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 The Wedding of the Red and the Blue

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Ruby Hale

Ruby Hale

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The Wedding of the Red and the Blue Empty
MessageSujet: The Wedding of the Red and the Blue   The Wedding of the Red and the Blue EmptyMer 11 Mai - 0:24



The Best Day Ever


« Ah non ! Tu as interdiction de pleurer ! »
« Je sais, je sais. Je vais ruiner le maquillage, mais je n’y peux rien, je suis trop… »

Je n’arrive même pas à terminer ma phrase. Je sais que même si je n’étais pas enceinte, j’aurais bien du mal à m’empêcher de pleurer, mais là que le terme approche, c’est encore plus exacerbé. Ma joie se manifeste par des larmes, des petites perles de sel qui, loin de brûler, brillent comme des diamants donnant à cette journée des nuances de merveille toute nouvelle.

«  J’ai emprunté ce maquillage à Ariel, ce fard résisterait même à une tempête créée par Poséidon ! Non, c’est juste que si tu pleures, je pleure aussi !  confie Snow, les yeux brillants.

Je prends les mains de mon amie dans les miennes et je la regarde dans les yeux en souriant. Je ne prononce pas un mot. Nul besoin de parole pour nous comprendre l’une l’autre. Et puis il me serait bien impossible de trouver les mots justes en cet instant.  Quels termes pourraient traduire au mieux le bonheur qui m’habite en cet instant ? Ce jour s’annonçait par nature merveilleux. Étrangement, nous n’avons pas passé un temps faramineux dans les préparations. Deux semaines, tout au plus. Le prêtre de Beacon Hills ne croule pas sous les demandes et célébrer l’union d’une figure d’autorité avec un membre de l’une des plus anciennes familles de la ville lui convenait parfaitement. Il nous a rapidement trouvé un créneau. Le plus difficile c’était la parte invitation. Nous n’avons pas laissé beaucoup de temps à nos invités pour se libérer, mais cela nous a aussi permis de réduire la liste, enfin, tout est relatif. À titre d’ajointe du Sheriff, tout le bureau se retrouve aussitôt invité. Et Peter travaillant au lycée, c’est tout le corps professoral et l’administration qui se retrouvent invités, au moins jusqu’au vin d’honneur qui se fera sur la place centrale, en sortie d’église. Le repas et la fête se feront sur notre terrain, entourés de la meute et de nos proches.

Oui, nous avons prévu du monde, et il y en aura, mais pour autant, je redoutais les quelques heures précédant le mariage. Je redoutais la préparation car en débit du nombre d’invités, peu se trouvaient pourvus des facultés nécessaires à la préparation d’une mariée. En dehors de moi et bientôt de Lilia, la meute n’est composée que d’homme. Évidemment, il y a aussi Mafdet, mais notre relation est si étrange que je crains parfois de lui retirer une certaine liberté en la classant dans la meute, bien qu’évidemment, à mes yeux, elle en est un membre très important. Après tout, elle est mon émissaire. Mais c’est difficile à expliquer. Nous sommes très proches, mais d’une façon inexplicable. Une sorte de « je t’aime, moi non plus » mêlé de « qui aime bien, châtie bien ». Toujours est-il qu’en ce jour J, elle est présente à mes côtés pour me préparer, et j’en suis heureuse et contrairement à ce à quoi je m’étais préparée, elle n’est pas la seule.

Je ne remercierais jamais assez Peter. Je sais que c’est grâce à lui si elles sont là : Snow, Emma et Granny. La dernière fois que nous nous sommes parlé, nous avons compris que la personne qui avait posé des questions sur moi, qui qu’elle soit, n’était pas passée par Storybroke mais par un autre portail situé aux abords de Beacon Hills. Aujourd’hui, j’ai appris que ce passage a été repéré depuis quelques jours et que sa fermeture a été repoussée afin que mes amies et futurs marraines des jumeaux ainsi que leurs compagnons et ma grand-mère puissent assister au mariage.

La surprise a été révélée ce matin à la boutique de robe. Prise par le temps, j’ai jeté mon dévolu sur l’une des seules robes de femme enceinte disponible. Elle ne me plaisait pas plus que ça mais je me consolais en me disant que ça avait bien peu d’importance. J’avais pris rendez-vous à la boutique, pour pouvoir faire des retouches de dernière minute le cas échéant. Mais lorsque je suis arrivée à la boutique, les trois filles m’attendaient et avaient amené avec elle la robe parfaite. Snow et Granny l’ont confectionnée en moins de deux semaines en suivant les mesures prises à la boutique ? La robe est en deux parties. La première, la robe à proprement parler est faite d’un chemisier à manche longue, cintré sous la poitrine, marqué d’un ruban en satin puis de plusieurs couches de voilage blanc, satiné d’argent et d’or. C’est à la fois la forme et la matière idéale pour une femme enceinte car elle sublime ce ventre qui abrite la vie. Elle ne le cache pas mais on ne voit pas que lui. La seconde partie se rapporte plus à mon caractère puisqu’il s’agit d’un chaperon en dentelle blanche, avec une longue traine et fermée sur l’avant de la poitrine par trois cordelettes rouge et des boutons gravé du triskele de ma meute.

Et la surprise n’était pas terminée puisque de retour chez moi, j’étais accueillie par trois de mes amies chères de ce monde. Je n’aurais jamais cru qu’elles pourraient se libérer et pourtant elles sont là : Huisè, Primerose et Belyy. Toutes les trois sont des Capitaines de Lycaon. Je sais qu’il ne viendra pas. Il s’est promis de ne plus intervenir dans les affaires de cette ville. Il a laissé cette charge à Noah. Le môme n’est pas encore capitaine, mais il le deviendra et il sera sacrément puissant, je n’en doute pas. Je n’en reviens pas qu’elles soient là. Ce jour est définitivement parfait.

Me voilà donc, quelques vingt minutes avant le début de la cérémonie, entourée de mes amies les plus chères. Je ne peux m’empêcher de penser à Laura et Talia. Comme j’aimerais savoir ce qu’elles pensent de tout cela. Comme j’aimerais qu’elles me conseillent. Je pense également à ma mère. Je ne me pardonnerais jamais ce que j’ai fait, mais pour être honnête, je ne la regrette pas autant que talia et Laura. À bien des égards elles ont été plus une famille pour moi que ma propre mère.

— « Bon ! Il te faut quelque chose de bleu. Où est-ce que je l’ai mis ? Ah ! Le voilà !
Le bleu n’est pas ma couleur, c’est celle de Peter.
Voilà pourquoi j’ai choisi ça !
C’est une…
Une jarretelle, oui ! Lève la patte la baleine !

Je cherche de l’aide auprès des autres d’un regard, mais aucune d’elle n’a amené d’objet bleu, ou alors elles trouvent ça trop drôle pour me sauver….c’est bien possible ça. Mafdet esquisse un de ses fameux sourire sadique, oui, parce qu’au cas où ça n’était pas évident, c’est elle qui a amené la jarretelle… Je lève les yeux au ciel en pestant— c’est ma façon de la remercier— avant de prendre le ridicule morceau de tissu et de le passer tant bien que mal autour de ma jambe.

— « Ensuite, quelque chose de neuf, annonce Snow en montrant ma robe.
— « Et quelque chose de vieux, dit Granny en montrant le chaperon de dentelle. Cette dentelle a été réalisée par ma mère, la grand-mère de ton père lorsque tu es née, et voici celle que j’ai réalisée pour tes enfants. .»

Granny me confie une sublime dentelle et à nouveau je sens les larmes monter. Je la serre dans mes bras en étouffant un hoquet d’émotion. C’est la tradition de notre famille. Ma mère ne sera pas là pour en faire à ses arrières-petits-enfants, mais je…

«  Et voici celle que ta mère avait fait pour tes enfants. »

J’ai le souffle coupé. Je suis obligée de m’assoir lorsque je découvre l’ouvrage de feu-ma mère. L’ouvrage d’une génération pour une autre est le travail d’une vie pour qu’il y en ait suffisamment pour toutes les femmes de la famille. Parfois, il n’y en a pas assez pour faire une robe. On ne fonctionne qu’avec ce qui a été réalisé. Mais quand j’ouvre le coffret, je découvre que ma mère y avait travaillé...sans doute plusieurs années. Ma fille et la femme de mon fils hériteront donc de cette dentelle, tout comme j’hérite de celle de Granny. Moi aussi j’ai commencé la mienne, dès que j’ai su que j’étais enceinte. Et j’enseignerais à ma fille cet art dès son plus jeune âge. Je ne laisserais pas mourir ce savoir ni cette émotion.

Dans l’étreinte, la capuche en dentelle tombe. Elle est vraiment magnifique mais comment la faire tenir ? Si je la mets complètement, elle cache mon visage, si je la place à demi sur ma tête, elle tombe au moindre mouvement. Une immense vague de déception s’apprête à s’emparer de moi quand Prim’ s’avance.

— «  Et enfin, quelque chose d’emprunté. »

Toutes les trois retirent une épingle de leur broche. Ce sont des broches, offertes par Lylae, que nous portons comme des galons d’officiers. Les épingles à cheveux peuvent être la clé pour se sortir de situations embarrassantes. Celles-ci, en l’occurrence, sont montées de véritables orchidées— une variété où les fleurs sont petites—enfermées dans de la résine et sertis de pierres précieuses.  Une grise-argentée de la part de Huisè, une blanche de la part de Belly, une rose pour Prim’ et enfin, une rouge, la mienne. Un cadeau de mon père spirituel. Et c’est reparti pour une montagne russe d’émotions. Ces hormones me rendent hyper sensible et c’est une vraie galère à gérer. C’est encore pire quand je me retrouve devant la glace. J’ai du mal à y croire. Ce jour est finalement arrivé.

La cérémonie se déroulera à l’église de Beacon Hills.  Notre expérience, à Peter et moi-même, nous a rendus agnostiques, mais nous croyons en la symbolique du bâtiment. À mes yeux, il ne permet pas de parler à Dieu puisque je ne crois pas en un dieu unique. Mais le bâtiment reste sacré, protégé, non par le nom divin mais par la foi de ceux qui l’ont construit. Et puis, considérant la proximité du Nemeton, il serait étonnant que cette église, construite il y a de ça plusieurs siècles n’ait pas été liée au surnaturel de la ville. Ce qui en fait un autel tout à fait respectable pour notre union.

Les filles se pressent. Il est temps d’y aller. Mon cœur loupe un battement. Je vis un conte de fée. Ahah…Oui, c’est encore possible. Je partage un regard avec Snow, la reine du pays des contes. Nous savons toutes les deux que le « Happy Ever After » qu’ils servent dans ce monde n’a rien de réel. Ca manquerait de piquant et de passion, mais c’est à mon tour  d’entamer l’histoire de la suite, celle qui commence par « ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants ». Enfin, « beaucoup »…on va déjà commencer par deux, hein, c’est déjà très bien !

C’est le Sheriff qui est venu me chercher. Pour l’occasion, il a pris l’un des pick-up du bureau. Je ne serais pas rentrée aisément dans une simple voiture avec ce ventre et cette robe. Ses yeux brillent d’émotion quand il me voit. Le Sheriff Stilinski a toujours été très prévenant avec moi. Il m’a prise sous son aile dès mes débuts au poste. Il est mon mentor, le père que j’aurais rêvé avoir. C’est donc vers lui que je me suis tournée lorsqu’il m’a fallu décider qui me mènerait à l’autel. Évidemment, ma toute première pensée est allée à Lycaon qui a été un père pour moi pendant les années qui ont précédé mon arrivée à Beacon Hills. Mais il n’intervient plus ici, et il était le père de RED. Je ne suis plus RED, ni même Scarlet. Je suis Ruby. Ma vie est différente maintenant, elle est nouvelle. Je suis chez moi ici, à ma place, entourée par ma meute et mes amis.

En parlant de ça, l’arrivée de la voiture sur la place donne le signal aux retardataires qui se pressent autour de l’église.  Peter et moi avons opté pour une cérémonie intimiste, mais en ce qui concerne le vin d’honneur, nous n’avions pas tellement d’autre choix que de les rendre publique. Entre ma position au poste de police et la sienne au sien du corps professoral et surtout de la ville— il est le patriarche de la plus ancienne famille de la ville après-tout— ça fait déjà la moitié des habitants présente au vin d’honneur, qu’il y ait ou non affinité. Il s’agit d’une petite église, par conséquent, seuls les plus proches pourront entrer dans la bâtisse.  Mais après tout, tout ce qu’ils veulent, c’est nous voir sortir de l’église et manger des petits fours. Et puis, je suis tellement heureuse de voir ce jour arriver que je n’arrive pas à m’inquiéter de ces détails.

Snow et Ema arrangent ma tenue pour que la traine soit parfaite pendant la descente de l’allée, puis elles s’engouffrent dans l’église ne me laissant seule avec le Sheriff.

« Je suis heureux pour toi, Ruby. Quoique j’avoue que je ne comprends toujours pas pourquoi tu as jeté ton dévolu sur cet homme. Je suis un bien meilleur parti.
« Mais ma rivale s’est déjà installée dans votre cœur, Sheriff. D’ailleurs, je l’ai aperçue plus tôt. Comme toujours elle est d’une grande élégance. Vous rougissez, Sheriff, c’est craquant.

Je me redresse pour déposer un baiser sur sa joue et le remercier pour tout ce qu’il a fait pour moi, puis nous entrons. L’instant est solennel. Je vois d’abord l’homme de ma vie, au bout de cette allée. Il est magnifique d’élégance et de prestance. Je l’aime. Mon cœur est à lui. Certains pensent que j’ai une influence sur lui, ont-ils conscience qu’il en a une sur moi ? En a-t-il lui-même conscience ? Je laisse mes yeux fureter, croiser le regard de nos proches invités. Derek est le témoin de Peter, Chad est le mien. Si je ne pouvais partager avec lui des moments semblables à ceux qu’ont sans doute partagés l’oncle et son neveu, nous avons néanmoins passé du temps ensemble.

Je suis allée le voir, le lendemain de notre annonce de mariage. Il était sur ce terrain qui avait vu passé ce merveilleux jour de célébration au sein de notre meute. Chad a été mon premier bêta. Il est la raison pour laquelle j’ai décidé de reprendre ce rôle de chef de meute. Il est d’ailleurs la personnification même de ce que j'entrevois pour la meute. Être là pour aider ceux qui en ont besoin. À l’époque— ce n’est pas si lointain que cela et pourtant tant de choses se sont passées— je soutenais son ancien alpha, Joshua, mais ce dernier n’était pas assez mature pour prendre à charge et protéger un jeune loup dont la noirceur jouait avec la limite. Pour empêcher Joshua de pousser son bêta au suicide, je me suis imposée. Chad est un homme qui doit sans arrêt se retenir. Contrairement à nous autres, il n’est qu’un, comme l’est Lycaon. Il n’y a pas de dualité, ni de discussion. Difficile pour la conscience de se faire une place quand tout en l’être tend vers une décision, qu’elle soit bonne ou mauvaise. Pour autant, j’ai en lui une confiance aveugle. Ou tout du moins, j’ai foi en lui.

Derek et lui sont des piliers pour cette meute, en tout cas, ils sont des piliers pour moi. mes premiers bêtas. Mes bêtas de tête. mais en ce moment, l'un comme l'autre m'inquiètent. Chad parce que son esprit s'assombrit parfois d'une noirceur qui tend à persister, Derek, parce qu'il a changé, dans sa nature. Son odeur est différente, tout comme son comportement, moins fluide, plus humain. Je ne brusquerais rien, il se confiera s'il le souhaite, c'est un grand garçon. Mais je garde l’œil ouvert et le flair alerte. Je protègerais ma meute coûte que coûte.

J’avance, lentement, au gré de la musique. La traîne en dentelle frotte agréablement contre le tapis brossé de l’allée. Sur les bancs, j’aperçois ma meute, aux premiers rangs, leurs compagnons, et mes amis les plus proches. Brian et Jordan ont eu une invitation plus précise que la plupart de nos collègues. Eux, je les voulais avec nous pour ce moment. Ils ne sont peut-être pas membres de la meute, mais cela ne m’empêchera pas de veiller sur eux comme si tel était le cas. Luka rayonne de l’aura de la déesse en lui. Je suis fière de cet homme. Je l’ai vu plus jeune, et déjà il y avait ce feu solaire en lui qui rassure. Il sera le parrain parfait pour ma fille. Je suis rassurée de savoir qu’il sera là pour la protéger. Mick est sur l’autre rangée, l’un et l’autre, au premier rang, entour l’allée et quand je passe entre eux, je peux sentir mes enfants tendre leur aura vers leurs parrains et leurs marraines, puisque Emma et Snow sont là elles-aussi. Miya est habillé sobrement, enfin, sobre selon Miyavi, mais je suis fière de lui. Il grandit. Il est venu en compagnie d’un homme aujourd’hui, un simple ami, mais un ami important. Matrim est là également, au bras de son bel étalon blond. Et oui, je peux affirmer que la nature a été clémente avec lui puisque j’en ai vu une fugace photo psychique. Stiles trépigne. Petite crevette. Si Derek a déjà promis d’apprendre les pires bêtises aux petits, je ne doute pas une seconde que l’hyperactif trouvera deux trois astuces à utiliser pour nous faire tourner en bourrique ! Mafdet est là, en retrait, mais présente. Comme elle l’a toujours été. Il y a aussi Charli et Alex. Je ne les connais que peu en vérité. Je sais que Charli a déjà croisé la route de Derek et de Stiles. Mais Alex a une certaine importance par nature. J’ai le sentiment qu’il sera important pour cette meute, ou au moins pour l’un de ses membres.  

Encore un pas, et j’oublie tout. Je ne vois plus que lui. Peter, mon compagnon, le père de mes enfants, mon amour…et bientôt, très bientôt, mon mari.







© Fiche par Mafdet Mahes


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Peter Hale

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MessageSujet: Re: The Wedding of the Red and the Blue   The Wedding of the Red and the Blue EmptyVen 3 Juin - 11:17




The Wedding of
the Red and the Blue





La future mariée s'avança jusqu'à l'autel orné de fleurs, sous le regard brillant des membres de sa meute. Ses longs cheveux bruns tombaient sur sa nuque et contrastaient avec la blancheur immaculée de sa robe. Elle était simple et brodée de quelques dentelles mais n'avait point de voile ni de traine. Elle ne devait sa beauté qu'à la prestance sauvage de celle qui l'avait revêtue.

Tous les regards étaient tournés vers celle dont l'autorité, à l'avenir, pourrait être écrasante. Mais juste.

Le vent déjà léger s'atténua puis la Nature sembla prête à écouter. Les mots qui allaient être prononcés autant que les cœurs qui battaient en harmonie.

Devant l'arche de pierre qui donnait accès à une parcelle de leur territoire, sous le couvert des arbres, le couple se tint droit.

- Approchez-vous je vous prie, demanda l'homme aux cheveux grisonnants qui leur faisait face.

Talia Hale s'avança la première.

/          /          /

Laura naquit l'année suivante. Talia était déjà respectable et respectée. Le rôle de mère conforta son statut de matriarche. Elle était impitoyable lorsque c'était nécessaire et clémente à juste titre. Je ne partageais pas toujours son avis ni n'acceptait ses décisions. La renommée de notre famille n'aurait souffert d'aucun débordement si nous avions été plus incisifs. Mais ma sœur me reprochait souvent mon manque d'indulgence et ma colère. Sans doute ne savait-elle pas à quel point j'en voulais à notre père de lui avoir confié le rang d'alpha.

Quand Derek puis Cora vinrent au monde, je canalisais mon désir de non-obéissance dans les bêtises que je leur inculquais. Ils étaient ma famille et notre lien se renforça.

Je ne m’insurgeais jamais ouvertement de l'autorité de Talia et elle n'utilisa qu'une unique fois son pouvoir d'alpha pour me faire fléchir. Je la respectais et notre meute demeura paisible de longues années. Mais cet événement marqua une scission entre nous.

Je savais à présent combien elle avait pu me manipuler, j’avais finalement découvert qu’elle m’avait volé mes souvenirs et dissimulé ma paternité. Elle avait fait tout cela. Et bien des années plus tard, après une soif de sang intarissable, après des rencontres fortuites ou depuis longtemps écrites, je ne lui en voulais plus. J'étais en paix avec ma sœur aînée.

Le bonheur qui fut autrefois le sien pouvait-il m'enivrer à mon tour ? Ruby était une alpha honorable et forte. Je savais combien Talia aurait été fière de sa position actuelle, détentrice de pouvoirs qui peuvent rassembler autant que détruire. Mais l'ancienne meneuse de notre famille aurait-elle vu sous d'un bon œil mon union avec la louve au chaperon rouge, être Roi au côté de la Reine ?

Je croisai le regard de Derek. Il ressemblait de plus en plus à sa mère. Il avait su me pardonner et nous avait offert, à Ruby et à moi, sa bénédiction pour notre mariage. Et si ma jalousie avait autrefois engendré de la méfiance, Talia n'était plus et ce temps était à présent révolu.

La famille Hale renaissait de ses cendres. Et j'étais celui qui avait permis à cette graine de s'épanouir et faire que notre arbre généalogique perdure à Beacon Hills.

- Tiens-toi droit, tonton, ou tu feras plus que ton âge, murmura Derek.

Plus tôt dans la matinée, il s'était ricané de la minutie avec laquelle j'avais souhaité me préparer. Stiles n'avait pas retenu son gloussement ni une remarque sur le professeur de littérature qui allait enfin passer sa vie avec autres choses que des livres poussiéreux.

J'allais répliquer à la moquerie de mon neveu quand la porte de l'Église s'ouvrit.

Et la lumière fut.

/          /          /

J’achevai l’explication du texte au tableau. À ma grande surprise, les élèves étaient attentifs et relativement intéressés par l’œuvre sur laquelle nous travaillions. La poésie leur plaisait davantage que les autres notions que nous avions étudiées au cours de l’année. Et nul ne savait que j’y avais puisé quelques vers pour écrire les vœux que je prononcerais à Ruby lors de la cérémonie.

- Est-ce que vous avez des questions ? Demandai-je en me retournant.

Une main se leva à la hâte au troisième rang.

- Monsieur, c'est vrai que vous allez vous marier ? Lança l'adolescente après un instant d'hésitation.

Je faillis bafouiller une réponse et puis j’acquiesçai fièrement. J’ignorais comment ils étaient déjà au courant et cette annonce sembla se rependre. Les élèves me dévisageaient dans les couloirs. J'entendais leurs messes basses. Le mariage était sur beaucoup les lèvres, quelques-uns s'étonnaient, d'autres souhaitaient que cela adoucisse ma sévérité, d'autres encore avaient la moquerie facile.

En réfléchissant aux raisons d'une telle émulation, j'en vins à soupçonner Mafdet d'avoir très largement diffusé la nouvelle. En la croisant à l'entrée d'une salle de classe, j'en eus la certitude. Son sourire narquois signait sa culpabilité.

Plus tôt dans la journée, j'avais prévenu le corps professoral de la cérémonie à venir et avait apporté quelques faire-part que ma douce avait confectionnés. À compter de ce moment, notre druide s’était autorisé les agaceries en public à ce sujet. Ruby et moi avions souhaité inviter nos collègues au vin d'honneur qui serait servi sur la place devant l'église. Elle y voyait l'occasion d'un moment chaleureux et moi l'opportunité d'asseoir une certaine prestance pour notre couple aux yeux des habitants de Beacon Hills.

J’entrai dans sa salle de classe après qu’elle fut désertée par ses élèves dont la sonnerie avaient rendu le sourire.

- Oui, Peter ? S’interrogea la professeur de chimie.

- J’aimerais un peu moins de sarcasme à mon égard, réprimandai-je. Les élèves ne se font pas prier pour suivre ton exemple.

La réponse de la femme-félin n’était pas pour me satisfaire. Mais je me résignai à la réprimander davantage. Notre druide ne se tarissait jamais de répartie et je souhaitais rentrer retrouver Ruby.

Un homme entra à ma suite et accapara l’attention de mon homologue. Erick. Comme si sa voix avait été une tempête, la porte se referma derrière lui. Nul doute qu’avec un tel compagnon, l’ancienne sentinelle trouvait quelqu’un à sa mesure.

Je rentrai en songeant au virage que prenait ma vie et à la force qu'un simple mot prononcé par ma douce donnerait au changement qui était en train d'opérer. Oui. Ces trois lettres contenaient autant de promesses que de défis. Un pacte de soutien mutuel et intransigeant. Les jumeaux grandiraient avec la certitude que notre fusion était aussi sincère que puissante.

Une semaine avant le mariage, nous ne manquions pas de choses à faire. Ainsi, ma louve était sortie, bien que je l'exhortais à la prudence quand elle insistait pour conduire seule.

