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 Nouvelle vie, nouveau boulot

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Miyavi Kyomu

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MessageSujet: Nouvelle vie, nouveau boulot   Mar 26 Avr - 21:44

Grown up and go to work!
Hun…Okay, je ne dis pas que je m’attendais à ce que ce soit facile, mais clairement, je ne prévoyais pas d’être aussi stressé avant même de traverser la rue ! Je ne sais pas pourquoi j’accorde tant d’importance à cet entretien. Enfin si, je sais, mais je comprends pourquoi d’autres ne comprendraient pas. C’est vrai quoi. Concrètement, j’ai déjà un boulot, qui paye bien en plus. Et franchement, ce n’est pas le plus contraignant du monde. Et puis je l’aime bien mon boulot. Mais j’ai changé. Ça fait déjà quelques mois que j’enregistre des reprises de certaines musiques. Pas de costume plein de strass, ni de danse osée ou de fan service. Juste ma gratte et ma voix et des très belles chansons. Je suis auteur-compositeur-interprète, mais en ce moment, j’ai du mal à poser des mots. D’autres le font très bien alors j’essaye de trouver vers quoi je veux aller et je chante les chansons qui me parlent, qui me font réagir, en espérant atteindre le cœur de ceux qui m’écoutent.

Il a fallu que j’attende d’être majeur pour envisager cette opportunité, mais j’ai commencé à entrevoir ce changement depuis un bon moment. J’en avais déjà parlé à Noah, puis à James, mais plus comme une envie, presque une folie. Depuis que je me suis remis les idées en place, cette envie s’est ancrée et la réunion de la meute la dernière fois, a fini de me décider. Il est temps que je grandisse. Et il est temps que cela se voit. Mon agent est bon, mais il est lié à l’industrie japonaise des Boys Bands. Même s’il a réussi à m’en sortir par moment avec des albums à sonorité Rock ou Punk, il ne peut, sauf  évènements, m’obtenir des contrats moins…destiné aux ados. Quand je lui ai parlé de mon projet, il a semblé ému. Je suis toujours sous contrat avec lui, mais même lui m’a poussé à me lancer. Alors, avec de l’aide, j’ai créé une nouvelle page, un nouveau nom. Une nouvelle identité musicale. Tant que je ne serais pas autonome, je continuerais à prendre des contrats, même s’ils ne me ressemblent plus tellement. Mais j’espère m’émanciper petit à petit. Et le premier pas vers le monde des adultes, c’est de trouver un travail.

Je suis majeur, mais avec mes difficultés à lire et écrire, je dois encore valider plusieurs matières. Alors j’assiste à certains cours, mais pas à tous. Il y a des cours que je masterise et les profs ont finis par accepter l’idée.  Alors pour le moment, je postule pour un mi-temps. Plusieurs de mes fans, adultes, m’ont parlé de ce nouvel établissement : Le Pink Print. Et c’est exactement ce que je recherche, un endroit où je puisse grandir. Pas forcément musicalement, ou pas seulement en tout cas. Bon, évidement, dans l’idéal, j’aimerais avoir la possibilité de me produire de temps à autres sur scène. Mais pour être honnête, j’accepterais toute les missions. Je peux chanter et jouer de la musique, mais je peux aussi danser, faire le service ou même la plonge.

Quand j’ai confié à Robin mon envie de travailler, de vraiment travailler, pour un patron, il n’a pas trouvé ça loufoque ou stupide. Et avec James et Noah, ils m’ont aidé à faire mon CV et à préparer mon entretien parce qu’il semblerait que convaincre Monsieur Amaro ne va pas être aussi simple que ça.

Alors c’est vêtu d’un pantalon droit noir et d’une chemise de la même couleur, classique, avec des revers et coutures bleus qui renvoient aux irisations de mes yeux, que j’ose enfin franchir le pas de l’établissement. Je ne fais pas le fier. Je n’ai plus eu à prouver que je savais chanter depuis mes premiers pas sur une petite scène japonaise. Et je n’ai jamais exercé d’autre métier que celui d’artiste ou d’homme de main. Mais là, je veux vraiment travailler ici. Faire le service, ou même la plonge s’il le faut.

Ah, le voilà. Le patron. Il en impose. Je ne suis pas du genre à baisser les épaules, ni en partir la queue entre les jambes, enfin, vous m’avez compris…mais, je dois bien l’avouer, il est intimidant. Et je ne suis pas là pour me battre, mais pour trouver un travail. Alors clairement, je n’exalte pas de confiance en moi pour le coup.

Mon premier réflexe et de m’incliner. Les manières japonaises sont ancrées en moi d’une bien étrange façon. Je n’ai pas découvert ce pays avant mes treize ans. Pourtant, certaines coutumes sont naturelles. Toutefois ce geste ne dure et je m’avance, après m’être assuré de ne pas le déranger pour me présenter en tendant la main.

«  Monsieur Amaro, bonjour. Miyavi Kyomu, enchanté. J’espère que je ne vous dérange pas. Je souhaite postuler pour travailler au Pink Print. S’il vous plaît.  

J’aurais pu lui envoyer mon CV, mais je ne voulais pas que mon âge sur le papier n’envoie celui-ci à la poubelle, hors c’est l’une des premières informations visibles. Au moins, face à face, en chair et en os, ce n’est pas sur ce critère qu’il me rejettera en premier. Je fais plus vieux, et je compte bien là-dessus pour qu’il m’accorde au moins un entretien.


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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: Nouvelle vie, nouveau boulot   Jeu 28 Avr - 18:03



Ancora
un piccolo lettore ?


Feat : Miyavi Kyomu


L’ambiance est un peu tendue depuis notre retour de Las Vegas. Chacun se plonge dans le travail. L’activité est salutaire pour ne pas ruminer de sombres pensées. Et de l’occupation je n’en manque pas ! Je m’absente une poignée de jours et la maledizione s’abat sur le Pink. Là c’est la laveuse horizontale qui ne veut plus rien savoir. Jerry et Sophie se retrouvent obligés de faire la plonge à la main. Dan et Jessie, les serveurs les aident, mais cette panne met à mal le roulement bien huilé de mon équipe. Le réparateur n’est pas disponible avant le lendemain. De plus, rien ne dit qu’il pourra nous dépanner quand il viendra. Je peste comme à mon habitude. Les clients ont l’habitude de ma verve italienne quand je m’énerve. Le plus étonnant c’est qu’au lieu de les rebuter, ça les fait sourire. Mon style plait. Mais là je suis vraiment arrabbiato ! Je croque le premier qui m’irrite !

- Sophie ? Débarrasse-moi le plan, là. Je vais la démonter pour voir si c’est une panne basique. Si je pouvais la faire tourner, même au ralenti ça serait bien. On va exploser ce soir sans le lave verre !

J’ai remonté les manches de ma chemise et me plonge dans la machine traîtresse. Je retire ce qui peut l’être, rapidement la place que ma barmaid m’a libérée se charge de tôle et de paniers. Le fond du lave-vaisselle est plein d’eau mélangée à du détergeant. L’appareil nous a lâchés lors du lavage. Le produit est agressif pour la peau et Sophie est rapidement au courant par ma bordée d’injures en italien.

- Madre di Dio !

Je cherche ce qui peut bien défaillir là-dedans. Les courroies d’entrainement des paniers me semblent coulisser correctement quand je vois un bout de fil dont l’extrémité émerge légèrement. J’enfourne le bras à tâtons, me pique le doigt sur quelque chose d’acéré. Le produit chimique qui permet d’obtenir des verres impeccables me brûle aussitôt la couenne. Bien entendu, je me cogne le coude et trempe la manche de ma chemise qui est redescendue en retirant vivement ma main.

- Ma per l'amor del cielo !

Par mauvais réflexe, je suce le bout de mon doigt où perle une goutte de sang. Le gout amer du saponifiant m’anesthésie la langue. Giornata di merda ! Mais ce n’est pas une vulgaire mécanique qui va faire la loi face à un Amaro. Ma blessure cicatrisée, je retourne à l’attaque avec plus de précaution.

… Dix centimètres de fil électrique qui sortent de je ne sais où étaient bloqués dans la pompe de vidange… Fort de mon constat, je remonte le tout, colle deux – trois verres sales pour faire un test et rebranche la machine. Sophie me regarde avec une lueur d’espoir. Je lui retourne un sourire triomphant en entendant le lave-vaisselle se mettre en route et faire le plein d’eau.

- Sono l'uomo per il lavoro!

Je repasse côté salle et aide les serveurs. Seulement ma joie est de courte durée. Sophie m’appelle rapidement : le lave-verre déborde. C’est une vraie piscine côté bar… Bilan de l’affaire, j’ai tout démonté à nouveau, pris le numéro de référence de la pompe qui est hors service et rappelé le type de la maintenance pour lui donner l’origine du problème. Grand bien m’en a pris car cela va lui permettre d’arriver avec une pompe neuve qu’il n’aurait pas eue avec lui sans mon indication. Pour me faire pardonner du bordel que j’ai mis, je me suis collé à la plonge. Bon joueur, je prends avec le sourire les plaisanteries et les diverses taquineries de mes clients les plus fidèles.

(...)

Bon sang, il fait quoi le marmot planté là ? Où est Arès ? Il sait bien que je suis intransigeant sur les mineurs qui tentent de venir. J’exige que nous soyons irréprochables avec la législation. Le Pink est la face visible de mon entreprise. Mais pas de vigile en vue pour raccompagner l’adolescent. Il faut que je fasse tout dans ce bar ! Je pose mon torchon et vais à sa rencontre. Un jap’. Je n’aime pas les jap’. Ils ont tous la même tête ! Oui je fais dans le jugement hâtif n’en déplaise au tatoué intégral, Nikolaï.

- Monsieur Amaro, bonjour. Miyavi Kyomu, enchanté. J’espère que je ne vous dérange pas. Je souhaite postuler pour travailler au Pink Print. S’il vous plaît.

Petite courbette réglementaire et dégoulinade de mots de politesse dans une si courte phrase. Je n’aime pas les Jap’ ! Mais il semble avoir attiré le regard de quelques clients. Kyomu est tellement concentré à regarder mes richelieus qu’il ne s’aperçoit pas des signes de salut qui lui sont adressés. Je ne peux pas le virer comme cela. Soupire de ma part.

- Bonjour. Allons discuter de cela dans mon bureau.

Sans regarder s’il suit, je file dans l’arrière salle. Quand je me retourne après avoir ouvert la porte de mon bureau, il est presque collé à mon dos. Étrange, je n’ai même pas perçu sa présence si proche. C’est à ce moment-là qu’une odeur féline me titille désagréablement les narines. Je le jauge sans m’en cacher. L’odeur ne provient pas d’un animal de compagnie avec qui il serait symbiotique. Non, c’est autre chose. Après avoir découvert l’existence des drus, je m’attends à tout de la part de dame nature. Sa nature m'importe peu du moment qu'elle est compatible avec celle du loup que je suis.

(…)

Kyomu m’a donné son curriculum Vitae. Je prends néanmoins le temps de regarder par-dessus son épaule la vue magnifique sur l’Etna qui occupe tout le mur. Ce paysage est apaisant. Il faut vraiment que je monte à son sommet un jour. Marcher sur une bombe naturelle doit être un sacré trip.

Retour au CV. Dix-huit ans ? J’ai envie de lui demander ses papiers. Pour moi quand on n’a pas de poil au menton, on n’est pas adulte. J’allais lire en diagonale quand quelques noms m’interpellent. Je connais un peu le monde de la production pour y reconnaître un patronyme. Il me semble que ce type donne dans le boys band et la musique pour adolescents… tous ce que j’abhorre.

- Que nous soyons clairs. Je vais vérifier chaque point de ce CV, âge compris… Mais admettons que j’ai besoin d’un chanteur. Déjà il n’y a pas de diva au Pink, donc le service et le nettoyage sont l’affaire de tous. Ensuite pour être honnête, vos prestations passées ne sont pas le style de la maison.

Kyomu m’explique qu’il souhaite changer de sonorité musicale. Grand bien lui en face, mais je ne comprends pas pourquoi il cible mon établissement.

- Dernière chose que je ne saisis pas vraiment. Je n’alignerai jamais autant de dollars que ce que vous pouvez gagner avec les contrats dont vous avez l’habitude. Et hors de question que mon bar accueille une horde de groupies en chaleur. Donc pourquoi le Pink ?


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Miyavi Kyomu

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MessageSujet: Re: Nouvelle vie, nouveau boulot   Jeu 5 Mai - 14:51

TITRE RP TITRE RP
Je suis nerveux. Mais genre, nerveux comme un chaton sous Adderall dissimulé dans son lait, et nargué par une souris dans un mur. Ce job, je le veux. Ça peut paraître complètement stupide et irraisonnable. D’ailleurs, si ça se trouve, ça l’est. Mais je veux ce boulot. Pas parce qu’il est réputé. Je ne cherche pas à me faire connaître, du moins pas le sens strict du terme. C’est déjà fait. Que ce soit dans le monde de la musique ou dans celui des chasseurs…Mais le Pink Print possède un certain standing. Les clients sont exigeants, le staff est surclasse, et je ne parle pas du patron qui, maintenant qu’il se trouve en face de moi, est encore plus intimidant que ce que la légende prétend…même si à mes yeux, personne ne surpassera une Ruby en colère…où une Mafdet qui a une idée tordue en tête. Elle n’est pas juste intimidante, elle est flippante, et pourtant je suis de nature similaire, je crois.

Bref, je veux avoir la possibilité de me confronter à cette clientèle. Je sais que ce n’est que grâce à cela que je pourrais grandir. Si je reste dans mon coin ou dans les chemins tout tracés, ça ne risque pas d’arriver. À l’école, je suis encore trop à la ramasse pour espérer partager une classe avec des gens qui me feraient vraiment évoluer. Et dans la musique, je resterais catalogué comme un chanteur de Boys Band suivi par des petites groupies tant que je n’aurais pas fait mes preuves dans un autre registre. Ma nouvelle page youtube commence à se faire connaître mais c’est tout neuf. Je veux prendre des risques et sortir des sentiers battus. Je reprends des chansons, principalement à la guitare.  J’utilisais déjà le slaping dans certaines de mes chansons, mais depuis que je me suis mis à la batterie, je peux vraiment m’amuser avec toutes les parties de ma guitare. Si le piano m’aide à mieux gérer les notes et les accords, le violon me permet d’augmenter la maîtrise de ma main gauche sur les cordes et la batterie l’utilisation du corps de l’instrument. Et tout ce que j’ai appris ces derniers temps en m’entraînant, en m’aventurant ainsi, je veux le présenter au publique, à un publique exigeant. Le genre qui n’hésitera pas à me dire que ce que je fais n’est pas bien, et qui ne se laissera pas influencer par une quelconque mode.

Bien sûr, je sais que je ne monopoliserais pas la scène et c’est aussi pour cela que je veux travailler ici. Ailleurs, quand je parlais de passer derrière le bar, au service ou quoique ce soit d’autre, on me regardait avec de grands yeux. Mais ce que je veux c’est travailler. Gagner mon pain et le respect des autres, et pas seulement grâce à ma voix où à mes poings. Alors, je suis nerveux, car il a toutes les raisons de refuser et que je ne veux surtout pas que cela arrive.

Je suis entré en retenant quasiment mon souffle et j’ai parlé sans le reprendre. Je n’ai même pas pris le temps de regarder autour de moi, enfin si. C’est un réflexe. Je n’entre jamais nulle part sans regarder autour de moi, mais de façon discrète… S’assurer une porte de sortie en cas de pépin. C’est dans mes gênes maintenant. J’ai vu qu’il y avait des gens, et sans doute certains que je connais, mais je suis bien trop concentré sur les chaussures brillantes de mon interlocuteur pour m’attarder sur le visage des autres. Quand il accède à ma demande et m’invite à le suivre pour en parler, je m’exécute sans un mot. Je le suis, rapidement, silencieusement.

Je l’observe alors qu’il avant d’un pas ferme. Il n’est pas seulement classe, il a de l’allure. Dans tous les sens du terme. Il y a cette fierté si bien placée qu’elle ratatine autant qu’elle grandit. Tout dépend de ce qu’il veut que vous ressentiez. Je ne le connais pas. Je le rencontre pour la première fois, mais ça se sent. J’en ai croisé un bon nombre des patrons qui se la joue mafieux, pour la frime ou pour de vrai. Aucun n’avait sa prestance. Mais mon point de vue était aussi bien différent alors. Je ne cherchais pas un boulot, j’en exécutais un. Je n’avais pas besoin d’impressionner à l’époque. Il se retourne en ouvrant la porte, et je perçois un infime tressautement de surprise. Au ton et au volume de sa voix, j’imagine qu’il ne me pensait pas si proche de lui. J’en ai surpris plus d’un avec cette discrétion naturelle. Parfois, ça donne des réactions vraiment comiques ! Je m’amusais souvent à effrayer les maquilleuses avec ce don.

Je m’assoie en essayant tant bien que mal de ne pas me tortiller de nervosité. Monsieur Amaro a mon CV en main mais son regard se perd par-dessus mon épaule sur une magnifique représentation d’un paysage. Un volcan me semble-t-il. Ça fait rêver. Ses iris s’arrachent au caractère pour se recentrer sur le papier. Comme le pensait Robin, il ne va pas être facile de le convaincre, mais James et lu m’ont bien entraîné, enfin, j’espère. Alors qu’il parcourt les lignes imprimées, le temps me parait durer une éternité. J’observe chacun des changements de son faciès, je cherche des indices sur ce qu’il en pense. Je n’ai jamais connu cette sensation de stress. Mes premiers pas sur scène en étaient dépourvus. J’avais appris à jouer de la guitare en regardant des vidéos sur internet et tandis que Jaycee et moi étions dans un bar où elle faisait un essai pour du boulot, j’ai vu la guitare du musicien qui allait jouer ce soir-là et j’ai eu envie de jouer alors je l’ai fait. À cette époque, nous n’avions pas encore tout appréhendé de la vie en société mais ça nous aura servi. Aujourd’hui c’est bien différent.

Il doute de mon âge. Étrangement, on dirait qu’il me croit plus jeune. C’est bien la première fois que cela m’arrive. C’est habituellement l’inverse qui se produit. Les nouveaux professeurs au lycée me prennent souvent pour un stagiaire. Le fait que je ne sois pas souvent en cours joue certainement sur la tromperie, mais on ne me prend jamais pour un nouvel élève. Même Chad. S’il avait su mon âge, la nuit de notre première rencontre se serait déroulée bien différemment.  D’ailleurs, quand j’y pense, je pourrais tout aussi bien complètement me tromper sur mon âge. Jay et moi nous sommes basés sur ce qu’avait dit un jour mon père. Quand elle est arrivée en fait. Mon père lui avait demandé son âge puis avait dit que j’avais juste un  an de moins. Mais comment savoir si c’est vrai. Je n’avais pas la perception du temps et lui l’avait peut-être bien perdu après plusieurs mois d’enfermement. Nous n’avions pas de repères fiables… Je n’ai pas de papiers sinon des faux particulièrement bien faits. Je ne suis même pas sûr « d’exister ». Ma mère a-t-elle eut le temps de me déclarer ? Mon père a-t-il eu l’occasion de me reconnaître ? Pour le moment, même les talents associés de James et Noah n’ont pu remettre la main sur mon acte de naissance. J’ai des papiers en règles désormais, faits par les autorités et tout ça, mais basés sur des faux.

Il est méfiant et met tout de suite cela en avant en m’assurant qu’il va vérifier chacun des points de ce CV. Je hoche la tête. Il m’annonce ensuite qu’en admettant qu’il considère ma candidature, il me faudra aussi assurer le service et la plonge. Cela me semblait évident. C’est même ce que je cherche en venant ici. Je ne veux pas d’un simple contrat d’artiste, j’aurais laissé mon agent se débrouiller si ça avait été le cas. Ce que je veux, c’est pouvoir me débrouiller par moi-même. Je veux être reconnu pour mon talent pas pour mon nom. Je veux faire mes preuves. Monsieur Amaro continue en confiant ce que je sais déjà. Mes contrats, jusque-là sont à l’opposé de l’image du club. Encore une fois, c’est exactement pour cela que je postule ici. Cette image de Boys Band, sans aller jusqu’à dire que je la hais car je continuerais à me produire sur ce genre de chansons pour remplir le compte, mais elle ne me correspond plus tout à fait. Je veux chanter des textes plus profonds. Je veux toucher le cœur de ceux qui écoute, plus de ceux qui regarde et entendent à peine. Je resterais toujours un peu punk, c’est clair, mais je ne suis plus un adolescent.

— « J’en suis tout à fait conscient, et c’est très exactement ce que je recherche, à changer de registre. Je n’exècre pas ce que je faisais, mais cela ne me correspond plus. J’ai changé et j’ai besoin que cela se sente dans ce que je chante. Malheureusement, mon contrat avec ma maison de production m’impose de rester dans ce registre lorsque je me produis en concert pour eux et comme je n’ai pas encore fait mes preuves dans d’autres registres, il est difficile de m’en extirper.

Amaro reprend ensuite la parole pour m’expliquer qu’il ne me payera jamais le montant qu’affichent habituellement mes contrats et que les groupies qui me harcellent habituellement n’auront pas l’autorisation d’entrer. Par ces paroles il me confirme que j’ai fait le bon choix en ciblant le Pink.

«  Cela suffirait-il de dire que ces deux éléments sont justement des arguments de poids dans mon choix du Pink ? je ne cherche pas à me faire de l’argent. Je signe des contrats juteux depuis que j’ai quatorze ans. Ma sœur adoptive en faisait de même et en dehors d’un investissement immobilier récent, nous avons toujours été très économes. Je n’ai pas besoin d’argent. »

Il n’y a que la moto qui me coûte de l’argent. Pour le reste, je suis l’une des égéries d’une styliste ce qui réduit considérablement l’argent investit dans les vêtements, et pareille pour la musique. J’ai appris à me contenter de très peu et si je me fais plaisir sur certaines choses tout à fait matérielles, je n’ai pas changé de trop mes habitudes de vie, au grand damne de Ruby parfois.

«  Quant aux groupies, je m’en suis amusé un temps, mais ça a toujours été plus une contrainte qu’un véritable désir. Je voulais jouer et chanter. Je ne savais faire que cela. Je ne suis pas bon à grand-chose à part ça. Les groupies c’était le prix à payer. Je n’espère pas faire changer mes groupies en changeant de registre, je veux changer de publique. Alors ça me va très bien qu’elles ne puissent pas entrer. Si j’ai choisi le Pink pour postuler, c’est parce que je recherche un publique exigent. Le genre de publique qui sera honnête avec ce qu’il pense de mes prestations. Le genre qui, pour la plupart, ne me connait pas d’avant, et ne me jugera pas sur mon passé mais sur ce qu’il voit et sur ce qu’il entend. Je veux travailler au Pink parce que je sais que votre staff ne prendra pas de pincettes avec moi. Je veux qu’on me prenne sans préjugé, je ne veux pas qu’on me fasse de fleur. Je suis prêt à faire mes preuves. Je choisi le Pink, parce que vous, par votre simple présence, vous faite grandir les gens. Et je ne dis pas cela juste pour vous brosser dans le sens du poil. Je suis lié à une femme qui est un peu comme ça. C’est différent, mais elle aussi, par sa simple présence, elle vous fait vous tenir droit. Elle vous donne envie de vous surpasser, d’être meilleur, d’être digne de confiance. Vous êtes comme ça vous aussi. Et je veux me surpasser.

Ruby est le genre d’alpha qui vous donne envie de tout faire pour ne pas la décevoir. J’ai beau ne pas être à l’aise en présence de son ventre rond abritant la vie, elle m’a fait grandir. La meute m’a fait grandir. Je donnerais tout pour eux. Ma vie, mon cœur, mon âme, ma dignité… je redeviendrais LUI s’il le fallait pour la meute….ou plutôt, je ne le redeviendrais jamais, pour eux, pour la meute, je l’empêcherais de refaire jamais surface.

— «  Je sais bien que ma présence peut sembler surprenante, mais ce n’est pas une décision que j’ai prise à la légère. Ce changement de registre est important à mes yeux. Ce changement de vie n’est pas une envie de passage. Le Pink Print, n’est pas juste un endroit qui a la classe ou qui est réputé. On le sent quand on entre, c’est beaucoup plus que ça. Il y a ce quelque chose de familial qui gravite entre les membres du staff. On sent la loyauté, la dévotion, envers le boulot et envers chacun d’entre vous. Je veux en être. Et évidemment, si vous m’y autorisez, j’aimerais pouvoir me produire, que ce soit pour une musique ou pour accompagner un danseur, musicalement ou pour une chorégraphie, mais je peux faire le service, j’ai une très bonne mémoire. Je peux faire la plonge, je peux être un aide en cuisine. Je ne suis pas doué par la faire, mais je peux couper des aliments ou faire des courses. Je suis imbattable pour suivre les consignes, c’est dans ma nature. Je pourrais même faire videur, sauf que même si je suis quasiment certain d’être parfaitement apte à sortir le moindre casse-pied de là, je ne suis pas doté d’une carrure très dissuasive. Par contre, soyez assuré que je n’ai besoin de personne pour sauver mes propres fesses. Monsieur Amaro, je suis vraiment motivé pour travailler ici. Je sais que je suis jeune mais je peux vous assurer que ce ne sera pas un problème.


Je déglutis en regagnant le silence. Me serais-je emporté ? Je n’ai pas haussé la voix, mais j’ai laissé l’émotion traverser. Il ne me connait pas et s’il juge par mon image publique, il a toutes les raisons de refuser. Suivre les consignes, je suis vraiment bon à ça. Pendant des années, ma consigne était de plaire à ces gamines, de les exalter. Aujourd’hui, je suis enfin libéré de mon contrat avec la maison de production. Un autre la remplacé, un qui me laisse plus libre. Je suis lié à eux dès qu’il s’agit de me produire au Japon et pour certains concerts anniversaires, mais pour le reste, je peux enfin me tourner vers ce que je veux véritablement chanter, vers une vie un tantinet plus normale. Je ne rêve pas, je ne peux pas avoir une vie normale. Je suis un Kanima, entraîné et modifié pour devenir une arme, libéré par un loup qui est en fait mon cousin, et je suis le bêta du chaperon rouge. Non, je n’ai pas une vie normale, mais je veux choisir comment je vais évoluer.

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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: Nouvelle vie, nouveau boulot   Sam 7 Mai - 21:39



Un nuovo ?


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Tout dans son allure me dit qu’il n’a rien à faire a pink, sans parler de cette odeur de félin… J’ai déjà un ours, une plante vivante et un mange mort dans mon personnel. Si j’y ajoute un… minet, cela devient le cirque Barnum. Cela je m’y refuse catégoriquement. Je souhaite faire de ce bar, un établissement respectable avec un grain de folie et non pas l’inverse. Je sens bien qu’il est effrayé ou impressionné. Je n’esquisse aucun geste qui pourrait le détendre. Personne ne m’a jamais fait de cadeau quand je cherchais à m’intégrer quelque part. J’ai arraché chaque parcelle de respect avec ma niaque et ma hargne. Il n’y a pas de place dans ce monde pour les faibles.

Je le questionne et ne me gêne pas pour mettre en évidence les incohérences entre ce qu’il est et ce qu’il demande. Je lui ai dit que je vérifierai point par point son curriculum vitæ. Ce que je ne dis pas c’est que je vais aussi me renseigner sur l’underground. S’il est un adique d’une drogue ou d’un autre travers illicite, je le saurais. Le monde du crime organisé a cela de bien, il est justement organisé. Donc que ce soit de la poudre, une arme ou une voiture volée, avec les bonnes connaissances il m’est permis d’en savoir un peu plus sur ce drôle de gamin qui ne me sembla pas si net que ça. Il marche bien trop furtivement pour n’être qu’un ex-adolescent déluré. Mon apriori négatif perdure jusqu’à ce qu’il ouvre la bouche et défende vraiment son bout de gras. Motivé le gamin ! Et ça, ça me plait plutôt.

Il m’explique donc qu’il a choisi le Pink justement pour changer de registre car il en a un peu sué de son ancienne image. Faut dire qu’avec sa face d’asiat’, il ne pourra jamais passer pour le nouveau Ziggy Pop ou un Jonathan Davis. Anna et Jansen se démènent pour offrir à nos clients des shows de qualité. L’un comme l’autre dans leurs styles respectifs savent monter les prestations du Pink à bien autre chose qu’un simple bar à tendance gay. Et quand Janice avait charmé le monde avec son style de chanson si pure et un jeu de guitare si subtil, j’avais vite envisagé de placer le bar comme mini scène de spectacle. Ce chanteur de boys band peut-il m’apporter quelque chose ? Où ne vient-il pas là juste pour se divertir et s’essayer à autre chose, puisqu’il dit rouler sur l’or. Avec moi, les Divas capricieuses sont bonnes pour un aller simple vers la sortie avec mon pied aux fesses.

Je suis toujours mitigé à son égard. Après il affirme que mon personnel ne lui fera pas de cadeau… Je connais Charlie qui va me l’engraisser avec des pancakes gorgés de miel, Anna fera la nounou, et Dan le grand-père attentif… Seul Arès restera neutre et peut-être Jansen. A cause du sort qui le lie à moi, Janice est muselée. Mais s’il ne sait pas jouer comme son alter égo, il sait parfaitement chanter. Se verrait-il mis en danger pas le môme ?

-… Je suis prêt à faire mes preuves. Je choisi le Pink, parce que vous, par votre simple présence, vous faite grandir les gens. Et je ne dis pas cela juste pour vous brosser dans le sens du poil. Je suis lié à une femme qui est un peu comme ça. C’est différent, mais elle aussi, par sa simple présence, elle vous fait vous tenir droit. Elle vous donne envie de vous surpasser, d’être meilleur, d’être digne de confiance. Vous êtes comme ça vous aussi. Et je veux me surpasser.
- Je fais tenir les gens droits à coup de pieds dans les fesses jeune homme. C’est un bon moteur de motivation. Je ne suis pas un philanthrope mais un homme d’affaire !


J’hallucine, le marmot est tellement pris dans son plaidoyer qu’il n’arrête pas et me déverse encore son flot de parole. Bordelo, il pourrait être italien à pourvoir palabrer ainsi sans se répéter ! Il se propose à tout faire dans ce bar, le boulot de Jerry, celui d’Arès ou de Jennie !

- Imbattable pour suivre les consignes ? Alors tu la boucles et m’écoutes ! D’un, le bar n’a pas attendu que tu te pointes pour tourner rond. Je ne pense pas que Charlie voit d’un bon œil que je lui colle quelqu’un dans les pattes en cuisine. De toute manière les préparatifs d’épluchage se font pendant tes heures de cours. Par contre donner un coup de main pour nettoyer à la fermeture, ça tu n’y coupes pas. Quant au travail de videur… Je n’ai pas engagé un type avec une carrure dissuasive de gorille, pour y coller un poids plume comme toi.

Il ouvre la bouche pour protester, mon doigt qui tapote mes lèvres lui rappelle qu’il s’est vanté d’être imbattable pour suivre les consignes. Ouvre là, et l’entretient est clôt. Il semble se raviser et marque un point. Je lui explique que si je ne mets pas en doute ses capacités, Arès n’a souvent qu’un geste de la tête à faire pour qu’un client non désiré sorte par lui-même. Je ne veux pas de bousculades, mais de la dissuasion. Ce môme qui en a surement vu des pires et des meilleurs, a une forte motivation. Pendant tout son long discours à vanter ses qualités et sa motivation, son cœur n’a pas faibli. Il est honnête sur ses dires.

- Tu dis que je suis comme cette femme à qui tu es lié. Ici je suis le boss, le chef de meute !

Je ne choisis pas mes mots au hasard. Je n’ai été affilié à une meute que lors de mon apprentissage de jeune loup. Après... je suis bien trop imprégné du système mafieux pour même rechercher le rang d’alpha, du moins pas volontairement. A ma manière, je m’élève et me renforce. Mon personnel est ce qui ressemble le plus à des bêtas. Touchez à un seul d’entre eux, et vous aurez les autres aux fesses. Je n’ai pas besoin d’une aura et des yeux rouges pour m’imposer. Juste un peu de cinéma à la rital, une grande intelligence de business et un réseau solide construit année par année.

- Tutto è possibile a chi toglie il dito dal suo asino !

Je pousse son CV dans un coin, pose les coudes sur mon bureau et cale mon menton sur mes mains.

- Bon, ça c’était la partie face visible de l’iceberg Miyavi Kyomu, passons à la face cachée. Je veux bien te donner une chance, mais il faut que je sache à qui ou « à quoi » j’ai affaire.

Je laisse mon regard bleu électrique illuminer mes yeux. Il ne pensait tout de même pas que je passerais à côté de sa nature surnaturelle et je doute que son odorat ne l’a pas renseigné sur la mienne. Un léger soubresaut de sa part me laisse penser qu’il sait parfaitement ce que signifie la couleur de mes iris.

- Maintenant, dis-moi pourquoi un loup ferait confiance à un… félin ?



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Miyavi Kyomu

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MessageSujet: Re: Nouvelle vie, nouveau boulot   Dim 19 Juin - 23:23

Les tâches de la noire panthère
Quand je suis arrivée à Beacon Hills, j’avais plus ou moins une image à tenir. Et puis, soyons honnête, je n’étais qu’un gamin. Si je suis capable de réfléchir à la meilleure stratégie lors d’une chasse, lorsqu’il s’agit de ma vie je ne suis clairement pas reconnu pour cette qualité. Seulement, ces derniers temps, j’ai grandi, en tout cas, je souhaite grandir. Je suis un punk. Pas un punk à chien qui mendie pour une clope ou un ticket restau’. Plutôt, un néopunk, à l’anglaise. Ça ne veut pas dire que je refuse de m’adapter, seulement que je ne renoncerais pas à mes valeurs pour m’intégrer.  Ça en dérange plus d’un, mais je n’ai cure de l’avis de ces étroits d’esprit, au derrière occupé par un balais. C’est l’avis de mes proches qui m’importe, ainsi que celui de ceux qui sont prêts à lever leurs nez de leurs stupides préjugés. Amaro est-il un de ceux-là ? Le doute vient semer une graine. Laissera-t-il le bourgeon naître et éclore ?

Je me défends, je mets en avant les arguments que nous avons travaillé avec James, Noah et Robin. Je semble piquer son intérêt, le bourgeon s’assèche. Je suis motivé, je veux ce boulot, peut-être un peu trop. Je sors tous mes arguments. Bien sûr que je veux chanter et danser et jouer de la musique, mais je veux aider aussi. La plonge, le service, la cuisine, qu’elle que soit la tâche, je suis prêt à apprendre et à exécuter. Sur le principe, je pourrais même me la jouer videur, mais concrètement, je ne suis pas assez impressionnant physiquement, enfin sauf quand j’adopte l’apparence et l’attitude de Shadowcat. Là, je sais que je suis intimidant…voir effrayant, et ce n’est pas non plus le but.

Lorsqu’Amaro reprend la parole, c’est pour me dire de la boucler. Suis-je allé trop loin ? Si j’avais des oreilles de chat, elles se seraient rabattues. Quoi ? Je… ? Non. Bien sûr que ce bar n’a pas besoin de moi. Personne n’est indispensable et certainement pas moi. Que ce soit ici ou en dehors d’ailleurs, j’en suis parfaitement conscient. Okay, donc pas de cuisine, pas de problème. C’est évident pour le nettoyage ; et je m’en doutais bien pour la carrure, mais ça n’empêche pas que je sais me défendre. J’aimerais m’expliquer mais il me rappelle ce que j’ai dit plus tôt. Très bien, je me tais. Il revient ensuite sur la comparaison que j’ai faite avec Ruby. Le chef de meute, hein ? Il ne croit pas si bien dire, ou plutôt si, justement. L’odeur ne trompe pas, mais a-t-il compris que je suis un surnaturel lié à une meute ? Qu’a-t-il compris exactement, je me le demande.

Le voilà qu’il parle italien. Les langues, c’est mon point fort, tant que c’est à l’oral. Cela dit, je n’ai que quelques bases en italien et en l’occurrence, je manque de vocabulaire, mais cela ne m’empêche pas de comprendre. En voilà une remarque oh combien exacte. tout est possible, il suffit de le vouloir et de ne pas croire que ça tombera tout cuit dans le bec!

Il cesse de parler et soudain, alors qu’il pousse mon CV, l’ambiance se teinte d’un voile aussi étrange que familier, le voile des secrets de ce monde. Ses yeux s’illuminent d’un bleu électrique lourd de sens. Je ne suis pas effrayé, mais j’avoue être surpris. Malgré ses airs de mafieux, je ne pensais pas trouver cette couleur dans son regard. Qu’il soit capable de tuer ne me surprend guère, mais entre ne pas hésiter à prendre une vie et prendre une vi innocente, il y a un monde. Jay a un certain nombre de missions à son actif mais Draven te moi avons toujours réussi à l’empêcher d’avoir à franchir ce fossé. Si j’étais un loup, la couleur de mes iris ne ferait aucun doute.

— Maintenant, dis-moi pourquoi un loup ferait confiance à un… félin ?

Mes lèvres s’étirent en un sourire assuré. Si c’est la première fois que je suis confronté à une situation où je dois vendre mes talents humains pour obtenir un boulot, je suis en revanche habitué à prouver ma valeur en tant que surnaturel. Et surtout, à cet homme, je n’ai rien à prouver. Mon attitude change, naturellement. Je me redresse, je cesse de frémir de stress, je me détends. Je décroise mes doigts et pose mes mains sur les accoudoirs en  m’adossant au fauteuil qui me parait soudain beaucoup plus confortable. Il est un loup, alors je ne doute pas qu’il sent le changement. Mais je me demande ce qu’il en pense, de cette soudaine confiance. Peut-être que je ne devrais pas être aussi sûr de moi. Je ne suis pas du genre à sous-estimer les gens, ennemis ou alliés, mais si je dois avoir peur d’un être dans le surnaturel, ce n’est certainement pas de lui.

«  La véritable question  serait pourquoi un loup comme vous ferait confiance à un chasseur comme moi. »

Il se maîtrise trop bien pour qu’un mouvement de son corps ne trahisse quelconque réaction, mais dans son regard, je peux lire l’incompréhension. Un surnaturel et un chasseur ? Qui suis-je réellement ? Que suis-je ?

— « Il n’y a pas de bonne réponse à votre question. Je ne gagnerai pas votre confiance avec des mots, mais je peux vous dire que je suis bon autant comme chasseur que comme garou. Si j’étais indigne de confiance, je ne serais pas ici pour en discuter. Mon alpha n’est pas du genre magnanime envers ceux qui tentent de s’en prendre aux siens, surtout en ce moment. Si j’osais la trahir, je ne donnerais pas cher de ma peau.

J’observe Amaro. Je ne cherche pas véritablement à me défendre, ni même à l’impressionner. Mais comme je l’ai dit, on n’achète pas la confiance, surtout de quelqu’un comme lui, avec de simples mots.

— «  Quant à ma nature…

Je laisse à mon tour mes yeux luire. Une couleur violette, plus améthyste qu’aubergine, peu commune, intense et que je sais troublante.

«  Je suis un félin, pourtant l’odeur ne vous a pas sauté au nez comme elle l’aurait dû, n’est-ce pas ? C’est parce que je suis un Kanima. À ma connaissance, je suis le seul à avoir pris cette forme. Tous ceux que j’ai croisé jusqu’à la étaient des reptiliens. Il n’y a pas si longtemps, je dégageais encore moins d’odeur, mais je me suis récemment émanciper de mon maître. J’imagine que c’est pour cela.

Il ne sait pas qui penser, ça se voit. Il est plein de préjugés envers moi et ne s’en cache pas vraiment. Je ne suis pas du genre à abandonner. La persévérance est l’un de mes traits de caractère dominant, et je veux ce boulot ; mais si je veux travailler ici, c’est justement pour grandir, mûrir, me détacher de cette dépendance qui m’a tenue en laisse, je ne passe pas cet entretiens pour me soumettre à un nouveau maître. Je veux faire mes preuves, pas lécher de nouvelles bottes. Enfin, je ne suis pas encore embauché. Je vais déjà essayer d’être pris, après on verra bien.

— «  Puisque vous avez visiblement l’intention de vérifier chaque ligne de mon CV, je suppose que vous allez aussi chercher ce qui n’y est pas inscrit. Je vais vous faciliter la tâche, dans ce monde caché aux yeux des simples humains, je suis plus connu sous le pseudonyme de Shadowcat.

Même les lycans ont des ratés dans leur rythme cardiaque. Quand j’étais encore aux mains des chasseurs, et même récemment, quand j’ai travaillé pour l’Organisation, j’ai été sollicité à de nombreuses reprises pour des missions annexes, le genre de mission très bien payée qu’on me confiait pour que ce soit fait vite et bien. Une façon rapide de renflouer les caisses. Shadowcat était sans merci, sans loupé. Shadowcat…cet enfoiré a su imposer une véritable ambiance avec son nom, une belle ambiance de terreur. Ce nom impose un certain respect, ou au moins une certaine retenue, et surtout une appréhension de la folie. Pur Amaro qui ne me prend clairement pas au sérieux, ce doit être difficile de croire que je suis ce tueur dont la simple mention fait frémir. Alors je le regarde, un léger sourire aux lèvres, parce que lorsque l’on me plonge dans ce monde, je suis un peu plus lui, un peu plus Shadow... et j’attends de savoir ce qu’il dit de tout cela.


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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: Nouvelle vie, nouveau boulot   Mar 28 Juin - 22:29



Cat o leone ?


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J’ai décidément du mal avec le minet asiatique que j’ai en face de moi. Toutefois, je sais bien que l’apparence peut être une arme. Je joue assez avec mon look de gangster de film afin d’avoir la paix, pour savoir qu’il ne faut pas se fier à un simple visuel. Il est difficile de discerner ce que cache ce gendre d’écran de fumée. Certaines personnes se donnent un look avantageux pour masquer leur médiocrité, d’autres donnent dans le rebelle alors qu’ils n’en même pas large. Pour le moment je ne sais pas si en face de moi j’ai un mouton déguisé en loup ou un loup déguisé en mouton. Et s’il y a une chose dont j’ai une sainte horreur, c’est de ne pas arriver à cerner quelqu’un rapidement. Dans ces cas-là, il n’y a pas pléthores de solution à part demander cash ce que je veux savoir.

- Maintenant, dis-moi pourquoi un loup ferait confiance à un… félin ?

Le minet prend soudainement de l’assurance. C’est comme si une deuxième facette de sa personnalité faisait surface. J’espère ne pas avoir à un bi-polaire. De fait le chat prend virtuellement du volume et me semble plus ressembler à un lion. Mon corps réagit par mimétisme et se prépare à toute éventualité. Beaucoup de loups garours sous-estiment ceux qui appartiennent au monde des félins sous couvert qu’ils sont moins forts. Pourtant, il ne faut pas négliger la capacité d’adaptation d’un soit disant plus faible. De simples humains arrivent à tenir tête à un loup comme en témoigne la caste des chasseurs qui survit plutôt bien. J’écoute donc avec attention cette deuxième partie d’entretien.

- La véritable question  serait pourquoi un loup comme vous ferait confiance à un chasseur comme moi.

Je ne bronche pas mais le regarde avec plus d’acuité. Où tente-il de m’amener ? Y a-t-il une menace derrière ses propos ? Le monde des chasseurs ressemble un peu à celui de la mafia de par ses activités underground. Les deux organisations sont menées par un code d’honneur et des leaders. La différence c’est le nombre et l’importance des ramifications qui jouent en faveur de la cosa nostra. Les gens gardent l’image de la mafia avec celle des règlements de comptes et des meurtres en tous genres, alors que la partie cachée de l’iceberg et totalement légale avec des « amis » infiltrés à tous les niveaux clé du système d’un pays.

- Il n’y a pas de bonne réponse à votre question. Je ne gagnerai pas votre confiance avec des mots, mais je peux vous dire que je suis bon autant comme chasseur que comme garou. Si j’étais indigne de confiance, je ne serais pas ici pour en discuter. Mon alpha n’est pas du genre magnanime envers ceux qui tentent de s’en prendre aux siens, surtout en ce moment. Si j’osais la trahir, je ne donnerais pas cher de ma peau.
- Une alpha ?


J’ai entendu parler d’un true alpha qui serait au lycée. Mais il s’agit d’un gars et là Kyomu vient clairement parler d’une femme. Ce mioche serait sous la botte de la femme flic ? Je n’aime pas les flics. Comme le dirait Charlie, cela nous colle de l’urticaire. Mais le nippon vient de marquer un point sans le savoir. Car je vois mal cette femme s’encombrer d’un chaton garou si celui-ci n’avait pas une certaine valeur. La suite de ses explications sur sa réelle nature me laisse perplexe. J’ignorais qu’un Kanima pouvait être autre chose que de type reptilien. Décidément Beacon Hills est un réservoir à surprise. Je commence à comprendre pourquoi je n’arrivais pas à le cerner. Ce type est vraiment unique en son genre. Je ne laisse pas paraître mon intérêt. C’est lui le demandeur, pas moi. Et malgré ma réserve et ma méfiance clairement affichées le matou s’accroche. Nouveau point positif, persévérer même quand cela semble perdu d’avance.

- Puisque vous avez visiblement l’intention de vérifier chaque ligne de mon CV, je suppose que vous allez aussi chercher ce qui n’y est pas inscrit. Je vais vous faciliter la tâche, dans ce monde caché aux yeux des simples humains, je suis plus connu sous le pseudonyme de Shadowcat.

Shadowcat ? Ce type ne serait donc pas qu’une légende que l’on raconte aux gens pour inciter à la peur ? Un peu comme le croque mitaine, mais la version pour adulte. Son cœur bat comme une horloge suisse depuis qu’il me parle de son côté surnaturel. Kyomu n’affabule donc pas. Cette facette-là de sa personne me semble bien plus intéressante que le chanteur pour midinettes. J’ai besoin d’une cigarette, habituellement je sors dehors. Là je me contente de me lever pour ouvrir la fenêtre avant de me rasseoir et d’en allumer une. J’inspire longuement et recrache ma fumée sans égard pour mon invité. A sa réaction, je le devine fumeur et lui propose mon paquet. Je ne dis rien pendant plusieurs poignées de secondes. Fumer m’aide à faire le tri et à réfléchir. Mon corps de loup ne devrait pas être sensible à la nicotine et pourtant… Jansen m’a déjà subi quand je tombe en panne de clope pour savoir mon addiction à cette substance. Ma dépendance est je pense d’ordre psychologique et non physiologique.

- Bene.

Kyomu lève le museau étonné de mon acceptation.

- J’ai quelques conditions. La première c’est de pouvoir bénéficier de l’intégralité de tes… capacités. Cela augmentera ton cachet  suivant les… opportunités qui devraient rester rares.

J’annonce clairement que je suis plus qu’un simple patron de bar, laissant ainsi planer le doute sur d’autres activités. Il veut bosser ici, soit, mais cela ne se fera pas à moitié. Je ne pouvais pas non plus deviner à ce moment que l’incendie du bar dans les jours qui allaient suivre allait un peu précipiter les choses quant à ma volonté de mettre la main sur l’underground de cette ville.

- La deuxième, c’est de m’accompagner ce soir après la fermeture du bar en forêt pour finir de celer ce contrat par un combat.

Nouvel étonnement du matou qui semble presque vexé que je veuille le juger sur pièce, puis se gonfle comme un cador. J’avais opéré ainsi avec Ares et depuis nos relations n’en étaient que plus franches. Je n’avais pas eu besoin de le faire avec Charlie, j’avais suffisamment passé du temps avec lui à Phoenix pour savoir de quoi l’ours était capable. Si je prends Kyomu comme chanteur pour activité principal, il n’est reste pas moins un surnaturel. Et j’aime savoir ce qu’ont dans le ventre ceux qui me côtoient

- Sache que je ne me vexerai pas si d’aventure tu arrives à me coller au tapis. Je n'ai personnellement rien à prouver. Je ne joue pas à qui à la plus longue que ce soit clair. Et ne te trompes pas, c’est bien comme chanteur que je te recrute. Mais la manière de se battre d’une personne en dit long sur ce qu’il ne dit pas.


C’est là où les grands calmes se révèlent très nerveux et à contrario les neveux qui flanchent et se ramollissent devant la douleur des coups de poings. Je regarde Kyomu attendant sa réponse. S’il accepte nous poursuivrons cet entretien en extérieur.


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Miyavi Kyomu

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MessageSujet: Re: Nouvelle vie, nouveau boulot   Sam 16 Juil - 12:31

Playing the underground's rules
Je prends de l’assurance. À la mort de Shadowcat, j’étais complètement perdu. Il était mauvais, mais il était une partie de moi. Le perdre de façon si brutale n’était pas gérable pour moi et je suis parti en vrille. J’ai complètement déconné, je le sais. J’ai perdu tous mes repères en même temps que celui qui, tout en étant mon pire cauchemar, avait, sans que je le sache vraiment, joué le rôle de père. Pas comme on l’entend habituellement, non, certainement pas, mais il m’avait protégé, à sa façon, complètement tordue.

Avec le temps, j’ai fini par comprendre, que j’étais lui, qu’il était moi, que je suis lui. Je ne suis pas encore certain de l’avoir tout à fait accepté. J’y arrive de plus en plus depuis ma rencontre avec Robin. Sa philosophie m’aide. Il dit les choses. James aussi m’aide. Au début, c’était bizarre entre nous, parce que je suis l’ex de Chad…et plus ou moins de Mick et lui il est son protecteur, mais maintenant, on se parle…en fait, on n’a plus vraiment besoin de se parler. Toujours est-il qu’en acceptant un peu plus cette part sombre de moi, en l’acceptant vraiment et pas seulement en acceptant son existence, j’ai appris à dompter l’ombre qui joue avec mon âme, à la diriger. Évidemment, je n’en suis qu’aux prémices de l’art, mais cela me permet de répondre sans paniquer à cette question piège de mon futur employeur. Au contraire. Me guider sur ce chemin c’est avancer sur un territoire dont je connais les recoins. Sans en être maître, je n’ai besoin d’aucune aide pour me diriger ici. Et cela change tout.

J’ose même un sourire lorsqu’il me demande pourquoi il ferait confiance à un félin. Mais s’il craint le félin, que dire du chasseur ? Et surtout, comment gérer le tueur ? Un félin, cette partie de moi est bien le moindre de ses soucis. S’il tique à cette révélation, c’est surtout le fait que j’en réfère à UNE alpha qu’il relève. Oui, UNE. La réputation de Ruby la précède ici à Beacon Hills, et pourtant, ils sont bien nombreux à ne rien savoir d’elle. Ni ses origines, ni ce qu’elle a vécu ou été. Si je me sens à ma place dans cette meute, ce n’est pas pour rien. Nous partageons cette…conscience de la ligne, celle avec chacun de nous joue chaque jour, celle qu’il nous arrive de franchir mais dont on revient aussi vite que possible, celle qui fait que nous pouvons ou nous être appelés « monstres ».

Je continue mes explications en parlant plus amplement de ma nature. Je suis un Kanima. Mais je n’en ai jamais croisés d’autres comme moi. Me rapprochant de plus en plus du jour qui pourrait me voir quitter ma condition d’enchaîné, je me pose de plus en plus de questions. J’en discute longuement avec James et Robin, avec Noah aussi, ainsi qu’avec Jaycee quand je l’ai au téléphone. L’hypothèse la plus probable évoque le fait que j’ai du sang de garou et qu’au lieu d’être simplement soumis à une morsure qui tourne mal, j’ai évolué vers une forme que j’aurais adopté de toute façon, seulement je suis un kanima car élevé dans la soumission.

Puisque j’en suis à dire ce que je suis, je livre également mon « nom de scène » dans ce domaine. Shadowcat. Étrange comme il était craint alors que je suis encore considéré comme une mascotte. C’est certainement ce qui me restera le plus en mémoire : l’effarement lorsque mes victimes découvraient que l’enfant que j’étais alors prendre leur vie avec moins de regret que s’il s’apprêtait à écraser une fourmi. Depuis toujours, Shadowcat portait un regard cynique et sinistre sur la race humaine. Comment en aurait-il pu être autrement ?

Amar reste longuement silencieux. Il me toise. Il statut sur mon sort. Je crois bien qu’il ne sait pas trop sur quel pied danser avec moi. Ma facette sans lumière s’apparait bien différente que celle que je laisse à la lumière du jour. Il se lève soudainement pour aller ouvrir la fenêtre et revient s’assoir avant de s’allumer une cigarette. Je le regarde faire sans broncher, patient. J’ai donné tout ce que j’avais. La décision n’appartient qu’à lui, en attendant, je me délecte de la fumée qu’il soupire. Je n’ai pas fumé de tabac depuis un sacré bout de temps. Je dois avouer que cela me manque. Alors quand il m’offre de me servir, je ne me fais pas prier. Je porte le bâtonnet à mes lèvres et j’en  incendie l’extrémité avant d’inspirer une longue bouffée. Je retiens à peine le soupire de plaisir qui suit logiquement l’action.

Je relève la tête lorsqu’enfin il accepte. Oh ? J’avoue que je commençais à ne plus l’espérer. Alors, je suis pris ? Un sourire se dessine sur mes lèvres. C’était loin d’être gagné, et même encore là, je sais que le jeu n’est pas encore terminé. Ah ! Je me disais aussi : il ajoute deux conditions. La première ne fait qu’agrandir mon sourire.

«  À votre service Boss, je détesterais me rouiller de toute façon. »

Quoique je ne laisserais pas cela arriver de toute façon. Je continuerais mes patrouilles en ville dès que cela me sera possible. Et puis, même si Ruby aspire à la paix, je sais qu’elle veut nous voir nous entraîner, nous tenir prêts à toute éventualité. Après ce qui est arrivé à Mick, à Chad, à moi, à Derek…bref à nous tous, on ne peut pas se permettre de croire qu’il n’arrivera plus rien…

La seconde condition me surprend déjà beaucoup plus. Je ne dis pas que ce n’était pas le cas de la première, mais en admettant qu’il ne se contente pas d’adopter le look mafieux, ça va de sens. Mais un combat pour…on va dire sceller le contrat, c’est original. Au premier abord, je me dis qu’il ne me croit pas capable, mais finalement je ne pense pas que ce soit ça. IL veut me juger sur tous les tableaux et j’aime cette façon de fonctionner. Il veut tester, voir par lui-même plutôt que de fonctionner seulement au préjuger. C’est une qualité. Je hoche la tête. Amaro ajoute qu’il ne sera pas vexé si je venais à le mettre à terre.

Nineko ?

Humph ! Non, je sais déjà que je ne le mettrais pas à terre, pas sans mon autre. Je saurais tenir tête à mon nouveau Boss, j’ai suffisamment de technique et d’expérience pour cela, mais si Nineko continue à faire la sourde oreille, je ne peux faire appel à mes sens surnaturels que de façon très modérée. Je pourrais forcer la grille, mais je ne le ferais pas pur un combat à l’amiable. Je n’irai à cet extrême qu’en cas de nécessité et danger absolu. Ce soir, je me battrais en tant qu’humain un peu amélioré plus qu’en tant que félin humanoïde, mais puisque c’est la façon dont je me bats qui intéresse l’italien, ce devrait être suffisamment révélateur.

En attendant la fermeture du Pink, je donne un coup de main comme je peux tout en m’assurant ne pas être gênant. Le staff est beaucoup plus tendre que ce à quoi je m’attendais. On sent qu’ils aiment cet endroit et qu’ils suivent leur patron. Il n’en changerait pas, c’est évident. Il faut dire qu’Amaro dégage une présence qui fascine, qui attire comme un aimant. Je salue les clients qui me connaissent. Quelques sourires naissent. Certains d’entre eux m’ont déjà entendu dans ce nouveau registre auquel je m’essaye et ils me soutiennent dans cette décision artistique. Et surtout, ils sont visiblement ravis de ne pas avoir à retourner au Jungle pour me voir. Il faut dire que la boîte de nuit a perdu de sa verve, ou bien est-ce que ceux que j’y ai connu ont, comme moi, tout simplement grandis ?

Comme prévu, je retrouve le Patron sous le couvert des bois pour un petit combat. Tandis qu’il retire sa veste pour le combat, je lève le nez vers le ciel. Tout change en ce moment. Ma relation avec Chad, la situation de la meute, ma vie…Bientôt, nous accueillerons deux enfants dans la meute. Deux petits bébés. Et Ruby sera Madame Hale. Tout va changer. Je me tourne vers Amaro qui s’approche. IL est temps de commencer ce combat. Un sourire étire mes lèvres. Je n’ai pas pratiqué contre quelqu’un depuis un petit moment. Ça va faire du bien !



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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: Nouvelle vie, nouveau boulot   Mer 27 Juil - 15:47



Nouvelle vie, nouveau boulot


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J’ai décidé de donner sa chance au gamin. Il ne faut pas se fier aux apparences car elles sont souvent trompeuses, tel est mon credo. Moi-même je joue sur l’apparence que je donne. J’assure ma respectabilité avec mon look exagéré de rital mafieux. J’y mets une légère pointe d’excès, juste ce qu’il faut pour que l’on soit charmé par ce côté autodérision qui cache de fait une réalité. A la place de l’ombre, je choisis la lumière puisque être visible est souvent le meilleur moyen de ne pas être vu. Je suis aussi discret qu’un vulcano. Ceux qui ne me connaissent pas y voient un style, les autres… la réelle menace que je représente. De ce bref entretient avec Kyomu, je devine que l’animal montre l’exact opposé de sa nature profonde. Il adopte une tactique opposée de la mienne. A chacun son style, qu’importe la méthode du moment qu’elle est efficace. A première vue, Kyomu est un banal boy band insouciant et puéril. La vérité semble différente. C’est ce que je souhaite confirmer par un petit échange de coups de poing. Il est plus difficile de masquer ce que l’on est dans  un combat.

— «  À votre service Boss, je détesterais me rouiller de toute façon. »

Bene e buona ! Il semble disposé pour les tâches sotterraneo. J’ai déjà Arès pour cela. Je sais que Charlie m’aiderait sans discuter, mais pour le moment je préfère ne pas l’exposer depuis son passage fanfaronesque au poste de police. Et il est hors de question que je mêle Jansen à mes activités illicites, voire meurtrières. Je souhaite le ménager, plus par égoïsme de lui garder une pureté qui me plait, que pour lui-même. Je sais que je peux compter sur lui, mais préfère garder cet atout en cas d’absolue nécessité. Si Kyomu peut aider à quelques tâches… il y a moyen que j’arrive à asseoir ma domination sur une partie des activités illicites de la ville en élargissant ma bande. Je ne sifflote pas la bande son de Godfather, mais pas loin.

Je coupe là l’entretient et laisse le champ libre au japonais. Comme il l’a affirmé, il met la main à la pâte et aide au mieux. Immanquablement son allure juvénile lui vaut les faveurs de Jessie. Jerry reste observateur, plutôt étonné de mon acceptation. Toutefois personne ne remet en cause ma décision ou la présence de Kyomu et il est rapidement changé de tâches diverses sans ménagement mais sans mauvais esprit non plus. Le travail dans le bar est fatiguant, mon personnel le met immédiatement dans le bain. Je surprends le regard appréciateur de Jerry quand Kyomu lui apporte un fût de bière sans effort apparent. Le gamin vient de gagner ses galons. Il semble avoir du répondant côté humour et des clients semblent le connaitre. L’idée de prendre des parts de marché sur le Jungle me plait assez. Le Pink ne remplacera jamais une boite de nuit, mais avec les shows de mes danseurs et maintenant ceux du japonais, il est clair que j’étends mon offre de divertissement. Vivement que Craig se casse et que j’englobe sa boutique de merda elettronico pour m’agrandir et donner de l’essor au Pink.

La soirée se passe bien. Les menus que concocte Charlie se vendent bien. Étonnant pour qui connait sa nonchalance congénitale de voir l’ours aussi efficace en cuisine. Je ne comprends pas ceux qui ne peuvent pas s’entendre avec lui. Il n’est pourtant pas compliqué à cerner, il est purement binaire. Il aime, ou il n’aime pas. C’est blanc ou c’est noir. Tenter de l’aborder à contre-courant est voué à l’échec. Je sais ce que je peux obtenir de Charlie, je sais aussi le comportement que je dois avoir avec lui. Montrer un cap et ne pas changer d’idée en route. Et par-dessus tout ne pas l’encombrer des détails du chemin à parcourir. C’est ainsi que j’ai un ours heureux en cuisine qui régale la clientèle tout en se prenant une taxe d’estomac comme en témoigne des moustaches en miel qui lui ourlent la lèvre supérieure. Il faut que je pense à réapprovisionner le stock…

(…)

J’ai fini la dernière partie de soirée dans mon bureau à gérer l’inventaire et lancer mes bordereaux de commandes. Notre chiffre d’affaire grimpe, la pièce du stock devient trop petite m’obligeant à renouveler mes commandes plus fréquemment qu’à mon arrivée. J’ai donné un point de rendez-vous au gamin qui est parti après la fermeture non sans avoir aidé au rangement. D’un regard j’ai questionné Jerry pour avoir son avis sur le minot. Il a secoué la tête positivement. A voir ce que cela donnera quand il poussera la canzoncina.

(…)

Jansen avait une moue déçue quand je lui ai dit que je sortais ce soir. J’ai pris tout de même le temps de lui souhaiter une bonne nuit en le déposant devant chez lui. Il dort de plus en plus chez moi au-dessus du Pink que dans son appartement. Après un ultime baiser, je démarre et file en direction de la forêt. Je me suis changé, quittant mon pantalon et ma chemise de marque au profit de vêtements moins sensibles.

Le gamin est déjà là, prêt à montrer ce qu’il vaut. J’ai choisi le même endroit où j’avais testé Arès et où j’avais pris cher. Le coin est tranquille, surtout à cette heure de la nuit. Je pose ma veste sur une branche et remonte les manches de mon sweater. Kyomu regarde le ciel étoilé, mais je sais qu’il est attentif à ma présence et mes gestes même sans me regarder. Le sourire à ses lèvres montre qu’il n’appréhende pas ce qui suit. S’il est vraiment celui qu’il prétend être, il n’a en effet aucun souci à se faire. Depuis la curieuse absence de Kean Donough, l’idée de reprendre en main son affaire de combats clandestins me taraude. Mais cela veut dire asseoir mon emprise sur son second qui le remplace. User de la force contre le coyote n’est pas une bonne idée. De plus ce gars est connu dans la ville, autant s’en faire un allier qu’un ennemi. J’imagine gagner le respect de ce gars en devenant le poulain favori de ces combats. Si j’ai fini par réussir à battre ce Donovan, il reste quelques gars qui me donnent du fil à retordre. Arès, qui va être bientôt papa, a d’autre chat à fouetter que de m’aider à m’entraîner. Le gamin pourrait bien m’être utile dès à présent.

Je laisse mes attributs lupins ressortir. Le bleu électrique de mes prunelles annonce la couleur de mon âme. Je ne me mets pas en garde, ni n’annonce le début du combat. Nous sommes tous deux des fauves auxquels les règles que les humains ont pu s’inventer dans ces cas-là ne s’appliquent pas. Un loup n’annonce pas qu’il va attaquer, il agit.

Mon poing rencontre… le vide. Kyomu a esquivé en un bond rapide. Ses appuis au sol sont légers et très mobiles. La vitesse est son atout principal. Cela le rend redoutable. Il est difficile d’affronter un adversaire qui est malaisé à toucher. J’esquisse un sourire carnassier. Ce gamin a les moyens de me faire progresser. La vitesse est mon point à améliorer. Dans mes affaires courantes, ma force est suffisante, mais dans le hangar où se jouent les combats clandestins, j’ai affaire à d’autres métamorphes. Les forces s’équilibrent, la différence se fait sur les techniques et justement la rapidité à enchaîner. Sans surprise, j’encaisse le premier coup. Je balaye d’une jambe, mais mon adversaire est déjà hors de portée. Il m’agace à sautiller comme une sauterelle. La colère est mon meilleur moteur. Une colère primaire, qui monte du ventre, celle du prédateur qui se fait contrer.

Je le laisse s’approcher, car il est vain que je tente de l’attraper. Et quand il est à ma portée, je laisse filer quelques secondes puis applique la feinte qui m’avait permis de dominer Donovan. Mes griffes croisent sa chaire. Touché ! Là où Donovan s’était retrouvé au tapis, Kyomu n’a qu’une simple estafilade sur le torse. Seconde suivante, je mange la poussière.

Je me relève et m’ébroue. Nullement vexé, je suis au contraire exalté. Le gamin a comme moi un sourire plaqué au visage. Il ne s’agit pas de vantardise, mais bien la marque du plaisir que nous prenons l’un et l’autre à cet affrontement. Déjà mon analyse de sa personne s’affine. La nuit va être longue.



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Miyavi Kyomu

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MessageSujet: Re: Nouvelle vie, nouveau boulot   Dim 21 Aoû - 15:26

The Best Job
Ce boulot, je le voulais, et il semble que le patron ait enfin accepté de m’accorder une chance. Je vais devoir donner le meilleur de moi-même pour assoir sa décision, mais de toute façon, je ne comptais pas donner moins même s’il m’avait accueilli la bouche en cœur. Il n’y a pas qu’envers lui que je dois faire mes preuves. Je dois aussi convaincre mes « habitués », son personnel, le reste du monde…et accessoirement, je veux me prouver à moi-même que je suis capable de changer…si j’y parviens dans ma vie humaine, c’est que tout n’est pas perdu pour ma vie surnaturelle.

J’aide à toutes les tâches qui me sont accessibles, du nettoyage des tables au réassort de boisson. Je suis tellement dans l’envie de bien faire que je n’essaye même pas de faire semblant d’avoir des difficultés à porter le fût de bière. Je ne me briderais pas sur ces plans, je veux juste être moi ici et faire au mieux tout travail que l’on me confiera.

Plus tard, je retrouve Alessandro Amaro, mon nouveau patron, au cœur de la forêt. Ce soir il va tester cette partie qu’on ne soupçonne jamais derrière mon physique : le combattant. Je laisse mon regard se perdre dans la nuit étoilée. Nous avions pour habitude de passer des heures à regarder les étoiles avec Jay…sa présence me manque… Je vais aller la voir juste avant le mariage, sa nouvelle meute à passer une sorte d’accord avec Ruby il y a quelques mois et ils ont surement une sorte de cadeau de mariage à lui transmettre. Et puis, Jaycee semble avoir bien des choses à me dire. Moi aussi, je vais avoir beaucoup de choses à lui raconter. Amaro arrive et se met en condition. Je jubile d’avance. Même s’il me bat, ça fait trop longtemps que je n’ai pas pu me défouler dans un bon combat, mais je ne devrais peut-être pas m’en plaindre…

Je baisse le regard et rencontre le sien, bleu électrique. La couleur qu’auraient mes iris si j’étais un loup. Mais Amaro n’a pas besoin de voir la couleur de mes yeux. Ma réputation est déjà bien ancrée. Est-elle justifiée ? Ça, il veut le vérifier par lui-même, et ce n’est pas pour me déplaire. Il lance l’attaque. Nul besoin de prévenir. Nos sens sont là pour cela. Même sans Nineko, je peux encore sentir ce genre de signaux. Appelez ça nature ou expérience, toujours est-il que cela me permet d’anticiper. J’esquive, sans mal à vrai dire. La vitesse est mon meilleur atout. Et je le combine avec ma taille relativement petite par rapport aux hommes adultes américains. C’est toujours le premier schéma que j’utilise : éviter les coups. Ça énerve les plus idiots jusqu’à une bêtise plus profonde, ça irrite les impatients qui rêvent de m’écraser la trogne, ça excitent les combattants les plus intéressants, comme l’est Amaro. Le combat va être pimenté !

Amaro est réactif est puissant. Et quand je le vois cesser d’attaquer, je comprends aussi que c’est un fin stratège. Il veut que j’approche et je suis joueur. Mon sourire est toujours là, même s’il lui arrive de disparaître de disparaître pour des expressions plus sérieuses, plus concentrées pendant les attaques. J’attaque, il contre, il me laisse filer, mais pas bête la bête. Sa stratégie fonctionne, il me touche. Bon, la chemise fera un joli chiffon. James va me tuer, j’aurais dû me changer ! He, c’est que ça pique les griffes ! Mais ça ne m’empêche pas de répliquer. L’avantage à avoir mon… « entraînement », c’est que je ne suis pas déstabilisé dans mes attaques immédiates par une blessure superficielle.

J’attends qu’Amaro se relève. Il sourit. Moi aussi. Ce combat va faire un bien fou, et il ne va pas se régler en quelques coups. Mon atout, c’est ma vitesse. Le sien, c’est la force. Niveau technique, je crois pouvoir dire qu’on est à peu près équivalent. Et l’expérience, disons qu’il a les années…mais comme j’ai commencé très jeune on ne doit pas être très loin non plus sur ce niveau. Ce qu’il a de plus…c’est la sagesse, l’expérience de l’âge, même si son caractère est plutôt enflammé de ce que je peux déjà en dire, il y a cette sensation qui dit qu’il pourrait me manger tout cru juste en me regardant. Une présence particulière…c’est difficile à expliquer…mais ça me fait jubiler. Je vais vraiment « kiffer » ce combat.

J’ancre mes appuis pour augmenter la vitesse de ma prochaine attaque. Il perçoit le schéma. Il commence à anticiper, à jouer avec moi comme le prédateur joue avec sa proie docile. Mais je ne suis pas docile, je ne le suis plus. Ce n’est pas la première fois que je suis confronté à un adversaire capable de percevoir les schémas. C’est d’ailleurs la véritable clé de la victoire. Peu importe l’atout de l’adversaire, du moment qu’il a une « manière », il est à terre pour qui est suffisamment coriace pour tenir. Et c’est là que je trouve un avantage à ne pas être tout seul. Ce qui auparavant était une conséquence de mes « changements » est devenu une véritable performance.

Amaro a désormais le schéma en tête. Il pourra prédire toutes les attaques suivantes. Sa rapidité laissant à désirer, il ne pourra toutes les contrer, mais les attaques qu’il placera seront efficaces. Du moins ce pourrait être le cas, si j’étais incapable de changer de schéma. Mais ce n’est pas le cas et soudainement, l’appui qui aurait pu me servir à sauter, me permet de plonger et de le faucher d’un coup dans les jambes. Je change de suite, j’adopte d’autres techniques. Pendant un instant, il dégage une sourde colère, mais l’instant d’après, c’est bien un sourire qui orne ses lèvres. Ai-je gagné son intérêt ?

Le combat dure un long moment. Je suis persévérant, mais il est vif d’esprit et ses coups sont impressionnants de puissance. Sans Nineko aux aguets, je guéris bien plus lentement et je fatigue bien plus vite, et j’ai beau avoir le passé qui m’a fait, je finis par ne plus tenir debout. J’esquive de justesse le dernier coup. Depuis un moment, on ne les retient plus et cela là aurait fait mal. Je suis au sol et le prochain va carrément faire mal si je le reçois. Je lève les bras, paumes visibles.

- « Je suis vaincu ! Je suis vaincu. Je l’éviterais pas celui-là et si je me le prends je ne pourrais pas commencer demain.

J’ai parlé si vite que je ne suis pas sûr que ça ait été audible, mais il s’est arrêté en plein élan, c’était le but initial, donc c’est gagné pour mon visage. Je relâche mes muscles et laisse tomber ma tête contre l’herbe moelleuse.

– « Vous avez une de ces puissances, Patron. J’ai rarement vu ça chez un loup!

Je suis essoufflé, mais ravi. J’ai mal partout, mais je souris. Ce boulot va être encore plus intéressant que ce à quoi je m’attendais en postulant.




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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: Nouvelle vie, nouveau boulot   Sam 27 Aoû - 21:51



Clan dei Amaro


Feat : Miyavi Kyomu


Dans la journée,  quelqu’un m’aurait dit que je me battrais ce soir pour finaliser un entretient, je lui aurais rétorqué que les éléments valables à Beacon Hills se comptent comme une place exempte de cendres au pied de l’Etna. C’est denrée rare. Rien chez Kyomu ne laisse penser que sous ce physique délicat se cache un fauve. Et quel fauve ! Pire qu’une savonnette, il est insaisissable et diablement rapide. Pousser la canzoncina n’est pas l’atout qui brille le plus chez lui.

J’obtiens enfin les informations que je veux savoir. Ce qu’il ne dit pas, son passé, ses drames, sa vie. Sa façon de se battre, les techniques qu’il met en place, et qu’il fait évoluer en fonction de mes réactions parlent plus que s’il me faisait un grand discours. C’est un pur professionnel. Toutefois, je sens qu’il ne me sort pas le grand jeu et qu’il lui en reste beaucoup sous le moteur. Le combat est plaisant et me demande de me sortir les doigts de mio culo. Kyomu n’est pas ce qu’il parait être et la face cachée de l’iceberg me plait énormément. Ce gamin à peine majeur maitrise des techniques qui demandent des années et des années d’entrainement. A quel âge a-t-il commencé ? Jeune, très jeune forcément ! Je sais les dégâts que cause ce genre d’entrainement sur la santé mentale de celui qui les subit. Son look provocateur masque-t-il une instabilité mentale ? Il faut que je sache s’il peut m’exploser entre les mains.

Je commence à le toucher plus souvent. Je suis plus endurant. Est-ce la différence d’âge ? Ma capacité à m’économiser et éviter les gestes inutiles ? J’ai l’habitude de me battre comme un humain « amélioré », donc quand je laisse mes attributs de loups sortir, je cumule le côté surhumain et les techniques de survie de l’humain qui n’est en haut de la chaine alimentaire que par son intelligence au combat et non par sa force physique. C’est cette analyse qui m’a rapidement conduit à ne pas tout miser sur la bête féroce que je suis. Et si mes pleines lunes sont bien plus sereines depuis que je les passe en serrant Jansen contre moi, c’est avec mon mental que je luttais à l’attraction lunaire. Mon caractère explosif ne m’aidant pas dans cette tâche. Jansinio sei prezioso per me !

Le ballet martial se poursuit. Je ne retiens plus mes coups depuis un moment. Nous ne sommes pas sur un ring. Pas de règle hormis celles qui désignent des gestes indignes d’un combattant. J’ai le corps en nage, tous mes muscles sont chauds des sollicitations que je leur demande. Mon sang macule ma peau bien que mes blessures cicatrisent à mesure. C’est qu’il a les griffes affutées le chaton.

- « Je suis vaincu ! Je suis vaincu. Je l’éviterais pas celui-là et si je me le prends je ne pourrais pas commencer demain.

J’arrête mon poing à une vingtaine de centimètres de sa figure. Mon corps bascule même en avant, emporté par mon élan. Je reprends mon équilibre en faisant un pas en avant, enjambant Kyomu.

- « Vous avez une de ces puissances, Patron. J’ai rarement vu ça chez un loup!
- Je n’ai pas plus de puissance qu’un autre loup Kyomu. Par contre surement plus d’intelligenza de combat.


Le gamin sourit comme un bien heureux. Sa joie est sincère et me rassure sur son état mental. Un observateur extérieur pourrait penser que nous sommes cinglés à être satisfaits de nous être lacérés mutuellement. Mais nos poings ont terminé le dialogue commencé dans mon bureau.

- Kyomu. Il se pourrait que parfois je te demande de faire autre chose que de catare. Soit rassuré que cela devrait rester exceptionnel. Mais avec ta bocca d’angelo, tu peux en surprendre plus d’un. Je te vois bien comme étant le fou de mon jeu de carte. Andiamo ! J’ai faim !

Ce n’est pas une demande, mais bien un ordre. Le môme me suit sur sa moto. Il faudra que je le branche avec Ares. Je suis persuadé que ces deux-là peuvent s’entendre comme larrons en foire. Nous passons par la porte arrière du Pink. J’allume la lumière juste au-dessus du pool cuisine et demande à Kyomu ce qu’il veut boire. Lui servant ce qu’il me demande, je me sers un scotch. Je mets en route la plaque de cuisson et sors deux T-bone du réfrigérateur.

- J’espère que tu n’es pas allergique au miel, Charlie a tendance à en coller partout.

Nous sirotons nos verres pendant que la plaque chauffe assez pour saisir la viande.

- Bon maintenant je sais ce dont tu es capable avec tes poings. Tu me montres ce que tu vaux en chanteur ? Car c’est aussi un peu pour ça que tu es là. Et pas un truc de boy band sinon tu atterris sur le trottoir d’en face sans que j’ouvre la porte.

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Miyavi Kyomu

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MessageSujet: Re: Nouvelle vie, nouveau boulot   Mer 31 Aoû - 9:36

Chantez maintenant
Ce combat est exaltant. Depuis quand n’ai-je pas combattu juste pour le plaisir, sans poursuivre le but de défendre ni de tuer ?  Depuis quand n’ai-je pas croisé d’adversaire aussi intéressant que le rital qui maîtrise aussi bien le jeu des poings que celui des crocs ? Je me sens revivre à travers ces coups. Ceux que je donne comme ceux que je reçois. Je ne suis ni sadique ni masochiste, c’est juste que je me retrouve un peu plus. Le combat fait partie de moi. Mon passé est ce qu’il est. Il m’a forgé et si je ne peux être fier de chaque souvenir qui le compose, je ne le nie pas pour autant, j’ai appris à l’accepter.  

Est-ce parce que je cherche activement à remplir ces blancs qui me manquent pour ne plus être enchaîné que Nineko ne veut plus me parler ? Est-ce que le fait d’avoir commencé à briser ces chaînes m’empêche de l’atteindre ? Et s’il essayait de me parler dès le début ? Est-ce moi qui fais la sourde oreille ? Ne pourrons-nous jamais nous dire au revoir proprement ?Est-il toujours là au moins ? Oui…oui, je peux le sentir, et je sens encore les chaînes, la restreinte du kanima.

Lorsqu’Amaro m’affirme n’avoir pas plus de force qu’un loup normal, j’avoue retenir de peu ma surprise. C’est pourtant la sensation que ce combat m’a donné, mais c’est aussi la première fois que je me bats sans avoir la possibilité de véritablement faire appel à mes capacités non humaines. Si je perds à ce point en puissance,….il faut que je comprenne ce qui m’arrive. Il faut que j’atteigne Nineko à nouveau. Il se pourrait que ce soit vital.

Je me relève tandis qu’Amar réitère sa proposition de ne pas me demander que de chanter. Il soutient que cela sera ponctuel, exceptionnel, mais que je pourrais bien être un atout. Qui soupçonnerait ce dont je suis capable devant mon visage éphèbe et ma voix plus douce que grave ? Je pourrais être son fou, dit-il. Loin de m’offusquer, cette comparaison me fait sourire. Je fait une révérence semblable à celles des bouffons devant leu roi.

«  Du moment que vous ne m’accrochez pas une clochette au collier, je serais la pièce qui vous sied. »

Fou, je l’étais véritablement jusqu’à ce que Chad tue mon autre…non…je l’étais encore après, car l’on est fou si l’on est vide d’une présence dévastatrice. Aujourd’hui, je ne suis plus vide, seulement séparé de ma part féline. Cela finira peut-être par me rendre fou à nouveau, car je me sens incomplet et surtout, je sais que ce n’est pas normal, mais je ne saisis pas ce qu’il se passe.

Oh ! Amaro vient tout juste de me prendre par les sentiments ! MANGER ! Même si ce n’étais pas une demande de sa part, j’exécute cet ordre avec grand enthousiasme. J’ai les crocs !! J’enfourne ma moto et je suis mon nouveau patron jusqu’au lieu de mon nouveau boulot. Une fois arrivés, je jette un œil à mon téléphone. J’ai un bon nombre de messages, de James, de Jaycee, de Chad, de Ruby, de Stiles et de Robin. Visiblement, moi passant un entretien d’embauche, c’est un évènement ! J’envoie rapidement un message groupé pour dire que j’ai été pris. Je raconterais les détails plus tard…et je tairais certains d’entre-eux à certaines personnes. Chad risque de faire la grimace s’il sait que je bosse à nouveau dans l’ombre. Je me garderais de lui dire dans l’immédiat. Et Ruby…Ruby a juste à savoir que je travaille dans un bar. Si elle sait que je bosse en double-emploi pour Amaro elle va criser. On va attendre qu’elle accouche et que les hormones ne la perturbent plus… c’est plus sage.

Me voilà convié en cuisine. Cette odeur sucrée ? Oh, du miel…du miel à foison. Le cuisinier en met vraiment partout ! Mais ça ne me dérange pas. Je mange tout, je ne suis pas difficile. Et en bon asiatique que je suis, j’aime le sucrée-salé. Alessandro me propose une boisson, ce que je veux. Habituellement, je suis adepte des alcool comme le Gin ou le Martini, mais après un bon combat…

«  Une Ambrée se sera parfait. »

Le choix de bières en Amérique est hallucinant. Je me fais un plaisir de découvrir de nouvelles bières à chaque fois. Je ne peux retenir un soupir de plaisir après la première gorgée. C’est frais ! Ah ça faisait longtemps ! C’est vraiment agréable. Je m’adosse au plan de travail pour siroter ma boisson en dégustant la fraîcheur qu’elle m’apporte. L’odeur de la viande fait frétiller mes narines. J’ai faim !!!

Je relève le regard quand Amaro me demande finalement une démonstration de ce dont je suis capable en chant. C’est vrai que du coup, il n’a sans doute pas eu la possibilité de voir les quelques vidéos qui dénotent un peu dans ma discographie de chanteur pour midinette. Je regarde autour de moi. Il n’y a pas d’instruments dans une cuisine, mais j’ai une idée. Je m’approche d’un plan où sont entreposés les gobelets rouges sérigraphies au nom du bar. Idéal pour l’Happy Hour. Est-ce un reste qu’Amaro n’utilise plus ou est-ce son idée, je le verrais bien dans les jours qui suivent, en attendant, cela va bien m’aider.

En utilisant un ensemble de tapping connu sur le plan de travaille avec le gobelet, j’entame un petit mash-up.



Les deux premières chansons restent assez new pop. Michael Jackson sera pour toujours une légende, un classique. Je suis encore en train de guérir du combat, alors Rollin In The Deep à la guitare ou encore Stand By Me Accapella, ce ne sera pas pour aujourd’hui.






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MessageSujet: Re: Nouvelle vie, nouveau boulot   Lun 5 Sep - 22:49



Recrutement


Feat : Miyavi Kyomu


J’ai demandé à Kyomu de me faire une demonstration de ses capacités de chanteur. Il semble hésiter et regarde autout de lui avant de s’emparer d’un gobelet de plastique qui nous sert lors des happy hours et autres événements. Il se met donc à chanter, sa voix étant rythmée par les pops et les tacs du gobelet contre la surface du passe plat. Le bar résonne de cette musique improvisée et de la cuisson des deux morceaux de viande rouge. Je ne lui demande pas sa cuisson préférée, estimant que le saignant devrait lui convenir. Reflexe de gérant de bar, j’arrange nos assiettes comme s’il était un client. C’est agréable à regarder et à sentir. Je l’invite à manger tant que c’est chaud.

Ce que nous faisons dans un silence relatif. Nos estomacs parlant à notre place. Je lui ressers une bière tandis que je me fais un café. Puis basculant la ventilation de la hotte à son maximum, j’allume une cigarette, offrant mon paquet à Kyomu. J’aime m’amuser à faire des ronds de fumée. C’est totalement cliché, mais cela me détend et m’aide à faire le vide dans mon esprit.

- Bon, il me semble que tu vas faire l’affaire. Côté genre musical, j’aimerai que tu mettes en accord avec Anna et Jansen afin que cela ne soit pas trop discordant entre tes prestations et les leurs. Je vais être honnête, je n’y connais rien en musique. Je peux seulement dire, si cela me plait ou non. Là tu ne m’as pas écorché les oreilles, va bene !

Le gamin se réjouit d’avoir passé le test final avec succès. Il m’assure encore de sa motivation à faire autre chose et réaffirme vouloir changer son image. C’est vrai que le Pink peut l’aider, je souhaite moi-même casser le cliché du bar gay, et en faire un bar… qui accueille la communauté gay de la ville ainsi que le reste de la population. Un bar normal aux couleurs de l’arc en ciel. J’ai prévu de faire repeindre la devanture en gardant l’arc en ciel, mais de manière plus sobre et select. Ce n’est pas, ce n’est plus un cirque ici ! Je sais que je me mets à dos une partie de la communauté LGBT à dos, mais j’en fidélise une majorité. A mes détracteurs je rétorque que le Pink est comme une majorité d’autres établissements. C’est-à-dire dans le juste milieu de comportement où les extrêmes ont difficilement leur place.

- Tu commences demain. Apporte-moi ton emploi du temps. Je te ferai signer ton contrat.

(…)

Comme chaque matin, un expresso termine ma phase de réveil. Dan balaye devant le bar pendant que Sophie rage des tasses. Le gamin est là avec son instrument de musique. Je tape le comptoir pour qu’il vienne s’asseoir à mes côtés.

- Demande à Sophie ce que tu veux. Voici ton contrat. Fait voir ton emploi du temps que l’on organise ça au mieux. Tu es libre quand l’après-midi ? J’aime autant t’avoir en fin de journée que le soir qui est déjà rodé dans les plannings de Jansen et d’Anna. Mais bien sûr tu feras quelques nocturnes.

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MessageSujet: Re: Nouvelle vie, nouveau boulot   Jeu 22 Sep - 13:39

Emploi du temps
La viande est succulente et je l'apprécie d'autant plus que je semble avoir convaincu Amaro que j'étais capable de divertir sa clientèle. J'ai bien l'intention de performer sur des titres plus travaillés mais je veux pouvoir le surprendre. Il me demande de m'aligner sur le style de ses danseurs et je réaffirme mon envie de m'affirmer dans un nouveau style plus adulte. Nous pourrions même envisager des prestations combinées.

— «Avez-vous la place de disposer un piano à queue? Le son sera bien plus noble et approprié à ce que vous attendez que celui d'un sythé. Est-ce que vous pensez que je peux parfois assister aux répétitions de vos danseurs, voir même m'entraîner avec eux quand c'est possible? En plus de me garder en forme et d'apprendre de nouveaux mouvements, cela pourra me permettre de comprendre comment ils bougent, comment ils pensent quand ils dansent, comment ils choisissent leurs musiques, ce qu'ils en attendent, ce qui les touche et les inspire et je pourrais alors composer pour eux en fonction de leurs envies. Enfin si ça les intéresse et si vous êtes d'accord, bien sûr.

C'est le genre d'exercice qui me régale et puis même si je m'inscris encore régulièrement aux sessions de Urban Danse Camp pour travailler avec Keone et Mariel entre autres, sans Jaycee, ce n'est pas pareille, je danse moins souvent et ça me manque.

Je quitte le bar avec la consigne de revenir avec mon emploi du temps le lendemain. Quand j'arrive à l'appartement, James, pourtant plongé dans ses lignes de code se tourne aussitôt vers moi. Mon sourire me trahit. Robin et moi fêteront ça dignement ce soir-là, et j'éviterai la réponse à sa question lorsqu'il s'inquiète de voir que je guéris si lentement. Ce n'est pas la première fois que je lui parle de l'absence de dialogue entre Nineko et moi, mais j'avoue que je commence à m'inquiéter.

Le lendemain, je reçois successivement le coup de fil de Ruby et de Jay. Et je me retrouve armé de plus de feuille que je n'en aurais voulu pour aller voir mon nouveau patron. Je demande un latte à Sophie et une fois devant le contrat, je le prends en photo pour l'envoyer à James. Amaro me regarde suspicieux.

« Exigence de mon alpha et de ma soeur. Je comprends et parle parfaitement plusieurs langues parmi lesquelles l'anglais, mais à l'écrit c'est plus compliqué. À propos de ma soeur, je suis majeur, mais pas aux yeux de toutes les lois de cet état. Du coup j'ai besoin de votre signature sur certains papiers ainsi que celles de ma tutrice légale, aka ma soeur. Comme toujours avec l'administration, c'est plein de chichi et le fax ne suffit pas. Je voudrais vous demander quelques jours d'office le temps de faire l'aller-retour pour qu'elle signe tout ce bazar. Sinon il faudra attendre que les papiers fassent l'aller-retour tous seuls pour que je puisse bosser ici à certains horaires et aux contact de l'alcool. C'est stupide, mais ce sont les lois.

J'en profite aussi pour lui parler de l'engagement que j'ai pris auprès de mon alpha quant au fait d'accompagner quelqu'un à Boston. Je sais que c'est osé, mais je vends ça comme je peux en expliquant que je ne suis pas du genre à revenir sur ce que j'ai dis. Ce n'est pas comme ça que je fonctionne avec ma meute, et il en sera de même avec le travail. Et puis,

«Si je peux vous être d'une quelconque utilité quand je suis là-bas, j'en serais honoré...

Il analyse mon emploi du temps. Concrètement, je suis relativement libre l'après-midi, sauf le mardi où j'ai casé mes cours d'écriture. Comme j'ai pris une option arts et langues, tous les cours communs obligatoires sont le matin, les cours de langue, je n'y assiste que rarement car je parle sans aucun problème en anglais, japonais, français, chinois et coréen et je parle couramment espagnole. Pour ça je peux remercier mon contrat de chanteur. On avait négocier pour que mes session de danse compte comme des heures de sport à condition qu'elles soient régulièrement notées. Bon le Coach va quand même me faire passer des heures sur le terrain en plus, parce que je suis un homme... mais ça je pourrais m'en accommoder. En dehors du lundi, les dernières heures de cours sont toujours des heures d'option auxquelles j'ai rarement assistés car je remplissais les horaires avec mon contrat précédent. Alors hormis le lundi où je finis à dix-huit heure une semaine par mois (les heures du Coach) et le mardi où j'ai mon cours d'écriture entre dix-sept et dix-neuf heure. Sinon je suis disponible.

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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: Nouvelle vie, nouveau boulot   Jeu 29 Sep - 17:21



Recrutement


Feat : Miyavi Kyomu


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Je hausse un sourcil interrogateur en voyant Kyomu prendre en photo le contrat de travail que j’ai rédigé. J’espère qu’il ne va pas me faire contrôler ça par une bordée d’avocats ou d’agents de toutes sortes. Je n’ai franchement pas envie d’attirer l’attention de juristes sur le Pink. Me serais-je trompé sur le gamin, et que sous ses airs d’ancien tueur, il soit devenu propret ?

— « Exigence de mon alpha et de ma sœur. Je comprends et parle parfaitement plusieurs langues parmi lesquelles l'anglais, mais à l'écrit c'est plus compliqué.

Je l’écoute me déballer ses tracas administratifs. Merda, je ne l’avais pas vu venir ça. Je n’apprécie pas trop les situations où une tierce personne peut venir mettre son grano di sale dans ce que j’entreprends. Accepter le bêta de la femme flic est à mes yeux un risque calculé, une assurance vie détournée. Avec son passé de Shadowcat, et deux trois affaires où je compte bien le mouiller, je pense gagner une certaine assurance de non-ingérence de la fliquette. Par contre si je dois composer avec tout l’arbre généalogique du gamin, ça va moins le faire.

Je regarde l’emploi du temps du lycéen tout en réfléchissant à la flopée d’informations qu’il m’a déballée depuis le début de notre rencontre. C’est un ex (?) tueur réputé et redouté, il joue de la guitare, du violon, du piano à queue et sans queue et certainement aussi du pipeau ! Car avec dix-huit bougies au compteur, parler autant de langues qu’il le dit, plus la maîtrise d’instruments qui demandent des années de pratique, sans parler de son entrainement martial plus que poussé, cela tend au génie planétaire ! Et il dit avoir du mal avec l’écrit… C’est moi, ou il y a quelque chose qui ne colle pas ? Si le trilinguisme me semble raisonnable à son âge en comptant deux langues maternelles, et une troisième apprise "en chanson", le reste me semble hors de toute proportion pour le commun des mortels. Avec tout ce qu’il dit maîtriser, si tant est que cela soit véridique avec si peu d’année au compteur, il ne peut pas être léger à l’écrit ou en lecture. C’est le minimum vital pour entreprendre tout ce qu’il dit savoir-faire. Je le regarde d’un œil suspicieux.

Ai-je devant moi un fabulateur, un martien ou quelqu’un de nettement supérieur à moi ? Aucune version ne me convient. Les fabulateurs n’ont pas leur place dans mon équipe, quant aux génies pour le peu que j’en sais, c’est qu’ils sont instables dans le temps et finissent par causer plus de problèmes que leur ingéniosité donne de solutions. Je pourrais me contenter de le prendre uniquement comme chanteur, mais il m’est impossible de faire abstraction au contexte qu’il traîne. Embaucher un type excellent oui, recruter un gars qui me dépasse très largement, non. Je tiens à garder la main mise sur mes activités en ayant la maîtrise de mes hommes. Si ses prouesses musicales m’importent peu, la veille lors de notre combat, il m’a tenu tête sans pousser ses capacités surnaturelles, me laissant le dessus presque par politesse ou une raison qui lui est propre. Ce n’est pas un problème en soi, Arès est plus fort que moi et je ne trouve rien à y redire. Toutefois, ses capacités linguistiques, si elles sont réelles, alliées à son savoir musical le porte à un niveau d’intelligence hors norme. L’accumulation de qualités le rend dangereux. Sans parler du fait que Kyomu affirme avoir du mal à l’écrit…

— «Si je peux vous être d'une quelconque utilité quand je suis là-bas, j'en serais honoré...
- Eh ?


Boston ? La cote ouest est déjà suffisamment vaste pour que je ne cherche pas m’étendre à l’autre bout du pays. Je décline poliment sa proposition. Je reste indécis. Est-ce une bonne chose de prendre dans l’équipe quelqu’un que je cerne si mal ? Je lui ai donné mon accord, mais ça c’était avant qu’il m’expose son immense savoir acquis en si peu de temps. Une cliente l’interpelle, elle semble connaitre le chanteur. La curieuse voit le contrat de travail sur le bar et ne cache pas son enthousiasme. Je peux difficilement faire machine arrière. Il faut que j’en touche deux mots à Arès, qu’il garde le gamin dans un coin de son œil pour analyser son comportement.

- Pour répondre à ta question de hier soir, tu l’auras compris, nous n’avons pas la place pour un piano à queue. Cela reste un bar, pas une salle de spectacle. Je propose que tu viennes deux fois par semaine en faisant une après-midi et une soirée. En fonction des réactions des clients nous adapterons tes horaires.

Je paraphe les deux exemplaires du contrat et le lui redonne. Je ne sais pas ce que sa sœur pense de son passé criminel, ni même si elle est au courant. Je soupire devant face autant d’inconnues. Je vais pour le moment me contenter de le garder comme chanteur et musicien. Il y a pour l’instant, bien trop d’étrangeté autour de ce gamin pour que je le mêle à mes activités illicites.

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