AccueilCalendrierÉvènementsFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion


Trophées


Classement au
14 octobre 2017

Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄br />
Maxine Evans


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman




Classement au
30 septembre 2017

Caracole O'brient


►►►◄◄◄br />
Ruby & Peter


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman




Classement au
15 septembre 2017

Therence Garnet


►►►◄◄◄br />
Éris Blackmoon


►►►◄◄◄

Kada'an Ravewood




Classement au
2 septembre 2017

Éris Blackmoon


►►►◄◄◄

Mafdet Mahes


►►►◄◄◄

Merisha Gunder




Classement au
23 août 2017

Mathieu Lamy


►►►◄◄◄

Alessandro Amaro


►►►◄◄◄

Mickael Wayne




Classement au
5 août 2017

Caracole O'brien


►►►◄◄◄

Merisha Gunder


►►►◄◄◄

Alessandro Amaro




Classement au
07 juillet 2017

Willem Shepherd


►►►◄◄◄

Ashling McLan


►►►◄◄◄

Alex Cormier




Classement au
26 juin 2017

Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄

Alex & Derek


►►►◄◄◄

Nick O'Sullivan




Classement au
10 juin 2017

James MacAulay


►►►◄◄◄

Caleb Lockhart


►►►◄◄◄

Mickael Wayne




Classement au
27 mai 2017

Jaimie O'Sullivan


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman


►►►◄◄◄

Willem Shepherd




Classement au
13 mai 2017

Les Admins


►►►◄◄◄

Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄

Jaimie O'Sullivan




Classement au
28 avril 2017

Gwen W. East


►►►◄◄◄

Caracole O'brien


►►►◄◄◄

Therence Garnet




Classement au
15 avril 2017

Civet


►►►◄◄◄

Stiles & Derek


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman




Classement au
1er avril 2017

Vos 2 Admins


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman


►►►◄◄◄

Kada'an Ravewood




Classement au
19 mars 2017

Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄

Alessandro Amaro


►►►◄◄◄

Willem Shepherd




Classement au
4 mars 2017

Derek Hale


►►►◄◄◄

Pia Abramov


►►►◄◄◄

Matthias Lunsford




Classement au
18 février 2017

Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄

Stiles Stilinski


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman




Classement au
4 février 2017

Mick & Derek


►►►◄◄◄

Maxine Evans


►►►◄◄◄

Brian O'Conner




Classement au
21 janvier 2017



►►►◄◄◄

Mick & Derek


►►►◄◄◄

Willem Shepherd




Classement au
7 janvier 2017

Liam Dunbar


►►►◄◄◄

Willem Shepherd


►►►◄◄◄

Alex Cormier




Classement au
24 décembre 2016

Mick & Derek


►►►◄◄◄

Willem Shepherd


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman





© Code par Mafdet Mahes

Code onglet coulissant :
Okhmhaka de Never Utopia
Partagez | 
 

 Bring Sorrow [Mick & Chad]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Mickael Wayne
Administrateur
avatar

Humeur : Observateur
Messages : 1340
Réputation : 200
Date d'inscription : 17/11/2014
Localisation : Assigné à domicile

MessageSujet: Bring Sorrow [Mick & Chad]   Jeu 8 Jan - 13:03


Few days of respite



La lumière filtrant dans le couloir et les bruits de pas des gardiens me tirent d’un sommeil peu reposant. J’ai longtemps hésité à laisser mon avocat se rendre à l’audience préliminaire sans moi. Mais j’ai envie d’assister à ce qui pourrait changer ma vie. Et celle de Chad. La tenue que je suis autorisé à porter est fade. Tout comme les expressions sur le visage de mes proches lorsque j’arrive. Chad a dû sentir mon odeur car il a déjà les yeux braqués vers la porte lorsqu’on m’autorise à entrer dans la petite salle. James me salue discrètement. Son hochement de tête signifie qu’il a fait le nécessaire. Au moins un point sur lequel nous avons le contrôle. Stephan est comme à son habitude impassible.

Ça fait trois jours que je n’ai vu personne.

La porte de bois s’ouvre avec force lorsque le juge rejoint enfin la pièce. Le silence de plomb est angoissant. Je reste également muet, accroché aux paroles de celui qui fait figure d’autorité comme un papillon de nuit à une lanterne. L’audience est animée, les parties s’agitent. Chad trépigne sur le banc réservé aux proches. Son père tente de lui demander de se calmer. En vain.

Lorsque mon avocat en vient à son dernier argument, je jurerais avoir remarqué un coup d’œil fugace en direction de Stephan. Puis le juge réclame le silence. Verdict. Ou sentence.

* * *

Le père de Chad est parvenu à jouer des coudes dans l’administration. Je l’ai compris à la seconde où la décision de ma libération sous caution a été acceptée. Je sais que son montant est très élevé. À la hauteur du crime dont on m’accuse. J’ignore si Stephan a fait sa pour son fils ou pour moi. Sa considération à mon égard est sincère néanmoins. Il ne sait pas que j’en ai les moyens, cette couverture devra tomber sous peu car je rembourserai cette dette considérable. La valeur sentimentale de cet acte de sauvetage vaut bien plus que les milliers de dollars qu’il a versés.

La vidéo n’étant pas une preuve formelle, même si on y voit mon visage, il faut qu’elle soit analysée avant d’être une pièce à conviction majeure. Pourtant, l’inspecteur qui m’avait interrogé avait parfaitement intercepté mon regard lorsqu’il me l’avait montré. C’était des aveux muets. Je n’ai pas de souvenirs de cette période de ma vie mais j’ai l’effroyable conviction d’être coupable.

Dans ce laps de temps, présomption d’innocence oblige, je peux recouvrir la liberté. Une liberté bien restrictive puisque je sens le bracelet électronique me serrer la cheville. Être confiné chez moi vaut tout de même mieux que cette cellule qui faisait porter toute la culpabilité sur mes épaules. Ainsi, j’ai plaisir à sortir dans le froid matinal, le lendemain. Je cherche Chad des yeux. Je sais qu’il est là pour moi. Qu’il vient me sortir de ce cauchemar.

Un bruit sur la gauche me signale sa présence. Le moteur de la Camaro gronde lentement. J’esquisse un fin sourire en réponse à cette attention. Il sort pour me laisser la place au volant mais se sont ses lèvres auxquelles je m’accroche. Notre séparation a été difficile. Ne pas pouvoir se parler, se toucher à peine. J’ai envie de renter. Je dois avoir une discussion avec Stephan. Avec James.

Et avec Mafdet.


(c) Fiche par Mafdet


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chad Wilder

avatar

Humeur : En colère
Messages : 856
Réputation : 74
Date d'inscription : 15/11/2014
Localisation : Beacon Hills

MessageSujet: Re: Bring Sorrow [Mick & Chad]   Sam 10 Jan - 23:24





Bring Sorrow




Mes nuits étaient courtes. Comment dormir quand je savais Mick prisonnier dans une cellule sans âme. Je n’avais regardé mes messages qu’une fois sortit du poste de police et dans le calme feutré de la Maserati. Mon téléphone avait vibré alors que j’entrai dans la salle des interrogatoires où on m’avait autorisé à voir Mick quelques minutes. La rencontre avait été frustrante au possible. Lui d’habitude si solide, si maître de lui-même, m’avait semblé tel un petit garçon prit en faute. Je savais que ce que je pensai de lui était primordial. J’avais tenté de mettre tout mon amour dans mon regard et dans la pression de mes mains sur les siennes. Je ne le lâcherai pas et je voulais qu’il soit au moins assuré cette certitude pour l’avenir.

***

James me donnait les coordonnées d’un avocat. Il souhaitait aussi qu’on parle tous ensemble dans l’après-midi. Je lui répondis que je passerai avec mon père. Alors qu’il commençait à objecter, je le coupai en lui disant que Stephan Wilder avait les yeux vairons et que ça lui avait valu de se faire kidnapper il y a longtemps de cela. Mon argument fit mouche sur la méfiance viscérale de James, je sentis une pointe de curiosité lorsqu’il me dit à plus tard. Je filais au campus pour y suivre mes cours. C’est mon père qui m’avait exhorté à avoir une attitude la plus normale que possible, de jouer à l’étudiant sage et discipliné alors que j’avais envie de rugir mon désarroi. J’essayai de compartimenter mes pensées et la fusion qui s’était opérée à Boston entre mon loup et l’homme que j’étais initialement, m’aidait grandement à rester maître de moi.

En fin d’après-midi, je me rendis chez James avec mon père. Lorsque l’on sortit de l’ascenseur, je stoppais mon père pour écouter ce qu’il se passait dans l’appartement de James. Il y avait quelqu’un d’autres. Ils parlaient de Mick et de sa ligne de défense pour l’audience préliminaire. D’un signe de tête j’invitai mon père à me suivre. L’avocat nous exposa les grandes lignes du pétrin dans lequel était plongé Mick. La vidéo faisait clairement apparaitre le visage de Mick en train de tuer ce juge. J’étais désespéré et commençais à parler de plan d’évasion. Mon père me fit taire et jaugea l’avocat et James.

- Il faut gagner du temps pour avoir le temps de démolir leurs preuves, dit-il d’une voix posée.

Les deux autres acquiescèrent. Quand mon père parla de libération sous caution, l’avocat fit la moue, disant qu’il y avait peu de chance qu’on nous l’accorde vu que la victime était un juge fédéral.

- J’ai déjà passé quelques coups de téléphone… repris mon père.

Je comprenais que depuis l’arrestation de Mick, il n’avait pas attendu les accords des uns ou des autres. Il s’était mis au travail avec son efficacité habituelle. Plus il parlait, plus un poids s’enlevait de mon cœur. Je voyais une lueur d’espoir apparaitre peu à peu. Les pontes de la justice sont souvent des gens relativement fortunés, un milieu que côtoie mon père. Moi qui pensais qu’il n’était influent que sur le monde des marchés, je comprenais maintenant que son implication pouvait être grande dans des sphères comme celles de la politique ou des administrations. Il donna une liste de noms à l’avocat. Je ne comprenais pas toutes les subtilités des leviers que mon père comptait utiliser pour influencer le juge, mais il semblait confiant.

- J’ai déjà levé les fonds pour la caution, dit-il.

- Je m’occupe du paiement, intervint James.

- Il est préférable que l’argent vienne d’une banque Américaine ayant pignon sur rue, que de votre banque panaméenne James...

Je ne pus m’empêcher de sourire à la lueur de panique de l’handicapé lorsque mon père lui cita le nom exact d’une des nombreuse banques où il planquait l’argent de Mick et le sien. Son assurance, le ton de sa voix fit qu’il mena  le reste de la conversation, les deux autres se contentant de donner les informations nécessaires pour faire sortir Mick.

***

J’étais comme un fauve en cage, assis sur le banc derrière l’avocat. Tout mon être était tourné vers la porte par laquelle Mick allait apparaitre. Je le connaissais par cœur que je sus qu’il arrivait avant que la porte ne s’ouvre. J’ai presque des flammes dans les yeux, lorsque nos regards se croisent. L’audience me semble interminable. Le formalisme me fait suer, je trépigne. A plusieurs reprises, mon père me bourre les côtes pour que je me tienne tranquille, mais je ne peux pas rester immobile alors que Mick est là-bas tout seul. Je veux aller le voir et le prendre dans mes bras. Je veux le serrer contre moi et le rassurer, lui dire que je suis là et le serais toujours.

La bagarre juridique fait rage, alors que je suis concentré sur Mick qui attend impuissant que son sort se règle, mon père me tire la manche et me demande de « les écouter » en désignant ceux qui instruisent le dossier de Mick. Je comprends que par écouter, il ne parle pas de leurs paroles mais de leur rythme cardiaque. Je n’y avais pas pensé avant, mais je peux savoir quand les arguments qu’ils avancent sont étayés ou non ! A la sortie de l’audience, je leur donnerai mes impressions. Cela permettrait à l’avocat de savoir quoi démolir en premier.

***

On a gagné ! Enfin la première bataille. J’ai passé la veille à planifier le retour de Mick chez lui. J’ai rempli son frigo et ses placards d’un tas de choses. Il a de quoi fournir une école entière en bonbons et autres sucreries. J’ai arrangé son appartement pour que cela y respire la vie. J’ai ajouté quelques bibelots, mis des fleurs sur la banque de sa cuisine et surtout j’ai amené une bonne partie de ma garde-robe, mon ordinateur et ma palette graphique. Car pas question que je vive ailleurs que là, tant qu’il y sera cloitré.

Je suis en avance, je patiente, mes doigts tambourinent sur le volant de la Camaro. Je veux qu’il se sente important, qu’il se sache aimé et pas seul. Enfin il sort, j’appuie sur l’accélérateur pour faire gronder le moteur. Son sourire fait bondir mon cœur. Alors que je lui laisse la place pour qu’il conduise, Mick m’étreint avec force. Je réponds à son baiser avec fougue. Je me moque que l’on soit en pleine rue, je le sens, le regarde et m’enivre de sa présence.

- On rentre, dis-je doucement en contournant la voiture pour m’installer sur le siège passager.

Mick prend tout son temps pour nous ramener chez lui. Je lui prends la main lorsque l’on monte à son étage. Ma main se crispe sur la sienne quand je sens une présence. C’est celle d’un agent de police. Il est là pour vérifier que le dispositif électronique fonctionne. Le test prend une dizaine de secondes puis il s’en va. Je laisse Mick ouvrir sa porte. Il entre et a un temps d’arrêt. J’ai un peu bougé les meubles, il observe les changements, les fleurs, la panière de fruit qui déborde, mon ordinateur qui empiète sur le sien. J’envahis son espace, sa vie. Son appartement est une explosion de couleur. Quand il se retourne vers moi, je vois ses yeux humides d’émotion. Il me prend dans ses bras, il cherche mes lèvres, ses mains glissent sous ma chemises. Je réponds à cette nouvelle étreinte qui se fait sans témoin. Sous la passion, nous cahotons dans son appartement manquant de renverser plusieurs bibelots. On finit par atterrir sur son lit sans avoir rien cassé. Je lève les yeux vers lui, Mick me surplombe, il est magnifique, je lui offre mon sourire le plus charmeur et sors quelque chose de ma poche. La Chad-boussole brille doucement au bout d’une chaîne en or. Je la lui accroche autour du cou, elle rejoint son médaillon qui frotte contre mon torse.

- Où que je sois, tu le sauras. Je ne te lâche pas. Je t’aime Mick.



© Fiche par Mafdet MAHES
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mickael Wayne
Administrateur
avatar

Humeur : Observateur
Messages : 1340
Réputation : 200
Date d'inscription : 17/11/2014
Localisation : Assigné à domicile

MessageSujet: Re: Bring Sorrow [Mick & Chad]   Mer 14 Jan - 21:37


Ex-pression de déjà vu


Je rentre chez moi sans savoir si je dois être froissé ou satisfait de ma rencontre avec Therence. Son arrogance ne m’a pas manqué. Mais, j’avoue que cette fois-ci, c’était différent.