Lorsque j'ouvris la porte, Pongo se jeta à l'extérieur. Je m'attendais à le voir me tourner autour, analyser les odeurs que j'apportais avec moi et s'agiter jusqu'à ce que je sois à l'intérieur. Mais son comportement différa de son habitude.

Je poussai un grognement sauvage lorsqu'il mordilla mon pantalon pour me forcer à descendre du perron. Quand il comprit que je me retournais et qu'il avait mon attention, il se précipita vers la forêt.

Je maugréai contre la stupidité de cet animal de compagnie puis m'élança à sa poursuite. Je repérai rapidement son pelage blanc disparaitre dans les fourrés. Je n'eus aucun mal à suivre sa piste et m'apprêtais à lui signifier mon mécontentement quand je fis soudainement face à un visage apparu de nul part.

- Bonjour Monsieur Hale, déclara la femme d'un ton révérencieux.

/          /          /

- Derek, tu vas mieux ? Questionnai-je en le voyant faire un effort physique malgré son mal d’épaule qui peinait à disparaitre.

- J’arrive à lever le bras à 45 degrés, il y a du progrès, expliqua-t-il avec gaieté.

- Tu sais qu’il faudra songer à en parler à Ruby, rappelai-je à mon neveu. Je ne conçois pas omettre ce sujet plus longtemps.

- Après le mariage, tonton. Je ne voudrais pas la rider d’inquiétude pour la cérémonie, plaisanta-t-il.

Stiles pouffa une seconde puis s’arrêta dès lors que je lançai un regard assassin dans sa direction.

- Tonton ? Reprit le neveu avant de m’expliquer qu’il souhaiter inviter deux personnes supplémentaires au mariage.

- Que sont-ils ? Demandai-je.

- Des gens bien, rétorqua Derek. Alex est en passe de faire un très bon druide.

Il énuméra les arguments qu’il avait sans doute préparés.

- Si tu le souhaites, le neveu, acceptai-je. J’espère que ce sont de nobles gens. Je ne veux pas d’esclandres pour cette journée. Ni la veille, ni le lendemain.

Pour de bonnes relations avec le voisinage et pour les jumeaux bientôt parmi nous, un druide de plus dans nos proches connaissances ne devrait pas être de trop.

Derek acquiesça d’un hochement de la tête à ma recommandation. Je savais que derrière ses agaceries à ce propos, le mariage était important pour lui, pour notre famille.

- Il faut que ça soit parfait, dis-je comme une prière aux hautes instances.

Du coin de l’œil, je vis Stiles épeler muettement ce que je venais de dire en se moquant ouvertement du nombre de fois où je le radotais.

Je grognai subitement en claquant la mâchoire ce qui le fit sursauter et lâcher un petit cri honteux.

Un sourire carnassier sur les lèvres, je sortis du manoir.

De retour auprès d’elle, j’informai Ruby de la proposition de Derek. Avec plus de douceur que je ne l’avais fait, elle trouva l’idée formidable. Se sentir entourée pour un jour tel que notre mariage la rendait heureuse.

Nous détaillions la liste des invités quand je lui fis part de quelques inquiétudes en énumérant les possibles désagréments que pouvait causer certains d’entre eux.

- Tout ira parfaitement bien. Ils sauront se tenir, mon tendre, me rassura Ruby.

- Par exemple, tu dis de Jordan qu’il peine à contrôler ses pouvoirs, rappelai-je. Notre meute sera le centre de l’attention ce jour-là. Et même si la fête sera intimiste et que les personnes présentes sont nos proches, en dehors de la cérémonie, nous devons être discrets.

Nous finîmes par chasser ces angoisses. Nos mains posées sur le ventre de Ruby, nous pouvions sentir les jumeaux s’agitaient. Ils souhaitaient sans doute participer à l’euphorie à venir.

Ruby murmura qu’ils arriveraient bientôt et qu’elle aurait tant souhaité être entourée de ses amies lorsque le moment viendrait.

Sans qu’elle puisse le voir, je souriais. Je pensais à Snow, Emma, Regina et sa grand-mère qui seraient présentes pour notre mariage. Ma douce n’en savait rien. Toutefois, elles ne pourraient rester que peu de temps. Par précaution, plus tôt le portail serait refermé, plus tôt une raison de nous inquiéter disparaitra. En venant à Beacon Hills, Ruby savait que maintenir un lien avec son monde était risqué. Je songeais aux au-revoir qui auraient lieu, à Ruby qui aurait le cœur serré. Mais ce ne serait que pour mieux les retrouver à l’avenir.

Plus tard dans la journée, pendant que Ruby se reposait, je partis en quête de l’une des choses les plus précieuses pour elle, une surprise qui ferait de notre mariage une réussite.

À quelques kilomètres, je repérai le sentier que j’avais emprunté lorsque Pongo s’était subitement échappé. J’écartai les fourrés pour découvrir le point de rendez-vous.

La surface du passage vers cet ailleurs était ondulée comme une étendue d’eau en suspension dans l’air. Je ne voyais pas mon reflet au travers mais bel et bien un autre monde.

Une jeune femme au teint pâle et aux lèvres rouges me sourit.

- Bonsoir, Snow, déclarai-je. Vous êtes toutes là ?

Emma, Régina et Granny confirmèrent leur présence. Puis, en quelques instants, elles firent un grand pas entre nos deux mondes et se retrouvèrent à mes côtés.

- Qu’est-ce que vous apportez ? Demandai-je à l’aïeule.

- Ni plus ni moins que la robe parfaite pour Ruby. Mais tu ne la verras pas, protesta-t-elle.

Après que Régina aie protégé le passage pour que personne ne le franchisse, nous nous enfonçâmes dans les bois en direction du manoir.

Ruby ne devait en aucun cas découvrir ses amies. Par chance, nous n’habitions pas encore dans la demeure familiale.

/          /           /

Je détaillai mon reflet dans le miroir et me satisfis d’avoir suivi les recommandations de Ruby pour mon costume. Nous avions décidé que je ne serais pas habillé en noir. Ainsi, j’avais opté pour un bleu sombre. Je chassai les plis du gilet et réajustai la cravate, dernier accessoire que Derek et moi avions eu quelques difficultés à trouver. Les effets satinés d’un bleu saphir et la pochette assortie donnaient une touche de couleur plus vive.

- Tu es prêt, tonton ? Demanda Derek depuis le rez-de-chaussée.

Je demeurai silencieux un instant. Mon neveu devait me conduire à l’église. Bien que je n’aie jamais eu l’intention de me soustraire à mon engagement, une pointe d’hésitation me fit frissonner.

- Nous pouvons y aller, le neveu, répondis-je en sortant de la chambre.

Stiles et lui m’attendaient. Je me rappelai la remarque de Derek sur le costume qu’il allait porter puis me focalisai sur son compagnon. Loin de l’excentricité de Miyavi, Stiles pouvait parfois se montrer surprenant. Mais il était lui aussi habillé pour la circonstance.

- Tu es très élégant, mon oncle, déclara Derek.

- Est-ce sincère ou bien te moques-tu ? Répliquai-je.

Stiles et lui se jetèrent un regard complice.

- Ne soyez pas en retard, maugréai-je en sortant.

L’heure approchait et j’imaginais sans mal toutes les choses qui rendaient Ruby émotive.

Sur le parvis de l’église, les policiers formaient une haie d’honneur en attendant l’arrivée de leur adjointe. Au son des cloches qui résonnerait plus tard, je savais que s’ajouterait celui, coutumier, des tirs au fusil.

À l’intérieur, le cadre était somptueux, le soleil pénétrant par les vitraux donnait des couleurs chatoyantes à cet endroit souvent austère. Les fleurs et les quelques rubans témoignaient d’un jour faste dans cette église.

Les invités arrivèrent au fur et à mesure. Je les observais prendre place.

Chad et Mickaël furent les premiers. Je ne m’étonnai pas de leur ponctualité. Lorsque Miyavi arriva avec James, l’architecte sembla être étonné de la proximité amicale entre le tétraplégique et son cousin. Il dévisagea son fiancé qui promit de lui expliquer un peu plus tard.

Le temps défila lentement. J’eus peur de rester tétanisé le moment venu si je demeurais immobile encore longtemps. J’énumérai mentalement le déroulé de la cérémonie, le vin d’honneur qui suivrait et la soirée pleine de surprises que Ruby et moi avions imaginée.

Je quittai l’église un instant et vérifiai une dernière fois les préparatifs. Des personnes compétentes s’occuperaient du cocktail. Le Maire, fier d’une telle union à Beacon Hills, avait accepté notre requête d’organiser un moment de convivialité sur le parvis de l’église. Cet endroit nous avons plu lorsqu’il nous avait été suggéré. Une ancienne fontaine de pierre et de marbre donnait à cette place une allure authentique. Je saluai plusieurs collègues du lycée et du campus également. Plusieurs habitants se massaient à l'extérieur. Je dus demander à plusieurs reprises que l'allée soit libéré pour que Ruby puisse s'y avancer.

- Mais qu’est ce qui se passe ici ? Grondai-je en retournant vers la nef.

Aux bruits que j’entendais depuis l’extérieur, je craignais qu’ils ne mettent l’église sens dessus-dessous. Je fronçai les sourcils en découvrant Derek au centre d’une conversation animée.

Les rires me rassurèrent sur l’ambiance qui régnait quelques minutes avant la cérémonie alors que je m’étais absenté qu’un court instant. Tout allait bien se passer.

- Que tout le monde se tienne prêt, dis-je en allant me placer à nouveau près de l’autel.

/         /          /

J’étais perdu dans mes pensées, à mi-chemin entre le passé et l’avenir lorsque Ruby fit son apparition.

C’était un ange vêtu de manière élégante, plus belle que jamais. Les satins d’or et d’argent rappelaient la particularité de son regard tandis que le chaperon contait son histoire à ceux qui la connaissaient réellement. Elle était celle qu’elle avait toujours été. Cette robe la rendait majestueuse et la traine qui descendait de ses épaules semblait caresser les dalles de pierre sans bruissement. Je devinais la forme arrondie de son ventre dans le relief de sa tenue. Le cœur des jumeaux battait sereinement. À l’image de la paix qui se dégageait de leur mère comme une aura lumineuse.

Mon cœur devint lourd et chuta comme une pierre dans un lac sans fond. Je pris conscience de l’instant, du sourire qu’elle m’adressa au loin, de son regard ému de voir tous ses proches réunis, de sa détermination à aller vers l’avant.

Ses pas nous rapprochèrent sans jamais que je ne la quitte des yeux. Toutes les personnes présentent suivirent son cheminement. La mélodie légère et harmonieuse ne parvint pas à nous envouter davantage que l’amour qui nous unissait.

Notre mariage était un symbole. L’alliance du feu et de la glace. Nos regards aimants se rejoignirent et dans l’intimité de cette église, ils brillèrent d’une même force.
Le rouge flamboyant. Le bleu glacial.

Ruby se tint devant moi.

Elle était femme. Elle était louve.

Et mienne.




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Derek Hale
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MessageSujet: Re: The Wedding of the Red and the Blue   The Wedding of the Red and the Blue EmptySam 4 Juin - 17:01




The Wedding of
the Angel and the evil


Derek & La meute et autres turblions
Peter se marie… Il épouse Ruby. La Ruby que je dragouillais quand nous étions à Storybrook. Non pas que j’ai eu des vues sérieuse sur la belle alpha, à l’époque j’étais encore dans ma phase de « Garnetisation aigue ». Ça passe avec l’âge, ou plutôt la vie se charge de vous remettre à votre place. Non mais sérieux Peter ! Lui qui tombait les filles au lycée comme une tornade déracine les arbres. Il n’avait jamais fait cas de ses conquêtes, changeant de fille comme de chemise. Évidemment il s’était mis en lice des prétendants de Ruby. Et bien sûr, elle était tombée dans ce piège à filles qu’est… qu’était mon oncle. Je dois reconnaitre que le Peter de mon enfance a changé.

Le changement désigne le passage d'un état à un autre (…) Selon la nature, la durée et l'intensité de ce passage, on parlera d'évolution, de révolution, de transformation, de métamorphose, de modification, de mutation (ie de transformation profonde et durable)...

Durable… je l’espère. Ruby mérite un avenir stable et durable. Sans parler qu’avec la prochaine naissance, c’est la famille Hale qui renait de ses cendres. Pied de nez du destin, car Peter était loin d’être le poulain favori de la famille. Jugé instable par mes grands-parents il avait été écarté de la gouvernance de la meute au profit de ma mère. J’ai souvent pensé qu’il ne m’a entrainé sur la pente glissante de la délinquance pour me faire subir le même sort par vengeance envers sa sœur. J’avais dix-sept ans quand ma famille a été décimée. A ce moment-là, je me regardais bien trop le nombril pour écouter ce qu’il se passait vraiment dans la meute et savoir qui était pressenti pour succéder à ma mère. Autant dire que la passation de rang s’est faite de manière brutale et guidée par la logique et non pas sur un plan à long terme. Nous étions quatre à prétendre au rôle, Peter, mes sœurs et moi. Mon oncle ayant déjà été écarté, c’est donc revenu logiquement à l’ainée de mes sœurs, Laura. Je n’ai pas d’amertume quant à cela. J’étais de toute manière trop jeune et anéanti par la mort de notre meute, et Laura avait hérité du caractère de notre mère. Elle avait la capacité d’assumer son rang d’alpha, mais pas l’expérience, Peter ayant facilement réussi à l’attirer dans un traquenard.

Ce même Peter qui se marie aujourd’hui, futur père qui donne le nom des Hale à Ruby ! Cette affaire me bouleverse. Notre meute existe déjà, depuis mon retour à Beacon Hills. Mais le fait que Ruby endosse ce patronyme et qu’elle va être la mère des enfants de Peter donne à l’événement un sens bien particulier. Sans parler que le manoir aussi est revenu à la vie, plus majestueux que jamais. J’emménage avec Stiles dès qu’il trouvera un moment pour faire ses cartons. Mon ancienne demeure familiale est prête à nous accueillir.

Ruby et Peter avaient établi soigneusement une liste d’invités et tout prévu à la demi-seconde prés. Peter ne tolérait aucun imprévu possible. J’avais trouvé cela d’un ennuyeux. Qu’aurait-il à raconter d’un mariage qui se déroule sans anicroche comme une image surfaite d’un bonheur factice. Car oui, Ruby et Peter forment un couple solide, mais la vie n’est pas parfaite et cela me tue de voir mon oncle s’évertuer à plier les événements à sa volonté. Alors bien évidement quand je souhaite lui parler d’Alex et de son père… je sais que je viens polluer son monde idyllique. Je ne connais que récemment ses antécédents avec Gabriel Cormier, mais je trouve que c’est le moment où jamais de justement construire ce futur en effaçant la noirceur du passé.

- Si tu le souhaites, le neveu. J’espère que ce sont de nobles gens. Je ne veux pas d’esclandres pour cette journée. Ni la veille, ni le lendemain.

- Hum… Tu te colles dans les gens nobles ? Je te rafraîchis la mémoire ?

Peter retrousse ses babines de manière dissuasive. Je lève la main en signe de paix. Je ne sais pas ce qu’il me prend en ce moment, mais c’est comme si j’acquérais une sorte de sagesse. Et faire la paix avec les Cormier me semble être une des pierres à l’édifice de cette nouvelle vie vers laquelle nous allons.

- Il faut que ça soit parfait, ponctue l’oncle.

Stiles dans son dos ne peut s’empêcher de le singer et moi de retenir mon sourire à sa pitrerie. Une mâchoire claque, Stiles pousse un cri de nana qui satisfait le mâle dominant de la meute.

\ \ \

Il y a du monde devant le parvis de l’église. Beaucoup de policiers en tenue qui sont là pour rendre hommage à Ruby. L’adjointe est respectée de ses collègues bien que je la soupçonne de fortement les impressionner. Même si elle ne le montre pas, elle dégage une aura impressionnante. Elle n’est pas louve alpha pour rien. Peter est déjà entré dans l’église stressé comme pas deux. Il a pesté contre des fleurs pas droites et des pétales pas assez blanc. J’avoue avoir fui loin de ses remontrances, bientôt il allait me reprocher le nuage qui passe en ce moment devant le soleil. Les gens entrent peu à peu dans l’église. Ils n’ont pas le temps de se saluer qu’ils se font virer quasiment manu militari de l’allée où « Sa douce » doit passer…

Je suis encore près de la porte discutant avec les gens que je connais. J’entends quelqu’un qui m’interpelle. Avec joie, je vois Alex arriver. Nous nous serrons la main. Je suis content qu’il ait accepté de venir. Je le charrie un peu car il n’est pas vêtu avec une chemise à carreaux. Alex me vanne sur l’absence de blouson en cuir et me confirme que je fais un pingouin honorable. Nous rions de bon cœur. C’est Stiles qui saluant avec joie un gars à côté d’Alex, caché jusque-là par un autre invité, me dit que cela a dû foirer dans les invitations. Le voleur de miel ! Cet ours de malheur ! Je maudis ma perte d’odorat qui m’aurait fait sentir sa présence bien avant. Je vais pour dire quelques mots bien sentis quand mon oncle nous interrompt.

- Que tout le monde se tienne prêt.

Je ferme mon clapet et suis Peter jusqu’à l’autel. Je salue Chad qui attend comme un sage enfant de cœur à côté de la place réservée à Ruby. Il est le témoin de notre alpha.

- Tiens-toi droit, tonton, ou tu feras plus que ton âge dis-je d’un ton moqueur.

Mais il ne m’entend pas. Sa douce vient d’entrer. Tout le monde se tord le cou pour regarder la mariée avancer au bras du Sheriff. Je suis estomaqué. Sa robe est magnifique et fait oublier qu’elle est proche du terme. Son regard est exclusivement rivé à celui de Peter. Leur amour est une évidence. Je fais un clin d’œil à Stiles. Ce mariage est aussi l’occasion de nous rappeler que nous formons aussi un couple. J’ai hâte qu’il prenne quelques années de plus et s’étoffe d’une silhouette d’homme afin que notre assortiment ne semble plus aussi étrange aux yeux des gens.

Bon jusque-là tout est impeccable. Il n’y a pas de raison pour que cela ne continue pas ainsi. Qui pourrait entacher une si belle journée ?

Spoiler:
 




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Civet

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MessageSujet: Re: The Wedding of the Red and the Blue   The Wedding of the Red and the Blue EmptyDim 5 Juin - 17:23

« Arrête de gigoter Crowley! »
"Mais t’es sûr que c’est obligé??"
« Me fais pas regretter d’être venu… »


Celui-là, il sent fort le loup. Le loup et la cigarette. Tapi sous le canapé, les oreilles basses, je me fais tout petit. Papa-ours a l’air bizarre. D’ici, en me tordant le cou, je vois qu’il tire une drôle de tête, tout pareil que quand il se rend compte que j’ai mâchouillé ses lacets sans faire exprès. L’autre, le loup qui parle fort, lui attache un truc étrange. Un collet??

Courageusement, je reste aplati dans ma cachette, le museau frémissant, pour surveiller les arrières de mon papa. En fait de collet, ça ressemble plus à une grande langue, même s’il tire un peu dessus, comme si ça le serrait trop.

« Et tu déchires pas ma veste hein! Et pas de taches de miel! »

Quand le loup-garou qui sent la cigarette part enfin, je peux en quelques bonds sortir de ma cachette pour aller aux pieds de mon papa-ours et l'observer. Les oreilles collées sur ma tête, je le sens pour vérifier que c’est bien lui : il est méconnaissable. Un éclat de voix dans la cage d'escalier me fait sursauter et je me cache derrière les jambes de mon papa.

C’est le loup-garou, qui lance encore une phrase avec beaucoup trop de voyelles pour être compréhensible. La voix de mon papa-druide lui répond d'un ton mécontent. Il vient nous chercher pour le mariage et n’est pas surpris qu'un rital-de-son-genre n'ait pas été invité. Je ne sais pas ce qu’est un rital-de-son-genre, et je m'en fiche un peu pour être honnête : mon papa arrive et je compte bien l'accueillir à la porte. Je me dresse sur mes pattes arrière, la truffe hyperactive de tout ce que j’ai envie de lui dire, que je suis content de le voir, et un instant plus tard je suis en sécurité dans ses bras.

Papa-druide aussi a l'air étrange, mais il ne s’est pas attaché une langue géante autour du cou comme le loup-garou aux voyelles en a attaché une à papa ours.

-On l'emmène avec nous?
"Qui?"
-Ben, Civet!
"Ah non."
-Pourquoi pas?


J'aimerais bien y aller moi! Je ne sors jamais de chez papa-ours! J'aimerais bien courir dans l'herbe un peu et en grignoter quelques brins au passage.

"..."
-Charlie. Fais pas la gueule!
"C'est pas une bonne idée."
-D'où que c'est une mauvaise idée?
"Ce sera plein de loup-garous..."
-Et alors, ce sont des personnes, pas que des instincts.


Alors? Je préfère toujours rester à l'abri dans la grotte de papa! Je veux pas me faire dévorer! Voilà que je me mets à trembler comme une feuille.

"Cormier, il reste ici!"
-Du calme! Tu lui fais peur à hausser le ton! Et pis, je lui ai même trouvé un petit chapeau et un noeud papillon.


Les gros doigts de mon papa-druide viennent me chatouiller la tête et je sens quelque chose qui m'enserre la gorge. Pas un nouveau collet!

"J’te dis qu’ils vont le confondre avec un hors d’œuvre! … Et pourquoi t’as pas de cravate toi?"

Mon cœur bat très très vite. Papa Druide a l’air d’hésiter mais devant mon museau affolé, il finit par m’enlever le truc qui me serre le cou en grommelant de la même manière que papa-ours et me repose sur la table.

-Je sais pas les mettre.
"T’as qu’à prendre la mienne!"


Mon cœur bat toujours très vite mais je suis rassuré quand mon Papa Druide vient me réconforter d’une caresse. Je crois qu’il est aussi surpris que moi lorsqu’on se rend compte que P’pa Ours en a profité pour se rapprocher. Il desserre la grosse langue bizarre de son cou et il la passe autour de celui de mon papa druide qui proteste. Ça bataille sévère et je préfère m’éloigner un peu. Je n’aime pas quand mes papas se disputent.

-C'est bon Crowley, je vais te montrer c'est quoi, agir en adulte mature et responsable tranche mon papa-druide en s'emparant rageusement de la langue.

Quand papa-druide met fin à la bataille, il semble encore plus mécontent avec la grosse langue autour du cou.  Peut-être qu'elle enlève le bonheur?  Papa-ours, lui, regarde le chapeau-collet que papa-druide m'avait enfilé et sourit très fort, on dirait qu'il a encore plus de dents que d'habitude.  Il vient me donner une dernière caresse, puis me dis que si je suis bien sage, j'aurai droit à une carotte au miel ce soir.  Génial!  La porte se referme derrière eux et j’entends le loquet.


Dernière édition par Civet le Dim 5 Juin - 17:25, édité 1 fois
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Alex Cormier

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MessageSujet: Re: The Wedding of the Red and the Blue   The Wedding of the Red and the Blue EmptyDim 5 Juin - 17:24

Le mariage Rouge et Bleu


Alex avait passé une autre soirée au manoir Hale, à éplucher les grimoires que Matrim lui avait prêtés, sinon ceux de son père, sans trouver la solution ni l'explication à la malédiction qui s'était abattue sur Derek pour y rester, comme une bernique sur son rocher.  Découragé, le druide en herbes avait poussé un long soupir à faire frémir un mort.  Derek avait profité de cette pause pour s'incruster et avait rapidement interpellé son voisin. Il lui avait dit que son oncle se mariait prochainement et Alex hocha la tête, les sourcils en points d'interrogation.  Bien sûr qu'il était au courant de l'union prochaine de la policière et du professeur de lettres, il ne fallait pas être très au courant des affaires de la ville pour en avoir entendu parler.  Surtout quand on passait souvent au manoir...  Cependant, Alex ne comprenait pas pourquoi son ami plus-si-loup lui en parlait.  Du moins, il ne comprit pas durant le court instant avant que Derek n'exprime clairement sa pensée.  L'inviter lui, Alex Cormier, simple futur voisin et connaissance d'entre les branches?  Avec son père, ancien rival et ex-futur membre de la famille?  Pourquoi faire?  La réponse était évidente : repartir à zéro.  Et pourtant, Alex hésitait.

-C'est que... je ne les connais pas vraiment.  T'es sûr que c'est une bonne idée?

À force d'arguments, Stiles et Derek parvinrent à rassurer le laborantin et le convaincre que ce n'était pas une mauvaise idée du tout.  Dans un soupir qui en disait long, Alex reconnut que c'était probablement la meilleure chose à faire pour le futur commun de leurs deux familles.  Résigné, Alex finit par accepter et se relança dans ses bouquins en rappelant à ses amis d'un ton boudeur qu'il n'était plus en couple.  Il aurait bien aimé s'y rendre seul sans avoir à se casser la tête à trouver quelqu'un à inviter, mais il avait compris entre les lignes que Peter voulait un mariage dans le genre très traditionnel et surtout très parfait.  Donc un convive non pairé risquait de tout chambouler les plans d'organisation de tables et tout le tralala.

♣        ♣  ♣        ♣        ♣  ♣        ♣


-T'as peut-être raison, ouais.
« Sérieusement, Alex !  Je te connais, tu serais supra mal à l'aise. » fit la serveuse avec un sourire navré en nettoyant la table.
« Ce ne serait pas très sain, que je t'accompagne, même en amie. »
-Mouais, mais... je demande à qui alors?
« Une autre amie, ou une collègue, au pire.  Pourquoi tu n'irais pas seul? Ça n'a jamais tué personne, surtout pas toi? »  Regard entendu.  Depuis quand était-il aussi peu indépendant?
-D'accord, mais tu m'aideras à choisir un habit?  Aussitôt, milles soleils brillèrent dans le regard de Jenny, qui acquiesça sans hésiter.  Il savait qu'elle adorait faire les boutiques.

Le druide avait écrit à Zoey, qui avait décliné au bout de quelques jours de silence. Autour d'une bière, Alister lui avait dit que ça lui ferait plaisir d'y aller, mais un regard à son agenda de ministre lui fit changer d'idée : il ne serait pas libre du weekend.  Alex s'était tourné vers Suzanna, sa collègue de travail, qui avait été ravie de l'invitation, et c'est à ce moment qu'Alex retourna le faire-part à Ruby et Peter en cochant qu'il serait deux invités.  Il en informa également Derek.  Le lundi suivant, par contre, le jeune druide déchanta lorsque Suzy lui expliqua que son copain n'appréciait pas réellement qu'elle soit la cavalière d'un autre.  Même si c'était compréhensible, Alex bougonna qu'il la croyait être une femme indépendante.  Elle lui tapota l'épaule d'un signe encourageant et lorsqu'il lui avoua avoir déjà envoyé la réponse, elle le redirigea vers Will et quelques autres collègues.  Ceux qui ne connaissaient pas Peter Hale étaient indisponibles, et ceux qui le connaissaient étaient tout aussi mystérieusement indisponibles, certains allant même à dire qu'ils prévoyaient être gravement malades.  Finalement, la salvation vint en son ours-garou préféré, qui accepta nonchalamment son offre, malgré les milliers d'avertissements d'Alex pour s'assurer qu'il ne chercherait pas des puces au loup sans pouvoir.  Il ne lui avait toujours pas parlé du secret de Derek et ne comptait pas le faire de toute manière : c'était au loup de partager cette information à qui il l'entendait bien.

♣        ♣  ♣        ♣        ♣  ♣        ♣


Alex avait stationné sa bagnole dans une rue transversale, pour être certain de ne pas se faire reprocher de polluer visuellement l'impeccable panorama du mariage de Mister Hale, puis d'en risquer sa vie.  Pour le coup, il était prêt à risquer une éventuelle plainte de son ami bourru.  Passant la haie d'honneur des flics, Alex ne put s'empêcher de rentrer un peu la tête dans les épaules en réduisant légèrement la distance qui le séparait de Charlie.  Il ne put non plus réprimé le mouvement du coin de sa lèvre qui remonta légèrement en dédain.  Non, définitivement, il préférait les poulets à plumes que ceux en uniforme.

Une fois à l'intérieur, la foule poussa le couple d'amis à se séparer un instant, Alex aillant décider d'aller saluer son couple de voisins.  Évidemment, Derek ne rata pas l'occasion de le moquer, ce à quoi Alex lui demanda où était passé son t-shirt gris et sa peau de vache.  D'un mouvement de sourcil global et d'un hochement de lèvre, il approuva néanmoins la tenue du Hale en éclatant de son rire saccadé.  Lorsque Derek cessa de rire, quelque chose dans son regard changea alors qu'il fixait au-dessus de l'épaule du druide.  Avait-il vraiment oublié de l'aviser de la venue de l'ours-garou?  Par tous les chênes!  Ce qu'il pouvait être tête en l'air, parfois!  Alors qu'Alex s'apprêtait à expliquer la situation pour la désamorcer, non sans envoyer un regard en quête de soutien au fils du shérif, Peter les poussa à retourner à leurs sièges.  Étrange hasard ou instinct de préservation?  Dans tous les cas, le biochimiste remercia le ciel de cette intervention qui lui fit presque apparaître le tonton comme une personne sympathique.

Au tintement des cloches s'ajouta rapidement l'orgue alors que d'un pas lent et calculé la mariée entrait dans l'église.  Les milles détails de son apparence brillaient sous la lumière qui pénètrait le sanctuaire comme un pied-de-vent mystique.  Comme tous les autres, Alex s'étirait le cou, oscillait sur place, debout, les mains croisés devant lui dans une attitude qui se voulait pieuse, se penchait un peu plus tantôt vers Gabriel, tantôt vers Charlie alors qu'une cousine de la fesse gauche bougeait et lui bloquait la vue.  Le sourire de la mariée lui rappella soudainement qu'elle n'était pas la seule ici à se marier, et que ce n'était pas que sa journée à elle.  Souriant en réaction à sa félicitée, il se tourna vers l'autel pour observer Peter.  À ses côtés, Derek clignait de l'oeil en direction de la première rangée.  Le professeur de lettres avait définitivement l'air bien plus sympathique dans le temple qu'au lycée.  Définitivement.  C'était le moment de vérité : il avait pris un pari avec Charlie : Peter Hale pleurerait-il à son mariage?

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Merci Matrim & Chuck!


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Sheriff Stilinski

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MessageSujet: Re: The Wedding of the Red and the Blue   The Wedding of the Red and the Blue EmptyDim 5 Juin - 17:49

Beacon Hills
POLICE

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J’avais un peu bafouillé quand Ruby m’avait demandé ce service. Cela m’avait touché qu’elle me voie comme un bon substitut de père. C’est ému que j’avais accepté. Je sais peu de chose de mon adjointe, sinon qu’elle est l’alpha du type qui sort avec mon fils. Sa meute est un peu la continuation de celle des Hale autrefois, dans une époque où je n’avais pas encore conscience du surnaturel.

L’incendie du manoir avait clairement été identifié comme criminel et plus tard rattaché à Kate Argent. Les cendres des victimes avaient été rassemblées et déposées au caveau de la famille Hale. Mais jamais tous les protagonistes de cet acte effroyable n’avaient pu être inquiétés. L’incendie du Manoir Hale… un de mes premiers dossiers non classés.

***

La discussion s’éternise dans la cuisine. Stiles s’agite et fait les cents pas dans la maison.

- Mais arrête un peu de gigoter ! On dirait que c’est toi qui te marie bon sang !
-… Pa’ ! J’y vais officiellement avec Derek.

J’ouvre la bouche puis la referme. C’est en effet la première occasion solennelle où ils vont s’afficher ensemble. Mon fils est gay. Gay et heureux. Si j’ai accusé le coup un peu violement en voyant mes rêve de devenir grand-père s’envoler, j’ai lu l’inquiétude dans le regard de Derek quand le nogistune avait pris possession de mon fils. Leur amour est sincère, Derek ferait n’importe quoi pour Stiles. Et dans un sens cela me rassure d’avoir un loup garou qui veille sur mon fils. Il doit emménager au manoir après le mariage de Ruby. Si je suis un peu triste, ce n’est pas que mon fils fasse sa vie avec un autre homme, c’est simplement que c’est toujours difficile de voir son enfant prendre son envol. Je pense que Claudia serait fière de lui, fière qu’il assume son choix de vie. Je le suis aussi.

- D’ailleurs en parlant du loup, il m’a innocemment demandé si tu avais commencé tes cartons…

S’il est difficile pour un père de voir son fils partir de la maison, il semble que la démarche pour Stiles n’est pas aussi simple.

- Je vais m’en sortir sans toi et enfin pouvoir manger ce que je veux, dis-je.

- Justement !

- Ta place est auprès de ton compagnon.

***

J’ai tiré mon uniforme à quatre épingle, et fait reluire tout ce qui pouvaient briller. Je suis allé chercher Ruby avec une voiture de police. Il y aura les gars du bureau qui doivent faire une haie d’honneur. Ruby sort de sa maison, elle est sublime dans cette robe finement ouvragée. Je l’aide à s’installer dans la voiture en prenant garde à ne pas me prendre les pieds dans sa robe.

Sur la place de l’église, il reste du monde dehors. Au nombre de voitures garées, je devine que le gros des troupes est à l’intérieur. Je me gare au milieu de la place, privilège de sheriff. Alors que j’ouvre la portière à Ruby, je la vois reprendre son souffle. Je m’inquiète de sa grossesse, mais elle me rassure.

- Allons les éblouir dis-je en lui tendant mon bras.

Les hommes du poste de police sont alignés en deux rangées, sanglés dans des uniformes impeccables. La veille j’avais poussé une beuglante pour que tout soit nickel chrome. La police faisant honneur à l’un de ses membres. Ce n’est pas moi qui me marie, mais je stresse autant que mon adjointe.

Nous entrons. Je me concentre pour ne pas marcher sur un des froufrous de la robe de la femme que je mène à l’autel comme un père. Je n’ai pas de fille, c’est donc l’occasion ou jamais. A moins que Stiles veuille que je… Je m’empourpre à des pensées malsaines et me focalise sur le bout de l’allée où attend le futur époux. Il est encadré par Derek et Chad. La meute des Hale est plus présente que jamais. Le symbole est fort, souligné par le fait que c’est le sheriff de la ville qui marche à côté de la future épouse.

J’entends des murmures parmi l’assistance. La majesté de Ruby dans cette robe d’un autre monde, associée à ces trois hommes qui ont fière allure et qui l’attendent au pied de l’autel font de ce mariage un évènement presque princier. Arrivés devant Peter, je pose la main de Ruby dans celle de Peter puis vais m’assoir à côté de Stiles.

La cérémonie peut commencer.


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Mafdet Mahes

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MessageSujet: Re: The Wedding of the Red and the Blue   The Wedding of the Red and the Blue EmptyDim 5 Juin - 22:45




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Dentelle, broderies et autres froufrous. Me voilà entrainée dans une activité strictement féminine : aider une mariée à se préparer. J’ai accepté l’invitation de Ruby à m’inclure dans cet événement. Mais au fur et à mesure que la future mariée s’habille, je ne me sens pas à ma place. Ses amies de Storybrook m’ont vite repoussée dans un coin tournoyant autour de leur amie comme des fées marraines.

— « Bon ! Il te faut quelque chose de bleu. Où est-ce que je l’ai mis ? Ah ! Le voilà !
— Le bleu n’est pas ma couleur, c’est celle de Peter.
— Voilà pourquoi j’ai choisi ça !
— C’est une…
— Une jarretelle, oui ! Lève la patte la baleine !
—  Ensuite, quelque chose de neuf, annonce Snow en montrant ma robe.
—  Et quelque chose de vieux, dit Granny en montrant le chaperon de dentelle. Cette dentelle a été réalisée par ma mère, la grand-mère de ton père lorsque tu es née, et voici celle que j’ai réalisée pour tes enfants. .»
—  Et enfin, quelque chose d’emprunté. »

Je suis totalement en dehors de la discussion, témoin fantôme d’un événement qui s’annonce radieux. Quand elles ont parlé d’un objet emprunté, j’avais commencé à retirer un de mes bracelets… pour le remettre à sa place après qu’elles aient toutes retirées une épingle de leur broche. Pourquoi m’avoir conviée ? S’il y a bien une chose dont j’ai horreur, c’est de jouer à la plante verte. Je m’éclipse de cette demeure en liesse sans que personne ne s’aperçoive de mon absence. Elles ne m’ont pas vraiment vu je crois. Je ne suis que le druide un peu spécial de la meute, trop spéciale peut-être pour vraiment être intégrée comme telle. Dehors le ciel est radieux. Malgré mon amertume, je suis contente que le ciel soit clément aujourd’hui. A quoi pouvais-je m’attendre ? Je ne suis leur druide que par défaut de candidats suffisamment mature pour endosser ce rôle et maintenant je n’ai plus l’aura de la sentinelle que j’avais avant. Je ne suis plus immortelle, ni bien plus forte qu’eux. Un vulgaire chat dans un chenil. Effarent comme les gens changent d’attitude quand ils sont assurés que vous n’êtes plus une menace potentielle.

***

Quelques jours auparavant…

Peter revoit pour la énième fois la liste des invités et les différentes séquences de la cérémonie. Il use et abuse d’un vocabulaire obséquieux. Toute la meute n’est pas présente chez Ruby, il ne s’agit que de voir des détails. Je fronce des sourcils en regardant la liste des invités, enrichie de deux nouveaux noms. Gabriel et Alex Cormier. Quand je m’étonne de ce choix alors que Peter ne souhaite laisser prise à aucune anicroche possible, j’apprends que c’est une demande de Derek. C’est vrai que je suis impuissante à lui rendre ses pouvoirs… Ce n’est pourtant pas faute de chercher. Je lui avais suggéré que la réponse était en lui. Mauvaise réponse Maf’… puisqu’il semble aller chercher meilleurs conseils ailleurs. Je tais le fait qu’Erick n’est pas invité. Je pensais à un oubli, mais n’est-ce pas plutôt pour s’éviter la présence d’un être aux forces supérieurs aux leurs ? Je sais que ce n’est pas l’absence d’un carton d’invitation qui empêchera Erick de s’incruster, mais depuis que je suis redevenue humaine je deviens sensible à cette impression de transparence de ma personne. Je m’en moquais étant sentinelle car la longévité de l’immortalité vous détache des mortels. Ce n’est plus le cas. J’aimerais qu’on me voit pour la cinquantaine d’année qui me reste à vivre. Je prétexte une réunion parents - professeur pour m’extirper de là et tempi s’ils entendent mon cœur déraper, ce que je doute car ils sont absorbé par le buffet.

La suffisance de Peter m’ayant pas mal heurtée, je lui renvoie la politesse de la seule manière que je sais faire. Je n’ai pas eu le temps de profiter de ma famille. J’ai vécu cinq mille ans, traversant les siècles sans jamais être une membre de quoi que ce soit, familles ou amis. J’en sais bien plus long sur l’histoire des hommes que personne, pourtant je ne connais pas ce sentiment d’être incluse dans un groupe.

Peter a une haute estime de sa personne, ses élèves ont un tout autre point de vue. J’ai lâché l’information à la bibliothèque… innocemment à la bibliothécaire. Pas de quoi fouetter un chat. Il ne se marie pas dans le plus grand des secrets.

Mes élèves sont sortis comme une volée de moineaux trop heureux d’entendre la sonnerie de fin de cours. Je range ma liasse de copies à corriger quand Peter entre dans ma classe.

- Oui, Peter ?

- J’aimerais un peu moins de sarcasme à mon égard. Les élèves ne se font pas prier pour suivre ton exemple énonce-t-il sévère.

- Pour allumer un feu, il faut une étincelle rétorqué-je sibylline.

« Commences à ne pas te comporter comme le nabab de la ville parce que tu épouses une alpha puissante… » Voilà ce que j’ai envie de dire. Je sentais déjà ma légitimité de druide de la meute s’affaiblir, maintenant que Peter entre de facto dans le couple dominant de la meute et qu’il a l’assurance que je ne peux plus l’écraser d’un claquement de doigt… Le vent tourne… comme celui de Brian qui a pratiquement failli me tuer. Je n’ai dû mon salut qu’à un épuisement d’énergie au moment crucial. En parlant de courant d’air, Erick fait son apparition au moment où Peter sort de la classe. Je lui offre un sourire radieux alors que le cœur n’y est pas. S’il m’offre le réconfort de sa présence, quand une mission ne l’éloigne pas, je sais bien ce qu’il est des relations entre immortel et mortel.

***

Retour à la journée présente.

De retour chez moi, je dépose mon carton d’invitation à la poubelle. Ils se passeront d’une plante décorative. Je me fais un lait chaud à la vanille et consulte les offres de mutation sur mon ordinateur. J’ai envie de vivre, de rencontrer des gens qui ne me regardent pas avec défiance ou apriori négatif. Car il faut bien le convenir à quoi je sers ici, à part servir de guide touristique à un génie qui débarque à notre époque ou ne pas être capable de garder un postulant aide de laboratoire ? Et puis sérieusement, un félin dans une meute de loup, c’était voué à l’échec ! Il y a bien Miyavi mais il est plus proche des loups que de moi. Le kanima n’est qu’un loup qui a bifurqué.

J’étends ma recherche au monde entier. Rien ne me semble assez loin de Beacon Hills. Moi qui ai été vénérée comme une déesse en Égypte, ou comme un général dans l’antique Edo, me voilà considérée comme un vulgaire chat de gouttière que l’on garde car il a été utile un temps. Cette vulgaire ville de province me semble bien misérable pour y finir ma vie entourée de gens qui ne m’apprécient pas.  Je calme mon amertume en regardant des images d’iles paradisiaques à l’autre bout du globe. Il y a un tas d’endroit où je ne suis jamais allée sur terre. C’est peut-être le moment d’y aller avant que je me ratatine comme une mamie et que l’on m’enterre dans le plus grand anonymat.

***

Je me glisse avec les retardataires au fond de l’église. Il parait qu’il y a des toasts au saumon… Je porte une robe de soirée simple. Un jours un lieutenant de l’armée du Pharaon m’avait dit que même vêtue d’une guenille j’aurai l’air d’une reine. C’est le moment d’y croire... C'est le moment ou jamais.



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MessageSujet: Re: The Wedding of the Red and the Blue   The Wedding of the Red and the Blue EmptyLun 6 Juin - 18:21


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Feat :  Meute Ruby Volpha



Je reste songeur devant ce carton d’invitation. L’adjointe, Ruby Volpha l’a donné à Jordan alors qu’elle passait au poste de police. Je savais qu’il y avait une haie d’honneur de prévue, comme à chaque fois qu’un membre de la police se marie et pensais y être cordialement invité par le shérif à y participer… Toutefois, je ne m’attendais pas à cela. Une invitation commune adressée à Jordan et moi nous priant d’assister au mariage de l’adjointe avec leur famille et leurs proches. Jordan y avait vu une occasion de se divertir et aussi de rendre hommage à notre collègue en étant des témoins privilégiés de cet événement.

De ce fait, nous devons venir en civil, ce qui pour moi enlève l’alibi de la raison professionnelle d’être aux côtés de Jordan. Je sais bien que notre liaison est un secret de polichinelle au poste de police, cependant nous ne nous affichons pas en public. Du moins, je ne le souhaite pas, je ne suis pas prêt à gérer cela et Jordan, sachant ce qui me mine, reste compréhensif sur ce point. Cela me fait culpabiliser, car je sais que de son côté il est content et fier d’être mon compagnon, et que c’est lâche de ma part de ne pas assumer mon homosexualité en public. Jordan est une évidence pour moi. Je n’ai jamais ressenti avec le panel de filles qui sont passées entre mes bras ce que je ressens pour lui. Cette certitude m’empêche de renier mon attirance pour un homme. Je me souviens de mon embarra du début. Je ne savais pas que Jordan avait fait des recherches sur moi avant que j’arrive et que même si rien n’est écrit noir sur blanc dans les dossiers auxquels il a pu accéder, il s’est rapidement rendu compte que mon départ de l’armée était louche. Mes réactions phobiques des contacts corporels l’ont aiguillé sur ce qui avait pu m’arriver. Il a beau me dire mille fois que je lui plais. Je ne comprends toujours pas ce qui l’a pu l’attirer chez moi. Ce qui est incontestable, c’est qu’il a su m’apprivoiser comme l’animal effarouché que j’étais… et que je suis encore, vu ma réaction à ce banal carton d’invitation.

Assis sur le canapé, je regarde ce foutu faire-part posé sur la table du salon quand Jordan entre, revenant d’une course au market du coin. Difficile de camoufler mon embarra devant son regard clair et perspicace. Toutefois, refuser l’invitation serait encore plus honteux pour moi que le fait de me tenir à ses côtés de façon officielle. Nous pouvons toujours masquer notre relation sous la couverture d’une collocation comme avec nos voisins de moins en moins dupes. Seulement cela n’est pas juste pour Jordan, ni courageux de ma part. Cette invitation m’oblige à avancer et faire ce pas que je repousse sans cesse. J’ai si peur des moqueries ou d’être bafoué dans mon identité d’homme.

Jordan s’est accroupi devant moi, posant son sachet de courses sur la table, masquant le carton fautif de mon désarroi de ma vue.  

- C’est un drame !
- Nous ferons comme tu le souhaites.
- Je n’ai que des tenues de sorties pas assez classes pour un mariage et toi rien du tout d’acceptable.


Le sac à puce qui partage ma vie me sourit. Il sait que j’évite le sujet qui me tourmente, mais comprend que je souhaite y aller avec lui.

(…)

Jordan fait le pitre en essayant des tenues que je trouve ridicules. Je regarde d’un œil mauvais la vendeuse qui s’extasie sur ce qu’elle trouve très classe. D’où les jabots à fanfreluches ça fait classe ? Cela a un côté féminin qui me déplaît fortement.

- Nous souhaitons du classique et de coupe masculine !
- Nous ne vendons que des vêtements pour homme monsieur.
- Ce n’est pas l’impression que ça me donne…


Jordan intervient avant que je colle des menottes à cette vendeuse effrontée et l’arrête pour une raison diverse. La casse pied éloignée, nous reprenons nos tests et essayages. Jordan souhaite que je porte du bleu pour la couleur de mes yeux et mon passé de marin. C’est une couleur que j’aime, alors le choix se fait rapidement. Nous chipotons un peu plus sur la tenue de Jordan car tout lui va bien et que je me trouve bien incapable de choisir entre les différents modèles qu’il essaye. Mais le chien infernal a la tête dure et m’ordonne de choisir car il m’a imposé, ce qui n’est pas très vrai, la couleur de mon costume. Je fini par lui montrer une tenue qui met sa carrure en valeur sans faire des plis partout.

Je suis un peu gêné quand Jordan insiste pour que l’on voie ensemble si nous sommes bien assortis. J’endosse à nouveau chemise et costume. Mes doigts par l’habitude prise à l’armée, font mon nœud de cravate sans que j’aie besoin de me regarder dans un miroir. Nous voilà donc côte à côte, regardant notre reflet.

- Nous sommes beaux comme un camion.
- Non, beaux comme un destroyer !


Chacun ses références… C’est soulagé que je sors de cette boutique. Nous avons été efficaces, une seule boutique, la bonne, pas de retouche à faire. Nous sommes parés pour la cérémonie.

(…)

Il y a un monde fou sur le parvis de l’église. Les collègues sont encore en ordre dispersé, la mariée n’est pas encore là. Nous sommes à l’écart sous le couvert d’un arbre. Je sens que je me tétanise. La peur afflue sans indulgence. C’est limite si je ne me mets pas à trembler. Il fait beau, mais une autre chaleur m’enveloppe, celle de Jordan. Sa main cherche la mienne. Je maitrise à peine le réflexe de me dérober. La pression sur ma paume est ferme, à la limite de la douleur. Etonné, je lève les yeux vers Jordan. Une légère lueur de feu éclaire son regard. Cerberus est là aussi, m’assurant sa présence avec celle de son hôte. Il s’efface rapidement pour rendre à Jordan sa liberté. C’est le coup de pouce qu’il me fallait. Le Hellhound ne peut pas avoir un pleutre pour compagnon. J’avance donc un pied, mon bras se tend en arrière, Jordan n’ayant pas bougé. Il m’interroge d’un haussement de sourcil. Il est toujours temps de rebrousser chemin. Je tire sur sa main et nous allons nous mêler aux gens déjà présents.

Nos mains jointes attirent forcément les regards. Je crois que je suis en train de broyer les phalanges de Jordan tellement je suis stressé. J’ai pourtant réussi à plaquer sur mon visage une plénitude que je suis loin de ressentir. Je reconnais une silhouette devant la porte de l’église.

- Étonnant, ton « partenaire de cantique » est invité aussi.

Comment Crowley a réussi une telle prouesse ?! Se faire inviter au mariage d’une adjointe du shérif ! Voir ce voyou au milieu de ce troupeau de policier me fait oublier un moment mon stress de me montrer au grand jour avec Jordan.


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MessageSujet: Re: The Wedding of the Red and the Blue   The Wedding of the Red and the Blue EmptyLun 6 Juin - 19:19


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« Hmf… J’ai vraiment l’impression d’être un pingouin… »

Comment Amaro faisait-il pour avoir l’air aussi naturel dans ses costumes classieux ? Et encore, l’ours avait réussi à se débarrasser de la cravate ! Moqueur, il coula un regard à son voisin. Alex avait un peu fait la tête mais pris par surprise, il n’avait pas réussi à éviter le cadeau impromptu de son invité. Charlie était parvenu à lui enfiler la cravate autour du cou, poussant même le bouchon jusqu’à lui ajuster convenablement, de la même façon qu’Aless’ l’avait fait pour lui. A présent, le druide tentait de garder un air digne mais le garou avait bien perçu derrière le mouvement de ses sourcils à quel point il était agacé. Ça lui était passé, heureusement, pas envie de se traîner un scientifique grognon toute la journée.

« T’as vu ? Ils plaisantent pas chez eux, heureusement qu’on n’est pas venu en jean. »

Moins marrant, les poulets rodaient partout. Les poulets et les loups, drôle de mélange. Dans une belle synchronisation, druide et ours resserrèrent les rangs en passant entre les rangées de policiers. Du coin de l’œil, Charlie aperçut des connaissances et il adressa son sourire le plus agaçant à la volaille qui s’était fait un plaisir de l’arrêter il y a quelques temps, puis un clin d’œil à son complice de cellule. Hmf. Vu ce qu’il avait entendu de lui, il doutait que Peter Hale apprécie un duo paillard à son mariage.

Quelques secondes suffirent à ce qu’il perde Alex. Figé un instant pour faire un tour d’horizon à la recherche d’un sourire gamin connu, Matrim lui avait dit être invité lui aussi, il se rendit compte de la disparition du druide et pesta entre ses dents. Qu’il se méfie le laborantin, sa cravate pourrait bien se transformer en laisse ! C’est la voix enjouée de Stiles qui le guida vers le petit groupe, et il salua le lycéen avec d’autant plus de plaisir que Hale tirait la tronche à côté. Manque de chance, on ne lui laissa pas le temps pour les agaceries d’usage et les invités s’égayèrent en direction de leur place, chassé par l’impatient futur époux. Charlie s’installa à côté d’Alex, cherchant une position confortable sur le banc de bois, et fut relevé manu militari par le druide lorsque la cérémonie débuta. L’ours grogna un peu mais se tint à carreau : il n’était pas idiot au point de se mettre à dos toute la meute des Hale et le commissariat dans la même journée. Enfin, il l’était peut-être, mais pour des raisons qui en valaient le coup. Genre, le buffet. Et comme on en était pas encore là, il attendit sagement, suivant l’exemple général lorsque toutes les têtes se tournèrent vers l’entrée de l’église.

Pour un poulet, la mariée avait une sacrée prestance. Alex lui avait fait un topo avant le mariage (où les « et ne va pas chercher Derek ! » avait bien compté pour 50% des recommandations) et lui avait expliqué avec patience la position de la jeune femme dans la meute, ainsi que celle de son compagnon. Si le côté « tiré à quatre épingles » de ce qu’il avait vu jusque-là ne l’avait pas déjà aiguillé, l’aura de l’adjointe aurait sans doute achevé de le convaincre, lui qui été si sensible au charisme. Conduite par le shérif qui prenait grand soin de ne pas marcher sur la longue traîne de dentelle, la future mariée était radieuse. Les yeux de l’ours se dirigèrent vers le fiancé. Dans quelques secondes, il tiendrait la main de sa promise. Charlie tourna la tête vers Alex, cherchant son regard pour lui adresser un sourire complice. Alors, pleurerait, ou pleurerait pas ?


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Merci pour la sign Chuck & Mat' !
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MessageSujet: Re: The Wedding of the Red and the Blue   The Wedding of the Red and the Blue EmptyMar 7 Juin - 9:25



En rouge et bleu, j’exilerai ma peur

Matrim & les autres qui ont plus la classe que lui

« Tu es sur que ça me va quand même ? » . Pour la nieme fois, je demandais à Matthias si je n’avais pas l’air trop empoté.

Je m’étais mis sur mon 31. C’est-à-dire que j’avais dégotté un costume qui, tout mit bout à bout, avait à peu près 31 cm de trop…

MON Matthias, quant à lui, était juste parfait, car il portait le costume que je lui avais offert pendant que j’étais à Las Vegas. Celui dans lequel j’avais glissé les places pour l’exposition, entre autre. Il était juste un bonbon pour les yeux. Je ne pouvais pas m’empêcher de venir me coller à lui puis de m’écarter de lui pour l’admirer, ce qui le faisait rire. Mais son regard polisson n’était pas en reste, lui non plus.

Son costume aurait pu être vraiment parfait si je ne m’étais pas rué sur lui pour le dessaper en deux temps trois mouvements et profiter de son rire, de sa peau, de ses mains… Je l’avais réajusté sur lui, mais il y avait maintenant des plis… Matthias s’était amusé à les défroisser avec la bestiole, mais avait renoncé en voyant que pour un pli mis à plat, deux autres naissaient selon la volonté espiègle de son « pouvoir »… J’avais haussé les épaules, fataliste, et lui avait donné une fraise tagada pour me faire pardonner.

Bien entendu, j’avais insisté pour qu’on vienne sur place avec la voiture trop classe que je lui avais offerte et qui avait survécu miraculeusement à notre périple. J’avais l’impression d’être un prince charmant accompagné d’un prince charmant… Bon… Il fallait bien une analogie aux contes de fée, parce qu’avec ce que je connaissais de Ruby, c’était bien le plus approprié. Elle était bien sur resplendissante, bientôt l’heureuse mère de deux garnements que j’espérais bien pervertir pour qu’ils soient heureux

En arrivant, j’aperçus au loin Charlie accompagné d’Alex, et je souris intérieurement, heureux de les voir ensemble même si ils n’étaient pas vraiment ensembles. Ma main se resserra sur celle de Matthias, point de chaleur à partir duquel se diffusait mon bien être. Le soleil jouait sur sa chevelure et j’étais amoureux.

Matthias étant un peu timide, on se débrouilla pour ne pas être trop proche, au moment où la cérémonie commença. Je sautais presque sur place, comme un gamin impatient, lorsqu’elle arriva, régalienne. J’apperçu bien des têtes aimantes et plaisantes à voir, et leur adressa à toutes un sourire chaleureux. J’avais l’intention de faire à Ruby et Peter un cadeau à la mesure de mes moyens, mais je ne voulais surtout pas gâcher le moment.

J’espérais juste ne pas tout faire foirer et me cognait le tibia contre le banc au moment où nous dûmes nous rassoir.



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Chad Wilder

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MessageSujet: Re: The Wedding of the Red and the Blue   The Wedding of the Red and the Blue EmptyMar 7 Juin - 11:59



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La fête de rassemblement de notre meute avait eu son lot de surprises, et l’annonce du mariage entre Peter et Ruby en fut une, avec celle de Mick choisi en parrain d’un des jumeaux. Honnêtement je pensais être en lice pour ce rôle, mais je n’ai jamais été si content d’entendre le nom de Mick. C’est un symbole et je sais que mon compagnon prendra cette tâche à cœur et de façon sérieuse, mieux que moi. C’est un pas vers notre futur.

La préparation du mariage, établir la liste des invités, réserver l’église sans parler des collègues de Ruby qui veulent lui rendre hommage, sont autant de choses à faire en seulement quinze jours. Si les deux futurs époux chapeautent les préparatifs, les bêtas sont mis à contribution. J’ai hérité du côté administratif. Ce n’est pas parce que je passe mon temps sur des DTU que j’aime la paperasserie. Mais il fallait bien que quelqu’un s’y colle et il est préférable que Ruby se concentre sur les voiles et autres dentelles.

A la mairie, ils ont l’habitude de voir ma tête, surtout depuis que nous prévoyons de construire Mick et moi. C’est donc un peu étonnée que la secrétaire me voit lui demander les formulaires pour les bans de mariage. Je mets donc en berne mon activité parallèle puisqu'Adriann est en voyage en Allemagne. Je garde un œil discret sur Therence, même si avec la multitude des conquêtes du professeur, l’adolescent soit noyé dans la masse. Cela ne doit pas lui plaire, mais cela lui sauve peut-être la vie.

***

- Tu vas porter quoi Loulou me demande Mick.
- Ma tenue est prête. J’ai assez de fringues pour enchaîner cinq mariages.
- Tu me la montres.
- Non, tu la verras le jour même !

Mick me fait une moue déçue et affiche un air grognon qui le rendent tout à fait adorable, lui d’habitude si sérieux. Je l’attrape alors qu’il tente de fuir mon étreinte.

- L’attente d’une belle surprise, n’est-elle pas un doux supplice ? Lui murmuré-je à l’oreille.

Mick n’est pas au mieux de sa forme. Robin est mort juste là dans son salon. C’est difficile de vivre normalement, et de ne pas laisser ce deuil gâcher l’heureux événement qui se pointe. Nous avons gardé pour nous le décès de l’ancien compagnon d’arme de Mick. Il n’y a que James qui soit au courant. Miya n’a pas été mis au courant alors qu’il le connait pour aller souvent chez James. Robin est officiellement « parti ailleurs ». L’homme était assez secret pour que cela reste plausible. Mais difficile de faire sourire Mick dans ces conditions. Je sais bien que sa moue contrite à mon annonce de lui cacher mon costume n’est qu’une façade qu’il m’affiche pour me rassurer. Je le sers fort contre moi.

- Ensemble, nous sommes plus fort Mick. Tu as été là après la mort de ma mère. Aujourd’hui, c’est moi qui suis là pour toi. Ensemble toujours. OK ?

Ses mains qui m’étreignent plus fort, nos chaleurs qui se mélangent. Notre union n’est pas seulement celle de deux corps, mais aussi de deux existences et de deux âmes. Retourner sur la tombe de ses parents a été un moment éprouvant. La mort de Robin ne lui laissant aucun répit. Son sommeil est agité et de mauvaise qualité. J’ai reporté mon aveu sur mes recherches et leurs résultats après le retour d’Adriann. Ce n’est pas le moment d’ajouter une couche à ce qui lui pèse déjà sur les épaules. Mais j’ai conscience que cela sera pire s’il l’apprend autrement.

***

Le jour fatidique approche. J’ai conseillé Mick sur ce qui lui irait bien mais je l’ai laissé choisir seul au final afin que cela soit pour moi aussi une surprise.

Une fois n’est pas coutume, je dessine avec un vrai crayon et du papier ce que pourraient donner les volumes de notre maison. J’ai un peu lâché l’ordinateur ces derniers jours pour me faire présent auprès de Mick. La feuille finit en boule comme plusieurs de ses prédécesseurs. Je n’arrive pas à me concentrer et ce n’est pas à cause de la bonne odeur qui vient de la cuisine où Mick se charge de satisfaire l’estomac de son loup favori… Où Mick s’immerge dans une tâche pour ne plus penser…

Je vais dans la chambre et tire le coffre qui est sous le lit. Le contenu appartient à Mick. Il y conserve quelques armes et notamment des doses d’aconit que j’ai eu le « bonheur » de goûter il y a de ça plus d’un an. J’y ai rangé le tomawak de ma famille maternelle. La hache de guerre de la tribu des Kawaiisu. L’esprit de ma mère était venu me visiter lors de la fête de la meute. Ses paroles prennent plus que jamais leur sens. La violence engendre la violence. Robin est venu mourir dans notre salon, pourtant ses derniers instants ont été nobles. Si je n’ai jamais apprécié celui qui a été l’ex de Mick, je ne peux que saluer son courage et sa retenue dans les dernières minutes de sa vie. Dire que j’en tire un enseignement, il n’y a qu’un pas. Mais où se trouve la limite en vengeance et résignation ?

Mes doigts caressent le manche de la hache, patiné par le temps et les autres mains qui l’ont tenue avant moi. La pierre qui constitue la partie meurtrière de l’arme est finement polie et aiguisée sur son tranchant. Une telle arme inflige des blessures graves et douloureuses, pourtant elle est aussi un symbole de paix.

Alors que je cherche une réponse à mon fardeau et celui de Mick, une image s’impose dans ma tête. Ce n’est pas la première fois que le tomawak me donne des flashs. J’ai beau me dire que c’est de la pure autosuggestion… Cette fois je vois deux images bien distinctes. Moi à genou sur le sol et mon propre double qui me met en joue. La scène coupe juste après le coup de feu pour me montrer un loup noir marchant sur la souche du Nemeton.

Une sueur glacée colle ma chemise à ma peau. Je n’aime pas ses « shamaneries » qui m’arrivent depuis que j’ai croisé la route de ma mère biologique. Jusque-là je me suis fait à mon identité de loup. Si bien que je n’éprouve plus aucun conflit avec l’animal que je suis. La lune peut bien s’arrondir dans le ciel son rayonnement ne m’affecte pas plus que celui du soleil. Mais la connaissance de ma réelle ascendance maternelle et paternelle a bouleversé mes certitudes sur qui je suis réellement.

- C’est prêt Loulou ! Annonce la voix de Mick depuis la cuisine.

***

Peter, Derek et moi sommes sur la première marche qui mène à l’autel. Peter tourne comme un loup en cage. Je regarde Derek et lui fait une grimace significative sur ce que m’inspire l’état de son oncle. Il me répond par un haussement d’épaule et de sourcils. Espérons que tout se passe comme prévu, car l’ainé des Hale serait capable d’égorger le fautif de la moindre boulette. Et quand je regarde qui est présent dans l’église, je constate que les sources de boulette ne manquent pas. Il y a déjà Miya qui heureusement a fait l’effort de ne pas venir habiller en pop star. Il faudra que je lui redise que la sobriété lui va à merveille. Mon cousin ne tient pas en place. Comme Matrim qui semble monté sur ressort. Je fais un clin d’œil à « son Matthias » qui comprend mon air amusé. Jordan est là avec son compagnon dont le cœur bat si fort que c’est encore étonnant qu’il n’ait pas fait une syncope. Il y a le nouvel ami de Derek que j’ai croisé furtivement un soir au manoir accompagné de ce qui sent fort à un ours garou. Derek m’avait parlé d’une altercation. Je fais un signe discret du regard à Derek qui me confirme que c’est effectivement le fameux sac à miel. Mon sourire s’élargit, mais je le réprime bien vite sous un regard sévère de Peter. J’ai fait un pari avec Derek pour savoir ce qui allait foirer en premier. J’ai parié pour une bagarre et lui une tache sur Ruby ou Peter. La présence de l’ours me donne un avantage.

Enfin la mariée arrive. Je ne vais pas dire que je suis blasé de ce genre de cérémonie mais ce n’est pas loin. J’ai déjà assisté à de nombreux mariages dans la bourgeoisie de Boston pour ne pas être impressionné par la robe de mon alpha. Mais je dois reconnaître qu’elle est magnifique et que Ruby a une belle prestance malgré ses huit mois de grossesse. La musique est de circonstance. Mon regard quitte Ruby pour se focaliser sur Mick. Il doit sentir mon regard car il se détourne de la mariée et me regarde à son tour. Je porte ma main gauche à mes lèvres et embrasse mon alliance en lui lançant un clin d’œil. Seul le ciel et les pigeons du parc ont été les témoins de cet échange entre nous. Echange d’alliances et de promesses.

Le sheriff confie la future épouse à son promis. Nous montons de concert les quelques marches qui restent pour nous placer devant les sièges réservés aux futurs mariés et à leurs témoins. Le moment est solennel. Le prêtre attend que la musique s’arrête et que le léger brouhaha de l’assemblée cesse.


© Fiche & montage by Mafdet Mahes, Dessin by Mokolat


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Jordan Parrish

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MessageSujet: Re: The Wedding of the Red and the Blue   The Wedding of the Red and the Blue EmptyMer 8 Juin - 15:56


Wedding time

Au début, un peu tête en l’air, j’avais cru que Ruby nous avait invités, Brian et moi, au même titre que les autres poulets de notre grande maison champêtre du centre-ville. Mais c’était compter sans son attachement farouche à resserrer les liens, et à nous inclure, visiblement, Brian et moi, non pas dans sa meute, mais en tant qu’invité spécial de sa meute. Peut-être devions nous notre traitement de faveur à Mafdet ? Elle avait été d’un grand secours, d’une grande aide pour le développement des pouvoirs de Brian, et la compréhension de ce que je suis.

Bien sûr, ça ne m’avais pas fait plaisir. Apprendre que l’on est mort, et que notre corps sert de pantin pour une entité immortelle, pendant que notre âme se délite dans une sorte d’enfer, faute de meilleur terme, n’est pas la meilleure façon d’appréhender positivement l’avenir. Si j’avais eu des souvenirs de mes années d’étudiant, j’aurai surement pu puiser du réconfort dans la philosophie, mais, hélas, et j’en comprenais maintenant la cause, je ne me rappelais presque rien d’avant mes années à l’armée.

Peut-être que mes souvenirs s’effaçaient au fur et à mesure que je perdais mon âme ? Quand il ne restera plus de souvenirs, il ne restera plus de Jordan… Ma main s’accroche à mes médailles. Je veux rester. Pour lui. Bon sang que je l’aime. S’il y a une once de vérité sur les forces de changement, je veux croire à celle-ci. Je ne peux pas disparaitre, maintenant que je l’ai trouvé. Je suis fait pour lui. Il est fait pour mes bras, je ne veux pas qu’il s’éloigne de moi, ou qu’il m’oublie, comme j’ai oublié mon passé.

Je me rappelle son visage, les deux billes bleues me fixant, faisant l’aller-retour entre le carton et moi. Je m’étais accroupi près de lui, prêt à faire tout ce qu’il voulait. Y aller. Ne pas y aller. Se barrer sur un voilier le temps que le mariage se fasse, ou fusiller du regard tous ceux qui se moqueraient de nous s’il décidait de m’accompagner au mariage. Je brulerai le sol et tout ce qui se trouve dessus pour lui. Je suis persuadé qu’on serait totalement inexistant, transparents, au mariage, mais je ne pouvais pas lui imposer ça.

La visite au magasin fut l’occasion pour moi de faire le zouave, comme lorsque je l’avais accompagné pour choisir les meubles, et notamment le lit. Ça m’avait fait bizarre de me préparer comme ça avec mon nonos tête de mule, mais j’avais ressentis une certaine émotion. S’il n’en tenait qu’à moi, je lui aurais bien dit d’y aller dans sa tenue de marin mais je pense que je lui aurais arraché avant d’arriver…Ceci dit, ça n’a pas été facile non plus de résister lorsque nous avons posé devant le miroir du magasin, ensembles. Ce mec est juste à croquer !

Nous y voila. Je ne suis pas l’homme le plus à l’aise de la terre, mais sans doute le plus heureux. L’effort que fait Brian pour être à mes côtés dans un truc aussi officiel est un baume au cœur pour les épreuves que nous aurons à traverser bientôt. Ce mariage est comme une trêve dans notre existence chaotique. Mais nous avons prévus de nous rendre, sans savoir encore comment, en enfer pour forcer l’entité qui me gouverne à fusionner avec ce que je suis vraiment… On repousse le moment où nous allons devoir chercher sérieusement la méthode pour y arriver, car cela voudra dire ensuite subir des épreuves sans doute terribles. Et ce bourricot veut y aller, bien sûr..

Ce bourricot que Notre Main serre à présent. Nous prenons le contrôle temporairement, pour lui insuffler ce courage dont il a besoin maintenant, dont il ne manque jamais pour les épreuves les plus dures. Nous souhaitons qu’il réussisse à ramener Jordan, mais nous souhaitons surtout qu’il soit heureux avec lui. Et c’est maintenant que ça se passe.

J’ai une légère absence, alors que je vois Brian foncer comme dans une embuscade, tirant sur mon bras, ma main prisonnière de la sienne. Je le reconnais la.  Lorsqu’il me commente la présence de Charlie, je lui fais un sourire en coin. Les gens présents sont tellement accaparés par l’arrivée de Ruby que notre petite épreuve personnelle passe sans anicroche.

C’est donc fier et resplendissant que je profite de la chaleur de la peau de Brian sur ma main, et même de l’éclat de joie que je vois dans son bleu océan. Rien ne pourrait venir ternir ce moment. Et si « rien » venait tout de même pour essayer, je le réduirais en cendre, jusqu’à ce qu’il ne reste rien de rien, et que je ne le regrette pas.


© Fiche par Mafdet Mahes


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Matthias Lunsford

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MessageSujet: Re: The Wedding of the Red and the Blue   The Wedding of the Red and the Blue EmptyLun 13 Juin - 21:48




Le Pourpre
Mariage du Rouge et du Bleu

Feat. Ruby's Pack & Cie

- Qu'est-ce que tu en penses ? Demandé-je en ouvrant ma pochette à dessins dont le claquement des élastiques sort Matrim de sa rêverie.

Ses compliments sont toujours éloquents et me font du bien ces derniers jours où l'horizon me paraît sombre. Je passe davantage de temps avec ma mère et trouve du réconfort auprès du groupe. Mais Matrim demeure un soleil pétillant, ses yeux ne cessent jamais de briller de cette lueur d'innocence dont je suis tombé amoureux. Pour moi, pour ses proches et toutes les choses anodines du monde qu'il redécouvre. Si nos craintes personnelles nous tordent parfois d'angoisse, nous nous soutenons mutuellement. Ni la maladie, cruelle et injuste, ni la harpie, habile et pernicieuse, ne fissureront notre amour.

Je ne connais pas très bien Ruby et moins encore, si ce n'est par son histoire, son futur époux, Peter Hale. L'alpha de Chad est portée par l'estime de sa meute, je l'ai senti lorsqu'il m'a expliqué combien elle est différente du tyran qui l'avait mordu.

Je plie soigneusement le support de papier sur lequel, entre douceur et sauvagerie, deux loups se courtisent. L'un de sanguine et l'autre de fusain.

À mon regard perplexe, Matrim m'assure que ce cadeau de mariage leur plaira. Il ajuste une fois de plus sa tenue en s'agitant comme un enfant mal à l'aise et se tourne vers moi.

- Tu es sûr que ça me va quand même ? S'inquiète-t-il.

- Bien sûr, tu es très beau, acquiescé-je tandis qu’il me détaille à nouveau sous tous les angles.

D’observateur espiègle, il devient un amant désirable. Je réponds à ses caresses sans restriction, souffle des baisers sur ses lèvres, savoure les frissons de sa peau contre mon corps bientôt nu.

Jouir d’un amour partagé est un somptueux présent de la vie. Peut-être cette journée nous met-elle en émoi. Je laisse mes sens s’étendre et cède au désir de liberté éprouvé par la bestiole. J’ai conscience du territoire qu’elle conquière en rampant sur le tissu de mon costume. Elle glisse dans une poche, se faufile dans une manche et se joue de ma volonté de rendre aux vêtements leur aspect non froissé.

Nous nous empressons de nous rendre à l’Église où aura lieu la cérémonie. Matrim y aperçoit quelque unes de ses connaissances. Je sens sa gaieté et la pression de sa main dans la mienne me confirme l’impression d’avoir trouvé ma place à ses côtés. Que nous soyons dans notre intimé ou en public ne change rien à notre couple.

Je réponds au clin d’œil de Chad puis suis son regard qui balaie autour de lui. Mes aptitudes d'hybrides se focalisent sur la nature des personnes présentes. Certains sont humains mais je sais qu'être invité à ce mariage signifie secrètement que nous appartenons au même monde. Bien que je côtoie plusieurs êtres surnaturels, je ne parviens pas à déterminer la nature de celui que je sais être l'adjoint au Shérif.

Après le départ de Matrim, Chad m'avait permis d'explorer les sensations offertes par le lien de meute. Aujourd'hui, lorsque la marié arrive enfin, je sens l'émotion se rependre.

J'écoute sans vouloir être indiscret les murmures et plaisanteries qui se taisent peu à peu.

Au moment de nous installer, le banc est poussé bruyamment vers l'arrière. Plusieurs regards se braquent sur nous dont celui autoritaire et foudroyant du marié. Je ne contrôle pas la bestiole qui s'amuse fréquemment à jouer l'esprit farceur. Les réflexes des invités les ont heureusement empêché de tomber en arrière en voulant s’asseoir.

Matrim m'adresse un regard complice et s'excuse doucement auprès des autres pour sa maladresse. Je sais qu'il a compris que j'étais le fautif, je souris à sa préoccupation, touché qu'il garde la discrétion sur ma culpabilité.

Le silence est d'or, comme la lumière qui nimbe le lieu saint, chassant les ombres et révélant à tous la pureté de l'engagement qui sera bientôt scellé.






©Codage by Mr. Chaotik from Never-Utopia Customisé by Mafdet Mahes


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Dernière édition par Matthias Lunsford le Lun 27 Juin - 16:52, édité 1 fois
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Mickael Wayne
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MessageSujet: Re: The Wedding of the Red and the Blue   The Wedding of the Red and the Blue EmptyJeu 16 Juin - 21:48


The Wedding of
the Red and the Blue

Je me réveille en sursaut d’un terrible cauchemar. Dans une forêt inquiétante et dévorée par les ombres, j’y ai vu mes parents, couverts de brûlures, qui me suppliaient de ne pas les oublier. J’y ai vu Robin, ensanglanté, qui me reprochait de ne pas l’avoir sauvé. J’y ai vu Derek, près du Nemeton, paniqué par ce qu’il avait vu. Chad était en danger. Enfin, Fiona m’était apparue et avait montré du doigt un point à l’horizon avant qu’une vague d’angoisse me permette de reprendre pied dans la réalité.

Chad se resserre contre moi et tente de m’apaiser avec des caresses tendres. Mais je ne parviens pas à me rendormir avant de longues heures.

Le matin me semble difficile, et bien que je sache que Chad m’entend sortir, j’essaie de ne pas faire de bruit. L’air frais et le soleil naissant derrière les bâtiments tentent de me réconforter. Revenir à l’appartement avec un petit déjeuner copieux dans les bras me redonne un semblant de sourire.

C’est malheureusement temporaire. Lorsque nous nous installons sur les tabourets hauts, je ne peux m’empêcher de tourner le regard vers l’endroit où nous avons retrouvé Robin, agonisant.

Je fixe l’intérieur de ma tasse comme s’il s’agissait d’un abyme sans fond. Je songe à ce que nous avons récemment reconquis. Et à quel prix. La mort, patiente et imprévisible, est un lourd fardeau. Depuis le meurtre de mon ancien ami, je replonge dans cette solitude de laquelle Chad avait permis que je m'évade. Comment imaginer le bonheur sur des bases instables et avec tant d’évènements qui ébranlent notre quotidien ?

J’essaie de me ressaisir et attrape le faire-part d’invitation que Ruby avait tenu à nous offrir. Le mariage approche comme le montre l’agitation des futurs mariés à chaque fois que nous les croisons.

- Tu vas porter quoi Loulou ? Demande-je à Chad.

- Ma tenue est prête, révèle-t-il. J’ai assez de fringues pour enchaîner cinq mariages.

- Tu me la montres ? Tente-je mièvrement.

- Non, tu la verras le jour même ! Refuse-t-il en s’approchant pour me prendre dans ses bras.

Je tente de lui échapper en maintenant un air faussement vexé sur mon visage. Il aime lorsque je suis expressif, quand je lui offre les émotions que j’ai l’habitude de garder cachées.

- L’attente d’une belle surprise, n’est-elle pas un doux supplice ? Me questionne-t-il en plaquant son torse dans mon dos.

Nous restons de longues secondes enlacés. Ses bras sont puissants, autant ceux de l’homme que du loup. Les deux sont pleinement en accord. Je ne saurais pas imaginer notre relation autrement.

- Ensemble, nous sommes plus fort Mick, clame-t-il comme notre devise sacrée. Tu as été là après la mort de ma mère. Aujourd’hui, c’est moi qui suis là pour toi. Ensemble toujours. OK ?

Je lui souris d’amour. Nous nous portons mutuellement, l’un après l’autre. Toujours dans la même direction.

Plus tard, j’observe mon "constructionneur" préféré chiffonner les feuilles de papier parce que ses croquis ne semblent ne pas lui convenir. Je ne l'ai vu que rarement dessiner un crayon à la main, si ce n'est pour faire des ébauches sur le coin d’une nappe ou sur des serviettes en papier quand nous évoquons notre future maison à la table d’un restaurant ou à la terrasse d'un café.

En préparant notre dîner, je le suis des yeux lorsqu’il se faufile jusqu’à la chambre.

Je reconnais le cliquetis de la mallette que je cache sous notre lit. Par la porte entrebâillée, je devine à sa forme l’objet qu’il prend en mains. C’est une relique sacrée dont la valeur sentimentale est plus grande encore. Avec la « Chad-boussole », comme nous l’appelons, le tomawak est l’un des seuls biens matériels qui le relie à la tribu des Kawaiisu et à sa mère biologique. Les blessures que sa mort violente et prématurée a causées sont parmi celles les plus difficiles à cicatriser. Nous avons tous nos propres démons à combattre.

- C’est prêt, Loulou ! Dis-je en direction de la chambre pour le sortir de son chagrin.

* * *

J'ajuste la chemise que j'ai choisie cintrée ainsi que la veste que je porte par-dessus. Du coin de l'œil, Chad détaille mes muscles et les formes de mon corps puis se moque tendrement que je replace ma cravate d'un demi-pixel sur le côté.

Nous savons toujours dans quelle boutique acheter nos vêtements respectifs et mon fiancé a été de bons conseils. Nous nous sommes découverts mutuellement après nous être habillés chacun de notre côté, simplement séparés par la porte de la chambre qu’il était interdit d’ouvrir avant que nous soyons tous les deux prêts.

Chad est très beau, il l'a toujours été. Fier de l'image qu'il renvoie, il a plusieurs fois posé pour des shooting photos afin de promouvoir les marques luxueuses qu'il affectionne. Je remarque ouvertement qu’il s’est coiffé d’une manière plus conventionnelle mais que le nœud blanc donne une touche élégante et originale à sa tenue.

Personnellement, je n’ai pas l’habitude d’être habillé pour une telle occasion. Mon loup certifie que je reste séduisant, peu importe ce que je peux porter. Mais je me sens moins à l’aise, le costume est une entrave aux mouvements réflexes que je peux avoir.

- Sobre et chic ? Demande-je en le taquinant avec cette expression qu'il emploie très souvent.

Nous arrivons à l'église main dans la main. La présence de tous ces policiers aurait pu m'inquiéter si les choses n’avaient pas changé depuis peu.

Alors que Peter nous remercie d’être en avance, je vais à la rencontre de Miya qui arrive accompagné de James. Je sais que le kanima n’est pas dupe. Quand bien même le regard que mon meilleur ami et moi échangeons est furtif, quelque chose n’est pas dit et il le perçoit. Je pose une main chaleureuse sur son épaule puis me dirige vers le premier rang. Miya prend soin de James et l’aide à se placer à proximité. Leur amitié m’avait semblé surprenante au début et puis j’avais fini par comprendre qu’une certaine solitude les reliait.

Les invités arrivent petit à petit et se saluent discrètement comme s’ils craignaient le courroux du professeur de lettres. Les conversations sont plus faciles lorsqu’il sort sur le parvis puis finissent par se taire quand l’arrivée de la future mariée devient imminente.

Ruby est radieuse. C’est sans doute l’un des plus beaux jours de sa vie. Elle est entourée des personnes qui comptent pour elle et chacun d’entre nous lui porte autant d’affection que de bienveillance. Un jour, même si la religion s’oppose à l’union de deux hommes, Chad et moi célèbrerons notre mariage lors d’une cérémonie à notre image.

Comme un accord tacite, je sens son attention focalisée sur moi telle une caresse à distance. Je me tourne vers lui. Sans quitter mon regard qu’il trouve si envoutant, il porte son annulaire à ses lèvres. Cette journée n’est pas notre moment à nous mais par ce geste, Chad me montre que dans un avenir proche, nous ferons également la promesse de nous aimer pour le reste de nos jours.

Nous échangerons nos vœux et nous unirons devant nos proches comme s’apprêtent à le faire Ruby et Peter.


(c) Fiche par Mafdet


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MessageSujet: Re: The Wedding of the Red and the Blue   The Wedding of the Red and the Blue EmptyDim 19 Juin - 23:14

Wherever you are, this is the sound of Happiness
— « Lève la tête. »
— « Meow ! »

— « Et arrête de râler ! »
— « Mais j’aime pas ce truc, on dirait une laisse !
« Tu n’en portes jamais en concert ?
« Des qui se clipsent au col, et rarement.
— « C’est juste un nœud papillon, pas une chaîne. Là, voilà ! Regarde, ça te va super bien !
— « Mmmhhh…
« Pas vrai, James, que ça lui va bien ?!
— « Si je dis oui, je serais obligé d’en porter un aussi ? demande le rouquin en me regardant.
— « Oui ! répondis-je aussi sec, dans l’espoir d’obtenir un soutien.
— « Alors je ne me prononce pas.
— « Mais…mais tu m’aides pas du tout là !! Et puis d’abord, si ça m’allait si bien, je le porterais déjà plus ! » dis-je en tirant la langue au reflet de Robin.

Son sourire s’agrandit en découvrant ses dents parfaites. Tout est parfait chez lui. C’est aussi réjouissant qu’agaçant !


Je tire sur le tissu délicatement. Quelle galère. Il aurait quand même pu m’apprendre à le nouer avant de se barrer l’animal ! Je tire d’un côté, puis de l’autre. C’est pas vrai ça, comment il a fait pour qu’il soit aussi droit la dernière fois ?! J’ai beau tiré dans un sens et dans l’opposé, il est tout de traviole. James vient à mon secours avant que je ne déchire ce fichu nœud en lambeaux. Je m’agenouille pour qu’il puisse nouer ma laisse à toutou comme il se doit.

«  T’as des news de Robin ? »

Son visage se referme. Encore. Quand je suis revenu du Canada —je suis allé voir Mary-Jaycee—, Robin n’était plus là et une ambiance pourrie régnait. Je ne suis pas resté longtemps à mon retour et le mariage n’était que deux jours plus tard alors j’avais beaucoup à faire puisque Ruby et Peter m’avait chargé d’accueillir et d’installer les musiciens— d’ailleurs Peter ne m’a pas lâché jusqu’à ce que je lui prouve, vidéos à l’appui, qu’ils savaient jouer et chanter de tout et pas seulement du Rock. Mais j’étais tout de même passé pour donner quelques nouvelles données partiellement décryptées à James. Je ne pensais pas que Robin était parti et le soir, en repassant, je pensais le trouver pour m’amuser un peu. James avait le nez plongé dans son écran, mais le ton de ses réponses parlait pour lui. Quelque chose s’était passée…mal passée. Et ces affairent-là n’étaient pas les miennes.

Mouais, sauf qu’en plus d’être un chaton mal élevé, je suis une vraie fouine, et ma tête s’est remplie de questions. Pourquoi Robin est-il parti ? Est-ce qu’il va bien ? Est-ce que Chad et Mick sont en danger ? Est-ce que Robin est en danger ? Est-ce que nous sommes en dangers ? Est-ce qu’il y a eu des blessés ? Mais pourquoi me cacherait-il tout ça ? Et pourquoi être si froid dès que je mentionne le blond ? Non, parce que j’ai quand même passé une bonne partie de ces deux jours avec James vu que toute organisation nécessite lecture et écriture et que ce n’est pas encore un domaine de prédilection pour moi ! J’ai évité le sujet, mais parfois des blagues débiles m’échappaient, parfois son nom d’étalon revenait…et à chacun de ces rares fois, James se refermait complètement. Mais pourquoi ?

Avant, ça aurait été très facile de repérer les raisons, mais depuis que Nineko s’est muré dans le silence et s’est éloigné de moi, j’ai plus de mal à lire les signaux chimiques quand je suis sous ma forme humaine. Alors je me pose des questions. Robin et ses sourires mystérieux. Ses phrases sorties d’on ne sait où qui vous faisait vus rappeler qu’il n’était pas juste un beau gosse. Et si…et s’ils les avaient trahit ? S’était-il tout bonnement infiltré sous ses airs de bon samaritain récupérant le bracelet électronique ? Avait-il récupéré des informations compromettantes ? Ce ne serait pas étonnant, en vivant ici, il avait accès à un beau paquet d’informations !

«  James…
« …Nous allons être en retard.

Je baisse les yeux et retiens un soupir. Je n’apprendrais rien de lui. J’ai cru un instant pouvoir savoir via son comportement, sa réaction, mais il ne m’a même pas laissé le temps de poser ma question. Quelle que soit la réponse, il sait que cela va me faire réagir d’une façon ou d’une autre, et il craint cette réaction. Alors je n’insiste pas. J’affiche un sourire et je le taquine.

«  T’aurais pu mettre un nœud à tes roues quand même !
« Tu m’a pris pour une voiture tunnée ?

Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, mais aujourd’hui n’est pas le jour où je vais insister. Aujourd’hui est  un jour heureux. Je n’ai pas l’intention de gâcher ça !  Alors nous nous mettons en route. Exceptionnellement, je conduis une voiture. Difficile d’emmener James sur ma moto. Il y a déjà du monde sur la place centrale. Ruby et Peter ont une certaine influence dans cette ville, et si Peter est craint, Ruby est appréciée, alors ça n’a rien d’étonnant.

J’oublie tout le reste. J’adore les fêtes et celle-ci est déjà superbe. Outre la raison de ce rassemblement, tout le monde sourit. Je deviens intenable et ce ne sont que les rappels réguliers de James qui m’empêchent de courir partout. Mais qu’y puis-je ? Ils ont préparé tout cela très rapidement, pourtant, tout semble parfait. Je me félicite de l’ambiance musicale, ce groupe gère à mort, je le savais !!! Ils sont installés dehors pour faire patienter les invités non invités à la cérémonie. Oh, à boire, pour faire patienter !

Une très agréable ambiance de joie embaume l’air. Les convives, bien que contraints de rester hors de l’église pour un grand nombre d’entre eux, ont tous le sourire aux lèvres. Bien sûr, ça parle dans tous les sens, chacun y va de sa rumeur, de sa spéculation, surtout sur la robe de la mariée. Des serveurs s’affairent à déjà mettre en place les petits fours qui seront servis au vin d’honneur, après la cérémonie. Et évidemment, les plus gourmands ne peuvent attendre.

Je repère du coin de l’œil les membres de la meute et les proches amis qui ont été invités à se joindre à la cérémonie. Je courbe les épaules quand une grande silhouette vient surplomber la mienne. Je me retourne et me retrouve nez-à-nez avec Goran. Noah ne pouvait pas être présent, mais si Goran est présent, j’imagine que c’est également le cas de sa compagne, la mère de Noah, la Capitaine Blanche. Je suis content pour Ruby. Elle n’aime pas parler de son passé à leurs côtés, mais dans la meute, nous savons combien ils sont importants pour elle.

Quelques instants plus tard, nous saluons Mick et Chad. Depuis le temps, Mick a bien compris que l’amitié qui s’est créée entre James et moi est particulière et solide en sa particularité. Je pense que Chad se doutait de ce rapprochement, même s’il semble surpris qu’il soit si…accentué. Nous échangeons quelques banales paroles. Je ne peux m’empêcher de les complimenter. Ils sont vraiment très beaux tous les deux et personne ne peut nier qu’ils vont merveilleusement bien ensemble. Moi-même j’ai du mal à le croire, mais je ne les vois plus du tout de la même manière. Les choses ont tellement changé en si peu de temps. Je suis juste, heureux pour eux, heureux s’ils sont heureux.  Mon cousin me fait même remarquer son étonnement de me voir avec un véritable nœud papillon. Je tire son mon col en râlant sans pouvoir arrêter de regarder autour de moi. Je n’ai jamais participé à ce genre d’évènement. C’est une grande première pour moi, d'assister à un mariage…d’être en famille.

— «  M’en parle pas ! J’ai l’impression de porter une laisse. Mais on m’a lancé un défi, et je ne pouvais pas ne pas le relever. Le pire, c’est qu’il n’était même pas là pour vérifier que je le relever son fichu défi ! Bah, une photo fera office de preuve, et puis tu lui diras, hein Mick, que je portais cet affreux coupe-gorge ! Robin est capable de ne pas croire une photo, mais toi il te croira ! En plus faut que je lui fasse écouter une musique, je suis sûr qu’elle va le faire marrer ! C’est un des loups de la meute de Jay qui m’a fait découvrir ça. C’est complètement frivole et idiot, mais ça le fera bien ri…re…


Je me rends compte de ma boulette. J’étais tellement absorbé par cette ambiance légère, que j’en ai oublié l’état de leur relation, état qui m’est d’ailleurs totalement inconnu, hormis le fait que la simple mention de l’étalon blond fait naître une ambiance carrément pourrie, loin, très très loin de celle de mariage… Je me sens désolé pour la bourde, mais ce sentiment se fait bien rapidement chasser. Nineko a beau être muré dans le silence, ce mélange de signaux, cet ordre chimique…il ne trompe pas… Il est précis et significatif. Jaycee et moi dégagions le même après la mort de Draven. Mon père dégageait le même à chaque fois que j’étais emmené loin de ma cellule. L’horreur, la tristesse, la culpabilité et la colère… Mon expression s’affaisse, mais je ne me laisse pas abattre. La foule commence à se mouvoir, m’extirpant de ce plat dans lequel j’ai sauté à pieds joints. Auprès d’eux, je passe pur un maladroit, ce qui ne change pas. Éventuellement, Mick saura que d’une façon ou d’une autre ça me touche…James, lui, ne me quitte quasiment pas du regard jusqu’à ce que son fauteuil soit fixé près du banc et que je sois assis à côté de lui. Là, et seulement là, je laisse tomber le sourire, je baisse la tête et je ferme les yeux.

«  Miya.. ? m'interpelle James, inquiet.
« …
« Miya….
« Depuis quand peut-il l’entendre à chaque fois que je la répète, cette chanson ?

Il hésite un instant, incertain de ce que je vais bien pouvoir faire ensuite. Mais je le fixe sans ciller et il finit par me répondre. Robin est mort. Je ne crois pas en Dieu, mais nous croyons aux esprits. Comment pourrions-nous ne pas croire en eux. Alors je crois en un après, et je crois que de là où il est, il m'a entendu... À nouveau, je baisse les yeux. C’était frivole. Je lui avais promis. Pas d’attaches…ouais…plus facile à dire qu’à faire, saleté de beau gosse… je repense à cette fameuse chanson. Et je pouffe de rire en toute discrétion, ou presque. James me regarde, méfiant…pourquoi diable me mettais-je à rire ?

«  Il doit bien se fiche de moi. Mes premiers essais étaient vraiment médiocres et il a tout entendu. Il réussit à m’embêter jusqu’au bout, il n’y a vraiment que lui pour parvenir à cet exploit.

Je ris, ou peut-être que je pleure…sans doute les deux. J’inspire profondément. Quoiqu’il se soit passé, je sais, j’ai pu sentir, que cela a permis à Mick d’en sortir plus libre, quoi qu’entravé de culpabilité. Enfin, c’est ce que me résume James.

« Miya, ça va ?
« Je ne sais pas. J’ai rarement eu à gérer en même temps une grande joie et une grande tristesse. Alors, je vais déjà essayer de prendre la joie, c’est ce qui convient le mieux à la journée…on verra le reste plus tard.

Cela semble presqu’impossible à faire, du moins jusqu’à ce que Ruby pose le premier pas sur la place. Dehors, plus personne ne parle. Visiblement, ils sont tous subjugués. Ses dames de compagnies, celles qui l’ont aidées à se préparer, se faufile dans l’église pour rejoindre leurs places. Ils y a ceux de son monde, et aussi les Lady Couleurs, les trois Capitaines femmes. Belyy rejoint Goran, Huisè se déplace dans le calme le plus total, comme toujours, et Prim’ rejoint sa place en sautillant. Quand elle me voit, elle vient rapidement vers moi et avant même de me faire la bise, elle me donne une pichenette sur le front.

«  He, si tu pleures avant même de voir la mariée, tu vas ressembler à quoi après, hein ?! Bonjour James, je suis ravie d’enfin faire votre connaissance. Noah nous parle souvent de vos compétences. Je crois bien que vous êtes sa nouvelle idole.
« Il va te tuer d’avoir dit ça, dis-je en souriant.
« Il peut toujours essayer. » dit-elle en allant vite s’assoir.

Bien sûr elle sait que ces larmes ne sont pas liées au mariage, mais elle voulait me rappeler que j’étais loin d’être seul. Quoi qu’il arrive, je ne suis plus seul. Je regarde James et je souris.
«  Quoi ? demande-t-il
« Humm…rien… »

J’ai des amis, une famille… Et je ferais tout pour eux…je ne suis plus seul… Je souris, je ressens une forte émotion de bonheur. C’est Ruby. La voilà entrée dans la bâtisse. Sa propre joie inonde toute l’église. Même les humains doivent pouvoir la sentir. Je me lève et me tourne vers la mariée, plus éblouissante que jamais. Ce moment, il éclipse tout le reste. Cet instant, il est merveilleux. Ce serment…je crois bien qu’il va changer la vie de plusieurs d’entre-nous…


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MessageSujet: Re: The Wedding of the Red and the Blue   The Wedding of the Red and the Blue EmptyLun 20 Juin - 0:56



Le Bonheur






Mon cœur bat si vite.

Ils sont tous là et le silence se fait alors que j’entre dans l’église au bras du Sheriff, cet homme bon que j’aurais adoré avoir pour père. Mon bras et posé sur le sien. Je tiens en main le bouquet composé et je pèse chacun de mes pas. Ils sont tous là, debout, à m’observer. Je croise le regard de certains d’entre eux. Amis-chers, famille d’un autre monde, famille du passé, famille du présent, mon avenir…notre avenir.

Des couleurs et des promesses dans leurs regards, dans le regard de Peter et dans le mien. Le rouge et le bleu. Rubis et Saphir. Feu et glace. Nous sommes opposés, et si complémentaires. Nous sommes ce qui grandit l’autre. Sans lui, je ne suis qu’une louve qui peine à se contrôler. Avec lui, je suis une femme, une louve, une mère…Avec eux, je suis une alpha, je suis une meute, je suis heureuse.

Comment être courageux lorsque l’on imagine tous ce qui peut nous attendre ? Les dangers qui pèsent sur Chad et Mick, celui qui veut nous arracher notre jeune chaton, l’équilibre qui menace de nous éloigner de notre grand matou, le contrôle qui joue avec notre dernière recrue, le loup qui abandonne notre plus sage guerrier, le soleil qui ne sait où se trouve sa place, l’ombre qui nous menace, de sa présence pernicieuse, tout juste une impression…comment se tenir droit face à ces obstacles ?

Comment puis-je aimer quand j’ai peur de tomber ? Oh, combien je me suis posé cette question en touchant mon ventre. Est-ce vraiment raisonnable d’avoir des petits dans ce monde ? Serais-je capable de les aimer ? De leur apporter tout ce dont ils ont besoin ? De les protéger ? Mais, en cet instant, comment douter ? Ils seront protégés. Ils ont une famille. Ils ne seront jamais seuls.

En te regardant seul debout, mon tendre, entouré de nos témoins respectifs, je sais que je n’ai pas à avoir peur. Tu es fort. Tu es ma force. Tu es ma vie. Tu rythmes les battements de mon cœur. Oh, comme j’aime tes yeux, posés sur moi et seulement moi. Comme j’aime ce que je peux y lire. Et je vois à tes côtés ton neveu, ton témoin. Je vois sa mère en lui. Il lui ressemble tant. Pas par le physique, il est bien le portrait craqué de son père, mais ses mimiques, sa sagesse. Les Hale vont renaître, bientôt nos enfants feront revivre cette famille. Et il y a mon bêta de tête. Chad. Mon témoin. Celui qui sera certainement amené à tenir la meute si tenté que quelque chose nous arrive à tous les deux. Cet homme, que je considère comme un fils. Puisse-t-il trouver le chemin à travers les ombres qui le hantent ces temps-ci.

Tous mes doutes, soudainement s’en vont en quelques sortes. Grace à eux. Nos enfants, nos précieux enfants. Ils se manifestent. Ian et Lilia vont changer nos vies, à tous, j’en suis certaine. J’imagine déjà Stiles leur apprendre des pitreries plus loufoques les unes que les autres. Et Derek leur montrera comment faire tourner Peter en bourrique. Nous avons nommé Luka comme le parrain de Lilia. Elle est son âme-croisée. Alors, je sais qu’il la protègera au péril de sa vie, mais quelque chose me dit qu’il ne sera pas le seul. Ian sera la filleule de Mick, et les jumeaux passeront certainement beaucoup de temps chez mon bêta de tête et son fiancé. Et il me semble inévitable qu’elle se rapproche de Chad. C’est d’ailleurs ce que je souhaite. Car je lui fais tout autant confiance qu’à celui dont la vie sera liée à ma fille pour la protéger. Matrim fera les portraits les plus magnifiques de mes enfants. Je sais qu’il saura capturer ces moments qu’une pellicule classique ne saurait figer. Miyavi leur apprendra la musique, mais Chad se chargera de leur inculquer comment se servir dans un dressing. Il va falloir que je veille à ce que le chaton ne leur donne aucun conseil à ce niveau ! Jordan et Brian seront sans doute ceux qui les aideront à s’en sortir lorsqu’ils feront des bêtises ! Et Mafdet, oh elle sera, j’en suis sure, celle qui les impressionnera le plus. Elle nous intimide tous. Mais quelque chose me dit que c’est aussi vers elle qu’ils se tourneront lorsqu’ils auront besoin de réponse réelle. Elle sera leur Marraine la Bonne fée…à sa sauce, bien entendu. Je souris du ridicule que cela sera lorsque Peter découvrira la jarretelle bleue qu’elle m’a offerte. Il n’y avait bien qu’elle pour oser, et c’est pour cela que malgré cette relation si étrange qui nous lie, je l’aime, ma druide.

Un pas plus près. La traîne semble flotter plus que frotter. Elle est portant courte, juste assez longue pour tracer le chemin que je parcours sur les pétales blancs qui jonchent l’allée centrale de l’église. Cette robe est magnifique. Je ne remercierais jamais assez mes amies pour ce cadeau. Je ne remercierais jamais assez Peter pour les avoir amenées. Peter. Il est tellement beau. Il est beau physiquement, mais pas seulement. Et je crois bien qu’il n’en a toujours pas conscience. Beaucoup clament que je l’ai changé, que je l’ai ramené sur le droit chemin. N’ont-ils donc pas conscience que c’est lui qui me tient debout ?

Je suis morte chaque jour en t’attendant mon tendre. Depuis la mort de mon Peter, mon amour de jeunesse, j’ai cessé de vivre. J’étais bien trop monstrueuse pour mériter de vivre. Et chaque jour, chaque seconde, je mourrais. Je mourrais de culpabilité. Je mourrais de vivre. Je mourrais d’être.

Chari, n’ai pas peur. Je n’attends plus de mourir. Ce jour bénis où ta famille et toi avez franchi les barrières de Storybroke, notre terre sur cette terre, mon cœur a recommencé à battre, à s’accrocher. Oh, mon tendre, tu n’étais qu’un arrogant morveux et j’étais une serveuse inconsciente dans sa période rebelle, mais l’étincelle qui a jailli a démarré un feu qui n’a jamais cessé de bruler et de grandir.

Je t’ai aimé pendant mille ans. C’est du moins ce qu’il m’a semblé. Ces voyages incessants entre le monde magique et ce monde sans magie, mais qui en regorge pourtant plus que jamais…difficile de dire combien de temps a passé. Difficile de dire l’âge que j’ai, mais qu’importe, pas vrai ?

Je t’aimerais pour mille ans de plus. Je ris au nez de l’éternité. Elle ne peut rien face à notre amour. Nous braverons les tempêtes et nous affronterons les dangers. Avec les jumeaux, et avec la meute, nous pourrons faire face à tout et nous relever de tout. Nos enfants, Peter, nos trésors, seront les battements de notre vie.

Le temps s’arrête. Je suis désormais à tes côtés mon tendre. Le Sheriff dépose ma main dans la tienne. Il a beau savoir ce que tu es, ce dont tu es capable, ce regard qu’il te porte, celui qui dit qu’il me confie à toi, me fait frémir de bonheur. Ce père que je n’ai jamais connu, serait-il aussi bon que le père qu’a été pour moi le Sheriff à mon arrivée ?

La beauté dans tout ce qu’elle est. Dans tout ce qu’elle peut-être. J’espère que Matrim est en train de graver cette image dans sa tête. Nos regards s’ancrent dans celui de l’autre. Et en cet instant, je sais que tous les mots que nous allons échanger, ne seront que des mots. À l’instant, nous venons d’échanger nos vœux. Par nos regards, nous venons de nous confier nos âmes.

Je vais être courageuse. Je pourrais pourtant défaillir. De ma vie, de mes vies, je n’ai jamais connu si intense bonheur. Tu es mon tout. Oh mon amour, tu es mon avenir. Ma voix semble avoir fuis. Il ne me reste que quelques secondes pour la récupérer. J’ai tant à te dire. Tant à clamer au monde, aux témoins de notre union. Savent-ils combien tu m’es indispensable ?

Je ne laisserais rien emporter ce qui se tient en face de moi. Je ne laisserais rien, ni personne t’emmener loin de moi, ni toi, ni mes petits, ni aucun des membres de la meute. Nous sommes une famille. Ensemble, pour toujours et à jamais. Un quart de tour, et nous voilà face au prêtre. Il sait, c’est pour cela que nous l’avons choisi. Nous savions que nos vœux en diraient sans doute trop, et c’est aussi pour cela que la liste des invités à la cérémonie même est si réduite. Nous la voulions sans chaîne, sans retenue, sans voile, juste vraie.

Le prêtre prend la parole, mais j’ai grande peine à l’écouter. J’entends ses mots, mais je suis bien trop subjuguée par ce qui est en train de se passer.

« Peter. Chaque souffle, chaque heure nous a menés là, en cet instant, depuis le premier regard que nous avons échangé lorsque tu as passé commande dans le restaurant de Granny. Une tarte aux pommes, notre spécialité, et une bière, qui s’est transformé en milkshake après un regard noir de Talia. Oh, je me souviens de ton air revêche, avide de reconnaissance, empli de désir. Je le voulais déjà tout entier dirigé sur moi. Ce regard a fait repartir mon cœur qui était mort depuis si longtemps. À nouveau, j’ai éprouvé. Et puis tu es parti, mais tu m’as laissé un cadeau inestimable : l’espoir. L’espoir de te revoir, de revivre un jour. L’espoir de vivr mon propre « ils vécurent heureux à jamais et eurent beaucoup d’enfants. » Peut-être nous arrêterons nous à deux, si tu veux bien, au moins pour le moment. Je crains que ces garnements soient aussi prenant qu’une meute toute entière. Peter, tout ce temps qui a passé, je savais que je te retrouverais. Il m’a fallu être patiente. Une vie a passé, mais je n’ai jamais pu t’oublier. Et le temps, quoiqu’il soit malicieux et plein de détours, le temps, oui, m’a apporté ton cœur.

Je prends ses mains dans les miennes et je me mords les lèvres. Oh, comme je l’aime. Aucun mot, aucun poème ne saurait faire honneur à l’immensité de ce que je ressens pour cet homme.

« Toi qui aime tant les beaux mots, j’ai longtemps cherché à t’impressionner en ce jour d’union. Je ne suis pas aussi douée que toi avec les mots, tu le sais bien, alors j’en emprunterais à un homme de grand esprit qui savait parfaitement les manier, Monsieur William Blake. À tes côté, mon tendre, je peux voir les mondes dans un grain de sable. Je peux retrouver le ciel dans une fleur sauvage. Tant que tu es avec moi, tu peux tenir l'infini dans la paume de ta main que le temps me paraîtra seconde. Et l'éternité à tes côtés, s’écoulera dans l'heure qui vient, Je vais donc avoir besoin de plusieurs éternités et même encore, ce ne serait assez.

Je sais qu’il apprécie cette citation, mais je ne savais comment l’inclure telle qu’elle était initialement, pourtant, combien ce qu’elle disait collait à mes pensées…je ne pouvais la laisser de côté. Le prêtre et moi échangeons un regard et je me tourne vers Chad pour prendre l’alliance de celui qui bientôt, très bientôt, sera mon époux.

« Grâce à toi, mon tendre amour, je suis mère, je suis femme, je suis louve. Mon instinct se laisse guider. Tu es ma lumière. Mon chemin. Mon cœur est tiens, je te le confie. C’est en tes mains qu’il est le plus en sécurité. C’est là sa nouvelle demeure. Mon esprit résonne en diapason avec le tiens, tes battements de cœur rythment désormais ma raison. Oh, mon tendre Peter, tu es le Capitaine de mon Âme, le seul maître de la vie qui sera mienne à tes côtés. Mon destin, suivra le tien, quoiqu’il arrive.

Jusque-là, je n’ai pas eu de mal à trouver ma voix, mais en cet instant, la voilà qui se fait plus aiguë. Une longue et profonde inspiration plus tard, je reprends la parole.

«Moi, Scarlett Ruby, Luka Volpha, je fais la promesse d’être à tes côtés dans les plus beaux comme dans les plus terrifiants moments de nos vies. Je montrerais les crocs à quiconque osera menacer notre famille et je te réchaufferais de ma fourrure dans les temps de froid. Je t’aimerais pour les mille ans qui viennent, et pour les milles années qui suivront. Peter Hale, père de Ian et Lilia Hale : Acceptes-tu d’être le soleil qui éclaire mon avenir ? Acceptes-tu d’être la lune qui m’empêche de sombrer dans les ténèbres ? Acceptes-tu d’être ma vérité ? Peter Hale, acceptes-tu de me prendre pour épouse?

Je passe l’alliance à son doigt. Cela peut-être étrange que ce soit moi la première à parler, mais nous le désirions ainsi. Pour bien des raisons, cela nous correspondait. Conventionnels, sans trop l’être. C’est ainsi que nous sommes. J’ai envie de pleurer de joie. Son oui, me rend fébrile. Je dois rassembler mes forces pour rester debout et ne pas faillir. Peut-n survivre à tant de bonheur ? J’inspire profondément et mon regard reste rivé au sien alors qu’il tente de trouver la force de parler à son tour.

Il commence par une phrase qui m’est bien connue, qui me fait sourire. Il conte mon histoire, et je peine à contenir mes larmes. Son sermon vient envelopper mon cœur et mon âme. Je suis sienne. À jamais. Il m’appelle, pour la première fois, par ce nom qui sera désormais le mien. Et la première larme s’échappe sans que je n’y puisse rien. Et suit le sermon plus classique et une autre s’échappe. Petites lâches, elles m’abandonnent les unes après les autres en prenant soin de dévaler mes joues et d’aller s’écraser sur le sourire qui s’est dessiné sur mes lèvres et qui n’a pas l’intention de les quitter de sitôt. Et la demande. Mon souffle se coupe sous l’émotion. Ma réponse je la souffle tout juste, mais le bonheur est si grand que ce souffle, tout le monde l’entend.

« Je le veux, Peter.»

À mon doigt, il passe un anneau blanc, avec une ligne rouge s’enroulant autour de l’anneau serti d’un rubis et d’un saphir, comme à son doigt j’avais passé un anneau noir, avec une ligne bleu serti des mêmes pierres. Puis il fond sur mes lèvres que je lui offre sans barrière. Je m’embrase. Pas comme Jordan, bien heureusement. Hors de question que je détruise cette superbe robe, mais j’ai la sensation d’être hors de mon corps. Est-ce possible d’être plus heureuse ? Je suis dans les bras puissants de l’homme que j’aime. Ma main accrochée à son épaule, mes lèvres ancrées aux siennes comme si j’allais chavirer si je n’avais accès à son souffle. Désormais, et pour les mille ans à venir, je respirerais son air. Mon tendre. Je sens sa main caresser mon ventre. Je souris, sans rompre le baiser. Nous sommes une famille, devant la loi, devant la lune et devant le soleil, nous sommes unis. Je l’approche un peu plus de moi, incapable de rompre ce baiser, incapable de stopper ces larmes qui perlent au coin de mes yeux. Incapable, jusqu’à ce que mon cœur loupe un battement… Je ne laisserais jamais rien ni personne me l’enlever. Je m’accroche un peu plus à lui, allant jusqu’à laisser mes griffes gratter les fibres de son costume. Rien…ni personne…








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MessageSujet: Re: The Wedding of the Red and the Blue   The Wedding of the Red and the Blue EmptyMer 22 Juin - 23:09




The Wedding of
the Red and the Blue





Il y eut une communion muette entre Ruby et moi. L’espace se courbait et nous rapprochait à chacun de ses pas alors que j’eus l’impression d’être loin d’elle puis infiniment proche un instant plus tard.

Le sheriff m’adressa en un seul regard toute la mise en garde d’un père qui confiait sa fille à son futur époux. La mélodie s’estompa lorsque les doigts de Ruby se posèrent dans le creux de ma main.

Le prêtre formula avec éloquence ce que le mariage représentait et le poids que cette union devait gagner dans nos vies. Alors que son sermon n’effleura à peine ma sensibilité, les mots que Ruby m’adressa me saisirent d’émotion.

- Peter, commença ma douce. Chaque souffle, chaque heure nous a menés là, en cet instant, depuis le premier regard que nous avons échangé lorsque tu as passé commande dans le restaurant de Granny. Une tarte aux pommes, notre spécialité, et une bière, qui s’est transformé en milkshake après un regard noir de Talia.

Par le passé, Derek et moi parions sur ce que j’étais capable de faire pour affronter l’autorité de ma sœur ainée. Certains souvenirs, comme celui-ci, étaient synonymes de joie et de complicité.

- Oh, je me souviens de ton air revêche, avide de reconnaissance, empli de désir, nous remémora-t-elle. Je le voulais déjà tout entier dirigé sur moi. Ce regard a fait repartir mon cœur qui était mort depuis si longtemps. À nouveau, j’ai éprouvé. Et puis tu es parti, mais tu m’as laissé un cadeau inestimable : l’espoir. L’espoir de te revoir, de revivre un jour. L’espoir de vivre mon propre « ils vécurent heureux à jamais et eurent beaucoup d’enfants. » Peut-être nous arrêterons nous à deux, si tu veux bien, au moins pour le moment. Je crains que ces garnements soient aussi prenant qu’une meute toute entière. Peter, tout ce temps qui a passé, je savais que je te retrouverais. Il m’a fallu être patiente. Une vie a passé, mais je n’ai jamais pu t’oublier. Et le temps, quoiqu’il soit malicieux et plein de détours, le temps, oui, m’a apporté ton cœur.

Ma louve reprit son souffle. Je demeurai muet.

- Toi qui aimes tant les beaux mots, continua-t-elle. J’ai longtemps cherché à t’impressionner en ce jour d’union. Je ne suis pas aussi douée que toi avec les mots, tu le sais bien, alors j’en emprunterais à un homme de grand esprit qui savait parfaitement les manier, Monsieur William Blake. À tes côté, mon tendre, je peux voir les mondes dans un grain de sable. Je peux retrouver le ciel dans une fleur sauvage. Tant que tu es avec moi, tu peux tenir l'infini dans la paume de ta main que le temps me paraîtra seconde. Et l'éternité à tes côtés, s’écoulera dans l'heure qui vient, je vais donc avoir besoin de plusieurs éternités et même encore, ce ne serait assez.

D'un geste maintes fois imaginé depuis que nous avions décider de nous marier, Ruby saisit l'anneau que Chad lui présentait.

- Grâce à toi, mon tendre amour, je suis mère, je suis femme, je suis louve. Mon instinct se laisse guider. Tu es ma lumière. Mon chemin. Mon cœur est tiens, je te le confie. C’est en tes mains qu’il est le plus en sécurité. C’est là sa nouvelle demeure. Mon esprit résonne en diapason avec le tiens, tes battements de cœur rythment désormais ma raison. Oh, mon tendre Peter, tu es le Capitaine de mon Âme, le seul maître de la vie qui sera mienne à tes côtés. Mon destin, suivra le tien, quoiqu’il arrive.

Le silence se posa sur ses mots, leur donnant du relief et une valeur inestimable. Ma douce inspira et avec une voix calme devenue certitude me demanda de lier sa vie à la mienne.

- Moi, Scarlett Ruby, Luka Volpha, se présenta-t-elle, je fais la promesse d’être à tes côtés dans les plus beaux comme dans les plus terrifiants moments de nos vies. Je montrerais les crocs à quiconque osera menacer notre famille et je te réchaufferais de ma fourrure dans les temps de froid. Je t’aimerais pour les mille ans qui viennent, et pour les milles années qui suivront. Peter Hale, père de Ian et Lilia Hale : Acceptes-tu d’être le soleil qui éclaire mon avenir ? Acceptes-tu d’être la lune qui m’empêche de sombrer dans les ténèbres ? Acceptes-tu d’être ma vérité ?

J’acceptai ce qu’elle était. Entièrement. Mon âme sœur, un clair-obscur dans lequel je me reconnaissais, je me retrouvais.

- Peter Hale, acceptes-tu de me prendre pour épouse ? Acheva Ruby.

- Oui, je le veux, promis-je en tendant la main qui recevait mon alliance.

Parler ne fut jamais autant difficile qu'en cet instant. Je connaissais mes vœux pour les avoir soigneusement préparés, choisissant mes mots avec le cœur et l'esprit. J'avais la certitude que ma vie allait changer et pourtant, je restais muet. L'émotion était si forte qu'elle surpassait la moindre palabre. Je n'hésitais pas. Ma décision était prise depuis longtemps mais mes lèvres restaient scellées.

Je croisai le regard aimant de Ruby, douce et captivante. Elle était le feu qui ne me blessait pas, l'aura de lumière qui m'avait ramené et gardé en son sein pour m'éloigner des chemins sombres. Elle était le guide que je suivrais comme un aveugle alors qu'elle m'avait permis de recouvrir la vue.

- Il était une fois, commençai-je.

Elle me sourit. Les contes de son monde d’origine commençaient toujours ainsi.

- Une jeune louve, si sauvage qu'elle effrayait même les siens, continuai-je. Perdue et livrée à elle-même, elle n'apprit bien plus tard ce qu'était sa véritable nature. Mais il fallut du temps pour qu'elle s'apprivoise, qu'elle s'accepte.

L’histoire de Ruby, son passé et ses secrets n’appartenait qu’à elle. Mais dans la confidence de notre meute, je voulais rappeler ce qui avait fait d’elle tout ce qu’elle était à ce jour.

- Et dans l’immédiate et paisible sérénité que j’éprouve, quelques phrases d’un autre conte me viennent à l’esprit, repris-je.

Sur l'eau calme voguant sans trêve...
Dans l'éclat du jour qui s'achève...
Qu'est notre vie, sinon un rêve ?

Il existait des milliers d’histoires que Ruby lirait à nos enfants, mais celle d’une petite fille curieuse et pleine de vie qui surmonte de grandes difficultés me semblait être une jolie image.

- Je sens tes mains dans les miennes, ma douce, et je sais, continuai-je. Je sais que tu n’es pas un mirage ni un fantasme onirique, je sais que tu es réelle. Ma réalité. Mon présent et mon avenir. Tout ce qui est arrivé avant ce jour n'était qu'un prologue. Notre vie commence aujourd'hui.

Ses larmes brillaient d'émotion et accrochaient la lumière comme des perles divines.

- Tu es à ta place ici, Ruby Hale, affirmai-je.

Sa solitude prenait un terme définitif.

- Alors devant témoins, devant la lune et le soleil, je fais promesse de t'aimer et de te chérir, de protéger notre foyer et de veiller sur toi comme le plus précieux des présents. Jusqu'à ce que la mort nous sépare.

Nos mains toujours jointes s'étreignirent avec plus de force.

- Tu es Louve parmi les loups. Protectrice de cette ville. Amante, amie et mère. Ruby, acceptes-tu de devenir ma femme ? Demandai-je avec émoi.

Le temps se figea. Entre deux pensées, entre deux inspirations, j'offris mon existence. Le vide pouvait s'ouvrir sous mes pieds, je restai suspendu à sa décision.

- Je le veux, Peter, déclara-t-elle.

Une explosion de bonheur vrilla tout mon corps, je fermai les yeux, suivis son souffle pour gagner ses lèvres entrouvertes. Offertes.

Le baiser était un pacte d'amour. Le rapprochement de deux âmes que nous ne percevions pas mais que nous ressentions.

Elle s'accrocha à moi, encore un peu plus, sans rompre notre contact, sans retenir les larmes qui dévalaient ses joues. Sans s'évader du bonheur qui nous enivrait. Jusqu’à ce que son cœur loupe un battement.

Jusqu’à ce que je sente le goût du fer se répandre dans nos bouches.




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Dernière édition par Peter Hale le Jeu 23 Juin - 1:14, édité 1 fois
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William Hale

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MessageSujet: Re: The Wedding of the Red and the Blue   The Wedding of the Red and the Blue EmptyJeu 23 Juin - 1:14


Blood Wedding

Comment accomplit-on quoi que ce soit en ce monde ?
Par l’habilité, par la discrétion, par le poison.
Par la gorge tranchée sans bruit au plus noir de la nuit.
Par l’accumulation méticuleuse et silencieuse du pouvoir.

Je suis allé dans bien des endroits mais ma rage ne s'est jamais tarie. J'ai longtemps porté ce nom comme un maudit, croyant à tort ceux qui me considéraient comme un paria avant même de me chasser. Condamné à l'exil, ma haine comme seule compagnie, j'ai pris le temps de mener patiemment à leur perte ceux qui avaient autrefois été ma famille.

À l’écart, dissimulé par l’odeur des fleurs et des encens, je  surplombe la cérémonie et observe avec fierté celui qui avait dissimulé le poignard jusqu'à l'ultime instant.

Anéantir le bonheur à son paroxysme, c'est comme arracher les ailes d'un oiseau qui s'apprête à prendre son envol.

Je jubile. Mon plaisir est sans limite. Alors que l'adolescent qui possède la capacité remarquable de se camoufler au point d'en devenir invisible prend conscience de l'acte mortel qu'il vient de commettre, l'instinct meurtrier de mon cousin surgit à nouveau.

Le mal est un monstre qui ne disparait jamais. Le cri de rage qui s'élève dans l'église témoigne de son réveil. D'un geste vif, Peter arrache la gorge de mon plus jeune pion. Les lambeaux de chair pendent encore à ses griffes lorsque sa main tremblante se pose sur le manche de l'arme enfoncée jusqu’à la garde dans le ventre de sa bien-aimée.

Puis il cherche des yeux l'instigateur de cette ignominie.

- Vive les mariés, tranche-je. Et que la mort vous sépare !

Son regard est aussi dur qu'une flèche d'argent mais elle ne m'atteint pas. Je sais combien son cœur se brise à cet instant. Ses mains baignent dans le sang de sa dulcinée. Même le plus sadique des dramaturges n’aurait pu imaginer pareille tragédie.

- As-tu été suffisamment stupide pour croire que je vous laisserais faire renaître la famille Hale comme elle l'était autrefois ? Blasphème-je. Aucun n'en a jamais été digne et votre petite meute, fausse et impure, non plus.

J'observe le balai mortel qui débute en contrebas.  C'est le dernier acte. Le tombé de rideau. La fin.

Les chimères. Des pions en mal de reconnaissance et en quête de pouvoir. Leurs aptitudes m'avaient séduit. Aujourd’hui, elles œuvrent pour moi. Leur vie m’importe peu, seuls comptent les malheurs qu’ils causeront à ceux que j’exècre depuis tant d’années.

Les plus faibles d'entre eux parviennent par leur nombre à surpasser la force d’une meute soudée et de leurs autres compagnons.

Au dehors, les policiers sont figés dans leur position d'honneur. Le venin de kanima les paralyse, le doigt sur la détente de leur fusil. Qu’elle ironie. Ils n'assisteront pas au spectacle.

Je sens un feu ardent et l'air s'alourdir. L'adjoint du Shérif est un sombre brasier. Je l'ai observé à plusieurs reprises consumer ceux que la Nature avait rejeté. Mais il existait des réussites dans ces nouveautés que j'avais pris soin d'apprivoiser. Ils ne savaient pas ce qu'ils étaient. Je leur ai alors donné un but. De parfaits inconnus qui rodaient à Beacon Hills pour mon propre bénéfice.

L’autre policier canalise un pouvoir étrange. Il fait partie de ces néophytes qui pullulent dans le monde. Ils n’ont de supérieur que les capacités de leur esprit et ne constituent pas une race. Ce ne sont que de vulgaires êtres humains.

Je surgis aux côtés du jeune homme, le fils du sheriff, qui s’était rapproché de l’entrée pour se tenir prêt à photographier la sortie de la mariée. Ça n’arrivera pas.

Je n’éprouve presque aucun amusement à vouloir lui ôter la vie. Mais c’est sans compter sur Derek qui s’interpose entre nous. Mes propres griffes lacèrent ses côtes alors que son regard plonge dans le mien, si faiblement humain quand il se retrouve à ma merci.

Mes yeux luisent, illustrent le pouvoir qui est le mien.

Son petit ami aussi chétif qu'il l'est devenu lui-même, hurle d’effroi tandis que je traine Derek comme une poupée de chiffon au fond de l'église. Je le plaque sans ménagement contre un candélabre dont la dorure terne devient rapidement poisseuse.

Alors que l'adolescent se précipite à ma suite, je reconnais le fils de Gabriel Cormier qui tente de le retenir. Lui et l’homme qui grogne comme un ours ne peuvent l’empêcher de se faufiler et ne se résignent pas à l’abandonner.

Il y a plusieurs mois, j'avais pris soin d'affaiblir Derek afin qu'il soit incapable de prendre la relève lorsque Peter tomberait. Et le destin avait fait les choses de manière plus sournoise encore.

- Ta mère elle-même n'aurait pu éviter ça, Derek, déclare-je avec suffisance.

J'arme mon bras pour un coup violent et mortel qui n'aboutit pas. Je suis entravé sans distinguer d'où provient cette parade. Puis celui qui sert de bouclier à Derek déploie une force insoupçonnée à laquelle je réponds avec plus de ferveur encore. Je le projette à l'écart. Nul ne fait le poids face à moi.

D'un geste vif, l'un de mes sbires déversent les encensoirs posés à la dernière rangée. La précieuse poudre de sorbier crée une barrière infranchissable. Le piège est scellé.

J'observe l'agonisant au teint blafard maintenu droit par le candélabre. Un loup pourrait guérir d'une blessure comme la sienne. Un être humain n'aurait plus que quelques longues et douloureuses minutes à vivre.

Un rictus sur le visage dans le chaos ambiant, je sors de l'église et claque violemment les lourdes portes de bois.

Un nouvel hurlement de désespoir de mon cousin résonne depuis l'intérieur de la bâtisse. Aurais-je touché au but ? Ta vie est-elle anéantie comme la mienne le fut, Peter ?

L'extase de la victoire est une drogue savoureuse.

Une tempête se lève au moment où je disparais.



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Chad Wilder

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MessageSujet: Re: The Wedding of the Red and the Blue   The Wedding of the Red and the Blue EmptyVen 24 Juin - 10:55



Les rivières pourpres

Je connais pas mal de monde dans l’assistance. Tous regardent mon alpha s’avancer telle une reine vers son roi. A ce moment précis j’oublie mes idées de vengeance et ne vois que ma meute qui se consolide et se renforce par le mariage du couple dominant. L’amour entre Peter et Ruby rejaillit sur nous et les loups en particulier. Notre meute, sous l’influence de Ruby, se veut paisible et unie. Comme Talia avant elle, Ruby recherche une stabilité et une famille élargie au sens profond de la notion de meute. Nous sommes tous des âmes brûlées. Mick, Miya, Matrim, Derek, Peter, Ruby, Luka et même notre druide Mafdet à sa façon, ont comme moi tous un passé chargé de noirceur, de violence et de morts. Par le lien de meute qui nous unis, nous mettons notre force au service des autres, mais nous partageons aussi nos blessures et notre violence intérieure. Les autres ne sont pas dupes de mon état d’esprit actuel et je ne suis pas naïf au point de penser que je vais pouvoir mener longtemps en cachette ma sombre revanche contre ceux qui nous ont fait tant souffrir. J’ai convenu avec Adriann qu’à son retour d’Allemagne nous mettrions Mick et Therence dans la confidence de ce qui nous pend au-dessus de la tête. Mais pour l’instant ce que ressentent Ruby et Peter balaye tout cela comme un raz de marée de bonheur.

La cérémonie a commencée. Je me tiens à côté de Ruby dans une attitude solennelle. Les mots qu’elle prononce me touchent, car elle parle de son amour pour Peter, mais aussi de notre monde, de nous tous. Ce mariage donne une nouvelle dimension à notre meute et aussi une nouvelle légitimité dont l’épicentre en sera le manoir étincelant de vie. Un manoir que j'ai aidé à reconstruire. C’est une promesse de bonheur et de vie avec les jumeaux que l’adjointe attend. Jamais je n’aurais pensé à une telle évolution quand Ruby m’avait arraché à la domination de Joshua mon ancien alpha bien éphémère. Je n’en veux pas à ce policier qui finalement était incapable de gérer un bêta en restant juste. L’homme était bon, mais personne ne lui avait appris à gérer le loup qui se cabrait dans son mental trop incertain. Je n’ai pas de nouvelle depuis qu’il a quitté la région. J’espère sincèrement qu’il va bien car il le mérite. Ce n’est pas comme celui qui m’a mordu, Hugues. Sa morsure a tué ma sœur et a fait de moi la pire des créatures pendant deux années de luttes entre meutes rivales. Je crois que c’est la solide éducation que m’a donné mon père adoptif qui fait que je n’ai jamais dérapé suffisamment pour hériter de prunelles bleu électrique. Cela ne m’empêche pas d’avoir sur la conscience beaucoup de morts chez les meutes rivales de Boston. La couleur de mes yeux prouve que je n’ai tué que des assassins, mais je suis conscient que cela n’excuse pas de m’être laissé volontairement aller dans cette sombre violence pour oublier le chagrin de la mort d’Emy. Je m’étais repris, refusant d’achever mon alpha contre lequel toute la meute s’était rebellée. J’avais eu la force de résister à l’appel de ce pouvoir suprême, au profit de l’autre bras droit de la meute Nathan. Je ne regrette pas d’avoir quitté Boston en simple oméga. A Beacon Hills j’ai trouvé l’amour d’un compagnon et une alpha pleine de compassion. Je reviens au présent lorsque Ruby se tourne vers moi afin que je lui donne l’alliance de Peter. L’échange de serment est touchant.

C’est maintenant au tour de Peter. Il laisse filer quelques secondes puis se tait encore. Je lance un regard interrogatif à Derek qui me répond en haussant légèrement les épaules. L’oncle est en plein bug ! Lui qui se targue d’avoir réponse à tout et user d’un langage élégant pour ne pas dire ringard aux yeux de beaucoup, reste muet d’émotion. Je mime un coup de coude à Derek pour qu’il relance la machine quand le plus âgé des Hale se reprend. Il a l’art de dire avec des phrasés alambiqués, les choses simples de la vie. Cependant je dois reconnaître que c’est très bien tourné et très à propos. Le rythme cardiaque de Ruby qui s’accélère montre qu’elle est très touchée par ce que prononce Peter d’une voix plus posée que l’on n’aurait pu le croire quelques secondes auparavant. La fin des échanges de serment se termine par le traditionnel baiser.

Cela aurait dû continuer sur le même ton, avec une musique pompeuse pour accompagner les nouveaux époux recevoir les hommages de ceux qui les attendent dehors. Cela aurait dû. Pourquoi à chaque fois que nous baignons dans un moment heureux, la vie se charge de nous le gâcher ? Il y a eu Derek et Peter avec leur famille brûlée vive, les parents de Mick explosés, Matrim et son enfance volée, Miya détruit pour en faire une arme, moi adopté dans l’urgence pour me mettre à l’abri, et perdre une sœur, puis ma vraie mère sous mes yeux. Aucun de nos morts n’est passé dans l’au-delà dans la paix. Tous ont connu un passage vers l’ailleurs dans la violence. Alors quand l’odeur du sang envahit mes sens, que la douleur fuse dans mon corps comme si c’était moi que l’on poignardait, je pousse un rugissement d’alerte, notre alpha est touchée. Si la meute perd sa tête de file, elle sombre. Peter déchiquette l’infâme chimère qui a osé s’en prendre à une femme sur le point d’enfanter. Il n’y a plus aucune lueur de raison dans son regard et encore moins quand le commanditaire de cette horreur se dévoile.

- Vive les mariés. Et que la mort vous sépare ! Pérore William Hale.

La colère afflue par le lien de meute. Étrangement dans le capharnaüm qui s’installe, je marque un temps d’arrêt. Peter tient le manche du poignard qui transperce celle qui est maintenant sa femme. Il hésite, ne sait comment agir. Derek est abasourdi, son visage marque son impuissance, lui l’ex-loup, lui le faible humain. Les paroles de mon grand-père me reviennent comme s’il était là, à côté de moi et me les dictait. Il me rappelle le rôle séculaire que la tribu des Kawaiisus a tenu auprès de cette famille de loup. Un des ancêtres de Talia est issu de cette famille que mon ancestrale lignée chamanique a guidé, protégé et secouru. Je n’ai jamais eu la vocation d’être un meneur mais plus celle d’être un doux rêveur. Le cri d’un aigle raisonne quelque part. Est-il réel, ou n’est-ce qu’une auto suggestion ? Ce cri m’enjoint de tenir mon rôle, d’agir pour la meute. Guider, aider, sauver. L’image du tomawak de la tribu de ma mère, de ma tribu, s’impose à mon esprit.

Ce n’est pas l’heure d’enterrer la hache de guerre mais bien de la sortir et de la brandir avec foi et conviction. Alors que Ruby agonise dans les bras de Peter, je me transforme au maximum de mes capacités et mon rugissement résonne dans l’église. Je revendique ma position de bêta de tête au moment où mon alpha ne peut pas tenir son rang. J’en appelle au ralliement, non pas pour la défense, mais bien à l’attaque de ces êtres qui ne sont déjà plus eux-mêmes, ces chimères. Puis je me précipite vers Ruby, me libérant le passage à coups de griffes et de crocs. Elle est la priorité, ma priorité. Je sais que Mick se débrouillera sans moi. Je n’ai pas le droit d’agir égoïstement. Je dois réagir pour aider et secourir Ruby, Ruby Hale, car c’est inscrit dans mes gênes.

Peter est au bord de la folie et me menace quand j’arrive près de sa compagne. Je comprends sa réaction, mais Ruby souhaiterait que nous fassions front avec force et unité.

- Il faut qu’on la sorte de là, Peter !

Mais je parle à un sourd. Le chagrin le rend hermétique à la raison. Je sais ce qu’il pense des loups issus de la morsure. Mais en cette seconde, je sais que je suis différent, différent de lui, de Luka ou de Matthias. Je suis un loup, je suis un chasseur, je suis un chaman. Ezéquiel, mon grand-père maternel, m’a dit que j’étais un point de confluence. Je n’avais pas compris, mais maintenant l’évidence s’impose à moi. Je sens dans mon cœur le sang des Argent qui se mêle à celui des Kawaiisus, et le loup que je suis, entrer en raisonnante avec cette ascendance contradictoire. Je suis un tout qui unit trois forces. Le triskel dans le dos de Derek n’a jamais eu autant de sens qu’aujourd’hui.

- Peter ! Ressaisi-toi !

Je montre les crocs à ce loup né. Il est peut-être le compagnon de notre alpha, mais je reste le bêta de tête. Alors si mon prochain coup de poing doit être pour la face de Peter Hale, il en sera ainsi ! Je m’impose, prenant les rênes de la meute, prenant la relève. Ceinturant Ruby, je cherche le contact de sa peau pour aspirer sa douleur et aider son corps à lutter. J’ai tout de même du mal à me concentrer pour écouter ses bébés.

- Ruby ! Accroche toi !

Mes mains se poissent de son sang. Autour de nous c’est l’enfer. Mon cri de ralliement a déchaîné les miens. Mick s’est rapproché de James qui n’est qu’un simple humain en fauteuil roulant. Matrim et Matthias luttent côte à côte contre ces chimères dont il est difficile de deviner les capacités de prime abord. Le haut du costume de Jordan n’est plus qu’un lointain souvenir, alors que son compagnon se bat de manière étrange, mêlant ce qu’il a appris à l’armé et son don de mentaliste. Mon cœur fait un bond quand je vois Miya faire face à un berserk. Shadowcat ou pas, il va avoir besoin d’aide. Mes avant-bras sont entièrement noirs. La blessure de Ruby est bien trop grave… Mon émotion m’empêche d’entendre le cœur des bébés. Je me persuade que c’est parce qu’il y a trop de bruit. Je me persuade de penser que la lame ne les a pas touché.

Je reconnais un cri dans la voix de Stiles. Il s’était rapproché de la porte pour prendre les mariés en photo quand ils descendraient l’allée de l’église. Comme dans un cauchemar, je vois Derek s’interposer et prendre le coup mortel à sa place. Avec horreur je vois William lever la main pour l’achever. L’ours garou stoppe le geste, mais se fait repousser. L’apha a plus de force que le cuisinier.  Derek est traîné comme une vulgaire poupée. Dans une grandiloquence macabre et blasphématoire, celui qui est le cousin de Peter et Derek plante ce dernier sur le candélabre qui est à l’entrée de l’église comme un vulgaire trophée. Cet enfoiré expose le corps de son propre cousin de façon ignoble.

Le voisin du manoir des Hale, Alex tente de retenir Stiles qui se rue vers la dépouille de son compagnon. Mais la douleur du plus jeune est bien trop forte pour que quiconque puisse l’empêcher de rejoindre celui qu’il aime. Alex le suit, suivit de l’ours garou. Je ressers mes bras autour de Ruby. Cela tourne au cauchemar. Il est beau le bêta de tête, tenant son alpha agonisante, voire déjà morte entre ses bras, assistant à la mort quasi certaine de Derek. Les autres font ce qu’ils peuvent pour se défendre des chimères et de quelques berserks.

C’est quand l’ours se fracasse contre une barrière invisible que Stiles et Alex viennent juste de franchir que je me rends compte de l’étendu du piège posé par William. Il n’a rien laissé au hasard. Les chimères sont des êtres artificiels et non surnaturels. Le sorbier ne les affecte donc pas, alors que nous sommes piégés.

Je dépose délicatement Ruby sur l’autel. Avec un pincement au cœur cela me rappelle un dessin animé de Disney avec blanche neige posée sur un linceul immaculé. Seulement la robe de notre princesse s’orne d’une rose rouge qui n’est pas un signe d’amour.

A mon tour je me lance dans le combat. Je vois Stiles fuir devant une chimère qui le course. Je vais pour l’aider mais je suis bloqué par une chimère dont les appendices font penser à un scorpion. Ruby, Derek… Les nôtres vont-ils tomber les uns après les autres ? Je refuse ! Je me révolte contre ce destin. Je hurle à nouveau autant pour exhorter la meute à résister que pour me donner du courage et garder l’espoir que Ruby et Derek puissent être sauvés. Je ne sens pas la douleur des coups que je reçois. Je suis focalisé sur une seule tache, aider ma meute, faire ce que Ruby n’est pas en état de faire. Je brise la nuque d’un kanima qui tente de prendre Matrim par surprise alors qu’il lutte avec Matthias. Jordan se suffit à lui-même, il est un atout dans cette bataille, mais les chimères sont nombreuses et leurs pouvoirs se complètent trop bien. William a vraiment pensé à chaque détail.

Avec espoir, je regarde Alex se pencher sur Derek et tenter de décrocher mon frère de meute de ce crucifix improvisé. Le fait-il par respect pour un défunt ou parce qu’il lui reste un souffle de vie ? La confusion du combat nous disperse. Je tente d’organiser une défense en rassemblant une partie des invités d’un côté de l’église. Je croise le regard de Mick qui comprend ma manœuvre. Il tente de m’aider tout en gérant ce qui lui tombe dessus. Un regard vers l’autel et Ruby me glace le sang. Peter est à côté d’elle. La nappe blanche s’est colorée de rouge.

- Ne meure pas…





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MessageSujet: Re: The Wedding of the Red and the Blue   The Wedding of the Red and the Blue EmptyVen 24 Juin - 12:33



Bis repetita

Matrim & les autres

L’heure est solennelle mais matthias, ou plutôt sa bestiole, ne peut s’empêcher de faire des bêtises… Prétextant ma maladresse légendaire, que tous ceux qui m’ont côtoyé connaissent, je prends sur moi la responsabilité du petit capharnaüm qui arrive au moment où les gens doivent se rassoir et qu’ils manquent se vautrer au sol car le banc a bougé… Mon regard d’excuses suffit à les faire sourire, passant pour l’éternel « deux mains gauches »… Matthias, lui, sait que je l’ai fait pour lui et resserre sa main sur la mienne. Je sens son aura, ce qu’il diffuse, autour de lui. Il m’aime. Quelqu’un m’aime pour de vrai, et c’est réel.

Réel comme ce que je peux voir dans les yeux et les espoirs de Peter et Ruby, et de son ventre rebondi.. Je ne cèderai pas le premier, hors de question, mais tout de même, je guette autour de moi pour savoir si personne ne craque, ce qui m’autoriserait à le faire aussi. J’ai dit que je ne serai pas le premier, je n’ai jamais dit que je ne serai pas le deuxième…

Il s’est passé vraiment quelque chose, depuis que j’ai été officiellement accepté dans la meute. Avant, le concept d’aura, d’alpha, de beta et de lady gaga me passait au-dessus de la tête, mais maintenant je sens vraiment cette autorité naturelle, et, aussi curieux que ça puisse paraitre, je sais que j’agirais comme n’importe quel membre de la meute pour elle. Comme je le ferais, pour d’autres raisons, pour Matthias.

Le plus dur, finalement, et qui commence à me faire un peu mal à la tempe, c’est de me concentrer pour ne pas absorber tout ce bonheur concentré qui commence franchement à se diffuser sur les barrières et les bancs, sous mes doigts… D’ordinaire ce n’est pas si difficile, mais depuis que matthias à hérité de ma bestiole, je suis plus sensible avec ce don. Surtout que la, la moitié de la salle est constituée de surnaturels, dont les pensées et émotions sont toujours plus intenses et exposées que pour tout un chacun.

Le discours de Ruby est plein de grâce et d’émotion contenue, et même si je ne peux pas comprendre l’allusion à chacune de ses phrases, je comprends ce qui concerne les gens que je connais et appris à aimer aussi. Toujours personne ne craque ? Vraiment ?... Matthias me regarde, amusé, et je fais la moue qui le rend tout chose.

C’est au tour de Peter et ma foi il n’est pas en reste, bien que dans un style beaucoup plus sobre.
Je m’apprette à me joindre à la liesse générale, mais soudain tout semble se dérouler au ralenti. J’aurai aimer ressentir le lien de meute d’une autre façon, mais c’est toute la douleur de Ruby qui me parvient avec la force de son horreur, et je hurle en même temps que les loups présents. Les pensées, les émotions et même le gout du sang, fer honnis sur ma langue, me parviennent, me déstabilisant quelques secondes, pendant lesquelles je papillonne des yeux. Quand je suis de nouveau opérationnel, avec l’aide de Matthias, c’est pour me retrouver plongé de nouveau en pleine horreur. Nous sommes attaqués, la meute est une nouvelle foi attaqué, par des créatures monstrueuses sorties d’on ne sait où et qui semblent vouloir en finir avec nous. J’entends à peine, glacé d’effroi, le discours de l’immonde salopard qui a orchestré ça, et j’assiste, impuissant, à ce qu’il fait à Derek, n’ayant comme seule action que de crier « non » !

Matthias se bat à mes côtés, utilisant ses capacités de loup et la bestiole, pour prendre au piège nos assaillants, les bancs se déplacent, les obstacles se multiplient sous les pieds, les jambes ou les visages de nos agresseurs, et ses griffes et crocs tailladent tout ce qui se rapproche de nous avec une mauvaise intention. J’ai le reflexe, frustrant, inutile, de tenter de faire bouger les objets pour m’en servir d’arme, autour de moi, mais c’est peine perdue, je ne peux plus faire ça.

C’est lorsque Chad me sauve d’une saloperie qui me sautait dessus que je me décide enfin à agir. Depuis le début de l’assaut, je n’ai fait qu’esquiver, et emmagasiner, sans le vouloir, toute la rage, la haine, la peur, la tristesse, l’agonie des gens autour de moi, le sol, les bancs, les croix transmettant et moi recevant, stockant sans le contrôler, et sachant que ça me détruirait de l’intérieur si je n’en faisait rien. J’avais envisagé de le stocker dans un unique objet et de le jeter, comme ce que m’avait fait faire Matthias au lac. Mais devant ce carnage, ma propre rage me fait changer d’avis.

Alors, après un regard complice avec Matthias, lui demandant de faire rempart et empêcher qu’on me déconcentre, j’empoigne un large banc, je pose ma main au sol, et je ferme les yeux, mes tempes battant déjà douloureusement suite à l’effort nécessaire.

Isoler mes amis de mes ennemis. Tout est connecté, isoler ceux que je veux protéger des autres. Puis tout relâcher, d’un coup, comme un coup de couteau dans l’œil, comme un cri de désespoir. Je renvois tout ce que j’ai emmagasiné, tout le trop plein, et les chimères, dont j’apprendrai la dénomination plus tard, reçoivent toute cette rage, cette peur, cette colère, ce chagrin et ce désespoir comme autant de coups de couteaux psychiques. Certaines s’en fichent comme de la guigne, mais d’autres se recroquevillent soudain, presque catatoniques, devant un tel assaut psychique. Elles ne font pas long feu, dans cet état, devant les griffes de mes alliés. Matthias et mes amis me regardent, inquiets, sachant ce que ça me coute d’ordinaire. Mais j’ai franchis une barrière, une étape, je ne suis que fureur, et j’utilise cette fureur pour changer mon environnement. Comme avec ce salopard que j’ai étranglé avec sa propre cravate, ce salopard qui avait fait tant de mal à Léo. Je les étrangle avec leur propre haine, je les frappe avec leur propre violence. Mon regard est brillant, comme lorsque j’avais la bestiole, mais je ne bouge aucun objet. Je ne fais que diffuser, impitoyable, toute l’horreur de leur actes à ces chimères…

Et puis soudain je vois le désespoir de Ruby et Peter, et ma priorité change. Je me précipite, sautant par-dessus quelques chimères recroquevillées au sol, et m’approche prudemment de Peter enragé. Il a le temps de me griffer le bras avant de me reconnaitre, et la douleur cuisante me rappelle que je suis vivant.

Je ne peux pas soigner, guérir. Mais je peux apaiser. Pas Peter, mon pragmatiste ecoeurant me fait dire que nous avons besoin de sa force. Mais ruby. Et les jumeaux. J’ai toujours quelques billes sur moi. Celle-ci, que je la force à serrer dans sa main, c’est de la sérénité concentrée, de la plénitude. Je vois dans son regard reconnaissant qu’elle comprend, je lui apporte une paix. Pas grand-chose. Peut être ce qui pourra faire une différence.



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MessageSujet: Re: The Wedding of the Red and the Blue   The Wedding of the Red and the Blue EmptyVen 24 Juin - 22:08






Accept to leave...

Derek ending
Peter est tendu comme un string trop petit. Heureusement qu’il n’entend pas ce que je pense, car il me tuerait un bon millier de fois. Les deux semaines précédentes ont été éprouvantes surtout pour moi qui étais devenu son souffre-douleur en titre. « Parce qu’il en faut bien un… avait-il rétorqué à ma question de pourquoi moi ?! ». Il n’avait pas arrêté de me demander si « sa Douce » apprécierait telle ou telle chose. Le pire avait été de l’écouter répéter ses vœux d’engagement. Autant la première fois, son texte m’avait ému, mais après une bonne cinquantaine de répétitions où il changeait une demi-virgule de place, j’en avais eu assez.

Enfin nous y sommes à ce fameux jour. Je ne suis pas fâché que tout ce cirque se termine. Je ne boude pas la cérémonie, mais sérieusement que l’on ne me parle plus de mariage pendant les cinq prochaines années, j’ai eu ma dose.

L’église rassemble la meute et des proches ou connaissances qui ont tous un lien de près ou de loin avec le surnaturel. Cela nous avait obligé d’écarter du monde qui attendait dehors, mais c’était un choix des futurs époux qui ne souhaitaient pas cacher leur nature lors de ce jour hautement symbolique. Je regarde Chad qui comme à son habitude est aussi à l’aise en costume qu’en pyjama. J’ai eu beau me moquer de mon oncle, mais lui aussi est mis en valeur dans l’habit qu’il a choisi. Ruby peut se targuer d’avoir une belle brochette de bels hommes dans sa meute. Miyavi a réussi l’exploit de ressembler à un homme et Luka s’est même lavé les cheveux pour l’occasion. Matrim rayonne. Mais je suppose que la proximité du loup qui est à coté de lui y est pour beaucoup. Ruby pourrait même recruter Jordan et son compagnon, ils ne dépareilleraient pas. Bref, nous sommes dans un mariage comme dans les séries télé où tout le monde est beau et magnifique. Pas comme dans la réalité où il faut faire avec le cousin Léon qui a son pantalon remonté sous les aisselles et tante Gertrude qui claque son dentier au palais tout le long de la cérémonie. Nous sommes dans un véritable conte de fées. D’ailleurs en parlant de fées, Storybroock a fait le déplacement avec les amies de Ruby. Je me tiens loin d’elles, car j’ai eu droit à du pinçage de joue en règle et des « Oh ! Comme tu as grandi Derek, comme tu as de large épaule, comme tu… » J’avais stoppé là le remake du petit chaperon rouge sous un prétexte organisationnel. Il fallait que je trouve une technique pour leur échapper lors du vin d’honneur. Ces bonne-femmes pouvaient être terribles !

Les mots de Ruby sont justes et sincères. Je lui souris quand nos regards se croisent. Je sais que mon avis sur ce mariage compte beaucoup pour elle. Quand elle m’avait demandé en aparté si je n’y voyais pas d’inconvénient, je lui vais répondu que si son choix était de s’unir avec ce vieux grincheux de Peter, cela me convenait aussi du moment qu’elle était heureuse.

C’est au tour de Peter de parler, mais il ne parle pas. Je vois Chad qui m’interroge du regard, je hausse les épaules fatalistes. Il a oublié son texte ! Ou il s’est peut-être endormi debout. Je ne peux réprimer mon sourire quand Chad, par un geste explicite, propose que je bourre les côtes de l’oncle avec mon coude. Je ne sais pas si Peter s’est aperçu de nos singeries, mais il se réveille. J’avoue être moins attentif que lors des promesses de Ruby. Je connais son texte par cœur. Ah tiens, il a changé un mot. Il a encore dû pignocher son texte jusqu’à la dernière minute.

Quand il se penche pour embrasser la mariée, je regarde Chad satisfait. J’ai chaud et soif ainsi sanglé dans mon costume. J’ai hâte d’aller me rafraichir au vin d’honneur. Je fais un sourire « Colgate » à Stiles qui s’est levé et qui recule dans l’allée centrale en prenant des photos des mariés. Peter avait proposé de confier la tâche à Matrim pour avoir un rendu impeccable, mais j’avais argumenté qu’il était préférable de le laisser assister à la cérémonie tranquillement avec son Matthias, et que de toute manière Stiles pouvait très bien le faire. Peter avait accepté… parce que Ruby m’avait appuyé. Depuis une certaine photo, elle rêvait de rencontrer en chair et en os celui qui rendait le photographe si euphorique.

Je ne sais pas dans quel ordre cela se passe. Je suis si stupéfait de voir le manche de cette dague sortir du ventre de Ruby que je crois que c’est elle qui rugit et appelle la meute. Le cri est si puissant que je baisse même un peu les épaules. Pourtant ce n’est pas Ruby, mais Chad qui s’impose à la meute… Pourquoi fait-il cela ?! Je ne suis plus un loup, mais je reconnais la modulation de son cri. Il ordonne, il prend les rênes de la meute ! Ruby est… Ruby est… Non ! NON !

Peter a les mains ensanglanté. Il a tué celui qui a osé commettre cet acte immonde. Un vent de panique souffle dans ce lieu dédié à la prière et aux communions. Nous sommes attaqués de toutes parts. Je réalise que je n’ai pas pris l’arme que Mick m’a donnée… Pas pour un jour comme celui-ci. Puis je vois Stiles désemparé au milieu de l’allée centrale. Stiles… Chad a retenu la chute de Ruby et la tient dans ses bras. Ses mains sont noires, j’ose à peine imaginer la douleur qu’il tente d’absorber. Peter… Ses yeux luisent d'une lueur de folie meurtrière. J’ai peur de ce qu’il peut faire, mais quand William se dévoile, la haine me submerge. Peter peut bien renouer avec ses vieux démons, s’il tue ce salopard cela me convient.

Je me suis élancé vers Stiles avant même que William le menace. Notre cousin est venu nous détruire, sa prochaine cible ne pouvait être que Stiles. Mais je n’ai plus ma force, ni mes capacités de cicatrisation. Les doigts écartés de William fendent l’air, mortels. C’est vain d’espérer y survivre, mais si cela donne l’opportunité à Stiles de se mettre à l’abri auprès de la meute… Je n’hésite pas, ne réfléchis pas aux conséquences. Je m'interpose. Protéger Stiles, c’est la seule idée que j’ai en tête quand les griffes de William me labourent le flanc et une partie du torse. Sous l’impact et la douleur je me mords la joue. Mes genoux flanchent, et je chute lourdement sur le sol. J’entends le hurlement de Stiles. L’action se passe comme au ralenti, William qui arme son bras à nouveau pour m’achever, une patte griffue qui le contre. Crowley ! Il a bloqué le coup, mais le paye cher car l'ours se fait propulser violemment au loin. Ma vision se trouble et je perds la notion du temps. Le sol froid me rappe la peau. J’ai le temps d’apercevoir Alex, il retient Stiles.

- Sauve-le !

Je ne sais pas s’il m’entend. Je ne sais pas si j’ai prononcé ces mots. Je crois entendre Chad rugir à nouveau. Ma tête est lourde, je suis trop ballotté pour prendre conscience de ce qu’il m’arrive. Je suis faible, bien trop faible. Tous les entrainements de Mick n’y pourront rien, pas contre un alpha qui a décidé de se venger d’un tort qu’il a lui-même créé. Notre famille est condamnée à disparaitre. Je songe à Cora qui a préféré quitter Becon Hills. Subissons-nous les conséquences de notre orgueil ? D’avoir cru que le manoir pouvait à nouveau raisonner de vie ?

Je suis à nouveau debout, enfin c’est ce qu’il me semble. Est-on venu à mon secours ? Dans un hoquet je crache du sang. J’ai le dos transpercé par du métal. Mon propre poids m’empale plus profondément sur une sorte de herse.

Ma vision vacille, je sombre dans le néant. La dernière image qui reste imprimée sur ma rétine est celle des visages de Stiles et Alex. Une ombre se glisse derrière Stiles. Je veux l’avertir du danger, mais… C'est fini pour moi.

Maman j’arrive…




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MessageSujet: Re: The Wedding of the Red and the Blue   The Wedding of the Red and the Blue EmptySam 25 Juin - 16:12

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Red...
J’ai rejoints le banc aux côtés de mon fils. Je suis heureux pour Ruby. Depuis qu’elle occupe le poste d’adjointe, elle a pris à sa charge les nombreuses affaires sensibles. Prenant sous sa responsabilité les échecs de ceux que nous ne pouvons pas classer. Elle me soulage et me permet aussi de garder mon insigne de sheriff. Rafael McCall avait réussi à me mettre à pied une fois. Quand il m’avait rendu mon étoile, nous nous étions juste regardé. Rien n’a été dit, mais  je sais que le père de Scott se doute de quelque chose. Quelque chose qui implique son fils et que je suis une des rares personnes qui peut aider Scott au cas où cela tourne mal.

Je suis mitigé sur le fait que Ruby épouse Peter. Je suis presque certain qu’il est à l’origine du meurtre de Laura Hale, mais je n’en ai pas la preuve formelle après que Stiles avait accusé à tort Derek. Stiles s’agite à côté, je lui lance un regard noir pour qu’il se calme.

J’ai donné des consignes spéciales à mes hommes qui sont dehors. D’être vigilants car ce mariage pouvait amener des débordements. Je n’ai pas précisé en quoi cela pouvait correspondre et vaguement parlé d’émeute possible. Je n’ai rien dit à Ruby, mais les hommes dehors ne sont pas là que pour la parade. Ils sont armés et ont leurs tenues offensives dans les véhicules de service garés à proximité.

Mais j’étais bien naïf de penser que cela pourrait faire la différence. La vision de Ruby poignardée de la manière la plus ignoble possible ne me fait pas hésiter. Alors que la meute se rassemble sous le hurlement de l’un d’entre eux, je sors mon arme de service, enlève le cran de sécurité et vise la tête d’un monstre qui tente de s’en prendre à un invité. Je sais que l’on ne fera pas de prisonnier. C’est impossible à gérer vis-à-vis de l’extérieur. La panique m’empêche d’être efficace.

Mon visage affiche une fermeté et une détermination à toute épreuve. Ceux qui nous attaquent n’ont pas d’état d’âme. Ils sont là pour détruire et tuer. Mon esprit y trouve une légitimité. Celle de l’auto défense. On n’attaque pas mon adjointe impunément.

Le cri de Stiles me fige. Lui seul peut ébranler mon assurance. Quand je tourne la tête dans sa direction, j’ai la vision d’horreur de Derek qui agonise planté sur un candélabre comme un quartier de viande chez un boucher. Mais pas le temps de m’attrister sur le sort de mon beau fils, un de ces monstres chimériques tentent d’attaquer Stiles qui lui tourne le dos.

- STILESSSSSSSSSSS ! Derrière toi !

Mon fils se fige, se retourne. Je le vois hésiter, regarder Derek à nouveau et finir par décamper pour esquiver l’attaque remontant l’allée dans ma direction, l'être de cauchemar à ses trousses.

Il y a plus de pertes côté ennemi, mais nos deux morts en valent dix mille ! Le photographe qui était venu une fois au poste semble lancer une attaque psychique. Cela m’aide à canaliser les invités et suivre le mouvement de rassemblement que tente de faire Chad pour que nous gagnons en efficacité et protégeons les plus faibles d’entre nous. Les bancs sont autant d’obstacles meurtriers. Je n’ai pas ma radio sur moi, je ne peux donc pas appeler mes hommes en renfort.

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Mafdet Mahes

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MessageSujet: Re: The Wedding of the Red and the Blue   The Wedding of the Red and the Blue EmptySam 25 Juin - 16:50




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Je me suis glissée à côté d’un étudiant du campus. C’est un loup, un oméga. Je lui fais mon sourire de chat, celui qui est également mon élève me rend un sourire effronté. Cela m’amuse plus que je ne m’en offusque. Le mariage de Ruby est réservé à la communauté particulière de Beacon Hills, celles des êtres surnaturels et des humains qui leur sont proches. Il n’y  a pas besoin de se cacher et de faire semblant s’être ordinaire.

- Meow ! Miaulé-je en provocation à ce jeune loup plutôt bien gâté par la nature.
- Groah ! répond le jeune homme nullement effarouché par la féline que je suis.

***

C’est le moment de l’échange des vœux et des sermons. Si je reste sage lors du discours de Ruby, je ne peux m’empêcher de mimer Peter en prenant un air affecté. J’amuse la galerie. Le dos de la main de l’étudiant frôle la mienne. Sans nous regarder nous commençons un jeu un peu libertin.

On dit que les chats savent à l’avance ce qu’il va se passer. En fait ce n’est pas tout à fait cela. C’est lié aux neuf vies qu’on leur prête. En fait, ce n’est pas tant de savoir ce qu’il va arriver qui lui permet d’assurer sa longévité, mais de savoir qu’il va se passer quelque chose et de se mettre à l’abri à temps.

Et c’est ce qu’il se passe. Mon cœur fait un bond, mon instinct m’ordonne de me planquer dans un coin, ma raison cherche le danger. Mais c’est trop tard. La robe immaculée de Ruby change de couleur.

Peter et Derek semblent connaitre ce William. Mais les batailles qui sont déclenchées de toutes parts empêchent d’analyser la situation. L’urgence est de se défendre et de survivre. Je suis au fond de l’église, je ne connais pas l’état de gravité de Ruby, mais le cri de Chad, sa signification me fait craindre le pire. Tous mes doutes sur ma place dans cette meute s’envolent. Je réponds à l’appel de Chad en me transformant en entier. Surnaturel contre chimère, je serais plus efficace en panthère et j’ai l’avantage de ne pas avoir à cacher ma nature. Je peux donc me donner à fond.


J’avance, me créant un passage à coup de crocs et de griffes. Il est difficile de savoir qui sont nos ennemis, car certaines chimères n’attaquent pas tout de suite pour infiltrer nos rangs. J’arrive à la hauteur de Jordan et Brian. Il faut que nous nous battions de concert. Du museau je touche la main de Jordan. Il est adjoint du sheriff. Avec Brian ils sont formés pour réagir à ce genre d’évènement. Je leur fais comprendre qu’ils n’ont qu’à me considérer comme un de leur homme de troupe. Ils disent quoi faire, j’exécute.

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MessageSujet: Re: The Wedding of the Red and the Blue   The Wedding of the Red and the Blue EmptyMar 28 Juin - 21:19


Noce de sang


Feat :  Meute Ruby Volpha



J’ai un moment de surprise quand le banc derrière nous bouge soudainement. Matrim, qui est sur la même rangée que nous, s’excuse de sa maladresse. Je retrouve bien là, la spontanéité du photographe. Avec curiosité je regarde l’homme qui l’accompagne. En fait, depuis que nous sommes installés à notre place, je regarde autour de moi la faune de l’assemblée. Tout le monde à l’air humainement « normal », mais qu’est-ce que la normalité ? Avec ce que je sais de la liste de Jordan enfermée dans son presse papier de verre, je sais qu’il n’y a pas que des loups dans l’assemblée. J’intercepte quelques regards complices entre des duos qu’il serait plus correct de nommer couple. Je ne sais pas si c’est dû à ma propre situation avec Jordan qui me rend plus attentifs à cela, mais de toutes évidences nous ne sommes pas le seul couple de même sexe. Je serre la main du toutou infernal qui me sert de compagnon. Cela me rassure de voir les autres s’afficher ainsi dans cette église qui réprouve ce genre d’union. Finalement, le mot « normal » n’a pas de sens pour la notion de couple, ou du moins pas l’importance que les étroits d’esprit lui donnent. Car qu’est ce qui est anormal ? Que je couche avec Jordan ou que je commande aux particules de voler de manière destructrice ? Petit à petit, je commence à me trouver une place dans cette société, entouré de gens obligés de cacher leur nature aux yeux des autres.

La voix de la mariée s’élève après le sermon du prêtre. Son allocution n’est pas anodine, j’y devine plein de sous-entendus dont je ne comprends le sens. Jordan est littéralement collé à moi au cas où quelqu’un puisse encore avoir un doute sur notre liaison. Il est heureux que je sois là à ses côtés et que le sens de cette proximité soit sans ambiguïté. Je suis heureux qu’il soit heureux. C’est le propre d’un amour véritable, il s’auto entretient et s’amplifie. Je pose ma joue contre son épaule quelques secondes, je sens sa main serrer la mienne un peu plus fort. Nous avançons tous les deux, l’un à côté de l’autre, l’un avec l’autre.

Le discours du marié n’en est pas moins solennel. Il est évident que ces deux-là s’aiment. Depuis que la mariée est entrée dans l’église, les futurs époux n’ont d’yeux que l’un pour l’autre.

(…)

Tout a basculé en une fraction de seconde. Au début je pense à l’ennemi héréditaire des surnaturels qui sont nombreux dans l’assistance, les chasseurs. Toutefois il semble que ce soit une lutte fratricide qui s’engage. Je bloque à peine une main griffue qui vise ma gorge quand un grondement sourd me fait légèrement baisser les yeux. Mafdet sous sa forme panthère s’est positionnée devant Jordan et moi.

Chacun lutte avec ses capacités. C’est la pagaille, difficile de savoir qui attaque qui, car pour se défendre, les victimes attaquent à leur tour. Le hurlement bestial du témoin de la mariée était assez explicite pour que même moi qui ne suis pas un loup, je le comprenne parfaitement. Nous ripostons avec la même violence… et le même résultat. Pas de quartier.

C’est classé confidentiel défense, Mais j’ai déjà reçu des ordres semblables. Quand la capture de prisonnier deviendra ingérable politiquement, ou qu’au nom de la paix du plus grand nombre, nous écrasons un groupe de belligérants ou plus souvent son chef. Quand je vois l’investigateur de ce massacre sortir de l’église avec un panache macabre, je tente de le suivre. Toutefois, je ne peux pas avancer, il y a trop d’obstacle. Une odeur de brulé m’apprend que Jordan a mis le moteur en route. Je ne sais pas comment nous allons expliquer ce carnage à l’extérieur. Ceberus ne pourra pas emmener toutes les chimères mortes au Nemeton. Avec Mafdet et Jordan je le lance dans cette bataille. Rien que voir la robe devenue rouge de la mariée, de ma supérieure, ma rage monte et un vent de tempête souffle brusquement dans l’église. Il y a trop de monde, je dois faire des attaques localisées avec mon don. Et quand je ne le peux pas, il me reste le bon vieux corps à corps. Mon surentraînement militaire et le fait que je m’entraîne aussi régulièrement avec Jordan, fait que j’arrive à tenir tête à ces chimères. Mais j’ai besoin de mes compagnons pour les neutraliser totalement.


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MessageSujet: Re: The Wedding of the Red and the Blue   The Wedding of the Red and the Blue EmptyMer 29 Juin - 0:01

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Les émotions s’emmêlent. Je me sens chavirer. Je devrais être heureux, mais je suis triste. Ou peut-être que je devrais être triste et que finalement je suis heureux. Je pleure car il n’est plus. Je pleure car elle est plus belle que jamais, car nous sommes et que nous sommes amenés à être plus, tous ensemble, unis. En ce jour, une nouvelle étape de nos vies commence. Cette union scelle la meute. Et bientôt, la naissance des petits viendra nous donner à tous une mission commune : les protéger envers et contre tout.

Elle s’avance le long de l’allée, gracieuse, merveilleuse. Ruby, mon alpha, va s’unir à Peter Hale. Ensemble, ils vont redonner naissance à cette famille, ensemble nous redonnerons un sens au mot meute. Oui, cela ne fait aucun doute. À tous nous voir réunis ici, pour assister à cette renaissance, cela ne fait aucun doute. Alors, ces larmes qui perlent aux coins de mes yeux, je les réserve à ce bonheur que nous pouvons ressentir aujourd’hui. Demain, je les consacrerais à la peine de la perte.

Les vœux de Ruby et de Peter sont superbes. Je suis parolier et pourtant, je ne pense pas être capable de livrer autant de sentiment simplement à l’aide des mots. Eux n’ont besoin d’aucune musique pour traverser les barrières que naturellement les gens lèvent pour se protéger. Il n’y en a pas un dans la salle qui peut rester de marbre face aux mots, non, aux promesses échangées. Et ils ne se contentent pas de se promettre l’un l’autre, l’un à l’autre. Ces promesses sont aussi pour nous. Ils seront là pour nous guider et nous serons là pour protéger leur descendance.

Ils échangent leurs alliances et je ne peux m’empêcher de laisser couler un regard vers mon cousin et son compagnon. Il n’en a pas toujours été ainsi, mais aujourd’hui, je suis heureux pour eux. Je protègerais leur union au péril de ma vie sans une once d’hésitation.

Le baiser…Je peux ressentir leur bonheur pulser dans mes veines… Le sang….je le vois imprégner les voilages blancs de la précieuse robe…La douleur….Elle me transperce de part en part, pourtant, je ne souffre d’aucune blessure corporelle, mais elle, si. Notre alpha…La douleur, la peur et la rage s’entremêlent et nous nous levons contre l’ignominie qui osa blesser notre tête.

Les griffes de Peter arrachent la gorge du pion meurtrier. Plus de sang coule, mais celui-ci importe bien peu. Que le sang coule, tant qu’il ne s’agit pas de celui de l’un des nôtres. Un profond rugissement résonne dans l’église. Chad. Il nous somme de nous lever, de nous rallier, de nous battre, et nous répondons à l’appel, sans une once d’hésitation.

Les ennemis sont en nombre. Les chimères. Depuis quelques temps elles apparaissent en ville, de plus en plus nombreuses. Aujourd’hui, je me rends compte qu’elles sont difficilement détectables. Non parce qu’elles ne dégagent pas d’odeur, mais parce que cette dernière n’est pas distincte. Ils sont toujours humains, mais plus totalement. Et ici, avec le large pannel de surnaturel assistant à la cérémonie, il était bien difficile de détecter des odeurs si faibles. Faibles…mais pas inexistantes. Alors lorsque l’une de ces créatures s’élance toutes griffes dehors, je suis déjà entre elle et James.

Mon entraînement me sert. Shadowcat n’avait pas vraiment besoin de Nineko pour se battre, même s’il préférait user de ses griffes, ce n’était que par pur plaisir, bien plus que par nécessité. Et j’ai appris à accepter certaines parties de lui. Je suis lui, d’une certaine manière…Et c’est grâce à cela que je peux tenir face aux attaques aujourd’hui. C’est grâce à cela, que malgré les cris et la douleur qui me transperce à travers le lien de meute, je parviens à garder la tête froide et à analyser ce qui m’entoure. Shadowcat est celui qui me permet de me retourner et d’attraper par la queue cette chimère Kanima qui se jetait sur Mick. Je la retiens, évitant le pire, mais humain, mes réflexes ne sont pas ce qu’ils peuvent être lorsque Nineko me rejoint, et le Kanima parvient à griffer Mick qui se bat non loin de James et donc de moi…Et venant d’un Kanima, cela est amplement suffisant.  Je rattrape le blond avant qu’il tombe et je le dépose comme je peux sur le banc à côté de James avant d’achever la chimère qui se relève.

Je n’ai plu une, mais deux personnes immobiles à protéger. Bien, là ça va commencer à devenir un peu tendu quand même ! Nineko, aide-moi. J’ai besoin de toi sur ce coup-là. Seul, je ne suis pas de taille. Humain, je ne pourrais pas tenir bien longtemps face à ces créatures. Nineko ! Répond ! Raaaahh !!!!

Les coups pleuvent. Humain, je suis parfaitement capable de me défendre, de tenir, mais seulement pour un temps limité, et mes réflexes ne sont pas ce qu’ils peuvent être lorsqu’il m’aide. Les chimères sont sournoises et à mesure des attaques, je les contre de plus en plus tardivement. Sans armes ni griffes, c’est bien moins évident. Merde, Nineko… Protéger deux personnes dans ces conditions, ce n’est pas possible. James m’est d’un grand secours car il me prévient de certaines attaques, mais ce n’est pas suffisant pour éviter le revers qui m’atteint à la tête…Un Berserker. Je suis projeté au sol, sonné. Pendant un instant, je me retrouve en mon âme, face à la cage. Nineko y est enfermé, les chaînes sont resserrées, je suis écartelé comme je ne l’ai jamais été auparavant. Pourquoi ? Le Kanima tourne dans sa cage, une bête enragée.

«  Il ne risque pas de te répondre dans cet état, hein…

Je me retourne, et je vois Shadowcat…non, c’est moi…une partie de moi. Il est assis, face à la cage, l’air blasé. Je me retourne vers la cage. J’ai besoin de la force du Kanima.

«  Alors prends-là. Mais je te préviens, ça va faire un mal de chien. »

Je serre les dents et j’ouvre les yeux. Je me redresse et chasse les étoiles qui occultent ma vue et puis je les voie. Il ne s’agit pas que d’une chimère, mais bien des véritables Berserkers. Ce William les contrôle-t-il ? Ils étaient dissimulés sous les alcôves de l’église, leur nature les dissimulant à elle seule. Celui qui m’a attaqué a été retenu, je ne saurais dire comment, mais il se dirige à nouveau sur James et Mick. Ooooh non ! J’ai déjà perdu une ami cher récemment, tu ne m’en enlèveras pas un seul autre sale tas d’os !

Je me relève en rugissant. Oui, ça fait un mal de chien. C’est la preuve que je suis toujours un Kanima, cette douleur quand je me transforme. Pourtant, quelque chose est différent de d’habitude, comme si, pour la première fois, je faisais véritablement mien ce pouvoir qui est en moi. J’attrape le géant d’os par les épaules et je le tire en arrière avant qu’il n’atteigne mes amis, puis je me replace en position de bouclier. Griffes, queue, crocs et bras de métal sont sortis, et je tiens tête sans faiblir face au Berserker, mais les chimères sont nombreuses, et tas d’os a aussi un certain nombre de copain. L’un d’entre eux veut d’ailleurs se joindre à la partie. Okay, je pense pouvoir affirmer que je suis fort, mais peut-être pas à ce point-là non plus…

Je sens l’attaque venir, mais tout occupé que je suis à empêcher le premier de m’écarbouiller la tête, je sais que je ne pourrais la contrer. Je me fiche d’être blessé, mais je refuse de voir mes amis mourir devant mes yeux. J’encaisse le coup, mais je réplique aussitôt dans un cri de rage. Je sens les bras puissants enserrer ma gorge. Les os, acérés qu’il porte en manchon m’entaillent la peau. L’autre s’approche de James et de Mick, toujours immobile. Je me débats, je me déchaîne, mais rien n’y fait. Je suis condamné à voir ceux que j’aime mourir devant mes yeux.  Je vois les doigts du Berserkers se refermer sur le cou de James et j’hurle le nom de mon ami, puis un autre grognement résonne, celui du Berserker qui subitement se tient la gorge. Il lâche James qui est ratrappé par Goran et Huisè, perchée sur les épaules du géant plante sa dague à la base de la nuque de sa victime. Implacable, la chinoise se réceptionne comme une féline alors que la carcasse s’écrase dans un bruit sourd avant de disparaître en fumée. Je sens le bras de celui qui m’empêche de respirer devenir soudainement glacial. L’instant d’après, il se brise en morceau me libérant. J’assure à Belyy que tout va bien pour moi et la remercie d’un hochement de tête.

Goran l’interpelle et tous deux s’en vont soutenir Luka pour défendre les amis de Ruby qui sont sans défense dans ce monde. Huisè s’élance dans la bataille et alors qu’à nuveau, plusieurs assaillants prennent pour cible Mick et James, c’est une rapière recouverte d’épine qui vient me prêter maain forte.

— « Prim’ !
— « T’inquiète Neko, personne ne touchera à un cheveu de tes amis ! »

Je hoche la tête. Je sais qu’elle parle de James et Mick, mais de façon générale, elle a déjà tort. Derek ne bouge presque plus et se vide de son sang, Peter est incontrôlable de rage, Stiles a disparu dans les étages de l’église, Matthias et Matrim combattent fièrement mais ils commencent à fatiguer, tout comme Jordan, Brian et Mafdet sous sa forme complète. Luka tire déjà sur la corde, on peut le voir à ses arabesques qui disparaissent et tous les autres combattants, restent debout, mais ils sont loin d’être indemnes. Et je ne parle pas de notre alpha. Ruby est dans un état critique, nous pouvons tous le sentir. Est-elle seulement en vie ?

Chad hurle à nouveau. Son rang de bêta de tête nous donne à tous la force de combattre. Je rugis, en réponse. Je n’ai jamais rugis de la sorte. Son regard croise le mien et sans un mot, je lui promets de protéger celui qu’il aime, je m’en charge, à lui de protéger notre alpha et son compagnon des attaques de nos assaillants.  


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