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 Crossfire PV Jordan

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Arès Kye Coleman

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MessageSujet: Crossfire PV Jordan    Mar 15 Mar - 12:15




Crossfire PV Jordan
Cela ne devait être qu'une vulgaire patrouille nocturne dans les bois de la ville de Beacon Hills dans laquelle je venais tout juste de m'installer. Une patrouille au clair de lune comme j'en avais effectué des centaines au cours de ma jeune existence de Deatheater, parfois seul parfois en groupe cela était devenu une routine de ma fonction de gardien du surnaturel. Voilà, les pensées qui s'égrenaient dans les méandres de mon esprit tandis que je cherche à comprendre comment j'ai pu me retrouver dans une situation pareille. Faisons un petit retour en arrière voulez vous. Cette soirée s'annonçait pourtant bien plus calme que les précédentes. J'avais préparé des pates à la bolognaise et avais savouré un délicieux repas agrémenté d'un verre de vin blanc quelconque. Je ne suis pas un fin connaisseur en alcool qui plus est étranger mais je trouvais que le mariage de ces deux saveurs était pour le moins intéressant. Il faut croire que depuis mon embauche comme videur du Print par Alessandro, la nourriture italienne me tente plus qu'à l'accoutumée.

Je dois bien reconnaître que c'est une des cuisines du monde que je préfère mais cela n'a pas pesé dans mon choix d'employeur, je peux vous l'assurer. Une fois ce savoureux repas terminé, j'avais pris une douche froide rapide avant de me plonger dans une lecture, confortablement installé sur le canapé trônant au milieu du salon ouvert du loft. Ma soirée était tout ce qu'il y a de plus classique jusqu'à que mon alarme interne se mette à sonner à plein régime. Je pourrais même dire à vous en éclater les tympans. Mes yeux scintillèrent tandis que le marron noisette laissa place au bleu profond du Deatheater. La fumée blanchâtre s'enroula lentement autour de moi telle une carapace protectrice. Laissant tomber le livre sur la moquette beige, je me lève rapidement. Mes sens de gardien me signale une anomalie dans l'équilibre, une rupture dans l'harmonie qu'il convient de corriger. Je ne sais pas s'il y a d'autres gardiens dans cette ville ni même si ils y en a d'une autre nature surnaturelle. Quoi que je l'aurais tout de suite remarquer si j'avais des congénères dans cette ville.

Pourtant, je me doute bien qu'il doit bien avoir un ou plusieurs autres gardiens dans cette petite ville californienne. Les ondes telluriques sont bien trop puissantes et visibles pour ne pas avoir attirer de créatures surnaturelles à la mission similaire à la mienne ou du moins complémentaire à moins que cela ne soit la mienne qui soit complémentaire à la leur. Encore une question de point de vue. Je ne prends pas la peine de fermer le loft derrière moi ni même de me changer ou de mettre des chaussures. Réfrénant ma nature surnaturelle, je reprends forme humaine pour dévaler les escaliers et me mettre à courir vers la source de l'anomalie, l'aspérité qui ne devrait pas être, le problème surnaturel. Je cours à toute vitesse sans me soucier du fait qu'un homme ne peut définitivement pas courir à une telle vitesse sur une aussi longue distance. Les rares passants n'auront qu'à se dire que je suis dopé.

J'atteins finalement les sous bois de l'immense foret et laisse ma nature de Deatheater prendre le dessus. Je me transforme en quelques secondes avant de continuer ma traque du déséquilibre. Au bout de quelques minutes, je repère une fragrance étrange. Il s'agit d'une odeur de brulé mais elle est tout sauf ordinaire. Je connais l'odeur du feu puisque Asmodée avait fait bruler le bar dans lequel je m'étais fait transformé en Deatheater. Comment croyiez vous qu'ils se sont débarrassés des morts du à la morsure d'Azalea. Bref, je peux vous assurer que cette odeur est bien différente. Intrigué, je décide de suivre la piste de l'inconnu qui semble se diriger vers la même chose que moi. J'atteins finalement le bosquet dans lequel l'imbrulé s'est arrêté. Je détaille l'homme imposant entouré de flammes et comprends qu'il s'agit d'un Hellhound, un collègue en somme. Je suis impressionné par le chien de l'enfer mais ne le montre pas. Je m'approche de lui pour communiquer de gardien à gardien. Il semblerait que nous suivions la même piste alors autant s'entraider.

Je savais que les autres gardiens n'étaient pas comme nous au sens ou nous avions le privilège d'être semi conscients de nos actions lorsque nous étions sous notre forme de gardien. Un privilège contre balancé par des capacités moins puissantes que les leurs. Le libre arbitre est quelque chose de dangereux qu'il ne faut pas prendre à la légère. Le passé des Deatheaters l'illustre parfaitement. Les yeux incandescents du Hellhound se pose sur moi et la seconde d'après le chien de l'enfer est sur moi et je suis projeté contre un arbre une dizaine de mètres plus loin. Je secoue la tète pour reprendre mes esprits. Le chien de l'enfer se dirige vers moi d'un pas respirant le calme et la maitrise. En même temps, il peut être sur de sa force. Je ne tiendrais pas cinq minutes face à lui. Un deatheater de grade supérieur ou un chef de clan aurait peut être ses chances mais pas moi. Je sais pertinemment que je n'en ai aucune. Alors, laissant la fumée blanchâtre prendre de la vitesse autour de moi, je m'élance dans les bois à toute allure. Le Hellhound est sur mes talons. Drôle d'ironie deux gardiens qui se combattent, et le traqueur devint la proie. Je cours à toute vitesse esquivant sans mal les obstacles se dressant sur ma route.

Je m'arrête finalement une dizaine de minutes plus tard pour tenter de faire le point mais le chien de l'enfer sort de nulle part et m'envoie un coup de poing vers le visage. Je bloque son poing de mon propre poing et enfonce mes griffes dans son ventre de ma main libre. La douleur du contact avec le feu m'arrache un cri de douleur tandis que le gardien semble à peine avoir été affecté. Mes coups sont des chatouilles à ses yeux. Un autre coup de poing m'envoie valser contre un tronc et je me relève péniblement. Inquiet à l'idée de ce qui pourrait m'arriver si le Hellhound ne se calme pas et si Azalea capte des émotions désespérés par le lien qui nous unit et qu'elle débarque en ville avec le clan dans les jours qui viennent, je puise dans mes souvenirs pour me remémorer mon enseignement. Hellhound, Hellhound, chien de l'enfer et gardien du surnaturel mais encore. Je lui lance alors qu'il s'approche de nouveau de moi : Cerberus nous sommes dans le même camp gardien !





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MessageSujet: Re: Crossfire PV Jordan    Mer 16 Mar - 13:47


Crossfire ...


Je suis en nage… Brian arrivera tard ce soir, et j’en profite pour m’occuper un peu du bordel entassé chez lui… Il fait déjà nuit, mais je  ne m’inquiète pas pour lui. Je lui ai déjà envoyé un sms pour le prévenir du chantier. Il m’a répondu par « si tu pisses partout, je demande à mini toi de te sortir »..

Andouille.. C’est bien gentil de tout entasser chez lui, et de squatter la pièce censée devenir « la pièce du gros toutou », dixit Brian, mais concrètement je repousse toujours le moment où je dois ranger tout ça…

La boule de poil qui n’a toujours pas de nom me regarde, penchant la tête de façon comique, et tentant vaillamment de pousser un vrai jappement. Ça ressemble plutôt pour le moment à un « couic » de jouet en plastique, mais il y a de l’idée... Je lui caresse gentiment le crâne… Bon, c’est décidé, ce soir on lui trouve un nom, Brian et moi. Je le vois éternuer, surpris, à cause de la poussière que je soulève, puis japper d’un air de reproche à la poussière en question, comme si c’était un animal ennemi…

« Aller, reste pas dans mes pattes, mini nonos… pfff ! dégage »… Il faut me faire violence pour résister à ses gémissements tristes alors que je l’emmène dans sa panière, et que je ferme la porte de la pièce pour être tranquille.

« je reviens, andouille.. Tiens… » Je lui file mon t-shirt, qui doit un peu fouetter, à vrai dire, et il se roule immédiatement dedans.. N’importe quoi…

De retour dans le grand foutoir, je finis par devenir ENFIN efficace. Je commence à ranger les éléments, mettant au fond et dans des boites ceux que je suis peu susceptible de ressortir souvent… Pour la xième fois, je me fais la réflexion, dérangeante, que je n’ai aucun souvenir avant ma période militaire.. Aucune photo d’enfance, aucun mot d’école, pas de lettre de mes parents, dont je ne me souviens d’ailleurs pas…. En revanche, des photos militaires, des collègues, des affectations, des décorations ou des remerciements… J’ai se sentiment vraiment angoissant de ne pas exister avant…J’en ai déjà parlé à Brian, qui tente de me rassurer comme il peut… Nous avons des problèmes bien similaires et pourtant différent. Lui voudrait oublier certaines choses, et moi me rappeler…

Mais au moins il se rappelle de sa mère et peut la recontacter s’il le souhaite…
Et soudain, je sens un coup au cœur… Je sais exactement ce qui va arriver, j’ai même une notion, un peu vague pour le moment, d’une direction… Je tente de trouver mon téléphone, fébrile, la température grimpant déjà, pour prévenir Brian, mais j’ai tellement déplacé de trucs que je ne sais même pas ou j’ai mis ma veste, pour une fois que je ne garde pas mon portale dans la poche de mon pantalon… Des flammèches parcourent déjà mes avants bras… j’ai à peine le temps de me débarrasser de mes fringues, sachant de toute façons ce qui va leur arriver….

(…)

Nous sentons encore une fois une anomalie… Nous sommes déterminés à trouver la cause de toutes ces anomalies. Depuis que nous sommes dans le coin, nous avons déjà du brûler beaucoup trop de créatures pour leur faciliter le passage. Nous sommes inquiet, et ce sentiment nous est pratiquement étranger… Nous n’aimons guère entasser tous ces corps, même si c’est métaphoriquement… Nous sommes liés d’une façon ou d’une autre à cet arbre ancien, ce Nemeton. Nous aimerions en apprendre un peu plus… Notre course souple et rapide nous permet de passer relativement inaperçu, mais c’est à Brian, l’humain, que nous devons ces attentions…. Nous nous arrêtons quelques instants à l’abri des regards et nous nous surprenons à perdre du temps à sourire en serrant les plaques de métal qui restent, intactes, à notre cou… Nous avons peur d’être faible, mais nous aimons penser à lui… Et à son sourire, ses yeux… Pourtant rien de tout ça ne nous ai utile dans notre mission… Nous nous affaiblissons, mais nous le faisons volontairement….

Nous nous secouons, envoyant voler quelques braises dans le vent, et humons l’air… oui… L’anomalie, et la mort, à n’en pas douter, nous appelle… Mais il y a autre chose.. Quelque chose qui peut perturber notre mission… Nous ne le tolérerons pas…
Nous avons du mal, comme la dernière fois, à déterminer l’endroit précis et le type de créature. Nous savons juste que des êtres plus tout à fait humains s’amusent à bouleverser les lois naturelles et surnaturelles… Celle-ci est morte ou le sera bientôt. Mais lorsque nous nous retournons, nous apercevons une autre créature, et nous sentons son lien avec la mort… Nous comprenons, sans savoir comment, qu’elle vient pour la chose, elle aussi… Nous n’avons pas de temps à perdre..

Nous nous ruons sur lui et le projetons au loin. Nous ne voulons pas le tuer si ce n’est pas nécessaire, mais nous enrageons de perdre notre temps, il ne se mettra pas en travers de notre chemin…

Nous nous dirigeons vers lui, pour l’assommer. Nous réglerons son problème une fois la créature offerte aux flammes.

Quelle est ce pouvoir ? Nous observons, interdit, la brume blanche entourer notre désagrément à forme humaine… Il nous défit ? Une lueur d’acceptation éclaire notre regard, pour contrebalancer le bleu intense du sien. Nous acceptons le défi.. Il court vite, nous forçant à faire de même… Nous sommes curieux, mais nous ressentons, de façon incongrue, une sorte de joie sauvage à le poursuivre… Que ferons nous si nous mettons.. ; non.. QUAND nous mettrons la main sur lui ? Il n’est pas courant d’avoir un adversaire digne de nous… Nous savons que nous de devrions pas en tenir compte, et nous occuper de notre mission. Depuis quand avons-nous changé à ce point ? Sommes-nous devenus inapte à notre devoir ?
Nous attaquons, il nous bloque, plantant ses griffes dans notre vaisseau de chair… Il nous fait mal, ce qui n’est pas rien.. Nous l’envoyons percuter un arbre.. Il a encore de la réserve. Bien. Très bien.

Cerberus nous sommes dans le même camp gardien !

Nous nous arrêtons, interloqué, notre respiration saccadée envoyant des volutes de fumée dans l’air frais de ce début de nuit.. Ce nom, entre tous, n’a pas été prononcé souvent, et pourtant il nous correspond. Il est un des nombreux qui nous appartienne, et que nous avons légué à la légende et aux murmures le soir au coin du feu…

Nous nous redressons, car nous nous apprêtions à bondir sur notre proie… Qui est-il ? Suffisamment ancien ou instruit pour connaitre l’un des nom qui résonne en nous. Est-ce un bien ou un mal ? Qu’en dirait notre hôte, si nous lui rendions le contrôle de notre corps ?
Nous parlons, avec difficulté car nous n’en avons pas l’habitude..

« qui es tu, Oh toi qui connait l’un de nos noms ? ».

Nous observons son attitude, la fumée blanche, ses yeux qui ne sont pas du bleu des loups tueurs d’innocents… Nous nous demandons, pour la première fois depuis longtemps, si le temps que nous perdons est plus précieux et productif que le temps que nous voulions utiliser à faire disparaitre l’anomalie… Ce lieu, cet arbre attire décidément de bien curieuses créatures…


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Arès Kye Coleman

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MessageSujet: Re: Crossfire PV Jordan    Ven 18 Mar - 16:31





Crossfire PV Jordan
La clarté de l'astre lunaire baigne la foret dans une atmosphère nacrée presque mystique. Ses rayons de lumière se fraient un chemin difficile à travers les ténèbres envoutantes d'une obscurité nocturne teintée d'un souffle d'au delà. Ce qui se déroule ou est sur le point de se dérouler dans ces bois est une entorse aux règles ancestrales de l'équilibre du monde dont je suis l'un des gardiens. Je ne dois pas laisser cette anomalie perdurer. Cette hérésie doit être effacée  Le déséquilibre doit être corrigé et l'harmonie restaurée mais je ne peux plus m'en charger car un élément des plus inattendu s'est interposé entre moi et ma mission pourtant essentielle. Un autre gardien lui aussi en traque de cette erreur devant être corrigée. Et pas des moindre puisqu'il ne s'agit pas de l'un de mes semblables. Ce n'est pas un autre fils de la mort qui s'est permis d'interrompre la tache sacrée du gardien que je suis. Quoi que vu mon grade dans la hiérarchie de mon espèce d'adoption, je devrais surement être celui qui s'incline face à un vétéran plus expérimenté pour combattre et éradiquer le mal qui rode et sévit en toute impunité dans les rues de Beacon Hills.


Les immaculés ont l'obligation de suivre les directives de leurs ainés dans ce genre de cas. Mais, encore une fois ce n'est ni un illuminé ni un immortel qui interrompt l'exécution de ma mission millénaire mais un autre type de gardien. Un gardien plus connu dans le monde surnaturel et autrement plus puissant que le jeune soldat que je suis en comparaison. Un chien de l'enfer, terreur des hérésies et purificateur flamboyant l'une des figures les plus symboliques de la lutte pour la préservation de l'équilibre. La traque change peu à peu de nature à mesure que je comprends le danger qui plane au dessus de ma tète. Le Hellhound ne semble pas m'avoir reconnu comme un allié mais comme une interférence sur le chemin de l'accomplissement de sa mission pourtant partiellement similaire à la mienne. Mon corps louvoie entre les obstacles à une vitesse impressionnante. Je puise dans mon énergie pour tenter de semer le limier des enfers. Les branches des arbres claquent sur les troncs et les feuilles s'arrachent sur mon passage mélange de souffle spectral et de masse corporelle à la nature féline. Je suis finalement contraint de m'arrêter au milieu d'un bosquet pour laisser le temps à mon corps de se recharger. J'ai beau être un gardien, je suis soumis aux affres et aux faiblesses de mon enveloppe humaine.

Mauvaise idée, grossière erreur. Je me retourne, le Hellhound apparaît dans mon champ de vision et se jette sur moi. Le combat s'engage, nous sommes pour le moment à armes égales de part notre nature de gardien respective mais sur la durée il me vaincra c'est une certitude. Je ne fais pas le poids face à une créature aussi puissante qui a été façonnée pour éliminer purement et simplement les aberrations nées d'un déséquilibre. La lutte est brutale et acharnée. Impitoyable nous ne nous ménageons pas. Bien conscient d'être face à un adversaire de même calibre. Je bloque son coup de poing et enfonce mes griffes noires dans son ventre. Les gémissements de douleur et grognements du combat brisent la quiétude nocturne tandis que la fumée lutte contre le feu. Finalement, un autre coup de poing bien placé et trop rapide pour que je ne puisse l'anticiper m'envoie valser contre un tronc. Je secoue ma tète pour tenter de retrouver mes esprits et une fois cela fait, cherche dans mes souvenirs un moyen d'arrêter cette débauche inutile d'énergie qui devrait plutôt être utilisée pour la recherche de l'anomalie ayant causé ma venue dans ces bois.

Mon cœur bat à toute allure dans ma poitrine tandis que le sang pulse dans mes veines et tambourine contre ma tempe. Bien malgré moi, les émotions liés à cette étrange et potentiellement mortelle situation s'insinue dans le lien qui me relie à Azalea ma créatrice et la fille d'Asmodée ressent toute mon anxiété, mon incompréhension et ma peur en plein visage alors même qu'elle se trouve à l'autre bout du pays. Les délices du lien qui nous unit à jamais. Un souvenir me revient et je lance quelque chose au Hellhound, quelque chose qui semble le calmer. Ce dernier se fige sur place et se redresse alors même qu'il s'apprêtait à me bondir dessus. Le gardien n'esquisse pas un pas de plus et s'immobilise. La surprise se lit aisément sur son visage et je me doute qu'il ne s'attendait pas à ce que je connaisse ce nom bien plus ancien et solennel que celui dont la modernité l'a affublé. Finalement, le gardien prend la parole d'une voix éraillée comme s'il n'était pas habitué ou habilité à parler sous cette forme. « Qui es tu, Oh toi qui connait l’un de nos noms ? ».


Je laisse le deatheater effacer complètement l'homme. Nous avons le contrôle complet de notre corps et de nos actions en tout temps. C'est la conscience et le libre arbitre qui illustrent les déboires mais également la grandeur de mon espèce car ce sont nos choix qui assurent la protection de l'équilibre. Néanmoins, le deatheater peut effacer l'homme de manière provisoire. A l'origine, il le faisait uniquement lorsque l'individu est en danger de mort mais à force d'entrainement les ancêtres étaient parvenus à en faire une faculté enseignée à toute l'espèce. Une faculté que n'affectionnaient guère les miens qui évitaient d'y avoir recours le plus possible. Ce qui est étonnant puisque le deatheater ne peut pas prendre le pas sur l'homme indéfiniment et encore moins sans son autorisation. Le deatheater est l'essence même du gardien et ne ressent pas les sentiments ou émotions humains. C'est un gardien et simplement un gardien.

Ses yeux bleus brillent d'une vive lueur tandis qu'il se relève et s'avance jusqu'au chien de l'enfer. La fumée blanche ne se mouvoit plus autour de lui, elle reste stable, devient l'extension de ses mouvements. Il la contrôle par la pensée. Se plantant devant l'imbrulé il prend la parole d'une voix grave et plus tout à fait humaine : Ego protector supernaturali mundi concordia et sicut custos hellhound statera. Ego sum amicus. Ego sum a morte comedentis.
(Je suis le protecteur de l'harmonie et le gardien de l'équilibre du monde surnaturel tout comme toi chien de l'enfer. Je suis ton allié. Je suis un Deatheater.)

Guettant la réaction de l'autre gardien, il se focalise sur l'environnement dans lequel il se trouve et tente de débusquer la trace de l'anomalie. Un gardien n'a qu'une mission. Et, il l'accomplira. Les sens du tigre ratissent la foret à la recherche du déséquilibre mais la tache se révèle plus difficile que ce à quoi il s'attendait. Ce n'est rien. Il la trouvera quoi qu'il advienne parce qu'il le doit. Cette entrevue avec ce gardien bien plus ancien et plus puissant n'est qu'un vulgaire contre temps qui sera bientôt résolu d'une manière ou d'une autre. Des cris de terreur s'élèvent finalement dans la nuit et accapare immédiatement l'attention de l'immaculé qui se retient à grand peine de s'élancer et de laisser là son allié naturel pourtant il plante ses yeux bleus dans les iris incandescentes du chien de l'enfer et attends.




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MessageSujet: Re: Crossfire PV Jordan    Jeu 24 Mar - 9:02


Crossfire ...


Nous prenons le temps d’observer notre adversaire. En fait, nous prenons même le temps de mettre ce terme en perspective, et nous arrivons à la conclusion étrange qu’il n’est peut-être pas un adversaire. Nous devenons faible, lent, bientôt nous serons inapte à notre mission…
Sous la lumière étrange, même après toutes ces années, de l’astre généreux, nous nous demandons pourquoi, depuis quelques temps, le nombre d’anomalies à augmenter. Nous soupçonnons la main de l’homme, car de tous temps, et nous existons depuis la nuit des temps, c’est la main de l’homme qui arrache, qui perverti, qui détruit ou manipule… Nous le savons, et pourtant nous nous surprenons à penser qu’elle peut aussi construire, faire du beau, œuvrer pour un équilibre que nous devons préserver.

Mais ce n’est pas un homme qui nous observe en ce moment, même si il en a pour partie l’apparence. Penchant la tête de côté, humant l’air en quête de son odeur, nous tentons de déterminer sa nature. En partie animale, mais pas seulement. Nous sentons sa connexion avec la mort, comme nous avons déjà sentis la connexion entre la banshee aux cheveux de feu, mais pourtant elle diffère, cette fois ci.
Notre respiration se fait animale, elle aussi, nous constatons que, depuis l’autre jour, lorsque nous nous étions réveillé chez les scientifiques de l’étrange, nous développons des griffes, des crocs, et une bestialité que nous savons être plus proche de notre nature profonde, mais qui nous gêne quand nous pensons à l’homme du vent. Nous voulons plaire à ce dernier, et bien que l’idée soit censée nous choquer, nous aimons y penser. Sous le regard interloqué de notre vis-à-vis, nous serrons les plaques de métal à notre cou, puisant une force insoupçonnée au souvenir de celui à qui elles nous rallient.
Mais soudain, l’être qui me fait face semble lui aussi laisser libre court à sa vrai nature, et l’aura qu’il déploie force notre respect.

Nous reconnaissons cette liaison que peu d’entre nous avons, nous qui marchons un pied dans chaque monde… Nous nous redressons, miroir de l’autre corps, qui se dresse dans toute sa fierté ancestrale. Nous sommes prêts à nous battre, mais n’en ressentons pas la nécessité, ce qui est une nouveauté. Nous sommes par nature solitaire, et jusqu’à notre rencontre avec Brian, cela nous concernait parfaitement. Mais depuis lors, nous ressentons étrangement une nouvelle force au contact de l’autre… L’idée de ne plus agir solitairement s’immisce dans nos certitudes, et nous accordons donc notre attention, chose si rare, à l’être qui nous parle dans l’ancienne langue… Une langue morte, nous goutons à toute l’ironie, nous qui sommes le messager de la mort, au même titre, semble –til , que notre vis-à-vis.

« statera mutationes, leges etiam ». L’équilibre change, les règles aussi.
Nous signifions par la même que nous acceptons son aide impromptue. Nous n’avons que trop perdu de temps, déjà.

Nous entendons soudain des cris et tournons la tête en même temps que notre allié de circonstance. Nous observons ces yeux qui forment un contre point aux nôtres. Glace et feu. Voilà qui est nouveau. Nous nous sentons un peu étrange, nu comme un ver alors que notre allié est resté habillé comme le sont les humains… Notre regard se pose sur les habits de notre allié, et nous y mettons le feu.

Alors seulement, nous consentons à chasser de concert, débarrassé des carquants humains, aucun obstacle entre notre mission, notre pouvoir, la nature et notre but…

Courant comme seul peut nous le permettre notre condition, nous faisons fit des obstacles, et ressentons, pour la première fois depuis longtemps, la joie pure du but à atteindre, libre, rapide, et accompagné dans cette mission. Nous nous faisons la promesse de courir ainsi avec Brian, car nous pensons qu’il en est capable. Nous lui brulerons ses habits aussi. Nous savons qu’il porte les mêmes médailles à son cou.

Nous arrivons bientôt à notre but, et ne comprenons pas ce que nous voyons. La pauvre créature, autrefois humaine, semble rassemblée de bric et de broc… Nous soupçonnons les scientifiques qui cherchaient à nous nuire et nous contrôler.

Elle est mourante. Pouvons nous lui apporter réconfort, avant de la brûler ? Nous nous assayons près d’elle, guettant la réaction de notre allié, caressant machinalement les cheveux de la jeune femme, sans la brûler. Pas encore. Pas maintenant.. Depuis quand cette sensiblerie ?




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MessageSujet: Re: Crossfire PV Jordan    Sam 26 Mar - 15:32




Death doesn't descriminate between the sinners and the saints it takes and it takes
Le chien de l'enfer ou l'imbrulé comme l'espèce du gardien à la fumée aime à l'appeler l'observe de ses yeux incandescents brulant d'un feu plus intense que celui du cœur d'une fournaise volcanique. La lueur orangée d'un soleil flamboyant le détaille de haut en bas, sous toutes les coutures comme s'il l'étudiait. Le gardien ne bouge pas d'un centimètre et laisse son vis à vis procéder à son examen poussé. Une identification qui s'avère nécessaire avant toute idée de coopération car les chiens de l'enfer sont des gardiens solitaires et l'ont toujours été contrairement aux deatheaters qui vivent en clan, traquent en clan, combattent en clan et meurent en clan. Il y a bien des exceptions à ce mode de vie tribal. Et, il semblerait que l'immaculé en soit l'exemple le plus flagrant. Seul membre de son espèce dans une ville rongée par un mal profond et vicieux. L'équilibre y est fragile malgré la source de puissance énorme qui semble rayonner quelque part dans les bois. Oui, les chiens de l'enfer ont toujours été solitaires car leur puissance est telle qu'un seul d'entre eux est suffisant pour assurer la mission qui nous anime nous les gardiens du surnaturel et messagers de la mort sur une échelle de vie aussi vaste que celle d'une ville comme Beacon Hills.


Le tigre spectral est quant à lui venu dans cette bourgade par le plus grand des hasards. Mais, ne peut plus la quitter maintenant que le gardien qu'il est s'est donné la mission d'y accomplir son devoir. Il n'est pas le plus puissant de son espèce loin de là mais cela ne lui importe pas le moins du monde. L'équilibre a été perturbée, l'équilibre doit être restaurée. Une simple formule qui résume à elle seule la raison de son existence. L'humain devient animal à l'issue de la morsure mais le gardien ne nait qu'après l'expérience de la mort. Et c'est la symbiose des deux éléments qui fait le deatheater. Pourtant, le gardien aux yeux d'un bleu glacial sait que le hellhound a raison de se méfier. Car, son espèce a failli à ses devoirs dans les temps reculés de l'ancien monde. Qu'elle s'est déchirée en raison du pouvoir et a manquée d'être anéantie par sa propre nature. Les deatheaters renégats ont depuis été traqués et éliminés méthodiquement et systématiquement néanmoins il est de notoriété  chez les gardiens à la fumée  qu'il en existe encore un nombre infime qui se cache pour échapper à l'inquisition. Un deatheater renégat est un gardien qui a renié sa nature de gardien en envenimant le déséquilibre plutôt que de le corriger. Un gardien qui a trahi les cinq lois qui nous anime, s'auto mutilant par la même car les cinq lois ne sont pas acquises par l'instruction mais innées. En effet, celles ci sont au cœur même de chaque gardien, dans son ADN pour ainsi dire. Oh, tout les renégats ne le sont pas devenu par soif de pouvoir. Certains étaient des idéalistes qui ont pensés que l'accomplissement de la mission nécessitaient la mort de surnaturels afin de se renforcer et par la même être plus apte à la tache qui nous est confié depuis des millénaires. Peu importe les raisons, se détourner de la loi est une violation de l'ordre ancestral, une hérésie qui ne mérite qu'une seule et unique sentence la mort définitive.


Mais, le gardien aux yeux glacés n'est pas un renégat. Détaillant à son tour le puissant limier des enfers, il ne peut s'empêcher d'admirer la force brute et implacable qui émane de son vis à vis non pas qu'il n'en ai pas mais la sienne lui semble bien pale à coté de celle du cerbère. Aucune jalousie ou jugement de valeur dans ses pensées car ces émotions sont l'apanage des hommes et il n'est pas un homme. Le hellhound penche finalement la tète sur le coté et hume l'air, tentant par la même de déterminer la nature exacte de la créature embrumée qui lui fait face sans ciller. Le limer se rend compte que ma nature et mon effluve corrobore les propos tenus dans une langue ancienne désormais oubliée de tous sauf des entités que nous sommes qui la maitrisons parfaitement avec un naturel désarmant. Notez l'ironie de ce choix linguistique, une langue morte pour deux gardiens liés à la mort. Le gardien n'est pas dénué d'un certain sens de l'humour, subtil et efficient à l'image de ce qu'il est, un outil dans la préservation d'une harmonie sans cesse mise à l'épreuve par les actions d'autres entités humaines ou non, aux objectifs obscurs et néfastes. Le mouvement presque humain de contact avec les plaques métalliques ornant le cou du chien de l'enfer le surprend car il n'est pas dans les habitudes des cerbères d'avoir ce genre de réaction. Pourtant, le deatheater ne s'y attarde pas et balaie cette vision d'un battement de cil.


Soudain, le gardien de feu se redresse dans toute sa splendeur flamboyante et fait face à son vis à vis dans ce qui semble être un tableau aux allures de miroir malgré les différences évidentes liées à leur nature surnaturelle respective. Tigre et limier, feu et fumée, chaleur et souffle glacial, deux entités aux missions complémentaires qui peuvent aussi bien être alliés et partenaires qu'adversaires. C'est au hellhound qu'il revient de décider. Coopération active ou coexistence pacifique deux possibilités aux résultats potentiels séparés par un gouffre d'une profondeur abyssale. Finalement, l'inspection semble se terminer lorsque que le cerbère enflammé reprend la parole : "Statera mutationes, legas etiam"


Alors, ce sera la coopération. Qu'il en soit ainsi cerberus. Le gardien aux yeux froids comme l'hiver se contente d'un simple hochement de tète. Les hommes parlent, les gardiens agissent. Les cris reprennent de plus belle et brisent le silence presque solennel qui baignait les étendues boiseuses de cette foret centenaire. Les deux gardiens tournent la tète vers la source des hurlements dans un mouvement simultané qui pourrait aisément passer pour coordonné alors qu'il ne l'est pas. Puis, les regards opposés et pourtant complémentaires se croisent de nouveau et le limier pose les yeux sur les vêtements de l'humain. Arès. Le compagnon de mission sacrée semble ne pas apprécier cette enveloppe supplémentaire propre à l'humanité et y mets le feu en un mouvement fluide. La fumée redirigée sur les flammèches courant le long du corps de l'immaculé par la force de sa volonté étouffe bien vite l'incendie et évite les brulures. C'est désormais nu comme un ver que le gardien se prépare à accomplir sa mission. La nudité n'est en aucun cas un problème pour lui. Car, il ne s'embarrasse pas de choses inutiles comme la pudeur qui n'est rien de plus qu'un carcan humain. Une contrainte humaine comme il en existe des milliers.  Une réflexion amusante lui titille l'esprit. L'humanité se meurt depuis qu'elle a quittée le jardin d'Eden lui a dit un jour un autre gardien, un ancien à la puissance presque  palpable. Elle  crée des déséquilibres bien plus vite qu'elle n'en répare.


 Le tigre en lui apprécie cette sensation de liberté nouvelle et grisante. Libéré des entraves de la nature humaine, il savoure le souffle du vent sur sa peau ornementée de motifs racontant une histoire en langue deatheater, l'histoire d'un homme devenu tigre puis d'un tigre devenu gardien. L'histoire de la naissance d'un élu. Le voilà désormais semblable à son partenaire de traque qui l'accepte enfin comme un allié. Ce dernier s'élance à toute allure à travers les arbres aux troncs noueux et laisse une trace lumineuse dans son sillage. Le deatheater s'élance à son tour et court à toute vitesse à travers la foret, esquivant sans efforts les branches basses, bondissant par dessus les obstacles comme un étalon fougueux ayant la liberté dans sa nature, l'amour de l'étendue dans les veines. L'ivresse de la course emplit la poitrine du gardien qui savoure la joie sauvage et simple d'une telle course et la présence d'un allié dont les légendes lui ont été contés au cours de son instruction de gardien. Le limier ralentit finalement l'allure et s'immobilise à quelques mètres d'une créature à l'apparence humaine. L'immaculé se fige à quelques pas de son partenaire et comble la distance restante d'un pas empreint de calme et de discipline retrouvée. Il reconnaît là l'œuvre des scientifiques qu'il avait combattu avec le jeune lycan quelques jours après son arrivée en ville. Il avait encore échoué à sauver une vie innocente et à rétablir l'harmonie en effaçant les trois démons masqués. Pourtant, il ne ressent rien de plus que de la frustration face à cette situation. Il se souvient de la tristesse de l'homme, Arès, lorsqu'il avait découvert le corps de la jeune fille innocente. Dommage collatéral d'une guerre entre les deux forces du surnaturel. Il se souvient des gestes tendres et affectueux du jeune immaculé envers la dépouille de la jeune fille, de son regard attristé, de la caresse sur ses cheveux et de la douleur qu'il avait ressenti à ce moment là mais est incapable de ressentir la même chose.


Car le gardien n'a pas de sentiments. Les sentiments altèrent le jugement et mettent en danger l'accomplissement de la mission. Seule compte la mission. Il observe le Hellhound s'assoir à coté du corps brisé et déformé de la victime. Sa main caressant doucement ses cheveux et ses efforts pour ne pas la bruler. Et, il ne comprend pas. Il tente de comprendre comment une telle sensiblerie est possible mais n'y parviens pas. L'homme reprend le contrôle et le gardien n'est plus aux commandes. Je m'approche du cadavre et du chien de l'enfer et entreprends d'accomplir le rite du passage. Je m'agenouille de l'autre coté du corps sans vie et laisse la brume entourant mon corps s'étendre jusqu'à ce qu'elle masque les trois êtres à la vue. J'observe longuement le visage de la jeune fille et m'excuse intérieurement de ne pas avoir été suffisamment fort pour pouvoir lui épargner cette mort atroce. Puis, je puise dans mon énergie de gardien et plante un baiser sur ses lèvres. Mon souffle se propage dans l'organisme souillé de mercure et l'expulse par tout les pores de sa peau. Quelques minutes plus tard, la dépouille en suinte au sens littéral du terme. Le sol en est imbibé et mes lèvres sont teintés de la substance maudite.


Je m'essuie les lèvres d'un revers de la main avant de puiser une nouvelle fois dans mes pouvoirs et de fermer les yeux. Lorsqu'ils s'ouvrent de nouveau, ils sont d'un bleu étincelant et les larmes dévalent le long de mes joues à toute allure pour aller s'écraser sur le mercure qui fond à leur contact. Ce ne sont pas des larmes ordinaires vous vous en doutez. Et une fois, la dépouille débarassée de la substance poisseuse je lui ferme les yeux avant de placer ses mains sur sa poitrine et de poser ma main au niveau de son coeur. Puis, je prononce les mots rituels dans un chuchotement : Pardonne lui et ai pitié d'elle. Protège la du chatiment de la tombe et du tourment du feu. Rends  sa réception honorable.  
L'ame de la jeune fille quitte son enveloppe corporelle et s'envole vers le monde qui l'attends à présent. Celui dans lequel l'attends la paix et la plénitude. Je me relève et absorbe les émanations liées à la mort brutale qu'elle a endurée, augmentant par la mème le pouvoir dans mes veines. Lorsque je reporte mon attention sur la dépouille, l'expression du visage de la jeune fille est apaisée et une ébauche de sourire semble tirer ses lèvres. Signe que le rituel a fonctionné. Je m'approche du chien de l'enfer et pose ma main sur son épaule avant de lui dire :  J'ai fait ce que j'avais à faire cerbère. C'est ton tour.




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Dernière édition par Arès Kye Coleman le Lun 4 Avr - 21:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Crossfire PV Jordan    Ven 1 Avr - 17:11


Crossfire ...


Nous sommes indécis quant à notre analyse sur ce temps et ce lieu. Depuis que nous sommes revenus fouler le sol des humains, nous constatons avec inquiétude des changements dans notre comportement et notre rapport aux autres. D’abord il y a ce vaisseau que nous empruntons. Nous l’avons sorti des griffes de la mort, et il ne devrait en rester qu’une coquille vide, que nous pouvons normalement utiliser selon notre bon vouloir. Au lieu de ça, cette coquille se bat, garde son âme et ressent même de l’amour. Nous sommes atteints par cette maladie qu’est l’amour, nous le sentons.
Puis des hommes se mettent à bafouer les lois naturelles, augmentant notre charge de travail et notre inquiétude quant au secret lié à notre charge. Enfin nous acceptons cet humain, Brian, auprès de nous et nous sommes même heureux de l’avoir près de nous. Nous lui sourions. Puis vient cet autre gardien qui nous accompagne en ce moment. Nous n’aurions jamais accordé aussi rapidement notre confiance, avant. Oui. Nous devenons faible..

Nous l’envions, à bien y réfléchir. Notre tâche solitaire commence à peser lourdement sur nos épaules. Nous sommes presque exaltés lorsque nous convions Brian à nous suivre. Est-ce pour cela que nous avons accepté d’avoir cet autre gardien auprès de nous ? Nous aimerions, parfois, nous sentir membre d’une meute, d’une famille. D’aussi loin que notre mémoire remonte, nous n’avons pas de souvenirs à partager avec un autre… Nous commençons à espérer que cette maladie n’en est pas une. Car elle nous donne de la force, de l’espoir, du cœur. Nous manquons cruellement de cœur… Mais nous savons que trop d’importance à cet organe métaphorique pourrait nous attacher à ces victimes et nous rendre inapte à notre tâche, qui doit pourtant être faite.

Nous nous demandons qui est la créature et l’humain qui vit en symbiose avec elle... Un gardien, certes, mais nous sommes curieux de ses origines. Débarrassé de ses frusques par trop humaines, nous jaugeons le choix de son vaisseau de chair. Nous savons que le procédé n’est pas le même que pour le nôtre, mais nous approuvons son choix. Robuste, et une noblesse dans le port, altier… Des courbes harmonieuses et plaisantes à regarder et… Pourquoi pensons-nous soudain à Brian ? Et à son propre vaisseau de chair ? Nous serrons de nouveau les médailles, sous le regard étonné de notre partenaire… Oui, nous ne sommes plus vraiment ce que nous devrions… La question est de savoir si nous sommes plus , ou moins que ce que nous devrions être..

Nous avons aimé, oui, c’est le mot, aimer courir avec lui, libéré des contraintes. Cela ne rend pas plus agréable notre devoir, mais la sensation grisante de liberté, de courir à côté de lui nous a transporté plus vite vers notre destination.

Nous nous asseyons près de la victime. Elle est déjà morte... Reste l’ignominie de son corps. Elle n’y pouvait rien. Nous ressentons comme à chaque fois une compassion que nous ne pouvons habituellement pas exprimer. Elle finira offerte au Nemeton, cachée de l’humanité… Nous aimerions pouvoir les sauver, plutôt que de nous contenter d’effacer leur trace. Nous savons que ces scientifiques sont à l’œuvre et nous voudrions les punir, de façon définitive, pour ça. Nous aimerions que cette punition se propage comme un feu de forêt, pour tous ceux qui auraient l’audace de vouloir reprendre leurs travaux. Nous ne tolérerons pas de telles atrocités…

Nous sommes surpris par la fumée que dégage et contrôle notre vis-à-vis, et nous observons au passage ce changement subtil. Ils sont en symbioses, et c’est l’humain qui est près de nous. Nous sourions, car nous associons cette humanité à Brian. Nous aimerions l’avoir ici… Nous lui envions cet état… Ce pourrait-il que nous parvenions à la même osmose ? Jusqu’ici nous avons pris le contrôle, nous arrachons l’esprit et l’âme de Jordan pour utiliser son corps, sans remords, sans même penser à une autre possibilité, mais à le voir, ainsi, procéder au rite, nous nous demandons depuis combien de temps nous nous fourvoyons…

Nous touchons le mercure qui reste au sol, l’étalant entre notre pouce et notre index… Nous sommes encore plus surpris de voir que l’homme semble se nourrir de cette mort. Nous ne savons quoi en penser… Lorsque sa main se pose sur nous, nous craignons de le brûler, mais nous nous souvenons que nous ne le faisons pas avec Brian. Ces flammes qui nous entourent ont toujours été partie intégrante de notre équation, mais depuis LUI, nous tentons de les contrôler, pour ne pas blesser…

Nous prenons la dépouille pour procéder à sa crémation… Habituellement, nous l’aurions amener au Nemeton, mais nous sentons qu’il n’y a plus de trace spirituelle en elle. Nous nous contentons donc, avec une grande tristesse, de faire disparaitre cette insulte au monde dans lequel nous avons un pied… L’autre est déjà peuplé de nombreux dons offerts depuis quelques mois…

(…)

Je me réveille, nu, assis par terre, emplis d’une infinie tristesse, et je suis étonné de ne pas me retrouver assis sur la souche du Nemeton, ce que j’ai malheureusement appris à associer à ma sordide tâche. Non pas parceque je m’en souviens particulièrement, mais parceque Brian me l’a raconter… Mais ce n’est pas Brian que je vois, également nu comme un vers, près de moi…
Je me redresse d’un bond, prêt à me battre.

« quoi ? ! Qui ? ! Et pourquoi ?!!! »

A voir l’incompréhension sur le visage de mon invité surprise, je comprends qu’il a dû m’accompagner et qu’il a l’air de connaitre mon « autre moi ».. Allons bon…

Reprenant une attitude normale, si tant est qu’on puisse le faire à poil dans la forêt, j’abandonne ma posture de combat pour observer mon vis-à-vis.
« il s’est passé quoi ? Et… Qui êtes vous ? Une sorte de druide naturiste ? »… Suivant son regard, je me met à rougir un peu..

« oui.. autant pour moi… Je contrôle pas ça…. ».. Bon. le comique, dans l’histoire, c’ est qu’habituellement Brian est la pour me nouer une chemise ou un t-shirt autour des hanches… On ne va quand même pas se fabriquer un pagne en feuille d’arbre ?

A le voir également se regarder, je suis pris d’un fou rire irrésistible…
« pas facile tous les jours… » Dis-je, cachant mon anatomie tant bien que mal… Essayant de me repérer, je finis par lui dire.

« jordan.. Parrish.. Adjoint du Sherif.. J’ai pas pour habitude de me trimbaler à poil dans la forêt. Enfin.. tant que j’ai mon mot à dire sur le sujet… Une idée de ou on est ? On peut pas rester comme ça, manquerait plus que quelqu’un me voit dans cet état… »





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MessageSujet: Re: Crossfire PV Jordan    Lun 4 Avr - 21:35




Changement d'ambiance : Du tragique au cocasse il n'y a visiblement qu'un pas

 J'observe longuement le cerbère en train de regarder la victime de la cruauté méthodique des scientifiques de l'horreur, nos ennemis communs. Ce dernier semble perdu dans ses pensées. Ce qui m'étonne car j'avais toujours cru depuis ma transformation en gardien à la fumée et la découverte de cette espèce mythique et légendaire qu'est celle des chiens de l'enfer que ces derniers étaient des créatures surnaturelles bien plus portés sur l'action. Maintenant que j'ai repris la place au gardien dans mes veines, j'ai la conscience de me trimballer à poil dans les bois de Beacon Hills et un sourire en coin étire mes lèvres. La nudité n'est pas un problème pour les gardiens à la fumée mais nous ne baladons pas les fesses à l'air pour autant. Mon tigre apprécie grandement cette sensation de liberté en dehors de l'étroitesse des vêtements humains néanmoins je réprime un petit rire en pensant à ce qu'il se passerait si Chris était dans les bois pour faire son footing quotidien ou si mon Boss passait par là à tout hasard et me voyait la durite à l'air. J'imagine qu'il se dirait quelque chose comme : Ah d'accord les deatheaters. Vous avez des coutumes surprenantes, très surprenantes mêmes. Quand aux membres de mon clan, j'imagine qu'ils ne diraient rien puisque les chefs du clan ont la possibilité de se transformer complètement et que cette transformation doit se faire dénudée pour épargner les fringues à moins de vouloir changer sa garde robe très souvent.


Je me ferrais tout de même bien charrié par Trey, Roan, Julian, Azalea et d'autres mais bon le prix  à payer pour traquer les anomalies dans l'équilibre au coté d'un Hellhound semble ètre la destruction des vétements et le fait de se balader dans le plus simple appareil. Je n'ai rien contre me balader en tenue d'adam mais il ne faudrait pas que cela devienne une habitude non plus. Hein. Bien que cela ne soit pas désagréable au demeurant. Le souffle du vent sur la peau, la sensation de ne faire qu'un avec la nature environnante comme si on était connecté aux lignes telluriques regorgeant de pouvoir sous nos pieds. Pas sur que cela suffise à me convertir au naturisme. Pour en revenir à Azgeda, je suis persuadé que certains apprécieraient mais nous portons des tenues militaires en mission et nous les apprécions alors ce n'est pas demain la veille que nous allions les abandonner pour se balader les parties en vue. Mais, il y en a bien une qui ne devrait franchement me tailler sur le sujet. Parce que se balader à poil elle ne s'en privait pas si mes souvenirs ne me jouaient pas de tours. Je sais très bien de qui je parle. Enfin, bref fermons la parenthèse nudisme et naturisme pour le moment. Car, il y a bien plus urgent à traiter. Le cerbère enflammé semble étudier le mercure qu'il fait couler entre ses doigts. Je m'en veux de ne pas avoir pu sauvé cette nouvelle victime de l'action néfaste des scientifiques de l'horreur.

La colère bouillonne dans mes veines à l'idée que ces entités humaines se considèrent comme à l'abri de toute justice. Qu'elles agissent en toute impunité et se permettent de continuer à laisser une trainée de cadavres bourrés de mercure dans leur sillage comme si elles me narguaient au sujet de mon impuissance à les stopper définitivement. Mon impuissance à les éliminer purement et simplement. A leur ôter la vie à compter qu'ils en aient au moins une. Le gardien des enfers semble être inquiet lorsque je pose ma main sur son épaule pour l'apaiser au sujet de cet échec, notre échec et lui signifier que le cadavre avait été purifié et qu'il pouvait désormais faire son œuvre. Je comprends qu'il maitrise les flammes sur son corps lorsque celles ci dévie de leur trajectoire et frôle ma main. Merci, allié j'aurais guéri de toute manière mais m'épargner de la douleur supplémentaire est ma foi fort sympathique. Le cerbère enflamme le corps avec une infinie tristesse dans le regard et je me rends compte que ce gardien des enfers est bien différent de ce que j'imaginais à leur sujet. Le corps se consume lentement mais surement avant de disparaître pour devenir un petit tas de cendre bien vite balayé par un filet de vent.

L'offense à l'équilibre a disparue de la surface et l'âme de cette pauvre jeune fille est en paix dans l'autre monde. Notre tache a été accomplie. Alors que je m'apprête à quitter les lieux à toute allure afin de rentrer chez moi et me foutre quelque chose sur le dos, le gardien dont les légendes m'avaient été contés dans les premiers mois de ma vie de gardien à la fumée s'effondre sur le sol tapissé de feuilles. J'écarquille les yeux et hausse un sourcil interrogateur devant ce curieux spectacle. Je me rapproche légèrement du corps étendu sur l'humus de la foret et observe l'hôte du Hellhound étendu en train de... De quoi d'ailleurs ? Ne me dites pas qu'il est en train de pioncer le plus tranquillement du monde. Finalement, le hellhound se réveille et bondit sur ses pattes pardon sur ses jambes avant de me lancer : « quoi ? ! Qui ? ! Et pourquoi ?!!! »

Je réprime un éclat de rire devant la réaction de l'homme face à moi. Ainsi donc les cerbères prennent possession de leurs hôtes qui ne sont pas conscients qu'ils se trimballent à poil dans les bois à la recherche des déséquilibres et de leurs créateurs. Ils ne vivent pas en symbiose parfaite l'un avec l'autre. Je n'aimerais franchement pas avoir quelque chose en moi susceptible de me contrôler sans mon consentement. Dieu merci ce n'était pas le cas de mon espèce. Cocasse, je dois bien l'avouer. Réellement cocasse. Mon expression amusée disparaît bien vite lorsque la posture de l'homme se fait agressive. L'homme semble prêt à en découdre mais je garde une posture neutre, je ne vais pas assommer ce type que je ne connais même pas mais je vais mettre les choses au clair. Je réponds avec un petit sourire : Je viens de me prendre une raclée par un Hellhound alors je pense avoir assez donné dans le combat pour ce soir. Surtout que je n'ai pas l'habitude de me prendre de raclée entre nous. Et, puis on dirait bien que vous n'êtes pas très en phase avec le gardien qui vous habite alors me venger sur un homme ignorant sa nature ne serait pas très digne. D'autre part, je vous rassure malgré votre plastique d'éphèbe vous n'êtes pas mon genre. Je préfère les personnes plus chevelues, plus pourvues en forme et n'ayant pas quelque chose entre les jambes si vous voyez ce que je veux dire.

« il s’est passé quoi ? Et… Qui êtes vous ? Une sorte de druide naturiste ? »…
Je vais tout vous expliquer mais calmez vous avant. Non, je ne suis ni un druide ni naturiste et au passage vous me devez des fringues.


« oui.. autant pour moi… Je contrôle pas ça….
Je le regarde avant de me regarder histoire de voir ce qu'il entend par ca. L'homme éclate d'un fou rire irrésistible mais je ne trouve pas la situation très drôle. Je ne peux même pas demander des comptes au gardien qui l'habite pour m'avoir condamné à devoir me balader à poil dans les rues pour rentrer chez moi. Heureusement qu'il fait nuit hein. Quand je vais raconter ca au clan. Je vais me faire tanner durant des jours que dis je des années. Vous vous dites que je n'ai qu'à la fermer mais c'est impossible, rencontrer un cerbère n'est pas chose commune et il est de mon devoir de rapporter une telle rencontre à mes supérieurs hiérarchiques. Je pourrais bien sur édulcorer la vérité ou la modifier mais je sais que cette situation est franchement comique et que si je n'étais pas le dindon de la farce je serais en train de me fendre la poire là tout de suite. Ouais, j'allais surement laisser le clan se payer ma tronche. Mais, bon pour une fois qu'on rira de moi et pas de Julian ou de Taryn. Ca risque d'être un moment mémorable et rien que pour ca je leur raconterais. Finalement, le fou rire de l'homme me déride et je ris avec lui.

« pas facile tous les jours… »
Il cache son anatomie avant de reprendre : « jordan.. Parrish.. Adjoint du Sherif.. J’ai pas pour habitude de me trimbaler à poil dans la forêt. Enfin.. tant que j’ai mon mot à dire sur le sujet… Une idée de ou on est ? On peut pas rester comme ça, manquerait plus que quelqu’un me voit dans cet état… »

Non, sérieusement le hellhound de cette ville est un agent des forces de l'ordre. Pile quand je me disais que cette situation ne pouvait pas être pire, voilà qu'elle empire. Je jette un coup d'œil vers la lune trônant au milieu de la voute nocturne. L'astre lunaire est considéré comme l'émanation de la mort dans notre monde par mon espèce. La mort ou la mère des gardiens à la fumée. Je reporte mon attention sur l'adjoint du sherrif et maudis intérieurement l'univers pour cette blague de dimension cosmique qui doit faire marrer des puissances qui me dépasse.
Je réponds avec un léger sourire : Arès Coleman, je viens d'arriver en ville. J'aimerais vous dire que je suis enchanté sheriff mais vu les circonstances. Je m'en doute bien et ce n'est également pas mon cas. Nous ne sommes pas loin du Nemeton il me semble, je sens sa puissance d'ici. Donc quelque part au milieu des bois de Beacon Hills. Je n'ai malheureusement pas de quoi nous rhabiller. Vous préférez que je vous raconte les aventures de votre alter ego, gardien du surnaturel mon allié maintenant ou que l'on trouve un moyen de se vêtir avant ?  
 



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MessageSujet: Re: Crossfire PV Jordan    Mer 6 Avr - 19:34


Crossfire ...

C’est toujours pareil. A mon « réveil », je suis désorienté. Le seul truc qui me rassurait jusqu’ici, c’est que, ces derniers temps, à mon réveil, Brian était là, me taquinait gentiment, nouant une chemise ou un t-shirt autour de mes hanches et me menaçant de me coffrer pour exhibitionnisme.. Sa présence, son humour suffisent en général à ce que je ne perde pas pied. Voir quelqu’un d’autre auprès de moi au moment où je redeviens moi-même, et que je ne connais pas, n’est pas la chose la plus rassurante au monde. Surtout que je comprends à demi-mot qu’il a assisté à toute la scène, et qu’il sait donc exactement ce que j’ai fait.. Ce qui double le nombre de personnes à savoir… Déjà que ce n’est pas simple d’entendre Brian me décrire ce que je fais, je ne suis pas sûr d’apprécier avoir eu un témoin supplémentaire…
Et a poil, lui aussi… Se pourrait-il qu’il soit comme moi ?

« Je viens de me prendre une raclée par un Hellhound alors je pense avoir assez donné dans le combat pour ce soir. Surtout que je n'ai pas l'habitude de me prendre de raclée entre nous. Et, puis on dirait bien que vous n'êtes pas très en phase avec le gardien qui vous habite alors me venger sur un homme ignorant sa nature ne serait pas très digne. D'autre part, je vous rassure malgré votre plastique d'éphèbe vous n'êtes pas mon genre. Je préfère les personnes plus chevelues, plus pourvues en forme et n'ayant pas quelque chose entre les jambes si vous voyez ce que je veux dire. »

Ok. Donc je l’ai attaqué.. Sympa… Par contre j’avoue avoir une étrange sensation quand il me parle de gardien, et surtout lorsqu’il explique que lui, visiblement, garde une maitrise et des souvenirs clairs de ce qu’il a fait. D’ailleurs, qu’a –t-il fait au juste ?

Mes questions sont totalement décousues et j’avoue que je ne comprends pas trop à qui ou à quoi j’ai affaire… D’habitude je garde tout de même une idée vaguement précise de ou je me situe. D’ailleurs je pense que dès que j’aurai repris mes esprits ce sera le cas… Mais la je me sens un peu paumé… Et puis on ne peut pas rester comme ça, le service trois pièces aux quatre vents…
Bon... un truc à la fois... Pourvu que Brian ne rentre pas tout de suite, parce que je compte amener ce type chez moi pour lui passer au moins un jogging et un t-shirt… Manquerait plus que mon mec débarque au moment où on arrive chez nous, et qu’il me voit a poil, avec un autre type à poil… Non, mon karma ne peut pas être aussi moche…

« bon.. je commence à m’y retrouver. Je pense que c’est un des trucs qui me reste de.. L’autre… On va chez moi, je vous passe des fringues et vous m’expliquez tout ça autour d’une bière fraiche ».

Tournant sur moi-même, je finis par retrouver mon orientation… Heureusement que c’est inclus avec le package naturiste, flammes, caractère de cochon…
Nous ne mettons pas beaucoup de temps à sortir de la forêt, et, en perdant un peu plus pour ne pas tomber malencontreusement sur un promeneur nocturne ou une voiture de passage, on court d’ombres en ombres pour finalement arriver devant la maison de Brian.. Je croise mentalement les doigts, le cœur un peu plus rapide que d’habitude, et j’ouvre la porte. Pas de lumière, pas de Brian. Ouf…

« j’arrive de suite avec nos fringues ».. On voit le sens des priorités.

Grimpant les marches quatre à quatre, je finis par farfouiller, dans mon tas informe, et bénis les machines à laver, même si elles font rien qu’à mélanger mes affaires avec celles de Brian.. Il faut dire qu’on a pratiquement les mêmes fringues, ça n’aide pas... C’est presque ridicule.. La boule de poil qui s’appelle pour le moment « machin » ne sait visiblement pas trop comment réagir quand je descends. Il sort de sa cachette, d’où dépassais jusqu’à présent sa truffe, pour me courire joyeusement entre les jambes, puis s’approche méthodiquement de mon invité qui cache sa nudité avec mes fringues les oreilles rabaissées, gémissant plaintivement.
« c’est bon, machin, c’est un ami ».. Un soupir plus tard, la queue battant joyeusement, machin faisait de petits jappements ressemblant à un « couic » de jouet en plastique..
Je m’installe sur le divan, a la bonne franquette, pour lever ma bière en l’honneur de mon alter ego, si j’ai bien tout suivis…

« J’avoue que je suis un peu paumé… Je sais ce que je fais, mais uniquement parce que mon compagnon me l’a raconté.. J’arrive a contrôler ma force, ma guérison et le feu en restant moi, mais je crois que je ne peux m’acquitter de ma tâche qu’en perdant totalement l’emprise sur mon corps, et je n’aime pas ça du tout.. Vous avez l’air de dire.. On peut se tutoyer ? »
Un hochement de tête sympathique plus tard, donc..

« tu as l’air de dire que tu restes toi-même en permanence… Mais tu es comme moi ? Ou.. autre chose ? »..
Je ne sais pas quand Brian reviendra, mais je ne lui cache rien de toutes façons. Et puis maintenant que des fringues couvrent ce corps beaucoup trop bien fait pour mes yeux et ceux de Brian, je suis plus à l’aise.. Même si je sais que Brian est comme moi, et qu’on est surtout attiré l’un par l’autre, pas les hommes en général… Bon.. J’avoue que Jansen peut mettre ma jalousie et mon stoïcisme à rude épreuve…



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MessageSujet: Re: Crossfire PV Jordan    Dim 10 Avr - 15:36





Crossfire PV Jordan


L'expression désolée de l'hôte du Hellhound lorsque je lui évoque que notre soirée fut mouvementée et bien remplie m'arrache un léger sourire. Oui, je crois qu'il convient de le dire. J'avais pris cher mais il fallait bien que cela arrive un jour ou l'autre. J'avais presque oublié ce que cela faisait de se faire vaincre par un adversaire plus puissant, plus ancien et plus rapide. Aussi, mon sourire est tout ce qu'il y a de plus sincère. J'ai toujours aimé me battre depuis que je suis gamin. Les couloirs de l'orphelinat, les ruelles sombres des quartiers mal famés, la cour de l'école, les salles de boxe, au sein du clan, durant l'exercice de mon job de mercenaire ou durant une de mes missions de gardien tout a été prétexte pour me battre depuis ma venue au monde. La violence fut d'abord et avant tout une nécessité pour faire face à un monde qui m'a vite fait comprendre qu'il n'était pas du genre à faire des cadeaux, puis la nécessité était devenue un plaisir et la sensation d'ivresse lors des combats et de situations dangereuses me rappelaient à quel point j'étais vivant et déterminé à faire ce qu'il fallait pour continuer de me le rappeler. Que malgré mon statut d'orphelin je pouvais me faire une place dans ce monde. Le plaisir avait cédé sa place à l'obligation lorsque j'étais devenu un gardien et avais opté pour le métier de mercenaire comme couverture à ma nature surnaturelle. Et là vous vous dites que je suis une brute épaisse.

Et que je suis contraint de vous décevoir en vous avouant que je suis un amoureux de la lecture et que j'aime l'art sous toutes ses formes. Que j'aurais pu avoir sans problème mon diplôme mais que j'avais préféré gâcher ma scolarité pour profiter de ma jeunesse à faire des conneries typiques de celles de la délinquance juvénile. Des conneries rentables soit dit en passant. Pour adresser une sorte de message à l'administration scolaire et l'administration tout court. Ce message pourrait avoir pour représentation symbolique un majeur dressé bien haut, droit comme un i et poème corporel d'une délicatesse et d'une élégance inimitable. Mais, je m'égare comme d'habitude alors pour en revenir à ma raclée de ce soir. Si une part de moi est soulagée d'avoir échappé à une mort stupide. Non, parce que se faire abattre par un autre gardien n'est pas tout à fait le genre de mort à laquelle j'aspirais d'une part et d'autre part je suis bien trop jeune pour mourir. Alors, on attendra encore un peu avant que je ne rejoigne les bras de la mère de mon espèce. Néanmoins, une autre part de moi était ivre de l'adrénaline procurée par ce face à face inattendu. Et enfin, une autre part était amusée par sa propre faiblesse et se disait que ce n'était pas plus mal et me rendrais bien plus humble. Alors récapitulons, l'humain était soulagé d'être encore de ce monde parce qu'il n'est pas si mal finalement, le tigre était encore ivre du sang versé quand bien même il s'agissait du sien et le gardien était amusé et le prenait avec philosophie et humilité. Les diverses émotions liées à mes trois états se superposaient les unes sur les autres dans un mélange à la fois détonnant et étonnement équilibré.

La surprise bien visible sur le visage du Hellhound sheriff de Beacon Hills ne me conforte que trop bien dans l'idée que l'approche d'un cerbère ressemble plus à la possession d'un hôte pour assurer sa mission qu'à un partenariat. Ce qui me pousse à compatir à la situation de l'homme qui me fait face car cela ne doit effectivement pas être facile tout les jours de perdre son libre arbitre et de n'être plus qu'un simple spectateur inconscient de ses actions. Je vois bien qu'il est complètement paumé et cela m'arrache un léger sourire que je ne parviens pas à réprimer. Pas un sourire moqueur mais plutôt un sourire pouvant traduire ma pensée actuelle : Bienvenue à Beacon Hills Arès. Des hellhounds naturistes et des anomalies par dizaines perpétrés par des scientifiques surpuissants aux intentions macabres. Du whisky, de nouveaux amis, un zeste de mafia sicilienne et de bien jolies demoiselles. Que demander de plus ? Hein. Ironie. Je cache mes parties intimes par mimétisme et les protéger du froid mordant. Le cocasse de la situation ne m'échappe pas mais je n'y goute que moyennement. Le sheriff Parrish reprend finalement la parole et me propose de me conduire chez lui ou il me donnera de quoi me couvrir et ou nous pourrons discuter sérieusement de sa nature surnaturelle autour d'une bonne bière. Je lui réponds : Cela me parait être une excellente idée. Je vous suis sheriff.

Nous nous élançons à une allure rapide bien que non surnaturelle entre les ombres des bois en faisant des détours pour ne tomber sur un promeneur nocturne ou qui que ce soit qui pourrait avoir la "merveilleuse" idée de faire un tour dans les bois alors mêmes que nous n'étions pas en tenues adéquates pour être vus. Nous arrivons finalement devant une mission et je note l'anxiété de mon allié de circonstance dans la lutte contre les déséquilibres. Je me demande si il y a quelqu'un qui l'attends à l'intérieur et qui pourrait faire une crise cardiaque en voyant débarquer son homme en tenue d'Adam avec un autre dans la même situation. J'imagine que je dirais quelque chose comme je ne fais que passer, merci et au revoir. Mais, lorsque l'hôte du Hellhound ouvre la porte et entre dans le vestibule rien ne se passe. Pas de cris furieux ou de compagne éplorée. Le sheriff Parrish fait preuve d'un beau sens des priorités lorsqu'il me dit qu'il va me chercher des habits et accessoirement s'en chercher aussi. J'attends donc en silence, nu comme un ver au milieu de la maison d'un représentant des forces de l'ordre de la ville dans lequel je suis le garde du corps d'un lycan exilé de la mafia sicilienne de Los Angeles.

Ce monde regorge de surprise toute plus sucrée les unes que les autres à moins qu'elles ne soient amers ou salées. Une question de gout j'imagine. Finalement, l'homme redescends de l'étage avec des vêtements qu'il me tend, un petit chien sur les talons. Le chien vient me renifler de toute part et je couvre mes parties avec les fringues tout en esquissant un petit sourire. Un Hellhound qui s'ignore qui a un chien. Excusez moi mon humour est pitoyable, il ne faut pas m'en vouloir. « c’est bon, machin, c’est un ami »..

Le chien s'éloigne de moi et j'enfile les habits en quelques secondes avant de rejoindre Jordan sur le divan. La discussion s'engage : « J’avoue que je suis un peu paumé… Je sais ce que je fais, mais uniquement parce que mon compagnon me l’a raconté.. J’arrive a contrôler ma force, ma guérison et le feu en restant moi, mais je crois que je ne peux m’acquitter de ma tâche qu’en perdant totalement l’emprise sur mon corps, et je n’aime pas ça du tout.. Vous avez l’air de dire.. On peut se tutoyer ? »
J'hoche la tète pour signifier que je préfèrerais effectivement que l'on passe au tutoiement. Toute cette formalité me rebute. Je veux dire, on s'est mis sur la gueule, vu à poil alors je pense que l'étape du vouvoiement a été dépassé depuis longtemps. Non ? Je l'écoute avec attention et l'invite donc à poursuivre : « tu as l’air de dire que tu restes toi-même en permanence… Mais tu es comme moi ? Ou.. autre chose ? »..

Je réponds : Oui, je suis comme toi Jordan. Je suis un gardien du surnaturel et messager de la mort d'ailleurs mon espèce s'appelle communément entre elle les enfants de la mort. Oui, rien de bien joyeux, je te l'accorde mais nous sommes comme le Hellhound qui t'habite des protecteurs de l'équilibre et des gardiens du monde surnaturel. Je suis un gardien à la fumée, un deatheater. Les Hellhounds sont bien plus puissants que les membres de mon espèce. Seuls, nos chefs et nos anciens peuvent espérer triompher d'un être de ton calibre. Tu es une véritable légende dans le monde très fermé des gardiens. Pour, le reste je ne suis pas né ainsi, je le suis devenu par morsure et renaissance.

Je marque une petite pause pour lui laisser le temps d'assimiler ces diverses informations avant de reprendre : Nous ne connaissons pas bien ton espèce qui est encore plus secrète que la notre. Mais, je sais certaines choses. Il me semble que les cerbères sont les gardiens les plus puissants qui existent mais je ne suis pas sur de ce fait car on m'a parlé d'autres races bien plus anciennes. Ton problème de contrôle est lié à la nature de ton espèce. Quelque chose que je n'ai pas le droit de t'apprendre. Car, cela ne doit et ne peut être découvert que par toi et uniquement par toi. Pour ma part, je n'ai pas ce problème. La symbiose est naturelle chez nous mais en conséquence nous sommes moins puissants que vous. Je m'arrête et réfléchis quelques instants avant de lui dire : La bière tient toujours sheriff? Non, parce que je dois boire quelque chose après un combat. C'est une mauvaise habitude dont je ne me suis pas débarrassé. Si tu as d'autres questions n'hésite pas. J'y répondrais du mieux que je le pourrais.



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MessageSujet: Re: Crossfire PV Jordan    Jeu 14 Avr - 22:54


Crossfire


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Ce soir c’est moi qui finis le plus tard. Le crime ne se repose jamais  et par ricochet le travail de policier non plus. Je suis donc de garde jusqu’à très tard. La soirée est un peu mouvementée. Il y a eu plusieurs rixes, deux cambriolages et une jeune femme agressée. Je m’occupe des cambriolages. L’un d’eux s’est perpétré dans un appartement au dernier étage d’un immeuble de douze étages. Le ou la voleuse est passé… par la fenêtre. Il existe bien des humains doués pour les ascensions de building, mais à Beacon Hills j’ai le réflexe de ne pas écarter la voie surnaturelle. Un garou a toutes les capacités qu’il faut pour ce genre de délit. Si c’est un surnaturel qui a fait le coup, cela va compliquer mon enquête. Le deuxième cambriolage est celui de l’arrière-boutique d’une boulangerie. Le doute va vers une bande de gamins qui, en plus de la caisse enregistreuse presque vide, a soigneusement pillé le stock de friandises. J’ai décidé de m’occuper du cambriolage de l’appartement en premier et me rends sur place.

La femme qui me reçoit est du genre bourgeoise aisée. D’emblée, je ne l’aime pas. Son ton suffisant lorsqu’elle me répond à l’interphone quand je dis que je suis de la police et son comportement qui change du tout au tout en me voyant, passant presque à la chatte en chaleur, me répugne considérablement. Je l’écoute donc déballer son laïus. Elle a trouvé son appartement plus ou moins saccagé. Il ne manque que des bijoux sans grande valeur, un peu d’argent liquide qui était dans le tiroir d’un bureau. Son coffre qui est caché derrière une tenture n’a pas été forcé, ni même trouvé semble-t-il. Par contre sa garde-robe a pris cher. Des robes sont lacérées, et une bonne partie de ses sous-vêtements déchirés. Bien que la femme est agaçante et pédante, elle reste une victime. Je prends sur moi et me fais rassurant. Je refuse poliment le verre d’alcool qu’elle me tend.

- Navré, mais jamais en service Madame. Avez-vous à vous plaindre de vos voisins ?

Je pose la question tout en continuant de constater les dégâts. La personne qui a fait ça n’aime pas cette femme. Il y a plein d’objet de valeur qui sont restés et qui n’ont même pas été touchés. Plus je fouille, plus je me dis que le voleur la connait et réciproquement. La femme me donne un portrait assez corrosif de son voisinage. Peu échappe à sa langue de vipère. Plus elle déballe son fiel sur ceux qui ont le malheur d’habiter la même montée qu’elle, plus je vois dans ce cambriolage une vengeance. Le voleur ne s’est peut-être pas tapé les douze étages. Je passe sur le balcon. La vitre a été fracturée d’un simple coup d’épaule. A cette hauteur, le constructeur n’a pas mis une porte anti infraction. Sur le balcon, je ne vois rien qui trahisse le voleur. Je me penche par-dessus la balustrade puis laisse venir mon don. Mentalement j’effleure la façade jusqu’à trouver des traces de gommes de semelles de baskets. Cela mène à l’étage du dessous. Celui qui a fait ça a pris un risque contrôlé. Je repère l’appartement et prend congé de la victime, lui disant qu’il faut qu’elle vienne au poste le lendemain pour signer sa déclaration de plainte. Je ne dis rien sur mon hypothèse et fait mine d’aller prendre l’ascenseur. Je compte jusqu’à vingt et descend l’escalier d’un étage. Je sonne une fois, puis deux. La porte s’ouvre sur un homme d’une trentaine d’année. Je ne dis rien. Il hausse les épaules dans une interrogation muette. Je lève le menton en direction de l’étage du dessus.

(...)

Finalement c’était bien lui. La bourgeoise l’avait poussé à bout. Le type est d’un genre un peu bohème, un peu poète, un peu réac, mais rien de vraiment mauvais. Elle le calomniait et inondait sa boite aux lettres d’injures et de calomnies. La goutte d’eau qui a fait déborder le vase, est quand sa fille dont il n’a pas la garde et qu’il voit très rarement est venue. Elle a fait croire à toute la montée qu’il abusait d’une mineure. Je pense que je peux alléger les charges qui seront retenues contre lui. Je lui promets de revenir demain interroger le voisinage et voir ce que l’on peut trouver à charge de cette mauvaise personne qui pourri la vie de tout l’immeuble. Par contre, il n’échappera pas à une comparution… Il y a bien effraction et vol. C’est lui la victime réelle de cette affaire, mais malheureusement, la loi c’est la loi.

(...)

Je suis claqué. Je n’ai qu’une envie, me doucher et me coller dans les bras de Jordan. J’ai mangé un morceau vite fait, mais je sais que mon homme m’aura préparé quelque chose. J’ai hâte d’y gouter. En sortant de la voiture je m’étire, puis titube et manque de tomber.

- Jansen… Toi et ton rital… Pfff !

Nous arrivons à canaliser notre lien psychique Jansen et moi.  Mais sous le coup d’une émotion forte, la liaison s’ouvre de manière parfois inopportune, comme là... C’est différent du lien de meute entre loups. Déjà Jansen est un Drus et non un loup, puis moi un humain avec des capacités mentales… et un peu de sang de Drus que Jansen m’a donné pour me sauver la vie. Nous dialoguons comme son peuple le fait. Il n’y a pas de mot pour expliquer ce langage. Jansen est mon frère de sang. Mais parfois j’aimerais qu’il un peu moins dingo de son boss.

Un jappement derrière la porte m’avertit que Machin m’a entendu venir. J’ouvre et je suis assailli par la boule de poil dont la queue s’est transformée en fouet. Le chiot n’a pas de nom et cela me plais bien de l’appeler Machin. Je ne fais donc aucun effort pour aider Jordan à lui trouver un nom.

- Bonsoir à toi aussi Machin.

Deux pas de plus j’entre dans le salon et trouve une scène étrange. Jordan est assis avec des fringues propres sur lui alors que nous sommes le soir et un type balèze avec des fringues également propres, mais qui appartiennent à Jordan est installé sur le canapé. Ah non, en y regardant mieux, le haut est à moi… C’est vrai que je ne fais même plus attention à ce qui est à lui ou à moi. C’est un vrai casse-tête de trier notre linge. Du moment que c’est propre… Je connais trop Jordan pour ne pas reconnaitre la configuration du « j’ai encore cramé mes fringues ». Lui ok, mais l’autre costaud ? Instinctivement, je prends la pose du flic, les mains sur mon ceinturon, jambes un peu écartées. J’ai toujours mon uniforme. Qu’on soit clair, il n’y a qu’une seule personne qui a le droit de voir Jordan à poil : moi. Même cette chatte voyeuse de Mafdet a été virée des douches du vestiaire du poste de police.

Jordan agite les mains un peu affolé, il semble se faire une idée différente de ce que je peux penser du pourquoi un autre type porte ses vêtements.

- Bonsoir… Moi c’est Brian.

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MessageSujet: Re: Crossfire PV Jordan    Dim 17 Avr - 18:46


Crossfire ...

J’ai l’impression que je compense mon manque de passé par un présent un peu trop riche à mon gout…. La meilleure chose qui me soit arrivée, c’est d’avoir eu la chance de trouver Brian. Mais il y a tellement d’obstacles à notre bonheur. J’ai l’impression, parfois, que c’est une lutte acharnée, une course contre la montre…

Le type en face de moi arrive vraiment à m’intriguer, et je me permet de le regarder plus attentivement, maintenant que sa nudité a trouvé un écrin, certes pas des plus élégant, mais qui a le mérite d’être confortable et me permet de me concentrer un peu plus… Il soulève plus que moi ou pas ? J’ai pas vu si il était mieux dessiné ou. N’importe quoi… Me voilà jaloux d’un mec que je ne connais même pas.

Machin a l’air de l’avoir adopté, et c’est avec un sourire amusé que je le regarde tenter de grimper sur le canapé, avant de se rabattre bravement sur la jambe d’Ares, qu’il escalade avec moult efforts, pour finalement arriver, haletant, la tête sur son genoux…

« Il a un nom ? » me dit Arès…
« Euh. Machin… »

Machin relève la tête, le mal est fait, il réagit à ce nom maintenant. Voir la grosse paluche d’Ares engloutir totalement la petite tête de linotte de Machin à de quoi dérider n’importe quel messager de la mort.

« tu es comme moi alors ? Enfin.. en partie ? »
« Oui, je suis comme toi Jordan. Je suis un gardien du surnaturel et messager de la mort d'ailleurs mon espèce s'appelle communément entre elle les enfants de la mort. Oui, rien de bien joyeux, je te l'accorde mais nous sommes comme le Hellhound qui t'habite des protecteurs de l'équilibre et des gardiens du monde surnaturel. Je suis un gardien à la fumée, un deatheater. Les Hellhounds sont bien plus puissants que les membres de mon espèce. Seuls, nos chefs et nos anciens peuvent espérer triompher d'un être de ton calibre. Tu es une véritable légende dans le monde très fermé des gardiens. Pour, le reste je ne suis pas né ainsi, je le suis devenu par morsure et renaissance. »

Je me sens soudainement étrange, lorsqu’Ares me parle. Une partie de ses paroles s’imprime dans mon cerveau, mais, en même temps, je sens ce feu intérieur que j’arrive maintenant à associer à « l’autre », et un violent mal de crâne me masque certaines de ses paroles, avec un son aigu des plus désagréables. Je n’ai pas envie de passer pour un idiot, aussi je me garde de lui faire répéter, mais, si j’ai bien compris ce qu’il est, à savoir un « deatheater », je ne sais toujours pas ce que je suis moi-même. J’ai la désagréable sensation que l’autre se débrouille pour que ce soit comme ça, et, en même temps, alors que je sais pourtant que c’est important, je n’ai même pas envie de lui faire répéter, et de creuser… Bravo le flic !

J’arrive enfin à raccrocher les wagons lorsqu’il me parle de bière, et c’est troublé que je vais les chercher, lui en lançant une, avant de m’avachir dans mon fauteuil préféré, ayant seulement retenu qu’il est un autre type de gardien… Voilà tout de même une information. Je sais ce que je fais quand je deviens cet autre entité, mais je n’étais pas sur du bien fondé de mes actions. Le fait de tomber sur une sorte d’équivalent, qui m’explique que lui comme moi nous protégeons le monde surnaturel me réconforte beaucoup.
« Et tu saurais, du coup, ce que je suis moi ? »

Il me regarde, cherchant à savoir si je me moque de lui, avant de changer d’attitude. Qu’a-t-il compris ?
« Oui, mais je crois que tu n’es pas prêt à l’entendre » …

C’est à mon tour de le regarder étrangement, et je m’apprête à protester quand Machin se casse la gueule dans la précipitation à accueillir le regard qui me rend fou et le visage qui va avec...
Je suis comme à chaque fois attendris de voir ces deux andouilles se retrouver… Mais mon sourire disparait bien vite, au profit d’un visage confus et rouge, alors que je me rends compte que je suis tranquillement en train de boire une bière avec un type habillé avec un mix d’affaires de Brian et de moi… Un peu tendu comme situation…

- Bonsoir… Moi c’est Brian.
-Brian, je te présente Ares.. Ares, Brian…

Je me sens soudain avec deux mains gauches. Je décide du coup d’en mettre une autour des épaules de Brian, de toute façon, il ne faut pas sortir d’un doctorat en psychologie pour comprendre qu’on est ensemble, et que c’est pas une collocation ici.
« Ares est… Disons qu’il fait un peu la même chose que mon autre moi… Quand je me suis réveillé, il était-là, il m’a aidé je crois.. Je l’ai attaqué, visiblement… Encore désolé Ares.. »
Il s’est passé deux trucs sur le visage de Brian. Un air navré à la mention de l’aide apportée par Ares, et un air fier lorsque j’ai dit que je l’ai attaqué. Je crois comprendre pourquoi. Sacrée tête de mule.

« Je vais chercher d’autres bières ».
Je profite d’être dans la cuisine pour lui envoyer un sms
« C’est toi et toi seul que je veux à mes côtés, que ce soit en tant qu’adjoint du shérif, ou en tant que… truc gardien… »

Je reviens en déposant les bières sur le comptoir et en tendant celle de Brian à l’intéressé. Il a l’air d’avoir reçu mon sms car c’est LA lumière dans ses yeux qui me répond. Oh, toi, ce soir, tu ne perds rien pour attendre. On est tellement sur la même longueur d’onde que je capte presque ses pensées et nous rougissons tous les deux comme deux adolescents pris en flagrant déli…

« tu es la depuis longtemps ? Et est-ce que tu sais quelque chose de ces créatures ? Ce n’est pas la première fois que Brian et moi en rencontrons… Ce.. Mercure, je crois que c’est ça, c’est vraiment étrange… On dirait bien que des tarés de scientifiques s’amusent à fabriquer…Quoi au juste ? On arrive à peine à tenir cette ville, c’est à se demander comment les habitants passent à côté de tout ça… Mais là, ça peut vite nous échapper… »




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MessageSujet: Re: Crossfire PV Jordan    Mar 19 Avr - 19:42





Crossfire PV Jordan et Brian



Le sheriff Parrish et hôte du cerbère de Beacon Hills semble confus et perdu à l'écoute de mes propos. Ce qui est ma foi fort compréhensible car mes informations ont beau me paraître aussi évidentes et naturelles que celles d'un présentateur de météo, je me doute bien qu'elles ne le sauraient l'être aux yeux d'un non initié. Or, c'est finalement ce qu'est notre représentant des forces de l'ordre. Un individu non initié à sa propre puissance, aux différentes implications de sa mission et à bien d'autres choses. Pourtant, je lis dans son regard qu'une part de lui même semble percuter et assimiler mes informations comme si cette part de lui même n'attendait que d'être révélée à l'usage des mots pour être en quelque sorte activée. Néanmoins, j'ai une sensation étrange comme si la présence du Hellhound était bien marquée à l'instar de ce qu'elle fut lors de notre petit accrochage dans les bois. Ce qui me parait impossible étant donné que l'hôte a récupéré le contrôle de son corps et que le cerbère auréolé de flammes devrait techniquement être sommeil. Encore, une fois je n'affirme pas être un expert en terme d'autres espèces de gardien. J'ai juste quelques connaissances voilà tout.

C'est la raison pour laquelle je ne me formalise pas de cette sensation et n'interroge pas Jordan à propos de la manière dont se comporte le Hellhound lorsque c'est lui, l'humain qui est aux commandes. Je marque une pause pour lui laisser le temps de digérer tout ce que je viens de lui apprendre, ce qui en soi n'est franchement pas grand chose. Je pourrais peut être faire un passage auprès des miens pour interroger les anciens à propos de mon allié de fortune. Ne serait ce que pour ne pas me reprendre une raclée une autre fois. Non, parce que ce n'est pas parce que cela remet les idées en place et fait relativiser vis à vis de sa propre puissance que c'est agréable. Tout comme le naturisme surnaturel il ne faudrait pas que cela devienne une habitude non plus hein. Le problème lorsque l'on est habitué à être au dessus de la masse en terme de capacités c'est bien qu'on y prend gout. Je termine mon explication par une demande d'alcool comme si la saveur de la bière pouvait me faire réfléchir plus correctement ou oublier ce combat dans lequel je m'étais bien piètrement illustré. Oui, je sais bien que deux gardiens d'espèces différentes ne sont pas censés se combattre mais coopérer ou s'ignorer en cas de manque d'affinité. Seulement, j'aurais tout de même voulu rendre honneur à mon espèce d'une bien plus belle manière.

Enfin, ce n'est pas la peine d'en faire un fromage. J'ai survécu à un face à face avec un Hellhound ce n'est déjà pas mal me direz vous. Je gratouille la tète du petit chien ayant réussi à grimper sur mes genoux au prix d'un effort titanesque. Machin c'est un drôle de nom pour un chien. Mais, cela ne semble pas lui poser de problème. En même temps, c'est un chien remarquez. Lorsque le sheriff me pose une question à laquelle j'ai déjà répondu, mes yeux s'écarquillent de stupéfaction. Je raccroche les wagons les uns aux autres et comprends que le Hellhound n'est pas en sommeil le temps qu'il détecte des anomalies mais qu'il vit comme un parasite dans le corps de son hôte exerçant son contrôle sur tout les aspects de sa vie. Que si le gardien refuse quelque chose, il s'arrange pour que Jordan le refuse aussi. Mon visage redevient neutre et je bénis intérieurement la muerte de m'avoir choisie pour gardien. Je ne pourrais pas être un Hellhound ou plutôt l'hôte d'un Hellhound. Ma discipline et ma docilité de soldat sont contrebalancées par un désir d'indépendance puissant du à mon passé humain. Le tout s'équilibre avec une rare précision et aucun coté de la balance ne penche plus que l'autre pourtant ils ont tout les deux besoin l'un de l'autre pour être à leur plein potentiel. Alors, je ne vois pas comment je pourrais accepter d'être un outil dans les mains d'une entité.

D'ailleurs, Parrish n'a jamais accepté. Je lui réponds par la négative car c'est à lui de trouver le moyen de s'unir pleinement avec le cerbère qu'il est. C'est à lui de suivre le chemin vers la symbiose. Personne ne peut le faire à sa place et certainement pas moi. Je caresse l'oreille du petit chien qui bondit soudainement de mes genoux et se dirige à toute allure vers l'entrée. Mes sens de surnaturels balaient la maison et je repère l'odeur du nouveau venu. Cette odeur est celle qui flotte dans la maison et qui se trouve sur une partie des vêtements que je porte. Je sens aussi autre chose. Une odeur de poudre, une arme à feu. Durant une poignée de secondes, je me dis que le colocataire ou petit ami ou autre du Hellhound est un chasseur et je m'apprête à me transformer si jamais les choses tournaient au vinaigre. Je n'ai pas peur des chasseurs, je ne les aime pas c'est tout. C'est limite si pour moi un bon chasseur n'est pas un chasseur mort et enterré depuis Mala et Jason. Alors, lorsque je remarque l'uniforme de policier, je ne peux réprimer un léger sourire. C'est juste un poulet. Je réprime un petit rire en me disant que c'était la première fois de ma vie que je me retrouvais si près d'agents des forces de l'ordre. Lorsque l'on est doué on a la chance de ne pas connaître la joie des interrogatoires et des nuits en cellule.

D'habitude, je ne m'acoquine pas avec la volaille, je l'évite. Voilà, bien la preuve que cette ville est franchement spéciale. L'agent prend une posture et bien que nous pouvons amplement qualifier "d'agent" avant de planter ses yeux dans les miens. J'hausse un sourcil interrogateur et garde mes yeux plantés dans les siens tandis que ce dernier me donne son nom. Je cherche à comprendre pourquoi j'ai droit à une telle entrée en matière. Je n'ai pas une tète de sicilien que je sache. Petite dédicace à mon patron. Je percute en comprenant qu'il s'agit du petit ami du sheriff et que voir un homme portant ses habits et ceux de son homme a de quoi prêter à confusion. Je ne fais pourtant rien pour le détromper et garde mes yeux résolument plantés dans ceux de l'agent des forces de police. Réflexe du petit con que j'ai été dans ma jeunesse de délinquant. Le duel est engagé et ce n'est certainement pas moi qui vais y mettre un terme. Oui, je sais c'est puéril mais certaines choses ne changent jamais. C'est finalement le sheriff qui décide de mettre fin à la tension crépitant dans l'air en faisant les présentations et j'adresse un signe de tète au compagnon du Hellhound. Je souris en voyant Jordan mettre une main autour des épaules du policier. Mon sourire n'a pas disparu de mon visage lorsque le sheriff évoque les conditions de notre rencontre nocturne. Je grommelle un : Ce n'est rien. Toujours un plaisir de se faire casser la gueule.

Mon sourire disparaît lorsque l'hôte du cerbère se dirige vers la cuisine pour aller chercher d'autres bières. Et mon expression faciale redevient complètement impassible comme à l'accoutumée en fait. Je me mets à observer la décoration et le mobilier comme si de rien n'était et fais un petit compliment au dénommé Brian. Le mafieux que je suis n'est pas à l'aise en présence des deux hommes mais ma nature de gardien et de soldat deatheater font que je n'en montre pas l'ombre d'un soupçon. Puis, de toute manière je n'ai rien à me reprocher hein. A moins que l'on puisse se faire coffrer pour travail chez un sicilien. Jordan revient avec un pack de bière, en tends une à son cher et tendre. J'en ouvre une dans la foulée et porte la bouteille à mes lèvres. Rien ne vaut une bière bien fraiche après un combat. Enfin, si j'ai deux trois autres petites idées mais là n'est pas le sujet. Le sheriff reprend la parole et je l'écoute attentivement :
« tu es la depuis longtemps ? Et est-ce que tu sais quelque chose de ces créatures ? Ce n’est pas la première fois que Brian et moi en rencontrons… Ce.. Mercure, je crois que c’est ça, c’est vraiment étrange… On dirait bien que des tarés de scientifiques s’amusent à fabriquer…Quoi au juste ? On arrive à peine à tenir cette ville, c’est à se demander comment les habitants passent à côté de tout ça… Mais là, ça peut vite nous échapper… »

Je suis arrivé en ville il y a peu. Un peu plus d'une semaine il me semble. J'ai déjà eu affaire à ces scientifiques la nuit de mon arrivée en ville. Je les ai combattu avec un jeune loup garou rencontré par hasard. J'ai tout tenté pour sauver la jeune fille qu'ils avaient pris en chasse. Malheureusement, leur puissance est phénoménale et je n'avais jamais eu à faire face à de tels ennemis de toute ma jeune vie de gardien. Elle a connue une fin atroce.
J'avale une autre gorgée de bière pour chasser la bile dans ma bouche et le gout acre et désagréable de l'échec ayant couté une vie innocente. Puis, je reprends :

Je ne sais pas grand chose pour être honnête. C'est la première fois que je rencontre ce genre d'adversaires. Ces hommes ou scientifiques car c'est bien ce qu'ils sont vu leur accoutrement et leur langage propre à l'expérimentation tentent de créer des êtres surnaturels contre nature, des abominations. Des êtres n'ayant pas une existence naturelle mais artificielle. Le mercure est leur outil principal. Pour, le reste je n'ai aucune idée de leurs motivations. Mais, je doute que ce soit l'amusement. Il y a quelque chose de bien plus sombre là dessous. Et cela me frustre de ne pas savoir de quoi il retourne.
Une autre gorgée de bière doublée d'une petite pause me permet de réfléchir à la suite :
J'ai bien peur que vous ne teniez plus cette ville depuis l'apparition de ces entités messieurs. Quant à moi, je pourrais toujours demander de l'aide à mon clan si jamais les choses venaient à empirer de manière trop importante. Mais, je ne sais pas si cela suffirait. Ces trois êtres ont réussi à m'effrayer or vous vous doutez bien que la peur n'est pas une de mes amies.  




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Brian O'Conner

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MessageSujet: Re: Crossfire PV Jordan    Sam 23 Avr - 15:45


Crossfire


Feat :  Jordan Parrish
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Jordan colle son bras sur mes épaules. J’ai la fugace impression qu’il m’exhibe comme un trophée.

- Ares est… Disons qu’il fait un peu la même chose que mon autre moi… Quand je me suis réveillé, il était-là, il m’a aidé je crois.. Je l’ai attaqué, visiblement… Encore désolé Ares..
- Ce n'est rien. Toujours un plaisir de se faire casser la gueule.


Je regarde le costaud installé sur le canapé. Si je compatis sur l’accompagnement qu’il a dû faire de « l’Autre », je suis satisfait qu’il se soit mangé les poings de Jordan. Un duel de regard s’engage et par fierté mal placée je ne regarde pas Jordan s’éclipser à la cuisine.

- Je vais chercher d’autres bières.

Un SMS me fait clore ce combat de coq. « C’est toi et toi seul que je veux à mes côtés, que ce soit en tant qu’adjoint du shérif, ou en tant que… truc gardien… » Truc gardien… Je vais t’en coller des trucs moi ! Mais je ne peux m’empêcher de sourire. Jordan n’a pas été dupe de mon numéro de macho. En y pensant, c’est la première fois que je marque ainsi ma possessivité. C’est vrai que j’ai envie de me réserver ce rôle, celui qui accompagne l’Autre, qui lui dégage le chemin. Moi le misérable humain avec des capacités mentale revendique ce titre. Quand Jordan revient avec les bières je le regarde avec affection. Il me connait si bien…

- Tu es la depuis longtemps ? Et est-ce que tu sais quelque chose de ces créatures ? Ce n’est pas la première fois que Brian et moi en rencontrons… Ce.. Mercure, je crois que c’est ça, c’est vraiment étrange… On dirait bien que des tarés de scientifiques s’amusent à fabriquer…Quoi au juste ? On arrive à peine à tenir cette ville, c’est à se demander comment les habitants passent à côté de tout ça… Mais là, ça peut vite nous échapper… »
- Je suis arrivé en ville il y a peu. Un peu plus d'une semaine il me semble. J'ai déjà eu affaire à ces scientifiques la nuit de mon arrivée en ville. Je les ai combattus avec un jeune loup garou rencontré par hasard. J'ai tout tenté pour sauver la jeune fille qu'ils avaient prise en chasse. Malheureusement, leur puissance est phénoménale et je n'avais jamais eu à faire face à de tels ennemis de toute ma jeune vie de gardien. Elle a connu une fin atroce.
- Il n’y a jamais eu de survivant parmi ces… choses.


Arès remonte immédiatement dans mon estime. Dans son discourt, je sens le soldat, le type d’honneur et de principe. Finalement, il pourrait bien être un allier de poids. Sa façon de parler, les mots qu’il emploie, prouve qu’il n’est pas la brute épaisse qu’il semble être de prime abord. Je me sens idiot pour mon numéro de tout à l’heure. C’était totalement déplacé. Je tente de me rattraper en participant à la discussion.

- Nous avons eu à faire à ces types en direct. Ils sont balèzes, très balèzes.

Nous étions trois, Jordan, Ruby qui est quand même une louve alpha et moi. Et pourtant nous ne faisions pas le poids… Nous ne les avons pas vaincus, ils sont simplement partis après avoir vu ce qu’ils voulaient voir : l’Autre.

- J'ai bien peur que vous ne teniez plus cette ville depuis l'apparition de ces entités messieurs. Quant à moi, je pourrais toujours demander de l'aide à mon clan si jamais les choses venaient à empirer de manière trop importante. Mais, je ne sais pas si cela suffirait. Ces trois êtres ont réussi à m'effrayer or vous vous doutez bien que la peur n'est pas une de mes amies.  
- Toutes aides seront la bienvenue si elle s’avère nécessaire. Comme le dit Jordan, nous avions déjà bien à faire avant leur arrivée. Je vous laisse, je file prendre une douche. La journée au poste de police a été dense ce soir. Ravi d’avoir fait ta connaissance Arès.


Je lui serre la main et m’éclipse à l’étage. Les propos d’Arès me hantent. « Vous ne teniez plus cette ville depuis l'apparition de ces entités messieurs »… Il va bien falloir pourtant… L’eau chaude qui coule sur ma peau m’apaise. Je suis vanné, vivement le lit et le sommeil.

Spoiler:
 
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Jordan Parrish

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MessageSujet: Re: Crossfire PV Jordan    Ven 29 Avr - 17:59


Crossfire ...

Brian joue au petit ami jaloux et ça flatte d’une façon très agréable mon égo. Comment il fait pour être aussi craquant tout le temps, même lorsqu’il a sa tête de cochon ? Je me demande si ça va pas devenir une habitude entre nous, de s’envoyer des sms comme ça… Il a besoin d’être rassuré, mais uniquement quand ça me concerne, c’est ça qui me rend fou… Il est tellement peu peureux, il assure vraiment dans son métier et comme homme, tout simplement… Mais dès qu’il s’agit de nous deux, il se rabaisse, il doute, il a peur de ne pas me sufir… Espèce d’andouille, va…
Je lui rajoute un petit mot

« Nigaud des plaines à poil ras »

J’ouvre le bal à ce qui sera une guerre d’injure idiotes, juste pour le faire sourire. Moi et « machin » on va réussir à le rendre joyeux, j’en fais le serment.

Je reviens avec les bières promises, et je constate avec soulagement que la tension a diminué. Je ne peux pas lui en vouloir. J’ai mis quand même assez longtemps avant de ne plus considérer Jansen comme un danger potentiel pour ma suprématie nonosienne… Arès me répond assez simplement et j’aime bien la façon qu’il a d’aborder les nouvelles situations. Il a l’air de ne pas se prendre la tête, et je l’envie un peu pour ça… Un mec simple, avec un pouvoir et des devoirs qui vont avec , qui eux n’ont rien de simple.

- Je suis arrivé en ville il y a peu. Un peu plus d'une semaine il me semble. J'ai déjà eu affaire à ces scientifiques la nuit de mon arrivée en ville. Je les ai combattus avec un jeune loup garou rencontré par hasard. J'ai tout tenté pour sauver la jeune fille qu'ils avaient prise en chasse. Malheureusement, leur puissance est phénoménale et je n'avais jamais eu à faire face à de tels ennemis de toute ma jeune vie de gardien. Elle a connu une fin atroce.

Je regarde Brian lorsqu’il commente ce que nous même avons pu expérimenter… Grimaçant aux souvenirs de ces rencontres et à l’état peu recommandable des pauvres jeunes gens qui ont servis à ces expériences, je me tourne vers Arès.

« Je ne sais pas qui sont ces types… Mais ils cherchent quelque chose… Si ce sont bien les mêmes, ils m’ont kidnappé et torturé jusqu’à ce que l’autre moi apparaisse… Et puis ils se sont volatilisés… »

J’enrage en pensant à ce combat que je n’ai pas pu remporter. Sans Brian et Ruby, je serais peut-être à l’heure qu’il est remplis de mercure, ou le prochain contrat pour un rituel de passage pour Arès…

« J'ai bien peur que vous ne teniez plus cette ville depuis l'apparition de ces entités messieurs. Quant à moi, je pourrais toujours demander de l'aide à mon clan si jamais les choses venaient à empirer de manière trop importante. Mais, je ne sais pas si cela suffirait. Ces trois êtres ont réussi à m'effrayer or vous vous doutez bien que la peur n'est pas une de mes amies. »
Je compatis…Il n’y a nulle honte à avoir peur, j’ai eut peur, j’ai encore peur au moment ou je l’écoute.

« J’ai pas pu faire grand-chose contre eux non plus.. En fait, ils ne m’ont pas laissé les approcher. Mais ce qu’ils m’ont fait, les tubes et les produits qu’ils m’ont injectés… Je pense que tu es autant en danger que moi, Arès, car tu as plus ou moins la même charge spirituelle que moi, si je comprends bien… Alors quoiqu’ils me veuillent, il se pourrait qu’ils veuillent la même chose de toi… »
Brian va bien sûr dans mon sens, rappelant notre mésaventure… Je lui dois la vie... Ma main retrouve naturellement le chemin de la sienne…

« J’ai peur de ce que ça implique. Quoiqu’ils mijotent, ils ne font pas ça par pur sadisme… Ils tentent de fabriquer quelque chose, quelque chose d’encore plus dangereux que ce que nous avons pu affronter jusqu’ici… Faire intervenir autant de surnaturels, j’ai peur de mettre la ville à feu et à sang… Il faudrait comprendre ce qu’ils sont, et comment ils arrivent à être à la fois ici et ailleurs… »

Quand finalement Brian semble vouloir écourter la soirée, je comprends le message également. Il a besoin de moi. De toute façon j’ai beau fanfaronner, j’ai besoin de lui aussi. Les révélations d’Ares me font froid dans le dos…

« Ares, faut absolument qu’on se revoit… Tu es le bienvenu ici, et si tu as besoin, tu sais ou me trouver… Je pense que nous allons hélas nous recroiser dans les mêmes circonstances… Je crois que le seul être qui compte quand je suis l’autre, c’est Brian. Si jamais tu vois que je m’apprête à t’agresser, parle-moi de lui... ça devrait m’apaiser… »

Ma main posée sur son épaule, je serre doucement cette dernière pour m’excuser.
« Désolé, encore une fois… J’espère qu’un jour je contrôlerai tout ça… J’aimerai qu’on se donne rendez-vous, et peut être avec d’autres personnes auxquelles je pense, pour démêler tout ça.. Croiser nos renseignements, tenter de trouver ce qu’ils sont… »
Mon téléphone vibre

« Homoncule déshydraté péroxydé »… J’éclate de rire…

« Je crois qu’on m’attend ». Le sourire d’Ares est chaleureux, tout comme mon désir qui se tend déjà vers Brian…

« j’arrive, vieux radeaux mal colmaté ! » pianote-je sur mon téléphone.
Me faufilant sous les draps, mon corps chaud lové contre celui de Brian, je prends ma position favorite, appelée « le piège à nonos », une jambe pliée sur lui, mes deux bras l’enserrant, pour qu’il s’échappe pas.

« vieux radeau hein ? »
« Mal colmaté ! » précise-je, avant de me faire happer mon sourire par mon amant.
(HRP : fini pour moi aussi, merci bcp et à très bientôt, camarade de combat )


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Arès Kye Coleman

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MessageSujet: Re: Crossfire PV Jordan    Mar 3 Mai - 18:19




Retrouvailles avec un sentiment oublié


J’écarquille les yeux en apprenant que le sheriff Parrish s’est fait kidnappé et torturé par les trois masqués. Tu es un Helhound mon vieux tu aurais dû leur arracher leur misérable existence, les bruler vif et rire en savourant le spectacle. Finalement, je retrouve une expression normale et neutre. Un voile d’inquiétude passe sur mon regard lorsque je comprends que les destructeurs ont la puissance suffisante pour faire plus que tenir tête à un cerbère en colère. La peur étreint ma poitrine tandis qu’un frisson glisse le long de mon échine. Qu’on se le dise, je sais parfaitement ce que je vaux et c’est pour cela qu’il m’arrive de fanfaronner. Mais, ça c’est mauvais. Très mauvais. Si seulement, le clan se trouvait dans la ville avec moi. Si seulement mes frères et sœurs de bataille étaient à mes côtés. Si seulement ma créatrice et sa famille, la tête d’Azgeda étaient ici. Je pourrais aisément conserver toute mon arrogante assurance. Car aussi puissants que puissent être ces trois sadiques, ils ne sont rien face à la fureur d’un clan entier de mes semblables surtout lorsque les leaders guident leurs troupes en première ligne. Durant, l’espace d’un instant j’imagine la vague des quarante gardiens et gardiennes de la main noire venir s’écraser sur les trois amateurs de déguisements et de mercure. Je ne leur donnerais pas quelques minutes pour être rayés de la surface de la terre et envoyés dans les limbes. Mais, combien de mes frères, combien de mes sœurs tomberaient dans un tel assaut. Bien trop, je le crains. Notre espèce a frôlée l’extinction il y a bien longtemps et depuis rien n’est plus comme avant. La moindre vie, la moindre essence de gardien est infiniment précieuse.

Pour balayer la peur qui enserre mon cœur tel un serpent enroulé autour d’une jambe engourdie par ce contact répulsif, je récite mentalement l’un des cantiques louant la mère de mon espèce. La déesse de la mort, la faucheuse suprême. La première à traverser une clairière tachetée de soleil. La première à danser au milieu des lames. La première à pousser le cri de guerre et la première à gagner toute la gloire. Mais, la dernière à quitter le champ de bataille, la dernière à verser des larmes et la dernière à tisser la trame. Je dis à Jordan que je compatis et que même si nous ne nous connaissons que depuis quelques heures à tout casser, je suis bien content qu’il est survécu pour que nous puissions nous adonner aux joies du naturisme dans les bois. Quoi ? Il parait que l’humour ça détend. Mais, l’humour a ses limites et celles-ci volent en éclat lorsque le sheriff me rappelle qu’étant plus ou moins son collègue, je risque de gouter à la joie d’un kidnapping dément. J’esquisse pourtant un grand sourire et lui dis de ne pas s’inquiéter pour moi. Mais, que je le remercie de cette information qui me permettra de changer quelques variables dans ma traque. J’hoche la tête aux derniers propos de l’hôte du cerbère. Je n’ai rien à ajouter. Pour la première fois de ma courte existence de gardien, j’ai peur et je suis dépassé.

Et pour couronner le tout, le seul remède à l’abattement qui menace de m’engloutir se trouve à plusieurs centaines de kilomètres de ma localisation. Vie de merde tout simplement. Je garde pourtant une façade de neutralité qui semble graver dans le marbre. La force de l’habitude, j’imagine. Les remarques de l’agent des forces de l’ordre sont pleines de vérité nue et brute. Implacable et tragique aveux que celui de notre impuissance. D’autant plus en ce qui me concerne car je suis un protecteur. Faucher les âmes représente une bonne partie de ma tâche surnaturelle mais assurer le maintien de l’équilibre ne passe pas que par l’annihilation de menaces surnaturelles. Non, sauver des âmes innocentes fait partie intégrale de la mission. Bon, pour être honnête cela n’arrive pas très souvent. Il semblerait pourtant que cela soit le cas dans cette petite bourgade car le plan macabre de mes ennemis nécessite visiblement de la matière première humaine et vivante de préférence. Pas qu’elle ait tendance à le rester longtemps entre leurs mains. Un minuscule sourire vient briser la monotonie de mes traits tandis que l’agent O’Connor remonte très rapidement dans mon estime. Enfin, jusqu’à un certain point. Il ne faut pas pousser non plus hein. Il reste un flic et aux dernières nouvelles l’alliage du criminel et du poulet ne donne jamais quelque chose de très fructueux. J’hoche la tête pour signifier mon assentiment et lui assure que mes frères et sœurs de clans nous prêteront assistance dans cette guerre pour la sécurité de Beacon Hills. A condition que les ordres de leurs supérieurs, mes supérieurs aillent dans le sens d’une intervention de terrain directe et frontale. La discussion est tout sauf joyeuse. Nous parlons de morts sacrifiés sur l’autel de l’avidité de briseurs d’équilibre aux pouvoirs bien trop élevés pour un cerbère, la Rolls Royce des gardiens, un deatheater de grade immaculé, soit un petit bleu à côté de la mythique figure du gardien des enfers et un véritable bleu. Ben quoi la police n’est-elle pas affublée de cette couleur paisible synonyme de ciel et d’océan. La police paisible qu’est ce qu’il ne faut pas entendre ? Si c’était le cas, cela se saurait. Enfin, ce n’est pas le moment de se concentrer sur l’antagonisme professionnel m’opposant à mes deux nouveaux alliés dans la défense surnaturelle de la ville. Je rends la formule de politesse à Brian et lui serre la main avant de le regarder monter à l’étage de sa maison.

Non, parce que ce n’est pas que je commence à me sentir en trop dans le tableau du couple de membres des forces de l’ordre et le petit machin grattant le sol à côté de moi mais quand même un peu. Il est plus que temps que je rentre au bercail. Le Print ouvre à neuf heures mais vu que je suis littéralement vidé de mes forces, je risque de me pointer en retard. Génial. Je réponds à Jordan : Ne t’en fais pas, je ne t’en veux pas. Tu n’étais pas toi-même. Merci du conseil. Oh, je suis persuadé que nous nous reverrons allié. Cette mission me pousse déjà dans mes retranchements alors même qu’elle a à peine débutée.
Sa main se pose sur mon épaule tandis qu’il reprend. Je réponds : C’est une excellente idée Jordan. N’y pense plus, ce n’est rien. Bonne soirée sheriff et merci pour la bière et les fringues.
Mes pas s’éloignent de la maison tandis que je marche d’un rythme rapide. Je suis à bout de force et mes pensées cogitent furieusement sous mon crane. Je me mets finalement à courir malgré la fatigue bien réelle et atteins rapidement le loft. Une fois de retour chez moi, je me fais couler un bain bouillant pour détendre mes muscles et apaiser la tension dans mes épaules. Je m’y glisse rapidement et active la connexion avec ma créatrice.

Azalea ?
Oui, tigrou. Qu’est ce qu’il t’arrive ?
Trois mots cerbère, combat et je suis dans la merde.
Tu as rencontré un chien de l’enfer. C’est lui l’autre gardien ? Qu’est ce que tu veux dire ?
Oui, il était d’une humeur de chien et a failli me massacrer mais ne t’en fais pas j’ai sauvé l’honneur d’Azgeda. Ou pas d’ailleurs. Finalement, les choses se sont arrangées et nous allons coordonner nos efforts pour faire face à la menace. Mais, je suis dans la merde.
Je vais informer Asmodée et Idris. Tu t’en sors toujours tu le sais.
Cette fois, je ne suis pas sûr de pouvoir me pointer un sourire aux lèvres en sifflotant.
C’est à ce point-là. Tu sais que j’aimerais être avec toi mais mes obligations d’héritière me lient au clan.
Je sais Aza et c’est là qu’est ta place mais pour la première fois depuis la nuit de notre première rencontre. Celle où tu m’as mordu et brisé la nuque, j’ai peur Aza.
N’ai pas peur Ar. Tu sais que j’accompagne tes pas en tant que créatrice et pas seulement parce que tu entends ma voix dans ta tête quand j’ai envie de te faire chier. Le lien de créatrice à progéniture est très puissant. Mais si tu veux, je grimpe sur la moto et peux être là dans quelques heures. Pour un autre type de combat.
Merci. Mais, ne t’en fais pas pour moi. Ça va aller. Je vais gérer comme d’habitude.
Foutue fierté masculine mal placée. Avoue !
Yep, j’avoue. Bonne nuit la lionne. Salue tout le monde pour moi et mets une claque sur le crâne de Julian de ma part.
Bonne nuit tigrou. T’inquiètes pas pour la calotte c’est comme si c’était fait.
Je me laisse glisser dans le bain et tombe dans le sommeil un sourire sur les lèvres. Moi qui me plaignais de ce lien télépathique à l’origine. C’est toujours dans les moments les plus étonnants que l’on se met à apprécier la véritable valeur des choses.


HRP : This is the end. Merci pour le rp, les gars il était top. Au plaisir de vous revoir dans un autre sujet.



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