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 Le Drus, le Loup et le Gui. (voyage a LA, prologue)

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Jansen Avery

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MessageSujet: Le Drus, le Loup et le Gui. (voyage a LA, prologue)   Mer 30 Mar - 15:18





Le Drus, le Loup et le Gui



Depuis le lien que je le jeune danseur avait retrouvé, avec Brian. Depuis son cadeau et différentes successions d’éléments, certains merveilleux, certains inquiétants, Jansen avait fini, enfin, par retrouver la mémoire. Ou plutôt il savait que désormais, peu importe si il était lui-même ou l’autre, il ne perdrait plus des pans entiers de son histoire… ça ne changeait rien à la frustration de ne pas être maître de son corps, de son destin, mais au moins il ne passerait plus des heures, angoissé, à se demander ce que son double avait bien pu faire dans sa dernière incarnation.. Elle était en partie cleptomane, d’après ce qu’il pouvait en juger…

Il comprenait à présent pourquoi. Ne pas avoir de vie, ne rien avoir qui puisse lui appartenir, même pas son propre corps. Elle compensait en s’appropriant des choses qui n’étaient pas à elle… A en juger par les messages d’Alessandro sur son portable, sa dernière trouvaille n’était autre que le bel italien. Jansen était prêt à comprendre, à pardonner, et même à pleurer pour son double, surtout qu’il avait toujours penser que lui et elle n’était qu’une seule et même personne. Mais il n’en était plus si sur aujourd’hui… Et Alessandro… Disons.. Il ne fallait pas toucher à SON italien… Une jalousie dont il se serait bien passé l’étreignait à présent, quand il imaginait son double profiter de la chaleur du corps d’Alessandro. Jaloux de lui-même, dans le genre narcissique, il faisait fort..
Souriant à ses pensées très possessives, ce qui ne lui ressemblait guère, il se dit qu’il était peut-être temps de se rendre à l’évidence. Il s’était entiché de son patron, et son patron était dangereux. Mais tellement irrésistible…

Le danger ne lui faisait pas peur… Mais quel avenir pour tous les deux ?... Et puis il y avait l’école. Alessandro lui avait dit, et il s’en souvenait, qu’il pouvait aller à son école sans condition. Son rêve était enfin accessible. Il se sentait libre, entier, quand il dansait. Il transcendait son corps et ses meurtrissures. Oui, il guérissait, mais les violences dont il avait été victime, les abus dont il était désormais le dépositaire malgré lui ne guériraient jamais vraiment. Alessandro avait une certaine violence lorsqu’il lui faisait l’amour, mais aussi une grande tendresse, une possessivité sans doute plus grande encore, mais le plus important pour Jansen, dans le regard, les mots, les gestes d’Alessandro, dans cette violence et cette dépendance même, il y avait l’importance qu’il lui donnait…

C’est donc avec une grande appréhension, mais aussi le cœur léger que le jeune danseur refaisait des pas qui parfois lui avaient fait du mal. Des pas qui le menait vers le Pink Print et vers un loup à la voix suave bien qu’éraillée par la fumée des cigarettes.

Les retrouvailles avec ses collègues furent joyeuses, même si ils ne comprenaient pas pourquoi Jansen revenait et disparaissait régulièrement. Il ne pouvait pas leur dire, il n’était pas sur lui-même d’avoir un jour un vrai contrôle sur tout ça. Mais pour la première fois, il avait au moins la conscience de ce qu’il était et de ce qu’il faisait…
Le Pink Print était décoré aux couleurs de l’Irlande, pour la st patrick. L’événement avait lieu le soir même, et pour une fois Jansen voulait y participer en tant qu’invité plutôt qu’en tant que spectacle vivant. Il voulait profiter de la soirée et de ses retrouvailles… Comment allait réagir Alessandro ?

La peur au ventre, le cœur battant la chamade, Jansen retrouva facilement la piste de son patron, et c’est dehors, en train de cloper, qu’il put se jeter à l’eau...
« Bonsoir…Alessandro… »
Aucun des deux ne savait quoi dire, visiblement...
« Ça été mouvementé, depuis quelques temps… Je pense à toi, très souvent… Tout le temps.. Vache, je pense même à toi quand je suis l’autre… »
Son sourire, reflet de celui de Jansen…
« oui.. pour la première fois, je peux me souvenir.. Enfin… Je sais pas ce que j’ai vécu avec toi quand j’étais l’autre.. Putain, j’arrive même à être jaloux de ce qu’on a pu faire ensemble… Mais je peux te jurer que maintenant, si jamais je me perds à nouveau, je saurai me souvenir de toi. Quand je suis elle. Et quand je suis moi… »

Sa langue qui passe sur ses lèvres indique au jeune sylvestre son envie, comme on a envie d’un alcool fort, d’un fruit défendu ou d’une outre d’eau en ayant traversé le désert…
Jansen était habillé de façon sexy, chemise en jean ouverte, car il savait qu’Alessandro aimait encore plus avoir à imaginer ce qui était caché plutôt que d’avoir tout offert à son regard, qui voulait garder la prérogative de le déshabiller…
« On boit quelque chose ? Pour une fois que je ne suis pas en service…. J’ai dû louper plein de choses ici… Je veux me mettre au parfum..»

A l’intérieur, la déco était charmante… Un oubli, une maladresse ou un coup du destin allait changer drastiquement la vie du jeune danseur… Du gui était encore pendu en hauteur, presque invisible…

Des habitués l’ayant reconnu firent un sourire a Jansen, certains voulant même lui payer un verre, ce que refusa poliment le danseur.
« une autre fois.. »… Personne n’était dupe, mais comment en vouloir à ces yeux verts en amande, et ce sourire désarmant ?

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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: Le Drus, le Loup et le Gui. (voyage a LA, prologue)   Jeu 31 Mar - 21:16



Le Drus, le Loup
et le Gui.


Feat : Jansen Avery


Elle était apparue et m’avait attiré de manière irrepressible. Je l’avais apprivoisée comme on le fait d’un rossignol. Tel un loup, je l’avais dévorée, elle s’était métamorphosée en celui qui me manquait : Jansen. Cette histoire est digne d’un conte de Grimm. Mais je n’avais pas eu le temps de gouter à la saveur de son retour qu’Elle était réapparue s’enfuyant dans la nuit comme un oiseau effarouché. La certitude de l’attrait que Jansen avait pour moi, m’avait permis de calmer ma frustration. Puis Il était revenu.

J’étais, comme à chaque fois que je ne suis pas dans le bar, dehors à tirer sur ma tige de nicotine. Craig avait fermé sa boutique avec amertume. « Quelqu’un » lui avait défoncé la porte arrière de sa boutique. Le serrurier appelé en urgence lui avait pris une blinde pour consolider la serrure… Serrure qui ne manquerait pas de céder, la prochaine fois qu’Arès irait lui donner un coup d’épaule… J’avais écouté les jérémiades de mon voisin de commerce et lui avait même offert une bière à l’occasion de la Saint Patrick.

Le bar s’était paré de vert pour fêter dignement l’évènement. J’avais également approvisionné en authentiques bières irlandaises. Le personnel était vêtu de vert également avec des perruques rousses. Jerry était même effrayant avec sa fausse barbe. J’apprécie mon barman. Il piquait dans la caisse quand j’ai repris la gérance du Pink. Son lardon avait plongé dans la drogue et son père devait de fortes sommes à ses dealers en échange de la vie de son fils.

Je ne peux tolérer qu’un de mes employés pique dans la caisse. Cependant, mon personnel est ma Famille, au sens italien du terme. Je m’étais donc arrangé pour envoyer son gamin en cure de désintoxication, appelé une connaissance du milieu de la drogue auquel je mets un point d’honneur à ne pas toucher, ajouté une visite au chef de la bande, cassé quelques os, initié la rupture de leur filière d’approvisionnement en dope. La résultante avait leur départ de la ville. Jerry m’était infiniment reconnaissant. Ce qu’il ne comprenait pas, c’est que maintenant je pouvais lui demander n’importe quoi, il ne me le refuserait pas. C’est le principe même de la mafia. Elle vous sauve la vie, vous sort du caniveau, soigne votre mère souffrante, offre des études à votre gamin… Mais quand arrive la demande d’un service généralement pas légal, refuser équivaut à la mort, et pas forcément la vôtre, mais plutôt celle de vos proches. Mes grands-parents, puis ensuite mes parents ont subi ce système. J’ai été élevé avec cette logique. Je l’ai si bien comprise que je suis passé du côté de ceux qui offrent initialement leur aide et non pas de ceux que l’on aide en attendant de devoir rendre des comptes. Faire partie des loups et non du troupeau de moutons.

- Bonsoir… Alessandro…

Cette voix et surtout le parfum qui l’accompagne…

- Jansinio…

Comble pour un italien : se retrouver à cours de mots. Ce drus me rend dingue. J’aime et n’aime pas cette non maitrise que j’ai de l’accélération cardiaque qu’il me provoque. Je suis devenu adique de sa personne comme de mes précieuses tiges de nicotine. Cependant, autant je suis certain de toujours trouver des cigarettes au bureau de tabac, autant je n’ai que des incertitudes quant à la présence durable de Jansen à mes côtés.

- Ça été mouvementé, depuis quelques temps… Je pense à toi, très souvent… Tout le temps.. Vache, je pense même à toi quand je suis l’autre…
- Ton autre est également envoûtante…
- Oui.. pour la première fois, je peux me souvenir.. Enfin… Je sais pas ce que j’ai vécu avec toi quand j’étais l’autre.. Putain, j’arrive même à être jaloux de ce qu’on a pu faire ensemble…
- Il semble que sans m’en rendre compte je t’ai reconnu, Jansinio. Et pardon, mais tu es très attractif, même sous ta forme féminine…
- Mais je peux te jurer que maintenant, si jamais je me perds à nouveau, je saurai me souvenir de toi. Quand je suis elle. Et quand je suis moi…
- Tu as intérêt, il mio cuore. Je t’interdis de m’oublier !


Je ne peux m’empêcher de le regarder avec désir. Sa légère barbe, ses lèvres sensuelles, ses yeux en amande et cette chemise ouverte sur un torse musclé sont une invitation à la luxure. Il me donne envie de le coucher sur le capot de la voiture garée derrière lui et de le prendre.

- On boit quelque chose ? Pour une fois que je ne suis pas en service…. J’ai dû louper plein de choses ici… Je veux me mettre au parfum..
- Venga con me.


J’entraîne Jansen avec moi en lui tenant la main. Il y a longtemps que le reste du personnel a compris pour notre liaison. De plus, je n’ai pas à me cacher sous mon toit, même si celui-ci est le bar. L’ambiance festive est bonne enfant. Cela s’amuse, les gens trinquent avec leurs voisins de table. La Saint Patrick est propice à un sacré mélimélo. Il y a du monde ce soir. Tout le monde sourit. Sophie aide Jerry au bar, Anna s’est mise au service épaulant  Jessy. Ce matin Dan a assuré seul le service pour permettre à Sophie de se décaler sur la soirée. Dans un coin, je vois Arès. Il a le visage impassible. Tel un sphinx, il garde un œil vigilent sur la foule mouvante. Pendant que Jansen salue ses collègues et annonce son retour, je prends une commande et aide au service. Du coin de l’œil, je vois des clients interpeler mon danseur. Jansen est vraiment apprécié. Ses numéros ne sont pas qu’un simple effeuillage ou une vulgaire danse lascive. Non, il y met toute sa personnalité et sa sensibilité. Et c’est bien ça qui fait son succès… ainsi que sa plastique plutôt affriolante. J’ai envie de grogner quand j’entends qu’on l’invite à boire un verre. Mais il me plait d’entendre son refus

Je lui ai interdit de travailler. J’aimerais prendre du bon temps avec lui, mais là c’est le coup de feu. Il faut envoyer les pintes au fur et à mesure des commandes. Malgré mon interdiction, Jansen s’occupe à ramener les verres vides. Finalement nous arrivons à passer la pointe de consommation sans faire trop attendre nos clients. Les habitués viennent eux-mêmes au bar chercher leurs consommations. Jerry faire rire un couple. Sa fausse barbe lui tenant chaud, il l’a remontée sur son front, lui donnant ainsi une allure assez épique.

Enfin cela se calme. J’attrape Jansen par la taille et viens coller mon nez dans son cou, savourant son odeur corporel si particulière. Je lui dépose un baiser rapide sur le front, puis l’entraine dans un coin du bar en commandant deux pintes à Sophie. Nous nous asseyons l’un en face de l’autre. Je n’ai pas lâché sa main et mon regard est focalisé sur lui. Je veux un moment avec lui, un moment à deux.

- Tu m’as manqué aussi Jansinio. Tu… es important à mes yeux.

Je ne suis pas fan de déclaration en dehors de mon numéro de rital qui n’est finalement que de la poudre aux yeux pour parvenir à mes fins. Je me suis déjà épris d’une personne… Mais l’amour est source de chagrin, car il rend vulnérable. Quand on ne tient à personne, peu de choses peuvent vous atteindre. Mais lui, avec ce sourire et son regard collé à ma personne… Il arrive à remplir un manque dont je n’avais même pas conscience. Il habille mon espace de sa présence. Il est d’une faiblesse qui cache une grande force. Même dans nos ébats, si je reste l’actif, il n’en est pas pour autant le soumis ou le passif. Nous sommes l’antithèse l’un de l’autre. Jansen est foncièrement gentil, là où je ne suis que calcul et intérêt personnel. Il n’est pas un énième gars à mon service que je colle dans mon lit, même si s’était un peu mon intention au début. Mais dès ce début il a su… m’apprivoiser. Même mon loup ne se révolte pas à cette pensée. A la différence des autres, jamais je ne demanderai à Jansen un quelconque retour de ce que je lui offre. Pour la seconde fois de ma vie, je m’offre gratuitement. J’espère qu’il n’y aura pas de chute fracassante comme la première fois.

C’est Anna qui nous amène nos verres. Elle fait un grand clin d’œil à Jansen qui rougit un peu. Elle n’est pas rancunière que je n’ai pas poussé plus loin mon flirt avec elle. Anna apprécie beaucoup Jansen et devine l’âme sensible qu’il a.

- Mio amore !

Je lève mon verre, Jansen fait de même. Mon téléphone vibre dans ma poche. Je ne prends même pas la peine de rejeter l’appel, j’ai autre chose à faire. Comme celle de résister de me jeter sur celui qui est juste en face de moi. Anna a mis une musique irlandaise qui bouge un peu. Quelque clients se prêtent à une sorte de quadrille. Je devine une coalition de mon personnel, quand Jessy me tire par la manche sans ménagement et qu’Anna fait de même avec Jansen. Je grogne car cette danse fait changer de partenaire à chaque séquence. Je me prête au jeu, sous le regard d’Ares qui a du mal à garder son sérieux. Mon homme de confiance me connait sous une autre facette. Une facette où je peux parler de la mort d’un homme sans sourciller. Pour l’instant je calcule le moment où je me retrouve avec Jansen comme cavalier. Pour l’instant, je tiens la taille d’un type visiblement ravi de tomber avec moi. La réciproque est loin d’être vraie.



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Jansen Avery

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MessageSujet: Re: Le Drus, le Loup et le Gui. (voyage a LA, prologue)   Lun 4 Avr - 17:25





Le Drus, le Loup et le Gui



Jansen était si proche de vivre l’instant parfait… Il avait imaginé, et il avait beaucoup d’imagination, le moment où il retrouverait Allessandro. Non seulement il le retrouvait, mais son bel italien avait l’air vraiment heureux de le voir, et son attitude ne trompait pas.

Il l’avait observé un moment, en train de fumer sa clope, son visage hellénistique sculpté par les lumières de la nuit. Oui, son amant appartenait à la nuit. Il aurait dû fuir, en avoir peur, puisque lui-même avait besoin de la lumière du jour et du soleil pour survivre. Mais il s’était toujours représenté l’amour comme quelque chose de brillant, qui pouvait faire mal aux yeux ou aveugler. Ne brillait-on pas de façon plus intense, plus sublime, dans le noir ? C’est volontiers qu’il regardait l’éclipse de soleil droit dans les yeux, dusse-t-il en être aveuglé. Car Alessandro serait aussi le remède, la guérison, et la réponse.

Sa main dans celle d’Alessandro faisait battre son cœur plus que de raison, surtout quand l’italien avait continuer de la serrer, devant tout le monde. Le jeune danseur ne pouvait pas s’empêcher de rougir, et d’apprécier ce geste, loin d’être purement symbolique. Sentir qu’il pouvait compter pour quelqu’un… Il ne pouvait pas expliquer cette attirance à Brian, qui se méfiait beaucoup d’Alessandro. Encore moins à Jordan… Mais via le lien qui le reliait à son frère de sang, il avait au moins pu transmettre ce désir sans limite, absolu, cette envie irrépressible d’être près de lui, contre lui, serré dans ses bras…. Ça, plus que tout autre chose, avait mis fin, au moins temporairement, aux conseils de prudence du couple de flic sexy qui formaient avec lui la troll patroll.

Alessandro lui avait dit l’avoir reconnu lorsqu’il était Janice. Plutôt que d’attiser sa jalousie, cela l’avait réconforté, et maintenant ses yeux verts brillaient de joie et d’envie. Non... A présent, il ne l’oublierait pas… Le jeune danseur se sent si bien, la peau d’Alessandro contre sa main, son odeur si masculine près de lui, et sa voix, qui sait être douce, chaleureuse, et pourtant plus forte que les sons survoltés du bar.

Tout autour de lui, les gens semblent avoir oubliés leurs problèmes, la St Patrick bat son plein, et l’ambiance est festive, sans agressivité. Même si Jansen remarque des regards déshabillants, il en a l’habitude, mais le regard de son patron est plus profond, plus vrai… Pas un simple désir.
Bien sûr, il y a toujours cette violence contenue, ce danger qui rôde autour d’Alessandro… C’est une véritable torture que lui fait vivre son cœur. Ce dernier lui dit de rester auprès de lui, pendant que son instinct de Drus lui hurle de s’enfuir, loin du danger…

Ses collègues sont heureux de son retour, et, bien qu’Alessandro lui ai demandé de ne pas travailler ce soir, il aide un peu pour désengorger le pic d’activités.

Soudain, la main de son amant se glisse sous sa chemise, sur sa taille, et le fais frissonner, d’autant plus lorsque l’italien vient le humer dans le cou, puis l’embrasse sur le front. Il est de la terre glaise entre ses mains, il peut devenir tout ce que souhaite Alessandro… Cela l’effraie et l’exalte à la fois. Jamais il n’avait ressenti ça…

- Tu m’as manqué aussi Jansinio. Tu… es important à mes yeux.

Jansen lui sourit, et sans lâcher sa main, se penche vers lui par-dessus la table pour l’embrasser.
« Tu es important aussi. Plus que tout le reste… Plus que tout… »

Le jeune sylvestre sait à quel point cette déclaration a couté à Alessandro. Jamais baisser sa garde, toujours se méfier. Il a compris ça de lui, depuis longtemps…
La nuit et le jour lèvent leur verres, emportant les doutes avec le son cristalin qui tinte, dans l’air et dans le cœur du jeune drus..

Finalement, les deux jeunes hommes se séparent bien malgré eux, entrainés par une danse rythmée et endiablée, sous le regard goguenard des collègues de Jansen et du nouveau videur, impressionnant et majestueux… Jansen se retrouve avec une succession de partenaires, hommes et femmes, et leur fait son plus charmant sourire, tout en refroidissant gentiment les ardeurs des plus entreprenants. Du coin de l’œil il guette, car il a hâte de retomber dans les bras d’Alessandro. Lorsque cela arrivera, personne ne pourra le décrocher de lui…

Les froncements de sourcils d’Alessandro lorsque Jansen se retrouve avec un type sont vites balayés par le sourire que ce dernier lui dédie, rien qu’a lui… Finalement, les hasards les amènent dans un coin un peu reculé du bar, difficile d’accès a cause des travaux jusqu’à récemment… Enfin dans les bras de son soleil de nuit, Jansen hume le parfum d’Alessandro, et savoure la texture de son cou, et de sa main qui s’est posée naturellement sur sa taille… Son cœur bat la chamade. Alessandro le chatouille, il ne saurait dire si c’est volontaire ou non, mais cela lui procure des frissons, lui faisant relever la tête. Les yeux à demi fermés, un sourire de contentement au visage, il écoute les mots d’italien, les mots de romance… Puis un coup au cœur lui fait ouvrir grand les yeux… La, juste au-dessus du couple, il reconnait une décoration de noël rescapée, ayant échappée à la vigilance, à cause des travaux…. Du GUI !

Oh, il sait parfaitement le danger, car l’attitude d’Alessandro est sans équivoque. Si l’italien l’embrasse ici et maintenant, Jansen n’aura plus jamais son libre arbitre, il sera corps et âme dévoué à Alessandro, il ne se posera plus de questions, ressentira son absence cruellement, sera le plus heureux des hommes près de lui, ne doutera plus, n’aura plus peur… Bon sang... Plus de doute, plus de peur, et plus de Janice….Il est encore temps, même si le visage d’Alessandro se tourne déjà vers lui, avide de ses lèvres… Alors, avec la frayeur que lui transmet la gravité de son choix, il detourne le regard, pleinement conscient d’être sous le gui, pour le planter dans celui, lumineux de désir, d’Alessandro… Un sacrifice pour ne plus douter, ne plus souffrir. Un sacrifice pour aimer sans devenir elle. Il s’en veut un peu, car il ne veut pas de mal à Janice, mais il en a assez de ne pas pouvoir vivre sa vie… Alors entre une vie partagée à deux, et une vie sans être tout à fait libre penseur, il préfère plonger dans la nuit, et briller parmis les étoiles qu’il voit dans les yeux d’Alessandro…
Le baiser est passionné, et brulant. Jansen est à lui, totalement…

« je t’aime… je ferai tout pour toi.. tout »..

Il a déjà en tête des jeux, en récupérant certains costumes de scène… Il veut lui prouver qu’Alessandro peut faire de lui ce qu’il veut… Le tenir en laisse, lui faire jouer des rôles, lui demander de tuer… Tout…

A l'autre bout du lien, Brian sent-il le changement brutal, absolu, sans concession ?


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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: Le Drus, le Loup et le Gui. (voyage a LA, prologue)   Jeu 7 Avr - 22:10



Sweet Surrender…


Feat : Jansen Avery



Je surprends le regard amusé d’Arès alors que je me prête à la dance celtique qu’Anna à organisée pour nos clients. J’ai bien envie de redonner rendez-vous dans la forêt au Deatheater. Non que je pense avoir enfin le dessus, mais juste pour le plaisir de lui écraser mon poing dans son large sourire. Il n’y a pas d’animosité dans cette envie. Juste le simple plaisir d’en découdre avec mon second. Je sais aussi qu’il n’est pas contre ce genre de défoulement. Certains vont courir, nous, nous nous boxons. A chacun son sport de prédilection. Puis je dois m’entraîner. J’ai bien l’intention de mettre la pige à ce Donovan qui m’avait géré un peu trop facilement dans le hangar de Donough.

Jansen rayonne comme une plante qui vient de se faire doucher par une douce pluie d’été. Je lui ai un peu lâché ce que je ressens pour lui… à demi-mots. Autant je suis loquace habituellement, autant pour tout ce qui touche à mes sentiments je reste prude et avare de mots. Je sais complimenter, dire à la personne en face qu’elle est belle et envoutante. Mais cela fait partie de ma parade de mâle. C’est de l’esbroufe à l’italienne. J’ai entrouvert la porte d’un monde secret. Jansen a bien compris et redis que j’étais sa priorité.

Je sais quand quelqu’un tombe amoureux de moi. Et Jansen en a tous les indicateurs. Habituellement, Je me sens honoré mais sans plus. C’est souvent un handicap pour les relations futures. Mais là, mon cœur chauffe à cette sensation de se savoir important pour un autre. Il n’y a pas beaucoup de monde qui peut se targuer de ça, mais son avis, et ce qu’il pense de moi sont important à mes yeux. Je veux continuer à lui plaire, continuer à l’ensorceler avec mon regard et mes caresses. Quand, dans un changement d partenaire, Jansen tombe sur un type pas trop mal, je fronce les sourcils. J’ai envie de le mettre en cage avec de beaux barreaux dorés. Mon amertume est balayée par le sourire que m’offre mon danseur. Jansinio… Sei così desiderabile…

Enfin cette maudite musique annonce le nouveau changement, je me retrouve avec Jansen dans les bras. De toute manière, j’aurais bousculé la personne s’il devait danser encore avec quelqu’un d’autre. Ma patience a les limites d’un volcan actif. Je suis imprévisible. Les lèvres de Jansen qui plongent immédiatement dans mon cou sont la plus belle récompense de mon attente. Ma main trouve naturellement la cambrure de ses reins. Souple, il se love contre moi et notre danse n’a plus rien de celtique. Je me moque du regard malicieux des clients, je dévore ma proie en public. Mes doigts se glissent sous sa chemise. J’aime le grain de sa peau, sa chaleur et sa senteur boisée, ou encore son ardeur montante que je sens serrée contre mon aine.  

- Mi fai impazzire, Jansinio.

Je lui murmure ce qu’il m’inspire. Je sais la chaleur des mots, même s’il ne comprend pas la langue dans laquelle je lui parle. L’intonation le guide pour comprendre le sens et l’intensité de mes propos. Je lui parle d’amour, de faire l’amour, de ne plus savoir à qui de nous deux appartient ce bras ou cette jambe. Je veux mêler mon souffle au sien. L’air qu’il expire est mon oxygène, ma drogue. J’ai envie de lui, de son corps, de le marquer de ma semence. Cependant, je dois attendre la fermeture du bar. Nous sommes en plein événementiel. Je ne peux pas disparaitre comme l’autre jour avec son double féminin. Mais si je ne peux pas posséder ses fesses dans l’immédiat, ses lèvres sont à moi. Nous sommes dans un coin un peu intimiste du bar où la lumière est discrète. J’attire Jansen contre moi. L’espace de quelques secondes, je vois le doute se réfléchir dans ses yeux magnifiques. Se demande-t-il si je suis la meilleures des choses qui lui arrive ? Si j’étais honnête, je dirais que non. Mais je suis un égoïste hédoniste. Je ne le veux pas pour l’avoir, mais… pour le garder pour moi seul. C’est la deuxième fois que j’ose penser à un durable… Pourtant je sais la fluence du milieu dans lequel j’évolue. J’ai envie de le mettre en cage, mais il dépérirait. Il est une fleur fragile qui ne peut être domestiquée. Il est une ronce sauvage qui peut me griffer le cœur.


Black hole where my heart sat
Swooning over deep cracks every time
Cold sweat from a demon
Never was a reason
To stay a while
There's no way we can bring this back
To lost souls on a one way track
This is sweet surrender
Sweet surrender
Is gonna hold me
Sinking in the fire
Swimming in desire


Son dilemme semble trouver solution. Son regard plonge dans le mien. D’une main possessive, je le colle à moi et lui vole ses lèvres dans un baiser passionné. Le drus se fait liane. Son corps s’enroule autour du mien. L’attitude est provoquante et impudique. Il sait si bien me rendre fou de désir. J’ai envie de leur dire à tous que l’on ferme là, dans la seconde. J’ai un homme à aimer.

- Je t’aime… je ferai tout pour toi.. tout
- Ti amo Jansen.


Ma voix n’est qu’un chuchotement presque par articulé. Ma main descend lentement de la cambrure de ses reins à la fermeté de ses fesses. Nos lèvres se sont enfin décollées de quelques millimètres.

- Je te veux toujours prêt de moi.

Mio Dio, il est un appel à la luxure. Je veux croire que cela ne finira pas comme avec Lyly… Ma Lyly qui était si naïve, si ingénue… J’ai été sa perte. Je n’aurais jamais dû la laisser s’approcher de moi, ou lui montrer dès le début ma vraie nature… Elle aurait fui. Mais ses grand yeux bleus, ses lèvres d’un rose tendre… Égoïste, j’avais pensé pouvoir tout avoir… Comment a-t-elle su ? Comment a-t-elle pu ?!

Je regarde à nouveau Jansen. Son regard est fixé au mien. Je n’y lis aucun doute. Il sait qui je suis, ce que je suis… Il ne connait pas les parties les plus noires de ma vie, mais se doute bien que le loup au regard bleu électrique n’a pas les mains propres… ni les crocs…

Je reste le patron de ce bar. Avec un soupire, j’embrasse à nouveau Jansen et file parmi les clients faire mon travail. SI je trouve ça amusant, cela m’agace assez rapidement. Jansen me suit comme mon ombre. Quand je lui demande pourquoi il me suit comme un toutou, il me répond que c’est parce que je le lui ai demandé.

- Arrête de me suivre ! Ne bouge plus ! J’aime ta présence, mais là je travaille.

Une lueur triste dans son regard me fend le cœur. Mais par-dessus son épaule, je vois que Jerry est en plein naufrage derrière le bar. Je file donc l’aider. Les commandes s’enchainent. Jessie pose son plateau avec impatience et me demande quel pari débile j’ai pu faire avec Jansen.

- Comment ça un pari ?
- Il reste planté au milieu du bar sans bouger !
- Cosa ?!


Je lève la tête et vois effectivement Jansen qui me regarde en souriant, planté là où je l’ai laissé tout à l’heure. Il n’y a pas de malice dans son regard. Je fais la commande de Jessie et vais voir Jansen.

- A quoi tu joues ?
- Je ne joue pas.


Il me dit à nouveau que c’est moi qui lui ai demandé de ne pas bouger. Quelque chose cloche. Le drus n’est pas un habitué des blagues. Ses réponses sont honnêtes comme son regard qui me fixe sans faiblir. Je lui attrape la main et l’attire dans mon bureau. Un peu de calme pour comprendre ce qui lui arrive n’est pas de refus. Quand je lui demande pourquoi il agit ainsi, il me répond invariablement parce que je le lui ai demandé. Je note une certaine détresse. L’oblige-t-on à faire cela ? Quelqu’un qui voudrait l’humilier et qui le fait chanter d’une manière ou d’une autre. S’il fait tout ce que je dis…

- Jansinio, dis-moi pourquoi tu m’obéis à la lettre ?

Là je tombe des nues. Il m’explique que c’est parce que je l’ai embrassé sous une branche de gui. Le geste symbolique l’a asservi à mon bon désir. Je trouve cela insensé et lui donne quelques ordres idiots qu’il tente de faire comme de lécher son coude.

- Jansen ! Je te donne l’ordre de ne pas obéir aux ordres idiots que je te donne ! Ok ?

Son regard s’affole. Mon ordre crée un paradoxe. Cette histoire est insensée. Son malaise me chagrine. Je ne saisis pas encore l’ampleur du problème que va engendrer ce « charme ». Comme il s’agite ne sachant pas comment gérer l’ordre que je viens de lui donner, je l’annule et l’invite à s’assoir sur mes genoux. Je le prends dans mes bras, Jansen se blotti contre moi.

- Pourquoi tu ne me l’as pas dit ?

Un acte volontaire… Je renforce ma pression autour de son corps quand il m’avoue les raisons. Je le savais tourmenté, mais pas à ce point. Avec le charme qui le lie maintenant à moi, plus de Janice, plus de doutes… A partir de maintenant j’ai une totale emprise sur lui. J’ordonne, il obéit. Alors que je caresse ses cheveux d’une main distraite, je réfléchis à notre situation. Si j’avais eu ce pouvoir sur Lyly, elle serait encore en vie. J’ai toujours eu en horreur les gens serviles, sans volonté propre. Mais en effet si cela lui ôte tous les doutes qui pouvaient nous séparer… L’idée me semble alléchante mais à double tranchant.

(…)

La nuit que j’ai passée avec Jansen a été exquise. Il s’est plié en quatre pour me satisfaire. Prenant des initiatives très licencieuses. Au matin, nous avons trouvé une parade pour les ordres idiots. Et pour qu’il ne reste plus bêtement planté au milieu du bar, il a obligation de me faire répéter mes demandes qui risquent d le conduire à un comportement absurde. Bon, j’ai quand même un peu abusé en lui demandant quelques pitreries. J’ai découvert ainsi que Jansen est vraiment souple.

J’ai une quinzaine de messages en souffrance sur mon téléphone. L’un d’entre eux me fait frôler la crise cardiaque. Bannissement ou pas, j’ai un saut à faire à Los Angeles…

(Prologue fini pour moi)

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MessageSujet: Re: Le Drus, le Loup et le Gui. (voyage a LA, prologue)   Dim 10 Avr - 17:41





Le Drus, le Loup et le Gui



La paix, enfin, absolue, totale, sans concession. Ne reste plus que l’adoration de l’être aimé. Il ferait tout pour lui, tout… Il n’y a plus d’estime de soi, plus de velléité de liberté, mais plus de place pour le doute, la déception, l’angoisse... Ne reste que l’exaltation, et la conscience, mais froide, sans conséquence, de ce qu’il a fait. Il a délibérément choisi de tomber complètement sous le contrôle du bel italien… Il n’en goute pas moins à l’ironie de la situation, lui qui a tout fait pour trouver une liberté, pour être le seul maitre de son corps. Lui qui a fui une vie d’esclavagisme, de tortures mentales et d’abus physiques, pour finalement ne plus avoir son mot à dire. Mais même avant ce changement, il se serait volontiers jeter dans les bras d’Alessandro. Il l’aime, il en est sûr, et ce peu importe le charme sous lequel il est tombé. Celui d’Alessandro. Celui du gui, censé être une malédiction pour son peuple.

Enfin il peut se permettre d’être heureux, du moins n’a-t-il plus de comparaisons ou d’interrogations pour remettre cet état de fait en question... Janice, je suis désolé, pense-t-il, mais je choisis cette vie, auprès de celui dont je suis tombé amoureux… Si je dois m’y bruler les ailes, au moins aurais-je pu voler au-dessus de toute cette horreur qu’est ma vie jusqu’ici…
Cette soirée est parfaite, et ou que se porte le regard de Jansen, à présent, il y trouve l’être adoré. Il veut lui construire des cathédrales végétales, l’élever comme un dieu au dessus de la foule, l’aider à trouver ses fidèles, être à côté de ce culte payen. Il est son prêtre, son shaman, son concubin, son exécuteur. Il le veut dominant, il se veut docile. Il le voit bienveillant, il se voit fébrile.

De tous les chants, portés par le vent.
Murmurés, scandés, de ramures en racines,
Il en est un, à l’origine du temps,
que les espoirs portent au-delà des cimes.

Celui d’un Drus, se faisant sacrifié,
agneau au sang pur, peut être sanctifié,
mais uniquement d’amour, de désir brulant,
et dont la religion n’est autre que son amant.

Pour lui il se renonce,
abandonne le combat,
celui d’une cinquième ronce,
qui fit ses premiers pas.

Ce chant est inique, tabou parmi les siens,
car il chante leur perte, absolue, corps et biens,
car il raconte comment un danseur amoureux
est devenu l’amant d’un lupin dangereux.

Nul ne sait comment le chant finit,
car une seule personne connait sa mélodie,
Et elle ne peut chanter, ni même la jouer,
prisonnière du corps qu’elle voulait composer.


Tout dans l’attitude de Jansen trahis son envie d’être le jouet d’Alessandro. Il veut ses mains sur lui, sa peau sur lui, il le veut en lui, il veut voir le désir dans ses yeux brulants et sentir, comme tout à l’heure, ses mains sur ses fesses, ses hanches, sa virilité.

- Je te veux toujours prêt de moi.

Oui, par la sylve, oui, il serait toujours près de lui, toujours... Suivant à la lettre l’ordre d’Alessandro, ce dernier finit par s’agacer de la présence trop proche et trop troublante du jeune danseur. Lui ordonnant de rester sur place, Jansen résiste au naufrage de cette petite perte en ne quittant pas du regard son amant. Lorsque les yeux de ce dernier se posent de nouveau sur lui, c’est une récompense exquise… Il lui répond sincèrement, il ne joue pas, mais Alessandro semble flairer un problème. Pourtant il n’y en a pas, il est tout à lui, tout simplement, quel est le souci ?
Les questions plus pressantes, plus insistantes de son patron l’angoissent. Il ne veut pas qu’il se lasse de lui, il ne veut pas qu’il lui pose toutes ces questions. Mais il n’a pas le choix, il lui répond…Alors, avec une boule au ventre et une détresse immense, il lui raconte son « sacrifice », bien qu’il ne voit plus du tout ça comme ça à présent. Le gui. La solution pour qu’il reste toujours lui, sans plus d’interférence de la part de Janice. La solution absolue pour ne plus avoir peur, ne plus douter..

« Je suis complètement à toi, Alessandro.. Tu peux tout me demander... Et je saurai te surprendre aussi… »

Il n’a pas oublié. Le fait qu’il obéisse à ses ordres ne l’empêche pas de prendre des initiatives. Il sait déjà comment utiliser certains costumes pour ce soir. Il veut le rendre fou de désir, lui demander de lui donner des ordres, entendre son râle animal, son désir gronder, jusqu’au paroxysme…

- Jansen ! Je te donne l’ordre de ne pas obéir aux ordres idiots que je te donne ! Ok ?

Une douleur atroce au cœur, et une panique absolue s’empare de Jansen. Comment lui obéir sans lui désobéir, et sa détresse semble être perçue par le bel italien, qui l’invite à lui expliquer, en s’asseyant sur ses genoux. Ses bras qui l’enserrent sont un baume si tendre, si plaisant. Jansen est tellement heureux contre lui qu’il voudrait que ça dure pour toujours…

Alors il lui raconte pourquoi il a fait ça. Et qu’il l’aime. Déjà avant cette décision, il l’aimait… Depuis… la première fois..

Il lui demande alors de l’attendre dans la chambre, et qu’il le rejoindrait en fin de soirée. Jansen est prêt à ça, car il sait qu’il le retrouvera… Profitant de l’absence de son patron, il remonte quelques costumes et accessoires, en vue de son retour…

C’est donc un Jansen attaché, à moitié nu, qui attend Alessandro, qui, choqué quelques instants, semble apprécié de voir son danseur avec ces « jouets », rien que pour lui… La nuit fut longue, et les idées très créatives… Jamais les deux amants n’avaient atteint une telle érotisation, Alessandro demandant même à Jansen de se déshabiller devant lui, puis de se doucher devant lui, avant d’essayer des liens, et autres ustensiles de circonstances… Leur plaisir à tout deux fut absolu, sans tabou, sans honte…

Au petit matin, ils apprirent à s’aimer d’autant plus, et à inventer un langage plus subtil pour que Jansen puisse avoir un minimum de libre arbitre, ou au moins faire semblant… Le passé d’Alessandro allait les rattraper tous les deux, et faire prendre un tournant décisif au jeune danseur… Pour l’amour de quelqu’un, il était prêt à tremper ses mains dans le sang des ennemis se mettant en travers de la route de son amant… Il était prêt à l’accompagner au bout du monde et en enfer… Ils allaient bientôt en ouvrir les portes de l’antichambre.

(c'est partit pour LA ^^)

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