles sont au moins deux…
Déboussolée par le coup, elle s’étale au sol dans le petit studio, et, d’instinct, roule sur elle-même, évitant de justesse un coup de talon dirigé vers sa tête.
-il nous le faut vivant ! mais.. Que ?

Relevant la tête, elle arrive à voir, malgré les étoiles papillonnantes jouant avec sa vision, deux guerrières dryades. Elle reconnait d’instinct leur mise, et les souvenirs ravivés des sévices subis par Jansen font le reste. La caste guerrière. Cheveux courts.
Profitant de l’état de stupeur de ses deux adversaires, elle se relève, tout son corps ramassé, prête à se battre.
-ce n’est pas le reproducteur ! Qui est…
-Qui es-tu ? Une de nos sœurs, traitresse ! Tu as aidé le reproducteur à s’enfuir ?

C’est la plus grande des deux qui venait de parler. Corps musclé, des cicatrices qui ne pouvaient pas guérir. Une élite. Mais pourquoi semblait-elle la connaitre ? Elle n’eut pas le temps de se poser plus de questions. La plus petite des deux se précipita sur elle, les doigts recourbés en serre, visiblement aguerrie aux techniques martiales sylvestres… Le corps de Janice pris le contrôle et ses mouvements devinrent flous alors qu’elle se défendait ripostait… Chacun des mouvements d’attaque de la jeune guerrière aux cheveux courts fut bloqués détournés, et finalement elle fut assommée, Janice n’ayant pas de haine particulière contre elle. Pas encore…
La plus aguerrie fit tournoyer une sorte de lame courte, semblant de bois polis et acéré.
-je te conseille de te rendre, et de nous dire ce que tu..

Elle ne put pas finir sa phrase, le poing de janice venant percuter sa lèvre, et le sang perla sur un rictus amusé de la guerrière.

S’en suivit une joute rapide et dangereuse. La plus grande avait l’avantage sur Janice, du fait de son arme étrange. Les guerrières se coupaient les cheveux car une ancienne superstition racontait qu’une dryade de sang pur pouvait avoir un pouvoir sur une de ses sœurs si elle entortillait une mèche de ses cheveux avec son arbre-père…. Dès lors, le corps d’élite se rasait pratiquement la tête, ou avait pris l’habitude de porter les cheveux très courts…
Après une feinte dont elle ne se savait pas capable, Janice projeta son pouvoir sur le bois et les plantes alentours. Le bois craqua, les plantes prirent un aspect menaçant, mais tout fut soudain bloqué. Son adversaire souriait d’un air mauvais.
« Tu comptes vraiment utiliser ce vieux truc contre moi ? Tu crois que tu as affaire à une jeune sève ? Subit mon courroux ! »

La pression se fit incroyablement forte et le bois et les plantes, malmenés, ne savaient visiblement pas à qui devait aller leur allégeance. La guerrière parut surprise d’une telle résistance et ses yeux s’agrandirent de stupeur quand elle vit finalement céder les plantes et se tortiller vers elles, tous piquants dehors, du liquide visqueux suintant.
« Comment ?... »
Elle tenta son va-tout et réussit in extremis à entailler la chair de Janice, au niveau de l’abdomen, ce qui provoqua un cri de douleur et le retour à la normale pour le bois et les plantes…
« Tu n’es plus armée pour me résister à présent… Contrairement à moi ».. La lame vicieuse tournoyait dans les mains expertes de la guerrière.