En fin de matinée, je rejoins James dans l’appartement qu’il loue deux rues plus loin. Par chance, il se trouve dans le périmètre autorisé par le dispositif que je porte à la cheville. Je suis revenu la veille au soir, il y a des urgences à traiter. Lorsque je rentre, il n’est pas devant son ordinateur comme à son habitude mais au téléphone. Il est plongé dans une discussion animée dans un espagnol parfaitement maitrisé.

Je ne le dérange pas, attendant qu’il finisse. Je comprends ce qu’il dit, et bien que ça me concerne directement, je le laisse gérer l’affaire. Il s’agit d’une entreprise mexicaine dans laquelle je suis actionnaire. Procéder au remaniement du personnel n'est jamais chose facile. Mais c’était nécessaire pour avoir un impact sur la concurrence. Comme taper du pied dans une fourmilière pour faire sortir la reine. Les actions en bourse sont loin d’être des valeurs stables mais il fallait attirer l’attention. Mon statut d’investisseur anonyme dissimulé derrière des entreprises fantômes me permet de passer inaperçu. J’avais su faire fructifier l’héritage de mes parents dont une majeure partie alimentait des comptes off-shore. J’espérais qu’ils en soient fiers là où ils étaient. Dès ma sortie de prison, j’avais remis autour de mon cou le médaillon que je garde en leur mémoire. Bijou sur lequel je porte la main. J’ai besoin de me sentir proche d’eux pour éviter d’être pris de vertiges.

Lorsque James raccroche, je m’assois en face de lui. Nous avons beaucoup à dire. L’action m’est impossible puisque je suis bloqué ici. Je devais réfléchir plus que de raison. Anticiper. Et tenter de me souvenir.

* * *

L’après-midi m’a semblé long. J’ai visionné à plusieurs reprises le plan du quartier pour savoir jusqu’où je pouvais aller. Je n’avais pas eu grand intérêt à sortir. En revanche, j’attendais Chad pour une bouffée d’air frais. Le restaurant au coin de la rue m’était accessible. Nous allons pouvoir diner à l’extérieur, ce qui me ferait du bien.

Je l’entends justement derrière la porte puis il entre, son sac de cours dans une main et la pochette de son ordinateur portable de l’autre. Il pose ses affaires dans un geste libérateur et vient m’embrasser. Nous restons collés ensemble de longues minutes.

- Ça te dit si on dîne au restaurant ? Demande-je en mentionnant celui dans lequel nous avions passé notre premier déjeuner de couple. C’est le seul endroit intéressant où je peux encore aller.

Il me dépose un baiser sur le coin des lèvres en guise d’acceptation. Malgré sa fatigue, je le remercie de faire un effort pour moi. J’étouffe à rester inactif.

Comme à notre habitude, nous choisissons de nous installer à l’abri des oreilles indiscrètes. Les mets du jour sont délicieux, cette escapade amoureuse me fait du bien au moral.

Lorsque nous patientons pour qu’on nous serve le plat, j’éprouve le besoin de parler d’un sujet que je ne veux pas considérer comme tabou. Pas avec Chad.

- Avec l’aide de James, j’essaie de creuser ce meurtre dont on m’accuse. Pour m’innocenter d’abord mais aussi pour comprendre.

- Mon père et moi sommes également là pour t’aider, me dit-il affectueusement.

- Oui, et je voulais aussi vous remercier pour ce que vous avez fait. Vous avez été sacrément réactifs. Je suppose que mes affaires sont dans ce hangar que je t’avais montré ?

- Mon père a réagi vite. Nous avons tout mis là-bas après que James m’ait confirmé que c’était un lieu sûr.

Je prends sa main pour le gratifier d’une caresse reconnaissante. Ce geste, cette proximité compte pour moi. Il m’aime malgré ce qui arrive. Quel soutien peut être plus important que ça ?

- Tu disais ? M’invite-t-il à reprendre.

- Je cherche à savoir pourquoi j’aurais tué ce juge fédéral. Si j’étais dans les rangs du Baron, c’est forcément que cet homme a dû être une menace. Je dois découvrir ce qu’il avait appris. James fouille de ce côté-là puisque je suis cloitré dans un périmètre restrictif.

Chad me réaffirme son soutien. Sans élément supplémentaire à lui faire part, je préfère clore la conversation et profiter de lui. La veille, il avait débarqué avec ses affaires et nos retrouvailles avaient été chaleureuses. Ce soir, c’est de la tendresse que j’ai envie de partager avec lui. Nous sommes un tout quand nous sommes réunis.

Nous finissons par rentrer lentement, profitant de la fin de soirée où l’air est encore agréable.

Dès que je m’apprête à ouvrir ma porte, je sais que quelque chose cloche. Je remarque un détail qui a son important en abaissant légèrement la poignée. Ça m’inquiète et Chad le sent. Lorsque je m’en vais, je prends toujours garde à la relever au maximum de sorte que je sache si quelqu’un passe derrière moi. C’est le cas ce soir.

J’ouvre la porte à la volée en esquivant Chad qui se montre prudent en voulant me rattraper par le bras.

La lumière est allumée. Il y a bien quelqu’un à l’intérieur, installé dans le salon comme s’il était chez lui. J’avance pour découvrir son identité.

- Robin ?!:
 


(c) Fiche par Mafdet


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chad Wilder

avatar

Humeur : En colère
Messages : 856
Réputation : 74
Date d'inscription : 15/11/2014
Localisation : Beacon Hills

MessageSujet: Re: Bring Sorrow [Mick & Chad]   Mar 20 Jan - 11:07








Un de trop


Les cours ont doublé d’intensité, sans parler des partiels qui ont été avancés. J’ai la tête farcie de données, qu’on ne me parle plus d’architecture pour la journée. Sur le chemin qui me mène chez Mick j’ai la tête qui bourdonne. J’éteins même la radio pour gagner du calme dans l’habitacle de la Maserati. A un feu rouge, je me masse les tempes, me concentrant pour faire disparaître ce mal de tête qui me lancine. Je n’ai rien dit à Max, mais nos conversations muettes me créent des maux de tête. Je me suis tût pour qu’il ne culpabilise pas, je ne sais pas si cela vient d’un dosage de son pouvoir, ou de ma cervelle qui n’est pas habituée à ses intrusions. Intrusions dont je devrais un jour parler à Mick. Mais pour l’instant, il est comme un fauve en cage. Il n’est peut-être pas judicieux de lui dire que je côtoie au campus un gars capable de lire dans mon esprit. Si par instinct, je me porte garant de Max, je sais que la méfiance viscérale de Mick sera moins indulgente.

Je me gare enfin dans sa rue et rentre dans son immeuble. Le sourire de Mick lorsque j’entre, fait s’envoler tous mes tracas. Je pose avec soulagement mon barda et vient me coller dans ses bras. Je l’embrasse doucement et tendrement. Nous partageons tellement de choses, notre passé si mystérieux, dont le mien vient de me rattraper il y a quelques jours, Mick et mon père qui semblent avoir un point commun et maintenant ce coup du sort qui accuse Mick d’un assassinat. Je finis par poser mon menton sur son épaule et ferme les yeux. Je me sens bien là, malgré tous ses ennuis, sa présence m’apaise.

- Ça te dit si on dîne au restaurant ? C’est le seul endroit intéressant où je peux encore aller. Dit-il

Je me redresse et l’embrasse de nouveau. Du moment que l’on reste ensemble, je le suis où il veut. Bien que dans l’immédiat, je me serai bien vu faire une bonne sieste à moitié avachi sur lui. Je sais qu’il n’est pas dupe de ma fatigue, mais je lui renvoie un visage souriant. Je sais qu’il étouffe d’être assigné à résidence, prison dorée, mais prison quand même.

