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 How could you heal a broken soul ? PV Alec

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Arès Kye Coleman

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MessageSujet: How could you heal a broken soul ? PV Alec    Sam 21 Mai - 10:50


       
Fading distant memory times that we borrow, to wallow Inside. To come back in glow, come back in sorrow. Tomorrow...Lay down we're silent. Frozen factals now we're shading our way. My threads are worn, my words are broken, broken. Spirits reborn, feelings awoken, unspoken. Alec et Arès
       

       
How could you heal a broken soul ?



       
La situation ne s’était pas améliorée pour moi depuis le retour de Los Angeles. Le ciel au-dessus de ma tête était toujours teinté de nuages sombres et de grondements menaçants. Oui, une tempête de souffrance me semble être l’image la plus adaptée pour décrire la tourmente dans laquelle je suis engagé depuis la chute. Pourtant quelque chose avait changé. Et c’est cet infime détail qui faisait une différence passablement notable dans mon état. Les jours ayant précédés ma rencontre avec la princesse Irène et la moitié de la garde l’ayant accompagnée s’étaient tous ressemblés. Des nuits blanches faites de cauchemars et de flashbacks de la scène fatidique dans cette ruelle sombre de la cité des anges, mes griffes déchirant la gorge de l’omega, mes mains fermement accrochées à la bouche du jaguar garou en vue de l’étouffer. Les larmes de sang s’écoulant de mes yeux dans la foulée et le bourdonnement dans ma tête, l’impression que cette dernière n’allait pas tarder à imploser. La brulure interne lorsque l’osmose intérieure s’était fissurée. Le combat intérieur entre deux forces éternellement antagonistes. Puis, la vague de douleur envahissant mon corps et mon esprit tandis que mon gardien se désolidarisait du reste de mon être. La vision de la même vieille femme que celle que j’avais vu lors de mon passage à travers le voile durant la transformation. Je me souviens encore de ses mots avant ma tombée dans un coma provisoire. Tu dois faire un choix mon garçon.

J’avais fait un choix. J’avais choisi de mourir, celui de faire face à la justice des miens pour avoir franchi la limite. Pour avoir transgressé une des règles fondamentales de notre espèce. Il y avait surement une pointe de lâcheté dans une telle attitude. Le choix de fuir la vie plutôt que d’essayer de remonter la pente, plutôt que d’essayer de trouver une solution. La solution facile en somme. Mais, détrompez-vous le choix de faire face à la justice souvent expéditive des miens n’est pas un choix motivé par la lâcheté malgré le fait qu’il constituait une échappatoire évidente à toute cette souffrance dans mes veines. Cette souffrance qui m’empêchait de dormir la nuit, qui m’empêchait de travailler correctement, d’assurer mes fonctions de gardien et de vivre tout simplement. Ce choix traduit plutôt un amour du code et un attachement aux règles de mon espèce. Quand bien même, cela devrait me couter la vie. Et, à mes yeux il faut une certaine dose de bravoure pour décider de partir alors même que l’on sait que l’on n’a pas encore profité de tout ce que la vie avait à offrir. De faire ce choix déchirant alors même que nous aimerions encore vivre tant de choses avec tant de personnes. Pourtant, il fallait néanmoins avouer que ce choix était teinté d’une pointe d’égoïsme car les conséquences sur certaines personnes auraient été dévastatrices. Notamment sur ma tante qui avait déjà perdue ses deux garçons. Et sur ma créatrice qui m’aurait surement maudit pour avoir fait ce choix. Cependant, aux dernières nouvelles j’étais encore vivant à moins que tout cela ne soit qu’une vaste mascarade et que j’étais en train de roupiller tranquillement dans mon lit au Sheraton en train de faire le plus mauvais rêve de toute mon existence.

Une nouvelle vague de douleur me cloua au sol comme pour me rappeler que toute cette horreur était bel et bien mon lot quotidien désormais et c’est allongé sur le tapis du salon que je me remémore le rendez-vous avec la garde. Les genoux au sol devant la princesse Irène qui n’était pas censé être là. Il me semblait que les arrestations étaient de la juridiction de l’ordre ou de la garde mais pas de la famille royale. Pourquoi le seraient-elles ? Moi me relevant pour faire face aux dix gardiens de la garde et à la gardienne de sang royale. Le regard attristé du vétéran Asgard et celui de Milos. Parfait reflet du désespoir émanant de mon être. La méfiance dans les yeux de mes frères lorsque je m’étais approché. C’est cela qui m’avait fait le plus mal. Non, pas le fait que je me dirigeais de plein gré vers la fin de mon existence mais bel et bien le fait que l’élite guerrière de ma propre espèce se méfie de moi alors même que je connaissais chacun d’eux depuis mon séjour à la cour du roi Kane. Je les connaissais et ils me connaissaient. Certains m’avaient appris leurs tours les plus vertueux et leurs mouvements les plus efficaces. Je respectais et respecte chacun d’entre eux plus qu’aucun être surnaturel de ce monde. Et, ils respectaient aussi Arès le soleil noir d’Azgeda jusqu’à ce moment. Jusqu’à sa chute, ma chute. La puissance des dix hommes était presque palpable et enveloppait Irène dans un cocon protecteur. A chaque mouvement de ma part ou de sa part, la garde se mouvait tel un seul et unique félin. Escadron majestueux et promesse de mort rapide et douloureuse. La puissance de la princesse égalait presque à elle seule celle des dix gardiens mais il y a une différence notable entre une escouade surentrainée et une princesse non habituée à utiliser ses dons.

La moitié de la garde avait fait le déplacement quand bien même trois gardiens auraient suffis pour me récupérer. La présence d’Irène expliquait en grande partie cette manifestation de force. La princesse n’avait pas changée d’un iota depuis la dernière fois que je l’avais vu. Apparition de beauté paraissant trop somptueuse pour être vraie. La compréhension et la sollicitude dans les yeux d’Irène là ou n’aurait dû se trouver que de la colère et du mépris m’avaient profondément déstabilisé. Et la colère avait délogée l’abattement et la tristesse lorsqu’elle m’avait annoncée que je n’étais pas en état d’arrestation. La joute verbale débuta avec mes mots accusateurs envers ce déni de justice. J’avais tué des surnaturels qui n’étaient pas une menace pour l’équilibre, je devais subir le courroux prévu par la loi pour ce crime. Les réponses d’Irène furent marquées par le fait que je recherchais activement la justice quand bien même elle entrainerait mon exécution, le fait que le roi ne voulait pas me condamner parce qu’il était persuadé que je n’aurais jamais fait une chose pareille sans explication, que je n’avais rien d’un renégat. Une pointe de soulagement m’avait traversé lorsqu’elle avait évoqué l’ordre en me disant qu’il pourrait avoir des solutions à mon état. Mais, une autre part de moi recherchait la mort pure et simple et j’ai longtemps hésité à me jeter sur la princesse pour que la garde n’ait d’autre choix que de m’exécuter. Je me souviens de mes mots. Princesse Irène vous savez que je ne peux pas. Je ne suis pas assez fort. La démarche féline et gracieuse de la jeune femme tandis qu’elle s’approche de moi et sa main sur mon épaule. J'ai foi en toi Arès. Azgeda a foi en toi. Mon père a foi en toi. La garde qui se tient à coté de nous a foi en toi. Et tu sais pourquoi ? Parce que nous te connaissons mieux que tu ne te connais-toi même.    


 Les larmes dévalant mes joues tel un torrent sauvage et impétueux. La princesse me prenant dans ses bras pour me réconforter tel un enfant inconsolable. Une maturité apparaissant dans ses yeux, maturité contrastant avec son âge. Cette épreuve te rendra plus fort. Sèche donc ces larmes Arès Ton destin n'est pas de mourir mais de vivre dans la lumière de notre mère et d'accomplir sa volonté. Les mains fines balayant les larmes de mon visage puis les lèvres rouges sur les miennes. Mon incompréhension face à cette situation. La douleur aspirée par vague hors de mon corps torturé. Une caresse empreinte de douceur et les derniers mots d’Irène. Le chemin sur lequel tu t'es engagé est long et tortueux. Il te paraitra bien difficile d'en voir la fin mais n'oublie jamais que la lumière t’attend au bout de ce chemin. Je me revois rester immobile et observer le départ des deux quatre à quatre et de la voiture de sport dans un nuage de poussière. Combien de temps suis-je resté ainsi ? Des minutes ou peut être des heures ? Puis, j’avais regagné mon propre véhicule et avais de nouveau été enveloppé dans la noirceur du désespoir malgré la fin provisoire de la douleur. Je me revois saisir l’arme que je garde toujours sous le siège conducteur, pointer le canon sur ma tempe et hésiter jusqu’à que le gardien prenne le contrôle de mon corps et n’explose de colère avant de démonter l’arme et d’aller la jeter dans un ruisseau. Il ne m’avait pas rendu le contrôle avant le lendemain et une nuit de sommeil parfaitement reposante. La première depuis des jours.

Je me relève en faisant abstraction de la souffrance et me dirige vers la cuisine. La douleur n’est pas constante, elle afflue par vague. Certaines sont absolument dantesques tandis que d’autres sont parfaitement supportables. Je fourre la vaisselle trainant à divers endroits dans le lave-vaisselle et saisis une bouteille de vodka sur une étagère. J’avale une grande gorgée au goulot avant de poser la bouteille sur la table et de regarder par la fenêtre. Dehors, le soleil brille de mille feux. C’est une très belle journée printanière. Je peux presque entendre la mélodie du bonheur s’élever dans les airs. Une mélodie qui s’arrête vraisemblablement sur le pas de ma porte. Comment lui en vouloir ? Qui se risquerait dans cet abime de noirceur, de peine et de douleur ? J’avale une autre gorgée d’alcool pur avant de ranger la bouteille. Je n’en veux pas à mon boss de m’avoir entrainé dans cette expédition punitive à Los Angeles. D’une part je suis venu de mon plein gré dans cette ville et d’autre part j’ai apprécié le fait d’avoir été là pour le voir prendre la bonne décision et épargner son petit frère. J’en veux plutôt au gardien partageant mon enveloppe. Pourquoi ne pas avoir pris le contrôle de mon corps avant que je ne commette l’irréparable ? Ah ça pour empêcher les gens de se mettre une balle il y a du monde mais quand on a besoin d’eux il n’y a plus personne hein ! Bam, la droite part s’écraser dans mon visage. Je regarde ma main d’un air à la fois outré et choqué. Le spectacle de mon propre corps se liguant contre moi sous la direction d’une part de mon être est un peu trop burlesque pour moi. C’est bon, j’ai compris. On est susceptible. Je quitte donc la cuisine et vais m’affaler sur le canapé telle une loque humaine.

Ma forteresse est tout autant une prison qu’une protection mais je tire du réconfort dans le souvenir de mes cousins. J’imagine ce que le loft aurait pu être avec Malaki et Jason dans le coin. Un espace zen et éclairé pour Mala et un gros foutoir éclectique pour Jasy. Mes yeux se ferment d’eux-mêmes tandis que la fatigue s’impose telle une ex collante dans une soirée à laquelle elle n’a certainement pas été inviter. Mais, ils ne tardent pas à s’ouvrir de nouveau lorsque la sonnette se met à vibrer. La paranoïa ne tarde pas à me saisir. Et, je sors un flingue d’une armoire. Le fait que le renégat n’ait pas été abordé durant mon entrevue avec Irène est le signe que l’ordre est bien conscient d’avoir merdé en laissant celui responsable de ma chute en liberté et qu’il est donc sur sa trace. Mais, je ne peux m’empêcher d’être excessivement prudent. Pourquoi sortir un glock quand on peut éliminer quelqu’un à main nue ? Peut-être parce que je me sens aussi faible qu’un chaton qui vient de naitre avec toute cette douleur dans les veines. Cette sensation d’être empoisonné de l’intérieur. Bordel, je déteste cette sensation d’impuissance. Je suis habituellement celui qui a le contrôle. Le tigre sauvage et implacable qui traque et non la vulgaire proie acculée et désespérée. Le tigre s’est transformé en chaton et un chaton sans griffe en plus. Je déteste me sentir vulnérable. Je n’ai plus ressenti cette sensation depuis que j’étais môme et ma première bagarre à l’orphelinat. Je me dirige à pas de loup jusqu’à la porte en réfléchissant.

Cela ne peut être un membre d’Azgeda ou Azalea, il m’aurait prévenu. Cela ne peut être Alessandro il m’aurait appelé. J’espère sincèrement que ce n’est pas mon jeune ami, le capitaine de Beacon Hills parce que je ne veux pas qu’il me voit dans un état pareil. Pour le reste je ne vois pas. Un ennemi potentiel. J’ai eu énormément d’ennemis au cours de ma jeune existence mais ce n’était en réalité pas les miens mais ceux de mes employeurs ou ceux de mon espèce les créateurs de déséquilibres et les briseurs d’harmonie. Rien de personnel. Nous avons d’un côté ma paie et de l’autre la raison d’être de la créature surnaturelle que je suis. Si, j’ai eu des ennemis personnels ces derniers sont tous morts et enterrés. Je n’aime pas les choses inachevées. J’atteins finalement la porte et jette un coup d’œil à travers le juda. Je mets quelques instants à reconnaître le pompier ayant participé au sauvetage du Print. Qu’est-ce qu’il fiche ici ? Est-ce qu’Alessandro me l’aurait envoyé ? Vous m’excuserez mais je ne vois pas en quoi un kiné pourrait changer quoi que ce soit à mon état. En parlant du flambage du Pink, il allait falloir mettre la main sur l’ancien homme de main du sicilien et lui en coller une entre les deux yeux. J’espère être en état de faire autre chose que tenir un maudit flingue lorsque nous l’aurons retrouvé. Je range finalement l’arme dans l’armoire murale et ouvre la porte en grimaçant ce qui se veut être un sourire courtois avant de dire : Bonjour. Je ne crois pas avoir appelé les pompiers.      
 
(c) crackle bones

       



Why do we fall sweetheart ? To learn everytime.


Dernière édition par Arès Kye Coleman le Mar 24 Mai - 10:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: How could you heal a broken soul ? PV Alec    Dim 22 Mai - 11:03




Broken




C’était peut-être la fois de trop. Et pourtant, dans cette ville, une chose était sure, les gens semblaient plus à même de comprendre ou en tout cas d’accepter que tout n’était peut-être pas aussi rationnel qu’on pourrait le croire. Le pompier rasait un peu les murs depuis quelques jours. Son collègue qui prenait tous les risques, le rouquin à la gueule cramée, lui en voulait presque de lui avoir soufflé la vedette l’autre fois au Pink print. Alec soupçonnait ce collègue jaloux d’avoir fait courir des rumeurs sur lui, ce qui fait que les autres le regardaient d’un drôle d’air. Depuis il se fendait le cul pour les éviter, et avait surpris une ou deux fois le terme « freak » dans la bouche d’un de ses collègues… Il fallait donc calmer le jeu et redevenir le gars qui a simplement de la chance… Plus il remuait ça dans sa caboche, plus il se disait que le meilleur moyen serait qu’il se blesse et qu’il garde cette blessure… Du courage, il en avait, mais ça ne motivait personne de se faire du mal volontairement quand on pouvait faire autrement…

Mais ça décision était prise. Il ne pouvait pas se permettre que des gens, ses collègues en plus, le soupçonnent de trop. Alors quand un nouvel incendie s’était déclenché, celui-ci selon toutes vraisemblance d’origine naturelle, en pleine forêt, il avait décrété que ce serait le bon moment. Le chemin à l’aller ne fut pas très agréable, ses collègues ne lui adressant pratiquement pas la parole et le regardaient la tronche en biais de même. Le cœur du pompier battait plus vite, d’une part parce qu’il savait qu’il allait devoir souffrir, d’autre part parce qu’il pensait avoir une sorte de famille avec ses collègues, mais il se rendait compte aujourd’hui que rien n’était moins sûr. Le brûlé langue de vipère ne les accompagnait pas, ce qui était un signe de plus pour Alec, ça devait être aujourd’hui. Inutile d’entretenir la peur. C’était le moment d’avoir du cœur au ventre et de faire son boulot.

Dans le feu de l’action, il retrouva cette complicité avec ses gars, qui lui faisaient tout de même confiance pour son boulot. Il attendit le moment opportun ou une bûche enflammée allait tomber sur lui. D’ordinaire, il se débrouillait pour être seul au plus proche du danger, et il pouvait ainsi transférer les blessures sans que personne ne le sache. Mais là, il avait sciemment attendu le moment ou deux types pouvaient voir ce qui allait se passer. Serrant les dents, il se laissa toucher par la branche enflammée et hurla sa douleur bien réelle. Son auto diagnostic tomba très vite. Fracture de l’avant-bras, et brûlure au troisième degré. Ses collègues réagirent très vite et minimisèrent de fait les répercutions. Bandages, crème, anti douleur et Alec reprit ce jour-là son statut de héros respecté, en témoignèrent les claquements de mains viriles sur l’épaule de son bras valide et ses cheveux ébouriffés. Finit la légende du type qui ne se blessait jamais.
Il était bon pour quelques semaines de repos sans intervention, le bras dans un plâtre déjà remplis d’autographes qui lui faisaient chaud au cœur. La tentative de sape de son collègue à la gueule cramée était noyée dans l’œuf. Il resta quelques jours à l’hôpital et il fut vraiment heureux de voir ses collègues défiler pour lui rendre visite.

De retour chez lui, il tournait un peu en rond. Il ne pouvait plus intervenir comme pompier, et un ostéopathe avec le bras plâtré, ça n’était pas très sérieux. Il aurait pu à n’importe quel moment se débarrasser de son problème, mais il avait préféré laisser passer quelques temps à jouer au blessé au cas où. La douleur était supportable, il ne se risquait donc pas à la transférer. Si jamais quelqu’un l’observait, sa paranoïa issue de sa période de fuite, il ne verrait qu’un héros pompier blessé et tournant comme un ours dans sa cage, avec en guise de cage un appartement plutôt modeste et une télé dont les chaines défilaient à un rythme effréné, reflet du pouce s’acharnant sur la télécommande, accompagné de grands soupirs de la part du pompier.

Son téléphone sonna, et il se précipita presque pour décrocher, un peu maladroit avec sa main gauche, mais habitué à s’adapter grâce à son entrainement intensif de sportif olympique.
« Oui ? Oh ! Alessandro, que me vaut ce plaisir ? ». Alec souriait chaleureusement, heureux d’entendre la voix séduisante de l’italien. Il écouta attentivement, ses sourcils visiblement décidés à se rejoindre au fur et à mesure qu’il engrangeait les informations.
Alessandro était prêt à payer généreusement, et Alec devait bien avouer qu’il ne pouvait pas refuser une telle offre. Surtout que ça venait de lui, et pour un collègue intéressant à plus d’un titre.

Bonjour. Je ne crois pas avoir appelé les pompiers.

Regardant le grand gaillard devant lui, le pompier, ou plutôt l’ostéopathe puisqu’il venait à ce titre, reconnu bien vite les signes de douleurs sur le visage, les muscles crispés, les perles de sueurs. Il ne viendrait pas pour rien, pour sûr.
Montrant son avant bras plâtré, Alec lui sourit

« je ferais un bien piètre pompier, à ct’heure. C’est Alessandro qui m’envoie. Il a besoin d’un type un peu particulier, moi, pour un type un peu particulier, vous. Je peux entrer ? »

L’air intrigué du grand black, Arès, puisqu’Alessandro lui avait donné son prénom, masquait difficilement la douleur qui semblait avoir pris possession de tout son corps. L’ostéopathe était très sensible à ça et reconnaissait, sentait presque, tous les signaux de détresses de son futur patient. Un futur immédiat, décida-t-il.

C’était le moment de se débarrasser de ce stupide plâtre, sinon il ne pourrait rien faire pour lui.
« Vous avez un truc dont vous vous ficher ? Une poubelle, un objet inutile ? » dit-il, tout en appréciant la vue du loft et ses lignes épurées. Un bien bel endroit. Ares, les sourcils froncés et l’air prêt à en découdre, comme si Alec se fichait de lui, lui indiqua cependant une poubelle métallique, qui ferait parfaitement l’affaire.

« brisez moi ce plâtre, je sais que vous pouvez le faire sans sourciller. Aller, on a du travail, je peux vous aider, mais il nous faudra du temps et de la patience. Plus vite nous commencerons, mieux ce sera. » Lui tendant le bras, s’étant débarrassé de l’écharpe qui le maintenait plié, il attendit qu’Ares brise le plâtre. La douleur fut cuisante, et intense, mais Alec s’y était préparé et transféra immédiatement douleur, séquelles de brûlure et problèmes osseux à la pauvre poubelle métallique qui noircit, se recroquevilla et céda dans un bruit étrange, s’affaissant sur elle-même. Éprouvant la souplesse retrouvée de son bras, Alec sourit au garde du corps, et s’approcha de lui.

« Je ne sais pas ce que vous êtes exactement, et ça importe peu. Mais je ne peux pas vous laisser souffrir comme ça, et visiblement Alessandro non plus. Alors si on se mettait au travail ? Dites-moi ce qui ne va pas, pour que je sache quoi faire. Et ne m’embarquez pas dans des niaiseries, on a pas assez de temps pour ça. Je vous ai montré que je ne suis pas vraiment un pompier standard, ni un ostéopathe classique, même si c’est bel et bien mon métier. »

Faisant le tour d’Ares, l’observant, Alec écoutait attentivement, tout en demandant quelques postures, pour un pré-diagnostic. La façon dont le corps se tenait, les tensions musculaires, renseignaient beaucoup sur les traumas de toute une vie.
« Les deux pieds joints, tenez-vous debout. Maintenant déroulez vers le bas en essayant de toucher le sol. OH La ! » Il rattrapa le grand gaillard in extremis. Troubles de l’équilibre. C’était du sérieux.

« Bon, en sous-vêtements, et trouvez nous un endroit où vous pouvez vous allonger, on ne va pas vous laisser rester debout comme ça, on s’adapte. ». Il laissa Ares lui dire ce qu’il voulait bien, tout en observant comment il se comportait, ou les appuis se faisaient, quels muscles le faisaient souffrir. Avant de transmettre son état, ou d’agir sur un problème, il lui fallait connaitre la source du problème, pour être efficace. Sinon il ne ferait que traiter les symptômes sans atteindre la source, et l’état de bien être qu’il procurerait ne serait que temporaire. Hors Alec ne voulait pas de ça, même si ça pouvait lui assurer sa fortune, obligeant ses patients à revenir pour se sentir bien. Non. Il voulait vraiment leur bien-être.



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MessageSujet: Re: How could you heal a broken soul ? PV Alec    Mar 24 Mai - 10:50


     
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JJ détaille le pompier de l’autre jour d’un œil circonspect. Cet homme est quelqu’un d’efficace et de sérieux sans aucun doute envisageable de par son intervention dans l’incendie du Print qui nous avait désagréablement pris par surprise quelques jours après le retour de Los-Angeles. Je m’en veux un peu pour cet incendie qui aurait pu couter plus cher que l’arrière salle du bar. Si, je n’étais pas dans l’état dans lequel j’étais revenu de l’expédition punitive qui avait à la fois bien et mal tournée, j’aurais surement pu repérer le petit enfoiré qui était venu foutre le feu à l’investissement du sicilien. Un investissement qui lui tenait réellement à cœur et qui semblait être devenu bien plus qu’un moyen de se remplir les poches en attendant une réintégration éventuelle dans les rangs de la sicilienne de la cité des anges. La famiglia était bien plus qu’un joli mot italien pour décrire une situation professionnelle idéalisée. J’en avais fait le constat depuis mon arrivée dans l’équipe du Print. La solidarité et l’affection que se témoignaient les membres de l’établissement n’étaient nullement feintes. Si, je pense à cette notion traditionnellement associée au monde criminel italien c’est bien parce que je me doute que l’homme bien bâti en face de moi, héros du sauvetage du bar de l’autre jour ne peut pas se trouver sur le pas de ma porte par une opération du saint esprit.

Par conséquent, mon boss s’inquiétait pour moi au point de m’offrir les services d’un soigneur particulier. Pourquoi particulier ? Le pompier aux muscles évidents ne saurait être un praticien ordinaire. Tout simplement parce qu’Alessandro est au courant de ma nature surnaturelle et qu’il sait donc malgré le peu d’information que je lui ai donné au sujet de la chute que ce qui me déchire de l’intérieur n’est pas une souffrance ordinaire, le genre que l’on va soigner à l’hôpital ou dans un cabinet médical. Bon, pour être honnête je ne lui en avais donné aucune mais c’est parce que je ne voulais pas l’inquiéter ou lui rajouter des emmerdes supplémentaires à gérer. Et surtout parce que je suis quelqu’un qui a l’habitude de gérer ses problème seul par fierté sans aucun doute mais également parce que c’est ce que j’ai toujours fait et que cela n’était pas près de changer. Pour en revenir au bar dont la réputation ne cessait de croitre dans la petite bourgade et à l’imbécile fini qui s’imagine surement qu’il peut mettre la vie de mon boss, de mes collègues et de nos clients en danger et s’en tirer sans dommage, je n’attendais que la moindre période de reflux de la douleur pour le débusquer et lui faire l’honneur de partager ma définition de la souffrance. Une définition qui prenait depuis quelques temps un nouveau sens avec les effets de la chute.

Oh oui, ce sera un véritable plaisir de lui faire gouter la douleur d’un gardien brisé. Mais pour cela il fallait tout d’abord le débusquer. Ce qui ne se révèlerait pas être une tâche aisée étant donné que je me sentais par moments aussi vulnérable qu’une créature surnaturelle puisse l’être. Les yeux bleus du pompier se plante dans les miens avant d’inspecter rapidement ma personne. Diagnostic médical très mauvais je suppose. C’est grave docteur ? Un peu plus grave mon cher monsieur. En même temps, je n’aurais même pas besoin de lui dire que je me sens atrocement mal puisque cela se voyait déjà. La sueur, les traits crispés par la douleur et tirés par la fatigue parlent d’eux-mêmes sans oublier les muscles endoloris.