Mais le regard de Janice venait de changer. Ses yeux émeraudes lançaient pratiquement des éclairs, et son visage était un masque implacable. De Janice ne restait plus rien. Ni de Jansen… La danse qu’elle entama n’avait pas été vu depuis longtemps…Sans doute était-elle un mélange de Jansen, le danseur, et de Janice, la brise rapide dans les branches, le murmure insaisissable. De toutes les ronces de la sylve, il n’y en avait qu’une capable de l’exécuter. Ses mouvements, rapides, esquivaient les attaquent et ses cheveux semblaient presque vivants, comme des fougères balayées par le vent. Mais au reflet des lumières, l’on pouvait y distinguer des caractéristiques étranges. La guerrière aux cheveux courts n’eut que le temps de réaliser, alors que les cheveux, devenus une arme, fouettaient l’air, s’allongeant au gré des mouvements, mortels et lui déchiraient les chairs… Soudain, elle réalisa. Elle ne l’avait pas croisé, en personne, donc pas reconnu, mais il n’y avait qu’une seule guerrière d’élite qui avait gardé ses cheveux longs, dans une attitude bravache.
-tu… La cinquième ronce ? Tout le monde te croit morte…
-et c’est très bien comme ça

Conclue la cinquième ronce, tranchant la tête de son adversaire avec ses cheveux devenus coupants comme des lames de rasoirs. A présent qu’elle avait revêtu sa véritable forme, belle et dangereuse, on pouvait voir ses yeux en amandes, ses oreilles plus pointues, et sa chevelures qui , de prêt, était constitués de petites lianes, feuilles, fougères… Autant d’alliés pour la cinquième ronce, mais personne, jamais, pour narrer cet exploit… Lorsqu’elle se fut débarrassée des corps, sachant que le dessèchement ferait son œuvre, et que jamais personne ne les retrouverait, car ils serviraient de fertilisant pour le grand chêne, elle retourna tranquillement à son appartement, avant de s’évanouir.

(…)
Quand elle se réveilla, une douleur a l’abdomen lui révéla une vilaine blessure, mais aucun souvenir de son combat. Elle hésita.. Appeler Brian ? Avait-il sentis quelque chose via leur lien ? Elle s’était visiblement battue ici, vu l’état de l’appartement.. Mais contre qui ou quoi ?
(…)

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Jordan Parrish

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MessageSujet: Re: A "Deja-vue" Thing   Mer 16 Mar - 14:59


A déjà vue Thing

Je n’ai pas encore réalisé que cette jeune femme superbe et Jansen ne sont qu’une seule et même personne. Le concept même, sans me déranger forcément, m’est totalement étranger. Brian semble encaisser la nouvelle de façon plus évidente, sans doute grâce au lien spécial qui l’unis à Jansen, et au sang de ce dernier dans son organisme.

Je ne vais pas mentir, je ne suis pas tout à fait à l’aise avec ça. Je me sens suffisamment mal vis-à-vis de Jansen pour tout faire pour nous réconcilier et faire amende honorable, mais j’ai toujours cette petite pointe de jalousie.

J’espère que nous reprendrons nos entrainements, tous les trois, mais j’ai suffisamment de tact pour ne pas en parler a Janice, car ça signifierait immanquablement qu’elle ne serait plus là, qu’elle aurait cédé, de nouveau, sa place à Jansen… Je me mets un peu à leur place, à tous les deux. Je les comprends d’autant plus que je perds tout contrôle quand je deviens l’autre… Cette sensation de perte de souvenir est extrêmement angoissante. On ne sait plus ce qu’on a fait, on ne sait plus avec qui, dans quelles circonstances, et combien de temps ça nous a pris… Ma seule certitude c’est que je fais ça pour préserver le monde surnaturel. Et, à présent, que je reconnais Brian même dans ces circonstances extrêmes... Je serre, comme souvent, machinalement les plaques pendant à mon cou, et Brian capte mon geste avec un regard attendris.

Nous décidons d’accompagner Janice chez elle, et elle semble ravie de la situation. Je reconnais en elle quelques attitudes de Jansen, mais, en même temps, elle est suffisamment différente. Elle est pétillante et drôle, et surtout totalement insouciante, comme déconnectée du monde. On le serait à moins, je ne le comprends que trop bien.

Nos au-revoir en bas de chez elle, enfin de chez Jansen, ont presque l’air d’adieux dans ses yeux… Je vois Brian se crisper, se retenant sans doute de la prendre dans ses bras, ce que j’ai aussi envie de faire… Elle a l’air si fragile… Finalement Brian lui écrit son numéro sur le bras, ce qui semble la rasséréner.
Nous rentrons donc tous les deux, mon nonos et moi, les mains dans les poches, comme deux grands ados, le cœur un peu plus léger… L’air est agréable, et je vois que Brian a le cœur léger, mais le regard interrogatif ou peut être plutôt mélancolique… Je lui passe la main dans le dos, pour le rassurer à mon tour.

« Tout ira bien. On reprendra les entrainements avec lui quand il sera revenu et on l’aidera du mieux qu’on peut à comprendre comment ça arrive et… ». Je m’arrête soudain. Et quoi ? Faire en sorte qu’il soit tout le temps Jansen ? Ce serait comme tuer Janice, et maintenant que nous la connaissons l’idée est tout bonnement monstrueuse…
« je sais.. C’est compliqué. Je veux pas que Janice disparaisse non plus, mais Jansen…. On trouvera, on cherchera et on trouvera… »

C’est un Brian pas totalement convaincu qui me fait tout de même un sourire réconfortant.. Quand nous ouvrons la porte de la maison, l’espèce de boule de poil est assise, la langue pendante, couinant doucement.

« Tu parles d’un chien de garde….Regarde-moi cette bouille »… Dis-je, venant gratouiller un chiot aux anges… Faudra vraiment qu’on lui trouve un nom à ce machin…

Affalés dans le canapé, ma main caressant le ventre de Brian, sans le chatouiller, car il ne faut pas qu’il s’habitue et développe une résistance, je le sens pensif… Je pense savoir pourquoi… J’avoue réfléchir aussi à toutes les implications concernant Janice… Pas simple… Soudain, je reconnais les prémices, la température montant d’un coup…

« Merde ! Éloigne-toi de moi ! Je ne veux pas te faire mal ! »
« On en a déjà discuté plusieurs fois ! Tu m’as sur le dos, point barre »
« Espèce de tête de mule, aide moi au moins à me dessaper avant que je flingue mes frusques, encore une fois »…

Il s’exécute, et je vois dans son regard qu’il prend presque du plaisir à la prochaine course en pleine nuit qui va inévitablement arriver… Les flammes commencent déjà à apparaitre, et je tiens les médailles, imité par Brian qui vient se coller à moi, car, pour une raison que j’ignore et dont je ne comprends pas le mécanisme, je ne le brule pas.. Mes flammes ne sont pas naturelles, elles n’obéissent donc pas aux lois naturelles..

« Je t’aime… » ai-je le temps de dire avant de ne plus être là..

(…)

Nous sommes de nouveau près de lui, et nous aimons ça. Nous le regardons, sans parler, et nous esquissons même un sourire. Nous aimons qu’il soit là, nous caressons du bout des doigts son visage, nous avons rappelé en nous les flammes. Elles ne sont pas à la surface de notre corps, mais nous savons pouvoir les rappeler à volonté. Nous sommes surpris quand l’humain se hisse sur la pointe de ses pieds, pour nous embrasser. Nous avons d’abord un réflexe de recul, car ce n’est pas normal et incongru, mais nous apprécions le contact et le trouvons agréable. Nous y répondons donc avec une passion ardente, avant de nous mettre en chemin. Nous nous retournons sur le seuil de la porte, et tendons la main à un Brian visiblement ravis… Il va nous retarder un peu, mais nous trouvons ça agréable.

Nous courrons cependant, car nous savons l’humain capable de suivre… Cette fois ci, ce ne sont pas les créatures fabriqués que nous poursuivons, mais des créatures sommes toutes liées à la nature… Elle viennent de mourir de façon suffisament violente pour nous avoir appellé et nous ne mettons pas longtemps à parvenir sur les lieux… Elle sont déjà en état de désechement, mais nous reconnaissons deux femmes, avec du sang surnaturel… Brian semble même comprendre ce qu’elles sont… Ce n’est pas notre problème. Nous en prenons une dans nos bras, et lui faisons signe de faire de même. Quand nous arrivons au Nemeton, nous œuvrons comme nous l’avons fait de tout temps… Nulle trace de ces corps ne subsistera et nous offrons leur pouvoir rémanent au Nemeton qui s’en nourrira. Le cycle est respecté. Nous remarquons cependant, avec un certain étonnement, que l’énergie dégagée et absorbée par le Nemeton est plus forte que d’habitude, preuve s’il en était besoin que ces créatures étaient liées aux bois et aux plantes…. Nous ne savons pas si c’est un bien ou un mal, mais nous nous sentons déjà partir…

(…)

-Brian ? Oh merde… C’était quoi cette fois ci ?




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MessageSujet: Re: A "Deja-vue" Thing   Ven 18 Mar - 17:40


Déjà vue


Feat :  Jordan & Janice



Jordan et moi n’arrêtons pas de nous retourner alors que nous laissons Janice au pied de son immeuble. A la manière de deux grands frères, nous sommes soucieux d’elle et de sa vie. Sa dualité découverte donne une nouvelle dimension à notre relation. Tout cela est bien complexe et je ne suis qu’un simple policier. Je sais gérer les situations à risque et penser à une stratégie de combat. Mais là… Je me sens un peu démuni et inutile. Jordan qui marche à mes côtés, tente de me réconforter.

- Tout ira bien. On reprendra les entrainements avec lui quand il sera revenu et on l’aidera du mieux qu’on peut à comprendre comment ça arrive et. Et quoi ? Faire en sorte qu’il soit tout le temps Jansen ?
- …
- Je sais.. C’est compliqué. Je ne veux pas que Janice disparaisse non plus, mais Jansen…. On trouvera, on cherchera et on trouvera…
- Oui, on trouvera…


Je ne suis pas convaincu qu’il existe une solution durable. Jansen et Janice ont des personnalités différentes. Mais cela vient peut-être que l’un a conscience de cette dualité alors que Janice oublie systématiquement ce qu’elle-même a fait la période précédente. Elle redémarre une vie nouvelle à chaque fois. Cela me donne le vertige rien que d’y penser. Je me transpose dans son cas. Comment aimer ? Comment serait ma vie si j’oubliais mon lien avec Jordan à chaque fois…

- Tu parles d’un chien de garde….Regarde-moi cette bouille.

Le « machin » nous attend derrière la porte d’entrée. Immédiatement Jordan est attendri par ce tableau et se colle aux petits soins pour la boule de poil que nous adoptons. Moi, je suis attendri par le spectacle que donne mon grand gaillard de mec avec ce chiot.

Un peu déroutés par notre soirée pleine de rebondissements entre la découverte de l’identité de Janice, Jordan qui rapplique avec chiot et meubles, nous nous affalons dans le canapé. Jordan dessine des ronds sur mon ventre. Songeur je regarde l’emplacement où se trouvait le Queen Anne's Revenge. Je ne regrette pas de l’avoir donné à Janice, mais j’étais attaché à cette maquette. Je me dis que je peux toujours aller m’en racheter une autre. La boutique du musée d’où il vient, n’est pas si loin.

Nous somnolons, le chiot roupillant à nos pieds. Dans cette douce torpeur, je glisse dans un pseudo rêve qui me dérange. J’ai une sensation indéfinissable de danger. Mais elle est vite réprimée par une froide capacité de maitrise guerrière. Je me vois combattre, attaquer, esquiver et….

- Merde ! Éloigne-toi de moi ! Je ne veux pas te faire mal !

Jordan s’est levé en un bond. Nous comprenons ce qu’il se passe. L’Autre arrive. Décidément, cette soirée n’en finit pas d’être mouvementée. Machin couine de peur, la queue entre les jambes.

- On en a déjà discuté plusieurs fois ! Tu m’as sur le dos, point barre.
- Espèce de tête de mule, aide-moi au moins à me dessaper avant que je flingue mes frusques, encore une fois


Je l’aide à se dévêtir le plus rapidement possible. Des flammèches commencent à naître sur sa peau. J’aurais bien profité d’une fin de soirée calme, mais « l’Autre » ne vient pas souvent au premier plan. Alors je me réjouis, car j’ai de nouveau l’occasion de me rapprocher de cette autre partie de Jordan. Alors quand il attrape nos plaques militaires dans sa paume pour se souvenir de moi, mû par une impulsion soudaine, j’enserre sa main avec la mienne et me colle à lui malgré les flammes. Je sens sa chaleur et le chatouillis des flammes qui lèchent ma peau. Pourtant elles ne me brûlent pas, alors que je sais que ses vêtements seraient partis en cendre s’il les avait gardé.

- Je t’aime…
- Je t’aime Jordan.


Il n’a pas le temps de s’étonner plus de me voir le coller sans dommage, que ses yeux s’éclairent de flammes. L’Autre est là. Il y a un instant de flottement alors que la créature analyse où elle se trouve et appréhende ma présence si proche. Je le fixe de mon regard clair et avec une joie qui me fait esquisser le même geste que lui.  Un sourire naît sur son visage habituellement impassible quand l’Autre est présent. « Il » est content de me voir ! Pas après pas, j’arrive à apprivoiser cette créature. Je suis certain que je peux être la clé pour Jordan, le lien entre lui et lui… un peu comme pour Janice et Jansen.

Je m’enhardis à me hisser et déposer un léger baiser sur ses lèvres. L’être de feu recule d’un pas. J’accompagne son mouvement, osant m’imposer à nouveau. La réponse à mon baiser est la plus belle récompense de ma témérité.

IL se dégage doucement de mon emprise et d’un pas rigide se dirige vers la porte. Machin s’est caché derrière le canapé et jappe d’inquiétude. Je l’apaise de quelques paroles rassurantes. Il se couche sur le sol, toujours caché. Seul son museau qui dépasse, trahit sa présence. Alors que je m’apprête à devoir suivre en courant, « IL » s’arrête et me tend la main. Je m’envole vers mon compagnon étrange.

C’est avec une certaine exaltation que je cours au côté de l’Autre. Je sais qu’il pourrait aller bien plus vite, mais il s’est calé à mon rythme maximal. Rapidement la forêt nous entoure. Je sais que nous allons au-devant d’un cadavre. C’est une certitude désolante, mais bien la tâche de Jordan, ou plutôt de l’Autre.

Il n’y a pas un corps mais deux. Le dessèchement avancé ne me laisse aucun doute sur leur nature. Jansen ! Elles ne le lâcheront jamais ! Me concentrant sur notre lien, je ne perçois pas de danger ou de tension. Qui a tué ces deux femmes ? De ce que j’en sais, les guerrières Dryades sont redoutables. Il faut donc soit une créature particulièrement forte ou être en nombre suffisant. Je regarde autour de moi, et ne trouve pas de traces de luttes. Mon métier de policier prend le dessus. Les corps ont donc été déplacés du lieu où ils ont été tués. L’Autre me ramène au présent. Il porte l’un des corps et me désigne l’autre du menton. Me voilà clairement élevé au rang d’acolyte. J'en suis honoré et fier. Alors que je le suis vers ce que je devine sans mal l’emplacement du Nemeton, je m’interroge sur mon lien avec Jordan. Ce soir nous avons visiblement avancé avec sa partie surnaturelle. Je crois qu’il est important que je fasse aussi partie de la vie de l’Autre, que je sois le lien entre ses deux personnalités. J’ai le sentiment trouble que l’Autre pourrait prendre irrémédiablement le dessus et effacer Jordan. Je ne lui ai rien dit de mes craintes, il en a suffisamment. Mais je suis le seul qui accompagne l’Autre et la puissance qu’il dégage me semble grande et ancienne.

En silence, je laisse l’Autre procédé à son rituel. Je guette le moment de lui parler. Car comme pour le chiot, il me faut lui donner un nom Et cela serait mieux, s’il me disait comment il s’appelle. Mais je n’ai pas le temps de le questionner, que Jordan revient à lui.

- Brian ? Oh merde… C’était quoi cette fois ci ?
- Deux Dryades. Elles étaient déjà complétement desséchées.


J’ai une impression étrange, comme celle d’un savoir larvé que je n’arrive pas à mettre en lumière. Je donne ma chemise à Jordan pour qu’il s’en ceigne la taille. Nous rentrons chez nous doucement. Là, je suis fatigué. Demain j’irais voir Janice… ou Jansen… comment savoir lequel des deux est là ? A la maison, Machin hésite un peu avant d’aller renifler Jordan. Le chiot fait bien la différence entre les deux facettes de mon compagnon. Jordan attire les chiens comme du miel attire un ours. L’Autre semble les mettre mal à l’aise.

(...)

Le miroir me renvoie mon image. J’ai une trace de suie sur la joue. Je me souviens du baiser passionné de l’Autre. Il y avait un côté sauvage dans cette communion. Je ne me sens pas effrayé par lui. Pourtant mon intuition me dit qu’il pourrait s’il le voulait totalement prendre le contrôle de Jordan. De mes doigts, je suis la trace noirâtre. Me faire aimer de l’autre est ce qui préservera Jordan. J’en suis intimement persuadé. L’autre est différent de l’adjoint, mais il partage son corps. Quand j’ai rencontré Jordan, il en était déjà ainsi. C’est donc bien de la globalité de ce qu’il est dont je suis tombé amoureux. Je fixe mon propre regard avec une certitude. Je ne fais aucune différence entre l’un et l’autre.

- Tu dragues ton reflet ?
- Oui, je me disais que tu avais de la chance d’être en couple avec un si beau gosse que moi !


Le rire de Jordan me fait rire à mon tour. Je me sens soulever du sol et embarquer manu militari vers notre chambre. Machin jappe avec entrain. Bon sang ! Ils ne sont jamais épuisés ces deux-là ?! A chaque jour suffit sa peine.



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Jansen Avery

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MessageSujet: Re: A "Deja-vue" Thing   Mer 30 Mar - 12:06





Comme un air de déjà vu



Les sourcils froncés, à la fois par la perplexité et par la douleur pulsante dans son abdomen, Janice s’observe dans la psyché de la chambre. Cette psyché n’est pas accordée avec le reste de l’appartement. Moins masculine. Est-ce encore un objet qu’elle aurait volé ?

Elle se regarde et n’aime pas ce que lui renvoi le reflet. La blessure semble profonde, et lui fait mal, et, bien qu’elle sente la guérison s’amorcer, elle est beaucoup plus lente qu’elle ne le devrait… Les raisons lui semblent évidentes, même si elles peuvent être multiples… Elle s’est battue contre un ou plusieurs surnaturels, ou on l’a blessée avec des armes enduites de produits chimiques, dérivés de médicaments. Ce qui suppose que son adversaire connait sa nature et ses faiblesses. Mais, en analysant sa blessure, tirant sur les tissus cicatriciels, elle penche plutôt pour la première raison…

Ce qui ne la rassure pas plus, étant donné que, a part les traces de luttes dans l’appartement, elle ne sait pas ce que sont devenus ses adversaires… Auraient-ils pris la fuite ? A-t-elle commencé à se battre en étant son double, pour se transformer ensuite et tout oublier ? C’est tellement frustrant ! Des larmes de dépit et d’impuissance coulent sur sa joue, elle ne peut même pas avoir la satisfaction de connaitre le sort de ses adversaires, elle ne se rappelle pas, comme le reste… Pourtant, elle se souvient de tout le reste de la soirée.. Même de l’écharde dans son doigt, et le bateau de Brian, ainsi que son numéro de téléphone, un peu effacé, est encore présent. Pour éviter de le perdre, elle le note sur un bout de papier… Son téléphone n’est pas son téléphone, mais celui de son double, inutile donc de noter le numéro dessus.

Donc elle se rappelle de tout, sauf de son combat… Elle décide de remettre à plus tard l’analyse de ce fait nouveau… Caressant la maquette du navire avec un sourire, qui agit comme un baume sur sa blessure, elle finit par trouver un apaisement.. Remettant en ordre l’appartement, jetant avec une pointe de regret les quelques objets qui ont fait les frais du combat, elle se demande si son subterfuge et le lien renforcé avec Brian suffiront pour qu’elle garde au moins en partie les souvenirs de sa vie si fugace… Elle a fait la paix avec Jordan, mais elle sait qu’il faut que son double le fasse aussi.  A voir l’adjoint si mal en repensant à leur histoire commune, elle comprend que pour lui aussi c’est important. Des mots trop cruels ont été prononcés et des actes trop violents ont été perpétrés… Il faut réparer ça.

Alors, allongée sur le lit, serrant le bateau contre elle, elle se connecte au lien qui existe, fort, entre elle et Brian, et lui envoie toute sa reconnaissance et son amour… C’est étrange. Elle connait le lien d’osmose d’une Sylve, mais c’est un lien qui englobe toute la communauté de la sylve. Là, c’est un lien intime, unique, mais fort, avec son frère de sang… Soudain, a l’autre bout, elle sent la connexion, et ravie, pousse un petit cri de joie. Brian lui parle, maladroitement. Ce ne sont pas de mots, plutôt une rumeur portée par le lien, d’arbre en arbre, jusqu’à elle… Je t’aime, mon frère. Merci.

La , bercé par le chant entre elle et brian, appaisée, enfin, et sans peur de disparaitre, elle finit par s’endormir, baignée par le reflet lunaire qui passe à travers la fenêtre de la chambre…

(…)

Jansen se réveille, baigné d’amour, serrant contre ses abdos douloureux une maquette en bois. Une douleur à son doigt le frappe avec la force des souvenirs ramenés de forces. Pendant quelques instants, un vertige angoissant le prend, car pour la première fois depuis tout ce temps, il porte en son âme les souvenirs de ses deux vies.. Uniquement des derniers jours, mais le changement est si énorme qu’il panique quelque peu. Et, à l’autre bout, il sent le lien, renforcé, et se rappelle comment, lové contre Brian, sur la terre si étrange, il a pu renforcer ce lien.
Brian… Jordan… Un élan de pure joie, plus fort que la douleur et la peur, finissent par le réveiller complètement. Debout, vêtu seulement de la lumière mourante de la lune, tirant sa révérence au lever du matin, il se souvient. Il se rappelle, mais une part d’ombre demeure. Son combat, ses blessures en train de guérir, et l’état de son appartement…

Posant la maquette du bateau en évidence, et retirant son écharde, car il sait qu’il n’en aura plus besoin, il s’habille finalement à la va vite d’un jogging, n’y tenant plus. Il sait qu’il n’a pas beaucoup de temps avant que Brian et Jordan partent pour leur footing puis au poste… Avec un sourire à faire fondre un glacier, il s’élance, et, s’assurant qu’aucun passant ne puisse le surprendre, fonce vers un arbre, puis y disparait, avant de réapparaitre bien plus loin, sortant d’un autre arbre… De bond en bond, il arrive ainsi à temps, bien que de justesse, devant la maison de Brian et Jordan.

Son cœur bat à tout rompre, car son pouvoir lui demande beaucoup, mais aussi car il est tellement plein d’espoir et d’amour fraternel, y compris vis-à-vis de Jordan, qui ne partage pourtant pas son sang.
Quand la porte s’ouvre, sur deux policiers sexy en tenue de sport, Jansen se dandine pratiquement devant eux, un large sourire aux lèvres. Brian et Jordan font une halte, incertains, mais ne peuvent éviter le bolide qui les percute et les serre dans ses bras.

« je me souviens.. Peut-être pas de tout, mais je me souviens.. Je vous aime… Je suis heureux et fier de vous connaitre… Et si vous voulez bien de moi, on pourrait refaire notre entrainement comme avant et rincer l’œil ensuite de ce chat fripon au poste… »

Brian est rouge pivoine, mais rigole, quant à Jordan, il a un air grave quand il répond.

« Désolé mais ce n’est pas possible. »

Jansen prend un air triste, ne comprenant pas... Mais Jordan enchaine

« J’ai viré le chat, qui était un peu trop voyeur… Je vous laisse un peu d’avance, les beaux gosses, aller, ouste ! »

Dans un grand éclat de rire, Brian et Jansen reprennent un parcours longtemps délaissé. De nouveau, Jansen se sent en famille. Et plus tard, dans la journée, il irait retrouver Alessandro.. Ils ont des trucs à se dire. Le bel italien lui manque… Terriblement. C’est bientôt la st Patrick et il a bien l’intention de fêter ça avec tous ceux qui comptent pour lui.

(RP finit pour moi Smile)

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MessageSujet: Re: A "Deja-vue" Thing   Mer 30 Mar - 22:12


Déjà vue


Feat : Jansen Avery



Le nez dans l’oreiller je plonge doucement dans le sommeil. Le bras de Jordan m’enserre la taille, “pour ne pas que je m’échappe…” prétexte-il. La journée et la soirée qui a suivie ont été mouvementées. Jordan dégage une douce chaleur qui m’apaise. Machin ronfle légèrement au pied de notre lit. Je suis heureux. Jansen, Janice… Janice, Jansen… Mon frère de sang est décidément un être étrange. J’avais fait revire à Janice les souvenirs que Jansen avait partagés avec moi. Ce langage de la sylve, qui se passe de mot est quelque chose de puissant, mais aussi dangereux, car il n’y a pas de filtre, ou alors je suis trop néophyte pour savoir comment doser les pensées qu’on lâche ainsi. Toutefois, grâce à ce langage, je sais qui est Jansen, je comprends ses doutes ou son amour inconsidéré pour son patron.

Je suis sur un voilier. Nous l’avons acheté avec Jordan. Machin est à l’avant, il aboie contre les mouettes qui suivent notre sillage. J’ai un sourire benêt plaqué sur le visage, le chien de l’enfer aussi. Chien de l’enfer ? Cette idée saugrenue me dérange et me réveille partiellement du rêve dans lequel je suis plongé.

- Brian ?

Sans ouvrir les yeux je me retourne sur le dos. Un truc chaud m’entrave les pieds… Machin roupille sur le lit… Je soupire qui m’enfonce de nouveau dans le sommeil. Non, c’est Janice qui me parle. Mon visage s’éclaire d’un sourire quand je réponds. Je ne sors pas de mon état de quasi sommeil. Le dialogue qui se joue entre nous n’est pas fait de mots, ni de discours. C’est indescriptible mais très plaisant.

(…)

Nous sortons pour notre footing matinal. Machin couine pour qu’on l’emmène, mais nous ne repassons pas par la maison. Il doit rester seul ici. Sur le pas de la porte, je suis surpris de voir Jansen qui nous fonce littéralement dessus.

- Je me souviens.. Peut-être pas de tout, mais je me souviens.. Je vous aime… Je suis heureux et fier de vous connaitre…
- Jansen ! C’est super ! Le bateau ? L’écharde ! Cela a finalement fonctionné ! Nous aussi nous sommes heureux de te connaitre.


Je rends l’étreinte à mon frère. Je sais la valeur qu’ont ces souvenirs. Finalement croiser Janice et comprendre ce qui se passait aura été le déclic.

- Et si vous voulez bien de moi, on pourrait refaire notre entrainement comme avant et rincer l’œil ensuite de ce chat fripon au poste…
- Euh…


Le chat fripon est une chatte qui se rince effectivement l’œil. Je remercie Jordan de l’avoir viré. D’ailleurs celui-ci douche un peu l’enthousiasme de Jansen en lui disant que ce n’est plus possible. Mais il comprend vite que Jordan se moque de lui gentiment.

Nous partons en petites foulées vers la forêt. La trool partrol est de nouveau réunie. Trois types avec un grand sourire courent, au pas pour deux d’entre eux, alors que le troisième bondirait presque comme un cabri, tant il est content.

RP terminé pour moi aussi Smile

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