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 Incendiaire rencontre

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Alec O’ Fallamhain

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MessageSujet: Incendiaire rencontre   Jeu 28 Avr - 12:10




Incendiaire rencontre



Voilà presque un an qu’Alec était plus ou moins installé dans cette étrange bourgade… Etrange, elle ne l’avait pas été tout de suite, elle avait surtout l’avantage, pour l’ex artiste de cirque en cavale qu’il était, d’avoir toutes les ambitions sur le pain béni… Pas d’embrouilles locales, pas de parents un peu trop envahissants alors que c’était eux-mêmes qui l’avaient jeté dehors.

Aller, arrête de chigner, se dit l’irlandais un peu trop cogitant pour son bien… Il ne lui avait pas fallu longtemps avant de s’inscrire comme pompier réserviste. Visiblement, les réserves étaient loin d’être pleines, car il se retrouvait plus souvent qu’à son heure en train de sauver des vies ou éteindre des incendies, que de soigner des gens dans son cabinet. Tant qu’il avait de quoi vivre et maintenir son train de vie sommes toutes plutôt modeste, le reste lui importait peu.

L’envie de reprendre ses vieilles habitudes d’écriture le démangeait. Depuis qu’il était arrivé dans cette ville, plus exactement depuis quelques mois, il avait été témoin de phénomènes plus qu’étranges, pendant ses interventions. Le pire, dans tout ça, c’est qu’il avait parfois l’impression d’être le seul à allumer les lumières, vu que ses collègues d’action semblaient totalement inconscients des phénomènes qui le perturbaient, lui...

Alors à qui en parler ? Il ne lui semblait pas idiot de penser que si ces étranges événements étaient fréquents, quelqu’un, voir plusieurs personnes influentes, les masquaient sciemment… L’ostéopathe était persuadé que parmi ses collègues, certains devaient forcément faire partie de cette omerta…Mais à aucun moment il n’avait pourtant eut envie de raccrocher ses patins, hors de question de baisser les bras.

Le pensif pompier arrêta de cogiter pour se concentrer sur son carnet de rendez-vous. Ce n’était pas fameux… Les pages blanches étaient mouchetées, de temps en temps, par quelques griffonnages, agrémentés de numéros de téléphones, ratures, heures de rendez-vous. Et pourtant, il avait bon espoir, car il était doué dans ce métier, et le bouche à oreille finirait par marcher. Surtout si, comme il le supposait, les gens se voilaient la face sciemment. Les tensions accumulées dans les muscles, et les esprits, trouveraient un remède en sa personne… Il lui suffisait juste de doser correctement l’utilisation de son pouvoir, pour ne pas paraitre trop miraculeux. Il n’avait pas comme projet d’attirer l’attention sur lui plus que nécessaire…

Ce ne fut qu’après la deuxième sonnerie de son alarme de réserviste qu’Alec percuta... Une alerte !
Pour que ce soit cette alarme, plutôt qu’un simple coup de fil, c’est que ça devait être sérieux et urgent. Le pompier prit donc son sac contenant toutes ses affaires, et se rua dehors, courant le plus vite possible, pour enfourcher sa moto et arriver à la caserne rapidement… Il eut à peine le temps de se garer, pratiquement en dérapage, que ses collègues lui mettaient déjà la main sur l’épaule, qui le tirant, qui le poussant, pour l’entrainer avec eux dans le camion.
Il se changea sans chichi, en catastrophe, revêtant son uniforme et prenant le pouls de la situation.

« On a un 10-70 au pink print, c’est la panique, il faut maitriser le feu et la foule »

Un incendie, ça n’avait rien de banal. Lorsqu’il s’était engagé, il savait qu’il n’aurait pas une vie de tout repos, mais il voulait tellement se racheter et sauver des vies, que cela lui était égal. Un de ces collègues, pas un mauvais bougre, mais avec des idées un peu arrêtées, jaspinait contre le lieu où ils allaient, et les homosexuels en général. La plupart des pompiers présent à l’arrière se contentaient de laisser passer les remarques, habitués à cette particularité désagréable de leur collègue. Tant qu’il faisait correctement son travail, il pouvait pérorer, ça rentrait par une oreille et ressortait par l’autre.

Le camion ralentis soudain, et se fut comme un signal pour tous les volontaires présents… Les corps se tendaient, les bras et les jambes se contractaient, certains, comme Alec, empoignaient une hache au cas où il faille se frayer un chemin, pendant que d’autres s’apprêtaient à ignifuger les vêtements de ceux, comme Alec, qui allaient plonger dans la fournaise, si fournaise il y avait… Une âpre fumée leur indiqua qu’ils étaient au bon endroit, et, fort heureusement, la police avait fait son travail, délimitant un cordon de sécurité et ayant fait évacué les badauds…
Ils étaient deux, lui et un type sec, les cheveux épars, des marques de brûlures sur le visage et le cou, qui adorait le feu et l’action, tellement qu’il en devenait flippant. La gueule fendue jusqu’aux oreilles, il n’attendait que le signal pour se mesurer au feu… Alec se demanda encore une fois quel pouvait être son histoire, pour qu’il veuille à ce point combattre un ennemi si dangereux avec une telle folie dans les yeux…

Il eut tôt fait de repérer celui qui devait être le patron des lieux, et qui vitupéraient contre les gens, peut être ses employés, et faisait de grands moulinets de ses bras, visiblement en rage… Les flammes s’étaient propagées, mais la structure du bar semblait encore intacte, ce qui voulait dire qu’Alec et ses collègues pouvaient encore faire une différence. Sa priorité, pourtant, était de s’assurer qu’aucune victime humaine ne figurerait sur le rapport qui suivrait son intervention. D’abord les gens, ensuite le lieu. Armé de sa hache, il plongea au cœur du conflit, ses collègues ayant compris qu’il était inutile de lui enjoindre une certaine prudence, et ce depuis sa troisième intervention. Il avait failli y passer, et, selon les rapports, ne devait sa vie qu’à une incroyable chance… Dans la brigade, il était devenu le type chanceux, celui qui s’en sortait contre vents et marées…



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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: Incendiaire rencontre   Jeu 28 Avr - 22:21



Incendiaire rencontre


Feat : Alec O’ Fallamhain


Je suis un peu sur les nerfs ces derniers jours. L’expédition à Los Angeles ne nous a pas vus revenir intacte. Arès n’est pas au mieux de sa forme, je ne l’accable pas plus, lui laissant du temps. Je n’aime pas le monde que Jansen a vu, mon monde, celui de la pègre et de la violence... Mais c’est un univers dont je ne sortirais que les pieds devant. Et moi je rumine toujours ma colère. La loi de Murphy étant ce qu’elle est, un merda segue un altro merda… Cela avait commercé par ce maudit lave-vaisselle horizontal. Comment ce bout de fil avait pu se coincer là-dedans, bousillant pompe et carte de commande ? Le gars de la maintenance m’avait affirmé que ce fil ne provenait pas de la machine elle-même. Sabotage ? Si oui quand et comment ? Il faut être assez culotté pour faire cela en plein service.

Puis il y avait eu ce japonais, Miyavi Koymu qui avait rappliqué pour quémander du travail. J’allais le coller dehors quand deux clients semblant le connaitre, l’avaient salué sans que celui-ci ne s’en aperçoive. Ne pouvant virer celui que je croyais alors mineur sans risquer de choquer mes clients, je lui avais accordé un entretien. Je ne sais pas ce qui m’a fait accepter de l’embaucher, car je n’aime pas les jap’ et encore moins les chanteurs de boys band. Toutefois, il émane de ce garçon une aura étrange. Il se déplace furtivement, sans bruit. Si son curriculum vitae l’affiche comme chanteur à succès au Japon et émergent aux States, mon flair me dit qu’il est plus dans le profil d’Arès, un guerrier. Guerrier qui serait bien planqué sous une apparence frêle et juvénile. Je doute encore de savoir si j’ai bien fait de le prendre dans mon équipe. Chi vivrà vedrà…

La suite de la série fut ma voiture qui refusa de démarrer alors que je souhaitais raccompagner Jansen chez lui. Le doute est le pire de tous les maux, car il les suppose tous. J’ai toujours vécu en surveillant mes arrières. Cette capacité à anticiper les ennuis fait votre survie dans le milieu de la pègre. Additionner un plus un, merda e merda devient instinctif, voire maladif. Si je ne doute plus de la malversation, me reste à savoir le qui… Et là… les nominés potentiels sont nombreux. Les siciliens de Los Angeles pour mon avoir violer mon bannissement qui coure pour dix ans ? Si c’est eux, je ne suis qu’un mort en sursis. Les napolitains de San Francisco pour me rallier à leur cause ? Là, cela resterait gérable, au pire j’avertis Don Stephano pour couper l’herbe sous les pieds de ces vulgaires continentaux. Même si je suis né aux Etats-Unis, je suis fier de l’ile d’origine de ma famille. Tous les siciliens gardent cette fierté d’ilien, même s’ils n’y sont plus ou pire comme moi, n’y ont jamais vécu. Quelqu’un de Beacon Hills ? Je ne pense pas que Kean Donough se lancerait dans ce genre d’intimidation. Je lui ai clairement annoncé que je ne marcherai pas sur ses plates-bandes des combats clandestins. Le coyote a rejeté ma proposition d’alliance. C’est son choix. Je tiendrais quand même ma parole et ne toucherais pas à l’univers des combats, quant au reste… S’il pense que le rapport de force va rester en sa faveur… Il se leurre gravement. J’ai dix ans devant moi pour étendre ma main mise sur Beacon Hills. Comble de l’ironie, je subis ce que je fais subir à Craig, le gars qui tient la boutique de gadgets électroniques à côté du Pink. Je l’écarte de tout soupçon, ce type est un couard de première. Il n’aurait pas les palles de s’attaquer ainsi à ma personne.

J’ai demandé à Arès d’être vigilant et touché un mot à Charlie et Jansen. Je n’ai rien dit aux autres employés pour ne pas les effrayer. Je préfère qu’ils continuent de croire que je joue au rital mafieux, qu’ils comprennent que j’en suis réellement un, bien que je pense que Dan et Jerry ne sont pas dupes.

C’est un lundi matin. C’est le jour où je fais ma comptabilité et c’est plutôt une bonne chose avec ce qui va nous tomber dessus dans les heures qui viennent. Par expérience, je ne stocke rien sur mon ordinateur. Ce matériel est par définition fragile et piratable. J’ai accès à un cloud sécurisé qui est géré par un ami fiable. La sécurité de ce dispositif est suffisante pour les données commerciales concernant mon bar. Je ne me féliciterai jamais assez d’avoir fait une sauvegarde complète ce matin-là.

(…)

C’est onze heures passées, le rush de midi va venir. Charlie s’affaire à la cuisine. Il inaugure un nouveau plat qu’il m’a fait goûter la semaine précédente. Mes sens olfactifs aiguisés de loup me titillent l’appétit. Pour une fois qu’il ne met pas de miel dans son plat… Depuis le trottoir où je m’installe toujours pour m’en griller une, je regarde la devanture du Pink. Les travaux de réaménagements ont vraiment ajouté un plus au bar. J’en ai profité pour mettre toutes les installations aux normes en vigueur. Je suis peut-être un truand, mais je suis réglo sur mon entreprise. Partant du principe que ces normes ne sont pas là pour ennuyer le monde, mais bien pour veiller à la pérennité de mon activité commerciale. Un client s’arrête quelques instants pour discuter avec moi du dernier match des Lakers. Je lui suis dans le bar en jetant mon mégot dans la poubelle aux couleurs du Pink que j’ai fait installer là pour ma consommation abusée de cigarette.

Quelques clients déjeunent, Charlie s’active à sa manière. De loin, il donne l’impression d’être mou, et pourtant rare sont les clients qui attendent plus que nécessaire leur commande. L’ours garou n’a peut-être pas un esprit vif, mais côté cuisine… peu peuvent prétendre lui rivaliser. Dan lui récite les commandes, et Sophie gère le bar. Je passe entre les tables m’assurant que personne ne manque de rien amenant du pain ici ou une carafe d’eau par là. Une odeur discrète de brulé me parvient. Je n’y prête pas plus attention, pensant à la graisse animale sur les plaques brulantes où Charlie s’active. L’ours ayant le nez dans ses gamelles ne s’aperçoit de rien non plus. Jansen ou Miyavi auraient été présents, nous aurions pu restreindre l’ampleur du sinistre. C’est Dan voulant passer à l’arrière salle pour y chercher un balai qui donne l’alerte.

- Au feu !

Effectivement, une fumée noire entre dans le bar par la porte que Dan vient d’ouvrir.

- Merda ! Referme Dan pour éviter l’appel d’air !

L’alarme incendie se déclenche enfin et les sprinkler arrosent ce qui se trouve à leur portée, c’est-à-dire quiconque se trouvant dans le bar... C’est le détecteur de la salle qui a réagi et non celui de l’arrière-boutique. L’alarme est directement reliée au centre de secours. Cependant je vois plusieurs clients qui ont le réflexe d’appeler les pompiers. C’est un peu la panique. Les gens sortent affolés et trempés, d’autres au contraire tentent de finir leur assiettes au plus vite… J’hurle pour me faire entendre dans ce capharnaüm. Je charge Sophie de s’occuper des clients qui sont dehors pour voir les éventuels blessés, puis charge Charlie, Arès et Dan d’aider à l’évacuation de tout le monde.

J’attrape deux extincteurs, celui du bar et celui qui est non loin du poste de cuisson de Charlie. Avant de passer la porte qui mène à l’arrière salle, je reste un moment sous un des sprinklers, me laissant arroser copieusement. Je sens déjà la chaleur malgré la porte coupe-feu de séparation.  Je fais un signe à Charlie, lui montrant d’un geste les extincteurs dont j’ai déjà ôté les sécurités et armés. Mon cuisinier me dit de faire attention avant de retenir de justesse une cliente qui manque de chuter à cause du sol rendu glissant.

(…)

Sitôt passé la porte, le caractère criminel de cet incendie me parait évident. Les flammes lèchent le mur du fond comme si quelqu’un l’avait arrosé d’essence. Je sais d’emblée que mes deux extincteurs ne vont pas suffire.

- Vaffanculo ! Quand je vais trouver cet enfant de salaud !

Je me suis accroupi pour éviter les gaz toxiques et élabore une stratégie. Je pense au vestiaire, il y a une douche où je pourrais me réfugier et m’y rafraîchir, la température commence à sérieusement monter. La porte de mon bureau est fermée. Je ne sais pas s’il y a le feu à l’intérieur, pas le temps de pinailler, je vide le premier extincteur sur les flammes non loin du vestiaire que je vise. Mais pourquoi les sprinklers ne fonctionnent pas ?! Une fumée noir et acre me masque le plafond. Par acquis de conscience, j’empoigne le deuxième extincteur et envoie un jet vers le plafond. J’ai le temps de voir que les arroseurs ont été obstrués par une sorte de mousse de calfeutrage.

- Bordelo !

D’un geste souple, je prends le premier extincteur qui est vide et cogne la canalisation qui est apparente de ce côté-ci du bar. Il me faut trois tentatives pour la défoncer. L’eau coule enfin, mais sans la buse étudiée pour, ce n’est pas d’une efficacité maximum. Les flammes que j’avais précédemment éteintes se rallument me brûlant le côté droit. Je hurle ma rage et ma douleur. Mes yeux luisent d’un éclat meurtrier, crocs et griffes sont de sortie. Alors que je vide ce qui me reste dans l’extincteur je réfléchis à l’endroit où est celui de cette partie de l’établissement.

