AccueilCalendrierÉvènementsFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion


Trophées


Classement au
4 août 2018

Wesley Beaumont


►►►◄◄◄

Amance & Willem


►►►◄◄◄

Leoric Teniala




Classement au
21 juillet 2018

Caracole O'brien


►►►◄◄◄

Leoric Teniala


►►►◄◄◄

Stiles Stilinski




Classement au
6 juillet 2018

Caracole O'brien


►►►◄◄◄

Tobias Rapier


►►►◄◄◄

Leoric Teniala




Classement au
23 juin 2018

Scott McCall


►►►◄◄◄

Tobias Rapier


►►►◄◄◄

Willem Shepherd




Classement au
9 juin 2018

Tobias Rapier


►►►◄◄◄

Vicky Anderson


►►►◄◄◄

Leoric Teniala




Classement au
26 mai 2018

Caracole O'brien


►►►◄◄◄

Alex


►►►◄◄◄

Tobias Rapier




Classement au
11 mai 2018

Tobias Rapier


►►►◄◄◄

Charlie & Alex


►►►◄◄◄

Leoric Teniala




Classement au
28 avril 2018

Derek Hale


►►►◄◄◄

Samael Washington


►►►◄◄◄

Kada'an Ravewood




Classement au
14 avril 2018

Caracole O’Brien


►►►◄◄◄

Alessandro Amaro


►►►◄◄◄

Willem Shepherd




Classement au
31 mars 2018

Leoric Teniala


►►►◄◄◄

Lydia Martin


►►►◄◄◄

Scott McCall




Classement au
17 mars 2018

Theo Raeken


►►►◄◄◄

Lydia Martin


►►►◄◄◄

Leoric Teniala




Classement au
4 mars 2018

Caracole O'brien


►►►◄◄◄

Leoric & Derek


►►►◄◄◄

Charlie Crowley




Classement au
17 février 2018

Leoric Teniala


►►►◄◄◄

Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄

Derek Hale




Classement au
3 février 2018

Leoric Teniala


►►►◄◄◄

Alessandro Amaro


►►►◄◄◄

Kada'an Ravewood




Classement au
20 janvier 2018

Caracole O'brien


►►►◄◄◄

Alessandro Amaro


►►►◄◄◄

Leoric Teniala




Classement au
6 janvier 2018

Derek Hale


►►►◄◄◄

Connor Edenfield


►►►◄◄◄

Therence Garnet





© Code par Mafdet Mahes

Code onglet coulissant :
Okhmhaka de Never Utopia
Partagez | 
 

 Les explications d’un Therence et les rougissements d’un Caracole. (Feat Therence)

Aller en bas 
AuteurMessage
Caracole O'brien

avatar


Humeur : toujours joyeux

Messages : 1160
Points : 1252
Réputation : 79

Date d'inscription : 29/12/2014
Age : 29
Localisation : A beacon hill, toujours en présence de Liaminou

MessageSujet: Les explications d’un Therence et les rougissements d’un Caracole. (Feat Therence)   Dim 17 Avr - 23:05



Les explications d’un Therence et les rougissements d’un Caracole.  




La  journée de  cours se termine sous la sonnerie de l’école et le brouhaha des élèves qui n’attendent que cela. Les gens autour de moi partent en courant. Ils rentrent chez eux ou vont s’entraîner. Ce que fait mon ami de morsure. Il va devoir jouer un match important à ses yeux et ne parle plus beaucoup. En attendant que cela se termine, je fais autre chose… Je m’entraîne à la guitare. Une nouvelle envie qui m’a pris avant la mort de mon père.

Une fois la salle vide, je pars à mon tour, m’approche de mon cassier et y prends ma guitare. Une guitare offerte par Cahir, le dernier cadeau qu’il m’a fait. J’y joue depuis peu de temps et m’y applique. J’apprends un peu tous les jours et m’améliore avec lenteur. J’aimerais être aidé par quelqu’un mais ne connaissant personne, je me débrouille seul.

Je regarde l’instrument de musique ; une guitare électrique.  

Où pourrais-je en jouer sans être dérangé ?  Pensé-je, en me grattant le menton.

Je ne sais vraiment pas où je pourrais aller m’entraîner. Derrière les gradins du stade de l’école ? Bof, je risque de ne pas m’entendre jouer et j’aurai quelqu’un d’autre en tête avec des réflexions de plus en plus étrange. Sans internet, je n’ai pas pu en savoir plus sur ce que m’a dit Stiles. J’aime Liam. C’est cool, mais qu’est-ce que cela implique ? Comment le  lui montrer ? Comment faire avec les réactions qu’il a eues quand on a passé la journée ensemble.

Je secoue la tête, lève les yeux aux ciels et souris. Allez tant pis, j’y vais. Décidé, je lève le bras vers le ciel et pars en direction des cris. Le cri, le meilleur moyen de trouver les joueurs de lacrosse.

La longue marche faite, je vois le stade bien rempli. Liam s’entraîne avec Stiles, Scott et d’autres joueurs que je ne connais pas. Je m’installe derrière les gradins et soupire. Les fans crient et scandent le nom des joueurs. Elles hurlent le nom de Liam.

Je soupire, fais une grimace à cause des bruits. Pourquoi ai-je décidé de venir ici ? Les entendre hurler risque de m’ennuyer. Je n’arriverai pas à jouer dans ces conditions…

— Je suis bête parfois ! dis-je en me frappant la tête.

Je lève la tête et me moque de moi-même. Je suis un loup, si j’arrive à me concentrer sur la guitare, le bruit qu’elle fait, je peux l’entendre et cela m’aidera à contrôler mes dons. Décidé, je m’assieds à terre et m’apprête à jouer. Je pose l’instrument comme il faut et règle tous les éléments. J’essaie de me concentrer, d’écouter les différents sons mais j’ai du mal. Je tourne les mécaniques pour accorder la guitare. Je reste un long moment sans réussir, puis, avec les secondes qui passent, j’y arrive. Je commence à avoir un son potable.

Je pose mes mains là où il faut  une sur le manche, l’autre sur la rosace, et gratte doucement. Je continue à jouer jusqu’à ce que je voie une ombre me gâcher le soleil. Sous l’influence de la musique, et sous ma concentration je n’arrive pas à voir qui est là. Je ne pense même pas à humer l’air pour tenter de la reconnaître. Pendant une seconde, j’ai envie que cela soit Liam. Je l’imagine me sourire et me mettre debout, pourtant je rêve. Je le sais. J’entends toujours les autres scander le nom. Ils jouent encore et toujours.

— Salut… commencé-je sans lever la tête.

Je souris ayant reconnu la personne devant moi, même  si je ne l’ai croisé que deux fois. Therence.

— Therence !  Tu vas bien ? Que me vaut l’honneur de ta visite ? T’es venu encourager les joueurs de Lacrosse ? demandé-je en rigolant, sachant qu’il ne s’intéresse pas à cela.


© Fiche by Mafdet MAHES



Une nouvelle vie commence avec toi. Une vie de bonheur, (saupoudré de petit problème, comme toute vie de couple).
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Therence Garnet

avatar


Humeur : Effronté
Messages : 929
Points : 1085
Réputation : 162

Date d'inscription : 27/12/2014

MessageSujet: Re: Les explications d’un Therence et les rougissements d’un Caracole. (Feat Therence)   Sam 23 Avr - 0:01



De pots de colle en pots de colle
-Trois heures! Trois heures Therence, t'imagines?!!

J'imagine tellement Bruny... c'est le temps qui a du s'écouler depuis que tu as commencée à me parler. Quoi, quinze minutes, pas plus?... Impossible, c'est la pendule qui déconne...

-Je veux plus jamais le revoir! J'ai été stupide de l'attendre tout ce temps. Les gens me regardaient au bar, toute seule, ils devaient bien se moquer de moi. En plus il était censé me ramener. Mon père a fait un scandale quand je l'ai appelé à une heure du matin pour...

... Sinon, un capteur est un composant électronique qui transforme une grandeur physique quelconque en un signal électrique mesurable. Par exemple, les cellules photovoltaïques transforment l'énergie électromagnétique provenant d'une source lumineuse en un courant électrique. Et la plupart du temps, ces capteurs sont basés sur l'effet photoélectrique qui permet de transformer une énergie électromagnétique en courant électrique. Dixit mon manuel de physique. Si je suis venu m'installer dans ce coin d'herbe, c'était d'abord pour m'avancer un peu dans mes devoirs, histoire de conserver ma moyenne. Mais si l'on sait faire abstraction des piaillements incessant de la brunette, je peux considérer que l'environnement est serein et propice au sport cérébral...

-... pour son torse d’athlète. Plus jamais je m’approcherais d'un joueur de lacrosse! Ce Brett est un crétin.

-Brett? Brett Talbot? Le joueur de Devenford?

-Non idiot, c'est fini depuis longtemps avec lui. Je te parle de Brett Cunningham, il est d'ici, lui.


Ah. Pour ce que je m’intéresse au lacrosse...

-Tu m'écoutes au moins?


Je hausse un sourcil las. Elle connait très bien la réponse, et c'est justement pour ça que...

-Et donc, tu sais ce qu'il a eu le culot de me dire? C'est sa tante qui...

... voilà. Je lève les yeux au ciel et retourne à mon bouquin et les mystères des particules. Jusqu'à ce que ses doigts prennent mon épaule pour une feuille à peinturlurer langoureusement...

-Je veux quelqu'un d'autre. J'ai besoin de me changer les idées...

-Et si tu demandais à ta copine, la blonde qui est tout le temps en train de te tripoter les cheveux? Je suis sur qu'elle n'attend que ça.

-J'aime pas les filles. J'ai besoin de bras fermes entre lesquels me lover. J'ai besoin de me sentir protégée...
minaude t-elle en entourant mon biceps entre ses bras fins et calant sa joue sur mon épaule. Bras que je lui retire en soupirant. Sois gentil!

-Je suis pas gentil.  

-Tu pourrais le devenir pour changer!


-J'ai aucune envie de changer. Je suis très bien comme je suis.

-T'as pas de cœur!


-Si Bruny. J'en ai un. Mais avec ton sens de l'orientation, même avec une carte tu serais incapable d'y mettre la main dessus.
Sourie-je fièrement.

-Mufle!
Me lance t-elle en même temps que sa trousse.

Mon ricannement achève de la vexer. Alors j'en profite pour me remettre au travail, quand, infatigablement, elle reprend son monologue là où elle l'avait laissé en glissant une main dans ma veste... J'écarquille les yeux d'agacement, claque mon livre, range mes affaires et me lève.

-Où tu vas?


-Là où tu n'es pas. J'ai atteins mon seuil de patience.

-Mais Therence!...


Je connais Bruny. Elle a cassée avec son élu du moment, elle est en manque, elle ne va plus me lâcher avant de s'être entichée d'un nouveau bellâtre. Mais outre ses plaintes insupportables, les jolies cuisses de Bruny ne m’intéressent plus. Pas. Pour le moment?... Enfin bref. Alors en attendant que la magie des hormones et de la fougue adolescente opère, mieux vaut que j'échappe à cette inoffensive mais collante linotte.


Je regarde par dessus mon épaule en m'aventurant du côté du stade. Elle m'a lâchée. Évidemment qu'elle m'a lâchée, ce serait comme mettre une boite de chocolat sous le nez de quelqu'un qui ressort d'une crise de foi. Et puis, c'est l'heure parfaite pour venir roder dans le coin alors que l'équipe du loupiot colérique et du cerveau hyperactif est en train de s'entrainer.
Je me poste contre les gradins et je cherche Liam du regard. Difficile de reconnaitre les joueurs avec leurs casques, un jour je ferais au moins l'effort de retenir leurs numéros... mais si lui m'a remarqué, alors c'est tout ce qui compte. Juste un petit rappel sans animosité. Être sûr que lui et Stiles n'aient pas échangés d'infos qui me touche de prêt et qui ne concerne pas notre enquête...
Mais l'humeur grave et vigilante qui me donne l'air si sérieux est dérangée par une ombre à la démarche simplette dans mon champs de vision. Je tire la tête entre les structures pour juger celui qui vient d'échouer dans mon paysage.

Ben tiens, qui voilà. Ça faisait un moment. Je regarde le Caracole comme on observe un animal dans son milieu naturel. Il s'arrête, semble réfléchir... puis il se cogne gentiment le front avec son air benêt habituel. Haussement de sourcil de ma part. Parfois, ce type à de telles manières qu'on le croirait échappé d'un manga pour fille. Il ne manquerait plus qu'une farandole de pâquerettes virevolte autour de son air niais, le jingle comique en option, et ce serait tout à fait ça.

J'attends qu'il ce soit installé pour le rejoindre et me pointer devant lui. Mon ombre le recouvre presque entièrement.

- Salut…

Tsss. C'est ça le loupiot, fait le malin à me saluer sans même daigner me regarder. Ils m'énervent ces garous avec leurs manies de se fier à leurs sens, ça en deviendrait méprisant...

- Therence!  Tu vas bien? Que me vaut l’honneur de ta visite? T’es venu encourager les joueurs de Lacrosse?

- Non. Je suis venu mâter la musculature de Dunbar. répond-je avec un sourire carnassier. A question sarcastique...

Et comme pour souligner que je ne suis pas le seul, une midinette scande son prénom au dessus de nos tête. Comment une demi-portion de Rebelle et clown comme lui peut-être une telle vedette?...

-Un bébé dans son genre, ça devrait pas être autant apprécié. Râlè-je.

Elle n'a surement pas entendu comment il s'est fait rétamé par une fille à la cantine, celle qui l'acclame là haut. Et qu'est-ce qu'il a le canasson à me regarder de travers, un problème avec Dunbar?...

-Ben dis donc. Pour un fugueur livré à sa nouvelle vie, t'as une jolie guitare. Tu l'as volée à qui?

Je m'installe à ces côtés, peu crédule à l'idée qu'il ait pu la dérobé à qui que ce soit. Visiblement, soit ses airs gentillets on amadoué du monde, soit il a su s'entourer d'amis musiciens. La dernière fois qu'on s'est parlé, je suis passé à deux doigts de devoir l’héberger chez moi parce qu'il n'a rien trouvé de mieux que fuir son paternel. Ce que je conçois vu le cas. Mais il a finalement trouvé refuge chez son alpha si ma mémoire est bonne. Si voir sa tête de troll se balader dans les couloirs du bahut m'a assuré qu'il était en vie pendant tout ce temps, au moins maintenant je sais qu'il a réellement bénéficié du minima substantiel. Je considère le gamin qui gratte bêtement de l'instrument. Enfin, je suppose que tant qu'il a toujours sa stupide joie de vivre, c'est qu'il n'y a pas à s'inquiéter de grand chose.

-Comment t’espère t'entendre jouer avec ce boucan?

Oh... évidemment, la super-ouïe des loups. Je le fixe, longuement, puis lui fiche un coup de point dans l'épaule, gratuitement, ou presque. Franchement, j'ai des raison en tant qu'être humain de le détester pour ça! Qu'il ne me dise pas qu'il est pas en train de crâner avec ses capacités! Quoi, parce que c'est pas son genre de jouer les flambeurs? Tsss... Il ferait mieux de ce taire ce crétin... En plus je suis sûr qu'il ne ressent déjà plus rien là où j'ai cogné, puisqu'il guérit instantanément... C'est rageant.
Pour la peine je lui enlève sa guitare.

-Pleure pas le mioche, je vais pas te l'abimer...

Je me remet debout et recule autant qu'il avance pour la récupérer, en grattant quelques cordes.

-Une guitare électrique c'est pas ce qu'il y a de plus pratique pour jouer les baroudeurs. T'aurais du opter pour une acoustique. Remarque, c'est pas l’instrument qui fait la musique, c'est le musicien.

Ne cherche même pas à la reprendre je l'ai, je te la rendrais après. J'ai dis que j'allais pas l'abimer... J'essaie de tirer quelque notes potables de son instrument au vibrations grésillardes couverte par l'exaltation des gradins. Avec un peu de chance, l'entrainement est bientôt terminé et les groupies vont aller piaffer ailleurs.

-Alors? Tu t'en sors comment maintenant?

A quoi ressemble sa vie depuis la dernière fois? Entre un paternel un peu psychopathe auquel il a échappé, le loup chez qui il est parti habiter, ses petits tracas quotidiens de gobelin gay – on m'enlèvera pas de la tête que ce garçon à tout d'un bouc-émissaire né, quoique réfute sa nature lupine - il doit en avoir des choses à raconter, non?

© Halloween sur Never-Utopia



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Caracole O'brien

avatar


Humeur : toujours joyeux

Messages : 1160
Points : 1252
Réputation : 79

Date d'inscription : 29/12/2014
Age : 29
Localisation : A beacon hill, toujours en présence de Liaminou

MessageSujet: Re: Les explications d’un Therence et les rougissements d’un Caracole. (Feat Therence)   Dim 8 Mai - 21:51



De revelation en revelation !





J’ai reconnu Therence assez vite, grâce à son odeur. Chaque personne à une fragrance  spéciale et même si je ne cherche pas à la connaître, je le ressens sans le vouloir.

L’ombre de Therence me cache une partie du soleil. C’est un jeune homme assez spécial que j’apprécie bizarrement. Il m’a aidé par le passé pour m’enfuir de chez mon tuteur et je lui avais promis un gâteau rien que pour lui aussi. Et par chance, j’en ai préparé une bonne dizaine. Dont une bonne partie réservée à Liam. Ouip, un loupiot ça doit beaucoup manger après le sport, même avant, même tout le temps.

Je souris et lève la tête quand il débute la conversation. Il n’est pas très content de ma réaction. Je ne sais même pas pourquoi. Il veut devenir un loup ? A l’idée, je rigole. Therence en loup, ça serait comique, mais ça ne lui irait pas à la peau. Il est fait pour être humain le Therence, en loup, il n’arriverait pas à se contrôler. Le pauvre.

- Non. Je suis venu mâter la musculature de Dunbar.

Mon cœur rate un battement. Comment il mate la musculature de Liam ?  Il n’a pas le droit, jamais. Il ne peut pas le mater. Interdit. Même mon loup est d’accord avec moi. Et cette fille qui hurle son nom, elle n’a pas le droit aussi.  

Je ne sais même pas pourquoi je réagis ainsi, peut-être que Therence le sait ? Ou Stiles ? Je devrais demander à mon ami, il me répondra, c’est comme mon grand frère. Le seul, l’unique.

Je regarde Therence, pas vraiment de bon humeur et m’apprête à le lui dire quand il me prend de court.

-Un bébé dans son genre, ça devrait pas être autant apprécié. Râlè-je.

Je me mets à grogner devant sa phrase. Pourquoi il dit ça de mon Liam. De toute façon, ce n’est qu’un mensonge, il ment. Mon ami est très bien, très gentil. Même si j’ai pas compris son rire quand je lui ai dit la vérité. Je touche à ma guitare encore une fois et repense à mon Alpha.

— Pourqu…
-Ben dis donc. Pour un fugueur livré à sa nouvelle vie, t'as une jolie guitare. Tu l'as volée à qui? Me coupe-t-il.

Quoi ? Je ne vole pas moi. Mais chaque chose en son temps. Liam d’abord. Il doit plus le mater.

— Liam est très bien. Et je l’apprécie beaucoup, plus que cette fille en plus. Et toi, t’as pas le droit de mater Liam. C’est moi qui l’aime, pas toi. Et j’ai jamais rien volé.

Je regarde ailleurs après cette révélation étrange. Pourquoi j’ai dis ça moi ? J’espère qu’il ne le relèvera pas… Enfin, pourquoi je me dis cela aussi. C’est la vérité. Je l’aime bien et pas lui, alors il a pas le droit de le mater. C’est tout.

Je serre doucement ma guitare, mon cadeau de Cahir, le tout dernier.

Il s’installe à mes côtés, réfléchit pendant quelques secondes à quelques choses. Il pense à moi ? Pourquoi ? Il me voit vraiment voler quelques choses ?

— J’ai pas volé la guitare bougonné-je, avec une moue boudeuse. Tu penses à quoi ?
-Comment t’espère t'entendre jouer avec ce boucan?

C’est à cela qu’il pense ? Il sait que je suis un loup, donc le bruit ne me dérange pas. A moins qu’il ne sache pas grand-chose sur les loups garou ? Non, je pense qu’il sait des choses.

Il me fixe un long moment sans rien dire et arme son poing pour me toucher l’épaule. Il me tape. Je le regarde. Pourquoi il a fait cela ? Je lui ai rien fait.

— Hey, j’ai rien…

Je me tais, avec l’étrange impression qu’il voulait me taper une nouvelle fois. Pourquoi il veut me taper ? Pourtant, au lieu de le faire, il me vole ma guitare. Je le regarde, d’un air presque suppliant. Rend-là moi. C’est mon cadeau à moi…

-Pleure pas le mioche, je vais pas te l'abimer...

Il se lève et s’éloigne de moi quand je m’approche de lui. Non, rend-là moi. Je le regarde.

— La casse pas.  

-Une guitare électrique c'est pas ce qu'il y a de plus pratique pour jouer les baroudeurs. T'aurais du opter pour une acoustique. Remarque, c'est pas l’instrument qui fait la musique, c'est le musicien.
— C’est quoi un baroudeur, demandé-je, intrigué par ce mot.

Je le regarde jouer de la guitare, jouer de ma guitare. Pff, il joue mieux que moi. Peut-être qu’il va m’apprendre ? Bizarement, j’y crois pas trop. J’observe ses gestes pour essayer de les reproduire plus tard. Je souris  à l’idée. C’est pratique les yeux de loup. Je me demande si je peux regarder les mouvements des gens et les reproduire grâce à mon cerveau ?  Je demanderai à Stiles, il connait tout en loup garou lui. C’est une vraie encyclopédie. La meilleur.

-Alors? Tu t'en sors comment maintenant?

Je secoue la tête un instant, sous la question de Therence.

— Euh, bien. Je suis parti de l’école un moment. J’espère  n’avoir inquiété personne. T’étais inquiet toi ?

Je ne sais pas comment lui parler de la suite, de Cahir qui est mort, mon nouveau rôle d’oméga dont je ne sais même pas en quoi il consiste. Mon amour pour Liam, même si je sais pas les choses à faire ou à dire à une personne qu’on aime.

— Ben, je vis bien, enfin, j’ai été accueillie par mon alpha, il me considér…

Je n’arrive pas à le dire, mais je dois me forcer.

— Il me considérait comme son fils et voulait m’adopté, mais, des gens sont venus me dire qu’il…

Je me mets à pleurer sans le vouloir. Parler de sa mort est dur très dur. J’en ai parlé qu’à Stiles, et Ruby. Même Liam n’est pas au courant. Enfin je crois qu’il ne le sait, sauf si Stiles le lui a dit.

— Qu’il avait été tué pendant une mission… C’est lui qui m’a offert cette guitare. Tu me l’a rendra intact promis ?

Je me cache les yeux un instant pour tenter d’arrêter mes larmes. Pourquoi en parler me fait mal.

— Désolé, Maman, elle doit m’adopté à la place de papa Cahir maintenant. J’ai l’impression que je ne dois pas avoir de père qui m’apprécie… Et toi ? tu deviens quoi, demandé-je pour changer de conversation…


© Fiche by Mafdet MAHES



Une nouvelle vie commence avec toi. Une vie de bonheur, (saupoudré de petit problème, comme toute vie de couple).
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Therence Garnet

avatar


Humeur : Effronté
Messages : 929
Points : 1085
Réputation : 162

Date d'inscription : 27/12/2014

MessageSujet: Re: Les explications d’un Therence et les rougissements d’un Caracole. (Feat Therence)   Sam 14 Mai - 14:54



Sombre histoire
-Liam est très bien.

Je joue avec les cordes de la guitare que je viens de piquer au canasson quand ça sort de nulle part. Quoi?

-Et je l’apprécie beaucoup, plus que cette fille en plus. Et toi, t’as pas le droit de mater Liam. C’est moi qui l’aime, pas toi. Et j’ai jamais rien volé.

Je plisse les yeux et approche du mioche. Bon sang... est-ce que je rêve ou j'ai bien entendu?

- ..."c'est moi qui l'aime"? Dunbar? T'as le béguin pour Dunbar?!!

J'éclate franchement de rire. J'y crois pas! Hum,  pas de précipitation, naïf comme il est, si ça se trouve ce bisounours version lupine évoque juste son amitié dans des termes innocents... Naaan, ça, c'est un regard de petit tueur qu'il me lance! Ça veut tout dire!

- Le mini toll qui en pince pour le bébé garou...

Quel duo parfait! Je vais jamais m'en remettre. Mais et Liam, il le sait? Comment il l'a pris?! Est-ce que lui aussi, il éprouve quelque chose en retour, Monsieur les histoires d'amours c'est pas mon truc? Un sourire carnassier me fend la face. Comme c'est amusant tout ça...
J'agite mes doigts au rythme de mon humeur, pour tirer une mélodie vive et moqueuse. J'ai bien envie de mettre mon grain de sel dans leur histoire d'amour des bacs-à-sables, pour voir...

- La casse pas. regarde t-il piteusement sa guitare.

Je lui jette un petit regard à mi-chemin entre la lassitude et le mépris. J'ai l'air à ce point d'être négligent et malintentionné?... Je gratte en gardant la distance qui l'empêchera de la récupérer. Y a quelques années de ça, si ça avait pu le faire ch*aler, j'aurais eu moins de scrupules à abimer son jouet. Mais je retirerais aucun plaisir à le faire aujourd'hui. Je préfère me moquer de sa situation déjà peu enviable. Pourquoi une électrique? S'il est destiné à devenir un petit baroudeur et mendier son pain, il jouera mieux avec une acoustique.

- C’est quoi un baroudeur.

Long regard blasé sur le petit air innocent. Toute une éducation à faire, et il faut en plus lui apprendre à parler! Il est désespérant...

-Va falloir que t'apprenne à te servir d'un dictionnaire, troll illettré.

Ou suivre tes cours de langue et de lettres. Et s'il me disais comment ça se passe pour lui, maintenant?

- Euh, bien. Je suis parti de l’école un moment. Il était parti?...  Oh. J’espère n’avoir inquiété personne. T’étais inquiet toi ?

Je le regarde, de ce regard qui veux dire "tu mérite un nouveau coup de point".

-J'ai l'air de te surveiller?!

Et de m'inquiéter pour les gens?! Sans blague... Non, j'ai rien vu. On est pas pote, je ne pense pas plus à lui qu'a certaines autres têtes que je côtoies sans avoir d'affinité avec. Si un camarade de classe qui ne fasse par parti de cette minorité de tapisserie vivantes disparaissait, je le remarquerais. Si une connaissance avec qui j'ai pour habitude de trainer comme Bruny manquait les cours, je pense que je le remarquerais. Mais lui...
C'est une face de troll, un oublié de la populace scolaire. Et moi, je suis plus que ça. On ne fait pas parti du même monde, et je ne suis pas assez proche de lui pour m'inquiéter. Pour ça, il faudrait encore que je remarque son absence!

- Ben, je vis bien, enfin, j’ai été accueillie par mon alpha, il me considér…

Oh, bonne nouvelle. Il a vraiment été hébergé par le garou alors. Le paternel psychopathe pourra toujours courir pour l'atteindre maintenant qu'il est sous la protection de l'Alpha. J'attends la suite en grattant doucement. Et donc, il le considér...?

- Il me considérait comme son fils et voulait m’adopter, mais, des gens sont venus me dire qu’il…

Froncement de sourcils attentif. Le passé c'est jamais bon signe... Wow, mais il se met à pleurer?! Hey, oh, je suis venu prendre des nouvelles, pas donner vie à une fontaine!... Je regarde autour de moi voir si on a des témoins, faire pleurnicher les microbes dans son genre ça m'amuse, mais seulement si c'est vraiment moi qui en suis la cause! Je gère rien là!... Cette histoire de tuteur est sérieuse, j'incline la tête pour essayer de voir entre ses épaules rabattues sur son visage en larme quand est-ce qu'il va terminé son récit...

- Qu’il avait été tué pendant une mission…

Ça me claque méchamment à la figure. Je reste bête et grave devant sa confession. Oh m*rde alors...

...Tu me l’a rendra intact promis ?

J'ai pas suivis. Quoi? Ah, la guitare?...

-Heu... ouais, ouais. me réveillè-je en reluquant l'objet à la valeur sentimentale inestimable que je tiens entre mes doigts, mal-à-l'aise à l'idée de lui avoir emprunté maintenant.

Les larmes continuent de couler, et moi je reste muet. Je ne sais pas quoi faire. J'ai jamais été doué pour consoler les gens. Surtout pour ce genre de problèmes...

- Désolé, Maman, elle doit m’adopter à la place de son papa maintenant.

"Désolé Maman"? Je suis pas sûr de comprendre, il se sent coupable vis-à-vis de sa mère de devoir être adopté? Ou l'Alpha avait une femme prête à l’accueillir, elle aussi?... Mais il a pas à... se sentir désolé!...

-J’ai l’impression que je ne dois pas avoir de père qui m’apprécie…

Je porte sur l'orphelin un regard vif et profond. Ses paroles vibrent en moi d'un écho incisif. Mais au lieu de me défendre comme à mon habitude, de réfuter cette c*nnerie, de lui foutre un coup de point pour le réveiller, je subis le coup avec lui dans le plus grand silence.

-Et toi ? tu deviens quoi?

-Et... Et donc, c'est ta mère qui va te récupérer? Ta mère biologique?


J'essaie de comprendre. Je suis peut-être s*lop, je ne le suis pas assez pour faire preuve de mépris dans une telle situation. Personne ne mérite de se retrouver seul et d'être trimballé de parents en parents, surtout dans ce type de famille...

-Et sérieux, arrête de sourire et de dire que tout va bien. T'as perdu ce type qui était prêt à t'aider : comment ça peut aller?!

J'aime pas les optimistes dans son genre. Ces sourires, ces phrases toutes faites pour donner espoirs, SE donner espoir, alors que ça ne trompe personne, comme si des "ça va", "tout va bien" allaient réellement chasser les m*rdes que la vie réserves!... Y a pas plus stupide, bon sang. C'est insupportable!

-T'es au courant que t'as le droit d'aller mal? Que c'est même inquiétant d'aller "bien" dans ce genre de situations?! fis-je des mouvement inquisiteur vers lui. Pleurer quand on va bien, c'est bizarre. Limite flippant.

Je hoche de la tête, exaspéré. Quand ça va pas, moi je gu*ule, je cogne, ou je bois. Mais je souris pas comme un idiot en espérant qu'autour de moi, les gens vont croire que je vais bien, surtout en leurs balançant avoir perdu un être cher. Même si sans son aveux, j'aurais peut-être rien soupçonné de ce qu'il a vécu...
Je me pose à côté de lui, et j'écoute les blabla et acclamations au dessus de nos têtes en fixant un point invisible. Je suis remonté contre sa réaction. Les brouhaha ambiant me coulent dessus. Puis je regarde longuement Caracole, sévère mais sans méchanceté, sans chercher à l'analyser pour mieux me moquer de lui. Juste pour essayer de comprendre un caractère tel que le sien et comment on peut-être comme "ça".

-Donc... ce type, l'Alpha, il voulait t'adopter? Tu le connaissais bien?

De mémoire, je crois me souvenir que ça ne faisait pas si longtemps qu'il l'avait rencontré. Sauvé d'un combat à mort organisé par son paternel biologique. Non, pas biologique, son beau-père, c'est ça?... Ça me dérange un peu. Pas d'un point de vu éthique, mais... il a l'air... attaché à ce type?

-Et... toi, ça te disais qu'il devienne ton tuteur légal?...

C'est vrai, le mioche n'a que quinze ans. Il a le tempérament rêveur et dépendant d'un gamin, et sans doute le besoin affectif qui va avec, puis d'un point de vu pratique pour ne pas parler de l'administration, c'était inévitable. Mais c'est pas une question d'age et d'obligations qui me gène, c'est...  

-Sérieusement. T'es prêt à passer d'un paternel à un autre? Comme ça?

Qu'on soit d'accord. Le O'brien senior est un sal*p, un quasi malade, et y a rien de plus rassurant et compréhensible que de savoir que le fils n'éprouve aucun remord à avoir fuis un tel type. Mais... L'autre. l'Alpha.

-Comment tu peux t'attacher à un autre type aussi vite?

C'est pas son père!... Et s'il part de ce principe, alors il suffira qu'il soit sauvé par un autre mec qui puisse faire office de figure paternelle, et quoi? Il sera prêt à l'adopté comme "nouveau papa", c'est ça?!...
C'est c*n, mais ça me fait rire jaune. Y en a qui collectionnent les conquêtes. Et dans un autre genre, y a ceux qui sont prêt à collectionner les substitues parentaux.

J'ai été un mioche, moi aussi. J'ai éprouvé le besoin de me trouver un exemple, un pilier, un regard que je pourrais capturer et dans lequel je puisse me voir grandir. Même si ce modèle n'en était pas "un", mais tous les schémas paternaliste que j'ai pu croiser au cours de ma croissance et avec lesquels j'ai pu me trouver une affinité. Un maître d'école autoritaire mais attentif à ce gamin intelligent mais qui ne se laissait pas marcher sur les pieds, un buraliste qui finissait par connaitre les gouts du gamin du quartier en matière de bande dessiné et qui pouvait parler avec lui de tous ces héros préférés, un médecin savant et aux gestes habiles qui savait comment réparer les bobos du casse coup et rassurer une maman inquiète, un concierge bourru mais bienveillant qui riait aux blagues comme aux bouderies, ce marginal aux gros chiens qui restait froid avec tout le monde, sauf avec ce gamin effronté qui n'avait pas peur de soutenir son regard... Mais tout ça, c'était les attentes d'un gosse qui avait besoin d'un appuie pour grandir. Qui aurait été prêt à se contenter du premier venu qui soit prêt à accepter ce rôle, et qui a essayé, a espéré, s'est accroché, mais sans résultats. Juste les attentes d'un gosse qui aujourd'hui n'en est plus un.
Alors non. C'est pas comme ça que ça marche. C'est pas comme ça que ça devrait marcher...  

-T'es bizarre. lui reprochè-je.

Il peut pas s'attacher sentimentalement au premier homme qu'il croise. Il en souffrira plus qu'il y gagnera. Le pauvre en a eu la preuve...
Je me masse le visage, décontenancé, avant de reprendre.

-Et... t'as pas à te sentir coupable vis-à-vis de ta mère. T'as rien demandé, et... et c'est le rôle des vieux de prendre soin de leurs gosses. S'ils en voulaient pas... fallait pas en faire. Ou être plus prudent.

Mais c'est pas à nous... aux gosses, de se sentir coupable et de devoir payer pour la c*nnerie des parents. Jamais.

© Halloween sur Never-Utopia



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Caracole O'brien

avatar


Humeur : toujours joyeux

Messages : 1160
Points : 1252
Réputation : 79

Date d'inscription : 29/12/2014
Age : 29
Localisation : A beacon hill, toujours en présence de Liaminou

MessageSujet: Re: Les explications d’un Therence et les rougissements d’un Caracole. (Feat Therence)   Mar 31 Mai - 21:38



Quand Therence est la personne qui en sait le plus sûr moi !




Pourquoi ai-je dit cela ? J’aime Liam, mais lui ne me voit que comme un ami. Il me l’a fait comprendre assez durement là dernière fois. J’ai même eu peur qu’il me frappe. Je n’ai pas osé en reparlé après cela…

Therence s’approche de moi, me faisant oublier mes sombres pensées sur ma dernière rencontre avec Liam. Je souris, puis me retiens. J’espère qu’il ne le dira à personne. Je déteste voir Liam en colère.

- ..."c'est moi qui l'aime"? Dunbar? T'as le béguin pour Dunbar?!!

Le béguin ? Pourquoi il me parle une langue sans queue ni tête ? Je ne vois pas ce qu’il veut dire. J’essaie de comprendre. Je lis les deux phrases et comprends le sens de sa phrase. Pourquoi il utilise ce mot pour dire que je l’aime ? Oui, j’aime Liam… mais avec le temps, la phrase qu’il m’a hurlé sous la colère me montre que lui m’aime pas autant que je le béguine ? Je ne sais même pas si ce mot existe… Tant pis.

Il se met à rire, quand il voit que je suis sérieux. Pourquoi se moque-t-il de moi quand je ne mens pas ?

— C’est pas drôle ! C’est la vérité.

Je croise les bras, et il rajoute pour se moquer de moi.

- Le mini toll qui en pince pour le bébé garou...
— Même pas vrai, je ferais pas de mal à Liam en le pinçant.

Je regarde l’étudiant un instant et, au vu du visage qu’il fait, j’ai dû sortir une connerie.

A quoi pense-t-il ? J’aimerai bien le savoir.

Je m’inquiète un instant en le voyant jouer avec mon cadeau. Je veux le retrouver entier. J’essaie de le lui faire comprendre. Je lui dis, doucement, mais assez fort pour qu’il m’entende. « Ne la casse ! » Cette guitare est importante pour moi. Elle est son dernier cadeau.

Therence me regarde, l’air sombre, comme s’il voulait me frapper à nouveau. Ma phrase ne lui a pas plus et elle n’était pas là pour cela. Je regarde la guitare. J’écoute Therence y jouer, j’essaie d’apprendre, de voir comment il gratte. Puis, sous une phrase de sa part, je lui demande ce qu’il a voulu dire. Pourquoi parle-t-il de baroudeur ?

-Va falloir que t'apprenne à te servir d'un dictionnaire, troll illettré.

C’est tout ce que j’obtiens comme réponse, agrémenté d’un regard blasé par ma non connaissance des termes qu’il emploi. Pas ma faute s’il use de mot dont je ne connais pas la signification. Voyant que je n’obtiendrai rien de plus, je réponds à une autre de ses questions, je lui parle de ma vie depuis la dernière fois que l’on s’est vu. Je lui parle de mes ennuis, de mes problèmes avec mon tuteur, de ma rencontre avec Cahir, de mon absence qui a suivi la perte de mon alpha.

-J'ai l'air de te surveiller?!

Déçu par ce qu’il vient de me dire, je regarde mes pieds et continu dans mon avancé. Je reprends sur mon alpha, celui qui me considérait comme son fils… et de fils en aiguille, le moment fatidique arriva plus vite que je n’y ai cru. Je lui parle de la mort de Cahir durant une mission… De la venue des militaires qui m’annoncent sa disparition.

Je me mets à pleurer, ne pouvant aller plus loin. Je n’étais pas totalement remis de sa perte et de tout ce que cela impliquait par la suite. Le retour de mon tuteur… Je ne sais même pas ce que je pourrais faire par la suite.

Quand je lui affirme enfin ce que peu de monde sait, je craque une nouvelle fois, cache la tête dans mes mains puis reparle de la guitare…

-Heu... ouais, ouais.

Un sourire fugace se dessine sur mon visage, faible sans vraiment aucune joie, à part celle de récupérer le cadeau de Cahir. Depuis le début de la discussion, je n’ai même pas usé de mes dons. Impossible que je le fasse, je n’y pensai même pas.

Puis je reprends la discussion, je parle de la femme de Cahir, je lui dis qu’elle veut m’adopter, même après la perte de Cahir. Je m’embrouille un peu avec la suite de la discussion. Je parle sans m’arrêter et Therence me demande alors :

-Et... Et donc, c'est ta mère qui va te récupérer? Ta mère biologique?

Je secoue la tête pour signifier que non. Elle ne va pas le faire.

— Non, ma mère biologique est avec mon tuteur. Elle. Je sais même pas ce qu’elle veut, mais je m’en fous. Je veux plus le revoir. C’est la femme de Cahir qui veut toujours m’adopter… J’espère qu’elle pourra comme ça ils n’auront plus rien sur moi.

-Et sérieux, arrête de sourire et de dire que tout va bien. T'as perdu ce type qui était prêt à t'aider : comment ça peut aller?!

J’écoute ce qu’il me dit, prend sur moi un instant, puis, à la suite de sa phrase, à la toute fin, je me lâche, je n’arrive presque plus à retenir de ma souffrance sur sa perte. Mais je l’écoute me parler. C’est étrange comment il touche toujours juste sur ma vie.

-T'es au courant que t'as le droit d'aller mal? Que c'est même inquiétant d'aller "bien" dans ce genre de situations?! fis-je des mouvement inquisiteur vers lui. Pleurer quand on va bien, c'est bizarre. Limite flippant.

Il hoche de la tête, et se pose à mes côtés peu après. Il écoute les brouhahas du match, les hurlements des fans qui scandent le nom de Liam, de Stiles et de leur alpha. Puis, il me regarde longuement. Je souris un instant. Pour quelqu’un qui dit ne pas trop s’inquiéter pour moi, il est celui qui en sait le plus… Il m’observe sans aucune méchanceté, comma à notre première rencontre.

— Tu crois que je vais bien ? hurlé-je comme je l’ai fait avec Liam la dernière fois. Je, j’ai appris que ça, aller bien. Je… avant, je pouvais faire que ça ! Une habitude. Je veux pas embêter les autres. De toute façon, il s’en foutait que j’aille bien ou pas…

Après avoir fini ma phrase, je le laisse continuer, il reparle de mon alpha.

-Donc... ce type, l'Alpha, il voulait t'adopter? Tu le connaissais bien?

Je n’ose même pas le regarder. Non je ne le connaissais pas tant que cela et en même temps, je le connaissais, surement un truc dû à la morsure ?

-Et... toi, ça te disais qu'il devienne ton tuteur légal?...
— Oui, j’aurai bien aimé…

Je ne peux terminer ma phrase, que Therence renchérie :

-Sérieusement. T'es prêt à passer d'un paternel à un autre? Comme ça? Comment tu peux t'attacher à un autre type aussi vite?
— Tu sais, il s’est plus occupé de moi que mon tuteur, ma mère ou mon même mon vrai père dont je ne sais rien. C’est Cahir qui m’a d’abord appelé ainsi, puis voilà. Et il m’aimait vraiment, son alpha me l’a dit, il me l’a dit.

Je pense au moment passé avec Ruby, elle m’a parlé de mon père. Elle m’a fait comprendre que je devais continuer de vivre, d’avancer, de suivre ses préceptes. Elle m’a aussi montrer que je pouvais conter sur mes amis, qu’ils s’inquiétaient pour moi…

— J’ai jamais été aussi libre qu’avec lui et non, je ne veux pas d’autre père. J’en ai qu’un et je ne l’ai même pas connu deux mois. Pour l’attachement j’en sais rien… Je veux même pas savoir… Surement dû au peu d’attache que j’ai. J’ai pas beaucoup d’amis. Les tous premiers, date de cette année, de mon entrée à l’école. Et tu sais quoi, tu es la deuxième personne que j’ai rencontrée et dont l’âge se rapproche du mien.

-T'es bizarre, me reproche-t-il.
— Surement… Mais qui ne serait pas devenu étrange après ce que j’ai vécu ?
-Et... t'as pas à te sentir coupable vis-à-vis de ta mère. T'as rien demandé, et... et c'est le rôle des vieux de prendre soin de leurs gosses. S'ils en voulaient pas... fallait pas en faire. Ou être plus prudent.
— …
Je ne dis rien, baisse la tête un instant pour sécher mes larmes.

— J’ai tellement l’habitude avec mon tuteur d’être le coupable que je crois que ça se voit dans mon caractère.

Puis sans vraiment le vouloir, ni même sans y réfléchir, je lui sors un simple mot.

— Merci Therence. C’est marrant quand même, tu es celui qui en sait le plus sur moi. Tu es le deuxième à qui je dis que Cahir est mort.

Puis, en haut de l’estrade, j’entends la fille scander une nouvelle fois le nom de Liam. J’aimerai être à la place de la fille. Pourquoi crier le nom de mon ami sans avoir peur de le revoir en colère. Pour le montrer, je sors une phrase, une simple phrase qui pourtant me réconforterait.

— J’aimerai bien que Liam me prenne dans ses bras là, maintenant. Mais il est occupé avec son match. Il gagne en plus… Il est doué. Je sais même pas pourquoi je dis cela… Désolé



© Fiche by Mafdet MAHES




Une nouvelle vie commence avec toi. Une vie de bonheur, (saupoudré de petit problème, comme toute vie de couple).
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Therence Garnet

avatar


Humeur : Effronté
Messages : 929
Points : 1085
Réputation : 162

Date d'inscription : 27/12/2014

MessageSujet: Re: Les explications d’un Therence et les rougissements d’un Caracole. (Feat Therence)   Ven 3 Juin - 22:54



Confidences
Sous mes doigts, les cordes vibrent une mélodie qui s'accorde à l'humeur mélancolique du mioche à mes côtés. Caracole, orphelin en fuite recueilli par un loup, quelque chose comme ça... ça pourrait presque faire une histoire à raconter au coin du feu. Mais mon son qui se voulait parodique et exagéré devient plus sérieux et hésitant, jusqu'à cesser de jouer... je me moque facilement, parce que c'est facile de se moquer. Mais je tomberais bien bas de poursuivre sur ce ton alors que le jeune loup fond en larme, ses sanglots recouverts par l'agitation des gradins qui nous cachent.

Son protecteur est décédé, son père... tuteur? veut le récupérer pour poursuivre ses jeux malsains, une femme veut l'adopter mais rien n'est fait... et sur son visage, un sourire qui vient seulement de se briser. J’ai l’impression que je ne dois pas avoir de père qui m’apprécie… pleure t-il. Ça me touche plus que je ne l'admettrais jamais et met en évidence une solitude dont je ne suis pas le seul à souffrir. Moins victime à brimer, plus camarade d'infortune, je lève une main hésitante au dessus de son crâne pour y tapoter doucement.

- Non, ma mère biologique est avec mon tuteur. m'explique t-il une fois calmé. Elle. Je sais même pas ce qu’elle veut, mais je m’en fous. Je veux plus le revoir. C’est la femme de Cahir qui veut toujours m’adopter… J’espère qu’elle pourra comme ça ils n’auront plus rien sur moi.

Je ne sais pas si je dois approuver ou émettre haut et fort mes doutes. Par réalisme ou par ignorance, je ne suis pas certain qu'il lui suffise d'être adopté pour échapper à la folie de ce type vu ce que qu'il lui a déjà fait... D'un autre côté, quand le parent est un psychopathe et les futurs gardiens des garous... Caracole n'est pas taillé pour se tirer d'une telle histoire, mais la femme de l'Alpha doit-être bien plus renseignée et à même de prendre le gamin sous son aile et le mettre à l'abri. Moi, c'est un autre domaine qui me dérange et sur lequel j'interviens, naturellement piqué. Ce sourire. Ce foutu sourire et ses "ça va bien" qui m'horripile. Qui est-ce qu'il espère tromper? Les gens qui l'entourent? Naïf va! C'est surtout lui-même qu'il a besoin de flouer en se regardant dans un miroir! Ça le fait réagir d'un cri.

- Tu crois que je vais bien ?

-Non, je crois pas que tu vas bien
. me penchè-je sur ce petit imbécile, le visage sévère. Pas bien du tout, mais toi, on dirait que c'est ce que t'espère, que parce que tu souris comme un crétin, on va imaginer que tu vas bien!

-Je, j’ai appris que ça, aller bien. Je… avant, je pouvais faire que ça ! Une habitude.

-Une habitude que t'as intérêt à changer.

-Je veux pas embêter les autres. De toute façon, il s’en foutait que j’aille bien ou pas…


Ça y est, je crois qu'il a vider son sac. Je m'écarte de lui pour reposer mes omoplates contre la structure dans mon dos en ricanant, sans réelle méchanceté à son égard.

-T'as peur de déranger? T'as raison. Les gens se foutent de ce que tu ressens. Complètement. Après tout, quelqu'un qui sourit tout le temps, même quand ça va mal, c'est quelqu'un qui doit aimer ça, sourire...

J'attends une réaction de sa part. Je le regarde avec un léger rictus en coin, parce que j'espère que ça l'a piqué, puis je reprend, moins amusé.

-Ne prend pas les gens pour des idiots, Caracole. Tu peux essayer de te persuader que tu vas bien, c'est ton problème, mais c'est pas tes sourires niais qui vont tromper le monde. N'imagine pas que les gens sont aussi crédules que toi.

C'est insultant. Sourire chaque jours, vivre comme si de rien n'était en imaginant que les gens autour... que JE sois assez bête pour ne rien voir, assez faible pour laisser couler... c'est insultant. C'est un jeu auquel j'ai trop jouer pour le tolérer d'avantage.

-Et par pitié, arrête de t'effacer! T'as quitté ton paternel pour mener une autre vie, non?! Alors reconstruit toi un peu, fait savoir que t'existes, soit égoïste! Impose les tes états d'âmes!

Mais qu'il arrête de se voiler la face comme un lâche!... Je soupire méchamment. Je sais que sa vie n'a pas été simple. C'est un gamin ignoré, qui n'a jamais servit qu'à satisfaire les exigences de son tuteur. Ce sourire débile, cette joie de vivre, je conçois qu'il n'ai eu que ces armes pour affronter le monde dans lequel il a grandi, un monde trop dur pour un gamin trop candide et solitaire par obligation. Mais ce n'est pas comme ça qu'il pourra vivre en société. Vivre tout court. Sûr de ma valeur et de ma lucidité sur la vie, convaincu de mon expérience, j'aimerai lui en faire prendre conscience.  

Il y a beaucoup de chose dont j'aimerais qu'il se rende compte... ou d'avis que je voudrais lui imposer?... Je ne comprend pas ce mioche qui se trouve un père de substitut malgré tout ce qu'il a enduré. Comment il peut l'adopter si vite? La relation entre un père et son fils, ça ne peut pas se comparer à une amourette qu'on oublie pour une autre, c'est pas non plus comme l'amitié qui se fait et se défait avec son alchimie parfois immédiate, c'est... quelque chose d’inné sinon quelque chose qui se construit! Il ne peut pas accepter ce mec comme étant son père, pas en le connaissant à peine!...

-Tu sais, il s’est plus occupé de moi que mon tuteur, ma mère ou mon même mon vrai père dont je ne sais rien. C’est Cahir qui m’a d’abord appelé ainsi, puis voilà. Et il m’aimait vraiment, son alpha me l’a dit, il me l’a dit.

... D'accord. Il n'y a rien à répliquer à ça. Je ne suis plus très certain de mes arguments, et je ne crois pas avoir envie de briser les quelques espoirs que ce garçon garde sur son défunt père d'adoption. Je soupire, méditatif. Peut-être que le problème, ce n'est pas tant la rapidité d'adaptation affective du gamin que ma propre indifférence à ce sujet...

Je suis venu dans cette ville dans le but de retrouver mon géniteur. Je sais qu'aucun substitue ne pourra combler l'absence de celui qui m'a donné la vie. Mais pour autant... lorsque je l'aurais retrouvé, est-ce que j'éprouverais ça, moi? De l'affection, cet attachement qu'un gosse est censé éprouvé pour son parent?...

Je n'en sais rien.

-J’ai jamais été aussi libre qu’avec lui et non, je ne veux pas d’autre père. rectifie t-il. J’en ai qu’un et je ne l’ai même pas connu deux mois.

Je ne dis rien. J'écoute. J'ai posée la guitare entre nous, mes coudes sur les genoux, et j'en apprend un peu plus sur cet adolescent à la tête de gremlins comme j'aime tellement le charrier, au nom ridicule, un simplet, sans charisme, sans amis, avec une poisse monumentale, mais avec lequel je partage pourtant quelques points communs.

-Pour l’attachement j’en sais rien… Je veux même pas savoir… Surement dû au peu d’attache que j’ai. J’ai pas beaucoup d’amis. Les tous premiers, date de cette année, de mon entrée à l’école. Et tu sais quoi, tu es la deuxième personne que j’ai rencontrée et dont l’âge se rapproche du mien.

Je hausse les sourcils d'étonnement, mais avec un recul que je juge nécessaire. Je devrais être flatté de sa déclaration d'amitié, mais en éternel orgueilleux, hors de question que je me montre reconnaissant ou clame être l'ami de ce type en retour! Je ne le suis pas. Je suis juste un camarade qui a envie de l'emm*rder comme j'en emm*rde d'autres mais qui sait se montrer humain quand la situation le demande. Parfois. Que notre relation s'en tienne là. Un "t'es bizarre" marque bien la limite et illustre ce que je pense de son affection facile.

- Surement… Mais qui ne serait pas devenu étrange après ce que j’ai vécu ?

Ma bouche reste bêtement ouverte le temps de réfléchir, puis se referme.

-T'as pas tort... admis-je.

Je ne commente pas plus. Mais je crois qu'il s'en sort quand même miraculeusement bien pour ce qu'il a enduré... Je me remémore amèrement les esprits bien pensants qui jugent comment un gosse amputé d'un parent est voué à mal tourné. Comme s'il en fallait si peu pour faire un futur déséquilibré. Ce n'est pas l'absence d'un parent qui ruine une vie, ce sont les non-dit... Aucun gamin n'a à se sentir responsable des erreurs de ces vieux. Qu'il retienne bien ça au lieu de se laisser blâmer.

-J’ai tellement l’habitude avec mon tuteur d’être le coupable que je crois que ça se voit dans mon caractère.

-Ouais. Mais c'est comme tes sourire à la c*n : faut que ça change!
ponctuè-je d'un coup dans l'épaule. Va falloir lui apprendre à ce mioche, à ne plus se sentir coupable, ne pas avoir peur d'emm*rder le monde, ni garder ses émotions pour lui... quitte à le reformater dans le bon sens!

- Merci Therence. Merci?... Je suis en train de lui massacrer son épaule de sale petit garous... C’est marrant quand même, tu es celui qui en sait le plus sur moi. Tu es le deuxième à qui je dis que Cahir est mort.

C'est rassurant, au moins il s'est déjà confié sans se faire chahuter! Enfin j'espère. La prise de conscience que je sois celui qui le connaisse le mieux me surprend mais devient comme une évidence en y pensant...

-Ouais. C'est souvent plus facile de se confier à des inconnus qu'à des proches.

Ça évite bien des fardeaux et des déceptions. Le fardeaux d'inquiétudes inutiles et d'implications embarrassantes, et la déception de réactions inappropriés, voir de jugements blessants... Les supportrices et joueurs qui viennent de marquer comblent notre silence. Le souvenir de conversations sur le seuil d'une bâtisse en ruine ou sur un banc avec un arrière-gout de beignets à la framboise et de café me traversent l'esprit pour s'en aller comme elles sont venues.  

-J’aimerai bien que Liam me prenne dans ses bras là, maintenant. Je soupire avec lui. Je serais pas contre retrouver une paire de bras familière moi aussi... Mais il est occupé avec son match. Il gagne en plus… Il est doué. Je sais même pas pourquoi je dis cela… Désolé

Nouveau coup dans l'épaule. Ce mec est officiellement mon punchingball attitré!

-Ça c'est pour t'être excuser.

Si je frappe, ça finira peut-être par entrer dans sa salle tête qu'il n'a pas à le faire à tout bout de champ! Puis je me retourne face à lui avec un sourire espiègle et le regard curieux.

-Et tu sais même pas pourquoi tu dis ça, hein?...

Encore un coup.

-Réfléchi! levè-je une main, mi-encourageant, mi-agacé. Il croit quand même pas que je vais lui mâcher le travail!... Liam, il le sait que t'en pince pour lui?

Pincer... je rêve ou il est en train de me faire comprendre que ce genre de terme lui échappe complétement?!

-Avoir le béguin. Avoir un crush. Testè-je non sans un certain plaisir en voyant sa face se tordre d'incompréhension. Pour saisir qu'il va y avoir du boulot... beaucoup de boulot... Je lève les yeux au ciel. Entre une Princesse rebelle refoulée et un ingénu qui a grandi isolé de toute civilisation digne de ce nom comme une de ces nana enfermée dans sa tour, vous faites une belle paire tous les deux! Bon, explique moi tout : Depuis combien de temps tu t’intéresses à Liam? Il le sait? Qu'est-ce qu'il en pense?

Dis moi tout, Docteur Therence va t'aider à comprendre le mal qui t'habite et mieux que ça, récolter toutes les infos susceptibles de pourrir la vie de Dunbar quand l'occasion se présentera...

-T'as déjà eu un faible pour quelqu'un avant? Une camarade de classe avec de jolie couettes par exemple? C'est vrai, il a vécu dans un cadre strict. Et il est gay, aussi. Eu une idole, un fantasme?

Cet étalon sur poster ou écran devant lequel s'éveiller dans la plus grande intimité?... Je le reluque de haut en bas, j'hésite à demander non pas par respect pour sa pudeur, mais parce que vu notre cas, je crains un peu la réponse...

-Est-ce qu'au moins t'as déjà...

Son petit regard incompréhensif concurrence mon regard suspicieux.

-Est-ce que tu t'es... Enfin même que t'y comprennes que dalle, ton corps à bien du te réclamer une attention très particulière, non?

Quand la puberté est venu frapper à ma porte, elle à rapidement foutue le bazars dans mes hormones. Et je pense que même sans avoir été assez curieux et entouré de vrai-faux connaisseurs pour savoir comment ça marche au moment opportun, j'aurais instinctivement compris que ma main droite et mon imagination allaient devenir des alliées fidèles jusqu'à ce que j'ose prendre mon courage à deux mains et découvre les plaisirs à deux, bien plus concret, terriblement addictifs aussi...

-... Ok. T'as déjà lu un porno? Vu un film X? Mâter les gars de ta classe aux vestiaires?!

La question se pose : suis-je en passe d'éveiller un ignorant aux joies de la vie, ou de corrompre une innocente petite chose comme il y en a surement peu à notre époque et dans notre société?

-Viens avec moi. Me levè-je en lui rendant sa guitare en même temps qu'un coup de sifflet annonce la fin du match et des entrainements.

Direction la médiathèque et un tour en ville. Ce sera plus éloquent que tout ce que je pourrais lui raconter!

© Halloween sur Never-Utopia



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Caracole O'brien

avatar


Humeur : toujours joyeux

Messages : 1160
Points : 1252
Réputation : 79

Date d'inscription : 29/12/2014
Age : 29
Localisation : A beacon hill, toujours en présence de Liaminou

MessageSujet: Re: Les explications d’un Therence et les rougissements d’un Caracole. (Feat Therence)   Lun 13 Juin - 21:38




Le Bonheur du parlé sur l’écrit




Therence joue une mélopée rythmée par je ne sais quoi, même si je crois être son inspiration du moment au vu de la suite. A chacune de mes phrases, la musique devient triste, pour au final s’arrêter quand mes larmes débutent leur descente. Il me regarde un instant, s’approche de moi et fait ce qu’avait fait Liam la dernière fois que je l’ai vu ; il me tapote la tête. Un geste gentil, qui, je pensais allait me faire remonter la pente, comme avec mon ami, mais cela n’a pas le même effet…

Therence écoute mes plaintes, ma malchance, mes déboires, ma triste vie en somme. Je sors tous ce que j’ai en moi, je laisse tout partir, comme si ma vie en dépendant. Je me confis à la seule personne présente à cet instant. Enfin… même si je dis ça, je pense que je n’aurai pu faire de même avec d’autre personne. Therence m’écoute, il est là, même s’il fait penser autre chose aux autres. Pourquoi ai-je l’impression que je peux compter sûr lui ?

Je continue dans ma lancée. Il veut connaître mon histoire, alors je lui raconte, sans rien omettre. Il m’écoute toujours. Je lui fais comprendre que tout va mal. Que la personne qui voulait prendre soin de moi et morte… Et là, il me sort une série de phrase qui va changer beaucoup de chose en moi.

-Non, je crois pas que tu vas bien. Il se penchè sur moi le visage sévère. Pas bien du tout, mais toi, on dirait que c'est ce que t'espère, que parce que tu souris comme un crétin, on va imaginer que tu vas bien!

Des questions me viennent à l’esprit, des tas de questions qui restent enfuit en moi. Tout ce qu’il me dit, je le sais, mais comment faire pour me reconstruire alors que seul le paraître compté et l’être n’existait pas quand je me trouvais chez mon tuteur.

-Une habitude que t'as intérêt à changer.

Oui, mais comment ? Comment je peux changer tout ça ? Comment faire pour détruire et oublier c’est année de forçage ? Surtout que je ne veux pas embêter les autres avec mes problèmes, eux aussi ont les leur.

Je le regarde un instant, sans arriver à dire ce que j’ai sur le cœur cette fois-ci. Je n’ose pas lui demander de l’aide pour l’instant… Mais il me fait comprendre que je devais le faire. Therence se déplace, rigole un peu mais je ne sens aucune malveillance sans son rire.

-T'as peur de déranger? T'as raison. Les gens se foutent de ce que tu ressens. Complètement. Après tout, quelqu'un qui sourit tout le temps, même quand ça va mal, c'est quelqu'un qui doit aimer ça, sourire.

Je baisse la tête sous les dires de Therence. Il a raison. Pourquoi je ne fais que sourire devant tout le monde ?

-Ne prend pas les gens pour des idiots, Caracole. Tu peux essayer de te persuader que tu vas bien, c'est ton problème, mais c'est pas tes sourires niais qui vont tromper le monde. N'imagine pas que les gens sont aussi crédules que toi.

Je continue à l’écouter, j’attends la suite de son discours.

-Et par pitié, arrête de t'effacer! T'as quitté ton paternel pour mener une autre vie, non?! Alors reconstruit toi un peu, fait savoir que t'existes, soit égoïste! Impose les tes états d'âmes!

Je souris un instant sous la phrase qu’il vient de me dire.

— Je l’ai fait trois fois. Tu sais que j’existe, Stiles et Liam aussi le savent. Je connais le cuisto Charlie. Scott aussi. J’ai rencontré une fille qui devait entrer dans la meute de Cahir et une louve qui était dans sa meute. Nausicaa, mais je n’ai plus de nouvelle. Tout a disparu avec la mort de Cahir.

Puis autre chose me vient à l’esprit. J’ai écouté mon camarade et c’est dire son juste à mon encontre.

— Tu sais… J’ai comme l’impression que tu as vécu quelques choses de similaire. Je sais pas pourquoi je dis ça mais, comment dire, tout ce que tu dis, est juste. Rien n’est laissé au hasard.

Je regarde Therence en restant sur place. Je vois mon ami ? Non, mon aminemi ? Pensé-je en souriant, sous le soupir de Therence et boue de mécontentement. Elle ne peut pas se taire.

— Elle ne peut pas arrêter de hurler son nom ? Elle ne le connait même pas. Elle veut juste le connaître car il est doué en sport. Therence… Comment je peux faire pour changer ? Je veux dire, être plus sûr de moi. Un peu plus comme la personne lors de notre première rencontre ? Mais j’ai peur de devenir comme mon tuteur si je fais cela… J’ai peur que Liam n’aime pas ce côté de moi.

Puis je lui parle de mon alpha, de notre rencontre et ce qu’il a fait pour moi. Je lui parle de ma vie et lui dit que personne ne peut sortir net d’une telle épreuve. Il ouvre la bouche sous ma réplique la referme, et me sort au final :

-T'as pas tort...

Je continue dans ma lancé, ponctué par certaine réponse de sa part, rare parole qui me touche.

-Ouais. Mais c'est comme tes sourire à la c*n : faut que ça change!

Puis je le remercie tandis qu’il tente de me massacrer l’épaule. C’est peut-être une sorte de jeu pour lui ? Il a toujours réagis ainsi quand on se voyait.

-Ouais. C'est souvent plus facile de se confier à des inconnus qu'à des proches.

Il a raison. C’est toujours plus simple de parler avec des inconnus. Je me demande si j’y arriverai avec Liam. En parlant de lui, je n’ai toujours pas reçu de réponse à mon sms. Je regarde mon téléphone. Non vraiment rien. Liam tu fais quoi ?

La fille sur l’estrade continue de hurler, ce qui me fait parler de Liam, une nouvelle fois. Comme s’il était l’unique sujet de conversation possible depuis notre dispute.

Il me tape dans l’épaule et je souris, une simple phrase en tête :

— Oui, t’as raison, je dois arrêter cela.

-Et tu sais même pas pourquoi tu dis ça, hein?...

Je le regarde et lui dit que non. Je ne sais pas pourquoi je dis cela. Peut-être est-ce en rapport avec ce que Stiles et Charlie m’ont fait comprendre ? Il me tape une nouvelle fois sur l’épaule.

— Réfléchi!

Il lève la main en même temps comme pour me donner un nouveau coup. Mais je ne comprends toujours pas sa phrase.

— Liam, il le sait que t'en pince pour lui?
— Euh ?
— Avoir le béguin. Avoir un crush, rajoute-t-il en levant les yeux au ciel. Entre une Princesse rebelle refoulée et un ingénu qui a grandi isolé de toute civilisation digne de ce nom comme une de ces nana enfermée dans sa tour, vous faites une belle paire tous les deux! Bon, explique moi tout : Depuis combien de temps tu t’intéresses à Liam? Il le sait? Qu'est-ce qu'il en pense?
— Euh je sais pas trop… Je lui ai dit un truc et il l’a mal prit et depuis j’ai plus de nouvelle.

L’histoire se rappelle à moi, ce moment où Liam m’a engueulé un long moment, ce moment que j’ai zappé quand je parlais avec Charlie et Stiles.

— Il m’a dit que ne s’était pas bien et voilà…
-T'as déjà eu un faible pour quelqu'un avant? .Eu une idole, un fantasme?
— Je sais pas, j’ai jamais rien ressentit comme ce que je ressens pour Liam, dis-je en triturant mes doigts, comme intimidé par ce discours. Et toi t’a le faible pour quelqu’un ?

-Est-ce qu'au moins t'as déjà...

J’attends la suite de sa phrase qui met du temps à venir. Je fronce des sourcils, ne sachant pas où il voulait en venir.

-Est-ce que tu t'es... Enfin même que t'y comprennes que dalle, ton corps à bien du te réclamer une attention très particulière, non?
— Tu parles de ce que j’ai dit à Liam et qu’il n’a pas aimé ? Je sais même pas ce qui m’est arrivé. Il a pas voulu me dire…

-... Ok. T'as déjà lu un porno? Vu un film X? Mâter les gars de ta classe aux vestiaires?!

— Un porno ? Une recette de cuisine que je connais pas ? C’est à base de cochon ?

Il ne dit rien et sous son regard, j’ai l’impression d’avoir dit la pire connerie de l’univers, alors je tente de me rattraper autrement, mais pas de la meilleur façon :

—Sinon, j’ai juste vu des séries tv, jamais pu voir de film. Et non, je regardais que Liam en cours, pas les autres, enfin si je regardais mes amis, toi quand je te parle. Mais pourquoi tu veux que je regarde les gens quand ils se changent ?

-Viens avec moi.

Il se lève et me rend la guitare, que je mets autour de moi. Je le regarde un instant et le suit. Nous nous dirigeons vers le centre-ville.

— Merci, tu joues bien en plus. On va où ? Tu veux me montrer tes trucs X ? C’est quoi ? Liam il va aimer ? Il aime bien tout cela Liam ? Tu dis rien Therence ? Tu m’as pas dit si t’aimais bien quelqu’un ? C’est ce que je ressens pour Liam nan ? Je l’aime. C’est Stiles et Charlie qui me l’ont dit.




© Fiche by Mafdet MAHES




Une nouvelle vie commence avec toi. Une vie de bonheur, (saupoudré de petit problème, comme toute vie de couple).
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Therence Garnet

avatar


Humeur : Effronté
Messages : 929
Points : 1085
Réputation : 162

Date d'inscription : 27/12/2014

MessageSujet: Re: Les explications d’un Therence et les rougissements d’un Caracole. (Feat Therence)   Mar 21 Juin - 1:07



Il était une fois... la vie.
-Je l’ai fait trois fois.

-Trois fois? ris-je sans vergogne.

J'aime pas les timides. J'aime pas les niais. J'aime pas les effacés, ceux qui s'écrasent, qui n'ont pas assez d'estime d'eux-même pour exister. Alors ce mioche qui s'excuse pour tout, qui réfute ses propres tourments, qui patauge dans sa jovialité réconfortante... je ne peux pas rester de marbre. Qu'il s'impose, bon sang, et plus que trois malheureuses fois!

-Tu sais que j’existe, Stiles et Liam aussi le savent. Je connais le cuisto Charlie. Scott aussi. J’ai rencontré une fille qui devait entrer dans la meute de Cahir et une louve qui était dans sa meute. Nausicaa, mais je n’ai plus de nouvelle. Tout a disparu avec la mort de Cahir.

-C'est pas trois fois que tu dois faire valoir ton existence. C'est en permanence, et au monde entier! illustrè-je l'infinie possibilité qui s'offre à lui d'un large mouvement du bras.

Qu'il devienne un roi! Le roi de sa propre vie, sans se soucier de celles des autres! J'ai pas son problème, je suis né comme ça je crois, fier et pas trop mal dégourdis. Je n'ai pas toujours été un m'as-tu-vu, je n'en suis pas d'ailleurs, j'irradie naturellement. Mais j'ai jamais pu concevoir que l'on puisse ne pas exister aux regards des autres, qu'on se permette d'inspirer l'irrespect. Pour survivre dans sa jungle de bestiaux surnaturels où mon monde ordinaire d'humain, c'est pareil, il faut être assez imposant pour véhiculer une image respectable et blindée, être assez imposant pour se supporter soi-même. Personne ne sera là pour l'appuyer ou le défendre. Alors d'autant vue la situation dans laquelle il est, il n'a pas le choix s'il veut s'en sortir : il est temps qu'il change.

-Tu sais… J’ai comme l’impression que tu as vécu quelques choses de similaire. Je fronce les sourcils et bloque sur le mioche. Je sais pas pourquoi je dis ça mais, comment dire, tout ce que tu dis, est juste. Rien n’est laissé au hasard.

Je voudrais dire quelque chose, mais je manque de mots. Alors celle là, je... l'avais pas vu arriver. Note à moi-même : ne jamais sous-estimer un bisounours lupin. C'est plus attentif que ça en à l'air... J'ai envie de rétorquer que c'est parce que je suis intelligent, que je suis observateur et perspicace, mais je me sens aussi réactif qu'une huitre qui refuse de se laisser déranger.

-J'ai pas été élevé par un taré, moi. ris-je nerveusement.

Alors qu'il ne prétende pas qu'on a un vécu similaire. Devoir admettre une absence de figure paternelle digne de ce nom, comme lui, ce serait devoir admettre bien plus et ça je ne le souhaite pas.

-Elle ne peut pas arrêter de hurler son nom ? Elle ne le connait même pas. Elle veut juste le connaître car il est doué en sport. Hé, hé. Jalousie, quand tu nous tiens... Therence… Comment je peux faire pour changer ? Je veux dire, être plus sûr de moi. Un peu plus comme la personne lors de notre première rencontre ? Mais j’ai peur de devenir comme mon tuteur si je fais cela… J’ai peur que Liam n’aime pas ce côté de moi.

Comment changer?... Je réfléchi. Ce minus n'est pas totalement dépourvu de force. Bien sur il a été élevé comme une arme, mais fondamentalement, ce n'est pas une loque ultra-passive, mon poignet s'en est souvenu un moment. Ce sont les émotions qui l'on fait réagir lors de notre première rencontre. Mais je ne me vois pas le provoquer gratuitement dans le seul but de l'endurcir, alors pour ça, il faudra qu'il travaille autrement.
Pour le reste, je hausse les épaules en mimant une petite grimace pas bien embêtée.

-T'as conscience du genre de type qu'est ton tuteur, tant que tu garde ça à l'esprit, y a pas de raison que tu deviennes comme lui.

Je suppose. De toute manière j'ai du mal à imaginer une guimauve dans son genre devenir un dangereux psychopathe.

-Puis pour Liam... s'il n'aime pas ce côté de toi, c'est que c'est pas le type qu'il te faut. Dixit les conseils de bonnes femmes averties. Tu trouvera quelqu'un d'autre. Le monde est vaste! et ça, c'est de moi. Non, sérieusement, on se fiche de ce que pense Liam. Commence déjà par changer pour ne plus te sentir obligé de sourire bêtement et être capable d'affronter le monde, Liam, on verra ça plus tard.

Perso, j'ai du mal à savoir comment on peut s'attacher à un marshmallow humanoïde autrement que pour s'en servir de punchingball de toute façon. Mais bon, en amateur de sucreries qu'il est... à chacun ses gouts!
Bon, qu'il m'explique justement : ça se passe comment avec le bébé-garou? Est-ce qu'il le qu'il sait, qu'est-ce qu'il en pense?

-Euh je sais pas trop… Je lui ai dit un truc et il l’a mal prit et depuis j’ai plus de nouvelle. Il m’a dit que ne s’était pas bien et voilà…

-Tu lui as dit qu'il t’intéressait et il a pas apprécié, quoi. Mouais, j'en était sûr : il s'assume pas du tout le bébé.


-Je sais pas, répète-il à propos d'éventuels fantasmes qui auraient pu le préparer à ça sans qu'il ne s'en rendre compte. j’ai jamais rien ressentit comme ce que je ressens pour Liam. Et toi t’a le faible pour quelqu’un ?

Qu... C'est quoi cette question? Je m'écarte un peu par méfiance, en me disant dans une inspiration Caracolienne que si rien ne me rend faible, pas même quelqu'un, alors non : je n'ai de faible pour personne.

-... Non.

... D'une crédibilité sans faille. Et puis en quoi ça le regarde?! Je lui claque l'épaule à défaut d'avoir de raquette pour lui renvoyer sa balle. Qu'il me dise plutôt s'il s'est déjà astiquer le haricot une fois dans sa vie, ce grand niais!

-Tu parles de ce que j’ai dit à Liam et qu’il n’a pas aimé ? Heu... je crois pas, non. Peut-être? Je sais même pas ce qui m’est arrivé. Il a pas voulu me dire…

... Mais qu'est-ce qu'il lui a dit au Dunbar pour le mettre dans cet état?! Oooh. Ok... Mon don de la déduction m’aiguille sur les désagréments du gamin et les conséquences sur un Liam encore trop innocent pour son bien, mais voyons s'il a déjà été confronté à l'essentiel, avant de juger.

-Un porno ? Une recette de cuisine que je connais pas ? C’est à base de cochon ?

Facepalm.
Je le savais pourtant, mais je crois que je n'avais pas mesurer la réelle ampleur de la tâche. On va avoir beaucoup, beaucoup, beaaaucoup de boulot...

-... Ouais, ouais. On va dire qu'il y a une histoire de cochon là dedans.

... Ou pas. Je risque de le traumatiser à lui faire croire des c*nneries pareilles. Ce qui pourrait être très drôle en fait... si ce n'était pas moi qui me chargeais de son éducation!

-Sinon, j’ai juste vu des séries tv, jamais pu voir de film. Et non, je regardais que Liam en cours, pas les autres, enfin si je regardais mes amis, toi quand je te parle Ouais, je sais, je sais, me dis-je avec toute la modestie dont je puisse faire preuve. Et mes biceps quand je joue au basquet, et l'intégrité de ma personne quand moi j'imagine qu'il reluque ma copine de classe... Mais pourquoi tu veux que je regarde les gens quand ils se changent ?

-Parce que c'est ce que te dicte le dessous de ta ceinture, abruti! suis-je prêt à pousser un rugissement d'exaspération. Viens avec moi.

Ce mec est une catastrophe éducative. Faut arranger tout ça.

Nous quittons le stade et le bahut pour la médiathèque. C'est pas à la bibli du lycée qu'on va pouvoir trouver notre bonheur. La médiathèque communale possède un choix de lecture bien plus vaste, dont ses rayons spécialisés.

- Merci, tu joues bien en plus. Merci... je me demande si comme ses "pardon" spontané, je ne vais pas devoir lui apprendre à les modérer. Mmh, on verra, ça reste justifié jusqu'ici. On va où ? Quelque part. Tu veux me montrer tes trucs X ?

Je hausse un sourcil, les yeux en billes. Je suis heureux que personne n'entende, ça pourrait prêter à confusion... Je compte pas lui montrer MES trucs X! Je suis ouvert à beaucoup de choses, mais pas aux gnomes.

-C’est quoi ? Tu verra. Liam il va aimer ? Oh! comme ça m’amène un sourire carnassier. Excellente question! Il aime bien tout cela Liam ? Je suis curieux de le savoir... Il ne peut pas détester en tout cas, personne ne peut détester. Tu dis rien Therence ? Non, je parle dans ma tête. Qu'est-ce que tu veux que je dise? Tu fais très bien la conversation tout seul! Tu m’as pas dit si t’aimais bien quelqu’un ? Mais!... Si je l'ai dis. Et c'était "non"! J'accélère la marche... C’est ce que je ressens pour Liam nan ? Je l’aime. ... pour freiner sec. C’est Stiles et Charlie qui me l’ont dit.

Je prend le temps de faire face au mini loupiot et le dominer d'un air observateur et agacé.

-Évidemment qu'on t'as dit ça. T'as quoi, 15 ans? A ton age, les sentiments de ce genre et tout ce que ça englobe, ça se limite à un même terme et une seule notion : "l'amour". Mais c'est plus compliqué.

Je reprend ma marche rapide, le loupiot sur les talons.

-Je suppose que t'as jamais reçu de cours d'éduc' sexuelle?

...Sans aucun sous-entendu ni intention déplacée. Pourquoi je demande? Ce môme a vécu comme une petite vierge au cœur de l’Amérique puritaine! J'imagine son entourage lui expliquer comment une fille doit cacher un monstre sous sa jupe et combien se toucher l'oiseau lui promettrait une aller simple en enfer.
Le restant du trajet je lui demande de me faire un topos sur ce qu'il c'est passé avec Liam, histoire d'y voir clair. A la médiathèque, le vieux binoclard derrière son comptoir lève sèchement ses cul-de-bouteille quand un rire explose au dehors...

-Donc en résumé : il t'as vu à poil, il t'as pris dans ses bras pour te renifler comme un maniaque, t'as eu la trique, vous avez dormi collés-serrés, vous vous êtes embrassé... j'oublie quelque chose? m'essuyè-je le coin des yeux. Ah qu'elle est belle, l'innocence!

Nous traversons la bibliothèque, et je conduis Caracole ci et là, entre des étagères plus ou moins en vue.

-Donc, ce rayon, ce rayon... ce rayon, et ces bouquins. clamè-je en laissant tomber une petite pile sur notre table. Si t'as des questions, c'est par là qu'il faut chercher.

Je pointe successivement du doigt le rayon des "sciences", celui de "psychologie" non loin, puis le coin "littérature pour adulte", étagères du haut dans le coin perdu, là bas. Mais un à un, je fais défiler.

-Oublie la télé, t'as pas idée de tous les supports sur lesquels tu peux prendre ton pied. Tiens : une BD érotique, c'est visuellement... enfin, c'est parfait pour éveiller les sens d'un novice comme toi. Un Hentaï, j'ai hésité, crois pas tout ce que tu vois tout est exagéré là dedans, mais ça peut peut-être te faire changer d'avis sur les seins? Bref, ce roman : littérature érotique. Un peu vieillot, mais côté imagination, tu ne va pas le regretter, ça se lit d'une seule main. Mais avant de te plonger là dedans lui retirè-je les tentations sur papier pour les pousser à l'autre bout de la table et les remplacer par une nouvelle pile : lis ça.

Une encyclopédie sur le corps humain richement illustré, un guide récent sur l'éducation sexuelle, un ouvrage très inspiré sur l'alchimie du cœur, du c*l et du mental... Il s'imagine quand même pas que je vais lui faire un dessin et devoir lui expliquer TOUT ce qu'il se trame entre son cerveaux et son entre-jambe, non? Ok, j'avoue que pour un début, y a beaucoup à dévorer. Mais devoir lui expliquer le fonctionnement de son attirail, parler des risques et préventions et tout le tointoin, c'est l'aspect le moins marrant. Alors je le laisse se débrouiller avec les livres.

-Ça, c'est la première étape, la base. On va appeler cette leçon : "Le sexe et sa science". Pour le reste...

...Va falloir aller voir ailleurs.

-Je suppose que t'as pas d'ordi?

Non, évidemment. Je me vois pas le ramener chez moi, on est pas assez potes pour partager ce genre de petits fichiers. On va le faire à l'ancienne.

-Ah ouais, je sais, je sais, c'est homme-femme là dedans. prévins-je à sa mine confuse. Mais si tu veux savoir comment ça marche avec un homme, faut d'abord commencer par là.

Est-ce que je vais trop loin? Est-ce qu'il sait comment naisse les gosses? Bah. Les bouquins sont fait pour ça, il sautera ce qu'il connait, il lira ce qu'il ne connait pas. Pendant qu'il étudie la mécanique du corps comme un brave garçon, moi je feuillette le comics coquin...

Je lui tape sur la main quand il essaie de piocher dans la piles des livres érotiques.

-Pssht! D'abord, t'essaie de comprendre comment ça fonctionne!

C'est pas drôle, mais c'est essentiel. Mais j'avoue qu'à m'entendre demander "c'est quoi des hormones? Est-ce que Liam risque de tomber enceintes?" je lui retire les livres savants pour les autres. A défaut d'éduquer son cerveaux, j'espère que son instinct va mieux assimiler...

Ah. Ouais. Autre point. Il était pas question d'amour dans ces manuels...

-Hum... ouais. Ça c'est autre chose.

Le chapitre qu'on abordera en parallèle des autres, j'imagine. Je m'y connais pas assez en littérature pour lui conseiller des bouquins adaptés, et y a pas plus vicieux qu'un livre de psycho pour retourner les cerveaux. L'amour, ça s'apprend pas comme le sexe. Je cale le menton dans le creux de ma main en jouant négligemment avec la page de la BD.

-Ce que t'éprouves pour Liam, je suis pas sur que ce soit de l'amour, tu sais.

Je ne veux pas le décevoir, mais... quitte à lui enseigner la vie, autant être honnête.

-Tu vois ce que les livres t'apprennent sur le sexe, là? T'as déjà entendu l'histoire de l'abeille qui butine la fleur? L'abeille butine la fleur, et le bébé né dans une rose, ou dans un choux selon que c'est une fille ou un garçon. Et bien, l'amour, c'est un peu ce que l'histoire de l'abeille et la fleur est à la réelle conception d'un marmot. C'est une version simplette et édulcorée, une réponse facile pour combler la question.

...Des histoires. L'amour c'est pas un sentiments brut et défini, c'est le nom qu'on donne par défaut à un condensé d'émotions qui permettent l'union physique et émotionnelle de deux êtres. L'attachement, le désir... l'amour tel qu'on se le présente n'existe que dans les contes de fées et les romans à l'eau de roses. Et c'est comme le mythe des éléphants qui ont peur des souris : il faut être un peu c*n pour y croire.

-Ce que t'éprouve pour Liam... ce que t'éprouvera peut-être pour d'autres aussi, c'est beaucoup plus complexe, et surtout beaucoup moins romantique que ce qu'on veut te faire croire.

On ne se met pas ensemble par amour. On se met ensemble pour combler un besoin.

-Liam, il est le premier à avoir été cool avec toi, un truc comme ça, non? C'est plutôt de la gratitude, ou de la curiosité, si t'as jamais connu ça avant, c'est normal que ça te fasse cet effet.

Quand il en parle, c'est avec des étoiles dans le yeux... Ça me blase un peu, mais j’admets que c'est amusant à voir.

-Moi, je crois que c'est plutôt un béguin. C'est surtout que tu t’intéresses à lui.

Je serais incapable de lui dire la différence entre l'amour, et le béguin, et l'amitié, et toute ces jolies notions, mais avec mes propres mots et ma propre vision des choses, j'essaie d'appuyer la nuance. Qu'il demande donc à Stiles ou à ce Charlie de lui donner leur référence de l'amour eux qui ont été malins de lui mettre ça en tête! Entre le clown de service étonnement imbriqué à un taciturne ou un quidam qui pourrait être assez louche pour préférer une substance gélatineuse à toute marque d'affection...

-C'est juste qu'il doit correspondre à des critères dont t'as ou non conscience. Tu le trouve beau, tu le trouve intelligent, ses forces te séduisent, ses faiblesses te font fondre. T'es pas insensible à ses atouts. Il... t'apporte quelque chose. Physiquement, ou émotionnellement. Du coup, c'est naturel qu'il éclipse n'importe qui d'autre et que t'aies envie de le garder pour toi.

C'est normal qu'il s'éprenne de lui. Mais de là à évoquer le fabuleux, l'idéal, le mirifique amour...

-Parce qu'il y a Liam aujourd'hui, mais ça durera qu'un temps. Ensuite avec un peu de bol, y en aura un autre. Et encore un autre. Et encore un autre. Et tu oubliera le premier pour le second, et ainsi de suite.

Peut-être qu'il posera les yeux sur plus beau et plus satisfaisant. Peut-être qu'il se lassera, tout simplement. Je sais pas comment ça finira, mais les sentiments qu'il éprouve aujourd'hui, ils finiront par disparaitre. Ça ne dure jamais vraiment, et dans le fond c'est pas plus mal.

-Tu comprendra vite que c'est éphémère et renouvelable même s'il y a des coups plus plaisants et marquant que d'autres, voir que t'aura peut-être du mal à t'en défaire, ou l'envie d'y revenir. Tu verra qu'il n'y a pas qu'un Liam, mais qu'il y a des tas de potentiels, tout autour de toi, et qui pourront t'apporter, pour peu que tu saches les saisir. Alors c'est pas plus différent que de se faire des amis, ou d'opter pour la paire de basket qui te fait envie aujourd'hui plus que celle d'hier et moins que celle de demain.

C'est du béguin. Voilà ce que j'en dis. Le mioche est pas obligé d'approuver, à chacun sa vision des choses après tout. C'est pas comme si j'avais pas toujours été un électron libre, fier et assumé, pour chercher plus que des liaisons. Mais c'est moi son maitre en la matière aujourd'hui. Il va falloir s'en contenter.

-Enfin! Ça n'empêche ni que t'as ce bébé dans la peau, ni qu'il faut que tu t'instruise! Amènes les livres, on bouge.

Il deviendra un dieu de la biologie en bouquinant ça chez lui.


-Tiens. Mais lis vite et ramène le, je veux pas de problème à cause d'un retard. lui tendis-je le livre en trop en rangeant ma carte de bibli et passant les portes du complexe. Je les aient trop cumulés pour laisser un tiers m'en rajouter...

Qu'on ne se méprenne pas, je ne suis pas généreux. Je suis enflammé à l'idée de faire basculer un innocent du côté lubrique de la force!
Là dessus, on va aller faire un tour en ville. On passe à l'étape deux : s'assurer que ce mioche a une libido active...

© Halloween sur Never-Utopia



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Caracole O'brien

avatar


Humeur : toujours joyeux

Messages : 1160
Points : 1252
Réputation : 79

Date d'inscription : 29/12/2014
Age : 29
Localisation : A beacon hill, toujours en présence de Liaminou

MessageSujet: Re: Les explications d’un Therence et les rougissements d’un Caracole. (Feat Therence)   Mar 28 Juin - 22:17




Apprends moi ce qu'aimerait Liam !




Je donne tout de même mon exploit à Therence. Les rares contacts que j’ai eus depuis mon arrivée. Un exploit à mes yeux mais une nullité pour mon interlocuteur. Il rit en répétant mon record – j’ai tout de même multiplié par 3 le nombre de mes amis qui veulent toujours me voir.

-Trois fois? ris-je sans vergogne.
— Mais euh… boudé-je par cette moquerie tout en expliquant la suite.

Je lui conte l’histoire de mes rencontres, celle de Stiles, la toute première personne qui s’est intéressé à moi, et passe directement à la plus importante : Liam. Même avec les méchancetés dites, et l’absence de réponse à mes SMS, je n’arrive pas à l’oublier. Je ne le désire même pas. Il est important pour moi. A quel point ? Je n’en sais rien.

-C'est pas trois fois que tu dois faire valoir ton existence. C'est en permanence, et au monde entier!

Je souris à sa phrase, pas un faux sourire, un vrai cette fois-ci. Oui je devrais tenter de le faire. Je ne souhaite pas être invisible. Je veux qu’il me remarque, qu’il s’intéresse à moi. Je veux me faire plus d’ami, pas forcément des milliers, mais quelques-uns, des personnes qui s’inquiéteraient pour moi, qui prendraient des nouvelles quoiqu’il arrive.

Je souris, pense à Therence, l’imagine en ami. Il m’aide sur beaucoup de sujet, même s’il adore m’embêter. J’écoute son discours quand autre chose me vient en tête. Il a vécu la même chose que moi ? Ou quelques choses de similaire ? Je lui demande, le vois bloquer sur moi un court instant et, pour toute réponse, j’obtiens un simple :

-J'ai pas été élevé par un taré, moi. ris-je nerveusement.

A sa phrase, je ressens sa nervosité mais ne rajoute rien. S’il désire en parler, il le fera lui-même. Enfin… J’ai envie d’en savoir plus sur lui.

— tu as de la chance alors ? Enfin, je sais pas trop… Parfois les gens normales peuvent être pire que les tarés. J’espère que tu as pas souffert… Au faite, pourquoi tu parles pas beaucoup de ta vie ? Je veux dire, tu me dis que je dois me montrer, prouver que j’existe au reste du monde, mais ça veut dire quoi ? Je dois faire comme toi, en omettant mon passé ? Ou je dois en parler ? Et pourquoi tu restes cachottier à ce sujet toi ? Tu en parles à tes amis ? J’ai le droit de te poser des questions non ? C’est toi qui me conseille de le faire.

Puis, la supportrice hurle le nom de Liam. Elle le scande sans arrêt. Je soupire, déçu de ne pas pouvoir le faire. Pourquoi elle, elle le peut ? Je hurle contre elle, me sent bizarre, énervé contre elle, alors qu’elle ne m’a rien fait. C’est nul comme sensation… Pourquoi je ressens cela ?

De fils en aiguille, sans penser à autre chose, j’en viens à tout autre. Comment faire pour me montrer aux autres. Therence réfléchit à ma demande. Il y pense et, me donne l’impression de ne pas trouver la solution qui m’aiderait. Je baisse la tête un instant. Comment je peux changer sans aide ?

- T'as conscience du genre de type qu'est ton tuteur, tant que tu garde ça à l'esprit, y a pas de raison que tu deviennes comme lui.
— Merci, souris-je pour cette phrase. Je ne veux pas lui ressembler. Je l’exècre, le conspues, le conchie et tu peux rajouter tous les verbes que tu connais.

Je rougis sous ces mots, ne sachant pas vraiment ce qu’ils veulent dire, mais sur la série que j’ai vue, les acteurs semblaient être mécontents lors de leur prononciation.

-Puis pour Liam... s'il n'aime pas ce côté de toi, c'est que c'est pas le type qu'il te faut. Tu trouvera quelqu'un d'autre. Le monde est vaste! Non, sérieusement, on se fiche de ce que pense Liam. Commence déjà par changer pour ne plus te sentir obligé de sourire bêtement et être capable d'affronter le monde, Liam, on verra ça plus tard.

J’écoute les conseils offerts par mon ami d’infortune. Liam revient à la charge, en fait son nom. Il ne serait pas fait pour moi ? Impossible, c’est pas vrai.

— Non dis-je sans le vouloir.

Je regarde la terre, écoute la déception dans les cris des gens. L’équipe adversaire a marqué leur premier but. J’essaie de me concentrer sur Liam. J’écoute son cœur battre, l’entends s’accélérer et lui donner plus d’ardeur pour la fin du combat. Liam va tout réussir… Dommage que je n’ai pas pu lui offrir mon cadeau. La crosse est toujours chez moi. J’y ai même gravé un message dessus rien que pour lui. Pour passer à autre chose, je lui parle de ma première rencontre avec Liam et des suivantes. J’essaie de ne rien omettre mais j’hésite quand l’instant fatidique, l’instant ou j’ai perdu souffert pour un temps revient. Notre dispute et son sujet qu’il a détesté.

-Tu lui as dit qu'il t’intéressait et il a pas apprécié, quoi. Mouais, j'en était sûr : il s'assume pas du tout le bébé.
— Il s’assume pas le bébé ? Pourquoi tu dis ça ? Explique-moi ?

Puis j’en viens à lui demander autre chose. Je le questionne sur sa vie personnelle. A-t-il eu le béguin pour quelqu’un ? Il m’assure que non pourtant, j’ai pas cette impression.

— T’es sûr ? Le battement que j’entends semble dire l’inverse.

Sous ma réponse, il me donne un nouveau coup sur l’épaule, comme si je l’embêtais avec mes questions. Puis, comme pour dévier le sujet, il passe à autre chose. Il me question sur Liam et d’autres mots que je ne connais pas. Porno ? Qu’est-ce que c’est ? Je n’en sais rien… Je lui demande alors, avec mes connaissances actuelles, si c’est une recette de cuisine ?

-... Ouais, ouais. On va dire qu'il y a une histoire de cochon là dedans.

Comment dois-je le prendre ? C’est faux ce que j’ai dit ? Surement, sinon il n’aurait pas réagi ainsi. S’en suit d’autre question de sa part. Pourquoi il veut que je regarde les autres ?

-Parce que c'est ce que te dicte le dessous de ta ceinture, abruti! Viens avec moi.
— Tu veux dire, ce qu’a pas aimé Liam quand je lui ai dis que ça grandit ? C’est bien ?

Je me lève pour la suivre, nous sortons du lycée pour nous diriger vers… Euh ? Je lui pose une centaine de questions, lui demande tout ce qui me passe par la tête sans obtenir de réponse. Où m’amène-t-il ?

-Évidemment qu'on t'as dit ça. T'as quoi, 15 ans? A ton age, les sentiments de ce genre et tout ce que ça englobe, ça se limite à un même terme et une seule notion : "l'amour". Mais c'est plus compliqué.

Il reprend sa marche après sa première phrase. Je le suis sans attendre, avec, comme seule envie : savoir ce qu’il veut m’apprendre.

-Je suppose que t'as jamais reçu de cours d'éduc' sexuelle?
— Pourquoi plus compliqué ? Et non, on m’a rien appris sur l’éduc’ sexuelle ? C’est quoi ? C’est en rapport avec Liam ?

Surement, au vue des questions qu’il me pose ensuite.

— Ben, en fait, lors de notre rencontre, quand je l’ai vu le week end, ben, j’ai dormi chez lui. J’avais pas d’habits de rechange et il est monté voir pourquoi je mettais tant de temps à le rejoindre puis ben, il m’a vu sans vêtement et je me suis caché. Il m’a prêté ses affaires puis il s’est jeté sur moi et ma reniflé. S’était bien se moment. J’ai adoré moi, mais Liam je sais pas, comme s’il ne savait pas comment il devait réagir…

Je fini mon récit en peu de temps.

-Donc en résumé : il t'as vu à poil, il t'as pris dans ses bras pour te renifler comme un maniaque, t'as eu la trique, vous avez dormi collés-serrés, vous vous êtes embrassé... j'oublie quelque chose?
— Non, c’est bon, mais je n’avais pas de trique à ce moment-là. J’étais dehors, je pouvais pas prendre d’arme.

Je regarde Therence un instant sans cillé des yeux. J’ai surement dit une connerie.

— La trique c’est ce qui m’est arrivé avec Liam ?

Entrée dans la médiathèque, nous traversâmes les lieux sans attendre. Mon guide connait le chemin par cœur. L’emprunte-t-il souvent ?

-Donc, ce rayon, ce rayon... ce rayon, et ces bouquins, clame-t-il en déposant les bouquins sur une table. Si t'as des questions, c'est par là qu'il faut chercher.

Je suis Therence, même si je ne comprends point son discours. Pourquoi me parle-t-il ainsi ?

-Oublie la télé, t'as pas idée de tous les supports sur lesquels tu peux prendre ton pied. Tiens : une BD érotique, c'est visuellement... enfin, c'est parfait pour éveiller les sens d'un novice comme toi. Un Hentaï, j'ai hésité, crois pas tout ce que tu vois tout est exagéré là dedans, mais ça peut peut-être te faire changer d'avis sur les seins? Bref, ce roman : littérature érotique. Un peu vieillot, mais côté imagination, tu ne va pas le regretter, ça se lit d'une seule main. Mais avant de te plonger là dedans , lis ça.
— Pourquoi lire les romans à une seule main ? Ça doit pas être confortable non ?

Tout en posant ma question, je prends le premier livre qui me vient à la main, un gros livre dur à tenir et tente de le lire qu’avec une main et j’ai du mal. Il est lourd se livre. Alors je me demande comment il fait lui ?

— Tu peux me montrer comment tu fais pour lire à une main ? La deuxième te serre à tourner les pages ?

Puis je lis le livre, je regarde les dessins, le fonctionnement du corps humain. Je lis d’autres livres aussi. Cela parle de corps humain, d’homme, de femme. De la sexualité entre eux.

-Ça, c'est la première étape, la base. On va appeler cette leçon : "Le sexe et sa science". Pour le reste... Je suppose que t'as pas d'ordi?

Je sors de ma lecture et tourne la tête vers lui. Je retiens le titre de son cours et réponds à sa question.

— Non, je n’ai pas d’ordinateur, mais toi t’en a un non ? On peut aller chez toi ? De toute façon, tu m’avais presque invité la dernière fois ?
-Ah ouais, je sais, je sais, c'est homme-femme là dedans, me prévient-il la moue confuse. Mais si tu veux savoir comment ça marche avec un homme, faut d'abord commencer par là.
— C’est vrai, pourquoi ils parlent que des hommes et des femmes ? Pourquoi il parle pas de Liam et moi ? Comment qu’on dit ? Des hommes et des hommes ?

En même temps, je tente de piquer un livre à Therence pour passer à la seconde étape qui ne semble pas être pour moi. Therence me donne un coup sur les doigts et me retire son trésor.

— Pourquoi je ne peux pas le lire ?
-Pssht! D'abord, t'essaie de comprendre comment ça fonctionne!
— Oui, mais c’est homme femme, ça m’apprendra pas grand-chose si je veux Liam non ? Et pourquoi on n’est pas pareil ? C’est pour faire les bébés comme nous ? Et Liam, ou moi, on peut tomber enceinte ? Et toi t’as déjà eu un bébé ? T’es plus grand que moi alors ça se peut ?

Puis il me retire le livre pour m’en donner un autre. J’ouvre le manuel et observe les images. Je ne comprends pas ce qu’il s’y passe.

— Pourquoi ils font ça ? C’est bizarre non ? Pourquoi ils sont leur sur l’autre ? Ils font des bébés ? Pourquoi ils ne s’aiment pas s’ils font ça ?
-Hum... ouais. Ça c'est autre chose.

Il lit à son tour une BD et semble apprécier sa lecture.

-Ce que t'éprouves pour Liam, je suis pas sur que ce soit de l'amour, tu sais.
— Tu dis n’importe quoi, j’aime Liam. Si j’étais comme dans les livres que tu me montres, ben je me jetterai sur toi aussi nan ?
-Tu vois ce que les livres t'apprennent sur le sexe, là? T'as déjà entendu l'histoire de l'abeille qui butine la fleur? L'abeille butine la fleur, et le bébé né dans une rose, ou dans un choux selon que c'est une fille ou un garçon. Et bien, l'amour, c'est un peu ce que l'histoire de l'abeille et la fleur est à la réelle conception d'un marmot. C'est une version simplette et édulcorée, une réponse facile pour combler la question.

Il continue dans sa lancé, je le laisse dire et grave ses phrases en moi.

-Liam, il est le premier à avoir été cool avec toi, un truc comme ça, non? C'est plutôt de la gratitude, ou de la curiosité, si t'as jamais connu ça avant, c'est normal que ça te fasse cet effet. -Moi, je crois que c'est plutôt un béguin. C'est surtout que tu t’intéresses à lui. C'est juste qu'il doit correspondre à des critères dont t'as ou non conscience. Tu le trouve beau, tu le trouve intelligent, ses forces te séduisent, ses faiblesses te font fondre. T'es pas insensible à ses atouts. Il... t'apporte quelque chose. Physiquement, ou émotionnellement. Du coup, c'est naturel qu'il éclipse n'importe qui d'autre et que t'aies envie de le garder pour toi. Parce qu'il y a Liam aujourd'hui, mais ça durera qu'un temps. Ensuite avec un peu de bol, y en aura un autre. Et encore un autre. Et encore un autre. Et tu oubliera le premier pour le second, et ainsi de suite.
— Mais, moi je veux que ça dure longtemps. J’aime Liam, j’en suis sûr. J’ai jamais eu de trique avec quelqu’un d’autre que lui. C’est bien comme ça qu’on dit ?
-Tu comprendra vite que c'est éphémère et renouvelable même s'il y a des coups plus plaisants et marquant que d'autres, voir que t'aura peut-être du mal à t'en défaire, ou l'envie d'y revenir. Tu verra qu'il n'y a pas qu'un Liam, mais qu'il y a des tas de potentiels, tout autour de toi, et qui pourront t'apporter, pour peu que tu saches les saisir. Alors c'est pas plus différent que de se faire des amis, ou d'opter pour la paire de basket qui te fait envie aujourd'hui plus que celle d'hier et moins que celle de demain.

Je bloque sur une phrase.

— Des coups plus plaisant et marquant que d’autre ? Tu as un coup plus plaisant toi ? C’est peut-être lui que tu aimes ? Surtout s’il passe par-dessus les autres, comme tu m’as expliqué non ? Et ce que tu dis, c’est pas vrai, le premier c’est Stiles, après, il y a eu toi, et toi aussi tu t’es intéressé à moi, ça veut pas dire que je me suis jeté sur toi. Et de toute façon rien n’est simple dans cette vie, mais ne pas être capable de l’expliquer ne veut pas dire que ça existe pas. Sinon je n’existerai pas… Je suis un loup. Transformé grâce à une morsure, comme tu peux expliquer ça ? Comment tu peux aussi expliquer l’attaque de la mère d’Adam et sa magie ? Tu peux pas, mais ça existe, c’est pareil pour l’amour non ? Ça existe, même si tu peux pas l’expliquer ? Pourquoi on doit toujours expliquer les choses ? En plus, dès qu’on pense connaître un sujet, on a toujours quelques choses qui le contredisent… Et c’est toujours bien d’avoir un brin de mystère dans la vie non ?

-Enfin! Ça n'empêche ni que t'as ce bébé dans la peau, ni qu'il faut que tu t'instruise! Amènes les livres, on bouge.
— Oui, j’aime Liam et je t’ai en prof.

Je souris et obéis en prenant les livres dans mes bras. Je les portes pour les amènes chez moi.

Tiens. Mais lis vite et ramène le, je veux pas de problème à cause d'un retard. L
— Merci, tu es super Therence. Promis, je ne te causerai aucun problème et les rendrais à temps. J’ai trois semaines pour les lires.

Puis, il nous mène dans un autre lieu quand soudain je le stoppe.

— Euh, je peux les poser quelques parts ? Je vais pas porter les livres pendant tout le trajet non ?

Après avoir tout posé dans mon cassier du lycée nous partons ailleurs.

— On va chez toi pour aller sur l’ordinateur ? Tu veux me montrer quoi maintenant ? On pourrait aller plus vite si je savais où on allait. Han, oui, après je te ferais le gâteau comme je t’ai promis la dernière fois. J’avais fait des gâteaux pour Liam mais on est parti avant que je ne puisse lui donner.


© Fiche by Mafdet MAHES





Une nouvelle vie commence avec toi. Une vie de bonheur, (saupoudré de petit problème, comme toute vie de couple).
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Therence Garnet

avatar


Humeur : Effronté
Messages : 929
Points : 1085
Réputation : 162

Date d'inscription : 27/12/2014

MessageSujet: Re: Les explications d’un Therence et les rougissements d’un Caracole. (Feat Therence)   Dim 10 Juil - 1:28



Wake up the wolf in you
- Tu as de la chance alors ?

De la chance? De la chance de ne pas avoir été élevé par un malade, comme lui? Je darde un regard dur sur Caracole. Ce n'est pas une insulte, et pourtant dit comme ça, ça me fait le même effet. De la chance, je préfère que les gens pensent que j'en ai. On envie les chanceux. Je ne veux pas être plaint, comme lui, le gamin éduqué comme un objet et abandonné par le reste de sa famille. Mais je ne me sens pas chanceux. Ma vie est seulement moins pire que la sienne.

- Enfin, je sais pas trop… Parfois les gens normales peuvent être pire que les tarés.

Celle là, elle me scie. Peut-être parce que ça vient de lui, peut-être pour une autre raison.

-J’espère que tu as pas souffert… ça commence à aller un peu trop loin en suppositions par contre, et je m'apprête à lui faire remarquer qu'il enchaine sans interruption. Au faite, pourquoi tu parles pas beaucoup de ta vie ? Qu... Comment ça?... Je veux dire, tu me dis que je dois me montrer, prouver que j’existe au reste du monde, Ouais, et c'est exactement ce que je fais! Qu'est-ce qu'il insinue?! Mais ça veut dire quoi ? Je dois faire comme toi, en omettant mon passé ?

-Ne me compare pas à toi, j'ai dis!

Omettre mon passé, mais il imagine quoi?! Que j'ai eu une enfance terrible, vécu des trucs inavouables, qu'il y a eu un avant un après, peut-être même plusieurs, et que les gens se confondraient en excuses si je leur racontais ma vie?! Mais j'ai RIEN à voir avec ce type de cas, moi!

-Ou je dois en parler ? Et pourquoi tu restes cachottier à ce sujet toi ? Tu en parles à tes amis ?

-Mais tu vas t'arrêter de parler un peu, m*rde?!!

-J’ai le droit de te poser des questions non ?

-NON!

-C’est toi qui me conseille de le faire.

-Je t'ai jamais conseillé de ME faire subir un interrogatoire! Garde ça pour ton Liam ou les deux-trois pelés à qui t'as adressé la parole.


Je soupire un bon coup. Ce type est épuisant!

-J'ai jamais été élevé en ermite par un taré, donc oui, j'ai plus de chance que toi. Je me suis jamais fais enlevé pour aller combattre dans une arène donc non, j'ai pas souffert comme toi. Et tu omets ou non ton passé, ça c'est ton problème. Moi, les gens me connaissent. Ils connaissent tout ce qu'il y a à savoir, fin de la discussion.

Je rêve... Il est pas croyable de bêtise et de surprise. Mais comment il peut s'imaginer virer à psychopathe en étant aussi... aussi... aussi lui?! Il ressemblera jamais au mec qui lui cours après, qu'il en soit certain.  

-Merci. Je ne veux pas lui ressembler. Je l’exècre, le conspues, le conchie et tu peux rajouter tous les verbes que tu connais.

-Et ben. T'en connais des mots savants pour quelqu'un qui sait pas ce que veut dire baroudeur.


... A moins qu'il récite bêtement les répliques d'une série. C'est pas impossible...
Là dessus, il m'explique grosso-modo ce qui lui arrive avec son bébé garou qui s'assume pas.

- Il s’assume pas le bébé ? Pourquoi tu dis ça ? Explique-moi ?

-Heu... écoute, si je dois décortiquer tout ce que je dis, on est pas sorti de l'auberge.


... Et si seulement je savais jusqu'à quel point... De fil en aiguille, voilà que c'est moi qu'il soupçonne de... m’intéresser à quelqu'un. Je réfute.

- T’es sûr ? Le battement que j’entends semble dire l’inverse.

Le batt...? Mon pulsoir se joue de moi comme un cupidon diabolique. Oh la sale bête...

-Toi. le pointè-je d'un index menaçant. Tu ferme tes oreilles de cabot. Je veux pas savoir comment tu t'y prends, mais tu éteins tes sens, tu dis stop à ta super ouïe, tu chantes dans ta tête - la chanson que tu veux, ne me demande surtout pas! je m'en fiche, mais tu ARRÊTES de faire ça! Je t'interdis de m'écouter...

Ça vaut aussi pour son intuition qui ne semble marcher que pour me foutre dans l'embarras. Ce serait pas du luxe qu'elle se réveille durablement et dans des circonstances plus ordinaires.
Là dessus, direction la médiathèque. Je vais la lui éveiller moi, son intuition! Et dans le bon sens! En parlant de trique, je lui en mettrait bien un coup sur la tête, j'ai parfois l'impression que ce pauvre mioche est victime d'un bug permanent. Comme un vieil ordi. Alors un bon coup et hop! Ça marchera comme il faut!

-Pourquoi lire les romans à une seule main ? Ça doit pas être confortable non ? me demande l'éternel naïf, attablé à la médiathèque et entouré de deux petites piles de livres.

Mon sourire s’élargit. Oh que si, c'est confortable. Évidemment si on ne s'adonne pas à de la gymnastique des phalanges comme ce crétin essaie de le faire avec une encyclopédie...

- Tu peux me montrer comment tu fais pour lire à une main ? La deuxième te serre à tourner les pages ?

Je me contente d'un long regard blasé. Je pense qu'on reviendra sur ce point un peu plus tard... Rien que pour le punir de sa débilité congénitale, je le laisse lire son livre d'une seule main.

-Non, je n’ai pas d’ordinateur, mais toi t’en a un non ?

-Ouais. Et un toit, et un lit, et un moyen de transport, et même un téléphone. Comme la plupart des gens, quoi.

-On peut aller chez toi ?

-Même pas en rêve!

-De toute façon, tu m’avais presque invité la dernière fois ?

-Je t'ai jamais invité, c'est toi qui voulais te taper l'incruste!
râlé-je en levant enfin le nez de mon comics.

Hors de question qu'il pose un pied chez moi. Hors de question qu'il ne connaisse ne serait-ce mon adresse! Je le vois venir, se pointer à ma porte un jour, comme ça, en jurant presque que c'est exceptionnel, juste histoire de me demander du sucre, ou en prétextant s'inquiéter de pas m'avoir vue depuis à peine deux heures. Et puis je le vois revenir, avec son visage niais, surement pour s'amuser comme deux bons camarades, ou parce qu'il en aura gros sur le cœur. Et puis il va commencé à m'appeler "l'ami", et pire! croire qu'on EST amis! et je vais le voir revenir plusieurs fois la semaine, puis tous les jours, et puis il viendra frapper à des heures pas permises, le plus naturellement du monde, pour faire comme chez lui! Et quand je l'aurais jercké à coup de pied au derche, en lui renvoyant les affaires qu'il aura pris soin d'aménager l'air de rien dans MON appart', en lui balançant crument qu'on est pas potes, qu'on l'a jamais été et le sera jamais, que j'aurais brisé son petit cœur tout moue en milles morceaux!...
... Une nuit, sans rien comprendre, je me retournerais dans le lit, j'ouvrirais les yeux, et il sera là, debout au milieu de la pièce, en train de m'observer avec ses gros yeux de gnome, et son effroyable sourire bienheureux, les clefs de chez-moi pendouillant de sa main...

... La vache, j'en ai des frissons. Et pendant que je songe à mon amitié cauchemardesque avec ce type, il en profite pour essayer de lire les meilleurs bouquins, déçu que la nature ait privilégiées les relations hétéros. J’abandonne ses questionnements d'homme enceints, de bébés, d'autant quand cet avortons imagine que j'ai pu engrosser une fille sous prétexte que je suis son ainé... non. Vraiment, non, je ne répondrais pas à ça. Il en va de ma propre santé mentale... Lui en revanche, il va bien falloir lui touiller un peu la cervelle et le cœur. L'amour. On pourrait disserter dessus longtemps, mais quitte à élever un esprit vierge vers le savoir, autant éviter la case rêves bleu et compagnie...

-Tu dis n’importe quoi, j’aime Liam. Si j’étais comme dans les livres que tu me montres, ben je me jetterai sur toi aussi nan ?

-Non, petit padawan. Parce que la bienséance te l'empêcherait, et l'instinct de survie aussi. Surtout.
Précisè-je en l’observant avec une douceur exagérée qu'il n'a pas intérêt à prendre à la légère. Je lui ais déjà dis que je suis pas attiré par les gremlins et que j'ai le coup de point facile?

Alors je lui ouvre les yeux avant qu'il les ferme et s'embourbe dans la niaiserie. Ce qu'il éprouve, c'est des sentiments confus pour un garçon qui l'a remarqué alors que personne ne savait qu'il existait, c'est seulement une amitié trouble, des élans hormonaux quoique son anatomie réagisse avec du retard à tout ça.

-Mais, moi je veux que ça dure longtemps. J’aime Liam, j’en suis sûr.

Je le fais sans sadisme pour une fois, mais une telle candeur, ça me fais soupirer et j'insiste. Dans quelques années, quand il repensera à son loup, il se trouvera sans doute idiot d'avoir pris ça pour le grand amour. Il se rendra compte qu'il est passé à autre chose.

-Des coups plus plaisant et marquant que d’autre ? Tu as un coup plus plaisant toi ?

Encore ça?...

-Non. Oui... j'en ai eu plusieurs, ça se compare pas!

-C’est peut-être lui que tu aimes ? tout mon être intérieur s'affole et rage une nouvelle fois à cette idée. Surtout s’il passe par-dessus les autres, comme tu m’as expliqué non ?

Je me renfrogne manifestement à sa bêtise. Oui... ben ça... c'est justement le problème, "qu'il passe par-dessus les autres" comme il dit... s'il y passait un peu moins dessus...

-Et ce que tu dis, c’est pas vrai, le premier c’est Stiles, après, il y a eu toi, et toi aussi tu t’es intéressé à moi, ça veut pas dire que je me suis jeté sur toi.

-Non, mais enfin ce que je veux dire... doit y avoir un truc chez Liam qui t'a vraiment attiré, qui à réveillé quelque chose chez toi! Plus que moi ou Stilinski. Mais au cas où tu l'aurais oublié, tu m'as quand même reluqué...
lui rappelè-je non sans orgueil.

-Et de toute façon rien n’est simple dans cette vie, mais ne pas être capable de l’expliquer ne veut pas dire que ça existe pas. Sinon je n’existerai pas… Je suis un loup. Transformé grâce à une morsure, comme tu peux expliquer ça ? Comment tu peux aussi expliquer l’attaque de la mère d’Adam et sa magie ? Tu peux pas, mais ça existe, c’est pareil pour l’amour non ? Ça existe, même si tu peux pas l’expliquer ?

-RAH! Mais évidemment que ça existe! Ça fonctionne pour quelques couples, je suis pas à ce point un athée! Ce que je veux que tu comprennes, et ce qu'on évitera de te dire, c'est que ça ne marche pas pour tout le monde et c'est ça, la norme. Y a de grandes chances que tu ne sois pas amoureux de Liam uniquement parce qu'il te fait te sentir tout chose. Tu ne devrais pas confondre le sexe et les sentiments, tu peux très bien avoir un gros attrait et une relation, voir même prendre un sacré pied avec quelqu'un dont tu oubliera le nom des le lendemain! Avant d'être un cœur d’artichaut, t'es un... dans ton cas, t'es censé être un amas de désirs primaires et parfaitement naturels. Et l'homme ne descend pas de la perruche, l'attachement à une seule personne c'est pas biologique. Pas chez les humains en tout cas. Plus de nos jour alors. Pas avec nos mœurs et nos habitudes... Oh et puis, ça se comprend sans charabias, non?

-Pourquoi on doit toujours expliquer les choses ?

-Parce que c'est ce qui permet de mieux se connaitre?!
haussè-je les épaules comme une évidence.

-En plus, dès qu’on pense connaître un sujet, on a toujours quelques choses qui le contredisent… Et c’est toujours bien d’avoir un brin de mystère dans la vie non ?

Mes poumons se dégonflent et avec eux mes épaules s'affaissent. Un brin de mystère, hein?...
Peut-être que j'ai besoin de recharger mes batteries, ou que ce mioche à raison, toujours est-il que le débat s'arrête ici.

Y a pas besoin de tomber amoureux pour vivre des trucs chouettes, pour s'éclater, pour vivre tout simplement. Ça m'agace que parce qu'on lui a expliqué qu'il était amoureux, ce naïf s'imagine que sa vie commence ici, qu'il va vivre une histoire incomparable avec son mini loup et projette des plans sur la commette alors qu'au final, il se rendra vite compte combien son amour pour Liam ne tient à absolument rien. Ni en l'image parfaite que lui renvoie son joueur de Lacrosse préféré, ni en ses propres sentiments finalement bien futiles. Ça me fait soupirer, mais les brins de mystères dans la vie, y a toujours de quoi les justifier ou les nier.

-Euh, je peux les poser quelques parts ? Je vais pas porter les livres pendant tout le trajet non ?

-Mh? Ouais, ouais si tu veux...



* * *


-... Dis moi, mon petit Caracole? l'observè-je bras croisés, l'épaule et la tempe calées contre les casiers. Ton sac, là. Parce que tu revenais bien des cours avant d'aller au stade?... Est-ce que ça aurait pas été plus simple de foutre tes bouquins dedans plutôt que de refaire TOUT le trajet?!!


* * *


-On va chez toi pour aller sur l’ordinateur ?

-Oublis, t'ira jamais chez moi.

-Tu veux me montrer quoi maintenant ?

-Tu verra...

-On pourrait aller plus vite si je savais où on allait.

-Insiste pas, je te dirais rien.

-Han, oui, après je te ferais le gâteau comme je t’ai promis la dernière fois. J’avais fait des gâteaux pour Liam mais on est parti avant que je ne puisse lui donner.

-Et tu comptes les faire où exactement ces gâteaux? Je t'ai dis que t'ira pas chez moi. En plus j'ai pas ce qu'il faut. Par contre...


Je fais un tour sur moi même le temps qu'il poursuive sa marche à mes côtés pour attraper son sac par la lanière et y farfouiller dedans.

-Je veux bien des gâteaux de Dunbar. Il avait qu'à pas envoyé boulé son futur petit-ami. A moi les sucreries! Qu'est-ce que c'est? demandè-je en trouvant la boite.

Je juge les pâtisseries sous tous les angles avant de gouter. Mmmh... "Ch'est pas mauvais". admis-je la bouche pleine. C'est carrément bon en fait! Mais je vais éviter d'en faire trop. Il pourrait croire que ça me fait tellement envie qu'il devrait m'en préparer... Le gouter de gobelin comme lui, je l'accepte pas, je le pique!

-Mh... dis moi, tout à l'heure. T'as dis que parfois les gens normaux pouvaient être pire que les tarés. Tu pensais à quoi par là?

Ça m’intéresse, sincèrement, sans aucune critique sous-jacente. J'ai besoin de connaitre son avis sur la question.


Sa réponse donnée et ses gâteaux terminés, je l'entraine dans un bureau de presse. Maintenant qu'il a tous les éléments pour connaitre le mécanisme de son levier de chair et tout le reste, on passe à la seconde étape! Je tire un magazine en hauteurs que j'ouvre sous son nez.

-Mate moi ça!

Dire qu'après avoir fait sa connaissance, je pensais qu'il devait cacher ce genre de choses sous son lit et qu'il s'était fait surprendre par son père pour s'être fritté avec. J'étais loin du compte! Mais à ce mioche qui ne sait pas ce que c'est que l'adolescence, je vais l'y initié moi!

-Tu vois, y a pas que la télé. cherchè-je les images de mâles les plus provocatrices à lui mettre sous le nez. N'importe qui qui est privé du net... ou qui l'a pas dans ton cas se rabat là dessus. C'est comme ça qu'ils faisaient nos braves aïeux, à l'époque préhistorique où le virtuel n'avait pas envahi nos vie... Caracole? Je laisse choir les pages d'un autre magazine pour découvrir devant ses yeux les formes généreuses d'une bimbo. Nan, c'est décidément pas ton truc.

Bah, il fallait bien tester, c'est pas comme s'il n'avait aucune référence à part son Liam pour être sûr qu'il soit bien gay. Mais quand même, il est pas bien réactif pour un mec! Il aurait du réagir bien avant de rencontrer son garou favori!

-Mince... mais t'es quand même pas juste accroc à Liam?

... Est-ce qu'il ressent quelque chose en regardant tout ces beaux mecs sur papier? Quand bien même ce n'est pas Dunbar, il a 15 ans, il est physiquement assez mâture pour... éprouver des choses! Plus forte qu'un simple reluquage de biceps!...

-T'es pas qu'un homme, t'es un loup! T'es un animal, tu dois bien avoir des... instincts primaires! Et si c'était ça qu'il fallait titiller?...

Ooooh... Ça a fait comme un éclat dans ma tête. Je sais comment déniaiser ce môme!

-Oh, au fait : si jamais tu veux en savoir plus sur l'amour, au pire, heu... t'as ça.

Magazine féminin. Et leurs décérébration psycho pour comprendre les méandres de la sensibilité masculine, leurs quizz sexo pour deviner ses fantasmes profonds et leurs milles et une recettes miracles pour se remettre d'une rupture sans devenir boulimique de crème glacée. Ce genre de truc. Merci Bruny et les interminables exposé de ses lect-

-Hé, on achète pour feuilleter! râle le buraliste, c'est pas une bibliothèque ici.

-Aller viens!

Et tout juste découvert qu'il pouvait se rincer l’œil chez son marchand de journaux que je l'embarque ailleurs. Mais il va pas le regretter!
Nous arrivons en courant devant une enseigne barrée d'un gros Video Club. Béni soit les irréductibles, ceux qui ont une pensée pour tous les non abonnés internet et chaines câblés, les poisseux de l'ADSL et la fibre optique et les Caracoles! Il y a vraiment que dans des provinces comme Beacon Hill qu'on trouve encore de ces trucs. Le charme des bourgades paumées...

La boutique de location se présente comme un temple du DVD, avec ses hauts rayons remplis de jaquettes alléchantes et de rangées de boitiers à consulter. Mais comme il n'y a personne au comptoir, je fais signe à Caracole... non, j'attrape ce gamin par le col pour le tirer de devant le rayon animation - on est pas là pour ça! - pour le pousser derrière le rideaux qui nous masque l'accès à celui que nous convoitons. Quand il fait remarquer qu'il n'a pas l'age légal mentionné ci et là pour trainer dans ce rayon, je lui attrape le menton pour observer sa frimousse.

-T'inquiète le gnome. A 25 ans, t'en fera encore 15. Si t'attends d'avoir du poil au menton pour te permettre tout ça, t'as pas fini d'attendre! Maintenant : regarde!

Plus de mannequins qui jouent les penseurs de Rodin pour un mag faussement viril, non! Ici, on passe le niveau au dessus : les chairs se découvrent intégralement et s'entremêlent dans des emboitements explicites et scabreux.

-Caracole, je te présente ta nouvelle obsession : le porno.

Parce qu'une fois que tu y aura gouté, tu ne pourra plus t'en passer... Le rapport avec du porc? Je le détourne d'une parodie musclée des trois petits cochons pour le poser devant d'autres DVD que je l'encourage à parcourir. Et c'est repartie, je cherche de quoi finir de le décoincer. Pas de c*l pour le c*l, y a rien de plus abrutissant - même si une fois de temps en temps... - non, moi je veux qu'il prenne le temps d'apprécier un contexte et du scénario! Je veux le façonner intelligemment ce gosse! Les jaquettes parlent d'elles-même : un peplum suintant et à la fraternité torturé ou une prise d'otage haletante et aux négociations serrées...

-Dis moi ce que t'en pense, c'est ton genre? Attends... moins viril peut-être?

Je met côtes à côtes une jaquette représentant deux marquis ridiculement fardés dans un Versailles revisité et un sandwish de musculature tendres et déliées pour une ambiance estudiantine coquine. Ses yeux accrochent les adultes en devenir. Ok, il me rassure. Mais il a quand même pas l'air de dire non aux pecs luisants du gladiateur...

-Allez, dis moi qu'il y a un truc qui se passe maintenant. A l'intérieur de toi.

Que ton loup de Tex Avery intérieur à les yeux qui jaillissent de leurs orbites et la langue qui pend jusqu'au sol. Bon, c'est pas une vidéo de Liam dans les vestiaires non plus, mais il ne peut pas rester insensible.

-Ton problème c'est que t'as été humainement bridé. Il faut que t'arrête de penser, de te demander comment ça marche et pourquoi c'est pas autrement. Déconnecte toi de ton Liam aussi, reluque ça, et... laisse juste les choses arriver d'elles-même. Laisse réagir ton loup.

Il faut qu'il fasse taire le petit humain naïf qui aurait besoin d'un mode d'emploi pour faire un pas devant l'autre et qu'il écoute les appels de son fauve. Lui, je suis certain qu'il réagira naturellement et sans explications à de la chair nue et des mimiques lascives et dominantes. C'est un loup, quoi!

-Imagine sur ses images, si c'était ton Liam au cœur de l'action... me glissè-je dans son dos pour murmurer à son oreille... Imagine si c'était toi avec lui...

... Et encore, t'as pas vue ça prendre vie et avec le son! Ça fait envie, hein? Hé, hé, que j'aime lui voir du rouge jusqu'aux oreilles à ce môme. J'ai pas de sens lupin, mais j'entendrais presque son cœur pousser de gros POM-POM, POM-POM dans sa poitrine. Sans parler de tout le reste... C'est quand même pas des pointes que j'ai vue étirer ses oreilles?...

-Bon, t'excites pas trop vite quand même le loupiot... Tu faira ça à l'abris. On va prendre celui-là, c'est exactement ce qu'il te faut. Puis prend en un qui te tente. Va falloir que tu te dégotte un ordi par contre. Oh, t'as un lecteur DVD? Bref, cherches là où tu crèche, dois bien y avoir quelque chose capable de lire ça. Mais tu fera bien gaffe d'être seul chez toi pour le regarder, hein!

J'imagine la tête de sa pauvre tutrice si elle découvre le prude petit garou en train de se découvrir devant l'écran...

Aah! J'irradie de fierté quand le geek de la boutique enregistre Caracole comme nouveau client. Parce qu'après en avoir vu un, mieux vaut lui payer un abonnement. Il me remboursera plus tard...

-'Pas l'âge pour pour ce film.

-Bien sur que si il a l'age. Ça fait tout le temps ça à tout le monde, c'est à cause de sa tête. Vous avez jamais entendu parlé du syndrome Thomas Brodie Sang-

-Désolé, mais l'a pas l'âge.

...Il lui a donner sa vrai date de naissance ce crétin. Je croise les bras sur le comptoir.

-Ses parents ont posés un contrôle parental sur l'ordi familial depuis qu'ils ont découvert... j'agite le film gay d'un petit air penaud. Mais c'est pas sa faute, c'est la faute de personne, qui peut le blâmer pour ça?! Toi aussi à son âge, t'as bien du en regarder. Pas du gay, hein. Enfin, je suppose.

C'est flippant un geek qui reste sur ses positions, on dirait un écran qui a freezé.

-Il a quinze ans, et il y a quelque heures, c'est à peine s'il savait où fourrer son engin pour... enfin, il faut bien qu'il s'instruise!

-Z'avez essayés la bibliothèque?


Oh, t'es un malin toi. Mais j'abandonnerais pas! Je passe un bras autour du cou du pauvre gamin.

-Écoute. Son beau-père est un malade mental, sa mère une pauvre nana irresponsable, il a pas d'ami, l'un des rares qu'il avait à crevé! Ce mioche a vécu des trucs inimaginable. Il mérite un minimum de bonheur, ne serait-ce que prendre son pied devant un bon film, sauf que comme c'est la m*rde dans sa vie, actuellement il a pas le matériel adéquat. Regarde le, on peut pas le laisser dans cet état! attrapè-je l'ado par les épaules pour le planter devant le comptoir. Tout ce qu'on demande, c'est qu'il puisse voir ce DVD. Rien de plus. En lui louant ce film, tu vas sauver son adolescence.

Soupir de geek incrédule. Mais plutôt que tourner les talons, je plante à nouveau mon regard dans le sien. On rigole plus.

-Y a combien de personne qui viennent encore louer des films ici?

~

-Alors? A qui est-ce qu'on dit merci?

Il a pas aimé ça le geek, hein? Parce qu'il sait que j'ai raison! Et puis qui ira vérifier à qui il loue ses vidéo? Autant faire vivre son petit commerce avant qu'il ne sombre dans l'oubli...

-Hé, hé, il te tarde de le voir ton film, pas vrai?

Qu'il est gratifiant le sentiment d'être utile à plus petit que soit! Si on m'avait dit combien faire plaisir pouvait faire plaisir en retour... Pas de péplum, ni de cagoulés aux gros flingues. Professeur Garnet a choisi pour le petit O'Brien : ce sera un milieu scolaire, une histoire de sportifs faussement prépubère et leurs déboires dans les vestiaires... l'exemple parfait pour lui... Avec l'autre DVD, ce sera assez pour l'éveiller. Je lui retire le boitier des mains pour le fourrer dans son sac, mine de rien je douillerais plus que lui à nous voir, moi le mauvais gars, lui le gamin niais se balader avec le film X en main... Sous mes airs de dépravateur, les gens ne peuvent pas comprendre tout ce que je fais pour lui!

-Dis, t'avais pas à boire avec tes gâteaux? J'ai soif.

Pas de boisson. Tans pis. J'espère que Carac' ne m'en veut pas pour son histoire personnelle balancée comme ça, le pathos ça fonctionne parfois, il fallait essayer... Bon, révision de notre programme : ce mioche a tous les bouquins nécessaires à mieux appréhender son corps, il sait où se procurer du porno... est-ce que ce serait une telle fêlure dans la continuité de son apprentissage de le laisser visionner les vidéos licencieuses plus tard et en solo? J'ai pas à vérifier qu'il soient physiquement opérationnel pour enchainer, ni lui commenter tout ce qu'ils font dans ce film, puis il a quand même pas sérieusement besoin que je lui explique quoi faire de ses mains quand ça se sera réveiller? Non? Toujours est-il, c'est pas comme si nos cours "comment devenir un homme accompli" étaient terminés...

-T'as trois sous? Paie nous un verre. lui désignè-je un café tranquille.

Leçon numéro trois : l'art de la séduction!

© Halloween sur Never-Utopia



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Caracole O'brien

avatar


Humeur : toujours joyeux

Messages : 1160
Points : 1252
Réputation : 79

Date d'inscription : 29/12/2014
Age : 29
Localisation : A beacon hill, toujours en présence de Liaminou

MessageSujet: Re: Les explications d’un Therence et les rougissements d’un Caracole. (Feat Therence)   Lun 8 Aoû - 16:05




En avant pour plaire à mon Liaminou !





J’écoute avec attention les réponses de Therence sur son passé. Il reste assez évasif à ce sujet. Pourquoi il ne désire pas en dire plus ? Je peux le comprendre assez facilement. Il ne doit pas aimer parler de lui. Pourtant, même en sachant cela, je double mes questions jusqu’à obtenir un peu plus de résultat, jusqu’à ce qu’il me sorte :

-Ne me compare pas à toi, j'ai dis!

Je le regarde un instant. Pourquoi il ne veut pas que je me compare à lui ? Ce n’est pas comme cela que font les gens ? Je plisse des yeux sans comprendre et passe à autre chose. Je veux en savoir plus sur lui. J’ai l’impression qu’il connait toute ma vie et que moi je ne sais rien de lui. Je le questionne sans m’arrêter, surtout que je ne sais pas si j’aurai l’occasion d’en connaître plus une fois qu’il aura repris la parole.

-Mais tu vas t'arrêter de parler un peu, m*rde?!!

Je baisse les yeux un instant mais n’en démord pas. C’est lui qui me conseil de montrer ma présence, alors je le fais, même s’il n’aime pas. Je lui fais comprendre mais il refuse d’un simple :

-NON!

Je fais la moue à son refus. Déçu, je ne m’arrête pas pour autant. Oui. Je vais en savoir plus sur lui.

-Je t'ai jamais conseillé de ME faire subir un interrogatoire! Garde ça pour ton Liam ou les deux-trois pelés à qui t'as adressé la parole.
— Mais euh…

Je me tais en une seconde et repense à sa phrase. Mon Liam ? Pourquoi il dit mon Liam ? Devrais-je lui demander ? Peut-être ? C’est… Comment dire ? J’aime bien ce mot possessif au côté de Liam. Ça me met tout en joie. C’est étrange. Je me sens bien et rougis soudainement. « Mon Liam ? » Je me demande s’il aimerait ça Liam ?

Je souris bêtement à cette idée. Je ne pense pas qu’il aime, mais, moi, j’adorerai ça. Je lève la tête pour voir un Therence qui me regarde étrangement et continuer dans sa lancée.

-J'ai jamais été élevé en ermite par un taré, donc oui, j'ai plus de chance que toi. Je me suis jamais fais enlevé pour aller combattre dans une arène donc non, j'ai pas souffert comme toi. Et tu omets ou non ton passé, ça c'est ton problème. Moi, les gens me connaissent. Ils connaissent tout ce qu'il y a à savoir, fin de la discussion.

Après sa tirade, je lance la mienne à propos de mon tueur. Ce monstre qui m’a fait souffrir. Je l’insulte de tous les noms que je connais grâce aux séries tv présenté par Liam. C’est marrant, ça revient toujours à lui.

-Et ben. T'en connais des mots savants pour quelqu'un qui sait pas ce que veut dire baroudeur.
— Pas ma faute si j’apprends depuis peu les mots de ton vocabulaire.

Je lui compte mon histoire avec Mon Liam – comme me l’a fait comprendre Therence – et lui pose une question. Pourquoi il ne s’assume pas, mais n’obtient aucune réponse pour la suite…

-Heu... écoute, si je dois décortiquer tout ce que je dis, on est pas sorti de l'auberge.
— Ah ok !

A force de parler avec lui, je change la donne et lui pose des questions à son propos. Est-il amoureux ? Oui ? Non ? Je ne sais pas. Même si je pense que oui. Ah moins que…

-Toi. me pointé-il d'un index menaçant. Tu ferme tes oreilles de cabot. Je veux pas savoir comment tu t'y prends, mais tu éteins tes sens, tu dis stop à ta super ouïe, tu chantes dans ta tête - la chanson que tu veux, ne me demande surtout pas! je m'en fiche, mais tu ARRÊTES de faire ça! Je t'interdis de m'écouter...
— Mais ça marche pas comme ça… Je veux en savoir plus sur toi aussi. Toi tu en connais plein à mon sujet… Pourquoi pas moi. Même si tout de même je sais certain et je suis sûr que tes amis ne le savent pas, souris-je content de moi.

Il me mène vers la bibliothèque pour me prêter des livres. Je les obtiens assez vite et m’installe pour lire et lui pose plein de question, une nouvelle fois. J’ai l’impression de ne faire que cela. Dans un sens, il est là pour ça ?

J’ai l’impression, une nouvelle fois que mes questions semblent le rendre blasé, comme si je posais les pires questions du monde. Puis on passe à autre chose. Il me demande si j’ai un ordinateur. Je devrais peut-être en demander à maman ? Je ne sais pas si elle voudrait m’en donner un.

-Ouais. Et un toit, et un lit, et un moyen de transport, et même un téléphone. Comme la plupart des gens, quoi.

Là, je me demande si on ne peut pas aller chez lui ? Il a failli m’inviter une fois quand je me suis enfuis de chez moi. Mais j’obtiens un non simple et définitif.

-Même pas en rêve! Je t'ai jamais invité, c'est toi qui voulais te taper l'incruste! râlé-je en levant enfin le nez de mon comics.
— Même pas vrai. Tu t’inquiétais pour ce qui s’est passé avec mon tuteur…

Je ne termine pas ma phrase et observe Therence, il semble en transe, réfléchir à quelques choses, mais quoi ? J’essaie d’imaginer tout cela sans succès. Je ne suis pas lui et je ne peux donc découvrir ses idées. J’attends quelques secondes et tente de le ramener dans la réalité. Le sujet parle de l’amour. Il n’y croit pas, moi oui. Enfin je crois. J’aime Liam et pas seulement car il s’est occupé de moi. Pour tout argument, je lui montre notre relation et que je saute pas sur lui.

-Non, petit padawan. Parce que la bienséance te l'empêcherait, et l'instinct de survie aussi. Surtout.
— Padawan ?

Pourquoi il me nomme padawan ? C’est quoi encore cela ? Liam aide moi. J’écoute ses explications sur l’amour sans en démordre. J’aime Liam, j’en suis sûr à mille pour cent et pour me venger, je me lance dans l’explication de son coup préféré.

-Non. Oui... j'en ai eu plusieurs, ça se compare pas!

Je souris content et essaie d’en savoir plus. Quelle personne le cœur de Therence a-t-il choisit ? J’ouvre la bouche pour parler et n’obtient aucune réponse. Il reste dans son mutisme et dévie de la question. J’y reviendrais, me promis-je.

-Non, mais enfin ce que je veux dire... doit y avoir un truc chez Liam qui t'a vraiment attiré, qui à réveillé quelque chose chez toi! Plus que moi ou Stilinski. Mais au cas où tu l'aurais oublié, tu m'as quand même reluqué...

Je souris en me rappelant de la scène.

— Oui, je m’en souviens. Je savais même pas pourquoi j’ai dit ça, j’étais comme… Euh, je sais pas. J’avais pas encore mon loup là. C’était bizarre. Mais j’ai fait mouche, tu m’as relâché juste après.

Puis je me lance sur une tirade à propos de l’amour et celui que je ressens pour Liam. Je n’arrive pas à me faire à cette idée et pense ne jamais y arriver. Liam est plus qu’un coup ou je ne sais pas quoi d’autre. Il est très important à mes yeux… Je le lui explique. Après m’avoir écouté, il reprend :

-RAH! Mais évidemment que ça existe! Ça fonctionne pour quelques couples, je suis pas à ce point un athée! Ce que je veux que tu comprennes, et ce qu'on évitera de te dire, c'est que ça ne marche pas pour tout le monde et c'est ça, la norme. Y a de grandes chances que tu ne sois pas amoureux de Liam uniquement parce qu'il te fait te sentir tout chose. Tu ne devrais pas confondre le sexe et les sentiments, tu peux très bien avoir un gros attrait et une relation, voir même prendre un sacré pied avec quelqu'un dont tu oubliera le nom des le lendemain! Avant d'être un cœur d’artichaut, t'es un... dans ton cas, t'es censé être un amas de désirs primaires et parfaitement naturels. Et l'homme ne descend pas de la perruche, l'attachement à une seule personne c'est pas biologique. Pas chez les humains en tout cas. Plus de nos jour alors. Pas avec nos mœurs et nos habitudes... Oh et puis, ça se comprend sans charabias, non?

Je ne réponds pas à sa tirade et continue dans ma lancée. Pourquoi devoir tout expliquer ? Pourquoi ne doit-on pas laissé un brin de mystère dans certaine chose.

-Parce que c'est ce qui permet de mieux se connaitre?

Notre conversation se stoppe ici et on passe à tout autre chose. Avant de partir ailleurs, je pose mes livres dans mon casier et Therence me dit que j’aurai pu les mettre dans mon sac :

-... Dis moi, mon petit Caracole? Ton sac, là. Parce que tu revenais bien des cours avant d'aller au stade?... Est-ce que ça aurait pas été plus simple de foutre tes bouquins dedans plutôt que de refaire TOUT le trajet?!!
— Mais euh, je fais ce que je veux. Je voulais les cacher là moi, dis-je l’air boudeur. Et si on fouille dans mon sac avec certaine de tes bds ? Je dis quoi moi ?

***

Mes affaires posés, totalement prêt, je souris à Therence et avance avec lui. Allons-nous dans son appartement pour la suite ? J’obtiens un non toujours aussi simple et sec. Que veut-il me dire maintenant ? Il y a-t-il beaucoup de chose à apprendre là-dedans ? Je reprends mon investigation et lance des questions à l’appel sans obtenir de réponse. Pourquoi il garde tout secret ? Je pourrais aller plus vite et l’amener avec moi en courant avec ma force lupin, même si cela ne lui plairait pas… Et que… Ouais non, une mauvaise idée tout cela. Je ne suis pas une monture. Je dégage cette idée de ma tête et parle de mes gâteaux, avec le temps, je devais lui faire goûter de bien meilleur gâteau – enfin, meilleur que ceux de la cantine. Puis repense à mes gâteaux. Je n’ai même pas pu les donner à Liam. Pourquoi on s’est fâché ? C’est nul tout cela, je peux même pas lui parler… J’aime bien lui parler, il me fait sourire en un rien de temps et je me sens bien avec lui. Pourquoi. Liam revient.

-Et tu comptes les faire où exactement ces gâteaux? Je t'ai dis que t'ira pas chez moi. En plus j'ai pas ce qu'il faut. Par contre...
— Mais euh…

Surpris, je n’ai le temps de rien faire, Therence, devant moi, fait demi-tour et me vole mon sac. Il s’éloigne un peu et pique les quelques gâteaux pour Liam. Ses préférés. Menthe-chocolat.

-Je veux bien des gâteaux de Dunbar. Qu'est-ce que c'est?
— Hey, c’est à Liam. C’est des gâteaux à la menthe et au chocolat. La menthe, elle vient du jardin et le chocolat du marché. Ça te plait ? demandé-je en me triturant les doigts.

J’espérai m’être amélioré avec les conseils de Charlie, et ceux de ma mère. Alors. Je regarde Therence et tente de savoir ce qu’il pense. Aime-t-il ou pas ? A sa manière de manger, je pense que oui. Je souris tout content et continue d’avancer.

"Ch'est pas mauvais". admis-je la bouche pleine.
— Cool, je suis content que ça te plaise. Même si j’aurai préféré que ce soit Liam qui me le dit.

Je me tais et attends la suite des événements :

-Mh... dis moi, tout à l'heure. T'as dis que parfois les gens normaux pouvaient être pire que les tarés. Tu pensais à quoi par là?
— Ben, je sais pas. J’ai peur qu’en faisant le moindre faux pas, de devenir comme lui. Comme si, il n’attendait que cela et c’est ça qui me fait peur… Je ne veux pas faire le moindre faux pas, comme ça il n’aura rien contre moi. Je ne me bas même, ou pas beaucoup pour éviter de faire une erreur et de faire une bêtise. Tu comprends ?

Je n’ose pas le regarder, comme si mes révélations allaient le faire fuir. Le pire c’est que je ne sais pas pourquoi je pense ainsi. Il n’a pas fui quand il a su que j’étais un loup.

On marche juste après et on se retrouve devant un bureau de tabac. Sur les revues, il en cherche une puis me la tend.

-Mate moi ça!
— C’est quoi ?

Therence feuillette les pages une à une pour trouver quelques choses et me montre certaine image osé.

-Tu vois, y a pas que la télé.

Il continue de chercher des images sur la revue et me les montres à chaque fois.

. N'importe qui qui est privé du net... ou qui l'a pas dans ton cas se rabat là dessus. C'est comme ça qu'ils faisaient nos braves aïeux, à l'époque préhistorique où le virtuel n'avait pas envahi nos vie... Caracole?

Il m’appelle un instant et me montre une fille. Je la regarde un instant puis il la retire. Je ne comprends pas ce qu’il tente de faire là

Nan, c'est décidément pas ton truc.

Il doit surement parler de la fille sur l’image. Je ne bouge pas d’un millimètre et l’observe un long moment.

-Mince... mais t'es quand même pas juste accroc à Liam?

Je pense à Liam un instant dans les mêmes positions que les autres hommes et sourit à l’idée. J’aimerai bien le voir comme cela.

— Cela ferait quoi si c’était le cas ? C’est pas bien ? C’est peut-être lui qui va me faire découvrir tout cela, non ?


-T'es pas qu'un homme, t'es un loup! T'es un animal, tu dois bien avoir des... instincts primaires! Et si c'était ça qu'il fallait titiller?...
— Je comprends pas de quoi tu parles ? affirmé-je en me grattant le menton.

J’étais totalement perdu, il pourrait m’expliquer un peu non ? C’est pour cela qu’il m’aide.

-Oh, au fait : si jamais tu veux en savoir plus sur l'amour, au pire, heu... t'as ça.

Je feuillette le magasine et lis plein de chose sur l’amour ainsi que les autres hommes. C’est des questions bizarres mais c’est amusant d’y répondre.

-Hé, on achète pour feuilleter! râle le buraliste, c'est pas une bibliothèque ici.

Le vendeur nous regarde d’un air étrange et je pose le livre pour ne pas avoir de problème. Therence me mène alors vers un autre endroit, même si j’aimerai bien rester encore ici. C’était bien tout cela.

-Aller viens!
— Pourquoi partons-nous ? C’est bien tout ça, ça aide à comprendre Liam, même si j’en ai pas trop besoin, je suis comme lui. Euh, tu crois qu’il en sait plus que moi ? Je demande car t’a dit qu’il ne s’assume pas, ça veut qu’il savait déjà ?

Après plusieurs minutes de marche, nous nous retrouvons devant un bâtiment avec comme seul non : vidéo club. Je me tourne vers Therence en me demandant pourquoi il me mène ici ? Je le regarde un long moment puis nous rentrons à l’intérieur du magasin qui loue ce qu’il détient.

— C’est cool tout ça, tu crois qu’ils possèdent plein de série tv ici ? Tu m’en conseilleras certaine ? C’est Liam qui m’a parlé des séries. On va regarder quoi ici ? demandé-je ébahis par tout ceci. Il est riche le monsieur non ?

J’ai pas le temps de finir ma phrase que Therence me traîne par le col dans un endroit caché dans la boutique. On passe derrière un bureau et on tombe sur plusieurs vidéos qui ne me dit rien. Dessus, je peux lire d’étrange titre.

— Pourquoi les titres sont bizarres ? Par contre, la pancarte elle dit que c’est pas pour moi, regarde là. T’as le droit toi ? T’as l’âge ?
-T'inquiète le gnome. A 25 ans, t'en fera encore 15. Si t'attends d'avoir du poil au menton pour te permettre tout ça, t'as pas fini d'attendre! Maintenant : regarde!
— C’est bien ça ou pas ? C’est bien ne pas vieillir non ? Les gens ils se plaignent souvent, mais ça change pas que j’ai pas l’âge quand même.

-Caracole, je te présente ta nouvelle obsession : le porno, me sort-il après un long moment d’intense réflexion.

Je me demande s’il cherchait comment le dire ?

— C’est cool, tu reparles du porno ? C’est plus une recette alors… j’aurai pu faire plaisir avec Liam si c’était une recette, mais là, je sais pas trop. C’est des DVD le porno ?

Therence, pendant que je lui parle, cherche des DVD dans les différents rayons. Je regarde ce qu’il fait et regarde de chaque côté. On sait jamais si quelqu’un entre et me voit ici, j’ai pas envie d’avoir des ennuis.

— Therence…

J’ai pas le temps de lui en parler qu’il me tend deux histoires différentes. Sur les jaquettes, je peux voir des hommes et uniquement des hommes.

-Dis moi ce que t'en pense, c'est ton genre? Attends... moins viril peut-être?
— Moins viril ?

Je regarde les deux images l’un après l’autre. Les deux hommes sont d’en des positions assez étrange. L’un est en policier, mais pas comme le shérif et l’autre est habillé comme moi. Dans la deuxième, je vois deux hommes portant une toge ? Des romains ou des grecs ? Puis, il cherche un autre film pour me le montrer. Les gens sont habillés de manière étrange, bizarre même. On dirait qu’ils se sont coloré de peinture toute blanche. Bizarre… Puis, je regarde l’autre. Ils semblent plus proches de Liam et moi. Je regarde la vidéo plus longuement.

— De quoi ça parle ? demandé-je en pointant la jaquette du doigt.
-Allez, dis moi qu'il y a un truc qui se passe maintenant. A l'intérieur de toi.
— Euh, pour l’instant non. Ça fait pas comme avec les images de Liam la dernière fois.

Je rougis à cette pensée. Pourquoi je ramène tout à lui ?

-Ton problème c'est que t'as été humainement bridé. Il faut que t'arrête de penser, de te demander comment ça marche et pourquoi c'est pas autrement. Déconnecte toi de ton Liam aussi, reluque ça, et... laisse juste les choses arriver d'elles-même. Laisse réagir ton loup.

Mon Liam. J’aime toujours autant. J’espère qu’il me laissera le dire. Puis, je pense à autre chose. Mon loup. Tout ce qui se passe c’est de sa faute. Enfin, pas que ça me déplaise mais on s’est disputé quand même pour cela.

— Mon Loup ? C’est drôle que tu dises cela. C’est ce qui s’est passé la dernière fois. C’est le loup qui a pris le contrôle des images que j’observe et qui ont causé tu sais quoi.

- Imagine sur ses images, si c'était ton Liam au cœur de l'action... me glissè-je dans son dos pour murmurer à son oreille... Imagine si c'était toi avec lui...

Imaginer Liam et moi à leur place ? Sous son murmure je sursaute.

— Liam sort-je doucement.

Je rougis et m’imagine enlacé à lui, dans ses bras, ou lui dans les miens. On s’embrasse ainsi, comme sur l’image. Je rougis encore et toujours, comme si je ne savais faire que ça.

— J’aimerai voir ce qu’ils font.

-Bon, t'excites pas trop vite quand même le loupiot... Tu faira ça à l'abris. On va prendre celui-là, c'est exactement ce qu'il te faut. Puis prend en un qui te tente. Va falloir que tu te dégotte un ordi par contre. Oh, t'as un lecteur DVD? Bref, cherches là où tu crèche, dois bien y avoir quelque chose capable de lire ça. Mais tu fera bien gaffe d'être seul chez toi pour le regarder, hein!

Un autre DVD ? Je regarde un peu partout et en trouve un du même genre. Une histoire de lycéens qui vont batifoler. Je le montre à Terence pour lui demander si je fais le bon choix et le garde avec moi.

Je souris à Therence et me demande ce qu’il a prévu pour la suite.

— On va faire comment pour la suite ? Il voudra jamais le monsieur.

-'Pas l'âge pour pour ce film.
-Bien sur que si il a l'age. Ça fait tout le temps ça à tout le monde, c'est à cause de sa tête. Vous avez jamais entendu parlé du syndrome Thomas Brodie Sangs- ?

-Désolé, mais l'a pas l'âge.

J’écoute la conversation des deux personnes. Je regarde la personne, déçu qu’il ne veut pas me les louer.

— C’est pas parce que j’ai que 15 ans, presque 16 que je ne dois pas me renseigner sur la suite. Au faite, c'est qui Thomas Brodie Sangster ?

-Ses parents ont posés un contrôle parental sur l'ordi familial depuis qu'ils ont découvert... il agite le film gay d'un petit air penaud. Mais c'est pas sa faute, c'est la faute de personne, qui peut le blâmer pour ça?! Toi aussi à son âge, t'as bien du en regarder. Pas du gay, hein. Enfin, je suppose.

Je regarde le vendeur et lui souris.

— S’il vous plait, juste cette fois ? et une autre après ? Je connais pas tout ça moi. Personne ne m’en parle sauf lui.

Voyant qu’il ne m’écoute pas, je laisse Therence parlementer avec lui. Il semble l’écouter plus que moi.

-Écoute. Son beau-père est un malade mental, sa mère une pauvre nana irresponsable, il a pas d'ami, l'un des rares qu'il avait à crevé! Ce mioche a vécu des trucs inimaginable. Il mérite un minimum de bonheur, ne serait-ce que prendre son pied devant un bon film, sauf que comme c'est la m*rde dans sa vie, actuellement il a pas le matériel adéquat. Regarde le, on peut pas le laisser dans cet état! M’attrapè-t-il par les épaules pour me planter devant le comptoir. Tout ce qu'on demande, c'est qu'il puisse voir ce DVD. Rien de plus. En lui louant ce film, tu vas sauver son adolescence.

Quand il reparle de mon père adoptif, j’ai une envie de pleurer. Je baisse la tête et regarde mes pieds. Pourquoi il en reparle ?

-Y a combien de personne qui viennent encore louer des films ici?

~

-Alors? A qui est-ce qu'on dit merci?
— Merci Therence, dis-je un peu triste.

Il cache les dvds dans mon sac, juste avant que je n’en ai l’idée.

— Tu vois ? J’ai bien fait de ranger les livres ? Sinon j’aurai pas pu prendre les DVD’s.
-Hé, hé, il te tarde de le voir ton film, pas vrai?

Je souris à cette idée. Voir Liam à la place d’une des personnes puis moi. Je me sens étrange, chaud et transpire sous l’émotion.

— Oui, me tarde de regarder. Tu crois que Liam il voudra le voir ?

Peu de temps après, on se retrouve devant un café, je vois Therence le regarder et me demander :

-Dis, t'avais pas à boire avec tes gâteaux? J'ai soif.
— Non, répondis-je simplement en secouant la tête de droite à gauche. J’ai pas pensé.
-T'as trois sous? Paie nous un verre. lui désigné-je un café tranquille.

Je regarde dans mon porte-monnaie et fouille. Je prends un petit billet de 5 dollars et me demande si ça ira ?

Après avoir passé, commande, on s’installe sur une table et parle.

— Au faite, toi aussi, t’assumes pas pour ton coup au-dessus des autres ? J’y ai réfléchis tout du long pour ça que je demande. Au faite, comment je peux faire pour plaire à Liam ? Pour pas qu’il me fuit comme la dernière fois. J’ai plus envie qu’on soit fâché. Il m’a pas invité pour son anniversaire en plus. J’avais un beau cadeau pour lui. Une crosse avec une phrase que j’ai gravée avec mes griffes.

Le serveur nous sert juste après ma tirade. Therence le remercie et attend qu’il parte avant de reprendre la parole.





© Fiche by Mafdet MAHES




Une nouvelle vie commence avec toi. Une vie de bonheur, (saupoudré de petit problème, comme toute vie de couple).
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Therence Garnet

avatar


Humeur : Effronté
Messages : 929
Points : 1085
Réputation : 162

Date d'inscription : 27/12/2014

MessageSujet: Re: Les explications d’un Therence et les rougissements d’un Caracole. (Feat Therence)   Lun 22 Aoû - 13:59



L'art de la seduction
- Mais ça marche pas comme ça… se plaint un loupiot aux sens beaucoup trop aiguisés pour mon bien alors que nous discutons de nos... intérêts affectifs. A ses dires, mon cœur ferait des siennes et il l'a entendu de façon tout à fait accidentelle.

-Je me fiche de comment ça marche : trouves une solution.

Il devrait y avoir une règle de savoir vivre essentielle chez tous les surnaturels : éviter de lire les signaux des autres!

-Je veux en savoir plus sur toi aussi. N'y compte pas. Toi tu en connais plein à mon sujet… Pourquoi pas moi. Parce que c'est comme ça! Même si tout de même je sais certain et je suis sûr que tes amis ne le savent pas.

-... Qu'est-ce que tu veux dire?
le suspectè-je.

Qu'est-ce qu'il a retenu ou compris sur mon compte dont il puisse bêtement se vanter? A bavarder de n'importe quoi avec n'importe qui, je fini un peu par m'y perdre.
J'insiste pour avoir ma réponse, il ne me rassure pas ce sale mioche. Et il risque de se faire puncher l'épaule sévère s'il ne me répond pas avant la fin de nos leçons! Et s'il insiste trop pour venir chez moi comme si je l'y avait invité aussi... j'ai jamais voulu d'un pot de colle comme lui dans mes pattes.

- Même pas vrai. Tu t’inquiétais pour ce qui s’est passé avec mon tuteur…

-Je m'inquiétais pas, tu te fais des films.


Je me moquais de lui et de sa petite vie pathétique, nuance! Parce que dans le genre benêt, on fait pas mieux... ça servait à quoi de quitter le lycée pour y revenir y déposer des bouquins qu'il est censé étudier?!

- Mais euh, je fais ce que je veux. Je voulais les cacher là moi. Et si on fouille dans mon sac avec certaine de tes bds ? Je dis quoi moi ?

-... Tu marques un point.


Parce qu'il a bien une tête à se faire fouiller son sac par le premier venu et se laisser faire en prime... J'ai faim, alors sur le retour je me sert dans son sacs où deux gâteaux n'attendent qu'à être engloutis.

- Hey, c’est à Liam.


-Liam, il te fait la tronche. Puis tu m'en dois deux. Mh! Non, trois maintenant!

Une pour le dessert que j'avais abandonné à la cafet' pour le retrouver dehors au lycée, un deuxième pour lui avoir tenu compagnie et bavarder sur sa triste vie ensuite, et enfin, il faudra bien qu'il me remercie pour tout ce que je fais pour lui aujourd'hui! Il avait pas tort, il se débrouille plutôt bien en cuisine.

- Cool, je suis content que ça te plaise. Même si j’aurai préféré que ce soit Liam qui me le dit.

-Et ben c'est pas Liam. avalè-je mes bouchées. Mais pleurniche pas, je vaut deux fois ce minus.

Et pas seulement parce que j'ai la classe et l'expérience charnelle que cette demi-portion n'a pas. Je le surpasse sur beaucoup de points. A échelle humaine, évidemment... Plus sérieusement, j'en reviens à une remarque qu'il a faite un peu plus tôt en parlant de son beau-paternel. Lorsque, soupçonnant que l'on avait quelques malheurs en commun parce que mes paroles le concernant visaient trop justes, stupidité puisque je n'ai pas été éduqué par un malade comme lui, il a ajouté que parfois les gens normaux pouvaient être pire que les tarés. Ça sonne bizarre. La normalité est rassurante, c'est difficile d'imaginer pire que devoir vivre aux côtés d'un psychopathe. Illogique. Pourtant... Pourtant pour moi ça fait sens.
La vie ordinaire qu'on m'a prêchée et dont je ne pouvais réfuter les bienfaits, celle qui donnait l'illusion d'une petite famille sereine, qui rend intègre et discret, et qui faisait passer mes manques et mes état-d'âmes pour des caprices d'adolescents... Je ne m'en suis jamais satisfait. Je n'ai jamais souhaiter qu'une chose, bouleverser cette normalité apparente, parce que ce n'était pas une vie : c'était un placebo écœurant et qui n'a jamais pris sur moi, un banal qui était censé compenser, cacher, une absence peut-être dramatique... C'est une vie à en être malade. Alors pourquoi pas quand ce mioche dit que les gens normaux peuvent parfois être pires que des tarés...

- Ben, je sais pas. J’ai peur qu’en faisant le moindre faux pas, de devenir comme lui. ...Oh. C'était pas une remarque aussi générale que je le croyais. Comme si, il n’attendait que cela et c’est ça qui me fait peur… Je ne veux pas faire le moindre faux pas, comme ça il n’aura rien contre moi. Je ne me bas même, ou pas beaucoup pour éviter de faire une erreur et de faire une bêtise. Tu comprends ?

-Ouais, je vois... Mais tu devrais pas te retenir de te battre pour ça. Ce serait laisser ce type t'étouffer, tu dépend encore de lui, là. T'as beau l'avoir fuis, il continu de te gâcher la vie, c'est comme si tu le laissais gagner! Puis t'as pas l'âme d'un assassin. le rassurè-je. Je m'assure que personne ne nous observe et lui ordonne d'un petit mouvement du menton. Fais voir tes yeux? ...Jaunes. C'est pas la couleur des assassins, ça. Et puis, si jamais un jour tu sens que tu commence à virer vilain loup : penses à un truc qui te fais fondre!

Liam, quoi.

-Je suis sûr que ça fonctionnera. Et puis il faut absolument que tu te défendes! ponctuè-je d'un coup dans l'épaule.  A rester les bras ballants, tu passes pour une lopette! Non pas que tu ne saches pas répondre, remuè-je mon poignet au souvenir de sa poigne douloureuse, mais ça t'éviterais de passer pour un idiot et d'attirer des ennuies. Saufs si tu les cherches évidemment.

C'est amusant parfois, de chercher les ennuies. Il faut juste être sur de les chercher à la bonne personne, ça évite de vrai-fausses grosses emm*rdes. Enfin, il m'a bien cherché en reluquant ma copine, et voilà où on en est maintenant, je me retrouve à lui faire la leçon. A y réfléchir, je me demande même pourquoi je l'aide à ce crétin! Il s'en sort plutôt bien...

Là dessus, nous nous rendons dans un bureau de tabac et je fais découvrir à l'ingénu sans internet les délices accessibles et peu exhaustifs des magazines gay. Mais je suis loin de trouver l'effet escompter... Rien. Juste ses yeux globuleux qui zieutent les pages avec la même fébrilité que si je lui faisais mater un tiquer de bus. Mais c'est pas vrai! Ce môme est Liamosexuel?!!

- Cela ferait quoi si c’était le cas ? C’est pas bien ? C’est peut-être lui qui va me faire découvrir tout cela, non ?


-C'est pas que c'est pas bien, c'est... dommage!!!
m'agacè-je, défaitiste.

Comment peut-on vivre sans éprouver ces frétillement dans le ventre en lorgnant sur un bout de chair, le plaisir coupable de projeter sur d'autres ses envies les plus inavouée?! Privé de l’excitation la plus primaire, la vie doit sacrément manquée de saveur... Mais Therence Garnet ne s'avoue jamais vaincu. Si l'humain est imperméable à toute passion, alors il n'y a plus qu'à prier pour que j'ai vue juste et que son loup contre-balance...

- Je comprends pas de quoi tu parles ? affirme t-il en se grattouillant le menton en bon simplet.

Direction le vidéo club. Il ne PEUT PAS être à ce point insensible. C'est... contre les lois naturelles! De l'avis d'un invétéré coureur.

- Pourquoi partons-nous ? que de questions... C’est bien tout ça, ça aide à comprendre Liam, même si j’en ai pas trop besoin, je suis comme lui. Euh, tu crois qu’il en sait plus que moi ? Je demande car t’a dit qu’il ne s’assume pas, ça veut qu’il savait déjà ?

-Son meilleur pote est gay, il doit forcément avoir eu vent de deux trois trucs. haussè-je les épaules. Puis mon sourire s'étire largement. Quand je dis qu'il ne s'assume pas, je veux dire que je mettrais ma main à couper que Liam à beau être la coqueluche de toutes les minettes du lycée et leur balancer son sourire de champion, il est pas insensible aux mecs. Mais ça, il n'est pas prêt de l'accepter. Pas encore...

... Mais ça ne va pas tarder. Parce que c'est Caracole qui va l'éveiller. Je jubile déjà qu'il y arrive!

-C’est cool tout ça, tu crois qu’ils possèdent plein de série tv ici ? Tu m’en conseilleras certaine ? C’est Liam qui m’a parlé des séries. On va regarder quoi ici ? Il est riche le monsieur non ?

-On a pas fini O'Brien, restes concentré! l'attirè-je vers les bonnes étagères, classées -18. Tu verra des séries avec ton bébé-garou.

-C’est bien ça ou pas ? C’est bien ne pas vieillir non ? Les gens ils se plaignent souvent, mais ça change pas que j’ai pas l’âge quand même.

Soupir. Je m’abstins de commentaire sur la différence entre son âge légal et sa mentalité d'enfant en age d'entré en école élémentaire. Bref. Je fais défiler les DVD coquins devant lui, attendant une réaction... il doit bien se passer quelque chose?...

-Euh, pour l’instant non. Ça fait pas comme avec les images de Liam la dernière fois.

Je lève les yeux aux ciels et écarte les bras de désespoirs. S'il existe un dieu du dévergondage, qu'il m'entende! On a un cas de force majeure là... Un dieu, ou au pire un loup!

-Mon Loup ?

-Oui, ton loup!
On a toujours prêté une réputation lubrique au loup, doit bien y avoir une raison! Ce que je veux dire, c'est que t'es plus un humain. T'es à moitié loup. Les animaux, ont leurs expliquent pas comment faire, ils observent par eux-même au début, mais ils devinent aussi beaucoup. C'est l'instinct. Alors toi, il faut instruire tes connaissances humaines avec les bouquins de la bibli, et réveiller tes instincts en parallèle avec les vidéos. Tu verra, quand tu matera tout ça : tu comprendra ce qu'il ce passe.  

Et il aura plus qu'à s'en inspirer, en partie...

-C’est drôle que tu dises cela. C’est ce qui s’est passé la dernière fois. C’est le loup qui a pris le contrôle des images que j’observe et qui ont causé tu sais quoi.

Alors on est sauvé! Si son loup est un amateur de chair, le petit Caracole à une chance de ne pas mourir vierge!
Bien. On embarque les vidéo, et on passe à la suite...


Flânant en ville, je réfléchi au déroulement de sa leçon. Il a les bouquins pour lui apprendre le fonctionnement de son corps, il sait ou se procurer du porno sans avoir à passer par une connexion internet, il a une libido certes atrophiée mais en mesure d'être travaillée, ainsi que le meilleur moyen d'y parvenir... Ne reste plus qu'à lui donner les ficelles pour qu'il mette le grappin sur son Liam! Pour ça, nous nous installons en terrasse et poursuivons en s'hydratant le gosier.

-Oui, me tarde de regarder. Tu crois que Liam il voudra le voir ? poursuit-il à propos des vidéos.

-T'aura qu'à lui demander... Oh, dis lui simplement que vous aller regarder un nouveau film génial et qui t'as bien plu sans en dire d'avantage. Ça lui fera la surprise...

Ça lui évitera surtout de se barrer avant de comprendre. En espérant que Caracole trouve un moyen efficace de l'attacher devant l'écran!

-Au faite, toi aussi, t’assumes pas pour ton coup au-dessus des autres ?

-Pardon?!
lâché-je subitement, le regard menaçant. Il insinue quoi le puceau?!

-J’y ai réfléchis tout du long pour ça que je demande.

-J'ai rien à assumer du tout, moi. m'enfoncè-je dans ma chaise en croisant les bras et réfléchissant rapidement. Je sais très bien ce que je veux, il sait très bien ce qu'il veut, je sais à quoi m'attendre, il sait à quoi s'attendre... et... et on s'en accommode très bien. On est des indépendants, tout est net et sans embrouilles à ce niveau là. Il est pas question de... d'assumer quoique ce soit. Et de toute façon, tu peux pas comprendre, t'as encore beaucoup trop de choses à vivre et à apprendre avant d'en arriver à mon niveau et savoir gérer ce genre de relation!

Alors qu'il me foute la paix avec ces idioties et arrête de poser des questions qui détonne d'avec son caractère de petit naïf qu'on croit appréhender facilement! C'est perturbant...

-Au faite, comment je peux faire pour plaire à Liam ? Pour pas qu’il me fuit comme la dernière fois. J’ai plus envie qu’on soit fâché. Il m’a pas invité pour son anniversaire en plus. J’avais un beau cadeau pour lui. Une crosse avec une phrase que j’ai gravée avec mes griffes.

Comme c'est mignon. Comme ces couples qui gravent leurs initiales sur l'écorce d'un arbre en une équation idyllique, auréolé d'un cœur et d'une flèche. C'est blasant de mignonnerie...
Je remercie la serveuse d'un petit sourire chaleureux – l'enseignant Garnet à l'oeuvre - et sirote ma boisson fraiche le temps de nous retrouvez seuls. Le verre claque doucement sur la table, et je me penche vers lui en m'humectant les lèvres.

Caracole? Séduis moi. Haussement de sourcil amusé. Je déconne pas, essaie! Comment tu t'y prendrais pour me séduire? Pour séduire Liam?

Il faut que je juge de quoi il est capable avec sa mentalité de gamin. Adossé dans mon siège, je le laisse tenter, observant ses manières et reluquant l'ensemble du petit gnome inexpérimenté.

-Je t'impressionne ou t'es à ce point incapable du moindre sex-appeal?

Quoiqu'il tente ce ne peut pas être convainquant. Pas aux yeux de l'expert que je suis!

-Ok. A partir de maintenant, tu prends mentalement note. Déjà si tu veux séduire ton Liam, t'arrêtes de faire le bébé. Je veux dire, arrête de poser des questions stupides comme tes "est-ce que c'est bien? est-ce que tu aimes? est-ce que je peux?" : forge toi le caractère et imposes tes principes et tes désirs. Sert toi sans demander!

Si Caracole veut, Caracole exige!

-Deviens un roi. Pourquoi est-ce qu'on aime les rois? j’attends sa réponse puis écarte les bras. Parce qu'ils irradient, qu'ils en imposent, que ce sont des inaccessibles et que par conséquents n'importe qui souhaitera avoir leurs faveurs! Ton champion de lacrosse, c'est un roi. Un roitelet plutôt, m'enfin, des supporters et supportrices, il n'a que ça! Alors il faut que tu te démarques.

Je le reluque en rapprochant ma chaise de la sienne.

-S'il te fuis : cours lui après. S'il te cours après : fais toi désirer! Mais ne te jette pas sur lui tout de suite, ne le repousse pas non plus, il faut attendre un peu, savoir doser. Il faut... lui tourner autour. Être dans son sillage, que tu puisses l’observer, qu'il puisse te voir... et que tu puisse juger ses réactions au mieux pour pouvoir réagir comme il faut.

Comme un loup qui guète sa proie.

-Si tu sens qu'il est en confiance, qu'il a baissé sa garde... alors joue avec lui.

Mon sourire se fait plus lascif à cette idée.

-Il faut y aller doucement, l'air de rien... l’appâter.

Négligemment, pendant que je trace de petites formes avec le rond de condensation d'eau laissé par le verre de Caracole juste sous son nez, mon pied frôle celui de mon vis-à-vis. M'amusant de sa réaction, je ramene ma main sous mon menton pour ne plus le quitter des yeux.

-Le regard. Tu n'imagine pas comment tu peux enflammer quelqu'un, juste par le regard... dévorè-je le gnome qu'il représente pour moi. Toujours dans la subtilité... passè-je mon bras autour de ses épaules, doucement, rapprochant inexorablement nos visages... et puis tu verra. Le reste... je me pourléche la lèvre inférieure, mon souffle qui effleure sa joue de poupon... ça viendra... tout seul...

Les yeux mi-clos, le souffle chaud... proche, si proche... et si loin subitement.

-Tu vois : c'est comme ça qu'on drague comme un pro. C'est comme ça que tu dois emballer ton Dunbar! Le pointè-je du doigt, adossé dans mon siège. Et si tout marche comme prévu, tu lui roule une pelle!

Ah... toujours ce problème avec les expressions...

-Tu l'embrasses. T'y mets la langue et tu moulines, tu... Enfin, tu verra plus tard. Au pire t'apprendra sur le tas. Ou  tu lui bécote le cou, succés garantis... Oh : le palais! Pense à lui lécher le palais. Ça lui foutra des frissons, il y résistera pas lors d'une vrai galoche. Mais, si jamais t'arrives pas à l'avoir par la douceur...

Je redeviens sérieux.

-Caracole, tu me demandais comment changer et devenir quelqu'un d'autre que... ça? Apprend que ce que tu veux, tu ne peux pas l'avoir. Tu DOIS l'avoir. A n'importe quel prix. Si jamais quelqu'un te résiste...

Je glisse à nouveau un bras autour de son épaule mais pour cette fois afficher une mine complice, instructrice, diabolique.

-... débrouille toi pour te l'approprier!

Je ne suis pas un pervers fini, quoique dirait certain. Disons que je sais comment être persuasif...

-Force un peu les choses. Ne le blesse pas non plus - quoique je te souhaite bonne chance si t'énerve une bombe dans son genre, c'est toi qui risque de morfler - seulement parfois, il faut aider ses partenaires à... tâter de nouvelles choses pour leurs faire comprendre qu'ils vont en redemander. Pour en revenir à ce "bébé garou qui s'assume pas", je pense que Liam ne sait pas encore qu'il peut apprécier les hommes. Alors c'est à toi de l'aider! Ouvre lui les yeux! On peut pas savoir si on aime sans y avoir gouter, faut lui donner un aperçu de ce que t'es capable de lui offrir. Fait lui voir comment tu peut-être irrésistiblement fort! empoignè-je son épaule pour la secouer amicalement. Mais montre lui aussi combien tu peut-être irrésistiblement tendre... câlinè-je cette même épaule d'un air entendu. Mais ne lâche pas le morceau. Tu verra qu'il finira bien par se résigner.

Et a ce moment là, tu comprendra que t'as gagné!

-T'as tout saisis? Si tu t'y prends bien, tu sera capable de l'emballer habillé d'un sac à patate et en buvant une grenadine ton Dunbar!

Et je trinque avec lui à sa future réussite!

-Bon. Tu as de quoi étayer ta science, aussi de quoi faire sortir ton loup de Tex Avery et tu sais où tu procurer du X maintenant... alors je crois que j'en ai terminé!

Ooh, quelle petite mine déçu. Je sais que ma présence fait l'effet d'un rayon de soleil dans sa vie de pauvre garous esseulé, mais toute bonne chose à une fin! Moi en tout cas, je me suis bien amusé. Et mieux vaut se quitter là dessus que de me coltiner un pot de colle. Si j'avais pas eu cette gnaque à vouloir l'instruire, j'aurais jamais survécu à sa surdose de questions stupides et de mièvrerie congénitale.

-Fais pas cette tête, t'as de super films pour ta soirée. Ah, emmènes toi une boite de mouchoir pour le visionnage, tu risque pas de pleurer si ce n'est de félicité, mais... bref, fais ce que j'te dis. Aller, ciao! Tu me tiendra au courant! Oh!!! revins-je subitement sur mes pas. Par contre, il faut absolument que je te mette en garde.

Je passe mon bras autour de son cou.

-Notre petite virée bibli et compagnie va radicalement changé ta vie. Ce soir, ça va être l'un de ces soirs dont tu te souviendra jusqu'à ton dernier jour, le soir où tu aura passé un stade dans ta vie d'homme. Et ça, c'est super! le gratifiè-je d'un coup dans le torse bien plus amical que ceux avec lesquels j'ai pu le marteler. Maiiis... bien que tu sera très tenté de recommencer, et il le faudra! Parce que c'est naturel.... Fais quand même attention à ne pas en abuser.

C'est là où je l'agrippe par les épaules pour pouvoir le regarder droit dans les yeux.

-Trop le faire, il parait que ça rend sourd.

Mais on a jamais pu me dire à partir de combien de temps, de combien d'acharnement ou d'intensité, moi...

Je lui tapote l'épaule pour ne pas le décourager, et je retiens difficilement un sourire jusqu'aux oreilles en lui tournant le dos pour de bon.


Ah! Qu'il est bon le sentiment du devoir accompli! Est-ce cette même satisfaction qui m’emplit les poumons dont s'abreuvent tous les bons samaritains? Aujourd'hui, j'ai aidé un pauvre garous abandonné de tous à faire connaissance avec sa sexualité. Je mérite des louanges! Je mérite ma place au paradis! Tout démon qu'on m'accuse d'être... Je ne suis qu'un dépravateur incompris. Sans rire, je me sens bien. Comblé. Depuis combien de temps je ne me suis pas occupé d'un plus petit que moi? J'en fais pas une habitude, mais il y en a bien eu des moins audacieux et expérimentés auxquels j'ai vanter mes connaissances et transmis des bêtises, quoique dans des domaines beaucoup moins licencieux. Je me satisfait très bien tout seul, entouré d'amitiés assez superficielles pour ne pas devenir encombrantes, vraiment. Mais... c'est quand même gratifiant de jouer les inspirateurs pour quelqu'un qui en aura vraiment besoin.

Je passe par le mini-marché à quelques rues de chez moi en réfléchissant à ce qui me reste dans le frigo et à mon après-midi avec Caracole. C'est quand même vraiment désolant de passer à côté de tout ça, de l'adolescence. Ce niais le mérite pas. L'idée que le loupiots me soit sincèrement reconnaissant pour mes conseils me fait sourire. C'est plutôt comique compte tenu de notre sujet! Il y aurait de quoi nous blâmer. Mais qui le fera? Sa mère d'adoption qui n'est pas encore tout à fait sa mère? C'est triste dirait certain, mais c'est aussi notre liberté : on est les seuls à pouvoir se blâmer pour nos c*nneries. A pouvoir en rire et les partager, aussi.
Je regrette pas d'avoir été là pour Caracole. Ça m'a donné le sentiment d'être vraiment utile à quelqu'un. Ouais, c'était une chouette jour... Aïe!

-... Mais qu'est-ce que tu fous là?!! me rembrunis-je soudain en reconnaissant l'obstacle sur mon chemin. Rentre chez toi!

Mais j’entends ses pas faire échos au miens en sortant du magasin.

-Je me fous que tu sois perdu, je me fous que mes leçons t'aient pas suffit ou quoi que ce soit d'autre, tu pourrais être poursuivis par des extra-terrestre que ce serait du pareil au même : rentre chez-toi!

Fin de la leçon! Fin de notre aprèm' ensemble! Je ne suis plus disponible que pour moi et moi-même pour les heures à venir! Je me retourne subitement vers lui.

-... Ne me dis pas que tu me suivais au moins!

Je lui matraque l'épaule avant de reprendre ma marche, le pas pressant.

-Je savais au fond que c'était pas une si bonne idée. Je sais que je suis peut-être le seul type assez bizarre pour t'adresser la parole et te tenir compagnie quelques heures, mais vas te chercher des amis ailleurs! Moi j'ai fais ma B.A du jour, j'ai fais tout ce que j'avais à faire!

Alors évites de me coller comme un caneton à sa mère!
Mais soudain je m'illumine.

-Des épices! J'ai oublié les épices. Je fais tressauter les poches qui m'occupent chacune une main. Je peux pas retourner en magasin avec mes courses... il me faudrait de la paprika. Tu sera gentil? Je t'attend ici...


Quelques minutes plus tard, passé le seuil de l'appart', je pose mes courses, balance mon sac, ferme la porte et soupire de soulagement. Fiouh! Si c'était une évidence si grossière que je voulais le semer? Évidemment. Mais je sais aussi qu'il ne pouvais pas refuser, gentillet qu'il est... C'était petit, mais ça a marché! Et puis il trouvera bien de quoi ce concocter un petit plat avec ma paprika. Quoiqu'il serait capable de la conserver intacte pour me la rendre au bahut le connaissant... qu'il en fasse ce qu'il veut. Je préfère qu'il fasse sa tête de chiot perdu et rentre chez lui déçu qu'à le savoir ici... Rien que l'idée d'imaginer son ombre se dessiner derrière la porte d'entrée me fiche un frisson. Comme les prémisses d'un cauchemars sans fin...

© Halloween sur Never-Utopia



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Caracole O'brien

avatar


Humeur : toujours joyeux

Messages : 1160
Points : 1252
Réputation : 79

Date d'inscription : 29/12/2014
Age : 29
Localisation : A beacon hill, toujours en présence de Liaminou

MessageSujet: Re: Les explications d’un Therence et les rougissements d’un Caracole. (Feat Therence)   Mar 4 Oct - 20:33



Therence, apprends-moi à draguer celui que j’aime




Installé à table, je regarde Therence qui attend sa commande. Impatient, c’est moi qui débute  la conversation avec différentes questions au sujet de celui qui hante une bonne partie de mes songes.

Je lui parle alors des vidéos. Liam aimerait-il les voir ? Therence, pour toute réponse, reste dans le vague. Il ne connait pas mon ami à ce niveau et je crains que cela ne lui plaise pas. Mais avant de me demander ce genre de chose, est-ce que l’histoire me plairait à moi ?

-T'aura qu'à lui demander... Oh, dis lui simplement que vous aller regarder un nouveau film génial et qui t'as bien plu sans en dire d'avantage. Ça lui fera la surprise...

Je le regarde et crains que faire ce genre de chose ne lui plaise pas. Je ne dis pourtant rien sur le sujet pour passer à autre chose. Si Liam adore ce genre de film, il me le dira. Enfin, si j’arrive à faire la paix avec lui, mais d’autre question me taraude à ce sujet. Si je dois apprendre plein de truc de sa part, autant en savoir plus avec son expérience non ? Pourquoi il réagit ainsi quand je parle de son « coup » qui passe au-dessus ?

-J'ai rien à assumer du tout, moi. Je sais très bien ce que je veux, il sait très bien ce qu'il veut, je sais à quoi m'attendre, il sait à quoi s'attendre... et... et on s'en accommode très bien. On est des indépendants, tout est net et sans embrouilles à ce niveau là. Il est pas question de... d'assumer quoique ce soit. Et de toute façon, tu peux pas comprendre, t'as encore beaucoup trop de choses à vivre et à apprendre avant d'en arriver à mon niveau et savoir gérer ce genre de relation!

J’écoute le discours de Therence et me retiens de rire devant certaine hésitation ou bégaiement ? Pourquoi il réagit ainsi si c’est si sûr d’après lui ? Bref passons. Je veux en savoir plus. Comment séduire le plus beau. Oui, il est mieux que Therence, mais je n’ai pas envie qu’il me laisse seul. Comment plaire à Liam et si possible comment me faire pardonner ?

La serveuse nous amène la boisson et Therence la remercie avec de simple geste et sourire.

— Caracole? Séduis moi.

Je bloque, le séduire ? Comment ?

— Je déconne pas, essaie! Comment tu t'y prendrais pour me séduire? Pour séduire Liam?

Séduire Therence ? Comment pourrais-je m’y prendre ? J’ai jamais dragué personne et la dernière fois  que j’ai tenté… Je me suis disputé avec la personne. Mon cœur s’accélère. Je commence à transpirer. Comment faire ? Je regarde Therence, essaie d’imaginer Liam  à  la place et rien n’y fait, j’ai du mal. J’essaie de me souvenir du moment passé avec lui. Le seul truc qui l’a fait réagir c’est quand j’ai agrippé son poignet.

Peut-être que je me pose trop de question ? Je devrais aller direct ? Je rougis un peu.

— Hey ! Salut… je griffe la table doucement et tente de me calmer…

Je regarde mes mains, la table marqué par mes griffes puis Therence…

-Je t'impressionne ou t'es à ce point incapable du moindre sex-appeal?

— Je peux pas, de toute façon, je t’intéresse pas, donc ça marchera jamais…  La seule fois où je tu m’a trouvé intéressant c’est quand je t’ai fais mal au poignée

-Ok. A partir de maintenant, tu prends mentalement note. Déjà si tu veux séduire ton Liam, t'arrêtes de faire le bébé. Je veux dire, arrête de poser des questions stupides comme tes "est-ce que c'est bien? est-ce que tu aimes? est-ce que je peux?" : forge toi le caractère et imposes tes principes et tes désirs. Sert toi sans demander!

Je me retiens et note tout ce qu’il me dit, comme si c’est parole était d’or. Ne plus poser de question et prendre ce que je veux ?

-Deviens un roi. Pourquoi est-ce qu'on aime les rois?
— Ca dépend des rois non ? Tu veux dire que Liam ne m’aimera jamais comme je suis ?
— Parce qu'ils irradient, qu'ils en imposent, que ce sont des inaccessibles et que par conséquents n'importe qui souhaitera avoir leurs faveurs! Ton champion de lacrosse, c'est un roi. Un roitelet plutôt, m'enfin, des supporters et supportrices, il n'a que ça! Alors il faut que tu te démarques.
— Se démarquer !

Je secoue la tête, comme si j’avais compris, mais comment faire ?

— Mais je me suis démarqué, il m’avait invité chez lui et n’invite personne d’habitude… et j’ai tout gâché maintenant.

Therence s’approche de moi à chacune de ses phrases. Je ne sais pas comment réagir.

-S'il te fuis : cours lui après. S'il te cours après : fais toi désirer! Mais ne te jette pas sur lui tout de suite, ne le repousse pas non plus, il faut attendre un peu, savoir doser. Il faut... lui tourner autour. Être dans son sillage, que tu puisses l’observer, qu'il puisse te voir... et que tu puisse juger ses réactions au mieux pour pouvoir réagir comme il faut.

Juger ses réactions ? Cela sera facile. Enfin, facile si je comprends ses réactions. Par contre, ne pas me jeter sur lui s’il veut, ça va être dur…

-Si tu sens qu'il est en confiance, qu'il a baissé sa garde... alors joue avec lui.
— Je veux pas jouer avec Liam. C’est pas un jouet, je l’aime moi.
-Il faut y aller doucement, l'air de rien... l’appâter.

Therence me regarde d’un air étrange. Je ne comprends pas trop ce qu’il essaie de faire. Mais une chose est sûre. J’aurai préféré que ce soit Liam qui me regarde ainsi. Il trace des cercles avec la condensation sur la table. Puis me frôle le pied avec sa jambe. Je tressaute et me dis réellement que j’aimerais me retrouver avec Liam  qui fait de même.

A la fin, il ne me lâche plus des yeux et je  ne sais pas où regarder à mon tour. Pourquoi il me regarde ainsi ?


— Le regard. Tu n'imagine pas comment tu peux enflammer quelqu'un, juste par le regard...

Il me regarde d’une manière étrange sans que je ne comprenne son envie.

—  Toujours dans la subtilité... me sort-il en passant son bras autour de mon épaule et puis tu verra. Le reste... il se pourlèche la lèvre inférieure, son souffle qui effleure ma joue... ça viendra... tout seul...

Il se rapproche de moi à chacune de ses phrases et je n’ai retenu qu’une chose. Tout se passe dans le regard. Il s’éloigne ensuite de moi.

— Donc je dois lui montrer tout par le regard, dis-je plus pour moi-même que pour lui.

Je m’imagine proche de Liam et le lui montrer puis rougis. J’espère que ça va marcher et sursaute quand Therence reprend son discours.

-Tu vois : c'est comme ça qu'on drague comme un pro. C'est comme ça que tu dois emballer ton Dunbar! Dit-il en me pointant du doigt.. Et si tout marche comme prévu, tu lui roule une pelle!


Lui rouler une pelle ? Ça veut dire quoi ça encore ? Je lui fais comprendre avec mon regard, comme il me l’a appris et attend son explication.


-Tu l'embrasses. T'y mets la langue et tu moulines, tu... Enfin, tu verra plus tard. Au pire t'apprendra sur le tas. Ou  tu lui bécote le cou, succés garantis... Oh : le palais! Pense à lui lécher le palais. Ça lui foutra des frissons, il y résistera pas lors d'une vrai galoche. Mais, si jamais t'arrives pas à l'avoir par la douceur...
— Cool, tu l’as compris avec mon regard, que je ne comprenais pas ton mot ? Je m’améliore ?
Caracole, tu me demandais comment changer et devenir quelqu'un d'autre que... ça? Apprend que ce que tu veux, tu ne peux pas l'avoir. Tu DOIS l'avoir. A n'importe quel prix. Si jamais quelqu'un te résiste...

Il remet son bras sur mon épaule et m’explique alors la suite, un regard différent de d’habitude. Un regard complice ?


-... débrouille toi pour te l'approprier!


Me l’approprier ? Je réfléchis à cela et doute de tout, mais au point où j’en suis pourquoi pas ?
— Je sais pas s’il va aimer Liam ? C’est pas un objet.


-Force un peu les choses. Ne le blesse pas non plus - quoique je te souhaite bonne chance si t'énerve une bombe dans son genre, c'est toi qui risque de morfler - seulement parfois, il faut aider ses partenaires à... tâter de nouvelles choses pour leurs faire comprendre qu'ils vont en redemander. Pour en revenir à ce "bébé garou qui s'assume pas", je pense que Liam ne sait pas encore qu'il peut apprécier les hommes. Alors c'est à toi de l'aider! Ouvre lui les yeux! On peut pas savoir si on aime sans y avoir gouter, faut lui donner un aperçu de ce que t'es capable de lui offrir. Fait lui voir comment tu peut-être irrésistiblement fort!

Il empoigne mon épaule et me regarde d’un air complice. Je ne lui ferais jamais de mal. Je n’aimerai pas le voir souffrir et m’en voudrait un long moment.
—  Mais montre lui aussi combien tu peut-être irrésistiblement tendre...
Il me masse l’épaule, comme pour me montrer la manière de procéder.
— Mais ne lâche pas le morceau. Tu verra qu'il finira bien par se résigner. T'as tout saisis? Si tu t'y prends bien, tu sera capable de l'emballer habillé d'un sac à patate et en buvant une grenadine ton Dunbar!

Il lève son verre et je fais de même pour trinquer avec lui pour une future réussite.


-Bon. Tu as de quoi étayer ta science, aussi de quoi faire sortir ton loup de Tex Avery et tu sais où tu procurer du X maintenant... alors je crois que j'en ai terminé!

Je le regarde se lever, un peu triste qu’il me laisse. Je vais encore me retrouver seul jusqu’à mon départ. Cela fait un moment que j’ai pas vu mes amis et ils me manquent tous.

-Fais pas cette tête, t'as de super films pour ta soirée. Ah, emmènes toi une boite de mouchoir pour le visionnage, tu risque pas de pleurer si ce n'est de félicité, mais... bref, fais ce que j'te dis. Aller, ciao! Tu me tiendra au courant! Oh!!!  Par contre, il faut absolument que je te mette en garde.

Je le regarde sans vraiment comprendre. Pourquoi me parle-t-il de mouchoir et félicité ?Il me met son bras autour de mon épaule et rajoute :

-Notre petite virée bibli et compagnie va radicalement changé ta vie. Ce soir, ça va être l'un de ces soirs dont tu te souviendra jusqu'à ton dernier jour, le soir où tu aura passé un stade dans ta vie d'homme. Et ça, c'est super! Me dit-il après en même temps qu’un nouveau coup ne part contre mon torse. Un coup moins puissant que d’habitude, comme s’il me montrer quelque chose. . Maiiis... bien que tu sera très tenté de recommencer, et il le faudra! Parce que c'est naturel.... Fais quand même attention à ne pas en abuser. Trop le faire, il parait que ça rend sourd.

—Qu’est-ce qui rend sourd ? Je ne devrais pas avoir de problème avec ça non ?


Cette fois si, il me laisse vraiment seul et part chez lui. J’hésite à mon tour de rentrer chez moi. Je ne sais pas quoi faire et décide de suivre Therence. Il est le seul avec qui j’ai pu parler depuis la dispute avec Liam… et je ne désirais pas retourner chez moi, seul, même si ma mère était là…



-... Mais qu'est-ce que tu fous là?!!  Therence se met en colère sous mon retour. Rentre chez toi!

Je regarde Therence et ne sait pas quoi faire.

— Pourquoi je peux pas rester ?

-Je me fous que tu sois perdu, je me fous que mes leçons t'aient pas suffit ou quoi que ce soit d'autre, tu pourrais être poursuivis par des extra-terrestre que ce serait du pareil au même : rentre chez-toi!

Je le regarde et ne sait pas que faire. J’attends alors ses prochaines réactions.


-... Ne me dis pas que tu me suivais au moins!

Euh...

— Non ? menté-je sans y arriver.


-Je savais au fond que c'était pas une si bonne idée. Je sais que je suis peut-être le seul type assez bizarre pour t'adresser la parole et te tenir compagnie quelques heures, mais vas te chercher des amis ailleurs! Moi j'ai fais ma B.A du jour, j'ai fais tout ce que j'avais à faire!

Therence s’arrête soudain et me demande alors :

-Des épices! J'ai oublié les épices. Je fais tressauter les poches qui m'occupent chacune une main. Je peux pas retourner en magasin avec mes courses... il me faudrait de la paprika. Tu sera gentil? Je t'attend ici...


Je vais alors acheter ce qu’il manque à Therence pour le lui apporter juste après. Mais quand je ressors du bâtiment, il est partie. Qu’est-ce qu’il s’est passé ? Il est parti sans sa commande, Quelqu’un l’a enlevé ? De suite je me fais des films, me demande même si ce n’est pas un coup de mon père. Pourquoi pas ? Je me calle alors sur son odeur et le recherche. Je parcours les différents lieux qu’il a empruntés mais ne sens que son odeur. Devant un immeuble, je monte les escaliers et regarde son nom sur une boite aux lettres. Je frappe à la porte et le pousse un peu.

— Hey, t’aurais pu m’attendre. J’ai cru que tu avais eu des ennuis. Mon tuteur est toujours libre…

Et il pourrait te faire du mal, pensé-je sans le dire.





© Fiche by Mafdet MAHES



Une nouvelle vie commence avec toi. Une vie de bonheur, (saupoudré de petit problème, comme toute vie de couple).
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Therence Garnet

avatar


Humeur : Effronté
Messages : 929
Points : 1085
Réputation : 162

Date d'inscription : 27/12/2014

MessageSujet: Re: Les explications d’un Therence et les rougissements d’un Caracole. (Feat Therence)   Mar 1 Nov - 15:44



Babysitting?!
Je m’abstins de rigoler à la mine qu'affiche Caracole quand je lui commande de me séduire. Si je n'étais pas un oiseau moqueur je trouverais ça presque touchant. Est-ce qu'un jeune Therence n'en est pas passé par là lui aussi, intimidé à l'idée d'aborder un ou une inaccessible? Je charme mon monde depuis toujours à la différence de ce gringalet et si ça m'est arrivé, je me suis surement débrouillé pour ne garder en mémoire que le meilleur de mes dragues. Toujours est-il, il me donne envie de le bousculer dans le bon sens quand je vois sa lèvre pendre bêtement et qu'il cherche avec grand sérieux comment m'arracher une once d’intérêt avant de se lancer.

- Hey ! Salut…

Oh bon sang, cette approche... Je fais tous les efforts du monde pour ne pas éclater de rire. Pour ne pas le braquer d'avantage, j'étale quelques phalanges autour de ma bouche le temps que ça passe. Si son Liam voyait tout ce que ce mioche est prêt à endurer pour l'avoir, il aurait intérêt à l'accepter! Par contre mes yeux s'arrondissent quand ses ongles laissent quelques traces visibles sur la table. Je le lui signale d'un coup de pied dans le tibia et d'un raclement de gorge en vérifiant que personne autour de nous n'ai vu. Je sermonne d'un regard sévère. Va falloir qu'il apprenne à gérer ses émotions s'il veut pas être catalogué bête de foire! Et accessoirement me faire rembourser une table neuve.

-Je peux pas, de toute façon, je t’intéresse pas, donc ça marchera jamais… se désole le petit loup. La seule fois où je tu m’a trouvé intéressant c’est quand je t’ai fais mal au poignée.

-Hey. Évite de dire ça comme ça.
Je voudrais éviter de passer pour masochiste, merci. Même si ce n'est qu'à ce moment que j'ai pu juger des qualités cachées de la tête de turc qu'il représentait jusque là, c'est vrai. Et ne baisse pas les bras, bon sang! lui redonnè-je un coup de pied. Ou dans ce cas, tu peux dire adieu à ton Liam.

S'il n'est pas capable de faire semblant d'être plein d'assurance avec la seule personne qui daigne s'occuper de son problème relationnel, comment il espère arriver à charmer celui qui n'a même pas d'yeux pour lui?! Je finirais par l'endurcir ce môme! Qu'il prenne exemple et s'érige en monarque sur les autres s'il espère briller et se faire respecter.

-Ça dépend des rois non ?

Je reste muet quelques secondes. M*rde alors... Que répondre à ça? Je le juge d'un long regard vexé, parce qu'il n'était pas censé remettre en doute mes principes de toujours!!!

-Non. Enfin si, mais un roi reste un roi, on le craint ou on le respecte, mais on l'envie et on ne l'ignore pas, c'est tout ce que tu dois retenir!

On va pas chipoter!

-Tu veux dire que Liam ne m’aimera jamais comme je suis ?

-Tu veux vraiment me l'entendre dire?
ne cachais-je rien de ma vérité en le jaugeant avec condescendance. NON.

Qui voudrait de... de "ça"! Il est simple, insignifiant, aussi mou qu'un marshmallow, pas gâté par la nature, c'est à peine si nos camarades, les gens en général, savent qu'il existe! Je serais son Liam, je ne m’intéresserais évidemment jamais à quelqu'un comme lui, à part pour lui causer des misères. Et le problème ne vient pas de sa face de gremlins. Il pourrait me piquer ma veste en cuir et ma Harley et la chevaucher en se prenant pour un caïd que ça ne changera rien à sa situation. Il ne pourra jamais atteindre Liam s'il ne se démarque pas des autres, et ça passe avant tout par sa façon d'être et de penser.

-Mais je me suis démarqué, il m’avait invité chez lui et n’invite personne d’habitude… et j’ai tout gâché maintenant.

Je claque régulièrement de la langue contre le palais en hochant la tête.

-Tu ne te démarque rien du tout petit padawan. Il avait juste besoin de compagnie, et tu étais assez naïf pour le suivre, c'est tout. Il te laissera tomber aussi vite qu'il t'as embarqué avec lui si tu ne fais rien de plus.

J'exagère, mais je pense que le foutre la trouille c'est le meilleur moyen de le motiver. Néanmoins, je m'interroge : Dunbar l'explosif serait-il un véritable égoïste profitant de la crédulité de son camarade, ou il a vraiment capté quelque chose de plus chez son loupiot amouraché? Mm mmh...

Pour l'heure, à défaut de lui trouver le moindre charme, je suis tout à fait disposé à faire tout comme... Qu'éprouve t-il à se faire draguer? Je parie que c'est la première fois... Est-ce que s'il n'avait pas son Liam à l'esprit, ses pupilles se dilateraient, son souffle deviendrait plus difficile et ses pensées s'emballeraient à mon approche? On peux me reprocher mon orgueil, il n'empêche que je connais ma valeur... Je suis beau, pas mal bâtis, j'ai un caractère insupportable mais irrésistible à sa façon, je suis entreprenant, j'ai de l'expérience et m’enflamme agréablement dès qu'il s'agit de... s'amuser... Je ne laisse personne insensible. Je pourrais être l'un de ses fantasmes. Est-ce que je ne le suis pas devenu un moment quand il m'a reluqué le jour de notre rencontre d'ailleurs?
Alors je me demande, demi-sourire charmeur et l’œil scrutateur, comment Caracole pourrait, lui, devenir plus désirable. Aussi odieux que je puisse paraitre, ce n'est pas le visage d'un autre que je transpose tandis que je le dévore du regard, c'est lui que j'observe. Ses yeux noirs trop larges qui ne savent plus très bien où regarder, le nez en trompette qui lui creuse le coin des narines dans une esquisse de parenthèses assez expressives, sa bouche molle et élastique aux lèvres finement dessinées qui se tort pour laisser deviner une déglutition et son cheminement le long de son cou aussi faussement frêle et longiligne que le reste de son corps...

-Je veux pas jouer avec Liam. C’est pas un jouet, je l’aime moi.

-On est tous les jouets de quelqu'un à un moment ou l'autre.
confiè-je suavement sans cesser de m'approcher de son visage.

Et ça n'est pas toujours déplaisant... Je pourrais lui faire s'en rendre compte si je le voulais... il gouterait à une véritable expérience, à de l'amour entre homme comme ce puceau ne pourra pas lui en faire profiter, et il oublierait son Liam et il en redemanderait. Je pourrais le regarder comme si je ne voyais que lui, et il y croirait un temps, jusqu'à comprendre qu'il n'est qu'un nom sur la liste de mes propres expérimentations, celle des "moches" et des sans intérêts dont je me réjouis de la beauté de l'extase, mais dont une fois satisfait, je me moque sans vergogne. Mais ce serait vraiment, très, très méchant.
Mon aperçu de la séduction donné, je cesse le numéro de charme et mes efforts à déceler autre chose qu'un vilain gnome lupin.

-Je sais pas s’il va aimer Liam ? C’est pas un objet.

-Rah! Arrête de te demander si ça va lui plaire! Du moment que ça te plais, toi, en priorité!
Il ne retient donc rien de mes leçons?! C'est quand tu t'occupera de tes propres envies que les autres seront flattés de faire partie de TES convoitises. martelè-je de l'index dans sa direction. Et puis ne t'inquiète pas bêtement. Jouer c'est pas incompatible avec de l'affection, ni avec un certain plaisir. Crois moi...

J'en connais un, moi, qui ne dirait pas non à se faire mordre dans le cou jusqu'à en laisser des marques comme un vulgaire bout de viande... A voir si se faire ficeler comme un gigot apporterait d'avantage de piquant? J'y médite dans un sourire diablotin. Mes propres tendances là dedans?... Y a même pas à se poser la question! Quoiqu'il en soit, s'il s'y prend bien, un jour son Liam aussi frissonnera d'être malmener avec attention.

Mon verre vide claque sur le bois de la table de café. Bon! Et bien j'ai fais mon devoir! Ce soir, j'aurais une pensée pour la chenille Caracole en me félicitant de le faire devenir papillon le temps de gouter à des délices éphémères, et de l'avoir aidé à faire un pas non négligeable vers l'homme accompli qu'il sera un beau jour. Et accessoirement de contribuer à sa reconquête de Liam avec toutes les prises de consciences et conseils que je lui ais apporté!
Mais parce que ce serait trop facile de laisser mon bizu de la vie sexuelle s'en tirer avec toutes les facilités que je lui ai offerte sur un plateau d'argent, je ne peux pas conclure sans un tout dernier avertissement, point final à toutes nos leçons...

-Qu’est-ce qui rend sourd ? Je ne devrais pas avoir de problème avec ça non ?

Pour toute réponse, un immense sourire...



...Qui retombe méchamment en sortant du magasin. Mais qu'est-ce qu'il fiche ici?!!

-Pourquoi je peux pas rester ?

"Pourquoi je peux pas rester"?! Mais! Je m'en arracherais des cheveux.

-Parce que j'ai pas signé pour t'avoir à ma charge!

Je lui ai apporté mes lumières, maintenant qu'il aille voir ailleurs, je suis pas sa babysitter! Minute... comment se fait-il que je le retrouve à deux pas de chez moi?! Il ne m'a quand même pas suivi tout le trajet?!!

-Non ? assure t-il avec la tête d'un chiot trop heureux de retrouver son maitre. J'y crois pas...

Jamais je n'ai trouvé qu'il portait si bien son prénom ridicule que lorsqu'il devient aussi coriace qu'un chewing-gum encore humide collé à la semelle d'une chaussure. Comment me débarrasser de ce pot-de-colle ambulant?... Ah! Qu'il aille me chercher une course! Le temps que je disparaisse... Ô combien c'est cruel, mais Ô combien c'est nécessaire si je veux pouvoir lui échapper! J'aurais du me douter dès l'instant où je lui ai proposé mon aide que les choses prendraient un tel tours...

Enfin chez moi, je pousse la porte du pied avant de me débarrasser de mes affaires. Je l'imagine, sa guitare sur le dos, son flacon de paprika en main, attendant tristement devant les portes de la supérette d’apercevoir ma silhouette revenir de je ne sais quel coin, et non loin un artiste de rue jouant une triste complainte pour accompagner la scène... Qu'est-ce qu'il croit, que je me suis trimballé sa personne ci et là toute la sainte fin d'après-midi pour l'aider? C'est surtout que je m'amuse!!! Mais mes farces terminées et passé le seuil de chez moi, je ne suis plus Therence-le-grand-frère-des-cours-de-récré-et-professeur-d'éducation-sexuel-bénévole, je suis Therence-l'avachis-qui-profite-de-sa-soirée-de-libre-en-solitaire. A Caracole-l'assisté-de-la-vie-et-des-sentiments de redevenir Caracole-le-brave-et-obéissant-fiston-qui-va-faire-la-fierté-de-sa-maman-d'adoption-et-devenir-un-homme,-un-vrai!  

Je termine de ranger les courses, accroupis devant le mini frigidaire, quand le chien de la vieille de l'appart' du dessous se met à aboyer sans interruption. Comme un avis de tempête que seul le sixième sens animal serait capable de détecter... foutu clébard, ça devrait pas être permis dans une résidence collective, ça raisonne partout dans l'immeuble. Mais peut-être parce que moi-même j'ai perçu un craquement sur le palier, un frisson me traverse l'échine. Soupçonneux et pas spécialement superstitieux, j'incrimine l'air frais qui émane du garde mangé, quand on toque distinctement cette fois. Je redresse le nez du frigo et coulisse un regard inquiet dans mon dos avec la même lenteur que le bruissement caractéristique de ma porte qui s'ouvre...

-Hey, t’aurais pu m’attendre. Non... J’ai cru que tu avais eu des ennuis. Non! Mon tuteur est toujours libre…

NON!!!

-Et il n'est pas ici!!! gueulè-je en me redressant prestement pour me précipité vers lui en deux enjambées. T'as rien à foutre là, c'est pas un refuge pour chien perdu! Aller! OUSTE!

Je l'attrape par les épaules, lui fais faire un demi-tour sur lui-même, et je le pousse dehors sans ménagement. Le claquement de la porte raisonne dans les escaliers, ainsi que les bruits de verrous et de loquet. Et puis le silence...

Je rêve?! Mais pour qui il me prend, y a pas écris nounou, babysitter, assistante sociale, et encore moins ami de substitution ou refuge sur mon front! Qu'il retourne chez sa mère!

Il recommence à cogner à la porte. J'inspire profondément.

-Rentre chez toi. J'ai pas la place de faire entrer quelqu'un de plus dans cette piaule.

Bien sur que si, rétorquerait l'ado auquel je viens de ré-ouvrir la porte le temps de lui dire ces quelques mots, puisqu'il y a posé un pied et qu'il a bien vu qu'il pourrait y entrer, quitte à ce faire tout petit petit dans un coin.

-Ta guitare prend de la place.

Et si ça n'est pas sa guitare, alors ce sera son aura, et si ça n'est pas son aura, c'est mon espace vital qui est trop grand! Voilà! Je ne veux pas de lui chez moi, et je ne céderais pas!

Je lui claque à nouveau la porte au nez. Il finira par s'en aller...

Je jurerais entendre une supplique plaintive, à moins que ce soit le son que traduise de nouveau toquement, j'en sais trop rien. Toujours est-il que le chien du deuxième ne la ferme pas, et que j'ai un loup indécrottable sur mon palier! J'allume la musique et force le volume à fond. Peut-être que si je lui asperge le museau d'eau... ça marchait pour faire fuir le chat d'une voisine quand j'étais môme...

-GARNET!!!

Je sursaute vivement aux coups de bourrin qui retentissent sur ma porte. C'est plus Caracole, ça, et cette voix de crécelle défraichie, je la connais bien...

-Madame Campbell... ouvris-je à la vieille bique, le bras nonchalamment appuyé sur le chambranle de la porte, mon sourire de charmant garçon collé au visage.

Son Yorkshire affublé d'un nœud et d'un lainage ridicule et dont le collier mentionne le doux nom de "Sweety" grogne et aboie sans discontinuité vers le pauvre Caracole comme un chien possédé qui compte bouffer un morceau de prêtre. Si elle ne le tenait pas fermement entre ses mains rachitiques qui contrastent avec son gabarit robuste et vouté de retraitée accroc à sa télé, ce serait déjà fait. La connaissant, Caracole à du se faire bousculé du passage et jauger comme un énième fauteur de trouble à ma porte pour lui permettre de me parler en personne...

-Qu'est-ce que c'est que ce boucan?! Vous avez vu l'heure?! Je n'entend plus la télévision! Et qu'est-ce qu'il ce passe ici, vous cachez un animal?

-J'ai jamais eu d'animal Madame Camp-

-Il les sent les animaux mon Sweaty! Il ne fait pas du bruit pour rien lui vous savez!


...Tout juste lorsqu'il entend un bruissement dans l'immeuble... Je lorgne sur le lupin en le dissuadant de faire quoi que ce soit qui puisse exciter ce brailleur à poil long plus qu'il ne l'est. Est-ce que les garous n'ont pas un bouton "off" pour cacher leur nature?!

-Il y a une fille là dedans? Mais en quoi ça la regarde... Ne vous avisez pas à faire du bruit Garnet! Ou j’appellerais la police!

-Et j’appellerais la fourrière... grincè-je entre mes dents, le sourire bien trop poli. Je suis certain que ça soulagerait beaucoup de monde dans cet immeuble.

-Oh!!! Sale petit...

Au même moment le chien s'étrangle d'un couinement risible, peut-être face à l'autorité oculaire d'un loup? Je choppe Caracole par le col, l'attire dans l'appart', et referme la porte sur la vieille qui vocifère encore quelques instants avant d'aller retrouver son programme télévisé non sans s'étonner du calme soudain de son toutou et claquer sa porte de manière expressive. Je soupire avant de me retourner vers le fautif, le visage sévère...

-... Comment ta seule présence peut mettre une telle pagaille...

Je suis sur qu'il pourrait débarquer dans un QG top secret et se contenter de siroter en posant des questions bénignes à ses membres qu'il déclencherait des bagarres...

-Et ne t'avise plus de renifler ma piste pour me retrouver! C'est clair? Ou sinon je te jure que...

... Que... Rah! Je balance le bras pour lui faire signe de laisser tomber. En fait, je ne sais pas comment on fait pour échapper à un loup, mais... l'idée était là. Bref. Il faut que je me rende à l'évidence : je ne pourrais pas me débarrasser de Caracole et me retrouve avec ce squatteur chez moi maintenant...
... Je me sens lessivé.

-... Installe toi. Pose tes affaires dans le coin si tu veux... me massè-je le visage en lui désignant le coin à côté de la porte d'entrée puis le sofa.

Bienvenu chez Therence Garnet, un sublime 15m² à la disposition ergonomique, où le bazar lycéen de bouquins et paperasserie diverse côtoie un b*rdel de bricoles, d'emballages vides et de vaisselle qui s'empile. Parce qu'on m'excusera, mais j'ai pas pris la peine de ranger puisque je n'avais pas prévu d'avoir un invité!!!
Je me contente de débarrasser le gros de la pagaille, c'est pas non plus comme si je vivais dans une poubelle.

-Soda?

J'ai du jus de fruit, du lait... je garde les deux dernières bières pour moi. De toute façon, un loup ça ne peut pas se souler. Je décapsule ma bouteille, lui tend la boisson de son choix et m'assoie sur mon lit de sorte à être face à lui.

-Écoute Caracole. A propos de ton paternel, je sais qu'il court dans la nature, et t'as le droit de pas être rassuré. Mais t'aurais mieux fais de rentrer chez toi dans ce cas. Je suis pas ton garde du corps.

Mon ton est moins agressif, plus compréhensif. Therence Garnet ne se mêle pas de la vie des autres, pas plus qu'il n'a besoin que quelqu'un se mêle de la sienne. Chacun ses problèmes, à chacun d'y faire face. Tout ce que je peux faire, c'est lui apprendre à se défendre, au moins l'aider à prendre confiance en lui et ses capacités pour être apte à le faire. Mais je suis sérieusement pas un défenseurs des opprimés, et j'ai aucune envie de le devenir.
Mais le discours du gamin est autre. Quoi, il avait peur que le type me fasse du mal, à moi?!

-Je vois pas pourquoi ton beau-père me ferais du mal. joigne-je le goulot à mes lèvres sceptique et surtout réaliste.

On est pas pote. J'ai aucun respect pour ce mioche. Je suis pas non plus un loup comme lui, ni lié à ces créatures plus que d'autres non-surnaturels au courant le sont, outre une relation atypique que peu me connaisse et ce que la peinture d'un visage lupin plaqué parmi quelques posters puissent manifestement le laisser imaginer. Je lui enseigne à se rebeller un peu, c'est vrai, mais on ne peut pas dire que ça porte beaucoup ses fruits, et surtout, qu'est-ce qu'un pervers psychopathe qui a réussi à élever son gosse comme un outil de combat aurait à craindre qu'un simple camarade d'école arrive à lui nettoyer le cerveau? Je suis ni un gourous, ni un monstre des services sociaux. A la rigueur, si son père avait été du type protecteur, alors ouais, j'aurais eu une raison de m'inquiéter de voir papa venir casser la figure au vilain Therence qui embête son précieux fiston. Mais dans son cas... ça ne risque pas d'arriver. C'est franchement pathétique quand on y pense. J'en serais désolé pour lui vu comme ça...

-Faut vraiment que t'apprenne à devenir plus impressionnant! conclu-je en me levant d'un bon vif et lui assénant un nouveau coup dans l'épaule en lui passant à côté.

Je rassemble la vaisselle sale, dégage l’égouttoir, règle l'eau chaude et balance un torchon à Caracole. Qu'il vienne m'aider tant qu'à squatter chez-moi!

-J'espère que t'es pas un habitué du lave-vaisselle.

J’entends encore Bruny, sidérée de découvrir qu'au XXIe siècle certain lave encore leurs gamelle à la main... tout le monde ne vis pas dans un château avec des domestiques ménager à disposition, Princesse, lui avais-je rétorqué, lui arrachant un far que je n'oublierais jamais. Et lui? Il a voyagé de pays en pays, a été initié à divers sports de combats... Ses parents semblent avoir des moyens. A moins qu'ils aient poussés le vice en l'embrigadant aux cuisines, j'en conclu qu'il n'a pas manqué d'un minimum confort. Ce qu'il en est maintenant qu'il est contraint à une nouvelle vie en revanche... j'ai conscience combien passer d'une situation à une autre peut-être bouleversante, jusque dans les détails les plus insignifiants. Mais je ne tiens pas à avoir sa confirmation.

-Il faut que tu arrêtes de compter sur les autres. lâchè-je en lui tendant un verre humide.

Je lave, il essuie. Je lui ai ouvert le placard où ranger chaque couverts à sa place.

-Je dis pas que tu dois vivre isolé, seulement... personne ne pourra mieux te comprendre et t'aider que toi même. Même face à ton paternel.

Ce n'est pas du pessimisme de grand solitaire. C'est une cruelle réalité. Sa mère l'a abandonnée, il a perdu son père de substitution, et rien ne garantis que la femme qui a décidée de le prendre sous son aile sera toujours là pour lui. Moi même je ne peux pas lui promettre de rester éternellement dans les parages. J'ai mon propre chemin à mener, et qui sait où il me mènera au bout du compte. Beacon Hill n'était pas une destination au départ, mais un passage sur une route inconnu. Enfin ça reste toujours à confirmer... Alors bien sur, l'adolescent n'est pas fidèle à son indépendance comme moi, sa fierté est à travailler. Il a encore trop besoin des autres. Pourtant, quoi que la vie lui réserve, lui dont le beau-paternel est un danger, dont le nouveau gardien est mort et qui n'a personne de solide chez qui se réfugier... Il est peut-être plus lucide d'envisager que la vie ne lui fera pas plus de cadeaux, et que s'il veut survivre, il va devoir accepter de vivre par lui-même. Avec ses propres forces.

-Tu te rappelles, ce jour là au bahut? Quand on a discuté. Je t'ai appris comment faire.

Se tenir debout. Faire face. Se battre. Fuir, mais pour mieux attaquer en retour, ne pas se laisser influencer par l'adversaire, rester centré sur sa propre valeur. Et surtout, ne jamais laisser tomber. Ça ne vaut pas pour un corps à corps, ça vaut pour appréhender la vie dans son ensemble. C'est pas évident pour lui, je m'en doute, d'autant qu'il semble incapable de vivre sans quelqu'un pour l'accompagner. Mais je reste sur mes positions à ce propos.
Qui pourrait dire si mes conseils sont judicieux de toute façon? Qui pourrait dire si mes paroles sont justes ou au contraire désastreuses?
Je ne suis peut-être pas un bon guide. Mais je suis le seul qu'il est.

Mais lorsque je vois son air penaud à évoquer tout ça... Je soupire discrètement. Je ne peux que l'aiguiller, mais le seul qui puisse le faire vraiment évoluer, c'est lui-même après tout...

Je le reluque en m’essuyant les mains une fois l'évier vide.

-Tu contrôles ton loup? changè-je plus ou moins de sujet.

Tout à l'heure au café, il a salement abimé la table en situation de stress. Je ne suis pas à 100% certain de mon coup, mais je veux croire que je gère assez la situation pour savoir jusqu'où aller. Je ne peux pas retenir un petit sourire amusé avant de proposer.

-Fais voir ta tête de garou!

Je balance ça comme un défis entre pote en même temps que la serviette qui atterrie sur sa tête pour le faire réagir. Il m'a fais le coup des yeux, m'a tordu le poignet, à laisser sortir ses griffes, mais j'ai jamais vu sa tronche de loupiot. Je suis curieux! Et puis ça me permet à la fois de constater combien il se maitrise et de pouvoir mieux juger ces bestioles là. Je me vois mal demander aux garous que je connais de me montrer leurs tronches pour le plaisir de se faire examiner...

-J'ai vu des loups montrer leur visage sans qu'ils ne perdent le contrôle. expliquè-je mon manque d'inquiétude. Je veux voir comment tu peut-être impressionnant!

Voir quel genre de soldat semi-animal le beau-paternel a essayé de créer et qui pourrait être l'insoupçonnée source de confiance-en-lui du loupiot. Je jette un coup d’œil vers la fenêtre, la nuit qui pose son voile.

-A moins d'être en période de pleine lune ou sous le coup d'une grande émotion, il me semble que les loupiots sont capable de prendre leur forme lupine sans se transformer en fous furieux. Je me trompe?

Alors? On est juste entre nous, qu'il fasse voir!

© Halloween sur Never-Utopia



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Caracole O'brien

avatar


Humeur : toujours joyeux

Messages : 1160
Points : 1252
Réputation : 79

Date d'inscription : 29/12/2014
Age : 29
Localisation : A beacon hill, toujours en présence de Liaminou

MessageSujet: Re: Les explications d’un Therence et les rougissements d’un Caracole. (Feat Therence)   Ven 20 Jan - 20:31




Visite rapide de l’appartement de Therence





Sur le palier de l’appartement de Therence, j’attends un moment et frappe sur la porte. Je tape et n’obtiens aucune réponse jusqu’à ce qu’il m’ouvre, et, comme un chien sauvage, je lui parle sans arrêt. Pourquoi est-il parti sans rien dire ? Pourquoi ? Et si mon tuteur passait par là et l’avait suivi, qu’aurait-il pu faire ?

Therence me répond encore plus fort, mais je reste encrée dans mon idée.

-Et il n'est pas ici!!! (Il se rapproche de moi, vraiment en colère). T'n’as rien à foutre là, c'est pas un refuge pour chien perdu! Aller! OUSTE!
— Oui, mais t’as oublié ta commande, dis-je pour changer de sujet.

À peine ai-je le temps de finir ma phrase, qu’il me prend par l’épaule pour me mettre à la porte et la claquer sous mon nez.

-Rentre chez toi. J'ai pas la place de faire entrer quelqu'un de plus dans cette piaule.
— Si, t’as plein de place.
-Ta guitare prend de la place dit-il recommençant son manège en claquant la porte.
— Menteur. J’applique ce que tu m’as dit, imposé ma présence.

Je reste sur le seuil de son antre, jusqu’à l’arrivée d’une femme assez étrange et colérique, accompagnée de son chien tout aussi… Euh, comme sa maîtresse, à moins que ce soit la elle qui ressemble à son animal de compagnie ? Elle me bouscule sans vraiment me voir, se pensant supérieure.

— Bonjour madame, dis-je, restant polie comme on me l’avait appris.

La dame frappe à la porte, hurlant le nom de Therence.

-GARNET!!!

Ce dernier ouvre la porte et semble totalement différent. Il est plus calme, moins menaçant. La kryptonite de Therence ?

-Madame Campbell...

Il ouvre la porte et je m’amuse à le saluer une nouvelle fois, sans me faire remarquer par la femme. Elle lui hurle à nouveau dessus et parle de son chien et de mon odeur ?

-Qu'est-ce que c'est que ce boucan?! Vous avez vu l'heure?! Je n'entends plus la télévision! Et qu'est-ce qu'il se passe ici, vous cachez un animal?

J’écoute la discussion sans rien dire et ne bouge pas quand le chien me jappe dessus, pire qu’un monstre lui. Je ne lui ai rien fait et il me gueule dessus comme ça. Il est mal élevé… Puis, une idée me vient en tête. Vu que les loups-garous descendent des loups et les chiens aussi, comment ça se fait qu’on ne puisse pas les comprendre ? Je poserai la question à Stiles, tiens.

Je souris, content et reprend la conversation en route.

-J'ai jamais eu d'animal Madame Camp-

-Il les sent les animaux mon Sweaty! Il ne fait pas du bruit pour rien lui vous savez!

J’attends encore un peu et commence à m’impatienter. La dispute reprend de plus belle, comme si la femme ne parlait qu’en gueulant.

-Il y a une fille là dedans? Ne vous avisez pas à faire du bruit Garnet! Ou j’appellerais la police!

-Et j’appellerais la fourrière... termine-t-il par dire, je suis certain que ça soulagerait beaucoup de monde dans cet immeuble.

-Oh!!! Sale petit...

Je lève la main, comme à l’école et m’apprête à parler quand Therence m’explique, par son regard, de ne pas faire d’esclandre. Je regarde le chien pour le faire taire et tente de l’amadouer. Il se met à couiner et se cache encore plus dans les bras de sa maîtresse.

— Je suis désolé, votre chien doit surement sentir mon chat.

Pourtant, je n’ai pas le temps de connaître la suite, que je me fais traîner dans l’appartement de Therence, lui qui ne voulait pas de moi, car j’étais trop encombrant, il change d’avis.

— T’as vu je prends pas tant de place que ça.

— ... Comment ta seule présence peut mettre une telle pagaille...

Je ne lui réponds pas, comme s’il se parle à lui-même, ou plutôt qu’il n’en attend pas.

-Et ne t'avise plus de renifler ma piste pour me retrouver! C'est clair? Ou sinon je te jure que...
— Ben, t’as oublié ça ? lui lancé-je en lui mettant sa commande sur le visage.

Il me fait signe alors de ne pas lui répondre, mais trop tard.

-... — Installe-toi. Pose tes affaires dans le coin si tu veux...

Il se masse le visage. Je baisse la tête et installe mon sac et ma guitare de sorte que cela n’empiète pas trop dans son appartement. Je regarde doucement autour de lui et ne vois pas beaucoup de place. Je me demande pourquoi il vit ici ? L’appartement est plein de bordel, de livres empilés, de boites vides… et d’autres choses.

-Soda?

Je souris quand il me propose à boire et lui réponds oui. Un jus de fruit d’ananas.

-Écoute Caracole. A propos de ton paternel, je sais qu'il court dans la nature, et t'as le droit de pas être rassuré. Mais t'aurais mieux fais de rentrer chez toi dans ce cas. Je suis pas ton garde du corps.

Je regarde mon verre puis Therence et retourne sur mon verre. Je ne sais que dire. Même si j’ai vécu toute ma vie avec lui, je ne sais pas comment il réagirait à cela. C’est comme répondre à pourquoi il fait ce qu’il fait.

— Euh, peut-être parce qu’on était ensemble. Parfois il lui suffit d’un rien pour s’attaquer à quelqu’un.
— Faut vraiment que t'apprenne à devenir plus impressionnant!

Il m’offre un nouveau coup à l’épaule après s’être levé dans un simple bon. Je le regarde sans comprendre son geste. Therence a deux personnalités pour passer d’un extrême à l’autre ?

Je regarde ce qu’il prépare. Il range sa vaisselle sale, prépare le tout pour une soirée lavage à main. Pour montrer qu’il a besoin de mon aide, il me lance un torchon :

-J'espère que t'es pas un habitué du lave-vaisselle.
— Oui, je faisais la vaisselle à la main avant, souris-je tout content.

Therence réfléchit à quelque chose et reste absent quelques minutes, sans que je comprenne pourquoi. Je m’apprête à l’appeler quand il me sort :

-Il faut que tu arrêtes de compter sur les autres. lâchè-je en lui tendant un verre humide.

Je sursaute, prends l’assiette qu’il me donne, l’essuie puis la range dans le placard qu’il vient d’ouvrir.

— Pourquoi ? demandé-je timidement, en rangeant un couteau qu’il venait de me donner.

- Je dis pas que tu dois vivre isolé, seulement... personne ne pourra mieux te comprendre et t'aider que toi même. Même face à ton paternel.

Je regarde la dizaine de fourchettes que j’ai en main, l’écoute et lui dis une simple phrase qui me revient en mémoire.

– Qui connaît son ennemi comme il se connaît, en cent combats ne sera point défait, cité-je dans un souffle.
-Tu te rappelles, ce jour là au bahut? Quand on a discuté. Je t'ai appris comment faire.

Je lui souris, et d’un signe de tête lui réponds : oui.

J’essuie la dernière assiette et regarde Therence un instant. En s’essuyant, il m’observe un long moment.

— Qu’est-ce qu’il y a ?
-Tu contrôles ton loup? changè-je plus ou moins de sujets.

Je ne sais pas quoi lui répondre. Est-ce que je le contrôle ? Ou est-ce lui qui me domine ? Je n’en sais rien. Tout ce que je sais, c’est qu’il aime bien s’amuser avec moi. Enfin, c’est ainsi que je le comprends avec les images qu’il m’a envoyées lors de ma nuit avec Liam.

-Fais voir ta tête de garou!

Je stresse sous sa demande. Voir ma tête de loup ? Pourquoi il veut la voir ? Je me masse les mains, transpire. Personne ne m’a encore demandé cela. Vais-je y arriver ? Et comme pour me faire oublier mes questions, il me lance le torchon sur la tête.

Je regarde mes ongles, pour voir si j’arrive à les faire pousser.

-J'ai vu des loups montrer leur visage sans qu'ils ne perdent le contrôle. Explique-t-il, je veux voir comment tu peut-être impressionnant!

Je le regarde, puis retourne à mes ongles. Je ferme les yeux, tente de le faire sortir, de faire sortir les poils, les ongles les crocs. Après un moment, je commence à sentir le loup forcer mes traits. Ses poils se développent doucement, ses dents augmentent et sortent presque de ma bouche. Nos ongles se relient en une sorte de pointe. Une fois la transformation faîte, je réfléchis à ce que je dois faire et récite le nom de tous les gens que j’aime, toutes les personnes qui m’aident à rester moi-même et relève la tête vers Therence.

Mon loup se met à hurler soudain, imité par le chien de la voisine apeuré. Surpris, je montre mon inquiétude sur le retour de la voisine après mon erreur. Je dois vite redevenir humain avant qu’elle ne revienne.

— Garnet, c’est quoi ce bruit, je sais qu’il vient de chez vous, s’insurge la voisine en tambourinant à la porte.

Therence pousse un juron avant de me forcer à perdre forme lupine. Je me concentre à nouveau, m’imagine rentrer nos ongles, nos dents pour redevenir moi. Ce jeune garçon, amoureux de Liam, avec ses amis et toutes les personnes qui l’aiment ou le détestent.

Avec tout le bruit qui se propage dans l’appartement, qui se démultiplie avec mes dons, j’ai du mal. Si cela continue, elle risque de faire exploser la porte. C’est une louve elle ? Par chance, ou que sais-je encore, j’arrive à cacher ma nature. Quand je dis tout simplement :

— C’était quoi ce bruit ? Il y a des ours ici ?



© Fiche by Mafdet MAHES




Une nouvelle vie commence avec toi. Une vie de bonheur, (saupoudré de petit problème, comme toute vie de couple).
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Therence Garnet

avatar


Humeur : Effronté
Messages : 929
Points : 1085
Réputation : 162

Date d'inscription : 27/12/2014

MessageSujet: Re: Les explications d’un Therence et les rougissements d’un Caracole. (Feat Therence)   Sam 5 Aoû - 22:58



Fin d'apprentissage
Spoiler:
 

Non d'un Bisouloup... Je devrais le virer dehors. Non content que j'ai sacrifié mon après-midi à lui enseigner les choses de la vie en trois leçons, des bases à la bibliothèques, en passant par la location de quelques vidéo licencieuses puis avec mes meilleurs conseils séductions, je me retrouve un pot-de-colle esseulé sur le seuil de mon appart'. Cet idiot serait capable de croire qu'on est ami si je le garde chez-moi. Mais quand son paternel qui en a après lui revient sur le tapis, je fini par capituler. Il peut bien rester cinq minutes... Autant qu'il se mette à l'aise et me dise ce qu'il veut boire...

...Jus de fruit d'ananas, qu'il demande. Regard blasé. Je vais faire comme si je n'avais rien entendu et je lui sert un jus de fruits classique. Je cache pas un bar à cocktail dans mes placards! Qui aime le jus d'ananas sérieusement?...
Puis je l'invite à essuyer la vaisselle et ça suffit à lui tirer un sourire jusqu'aux oreilles. Ce gosse est... désespérant. Mais dans le fond, ses réactions ne me paraissent pas si étrangère. Il a seulement besoin qu'on lui prête de l'attention... Ça n'empêche, je lui fais remarquer qu'il devrait apprendre à compter d'avantage sur lui même sans espérer des autres. Sur quoi il cite, d'une traite.

-Qui connaît son ennemi comme il se connaît, en cent combats ne sera point défait.

Je le regarde avec des billes surprises. Parfois, ce môme est flippant...
Et sinon... il sait contrôler son loup? Qu'il fasse voir! Ça le rend visiblement nerveux. Il ne doit pas avoir l'habitude. Mais je veux croire être capable de gérer. C'est qu'un môme, et même si la part animale devait ne pas me voir d'un bon œil, je sais que l'humain s'est trop attaché à moi pour ne pas se maitriser un minimum. J'insiste, mais sans le presser, conscients de ce que je lui demande.
Caracole fini par accepter. Il se concentre, marmonne quelques noms pendant que son apparence change sous mes yeux. Je contemple la scène, fasciné. C'est un véritable petit garou qui se tient devant moi, sagement, dans mon appart'...

... Et qui ne trouve rien de mieux qu'à hurler comme le sale loupiot qu'il est!!!


-Ne... refais... plus jamais... ça!!! grondè-je, à la limite de l'explosion.

Et qu'il ne m'accuse pas de l'avoir inciter à faire le loup, hein! J'ai du descendre aller m'expliquer avec la vieille Campbell et d'autres résidents alertés par le bruit, en jurant qu'il s'agissait d'un enregistrement pour compléter un exposé sur le sujet des loups pour les dissuader de débarquer ou prévenir les autorités compétentes. Ce môme va finir par m'attirer des ennuies...

J'imaginerais presque le lupin avoir les oreilles baissées et la queue rabattue entre les jambes au vu de sa bêtise. Il me donne toutes les raisons de le virer. D'ailleurs, je vais le virer! Mais...
...Mais Je jurerais l'entendre couiner comme un chiot mal-traité qu'on abandonne sur le bord de la route un jour de gros orage. Soupir.
Il commence à faire tard, qui sait qui peut bien trainer dehors pour un niais dans son genre. Je me concerte avec moi même avant de fouiller la poche de mon jean et lui balancer mon téléphone.  

-Tiens. Appelle ta mère. Dis lui que tu passes la nuit chez quelqu'un que tu connais.

Je ne voudrais pas qu'elle se fasse un sang-d'encre à ne pas savoir où est passé son protégé vu sa situation. L'air de rien, je reste attentif à la conversation. Je ne pense pas me tromper en pensant qu'ils ont de bonnes relations et que le mioche est en sécurité avec elle. Mais l'appel terminé, Caracole me découvre qui l'attend, posé contre l'évier, les bras croisés.

-Imagine pas une seule seconde que je t'ai permis de rester pour pantoufler sur mon canapé comme si je t'avais invité! Qu'il aille pas croire que je fais ça pour lui surtout! Je cherche la farine, un saladier, et lui ouvre le frigo. T'as dis que tu savais cuisiner, non?

Alors qu'il nous concocte le petit dessert qu'il m'a promis en échange de tous les merveilleux et altruistes services que je lui ai rendu pendant que je m'occupe de préparer quelque chose avec la paprika qu'il a acheté.


Il restait des escalopes de poulets et des carrés de patates dans le frigidaire. Le repas se passe sur fond de musique rock que je lui fais découvrir, et de discutions banales sur l'école, ses gouts. Il doit bien aimer autre chose que les art-martiaux et cuisiner. Enfin, Caracole ici pour la soirée, l'estomac plein, nous reste à terminer notre programme spécial sur un ultime examen...
Je tire le DVD du vice de son sac et affiche un sourire de diable...


Des "Mmh", des "Anh", des "Ooh". Affalé dans le sofa, un bol de pop-corn entre nous et l'ordi sur la petite table en face, je mate comme certains mâteraient un match de foot. Ce faux dépucelage sur fond de vie estudiantine qu'il avait choisi au vidéo-club, c'est plat, c'est surjoué, c'est tout sauf piquant! Ça manque cruellement d'allemand qui se dévoue devant sa webcam... Mais Caracole en revanche, qui à tout à découvrir du monde merveilleux de la pornographie, il a pas intérêt à jouer les blasé! Je le reluque du coin de l’œil et le bouscule du coude.

-Aller, me dis pas que ça te fais rien? Hein?

Comment il pourrait rester de marbre en visionnant pour la première fois ce genre de film?! Est-ce que ce sont ses oreilles qui sont si rouges?

-Imagine tu fais ça à Liam...

Gniark, gniark. Oh, hum, par contre, je ne veux pas qu'il fasse n'importe quoi dans mon salon! Il a la salle de bain et le papier toilette en cas d'impatience, et il se débrouille seul avec ses malaises! Je me suis peut-être proposé pour l'instruire, j'ai passé l'âge de jouer à faire pleurer Pôpaul avec les copains. Une activité sans dérapages ni arrières pensées, s'entend. Des orgies, ça m'est arrivé, mais avant de jouer les Casanova sans limites j'ai aussi été un gamin qui se découvre bêtement et sans éprouver pour ses congénères masculins d'autres sentiments que de la camaraderie crétine. Je retiens difficilement un sourire goguenard à juger l'état du loupiot et lui tend le coussin qui traine à côté de moi qu'il puisse m'épargner la vision de son pantalon trop tendu et se donner l'illusion qu'il a encore un peu de dignité à mes yeux. Ouais, faut reconnaitre que ça devient plutôt chaud... et vas-y que je te caresse de partout, et vas-y que je te lèche là où tu n'ira jamais fourrer ta langue, et vas-y que je crache dans ma main, et que... je prépare... mon point...

-Heu... Houlà! Ferme les yeux! Ferme les yeux j'te dis!

J'écrase ma main sur les yeux du môme qui n'est pas prêt pour ce qui se trame, et tente d'un côté de sauvegarder le peu d'innocence qui lui reste et de l'autre de pianoter sur l'ordi.

-Tu sais quoi? parvins-je à arrêter le film à temps et me lever aller dénicher un DVD sous la TV. Je crois que t'as compris l'essentiel. On va regarder un autre truc, histoire de se rafraichir le cerveaux. ... Voilà! Un classique, un intemporel, un orgasme cinématographique pour le cinéphile qui est en toi! LE film que tu dois voir au moins une fois dans ta vie si tu ne veux pas passer pour un inculte et que ton petit cœur d'adolescent à problèmes et aux prémisses de sa vie sentimentale ne pourra qu’apprécier à sa juste valeur, brave Platon! Je nome : "La fureur de vivre"!

La réaction n'est pas tout à fait l'engouement que j’espérais. Il donne l'air d'un môme qui a une envie pressante à satisfaire... c'est exaspérant.

-... File à la salle de bain. Je vais refaire du pop-corn en attendant. Oh : et fais ça si-len-cieu-se-ment! ordonnè-je.

* * *

Le film terminé, nous avons fini par nous coucher, non sans se chambarder. J'aurais fais exprès de me moquer de son apparence de bébé en jugeant sa carrure de crevette à sa sortie de la douche et de le bousculer pendant qu'il se brosse les dents pour que son doigt pleins de dentifrice dérape sur sa joue? Je ne vois pas de quoi il parle. Les odeurs de notre diner flottent encore dans la pièce plongée dans le noir, seule la respiration du loupiot et ma tête qui bruisse sur l'oreiller lorsque je regarde dans sa direction trouble le silence. Caracole pionce sur le sofa. J'allais pas l'inviter à squatter mon lit, faut pas pousser! Il dort bien, il me semble. Je ramène mon visage vers le plafond, pensif. Entre deux boutades, je l'ai interpelé. "Hey, Caracole. T'es presque un homme maintenant." Et au lieux de le bourinner comme à mon habitude, je lui ai présenter mon point, fier de lui, et attendu qu'il cogne ses phalanges au mienne dans un geste complice.

Ça m'amène un sourire. Je ne déteste pas ces heures passées à chahuter ce pauvre môme et lui apprendre la vie. Je ne déteste pas non plus tellement d'avoir une compagnie simple pour égayer ma vie privé le temps d'une journée. Mais à trop me complaire de cette soirée, le souvenir du premier loupiot égaré que j'avais amené ici, un Derek rajeunit, me revient ainsi qu'une petite voix démoniaque qui vient me chuchoter dans la tête. "Méfiance, Therence. Jamais deux sans trois..." J'ouvre de grands yeux ronds. Ah non!!! Je refuse l'idée qu'un troisième luron à poils hirsutes finisse par échouer par ici! Je ne crois pas aux superstitions de toute façon. Je tente d'échapper à cette pensée en me rabattant méchamment sous ma couette.

Puis les paupières clauses, berçé par les ronflement du mini loup, je m'endors avec un sourire comblé aux lèvres.
C'était quand même une sacré chouette journée.


Spoiler:
 

©️ Halloween sur Never-Utopia



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Les explications d’un Therence et les rougissements d’un Caracole. (Feat Therence)
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Plus d'explications à propos de Zer.
» C'est le temps des explications... (Hope et Warren ♥)
» Explications entre collègues (MATT)
» C.A.M.P.I.N.G. / Explications.
» Demande de Points et Explications

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Teen Wolf RPG, la limite : l'imagination :: Beacon HillsTitre :: Lycée :: Stade de Lacrosse et vestiaires-
Sauter vers: