AccueilCalendrierÉvènementsFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion


Trophées


Classement au
14 octobre 2017

Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄br />
Maxine Evans


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman




Classement au
30 septembre 2017

Caracole O'brient


►►►◄◄◄br />
Ruby & Peter


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman




Classement au
15 septembre 2017

Therence Garnet


►►►◄◄◄br />
Éris Blackmoon


►►►◄◄◄

Kada'an Ravewood




Classement au
2 septembre 2017

Éris Blackmoon


►►►◄◄◄

Mafdet Mahes


►►►◄◄◄

Merisha Gunder




Classement au
23 août 2017

Mathieu Lamy


►►►◄◄◄

Alessandro Amaro


►►►◄◄◄

Mickael Wayne




Classement au
5 août 2017

Caracole O'brien


►►►◄◄◄

Merisha Gunder


►►►◄◄◄

Alessandro Amaro




Classement au
07 juillet 2017

Willem Shepherd


►►►◄◄◄

Ashling McLan


►►►◄◄◄

Alex Cormier




Classement au
26 juin 2017

Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄

Alex & Derek


►►►◄◄◄

Nick O'Sullivan




Classement au
10 juin 2017

James MacAulay


►►►◄◄◄

Caleb Lockhart


►►►◄◄◄

Mickael Wayne




Classement au
27 mai 2017

Jaimie O'Sullivan


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman


►►►◄◄◄

Willem Shepherd




Classement au
13 mai 2017

Les Admins


►►►◄◄◄

Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄

Jaimie O'Sullivan




Classement au
28 avril 2017

Gwen W. East


►►►◄◄◄

Caracole O'brien


►►►◄◄◄

Therence Garnet




Classement au
15 avril 2017

Civet


►►►◄◄◄

Stiles & Derek


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman




Classement au
1er avril 2017

Vos 2 Admins


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman


►►►◄◄◄

Kada'an Ravewood




Classement au
19 mars 2017

Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄

Alessandro Amaro


►►►◄◄◄

Willem Shepherd




Classement au
4 mars 2017

Derek Hale


►►►◄◄◄

Pia Abramov


►►►◄◄◄

Matthias Lunsford




Classement au
18 février 2017

Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄

Stiles Stilinski


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman




Classement au
4 février 2017

Mick & Derek


►►►◄◄◄

Maxine Evans


►►►◄◄◄

Brian O'Conner




Classement au
21 janvier 2017



►►►◄◄◄

Mick & Derek


►►►◄◄◄

Willem Shepherd




Classement au
7 janvier 2017

Liam Dunbar


►►►◄◄◄

Willem Shepherd


►►►◄◄◄

Alex Cormier




Classement au
24 décembre 2016

Mick & Derek


►►►◄◄◄

Willem Shepherd


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman





© Code par Mafdet Mahes

Code onglet coulissant :
Okhmhaka de Never Utopia
Partagez | 
 

 La guerre de Troie n'aura pas lieu. [PV Maf' & Chad & Mickaël]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
Mafdet Mahes

avatar

Humeur : Féline
Messages : 458
Réputation : 144
Date d'inscription : 17/11/2014
Localisation : Beacon Hills

MessageSujet: La guerre de Troie n'aura pas lieu. [PV Maf' & Chad & Mickaël]   Mar 18 Nov - 15:39

Suite du RP qui se trouve ICI


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mafdet Mahes

avatar

Humeur : Féline
Messages : 458
Réputation : 144
Date d'inscription : 17/11/2014
Localisation : Beacon Hills

MessageSujet: Re: La guerre de Troie n'aura pas lieu. [PV Maf' & Chad & Mickaël]   Mar 18 Nov - 15:40





Échiquier, la partie commence.



J’avais dans la poche cette fameuse clé USB porteuse d’un trojan-virus si j’avais compris l’explication de Danny. La méthode me semblait… ridicule. Moi la sentinelle, aussi vieille que l’humanité ou presque. Bloquée par un vulgaire ordinateur ! J’avais réussi à modifier un de mes dons. Ce qui m’avait permis de copier la mémoire du téléphone de Mick. Mais cela ne m’avait rien apporté. Il était d’une extrême prudence. Et effaçait systématiquement ses registres d’appel. Il y avait de forte chance pour que cela soit pareil avec son ordinateur. Danny avait failli y laisser son disque dur, pendant ses recherches. Le pire dans tout ça, est que je n’étais même pas certaine de recueillir des informations utiles.

Bref, j’avais déjà pesé le pour et le contre assez de fois, analysé le ratio risque, bénéfice. Au pire, j’irai recoller leurs morceaux à la colle Uhu si cela devait vraiment mal tourner. J’avisais Miya qui sortait du self. Je lui emboitais le pas, souhaitant qu’il me donne le numéro de Chad. Le japonais s’exécuta, mais pas de bonne grâce.

J’appelais Chad dans la foulée, lui expliquant que j’avais peut-être trouvé des vidéos qui pouvaient intéresser Mick. J’expliquais que j’avais les vidéos de surveillance des alentours du lycée le soir du bal d’hiver. Lorsque le jeune homme me demanda pourquoi je ne donnais pas cela directement à Mick, j’expliquais que celui-ci ne me faisait absolument pas confiance. Ce qui n’eut pas l’air de surprendre l’étudiant. Je demandais où et quand je pourrais le voir. Chad me répondit que n’ayant pas cours de l’après-midi, il était rentré chez lui, bosser sur les plans de Miya. Mais qu’il pouvait ressortir. Je le sentais prêt à tous les efforts pour aider Mick. Dire que je culpabilisais serait erroné. Il y a longtemps que j’ai perdu cette notion. Pour moi tout n’est qu’équilibre ou déséquilibre. Je suis telle la justice, gardienne de la balance. Je ne juge pas, j’équilibre. Et en ce moment j’appuyai sur un plateau qui se nommait Chad.

Prétextant qu’il était assez aimable, de passer les infos à Mick, je demandais à passer directement chez lui, pour apporter la clé USB. C’est ainsi qu’à la fin des cours, je me mis en route pour la ville. Chad habitait non loin du campus dans un immeuble de bon standing. J’arrivais et sonnais. Chad m’ouvrit et me fit entrer.

- Je ne reste pas, voici la clé, dis-je en la lui tendant.

- Ah ok, on voit quelque chose ?

- Les images sont sombres, il faudra les faire traiter, je pense.


Je vis Chad insérer la clé dans son PC pour visualiser les images. Il ne lança même pas l’antivirus… Même si cela aurait été inefficace d’après Danny. Bon, ben Danny aura deux ordinateurs potentiellement piratables. Bien que celui de Chad ne devait pas être intéressant pour mon enquête. Je restais un court instant, regardant Chad visionner les vidéos. Il était certain de ma bonne volonté. Après le premier, je venais de positionner mon deuxième pion sur l’échiquier. Arriverai-je à faire échec au roi. Rien n’est moins sûr. La dame noire, qui avait écrit un « J » sur l’écran de ma dame blanche qu’était Danny, pourrait être redoutable.






Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chad Wilder

avatar

Humeur : En colère
Messages : 856
Réputation : 74
Date d'inscription : 15/11/2014
Localisation : Beacon Hills

MessageSujet: Re: La guerre de Troie n'aura pas lieu. [PV Maf' & Chad & Mickaël]   Mar 18 Nov - 15:41

Informations potentielles

J’avais quitté le campus directement après mon dernier cours du matin. Le professeur de CAO étant absent, ce sont trois heures de cours qui sautaient, me libérant l’après-midi entière. Je voulais mettre à profit ce temps pour avancer sur le projet de Miyavi. Il m’avait indiqué l’emplacement du terrain qu’il pensait acquérir. J’étais allé longuement inspecter les lieux. Étudiant le voisinage, l’orientation afin de disposer le plus judicieusement chaque partie de la maison. Déjà, j’allais changer d’angle, l’appartement prévue pour Jay, lui évitant un vis-à-vis sur son jardin privatif. De plus cela lui donnerait un accès presque direct vers la forêt pas loin.

J’en étais aux simulations d’ensoleillement quand je reçu un appel pour le moins étrange. Mafdet, la druide voulait me voir au plus vite. Elle avait des informations pour Mick. C’est Miya qui lui avait donné mon numéro de téléphone. Je lui demandais si elle voulait que je lui passe le numéro de Mick. Mais elle argua que celui-ci ne lui faisait absolument pas confiance et qu’elle préférait passer par moi. Il est clair que Mickaël est méfiant. Mafdet proposa de se déplacer. Elle sonna donc quelque temps après à la porte.

- Je ne reste pas, voici la clé, me dit-elle.

- Ah ok, on voit quelque chose ?

- Les images sont sombres, il faudra les faire traiter, je pense.


Je voulais quand même vérifier le contenu, tant qu’elle était présente. J’insérais la clé, non pas directement sur l’unité centrale, mais sur un switch. Le système n’était pas infaillible, mais complétait l’antivirus en forçant les données à passer par lui avant de pouvoir accéder au reste de mon ordinateur. Je ne vis rien d’anormal. La clé contenait une série de fichiers vidéos qui portaient des noms de rue avec des numéros. Surement en référence à la position des caméras de surveillance. J’en lançais une au hasard. Je fis défiler le curseur pour me situer dans la bonne plage horaire. J’aperçus des silhouettes furtives qui cernaient le gymnase. Avec le nombre de vidéos, montrant autant d’angle de vue, il y avait de forte chance pour que l’on puisse apercevoir un visage. Mafdet avait raison, ce matériel pouvait fortement intéresser Mick. Il semblait connaitre ces hommes. Peut-être trouverait-il dans ses images, un indice probant pour remonter à la source. J’ôtais la clé et la mit dans la poche de mon jean.

- En effet, je pense que cela va l’intéresser. Merci de l’aider, dis-je.

Mafdet ne répondit rien, se contentant de me sourire. Avec un signe de la main, elle me dit au revoir et s’en alla.

Je pris mon téléphone et envoyais un message à Mick. Je réfléchis à savoir s’il fallait que je donne ma source ou pas. Puis préférant ne rien dire pour l’instant et d’aviser s’il me posait la question, je tapais mon message.

« J’ai les vidéos des caméras de surveillance de la nuit du bal. On y voit les attaquants. Contacte moi, c’est sur une clé USB ».

Je ne proposais pas de venir lui amener. J’avoue que je ne savais plus trop ce qu’il considérait comme une intrusion ou pas. Bref, il savait où j’habitais. Il saurait bien se décider comme un grand où faire l’échange. Je repris ma simulation en pivotant le bâtiment de cinq degrés. Je voulais trouver l’angle optimum, tout en tenant compte des impératifs légaux et des VRD.

::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::

(c) fiche par ocean lounge
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mickael Wayne
Administrateur
avatar

Humeur : Observateur
Messages : 1340
Réputation : 200
Date d'inscription : 17/11/2014
Localisation : Assigné à domicile

MessageSujet: Re: La guerre de Troie n'aura pas lieu. [PV Maf' & Chad & Mickaël]   Mar 18 Nov - 15:42


Tiens, un revenant.





J’ouvre les yeux qu’à  l’heure du déjeuner. Ma nuit avait été tourmentée par de nouvelles images de mon passé. La vérité que Maf m’avait aidé à découvrir n’était en rien rassurante. Je n’ai pu dormir relativement bien que lorsque le jour avait commencé à se lever. Cela explique pourquoi je sors du lit à cette heure tardive.

Je dois raconter mes découvertes de la veille à James. Difficile de s’étendre sur le sujet en une minute mais je lui fais toujours part de chacune de mes avancées. Il tarde à répondre, je le sais, j’ai l’habitude de compter les tonalités d’appel.

- C’est moi. Il y a du nouveau de mon côté.

- Je t’écoute, me répond-il aussitôt.

- La druide, Maf, est parvenue à nous faire entrevoir ce qu’il y avait derrière le blocage. Je n’ai aucune idée du pourquoi mais j’ai aidé à assassiner une famille il y a quelques années. James, j’étais déjà venu ici mais crois-moi c’est pas du joli. Je n’ai reconnu personne mais je sais que j’ai participé à cet incendie criminel…

- Le manoir des Hale ?

- Comment le sais-tu ?

- J’ai toujours une main sur le clavier, Mick. Je fouille, comme toi.

- Je dois découvrir ce qui m’a poussé à venir ici la première fois.

Je sens qu’il pianote sur son ordinateur et qu’il n’est pas réellement concentré à ce que je dis. Il faut qu’on raccroche de toute façon. Il me marmonne un au revoir plus contrarié que joyeux accompagné de la recommandation habituelle « fais attention ».

Je laisse mon téléphone sur le nouveau bureau que j’ai installé. Un grand écran en plus de mon ordinateur portable et une meilleure installation high-tech. L’idée m’avait plu chez Chad. Mais j’étais loin d’être un geek, contrôler la musique et l’ambiance lumineuse ça me suffit.

J’ouvre la fenêtre en grand pour aérer encore la pièce. Il devait y avoir du givre ce matin car l’air est froid malgré le soleil de ce début décembre. J’entends une voiture qui se gare en faisant gronder le moteur. Je reconnais la Camaro à côté de laquelle j’étais garé pour la fête au lycée. Je n’en avais pas vu d’autres que la sienne en ville. Personne ne sort. Le type doit attendre quelqu’un. Je m’en désintéresse.

Je retourne dans le salon et lance une playlist et les clips associés sur l’installation hifi accrochée au mur. Je m’accroupis sur le sol et effectue quelques étirements. Mes muscles se chauffent et j’enchaine la gestuelle qui me permet de conserver une bonne forme physique.

Je viens à peine de finir mes exercices habituels et j’entends mon téléphone vibrer. Le nom qui s’affiche me surprend. Pas parce que j’ai oublié Chad mais nous ne nous sommes plus parlé depuis la nuit où il s’était fait kidnapper.

« J’ai les vidéos des caméras de surveillance, de la nuit du bal. On y voit les attaquants. Contacte moi, c’est sur une clé USB »

Il avait des vidéos de ce soir-là ? Les caméras de surveillance de la ville sans doute, mais comment a-t-il pu les récupérer ? Il faudra que j’envoie tout ça à James, il saura surement trouver des indices que je ne verrais pas. Mais la clé USB de Chad est une nouvelle piste que je vais explorer. Je dois retrouver la trace de ceux qui en ont après moi et m’assurer que personne ne vienne s’en prendre à Chad ou quelqu’un d’autre.

J’hésite à l’inviter à venir me l’apporter ici. J’ai pris la résolution de me tenir éloigné de lui, pour son bien mais aussi parce qu’il me troublait plus que je ne le voudrais. Mais je ne pouvais pas couper les ponts brutalement. J’en n'ai même pas réellement envie mais on ne fait pas toujours ce qu’on veut. Je lui envoie tout de même le message.

« Passe me l’apporter à l’appartement. Je t’attends »

En attendant qu’il arrive, je grignote un morceau de viande qui restait dans le frigo ainsi qu’une orange sanguine. Je passe à la salle de bain pour me rafraichir, me laver les dents et surtout me raser. J’aime que ma barbe de trois jours ne ressemble pas à celle d’un taliban. Je suis frais et dispo quand Chad fait sonner l’interphone.

Puis il toque à la porte à peine deux minutes plus tard. Je ne lui ai rien dit sur le fait que j’avais finalement entrepris moi même les travaux de l’appartement. Je me doute quand même que son loup a reniflé les odeurs de peinture depuis le palier.

Je n’ai pas pris le temps d’enfiler un tee-shirt mais j’actionne la poignée de la nouvelle porte d’entrée. Malgré son poids dû à un blindage minimal, elle ne grince pas et s’ouvre sur le visage d’un grand blond plus que charmant. Chad fait un pas à l’intérieur, ne sachant pas où poser le regard. Sur moi ou l’appartement rénové ?



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chad Wilder

avatar

Humeur : En colère
Messages : 856
Réputation : 74
Date d'inscription : 15/11/2014
Localisation : Beacon Hills

MessageSujet: Re: La guerre de Troie n'aura pas lieu. [PV Maf' & Chad & Mickaël]   Mar 18 Nov - 15:43

C’est déjà ça



Mick me répond dans les minutes qui suivent.

« Passe me l’apporter à l’appartement. Je t’attends »

J’étais resté vague sur le lieu d’échange. Il voulait donc bien que je retourne dans son antre. Je ne m’emballais pas, cependant cela signifiait tout de même que sa porte ne m’était pas entièrement fermée. Je fermais les fichiers ouverts de mon ordinateur et lançais la sauvegarde quotidienne. J’allais me changer pour une tenue plus appropriée pour ce temps hivernal. Je sortais mon pull col roulé en cachemire bleu anthracite. C’était Charles de la boutique haut de gamme de prêt à porter du centre commercial qui me l’avait conseillé. Je n’étais pas déçu, il était chaud et léger. Depuis que j’étais devenu un loup, je n’aimais pas être engoncé sous une couche de vêtement. J’aimais garder un maximum de mobilité. Et j’avais aussi moins froid qu’avant, chaleur animale je suppose. Je troquai mon bas de survêt contre un jean, pris ma veste et mes clés de voiture. Je débranchai le disque externe et coupai l’ordinateur. J’avais pris l’habitude de tout éteindre depuis mon dernier crash disque. Trop de données parties en fumées. Pas que mes plans pour l’école me tiennent à cœur, par contre ceux de Miya, si. La circulation était fluide, j’arrivais rapidement devant l’immeuble de Mick et cherchais à me garer. J’aperçois la Camaro de Derek garée sur un côté de la rue. Mon frère de meute est dans les parages. Enfin je trouve une place, me gare et retourne en arrière. Je sonne à l’interphone. Tiens ? Il n’y en avait pas la dernière fois que je suis passé. Je monte rapidement les escaliers et sonne. Depuis le hall d’entrée je sens une odeur de toluène et de térébenthine. Vu que l’odeur s’amplifie au fur et à mesure que j’avance vers l’appartement de Mick, j’en déduis qu’il a attaqué les travaux. J’espère qu’il ne m’a pas invité à venir, pour en profiter pour me demander un coup de main ! J’avais prévenu que les seuls pinceaux que je veux bien tenir, sont ceux de Photoshop. Quand Mick ouvre, je manque de suffoquer. Déjà il est torse nu. Il le fait exprès ou quoi ? Je vais finir par l’appeler l’allumeur numéro un, et surtout je n’aime pas son nouveau aftershave ! Brise de white-spirit… Ça vous tue n’importe quel beau gars, une odeur pareille ! J’entre avec un sourire que j’essaye de maitriser. Je suis à la limite du fou rire. Négligemment je sors la clé USB et la tends par-dessus mon épaule, absorbé à scruter son appartement. J’évite de le regarder, car je ne pourrais pas m’empêcher de me marrer. Il est toujours aussi sexy, surtout sans chemise, mais l’odeur pour mon nez de loup est atroce. Et là, son sourire Colgate, ne me fait pas le même effet que d’habitude.

Je ne dis rien et regarde ses murs. Il a suivi mes plans à la lettre. J’avoue que cela me fait plaisir. C’est toujours valorisant de voir un projet sur lequel on a planché, se réaliser. Puis c’est un peu de ma personnalité qui s’étale sur ses murs, même si j’ai pensé à lui et ce que j’imaginais de ses goûts au moment où j’ai dessiné ça. Car en fait, j’avais pratiquement bouclé les couleurs le jour même de notre rencontre. Autant dire que je ne savais rien de lui, j’étais même resté sur le palier quand je lui avais donnée cette enveloppe. Enveloppe par laquelle tout avait commencé. Concours de circonstance ou destin ? Je m’étais toujours posé la question, écrit-on sa vie, où ne faisons-nous que suivre un chemin déjà tracé et immuable ? Hum, il y a une trace de pinceau là. Je finis par m’assoir sur le bord du lit. L’ordinateur de Mick a enfin démarré. Je regarde les nouveaux meubles, me dis que je mettrais bien un cadre par là. Je constate que ses touches personnelles cadrent avec le décor que j’ai imaginé. Je ne m’étais donc pas trompé. Au moins j’ai réussi à le cerner sur ce plan-là. C’est déjà ça. Il vient de lancer une des vidéos.