Sur le chemin, je lie mes doigts aux siens. J’ai besoin de le toucher, le restaurant est juste devant nous et un mégot écrasé sur le sol me remémore une image du passé. C’était au même endroit, ma relation avec Mick n’était pas si avancée, nous en étions à nos balbutiements. Je me souviens parfaitement ce que j’ai vu ce jour-là brillant au soleil dans le caniveau.  Dire que j’aurai pu me baisser pour ramasser l’objet… Il y a longtemps que je ne crois plus aux coïncidences. J’ouvre la bouche pour parler puis la referme. J’enrage de ne pouvoir rien dire à Mick. Notre intrusion avec mon père dans cette boutique d’antiquité m’aura finalement amené à la frontière de deux mondes, ceux qui tirent les ficelles, et ceux qui sont au bout des dites ficelles. La raison qui tient le contact de San Francisco loin de Beacon Hills se trouvait dans ce caniveau ce jour où Mick et moi passions par là. Je ne connaissais alors rien de son passé et lui encore moins ma terrible ascendance. Derek… Faut que j’en parle à Derek… quand il aura retrouvé la mémoire évidemment. Un jour, sur le chantier du manoir, il m’avait semblé être sur le point de me dire quelque chose. Mais il s’était ravisé.

Je suis Mick qui choisit une table comme il les aime, discrète, dans un coin pour pouvoir surveiller les alentours.

- Avec l’aide de James, j’essaie de creuser ce meurtre dont on m’accuse. Pour m’innocenter d’abord mais aussi pour comprendre.

- Mon père et moi sommes également là pour t’aider, répliquai-je. Je veux qu’il s’appuie sur moi aussi, même si je comprends son lien avec James, je veux être son futur, celui qu’il appelle en premier.  J’espère même qu’on trouvera quelque chose de tangible avant James.

- Oui, et je voulais aussi vous remercier pour ce que vous avez fait. Vous avez été sacrément réactifs. Je suppose que mes affaires sont dans ce hangar que je t’avais montré ?

- Mon père a réagi vite. Nous avons tout mis là-bas après que James m’ait confirmé que c’était un lieu sûr.

Je serre la main de Mick qui vient de se poser sur la mienne. Je sais que mon soutien inconditionnel ainsi que celui de mon père a été d’un grand réconfort pour lui.  

- Tu disais ? Dis-je alors qu’il semble hésiter.

- Je cherche à savoir pourquoi j’aurais tué ce juge fédéral. Si j’étais dans les rangs du Baron, c’est forcément que cet homme a dû être une menace. Je dois découvrir ce qu’il avait appris. James fouille de ce côté-là puisque je suis cloîtré dans un périmètre restrictif.

- On comprendra Mick et enfin on pourra vivre sereinement.

Je me veux rassurant et l’air doux qui nous attend dehors quand on sort donne une note paisible à cette journée. Nous remontons sa rue en flânant, prenant un maximum de temps. La soirée s’annonce sous les meilleurs augures.

***


Je scrute ce type qui s’est invité dans le canapé de Mick comme s’il était en territoire conquis. Il oublie juste que ce lieu est également la tanière d’un loup. Mick a été plus rapide, ouvrant la porte à la volée, entrant de manière imprudente. Il allait m’entendre après que je sache tout de ce gars, ce Robin. Si je n’ai jamais questionné Mick plus que nécessaire sur son passé, là je veux savoir à quoi m’attendre exactement. Je trouve qu’il commence à y avoir beaucoup de monde autour de mon mec qui se disait solitaire. Je ne suis pas idiot pour penser que j’étais le premier, Mick est bien trop à l’aise dans nos ébats et cela depuis le début pour être vierge de tout ex. Mais en trouver un, planté dans son canapé, la porte non fracturée, ex ou pas il a intérêt à avoir une bonne explication. Car humain, stroumpf, ou autre, je me fiche de savoir s’il a connaissance de l’existence des loups garous. Si on ne me donne pas une bonne raison pour ne pas planter mes griffes dans sa gorge, c’est ce qui va arriver dans moins d’une minute. On ne viole pas ma tanière sans conséquence.

Le Mexique, mon ascendance de dingue, cet Elias Argent, la discussion avec mon père, le type de San Francisco et ce que cela implique, l’arrestation de Mick, les meurtres sur le campus, et maintenant ce type sorti de nulle part… Mon mal de tête revient comme un boomerang. Je suis harassé, lessivé et absolument pas disposé à être conciliant.

© Fiche par Mafdet
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mickael Wayne
Administrateur
avatar

Humeur : Observateur
Messages : 1340
Réputation : 200
Date d'inscription : 17/11/2014
Localisation : Assigné à domicile

MessageSujet: Re: Bring Sorrow [Mick & Chad]   Sam 24 Jan - 17:01


Bis repetitas : ami ou ennemi ?


Je devine la tension qui émane de Chad. Quelqu’un est entré chez moi…chez nous. Il est plus que méfiant mais retient son agressivité par respect ou politesse. Et sûrement parce qu’il sent que je ne suis pas alarmé par la présence de Robin. Je lui dois tout de même quelques explications.

Pourtant si j’ai suffisamment confiance pour savoir qu’il n’est pas là en ennemi, j’aurais eu très peu de temps pour agir si ça avait été le cas, la raison de sa venue soulève des interrogations.

- J’ai appris que tu avais quelques ennuis, dit-il avec malice.

- Si tu parles du bijou qu’on m’a collé à la cheville, c’est sacrément contraignant, explique-je.

Je parle avec Robin comme à un franc camarade. C’est une amitié diffèrent de celle que j’entretiens avec James. Chad doit me trouver différent mais il sait que j’adapte mon comportement en fonction de mes interlocuteurs.

Après un instant de flottement, nous nous installons pour discuter. La première question qui me vient est la plus évidente.

- Pourquoi es-tu ici ? Demande-je.

- Et bien ma foi, pour te voir, répond-il en souriant.

Chad doit réagir instinctivement à ses paroles. Robin et moi nous étions quittés en bons termes, chacun choisissant de poursuivre sa propre quête. Il n’y avait aucune ambiguïté entre nous. Et je dois le faire comprendre à Chad. Nous en discuterons quand nous serons seuls. Pour le moment, l’importance de la venue d’un ancien allié attire mon attention.

- Plus sérieusement ? Insiste-je.

Aussi sûrement qu’il pourrait se montrer plaisantin, Robin reprend son sérieux et désigne le bracelet que je porte à la cheville.

- J’ai appris que tu avais des ennuis. On m’a demandé de te rendre une petite visite.

Deux informations cruciales en une seule phrase. Mon arrestation avait fait du bruit, suffisamment pour que Robin l’apprenne. Et plus important encore, quelqu’un lui avait demandé de venir me soutenir. Au vu des compétences de Robin qui avait suivi un parcours similaire au mien, ça n’était pas une personne lambda qui semblait garder un œil sur moi.

- Qui ? Et que t’a-t-on demandé de faire ? Demande-je sans détour.

Avec Robin comme avec moi lorsqu’il s’agissait d’un ordre de « mission », nous n’y allons pas par quatre chemins. Du moins, j’étais ainsi autrefois.

- Tu sais comme moi que je ne peux pas t’en dire grand-chose…

Lorsqu’il fouille dans la poche intérieure de sa veste, Chad bondit sur lui en une fraction de seconde. Croyant certainement à une arme dissimulée, il manque d’arracher la main de Robin. A demi transformé, il grogne plus qu’il ne parle.

- Lâche ça, fulmine-t-il.

Je réagis aussi rapidement, plaquant une main sur l’épaule de Chad pour l’éloigner de Robin. Mes arguments semblent peu convaincants, quand bien même mes battements de cœur illustrent la confiance que j’ai en Robin, il peut me duper.

- Qu’est-ce que tu veux ? Demande-je en pointant du menton sa veste.

- Je suis pas là pour te nuire, dit-il sans lâcher Chad des yeux. J’ai ramené ça, qui pourrait sûrement t’être utile.

Il sort de la poche de sa veste ce qui ressemble à une grosse clé électronique. Je reconnais l’objet similaire à ce qui a été utilisé pour verrouiller le bracelet que j’ai à la cheville.

- Je ne suis pas là que pour te rendre ta liberté. D’ailleurs, souviens-toi qu’elle est factice. Les fédéraux n’en ont pas fini avec toi, prévient-il en mesurant ses mots.

J’inspire profondément, jetant un œil à Chad qui semble se raviser un minimum. Si l’orage gronde encore, on peut éviter la foudre.

- Es-tu sûr que je puisse me défaire de ce truc, m’inquiète-je.

Chad intervient à nouveau, disant que c’était risqué, que si le FBI se rendait compte de la supercherie, ça me vaudrait un aller simple pour la captivité. Robin assure que c’est fiable. Les deux se toisent, pesant le pour et le contre. C’est sûr que pour agir, cette captivité à domicile n’aide en rien.

Les jaugeant du regard, je sens qu’il vaut mieux couper court à cette réunion fortuite. D’un hochement de tête, Robin comprend la situation. Il se lève donc et laisse cette clé miracle sur le plan de travail de la cuisine avant de prendre congés, précisant qu’on devait se revoir très rapidement, que j’ai pris une décision ou non.

Avant de sortir, il s’approche de mon oreille. Je sais qu’il jette un coup d’œil malicieux à Chad même si c’est à moi qu’il s’adresse.

- Plutôt canon ton mec, ça vaut le détour par Beacon Hills.

Une accolade plus tard, il est sur le palier et je referme la porte. Chad a les bras croisés, suspendu à mes lèvres pour les explications qui vont suivre. Sans détour, je sais ce qui le mine. Même si je trouve sa jalousie attendrissante, je suis sûr de ce que je ressens et le lui dis sincèrement.

- Du calme mon loulou, certes j'ai eu une aventure avec Robin mais rien qui n'égalait l'ampleur de notre relation, dis-je en m’approchant pour l’embrasser.

La tension s’abaisse un peu mais il reste légèrement fermé.

- C’est dans tes cheveux que je glisse ma main, c’est ton corps que je serre contre moi, et tes lèvres que j’embrasse, dis-je en joignant le geste à la parole.

Sa réponse me fait sourire. Un sourire spécial que je ne réserve qu’à lui. Et un regard profond qui vaut plus que les mots.

- Si mon passé peut encore te faire douter, crois en l’avenir qu’on peut forger ensemble, murmure-je sans trop remuer le couteau sur les mystères qui m’entourent.

Je le prends dans mes bras et nous restons ainsi de longues minutes. Il est exténué par une journée chargée et des problèmes que je ne peux gérer avec lui si je ne sais pas le fond de l’histoire. Pour y voir clair, on pourrait lister ce qui planait dangereusement au-dessus de nos têtes, mais ça ne ferait que renforcer le sentiment d’insécurité que ces épées de Damoclès nous font ressentir. Je suis moi-même aussi éreinté par ce qu’on doit affronter. Je déteste l’idée d’être au centre d’un grand schéma dangereux où rien n’est laissé au hasard.

Nouant mes doigts aux siens, je cherche son oreille en le poussant doucement vers la chambre.

- Ensemble, on est plus fort.


(c) Fiche par Mafdet


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chad Wilder

avatar

Humeur : En colère
Messages : 856
Réputation : 74
Date d'inscription : 15/11/2014
Localisation : Beacon Hills

MessageSujet: Re: Bring Sorrow [Mick & Chad]   Ven 30 Jan - 16:19











Link


Tendu, explosif, le moment se joue à un regard et à de mauvais gestes non exécutés. Seul le ton de la voix de Mick et le calme relatif de son cœur, font que l’autre ne se retrouve pas cloué sur le sol avec mes griffes à deux millimètres de sa carotide.

- J’ai appris que tu avais quelques ennuis, dit ce Robin visiblement à son aise et nullement impressionné.

Je n’aime pas son assurance, car je ne lui fais pas l’affront de le sous-estimer. Ce mec a l’assurance d’une certaine sécurité, si ce n’est avec ses capacités physiques, c’est certainement sur l’audace de penser que Mick n’agira pas et me retiendra.

- Si tu parles du bijou qu’on m’a collé à la cheville, c’est sacrément contraignant, lui répond Mick.

Immédiatement je pense à James. L’audience était certes publique, mais personne ne connait Mick à Beacon Hills, à moins que je me trompe lourdement. Je m’aperçois du gouffre qu’est mon ignorance du passé de Mick. Si j’en avais pas trop fait cas avant, maintenant cela me gêne quand ce passé s’invite dans le présent. Un passé en chair et en os et plutôt bien foutu… Comme Mick, je veux en savoir plus, c’est ce qui me fait obtempérer et m’asseoir à côté de lui face à son « ami ».

Si le geste n’était pas ridicule en soi, je passerai bien mon bras autour des épaules de Mick. Bordel, j’ai envie d’aboyer comme un chien de garde qui voit sa propriété envahie. J’ai envie de me gonfler, de prendre de la place, de faire le coq. Je m’agace moi-même de ma réaction de pure jalousie. Je n’aime pas le ton courtois qu’emploie Mick. Il lui parle d’une manière différente qu’avec James qui est un « simple » ami. Dans sa manière de s’exprimer, je perçois que leur lien est différent. Rien à voir avec ce que Mick a vécu avec James. Ils ont un passé commun que je n’ai pas envie de voir remonter, ni même simplement être évoqué ou suggéré.

- Pourquoi es-tu ici ? Demande Mick.

- Et bien ma foi, pour te voir, répond-il en souriant.

Je n’aime pas la tournure de l’échange, je me sens à part comme transparent. La morsure de la jalousie fait mal. Je me tais, mais je ne peux empêcher une crainte me refroidir le cœur. Mick est un humain et les humains sont versatiles de nature. J’ai beau savoir qu’il tient à moi et qu’il me l’a déjà suffisamment prouvé, je doute subitement des mots et des gestes qu’il m’a dit ou fait. Un regard sur son visage me rassure un peu. Il a ce pli sur le front quand il est attentif et concentré. Il sourit, mais cela n’a rien à voir aux sourires qu’il me fait quand je rentre du campus. Par mimétisme, je me concentre sur ce qu'il se dit.

- Plus sérieusement ? Repend Mick.

- J’ai appris que tu avais des ennuis. On m’a demandé de te rendre une petite visite.

La réaction de Mick m’apprend qu’il est assez surpris de cette aide. Cela ne vient donc pas de James. Ne rien savoir de ce que je peux dire ou pas, m’agace. Je ne sais pas si ce type connait l’handicapé et inversement. J’ai envie de demander des précisions mais n’ose le faire craignant de dévoiler un secret. Dois-je être rassuré que l’on s’inquiète pour Mick ? Mais s’inquiète-t-on vraiment ? Cette visite c’est pour aider ou le faire taire ? Car s’il a été la main tueuse, il n’est certainement pas l’investigateur de ce crime. Aurait-on peur qu’il se souvienne. Tous mes muscles sont prêts à se tendre au premier mouvement suspect. Descendre Mick aurait été facile, ce type attend peut-être de savoir si le blocage de sa mémoire est toujours opérationnel avant de l’éliminer s’il devient un danger pour ceux pour qui il roule.

- Qui ? Et que t’a-t-on demandé de faire ?

- Tu sais comme moi que je ne peux pas t’en dire grand-chose…

Je scrute son rythme cardiaque, les tressaillements de ses paupières. Sa main qui bouge en direction d’une poche intérieure est le signe déclencheur. J’étais déjà prêt à lui sauter dessus, ni Robin, ni Mick n’ont le temps d’esquisser un geste que j’attrape fermement le poignet de Robin serrant avec force. Dans l’urgence, l’instinct et la peur pour Mick, j’ai laissé sortir mes crocs et mes griffes. Mes yeux luisent d’un or chatoyant. Mon autre main est déjà engagée pour lui sectionner la jugulaire.

- Lâche ça ! Dis-je froidement.

La main de Mick serre mon épaule dans un geste qui se veut apaisant. Le regard de Robin ne quitte pas le mien. Son cœur ne s’affole pas mais marque chaque pulsation avec force.

- Qu’est-ce que tu veux ? Demande Mick.

- Je suis pas là pour te nuire. J’ai ramené ça, qui pourrait sûrement t’être utile.

J’accompagne son poignet jusqu’à sa poche intérieure qui en sort une sorte de clé électronique. Robin me regarde dans les yeux, il sait que je scrute ses moindres réactions. Il n’est pas choqué de ce que je suis, il connait donc parfaitement mes capacités et s’en sert pour me faire comprendre qu’il n’est pas un danger immédiat. Je relâche doucement ma pression sur son poignet et sciemment je rétracte mes griffes lentement, faisant une légère égratignure. Le message est clair. J’en profite pour mémoriser l’odeur de son sang. Je veux pouvoir détecter ce gars sans faille.

- Je ne suis pas là que pour te rendre ta liberté. D’ailleurs, souviens-toi qu’elle est factice. Les fédéraux n’en ont pas fini avec toi, prévient-il en mesurant ses mots.

Mick semble soulagé.

- Es-tu sûr que je puisse me défaire de ce truc, demande-t-il.

- Si les fédéraux s’en rendent compte tu perds ta liberté conditionnelle rétorqué-je.

Je comprenais que l’offre d’une liberté de nouveau acquise pouvait paraitre séduisante à Mick quitte à devenir imprudent. Je trouvais cette aide inattendue salvatrice mais dangereuse et certainement pas sans compensations. Il y a un moment de flottement puis Robin se lève pour prendre congé. Je lève les yeux au plafond à sa dernière taquinerie et me retiens  difficilement de grogner. Je suis d’une humeur de chien, je suis fatigué et certain que si on me tend une glace, j’y verrai un air boudeur.

- Du calme mon loulou, certes j'ai eu une aventure avec Robin mais rien qui n'égalait l'ampleur de notre relation, dit doucement Mick en venant se coller contre moi une fois son ami parti.

La confirmation de ce fait, resserre les griffes de la jalousie sur mon cœur. Mais quand je sens une de ses mains se glisser dans mes cheveux, l’autre se faufiler sur mes reins pour me serrer contre lui et enfin ses lèvres s’accrocher aux miennes, le poids qui écrasait mon cœur s’envole immédiatement. Je le pousse doucement sur la porte d’entrée et m’appuie contre lui de tout mon poids.

- Tu es à moi ! Dis-je d’un ton boudeur mais avec un sourire.

Ce que je lis dans les yeux de Mick à ce moment-là fini de me rassurer.

- Si mon passé peut encore te faire douter, crois en l’avenir qu’on peut forger ensemble.

- Mick…

Je ne sais comment lui dire. Comment lui faire comprendre que je ne veux plus qu’il y ait de filtre entre nous. Je ne lui demande pas de tout me dire, mais au moins de me parler de ce qui risque de resurgir dans cet avenir dont il parle. J’aime notre étreinte contre la porte, ses bras qui me serrent, son souffle sur ma gorge. Je m’enivre de son odeur, le nez dans son cou, mes lèvres lui faisant des milliers de baiser sur sa peau tiède.

Mick accroche mes mains puis d’un coup de rein se décolle de la porte me poussant par la même occasion. Avec des mots tendres et d’autres plus crus il me repousse en direction de la chambre. Je me laisse faire, me faire reculer et acculer contre le bord du lit. Alors qu’il me pousse et me bascule, je le ceinture et inverse nos positions. Nous nous enfonçons dans le matelas, je me redresse sur un coude pour le regarder à mon aise. Je sens son corps chaud et musclé sous le mien. Du bout du doigt, je suis une ligne imaginaire qui parcourt son visage. Lorsque j’aborde ses lèvres, Mick me le capture, gourmand. Je retire mon index pour le remplacer par mes lèvres. Je sens ses bras se resserrer dans mon dos. Au bout d’un moment, je me relève légèrement, j’enveloppe Mick de mon regard. Ma vie est inconcevable sans lui, il est mon oxygène, mon ancre et la moitié de moi-même. Je ne sais comment exprimer mes sentiments, ni lui ni moi ne sommes très expansifs. Je sens mes joues rosir un peu, rien qu’à penser à ce que je veux lui dire. Il semble comprendre ma bataille interne et hausse un sourcil, m’invitant à parler.

- Je… Je veux tout partager avec toi Mick, le meilleur comme le pire. Ne m’écarte pas de tes recherches, même quand tu en es au stade fouillis… surtout quand tu en es à ce stade-là qui amène son lot de fausses pistes et de découragements. Je t’aime plus que tout et refuse que tu me mettes à l’écart de quoique ce soit te concernant, même si ton intention est de me préserver.

Mick ne dit rien, il m’écoute, son regard braqué sur le mien. Je reprends mon souffle, attrape sa main et la pose sur son cœur.

- Je laisse ton passé là où il est… en fait non ! Car comme aujourd’hui, à tout moment celui-ci peut ressurgir sous ton nez et au mien. Ce que tu as vécu avec Robin te regarde, du moins la partie intime. Le reste me concerne s’il s’agit de ta sécurité. Mick, je te veux toi et pas à moitié ! Je veux me lier à toi et je ne parle pas de ce qu’on va faire dans quelques instants.

J’entends clairement le cœur de Mick déraper. On avait déjà parlé d’avenir mais un peu à la manière de jeunes amoureux avec des phrases qu’on dit un peu vite, « à toujours et à jamais ». Nous étions sincères mais parlions de futur, de plus tard. Il comprend que je parle sérieusement, que je passe une étape dans notre relation qui est déjà sincère et absolue. Je ne veux plus parler de promesses d’avenir, je veux simplement le vivre à partir de maintenant et cela malgré les aléas qui nous tombent dessus. Car si j’ai un enseignement que j’ai appris en même temps que mon ascendance : il n’y aura pas de meilleur avenir, mais juste un combat perpétuel auquel on devra faire face. Attendre de s’engager, c’est vivre à moitié, ne jamais vraiment vivre en fait.

- Je veux en savoir plus que James, plus que Robin et celui qui le commandite. Je veux être le premier au courant de ce que tu trouves, de ce que tu penses, de ce que tu ressens.

Alors qu’il ouvre la bouche pour répliquer, je le fais taire avec un baiser plus qu’intrusif. Mes mains se font baladeuses et plus précises. Son corps se cambre contre le mien, je réponds glissant une jambe entre les siennes. Nous roulons et chavirons, le lit devient vite un champ de bataille. La chambre habituellement si rangée de Mick s’orne de nos vêtements qui s’invitent un peu de partout. C’est la bagarre à celui qui aura le dessus, si bien que la couette finit par glisser sur le sol et nous avec. Je ne lui laisse aucun répit, et malgré ma fatigue je suis plus fougueux et amoureux que jamais. Il sait ce qui me fait vibrer de plaisir, je sais lui arracher des gémissements d’extase. Alors que nous gravissons les marches qui nous emmènent à ce qu’on appelle communément le septième ciel, alors que l’ultime phase se profile pour une promesse d’explosion, je tempère un peu. Et c’est avec une voix un peu rauque et les yeux légèrement voilés, état qui ne doit rien à ma nature d’homme-loup, que je lui demande :

- Tu veux bien de moi ? Car moi, je te veux totalement et sans concession! Et je veux qu'on le sache !

