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 Une étude de KA

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Jordan Parrish

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MessageSujet: Une étude de KA   Jeu 21 Jan - 9:47


Une étude de Ka


J’avais entendu Stiles en parler une fois avec Scott. Selon les deux jeunes hommes, les choses avaient tendance à s’équilibrer vers une neutralité. Je n’y avais pas vraiment accordé tellement de crédit. Car selon eux, quand tout allait mal, ça finissait par aller mieux. Mais quand tout allait bien, fatalement, tôt ou tard, les choses sombraient dans les ténèbres. Avec cette théorie, personne n’avait le droit d’être vraiment heureux et durablement.

Je sais bien que ce n’est pas ce qu’ils voulaient dire, et qu’ils ont vécu, à leur âge, bien plus que n’importe qui en ce monde, concernant le surnaturel. Quand vous êtes confrontés régulièrement à ce genre d’évènement, qui vous marquent de façon indélébile, vous avez tendance à penser au Karma, ou au « KA », si on en revient aux anciennes croyances. Mafdet pourrait sans doute m’en dire plus, mais de ce que j’ai compris, les égyptiens pensaient qu’à notre naissance, un double spirituel naissait avec nous. Le « KA », notre énergie vitale, notre être surnaturel… Je ne sais pas si cette chose qui prend parfois le contrôle de moi est un « KA », mais j’espère la comprendre un jour ou l’autre et la diriger, plutôt que l’inverse. Et si on croit à cet être double, ce serait lui qui rééquilibrerait les évènements, en positif ou en négatif…

Alors j’aurai du me douter que j’allais avoir tôt ou tard de gros ennuis. Car depuis quelques temps, je vis un rêve éveillé, auprès de Brian, mon mec. Mon mec, bon sang ! Qui l’aurait cru ? Je serre doucement les plaques sur mon torse. Non.. j’essaie de le faire, mais je ne peux pas.. C’est la seule chose qu’ils m’aient laissé. Je ne sais pas où je suis, je suis nu, attaché et sans doute drogué, et, un comble pour moi, j’ai froid.

J’ai mal, j’ai faim, je suis épuisé. Tous mes besoins sont devenus des besoins basiques. Je ne sais pas à quoi jouent les types qui m’ont kidnappé, mais je pense qu’ils tentent de faire surgir l’autre, en moi. Tout est arrivé si vite. Je rentrai du travail, déjà heureux de pouvoir taquiner Brian et le chatouiller pour entendre son rire, son putain de merveilleux rire… Et j’ai sentis une douleur vive dans le cou, j’ai entendu des bruits étranges et j’ai à peine eut le temps de voir deux hommes habillés étrangement, avec des manteaux de cuir, des masques et lunettes que je qualifierai de « steampunk », et une voix crissante. L’instant d’avant il n’y avait personne, et en à peine quelques secondes, ils étaient là. J’ai voulu lutter, mais ils étaient forts, eux aussi. Et la drogue qu’ils m’ont injecté m’a.. Changé.

J’arrive à peine à tourner la tête et ce que je vois n’est pas rassurant du tout. Je suis sur une table d’opération rudimentaire, j’ai été salement charcuté, et les tubes et liquides qui sont autour de moi ne me disent rien qui vaille. Un tuyau plonge directement dans mon mollet, et un autre au niveau de mon pectoral droit. Ça fait un mal de chien, mais j’ai beau essayer d’appeler l’autre, en moi, rien ne se passe. Je ne comprends pas pourquoi ils m’ont laissé mes plaques, mais j’en suis heureux, j’ai l’impression de ne pas être seul. Brian. Je t’aime, espèce de tête brûlée, de … de… Je ne sais pas si je le reverrai, si je vais avoir un avenir. C’est tellement frustrant que j’enrage. Tout au fond de moi, je sens une petite étincelle, cette parcelle de feu qu’il y a encore. Que veulent-ils ? Si ils me voulaient mort, pour me disséquer, ce serait déjà le cas.

Je suppose, avec effroi, qu’ils m’ont laissé ces plaques pour me donner une raison de me battre, et faire surgir le feu. Ils veulent ce feu. Mais pourquoi ? Et pourquoi ces expériences sadiques sur moi ? Je m’étais habitué, un peu trop sans doute, à guérir. La je n’y arrive plus, et j’ai un mal de chien. Je ressens le froid, également, sur mon corps à leur merci. Je n’avais pas vraiment conscience, jusqu’ici, de ne plus jamais avoir froid. Le constat est amer. Je pensais pouvoir être le roc sur lequel Brian pourrait s’appuyer, mais je suis faillible, comme tout le monde.

Et c’est moi qui ai besoin de lui... J’essaie de me remémorer le moment où ils m’ont attaqué. Est-ce que j’ai pu avoir mes réflexes de militaire ? Laisser une piste à suivre, des indices ? Je suis dans du cotton, je n’arrive pas à réfléchir, la douleur me brouille les sens et mes pensées. Je crois me souvenir que j’ai marqué mon passage avec mon sang, m’automutilant pour laisser une piste à suivre, peut être par Scott ou Ruby. Brian. Je t’aime. Si jamais je te revois pas, mec, sache que… que…

De nouveau, j’enrage de ne pas pouvoir serrer les plaques à défaut de mon mec. Mais je les sens sur moi. Et pour une fois, je suis content de sentir du froid, le froid de ce métal.
Des pas qui approchent, lentement, m’avertissent, et j’ai peur. Je constate amèrement que j’ai peur.

Une voix presque métallique constate.
-phase une.. Succès..

Et je sens une vive douleur dans le poignet.


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Brian O'Conner

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MessageSujet: Re: Une étude de KA   Ven 22 Jan - 20:58


Une étude de KA


Feat :  Jordan Parrish
Ruby Volpha



Le poste de police nous fait figure de deuxième maison à Jordan et moi. Nous ne sommes pas enchaînés à notre travail, mais nous y attachons tous les deux beaucoup d’importance. C’est dans notre nature d’être au service de l’ordre. Jadis militaires, nous voilà policiers. Cette entente sur ce qui doit être important est l'un des facteurs qui nous a rapprochés. Ma relation avec lui est totalement intuitive. J’ai débarqué il y a quelques mois à Beacon Hills emmuré dans mes psychoses. Il ne lui a fallu presqu’un seul regard pour m’atteindre en plein cœur. Nous avons la même loyauté et la même abnégation et je crois que c’est pour cette raison que le shérif Stilinski nous laisse les coudées franches, d’autant plus que la deuxième adjointe, toute louve qu’elle soit, est bien fatiguée par sa grossesse. Puis il ne serait pas raisonnable pour elle qu’elle court après les malfrats ou pire, des surnaturels déviants. En relisant les archives du poste de police, j’ai vu que Ruby Volpha prenait souvent à sa charge les dossiers  inclassables. Le côté systématique de cela, me fait pensait qu’elle concentre sur elle, les éventuels reproches des autorités supérieures.  Je n’ai jusqu’à présent, pas vraiment eu affaire à elle directement, sauf une fois pour lui présenter ce que je suis, mais je la classe dans la catégorie des gens biens. Elle impressionne le personnel, cependant je sens qu’elle agit au mieux des intérêts de tout le monde.

En ce moment, il me semble que nous sommes dans une période d’accalmie surnaturelle. Ou du moins, l’autre facette de Jordan n’a pas remontré le bout de son museau. Avec nos plaques d’identité autour du cou, Jordan espère créer un lien avec la créature qui l’habite. Ce n’est pas que je souhaite la mort d’une chimère, mais j’ai un peu hâte de me confronter de nouveau à son autre moi. Je veux que cette facette de lui me reconnaisse et que quel que soit la phase dans laquelle il se trouve, agir toujours de concert. Je lui suis entièrement dévoué. J’ai accepté sa demande officielle d’être son mec. Mon oui est valable pour toute sa personne sans restriction.

C’est la routine au poste de police. Nous gérons des délits mineurs et recevons les plaintes courantes de voisinage ou autre. J’avance les dossiers en souffrance tout en sirotant ce jus de chaussette qu’on ose appeler café. Jansen m’avait dit un jour d’aller en boire un au Pink Print, là où il travaille. D’après mon frère de sang, après une première phase où l’on est surpris de l’intensité du café servi, on ne peut plus s’en passer. Je m’inquiète pour Jansen dont je n’ai toujours pas de nouvelle.

J’archive un dossier avec un soupir de soulagement. J’ai terminé mon service. Avant de partir je passe par le bureau de Jordan lui demandant vers quelle heure il compte finir. Il m’assure que ce soir il ne finira pas tard, nous mangerons donc ensemble à la maison. C’est donc serein que je regagne notre maison. Après une bonne douche et un peu de rangement, je m'atèle à faire le repas que je laisse reposer dans le four  en attendant que mon homme rentre. En attendant, je décide de me plonger sur les cartes marines que j’avais achetées à la boutique du musée que Jordan m’avait fait visiter. Avec le doigt, je suis les courants directeurs et me familiarise avec les eaux qui bordent la côté à moins de trente kilomètres de là. Comme à chaque fois, je ne vois pas l’heure passer et c’est une raideur à la nuque qui me fait relever le nez. Avec un pli soucieux entre les yeux, je constate qu’il est tard.

- Jordan ? T’es là ?


Rapidement, je parcours les pièces de la maison, vérifiant qu’il n’est pas dans la salle de bain. Mais non, Jordan n’est pas rentré. Ont-ils eu un souci au poste ? J’appelle sur son portable qui me renvoie sur la messagerie au bout des cinq sonneries d’usage. Inquiet, j’appelle le central qui m’affirme que Jordan est sorti tôt, comme il me l’avait dit, soit depuis presque deux heures. Il ne faut que cinq minutes en voiture pour faire le trajet entre le poste de police et la maison. Ce n’est pas normal. Je prends ma veste et mes clés et sorts pour rejoindre le poste de police.

La voiture de Jordan est dans le parking. Je vais pour m’approcher quand je sens une substance gluante sous mon pied. Un espèce de produit verdâtre s’accroche à ma semelle. En me baissant pour voir de plus prêt pour voir ce que c’est, je découvre une sorte de grande seringue métallique qui a glissé sous la voiture la plus proche. Par acquis de conscience je la récupère et entre au poste de police. Le planton m’assure qu’il ne l’a pas revu depuis qu’il est sorti, deux heures plus tôt. Il me dit que Jordan a surement été appelé sur une affaire et qu’il a oublié d’en avertir le central… et moi par la même occasion. J’ai envie d’objecter que s’il lui arrive d’oublier la procédure et de ne pas informer le central de tous ses faits et gestes, jamais il ne me laisse sans nouvelles. C’est même l’inverse, il m’inonde de nouvelles. Je peste contre moi-même, j’aurais dû me rendre contre bien avant de son silence radio.

Dans son bureau rien n’indique qu’il soit allé dans une direction précise. Et quand je pose cette énorme seringue, je me dis que cela n’est pas normal. D’ailleurs, j’ai perdu la sensation du touché entre mon pouce et mon index qui ont touché la substance verdâtre. Un anesthésiant ? Je le sens mal. Jamais Jordan ne me laisserait dans l’inquiétude. Il lui est donc arrivé quelque chose, mais… Avec sa nature, un anesthésiant lambda n’aurait eu aucun effet… Cette affaire est donc liée au surnaturel.

- Tu as trouvé ton bourricot Brian ?
- Non… Mais tu as raison, il a dû aller vérifier une piste avant de rentrer.
- Oui, si cela se trouve, c’est lui qui est en train de t’attendre là ! Aller bonsoir.


Il est drôle le planton, si c’était le cas, il y a longtemps que mon portable sonnerait avec des « Où es-tu ? » Que faire ? Par quoi commencer ? Si jamais Jordan se transforme… Je foncerai bien tête baissée, mais c’est ce que l’on me reproche souvent, agir avant de réfléchir. Et là, il s’agit de la vie de Jordan. Ruby ! C’est la seule que je connaisse qui peut suivre la piste olfactive de Jordan. Je remonte en voiture et me dirige chez l’adjointe. Je ne suis pas vraiment rassuré de me pointer ainsi sans prévenir chez elle. Elle habite en lisière de forêt, loin des autres habitations. La singularité du lieu et la nature de la femme qui y habite me font hésiter avant de sonner à la porte.

- Bonsoir Ruby, navré de vous déranger, mais… mais je crois que Jordan a disparu… Je perds sa piste vers sa voiture toujours garée au poste de police.

Je lui raconte ce que je sais. L’heure à laquelle Jordan a quitté son poste, celle où je me suis inquiété de pas le voir arriver. La substance verte sur le sol du parking qui m’a anesthésié les doigts, la seringue étrange. Je dois avoir un air paniqué car Ruby tente de me rassurer. J’espère qu’elle arrivera à sentir la piste de Jordan.

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Ruby Hale

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MessageSujet: Re: Une étude de KA   Mar 26 Jan - 16:58



Début d'enquête


Mon regard est fixé sur le calendrier. Oui, je veux mener cette grossesse à terme, mais si le terme pouvait se magner le cul ça ne serait pas plus mal. À ce stade, je sens parfaitement le poids des deux énergumènes qui se font un plaisir de rester au chaud…et qui ont déjà commencé à se battre comme de parfaits frère et sœur. Je suis aussi irritable et très émotive, mais ça tient désormais plus de la fatigue que des hormones…et leur extra-empathie n’aide en rien. Plus le jour de l’accouchement approche, plus je sens les choses. Au début, ça s’extrapolait seulement aux membres de la meute ou à ceux qui éveillaient mon instinct maternel, là, c’est tout le monde et c’est insupportable. Du coup, je reste à la maison, au grand bonheur de Peter. Et la meute me considère de plus en plus comme une chose fragile à protéger. Je sens TOUT bande de gros malins ! Derek et Chad ne cessent de faire des blagues sur comment ils vont éviter d’avoir à les garder. Stiles est émerveillé. Luka toujours prévenant. Mick est calme, même si je sens qu’il ne sait pas trop comment il pourra agir avec eux—Peter a toujours du mal à lui parler — et Miyavi n’ose plus m’approcher. Ça lui fait peur je crois. Il faut dire qu’il a une définition de l’enfance un peu particulière. Et Matrim sera surement très avenant lui aussi. Je ne l’ai pas vu depuis un moment, mais je sais qu’il est embarqué dans une aventure importante. Bientôt, nous officialiserons son appartenance à la meute. Et il y a Mafdet aussi, qui ne perd pas la moindre occasion pour se moquer de moi. Bon, je ne lui en laisse pas beaucoup, on se voit peu, mais on se supporte mieux ainsi. Je sais que ça peut paraître étrange comme relation entre une alpha et son émissaire. Mais c’est ainsi. Et ça n’enlève rien au fait que dans l’action, nous formons une très bonne équipe. Probablement parce que dans l’action, je tends à redevenir RED…ce n’est pas impossible.

Je détourne mon regard des dates en soupirant et je le repose sur la couverture que je suis en train de broder. Celle-ci sera pour Chad et Mick. Mon cadeau de fiançailles. Je m’applique, et me concentrer sur l’ouvrage m’aide à ne pas penser à autre chose. Cela me calme. Pongo est couché sur le divan, la tête sur ma cuisse, et la maison est silencieuse mais je le remarque à peine. Rien n’est plus silencieux depuis qu’ils sont en moi, rien ne le sera plus jamais.

Je cesse mon mouvement, l’aiguille en l’air et je relève les yeux. Un instant plus tard, Pongo relève la tête, les oreilles aux aguets, confirmant l’approche d’un véhicule. Le moteur cesse de vrombir. Je pose mon travail sur l’accoudoir du sofa. Une portière claque tandis que je me lève—péniblement, ça va sans dire— et m’approche de la porte d’entrer. L’instant d’hésitation de mon visiteur me laisse le temps d’atteindre la porte si bien qu’il a tout juste le temps de sonner que déjà je l’ouvre. Pongo est à mes pieds. Mon grand Dalmatien, brave et fidèle, me suit comme un gardien. Je ne paierais pas chère la peau de celui qui oserait m’attaquer alors qu’il est si près.  Je regarde mon visiteur. Brian. Je ne l’ai vu qu’à une unique occasion, mais j’ai une bonne impression de lui. Et je sais qu’il est très proche de Jordan. Je suis heureuse pour eux. Par contre, je n’aime pas du tout ce que je sens. Les signaux chimiques qu’il libère mettent en alertes tous mes sens. Même les enfants s’agitent.

— Bonsoir Ruby, navré de vous déranger, mais… mais je crois que Jordan a disparu… Je perds sa piste vers sa voiture toujours garée au poste de police.

Je salue mentalement son sang-froid. Même s’il s’agit de notre métier, c’est toujours difficile de conserver notre flegme quand il s’agit d’un être cher. J’ouvre un peu plus grand la porte et m’écarte du palier pour le laisser entrer, qu’il m’en dise plus. Je lui serre un café tandis qu’il me raconte ce qu’il sait. Pas grand-chose en réalité, mais suffisamment pour avoir quelque part où commencer. Alors qu’il porte ses mains vers la tasse, je note qu’il son calme apparent commence à faillir. Je pose mes mains sur les siennes et je lui offre un sourire rassurant.

«  Brian, calme-toi. Nous allons le retrouver.

Je peux sentir les bébés faire leur effet. Cette onde de calme qu’ils sont capables de générer. Leur empathie leur permet de jouer sur les émotions, pas de les changer mais de les apaiser ou de les exalter, suivant leur humeur. Je doute que cela continue lorsqu’ils seront nés. Je n’en suis pas certaine, mais je pense que mon ventre agit comme une bulle magique. Quand ils seront nés, ils seront soumis aux lois de ce monde, tout comme je le suis.

«  Bon, nous allons commencer par retourner sur le parking du poste. Je pense savoir qu’elle est cette substance anesthésiante. Et si j’ai raison, même Jordan n’a pas pu y résister. Par chance, ton cher et tendre, enfin l’autre en lui, dégage une odeur des plus reconnaissables et aisément traçable. Et je suis une experte dans ce domaine.

Je prends mon manteau et je vais également prendre ma cape. Même si elle me rend malade, dans mon état, je ne peux pas me permettre d’aller ou que ce soit sans. Si je perds le contrôle, ce sera ma seule chance de retrouver forme humaine. J’enfile mon holster de buste et y glisse mon arme puis je fais signe à brian que nous pouvons y aller.

— «  J’espère que ça ne te dérange pas si Pongo vient avec nous. C’est le seul moyen pour qu’il me laisse quitter la maison. Mon doux compagnon lui a demandé de veiller sur moi et mon chien a pris cet ordre à la lettre.

J’ai déjà de la chance que Peter ne soit pas là. Il refuserait net que j’y aille. Mais il est hors de question que je reste sans rien faire alors que Jordan est en danger. Bon, nous voilà sur le parking. La substance, je ne prends pas le risque de la toucher, j’aurais besoin de tous mes sens, est sans doute le venin d’un kanima. J’explique brièvement à brian ce dont il s’agit et ce qu’est un Kanima.

«  Nous en avons un dans la meute, mais il est de nature féline. Pas de venin pour lui, mais il n’en a pas besoin. Est-ce que tu as quelque chose appartenance à Jordan qui porterait son odeur. Cela me permettrait de bien focaliser sur cette…fréquence si l’on peut dire.

Je hume l’odeur d’une grande inspiration. Je capte les différentes nuances, les flagrances, j’isole celle qui appartient exclusivement à Jordan en excluant celle de Brian, celle du parfum et autre odeur parasite, puis je tourne mon attention vers l’endroit où se trouve la substance, l’endroit où il a certainement été neutralisé. Il ne m’est pas difficile de trouver la piste. La suivre en revanche, n’est pas aussi aisé. Mais je ne suis pas seule. Pongo aussi cherche avec moi, et par moment, nous ne sommes pas trop de deux. La piste nous mène dans un réseau sous-terrain. Je sens que tout ceci va être une partie de plaisir. Je m’arrête, Brian aussi. Lui aussi a entendu. Quelqu’un vient…ou quelque chose. Oui, une vraie partie de plaisir !







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Jordan Parrish

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MessageSujet: Re: Une étude de KA   Mer 27 Jan - 16:46


Une étude de Ka

La douleur est atroce, mais moins que l’idée de finir ici, seul, et de laisser Brian sans réponse, sans la moindre idée de ce qui a pu se passer. Bien sûr, il allait enquêter, et il s’acharnerait, je le connais. Mais si il ne me trouve pas, si le ne sait pas ce qui m’arrive, et comment je suis mort. Car je vais mourir, j’en suis sûr. Pas tout de suite, pas tant qu’ils n’auront pas eu ce qu’ils veulent, c’est-à-dire surement mon autre moi. Mais je vais mourir ensuite.

On le sait aussi bien l’un que l’autre, avec Brian. On est des militaires, même maintenant. On ferait tout pour protéger nos camarades, mais on s’attend à tomber au combat, ou avoir notre partenaire qui tombe. Et dans ces cas-là, on ferait tout pour récupérer son corps, écrire ce qui s’est passé et faire un travail de mémoire, et, pour les plus proches, un travail sur notre douleur de l’avoir perdu… C’est ça qui me fait le plus de peine, le fait qu’il ne sache pas comment je vais mourir, et qu’il n’ait jamais de réponse à cette histoire...

Mais il me reste un espoir, mince. Arriver à tenir, ne pas leur donner ce qu’ils veulent, car tant qu’ils ne l’auront pas, je serai en vie, et Brian aura une chance de me retrouver. Je goûte à l’amertume de la situation. Ma meilleure chance de m’en sortir serait de devenir l’autre, mais c’est exactement ce qu’ils attendent. Soit ils n’ont aucune idée de l’être que j’abrite en moi, et si c’est le cas il faut que je prenne le risque. Soit ils savent exactement ce que je suis, ce qui veut dire qu’ils en savent plus que moi, et que, surtout, ils ne me craignent pas. Ils me veulent sous mon autre forme, et ils ont les moyens de me résister, de me contrôler, peut être… Je ne peux pas leur donner ça…

Je connais certaines techniques, et je pense qu’ils s’attendent à ce que je me concentre sur la douleur. C’est ce qu’on nous apprend à l’armée. Rester concentré sur la douleur pour rester ici et maintenant, pouvoir se battre, avoir la maitrise de ses pensées, à défaut de celle de sn corps. Alors je fais l’inverse. Je la mets au second plan. Je suis sur le fil, utilisant mes capacités, le peu qu’il me reste, sans faire ressurgir mon autre moi. Je me contente de repousser la douleur, et d’uiliser ce nouveau chemin mental pour fuguer…

Je pense à Brian, j’aurai aimé lui dire plein de choses, des choses que j’oublierai si j’ai la chance de le revoir, jusqu’à la prochaine fois ou je serai en difficulté, ou je regretterai ne pas avoir eut le temps de lui dire.. Je devrai peut être faire une liste, l’avoir à portée de vue, le noter dans mon agenda ou m’envoyer un mail pour y penser…

Des choses comme :
-je veux faire un voyage en mer avec toi
-je veux qu’on s’achète notre voilier, quitte à ce ça prenne du temps…
-je veux qu’on découvre d’autres pays, peut-être, et qu’on se construise des souvenirs. Je n’ai pas besoin de photo, juste de vivre des choses avec toi.
-je veux avoir l’occasion de m’excuser auprès de Jansen, et je veux que tu saches que je comprends. Que je suis jaloux, mais que je comprends.
-je veux qu’on reprenne les entrainements avec lui, et l’inclure dans notre bulle, comme avant, parce qu’il est important pour toi, et que je peux comprendre ça.
-je veux avoir l’occasion de te parler quand je suis l’autre, et de me rappeler l’avoir fait.
-je t’aime. Je sais que tu le sais, mais je veux te le dire, sans l’user, avec la même sincérité parce que c’est vrai, tout simplement.

Je les entends rager. Ils savent que je fugue, et ils ont beau activer ma douleur, je viens de gagner quelques heures, ou quelques minutes, je ne sais pas, de répit. Je vais avoir encore plus mal à mon réveil, mais je sais qu’ils sont patients... Je peux l’être, aussi... Pour lui… Brian va trouver le moyen, et il viendra. Avec de l’aide, même si c’est une tête brûlée. J’ai laissé mon sang goutter sur le chemin, en m’entaillant moi-même ma chair. J’ai une mince chance.

J’aimerai faire partie d’une meute à ce moment précis. Je crois que j’aurai eu cette sorte de connexion que j’ai déjà pu voir quand Chad ou Dereck cherche à savoir comment se porte un individu de la meute… Mais je n’en fais pas partie. Je crois que je comprends pourquoi. Je pense que, peu importe la nature de mon véritable être, c’est un fardeau solitaire. Je suis heureux de savoir que je peux le partager avec Brian, maintenant, même si il a pris de gros risques à vouloir le faire pour moi.

Très loin, très loin, j’entends quelque chose s’agiter… Mais je suis déjà dans mon pays de Cotton, il sera temps plus tard d’avoir mal, d’avoir peur, d’avoir la rage et, si j’en arrive la, de laisser le contrôle à l’autre pour en emporter le plus possible avant qu’ils œuvrent à leur besogne immonde…


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MessageSujet: Re: Une étude de KA   Ven 29 Jan - 21:42


Une étude de KA


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Alors que l’adjointe du shérif me fait entrer chez elle et prend la peine de m’offrir un café, je me sens soudainement idiot de l’embarquer la dedans alors qu’elle approche de son terme. Si Jordan s’est fait attraper, c’est que nos adversaires sont particulièrement dangereux. Et moi, je me tourne vers une femme enceinte… Je n’ai pas le droit de l’impliquer.

- Brian, calme-toi. Nous allons le retrouver.
- Merci Ruby.


Étrangement sa voix me rassure et me réconforte. Ruby a une belle prestance et ce malgré sa taille alourdie par sa double grossesse.

- Bon, nous allons commencer par retourner sur le parking du poste.
- Oui c’est ce à quoi je pensais en venant vous voir. Puis vous êtes la seule surnaturelle que je connaisse… enfin presque.
- Je pense savoir qu’elle est cette substance anesthésiante. Et si j’ai raison, même Jordan n’a pas pu y résister. Par chance, ton cher et tendre, enfin l’autre en lui, dégage une odeur des plus reconnaissables et aisément traçable. Et je suis une experte dans ce domaine.
- Merci de m’aider. Je n’ai pas l’odorat développé comme vous et là mon don est inutile pour retrouver Jordan.


Je me sens nul de ne pouvoir retrouver Jordan par moi-même. Nous nous sommes assurés d’un soutien mutuel et au premier problème, je ne sers à rien.

- J’espère que ça ne te dérange pas si Pongo vient avec nous. C’est le seul moyen pour qu’il me laisse quitter la maison. Mon doux compagnon lui a demandé de veiller sur moi et mon chien a pris cet ordre à la lettre.
- Non, pas du tout. Puis cela fait un chien de plus pour suivre la pis… Oups pardon ! Je ne veux pas vous traiter de chien,  euh de chienne. Non ! Ce n’est pas ce que je veux dire ! C’est… désolé.


Penaud, je regarde mes pieds. Mais scellez moi la bouche ! Onze ans dans la marine, ça ne rend pas très doué coté sociabilité. Arrivés sur le parking du poste de police, j’indique à Ruby où se trouve la substance anesthésiante. Sans y toucher elle-même, elle m’explique qu’il y une grande probabilité que cela provienne d’un kanima et que c’est logique que même Jordan n’ait rien pu faire.

- Nous en avons un dans la meute, mais il est de nature féline. Pas de venin pour lui, mais il n’en a pas besoin. Est-ce que tu as quelque chose appartenant à Jordan qui porterait son odeur. Cela me permettrait de bien focaliser sur cette…fréquence si l’on peut dire.
- J’ai déjà eu affaire à une chimère kanima et oui, j’ai ses affaires de sport dans le coffre. Euh… Je vous préviens, ça fouette un peu. Car ça fait plusieurs jours que nous oublions de les sortir pour les mettre à laver.


L’adjointe sourit de manière espiègle. Je rougis un peu de ce qu’elle peut penser de deux types qui vivent ensemble et du probable capharnaüm que doit être notre maison. Si la maison est rangée et propre, j’avoue que côté linge, la machine à laver tourne quand cela devient la panique côté linge propre.

Nous laissons ma voiture et partons à pied. Je reste dans le dos de Ruby pour ne pas interférer. Elle et le chien Pongo prennent des chemins complexes pour parfois retourner sur leurs pas, voir tourner en rond. Je ne peux pas les aider. Cela me frustre et cela me fait enrager. Nous progressons pas à pas et le fait que nous abordons la zone industrielle me dit que nous nous rapprochons d’un lieu plausible de détention de Jordan. Ruby s’engage dans un passage qui nous mène dans des souterrains. Par acquis de conscience, je sors mon arme. L’endroit est glauque au possible. Une palanquée de tuyaux serpente au plafond. Même le chien de Ruby ne semble pas rassuré, car il reste près de nous. Je tends mon don au-devant de nous. Mais je ne peux pas agir aussi loin que lorsque j’avais trouvé le corps du garde forestier en forêt. Ma capacité à agir sur la matière passe au travers des buissons mais se trouve bloqué par les angles de murs. Je ne peux donc qu’être prêt à l’activer si quelque chose se pointe au détour d’un couloir. Il faut à tout prix que je travaille sur mes capacités pour au moins pouvoir percevoir ce qu’il y a dans les bifurcations avant que nous les croisons. Pour l’instant, mon don agit en ligne droite. Je suis certain que je peux arriver à m’affranchir de cela et de l’obstacle d’un simple angle de mur.

Un bruit me parvient. Instinctivement je lève le bras, le poing fermé. Réflexe militaire que Jordan comprend. Un coup d’œil à ma coéquipière me montre qu’elle a aussi compris. Le chien également, il est littéralement en arrêt une patte levée comme un Airedale Terrier. Quelqu’un ou quelque chose approche. Nous nous préparons et bondissons ensemble dans le couloir d’où proviennent les bruits de pas. La chose qui nous fait face me rappelle la créature que Jansen et moi avons combattue dans une grotte. C’était une chimère kanima. Je me souviens de sa rapidité et de l’acte presque suicidaire que j’avais dû faire pour l’abattre.

La créature rugit et nous montre ses dents. Ruby réplique avec une intensité bien plus élevée. Je suis content d’être dans son camp ! Je n’ai encore jamais vu un loup garou en mode « garou ». Et je ne doute pas que ses crocs, et ses griffes sont susceptibles de faire beaucoup de dégâts. Toutefois je pense à son ventre qui abrite deux vies innocentes. Mais je n’ai pas le temps de réfléchir plus aux risques qu’elle prend, car le monstre nous charge. Je tire une fois. Je fais mouche, mais la balle ne semble pas gêner la créature. C’est comme l’autre fois. Il faut viser la tête ou le cœur, mais avec la célérité de l’animal… Alors que la chimère kanima est presque sur nous, j’avance les paumes de mes mains comme si je poussais un mur invisible pour visualiser un plan. Je compresse l’air dans un plan précis. Le kanima est violemment projeté dans le couloir derrière lui. Ruby bondit, je la suis pour la couvrir. Nous dépassons une ouverture, par réflexe, je pointe mon arme dans cette direction. Avec horreur j’aperçois un corps nu, ligoté à une table métallique. J’ai trop souvent baladé mes doigts sur ce corps pour ne pas le reconnaitre.

- Jordan !

Mais l’horreur de son état est vite mise en arrière-plan par le kanima qui nous menace de nouveau. Alors que tout mon être se tend pour accourir vers lui et lui enlever ce qui rentre dans son corps, je dois soutenir Ruby. Mais où est passé l’adjointe ? Je vois ses vêtements au sol. Ce moment d’inattention m’est fatal, car je suis violemment projeté dans la salle où se trouve Jordan. Mon dos heurte une espèce de cuve cylindrique en verre épais qui contient une eau verdâtre avec une drôle de créature à l’intérieur. L’odeur est nauséabonde. Le choc m’assomme à moitié. Quand je récupère une vision stable, je vois des tubes qui relient la cuve à Jordan.

Je me redresse péniblement. Le kanima recule dans la salle. Pongo le chien et… un loup noir avec un regard vermillon tentent de cerner la créature.

- Ru… Ruby ?

Je fais un sourire encourageant à Jordan que le fatras du combat a réveillé et pointe mon arme vers le kanima.

- Nous allons te sortir de là !

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Ruby Hale

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MessageSujet: Re: Une étude de KA   Mer 10 Fév - 14:39



Wolf VS Lézard


Le regard de Brian se pose sur mon ventre une seconde de trop et ses lèvres s’étirent dans un rictus coupable. Il n’est pas difficile de deviner ce qu’il pense, mais c’est trop tard. Enceinte ou non, il est hors de question que je reste sans rien faire en sachant Jordan en danger. Je ne pourrais pas assurer une telle décision devant mes enfants. D’ailleurs, je sens bien qu’ils me poussent à l’action en étouffants tous les raisonnements impliquant leur santé. Je me fais rassurante. Avec les jumeaux, je suis devenue ultra-sensible au comportement des autres. S’il panique de trop, je risque de suivre le mouvement.

— «  Mon jeune ami, même parmi mes pairs, je suis hors-norme sur cette compétence. Quoique, je ne l’ai pas utilisé aussi finement depuis longtemps.


C’est mon odorat que j’ai retrouvé en premier à Storybroke. C’est ce qui m’a permis de me rapprocher d’Emma et de ma nouvelle carrière. Mais il se pourrait bien que je sois un peu rouillée. À Beacon Hills, les bons odorats sont la norme et mes services sont bien rarement demandés. Un des mots qu’il emploie me fait lever un sourcil.

— «  Ton don ?

Brian m’apprend, ou me rappelle succinctement la nature de ses capacités. Je suis soufflée – sans mauvais jeux de mots —malgré tout ce que j’ai déjà vu, j’arrive encore à être surprise de ce dont sont capables certains êtres de ce monde. Je suis autant surprise en bien qu’en mal d’ailleurs. Il est parfois incroyable de voir à quel point l’humain peut s’avérer encre plus bassement cruel que ce qu’il avait montré jusqu’alors.

Au moment de quitter la maison, je lui demande si ça le dérange que Pongo nous accompagne. Dans son empressement à me rassurer, Brian se fait adorablement maladroit. Si je m’apprête à rappeler pour la forme et la taquinerie que je suis un loup et non un chien, sa façon, toute à fait jouissive, de s’enfoncer tout seule me fait rire sans retenue. Je comprends sans mal pourquoi Jordan s’est laissé séduire. Mon rire le fait rougir mais semble le détendre en même temps. Je n’ai rien besoin de dire pour qu’il comprenne que je n’ai en aucun cas mal pris ce qu’il vient de dire. D’autant qu’il s’est puni tout seul avec ce ridicule moment.

Arrivés sur le parking, Brian me montre l’endroit et je lui explique qu’il s’agit sans aucun doute du venin d’un kanima reptilien. Il m’apprend avoir déjà eu affaire à une chimère de cette nature et cela me fait retenir mon souffle. Cette affaire concernant les chimères commence à se faire ressentir sur toute la ville et je n’aime pas ça du tout. Je déteste surtout l’idée d’être hors du coup. Évidemment, avec la grossesse c’est impensable de me laisser me mêler de l’affaire, surtout que je suis une femme de terrain, mais tout de même, je n’aime vraiment pas rester à ne rien faire. Après la naissance des jumeaux, si ces affaires sont toujours sur le feu, je m’y plongerais sérieusement.

Je demande à Brian s’il a des affaires appartenant à Jordan. Je pense pouvoir m’en passer, mais ça me faciliterait sans conteste la tâche. Je souris. Pauvres fripes oubliées dans un coffre, c’est bien les mecs ça ! Quoi que Jordan semble tout de même consciencieux, enfin, ça ne veut rien dire et ça ne renseigne en rien sur l’état de leur logement ! Et puis je suis mal placée pour parler. Depuis quelques années, je suis devenue plus carrée, surtout que je prends garde à garder certaines choses cachées, mais à Storybroke, j’étais plutôt du genre rebelle bordélique.

Je capte une piste. C’est à pieds que nous la suivrons. Mon sens de l’odorat est exacerbé, un peu trop en fait, et à certains moments, lorsque la piste est la plus ténue, l’aide de Pongo pour confirmer ce que je sens est plus que bienvenue. Au bout de quelques longues minutes de marche, le doute ne subsiste plus. Jordan à trouver la force de contrer l’immobilité plutôt rapidement si je m’en réfère à la distance parcourue. Il a eu la rapidité d’esprit et le courage de se charcuter lui-même pour que son sang devienne une piste forte. Il est malin. Une fois sous terre, nous sortons tous les deux notre arme, par précaution. Pongo non plus n’est pas serein. Il se garde de grogner, mais il reste aux aguets. Brian es sous tension, concentré sur l’utilisation de son don pour nous prévenir d’éventuelles attaques. Il peste sur son incapacité à exécuter certaines manœuvres. Il s’énerve et je le sens au bord de l’implosion à cause de l’inquiétude.

«  Brian, ne sois pas aussi dur envers toi-même. La maîtrise d’un pouvoir, quel qu’il soit, surnaturel ou non d’ailleurs, demande du temps. Les loups, ont cette étrange hiérarchie qui fait qu’ils peuvent obtenir le pouvoir de diriger une meute en tuant un autre leader, mais ce pouvoir-ci peut se perdre facilement si utilisé stupidement. Je suis devenue alpha après avoir éliminé ma…une alpha. Je ne le souhaitais pas, mais cela s’est passé ainsi. Mais si je suis restée alpha et si, aujourd’hui, cette meute composée de leaders nés m’accepte comme alpha, c’est parce que j’ai pris le temps d’apprendre à communier avec tout ce que cela implique. Je n’ai as précipité les choses et j’ai appris des plus grands. J’apprends toujours d’ailleurs. Tu apprendras toujours et tu auras toujours à apprendre, mais cela demande du temps et de l’entraînement…et des gens sur lesquels tu dois t’appuyer. Temps que tu garderas cela en tête, tu pourras avancer.  Les loups solitaires apprennent vite, mais mal. Ce dont tu es capable à l’heure actuelle pourrait bien nous sauver la vie, soit en fier.

Sa frustration ne dure pas longtemps de toute façon. Pongo est aux arrêts. Ce n’est pourtant pas naturel chez les dalmatiens mais il a appris à le faire. Et voilà que débarque un chien, ou plutôt un serpent de garde. C’est signe que nous approchons du but ! Voilà donc à quoi ressemble les chimères kanima. La créature rugit. Oh malheureuse, tu ne gagneras pas à ce jeu-là. Je laisse luire mes yeux et mes crocs sortir. Mon visage se déforme légèrement. C’est moins prononcé chez les femelles que chez les mâles, ça l’est d’autant moins pour moins qui ne subissait pas telle transformation avant mon arrivée dans ce monde. Je réponds à la bête d’un sourd et lourd grondement d’une puissance autrement plus élevée que la sienne. Je suis soutenue par une meute constituée de personnes incroyables, Du-gland, ton miaulement me fait pitié ! Mais l’avertissement bestial est ignoré, non pas tout à fait, il recule, mais le kanima obéit, peu importe la peur, et il attaque. Brian fait feu et le touche mais c’est sans effet. Saleté de bestiole ! Le reptile se rapproche et cette fois, c’est à l’aide e son don que Brian le repousse, me protège. Je ne laisse pas à la chimère le temps de se relever, je profite de l’ouverture et m’engouffre dans le tunnel, Brian et Pongo sur les talons. La traque reprend. Jordan n’est pas loin. L’odeur de son sang emplit mes narines. Les signaux de souffrance saturent mes sens.  Nous débouchons sur une salle et le voyons, nu, ligoté à une table d’examen…d’expérience. Par réflexe, je porte ma main à mes lèvres. Que lui ont-ils fait subir ? Les monstres ! L’envie de rugir me titille la gorge, celle d’étriper ces démons me chatouille les crocs, mais nous n’avons pas le temps pour cela. Je ne dois pas oublier que je suis enceinte, et bien que je souhaite mettre fin à tout cela, dans mon état, je dois me limiter à l’objectif de sortir Jordan d’ici !

Le Kanima siffle. Le voilà à nouveau sur le point d’attaquer. Brian a les yeux fixés sur Jordan. Je n’ose imaginer ce qu’il ressent, ce que je ressentirais si c’était Peter sur cette table. Oh si, ça y est, je sais. Mes yeux se mettent à luire et sans hésiter, je retire le gros de mes vêtements et je change de forme. C’est facile pour moi, c’est naturel, mais ça reste fatiguant, quoique moins en ce moment, comme si la présence des jumeaux et leur bien-être lorsque je prends cette forme me donnait de la force. Brian me cherche sans me trouver et ce moment d’égarement permet au kanima d’attaquer. Je grogne. Au non mon petit lézard, tu ne vas pas t’en tirer comme ça !

Pongo le prend à revers et à deux nous le tenons en joue. Le dalmatien est d’une tendresse sans pareille, mais quand il montre les crocs, mieux vaut éviter de tendre la main. Moi aussi je grogne. Tous crocs dehors, le poil hérissé, le dos vouté et les yeux de lave. Sous ma forme de louve, je suis doté d’une fourrure grise qui semble changer au gré de mes humeurs. Dans mes jours les plus sombres, on m’a dit qu’elle était noire. D’autres disent qu’elle est grise. Je n’en sais trop rien mais je sais que je suis légèrement plus grande que les loups de ce monde. Où disons que j’ai la taille des plus massifs de ce monde. Dans ma vision périphérique, je vois Brian lever son arme. Je jappe une fis. C’est inutile, il l’a déjà vu, et il risquerait de me blesser ou de blesser Pongo. Je jappe une seconde fois, Pongo et moi attaquons. Mon chien se fait projeter. Il n’est jamais qu’un chien, féroce mais sans force hors du commun. Je tiens le coup, tout en donnant des ordres à mon fidèle compagnon. Il se relève. Il est blessé à la patte, mais il va jusqu’à la table d’examen et en entourant un tube de ses crocs, fait comprendre à Brian qu’il doit s’occuper de Jordan, de le libérer. Je vais retenir le kanima, mais je n’ai pas l’intention de mener une guerre maintenant, juste de récupérer mon ami !

Le combat est intense, il devient féroce lorsque le kanima frôle mon ventre. Là, on ne rigole plus. Ce n’est plus seulement l’alpha, ni l’adjointe loup-garou, c’est la louve et la mère que tu viens d’attaquer, Kanima, et tu ne vas pas aimer ce qu’il en découle ! J’attaque à nouveau. Peu à peu, je me fais moins magnanime, j’épuise ma pitié, je retrouve de vieilles habitudes, des angles d’attaques qui ne sont pas faits pour neutraliser…mais pour une solution bien plus radicale. RED est toujours là, au fond de moi, et avec les enfants en danger, elle se manifeste bien plus facilement. Je tente de me contrôler, mais ce n’est pas si facile. Son coup est passé si près. Et s’il avait atteint mon ventre ? S’il….la rage me prend…je pourrais tuer cette créature…ce ne serait pas si difficile…








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Jordan Parrish

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MessageSujet: Re: Une étude de KA   Dim 14 Fév - 18:04


Une étude de Ka

Autour de moi j’entends des cris, des heurts, de la violence. J’ai connu ça, déjà. J’essaie de m’accrocher, parce que j’ai un fol espoir. C’est ce qui me fait tenir. Cette garce de douleur ne semble pas vouloir se faire oublier. J’ai tellement pris l’habitude, ces derniers temps, de la repousser, c’est tellement devenu facile de la faire passer au second plan, que j’avais oublié ce que ça faisait. Et bien ça fait vraiment un mal de chien… Je ne sais pas ce qu’ils m’injectent dans les veines, dans les muscles. Je ressens le manque de ce qu’ils m’ont prélevé aussi. Ils m’affaiblissent pour que je n’ai plus le choix. Que je fasse appelle à l’autre. Mais je ne veux pas. Car même si je maudis ce fardeau, il est hors de questions qu’un tel pouvoir tombe entre leurs mains, qui qu’ils soient.

Soudain je l’entends ! Il cri mon nom ! J’aimerai avoir la force de me lever, mais je ne peux pas. Le simple fait de tourner la tête vers lui me demande une énergie folle. Avec tout ce raffut, il ne peut pas être seul. Il a amené du renfort. Comme je suis fier de lui. Il y a encore quelques mois, il serait venu seul, comme une fichue et adorable tête brulée qu’il est….

Je n’ai qu’à peine le temps de le voir, il est au prise avec cette horreur que j’ai déjà entendu hurler plusieurs fois. Depuis combien de temps je suis ici ? je perds toute notion de temps.
J’entends des jappements et un autre grognement, dont l’intensité surnaturelle ne laisse aucun doute. Un alpha ! Ruby ? Il est venu avec Ruby ? Alors nous avons une chance. Soudain Brian est violemment projeté dans la salle ou je suis maintenu immobile. J’aurai aimé pouvoir plonger dans mon monde de Cotton, mais je suis tellement heureux de le voir, et triste qu’il me voit comme ça..

J’ai honte de mon état. Honte de ne servir à rien. A quoi bon lui promettre que je veillerai sur lui si c’est pour finir ligoté et à la merci de ces savants fous ?
Son arme pointé sur la créature, il prend le temps de me sourire et de me promettre qu’ils vont me sortir de la…

D’une voix affaiblis, j’arrive a prononcer quelques mots.. Si faibles.. La créature semble être tenue en échec, aussi se rapproche-t-il de moi pour m’entendre, sa tête très près de moi.
-..t’aime… *quinte de toux douloureuse* veux qu’on s’achète notre voilier… et.. Faire *quinte de toux » voyage en mer avec toi… Pas de putain de photo. Des souvenirs *quinte de toux violente* avec toi.

Visiblement j’ai une larme sur le visage, au milieu de la sueur due à la douleur, car il me l’essuie, et me force à me taire…

Pongo, brave chien, tire sur les tubes, faisant comprendre a Brian qu’il faut les briser et me libérer de ces substances. Je l’aime ce clebs. Il est futé.

Pendant ce temps, Ruby, sous sa forme de louve, que je découvre pour la première fois, est déchainée. Elle est impressionnante, et le Kanima qui lui fait fasse ne semble pas réaliser qu’il n’a aucune chance. Elle ne me protège pas que moi, elle protège ses petits. Une louve qui sent ses petits en danger ? Pauvre créature fasse à elle. Même d’ici, on sent sa rage, avec Brian.

Je ne pensais pas que je pouvais ressentir une douleur encore plus intense, mais lorsqu’il arrive à me dépêtrer de mes tubes, je comprends que, dans leur sadisme, il y avait des anesthésiants, en plus du reste. Sans doute de la morphine aussi, maintenant que je reconnais cette sensation un peu planante. Tout ça cesse d’un coup, et je crois que je hurle de douleur, puis j’arrive à me maitriser, soufflant et serrant les mâchoires. Brian fait de son mieux pour me soutenir, m’aider à me relever, mais je suis un véritable poids mort.

Accroché à lui, j’arrive à tenir sur mes jambes, mais chaque pas est douloureux… Je suis encore trop sous le choc pour activer mon pouvoir, et je n’ose pas…

Je voudrais lui dire tellement de choses, mais je ne veux pas qu’il s’inquiète, alors je me tais, et je tente de lui sourire, de mon regard tuméfié.

Ma main caresse son visage, même au milieu de cet enfer… Je ne laisserai personne lui faire du mal, ni à Ruby, ni même à Pongo. La rage, le feu brulant et toxique, commence de nouveau a bouillir dans mes veines… Pas encore la. Pas vraiment. Mais il fait soudain plus chaud.


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Brian O'Conner

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MessageSujet: Re: Une étude de KA   Mar 16 Fév - 22:22


Une étude de KA


Feat : Jordan & Ruby



Ruby est impressionnante en louve et m’effraye un peu. Dire que je suis heureux qu’elle soit de mon côté, est un bel euphémisme. Mon arme est inefficace contre la  chimère. Elle a une capacité de régénération bien trop importante et mes balles ne sont pas adaptées. Pongo, le chien de Ruby, tire sur les tubes qui relient Jordan à ses horribles cuves. Je comprends que Ruby peut tenir la chimère à distance, le temps que je délivre Jordan de cette installation abominable. Il souffre, sa douleur est presque palpable. J’enrage contre ceux qui ont osé lui faire ça. De son côté Ruby entre également dans une rage froide. La louve est exacerbée par sa grossesse, le danger pour ses bébés  et le grondement qu’elle pousse n’est plus une menace, mais bien une promesse de mort. Je n’ai aucun état d’âme vis-à-vis de la chimère. L’humain que cette créature a été un jour est perdu, mort sans l’être. Il est une aberration que Jordan, l’autre Jordan, camouflera en l’emportant au Nemeton.

-..t’aime…  veux qu’on s’achète notre voilier… et.. Faire voyage en mer avec toi… Pas de putain de photo. Des souvenirs  avec toi.
- Oui Jordan, nous ferons ça ensemble. Promis. Je t’aime. Mais garde tes forces sac à puce.


Je me veux rassurant, mais je suis bouleversé par son état, par ses mots. Avant sa propre vie, il met la mienne en priorité. Une larme coule sur sa joue, de peine ou de douleur. Doucement je l’essuie du pouce et malgré l’urgence et le danger, je m’astreins à rester calme et posé. Je lui clos les lèvres d’un rapide baiser, puis je regarde toute cette sordide installation qui lui perfore le corps. Je commence par ce qui me semble le plus simple et le moins douloureux à retirer. Mon cœur se soulève à lui retirer ces aiguilles barbares. Je comprends ce qu’a ressenti Jansen quand il m’a trouvé dans la forêt, transpercé par les plantes… Un sentiment de révolte m’anime. Cependant quand je m’attaque à ce qui est le plus intrusif, le hurlement de Jordan me glace le sang. Cela me noue le ventre d’être à l’origine de cette nouvelle souffrance. Mais mon homme est courageux et solide, il serre les dents et encaisse. Je l’aide à se redresser, mais il est très affaibli. Je ne sais pas quelles substances ils lui ont injecté, mais son corps ne se régénère pas comme à son habitude. Il est faible et vulnérable.

Une fois debout, il pèse sur moi de tout son poids. Je suis capable de le porter, mais cela veut dire que je dois laisser Ruby se débrouiller seule avec la créature infâme. Pongo est blessé et reste près de moi. Jordan caresse mon visage. Veut-il s’assurer que je suis bien présent et non pas un rêve éveillé ? Il doit récupérer un peu car la température de la pièce augmente significativement. Je dis à Ruby que nous sommes prêts à déguerpir, quand une baisse de tension générale fait faiblir les lumières. Cela revient, mais de manière stroboscopiques. Des pas lourds et pesants se font entendre depuis le couloir qui mène à la pièce où nous sommes. Ruby sent le danger, nous allons nous faire prendre en tenaille entre la chimère et peut être plusieurs autres qui arrivent. Le kanima passe de vie à trépas dans un rugissement de la louve. Ses yeux rouges sont promesse d’enfer pour qui s’interpose à nouveau entre nous et la sortie.

Ils sont trois, j’ai du mal à les discerner ma vision est parasitée et j’ai l’impression de tanguer. Un bruit infernal me vrille les oreilles. Mes compagnons d’infortune sont aussi affecter par ces types. Ils ont des masques étranges et de grand manteau. On les dirait tout droit sorti d’une fiction rétro futuriste. L’un d’eux a un outil.. Une arme étrange dans la main. Cela ressemble à une perceuse trafiquée. Ils nous bloquent la sortie. Tout en soutenant Jordan, je lève une main et me concentre pour leur envoyer l’impact violent d’un mur d’air.

- Mais ?! Qu’est-ce que…

J’ai bien senti mon pouvoir s’activer, les molécules d’air bouger, mais c’est comme si ces types étaient intangible. Le mur d’air les traverse sans les affecter. Pire, je me sens violemment projeté en arrière. Quand ont-ils pu me… Ils sont rapides… plus rapide que ce que je n’ai jamais vu. Mon pouvoir est inefficace sur eux, je n’arrive pas à appréhender leur corps. C’est comme s’ils étaient là sans y être. Qui sont-il ? Je grimace quand mon dos heurte brutalement le mur derrière nous. Je retombe sur le sol à moitié sonné. Le sang qui coule d’une entaille au front m’aveugle d’un œil. Je vois Ruby qui leur fait face, Pongo qui grogne le poil hérissé et Jordan qui peine à tenir debout. C’est mal engagé… très mal engagé…

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The Dread Doctors

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MessageSujet: Re: Une étude de KA   Jeu 18 Fév - 22:58


The Dread Doctor...

“ Une étude de Ka„

Le système de souterrains dans la zone industrielle est complexe, car il ne s’arrête pas aux installations des différents entrepôts. Il est en fait couplé aux réseaux des égouts et de l’alimentation de la ville en eaux potable. Autant dire que c'est un vrai labyrinthe, long de plusieurs kilomètres. L'endroit est sombre, vaguement éclairé par des lampes à bout de souffle et couvertes de poussière. Leurs pas raisonnent sur le sol en béton. Des bottes en cuir sanglées de lanières, de longs manteaux de la même matière rigide. Leur démarche cadencée les fait paraitre raides et lents. Et pourtant...



Celui qui se nomme le chirurgien marche au centre, un peu en avant des deux autres. Personne n'a jamais vu son visage, ni celui de ses acolytes. De son masque fait de cuir et de métal sortent d'innombrables tuyaux. À quoi cela lui sert-il ? Sur le côté, une lentille jaunâtre vient se placer devant les deux verres d’un rouge opaque qui cachent ses yeux. Il semble être celui qui décide et celui qui charcute. Il lui tarde de voir enfin le Hellhound. Il veut le confronter plus tard au succès. Il faut un adversaire à la hauteur de la chimère suprême et seul le chien de l'enfer peut opposer une résistance telle, que le succès soit obligé d'évoluer, qu'il se souvienne de qui il était... il y a longtemps, effaçant à jamais l'identité de son hôte actuel qui n'aura servi que de réceptacle. Une fois éveillée, la bête pourra tuer le Hellhound et gagner encore en puissance.



A sa gauche le pathologiste avance d'un même pas. C'est lui qui a en charge la composition des mixtures des cuves dans lesquelles baignent leurs sujets d'expérience. Il trouve les substances qui leur permettent de combattre le temps lui-même.



Le dernier docteur est plus petit que les deux autres et sa silhouette laisse penser que c'est une femme. C'est le généticien du groupe, celui qui détermine si un sujet est intéressant pour des tests. Il est curieux de voir ce qu'a donné sa dernière création. Un kanima. Le sujet est un homme qui a reçu la greffe d'un rein.

Ils avancent presque au pas dans ce dédale de couloirs. Ils savent que des intrus sont là, pourtant ils ne se pressent pas, ni ne ralentissent. Ils bougent sur un plan inconnu, car ils maitrisent les fréquences. Les lampes vacillent comme lors d'une baisse de courant électrique. Les docteurs sont déjà loin dans le dédale. Ils entendent les grognements et le combat.

- Le kanima s'est libéré, constate le pathologiste.

- C'était prévisible rétorque le chirurgien.

- On ne saura pas si c'est une réussite, la louve va le tuer, conclue le généticien.


Leur discussion n’est pas intelligible par tous. Elle n’est qu’interférences entrecoupées de mots, dénués d’humanité. Et les cliquetis métalliques qui caractérisent leur venue n’ont rien de rassurants.

Ils arrivent.

.       The dread Doctors...

.               Les docteurs de l'effroi.

Quand ils arrivent dans la pièce où ils ont attaché le Hellhound, l'éclairage se joue stroboscopique. Ils apparaissent à Ruby, Jordan et Brian comme une image parasitée. Ils interférent sur les fréquences de ce monde. Dans une vaine tentative, le mentaliste leur envoie un front d'air qui les traverse sans les impacter. Ils ne sont pas sur la même fréquence. Le chirurgien lève le bras et le jeune policier se retrouve violemment projeté en arrière. Quand les fréquences s'accordent, cela peut faire mal.

La louve a achevé le kanima, elle tente de faire face aux docteurs, mais les interférences des ondes la perturbe et son équilibre devient instable. La fréquence qui lui vrille les oreilles l'immobilise aussi surement que si elle était fermement tenue d'une poigne de fer. Elle est incapable de bouger. Le Hellhound est debout devant eux, affaiblit mais il semble résister aux interférences et surtout il est en colère. Le chirurgien penche la tête, puis regarde Brian. Il se met à parler dans un cliquetis désagréable.

- Voici le commutateur du Hellhound.

Le chirurgien s'approche de Brian avec une sorte de perceuse, ignorant les grondements de la louve rouge qui ne peut toujours pas bouger à cause de ce bruit atroce. Les docteurs sont intouchables pour qui ne connait pas la bonne fréquence... Le mentaliste tente de nouveau d'utiliser son pouvoir.

- Il n'apprend pas, constate le généticien qui regarde le Hellhound.

- Activons le commutateur, poursuit le chirurgien. Je veux voir le Hellhound.


Brian lève un bras pour se protéger, mais il est si désorienté qu'il n'a pas de force, ou juste celle de hurler sa douleur quand l'objet de torture lui transperce la peau.

HRP : A votre guise, je vous laisse le soin de nous faire partir. Nous interviendrons à nouveau si cela est nécessaire.
Bon jeu.




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Ruby Hale

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MessageSujet: Re: Une étude de KA   Mer 24 Fév - 17:34



Wake Up!


Concentrée sur mon combat contre le kanima, je reste tout de même attentive à ce qu’il se passe autour de moi. Instinct d’alpha protégeant l’entièreté de sa meute ou instant de mère analysant les dangers possibles ? Toujours est-il que je perçois du mouvement dans ma vision périphérique. Jordan est enfin libéré de sa prison de tubes et Brian l’aide à rester debout. Mais l’adjoint est faible. La douleur est bien trop présente et son autre lui fait bien trop peur. Mais il est en vie. Ce qui ne sera bientôt plus le cas du Kanima qui continue à m’attaquer.

La lumière commence à vaciller et mon poil se hérisse. J’ai cette même sensation de frisson, celle qui fait penser qu’il existe un ailleurs, une sorte de monde parallèle ou subsisteraient les morts. Certains frissons sont si soudain, si étranges, qu’ils nous font croire à cet au-delà. Et ce frisson-là est similaire et en même temps très différent. Comme si c’était encore un autre monde.

Je détourne le regard, le Kanima prend cela pour une ouverture, il ne se trompe pas. Mais l’ouverture qu’il m’offre avec son action lu est fatale. Je le sais, une nouvelle étoile vient de naître dans mon regard. Une paillette d’argent pour une vie volée. Innocent ou non, la mort ne peut être donnée sans conséquence. Elle laisse des traces, invisibles sur l’âme, visibles dans mes yeux de loup. Mais je ne m’attarde pas, car ils sont là. Ceux de l’autre monde. Brian utilise son pouvoir, en vain. Il se retrouve projeté à l’autre bout de la salle. Je grogne, j’aimerais attaquer, mais je parviens à peine à leur faire face. Je tremble come une feuille. Je vois trouble. Mes oreilles sont baissées et si mon poil est hérissé c’est sur une position défensive que je suis et non d’attaque. Je me ratatine, pour protéger mon ventre, mes petits. Ils agissent, ils me protègent autant que je les protège. S’ils n’étaient là, cette…émission ? Je crois bien qu’elle me ferait presque souffrir tant la fréquence interfère avec ma réalité. Là, je suis immobilisée, incapable de bouger, incapable de protéger…Je rage, j’aimerais hurler, mais même ça je ne peux pas le faire. Je ne peux que couiner, incapable de bondir, je ne peux que regarder ces créatures de l’effroi s’en prendre à Brian…

Jordan. Je croise son regard. Il est là. Affaibli, terrifié…par eux…par lui-même. Mais qu’est-ce qu’il attend ? Il peut agir ! Son autre lui peut l’aider. Même si cela leur donne ce qu’ils veulent.  Nous trouverons une autre solution plus tard ! Ton autre, Parrish…Embrasse-le ! Embrase-toi ! Réveille-toi pour l’amour de Lycaon !

Un lourd grondement fait vibrer ma gorge et mes yeux s’illumine de rouge. Jordan n’est pas dans ma meute, mais je le protègerai toujours comme tel et son autre saura réagir à ma louve. Il doit juste entrouvrir les yeux, juste laisser sa conscience s’éveiller. Même à travers ses paupières closes, il verra qu’il est temps de s’enflammer pour sauver son bien-aimé! Il le faut, sinon, Brian est perdu.








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Jordan Parrish

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MessageSujet: Re: Une étude de KA   Mer 2 Mar - 13:23


Une étude de Ka

Il y a quelque chose dans l’attitude de Ruby, dans ses cris, dans son aura, qui me parle. Je ne fais pas partie de sa meute, mais pour la première fois, je sens ce que ce mot peut signifier. Et ce que l’alpha peut donner comme impulsion aux gens qui font partie de sa meute. Une envie de se battre, une assurance qu’on n’est pas seul, une force peut être un peu plus grande…

Brian me murmure des paroles rassurantes, m’assure qu’il m’aime, et je le crois… Il me porte, dans tous les sens du terme.. Je me sens tellement faible, tellement.. Humain… J’ai envie de lui dire des choses belles, même au milieu de cet enfer, surtout au milieu de cet enfer, mais je n’en ai pas le temps… Soudain la lumière s’affole et une baisse de tension générale, pas du tout naturelle, nous fait réaliser, à tous les trois, que la situation, déjà catastrophique, vient d’empirer…. Les lumières, papillonnantes, ajoutent à une angoisse palpable...

Nous ne sommes plus à 3 contre un.. La balance vient de pencher en notre défaveur… Je les connais, je sais ce qu’ils veulent.. je ne veux pas leur donner… Mais ai-je le choix ?
Ruby est déchainée et son aura est pratiquement palpable, renforcée par ses yeux rouge sang… Quiconque oserait s’approcher le paierait de sa vie, cela semble à présent évident…Le kanima est achevé par l’alpha, dans un gargouillis écoeurant.. Mais les trois individus qui nous font face, à présent, ne peuvent pas être vaincu aussi facilement… Ils ne sont la que lorsqu’ils le veulent, ne peuvent être atteint que parce qu’ils le souhaitent, du moins jusqu’à ce qu’on comprenne leur secret…

Le bruit qu’ils génèrent, qu’ils émettent nous fait perdre nos notions spatiales, et, déjà affaiblis, je n’arrive plus à tenir sur mes jambes flageolantes… Une nausée que je réprime à grand peine est la seule chose qui me fait me raccrocher à la réalité… Je vois Brian essayer de les repousser, mais malheureusement sans succès, comme si son pouvoir passait simplement à travers eux… Qui sont-ils vraiment ? Cela parait tellement injuste… Un tel pouvoir sur nous, et aucun moyen pour nous de contrebalancer ce pouvoir, de les atteindre… Mais j’ai depuis longtemps compris que la vie n’a rien de juste.

Je n’ai même pas la rapidité, sans parler de la force, de retenir Brian lorsqu’il est violemment projeté en arrière, mais je sens cette parcelle encore en moi s’éveiller. Cette lave coulant dans mes nerfs, ce feu liquide, cette rage bouillonnante… Ai-je le choix, à présent ?
Ruby est dans un sale état elle aussi, la voir courber l’échine, pour protéger ses petits, me révulse. Un animal si noble, une femme si extratordinaire, ça m’est inssuportable, au même titre que de voir mon Brian blessé…

Soudain, elle gronde, comme je ne l’ai jamais entendu jusqu’à présent… Ses yeux rouges, ce son, qui parvient à court-circuiter celui de nos ennemis… Il n’y a plus la place pour le doute, il n’y a plus la place pour les craintes, il n’y a même plus la place pour moi..

(…)

Nous nous réveillons à nouveau, et nous enrageons de voir que ce n’est pas pour préserver le voile, mais pour préserver une situation. Mais cette fois ci, cependant, nous reconnaissons Brian. Nous sommes révoltés de le savoir blessé, mais nous sentons, sur nous, la seule trace de notre hôte encore indemne. La médaille que nous portons et que nous avons épargnée. Nous savons que son double existe, accrochée au cou de Brian. Que nous aimons.. Fort de cette nouvelle force, et des yeux rouges du loup, nous hurlons à notre tour… Nous ne sommes pas comme les banshees, notre cri ne se module pas de façon aussi subtile. Mais pour autant, nous avons, nous aussi, un pied dans chaque monde..

Les flammes nous entourent à présent, et nous brulons les dernières traces des liquides et substances qu’ils nous ont injectés.. Nous les voyons.. Ils sont ravis de nous voir, mais ils ont aussi peur de nous… Les voir torturer Brian nous emplis de cette rage sans limite, cet engin qui lui perce la peau fond alors que nous l’empoignons, hurlant notre mépris… Nous avons des crocs, et des griffes.. Nous n’avions pas manifester ça jusqu’à présent.. Et, étrangement, alors que nous saisissons le premier des docteurs, ils ont l’air étonnés.. Pas forcément effrayés, mais étonnés, comme si nous n’étions pas censés pouvoir les toucher… Nous arrivons à le repousser, mais nous sommes surpris de voir que notre force n’a pas pu les envoyer au loin comme un fétu de paille… Nous redoublons de rage, et nos flammes se propagent, détruisant tout sur leur passage… Nous ne comprenons pas les paroles des docteurs, trop occupé à protéger Brian, mais nous comprenons qu’ils s’en vont, avec un succès mitigé. Ils ont eu ce qu’ils voulaient : moi. Mais ils n’ont pas pu en profiter, et me contrôler…. Je crois qu’ils prévoient une nouvelle étape… Nous n’en avons cure.. Nous voulons juste sortir d’ici et protéger la louve et Brian… Nous comptons sur eux pour nous suivre, alors que nous les regardons. Notre rage s’exprime à travers nos flammes et nos poings, détruisant les passages, les portes, tout ce qui nous barre le chemin.. Nous ne tolérerons pas le moindre obstacle…

Arrivé dehors, nous sentons l’air frais sur notre visage, et nous sentons que notre temps est révolu, pour le moment… Nous laissons l’humain revenir, car nous savons que Brian à besoin de lui, à présent, plutôt que de nous…

(…)

Je ne sais pas comment je suis arrivé la, mais je constate que nous sommes de nouveau à l’air libre… Je suis loin d’être au meilleur de ma forme. Nu, ce qui devient une fâcheuse habitude, mais encore couvert de plaies que je sais être plus difficiles que d’habitudes à guérir. Mais, le plus important, Brian est la… Et il enserre la médaille que j’ai autour du cou, et qui est resté intact, contrairement à tous mes habits…

« Je t’ai reconnu, Brian… Je t’ai reconnu, et je me rappelle… » Mon sourire, douloureux, le fait sourire à son tour…


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Brian O'Conner

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MessageSujet: Re: Une étude de KA   Ven 4 Mar - 22:29


Une étude de K


Feat :  Ruby & Jordan



Je ne comprends pas. Qui sont ces types ? Je leur ai envoyé un mur d’air qui aurait dû les projeter en arrière, mais rien… comme si les molécules de gaz passent à travers leur corps. Pire, je n’arrive pas à « palper » leur corps avec mon don, ou c’est très diffus. Je sens la matière dont ils sont fait, mais c’est comme s’ils sont là par intermittence. Mon vol plané me laisse un peu groggy.

- Voici le commutateur du Hellhound.


Quand est-ce qu’il s’est précipité vers moi ? L’instant d’avant, il était avec les deux autres. Sa main gantée m’empoigne l’épaule. La douleur est immédiate, en vain je tente de me dégager. Alors quand il approche sont engin de torture de ma nuque, je lève le bras et repousse toutes les particules d’air qu’il y a autour de moi.

- Il n'apprend pas.
- Activons le commutateur. Je veux voir le Hellhound.


Le foret qui entame ma peau me fait hurler de douleur et de terreur. Je suis totalement impuissant, pourtant ce type ne me tient que d’une seule main. J’ai servi dans les commandos de la Navy, fais partie d’une unité d’élite au NCIS… Réussi à m’en tirer deux fois contre des chimères… Pourtant là j’ai l’impression d’avoir la force défensive d’un enfant de trois ans. L’acier qui s’invite dans ma chair, ne fait pas que me trouer la peau. L’impression est bien plus pernicieuse et intrusive. J’ai peur et je hurle. Quelque chose se glisse en moi, ma vision se trouble. Je n’ai qu’une pensée : me soustraire à cela.

Un cri supplante le mien. Grave et profond, il est un ordre impérieux. C’est le grognement d’un loup, d’une louve précisément. C’est aussi un appel. Plongé dans mon effroi, j’en avais oublié que je n’étais pas seul. Ruby, Jordan ! Je ne vois pas ce qu’il se passe, celui qui me torture m’a plaqué le visage contre le sol couvert de substances nauséabondes. Une vive lumière, la chaleur qui grimpe, je sais ce qu’il se passe.

- Non ! C’est ce qu’ils veulent. Non ! Jordan !

Ce que ses types disaient auparavant prend tout son sens. Ils savent, je ne sais comment, que Jordan tient à moi. « Voici le commutateur du Hellhound ». C’est moi le commutateur de Jordan. Ils vont lui faire du mal. Je hurle de nouveau, mais cette fois ce n’est pas pour moi, mais pour lui. Subitement, la poigne de fer qui me maintenait sur le sol me relâche. Jordan est là qui repousse ces types effrayants avec leurs masques étranges. Ces docteurs de l’impensable se retirent, calmement. Jordan n’a fait que les repousser, mais ne les a pas maitrisés. Pourtant ils s’en vont. Ont-ils finalement eu ce qu’ils voulaient ? Comme à son habitude le Hellhound se met en marche sans nous attendre. Je regarde vers Ruby qui s’est arrêté vers ses vêtements qui ont glissé au sol. L’évidence ne semble pas effleurer le sac à puce qui mène la marche d’un pas lent et ferme.

- Je… on t’attend un peu plus loin…

Cela me fait une drôle de sensation de parler à un loup. Mais Ruby fait un signe assez étrange pour un corps de loup. Mais je comprends qu’elle me demande de ne pas me tracasser. Puis ce n’est pas comme si Jordan se baladait encore à poil… J’accélère et le rattrape. La base de ma nuque me fait souffrir. Je sens le sang couler dans mon dos, mais je m’en moque. Mon regard a accroché les médailles militaires au cou de Jordan. Il avait raison, elles résisteraient à ses flammes. Il a ce regard de flamme quand il est l’autre. La première fois, je m’étais brulé, la deuxième, nous avions cheminé côte à côte. Timidement je me rapproche. Je ne sais même pas s’il a un nom quand il est l’autre. Je n’ai pas vraiment envie d’appeler l’homme que j’aime Cerbère… Doucement, je lui effleure la main, il ne me repousse pas. Alors je m’enhardis et glisse mes doigts entre les siens. Je suis le plus heureux des hommes quand je sens les siens se refermer sur les miens.  Il dégage une agréable chaleur. Cette journée a été terrible, mais elle nous a permis d’avancer.  Une fois dehors, je me place devant Jordan pour qu’il s’arrête afin d’attendre Ruby. Ma main sur son torse, sur les plaques, le font réagir. Il s’arrête.  Son regard fixe sur moi est un peu perturbant. Rapidement, je me débarrasse de ma chemise et la noue autour de ses hanches. Je veux éviter à Ruby d’être gênée, ainsi que Jordan quand il reviendra à lui.

- Jordan ?

C’est dérangeant comme il reste immobile. Je tiens de nouveau les plaques qu’il porte comme si ce geste pouvait nous permettre de communiquer. J’aimerais parler et discuter avec cet autre lui. Mais je suppose que le côté mystique et sa nature particulière ne l’incite pas à parler comme les hommes le font. Alors je me contente de me blottir contre lui. C’est la première fois que j’ai un contact si rapproché avec le Hellhound. Je n’ai aucune crainte alors qu’il peut me balayer comme un fétu de paille, car ce chien de l’enfer là est à moi. J’entends Ruby qui arrive. Je lève les yeux vers son regard de braise qui ne me lâche pas et doucement j’embrasse l’autre. Je veux que cette part de lui sache que je l’accepte.  Jordan semble s’ébrouer, ses yeux reprennent leur couleur habituelle qui me plait tant.

- Je t’ai reconnu, Brian… Je t’ai reconnu, et je me rappelle…
- Je sais que tu m’as reconnu car tu m’as permis, enfin l’autre m’a permis de t’embrasser.


Je serre nos plaques d’identification réunies à son cou, comme au mien. Ce lien est un serment et une promesse. Nous nous enquérons de l’état de Ruby quand elle nous rejoint. Elle semble ne pas souffrir de grande blessure.

- Je pense qu’il est préférable que je fasse un tour à l’hôpital.

Jordan regarde ma nuque. Sa main tiède qu’il pose sur la blessure m’apaise et me réconforte. Je sens toutefois dans ses gestes, la pression de son torse contre mon dos qu’il culpabilise.

- N’essaye même pas de penser que tu es coupable de cette blessure. Ça va Ruby ? Vous ne voulez pas faire une vérification… pour les bébés ? Et… merci…

Je lui suis reconnaissant d’avoir retrouvé Jordan. Sans elle je n’aurais rien pu faire, ni retrouver Jordan, ni battre la chimère si facilement qu’elle et encore moins m’opposer aux types casqués. Je me sens faible à comparer de Ruby et Jordan. Alors que nous nous dirigeons vers nos voitures qui sont au poste de police, je me jure de travailler mes capacités pour ne plus être un poids ou un fardeau.


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Ruby Hale

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MessageSujet: Re: Une étude de KA   Mer 9 Mar - 10:52



From an other world


Je sais que mon comportement a changé depuis que je suis enceinte. Je suis devenue plus féroce, plus tranchante, moins patiente avec mes adversaires. Mon instinct de protection envers les miens s’est amplifié. Ma pitié envers mes ennemis s’est amoindrie. Ils sont nombreux à attribuer cela aux hormones de femmes enceintes agissant sur une louve alpha. C’est vrai, mais ce qu’ils ignorent, ou qu’ils veulent ignorer, c’est que j’ai déjà été ainsi. Par deux périodes de ma vie. La première, je n’étais même pas consciente de ma nature surnaturelle. J’étais écrasée par ma louve qui s’en donnait à cœur joie dans les massacres. La seconde, c’était quand j’étais un membre des Capitaines de Lyl’. J’étais plus proche du côté sadique et cruel de ma louve. Cette période m’a valu le surnom de RED. La capitaine dont la cape rouge permettait de ne pas voir le sang de ses ennemis qu’elle faisait couler à s’en baigner dedans.

Ce soir, je le ressens au plus profond de moi. RED n’a pas disparue. Ma louve est à cran dès qu’un danger approche de trop près les enfants. C’est ma meute qui me garde dans le droit chemin. Mais je sais que je pourrais basculer très facilement. J’ai quitté les rangs de Lyl’ parce que je ne partageais plus sa conception de la justice. Parce que l’équilibre du monde ne me suffisait plus. Mais RED, n’était qu’un instrument. Je peux être RED et me battre pour l’équilibre du monde tout comme je peux l’être pour venger l’un des miens. Je suis RED. Je le cache bien, voilà tout. Et ce Kanima dont les griffes a frôlé mon ventre en est témoin et paye le prix fort cette découverte.

Mais nous ne sommes pas sortis d’affaire pour autant. Bien au contraire. Ils sont là. Ceux qui sont derrière tout ça. Accompagné de cliquetis mécanique tétanisant, ils avancent vers nous. Trois silhouettes de cuivre et de cuir, de tuyaux et d’engrenages, approches, à pas saccadés. Pas qu’ils soient attardés, mais ils sont déphasés. Je me retrouve immobile, crispée de douleur mais il y a quelque chose d’étrange. C’est par intermittence. Et, en fait, je n’arrive pas à savoir si cela me touche moi ou les bébés. L’un des…Docteurs, me regarde de façon étrange comme si la façon dont je réagis n’était pas celle attendue. Le bruit est atroce au point que j’en entends mes os grincer, mais je suis encore debout. Si je n’avais pas les enfants, je crois que je pourrais même résister, peut-être même attaquer. Pas avec toute ma force, évidement. Est-ce parce que je suis une alpha que ma réaction s’écarte de ce qu’il devrait se passer, ou est-ce parce que je ne suis pas vraiment de ce monde ?

Le bruit augmente, mon grognement se fait plus sourd. Il est temps que Jordan…que le Hellound se réveille. C’est vrai, c’est prendre le risque de leur donner ce qu’ils veulent, mais c’est aussi et surtout sauver Brian. Il n’y a pas à hésiter. Nous trouverons une solution contre ces êtres d’un autre temps plus tard. La température augmente en une fraction de seconde. Le voilà parfaitement réveillé. Est-ce du fait de l’état de Brian ou une réaction à mes grondements ? Probablement un peu des deux. Je me fais un peu plus petite. Je suis peut-être un être de conte mais il est une créature de légende. Et je n’en ai pas croisé tant que cela. Et en dehors peut-être de Lyl’ dont je n’ai jamais senti la pleine puissance, je ne crois as avoir déjà senti une telle aura. Si la source de vie existe pour garder l’équilibre, que les Kamiga sont ses soldats, et les Sentinelles ses Capitaines, alors le Hellound est le général des Armées.

Les trois psychopathes sans visage finissent par quitter les yeux. Ils n’ont pas remporté cette victoire, mais difficile de dire qu’ils essuient une défaite. Enfin, le plus important, c’est que nous ayons récupéré Jordan et que Brian est en vie. Quelques instants plus tard, nos ennemis ont disparus, tout comme ce son abominable. Mes muscles ne me soutiennent plus. La douleur les a éprouvés. Je me laisse choir sur le sol le temps de reprendre mon souffle et mes sens. Le Hellound prend la direction de la sortie. Brian se tourne vers moi et je lui assure que je suis sur leur talon d’un signe du museau. Quand ils sont hors de vue, je me contorsionne pour poser mon museau contre mon ventre et m’assurer du bien-être de mes petits. J’entends leurs deux petits cœurs, et je sens leur aura calme. Rassurée, je reprends forme humaine, me rhabille et je rejoins les deux hommes.

Brian a noué sa chemise autour des hanches de son compagnon. Délicate attention. Il s’inquiète même du bien-être de mes petits. Jordan s’est trouvé un compagnon très attentionné. Je lui souris et je le rassure.

— « Ils vont bien. Je crois qu’ils se sont endormis. Mais par précaution, je passerais à l’hôpital en rentrant. Et ne me remercie pas. C’est tout à fait normal.

Je m’approche et pose ma main sur l’épaule de Jordan en le regardant. Je n’ai pas besoin de le dire. Jordan est un homme que j’estime. Il ne fait peut-être pas partie de ma meute surnaturelle, mais d’une certaine façon, le bureau de police constitue une meute à part entière. Je pose aussi une main sur l’épaule de Brian.

— « Nous veillons les uns sur les autres. C’est comme ça que ça marche. Et on ne se remercie pas pour ça. C’est ce que font les amis.

J’inspire profondément. Je devrais être plus ébranlée que cela, mais je suis juste heureuse que tout le monde soit en vie. Ces temps-ci, ce n’est vraiment pas une issue certaine et il ne faut manquer de s'en réjouir.


HRP:
 









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Brian O'Conner

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MessageSujet: Re: Une étude de KA   Dim 13 Mar - 14:12

Clos pour moi aussi, je n'ai rien à ajouter. Merci Ruby de nous avoir accompagné et surtout aidé à sortir ce sac à puce des ennuis Smile


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