Finalement, l’homme au regard azur m’adressa un sourire que je tentai de lui rendre par politesse mais la seule chose que mon visage parvint à esquisser ressemble vaguement à une grimace ridicule. Le pompier est le premier à prendre la parole et à briser cet échange d’observation réciproque. Je le laisse entrer sans répondre et hoche la tête. J’avais vu juste. Je suis soulagé que mon intuition ne me fasse pas défaut. Je pourrais me consoler en me disant qu’il me reste au moins cela. La description qu’il a faite de la situation est particulièrement bien trouvée et ne peux que me conduire à être intrigué. Si, je savais pertinemment que mon boss ne m’aurait pas envoyé un ostéopathe ordinaire je ne peux néanmoins pas deviner ce qui rend celui-ci particulier. Une autre vague de douleur choisit ce moment pour me rappeler à quel point je souffre comme si cette dernière souhaitait me narguer et m’indiquer qu’il n’y a aucun remède à ma situation.

Sur ce point elle se trompe royalement. Je n’allais pas tarder à le découvrir. Le sauveur du Print qui sera peut-être également le mien hein qui sait observe le loft d’un œil appréciatif. Oui, je vis dans un bien bel endroit et croyez-moi j’en suis parfaitement conscient. Je ne peux que l’être après avoir connu la misère. Mes sourcils se froncent et mon expression se durcit. Chaque chose dans ce loft a de l’importance pour moi parce qu’elle me fait penser à mes cousins ou tout simplement parce que je ne suis pas homme à dépenser de l’argent dans des choses que je voudrais voir détruites d’une manière mystérieuse. Grandir dans la misère évite certains excès de consommation. Je suis tout sauf un acheteur compulsif.

Bien au contraire, j’aime bien garder un pactole caché au cas où. On ne sait jamais ce qui peut arriver en ce bas monde. Encore une fois, je suis bien placé pour le savoir. Je désigne la poubelle de la cuisine d’un signe de tète tandis que l’étonnement croit au fur et à mesure que je comprends que peu importe le don qui fait de cet homme un être particulier j’allais avoir droit à une démo gratuite. Je suis quelqu’un de naturellement curieux, je l’ai toujours été alors en cet instant et ce malgré cette foutue douleur qui pourrait me faire plier en deux, je me sens comme un gamin sur le point de faire la découverte de l’année. L’ostéopathe particulier donc me demande de lui briser son plâtre et durant un instant, je ne comprends pas bien pourquoi il veut que je lui enlève son plâtre s’il n’est pas guéri. Je veux dire, certes pour exercer la fonction de kiné mieux vaut avoir l’usage de ces deux bras mais en quoi un bras mal guéri pourrait m’être utile. Néanmoins, je m’exécute et brise le plâtre d’un geste fluide et précis. Car, le pompier kiné a bien raison. Plus vite, je serais débarrassé de ce calvaire et mieux je me porterais. Un léger sourire étira mes lèvres au constat que ma force surnaturelle n’était tout de même pas réduite à néant par la douleur permanente.

Quoi ? Mon statut de surnaturel fait partie de moi depuis tellement longtemps maintenant que retrouver une force humaine me paraitrait aberrant et désagréable. Une grimace de douleur tordit le visage de mon soigneur durant une poignée de secondes avant de disparaître. Un bruit d’affaissement me tira de la contemplation du visage concentré de l’homme. Mon regard alla chercher la poubelle qui était en train de noircir et de se recroqueviller avant de céder dans un râlé qu’on aurait aisément pu attribuer à un animal agonisant. Mes yeux s’écarquillent de surprise et je murmure un : Impressionnant. Je suis totalement ébahi par ce que je viens de voir mais ne tarde pas à retrouver mon sens de l’analyse. Une sorte de mentaliste vaudou qui projette des blessures sur des choses humaines ou non. Impressionnant et inquiétant en réalité car vu mon état je ne vois pas comment je pourrais faire face à un être pareil. Je pourrais surement lui balancer des objets au visage mais j’aime trop la déco du loft pour la sacrifier. Bon d’accord, je vire paranoïaque car si le mentaliste se trouve ici c’est parce que mon boss me l’a envoyé. Ce dernier savoure la guérison de son bras en éprouvant sa souplesse retrouvée avant de s’approcher de moi. La nouvelle prise de parole du mentaliste vaudou m’arrache un sourire.

Voilà quelqu’un de direct et de brut et je dois dire que j’aime bien cela. L’honnêteté permet de gagner du temps et puis les bonnes relations ne peuvent avoir que pour ciment la sincérité. De plus, il avait parfaitement raison. Il m’avait avoué sa nature surnaturelle alors même que je ne le connaissais même pas. Autant être direct et complètement honnête. Cela accélérera les choses. Donc, je serais bien plus vite remis sur pieds. C’est tout ce que je souhaite. Tout ce à quoi j’aspire. Je réponds donc : Vous êtes quelqu’un de direct vous. Vous avez bien raison. Bon, vous m’avez montré ce que vous êtes. J’imagine que je vous dois bien de vous montrer ce que je suis.
Je laisse de la fumée blanche apparaître et s’enrouler autour de moi tel un nuage protecteur tandis que mon corps se transforme partiellement. Mon visage double de pilosité tandis que mes yeux deviennent bleus et se mettent à scintiller. Des griffes poussent le long de mes mains tandis que des crocs émergent de ma bouche. La transformation m’a demandé un certain effort et j’ai gaspillé de l’énergie en me montrant complètement honnête mais je ne le regrette pas. Je reprends peu à peu forme humaine. Une fois de nouveau parfaitement humain. Je reprends : Une image vaut mille mots. Je suis un gardien du monde surnaturel et messager de la mort. Pour faire court, vous vous êtes un héros du monde humain. Un courageux pompier qui sauve des vies. Les policiers en sont aussi. Mon espèce est en quelque sorte la police du monde surnaturel et nous sauvons aussi des vies. Mais parfois nous en prenons pour préserver un équilibre fragile et nécessaire.

Le doc me tourne autour et m’observe sous toutes les coutures. Je me laisse observer et le laisse faire son diagnostic en silence. Lorsqu’il me demande de faire un exercice de routine. Je me dis qu’il se moque de moi. Bien sûr que je peux dérouler les bras et toucher le sol. Enfin, je croyais pouvoir y arriver puisque j’y arrivais en temps normal. Le pompier osthéo me rattrape de justesse avant que je ne m’écrase lamentablement sur le sol. Je le remercie dans un murmure. Il faut dire que je commence à avoir la tête qui tourne légèrement. Génial, un autre symptôme à ajouter à la longue liste de ceux que qui squattent mon être. Je réponds avec quelques instants de décalage à la question du kiné vaudou : La chambre à l’étage suivez-moi.
Puis, je l’emmène dans ma chambre dans laquelle je ferme la fenêtre. Un petit rire s’échappe de mes lèvres fermées tandis que je me dis que je n’ai pas réaliser la coutume relativement étrange qu’Azalea et moi avions inventé il y a bien longtemps. Vous connaissez le principe du baptême de chaussures ou de tout autre objet. Un jeu de gamin car seul un mioche pourrait trouver amusant d’écraser son pied sur la chaussure d’un autre et de crier baptisé. Disons que notre version de ce jeu lié au mobilier de chambre est un peu plus mature et comment dire. Fin, bref vous voyez ce que je veux dire. Bah, étant donné que mon exécution n’est plus à l’ordre du jour.

Cela pourrait surement arriver si elle me pardonne d’avoir été un véritable connard depuis la chute. L’ignorer complètement et se renfermer ne sont pas très productives en la matière. Une nouvelle vague de douleur me cueille en plein vol et le sourire amusé se transforme en grimace. Fichtre, si je ne peux même plus me marrer. Déjà que cela ne m’arrive déjà pas souvent en temps normal. Je me tourne vers le pompier qui attends que je me déshabille. Une fois en boxer, je m’assois et reprends : Concernant mon état. Il s’agit de la conséquence d’une de mes actions. Une erreur de jugement qui m’a fait transgressé une loi fondamentale. Tous mes semblables ne sont pas des « héros ». Certains ont choisis de s’écarter du droit chemin par avidité ou pour toutes autres raisons négatives. Nous les appelons les renégats et ces derniers sont traqués et éliminés. Une négligence de mon espèce m’a conduit à un croisement de chemin avec l’un d’entre eux. J’ai perdu le contrôle et effectué des actions regrettables. Des actions ayant entrainé ma chute. La manifestation physique de la chute est une souffrance intérieure sans commune mesure, des cauchemars et un combat intérieur entre deux forces antagonistes. C’est tout ce que je peux vous dire. Honnêtement, vous m’avez l’air particulièrement compétent mais je doute que vous puissiez quoi que ce soit pour moi. Je pense que seuls les miens ont la clé de ma guérison.  
Je le laisse assimiler ce que je viens de lui avouer avant de m’allonger sur le lit et de fermer les yeux.
(c) crackle bones

     



Why do we fall sweetheart ? To learn everytime.


Dernière édition par Arès Kye Coleman le Mar 7 Juin - 18:59, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: How could you heal a broken soul ? PV Alec    Sam 28 Mai - 10:22




Broken




Arès procédait à une inspection en bonne et due forme de l’ostéopathe, sans doute suspicieux de trouver le grand gaillard devant sa porte. Le fait que ce soit Alessandro qui l’envoie devrait cependant le rassurer, mais puisqu’il était garde du corps, Alec ne voyait pas trop d’inconvénient à ce qu’il soit professionnel et se méfie un minimum des gens. De plus, la seule fois ou Ares avait vu le pompier, c’est lorsque ce dernier était venu dompter l’incendie au Pink Print. A sa place, il aurait sans doute été aussi méfiant. Que venait donc faire ici un pompier ?

Cependant, lui aussi était un professionnel et il était un peu étonné, voir inquiet de trouver le grand gaillard à la peau caramel dans un tel état. Il pouvait presque passer pour un drogué en manque, mais Alec savait que ce n’était pas ça. Alessandro avait été évasif, mais il avait tout de même laissé entendre qu’il n’aurait pas affaire à un humain standard, ni, d’ailleurs, à un autre lycaon. Mais pourtant le costaud devant lui avait en théorie des capacités de régénération. En théorie.
Le voir dans un tel état était presque douloureux pour l’ostéopathe. Il avait commis des atrocités, en son temps. Mais à présent qu’il s’était donné la chance de pouvoir se racheter, et offrir un peu de bien être aux gens qui croisaient sa route, qu’ils soient de véritables patients, à son cabinet, ou simplement des êtres en souffrance, il prenait ça très à cœur. Ares souffrait, il allait combattre cette souffrance comme il avait combattu le feu. En la domptant, en la supplantant par autre chose de plus doux, de plus vivable, de plus agréable. Mais il voulait avant tout traiter la cause, pas simplement masquer ou atténuer les symptômes. Ares avait la langue à terre, il était à bout, il y avait urgence.

Pourtant, lorsqu’il brise son plâtre, Alec est tout à fait conscient de la force brute que le garde du corps est capable de déployer si nécessaire. Pas un lycaon, mais en tout cas pas juste un adepte des salles de sport. La seule victime que l’ostéopathe concédera à cette journée sera cette pauvre poubelle à présent ratatinée, mais Alec goute au plaisir simple d’avoir retrouvé l’usage de son bras. Il aurait pu le faire bien plus tôt, mais il lui avait fallu une période pour brouiller les pistes, vu la drôle de bine que tiraient certains de ses collègues à son approche. Alec pensait le problème réglé, et espérait ne pas devoir se blesser volontairement trop souvent pour passer pour un mec lambda… Il l’avait déjà fait deux ou trois fois en arrivant, pour avoir une trace de lui dans les dossiers de l’hôpital, et que ce soit relié à sa fausse identité. Si la « famille » le cherchait, du moins ceux au courant pour son pouvoir, c’est le genre de rapprochement qu’ils feraient : un type débarque dans une ville, il n’y a aucune trace de lui dans les hôpitaux, c’est louche. Ainsi, Alec s’était constitué un alibi, en ayant fait quelques séjours à l’hôpital, et ainsi passer pour un type lambda.
Alec regardait Ares, alors que ce dernier lui commentait son petit tour de passe-passe.

« Vous êtes quelqu’un de direct vous. Vous avez bien raison. Bon, vous m’avez montré ce que vous êtes. J’imagine que je vous dois bien de vous montrer ce que je suis. »

En fait, non, pas vraiment, se dit Alec. Mais dans la situation présente, c’était ce qui lui avait semblé de plus censé.

Mais il n’a pas vraiment le temps de se parler tout seul, car devant ses yeux ébahis, Ares se transforme. Définitivement pas un Lycaon, mais Alec n’a aucune idée de ce que peut être Ares. Il y avait tellement de trucs.. non.. Alessandro avait tiqué sur ce mot « truc ». Il y avait tellement d’êtres étranges et exceptionnels, dans le monde. Mais particulièrement à Beacon Hills, l’ostéopathe en aurait mis sa main à couper. Ce qui, soyons honnête, ne serait pas vraiment courageux de sa part, étant donné qu’il ne risquait pas grand-chose de ce côté-là. Il eut été plus judicieux de dire « j’en mettrai la main de n’importe qui à couper », mais ce n’était pas très reluisant.
« Une image vaut mille mots. Je suis un gardien du monde surnaturel et messager de la mort. Pour faire court, vous vous êtes un héros du monde humain. Un courageux pompier qui sauve des vies. Les policiers en sont aussi. Mon espèce est en quelque sorte la police du monde surnaturel et nous sauvons aussi des vies. Mais parfois nous en prenons pour préserver un équilibre fragile et nécessaire. »

Malgrés la situation, Alec se met à rire doucement.
« c’est gentil, mais je me vois pas vraiment comme un héros. Mais en tout cas, je serais pas venu pour rien. Vous êtes fascinant… ».

Arrivés dans la chambre d’Ares, ce dernier s’étant mis en boxer, comme le lui avait demandé Alec, les deux hommes se concentrent sur l’urgence de soigner le garde du corps. Ses mains parcourant déjà les épaules, et le cou d’Ares, pendant que ce dernier lui décrivait son mal, Alec s’interrompt quelques secondes. Il n’aimait pas ne rien pouvoir faire contre la cause, mais il était hors de question qu’il ne fasse rien pour les symptômes.

« Je vous laisserai pas souffrir comme ça. Je ne connais rien à la chute que vous me décrivez, mais je connais le corps, même si le vôtre n’est pas tout à fait humain. Je sais où sont les centres de douleurs, ou on emmagasine le stress, quels nerfs et quels muscles sont antagonistes et si je peux rien faire pour la cause profonde, je peux vous soulager pour le reste. On va travailler la dessus right? Je ne vous lâche pas, promis. » Le regard et le sourire sincère de l’ostéopathe arrivent à obtenir la même chose sur le visage d’Ares.

Ares étant allongé, l’ostéopathe procède alors à la routine de diagnostic, tournant les deux pieds de son patient, d’une certaine façon, pour se connecter aux mouvements, à la respiration, et aux tensions. Le test sacro iliaque lui permet de repérer immédiatement les conflits.
« Tu emmagasines des douleurs en combattant ton propre corps. Tout ton corps est en tension. Désolé, je te tutoie, mais je vais être tellement proche de toi dans quelques minutes, ça m’est venu comme ça. Je fais le test de downing, la… ça va me permettre de voir si tu as des lésions sacro illiaques… Bon t’embêtes pas avec les termes, mais en tout cas, j’ai repéré deux trois trucs qui fittent pas… Mets ta main droite sous ta nuque, ton bras gauche à plat, le long de ton corps.. Bien, a présent ta main gauche sur ton épaule droite, ton bras droit le long de ton corps.. hon hon… Je vois».

La première partie se déroule de façon assez classique, Alec tentant de repérer les problèmes purement humains, les séquelles, les conséquences, et les tensions. Il se fait cependant la réflexion qu’Ares est assez agréable à regarder, et il est d’autant plus déterminé à enlever les traces de douleurs sur son visage et son corps meurtris.
« Ici, ce sont les psoas. ». La main de l’ostéopathe se pose sur l’aine, entre la hanche et le début de la région pelvienne, et appuis, déclenchant une vague de douleur. Laissant sa main, mais relâchant la pression, Alec poursuit.

« Ce muscle est le plus important du corps humain. Il joue un rôle crucial dans ta posture. Je sais que ça fait mal, mais il faut qu’on travaille la dessus. C’est le muscle qui relie les parties supérieures et inférieures du corps. C’est le muscle qui transmet sur le plan émotionnel les messages à destination et en provenance du cerveau, et c’est le siège de sentiments profondément ancrés. Ta peine, ares, ta douleur morale, mentale, est ici, autant que ta douleur physique. De plus, c’est aussi un muscle qui influence la circulation de l’énergie vitale. C’est encore plus important pour les êtres comme toi, qui utilise une sorte d’énergie à défaut d’un autre terme.»

Dans d’autres circonstances, sa main étant très proche de l’intimité d’Ares, cette situation aurait pu être équivoque. Mais Alec fait son travail, comme on le lui a appris, en y apportant une variante surnaturelle. Se concentrant sur son propre corps, son propre psoas, qu’il sait être tout à fait bien portant, il transmet à Ares cette sensation de plénitude, de bien être, en l’amplifiant au passage. Immédiatement, le garde du corps pousse un soupir de soulagement et tous les muscles autour de la région traitée se relâchent. Ouvrant les yeux, ares peut voir ceux d’Alec et le sourire confiant qu’affiche le praticien.

« On va travailler sur tout ça. Je ne te lâche pas, Ares. Je ne repars pas tant qu’il reste la moindre trace de douleur. Oublies si tu peux tes réticences, ta réserve. Il arrive souvent que les patients se relâchent, craquent, rient ou pleurent. Si ça doit arriver, c’est que ça doit arriver, alors ne retiens rien. Que tu t’endormes, que tu rêves, que tu pleures, que tu ries inexplicablement, ce sont les conséquences de toutes les tensions et toxicités du corps que je vais t’enlever.»

Avant de passer à l’autre psoas, Alec remonte le long du torse et du bras d’Ares pour drainer les toxines présentes depuis bien trop longtemps, ne se départissant pas de son sourire, car il aime soulager les gens de leur souffrances. Il ne se ment pas à lui-même, il n’a rien d’un mec parfait, gentil, d’un héros. Il cherche juste à se racheter, du mieux possible.

"j'avoue que c'est pas désagréable pour moi non plus". Alec avait dit ça consciemment pour détourner l'attention d'Ares, avec un clin d’œil complice, et le grand gaillard allongé ria à sa plaisanterie qui n'en était pas tout à fait une, ce qui fournit à l’ostéopathe une occasion rêvée pour déplacer d'un coup sec, dans un craquement caractéristique, le problème qu'il avait sentit au niveau de l'épaule. Le soulagement fut immédiat. Alec aimait mélanger son pouvoir aux techniques traditionnelles d'ostéopathie, pour que le patient s'en remette aussi à son corps, le sollicite, fasse sienne sa guérison.



© Fiche par Mafdet Mahes

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Arès Kye Coleman

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MessageSujet: Re: How could you heal a broken soul ? PV Alec    Mar 7 Juin - 19:05


     
Fading distant memory times that we borrow, to wallow Inside. To come back in glow, come back in sorrow. Tomorrow...Lay down we're silent. Frozen factals now we're shading our way. My threads are worn, my words are broken, broken. Spirits reborn, feelings awoken, unspoken. Alec et Arès
     

     
How could you heal a broken soul ?



     
Une fois allongé en boxer sur mon lit, je laisse la douleur se diffuser dans mon corps sans la combattre. L’énergie gaspillée à tenter de se battre contre la souffrance est bien mal usitée dans mon cas car cette douleur implacable étant intrinsèque à mon être, je n’y peux décidemment pas grand-chose. Ce n’est pas parce qu’un soldat qui souffre le martyr souhaite s’amputer tout seul qu’il ira mieux. Et ce n’est pas parce que je veux de toutes mes forces me débarrasser de cette saleté qui me bousille de l’intérieur que je peux y arriver. L’adage disant que quand on veut on peut me parait définitivement stupide vu ma situation. Si on me disait que la solution à mon problème se trouvant en moi, je pense que je rirais nerveusement comme un fou furieux échappé de l’asile le plus proche, Eichen house il me semble avant de craquer purement et simplement. Non, si je suis sûr d’une chose. C’est bien que mon salut ne puisse que venir de l’extérieur. Par extérieur, j’entends les secrets des miens mais puisque j’avais été témoin et bénéficiaire des capacités d’aspirations de la douleur de membres de mon espèce plus gradés. Seuls détenteurs de tels pouvoirs parmi les gardiens à la fumée. Si, la douleur qui me dévastait pouvait être soulagée par de telles manœuvres.

Alors, je pouvais être provisoirement soigné par un certain nombre de créatures disposant de capacités d’aspiration de douleur. Les alphas loups garous en disposaient à ma connaissance. Puisque mon cousin Malaki avait sacrifié son statut d’alpha pour sauver la vie de Jason. Je n’en demandais pas tant au demeurant pour ma part. Mais, je n’allais de toute manière pas aller voir un alpha de la ville pour lui demander de m’aider. Non mais sérieusement, vous m’avez pris pour ce que je ne suis pas. Mieux vaut mourir avec dignité qu’en rampant pour de l’aide. Passablement stupide comme raisonnement, je vous l’accorde mais j’ai ma fierté et puis j’estimais être le seul responsable de cette malédiction inaltérable. Quand on fait quelque chose on l’assume n’est-ce pas. Alors, je préfère estimer que je suis en train d’assumer les conséquences de mes erreurs et de mes actes quand bien même cette situation risquait de me rendre complément barge. Bon, il fallait convenir que vu ma tentative de suicide avortée, je ne pouvais qu’emprunter le triste chemin de la résignation. Cependant, je n’allais pas me morfondre dans cet état très longtemps notamment parce que je me trouvais allongé sur mon lit en boxer près de l’ostéopathe aux pouvoirs étonnants capables de détruire aussi bien que guérir. Quelques instants plus tard, les mains expertes d’Alec se mettent à parcourir une ligne allant de mes épaules au sommet de mon cou et je ne peux réprimer un soupir d’aise qui m’arrache un sourire. La douleur est encore présente pour le moment mais la sensation que procure le massage du professionnel endurci qu’est Alec est une lumière dans un ciel ténébreux.

Je me dis que j’aurais peut-être du envisagé la piste médicale classique non pas pour espérer la moindre chance de sortir du calvaire qui était le mien depuis maintenant plusieurs semaines mais simplement pour m’apaiser et me détendre. Si mon corps souffrait de ce drame physiologique mon esprit n’était malheureusement pas en reste. Or, le travail méthodique et appliqué du soigneur avait un effet bien réel sur cette partie de mon état. J’explique ma situation à Alec sans entrer dans les détails. Il n’a pas besoin de savoir que j’ai abattu deux surnaturels pour me retrouver dans cette situation aussi tragique que déplorable. Il a beau m’inspirer confiance, la douleur a beau être abominable, elle ne m’a pas rendu stupide pour autant. Il faudrait bien plus de torture que cela pour que je balance ce genre de chose. Mais, mon soigneur n’est pas un agent des forces de l’ordre alors j’imagine que je suis complètement en train de divaguer. Je m’attends presque à voir apparaître des petites soucoupes volantes devant mes yeux, des éléphants ou je ne sais pas moi… Lorsque le pompier interrompt son œuvre bienfaitrice, j’hausse un sourcil interrogateur. J’attends quelques secondes, espérant qu’Alec allait bientôt reprendre mais lorsque le pompier ostéopathe prend la parole et que ses mots me font presque autant de bien que son massage précèdent, je tourne la tête vers lui et lui adresse un regard témoignant de ma gratitude et un sourire aussi sincère que le sien.

Je me contente d’hocher la tête car je ne trouve rien à redire à ce programme me paraissant ma foi fort bien indiqué. Puis, Alec reprend sa tache de kiné un peu particulier en faisant tourner mes pieds de différente façon. Et à ce moment-là, je dois confesser que je me retiens de faire deux choses. La première est d’éclater de rire alors même que je ne nage pas dans la joie de vivre vu le poison corrosif grignotant mon être. Simplement, je suis très sensible des pieds et les mains du pompier sur ces derniers manquent de me chatouiller très désagréablement. Ce qui nous amène à la deuxième chose qui est l’envoi d’un coup de pied dans la figure de ce cher Alec non pas à dessein mais encore une fois parce que je déteste les chatouilles. Vous imaginez la scène. Tu m’as cassé le nez ! Désolé doc, c’était un accident. Un accident ?! C’était un réflexe nerveux voilà tout. Je parviens à me maitriser en me focalisant sur cette scène surréaliste jouée par mon esprit défaillant. Je tourne de nouveau la tête vers Alec lorsqu’il reprend la parole. Je l’écoute avec attention avant d’hocher la tête et de répondre : Pas de problème pour le tutoiement Alec. Alessandro m’avait parlé de toi. C’est pour cela que je connais ton nom. Concernant ton diagnostic, je ne peux que le confirmer. J’ai l’impression de me battre contre moi même du matin au soir et c’est relativement épuisant.

Une nouvelle vague de douleur me cueille avant que je n’aie pu terminer de parler et mon visage se fend d’une grimace peu gracieuse tandis que je ferme les yeux et tends mon corps comme un arc prêt à tirer pour lutter contre le mal qui me ronge. Ce qui s’avère vain et futile mais la douleur baisse peu à peu en intensité et lorsque j’ouvre de nouveau les yeux, je reprends presque dans un murmure avec un sourire grimaçant : De toute manière, je serais bien incapable de retenir quoi que ce soit en ce moment. Puis, je m’exécute et effectue la demande de l’ostéopathe. Ce dernier semble approfondir son diagnostic grâce à cela. La main d’Alec se pose sur mon aine et appuie dessus ce qui m’envoie une décharge de douleur que je reçois de plein fouet. Mon visage revêt une expression étonnée. L’adage indiquant qu’il faut combattre le feu par le feu ou le mal par le mal me parait bien étrange alors je ne pense pas que l’appliquer à mon cas serait pertinent. Mais, Alec ne tarde pas à mettre fin à mon interrogation et à m’enseigner des choses fortes intéressantes liées à ses connaissances médicales. Ce qui me fascine et m’intéresse car j’adore apprendre de nouvelles choses. Rien n’est inutile, tout est savoir potentiel. Seulement voilà, comme je l’ai déjà dit ma mémoire fonctionne plutôt bien dans mon état normal mais là j’ai bien peur que cela rentre par une oreille et ne sorte pas une autre.

Je dis : Tu es doublement impressionnant Alec. Tu as parfaitement cerné ma souffrance alors même qu’elle n’a rien de naturelle et qu’il y a encore quelques minutes tu ne connaissais pas l’existence de mon espèce. Je ne le dis pas à beaucoup de monde, je peux te l’assurer mais tu es réellement impressionnant. Et, je suis content de te connaître. Tu me laisseras ton numéro sait-on jamais.
Cette dernière phrase est dite sur le ton de la rigolade et j’espère que je ne me montre pas ambiguë. Car, avec la main de mon soigneur très proche de mon intimité. Enfin, vous voyez… Le qui propo avec Alex le canadien m’avait appris bien des choses. Notamment, que je pouvais plaire aux hommes autant qu’aux femmes. Il s’avérait que je ne m’intéressais qu’aux secondes mais cela était toujours gratifiant de savoir que l’on plaisait. Mais, l’ostéopathe est professionnel et ma réflexion ne suscite aucune ambiguïté. Je ferme les yeux et laisse Alec faire son œuvre sur mon corps endolori. Je ne peux réprimer un soupir de soulagement lorsqu’une sensation de plénitude m’envahit et que la douleur commence à refluer lentement mais surement. Mes muscles se relâchent, j’ouvre les yeux et remarque le sourire confiant du praticien. Un sourire joyeux étire lentement mes lèvres. Ce simple effet, cette simple sensation infime de soulagement est un bonheur inimaginable et je ne vois pas l’intérêt de me montrer pudique quant à cela. D’ailleurs, la réponse du praticien m’indique cette direction de libération. Je lui réponds sans m’être départi de mon sourire : Merci Alec. Je te fais confiance. Pour le reste je vais essayer. Quant au relâchement, cela reste entre nous hein ?

J’ai une réputation de briseur de bras et de colosse à tenir tout de même. Le standing du Print tient en grande partie à l’intimidation que ma stature procure. Pas de violence inutile envers les fauteurs de trouble qui sont d’ailleurs rarissimes. Mes premières interventions avaient été musclés mais pas excessives. Une certaine dureté nécessaire pour marquer mon terrain comme le sheriff devait surement le faire lorsqu’il était en opération j’imagine. La majorité des gens n’est pas stupide, et une telle manœuvre dissuade ceux qui seraient tentés de l’être. Maintenant, il existe toujours quelques clowns. Et, il n’y a pas trente-six mille solutions pour ces derniers. Mais, il vaut mieux calmer sévèrement les ardeurs de quelques branquignols afin d’assurer le confort de la majorité plutôt que de laisser aller. Les mains d’Alec remontent le long de mon torse et des bras, drainant la douleur de mon enveloppe corporelle. Je commence à somnoler tant la fatigue due à mon combat permanent contre cette souffrance me demande de l’énergie. Ce fait couplé à celui de mon sommeil chaotique font que cette plénitude manque de me faire roupiller comme un loir. Mais, je reste pourtant éveillé parce que la disparition de ce calvaire vaut la peine d’être éveillé pour en apprécier pleinement la mesure à sa juste valeur. Après mes cinquante nuances de douleur, voilà les cinquante nuances de soulagement. La remarque d’Alec m’arrache un sourire en coin et j’éclate d’un rire simple et sincère.

Le clin d’œil du pompier détourne mon attention et ce dernier en profite pour remettre mon épaule légèrement désaxée en place dans un craquement caractéristique. La douleur liée à ce mouvement m’est inconnue. J’imagine qu’Alec a dû m’envoyer une décharge de bien être au moment de la déplacer. Je commence peu à peu à comprendre pourquoi il m’avait dit de ne pas me formaliser de mon relâchement puisque pour être parfaitement honnête, je me sens euphorique en cet instant précis comme si j’avais aspiré une bouffée d’oxygène. J’adresse un clin d’œil à Alec et lui dis : Et bien tant mieux Alec. L’important est d’aimer ce que l’on fait dans la vie n’est-ce pas. Mon soigneur continue son œuvre réparatrice sur ma personne et lorsque ce dernier me retire une bonne partie de ma souffrance, je sens les larmes couler le long de mes joues. Bon sang, que cela fait du bien d’être à nouveau soi-même. D’être libéré de cette souffrance corrosive et implacable. Les miracles existent finalement. Mes larmes sont tout de suite suivies d’un éclat de rire nerveux. Et, je me dis que cette fois je suis effectivement bon pour Eichen House.

(c) crackle bones

     



Why do we fall sweetheart ? To learn everytime.


Dernière édition par Arès Kye Coleman le Jeu 9 Juin - 21:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: How could you heal a broken soul ? PV Alec    Jeu 9 Juin - 11:25




Broken




L’ostéopathe avait une vue imprenable sur son patient en bobettes, mais ce n’était pas le temps des badineries. La douleur était une ennemie redoutable, et Alec n’en avait pas fini avec elle en cet instant. Au fil des mois, il avait peaufiné sa technique, mêlant son pouvoir aux manipulations plus traditionnelles, si toutefois on pouvait considérer comme étant traditionnel l’ostéopathie, qui avait encore, dans l’esprit de nombreuses personnes, comme une odeur de soufre. On n’était pas loin de la superstition et des rebouteux et autres magnétiseurs.

Depuis qu’il avait levé le voile sur l’autre monde, qui se superposait au sien, rien n’était comme avant. Il savait qu’il n’était pas le seul être humain à avoir des pouvoirs, et il savait aussi qu’il y avait d’autres créatures, et que le genre humain n’était peut-être pas aussi représentatif dans cette bourgade…

Ares en était un exemple frappant, même si son apparence, au demeurant fort agréable, ne le distinguait pas des autres hommes. Habitués à voir se déplacer les nœuds de tensions, le parcours insidieux de la douleur, Alec restait tout de même attentif aux réactions de son patient. Arès lui fit un sourire bienveillant, témoignant de son soulagement progressif. L’on progressait.

« Tu es doublement impressionnant Alec. Tu as parfaitement cerné ma souffrance alors même qu’elle n’a rien de naturelle et qu’il y a encore quelques minutes tu ne connaissais pas l’existence de mon espèce. Je ne le dis pas à beaucoup de monde, je peux te l’assurer mais tu es réellement impressionnant. Et, je suis content de te connaître. Tu me laisseras ton numéro sait-on jamais. »

Alec se contenta de lui sourire. D’une part parce qu’il n’était jamais à l’aise avec les compliments, et d’autre part parce qu’il devait se concentrer pour guérir, du moins essayer, son patient.
« C’est mon boulot. On a tous un truc à faire sur cette putain de planète. Peut-être que mon truc à moi n’a rien à voir avec ce que je fais en ce moment, mais en attendant d’avoir une autre idée de quoi foutre sur terre, je crois bien que je vais m’appliquer à faire mon job du mieux possible. Je dis pas non pour les recommandations, j’ai besoin d’étoffer ma clientèle ».

Bon sang ! Il y a à peine un an, il aurait capoté méchamment rien que de penser qu’un type comme Ares puisse exister… Comparé à ce que devait endurer son patient, la concentration que devait déployer Alec, c’était de la petite bière à côté.

« Je suis médecin, même si certains en doute. Donc comme je te l’ai dit, tout ce qui se passe ici reste entre nous. Je suis tenu au secret, tu ne crains rien avec moi. » Alec avait répondu à l’interrogation un peu angoissée d’Ares, mais il avait tellement vu de réactions de la part de ses patients qu’il ne jugera jamais aucune d’entre elles.

Ares semble expérimenter pour la première fois de telles réactions. Ses larmes sont suivies d’un éclat de rire, et à voir l’expression de ses yeux troublés, l’ostéopathe se doute qu’il doit se demander s’il ne sombre pas dans une douce folie. Son travail n’était pas finit, mais il devait arrêter pour cette fois-ci. Aidant Ares à se redresser, l’ostéopathe le guida pour le mettre debout, faisant une moue appréciatrice en voyant que la posture était bien meilleure.

« Je crois qu’on va arrêter pour aujourd’hui. Il faudra venir me voir dans quelques jours. Pendant environ 48 heures, tu risques d’être fatigué, d’avoir envie de dormir, ou simplement rester allongé. Ne combat pas ça. C’est un peu étrange, mais c’est une réaction d’adaptation de ton corps à ta nouvelle posture. Passe me voir à mon cabinet, j’aurai une table plus adaptée, dans 3 jours. »

Tendant sa carte, le praticien lui indiqua ou se trouvait son cabinet.
Ares le suivit jusqu’à la porte, et Alec se permit une accolade, pour lui signifier qu’il ne l’abandonnera pas. Sitôt passé la porte, sans se douter qu’Ares pouvait l’entendre, il appela Alessandro.

« Je pense qu’il va déjà mieux, j’ai fait ce que j’ai pu. C’est un gars solide, que tu as la, Alessandro. Je lui ai donné rendez-vous à mon cabinet dans 3 jours. Ne t’inquiètes pas, je vais bien m’occuper de lui. »

(…)

[Suite ICI]
(si ça ne te derange pas, pour un peu d'action et aussi pour avoir quelques rps dans mon cabinet)


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MessageSujet: Re: How could you heal a broken soul ? PV Alec    Jeu 9 Juin - 21:42


   
Fading distant memory times that we borrow, to wallow Inside. To come back in glow, come back in sorrow. Tomorrow...Lay down we're silent. Frozen factals now we're shading our way. My threads are worn, my words are broken, broken. Spirits reborn, feelings awoken, unspoken. Alec et Arès
   

   
How could you heal a broken soul ?





   
La réponse de l’ostéopathe mentaliste m’arracha un léger sourire. Un coup d’œil sur son visage m’indiqua une certaine crispation malgré un sourire sincère. Evidemment, manier un tel pouvoir tout en l’alliant avec des techniques traditionnelles devait être un exercice pointilleux nécessitant une maitrise bien réelle. Bon, ce n’était pas comme si je stressais non plus. En fait Alec avait toute ma confiance. Tout d’abord parce qu’Alessandro devait nécessairement lui faire confiance pour me l’envoyer et d’autre part parce que malgré sa réponse empreinte de modestie il m’avait l’air de quelqu’un qui avait parfaitement trouvé quoi faire sur terre. Bien sûr on pouvait tout à fait arguer en disant que c’était simplement un moyen de gagner sa vie comme un autre. Et, un moyen parfaitement adapté à ses particularités surnaturelles. Mais, je n’en croyais pas un mot. Non, Alec était quelqu’un de bon. Je pouvais le sentir et mon intuition ne me jouait que rarement des tours. Néanmoins, tout était possible puisque je n’étais pas vraiment au maximum de mes capacités ni même dans mon état normal. Qui savait si même mon intuition pouvait être altérée par le concentré de souffrance contenue dans mon enveloppe corporelle. Pourtant, je ne peux m’empêcher de relever une infime trace d’amertume dans ses propos.

Une amertume qui n’a à mon humble avis rien à voir avec notre situation présente. Je suis capable de reconnaître une âme en peine lorsque j’en vois une. Cependant, la fin de la réponse de mon soigneur ramène mes pensées vers la réalité concrète de cette séance de soin. D’ailleurs, les interrogations philosophiques et le combat contre la souffrance ne font pas vraiment bon ménage puisque j’ai bien du mal à me concentrer sur ce à quoi je pense. De toute manière, nous avons tous un passé. Ce passé peut être teinté de bien des choses et il ne regarde que nous. A moins que nous soyons prêt à le partager avec quelqu’un de disposé à l’apprendre. Or, les affaires personnelles du pompier ostéopathe ne me regardait pas vraiment. Alors, je me contente d’hocher la tête lorsqu’il me dit qu’il ne cracherait pas sur de la publicité pour son cabinet. Je lui en ferais sans hésiter car l’amélioration de mon état de plus en plus tangible à chaque minute défilant devant mes yeux est une preuve suffisante du talent de l’homme. Je me doutais pourtant qu’il n’utilisait pas ses dons en toutes circonstances car cela pourrait rapidement devenir suspect. La perfection n’existe pas en ce bas monde alors il fallait se montrer prudent. C’était la même chose pour moi lorsque je roulais des ivrognes en compagnie de mon loupiot dans l’un des nombreux bars de la ville. Trop beau pour être vrai et tout ce que cet adage implique est encore bien gravé dans l’inconscient humain.

L’imperfection est normalité et la normalité rassure dans un monde purement cartésien qui avait enterré le mystère il y a bien longtemps. Pour en revenir à Alec, il pouvait être déjà certain d’avoir gagné un client fidèle en ma personne. Je suis un surnaturel depuis une dizaine d’années. La dernière fois que j’avais mis les pieds dans un hôpital remonte à mon enfance. Et encore, je ne m’en rappelle même pas très bien. Je trouve quelque chose de rassurant à l’idée d’être soigné par quelqu’un qui connaît mon monde plutôt que par un médecin classique sans pouvoir me l’expliquer. Un soupir de soulagement s’échappe de mes lèvres lorsque Alec me rassure sur l’intimité de notre entrevue. Je me rappelle de quelque chose au sujet du milieu médical que je ne connais pas du tout au demeurant. Il me semble qu’il prête effectivement un serment de secret professionnel.

Le reste de la séance se déroule miraculeusement bien et la douleur reflue de mon être par vagues de la même façon qu’elle l’envahissait tel un conquérant persuadé de sa victoire finale face à un ennemi bien affaibli. Je laisse des larmes se déverser le long de mes joues. Je ne sais même pas de quels types de larmes il s’agit. Des larmes de joie, de soulagement ou bien est-ce purement et simplement lié au fait que je me sentais comme un mort en sursis depuis le début de ce calvaire et que je me sens désormais revivre à nouveau. Les larmes mouillent mes draps et ne tardent pas être suivies d’un éclat de rire puissant. Je me mets à rire sans pouvoir m’arrêter. Un rire nerveux à la limite du flippant quand on y pense. Je tourne la tête vers Alec et le regarde d’un œil interrogatif avec une expression de surprise pouvant signifier « Je t’assure que je ne suis pas cinglé hein. Je suis parfaitement sain d’esprit en temps normal ». Mais, finalement l’hystérie liée à ma guérison provisoire finit par s’estomper peu à peu sous le regard d’Alec et ce dernier m’aide à me redresser puis à me mettre debout. Une moue appréciatrice ne tarde pas à éclairer les traits de l’ostéopathe. Pour ma part, je suis toujours aussi euphorique et me retiens à grande peine de me mettre à faire des moulinets avec mes bras ou à m’étirer dans tous les sens pour savourer cette victoire sur ma prison de souffrance.

Je crois que je me sens tellement bien que je pourrais faire quelque chose de stupide comme effectuer une danse de la joie sur place. Ce qui n‘arrivera pas hein. Secret professionnel ou non. Je crois que je ne me suis jamais senti aussi bien. Cela doit surement être du au contre coup de toute cette saloperie de torture interne. J’imagine que c’est comme pour les fumeurs. La meilleure cigarette est celle qui suit un évènement particulièrement stressant. J’hoche la tête aux propos d’Alec et saisis sa carte avant de répondre : Pas de problème Alec. Tu en as déjà tellement fait pour moi. Je suivrais tes conseils et je te remercie sincèrement pour tout ça. Et bien à dans trois jours alors.        

Je raccompagne ensuite Alec jusqu’à la porte et suis surpris par son accolade mais laisse un sourire étirer mes lèvres tandis que je la lui rends chaleureusement. Je comprends ce qu’il souhaite me transmettre par ce geste et j’apprécie. Ma confiance est entre de bonnes mains. Alec quitte mon domicile et je referme la porte avec une ultime formule de politesse. Je plie mes bras, mes genoux, m’étire longuement et fais toutes sortes de mouvement par pur plaisir de pouvoir de nouveau les exécuter sans ressentir de tiraillements déchirants à travers mon corps. Mais, je me fige lorsque j’entends Alec s’engager dans une conversation téléphonique avec Alessandro. Oui, je ne devrais pas espionner un type qui vient juste de me sauver la vie au sens littéral du terme. Bon, il ne m’a pas sauvé en soit mais l’éradication même partielle de ce qui me rongeait de l’intérieur ressemble fort à un sauvetage à mes yeux. J’esquisse un grand sourire en écoutant les propos d’Alec avant de me diriger vers le canapé du salon sur lequel je m’effondre de sommeil en quelques minutes. Une micro hibernation synonyme de reprise de forces semble me tendre les bras.

HRP : Pas de problème pour la suite du rp. Tu as bien raison un peu d'action ne fait pas de mal.

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