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 Because rules are made to be broken [Pv Alessandro]

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Therence Garnet

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MessageSujet: Because rules are made to be broken [Pv Alessandro]   Sam 21 Mai - 1:36



Proud to be an outlaw


Le Pink Print. Sublimé par la nuit, les néons de l'enseigne exposent vivement les couleurs du bar dont la réputation ne tient pourtant pas aux idées rose-viril qu'il renvoie de prime abords. Pink Print par-ci, Pink Print par là, c'est le café où aller boire une boisson d’exception, c'est le club où aller se divertir seul ou à plusieurs... On dit beaucoup de choses du Pink Print. Mais si je cible l'endroit ce soir, ça n'est pas pour gouter à la qualité du service et l’excellence du cappuccino...

La file est longue à l'entrée d'où s'échappent une musique à la mode et les rythmes lourds de la sono. Les mini shorts affriolants côtoies des mises plus sobres. Et quand arrive le tour d'un petit groupe d'étudiants, je retire souplement mon nez de la chevelure blond-vénissienne coincée sous mon bras possessif. Accompagné d'une autre jolie jeune femme et deux étudiants, j'offre un sourire en coin au grand baraqué qui nous ausculte.

Des boites de nuits et autres lieux de beuverie, ce n'est pas ce qui manque à Beacon Hill. Le Jungle et surtout le Sinéma avec sa mise en scène cinématographique attractive ne sont pas de mauvais clubs, tous les deux ouverts à toutes les paires, avec des barmans indulgents, et c'est là-bas que j'ai débuté quelques mémorables petits jeux et fais d'étonnantes rencontres. Mais quand ils ne visent pas officiellement un public jeune, j'ai le sentiment que de plus en plus d'ados s'invitent à la partie... Et je ne sorts pas le soir pour croiser la faune d'attardés du lycée. Elle est où la fierté de grappiller de l'alcool dans un endroit normalement restreints aux mineurs si autant des dits mineurs s'invitent dans la boite?
Enfin, au delà d'une bête question d'orgueil, je cherche à profiter d'un environnement moins superficiel et une compagnie plus mâtures. Et puis je suis curieux de voir à quoi ressemble le nouveau Print, aussi. C'est qu'il aurait bien changé depuis la dernière fois que je suis venu. Qu'est-ce qu'il c'était passé déjà?... Une bagarre, où une c*nnerie du genre?... Toujours est-il que je ne pensais pas qu'en abandonnant si facilement le bistrot gay, je le retrouverais quelques mois plus tard métamorphosé, comme cette vieille camarade d'école sans charme qui réapparait un jour en véritable canon.

Me voilà donc avec mes potes d'un soir, à tranquillement attendre qu'on nous laisse entrer. Ce n'est pas leur première visite ici, et de quoi je dois avoir l'air dans ce banc d'étudiants sinon l'un des leurs, moi qui partagerais pratiquement leur cour et leur professeur? Je câline la hanche de ma... conquête, sagement... Et le mec nous fait signe d'entrer. Alors je souris modestement pour mieux cacher mon ricanement intérieur... qui se gèle à l'instant même où la main du mec m'arrête dans mon élan. Heu?...

Doit y avoir une erreur. J'humecte mes lèvres et détaille crâne d’œuf, interrogatif et avec calme. Mais la raison de son geste ne vient pas. Ce serait une telle évidence que ça ne vaut même pas d'explications?... Non... j'y crois pas une seconde. Mon âge est pas marqué sur mon front, ça devrait même pas tilter. Et pourtant... Je lui sors que je suis victime du syndrome Thomas Brodie-Sangster voir si ça le déride un peu. Quoi, parce qu'il en a jamais entendu parlé? On imagine pas le nombre d'adultes qui en souffrent chaque jour, y a de quoi vraiment être complexé de cette c*nnerie!...

Non, sans rire. Faut que je rentre.

J'avance à nouveau en snobant Monsieur Muscle, mais il me repousse à ma place d'une poussée ferme mais ridiculement aisée. Et Miss Vénitienne qui fatiguée d'attendre se barre rejoindre le groupe en me faisant un petit signe de la main. Ok. Je comptais pas les coller de toute façon, ils n'étaient que mon assurance de passage... enfin, pour ce que j'ai réussi à passer...

J'en reviens à l'autre avec moins de patience. C'est quoi son problème? Ma gueule qui lui revient pas? Trop imberbe peut-être? A garder un semblant de barbe, j'en imagine déjà pouffer que je ferais figure de pâle copie à côté d'un loubard qui porte déjà le poil et le cuir comme un label. Et de toute manière il est hors de question que je change mes habitudes pour pouvoir entrer dans un p*tain de club.
Aller, il a pas des radis à aller émincer pour le compte de son patron au lieux de faire barrage? Il a une tête à émincer des radis. Et pourquoi il cause pas, c'est pour se rendre plus dur? Hin, c'est ça en fait. Ça me fait marrer...

Et pendant ce temps, la boite se remplie. Sans moi! J'essaie de passer en force et je me fais méchamment refouler. Mais m*rde à la fin!!! C'est quoi le truc traitre?! J'ai une gueule d'adulte, des responsabilités d'adulte, je raisonne en adulte, je bois comme un adulte, je SUIS adulte! C'est pas de l'encre sur une carte d'identité et les stupides lois d'un état qui émancipe ses gosses à quatorze piges qui vont définir si oui ou non je suis apte à picoler et à m'amuser! Y a des commerces qui ont jamais rechignés à me faire payer mes packs de bières, et j'ai foutu le pied dans la majorité des clubs et des bars de cette ville, je pourrais les citer un par un! Sans blagues! Alors je vais pas me faire exclure d'ici?! De toute façon, j'y étais déjà venu avant qu'il ne change de proprio. Alors je reposerais les pieds dans ce p*tain de bar! Foi de Garnet!

Je retente, et il me repousse encore en faisant la tête de quelqu'un qui atteint ses limites. Mais moi aussi je les aient atteintes, mes limites! J'inspire par les narines, gonfle pleinement mes poumons, et je me rue pour passer...

... Et je me retrouve étalé de tout mon dos sur le bitume. Ça rigole fort dans la queue qui continue d'avancer, et je jure voir un sourire fugace sur la face de gorille. C'est ça! Foutez vous bien de moi! Vous savez pas quel client vous perdez!... Ch*er. Je me lève, m'époussette, rajuste ma veste, et je me casse en rageant.

A son retour, je harcèle Adriann pour qu'il me fasse une fausse carte d'identité. Je me demande s'il se satisferait de boulotter une carrure de bœuf aussi?... Rah! C'est juste histoire de me défouler. Je boue de contrariété, et je longe le complexe en me demandant où me rabattre pour la soirée quand l'obscurité d'une petite ruelle attenante m'éclaire la cervelle. Que je ne puisse pas passer par cette entrée ne signifie pas que la boite soit forcément imprenable...

Je m'incline pour vérifier que le vigile s'occupe consciencieusement de trier la clientèle, et je me fond dans l'allée avec un sourire de crapule.

Il me faut peu de temps pour faire le tour du bâtiment et déduire où se situe les locaux du Print. Je me laisse guider par une petite loupiote de secours, et... une sale odeur de cramé. La vache, qu'est-ce qu'il c'est passé ici? L'animation qui règne à l'intérieur ne laisse pas penser que le bar a manqué de se faire manger par les flammes comme le démontre les murs noircis et l'empilement de débris que je reluque en mimant un sifflement. J'observe rapidement la disposition de la petite cours avec ses conteners pleins et les escaliers de secours qui font face aux étages vides d'activités au dessus de la boite... Mais c'est face à l’électronique d'un digicode mis à nu que je me réjouis pleinement. Certain d'être seul dans la ruelle, je baisse la clenche, pousse la porte... et sésame s'ouvre à moi.

Enfin la musique me parvient! Est-ce que j'avais pas dis que j'y reposerais un pied dans ce club? C'est pas un gros bras payé à brasser des autorisations et des refus qui va m'empêcher de m'éclater. Passé l'arrière-pièce en rénovation, je tire discrètement le nez pour juger la marge que j'ai entre le bar où s'affairent les employés et le reste de la salle. Ne me reste qu'à franchir l'espace privé pour l'espace public, et...

Une ombre obstrue soudain mon champ de vision. Oh, m*rde! Je rentre précipitamment et me rue dans l'escalier adjacent avant que le barman n'arrive farfouiller dans la réserve.

Le cœur battant, je reste collé à la porte close dans mon dos. J'ai atterri dans un appart'? C'était ouvert... J'ai pas réfléchi. L'endroit est seulement éclairé par les lumières de l'extérieur, sans aucun signe de vie. Calmé, je tend l'oreille pour écouter les mouvements en bas. Mais je n'entends rien. Est-ce qu'il a terminé? Par sécurité, je reste calfeutré quelques secondes de plus avant de rouvrir la porte, tout doucement...
Mais ce n'est pas moi qui ais allumé la lumière du palier. Je referme le battant en déglutissant, et je constate que ce sont bien des pas que j’entends monter.

Je tourne sur moi-même, paniqué, et je me réfugie derrière la première porte à ma disposition. La salle de bain.

Pas un mouvement, pas un bruit quand la poignet de la porte d'entrée tressaute sous une poigne ferme. Seulement la sueur qui me coule du front et les battements de mon cœurs qui décomptent les secondes...

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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: Because rules are made to be broken [Pv Alessandro]   Lun 23 Mai - 16:57



Because the crafty must be broken...


Feat : Therence Garnet


C’est un vendredi soir comme un autre. Anna et Jansen sont en show et le happy hours jusqu’à vingt heure attirent du monde. Tant et si bien, que nous sommes obligés de filtrer les entrées comme dans une boite de nuit. Je suis inquiet pour Arès. Depuis notre retour de Los Angeles, mon second broie du noir et son humeur est aussi abrasive que les scories noires de l’Etna. J’ai tenté de discuter avec lui, mais il est resté hermétique à mon intrusion. J’espère que Alec, ce pompier avec ce don si particulier, pourra lui être d’un bon secours. Celui qui me sert de bras droit et de videur est un homme fier qui aime gérer ses ennuis seul. Je ne peux pour l’instant que rester attentif et présent de manière discrète. (Oui je sais le faire !) Forcer ma présence n’amènera rien de bon. Pour le moment il fait son job de videur de manière très mafieuse. Je guette le dérapage, mais je ne peux pas être partout à la fois. Jessie peine à servir alors j’aide et me glisse dans la foule des consommateurs avec un plateau et les commandes préparées par Jerry. La musique est un peu plus forte, le show d’Anna va commencer. Hier soir Jansen a répété le sien dans ma chambre, autant dire qu’il n’a pas eu le temps de finir sa répétition... Un sicilien patient est aussi improbable qu’un Alex Cormier assez impudique pour nager nu dans une piscine municipale à Berlin.

L’ambiance est survoltée au Pink. Crowley est à fond dans sa cuisine. Je bénis la qualité de la hotte qui nous évite les relents de nourriture. Le bar s’en sort bien malgré l’incendie. Les dégâts à l’arrière-boutique sont impressionnants, mais rien qui nous empêche de tourner à plein régime. Je passe entre les clients et glisse des bons mots personnalisés à chacun. Les gens aiment que l’on se souvienne d’eux et que je personnifie mon approche. Du coin de l’œil, je vois Charlie qui commence à somnoler malgré le tapage de la musique. L’ours serait capable de s’endormir au milieu d’un rond-point.

- Miel !
- Hein ? Où ça ?
- Un carpaccio de bœuf et deux salades gourmandes ! Sans lardons pour une des salades.
- Greuh !


Je repars laissant un ours déçu, mais qui ne s’en remet pas moins au travail. Jerry ne chôme pas derrière son bar, alors j’alterne entre service et préparation des commandes, soulageant comme je le peux mon personnel. La cuisine ferme dans quinze minutes, Charlie pourra aider à passer la vague avant de s’en aller. Je me demande si je ne pourrais pas débaucher Jennie la serveuse de l'ancien dinner où Charlie bossait. J'ai une petite idée en tête.

La file d’attente dehors ne diminue pas. Il faut vraiment que Craig se casse afin que je puisse m’agrandir. Penser à mon voisin me met de mauvaise humeur et me rappelle que je dois attraper l’incendiaire. Je repasse côté service finalement ça se calme un peu, Charlie n’aura pas besoin de faire des heures en plus. C’est aussi bien car quand il commence à avoir sommeil, l'ours a tendance à vouloir mâchouiller tout et n’importe quoi.

Un client se lève un peu vite, un autre se décale pour l’éviter et sa pinte me heurte, inondant ma chemise. Je soupire mais reste courtois et souriant. Je vais jusqu’à remplacer le verre à moitié renversé du maladroit. Mais pas question que je finisse le service avec une chemise poisseuse. C’est de la bière aromatisée en plus, bien sucrée et bien collante. Je passe dans l’arrière salle et croise Jerry qui vient de s’approvisionner de ce qui lui manquait. Voir l’arrière salle avec ses murs noirs alors qu’ils avaient été remis à neuf il y a peu, fini de plomber mon humeur.

- Ça se calme un peu, Arès a fini de faire le ménage sur le trottoir et collé le panneau complet sur la porte.
- Ok Boss.


Je pose un papier dans mon bureau et monte à mon appartement. L’odeur de fumée est partie sauf pour mon nez de lycan. Je sens toujours ce résidu de cramé qui me rappelle l’affront de l’autre connard. Je devais m’occuper de son sort avec Arès, mais le Deadeater n’est pas en état de mener ce genre de tâche à bien pour le moment. Je suis également trop occupé à m’occuper du bar à retaper pour chercher où se planque ce figlio di una cagna. Mais la vengeance est un plat qui se déguste réchauffé aux braises d’un volcan faussement endormi... Ce petit con comprendra sa douleur au moment où il s’y attendra le moins.

En montant, je commence à défaire les boutons de ma chemise. Je peste car ces boutons en nacre sont fuyant et mon agacement n’arrange rien. Je pousse la porte de la salle de bain et arrive à me défaire du tissu poisseux. Je lance une bordée d’injure en italien en regardant le désastre. Ce genre d’incident arrive souvent dans un bar comme le Print. J’ai donc une bassine qui est toujours là pour faire tremper mes précieuses chemises avant de les envoyer au pressing. La vendeuse de la boutique qui s’occupe de mes affaires m’avait même donné un produit assez efficace pour réduire l’impact de telles tâches.

Un regard dans le miroir me montre un rital plutôt excédé. Mon torse est maculé de bière au sirop de pêche. Si je pourrais y trouver un intérêt avec une certaine plante de ma connaissance dans les parages, là je suis juste énervé de me faire sucrer les poils des pectoraux. J’ouvre en grand le robinet du lavabo pour me débarbouiller quand la voix de mon barman m’interpelle depuis le bas des escaliers.

- Boss ! Y a Tom du Jungle qui demande si on peut le dépanner d’une caisse de vodka, son fournisseur l’a planté.
- Ok Jerry ! Mais file-lui la caisse cadeau que Randal nous a donné. C’est du tord-boyaux bien assez bon pour les clients de cette boite de demeurés.
- On va ouvrir une boite de nuit patron ?
- Pour ça, il faudrait que j’arrive à expulser tous les autres commerces qui sont autour de nous. Ne me donne pas de mauvaises idées Jerry !
- Haha !


C’est toujours dit avec des sous-entendus plaisants, mais si rien n’est dit, je devine que mon personnel sait parfaitement que j’appartiens au milieu. Je crois simplement qu’ils n’imaginent pas le niveau de mon implication dans la mafia sicilienne. Ma récente entrevue avec Don Stephano à Los Angeles m’a laissé perplexe. « Sono orgoglioso di te mio figlio. » Cette phrase me hante. Je connais suffisamment le parrain pour savoir qu’il n’est pas homme à parler pour ne rien dire. Après que mon père se soit fait descendre en prison, j’ai tout fait pour ne pas lui ressembler. Je l’avais même haï un temps pour sa faiblesse, ne me reconnaissant pas dans l’homme soumis qu’il était. Comme Matteo mon frère, j’ai hérité des traits de ma mère. Elle est née à Los Angeles d’un père migrant sicilien et d’une mère américaine avec des origines mexicaines. Je suis le pur produit américain aux origines métissées. Pourtant ma langue maternelle est l’italien, mes gouts vont pour la cucina italiana et mon caractère est calqué sur le volcan de l’ile en forme de ballon crevé au bout de la botte italienne.

Je fais un sourire carnassier à mon reflet. J’aime l’homme torse nu que je vois, les pectoraux humides d’eau propre. Je n’ai pas besoin de faire de sport pour m’entretenir, je bouge assez avec le bar à gérer et aussi aux quelques combats clandestins auxquels je participe quand j’ai besoin de me défouler. J’ai toujours préféré me battre comme un humain que comme un loup. Je me sers de ma force, mais très rarement de mes griffes… sauf envers ceux qui s’en prennent à mon business. Je tends la main vers le porte serviette qui est derrière la porte et je me fige. Depuis quand il est là celui-là !? Tellement pris dans mes affaires, je n’ai même pas remarqué que j’avais de la visite frauduleuse. Les battements de cœur du lascar me disent qu’il est loin d’être tranquille. Sans un mot je le détaille des pieds à la tête. Encore un qui tente de se donner une envergure de caïd avec un pauvre blouson de cuir. Il devrait se laisser pousser la barbe pour compléter ce tableau lamentable de mâle faussement viril. L’avantage d’un tel blouson est qu’il m’est facile à saisir et serrer le cou de son propriétaire. Ce que je fais dans la seconde, collant l’intrus violemment au mur.

- Tu cherches quelque chose à voler… ou à jouer les incendiaires ? Si tu as un briquet ou des allumettes sur toi, t’es mort figlio di puttana !

L’autre ne peut pas répondre, trop occupé à tenter de respirer. De ma main libre, je ne me gêne pas pour le fouiller. Dans la poche intérieure de sa veste je trouve une collection de papier avec des numéros de téléphone et des cœurs plus qu’explicites.

- Oh ! Un apprendista Casanova?

Je le regarde plus finement. C’est vrai qu’il a plutôt une belle gueule et pourrait prétendre à faire mannequin et défiler dans les tenues ridicules de la haute couture. Je laisse tomber les papiers qui s’éparpillent comme des confettis. Cela râle dans le col du blouson toujours méchamment serré sur sa pomme d’Adam. Je trouve un paquet de chewing-gums dans une poche, mais rien d’intéressant finalement dans ce blouson. Je veux connaitre ses intentions et cerner le bonhomme. Ma main plonge dans la poche avant de son jean. Nouveau couinement. Je fouille sans ménagement pour ce qui peut se trouver à proximité et en sors un trousseau de clé. Le porte-clés brille aux couleurs d’une marque célèbre de moto.

- Sérieux ! Tu as la panoplie complète du blouson noir de base ! Personne t’a dit que ça fait plus de vingt piges que ce look est totalement dépassé ?

Les clés tintent quand elles touchent le sol. Dans la poche jumelle, je trouve un téléphone et un service trois pièces qui tente de se rétracter au contact de ma main à travers le tissu. Le regard furibond du jeunot me tire un sourire moqueur.

- Faut pas venir trainer dans un établissement gay si tu ne veux pas égarer tes… « affaires »…

Je lui lance un regard équivoque afin de le faire douter de ce que je pourrais bien lui faire subir. Le téléphone est un modèle basique. Je le range dans ma propre poche.

- Nous verrons plus tard si tu as les palle de venir le chercher là !

Je lui tâte les fesses et tombe enfin sur ce que je cherche : son portefeuille. Je relâche ma pression sur mon cou et le lâche. Il proteste mais commence par reprendre de longues inspirations pendant que je vide méticuleusement son larfeuille sur le carrelage de la salle de bain. Encore des numéros de téléphone. Décidément monsieur a du succès. Une main tente de m’arracher le portefeuille, je repousse l’intriguant du pied et l’immobilise ainsi en le collant au mur, comme une mouche sur un pare brise. Il tente de me déséquilibrer, je secoue la tête moqueur.

- Non fare il peso piccolo ! Alors… Therence Garnet ? Tu as soixante secondes pour me donner une bonne explication à ta présence ici. Le dernier intrus en date a mis le feu au bar… Je peux tout à fait justifier une réaction disproportionnée de ma part à la flicaille !

Je relâche l’oiseau, lui jette son larfeuille avec sa pauvre fortune en gardant en otage ses papiers d’identité, son téléphone et les clés de sa moto que je ramasse juste avant lui. Sans plus faire cas de sa personne, je file dans ma chambre pour endosser une chemise propre.


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Therence Garnet

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MessageSujet: Re: Because rules are made to be broken [Pv Alessandro]   Dim 29 Mai - 13:47



Caught
Une discussion entre deux hommes à l'étage inférieur, une lumière allumée, un instant d'affolement rapidement maitrisé, puis quelqu'un qui entre dans son appartement désert en grognant de l'italien et se dirige directement vers la salle d'eau.

Je me crispe et retient ma respiration quand la porte s'ouvre et que le battant s'arrête juste devant mon nez. Pourquoi il ne pouvait pas simplement aller chercher un truc à côté! C'est pas bon ça... La porte me sauve, mais j'ai plus qu'à espérer qu'il se casse au plus vite. Du coin de l’œil, une chemise s'agite et s’envole rejoindre une bassine de produit. Sans trop bouger, j’aperçois seulement quelque morceaux du visiteur qui remue en pestant. Alors j'évite prudemment une serviette qui pend devant mon nez et tire un œil...
Je hausse spontanément un sourcil. Le dos comme les pec' sculptés en sillons fermes, la vue est... enfin j'aurais pu tomber chez un vieux dégarni et gras des flancs. Si sa découpe est similaire à celle des statues antiques de son pays, il en hérite aussi une robustesse authentique à laquelle il vaut mieux ne pas se frotter inutilement. Je ne suis qu'une plante dans le décor... L'italien se juge d'un visage dur et nerveux qui renforce ses traits. Son torse reluis d'une substance collante qu'il s'affaire à nettoyer. Je suis soulagé, si ce n'est que ça, c'est l'histoire de quelques minutes...

- Boss ! Y a Tom du Jungle qui demande si on peut le dépanner d’une caisse de vodka, son fournisseur l’a planté.

- Ok Jerry ! Mais file-lui la caisse cadeau que Randal nous a donné. C’est du tord-boyaux bien assez bon pour les clients de cette boite de demeurés.


Wow... Une belle enflure ce type! Et c'est ça qu'on nous refile à boire ailleurs, la rinçure des autres? Ça me fais grimacer. Quoique je ne sais pas si je dois me sentir visé en tant qu'habitué et consommateur du Jungle ou adhérer à son avis sur les naïfs gérants...

- On va ouvrir une boite de nuit patron ?

- Pour ça, il faudrait que j’arrive à expulser tous les autres commerces qui sont autour de nous. Ne me donne pas de mauvaises idées Jerry !

- Haha !


Ha, ha... Bienvenu dans les coulisses des lieux de divertissements et de beuverie aux mains d'ambitieux sans scrupules!... Sérieux, c'est quoi ce patron?... Depuis ma cachette, j'observe attentivement les réactions du bavard. Ça à l'air de férocement l'amuser... Difficile de déterminé le degrés de ses plaisanteries, entre sa vodka imbuvable refilé au faux partenaire et sa domination des concurrents et appropriation du quartier. Il semble bien parti pour aller brûler le gosier des buveurs du Jungle. D'un autre côté, poussé par la réalité d'une petite ville dont les batailles de commerçants pourraient s'en tenir à des histoires de poisson-pas-frais, j'opte pour un humour de magna.
Narcisse se rince et admire son reflet, lui dédiant un sourire fauve et suffisant de celui qui sait comment faire tourner son monde. Je mentirais de nier qu'en dehors de mes critiques je n'en profite pas moi aussi - qui se refuserait le spectacle? - mais... ma position de voyeur pourrait-être beaucoup plus amusante qu'elle ne l'est dans les faits...

Un mouvement du bras, un déplacement de la porte, la lumière qui chasse l'ombre... et tout le monde se fige. L'homme me fixe, j'en fais de même, seules ses orbites sombres roulent sur moi de bas en haut... Et m*rde. D'une impulsion, j'agrippe la porte pour traverser le seuil d'une foulée, mais je me fait attraper par le col et brutalement écraser contre le mur.

-Tu cherches quelque chose à voler… ou à jouer les incendiaires ?

-Lâche... m...

-Si tu as un briquet ou des allumettes sur toi, t’es mort figlio di puttana !


Je déglutis difficilement. L'échauffé à la prise vigoureuse me fait les poches, une par une et sans ménagement.

-Oh ! Un apprendista Casanova?

"Apprendista"? Je suis pas un apprendista! Je soutiens hargneusement son regard pendant qu'il me reluque, et resserre mes doigts autour de son point qui m'étrangle à moitié.
A nos pieds, un paquet de chewing-gums rejoint les numéros de téléphones éparpillés et un badge qui peut faire sourire mais que je ne quitte jamais. Rien qui ne fasse de moi un dangereux cambrioleur en tout cas. Hey... Hey! HEY! Où il fout sa main? Ça suffit la fouille!... Je me débat en vain, et lui il se marre en agitant mes clefs fraichement ôtées de la poche de mon jean.

- Sérieux ! Tu as la panoplie complète du blouson noir de base ! Personne t’a dit que ça fait plus de vingt piges que ce look est totalement dépassé ?

Mais je lui demande moi à Monsieur-je-porte-des-chemises-Armani s'ils ne sont pas clichés, son accent à couper au couteau, son égocentrisme de Don Juan et ses ambitions de parrain d’opérette qui se voit faire couler les petits commerces concurrents?! PUT...! Mais vire ta main c*nnard!

- Faut pas venir trainer dans un établissement gay si tu ne veux pas égarer tes… « affaires »…

Ça veut dire quoi ce regard?... Je ravale un frisson avant de râler plus énergiquement. Il s'imagine quoi, là?! Il me broie assez la trachée pour m'éviter de riposter efficacement, mais je viens ici en tant que connaisseur du milieu et mec qui sait quelle compagnie il espère pêcher, qu'il ne me compare pas à un paumé prêt à se faire tripoter par le premier pervers venu! C'est pas dans mon tempérament de me laisser faire...
Je serre les dents de contrariété en regardant mon téléphone disparaitre dans sa poche.

- Nous verrons plus tard si tu as les palle de venir le chercher là !

Lâche moi, et on va voir comment je vais venir le chercher mon tél! Mais non de...!
Je souffle péniblement et m'agrippe plus fort alors qu'il tâte rapidement mon fessier vérifier ce que je cache dans mes poches arrières. En attendant, mon visage prend des teintes rougeâtres... Je manque d'air!

J'expire un grand coup quand il décide enfin de me lâcher, et me masse le cou en reprenant mon souffle et jurant, sans le quitter des yeux. Sur le carrelage, les cartes succèdent aux tickets usagés, et à tout ce que le type peut tirer de mon porte-feuille qu'il ne juge pas intéressant.

-... Rend moi ça!

Je m'élance, mais pour me retrouver acculé d'un pied en travers de l'abdomen. Aïe! Mais ch*er!

-Dégage ton pied, sale rital!

- Non fare il peso piccolo !
ricane t-il tandis que je tente de lui tordre la jambe, sans arriver à le faire bouger d'un iota. Alors… Therence Garnet ? Tu as soixante secondes pour me donner une bonne explication à ta présence ici. Le dernier intrus en date a mis le feu au bar… Je peux tout à fait justifier une réaction disproportionnée de ma part à la flicaille !

Je grogne en sourdine, mal-assuré. Je suppose qu'il ne plaisante pas. Je ne suis pas en position de supposer le contraire de toute manière.
Sur ces mots, il me libère et me balance mon porte-feuille que je rattrape maladroitement, et il en profite pour me subtiliser le nécessaire juste sous mon nez et disparaitre avec cette classe propre à la culture qu'il cultive jusqu'au bout de la langue. Tsss... Je suis le phénomène en dehors de la salle de bain alors qu'il passe les portes de la chambre. L'espace de quelques secondes, je m'arrête, jette un œil à la porte de sortie qui m'est accessible, et secoue la tête d'agacement. Pas sans mes affaires! Il l'a bien compris, ce sale...

-C'est une erreur.

Je me pose dans l'encadrement de la chambre pendant que monsieur ce rhabille. J'assume ma réponse. Je sais que je suis dans mon tort, que ce soit lui que je doive convaincre ou aux flics que je doive m'expliquer, ce que je préfère évidemment éviter. Mais lui non plus, il est pas net... Et ma liberté retrouvée et l'autre occupé à se reboutonner, je récupère aussi de mon assurance.

-Je viens rien voler, ni saccager. observè-je l'appart' à la valeur raisonnable mais qui ne scintille pas outrageusement. Je venais juste pour boire un coup et m'amuser. C'est pas ce qu'on fait ici?

Je hausse des épaules pour accentuer la véracité de ma remarque, petit sourire en coin. A quoi bon m'abaisser à raconter le déroulement de mon délit alors qu'il devient évident?

-Y a un sacré bazars en bas, alors quand j'ai entendu ton barman, j'ai débarrassé le passage. Et... la porte était ouverte. lâché-je d'un air faussement concerné.

C'est pas ma faute s'il verrouille pas en sortant, d'autant si son commerce est attaqué par des allumés... Enfin, je dis ça, je dis rien, c'est pas mon problème. Ce méditant, je fixe ses poches pleines de MES affaires. Ça m'amuse moins. Je fais un petit signe vers son futal.

-J'ai pas de briquet, ni d'allumettes. Juste mes papiers, mon tél et mes clefs.

Donc aucune raison pour lui de garder tout ça comme si j'étais lié à l'incident ou en mesure d'abimer son joli bar. Pourtant je me demande si je ne devrais pas regretter de me balader avec les poches vides de moyens de défenses... Un briquet, en règle général j'en porte un. Ça sert toujours, on sait jamais quand un fumeur plutôt attractif est en manque de feu... Mais c'est cette absence qui me vaut d'être encore intact. En revanche, c'est pour faire face à ce genre d’imprévu que je quitte rarement mon canif, maintenant. Un cure dent pour la faune et les malades de la gâchette qui se cachent dans la ville, mais faute d'avoir mieux, un cure dent qui peut faire de beaux dégâts en ayant pas peur de planter...  
Bon, il se décide? Je m'impatiente.

-Une Davidson, ça collera jamais avec le style italien. me désolè-je. Opte plutôt pour une Vespa. Ou une vielle Citroën Traction? Si c'est pas déjà fait.

De quoi rendre l'italien plus italien qu'il n'en a déjà l'air... Alors, rend moi mes clefs de moto. Et tous le reste. Et on va dire que je me casse. Pour ce soir...

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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: Because rules are made to be broken [Pv Alessandro]   Mer 1 Juin - 21:57



Because the crafty must be broken...


Feat : Therence Garnet


Les ouvriers attaquent demain pour remettre en état l’arrière salle du bar ainsi que mon bureau. Ce dernier en est maintenant au strict minimaliste coté meubles puisque seuls mon bureau en verre et métal et mon cendrier ont tenu le choc face aux potes d’Alec et leurs tuyaux d’arrosage XXL. Je crois que le plaisir inavoué de chaque pompier est d’arroser copieusement tout ce qu’il y a à leur portée. Tient ! Cela me fait penser à un canzonatura pour Alec quand il viendra, en lui demandant si sa profession est particulièrement touchée par les fuites urinaires. Bon, en pensant au pompier, l’association d’idée me reporte à feu et donc à cigarette.

- Dov'è il mio pacchetto di sigarette ?
- C'est une erreur.
- Un errore ?


Genre il est indiqué que cet escalier mène au bar ? Pff ! Ça joue au bad boy, mais ça a besoin de cours de rattrapage ! Où est ce paquet ?

- Je viens rien voler, ni saccager. Je venais juste pour boire un coup et m'amuser. C'est pas ce qu'on fait ici?
- No scherzo !?


Bordelo, où sont mes clopes ? Je soulève le drap du lit défait car il me semblait bien en avoir… un paquet jeté là complétement écrasé car vide.

- Y a un sacré bazars en bas, alors quand j'ai entendu ton barman, j'ai débarrassé le passage. Et... la porte était ouverte… J'ai pas de briquet, ni d'allumettes. Juste mes papiers, mon tél et mes clefs.

Et pas de clopes non plus car je les aurais aussi confisquées. Alors que je m’échine sur mes boutons de manchette récalcitrants mon cœur manque de s’arrêter de battre. Mon paquet de cigarette est dans la poche poitrine de ma chemise… celle que je viens de jeter dans la bassine de lessive.

- Vaffanculo !

Je bouscule Harley Davidson et me rue dans la salle de bain en espérant que ce n’est pas trop tard. J’ai l’air d’un Golum qui repêche son précieux taché de boue.

- Une Davidson, ça collera jamais avec le style italien. Opte plutôt pour une Vespa. Ou une vielle Citroën Traction? Si c'est pas déjà fait.
- … !


Les éruptions phréato-magmatiques sont provoquées par le refroidissement brutal du magma par contact avec de l'eau, qui produit son fractionnement et l'augmentation explosive de la surface de contact eau-magma…


Voilà la définition de la rencontre entre un rital déjà bien énervé et un adolescent à la langue bien pendue. J’attrape l’apprenti loubard par son col de blouson, comme quoi il y a une utilité à un tel vêtement, les coutures résistent à ma poigne, et colle mon nez à un centimètre du sien.

- Fais bien attention à ce que je ne te fasse pas gouter à ma propulsion arrière. Tu pourrais bien en garder des séquelles et une démarche chaloupée !

Je ne sais pas ce qui est le pire à supporter. La pleine lune qui tend à me faire devenir une bête, ou une envie de cloper irrépressible et plus de cigarette à portée de main. Santa Maria la réserve de secours ! Je jette mon paquet de cigarette totalement détrempé par la lessive et retourne dans la chambre. Mais mon pas se ralentit car je me souviens avoir déjà utilisé la cartouche de secours et ne pas l’avoir remplacée. Harley Davidson me suit comme mon ombre bien décidé à récupérer ses affaires. Est-ce qu’égorger un adolescent rebelle pourrait faire un bon produit de substitution à une dose de nicotine ? Par acquis de conscience je tire le tiroir sous le lit.

Elle y est ! Dix paquets de paradis goudronné gentiment serrés les uns contre les autres et maintenus par un film plastique dans un état impeccable. Nicotina, mi amor !

- Jansinio ! Hai gli occhi di bambino un poco timido, ma…

Je pense à mon danseur, l’amant qui hante mes nuits, l’ami qui garde un œil sur moi. Il n’y a que lui pour vérifier que j’ai toujours assez de munition tabaesque, car mes crises de manques sont comme l’Etna en éruption… imprévisibles. Je lui en suis reconnaissant. Il sait rester discret tout en étant présent. Il a parfaitement compris ma façon de fonctionner. Les faits divers de la feuille de chou qu’est la gazette de Beacon Hills viennent de s’alléger de la mort d’un adolescent par un animal féroce. Mes doigts, guidés par la force de l’habitude, défont la cartouche pour en extraire un paquet. Je claque mon Zippo dans une exhalation jouissive de fumée. Enfin !

Le jeunot narquois me regarde tirer sur ma cigarette avec l’avidité d’un condamné à mort. Ne se rend-t-il pas compte qu’il vient d’échapper à.. A quoi d’abord ? Maintenant que j’ai à nouveau une chemise propre sur le dos, qu’il faudrait que je termine de boutonner, et satisfait mon corps à sa demande de poison, j’ai enfin le loisir de scruter plus attentivement mon vis-à-vis.

Il semble avoir des palle le gamin, car si son cœur bat un rythme bien séquencé, il ne panique pas. Il a pourtant vu que je pouvais le maitriser sans effort. Est-ce un inconscient, ou un effronté ? J’ai horreur des premiers, mais les seconds peuvent être amusants.

- Je suppose que le bulldozer qui est à l’entrée t’a fermement bloqué l’accès au bar ? Arès a un flaire de tigre pour détecter les menteurs et les resquilleurs.

Harley Davidson hausse des épaules. C’est vrai qu’il a expliqué ce qu’il voulait : « boire et s’amuser ». Le Pink est une affaire légale que je m’évertue à tenir dans les normes. C’est indispensable pour couvrir mes futures activités parallèles. Il faut vraiment que Craig se barre et que je lui rachète son fonds de commerce…

L’apprenti ténébreux a la peau un peu trop glabre à mon goût et je n’ai jamais apprécié les types bien plus jeunes que moi, ou bien plus vieux. Son arrogance n’a pas assez d’envergure ou plutôt n’a pas encore toute la maturité qui pourrait me plaire. Par contre je me doute qu’il doit faire des ravages au lycée, en démontre la somme de numéros de téléphone qu’il avait sur lui. Finalement, il me donne envie de lui donner une chance.

- Tu veux t’amuser ? D’accord. Ton gage pour être entré ici sans y avoir été convié, sera de tenir dans le bar et t'y amuser jusqu’à la fermeture. A ta charge évidement et … sans que mon vigile te surprenne pour te coller dehors. Je te rendrais ton bien à la fermeture du rideau... si tu es encore à l’intérieur. Alors capable ? Ou tu te dégonfles ?


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Therence Garnet

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MessageSujet: Re: Because rules are made to be broken [Pv Alessandro]   Dim 12 Juin - 15:12



Ok?...
-Un errore ?

Affairé à droite et à gauche, le rital s'arrête le temps de hausser un sourcil incrédule et relever mon excuse et dans sa langue maternelle. Je maintiens que c'est une erreur. Au moins en partie. Je pensais pas m'introduire chez quelqu'un, je comptais seulement passer de l'autre côté du bar pour m'amuser un peu. Je suis peut-être assez borné pour resquiller, je suis pas un pyromane. Ni un voleur, réfutè-je en observant les lieux par curiosité mais aucun réel intérêt.

-No scherzo !?

Heu... c'est ça, "no scherzo". Mes yeux glissent d'un côté puis de l'autre, suivant dubitativement les aller-venus du type qui semble prêt à retourner son propre appart' pour remettre la main sur son précieux. Est-ce qu'il m'écoute?! Il a beau me commander un interrogatoire, j'ai le sentiment d'être le cadet de ses soucis. C'est rassurant pour ma survie, mais un brin vexant aussi. Je continue de me défendre sans chercher à être plus crédible, je pense que le volcan humain à compris mes intentions donc que c'est inutile de s'aventurer dans les détails. Et comme il a pu s'en rendre compte, je ne suis pas plus armé que ça. J'ai joué, j'ai perdu à deux reprises, lui il peut se venter de m'avoir attrapé... fin de la partie, il me laisse partir, moi je vais tenter ma chance chez le concurrent, et on en parle plus. Alors s'il pouvait me rendre mes affaires?

-Vaffanculo !

Qu...?! Je recule d'un pas quand il se rue sur moi, mais c'est pour me faire bousculer du passage et... royalement snober... Mais c'est quoi son problème?! Ça fait depuis tout à l'heure qu'il s'active ci et là en m'ignorant! Moi qui me suis fait la remarque que les lieux ne paraissaient pas cacher plus de richesses que ça, je me suis peut-être trompé tout compte fait. Seulement, je m'en fous un peu de savoir s'il a un trésor quelque part ou s'il est voué à une mort imminente s'il ne met pas la main dessus, tout ce que je veux c'est récupérer mes affaires!

Quand je tire le nez dans la salle d'eau, il est en train de regarder son linge trempe comme si le dit linge n'était que le triste vestige d'une vielle connaissance avalée par sa bassine... bouleversant spectacle... En attendant, je lui fais remarquer que moi je n'ai récupéré ni mes clefs, ni mon tél, ni...

-Wow! Ça suffit! gueulè-je de me faire rattrapé par le col pour me retrouver nez à nez avec sa face de coléreux sur le point d'exploser et son haleine de tabac froid.

- Fais bien attention à ce que je ne te fasse pas gouter à ma propulsion arrière. Tu pourrais bien en garder des séquelles et une démarche chaloupée !

Je râle méchamment en refoulant la gêne qu'il m'inspire... Il commence à me les briser avec ses allusions de grand viril prêt à la dégainer comme d'autres menaceraient de donner la fesser!
Il me lâche aussi sèchement qu'il m'a attrapé et balance son paquet de clope qui atterrit au sol dans un bruit mouillé peu ragoutant. Quoi, c'est après ça qu'il fouille partout? Monsieur est un accroc de la nicotine en manque? Et le voilà qu'il a à nouveau disparu pour l'autre pièce. P*tain, mais il va me faire courir combien de temps?! Tous les italiens sont comme ça?!
Je soupire bruyamment en franchissant encore le seuil de la chambre, je vais pas tourner en rond pendant des heures! Il fera sa chasse aux cigarettes plus tard,  qu'il me rende mes affaires!

Ma mâchoire se crispe et mon regard devient plus sévère de secondes en secondes alors qu'il me tourne le dos, trop fier sans aucun doute si c'est pas clairement de la provocation. Il est joueur l'italien? Pas satisfait de mes explications? J'ai pas les cojones de lui fouiller les poches, c'est ça? Non, comment il dit, palle? Bref. Je me mordille méchamment l'intérieur de la joue alors qu'il s’accroupit devant son pieux, mes yeux passent successivement de sa nuque à ses poches, et je me vois parfaitement me jeter sur lui et lui remodeler la face en italique pour pouvoir le dépouiller de MES affaires! Je prend mon élan, une grande inspiration, mais il se redresse soudain avec son Graal en main et en baragouinant après je ne sais quel saint...

- Jansinio ! Hai gli occhi di bambino un poco timido, ma…

Je lève les yeux au ciel et écarte les bras comme on prendrait un public invisible à témoin. Bon sang! Il a enfin trouvé ses cigarettes... Je ne sais pas si je dois m'en réjouir avec lui ou lui rappeler que je suis toujours là!!!

-Génial! Sinon, une version audio non-originale c'est possible? Et récupérer mes affaires?!

Je voudrais pas décevoir le rital, mais outre pour répondre à quelques agaceries bien senties et avec l'aide d'un dico, je ne comprend pas un mot d'italien! Je le retiens celui qui m'avait assuré que c'était qu'une variante de l'espagnol...

Enfin comblé, le propriétaire des lieux reste à sa place, allume l'inestimable tigette, et avale goulument sa fumée acariâtre avant d'enfin reporter son attention sur moi. Nous nous toisons un moment, moi de considérer l'échec assuré de ma tentative si je lui sautais dessus maintenant et de me demander ce qu'il a en tête.

- Je suppose que le bulldozer qui est à l’entrée t’a fermement bloqué l’accès au bar ? Arès a un flaire de tigre pour détecter les menteurs et les resquilleurs.

Je me contente d'un sourire un peu irrité. Il a tout compris le patron. Arès? Il a plutôt une fonction à avoir un flair de chien et à s'appeler Cerbère, non?... Le roi de cet enfer plus rose que flamboyant tire une nouvelle bouffée en réfléchissant. Rendra le bazar? Ne rendra pas le bazar? Où monsieur spécule sur un autre sort... Dans le pire des cas - quoique rendu flegme par sa cigarette enfin retrouvée, il n'a pas l'air de vouloir la bagarre - je peux atteindre la sortie en quelques enjambées...

- Tu veux t’amuser ? D’accord.

Je sourcille d'étonnement. Ironie ou résignation d'un camé au tabac qui se rend compte que faire chanter quelqu'un ne lui apportera pas autant de plaisir que son tube à fumer? Je ne sais pas comment je dois le prendre...

-Ton gage pour être entré ici sans y avoir été convié, sera de tenir dans le bar et t'y amuser jusqu’à la fermeture
. J'ouvre grand les yeux avant de froncer les sourcils et afficher un sourire incertain. C'est quoi ce deal?... A ta charge évidement et … sans que mon vigile te surprenne pour te coller dehors. Je te rendrais ton bien à la fermeture du rideau... si tu es encore à l’intérieur. Alors capable ? Ou tu te dégonfles ?

Je regarde le rital d'un œil suspicieux. C'est moi qui m'amuse des gens avec des jeux et des défis d'habitude. Qu'est-ce qu'il a à gagné à me laisser profiter du bar? Où est le piège? Les règles de son jeu sont pourtant claires, être encore dans les lieux à sa fermeture, et pour ça échapper au cerbère. Et c'est tout? Et pendant ce temps, parce qu'il faut un moyen de pression et un gain, monsieur garde mes biens, et moi... moi, je suis un client comme un autre qui profite de la soirée?
Ce mec est louche. Ce mec est intelligent. Et ça me perturbe autant que ça me plais... Un sourire effronté remplace mes doutes.

-Tu dois sacrément t'ennuyer pour t'amuser à ce genre de truc...

J'ai beaucoup de mal à voir une punition ou une leçon dans ce qu'il veut me faire subir... Peut-être que le fauve qui garde l'entrée est plus difficile à éviter que je l'imagine, mais à côté de ça, j'y gagne quand même beauc...

-...Attends. Et si je me fais éjecter, comment je récupère mes affaires?!

Il a mes papiers, les clefs de mon unique moyen de locomotion et de chez-moi, et mon portable! Oh l'enflure...
Ma mâchoire se contracte spasmodiquement tandis que je ne le quitte pas des yeux, bouillonnant. Je songe encore à utiliser la force, mais son impassibilité que je sais être un leurre ne m'encourage pas à tenter la bêtise. Ses gestes sont posés, mais son regard alerte me dit autre chose...

-Être toujours présent à la fermeture, hein?

Il me nargue en tirant sur sa cigarette.

-Ok. clamè-je en me gonflant les poumons.

On va voir, si je peux pas tenir dans ce bar...


La situation est différente de celle que j'avais imaginé en m'invitant ici, mais le résultat est bien le même. Je me balade dans le Pink à la recherche de mes compagnons d'entrée que je retrouve tous attablés dans un coin autour de leurs verres. Un rictus malin de revanchard s'esquisse sur mes lèvres.
Je m'incruste d'un bond sur la banquette en affichant mon plus fier sourire alors qu'on m’accueille avec surprise.

-Ben alors? s'exclame Blond-vénitienne en restant collée à sa copine. T'as réussi à rentré?

-Je vous ais pas dis? Je suis un VIP ici. fanfaronnè-je. Je passe par la porte de derrière, comme les artistes, je tape la causette avec le patron...

...Et je suis condamné à resté coincé dans ce lieu de débauche contrôlée...

-C'est marrant. T'en avais pas l'air tout à l'heure...

Je fronce du nez. C'est ça, fous toi de moi. Il n'empêche que je suis ici maintenant, et c'est pas grâce à eux...

-C'est à cause du cerbère. Il me connait pas.

Je zieute pour m'assurer que le dit Cerbère ne pose pas les yeux par ici, et pour garder un œil sur ce foutu rital s'il traine dans les parages. Il a mon tél et mes papiers, et si je veux croire qu'il est réglo et donc qu'il me les rendra tel qu'il me les a volés, je ne suis pas rassuré pour un sous. J'ai comme une impression de déjà vécu à savoir mon portable aux mains d'un machiavel... Mes camarades de beuverie ne sont pas dupe concernant l'honnêteté de ma présence, mais ça les amuses. Et là dessus, ça vente les mérites du bar et d'Amaro...

-Je parie que son accent c'est du chiqué. coupè-je cours à leur louanges. Il s’appelle Alexander Hamer, il est originaire du Dakota, il a regardé trop de film sauce spaghetti, et son accent, il ne le sort que pour séduire le client et intimider le concurrent. Les purs produits italiens dans son genre, ça n'existe pas.

Puis ils l'ont pas vu faire son numéro de fantoche à la recherche de ses cigarettes au classieux bonhomme! Ce type est un mythe. Je suis le seul que ce mec irrite? Je tapote frénétiquement des doigts sur la table, et soupire d'agacement. Je veux récupérer mes affaires... J'abandonne mon blouson noir et je quitte la bande occupée à ses conversations aller me chercher à boire moi aussi. Je compte sur la peuplade qui remplie les lieux pour éviter d'entrer dans le radar du vigile. Son nom c'est Arès, pas Argos. Je demande un mojito en faisant un vague tour d'horizon des spécimens les plus intéressants qui trainent, et j'essaie de relativiser. Si je suis venu, c'est pour me divertir et passer du temps entouré. Je laisserais pas ce guignol me gâcher ma soirée! Et tant qu'à être enfermé ici, autant tirer le meilleurs de la situation. Non?...

Je croise le regard d'un bellâtre un peu plus loin au comptoir, son compagnon qui pianote sur son i-phone... et je les ignore pour ruminer.

...Je veux récupérer mes affaires...

Quand je relève le nez, c'est pour croiser le regard du rital cette fois. Évidement qu'il me surveille le bigre, maitre de son petit jeu et sadique qu'il a l'air... Je le reluque, comme si ça pouvais m'assurer que mes biens trainent encore sur lui, accessibles, mais je prend conscience que la partie ne fait que commencer. "Ton gage pour être entré ici sans y avoir été convié, sera de tenir dans le bar et t'y amuser jusqu’à la fermeture. Alors capable ? Ou tu te dégonfles ?" Ma soirée promet d'être plus longue que je l'aurais envisagé, mais Ok! Ce serait c*n de craquer d'entrée de jeu, et il se demande si je vais survivre à la vigilance de son gorille - ou tigre comme dit? Je vais lui prouver.
Je paie et j'embarque négligemment mon verre en détachant lentement mes yeux du rital pour retourner auprès des autres avec l'enthousiasme qui convient. J'ai des potes avec qui boire et plaisanter, des tas de canons qui n'attendent qu'à ce que je fasse le premier pas, il parait que les shows sont sensationnels... Puisqu'il m'a fait invité d'honneur de son petit paradis et que je suis condamné à m'amuser : alors autant accepter le cadeau, endosser mon rôle de roi de la récréation, en profiter à fond et lui montrer que je m'éclate!

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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: Because rules are made to be broken [Pv Alessandro]   Sam 18 Juin - 16:17



Because the crafty must be broken...


Feat : Therence Garnet


A travers la fumée de ma cigarette, je regarde l’intrus d’un soir. Sa façon de se tenir sur ses jambes, le menton légèrement relevé, la coupe de cheveux qui suit la tendance, ce gars doit en éblouir plus d’un au lycée… ou se faire haïr par autant de camarades. Il a la gueule d’un attrape filles... ou mecs vu qu’il tente de s’introduire dans un bar à forte connotation gay. Le goudron qui colmate mes alvéoles pulmonaires et la dose de nicotine accélèrent mon cœur libérant un peu d’adrénaline si agréable.

- Tu dois sacrément t'ennuyer pour t'amuser à ce genre de truc...
- Je suis très joueur


Il ne semble pas saisir l’étendu du pari que je lui propose. Les loups ne jouent pas habituellement avec leurs proies, mais mon côté italien aime les parties de bluff. Car c’est ce que va devoir faire ce Garnet et cela pendant toute la soirée. Voyons voir comment cet oiseau de nuit va s’y prendre.

-...Attends. Et si je me fais éjecter, comment je récupère mes affaires?!
- Il te faudra trier le monceau de poubelle du bar je suppose…


Son corps se contracte, il semble jauger s’il a une chance de venir piocher son bien dans la poche de mon pantalon. Je n’attends qu’une chose, qu’il essaye. Je reste appuyé nonchalamment contre le rebord de la fenêtre, mais mon regard se fait acéré. Aller vient donc plonger ta main dans ma poche…

- Être toujours présent à la fermeture, hein?


Je prends mon temps pour lui répondre, tirant longuement sur ma cigarette et rejetant la fumée dans sa direction. Le jeunot ne se démonte pas et se décide à relever le défi. J’ébauche un sourire en coin. J’aime quand on me résiste.

- OK !

Il tourne les talons et redescend. La première difficulté va d’être d’entrer côté salle par la porte réservée au personnel. Je termine ma cigarette et finis de boutonner ma chemise avant de le suivre. Quand j’arrive côté salle, c’est toujours bondé, c’est le coup de feu. Pas le temps de chercher Garnet je dois aider mon personnel à faire face aux commandes qui affluent. Le chiffre d’affaire devrait être plutôt bon ce soir. Les commandes s’enchaînent, j’ai repéré Garnet, Arès est à son exact opposé dans le bar. Bon joueur, je n’ai pas dit à mon vigile que son filet avait quelques mailles percées. Quand j’entends Jessie annoncer une commande pour la table du fraudeur, je lui dis que je m’en charge. Un peu plus tôt, j’ai croisé son regard, lueur de défi dans le sien, amusement dans le mien.

- Carla ! Come stai bella Signora ?
- Alessandro !


Exprès, je me suis glissé derrière Garnet qui ne m’a pas vu arriver. Son amie étant en face de lui, j’ai posé ma main sur l'épaule du lycéen afin de m’appuyer et me pencher pour claquer deux bises à la jolie blonde vénitienne. Je feints de garder l’équilibre en m’appuyant sur Garnet. Je sens les muscles de son dos se raidir au contact de mon torse. Ma prise sur son épaule est ferme alors j’ai presque mon menton posé sur sa jumelle. Garnet se tord la tête pour éviter le contact de ma joue. Je joue de ma position en lui caressant doucement la nuque de mon pouce. Ses potes ne voient pas mon manège, c’est amusant de voir comment l’adolescent arrive à rester de marbre pendant que je discute avec son amie qui me fait sans aucune honte du rentre dedans. Tout en caressant la nuque de ma proie bloquée sur sa chaise, je fais mon numéro de Casanova et sors l’attirail habituel, avec accent, quelques mots d’italien compréhensibles pour une américaine et regard de velours. La fille n’est pas dupe. Elle sait que ce n’est qu’un numéro et que je le fais souvent avec les clientes du bar. Mais Carla savoure le moment comme si elle était la reine du bar. Therence se crispe de plus en plus sous mon contact.

Je le libère de ma poigne en laissant traîner mes doigts dans ses cheveux avant de changer mon plateau de main et de leur servir leurs consommations. Avant de m’éclipser, je me baisse à nouveau pour chuchoter à son oreille. J’aime le voir frémir quand mon souffle chaud lui caresse le cou.

- J’espère que ce n’est pas ta blonde. C’est une fille assez.. publique.

Je crois que je pourrai entendre ses dents grincer, surtout que j’ai reposé une main “amicale” sur son épaule. Je discute encore un peu avec le groupe dont certains sont des habitués. Comme tous clients, ils sont heureux que le patron des lieux passe du temps avec eux.

- Carla essaye de ne pas trop manger Jansen du regard !
- Ton danseur est trop craquant Alessandro !
- A qui le dis-tu !

Je repars aider au service. J’ai vu Jansen filer en coulisse, son numéro commence bientôt. Ce soir c’est soft. Disons qu’il ne finit pas à poil avec un casque de pompier pour seul accessoire. Mais il n’a pas besoin de se dénuder entièrement pour exciter les passions. Mon Jansinio sait bouger d’une manière si sensuelle que même les lesbiennes et les gars hétéros le regardent quand il est sur scène. D’ailleurs cela me donne une idée. Je retrouve Jansen au vestiaire qui endosse son costume de scène. Avant de lui dire ce que je souhaite, je profite un peu de sa belle plastique et de ses lèvres.

- Dis, tu pourrais mettre un peu mal à l’aise le type qui est assis en face de Carla ?
- La blonde vénitienne.
- Oui. Rien de bien méchant, juste un peu concentrer l’attention sur lui et le faire virer au rouge tomate s'il te plait.


Jansen négocie cet extra par la permission de rester là cette nuit, bien qu'il n'a aucunement besoin de négocier ce point. Je retourne côté bar quand Anna change le rythme de la musique. La salle s’assombrit un peu, un jeu de lumière illumine la scène. Je me cale contre un pilier regardant la table de Garnet. Celui-ci me calcule et me fait un sourire effronté. Je lui retourne un sourire carnassier. Comment va-t-il réagir au numéro de Jansen en sachant que je guette la moindre de ses réactions. Il y a trop de bruit pour que je me fatigue à isoler les bruits de son cœur, dommage.

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Jansen Avery

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MessageSujet: Re: Because rules are made to be broken [Pv Alessandro]   Mar 21 Juin - 10:02





Because rules…



Depuis leur retour de Los Angeles, il s’en était passé des choses… Son frère de sang avait clairement fait comprendre à Jansen ce qu’il pensait de sa relation dangereuse sicilienne. Mais Brian étant Brian, il avait aussi tout simplement accepté et compris l’attachement du danseur pour son patron. Le Drus n’aurait pas pu choisir un meilleur frère, quand bien même c’était le seul qu’il aurait jamais, à moins d’un miracle et d’une autre naissance de Drus, ce qui ne signifierait qu’une chose : un grand bouleversement pour son peuple. Si jamais un jour ça devait arriver, Jansen ferait tout pour le sortir des griffes de ses sœurs. Car, il n’en doutait pas, si un tel miracle devait se produire, il le saurait. Il n’y avait jamais eu, de mémoire de Sylve, deux Drus à la fois, mais Jansen sentait dans ses tripes qu’il serait automatiquement connecté à un autre Drus, s’il devait naitre.

Alessandro s’était remis de ses blessures physiques, mais Jansen savait reconnaitre son anxiété. Il ne savait pas pourquoi il n’avait pas été plus puni que ça. Alors le jeune danseur restait présent, plus que d’habitude, sans pour autant trop empiéter sur l’espace de liberté de son amant. Ce dernier tenait à son indépendance, Jansen l’avait compris depuis le début, mais il voulait être quelqu’un sur lequel il puisse se reposer. Littéralement, parfois.

L’incendie au Pink Print avait foutu le moral en l’air de son patron, mais il avait aussi pu se rendre compte que tous ses employés avaient mis les bouchées doubles pour le remettre à flot le plus vite possible. Quant à Jansen, même si ce n’était pas le cas ce soir, il avait fait un peu plus de numéros osés que d’habitude, ce qui avait inévitablement attiré plus de clients, une fois que le mot était passé. Ces derniers ne pouvaient pas savoir à l’avance si ça allait être un soir « la totale », mais c’était ça qui était excitant, selon son rital favoris.

Quant à Arès, il n’allait pas bien du tout, et Jansen se tordait les mains d’anxiété en l’observant à la dérobée. Alessandro avait mandaté le pompier à ses côtés, celui qui avait contribué à la sauvegarde du Pink, mais Jansen aurait voulu faire quelque chose pour celui qui les avait sortis de la panade. Lorsqu’il était désespéré, pensant qu’Alessandro se sacrifiait, Arès avait été là, secouant Jansen lorsqu’il le fallait, pour qu’il ne flanche pas.

Alors il lui apportait des boissons, le réconfortait de sa présence, utilisait parfois le glamour pour que ce qui le perturbait lui paraisse insignifiant. Ce n’était pas grand-chose, et certainement pas pérenne, mais il avait ainsi l’impression de se rendre utile.

Ce soir, il avait un show à faire, et les répétitions des jours précédents avaient eu la vie dure. Surtout quand il avait voulu répéter devant Alessandro. Ce dernier, toujours insatiable quand il s’agissait de la bagatelle, ne l’avait pas laissé finir, ce dont, tout bien pesé, Jansen ne se plaignait pas.

C’est un Alessandro avec un regard mystérieux qui le retrouve dans les coulisses, alors que Jansen se prépare pour son numéro. L’idée du numéro lui était venue en pensant à certaines de leurs soirées un peu hots. Depuis qu’il était sous la malédiction du gui, Jansen n’avait plus aucun tabou concernant les demandes de son amant, et il y avait eu des soirées mémorables, Jansen ligoté, attaché, gentiment malmené par son rital, sans jamais pour autant tomber dans le glauque. Alessandro savait ou s’arrêter, et Jansen appréciait être son jouet pour une nuit. Même si c’était plusieurs nuits.

Malgré tout, souvent, quand les deux amants s’endormaient l’un contre l’autre, Alessandro devenait très tendre, surtout ces soirées ou la violence précédente était contenue, et il prenait Jansen dans ses bras, son nez dans ses cheveux, et l’appelait « mon ange déchu », avec une pointe de tristesse dans la voix. Jansen comprenait qu’il l’aimait et qu’il s’en voulait de l’entrainer dans sa noirceur. Mais Jansen était heureux avec lui, il fallait qu’il le comprenne un jour ou l’autre.
Alessandro lui demande un petit service, que Jansen accepte avec plaisir. Faire rougir un client, il devrait pouvoir y arriver. Mais ça avait l’air particulièrement important. Le glamour lui servait habituellement à paraitre inintéressant, à faire oublier les questions aux gens, à faire en sorte qu’ils se désintéressent de lui. Mais ses sœurs s’en servaient, elles, pour attirer les mâles humains dans leur filet, et il savait également s’en servir ainsi, même si il n’en avait jamais eu besoin. Si nécessaire, donc, il n’hésiterait pas sur le jeune homme qu’il avait aperçu en jetant un œil depuis les coulisses. Beau gosse, le mec… Ce ne serait pas un grand sacrifice, pense-t-il avec un sourire amusé.

Arrivé sur scène, c’est un Jansen éclairé à la lumière noire, faisant ressortir la teinture spéciale de son accoutrement, qui arrive, au son d’une musique quasi religieuse, bien que remasterisée avec une base « dub fondation »... Ainsi éclairé par cette lumière, il apparait vêtu de blanc immaculé, un collier, un pantalon moulant dont la matière reste indéterminé, des bracelets de lumière, un t-shirt moulant, ne cachant rien de ses muscles, surtout mis en valeur par cette lumière, et, comme les spectateurs s’en rendent compte rapidement, lorsqu’il commence à s’effeuiller, enlevant son t-shirt à la faveur d’un mouvement complet, comme un salto au ralentis, des peintures corporelles « angeliques » sur son torse, principalement les pecs et les avants bras. Soudain, la musique, jusqu’alors calme, change totalement de registre, sur quelque chose de plus rytmé et de plus sombre. La lumière change également, éclairant maintenant Jansen avec une lumière classique, et quelques cris de stupeurs, quelques rires amusés et des applaudissements ponctuent le résultat :

Avec cette lumière, Jansen apparait vêtu de cuir, de métal, son pantalon moulant est noir, comme le reste de son accoutrement. « SM » est le mot qui fuse, amusé, de certaines bouches, et les sifflets d’encouragement accompagnent la danse de Jansen, qui, puisant dans les accessoires au sol, fait un vrai numéro de danse, et pas un simple strip-tease. S’approchant des clients, il leur permet de l’effeuiller, leur place un fouet ou ses bras autour du cou, sans jamais rester suffisamment longtemps pour être touché plus que nécessaire.

Sa manœuvre l’amène à la table du beau brun, qu’il fixe à présent de son regard vert. Aura –t-il besoin du glamour ? Il n’est plus guerre vêtu, mais de près on peut voir les emplacements pour les liens sur ses poignets, son cou, ses chevilles. Montrant ostensiblement une petite clef d’argent, Jansen la fait glisser sur son torse, abdos, et la laisse dans la petite poche à l’intérieur de son boxer noir, prévue à cet effet. Plaçant ses bras au-dessus des épaules de sa proie, il se menotte lui-même, les poignets bloqués derrière le cou du joli brun. Le sourire radieux du danseur, sa tête légèrement penchée, et ses déhanchements l’incitent à agir. Prendra-t-il la clef pour le délivrer ? Ou le laissera-t-il ainsi, accroché à lui ? Il ne regarde pas Alessandro, mais il sait que ce dernier n’en perd pas une miette. La blonde vénitienne est pratiquement hystérique, et les autres clients applaudissent et sifflent dans un esprit plutôt bon enfant.


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Therence Garnet

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MessageSujet: Re: Because rules are made to be broken [Pv Alessandro]   Sam 2 Juil - 1:33



A portée de main
C'était l'histoire d'un menteur effronté et dépourvu de conscience qui, berné par un grand rusé, posa un pied dans un pays aux milles plaisirs sans se rendre compte que si on l'autorisait à se vautrer dans son rôle de vilain garçon, c'était pour mieux le faire tourner en bourrique...

Ça pourrait-être sur cet air de vieux conte italien que j'ai quitté l'espèce d'imitateur de parrain de la mafia. Mais on verra bien de nous deux qui est-ce qui tire les ficelles... Nos regards se croisent un instant, et puisqu'il est question de s'amuser, je vais lui montrer comment je compte profiter de sa permission.

Je m'étale fièrement à ma place, chahute gentiment avec ma tablée, vide longuement ma boisson... pas une menthe à l'eau! ais-je envie de pousser le vice à le signaler au gérant. C'est la preuve de son honnêteté, il ne m'a pas désigné à son personnel et me laisse réellement profiter, comme décidé. Cela dit il a plutôt intérêt, il ferait belle figure le provocateur à essayer de me virer! A moins qu'il me sous-estime et compte les minutes... Et si j'allais boire ou draguer sous son nez, loin d'avoir l'air affecté par ses c*nneries? Ça découragerait son idée de me gâcher ma virée au Pink? Non?
Sauf qu'en patron de bar consciencieux, monsieur prête main forte derrière le comptoir et m'ignore complétement. C'est moi qui me décourage. Et si j’arrêtais de penser à lui et son défis à la c*n, hein? Si je me rend dans ce genre de lieu c'est pour trinquer, décompresser, pour m'amuser et pour faire de nouvelles rencontres! Certainement pas finir obnubilé par un voleur de son genre et satisfaire son sadisme!...

Alors je trinque avec les autres à la fin d'un trop plein de leçons à assimiler, de la saison estivale et de cette chère... liberté qui nous tend les bras. Je décompresse en surveillant un crâne chauv... en regardant les gens bavarder et boire insouciamment autour de nous. Je m'amuse aux blagues fallacieuses d'un compère en me demandant si les jeux de mains sont des jeux comme d'autres ou s'ils ont une réelle signification aux yeux des amateurs de bonne chair pour en faire les frais ou oser en abuser en toute impunité. Puis j'hésite à me glisser à une autre table en me persuadant que personne, ici ou ailleurs, ne me retient de m'éclater et en me rappelant que je ne suis pas venu en ayant vraiment décidé de la finalité de cette soirée après-tout. De toute façon c'est pas comme si j'avais pas jusqu'à la fermeture pour me décider!

Partagé entre irritation et par un besoin de réconfort inavouable, j'arrête de maltraiter la table de mes pianotemment frénétiques et je plonge machinalement la main à ma hanche... dépourvue de portable.

Et ch*er!!! Comment je suis censé m'amuser alors qu'Amaro a toutes mes affaires?!  Je veux... non, je DOIS récupérer mon téléphone! Et mes clefs! Et mes papiers! Je peux pas avoir l'esprit tranquille en me sachant en otage, parce que c'est bien ce qui est! ni en étant constamment sur le qui-vive. J'ai l'air de quoi quand le bon toutou fait sa ronde et que je me sens obligé de me noyer dans mon verre quasi vide ou caler ma tempe entre mes doigts dans une pose plus ridicule que vraiment séduisante, subitement passionné par ma voisine dans le seul but de me cacher?!

La soirée promet d'être interminable dans ces condition, et elle n'est pas aussi plaisante que je l'avais imaginé. Je vais aller récupérer mes affaires. Mais pour ça je dois mettre la main sur ce sale...

- Carla ! Come stai bella Signora ?

- Alessandro !

Je trésaille à la main qui me tombe sur l'épaule comme un prédateur sur sa proie alors qu'éclatent les exclamations. Quand est-ce qu'il...? J'ai peut-être sursauté, mais tous les yeux rivés sur le charismatique patron, ça n'a alerté personne. Pas plus que le fait que je sois en train de me faire cordialement écraser par l'italien... il se presse contre moi pour pouvoir atteindre la jeune femme en face, ses doigts qui me pétrissent l'épaule pour m'empêcher toute escapade et m'obliger à endurer ses indispensables bises... Qu'il me passe une chandelle tant qu'il y est, on sait jamais que je ne fasse pas assez parti du décor, non? C'est vrai que j'ai apparemment plus l'allure d'un perchoir! J'ai du mal à garder mon calme et serais bien tenter de lui foutre un coup de coude dans le bide s'il n'était pas l'objet de toute l'attention et que moi je n'y échappais heureusement pas pour l'occasion. Il se colle à mon dos et garde son visage pratiquement contre le mien... Mais va te frotter ailleurs, l'animal!
... Quoique : pas si vite! Les mains prises entre moi et son plateau, il a le fut' sans défense... Je contorsionne mon poignet pour tenter de lui faire les poches. Alors? C'est qui le plus malin mainte...

PUT'...! Je me fige et ma nuque se hérisse aux subtils contacts de son pouce. ...Sale rital... Je frémis de toute ma colonne et remue aussi discrètement qu'inutilement des épaules pour supporter sa prise puisque je ne peux pas m'en défaire. Personne ne voit rien, et pour mon amour-propre, personne n'a intérêt à comprendre ce qu'il ce passe. C'est pas comme si le dragueur invétéré que j'étais n'en avait rien demandé de ce type là... ni de ce genre de susceptibilités, pas si je n'en ai pas le contrôle! Et engagé dans une modération des plaisirs charnels depuis bien trop longtemps pour ce que je me suis jamais interdit... je ne contrôle rien de la machine échauffe. Et ceci pendant que la blonde lui fait du gringue! J'ai l'impression d'être dans une parodie de triangle, deux qui flirtent ouvertement pendant que dans l'ombre, le tricheur s'amuse ailleurs... le regard accroché à celui de son interlocutrice, c'est tout prêt de MON oreille qu'il roucoule de son timbre chaud et suave. Mais j'ai rien demandé moi!!! Je suis déjà l'acteur d'un scenario qui n'implique pas de troisième larron, en tout cas c'est pas comme ça que j'imagine le meilleurs des scripts. Mais riposter dans ces conditions c'est trahir mon état peu glorieux de captif auprès de mes camarades plus que faire le moindre tort à ce vicieux de beau-parleur, et j'ai foutrement de moins en moins... envie de me trahir...

Masqué par la table, j'empoigne férocement sa cuisse. "Lâche moi", intimè-je en essayant de conserver un masque serein qui ressemble d'avantage à une grimace pour qui s'y attarde.

Je sens avec soulagement son menton glisser hors de mon épaule à l'instar de ses doigts de l'autre côté qui, eux, s'attardent furtivement à l'arrière de mon crâne avant de vraiment se retirer. B*rdel. J'ai des envies de meurtres. Je reprend enfin mon souffle et tremble un bon coup quand il se décolle pour distribuer les commandes, et je me masse la nuque et m'empare de mon verre pour calmer le trouble indésirable que ce mec à pris soin d'attiser. Sale type, il sait y faire...

- J’espère que ce n’est pas ta blonde. revient-il à la charge, infatigable. C’est une fille assez.. publique.

J'avale ma gorgée de rhum mentholé d'une déglutition sonore, et mes iris passent furieusement de sa main sur mon épaule à son visage railleur. Qu'il convoite la blonde au bras de laquelle j'espérais passer ça bouscule méchamment mon ego, mais c'est pas ce qui me gène le plus alors qu'il me balance ça avec cet indécrottable air charmeur. Casanova n'a manifestement aucune limites, et pour en faire les frais je ne peux qu'avouer qu'il est difficile de... rester insensible. Et j'en connais un de sensible qui ne dirait pas non à faire d'un caressant dans son genre sa fin de semaine s'il venait à le rencontrer...  

Au delà de la mise du parfait séducteur, tellement parfait que ça en devient cliché, ce mec est une véritable menace en la matière. Je suis beaucoup trop revêche pour succomber à ses charmes, mais comment les autres boivent son accent et se perdent dans ses yeux ne fait que confirmer sa suprématie. J'ai l'impression de voir un vieux fauve en train de renouveler son harem...

- Carla essaye de ne pas trop manger Jansen du regard !

- Ton danseur est trop craquant Alessandro !

- A qui le dis-tu !


... Ou pas? Le patron ne se refuse rien, même pas ses employés? Ou bien... Je sirote en silence, éclipsé par sa présence, mais essayant de déterminer si un fascinateur dans son genre peut sérieusement s'enticher de quelqu'un - quelque chose m'assure que je connais la réponse... - et quels risques un inconscient prendrait à marcher sur ses plates bandes. Juste pour savoir...

J'ai l'impression tangible d'être libéré d'un poids et de pouvoir reprendre mes aises quand Mister Italy nous quitte enfin pour précéder le désigné Jansen qui disparait près de la scène. Ça me ramène un sourire malin. Pas totalement frivole le rital alors?... Qu'est-ce que je dis, ce type c'est juste un personnage, c'est du chiqué! Hé, minute... Oh c'est pas vrai! Et mes affaires?! Je m'apprête à courser Alessandro, mais le changement d'atmosphère me détourne de mon objectif.

La luminosité s’amenuise dans la salle, la musique change de registre. Sur la scène, un être spectral ressort de la pénombre, porté par la musique sacrale et moulé d'un blanc laiteux, presque translucide. Comme tout le monde, j'admire les formes masculines qui sont mises en avant alors que son visage nous reste inconnu, jusqu'à ce qu'il retire son haut tout en souplesse. Un ange... j'oublie le rital et ses diableries et me laisse simplement séduire par le spectacle.
Définitivement, je perd l'estimes de mes lieux de divertissement usuels. On est loin des gogo-danseurs du Sinema qui se trémoussent dans leurs cages de néons aux quatre coins du club. L'artiste œuvre dans une mise en scène soigné, véhicule du sensuel, de l'érotique... quelque chose de... glamour? que les appâts d'ailleurs ne possèdent pas. Même si j’admets que le côté vulgaire et accessible, c'est aussi ce qui pousse parfois à y revenir.

Subitement, le rythme devient plus violent, la lumière reprend ses droits, et l'ange révèle sa facette sombre. Wow! Ça c'est géant. Je comprend mieux pourquoi ce bar ce veut hermétique aux mineurs... quel dommage! Ça devrait pas être autorisé de faire patienter pendant des années pour voir ça! Le danseur s'agite élégamment, jouant avec les accessoires qui complètent sa tenue de cuir, se dépouillant au rythme de sa chorégraphie puis des clients qui ne souhaitent que lui apporter leur aide. L'ange vient se mêler à nous, l'inaccessible ne l'est pas tant dans ce bar, et ça ne fait qu'apporter plus d'euphorie à la populace, surtout quand il s'échappe aussitôt pour voleter ailleurs... La mine déçu et rêveuse de certains prête à rire, hé, hé... Heu...

On dirait que j'ai droit à ma part de rêve. Je le reluque sans vergogne quand c'est notre table qu'il cible, mais quand son regard sinople se rive au mien... je ne sais pas trop comment appréhender ça. C'est flatteur, mais... Il agite à la vu de tous une petite clef dont c'est pourtant moi qu'il semble charger du sort, puis il la fait coulisser le long de ses pecs peinturlurés, de ses abdo... et summum de la provocation, la cache dans son outrageant boxer...
Mon menton reste ballant en comprenant ce que ça veut dire, et tout bascule quand il prend possession de mes genoux et m'entoure de ses bras... Oh m*rde... Heu... ç... ça, ça m'arrange pas vraiment... C'est en jetant un regard furtif autour de moi de peur de croiser le grand baraqué alors que le masochiste attire toute l'attention sur nous que je repère le rital adossé derrière son comptoir...

Un grincement métallique se fait derrière mes oreilles, et l'air fier et amouraché, le joli danseur se dandine éhontément avec les mains liés derrière mon cou.

Le regard que je renvoie à l'italien est noir. Oh le sal*p... J’appelle ça de la triche!!!

Dans d'autres circonstances et dans une autre... situation, j'aurais agis sans même réfléchir. Je me serais prêter au jeu avec un plaisir non exagéré, j'aurais tâté l'homme qui s'offre à moi, sans vulgarité ou presque, j'aurais endossé le rôle du geôlier qui a tous les pouvoirs, l'aurais gardé pour moi pour faire durer le plaisir et le temps de voir comment réagirait les jaloux de l'assistance... Sauf que ma confiance en moi s'est faite la mâle, entre crainte de subir un vol-plané hors du bar, et... de n'avoir aucun contrôle sur les limites que je devrais ou non me fixer...

...Je suis mort de chaud! Et pendant que je fais la cocote minute sur le feu, on nous siffle et on nous acclame impatiemment. J'ai rarement autant haïs être au cœur de l'attention et encouragé à agir...

Je sais que le séduisant pantin obéit à Amaro. Ma mine surprise et honorée a laissée place à une irritation palpable mais salvatrice d'un certain point de vu, le déclic dont j'avais besoin... Alors si je ne le libère pas, l'ange mutin est condamné à resté attaché à moi, hein?
Je fais obstacle à l'agitation ambiante et ne lâche pas Jansen des yeux en posant strictement mon indexe juste sous son nombril, pour tracer a ligne qui mène jusqu'à la clef. Le temps pour moi de discrètement lever l'autre main dans son dos sans le toucher. Et lorsque je crochète du doigt le pan de son sous-vêtement en laissant apparaitre un sourire revanchard, c'est pour mieux le surprendre en agrippant l’anneau à sa nuque et éloigner son buste d'un mouvement ferme. Je baisse la tête par dessous ses bras menottés pour me délivrer de son entrave en le repoussant et me levant d'une impulsion des cuisses. Le danseur se retrouve les fesses calées contre notre table, et moi debout en face de lui, libre. Je hausse des épaules pour signaler mon innocence. Y a toujours moyen de contourner les règles! N'est-ce pas, Amaro? Mais parce que je me fais huer pour mon vilain tour et que je ne suis pas prêt à m'exposer face à tout le monde, je détaille le minois du danseur et je glisse deux doigts là où il faut pour finalement en tirer la précieuse petite clef que je lève haut comme un trophée avant de l'agiter devant son nez pour la lui rendre...

Je crois que c'est foutu pour la discrétion. Mais foutu pour foutu, je me laisserais pas mener par leurs délires!

Tout ce que j'espère à partir de là, c'est que le masochiste poursuive son numéro ailleurs. Ce ne sont pas les client désireux de le démenotter qui manquent... Et quand je suis débarrassé de sa présence et que les yeux migrent tous vers lui, je me rassoie rapidement pour prendre conscience de ce qui vient de se passer et essayer de me calmer. Oh bon sang... Je sais pas ce que ça a donné d'un point de vu spectateur, je crois que j'ai été d'avantage guidé par un l'instinct de conservation de mon ego qu'une réelle anticipation - comme ce moment ou gamin, tu te viande à vélo devant tes potes, et que tu te rattrapes par une pirouette inspiré des films d'action l'air de l'avoir fait exprès - mais je prie seulement pour avoir rattrapé le coup et... avoir attiré l'attention où il fallait. ... La vache, c'est carrément la honte d'en arriver là...

...Je tiendrais jamais jusqu'à la fermeture dans ces conditions. Ce sale type à triché... Regardez le alors que l'assemblée se remet du fabuleux spectacle, a passer entre les tables, je suis sûr qu'il leur refait son numéro du rital galant, saupoudré d'un zeste de modestie bien placée à propos du numéro de son ange sado-masochiste! Mais quand il prend la direction des coulisses, je m'enfile le verre de mon voisin qui riposte trop tard, et sans prendre la peine de donner une explication, j'embarque ma veste et je m’éclipse. Je me fais petit, ignorant les regards qui glissent sur moi, me mangeant un coin de chaise - et mer... je sais encore marché, je suis juste très énervé!!! - et en surveillant être hors de portée de Gros-bras pour rejoindre le patron du bar avec empressement.

Je me précipite sur lui de sorte que je lui rentre volontairement dans le flanc, juste ce qu'il faut pour simuler une maladresse que les regards indiscrets mettrons sur le compte de l'alcool...

-Alors comme ça on aime me voir fourrer mes mains dans les poches des autres, articulè-je entre mes dents, Hein, Segnor Amaro?

...Mis-à-part que je reste dans ses pieds, scotcher à lui dans un équilibre résolument précaire pour l'empêcher de se barrer et avoir le temps d'aller franchement fouiller au niveau de sa hanche, et tans pis pour ce que j'y choppe.

Rend... Moi... Mes... Affaires!!! Je partirais pas sans! Quitte à trouver un moyen infaillible de rester dans ce bar jusqu'à la fermeture le temps de toutes les récupérer, comme prévu. Parce que si je fini par dénicher mon portable de sa cachette, rayonnant de victoire... Je l'attrape par le col de la chemise et le colle au mur le plus proche.

... Mais où t'as foutu le reste sale tricheur?!!

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MessageSujet: Re: Because rules are made to be broken [Pv Alessandro]   Jeu 14 Juil - 14:59



Because the crafty must be broken...


Feat : Therence Garnet


Dire que Jansen est desirable, le mot est bien faible pour décrire le charme qu’il dégage. Il a une manière de bouger ou de planter son regard dans le vôtre qui damnerait un saint et toute la population des chérubins des cieux. Le drus a la capacité d’attirer les regards de tous, même des mecs hétéros. Et je ne parle pas de ce genre de regard méprisant auquel la communauté gay fait habituellement face. C’est clairement un regard appréciateur avec il est vrai, une belle pointe de jalousie pour certains mâles. Jansen est beau et sensuel tout en restant très masculin. C’est ce qui me plait chez lui. Cette dualité entre faiblesse apparente et grande force intérieure. Son corps est souple comme un brin d’herbe, mais il peut se faire dur comme de la pierre.

Mais là, pour le coup il a mis le paquet. Forcément la malédiction agissant toujours, mes demandes sont transformées en ordre sans appel. J’ai une petite pointe de remord de me servir de la servitude de mon danseur pour un amusement personnel, cependant la tête de crâneur de ce resquilleur me crispe. Je crois que ce gamin a trop l’habitude que les autres s’écrasent devant sa pseudo splendeur et son arrogance suffisance. Parfois il suffit de se gonfler et faire le paon, parfois il faut se manger un mur et comprendre que rien n’est acquis, surtout au pays des apparences.

Le spectacle a commencé. Je connais les effets des jeux de lumières sur lesquels Jansen va jouer et je vois déjà les clients captivés. Les numéros de Jansen sont appréciés et souvent les consommateurs baissent d’un ton pendant son show. C’est une marque de reconnaissance de son travail et aussi la différence du Pink par rapport à d’autre établissement où « un corps » s’agite sur une scène sans réelle considération des clients. J’ai laissé carte blanche à Anna et Jansen pour leurs numéros et je ne suis pas déçu du sens artistique qu’ils y donnent. J’ai également banni les services personnels, restreignant cela à ce qu’il va par exemple arriver à Garnet. Les bonus venant d’une volonté de mon personnel et non plus d’une commande rémunérée de la part du client. Je dirige un bar à tendance gay, par un bar à putana.

Le numéro de danse est parfait et l’adolescent se laisse prendre au jeu avec les autres clients. Il rit de l’embarras de ceux qui sont furtivement mis sous les feux de la rampe quand le danseur vient lascivement se planter devant eux. Jansen a compris ce que je voulais faire. Il ne cible pas tout de suite l’apprenti voyou. Il fait monter la pression dans le public de façon que Harley se prenne une pression magistrale quand il deviendra le phare de la salle. Je guète la position d’Arès. Il est occupé à ramener le calme à une tablée qui s’énervait un peu.

Reportant mon regard sur la scène, Jansen cible enfin ma victime. J’aime le voir passer de l’euphorie à la gêne puis au doute. Pas si idiot il capte le piège, son regard inquiet cherche celui du vigil et tombe sur le mien. Je lui affiche un parfait sourire de publicité dentaire, il me renvoie un regard noir de colère. Quel échange délicieux de regard ! Je n’ai rien à perdre dans notre affaire, que le risque qu’il ajourne mon amusement en quittant le bar prématurément, préférant fouiller les poubelles du Pink que de perdre la face devant ses amis tous aussi superficiels que lui. Jansen en rajoute et même sous le coup d’un jeu sadique de ma part, il est évident que le gamin n’est pas insensible aux charmes de mon danseur qui lui sont offert sur un plateau.

Les clients deviennent presque hystériques quand la clé des menottes va se loger dans le boxer de Jansen. Beaucoup aimeraient y plonger la main pour aller à la pèche, comme Garnet est invité à le faire. Le m’a-tu-vu devient le centre d’une attraction qu’il ne maîtrise pas. Il n’y a pas de plaisir dans la gêne sauf si c’est celle de l’autre. Il n’aime pas se faire mettre en défaut, surtout que son hésitation fait rager et exaspérer ceux qui aimeraient être à sa place. Il voulait s’amuser dans un bar pour lequel il n’a pas l’âge requis ? Quelle punition plus retorse que de le mettre en position de roi ? Mais c’est un roi maudit qui se fera virer comme un manant si la garde du château lui met la main dessus.

Le roi de cette farce par une habile malice, arrive à se défaire de la prise de mon cavalier. Toutefois il se soumet à l’opprobre général, aux sifflets et quolibets peu flatteurs du bon peuple sur ce qu’il a… ou pas dans le futal. Sa frustration et son humiliation sont un spectacle tout à fait jouissif. Je tiens ma vengeance sur ce petit fouineur. Mais rendons à Don quichotte ce qui appartient à Cervantes, le petit a du cran, car il finit par aller récupérer la clé dans son écrin de débauche sous les vivats des clients. Le piccolo monte dans mon estime. Il ne s’est pas dégonflé. Finalement il a des palle. Il me plait l’apprenti Casanova.

La farce est terminée et j’ai toujours un bar à faire tourner. Jerry m’interpelle, disant qu’il va être en rupture de whisky. Il n’a pas le temps d’aller dans la réserve. Je lui fais signe que j’y vais à sa place. J’ai à peine le temps d’ouvrir la porte de service qu’un client me heurte… Garnet !

- Alors comme ça on aime me voir fourrer mes mains dans les poches des autres. Hein, Segnor Amaro?
- Tu t’es fait un peu prier, il me semble…


Je ne peux m’empêcher de sursauter quand je sens sa main se frayer un chemin dans la poche de mon pantalon. Aucun homme n’aime qu’on vienne fouiller là, sans permission. Je me retiens de rugir et sortir les crocs. Je ne vais tout de même pas me laisser déstabiliser par ce merdeux ! Je suis le maître du jeu, il est le pion… à la rigueur je pourrais lui attribuer le rôle de fou du roi. La partie n’est donc pas terminée. Le pion se rebelle. Il m’empoigne la chemise et dans l’élan me plaque contre le mur. La porte de service se referme doucement, nous laissant dans un tête à tête explosif.

- ... Mais où t'as foutu le reste sale tricheur?!!
- Tricheur ? N’est-ce pas toi le resquilleur ? Tu pourrais m’accuser de tricherie si je t’avais vendu à mon vigil !


La situation est assez amusante. Moi, plaqué contre le mur par une poigne que le jeunot pense ferme.

- Aless’ ! Le Whisky !

La voix de Jerry filtre à travers la porte. L’urgence change la donne. J’attrape Garnet au ceinturon et le fait reculer manu militari jusqu’à la réserve. Le lycéen est obligé de se rattraper à mon cou dans une sorte de tango pas très synchrone pour ne pas chuter. S’il croit que je vais le lâcher après son petit numéro, il se colle le dito dans l’œil. La réserve est un espace restreint. Je n’écoute pas les jérémiades de mon prisonnier, et ses gesticulations n’ont aucune chance de me faire basculer. Repérant ce que je cherche, j’attrape la bouteille et nous refaisons le chemin inverse avec la même chorégraphie jusqu’à la porte battante. Je crois que je m’amuse comme un bambino ! Je garde Garnet fermement empoigné au niveau de la boucle de son ceinturon et passe juste la tête en brandissant la bouteille dont Jerry se saisit comme un coureur de relais attrape un témoin.

La porte battante se referme à nouveau, étouffant la musique et les conversations du bar. Je n’ai plus d’urgence immédiate et une main baladeuse à corriger. Ici c’est moi qui écris les règles et moi qui les viole. Ses papiers sont dans ma poche arrière et ses clés de moto, dans mon autre poche avant. Mais pas question qu’il renouvelle l’exploit de me caresser les valseuses… sans compensation.

Chacun son tour de se faire plaque au mur. Garnet s’arque boute et tente de m’éloigner, une main sur chacune de mes épaules. Nonobstant, je réduis l’espace lentement et inexorablement. Le temps qu’il comprenne qu’il n’a aucune chance face à ma force de lycan et le faire baliser un peu.

- La vie est ingiusto mia bella.

Pas de chance pour lui, il est ma distraction de la soirée. Je cale ma jambe entre les siennes, m’appuyant sans vergogne contre son attirail qui se souvient encore du déhanchement lascif de Jansen, puis lui emprisonne les mains au-dessus de la tête. Il se rebelle, menace et m’invective. Plus il s’agite, plus il devient attrayant, appétissant. Mon regard, qui se charge peu à peu de luxure, le calme un peu. Le papillon qui s’agite à la lumière vient de comprendre que c’est de la toile dans laquelle il est pris, qu’il doit se méfier.

Quand je lui avais caressé la nuque, alors qu’il était coincé entre sa chaise et le regard de ses camarades, je l’avais sentir réagir. Le bellâtre a beau s’être énervé et réussi à récupérer son téléphone, il n’en a pas moins subi le numéro aguicheur de Jansen. Il faut plus que notre petite altercation pour refroidir l’ardeur ce que je sens sur le haut de ma cuisse. Du gras du pouce, je lui caresse la naissance de ses poignets. Je sais transformer ma prise en jeu sensuel. Jansen me trouve exquis quand je pousse mon côté dominateur dans nos jeux amoureux. Je ne suis jamais violent, un peu fougueux parfois.

Je contrarie la vindicte de ma victime par ma voix suave et mes lèvres qui remontent son cou. Je l’attise alors qu’il ne se veut que colère et indignation. Je tente de m’allier son propre corps à ses dépens pour qu’il le trahisse.  Je veux l’amener à la frustration extrême de désirer ce qu’on haït. Je sais que mon style rital le fait sourire, mais il ne reste pas insensible. Je crochète ses deux mains avec une seule des miennes pour gagner une liberté qui lui caresse l’épaule, le flanc… la hanche. Mon souffle chaud vient chatouiller son oreille. Ses invectives reprennent de plus bel.

- Tes papiers sont dans ma poche arrière… Tes clés quasiment lovés contre mon pene. Reprends ton bien si tu le souhaites. Par contre, tu m’as déjà mis en appétit en récupérant ton téléphone. Va falloir en subir les conséquences… Ho il sangue caldo!

Je libère ses mains. Libre à lui d’aller fouiller mes poches, mais ses hanches sont prisonnières de mes mains et je sais me faire bourreau séduisant. Je n’ai pas l’intention d’aller bien loin avec ce gamin. Seulement me satisfaire de son joli minois et de son corps que je sens souple et ferme sous mes doigts baladeurs. Rien qu’une dizaine de minutes, le temps de jouer un peu avant de le laisser filer énervé et troublé. Comment va-t-il réagir ? Il semble avoir du répondant et pas que de la gueule. Oui, il me plait ce petit !

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Therence Garnet

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MessageSujet: Re: Because rules are made to be broken [Pv Alessandro]   Mer 27 Juil - 1:08



Paso doble
Je me marre quand le rital se crispe manifestement au contact de ma main dans sa poche. On est tous fait pareil, même les grands vilains vicieux on leur petites faiblesses, hein? C'est qu'il en grognerait presque! Je l'ai!!! Mais mon portable tout seul, ce n'est qu'une partie de mon butin... Où il a caché le reste ce tricheur?!

- Tricheur ? N’est-ce pas toi le resquilleur ? Tu pourrais m’accuser de tricherie si je t’avais vendu à mon vigil !

-Oh sur, parce que braquer les projecteurs au dessus de ma tête y a rien de plus réglo!


Je dois sans doute m'estimer heureux de pas m'être fait repéré et attrapé par son toutou de sécurité après ça! Je montre les dents et lui il garde son insupportable air de flambeur méditerranéen.

- Aless’ ! Le Whisky !

Je raffermis ma prise ainsi que mon regard dans le sien. Rêve pas, je te laisse pas repartir d'ici tant que j'aurais pas toutes mes affaires!

M... mais qu'est-ce qu'il fait?!... Il me choppe par la ceinture pour m'obliger à reculer, et de l'accrocher au col dans le but de le maintenir sur place, je me retrouve à m'agripper à lui pour ne pas trébucher. Wow, mais! HEY!... C'est dans un entremêlements de pieds pressés et maladroits qu'il nous fait traverser la remise, puis sa bouteille en main, retour en arrière, nous revenons à la porte dans le même enchainement de pas incontrôlables. Mais... mais à quoi il joue ce guignol?!

Un demi-tour improvisé dans notre chorégraphie, et mon dos rencontre durement le mur qui avait accueilli Alessandro.

-Dégage! le repoussè-je, bien décidé à m'extraire de là.

Mais rien n'y fait, l'italien reste de marbre et réduit la distance, centimètres par centimètres et sans perdre sa face de tyran dont les traits se tendent dans une mimique faussement dramatique.

- La vie est ingiusto mia bella.

-P*tain, mais tu vas voir qui c'est la bella quand je te les aurait bris...!

Je couine et mon sang ne fait qu'un tour au contact de sa cuisse entre les miennes. J'écrase vivement mon coude en travers de ses épaules dans une vaine tentative de conserver le peu de distance qu'il nous reste et l'autre fuse aussi sec lui en coller une. Mon point se fait dévier et croquer par sa main, l'autre subit le même sort, et je me retrouve bloqué dans une posture peu flatteuse.

-B*rdel, lâche moi c*nnard!!! T'as pas pioché le bon numéro, si tu veux te la jouer dominateur va plutôt faire valser son pantin à la culotte de cuir!

Je rue et râle, mais plus je m’agite et plus nos frottements se retournent contre moi. Je souffle péniblement, rouge de colère et du malaise qui s'intensifie au regard qu'il me porte. Un regard qui me fait salement frémir... Il ne se contente pas de s'amuser de ma riposte inutile le s*lop, il... il est carrément en train de me reluquer comme un... prédateur...

Où est passée mon assurance?... Mon cœur tambourine contre sa cage et celle trop proche de l'autre quand je cesse de remuer, appréhendant plus lucidement l’inefficacité de mes efforts et la présence écrasante de ce type.

-Arrête. claquè-je entre les dents serrées, victime d'indésirables frissons.

I... il recommence! Il effleure la fine épiderme de mes poignets en s'assurant que je ne puisse pas me défendre. Et ça alimente aussi subrepticement que surement le fourneaux dans mes entrailles. Riposter entre ses griffes et c'est m'assurer plus de désagréments que je n'en supporte déjà. J'ai envie de me changer en statue de sel et le laisser se lasser du jeu, mais même en y mettant toute ma bonne volonté c'est peine perdue. Un rien suffit à me faire frémir ou gesticuler, si son souffle qui glisse le long de ma mâchoire me paralyse honteusement, je ne peux pas en dire autant de sa main qui se joint à la partie.

-VIRE ta main!...

J'essaie de me défaire de sa poigne solitaire sur mes poignets, mais c'est tout son corps qui fait barrage et s'évertue à perturber mes sens... en une inspiration fébrile, j’exalte l'odeur légèrement caféinée qui se dégage de son cou... Ah certainement pas! Je suis pas de ces choses sugestionnables, moi! Je plierais pas!...

- Tes papiers sont dans ma poche arrière… susurre t-il chaudement, à en faire fondre de la roche. Tes clés quasiment lovés contre mon pene. Ch*er! Reprends ton bien si tu le souhaites. Par contre, tu m’as déjà mis en appétit en récupérant ton téléphone. Va falloir en subir les conséquences…

-RÊVE! éructè-je en me débattant.

-Ho il sangue caldo!

Mes poignets échappent enfin à ses doigts qui migrent autour de ma taille mais je me rend compte la maigre perspective de défense qu'il m'offre. Il est toujours collé à moi, difficilement attaquable dans cette position et au premier rang pour remarquer tout les troubles qu'il me cause. Et pourtant, mes papiers et mes clefs sont juste là, parfaitement récupérables... Ma mâchoire se crispe en lorgnant sur ses hanches puis relevant les yeux sur les siens.

-Ça m'étonne pas qu'il y en ai qui veulent foutre le feu à ce bar.

C'est pas de la provoc' - pas trop - c'est un constat! Je respire lourdement en soutenant son regard d'une envie d'exploser qui ne me profitera pas, mais je plonge franco ma main sur son derrière... pour me faire presser aussi sec contre son bassin.

-Oook... grognè-je en retenant difficilement une grimace et d’embarrassantes bouffées de chaleurs.

Je devine où il veut en venir avec ses mains agrippés là. Je plante un regard de braise dans le sien en essayant de conserver un minimum de maitrise. C'est pas en forcené que j'arriverais à quoi que ce soit avec ce mec... Alors je laisse l'arrière de mon crâne se poser contre le mur en fermant les yeux quelques secondes, le temps d'expirer, et j'incline la tête pour le dévisager, plaçant tout doucement mes doigts sur ses hanches.

-C'est quoi l'histoire Amaro? Se taper son personnel, c'est plus assez excitant?

Le danseur, Jansen. Son petit protégé comme il n'a pas manqué pas de le faire savoir à ma table.

-T'as trop joué avec l'autre gogo et sa panoplie du petit masochiste pour t'en contenter d'avantage? Ses autres rôles te suffisent plus non plus? Trop... docile?

Sourire et haussement de sourcil malin en décollant ma tête du mur et rapprochant mon visage du sien. Parce qu'il a beau me prendre de haut et me railler, je vois bien qu'une part de lui est interessée...

-Alors maintenant, on a besoin de courir après de vrai vilains...

A vivre parmi les costumes et les représentations et jouer le personnage du rital pur souche avec son artiste aux multiples déguisements, est-ce que sa vie manquerait de réelle excitation?... Il se fout de moi et de mon numéro, c'est une évidence je crois, mais il est trop curieux de tester mes limites pour ne pas me faire l'affront de me couper, pas alors que je louche sur sa belle gueule, reconsidérateur, joueur, qu'il ne tient qu'à moi de réduire la mince frontière qui nous sépare, que mon sourire effronté effleurent bientôt sa bouche au souffle de tabac froid et que mes doigts du côté de son fessier en font tout autant... jusqu'à me faire chopper la main évidemment.

Mon talon calé derrière le sien, je le pousse subitement et parvint à le déséquilibrer assez pour me tirer de sa posture de prison de muscles. Nouveau tango endiablé, je tire, je cogne, je vire, je veux récupérer ma main, et j'y arrive! mais c'est pour mieux lui foncé dedans, bien décidé à retrouver mes biens! Mauvais calcul - pas de calcul du tout à vrai dire... - nous nous écrasons dans un coin dans un beau fracas. Ça gueule aussitôt de l'autre côté. Monsieur voulait de l'intimité, il laissera pas ses employés venir gâcher notre petit rencart, pas vrai? Mais quel que soit la réponse du patron, moi je ne suis pas sûr que l'un d'eux n'ai pas l'idée de passer la tête voir ce qu'il en est, et ça me presse.

Alors je lorgne sans scrupule mais avec dilemme et irritation sur son entremise, l'idée irraisonnée mais pas tant que ça qu'y plonger la main, ce serait faire sortir un loup de sa tanière... Ce s*ligaud a été plutôt persuasif sur ce point. Mais en parlant de tanière...!
Je le dévisage soudain avec un franc demi-sourire.

-... Être encore présent ici à la fermeture. C'est vraiment tout ce que tu demandes pour me rendre le reste?

Mon regard pétille de malice alors qu'un curieux ouvre la porte sur nous.

-Alors j'ai gagné.

Je repousse Mister Italy d'un geste brusque pour prendre mon élan sans me faire chopper et me ruer à l'extérieur. Rien à battre du barman que je manque de renverser, de l'alerte aux autres qui sera donner, je fonce sans me retourner vers les escaliers que je grimpe quatre par quatre et parviens à bon port avant qu'on ais pu me mettre la main dessus.

Pas de verroue, mais une chaise calée sous la poignet le temps de pousser un meuble en travers de la porte de l'appartement resté ouvert d'Alessandro.

Et je me marre avec splendeur! AH! Qui c'est le malin?! Qui est-ce qui maitrise le jeu?! Va pleurer dans les miches de ton vigile maintenant pour me sortir de là avant le temps impartie! Admet que ça te fous les boules que ton amusement de la soirée ce soit cassé, hein? C'est triste de ne plus pouvoir me ridiculiser à ta guise! Je suis là, bien présent, mais inaccessible, comme mes biens dans ses poches, quoi!

-Qu'est-ce qu'il y a Amaro, triste de ne plus pouvoir s'amuser avec son copain Therence? l’interpellè-je joyeusement en l'entendant remuer derrière la porte. T'inquiète, on va s'amuser encore un peu...

Ooh ouiii... il m'a peut-être maitriser sans difficulté au corps à corps, on va voir comment il se sent de savoir un parasite en train de profaner son antre personnelle! Je souffle un bon coup et tremble de tout mon corps. Certain que la porte est bloquée, je disparais dans la salle de bain. Avant tout, j'ai un furieux besoin de me rafraichir!

-Ça a été épargné par le feu ici, t'es plutôt chanceux dans ton malheur! passè-je une main humide sur ma nuque bouillante. Aah... ça fait du bien. Il c'est passé quoi au fait?

Un client qu'il a gardé coincé dans la réserve contre son grès après avoir pris ses affaires? Mh, je le comprend. Je m'essuie le visage et reviens vers l'entrée en baladant mes yeux sur le décor, les mains dans les poches plus si vides de mon jean, me félicitè-je. Je trifouille sans gène ce qui traine puis le repose à sa place... Tant qu'a m'être invité chez-lui, autant faire comme chez-moi! Je farfouille ci et là, juste quelques coups d’œils et une main baladeuse, pas si loin de ce qu'il s'est amusé à me faire subir le s*ligaud... j'ai pas l'intention de mettre son appart' sans dessus-dessous. Il s'en charge très bien tout seul quand il est en manque de nicotine! Bon, mais ça ne résoue pas ma question du moment : patron de bar, ça doit bien cacher une bouteille d'alcool quelque part, non?

-Hey, Amaro? Tu fermes à quelle heure déjà? gueulè-je depuis la chambre.

Je m'amuse enfin, j'ai pas envie que ça se termine trop vite! Un sourire diabolique étire mes lèvres en tirant le tiroir sous le lit. Touchera aux cigarettes? Ne touchera pas au cigarettes? Là j’admets que c'est très tentant. Juste pour lui montrer c'est qui le patron maintenant!

-Amarooo? continuè-je d'appeler avec une joie non dissimulée en ouvrant une nouvelle cartouche. Où t'as foutu ton zippo? Je le trouve nulle part!

Sinon des allumettes, ça me va aussi! suis-je tenté de renchérir. Mais ce serait pousser le vice trop loin. Je m'affale dans un coin avec une clope éteinte au bec et prenant le temps de vérifier mon téléphone, et je me dis que mine de rien, je suis en train de chauffer un volcan comme il est si facile de le comparer... et je ne pense plus à ses ardeurs de machos. Quelque chose me souffle que j'ai intérêt à réfléchir à comment sortir d'ici avec mes affaires, mais vivant! Je passe un œil vague sur la salle de bain, la porte, puis la fenêtre. Bah, je suis à l'abri pour l'instant, et je trouverais bien un moyen...

Je ne sais pas ce qui m'attire l’œil, un instinct suicidaire, ou peut-être l'idée que si je devais cacher de l'alcool quelque part ici, ce serait une cachette idéale... Je quitte mon fauteuil pour aller chercher dans cette zone, profitant du calme qui règne derrière la porte. Il est pas assez succpetible pour la défoncée alors qu'il doit déjà faire face aux dégat du feu, je suppose qu'il a du prendre son mal en patience et retourner bosser...

La cigarette me glisse des lèvres et s’échoue à mes pieds. Je porte une main à mon bide et mon visage perd toute ses couleurs en comprenant que j'ai peut-être fouillé un peu trop loin. Oh m*rde alors!...
Passé le choc, je lève les yeux des pistolets que je viens de dénicher pour jeter un œil grave vers la porte d'entrée. Pourtant... pourtant, adepte de la gâchette ou pas, il me suffit de remettre chaque chose en place comme avant que je n'y fouine, et c'est comme si personne ne les avait jamais vu. Il n'y verra que du feu.

Et c'est précisément ce qui allume une étincelle ô combien déraisonnable mais forte de convoitise dans mon regard...

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MessageSujet: Re: Because rules are made to be broken [Pv Alessandro]   Dim 7 Aoû - 16:02



Derat...


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-Ça m'étonne pas qu'il y en ait qui veulent foutre le feu à ce bar.

Je grogne à son allusion. Il n’imagine même pas les conséquences d’un tel acte. Une mort assurément horrible. Mais ce n’est qu’un gamin qui parle beaucoup. Un peu trop pour son bien. Je compte bien lui donner une leçon, ou poursuivre celle que je suis en train de lui donner. Ses provocations sont devenues des automatismes, il survit à la réplique par la force de l’habitude d'être un arrogant de nature. Car tout son corps me renvoie un message bien contradictoire. Harley se décide et plonge sa main dans la poche arrière de mon pantalon. Il a du cran le môme ! Comme convenu, je bascule mon bassin contre le sien, provocant râles et émotions.

Je plisse un peu les paupières et le scrute attentivement. Il est plutôt beau gosse, avec cinq ou six ans de plus il sera assurément un bel homme. A voir comment son sale caractère évolue dans le même intervalle. Le gamin semble prendre une pause. Le reste de son bien est au chaud dans ma poche avant. Là où somnole une bête qu’il vaut mieux ne pas réveiller si on ne veut pas devoir l’apaiser par un sacrifice.

Ses doigts se glissent sur mes hanches, il se prépare à l’action. Le gamin relève le défi, ça me plait. En échange, je vais laisser ma force surnaturelle au placard, ce n’est que justice de lui laisser une chance de se dépêtrer de là. Therence recommence à me haranguer sur mes goûts et besoins sexuels. Pauvre garçon, si tu savais. Une nuit avec moi et tu meurs. Heureux, mais tu meurs. Et celui qu’il traite si mal dans ses propos, a un niveau de sensualité qu’il n’atteindra jamais. Ainsi que la capacité de résister à mes assauts. Je souris à son étalage de vindicte. Ça le fait enrager encore plus.

Son museau s’approche imperceptiblement de ma face. Oh ! Osera-t-il cette voie ? Une de ses mains glisse de ma hanche vers mon fessier, d’un geste je l’emprisonne. Attention mon gars, ici l’actif c’est moi !

C’était une feinte, du talon il tente de me déséquilibrer. Il y parvient, je contrebalance pour rétablir mon équilibre. Le luron s’agite et gigote, nous partons dans une ivresse qui nous fait zigzaguer jusqu’à un amas de cartons à jeter. Notre chute fait un vacarme qui est parfaitement audible côté salle. Je me rembrunis, je n’ai pas envie que Jerry me voit maltraiter un gosse ainsi. Harley a l’âge de son fils.

Il y a un moment de flottement où je crains que le gamin appelle à l’aide. Ça lui sauverait assurément la mise. Je ne peux pas me permettre ce genre de scandale. Mais allez savoir ce qu’il se passe dans la cervelle d’un adolescent.

-... Être encore présent ici à la fermeture. C'est vraiment tout ce que tu demandes pour me rendre le reste? Alors j'ai gagné.
- Ma cosa vuoi !?


Ahuri je le vois filer à nouveau vers mon appartement alors qu’il lui suffisait de rester, car Jerry vient de pousser la porte pour voir d’où vient le raffut. Je me serais contenté de le renvoyer côté salle.

- Il se passe quoi ?
- Rien, simplement un rat que j’essayais d’écraser.
- Foutues bestioles !
- Sì, maledetta bestia!


Jerry est retourné derrière son bar, j’entends le gamin me narguer à nouveau. Maledetta bestia ! Il refait allusion à l’incendie, mais je sais qu’il n’aura pas le cran de s’y risquer. C’est un faux loubard, un arrogant sans envergure. La porte de mon appartement est bloquée. Maledetta bestia ! Je soupire aigri de m’être fait voler la maitrise du jeu. Je ne dis rien, lui laissant le doute de savoir si j’écoute ou si je suis retourné côté bar.

- Aless ! Y a Hélène qui veut te faire la bise avant de partir.

Hélène… Ça va me prendre una vita ! Malgré mon envie de donner un grand coup de pied dans la porte, je redescends et passe côté salle où le bruit m’assaille désagréablement. Je suis irrité. Jerry le voit.

- Ça va Boss ?
- Va bene… Helena ! Stai lasciando presto !
- Aless ! Oui mais jamais sans te dire au revoir.
- Bella donna !


D’habitude j’y mets plus de conviction. Seulement j’ai un rat qui fouine dans ma tanière et cela m’irrite au plus haut point. Je m’acquitte néanmoins de ma tâche. Je prends le temps de parler avec d’autres clients puis fais mine de recevoir un appel téléphonique.

J’entre comme un fauve dans l’arrière salle et grimpe les escaliers quatre à quatre. D’un coup de pied dans la porte, je pousse le bordelo que l’autre ratto a collé derrière la porte. J’entends un cœur déraper de surprise. Je m’avance et trouve le rat planté au milieu du salon.

- J’espère pour toi que tu ne t’es pas amusé à fouiller !

Le gamin lève le menton de défi, son cœur répond à ma question, son regard, dont il ne peut maitriser la furtivité instinctive me donne le où et donc le quoi. Bordelo ! La plaie ! Deux choix s’imposent. Le premier le fracasse contre un mur après un passage à tabac en règle, le deuxième… Qui a dit que dans la mafia nous étions des obsédés des semelles en béton ? Je pouffe de façon désabusée et mon visage s’éclaire d’un sourire. Je me dirige vers l’objet de son forfait, ouvre le tiroir, me saisis d’un des colts que je lui lance à travers la pièce.

- J’imagine que tu as trouvé ça dans ton exploration ?

Par réflexe il s’est saisi de l’arme au vol. Il la repose bien vite, mais trop tard, sur la table basse quand son esprit comprend que quelque chose cloche. Il voit le stylo bille que j’ai entre les doigts. Je récupère l’arme, la tenant par le pontet grâce au stylo et la repose dans le tiroir que je ferme d’un coup sec, faisant tressaillir le gamin.

Je m’appuie sur le meuble qui contient mes flingues et prends le temps d’allumer une cigarette. Le gamin brasse d’un pied sur l’autre, les babines retroussées en mimiques méprisantes. Je le laisse mariner un peu. Un mensonge ça se prépare, il faut le travailler comme la pasta della pizza. Il faut le malaxer, le réchauffer doucement entre ses paumes, le caresser comme une amante et alors seulement après toutes ces étapes il apparaitra comme la plus crédible des vérités. Je force le trait, soufflant ma fumée en ronds presque parfaits. Je lui imprime l’image de mafieux qu’il pensait n’être qu’un style que je me donnerais. La présence des armes enfoncent le dernier clou sur l’homme qui se cache derrière une façade qui finalement montre ce qu’elle veut cacher. Être visible est souvent le meilleur moyen de ne pas être vu.

- Il n’y a pas mes empreintes sur ces armes, mais celles d’un gangster notoire que je cherche à faire tomber. Et maintenant, il y a les tiennes. Cela m’ennuie car au prochain règlement de compte, je pensais bien m’en servir, avec des gants cela va sans dire, et l’abandonner là où un flic pas trop bête pourrait la trouver…

J’imagine qu’un gouffre s’ouvre sous les pieds du gamin. Je savoure sa déconfiture en consumant ma cigarette avec un plaisir évident.

- J’ai eu du mal à me procurer ce flingue et je ne peux pas effacer tes empreintes sans virer celles de l’autre… Commence à chercher une histoire plausible… au cas où. Notre pari concernait le bar, ici tu es dans mon appartement. Vire de là ! T’auras tes clés si tu survis à Ares, sinon tu fouilleras les poubelles du Pink.

En l’ignorant complétement, je vais m’accouder à la fenêtre et tire sur ma cigarette en regardant le premier quartier de la lune qui brille dans une nuit sans nuage.

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MessageSujet: Re: Because rules are made to be broken [Pv Alessandro]   Sam 27 Aoû - 16:45



Bad situation
L'image du toxico me pointant avec son flingue, la détonation du coup de feu et la douleur cuisante dans la chair me reviennent de plein fouet à la découverte de deux pistolets cachés dans le tiroir. Ça me coupe le souffle. M*rde alors... C'est pas si exceptionnel de trouver ce genre de jouets chez des civils dans notre merveilleuse Amérique. Mais bon sang, pas chez le quidam lambda qui n'a rien à craindre ni à se reprocher!...
Ce mec est pas ordinaire sous ses airs de stéréotype. Je ne suis même plus sûr que ça en soit un... Je m'interroge et je ne suis plus rassuré, mais la situation aurait put être plus terrible qu'elle ne l'ai. Je découvre ces pistolets à l'insu de tous regards indiscrets. Je n'y fais pas face parce qu'on me cible et hésite à me trouer.

Refermer le tiroir et vaguer ailleurs dans l'appartement jusqu'à la fin de notre partie en me convainquant n'avoir rien vu. C'est la meilleure chose à faire, après tout si monsieur était colérique au point de shooter quelqu'un, ça ferait un moment qu'il m'aurait menacé, rien que me trouver cacher dans sa salle de bain et passer pour un incendiaire aurait donné de la légitimité à un tel acte. Alors je me regonfle en me persuadant que quoique ces armes en disent, je ne suis pas en danger de mort, pas tant qu'il ne saura pas. Mais si le propriétaire des lieux et des armes ne se rend pas compte que quelqu'un a touché à son tiroir... Qu'est-ce qui m'empêcherait de me servir?...

Ça me travaille depuis que je suis sorti de cette sale histoire à l'usine de surgelé. Si j'avais été armé le jour du rapt, je me serais jamais laissé faire, ni pris une balle le premier. J'aurais pu avoir le dessus sur ce malade, ne serait-ce le convaincre de ma supériorité...
Combien d'autres dingues y a t-il dans cette ville?! Beacon Hill n'est pas qu'une bourgade qui possède son asile et ses demeurés psychopathes, c'est le repère de tout types de créatures, des plus conciliantes aux plus bestiales. Ironiquement, ce n'est pas l'une d'elle qui m'aura charcuté. C'est au cœur de cette jungle surnaturelle que je me serais fait avoir par un attardé tout ce qu'il a de plus pathétiquement humain. Mais je ne suis pas ignorant des dangers qui court ici. De la multitude de menaces qui guettent les moins aguerris. La risque avec mon amant que j'avais imaginé en chasse une nuit tandis qu'il pistait une chasseuse m'a conforté dans l'idée. J'ai mes muscles et mon cerveaux, je sais me battre et j'ai eu assez de jugeote et de chance pour me tirer de sales affaires jusqu'ici. Mais je reste pas moins vulnérable soumis à une arme de cet acabit ou à un surnaturel zélé. Un canif, un briquet, ça ne sauvera personne face à un flingue ou une bête furieuse...

J'ai pas les moyens légaux de me procurer une arme à feu. Ni l'age, ni les antécédents, ni les relations basiques qui permette à des mioches de même pas dix piges de toucher leur première carabine avec la bénédiction et la prudence de papa et maman. Y a pas trente six solutions pour que quelqu'un comme moi possède un révolver. Alors quand elle se présente à moi, si simplement, si accessible...
Je jette un coup d’œil à la fenêtre. Quitte à disparaitre en y laissant mes derniers biens, ça me parait dérisoire quand j'imagine un instant la garantis de sécurité que m'apporterait un tel objet... Mais je ne suis pas assez fou : aussitôt une part de raison me dicte les ennuies non négligeables dont j'hériterais en sachant qu'Amaro me connait et quel genre de type il semble être, s'il ne mettait pas la police sur ma route. Dans mon for intérieur, l’excitation et la crainte se font la guerre et se stimulent l'une l'autre. Mais...

Ce monde n'est pas sur.
Et une telle occasion ne se représentera pas.

Le craquement sourd de la porte manque de me faire avoir une crise cardiaque. Je repousse le tiroir d'un coup sec en reculant maladroitement, et j’accueille Amaro contre lequel le bazar n'a pas résisté planté au beau milieu de la pièce.

- J’espère pour toi que tu ne t’es pas amusé à fouiller !

Plus de sourire malin pour contrecarrer son avertissement inutile alors que les enfantillages sont passés au second plan. Pour toute réponse, je ravale le trouble et je soutiens son regard ferme qui ne me lâche pas non plus. Montrer que j'ai la trouille, ce serait courber l'échine pour me faire battre et admettre ma curiosité de trop. Mais il suffit d'un mouvement oculaire infime, instinctif, stupide! pour que l'attentif darde en direction du tiroir en pestant. Oh ch*er!...

Il semble réfléchir à la situation et les secondes s'éternisent. Mon cœur bat à un rythme effréné et je suis prêt à détaler ou me battre en songeant aux armes à l'intérieur de la commode et la position du patron de bar. Je risque de passer un sale quart d'heure. J'aurais du en prendre une, justement pour éviter ce genre de problème...

Soudain, Mister Armani pouffe de rire. Heu?... Je me méfie, redoutant une frappe qui pourrait surgir de nulle part, mais il se détend nettement. Pas de passage à tabac et de langue arrachée? C'est plutôt cool, mais... Non c'est pas cool, c'est pas cool du tout parce que je comprend pas pourquoi ce type ce marre dans un moment pareil! Il va me sortir quoi, que ce sont des jouets? Enraciné à ma place, je le regarde se dirigé vers la commode, confus. Je m'imagine déjà me réfugier dans la salle voisine quand il saisit l'un des flingues, mais je me retrouve à le chopper au vol sans rien comprendre. Qu... Quoi?!! C'est quoi ce délire?! J'en veux pas!!!

- J’imagine que tu as trouvé ça dans ton exploration ?

Je repose l'arme de je ne veux même pas savoir quel crime aussi vite que s'il m'avait envoyé une grenade dégoupillée avant de m'égosiller.

-T'es malade?!

Un mauvais choc et ça part tout seul!... Puis on envoie pas des armes aux gens, encore moins quand ces gens sont... je sais pas, susceptible de s'en servir par exemple! Je pourrais retourner son aplomb contre lui!... Mais à quoi bon jouer les potentiel danger, même moi je ne crois pas en mon reproche, et ça me désole.
Pourquoi est-ce que ça fonctionne pas comme ça? J'ai un moyen de défense sûr à porté de main, et un rital bien trop fier pour ne pas l'envisager. Il me suffirait de fermer mes doigts autour de la crosse, la pointer fermement sur lui, exiger mes affaires et me barrer... ou quelque chose comme ça. Au moins lui faire cracher ce qui l'amuse autant et pourquoi il n'a pas douté un instant que je le mettrais en joue! J'ai l'air aussi inoffensif?!

Avoir une arme entre les mains, ça suffit pas à avoir le pouvoir sur quiconque. Il faut être prêt à agripper ce genre de jouet et à s'en servir, ou peut-être au contraire, être bien sûr de ne surtout pas le faire en dépit des apparences... Et je le comprend avec beaucoup de contrariété. Je suis loin d'être préparé à m'approcher d'un de ces trucs. Pas en situation d'urgence, pas en position offensive.

Mais ma préoccupation migre du pistolet au banal stylo que l'autre attrape. Qu'est-ce qu'il fout?... Il s'en sert pour chopper délicatement l'arme, la faire voyager à bout de bic jusqu'à sa cachette... qu'il referme brusquement, mettant fin à une tension ridicule mais insoutenable.

Je fixe gravement le tiroir puis Amaro qui le garde, les reins calés contre, en s'allumant tranquillement un tube de nicotine. M... minute... ça voulait dire quoi ce cirque?! Il me l'a faite touché exprès?!! Je mime le poisson hors de l'eau qui gobe l'air et agite nerveusement les nageoire en sachant que son sort ne dépend plus que d'une intervention extérieure. Pourquoi il a fait ça?! Qu'est-ce qu'il a en tête?! Tout dans la parfaite incarnation du mafieux m'invite à m'abstenir du moindre babillage. Son attitude nonchalante traduit que les explications viendront en temps voulu, quand il aura tiré une longue bouffée de sa cigarette et fait trois anneaux de fumés à la circonvolution incomparable.

- Il n’y a pas mes empreintes sur ces armes, mais celles d’un gangster notoire que je cherche à faire tomber.
lambine t-il avec son accent d'italien ... Pas possible... ça ressemble à un mauvais scenario de film, il m'a quand même pas sérieusement fait touché ce flingue pour que... Et maintenant, il y a les tiennes. Non!!! Cela m’ennuie car au prochain règlement de compte, je pensais bien m’en servir, avec des gants cela va sans dire, et l’abandonner là où un flic pas trop bête pourrait la trouver…

-M... m... mais!...


C'est une blague?!! Non, ça en est pas une... Quel genre de type je viens de me mettre à dos?! Son film se joue dans mon esprit, en noir et blanc, un borsalino troué, le colt juste à côté, le flic qui le ramasse... M... mais moi je... j'ai rien à voir avec ces histoires là! Je PEUX PAS me retrouver mêler à ce genre d'affaire!

-Y a qu'à nettoyer mes empreintes!

- J’ai eu du mal à me procurer ce flingue et je ne peux pas effacer tes empreintes sans virer celles de l’autre… J'ai un vertige quand il me met face à l'impasse. Commence à chercher une histoire plausible… au cas où.

Un petit rire nerveux. Une excuse plausible à ça?!... Il en a de bonnes...

-Notre pari concernait le bar, ici tu es dans mon appartement. Vire de là ! me fait-il tressaillir. T’auras tes clés si tu survis à Ares, sinon tu fouilleras les poubelles du Pink.

Le bar, le bar... cet établissement est un bar, non? Cet appart' fait parti de l'établissement?... Bon peut-être pas, mais à situation d'urgence, c'était soit cet appart', soit les chiottes. Mais vu la m*rde dans laquelle je me trouve maintenant, je crois que m'enfermer dans les sanitaires aurait été moins lourd de conséquences...

-Notre pari concernait pas un meurtre à venir... singè-je bassement en faisant les cent pas dans son dos. Mais je peux pas nier l'avoir bien cherché!...

Je ne suis pas sourd à son expulsion de l'appart' mais lorgne sur ses poches. Retrouver mes clefs devient une moindre priorité alors que ce s*lop menace de me mêler à une sombre histoire de gang.  

-O... ok, mais doit y avoir moyen de faire quelque chose pour ces empreintes!...

Le patron me tourne le dos, le nez levé vers la lune décroissante en continuant de consumer sa nicotine.

-Y avait deux flingues dans ce tiroir! Un seul, ça devrait suffire pour faire tomber ton gangster! J'ai rien à voir là dedans, moi!

Je me contrefous des guerres de mafieux qui peuvent animer les dessous de la ville, j'ai d'autres préoccupations! J'ai rien à voir avec ça, et je veux pas m'y retrouver mêler!... Même en supposant que ma vie ne soit pas sans dessus dessous, du style mon amant est un wendigo traqué à droite et à gauche, de vilains chasseurs nous surveillent, et j'en passe, et que j'ai pas à imaginer la flicaille s’inquiéter d'autre chose que verbaliser des motards impétueux, des saoulons mineurs ou des chapardeurs de petit commerces : personne ne voudrait se trouver mêler à ce genre d'affaire!!!

-... Y a forcément un moyen de s'arranger?...

Qu'est-ce qu'il veut? Qu'est-ce que je peux faire?! Je peux facilement négocier pour éviter de me faire viré d'un bar sans somation, je peux essuyer la tête haute quelques humiliations en public, je peux faire preuve de répartie contre un sale séducteur... Mais arrivé à ce stade, je crois que j'ai fais le tour de ce dont j'étais capable. Ce mec est une montagne. Imperturbable, intouchable, il a toujours un train d'avance, et moi plus je m'agite et plus je me fracasse et m'enfonce dans la mélasse.

Je tourne en rond en essayant de trouver une issue au scenario du criminel à la cigarette. Si jamais il arrivait un problème... Je pense spontanément à Adriann dont je regrette l'absence en ce moment... Lui, il pourra faire quelque chose, il a toutes les compétences nécessaires sans évoquer son... Je révise mes pensées, c'est la pire idée à avoir!!! Pour arrêter un gars pareil, je doute que le criminologue s'échine à monter un dossier imparable alors qu'il suffirait qu'il le retrouve à la prochaine pleine lune... D'un autre côté... Ce serait plutôt efficace. Plus d'Amaro, les flingues envolés...
Non, non, NON! Je refuse, je ne ferais JAMAIS bouffer quoi que ce soit d'humain au wendigo! Ça remettrait en cause tous mes efforts à lui éviter de faire plus de crimes qu'il n'en a déjà commis en rassasiant son ogre intérieur, et c'est déjà assez tordu comme ça de supporter ses... enfin, de savoir ce qu'il ce passe à chaque pleine lune.
Je peux pas le mettre au courant. Encore moins durant son séjour et avec tous les soucis qu'il se coltine déjà... Y a forcément une autre solution. Therence Garnet se sort des ennuis seuls. Comme lorsqu'il se retrouve coincé dans une remise avec un rital séducteur et qu'ils risquent de se faire chopper. Il me cerne mal celui qui pense que je suis de nature à appeler au secours. J'ai la fierté tenace. Trop d'ailleurs...

...Je me frictionne le crâne de dépit : l'adjointe Volpha! Aucun flic ne me croirait jamais, mais elle si! Elle comprendrait ma situation et elle a tous les pouvoirs pour agir, hein?... Sauf que je l’appellerais pas, même pour une histoire pareille. Je doute d'être félicité de mon infractions ici pour avoir mis la main sur un mafieux. Mais le pire, quoique qui que ce soit qui se trouverait dans ma galère puisse le comprendre, c'est que je refuse de subir l'exaspération et la déception de la louve qui a généreusement mis ses relations à contribution pour m'aider à en apprendre un peu plus sur mon paternel. Elle est bien l'une des dernières personnes que je laisserait me percevoir comme un petit délinquant, et pas très futé en prime.

Je tourne en rond, je refuse de partir sur cette menace, se faire chiper ses affaires c'est une chose, être potentiellement accusé d'un crime, c'est d'un tout autre niveau!

Je flippe, je désespère. Peut-être que je peux me trouver une excuse plausible en fait? Ouais. Je connais pas ce type, le gangster, mais y a un de ses gars, un camé, qui m'a enlevé un jour. Vrai! J'en ai la marque, bien visible. ...Je l'avais. Je suis passé chez le tatoueur entre temps, c'est ballot... Bref. C'était de la légitime défense quand il est revenu d'entre les disparus pour essayer de m'en coller une autre... Ça pourrait marcher, non?
... Non... je subit l'impatience du rital en me demandant si l'Enfer prend fin, un jour... Je veux rentrer chez moi. Avec mes affaires... Sans être mêler à la moindre histoire de mafieux...

Mais qu'est-ce qui m'a pris de venir fureté dans ce bar?...

Il y a mes empreintes sur un flingue. Si une autorité y tombe dessus comme dans son parfait petit cinéma...
Les autorités. Et si c'était ça? Et si moi aussi, j'avais de quoi le faire chanter?... Du bluff, ou peut-être pas tant en réalité, mais de quoi lui faire réviser son plan?
J'ai peut-être une ultime carte à jouer.

-...Et ...supposons que ça se révèle peu avantageux de me mêler, moi, à une telle histoire?

Je me redresse avec une assurance certes moindre que toutes mes provocations d'alors, mais pas moins authentique. Parce que je ne suppose pas. J'ai les moyens de me défendre.
Si j'ai piquer sa curiosité, c'est déjà un bon point.

-J'ai du mal à savoir ce que la mafia italienne peut trouver à s'amuser dans un trou paumé pareil. Par contre je sais une chose, c'est qu'il y a des flics, ici... disons... aux compétences bien supérieures à ceux que j'ai pu rencontrer jusque là.

L'adjointe Volpha, au moins elle, est plus en mesure que quiconque d'inspirer la crainte. Je ne suis pas sur que même un jeune parrain resterait de marbre face à une femme louve... Voilà sur quoi elle repose, mon assurance sans failles.

-...Et des criminologues. Très doué dans leurs domaines d'ailleurs.  

Et est-ce que je lui parle de ce looser... de ce camarade de lycée qui n'est autre que le fils du shérif juste pour la forme? Plus je pense aux avantages que j'ai à exhiber devant ce guignol, et plus je me dis que posséder un flingue, une palabre convaincante et une armée de gros bras, c'est rien en comparaison des créatures et experts du crime que je suis susceptible de mettre sur sa route. Évidemment, dans un imaginaire où ce foutu flingue se retrouverait à l'endroit opportun et au moment choisi par le mafieux, ou s'il devait m'arriver un gros pépin... Imaginaire qui n'arrivera pas. Parce qu'avant même de craindre la pagaille que ce serait, je n'ai aucune envie d'admettre auprès de qui que ce soit que j'ai trouvé le moyen de me fourrer dans des emm*rdes monstres. Mais les faits sont là.

-Je suis pas tout seul. agitè-je mon téléphone au cas où ça lui traverserait l'esprit de me faire disparaitre sur le champs. Et je te promet que mon absence se ferait très vite ressentir et que tu ne veux pas lui faire face le jour où il te trouvera, parce qu'il te trouvera.

Et l'idée me ragaillardie.

-Donc, il y a mes empreintes sur un flingue, qui se retrouve chez un mafioso notoire à qui il est arrivé malheur... manque de pot, je suis en contact avec de bonnes personnes, et chacune avec un flair et un discernement difficile à tromper.

J'ai bon? Est-ce que c'est prétentieux de ma part de croire que j'ai une chance de le faire flancher?... Je n'ai plus d'autres choix. Ça passe, ça casse, en tout cas je ne m'avouerais pas vaincu sans avoir tout jouer. Même un bluff plus ou moins imbécile...

-Je suis pas sur qu'un mec qui trempe dans des histoires louches ait besoin d'avoir des professionnels du crimes sur les talons.

S'il est du côté des gangsters, je suis entouré d'agents de l'ordre. Officiellement...

-Ce serait bête de se mettre à dos ce genre d'individus à cause d'un resquilleur dans mon genre. laissè-je volontairement planer quelques non-dits sur lesquels je le laisse méditer comme il a pris plaisir à me faire mariner plus tôt. Bon! Je vais descendre. Il me reste encore du temps pour prendre un verre avant de récupérer mes dernières affaires, il me semble!

Et ça lui laissera le temps de revoir comment effacer mes empreintes de son joujou!

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Dernière édition par Therence Garnet le Mar 30 Aoû - 0:57, édité 1 fois
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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: Because rules are made to be broken [Pv Alessandro]   Lun 29 Aoû - 18:26



Amusing situation


Feat : Therence Garnet


La nicotine m’apaise et mon irritation première contre ce jeune rigolo se calme. L’air du dehors a une douce température, la lune est loin de son apogée. Tous cela me met d’humeur positive et mon côté joueur remonte à la surface. Le gamin a gobé mon appât. J’entends son cœur devenir fébrile.

-O... ok, mais doit y avoir moyen de faire quelque chose pour ces empreintes!...

Je ne me retourne pas, ni ne lui réponds. Je le laisse mijoter dans ma fourberie. C’est une chose de jouer au blouson noir, c’en est une autre d’être confronté réellement au monde underground avec le danger qui va avec et toute la sordidité des situations possibles.

-Y avait deux flingues dans ce tiroir! Un seul, ça devrait suffire pour faire tomber ton gangster! J'ai rien à voir là-dedans, moi!

Uno a punto per il bambino ! Je note que malgré la situation de stress dans laquelle je l’ai collé, il garde une bonne capacité de réflexion et d'analyse. Me serais-je trompé sur son compte et qu’il n’y a pas que du vent sous son apparence de mini caïd ? Je tourne légèrement la tête de son côté pour l’avoir dans ma vision périphérique. Il éveille ma curiosité et mon intérêt. Ce qui n’est peut-être finalement pas si bon que ça pour lui.

-... Y a forcément un moyen de s'arranger?...

Oh oui ! Et j’en vois un assez… distrayant. Je me retourne pour lui faire face, toutefois je garde une mine indéchiffrable, la clope au bec, les yeux plissés par la fumée. Je l’écoute me dérouler son raisonnement que je n’y gagne rien avec mon moyen de pression. J’allais lui donner mes conditions quand il se lance dans un plaidoyer qui a le mérite de retenir toute mon attention.

-J'ai du mal à savoir ce que la mafia italienne peut trouver à s'amuser dans un trou paumé pareil. Par contre je sais une chose, c'est qu'il y a des flics, ici... disons... aux compétences bien supérieures à ceux que j'ai pu rencontrer jusque-là. ...Et des criminologues. Très doué dans leurs domaines d'ailleurs.  

Serait-il au courant pour le monde surnaturel ? Nous sommes à Beacon Hills où il est impossible de se balader dans les rues sans croiser quelqu’un appartenant à ce monde caché. Une telle proportion d’êtres hors norme, fait qu’obligatoirement il y a des humains qui sont au courant. D’ailleurs je me demande si toute la ville n’est pas au courant mais qu’une force supérieure met un voile devant les yeux des gens lambda. Garnet est l’essence même d’un fouineur de première. Je le laisse me donner des détails sur ceux dont il se garde bien de citer le nom et en qui il croit voir une protection. Pense-t-il sérieusement qu’un « mafioso » n’a pas une idée très précise des gens qu’il doit craindre ? J’avais déjà le gros de la liste avant même de mettre les pieds à Beacon Hills. Depuis, cette liste s’est affinée avec des détails et sans le savoir le gamin vient de la compléter. Son fameux criminologue, sans parler du fait qu’il n’aimerait pas voir son adresse choir entre les mains des chasseurs, a donc un point faible, ce gamin turbulent. Une chance pour lui que je suis solidaire envers ceux du monde caché et que les chasseurs ne peuvent pas escompter que je vende la peau de l’un des nôtres. Ceux qui appartiennent à cette faune surnaturelle forment à mes yeux une famiglia. Et la famiglia c’est sacré. Garnet fait mine de s’en aller pour terminer notre premier litige dans les conditions imposées, mais je le retiens de la voix.

- Se mettre à dos ce vieillard qui fait office de shérif et qui a autant de cheveux blancs sur le crane de que dossiers non classés sur les bras ? Se mettre à dos un éminent criminologue qui pourrait faire un joli trophée de chasse avec ses cornes ?

Mes mots ont un double sens, je vais à la pêche et le poisson mord. Le mot corne peut désigner un cocu comme un wendigo. Le corps de Garnet réagit trop vivement et les mœurs légères du professeur Weizerling sont un secret de polichinelle. Ce n’est donc pas le fait d’être probablement cocu qui fait écarquiller les yeux de l’apprenti loubard, mais bien celui de constater que je suis particulièrement bien informé.

- Je pense que l’adjointe Volpha avec son ventre en camion-citerne a d’autres chats à fouetter et que quel que soit la couleur de ses prunelles, je ne me sens pas du tout en danger.

J’aime son regard qui chavire à mesure que je démonte ses arguments. Je veux l’amener à un point de détresse qui le rendra vulnérable et à ma merci. Je garde mon apparence humaine, mais c’est bien le regard carnassier d’un prédateur sur sa proie que je darde sur lui. Ce gamin me donne faim. J’aime quand on me résiste, cela donne plus de piquant pour le dominant que je suis.

- Et que dire du premier adjoint, ce Jordan Parrish qui était dans la même cellule que mon cuisinier quand je suis allé récupérer mon homme un peu trop bourru contre la flicaille ? J’en tremble… de rire ! Je peux te citer son compagnon, le flic Brian O’Conner. Sais-tu que c’est l’équivalent d’un frère de sang pour celui que tu prends pour mon gigolo et qui t’as collé dans l’embarras tout à l’heur lors de son show ?

Je m’avance vers Garnet avec une démarche de fauve gourmand. Le gamin recule, mais rate la sortie et se retrouve piégé dans un coin de l’appartement. Du pied, je ferme la porte d’entrée qui claque. Il tente d’esquiver, mais le jeu n’est pas équitable. Le revoilà plaqué contre le mur, ses deux mains au-dessus de la tête prisonnières d’une des miennes. Retour à la case départ. Je caresse sa joue avec la mienne, ma barbe naissante lui tirant des frissons. Du bout du pouce je clos ses lèvres pour faire cesser son babille incessant et ses protestations.

- Tu sais que tu es très desiderabile Therencio ?

Je lui chuchote des mots torrides au creux de l’oreille tout en taquinant son visage du bout du nez et du menton. Mes doigts se font caresseurs sur ses lèvres et au creux de ses poignets. Je ne me suis pas plaqué contre lui pour le laisser la place de se contorsionner et tenter de se soustraire à mon outrage. L’effet n’en est que plus excitant. Je raffole du jeu de dominant et de soumis. Ma nature est ainsi, j’aime avoir la maitrise et le faire savoir. On pourrait me reprocher d’être narcissique, mais ce n’est pas le terme exact pour me décrire. Je suis un prédateur, telle est ma nature. Je l’étais déjà bien avant d’être mordu. La morsure n’ayant qu’exacerbé un trait de caractère inné.

- Ascoltarmi Therencio. Je crains que tu ais du mal à finir notre premier pari avec le bar qui se vide peu à peu. Arès n’est pas aveugle. Puis concernant notre deuxième… affaire, je consens à un arrangement qui te dégrèverait de toutes tes dettes mio cuore.

Je colle mes lèvres sur mon pouce qui clôt les siennes. Il peut sentir mon haleine faite de café et de tabac. Mon regard se lie au sien, ne cachant rien du désir qu’il m’inspire. Je l’emprisonne de ma poigne sans pour autant le blesser. Je n’ai jamais pris quelqu’un de force. Et la violence dans les ébats que je peux avoir avec mes partenaires est toujours consentie. Nonobstant sans partir dans des cheminements trop licencieux, j’ai juste envie de l’entendre crier mon nom dans la jouissance. Imperceptiblement je relâche ma prise sur ses poignets. Je suis un joueur, pas un bourreau. J’amplifie mon aura et mon côté mâle dominateur lui laissant douter de ma nature profonde. Jansen captera le signal, comprenant que je suis occupé. Si le gamin reste, il pourra goûter aux frissons que procurent des crocs rayant la surface de sa peau. Le palmarès de son professeur m’incite à m’aligner en concurrent.

Joueur je suis, je laisse une poignée de secondes à Therencio pour se décider s’il s'essaye aux charmes italiens, ou s’il préfère fuir et vivre dans l’angoisse d’avoir ses empreintes sur une arme qui pourrait bien commettre un crime. Il ne faut pas qu’il tarde, car déjà mon pouce s’éclipse d’entre nos lèvres.

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Therence Garnet

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MessageSujet: Re: Because rules are made to be broken [Pv Alessandro]   Lun 5 Sep - 13:31



In trouble
- Se mettre à dos ce vieillard qui fait office de shérif et qui a autant de cheveux blancs sur le crane de que dossiers non classés sur les bras ? Je ricane en sourdine sans prendre la peine de me retourner pour une allusion pareille. Le shérif Stilinski? Mais j'ai tellement mieux que ça... Se mettre à dos un éminent criminologue qui pourrait faire un joli trophée de chasse avec ses cornes ?

Je me décompose à mesure de ses dernières paroles et pivote d'un demi-tour pour soutenir à nouveau son regard.

-... C...

C... comment il sait ça?... J'ai peut-être mal entendu, mal compris. Mes neurones carbures, songeant aux ramures qui ornent le dos du pédagogue aux besoins dissolus et qu'il ait eu l'occasion, comme beaucoup d'autres à mon gout, de lorgner dessus ou d'en entendre parler pour l'associer à une telle particularité plutôt qu'il en sache réellement trop. Mais une telle insinuation, j'en tombe de haut. Non, pas de doutes possible, ce mec sait pour le wendigo...

- Je pense que l’adjointe Volpha avec son ventre en camion-citerne a d’autres chats à fouetter, continue t-il de démonter mes attaques pour en exposer toutes les lacunes, et que quel que soit la couleur de ses prunelles, je ne me sens pas du tout en danger.

... La couleur des yeux... p*tain, il est au courant pour les surnaturels, il est au courant de... qui ils sont?! Et il est loin, très loin d'être impressionné. J'ai une boule au ventre. Si mêler la femme enceinte était évidemment proscrit, je viens de perdre le seul espoir de surprendre et calmer ce mec grâce aux multiples capacités lupines aptes à résoudre efficacement de sales affaires et en dernier recours aux tours de métamorphose déroutant de l'adjointe...
M... mais c'est qui, lui?! Je fais un pas en arrière en essayant de l'analyser. Un ennemi du surnaturel? Ou...
J'ai trop souvent eu à faire à l'impulsivité des garous pour espérer voir une étincelle s'allumer dans son regard à lui aussi. Mais quoique dégage son aura féroce, la seule que je vois traduit un instinct terriblement plus... vulgaire que n'importe quelle fantasmagorie oculaire...

- Et que dire du premier adjoint, ce Jordan Parrish qui était dans la même cellule que mon cuisinier quand je suis allé récupérer mon homme un peu trop bourru contre la flicaille ? ... Le premier adjoins en cellule?... C'est quoi cette blague?! J’en tremble… de rire ! Et moi je ne peux que déglutir, loin de m'amuser de ses mimiques de grand spectacle. Je peux te citer son compagnon, le flic Brian O’Conner. Sais-tu que c’est l’équivalent d’un frère de sang pour celui que tu prends pour mon gigolo et qui t’as collé dans l’embarras tout à l’heur lors de son show ?

Évidemment, tous les mafiosos ont leur flics ripous... et quoi de meilleurs que de soudoyer les hauts grades ou leur proches... Je recule avec prudence à chacun de ses pas, ombrageux et livides, sans le quitter des yeux. Les incarnations d'autorité et de terreur censées le décourager n'ont aucun secret pour lui, le commissariat qui aurait du être un refuge sûr pour moi est pourri et incompétent et passe pour un cirque à ses yeux. Beacon Hill n'est qu'un terrain de jeu sur lequel il a déjà la main mise... Je ne peux compter sur personne, toutes mes défenses s'écroulent.
S'il n'avait pas l'aura d'un fauve, Alessandro serait une araignée aux yeux multiples et examinateurs, et dont les toiles s'étendent loin, partout, tout autour de qui n'en est pas un substrat. Quelle que soit les issues que j'emprunte, je finirais emmêlé dans sa toile...

Mon dos heurte le mur. La poignet de la porte est à une brassée, déjà croquée par son ombre qui glisse vers moi et me pousse à faire de même jusqu'à être acculé dans le coin...

Prisonnier dans sa toile, je le suis déjà...

Je prend la fuite mais il me ramène aussi sec à ma place et me bloque à nouveau les bras pour m'exposer à sa merci avec une facilité rageante. Je tente de me défaire de l’étau de ses doigts et d'éviter sa joue contre la mienne avec vigeur, vainement, et mon échine se glace au regard de la situation. Ce n'est plus un fraudeur effronté qui est aux prises avec un patron de bar vicieux. C'est un individu isolé entre les filets d'un criminel influent et averti...  

-B*rdel, mais ça devient une habitude! Laisse moi p-

Mais il me cloue le bec du gras du pouce en continuant de se frotter à mon visage.

- Tu sais que tu es très desiderabile Therencio ?

Ses appétits me pétrifient et me révulsent. J'arrête, je joue plus, ce mec est un grand malade!...
Si j'avais une conscience, elle me rappellerait surement ce que j'ai fais subir à d'autres en me trouvant à cette place, comme cette féline rousse qui aura fini par succomber à un habile doigté. Une de plus sur la liste de mes petits divertissements égoïstes. Rien de monstrueux, je suis juste... entreprenant et persuasif, c'est tout. J'étais sous l'emprise de l'alcool et animé par quelques contrariétés, et je suis mon seul juge sur ces histoires de toute façon. Mais ma conscience se limite actuellement à l'instinct de survie, alors même si je n'étais pas d'un naturel centré sur moi-même, je n'aurais pas la tête à me repentir : j'entends seulement mon ego se rebeller et me supplier de faire de même parce que quelque soit la menace, on ne me fera jamais plier pour des salacités!!!

Je me débat et cherche à m'extraire de là. Pas de pression exacerbée sur mon bassin, l'animal me laisse le loisir de respirer et broncher, mais ça n'ôte rien à sa domination et mon infériorité évidente. Ça ne fait que rendre mes agitations plus risibles en fait... Toute la confusion se passe ailleurs, autour des zones chatouilleuses de mes poignets ou de mes lèvres. Je lui chopperais le pouce pour y mordre dedans si je ne craignais pas de le regretter!... Mais ses propres lèvres effleurent mon visage sans y toucher, traçant des sillons de fourmis de feu sous ma peau quand sa langue roule et susurre des mots dont je ne veux pas connaitre la significations mais qui suffisent à m'insuffler des idées inavouables et faire chavirer mes sens. Je trépigne méchamment et ça l'amuse.

- Ascoltarmi Therencio. Je crains que tu ais du mal à finir notre premier pari avec le bar qui se vide peu à peu. Je voudrais pouvoir réfuter ce point et croire mieux m'en tirer en bas mais je sais qu'il a raison... Arès n’est pas aveugle. Puis concernant notre deuxième… affaire, je consens à un arrangement qui te dégrèverait de toutes tes dettes mio cuore.

Je tique, et avec une sensualité déconcertante, il ramène les lèvres sur son pouce qui fait barrage aux miennes et continue de me dévorer de ces yeux noirs qui se fondent dans l'ombre de son visage... La colère monte aussi surement que la frousse me tétanise et je l'incendie furieusement pour les intentions qu'il vient de confirmer. L... le... le sal*p, p... pour qui il me prend?!! Mais ni son regard chaud et sévère, ni l'emprise physique qu'il consent à peine à lever ne m'invite à contrarier le prédateur.
Est-ce que s'il était à Beacon Hill j'aurais une chance que le wendigo accourt à mon appel?... Je cligne des paupières pour faire le vide, avoir une idée de génie, pour espérer qu'un miracle se produise, mais quand je les ré-ouvre, Alessandro n'a pas bougé de sa place, son nez contre le mien et ses prunelles qui roulent imperceptiblement de part et d'autre de mon visage. Je suis tout seul dans cette galère.

Il sait tout du monde surnaturels et de certains de ses membres les plus puissants, mais surtout de ceux qui me sont le plus proche : il sait pour Adriann. Il y a une arme, dans son tiroir, avec mes empreintes, une arme qui est destinée à échouer sur une scène de meurtre. Comment je peux espérer me barrer d'ici et m'en sortir avec ça?...
Avec une lenteur sadique, il dégage son pouce d'entre nos lippes. Ses doigts autour de mes poignets se font moins rudes aussi, et je peux les ramener à moi. Il me laisse sciemment le choix d'accepter ou non ma sentence...

J'ai toujours été friand de plaisirs charnels et de jeux dangereux. Je ne me suis jamais embarrassé de savoir où, jusqu'où, avec qui, ce que les autres en pensent, je suis mon propre décisionnaire et j'ai peu de limites du moment que j'en retire du plaisir, aussi bien d'un point de vu physique que pour mon estime personnelle. Je peux me vanter d'être vif dans la débauche parce que je prend soin de tenir les rênes et d'exiger plus que d'offrir, c'est toujours dans le rôle du conquérant que j’excelle et prend mon pied quoiqu'un jeune professeur puisse affirmer le contraire avec mérite et une justesse que je ne suis pas prêt d'approuver officiellement. Mais le seul fait d'être accroc au sexe me rend vulnérable, et ce mec l'a bien compris ce soir. Il veut bafouer mes principes de dominance par le chantage et ça me révolte, pourtant acculé contre ce mur, son corps robuste et chaud qui irradie tout proche et mes sens en effervescences, une part de moi est prête à tous les compromis, quitte à lui montrer comment je pourrais garder le dessus quand bien même je n'y serai pas. Amaro est loin d'être indésirable. Même pour un arrogant comme moi. Il le sait, il le sent, et c'est tout le problème...

Ce ne serait que l'affaire d'un soir comme j'en ai toujours cumulée, me dis-je pour me rassurer. L'assurance d'être blanchi de ces histoires, et, l'italien n'en laisse planer aucun doute, une expérience peut-être pénible pour mon humilité mais pas moins... jouissive. Il y a plus scandaleux...

Oui? Non? Le temps presse, et je ne suis pas en position de poser des conditions! Mais je ne suis pas une victime, ma décision ce ne sera pas pour cet enflure que je la prendrais, même si je finissais par céder à un plaisir sauvage... Quel que soit l'intensité et le nombre de mes conquêtes, il n'y a jamais eu deux corps ou deux esprits à satisfaire : il n'y a jamais eu que moi et moi-même.

...Mais si ce n'est pas pour sauver un irrépressible orgueil, aujourd'hui moi-même n'est plus sûr que céder au sexe, même pour une fois, ne lui fasse pas regretter une aventure qui, elle, en vaut peut-être vraiment la peine...

Le temps de la réflexion est révolu, son pouce n'est plus, sa bouche brigue la mienne, et je m'affole et le repousse et m'éjecte précipitamment hors de son assaut... pour me poster sur mes gardes à l'autre bout de la pièce.

-J... j... je suis pas un gigolo, moi!...

O... on ne m'achète pas, même avec un chantage pareil!...
Je sais que c'est peine perdue et que fuir ses cajoleries l'excite d'avantage, que si je veux avoir une chance d'être écarté de sa manœuvre criminelle je n'ai pas intérêt à être viré d'ici et de... négocier comme il ce doit. M... mais je resterais certainement pas cloué contre un mur à le laisser faire, c... c'est au delà de ce que je peux tolérer!!!
Alors faisant face au prédateur, m'efforçant de conserver la distance, je me déplace en sens inverse à ses propres pas en appréhendant qu'il se jette sur moi.

-T'es quoi?

Un surnaturel? Un chasseur? Il est renseigné comme personne sur les particularités de ces êtres et certains d'entre eux, je veux savoir si j'ai une chance de me défendre sans finir dominer par un fauve. Même si ça soulagerait mon ego de me dire que je ne peux rien faire contre un demi-animal, je ne peux pas affirmer que c'est grâce à une force supplémentaire que ce type fait d'une manie de me clouer au mur en quelques tours de bras, et c'est rageant.

Je lorgne anxieusement sur la cachette aux flingues sans déterminer si c'est censé tandis que l'autre me dévore de sa place, bien trop calme et joueur pour mon bien. Je ne sais même pas si ces trucs sont chargés, et en admettant que je le pointe avec... Je déglutis, j'ai déjà pris cher pour avoir agis impulsivement. B*rdel, il suffirait d'un geste brusque pour que je trésaille et jure au bord de la crise de nerf. M... mais je me casserais pas ni ne deviendrais moins rétif sans une bonne assurance!... Quoi qu'il advienne, il faut que je sois absolument sûr qu'au bout du compte je serais mis hors de cause.

-Si... si j'envisageais une seconde que c'était ok pour... ton petit arrangement... t'effaces les dettes, toutes les dettes, hein?

J'ordonne de l'indexe et d'un ton ferme, point par point.

-Je récupère mes dernières affaires. Tu effaces les empreintes du flingue, ... ...

Et ma bouche reste suspendue sur un "et" fébrile et qui a du mal à sortir. ...Et tu oublies définitivement le trophée de chasse de wendigo. Mais je peux pas sortir ça. J'en ai déjà trop dit sans avoir à confirmer mes rapports au criminologue, et ce serait admettre l'importance de notre relation et prendre le risque d'en faire un moyen de pression supplémentaire dont je n'ai certainement pas besoin. J'hésite de longues secondes à le poser comme condition, mais je fini par me pincer les lèvres pour mettre un terme à mon dilemme, en ne sachant pas ce qui aurait été le plus secourable ou non d'admettre que je suis assez proche du cannibale pour que me toucher moi, ça revienne à l'atteindre, lui... Entre le risque de se faire bouffer et l’intérêt de titiller un bestiaux pareil, comment savoir ce qui se trame dans la tête d'un cerveaux dans son genre...

J'écoute, j'assimile, l'animal sait se faire rassurant quand il faut... mais je lui glisse entre les pattes pour reprendre mon tour de manège, incapable d'accepter cette situation. C'est pas possible! Je peux pas!!!

-Qu'est-ce qui me dit que tu tiendra parole?! Si ça se trouve, c'est que des c*nneries!

La fille, elle, elle signe un contrat avant de morfler dans la chambre rouge!!! Me dandinant derrière le fauteuil qui me sert de rempart, mes yeux passent du tiroir inaccessible au maitre chanteur.

-... Quoique j'ai fais, j'ai pas mérité de me retrouvé embarqué dans ce genre d'histoire. Je veux plus de mes empreintes sur ce flingue.

Je ne transige pas. Si il est réglo il n'a rien à perdre à effacer les empreintes.

-Maintenant.

...Ou pas!!! Je reviens immédiatement sur ma proposition et manque de me jeter sur lui lorsqu'il se décide à ouvrir le tiroir.

-Je... !

... me retiens de tout gestes stupides et reste dans mon coin. Mais l'inviter à reprendre l'arme à feu, c'était pas mon intention directe. Je malaxe plusieurs fois les mots dans ma tête en même temps que mes doigts nerveusement fermés en point que je fini par diriger vers le tiroir en une calme, et raisonnable, et diplomate invitation à prendre l'arme et m'en charger moi-même.

-...Je veux juste être sur que t'oublies pas une trace exprès.

Je veux juste être sur de pas me retrouver ce truc pointé sur la tempe.

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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: Because rules are made to be broken [Pv Alessandro]   Lun 12 Sep - 21:34



Because rules are made to be broken


Feat : Therence Garnet


C’est très plaisant et excitant de voir les différentes émotions passer sur le visage de mon resquilleur. Sa colère est réelle et légitime, mais il se sait en faute. Il est l’unique responsable du pétrin dans lequel il s’embourbe à chaque pas. Sa colère est tempérée par l’angoisse et l’inquiétude d’avoir mis le pied dans un jeu où les enjeux sont bien au-delà de son quotidien d'apprenti Casanova. Ce qui me grise enfin, c’est de sentir son corps réagir à mes stimuli. Je l’agace, mais l’excite. Je l’énerve, mais l’attire. Je l’horripile, mais le tente. Il se trouve dans une ambivalence de sensations et de sentiments. La peur a un côté excitant. L’adrénaline est une drogue pour ceux qui s’y adonnent.

Mon regard enfiévré rencontre le sien qui se dérobe. Mon passé est rempli de ce genre de conquêtes d’un soir, saisies malgré elles dans la lumière de mon regard qui sait se faire accrocheur. Toutefois, j’ai horreur des histoires faciles, des filles qui écartent les cuisses comme on allume une cigarette pour l’éteindre à demi consommée ou des garçons qui se penchent sans que j’aie à les solliciter. Cela gâche le jeu du prédateur que je suis. Je n’ai que faire de l’amour industriel et normé, je préfère chasser des proies rétives ou farouches. La facilité m’ennuie. Il y a d’abord le jeu du repérage. Sur ce point Garnet est arrivé tout cuit dans mes filets… Suit la montée en pression du fauve sur sa cible. Puis vient l’affolement, les tentatives de dérobement et de fuites, et enfin le point culminant où la proie vacille et rend les armes ne sachant pas si elle est heureuse ou pas de le faire.

La victime consentante est un velours dans l’amour.

Je ne prends jamais quelqu’un de force. C’est pour moi preuve d’incompétence et aussi un manque total de savoir vivre. Pour moi la domination est un art subtil entre suggestions et stimuli. Je ne prends pas, je donne un plaisir qu’il est difficile de refuser. Seuls les hédonistes saisissent la subtile nuance et le plaisir immense que les deux parties en retirent. Là est la douce torture de celui ou celle qui me succombe malgré lui. Il réclame mon étreinte tout en voulant me fuir. Therencio est pris au piège par le scénario que j’ai dressé autour de lui et non pas par ma main qui tient mollement ses poignets, ou mes lèvres qui menacent de l’embrasser.

-J... j... je suis pas un gigolo, moi!...

L’oiseau farouche me repousse et dans un regain de sainte ni-touche joue à l’offusqué et l’erreur sur personne.

- Je n’aime pas les gigolos. Et si tu penses que Jansen en est un, c’est que tu bases tes jugement sur ce que tes yeux voient, sans faire cas de l’adresse du jeu de mon danseur. Mon Jansinio est un séducteur redoutable !

Je suis fier de lui et ne m’en cache pas. Je n’apprécie pas non plus que l’on s’en prenne à lui. J’ai viré tous les clients qui lui faisaient des propositions obscènes ou contre nature. Jansen est danseur, point. Je refuse maintenant qu’il se dépoile d’un vêtement avec des pourboires et cette cloche qui annonçait son effeuillage. S’il doit faire l’homme objet, c’est uniquement dans mon lit !

-T'es quoi?

Le gamin fulmine. Je lance un sourire carnassier à sa question indiscrète sur ce qu’il imagine sous le « quoi ». C’est amusant de le voir tressaillir comme un ressort trop comprimé. Cela doit être une sacrée bataille sous son crâne... et ailleurs...

-Si... si j'envisageais une seconde que c'était ok pour... ton petit arrangement... t'effaces les dettes, toutes les dettes, hein?

Il martèle chaque point de la négociation d’un doigt tendu et catégorique. Nous venons de changer de phase dans cette chasse au mignon. Le moment où la proie ne songe plus à fuir, mais admet l’hypothèse de succomber. Je n’ai pas l’audace de penser que c’est gagné, toutefois je prends déjà mon plaisir. Il cédera, si et uniquement si, il pense que je ne mettrai pas son corps ou son âme en danger.

- Je récupère mes dernières affaires. Tu effaces les empreintes du flingue, ... ...
- Siamo d'accordo.


Ma voix est chaude et le r roulé de manière sensuelle. Je reste dans le registre du charme à l’ancienne et évite tout ce qui pourrait paraitre sordide ou obscène. Beaucoup de mecs ne font que baiser, certains poussent même le vice à faire signer des contrats précisant le diamètre des joujoux utilisables. Moi, je fais l’amour avec mes doigts, mes lèvres, mon menton, mon regard, le bout de mes griffes et ce que la nature m’a généreusement doté. Des accessoires… j’en ai. Mais Therencio n’est pas mûr pour ce genre de jeux… pas encore.

- Qu'est-ce qui me dit que tu tiendras parole?! Si ça se trouve, c'est que des c*nneries!
- Voici le reste de tes affaires Therencio.


Je lui lance la clé de sa moto et le reste de ses bricoles. La clé est chaude, son contact le surprend, le gêne, mais il range vite son bien dans ses poches.

-... Quoique j'ai fait, j'ai pas mérité de me retrouver embarqué dans ce genre d'histoire. Je veux plus de mes empreintes sur ce flingue.
- D'accordo Therencio.
- Maintenant.
- Non, j’ai fait une concession déjà…
-...Je veux juste être sûr que t'oublies pas une trace exprès.


Je m’interpose entre lui et le tiroir contenant mes armes. S’il pense que je vais le laisser me rouler aussi grossièrement.

- Avant cela, tu as un contrat à honorer mio Therencio.



J’avance sur lui d’un pas de fauve, le regard gourmand. Son cœur s’affole, il recule, c’est le moment de plonger. La pièce a ses limites, j’ai tôt fait de le rejoindre. Doucement, du bout d’un doigt sur son torse, je le fais reculer vers la chambre. Sur la courbe de son cou, une fine rosée de sueur naît de son émotion et de son appréhension. Je finis de déboutonner ma chemise, lui laissant admirer ma musculature finement dessinée. J’ai une belle carrure sans pour autant donner dans le bœuf comme d’autres.

Le cœur de mon agneau s’affole quand ses jambes heurtent le rebord du lit. Il a un dernier réflexe de négation de la tête quand il perd l’équilibre sous l’impulsion de mon bras. Il n’aime pas, ne pas avoir la maîtrise, le contrôle. Je vais lui montrer combien il peut parfois être délicieux de ne plus l’avoir ce cher contrôle. J’avance un genou sur le matelas, puis une main. Ma proie se tortille et tente de remonter vers la tête de lit. J’attrape son ceinturon et le ramène vers moi. Je profite du tissu de son polo qui est remonté sur son torse, dévoilant la blancheur de son ventre pour lécher de la pointe de la langue, le doux duvet qui part de son nombril et qui va se perdre sous l’étoffe de son pantalon. J’écoute les défaillances de son cœur. Traque ce qui est de la peur et ce qui vient du plaisir. Je veux le faire osciller entre les deux, le tenir sur une arrête vive où son souffle va devenir erratique. Puis je remonte ma main sur sa cuisse. Je reste sage et passe par l’extérieur de sa jambe. Arrivé sur son ventre, je remonte d’un coup sec, les griffes sorties. Son t-shirt est ouvert comme une chemise. Je fais taire sa protestation d’un baiser charnel et dégustateur de ses fines lèvres qui garde les traces de sa dernière boisson.

- Avant de partir tu pourras emporter une de mes chemises ou un t-shirt de ton choix. Tu y es gagnant, je n’ai que des vêtements haut de gamme.

Me reculant un peu, j’observe sa plastique. Ses abdos sont joliment dessinés. Ses hanches encore un peu fines, reliquat de l’enfance qui tarde à partir. Dans quatre ou cinq ans il sera au summum de sa beauté. Mon pouce s’attarde sur un téton. Qu’est ce qui le fait frémir ? Mon geste impudique ? Le plaisir qui se révèle enfin ? Une jambe glissée entre les siennes j’appuie mon bassin contre le sien. Il ne peut pas, ne pas noter mon envie gonflée de désir. La façon dont il avale soudainement sa salive est flatteuse. Doucement je lui emprisonne les mains avec les miennes.

- Tu voulais savoir le « quoi » ? Le voilà.

Je laisse mes crocs sortir et mes yeux luire d’une lueur électrique. Quelque chose dans le déraillement de son cœur me laisse penser qu’il sait ce que signifie la couleur de mes iris. Cela ne donne que plus d’envergure à l’image de mafieux qu’il a déjà de moi.

- Ne t’inquiète pas, je ne suis absolument pas amateur de chair humaine…

Il râle. Je me glisse jusqu'à la naissance de son cou et lui raye suavement la peau du bout des canines jusqu’à son oreille à qui je fais subir les pires outrages de la langue et des crocs. Son souffle s’accélère. Il est tendu, se demandant certainement quel est mon « style ». Italiano forcément. J’arrache le lambeau de son T-shirt, sa peau glisse sur la soie des draps d’un noir irisé. Mes lèvres parcourent ses épaules, les pans de ma chemise lui caressent les flancs. A son regard, je vois qu’il est encore dans le refus. J’use de ma voix et de mon accent et lui murmure des mots caressants mi en italien, mi en anglais pour qu’il comprenne et que ça l’émoustille. Ma paume part à sa conquête et se glisse sous ses reins pour le cambrer contre moi.

Je joue de ma barbe sur sa peau fine. Il frissonne enfin de plaisir. Je ne le force pas mais lui prend fermement une main pour la ramener au-dessus de sa tête. Du bout du nez, je frôle ses tempes, ses joues, son propre nez puis fonds sur sa bouche. Je lui mordille les lèvres, sa langue rencontre mes crocs. Première approche prudente, et étonnée de sa part. L’actif qui sommeille en lui, se réveille et il oppose à mon traitement son propre rythme. Veut-il me prouver qu’il n’est pas une victime, mais lui aussi un conquérant ? J’aime l’intérêt que j’éveille en lui. Je me fais plus intime et caresse doucement son entrejambe où une vie forte et pleine de vigueur s’éveille. Est-ce sa main que je sens s’agripper sur mes reins ?

Du pouce, je fais sauter le bouton de son jean. Il se crispe, j’arrête et détourne son attention en butinant son cou et sa gorge. Je lui dis combien il est désirable et comment je le trouve beau. Je flatte son corps, le félicite pour la saveur de ses baisers. Il s’aperçoit un peu tard de ma main qui s’est glissée entre son boxer et ses fesses. Il apprécie la caresse, mais semble se bloquer. Je n’explore pas plus loin, me contentent d’apprécier le galbe et la fermeté de ce globe de chair. Puis dans un élan, je me redresse sur les genoux, l’emportant contre moi et l’asseyant sur mes cuisses. Nos peaux sont moites de désirs. Mes doigts se perdent dans ses cheveux, riant lorsqu’il ronchonne, disant que je le décoiffe. Je refrène un désir impérieux de me faire plus sauvage, plus intrusif. Cependant j’ai conscience de sa jeunesse, de notre différence d’âge et d’expérience. Je le garde contre moi, un bras glissé dans son dos, ses lèvres prisonnières des miennes. Je lui montre une infinité de baisers, lui fais découvrir que faire l’amour ne se résume pas à un coït et que l’on peut même s’en passer. Mes doigts se sont glissés sur la bosse qui tend le tissu de son boxer, un peu libérée par sa braguette ouverte. Je garde le tissu entre la pulpe de mes doigts et la peau fine de son membre.

Ses mains me cherchent à son tour. Je le laisse explorer, mais tel un accord tacite, hormis ma chemise qui finit par glisser sur le sol, nous gardons nos vêtements. Je le mène à ses limites par de subtiles caresses. Je mène le jeu dans le sens que je le fais frissonner quand je le souhaite et où je le veux. Il est si excitant quand il se mordille les lèvres et se cabre. J’accélère lui parlant des pentes de l’Etna et de la magnificence de la lave qui les descend. Je lui décris le magma brûlant qui sort du cratère à grands jets lourds de matières. Nos respiration s’accélèrent, notre sang bouillonne jusqu’à l’éruption.

(…)

La fumée s’échappe de mes narines en deux jets puissants. Nicotine mi amoro… J’ai ouvert ma penderie pour que le gamin fasse son marché. Ses remarques sur mes chemises à la limite du cliché me font sourire. Je ne le contredis pas, c'est vrai. Je m'éclipse quelques secondes dans le salon et prends une des armes au hasard puis reviens dans la chambre et la lui tends.

- Il y a maintenant mes empreintes en plus des tiennes. Je suis bon joueur tu vois. Frotte bien s’il te plait !

J'esquisse un geste osé puis vais poser mes fesses sur le rebord de la fenêtre. Cette fois c’est moi qui râle quand il utilise un de mes T-shirt pour le faire. Il ne pouvait pas se servir du sien qui est foutu ? C’est certainement un juste retour de bâton.

- Tu me plais Garnet ! Oh ! Ne me regarde pas ainsi. J’ai de quoi satisfaire mes nuits. Tu as du cran. Si un jour tu as besoin d’un coup de main….

Que n’ai-je pas suggéré ! Il s’insurge, dit qu’il n’a pas besoin d’un mafioso dans ses relations et me vise avec le revolver.

- Elle n’est pas chargée mio Therencio. Il me semble que tu es doué pour te coller dans de belles embrouilles. Alors si jamais ton cornu n’arrive pas à te protéger par les moyens légaux… Ou qu'au lit il te semble désormais bien fade...

Nouvelles protestations de la part de mon oiseau de nuit.




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Therence Garnet

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MessageSujet: Re: Because rules are made to be broken [Pv Alessandro]   Dim 18 Sep - 21:38



Deal
- Je n’aime pas les gigolos. se justifie le patron de bar aux allures de mac. Et si tu penses que Jansen en est un, c’est que tu bases tes jugement sur ce que tes yeux voient, sans faire cas de l’adresse du jeu de mon danseur. Mon Jansinio est un séducteur redoutable !

Il s'offusque avec la chaude véhémence héritée de son pays des talents mésestimés de son danseurs. C'est vrai que son spectacle était différent des numéros de pur allèchement que j'avais vu jusque là, je l'admet, mais ça n'empêche que son précieux Jansinio, il le fait se trémousser en clou et cuir sur les genoux du premier désigné pour obéir à ses petites farces douteuses!

Je m’abstiens de peu de le lui balancer à la figure alors que je n'arrive pas à lui accorder une nature ou un statut. Pour tout indice, un sourire prédateur de sa part. Chasseur par nature, quoi qu'il soit... Fuir n'est pas une option alors que ma sécurité en dehors de cet établissement dépend de lui désormais. Si je veux être assuré de ne pas me retrouvé emmêlé à des histoires de meurtres ou je ne veux même pas comprendre quoi, il va falloir tenter de négocier... d'envisager le plus clair et moins pire des scénarios, quitte à lâcher du leste. Je dois récupérer mes biens personnels qu'il a encore en sa possession, et surtout, il doit effacer mes empreintes de son flingue. Je le laisserais pas faire de ma vie un m*rdier sans nom tout ça parce que j'ai eu la mauvaise idée de... le provoquer. Un peu. Je pouvais pas deviner chez qui j'étais tombé...

- Siamo d'accordo.

Heu... Ah? Pas de réticence, rien?... Je ne pensais pas qu'il serait aussi diplomate et direct. Et je voudrais pouvoir accepter son accord résolu comme il me l'offre, sans aucune hésitation, mais c'est limite trop facile pour être honnête de sa part ça, non?! Il me demande de... enfin un peu de bon temps, mais qu'est-ce qui m'assure que j'y gagnerais ce que je veux à la fin? Je ferais rien du tout pour des prunes!

- Voici le reste de tes affaires Therencio.

Et se disant, il me renvoie les objets manquant. Je devrais être conforté par la preuve de sa bonne foi - non pas que je ne sois pas heureux de retrouver mes affaires - mais je me retrouve au contraire plus embarrassé que je ne l'étais déjà. En me rendant l'intégrité de mes biens, Alessandro ne ballait pas seulement mes doutes : il réduit à néant les défenses que j'aurais pu arguer contre lui afin de mettre un terme à sa demande, n'ayant légitimement aucune raison de répondre à un flou ou de la tricherie de sa part. Il est difficile à déstabiliser alors que lui excelle dans le domaine. Je me redresse rapidement, les poches plaines, en considérant le négociateur avec méfiance. Ça ne résoue pas qu'il y a mes empreintes sur le pistolet et que je ne tiens pas à ce qu'elles y restent...

- D'accordo Therencio.

... Sans attendre.

- Non, j’ai fait une concession déjà…

Il se braque, mais je ne capitulerais pas sur ce point. L'arme exempt de mes traces, je serais libéré de tout moyen de pression. J'ai eu assez de mal à me tirer de ses pattes pour ne pas lui laisser espérer qu'il ne perdra rien à le faire. Moi je compte évidemment sur ce dernier obstacle évincé pour partir d'ici sans avoir à me retenir, pas assez idiot pour imaginer qu'il me laisserait manier une arme pleine sans vigilance, mais assez optimiste pour imaginer que son orgueil lui fasse faire une erreur qui devienne ma clef de sortir... Je ne prendrais pas le risque de me faire pointé une fois de plus dans ma vie en tout cas...

J'amorce un mouvement mais il s'interpose entre moi et sa cachette.

- Avant cela, tu as un contrat à honorer mio Therencio.

Un pas en arrière contre un pas en avant. Je tente une échappée, mais il me rattrape et un doigt suffit à me déconseiller de recommencer. Mon cœur tambourine contre son index qui me guide à travers l'appartement, doigts que mes yeux quittent seulement pour soutenir le regard indéchiffrable avec lequel il me domine. Un pas en arrière contre un pas en avant, Alessandro révèle peu à peu son torse entraperçu dans le miroir au début de toute cette aventure. Un buste puissant, finement taillé dans une chair ferme et nerveuse et qui suscite un attrait instinctif pour qui est sensible au charme masculin, mais qui éveille autant d'inquiétude au regard de ma situation... Je sursaute au bord de lit qui stoppe ma dérobade, et implore l'homme d'un regard avant de m'y retrouvé poussé et étalé de tout mon dos. Et ch*er! Je me redresse sur mes coudes et déjà le fauve me grimpe dessus avec langueur, m'obligeant à battre des coudes et des pieds sur le drap de soie pour reculer comme je peux. J'ai dis que j’envisageais peut-être son foutu deal, j'ai pas donné mon accord! Wow!!! Il me ramène sans mal sous lui d'une poignet ferme et un mouvement vif. Ma nuque roule frénétiquement sur le lit à l’instar de mes yeux sur la chambre à la recherche d'une échappatoire, mais je me crispe soudain et m'enflamme jusqu'aux joues au parcours langoureux dont il gratifie mon nombril. C'est comme une lame de feu qui me glisse dans le ventre. Oh p*tain! Il a pas à faire ça, c'est... j'ai pas dis que j'étais prêt à passer à table!!!

-Mais tu fais quoi là?! m'insurgè-je violemment.

Qu'est-ce qu'il c'est passé? Il m'a bousiller mon t-shirt ce s*lop! Je me redresse, décidé à me battre, mais l'italien fond sur moi pour me clouer d'un baiser rageant au caractère qui se révèle rapidement enivrant.

- Avant de partir tu pourras emporter une de mes chemises ou un t-shirt de ton choix. chuchote t-il tandis que je reprend mon souffle court de notre échange et de l'énervement qu'il me cause. Tu y es gagnant, je n’ai que des vêtements haut de gamme.

Mine renfrognée. Ce type insiste sur le respect qu'il a de ses conquêtes, j'ai quand même l'impression assez vexante d'être pris pour une poule de luxe dont il peut disposer à sa guise parce qu'il suffit de la calmer par quelques cadeaux de valeurs à entendre une telle proposition... je lui en foutrais moi des vêtements de haut de gamme!

Mais le regard avec lequel il m'observe est troublant. Flatteur, autant que ses doigts qui dansent ci et là sur les zones les plus érogènes de mon tronc, et flippant malgré tout. Il s'amuse de mes hésitations, de cette main qui accroche son bras sans y joindre la force qu'il faudrait pour le repousser complétement... il est révoltant, mais pas assez désagréable... Chaque secondes, chaque geste mesure la tension. Le danger est latent, il vibre comme une corde qui pourrait tirer ou ployer à tout moment, mais qui ondoie sur une fréquence régulière, encore acceptable... Je fuis son regard et avale bruyamment mon émotion à la pression de son entre-jambe contre la mienne. L'animal est réveillé... et en pleine forme. Il referme ses doigts autour de mes poignets, lentement, pour me préparer à une nouvelle répercussion que j'appréhende avec le calme qu'il insuffle chaudement.

- Tu voulais savoir le « quoi » ? Le voilà.

Mes pupilles rétrécissent à la croissances de ses canines et la lueur qui illumine ses yeux. Une lueur bleu glace... Je m'affole intérieurement, incapable d'amorcer un geste brusque en comprenant être la proie d'un être de sa nature. Je ne suis qu'une respiration lourde contenue sous un reste d'arrogance. Effrayé mais pas au point de le laisser en profiter sans tenter de me convaincre moi-même que je puisse encore lui tenir tête.

- Ne t’inquiète pas, je ne suis absolument pas amateur de chair humaine…

...Dit-il en me tripotant à sa guise! Ça a le mérite de confirmer la présence dominante de l'homme derrière les atouts bestiaux dont il s'est parés... Je trésaille au contact des ivoires acérés qui me rongent délicatement la peau, lui offre mon cou par contrainte quand il n'y chatouille pas, la respiration tremblante. Une de mes mains échappe à la sienne pour pousser sur son biceps. Je me ferme à l'effervescence que me procure ses attentions autour de mon oreille, garde la bouche close pour empêcher des gémissements traitres d'encourager le loup à mes dépends, dresse une digue mentale contre le désordre dont mon organisme est la proie, barrage fragile et éphémère. Mes pensées se soumettent dangereusement sous la suprématie de mes sensations.

-... Hey!

Mon corps énergique quoi qu’élancé subit son arraché soudaine avec la mollesse d'une poupée sous les caprices trop rude d'un sale gosse. Le tissu importun retiré, il reprend ses explorations affolantes. Je pourrais le repousser, c'est ce que je fais, en partie, mais il n'y a pas que de la répulsion dans ses manières, ce serait même plutôt l'inverse...
Je ferme les yeux pour mieux lui échapper, ou peut-être parce que je sombre malgré moi tandis que ses paroles donnent plus de dimension à ses gestes. Je cramponne le dos de sa chemise quand il nous rapproche d'une prise ferme sur mes reins. Son menton me pique agréablement, je ferme les yeux en profitant de sensations que je pourrais avoir avec un autres, que j'ai déjà eu avec un autre... Je ne suis pas sûr de vouloir les rouvrir alors que de nouvelles défenses ont lâchées. Je le laisse saisir ma main et la manier au dessus de mon crâne, lucide sur la réalité des choses, mais c'est plus facile de garder les paupières clauses tandis que ses gestes deviennent moins oppressants, plus affectueux, que ses lèvres se joignent aux miennes et que sa langue se fait intrusive.
Je me pince aux crocs qui me happent la lèvre. L'entreprise m'émoustille mais me dérange, et je la lui retire doucement puis d'un coup sec de peur de m'y blesser. J'entre-ouvre fiévreusement les yeux sans oser le regarder franchement. J'entraperçois juste un corps qui remue contre le mien, un visage qui me taquine... Et à sa bouche qui revient à nouveau j'impose ma propre irruption. Je me familiarise avec ses crocs inoffensifs et lui astreint ma danse avec une assurance croissante, un brin moqueuse. Le loup n'est pas bien méchant une fois qu'il a décidé du devenir de sa proie...

Je lui retire ma main qui va se perdre quelque part dans son dos en redressant régulièrement la tête pour mieux lui manger les lèvres et appuyer mes coups de langues, lèvres qui se tordent dans un râle suave quand il caresse la source de tous mes émois. Le traitre sait comment reprendre les rennes.

Mais je m’embarrasse aux doigts qui me déshabillent, un retour piquant à la réalité. Je suis pas prêt à... lui tourner le dos, c'est pas mon genre, pas trop, pas si rapidement... Et l'animal se rattrape par des flatteries voluptueuses. Je ne suis pas insensible aux compliments, j'y suis même assez réceptif, faiblesse évidente d'un ego surdimensionné. Mais ce qui pourrait passé pour des flagorneries chez d'autres relève d'un délice pour l’orgueil de la bouche de l'italien. Il sait parler, il sait regarder... il sait toucher, au delà du corps... Bon sang... ma tête est endormie par ses égards, alors que mon corps réagit ailleurs à ses caresses et bienfaits. J'échappe mollement à ses lèvres en glissant une main réticente sur son avant bras dont les digitales sont perdues sur mon fessier. Il est... tentant, très tentant, mais qu'il s'en tienne à... la surface. Il me fera pas rompre d'un claquement de doigts à ce propos là... j'espère...

Soudain le surnaturel se redresse en m'emportant avec lui. Je m'agrippe d'un bras en travers de sa nuque, assis sur ses genoux et je louche enfin franchement sur sa face de mâle langoureux. Nos cages thoraciques s'épousent et se séparent dans un touché collant et électrisant, nos peau suintantes de désir. Je claque de la langue et repousse sa main qui me froisse les cheveux. Je suis déjà assez ébouriffés comme ça! Et parce que j'ai du mal à tolérer cette prise qui pourrait donner plus de poids à ses baisers. Son regard est empli d'envie, et pourtant je reconnais qu'il s'impose des limites, un geste méritoire et qui pousse à la remise en question. Et moi? Quelles limites est-ce que je serais encore capable de m'imposer à ce stade?...

Il n'y a rien de sérieux dans cet échange. C'est une passion passagère, mais rien qui ne diffère des coups d'un soir que je fini par remplacer par d'autres et oublier, aussi fou soit-il dans l'instant. Je ne fais que remplir la part d'un marché. Nous ne faisons que répondre à une faim animale, humaine, primitive, nous ne faisons rien de mal, rien que combler un besoin qui a été creusé... Sauf qu'il n'est plus seulement question de combler des appétits charnels pour ma part. Il y a des limites que je ne devrais plus enfreindre... Je le regretterais. J'en garde conscience, quand bien même ma conscience se meurt sous les assauts languissants de l'italien.

J'ai couché avec tellement de personne, j'en ai connu des plus expérimentés, ceux que l'on redemande et dont on ne peut qu'apprendre. Cela dit, sans faire d'Amaro une exception démesuré, ce type a réellement un savoir faire notable. Je goute à un panel insoupçonné de baisers, il me soumet à une farandole de sensations. C'est peut-être son âge, peut-être ses origines, en tout cas maintenant je suis prêt à croire en ce cliché d'un italien passionné et sensuel qui sait faire l'amour avec ses mains et des roulements de langues harmonieux.

Je ne voulais pas d'une main sur ma nuque, et c'est la mienne qui se risque à cramponner son cou juste sous son oreille, pas tout à fait possessif mais un besoin manifeste de m'agripper et donner de l'équilibre à nos échanges. J'apprends de ses baisers en caressant son torse, en le débarrassant de sa chemise qui limite mes explorations. Nouvelle vague incendiaire. J'échappe à ses lèvres pour caler mon front humide dans le creux de son cou tout aussi brulant au contact affolant de ses doigts dans mon pantalon. Je sens sa jugulaire palpiter contre ma joue, et mes doigts s'enfoncent dans ses muscles. Sa voix est un soufflet pour mes sens embrasés. De l'autre main, je palpe les lignes bosselées de son abdomen, jusqu'à l'imiter dans ses attouchements. Ultime entêtement d'un insoumis, j'accepte ses attentions - je ne pourrais plus m'y refuser dans cet état - mais pas sans tenter une approche égalitaire, je ne suis pas... du genre à me laisse... faire...


* * *


Mon regard reste longuement perdu sur un point obscur de la penderie, au milieu des chemises somptueuses et parfaitement cintrées qui se succèdent. Je me sens... gourd. Le réveil va être difficile. Sortir d'ici en repensant à ce qu'il vient de se passer, mettre de l'ordre dans les causes et effets du "comment en être arriver là", ça va être difficile, plus que ce que mon corps indolent me promet dans l’immédiat. Le plus simple pour l'instant c'est encore de garder les yeux fermés, coincé dans un songe absurde qui se limite aux murs d'un établissement gay. Je m'indignerais plus tard. Je me rassure en me disant que c'est pas comme si on avait était au tréfonds des choses et que rien de ce qui c'est passé ici ne filtrera de toute façon. Ca me laisse de la marge... Je quitte ma torpeur passagère et fais défiler les fringues.

-Je vois des costumes de luxes... mais pas de guêtres ni de borsalino?

Je me moque de la panoplie incomplète du parfait mafieux. Au terme d'une fouille exigeante, à la hauteur de la qualité des fringues dont on me permet l'accès, je jette mon dévolu sur une chemise bordeaux à la texture soyeuse. Puisque j'ai le choix, autant en profiter franchement! J'enfile fièrement le tissu d'un roulement d'épaule quand le rital sollicite mon attention en me tendant... son flingue. Les doigts qui pincent le canon, la crosse à ma portée. Regard surpris en saisissant prudemment l'objet.  

- Il y a maintenant mes empreintes en plus des tiennes. Je suis bon joueur tu vois. Frotte bien s’il te plait !

Oh... ça c'était fin. Très, très fin! Je grimace ostensiblement mon agacement pour tenter de réguler mon embarras à ses allusions scabreuses et ce qu'elles trahissent de ma faiblesse de plus tôt.

-Je suis pas la boniche!

...Sale vicieux. Mais je me rattrape en tirant un nouveau vêtement du placard. Haussement de sourcils et un coin de sourire que je ne peux pas réprimer à sa tronche contrarié. Il pense quoi, que j'ai fait tout ça pour effacer mes maudites empreintes avec mon propre t-shirt? Je suis peut-être pas un expert ni un adepte du crime, j'ai vu assez de série du genre pour ne pas risquer de laisser trainer une fibre de mes vêtements sur l'objet de son délit.

- Tu me plais Garnet ! Je dresse un œil assassin sur le loup. Oh ! Ne me regarde pas ainsi. J’ai de quoi satisfaire mes nuits. Tu as du cran. Si un jour tu as besoin d’un coup de main…

-Ok, je vais prendre ça pour une nouvelle tentative d'humour!
le pointè-je sévèrement avec l'arme.

Il est sérieux là?! Après avoir manqué de me retrouver mêlé à des affaires de gangs et avoir fini avec mon t-shirt en lambeau pour racheter mon innocence, pour résumer grossièrement les choses? Il espère que je lui demande de l'aide un jour?!

-Je suis peut-être pas un ange, mais je risque pas de faire copain-copain avec un type dans ton genre. Et j'ai pas besoin d'un... coup de main. Reluquè-je les siennes avec un dégout hypocrite mais une irritation sincère.

Il voulait s'assurer que je sache tenir un pistolet? Parce qu'à me chercher alors que je suis en possession d'une arme, c'est à croire que le loup n'attend qu'à ce que je le trou. Pas de bol pour lui, vu ce qu'il a fait et sachant ce qu'il est, je suis moins farouche à manipuler son jouet et j'aurais beaucoup moins de remord si un accident devait arriver. Dans mon ignorance, je me demande si les balles ressortiraient d'elles-même de son corps façon Wolverine? Ce serait moins pénible pour moi, moins gore à supporter...

-Elle n’est pas chargée mio Therencio. Je fronce des sourcils et consent à lâcher ma cible pour détailler et peser l'arme dans ma main avant de fléchir des bras en poussant un énorme soupir. Et ch*er... Il me semble que tu es doué pour te coller dans de belles embrouilles. Alors si jamais ton cornu n’arrive pas à te protéger par les moyens légaux… Nouveau regard défensif à l'allusion de l'hybride. Ou qu'au lit il te semble désormais bien fade...

Mais il veut vraiment se faire shooter ma parole?! A défaut d'un pistolet chargé, je roule son t-shirt d'un tour de main et le lui balance vigoureusement dans la tronche.

-Mon cornu comme tu dis n'est pas à sous-estimer, loup mafieux ou pas! T'es pas le seul dont les limites sont infimes. m'emportè-je. C'est un wendigo, bon sang! Je souffle avec colère et baisse les yeux sur les pans de la chemise encore ouverte. Sale prise de conscience... Je me reboutonne fébrilement en bougonnant. Il est pas comparable.

A quoi bon lui cacher Adriann puisqu'il a déjà compris à quelle créature il aurait à faire. Et manifestement autant sur notre relation.

-Et c'est pas Therencio caricaturè-je volontairement la longueur et la tonalité de son accent en l'accompagnant d'une main de maestro. C'est Therence.

Je ne peux pas lutter contre le changement flagrant de sonorité que m'impose un pays d'adoption, en revanche je n'apprécie pas sa manie de tourner chaque prénom à la sauce italienne comme une façon subtile d'assoir son pouvoir sur autrui.

-Et je suis encore moins tio!

Mais demander à l'italien de corriger ses tics de langages, est-ce que ça ne revient pas à demander à un loup d'arrêter de hurler à la lune? Je suis sur qu'il en serait capable dans le fond, mais qu'il n'a aucune envie de faire les efforts adéquats. Je ne relève pas son "D'accordo mio Therencio" qui revient en guise de rétorsion.

Je me ballade à pas lents dans la chambre en observant et maniant le révolver qu'il ne réclame pas, occupé à terminer sa cigarette à la fenêtre et observer ma marche pensive. Nous sommes quitte, la partie est finie. Mais une pensée me grignote trop sournoisement pour que je disparaisse sans rien tenter. Ne pas arriver à se protéger par des moyens légaux, a t-il sous-entendu...

-...Combien prendrait un mafieux dans ton genre pour un flingue de ce calibre?

Combien, et pas quoi. J'ai déjà assez donné aujourd'hui pour ne pas prendre le risque de devoir répondre à une énième obscénité de sa part.

-Je me renseigne. précisè-je méchamment.

Qu'il ne monte pas sur ses grands chevaux, surtout! J'ai pas dis que j'allais faire mon marché ce soir, et je ne tiens pas non plus à ce qu'il me perçoive comme quelqu'un dans le besoin et profite de l'opportunité. Mais j'ai tourné et retourné ça : comment me procurer une arme digne de ce nom. En me mettant en relation avec des délinquants minables et en leur devenant redevable? En allant me servir à la source alors que j'arrive à me faire chopper pour avoir pénétré un bar passé le couvre feu?... Adriann. C'est évidemment la première figure qui me vient à l'esprit pour n'importe quel services illégal. Mais pas cette fois, il est le dernier à qui je pourrais faire une telle requête. Pour admettre mon inquiétude? Pour qu'il me perçoive comme l'humain vulnérable qu'il a déjà sauvé? Je ne suis même pas certain qu'il accepterait de me fournir une arme à feu, pas sans une discussion et des justifications embarrassantes de ma part. Mais Amaro, lui... qu'est-ce qui le retiendrait de fournir un gars comme moi?

Je suis sérieux, je suis conscient de ce que représente une arme de ce type, et j'ai bien compris comment fonctionnait le bonhomme. Qu'il me dise ce qu'il serait prêt à gagner contre un révolver, et... on verra bien. Amaro est un pervers, un mec trouble peu scrupuleux. Mais il a des moyens et une portée que je peine à me représenter. Il a le mérite d'être clair sur ses conditions et crédible dans ses intentions, c'est une personnalité solide. Une valeur sure. Alors quitte à pactiser avec un diable, autant que ce soit celui-ci.

-Un flingue qui n'appartienne pas à je ne sais quel gangster, ni qui finisse tracé par des flics! Sans empreintes! ajoutè-je, loin de vouloir réitérer l'expérience.

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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: Because rules are made to be broken [Pv Alessandro]   Mar 20 Sep - 21:20



Because rules are made to be broken


Feat : Therence Garnet


TherenCIO est un régal à énerver. Il part au quart de tour et le sait. Cela rend l’amusement plus que plaisant. Ce gamin est un sacré trublion, sa colère boue dans son ventre. Il gronde comme un vulcano. C’est un perturbateur audacieux et séditieux. Il n’a pas été si farouche que ça à mon approche forcée. Je lui ai laissé une occasion de s’enfuir, opportunité qu’il n’a volontairement pas choisie de saisir. Je doute que seule la peur de ses empreintes sur mon arme l’ait fait rester. Sa fierté est son meilleur moteur. Il n’est pas non plus un novice dans les plaisirs charnels et point si farouche que ses protestations ont pu le laisser penser. Alors que je l’observe son image voilée par la fumée de ma sigaterra, j’apprécie de le voir déambuler une de mes chemises sur le dos, ouverte sur son torse. Diable qu’il sait être sexy le bougre. Ne se rend-t-il pas compte de ma frustration animal à ne pas l’avoir fait mien ? Il est dangereux de tenter ainsi un loup.

Il me toise du regard à défaut de sa taille. Fier malgré les concessions qu’il vient d’accepter, insoumis malgré tout, rebelle pour toujours. J’aime son effronterie et son impertinence. Toutefois il a l’imprudence de la jeunesse, ou à contrario de moi qui suis né dedans, pas encore assez trempé dans les milieux sombres pour savoir où se trouve la ligne à ne pas franchir, sinon être prêt à en subir les conséquences.

-Mon cornu comme tu dis n'est pas à sous-estimer, loup mafieux ou pas! T'es pas le seul dont les limites sont infimes.

Mais c’est que l’on défend son guardiano ! Je plisse les yeux et cherche à mieux le cerner. Quel genre d’humain peut accepter de coucher en toute connaissance de cause avec un type qui se nourrit de chair humaine ? Mon passif fait que je n’accorde que peu d’importance à la vie humaine, hormis celle de ceux qui me sont proches. Mais lui ? Il sort de l’enfance. Quel est son vécu pour arriver à faire abstraction du fait qu’il peut être le prochain déjeuner de son cher et tendre ? J’ai vu bien des choses étranges et tordues, mais là ce garnement de Garnet m’en impose. Marche-t-il à l’adrénaline ? Je lui en ai pourtant fourni, mais il n’a pas souhaité aller jusqu’au bout. Est-ce si sérieux avec son cervo ?

- Il est pas comparable.
- Tu attises ma curiosité Therencio. Peut-être que ce professeur vaut le challenge… d’une visite intime…
-Et c'est pas Therencio. C'est Therence.
- D'accordo mio Therencio.


Bagarre de regard et d’allures viriles. Mais c’est qu’il se défend plutôt bien le gamin ! Il me tient tête par orgueil. Cependant si d’habitude ce genre d’attitude m’exaspère au plus haut point, il y a quelque chose de différent chez ce jeune homme qui force le respect, sa persévérance. Je ne masque pas ma surprise à la question qui suit. Il vient juste de s’acquitter d’une dette somme toute légère pour replonger illico dans du autrement plus sérieux.

-...Combien prendrait un mafieux dans ton genre pour un flingue de ce calibre?

Je laisse échapper un long sifflet accompagnée d’une bouffée de fumée. Un flingue du calibre qu’il tient dans sa main. Il n’a déjà pas retiré la sécurité en me visant…

- Je me renseigne.
- Tout est à vendre dans ce bas monde à qui sait y mettre le prix…


Je reste sibyllin. Pourquoi a-t-il besoin d’un calibre ? Pour stopper son cornu au cas où il se déciderait à en faire son dessert ? J’ai peur que cela ne suffise pas à stopper un wendigo affamé.

-Un flingue qui n'appartienne pas à je ne sais quel gangster, ni qui finisse tracé par des flics! Sans empreintes !
- Rien que ça…


Je pense à l’arme qu’il tient et sa jumelle qui dort dans le tiroir du salon. Les deux armes sont dument enregistrées chez la volaille avec son rapport balistique. Mais voilà, je possède deux autres armes du même calibre sagement enfermées dans le coffre d’une banque. C’est la balistique des armes enfermées par mes soins qui est épinglée avec celles que j’ai déclarées aux poulets. La substitution m’a demandé un bon paquet de liasse de dollars. Je peux tuer avec mes armes, jamais un flic ne pourra remonter jusqu’à moi… sauf à me prendre en flagrant délit évidemment. Le gamin imagine être en mesure de se procurer une arme et ne pas avoir de soucis avec les flics !

- Contre qui ou quoi veux-tu te protéger Therencio ? Tu as conscience que tu ne seras jamais assez rapide face à un wendigo ? Surtout si tu éprouves des sentiments pour lui.

Le môme secoue la tête, mais ne me répond pas. Je cale ma sigaretta au coin de mes lèvres et m’approche de lui. Il me tend mon flingue, mais au lieu de m’en saisir, je le contourne et me plaque dans son dos, le retenant d’autorité avec un bras en travers de son torse. Puis j’attrape son bras qui tient le révolver et lui fait viser une cible imaginaire. Doucement je chuchote à son oreille.

- C’est un 7.65. Une arme relativement lourde à tenir bras tendu.

Sans lui lâcher le poignet, je lui laisse apprécier le poids de l’arme.

- Quand tu tires, le percuteur frappe violemment le cul de la balle créant une explosion qui fait sortir la balle du canon. Sache que l’énergie qui propulse la balle dans un sens, a sa jumelle qui fait reculer l’arme dans ta main. Si tu n’es pas préparé, cela peut te déboiter l’épaule.

Je lui prends l’arme et le laisse s’échapper de mon emprise et de mon aura de nicotine. J’actionne le levier qui ouvre le barillet, le fait tourner d’un coup de pousse. Le roulement à bille parfaitement huilé fait entendre la précision du mécanisme. Je referme l’arme d’un mouvement sec du poignet. Cela fait légèrement tressaillir Therencio.

- Déjà, il ne te faut pas un révolver comme celui-ci mais un pistolet. C’est plus léger et plus maniable. Néanmoins… Contre quoi veux-tu te défendre ? Et je ne vends pas d’arme à quelqu’un qui ne sait pas la tenir correctement et encore moins tirer.

Sans parler du prix que ça va lui couter.

- Inutile de te cacher que ce que tu demandes a un prix conséquent qui ne saurait être réglé avec la mise en bouche de tout à l’heure. Sans parler que je me verrai dans l’obligation de t’apprendre à tirer. Néanmoins il y a des petits calibres plus abordables, mais avec la même condition sur le fait d’apprendre à tirer.

Peu m’importe que ce gamin choisisse une pente qui peut s’avérer glissante. Le meilleur choix de vie n’est pas forcément du côté du « bien ». Avec sa belle gueule de petit démon, il pourrait faire un bon coursier. Mais avec sa grande bouche, je crains qu’il ne soit pas fiable. Je vais attendre qu’il accumule les dettes.

Sarebbe caldo per insegnargli a sparare...




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Therence Garnet

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MessageSujet: Re: Because rules are made to be broken [Pv Alessandro]   Jeu 29 Sep - 0:51



Constraint
- Tu attises ma curiosité Therencio. Peut-être que ce professeur vaut le challenge… d’une visite intime…

Je fusille brusquement le séducteur et le tiens longuement en joue du regard. J'arrive pas à savoir si ce sale type cherche seulement à me faire réagir ou s'il envisage sérieusement d'aller à la rencontre du criminologue un de ces jours... Et dans quel but?! Je n'ai peut-être pas fais le poids face à lui ce soir pour espérer l'impressionner, qu'il ne s'avise pas de jouer à ça.

-N'y pense même pas!

M*rde, comment il fait pour être si sûr de lui dans tout ce qu'il entreprend?! On parle d'un spécimen qui se nourrit essentiellement de chair humaine, pas d'un banal carnivore qu'il est censé dompter avec une palabre charmeuse ou une arme! Même si la palabre charmeuse serait plus susceptible d'atteindre le dit spécimen qu'une arme vu le rital...

...C'est moi qui suis le plus affecté par une arme actuellement. Depuis ma mésaventure à l'usine, j'ai réfléchi à toutes les options que je pourrais envisager, des quelques dealers et paumés qui seraient prêt à m'orienter voir me fournir un pistolet, aux armuriers des environs dont les gosses vont au même lycée que moi et qu'il aurait été un défis de me mettre dans la poche. Mais ce soir, la solution se présente enfin à moi. Amaro, magnat d'une des facettes obscure de BeaconHill est le plus à même de m'en fournir une, sans plans foireux, sans risques inutiles. Même si son sifflement illustre l'ampleur de ma demande...

- Tout est à vendre dans ce bas monde à qui sait y mettre le prix…

Regard agacé et ferme. J'ai été clair, j'y mettrais pas le genre de prix auquel il pense. Et je veux pas non plus de plan douteux, une arme nette, propre, qui ne soit pas en elle-même une source d'ennuies!

- Rien que ça…

Il me semble que c'est la base! Pour moi ça l'est. Je ne suis pas un truand comme lui, je marche avec ma propre logique.

- Contre qui ou quoi veux-tu te protéger Therencio ?

-Ça, ça te regarde pas.

Pas plus qu'il ne me parlerais de ce type qu'il prévoyait de descendre en abandonnant le flingue avec les empreintes d'un autre dessus ou n'importe laquelle de ses affaires.

- Tu as conscience que tu ne seras jamais assez rapide face à un wendigo ? Qu...?! Surtout si tu éprouves des sentiments pour lui.

Je m'apprête à objecter contre ses stupides avis, mais sa dernière supposition achève de me faire garder le silence.
Alors... il pense que si je cherche une arme, c'est pour me protéger d'Adriann? Je secoue la tête, désabusé par sa bêtise. Il y est pas, je pourrais jamais le... la vision du professeur penché au dessus de moi, la lame d'un couteau contre son torse le retenant d'approcher d'avantage par une nuit trouble me frappe de plein fouet. Je... ce n'est pas contre lui que je compte utiliser cette arme, ce n'est pas lui ma motivation. Et puis, je... on... enfin, je ne suis pas du genre à me laisser influencer par mes émotions. On est pas aussi proche qu'il l'imagine pour que ça ai un impact et que je me retrouve incapable de me défendre. Adriann est quelqu'un de... de bien, très bien, de génial même, mais si ma vie est en danger... si je ne me protège pas moi-même, ce n'est pas quelqu'un d'autre qui accourra pour me sauver. Je n'y tiens pas de toute façon. Et puis je saurais faire la distinction entre l'humain et le monstre pour réagir en conséquent.

Amaro approche doucement réclamer son arme, et j'accepte de la lui rendre sans simagrées, mais il esquive le geste pour poursuivre sa route. Je cille d'étonnement et suis son mouvement du coin de l’œil, sans pressentir son buste qui se pose en résistance dans mon dos et son bras qui m'entrave. Mais qu'est-ce qu'il fout encore?! Une vague de chaleur aussi affriolante qu'indésirable me saisie à son contact, relent de nos plaisirs partagés, mais qui m'aurait fait bondir s'il n'avait pas déjà fermé son bras autour de moi. Je le lui attrape alors que sa main se saisit de mon autre bras pour guider l'arme à hauteur de ma vision...
Je souffle avec peine. Je me sens oppressé, tant par son corps chaud qui m'enveloppe vigoureusement que le geste considérable que je lui laisse me faire faire...

- C’est un 7.65. Une arme relativement lourde à tenir bras tendu.

J'essaie de faire abstraction de sa voix tiède à mon oreille et de me concentrer sur l'objet de notre attention. Ouais, c'est lourd... c'est la réflexion que je me suis faite quand il me l'a balancée tout à l'heure et qu'il me l'a tendu ensuite. C'est loin des jouets qui m'amusaient enfant, ça ne reflète pas non plus l'aisance qui ressort d'un duel de cinéma. C'est lourd, c'est froid, c'est mortellement concret...
Alessandro me met en situation, m'expose sans rien cacher la réalité de ce qui m'attend à utiliser un tel engin. J'imagine la puissance de tir et m'en surprend, loin de concevoir qu'un révolver puisse se retourner contre celui qui en possède le contrôle...
Ses doigts glissent jusqu'aux miens qui entourent la crosse et la détente, et je m'éloigne vivement quand son bras me libère. Je soupire bruyamment des narines en témoignage de ma crispation, mais il reste sérieux et concentré dans sa démonstration. D'un doigté habile, il ouvre le flingue, fait rouler le barillet vide qui cliquète à toute allure, et referme l'ensemble d'un coup de main brusque. Je trésaille. Je n'ai pas détaché mes yeux de l'arme.

- Déjà, il ne te faut pas un révolver comme celui-ci mais un pistolet. C’est plus léger et plus maniable. explique l'expert à qui je ne peux que faire confiance sur ces choses là. Son accord implicite à me refiler une arme me soulage grandement. Néanmoins… Contre quoi veux-tu te défendre ? Et je ne vends pas d’arme à quelqu’un qui ne sait pas la tenir correctement et encore moins tirer.

-J'apprendrais!
lâchè-je avec évidence. Je pourrais pas apprendre à manier un flingue si j'en ai pas.

Je souligne mon bon-sens d'un haussement de sourcils et d'un petit écart des bras. A la question muette mais flagrante de savoir comment est-ce que je comptais apprendre, je me referme et me contente d'un haussement d'épaule. Il y a pas mal de forums et de tutos détaillés sur le net...

- Inutile de te cacher que ce que tu demandes a un prix conséquent qui ne saurait être réglé avec la mise en bouche de tout à l’heure.

-Ça ne risque pas de se reproduire. grondè-je sévèrement. Je ne compte pas payer de ma personne, pas comme ça. J'ai été catégorique là dessus!

-Sans parler que je me verrai dans l’obligation de t’apprendre à tirer.

-Quoi? Non! Minute, j'ai juste demandé à avoir une arme, j'ai pas demandé à avoir les cours qui vont avec, pour ça c'est toi qui t'en mêle un peu trop!

Son implication m’embarrasse franchement. Il a pas à faire ça! Je m'attendais à un refus éventuel, mais... le mafieux n'est pas censé prendre ce service à cœur. Ou est son air mystérieux et ses ronds de fumées pour parler du prix, la date du rendez-vous pour venir chercher ma marchandise au main d'un contact à l'air louche, et puis la menace de son cru pour être certain que je paies la somme due en temps et en heure pour enfin qu'il me lâche définitivement là dessus?! Je m'attendais certainement pas à ce qu'il s'improvise en professionnel trop consciencieux pour... pourquoi, pour s'occuper de la vie d'autrui? La blague! Je ne compte pas attirer l'attention si c'est ce qu'il craint.
Je suis sérieux, je demande seulement à avoir une arme. Pour le reste je saurais me débrouiller.

-Néanmoins il y a des petits calibres plus abordables, mais avec la même condition sur le fait d’apprendre à tirer.

-Je peux me débrouiller!... insistè-je avec moins de véhémence, parce que je sens bien que mes avis ne comptent pas et que je m'épuiserais à lui faire entendre raison par la force.

Je me frictionne le crâne et fais quelques pas agacés de devoir subir cette contrainte imprévue. Je commence à regretter de lui avoir demandé, j'avais pas imaginé qu'il s'impliquerait. D'un autre côté, c'est pas non plus comme si je n'avais pas que lui pour ne pas faire avec ses caprices...  

-Je paierais. assurè-je avec l'espoir que mon sérieux radoucisse ses impératifs.

Je paierais, quitte à fractionner en plusieurs fois s'il faut... si c'est possible?... Je vais éviter de la poser celle-là.

-Va pour un pistolet, et du bas de gamme, je me contenterais d'une arme de moindre envergure et plus accessible, c'est pas le problème. Du moment que ce truc me permet de me défendre vite, efficacement et sans subir la distance.

Ne plus avoir à subir l'attaque, c'est tout ce que je demande.
A la question de quoi est-ce que je veuille me protéger, je soutins longuement son regard. Je le jauge maladroitement, son arme, et détourne les yeux sur le décor.

- Des cinglés.

Ça résume assez bien la chose sans que le surnaturel ne s'imagine être particulièrement visé. J'ai rien contre lui ni contre les êtres de sa nature, je me méfie de ceux qui portent des armes et seraient prêt à s'en servir, qu'il s'agisse d'un révolver... ou de crocs. Je me suis fait avoir par un humain, un semblable, ni plus fort ni plus faible que moi. Simplement plus armé. Et je suis réaliste, j'ai eu beaucoup de chance de croiser des spécimens plus impressionnants que bestiaux et d'avoir été bien accompagné, mais comme lui même l'a souligné... certains surnaturels sont dangereux par nature. La nature les rend dangereux...

Je veux seulement être en mesure de me protéger. Sans dépendre de personne.


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MessageSujet: Re: Because rules are made to be broken [Pv Alessandro]   Sam 8 Oct - 18:16



Deal


Feat : Therence Garnet


-J'apprendrais! Je pourrais pas apprendre à manier un flingue si j'en ai pas.

Le gamin est d’une redoutable logique….

- Inutile de te cacher que ce que tu demandes a un prix conséquent qui ne saurait être réglé avec la mise en bouche de tout à l’heure. Sans parler que je me verrai dans l’obligation de t’apprendre à tirer.
-Quoi? Non! Minute, j'ai juste demandé à avoir une arme, j'ai pas demandé à avoir les cours qui vont avec, pour ça c'est toi qui t'en mêle un peu trop!
-Néanmoins il y a des petits calibres plus abordables, mais avec la même condition sur le fait d’apprendre à tirer.
-Je peux me débrouiller!


Dialogue de sourds, ou pas loin. Je ne lâche rien, le môme non plus. Mais j’ai plus d’ancienneté que lui à ce jeu et je sens sa résistance faiblir.

- Je paierais.
- Ça mia carino, je peux t’assurer que tu paieras. Je ne fais pas dans la philanthropie.
- Va pour un pistolet, et du bas de gamme, je me contenterais d'une arme de moindre envergure et plus accessible, c'est pas le problème. Du moment que ce truc me permet de me défendre vite, efficacement et sans subir la distance.


Therencio se montre véhément et bien décidé. Si ce n’est pas son Bambi carnivore qui l’inquiète, qu’est ce qui lui fait si peur ? Se fait-il harceler par un gang ? Car il faut au moins ce niveau-là de danger pour penser riposter avec une arme. Je doute que ces ennuis prennent leurs origines au lycée.

- Des cinglés.

Sa réponse est vague. Des cinglés, il y en a à la pala ! Vu son air buté, il ne m’en dira pas plus. Puis ce n’est pas mon affaire après tout. Comme je l’ai dit je ne fais pas dans la philanthropie. Rien ne m’attache à ce gamin. Peu m’importe ce qu’il peut bien devenir. Toutefois il a émis une demande, une commande plus exactement. Il pourrait trouver ce qu’il cherche ailleurs tout en étant pas certain qu’il ne prend pas plus de risque à trainer dans les bas-fonds de Beacon Hills. Je ne lui dois rien, mais j’ai les moyens d’accéder à sa demande.

- Pour quatre cent dollars je te fournis un petit calibre une boite de balles et l’apprentissage qui va avec.

Le gamin réfléchit un moment, tente de marchander. J’augmente le prix de cinquante dollars. Il rend  les armes et accepte mon marché initial.

- Soit devant le Print dimanche matin à huit heures du matin pétantes. Je t’emmènerai dans un coin tranquille où tu pourras trucider des boites de conserve tranquillement.

Spoiler:
 




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Because rules are made to be broken [Pv Alessandro]
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