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 [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day

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Sheriff Stilinski

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MessageSujet: [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day   Dim 14 Fév - 10:10

Beacon Hills
POLICE

Sheriff Stilinski

[Not] An Ordinary Valentin's Day
- Bienvenue à toutes et tous. Euh... Vous m'entendez dans le micro? 1 ... 2, 1... 2 ?

Un bel effet larsen s'amplifie dans les enceintes de la sono. Ce qui n'est pas du goût des surnaturels présents, sensibles au son.

"Dieu que j'ai horreur de faire ça..."

- Psitt! Stiles ? Pourquoi ça siffle ? Ah ? Que je m'éloigne de l’enceinte ? Mais y en à deux ! Ok Ok !

- Bien ! Bonsoir chères Valentines et chers Valentins. La ville de Beacon Hills est heureuse de vous offrir ce divertissement à l'occasion de la saint Valentin et... quoi ? Vous ne m'entendez pas au fond ? ...

"Mais quel est le corniaud qui m'a débranché ce fil ?!"

- Je disais donc !

"C'est pas gagné cette affaire"

- En fin d'après midi, le bal commencera. Mais avant cela vous pouvez profiter du parc et des animations mises à votre disposition. Il y a de quoi vous sustenter au stand de confiseries... Stiles, arrête de manger !.... Plus loin, il y a un stand de tir pour les amateurs et... Parrish, lâchez votre fusil, il faut utiliser ceux du forain...

"Bam" "Aïe"

- Euh... Y a un médecin dans l'assemblée? Une infirmière? Melissa?!!!

"Je t'en collerais des Hellhound moi !"

- Bon rassurez-vous plus de peur que de mal... Je reprends. La buvette est à ma droite et...déjà prise d'assaut à ce que je vois... Je ne vous présente pas le reste des distractions, à vous de les découvrir par vous même. Il n'y a volontairement pas de salon oriental comme l'an passé. Après coup, on nous a rapporté que des substances illicites y avaient circulé. Mais la ville a investi dans une grande roue, pour celles et ceux qui n'ont pas le vertige. Vous pourrez également venir me voir pour faire diffuser une chanson particulière pour votre partenaire. De mon temps...

"Ils ne m'écoutent plus, Pff..."

- Très bien, amusez vous bien, mais je vous ai à l’œil !



Dernière édition par Sheriff Stilinski le Dim 14 Fév - 10:18, édité 1 fois
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Sheriff Stilinski

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MessageSujet: Re: [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day   Dim 14 Fév - 10:17

Beacon Hills
POLICE

Sheriff Stilinski

[Not] An Ordinary Valentin's Day
- Et voici déjà notre première dédicace. Il y a des amoureux enflammés !

'whouf'

- Non,je ne parlais pas de vous Parrish... Donc voivi la dédicace :

De Even Tricks pour Matrim Damodred

As The World Fall Down par notre regretté David Bowie



Message : Cf le titre de la chanson


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Matrim Damodred

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MessageSujet: Re: [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day   Dim 14 Fév - 14:08




[Not] An Ordinary Valentin's Day

C’est le jour J. Comme le temps passe vite quand on est amoureux. Je n’arrive pas à réaliser. J’ai l’impression que je suis en couple avec Even depuis seulement hier soir, 21 heure. C’est l’heure où tout a basculé pour nous deux. Depuis que je le connais, j’ai envie d’être tous les soirs à 21 heure, l’heure de notre rencontre.

Il y a beaucoup de monde ce soir, et je n’entends pas spécialement le discours du shérif. Je suis perdu dans mes pensées, même quand je vois les jeunes autour de moi se moquer gentiment de l’orateur improvisé. Mes yeux glissent sur la décoration, les friandises, mais finissent immanquablement par revenir sur Even, superbe.
Fermant les yeux, je me souviens de notre rencontre.

Un vendredi, à 21h. Les vendredis je ferme un peu plus tard, car il y a toujours des étudiants qui doivent plancher sur un dossier à rendre le lundi et donc faire des photocopies. Les architectes sont une bénédiction pour le monde et pour ma boutique. Les vendredis soirs, il y a toujours un architecte qui vient pour tirer un plan à grande échelle, en urgence. Bénis soient les grandes échelles et les architectes.

J’allais retourner l’écriteau « ouvert » de ma boutique quand il est arrivé, sous la pluie, tambourinant à la porte. Sa petite bouille dégoulinante d’eau, je n’ai pas pu résister. Ouvrant la porte, bien que je fermais normalement, je l’ai fait entrer quelques minutes. Quelques minutes dans ma boutique, à jamais dans ma vie…

-on ferme normalement. Mais au moins, restez jusqu’à ce que ça se calme, la , dehors.

Son sourire de reconnaissance était totalement déloyal, et, l’air de rien, rangeant mon matériel pour le weekend, je le regardais se sécher. Oh merde ! Rouge de confusion, je filais prendre une serviette dans ma salle de douche et lui tendit.

« Pardon. Je suis un peu tête en l’air…tu... Vous vouliez faire des photocopies ? Normalement je ferme, mais bon. Puisque vous êtes là. » tout en parlant, je retournais l’écriteau, pour de bon ce coup-ci, et fermait les stores automatiques.

« C’est pour éviter qu’ils déboulent tous, sinon je bosse jusqu’à minuit, la. Sont pas croyables, ces étudiants, toujours au dernier moment… »

Il m’expliqua qu’il avait besoin de photos, en fait. Identité, et des plus grandes… Moi et ma grande gueule. C’était partit pour ressortir le fond photo, les bols de beauté et tout le bordel… Il avait l’air un peu paumé, comme s’il découvrait tous ces trucs high-tech… J’aimais bien cet air-là. Je le voyais souvent, le matin, quand je me rasais vaguement…

Il était un peu tremblant, à cause du froid, peut-être pour d’autres raisons. Au point où j’en étais, j’allais chercher un t-shirt propre et sec, et le lui tendit. Je fus presque hypnotisé par le collier que je vis autour de son cou, quand il se changea avec un sourire de gratitude. Hein ? Oui, je le matais… Mais je ne blague pas, j’étais comme hypnotisé par son bijou sans doute de famille.

La suite de la soirée s’avéra vraiment étrange et unique… Il était 21h, et j’allais adorer tous les 21h, de chaque vendredi et chaque samedi, chaque semaine qui s’écoula depuis.

De retour au présent, je finis par entendre une musique. NOTRE musique… Un sourire jusqu’aux oreilles, je le cherchai des yeux, bien décidé à gagner le concours de mièvrerie ou de baisers sucrés, entre autre… Il se cachait, le bougre… Flânant vers les sucreries, je mis la main sur des trucs totalement caloriques et diablement tentants… Ou pouvait-il se cacher ?

Les paroles m’atteignirent en plein cœur, comme à chaque fois, et ce d’autant plus que ce chanteur, que j’adore toujours, venait de nous quitter. Il avait guidé plusieurs périodes de ma vie difficile. Le cadeau d’Even me remuait les tripes. J’avais envie de me blottir contre lui, et de le chatouiller, la, ici et encore là, car je savais qu’il se tortillait avec son rire qui tuait toutes les mauvaises pensées… Parfois, lui et moi, on s’amusait à faire bouger les choses autour de nous… Pour s’écrire des messages, ou se laisser une piste à suivre… Je guettai si quelque chose semblait prendre vie toute seule…




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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day   Dim 14 Fév - 14:18




[Not] An Ordinary Valentin's Day

Mes doigts tambourinent sur le volant de ma sportive. Il est encore en retard… Son foutu travail… Pff... Toujours à defender la veuve et l’orphelin alors que moi j’ai besoin de lui ou plutôt de son corps enivrant. Avec nervosité je pompe sur ma tige de nicotine. J’ai ouvert les fenêtres de la voiture car monsieur est incommodé par ma fumée de cigarette. C’est qu’il a l’odorat sensible mon adorable toutou.

En attendant qu’il quitte le poste de police, je repense à notre rencontre. Notre relation est un peu particulière. Déjà je l’attends à un pâté de maison du poste… Pour sa réputation, il n’est pas de bon ton que le premier adjoint du shérif fricote avec un gangster notoire. J’ai bien renâclé sur ce fait. Je n’aime pas être mis à l’ombre. Mais c’est soit ça ou rien. J’ai trouvé aussi têtu que loi, ce qui n’est pas peu dire… Mais je ne peux pas me passer de lui, alors j’obtempère et ronge mon frein.

- Questo dispaccio?!

J’exhale une longue bouffée dans l’air de la rue que le vent emporte immédiatement. J’ai réussi à convaincre Jordan de participer à cette fête organisé par la mairie. Avec la gérance du Pink, je fais partie des figures locales et les gens s’attendent à m’y trouver. Les rumeurs vont aller bon train en voyant avec qui je viens…

La nuque calée contre l’appui tête en cuir, je ferme les yeux et pense à celui que j’attends. Il m’a plu dès le premier instant. Il venait faire une descente au Pink sous le coup d’une dénonciation anonyme comme quoi je ferai de la contrebande d’alcool. Jordan avait débarqué avec son coéquipier, un certain O’Conner. Au premier regard, l’un et l’autre m’avaient jugé coupable. «  Mais j’ai rien fait ! » comme dirait Charlie. Et pour une fois… c’était vrai. Je comptais bien trouver le malveillant et lui apprendre à nager avec du leste… En tout état de cause, Jordan avait fouillé le Pink de fond en comble. Je lui avais ouvert la porte de mon appartement pendant que son coéquipier visitait la cave. Je me souviens de son rouge aux joues quand il avait fouillé mon armoire, tombant sur ma panoplie de chemise de marque. «  Celle-ci t’irait à la perfection… » Avais-je dit en lui plaçant une chemise sur le devant de son corps. J’avais joué de mon accent d’italien, l’avais frôlé furtivement et avec délice avis entendu son cœur s’emballer.

Par la suite, je m’étais arrangé pour me trouver sur son passage et avait fini par arriver à mes fins. Ce n’est pas un homme facile et c’est ce qui me plait. Nous sommes deux coqs de combats. Il n’est pas fragile, ni docile. Avec lui, je peux laisser sortir ma vraie nature et le côté sauvage du loup que je suis.

Enfin, j’aperçois la silhouette aimée se dessiné à l’angle de la rue. JE ferme les yeux à demi, et l’observe alors qu’il s’avance. Il a troqué son uniforme contre des vêtements civils, mais cela ne le met pas en valeur. Il faut vraiment que je m’occupe de sa garde-robe ! Quand Jordan ouvre la portière, il fait une grimace et bat l’air de la main pour chasser l’odeur de nicotine. Avec  regret je jette mon mégot par la vitre.

-  Tu as un cendrier !
- Je ne vais pas le salir alors que la rue est là !


Il lève les yeux au ciel, dieux qu’il est magnifique.

- Il mio amore…

Je me penche vers ses lèvres, il recule par défi. Mes yeux s’éclairent de leur lueur bleu électrique et je le déshabille du regard, ne cachant pas tout le désir qu’il me provoque. Je lui laisse gagner ce round et me décale doucement. D’une main agile j’attrape quelque chose sur le siège arrière et le lui tend.

- Cette chemise serait parfaite avec la couleur de tes yeux, Jordan.




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Sheriff Stilinski

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MessageSujet: Re: [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day   Dim 14 Fév - 14:33

Beacon Hills
POLICE

Sheriff Stilinski

[Not] An Ordinary Valentin's Day
Dedicace de la part de :

Alessandro Amaro pour Jordan Parrish

Umberto Tozzi - Ti Amo



Message : Tu es le centre de mes pensées



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Barbara Walker

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MessageSujet: Re: [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day   Dim 14 Fév - 14:56




[Not] An Ordinary Valentin's Day

Je regarde ma moto, et soupire en mettant mon casque. Aujourd'hui, c'est le quatorze février. Et tout le monde sait ce que quatorze février signifie. Déclarations d'amours mièvres, échanges de baisers langoureux sans aucune pudeur, et aussi dispute de couple qui se prennent la tête pour un oui ou pour un non. Quelle connerie, cette Saint Valentin ! Trouver le cadeau idéal pour l'élu de notre cœur, tout faire pour que la soirée – et même la journée entière – soit mémorable. Tout en ce jour me donne envie de vomir, surtout tout ce rose dont la plupart des filles semblent être folles (quelle idée, vraiment?). Le tout saupoudré d'une incessante ambiance d'amour dégoulinant et niais qui me donne plus des envies de meurtres que des envies de fricoter avec quelqu'un. En somme, pour moi, Saint Valentin rime avec vomi et meurtre. Pas très romantique tout ça, n'est-ce pas ?

Alors pourquoi je me presse pour arriver à l'heure à au parc ? Et surtout à un bal ? Bonne question. Tout ça, c'est un cause d'un blondinet, avec qui je n'aurais jamais pensé sortir avec. Oui, moi, Barbara Walker, la glaçante, s'est un peu réchauffée. Ou pas.

Je ne pourrais pas me rappeler les exacts détails de ma rencontre avec Caracole O'brien, de trois ans mon cadet de plus. Je n'accorde pas d'importance aux détails de toute façon, je ne l'ai jamais fait. Tout ce qu'il m'importe, c'est les conséquences. Et la conséquence de cette rencontre, c'est une nouvelle rencontre qui commence. Je ne vais pas proclamer que mes actions et mes motivations ont changées, je suis toujours la même qu'il y a un an. Sauf que désormais, j'ai une autre personne à protéger.

Je me place sur ma moto, et la démarre, avant de partir à toute allure vers le parc où Caracole doit déjà m'attendre. Caracole, c'est un blondinet qui est bien trop gentil et naïf pour son propre bien. Il est jeune et innocent, ou, tout du moins, à mes yeux. Il ne comprend pas toujours tout du premier coup, et il sourit souvent. Il est grand, mais il ne semble pas être un grand sportif. Le point positif, c'est qu'il est fou d'armes, comme moi. Même si, pour lui, les armes ne servent pas forcément à tuer, contrairement à ce que je pense. Nos avis diffèrent sur le but des armes, cependant, le principal, c'est qu'il puisse comprendre mon obsession avec elles.