- Elles sont sombres, et cela va être un travail de fourmi de corréler les différents points de vue, dis-je.

Mick hoche la tête. Il semble satisfait quand soudain je repense à ce qui me tracassait avant de partir. Et comme si d’un fait exprès, mon téléphone sonne. Je regarde, un message de Mafdet. Je fronce les sourcils.

« - Ne dis pas que c’est moi qui t’ai donné cette clé. Maf’ »

Me voilà bien. Je n’ai pas envie de mentir à Mick s’il me pose la question. Le mensonge, je l’ai en horreur depuis que j’ai dû mentir à mes parents sur ma nature, sur les causes du décès d’Emy… Mais qu’est-ce que cela peut faire qu’il sache. Il a vu les vidéos, il ne devrait pas se fâcher contre elle. Puis je repense à la druide, le fameux soir à la galerie d’art. Elle m’aurait tué sans hésitation si Ruby n’était pas intervenue, rompant mon lien avec Joshua. Celui-ci était parti de la ville quittant son job de flic. Il n’était pas si fiable que cela. Est-ce pour cela que Maf’ était intervenue ? Y avait-il un plan dans le futur où j’apparaissais ? Mentir ? Mais dire quoi ? Enfin qui… Je cogitais puis trouvais une idée, il me fallait juste contacter cette personne pour éviter tout couac… J’espère juste que cette personne comprendrait, elle connaissait Maf’… Bon, le mieux était d’éviter cette foutue question et plus je restais là… Je me levai et me dirigeai vers la porte d’entrée qu’il avait changée d’ailleurs.

- Bon ben je retourne bosser sur mes plans, à la prochaine.

Fuir de là et vite...

::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::

(c) fiche par ocean lounge
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mickael Wayne
Administrateur
avatar

Humeur : Observateur
Messages : 1340
Réputation : 200
Date d'inscription : 17/11/2014
Localisation : Assigné à domicile

MessageSujet: Re: La guerre de Troie n'aura pas lieu. [PV Maf' & Chad & Mickaël]   Mar 18 Nov - 15:44


Un petit pas pour l'homme





S’il me fait le coup de la psychologie inversée je dois dire que ça marche. Chad se montre plus froid que d’habitude. Il grimacerait presque. Cela m'intrigue. Je branche la clé USB sur mon ordinateur sans faire mine de remarquer son humeur étrange. Je lance la première vidéo quand je le vois du coin de l’œil sortir son téléphone. Il y lit un message et le range dans sa poche. Je fais comme si je n’avais pas remarqué sa nouvelle grimace.

- Elles sont sombres, et cela va être un travail de fourmi de corréler les différents points de vue, me dit-il.

Je hoche la tête pour acquiescer. Malgré la mauvaise qualité des enregistrements, j’ai sous les yeux un début de piste.

Lorsque Chad sera parti, j’enverrai tout ça à James. Lui saura appliquer les filtres nécessaires aux vidéos et certainement identifier certains visages. Il pourrait même obtenir un nom ou deux et me diriger vers le responsable de l’enlèvement de Chad. Et derrière ces types je retrouverais la trace du Baron. C’est lui ma cible, ça a toujours été lui. L’inconnu derrière ces crimes et responsable de l’effacement d’une partie de mon passé. Quand bien même le lieutenant était mort, tué par Miya, ils restaient bien des hommes dans la milice de mon ennemi. Et si je devais quitter cette ville pour en débusquer quelques-uns je n’hésiterais pas à m’absenter plusieurs jours.

Je serre les poings et cache en moi ce désir de vengeance pour ne pas alerter Chad sur mon état d’esprit. Celui-ci se lève. J'attrape un t-shirt gris sur le dossier du fauteuil et l'enfile. Puis je me tourne vers lui étonné qu’il veuille s’échapper si vite.

- Bon ben je retourne bosser sur mes plans, à la prochaine, annonce-t-il.

Il s’apprête à repartir quand je bloque doucement la porte.

- Ah, au fait, comment tu as eu ces vidéos ?



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chad Wilder

avatar

Humeur : En colère
Messages : 856
Réputation : 74
Date d'inscription : 15/11/2014
Localisation : Beacon Hills

MessageSujet: Re: La guerre de Troie n'aura pas lieu. [PV Maf' & Chad & Mickaël]   Mar 18 Nov - 15:44

Mensonge et protection

Mick s’interpose entre moi et la porte. Puis la bloque. J’ai du paraître trop empressé de partir. Il est de nature observateur.

- Ah, au fait, comment tu as eu ces vidéos ? Demande-t-il négligemment.

Et flûte, la question que j’essayais d’éviter. Cependant à son air décontracté je ne sais pas s’il me bloque la porte pour cette information, ou si cette question est le prétexte pour me retenir. Ce qu’il peut être parfois énervant. En tout cas cette question me gêne, car je vais devoir lui mentir. Non que j’ai peur des représailles de Mafdet si je la cafte. Mais, je pense honnêtement que la druide ne fait rien au hasard. Son message est arrivé de manière un peu trop approprié. Je regardais Mick en biais.

- Par Ruby. Elle et le sheriff ont trafiqué les vidéos, comme à chaque fois qu’elles montrent des trucs anormaux.

Mick hocha la tête. Ma réponse semblait lui convenir et j’enrageais de devoir mentir, même si je ne voyais pas ce que cela changerait. Les vidéos pourraient lui être précieuses. J’essayais de changer de conversation. Il ne semblait pas prêt de se déboulonner de la porte.

- Je ne sais pas comment tu fais pour dormir avec une telle odeur de peinture, dis-je en agitant ma main devant mon visage.

Son odorat est moins développé. J’admets que cela me prend moins  à la gorge que lorsque je suis entré, il y a quelques instants. Je recule un peu vers le centre de la pièce. J’ai bien compris qu’il ne me laisserait pas m’en aller si vite. Puis j’ai répondu à cette maudite question et je suis encore en un seul morceau. J’étais donc crédible. Mick s’approcha de moi et me proposa d’ouvrir la fenêtre. Je l’observe en coin, le scrutant à travers ma frange. J’aime bien me planquer derrière.

- C’est gentil, mais nous sommes en plein hiver et tu chauffes. Cela serait du gaspillage et en plus tu serais obligé de remettre une épaisseur, dis-je en montrant le tee-shirt qu’il venait juste de mettre. Cela serait dommage pour ma vue. Je souriais.

Bien que je me proposerais bien pour le réchauffer, s’il devait frissonner. La température corporelle des loups est un peu plus élevée que celle des humains. Je vois son sourire s’agrandir, me demandant ce qu’il mijote. Je suis resté assez distant jusque-là. L’aurais-je froissé ? Et puis bien même, il ne prend pas de gants avec moi. Et décidément, il s’accorde bien avec ces nouvelles couleurs. S’il me faisait un peu plus confiance… Je comprends son réflexe de s’éloigner de moi… pour me protéger. Mais ne comprend donc-t-il pas que je suis dans son merdier avec lui à présent. La réaction qu’il a eue pour me sauver, montre de façon évidente son attachement pour moi. Qu’il s’éloigne ou pas, je pourrais toujours être de nouveau une cible pour l’atteindre. Je ne lui en veux pas et maintenant que je suis prévenu, il sera plus difficile de m’atteindre. Et je compte bien faire ce que j’ai envie de faire. Quelque chose qui agacerait certainement Mick : le protéger. Mais pour l’instant on se regardait presque dans le blanc des yeux.

::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::

(c) fiche par ocean lounge
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mickael Wayne
Administrateur
avatar

Humeur : Observateur
Messages : 1340
Réputation : 200
Date d'inscription : 17/11/2014
Localisation : Assigné à domicile

MessageSujet: Re: La guerre de Troie n'aura pas lieu. [PV Maf' & Chad & Mickaël]   Mar 18 Nov - 15:45


Close the door





Une main sur la porte, je fixe Chad, attendant sa réponse. Je ne veux pas qu’il se sente séquestré ni gêné par une simple question.

- Par Ruby, elle et le sheriff ont trafiqué les vidéos, comme à chaque fois qu’elles montrent des trucs anormaux, me répond-il.

- Pratique dans une ville comme Beacon Hills.

Je remarque qu’il baisse imperceptiblement les yeux. Il a clairement envie de changer de sujet.

- Je ne sais pas comment tu fais pour dormir avec une telle odeur de peinture, dit-il en agitant sa main devant son visage.

C’est vrai que l’odeur est forte mais j’ai fini par m’y habituer. Je le taquine gentiment en proposant d’ouvrir la fenêtre si cela gêne monsieur.

- C’est gentil, mais nous sommes en plein hiver et tu chauffes. Cela serait du gaspillage et en plus tu serais obligé de remettre une épaisseur.

Il désigne le tee-shirt que je venais d’enfiler et ajoute avec un sourire sur les lèvres :

- Cela serait dommage pour ma vue.

Je retrouve un peu de son côté espiègle. Je ne sais pas s’il est réellement comme ça mais il l’est un peu avec moi. Pourtant, il reste tendu.

Chad s’éloigne enfin de la porte pour revenir au milieu de la pièce. Je m’installe d’une manière décontractée sur le canapé et l’invite à faire de même. Il hésite. Bon sang  qu’est-ce qu’il lui arrive.

- Il faudrait que je prenne le temps de remercier Ruby. Pour ça et aussi pour l’autre nuit. C’est vrai qu’elle a été plutôt cool de ne pas poser de questions.

- Elle l’est.

La réponse quasi monosyllabe de Chad a quelque chose de bizarre et perturbant. Il parle mais pense à autre chose comme s’il réfléchissait à quoi me répondre. Je sens un malaise mais différent de la distance habituelle que l’on peut mettre entre nous. Une distance de sécurité qui a tendance à jouer au yoyo ces derniers temps. Ok, depuis le début en fait.

Je continue la conversation en espérant qu’il redevienne naturel.

- Ruby, c’est ton alpha c’est ça ?

Il acquiesce et d’autres questions me viennent. Sans doute trop personnelles. Mais je tente de pousser le dialogue.

- Ça fait longtemps que tu as rejoint sa meute ?

Chad m’explique sa relation avec Ruby et ce qu’il s’est passé avant que j’arrive à Beacon Hills. La femme a l’air forte et à la façon dont en parle Chad je comprends qu’elle est un aspect positif de sa situation de lycan. Je me demande alors comment il a vécu sa morsure, comment était sa vie avant, et après. Je ne pense pas qu’il soit un loup-garou de naissance.

Après ce qu’il avait vu de ma vie et de mes ennemis il en savait plus sur moi que moi sur lui.

-  Comment es-tu devenu loup ? Demandai-je simplement.

À voir sa tête je me dis que je n’aurais pas dû poser la question. Il doit avoir l’impression de subir un interrogatoire trop intime. Mais au moins j’ai fixé son attention.

Merde, pourquoi mon envie de le retenir est de plus en plus forte ?



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chad Wilder

avatar

Humeur : En colère
Messages : 856
Réputation : 74
Date d'inscription : 15/11/2014
Localisation : Beacon Hills

MessageSujet: Re: La guerre de Troie n'aura pas lieu. [PV Maf' & Chad & Mickaël]   Mar 18 Nov - 15:45

Bad memories


Mon mensonge est plausible. Ruby a accès à ces vidéos par son job de flic et j’ai un contact évident avec elle, puisque c’est mon alpha.

- Il faudrait que je prenne le temps de remercier Ruby. Pour ça et aussi pour l’autre nuit. C’est vrai qu’elle a été plutôt cool de ne pas poser de questions, me dit-il.

- Elle l’est.

Merde, il faut à tout prix que j’avertisse Ruby dès que je sors  d’ici. Car je ne doute pas que Mick fera ce qu’il a dit. Puta** Que j’ai horreur de ces situations ! Un mensonge revient toujours à son envoyeur avec une force décuplée. Foutue Mafdet ! Je n’arrive pas à être naturel. Ce n’est pas moi là ! Et une fois n’est pas coutume Mick semble vouloir faire la conversation.

- Ruby, c’est ton alpha c’est ça ?

Je hoche la tête. Jusqu’à présent, il a toujours évité les questions personnelles. Pour éviter, je crois, d’en recevoir à son tour. En fait, je m’aperçois qu’il sait peu de choses sur ma vie, mis à part mon lien avec Miya. Le japonais est vraiment difficile à planquer sous un tapis. C’est un vrai néon clignotant ce gars-là. Mais je l’adore.

- Ça fait longtemps que tu as rejoint sa meute ?

Pourquoi cherche-t-il à en savoir plus ? Je pensais qu’il voulait éviter au mieux tout rapprochement. Me connaitre, c’est se lier à moi, non ? J’hésite puis lui explique les circonstances qui ont fait que je suis devenu le bêta de Ruby. La menace de Mafdet sur moi, Ruby qui me sauve en brisant mon lien avec Joshua. Mafdet qui met Josh de force face à sa propre inexpérience, l’alpha qui redevient bêta et qui finit par quitter la ville et son job de flic. J’assure à Mick que même si ce changement d’alpha s’est fait dans l’urgence et sans concertation, je me sens très bien avec Ruby. C’est une louve qui se maitrise parfaitement et qui n’abuse pas de son aura. Je lui parle de Derek, mon nouveau frère que j’apprécie déjà beaucoup, alors que l’on ne s’est pas beaucoup parlé. Que j’apprécie son loup. Le courant est passé immédiatement entre nous.  Et que malgré ma charge de travail, je plancherais certainement sur les plans du manoir Hale. Celui qui a été détruit par un incendie criminel. Je m’emballe un peu sur l’architecture de ce manoir. Cette bâtisse a tant de caractère. Je me sens idiot quand je lui dis que je trouve que cette maison est pour moi, comme une personne blessée, que je veux aider à guérir. Quand je parle de mon frère de meute et de sa maison, je sens Mick s’agiter, sa mâchoire se crispe, son cœur le trahit. Il connait Derek. Je ne sais pas comment, mais il le connait. La ville n’est pas si grande que ça, je ne m’attarde pas plus. Puis de toute façon, si on continue de se voir, il croisera forcément Derek un jour. Au même titre que Miya, le loup fait dorénavant partie de mon cercle proche. Je suis content que l’on ait changé de sujet. Parler de construction m’apaise et j’ai oublié mon stress. Mais c’est sans compter sur Mick.

-  Comment es-tu devenu loup ? Me demande-t-il.

Là, c’est moi qui crispe la mâchoire. Cela a été déjà difficile d’en parler à Scott quand je suis passé chez lui le remercier de sa participation à mon sauvetage. Ce jour-là, je me suis aperçu que j’en n'avais pas fini avec ce passé sombre et douloureux. De plus, je ne veux pas changer l’image que Mick a de moi. Le souriant et calme étudiant en architecture. Je le regarde, et me demande comment il réagirait s’il savait la bête que j’étais devenu. Même si les ordres venaient de l’alpha qui m’avait mordu. Je ne peux nier que j’ai aimé tuer, j’ai apprécié cette violence, l’odeur du sang et les combats entre meutes rivales. Je n’ai jamais tué d’humains, ni d’innocents, mes yeux sont là pour en témoigner. Mais j’ai tout de même beaucoup de morts sur la conscience. À l’époque, j’étais totalement dominé par ce côté sauvage et brutal du loup. J’ai réussi à me sortir de là, grâce au souvenir de ma sœur. Mais cela n’efface pas les morts… Que dire à Mick ? Qu’il a un ancien tueur en face de lui ? Que cette me*de a couté la vie d’Emy ? Je sens qu’il attend une réponse. Mais pourquoi s’intéresse-t-il à tout ça subitement ? A-t-il changé d’avis sur la distance qu’il s’impose avec moi ? Puis enfin, je me dis que, sans en comprendre les tenants et les aboutissants, j’en sais plus sur lui que lui sur moi. J’ai déjà assez menti pour la journée, je ne peux me taire. Par respect et loyauté.

- C’est arrivé un soir de pleine lune, dans une ruelle de Boston. J’étais avec ma sœur cadette, Emy. Nous étions très proches. Elle me suivait de partout et surtout quand je sortais photographier les immeubles, les maisons. Je veux devenir architecte depuis tout petit.

Je reprends mon souffle, j’ai du mal à parler de cette maudite nuit. Je poursuis sur un ton monocorde, le regard perdu dans le vague. Expliquant mon désir d’un angle de vue original, ma sœur et moi qui allons dans cette ruelle. L’attaque, la peur, le sang, la douleur. Emy qui saigne d’un sang noir, qui crie, Emy qui faiblit, qui meurt dans l’ambulance, alors que moi je n’ai plus rien. Je lui parle de la lune suivante, où Hugues ce foutu alpha, mon alpha, vient me chercher et me soumet violemment. Je lui raconte ce jour où j’apprends ce que je suis devenu avec mise en application le soir même. La première gorge que je broie avec mes crocs, les chaires que je lacère. Et les nombreuses autres qui ont suivies pendant deux ans. Je tais le fait que j’y ai pris du plaisir, que je me suis laissé totalement dominer par la bête. J’ai bien trop honte de cette faiblesse et de ce qu'il pourrait en penser. Je me tais, je ne sais plus trop où je suis, perdu dans mes souvenirs. Je crois que j’ai les yeux brouillés de larmes. J’attends la sanction, le rejet. On paye toujours ses crimes un jour ou l’autre.


::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::

(c) fiche par ocean lounge
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mickael Wayne
Administrateur
avatar

Humeur : Observateur
Messages : 1340
Réputation : 200
Date d'inscription : 17/11/2014
Localisation : Assigné à domicile

MessageSujet: Re: La guerre de Troie n'aura pas lieu. [PV Maf' & Chad & Mickaël]   Mar 18 Nov - 15:46


You're not alone





Lorsque Chad me parle de sa meute je peux ressentir le lien qui les unit et qui semble lui faire du bien. Sa passion pour l’architecture et les études qu’il mène dans ce sens l’aident aussi à se construire une vie normale. Et il y avait Miya, son ancre, qui veillait sur lui. Farouchement attaché au blond. Chad n’est pas seul et quelque part ça me rassure de le savoir bien entouré. Ses propos sont plus libres qu’il y a quelques minutes. Et la tension s’apaise. Mais il évoque le nom de Derek Hale sans que je parvienne à cacher ma réaction. Il le remarque et arrête ses explications. Je ne veux pas laisser le silence s’installer alors que nous parlons franchement pour l’une des rares fois que cela arrive. Sauf que c’est à ce moment-là que je pose la question qui fait basculer l’ambiance.

-  Comment es-tu devenu loup ?

Ma question froisse Chad. Non elle ne le froisse pas, elle le perturbe profondément.

- C’est arrivé un soir de pleine lune, dans une ruelle de Boston. J’étais avec ma sœur cadette, Emy. Nous étions très proches. Elle me suivait de partout et surtout quand je sortais photographier les immeubles, les maisons. Je veux devenir architecte depuis tout petit.

Sa voix est faible et ses mots ne sont pas hésitants mais lourds de sens. Il connait cette terrible histoire par cœur car elle doit le hanter. Pourtant il ne me cache rien de ce qu'il s’est passé.

Il tenait énormément à sa sœur et il se sent fautif depuis ce jour. Le fardeau est terrible à porter.

Plus il parle et plus ses yeux se voilent. Il replonge dans un souvenir douloureux. Et plus il parle, plus je plonge moi-même dans ma propre mémoire. Je ressens aussi ce dégout de soi, cette colère face à ses propres actes et cette peur de ce qu’on est capable de faire. Cet alpha dont il me confie la cruauté, Hugues, me rappelle un peu ce que j’ai vécu. Je ne me souviens que légèrement de mon enrôlement auprès du lieutenant. Juste avant que ma mémoire ne me soit volée.

Lorsque  Chad évoque les meurtres qu’il a commis et les tueries de groupe auxquelles il a participé, son ton devient un peu plus faible encore. Il tombe le masque au risque que j’ai un mouvement de recul face à lui. Même s’il ne me sait pas tout à fait puritain, il doit  craindre que je sois déçu qu’il ne soit pas aussi parfait qu’il le laisse paraitre. Sa franchise me touche. Si bien qu’une porte s’entrouvre en moi. Une porte qui pourrait laisser passer la confiance et une certaine liberté de confession.

Mais comme un miroir aux propres démons de Chad, je revois les atrocités que j’ai moi-même commises. L’incendie du manoir des Hale revient me hanter plus fort que tous les autres. Il y avait des enfants parmi eux. Je crois ne jamais parvenir à me pardonner de ne pas avoir réagi.

Il se tait. Sans doute libéré de ce secret mais baigné dans des sentiments difficiles à éprouver. Dans ma propre peine je pose ma main sur celle de Chad. Je ne sais pas s’il sent que je lui communique mon soutien mais je la serre fermement pour le lui faire comprendre.

- Crois-moi je suis bien placé pour savoir ce que tu ressens.



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chad Wilder

avatar

Humeur : En colère
Messages : 856
Réputation : 74
Date d'inscription : 15/11/2014
Localisation : Beacon Hills

MessageSujet: Re: La guerre de Troie n'aura pas lieu. [PV Maf' & Chad & Mickaël]   Mar 18 Nov - 15:47

Dangerous


Depuis combien de temps me suis-je tu ? Tout ce dont je me rends compte, c'est que Mick me tient la main. Il serre ma main assez fortement. Loin de ses effleurements sensuels habituels, c’est le contact d’un ami que je sens. Je m’essuie les yeux d’un revers de manche et lève les yeux vers lui. Il voulait savoir, il a été servi. La vérité n’est pas belle. L’image de l’étudiant placide a dû voler en éclat. Suis-je mieux que les chasseurs qui m’ont enlevé ? La seule différence entre eux et moi, est qu’un loup ne fait pas souffrir ses proies. Il tue vite et rapidement. Mais j’ai tué, ôté des vies. Alors que je le regarde dans les yeux, il me parle :

- Crois-moi je suis bien placé pour savoir ce que tu ressens. Dit-il.

Je me doute bien qu’il n’est pas un enfant de cœur. J’ai bien vu sa manière de se battre dans le hangar. Ses gestes approchaient la perfection, pas de mouvement inutile. J’étais préoccupé par ce qu’il se passait alors, préoccupé par sa sécurité bien que j’étais dans le rôle du prisonnier. Mais, il avait géré presque trop facilement tous ces chasseurs. Je voulais bien penser que lui aussi il n’avait pas les mains propres. Mais je crois que s’il a dû se les salir, c’était pour sa propre défense alors que moi… J’ai tué pour des conneries de territoire et de pouvoir, celui d’Hugues. Il est beau l’étudiant propre sur lui… Je sers sa main, répondant à sa pression.

- Je ne suis pas un gentil garçon Mick, plutôt un loup déguisé en agneau… Sache juste que depuis que Ruby est mon alpha, si tu rajoutes en plus mon lien avec Derek, mon loup est bien plus fort qu’à Boston. Bien plus fort que lorsqu’on s’est battu, quand Josh était encore mon alpha.

Je venais de décider d’une chose. Comme un virage à cent quatre-vingt degré. Je m’étais battu avec mon loup sur ce sujet. J’allais me mêler de la vie de Mick à ma manière. Et une intuition me disait que je devais aussi le protéger de moi. Repenser à Boston, me rappelait que j’avais été dangereux. Et j’avais reperdu le contrôle, lors de mon sauvetage. J’étais toujours dangereux. Je ne résoudrais pas l’enquête qu’il semble mener, mais j’empêcherais déjà que quelqu’un lui fasse du mal. Même si je savais qu'il refuserait mon aide. Autant que cette force, les dons que j’avais, servent à quelque chose. Je me relevais et mis la main sur son épaule.

- Je ne sais pas toi, mais j’ai besoin de prendre l’air. L’odeur de peinture me donne mal à la tête.



::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::

(c) fiche par ocean lounge
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mickael Wayne
Administrateur
avatar

Humeur : Observateur
Messages : 1340
Réputation : 200
Date d'inscription : 17/11/2014
Localisation : Assigné à domicile

MessageSujet: Re: La guerre de Troie n'aura pas lieu. [PV Maf' & Chad & Mickaël]   Mar 18 Nov - 15:47


Confession





Pourquoi est-ce que j’avais posé cette foutue question ? Je vois bien que Chad est ravagé par la réponse. Il me sert la main, répondant à la pression que j’avais exercé en guise de soutien.

- Je ne suis pas un gentil garçon Mick, plutôt un loup déguisé en agneau… Sache juste que depuis que Ruby est mon alpha, si tu rajoutes en plus mon lien avec Derek, mon loup est bien plus fort qu’à Boston. Bien plus fort que lorsqu’on s’est battu, quand Josh était encore mon alpha.

- Ça ne m’empêchera pas de prendre le dessus sur toi, dis-je en me relevant vivement.

Je fais semblant de le provoquer en duel mais son pâle sourire fait tomber à l’eau ma tentative d’humour.

Il se lève à mes côtés en humant l’air comme un loup l’aurait fait.

- Je ne sais pas toi, mais j’ai besoin de prendre l’air. L’odeur de peinture me donne mal à la tête.

J’accepte de sortir aussi. J’enfile rapidement une veste et l’invite à quitter l’appartement. Seuls quelques passants peuplent la rue. Nous marchons en silence l’un à côté de l’autre. Je me demande lequel de nous à l’esprit le plus en ébullition. Je réfléchis encore à tout ce qu’il m’a dit. C’est la confiance qu’il me porte qui lui a permis de parler de ce fardeau. Je me demande s’il n’est pas temps que j’en fasse de même. Je ne peux pas jouer indéfiniment avec lui. Tantôt le repousser, tantôt le laisser s’approcher si près que je ne veux plus le voir partir. À l’image de ses confessions, est-ce que je ne devrais pas moi aussi lui dire qui je suis ? Et ce que j’ai fait ?

Chad se laisse guider alors que je ne sais pas moi-même où aller. Puis je prends instinctivement le chemin qui s’enfonce dans les bois. Nous grimpons les quelques marchent au fond d’une ruelle et nous quittons le centre-ville.

Je tente de relancer le dialogue.

- L’air est plus pur ici, ça te convient ?

Il acquiesce et me dit aimer le cadre paisible de la nature. Je le comprends. J’aime aussi cet endroit depuis que je m’y promène tous les jours. En le sentant près de moi, je prends une décision. Peut-être lourde de sens. Mais je choisis de lui montrer un peu plus la personne que je suis. Et pour cela il doit connaître une part de la vérité qui entoure mon passé.

Nous quittons donc le petit sentir pour traverser à-même la nature la distance qui nous sépare de notre destination. Je ne sais pas s’il comprend où je veux l’emmener. Mais de toute façon nous approchons. Un dernier rideau de feuille nous révèle l’endroit.

Une bâtisse en ruine au cœur de la forêt.

Le manoir des Hale.



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chad Wilder

avatar

Humeur : En colère
Messages : 856
Réputation : 74
Date d'inscription : 15/11/2014
Localisation : Beacon Hills

MessageSujet: Re: La guerre de Troie n'aura pas lieu. [PV Maf' & Chad & Mickaël]   Mar 18 Nov - 15:48

Appréhension


Quand je lui dis que je suis potentiellement dangereux, Mick plaisante.

- Ça ne m’empêchera pas de prendre le dessus sur toi, dit-il en se relevant aussi.

J’ai du mal à sourire, car je suis sérieux.  Et non, Mick, cette fois tu n’auras pas le dessus. J’avais failli disjoncter après l’enlèvement. La présence si proche de Ruby avait boosté mon loup qui s’était engouffré dans la brèche de mes incertitudes concernant Mick. Heureusement la présence de Miya, mon ancre m’avait aidé. Il m’avait aidé à comprendre que Mick était aussi une partie de cette ancre. Miya, prêt à partager cet ancrage avec Mick. Je trouvais cela énorme de sa part.

Mick accepta de sortir de son odorant appartement. Je suis soulagé quand je sors sur le trottoir. Déjà je respire mieux. Et je me sens moins oppressé que dans son appartement. Sa question, m’a mis mal à l’aise. Cependant, je suis soulagé d’avoir réussi à déballer cette histoire. Il ne semble pas l’avoir mal pris et son regard sur moi ne semble pas avoir changé. Mais je ne suis pas dans sa tête et je le connais suffisamment pour savoir qu'il peut masquer ses pensées.

Je le suis, ne regardant même pas où l’on va. Sortir, respirer, cela me suffit. On s’éloigne du quartier résidentiel, bientôt j’aperçois les bois. Je crois que c’est par là que Mick m’avait ramené quand on s’était battu. Je n’en étais pas certain, car j’étais alors, à moitié dans les vapes.

- L’air est plus pur ici, ça te convient ? Me demande-t-il.

J’acquiesce, j’avale ma salive, j’ai encore la gorge nouée par l’émotion due aux souvenirs et de leur interprétation de ce que je suis réellement.

- J’aime venir en forêt, je m’y sens comme chez moi. Ce n’est pas que je n’aime pas les travaux que tu as fait, et très bien fait. Cela rend bien. Et j’aime la touche personnelle que tu as rajoutée.

Je lui avoue aussi, que j’avais fait la quasi-totalité des plans, dès le premier soir de notre rencontre, alors que j’étais resté sur le palier et que l’on n’avait pas échangé plus de dix mots. Cette connivence inconsciente le fit sourire. J’avais deviné en quelques secondes ce qui lui plairait, ce qui lui conviendrait. L’harmonie de ce qu’il avait rajouté sans me concerter le montrait bien. Son appartement était maintenant à son image. Une image qui me plaisait.

Nous avançons côte à côte. Il essaye d’engager une conversation, mais j’avoue ne pas trop l’aider. Pas que je sois fâché de sa curiosité de tout à l’heure. Juste que je n’ai visiblement pas fait le deuil de cette période. Que cela impacte ce que je suis aujourd’hui, de ce que je pourrais faire aussi… Je ne veux pas les mettre en danger lui et Miya. Je me rappelle ma décision quand je me suis relevé.  Autant mettre cette force à leur service. La brider ne ferait que me rendre plus instable. J’entends mon loup grogner son assentiment. Il a besoin de pouvoir parfois sortir, se sentir un peu libre. Pour cela je dois pouvoir de nouveau lui faire une confiance aveugle. Être certain que la bête qui avait aimé tuer à Boston, ne referait pas surface.

Je relève le nez, sortant de mes pensées. J’ai suivi Mick sans regarder où nous allions. Déjà, nous avons quitté le sentier. Puis les lieux me semblent soudainement familiers. Oui, je sais où on se dirige. Vers le manoir de la famille des Hale, la famille de mon frère. Le voilà qu’il apparait, après un rideau de verdure. Je crois que je suis en extase devant cette demeure. Elle me fait figure d’une vieille dame blessée, torturée. Je tends mes sens et n’entend la présence de personne. À part Mick et moi, il n’y a personne. Je m’avance, déjà plus guilleret. Nous sommes à l’arrière, sur le côté le plus détruit. Je passe mes doigts le long d’une poutre calcinée. Comme si je pouvais guérir cette demeure. Devant mes yeux, je vois déjà les nouvelles cloisons, les nouveaux murs et surtout les rires des nouveaux habitants.

Ruby m’avait dit après notre rencontre ici avec Derek et Peter, que ce dernier avait été pris dans l’incendie, gravement brulé, il avait un temps, perdu la raison, et tué sa nièce. L’horreur et le sort avait continué à s’acharner sur cette famille pratiquement décimée. Le lien qui me joignait à Derek, me donnait un peu d’empathie vis-à-vis de mon frère de meute. Et j’avais ressenti le vide de son cœur, sa douleur, sa tristesse et son immense peine. Lui aussi aurait du mal à refermer cette blessure.

Je savais par Ruby toute l’atrocité commise ce jour funeste. La famille coincée. Les Hale étaient des loups paisibles et ouverts. Des humains partageaient leurs vies. Ce jour-là, à part Derek et ses sœurs,  ils étaient presque au complet pour une réunion de famille. Kate Argent, assistée de ses hommes, les avait brulés vifs. Il n’y a pas mort plus douloureuse que celle par le feu. Cela dut être un enfer. Comment ces chasseurs avaient pu regarder cela ? Se réjouir des cris des enfants, de ces gens pacifiques ? C’était si inhumain. J’entendis une branche craquer dans mon dos. J’avais oublié Mick avec mes sombres pensées.

- Je crois que je vais aider Derek pour son plan, son cabinet d’architecte va choisir les solutions de facilité et il n’aura pas ce qu’il souhaite vraiment. Autant que je m’en mêle !

En regardant Mick, je sentais qu’il voulait dire quelque chose, son rythme cardiaque n’était pas aussi stable que d’habitude. Ou réagissait-il à la portée de ce que j’avais confié un peu plus tôt, comprenant enfin que je n’étais pas vraiment celui qu’il pensait? J’appréhendais ce qu’il voulait me dire.


::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::

(c) fiche par ocean lounge
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mickael Wayne
Administrateur
avatar

Humeur : Observateur
Messages : 1340
Réputation : 200
Date d'inscription : 17/11/2014
Localisation : Assigné à domicile

MessageSujet: Re: La guerre de Troie n'aura pas lieu. [PV Maf' & Chad & Mickaël]   Mar 18 Nov - 15:49


Confession Trahison





Je regarde Chad qui contemple le manoir. C’est vrai  qu’étant en études d’architecture il doit voir la bâtisse d’une autre manière. Je ne sais pas par où commencer et je sens déjà mes muscles se tendre à l’idée de reparler de mon enfance. Chad se retourne comme s’il avait senti le malaise.

- Puisque tu as été franc avec moi, depuis le début je te l’accorde, je crois que je dois moi aussi te raconter certaines choses.

Il écarquille les yeux en hochant légèrement la tête. Oui, Chad, tu as bien compris. Je vais ouvrir un peu la muraille que je laisse entre nous.

- Si je suis arrivé à Beacon Hills c’est à cause d’une lettre. Une lettre anonyme qui m’a fait comprendre qu’ici je trouverai des réponses.

Je vois qu’il réagit à cette idée de lettre. Voilà au moins un souvenir plaisant dans tout ça. Notre rencontre.

- Pas l’enveloppe que tu m’as ramené, ça ce n’était qu’un bon de livraison. Le fait est que je suis sans réelle adresse fixe depuis plusieurs années. Ce qui m’a poussé dans cette quête remonte à plusieurs années.

Je fais quelques pas tout en parlant. Je m’arrête, sers les poings ou croise les bras. Ma gestuelle est confuse parce que parler de tout ça me remue beaucoup.

- J’avais huit ans quand j’ai perdu mes parents. Des hommes se sont introduits chez nous, l’un d’eux m’a sorti de l’appartement sans que je sache pourquoi puis tout a explosé. Je revois encore l’ambulance emmené deux cadavres. Un agent de la police m’a surveillé plusieurs heures. Puis ce fut au tour des services sociaux. Et ça jusqu’à ce que je décide de quitter ma famille d’accueil. Je suis allé à peu près partout où je le pouvais à la recherche de réponses. Et je te mentirais si je te disais que je n’avais pas ce désir de vengeance qui me rongeait les entrailles chaque jour.

Chad a les lèvres pincées. J’espère que je ne l’oblige pas à repenser à la mort tragique de sa petite sœur. Il m’écoute attentivement car pour la première fois je me livre à lui. Il ne m’interrompt que rarement, pour me dire avec politesse que tel ou tel évènement est confus ou qu’il a lui aussi ressenti ces choses qui m’ont bouleversées.

- La suite est aussi non joyeuse que mon enfance. Lors de mes voyages j’ai été enrôlé dans un groupe de personnes peu fréquentables. J’ai été naïf et dupé. Mais lorsque j’ai compris ce qu’ils étaient et faisaient, il était trop tard pour fuir. La suite je ne peux pas te raconter car je ne m’en souviens plus. Je ne sais pas comment ils s’y sont pris mais à la place des deux années que j’ai passé dans leurs rangs, dans ma mémoire il ne reste rien. C’est le blackout total.

Je sens mon téléphone qui vibre mais je n’y fait pas attention car je suis plongé dans mon discours. Je décide de tout lui raconter. À un détail près. Je ne mentionne pas l’implication de la druide-sentinelle.

- Seulement, même si je ne parviens pas à me souvenir totalement, des bribes de ma mémoire resurgissent parfois. Il y a peu de temps j’ai découvert une chose horrible que j’avais faite. En réalité je suis déjà venu ici, à Beacon Hills. Avec un groupe de chasseurs.

Je tends le bras vers le manoir, le menton baisé.

- Ce qui est arrivé à cette famille, j’y ai participé. Je ne sais pas pour quelles raisons j’ai été envoyé ici mais j’ai encore ses images horribles en tête. On a enfermé tous ces gens à l’intérieur et on a attendu que les flammes aient tout dévoré. Sans même être affecté par les hurlements ou les supplications. Aujourd’hui je sais que toutes ces personnes étaient innocentes. Il y avait même des enfants et je crève de savoir que j’en suis en partie responsable.

Je suis presque à bout de souffle d’avoir énoncé ça à voix haute. Chad, lui, ne répond rien. Il ne bouge pas mais je sais qu’il a compris tout ce que je viens de révéler. Avant qu’il ne se décide à être compréhensif ou au contraire rebuté, j’enchaine.

- Crois-moi je regrette tout ça. Au moins autant que toi tu…

Je ne finis pas ma phrase car je réalise que mon téléphone vibre avec insistance. Je suis idiot. Les deux seules personnes qui ont mon numéro sont Chad et James. Le premier se trouvant en face de moi j’aurais dû comprendre l’importance de l’appel. Je prends mon portable à la hâte et décroche avant qu’il ne se coupe.
C’est James. Sans plus attendre il me débite ce qu’il vient de découvrir. Ses mots ont une signification désagréable. Un arrière-goût de trahison. Je braque mon regard sur Chad. Mais pour une fois il n’y trouvera aucune bienveillance.

« Mick, ton ordinateur a été piraté.»



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chad Wilder

avatar

Humeur : En colère
Messages : 856
Réputation : 74
Date d'inscription : 15/11/2014
Localisation : Beacon Hills

MessageSujet: Re: La guerre de Troie n'aura pas lieu. [PV Maf' & Chad & Mickaël]   Mar 18 Nov - 15:50

Trahison - Condamnation



Sa première phrase me soulage et m’interpelle en même temps.

- Puisque tu as été franc avec moi, depuis le début je te l’accorde, je crois que je dois moi aussi te raconter certaines choses.

Je m’attendais à ce qu’il réagisse au sujet de ce que je lui avais avoué. De ce que j’étais dans mon passé… de ce que je suis toujours en fin de compte. Si je ne tue plus que pour me défendre et n’y éprouve plus aucun plaisir et plutôt du dégout. Je reste une créature potentiellement dangereuse. Je m’attendais à une réticence de sa part, à mon encontre. Je dois avoir l’air surpris. Mon aveu semble avoir ouvert une porte dans le cœur de Mick. La preuve que dire la vérité, même terrible, était la meilleure des choses. Un avenir très proche, allait me contredire. Je fis un signe de tête, pour dire que je l’écoutais. Je ne parlais pas, ne souhaitant pas le couper dans son élan.

- Si je suis arrivé à Beacon Hills c’est à cause d’une lettre. Une lettre anonyme qui m’a fait comprendre qu’ici je trouverai des réponses.

Était-ce l’enveloppe que j’avais ramassée ce fameux jour ? Mick dut comprendre mon association d’idée muette, me disant que je ne lui avais rapporté qu’un bon de livraison. Il m’explique que depuis qu’il s’est lancé dans cette sorte de quête, il n’a pas vraiment de domicile fixe. Et que tout cela dure depuis quelques années. Cela m’explique un peu son recul vis-à-vis des gens. S’il bouge beaucoup pour cette sombre affaire, il ne peut pas se permettre de se lier avec les gens. Je réprime un sourire, il semble qu’il ait eu un loupé à Beacon Hills. Il m’a déjà dans les pattes, sans parler de toute la troupe qui a débarqué dans son histoire le soir du bal d’hivers.

Je jette un coup d'œil vers lui. Pas besoin d’être un loup pour deviner que l’exercice lui est difficile. Je suis peut-être le premier à entendre ce qu’il veut bien dévoiler. Cela me touche beaucoup. Il me fait enfin confiance. C’est énorme. Jusque-là, je m’étais refoulé et retenu au grand damne de mon loup qui voulait lui sauter dessus et s’imposer dans sa vie.  Ma patience payait enfin. J’en faisais la remarque muette à la bête qui sommeillait en moi. J’arrêtais là le débat intérieur. J’étais avide de ce que Mick allait me dire. Pour l’aider, je ne le regardais pas directement, lui laissant un cercle de pudeur.

Il me raconta le meurtre de ses parents alors qu’il était encore jeune. Son placement en famille d’accueil, son désir de vengeance qui enfle et qui l’amène à sa quête actuelle. Je comprends que sa vie s’est arrêtée quand il avait huit ans. Je serre la mâchoire, je ne sais que dire. J’avais perdu Emy, mais j’avais bénéficié de quelques années de bonheur en plus. Et mes parents étaient toujours vivants, même si on se voyait rarement. Je me rapprochais de Mick, serrant brièvement son épaule pour lui donner le courage de continuer. Je lui assure mon soutient et me retourne laissant mon regard errer sur les ruines qui nous font face. J’ai envie de le serrer dans mes bras, de le…

Il me parle un groupe étrange dans lequel il s’est enrôlé. Je ne comprends pas tout de suite la nature de leurs activités. Il me dit ne pas se souvenir des deux années passées dans ce groupe. Son histoire est étrange. Oublier deux années entières, c’est tout de même incroyable. Son rythme cardiaque n’est pas stable. Ses gestes non plus. Il se fait violence pour parler. Je reste silencieux, attendant anxieusement la suite. A-t-il vécu plus dramatique que le meurtre de ses parents ?!

- Seulement, même si je ne parviens pas à me souvenir totalement, des bribes de ma mémoire resurgissent parfois. Il y a peu de temps j’ai découvert une chose horrible que j’avais faite. En réalité je suis déjà venu ici, à Beacon Hills. Avec un groupe de chasseurs.

Des chasseurs… Mick… Ne me dis pas que tu en serais un. Je serre les dents, j’ai envie de l’interrompre pour lui demander. Mais je me contiens. J’avais déjà imaginé, quand je m’interrogeais sur ce qu’il était, qu’il pouvait être dans le camp adverse. Mais la suite de notre relation, avait écarté cette idée. Et je ne pouvais pas avoir pris comme ancre… un ennemi héréditaire. Soudain, j’eus peur. Peur de ce qu’il allait dire, peur de la suite. Quand il tend le bras vers le manoir, mon cœur marque un battement lourd et douloureux. Je l’écoute , comme tétanisé.

- Ce qui est arrivé à cette famille, j’y ai participé. Je ne sais pas pour quelles raisons j’ai été envoyé ici mais j’ai encore ses images horribles en tête. On a enfermé tous ces gens à l’intérieur et on a attendu que les flammes aient tout dévoré. Sans même être affecté par les hurlements ou les supplications. Aujourd’hui je sais que toutes ces personnes étaient innocentes. Il y avait même des enfants et je crève de savoir que j’en suis en partie responsable.

Je n’entends plus rien. J’ai arrêté d’écouter après qu’il ait avoué ne pas avoir réagi aux hurlements. Mes yeux se lèvent vers les ruines, j’imagine que trop bien le spectacle que cela dû être. C’est un p*tain de chasseur ! Mick fait partie de ces gens inhumains ! Oui, j’ai tué, oui j’y ai pris plaisir de la même manière que mes adversaires du moment. C’était une guerre de soldat… Pas une tuerie sur des innocents, des gens sans défense, pacifiques, des enfants…  Et moi qui me prenais pour un monstre ! Mon loup se manifeste, je le retiens non pas pour le brider. Mais juste pour analyser ce que ce foutu conn*rd de chasseur vient de me dire ! Je repense à ce que m’a conté Ruby. Évitant la peine à mon frère de meute, Derek, de devoir revivre ça en m’en parlant. Elle m’a parlé de ce fameux soir. Et surtout de la manière qu’a eu Kate Argent pour arriver à ses fins. Le fantôme de cette femme hantera à jamais mon frère. Il se sent coupable d’avoir amené le chasseur au milieu de la tanière…. Mais !? Mais n’est-ce pas justement ce que... ?

Je me retourne, Mick est au téléphone, je regarde de nouveau les ruines. Mes pensées tournent à une vitesse infernale. Le loup s’impose dans mon esprit.

« Il nous a trompé ! » Rage le loup.
«  Kate Argent a séduit Derek… » Mon cœur défaille, comment ai-je pu être si naïf ?
« Comme il nous a séduit ! »
« Je ne le laisserais pas atteindre Derek, Miya, Ruby et les autres ! » Dis-je  à mon loup.

Non ! J’empêcherais ce co*nard de chasseur de finir sa macabre tache. Je protégerais les miens ! Même si…

Je me retourne vers Mick. Je serre toujours la mâchoire mais pas d’émotion cette fois, mais de colère ! Non le mot est trop faible, de rage, de fureur. Je croise enfin son vrai regard. Je n’y lis plus aucune amitié, aucun intérêt pour moi. Juste la haine qu’il a pour ceux de mon espèce ! Enfin, il tombe le masque. L’agneau se transforme en chasseur. Quelque chose se casse.

Puisque je te dégoute tant que cela, chasseur, autant aller jusqu’au bout. Je laisse le loup s’approcher encore plus. La bête patiente car elle sait qu’après les pseudos politesses d’usage, je lui laisserai prendre entièrement le contrôle. Pardon Miya, je crois que tu vas me perdre, je ne pourrais tenir les promesses que je t’ai faites. Car pour l’honneur des miens, des nôtres, pour vous protéger, pour que justice soit faite, j’allais tuer celui que j’aimai, tuer mon ancre. Ma raison n'y résistera pas. J’avais vu Mick se battre, il était allé jusqu’à tuer les siens pour sa mission ! Quel genre de démon est-ce ? Comment ai-je pu éprouver le moindre sentiment pour… ça ! Ce n’est pas un homme, c’est un démon ! Un chasseur. Digne des enseignements de cette foutue Kate Argent. Aussi fourbe, aussi traitre !

- Traitre !

La voix de Mick claque dans l’air comme un fouet. Traitre ? Moi ? Pardon ? Je prends mon apparence la plus bestiale possible, retire au maximum mon humanité. Je ne tiens la laisse de mon loup que par le bout des doigts. Je ne suis que grognements. Mais avant de laisser glisser le dernier verrou, je veux lui dire ce que je pense de lui. Ma voix est déformée par la transformation et toute l’acrimonie que j’éprouve désormais à son égard.

- Je vais t’empêcher de finir ta sombre besogne ! Tu ne toucheras pas aux miens !

Je crache ma phrase avec dégout et haine. Au moins Hugues, aussi mauvais qu'il était, ne s’était pas caché derrière de faux semblants. Je me maudissais de m’être fait avoir comme Derek avant moi. Je ne comprenais qu’encore mieux mon frère de meute. Un tel sentiment est si destructeur.

Je me décale sur la gauche, j’évite un direct de Mick. Il a commencé à attaquer, sans préavis. Fourbe comme ceux de son espèce. Je lis sa haine dans ses yeux. Un de mes doigts lâche la laisse que je tiens.

- Tu n’es qu’un traitre ! Reprend-t-il.

- Cela t’as fait jouir, le cri des gosses qui grillent comme sur un barbecue ?! T’es qu’un immonde chasseur. Je hurle.

Je bloque son poing, réplique du pied, le rejetant au loin. La laisse se tend, mon loup tire de toutes ses forces.

« Attend, pas encore. » Dis-je à l’animal qui m’accompagne. « L’humain que je suis en fini avec lui et je te le laisse. »
«  Grouille ! »

Je sais son impatience. Maintenant que l’on a fait le lien avec mon frère, c’est comme si c’était ma propre famille qui avait brulée vive. Ce sont mes frères qui ont péris ici.

Le combat s’est engagé. Les intentions de ce gars, dont je ne veux même plus prononcer le prénom, sont claires. Il veut me blesser, me tuer. J’ai un sourire méprisant. La dernière fois tu as eu le dessus car…, j’avais des sentiments pour toi, sentiments qui bloquaient ma guérison. La donne a changé. Les ecchymoses qu’il me fait avec le peu de ses coups qui passent ma garde, guérissent presque immédiatement. Et le loups est encore sous contrôle... Tu me sous-estimes toujours. J’ai été faible et aveugle. Mais ce n’est plus le naïf étudiant qui se bat aux pieds des ruines du manoir des Hale. La bête de Boston est de retour. Un autre doigt se libère de la boucle de la laisse de ce fauve enragé que je deviens. Je resterai en arrière, mais présent, je veux sentir la satisfaction de lui ôter vie.

- C’est toi le traitre, le fourbe ! Qui utilise les mêmes méthodes que ta maitresse Kate Argent. Tu m’as séduit pour mieux approcher les loups.

Je bloque ses coups de pieds, ses coups de poings. Le repousse à terre. Je ne contre-attaque pas. Je l’ai promis à la bête, de lui laisser le chasseur.

- T’avais l’intention d’attendre que l’on reconstruise le manoir pour y faire cramer les survivants et tous ceux qui m’entourent !?

Je ne perçois pas l’incohérence de mes propos, si tels était les desseins de Mick, il ne m’aurait pas avoué qui il était. Mais, je suis aveuglé par la peine, le chagrin, la fureur et une envie de vengeance. L’humain que je suis fait une dernière mise au point avant de lâcher la laisse.

- Même si tu t’en moques certainement, sache juste que j’ai toujours été sincère avec toi. Mes sentiments… J’avais même décidé de t’aider comme avec ces vidéos. Je me rends compte que c’était du pipeau depuis le début !... J’ai... j'ai aimé ce que l’on a vécu. Dommage que cela a été à sens unique.


Pendant quelques secondes, je montre l’ancien Chad, celui qui y croyait, celui qui aimait et qui s’effondre. Celui qui voulait tout faire pour aider, droit et honnête. J’ai le visage ravagé par la peine, par la trahison d’un être cher. C’est terminé.  Je laisse glisser la laisse du loup le long des doigts de mon esprit.

« A toi maintenant. Fais en ce que tu veux. »

Je me recule au maximum, laisse la place au loup sans aucun frein de ma part. Ma vision se trouble. Ma raison vacille sous l’afflux de haine. Je sens mon corps basculer à quatre pattes. Dois-je fermer les yeux et laisser la bête faire et venger les nôtres ? Je voudrais être mort...
::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::

(c) fiche par ocean lounge
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mickael Wayne
Administrateur
avatar

Humeur : Observateur
Messages : 1340
Réputation : 200
Date d'inscription : 17/11/2014
Localisation : Assigné à domicile

MessageSujet: Re: La guerre de Troie n'aura pas lieu. [PV Maf' & Chad & Mickaël]   Mar 18 Nov - 15:50


Deception point





Les minutes sont longues. L'instant est pourtant au bord du déséquilibre. Chad m'a trahi. Il s'est rapproché de moi pour foutre un mouchard sur mon ordi. Je ne sais pas ce qu'il a découvert mais James a eu du mal à neutraliser le pirate complice de tout ça. Comme je l'avais soupçonné, ce mec jouait de sa belle gueule et de son intelligence pour manipuler les autres.

- Traitre !

Ma voix a claqué.  L'accusation est terrible. Aussi grande que la déception. Bordel, Mick tu aurais dû t'éloigner avant que ça arrive ! Si j'avais été le loup entre nous deux je crois que je grognerais crocs et griffes dehors.

Je ne le quitte plus des yeux. Lui aussi est rivé sur moi. Le contact est glacial. Plus qu'il ne l'a jamais été.
Je le vois se crisper de haine. À quoi joue-t-il ? J'avais été franc avec lui je ne cherchais pas le pardon mais il joue au morveux qui ne veut pas comprendre. Je n'ai jamais voulu faire cela. Je n'en avais aucun souvenir jusqu'à il y a quelques jours. J'aurais pu faire autrement je me serais battu contre les auteurs de la tuerie. Alors que lui m'avait délibérément filé cette clé usb. Il est stupide. Non seulement il risque de tout faire foirer mais il met d'autres personnes en danger !

Je sens une colère rare monter. La douleur de la trahison la suit comme une ombre. Je vais lui faire payer ! Mon poing s’abat sur sa belle gueule. Du moins je tente de lui faire mal mais il stoppe mon geste. Sa main est forte, il m'aurait brisé le poignée si je n'avais pas réussi à me libérer.

- Je vais t’empêcher de finir ta sombre besogne ! Tu ne toucheras pas aux miens !

De quoi il parle bordel ! Je t'ai démasqué, ne cherche pas d'excuses pour me cogner, à quoi tu joues !?

- Tu n’es qu’un traitre ! Crache-je pour la seconde fois.

- Cela t’a fait jouir, le cri des gosses qui grillent comme sur un barbecue ?! T’es qu’un immonde chasseur.
Moi un chasseur, abruti je t'ai sorti de leur traquenard !  C'est toi qui tu ne trouves rien de mieux à faire qu'un coup en douce ! James t'a démasqué belle gueule !

Nous enchainons les attaques et les parades sans plus écouter les accusations de l'autre. Je n'ai jamais vu Chad dans cet état. Il laisse son propre loup mener le combat. Je n'ai pas de scrupules à faire mal quand je comprends qu'il pense la même chose. Un geste rapide termine sa course dans mes côtes. Ses griffes déchirent mon tee-shirt et m'ouvrent la chair. Je serre les poings, change d'appuis, bondis et frappe. Bousculé en pleine cage thoracique le lycan recule. Mais l'animal en lui enrage, cherchant du mou dans les chaines que Chad retient encore. C'est tout de même l'humain qui grogne que ce sont ses frères de meute que j'ai tués. Il devient violent. Et imprévisible. Mais je peux être aussi puissant qu'un loup qui souhaite venger les siens. Ne m'as tu pas observé dans le hangar ? Un ennemi ou dix ça ne fait pas de différence. Si je n'ai pas de retenue je peux me montrer très dangereux.

Nous prenons quelques pas de recul. Bien plus que les coups, ce qui se dit silencieusement est plus terrible encore. Le dégoût. La déception. Et une haine profonde. Notre regard est un pic de glace qui cherche à blesser l'âme de l'autre.

- C’est toi le traite, le fourbe ! Crit-il. Qui utilise les mêmes méthodes que ta maitresse Kate Argent. Tu m’as séduit pour mieux approcher les loups.

- Je t'ai dit que je ne savais pas pourquoi j'ai été envoyé avec cette tarée. Tu es trop con pour comprendre bordel !?

- T’avais l’intention d’attendre que l’on reconstruise le manoir pour y faire cramer les survivants et tous ceux qui m’entourent !?

La douleur d'avoir participé à ce massacre est trop grande pour que sa phrase ne m'atteigne pas. J'ai tué.  De sang-froid.  Mais ce soir je ne t'épargne pas non plus Chad Wilder.

- Même si tu t’en moques certainement, sache juste que j’ai toujours été sincère avec toi. Mes sentiments… J’avais même décidé de t’aider comme avec ces vidéos. Je me rends compte que c’était du pipeau depuis le début !... J’ai... j'ai aimé ce que l’on a vécu. Dommage que cela a été à sens unique.

À sens unique ? Il ne sait pas que je crevé d'envie de me sentir moins seul dans cette quête funeste. Quel connard de réagir ainsi ! C'est lui le traître, le tricheur. Je n'ai jamais menti sur les distances que je laissais entre nous. Je croyais qu'il l'avait compris. Apparemment pas. Tant pis.
Est-ce que ce sont des perles de sueurs ou des larmes de peine qui marquent son visage ? Certainement l'expression de la colère.

Soudain ses pupilles se dilatent et prennent un éclat doré. Chad bascule en grognant à quatre pattes. Ça n'est plus lui mais le loup à qui il a laissé le contrôle. Acteur féroce de la vengeance qu'il veut mener.

On se toise, tout muscle tendu, à deux mètres l'un de l'autre. L'assentiment qui nous anime est à la hauteur de l'attirance qu'il y avait entre nous. Avait. Tout est maintenant balayé par la trahison et le mensonge.

Aucun ne bouge pourtant notre corps tout entier réclame de faire souffrir l'autre.



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chad Wilder

avatar

Humeur : En colère
Messages : 856
Réputation : 74
Date d'inscription : 15/11/2014
Localisation : Beacon Hills

MessageSujet: Re: La guerre de Troie n'aura pas lieu. [PV Maf' & Chad & Mickaël]   Mar 18 Nov - 15:51

Black Heart


C’est le temps d’arrêt avant la curée. C’est inscrit dans mes gènes canins. Ce calme avant la tempête. Je suis en appui stable et léger sur mes quatre pattes. Chacun de mes muscles est décontracté, prêt à se tendre suivant mon désir. Mes oreilles sondent les bruits que Mick émet. J’affine mes sens à l’extrême. Isolant les bruits extérieurs, ne gardant que ce qui concerne mon adversaire. J’entends son cœur qui bat la mesure de sa colère. J’exhorte mon loup à ne pas se laisser dominer par cette colère, source d’erreur en combat. Mais la haine animale est forte, puissante. J’entends les gargouillis de son ventre, la veine qui pulse dans son cou, les feuilles qu’il écrase par un changement d’appui imperceptible. Mes yeux le toisent, le scrute. Je vois la sueur perler sur son front, une goutte couler le long de sa tempe. Dieu qu’il est désirable, désirable mais dangereux. Je l’ai vu à l’œuvre dans le hangar. Je le sais rapide et efficace. Je vois ses muscles se contracter. C’est mon odorat qui me perturbe le plus. Si je sens son absence de peur, je sens aussi son parfum qu’une légère brise s’amuse à m’en envelopper. Ce parfum, cette fragrance qui est sa signature intime. Mélange de son odeur corporelle et de son eau de parfum. Odeur que je pourrais déceler  au niveau d’infime trace. Je crois que mon odorat est le sens qui connait le mieux Mick. Même si mes oreilles apprécient sa voix mélodieuse, mes yeux la vue des siens dont l’asymétrie lui donne un air mystérieux. Mes doigts n’ont pas eu le temps d’explorer ce qui promettait d’être divin dans cette relation à peine ébauchée, entachée de distance et qui sombre dans la traitrise et la tromperie. Mon cœur ne peut y croire, ma raison a autant de preuves que de clous nécessaire à crucifier quelqu’un. Son regard de haine me tue, aussi surement que s’il utilisait les lames que j’avais aperçues quand il avait réglé leurs comptes à ces chasseurs avec une facilité déconcertante. Le mot fin sonne aussi fort que celui qui désigne la mort. Je regarde les sillons que mes griffes ont laissés sur ses côtes.

Je soupire. Il est fort, je n’arriverai pas à l’égorger en un coup. Cela me désole. Car il n’est pas dans les habitudes des loups, contrairement aux chasseurs, de faire souffrir plus que nécessaire leur proie. Compte-t-il me faire souffrir ? Pour cela, il faudrait pouvoir m’immobiliser. Je réfléchis, nous sommes sortis sur un coup de tête. Il ne peut pas avoir prévu… Ou bien est-ce encore un piège ? Je laisse mes sens s’élargir de nouveau. Non, nous sommes bien seuls. Je calme ma respiration et les battements de mon cœur. Le loup est un animal intelligent qui habituellement chasse en meute avec une stratégie. Je ferais face seul, car c’est de ma faute si ce chasseur s’est introduit dans notre tanière. Quoi qu’il m’en coute. Au lieu de caresser ce corps dont j’ai une furieuse envie, je vais le lacérer et lui ôter la vie.

Je ne sais pas depuis combien de temps on se regarde en chien de faïence, mais nous réagissons de concert à un signal invisible. Le choc frontal est brutal. Je laisse le loup agir. Il a plus de réflexe que l’humain que je suis, s’adaptant parfaitement à la chorégraphie que Mick essaye d’imposer. D’autres balafres apparaissent. L’odeur du sang me galvanise. Mick est adroit et tout aussi violent. Les coups que ma garde laisse passer font mal. A un moment, je sens une de mes côtes céder sous un coup de pied. Je me recule le temps que cela se ressoude. J’ai au moins cet avantage sur lui, dont les vêtements ne sont plus que lambeaux. Je repars à l’attaque, bondissant haut pour le prendre à revers. J’utilise au maximum mes capacités lupines. Malgré ses nombreuses blessures, il arrive à m’esquiver, je roule dans les feuilles et me redresse prêt pour le prochain assaut. J’enchaine, contre son coup de poing, gardant sa main dans la mienne. Je sers fort, mes griffes entament sa chaire autour du poignet. Je lâche, suite à son genou qui est venu s’encastrer dans mon ventre. Je m’écroule au sol et feinte en chassant de la jambe. Nous voilà tous les deux au sol. D’un bond, je suis sur lui. Une de mes mains lui enserre le cou. Mes griffes entament sa chaire. Je ramène mon bras en arrière, la main tendue comme un poignard pour le coup final. Nos yeux se rencontrent, regard doré dans ses yeux vairons. Je ne lis aucune sympathie dans son regard. J’ai largement le temps d’en finir. Alors pourquoi ai-je l’impression que ce moment dure des siècles ? Plus j’attends, plus il pourra me contrer. J’interpelle l’animal à qui j’ai donné les rênes.

« - Hey, tu glandes quoi le loup ? »
« - Je ne peux pas… » Murmure la bête.
«  - Quoi !? C’est bien pourtant toi qui voulais le… »
« - Je sais… Mais je ne peux pas ! »
«  - Mais c’est un chasseur qui… »
« - Désolé… »

Je suis toujours dans la même position, penché sur Mick que je coince contre le sol, le bras en l’air, prêt à l’achever. Mais le loup se fait la malle. Mes yeux repassent au bleu, mes griffes se rétractent. Alors que je regarde toujours Mick dans les yeux, n’y trouvant plus rien de ce que j’avais pu y voir avant cette merde. Un sentiment de lassitude m’envahit. Je serre la mâchoire et ferme les yeux. J’en ai marre de ce merdier. Je saisis Mick par ce qui reste de sa chemise et le balance le plus loin possible de moi.

« - Dégage de ma vie ! » Je crache mes mots, plus que je les prononce.

Je me retourne et fais face aux ruines du manoir. Comme dans un état second, j’avance et pénètre dans ce qui a été un jour une demeure où raisonnait des cris de joie. Je me laisse tomber  sur un reste calciné au milieu des gravats. Je regarde mes mains. Pourquoi n’ai-je pas pu ? Je dois pourtant protéger les miens.

« - Pourquoi ? » Ma voix n’est qu’un souffle.

Pourquoi les Hale ont-ils été décimés de si horrible manière. Pourquoi Mick était là ? Pourquoi est-il encore là ? Pourquoi moi ? Et surtout pourquoi mon loup est rentré à la niche de son propre chef, alors que j’avais lâché tout contrôle sur lui, au risque de ne pas pouvoir redevenir moi-même ? Je ne sais pas si ce que je sens couler sur mon visage, est du sang ou bien des larmes. Je sais jusque que j’ai mal. Faut que je me casse de là…


::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::

(c) fiche par ocean lounge
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mickael Wayne
Administrateur
avatar

Humeur : Observateur
Messages : 1340
Réputation : 200
Date d'inscription : 17/11/2014
Localisation : Assigné à domicile

MessageSujet: Re: La guerre de Troie n'aura pas lieu. [PV Maf' & Chad & Mickaël]   Mar 18 Nov - 15:51


Derrière l'armure





Chad cogne fort, en proie à la colère et au dégoût. Je l’avais déçu mais il m’avait aussi trahi au moment où j’avais choisi d’être sincère et de m’ouvrir à lui. Le loup et l’homme se complètent et le combat tourne plus d’une fois à leur avantage. Je parviens à le blesser mais sa capacité de guérison est un sérieux atout. Elle-même rendue certainement plus efficace depuis qu’il est lié à Ruby. Je frappe toutefois sans me retenir, pour me défendre mais aussi pour faire mal.

Pourtant Chad parvient à avoir le dessus quand je baisse bêtement ma garde. D’un bond, je suis immobilisé au sol. J’attends un geste fatal de sa part en plongeant mes yeux dans les siens. Qu’il me regarde en face au moins. Mais alors qu’il m’a à sa merci, ma gorge libre pour ses griffes, il ne fait rien. Le loup reflue soudainement. Dans un dernier excès de colère, Chad puise dans ses forces et me projette au loin.

- Dégage de ma vie !

Par chance je m’écrase dans de la terre molle et des feuilles mortes. Ma respiration est tout de même saccadée. Tant par le bourre pif que par le bouillonnement psychologique auquel je fais face. Je n’ai pas pris le temps de réfléchir à ce qu’avait dit Chad ni lui de répondre à mes accusations. Est-ce qu’il est innocent ? C’est peut-être une coïncidence. Je voulais en avoir le cœur net. Qu’il me le dise, qu’il avoue.

Je le vois plus loin marcher lentement vers le manoir. Je me relève difficilement et marche dans ses pas. Je ne pouvais pas en rester là. Pas avec l’amitié qu’on avait construite et même si elle était bancale. D’ailleurs est-ce qu’inconsciemment je voulais plus que ça ? Chad était entré dans ma vie de manière incontrôlable et imprévue. Il avait pourtant eu un effet bénéfique sur moi. Mais les quelques bons moments ne parviennent pas à masquer la trahison. Si celle-ci est bien de son propre chef. Qui d’autre est assez proche de moi pour pouvoir infiltrer mes défenses ? Je ne sais pas.

Les marches du perron craquent sous mon poids. J’entre en boitant dans le manoir. Je n’y avais jamais mis les pieds et j’aurais cru le faire dans d’autres circonstances. J’entends Chad dans la pièce principale. Il murmure pour lui-même. Je me tiens contre une poutre pour soulager ma jambe et le fixe dans un état de désarroi total. En réalité je ne comprends pas ce qui vient de se passer. J’ai envie d’oublier. Oublier la colère, oublier la rancœur, oublier tout ce qui me broie et me détruit alors que j’essaie constamment de paraitre fort et assuré.

Je tombe à genoux sur le parquet noirci. Mes articulations me font mal, tous mes muscles aussi. Je frotte mes mains dans la poussière et en sanglotant des excuses à voudra bien l’entendre.

- Pardon…

Je ne parviens plus à retenir le flot d’émotions. J’hurle la douleur d’être un meurtrier, le fardeau d’un passé sans réponse. Et la solitude qui me ronge depuis la mort de mes parents. Des larmes coulent sur mes joues. Depuis quand n’ai-je plus pleuré ? Sans doute depuis l’âge de huit ans. J’ai froid, vraiment froid. Certainement parce que je suis sans armure, sans cette force qui m’anime chaque jour. Je suis juste vidé, exténué. Lassé aussi d’un combat dont je ne vois jamais l’issue. Chad a dû comprendre que c’est peine perdue de se lier à un type comme moi.

Je ne relève pas la tête mais je sens sa présence. Il remue au sol ou alors il se déplace. Est-ce qu’il s’approche ou est-ce qu’il s’éloigne ? Je ne bouge pas, je crois ne plus en avoir la force. Je roule sur le dos et pose la main sur mes côtes douloureuses. Sans doute cassées. Mes doigts sont poisseux de sang. Je ne sais plus si j’ai mal. J’oublie presque tout sauf une chose. Chad est-il toujours là ?

Non. Les marches du perron ont craqué à nouveau.

Il est parti.



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chad Wilder

avatar

Humeur : En colère
Messages : 856
Réputation : 74
Date d'inscription : 15/11/2014
Localisation : Beacon Hills

MessageSujet: Re: La guerre de Troie n'aura pas lieu. [PV Maf' & Chad & Mickaël]   Mar 18 Nov - 15:52

Putain bordel de merde

Perdu, égaré, dérouté… abandonné autant de mots qui décrivent ce que je ressens. Si la douleur physique due aux coups de Mick s’estompe rapidement, la douleur intérieure n’en finit pas de grimper. Traitrise, duplicité, mensonge, sournoiserie en sont autant d’autres qui tournent sans fin dans ma tête. J’entends les marches grincer. Mick m’a suivi. Sans le regarder, j’entends sa démarche claudicante, sa respiration superficielle. L’odeur de son sang m’envahit les narines. J’en ai assez. Je ne veux plus me battre, ni le voir. Alors que j’allais me lever pour m’en aller… fuir. Je l’entends chuter sur le sol. Sa respiration est sifflante, son cœur marque des battements frappés, lourds. D’autres sons me parviennent qui me font serrer la mâchoire. Des sanglots ? Puis un mot…

- Pardon…

Je tourne alors la tête vers lui. Il est à genou, regardant le sol. Son visage est tordu par une grimace de douleur. Douleur physique, douleur morale. Soudain, je le vois craquer. Lui qui ne m’avait jamais montré la moindre faille, la moindre faiblesse. Me semble plus vulnérable qu’un enfant. Est-ce une autre ruse ? Une autre fourberie ? J’entends son cri, il hurle un désespoir sans fin. Son passé de meurtrier, sa solitude. Me suis-je trompé sur sa réelle implication ? Sa détresse  me transperce le cœur aussi surement qu’un coup de poignard. Mick m’a toujours semblé dur comme du béton, maitrisant toujours ses émotions. Ai-je été trop loin ? Son corps est en sang, il a une vilaine blessure au flanc. Je l’ai littéralement lacéré. A sa façon de se tenir, je devine plusieurs côtes cassées… Il n’a plus rien d’intacte. J’ai frappé avec la volonté de tuer. Je n’ai pas ménagé mes coups, ni visé. Je remarque qu’il est de bonne constitution, pour être encore conscient après mon passage à tabac. J’esquisse un pas dans sa direction, les mains déjà prêtes à absorber sa douleur. Du moins celle de ses blessures physiques. Cela ne serait pas la première fois que je le soigne après l’avoir frappé.

Mais… Ce n’est pas que je m’y refuse, je ne peux tout simplement pas. Pas sans mon loup qui se terre encore plus loin dans sa caverne. Il est blessé par ce qu’il a appris et s’il a refusé d’achever Mick pour une raison que je ne saisis pas encore, il ne veut pas l’approcher. Qui a demandé à Mick de dégager de ma vie ? Moi ou le loup ? Celui que je considérais comme mon ancre roule sur le sol, épuisé, blessé et meurtri. Cette vision me divise. Je veux m’en aller et oublier tout ça. L’oublier lui. Je ressors du manoir et me mets à courir en allant droit devant moi. Quelques animaux de la forêt feront les frais de mon désarroi.

***

Une semaine a passé. Période pendant laquelle j’ai plongé dans le travail. Bossant mes cours, les demandes de permis pour Miya et commençant les études de structure pour le manoir de Derek. Le japonais était pris par des répétitions, je pus donc facilement éviter de montrer ma tête de déterré au musicien. Prétextant mes longues soirées à m’écorcher les yeux sur les plans. Ce qui était vrai. Je vivais en ermite, me couchant tard. La cervelle abrutie de plan, de schémas et de calculs de charge ou de portance. Je cachais mon non-sourire, ma peine, ma haine. Comme l’écrivait John Gray dans son analyse de la nature humaine, je faisais mon pur martien et m’enfermais dans la grotte de mon appartement luxueux.

Seulement tout luxueux qu’il soit, le frigo et le placard à miam n’ont pas une capacité infinie. J’avais raclé des dernières miettes de ce que j’avais de comestible. L’avantage cela avait permis de finir les vieilleries qui trainaient dans mes placards. L’inconvénient, je n’avais plus que du sel et de l’huile à manger… Obligé de sortir et de faire des courses.

***

J’arrivais en bas de mon immeuble chargé comme une bourrique de trois sacs papier pleins à craquer. Faut dire que j’avais une faim de loup. Comme j’en avais pris l’habitude depuis… ce jour maudit, je passais par la cage d’escaliers, cherchant l’exercice à tous prix. Arrivé à la porte palière de mon étage, je transférais tant bien que mal ma cargaison sur un bras, pour attraper la poignée de la porte qui s’ouvrait sur mon étage. A peine eussè-je tiré le bâtant que mon nez fut envahi. Envahi de ce parfum que je connaissais que trop bien. Sans avoir encore mis un pied à mon étage, je savais que Mick était là et depuis un long moment. Je fermais mon visage, si cela pouvait être encore possible et avançais. Il avait dû prendre l’ascenseur. Si j’avais détecté sa présence avant, je ne serais pas monté…

Il était assis par terre, le dos contre la porte de mon appartement. Nos regards se croisèrent. De ma main de libre, je fouillais ma poche, cherchant mes clés. Mick se redressa péniblement, souffrant visiblement des blessures que je lui avais infligé. Il me dit qu’il avait cherché à me joindre sans succès.

- J’ai bloqué ton numéro. Pousse-toi et laisse-moi passer.

J’essayais de garder une voix atone. Je le vis déglutir, mais il ne se poussa pas, restant devant la porte. Je sentais que mes courses commençaient à m’échapper. J’avais envie de parler à personne et encore moins à Mick ! Il expliqua qu’il voulait éclaircir un point avec moi et qu’après ça, si je ne souhaitais plus le voir, il s’en irait. Il se poussa enfin de la porte. Je déverrouillais rapidement la porte et l’ouvris. Puis rattrapai prestement un des sacs qui se faisait la malle. J’entrais chez moi, puis après un temps d’hésitation, me rendis vers la cuisine, laissant la porte d’entrée ouverte.

J’avais commencé à déballer mes affaires quand j’entendis la porte se fermer doucement. Si je lui tournais ostensiblement le dos, je ne pouvais m’empêcher d’être au aguets des signes qu’il émettait. Comme un pas claudicant, une respiration courte qui manquait de profondeur ou une légère odeur de sang. Ses blessures étaient en cours de cicatrisation, mais bien présentes. Je posais une boite de conserve un peu  plus brusquement que nécessaire sur le plan de travail. J’avais fui cette confrontation. Ne desserrant pas les dents, je rangeais mes affaires. Prenant mon temps. Retardant le moment où je devrais me retourner et lui faire face.

Il se décida à parler sans attendre. Me disant que la clé USB que je lui avais donné contenait un cheval de Troie. Et que suite à cela son ordinateur avait été piraté. Je tombais des nues. Il me reprochait de lui avoir piraté son foutu ordinateur ! Maf’ ! Bordel, je m’étais fait manipuler. J’allais répliquer qu’il devait s’en prendre à la druide, mais me tus. Ce qui m’arrêta, est qu’il me croyait capable d’une telle traitrise ! Moi ! La colère me prit comme une vague. Je me retournais brutalement.

- Mais comprends-tu que j’en ai rien à faire du contenu de ton ordinateur !

Furieux, je passais devant lui, m’assis sur le canapé. J’allumais mon ordinateur, tapais mon mot de passe et me relevais.

- Vas- y fait toi plaisir. Je n’ai strictement rien à cacher ! Regarde si tu trouves des traces de tes données. Fouille ma vie, je n’en ai rien à faire !

Rageusement, je retournais à la cuisine rangeant le reste de mes courses bruyamment. Rien que pour avoir douté de moi, je ne lui dirais pas que l’attaque venait de Maf’. De toute façon, elle devait avoir des raisons valables. C’est avec cet argument que je ménageais ma conscience. J’avais quasiment fini de ranger mon bazar quand je tiltais enfin. J’avais aussi branché cette foutue clé sur mon ordinateur ! Je retournais vers le canapé, bourrant Mick qui s’était juste assis devant le clavier sans rien toucher.

- Bordel ! Pourvu que…

Fébrilement j’ouvrais quelques fichiers importants, puis lançais un antivirus que j’activais en cas d’urgence. Ne pouvant pas le laisser en permanence car trop gourmand en ressources. La réponse ne tarda pas à venir avec la barre des fichiers indésirables qui s’agrandit avec notamment quelques fichiers exécutables plus que douteux. A cet instant précis, j’avais totalement oublié la présence de Mick. Pendant que l’analyse se poursuivait, je comparais le poids de mes fichiers avec mes sauvegardes. Si je n’avais rien à cacher, j’avais beaucoup de travail à perdre, si quelqu’un s’amusait à semer la panique dans mon disque dur.

-Merde, merde et merde !

::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::

(c) fiche par ocean lounge
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mickael Wayne
Administrateur
avatar

Humeur : Observateur
Messages : 1340
Réputation : 200
Date d'inscription : 17/11/2014
Localisation : Assigné à domicile

MessageSujet: Re: La guerre de Troie n'aura pas lieu. [PV Maf' & Chad & Mickaël]   Mar 18 Nov - 15:52


Gimme more !





/!\ Post à l'attention d'un public averti. Scènes de sexe explicites /!\



Je ne savais pas combien de minutes j’avais mis pour me relever ni comment j’avais fait pour sortir du manoir. Tout était silencieux et froid. La nuit était tombée quand j’avais mis le pied dehors. J’avais perdu beaucoup de sang et de force alors le chemin du retour m’avait paru fastidieux. Je ne pouvais pas rester sans soins. Ça aurait été idiot. Avec difficulté et toujours en pensant au virage qui venait de se produire dans ma relation avec Chad, je m’étais donc rendu à l’hôpital. Au service des urgences, une infirmière s’occupa de mon pansement après qu’une radio ait confirmé deux côtes brisées. Melissa McCall. C’était le nom que j’avais lu sur sa blouse. Attentionnée, gentille mais professionnelle. Elle n’avait pas posé plus de questions que nécessaire mais jugea sans doute maternel de préciser que se battre ne résolvait jamais rien. Je n’avais pas répondu mais l’avais remercié en quittant la salle d’auscultation.

J’avais eu besoin d’une semaine pour ne plus avoir mal et passer à autre chose. J’avais explosé, ouvert le barrage et libéré le mal qui me pourrissait de l’intérieur. Du moins je l’avais exprimé plutôt que de l’enfouir. Maintenant j’ai envie de continuer à avancer avec la même assurance qu’avant. À un détail près. Ne pas m’entêter à refaire les mêmes conneries. Aujourd’hui, j’avais décidé de parler à Chad.

Comme un adolescent qui veut mettre toutes les chances de son côté, j’enfile une nouvelle chemise. Bleu clair. Je crois que Chad aimait quand je portais du bleu. Je ne veux pas prendre le risque qu’il remarque ma voiture donc je pianote sur mon téléphone à la recherche d’un trajet en transports en commun. Je descends la rue et le bus ne tarde pas à arriver. Je ne savais pas comment Chad allait réagir. Il ne répondait pas à mes appels depuis plusieurs jours, il n’a donc pas envie de me parler et encore moins de me voir. Mais je veux tenter ma chance. Au moins une fois.

Je suis donc au coin de sa rue à attendre un signe de vie. Ce qui finit par arriver. Chad allait entrer dans l’immeuble les bras chargés de sacs de courses. Si je me pointe maintenant il ne me laissera pas monter. Je le suis sans me faire remarquer et entre dans le hall quelques secondes après lui. Il a choisi de prendre les escaliers ce qui me laisse largement le temps d’arriver avant lui en empruntant l’ascenseur.

Le couloir est désert ce qui m’évitera les questions gênantes de la part des voisins. Je m’assois sur par terre en grimaçant. Adossé contre sa porte je tends l’oreille. Les minutes me paraissent longues parce que j’appréhende sa réaction. Mais le temps n’est plus aux doutes, Chad vient de passer la porte du pallier et me jette un regard désapprobateur. Son visage est fermé. Rien ne semble avoir changé pour lui. Je ne rebrousse pas chemin et me redresse sans dégager l’accès à son appartement.

- Je suis désolé de venir jusqu’à chez toi mais te ne réponds pas à mes appels.

- J’ai bloqué ton numéro. Pousse-toi et laisse-moi passer.

- J’aimerais qu’on se parle. Ou au moins écoute-moi et si après ça tu veux que je sorte de ta vie je le ferais.

Je n’entends pas de réponse et me pousse de devant la porte. Il s’y engouffre comme si je n’avais pas été là. Il laisse pourtant la porte entrouverte. Sans doute inconsciemment. S’il me donne une petite chance de rattraper tout ça je dois la saisir. Je le suis à l’intérieur et referme la porte doucement.

Il continue de m’ignorer. Mais je ne peux attendre davantage. Je me lance.

- Il y a toujours eu beaucoup de sous-entendu et de non-dit entre nous. Il faut que nous mettions les choses au clair. Pas pour remuer le couteau dans la plaie mais parce que c’est jamais bon de rester sur une situation conflictuelle.

Toujours pas le moindre signe de sa part. Est-ce qu’il m’écoute au moins ? Oui je sais qu’il ne peut pas ignorer ma voix même s’il me tourne le dos. J’entre dans le vif du sujet.

- La clé USB que tu m’as donné contenait un cheval de Troie. Mon ordinateur a été piraté mais pas seulement. Le hacker a pu remonter jusqu’à un ami très cher. C’est surtout cela qui m’a mis hors de moi. Il protège mes arrières et pour une fois la menace venait de mon côté. Due à mon imprudence.

Chad se retourne violemment.

- Mais comprends-tu que j’en ai rien à faire du contenu de ton ordinateur !

Je ne dois pas perdre mon calme. Et de toute manière je ne suis pas là pour envenimer la situation.

- Comment pouvais-je le savoir ? Tu es le seul dont je suis proche. Si quelqu’un pouvait m’atteindre ça ne pouvait être que toi.

Est-ce qu’il remarque que je suis en train d’avouer que je me sens lié à lui ? Je n’avais jamais trouvé sa place dans ma vie. Mais j’avais toujours secrètement voulu qu’il soit plus qu’un simple ami. Des sentiments que j’avais réalisés lorsqu’il avait été séquestré par ma faute.

Chad s’approche de son ordinateur toujours aussi furieux. Il me donne accès à son compte en fulminant.

- Vas- y fait toi plaisir. Je n’ai strictement rien à cacher ! Regarde si tu trouves des traces de tes données. Fouille ma vie, je n’en ai rien à faire !

Je ne touche à rien, espérant qu’il entende raison et que l’on puisse se parler plus calmement. Mais il revient aussitôt de la cuisine et me bouscule pour prendre place devant le clavier.

-Merde, merde et merde !

Il lance une recherche de virus et fouille dans ses fichiers. Il cesse de paniquer quand il comprend que son travail n’a pas été altéré. Apparemment j’étais l’unique cible et Chad a simplement servi d’intermédiaire. Je crois que c’est à nouveau le temps des excuses.

- Pardonne-moi. Je réalise que tu as toujours fait que m’aider ou du moins tu ne t’es jamais immiscé dans mes affaires. Mais après avoir passé des années à suspecter tout le monde et à ne s’attacher à personne, crois-moi c’est difficile ne serait-ce d’imaginer se rapprocher de quelqu’un. Tu m’en veux d’avoir cru possible que ce soit toi le traitre, je comprends. Je sais que j’ai été particulièrement blessant.

Je reprends à peine mon souffle mais je continue aussi serein que possible.

- En revanche pour ce que j’ai fait par le passé, j’aimerais que tu me croies lorsque je dis ne pas avoir voulu tout ça. Je n’aime pas avouer que je n’étais qu’un pion sur un échiquier mais c’était le cas. Si j’avais pu donner ma vie pour cette famille, je l’aurais fait. Je connais que trop bien la douleur d’une vie d’orphelin.

J’avais présenté mes excuses, souhaitant sincèrement qu’il me pardonne. Mais ma venue avait été poussée par une raison plus intime. Je voulais littéralement lui ouvrir mon cœur.

- Je n’ai aucune idée de ce que tu penses ou ressens de tout ça et je suis confus lorsque je me mets à réfléchir à un possible « toi et moi ». Mais j’ai envie d’essayer parce que depuis que tu m’as apporté cette foutue enveloppe je ne me suis jamais senti aussi bien.

Le sujet l’interpelle car je le sens remuer imperceptiblement. Pourtant il n’a pas plus de réaction que cela.

- J’ai besoin d’avancer, de continuer ce pourquoi je suis venu ici. Je suis loin de te considérer comme un obstacle dans cette voie. Mais je ne peux résolument pas continuer sans t’avoir expliqué tout ça.

Je n’ai plus rien à dire. Et Chad ne répond pas. Je lui adresse un regard. Le dernier. Il a pris sa décision. Je me retourne sans un mot de plus. Je dois sortir d’ici. Je pose la main sur la poignée.

Mais un choc contre le battant de bois m’empêche alors de partir. Chad a bougé si vite qu’il m’a surpris. Je me tourne, bloqué contre lui.

- Ne pars pas, murmure-t-il tout près de mon visage.



En quelques mots il me retient, refusant que je parte. Nos regards se croisent et je sais que nous ne résisterons pas. Pas cette fois-ci. Dieu qu’il est désirable. Est-il toujours en colère ? Peut-être pas mais je le sais fou d’envie. Il me pousse contre la porte et passe une main sous ma chemise, appuyant sur mes cotes douloureuses. Est-ce qu’il se plait à me faire un peu souffrir ? Je ne crois pas non plus. La tension que je ressens est toute autre. Celle due au désir. Il remonte ses doigts doucement et je réalise que la douleur a disparu. Il ne reste qu’un picotement qui marque la cicatrisation. Des caresses qui faisaient un bien tout particulier. Chad a absorbé la douleur et les dernières blessures disparaissent. Mon corps est comme neuf. Ne subsiste que mon désir pour lui. Désir qui n’avait fait que grandir depuis notre première rencontre.

You got my display of affection

À partir de maintenant je ne lui cache plus que tout est réciproque. Je pose enfin mes lèvres sur les siennes. J’avais eu tellement envie de le faire mais je me l’étais refusé jusqu’à aujourd’hui. Le baiser est doux et c’est sa langue qui, la première, vient jouer avec la mienne. Sans rompre notre contact je nous dégage de l’entrée. J’ose enfin plonger mes yeux dans les siens. Ce que j’y trouve m’envahit de béatitude. Je le pousse doucement pour jouer à le rattraper aussitôt, collant mon corps au sien encore davantage. Je l’embrasse encore. Puis mes gestes se veulent plus intrusifs mais son tee-shirt me gêne. Mes deux mains glissent sur son torse, remontent sur ses pectoraux puis redescendent sur ses hanches.

Je ne sais pas comment nous sommes arrivés dans la cuisine mais je ne peux le pousser plus en arrière. Il est bloqué par le plan de travail. Sans attendre je serre sa taille et l’assoie sur le meuble. Je le sens reprendre sa respiration mais je lui laisse peu de répit. Je le veux. Je veux gouter encore et encore la saveur de son corps, apprécier la douceur de sa peau. Je m’attarde à lui retirer son tee-shirt que je lance sans regarder où il atterrit.

We can get down like there's no one around

Les rôles s’inversent. L’envie de Chad est aussi terrible que la mienne. Il s’amuse à déboutonner doucement ma chemise découvrant mon corps petit à petit. Son regard est de plus en plus lubrique. Il me mordille le lobe de l’oreille alors que ses mains dévalent la fine pilosité qui disparait dans mon intimité. Chad se redresse sur ses deux jambes pour mieux s’accroupir devant moi. Est-ce qu’il tente vraiment d’ouvrir mon jeans avec les dents. Oh oui il essaie. Et il y parvient en me lâchant un regard plus que significatif. Je baisse les yeux sur les subtils baisers qu’il approche de mon entrejambe. Je suis gonflé d’envie et il le remarque. Sa main est forte contre le tissu de mon boxer. Je le veux. Tellement que je grognerais comme le loup qu’il est.

Il me prend la main pour traverser le salon puis nous diriger vers un endroit plus confortable. Il fait tomber ma chemise et reconcentre son attention sur mon corps qu’il a enfin à sa portée. Est-ce qu’il imagine depuis longtemps me faire toutes ses caresses ?

We're up against the wall

J’avoue ne pas sentir qu’il nous oriente vers son lit. Plutôt grand et moelleux. C’est tout ce que je remarque parce que je le désire trop pour faire attention au reste. Je suis allongé sur le dos, les jambes dans le vide. Il me regarde de haut. Ses cheveux sont en bataille et son regard perçant. Malgré l’envie que je perçois sur son visage il vient se poser doucement sur moi. Chad m’embrasse à nouveau. Un baiser plus doux que l’excitation du premier instant. Mais il cache bien son jeu car ses mains sont baladeuses. Les voilà encore en train de s’attaquer à mon pantalon. Nos hormones annihilent tout sentiment de gêne. La faible luminosité tend aussi à rendre l’ambiance plus intime encore.

Je glisse mes mains sur sa taille et passe mes doigts sous sa ceinture. J’ai envie de caresser ce cul toujours mis en valeur dans les pantalons qu’il porte. Je lui fais comprendre que je veux le lui retirer. Un instant plus tard et le vêtement glisse au pied du lit. Le mien le rejoint presque aussitôt.

Peau contre peau, notre étreinte est passionnée. Nos corps sont chauds et se lovent l’un contre l’autre. Puis Chad repart à l’aventure. Sa barbe de trois jours frotte sur mon ventre. Des frissons remontent le long de mon dos. En même temps que sa langue qui revient jouer dans le creux de mon cou. Sa main se faufile sur mon entrejambe. Je souffle en réponse à la sensation excitante de ce contact. Je ferme les yeux lorsque sa bouche m’offre une attention sulfureuse. Jeux de langue, caresses du bout des doigts, encore et encore. Le pied !

Gimme gimme more

Je me suis relevé sur les coudes. Moi aussi je voulais lui donner du plaisir. Nous sommes nu, l’un sur l’autre et je reprends un peu de contrôle sur nos ébats. Je bloque ses bras au-dessus de sa tête et plonge la mienne vers l’objet de toute ma convoitise. Est-il plus sensible que moi à des coups de langue bien placés ? Je l’entends gémir d’envie, son souffle s’accélère. Ses mains se crispent sur le drap. Je ne veux pas l’emmener maintenant aussi loin dans le plaisir.

Il enroule ses jambes autour de ma taille mais ce sont ses bras qui me serrent contre lui. L’objet de son envie frotte contre mon bas ventre. Chad va me faire devenir fou. Fou de désir. Je n’ai jamais été aussi proche de lui. Nos corps ainsi enlacés ouvrent toutes les possibilités à notre imagination.

Je murmure mon envie de lui faire l’amour et ses lèvres brulantes exaltent ce souhait. Mes doigts humides découvrent une autre partie de son anatomie. Plus délicate et tellement sensible. Je suis doux et souhaite qu’il partage mon plaisir. J’accompagne mon geste de baisers délicieux et de mouvements du bout de la langue.

You got me in a crazy position

Pour ne pas qu’il ressente une quelconque douleur je le laisse s’assoir sur moi. Le geste est lent mais notre envie mutuelle facilite la pénétration. Je comprends à travers ses mouvements qu’il veut lui aussi contrôler notre action et me donner du plaisir.

Je me redresse pour le sentir davantage contre moi. Ma main remonte dans sa nuque et viens chercher ses cheveux pour lui tirer la tête en arrière et dégager son cou. Du bout de la langue je dessine des volutes sur sa peau nue tandis que ma main sur son sexe lui procure du plaisir. Nos souffles se mêlent et nos ébats amoureux prennent une tournure plus sauvage. Dévergondés, plus que jamais excités nous nous offrons l’un à l’autre. J’ai chaud et je frissonne comme si une brise venait nous refroidir. Mais rien ne vient calmer notre ardeur ni le brasier de nos corps. Nous changeons de position. Plus agréable pour lui. Plus excitante pour moi. Je bascule Chad sur le dos.

You got my permission

Nos doigts s’enroulent, nos jambes se harponnent, nous sommes plus qu’un seul corps à l’appétit brulant. Il arque le dos, accepte ma présence en lui dans un souffle. Il est aussi excité que je le suis. Voir son corps entre mes mains exacerbe mon désir. J’ai envie d’être doux et sauvage à la fois. À l’image de ce que nous pouvons être tous les deux. Je colle mon torse contre le sien cherchant à glisser ma langue de sa pomme d’Adam à un téton, que je mordille doucement. Je sens sa peau tiède frissonner. Il bande ses muscles pour passer ses deux bras autour de moi. Il vient chercher mon oreille et me murmurer des mots passionnés.

Nous laissons le plaisir monter de longues minutes, changeant de cadence quand nécessaire. Pas un instant je ne cesse de le désirer et de savourer tout son corps. Dans un moment parfait, nous sentons l’un et l’autre que l’orgasme est proche. Les va-et-vient deviennent plus insistants, plus profonds. Et plus rapides aussi.

I just can't control myself, more

L’extase est un délice. Une explosion de bien être, une décharge électrique qui nous parcoure comme un seul être. Nous ne pouvons retenir un sourire de béatitude en basculant ensemble sur le dos. Deux sourires sans doute ridicules mais quasi inévitables. Les hormones encore les hormones. Comment retenir les effets physiologiques d’une telle dose d’endorphine ?

Chad s’éclipse à peine deux minutes et revient en me lançant une bouteille d’eau fraiche. J’observe encore son corps nu. Il est incroyablement beau. Dans le plus simple apparat comme habillé avec le plus beau de ses costumes. Son visage délicat me donne l’envie de l’embrasser. Encore une fois. Nous nous regardons d’une manière si intense que les mots deviennent inutiles pour transmettre ce que nous ressentons.

Puis il se dirige jusqu'à la salle de bain en me disant qu'une douche ne serait pas de refus. C'est l'excuse idéale pour venir le croquer sous l'eau chaude.

Lorsque nous rejoignons son lit, la nuit est tombée. Il vient se caler contre moi. Son bras m’enlace, son souffle me chatouille le cou. Pas une pensée néfaste ne vient me perturber. Je ne me sens plus seul.

Nous nous endormons dans cette position.



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chad Wilder

avatar

Humeur : En colère
Messages : 856
Réputation : 74
Date d'inscription : 15/11/2014
Localisation : Beacon Hills

MessageSujet: Re: La guerre de Troie n'aura pas lieu. [PV Maf' & Chad & Mickaël]   Mar 18 Nov - 15:53

Why lover why ?

Avertissement:
 


Je regarde l’écran. Si la présence d’un trojan est avérée, il semble que mes données soient intactes. Je tente de réfléchir, difficile de raisonner quand on est furieux. Maf’ cherchait à atteindre Mick, pas moi. La druide m’a collé dans un sacré pétrin. Elle est en partie responsable de ce foutoir. J’ai les dents serrées. Si je comprends parfaitement le raisonnement qui a amené Mick à me soupçonner, je ne supporte pas l’idée qu’il m’ait condamné sans preuve. « Traitre ! » Le mot résonne encore à mes oreilles. C’est comme un coup de poignard. Bien plus douloureux que tous ses coups. Ça et le fait qu’il a toujours gardé une certaine distance, jouant avec mes sens comme au chat et à la souris. "Why lover why" Je me demande si je ne me suis pas leurré moi-même de ses intentions. Soudain, je réalise qu’il me parle.

- Pardonne-moi. Je réalise que tu as toujours fait que m’aider ou du moins tu ne t’es jamais immiscé dans mes affaires. Mais après avoir passé des années à suspecter tout le monde et à ne s’attacher à personne, crois-moi c’est difficile ne serait-ce d’imaginer se rapprocher de quelqu’un. Tu m’en veux d’avoir cru possible que ce soit toi le traitre, je comprends. Je sais que j’ai été particulièrement blessant.

Ah ! Se rendrait-il enfin compte de qui je suis ? N’a-t-il pas compris qu’il peut faire de moi ce qu’il veut. Je l’ai blessé, car je me suis senti trompé et trahi. J’ai lâché toute ma colère sur lui, mais j’ai été infoutu d’aller jusqu’au bout. Je me souviens de son regard de défi, alors que je l’avais à ma merci. Je n'ai pas pu. Je ne peux pas vraiment te faire de mal… Je reste silencieux. C’est la deuxième fois qu’il prononce ce mot « pardon ». Je ne le connais pas vraiment, mais je ressens la personne qu’il est, ou qu’il s'obligé à être. Quelqu’un de dur, de fort. Cependant, il continue de parler, de se livrer ? J’écoute silencieusement, ne sachant trop comment réagir.

- En revanche pour ce que j’ai fait par le passé, j’aimerais que tu me croies lorsque je dis ne pas avoir voulu tout ça. Je n’aime pas avouer que je n’étais qu’un pion sur un échiquier mais c’était le cas. Si j’avais pu donner ma vie pour cette famille, je l’aurais fait. Je connais que trop bien la douleur d’une vie d’orphelin.

Je ferme un instant les yeux. Le rythme de son cœur me dit qu’il est sincère. Un pion ? Comment a-t-il pu en arriver là ? Je comprends l’erreur de mon raisonnement. Je me suis trompé, il n’en veut pas aux miens. Cependant, puis-je pardonner ses actes ? Un pion ne peut-il pas refuser d’avancer ? N’est-ce pas trop facile comme excuse ? Comment va réagir mon frère, Derek ? Il n’a pas comme moi, un lien avec Mick. Enfin quand je dis lien… Cela ressemble plus à un jeu pour lui. Je me connais si candide, si idiot en fait. Je baisse mes yeux sur mes mains. Et maintenant, que le quiproquo est levé. Peut-on faire comme si de rien n’était ? Cela ne change rien à cette relation que je sens asymétrique. Depuis que j’ai apporté cette enveloppe, j’ai senti quelque chose de fort et presque animal passer entre nous. Mais si de mon côté j’avais fini par cerner ce que je ressentais, le hissant au rang d’ancre. Ce qui n’est pas rien pour un loup. Je ne sentais pas cette même réciprocité, ou alors fortement retenue et bridée. Mes pensées vagabondent, je me demande si prendre un recul définitif ne serait pas mieux. Pour lui comme pour moi. J’en ai assez de ce jeu. Si s’était amusant au début, ce que j’éprouve pour lui maintenant rend l’amusement cruel.

- Je n’ai aucune idée de ce que tu penses ou ressens de tout ça et je suis confus lorsque je me mets à réfléchir à un possible « toi et moi ». Mais j’ai envie d’essayer parce que depuis que tu m’as apporté cette foutue enveloppe je ne me suis jamais senti aussi bien.

Un possible toi et moi ? Est-ce que… Je m’imprègne du sens de ses paroles. N’ose y croire. J’ai trop peur de me leurrer encore une fois sur ses intentions. Mince cela fait trop mal quand on a le cœur qui saigne. Je…

- J’ai besoin d’avancer, de continuer ce pourquoi je suis venu ici. Je suis loin de te considérer comme un obstacle dans cette voie. Mais je ne peux résolument pas continuer sans t’avoir expliqué tout ça.

Je ne bouge pas, comme tétanisé. Ses mots, je cherche tous les sens possibles qu’ils peuvent cacher. Je veux être certain de comprendre ses intentions, ses sentiments ? Il semble annoncer la fin d’une demi-mesure. J’en crève d’envie depuis le début. D’un coup je ne sens plus sa présence, son odeur se fait plus faible. Où est-il ? Je me retourne, Mick a la main sur la poignée de la porte. Je me rends compte que je n’ai pas décoincé un mot, trop absorbé dans mes conflits intérieurs. Je ne l’ai pas senti se lever et partir. Non ! Le voir ainsi partir, me tournant le dos, m’ôte tous les doutes ou réserves que je pouvais encore ressentir. D’une main sur le dossier du canapé, je passe par-dessus d’un bond. Au suivant, ma main bloque la porte et Mick. Surpris, il se retourne.

- Ne pars pas. Dis-je dans un souffle.


Je suis proche de son visage. Je lui en veux encore de son manque de confiance, mais je n’ai plus de doute sur ce que je souhaite. Je ne veux pas qu’il s’en aille. Je le veux. Je lis un désir identique dans son regard. Doucement je m’approche et le plaque contre la porte. Je tire sur sa chemise bleue, il sait que j’aime quand il porte cette couleur. Cela lui va si bien. Je cherche ses blessures, celles que je lui ai faites. J’ai une boule au ventre rien que d’y penser. J’y mets toute mon aura, toute ma puissance. J’absorbe son mal pendant que je perds mes lèvres sur son cou. Des frissons me parcourent déjà le corps. Je m’enivre de son parfum, de son odeur corporel. J’ai envie de le manger. J’ai faim de lui et cette fois-ci, je ne le laisserai pas se dérober. Quand je relève les yeux, je comprends qu’il ne se soustraira pas à mon désir. Il a tombé le masque. Il pose ses lèvres sur les miennes, le contact m’électrise. Je réponds au baiser qui ne se veut vraiment pas chaste, me pressant de nouveau contre lui, accentuant la pression de son dos contre le battant. J’ai envie de lui, je me répète et me répéterai. Quand il me regarde de nouveau, je sonde son regard. Me perd dans ces prunelles asymétriques. Peut-on perdre la raison juste en plongeant dans un regard ? Mick reprend l’initiative, se décolle de la porte et me pousse. Je souris, en fait j’aime quand il se fait joueur. Ses doigts ont glissé sous mon tee-shirt. Je tangue comme un radeau à la dérive, il me rattrape, se plaque contre moi, m’attire pour mieux me repousser. Ses lèvres dévorent les miennes dans une proposition, une invitation à un autre voyage. Soudain je me retrouve bloqué contre le plan de travail. Ses mains sur mes hanches m’invitent à une autre danse. D’un geste puissant, il me soulève et je me retrouve assis sur le plan de travail. Ma respiration se coupe, son regard indécent me brule la peau, quand lentement il me soulage de mon tee-shirt. Je sens mes muscles se tendre, rechercher ses caresses, frémir sous ses doigts.

Mes mains se glissent dans l’encolure de sa chemise, s’attardent sur sa nuque, l’attirant vers moi. J’attaque les boutons de sa chemise, la fait glisser de ses  épaules. De mes doigts je trace des sillons dans son dos faisant naitre un volcan d’émotion, alors que je lui dévore le cou. Je veux le toucher, le troubler. Je regarde le feu qui brule dans ses yeux, je m’y perd et m’y brule. Mais loin de vouloir apaiser l’incendie qui commence à faire rage, j’attise son désir, me laissant glisser sur le sol, ma bouche suit le chemin de mes mains sur son torse, sur le volcan qui gronde et s’enfle sous mes doigts. Je la joue provocant, attaquant la fermeture éclair de son jean avec les dents, je tombe dans un orage de sensation et l’emporte avec moi. Me frottant au tissu tendu de son boxer, je relève les yeux, buvant son regard qui se voile, sa bouche qui s’ouvre cherchant l’air. J’entends son cœur s’emballer. Enfin je peux assouvir le cortège de mes désirs de lui.

Je me redresse, laissant mes lèvres faire le chemin retour, goutant la peau de son ventre, celle de son torse, de ses lèvres. Mes mains restent fixées sur ses fesses rapprochant son désir du mien. Puis, je lui prends la main et l’entraine à ma suite. Arrivés dans la chambre, je le fais pivoter et le pousse doucement vers le lit, lui ôtant sa chemise restée accrochée à ses avant-bras. Je le fais basculer en le poussant de mon corps. Me posant au-dessus de lui, bras tendus. Mick ne résiste pas. Il a lâché toutes ses réticences. Je le trouve si désirable ainsi. J’ai envie de lui, de son corps. Je prends le temps de le dévorer des yeux, me retenant de ne pas plonger sur ce corps que je désir tant. Doucement je me pose contre son torse, cherchant ses lèvres. Je sens ses bras qui se referment dans mon dos. Je frissonne de plaisir. Je me sens si bien, comme à ma place. Je m’attarde à butiner ses lèvres, mordillant, embrassant son visage. Baisant ses yeux, son front, son nez. Je suis partout. Je goute sa peau, m’attarde au creux de son cou. D’une main je suis le contour des muscles de son épaule glissant vers ses reins. Je le sens se cambrer, augmentant mon désir. Enfin je peux le toucher comme j’en ai envie. Si on continue, je vais mourir foudroyé de tant de désir. Je sens ses mains s’hasarder sous mon jean, m’attraper les fesses, me faisant comprendre qu’elles voudraient plus d’aisance. Les derniers remparts de vêtements tombent au sol. Seule la lumière de la ville éclaire la chambre en ce début de soirée, donnant un clair obscure approprié pour le jeu intime qui s'y déroule.


Je laisse ses lèvres tranquilles pour mieux y revenir après. Des dents et de la langue, je m’attarde et descend progressivement mon exploration. Je redessine les muscles affinés de son torse, les légers renflements de ses abdos durcis par la crispation de l’attente. J’agace mon nombril avec ma langue et descend encore. Du bout des doigts j’effleure ce que je vise. La réaction est immédiate, son envie prend vie sous mes yeux. Je la cueille du bout des lèvres et m’attarde en doux supplice. Mick pousse un râle et se cambre de plus bel. Je bouge, de manière à pouvoir le regarder en même temps que je lui inflige ces douces tortures. Regards impudiques.

Mick se redresse. Je sens qu’il ne veut pas être en reste. Je lui passe le relais des initiatives de bon gré. Plus rien ne bride nos attouchements. Quand sa main se glisse entre mes jambes,  j'arrête le temps, respire à contretemps, ne respire presque pas, presque plus. Je meure de plaisir. Il me rend ma torture. Je gémis et m’accroche aux draps. Je suis ballotté au gré de sa volonté. Ses lèvres, sa langue m’emporte sur des pentes élevées. Punaise qu’il est doué ! S’il continue à ce rythme… Mais Mick s’aperçoit de mon souffle cours, mon regard qui se trouble. Il laisse mon volcan se calmer et se couche sur moi. Je m’agrippe à lui avec mes bras, mes jambes. Plus question qu’il s’éloigne, ne serait-ce d’un micromètre. J’ai le corps brulant d’envie et de désir, brulant de luxure. Entre deux brulures  au fer rouge de ses lèvres, il me dit vouloir me faire l’amour. D’un seul mot, je lui abandonne volontiers mon corps.

- Viens.

Ce n’est qu’un souffle à peine audible. Mick se fait soudainement plus doux, presque protecteur. Ses nouvelles attentions m’engloutissent  de sensations plus fortes les unes que les autres. Il agit tel un expert, avec adresse et délicatesse. Il rebascule sur le dos, me laissant contrôler notre union. Sans le lâcher du regard, je viens et m’incruste sur lui avec une lenteur lascive. Une fois totalement installé, je commence à onduler des hanches. Je le vois se mordre la lèvre inférieure, lui envoie un baiser en l’air. Il sourit à son tour. Je bouge en cadence, je l’aguiche, le provoque, me soustrait à ses caresses. Dans un coin de ma tête, j’ai envie de lui faire payer ses doutes. Mick se redresse me colle contre lui et me tire la tête en arrière. Je ne peux lui résister et abandonne ma gorge à ses lèvres brulantes. Quand sa main se pose sur  mon érection, je laisse échapper un grognement de loup. C’est trop bon. Plus il s’active, plus je sens ma maitrise faillir. Déjà mes yeux commencent à changer de couleur. L’animal qui est en moi fait surface. Il s’était terré au plus profond de mon âme ce sale jour, il y  a une semaine. Le voilà qui revient galvanisé. Lui aussi veut faire l’amour avec Mick. Je le laisse sortir dans une transformation partielle. Si mes crocs pointent sous mes lèvres, je garde figure humaine. C’est un homme mi loup que Mick bascule sur le dos, changeant notre position. Je le fixe de mes yeux dorés, râle quand il accélère. Je m’accroche à ses épaules, à son fessier musclé, à ce que je peux. Je le mordille doucement de mes crocs, j’ai faim de lui. Me cambre pour le recevoir, ressert mes jambes autour de ses hanches pour le garder en moi. Sa respiration se fait haletante, lui aussi gémit son plaisir. Je souffle à son oreille comment je le trouve beau, combien j’ai envie de lui. Mes mots semblent le galvaniser encore plus. Il accélère les mouvements, je vois le bas de ses reins onduler, le sens entrer en moi. Nous approchons de l’orgasme. Chacun de nous poussant jusqu’au bout la résistance à la vague de plaisir qui va nous submerger.

Enfin, je sens que le barrage va céder sous la pression de notre désir mutuel. Je capture son regard de mes yeux. Je veux le voir à ce moment-là, le voir jouir. Mick comprend ma demande et après un ultime baiser, ne quitte plus me regard, ondulant plus que jamais. Finit le temps de la lenteur lascive, du jeu. Ses coups de reins se font puissants, profonds. Je l’accompagne arc bouté pour l’engloutir. Nos râles se rejoignent, dans une ultime passe nous nous arcboutons l’un contre l’autre. La jouissance est violente, nous secouant comme des pantins. A aucun moment, il n’a lâché mon regard. Bordel qu’il est beau dans ce moment ! On s’écroule sur le lit. J’ai le cœur prêt à exploser, le corps secoué de spasmes.

Me redressant sur un coude, je le regarde. Mon regard doit lui dire tout mon amour. Je l’embrasse et file à la cuisine. Cet incendie intérieur m’a donné soif. Je retourne dans la chambre avec une bouteille d’eau pour Mick. La lui lance la bouteille et remarque qu’il me regarde, non qu’il me reluque. Je suis toujours nu avec sur le corps les traces de notre plaisir mutuel que la gravité appelle vers le sol. Au lieu de rougir de mon état, je le regarde avec la même envie qu’au début de nos ébats.

- Je te lave le dos ? Dis-je avec un regard taquin.

Je lui tourne le dos et me dirige vers la salle de bain attenante à la chambre. J’entends la literie, signe qu’il se lève et me rejoint. Il y a largement la place pour nous deux dans la douche italienne. Je règle les jets d’eau et offre mon visage en fermant les yeux à l’eau qui ruisselle. Je sens deux bras puissants m’entourer la taille, un corps qui se colle au mien. Je me retourne pour un long baiser. Nos mains glissent sur la peau de l’autre. Le nettoyage de nos ébats est le prétexte de nouveaux jeux coquins. J’accroche mes bras à ses épaules, mes crocs ont disparu. Mais ce sont toujours deux prunelles dorées qui le scrutent. Je suis le cheminement de l’eau qui coule sur son visage, sur le reste de son corps. Il est magnifique. Maintenant je connais le galbe de ses fesses, les muscles puissants de ses cuisses, de ses bras. Je sais que si j’insiste là, sur la peau interne de ses cuisses, qu’il réagit. Sans pudeur, j’applique ma main pleine de gel douche sur son intimité. Mick se laisse faire. Ses doigts ne sont pas en reste. La moindre parcelle de mon anatomie y passe, même la plus cachée. Je ne sais pas combien de temps nous restâmes sous l’eau. Suffisamment pour vider le ballon d’eau chaude. Le séchage est le lieu de vraies pitreries. C’est main dans la main que nous rejoignons la chambre et le lit. Je me couche contre Mick, le nez dans son cou. Je passe mon bras autour de sa taille, colle une jambe au-dessus de la sienne. Pas question qu’il s’envole pendant que je dors. Épuisé, je m’endors les lèvres contre sa peau. Seul le soleil du matin me réveillera.


::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::

(c) fiche par ocean lounge
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Miyavi Kyomu

avatar

Messages : 175
Réputation : 6
Date d'inscription : 17/11/2014

MessageSujet: Re: La guerre de Troie n'aura pas lieu. [PV Maf' & Chad & Mickaël]   Mar 18 Nov - 15:55

Run to You



On dit du silence qu’il est d’or. C’est vrai qu’il est précieux et rare. Tout comme ceux capables de véritablement garder un secret. Le secret est d’ailleurs bien paradoxal de mon point de vue. Il ne peut être que s’il existe entre au moins deux êtres et n’a pourtant pas vocation à être partagé. De plus, le secret, c’est cacher la vérité par des non-dits et devient ainsi source de conflits. Il n’y a qu’à voir la situation entre Chad et Mickael. Ça fait quoi ? Deux, trois semaines qu’ils sont en guerre froide ? Je ne sais pas exactement ce qu’il s’est passé. Chad évite le sujet les rares fois où il ne me repousse pas où que je dévie toutes ses excuses qu’il a pour qu’on ne se voit pas. Je ne lui en veux pas. J’ai compris avant lui l’importance de Mick dans sa vie. Je sais comment j’agirai si quelque chose se passait mal avec Chad, alors j’accepte. Mais j’espère quand même qu’ils vont vite arranger ça. Les secrets, ce n’est pas bon. Est-ce que j’ai des secrets pour Chad ? Non, pas vraiment. Il y a des choses que je ne lui ai pas dites, c’est vrai. Mais certaines choses demandent du temps et un moment propice pour être dévoilées. Je ne vais pas lui dire que la première personne que j’ai tué était une louve de douze ans qui venait à peine d’être mordue juste avant de lui demander de me passer le sel…ça ne marche pas comme ça. Surtout que les moments que nous passons ensembles, d’autant plus qu’ils sont rares ces temps-ci, ne sont pas vraiment dédiés à la pratique de la parole.

La parole, justement, parlons-en. N’est-elle pas d’argent ? Précieuse aussi, mais beaucoup plus perfide. Peut-être parce que qui dit parole dit vérité ou mensonge. La paranoïa s’installe quand la confiance n’est pas acquise, et l’argent se fait démon, tournant la parole à son avantage. Pourtant, la parole, c’est ma vie. Je ne sais ni lire ni écrire, alors je parle. Je parle beaucoup au grand damne de la plupart des gens. Mais, peut-être que ma parole est plus précieuse, parce que je ne mens pas. Je pense que la vérité est un trésor inestimable, platine, diamant, ce que vous voulez, mais c’est important. Les non-dits et les mensonges bouffent la vie. Moi, ils me mettent en rogne. Je suis d’ailleurs toujours sur les nerfs de l’entrevue avec Isabella. Elle ne me voit pas…Elle voit juste le chanteur à succès comme tous les autres. Mais elle ne me voit pas moi. J’aurais dû lui parler, mais j’ai fui…Lâche, ce n’est pas moi, pas avec les gens que j’estime…

Et tout ça me fait grogner. Je suis en pleine chasse après un loup un peu trop sanguinaire pour être laissé en liberté. Je suis armée comme un démon, et je ne loupe pas vraiment ma proie, mais je ne suis pas concentré donc pas précis et la chasse traîne en longueur. J’essaye de me focaliser sur Chad pour me calmer, reprendre contenance, mais là encore, mensonges et non-dits apparaissent. Son histoire avec Mick, m'atteint autant que lui. Il n'en a pas conscience. Moi-même, je ne l'aurais pas cru si ce n'était pas en train de m'arriver. Il est mon ancre, et Mick est une partie de son ancre, c’est ainsi. D’ailleurs, j’ai un pressentiment étrange, comme si une chose énorme venait d’arriver. Chad serait-il en danger ? Je ne le permettrais pas ! D'un bond, je saute sur ma victime. Un loup que j'ai repéré et prévenu au moment de sa morsure. Je lui laisse une chance de revenir à lui de se repentir le temps que je l'amène au campement. Je l'attache, et le réduit au silence d'un coup de garde avant de l'enfermer dans un coffre prévu à cet effet. Je reviendrais plus tard, quand il sera calmé !

Je me rends aussitôt chez Chad. Je ne me suis pas changé, je n'ai pas posé mes armes et je n'ai pas essuyé le sang qui vient du combat, mais peu importe ! S'il est en danger, je suis là ! Je suis au pied de l'immeuble et je tends l'oreille, je laisse mes sens prendre le dessus. Je sens son odeur, j'entends sa voix, des gémissements...mais...c'est l'odeur de Mick ça et...Oh ! Ooohhhh ! Aaaah ! Bah enfin !!! Ils m'auront fait languir ces deux-là !!! J'esquisse un sourire et secoue la tête avant de m'éclipser. Ça me donne trop envie, il vaut mieux que je les laisse seuls...pour l'instant !

Je retourne donc au silence relatif que m'offre la forêt. Je m'installe sur une branche confortable et me rends à l'évidence, je suis loin d'être calme !!! Mais c'est de leur faute aussi ! C'était trop excitant de les entendre comme ça !!! Je ferme les yeux et m'apprête à me soulager quand je me rends compte que le silence que j'aime dans la forêt est troublé...troublé par des...gémissements plaintifs ? Oh merde ! Le louloup sanguinaire !! Je l'avais oublié celui-là ! Je descends de mon perchoir et vais le libérer.

« Calmé ? »

– « Ouais ! C'était violent comme façon de me ramener à la raison ! »

« Je t'avais dit de m'appeler si tu le sentais pas ! Je me serais chargé de t'enchaîner. »

– « Je sais. Mais je pensais que ça irait...Mais Jorge m'a largué, et quand je l'ai vu avec ce connard... »

« T'as encore de la chance de pas l'avoir buté ! Je n'aurais pas été aussi gentil. »

– « Mais t'es quoi au juste ? »

« Je te l'ai dit, un chasseur. »

– « Pas que. »

« C'est pas tes oignons ! »

– « Et tu pensais à qui juste avant de m'ouvrir le coffre ? »

« Hein ? »

Il baissa les yeux sur mon bas-ventre avec un sourire gourmand. Je lève les yeux au ciel et lui tape la main quand il l'approche.

« Pas touche, c'est pas pour toi. »

– « Aller, quoi ! T'allais faire ça tout seul... »

« Tu touches pas ! »

Je referme mon pantalon et l'aide à sortir du coffre. Je prends juste le temps de me changer sans vraiment me cacher. Nous avons déjà été...partenaires...et ça me fait marrer de le voir baver. Mais c'est réservé désormais ! Même si je tiens à ma liberté, même si ça m'arrivera sans doute de coucher avec d'autre pour me prouver que je suis encore libre, là je n'ai envie que de Chad...et de Mick aussi un peu, parce que ce type est vraiment sexy ! Bref, j'enfile un pantalon un peu serré, trop pour l'envie que ces deux saligauds m'ont donné, mais tant pis, j'aime bien ce pantalon, il met mes fesse en valeurs. J'attrape un t-shirt à manche longue un peu moulant aussi et un sweat parce qu'il ne fait pas si chaud que ça. Je glisse un kunai ou deux par ci par-là, parce que, je reste prudent, et nous voilà en route. Je ramène cet abruti chez lui et lui dit d'attendre là, qu'un alpha d'une autre ville va venir le voir et lui proposer un boulot dans son garage. Il pourra commence rune nouvelle vie. Et cette fois, il accepte. Jorge l'avait retenu à BH la première fois. Ce n'est plus le cas.

Je passe ensuite au Jungle pour récupérer une bouteille de champagne que le patron m'avait promise, puis à la boulangerie où je fais une razzia ! Pain au chocolat, pains spéciaux, croissant, sablé, bugnes !! Je suis sûr qu'ils vont avoir faim, et moi, je crève la dalle aussi donc ça ne sera jamais perdu ! Une fois devant l'immeuble je tends l'oreille et constate que quelques heures de cette nuit auront tout de même servis à dormir pour les chauds lapins. Je grimpe les escaliers quatre à quatre tout en gardant ma discrétion féline, parce que je peux être très discret quand je le veux, et j'arrive rapidement sur le palier de chez Chad. La clef en main, privilégié que je suis, j'entre sans m'annoncer. Je ne révèle ma présence qu'au moment où je pose mes sacs sur la table.

– « P'tit déj' les tourtereaux !!! »

Je les observe. Ils sont graves sexy.

© Halloween sur Never-Utopia



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mickael Wayne
Administrateur
avatar

Humeur : Observateur
Messages : 1340
Réputation : 200
Date d'inscription : 17/11/2014
Localisation : Assigné à domicile

MessageSujet: Re: La guerre de Troie n'aura pas lieu. [PV Maf' & Chad & Mickaël]   Mar 18 Nov - 15:55


Après une "douce" nuit





Ce n’est pas les rayons du soleil ni les tendres baisers de Chad qui me réveillent mais une voix qui s’élève depuis la cuisine.

- Ptit déj les tourteraux !!!

Quelqu’un pointe son nez dans la chambre, sur le seuil de la porte je reconnais Miya. Et merde je l’avais oublié celui-là. Il était le petit ami officiel de Chad, c’est donc normal qu’il débarque au petit matin. Mais je note qu’il s’est adressé à nous deux. Il sait que je suis là et a certainement compris ce qui nous a motivés la veille au soir. Il faut dire que les vêtements éparpillés au pied du lit sont la preuve de nos ébats amoureux. Et Miya avait les sens plus affinés que les loups, il peut surement sentir le désir sexuel imprégner encore l’appartement.

Chad relève la tête, me laisse un baiser dans le cou et bafouille quelque chose au japonais en se levant. Miya le reluque sans retenue. Je fais de même et la cible en question doit sentir nos regards parce qu’il nous adresse un sourire à tous les deux. Il ouvre un tiroir et prend un boxer propre. Il me lance un caleçon aussi. Évidemment, je n’avais pas prémédité cette folle nuit je n’ai donc que mes affaires de la veille. Pour autant je ne regrette rien. Au contraire. Ma vie a pris un virage hier. Un beau et chaleureux virage. À la minute où nous nous étions embrassés j’avais laissé le bonheur entrer dans ma vie. J’oublie les doutes et la peur que ce nouvel équilibre s’écroule. Je suis bien avec Chad et pour le moment c’est ce qui compte.

Je sors de sous la couette pour enfiler le sous-vêtement. Je ne suis pas pudique mais je me tourne. Au pire Miya matera mes fesses. Ça reste qu’un cul après tout. À moins que Chad soit jaloux ? Gêné ? Il n’a pas réellement remarqué que je me suis habillé. Du moins je n’ai enfilé qu’un jeans. Je reste torse nu en sortant de la chambre. Je trouve l’attention de Miya adorable. J’ai une faim de loup mais je me demande encore comment il a su que j’étais là. Chad ouvre le réfrigérateur et me demande ce que je veux boire.

- Jus de fruits, thé, café ?

- Ça, ça ira, dis-je en prenant la brique de multivitaminé.

Miya intervient avec un large sourire malicieux sur les lèvres.

- Attend j’ai ramené une bouteille pour fêter ça.

- Fêter quoi ? Demande Chad presque innocent.

Le japonais répond d’un clin d’œil. Je ne sais pas trop quoi en penser moi. Miya me tendit la bouteille en me demandant de nous servir.

Je passe derrière Chad en souriant au souvenir de ce fameux plan de travail autour duquel nous sommes installés ce matin. Je dépose un baiser sur sa nuque en plongeant ma main dans le sachet de viennoiseries. Je croque une bouchée et ouvre le champagne offert par le petit ami musicien du gars avec qui j’avais passé la nuit. Définition compliquée et situation presque comique. Je n’ai aucune idée pour le moment si j’ai envie de partager Chad ou s’il envisage que notre relation devienne sérieuse. Et officielle ? Et Miya dans tout ça, mon intention était d’ouvrir mon cœur pas de blesser celui d’un autre. Mais j’ai la certitude que je ne veux pas perdre l’homme que je venais d’accepter dans ma vie. Les questions se bousculent mais je les laisse de côté pour le moment. J’ai envie de profiter. Et ce matin je suis à l’aise. Parce que Chad n’est plus une possibilité dans mon esprit. Il est devenu une réalité. Avec un corps à croquer !



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chad Wilder

avatar

Humeur : En colère
Messages : 856
Réputation : 74
Date d'inscription : 15/11/2014
Localisation : Beacon Hills

MessageSujet: Re: La guerre de Troie n'aura pas lieu. [PV Maf' & Chad & Mickaël]   Mar 18 Nov - 15:56

Destiny



Je me réveille en même temps que Mick au son d’une voix enjouée : celle de Miya.

- Ptit déj les tourtereaux!!!

Je ne peux m’empêcher de sourire, le nez dans le cou de Mick. « Pris en flag ». Une semaine que j’évite Miya, car je suis d’humeur massacrante et le voilà qu’il me retrouve au pieu avec Mick. Je sens le corps de celui avec qui j’ai passé la nuit, se raidir imperceptiblement. Certes la situation est pour le moins coquasse. Mais je note que mon matou a parlé au pluriel. Il s’est donc pointé en connaissance de cause. Je lève la tête, j’émerge pas tout à fait réveillé. Puis replonge dans le cou de Mick pour un baiser au gout de suçon. « A moi ! » Signifie la marque. Je me redresse et m’extrais de la couette.

- T’es matinal le chat !


Dis-je en m’étirant comme un félin. Je sens deux paires d’yeux braqués sur moi. Mais quelle bande de voyeurs ! Je souris et en rajoute dans mes étirements. Allez-y faites-vous plaisir à me lorgner au saut du lit, avec ma barbe de cinq jours et mes cheveux plus en bataille que jamais. J’attrape un boxer dans un tiroir et leur cache l’objet de leur attention fébrile. Puis me souvenant de Mick dans le même appareil que moi, je lui lance un caleçon. Simple renvoi d’ascenseur sur ce coup-là.  D’ailleurs en fermant le tiroir je m’aperçois que j’aurais pu lui refiler son boxer et non un des miens. Bon on verra ça la prochaine fois. Je dors encore un peu là !

En sortant de la chambre, j’embarque Miya, l’attrapant par le cou d’un bras, lui faisant un shampoing de l’autre main. Je sais qu’il a horreur que je défasse deux heures de pchit pchit acharnés devant un miroir pour se coiffer. Moi qui me coiffe avec les doigts… Mes cheveux, c’est bien la seule chose que je laisse négligée sur ma personne. Bon ok, j’ai aussi une barbe. Va falloir que je me rase, cela commence à gratter sévère. Je relâche Miya quand j’arrive devant le frigo. Sur les quelques mètres parcouru, il eut le temps de me peloter les fesses, recompter mes doigts et tâter mon entrejambe pour vérifier si rien ne manquait. Je levais un sourcil interrogateur qui lui demandait s’il était satisfait de son inventaire. Son sourire satisfait me fit fondre. J’aperçus Mick qui arrivait. Il avait remis son jean. Il est resté torse nu, mais je comprennais qu’il veuille se soustraire aux regards scanner du japonais.

- Jus de fruits, thé, café ? Dis-je en bon maitre de maison.

Mick choisit le jus de fruit. L’odeur des viennoiseries était alléchante. Il faut dire qu’avec tout ça, nous avions sauté le repas hier soir…

- Attend j’ai ramené une bouteille pour fêter ça. Dit Miya.

- Euh ! Fêter quoi ? Dis-je.

Je suis encore dans les brumes du sommeil. Mick semble comprendre et prend la bouteille que lui tend Miya. Je mettrais le cerveau en route plus tard. Je me sens bien. Surtout quand Mick profite de m’embrasser le cou, en se servant d’un croissant. Je suis heureux qu’il ne se bride pas à me montrer son attachement devant Miya. Je regarde celui à qui je me suis attaché le premier. Je me souviens de notre rencontre improbable dans les bois. Moi en perte de maitrise, lui en chasseur calme et serein. J’avais égorgé une biche près de son étendage de fortune au campement qui lui sert d’habitation. Rencontre qui aurait pu tourner au drame, mais qui avait fini en doux combat sur un plaid au milieu de nulle part. Si le sexe avait été le déclencheur de notre liaison, notre lien avait rapidement évolué en quelque chose d’infiniment plus fort. J’aimais Miya sincèrement, de la même manière que Mick maintenant. Même si l’aboutissement qu’avait été cette nuit avec lui, avait suivi des chemins plus tortueux, à l’image de son sombre passé.

Je me demandais comment les deux hommes de ma vie allaient gérer notre relation. Avec Miya nous avions une totale liberté d’action car je savais le japonais très attaché à la notion de liberté. Et notre partie animale ne pouvait pas mettre en doute l’attachement que nous avions l’un pour l’autre. Nous ne pouvions absolument pas nous mentir sur ce point. De plus j’avais bien vu comment il reluquait le petit cul de Mick. Dans ce sens-là, je n’avais pas d’inquiétude. Mick plaisait à Miya. Par contre, je m’interrogeais de la réaction de Mick. Il n’avait pas cette part animal qui « sent » les choses, facilitant de beaucoup, les relations. J’allais devoir faire attention aux deux. Ne pas les blesser involontairement. Comment leur expliquer que je leur serais fidèle quoi qu’il advienne ?

J’avisais l’écran de TV qui affichait toujours le résultat de l’antivirus qui avait fini son travail et affichait le résultat. Je pris mon verre de champagne et m’installais devant le clavier. Je pianotais quelques instants et redémarrais le système. Puis des pieds, je poussai la table basse, pour prendre mes aises en posant mes pieds dessus. Je regardais Mick, puis me décidais.

- C’est Mafdet qui m’a passé cette clé USB.

Je ne m’embarquais pas dans l’explication du pourquoi, ni du comment j’avais tus son nom. Mick hocha la tête pour dire qu’il acceptait l’information telle quelle. L’odeur du pain au chocolat me parvenait, irrésistible.

- J’ai encore faim ! Dis-je.

C’est en voyant leurs deux sourires s’agrandir en même temps que je compris le double sens de ma phrase. « Tseuhh !! » Je bus un peu de mon verre en levant les yeux au plafond. « Bande de nouilles » disait mon regard. Avec un sourire farceur Miya se saisit d’une brioche et me sauta dessus. S’installant à califourchon sur mes jambes tendues, il s’appliqua à me donner la becqueté. Il gigotait tellement que mon verre penchait dangereusement. Je finis par siffler mon champagne avant de tacher le nubuck de mon canapé. Je fermais les yeux sur la myriade de miettes…  Par contre Miya, d’une langue agile récupéra toutes celle qui me parsemaient la bouche et le torse. J’avais passé mes bras autour de son corps, tenant mon verre comme je pouvais.

- Je suis désolé de t’avoir un peu abandonné cette semaine. P’tit chat. Lui-dis-je.

Je me sentais coupable de ne pas l’avoir mis au courant de mon mal être, ni d’en donner les causes. Même si je savais qu’il s’en doutait. Cependant, même si les aveux de Mick pouvaient le concerner quand je pensais que celui-ci était en fait notre ennemi. Jamais je n’aurais répété ce qu’il m’avait dit. Et pris sur moi la charge des conséquences à gérer. Et même là, je ne me sentais pas le droit de dire ce qui avait motivé ma colère. Mick m’avait dit qu’il ne me voyait pas comme un obstacle à sa quête. Cependant, j’aurais soin de ne pas y mêler plus de monde, sauf s’il le souhaitait. Non que je veuille cacher les choses à Miya. Mais cette vérité ne m’appartenait pas. Je ne pouvais en faire libre usage.

Miya me rassura qu’il n’était pas fâché, me rappelant tout de même qu’il était là aussi pour les mauvais moments. Je promis de m’en souvenir. Il coupa la conversation en gigotant de plus bel. J’avais les doigts gras à cause des viennoiseries et je voyais d’ici le verre que j’allais lâcher. Quand je sentis une main me libérer de ce fardeau. Mick s’était rapproché et posait mon verre sur la table basse, à l’abri d’un tsunami appelé Miya.
::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::

(c) fiche par ocean lounge
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Miyavi Kyomu

avatar

Messages : 175
Réputation : 6
Date d'inscription : 17/11/2014

MessageSujet: Re: La guerre de Troie n'aura pas lieu. [PV Maf' & Chad & Mickaël]   Mar 18 Nov - 15:56

Equilibrium


A mon arrivée dans l'appartement, Chad et Mick dorment encore à poings fermés. Je les observe un instant sans dire un moment. Chad a besoin de Mick autant qu’il a besoin de moi, autant que j’ai besoin de lui. Je suis trop attaché à la liberté pour m’en offusquer surtout que Mick est attirant ; Je pense que nous pourrions former un équilibre convenable, mais il reste à savoir ce qu’en pense Mick. Je penche doucement la tête. Ils sont mignons comme ça. Une chance que je les laisse pioncer? Naaan! Aucune!!! Je les réveille donc à coups de “salut les tourtereaux” et me délecte du temps qu'ils prennent pour faire le lien à ce que j'ai dit. Et oui! Je sais. Je ne suis pas surpris le moins du monde de vous trouver là, et j'ai même amené de quoi nourrir les deux morfales que vous êtes!! Voilà ce que dit mon regard moqueur alors qu'ils se bougent enfin.

Chad est le premier à se lever. Encore nu de leurs ébats, je ne me gêne pas le moins du monde pour le reluquer. Il faut dire qu'il est vraiment magnifique. Il grogne, plus pour la forme, que je suis bien matinal. Je lui souris et me garde de lui dire que je n’ai simplement pas dormi. Je ne pouvais pas rester avec lui parce qu’il était ailleurs et énervé…d’ailleurs, je crois que ça l’énervait encore plus quand j’étais là parce que ça lui rappelait que Mick ne l’était pas… donc je restais au campement, mais je n’allais pas bien loin de lui. Je ne lui avais pas parlé d’Isabella, de cette rencontre qui m’a touché…blessé je crois, parce que ce n’était simplement pas le moment. Ca ne l’est pas non plus maintenant d’ailleurs…Mais du coup, ces derniers temps je chassais beaucoup. Surtout que je n’avais pas encore vraiment rejoins la meute de Scott. Je ne me sens pas prêt à ça…pas encore. D’ailleurs, Chad ne sait pas non plus ce qu’il en est à ce niveau… Enfin, peu importe, l’équilibre s’établit, tout va aller mieux.

En sortant de sa chambre, Chad m’attrape par le cou pour me faire un shampoing. Je me laisse à moitié faire, ne me débattant que pour la forme. C’est tellement bon de le voir aller mieux. Bon, c’est quand même abusé ! Il sait le temps que je passe à donner de la forme à ces trucs immondes qui me servent de cheveux ! Je n’ai pas de classe naturelle moi ! Mais du coup, je suis tout près de lui. J’hume son odeur, je respire son air, je pelote ses fesses, toujours aussi rebondies, je lie mes doigts aux siens, il n’en manque aucun. Un dernier check ! Là non plus il ne manque rien !!! Holly Hell, j’en avais tellement envie hier soir ! Il lève un sourcil. Ce regard !!! Comme il m’a manqué ! Je souris, juste parce que je suis heureux. Il est mon ancre, son mal me rend malade.
Mick nous rejoint et je fais la moue en constatant qu’il a enfilé un jean. Néanmoins, son torse est déjà bien alléchant. Ils me rendent jaloux. Moi, je suis à peine dessiné. J’ai des muscles, danse oblige, mais c’est tout fin alors que eux, c’est euh…whoa quoi ! J’humecte mes lèvres de désir, puis me râcle la gorge. Chad me regarde avec insistance aussi je hausse les épaule.

- « Ne me regarde pas comme ça. Ce ne sont pas juste ses yeux qui ont faits rugir le petit loup. » dis-je en jetant un regard vers son boxer. « Tu ne peux pas m’en vouloir d’en profiter aussi ! »

Chad propose ensuite des boissons et je l’interromps pour annoncer que j’ai amené une bouteille pour fêter ça ! Il m’interroge sur la raison possible d’une fêter. Je le regarde d’un air blasé.

- « T’as le choix : établissement d’un équilibre. La première fois de Mick avec un mec, je suppose. Toi et ton loup enfin stable. La paix entre Mick et toi ! Toi ayant de nouveau le moral, le sourire, et de la libido ! La fin de ma diet de sexe !!!! Amen ! »

Je ris franchement. Cette situation me plaît bien. Si Chad est heureux, alors ça me va ! Et puis il a vraiment bien choisi sa deuxième ancre. Etrangement, loin d’être jaloux, je suis attendri…enfin, si je suis jaloux, mais plus dans le sens où moi aussi je veux de l’attention, de la part de l’un ou de l’autre en fait ! Chad va ensuite se caler sur le sofa et pianote son ordi avant de dire à Mick que Maf lui a passé une clef USB. Je fais une moue qu’ils me voient tous deux faire de façon exagérée. Ils comprennent sans mal que je ne tiens vraiment pas à revivre les deux dernières semaines, alors, sans dire un mot, je leur demande s’ils comptent se taper dessus à nouveau. Ils me rassurent tous les deux rien que dans le regard qu’ils s’échangent. Et puis Chad clame sa faim. Je souris franchement et me tourne vers Mick, me demandant s’il pense la même chose que moi et ça semble bien être le cas. Chad peste et bois une gorgée de champagne alors que je me moque gentiment mais ouvertement de lui.

J’attrape une brioche et vais m’installer sur les genoux du loup. Je lui donne à manger, du bout des doigts et du bout des lèvres, mais je ne tiens pas en place. Sa bonne humeur me rend trop heureux pour que je reste calme. Je fais un peu exprès de faire des miettes pour pouvoir ensuite aller les récupérer moi-même à l’aide d’agiles coups de langues. Le goût de sa peau m’a manqué ! Il s’excuse alors pour son absence. Je me redresse et le regarde avec un air faussement faché.

- « Tu seras sévèrement puni pour cela !!! Tu seras privé de sexe…non, non, deux semaines c’est déjà intenable ! Donc tu auras obligations de me faire des bisous tous les jours pendant deux semaines ! Même si tu dois te taper l’aller-retour jusqu’au campement juste pour ça ! Na !

Je souris et pose mon front contre le sien.

- « Non, sérieusement Chad. Je ne t’en veux pas, mais tu es mon ancre. Quand tu vas mal, je le sens, et ça me rends malade que tu ne te reposes pas un peu sur moi. Je ne suis pas là que pour les bisous…même si la punition est bel et bien réelle ! je te jure ! S’il faut que je kidnappe Mick pour que tu viennes me voir je le ferais, sans vouloir t’offenser Mick !

Je me tourne vers le concerné qui vient de sauver le verre de Chad d’une mort certaine. Je le regarde et tapote le sofa pour qu’il s’assoie à côté de Chad. Une fois que c’est fait, je me tourne et m’allonge sur eux deux sans aucune gêne ! Oui, je me venge ! Je chope la main de Mick et je la fous dans mes cheveux. Foutue pour foutue, autant qu’il me gratte la tête et réduise ma coiffure à néant !

- « Fais-toi donc pardonner toi-aussi, de me l’avoir rendu imbuvable pendant deux semaines ! Maintenant que tu as goûté à ce qu’il sait faire, tu peux imaginer combien ça a été long. Mais vraiment très très long, hein ! Cette nuit ayant sans doute été la pire ! Raaah les gémissements que tu lui as tiré, et je ne suis pas resté longtemps !!! Qu’est-ce que ça a dû être après ! Mais, ça aurait fait voyeur…Je préfère l’action. Mais c’était carrément whaou !!! Du coup, je me demande si je ne devrais pas être jaloux de Chad. T’as l’air super bon au pieu ! » dis-je en levant les yeux vers Mick. «  Et toi ne rigole pas ! » dis-je en tapant la main de Chad à deux doigts de ma braguette un peu trop tendue pour que ce qu’elle cache soit au repos. « Tu sais très bien que je suis hyper sensible aux gratouilles. ET en plus, j’ai dû me chargé d’un lycan trop…mal élevé, cette nuit du coup j’ai même pas eu le temps d’assouvir ce feu que ta voix gémissante a allumée, alors ne te moque pas ! Pas de ma faute si je ne l’ai pas entendue ces derniers temps ! Il réagit au quart de tour le little cat quand il est affamé, tu crois quoi ?! »

Je n’aurais peut-être pas dû être aussi directe devant Mick…Chad a l’habitude mais…euh…Oups ?

© Halloween sur Never-Utopia



(NB:le poste précédent a été un peu modifié, terminé en fait^^)


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
La guerre de Troie n'aura pas lieu. [PV Maf' & Chad & Mickaël]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
 Sujets similaires
-
» La guerre de Troie n'aura pas lieu. [PV Maf' & Chad & Mickaël]
» La Guerre de Troie n'aura pas lieu [PV Hélène]
» Georges Wilson...
» La fête qui n'aura jamais lieu (Lily)
» Mini Miss

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Teen Wolf RPG, la limite : l'imagination :: Beacon HillsTitre :: Centre ville :: Appartements :: Appartement de Chad Wilder-
Sauter vers: