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 La belle et la bète ou la princesse et le tueur PV Lena

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Arès Kye Coleman

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Localisation : Là ou la paix n'est qu'illusion. Beacon Hills, California

MessageSujet: La belle et la bète ou la princesse et le tueur PV Lena    Ven 15 Avr - 10:34




Même les tigres flemmardent PV Lena


La falaise à la lisière de la foret de Beacon Hills est un petit coin de paradis à mes yeux. Je viens pourtant tout juste de le découvrir. Je pense avoir finalement trouvé le lieu parfait pour me ressourcer en toute tranquillité. Oh, le loft pourrait facilement faire l'affaire je le concède. Mais, l'impression de vide dans mon logement m'évoque celui d'une forteresse imprenable aussi belle à l'intérieur qu'à l'extérieur mais encore et toujours désespérément vide. J'ai beau être ce que je suis, je n'ai jamais apprécié le vide, le néant, la solitude. J'ai passé toute mon enfance dans un orphelinat entouré d'innombrables gamins malheureux et aux sentiments aussi rageurs que les miens. Je ne les aimais pas tous et la réciproque est évidemment vraie mais malgré cela on s'entraidait tous dans nos magouilles, embrouilles et plans foireux. Qu'il s'agisse d'une bagarre contre des jeunes extérieurs à l'orphelinat, la solidarité face aux adultes tentant de nous transformer en bon petit soldat ou de nous briser, face aux moindres représentants du système défaillant dans lequel nous étions prisonniers. Que ce soit à cause de parents morts ou trop lâches pour vouloir de nous. Nous étions prisonniers de ce vieux bâtiment.

Nous étions prisonniers de notre hargne, de notre rage, notre haine, notre défiance, notre méfiance envers le monde extérieur, notre colère et nos démons. Tous les anges ne deviennent pas des démons mais c'est souvent le cas de ceux que l'on pousse dans l'abime. Quoi qu'il en soit, les adultes avaient tords et faisaient exprès de ne pas voir ce qui était pourtant parfaitement visible. On ne reconstruit pas un cœur brisé avec des belles paroles. On ne crée pas une relation de confiance avec des esprits qui ne savent pas ce que le mot confiance veut dire en raison du fait que les personnes qui auraient du avoir toute leur confiance n'étaient pas là. Ni à leur premier anniversaire, ni au huitième, ni même au quinzième. Ni dans leurs joies, ni dans leurs peines, ni pour voir leurs victoires, ni pour les aider à se relever après leurs défaites, ni pour leur apprendre les petites choses de la vie, ni leur donner des conseils. Le manque dans le cœur d'un petit garçon ne saurait être comblé par quelques sourires, des cadeaux moisis mais venant certainement du cœur des personnes les offrant ou quoi que ce soit d'autre. J'ai vécu dans le bruit, la violence, le chaos, la délinquance pourtant je ne regrette rien. Il y a longtemps que je m'étais rendu compte que cette bande de bras cassés, délinquants, sauvages, autodidactes, doux rêveurs, mecs incontrôlables avait été bien plus que de simples camarades de galère. Ils étaient ma famille. Ma première famille que je le veuille ou non.

Je me rappelle encore la manière dont nous nous insultions pour un rien, nous méprisions, nous battions à longueur de journée. Pourtant, nous nous réjouissions tous pour l'un des nôtres qui parvenait à s'élever au dessus de notre microcosme et à effleurer ses rêves de la main. Il était traité en héros et fêté dans tout l'orphelinat. Quant aux orphelins adoptés, nous leur promettions de fuguer pour casser les os de leurs parents adoptifs en cas d'embrouille quelles qu'elles soient. Non, j'ai tord quand je dis que nous étions des gamins sans cœur et brisés car il y avait bien de l'amour. Oui, de l'amour fraternel que nous ne nous montrions qu'en de rares occasions mais qui était pourtant bien réel. Puis, j'avais découvert une part de ma famille qui pour moi n'existait pas, ne pouvait, ne devait pas exister. Et après les avoir détesté de toute mon âme, je m'étais ouvert peu à peu et avais accepté de leur faire une place. Ce fut la première fois que j'ouvrais à quelqu'un d'extérieur à l'orphelinat, à mon royaume ténébreux de loups torturés. Jhon, Lucianna, Malaki, Jason des lumières dans un monde ne connaissant que deux couleurs et quelques teintes de gris. J'avais donc eu deux familles moi qui n'en avais aucune lors de ma venue au monde. Mais, tout était allé vite bien trop vite et avant que je n'ai pu savouré le fait que ma vie d'orphelin touchait à son terme dans les larmes de ma tante et le sourire de mes cousins voilà que la mort m'avait frappé vicieusement et insidieusement comme si elle n'était pas d'accord avec le happy end de ce film pourtant suffisamment sombre il me semble.

Non, lorsque la faucheuse jette son dévolue sur vous. Tout ce que vous avez à faire est de l'attendre stoïquement et en silence parce que croyez moi cela ne sert strictement à rien de geindre comme un marmot à peine sevré du lait de sa mère. Parce que si il y a bien une puissance inéluctable en ce bas monde, c'était la sienne. Et, je ne dis pas cela parce que je suis devenu l'un de ses enfants et serviteurs après avoir été mordu par une magnifique lionne aux yeux rouges puis avoir eu la nuque brisée. La mort ne m'avait pas que donné une mission et fait de moi un gardien du surnaturel, elle m'avait donné une nouvelle famille. En cela elle avait pris autant qu'elle avait donné dans un souci d'équilibre obsessionnel. Une de plus vous me direz. Et après il ose se plaindre. Azgeda, mon clan, mes frères d'armes, mes sœurs de bataille, mes mentors, mes supérieurs hiérarchiques, la seule constante de ma vie sentimentale, mes amis, ma créatrice, ma seconde mère adoptive. Les combats amicaux, les patrouilles, les piques amicales, les fêtes, les chants, les danses, les rappels à l'ordre, les missions. Toujours entouré, jamais seul et ce même au sein de la solitude intérieure dans laquelle baigne mon âme depuis toujours. Un mode de vie clanique pour une espèce oubliée. Ainsi, j'avais toujours vécu entouré de bien des personnes sur lesquelles compter alors même que j'étais né seul avec une mère qui avait dès les premiers jours de ma vie décidée de ne pas me garder. Réprouvé, abandonné et pourtant toujours entouré d'orphelins, de tante, de gardiens.

En réalité, c'est depuis mon installation dans cette petite bourgade que je connais ce sentiment étrange, à la fois reposant et désagréable. Insidieux et amer comme de l'alcool de mauvais gout. Foutus chasseurs qui m'avaient pris mon propre sang, ôté l'essence d'espoir de ma bouche. Ils l'avaient payés de manière atroce, remarquez. Du sang coulant tel un torrent pourpre sans interruption, des membres arrachés, des corps déformés, le sang sur mes griffes, la fureur vengeresse dans mes yeux et la colère sur mon visage. Ai je été rassasié par ce tableau macabre ? Peut ètre, mais le bain de sang ne fait pas revenir les disparus. Et, tout ce qu'il reste c'est une impression de vide. Décidemment, il semblerait que le vide en ai après moi. Ce n'est pas tant leur mort qui me coute car je suis bien placé pour savoir que la mort est plus douce que ce que l'on imagine. J'ai vu ma mère spirituel lors de ma renaissance. Des yeux d'une clarté éthérée témoignage d'une cécité prononcée signifiant qu'il n'y a pas qu'à travers les yeux que l'on peut voir. Une vielle femme gracieuse et souriante. Voilà, le souvenir que j'ai de ce face à face. Mais, Asmodée et Idris m'avaient raconté qu'elle prenait une forme particulière pour chacun des élus. Enfin, bref mes yeux s'ouvrent  sur le ciel printanier de cette fin d'après midi et je laisse mon regard dériver le long des nuages qui s'égaillent ca et là. Allongé sur une branche d'arbre suffisamment solide pour supporter mon poids, je laisse mes sens surnaturels balayer la zone et repère le Nemeton un peu plus loin, enfoncé au plus profond de la foret. Je me déplace légèrement sans craindre de tomber-les tigres sont habitués à paresser dans les hauteurs forestières- et cale ma tète contre le tronc massif. Mon regard change de direction et se fixe sur la ville s'étendant au bas de la falaise. Un panorama absolument splendide qui ravit mes sens d'hédoniste.

Cette vision ne manque pas de me procurer le plaisir que m'a toujours procuré la vue d'une belle chose. Et, je laisse mes yeux se nourrir de ce panorama rendu d'autant plus saisissant par la hauteur à laquelle je me trouve. Je passe une main sur ma barbe et la gratte brièvement. Ma chère barbe qui en avait vue des vertes et des pas mures depuis son apparition sur mes joues et mon menton il y a quelques années maintenant. Une barbe tantôt soigné, tantôt négligé le plus souvent de trois jours. Une des autres rares constantes dans ma courte vie faite de moult péripéties. On a tendance à sous estimer l'amour qu'un homme porte à sa barbe. Ce n'est néanmoins pas mon cas et je l'apprécie à sa juste valeur. Ma main revient se porter le long de mon corps et pendre dans le vide tandis que mon odorat de félin m'indique la présence d'un être surnaturel de type lupin. Je traque la source de l'effluve de mes yeux noisettes mais la végétation est trop dense pour que je puisse apercevoir la porteuse de cette odeur si répandue dans cette ville. Alors, je décide d'abandonner ma traque et reste tranquillement et confortablement installé sur ma branche tandis que les chants des habitants de la foret se glissent dans mes oreilles. Un léger sourire en coin étire mes lèvres tandis que je savoure la sensation d'être allongé nonchalamment au dessus du vide devant un panorama majestueux. Mais, bien vite l'effluve lupine me tire de ma contemplation et je tourne vivement la tète vers la louve qui émerge des fourrés. Mon regard se pose sur la jeune femme qui se dirige visiblement vers la falaise.

Je ne la lâche pas du regard tandis qu'elle se meut gracieusement à travers la foret. Des cheveux blonds fait de plusieurs nuances d'or tombant en cascade sur ses épaules, un visage fin et gracieux, des traits délicats, des yeux d'un bleu profond et une bouche fine esquissant une moue de mécontentement. De petite taille, elle n'en est pas moins élancée et pourvue de jolies formes là ou il faut. Quoi qu'est ce qu'il y a ? Mais, regarde là. Cela sent la lycéenne à plein nez. Et alors ? Qu'est ce que cela change. Bon d'accord. Pas bien Arès, pas bien Arès. Oui, j'ai vu Deadpool au cinéma cette semaine et sa manie de se rabrouer comme un gamin ayant une fait une bêtise m'amuse profondément. Un petit rire s'échappe de mes lèvres closes. Parce que c'est exactement ainsi que je me sens là tout de suite, comme un gamin ayant une fait une connerie. Il n'y a aucun mal à admirer une belle femme. Non ? Bon d'accord, le terme adéquat serait ici  jeune femme.  Elle a l'air si innocente et si jeune que je finis par détourner mon regard. Chaste et pure comme un ange boudeur émergeant de nul part. Soit, tout le contraire des femmes que j'ai connu. Soudain, je ne suis plus du tout hypnotisé par la vue de cette jeune fille que je vais de ce pas surnommer "princesse". Ses habits classes de marque, sa moue que je devine bien souvent boudeuse et sa démarche me conforte dans l'idée que cette demoiselle est habituée à obtenir tout ce qu'elle veut.

Mais, juger une personne sur sa simple apparence est une erreur que je ne commets jamais. Pourtant, je suis en cet instant même bien tenté de le faire. On ne lui a pas appris que la foret était le repère du grand méchant loup ? Bon, du grand méchant tigre en ce qui me concerne. Mais, c'est du pareil au même. Un débat intérieur s'engage entre le tigre, l'humain et le gardien qui m'habite. Le tigre, prédateur solitaire souhaite descendre et vérifier si la voix de la demoiselle est aussi intéressante que le reste de sa personne, le gardien pense que le simple fait d'être ici est une perte de temps et l'homme se dit qu'il vaut mieux que rien ne se passe en ce lieu. Ni rencontre, ni regard, ni parole car la moindre de ces choses seraient néfastes pour la petite louve. Alors, je reste immobile et attends qu'elle s'en aille. Malheureusement, je manque de chuter lamentablement lorsque mon coup de pied sur un insecte est amplifié par un coup de vent soudain. Et merde. Pour la discrétion on repassera. Je bascule à cause du mouvement et chute lourdement du sommet de l'arbre. Non mais comment je fais pour me retrouver dans des situations pareilles ? Bah, les félins retombent toujours sur leurs pattes non ? J'atterris durement sur mes pieds et pousse un juron étouffé avant de me redresser et de me dépoussiérer. Bon, et maintenant ?




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MessageSujet: Re: La belle et la bète ou la princesse et le tueur PV Lena    Sam 16 Avr - 22:51


Un inconnu dans mon pays


Arès & Lena

« Si nous prenons la nature pour guide, nous ne nous égarerons jamais. »

Nous avons tous besoin de solitude et de tranquillité. Nous avons tous besoin de moments pour réfléchir à notre présent, à notre vie, à ce qu'on en fait. Nous avons tous besoin d'un endroit rien qu'à nous pour oublier le reste du monde et ses problèmes, et ne penser qu'à nous-même et à ce qu'on engendre. Un lieu où toutes pensées négatives, mauvais choix, mauvaises situations et mauvais événements qui n'ont rien à voir avec nous, n'existent plus. Un lieu simple, sans artifice ni personne, où on peut juste se ressourcer et penser. Penser à cette vie qui ne nous réussit pas forcément, qui nous cause bien des chagrins nous rendant incapables d'avancer et d'évoluer. Oui bien sûr, je veux oublier mes problèmes, mais pour ça je dois y réfléchir et y trouver une solution. Pour ça je n'ai pas besoin de grand chose, non. J'ai juste besoin de mon petit paradis à moi, un lieu où quoi que je dise, quoi que je pense et quoi que je ressente puisse rester secret.

Je ne veux pas divulguer mes pensées les plus profondes et les plus personnelles à un vulgaire prétendu médecin. Oh que non, je préfère parler à quelque chose qui ne me jugera pas. C'est sûrement pour ça que j'ai eu du mal à trouver mon endroit à moi dans la ville. J'ai souhaité un lieu calme, paisible et assez serein où personne ne pourrait me déranger. J'ai tourné en rond pendant des heures, des jours, à la recherche de mon petit pays. Et je l'ai trouvé. Je l'ai trouvé alors que j'avais arrêté de chercher, alors que je m'étais dit que c'était impossible. Une simple petite balade en forêt entre les feuillages m'a suffit. Un écart de mon sentier de footing habituel. Quand je me suis approchée de la falaise tandis que les arbres disparaissaient petit à petit derrière mon dos, je me suis prise pour un oiseau, pour un être libre. J'avais envie de sauter, de m'envoler, de découvrir le monde. On voyait toute la ville, tous les immeubles, tous les magasins. Les passants marchaient ici et là, parlaient entre eux, conduisaient, rigolaient, et s'amusaient, tout simplement. Rien de bien fascinant me diriez vous, mais assez reposant tout de même. Ce bonheur m'a serré le cœur, car ce bonheur je ne le connais plus depuis longtemps, depuis bientôt un an en réalité. Je les jalouse tous, avec leurs sourires, leurs visages ébahis, leurs joies de vivre. On n'a pas tous cette chance, malheureusement.

Un gros sentiment de nostalgie me presse la poitrine. Des manques, des regrets, des rêves pleins la tête que j'ai besoin d'évacuer maintenant. Je n'en peux plus de tout garder pour moi, il faut que j'en parle. Pendant de longues années je me suis contentée d'écrire dans un petit journal, de mettre à l'écrit mes pensées les plus secrètes. Et ça n'a jamais marché, car mes souvenirs me hantent toujours. Je les revois sans cesse, comme si chaque passage de ma vie était fait pour me torturer, me rappeler que je l'ai vécu et qu'il fait de moi la personne que je suis. Mais qui suis-je ? Je suis moi. Mais c'est qui, « moi » ? Une fille insignifiante, renfermée sur elle même, qui a subit beaucoup plus de malheurs que de bonheurs. On va résumer ça comme ça, cela sera beaucoup plus simple autant pour moi que pour vous. Oui, je parle toute seule. Oui, je parle à quelqu'un qui n'existe pas et qui est complètement sorti de mon imagination. Mais ça fait un bien fou de se dire qu'on ne vous répondra pas.

Aujourd'hui, les rues sont beaucoup plus peuplées qu'à l'ordinaire. Les enfants jouent, crient, courent dans tous les sens sous les hurlements des parents qui leur ordonnent d'arrêter. On voit bien que c'est le printemps, bientôt le retour de l'été. Le Soleil se couche tard, les températures sont agréables, on sort en tenues légères. Tout ce bruit me fait mal à la tête et me donne le tournis. Je traverse la rue bondée et braque mon regard loin devant moi. J'avance, je ne fais attention à rien. Je continue mon chemin et j'oublie que les autres sont là. Je ne fais qu'accélérer le pas pour quitter ce centre-ville si bruyant. C'est bon. Je déambule dans les petites rues qui peuvent me mener à la forêt. C'est déjà plus calme, ici. C'est même silencieux et apaisant. Je continue d'avancer sans réfléchir, j'aurais tout mon temps pour le faire après. Il n'est pas très tard, j'aurais tout l'après-midi pour me reposer et penser. Là où je vais, il n'y a jamais personne. Les deux fois où je m'y suis rendu ont été pour moi des moments très agréables. Je n'aime pas rencontrer du monde, encore moins des personnes du sexe opposé. Mais vous savez pourquoi, vous. Tout ça c'est à cause de Dylan, de ce qu'il m'a fait ce soir de pleine lune. Je m'étais déjà faite avoir par les garçons tellement de fois que ce fut la fois de trop. J'ai rapidement compris qu'ils étaient tous les mêmes, qu'ils pensaient tous pareil. Pour eux, les femmes sont comme des jouets. On s'amuse avec, on rigole avec, puis on le brise car il ne nous amuse plus et qu'on veut le modèle dernier cri à la mode. Alors, on le jette. On le jette car il ne sert plus à rien, puis on disparaît.

J'entre dans la forêt d'un pas calme, les mains enfouies dans mes poches de ma veste. Enfin, la veste que je me suis appropriée. Elle était à ma mère. Elle a traîné pendant tellement longtemps dans le fond de mon placard que je me disais qu'elle était mieux dedans que sur moi. J'avais peur de la mettre, de revivre tous mes moments passés avec elle avec des sortes de flash-back. J'avais peur de la veste de ma mère comme un enfant a peur d'un montre sous le lit. Quand on ose pas regarder par peur de perdre pied. C'est tellement ridicule, mais tellement réel.
Je m'enfonce dans la forêt encore. Les arbres sont de plus en plus hauts, de plus en plus épais et de plus en plus denses. Les rayons du Soleil ont de plus en plus de difficultés à passer à travers les feuilles, et c'est pourquoi il fait plus sombre. J'aime le Soleil. J'aime sa couleur, sa clarté, sa chaleur. J'aime ce qu'il procure en moi. Je fronce des sourcils et j'accélère. Je n'aime pas rester ici. Le vent  glacial me balaye les joues et me donne des frissons que je ressens dans tout mon corps. Je me dépêche. Au loin, je vois les arbres qui se font rares, et qui donnent l'ouverture à mon paradis. La falaise à la lisière de la forêt, mon pays tranquille.

Quand je débouche de la forêt, je lève les yeux vers le ciel. Les nuages ont fini par caché le beau Soleil qui réchauffait mon cœur. Même si le Soleil est dissimulé par une masse de coton, l'air est toujours aussi chaud et agréable. Il manque juste la luminosité, cette incroyable couleur dorée. Je fronce des sourcils de mécontentement. Tant pis, on s'en passera. Ça donne un aspect triste au lieu, un sentiment mélancolique. On pourrait croire que ce lieu reflète mon humeur du moment, comme s'il comprenait ce que je ressens. C'est assez triste et déprimant, mais après tout c'est comme cela que je me suis sentie toute la journée, alors on fera avec.
Je commence à m'approcher du bord. Quelque chose cloche. L’atmosphère est différente, je le sais, je le sens jusqu'au plus profond de mes entrailles. L'endroit n'est pas le même. Je sens une chose étrangère, qui ne devrait pas être là. Peut-être une présence. Mais c'est impossible, il n'y a jamais personne ici. Dû au fait de ma morsure très récente, d'environ un mois et demi maximum, je n'arrive pas à deviner ce qui est différent aujourd'hui. Ce n'est pas un loup, non, c'est une autre chose, c'est surnaturel, mais inconnu pour moi. Je n'ai jamais ressenti rien de tel. A ma connaissance, il n'y a que des loups-garous en ville, alors qu'est ce que ça peut bien être ? Je me stoppe à quelques mètres du rebord. Je tourne sur moi même, encore et encore. Je ne vois rien certes, mais je sens quelque chose. Mon cœur s'accélère, mon sang bouillonne. Ici c'est mon endroit, personne a le droit de me l'enlever. On m'a retiré ma mère, puis ma ville, puis mon petit-copain, puis ma vie d'humaine, et maintenant on veut me retirer l'unique lieu qui m'apaise, qui lui seul peut me calmer. Il en est hors de question.

Je reste là, plantée en plein milieu de mon petit pays en attendant un signe ou n'importe quoi. Je regarde sans cesse la forêt, les arbres, les rochers, les hautes herbes, rien. Je ne vois rien de différent de d'habitude mis à part le temps grisâtre. Cependant, mon instinct me dit le contraire. J'ai toujours fait confiance à mon instinct et il ne m'a jamais trompé, alors je ne bouge pas et j'attends.

Le vent commence à se lever. Je ne sais pas combien de temps s'est écoulé depuis que je me suis assise, mais je continue d'observer la forêt. Je continue à être persuadée qu'il y a quelqu'un ou quelque chose, et je suis prête à tout pour que cette chose pointe le bout de son nez. Je balaye la zone sans cesse à la recherche du moindre petit indice ou petit détail qui m'aiderait, mais c'est comme si j'étais devenue paranoïaque. Un bruit sourd brise le silence de la forêt et je vois un arbre à proximité bouger. Les feuillages tremblent et se secouent, puis une énorme masse sombre tombe lourdement au sol. Mais c'est quoi ça ?! J'ai tout de suite la réponse à ma question quand la silhouette se redresse en se marmonnant des injures. Un homme. Je sens mes muscles tressaillir à la vue de cet homme et je me lève d'un bond en grognant. Je serre mes poings si fort que je plante mes ongles bientôt devenus griffes dans les paumes de mes mains. Le sang chaud coule délicatement hors de mon poing pour tomber goûte à goûte sur l'herbe verte de la forêt. Il se tape le torse, les bras, les genoux, les cuisses, ce qui me permet de  l'observer sur toutes ses coutures. Il est beau. Son tee-shirt moule parfaitement tout le haut de son tronc, c'est à dire ses muscles parfaitement dessinés. Ses traits de visage assez durs et froids sont remarquables d'ici. Son crâne est rasé mais c'est tout le contraire de sa barbe. Elle est sombre, comme ses yeux. Sa carrure est imposante, et même s'il est assez éloigné, je peux être sûre qu'il est beaucoup plus grand que moi. L'ancienne Lena serait partie en courant les jambes à son cou, mais la Lena d'aujourd'hui a juste envie de bondir sur cet intrus, masculin qui plus est. Il relève la tête et plonge son regard froid dans le mien. Je grogne l'inconnu en secoue mes mains pleines de sang puis je croise mes bras sous ma poitrine en me retenant de lui sauter dessus. Je ne peux cependant pas m'empêcher de lui cracher quelques mots dans la figure. Oui, je suis complètement inconsciente de lui parler comme je le fais mais je n'y peux rien s'il est ici en même temps que moi. Ici c'est mon Paradis, pas touche.

« T'es qui toi ?! »

Ma gorge est sèche. Je toussote légèrement et passe mes doigts dans ma chevelure qui me gêne en ce moment. Je n'aime pas être dans la même zone que les personnes du sexe opposé, ça me rend mal à l'aise. Mal à l'aise oui, mais surtout sur la défensive. Je le regarde de mon regard le plus noir possible, je ne dois surtout pas perdre la facce.

« Pourquoi t'es là ?! »

Je roule des yeux en soupirant et fronce des sourcils. Je cerne tout de suite quel personnage est en face de moi. Un bourreau des cœurs sans aucun doute. Le type d'homme à jouer avec une fille, s'en servir et la salir jusqu'au bout. Détruire toute part de gentillesse, de pureté et d'ignorance qu'on peut  trouver en elle, et la transformer en une fille facile qui en fera baver à d'autres garçons. Oh que oui je l'ai bien cerner celui-là, j'ai le flaire pour ça. Un Don-Juan, c'est tout ce qu'il est. Ah, c'est sûr que son physique est avantageux ! Quand on est aussi bien bâti on en profite, et on en fait voir de toutes les couleurs aux personnes qui le méritent le moins ! Ce genres de personnes me dégoûtent, ils mériteraient tous de mourir dans de terribles souffrances. Briser des cœurs, des âmes, des êtres humains, c'est dégueulasse. Retiens toi Lena, tu ne dois pas perdre le contrôle même s'il mérite une bonne leçon. Soit rationnelle. Il te mettrait en pièces en deux secondes et tu n'auras que tes yeux pour pleurer. Face à ce genres d'hommes, tu ne gagnes pas.

Je me redresse en reprenant mon souffle et toussote légèrement. Je continue de le regarder et à part le garçon que j'ai décris ci-dessus, rien d'autre sur lui ne me vient. Tant pis. Je parle d'une voix forte et puissante, une voix qui ne me ressemble pas d'ordinaire. Ça se voit qu'il touche mon ego, il me rappelle trop Dylan. Il lui ressemble tellement, autant dans son physique que dans sa façon de se tenir.

« Ici c'est mon endroit. »

© Ceinwen


Dernière édition par Lena Johnson le Lun 25 Avr - 17:41, édité 4 fois
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Arès Kye Coleman

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MessageSujet: Re: La belle et la bète ou la princesse et le tueur PV Lena    Dim 17 Avr - 16:44




Déteste moi cela vaut mieux PV Lena



Look at me
Ma chute est impressionnante vue de l'extérieur mais anodine pour l'être surnaturel que je suis. Pourtant, le craquement de mes os lorsque mes pieds retrouvent le plancher des vaches est des plus sonore. La guérison s'enclenche bien avant que je n'ai le réflexe de vérifier mon état. Alors, je ne m'inquiète pas et préfère me débarrasser de la poussière, des feuilles et de toutes les choses que m'a légué ma chute à travers un feuillage aussi épais que rugueux. Mes mains tapotent prestement mon torse, mes bras et mes jambes pour me donner une allure plus présentable. Je passerais également sur le fait que chuter de mon promontoire improvisé a quelque peu touché mon orgueil. Moi, un félin parmi les plus habiles que compte ce monde. Ce sont des choses qui arrivent me souffle le tigre dans mes veines. C'est ca. Maudit soient les insectes forestiers ! Quant au vent, j'ai toujours apprécié cet élément et la sensation de la brise sur ma peau. Un élément à la fois doux et puissant, indomptable comme un étalon sauvage épris de liberté parce que l'amour des grands espaces coule au plus profond de ses veines. Un élément à la fois fougueux et discipliné pouvant faire autant de bien que de dégâts. Ambivalent car ni blanc ni noir, ni bon  ni mauvais mais pouvant paraître aussi inoffensif qu'un enfant alors qu'il a la puissance brute d'un grizzly en colère.

Bref, vous l'aurez compris je ne suis pas contre un petit filet de vent une fois de temps en temps. Mais, sur ce coup là je m'en serais bien passé. Car, je souhaitais juste savourer le plaisir de me tenir au dessus de plusieurs mètres de vide en fixant le panorama majestueux s'offrant à ma vue. Maintenant, je n'ai plus le choix que d'affronter le regard de la "princesse" qui je le souligne m'avait volée mon idée. Premier arrivé, premier servi un point c'est tout. La dure loi de la jungle que j'avais apprise dès mon plus jeune âge dans les couloirs de St Thomas puis dans les rues sombres des quartiers environnants semblait s'être gravée dans ma peau. Je me mets à pester après avoir constaté les multiples trous dans mon tee shirt. Je relève ensuite  lentement mes yeux en même temps que je me redresse de toute ma stature. Mes yeux froids et durs se plongent dans ceux de la demoiselle à la chevelure faite de nuances dorées. Une chevelure dans laquelle j'ai bien vite envie de glisser mes doigts pour vérifier s'ils sont aussi soyeux qu'ils en ont l'air. J'esquisse un sourire amusé teinté d'arrogance lorsque je constate que son expression est bien plus marquée par la colère et l'indignation que la surprise comme si elle voyait des hommes tomber du sommet d'arbres de plusieurs mètres tout les quatre matins. Ses yeux d'un bleu marin attirent immédiatement toute mon attention et je ne parviens pas à les lâcher du regard. Je ne comprends pourtant pas les raisons de toute cette animosité. Tout ce que j'ai fait, c'est tomber lamentablement d'un arbre. Je n'ai pas grand chose à me reprocher pour une fois. Enfin à part avoir trouvé la jeune femme à mon gout. Je reconnais que c'est un motif de reproche potentiel en soi. Mais, allons bon si on me condamnait pour cela. Je n'imagine pas ce qu'il m'arriverait pour tout le reste.

I just can't believe
Je ne comprends pas pourquoi la jeune femme à la beauté bien réelle et des plus exquise malgré la rage animant ses traits me regarde comme si j'étais un intrus dans son petit royaume de princesse, me regarde comme si je lui avais volé ses œufs de Paque, me regarde comme si elle voulait purement et simplement m'assassiner là tout de suite au pied de cet arbre pluri centenaire majestueux et confortable. C'est seulement après avoir laissé mon regard dérivé et mes sens inspecter les environs que je remarque le sang s'écoulant lentement de ses mains. La petite louve ne semble pas maitriser les affres de la transformation et lorsqu'elle est de mauvaise humeur ou en colère elle doit surement se laisser déborder par sa part animale. Ce qui est une très mauvaise chose car cela fait d'elle une proie facile pour les chasseurs. Et, je ne voudrais pas qu'elle soit une proie facile pour les chasseurs. Non, j'aimerais comprendre pourquoi elle me hait de la sorte alors même que je ne la connais pas et qu'elle ne me connaît pas. C'est une énigme qui me fascine et je n'abandonne jamais avant d'avoir résolu les énigmes qui me fascinent. Une  détermination sans faille doublée d'une curiosité très poussée font de moi un traqueur d'anomalie efficace et talentueux mais pour l'heure je ne souhaite pas les mettre en œuvre pour protéger l'équilibre mais pour obtenir des réponses à mes questions. Je n'ouvre pas la parole et laisse un silence pesant s'installer entre nous tandis que nous nous fixons en chien de faïence. Comme si la demoiselle n'attendait qu'un geste de ma part pour me bondir dessus et me tailler en pièce. Je pense que j'aurais du placer le terme tenter dans la phrase car je n'aurais aucun mal à la maitriser rapidement. Et, cela aurait eu le don de m'énerver. Mon tee shirt est suffisamment abimé pour ne pas finir taillé en petits morceaux par une furie furieuse.

Finalement, la demoiselle croise ses bras sous sa poitrine et semble se maitriser. Je sens pourtant son sang bouillonner dans ses veines et sa colère latente comme si elle exsudait par tous les pores de sa peau immaculée me paraissant si appétissante. Je ne me départis pas de mon sourire en continuant d'admirer son visage. La voix de la princesse est sèche et cette dernière toussote légèrement après m'avoir gentiment et poliment demander qui j'étais. Mon sourire s'efface lentement mais surement tel un éclat de soleil masqué par des nuages sombres. Je suis tenté de répondre le grand méchant loup mais d'une part je ne suis pas un loup et d'autre je ne pense pas qu'envenimer la situation soit très intelligent alors je lui réponds d'une voix forte et claire : Juste un homme qui est tombé de l'arbre sur lequel il était perché pour admirer le panorama. Pas de quoi se faire assassiner il me semble. Un sourire en coin étire mes lèvres sur la fin de ma réponse avant de s'effacer quelques instants plus tard lorsque je constate que la lycéenne ne s'est pas détendue.

What they've done to me
La jeune femme se passe la main dans les cheveux et je savoure du regard ce geste aussi anodin que sensuel. Je me retiens de bouger comme si cela pouvait déclencher la troisième guerre mondiale alors même que mes muscles me réclame du mouvement après l'immobilité sur ma branche d'arbre quelques mètres plus haut. Je comprends finalement que la réaction de la jeune femme est irrémédiablement liée à la gente masculine. Elle semble mal à l'aise et ne se départit pas de sa posture défensive comme si j'étais une menace potentielle. Et, il ne me faut pas une seconde de plus pour comprendre la situation. Je suis face à une princesse au cœur brisé. Une demoiselle qui a fait confiance à un beau parleur et qui s'est faite avoir. Et qui a décidée de cataloguer tous les hommes dans le même panier jusqu'à la fin des temps. Tous les mêmes, tous des salauds ne pensant qu'à une seule chose. Elles voient surement les mecs comme des ordures jouant avec les femmes comme avec des jouets et les laissant tomber dès qu'elles les lassaient. Ce n'est pas très sympathique de juger les gens sans leur laisser une chance. Néanmoins, il me semble qu'elle n'a pas tout à fait tord en ce qui me concerne. Oui, je suis un homme à femmes ayant un certain nombre conquêtes.

Oui, j'aime profiter de la vie et ai tendance à voir les relations amoureuses comme un jeu. Mais, je ne vois pas ou est le mal. Bon d'accord, je suis un salopard sur les bords. Est ce que j'ai brisé des cœurs ? Surement. Est ce que j'ai crée d'autres furies comme cette blonde absolument superbe. Surement. Est ce que je m'en veux pour cela ? Et bien, je dirais pas jusqu'à aujourd'hui. Mais, le fait de voir ce cœur blessé me cause une sorte d'électrochoc. Visiblement, il n'y a pas que l'orphelin que j'étais à avoir été poussé dans l'abime. Je détourne les yeux et laisse mon regard flotter derrière la jeune louve. Je n'ai plus du tout envie ni de jouer avec elle, ni de résoudre l'énigme que je pense d'ailleurs avoir déjà résolu pour le coup. Je reporte finalement mon regard sur la demoiselle qui tente de m'adresser un regard noir. Mais, son regard noir laisse à désirer. Je n'ai plus envie de laisser mes yeux admirer chaque courbe de son corps. Je sais que je serais néfaste à cette princesse brisée et je me refuse de lui faire le moindre mal. Alors, je décide de me montrer arrogant, moqueur et assuré afin qu'elle n'ai qu'une seule envie, continuer de me détester. Je réponds donc à sa seconde question avec le sourire que tous les connards du monde maitrisent à la perfection. : Pour la même chose que toi. Pour la tranquillité, le panorama magnifique et la déconnection du monde. Mais, visiblement il n'y a pas que le panorama qui est magnifique.

We could never get free
Oui, c'est nul et pathétique mais cela devrait faire l'affaire pour qu'elle me voit comme un dragueur invétéré ne méritant qu'une seule chose, sa haine. Car, c'est la seule chose que je souhaite qu'elle ressente envers moi, de la haine. Je refuse de lui faire du mal comme celui qui l'a transformé en walkyrie et lui a ôté son innocence de jeune femme et sa lumière intérieure. La seule chose que je peux lui apporter c'est de la souffrance et je ne veux pas empirer sa situation. Alors, je m'enfonce dans ce rôle de séducteur sans cœur qui me va comme un gant et dans lequel j'ai passé une bonne partie de ma vie. Je m'avance jusqu'à la jeune louve d'un pas arrogant et respirant la confiance en soi avant de me figer brutalement lorsque son regard me transperce littéralement. Ses yeux bleus me jugent d'une manière si transparente que j'en ai presque le souffle coupé. Moi qui me moque royalement de l'avis des gens en toute circonstance. Le mépris que je vois dans les yeux de la lycéenne me touche au plus profond de mon être et me blesse réellement. Je vois bien qu'elle me voit comme un don Juan qui change de femmes comme de chemises et qui ne souhaite rien de plus que s'amuser au dépens de ses partenaires. C'est limite, si je ne suis pas un monstre à ses yeux. C'est surement ce que je suis remarquez mais je ne suis pas que cela. Je peux aimer sincèrement et profondément, je l'ai déjà fait. Mais, cela elle s'en fiche surement.

Les œillères sont bien difficiles à ôter aux personnes qui ont décidées de se les poser. Peu lui importe de savoir que j'ai enrobé mon cœur dans une armure de glace il y a bien longtemps de cela alors que je n'étais encore qu'un mioche. Peu lui importe pourquoi je préfère m'amuser que de rester attacher à quelqu'un. Peu lui importe de savoir pourquoi ? Non, parce qu'il est bien plus facile de voir les gens comme on veut les voir. Comme il est facile d'être difficile ! Il nous suffirait de demeurer loin des autres, ainsi nous ne souffririons jamais. Mon sourire disparaît et durant l'espace de quelques instants une expression peinée se lit sur mon visage avant que je ne la fasse implacablement disparaître pour retrouver le masque du séducteur sans foi ni loi. La beauté en colère se redresse légèrement en reprenant son souffle et me déclare d'une voix forte et puissante qu'il s'agit de son endroit.

I just wanna be, I just wanna dream
Un petit rire s'échappe de mes lèvres et je tente de le réprimer mais n'y parviens pas alors je réponds dans la foulée : Ah les princesses. Elles ne peuvent pas s'empêcher de s'imaginer que tout leur appartient. C'est bizarre je ne vois ton nom marqué nul part.
Je reprends ensuite mon chemin et me plante devant la jeune femme. J'ôte ma veste en cuir et la passe sur ses épaules malgré son expression outrée et choquée avant de saisir ses mains entre les miennes et de les porter à mes lèvres. Je passe ma langue sur ses plaies pour les aider à se refermer plus vite. Quoi, vous ne connaissez pas les vertus antiseptiques de la salive. Lisez plus alors. Puis, je m'approche du bord de la falaise et m'assois les pieds dans le vide avant de me mettre à contempler le panorama sublime qui s'offre à mes yeux. Puis, je dis sans même me retourner : Je ne compte pas partir tu sais. Alors, si tu ne veux pas me voir tu sais ce qu'il te reste à faire.


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MessageSujet: Re: La belle et la bète ou la princesse et le tueur PV Lena    Dim 24 Avr - 15:38


Laissez moi penser tranquille...


Arès & Lena

« Si nous prenons la nature pour guide, nous ne nous égarerons jamais. »

Je me suis toujours demandée si le destin existait bel et bien, si notre vie était vraiment la notre et qu'on en contrôlait tous les aspects. Sommes-nous destinés à une personne et notre avenir est-il déjà tout tracé ? Puis surtout, la plus importante des questions, pouvons-nous le changer ? Devenir maître de notre propre destin pour ainsi faire nos propres choix ? Y réfléchir seule pendant des heures dans mon petit paradis aurait été un excellent moyen pour tenter de trouver une solution à tout ça. Ces questions ne cessaient de passer en boucle dans ma tête et de résonner dans mon crâne, comme un horrible marteau qu'on ne cessait de fracasser dans tous les sens. Seulement, j'en suis dans l'impossibilité actuellement. Je ne peux pas me concentrer ou même rester tout simplement tranquille et sereine en la présence d'une personne de la gente masculine. Même si l'homme en face de moi est beau et imposant, et que son physique le rend tout autant attirant qu'intriguant. On pourrait croire que toute une aura mystérieuse enveloppe sa carrure musclée. Mais il reste un homme. Qui plus est qu'il a déjà dû certainement faire souffrir les cœurs de nombreuses pauvres femmes qui n'avaient rien demandé.

Quant il me réponds, il le fait avec assurance. Sa voix est rauque et grave, mais d'un ton si entraînant que j'oublie quelques instants qui il est. Ses mots repassent dans mes oreilles, chatouillent ma tête, et m’ensorcellent. Je plisse lentement mes yeux pour l'observer davantage. Son regard est sombre. Oui j'ai déjà fait cette remarque mais je le trouve tellement mystérieux, et assez intense à force de poser mes yeux sur lui. Mais il ne doit pas s'en rendre compte, bien au contraire. Je préfère le détester le plus possible et qu'il fasse de même, peu importe qu'on se connaisse ou non. Je ne veux pas savoir qui il est car ça m’apporterais plus d'ennuis qu'autre chose. Pourquoi je dis ça ? Car je ne veux pas tomber dans le panneau de nouveau. J'ai toujours eu le don d'être attirée par les personnes qui me font souffrir, alors que je ne suis pas masochiste pour autant. Puis de toute façon, il a l'air plus vieux que moi, je dirais une dizaine d'années au maximum. Mais je n'ai que dix-sept ans après tout.. STOP ! Lena tu perds la tête là c'est pas possible ! Tu penses à une future relation impossible puisque, premièrement, tu le détestes, et deuxièmement, cela concerne un inconnu. Secoues toi et souviens-toi de Dylan. Dylan a détruit ta vie, a détruit ton cœur et toute part d'amour qui restait encore. Ne joues pas à ce jeu, ou tu n'en survivras pas. C'est vrai. La solitude me réussit assez bien, j'ai besoin de personne et encore moins d'un mec. Cependant, une question continue à me tarauder l'esprit.. A-t-il croiser mon chemin par pur hasard, ou bien il s'agit d'un coup du destin ? A moins que le destin et le hasard soit une même notion après tout... Je pense trop. Ce fameux destin tient, toujours dans mes pattes ! Il faut que j'arrête d'analyser le monde et la vie, car je m'embrouille le cerveau et ça ne m'aide pas pour autant dans la situation présente.

Il sourit depuis tout à l'heure. Un sourire purement arrogant qui me confirme la personnalité que je me suis imaginée. Enfin, pas tant imaginée que ça à ce que je comprends, puisqu'il a l'attitude parfaite du macho de première. Et puis de toute manière, je le répète encore une fois si jamais vous n'auriez pas compris, du Don-Juan qui s'amuse avec les filles comme un enfant joue avec ses vieux legos. Il reprend la parole en me répondant d'une voix claire et maîtrisée. Je vois très bien qu'il tente de cacher son sourire mais c'est raté. Et ça m'énerve qu'il sourit comme ça, même si ses dents sont parfaitement blanches et alignées.

Il m'a appelé « princesse » ?! Mais pour qui il se prend celui là ! Il a reprit un ton arrogant et poignant, que l'ont pourrait croire méchant s'il ne souriait pas comme il le fait actuellement. Je prends une grande inspiration et fait lentement craquer ma clavicule de gauche à droite pour me calmer et me décontracter. Je suis toute tendue et je le sens parfaitement, il faut juste que je respire et que j'oublie le spécimen présent à quelques mètres de moi, et de ma zone de confort. Le silence est lourd et pesant, voire étouffant. Je n'aime pas ça mais si je me remets à parler pour lui répondre je suis sûre qu'il prendra ça comme une victoire ou quelque chose comme ça. Alors, je me tais.

Je continue mon long silence, puis il se met à avancer vers moi. Mes muscles se crispent, je me raidis et je souffle bruyamment par la bouche. Son allure est lente, calme. Ses pas pourtant lents et amortis par l'herbe verte et dense se font comme des coups dans mon ventre et dans mon cœur. A chaque fois qu'il avance mon cœur se soulève et mon ventre se noue, ce qui fait que j'ai un peu du mal à respirer. Je prends une grosse inspiration puis une expiration très bruyante voire trop bruyante à mon goût. Pour la discrétion et le raffinement on repassera Lena, c'était pas glamour et féminin du tout. Il s'arrête pile devant moi. Il est à moins d'un mètre de moi et mon radar indiquant l'intrusion de ma zone personnelle indique rouge et sonne fort. Il est trop proche de moi, il ne doit pas être là, il pourrait faire n'importe quoi, me faire du mal, je ne sais pas. C'est dangereux, il est dangereux. Je ne comprends pas ce qu'il fait mais il enlève sa veste en cuir et me la pose délicatement sur mes épaules. J'avais déjà une veste merci. Même si j'ai froid je n'ai pas besoin de ta veste et encore moins de toi ! Je fronce des sourcils. C'est n'importe quoi. Je prends mon expression la plus indignée possible et réponds d'une voix enrouée et très aigu. Bravo, maintenant il sait qu'il ne te laisse pas indifférente. Ou alors il l'avait déjà remarqué vu qu'il s'agit d'un être surnaturel. Il a peut-être entendu ton cœur battre à la chamade. T'es vraiment idiote, Lena.

« Merci.. »

Puis, il attrape mes mains. Mon cœur fait un gros bond en avant et il accélère vite, très vite. Mais il fait quoi ce mec ?! Pourquoi il fait ça ? Comment il ose toucher mes mains ?! Il les approche de ses lèvres doucement et se mets à lécher l'intérieur de mes paumes. Ah d'accord. Il passe sa langue lentement sur mes plaies causées par mes ongles précédemment. Il les nettoie en les lapant généreusement, puis il laisse mes bras retomber le long de mon corps. J'affiche un air choqué, entre la limite du indigné et légèrement béat. Je ne sais pas si c'est possible mais en tout cas c'est comme ça que je me sens actuellement. Complètement perturbée et perdue entre ma haine des garçons et la fascination que cet homme me fait.

Il s'éloigne en passant sur mon flan gauche. Je sens son odeur venir à mes narines puis il s'éloigne. Il sent bon. Il a une odeur d'homme fraîchement sorti de la douche, et aussi légèrement l'herbe fraîche. Sûrement dû à sa chute de l'arbre quand il est lourdement tombé tout à l'heure. Je me retourne brusquement vers lui. Il se dirige vers la limite de la falaise pour s'y asseoir assez confortablement à ce que je vois. Il lève les yeux vers le ciel puisqu'il soulève la tête, et sans se retourner pour me regarder, il me parle d'une voix que je ne reconnais pas. Il a combien de facettes celui-là ?

« « Je ne compte pas partir tu sais. Alors, si tu ne veux pas me voir tu sais ce qu'il te reste à faire. »

Pour qui il se prend pour me parler sur ce ton ?! Si je suis une princesse comme il le dit, il doit un minimum me respecter. Je me mets à grogner de mécontentement. Je ne contrôle pas mes grognements en effet, et je contrôle avec beaucoup de difficulté mon impulsivité, et donc mes transformations. J'avance vers lui lentement, comme pour tâter le terrain et éviter un quelconque piège. Je garde une distance raisonnable entre lui et moi, et je réponds à son offensive.

« Je ne partirai pas. Comme je te l'ai dit ici c'est mon endroit, alors c'est à toi de partir. »

Je compte bien défendre mon petit paradis comme un lion défendrait son territoire. Comme le fait Simba dans « Le Roi Lion ». Simba était moins fort que Scar certes, mais il avait plus de volonté et une raison beaucoup plus symbolique que l'autre vieux lion pour être roi. L'autre il est là pour quoi ? Car il aime être seul ? Et bien qu'il aille au fin fond de la forêt et qu'il ne m'embête pas. Moi je suis là car j'ai envie de liberté, de me confier à quelqu'un qui ne m'entendrait pas, et tout simplement car j'ai mis trop de temps à trouver cet endroit pour le laisser au premier venu tient !
Je reprends la parole d'une voix claire et avec plus de confiance en moi L'énervement qu'on me pique ce petit bout de terrain m'aide à être sûre de moi.

« C'est un endroit symbolique pour moi, alors pars. Je prends mon inspiration et justifie mon choix assez rapidement, ne voulant pas m'étaler sur le sujet. J'ai mis trop de temps à trouver ce lieu paisible pour qu'une personne comme toi vienne me déranger. »

Je m'assois sur l'herbe en croisant mes jambes pour me mettre en tailleur. Je pose à plat mes mains sur mes genoux et me redresse pour faire en sorte que mon dos se mettre parfaitement droite. Une question – oui encore une – me vient à l'esprit. Il est quoi, comme « truc » ? Ce n'est pas un loup, je sais car je connais l'odeur, mais justement la sienne m'est inconnue. Il a l'air assez banale quand je le regarde. Oui il a des muscles, mais j'ai déjà vu des humains beaucoup plus musclé, et à un point que ça en devenait laid. Je lui pose la question ? Oui je lui pose, même si ça doit le faire rester un peu plus longtemps que prévu.

« T'es quoi, en fait ? »

© Ceinwen
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Arès Kye Coleman

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MessageSujet: Re: La belle et la bète ou la princesse et le tueur PV Lena    Lun 25 Avr - 22:29




Tu veux que je parte ou savoir ce que je suis ? Il faudrait savoir.



Je sais pertinemment que la demoiselle aux cheveux blonds ne quittera pas les lieux. Oui, je sais très bien qu'elle ne bougera pas son joli petit derrière de cet endroit car elle considère qu'il lui appartient. Or, il n'appartient à personne ni à l'une des meutes de la ville, ni à mon cher allié protecteur de l'équilibre, ni à un riche propriétaire de la région. Non, cette foret appartient à tout le monde et chaque être surnaturel de cette petite bourgade peut venir y faire ce qu'il veut et quand il le veut. Et ce n'est pas cette princesse brisée au visage angélique qui pourra prétendre le contraire. Un sourire étire mes lèvres tandis que je fixe le panorama absolument superbe se dressant sous mes yeux. La vue sur la ville est majestueuse d'ici. Un brin moins majestueuse que du haut de mon support sylvestre de tout à l'heure mais majestueuse tout de même. Je savoure ce tableau des plus splendide avec tout mes sens et ferme les yeux l'espace d'un instant pour sentir la brise venir s'échouer sur ma peau. Je suis d'accord avec le proverbe disant qu'il en faut peu pour être heureux parce qu'en cet instant, je suis simplement et réellement heureux. Lorsque mes yeux s'ouvrent de nouveau je laisse mon regard dériver sur les hauteurs de la petite bourgade californienne. Les immeubles bien moins hauts qu'ailleurs, les petites échoppes, les devantures colorées et pimpantes des bars du centre ville et un peu plus loin les bâtiments du lycée. Tout cela m'émerveille comme un petit garçon découvrant qu'il a reçu le cadeau qu'il voulait par un matin de noël. La beauté de ce monde est partout à la fois et nul part.

Elle est dans le sourire d'une jolie femme, dans le rire d'un petit enfant, dans un lever de soleil, devant un tel panorama, dans l'accolade d'un ami, dans le clair de lune se reflétant à la surface de l'eau ou dans un arbre centenaire. J'aime les belles choses quelles qu'elles soient. Fut un temps ou je les dessinais d'un coup de crayon mais je n'ai plus le cœur à cela depuis mon installation à Beacon Hills et les échecs dans ma mission de gardien. Bien que je ne le montre pas en permanence, ces échecs me plombent le moral. Préférant masquer mes soucis sous une chape de discipline et un masque d'impassibilité. Mes échecs ne regardent que moi. Mais, ils me minent l'esprit ce qui est relativement problématique étant donné que je me doute malheureusement qu'ils ne sont que les premiers d'une longue liste. Car, je ne suis pas habitué à en vivre. Tout était plus simple avec le clan. J'étais bien plus efficace et nous n'échouions que très rarement. Je comprends pourquoi mon espèce vit en clans. Ensemble nous sommes un océan impossible à arrêter alors que seul nous ne sommes que des gouttes bien incapables. C'est pour cela que ce genre de moment de tranquillité isolationniste bien loin de l'effervescence mondaine de la ville étaient des véritables trésors à mes yeux. Se ressourcer est très important gardien du monde surnaturel et enfant de la mort ou pas. Je ne sais pas si les cerbères éprouvent ce genre de besoins mais c'était bel et bien mon cas. Et alors que j'avais enfin trouvé de quoi caresser le bonheur éphémère d'une dégustation visuelle de premier choix voilà qu'une petite louve à peine transformée vu ses difficultés à se maitriser débarque dans mon tableau idyllique. Je ne peux m'empêcher de constater que c'est la deuxième fois depuis mon arrivée en ville que je suis dérangé par une représentante de la gente féminine au mauvais moment. C'est amusant de constater que les deux femmes étaient radicalement différentes l'une de l'autre à un tel point que l'on pouvait facilement parler d'opposées. Oh, toutes les deux absolument sublimes, ravissantes, belles à damner ecetera ecetera.

Je ne vais pas vider tout mon répertoire de qualificatifs d'un coup. On y serait encore demain matin. Mais, radicalement différentes au niveau du caractère. Enfin, je suppose que ce n'est pas le moment de faire une analyse comparative de mes rencontres avec la gente féminine de Beacon Hills. C'est donc d'une voix calme, apaisée et de laquelle toute trace d'arrogance a été effacée que je lui annonce que je ne bougerais pas d'un iota. Je sais que cette lycéenne est têtue comme un âne. Je le sais puisque je suis exactement pareil. Alors, je sais reconnaître une personne butée quand j'en vois une. Je retire ce que je dis. Cette jeune louve au physique avantageux est hors comparaison. Je suis persuadé d'arriver à lire en elle comme dans un livre ouvert mais je sens pourtant qu'il y a quelque chose qui m'échappe. Et, je n'arrive pas à savoir ce dont il s'agit. Un sourire amusé étire mes lèvres lorsque je l'entends grogner de mécontentement. Vas y ma belle crie sur tout les toits que tu es une louve ca ira plus vite. Comment est ce qu'elle a fait pour survivre si elle est incapable de maitriser sa part animale ? Il serait très fâcheux que quelque chose lui arrive n'est ce pas. J'imagine qu'il va falloir lui enseigner le contrôle. Ca ne risque pas d'être une mince affaire.

Stop ! On arrête tout. Est ce que tu veux bien répéter. Depuis quand tu t'inquiètes pour les princesses lupines aux cœurs brisés incapables de se maitriser surtout quand tu ne les connais même pas ? J'ai manqué un épisode ou c'est un bug. Non, j'ai du manqué un épisode. Dommage, j'aurais adoré voir celui appelé : le gardien à la fumée devient baby sitter ou celui ci : le tueur au grand cœur. Non, mais sérieusement tu m'expliques ce qu'il t'arrive Coleman. T'as plus les yeux en face des trous ou quoi ! Oui, d'accord elle est d'une beauté à couper le souffle. Oui, elle a des yeux dans lesquels on pourrait se perdre. Oui, elle a un corps très apetissant. Oui, elle a une chevelure blonde aussi dorée qu'un soleil flamboyant à l'aurore que mes doigts auraient bien envie de tortiller. Et, oui elle a du caractère ce qui est franchement le plus important mais non on ne fais pas ce genre de chose avec des lycéennes. C'est interdit tout comme fricoter avec une policière. Il y a des choses qui ne se font pas mon vieux. Je prends le temps d'avaler une gorgée d'air frais en me disant que la petite voix de ma conscience ferait bien de la fermer si elle ne voulait pas que je la cloue par les pieds. Si cela ne se fait pas c'est que c'est encore meilleur. Le gout de l'interdit et tout ce qui l'implique mais ne t'en fais pas la chieuse. Je ne ferais rien. Je refuse de faire plus de mal à cette petite louve qu'elle n'en a déjà subit de la part des mecs de mon espèce.

Alors, rassures toi. Il ne se passera absolument rien ici. Seulement, son regard inquisiteur de tout à l'heure m'a atteint alors même que je me moque royalement de ce que les gens peuvent penser de moi. Je décide donc de laisser tomber l'apparat de Don Juan, le fléau des cœurs féminins et de rester moi même. Bon d'accord, c'est vrai que me montrer en mode séducteur est mon habitude lorsque je suis en présence de femmes mais bref passons. De toute manière, je n'ai pas besoin de sur jouer les bourreaux des cœurs puisqu'il ne se passera absolument rien. Je le jure monsieur le juge. J'entends les pas de la demoiselle sur l'herbe tendre de la foret s'arrêter à mi chemin de ma position. Mon sourire s'élargit un peu plus lorsque je constate qu'elle a mis plusieurs minutes à esquisser ce mouvement comme si elle avait peur que je lui saute dessus sans crier gare et que je la dévore ou autre... Je pourrais jouer et m'amuser un peu. Un chat et une souris, je vous laisse deviner qui est qui mais je n'en ai pas la moindre envie. En fait, je me rends compte que je veux juste rester installé ici, les pieds dans le vide et les yeux sur l'horizon. Il y a toujours un moment ou les jeux finissent par lasser. Et puis, si la princesse s'avise d'oublier qu'elle doit me détester je le lui rappellerais sans ménagement. Celle ci me répond finalement : « Je ne partirai pas. Comme je te l'ai dit ici c'est mon endroit, alors c'est à toi de partir. »

Je pousse un soupir et réponds dans la foulée sans me retourner d'une voix calme : Je me répète petite louve. Ce lieu n'est à personne. Si tu veux que je parte tu n'as qu'à me pousser dans le vide ou m'assassiner comme tu sembles en avoir envie. Bien que je pense que tu risques d'avoir beaucoup de mal. Nous savons tout les deux que nous sommes trop têtus pour partir alors tu n'as qu'à m'ignorer.

Je me doute pourtant qu'elle ne va pas lâcher l'affaire si facilement et me prépare à riposter à la prochaine offensive. Pour le moment, je retire les dernières traces forestières de ma chute encore fichées dans mes vêtements avant de les balancer dans le vide devant moi. Je ramasse une pierre à coté de moi et me mets à la tourner entre mes mains avant de la laisser tomber dans le vide et d'observer la chute. Mmh, intéressant. Durant une poignée de secondes, je m'inquiète que la princesse ne prenne mes mots au pied de la lettre et ne me pousse mais lorsque je tourne la tète vers elle, celle ci est toujours debout et m'adresse un regard noir. Mignone même quand elle s'énerve. Je réponds à son regard noir par un sourire amusé. C'est d'une voix bien plus claire et assurée qu'elle me répond : « C'est un endroit symbolique pour moi, alors pars. J'ai mis trop de temps à trouver ce lieu paisible pour qu'une personne comme toi vienne me déranger. »

Je réponds : Une personne comme moi. Tu ne veux pas mettre encore plus de mépris dans tes propos. Je n'ai pas complètement senti tout le poids de ce mépris.  Je viens juste de découvrir ce  petit coin de paradis. Et, je l'apprécie déjà. J'ai mes propres raisons d'apprécier un tel lieu isolé. Des raisons qui ne te regarde pas petite louve. Alors, non je ne compte pas partir. Mais si tu veux on peut se faire un petit planning histoire de ne plus vivre ce genre de situation...

Un petit rire s'échappe de mes lèvres. Oui, c'est ca faisons un planning. De toute manière il apparaît évident que  notre rencontre est du à un certain nombre de facteurs non maitrisables. Elle est lycéenne, je suis garde du corps d'un mafieux et videur de son bar. Les horaires de vie me semblent bien différents. Le destin ? Non, sérieusement ne commençons pas à nous engager dans ce genre de raisonnement digne, digne, digne d'une princesse de dix sept ans ayant eu la stupide idée de croire à l'amour distillé dans les contes de fées ou dans les comédies romantiques à trois francs tient. J'attends patiemment la riposte suivante de cette joute verbale interminable qui ne finira jamais puisque je compte bien rester tranquillement posé ici. Mais, ce n'est pas une riposte qui flotte jusqu'à mes oreilles. Non, c'est une question qui pourrait être interprétée de bien des façons mais je comprends immédiatement qu'elle parle de ma nature surnaturelle. Non, parce que je pourrais lui dire que je suis un tigre devenu maladroit à cause de l'apparition d'une nymphe des bois ou un bourreau des cœurs comme elle l'a surement déjà deviné-raison pour laquelle elle m'honore de sa haine si agréable-un homme appréciant les beaux paysages ou un nouvel habitant de la ville. Ou même le garde du corps d'un mafieux, un tueur implacable. Fin, bref la liste est longue vous pensez bien.

Je me tourne finalement et plante mes yeux dans ses yeux bleus avant de répondre : Moi princesse, je suis un ange. Un ange de la mort qui veille sur le monde surnaturel.Je laisse mes yeux bleus flamboyer et des volutes de fumée s'élever autour de mon corps, danser le long de mes bras avant d'arrêter la transformation au moment ou mes attributs félins apparaissent et de redevenir humain.  Je reprends ensuite : Et toi qu'est ce que tu es à part une jeune louve récemment transformée incapable de maitriser sa part animale, une lycéenne au cœur brisée qui a eu la malchance de tomber sur un de mes congénères briseurs de cœurs et une jeune femme incroyablement possessive vu que tu penses que ce coin de paradis t'échoit ?


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La belle et la bète ou la princesse et le tueur PV Lena
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