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 Spirits Print Feat Nikolaï

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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Spirits Print Feat Nikolaï   Sam 2 Avr - 16:22



Spirits Print


Feat : Nikolai Baranov


Régulièrement je raccompagne mon personnel en voiture. Surtout quand la fermeture s’est faite plus tardivement que prévue. Quand nos clients s’amusent bien, il est difficile de les pousser gentiment dehors. En ultime recourt j’agite le spectre de la flicaille qui peut m’obliger à fermer si je dépasse mes horaires autorisés. Il faut que je demande à Jansen si son Brian ne pourrait pas m’avoir une rallonge. Bon, il faut que je laisse le temps au temps et que ce poulet oublie que j’étais venu payer la caution de Charlie… A moins que je m’adresse directement à l’adjoint du shérif. D’après Crowley, il semblait se laisser facilement entraîner. J’ai déposé les filles, il ne me reste plus que Jansen. Le drus boude un peu sur le siège passager. Je lui ai refusé de dormir avec moi sous le prétexte qu’il doit se reposer pour assurer son job au Pink et ses cours de danse.

- Ti Amo Jansinio. Ci si riposa.

Je l’étreins le temps de m’enivrer de son odeur corporelle si riche en notes boisées. Ses doigts se glissent sous ma chemise. Je grogne, mais je suis incapable de lui en vouloir quand il tente de me faire changer d’avis en me séduisant. Certains soirs je craque, et nous retournons dans mon appartement au-dessus du Pink. Cependant, ce soir je reste ferme. Il accuse la fatigue et m’avoir dans les parages, n’est pas bon pour son repos.

-  Domani.

Ultime caresse, ultime baiser, il descend de la voiture. J’attends qu’il disparaisse dans son immeuble pour démarrer. Je sais que parfois il n’y reste pas et va dormir dans le creux d’un arbre dans la forêt. Je change le canal de la radio et sursaute quand je tombe sur du heavy metal. Je change de nouveau pour tomber sur quelque chose de moins agressif à mon oreille. J’étouffe un bâillement et m’engage dans une avenue qui est déserte à cette heure avancée de la nuit.

Il est là sur le trottoir.  Je ne roule pas très vite et je ralentis un peu plus en voyant cet être étrange. Il est bien réel, même si la radio de ma voiture et mon éloignement m’empêche d’entendre les battements de son cœur… En a-t-il seulement un ? Un frisson court sur mon échine. Le type… l’être que je voyais jusqu’à présent de profil braque ses orbes vides vers moi. J’ai rarement peur, mais là, je ne la ramène pas et accélère, mais pas trop pour que cela ne soit pas considéré comme une fuite. Demain, il faudra que je questionne Arès. Ce que j’ai vu est peut-être un gars comme lui, un Deatheater.

Arrivé au Pink Print, je monte quatre à quatre les marches qui mènent à mon appartement et… verrouille la porte derrière moi. C’est bien la première fois que je prends cette précaution. Je me sens idiot, mais c’est impulsif. Dans la voiture, ma main droite avait, de sa propre volonté, esquissé un signe de croix. Une douche brûlante m’apaise et chasse mon souvenir lugubre de ce squelette croisé ainsi.

- J’ai dû mal voir… Il faisait sombre…

Je sombre au pays des songes. Mes rêves sont agités. Tout se mélange un peu entre Craig, le type qui tient le magasin de gadget électronique juste à côté du bar que je tente de faire partir pour récupérer ses locaux pour me lancer dans une salle de jeu clandestine et la bande de Vincenzo Leonelli, la mafia napolitaine de San Francisco qui m’a à l’œil pour des projet dont j’ignore tout.

(…)

Je râle contre le jour qui me réveille. J’ai oublié de tirer les rideaux en me couchant. C’est donc de bonne heure que j’ouvre les yeux. Je n’arriverai pas à me rendormir, je me lève donc et descends au bar me préparer un expresso. En attendant Dan qui fait le service le matin et Sophie qui elle officie au bar, j’ouvre à moitié le rideau de fer pour laisser entrer le jour. Pendant que le percolateur monte en chauffe, je descends les chaises des tables où elles ont été posées pour nettoyer le soir. Dan arrive le premier. Nous parlons un peu, puis il part balayer la terrasse. Sophie arrive à son tour en baillant à s’en décrocher la mâchoire. Elle me pince la joue quand je me moque de ce qu’elle fait de ses nuits.

- Boss ? Nous sommes en rupture d’éponges.
- Il y en a dans le stock.
- Non, j’en reviens.
- Bordelo !


Sophie lève les yeux au plafond quand je vais vérifier par moi-même. Mais force est de constater qu’elle a raison.

- Je sors en acheter !

Je passe rapidement dehors et file à pied vers un magasin qui n’est pas trop loin. Il fait plutôt soleil, la journée s’annonce radieuse. En marchant j’envoie un message à Jansen pour lui souhaiter un bonjour. Je souris à sa réponse. C’est le dessin d’un ours qui attire mon regard. Les lignes stylisées expriment bien l’animal représenté. Je suis devant la vitrine d’un tatoueur. Alors que je repars chercher les éponges pour Sophie, je capte sa silhouette par-delà la vitre. L’homme squelette… Je souris et me traite de stupido. Celui que j’ai aperçu dans la nuit est un gars entièrement tatoué. C’est vraiment impressionnant. Je me rappelle très bien la peur instinctive que j’avais éprouvée sur le moment. C’est en chemin vers mes éponges qu’une idée germe. Si ce gars a réussi à me faire peur… cela pourrait me faire une soirée à thème intéressante. Les gens aiment bien les frissons. Et si ce type s’est tatoué même le visage, c’est qu’il s’attend à ce qu’on le regarde. Il ne devrait pas être trop farouche. De plus cela pourrait lui faire une bonne publicité. Sur le chemin du retour, je m’arrête donc à cette boutique.

- Bonjour. Je m’appelle Alessandro Amaro. Je gère le bar le Pinck Print à six cents mètres, dans une rue parallèle. Je me demandai, si vous seriez intéressés par une intervention dans mon bar à l’occasion d’une soirée à thème. Vos tatouages sont impressionnants de réalisme. Avec un peu de mise en scène, cela pourrait avoir un beau succès et aussi de vous permettre un joli coup de pub.

C’est vrai qu’ils sont réalistes ses tatouages. Je reste impressionné sur le rendu final. Je ne me demande pas ce qui l’a amené à se tatouer intégralement le visage, car cela m’importe peu. Il peut m’être utile à rendre mon établissement attractif.  

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MessageSujet: Re: Spirits Print Feat Nikolaï   Sam 2 Avr - 20:00

Spirits Print
Ft. Alessandro Amaro
Encore un cauchemar. Mon imagination me jouait des tours, plus que d’habitude. Il fallait dire que les derniers évènements avaient donné de la matière. Jamais je n’avais rêvé de créatures sanguinaires à la silhouette humaine mais au visage de loup. Je revoyais ces yeux dorés me transpercer avant que les crocs ne viennent déchiqueter ma gorge. Je m’étais réveillé en sursaut, le souffle haletant, le cœur douloureux, la main crispée autour de mon cou. J’en avais effrayé le chien qui s’était mis à aboyer comme un putois, de quoi affoler les voisins. Tout avait semblé si réel, si terrifiant. Rien n’avait réussi à me faire reprendre mon calme. La douche brûlante, un verre d’alcool, une clope sur le balcon. Mon esprit était toujours tourmenté. J’avais donc enfilé un t-shirt noir et un jean déchiré pour arpenter les rues. Je savais qu’on ne viendrait pas m’emmerder à cause de mon accoutrement, et tant mieux. Ce fut lors de cette balade que j’eus la surprise de croiser une voiture, son chauffeur me regardait comme si j’étais un sbire du Diable. Quel drôle de personnage, il ne devait pas avoir les yeux en face des trous.

Après cette merveilleuse nuit blanche, je m’étais fait violence pour rester debout, me défoulant comme une boule de nerfs sur un vieux sac de frappes. Il fallait que je travaille, que je crée, que je gagne ma vie. C’était pas vraiment mon mois, j’étais en retard dans mon loyer et mes factures semblaient ne pas vouloir baisser. J’avais l’impression d’être en face de vampires qui venaient me pomper toute énergie, ne me laissant pas une goutte d’espoir. Mes économies commençaient à trembler à l’idée d’être consumées. Elles étaient mon dernier recours. Il était hors de question que je rentre en Russie. Je poussai un soupir à fendre l’âme.

Cartons dans les mains, bonnet sur le crâne, je revenais du petit jardin de quartier pour poser le stock d’encre qui reposait dans le petit cabanon de derrière. Je me grattai l’oreille avant de me poser derrière le comptoir, fixant les dessins sur mes mains. On ne voyait plus mes cicatrices, tant mieux, elles étaient effrayantes. La sonnette retentit et je levai un regard blasé dans la direction du nouveau venu. Tiens, l’exorciste d’hier soir. Qu’est-ce qu’il faisait là ? Voulait-il réellement chasser ce faux démon qui séjournait en moi ? Je n’eus pas le temps de poser la moindre question que l’inconnu ouvre la bouche, m’assommant sous un flot de paroles continues. Il allait me perdre à ce rythme.

Alessandro Amaro, plus cliché tu meurs. J’osais dire ça alors que Nikolai Baranov était tout aussi cliché au possible. Propritétaire du Pinck Print. Ce n’était pas le bar gay du coin ça ? J’en avais vaguement entendu parler, mais sans plus. Ce n’était pas le genre de sujets de conversation que j’abordais avec Jude ou Maxine. Il voulait donc, si j’avais bien compris, que je vienne sur scène pour un spectacle qui me permettrait de faire de la pub pour le salon. Neh. J’avais tout compris. « Hm bonjour ? » lâchais-je en me redressant légèrement, peu impressionné par le personnage. « Alors j’vous annonce tout de suite. Je ne sais pas danser, et hors de question que je me déshabille devant des mâles en chaleur. Donc à moins que vous cherchiez un pot de fleur à exposer, je ne suis pas votre homme. »

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MessageSujet: Re: Spirits Print Feat Nikolaï   Mer 6 Avr - 17:59



Spirits Print


Feat : Nikolai Baranov


- Hm bonjour ?

La nonchalance de sa réaction me laisse penser que je m’y suis mal pris. J’ai voulu Caser en une seule tirade qui je suis, mon idée et ce que je lui propose. Les apparences sont visiblement trompeuses. Je pensais à tort visiblement que si ce type osait se tatouer l’intégralité de la peau de son visage, et vraisemblablement le reste de son corps que je ne vois pas sous ses vêtements, c’est qu’il est du genre rebelle. Pour moi cela va de pair avec des réactions rapides et exacerbées. Je crois que je me trouve face à un calme, ou un non chaland. Tout le contraire de ma personne. Il me détaille sans plus d’intérêt marqué. La classe italienne ne fonctionne pas sur tout le monde. Que cela ne tienne ! J’aime les défis.

- Alors j’vous annonce tout de suite. Je ne sais pas danser, et hors de question que je me déshabille devant des mâles en chaleur. Donc à moins que vous cherchiez un pot de fleur à exposer, je ne suis pas votre homme.
- Ce n’est l’idée que j’avais. Je vous prie d’excuser mon emballement qui je le concède a pu vous paraitre racoleur.


Je me gratte la tempe, me demandant comment reformuler ma requête. Ce aime visiblement s’exhiber sinon ses tatouages ne seraient pas aussi visible. Mais paradoxalement, je le sens plutôt calme et posé. L’ambiance au Pink est assez festive et vire parfois au coquin, sans jamais dépasser une certaine limite. Jansen et Anna mes deux danseur m’ont avoué de se faire bien moins ennuyer depuis que j’ai repris la gérance du bar. Je vire ou fait virer par Arès tous clients indélicats. Je tiens un bar, pas un bordel ! Cependant nous faisons souvent les frais de l’image caricaturale du bar gay et ce malgré qu’une bonne moitié de notre clientèle est hétérosexuels qui vient car les établissements gay ont aussi la réputation d’être amicaux et moins sujet aux bagarres. En vérité il y a de tout comme dans les bars ordinaires. Cependant il est clair que je vise à atteindre une excellente réputation fait sur la qualité de nos prestations et une clientèle friendly.

- Je dirige un établissement qui se veut select, sans non plus tomber dans la suffisance haute gamme. Donc concernant ce que j’ai imaginé vous proposer, il n’est pas question de mâles en chaleur ou de sous-entendu coquin, ni de numéro de foire.

La moue dubitative de mon interlocuteur m’arrache un sourire gêné. Je ne suis pas convaincant. Cela m’horripile, mais la faute m’en incombe. Je suis entré en pensant que cela serait du tout cuit, mais il y a bien une vraie cervelle sous celle qui est dessinée sur son crâne. Une cervelle et un individu qui a sa perception personnelle de la vie et de sa place dans tout cela. Je me fourvoie à tenter de lui vendre le Pink comme un établissement idéale pour passer une soirée agréable et faire sa publicité. Si je veux ma soirée à thème poltergeist et effroi, je dois m’y prendre autrement. Peut-être que jouer carte sur table…

- En fait, je vous ai croisé cette nuit dans la rue. Et pour être honnête, j’ai eu peur. En vous voyant ce matin derrière votre vitrine, je me suis traité d’idiot. Puis l’idée de faire la même frayeur à mes clients à germé dans mon esprit.

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MessageSujet: Re: Spirits Print Feat Nikolaï   Ven 8 Avr - 11:01

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Ft. Alessandro Amaro
Les deux coudes posés sur le comptoir, un doigt attrapé entre deux rangées de dents, je fixai le propriétaire du bar. Je devais avouer qu’il m’amusait beaucoup celui-là. Vu l’assurance qu’il dégageait, il ne devait sûrement pas être habitué à croiser des personnes comme moi. Celles qui étaient du genre à ne pas accepter dès la première proposition. J’aimais savoir dans quoi je m’engageais, l’appât du gain n’était pas assez fort pour que je m’y jette tête baissée, les valeurs passaient avant. Je levai la main pour lui faire comprendre que je n’allais pas lui en vouloir pour cette tirade un peu trop rapide. Je n’étais pas l’un de ces types rancuniers jusqu’à la moelle, il en fallait bien plus pour que je me vexe.

Un sourire amusé étira mes lèvres tatouées en le voyant réfléchir. A croire qu’il n’avait pas envisagé la possibilité d’un refus de ma part. Son idée avait dû être toute prête dans sa tête, hélas, ce qu’il se passait dans notre crâne n’était pas forcément bien retranscrit dans la réalité. Monsieur l’exorciste en était le parfait exemple. Ce n’était pas pour autant que j’allais le dégager, il avait bien la chance d’expliquer d’une autre façon. Il réfutait mon argument sur les mâles en chaleur, tant mieux. Le cliché n’avait pas été confirmé, toujours ça de gagné. Je grattai ma joue, une petite moue naissant sur mon visage. Je n’en étais pas convaincu pour autant, il allait falloir se montrer plus convaincant Amaro.

Un rire franc s’échappa de mes lèvres alors que je me redressai, mes mains à plat sur le comptoir. Elle était bien bonne celle-là. Avoir peur de moi, bah tiens. Quelle surprise. Il n’était pas le premier à flipper en me voyant dans la rue. « Oui, oui j’ai bien vu. » ricanai-je légèrement « Ça arrive souvent que les gens pensent qu’ils sont face à une créature du Diable. » Je tournai vers lui un regard lourd de sens. Son signe ne m’avait pas échappé. Pas pour rien que je m’amusais à le surnommer de la sorte.

Je m’éloignai légèrement du comptoir pour m’asseoir sur le tabouret défoncé par Lev, ce chien adorable que j’avais. Je restai quelques minutes silencieux, mon regard ne quittant pas sa personne. Je réfléchissais à son étrange proposition. « Si je suis votre idée… Vous voulez que je fasse peur à vos clients. Mais de façon raisonnable, histoire qu’ils ne prennent pas la fuite en hurlant, c’est ça ? » Je ne cachais pas ma mine surprise. « Un boulot de mannequin sur une musique ? Mais je ne danse pas et je ne fais pas de jeu de charme. Je joue un simple rôle effrayant. J’ai tout bon ? »

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MessageSujet: Re: Spirits Print Feat Nikolaï   Jeu 14 Avr - 22:50



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Feat : Nikolai Baranov


Moment rarissime, je viens d’avouer un moment de faiblesse et de peur irrationnelle. Mais ce n’est pas comme si je comptais faire ami-ami avec ce type dans la durée. Il s’agit de business. Une soirée à thème réussie pour moi et un coup de pub pour lui. Je pense que ma proposition est honnête. Mettre en berne le temps de la négociation mon orgueil est un prix raisonnable. Puis surtout, il n’y a pas de témoin.

Mais l’animal est coriace. Je suis en position de demandeur et je n’ai pour l’instant pas réussi à retourner la situation. Le Pink n’est pas si loin d’ici, mais visiblement pour ce gars, c’est un bar comme un autre. Pire éventuellement, il voit peut être le Pink comme un bar gay avec tous les clichés vus et revus sur ce monde.

Mon aveu, le fait ricaner. Je rétorque par un sourire contrit. C’est de bonne guerre. Je suis le premier à jouer sur mon apparence.  

- Oui, oui j’ai bien vu.
- Nos regards se sont effectivement croisés. La nuit et l’éclairage public étaient parfaits pour mettre l’imaginaire en condition.
- Ça arrive souvent que les gens pensent qu’ils sont face à une créature du Diable.


Je maugrée intérieurement. Il a dû remarquer mon signe de croix instinctif. Mes origines jouent contre moi sur ce point. Dieu ou diable, je trouve qu’il y a bien pire et bien plus puissant sur terre : l’homme lui-même. Mais la religion est ancrée dans mon corps.

Le tatoué se recule et s’assoit. Je choppe son nom sur un flyer qui traîne sur le comptoir. Nikolaï Baranov. C’est à consonance russe ça. A mon tour d’imaginer tout un tas de clichés qui l’amèneraient à se faire tatouer la quasi-totalité du corps.

- Si je suis votre idée… Vous voulez que je fasse peur à vos clients. Mais de façon raisonnable, histoire qu’ils ne prennent pas la fuite en hurlant, c’est ça ?
- Nous sommes dans un bar. Le thème sera clairement annoncé. Ils s’attendront à des frissons. Ils ont l’habitude de Jansen et Anna mes deux danseurs qui sont très bons en chorégraphie et en mise en scène. Votre apparition devrait les faire crier ou sursauter un peu plus fort que d’habitude.
- Un boulot de mannequin sur une musique ? Mais je ne danse pas et je ne fais pas de jeu de charme. Je joue un simple rôle effrayant. J’ai tout bon ?
- Le mieux c’est que vous ne jouez pas de rôle, mais restez vous-même. Avec une telle ampleur de tatouages, vous avez l’habitude que l’on vous regarde ou dévisage. Si vous ne voulez pas de cela, vous n’auriez pas dessiné tout ça. Oui le mieux est de rester vous-même.


A mon tour de mettre les coudes sur le comptoir et de le détailler plus finement. Oui j’ai eu peur de sa silhouette furtivement aperçue dans la nuit. Mais maintenant je regarde le démon dans les yeux. Les tracés sur sa peau sont un véritable chef d’œuvre. J’imagine les heures de souffrance pour un tel résultat. Que cachent le cœur et l’âme de Nikolaï ? Serait-il effrayé de mon véritable aspect ? Mes crocs et mes griffes ne sont pas des chimères encrées.

Le regardé ne se déstabilise pas de mon regard scrutateur. Il en a vraiment l’habitude. Je le pense parfaitement capable de faire une apparition fantomatique d’une dizaine de minutes devant mes clients sous un jeu de lumières dont Anna a le secret. Il pourrait très bien faire l’intermède entre les shows d’Anna et de Jansen.  D’ailleurs ce dernier ne va pas pouvoir s’empêcher de reluquer le corps de Nikolaï pour des raisons artistiques… Le Drus comprendra surement mieux que moi ce qui pousse un homme à s’encrer le corps de cette façon… si indélébile.

- Être vous-même pendant dix minutes. Je vous offre vos consommations et vous passez une bonne soirée avec un bon potentiel de nouveaux clients. Intéressé ?

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MessageSujet: Re: Spirits Print Feat Nikolaï   Dim 24 Avr - 15:06

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Devais-je prendre des notes ? Je ne devais pas jouer de rôle. Certes, mais je n’allais pas rester les bras ballants non plus. C’était facile à dire, mais pour une personne pour moi qui n’avait pas l’habitude de la scène, c’était du chinois. Rester naturel, pour moi c’était faire le con et ne pas respecter les ordres de mes supérieurs, mais si je le suivais lui, être moi était faire l’idiot sur scène. Ce qu’il ne voulait pas. Faire peur en montrant ma tête, autant me balader entre les tables et le tour était joué. Décidément, je me prenais la tête pour pas grand-chose. Il fallait que je me concentre et que je l’écoute jusqu’au bout.

Un rire presque moqueur s’échappa de mes lèvres alors que je le fixai sans rien dire. Il ne comprenait pas l’exorciste, les tatouages n’étaient pas faits pour se montrer. Cette idée était un véritable cliché. Certes, beaucoup de monde aimait tracer des motifs sous leur peau pour un point de vue esthétique, mais de nombreuses personnes souhaitaient à jamais graver un souvenir sur eux. Chaque trace d’encre sur mon corps était un événement, un souvenir, un nom que je ne voulais pas oublier. Ce squelette qui avait pris place sur ma peau avec une raison bien particulière de se trouver là. Ce n’était pas pour impressionner ou pour me faire dévisager. « Vous portez des conclusions bien hâtives. On vous l’a déjà dit ? »  

Je croisais les doigts sous mon menton, le défiant d’un regard complètement indifférent  à son observation. Je finis par hausser les épaules en me redressant, ma main frôlant le comptoir. « Je suis toujours moi-même. » Je me grattai la joue avant de reporter mon attention sur l’exorciste. Des clients, c’était la seule chose qui m’intéressait très franchement. Mais il y avait toujours un risque à se présenter dans un bar pour ce genre de spectacle. « Je veux des clients. Pas des admirateurs. »

« Je veux bien être moi-même pour dix ridicules minutes comme vous dites, mais si je me retrouver avec des stalkeurs au cul le lendemain, je viendrais régler mes comptes, est-ce bien compris ? » lâchai-je avec un ton sérieux, calme. « Et je n’ai pas fait tout ça pour me montrer monsieur l’exorciste. Alors retenez vos commentaires la prochaine fois. »

Je n’allais pas m’énerver sur lui, il ne m’avait pas provoqué. J’étais encore très serein, mais je n’aimais pas les affirmations dans ce genre-là. Il ne me connaissait pas, je ne le connaissais pas. J’allais faire en sorte que notre lien reste dans celui du professionnel et qu’il ne vienne pas m’emmerder après pour je ne savais quelle raison. Il n’avait pas l’air méchant à première vue, mais j’avais comme cette impression que restait loin de lui était une très bonne idée. « A quelle heure je me pointe et où surtout ? »

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MessageSujet: Re: Spirits Print Feat Nikolaï   Jeu 28 Avr - 17:16



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Feat : Nikolai Baranov


Le tatoué me scrute un moment en silence puis ricane, l’air moqueur. Du moins c’est l’expression que je devine sous son masque de squelette ou de corps écorché vif. Nikolaï me rend mal à l’aise. Ses tatouages faussent la perception visuelle qu’il renvoie de lui et ainsi ses expressions physiques. Cela rend le personnage difficile à cerner. Je me targue habituellement de rapidement évaluer une personne à sa manière de parler, de bouger et de réagir. Là, les dessins sur sa peau leurrent l’interprétation que je peux faire de ses mimiques. Ce type est un rebelle, mais j’ai l’impression de m’égarer sur son appartenance à un groupe précis, les skinheads. D’ailleurs le tatoué confirme ma supposition.

- Vous portez des conclusions bien hâtives. On vous l’a déjà dit ? Je veux des clients. Pas des admirateurs.

Sa pique m’énerve et m’irrite. De plus j’ai horreur de me faire moucher ainsi. Je rumine mes pensées. Je commence à me dire que je vais laisser tomber. Je n’ai pas envie de faire de la psychologie de comptoir. Je possède un bar qui offre des spectacles. Je lui propose un marché, ça le branche ou pas et basta

- Je veux bien être moi-même pour dix ridicules minutes comme vous dites, mais si je me retrouve avec des stalkeurs au cul le lendemain, je viendrais régler mes comptes, est-ce bien compris ? Et je n’ai pas fait tout ça pour me montrer monsieur l’exorciste. Alors retenez vos commentaires la prochaine fois.

« Monsieur l’exorciste »... Là il commence sérieusement à me prendre à rebrousse-poil. Je ne l’ai ni insulté, ni injurié. J’ai simplement réagi comme le ferait quatre-vingt-quinze pour cent des gens face à ce tatouage ambulant. Je n’ai rien contre les excentricités et ce quelques soient leurs fondements profonds. Mais faut arrêter de se la jouer utopiste. Nous vivons dans un monde qui juge sur l’apparence et le comportement. S’en scandaliser n’est qu’une perte de temps et d’énergie. « Assume » ai-je envie de lui dire.

- J’ai réagi comme d’autres le font à mon égard parce que je suis un italien presque caricatural et bisexuel affirmé. Je n’en fais pas tout un drame. Tout le monde juge tout le monde monsieur Baranov. Ainsi va la vie, il faut bien s’y faire ma pauvre Lucette ou aller vivre dans un désert. Mais soit, j’ai conclu avec ce que mes yeux voient et de mon passif sur les gens amplement tatoués. Est-ce un mal ? Il semble que vous allez changer ma vision sur ce point. Comme le dit l’expression, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis.

Je me redresse, prêt à m’en aller. Les prises de tête ne durent jamais longtemps avec moi. Et il est préférable que je m’en aille avant que le côté rital mafioso prenne le dessus sur ma courtoisie commerciale de gérant de bar.

- A quelle heure je me pointe et où surtout ?
- Cosa ?


Tout ça pour finalement accepter ! Monsieur s’offusque de l’offense, mais la perspective de remplir sa boutique bien vide de nouveaux clients semble prendre le pas sur sa fierté. J’ai bien envie de le planter là, mais il est suffisamment atypique pour que je refrène ma contrariété.

- Il me faut trois jours pour lancer un thème. Disons ce vendredi soir, vingt heures ? Vous faites l’intermède entre les numéros de mes deux danseurs Anna et Jansen. Rien de compliqué, une apparition sur scène et vous rejoignez le bar. Après vous faites comme vous l’entendez et pouvez laisser votre carte professionnelle aux clients qui vous solliciterons. Il ne faut pas se duper, il y aura des stalkeurs, cependant je pense sérieusement que vous pouvez toucher une nouvelle clientèle. Le Pink se trouve dans la première rue à droite, à environ soixante mètres.

Je pense qu’il me fait marcher en me demandant où se trouve mon bar. L’enseigne est inratable… Je passe outre et lui demande s’il a des flyers que je pourrais mettre à disposition au bar. Je lui propose une réelle coopération commerciale. J’espère qu’il s’en rend compte sous le kilo d’encre qu’il a sur la peau.

- A vendredi donc ?

La mains sur la poignée de la porte, je me retourne attendant sa réponse.


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MessageSujet: Re: Spirits Print Feat Nikolaï   Jeu 5 Mai - 11:47

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Je fis l’impasse sur sa longue tirade, ne me sentant absolument pas concerné par sa personne. Je n’y étais pour rien s’il représentait le cliché parfait de l’italien. Et qu’en avais-je, sérieusement, à faire de son orientation sexuelle, nous étions en pleine discussion sur un boulot, pas sur l’acceptation du genre. En tout cas, cet Alessandro ne semblait pas apprécier qu’un gars comme moi lui tienne tête au lieu d’accepter sans broncher sa proposition. Je me demandais s’il était capable de tenir un débat, d’utiliser l’attaque verbale plutôt que physique, à mon avis, il préférait laisser parler ses poings.

Et voilà que je le surprenais en lui demandant l’adresse et l’heure ? Quoi ? Qu’avais-je encore fait ? Ce n’était pas parce que je m’étais amusé à faire des remarques que je crachais sur une opportunité pareille. N’avions-nous pas le droit de discuter un peu avant de signer le contrat ? Une embauche ne se faisait jamais avec trois mots, il y avait un dialogue, des désaccords et enfin des ententes. Je me retins de lever les yeux au ciel face à sa réaction. Mieux ne valait pas en rajouter une couche, il allait finir par prendre la fuite.

Vendredi soir, vingt heures. Parfait. Je n’avais rien de prévu ce jour-là, personne à emmerder ou à aider. Il fallait seulement que je pense à le noter quelque part, histoire de ne pas me pointer deux jours en retard. Non, je n’avais pas une horloge déjà programmée dans le crâne. Fallait pas exagérer non plus. Ah, c’était donc ce fameux bar là ! J’étais passé plusieurs devant sans lever les yeux vers l’enseigne, les couleurs trop vives avaient tendance à me piquer les yeux.

Mes doigts tatoués glissèrent dans le tiroir de sous le comptoir pour y extraire un bon paquet de bout de papiers. Je le posai devant lui avant de le pousser légèrement dans sa direction. Toutes les informations nécessaires étaient imprimées dessus, il ne lui restait plus qu’à les mettre en évidence dans un coin de son bar. Je levai les yeux vers lui, de cette impression toujours aussi blasée. Je fis l’effort de me redresser en hochant la tête.

« A vendredi. »

|||

Ok. Ca pétait vraiment les yeux ce truc-là, on ne pouvait décidément pas louper l’enseigne. Tirant sur les bretelles avant de les faire claquer sur mes épaules, je fis mon entrée dans le bar, soigneusement dissimulé sous ma casquette. Le jeu des lumières masquait quelque peu mon visage aux yeux des clients. Je me frayai difficilement un chemin jusqu’au bar, priant pour ne pas me faire accoster par un quelconque homme. Je n’avais pas de temps à perdre. Monsieur était bien drôle à me dire de me pointer à vingt heures. Mais où hein ?

Je me redressai pour regarder de droite à gauche avant d’avoir l’intelligence de demander au barman où se trouvait son patron. Sous son regard méfiant, je lui fis comprendre que j’avais rendez-vous et que c’était urgent. Encore un avantage du tatouage, on me prenait au sérieux.


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MessageSujet: Re: Spirits Print Feat Nikolaï   Lun 9 Mai - 17:09



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Feat : Nikolai Baranov


Le bar tournait bien et ce vendredi n’y échappe pas. Comme à chaque fois c’est un jour de grande affluence. L’impact de la soirée à thème ne semble pas si évident que ça. Il faut dire, qu’elle n’est prévue que depuis trois jours seulement. Mais je ne pensais pas remplir plus, le vendredi nous avons toujours les shows de Jansen et Anna. J’espère juste que la « surprise » plaira. Puis je connais un ou deux clients qui sont adeptes des tatouages. Au pire s’ils connaissent déjà la boutique de Baranov, ça leur donnera peut-être l’envie de s’en faire faire d’autres et incitera ceux qui n’ont pas de tatouage, de franchir le pas. Vers dix-huit ans à Phoenix, j’avais bien tenté de me faire faire un tatouage… qui avait disparus dans la demi-heure qui avait suivie. Et grand bien m’en fasse, car je me vois mal aujourd’hui arborer ce dessin représentant parfaitement ma naïveté de petit caïd. Si le gentiluomo Baranov n’y voit qu’un concept personnel, le tatouage vous donne une étiquette. Beaucoup dans le monde du crime sont tatoués, souvent pour prouver leur force et leur résistance, mais contrairement à ces cretini, je n’ai pas besoin de marquer ma peau pour impressionner mon monde. Je ne veux pas d’une image de type mal famé. J’affirme mon côté gangster en Armani et non pas à l’encre indélébile. Un choix comme un autre.

J’ai donné les flyers à Jerry pour qu’il les dispose au mieux au bar et sur quelques tables. Quelques clients sont déjà venus me parler, tentant de savoir ce que mon équipe leur prépare pour la soirée. Je suis resté mystérieux et évasif. L’intervention de Baravov n’aura d’impact que si elle est soudaine et brève. Puis j’ai bien compris que le gugusse a accepté ma proposition de mauvaise grâce. Son domaine d’activité ne doit pas être facile à tenir, et la perspective de nouveaux clients l’a emporté sur le fait qu’il ne m’apprécie pas. Ce dont je me moque, je ne cherche pas à plaire à tout prix, juste à faire tourner mon bar qui est pour le moment le centre de mon intérêt. Je l’utilise, il m’utilise. C’est un bon processus commercial. Ce n’est pas moi qui vais palabrer des heures sur la signification de cette bande dessinée vivante. Peu importe les motivations de chacun, du moment que l’on s’y retrouve à la fin du compte.

J’ai filé dans mon bureau pour faire un premier bilan des consommations et anticiper les commandes quand Jerry frappe à la porte et entre avec Baranov.

- Merci Jerry. Appelle-moi quand tu changes les fûts de bières, je te filerai un coup de main.
- Je pense que l’on aura siphonné la blonde dans vingt minutes et j’ai encore un client qui me réclame la Murphy’s qu’on avait mis en stock pour la saint Patrick. J’ai fini ce que nous avions en réserve avant-hier.
- Tu crois que ça vaut la peine de l’ajouter à la carte ?
- Oui, personne à Beacon Hills ne la propose. Nous pouvons la tester sur deux mois et voir s’il nous en reste sur les bras.
- Ok Jerry, je m’occupe en approvisionner. Par contre dis au client qu’il nous faut au moins quinze jours avant que nous soyons livrés, elle vient directement d’Irlande, les revendeurs US sont hors de prix.
- Dac Boss. Je vous appelle pour les fûts.


Je fais un signe au tatoueur pour m’excuser et note sur ma liste des tâches à faire de commander cette référence et de négocier un prix pour un approvisionnement régulier.

- Désolé de l’attente Nikolaï. Je ne sais pas si vous êtes amateur de bières, mais nous avons de bonnes brassées, de même dans les whiskys.

Une musique inquiétante nous parvient étouffée par la porte de mon bureau et celle qui sépare l’arrière salle du bar. Je lui explique qu’Anna vient de commencer son show. Tout à l’heure, elle et Jansen se sont amusés comme des gamins à faire leur maquillage. Ça riait bien fort dans le vestiaire que j’avais fini par venir pousser une gueulante. J’avais dû battre retraite à l’approche d’une Anna sanguinolente qui menaçait de tacher ma chemise. Je venais aussi leur parler de l’intervention de Baranov, leur précisant que l’homme n’était pas un fan à se montrer en spectacle et donc d’éviter de l’entrainer à jouer un rôle que le tatoueur n’apprécierait pas. J’ai assez de nez pour me douter que le squelette ambulant, ne se gênerait pas de refuser en public de se laisser entrainer dans le show de mes deux danseurs. Je regarde ma montre pour voir le timing.

- A la fin du show d’Anna, il y a un changement de musique très significatif. C’est à ce moment que vous agissez. L’estrade se trouve juste à gauche de la porte de service qui mène au bar. C’est dans dix minutes. Soit vous attendez ici, soit au bar juste à droite, il y a un coin sombre et discret. J’ai averti Jerry que vos consommations étaient pour la maison. J’espère que vous trouverez de nouveaux clients. Le monde qui fréquente ce bar est assez ouvert d’esprit. Et votre simple apparition pourrait inciter quelques-uns à franchir le pas pour un tatouage. Des questions ?





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MessageSujet: Re: Spirits Print Feat Nikolaï   Sam 21 Mai - 22:34

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Voilà le boss qui se pointait, en grandes pompes, je devais avouer qu’il avait de quoi impressionner, mais ça s’arrêtait là. Chic bureau, il s’était fait plaisir. Tirant négligemment sur mes bretelles, je ne le quittais pas des yeux un seul instant, ne m’intéressant pas une seule seconde au décor, je m’en contrefichais. J’étais venu ici pour effectuer un spectacle et non pour observer la foule. Monsieur s’excusa avant de m’appâter avec de la bière, qu’il était mignon celui-là ! Dans un bar comme celui-là ? Boire de la binouze ? Non merci, j’allais me contenter de Scotch.

Je l’écoutais attentivement, mettant mon envie d’enfreindre les règles sur le côté, histoire de comprendre les consignes et de ne pas me faire chasser un coup de pied dans le derrière. Je prenais des notes dans un coin de ma tête, hochant la tête à chaque nouvelle phrase pour lui faire comprendre que j’avais saisi. Je croisai les bras alors qu’il me mettait face à deux possibilités. Poireauter dans son bureau ou jouer au rat mort dans un coin sombre. La seconde option me convenait le mieux. « Va pour le bar. » Pourquoi est-ce que le barman avait le nom de la souris ridicule dans ce dessin animé. Pauvre Tom, chat martyrisé pour l’éternité, histoire de faire rire les gosses. Cruelle société, qu’avait-elle contre les chats ? « Nope Chef, j’ai tout enregistré. »

Et dans un dernier geste de la main, je quittai la pièce pour rejoindre le fameux barman, lui glissant discrètement ma commande avant de me dissimuler dans l’ombre. De mon refuge, je regardais les danseurs sur scène, ils étaient doués, je ne pouvais pas le nier. Je me laissais distraire par le spectacle quelques minutes avant de me saisir de mon verre, le buvant d’une traite. Ça c’était pour le courage, je n’avais pas l’habitude de m’exhiber de la sorte devant des inconnus, potentiels clients d’ailleurs.

Vérifiant que personne ne m’observait dans mon coin de pénombre, je fis glisser mes bretelles pour me dévêtir de mon t-shirt, le fourrant en boule quelque part. Me redressant de tout mon long, je jouais des muscles avant d’ajuster ma tenue. Les dix minutes étaient passées, à mon tour de mettre le feu. Enfin, pas réellement, même si j’en étais capable. Profitant de l’euphorie provoquée par la danse, je longeai les murs, jetant des regards aux clients pour être sûr que je restais discret.

Enfin mon pied toucha la première marche et l’autre eut l’audace de gravir la seconde. La musique était devenue plus inquiétante, empli d’un mystère que moi seul pouvait révéler. Un sourire carnassier étira mes lèvres tatouées et je m’avançais sous le feu des projecteurs. J’eus l’intelligence de leur exposer mon dos en premier, pouces glissés sous les bretelles alors que je sifflotai tranquillement. Les murmures se faisaient déjà entendre. D’un geste rapide, je me saisis de mon paquet de cigarettes pour glisser l’une de ces merdes dans ma bouche, l’allumant sans réfléchir aux conséquences.

Je me décidai, après de longues secondes d’attente à me tourner vers cette foule qui n’attendait qu’une chose : Découvrir la chose. Crachant un nuage de fumée, j’inclinai la tête sur le côté, mon visage dissimulée dans cette brume toxique. Me penchant en avant, j’offris un sourire effrayant au premier client venu. « Bouh. »

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MessageSujet: Re: Spirits Print Feat Nikolaï   Lun 23 Mai - 17:22



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Feat : Nikolai Baranov


Nikolaï a préféré aller attendre au bar. Je ne lui en veux pas, c’est toujours plus intéressant que de me regarder me prendre la tête avec les comptes. Je ne sais pas quel impact va avoir son apparition. Je ne rêve pas, cela va être marginal, le coup de pub d’un soir. Mais cela sera suffisant pour que cela se répète par le bouche à oreille qu’il se passe des choses originales au Pink.

J’ai bien senti que le tatoué n’en a rien à faire de ma personne. Je ne vais pas tenter de le faire changer d’avis sur ce qu’il pense que je suis ou non. J’ai l’habitude de déranger à ma manière et sans avoir besoin d’avoir la peau peinturlurée comme une bande dessinée. Nous resterons chacun campés sur nos points de vue, l’affaire n’étant que purement commerciale. Tant mieux s’il y trouve son compte. Et si ce n’est pas le cas, j’aurais tout de même fait ma part du marché et il aura pu picoler gratuitement le temps d’une soirée. En affaire, je ne cherche jamais à rouler les gens, car c’est toujours sources d’ennuis.

Quand la porte se referme sur ce drôle de personnage, je reste un brin songeur. N’est pas surnaturel celui qu’on pense. Il y a quelques humains bien plus surprenants. Finalement je me m’en contre fiche, comme Baranov se moque du peu de chance que l’on renouvelle l’expérience.

J’ai préparé mes bordereaux de commandes, Je n’aurais que quelques ajustements à faire avec le décompte en fin de service. Il n’y a pas de miracle pour qu’une affaire comme le Pink tourne. Tout loup que je suis et affilié à la mafia, cela ne me dégrève pas de devoir travailler. De toute façon, cela me convient, je n’ai pas l’âme d’un rentier et ne pourrais pas supporter déléguer cette tâche à un autre.

Ceci fait, je m’étire  longuement et songe à retenir Jansen cette nuit. Mon danseur est doué question massage délassant.  Un changement dans le rythme de la musique m’avertit que c’est au tour de Baranov. Je sors du bureau et vais voir côté salle ce que cela donne.

Le tatoué est dos au public, le jeu de lumières fait qu’ils ne peuvent pas s’attendre à ce qui va suivre. Je tique sur le fait qu’il s’est permis d’allumer une cigarette. Même moi qui suis un adique de la nicotine fais l'effort de sortir pour fumer. J’espère que ce couillon ne va pas me déclencher l’alarme incendie. Mais non, heureusement ça passe. Il se retourne, sourit et se fend d’un « Bouh ! ».

L’effet est garanti et immédiat. Des cris de stupeur retentissent. Des demoiselles portent leur main à leur cœur. Je souris en voyant un client se signer. Ah ! Je ne suis pas le seul ! Je fais un clin d’œil à un de mes habitués qui me regarde en secouant la tête. Le petit intermède est réussi. Baranov peut se vanter d’avoir réussi à imposer le silence dans le bar quelques instants. Ensuite les clients réagissent différemment. Certains ont des rires nerveux, vexés de s’être fait surprendre, d’autres applaudissent et d’autres encore ont envie de toucher… Là je sens que Baranov va mordre, mais heureusement cela se calme vite. J’interviens pour anticiper sur un probable mécontentement prévisible du squelette avant que cela n’arrive.

- Mesdames et messieurs, Nikolaï Baranov n’est pas là pour vous faire un show, mais simplement promouvoir son travail. C’est un excellent tatoueur qui opère à une rue d’ici. Vous trouverez ses coordonnées au bar.


Ma part du marché faite, je me laisse accaparer par les clients. Une heure plus tard, je reviens vers mon invité surprise qui sirote au bar ce qui me semble être un de nos meilleurs whiskys.

- Alors Nikolaï ? Des pistes prometteuses pour d’éventuels clients ? Y a le type avec la veste bleue là-bas qui est tenté, mais qui a peur des piqûres…

Spoiler:
 


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