© Fiche par Mafdet
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mickael Wayne
Administrateur
avatar

Humeur : Observateur
Messages : 1340
Réputation : 200
Date d'inscription : 17/11/2014
Localisation : Assigné à domicile

MessageSujet: Re: Bring Sorrow [Mick & Chad]   Mar 3 Fév - 17:31


Deux anneaux pour les amants



Mon cœur s’arrête un instant. Puis reprend de plus belle, plus fort qu’il ne l’a jamais été. Le sourire de Chad est comme une porte ouverte sur le paradis. C’est l’amour dans son regard qui a, l’espace d’une seconde, bouleversé mon âme. Me fiancer à l’homme qui compte le plus pour moi aujourd’hui, c’est la suite logique de notre relation. Mais son annonce inattendue me fait l’effet d’une explosion de bonheur. Comme un enfant excité et ému, il parle très vite, me racontant qu’il a repéré les plus beaux anneaux, que c’est un symbole fort que nous devons choisir à deux.

- Je t’aime, dis-je doucement en plaçant un doigt sur ses lèvres pour pouvoir parler.

Ses yeux brillent plus fort, notre étreinte se resserre. Un seul amour dans deux corps. Ça pouvait être la définition de l’âme sœur, l’âme liée.

Quelques instants auparavant, je lui avais assuré vouloir tout partager avec lui, lui confier ce qu’il y avait de plus sombre dans mon passé, et ne rien lui cacher. Pas que je lui dissimulais des choses avant mais nous n'avons jamais pris le temps de tout nous dire. À la lumière de ce qu’il y avait derrière moi, nous pouvions avancer main dans la main vers l’avenir.

Comme une consécration, une apothéose, notre lien vient de devenir plus intime encore. Je prends ses deux mains dans les miennes et les place sur mon cœur.

- Chad Wilder Argent, je t’aime et je te veux entièrement, déclare-je.

- Et que tout le monde le sache ! Ajoute-t-il avec une moue enfantine qui le rend si craquant.

Je ris aux éclats, submergé par une vague de béatitude. Faire l’amour prend tout son sens lorsqu’il s’agit d’offrir à l’autre, plus que son corps, mais bien son être.

***

Le matin est tellement agréable lorsque j’ouvre les yeux et que Chad est lové contre moi. Il me tarde d’aller dans cette bijouterie dont il m’a parlé hier. Je crois qu’elle est dans le périmètre dans lequel on m’a autorisé à vivre. J’ai la possibilité de retirer ce bracelet qui entrave ma liberté autant que ma cheville. Mais les risques que les fédéraux s’en rendent compte ont alarmés Chad. Le sujet, sans être tabou, ne devait pas entacher cette journée que je souhaite coupée du monde. Et surtout de nos ennuis. Comme ce genre de répit ne dure que peu de temps, nous n’avons pas une minute à perdre.

Je glisse la tête sous la couette, offrant de doux baisers sur la peau tiède de Chad. Réveillé par ces attentions délicates, il râle néanmoins, pour la forme. Deux grands bras m’invitent rapidement à me rapprocher davantage de lui. Je soulève une mèche de cheveux qui tombent devant ses yeux plissés, gênés par la lumière du jour qui pénètre par la fenêtre. Nous n’avons pas eu le temps de fermer les rideaux la veille au soir. Les étoiles ont été témoins de notre engagement mutuel.

Après que nous soyons douchés, jouant à nouveau sous la douche l’un contre l’autre, nous prenons un petit déjeuner rapide. Dans la rue, c’est avec fierté que je marche avec Chad main dans la main. Si parfois nous sommes discrets, je suis d’humeur à faire que tout le monde soit au courant. Et Chad voulait l’affirmer au monde entier. Notre discussion est légère, nous évoquons ce par quoi notre couple est passé, ce qui l’a forgé. Et où nous en sommes aujourd’hui. Puis je m’arrête subitement, prenant conscience de quelque chose.

- Chad, ça fait un an jour pour jour que nous nous sommes croisés pour la première fois, si on ne voit pas là un encouragement du destin, je ne sais pas quoi croire ! M’exclame-je.

Un an que je suis arrivé à Beacon Hills. Je n’avais pas fait attention à la date. Et les mois étaient passés à une vitesse. Mes intentions n’ont pas changé. Mes méthodes en revanche ont évoluées avec moi. Je suis un homme nouveau. Et je dois cette vie moins solitaire à Chad. Je l’embrasse avec fougue, prêt pour trois cent soixante-cinq nouvelles journées à ses côtés. Et plus encore.

C’est sans doute nos sourires radieux qui mettent la bijoutière dans de si bonnes dispositions. Elle nous présente les nombreuses bagues de fiançailles et d’un coup d’œil je repère les anneaux qui me plaisent le plus. Et sur un présentoir, je trouve la perle rare. Les matériaux sont nobles et modernes. Je saisis la main de Chad pour orienter son regard. Deux anneaux d’or, tous deux pourvus d'un liseré oblique. L'un plus brut en carbone, l’autre plus lisse en or jaune. Ces bijoux semblent refléter notre personnalité et nos vies.

Spoiler:
 

La bijoutière qui saisit mon engouement me précise que les deux anneaux peuvent être sertis d’un diamant ou même gravés. Je veux me concerter avec Chad. C’est une décision que nous voulons prendre à deux.


(c) Fiche par Mafdet


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chad Wilder

avatar

Humeur : En colère
Messages : 856
Réputation : 74
Date d'inscription : 15/11/2014
Localisation : Beacon Hills

MessageSujet: Re: Bring Sorrow [Mick & Chad]   Mer 4 Fév - 14:44











Ensemble


Je suis fébrile, et empressé. Je ne suis pas doué pour les déclarations d’amour et je pense que personne ne l’ai lorqu’on est sincère dans ses sentiments. La peur du refus est un spectre bien présent. Si je ne doute pas de l’amour que me porte Mick, je suis moins certain de sa volonté de s’engager fermement avec moi. Plus pour me préserver, que par crainte d’un lien officiel. J’étouffe cette peur en le noyant de parole, retardant d’autant sa réponse. Je lui explique que j’ai déjà regardé les anneaux qui symboliseraient cette union, montrant que c’était une décision murement réfléchit et non pas un coup de tête suite à l’apparition d’un de ses ex dans le salon de son appartement.

Son « Je t’aime » et son doigt sur ma bouche me font taire. Son regard en dit long sur la réponse qu’il va me faire. Je suis le plus heureux des hommes, cet acte purement symbolique donne une autre dimension à ce qui est déjà. Fiançailles, mariage et autres PACS ne sont pas que de vains bouts de papiers dûment tamponnés. Ils officialisent l’acceptation sans condition de l’autre dans sa vie. Certains couples disent pouvoir se passer de cette officialisation, chacun sa sensibilité. Pour moi c’était important, déjà envers Mick qui n’avait plus de famille, mais aussi pour moi et mes parents qui m’avaient recueilli comme leur propre fils.

Ses bras qui me serrent plus fort, son cœur qui s’emballe et tape avec force, son regard ne lâche pas le mien, nous nous observons sans pudeur, nos sentiments au bord des yeux.

- Chad Wilder Argent, je t’aime et je te veux entièrement.

- Et que tout le monde le sache ! Précisé-je.

Mick a précisé mes deux noms de famille, signifiant qu’il m’accepte dans ma globalité. Nos destins étaient mélangés avant même que nous nous connaissions. Notre passé est ce qu’il est, impossible à modifier. On fera face ensemble aux démons qui pourraient en surgir. J’avais interrompu nos ébats pour cette déclaration et ma demande de fiançailles, loin de nous refroidir, cela avait galvanisé la partie charnelle de notre amour.

Jamais réveil n’est aussi doux que le baiser de celui qu’on a choisi pour compagnon. J’enserre Mick dans mes bras, le ramenant contre ma peau. Avec tendresse, il écarte un peu ma frange qui me tombe dans les yeux. Le jour m’ébloui ou est-ce lui ? Ce début de matinée n’est que caresse et tendresse. On met sciemment de côté et en suspens tout ce qui pèse. Cette journée doit être sans tache ni ombre. J’ai mis de côté toutes mes inquiétudes et me fais l’amant amoureux et attentionné. Mick n’est pas en reste et c’est lui qui remarque le symbole.

- Chad, ça fait un an jour pour jour que nous nous sommes croisés pour la première fois, si on ne voit pas là un encouragement du destin, je ne sais pas quoi croire !

- Je crois en toi… Je crois en nous Mick.

J’étais en couple avec Miya quand j’ai croisé pour la première fois la route de Mick. Avec le recul, je me dis que certaines associations ne se font pas au hasard. Miya s’avère être mon cousin. L’avais-je inconsciemment ressentit ? Ma relation amoureuse avec lui, n’avait pas pris la même forme qu’avec Mick. J’avais toujours eu un sentiment de protection vis-à-vis du chat qui m’en avait par la suite fait voir de toutes les couleurs. Je songeai qu’il fallait qu’on se réconcilie, mais Miya était-il prêt à entendre cette vérité sur nous deux ?

Je serre fort la main de Mick, pour une fois nous nous affichons au regard des passants. C’est toujours amusant de voir les réactions diverses et variées des gens que l’on croise. Certains semblent étonnés n’imaginant pas que l’on est de « ceux qui préfèrent le même sexe ». On ne fait pas de manières particulières et on ne dandine pas du cul, sauf pour amuser l’autre dans la montée d’escalier. Bref, deux mecs tout à fait normaux… qui s’aiment.

La bijouterie est un paradis brillant et clinquant. Les bijoux brillent de mille feux dans les vitrines sécurisées. Le sourire de la vendeuse s’élargit quand elle nous voit nous diriger vers le rayon or et non babioles. Je laisse une longueur d’avance à Mick, je suis déjà venu et j’ai déjà mon idée. Vu l’ampleur du choix qui s’offre à nos yeux, on pourrait penser qu’il est impossible que Mick fasse le même choix que moi.  Quand il s’approche d’un présentoir avec un : « Dis Loulou », je sais à la seconde même qu’il a bien cerné celui que je suis et inversement.

Les deux anneaux sont identiques et différents. Complémentaires comme nous le sommes, deux et unique à la fois. Le carbone représente bien Mick par sa résistance et son inflexibilité, tandis que l’or jaune rappelle tout simplement la couleur de mes yeux de loup.

Spoiler:
 

La vendeuse après avoir mesurer la taille qui nous convient, demande si elle devait les mettre dans deux boites séparées ou une seule.

- Une seule !

Nous répondons en même temps, d’une seule et même voix. Je ne peux m’empêcher d’embrasser Mick en lui murmurant un « Chips ». Une fois notre achat réglé, la vendeuse donne le paquet à Mick. Il y a un moment de flottement où on se trouve un peu con tous les deux.

- Viens, dis-je en lui prenant sa main de libre alors qu’il plonge le paquet dans une de ses poches.

Il y a, pas très loin d’ici, un mini parc avec un bac à sable et une balançoire. Le lieu est désert à cette heure où les enfants sont encore à l’école. On s’installe sur un banc, à califourchon, pour être en face l’un de l’autre. L’échange des anneaux se fait dans un silence ému. L’acte est fort et solennel.

Je passe le reste de la journée à regarder mon doigt et celui de Mick.

© Fiche par Mafdet


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mickael Wayne
Administrateur
avatar

Humeur : Observateur
Messages : 1340
Réputation : 200
Date d'inscription : 17/11/2014
Localisation : Assigné à domicile

MessageSujet: Re: Bring Sorrow [Mick & Chad]   Mer 4 Fév - 19:18


Bring Sorrow



Si les chants des oiseaux et le vent dans les feuilles ne résonnaient pas dans mes oreilles, je suis sûr que j’entendrais le cœur de Chad battre à tout rompre. Il n’y a pas de mot pour décrire la cérémonie intime qui scelle un peu plus l’amour qu’on se porte. Trois mots, dont le sens profond ne passe pas par le langage mais par l’échange de regard, s’inscrivent jusque dans nos âmes.

Nos marchons ensemble, profitant de chaque minute, de chaque seconde. J’ai l’impression de retomber amoureux de Chad, de m’ouvrir à lui une nouvelle fois. De l’accepter. Et de me sentir accepté en retour. Le soleil nous auréole de lumière, diffusant sa chaleur autour de nous. L’après-midi est idyllique. Coupés du monde, jamais pareil bien-être ne nous a enivrés à ce point. J’aurais donné tout ce que je possède pour que la vie ne se résume qu’à ces instants de bonheur.

Lorsque nous rentrons, il n’y a pas de fédéraux pour m’offrir un accueil glacial. Personne qui a forcé la porte d’entrée pour une visite surprise. Pas d’ennemis. Juste Chad et moi. Et notre amour vibrant comme une armure parée à toute épreuve.

Je traverse l’appartement, inspecte rapidement mais sûrement les lieux, pour la forme, puis reviens dans la cuisine, serein. Oui, il n’y a que Chad et moi…et cette pièce d'échec posée sur une lettre au plein milieu du plan de travail.

Elles n’y étaient pas quand nous sommes partis. L’angoisse revient comme un cheval au galop. Je saisis l’enveloppe, comprenant que quelqu’un était venu l’apporter en personne. La scène m’est familière. C’est exactement comme ça que ça s’est produit la première fois. Un an plus tôt, une lettre anonyme, qui m’étais parvenue je ne sais comment, m’avait orienté vers Beacon Hills. Aujourd'hui, cette figurine, une Reine Rouge, introduit une nouvelle inconnue dans l'équation.

Pourquoi à nouveau une aide soudaine ? Qui me soutient à distance ? Au moment où, alors que je croyais être dissimulé, une accusation était venue m’assommer des années plus tard. Ça ne peut pas être une coïncidence. Qui, dans l’ombre, souhaite me faire disparaitre ?

Chad comprend immédiatement mon trouble. Je saisis la main qu’il me tend. Il ne s’agit plus de m’isoler pour ensuite lui faire part de ce qui arrive. Je lui dois toute la vérité. Même celle dont je n’ai pas encore connaissance. Nous sommes deux, et avec la même peur, nous ouvririons cette foutue enveloppe ensemble.

Cette fois-ci, ça peut très bien être une mauvaise nouvelle. Je ne sais pas qui se cache derrière ce masque de corbeau. Je déchire le papier et découvre le mot, en espérant qu’il ne signifie pas me porter malheur.


(c) Fiche par Mafdet


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Bring Sorrow [Mick & Chad]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Bring Sorrow [Mick & Chad]
» Souffler sur les braises [PV Mick & Chad & Derek & Peter]
» L'espoir est un remède d'amour (Mick & Chad)
» — bring me to life
» Mick Taylor

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Teen Wolf RPG, la limite : l'imagination :: Beacon HillsTitre :: Centre ville :: Appartements :: Appartement de Mickael Wayne-
Sauter vers: