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 Dans de beaux draps

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Alex Cormier

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MessageSujet: Dans de beaux draps   Lun 1 Fév - 3:06

Dans de beaux draps




Alex n'était pas franchement de sa meilleure humeur.  D'abord parce que ce satané ours avait vendu la peau du druide sans même lui avoir demandé la permission.  Ensuite parce qu'il était tombé sur nul autre qu'Alessandro Amaro.  Finalement, parce qu'il avait eu une discussion des plus désagréables avec ledit italien.  Discussion d'où il apprit que Charlie irait travailler pour lui, et qu'il s'était de nouveau retrouvé en tôle.  Le plus rageant était certainement qu'Alex devait admettre que le sicilien n'avait pas tout à fait tort.  Bien sûr qu'ils excellaient chacun dans leur domaine et qu'Alex en était conscient.  Le problème, c'était que leurs domaines avaient autant en commun que les gens qui y excellaient : rien.  Rien, mais pas personne, puisqu'ils avaient deux amis, ou alliés, en commun.  La seule idée de devoir serrer les coudes avec le rital révulsait le canadien.

Et puis quoi encore, c'était lui le séditieux?  Lui qui n'avait jamais haussé le ton contre l'autorité, ou si peu alors.  Ses menaces avaient presque autant fonctionner sur l'italien que le feulement d'un chaton face à un tigre.  Exaspération supplémentaire.  Amaro attirerait des embrouilles à Charlie, comme il l'avait toujours fait, et entraînerait Alex, contre son gré, dans leur sillage.  L'ours était à peu près devenu civil, selon ce que le druide pouvait en juger depuis qu'ils avaient refait connaissance.  Et il pouvait bien juger, à prendre un café presque quotidiennement chez Eddy.  Loin de lui l'idée de jouer à la police, mais il fallait bien qu'il garde un œil sur ses créatures, non?  Il voyait fréquemment Alister, aussi.  Quant à Jansen.  Il trouverait une façon de s'assurer de son état sans devoir passer tous les jours au Pink Print.  Fallait pas déconner non plus.  Pour l'instant, une discussion avec son ours-garou favori s'imposait.

Alex avait parcouru d'un pas rapide la distance qui le ramènerait à sa voiture, et conduisit de manière brusque jusqu'à l'adresse que Jenny lui avait donnée sans poser de question.  Après avoir chercher quelques minutes une place de stationnement, il claqua la porte de son bateau antique pour aller sonner à la porte de l'appartement de l'ursidé.  Le quartier ne lui disait rien qui vaille et Alex rentra la tête entre les épaules, plus par superstition que pour une raison logique.  Il attendit plusieurs longues secondes après la première sonnerie, puis appuya de nouveau sur la sonnette.  Quelques secondes plus tard, il entendit comme un son étouffé.  Nouvelle sonnerie.  Cette fois, il perçut clairement le grognement de l'ours.  Il était donc à la bonne adresse.  Optant pour une nouvelle stratégie, le druide ferma le poing et cogna à la porte du côté de sa main.

-C'est moi, Crowley.  Je t'ai entendu, je sais que t'es là.  Tu devineras jamais à qui je viens de parler.

Un semblant d'agitation indiqua à Alex que le garou venait lui ouvrir, et il attendit patiemment sur le pas de la porte, les sourcils dangereusement froncés.



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Charlie Crowley

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MessageSujet: Re: Dans de beaux draps   Jeu 4 Fév - 19:00


Dans de beaux draps





A Beacon Hills, l’hiver était une notion toute relative. Au reste du monde les grands frimas, la ville profitait de sa position privilégiée pour se contenter de températures certes rafraîchies, mais loin des négatives et des tempêtes de neige. De quoi perturber un canadien pur souche, mais pas un ours. Ou du moins, pas celui-là. A cette période de l’année, qu’il pleuve ou qu’il vente, que le soleil tape ou non, Charlie dormait, point. Et personne n’avait intérêt à venir l’emmerder, c’était déjà bien suffisant qu’il soit obligé d’aller bosser et de continuer à vivre malgré tout.

Rien ne bougeait dans l’antre de l’ours, ou presque. Dans l’évier de la cuisine, une goutte solitaire battait la mesure du silence sur la pile de vaisselle sale, abandonnée à son triste sort dans un équilibre douteux. En temps ordinaire, c’était le seul endroit impeccable de son appartement mais tout passait au second plan lorsqu’on avait sommeil en permanence. Enfoui sous ses trois couvertures, le cuisinier aurait pu passer pour mort. Pas un orteil ne dépassait de sa grotte improvisée et fidèle à lui-même, il était resté posé là où il s’était endormi sans remuer d’un cil.

Charlie avait toujours été fier de soutenir, sans jamais en démordre, qu’il ne rêvait pas, sourd aux arguments soutenant qu’il était simplement incapable de s’en rappeler. Il avait tort, bien évidemment, et fut à deux doigts de s’en rendre compte quand un coup de sonnette l’interrompit en plein rêve. Émergeant à la seconde salve avec difficulté, le garou grogna et se retourna, refusant obstinément d’ouvrir les yeux. C’était sans compter l’intrus qui ne semblait pas décider à quitter le seuil de sa porte, et bientôt, les violents coups frappés sur le battant résonnèrent dans le petit appartement.

« C'est moi, Crowley. Je t'ai entendu, je sais que t'es là. Tu devineras jamais à qui je viens de parler.

— Bordel de… »

Avec mauvaise grâce, l’ours finit par abdiquer. S’extirper de sous sa masse de couvertures fut un déchirement : après la chaleur de son lit, le reste de son antre ne lui avait jamais paru aussi glacial. A tâtons, il lui fallut chercher de quoi couvrir sa nudité et il enfila au radar le premier jogging qui lui tomba sous la main. Un bâillement faillit lui décrocher la mâchoire mais il atteint finalement sa porte, non sans avoir récupéré au passage le tee-shirt qui traînait sur son canapé. Il tentait maladroitement de l’enfiler lorsqu’enfin, il daigna ouvrir la porte à son invité surprise, lui adressant un regard torve lorsqu’il réalisa son identité.

« J’en sais rien et je m’en fous. Ptain on a pas idée de venir chez les gens à des heures pareilles, qu’est-ce tu veux ? »

Ensommeillés, les yeux de l’ours fixaient le druide sans que son épaule sembla décider à se décoller du battant, rechignant visiblement à laisser entrer Cormier. Ce dernier ne s’embarrassa pas de manière et le repoussa à l’intérieur de sa grotte pour en libérer le passage et malgré son évidente mauvaise volonté, Charlie fut bien obligé de refermer derrière eux. Son expression maussade ne le quittait pas mais quelque chose semblait le tracasser alors qu’il fixait le visage du druide avec de plus en plus d’insistance.

« C’est marrant, je crois que j’ai rêvé de toi… »

Autant pour sa thèse de l’absence de songe. Et comme il sentait bien qu’Alex allait en profiter pour lui sortir une moquerie sur d’éventuels fantasmes, il haussa les épaules :

« T’étais mort au fond d’une ruelle. »

Ouais, ça jetait un froid, mais c’était l’autre qui avait commencé. Grommelant en ignorant son invité, l’ours se dirigea vers sa cuisine. Il allait avoir besoin d’une grosse dose de caféine, noyé dans une quantité plus grande encore de miel.

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MessageSujet: Re: Dans de beaux draps   Sam 6 Fév - 10:05

 
Dans de beaux draps


Charlie avait beau être un grand machin plutôt lent, le retrouver à Beacon Hills n’avait pas été évident. Quatre jours qu’Ellis était arrivé et il avait fait tous les endroits où on aurait pu s’attendre à le retrouver, sans succès. Par trois fois, le coyote avait cru l’apercevoir dans la foule, seulement pour se rendre compte que c’était une erreur et qu’il existait d’autres personnes possédant un exemplaire d’un des plus affreux tee-shirts de son ami en cavale. L’univers était mal fait.

Puis, quand Ellis avait commencé à se résoudre au fait qu’il lui faudrait plus d’une semaine pour le retrouver, cet idiot était passé sous son nez avec un sac de courses sans même lui jeter un regard alors qu’il était assis sur un banc. Les cheveux en bataille, l’air pas réveillé du tout, des petits yeux, deux pots de miel clairement visible au milieu du reste de ses provisions. Impossible de se méprendre.

Et Ellis l’avait juste regardé passer sans réagir, foudroyé par l’ironie d’un sort qui avait voulu qu’il loue son appartement dans l’immeuble en face de celui de Charlie. Et qu’il le cherche durant quatre jours.

Sur son banc, il s’en était presque étouffé d’indignation d’avoir perdu son temps ainsi. Certes il était immortel maintenant, à priori le temps ne lui manquait pas, mais il restait une denrée précieuse. Que le coyote s’acharna pourtant à perdre un peu plus en hésitant ensuite durant une journée entière sur la conduite à adopter.

Attendre qu’il sorte de chez lui et prétendre à un heureux hasard ? Passer par la fenêtre pour être certain qu’il soit obligé de l’écouter ? Enclencher l’alarme incendie et le tacler dans les escaliers avant de le trainer dans un coin pour qu’ils discutent ? Acheter un van et l’enlever ?

Finalement Ellis s’était décidé pour la plus simple et la plus efficace des solutions. Il était descendu de chez lui sans savoir qu’un autre visiteur avait eu le même éclair de génie que lui et une fois devant la bonne porte, avait encore hésité. Quand bien même le revoir aurait dû faire immensément plaisir à Charlie, il était vrai que leur dernière soirée ensemble avait été celle du braquage. Pas folichon.

Il soupira et haussa les épaules pour lui-même. Autant faire ça rapidement, comme quand on retire un pansement sur un bras plein de poils. À son tour, il tambourina contre la porte et attendit patiemment qu’on vienne lui ouvrir, sourcils froncés, l’air soucieux.

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Alex Cormier

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MessageSujet: Re: Dans de beaux draps   Mar 9 Fév - 2:11

Dans de beaux draps




L'ours avait ouvert la porte en râlant et Alex, déjà de mauvais poil, dû se mordre les lèvres pour ne pas faire remarquer à l'ours qu'il était bien chanceux de ne pas connaître un druide qui était aussi peu accueillant... Et puis, quelle tronche il tirait?  Le druide préférait ne rien demander, il n'avait pas envie que l'ours lui parle du genre de film qu'il était en train d'écouter pour être autant en pagaille.  Le canadien se permit d'entrer.  D'une part, parce qu'il était curieux de voir l'antre de l'ours, mais principalement parce qu'une conversation – comprendre un monologue – sérieuse les attendait et que le pas de la porte, au beau milieu de la cage d'escalier, n'était pas l'endroit approprié pour ce genre de discussion.

-De quoi tu parles? On est en plein après-midi. fit-il en jouant de l'épaule pour entrer.  Charlie referma la porte et crut bon de déclarer qu'il avait rêvé d'Alex.  Il pensait que c'était quoi? Le club de Dorothée? Qu'ils allaient s'asseoir autour d'un thé chaud et qu'Alex sortirait des cakes des poches de sa veste? Les cils du druide battirent un moment d'incompréhension au rythme de Liberty Bell puis leur propriétaire laissa tombé un "OK!" quelque peu las alors que le côté droit de son visage semblait décidé à se réunir sur sa tempe.  L'explication de Charlie, à défaut d'être sympathique envers celui qui par deux fois lui avait sauvé la vie, éclaira la lanterne dudit sauveur.

-Ah! Ouais, ça tombe sous le sens.  Mais tu m'embrouilles, là!

Et comme le garou tentait de fuir dans la cuisine, Alex l'y poursuivit en remettant son petit train de conversation sur les rails, son énervement intouché.

-Croirais-tu que j'ai croisé Alessandro Amaro, à son bar? Et tu devineras jamais quoi, il se souvenait de moi! Le monde est petit, non?
Alex parvenait à maîtriser l'amplitude de sa voix, mais pas son ton, qui avait de forts relents mesquins.
-Si petit, en fait que j'ai su que Jansen travaille chez lui. Et tu sais pas ce que Amaro m'a dit d'autre? J'y ai pas cru, c'est tellement fou. Il dit qu'il t'a offert un boulot, et que tu l'as accepté. C'est pas merveilleux, ca?
S'il existait un instrument pour mesurer le sarcasme dans une pièce, l'aiguille taperait définitivement le plafond, si ladite machine n'avait pas déjà explosé.
-Encore mieux, il m'en a offert un aussi! Il voudrait que je sois son druide attitré, croirais-tu!
Quelqu'un martelait à présent à la porte et Alex sortit de la cuisine pour aller ouvrir, comme s'il était chez lui, mais sans interrompre pour autant son flot de reproches à peine voilés.
-Je sais pas qui a pu penser lui parler de ça, hein?
Alex se permit donc d'ouvrir comme s'il était chez lui.
-C'est qui lui? demanda-t-il en laissant Ellis rentrer et s'occuper de refermer lui-même derrière lui.  Le druide fusait déjà vers la cuisine en interrogeant d'un ton infiniment railleur.
-Un autre de tes supers amis? Combien tu vas lui charger pour recommencer à péter des gueules?
Bon, il avait dû oublier la subtilité sur le pas de la porte. D'ailleurs, sa voix avait bien gonflé et s'il ne gueulait pas encore, c'était probablement rien que parce qu'il n'avait pas encore touché au cœur de son ressentiment – outre la façon dont la discussion avec le sicilien s'était déroulée-. Il était souvent outré de savoir que personne ne se souvenait de lui et, autant il avait été surpris que Amaro parvienne à le retrouver dans sa mémoire, autant le jeune blondinet qu'il avait eu en face de lui ne lui évoquait rien.  Comme quoi, même les élèves plus tranquilles avaient de la difficulté à se souvenir de ceux qui étaient plus jeunes qu'eux.  Le druide pourvuivit sa tirade en entrant dans la cuisine où la cafetière crachait dans la carafe.
-Laisse-moi deviner, tu demanderas rien, parce que ça te plaît bien trop de tabasser n'importe qui et que tu trouves ça bien plus valorisant que de flipper des burgers.
Il poursuivit, en s'adressant a Ellis.
-Me dis pas qui t'es! On va laisser Crowley faire les présentations. Ça va être fun. Il parle peu, mais il parle trop.  T'as rien à cacher, j'espère!
L'homme à carreaux se tourna de nouveau vers le cuisinier, croisant les bras sur son torse, une drôle de veine étant apparue su-dessus de son sourcil gauche.
-À combien de gens tu as dit ce genre de trucs, Crowley? Et pourquoi à Amaro par-dessus tout? Je te faisais confiance, saint-sacrament! conclut-il en s’époumonant.
Et c'était certainement là où le bât blessait le plus. Il avait été assez naïf pour faire confiance à Crowley, et assez stupide pour croire qu'il aurait changé en dix ans. Mais non, apparemment que lorsqu'on décidait de n'être qu'un dur à cuire, on ne pouvait plus marche arrière.  Alex inspira profondément par la cavité buccale, referma la bouche en sentant ses dents grincer entre elles et soupira un bon coup par les naseaux.  Il se sentait déjà un peu plus calme et prenait peu à peu conscience de l'incongruité de la situation et de son impolitesse, niveau deux.



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MessageSujet: Re: Dans de beaux draps   Sam 13 Fév - 9:24


Dans de beaux draps





On avait souvent l’habitude de considérer Charlie comme plus colérique qu’il ne l’était en réalité. Peut-être parce que, lorsqu’il commençait à effectivement s’énerver, ses revers de patte pouvaient vous faire voler jusqu’à l’autre bout de la pièce ? En tout cas, c’était une fausse impression : il se trouvait simplement que le grognement était son mode de communication ordinaire. L’ours pouvait conserver pendant longtemps un visage stoïque, à regarder sans sembler se sentir concerné celui qui lui vomirait ses insanités à la face, ce que le druide semblait bien parti pour faire.

Alex, après un instant suspendu, le poursuivit jusque dans la cuisine, visiblement trop énervé pour remettre son engueulade à après le café. Charlie lui aurait bien expliqué que ce n’était pas une stratégie très payante puisqu’il ne comprenait encore qu’un mot sur deux qu’on lui adressait, mais il aurait fallu pour ça entrer en communication… même pas la peine d’y songer.

« Croirais-tu que j'ai croisé Alessandro Amaro, à son bar? Et tu devineras jamais quoi, il se souvenait de moi! Le monde est petit, non? »

Ah, c’était donc ça le problème. Vider son sac lui ferait peut-être du bien mais ce n’était pas vraiment par charité d’âme que l’ours le laissa poursuivre sans lui en coller une : il était pour le moment focalisé sur l’exercice inhumain de lever le bras pour atteindre son paquet de café, alors pour ce qui était de faire taire Cormier, on repasserait. Aussi casse-couille soit-il.

« Hmhmmm.

— Si petit, en fait que j'ai su que Jansen travaille chez lui. Et tu sais pas ce que Amaro m'a dit d'autre? J'y ai pas cru, c'est tellement fou. Il dit qu'il t'a offert un boulot, et que tu l'as accepté. C'est pas merveilleux, ca?

— Hmhmmm.

— Encore mieux, il m'en a offert un aussi! Il voudrait que je sois son druide attitré, croirais-tu! »

Pour toute réponse, le garou se contenta de bailler à s’en décrocher la mâchoire, gratta son ventre sous le tee-shirt et passa de longues secondes à essayer de se rappeler comment fonctionner sa cafetière. Elle commençait tout juste à ronronner quand des coups soudain retentirent contre sa porte. Quoi, encore ?? Bon Dieu c’était une tanière d’ours ici, pas un moulin ! Avant qu’il ait eu le temps de réagir, Alex se déplaçait à larges pas agacés pour accueillir le visiteur. L’ursidé gratta sa joue mal rasée, embêté. L’intrus risquait fort de finir en dommage collatéral, pourvu que ce ne soit que la voisine… La voix toujours aussi énervée du druide lui parvint depuis la pièce principale et Charlie leva les yeux au ciel : ce dernier était en train d’atteindre, aussi gentiment que surement, les limites de l’ours.

« C’est qui ? » Grogna le garou en rejoignant les deux intrus dans la pièce principale. Il faillit heurter Alex sur le pas de la porte de la cuisine.

Une chose était certaine, pas la vieille rombière mal aimable qui vivait dans l’appartement voisin.  L’air un peu ahuri, Charlie contemplait le visiteur, clignant bêtement des yeux. Oh il n’y avait aucun doute sur l’identité du blond qui se faisait maintenant engueulé par le druide, mais il n’arrivait pas à comprendre ce qu’il faisait ici. Zappant Alex qui allait bientôt devenir tout rouge à force de gesticuler, il fit un pas dans la direction du jeune homme :

« Ellis ? »

Le jeune homme n’avait pas changé mais Charlie ne s’attendait tellement pas à le voir débarquer qu’il peinait à réaliser qu’il ne s’agissait pas d’une hallucination. Après tout, la situation était complètement surréaliste : au lieu de dormir, le voilà qui accueillait coup sur coup un druide en pétard et un cow-boy ami peroxydé. Ça n’était vraiment pas sur son programme de la journée.

« Mais qu’est-ce que tu…

— Un autre de tes supers amis? Combien tu vas lui charger pour recommencer à péter des gueules? »

Là, ça y était. La moutarde commençait à lui monter au nez alors qu’il n’était même pas encore réveillé. Oh d’abord, rien ne perça. L’ours n’était pas un modèle d’expressivité. Il lança un regard indéchiffrable à Ellis qui, aussi outré qu’estomaqué par l’accueil, observait le druide la bouche entrouverte, puis fit demi-tour pour revenir en cuisine. Son neurone n’avait jamais été capable de gérer plus d’une donnée à la fois alors… café.

« Ellis ! Beugla-t-il depuis sa cuisine où le liquide fumant avait cessé de couler. Café ? »

Alex était de ces gens qui par leurs questions incessantes, ou, en l’occurrence, par leur savon en règle, vous forcer à réfléchir, et c’était tout le drame du garou qui se prélassait d’ordinaire dans sa… simplicité. Pour dire les choses de façon politiquement correcte. Malheureusement, le druide foutait tout son effet en l’air en choisissant le plus mauvais moment,  en gueulant comme un putois et en insultant ses potes. L’ours était bourré de défauts, mais il était loyal, et il ne comptait pas laisser passer ça. Le pot de miel, dont une partie du contenu avait chargé sa tasse, regagna un peu brutalement le comptoir, coupant court aux hurlements du druide et Charlie revint vers le salon.

« La ferme, Cormier. C’est Ellis, et la prochaine fois que tu lui gueules dessus je te pète les dents. Parce que oui je fais toujours ça très bien. »

Avaler la moitié de sa tasse de café d’un coup lui avait donné un petit coup de fouet.

« Je sais pas de quoi tu m’parles…Ouais je l’ai dit à Aless’, pourquoi je l’aurais pas fait ? Je lui ai jamais rien caché. C’est pas parce qu’aujourd’hui tu daignes me parler que je suis différent, tu t’es fait des films. C’est toi qui as changé. »

Il n’aurait pas su dire en quoi d’ailleurs. Alex était toujours aussi intello, toujours aussi emmerdeur, toujours aussi… Bref. Ce n’était surement pas sa gueule qui le sauverait aujourd’hui.

Avec humeur, l’ours ronchon replongea dans sa tasse. Dépenaillé comme il l'était, au milieu de la fumée du café brûlant et avec sa tignasse ébouriffée, il avait l’air complètement à l’ouest. Notant enfin qu’il ne savait toujours pas par quel miracle le blondinet débarquait chez lui après ces longs mois de silence, il se tourna vers lui :

« Qu’est-ce que tu fous là, toi ? Ça va ? »

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MessageSujet: Re: Dans de beaux draps   Sam 13 Fév - 17:28

 
Dans de beaux draps

Depuis que sa sœur lui avait parlé de ce qui risquait de pendre au nez de Charlie, Ellis avait passé pas mal de temps à imaginer leurs retrouvailles. Serait-il relégué au rang de fantôme du passé malvenu? Le texan espérait que non, mais il n'avait pas prévu de faire de scène si c'était le cas.

Puis la porte s'ouvrit et il ne tenta même pas de masquer l'air de surprise sur son visage. Dans sa mémoire Charlie était plus grand et plus carré que l'homme qui venait de lui ouvrir la porte. Confus pendant un instant, Ellis hésita à entrer en pensant s'être trompé de porte puis réalisa qu'il était au bon endroit quand enfin l'ours se décida à entrer dans son champ de vision. Instantanément, il occulta les râleries et les gesticulations de l'outrecuidant étranger. La, c'était bien son ami. En un seul morceau. Sa tignasse ébouriffée, son air endormi. Tout était intact.
Il ouvrit la bouche pour répondre, seulement pour être coupé par une nouvelle beuglante impolie de l'agité d’à côté, et sa bouche en resta béante d'incrédulité. Une fois sa surprise passée, il profita d'un instant de silence entre deux cris pour pouvoir répondre. Non pas sans avoir d'abord fixé sur l'autre homme son regard le plus réprobateur et ennuyé.

-Ça ira merci !

Non parce que ça allait devenir sanguin s'il buvait du café maintenant. Charlie avait l'air un peu idiot parfois, mais il était loin de l'être entièrement. Et que l'étranger profite du fait que son ami soit mal réveillé pour lui hurler dessus, c'était bas. C'était dégoutant. C'était rageant. Instinctivement, un grognement à l'égard du malotru s'échappa du fond de sa gorge sans qu'il réalise bien tout ce qu'il se passe  et Charlie eut la bonne idée de revenir à ce moment là.

Mentalement, Ellis se répéta qu'il n'était pas la pour faire de scène. Il prit une, deux inspiration pendant que les autres terminaient leur engueulade, et la tension qui s'était accumulée dans ses épaules s'en alla doucement. Quand enfin on s'adressa à lui, le texan avait récupéré son calme et fut en mesure de produire un sourire large à l'intention des deux autres.

-Moi ça va, mais mec... - Il s'adressa directement à l'inconnu - Relax. Quand tu gueule comme ça ça donne vraiment pas envie de t'écouter. Et vu que je viens avec des nouvelles qui sont pas excellentes vaut mieux qu'on en parle en privé je pense, Charlie. Enfin on est pas obligé de s'y mettre tout de suite, t'as l'air à peine sorti du lit. Comment tu vas toi?

Il s'était tourné pour terminer sa phrase et son sourire s'était encore un peu élargi. Jamais il n'aurait pensé que revoir ce grand machin lui ferait si chaud au coeur.



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Alex Cormier

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MessageSujet: Re: Dans de beaux draps   Lun 15 Fév - 0:08

Dans de beaux draps




Les bras d'Alex désormais rudement croisés sur son torse se dénouèrent d'un coup et retombèrent mollement contre ses côtés.  Le côté positif, c'était que Crowley donnait un signe de vie, le côté négatif, c'était qu'il menaçait la dentition du druide.  Par-dessus tout, celui-ci se sentait ridicule de s'être emporté ainsi, comme un adolescent colérique en overdose de testostérone.  Il ne reconnaissait pas plus Ellis de prénom que de visage – ce qui était plutôt bon signe – et se sentit mal de l'avoir engueuler, au moins autant que d'avoir reçu une leçon de politesse de l'ours.  Il n'allait pas ramper aux pieds de l'ursidé non plus, mais il comptait bien admettre son tord et s'excuser.  Il releva les yeux qu'il avait à présent de fixés sur le carrelage de la cuisine, craqué précisément là où s'était posé son regard et, accompagnant son regard d'un coup de sourcil, présenta une moue désolée au blondinet qui grognait.

Lorsque le garou poursuivit sur le sujet de son patron et meilleur ami, Alex fut de nouveau piqué au vif, mais il parvint à se mordre suffisamment l'intérieur des lèvres pour se calmer momentanément et ne réagir à son tour que par un grognement insulté.  Il se pinça ensuite l'arête du nez en fixant de nouveau la craquelure, n'en croyant pas ses oreilles.  Le druide fit un pas de côté, pour laisser un peu d'intimité aux vieux amis, mais également à ses propres pensées.  Si il y avait bien une chose qu'il pouvait reconnaître à Charlie sans la contester, c'était bien son honnêteté.  Celle-ci l'assenait désormais de doutes.  Avait-il changé?  Indubitablement.  Comme Crowley, comme Amaro, comme tout le monde changeait en une dizaine d'années, malgré ce que l'ours en pensait.

Ellis en rajouta une couche au sentiment de ridicule qui avait engouffré l'apprenti druide.  Il comprit tout de même que Charlie s'était probablement encore attiré des ennuis et, en tant que défenseur des créatures surnaturelles, il se sentit le devoir de s'en mêler si c'était justement ce domaine qui était impliqué.  En même temps, quels étaient les chances que Ellis fassent partie de cet univers?  Il n'y en avait aucune, n'est-ce pas?  Aussi bien les laisser tranquilles.  Maintenant qu'il s'était calmé, Alex reprit la parole en faisant bien attention à ce que son regard ne croise aucune horloge.  Quelques neurones venaient de se toucher et il comprenait enfin pourquoi l'ursidé dormait toujours à cette heure.

-Écoute, Charlie, je t'ai réveillé, hé?  Je suis désolé. Et pis j'aurais pas dû te crier dessus non plus, c'est vrai.  Euhm Ellis, c'est ça?  Je m'excuse, j'ai pas l'habitude de prendre la tête à des inconnus.  Pause, mouvements de mains incompréhensibles.  Je peux juste... une seconde s'te-plait?  Et si je lève encore le ton, promis vous pouvez me botter dehors.  Alex redirigea son attention sur le cuisinier.

-Je veux juste qu'on soit clair.  Au lycée, j'ai vu des gamins la tête dans la toilette parce qu'ils vous avaient juste regardés, ta bande et toi, et que ça avait pas plu à je sais pas qui.  Tu m'excuseras de pas avoir daigné te parler à l'époque, mais j'aimais pas avoir les cheveux mouillés. Alex balança un sourire éteint pour souligner l'humour derrière le reproche. Il aurait bien jouer les arrogants en commentant sur l'état de ses dents et les menaces de Charlie qui ne l'atteignaient pas -ou du moins pas suffisamment-, mais s'en abstint dans un élan de sagesse.  Quant à Amaro, c'est trop tard, on peut pas changer le passé et tous ces machins.  La prochaine fois, tu pourrais juste m'aviser quand tu dis ce genre de chose à quelqu'un avec qui j'ai ce genre de relation?  C'est pas la lune, non plus  Il y eut un tremblement importun dans la voix d'Alex, dont les sourcils s'arquèrent de surprise, puis il fit un pas vers l'arrière, puis un second en pivotant vers la salle principale, avant de se fâcher de nouveau.

-Je vais y aller, moi...  À moins que vous n'ayez besoin de mon aide...  Encore désolé, Ellis.  Bonne journée, les gars!

Manifestement, Alex ne savait plus trop comment gérer la situation et se perdait dans les formules de politesse, la paume en l'air en un au revoir qui manquait de volonté.  Comment pourrait-il devenir un bon conseiller si lui-même perdait aussi facilement les pédales?



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MessageSujet: Re: Dans de beaux draps   Dim 21 Fév - 19:53


Dans de beaux draps





Profitant qu’Ellis avait pris le relai pour faire la leçon à l’envahisseur druide, l’ours posa ses fesses sur l’accoudoir défoncé du canapé dans un long bâillement qui semblait ne jamais devoir prendre fin. Il détestait vraiment être réveillé en sursaut. Un long moment, alors que le scientifique avait déjà commencé à s’excuser, il considéra le fond de sa tasse à café où ne subsistaient que quelques traces brunes, ses deux visiteurs visiblement oubliés.

« Y en a plus. » Finit-il par constater, bougon. Il fallut à peu près autant de temps pour que les mots d’Ellis atteignent son neurone et il releva la tête lentement :

« Pas excellentes ? »

Le blond enchaînait déjà et le garou cligna des yeux. Ellis avait toujours été plus vif que lui, ce qui faisait d’ailleurs beaucoup rire le reste de la bande de Phoenix lorsqu’ils opéraient en duo, mais le fait est que leur différence de rythme était plus complémentaire que réellement problématique. A peine un petit décalage dans leur conversation, le temps que Charlie intègre les données essentielles dans les babillements de son camarade. Le texan avait appris à en prendre son parti semblait-il.

« Ça va… Il glissa un regard suspicieux à Alex, comme s’il le soupçonnait de pouvoir exploser à nouveau à tout moment. Je crois. »

Le druide s’était dégonflé comme un ballon de baudruche et reprenait une couleur de teint normal, ce qui n’était pas plus mal car la nuance prune pourrie jurait avec ses yeux. Tant mieux, Charlie pouvait menacer mais ça l’aurait malgré tout ennuyé de devoir casser la figure d’une des seules personnes vers qui il pouvait se tourner lorsqu’il avait un problème… surnaturel. Oh évidemment il y avait toujours Amaro mais aussi intouchable soit l’italien à ses yeux, l’ours restait réaliste : a priori et sauf informations dont il n’aurait pas eu vent, Aless’ n’était pas encore un expert en condition garou, en plantes… magiques et en charabia de sorcier.

Heureusement pour la paix fragile revenue dans son salon, l’ours n’aborda pas sa vision un tantinet étriquée de la condition druidique. Son regard s’était tourné vers Alex qu’il écoutait débiter ses griefs d’un ton beaucoup moins agressif. Sage décision, les ursidés réagissaient plutôt mal aux hurlements. Dire qu’il comprenait mieux le point de vue du laborantin aurait peut-être été exagéré mais il fit cette fois l’effort de l’écouter. L’évocation de leurs années au lycée ne tira qu’un haussement d’épaule blasé à l’ours. Quel casse-noix quand même, si on ne pouvait plus se marrer un peu…  Il ne s’était pas soucié à l’époque de l’avis des gamins à qui il apprenait à nager dans les toilettes, il n’allait pas commencer maintenant parce que M. J’ai-un-balai-dans-le-cul lui faisait la leçon en passant. Malgré tout, lorsque le sujet revint sur Amaro, Charlie concéda un vague signe de tête.

« Ok… »

Facile d’assentir maintenant et il ne se posa pas la question de savoir s’il serait effectivement capable des taire des informations à l’italien. Alex dansait d’un pied sur l’autre, déjà sur le départ après son coup d’éclat. Charlie le regarda, chercha les yeux d’Ellis, puis revint à nouveau au druide.

« Oh l’autre hé… Tu défonces à moitié ma porte, tu me réveilles à des heures pas possibles, et tu te casses comme un voleur en plus ? Pas cool… »

Grommelant, l'ours quitta son perchoir. Il avait une tasse à remplir et un pot de miel à achever s'il voulait tenir le choc.

« Pas de café, OK, mais tu veux boire autre chose, Ellis ? Bière ? Je sais pas du tout quelle heure il est, en fait. Et toi Cormier ? »

Il revint finalement dans le salon les bras chargés de tout ce qu'il avait pu trouver entre placard et frigo confondus, visiblement sans trop réfléchir à la question puisque paquet de biscuit et bocal de cornichons se côtoyèrent bientôt entre autres sur sa table basse, cernés par des canettes de bière et évidemment, la cafetière qu'il n'avait pas manqué de ramener. Ramassé dans un fauteuil, Charlie gardait sa tasse contre lui ainsi qu'un pot de miel à demi entamé dans lequel il piochait à intervalle régulier. La cuillère encore dans la bouche, il jeta un regard interrogatif au texan :

« T'arrives de Phoenix ? Ça va comment là-bas ? »

De la bande éclatée, il n'avait eu aucune nouvelle depuis son départ. Tout le monde ne s'était peut-être pas cassé après tout, s'il suivait les directives des meneurs sans se poser de questions, ce n'était pas le cas de tous ses anciens amis.

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MessageSujet: Re: Dans de beaux draps   Jeu 17 Mar - 13:11

 
Dans de beaux draps

Cormier, c’était sans doute un nom de famille, n’avait pas l’air si si terrible que ça. Ellis l’observa réaliser son erreur et perdre en volume. Le pauvre vieux semblait réellement embêté par ses réactions. Sourire aux lèvres un peu plus large maintenant que la situation était moins explosive, le texan adressa un signe de tête à Cormier quand celui-ci s’excusa. Inutile de rester fâché à moins de vouloir être couvert de rides d’expressions avant l’heure.

D’une oreille distraite, il les écouta tous les deux sans ajouter un mot de plus pour l’instant. Tant qu’à faire, s’il pouvait glaner de précieuses informations sur la situation actuelle de Charlie, c’était pas plus mal. L’étranger était visiblement un ami, soucieux du bien-être de l’ours. Ils se connaissaient de longue date. Et il voulait partir comme ça maintenant ? Si Charlie lui faisait confiance, Cormier avait plutôt intérêt à rester.

Ils échangèrent un regard au moment où l’étranger plus si étranger fit mine de partir et Ellis supplia du regard Charlie pour qu’il l’en empêche, à l’aide d’un mouvement de tête fort peu discret. Une fois n’était pas coutume, ils avaient eu la même idée et l’ours ne tarda pas à s’interposer.
Ellis n’avait pas lâché le troisième homme du regard et s’en approcha sans perdre un instant dès que son ami s’en fut allé dans la cuisine. Calmement, il passa un bras amical autour des épaules de Cormier et le dirigea vers l’intérieur de l’appartement.

-Charlie a raison, pas cool. On réagit tous un peu comme des cons parfois, pas de quoi en fouetter un chat. Alors pourquoi…– Le bras toujours autour de son épaule, il pointa le canapé du doigt – tu t’installerai pas avec nous ? T’as l’air d’avoir la tête sur les épaules et si tu te soucie de Charlie c’est pas plus mal que tu restes.

Il relâcha l’homme avec un clin d’œil lorsque l’ursidé revint dans son salon.

- T’as du coca ? Sinon juste de l’eau, ça ira très bien merci.

Finalement il se laissa tomber sur le canapé pour farfouiller parmi les victuailles,  se saisit du bocal de cornichon, et pour la première fois depuis le début de l’univers, l’ouvrit par lui-même alors que Charlie était dans les parages. D’habitude c’était toujours lui qui s’occupait de cette tâche ingrate…Mais depuis qu’il était devenu immortel et qu’il avait récupéré la force dont les immortels semblaient dotés, Ellis pouvait enfin ouvrir ses bocaux tout seul. Victorieux, il glissa un cornichon dans sa bouche et se redressa pour observer Charlie, parfait miroir de lui-même avec sa cuillère entre les lèvres.

-Non, j’arrive pas exactement de Phoenix. Après ce qui s’est passé, vous avez tous disparu. – Il haussa les épaules comme pour signifier que ce n’était pas important et pris un air plus grave – J’ai passé un moment à Corona, puis je suis retourné chez ma sœur, à Tucson. Je te l’ai jamais dit, mais elle bosse pour un détective privé… - Il marqua une pause, jeta un regard à Cormier, puis repris – qui commence à avoir des pistes sérieuses sur l’endroit où tu habites.

Ellis n’en dit pas plus. Charlie comprendrait la gravité de la situation d’ici quelques instants, et si le cœur lui en disait il pourrait expliquer le reste au raleur.  

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MessageSujet: Re: Dans de beaux draps   Dim 20 Mar - 14:22

Dans de beaux draps




Alex grogna à voix basse, pour la forme, lorsque le cow-boy inconnu lui posa le bras sur l'épaule. Il savait qu'il valait mieux éviter de chercher des poux à qui que ce soit s'il préférait ne pas sortir par la fenêtre façon cartoons... N'empêchait qu'il aimait pas qu'on le touche ou même qu'on entre dans son espace personnel sans prévenir. C'était parfois source de dissensions au laboratoire... Le blond ne semblait heureusement pas plus méchant moralement que physiquement, et Alex accepta de rester d'un haussement d'épaules diminué. Il se sentait un peu diminué, comme ça. Probablement qu'à l'époque des cavernes, ce geste de camaraderie servait à rétablir la hiérarchie. Et puis, ne venaient-ils pas de lui dire qu'ils souhaitaient discuter en privé? Pourquoi un tel volte-face?

Assis, Alex observa leur hôte impromptu revenir de la cuisine les bras chargés de... denrées, et répondit en écho du texan à l'offre de l'ours, non sans s'être retenu de rouler des yeux. Si le blondinet croyait qu'il suffisait d'un clin d'oeil pour lui acheter sa sympathie, il avait tort. Bon, ça ne nuisait pas, mais ça ne suffisait pas non plus.

-Comme lui, s'te-plaît.

Le druide n'était pas trop persuadé que l'ours avait capté son message, mais il avait acquiescé, au moins. Il restait à voir ce qui se passerait, mais Charlie n'était pas connu pour trahir sa parole, tant est qu'il s'en souvienne. Par politesse plus que par appétit, Alex farfouilla dans le paquet de biscuits pour en retirer timidement un cassé en deux. L'autre demie devait traîner au fond du paquet, ou de l'estomac du cuisinier.

La discussion démarra plus rapidement qu'Alex ne s'y était attendu et Ellis attaqua directement le vif du sujet. Il y avait eu un incident à Phoenix qui avait apparemment causé la dissolution de la bande. Du moins c'était l'interprétation qu'en avait faite Alex. Et qui expliquait la présence de Crowley et Amaro hors de Phoenix. Quoique Amaro avait dû quitter l'Arizona bien avant les autres. Ellis avait donc une sœur et celle-ci sortait avec un inspecteur. Comme le destin pouvait être moqueur, parfois...

Ellis lança un regard en coin au canadien, qui se renfrogna encore un peu davantage. Non mais il fallait bien se décider. Il était de trop ou pas, alors? Le cow-boy poursuivit à demi-mots, définitivement désireux de rester vague et qu'Alex n'y comprenne rien. Il comprenait tout de même qu'un détective recherchait l'ours, et ça, ça ne pouvait jamais être bon signe pour Charlie, ni pour celui qui goûterait de son crochet. Avant que Charlie ne pèse les propos du blond et réponde, Alex y ajouta son grain de sel.

-Ne t'en fais pas, c'est réglé. Amaro vient de me dire qu'il s'est occupé lui-même de sortir Charlie de taule. Pas vrai Crowley?

Alex se tourna vers le délinquant avec un sourire qui se voulait encourageant, mais qu'il perdit immédiatement lorsqu'il s’aperçut de ce qu'il venait de faire. Il venait de passer un savon à Crowley pour ne plus qu'il répète tout à tout va, et voilà qu'il venait de faire la même chose. Bon, pour sa défense, ça n'était pas mieux qu'un secret de polichinelle, si c'était un secret : Alessandro semblait presque se vanter de son utilité qui supplantait de beaucoup – à l'écouter parler – celle du biochimiste.



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MessageSujet: Re: Dans de beaux draps   Lun 28 Mar - 18:19


A la recherche des oeufs perdus




Je suis content, il y a une chasse aux œufs de Pâques d’organisée. C’est dommage que je doive attendre que ma gentille maitresse dorme pour y participer. Cela me donne du retard vis-à-vis des copains des clapiers…

J’ai décidé de faire équipe avec Civet. Je l’aime bien Civet. C’est un ancien lapin des bois. Il a été recueilli par un gros ours. Je vais toujours lui rendre visite quand le gros ours n’est pas là. Mais c’est difficile car avec l’hibernation, il reste souvent chez lui.

- Civet ?

J’avance en sautant doucement, le museau qui pulse à la recherche des odeurs des gens. Je tombe mal. Il y a du monde chez le gros ours. Alors je tente de me faire discret puis repère Civet qui observe la scène, caché sous un placard. Je le rejoins vite car j’ai peur des cris d’un des hommes présents. Il fait de grands gestes et ses sourcils qui bougent me font très peur. Ça parle fort dans la cuisine, puis le gros ours amène un gros tas de nourriture. Je profite du bruit pour parler à Civet.

- Tu penses que tu peux venir chercher les œufs avec moi ?




Ils ont osé me voler mes précieux… Mais j’irais les leur arracher par la force ! Il fait enfin nuit, je peux sortir. Je compte bien fouiller chaque recoins de cette ville trouver mes  œufs et égorger ceux qui les avaient.

-Me dis pas qui t'es! On va laisser Crowley faire les présentations. Ça va être fun. Il parle peu, mais il parle trop. T'as rien à cacher, j'espère!

C’est qui ce grand escogriffe ? Il n’a pas fini de beugler ? T’as bien une tête de voleur d’œuf mon coco !

-À combien de gens tu as dit ce genre de trucs, Crowley ? Et pourquoi à Amaro par-dessus tout ? Je te faisais confiance, saint-sacrament !

Ah c’est donc l’autre, ce Crowley qui ne semble pas honnête. Mais c’est qu’il sent l’ours mal léché. Il a forcément un de mes œufs ! Les ours sont de vrais chapardeurs. Aucune conscience morale sinon celle de leur estomac ! Le gros poilu amène de la boustifaille aux deux autres présents. J’en profite pour me glisser dans son dos et visiter le reste de l’appartement. Autant dire que ce n’est absolument pas rangé. Alors je fouille sans faire attention au désordre que je rajoute. Je trouve du linge sale, du linge un peu moins sale, du linge presque propre, mais pas l’ombre d’un œuf. Par contre qu’est-ce qu’il y a comme pots de miel ! Beaucoup de pots vides. J’enrage de ne pas trouver un de mes œufs, alors j’emporte un pot de miel, un plein évidement. En revenant dans le cuisine, je vois un lapin planqué sous un placard.

- Tu fais quoi tête de noix ? Casses-toi de mon chemin.

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MessageSujet: Re: Dans de beaux draps   Mar 29 Mar - 15:45


Dans de beaux draps





« T’as du coca ? »

Il avait, oui, et la bouteille à demi entamée fut déposée à côté du reste des victuailles ainsi que deux verres. Charge à ses invités de se servir car visiblement, Charlie n’avait aucune intention de se désincruster de sa nouvelle grotte improvisée, autrement dit, le fauteuil où il avait trouvé refuge. Cuillère dans la bouche, il observait sans réaction Ellis se débattre avec son pot de cornichon. Attendez, non. Il observait Ellis ouvrir sans peine son pot de cornichons. Sourcils vaguement froncés, l’ours essayait de comprendre en quoi il trouvait ce fait anodin étrange, mais la conversation ne lui en laissa pas le temps et Charlie se figea, la tasse en suspens :

« De… quoi ?? »

Ses yeux écarquillés fixaient le jeune homme, digne des mirettes de Civet le lapin pris dans les feux d’une voiture. On le recherchait… lui ? Dérouté, le cuisinier cligna finalement des paupières. Les secondes s’étiraient, Ellis attendait visiblement une réponse que Charlie ne savait lui donner. Personne ne lui avait dit ce qu’il était censé faire si on remontait finalement jusqu’à lui.

« Ah… Ah merde. »

Et sur cette réaction fort expressive, sa cuillère replongea dans son pot avec un tintement annonciateur d'un drame bien plus immédiat : il atteignait la fin de sa pitance. Le druide profita de cet intervalle pour ramener sa fraise et Charlie lui jeta un long regard aussi passionné que sa réaction initiale :

« C’est pas pour la même chose. »

Heureusement pour Alex, il ne se rendit même pas compte que le biochimiste venait précisément de lui faire ce qu’on lui avait reproché quelques minutes plus tôt. Une ombre planait que l’ours mit un certain temps à identifier comme un peu joyeux mélange d’inquiétude et de malaise. Plusieurs mois s’étaient écoulés et il n’avait toujours pas digéré les raisons de son départ précipité de Phoenix. Comme quoi, on pouvait avoir la violence dans la peau et se rendre compte après tout qu’on gardait certaines limites. Comme par exemple, tirer à bout portant sur un caissier qui n’avait rien demandé.

« Mais je… Je fais quoi moi ? Tu sais comment il m’a trouvé ? »


*


L'esprit bien loin des disputes ou préoccupations de son papa ours et de son papa druide, Civet avait trouvé une planque confortable dans la cuisine, depuis laquelle il pouvait à la fois surveiller l'animation du salon et le sachet de légumes dont dépassait une appétissante carotte.

« Civet ? »

Chouette, Petit Lapin ! Une oreille du lapinou le plus choupi de Beacon Hills se dressa avec enthousiasme alors qu'il agitait le museau en guise d’acquiescement :

« Oh oui ! »

Ravi d'avoir retrouvé son copain et après un long débat sur la possibilité que le chapeau de l'humain blond puisse cacher un des œufs en chocolat, Civet se glissa hors de leur cachette à sa suite, un peu bousculé par Petit-Lapin-plus-si-petit. S'il se faisait choper par son p'pa ours, il allait se faire tirer les oreilles et un peu inquiet, le lapereau veilla sur les arrières de son ami chapardeur de miel alors qu'ils quittaient tous deux les lieux du crime.



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