AccueilCalendrierÉvènementsFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion


Trophées


Classement au
14 octobre 2017

Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄br />
Maxine Evans


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman




Classement au
30 septembre 2017

Caracole O'brient


►►►◄◄◄br />
Ruby & Peter


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman




Classement au
15 septembre 2017

Therence Garnet


►►►◄◄◄br />
Éris Blackmoon


►►►◄◄◄

Kada'an Ravewood




Classement au
2 septembre 2017

Éris Blackmoon


►►►◄◄◄

Mafdet Mahes


►►►◄◄◄

Merisha Gunder




Classement au
23 août 2017

Mathieu Lamy


►►►◄◄◄

Alessandro Amaro


►►►◄◄◄

Mickael Wayne




Classement au
5 août 2017

Caracole O'brien


►►►◄◄◄

Merisha Gunder


►►►◄◄◄

Alessandro Amaro




Classement au
07 juillet 2017

Willem Shepherd


►►►◄◄◄

Ashling McLan


►►►◄◄◄

Alex Cormier




Classement au
26 juin 2017

Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄

Alex & Derek


►►►◄◄◄

Nick O'Sullivan




Classement au
10 juin 2017

James MacAulay


►►►◄◄◄

Caleb Lockhart


►►►◄◄◄

Mickael Wayne




Classement au
27 mai 2017

Jaimie O'Sullivan


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman


►►►◄◄◄

Willem Shepherd




Classement au
13 mai 2017

Les Admins


►►►◄◄◄

Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄

Jaimie O'Sullivan




Classement au
28 avril 2017

Gwen W. East


►►►◄◄◄

Caracole O'brien


►►►◄◄◄

Therence Garnet




Classement au
15 avril 2017

Civet


►►►◄◄◄

Stiles & Derek


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman




Classement au
1er avril 2017

Vos 2 Admins


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman


►►►◄◄◄

Kada'an Ravewood




Classement au
19 mars 2017

Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄

Alessandro Amaro


►►►◄◄◄

Willem Shepherd




Classement au
4 mars 2017

Derek Hale


►►►◄◄◄

Pia Abramov


►►►◄◄◄

Matthias Lunsford




Classement au
18 février 2017

Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄

Stiles Stilinski


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman




Classement au
4 février 2017

Mick & Derek


►►►◄◄◄

Maxine Evans


►►►◄◄◄

Brian O'Conner




Classement au
21 janvier 2017



►►►◄◄◄

Mick & Derek


►►►◄◄◄

Willem Shepherd




Classement au
7 janvier 2017

Liam Dunbar


►►►◄◄◄

Willem Shepherd


►►►◄◄◄

Alex Cormier




Classement au
24 décembre 2016

Mick & Derek


►►►◄◄◄

Willem Shepherd


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman





© Code par Mafdet Mahes

Code onglet coulissant :
Okhmhaka de Never Utopia
Partagez | 
 

 A meeting one shouldn't miss. [Alessandro]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: A meeting one shouldn't miss. [Alessandro]   Sam 23 Jan - 19:54

A meeting one shouldn't miss.
"Sois prudent."

Anisha était une femme magnifique. Il s'agissait moins de ses courbes généreusement distribuées, de sa peau sombre que sa quarantaine d'années n'avait pas rendue moins belle ou du regard acéré, mais bienveillant qu'elle posait sur le monde. Plus que tout, Anisha était une femme digne et bien qu'ils ne fussent pas amants, Kean ne regrettait pas sa décision de l'épouser.

Encore ce soir-là, alors qu'il s'assurait que son manteau tombait bien sur ses épaules et contre son costume, l'homme se demanda ce que serait sa vie lorsqu'ils divorceraient. Lorsque, naturalisée, elle pourrait se passer de ce mariage factice pour rester sur le sol américain. Il ne lui sourit pas - pas vraiment, du moins - mais lui adressa un léger hochement de tête. Sa présence au quotidien lui manquerait, tout comme ses petites attentions.

"Toujours, promit-il en s'emparant du Borsalino qu'elle lui tendait. Passe une bonne nuit.
- A demain."

D'un geste né de l'habitude, il attrapa son trousseau de clé dans le panier près du porte-manteau. Sa voiture l'attendait au garage. Un coup d'oeil à sa montre le renseigna sur le temps qu'il lui restait pour arriver à l'heure au hangar. Vingt minutes. Juste ce qu'il fallait.

A 21h pile, Kean arrêta sa voiture à l'arrière du hangar. D'autres, garées avec plus ou moins de précision, attestaient d'un certain nombre de visiteurs ou d'opposants. Les combats attiraient du monde. Il savait aussi que, compte tenu de la nature très particulière des combattants, un certain nombre venaient jusque-là à quatre pattes.

"B'soir M'sieur Donough.
- Bonsoir Mark. Comment va ce dos ? Mieux j'espère ?
- Beaucoup mieux, oui ! Merci."

Le videur lui ouvrit la porte. Sans surprise, l'intérieur accueillait plus de monde que ce que le nombre de voitures aurait laissé penser. Kean se déplaça dans la foule avec aisance alors que le premier combat allait commencer. Ceux en début de soirée ne l'intéressaient que rarement. Les débutants passaient presque toujours premiers. Les plus expérimentés savaient qu'il valait mieux attendre : le temps écumait rapidement les opposants les moins bons.

"Kean ! Nous avons un invité de marque aujourd'hui."

Son second apparut à côté de lui, un pli soucieux lui barrant le front, alors que Kean enlevait son chapeau. On ne donnait pas plus de vingt-cinq ans à Ahmed, mais il en avait bien cinq de plus. Le coyote avait été son dernier bêta avant la perte de ses pouvoirs, puis l'avait suivi lorsque Kean avait rejoint son ancienne meute. Fidèle comme peu d'autres, il lui avait à peine fallu un mois avant de venir le rejoindre à Beacon Hills.

"Là-bas. Alessandro Amaro. Il dirige le Pink Print.
- Je sais qui il est. Que fait-il ici ?
- Aucune idée. Il vient combattre, je suppose.
- Je vois. Rien d'autre ?
- Nope."

Bien. Ahmed prit son silence pour ce qu'il était et retourna à ses activités. Sans lâcher le mafioso des yeux, Kean traversa un groupe de spectateurs avant de l'atteindre. Un simple "je veille de loin" d'Ahmed entendu à travers la foule lui suffit à savoir que l'échange resterait surveillé. Non qu'il eût peur de lui, mais allez savoir avec ces Italiens...
"Mr Amaro, le salua-t-il avec un sourire de circonstance. Votre présence n'a pas manqué d'attirer l'attention. Nous ne pensions pas vous voir vous participer à l'une de nos soirées un jour."
Revenir en haut Aller en bas
Alessandro Amaro

avatar

Humeur : Dangereusement votre
Messages : 656
Réputation : 141
Date d'inscription : 15/11/2015
Localisation : Au Pink Print

MessageSujet: Re: A meeting one shouldn't miss. [Alessandro]   Dim 24 Jan - 16:32



A meeting one shouldn't miss.


Feat : Kean Donough


La colère est l’une de mes plus anciennes et fidèles amies. Je la croise pour la première fois l’année de mes douze ans. L’année où mon père s’est fait serrer par les fédéraux. Mon naïf paternel pensait transporter de la simple marchandise de contrebande… Depuis combien de temps faisait-il du trafic de drogue à son insu ? Seule la Famille le sait. Ce père de famille qui se voulait honnête, avait dû s’acquitter d’une dette contractée par ses propres parents, alors pas assez riches pour émigrer en Amérique au début du XXème siècle. Il avait dû accepter de faire ces « livraisons » à la mort de mon grand-père. La mafia sicilienne a une manière bien à elle de vous lier à vie, ainsi que les générations futures. Elle vous aide alors le monde vous abandonne. Elle vous nourrit, paye le médecin, vous trouve un toit et un travail légal. Elle agit comme une famille aimante et dévouée qui aide un de ses parents nécessiteux. Alors évidement quand le pas suivant vous amène à votre tombe, qui peut refuser de saisir cette main tendue avec tant de gentillesse ? C’est ce qu’a fait mon grand-père pendant la grande récession. Les gens mouraient de faim dans la Sicile de l’après-guerre. Le choix était simple, rester et mourir avec mon père tout juste âgé d’un an ou partir dans le nouveau monde et profiter de ses richesses...

Évidement mon père était un tendre, un tendre qui allait céder aux pressions des fédéraux et témoigner. Il fut retrouvé mort, poignardé dans les douches de la prison. J’aurais pu comme lui céder et courber l’échine face à l’omniprésence de la Famille. J’aurais pu les haïr. Mais l’inconscient d’un gamin de douze ans est tortueux et tout sauf logique. Alors que ma mère entamait une lente descente aux enfers pour nous permettre de vivre décemment mon frère et moi, j’ai attrapé le taureau par les cornes et décidé de le chevaucher. Animé de cette colère, je n’ai pas servi la Famille, je l’ai tout bonnement intégrée en toute connaissance de cause. Si j’ai commencé comme simple coursier du fait de mon jeune âge, j’ai vite monté en estime sur la pertinence et l’efficacité de mon aide. C’est si facile finalement quand on sait comment cela fonctionne, quelles sont les règles à ne pas enfreindre, ou à qui donner son allégeance et qu’on laisse ses états d’âmes au vestiaire. C’est la colère qui m’a permis de grimper dans les échelons dans la Mano Nera. La colère, quand on sait la maîtriser, est un sentiment qui exacerbe votre instinct de survie et vous permet d’avancer.

Si ma présence à Beacon Hills est due à une erreur d’évaluation de ma part, qui porte sur le degré d’attachement sentimental de Don Stephano pour un stupide neveu. Le simple fait que je ne nourris pas les poissons au large du port de Los Angeles, montre que l’on m’accorde une certaine importance et que ce bannissement de dix ans de la ville des anges, n’est là que pour calmer les ardeurs ou plutôt de laisser le temps à ce crétin de neveu de se couler tout seul. D’ailleurs le récent contact avec Vincenzo Leonelli, le numéro deux de la branche napolitaine de San Francisco, qui s’est déplacé en personne jusqu’à Beacon Hills pour un simple bonjour amical, en dit long sur ce qu’on pense pouvoir faire de ma personne. Mais entre rouler pour les napolitains ou attendre sagement dix ans… J’ai opté de faire mon propre business ici avec une option « je verrais bien plus tard ».

Le Pink marche bien et cela devrait aller encore mieux une fois les rénovations terminées. J’avais aussi trouvé un… intérêt dans la personne de Jansen, l’un des deux danseurs de mon équipe. Il a un corps à damner un saint et sous une apparente fragilité a su m’atteindre, là où jamais personne n’avait réussi à s’immiscer. Mais voilà, après mon kidnapping raté fomenté par ses sœurs pour l’atteindre lui, l’explication houleuse entre nous deux l’avait conduit à s’éloigner pour finalement disparaître totalement à l’occasion des travaux du bar qui paralyse l’activité spectacle. Une nouvelle forme de colère m’avait alors animé. Une fureur autant dirigée contre Jansen que contre moi-même de me laisser autant affecter. Et comme à chaque fois que ma rage bouillonne, ma consommation de cigarette explose façon exponentiel comme ma mauvaise humeur. Le personnel du Pink rentre le cou dans les épaules et les injures en italien fusent à propos de tout et de rien.

Je n’ai pas de nouvelle de Leonelli, mais je sais qu’il ne va pas me lâcher si facilement. Sans parler de ce message anonyme qui, avec preuves à l’appui, m’incite à violer mon bannissement et aller régler certains comptes à Los Angeles. Mettre un pied dans cette ville, c’est risquer de me prendre une balle dans le dos sans sommation, mais la tentation est si grande… à l’image de la colère qu’a provoqué ce message. Trop de facteurs me poussent à une instabilité grandissante. La prochaine pleine lune n’est pas pour tout de suite, mais déjà qu’en temps normal c’est une belle épreuve… Il est nécessaire que je redescende dans les tours avant que la narquoise blanche ne prenne trop d’ascendance sur moi.

Cogner sur ce fils à papa qui avait ennuyé Jansen m’avait apporté un apaisement non négligeable. Beacon Hills est finalement bien tranquille par rapport à Los Angeles, où même avec ma position de petit boss, je donnais pas mal de coups. Il est important dans ce job de montrer que l’on est toujours capable de donner une correction et que l’on ne dépend pas uniquement de ses hommes de main. C’est ainsi que par le bouche à oreille je prends connaissance de l’organisation de combats clandestins. Un certain Kean Donough qui tient une salle de boxe ferait également dans l’illégalité. J’étais allé trainer autour de cette salle pour juger de visu qui était cet homme. Autant dire qu’il m’avait plutôt fait bonne impression. Rien que dans sa manière de bouger, d’ordonner en peu de mots ou d’expression faciale, j’avais l’impression de renouer avec la Famille. J’avais donné son nom à mon contact de Los Angeles. Il n’était pas inconnu du bataillon, mais je n’avais rien appris de tangible sur lui.

Pour quelqu’un habitué au monde underground comme moi, il ne me fut pas difficile, moyennant finance, d’obtenir un lieu et une date.

(...)

Le hangar est dans un lieu discret. Quelques voitures attestent qu’il y a de l’animation à l’intérieur. Je me gare et me présente à l’entrée. Un type à l’air torve me regarde sans l’ombre d’un sourire.

- Amaro.

Le videur consulte une liste, puis s’écarte pour me laisser entrer.

- Tu es nouveau. D’habitude les nouveaux combattent en début de séance…
- Vaffanculo !


Les rangs se resserrent, je suis rapidement cernés, le canon d’une arme me rentre dans les côtes. Le folklore habituel... La mauvaise option serait d’y répondre. Je lève alors les deux mains et lance un sourire sarcastique à un gars qui s’avance pour voir ce qui cloche. A la réaction des autres, je devine qu’il doit être le chef de la sécurité. Son odeur me frappe en pleine face, un coyote ! Nos deux espèces sont proches avec quelques différences notables de comportement. Ce qui est certain est qu’avec mon statut d’oméga, je ne vais la ramener plus que nécessaire. Je fixe donc mon vis-à-vis d’un regard franc.

- Je suis là pour me battre sur le ring, pas en dehors…

On me laisse passer, en me donnant un papier sur lequel figure mon adversaire et sa côte. Je suis satisfait, il semble que ma persuasion a marché, on ne me donne pas un tocard à affronter pour ce premier combat. Je vais donc m’asseoir  sur les gradins. Le combat en court est nullissime, alors j’observe les spectateurs et les futurs combattants qui sont assis parmi eux. Si une bonne partie de ces derniers sont facile à repérer, je ne doute pas que d’autres attendent leur tour dans un calme attentif. Je ne connais que le nom de celui que je dois affronter, cela sera donc la surprise. Les combattants se succèdent et les combats deviennent un peu plus intéressants. Mais pour l’instant, il n’y a pas de rival potable.

- Mr Amaro. Votre présence n'a pas manqué d'attirer l'attention. Nous ne pensions pas vous voir vous participer à l'une de nos soirées un jour.
- Une crainte que j’extermine votre vivier de combattants monsieur Donough ?


Je me lève devant le propriétaire des lieux et lui offre une poignée de main qui se veut ferme de part et d’autre. Il me jauge autant que je le jauge. Il se dégage de lui une belle assurance que je devine due à son expérience. Je ne ferai pas l’affront à cet homme, qui est mon aîné, de le sous-estimer. Toutefois je suis curieux de savoir ce qu’il vaut en combat singulier, bien que je sache qu’il ne s’abaissera pas à s’exhiber sur le ring. Ma remarque fanfaronne ne lui tire qu’un mince sourire. Cependant, il me fait l’honneur de s’installer à côté de moi pendant que les combats s’enchaînent sous les sifflets du public. Les paris vont bon train. Je regarde le papier que l’on m’a donné. Le type que j’ai à affronter est côté à trois contre un. Si je gagne, cela va me faire un beau paquet d’argent.

- Une affection particulière pour ce gars ?

Je montre à Donough le nom du cheval sur lequel je suis tombé. Il secoue la tête négativement. D’un certain côté je suis rassuré de ne pas tomber sur un de ses poulains, histoire de ne pas jeter un froid entre nous à notre première rencontre. Car je n’imagine pas une seconde de perdre. Mon regard se reporte sur le ring. Les techniques s’affirment, et s’ajustent ou non en fonction des adversaires. Rapidement, je comprends vers qui va les préférences du public. Si celui dont le nom est écris sur mon papier est un chouchou des spectateurs, je vais devoir faire abstraction de l’ambiance. Le public a son importance dans le mental de celui qui donne ses tripes sur le ring. Si je suis connu à l’extérieur, ici je suis nouveau. Je ne sais pas à quelle réaction m’attendre. Toutefois je n’ai qu’à penser à ce qui me mine, et qu’on me désigne une cible… Je n’arrêterai que lorsqu'elle sera à terre.

- Allez-vous parier sur moi, ou sur mon adversaire ?

© Fiche par Mafdet Mahes
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: A meeting one shouldn't miss. [Alessandro]   Jeu 28 Jan - 13:58

A meeting one shouldn't miss.

Amaro avait le mérite de ne pas être un grand bavard. Les combats s’enchainaient sur le ring à un rythme plus ou moins rapide, au gré de la valeur des combattants. Les plus faibles finissaient éliminés peu à peu, laissant place aux combats plus intéressants à mesure que le temps avançait. Kean avait mis le système en place quelques années plus tôt pour s’assurer que le public reste le plus longtemps possible, et jusqu’à présent, les choses marchaient comme il le voulait. Une satisfaction personnelle et professionnelle qui s’avérait juteuse.
- Allez-vous parier sur moi, ou sur mon adversaire ?

La question lui arracha presque un sourire avant de tourner la tête vers le jeune homme. Il ne semblait pas s’inquiéter trop de la réponse, quelle qu’elle soit, et Kean appréciait de le voir sûr de lui. Nul doute qu’il s’imaginait déjà gagner, ce qui ne serait pourtant pas aisé. Le nom sur le papier qu’il tenait en main n’était certes pas celui de l’un de leurs meilleurs challengers – Amaro venait d’arriver, on ne l’aurait pas mis face à l’un d’eux – mais son adversaire se défendait bien. A moins de démontrer des talents  de combattant hors du commun, il lui faudra des efforts pour s’en défaire.
« Est-ce important ? »

Il le laissa soupeser la question. Sur le ring, la cloche tinta alors que l’arbitre séparait les deux adversaires, le plus âgé ayant provoqué l’autre au point de le mettre hors de lui. Kean capta le regard du loup qui maintenait la distance entre eux avant que deux autres de ses hommes n’interviennent. Il leur adressa un signe de tête et bientôt on les emmenait hors du ring, hors de la foule même, pour leur laisser le temps de se calmer. S’ils ne reprenaient pas leurs esprits, l’un et l’autre règleraient leur problème ailleurs. Loin d’ici.
« Vous ne paraissez pas être un homme prompt à abandonner, reprit-il finalement. Je ne doute pas que vous soyez capable de surprendre. »

Quant à savoir s’il parlait toujours du combat ou de ses activités passées et présentes… le gérant avait le choix de l’interprétation.
Revenir en haut Aller en bas
Alessandro Amaro

avatar

Humeur : Dangereusement votre
Messages : 656
Réputation : 141
Date d'inscription : 15/11/2015
Localisation : Au Pink Print

MessageSujet: Re: A meeting one shouldn't miss. [Alessandro]   Jeu 4 Fév - 16:50



A meeting one shouldn't miss.


Feat : Kean Donough


Ma question pour savoir si Donough allait risquer un pari sur moi ou non, lui soutire un air indéfinissable. Ce gars maîtrise parfaitement sa gestuelle faciale. Il n’est pas facile à déchiffrer. Quel âge peut-il bien avoir ? Il est plus âgé que moi, mais de combien ? La vie ne marque pas les gens de la même manière. Il a passé la trentaine et est dans une tranche d'âge ou l'on peut facilement se tromper de plus ou moins cinq ans.

- Est-ce important ?
- Non.


Je réponds avec un sourire amusé. Je suis là pour évacuer un trop plein de rage. Ma colère est contenue, suffisamment pour que je joue à l’invité paisible aux gestes lents et précis. C’est d’ailleurs dans ces moments-là où je deviens dangereux. Finalement, tant que l’on m’entend, c’est qu’il n’y a "presque" rien à craindre. Mais lorsque je me tais… C’était d’ailleurs une plaisanterie à Los Angeles. « Un italien qui se tait est soit mort, soit en train de tuer… »

Sur le ring cela s’échauffe un peu. Un vétéran use les nerfs d’un plus jeune. Une vieille ruse de combat qui marche toujours, si on sait s’arrêter à l’exaspération de son adversaire pour exacerber son agressivité. L’énervement rend moins précis et plus désordonné. Par contre il faut veiller à ne pas attiser sa colère ou sa fureur. Car rien n’arrête la détermination d’un homme en colère. Je suis bien placé pour le savoir. Ce feu interne qui me dévore, est ce qui me garde en vie.

- Vous ne paraissez pas être un homme prompt à abandonner. Je ne doute pas que vous soyez capable de surprendre.
- Il est vital de ne pas être là où l’on vous attend. C’est le succès de la longévité.


Je n’allais pas apprendre à un singe à faire la grimace. Si Donough semble perdurer dans sa profession, c’est qu’il est rusé et homme avisé. Il fait partie de ces personnes que j’observe attentivement. Qui dit que l’expérience des uns ne sert pas aux autres ? Les deux protagonistes sur le ring sont fermement invités à le quitter. Les combats sont maîtrisés par un service d’ordre compétant. Les hommes de Donough savent d’instinct quand il faut regarder leur boss pour capter un ordre donné par un simple regard ou un hochement de tête. Cette affaire de combats clandestins est une mécanique bien huilée.

L’arbitre lève le bras pour annoncer le prochain combat. Le premier nom est celui de mon adversaire, le suivant est le mien. Les coudes sur les genoux, le menton calé sur mes mains jointes, j’attends de voir enfin à quoi ressemble mon adversaire du soir. Des spectateurs s’exclament, un gars s’est levé et se dirige vers le ring. Aux signes des uns et des autres, je devine que c’est un habitué que les spectateurs semblent apprécier. Je me lève, salue Donough d’un mouvement de la tête et m’avance vers le ring d’une démarche souple. Mon regard ne lâche pas mon adversaire et restera focalisé sur lui tant qu’il ne sera pas à terre. Déjà, je n’entends plus les harangues des spectateurs. Je crois que certains m’ont reconnu, toutefois je me moque de savoir où va leur préférence. Je n’ai pas encore de côte sur le dos et peu m’importe. Je suis là pour vider ce feu qui s’embrase en moi avant que je ne commette une bévue irréparable. Et ce type qui m’attend sur le ring, un sourire satisfait aux lèvres, va être mon exutoire d’un soir.

Le temps se fige. Je retire ma veste comme dans un ralenti et la pose sur une chaise au pied du ring. Ma chemise suit la même destination. C’est donc torse nu que je me présente sur le ring. L’arbitre nous débite son speech, donnant les rares règles de cet affrontement. Mais ce Donovan qui va me servir de punchingball ball et moi, ne l’écoutons que d’une oreille. Nos regards se sont accrochés. Léger sourire aux lèvres nous nous toisons et évaluons le combat à venir. Je tends les deux poings devant moi, Donovan me salue en les frappant assez fortement avec les siens d’un geste de haut en bas. S’il pense m’impressionner le coyote… D’ailleurs parmi les spectateurs les paris vont bon train. Ils ne savent pas ce que je vaux, mais un clivage pro coyote contre pro loup semble s’enfler de belle manière. En retournant de mon côté de la corde, je capte le regard de Donough. S’il a feint le désintéressement, il suit ce qu’il se passe sur le ring avec attention.

Dans ce genre de combat, il y a une loi immuable : ne jamais tourner le dos à son adversaire. Les règles citées par l’arbitre étaient plus là pour nous encourager à ne pas rependre les tripes de l’autre sur le ring et de nous en tenir à ses ordres. Donovan pense-t-il que je suis bien trop imprudent et naïf de lui montrer ainsi mon dos ? Personnellement, j’appelle ça une invitation pour les fourbes. Il ne lui faut que deux pas pour être sur moi. Son attaque est double, elle vise mes reins et mon quadriceps. Il s’est baissé pour donner de la furtivité à sa manœuvre et aussi gagner en puissance avec un solide appui au sol. Ses deux poings s’encastrent dans mes mains, son nez dans mon genou... Le ton est donné. S'il pensait avoir affaire à un néophyte... Le bruit de l’os qui craque est une agréable musique qui plait à ma colère.

Donovan recule avec un geste de fairplay. Il réduit sa fracture avec son pouce et son index et se met cette fois-ci en position classique d’attaque. Le ballet peut commencer. C’est moi qui prends le coup suivant. Un coyote averti peut devenir redoutable. Je n’ai pas de haine contre ce gars, mais c’est certain, je ne m’arrêterai que lorsqu’il sera à terre ou que l'arbitre me sommera de le faire. Toute autre alternative ne m’effleure même pas l’esprit.

Le hangar s’efface, seul le ring éclairé d’une lumière crue existe. J’entends une clameur lointaine. Toute ma concentration est fixée dans un seul but, faire chuter mon adversaire. J’aime la maîtrise de mes gestes et l’imprévu que me donne mon opposant. Ma colère se canalise et devient énergie de frappe. Ce combat est équitable et Donovan est de la trempe des mecs que j’apprécie pour ce type d’opposition. Pas de haine, simplement un combat. La violence pour maîtriser, les coups pour évacuer. Peu importe ce que Donovan vient oublier sur le ring, cela ne regarde que lui. Jansen, Los Angeles deviennent flous, je frappe, j’esquive. J’enchaîne jab et crochet long. Le combat est honnête ou du moins avec les feintes habituelles des combats clandestins.

Quatre boules de cuir sur quatre pieds de guerre
Bombardent le plexus, Boxe, Boxe,
L'angle du maxillaire...

Quatre boules de cuir dans la cage du ring
Son crochet je l'encaisse,
Il esquive mon swing...


© Fiche par Mafdet Mahes
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: A meeting one shouldn't miss. [Alessandro]   Mar 9 Fév - 10:27

A meeting one shouldn't miss.

Il y avait beaucoup à apprendre de la manière dont un homme se battait, et presque autant de sa démarche alors qu'il se rendait sur les lieux du combat. Alessandro Amaro faisait preuve d'une assurance certaine, d'une énergie contenue ne demandant qu'à sortir au moindre prétexte. Il se maîtrisait bien - surtout pour un Sicilien - et savait se détacher de son environnement pour rester concentré. Kean le devinait à son changement subtil de posture alors qu'il grimpait finalement sur le ring : il semblait plus calme et plus en contrôle.

Donovan l'avait senti aussi. Son sourire s'accentua en début de combat, un peu plus féroce durant  la phase de provocation, puis absent lorsque les premiers coups furent échangés. Kean prit garde à ne rien laisser transparaître sur son visage : il ne savait que trop bien à quel point l'expression faciale du patron pouvait influencer les paris. Il savait, aussi, que Donovoan ne faisait que jouer, indulgent pour laisser son adversaire se défouler.

Les humains tendaient à raccourcir ces combats le plus possible pour éviter les risques de blessures trop graves les empêchant de continuer les tournois - ou dans les cas de malchance, leur carrière. Pour les garous, la situation était un peu différente. Ils guérissaient, mais allez savoir s'ils avaient affaire à un alpha ou non en face et à quel point ils pouvaient se permettre de prendre des risques. Même pour eux, les combats duraient rarement. Celui-ci s'éternisait pour un match du genre, toutefois les paris allaient bon train et le public s'en amusait.

Le show, pourtant, allait prendre fin. Donovan changea sa posture imperceptiblement, passant de l'adversaire conciliant à celui, efficace, qu'il était d'habitude. Le coup de pied crocheté qui faisait son succès percuta Amaro la seconde suivante.
Revenir en haut Aller en bas
Alessandro Amaro

avatar

Humeur : Dangereusement votre
Messages : 656
Réputation : 141
Date d'inscription : 15/11/2015
Localisation : Au Pink Print

MessageSujet: Re: A meeting one shouldn't miss. [Alessandro]   Dim 14 Fév - 16:21



A meeting one shouldn't miss.


Feat : Kean Donough


Le hangar est brumeux à cause de la chaleur, de la fumée de cigarettes et du nombre de gens présents. Mais personne n’a l’idée de s’en plaindre. La faune rassemblée ici se moque des conditions, elle est là pour avoir du spectacle et le spectacle c’est ce qu’il se passe sur le ring.

Donovan me jauge. Il a compris qu’il n’avait pas affaire à un néophyte. Ses coups suivants sont plus calculés et lancés de manière sérieuse. J’apprécie qu’il me prenne rapidement au sérieux. Je ne suis pas là pour qu’on me prenne pour un rigolo ou que l’on me ménage. J’ai une colère à évacuer et frapper est le meilleur moyen que je connaisse pour arriver à ce résultat. Je n’ai pas l’âme d’un tueur, bien que ma route soit parsemée de morts, comme n’importe quel prédateur. Je ne tue pas par plaisir mais par survie. Je n’ai eu aucun état d’âme à achever la dryade qui m’avait kidnappé pour contraindre Jansen. A cette heure, elle repose avec sa sœur au fond du lac. L’y rejoindrons tous ceux qui d’une manière ou d’une autre nuiront à ma vie. Je suis issu d’un milieu où nous réglons nos problèmes nous-même. La police ou la justice n’ont pas de regard à avoir sur mes affaires.

Donovan accélère le rythme. Je suis, mais c’est un habitué de ces combats, alors que je fais le manager de bar depuis quelques mois. Je suis rouillé, mais résiste honorablement. Je me bats à l’instinct et à la rage. Donovan riposte avec sa technique. Je ne sais pas si mes sens me jouent des tours ou si notre combat émule le public, mais le bruit s’amplifie.

Son pied est parti alors que je ne m’attendais pas à cette attaque avec ce genre d’appui. Je tente d’esquiver le pied qui m'arrive en pleine tête avec un bras mais son mouvement est trop vif. Je n'arrive pas à bloquer, son pied s’encastre dans mon plexus, me coupant le souffle et me brisant au moins deux côtes au passage. La violence du coup porté me fait perdre l’équilibre et je chute au sol. L’instinct me fait me redresser, ou du moins me mettre à genoux. Une main sur mes côtes je grimace. L’arbitre est à côté de moi et annonce le décompte. Le public hurle, Donovan a un air satisfait qui ne me revient pas. Ça, la douleur, le public qui bascule pour mon adversaire, ma rage s’amplifie. Je suis vexé de m’être fait coller au tapis.  Je laisse ma colère sortir, alors que je me redresse doucement, mes côtes se ressoudent avec douleur, mon regard change pour le bleu électrique des tueurs. Certains dans le public retiennent leur souffle, d’autres nous haranguent.

D’un geste agacé, j’arrête l’arbitre dans son décompte. Je suis debout, qu’il se réveille. Je dois rapidement coller Donovan KO, sinon c’est moi qui vais plier. Je lui fais un grand sourire, alors que plus envie de grimacer. Deux côtes, ça ne se ressoude pas en trois minutes. Je ne suis pas certain que mon adversaire se laisser berner par mon assurance. Mais les combats se jouent aussi au bluff, bien que là j’ai peu d’espoir. L’arbitre n’a rien dit de précis sur les transformations, je laisse donc sortir le loup. J’ai besoin de ma capacité maximale. Bien entendu, les yeux du coyote luisent de concert. Physiologiquement, j’ai l’avantage, mais il a l’entrainement et la pratique qui me manquent. Dans ma vision périphérique, je perçois que ça s’agite dans les rangs des hommes de  Donough. Je n’ai droit qu’à une chance avant qu’ils ne stoppent le combat. Je pense à ce qui me rend furieux, cette affaire à Los Angeles, Jansen qui a fui… Ma colère monte, occultant ma douleur. Le bras droit de Don Stephano m’avait un jour montré une attaque qui leurre l’adversaire. Un peu ce qu’a fait Donovan avec son coup de pied juste avant. Il me reste plus qu’à espérer qu’il ne la connaisse pas et que je sois assez rapide pour l’exécuter. Rage, véhémence, haine, explosion, les sentiments me traversent et me donnent l’audace de charger alors que je suis blessé. Un coup, une chance, ça passe ou c’est fini pour moi ce soir. Mais finalement que je gagne ou non, là n’est pas le plus important. Mais que cette colère qui me bouffe de l’intérieur s’apaise un peu.

© Fiche par Mafdet Mahes
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: A meeting one shouldn't miss. [Alessandro]   Mar 23 Fév - 18:27

A meeting one shouldn't miss.

Le regard d'Amaro brillait d'un bleu électrique qui mobilisa immédiatement ses hommes. Aucune règle n'interdisait d'utiliser ses facultés de garou en combat. Aucun règle n'interdisait quoique ce soit, sur le principe, sinon de continuer de frapper après le signal d'arrêt de l'arbitre. Du point de vue de Kean qui, avant d'organiser les combats y participait, cela faisait tout le charme de la chose : la brutalité, l'imprévu, la maîtrise du geste. Toute la volonté et tous les efforts d'une personne concentrés en quelques coups, rarement plus de deux ou trois avant que l'un des adversaires ne tombe au sol. Puis le coup d'arrêt et la réalisation d'avoir gagné.

Une réalisation que n'aurait pas Amaro ce soir-là. Donovan face à lui changea de position, esquivant partiellement le coup avant de faire perdre l'équilibre au loup. Son poing cueillit ce dernier au plexus - le bruit de craquement résonna encore une fois dans la salle - et il maintint le Sicilien au sol jusqu'à la fin du décompte. Kean avait toujours trouvé presque comique la vivacité avec laquelle le vainqueur s'écartait du perdant au signal de l'arbitre. Cette fois n'y fit pas exception : Donovan s'écarta d'un bon avant d'aller parader sur le ring, bras levés au-dessus de lui en signe de victoire.

On aida Amaro à se relever et l'accompagna jusqu'à un banc. Kean se redressa à son tour pour retourner voir le Sicilien. Il s'encombrait rarement d'aller voir les combattants - les perdants moins encore - mais ce n'était pas pour ça qu'il lui avait parlé en premier lieu. Il se fichait d'Amaro. Il ne se fichait pas, en revanche, du mafieux exilé à Beacon Hills.

"Vous devriez vous allonger le temps que les fractures se résorbent."

Il y avait de la place sur le banc, assez pour ça. A ces mots d'ailleurs, la femme à gauche d'Amaro lui fit de la place. Elle les regardait à peine, néanmoins, les yeux rivés sur les deux nouveaux combattants qui montaient sur le ring.

"J'espère que vous n'êtes pas trop déçu par l'issue du combat."

[J'ai tiré aux dés autant pour le résultat du combat que l'état d'Alessandro, mais j'édite ce que tu veux au besoin.]
Revenir en haut Aller en bas
Alessandro Amaro

avatar

Humeur : Dangereusement votre
Messages : 656
Réputation : 141
Date d'inscription : 15/11/2015
Localisation : Au Pink Print

MessageSujet: Re: A meeting one shouldn't miss. [Alessandro]   Ven 26 Fév - 18:26



A MEETING ONE SHOULDN'T MISS.


Feat :  Kean Donough


HRP:
 

L’ambiance se mue en une clameur diffuse autour de moi. Ma vision se rétrécit à Donovan. L’espace de ce combat j’oublie le monde extérieur, j’oublie l’absence de Jansen, ou la bande de Leonelli qui me colle le train. J’oublie cette virée que je ferai à Los Angeles malgré le risque de me prendre une balle dans le dos, car ce crime ne doit pas rester impuni.

Le fardeau que je porte reste au vestiaire ! Pour l’instant, il s’agit de contrer ce type qui sait trop bien s’adapter à son adversaire. La douleur au thorax me fait me sentir vivant et me motive à me redresser et riposter. J’ai toujours méprisé ceux qui jettent l’éponge trop vite, sans avoir vraiment tout donné.

Un appui sur le pied droit, je place mes poings pour protéger mon torse sensible. Je feinte et inverse mes appuis. Je sens une goutte de sueur couler le long de ma tempe. Tous cela se passe en moins de deux secondes, mais c’est comme si le temps s’étirait. J’ai conscience des clignements de paupières de Donovan, sa mâchoire qui se crispe comme ses poings qu’il ramène devant lui. Mon appui droit est le meilleur, je m’élance donc du gauche, espérant tromper Donovan qui n’a pas manqué d’enregistrer mes points forts comme mes faiblesses. Je fais le pari de le surprendre sur mon angle d’attaque, choisissant volontairement mon côté le plus faible d’un point de vue puissance. Ma jambe s’élève, mon bassin pivote, je tente de garder mes poings entre mes côtés fragilisées et Donovan.

Mon pied frôle sa hanche, il a esquivé. Il est trop rapide, ou moi trop lent, peu importe. C’est comme un arrêt sur image, je suis là, suspendu, emporté par mon élan car le choc attendu n’a pas eu lieu. Je vois le poing de Donovan se frayer un chemin dans ma garde. Je ne sais pas si je souris, ou si j’imagine le faire. Je sais que je vais mordre le tapi et pourtant je n’enrage pas contre mon adversaire. Le fight était équitable.

Explosion dans ma poitrine, je crache du sang alors que je chute lourdement sur le dos. Les lampes qui éclairent le ring m’éblouissent. Très loin, j’entends l’arbitre qui décompte, des souvenirs remontent à la surface. Un autre ring, deux types qui se cognent dessus. L’un a l’arcade sourcilière totalement éclatée. J’ai quinze ans, j’étais là pour porter un message au boss du lieu. La clameur du combat m’avait attiré et j’étais resté regarder. Je n’étais alors qu’un humain, un mioche qui essayait de survivre dans le milieu de la pègre. Ce jour-là, celui qui a chuté ne s’est jamais relevé… commotion cérébrale. Je m’étais alors juré à moi-même de ne jamais chuter, de ne jamais faiblir.

Alors que mon crane apprécie la dureté du sol treize ans plus tard, je sais que chuter n’est pas synonyme de fin, mais d’apprentissage. Je ne suis pas prêt pour gagner contre Donovan, du moins pas ce soir, ni peut-être pas la prochaine fois que l’on s’affrontera, mais plus tard…

Je n’ai presque pas conscience que l’on me dégage du ring pour laisser la place au combat suivant et reprends conscience quand Donough me parle.

- Vous devriez vous allonger le temps que les fractures se résorbent.

J’exécute son conseil, calmant ma respiration haletante et me concentrant un temps sur mes os qui se ressoudent douloureusement.

- J'espère que vous n'êtes pas trop déçu par l'issue du combat.

J’ai perdu, pourtant Donough s’est déplacé pour s’enquérir de mon état. Je doute fortement à la sensiblerie de ce gars. Il maîtrise bien trop ses réactions pour qu’un intérêt à un perdant soit anodin. Je fais une grimace en me rasseyant dans la position la plus confortable possible.

- Comme tous ceux qui montent sur un ring, j’aurai préféré être celui qui lève les bras à la fin du combat. Déçu, certainement. Cela a toutefois le mérite de me prouver que je me suis rouillé, et que je vais devoir persévérer

Je lance une grimace souriante au patron du lieu. Mon tempérament devrait me rendre rageux. Mais pour être tout à fait honnête avec moi-même, les coups de Donovan m’ont calmé. C'est bien ce que je suis venu chercher. J’ai toujours appris dans la violence. Ce combat, me montre aussi que je me suis laissé aller, et que je me suis assagi. Est-ce cette ville bien plus tranquille que LA, ou ce drus qui obsède mes pensées ? L’électrochoc de ce combat me réveille. Il faut que je me reprenne car on ne quitte pas le milieu sinon qu’en mourant. Il n’y a pas d’autre alternative que de fonctionner avec le système, il n’y a pas de rédemption possible, même avec le plus beau drus possible.

- Donovan peut s’assurer que je ne lâche pas le morceau. J’ai bien l’intention de lui rendre un jour sa politesse. Il n’y a pas plus teigneux et rancunier qu’un sicilien. Giuro su mio padre !

J'ai parlé calmement, énonçant un fait et une promesse de revenir. Nous observons en silence le combat suivant. Le niveau des combattants va crescendo. Ça ne plaisante pas sur le ring. J’observe leurs gestes, les feintes et les ruses. Ce qui fait leur niveau est la célérité de leurs réactions. La passion du public, les coups qui pleuvent, je renoue avec un passé pas si lointain. Je me sens de nouveau à ma place. Beacon Hills est une ville tranquille au sens « affaires », car je sais bien que c’est un aimant à surnaturels. La preuve en est que j’y ai retrouvé Charlie et même Alex avec, et jamais je ne l’aurais imaginé, une belle étiquette de druide collé au front. La bande de Phoenix… Mes côtes me font souffrir, mais mon sourire s’élargit. Alessandro Amaro, ou double A comme certains m’avaient surnommé à LA, se réveille enfin. Depuis mon installation au Pink j’ai commencé à étendre ma toile. Mais cela restait marginal et plus dans l’optique de mettre de l’huile dans les rouages de mon affaire, comme pousser mon voisin de commerce à la faillite. Beacon Hills a ses malfrats, mais personne ne tient vraiment la ville… Je crois qu’il y a un poste à pourvoir.

Sur le ring, il y a un nouveau gagnant et un nouveau perdant. Ils ne restent plus que deux combats je crois. La douleur de mon corps a fortement régressée et j’ai récupéré ma liberté de mouvement.

- Vous n’êtes pas du genre à vous préoccuper des perdants monsieur Donough. Est-ce qu’une autre de mes compétences vous intéresse ?

Je ne sais pratiquement rien de lui, de son passé à LA. Vu l’accueil que j’ai reçu ici, il est clair que ce n’est pas uniquement comme le patron un peu virulent du Pink. Que sait-il de moi ? Avant d’être banni de Los Angeles, je gérais une boite de nuit avec salles de jeux clandestins et quelques filles pour égayer les nuits des clients. Mon curriculum vitæ est assez éclectique. Je suis un touche à tout qui se donne à fond quand il trouve un os intéressant à ronger. Donough n’est pas affilié à la mafia sicilienne, du moins pas à ma connaissance. Si on sait qui je suis dans la Famille, la loi du silence s’applique à toute personne qui n’en fait pas partie.


© Fiche par Mafdet Mahes
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: A meeting one shouldn't miss. [Alessandro]   Mar 1 Mar - 17:32

A meeting one shouldn't miss.
Ainsi, il comptait revenir. Kean se permit de sourire légèrement, satisfait de voir qu'il prenait effectivement les combats avec le recul nécessaire. Tous n'y parvenaient pas toujours et ceux au sang chaud tendaient à se montrer plus rancuniers que les autres. Puisque ce n'était pas le cas ici, tant mieux. Donovan ne manquerait pas de profiter de leur revanche le jour où le tirage les replacerait l'un face à l'autre, plus expéditif sans doute la prochaine fois.

"Non, en effet."

Il jeta un coup d’œil au ring où deux combattants s'affrontaient. La fin des combats approchait maintenant. Quelques uns allaient suivre celui-là, quatre si sa mémoire ne lui faisait pas défaut - et elle lui faisait rarement défaut - puis la soirée prendrait fin.

"Mais ce ne sont pas vos compétences qui m'intéressent, continua-t-il en redonnant son attention au Sicilien. Tout au plus, la curiosité m'a fait me demander ce qui vous a poussé à venir jusqu'ici. On n'en voit guère de votre acabit en-dehors de Los Angeles."

Sans chercher à être cryptique au point qu'on ne sache pas de quoi il parle, Kean ne voulait pas éventer leur connaissance commune, ni rendre trop évidentes les origines du Sicilien. Lui n'avait peut-être jamais réellement intégré la mafia italienne, mais il connaissait Don Stephano suffisamment bien pour se douter que l'exil d'Amaro à Beacon Hills n'était pas sans raison. Et il ne tenait pas particulièrement à se retrouver mêler à leurs histoires de gré comme de force. Ça ne se finissait jamais bien, ni pour eux, ni pour les affaires.
Revenir en haut Aller en bas
Alessandro Amaro

avatar

Humeur : Dangereusement votre
Messages : 656
Réputation : 141
Date d'inscription : 15/11/2015
Localisation : Au Pink Print

MessageSujet: Re: A meeting one shouldn't miss. [Alessandro]   Lun 7 Mar - 11:57



A meeting one shouldn't miss.


Feat :   Kean Donough


La foule des spectateurs s’agite autour de nous, contrastant avec notre quasi immobilisme et notre manque d’expression. Rien ne trahit sur nos visages de savoir si nous suivons les combats, si nous nous en moquons ou si nous sommes là pour autre chose. Autant cela se bouscule dans les tribunes non loin de là, autant les spectateurs qui nous entourent se laissent moins aller à une émulation remuante. Je ne pense pas que l’on fait cas de mes blessures. C’est la présence de Donough qui semble calmer les ardeurs. L’homme est respecté, voire même craint. Je suis curieux de connaitre son modèle. Quel cheminement a-t-il fait pour en arriver là ? Depuis que l’on m’a sorti du ring, j’observe ses hommes plus attentivement. Ce ne sont pas des amateurs. Donough lui-même n’a rien d’un amateur. Mais pourtant l’homme semble se contenir à l’organisation de ces combats clandestins. Cache-t-il d’autres activités ?

- Mais ce ne sont pas vos compétences qui m'intéressent. Tout au plus, la curiosité m'a fait me demander ce qui vous a poussé à venir jusqu'ici. On n'en voit guère de votre acabit en-dehors de Los Angeles.

Je lui souris mais ne lui réponds pas tout de suite. Mon regard se porte à nouveau sur le ring. Que sait-il de moi ? Je ne sais rien de plus que son affaire légale de club de boxe et celle underground qui nous occupe ici. L’information est le nerf de toute chose. Il faut aussi savoir s’en servir et le cas échéant savoir se retirer à temps. J’ai une chance insolente de ne pas avoir fini par cent mètres de fond au large de Los Angeles. La leçon que j’en ai tirée est qu’avant d’aller marcher sur les plates-bandes de quelqu’un, il faut s’assurer d’en connaitre le périmètre exact pour savoir si l’enjeu est jouable en fonction du risque. J’ai mal présumé de l’attachement familial de Don Stephano pour son stupide neveu. Si le fils de sa sœur ne lui inspire effectivement que mépris, car il ne fait que profiter outrageusement du système et de sa naissance, la pression de sa mère sur son frère et parrain de la ville n’était elle, pas à négliger. Les femmes n’ont d’habitude pas voix au chapitre… Cette règle n’est finalement pas absolue.

Que répondre à Donough ? Je ne souhaite pas qu’il me juge comme un perturbateur possible, ni comme un poulain seul et fragilisé. J’utilise les mêmes mots sibyllins pour lui faire comprendre la raison de ma présence.

- Un léger différent… familial, qu’un éloignement… temporaire permet de calmer. Et Beacon Hills m’a semblé préférable à Long Beach…

Je ne doute pas qu’il connait le sort que l’on réserve à ceux qui fautent dans le milieu. La justice est très expéditive. C’est ce qui fait que les gens se tiennent à carreau. Je suis encore étonné de la clémence dont j’ai fait l’objet. Clémence qui en étonne plus d’un, puisque la branche Napolitaine de San Francisco commence à me faire du pied. Don Stephano me garde-t-il en vie pour un quelconque rôle ? C’est vrai que son second commence à prendre de l’âge… La mafia est un milieu complexe toujours régi par des règles qui peuvent paraitre désuètes, mais qui sont redoutablement efficaces. Et même si on suit ces règles, rien ne garantit la survie. Mon père en a fait les frais. Je dois tenir dix ans avant de pouvoir réintégrer LA. Dix années où il va falloir que je joue serré entre une prudente attitude et la construction d’un nouveau réseau. Il est impératif que je me refasse une équipe d’hommes. Mais hors de question d’aller recruter la racaille lambda de la ville. Le second de Donough  est un coyote. Reliquat d’une ancienne meute ? Il m’apparait évident que je dois composer avec lui. Par contre l’inverse n’est pas forcément vrai. Je ne peux guère bluffer sur mes moyens actuels, juste sur que je vais faire.

- Nous avons tous deux une affaire rentable avec pignon sur rue. Votre curiosité irait-elle jusqu’à un projet commun ? J'ai bien l'intention de rester ici plusieurs années.

Mon accroche est-elle assez intéressante pour que nous puissions poursuivre après le dernier combat ? Nous avons déjà un ennemi commun ici : les flics de la ville. Jansen et son ami O’Conner sont bien naïfs de croire que je ne suis pas au courant de leur lien. Ce flic est venu demander des nouvelles du Drus à Dan. Je suis passé dans son dos sans faire de commentaire, mais suffisamment près pour capter son odeur. J’avais été troublé par l’odeur de rose, mais aussi comme une lointaine fragrance de Jansen. Pas comme si le flic avait récemment touché le danseur, mais comme si lui-même exhalait l’odeur intime de Jansen. J’en avais immédiatement conçu une vive jalousie. Mais tant que le drus ne réapparaissait pas, je n’allais pas me mettre ses amis à dos, d’autant plus que c’est un flic. Et au-delà de ma jalousie, je vois l’utilité d’une telle connaissance.

© Fiche par Mafdet Mahes
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: A meeting one shouldn't miss. [Alessandro]   Mar 8 Mar - 11:07

A meeting one shouldn't miss.
Un différend familial... Jusque-là, Kean l'avait bien compris. Qui était Amaro aux yeux de sa hiérarchie pour qu'on l'exile plutôt que l'exécuter lui échappait toujours, mais là encore, il ne tenait pas particulièrement à le savoir. Pas dans le détail. Que le Sicilien confirme la raison de sa présence sur ce que Kean considérait d'ors-et-déjà comme son territoire - quoique tristement partagé par quelques meutes, mais il n'en dirigeait plus et ferait avec - suffisait pour le moment.

"Long beach est une destination largement surévaluée." agréa-t-il en se demandant brièvement si Amaro percevrait la touche d'humour derrière son manque d'expression.

S'il l'a perçu, en tout cas, il ne s'y attarda pas. Il n'y avait pas grand-chose de plus à en dire de toute manière, moins encore ici où tout le monde pouvait les entendre. La proposition du Sicilien le surprit un peu plus, néanmoins. Un projet commun ? Il laissa filtrer son intérêt comme sa perplexité avec un simple haussement de sourcil. Le portrait d'Amaro se dessina un peu mieux dans son esprit : jeune loup ambitieux, probablement trop pour son bien. Relativement inoffensif pour le moment, mais suffisamment doué pour qu'on veuille le garder en vie. Intéressant, à défaut de réellement alléchant.

"Peut-être, mais pas ici, ni maintenant."

Il laissa planer un léger silence, très relatif dans le vacarme de l'entrepôt, et lui adressa finalement un mince sourire. Kean pouvait proposer un endroit neutre : un quelconque restaurant à l'heure du déjeuner, n'appartenant ni à l'un, ni à l'autre. Beacon Hills n'en manquait pas malgré la fuite des habitants. Toutefois, ça ne l'arrangeait pas beaucoup et Amaro, malgré ses contacts à Los Angeles, avait encore à faire ses preuves.

"Venez me voir demain matin, 10h dans mon bureau. Nous en discuterons plus au calme."
Revenir en haut Aller en bas
Alessandro Amaro

avatar

Humeur : Dangereusement votre
Messages : 656
Réputation : 141
Date d'inscription : 15/11/2015
Localisation : Au Pink Print

MessageSujet: Re: A meeting one shouldn't miss. [Alessandro]   Jeu 10 Mar - 16:50



A MEETING ONE SHOULDN'T MISS.


Feat : Kean Donough  


- Long beach est une destination largement surévaluée, commente le patron des lieux.

Je souris faiblement ne sachant pas comment analyser son commentaire. Déprécie-t-il la notoriété de cette côte comme cimetière de l’underground, ou souligne-t-il qu’il existe d’autres lieux que Long Beach qui offre la même alternative ? J’ai déjà enrichi les fonds du lac de deux cadavres de dryade. Suis-je le suivant si jamais il s’avère que les plates-bandes de Donough soient bien plus étendue que je ne l’imagine ? Il n’est pas dans mon caractère de m’écraser, sans pour autant être suicidaire. Avant de bouger dans un sens ou un autre, il faut que je cerne mieux qui est Donough, son but et ses intentions. J’attends patiemment s réponse à la perche que je tends. Sans pour autant collé à l’assurance de Don Stephano, il émane du coyote un aplomb et une assurance qui me font penser que ce type a plus d’expérience que son âge apparent le laisserait présumer. Cela aiguille d’autant  ma curiosité. Je ne suis pas spécialement patient, et je suis preneur de modèle d’ascensions rapides et pérennes. Je me suis forcé en observant les autres autour de moi, analysant les échecs des uns, les réussites des autres. Tout n’est pas possible à faire. Chacun ne part pas égal dans ce jeu de trafic d’influence et de pouvoir. J’ai pour moi mes origines siciliennes et une Famille bien établie sur la côte ouest. Je sais être doué en persuasion et malgré mon caractère explosif, les gens ont tendance à me suivre facilement. Le fait d’être en vie, me prouve qu’IL pense que j’ai des qualités de meneur. Cependant, je ne suis pas crédule au point d’imaginer que je peux me tourner les pouces pendant dix ans et croire que l’on me réintégrera comme ça. De toute manière, je suis incapable de me contenter d’une vie de gérant de bar pépère. Il n’y a pas qu’à Don Stephano que je veux prouver ma valeur. Je suis mon plus impitoyable juge.

Donough réagit enfin d’un simple haussement de sourcil. J’en déduis qu’il ne me prend pas au sérieux. Dire que cela ne me vexe pas un peu, serait mentir. Je ne laisse pourtant rien paraitre. Car je ne suis pas en position de force. C’est un peu irritant de me retrouver à nouveau dans la peau du nouveau qui doit faire ses preuves. Mais c’est la loi de ce genre de business. Rien n’est finalement acquis avec certitude, d’autant quand on change de ville.

- Peut-être, mais pas ici, ni maintenant.

C’est à mon tour de lever un sourcil interrogatif. Imagine-t-il une entrevue sans témoin ? Je plisse les yeux en attendant qu’il précise sa pensée. Pendant ce temps sur le ring, un des combattants s’écrase lourdement sur le dos. Il y a un nouveau vainqueur et un nouveau perdant.

- Venez me voir demain matin, 10h dans mon bureau. Nous en discuterons plus au calme.

Je me contente de hocher la tête en assentiment, et allume enfin cette cigarette qui me fait envie depuis un moment. Cigarette dont j’avais retardé la sortie entre mes doigts pour ne pas montrer tous mes tics comportementaux lorsque je suis tendu avant que le coyote n’ait accepté une discussion plus formelle. Je pompe sur la tige avec un plaisir évident et recrache la fumée en tournant la tête, pour ne pas gêner le gérant.

- Il y a moyen de travailler en bonne intelligence. C’est toujours la voie que je privilégie… en premier lieu. A demain.

Me levant, je porte mes doigts vers ma tempe dans un vague salue et prends congé de mon hôte. J’ai affiché ma volonté de coopération, mais aussi assuré à mots couverts que je ne me couche pas facilement. Sur le ring, le dernier combat s’engage. C’est le clou du spectacle, si j’en crois la ferveur des spectateurs. Dehors, je prends le temps de consumer ma clope, assis sur l’aile de ma voiture. Je réfléchis à ce que je veux.  Le Pink ne m’occupe pas assez. J’aime mon établissement et son personnel. Je me le suis approprié comme si je l’avais créé moi-même et je ferais tout pour qu’il marche. En quelques mois de gérance, j’ai déjà augmenté son chiffre d’affaire malgré les travaux en cours.

(…)

La nuit s’est révélée courte. Côté bar cela tourne dans une gentille routine. Le gros des travaux est fait, les ouvriers en sont aux finitions. Je suis satisfait du rendu. C’est donc serein que je me pointe à la salle de boxe de Donough. Je suis visiblement attendu, car le second de patron de la salle me fait signe.


© Fiche par Mafdet Mahes
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Alessandro Amaro

avatar

Humeur : Dangereusement votre
Messages : 656
Réputation : 141
Date d'inscription : 15/11/2015
Localisation : Au Pink Print

MessageSujet: Re: A meeting one shouldn't miss. [Alessandro]   Mar 26 Avr - 17:29

47 jours depuis ma dernière réponse et pas de réponse à mon MP : je considère ce RP abandonné. Je ne citerais plus ou peu Kean dans mes autres RP laissant s'effilocher ce lien avorté et rester cohérent avec ce que j'ai déjà écris.

Dommage.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
A meeting one shouldn't miss. [Alessandro]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» miss petite bergere pot de colle ( evreux 27)
» Haïti Couronne une Nouvelle Miss
» Anastagia Pierre Américaine d’origine haïtienne couronnée Miss Florida USA 2009
» Miss Haïti prendra d'assault Miss Univers le 23 Août!
» L'anniversaire de Miss Gwenny !!!

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Teen Wolf RPG, la limite : l'imagination :: Beacon HillsTitre :: Dans la ville-
Sauter vers: