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 I need a job PV Alessandro

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Arès Kye Coleman

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MessageSujet: I need a job PV Alessandro    Dim 13 Mar - 0:02






I need a job PV Alessandro

Une journée de plus passée dans cette petite ville de Beacon Hills et autant dire que pour l'instant, cette dernière était loin de ce que mes cousins m'en avait dit. Néanmoins, je me doutais bien que les créatures surnaturelles ne se démasquaient pas d'elles mêmes au grand jour en se saluant du genre : "Salut, la banshee ou hey le loupiot cela faisait longtemps". Non, bien sur que non pourtant il ne me parait pas impossible que la réputation surnaturelle de la ville tienne bien plus du fait des ondes qu'elle dégage plutôt que pour sa population surnaturelle. Bah, ce n'est pas comme si j'allais m'en plaindre. Ma mission de gardien du surnaturel serait par conséquent tellement aisée que je pourrais plutôt me focaliser sur la recherche d'un emploi plus conventionnel dirons nous. Parce que bon, ce ne sont pas mes aptitudes de deatheater qui allaient payer mes factures, l'essence du range rover ou de la moto, la nourriture et tout le reste. J'aurais bien sur pu demander un peu d'argent à ma tante mais je ne voulais pas lui en demander plus. Cette femme avait déjà tant fait pour moi depuis notre rencontre.

Elle avait été la mère que sa sœur n'avait jamais été. Si l'adoption ne s'était pas concrétisée en raison des évènements ayant fait de moi l'être que je suis devenu, Lucianna était une véritable mère à mes yeux. Je ne voulais pas continuer de lui demander quoi que ce soit. La mort de ses fils l'avait littéralement anéanti et si je savais pertinemment que cela ne la dérangerait pas de m'aider bien au contraire, je refusais de continuer de profiter d'elle. D'accord, il ne s'agit pas de cela au sein d'une famille mais je ne peux m'empêcher de me sentir coupable. J'aurais du être avec mes cousins. J'aurais peut être pu empêché leurs morts. Les chasseurs avaient payés le prix fort pour m'avoir fauché ces deux êtres chers mais ces traques sanglantes ne m'avait pas apaisé. Le vide du loft me renvoyait chaque jour à ces absences douloureuses. Je m'allonge sur le canapé en cuir blanc et ferme les yeux. Je m'endors d'un sommeil tourmenté en quelques instants. Morphée n'est pas très sympathique ces derniers temps.

Lorsque je rouvre les yeux quelques heures plus tard le soleil se couche lentement mais surement sur l'horizon et je décide de faire un tour en ville afin de me fournir en livres. Le loft est pourvu d'une belle bibliothèque en bois massif mais la beauté de la bibliothèque n'a d'égale que son absence désespérante de contenu. Je me rends dans une librairie du centre ville à pied, mon sac en bandoulière sur l'épaule. Je salue le libraire d'un petit signe de tète avant de me diriger jusqu'à l'étagère des classiques de la littérature anglaise. Mon choix est déjà arrêté et je ne passe pas plus de temps que nécessaire dans la petite boutique. Je règle mes achats en liquide et rentre chez moi d'un pas rapide. Une fois les quelques ouvrages installés dans la bibliothèque, je décide de ressortir immédiatement. Il était plus que temps que je me trouve du travail. Je décide de prendre la moto cette fois malgré la proximité du centre ville avec mon logement et le fait que comme toute créature surnaturelle  je ne ressens pas la fatigue de quelques kilomètres de marche. Si, je prends ce moyen de transport c'est seulement parce que je confesse être accro à la sensation d'ivresse que procure la vitesse. Je ferme derrière moi et enfile mon casque avant d'enfourcher la moto et de démarrer.

Je quitte le parking à faible allure avant d'accélérer dans les rues de Beacon Hills. Je me rends dans le coin le plus mal famé de la ville et me gare devant un hangar abandonné. Selon, mes sources il s'agit d'un repère pour les gens du milieu. Oui, je préfère ne pas passer par quatre chemin et aller proposer mes services à la pègre locale. Pourquoi la pègre et pas une petite annonce ? Tout simplement, parce que l'on s'habitue bien trop vite au luxe et au confort et que sans une bonne paye cela n'est pas la peine de s'y habituer.    


Et puis, travailler dans le milieu est bien plus excitant que comme déménageur ou tout autre métier d'une monotonie mortelle. Je me gare devant le hangar et entre sans y être invité bien évidemment. Je découvre un certain nombre d'hommes bien habillés-il convient de le dire-autour d'une partie de poker. Un vigile se dirige vers moi et se dresse devant moi tel un mur protecteur. Il me demande cordialement de dégager avec une bonne dose d'insultes. Un léger sourire moqueur étire mes lèvres. Je fais un pas de plus et le colosse avance le bras pour me pousser. Je saisis son bras au vol et le lui brise d'un mouvement sec. Je me détourne du blessé et de ses geignements de douleur relativement pitoyables et reporte mon attention sur les gros bonnets à la table. Je leur lance : Excusez moi pour le dérangement gentlemen mais je suis ici pour trouver du travail. Votre ami ne s'est pas montré des plus coopératif alors j'ai du me montrer brutal mais m'auriez vous écouter si je ne l'avais pas fait. Nous savons tous que non.



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Dernière édition par Arès Kye Coleman le Lun 14 Mar - 20:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I need a job PV Alessandro    Dim 13 Mar - 17:19



I need a first mate


Feat : Arès Kye Coleman


C’est qu’ils deviendraient collant les napolitains. Vincenzo Leonelli, le numéro deux de la mafia de San Francisco, a carrément envoyé un de ses gars à demeure à Beacon Hills pour avoir un œil sur moi. J’ai un peu de mal à comprendre ce déballage de moyen pour ma personne. Il est vrai que j’ai montré que j’étais doué pour évoluer dans le milieu. Savoir se faire respecter, anticiper les coups fourrés et les descentes de flics, c’est un art réservé à peu de monde. Dans la pègre, il y a deux types de personnes, les loups et les moutons. Mon père a été un mouton. Et quand on voit où la servile obéissance l’a menée… Se faire tailler la carotide en prison pour garantir son silence. C’est sa faiblesse d’esprit qui a amené la Famille à prendre cette précaution… Un plus coriace que lui aurait fait ses années de taule sans trop de tracas. Il avait été serré par les fédéraux en train de transporter un beau chargement d’héroïne. Naïf, mon père croyait transporter de la marchandise de contrefaçon. Depuis combien de temps on le « chargeait » à son insu ? J’avais douze ans à l’époque. La mort de mon père m’a servi de leçon. Puisqu’il est impossible de quitter la Famille, j’avais décidé de faire partie de ses loups. Comble de la malice pour moi qui me suis fait mordre quelques années plus tard par un alpha en déroute.

Accoudé au comptoir du Pink, je crie au téléphone. Mon fournisseur s’est trompé dans ma commande… Ou plutôt, il tente de me refiler sa daube locale, de « l’irlandaise » fabriquée au fin fond du middle ouest. Le Pink n’est pas une vague brasserie qui peint sa devanture en vert et se donne un nom irlandais pour faire style. Notre devanture est moderne et stylée. Les couleurs de l’arc en ciel sont là pour rappeler qu’ici vous ne serez pas jugés sur vos préférences sexuelles ou n'importe quoi d'autre comme la couleur de peau. Mais cela reste soft, ce n’est pas non plus une annexe d’une gay pride. Les travaux du bar en sont aux finitions. Il est temps, car nous perdons de la clientèle avec l’espace ouvert plus restreint et l’arrêt des spectacles de soirée. Anna et Jansen devraient être contents de leur nouvel espace de danse et aussi des commodités aménagées à l’arrière pour qu’ils puissent se changer correctement et avec un confort honorable.

Je le vois dans le miroir derrière les bouteilles. Adossé à un panneau publicitaire sur le trottoir d’en face, il tue le temps entre un journal et son smartphone. Je plains ce type payé pour faire le pied de grue devant mon établissement. A la façon qu’il est posé comme une merde de chien, il est clair qu’il n’est pas là pour amasser des informations, mais bien pour faire acte de présence. Je raccroche excédé. J’ai envoyé l’autre bouler en le sommant de revenir reprendre sa daube avant trois jours, sinon je la liquide à demi-tarif à mes clients sans un espoir qu’il voit la couleur d’un seul dollar. Dans la foulé, j’appelle Tony, un de mes anciens employés à LA.

« - Come stai Tony? »

Je suis resté en bons termes avec mes anciens employés. Tony se plaint à mots couverts du nouveau Boss que la famille leur a collé sur le dos. Cela est plaisant et flatteur à mon ego de savoir qu’ils me regrettent. C’est ce genre de constats anodins qui permettent  de ne pas douter de soi. Tony me donne les coordonnées de quelques revendeurs de confiance. Nous parlons quelques instants de son dernier fils et des difficultés de sa sœur. Je laisse sous-entendre que son gamin peut venir en « stage » au Pink si besoin. Tony me remercie et raccroche. L’art et la manière de transformer une demande de service en service offert. L’autre porte flingue se dandine sur place de l’autre côté de la rue. Il faut que je sorte pour en griller une. Alors sans me démonter, je sors et traverse la rue. Je prends le temps d’allumer ma cigarette, l’autre regarde ses pieds, mal à l’aise avec ce contact direct. Il s’attend certainement à des menaces de ma part.

- Tu pourrais au moins venir consommer de temps en temps… Je peux te faire des prix comme « client fidèle »…

L’autre maugrée un vague merci, mais refuse mon offre. Je pompe sur ma clope et exhale la fumée dans une satisfaction évidente. Je ne peux pas me passer de nicotine. Le fait d’être un loup m’évite le cancer qu’un humain ne manquerait pas de développer avec une telle consommation. J’envoie mon mégot sur la chaussée d’une pichenette, puis attrape le porte flingue par le coude.

- Vieni boire un vrai café !

Le type résiste, puis se laisse amadouer. D’un geste large du bras, je montre que je ne peux rien lui faire, il y a bien trop de monde. « Garder ses amis près de soi et ses ennemie encore plus près… » Il devient urgent que j’ai un peu d’aide côté sécurité. Je ne peux pas avoir les yeux partout. Puis, je connais bien les méthodes des napolitains. S’en prendre à mes employés serait bien dans leurs cordes.

La petite frappe que j’ai embauchée pour harceler mon voisin de commerce est lamentable. L’autre geek a réussi à le faire fuir avec un teaser de pacotille… Ce soir j’ai une partie de poker dans un coin mal famé de Beacon Hills. J’y vais surtout pour repérer les joueurs de classe supérieure et me faire connaitre pour quand j’ouvrirai mon propre tripot à la place de ce maudit magasin de gadgets. Je compte bien offrir un service un peu plus classe que ce vulgaire entrepôt de seconde zone où cela se passe, avec salle officielle suivant la réglementation en vigueur et une arrière salle habilement camouflée. J’ai déjà étudié les plans de fuites en cas de descente policière.

(…)

Ce soir la chance me sourit. Puis ce n’est pas comme si ceux avec qui je joue savent pour les capacités des surnaturels. C’est ce qu’il y a de bien dans le monde de la pègre, c’est que là aussi il y a deux clans, ceux qui savent et les autres. Le premier groupe étant réduit, dominant généralement le second. C’est pour cela que j’ai toujours eu l’habitude de me battre comme un humain avec flingue et poing américain. Très rarement, je laisse mes caractéristiques de lycans se dévoiler. C’est le B A BA des films de thriller : en montrer le moins possible. La peur est la meilleure des armes. Évidemment, il faut de temps en temps faire couler le sang pour maintenir la pression.

Je me suis couché rapidement au premier jeu. Le type à ma droite avait le cœur qui battait une symphonie avec son flush royal qu’il expose en fin de tapis. Je joue la prudence afin de rester longtemps à la table sans trop ramasser, ni trop perdre. Je laisse même filer un carré d’as qui m’aurait fait rafler la mise. Je ne joue pas pour gagner, juste pour me faire un réseau. Cependant, il est clair que je sortirai de là avec plus de dollars que lorsque je suis entré. On ne se fait pas une réputation en perdant.

Du grabuge à l’entrée me fait lever le nez. Un des vigiles fait un beau vol plané. Tout le monde a clairement entendu l’os de son bras se briser. Le belligérant est un homme de belle carrure. Il se tient droit, campé sur ses jambes, prêt à accuser une nouvelle attaque.

- Excusez-moi pour le dérangement gentlemen mais je suis ici pour trouver du travail. Votre ami ne s'est pas montré des plus coopératif alors j'ai dû me montrer brutal mais m'auriez-vous écouté si je ne l'avais pas fait. Nous savons tous que non.

Belle entrée en matière. Ce type a des « palle » pour arriver ainsi. Soit il est inconscient, soit assuré de son affaire. Je m’adosse à ma chaise pour regarder le spectacle. Un autre garde chiourme arrive face à lui. Le premier geint dans son coin. Une arme fait son apparition, les injures sortent. Le nouvel arrivant reste stoïque. Je m’accoude sur la table et pose mon menton sur mes mains jointes. J’observe cette guerre des nerfs avec grand intérêt. Je ne sais pas ce qu’est ce type, son odeur m’est inconnue. Mais je sais que ce n’est pas celle d’un humain. J’apprécie cette force tranquille. Il ne roule pas des mécaniques, il se contente d’être lui-même. Pas de mot inutile, pas de geste inutile. Il agit sobrement, une action pour une réaction. Il n’a rien à prouver. Cela me plait. Je pose mes cartes sur le tapis, mes adversaires de ce soir sont dégoutés par mon jeu.  S’ils savaient que j’avais de quoi les mettre à poil depuis plus d’une heure… Mais maintenant, je n’ai plus de temps à leur consacrer. Je ramasse ma monnaie et salue ce petit monde.

D’une démarche souple, je double le garde de pacotille qui tente de se transformer en gorille imposant devant le nouveau venu et m’arrête à la hauteur de ce dernier.

- Amaro. J’ai besoin d’un gars qui ne soit ni une fillette, ni un psychopathe. Nous pouvons poursuivre cette conversation ailleurs.

Je sors sans attendre sa réponse et colle mes fesses sur l’aile de ma sportive en allumant une énième cigarette. Mon paquet vide froissé atterri aux pieds de cette force de la nature qui est finalement sorti à ma suite.

- Je tiens un bar dans le centre-ville. On en discute autour d’un café ou d’un verre de ce que tu voudras ?

Son acquiescement est presque imperceptible avant qu'il ne tourne les talons. Je suppose donc qu’il est motorisé. Je me mets en route vers le Pink. Dans mon rétroviseur, je vois le phare unique d’une moto.


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MessageSujet: Re: I need a job PV Alessandro    Lun 14 Mar - 21:33




I need a job PV Alessandro
Je reste complètement impassible et imperturbable tandis que les regards interloqués des joueurs de poker aux gouts vestimentaires que nous pouvons aisément qualifier de raffinés se posent sur ma personne. Je constate l'étonnement et la pointe de mécontentement des hommes attablés mais n'y prête guère attention. Ou du moins, je parviens à rester parfaitement stoïque, calme et sérieux à quelques pas du petit groupe. Ma posture est neutre et tout à fait détendue comme si je ne venais pas de faire une entrée fracassante -c'est le cas de le dire vu l'état du bras de notre ami le vigile- dans un cercle de jeu illégal rempli de criminels de diverses envergures. Je me doute qu'il y a de tout autour de cette partie de poker. De la petite frappe au récidiviste endurci en passant par le virtuose du milieu sans oublier le parrain, je suis persuadé qu'il y a au moins un représentant de chaque groupe dans cet entrepôt dont le moindre élément respire l'illégalité.

Ce n'est pas très malin au demeurant de regrouper une telle quantité de gros et de petits poissons au même endroit. Une descente de police raflerait la mise aussi facilement qu'un joueur en veine bénéficiant de l'insolente et mystérieuse chance du débutant. Il serait plus prudent d'utiliser une couverture légale pour masquer ce genre de distraction. J'ai été délinquant, j'ai plus de connaissances que le citoyen ordinaire sur ce genre d'activités mais je ne suis pas un expert non plus. Si, j'en étais un je ne serais pas ici pour vendre mes services de mercenaire au plus offrant ou au plus intelligent pour profiter de l'aubaine de m'avoir sous la main. Quoi que je ne pense pas que j'aurais pu apprécié de devenir un criminel pur et dur. C'était pourtant le destin qui me tendait les bras à l'orphelinat. Mais Lucianna m'avait remis sur le droit chemin. Puis, j'avais été mordu dans un bar miteux par Azalea et me voilà devenu gardien du surnaturel. La vie est une promenade de santé hein. Si, je vendais mes services dans ce milieu c'était uniquement en raison de la paie. Et un certain attrait pour l'adrénaline car comment avoir peur des violences inhérentes à ce genre de métier alors que ces violences ne pourraient que vous égratigner.

Bien sur, il ne fallait pas abuser non plus et ne pas utiliser ces aptitudes cachées pour un rien. Ce serait donner de la confiture à des cochons d'une part et d'autre part la terreur nait de l'incapacité à faire face. Nul besoin de dévoiler les cartes que l'on a caché dans ses manches lorsque l'on est déjà sans se forcer plus doué que le péquin moyen pour ce genre de chose. Campé sur mes positions, je détaille les gentlemen à la table et réprime un sourire en coin. La tension est à son paroxysme et la seule chose que cela m'inspire est une envie de rire doublée d'un commencement d'impatience. Si j'ai choisi d'arriver de manière aussi visible et non pas en tapant à la porte c'était pour être expéditif mais visiblement cela ne se déroulera pas ainsi. Un autre garde fait son apparition et se plante devant moi une expression se voulant intimidante sur le visage mais cela ne prend pas et je n'esquisse pas un geste.

Le bruit caractéristique de sortie d'une arme de poing attire mon attention et je garde le propriétaire du revolver dans mon champ de vision. Je suis prêt à continuer le show malgré la lassitude évidente que cela ne manquerait pas de m'inspirer. Tout ce que je demande est un job. Si c'est trop demander, je pourrais toujours leur faire les poches bien que se mettre à dos le monde souterrain de la ville dans laquelle je viens d'emménager ne me parait pas être une idée brillante. Un homme qui me semble avoir le même âge que moi ou dans les mêmes eaux se lèvent finalement après avoir ramassé ses gains. Je renifle discrètement et constate qu'il ne s'agit pas d'un homme mais d'un métamorphe. Je ne parviens pas à mettre plus de détails sur le visage qui adresse un bref sourire à ses camarades de jeu avant de se diriger vers moi d'une démarche souple et confiante.

Le métamorphe de nature pour l'instant indéterminée dépasse le vigile voulant certainement faire bonne figure auprès de son patron et me lance : - Amaro. J’ai besoin d’un gars qui ne soit ni une fillette, ni un psychopathe. Nous pouvons poursuivre cette conversation ailleurs.
Sans prêter, la moindre attention au reste des individus dans l'entrepôt je fais volte face et suis le dénommé Amaro à l'extérieur d'un pas léger. Ce dernier d'origine italienne donc s'arrête devant une sportive de belle allure et grille une cigarette avant de jeter le paquet vide à mes pieds.
Je tiens un bar dans le centre-ville. On en discute autour d’un café ou d’un verre de ce que tu voudras ?

Mon hochement de tète est tellement léger qu'il faut irrémédiablement être d'une nature surnaturelle pour s'en rendre compte. Je tapote la portière de la voiture de sport. Traduction implicite d'un "je te suis". Puis, je me dirige jusqu'à ma moto que j'enfourche après avoir enfilé le casque accroché nonchalamment au guidon. Amaro démarre et je démarre à mon tour. Le trajet ne me parait pas très long et nous nous garons finalement devant un établissement chic orné d'un arc en ciel. Le bâtiment à l'air en travaux mais la façade est attirante sans être tape à l'œil. Sobriété et classe cela me plait. L'arc en ciel indique t'il que c'est un bar gay friendly ? Surement, ce n'est pas comme si cela me posait le moindre souci. Le métamorphe sort de sa voiture et me fait signe de le suivre. Ce que je fais nonchalamment. Nous entrons dans le bar et Amaro me désigne le bar. Je m'installe sur un tabouret et lui dis : Je prendrais un whisky pur malt avec des glaçons s'il te plait. -Qui a dit que les gros bras n'avaient aucune éducation. Je prends le temps d'observer avec soin l'établissement dans lequel je me trouve avant de reprendre : Alors Amaro, tu as du travail pour moi ?  




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MessageSujet: Re: I need a job PV Alessandro    Mer 16 Mar - 17:36



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S’entourer de bons collaborateurs est l’une des clés de pérennité de toutes affaires. Et l’univers organisé du crime n’échappe pas à la règle et c’est même primordial si je ne veux pas voir les FED’ débarquer un beau matin. Je ne reproche rien à mes anciens équipiers de ne pas m’avoir suivi à Beacon Hills. Il est clair que de prime abord, cette ville ne paye pas de mine. C’est une petite ville américaine comme il y a tant aux États-Unis. Comparée à Los Angeles, le choix est rapidement fait. Et pour être honnête, mes gars se seraient royalement ennuyés par rapport à leur travail habituel. Cependant, je ne compte pas rester le sage patron de bar que je suis actuellement. Il n’est pas dans mon caractère d’avoir une petite vie tranquille. J’ai besoin d’une dose régulière d’adrénaline. C’est ce qui me fait sentir vivant. J’ai vécu là-dedans, j’ai été formaté ainsi. Il est trop tard pour revenir en arrière. Quoi qu’avant que Jansen ne fuit, je me posais quelques questions à savoir si j’arriverai à mener une double vie. Une un peu sage et une autre bien moins… Mais cacher quelque chose au type qui partage mon lit… Jansen est tout sauf naïf.

Je surveille dans le rétroviseur que le type me suit bien. Difficile de lui demander un curriculum vitae. L’entretien d’embauche va se faire au feeling. Des gueulards qui arrivent comme lui en clamant leur demande, j’en ai déjà vu des dizaines. L’homme dans sa globalité est naturellement doué pour faire le paon. Faire la différence entre une baudruche gonflée d’air et un gars sérieux, demande de l’expérience. Je me suis déjà lourdement planté dans le passé. Mes erreurs nourrissent les poissons au large de Long Beach… Avec l’âge, nous devenons plus affutés dans notre jugement de l’autre et bien moins influençable sur l’apparence. Au-delà de l’esbroufe d’introduction du nouveau venu, j’ai perçu une aura et une force latente assez impressionnante. Je ne cherche pas un larbin, mais un homme à qui je peux tourner le dos.

Arrivé au Pink, nous croisons Jerry qui vient juste de fermer le rideau. Je le salue et lui souhaite une bonne nuit. Le reste du personnel est déjà pari. J’ouvre à nouveau le rideau de fer, juste assez pour que nous puissions entrer et refermer derrière nous. Je désigne un tabouret et passe derrière le bar.

- Je prendrais un whisky pur malt avec des glaçons s'il te plait.

Je hoche la tête, et lui sert ce qu’il demande, tapant dans nos meilleurs whiskys. Sans un mot, je pose son verre devant lui et me sers une grappa de l’année que je sors du réfrigérateur.

- Alors Amaro, tu as du travail pour moi ?
- Tu connais mon nom, j’aimerais connaitre le tien.


Accoudé sur le zinc, je trempe mes lèvres dans l’eau de vie froide. Le liquide explose dans ma bouche, libérant ses saveurs particulières. L’alcool brûle, mais comme il sort du froid, cela donne un contraste détonnant que seul un italien sait apprécier. Cette bouteille, il n’y a presque que moi qui la descend. Rares sont les clients qui nous commandent cet alcool qui figure pourtant sur notre carte. J’écoute la réponse de mon interlocuteur. Son nom de famille a une consonance britannique, alors que son prénom est purement latin ou grec. Originalité des parents ? Son patronyme ne donne aucune information de son origine. Américain lambda ? J’en doute un peu. Ce gars est hermétique à l’analyse et c’est loin de me déplaire.

- Je cherche une personne capable de plusieurs fonctions. La principale, et c’est celle qui sera inscrite sur ton contrat de travail, c’est agent de sécurité du Pink Print, ou « videur » si tu préfères.

Coleman hoche la tête, montrant qu’il comprend que ce n’est pas un simple job de sécurité que je propose. Je prends le temps de siroter mon verre. Coleman en fait de même sans montrer aucun stress, ni empressement quelconque. Son visage reste imperturbable, sauf pour manifester son contentement sur l’alcool que je lui ai servi. C’est un homme posé. Cela me plait. J’exècre les agités de la gâchette. Ils sont source de problème.

- La deuxième facette de ton travail serait garde du corps pour ma personne. C’est usant d’avoir à surveiller sans cesse ses arrières.

Une lueur d’intérêt s’allume dans le regard de Coleman. Il doit se demander quelle est la raison qui me fait surveiller ce qu’il se passe dans mon dos. Je pense aussi à Jansen, si le drus décide de revenir auprès de moi. Lui aussi aurait besoin d’une protection rapprochée, avec son clan qui cherche à le faire de nouveau prisonnier et le garder comme vulgaire étalon reproducteur d’une race qui est à son déclin.

- Et enfin… j’ai besoin d’un costaud qui sait en imposer et sachant quand il faut cogner ou pas, pour disons… virer les grains de sable qui nuisent à mes affaires.

Guettant ses réactions, j’aborde la partie illégale du job que je propose. Je me ressers de la Grappa et pose la bouteille de whisky à côté du verre de Coleman. L’alcool n’a-t-il aucun effet sur lui comme pour moi ? Il a une odeur indéfinissable. J’y trouve un fond un peu désagréable, comme une réminiscence d’un vieil ennemi génétique. Mais en affaire, la couleur de peau ou de surnaturel n’entre pas dans l’équation. J’ai besoin de quelqu’un d’efficace et en qui je peux avoir confiance. Je souris à mon verre. Jansen serait surpris de me voilà là si calme et posé. Lui qui a l’habitude de m’entendre beugler en italien à tout va. Mais ai-je vraiment envie qu’il découvre cette personne froide et posée que je deviens quand je suis en affaire ?

- Des questions ?

Je ne lui demande pas d’emblée ses références, car ce n’est pas parce qu’un autre l’aura embauché qu’il fera mon affaire.

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Arès Kye Coleman

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MessageSujet: Re: I need a job PV Alessandro    Ven 18 Mar - 13:34




I think we have a deal PV Alessandro

Lors de notre arrivée sur les lieux, nous croisons un employé du Pink Print qui vient tout juste d'effectuer la fermeture. Amaro le salue et lui souhaite une bonne nuit. Je me contente pour ma part d'un petit signe de tète en guise de salut. Si, il s'agit d'un de mes futurs collègues de travail -officiel j'entends car je me doute bien que l'italien ne faisait pas une partie de poker dans un coin mal famé de la ville par amour du risque mais parce qu'il est bel et bien du milieu- j'aurais tout le temps de faire sa connaissance plus tard. Pour l'heure, je me doute bien que je ne suis pas encore embauché et que conformément à la tradition tacite de ce milieu, l'entretien va se faire au feeling. Je ne suis ni arrogant ni stressé face à la perspective de cette entrevue. Non, je suis simplement confiant et calme, confiant parce que j'ai les moyens de l'être et serein parce que je l'ai toujours été. Ce calme est une part naturelle de ma personnalité et je n'ai pas à tenter de me maitriser dans une situation pareille puisque je me maitrise déjà en temps normal.

Ma transformation en deatheater et l'initiation qui en avait découlée n'avait fait que renforcer cette discipline quasi militaire que je m'étais imposé dès mon plus jeune âge. Oh, je sais ce que vous vous dites, vous vous dites ouais c'est ca. Elle était ou ta discipline quand tu étais délinquant et que tu cambriolais ou revendais des substances illicites avec tes amis d'orphelinat ? Et, bien détrompez vous car j'étais l'élément calme du groupe qui apaisait les tensions et recadrait les gars quand cela partait en vrille. En réalité, j'ai toujours eu cette impassibilité en moi. Asmodée m'avait dit un jour que c'est ce qui avait favorisé la réussite de ma transformation suite à la morsure de sa délicieuse mais déliquescente fille ainée. Je vous avouerais que ce point là me laisse passablement sceptique. Je ne suis pourtant pas une machine. Je ressens des émotions comme tout être vivant. Seulement, les montrer me parait étrange et inutile. Une des conséquences de ma mort ? Je vous rappelle que le processus de transformation implique de mourir avant de renaitre en tant que deatheater. Non, contrairement aux idées reçues mourir n'est pas si douloureux. Quoi que cela dépend surement de la manière de passer l'arme à gauche, je suppose. Il faut avoir vécu la mort, l'avoir éprouvé, avoir regardé au plus profond de ses yeux pour gagner l'honneur de marcher à ses cotés. Nombre d'appelés mais bien peu d'élus.

Mais, revenons en à mon entretien d'embauche si vous le voulez bien. Amaro rouvre le rideau de fer et allume le bar avant de refermer derrière nous. Il me désigne un tabouret sur lequel je prends place. Je lui demande un alcool fort dont le feu me fait du bien et il me sert un verre de Whisky de qualité, belle attention. Il se sert de l'eau de vie et s'accoude sur le zinc tandis que j'enchaine sans ménagement sur la raison de ma présence ici. Il trempe ses lèvres dans la boisson glacée avant de me répondre :
 Tu connais mon nom, j’aimerais connaître le tien.

Il n'a pas tord c'est effectivement la moindre des politesses mais je ne m'embarrasse pas de politesse lorsque j'ai un but à atteindre et ce job est mon objectif ce soir. Je sirote une gorgée de whisky avant de répondre en plantant mes yeux dans les siens :
Coleman. Je m'appelle Arès Coleman.
Je me doute que l'italien doit s'interroger sur les origines et les racines de mon patronyme. Mon père était américain descendant d'une famille britannique. Quant à mon prénom, je n'ai aucune idée du pourquoi ma mère m'avait nommé ainsi. Le nom d'un dieu grec violent et querelleur. Peut être qu'elle pensait que c'est ce que je deviendrais violent et querelleur. Et hop, un petit tour à l'orphelinat. Non sérieusement, si je le prends avec humour aujourd'hui c'est parce que tout cela me parait si lointain désormais. Le propriétaire du bar reprend finalement quelques instants plus tard :
Je cherche une personne capable de plusieurs fonctions. La principale, et c’est celle qui sera inscrite sur ton contrat de travail, c’est agent de sécurité du Pink Print, ou « videur » si tu préfères.
J'hoche la tète en silence, attendant la suite du discours qui ne devrait pas manquer de m'indiquer la véritable raison de ma possible embauche. Cela ne me pose absolument aucun problème de veiller à la sécurité d'un bar bien au contraire. Un job conventionnel comme un autre j'imagine. Nous sirotons nos verres dans cet instant empreint d'un silence rafraichissant. Nous descendons le contenu des verres à une vitesse modérée pourtant le métamorphe qu'il est et le gardien que je suis peuvent tout à fait se permettre d'en boire bien plus sans en ressentir les effets. Un des avantages d'être un surnaturel. Ne pas être soumis aux affres de la boisson. Amaro reprend finalement : La deuxième facette de ton travail serait garde du corps pour ma personne. C’est usant d’avoir à surveiller sans cesse ses arrières.

Une lueur d'intérêt s'allume dans mon regard à l'écoute de cette seconde proposition. L'étalon italien a besoin d'une protection dans le milieu. Intéressant autant qu'intriguant. Le Pink n'est donc qu'une couverture légale. Mais qui m'a l'air fort rentable si je me fie à l'opulence des lieux. Je me demande si la mafia italienne est impliquée dans l'équation. Si oui, laquelle ? Napolitaine, Sicilienne... ? Quelles sont ces activités illégales et quelles peuvent être les raisons d'une telle protection rapprochée.


- Et enfin… j’ai besoin d’un costaud qui sait en imposer et sachant quand il faut cogner ou pas, pour disons… virer les grains de sable qui nuisent à mes affaires.
Alors, je suis face à une triple proposition videur, garde du corps et homme de main d'un baron de la mafia locale. Qui n'a pas l'envergure de celle d'une mégalopole comme Los Angeles ou New York mais qui existe donc bel et bien. Il va falloir ne pas lésiner sur la rémunération car je ne suis pas un clown qui se vends au rabais mais quelqu'un d'efficace, de discret et de professionnel. Si, la paie suit je ne vois pas pourquoi je refuserais. Le sourire de l'italien à son verre détend quelque peu l'atmosphère quand bien même je me doute qu'il ne m'était pas adressé.  


- Des questions ?
Je réponds dans la foulée avec un léger sourire sur les lèvres : Si, je comprends bien tu souhaites faire d'une pierre trois coups en m'engageant comme videur, garde du corps et homme de main. J'accepte le marché à condition que la rémunération suive. Tu te doutes bien que je ne brade pas mes services. Je vois que tu ne me demandes pas mes références et tu as parfaitement raison parce que je ne te les aurais pas donné le cas échéant. C'est ma règle d'or, je ne dis rien sur mes anciens employeurs aux nouveaux et les moutons sont bien gardés.


Je marque une courte pause pour avaler une autre gorgée de l'alcool brulant avant de reprendre : Alors des ennuis en affaire avec des concurrents tenaces ou autre chose ? Je ne te demande pas de me raconter toute ta vie mais je pense que tu cherches un homme de confiance plutôt qu'un simple larbin alors si c'est ce que tu cherches. Il va falloir me traiter comme tel.  



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MessageSujet: Re: I need a job PV Alessandro    Sam 19 Mar - 21:09



I need a first mate


Feat :  Arès Kye Coleman




J’observe mon vis à vis par dessus mon verre d’alcool. Arès n’est pas un agité. Il ne fait pas de geste inutile, n’essaye pas de se gonfler comme une montgolfière. Lui aussi m’étudie et je  me demande ce qu’il voit. Perçoit-il le loup par-delà ma façade de sicilien à la limite de la caricature ? Bien que là, j’ai mis en veilleuse mon côté « animé ». Mon enfance a été bercée par ces hommes impassibles, aux lèvres qui jamais n’esquissent de sourire. Don Vito Coleone dans le film de Francis Ford Coppola n’est pas une exagération.

J’ai exposé le travail et le type d’homme que je cherche. Si Arès esquisse un léger sourire, c’est bien la seule expression qu’il laisse échapper. L’homme semble avoir l’habitude des négociations et sait masquer ses pensées.

- Si, je comprends bien tu souhaites faire d'une pierre trois coups en m'engageant comme videur, garde du corps et homme de main. J'accepte le marché à condition que la rémunération suive. Tu te doutes bien que je ne brade pas mes services.
- Je ne suis pas un ingrat et connais parfaitement les tarifs pour m’assurer du soutient que je demande.
- Je vois que tu ne me demandes pas mes références et tu as parfaitement raison parce que je ne te les aurais pas données le cas échéant. C'est ma règle d'or, je ne dis rien sur mes anciens employeurs aux nouveaux et les moutons sont bien gardés.
- Tes anciens patrons ne sont pas forcément un gage de crédibilité. Et ce qui convient à quelqu’un, ne me convient pas forcément…
- Alors des ennuis en affaire avec des concurrents tenaces ou autre chose ? Je ne te demande pas de me raconter toute ta vie mais je pense que tu cherches un homme de confiance plutôt qu'un simple larbin alors si c'est ce que tu cherches. Il va falloir me traiter comme tel.  
- En effet. Je veux pouvoir te tourner le dos sans méfiance. Seguimi !


D’une main, j’attrape les deux bouteilles par leur goulot et de l’autre mon verre. Je repasse côté salle et invite Arès à s’installer dans un box aux baquettes plus confortables que le tabouret de bar. Comme le Pink est fermé, je sors mon paquet de cigarette et en allume une. Je tire une longue bouffée avant de rejeter la fumée avec un plaisir évident en essayant toutefois de ne pas enfumer mon futur employé. Il aura bien le temps de s’habituer à mon parfum à la nicotine. Je pousse mon paquet et le briquet de métal vers lui, l’invitant à se servir s’il est lui aussi adique à cette drogue douce.

- Le monde des « affaires » est un peu comme une grande famille. Il y a des jalousies, des convoitises, des alliances, des traîtrises et des décès…

Le côté posé d’Arès m’incite à poursuivre. A mots couverts, je lui explique que je suis affilié à la pègre sicilienne de Los Angeles. Et que pour des raisons de politique interne, il a été décidé de me mettre au vert pour une dizaine d’années. Je ne sais pas si Arès connait les méthodes de la mafia italienne et que lorsque l’on vous laisse en vie au lieu de vous envoyer nourrir les poissons, c’est que le parrain vous reconnait une valeur certaine.

- Une bonne part du danger viendra de la pègre, avec ses méthodes dites « classiques ». Les napolitains de San Francisco essayent de me récupérer… Autant te dire que je compte bien garder mon affiliation initiale à la famille sicilienne.

Adossé à la banquette, je tire sur ma tige de cancer. Arès semble avoir le bon profil psychologique pour le job que je propose. Mais au-delà de la montagne de muscle qu’il est, a-t-il vraiment la capacité physique pour ce job ? Cogner fort ne suffit pas face à un flingue. Et il n’y avait que les balles à éviter…

- Puis il y a un autre aspect. Beacon Hills semble être très attractif vis-à-vis d’une faune particulière…


Je pense aux Dryades qui m'ont kidnappé, pour attirer Jansen. Beacon Hills, n'est pas réservé qu'aux truands... Il est temps de faire plus ample connaissance. Je veux savoir ce qu’il est et quelle est sa force, dusse-t-il me mettre la pâté pour me le prouver. J’ai besoin de savoir qu’elles sont ses limites. Je laisse mes caractéristiques de lycan ressortir et c’est avec un regard bleu électrique que je le scrute et non plus avec mes yeux couleur café.

- Je crois qu’il est temps de faire réellement les présentations. Qu’es-tu réellement? Tu as une odeur que je n’arrive pas à définir. Puis, j’aimerai juger sur pièce de tes capacités… Si je ne rechigne pas sur les salaires, il faut que ça suive. Pas ici…je viens juste de rénover. Mais la forêt n’est pas loin et à cette heure avancée de la nuit nous serons tranquilles.


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MessageSujet: Re: I need a job PV Alessandro    Dim 20 Mar - 13:06




Let me show you PV Alessandro
La première réponse de mon futur employeur ne tarde pas à venir briser le silence qui s'était installé entre deux gorgées d'alcool. Un très bon alcool que ce whisky soit dit en passant. Amaro ne se fout pas de ses clients ca c'est une certitude. Quand bien même le Print n'est qu'une simple couverture pour des affaires d'une toute autre nature.
- Je ne suis pas un ingrat et connais parfaitement les tarifs pour m’assurer du soutient que je demande.

Ca je le savais pertinemment sinon je n'aurais jamais suivi l'italien jusqu'à ce bar. Mais, sait on jamais. Il vaut mieux être prudent dans ce milieu. Les patrons qui essaient de vous enfler. Cela arrive bien plus souvent qu'on ne l'imagine. Alors, autant s'assurer que les négociations commencent sur de bonnes bases. Que les choses soient claires, je ne cours pas après l'argent pour l'argent. Je suis un gardien et je pourrais tout aussi bien crécher dans un foyer pour sans abri de Beacon Hills que cela ne changerait rien à l'accomplissement de ma tache surnaturelle. Si, je veux du cash c'est uniquement parce que le loft, le range rover et la moto sont les dernières choses de mes cousins qu'il me reste. Le quatre quatre de Malaki, la moto de Jason et le loft que nous devions habiter tout les trois. Alors, il est hors de question qu'on me le saisisse pour factures non payés ou je ne sais quelle connerie. Bon d'accord, le loft a été acheté alors les factures hein. Ce n'est pas faux mais habiter dans une bourgade comme Beacon Hills ne signifie pas que je vais révéler à toute la populace-humaine compris- mon rôle de gardien du surnaturel et leur dire : dormez sur vos deux oreilles mes bonnes gens, le deatheater veille au grain.

Il me faut une couverture professionnelle tout comme ce bar est la couverture des affaires illicites d'Amaro. Une vie normale en somme, les créatures surnaturelles de cette ville mènent une double vie et cela a toujours été le cas. Nous nous cachons des yeux des hommes parce que c'est nécessaire. Ce job est ma manière de m'en cacher néanmoins n'allez pas croire que je compte bâcler mon travail. Ce n'est franchement pas mon genre. Je suis du genre à tout donner dans ce que j'entreprends même lorsqu'il s'agit de taches anodines. Un reste de ma vie dans les bas fonds entre deux nuits à l'orphelinat.
- Tes anciens patrons ne sont pas forcément un gage de crédibilité. Et ce qui convient à quelqu’un, ne me convient pas forcément…


Je ne peux pas réprimer l'ébauche de sourire qui tente de se glisser sur mes lèvres posées sur le bord de mon verre de whisky. C'est ce qu'ils disent tous et au final ils ont toujours été satisfait. Oui, je vous mets au défi de trouver un seul de mes anciens employeurs mécontents de mon travail.  Néanmoins, l'italien a raison le secret peut cacher bien des choses et l'une d'entre elle est la médiocrité. Le secret peut être l'apanage du bluff mais ce n'est pas mon cas alors je ne prends pas la peine de répondre sur ce point.
En effet. Je veux pouvoir te tourner le dos sans méfiance. Seguimi !
Je lui réponds cette fois : Et, je t'assure que tu pourras. Je te suis.


Le patron du bar empoigne les deux bouteilles par le goulot et saisis son verre de grappa de l'autre main puis se lève et se dirige vers un coin plus confortable du bar composé de banquette de cuir dans des box alignés le long d'un mur. Je saisis mon verre de whisky que je vide d'un trait. L'alcool ne me fait aucun effet, je pourrais tout aussi bien boire de l'eau. Il m'invite à m'assoir sur une banquette en cuir rouge. Ce que je fais tranquillement avant de me servir une rasade de whisky. L'italien s'assoit à son tour et extirpe une cigarette de son paquet. Et, je comprends qu'il est l'un des innombrables accros à cette drogue "douce". Ce n'est pas mon cas et j'apprécie le fait qu'Amaro prenne la peine de ne pas me renvoyer sa fumée de cigarette dans la figure. Je peux néanmoins le comprendre. A quoi bon se priver de quelque chose de nocif si elle nous plait puisque nous ne pouvons pas en mourir contrairement aux simples mortels. Le patron du bar reprend finalement la parole et me fait un bref descriptif du monde criminel. C'est une façon de voir les choses. Pour moi, le monde des affaires est plutôt un microcosme de ce que la société souhaite cacher. Un vaste territoire dans lequel des individus aux tendances peu reluisantes profitent des failles d'un système incompétent pour leur propre profit. Je ne juge pas, je fais partie de cela. Cela aurait pu être différent si je n'avais pas été abandonné par ma mère et placé en orphelinat mais ceci est une autre histoire.

Sa vision du monde souterrain me plait pourtant par son coté italien justement. L'idée de famille ne m'indique que trop bien qu'il est affilié à une des grandes mafias italiennes, napolitaine ou sicilienne telle est la question. Je me contente d'hocher la tète à ses propos et d'un petit signe de tète l'invite à poursuivre. Un sicilien donc qui a des démêlés avec la napolitaine. S'il est en vie c'est qu'il y a une bonne raison à cela. Les ritals sont connus pour être expéditif sur ce genre de choses. Mon patron serait donc très important pour le don de Los Angeles. Intéressant. Il souhaite garder son affiliation à la sicilienne et il la gardera je peux vous l'assurer. Je manie aussi bien les armes humaines que mon arsenal de Deatheater. Une conséquence de mon initiation à mon rôle de gardien du surnaturel. Pas que mon espèce en ait un quelconque usage mais c'est une tradition. Enfin, surtout en ce qui concerne les armes blanches. La discipline nécessaire à la maitrise d'une arme blanche humaine a un impact sur notre discipline de créature surnaturelle. Un moyen de l'atteindre en somme. Les calibres ne nous plaisent pas beaucoup. Mais, je me doute que le port d'une arme de poing sera nécessaire à mon job de garde du corps et homme de main du sicilien de Beacon Hills. Bah, je saurais m'y faire.


Je réponds : Merci de m'avoir informer de ta situation. C'est la base d'une relation de confiance. Je vais pouvoir savoir comment assurer tes arrières de manière plus efficace. Je suppose que tu as un calibre pour moi.
J'ai bien quelques armes au loft mais je préfère toujours utiliser celles que me fournissent mes employeurs. Ne me demandez pas pourquoi. C'est comme ca, il n'y a pas besoin de chipoter. Si le loup garou est du milieu, il a surement des armes non déclarées.
- Puis il y a un autre aspect. Beacon Hills semble être très attractif vis-à-vis d’une faune particulière…


Mon attention est immédiatement captée par les paroles d'Amaro. Et, je me doute bien qu'en tant que loup garou il est capable de deviner que je ne suis pas un homme ordinaire mais une créature surnaturelle.  Néanmoins, il me parait peu probable qu'il soit au courant de l'existence des gardiens. J'aurais préféré éviter le sujet parce que bon certes je peux tout à fait utiliser partiellement mes aptitudes non conventionnelles dans une situation dangereuse mais je préfère ne révéler ma vraie nature que dans les cas ou je n'ai pas les choix. Lorsqu'une autre créature surnaturelle m'a vue en action par exemple. Je sais pourtant que je n'y couperais pas lorsque le sicilien me dévoile ses yeux de loup garou. Ses yeux marrons laissent place à des yeux bleus électriques. Un loup ayant pris la vie d'un innocent. Pourquoi n'en suis je pas étonné ? Je ne sens aucune odeur particulière sur mon futur employeur, signe de sa non appartenance à une quelconque meute de la ville.


Je crois qu’il est temps de faire réellement les présentations. Qu’es-tu réellement? Tu as une odeur que je n’arrive pas à définir. Puis, j’aimerai juger sur pièce de tes capacités… Si je ne rechigne pas sur les salaires, il faut que ça suive. Pas ici…je viens juste de rénover. Mais la forêt n’est pas loin et à cette heure avancée de la nuit nous serons tranquilles.
Je lui réponds avec un léger sourire en coin : Tu as parfaitement raison sur les salaires. Il n'y a rien de pire qu'un joueur de poker qui bluffe à tord et à travers n'est ce pas. Tu veux savoir ce que je suis. Allons dans la foret pour un petit un contre un et tu auras ta réponse.


Nous quittons le bar tranquillement. Je me dirige vers ma moto tandis que l'omega effectue la fermeture du Print. Ce dernier monte dans sa voiture de sport et démarre lentement. Je le suis à quelques mètres sans aller plus vite que la musique. Nous arrivons aux abords de la vaste foret de Beacon Hills une quinzaine de minutes plus tard. Il n'y a pas beaucoup de circulation au milieu de la nuit. Nos pas nous mènent au plus profond de la foret et je me fige sur place. Ce bosquet me semble être l'endroit idéal pour un mano à mano comme disent les italiens il me semble. Mon futur employeur s'arrête et fait volte face. Nous n'avons pas besoin de dire un mot. Nos regards sont explicites. Le combat peut commencer. Je lui lance tout de même : Je suis un gardien du surnaturel. Un Deatheater pour être précis. Mais, avant que tu me demandes ce que c'est. Je vais te le montrer.


Je ferme les yeux et me transforme lorsqu'ils s'ouvrent de nouveau sur la nuit. Ils ne sont plus marrons mais bleus arctique, des griffes ont poussées le long de mes doigts et mes crocs félins sont bien visibles sur mon visage soudain poilu. La fumée blanche qui m'environne se mouvoit avec grâce autour de moi. Elle ne virevolte pas dans tous les sens, sauvage et impatiente comme à l'accoutumée car je ne suis pas en mission. Elle ne sent pas la présence d'une anomalie. Je ne peux pas la contrôler par la pensée car je n'ai pas laissé la place au gardien qui m'habite mais cette dernière me masque partiellement à la vue avant de me dévoiler par intermittence. Elle est en somme parfaitement accordée à mon humeur, calme et disciplinée. J'attends que mon patron se transforme à son tour avant de me jeter sur lui sans crier gare. Mon poing s'écrase sur sa mâchoire et l'envoie au sol dans la foulée. Un deatheater de mon grade n'a peut être pas une chance face à un autre type de gardien ou même un alpha très puissant. Mais, franchement vous pensez sérieusement qu'un omega puisse me tenir tète. Je recule de quelques pas et lui laisse le temps de se relever et d'avoir l'honneur du prochain assaut. Un petit rire déformé par mes crocs de tigre s'échappe de ma gorge tandis que j'attends l'engagement. Les souvenirs de l'époque de l'orphelinat à laquelle je passais littéralement mes journées à me battre pour un rien me reviennent en mémoire. Et, mon sourire s'agrandit. Entièrement concentré sur mon adversaire de la nuit, je ne le lâche pas des yeux.




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MessageSujet: Re: I need a job PV Alessandro    Mer 23 Mar - 17:43



Show me
what you got.


Feat : Arès Kye Coleman


Arès marque un point quand il me réclame une arme. Non que je n’aime pas qu’il bosse avec son matos personnel, mais au moins si je lui fournis l’arme, je lui fournis l’historique qui va avec, ou plutôt je m’affranchis de l’historique que pourrait avoir son armement personnel. Si je gère les conséquences de mes affaires, je n’ai aucune envie d’être mêlé à d’autres où je n’ai aucune incidence.

- Une préférence ? Pistolet ou revolvers ?


J’écoute son choix et lui assure que si cet entretien se termine comme je le pense, il aura son matos dans une semaine ou deux.

- Par contre, pas d’usage purement personnel avec cette arme. La flicaille est bien trop outillée pour retracer les historiques des armes à feu. Je n’ai pas envie que l’on remonte jusqu’à moi parce que tu auras shooté dans des boites de conserve… ou autre chose pour ton compte.

Mon avertissement est pris en considération par un simple hochement de tête. Nouveau point pour lui. S’il avait argumenté, ou s’était senti obligé de se justifier, Arès aurait perdu la confiance qui est en train de s’installer. L’excès de parole est souvent là pour masquer sa non-assurance et ses failles.

- J’aimerai juger sur pièce de tes capacités… Si je ne rechigne pas sur les salaires, il faut que ça suive. Pas ici…je viens juste de rénover. Mais la forêt n’est pas loin et à cette heure avancée de la nuit nous serons tranquilles.
-Tu as parfaitement raison sur les salaires. Il n'y a rien de pire qu'un joueur de poker qui bluffe à tort et à travers n'est-ce pas. Tu veux savoir ce que je suis. Allons dans la forêt pour un petit un contre un et tu auras ta réponse.
- Je ne suis pas contre une partie de poker un jour, si tu es amateur évidement.


Je range les bouteilles et mets nos verres dans l’évier. Dehors, la nuit est calme. Malgré l’éclairage public, je devine le ciel dégagé par les étoiles qui scintillent. Je grimpe dans ma voiture, Arès sur sa moto. Il y a un coin dans la forêt qui se prête bien à ce que nous allons faire. Un peu à l’écart de tous sentiers pour nous assurer une totale tranquillité.

Quand je descends de voiture, j’hume l’air. Je laisse mes sens partirent à la découverte de ce qui nous entoure. La nuit, c’est loin d’être le calme plat en forêt. Les hommes cèdent la place à la faune locale. Je ne suis pas là pour une promenade de santé, mais bien pour évaluer ce qu’Arès a dans le ventre. Pourtant le combat à venir me galvanise. J’en ai besoin. L’autre soir je me suis fait rétamer sur le ring par le poulain de Donough. Je n’en conçois aucune honte, mais fait simplement le constat que je me suis rouillé depuis mon départ de Los Angeles. La pleine lune n’est pas pour tout de suite, et même si Jansen m’a assuré être présent ce jour-là afin de m’aider à me canaliser, je préfère décharger au maximum la bestialité qu’est ma part animal avant que la dame blanche soit à son apogée. Ces maudites lunaisons sont toujours une épreuve. C’est lié à mon tempérament volcanique m’avait dit un jour l’alpha qui m’avait encadré quelques temps à Phoenix, là où j’avais fait la connaissance de Charlie et d’Alex. Arès me semble avoir la carrure pour encaisser mes attaques.

Nous sommes enfin arrivés à l’endroit qui va nous servir d’arène. Je me retourne vers mon futur second, puis je retire ma veste ainsi que ma chemise que j’accroche à une branche. Autant épargner mes fringues de la lutte à venir. Ares se positionne, calme et serein, le regard posé sur moi. J’aime cet instant où deux combattants se jaugent et se jugent. Je perçois mon environnement avec une acuité accrue quand je laisse à nouveau mes traits de lycan ressortir.

- Je suis un gardien du surnaturel. Un Deatheater pour être précis. Mais, avant que tu me demandes ce que c'est. Je vais te le montrer.
- Va bene. Mostrami.


Arès ferme les yeux pour les rouvrir sur un bleu glacier. C’est différent des miens qui marquent mon statut d’assassin. Je n’ai jamais entendu parler des Deatheater. Par contre, je sais que certaines créatures sont dévouées à l’équilibre de ce monde et qu’il est préférable de ne pas se trouver sur leur chemin. Je me moque de l’équilibre du monde. La seule équation que j’essaye d’équilibrer, c’est celle de mes affaires. Je sais qu’il ne faut pas être trop gourmand. Ma présence à Beacon Hills me sert de leçon contre mon impatience. J’apprends, non pas à m’assagir, mais à doser mes ambitions. A ma façon, je gère un équilibre, mais aux causes bien moins nobles que celles qui semblent être celles d’Arès. Alors que je le vois se transformer partiellement masqué par une fumée blanche, je m’interroge si sa nature peut s’adapter au type de job que je lui propose. Un gars avec une conscience risque de me poser des soucis. Mais d’un autre côté, il peut aussi être un garde-fou. Celui qui me garderait à l’équilibre.

L’aspect clairement félin de la physionomie surnaturelle d’Arès explique ma réticence et malaise premier. Nous appartenons à des groupes qui sont plutôt des ennemis héréditaires. Cependant, à la différence des vulgaires chiens ou chats, nous avons une conscience et une intelligence pour dépasser le clivage de race. Je suis satisfait de ce que me renvoie Arès et termine ma métamorphose.

Sa première attaque est rapide, son poing s’écrase sur ma mâchoire avant que je n’ai le temps d’esquiver. Je freine ma chute du bout des griffes, puis me redresse à demi. Arès s’est reculé et m’attend pour le prochain assaut. Je me frotte le menton, sa frappe est puissance. Je souris parce que justement c’est moi qui suis au sol. Je n’en ressens aucun déshonneur, car je n’ai rien à prouver. Par contre, cela signifie que je vais pouvoir lâcher toute ma violence sur lui. Il peut encaisser. Et ça, cela vaut de l’or pour moi. Pouvoir me battre sans contrainte, sans avoir à me retenir… Je lis dans son regard que la joute lui plait et qu’il ne me fera pas de cadeau non plus, même pour ménager son employeur potentiel. C’est bien ainsi que notre relation de confiance peut s’instaurer, pas de faux semblant, la réalité à l’état brut.

Je bondis sur lui et feinte à la dernière seconde. Mon coup de poing présumé, se transforme en un simple geste de déséquilibre. Ma cheville qui rencontre la sienne, a l’impression de se manger un poteau de béton. Mais je ne suis pas là pour ménager mes efforts et force ma prise suffisamment pour créer un changement d’appuis chez mon adversaire et me laisser le temps d’une infime seconde, une voie jusqu’à son ventre. Mon poing s’encastre dans des abdos en béton armé.

Nous nous reculons et tournons en rond cherchant l’occasion pour fondre à nouveau l’un sur l’autre. Au sourire qu’affiche Arès, je sens que l’affaire l’amuse aussi. Ce qui suit me prouve qu’il a aussi appris à se battre dans la rue. Il a les mêmes coups bas que moi. Dans la rue, ce n’est pas la beauté du geste qui importe, mais le résultat. Et quand c’est votre vie qui est en jeu à chaque fois, la bagarre se fait efficace. Il n’est pas possible de se permettre d’avoir du style avec tous les adversaires. Il ne me faut pas longtemps pour juger qu’Arès me supplante. Il est bien plus puissant que moi, tout en ne perdant pas trop en rapidité. Il est le second idéal.

Mon jugement est fait, mais je ne stoppe pas là, la bagarre. L’envie de me défouler est trop belle et mon adversaire largement à la hauteur. Non pas que je le rabaisse à un simple exutoire, car le combat à main nue est aussi une forme d’expression pour des hommes tels que lui ou moi. Nous échangeons notre respect mutuel par le biais de nos corps affûtés pour se battre. Plus fort que moi, il ne peut que me faire progresser. J’agrémente notre combat « d’amabilités » en italien. Si j’accueille la différence de puissance sans amertume, je n’en garde pas moins mon caractère explosif. Cependant mes interjections sont empreintes de respect.

J’ai arrêté d’essayer de l’attaquer de front et sors ma panoplie de ruse. Néanmoins, je prends bien plus de coups que je n’en donne. C’est là que j’apprécie mes capacités de lycan à me régénérer rapidement. Arès est un mur, un mur sur lequel je peux m’appuyer. Je lui montre aussi que je ne suis pas le genre de type qui se planque derrière son garde du corps. Je ne compte pas à ce qu’il travaille pour moi, mais avec moi. C’est la différence entre une vulgaire organisation de criminelle et la notion de « Famille » à l’italienne. En entrant à mon service, il entre dans ma famille. Si je lui paye ses services, il gagne aussi mon attention.

(...)

Allongé sur le dos, je reprends ma respiration là où j’ai atterri. Au-dessus de nous, la lune s’enfle doucement pour aller dans quelques jours à son apogée. Mon corps me fait souffrir, mes cellules se reconstruisent tranquillement. Mon visage affiche un grand sourire. J’avance enfin, mon équipe s’étoffe. Après Charlie qui officie aux cuisines du Pink, Arès va doubler mon équipe confidentielle du double A. A.A. pour Alessandro Amaro. Je commence donc à avoir du répondant vis-à-vis de Kean Donough. Le coyote me prendra plus au sérieux, si je suis capable d’assurer mes arrières. J’ai bien compris qu’il pensait que la ville lui était acquise… Je ne cherche pas à le renverser, mais il va devoir me faire une place. Je me remets sur pied et m’approche d’Ares qui reprend également son souffle simplement assis sur le sol. Je lui tends la main pour l’aider à se relever. Geste purement amical, car il en est bien capable seul. Si j’ai réussi à le blesser, je ne l’ai guère mis en danger.

- Tu as le job.

Je remets ma chemise tranquillement, me disant que mon extension du côté de la boutique de gadgets électroniques va pouvoir enfin avancer.

- Si tu penses que je te conviens comme Boss, je te propose de commencer demain. Nous ferons la paperasse officielle.

J'ai quelques questions sur les éventuelles interactions entre sa nature et le job. Mais à chaque jour suffit sa peine, nous aborderons ce sujet demain.

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MessageSujet: Re: I need a job PV Alessandro    Sam 26 Mar - 20:29




Thanks for the figth boss
Je réfléchis quelques secondes à la question de mon futur employeur. Pistolet ou revolver en voilà une bonne question. Je n'ai pas franchement de préférence réelle entre ses deux types de calibres mais les pistolets sont plus faciles à manier et moins encombrant selon les modèles. J'ai également une plus grande expérience des pistolets alors ce sera un pistolet. J'indique mon choix à Alessandro qui hoche la tète d'un air satisfait. Je ne vais pas non plus lui donner une marque de flingue. C'est lui qui fournit, c'est moi qui utilise. Puis, une arme est une arme, un outil dans mon travail. Une machine à tuer que je vais surement devoir utiliser pour protéger le sicilien si les napolitains décident de passer à la vitesse supérieure et de devenir plus agressifs. Je n'ai aucun attachement ni amour particulier pour les armes à feu. Mon espèce les méprisent et leur préfère les armes blanches. Un avis que je partage avec mes semblables. Une belle lame finement ouvragée est un travail magnifique. Un calibre est juste un calibre. Un moyen pour les hommes de s'entretuer pour des raisons diverses et variées. Mais, je suis un mercenaire et les manie plutôt bien. C'est mon job alors je ne vais quand même pas rechigner non plus.


Je ne bronche pas lorsque le patron du Pink m'annonce que je recevrais mon matos dans les semaines à venir si l'entretien se conclue favorablement pour moi. Je réprime une expression amusée lorsque ce dernier me met en garde par rapport à son usage qui doit bien évidemment être limité à un cadre strictement professionnel dirons nous. Pour qui est ce qu'il me prend ? Pour un débutant qui ne connaît pas les règles du métier ? Pour un gamin qui flingue dès qu'il est énervé ? Sérieusement patron, me sous estimer de la sorte n'est pas très... Fin bref, il a raison de se montrer prudent. Il vaut mieux mettre les choses au clair dès le départ dans ce milieu. Même si mon expérience devrait m'épargner ce genre de discours. Néanmoins, je ne peux pas lui en vouloir puisque je lui ai annoncé de but en blanc qu'il ne connaitrait jamais le nom de mes employeurs précédents tout comme mon employeur suivant ne connaitrait jamais le sien. C'est pourquoi je me contente d'hocher la tète à cette mise en garde routinière dans une branche comme la mienne. Puis, j'avale une autre gorgée de ce whisky de marque et plante mes yeux dans ceux du mafieux face à moi lorsqu'il me propose un petit combat pour vérifier si je suis "l'homme" qu'il lui faut pour ce triple job. Un léger sourire étire mes lèvres à l'idée de me battre contre Alessandro. Me battre, je le fais depuis que je suis en âge de marcher. Les coups je les ai encaissé et donné, j'ai appris à les savourer parce qu'il me rappelait que j'étais en vie et que la vie en ce bas monde est impitoyable. Et qu'il faut se battre pour avancer et réaliser ses objectifs. Depuis, ma transformation en gardien j'avais arrêté les combats de rue pour un oui ou pour un non vous vous imaginez bien. Ce genre de conneries avait été l'apanage de mon époque à l'orphelinat mais je m'étais bien calmé depuis. Désormais la violence n'allait de pair qu'avec ma profession et ma mission de gardien. Si, je vous assure qu'il y a une grande différence. Je réponds à l'affirmative à la proposition de la partie de poker que me fait mon employeur. J'ai toujours aimé le poker. Je me rappelle encore les parties foireuses avec Jace, Lucas et Enzo dans les sous sols de l'orphelinat. Avec Azalea et d'autres demoiselles du clan Azgeda, le poker était également agréable mais je n'avais pas franchement dans l'idée de faire du strip poker avec mon employeur.


Ca pourrait être amusant remarquez mais le poker classique me semble une bien meilleure idée. Nous quittons le bar et je monte sur ma moto mais ne démarre pas. J'attends que le sicilien ait fermé le Print. Une fois qu'Amaro est monté dans sa sportive, je démarre et prends la direction de la foret de Beacon Hills. Nous nous garons en bordure des bois sans vraiment faire attention à l'endroit. Ce n'est pas comme si nous cherchions un parking ou quelque chose dans le genre. Puis, une fois cela fait nous nous enfonçons au plus profond de la foret. Nous atteignons le lieu idéal et je sens l'adrénaline monter dans mes veines. Je me doute que le sicilien est aussi excité que moi à l'approche de ce combat de rue forestier. Nous sommes faits dans le même bois, cela se sent et se voit au premier coup d'œil. L'ivresse du combat nous plait au plus haut point et nous en avons besoin pour nous sentir entier. Alessandro se déshabille partiellement et accroche ses vêtements à une branche. Bonne idée patron, je me doute que vos fringues valent un certain prix. Puis, je me mets en position et nous nous jaugeons en silence. Je réponds à la question sur ma nature que nous avions laissé en suspens dans le bar et laisse mon corps se transformer et le gardien émerger partiellement.


Le tigre que je suis ronronne à l'idée de gouter au sang et je suis heureux d'avoir eu la chance de tomber sur un employeur qui a des cojones et qui accessoirement partage mon attrait pour le combat. Il n'y a rien de pire que ces mafieux qui ne décollent jamais le cul de leurs chaises et se permettent de traiter leurs subordonnés comme de la merde de chacal. Combien de fois ai je eu l'envie d'écraser quelques cranes d'employeur de ce genre ? De trop nombreuses fois, de trop nombreuses fois. Alessandro marque donc un point dans mon estime quand bien même c'est moi qui devrais chercher à en marquer dans la sienne. Je sens le malaise du loup garou qu'est le sicilien mais je ne suis pas de ceux qui portent un quelconque intérêt à ce clivage entre loup et félins. Peut être parce que les deatheaters peuvent choisir l'animal dont ils veulent prendre la forme. J'aurais aussi bien pu choisir le loup mais le tigre me parle bien plus. Un prédateur solitaire et non pas un animal de meute. Enfin, le choix a été fait il y a bien longtemps maintenant et je ne l'ai jamais regretté. Je lance la première attaque et mon poing s'écrase sur le visage d'Alessandro dans l'optique de l'envoyer au tapis mais ce dernier freine sa chute avec ses griffes et se redresse à demi. Le loup garou esquisse un sourire parfait miroir du mien et se lance à l'assaut.


Nous nous faisons face sous la clarté lunaire dans un combat violent et sans concession. Aucun cadeau, aucun ménagement. Nous ne recherchons pas la beauté du beau geste mais l'efficacité. Les coups bas et la posture de mon futur patron ne m'indique que trop bien qu'il a lui aussi appris à se battre dans la rue. Droite, gauche, esquive, coup de pied, projection, clef de bras, coup de tète, coup de genoux, uppercut s'enchainent à un rythme impressionnant. J'ai le dessus sur mon vis à vis comme cela devait logiquement être le cas en vertu de ma nature surnaturelle mais le sicilien se défend comme un diable, me rends coup pour coup et ne montre aucune faiblesse. Les coups de griffes et de crocs ne tardent pas à suivre les coups classiques car nous ne jouons pas en ce moment même, nous nous battons, nous nous blessons sans se soucier des conséquences car nous savons pertinemment que nous guérirons dans la foulée. Au fur et à mesure que la violence grimpe en intensité, le lycan monte encore dans mon estime et je commence même à éprouver une vague sympathie pour le mafieux que je vais servir. C'est dans le combat que l'on voit vraiment ce que vaut quelqu'un. Ses tripes et ses faiblesses ne peuvent pas rester caché en pareils moments et si le propriétaire du Pink aime ce qu'il voit. C'est également mon cas et je me dis mentalement qu'il n'a plus aucun souci à se faire. Ses arrières seront toujours parfaitement couverts je peux vous l'assurer. Le combat est agrémenté de pics amicaux en italien et je me dis qu'il va falloir que j'apprenne la langue qui au demeurant n'est pas dénuée d'un certain charme pour faciliter nos échanges. Finalement, le lycan se fatigue bien avant moi mais nous continuons de nous défouler pour le simple plaisir de le faire. Se battre peut passer pour quelque chose de sauvage, bestial et stupide pour certains.


Ce n'est pas mon cas et il s'agit presque d'une forme d'art vivant à mes yeux. Je mets un coup de tète à mon adversaire avant de le projeter au sol un peu plus loin. Je comprends que l'affrontement est terminé lorsque je vois Alessandro rester allongé et respirer longuement pour reprendre son souffle. Je m'assois sur place et laisse mes blessures guérir tout en savourant l'air frais de la foret. Mes sapes sont dans un triste état mais cela n'a aucune espèce d'importance. Je laisse le temps à mon futur employeur de se remettre et laisse mes pensées dériver dans les méandres de mon esprit. J'imagine la moue désapprobatrice d'Azalea brisée par un sourire amusé. Le loup garou se relève quelques minutes plus tard et me tends une main que je saisis au vol. Je me relève et me dépoussière.
Tu as le job me lance Alessandro. Et, un sourire en coin étire mes lèvres. Nous le savions depuis le départ mon ami sicilien. Je me trompe ? Je parviens tout de même à lui lancer un merci en retour. Le loup garou remet sa chemise tranquillement et me dit : - Si tu penses que je te conviens comme Boss, je te propose de commencer demain. Nous ferons la paperasse officielle.
Je lui réponds : Parfait patron. Et merci pour le combat. A demain donc.
Puis, je quitte la foret et rentre au loft sur ma moto que je gare rapidement dans le garage avant d'aller dans la salle de bain et de me faire couler un bain brulant. Mes blessures continuent de guérir tandis que je m'enfonce dans l'eau mousseuse et ferme les yeux. Voilà ce que l'on peut appeler une journée bien remplie.




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MessageSujet: Re: I need a job PV Alessandro    Lun 28 Mar - 17:09



A new day


Feat : Arès Kye Coleman


Je pense que je vais pouvoir m’accorder à Arès. Je viens d’avoir la preuve que son imposante carrure, n’est pas juste de la gonflette de sale de sport. De plus, quand je me suis battu contre lui, j’ai ressenti un écho à ma propre histoire. Arès vient de la rue, rue que j’ai adoptée à la mort de mon père pour survivre et aussi m’élever du troupeau de moutons. Coleman ne m’a pas ménagé. Il s’est battu avec sa pleine capacité, mais sans fanfaronnade. Ce type est carré et loyale dans ses engagements. Je crois que ça lui a plu que je mouille la chemise pour tester sa valeur. C’est cette façon de m’impliquer personnellement et de ne pas hésiter de donner de ma personne qui m’avait valu ma progression et une influence de choix dans une ville comme Los Angeles. C’est manifestement ce qui m’avait sauvé des poissons et des semelles de béton également.

C’est donc serein que je reprends la route vers le Pink, alors que Coleman repart de son côté. Demain nous ferons les papiers pour son job de videur et de protection rapprochée. Mais ce soir, c’est bien le rang de second qu’il vient de gagner. Je vais certes avoir besoin de ses capacités physiques pour décourager les casse pieds au bar ou les porte flingues dans ma vie privée, mais aussi de son sang-froid et de sa finesse d’analyse dans l’action qui nous tombera un jour dessus.

Mes pas résonnent dans le bar vide. Il est presque trois heures du matin. Dans un peu moins de six heures, Dan fera l’ouverture avec Sophie. Je n’ai pas eu de nouvelle de Janice / Jansen. J’ai laissé plusieurs messages sur son portable, essayant d’amadouer Janice. Notre relation ne va pas être simple, si chaque fois que Jensen se transforme en Janice et que celle-ci ne se souvienne de rien à chaque fois. J’ai promis à Jansen, que je ferais tout pour apprivoiser à chaque fois celle qu’il devient lors de sa phase féminine. Mais je reste un rital impatient et un lien charnel ne fait pas tout. Même moi qui ne me suis jamais attaché à quiconque le sait bien.

(…)

Installé à ma table réservée près du bar, j’épluche la gazette locale en buvant mon expresso. Beacon Hills est plutôt riche en « affaires » pour une ville de ce gabarit. Je repense à cet ami flic que Jansen s’est fait. J’avais mené mon enquête après que j’ai eu affaire à ce Brian O’Conner pour libérer Charlie de prison. L’ours s’y était retrouvé pour ne pas avoir obtempérer dans une affaire où, pour une fois, il n’y était pour rien. Cependant je comprends la réaction de mon cuisinier, la présence d’un poulet à moi de dix mètres nous colle de l’urticaire… c’est viscéral. J’aurais bien aimé écraser mon poing sur le sourire satisfait de ce flic qui m’a fait banquer le maximum possible pour la caution de Charlie.

Non sans une certaine jubilation, j’avais appris de la bouche de Charlie que ce Brian était aussi un surnaturel. L’ours n’avait pas su me dit de quelles capacités le flic disposait. Mais le clou de l’affaire était qu’il était visiblement en couple avec l’adjoint du shérif également un surnaturel  qui semblait maitriser le feu.

Les mentalités évoluent très doucement dans les villes de province. Ces renseignements, bien utilisés peuvent valoir leur pesant d’or. Un bruit de moto dans la rue me fait lever les yeux. Quand Arès entre dans le bar, quelques regards se posent sur lui. L’homme est bien bâti et cela plait à quelques clients. Mais ils vont vite déchanter car Arès n’est pas là pour remuer des hanches, mais bien secouer les poings si nécessaire. Coleman ne s’arrête pas à ces regards appréciateurs, en fait il semble s’en contre fiche totalement. Il est là pour son job et cela s’arrête là.

- Chiao ! Arès. Un café ?

Je l’invite de la main à s’assoir en face de moi. J’ai déjà préparé les termes de son contrat. Je ne suis pas avare et n’exploite pas mon personnel. C’est d’une évidence enfantine, que je souhaite qu’ils donnent le meilleur d’eux-mêmes, je dois moi également être un patron à la hauteur de mes exigences. Arès lit le document. Son visage est impassible mais son cœur qui cadence sa lecture me dit qu’il n’a rien à redire sur les termes du contrat que je lui propose. Pendant ce temps, Dan nous sert. Un expresso remplace celui que je viens de boire. Une voix de crécelle dans mon dos attire mon attention. Je regarde dans le miroir en face de moi, le reflet d’un client particulièrement avachi au comptoir. Sophie lui refuse le verre d’alcool qu’il commande à grand bruit. Ce type ne semble pas avoir décuvé depuis la veille. Avec professionnalisme, ma barmaid lui pose un café devant le nez. Café que le malotru renverse sur le comptoir sans autre forme de procès. Arès se lève.

- Signe d’abord, dis-je avec un sourire.

Je connais suffisamment la loi, pour savoir qu’Arès ne sera pas couvert s’il blesse ce type si son contrat n’est pas signé. Pas sitôt arrivé, qu’il doit déjà imposer sa présence. Enfin, je crois qu’il fera ce job mieux que moi. Car suivant mon état d’agacement, ce genre de client peut bien finir sur le trottoir d’en face après un beau vol plané pas très naturel.

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MessageSujet: Re: I need a job PV Alessandro    Mer 30 Mar - 11:21




First day at job

Après avoir profité de mon bain pendant au moins une bonne heure, je quitte la baignoire et constate que toutes mes blessures mineures ont guérie sans que je ne m'en rende compte. Je m'essuie prestement et éteint derrière moi. Puis, je prends la direction de la vaste chambre à l'étage et me laisse tomber sur le lit avant de m'installer confortablement dans les couvertures. Je règle le réveil de mon téléphone pour sept heure du matin. Je ne vais pas beaucoup dormir néanmoins cela ne pose pas de problème parce que je tombe facilement dans les bras de Morphée d'une part et d'autre part je n'ai pas besoin d'un quota important d'heures de repos pour être frais et dispos. Je m'endors rapidement après avoir posé le téléphone sur la table de chevet. Les premières lueurs de l'aube filtrent à travers la mosaïque de couleurs de la fenêtre de ma chambre. Je pousse un léger grognement. J'ai beau ne pas avoir besoin d'une grande quantité de sommeil. Je déteste ce moment. Le réveil est un véritable supplice. Cela ne dure généralement que quelques minutes. Je repousse les couvertures et me lève avant de faire le lit. Oui, je suis assez méticuleux en ce qui concerne la propreté et l'ordre de mon logement. Un esprit méthodique de soldat ne se révèle pas que sur un champ de bataille. Une fois les lieux parfaitement ordonné, j'enfile un jogging et quitte le loft pour mon petit footing quotidien. Je cours jusqu'à la foret de Beacon Hills, des écouteurs sur les oreilles. Smooth Criminal résonne dans mes oreilles et je me dis que c'est parfaitement adapté. Je suis de retour au loft une vingtaine de minutes plus tard. J'ai un moment d'hésitation en passant devant la cuisine ouverte mais je m'arrête finalement devant le plan de travail et sors un bol des armoires. J'entends encore la voix de ma tante me sermonnant en me disant que le petit déjeuner est le repas le plus important de la journée. Celle d'Asmodée qui me dit la même chose, assise à la longue table du loft du clan. J'esquisse un sourire amusé et verse du lait dans le bol avant d'y laisser tomber une avalanche de céréales sucrées et dorées. Moi qui n'ai jamais connu ma mère, la vie m'en a finalement donnée deux. Ma tante et la chef de mon clan Deatheater. Comme quoi, il ne faut jamais désespérer hein.
Je prends mon petit déjeuner tout en écoutant les informations à la radio. Des mauvaises nouvelles, des mauvaises nouvelles et encore des mauvaises nouvelles. Décidemment, le monde des hommes est toujours aussi réjouissant. Ah, il va faire beau. Je termine rapidement mon bol de céréales et fourre le tout dans le lave vaisselle avant d'aller me laver puis de m'habiller d'une manière que nous qualifierons de distingué par rapport à mon style vestimentaire habituel. Je descends au garage et enfile mon casque. Le portail s'ouvre automatiquement et je démarre la moto. Une trentaine de minutes plus tard, je suis devant le Pink Print. Je me gare à coté de la luxueuse voiture de sport d'Alessandro et inspire une grande bouffée d'air frais. Je déboucle le casque et le laisse pendouiller dans ma main avant de me diriger tranquillement vers l'entrée du bar. Je ne fais pas attention aux regards appréciateurs sur ma personne et me dirige tout droit vers mon patron confortablement assis dans un box à l'écart qui ne devait pas manquer de lui être réservé.
- Chiao ! Arès. Un café ?
Alessandro m'invite à m'assoir et je m'exécute avec un léger sourire avant de lui répondre : Chiao. Patron. Avec plaisir, je prendrais un cappuccino.  

Je prends le contrat qu'il me tend et entame la lecture sans me presser mais sans trainer non plus. A mon rythme en somme. Je lis le tout calmement et reste impassible. Ce n'est qu'une simple formalité parce que je sais que le sicilien n'essaie pas de me la faire à l'envers. Nous nous étions mis d'accord hier et il a su gagné ma confiance à l'issue de notre négociation. Le cappuccino est servi en même temps que l'expresso d'Alessandro et je remercie mon futur collègue d'un petit signe de tète. Je m'apprête à signer au moment même ou mon patron lève la tète et se mets à détailler un client particulièrement bruyant dans le miroir qui nous fait face. Je lève un sourcil interrogateur. Le bruit se fait de plus en plus désagréable et nul doute que s'il me gène cela doit également être le cas de la clientèle du bar. Je me retourne pour observer la scène et vois le malotru complètement saoul insulter la barmaid devant le bar qui lui refuse bien évidemment un nouveau verre d'alcool. Celle ci ne se démonte pas et lui sers une tasse de café que l'abruti renverse dans la foulée sur le comptoir. J'en ai assez vu. Je me lève prestement et me prépare à faire quitter les lieux à cet énergumène qui vient de manquer de respect à ma collègue et qui accessoirement commence méchamment à me casser les oreilles et celles de tout le bar en plus de m'empêcher de siroter mon capuccino. N'ayant pas eu le droit à ma dose de caféine journalière, je sais que je ne vais pas y aller avec le dos de la cuillère. Je ne compte pas le blesser non plus mais je ne vais certainement pas me priver de brutalité pour l'expulser du bar. Alessandro m'arrête dans mon élan avec un sourire : Signe d’abord

Je signe rapidement et rends son sourire à mon boss avant de me diriger vers le pochtron d'un pas décidé. La fête est finie le clown. J'adresse un sourire désolé à la jolie barmaid qui est en train de nettoyer la bêtise de l'alcoolique, un sourire pouvant signifier je compatis. Les abrutis sont la plaie de l'humanité. Néanmoins, ils nous remplissent les poches alors j'imagine qu'on est bien obligé de prendre sur soi. Je lui adresse également un petit signe de tète pour lui signifier que je prends le relais. Je m'arrête devant l'homme avachi et lui dis : Vous n'avez visiblement pas compris le message mon cher monsieur. Alors, je vais le traduire pour vous. Vous avez assez bu alors je vais vous demander de prendre la porte.

L'homme qui n'a pas décuvé se retourne lentement vers moi et me toise d'un air méprisant. Je souris légèrement et reprends : Vous vous êtes montré indélicat avec ma collègue alors je ne vais pas y aller par quatre chemins.
Je saisis le bras de l'homme et le tire de son siège. Celui ci ne s'effondre pas et tient miraculeusement sur ses jambes. Je passe un bras au sur son épaule pour le coincer dans l'étreinte et prends la direction de la sortie sous le regard des clients. Il tente bien de se débattre pitoyablement mais fini par y renoncer. Une fois sorti du bar, je le pousse sans ménagement et l'homme évite la chute de peu. Ce dernier lâche un rot et s'approche de moi. Je plante mes yeux dans les siens et lui dis dans un chuchotement : Que les choses soient claires. Si tu tentes de revenir dans ce bar avant d'avoir décuvé je te casse un doigt. Si tu refais ce que tu viens de faire dans ce bar je te casse un bras. Et si j'entends parler de toi durant l'un de mes services, je t'envoie à l'hosto pour les six prochains mois. Pigé. Mais, tu as l'air d'être un bon client alors je vais me montrer magnanime pour cette fois. Quand tu vas revenir ce soir, tu vas aller t'excuser auprès de la demoiselle et tu vas lui laisser un pourboire conséquent. On est d'accord.

L'homme hoche vigoureusement la tète et esquisse une moue pathétique, mélange de honte et de peur puis se tourne et quitte les lieux d'un pas tout sauf droit. J'attends qu'il soit déjà loin pour revenir dans le bar et reprendre ma place près d'Alessandro. Je prends une gorgée de mon capuccino. Il est tiède mais je l'avale d'une traite. Je lui dis ensuite : Ou en étions nous ?
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