Pour faire court, O'brien c'est l'exact opposé de moi. Là où je ne laisse jamais transparaître une émotion, je peux lire en lui comme dans un livre ouvert. J'ai déjà essayé de lui apprendre à mieux cacher ses émotions, mais rien n'y fait. Il est innocent et pur, alors que le sang que j'ai versé ne s'enlèvera jamais de mes mains – je ne m'en plains pas pour autant. Il est entier, et moi je suis détruite, de l'intérieur et de l'extérieur.

C'est un loup-garou, je suis une chasseuse. La proie et la chasseuse, en somme. Nous devrions nous haïr, ou plutôt, je devrais le haïr plus que tout au monde. Et pourtant...

Alors pourquoi suis-je avec lui ? Avec toutes ces différences, comment cela se fait-il que nous nous sommes trouvés ? Et bien, il sait m'écouter. C'est une réponse simple, mais qui veux tout dire. Je n'ai jamais été une femme de grands mots, je ne parle que lorsque c'est nécessaire, et, même je vais toujours droit au but, sans passer par des détours. Pourtant, je ne sais pas pourquoi, O'brien m'écoute, et je dis bien m'écoute, et il me comprend, et peut-être que petit à petit je peux me reconstruire ?

Je garde ma moto, et secoue la tête pour chasser cette dernière pensée de ma tête, avant de me diriger vers les festivités. Je ne peux pas me reconstruire, et O'brien ne cherche pas à le faire. Et je l'en remercie. Je cherche juste à survivre, un point c'est tout. Je regarde autour de moi. Des couples sont déjà là, et certains se cherchent déjà les poumons avec leur langue. Je contiens un frisson de dégoût. N'ont-ils aucune pudeur, ou quoi ? Je détache mes yeux de ces visions d'horreur, et me met à chercher O'brien.

O'brien et moi, c'est deux opposés, le blanc et le noir. Je ne sais pas si c'est vraiment de l'amour que je ressent pour lui, ou bien une affection particulière. Je n'ai jamais ressentit le sentiment d'amour, alors comment le comparer avec ce que je ressent pour le blond ? Certaines filles disent qu'on a des papillons dans le ventre. D'autres que l'ont ne peut pas passer une journée sans l'élu de notre cœur. Je ne ressent pas ce genre de choses. Je ne suis pas normale, alors pourquoi devrais-je ressentir des choses normales envers O'brien ? Je l'affectionne tout particulièrement, il m'amuse, me rassure et me permet de me relaxer. Et ça me convient.






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Charlie Crowley

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MessageSujet: Re: [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day   Dim 14 Fév - 15:06




[Not] An Ordinary Valentin's Day

« Debout.

— Quoooii ?

— Debout et tu verras bien ! »

Grumf. Après un effort surhumain, Charlie parvint à rabattre le bras qui couvrait sa vue sur son torse et cligna des yeux. A l’aplomb du canapé, Brian le contemplait avec un air moqueur.

« Si c’est pour faire la sieste, tu pouvais rester chez toi ! »

L’ours se souleva sur un coude, la tignasse ébouriffé et l’air parfaitement à l’ouest. Février, c’était toujours l’hiver, il ne fallait pas lui demander de réagir trop rapidement à cette période. Un œil à demi fermé, Il finit néanmoins par tourner la tête vers le policier pour lui adresser un sourire espiègle :

— Je préfère ton canapé. »

Le mentaliste s’éloigna en secouant la tête mais même de dos, l’ours pouvait deviner son expression amusée, ce qui ne fit qu’accentuer son propre sourire. Il s’accouda au dossier, lançant en le suivant des yeux :

« Pour info’, je préfère ton lit aussi ! »

*

Personne ne s’était attendu à ce que cette histoire dure. En fait, personne ne s’attendait à cette histoire tout court. Mais les faits étaient là, en témoignaient les affaires de l’ours éparpillées chez le flic. Lorsque le garou émergea enfin, quelques longues minutes plus tard, ce fut pour trouver Brian affairé à la cuisine. Pieds nus, il l’observa un instant puis s’approcha sans bruit pour l’enlacer, fourrant son nez dans le cou de son homme, le menton sur son épaule. Lui, chercher un nouvel oreiller ? Allons donc…

« C’est quoi le rush ?

— Café ?

— Hmm. »

Quelle heure était-il : 14h, 15h ? Ça ne comptait pas comme grasse matinée si on s’était levé entre temps puis réendormi comme une masse sur le canapé peu après, si ? Le breuvage brûlant eut le mérite de ramener l’ours parmi les vivants et comme le flic aux beaux yeux s’évertuait à faire des mystères sur le programme de journée, Charlie s’employa à bouder pendant au moins cinq minutes entières. Exercice difficile s’il en était car il fallait réussir à éviter le regard de Brian auquel il ne savait pas dire non, et après un temps à jouer les girouettes, le garou finit par renoncer.

« Pas étonnant que tu sois poulet, grogna-t-il, suffit que tu fixes les gens… »

A espérer que le baiser qui suivit ne faisait pas parti du programme habituel du flic pour faire craquer ses clients. L’air était frais dehors, voir un peu piquant et bon joueur, enroulé dans son écharpe, Charlie emboîta le pas de Brian sans tirer la tronche. Ce n’est qu’en débouchant sur le parc que l'ours tilta enfin et la bouche entrouverte, il parcourut foule et stands des yeux.

« Ok… j’avais peut-être un tout petit peu oublié quel jour on était… »

Un sourcil haussé, il écouta le début du discours de Stilinski mais son nez avait déjà repéré ce que le shérif ne tarda pas à annoncer. Les stands de bouffe. Les doigts qu’il avait entremêlés avec ceux de Brian sans y penser glissèrent entre les pattes du policier alors que le garou, suivant son odorat, remontait la piste de ce qu’il l’intéressait. Des beignets au miel, slurp. Profitant d’un instant d’inattention de la vendeuse, Charlie se saisit d’une de ses proies et il s’apprêtait à y mordre avec gourmandise quand ses yeux croisèrent un regard bleu bien connu. Oups. Rapide le flic.

« On partage ? » Proposa le cuisinier en désespoir de cause, le sourire le plus aguicheur qu'il puisse fournir à l'appui.



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Merci pour la sign Chuck & Mat' !


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Caracole O'brien

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MessageSujet: Re: [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day   Dim 14 Fév - 15:38




[Not] An Ordinary Valentin's Day

Arrivé par mes propres moyens (c'est-à-dire à pied trop jeune pour avoir une moto, un scooter ou même une voiture, même si l’âge qui me permettra de passer le permis approche), j’attends Barbara pour entrer dans le festival. Je ne veux pas me perdre dans ce labyrinthe d’homme et de ballon. En plus, c’est mon amie qui m’a expliqué cette nouvelle fête assez étrange, je dois le dire. De ce qu’elle m’a expliqué, quand on est en couple, on doit se faire des cadeaux lors de ce festival et même après si on le désire. Mais mon amie n’aime pas cela. Elle déteste tout ce qui touche à la Saint Valentin et ne cherche pas à l’embêter avec. Je l’ai senti en l’écoutant, comme si elle allait vomir sur place, j’ai même ressentit une aura sombre autour d’elle, mais pas envers moi, plus envers les autres qui s’embrasse et autre… Mais, j’ai tenté ma chance, même si, elle n’aime pas cela, je lui ai proposé d’y aller une fois et elle a accepté, sous un de mes sourires… Je ne sais pas ce que je ressens pour elle. Je n’ai jamais rien compris au sentiment et ce n’est pas mon amie qui pourrait m’aider.
 
Autour de moi, j’observe les gens qui arrivent. Ils sont enlacés, main dans la main. Certain pose leur bouche sur celle de leur Valentin, ou Valentin. Je n’arrive pas à comprendre leur acte. Cela n’a pas l’air de les dégouter, comme avec Barbara. Ils semblent même déçus de se lâcher. Les gens sont habillés de couleur rose, flashie, mais parfois, ils portent de beaux tenus.
 
Je patience un long moment devant ce spectacle – moi et mon habitude d’arriver en avance – avant d’entendre sa moto et son bruit caractéristique. Oui le loup en moi arrive à différentier le bruit des motos. C’est comme tout, le son d’une moto est unique selon l’utilisation qu’en fait la personne. Barbara roule toujours vite et aime sentir le vent sur elle…
 
Arrivé, elle descend de la moto et me cherche, secoue la tête un moment, comme si elle chassait quelques choses ou voulait mieux se coiffer – j’opte pour la première proposition. Je l’observe un moment avant d’aller vers elle.  
 
Pendant ma courte marche, j’essayais de me souvenir de notre rencontre, c’était lors d’une recherche d’arme, où une dispute, si je peux appeler cela ainsi – j’ai toujours l’impression que quand on élève la voix un peu trop haut, cela ressemble à une dispute (faut dire, avec ma première famille, même sans rien dire, je me faisais engueuler : habitude quand tu nous tiens !).
 
Après un court instant, je m’approche d’elle sans pour autant lui faire peur. Elle n’aime pas être surprise par d’autre et à un réflexe assez directe. Elle ne prévient jamais avant de donner le coup.
 
Pour faire simple, elle s’oppose à moi en tout, sauf sur l’incompréhension des sentiments, sauf que pour elle s’est volontaire et pour moi, c’est par omissions – oui, je ressens des choses mais je ne sais pas ce que cela veut dire car on ne m’a rien appris. Je ne sais pas pourquoi elle a accepté mon invitation, je ne sais même pas pourquoi elle m’apprécie, alors qu’elle se bat avec d’autres loups. Qu’ai-je de si spécial ? Je ferme les yeux un instant et chasse mes étranges pensées. On est ici pour s’amuser d’après ce que nous dit le père de Stiles. Le sherrif de la ville, le père de mon ami. Du tout premier que j’ai rencontré de toute mon existante.  
 
— Salut Barbara, je suis là, souris-je.
 
Je m’approche d’elle, sans aucune crainte, je sais qu’elle ne me fera jamais de mal, même en sachant qu’en réalité, elle est mon ennemi. Du moins, c’est ce que l’on veut me faire croire. Les chasseurs tuent les loups, et les loups tuent les chasseurs. Pourquoi toujours massacrer l’autre à cause d’une différence ? Je ne souhaite tuer personne et je ne vais pas commencer aujourd’hui (heureusement que je ne fais que le penser, sinon le gayni se ferait un plaisir de l’exaucer). De toute façon, chaque personne fait selon ses désirs, tant qu'il arrive à vivre avec. 





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Ma tenue pour la SV ^^:
 



Une nouvelle vie commence avec toi. Une vie de bonheur, (saupoudré de petit problème, comme toute vie de couple).


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Jordan Parrish

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MessageSujet: Re: [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day   Dim 14 Fév - 15:57




[Not] An Ordinary Valentin's Day


« Toi, merde, tu n’en as pas »… Je fredonnais un air joyeux et paillard, que j’avais appris il n’y a pas si longtemps avec un certain ours en cage… Je m’étais volontairement enfermé, et bien que mon collègue et ami Brian n’ait vraiment pas apprécié mon geste, il avait tout de même pris soin de moi. Pensant me punir en me faisant passer la nuit avec Charlie dans la cellule j’avais à la place hérité d’une sorte de miroir à tête de mule, et j’avais appris au passage une chouette chanson…

Enfin... Chouette… Brian ne l’appréciait pas plus que ça, mais il suffisait qu’il me titille pour que je l’embête à mon tour avec son flirt improbable : le même Charlie. Ils ne pouvaient pas se blairer, ces deux-là, au début. Et maintenant... Je voyais Brian heureux, et j’étais heureux pour lui... Quant à moi…

C’est bien simple, quand le patron de Charlie était venu le chercher au poste, et que je l’ai aperçu, j’ai... Je ne sais pas … j’ai immédiatement été attiré par lui... C’est complètement dingue. Presque tout nous oppose. Son arrogance, son charme dingue, ses arrangements avec la loi, son putain de corps de rêve, ces petites magouilles, bon sang ce qu’il est attirant !

En fait, pour être honnête, ce n’est pas la première fois que je le voyais. Tout avait commencé alors que je venais faire une descente au Pink. Ça faisait un moment que je recevais des rapports sur certaines activités pas nettes là-bas. Et puis j’avais appris que notre partenaire d’entrainement, à Brian et moi, bossait là-bas…. Je lui devais bien ça, a Jansen, et comme il bossait là-bas, je voulais m’assurer qu’il y était bien.

Dès que je l’avais vu, il m’avait tapé dans l’œil, mais j’étais persuadé qu’il était coupable.. Avec Brian on avait fait notre boulot. C’est-à-dire qu’on avait été copieusement pénibles… Lorsque j’avais eut accès à son appartement, il m’avait fait rougir en me proposant une de ces chemises…. J’avais eut beaucoup de mal à ne pas laisser transparaitre mon trouble. Bien sur, maintenant que je sais qu’il est un garou, j’imagine qu’il en était conscient. C’est marrant, mais Brian me répète en boucle qu’il doit me manipuler, même si nous ne parlons pas trop d’Alessandro, et moi, même si j’ai conscience de cette possibilité, je suis juste trop accro à lui..
Il y avait eut l’épisode au poste, puis ensuite je le croisais régulièrement.

Si bien qu’il est devenu une obsession. Je pensais tout le temps à lui… J’ai bien résisté, au début, mais finalement, la deuxième fois que je suis allé dans son appartement, je ne suis pas rentré de la nuit…

Qu’est ce qui se passe quand vous placez un loup et un .. je sais pas quoi, mais qui est plein d’endurance aussi dans une chambre, et que les deux corps se désirent ?.. ça donne une nuit sans sommeil, mais bon sang ce que c’était bien… Et on s’est pas gêné pour recommencer souvent… Il récupère vite, et moi aussi.

C’est une vraie tête de lard… Moi aussi… Chaque fois qu’on s’engueule c’est pour mieux se retrouver. A croire qu’on le fait exprès…

Préparant mon café ce matin, j’appréciais la présence de mon rital.. Depuis qu’il avait passé la nuit chez moi, on avait convenu un arrangement : je venais chez lui, c’était mieux... Déjà parce qu’en l’espace d’une nuit, il avait nicotiné mon petit appartement minable, mais en plus, chez lui, c’était pas du tout un petit appartement minable… Je ne sais pas si je m’améliorais en italien, mais ce qui est sûr, c’est que je m’améliorais en préparation de café.

Je faillis lâcher nos deux tasses quand il me proposa de venir à cette fête rose et sucrée…
-vraiment ? t’es. T’es sur ?

On avait beaucoup à y perdre tous les deux… Lui, fricottant avec un poulet. Moi, m’entichant d’un gangster… Aussi j’étais vraiment surpris et touché de sa demande… Un truc presque officiel, quoi…
Je me ruais sur lui...

Je vous ai dit qu’on était endurant ?

Enfin là je suis surtout en retard… Des fois, j’ai l’impression que la plupart de la paperasserie se débrouille pour se matérialiser devant moi quand je suis le plus pressé… Allongeant le pas, je repère la voiture qui me décroche déjà un sourire. Je ne suis pas très doué pour m’habiller, et Alles’ plaisante souvent là-dessus, me disant que je suis surtout doué pour me déshabiller. C’est vrai que je crame une quantité impressionnante de fringues…

Je me sens toujours un peu gauche à côté de lui. J’ai l’impression de faire tâche. Il est tellement… Putain que je le désire !
Lorsque je le rejoins dans sa voiture, je ne peux m’empêcher d’aérer un peu. Raaa cette manie de fumer tout le temps !
-tu as un cendrier !
-Je ne vais pas le salir alors que la rue est là !
-tu as de la chance, j’ai pas envie de gâcher du papier pour te foutre une contredanse... Alors que tu es la !

Je ne résiste pas à sa dernière phrase en italien et l’embrasse… Enfin pas tout de suite. J’aime jouer un peu avec lui... Son regard électrique, j’ai juste envie de lui arracher toutes ses fringues, et je dois me contenir à grand peine alors que la chaleur grimpe littéralement d’un cran… Il sait ce qu’il se passe quand je ne me contrôle pas…

-cette chemise serait parfaite avec la couleur de tes yeux Jordan…
Avec un sourire que je sais avoir un certain pouvoir sur lui, je lui rétorque.
-laquelle ? Celle-ci ? Et je fais luire mon regard. Il est de braise, dans tous les sens…
-jordan.. non…
-si..
-Bordello ! On est en retard !
- oui et ?

Il n’a pas le temps de protester. Ces fringues atterrissent à l’arrière, les miennes aussi et je vous garantis que nous n’avons pas froid à ce moment la…

C’est donc TRÈS en retard que nous arrivons à la fameuse fête. Je me sens bien. J’ai la chemise que m’a offerte Alessandro sur moi, j’aime cette idée. Arrivée devant l’entrée, des gens nous dévisagent… Alessandro se recule un peu. Il n’est pas le genre à se plier aux bonnes mœurs, ou au qu’en-dira-t-on, il fait ça pour les mêmes raisons qu’il m’attend plus loin du poste. Parce que je ne voulais pas avoir d’ennui avec cette liaison… Mais… Oh puis merde
!
Je l’embrasse dans le cou, puis je viens mêler mes doigts aux siens, et, emprisonnant fermement sa main, je nous fais entrer tous les deux, sous le regard parfois amusé, parfois choqué des gens… je lui dois bien ça...

Il ne lui faut pas longtemps pour faire un geste et appeler un type qu’il semble connaitre. Parfois je lui envie cette faculté qu’il a d’entendre des sons presque inaudibles… Mais je ne mets pas longtemps à entendre le résultat de ce petit conciliabule.
Entendant la chanson, je m’empresse de le relever, et c’est un Alessandro étonné qui se colle contre moi, alors que je fais à la fois le pitre et le cavalier servant pour danser le temps de la chanson avec lui.

« je sais pas comment ça se prononce, mais Ti amo, Aless.. Je crois que je te le dis pas assez… J’ai jamais le temps, j’ai trop envie de toi, mais la… Ti amo, Alessandro. »



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MessageSujet: Re: [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day   Dim 14 Fév - 16:49




[Not] An Ordinary Valentin's Day

J’ai un peu changé ma coiffure. Fini la frange dans les yeux, et le look gentil garçon. Mon nouveau style est le reflet de mes pensées, noires et métalliques. Du gras du pouce, je me caresse le menton. Je trouve que la barbe me va bien. Je fais un clin d’œil au beau gosse du miroir et me tourne vers mon dressing. J’ai racheté quelques vêtements, mais gardé pas mal de mes chemises. Elles sont de bonnes coupes et peuvent donc s’ajuster à une belle variété de style. Mes extras en tant que mannequin payent. Je me suis inspiré du style de mon frère de meute, Derek en y ajoutant une touche personnelle. Ma vie de bourge à Boston a laissé des traces. Et si je me prête à un style plus sombre de ce que j’avais l’habitude de porter, je ne m’abaisse pas à tomber dans la loubardisse facile. Sur un jean noir ajusté aux hanches, je mets une chemise blanche à col officier et étrenne mon nouveau blouson de cuir, un Forzieri. Autour du cou, j’ai ma chaine de baptême que Matrim a investi de mes mauvais souvenirs du Mexique. Une touche de mon nouveau Chanel pour homme et je suis satisfait de l’image que me renvoit mon miroir.

J’attrape les clés de la Maserati et file au parking souterrain de mon immeuble. Dans l’ascenseur je souris à cette journée qui s’annonce sous les couleurs de l’amour. Je ne sais pas si c’est ce sentiment que j’éprouve pour cet humain, mais il m’attire aussi surement que la lune régit mes humeurs. La Maserati bipe quand je m’approche et le V8 du moteur ronronne dans une mécanique bien rodée. Le chemin pour aller chez Therence n’est pas long, je repense à notre rencontre.

***

Il est du genre à s’incruster dans les fêtes où il n’a pas vraiment l’âge requis et encore moins de carton d'invitation. C’était chez Derek. Je ne sais pas ce qui était passé dans la tête de mon frère de meute, lui d’habitude si sauvage et plutôt discret. La soirée avait commencé de manière simple, bière, musique, console de jeu pour ceux qui le voulaient et c’est justement là que j’ai repéré celui que j’ai finalement décidé de prendre en chasse. Avec  amusement, je l’avais observé se démener contre le maitre de maison sur une course de voiture. Je soupçonne le plus vieux de l’avoir laissé gagner, bien que je n’en sois pas sûr, Therence semblait bien maitriser les subtilités du jeu.

Il est fier comme un pur-sang arabe, aussi indomptable et inaccessible. Lors de la soirée il était passé de groupe en groupe. Donnant autant d’espoir d’être unique à certains et autant de chagrin de le voir si vite se désintéresser. J’aime son côté effronté et arrogant. Nos regards se sont croisés furtivement. Il a détourné les yeux, pas intéressé. Je suis donc resté là, immobile dans cette foule mouvante, attendant que mon fier espadon s’approche de mes filets.

A force de l’observer, il était évident qu’il avait tendance à rejeter tous ceux et celles qui voulaient attirer son attention. Quelqu’un me propose une boisson, d’un air distrait je prends le verre qu’on me tend, écoute et réponds à cette conversation sans même y prendre garde. L’intruse s’en va sans que j’en aie conscience, je surveille toujours ma proie, quand enfin elle s’aperçoit de mon attention. Regard de chat de celui qui se sent désiré, moue désabusée du playboy habitué aux hommages. Cependant, mon accroche est faite. Je reste immobile et silencieux, comme un diable de professeur attiré par l’âme d’un de ses élèves. Il ne s’agit pas d’une simple drague, mais d’une réelle chasse de ma part. La silhouette callipyge qui ondule au grès de ses déplacements est l’objet de toutes mes attentions. Tout dans sa démarche me dit que je l’ai ferré. Il me tourne le dos mais se sait observer. Enfin, il se décide et d’une démarche assurée s’approche de moi…

***

Arrivé au pied de son immeuble, je fais ronfler le moteur en guise de sonnerie. Une dame passant par-là me regarde avec un air de reproche. Je lui fais mon plus beau sourire et lui propose aimablement de lui porter ses sacs. Charmée, elle n’en demande pas moins son reste et file sans attendre. La portière passager claque méchamment, je fais une grimace.

- Therence, une voiture de cet acabit se traitre comme une femme fragile… ou un jeune homme tout aussi…

Je l’attrape par le devant de son tee-shirt et le tire vers moi. J’aime faire durer l’attente et monter l’envie. Je le hume et cherche des traces d’autres sur sa peau. Il me retourne un regard de défi. Il me sait jaloux, je le sais volage. J’attrape enfin ses lèvres pour m’en faire un repas luxurieux.

- Tu as mis le parfum que je t’ai offert. Il te convient parfaitement.

Dire qu’il y a un mois de cela, j’étais un étudiant gentillet bien loin de toutes ces hardiesses…

- J'espère que tu n'as pas le vertige, il parait qu'il y a une grande roue...

Ce que je ne dis pas, c'est que j'ai bien l'intention d'aller y faire un tour, mais pas en restant sagement assis dans la cabine...



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MessageSujet: Re: [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day   Dim 14 Fév - 17:49




[Not] An Ordinary Valentin's Day

Les élèvent sortent de la classe comme si elle était en feu. Deux heures de contrôle inopiné les a particulièrement refroidis. Les copies doubles s’entassent sur mon bureau avec un « Au revoir m’dame ». Je leur fais mon sourire de chat, en fait je suis un peu absente. Demain c’est la saint Valentin. Je ne devrais pas être sensible à ce genre d’évènement purement commercial… Va-t-il seulement y penser ? Je soupire et m’étire. J’ai trop de fierté pour lui faire une allusion sur ce qu’a préparé la mairie. Laisser trainer un de leur prospectus ? Mais je refuse de lui tendre une pèche à un sourire moqueur de sa part. Cela m’agace tant que j’en raye le plateau de mon bureau avec mes griffes sorties de manière impromptue.

Je fourre mes copies dans mon cartable et sors à mon tour de la classe. Un océan de troll traverse le couloir en quête d’air pur. J’entends des lycéennes dire à leur amie que leurs petits copains les invitent à la fête du lendemain. Je grince des dents. Ma méchante humeur doit se ressentir car la vague des élèves dévie en ma présence. Je perçois un contre-courant. Levant les yeux j’aperçois Peter qui s’avance dans le couloir sans aucune contrainte, malgré la nuée d’élèves.

Nos regards se croisent. Un frisson me parcourt l’échine. Sans prononcer un mot, ni esquisser le moindre geste, il sait me faire réagir. Je réplique en levant le menton et en fendant ce Nil dans ma gracieuse felouque.

- Tu as fins tes cours Peter ?

« Tu n’as rien à me demander ?... »

Il m’explique qu’il lui reste une heure de colle et qu’après il a terminé. Je souris, montre mon cartable chargé de copie.

«  Bon il se décide ! C’est pour aujourd’hui ou pour dans cent ans ? »

- Bien, je crois que je vais aller en salle des professeurs me libérer tout de suite de cette tâche, dis-je d’une voix atone.

Peter incline la tête de manière élégante, je me retourne e m’avance dans le couloir enfin déserté. Non, je ne quémanderai rien ! Je ne l’ai jamais fait et ne commencerais pas aujourd’hui. Mes pas claquent sur le carrelage et le son raisonne de manière non agréable.

- Maf’ ?

- Oui Peter, dis-je en me retournant.

- Es-tu libre demain, toute la journée ?

Je fais mine de réfléchir à un emploi du temps digne d’un chef d’état, puis lui réponds.

- Oui, Peter. Pourquoi ? Reprends-je naïvement.

- Je passerais te chercher en début d’après-midi. Bonne correction.

- Bonne colle, réponds-je en me retournant et poursuivant mon chemin, un sourire radieux sur le visage.



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MessageSujet: Re: [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day   Dim 14 Fév - 19:10




[Not] An Ordinary Valentin's Day

Saint Valentin. Cela sonnait si étrange dans le crâne de Pia. Pas qu’elle ne connaissait pas cette fête, oh ça non, elle avait pris un malin plaisir à tuer des amoureux lors de cette soirée romantique. Chose très perturbante était que, cette année, elle faisait partie de ces couples. C’était un comble pour une Veuve Noir d’avoir un compagnon encore vivant à ses côtés. Certes. Si on s’amusait à lui poser la question, elle n’hésiterait pas à planter un scalpel dans la tête de la personne, c’était sa vie personnelle, on s’y approchait, on en payait de sa vie.

Ellis. Un jeune homme au chapeau de cow-boy, plus âgé qu’elle, rencontré dans un club de boxe. Qu’est-ce qu’elle avait fait pour mettre les pieds dans ce genre d’endroit ? Pia avait besoin de trouver un nouveau moyen de neutraliser ses proies, les grands gaillards de deux mètres n’étaient pas faciles à maîtriser. Un sport de combat lui avait semblé un bon moyen de se renouveler. Elle avait commencé à apprécier cette pratique, mais il avait fallu qu’un blond vienne la déranger dans ses entraînements quotidiens. Jamais, jamais elle n’avait su le mettre K.O, de quoi la mettre hors d’elle. C’était bien connu, Pia détestait la défaite, notamment face à un garçon. Les combats s’étaient donc enchaînés, mais la rage et la folie de la blonde n’avaient pas fait pencher la balance.

De fil en aiguille, et de la plus étrange des manières, le cow-boy et la Veuve noire avaient formé un couple. Ni le plus heureux, ni le plus glamour, ni le plus romantique des couples. On les regardait étrangement quand ils se baladaient en ville ou qu’ils échangeaient quelques paroles. Pas de mots doux ou de surnoms mielleux, ça ne faisait pas vraiment parti du vocabulaire de la jeune femme. Comment avaient-ils réussi à tenir ? C’était une très bonne question, mais Pia s’était habituée à la présence du jeune homme et appréciait leurs chamailleries. Bien sûr, elle ne le disait à personne. Tâcher sa réputation de sans-cœur ne semblait pas lui plaire.

Mais revenons à la Saint Valentin. Pia avait opté pour une robe noire des plus sobres, mais élégante tout de même. Des talons, une veste en cuir par-dessus et son éternel chapeau noir à long bord. Mascara, deux traits d’eye-liner vite fait et un rouge à lèvres ni trop écarlate ni trop discret. Elle n’allait pas non plus se mettre sur son trente et un, elle ne voulait pas donner cette satisfaction à son compagnon. Les piques allaient fuser ce soir, tout comme le sarcasme, un bon moyen de communication entre ces deux-là.

Jetant un bref regard à l’horloge sur le mur, elle attrapa sa pochette où étaient glissés ses fameux scalpels et son téléphone. Une vieille habitude qu’elle n’était pas prête d’oublier. Quittant sa chambre, elle ne tarda pas à rejoindre sa voiture aux vitres teintées. Ne lui restait plus qu’à rejoindre l’endroit où se déroulerait la soirée. Il ne lui fallut pas plus de quinze minutes pour y être. Se garant rapidement, elle sortit du véhicule, ses cheveux glissant de ses épaules pour rejoindre son dos. Son regard chocolat se posa sur les quelques couples qui passaient devant elle. Certains accélèrent le pas après avoir observé cette beauté froide et cruelle, et ces yeux aussi durs que la pierre.

Elle claqua la portière et ses talons claquèrent jusqu’à la foule qui s’amassait non loin. Elle fendit cette marée humaine sans jouer des coudes, les gens avaient bien trop peur d’elle pour oser rester sur son chemin, la seule sensation de sa peau froide sur votre bras avait le don de vous faire fuir. Son attention survolait les couples qui s’embrassaient inlassablement dans un coin, elle avait une soudaine envie de jouer. Mais il ne fallait pas oublier qu’elle ne venait pas ici pour tuer, mais pour passer une soirée avec le blond.

De sa haute stature, elle put balayer les environs du regard, cherchant Ellis, sans montrer le moindre signe d’impatience. Ce n’était pas comme si elle avait hâte de le voir. « Quelle surprise... » En retard, ça ne l’étonnait pas plus que ça. Ses doigts nacrés glissèrent le long de sa chevelure blonde pour la remettre sur ses épaules. Il ne lui restait plus qu’à attendre le cow-boy. S’il ne faisait pas vite, elle se trouverait un petit amuse-gueule, le temps de quelques minutes.



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MessageSujet: Re: [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day   Dim 14 Fév - 19:31




[Not] An Ordinary Valentin's Day



Ce soir c'était ma première St-Valentin, je n'en avais officiellement jamais vécu puisque cette fête à était instaurer durant la période où j'étais enfermé dans le pendentif. Heureusement je m'étais renseigner au préalable, après tout cette soirée devait être parfaite pour lui ... Lui ou plutôt devrai-je dire Matrim, mon Valentin, l'homme qui m'avait fait succombé au délicieux fruit de l'amour. J'avais penser à tout sauf pour cette nouvelle vie de liberté à Beacon Hills sauf à l'amour. Mais n'est-ce pas dans ce genre de cas qu'il nous tombe dessus ? Sans prévenir ? 21 heures sonne, j'écoute le discours du Sheriff Stilinski d'une oreille distraite. Je le cherche du regard tout en me rappelant ce Vendredi à 21 heures, heures à laquelle j'avais fais sa rencontre. Et dire qu'à l'origine je voulais juste une de ces photographies modernes de ma personne ... J'avais gagner tellement plus.

Alors que la chanson de David Bowie que j'avais demander au Sheriff de passer commençait, je le trouva à m'attendre, il était si beau ce soir, comme tout les autres soir, mais savoir qu'il n'attendait que moi me rendait toute chose. J'avais dans mes mains une boite en forme de cœur, contenant à l'intérieur de cœurs de chocolat, un des symboles types de la St-Valentin, mais que je tenais à lui offrir. Ainsi qu'une simple rose rouge comme le feu que Matrim avait allumer dans mon cœur. La chanson qui passait me faisait penser au début de notre histoire, nous étions deux étrangers qui se sont un jour regardaient et nos yeux ne se sont plus jamais lâcher. Moi qui avait toujours vu mon pendentif, mon objet d'asservissement, comme une malédiction, le photographe m'avait fait voir les choses sous un nouvel angle. De par son don avec les objets et de part mon lien avec le collier que je portais, il avait appris à me connaitre comme aucun autre n'avait eu la chance de le pouvoir et ne l'aura sans doute jamais.

Et pourtant j'avais été rude, il me semble, lors de notre rencontre. Un vendredi soir pluvieux oû je n'avais qu'une idée en tête, avoir ma propre photographie. Je m'en souviens bien, il m'avait fait entré alors qu'il aurait du fermer boutique ce soir-là. Il m'avait même prêter un vetement alors que j'étais trempé. Et lorsque je m'étais changer je l'avais vu lorgner mon pendentif. J'étais à ce moment là, encore méfiant envers tous les humains et un peu parano à l'idée de retomber dans l'asservissement. Je me souviens bien lui avoir dit :

"-Tu es amateur de bijou ? Ou plutôt de torses d'hommes ?"

Alors que lui m'avez accueillit dans sa boutique et me parlait poliment, tout en me vouvoyant, moi je l'avais tutoyer et même taquiner. Je ne savais pas ce qui m'avait prit sur le coup, mais au final c'était pour le mieux vu ce qu'il s'était passer par la suite.

David Bowie chantait toujours sur le regard de la personne aimait tandis que j'approchais sans lâcher des yeux le mien. Je reconnaissais vaguement quelques visages dans la foule mais je ne voulais pas m'arrêter pas tout de suite. Je cachais mes présents derrière mon dos, sans subtilité, et m'avançait avec un sourire béa vers Matrim. Une fois proche de lui, je lui tendis la boite de chocolat et la fleur avec une légère appréhension, je ne savais pas si cela allait lui plaire.

"-Joyeuse St-Valentin Matrim." lui dis-je avec un sourire qui devint vite gêner car j'y ajoutais ceci : "-Je t'aime." avec l'air le plus gêné qui était possible d'avoir.

Je réduisis le peu de distance qu'il y avait entre nous, il posa mes présents sur la table s'attendant surement à ce que j'allais faire. Je posa ma main sur son épaule, la fit remonter en une caresse vers sa nuque puis approcha mes lèvres des siennes pour lui offrir mon troisième cadeau, un baiser d'amour.






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MessageSujet: Re: [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day   Dim 14 Fév - 22:01




[Not] An Ordinary Valentin's Day

Comme chaque matin, à l’aube je suis sorti courir avec Jordan et Jansen. J’aime nos sorties en forêt. Nous nous taquinons sur nos performances sportives et plus récemment sur nos couples respectifs. Tout a commencé par mon interpellation d’un cuisinier pas vraiment coopérant. Qui aurait pu présager d’une telle suite ? Le boss de Charlie est un homme fier et arrogant. Jamais je n’aurais imaginé le premier adjoint tomber sous le charme de cet italien d’opérette. Enfin, pas si d’opérette que ça. Mais à sa décharge, nous n’avions rien pu lui reprocher. Notre descente dans son établissement n’avait rien fait apparaitre d’illégal. Au contraire le patron du Pink Print avait une comptabilité exemplaire…

Quand je rentre, dégoulinant de boue et de sueur, Charlie dort d’un sommeille de plomb dans mon lit. Je prends le temps d’une bonne douche et vais le réveiller d’une manière agréable pour lui. Dire que je l’avais arrêté suite à une bagarre que nous avions eu alors que je venais l’interroger sur son lieu de travail. Il avait tout du délinquant chronique et pourtant… il dort là dans mon lit, nu mais chaudement couvert par la couette. Nous sommes en hivers et c’est un ours… L’intermède est aussi intense que cette nuit et Charlie se rendort sur le canapé où nous avons finir par atterrir. J’aimerai râler, mais je le trouve adorable quand il dort ainsi à poing fermé. Je sors faire des courses. Impossible de rater l’évènement qui s’affiche à grand coup de cœur dans les vitrines des magasins. Je tombe sur une affiche qui parle d’une animation au parc. Je souris, je pense que cela fera plaisir à mon ours, il y a un stand de friandises. C’est chargé de quelques sacs de course que je rentre vers les environs de midi. Je range les courses et vais dans le salon pour demander à Charlie ce qu’il veut manger. L’ours dort à poing fermé. Je sais que c’est dans sa nature. Je ne peux lui en vouloir, puis quand il est réveillé, il sait très bien rattraper son absence. C’est un amant particulièrement endurant. Sans un bruit, je remonte le plaid sur ses épaules. Il grommèle quelque chose dans son sommeil. Je crois qu’il parle de réserve de miel ou autre. Comment ne pas craquer devant cette force de la nature qui devient si mignon dans le sommeil. Je le laisse donc tranquille et vais ranger le désordre que nous avons mis dans la chambre.

- Debout.
- Quoooii ?
- Debout et tu verras bien !


Charlie a l’œil endormi et le cheveu en bataille. Il est amusant ainsi au réveil. Je sais qu’il faut lui masser le temps, mais aussi un peu le pousser. Le tout étant une question de dosage.

- Si c’est pour faire la sieste, tu pouvais rester chez toi !
- Je préfère ton canapé.


Je secoue la tête amusé. Étonnant comme il avait pris l’habitude de squatter chez moi. Et ce n’était pas pour me déplaire. J’aime me lover contre lui et qu’il me tienne entre ses grosses paluches de nounours. Je suis plutôt un gars qui aime l’action et le mouvement. Cependant la léthargie hivernale de Charlie a quelque chose de confortable. Un coté cocooning loin d’être déplaisant.

- Pour info’, je préfère ton lit aussi !
- J’aime bien quand tu es dans mon lit.


Je file à la cuisine préparer une dose de caféine pour mon ours. Alors que je m’affaire, deux bras puissants m’entoure et un museau se cale dans mon cou. Il s’accroche comme un marsupial à la poche de sa mère.

- C’est quoi le rush ?
- Café ?
- Hmm.


Je le regarde boire son café, doucement Charlie sort de sa léthargie. Finalement il n’est pas un mauvais compagnon. Il suffit de comprendre sa nature.

- Pas étonnant que tu sois poulet, grogna-t-il, suffit que tu fixes les gens…
- Espèce de vaurien !


Je m’approche, écarte sa tasse pour un baiser au gout de café aromatisé au miel. C’est qu’il aime le sucre cet animal. Nous finissons par sortir alors que l’air pique un peu. Si Charlie de râle pas, c’est que j’ai pris le temps de le laisser dormir et de le réveiller en douceur. Vouloir aller vite, ou lui hurler dessus est le meilleur moyen pour qu’il ralentisse encore plus son rythme. Ne pas négliger l’inertie de l’esprit de contradiction d’un ours ! J’en avais fait les frais lors de notre première rencontre.

Je sais qu’il a oublié la date, mais ce n’est pas important. Le tout c’est que l’un de nous y pense. J’attrape sa main et croise ses doigts aux miens. Je me sens bien à ses côtés, comme en sécurité. Le comble pour un flic comme moi, ex-militaire. Je sais très bien me défendre, mais aux côtés de Charlie, je sais que je peux naturellement baisser ma garde. Le Garou est le meilleur avertisseur d’ennuis possible.

Stilinski a un regard contrarié quand il me voit. Autant dire qu’il n’apprécie pas ma relation avec un de nos ex-détenu et je ne parle même pas de la relation de Jordan et d’Alessandro. D’ailleurs, ce n’est pas eux que j’aperçois ? Qu’ont-ils fait avant de venir ? La chemise de Jordan est magnifique et bien trop luxueuse pour ce que je connais de la garde-robe de mon coéquipier. Je donne un coup de coude à Charlie puis désigne son patron. Comme moi, il remarque que Jordan est un peu débraillé. Une plaisanterie salace plus tard et voilà mon ours à la conquête du stand de sucrerie. Je le laisse partir, pour aller saluer et railler un peu mon supérieur. Jordan rougit un peu de s’être fait prendre en flagrant délit de chemise malmenée. Mais Amaro pose un bras possessif sur ses épaules, ne laissant aucun doute sur la nature de leur relation. Étant le coéquipier de Jordan, j’ai été le premier au courant. Je les laisse, non sans un clin d’œil à Jordan et part à la recherche de Charlie que je prends en flagrant délit de vol à l’étalage…

- On partage ?
- Je te paye ta sucrerie surtout !


Je tends de la monnaie à la vendeuse et entraine mon vaurien au stand de tir. J’ai envie de l’épater. Je demande donc un fusil et des plombs au gars qui tient le stand. Alors que je vise un des ballons qui bouge dans sa cage soufflante, je sens Charlie se coller dans mon dos.

- Même avec un handicap, je vais tous les avoir.

Je rate mon premier tir. Je n’avais pas prévu que Charlie me colle une main au fesses.

- C’est déloyale !




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Derek Hale
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MessageSujet: Re: [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day   Dim 14 Fév - 23:26




[Not] An Ordinary Valentin's Day

Le manoir est fini depuis quelques semaines. Il est rené de ses cendre grâce à Chad. Je suis assez proche de mon frère de meute et au fils du temps nous sommes devenus l’oreille de l’autre. Je sais qu’en ce moment il passe par une période assez sombre. Le meurtre de sa mère, ici même sur mes terres, au manoir, a fait ressortir une part bien sombre de l’architecte. Quoi qu’il en soit, il m’a aidé à reconstruire cette bâtisse et la faire renaitre de ses cendres.

Mais la vie n’est pas un long fleuve tranquille, et certainement pas à Beacon Hills. Je ne sais ce que m’a fait Kate, mais le processus de rajeunissement qu’elle a opéré sur moi me laisse de sacré séquelles, car si j’ai enfin retrouvé mon corps d’adultes, mes capacités de lycans se font la malle. Je suis né loup, c’est en moi depuis ma naissance, j’ai toujours eu des sens exacerbés, un meilleur odorat, une meilleur vue, une meilleur ouïe. Et maintenant que je suis restreint avec des limites purement humaines, je me sens aveugle et sourd. J’ai beau essayer et me concentrer, mais je n’arrive plus à faire sortir le moindre caractère lupin. Je suis bel est bien devenu un humain… un simple humain.

La frustration est immense. Je me sens faible alors que j’ai toujours un corps athlétique qui me met dans la norme haute de l’espèce humaine. Mais ce n’est rien à comparer avec ce que j’étais avant. Sept milliard de gens font sans sur terre. La raison me dit que je devrais y arriver aussi. Mais la raison… ce n’est pas le cœur, mon cœur qui hurle de cette ablation.

Je commence à en vouloir un peu à tout le monde. Mafdet préfère fricoter avec mon oncle que de plancher sur mon problème. Ruby s’est entichée d’un gamin. Mais sérieusement ! Mon alpha fait du gringue à un gars qui a seize ans ! Alors autant dire que mes questions existentielles sur ce que je deviens lui passent à quinze mille… J’ai peur que ma perte de pouvoir ne s’arrête pas là et qu’après mes caractéristiques de loup, que c’est tout bonnement la vie que je vais perdre. J’ai un mauvais pressentiment là-dessus et personne avec qui en parler.

***

Il est venu un soir, perdu et désemparé. Nous ne nous étions pas revu depuis la visite à son paternel. L’accueil refroidissant de Gabriel Cormier en avait ajouté une couche à ma lente descente dans un spleen de plus en plus profond.

C’était devenu une habitude, je tournais en rond dans cette grande bâtisse, bien trop vaste pour un homme seul, avant d’ouvrir la porte. Alex est là, un sac d’affaires à ses pieds, pieds qu’il regarde obstinément. Il ne dit rien, mais plein de tics nerveux montrent qu’il est tendu à l’extrême, à cran. Je m’efface pour le laisser passer. Il entre sans un mot et reste planté là dans le hall, avec son sac à bout de bras. Il a les traits figés. Il semble mener une guerre interne entre différentes émotions. Je luis indique le salon du doigt, mais comme il ne bouge pas, je lui prends doucement le sac des mains. Il pèse une tonne. Alex Cormier est-il en train de faire une fugue ? Une fugue d’adulte si on considère son âge.

Je disparais à la cuisine et reviens avec un pack entier de bière. Ce qu’il y a de bien avec la perte de mes pouvoirs, c’est que l’alcool me fait de l’effet. Il faudra deux bières pour qu’Alex décharge ce qu’il a sur le cœur. Son père et ce foutu ours Charlie Crowley en prennent pour leur grade. J’ai quelques griefs légitimes contre le garou et le père d’Alex m’en veut car ma mère l’a rejeté alors que je n’étais pas né.

***

Un poids m’écrase alors que je dors sur le ventre. Le chatouillis d’un souffle sur ma nuque me réveille. Depuis qu’il s’est installé ici, c’est ainsi. Alex dort collé contre moi et cela me convient. Il n’est pas reparti de cette nuit d’ivresse que nous avons passé ensemble à refaire le monde dans le salon et à nous… découvrir dans mon lit. La gueule de bois a été terrible, mais ni lui ni moi ne regrettons ce que nous avons fait, un peu poussés par la griserie de l’alcool.

- Bien dormi Pichu ? Demandé-je en me retournant pour le serrer contre moi.

Sa réponse me clôt la bouche. Nous unissons nos deux solitudes et notre rage contre l’extérieur. Alex n’a pas l’expérience de son père, ni de Mafdet, mais au moins il se penche sur mon problème. De mon côté je lui laisse toute latitude d’utiliser le manoir et surtout je l’écoute, sans l’interrompre. Nous ne sommes pas de grands bavards. Mais nous nous parlons, chacun à tour de rôle, l’autre écoutant. Une oreille attentive, des bras chaleureux, je crois que nous avons trouvés ce que l’on cherchait. Mes doigts suivent le dessin de ses muscles, je souris en le sentant réagir à mes caresses. Nous nous sommes apprivoisés. Car c’est bien le mot pour les deux sauvages que nous sommes.

- Alors ?

Je relance la grande question de la veille. A savoir si oui ou non nous allons faire un tour à la fête organisée par la mairie pour la saint Valentin.  S’y rendre en tant que couple, alors que nous vivons un peu reclus comme des ermites dans le manoir, loin du monde et de ses folies. Je crois que j’ai envie d’y aller avec lui, de lui tenir la main et de faire ce que les couples font ordinairement. Mais je ne suis pas un grand expressif et Alex non plus…





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Alex Cormier

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MessageSujet: Re: [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day   Lun 15 Fév - 1:06




[Not] An Ordinary Valentine's Day

Quelques mois auparavant, quand Charlie lui avait annoncé qu'il s'était fait un copain, Alex avait été aussi content pour lui que pour n'importe qui d'autre qui commençait à ressembler à un ami.  Quand il apprit que Brian était un flic, Alex ne put empêcher ses sourcils de grimacer, mais ne passa pas de commentaire.  Charlie semblait sincère dans ses sentiment et n'était de toute manière pas assez intelligent pour penser à manipuler ainsi le poulet pour avoir des passes-droits au poste.  Non, il n'avait surtout pas penser cela.  Encore moins quand Charlie la grande-gueule avait ajouté que son boss sortait avec l'adjoint de Stilinski.  Ça, c'était certainement purement innocent. Sceptique, Alex avait accusé cette haute trahison en se disant qu'au final, la bande de Phoenix ne valait réellement pas mieux maintenant qu'à l'époque, et qu'il avait perdu suffisamment de temps en réconciliations vaines comme ça.  
Vanné, il avait besoin de casser du sucre sur le dos de son ours le plus détestable.  Et qui de mieux que son voisin pour cela?  Sans compter que, malgré la relation étrange entre eux par le truchement du passif de leurs parents, Alex devait bien admettre que le discret loup n'était pas trop rude sur la rétine.  Il n'eut pas besoin de tergiverser trop longtemps à ce sujet quand, le soir-même, il s'était engueulé une énième fois de plus avec son paternel. Alex avait alors décidé de foutre le camp et quêter l'hospitalité chez le voisin.  L'amitié naissante qu'ils éprouvaient passa rapidement à la confidence, la bière déliant les langues et les cœurs, puis les mots qu'ils s'échangeaient laissèrent place à leurs langues.  La suite était de l'histoire, et vous savez ce qu'on dit des gens tranquilles... Eh bien, les loup-garous – même sans pouvoirs – n'en font pas exceptions.
Toujours était-il qu'Alex était resté et s'était établi.  Il avait aidé comme il le pouvait à la reconstruction du manoir, surtout par des courses et menus travaux, et il avait surtout partagé les peines de Derek, l'écoutant et tentant de régler son problème, l'encourageant également tantôt de mots rassurants, tantôt de petites attentions.

***

- Bien dormi Pichou ?
L'apprenti-druide se délectait tous les matins de cette question dont il ne se lassait jamais.  Ce matin n'y faisait pas exception et, de façon presque rituelle, Alex y répondit, prisonnier de l'étreinte du geôlier de ses rêves.  Les doigts de Derek l'effleurèrent et Alex rétorqua par ses propres caresses, frôlant tantôt le tatouage du lycanthrope, tantôt les traits de son visage, et tantôt sa musculature impeccable.

-Alors?
Le canadien suspendit son mouvement.  Ils en avaient déjà parlé.  La réponse ne leur plaisait pas particulièrement ni à l'un, ni à l'autre, mais ils savaient que c'était pour le mieux.  Alex ferma lentement ses yeux fixés dans ceux de son ténébreux, préférant ne pas briser le silence de sa voix matinale éraillée. Le regard que lui lança Derek lui indiqua qu'ils étaient d'accords dans leur résignation. Le mouvement suspendu se termina comme si de rien n'était et ils reprirent leur activité, suite à quoi Alex prépara pour son valentin un brunch dont ils se régalèrent.

Quelques heures plus tard, Alex prit sa paire de jeans, qui jonchait le sol de la chambre, et la lança dans le panier de lessive où se trouvait déjà son t-shirt.  De l'armoire, le druide choisit un pantalon noir, bien plus approprié pour l'occasion, qu'il enfila.  D'un coup de sourcil interrogateur auquel Derek répondit d'une flexion sourcilière affirmative,  Alex eut sa réponse: le pantalon lui seyait bien. Le canadien enfila une chemise, sans carreaux, que Derek lui avait offerte pour Noël. Nombre étaient de ceux qui croyaient que la garde-robe d'Alex était constituée à cent cinq plus ou moins treize pour-cent de chemises bûcheronnes, mais ils avaient largement tord.  Alex avait simplement différentes chemises pour différentes occasions.  Et encore plus de t-shirts.

-Tu sais s'il y aura des gens qu'on connaît?

Derek répondit d'un grognement pendant qu'il s'occupait à boutonner ses manches, et Alex alla  l'aider à boucler sa ceinture dans le but avoué de pouvoir l'attirer contre lui encore un instant. Le druide comprit sans indications supplémentaires que son homme n'en savait guère plus que lui, mais que selon toutes probabilités, ils croiseraient certainement quelques connaissances. Beacon Hills n'était pas si grand. En même temps c'était aussi pour cela que le couple avait décidé de participer aux festivités de la St-Valentin : sortir un peu et rencontrer des gens.  Malgré leurs tempéraments d'ermites, ils ne devaient pas devenir des reclus...  Un bisou derrière la maxillaire, un mordillement du lobe d'oreille, puis Alex posa doucement ses lèvres sur celles de Derek, pour leur donner du courage à tous deux.  Il lui aurait bien ébouriffé les cheveux pour le faire râler, mais ils n'avaient pas le temps.

-On prend ta moto ou ma bagnole?

***

Le druide libéra Derek de son étreinte avec un petit pincement au cœur : il avait bien humé le parfum du lycanthrope, mêlé à celle de son blouson, sur la route vers le parc, et voilà qu'il devait s'en éloigner.  La bouche d'Alex s'étira d'un  sourire discret, mais tout de même doux, l'air de promettre que tout irait bien, alors qu'il le prenait par la main pour l'entraîner avec lui, tout gamin qu'il était devenu, dans l'air frais et revigorant de cette nuit romantique.

-Tu veux faire quoi, Derek? offrit-il avec une lueur malicieuse dans le regard.  Pour sa part, ils pouvaient bien aller dans la grande roue, ou aux stands de tir, ou aux friandises, ou n'importe où en fait.  Le plus difficile était de se motivé à y aller, mais une fois qu'il était à la fête, il comptait bien en profiter, pour une fois.



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Merci Matrim & Chuck!


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Stiles Stilinski

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MessageSujet: Re: [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day   Lun 15 Fév - 1:23




[Not] An Ordinary Valentin's Day

J’entends le moteur de sa chérie ronronner. Je tire le rideau pour vérifier que c’est bien lui et je dévale les escaliers Je suis…hum…agité ? Je le suis toujours. Nerveux ? Sans aucun doute. Angoissé ? Ouais, carrément. Excité, han, vous n’avez pas idée ! Agacé ? Par moi-même, peut-être bien. Allumé ? Oui, oui, je suis reconnu pour ça. Troublé ? Plus que je ne le pensais. Émoustillé ? Oh, si je ne l’étais pas, quand j’ouvre la porte sur le magnifique Apollon qui vient me chercher, je le suis maintenant !

— «  Woa »

Je reste de longues secondes sans bouger, la bouche ouverte les yeux brillants d’envie. Encore aujourd’hui, je ne sais pas comment cela a pu arriver. Nous n’avons rien, et quand je dis rien c’est vraiment RIEN, en commun. Il est calme, je suis hyperactif. Il parle peu, je parle pour ne rien dire. Il est réfléchis puis compulsif, je suis compulsif puis réfléchis. Non, parce que je me considère comme réfléchi quand même, mais je suis moins patient que lui. En même temps, est-ce que c’est possible d’être aussi patient que lui ? Ce mec est une sorte d’alien de la patience, et c’est mon alien, mon mec ! Bon par contre, on n’a pas…enfin, c’est resté…secret. Ça ne gênerait pas vraiment ses proches, mais mon père….c’est une autre paire de manches…. Et puis, c’est somme toute plutôt récent. Enfin, c’est l’impression que ça me donne. Mais quand j’y songe plus sérieusement, je me rends compte que ça se compte déjà en mois. Je ne pensais pas pouvoir garder ça sous silence aussi longtemps. Enfin, sous silence. Je ne suis pas stupide. Avec tous les odorats lupins qui gravitent autour de nous, l’excuse de l’entrainement au combat n’a pas tenu longtemps… (celle de l'aide aux recherches n'auraient pas tenues un dixième de seconde vu que son pote est un génie de l'informatique).

Je m’écarte d’un pas pour le laisser entrer et je referme la porte derrière lui. Mon père est déjà à la fête pour jouer les chaperons, alors je profite que la maison soit vide pour profiter de Mick en toute tranquillité. Je capture ses lèvres. Je me montre téméraire avec lui, probablement parce qu’il est plus réservé que son superbe visage ne le laisserai croire. Il pourrait avoir n’importe qui, mais c’est moi qu’il a choisi…J’ai encore du mal à y croire. Seulement, il est toujours un peu sur la retenue. Je crois qu'il a peur de m'embarquer dans ses histoires. A-t-il conscience que je m'impliquerais quoiqu'il fasse? Je le vois froncer les yeux. Il prend mon visage entre ses doigts et le tourne. Je grimace mais je n'ai pas le temps de dire quoique ce soit qu'il est déjà dans ma chambre. Quoi? Non!

- "Mick, attends!

J'arrive derrière lui en fermant les yeux. je sais déjà ce qui m'attend. Il n'aime pas que je fouine pour lui. Il a déjà James pour ça. Mais, James, il fouine déjà pour déterrer le passé de Mick et celui de Miyavi. Moi, je peux au moins chercher ce qu'il se passe avec ces chimères. Surtout que ça a lieu à Beacon Hills, que ça concerne des lycéens et que ça commence à prendre de sacré proportions!

- " Tu sais que je ne peux pas rester sans rien faire! Je suis un fouineur pas un guerrier....Et je déteste l'idée que tu ailles te mêler de ça sans que je ne puisses rien faire pour t'aider. Je ne veux pas qu'il t'arrive un truc. Je pourrais peut-être trouver leurs faiblesses...et...je...


Je me passe la main dans le cou. Je sais que je ne devrais pas faire ça. Mais je déteste être inutile...


Quand il me propose de prendre la route. Mon cœur s’accélère. S’il n’a pas les sens affuté d’un Derek, il a l’attention qui compense et le souci du détail qui fait que je ne peux rien lui cacher. Je hausse les épaules à son regard. Non, je ne peux m’empêcher de redouter la réaction de mon père…mais en même temps, je ne veux pas rester plus longtemps dans le secret. Il est temps. Je souris et je m’engouffre dans sa superbe voiture. Ma pauvre Jeep fait bien pâle figure à côté.

Quelques minutes plus tard, il se gare sur le parking réservé pour l’occasion. L’angoisse me rattrape. Je n’ai pas envie que mon père fasse une scène en nous voyant…est-ce que c’était vraiment une bonne idée de choisir un évènement publique pour nous montrer à la face du monde ? En même temps, on ne fait rien de mal, hein ? Hein… ? Je sursaute. Ses doigts se sont glissés aux miens et il me regarde avec ses yeux vairons saisissants et son sourire d’ange protecteur. Je baisse les épaules en souriant. Comment voulez-vous cacher une relation avec un homme aussi parfait ? Non, je veux la clamer au monde cette relation, et prévenir toutes les pimbêches et tous les geekos qu’il est à moi ! Pas touche ! C’est mon beau gosse mystérieux et adorable!  




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Sheriff Stilinski

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MessageSujet: Re: [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day   Lun 15 Fév - 11:37

Beacon Hills
POLICE

Sheriff Stilinski

[Not] An Ordinary Valentin's Day


De Caracole O'Brien pour
sa Valentine Barbara Walker



Message : en espérant passer une bonne soirée.

Spoiler:
 



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Jansen Avery

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MessageSujet: Re: [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day   Lun 15 Fév - 15:21




[Not] An Ordinary Valentin's Day



Elle passe son temps à dire qu’elle n’a rien de particulier. Il passe son temps à lui répéter qu’elle a tort. Elle s’est trop longtemps regardé comme une brune banale, qui se mord les lèvres en permanence, les malmenant et leur donnant un aspect gercé. Mais Jansen travaille sur ce sujet. A base de baisers volés, ce qui provoque invariablement des protestations mais aussi un sourire ravis sur le visage de Delilah.

Il lui caresse souvent, du bout des doigts, son petit nez, car il adore ses tâches de rousseur. Au début, quand ils se sont connus, elle ne souriait jamais. Il lui en a fallu de la patience pour venir à bout de ce visage triste. Mais de la patience, il en a. Et aussi quelques malices de côté…

Bien sûr, rien n’est simple. Surtout quand, la première fois qu’il est devenu Janice, et qu’elle a compris que la dryade et le drus ne faisaient qu’un, il avait fallu lui faire comprendre qu’il ne maitrisait pas cette transformation, ni ne la souhaitait. Mais Delilah était devenue une sorte de lien, un peu comme Brian, son frère de sang, et Janice et elle, enfin son autre moi et elles étaient devenues amies, car Janice, tout comme Delilah, avait tendance à ... Disons… chaparder des objets… Quand il redevenait lui-même, il mettait toujours un moment à démêler ce qui avait été acheté de ce qui avait été volé.

Comme cette caméra, que Delilah avait acheté, et derrière laquelle elle se cachait, le filmant et le faisant rire. Jansen était de corvée de vaisselle, et elle prenait un malin plaisir à le filmer en train de s’en occuper.

« Laisse-moi au moins enfiler un tshirt »
« Ça va pas non ? t’es beaucoup mieux comme ça »

Il finit par lui envoyer le chiffon en plein sur l’objectif, la faisant râler. Puis, plein de mousse de liquide vaisselle, il se rua sur elle, déclenchant des cris, mais, heureusement, pas LE cri… Celui-ci, il n’aimait pas l’entendre, mais il tentait d’être là pour elle quand elle l’utilisait. Car ce n’était jamais gratuitement… En attendant, c’était une victoire de plus de Jansen sur la morosité.

S’assurant que la chute ne serait pas trop violente, ni pour la caméra, ni pour Delilah, il se débrouilla pour que tout ce beau monde tombe sur le canapé, puis se mit à faire des bruits incongrus en titillant le cou, puis le ventre de Delilah. Le baiser « coussin peteur » était redoutable pour vaincre sa « petite deliladams familly », comme il la surnommait parfois.
Ils avaient tellement de souffrances, lui comme elle, à partager, que de savoir que l’autre existait, même si ce n’était pas toujours facile, même s’il fallait souvent plonger dans les ténèbres, leur faisait du bien.

Pour rien au monde il ne l’aurait échangé contre une dryade, ou une de ces filles toujours souriantes, parfaites, à la mode. C’était sa Deliladams, il l’aimait comme ça.

Il avait fallu beaucoup de temps pour que chacune de ses deux âmes meurtries osent raconter leur drame. Les viols répétés de Jansen, ses tortures, sa fuite, sa solitude. La mort qui rodait depuis longtemps dans la vie de Delilah. Une banshee, un Drus…

Elle avait peur de son cri. Alors, un jour, il lui a fait un don. Il lui a demandé de venir avec lui dans la forêt, là où il n’y a plus un son, à cette heure particulière de la nuit. Et là, il lui a demandé de crier. Pas pour annoncer la mort, mais pour que son pouvoir agisse. Se concentrant, s’enracinant, il avait alors mêlé le chant de la Sylve, et le cri qui avait effrayé dans un premier temps les animaux trouva un étrange écho, harmonique, dans ces bois. Il devint musique, se réverbérant, changé, amplifié par le vent dans les arbres, par la résonance du bois, des plantes… Et enfin il l’a vit, cette étincelle de bonheur, dans ses yeux.

Et ce fut leur premier véritable baiser, pas un simple acte physique.
Et puis bien sûr, il y avait la danse. Leur passion commune. En vue de la st valentin qui arrivait, Jansen avait tenu à répéter avec elle, prétextant qu’il avait besoin d’elle pour répéter un show. Elle ne jugeait pas sa profession, et Jansen l’appréciait aussi pour ça. D’ailleurs ils s’étaient rencontrés à son travail. Une des rares fois ou Delilah s’était laissé entrainer dans un de ses « stupides spectacles pour fille ou mec désœuvré ».. Le numéro de Jansen était comique, ce soir-là, et ils avaient échangé leur numéros… Puis parlé de danse…

« Delilah ? »
Ayant capté son attention, il lui sourit ses yeux s’illuminant de cette lueur qu’ils avaient parfois.
« Je sais que c’est une fête pour « les autres ».. Mais. Tu voudrais bien venir avec moi, ce soir, à la fête de la St Valentin ? »…

SI elle lui disait non, ils avaient répété pour rien... Il comptait bien la faire danser à nouveau, et devant des gens, et qu’elle soit joyeuse à l’idée de le faire. Qu’elle sourit, qu’elle rit, même, qu’elle soit heureuse. Il serait son partenaire de danse, son partenaire de vie.



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Espérance Sullivan

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MessageSujet: Re: [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day   Lun 15 Fév - 16:25




[Not] An Ordinary Valentin's Day



Qui aurait pu croire que j’irais à cette soirée underground? Franchement, il fallait que je sorte, mais à une soirée underground? Je m’étais laissée entraîner par mon groupe d’amis cette soirée là, un samedi soir. La soirée commençait à 20 heures je me souviens. Cette soirée fut marqué au fer rouge dans mon esprit car c’est à celle-ci où j’ai rencontrée la personne qui est actuellement à mes côtés. Ashley n’arrêtait pas de me dire que cette soirée aller être énorme, que la musique allait être bonne et qu’il y aurait plein de beaux mecs célibataires en plus. Moi qui étais en manque d’affection ces temps-là je n’ai pas pu décliner son offre.
Je mettais habillée de la façon la plus simple qu’il soit ce soir là, un pantalon en cuir, un tshirt blanc pour que les lumières fluorescentes puissent se refléter dessus et une veste. On était arrivé vers 21 heures car tout le monde sait qu’il faut jamais arriver trop tôt à une soirée sinon l’ambiance est morte.
On avait pris le temps de boire quelques bières avant de venir mais aussi fumer des choses dont je ne suis pas vraiment fière actuellement. Mais ce n’était pas ça qui avait changé ma vie ce soir là. L’effet de l’alcool qui circulait actuellement dans mes veines fût bien plus fort que je ne l’aurais pensée. Mais cela ne m’arrêta pas pour autant dans mon élan, shoot après shoot, mon état empiré. La musique n’arrangeait pas vraiment les choses je dois dire. Un peu plus tard dans la soirée, un groupe monta sur scène, jouant à en perdre les mains. Je mettais approchée de la scène tant bien que mal pour voir qui étaient les auteurs de cette musique qui aurait pu tuer un ours sur place. ( TOUT les ours sans exceptions ) Un asiatique jouait et chantait devant, mh à vu d’oeil j’aurais dis un japonais. J’avais l’oeil pour les distinguer tous maintenant car je dois avouer que les asiatiques ne me laissaient pas de marbre. Alors quand ils chantent, j’en perds tout mes moyens !
Je décide donc de rester devant la scène avec une de mes amies et danse avec elle jusqu’à la fin du show. Après celui-ci elle m’avait fait sortir du sous-sol et proposer de fumer une dernière fois avec elle ce que j’avais gentiment décliner malgré mes 1 gramme d’alcool dans le sang. Je m’étais contentée d’une fine cigarette mentholé mais j’avais sans doute un mauvais karma car ni elle ni moi n’avions de briquet. C’est à ce moment là qu’une voix retentit dans mes oreilles :

«On dirait que vous avez besoin de feu? Tenez.
«Oh merci beaucoup, dit mon amie.

Je fus restée bloquée sur le faîte que l’homme que j’avais admirée toute la soirée sur scène était là derrière moi avec un briquet à la main. J’avais presque envie de vomir tellement je me sentais dans une situation inconfortable, mais il aurait vraiment trouvé ça dégoûtant. Je m’étais donc contentée de hocher la tête comme une gentille petite fille mais mon coeur fit un bon quand ce dernier me proposa d’aller boire un verre avec lui. Je savais pas si c’était le faîte de devoir encore ingurgiter de l’alcool qui me faisait cet effet ou lui mais ça devait être l’un des deux.
Depuis ce moment où il m’a ramené chez lui, je dois dire que ne nous sommes jamais vraiment quitter sauf quand j’étais en cours.. Mais peut importe, quand je le voyais je ressentais quelque chose de fort. Le sentiment m’était inconnu mais il était présent.

O O O

C’était la St Valentin ce soir. Je n’étais pas vraiment une adepte de ce genre de fête naturellement mais l’idée qu’on puisse passer une soirée tout les deux me rendait heureuse tout de même. C’est vrai que ces derniers temps, tu n’étais pas vraiment là, tu me disais que tu passais du temps au studio à répéter. Tu devais te lasser de moi sûrement. Mais j’avais préparer le grand jeu. J’avais acheté de la lingerie fine et sexy que j’avais enfilé au préalable sous ma robe rouge. J’étais allé chez le coiffeur pour qu’il me coiffe correctement et avait mis plus d’une heure pour que mon maquillage soit parfait du moins jusqu’à cette folle nuit que je te préparais. Je savais que tu allais jouer ce soir encore donc j’avais pris position à côté de la scène de manière à pouvoir t’embrasser au moins une fois avant que tu ne monte sur scène. Mon petit sac à la main, je regardais tout les couples déjà présent heureux ensemble, se tenir la main, et jouer aux jeux proposer par la ville. Moi j’attendais simplement que tu fasses une apparition même si officiellement j’en voulais beaucoup plus.


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“Où est une âme, là est l’espérance.”
“Sans l'espérance, on ne trouvera pas l'inespéré, qui est introuvable et inaccessible. L’espérance, c’est sortir par un beau soleil et rentrer sous la pluie. Hope is a waking dream. ” x Greeeeeeeeeeeeuh. x


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Therence Garnet

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MessageSujet: Re: [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day   Lun 15 Fév - 18:20




[Not] An Ordinary Valentin's Day

Chemise bordeaux et jean sombre ceinturé d'un cuir brun, je termine de boutonner mon haut en traversant le seuil de la salle de bain et observer mon reflet, le menton fièrement haussé. Aujourd'hui mérite un ensemble de circonstance, mais ce n'est pas tant dans la tenue que la façon de la portée que ce tient le secret d'un habillage réussi. Je laisse quelques boutons ouverts sans dégager ouvertement ma clavicule, juste une invitation et un besoin de me sentit respirer, je rajuste le col autour de mon cou, et je prend quelques secondes pour me juger.

Est-ce que prétendre que je ne m'habille pas pour lui serait un mensonge éhonté? Le parc sera bondé, les festivités foraines et plus formelles en ce jour de St-Valentin m'incitent naturellement à me montrer sous mon meilleurs jour. Je ne porte peut-être pas du Lanvin, du Boss ou du Armani, on ne me verra jamais débarquer dans des fripes même hors évènements de ce genre. Alors avant de lui faire honneur, c'est mon égo que je veux être certain de contenter. Ma tignasse discipliné, je me souris superbement.

Mais mon narcissisme exagéré bascule progressivement en un assouvissement plus franc et vague. Parce que quand j’ausculte ce moi inversé, je sais que ce qu'il verra lui plaira, et une toute petite part de moi se demande si c'est une si bonne idée. Mes yeux coulissent sur la bouteille de parfum qui n'attend que d'être utilisée, je saisis nonchalamment le flacon noir et ambré, et je me laisse happé par le liquide aux effluves masculines...


***

Je m'étais pointé à la petite fête par hasard, seulement attiré par l'ambiance et le désir de faire de nouvelles rencontres. Découvrir que j'avais atterrit dans la tanière du loubard local avait été une surprise plutôt réjouissante, tomber sur un bichrome voleur de portable, moins. Ça m'avait permis de récupérer la carte de mon téléphone, intacte, et échanger trois mots et un regard avec Wayne avant qu'il ne s’éclipse avec sa superbe indifférence en guise de compagnie. Il m'avait agacé le bougre, mais une partie de console avec le maitre des lieux dont j’étais évidement ressortis vainqueur plus tard avait suffit à ce que je passe à autre chose. Grâce à cette joute, j'avais fait mon petit effets auprès des curieux, étalé mon mérite auprès des inconnus, il ne me restait plus qu'à me glisser dans la masse et aller cueillir les spécimens les plus intéressants et faire plus ample connaissance...

Ennuyé par mon locuteur, je tique au regard qui m'observe de loin depuis un moment déjà. Je l'ai remarqué comme j'en ais remarqué d'autres. Bien fait, alléchant, mais pas si exceptionnel. Ni un excentrique à apprivoiser, ni un ténébreux à décortiqué, pas non plus une cruche à remplir sans état d'âme... Juste un admirateur de plus. Je le reluque avec un petit sourire en coin. "La vue te plais? Fais toi plaisir, mec", pense-je, me nourrissant de son attention sur moi comme certains joyeux libertins ont besoin d'être entretenu par les regards séduits de magistraux clients pour se sentir comblés.
J'ai détourné mon attention ailleurs, juste un test alors que nos regards s'étaient croisés trop de fois pour le croire attentif à d'autres, et lorsque je jette un œil par dessus mon épaule il n'a pas bougé, son verre aux lèvres et ses yeux toujours rivés sur moi. Prédateur...

Ira? Ou ira pas? Il avait eu le cran de me vouloir, de m'avoir accroché et de ne pas me lâcher d'une façon d'autant plus intense qu'elle restait distanciée. Il conservait son écart, j'étais attiré. Mon choix était vite fait, j'avais fait un petit tour sur moi même et pris la direction de mon mystérieux observateur, décidé à lui soutirer son nom.


Un flirt comme j'en ai tant, Wilder est beau, Wilder est bon, il est aussi sauvage que sensible et j'apprécie sa présence, nos jeux et sa dévotion. Mais ce n'est pas assez pour me satisfaire pleinement de sa sage personne. On a nos phases de rapprochements, on a nos parcours personnel... Mais un changement s'est opéré, doucement, insidieusement... Le bon garçon devient mauvais, le brave type laisse peu à peu déborder quelque chose de sombre, de nébuleux... de curieux...
... Fascinant.

Déjà ce jour là, le fils à papa avait su se montrer assez calculateur pour me faire venir à lui, j'avais deviné un certain vécu caché sous ses airs trop propres, mais c'est différent. Peut-être une mauvaise graine qui a trouvée le moyen de pousser en fait. Ça ressort dans son attitude, dans son allure, dans sa façon de juger le monde... et dans notre relation.

Il s'est éloigné émotionnellement, je me suis rapproché sensiblement, et je me demande encore si ce n'était pas une erreur. Je ne regrette rien, ce Chad là me plais, je suis fier de m'afficher à ses côtés, son assurance s'accorde à la mienne et ses parts les plus secrètes m'intriguent. Mais je me demande si à un moment ou l'autre, je ne suis pas tombé dans un piège et que sans le savoir, il m'a rendu ma liberté apparente en m'apposant un traceur invisible pour me laisser filer ma vie d'animal ignorant en gardant une prise sur moi...

***

J'écrase mes cuisses sur le précieux intérieur de la Maserati en roulant d'une épaule pour mieux enfiler mon éternelle veste en cuir, et je lève les yeux au ciel au reproche qui m'est adressé. Je m'apprête à lui rappeler combien je trouve son amour pour le luxe démesuré et que ce n'est pas un claquement qui va abimer sa monture de qualité supérieure, que je suis attiré de force devant le minois provocateur du lycan.

- Therence, une voiture de cet acabit se traitre comme une femme fragile… ou un jeune homme tout aussi…

-...Fragile?


Je hausse les sourcils dans une interrogation purement rhétorique et vexé, le défiant de poursuivre sa pensée. Qui est fragile ici? Mais je voudrais pouvoir m'insurger de son discours que son haleine chaude près de mes lèvres inhibe mon esprit. Du regard, je suis son nez qui chemine jusque sous mon menton, attise l’électricité contre ma peau et me gonfle les poumons d'une inspiration nerveuse, conscient de sa nature... et je souris à demi de le savoir flairer la moindre piste lorsqu'il lève à nouveau son visage face au mien, pas si maitre de notre duo au final.

-Alors? T'as trouvé ce que tu cher...

...Sa réponse est subite mais pas moins savoureuse...

- Tu as mis le parfum que je t’ai offert. rétorque t-il à mon agacerie. Il te convient parfaitement.

J'aime pas le fond de sa phrase qui confirme un peu trop qu'accepter ses cadeaux et me parer du parfum qu'il a choisi revient à accepter de porter sa marque et devenir sa propriété. Je suis pas une poule de luxe comme il pourrait pourtant s'en payer, ni son gibier à pouvoir pister. C'est contrariant.

-Ouais, parce que j'avais rien d'autre à mettre.

- J'espère que tu n'as pas le vertige, il parait qu'il y a une grande roue...

-Les sensations fortes? J'adore.


Ironie quand tu nous tiens. Alors ils ont investi pour une Attraction avec un grand "A" cette année? J'ai un très vague souvenir de stands en tout genre gardés par un rangers texan l'année précédente, une petite fête comme une autre conquit par le fier célibataire que j'étais.
Si j'avais imaginé que l'année suivante je m'y pointerais avec aux bras quelqu'un d'autre qu'une vulgaire pouffe du lycée...

L'avantage à rouler en carriole de luxe, c'est cet irrésistible effet que ça provoque. Je suis coureur mais avec des critères, et un ténébreux charismatique ça entre étonnement dans le lot. La tunes pour s'imposer sur le commun, c'est un bonus dispensable mais qui m'amuse aussi tant qu'il ne l'étale pas devant moi comme une preuve de sa supériorité.

On arrive dans le parking quand la place est prise de justesse par une Camaro. J'ouvre ma vitre pour m'insurger, mais les occupants de la voiture me laisse sans voix.

-Je rêve...

Wayne et Stilinski junior. Alors ils sortent ensemble?! Je doute que le vairon ait joué les chauffeurs pour le fils de shérif.

-... Quelle belle paire d'aliens ces deux là. ricanè-je en leur roulant à côté pour se garer non loin.

Descendu de la voiture, je ne peux pas m'empêcher de jauger Mickael et couler un regard méprisant à Stiles, sans un mot, juste un sourire ravi. Je jette un œil à Chad, l'impression ténue mais susceptible que le bichrome et lui se cherchent sans paroles, une accroche inidentifiable qui dure un peu trop à mon gout...

-Chad?

Je glisse ma main sur son épaule en défiant méchamment son compagnon de meute, et sûr qu'il me suive, nous rejoignons les festivités.

Ah! C'est juste jouissif de voir ces couples d'originaux ou mal-assorties. Le divertissement de cette journée, c'est plutôt de juger quels amours improbables je vais pouvoir railler... et quel cœur esseulé j'ai une chance d'attirer?
Les mains dans les poches, car les mains liés comme se les donnent... un Derek et un ermite de ce que je peut identifier le Cormier si c'est bien eux que j’aperçois là bas? c'est pas mon truc, je lorgne sur Chad et lâche par simple curiosité.

-Tu traines plus beaucoup avec ta meute pour un bêta, non?

...Donc avec le bichromé. En y pensant, c'est qu'il en deviendrait presque un loup solitaire...
La grande roue n'est pas si grande à mon gout, mais faut reconnaitre qu'ils ont mis quelques moyens. Les carabines d'un côtés, la buvette de l'autre : je prend le chemin des boissons pour débuter la soirée dignement. Je tend un verre à Chad, le regard ancré dans le siens avant de regarder vers le jeu d'adresse où s'affrontent flic et voyou.

-Dis moi, le fin limier, tu penses pouvoir tenir un flingue et viser juste sans utiliser tes trucs de loups?

Il veut jouer au plus fort? J'ai besoin de prouver que contrairement à quelques somptueuses marchandises, celui qu'il se croit tout acquis n'est pas si fragile.



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Miyavi Kyomu

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MessageSujet: Re: [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day   Lun 15 Fév - 18:43




[Not] An Ordinary Valentin's Day


Je lève les yeux au ciel en soupirant. Cette fois-ci, la ville m’a engagé en passant par mon agent. Du coup, j’ai le droit à toute la panoplie maquillage et costume, et interdiction d’en changer. Moi qui voulais me parer d’un costume sobre pour changer, c’est raté. Enfin, Espérance m’a rencontré alors que je portais une tenue excentrique, c’est que ça ne doit pas la faire fuir…je crois. Un nouveau soupire s’échappe de les lèvres alors que Myko, ma coiffeuse, rajoute un coup de laque sur une mèche.

« Tu sais que même avec ta super méga laque, ça va pas tenir toute la soirée ?
— « C’est parce que tu ne tiens pas en place.
« Arrête de râler chaton, on va bien s’éclater !

Je souris. S’il y a bien un avantage à être sous contrat pour ce soir, c’est qu’ils sont là. Mes musiciens. Un batteur, Sha, un bassiste, Kazu, et un second guitariste, Hiro. Sur scène, tous les trois, on se comprend. Et on peut jouer dans n’importe quel registre avec ces trois types. Ils savent tout faire. Et pour en rajouter une couche, ils sont canons ! Je sais que cette fête, bien qu’elle ait coûté de l’argent, est aussi là pur en rapporter à la ville. Les hôtels sont plein, et les restaurants affichaient complets à midi, et ce sera surement encore le cas demain. Cette soirée redore l’image de Beacon Hills. Espérons que ce ne sera pas un massacre. Mais, allez savoir pourquoi, la St Valentin semble protégée. Pas une seule année il n’y a eu du grabuge lors de la St Valentin. Alors on en profite. Et je sais qu’il y aura quelques fans. C’est aussi pour ça que mon bassiste me taquine. Ce soir on reprend du service…du fan-service. Je pourrais dire que c’est à cause du contrat, mais il est canon et j’adore jouer à ça avec lui. Il n’est pas célibataire donc il ne se passera jamais rien…d’ailleurs, moi non plus je ne le suis pas. Je ne le suis plus, même si j’ai encre du mal à y croire.

— « On va la voir ce soir ?

J’acquiesce. Ils ont hâte de rencontrer CELLE qui a fait chavirer mon cœur. Ouais…celle. Je suis bi, mais je suis honnête, je préfère carrément les mecs…enfin, c’est ce que je croyais, jusqu’à ce que je la rencontre. Elle aime se faire appeler Hope, principalement parce que personne ne sait prononcer son vrai prénom correctement. Espérance. J’adore le français. C’est une langue compliquée mais tellement jolie que j’ai tout fait pour l’apprendre ; Bon, j’ai vraiment du mal à écrire par contre. Tous ces mêmes sons qui s’écrivent différemment et ces mêmes lettres qui se prononcent différemment. Le parler okay, l’écrire…euh pas encore, hein ?

J’attrape ma guitare pour retendre les cordes et je songe à ma rencontre avec Espérance. Une soirée underground. Je m’étais remis à faire de la scène depuis quelques temps en gardant en tête le conseil d’un ami. Je devais profiter, avancer, sans attaches. Et j’y arrivais plutôt bien jusqu’à la rencontrer elle. Elle était clairement dans un sale état…enfin, elle était bourrée quoi. Et elle avait surement fumé quelques joints aussi. Moi, ma nature me guérissais des altérations. J’avais bu quelques verres, j’avais fumé un joint, mais pas plus. Je fumais de l’herbe surtout pour Nineko. Il kiffait la sensation, aussi courte fusse-t-elle. Mais comme il ne me parle plus, qu’il ne me laisse plus avoir conscience de sa personne, je préfère rester sur ma cigarette électronique. Pour le mouvement, et puis j’aime bien ce goût chimique ! Bref, toujours est-il qu’après le concert, en remontant, je suis tombé sur elle et sa copine. J’aimerais bien dire que je l’avais repérée quand j’étais sur scène, mais avec la lumière dans les yeux, c’est juste impossible. Elles s’apprêtaient à fumer, mais pas de feu alors je leur en ai proposé. Quelques mots plus tard, je lui proposais de venir chez moi…elle n’en est jamais vraiment repartie.

Je ne sais pas trop ce qui nous lie. Mais je l’aime, autant que je suis capable d’aimer quelqu’un en ce moment en tout cas. Et ça me fait un peu flipper. Ma dernière relation sérieuse ne s’est pas vraiment bien passée, même si ça va mieux, c’est encore tendu. Mais aussi bizarre que cela puisse sonner, je suis…amoureux.
« Miya, il y a une jolie demoiselle près de l’entrée des artistes. Tu veux que je la fasse entrer en coulisse.
« NON !
« Siiiii !
J’ai mon espoir qui montre le bout de son nez et les trois autres vont la harceler si je la fais entrer. Je pousse la tête de Hiro qui fait des bisous dans le vide et je sors pour accueillir ma copine. Je reste quelques secondes sans bouger. Elle est absolument magnifique. Je ne pensais pas ressentir cela pour une femme un jour, et pourtant.

« Tu es…sublime. Le rouge te va à merveille.

Je m’avance et j’enlace sa taille pour l’attirer vers moi et l’embrasser avec tendresse. C’est vraiment adorable qu’elle soit passée me voir avant le concert. Houlà vacarme…. Je ferme les yeux alors que débarque mes trois camarades, surexcités à l’idée de rencontrer ma muse. Ils l’inondent de questions et lui font promettre de leur accorder au moins une danse ou un verre ou les deux. Je la regarde en m’excusant avec les yeux pour eux, puis je lui vole un nouveau baiser sous leurs sifflements avant de me faire kidnapper par Kazu qui, sans gêne— il n’y en a jamais eu entre nous– me met une main aux fesses pour me faire monter sur scène.

Cette fois, je la cherche du regard. Je veux la voir et tant pis si je m’en brûle la rétine avec ces foutus projecteurs. Elle est là et je le sais. Je la vois. Je lui souris. Elle est vraiment magnifique. Ah, voilà la première dédicace. Nous enchaînons les titres. Certains de notre répertoire, d’autres d’une playlist variée choisie pour l’occasion, et nous entrecoupons avec les dédicaces. J’aperçois quelques visages connus. Stiles et Mick. Houlà…je sens que ça va être drôle. Ils m’ont faits rire avec leur superbe excuse des entrainements de combat…Ruby…mon dieu, jamais je n’aurais cru qu’elle craquerait pour ce gosse…mais c’est mon alpha, elle ne peut rien nous cacher…et Chad…P*tain, il est vraiment canon comme ça… et mon regard revient sur ma muse. D’un signe de tête je lui dis d’aller s’amuser. J’en ai pour un moment, il faut qu’elle profite. Il y aura des interludes sans musicien et on se retrouvera à ce moment-là. Et petit à petit je me lâche. Je ne suis jamais mieux que sur scène. Je retrouve mes marques avec mes musiciens. Il y a quelques fans. Oui, ça m’avait manqué ces sensations ! Je reprends mes habitudes. Je m’amuse, je m’amuse de façon plus sensuelle avec Kazu. Plus qu’avec Hiro, les fans ont toujours voulu me caser avec Kaz’, je sais pas pourquoi. Sans doute que la réputation de bon père de famille de Hiro le rend intouchable. Bref, c’est bon une soirée comme ça. Ca fait du bien, de voir tout le monde heureux…



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Sheriff Stilinski

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MessageSujet: Re: [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day   Lun 15 Fév - 21:13

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Sheriff Stilinski

[Not] An Ordinary Valentin's Day

De Derek Hale pour Alex Cormier

Les murs porteurs - Florent Pagny

Message : C'est toi mon mur porteur mon Pichou.





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Liam Dunbar

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MessageSujet: Re: [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day   Lun 15 Fév - 22:07




[Not] An Ordinary Valentin's Day

Un jour au lycée. Mortel comme d'habitude si un jour assez spécial n'approchait pas rapidement. Tellement spécial que toute les filles ne font que radoter à ce sujet, me privant de ma seul source de distraction, c'est à dire les rumeurs. Sans compter les horribles cœurs qui traînent partout et les hormones en chaleur qui flottent dans l'air. Je suis réduit à me boucher le nez pour ne pas mourir asphyxier sous l'odeur. Sérieux que cette maudite fête s'en ailles et vite fait ! Je vais finir pas décéder devant tant d'amour et de niaiserie. Moi qui pourtant est ami avec Caracole, le roi des bisouloup, je n'arrive pas à supporter autant.

Je nage littéralement dans les phéromones aussi bien femelle que mâle. Certes, en tant qu'étoile montante du Lacrosse, beaucoup rêvent de se placer à mon bras droit et de me montrer tel un trophée à la populace. Cependant, c'est trop tard mes chéries. Tout ce petit corps 100% Liam que vous voyez là n'est plus à prendre. Il a déjà été revendiquer. Et plusieurs fois dans plusieurs positions et à différents endroits. Ah oui, j'avais oublier de vous dire. Bébé-garou a grandi et est devenu un grand garçon ! Faut dire que sur ce coup là, j'ai fait fort. Mais bon, c'est de sa faute aussi.  Par esprit de compétition, j'aime les défis. Et elle... S'en était un de premier choix. Un défi des plus coriace où il a fallu jouer entre persévérance et ignorance. Mais que j'ai remporter avec brio.

Je relève la tête, sentant de mauvaise ondes envahir le couloir. C'est surprenant de sentir cela vu l'époque. Normalement c'est amour, passion et sexe pas mauvaise humeur et colère. Voyant la professeure de Chimie sortir de sa salle, tel un seul homme, tout le monde se plaque comme il peut contre les murs. Ça c'est le signal pour moi de déguerpir d'ici avant qu'un autre professeur bien connu n'arrive et que ce couloir devienne un épisode du Docteur Who, où les gens se fondent dans les murs. Je fais vite fait demi-tour et repart aussi vite que je suis venu. Je bifurque dans un autre couloir afin de pouvoir sortir d'ici en toute sérénité. Du coin de l'oeil, j'attrape Caracole en train de rêver un sourire niais au lèvre. D'après ce que j'ai entendu, lui aussi a une cavalière pou la fête.

Je me demande bien ça la tenterai d'y aller. C'est vrai que notre couple est peu orthodoxe et au vu de son boulot et de mon âge nous devons rester secret. Dire qu'au début je ne m'y attendais pas du tout d'obtenir ma première romance avec elle. Et pourtant. Après des mois de flirts et de jeu de séduction, de jouer au chat et à la souris et de se courir après pour mieux se rejeter, on est ensemble.  Enfin, je crois, je pense bien que c'est exact. Faut dire que notre petit jeu s'est terminé au lit. Ce qui était terriblement excitant et ce qui l'est toujours d'ailleurs, c'est ce petit goût d'interdit. Braver les mentalités de la société actuelle, se retrouver secrètement, batifoler à l'abri des regards... Certains pourraient croire que c'est une crise de rébellion, un idée hormonale d'adolescent en chaleur ou qu'en sais-je encore. Mais vous avez tout faux.  

Certes au début, c'était par provocation que je flirtais aussi outrageusement avec ma bouille angélique et mes yeux de chiots. Mais j'ai très vite découvert que ça me plaisait. Ça me plaisait de se retrouver en secret, de l'embrasser discrètement derrière un mur, caché à la vue de tous, de faire le mur lors de ses heures de service pour me faire choper par elle. Faut dire que l'uniforme lui va bien et m''émoustille en imaginant plusieurs scénario. Bon, c'est pas tout ça mais faut que je m'en ailles d'ici. C'est pas pour dire mais j'ai rendez vous ce soir. Avec ma belle justement. J'en profiterai dans un câlin au lit pour lui parler de cette fête.

Pour notre première sortie à deux officielle, ça serait  pas mal du tout. Il paraît que toute femmes qu'importe l'âge aiment les trucs roma-machin... Ah, c'est romantique le mot ? Si vous le dites. Je suis pas très fleur bleue. Enfin je pense pas. Le truc qui m’intéresse surtout c'est d'être avec elle, pouvoir m'amuser avec elle et manger des sucreries. Mais bon, si elle m'en parle avant c'est tout bénef pour moi. Si elle a du mal à refuser devant mon adorable visage, c'est la même chose pour moi devant ses yeux pétillants de joie. Ah, qu'est ce que j'ai hâte d'être à ce soir ! C'est en sautillant guilleret tout en envoyant un message à mon meilleur ami pour me couvrir ce soir que je quitte le lycée heureux et impatient de retrouver ma louve.

* * * * * * * * *

C'est le jour J. Le jour de la saint valentin. Le jour de ma première date officielle en extérieur et en publique. Je stress à mort. C'est plus que notre première date. C'est ma première date tout court. Sous le feux de l'action, je suis prêt à tout pour elle, blâmer mon impulsivité sur ce coup là. Néanmoins, après coup, j'angoisse à m'en ronger les ongles. Et si je faisais une boulette ou qu'on tente de me la piquer sous mes yeux ou pire encore qu'elle se rends compte que je suis pas un gamin si angélique que ce que je lui montre. Je sens que je vais défaillir. J'ai dit à mes parents que je sortais avec une fille pour la fête. Mais pas n'importe laquelle. C'est l'adjointe du Sheriff, j'ai nommé Ruby Volpa. Ma louve à moi dont je tuerai sans remord quiconque osant tenter de me la voler.  

Bon, je leur est caché son nom et surtout son âge surtout sous la curiosité sans faille de ma mère, triste que le beau jeune homme qui avait dormi chez nous ne soit pas le prince charmant. Désolé maman. Je t'avais prévenu que ce n'était qu'un ami. Je vais pas quand même leur dire que je préfère les femmes plus mûrs, mais pas aussi mûrs que le double de mon âge, faut pas pousser non plus. Mon genre c'est plutôt les étudiantes de fac. Ouais, c'est à peu près dans cette tranche d'âge qu'elle se trouve. 24 ans, c'est pas si vieux que ça. Bon, on a à peu prêt huit-neuf ans d'écart, mais c'est pas pour autant que ça arrête certains et surtout pas nous. L'amour n'a ni sexe ni âge n'est ce pas ?  

Toutefois, mes parents en feraient une crise cardiaque s'ils apprenaient la vérité. Surtout mon beau-père qui me couve un peu trop au niveau de mes fréquentations. Je les vois déjà me sortir les mots détournement de mineur et honte pour les forces de l'ordre. Mouais, garder notre relation secrète pour le moment est très bien ainsi. Je me prépare donc, fouillant dans mon espace bordélique qui me sert de chambre, à la recherche d'habits spécialement acheté à cette occasion. D'abord pantalon en jean propre... On a dit propre Liam. Et non troué ou taché de préférence. Ah en voilà un. Ensuite, tee shirt graphique gris. Nan, prenons plutôt la blanche avec le logo rock'n roll.

De toute façon sous mon veston de barman gris souris, on verra rien. L'écharpe mis avec, je la balance dans un coin de la pièce, favorisant mes écouteurs puis met ma ceinture avant d'enfiler mes baskets. Oh, j'ai failli oublier le bracelet noir autour du poignet et ma broche. Un coup de brosse sur les cheveux puis un peu de gel et je suis paré à affronter le monde. Je me regarde une dernière fois devant le miroir, me détaillant sous toute les coutures à la recherche d'imperfection. Puis je m'en vais en saluant mes parents, emportant au passage avec moi mes effets personnels tel que mon portable et mon portefeuille. Direction le parc où peut être Ruby m'attends. Ou peut être que je l'attendrais. Vu l'horaire, je suis persuadé de devoir attendre. Quel idée aussi de venir en avance. C'est l'effet du stress des premières fois ça.



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Derek Hale
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MessageSujet: Re: [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day   Lun 15 Fév - 22:20




[Not] An Ordinary Valentin's Day

Sans un mots ou presque nous nous sapons pour aller à la fête. Il y a toujours entre nous cette retenue d’expression. Non que nous n’ayons rien à nous dire, mais parce que nous n’avons pas besoin de l’exprimer à haute voix. Jamais je n’aurais pu me coller avec un bavard ou un hyperactif. Alex a le calme et l’attitude posée que je recherche. Mais pour autant il a parfois des impulsions plaisantes comme m’aider à boucler ma ceinture, ce qui ne gage pas à accélérer le mouvement. Je recule d’un pas et l’observe. Beaucoup ne le connaisse que sous sa trompeuse apparence de coureur des bois. Alors qu’il sait parfaitement être bien plus raffiné que les playboys qui se prétendent l’être. Son pantalon sombre souligne ses hanches droites et met en valeur sa silhouette callipyge. Il a l’attention de mettre la chemise que je lui ai offerte. Je me souviens du moment où j’étais allé l’acheter. J’étais bien embarrassé dans le magasin de prêt à porter. La vendeuse avait été patiente. J’avais dû donner des précisions sur lesquelles j’avais eu bien du mal à répondre. Comme la couleur préférée d’Alex, ou pire ses mensurations que j’avais mimé avec les mains.

- Tu sais s'il y aura des gens qu'on connaît?

- Hum !

Certainement la meute, j’espérais tout de même ne pas croiser Ruby et son… mioche. Une sortie en amoureux… Ce n’était pas la première fois, mais nous avions plus l’habitude des longues balades en forêt qu’au milieu des gens. Les rares fois où nous étions sortis en ville tous les deux, il fallait être fin observateur pour comprendre la nature de notre relation. La question dont on débattait depuis la veille sans vraiment en dire grand-chose, n’était pas tant d’aller à cette fête, que de s’y afficher ouvertement.

- On prend ta moto ou ma bagnole?

- On prend la Camaro, il risque de faire frisquet au retour.

Arrivés sur place, j’observe le parc. Il y a déjà du monde. J’aperçois Chad et Therence qui arrivent juste après nous. Cela me fait sourire de les voir ensemble. Il y a quelque mois je n’aurais pas parié sur une telle union. Chad a l’air en forme. Je ne le croise plus trop maintenant que le manoir est terminé. Son changement de look, montre un tournant dans sa vie. Tournant où le solitaire tourmenté semble avoir trouvé une place. C’est la main d’Alex qui se glisse dans la mienne qui me ramène à sa présence.

-Tu veux faire quoi, Derek?

J’aime le regard d’Alex qui s’éclaire. Il semble pour une fois tomber le masque de sérieux qu’il arbore habituellement. Je lui souris doucement et l’embrasse sur le front. Je suis encore mal à l’aise avec les démonstrations en public. Je lève le museau et tombe sur la grande roue.

- On monte là-dedans ? Avec un tour au stand friandise avant évidement.

Au regard heureux d’Alex, je ne peux pas résister et colle ma main au creux de ses hanches pour l’approcher de moi. Au diable les gens et les cancans, je l’embrasse car j’aime son sourire. Puis je l’entraine vers le stand convoité. Mais je stoppe si brusquement, qu’Alex me rentre dedans. Cet empaffé d’ours fait son malin avec un beignet à la main. A côté de lui, le flic dont il s’est entiché. Je n’ai toujours pas digéré la raclé qu’il m’a mise et que je ne doute pas qu’il ne manquera pas de me rappeler si on se recroise. De plus je sais qu’il a également déçu Alex.

- Changement de programme, on se prend un coca et on monte dans la grande roue. Ok Pichou ?



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