- En plein dans le brasier, évidemment…

Je suis obligé de me réfugier dans le vestiaire. C’est avec soulagement que je passe sous la douche. Ma chemise est en lambeau, la cicatrisation fait mal, autant que la brûlure elle-même. Le cerveau en ébullition, je prends tout ce qui peut servir de récipient et les colle sous la douche. Je ne laisserai pas mon bar partir en fumée !

Quand je ressors, le feu fait rage, c’est comme si je n’avais rien fait. Je balance deux sceaux d’eau et commence un ballet mortel contre les flammes. Mes brûlures superficielles cicatrisent rapidement, mais j’en ai quelques-unes plus profondes qui me mettent au supplice. Car si je cicatrise, mon corps ressent la douleur comme n’importe quel humain. Pourtant je reste obstiné et jette mon eau sur les flammes avec tout ce que je trouve à remplir, de la poubelle au verre à dent…

Je commence à suffoquer dans cet enfer. Est-ce le stress ou les toxines contenues dans la fumée, mais à un moment je m’imagine lutter contre l’Etna dont la majestueuse silhouette orne tout un mur de mon bureau.

- Io vincerò!

Un brusque courant d’air frais me fait frissonner le dos. Je comprends que quelqu’un vient d’ouvrir la porte. J’ai juste le temps de m’aplatir au sol pour éviter le retour de flamme qui fonce sur l’imprudent. J’espère que ce n’est pas Charlie ou Arès. L’eau qui me cascade sur le dos, me dit que grâce à ma première action de briser le sprinkler obstrué, vient de m’éviter de finir en loup carbonisé. Un pompier, c’est un pompier. Le type a le réflexe de fermer la porte évitant ainsi que l’incendie ne se propage à la salle. Les sirènes des camions me parviennent étouffées. Je croise le regard du type. Je ne me préoccupe pas du spectacle que je lui offre, ni de la lumière bleu électrique qui anime mes yeux, et encore moins de mes crocs qui dépassent mes lèvres.

- Une hache ? Si tu comptes casser quelque chose ici, va falloir me passer sur le corps ! C’est d’eau dont nous avons besoin. Pas d’une puttana de hache !


Sans attendre sa réponse, je file de nouveau dans les vestiaires mettre à remplir mes récipients et en prendre d’autre et continuer à arroser cet enfer jusqu’à ce que cela s’éteigne. Une main s’abat sur mon épaule et tente de me tirer en arrière. Brusquement je me retourne vers le pompier et lui attrape le cou. Mon bras est plein de cloques, c’est ignoble à voir et ça fait un mal de chien, mais pas question que je sorte de là tant que ce feu n’est ne pas éteint. Ma voix est rauque quand je lui parle, modulée par ma transformation. Il sera bien temps plus tard de lui faire croire qu’il a simplement halluciné.

- Pisse dessus ou va chercher une lance incendie, ma si muove il culo !

Je retourne chercher de l’eau. Je ne progresse pas, mais l’incendie non plus. Si l’autre en toile cirée ignifugée se ramène avec un plus gros braquemart que mes poubelles et autres gobelets, il y a un moyen de sauver le Pink et de limiter les dégâts à cette partie du bar.

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Alec O’ Fallamhain

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MessageSujet: Re: Incendiaire rencontre   Dim 1 Mai - 10:29




Incendiaire rencontre



Il ne lui fallut pas longtemps pour se rendre à l’évidence. Des incendies, il en avait vu tout une pelletée, mais des criminels, c’était déjà plus rare. Et celui-ci était fardé criminel comme une voiture volée… Impossible de ne pas penser à un acte crapuleux tant l’incendie avait dû prendre vite et bien, et sans aucune raison apparente. Bien entendu, nul n’était à l’abri d’un accident, mais tout son instinct lui soufflait que ce n’était pas le cas… En attendant, le seul souffle qui l’importait était celui du feu qui risquait de lui attraper le coin du bec s’il n’y prenait pas garde.

Le pompier réserviste n’avait pas peur du feu, mais des conséquences de cet adversaire exigeant. Il pourrait toujours s’en sortir, pour sûr, mais à quel prix ? Il savait maintenant, en ayant pu faire de nombreux essais, qu’il pouvait transférer ses blessures sur des murs, des poubelles ou n’importe quel truc à sa portée, mais avec parfois des conséquences pas très discrètes, comme ses tatouages qui décidaient d’aller se promener ailleurs voir si l’herbe était plus verte… La solution aurait été de ne plus se les refaire faire, mais il avait l’impression d’être vulnérable sans eux, sans aucune raison apparente.

Son sourcil droit relevé, tutoyant son casque vissé à son visage déterminé, il se décida à ouvrir la porte, prêt à plonger ou à se reculer pour éviter le retour de flamme. Son collègue, pratiquement désireux de plonger dans la fournaise, lui fit encore plus peur que les conséquences de l’incendie. Mais c’est bel et bien lui qui ouvrit le bal, et referma immédiatement la porte après avoir plongé au sol. De cette position, le pompier constata deux choses : le sol était sacrément chaud et il y voyait ce qui était probablement le patron en train de tenter de sauver son bar. Il se fendait le cul à repousser le feu comme il pouvait, et il s’était visiblement levé à pic, vu le ton de sa voix. Beugler était plus approprié que parler, aussi Alec se mit au diapason.

- Une hache ? Si tu comptes casser quelque chose ici, va falloir me passer sur le corps ! C’est d’eau dont nous avons besoin. Pas d’une puttana de hache !
"Cette putain de hache comme vous dite est la seule chose qui peut diriger le feu ailleurs, laissez-moi faire mon travail, je sais ce que je fais, contrairement à..."

Il en resta bouche bée, les yeux électriques et la face du patron du bar n’étant pas du tout protocolaire.
« Ben merde ! J’ai mon voyage, la ! » Il en avait vu, pourtant, des choses… Mais la priorité n’était pas de préparer ses notes pour son nouveau journal personnel, mais bien de combattre ce feu criminel, il ne pouvait plus en douter à présent.

Quel que soit ce type ou son histoire, il ne fallait pas qu’il reste dans cette fournaise. Le pompier alla donc l’attraper par l’épaule pour le mettre à l’abri, comme l’exigeait la procédure, afin de pouvoir s’occuper du feu l’esprit tranquille.
Mais la réaction de l’italien qui braillait lui cloua le bec. Il déploya une force impressionnante et colla Alec contre le mur, qui s’empêchait d’utiliser son pouvoir quand ce n’était pas nécessaire. Il devait forcément halluciner, peut être l’ingestion de gaz toxiques, quelque chose dans ce goût-là. En tout cas, pour sûr, cet italien-là ne se prenait pas pour du SevenUp ! Son air supérieur et visiblement habitué à diriger ne prenait pas sur le pompier. Son chef beuglait plus fort et depuis plus longtemps, et dans ce combat, il était le seul décisionnaire.

Alec passa outre les injures, il avait l’habitude, et beugla auprès de ses collègues qu’il avait besoin de la lance et vite... Ces derniers avaient bien sur respecter la procédure, et fait évacuer tout le monde, et se tenaient prêt à faire venir la lance, un seul pompier devait risquer des blessures à la fois, et ce pompier était systématiquement Alec depuis quelques interventions… Il entendit la porte grésiller sous l’action de la lance et de la chaleur, puis elle s’ouvrit, mais pas avant qu’Alec ne perce un trou avec sa hache, quand bien même le patron lui referait le numéro des yeux d’artifices… C’était comme ça, et pas autrement !

Il se brûla la main dans la précipitation, et transféra bien vite, en même temps que son cri de douleur, le problème sur un mur qui était de toute façon déjà en proie aux flammes. Son collègue sec comme un coup de trique pouvait enfin entrer dans le combat et il déploya une force impressionnante, comparée à son gabarit d’élastique… Alec et lui purent ainsi progresser et arroser leur chemin, repoussant doucement mais surement l’incendie.
Il en profita pour arroser copieusement l’italien, ses collègues et lui-même, et au bout d’un combat acharnée, ils arrivèrent à transformer la fournaise en retombées de suie et de fumée. A présent, il fallait surtout aérer, après s’être assuré qu’aucune braise ne subsistait.

Alec fit un peu de zèle, déblayant les meubles et tout ce qui pouvait être sauvé, et il fut soulager de voir un regard reconnaissant de la part de l’italien. Soulagement dû surtout au fait qu’il n’y avait plus de bleu électrique dans ce regard. Il était habitué à se faire engueuler, et à avoir un travail ou les remerciements étaient bien moins courant que les insultes et autres réactions désagréables… Parfois il était tanné, mais pas aujourd’hui.
Les vêtements à moitié carbonisés de l’italien révélaient des brûlures sur la peau en dessous, mais beaucoup moins que ce à quoi il s’attendait… Gaz toxique, mon cul !



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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: Incendiaire rencontre   Mar 3 Mai - 16:48



Incendiaire rencontre


Feat : Alec O’ Fallamhain


Quand je vais chopper l’enfant de salaud qui a allumé ce feu de joie, il va regretter d’être né ! Je suis plutôt expéditif quand il faut éliminer un gêneur. Faire mal pour le plaisir n’a jamais été mon trip. Par contre s’en prendre à mon business, et tenter de l’anéantir, c’est m’atteindre personnellement. Dans de tels cas, je peux être d’une cruauté sans commune mesure avec ce qu’un simple humain peut infliger à un autre. Je sais provoquer une terreur sans fond, amener l’âme au bord d’un gouffre, ou d’un abîme d’effroi glacé. Cependant pour l’instant j’ai plutôt chaud, trop même. Ma chemise est à moitié carbonisée sur mon dos. L’autre toile cirée jaune semble avoir rameuté ses copains… Et un troupeau d’hippopotames se rue dans l’arrière salle. J’ai juré quand le premier de ses messieurs a usé de sa hache malgré mes menaces. Enfin, je suppose que c’est un mal pour un bien et qu’il connait son métier… Toutefois cela me fait mal au cœur de voir partir en fumée ce que je viens tout juste de reconstruire.

Je rêve d’une douche bien fraîche et l’instant suivant c’est comme si le ciel m’avait entendu : il pleut dans l’arrière-boutique… Dépité, je lâche la poubelle vide que je tiens, et me laisse asperger avec soulagement, même si la pression de l’eau fait un mal de chien sur ma peau brûlée. L’eau refroidit et m’aide à cicatriser. Avec les moyens adéquats le feu diminue en ampleur pour finalement céder face aux soldats du feu. La décharge d’adrénaline est passée, je n’ai même plus le cœur à beugler de faire attention à ce qui n’est pas trop esquinté, quand j’aperçois le premier type qui est entré dans cette fournaise, sortir par la porte de derrière ce qui est à peu près intact. Croisant son regard, je note qu’il a un léger temps d’arrêt. Je sais à quoi il pense. J’ai combattu le feu en manche de chemise alors qu’il est sanglé presque hermétiquement dans une tenue ignifugée, je devrais être méconnaissable et certainement pas debout, les bras ballants las de tout ça. Je le remercie du regard, soulagé qu’il prenne soin de ce qui peut être sauvé. Je sors à sa suite dans la ruelle à l’arrière du bar et prends mon téléphone pour appeler l’assurance.  L’écran fait de jolies vagues et il est trempé. Le bijou de technologie a rendu l'âme. Sa déformation donne une belle idée de la température que j’ai subie. Un mouvement au loin attire mon attention, un visage, un regard. Ma vue perçante reconnait le délinquant. Mon doigt qui passe à la base de mon cou est un message assez clair pour la suite. En me retournant, je m’aperçois que le pompier, qui a eu la témérité d’entrer le premier dans la fournaise, me regarde. Je ne peux pas m’empêcher de soupirer. Je ne donne décidément pas dans la discrétion. Je lui fais une moue contrite et me gratte la tête. Mes doigts sentent une mèche de cheveux se désagréger en poussière. Bordelo ! Mon esprit n’étant plus focalisé sur l’incendie, la douleur de mes multiples brûlures afflue. Il faut pourtant que je freine la cicatrisation, si je ne veux pas paraître plus suspect que j’en ai déjà l’air. Je prends sur moi et affiche un sourire de circonstance.

- Quand vous aurez fini, je vous offre une bière fraîche. Je vous dois bien ça. Nous devons en avoir côté salle… qui doit être une belle piscine…

Une vague de découragement me prend, je remballe un pompier qui s’enquière de mes blessures et je vois Arès se pointer alarmé. Il souffle de soulagement en me voyant entier. Je lui montre mon téléphone et lui demande le sien dans lequel je glisse ma carte SIM qui semble être rescapée du massacre. La conversation qui suit se fait dans un italien rapide. Je précise que le sinistre est d’origine criminelle mais qu’évidement il n’est pas question que je dise aux flics de qui il s'agit. Le coupable ne vivra pas assez longtemps pour passer une seule nuit en taule. A l’autre bout de la ligne ça râle car c’est une perte sèche pour l’assurance. Je précise que le tas de merde qui a osé faire ça n’est de toute manière pas solvable. Je promets un retour d’ascenseur que je n’ai pas à faire, mais c’est toujours mieux d’huiler le mécanisme des relations, puis raccroche avant de rendre son téléphone à mon garde du corps.

- Des blessés Arès ?
- Non, juste des clients trempés. Ah si, une dame s’est foulée la cheville.
- Ok. Va la retrouver et dis-lui que le bar prend en charge ses soins. Appelle Jansen, Jerry, Jennie et Anna. Y a du ménage à faire…
- L’assurance doit passer avant boss.
- Ils sont là dans moins d’une heure.


Le regard d’Arès est explicite. Il devine bien que le sinistre est d’origine criminelle et je ne doute pas que le pompier qui me regarde d’un drôle air ne fasse pas la même conclusion. Il va falloir gérer ses questions et celles des flics s’ils rappliquent. Je me sens déjà tendu à l’avance, j'ai une sainte horreur de la volaille. J’ai mal dans ma chair, une colère qui couve comme un volcan trop sage pour être inoffensif et un bar à remettre d’aplomb, c’est déjà bien assez.

L’arrière salle est dans un chaos inimaginable. Les pompiers remballent peu à peu leur matériel laissant une belle désolation. La porte de mon bureau est ouverte. Le feu n’a pas eu le temps de le ravager en entier, mais mon ordinateur ruisselle d’eau. À part moi et la cheville de cette dame, personne n’a été blessé, j’en suis heureux et soulagé. Je fais peut-être parti de ce que les flics appellent les truands, mais quoi qu’ils en pensent j’ai une conscience morale et un certain sens de l'éthique. Je passe côté salle récupérer quelques bières, mon personnel est déjà au travail, épongeant rapidement ce qui peut l’être avant que l’eau ne fasse plus de dégât. Je les rassure de mon état d'un sourire et de quelques mots d'encouragement. Jansen n'est pas encore arrivé, j'ai besoin que l'on me remonte aussi le moral. Mon abattement est pour l'instant plus fort que ma colère. Un regard à la ronde me dit que la partie visible du public n’est finalement pas trop touchée. Demain on ouvre à nouveau, j’en fais le serment !

De retour à mon bureau je m’affale sur mon fauteuil gorgé d’eau et décapsule une bière. Le mur qui est entièrement recouvert d’une représentation de l’Etna est miraculeusement intact. J’ai une passion pour ce volcan. Je m’identifie à lui, imprévisible, fort et indomptable, toujours là où on ne l’attend pas comme en février 2013 où Catana a vraiment eu chaud aux fesses.

- Per la vostra salute il mio amico !

C’est avec le bras levé vers l’image que je vois le premier pompier, qui est entré pour combattre le feu, me regarder depuis le seuil de mon bureau. Avec un sourire désabusé, je lui montre les bières sur mon bureau l’invitant à se servir. Je réprime un frisson. Après avoir eu très chaud, j’ai froid. Je dois sentir le chien mouillé et la fumée... pitoyable.

- Je m’appelle Alessandro Amaro, navré pour mon coup de gueule tout à l’heure… Je tiens à tout ça. Merci.

D’un geste large, je désigne le bar autour de moi puis grimace à cause des lambeaux de chemise qui collent à ma peau. A choisir, je préfère largement un coup de couteau qu’une brûlure qui provoque une douleur qui tape sur les nerfs. Il va peut-être falloir qu’à un moment donné je joue au blessé ordinaire, mais il y a tant à faire et à commencer par gérer ce pompier par rapport à ce qu’il a vu de moi et compris l'origine de l’incendie.


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Alec O’ Fallamhain

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MessageSujet: Re: Incendiaire rencontre   Mer 4 Mai - 9:52




Incendiaire rencontre




Le sourcil droit du pompier avait fort à faire à chicaner son casque, reflet d’une perplexité induite par ce qu’il croyait avoir vu, puis par ce qu’il était sûr d’avoir vu, et enfin par ce qu’il ne pouvait pas avoir réellement vu… Il était bien placé pour savoir que des choses pas censées être visibles existaient vraiment, mais rien ne l’avait vraiment préparé à ça... Il n’était pas infaillible, ni invulnérable, mais il doutait fortement que l’inhalation inopinée de gaz, même toxique, lui fasse voir des yeux brillants et des crocs, et quand bien même, comment expliquer qu’à part quelques brûlures, le patron du Pink Print ne soit pas plus marqué qu’un pet de lapin dans un terrier enneigé ?

Des gens qui le sommaient de ne pas endommager les murs ou le mobilier, il en avait eu sa dose, certains étaient vraiment remontés, d’autres carrément fous comme un balai, mais jamais aucun ne l’avait ainsi plaqué contre un mur avec une force désinvolte, comme si il était une poupée de chiffon… C’est qu’il faisait tout de même un bon gabarit, le pompier…

Dehors, l’équipe avait fait son travail et les gens étaient globalement calmes. Bien sûr, il y avait toujours des acteurs visant l’oscar, à en faire des caisses, mais la plupart du temps, quand les projecteurs sont braqués sur eux un peu trop longtemps, ils cessent de brailler et acceptent bien gentiment la couverture chauffante, le café et le réconfort immédiat que sait donner un pompier, qu’il soit homme ou femme. Quoiqu’on en dise, cet uniforme est un des rares à être respecté un peu partout… Il y a beaucoup de volontaires, comme lui, et c’est un métier très dur, et très ingrat. Mais à moins d’être buté comme un âne, tout le monde sait que les pompiers sauvent avant tout des vies, même si c’est la vie d’un chaton coincé en haut d’un arbre…

Le danger étant écarté et l’incendie maitrisé, Alec continua à sauver et écarter le maximum de mobilier, s’arrêtant toutefois, son regard croisant celui du boss du Pink Print… Secouant la tête, car des pensées et des questions commençaient à y faire une fête improvisée, il se dit qu’il serait bien temps de se chicaner la dessus plus tard… Il finit par enlever son casque et son ciré, tout risque résiduel étant visiblement nul. Les deux hommes sortirent en même temps dans la rue, Alec déposant ses affaires et sa hache à l’arrière du camion, et l’italien brailleur était visiblement dépité de voir que son cellulaire ne marchait plus… Presque fasciné par le jeune homme, le pompier l’observait, ne sachant pas comment aborder le sujet qui lui brûlait les lèvres. C’est là qu’il le vit faire son geste sans équivoque à une personne repérée par l’italien un peu plus loin... Alec était loin d’être un père la morale, mais évitait de menacer l’intégrité physique d’un individu si ce n’était pas nécessaire. Il fit la grimace en repensant à ce qu’on lui avait forcé de faire, et le dégout qu’il en avait ressentis…

L’horreur qui avait petit à petit pris ses aises dans le regard de ses victimes était un cauchemar récurent qu’il combattait aussi farouchement qu’un incendie pratiquement tous les soirs… Aurait-il un jour sauvé suffisamment de vies pour racheter ce qu’il avait fait, même contraint et forcé ?

Lorsque le patron lui proposa une bière fraîche, Alec opina du chef, reconnaissant. Ils étaient deux à pouvoir accepter, car les autres devaient rester en service ensuite. L’autre était justement celui qui était en train de se faire remettre dans ses chaussures par le patron, alors qu’il venait s’enquérir de ses blessures. Décidément, il y avait derrière tout ça matière à réfléchir… Cela lui faisait penser à ses propres réactions quand, sortis miraculeusement d’un souffle de feu ou d’un violent balayage explosif, ses camarades tenaient à l’ausculter pour vérifier ses blessures, et qu’il les envoyait paitre ailleurs pour masquer l’utilisation de son pouvoir.

Avant de profiter de la bière, cependant, le pompier fit un dernier tour, pour voir s’il pouvait aider. Il n’y avait qu’une femme qui, selon ses collègues, s’était foulé la cheville… Connaissant son métier et le fait qu’il y excellait, ils eurent tôt fait de le diriger vers elle, tout en lui précisant que le patron avait déclamé qu’il prendrait en charge les soins pour cette jeune femme… Alec s’approcha d’elle et lui fit son plus beau sourire, ce qui n’était pas rien, et elle n’y fut d’ailleurs pas du tout insensible.
« Vous permettez ? Je suis ostéopathe, en plus d’être pompier, je peux vérifier si je peux faire quelquechose pour vous.. »

Il n’eut pas trop à insister pour que la jeune femme, rosissant, le laisse lui enlever ses chaussures, et le laisse de ses mains expertes, lui manipuler le pied, tantôt massant, tantôt pivotant la cheville. Alec n’eut qu’à se concentrer sur son propre corps, exempt de blessures, parfaitement fonctionnel, et particulièrement sur sa propre cheville, pour transmettre discrètement cet état à la jeune femme… Il y avait du bon dans ce pouvoir, et il comptait l’utiliser le plus possible dans ce sens. Regard baissé, pour masquer sa concentration, il entendit cependant le soupir de soulagement et le petit rire ravis de la jeune femme…Parfois, il n’utilisait pas son pouvoir pour ce genre de choses. Il avait réellement appris à être un bon ostéopathe, et quand les techniques thérapeutiques atteignaient leurs limites, il passait le relais à son pouvoir.

« C’était pas grand-chose, mais parfois ça peut être douloureux. Vous avez eu de la chance. Si jamais les douleurs devaient revenir, je vous laisse ma carte. » Ce qu’il fit, répondant par un sourire chaleureux à celui de la jeune femme.

Se relevant, Alec tomba de nouveau sur le manège du patron. Il ne faisait plus de doute pour lui que l’incendie était d’origine criminelle, et il n’avait pas de doute non plus sur les représailles qu’envisageait visiblement le sinistré. Ne sachant pas trop comment il comptait aborder la question, il se dirigea tout de même vers le bureau de l’italien, et s’arrêta sur le seuil, alors que ce dernier levait son verre, visiblement soulagé de ne pas avoir à déplorer plus de dégâts.
- Je m’appelle Alessandro Amaro, navré pour mon coup de gueule tout à l’heure… Je tiens à tout ça. Merci.

Alec lui sourit, sincère.
« C’est mon métier, on est là pour ça, monsieur Amaro. Je m’appelle Alec. Je ne suis un réserviste, en fait, mon vrai métier est ostéopathe. J’ai entendu que vous aviez proposé de prendre en charge les soins de la jeune femme. Je lui ai laissé ma carte, mais à priori c’est réglé, vous n’aurez rien à débourser.. Plus de peur que de mal, mais ça peut être douloureux au niveau de la cheville. »

Prenant une bière comme l’y avait invité Alessandro, le pompier observa un instant le tableau accroché au mur et sourit à cette image, qu’il associa rapidement à l’italien. Rien n’était le fruit du hasard, du moins, pas souvent.

Pognant la poignée de porte, il ferma cette dernière pour avoir un peu d’intimité. Loin de lui l’idée de sauter dans la face de l’italien, mais il ne pouvait pas partir d’ici l’esprit tranquille sans savoir si oui ou non il avait eu une hallucination.. Et dans ce cas-là, comment expliquer l’état de l’italien qui ne correspondait pas du tout à ce qu’il devrait être vu les circonstances.
« J’ai fait mon boulot. Deux fois. Le pompier et l’ostéo. Mais dans aucun de ces boulots je n’avais vu ce que j’ai vu quand vous m’avez collé sur le mur… Et dans aucun de ces boulots je n’ai vu quelqu’un se remettre des flammes aussi vite… ça vous dirait de manger quelquechose pour en discuter ? Vous semblez avoir les crocs ! »

Son sourire se voulait rassurant, pas chicanant, mais l’imperceptible plissement des yeux d’Alessandro lui révéla qu’il avait vu juste.
« Vous souffrez ? » N’attendant pas que l’italien s’énerve ou l’envoie tutoyer les roses, il s’approcha et lui pris le bras, manipulant sans son pouvoir, comme il savait le faire.
« Si vous voulez, on déblaie votre bureau, et je vous fais une séance gratuite, et vous n’aurez plus mal ». Il baissa la tête, le temps de se concentrer sur son bras et, sans trop pousser son pouvoir pour que ça ne tienne pas du miracle, il transmit un peu de soulagement… Il eut la sensation rapide d’un coup de soleil au troisième degré sur son propre bras, qui passa rapidement de sa couleur naturelle à un carmin prononcé, avant de redevenir normal. Parfois, ça allait dans les deux sens, avec son pouvoir… Il avait eu le temps de souffrir cependant, et de pousser un soupir de douleur…

« c’est rien.. C’est une science qui demande un peu d’investissement ». Dans l’esprit des gens, l’ostéopathie flirtait parfois avec la magie, mais l’esprit cartésien avait tôt fait de trouver des explications rassurantes.
« Alors ? On le déblaie ce bureau ? »


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MessageSujet: Re: Incendiaire rencontre   Ven 6 Mai - 14:32



Incendiaire rencontre


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- C’est mon métier, on est là pour ça, monsieur Amaro. Je m’appelle Alec. Je ne suis un réserviste, en fait, mon vrai métier est ostéopathe.

Je secoue la tête en guise d’étonnement. Cependant avec ce qu’il annonce ensuite, je me dis qu’il a vraiment choisi sa vocation de sauver les gens celui-là.

- J’ai entendu que vous aviez proposé de prendre en charge les soins de la jeune femme. Je lui ai laissé ma carte, mais à priori c’est réglé, vous n’aurez rien à débourser.. Plus de peur que de mal, mais ça peut être douloureux au niveau de la cheville.
- Je tiens à la réputation de mon bar, il est normal que mes clients n’aient pas à souffrir de ce qui arrive à l’établissement… L’installation venait juste d’être refaite aux normes…


Alec prend une bière et contemple l’Etna. Un sourire nait sur mes lèvres. Ce volcan ne laisse pas insensible. Sa silhouette  aux pentes noires désertiques lui donne une allure de dragon géant faussement endormi. Cela me rappelle la prestation de  Cumberbatch qui joue Smaug. Au-delà de l’image de synthèse, le comédien avait vraiment réussi à donner force et vie à l’image 3D du dragon. Puissance et immuabilité, comme ce volcan à qui je donne une âme.

La porte de mon bureau se ferme par une main décidée. Je devine que nous allons entrer dans le vif du sujet. Je ne sais pas ce que je vais dire à ce pompier-ostéopathe. Le monde surnaturel doit rester caché aux yeux des mortels, pourtant je me vois mal faire taire à jamais l’homme qui  a participé à sauver mon bar. Depuis que je suis à Beacon Hills, il me semble que je suis plus clément, plus faible ? Pourtant, il est clair, come due e due fanno quattro, que le tas de merde que j’avais employé pour faire peur à Craig et que j’ai renvoyé pour sa totale inefficacité, va bientôt aller nourrir les poissons de vase du lac de la ville. Ou est-ce que je vois une vraie noblesse dans ce pompier ?

- J’ai fait mon boulot. Deux fois. Le pompier et l’ostéo. Mais dans aucun de ces boulots je n’avais vu ce que j’ai vu quand vous m’avez collé sur le mur… Et dans aucun de ces boulots je n’ai vu quelqu’un se remettre des flammes aussi vite…


Nous y voilà donc. Je plisse les yeux, réfléchissant sur la conduite à tenir. Ce gars n’a rien d’un gros lourdaud sans cervelle. Inutile donc d’essayer de le baratiner. Même si je suis doué en la matière, je sais parfaitement quand cela sera sans effet, voire pire et aggraver la situation.

- Ça vous dirait de manger quelque chose pour en discuter ? Vous semblez avoir les crocs !

La métaphore n’est pas là pour faire jolie. Toutefois elle m’indique qu’Alec souhaite rester discret –pour le moment– sur ce qu’il a vu. La pointe d’humour m’incite à penser qu’il me reste une marge de manœuvre avant qu’il aille crier sur les toits que le patron du Pink est un monstre… Puis qui le croirait ? S’il ne veut pas passer pour un cinglé, il doit aussi mesurer ses propos.

- Vous souffrez ?
- …


Pas le temps de réagir, qu’il m’a déjà attrapé le bras. Un tel geste l’aurait amené  rapidement à se fracasser sur le mur opposé, si je n’avais pas senti un bien-être immédiat. Car passer de « je souffre beaucoup », à « Bordelo ! Ça fait un bien fou » me fait reconsidérer mon geste réflexe, qui fait qu’en général, on se souvient de m’avoir touché sans ma permission.

- Si vous voulez, on déblaie votre bureau, et je vous fais une séance gratuite, et vous n’aurez plus mal.

L’échantillon qu’il m’a donné de ressentir me rend subitement bien docile. Avec mes capacités régénératrices, je n’en n’aurais que pour un petit quart d’heure, mais là il m’offre un bel alibi pour ma guérison vitesse grand V. J’acquiesce et le laisse faire. A son cœur qui s’accélère et le soupir crispé qu’il pousse, je comprends qu’il ressent ma douleur. Qui est ce type ? Osteopata mio culo!

- Vous êtes bouteur de feu ?
- C’est rien.. C’est une science qui demande un peu d’investissement.
- Une science…
- Alors ? On le déblaie ce bureau ?
- Non, j’ai les crocs comme vous dites ! Je n’ai, en tout et pour tout, que cinq expressos et une bière dans le ventre depuis ce matin. Mon bureau attendra et autant que je ne sois pas dans les jambes de mon personnel le temps que je descende de eruzione italiano à abbastanza tranquilla italiana. Je vais me changer. Grâce à votre intervention, mon appartement qui est juste au-dessus n’a pas souffert. Retrouvons nous devant le Pink.


Je béni la porte coupe-feu de mon appartement. A l’intérieur, cela sent un peu la fumée, mais tout est intact. Rapidement je file sous la douche pour décoller les lambeaux de vêtements collés à ma peau… Rien d’agréable. Me transformant totalement, je pousse mes capacités à leur maximum et la douleur n’est plus qu’un mauvais souvenir, grandement aidé par les soins miraculeux d’Alec.

C’est un rital tiré à quatre épingles qui ressort pour un magnifique pied de nez à ceux qui pensent m’abattre. Si l’arrière salle est toujours totalement trempée, je suis agréablement surpris par la salle. Dan s’est imposé et orchestre le travail de tous. Il est méthodique et cela paie. Les autres l’écoutent car il est aussi le plus ancien. Ils ont ouvert ce qui pouvait l’être, la piscine de tout à l’heure est remplacée, certes par un bar en bazar, mais un bar qui pourra accueillir à nouveau les clients demain. Jerry me dit qu’il faut attendre que cela sèche avant de remettre le courant. Mais qu’à priori l’installation électrique n’est pas touchée. Quand j’explique que je vais payer à manger à ce pompier bien courageux et promets de venir les aider, Jennie me pousse dehors disant que je gêne et que j’ai déjà bien assez fait. A la manière dont ils me regardent tous, il est évident qu’ils ont compris que je ne suis pas humain. Le savaient-ils avant, ou ma lutte acharnée contre le feu a fini de confirmer ce dont ils se doutaient ? Toutefois je ne lis pas dans leurs regards cette crainte ou défiance que j’ai pu lire dans celui d’Alec. Non, je les crois plutôt satisfaits de ce que je suis et de mon implication personnelle dans ce bar. Je serre les mains de quelques clients encore présents, les rassure sur mon état. Je vante les prouesses des pompiers sans qui le bar serait parti en fumée et aussi sur la fiabilité de mon installation, puisque qu’il n’y a eu aucun blessé. J’apprécie les remarques d’encouragement et les promesses de revenir dès que le bar est ouvert à nouveau.

- Allons engraisser le concurrent Alec.

Je l’invite à me suivre et traverser la rue avec moi. Une vingtaine de mètres plus loin, il y a un snack basique. Nous ne nous faisons pas vraiment de concurrence, car nous ne visons pas la même clientèle. Mais à terme, il pourrait bien péricliter. Les gens font de plus en plus attention à la qualité de ce qu’il y a dans leur assiette et sont de plus en plus nombreux à accepter d’y mettre le prix. Le gérant vient tout de suite vers moi quand nous entrons, se disant navré de ce qu’il vient de se passer. Les battements de son cœur confirment qu’il est sincère.

- Tu veux bien nourrir un loup affamé et un pompier courageux ?

Je fais un large sourire en me retournant vers Alec. Il n’est pas le seul à avoir de l’humour.

- Évidemment Alessandro. Installe-toi où tu veux. De la viande sans de décoration verte ?
- Tu me connais bien John !
- Ton cuistot met toujours du miel partout ?
- Toujours… En contrepartie c’est le seul gars que je connaisse que tu peux acheter avec un pot de miel.


Sans demander, je prends deux bières dans le frigo, en tends une à Alec et l’invite à aller nous asseoir dans un coin tranquille. Nous attendons notre commande en buvant à même le goulot.

- Qu’es-tu prêt à vraiment entendre Alec ? Et en retour de ta question… ton truc avec la douleur… Tu es bouteur de feu ou autre… chose…

Ma grand-mère m’avait parlé de cette capacité de quelques rares individus un jour où je m’étais brulé avec mon lait chaud. Elle m’avait raconté que sa propre grand-mère pouvait « ôter le feu », mais que son don s’était éteint avec elle. Ma grand-mère nous contait toujours un tas d’histoires qui m’émerveillaient enfant, puis m’avaient fait sourire avec mépris aux abords de l’adolescence. Mais après ma morsure… Elle m’avait regardé étrangement, se signant chaque fois qu’elle me croisait. Maman disait que Nonna perdait un peu la tête et que je ne devais pas m’en vexer. Ce sont pourtant ces petits riens qui ont fait que je me suis éloigné des miens et soigneusement gardé pour moi ce que je suis réellement. Nous nous taisons le temps que John installe notre commande et s’en retourne derrière son bar.

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Alec O’ Fallamhain

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MessageSujet: Re: Incendiaire rencontre   Mar 10 Mai - 10:35




Incendiaire rencontre




C’était le temps des questionnements et des réponses fuyantes. Le pompier avait fait son travail en tant que pompier, et l’ostéopathe attendait son heure, qui ne viendrait peut-être pas aussi vite. Mais il avait transmis ce qu’il pouvait, en bien être, au patron du Pink Print… Ledit patron était bien plus qu’un simple humain, Alec en avait la conviction, et sa petite manipulation lui avait permis d’avoir un indice supplémentaire dans ce faisceau de convergence de soupçons… La douleur qu’il avait ressentie emphatiquement, comme ça lui arrivait parfois, l’avait renseigné sur l’exposition au feu qu’avait subi Alessandro, et il ne fait aucun doute qu’un humain ordinaire n’aurait pas affiché ce sourire confiant et une peau presque exempte de trace comme le faisait son patient récalcitrant.

Cependant, le pompier avait apprécié la réponse du propriétaire, à savoir qu’il faisait à priori tout pour que sa clientèle soit bien et n’aie pas à souffrir des désagréments qui pourraient arriver à l’établissement. Il ne faisait aucun doute que cet incendie était d’origine criminelle et Alec et ses collègues étaient arrivés short pour le circonvenir et finalement le maitriser.

- Vous êtes bouteur de feu ?

L’ostéopathe ne lui répond pas, bien qu’il trouve la question amusante. Pour un pompier, voilà qui serait rudement pratique. Cependant, Alessandro refuse une séance plus complète, peut-être pour masquer son propre mystère, et lui propose à la place d’aller manger à un restaurant visiblement assez proche de son cabinet de praticien improvisé.

Non, j’ai les crocs comme vous dites ! Je n’ai, en tout et pour tout, que cinq expressos et une bière dans le ventre depuis ce matin. Mon bureau attendra et autant que je ne sois pas dans les jambes de mon personnel le temps que je descende de eruzione italiano à abbastanza tranquilla italiana. Je vais me changer. Grâce à votre intervention, mon appartement qui est juste au-dessus n’a pas souffert. Retrouvons-nous devant le Pink.

« Entendu, de toutes manières je dois indiquer quelques éléments à mes collègues, et je peux le faire par téléphone. C’est l’avantage d’être réserviste, je ne me tape pas toutes les chicaneries administratives »

Le pompier pars donc faire son rapport succins à ses collègues, pendant que le patron du bar pars se changer. Encore une intervention qui ne fera que renforcer sa réputation de chanceux, vu que, comme les autres interventions, il n’a absolument rien à part une fatigue visible et des traces de suie sur le visage. Empruntant des lingettes nettoyantes histoire de se rendre présentable, avant de frapper deux fois sur la porte de la camionnette embarquant ses collègues, il a le temps de voir le regard de l’extasié du feu qui l’avait accompagné. Ce gars-là, tôt ou tard, il allait avoir de la misère et peut être même en causer à Alec. A croire qu’il serait capable de déclencher lui-même des feux pour pouvoir les affronter… Il lui faisait froid dans le dos.

Fermant à moitié les yeux, goutant à la caresse du vent sur son visage, Alec se laisse dériver, presque hypnotisé par le ballet qui a lieu dans le bar, puisque tout le monde s’est donné le mot pour arranger l’ensemble au plus vite. Il aurait bien proposé son aide, mais il avait la curieuse impression que ça aurait été de l’ingérence.

- Allons engraisser le concurrent Alec.

Le patron s’était changé et avait fière allure. De son côté, le pompier était forcément resté dans ses habits de pompier, heureusement sans ciré. On pouvait lire sur le badge accroché à la manchette de son polo court, épousant son corps athlétique, « Beacon Hills Fire Int. » La brigade d’intervention du feu de Beacon Hill. L’uniforme aidant, il eut droit à des regards et des sourires encourageants sur le court chemin qui menèrent les deux hommes au restaurant. Il avait l’habitude de plaire, mais mettait ce fait surtout sur le dos de son uniforme, source de nombreux fantasmes chez les femmes et les hommes. Quoique dans le coin, et vu ou il était intervenu, il avait plutôt eu droit à des appréciations masculines.

De nouveau son sourcil droit alla titiller la naissance de ses cheveux lorsque le « loup affamé » s’adressa au tenancier du snack. Ainsi donc, il n’avait pas eu la berlue… C’est avec une facilité déconcertante qu’il accepta ce fait, peut-être parce qu’il naviguait en eaux troubles depuis quelques années maintenant… Il était loin d’être le seul phénomène, il le savait, alors pourquoi pas un lycanthrope, s’il avait vu juste ?

- Qu’es-tu prêt à vraiment entendre Alec ? Et en retour de ta question… ton truc avec la douleur… Tu es bouteur de feu ou autre… chose…

Nous y voilà, se dit le pompier. Évidemment, il ne pouvait pas s’attendre à avoir des infos sans devoir en donner, et d’ailleurs son petit manège avait plus ou moins été consciemment amorcé pour que son interlocuteur se livre… Il devait donc lui aussi payer de sa personne.
« C’est autre chose. Je suis vraiment ostéopathe, et j’ai étudié longtemps pour ça, même si, pour la petite histoire, j’ai commencé en tant que gymnaste de cirque… J’ai même faillis faire une carrière olympique... Je pense bien faire mon métier. Mais disons que j’ai quelques facilités pour m’aider à ça. Je peux gérer la douleur des autres ». Ou la provoquer, mais il n’avait pas besoin de parler de ça.
Lorsque la commande fut déposée, il poursuivit.

« Je n’ai qu’à me concentrer sur mon propre corps, et je peux transmettre ma condition à mon patient… Quant à ce que je suis prêt à entendre, disons que je peux encaisser. »

Inutile de faire une démonstration, il valait mieux garder quelques atouts dans sa manche, comme disait son père à l’époque où ils s’entendaient encore.


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MessageSujet: Re: Incendiaire rencontre   Ven 13 Mai - 21:18



Incendiaire rencontre


Feat : Alec O’ Fallamhain


Je ne me gene pas pour jauger l’homme qui  est assis en face de moi. Je vois un gaillard qui semble avoir les reins solides. Il en faut pour être pompier volontaire. Pompier ostéopathe… C’est assez révélateur de son choix de vie et d’une personnalité assez altruiste. Altruiste… je le suis un peu, sinon je n’aurais jamais engagé ce gamin asiatique pour venir chanter au Pink. Enfin… il est vrai également qu’ainsi je mets une option sur sa nature surnaturelle. Beacon Hills semble regorger d’une faune bien particulière. J’y vois là l’opportunité de prospérer sereinement et bien plus rapidement que ce qu’il m’avait fallu à Los Angeles avec la méthode dite traditionnelle.

- Qu’es-tu prêt à vraiment entendre Alec ? Et en retour de ta question… ton truc avec la douleur… Tu es bouteur de feu ou autre… chose…
- C’est autre chose. Je suis vraiment ostéopathe, et j’ai étudié longtemps pour ça, même si, pour la petite histoire, j’ai commencé en tant que gymnaste de cirque… J’ai même faillis faire une carrière olympique... Je pense bien faire mon métier. Mais disons que j’ai quelques facilités pour m’aider à ça. Je peux gérer la douleur des autres.
- Du cirque ! Gérer la douleur, c’est bien ce que j’ai ressenti quand tu m’as touché.
- Je n’ai qu’à me concentrer sur mon propre corps, et je peux transmettre ma condition à mon patient… Quant à ce que je suis prêt à entendre, disons que je peux encaisser.
- Un mentaliste donc…


Ou quelque chose s’y approchant. Je n’ai jamais cherché volontairement la compagnie des autres surnaturels. Et pourtant aujourd’hui mon bar compte un ours garou, un drus et un kanima. Il y a longtemps que je ne crois pas au hasard, comme celui qui me fait retomber sur Charlie presque huit ans après mon départ de Phoenix.

Mon retour de mon expédition punitive à Los Angeles m’avait laissé dans l’expectation. En arrivant à Beacon Hills, j’avais dans l’idée de passer dix ans à prospérer gentiment tout en gardant la main côté underground. J’ai été formaté ainsi. Jamais je ne pourrais vivre dans la légalité la plus totale. Le Pink Print est l’exception à ma règle, car il en faut une pour que l’édifice clandestin tienne. A part les misères que je fais à Craig le gérant de la boutique d’à côté et ce petit merdeux qui pense pouvoir flamber mon bar et rester vivant, je suis tout à fait clean. Si on efface mon ardoise de la cité des anges bien évidemment.

J’attaque un morceau de ma viande. C’est correct mais loin de ce que Charlie est capable de me cuisiner. Alec m’a répondu sans attendre. Un marché est un marché, et je suis l’homme d’une seule parole. Je veille à ce que personne ne m’entende et renseigne le pompier sur ma nature.

- Je suis ce que l’on appelle communément un lycan. J’ai hérité de cette capacité par la morsure d’un loup alpha. Ce que tu as vu dans les flammes, c’est ma capacité de métamorphe. Je cicatrise bien plus vite en étant transformé.

J’attaque un autre bout de viande avec appétit. J’ai réellement les crocs. Je jette des coups d’œil au pompier surveillant ses réactions. Il semble surpris sans l’être. L’homme m’intrigue par une sorte de flegme retenu. Ses deux métiers sont en parfaite harmonie avec ses pouvoirs, pourtant... Dans son regard, il y a comme une lueur éteinte. Il devrait au contraire être satisfait et fier de ce qu’il a accompli aujourd’hui. Tout le monde a une part d’ombre et je n’y échappe pas comme en témoigne mon récent voyage à LA. Sans être grand psychologue, je m’attache toujours à connaitre et comprendre ce qui torture les gens qui m’entourent. Loin de moi tout velléité philanthropique. Seulement si je suis encore en vie malgré mes activités, c’est grâce à cette connaissance. Amis ou ennemis, connaitre ce qui leur fait peur ou au contraire ce qui les met en joie est la meilleure manière pour moi de pouvoir agir suivant mon intérêt. Alec étant un surnaturel, il entre donc dans la catégorie des gens potentiellement utiles. Quelle est l’étendue de son don ? A quoi peut-il me servir ? Voilà les questions qui me traversent l’esprit alors que je souris chaleureusement au pompier volontaire.


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Alec O’ Fallamhain

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MessageSujet: Re: Incendiaire rencontre   Lun 16 Mai - 7:48




Incendiaire rencontre




Etrange situation pour une étrange ville. Il n’avait jamais été doué pour les affaires de psychologie, ni pour l’introspection, d’ailleurs. Mais le pompier était suffisamment au fait de ces prérogatives sur le comportement humain pour reconnaitre qu’il avait plus ou moins provoqué cette situation. Il avait besoin de le dire, de se confier à quelqu’un, même si ça lui déclencherait sans doute des ennuis.
Il n’y avait nulle honte à son pouvoir, ni à ce qu’il en faisait, du moins aujourd’hui. Mais les choses étant ce qu’elles sont, rien n’était aussi simple, bien sûr. Le réserviste subit sans broncher le regard analytique d’Alessandro, sachant que les deux hommes auraient beaucoup à se dire. Qu’importe, car aujourd’hui, encore, il a réussi à repousser le grand brulant, et à sauver peut-être des vies. Mais le pompier fut assez surpris d’entendre son interlocuteur mettre un terme à son pouvoir : Mentaliste. Il fallait bien avouer que ça sonnait juste. Dans sa tête il avait toujours associé ce terme à des personnes pouvant lire l’avenir, ou dans les esprits, peut-être même déplacer les objets par la pensée. Il est vrai qu’il lui fallait une concentration typique, et, avant qu’il ne prenne le bord pour se retrouver à Beacon Hills, il n’avait pas vraiment eu l’occasion d’être confronté à d’autres phénomènes. Depuis qu’il était ici, en revanche, il avait eu largement le temps de se rattraper.

- Je suis ce que l’on appelle communément un lycan. J’ai hérité de cette capacité par la morsure d’un loup alpha. Ce que tu as vu dans les flammes, c’est ma capacité de métamorphe. Je cicatrise bien plus vite en étant transformé.

Alec resta quelques instants interdit, avant de hocher la tête, trouvant ça presque logique. Un loup garou.
« Il y en a d’autres ? Et les vampires ça existe ? Ou d’autres trucs ? »

Après tout, qui sait ce qui se dissimulait à son regard depuis si longtemps, qu’est ce qui lui prouvait qu’il n’y avait pas toutes sortes de créatures, pas forcément toutes recommandables d’ailleurs, qui arpentaient la nature ? Et sans même parler de ça, combien il y avait-il de mentaliste dans le monde ? Et si tout ça était finalement l’évolution de l’humanité ? Mais le pompier était bien placé pour savoir que les hommes qui héritaient d’un pouvoir, qu’il soit spirituel, politique, religieux ou surnaturel, avaient tendances à en abuser pour assoir leur supériorité. Il aurait aimé dire que c’était des exceptions, mais ces dernières concernaient très peu d’individu au cœur altruiste. Il ne se mentait pas à lui-même : s’il aidait ainsi son prochain, c’est avant tout pour se racheter de ce qu’on lui avait fait faire.

« Je ne sais pas, je me dis que peut-être il y a beaucoup de choses cachées, sous nos yeux depuis des décennies ou plus… Je me doute bien que je ne suis pas le seul, et finalement, je me dis que toutes nos légendes, nos contes de bonne femme, cachent peut-être une vérité. » Le pompier haussa les épaules.

« Loin de moi l’envie de devenir enquêteur du surnaturel. Simple curiosité… ». Il n’avait pas grand appétit, en fait. De penser que d’autres que lui existaient peut-être dans une proportion plus importante qu’il ne l’aurait cru en premier lieu, l’inquiétait beaucoup. Et si, de leur propre gré ou forcés, ces autres surnaturels causaient des fléaux, détruisaient des vies ? Il avait beau vouloir se racheter de toutes ses forces, les visages des gens qu’on l’avait forcé à torturer était comme des pointes plantées au marteau dans son cerveau, dans son cœur… Si seulement il avait eu le courage de s’enfuir plus tôt. L’horreur n’était pas d’avoir torturé ces gens, il savait depuis longtemps que le monde était bien sombre. Non. L’horreur était de l’avoir fait avec son pouvoir. La peur et le dégout qui avaient pris place dans le regard de ses victimes était bien plus qu’il n’en pouvait supporter dans une vie.

« Habituellement je me fais discret sur mes capacités. Mais j’étais suffisamment lucide pour savoir ce que j’avais vu, et que ce n’était pas dû à l’inhalation de substances hallucinogènes… ça doit être pratique d’être un lycaon ». Son sourire, avec ce qu’on pouvait appeler « les dents du bonheur » était franc, chaleureux et un tantinet charmeur. Deux jeunes filles, qu’il avait vu, lui semble-t-il devant le bar étaient assises à côté, sirotant une menthe a l’eau ou peut être un get 27. Elles riaient et rougissaient chaque fois que son regard se portait sur elles et le pompier finit par sourire en coin, secouant gentiment la tête…
« L’uniforme… ».

Il n’avait pas de préférence à ce sujet. Il pouvait être attiré indépendamment d’un homme ou d’une femme. Il n’avait pas vraiment eu l’occasion de trop comparer ceci dit. Non pas qu’il ne soit pas hédoniste à ses heures, mais il était très occupé par ses deux métiers…
« J’ai quelques avantages aussi… Disons que je peux faire ressentir aux autres... Enfin vous me comprenez. » Son sourire était un peu effronté.
« Alors, comment un loup-garou devient un patron de bar gay ? Ou peut-être comment un patron de bar gay devient un loup-garou ? »



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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: Incendiaire rencontre   Mer 18 Mai - 17:23



Incendiaire rencontre


Feat : Alec O’ Fallamhain


C’est assez plaisant de regarder les différentes émotions passer sur le visage du pompier à l’annonce de ma réelle nature. Tout d’abord de la surprise, puis il semble corréler avec ce qu’il a vu ou déjà vu avant le Pink. Il se fait un jugement et…

- Il y en a d’autres ? Et les vampires ça existe ? Ou d’autres trucs ?
- « Truc » est assez péjoratif… Je suis un être pensant et intelligent, pas un truc...


Ma voix se fait un peu dure. Il n’y a qu’un pas pour raisonner comme un chasseur et nous cataloguer comme monstres de foire et autres « trucs ». Je n’appartiens pas à une race que l’on sélectionne au début d’un jeu vidéo. Je suis une réalité tangible qui revendique son existence, son intelligence et son autonomie, même si je cache tout cela aux yeux des non-initiés. Je me considère faisant partie d’un groupe qui est au sommet de la pyramide de la faune qui vit sur cette terre. Et pour moi, l’homme se situe un cran en dessous, car j’ai tendance à le classer du côté des nuisibles.

Toutefois je me radoucis, Alec ne me semble pas être un mauvais bougre. Il parait être encore novice dans son appréciation de notre monde caché et est encore enrobé des à priori et crédulités du tout un chacun. Je pourrais le prendre de haut, mais quelque chose me retient. C’est indéfinissable, car sa personnalité me semble être tournée du côté de ce que j’appelle « les gentils moutons ». Alors que je suis et resterai un loup dans tous les sens du terme. Pourtant, le pseudo mouton qui est assis devant moi pourrait bien se révéler tout autre.

- Je n’ai jamais rencontré de vampire. Mais s’ils existent, la légende dit que je suis leur ennemi héréditaire. L’idée me plait assez.

J’aime être le loup, celui des comptines que l’on chante pour effrayer, être le concept de la menace elle-même, le dominant, celui que l’on regarde avec un frisson, comme les siciliens regardent l’Etna quand il se met à fumer de longs panaches de cendre noire.

Lupo, ci sei?
Cosa stai facendo?
Mi senti?

- Je ne sais pas, je me dis que peut-être il y a beaucoup de choses cachées, sous nos yeux depuis des décennies ou plus… Je me doute bien que je ne suis pas le seul, et finalement, je me dis que toutes nos légendes, nos contes de bonne femme, cachent peut-être une vérité.

Ses mots sont plus une rhétorique qu’une réelle interrogation. Il semble être curieux de ma personne. Une curiosité d’enfant plus que d’adulte calculateur ou craintif. Si le méchant loup des contes existe, alors cela laisse place à une potentielle existence à tout le reste de son imaginaire. Je détaille un peu plus le pompier. Contrairement à Jansen qui est musclé avec toute la finesse d’un danseur, Alec est plus carré, d’un aspect masculin plus but. Son t-shirt trahit une belle musculature. Son métier est physique et les occasions de solliciter son corps sont nombreuses. Ses incisives légèrement écartées cassent ce côté mâle adulte lui donnant une particularité assez agréable à regarder.

- Habituellement je me fais discret sur mes capacités. Mais j’étais suffisamment lucide pour savoir ce que j’avais vu, et que ce n’était pas dû à l’inhalation de substances hallucinogènes… ça doit être pratique d’être un lycaon
- En effet, à bien des égards ma nature me facilite la vie par rapport à un simple humain.


Je crois enfin deviner ce qui me plait chez ce pompier : son calme. Une caractéristique totalement absente de mes chromosomes. Il se dégage de lui un charisme chaleureux. Son sourire est franc, sincère et très charmeur. Il prend conscience de l’aura sexy qu’il dégage aux gloussements de deux clientes du restaurant.

- L’uniforme…
- Je pense que même sans uniforme…


A mon tour de sourire. C’est vrai que son T-shirt taché de sueur et de suie et son pantalon de pompier dont les bretelles lui tombent sur les hanches sont loin d’être rebutants et au contraire donnent envie d’aller voir ce qu’il y a en dessous. J’ai une petite pensée pour un Jansen déguisé en pompier qui fait poindre un sourire carnassier au coin de mes lèvres.

- J’ai quelques avantages aussi… Disons que je peux faire ressentir aux autres... Enfin vous me comprenez.
- Vraiment ? C’est très intéressant.


Je réponds à son regard effronté par un sourire non moins explicite et tout aussi charmeur. Mon danseur a cette capacité, ce qu’il appelle le glamour, mais c’est un peu différent. Alec semble capable de transmettre ses propres sensations. Pendant l’acte, cela doit être tout bonnement explosif. Celui ou celle qui partage sa couche est verni.

- Alors, comment un loup-garou devient un patron de bar gay ? Ou peut-être comment un patron de bar gay devient un loup-garou ?
- C’est « loup-garou » collé à « bar gay » qui vous intrigue ? J’étais gay ou plutôt sans préférence marquées avant de devenir un loup. L’animal n’efface pas ce que nous sommes avant la morsure, il s’ajoute à la personne que nous étions. Je viens d’un milieu où le caractère masculin a son importance et où les « folles » sont méprisés et rejetés. Pourtant, personne n’ose faire devant moi une quelconque remarque sur mes capacités de mâle. Je suis assez binaire dans mon raisonnement Alec, peut-être à tort, mais je suis ainsi fait. Nous sommes soit un loup, soit un mouton. J’ai l’âme d’un loup depuis ma naissance. C’est ce qui fait que je dirige un bar gay qui, depuis que je l’ai repris en gérance, n’a plus sa connotation péjorative passée. Ma clientèle est d’ailleurs de plus en plus mixte et hétéroclite.


J’ai toujours su ce que j’étais. C’est-à-dire sans préférence particulière. Je mentirai si je disais ne pas l’avoir caché un temps. L’italien de base se doit être un homme, un « vrai ». C’est à Phoenix, loin de la famiglia que j’ai fait mes premières armes avec d’autres garçons. Le plaisir retiré a été suffisamment éloquent pour que je me batte pour ma différence. A mon retour à Los Angeles, j’ai bien d’écrasé quelques figures en plus de mon ascension dans les rangs de la mafia. Maintenant, plus personne ne doute de ce que j’ai dans le pantalon.

Mais qu’en est-il de mon voisin de table ? Sa question sur le fait que je dirige un bar gay ne me semblait pas avoir une valeur dépréciative vis-à-vis de cette communauté, cependant j’y vois une certaine curiosité. J’ai envie de le chahuter un peu. Après tout, c’est lui qui a abordé le sujet du plaisir en premier. Mon regard se fait plus intrusif et intéressé. Je sais maîtriser cette apparence de fauve à peine contenu qui fait frissonner de peur et de plaisir à la fois. En bon italien, je suis un maître dans l’art de la gestuelle sensuelle et des mots envoûtants.

- Et vous Alec ? Ces deux signora ont-elles une chance de vous charmer, ou bien les clients masculins de mon bar seraient-ils plus dans vos goûts ?


Je poursuis avec mon plus beau sourire sans lui laisser le temps de répondre.

- Tout à l’heure dans mon bureau, c’est un soulagement que j’ai ressenti. J’avoue être curieux d’en expérimenter plus.

Ostensiblement je pose ma main sur la table, paume offerte. Va-t-il la saisir alors que ces deux filles nous matent sans vergogne ? Le plaisir est une chose subtile qui peut s’amorcer simplement en étant regardé avec désir. Alec va-t-il oser prendre la main d’un homme connu pour être le Boss d’un bar gay ? J’en entends deux qui gloussent car la situation les captive. Je suis joueur et aime faire un peu de cinéma. J’aime déstabiliser aussi et être surpris en retour.

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Alec O’ Fallamhain

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MessageSujet: Re: Incendiaire rencontre   Ven 20 Mai - 8:55




Incendiaire rencontre




Ce n’était pas désagréable d’être ici. Il avait connu ben pire en fait. Et puis c’était un privilège que les réservistes avaient. Ils ne se tapaient pas les dossiers et les rapports à remplir. Il plaignait ses collègues sur ce point, mais d’un autre côté c’était leur métier, ils étaient payés pour. Pour sa personne, il recevait un peu d’argent pour son travail dangereux, mais de toute façon il ne faisait pas ça pour ça. Il fallait avouer quand même que ça aidait à passer le mois car pour le moment il n’avait pas beaucoup de clientèle. Il fallait qu’il se fasse imprimer des cartons à distribuer pour faire sa promo. Le bouche à oreille ferait le reste, car il était au moins sur d’une chose, il était bon là-dedans.

- « Truc » est assez péjoratif… Je suis un être pensant et intelligent, pas un truc...
Le pompier sursaute presque, gêné d’avoir peut-être vexé le patron du bar.
« Non ce n’est pas ce que je voulais dire… C’est juste que ça fait longtemps que je suis persuadé qu’il y a d’autres personnes spéciales, et… ». Le sourire en coin du patron du bar le rassure. Il le chicanait gentiment, en fait.

- Je n’ai jamais rencontré de vampire. Mais s’ils existent, la légende dit que je suis leur ennemi héréditaire. L’idée me plait assez.

Avec une moue un peu amusé, Alec tend son verre pour trinquer à cette phrase. Autant l’idée des lycaons ne lui déplait pas, surtout après en avoir vu un de près, autant celle des vampires, s’ils existent, ne le met pas en joie spécialement. Mais bien vite un sourire un peu dur vient sur le visage du pompier. Malheur à ces créatures si elles venaient lui chercher des noises, car pour peu qu’il en soit conscient à temps, elles pourraient souffrir bien avant que son heure n’arrive. Autant utiliser son pouvoir sur des pauvres bougres qui ne lui avaient rien fait le révulsait, surtout en se rappelant leur visage, autant sur des hommes ou des créatures qui viendraient le mettre en danger, il n’hésiterait pas un seul instant.

Relevant la tête lorsque l’Italien lui confirme avoir une vie plus agréable et plus facile grâce à ses capacités de loup-garou, Alec lui sourit et lui confirme qu’il comprend. Lui-même, lorsqu’il lui reprend de jouer au gymnaste ou à l’acrobate, peut compter sur des capacités accrues de renforcement ou de souplesse, transférant tout problème qui blesserait un être humain standard. Il lui est donc arrivé, pour le plaisir ou dans le cadre de son travail, de réussir de véritables prouesses physiques. Cependant il tente de se faire discret sur ses capacités. Ce qui est d’autant plus incompréhensible comme réaction, se dit-il. Pourquoi s’être confié si facilement à cet Alessandro ? Peut être simplement parce qu’il en a assez de cacher tout ça. Écrire sur un journal n’a jamais eu de répondant et ne pourra jamais remplacer une vraie personne.

Mais le jeu de séduction qui s’installe entre le pompier et le lycaon le prend un peu au dépourvu. Tout est parti d’une petite révélation, dont il ne peut qu’attribuer le mérite à sa propre personne, sur le fait qu’il peut transmettre du bienêtre physique sous toutes ses formes. Et voilà qu’à présent Alessandro lui chante la pomme sans aucun complexe, et devant ces deux filles dont les cils papillonnent et dont le regard est rivé sur les deux hommes. Le sourcil droit du pompier prend de haut son compère lorsque l’italien joue à l’italien avec lui.
- Et vous Alec ? Ces deux signora ont-elles une chance de vous charmer, ou bien les clients masculins de mon bar seraient-ils plus dans vos goûts ?

Ah ! La question qu’il s’est déjà posé plusieurs fois. Savoir transmettre la douleur et le plaisir, comme il sait le faire, a fait tomber bon nombre de tabous dans son éducation classique. Classique, sa vie ne l’a plus jamais été lorsqu’il a quitté le cocon familial pour devenir un artiste de cirque alors qu’une carrière olympique lui tendait les bras…
« Disons que je ne me refuse aucune opportunité. » Le pompier rend son sourire charmeur à l’italien, avant de poursuivre.
« Famille modèle. Frère médecin. Moi un grand sportif, promis à une carrière olympique, repéré par des recruteurs, et sans doute promis à au moins quatre filles choisies par ma mère… Mais j’ai voulu devenir artiste de cirque, pour émerveiller les gens. Alors mes parents m’ont coupé les vivres et j’ai envoyé valdinguer toute leur éducation. Fille ou garçon, je pouvais être attiré par l’un ou l’autre et petit à petit mes dernières réserves ont cédées et je cueille ce qu’il y a à cueillir, quand j’en ai l’occasion. ». Ce n'était pas tout à fait vrai, dans le sens ou il n'avait jamais été spécialement volage. Mais envisager une relation stable était compliquée avec la mafia aux trousses.

Buvant une gorgée, pour marquer une pause, il reprend.
« Donc les signora, et les personnes du bar ont autant de chance de me séduire ». Il avait volontairement dit « personnes du bar » plutôt que client, et au sourire carnassier de l’italien, il semblerait que ce dernier l’ai compris.

- Tout à l’heure dans mon bureau, c’est un soulagement que j’ai ressenti. J’avoue être curieux d’en expérimenter plus.

Le pompier en perd un peu ses moyens. Il ne s’attendait pas à ça, aussi, surpris, fixant la paume de l’italien quémandant son attention, son regard passant rapidement sur les deux tourterelles gloussant en se rinçant l’œil, il décide de jouer à son tour.

Il ne sait pas transmettre une émotion. Mais toute émotion à une base physique, chimique, dans le corps humain. Les frissons, la chaleur, les fourmillements, l’excitation, l’envie de toucher, d’être touché. Il peut aussi amplifier avant de transmettre. L’italien connait son jeu et le joue parfaitement. Il serait idiot de se cacher la vérité, le patron l’attire beaucoup et il ressent du désir pour lui. Le cœur qui bat un peu plus fort, l’excès de salive dans la bouche, les pupilles qui se dilatent un peu, les petits fourmillements dans les mains, et le gonflement pour le moment bien caché sous son pantalon de pompier. Il veut jouer ? Jouons.

Prenant cette main offerte, et prétextant, pour la galerie, faire un massage de la paume, les yeux dans ceux de l’italien, il rassemble tous ces prémices qu’il sent en lui, ce désir, et l’amplifie pour le transmettre au patron du bar. Le voyant soudain se rapprocher de la table pour masquer le résultat plutôt positif de l’expérience, l’ostéopathe sourit joyeusement à son patient, captant un regard déçu des jeunes filles, mais leur souriant en retour, ce qui les fait soupirer. Bonnes perdantes, elles tendent leur verre avant de partir, laissant la monnaie sur la table, en riant joyeusement.

Les prunelles pétillantes d’Alec rencontrent celles un peu dilatées du lycaon et la fine pellicule de sueur, amante du désir, qui recouvre les avants bras de l’italien le renseigne : il a réussi à attirer son attention.

« Il y a des personnes qui m’ont forcées à utiliser ça, mais ce n’est pas du plaisir qu’elles m’ont forcé à transmettre… C’est beaucoup plus sale et noir… » Le pompier relâche sa prise, à regret, et les doigts des deux hommes se frôlent une dernière fois, avant que ceux d’Alec reprennent contact avec le verre froid et ne prenne une gorgée ambrée.


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MessageSujet: Re: Incendiaire rencontre   Sam 21 Mai - 17:49



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Feat : Alec O’ Fallamhain


Finalement ce repas avec Alec me permet d’apaiser ma fureur concernant l’incendie au Pink

-  Disons que je ne me refuse aucune opportunité.

Mon sourire s’élargit. J’ai toujours pensé que les bisexuels étaient les plus hédonistes du monde, sachant accueillir ce qu’on leur offre sans faire de distinction d’une quelconque appartenance à un sexe ou à des mœurs. Alec poursuit et m’apprend qu’il a eu un jour le niveau pour prétendre à une carrière olympique, mais que son désir de travailler dans le cirque et non pas de suivre la voie tracée par ses parents, lui ont valu de se retrouver mis à la rue. Son commencement à la vie active n’est pas reluisant, mais il semble ne pas s’en formaliser plus que cela, prenant la vie comme elle vient, comme les amantes ou les amants. Les étriqués d’esprit prennent ça pour un manque de morale, je conçois cette façon d’appréhender la vie comme étant celle d’un homme libre. Libre, je ne le suis pas tout à fait. Si à Beacon Hills je fais bien ce qu’il me plait, je reste lié à la mafia de Los Angeles. Car même banni, je sais pertinemment que le parrain ne m’a pas laissé la vie sauve pour rien. Et rien ne dit que l’on ne fera pas appel à mes services avant le temps écoulé. Service que je ne pourrais pas refuser.

- Donc les signora, et les personnes du bar ont autant de chance de me séduire.

« Personnes » et non pas « Clients », le message est sans équivoque. Je souris flatté avant de lui demander d’expérimenter à nouveau son don sur moi, mais non pas pour soulager une douleur… La conversation qui dévie sur des frivolités tombe à propos et calme le loup que je suis. Le pompier un peu déstabilisé par mon audace plus qu’explicite me fait oublier que le Pink est dans un état lamentable. Je le regarde hésiter, regarder ma paume offerte puis les deux donzelles de la table d’à côté. Enfin il reprend de l’assurance et recouvre ma main de la sienne. Je savoure ce moment furtif où il décide d’accepter mon jeu. Car c’est bien de ça qu’il s’agit. Un jeu sensuel pour savourer le moment présent et le plaisir pour le plaisir.

Le pouce d’Alec s’incruste dans ma paume et masse agréablement l’éminence thénar. Son regard accroche le mien, je me laisse prendre par son geste et séduire par l’étincelle que je vois dans son regard. J’ai un léger sursaut quand d’un seul coup, des sensations qui ne sont pas les miennes m’envahissent. Je m’avance un peu sur la table pour masquer mon trouble. C’est vraiment étrange de passer de rien, à des électrisations bien avancées dans les reins. Une douce chaleur envahit mon bas ventre. Ce désir, qui au départ n’est pas le mien et qui s’incruste sur mon corps, me fait réagir en retour. C’est bien ce que je pensais, ce don peu vraiment être explosif. Le plaisir est d’autant plus délectable car je sais qu’Alec me fait partager la réaction que moi je lui provoque. Il n’y a pas de fausse pudeur dans son regard qu’il ramène vers moi après avoir salué les deux nanas qui ont malgré tout apprécié la scène. J’aime la spontanéité sincère du pompier. Avec lui je découvre une nouvelle manière de dialoguer et d’échanger sans filtre la sensation que l’autre vous procure. J’essaye d’imaginer ce que cela pourrait donner lors de mes ébats avec Jansen. Je suis l’actif exclusif et m’interroge sur ma réaction si je ressentais son plaisir quand je le prends.

Avec une pointe de regret, je sens la main d’Alec déserter la mienne. Nos doigts s’accrochent le temps d’un quart de seconde. Le pompier est désirable par son côté très mâle. Non que Jansen s’approche du genre féminin, mais sa qualité de danseur lui donne une manière différente de se tenir, toujours bien droit tout en restant souple, alors qu’Alec est clairement avachi sur sa chaise. Jansen a un corps à damner un saint, et son métier est de séduire. Alec est attirant pour des détails, comme ses dents de devant un peu écartées, ou sa manière de me regarder et de sourire sans vraiment calculer son geste.  

- Il y a des personnes qui m’ont forcé à utiliser ça, mais ce n’est pas du plaisir qu’elles m’ont forcé à transmettre… C’est beaucoup plus sale et noir…
- Tout pouvoir a deux facettes Alec. Un tout est souvent l’union de deux contraires.


C’est vrai que je n’ai pour l’instant vu que le côté ludique de son don et celui qui permet aussi de soulager. Mais je vois tout à fait l’utilisation pernicieuse qu’il peut être fait de ce don, comme torturer deux personnes, blessant physiquement l’une pour reporter les sensations sur la deuxième. Cela doit être rudement efficace s’il y a un lien affectif entre les deux victimes.

Alec s’est refermé à ce souvenir qui l’affecte beaucoup comme le prouve son cœur qui s’accélère et son corps qui se crispe. Je bois une gorgée de ma bière pour laisser le temps au malaise de passer. Ce n’est pas que je sente le pompier perdu, mais sa manière de régir à ma nature… Il y avait presque comme un soulagement et avec lui celui de pouvoir partager avec moi ce qu’il est vraiment sans passer pour un fou. Je n’ai pas besoin d’un ostéopathe dans mes amis, et Alec semble plus tourné vers la lumière que vers l’ombre comme moi et pourtant… Je ne suis pas un philanthrope et aider mon prochain n’est pas mon crédo sans que j’aie une idée derrière la tête. C'est pourtant sans arrières pensées que je poursuis.

- Tu es en danger ici ? Où sont ceux qui t’ont obligé à de tels actes ?

Je suis passé au tutoiement et ma question est directe. Je suis assez familiarisé avec l’univers du crime pour évaluer si le pompier a une chance ou pas de vivre paisiblement à Beacon Hills.


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Alec O’ Fallamhain

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MessageSujet: Re: Incendiaire rencontre   Dim 22 Mai - 9:44




Incendiaire rencontre




Regardant avec un sourire amusé mais bienveillant les deux jeunes femmes s’en aller, et goutant au plaisir simple de se rafraichir le gosier avec la bière ambrée, le pompier s’était renversé un peu plus en arrière sur son siège. Avachi aurait été peut-être plus approprié. Il y a quelques minutes à peine, il était en plein brasier, en pleine fournaise, jouant son rôle de pompier. Et voilà qu’il sirotait tranquillement son verre avec le patron du dit bar. Laissant un tip pour la serveuse, et déclamant que c’était sa tournée, Alec écouta son débiteur avec un léger amusement. Il trouvait plutôt plaisant d’utiliser son pouvoir comme ça, et aussi pour sauver des gens ou tout simplement leur donner du bienêtre. Ça n’enlèvera jamais l’horreur peinte sur les visages de ses victimes, mais il espérait avoir assez d’une vie pour se rattraper à ce sujet.

Il ne pouvait nier être attiré par Alessandro. Le charme italien, bien sûr, marchait souvent. Il y avait une certaine noblesse dans cette langue, et en même temps elle véhiculait facilement tellement de sensualité. Il avait eu une maitresse italienne, les yeux noisette, de longs cheveux noirs et un gout prononcé pour le café corsé. Leur histoire n’avait pas duré bien longtemps, car Elena était bien trop possessive et curieuse pour la sérénité d’esprit d’Alec. C’était l’époque où il était en transition. Ou il avait entamé ses études d’ostéo, et où il ne pensait pas que ça lui couterait aussi cher de ne rien payer… Parfois le prix moral dépasse de loin tous les sacrifices financiers… Mais, de plus, Alessandro avait cette bestialité, ce magnétisme animal qu’Alec pouvait maintenant comprendre, au vu des révélations du lycaon.

Alec ne pouvait nier avoir tripper sur le contact entre lui et l’italien. Car pour transmettre le plaisir et l’envie, il fallait bien d’abord qu’il le ressente lui-même. Amplifier du rien donne toujours du rien. Par contre amplifier du désir forme une boucle qui s’alimente d’elle-même, car, même si au début il n’avait fait qu’imposer cette sensation à Alessandro, il avait bien sentit que très vite ce dernier y avait ajouté sa propre envie. Si le contact n’avait pas été rompu, il y aurait pu avoir une situation très gênante dans ce snack qui en avait sans doute vu d’autres. Le regard complice de l’italien amusa Alec. Le patron avait l’air de vouloir barguinner en permanence, et ça lui donnait un petit côté à la fois amusant et séduisant.

Cependant ce sont des souvenirs moins agréables qui occupent les pensées du pompier. Le passé n’est jamais aussi lointain qu’on le voudrait bien.
- Tout pouvoir a deux facettes Alec. Un tout est souvent l’union de deux contraires.
« C’est bien vrai. On dirait un fucking truc bouddhiste, mais c’est vrai. Comme si on devait payer pour avoir un privilège, un pouvoir… Mais j’essaie de l’utiliser pour donner du plaisir, du bien-être, et pour sauver des gens quand je peux… En tant qu’ostéo ou en tant que pompier… Je ne suis pas un saint-bernard ou un naïf, je sais bien qu’on vit pas dans un monde magique où il suffit d’être sympa pour que tout aille bien. Mais je fais des choix, j’espère juste qu’ils ne sont pas trop moisis… »

Oui, le pompier avait fait des choix, et il ne les regrettait pas. Il avait troqué un deal en or contre un deal en shit. Une vie avec du fric contre une vie plus que modeste. Se proposer en tant qu’athlète aurait été trop visible, surtout qu’il existait des articles sur lui, au moment où il était dans le collimateur des recruteurs. Un nouvel athlète en ville se serait fait remarqué, et il avait beau avoir changé d’identité, les photos, elles, ne mentaient pas. Ce temps-là n’était pas si lointain, il n’avait pas changé au point d’être méconnaissable. Il lui restait donc une carrière d’ostéopathe. Et il était sacrément doué là-dedans, pour sûr. Le bouche à oreille devrait lui fournir rapidement une clientèle correcte. Une vie correcte. Mais toujours un passé merdique. Combien de temps encore avant qu’on ne le retrouve ? S’il avait été un acolyte lambda, il aurait pu disparaitre facilement. Mais son pouvoir était convoité. Ce serait être un fou que de penser être tranquille pour le restant de sa vie.

- Tu es en danger ici ? Où sont ceux qui t’ont obligé à de tels actes ?
La bière claqua peut être un peu trop fort sur la table, et Alec fit une moue.
« Je ne pense pas… Et ils sont loin... Peut-être pas aussi loin qu’il le faudrait, mais Beacon Hills me convient parfaitement pour me faire oublier d’eux… ». Le pompier n’avait pas remarqué le tutoiement, ou alors il ne s’en formalisait pas.
« J’ai quitté la cité des anges depuis trois ans. Ce ne sont pas les anges que j’ai fuis, je n’en ai jamais rencontré là-bas. Mais les hommes sont parfois pires que les démons ». Un cran plus bas, les yeux dans le vague, sans doute occupés par ses souvenirs, le pompier ajoute. « La famille est parfois pire que les démons… »

Ce secouant soudainement, et redevenant charmeur, Alec regarde Alessandro avec une sorte de complicité.

« Je peux venir t’aider un peu si besoin pour tout remettre en ordre. Les clients ne se bousculent pas à mon cabinet pour le moment, et j’aime bien rendre service. » Un regard fripon sur la paume de la main d’Alessandro atteste du double sens de ses paroles.




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MessageSujet: Re: Incendiaire rencontre   Lun 23 Mai - 22:34



Incendiaire rencontre


Feat : Alec O’ Fallamhain


Alec se moque gentiment sur ma formulation un peu ésotérique sur l’envers qu’a toute médaille. A son tout il me donne son sentiment sur sa place dans tout cela. Il n’est pas naïf au point de penser qu’il peut avoir une vie rangée et pépère. Il dit avoir fait des choix au mieux de ce qu’il pense être correct de faire. Il me semble être un bon bougre, assez honnête pour vouloir le bien de tous, mais aussi sachant s’encanailler un peu et relativiser sur ce qui est humainement possible. C’est un gars agréable à côtoyer, s’il semble accepter ma nature féroce assez aisément, qu’en sera-t-il du reste ?

A ma question de savoir s’il se sentait toujours en danger, il réagit bien plus vivement qu’il ne le veut, comme en fait état sa bière qui heurte la table un peu violemment. Le sujet est sensible. D’apparence, il me fait penser au côté ours placide de Charlie, mais sans avoir la puissance des baffes, ni le manque de morale de mon pote de Phoenix. Mais sous ce masque de quiétude semble se cacher un pompier bien plus tourmenté qu’il n’ose l’avouer.

- J’ai quitté la cité des anges depuis trois ans. Ce ne sont pas les anges que j’ai fuis, je n’en ai jamais rencontré là-bas. Mais les hommes sont parfois pires que les démons. La famille est parfois pire que les démons…
- A qui le dis-tu…


Son aveu me fige. Car il y a de grande chance que je connaisse les types qui l’on enrôlé de force pour un job de tortionnaire. Dans le milieu mafieux que je fréquentais, à ma connaissance mis à part Don Stephano, il n’y a que le cercle restreint des hommes de Sonny qui sont au courant pour les lycans. Je me doute qu’ils savent que le monde surnaturel ne s’arrête pas qu’aux seuls loup- garous. Cependant, je vois mal Sonny utiliser les dons d’un gars comme Alec pour faire parler quelqu’un. Le bras droit du parrain n’ordonne pas la violence pour la violence. Ses méthodes sont claires. Pour obtenir quelque chose de quelqu’un et quand la castagne traditionnelle n’est pas convaincante, il fait abattre un proche de la victime. Apres, quand ceux-ci ne sont pas nombreux, ils sont découpés morceaux par morceaux. La méthode a fait ses preuves. Sonny n’a jamais eu à utiliser l’effroi et la terreur que je peux provoquer en étant transformé. Non, cette méthode n’est définitivement pas sa signature. Par contre à la Bratva solntsevskaya… ils sont assez adeptes de nouveautés. La violence et la mort se pratiquent dans les deux organisations criminelles. Mais disons que la mano negra tient à son style à l’ancienne…

- Je peux venir t’aider un peu si besoin pour tout remettre en ordre. Les clients ne se bousculent pas à mon cabinet pour le moment, et j’aime bien rendre service.

Je redescends sur terre et souris au double sens des propos d’Alec. Serait-il si enclin à rester à mes côtés s’il connaissait mon appartenance à l’univers du crime organisé et plus particulièrement à une mafia pas très regardante sur la valeur d’une vie humaine ?

- Andiamo ! Des bras supplémentaires ne sont pas de refus amico.

Revenus au Pink, le bar offre un beau chantier. Les tables et les chaises sèches dehors. Jessie nous accueille disant que les hommes s’occupent de la partie qui a brûlé et me demande si nous allons ouvrir bientôt malgré le désastre. Je la rassure, le prenant brièvement dans mes bras et l’embrassant sur le front.

- Demain on ouvre normalement Jessie. Nous n’allons pas nous laisser abattre. Siamo forti.

Elle me sourit contente de la foi que je mets dans mes mots. La salle côté public sèche, Sophie la barmaid s’occupe de tout l’équipement du bar. Quand je lui demande commence cela s’annonce, elle lève un pouce vers le haut en signe positif. Quand avec Alec nous passons la porte de service, les hommes du Pink s’activent. Arès et Jansen jouent au gros bras et débarrassassent dans la ruelle ce qu’il faut jeter. Jerry s’occupe de trier le stock avec Dan. Ça parle fort et ça plaisante. Ils ne se laissent pas abattre. Ce bar est leur seconde maison. Ils passent tous plus de temps ici avec leurs collègues de travail qu’avec leur propre compagne ou compagnon. Je suis heureux de les voir soudés et si volontaires.

- Vous compter nous aider en Armani boss ?

Jerry me regarde avec un sourire moqueur. Il n’y a pas d’affront dans ses mots, juste une saine boutade.

- Jerry, là tu me fais penser à Max Kerkérian, cet ex-voyou reconverti en flic ! Il fallait que je montre à ceux qui nous regardent que le Print plie mais ne cède pas ! Alec s’est proposé pour aider, utilisez donc ses muscles à bon escient pendant que je me change et que je mette ma tenue Armani spéciale "sortie de poubelles".

C’est en jean et en marcel que je redescends aider à finir de démolir ce qui doit l’être et sauver le reste. Le gars de l’assurance est là et constate les dégâts. La prise en charge ne devrait pas poser de problème.  La tâche est tout de même harassante. Nous sommes tous trempés et noirs de suie. Anna rallie tout le monde quand elle arrive en fin d’après-midi avec un plateau avec des boissons chaudes et des rafraîchissantes. Il n’y a plus de Boss, d’employés ou de pompier, juste des types qui œuvrent de concert pour remettre dans un état correct les lieux pour que dès demain nous puissions servir nos clients.

Cela me fait tout de même mal au cœur de voir l’endroit ravagé alors qu’il était rutilant le matin même, tout juste remis à neuf. Quand j’entre dans mon bureau, j’ai un peu les épaules qui s’affaissent. Tout est trempé. L’ordinateur est mort non pas d’avoir brûlé, mais d’avoir été copieusement arrosé par les potes d’Alec. Seul le souvenir d’avoir sauvegardé mes données sur le cloud peu de temps avant l’incendie, me redonne un peu d’espérance. Le bureau fait de verre et de métal n’a pas souffert. Mon fauteuil par contre est lui totalement foutu.

- Nous n’avons pas osé toucher à ce qu’il y a dans le bureau sans ta présence.

Jansen s’encadre dans l’encoignure de la porte et me regarde avec un air triste. Je le regarde avec affection. Le feu qui m’a brûlé ce matin a eu raison de mon tempérament volcanique. Je sais que Jansen n’aime pas me voir ainsi, abattu, alors je prends sur moi. Lui aussi je dois le rassurer sur le futur, notre futur.

- Ne t’inquiète pas Jansinio. Ce n’est qu’une perte matérielle, personne n’est blessé c’est l’essentiel. Tu m’aides à déblayer ?

Alec ne pouvant pas aider Dan et Jerry sur le stock, se joint à nous et nous faisons rapidement place nette dans mon bureau. J’avais déjà bien épuré les meubles après ma reprise du bar, là il ne reste plus que mon bureau, mon cendrier et quelques crayons et stylos. Il ne nous reste plus qu’à éponger. C’est fastidieux et je relève vite le nez de mon seau. Je souris en voyant Alec et Jansen s’activer côte à côte. Même maculé de suie, mon danseur reste diablement sexy. Mon regard va de la serpillière que je tiens, aux deux hommes. La journée a été rude, je sature… la serpillière s’envole et s’écrase sur les épaules proches de mon danseur et du pompier.

- Strike !

La voix laconique de Dan m’entraîne dans un beau fou rire qui se fait vite communicatif. Je reçois l’éponge de Jansen dans la figure. Dan m’avertit qu’ils ont fini de leur côté. Côté bar, ils ont baissé le rideau de fer mais laissé les portes fenêtres ouvertes pour que cela sèche. Sophie a réussi à remettre tous les équipements électriques du bar en marche. Il n’y a pas de dysfonctionnement. Nous allons pouvoir ouvrir demain. Le stock a subi quelques dégâts, Jerry a donné une liste exhaustive au type de l’assurance. Il faudra la comparer à l’état du stock de la veille. N’ayant plus d’ordinateur, je m’occuperais de cela demain. Tout le monde en a assez fait pour ce soir. L’important est que la salle qui accueille les clients soit en état. Je leur dis de rentrer chez eux. Ce soir le Pink sera fermé. Il ne reste plus qu’Alec, moi et Jansen qui, une fois n’est pas coutume, a passé un bras possessif autour de ma taille. Je n’ai pas honte de montrer devant Alec que je tiens à celui qui s’accroche ainsi à moi. Je n'ai pas non plus l’énergie de faire mon dominant ce soir. Alec est venu avec son armée d’hippopotames qui est repartie sans lui.

- Je t’offrirai bien à manger, mais Sophie a tout débranché par sécurité… Une autre fois promis. Je propose que je te reconduise chez toi Alec. C’est sympathique de ta part d’être resté à aider.



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MessageSujet: Re: Incendiaire rencontre   Mar 24 Mai - 9:36




Incendiaire rencontre




Se remémorer un passé hélas pas si lointain, de même que des personnes pas si éloignées ne l’avait pas vraiment mis dans un mood des plus joyeux. Mais il tentait tout de même de faire bonne figure, car il savait bien que penser à ces choses-là finiraient tôt ou tard par leur donner de la consistance. Hors il n’avait pas du tout envie que son passé le rattrape, et surtout pas de devoir courir pour ne pas être rattrapé.

Il y avait quelque chose d’à la fois attirant et dérangeant chez Amaro. Il savait maintenant sa nature, aussi le pompier n’avait plus à se fissurer le cerveau pour trouver ce qui clochait, mais il avait l’impression que quelque chose d’autre, d’aussi dangereux, peut-être, couvait en dessous, comme des braises sur lesquelles il suffirait de souffler pour qu’elles se réveillent. Il était bien placé pour savoir que personne n’était invulnérable, surtout pas lui, même avec son pouvoir. Peut-être n’était-ce pas si raisonnable que ça de venir brûler ses ailes à ce feu la.. Penser à cette expression le fit rougir un peu, car ses ailes, il les avait en tatouage dans le dos.

Souvent il se repasse les événements dans sa tête. Ceux d’avant son départ précipité. La haine qu’il avait ressentie était de loin plus forte que la peur. Réaliser au dernier moment qu’il avait été manipulé, toutes ces années, pour devoir des « services » à sa « famille » d’accueil, était pire que les menaces qui avaient suivies. Combien de ces hommes étaient au courant pour son pouvoir ? Suffisamment en tout cas. Il aurait pu se rebeller, et retourner son pouvoir contre eux. Il y avait songé. Mais alors c’est sa vraie famille qui aurait morflé. Il n’était pas resté très longtemps dans ce milieu, mais suffisamment pour connaitre quelques méthodes. Pour le faire chanter, il fallait encore qu’il puisse être joint. Sa famille ne risquait rien tant qu’il n’était pas repéré. Ensuite, si un jour ils le retrouvaient, et qu’ils avaient l’indécence de le menacer en visant sa famille, alors il les tuerait, un par un, et retournerait leur méthodes contre eux. Seul contre tous, s’il le faut. Il n’y survivrait sans doute pas, mais son trépas nettoierait la fange de LA, ou du moins une bonne partie.

De sa poursuite, les hommes retiendraient qu’il était probablement mort, étant « malencontreusement tombé du toit ». Mais ceux qui savaient pour son pouvoir ne seraient pas dupes. Il ne pouvait pas espérer une vie tranquille. Tôt ou tard, il faudrait les affronter. Mieux valait tard. C’est pour ça qu’il s’entrainait, également. Il n’était plus le type craintif et facilement impressionnable qui avait fui LA. Plus maintenant. Beacon Hills était une vraie pochette surprise en forme de ville. Des lycaons, comme aujourd’hui, et sans doute beaucoup d’autres choses… Malheur à eux si ils venaient ici. Sa décision était prise. Il irait, la nuit, dans les endroits les plus sombres de la ville, il suivrait les rumeurs, pour se faire un vrai labyrinthe de perdition dans lequel il pourrait s’il le fallait donner en pâture ses poursuivants. Son pouvoir ne le rendait pas invulnérable, mais il pouvait, lui semblait-il, survivre à la plupart des rencontres. Lorsqu’il serait retrouvé, un jour, il comptait bien avoir tissé une vraie toile surnaturelle autour de lui, des pièges, des horreurs à activer, pour que plus jamais la « famille » ne vienne s’en prendre à lui. Mais ce jour n’était pas arrivé, et il était bien plus agréable, en terme de perspective.

- Andiamo ! Des bras supplémentaires ne sont pas de refus amico.

Le pompier suivit Alessandro de nouveau au Pink Print. L’odeur âcre du feu maitrisé collerait sans doute quelques temps aux murs et aux sols, mais l’essentiel avait été sauvé. Observant Amaro réconforter son personnel, il apprécia cette attitude. Il semblait aimé de son personnel, ce qui était une bonne chose.

Quand un certain Jerry plaisante sur la tenue de son boss, ce dernier lui répond, faisant rire Alec.
- Jerry, là tu me fais penser à Max Kerkérian, cet ex-voyou reconverti en flic ! Il fallait que je montre à ceux qui nous regardent que le Print plie mais ne cède pas ! Alec s’est proposé pour aider, utilisez donc ses muscles à bon escient pendant que je me change et que je mette ma tenue Armani spéciale "sortie de poubelles".

Ne sachant pas quoi faire en particulier, le pompier accorde tout simplement son attention et ses muscles à ce qu’on lui demande. Déplacer ceci, porter cela, jeter ça et poser ça ici… Le temps passe assez vite, et, en sueur et couvert de suie, Alec apprécie, comme les autres, les boissons fraiches ramenées par la jolie Anna, à laquelle il sourit, charmeur, mais correct.

Finalement, l’essentiel étant fait, et ne pouvant pas vraiment apporter son aide concernant le stock et les boissons, Alec vint aider Alessandro et un beau jeune homme dont il apprendra le nom plus tard, Jansen, à nettoyer et arranger le bureau de l’italien. Les trois hommes en profitèrent pour jaser un peu, et Alec apprit ainsi la relation particulière qu’il y avait entre les deux. Il ne s’emmerdait pas le boss !! Se dit-il, souriant. Le Jansen était donc un danseur ici, et il était très beau. L’italien et lui ensemble, c’était presque improbable, tellement leur attitude avait l’air différente, mais finalement ça fittait bien, et c’était assez agréable à regarder.

Soudainement, une serpillère vint s’écraser dans un gros « splotch » sur son épaule et celle de Jansen, accompagné d’un « strike » venant du barman. Les trois jeunes hommes éclatèrent rapidement de rire. De toutes façons c’est pas comme si ils étaient sur le 31. Jansen se venge rapidement, avant de prendre possession de son gars, un bras autour de la taille de l’italien. Le message est très clair pour le pompier, qui prend ça avec philosophie. On ne peut pas gagner tout le temps.
- Je t’offrirai bien à manger, mais Sophie a tout débranché par sécurité… Une autre fois promis. Je propose que je te reconduise chez toi Alec. C’est sympathique de ta part d’être resté à aider.
Regardant le couple, le pompier déclina l’offre dans un premier temps.
« oh non, c’est sympa, mais je peux rentrer… » Mais quand Amaro lui demanda ou il habitait, Alec lui répondit qu’il n’était pas si loin de la caserne, à savoir pratiquement à l’autre bout de la ville, les incendies ayant lieu surtout, en temps normal, près de la forêt, il était logique que la caserne y soit. Son appartement était donc, de façon tout aussi logique, pas loin de la caserne, pour pouvoir intervenir.

« Je pourrais camper pour une nuit dans mon cabinet d’ostéopathe, au pire. Il est plus prêt, en centre-ville. J’ai repris l’affaire, c’était attractif au niveau prix… On verra si j’ai un peu plus de clients dans quelques temps. »

Amaro insista, et Alec se laissa convaincre, sous un regard indéchiffrable de la part de Jansen, mais un sourire complice avec l’italien.

La voiture d’Amaro était conforme à l’image qu’il s’en était fait. Aussi Alec ne put s’empêcher de placer son coat à l’envers, pour protéger le siège passager de sa tenue maculée de suie et de sueur… Il n’avait pas honte de « sentir le mâle » comme disait Starla, la standardiste à la caserne, mais il ne faisait pas partie du même monde et il se sentait soudainement un peu mal dégrossis. C’était plus facile de siroter une bière avec ses potes sans se soucier de sa mise, que de se laisser conduire chez lui dans une voiture de sport, en étant le seul crado des deux hommes… Même si Alessandro était en « Armani poubelle » comme il l’avait dit.

Le trajet fut agréable, car il se fit, fenêtres ouvertes, dans un relatif silence, à peine troublé par la radio de la voiture. Alec aimait bien le soir, comme la, ou on entendait le bruit des insectes qui se réveillaient la nuit, au fur et à mesure que la route se rapprochait de la limite de la ville, ou se situait un petit quartier résidentiel, et la caserne, bien sûr. Ses camarades devaient avoir fini les rapports et sortaient peut être dans un bar, même si c’était presque interdit. Si les gens savaient que leur sauveteurs étaient parfois aussi bourrés qu’un pilier de bar, ils auraient sans doute moins confiance envers les pompiers.

« J’aime bien quand c’est comme ça. Peu de bruit, un air frais, les bruits de la nature qui reprennent leurs droits.. J’aime bien la vile, l’ambiance particulière de la nuit en ville, mais j’aime aussi cette sorte de tranquillité. ». Ils étaient arrivés en bas de chez lui.

« Je t’offre un petit verre ? T’inquiète, en tout bien tout honneur. Jansen n’a rien à craindre. »

Même si ça lui pinçait le cœur de le dire.

Son appartement était surtout fonctionnel, mais on y trouvait quelques souvenirs. Des photos exposées sur les étagères, comme son frère, sa mère et son père, même si il ne leur avait pas parlé depuis longtemps. Des coupes sportives également. Et un ou deux articles de presse encadrés, ou on parlait de lui comme d’un futur espoir olympique. Il ne montrait pas ça souvent aux gens, mais combattre le feu avec un lycaon avait fait tomber quelques barrières de prudence. Le reste était assez classique, mais décoré avec une certaine sobriété classieuse.
« je reviens, je me sens trop crade, la. Sers toi, soit dans le frigo, soit sur l'étagère, j'ai du whisky, du rhum et du cognac.. Les glaçons au frigo américain.. ».

Alec fila sous la douche, rapidement, et revint avec son « kit d’intérieur » comme il l’appelait, à savoir un short de sport, et un t-shirt tank, laissant apparaitre son tatouage assez grand sur le dos, qui se déployait en partie sur les côtes. Des ailes travaillées. Il ne comptait pas retenir trop Alessandro, car il n'aurait pas aimé, à la place de Jansen, qu'un type se barre avec son chum pour le retenir ensuite trop longtemps...



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MessageSujet: Re: Incendiaire rencontre   Jeu 26 Mai - 17:32



Incendiaire rencontre


Feat : Alec O’ Fallamhain


La liane vivante qui me sert de danseur résiste à peine à l'envie de s’enrouler autour de moi. Le message explicite qu’il délivre au pompier est on ne peut plus clair. « Ce fauve est à moi ». Il n’est pas le premier à tenter une attitude possessive sur ma personne. Et jusqu’à présent, si cela avait parfois découragé un éventuelle conçurent ou concurrente, cela ne m’avait jamais empêché moi, d’aller voir ailleurs. Je reste un loup oméga et sauvage dans l’âme, difficilement domptable. Jusqu’à maintenant, ma « meute » était la mafia. Mais depuis notre retour de Los Angeles, j’ai plus de mal à me situer. Pourrais-je refuser si « IL » me rappelle ? Rien n’en est moins certain. Ai-je de la place pour ce genre d'attachement ?

Est-ce l’attitude possessive de Jansen qui flatte mon égo d’italien impétueux, ou la subtile réaction dépitée d’Alec de constater que la place dans mon lit est prise ? Je serais un beau menteur si je disais ne pas aimer leurs réactions et leur plaire. J’aime fasciner mon entourage, mais aussi troubler et déstabiliser par mon tempérament volcanique et sulfureux. J’allie charme et élégance à l’italienne avec le côté brut et sauvage du loup que je suis. J’oppose une assurance tranquille à une éruption sauvage. De sorte qu’autour de moi, personne ne sait s’il va neiger ou pleuvoir de la lave en fusion. Je suis manifestement le pire des compagnons pour Jansen. Celui pour qui il se damnerait sans sourciller, celui qui sera peut-être sa perte alors qu’il est encore si pur malgré son passé. Je ne lui veux pourtant aucun mal, seulement jamais je ne le laisserai se détacher de moi… le premier. Je n’ai nullement besoin de la malédiction du gui pour y parvenir. J’ai l’outrecuidance de penser qu’il ne peut pas se passer de moi. Je tais à moi-même le besoin que j’ai de lui. Je suis bien trop fier pour admettre ma dépendance.

Alors quand Alec annonce qu’il va se débrouiller pour rentrer, quitte à dormir dans son cabinet d’ostéopathe, je m’impose et ne lui laisse pas le choix. Le regard de Jansen se voile, pourtant je n’esquisse aucun geste rassurant. Je me sens partagé entre l'envie de le tranquilliser par mon retour rapide, et celle de ne pas avoir de comptes à rendre. La seule fois où je suis tombé amoureux avant de le rencontrer, cela m’a couté mon âme et la couleur de mes yeux… Donc quand Alec me sourit, je joue mon rôle, celui que j’ai toujours joué, celui de l’italien charmeur et l’invite à passer devant moi pour sortir du Pink par la porte arrière. Je bloque volontairement mes sens pour ne pas savoir ce qu’il se passe dans mon dos.

J’apprécie l’attention qu’a le pompier volontaire de protéger le cuir des sièges de ma voiture avec l’intérieur de sa veste. Je lui fais un clin d’œil reconnaissant et démarre. Il se sent gêné du gouffre d’apparence qu’il peut y avoir entre nous, cela me fait sourire. Non pas que je souhaite lui en mettre plein la vue… mais pour être tout à fait honnête, un peu quand même. A midi, les sensations qu’il m’a brièvement transmises venaient de ce que je lui inspire, me prouvant que je suis toujours capable de plaire. Alec se rapproche un peu de Charlie sur sa façon d’occuper l’espace, avec toutefois un peu plus d’énergie que mon ami l’ours.

La soirée est tranquille alors que je dirige la voiture vers l’appartement du pompier qui n’est pas loin de la caserne.

- J’aime bien quand c’est comme ça. Peu de bruit, un air frais, les bruits de la nature qui reprennent leurs droits.. J’aime bien la vile, l’ambiance particulière de la nuit en ville, mais j’aime aussi cette sorte de tranquillité.
- L’heure à laquelle les fauves sortent de leur tanière…


Nous sommes arrivés au bas d’un immeuble correspondant à l’adresse que le pompier m’a indiqué en partant.

- Je t’offre un petit verre ? T’inquiète, en tout bien tout honneur. Jansen n’a rien à craindre.

Son cœur crie l’inverse. Quand Alec m’avait demandé si le fait d’être un loup me permettait d’avoir une vie meilleure, je lui ai tût l’essentiel de mes capacités sinon ma force et mes pouvoirs de régénération. Savoir quand l’autre ment ou n’est pas si à l’aise que ses dires semblent le laisser penser, est selon moi bien plus primordial que l'avantage de ma force brute. Prendre un verre… Est-ce bien raisonnable ? Mais le jour où un volcan sera doué de raison et de discernement…

- Ok pour un verre.

Je découvre l’appartement d’un homme qui vit seul. Contrairement à ce que je me suis imaginé, c’est relativement bien rangé et même décoré avec une sobriété plaisante.

- Je reviens, je me sens trop crade, la. Sers toi, soit dans le frigo, soit sur l'étagère, j'ai du whisky, du rhum et du cognac.. Les glaçons au frigo américain..
- Je ne suis pas spécialement très propre non plus ! Un vero e proprio di carbone.


J’ai l’air d’un type qui vient de ramoner une cheminée. La vitre d’un cadre que je regarde me renvoie mon image. J’ai de la suie sur le nez et la joue. J’ai également besoin d’un bon décrassage. Avant d’aller me servir, je fais le tour du salon. En un regard, la vie du pompier s’étale entre trophées sportifs, des articles encadrés et des photos de famille. J’en saisis une où je vois sa famille réunie, famille qu’il ne côtoie plus. Cela me fait penser que je n’ai pas de photographie des miens. C’est Matteo qui les a, ou ma mère. Lors de mon expédition à Los Angeles, j’étais tombé sur une vieille prise de mon enfance. Je me souviens du bonheur passé et de mon insouciance de l’époque. Rien ne sera jamais plus comme avant, avant que mon père meure, ou que je me fasse mordre.

Je ne regrette pas celui que je suis devenu. J’ai gagné ma position à la sueur de mon front ou plutôt à la force de mes poings et à mon intelligence en affaires. Je repose le cadre avec un soupir et cherche ce que je peux bien boire et opte pour un cognac. Pas de verre en ballon, je verse l’alcool dans un verre à whisky et le chauffe doucement d’une main. De l’autre je m’allume une cigarette et souffle la fumée par la fenêtre que j’ai ouverte. Entre l’incendie, puis le nettoyage, je n’ai pas eu le temps de cloper. Je n’ai pas eu ma dose journalière de nicotine, cela se voit à ma main qui tremble légèrement et ma manière de tirer sur ma blonde avec l’énergie d’un noyé qui retrouve l’air frais. Le pompier revient en tenue décontractée.

- A la tienne amico !

Je lève mon verre avec l’alcool ambré et en bois une gorgée. Le verre à whisky ne permet pas de réchauffer le cognac correctement, la température un soupçon trop à l’ambiante casse le goût. Mais l'alcool qui brule ma gorge fait du bien après cette journée éprouvante. Alex se sert à son tour et nous trinquons. C’est là que j’aperçois son tatouage qui dépasse de son shirt échancré. Je me retiens de lui demander ce que cela représente, bien que je reconnaisse un bout d’aile. Il est plus raisonnable qu’il garde son vêtement sur le dos.

Nous parlons peu en sirotant nos verres. C’est vrai que la quiétude de la nuit qui bruisse doucement avec les insectes que nous entendons par la fenêtre ouverte est apaisante. Un SMS fait vibrer mon téléphone, je ne regarde pas qui m’appelle car je m’en doute bien.

- Laisse-nous une semaine pour que le Pink retrouve un fonctionnement plus tranquille. Je dois m’occuper de refaire le stock sans parler de faire revenir les ouvriers qui sont partis il y a à peine deux semaines… Mais un de ces soirs repasse au bar, je t’offrirai un repas en fin de service.

Je pose mon verre dans l’évier et éteins soigneusement mon mégot sous le robinet avant de le jeter dans la poubelle. Il est temps que je rejoigne Jansen, puis j’ai également envie d’une bonne douche. J’hésite une fraction de seconde avant de serrer la main du pompier. Celui-ci sourit de mon hésitation. Le temps que nos mains se touchent, je sens son bien être après la douche, et quelques autres détails qui me tirent un sourire.

- Buonanotte Alec.

(…)

« J’ai aéré ton appartement, mais ça sent encore la fumée. »
« Arrivo subito Jansinio mio. »


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Alec O’ Fallamhain

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MessageSujet: Re: Incendiaire rencontre   Sam 28 Mai - 11:02




Incendiaire rencontre




Ya pas à dire, se décrasser le museau vous change la vie. Alec se sentait beaucoup plus à son aise maintenant qu’il n’était plus un représentant en suie ambulant. Sa douche en avait vu d’autres, même si il préférait en règle générale prendre sa douche à la caserne. L’intimité n’était pas le terme le plus approprié la bas, et ses collègues n’étaient pas les plus fins du monde avec leur plaisanteries, mais ça participait à l’idée générale qui était d’être unis, de faire corps, en quelque sorte. Alec désirait avant tout s’intégrer, ce qui était chose faite, mais il repensait à la face brulée qu’était son collègue et au regard presque de haine qu’il avait envers lui. Alec était pour le moment « le mec chanceux » de la caserne. Il fallait veiller à ne pas devenir « le freak », celui qui est trop étrange…

C’est vrai qu’à regarder Alessandro, ce dernier aurait bien eut besoin d’une douche lui aussi. A un collègue, si toutefois il en avait invité un ici, il aurait proposé sa douche, mais vu la situation, ce genre de proposition n’aurait peut-être pas été très raisonnable avec le patron du Pink Print. Alec avait beau savoir que lui et Jansen, le danseur superbe, étaient visiblement promis, il avait tout de même le regard baladeur et trouvait l’italien plus que sexy… bah ! Si ça le démangeait trop, il pouvait toujours aller s’encanailler dans un bar. Mais pas ce soir. Il voulait avant tout se reposer, réfléchir, se demander quoi faire ensuite. Il avait fui, s’était construit une fausse identité, avait même veillé à séjourner quelques fois à l’hôpital pour brouiller les pistes si des curieux vérifiaient les arrivées dans différentes villes pas si lointaines de LA, et couplaient ça avec les séjours ou non de ces mêmes personnes dans les hôpitaux. Donc il lui fallait être malade ou se blesser de temps en temps pour paraitre normal. Lui qui faisait ordinairement le ravaud, pour une fois, il avait surtout envie de se poser, de ne plus gesticuler sans arrêt.

Mais avoir l’italien, qui lui, au contraire, bougeait beaucoup, ses vieux démons le reprenait. Quand il était au cirque, il était, tout comme Alessandro, une vraie pile ambulante, sans arrêt en train de bouger, d’aller ici ou ailleurs. Ça aussi ça avait tout changé, après l’accident. Et puis pour faire ostéopathe, hors de question d’être un excité, il faut absorber les tensions musculaires, pas en transmettre d’autres.

- A la tienne amico !
Le sulfureux rital, clope au bec, lui tend son verre, pour trinquer, ce qu’accepte facilement Alec. Ce n’est pas souvent qu’il a quelqu’un pour trinquer avec lui, habituellement il n’invite personne ici, un peu paranoïaque. Mais combattre le feu auprès d’un Lycaon ça à le mérite de faire fondre également les barrières de protection érigées autour du pompier. Surprenant son regard sur ses cottes, Alec sourit agréablement. Il est assez fier de son grand tatouage dans le dos et sur les muscles des côtes.
« A la tienne ! Content que cet incendie ne se soit pas trop étalé, et qu’il n’ait pas fait trop de victimes, que ce soit humaines ou matérielles. Le feu a un côté fascinant, mais il fait des ravages incroyables. Le collègue qui était avec moi, dans la fournaise. C’est un grand malade ! Il adore être aux premières loges. Je vais être honnête, des fois je me demande s’il ne serait pas capable d’allumer un feu pour ensuite le combattre. Mais il n’a rien a voir avec celui du Pink Print, ça j’en suis sur… Enfin autant qu’on puisse l’être. »

Lorsqu’Alessandro pars, Alec lui serre la main, et, taquin, lui transmet un peu de son état. Il se sent bien, et il est attiré. Rien de bien méchant, mais le sourire du rital n’est pas désagréable à observer.
De nouveau seul, Alec respire un grand coup à sa fenêtre, profitant d’un armagnac lui réchauffant le gosier et les idées. La ville est paisible, au loin il voit la caserne, et la forêt. Aujourd’hui encore, il a fait son boulot de pompier et même s’il n’a pas vraiment sauvé de vies, il a l’impression d’avoir fait une petite différence, d’avoir aidé comme il pouvait.

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