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 Une patrouille difficile. [Featuring Arès & Juliette]

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Chris Ivakov

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MessageSujet: Une patrouille difficile. [Featuring Arès & Juliette]   Dim 22 Mai - 20:45

Une patrouille difficile.
Beacon Hills, 20h30, Bedroom's Chris.

J'ai enfin finis mes devoirs. Ma mère m'a sauvagement obligé de les faire, me menaçant d'être privé de sortir cet été, et tout ce qui va avec si je n'essayai pas de remonter ma moyenne. Car oui, travailler est un fait, mais essayer de monter ma moyenne en est un autre. Je ne suis pas quelqu'un de con, loin de là, mais les matières scolaires ne sont pas mon truc. Si je le veux réellement, je pourrai comprendre et avoir pourquoi pas des notes correctes.. mais le système scolaire me déplaît tellement que je n'essai même pas. Je ne souhaite avoir que mon diplôme, pour soit partir au bureau du Shérif, et tenter d'y entrer, soit au NYPD à New-York, mais cela m'étonnerait fortement, ou bien partir en carrière professionnelle de footballeur. Je ne sais pas vraiment actuellement, mon père m'encourage vers la troisième option, et ma mère dans la première. Seul moi peut décider de toute manière.

Après avoir rangé mes affaires dans le meuble situé en dessous de mon bureau, je me laisse tomber sur mon lit et écarte littéralement mes bras et mes jambes comme une étoile de mer, puis je ferme les yeux. La première image qui me vient est celle d'Espérance, comme d'habitude. Mais la deuxième qui suit n'est pas habituelle : le visage d'Arès. Cela fait un moment que je n'ai pas eu de ses nouvelles, ou bien même que l'on c'est vu. Après ma victoire contre Los Angeles, un coup de fil passé, puis plus rien. Ca ne lui ressemble pas du tout, il prenait régulièrement de mes nouvelles d'habitude, mais là, plus rien. J'espère qu'il n'a pas de soucis, après tout ça ne me regarde pas.. Si ? Je ne sais pas à vrai dire. Arès est une personne que j'aime beaucoup, une grosse amitié est entrain de se créée entre nous deux, un très bon ami, malgré le peu de temps que je le connais. J'ai l'impression que cela fait une éternité que nous nous connaissons. Je jette un coup d’œil à ma montre, qui affiche 20h30.. pourquoi pas lui rendre une petite visite à son loft ? J'espère que ça lui fera plaisir ! J'espère du moins le trouver. Et puis demain, je n'ai pas cours, donc autant en profiter. Maman n'aura rien à me dire au moins si je rentre tard. Je me lève d'un bon et me hâte vers mon débardeur que j'enfile, pour ensuite attraper une veste grise assez longue que je mets aussitôt. Je glisse mon téléphone dans ma poche, attrape les clefs de ma voiture apposées sur le bureau ainsi que mon porte monnaie et ouvre enfin la porte de ma chambre pour en sortir, expirant enfin, car cela fait pratiquement deux heures et demi que je suis enfermé là dedans. Je ne suis même pas sortis, vu que ma mère m'a apporté un plateau avec un sandwich. Je déboule les marches et m'arrête vers Maman, qui me lance un regard noir.

- J'ai fini mes devoirs, je sors voir un ami à moi ! Ne m'attends pas, je risque de rentrer tard ! Bonne soirée et bonne nuit !

- Fais attention à toi Chris. Dit-elle en posant son café sur la table.

J'ouvre la porte d'entrée, et me glisse enfin dehors. J'inspire et expire, il fait super bon ! J'ouvre la portière du côté conducteur et m'introduit dans le quatre quatre. Je m'installe, mets le moteur en marche et effectue une marche arrière. Je jette un coup d’œil au compteur à essence, qui m'indique qu'il faut que je me bouge le cul d'aller mettre de l'essence, si je ne veux pas tomber en pane au milieu de nul part. Un petit détour à la pompe à essence avant d'aller au loft d'Arès s'impose apparemment. Je me dirige donc en roulant à une allure convenable vers la pompe à essence la plus proche de la demeure de mon amis.

***

Vingt-cinq minutes plus tard.. j'arrive enfin à la pompe à essence ! Il y avait un monde fou sur la route, il doit y avoir un événement à Beacon Hills pour que les routes soient autant encombrées, je ne croise personne normalement. J'avance la voiture vers une pompe et m'y gare à côté. Je sors de la voiture en coupant le contact, et ouvre le boitier où nous mettons l'essence. J'attrape le tuyau que j'insère à l'endroit fait pour et appuie sur la poignet pour faire couler l'essence. Je regarde le compteur d'argent qui grimpe rapidement par rapport aux litres versés, quand une voix qui m'est familière attire mon attention.

- NON, NON ET NON ! C'EST HORS DE QUESTION ! VOUS ME DEVEZ DEUX DOLLARS NON DE DIEU !

Ouf.. ça c'est le coach. Je finis de verser l'essence et repose rapidement le tuyau à son emplacement. Je trottine vers l'altercation entre le coach et un des employés de la station essence et me glisse entre les deux, le séparant carrément.

- B'soir coach, pas besoin de faire un plat pour deux dollars ! Et vous m'sieur, donnez lui ces deux dollars qu'on en finisse.

Les deux s'exécutent. Je souris et serre la main du coach pour me rediriger vers ma voiture. Je grimpe dedans, mets le contact et claxon pour saluer une nouvelle vois mon entraîneur. Je tourne à droite au croisement et hop, direction : le loft d'Arès.

J'y arrive en seulement quelques minutes. Je me gare à quelques mètres. Je sors de la voiture en prenant soin de fermer les portières à clef pour m'avancer vers la porte d'entrée du loft de mon ami. Je racle ma gorge, et toque la porte à plusieurs reprise. Je laisse mes sens surnaturels se concentrer vers ce qu'il y a derrière la porte, je ne sens que l'odeur d'Arès, je l'entends venir vers moi. Au moment où il se trouve derrière la porte, une drôle de chose se dégage de lui. Comme s'il était blessé.. intérieurement ? Il ouvre la porte. Je lève ma tête vers lui et affiche un sourire, un tout petit peu blazé par ce que je viens de découvrir.

- Salut vieux.. je n'ai plus trop de tes nouvelles ces temps si..

Je lui attrape la main et le tire vers moi pour lui donner le coup d'épaule habituel en passant mon autre main derrière son dos, le tapotant légèrement amicalement. Il m'invite à entrer, je le suis en souriant. Je prends place sur une des chaises devant le bar pour m'accouder par la suite à celui-ci.

- J'ai sentis quelque chose de pas vraiment bon.. comme si tu étais blessé intérieurement.. qu'est-ce qui t'arrives ?..

Je laisse mes yeux bleus se plonger vers Arès, et l'écoute attentivement.
© Nalex




Dernière édition par Chris Ivakov le Jeu 16 Juin - 23:49, édité 2 fois
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Arès Kye Coleman

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MessageSujet: Re: Une patrouille difficile. [Featuring Arès & Juliette]   Mar 24 Mai - 11:10


       
I got broken wings. I keep dyin, keep tryin. No I won't give up. I got broken wings but i still flyin. With a loss of faith and i'm still tryin. Arès & Chris
       

       
Une patrouille difficile





       
La journée avait été bien plus calme et moins éprouvante que toutes celles que je venais de vivre depuis mon retour de Los Angeles. La cité des anges avait été le témoin de la chute de l’un d’entre eux. Pas que je me considère comme un ange non plus. Il n’y a qu’à regarder les raisons de mon passage express dans la ville la plus animée de la côte ouest des Etats Unis. Veiller sur les fesses de mon boss lors de son expédition punitive. Autant dire que ce n’est pas bien compliqué de trouver plus saint que moi. C’est même très facile à vrai dire vu comment je cumule les péchés et les cumule depuis disons que je suis en âge de marcher. Non, cela serait tout de même exagérer, il convient de le reconnaître. Bon, disons depuis un certain temps maintenant. Pourtant, en dépit de cette dure réalité à mon sujet il fallait avouer que le parallèle était aisé. Tel un ange chutant du ciel pour avoir fauté ou désobéi aux commandements suprêmes de son créateur, j’avais chuté pour avoir brisé une règle fondamentale propre aux gardiens à la fumée. Le résultat était passablement le même bien que je ne connaisse personnellement pas d’ange.

A compter que de telles créatures existent. Mais honnêtement, vu ce que je connais du monde surnaturel et à fortiori vu ce que je n’en connais pas cela ne me paraitrait même pas aberrant. Mais assez divaguer sur ce qui est et ce qui n’est pas, sur la comparaison bien facile entre mon statut et celui d’une créature céleste déchue. Revenons-en à nos moutons, comme je le disais cette journée avait été bien moins éreintante que celles qui composaient mon quotidien désormais et ce pour une seule et unique raison. La visite inattendue de l’un des pompiers ayant participé au sauvetage du Print lors de l’incendie qui a eu lieu à peine quelques jours après notre retour de Los Angeles. Cet Alec n’était certainement pas un pompier kiné ordinaire. Il n’avait d’ailleurs pas perdu de temps lors de sa visite au loft surement effectuée à l’instigation de mon boss. Non, il était directement rentré dans le vif du sujet et m’avait dévoilé sa nature dès le pas de la porte passé. Je ne le cataloguais pas vraiment dans la catégorie des créatures surnaturelles. Je le voyais bien plus comme un humain disposant d’un don. Certes cela faisait de lui bien plus qu’un humain lambda mais pour moi une créature surnaturelle était un ensemble de chose et non pas une seule chose. En somme un surnaturel avait un ensemble de capacité qui le différenciait par la même de l’homme. Le don d’Alec était un don parmi tant d’autres. Certains pouvaient lire dans les pensées, d’autres se prétendaient voyantes ou l’étaient réellement.

Le sien était la capacité à apaiser la douleur par un transfert psychique si je ne m’étais pas trompé dans mon analyse. Une sorte de poupée vaudou vivante, je dirais. C’est la seule image qui me vient à l’esprit lorsque je pense au pompier. Mais ce don était tout aussi bénéfique que dangereux. Il était tout autant une arme potentielle qu’un moyen de prodiguer des soins particulièrement efficaces. J’avais bien noté l’état dans lequel avait fini la poubelle métallique de la cuisine. Ce n’était pas très joli à voir je peux vous l’assurer. Il pourrait être redoutable s’il n’était pas utilisé à bon escient dans l’optique bienveillante qu’avait choisi le mentaliste vaudou. Alec me semble être quelqu’un de particulièrement bon et j’espère pouvoir lui rendre la pareille un jour. Sa visite médicale si je puis dire avait constitué un véritable miracle dans une existence de souffrance continue. L’homme m’avait laissé l’impression d’une personne sympathique et dévoué à un idéal. Je ne peux que noter avec une pointe d’ironie qu’il faudrait surement plus d’hommes comme lui et moins d’hommes comme moi pour que ce monde soit plus lumineux. Mais que voulez-vous, je n’ai pas choisi de devenir ce que je suis. Une certaine part de déterminisme est à prendre en compte dans mon histoire. Bien qu’honnêtement, je m’en moque comme d’une guigne. Je suis ce que je suis et je l’ai accepté il y a bien longtemps. Il faudrait un véritable cataclysme pour me faire changer et je n’en vois aucun à l’horizon.

Non, ma situation actuelle ne saurait en être un étant donné que j’ai intégré la souffrance et la douleur comme des parts intégrantes de la vie quelque part entre mon quatrième et mon cinquième anniversaire. Cette aide impromptue était la preuve que le sicilien s’inquiétait pour moi. Alessandro avait d’ailleurs tenté de s’enquérir de mon état à de nombreuses reprises au Print depuis le retour en catastrophe de la cité des anges. Mais, j’étais resté irrémédiablement hermétique. Notamment parce que c’était ainsi que je fonctionnais depuis toujours. Je pense être quelqu’un d’assez sociable mais j’ai toujours fait face à mes problèmes seul. Les habitudes ont la vie dure j’imagine. La sollicitude de mon boss me touchait cependant et je devais bien reconnaître que l’idée de la famiglia prenait une autre dimension en de pareilles occasions.


       Une dimension plus réelle, plus concrète qui m’amenait à me dire que j’avais véritablement fait le bon choix en me mettant au service du sicilien de Beacon Hills. De là à dire que nous étions devenus amis. Certes, revenir dans un triste état d’une expédition punitive est un vecteur potentiel de renforcement de lien mais je ne savais pas si cela était réellement le cas. Et puis honnêtement, j’avais bien trop de choses à gérer pour m’intéresser au relationnel. Mon boss est mon boss point. Un léger sourire étire mes lèvres tandis que je m’étire sans ressentir la moindre douleur, la brulure interne permanente est tellement atténuée que je la sens à peine. Franchement, si je n’avais pas peur d’être ridicule j’aurais esquissé un petit pas danse dans mon salon. Au lieu de cela, je me verse un verre de bourbon et saisis le premier livre de ma bibliothèque avant de m’installer le plus confortablement possible sur le canapé. J’entame la lecture après avoir avalé une gorgée de bourbon. Un léger sourire étire mes lèvres au fur et à mesure de ma lecture. Le héros me rappelle mon jeune ami Chris par bien des aspects. Une abnégation teintée de courage et une capacité à se relever en toute circonstance le caractérise tout au long du récit. Je termine mon verre de bourbon tout en laissant mes pensées dériver vers le loupiot. J’espère qu’il va bien et que tout roule pour lui. Que son histoire avec Esperance se passe à merveille et qu’il va avoir son diplôme.

Fin, bref qu’il profite de la vie comme toujours sans perdre le nord. Bon, je reconnais que la question du diplôme ne me regarde pas des masses en soit mais j’ai le réflexe du grand frère vu la différence d’âge entre nous. Un grand frère qui n’hésite pas à l’entrainer dans des plans foireux au demeurant mais un grand frère quand même. Mon sourire se fige finalement sur mes lèvres lorsqu’une vague de douleur déferle dans mes veines. Un cri de douleur s’échappe de mes lèvres pourtant fermées. J’écarquille les yeux de surprise. Je pensais pourtant que le traitement de notre kiné mentaliste me permettrait de ne plus souffrir. Ma séance de soin avait eu lieu il y a trois jours. Et ces trois derniers jours avaient été parfaitement normaux. J’avais bossé avec un sourire vissé sur les lèvres bien trop heureux de ce rétablissement inattendu. Mais, il semblait visiblement que ce traitement n’était que temporaire et que le châtiment interne de mon espèce ne pouvait être complètement arrêté que par la médecine des miens.

La rencontre avec un prieur de l’ordre ne devait plus tardé selon les informations que me transmettait les dirigeants d’Azgeda. Encore heureux, ma résistance physique et morale a tout de même des limites. Le livre s’échappe de ma main tandis que le verre tombe sur le canapé et roule avant de finir sur le tapis. Mon corps se tord de douleur et de la sueur coule le long de mon front. La vague de souffrance me brulant les veines est particulièrement brutale comme si cette dernière souhaitait me punir de l’avoir esquivé durant les dernières 72 heures. Je me griffe les bras en me démenant comme un possédé mais la douleur ne diminue pas. Mes halètements brisent le silence solennel du loft. Les sentiments les plus sombres qui soient défilent dans mon cœur en une réaction défensive face à une douleur insupportable qui pourrait surement tuer un homme normal. Et, c’est ce moment opportun que choisit la noirceur rampante pour se manifester et tenter de prendre le contrôle du gardien que je suis. Mais, je me défends de toute mes forces et laisse mon esprit se perdre dans les souvenirs heureux que j’ai eu le bonheur de vivre au cours de mon existence. Finalement, je garde le contrôle de mon être au prix d’un combat intérieur déchirant et peste contre cette foutue chute avant de maudire tous les renégats de ce monde. Je suis trempé de sueur et fiévreux. La douleur reflue peu à peu de mon corps, moqueuse et arrogante. Je me relève péniblement et ramasse le verre que je dépose dans le lave- vaisselle avant d’aller prendre une douche glaciale. Je me change ensuite et mets un jean délavé avec une chemise simple. Je vais au salon ramasser le livre que je replace dans la bibliothèque murale.

Je sens la présence de quelqu’un derrière la porte d’entrée et m’approche lentement. Je ne tarde pas à reconnaitre l’odeur de Chris et vais lui ouvrir la porte. Je laisse un sourire sincère étirer mes lèvres mais mon sourire est relativement blasé. J’aurais préféré que mon jeune ami ne me voit pas dans un tel état d’affaiblissement et qu’il ne vienne pas me voir alors même que je dois livrer un combat nécessitant une attention de tous les instants pour ne pas me laisser submerger par quelque chose de sombre et de néfaste. Pourtant, malgré la douleur sur mes traits que je ne parviens pas à dissimuler mon sourire se maintient sur mes lèvres. Je suis tout de même content de le voir et je mentirais si je disais qu’il ne m’avait pas manqué. Chris me salue du coup d’épaule habituel suivi du tapotement amical. Cette accolade agrandit mon sourire et je me dis que cette petite visite n’est finalement pas une si mauvaise chose. Je l’invite à entrer et ce dernier prend place sur une chaise accoudé au bar. J’écoute la question de mon ami empreinte de sollicitude et de compassion et mon cœur se serre car je déteste mentir aux personnes que j’apprécie sincèrement mais je n’ai pas le choix. Je vais chercher une bière dans le frigo la décapsule et la pose sur le bar avant de m’en prendre une.

Chris saisit la bière et je m’accoude au bar en face de lui avant de lui répondre : Je sais Chris. J’aurais dû t’appeler mon vieux mais j’ai été un peu occupé ces derniers temps.
Je savoure les premières notes de ma bière avant de réfléchir à la suite de ma réponse. Je peux lui avouer qu’il m’est arrivé quelque chose de grave lié à ma nature de gardien puisqu’il fut le premier habitant de cette ville à découvrir et à connaitre ma fonction de gardien. Je reprends donc après avoir bien entamé ma bière. Il m’est arrivé quelque chose de particulièrement grave à Los Angeles. Je m’y suis rendu il y a quelques temps pour aller voir un vieil ami. Malheureusement, durant mon séjour j’ai dû faire face à une menace particulièrement inattendue. Tous les gardiens à la fumée ne suivent pas notre idéal de mission, certains se sont perdus et ont empruntés la mauvaise voie. Nous les appelons les renégats. Pour faire court, j’ai commis une erreur de jugement en combattant un renégat et maintenant j’en paie le prix. Mais, ne t’en fais pas pour moi mon ami. Je vais bien.
Je termine ma bière en même temps que Chris et décide de lui proposer quelque chose. Je vais donc poser les deux bouteilles vides dans le coin ou je mets les produits de verre. Je reprends donc : Ecoute mon vieux, je ne cracherais pas sur un petit bol d’air frais et je ne suis plus très à même d’assurer mes fonctions de gardien correctement. Ça te dit de m’aider à patrouiller. Histoire de s’assurer que nos vieux potes masqués n’aient pas récidivés ?
(c) crackle bones

       




Dernière édition par Arès Kye Coleman le Jeu 26 Mai - 20:32, édité 1 fois
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Chris Ivakov

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MessageSujet: Re: Une patrouille difficile. [Featuring Arès & Juliette]   Mar 24 Mai - 19:36

Une patrouille difficile.
Mes coudes apposés sur le bar, mon menton sur mes mains, je lève ma tête vers Arès qui me tend une bière, que je saisis aussitôt en main. Nous trinquons, et buvons une petite gorgée. Je secoue légèrement la tête, et savoure quelques instants plus tard les biens êtres que procure la bière. L'alcool n'est pas fort en soit, mais étant un métamorphe, je ne ressens désormais plus du tout les sensations qu'il peut procurer, je me fis désormais seulement au goût. Et cette boisson a un goût que j'affectionne tout particulièrement. Il est frais, donne l'eau à la bouche, j'adore. Cela ne peut pas rivaliser avec un demi-pêche, mais c'est très bon. La première fois que j'ai goûté aux plaisirs de ce jus, c'était avec mon père, après l'avoir aider dans le jardin l'été. Il m'avait décapsulé une bière, et je me la suit enfilée très rapidement. Il me disait "Toi plus tard, tu seras un gros trinqueur". Il ne c'est pas trompé. J'adore l'alcool, je ne suis pas difficile à ce niveau. Avant de devenir un loup, je tenais vachement l'alcool et je goûtais à tout.. la bonne époque comme on dit. La voix de mon ami résonne dans mes tympans, me ramenant sur terre.

- Je sais Chris. J’aurais dû t’appeler mon vieux mais j’ai été un peu occupé ces derniers temps.

Je fais un signe de tête pour lui faire comprendre que ce n'est pas grave, pour prendre une nouvelle gorgée de ma boisson.

- Il m’est arrivé quelque chose de particulièrement grave à Los Angeles. Je m’y suis rendu il y a quelques temps pour aller voir un vieil ami. Malheureusement, durant mon séjour j’ai dû faire face à une menace particulièrement inattendue. Tous les gardiens à la fumée ne suivent pas notre idéal de mission, certains se sont perdus et ont empruntés la mauvaise voie. Nous les appelons les renégats. Pour faire court, j’ai commis une erreur de jugement en combattant un renégat et maintenant j’en paie le prix. Mais, ne t’en fais pas pour moi mon ami. Je vais bien. Réplique-t-il.

- Mhmm.. d'accord. Fais attention à toi.

Honnêtement. Je ne le crois pas. Je sais pas.. à sa tête, à la voix qu'il a prit pour me raconter ce qui lui est arrivé.. je trouve cela bizarre. Je n'ai pas eu le réflexe de concentrer mes sens sur son rythme cardiaque, mais il y a un truc qui cloche.. je le sens.. mon instinct de loup ne me trompe rarement. Mais bon, s'il n'a pas envie de me parler de ça, c'est pour une raison bien précise, je ne vais pas le forcer, c'est son droit. Je lève le verre en souriant et continue de le siroter, en replongeant pendant quelques minutes dans mes souvenirs étant gosse, avec mon père et ma mère réunit. C'était cool, vraiment cool. On était une famille soudée, mais bon, la vie a fait qu'ils se séparent, je le vis très bien maintenant. Mais j'avoue avoir eu du mal, ce n'est facile pour personne un divorce ! Surtout à mon âge. En plus, ils ont choisis de se séparer pile quand je me suis fait mordre.. et quand j'ai tué Ju.. Enfin bref, passons. La voix d'Arès me sauve de ses lourdes pensées. Je finis la bière que je pose à côté de celle d'Arès quand il prend la parole en allant ranger les bouteilles.

- Ecoute mon vieux, je ne cracherais pas sur un petit bol d’air frais et je ne suis plus très à même d’assurer mes fonctions de gardien correctement. Ça te dit de m’aider à patrouiller. Histoire de s’assurer que nos vieux potes masqués n’aient pas récidivés ?

- Je ne refuse jamais une patrouille avec toi ! J'aimerai bien avoir une revanche avec ces trois hommes masqués héhé !

Je me lève rapidement en m'assurant que je n'ai rien oublié en palpant mes poches pour me diriger en sifflotant vers la sortie. Nous sortons du loft, et je fais comprendre à Arès en le poussant légèrement avec mon épaule que nous y allons en voiture et non en moto, je n'ai pas envie de l'avoir inconscient sur le dos pendant notre petite virée nocturne. J'espère pas vraiment croiser du monde honnêtement ce soir, vu l'état actuel de notre gardien préféré. Je déverrouille les portières en sortant les clefs de ma poche et m'y instant en refermant la porte derrière moi. Je mets le moteur en marche, petite marche arrière, et la patrouille commence. Comme à mon habitude, une petite envie de faire le con me vient. J'attrape mon téléphone que j'ai posé tout à l'heure à côté du levier de vitesse, et fait mine que c'est une radio.

- Brglglgl (J'essaie de faire le bruit de la radio) Unité surnaturelle pour central. Début de la patrouille, on va niquer un maximum de mecs masqués, terminé.

Je me mets à rigoler, pour rien. Comme d'habitude. Ca a l'air de faire rigoler mon ami, et ça tant mieux. Je passe une vitesse et accélère légèrement, vu que la voiture derrière a décidé de me coller au cul. Elle me colle au cul de plus en plus, alors que j'accélère de plus en plus. Il va m'entendre l'enfoiré qui conduit ! Il manque même de me rentrer dedans à plusieurs reprises, heureusement que je conduis bien ! Mon cœur commence à s'accélérer, un légère colère monte en moi. Le premier feu rouge, et c'est sa fête. Un feu rouge tombe à pique quelques mètres plus tard ! C'est parfait ça !

- Bouge pas, un connard a décidé de faire le malin avec moi, admire moi.

Je sors de la voiture en me détachant et fais signe à Arès de me regarder en lui faisant un clin d'oeil. Je tourne ma tête vers le conducteur qui a un téléphone en main, cheveux longs, la trentaine, qui a l'air d'avoir une grande fierté. Je me pointe devant sa voiture et donne trois coups violents sur le toit de celle-ci, pour que le mec m'entende. J'ouvre la portière rapidement et sèchement et saisis son téléphone.

- Salut Jean Moule, je te dérange peut-être ?

Je jette son téléphone contre le siège passager assez violemment pour l'attraper et le tirer par le col, le mettant hors de sa voiture. Je le tire comme une merde jusqu'au poteau qui indique que l'on doit rouler à cinquante, pour y coller rapidement sa tête dessus, foutant plusieurs accoues pour qu'il comprenne.

- Premièrement, tu as le téléphone en mains, et en plus tu me forces à ne pas respecter le code de la route ?! Tu vois ce panneau ? Imprime, imprime, imprime le fait que l'on doit rouler à 50. Dis-je en cognant sa tête sans lui faire mal contre le panneau.

- C'est bon, t'as compris ? Maintenant ça dégage. Réplique-je en l'éjectant vers sa voiture.

Je remonte dans le quatre quatre en remettant immédiatement la ceinture, et j'accélère aussitôt vu que le feu vient de passer au vert.

- J'pense qu'il a compris. Je ferai un bon flic n'est-ce pas ? Héhé.

Je continue de rouler avec Arès, regardant le couché de soleil qui se passe sous nos yeux, pour ensuite tourner ma tête vers mon ami.

- Tu veux qu'on aille où du coup ?
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Arès Kye Coleman

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MessageSujet: Re: Une patrouille difficile. [Featuring Arès & Juliette]   Jeu 26 Mai - 20:36


     
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Une patrouille difficile





     
Je vois bien à l’expression de son visage que mon jeune ami ne me croit pas et cela me rassure d’une part car cela signifie qu’il ne gobera pas tout ce que je lui raconte et qu’il s’inquiète sincèrement pour moi. Ce que j’apprécie véritablement puisque c’est toujours plus gratifiant lorsqu’une personne à qui vous tenez et pour qui il vous arrive de vous inquiéter le fait également à votre égard. Néanmoins, ce dernier s’abstient de me faire passer un interrogatoire et je dois dire que j’apprécie cela encore plus car j’aurais détesté devoir trouver moult excuses à lui servir. Je note qu’il n’a pas pris la peine de vérifier mon rythme cardiaque et réprime un soupir de soulagement. Je n’aime pas mentir et préfère me montrer direct en toutes circonstances avec le monde qui m’entoure mais ce n’est bien évidemment pas toujours possible étant donné la branche particulière dans laquelle je travaille. Et puis avouer à mon jeune ami que j’avais liquidé cinq personnes à Los Angeles ne me tentait vraiment pas. Ma relation avec mon loupiot était très forte et très agréable mais elle était pourtant limitée par un gouffre infranchissable. En effet, étant un mafieux d’une part et lui un lycéen souhaitant intégrer les forces de l’ordre notre vision du monde semblait radicalement opposée et irrémédiablement inconciliable. Pourtant, je ne renoncerais pas à mon amitié avec le jeune lycan.

Il suffisait de rester évasif sur certaines questions voilà tout. Et, puis bien que je n’appréciais pas le mensonge. Je savais le manier avec doigté lorsque le besoin se révélait impérieux. L’avantage d’être un mafieux en somme. Ce monde baignait dans le demi discours et les dialogues détournés. Je me contente d’hocher la tête lorsqu’il me conseille de faire attention à moi. Toujours mon vieux, toujours. Chris semble se perdre dans ses pensées et je lui laisse le temps de le faire afin de passer un coup de chiffon sur le bar avant de mettre le lave-vaisselle en route. Mon ami semble revenir à lui et je ramasse sa bouteille avant d’aller la déposer à côté de la mienne dans le coin prévu à cet effet. Je lui propose de m’accompagner en patrouille et la réponse débordante d’enthousiasme du jeune homme m’arrache un grand sourire bien vite masqué par une grimace de douleur. Je tourne la tête vers la fenêtre afin de ne pas croiser le regard de mon ami. Manœuvre bien futile que celle-ci puisque Chris sait bien que je ne vais pas bien et qu’il a simplement accepté de ne pas me harceler pour obtenir des réponses à ses questions. Alors, nous nous dirigeons vers la porte du loft d’un pas nonchalant. Je saisis une veste en cuir noir au passage et l’enfile dans la foulée. Chris se palpe les poches pour vérifier qu’il n’a rien oublié et se met à siffloter ce qui m’arrache un petit sourire. La présence d’un être de bonne humeur ne saurait être une mauvaise chose pour un dépressif. Cela peut le forcer à se dérider à son tour et lui faire oublier sa tristesse et son état. Ou alors le déprimer encore plus c’est selon.

Mais, honnêtement avec mon loupiot à mes côtés je doute que ce soit la seconde option qui ait lieu. De plus, la négativité attire la négativité. Vous savez la fameuse spirale dans laquelle on a bien du mal à se sortir une fois que l’on se retrouve plongé dedans. Bon, je n’étais pas un bon exemple puisque ma négativité avait des bases très solides et concrètes qu’il m’était difficile d’ignorer étant donné que je vivais une agonie sans fin. Néanmoins, si j’étais comme je le pensais en train de vivre les dernières heures de rémission obtenue grâce à Alec, je comptais bien en profiter jusqu’au bout. Les sifflements de Chris accompagnent notre chemin et je me contente d’hausser les épaules lorsque mon ami m’indique sa voiture plutôt que ma moto. Mais, je feins l’indignation pour la forme. Je suis parfaitement capable de tenir sur une moto et ce peu importe l’état dans lequel je me trouve. Bon d’accord, c’est surement une sage décision.

      Je monte sur le siège passager et m’installe le plus confortablement possible tandis que Chris démarre. J’éclate d’un rire sincère et sonore lorsque le loup garou se met à faire le clown avec son téléphone. Nos regards se croisent et un sourire se vissent sur nos lèvres respectives. Dans la vie, il y a certaines personnes qui sont faites pour que vous vous entendiez avec elles. Chris est l’une des miennes et croyez-moi lorsque vous les avez trouvés, vous ne devez surtout pas les lâcher. Néanmoins, je ne peux réprimer un léger frisson. Je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour faire face aux destructeurs ayant un gout un peu trop prononcé pour la science dans ce qu’elle peut avoir de plus macabre mais je ne me fais aucune illusion et sais parfaitement que si nous les rencontrions ce soir, je me ferais écraser très facilement. La conduite dangereuse de la voiture derrière nous me tire de mes inquiétudes silencieuses et je pousse un soupir d’exaspération en tournant la tête pour observer le guignol qui a dû avoir son permis auprès d’un examinateur bourré. Mon exaspération rejoint celle de mon jeune ami qui s’arrête au feu rouge et me dit qu’il va régler le problème durant ce laps de temps.

Je lui réponds avec un sourire : Je t’admire toujours mon vieux tu le sais. Vas y mollo quand même.
Je regarde dans le rétroviseur Chris s’approcher rapidement du véhicule en question et donner une petite leçon au conducteur imprudent. J’éclate de rire en entendant Jean Moule. Oui, je sais j’ai l’humour facile. Il en faut peu pour que je me marre surtout lorsque je suis avec mon second frangin de cœur. Je ne perds rien du spectacle jusqu’à ce qu’une vague de douleur me cloue à mon siège. Je ferme les yeux et respire bruyamment avant de les rouvrir. Lorsque je tourne la tête, je vois le conducteur du véhicule adjacent prendre son téléphone et composer un numéro. Je siffle pour l’interpeller et celui-ci tourne brusquement la tête vers moi. Je désigne son téléphone et lui conseille de le reposer gentiment sur le siège passager tout en agrémentant le tout d’un regard menaçant. L’individu coopère et repose l’appareil. Mon regard repart se fixer sur Chris qui revient vers la voiture avec un grand sourire sur les lèvres. Je regarde mon ami remettre sa ceinture et redémarrer sans perdre une seconde. Sa remarque m’arrache un petit rire et je réponds : Tu viens de traumatiser ce pauvre mec. C’est ta définition de mollo. C’était une intervention très musclée agent Ivakov. Ce fut un spectacle absolument délicieux. Mais fais quand même gaffe mon vieux. Si la police apprend que tu as l’habitude de mettre à l’amende des incapables cela pourrait te desservir. Mais bon, il l’avait bien cherché ce con. Il respectera le code de la route maintenant.

Nous regardons le coucher de soleil somptueux à travers le pare-brise et Chris me demande ou je veux qu’on aille. Je lui dis de continuer de rouler et que je lui donnerais une indication lorsque mes sens de gardien en retraite anticipé me donneront quelque chose. J’allume la radio et augmente le volume tandis que la musique se déverse dans le véhicule puis je me mets à bouger la tête en rythme avec la musique et à chantonner. J’éclate de rire en voyant l’expression de Chris et lui dit de chanter avec moi. Nos voix se mêlent bien vite sur le rythme de la musique. Et la chanson se conclut sur un gros fou-rire que je n’arrive pas à arrêter. Bon d’accord, on chante comme des casseroles mais ce n’est pas la performance qui compte ici mais le plaisir de délirer entre potes. Mes sens de gardien ne se manifestent toujours pas alors je dis finalement à Chris de s’arrêter devant le hangar abandonné aux limites de la ville. Nous descendons de la voiture et je m’approche de l’entrée du hangar mon partenaire de patrouille sur les talons avant de lui dire : Bon, commençons par étudier le dossier mon vieux. La plupart des victimes des scientifiques sont relativement jeunes et avaient à peu près ton âge. Ce qui signifie qu’ils ont une catégorie de population ciblée. Pourquoi ? Voilà la question. Est-ce que tu aurais remarqué des choses au lycée susceptible de nous aider dans cette enquête ?  
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MessageSujet: Re: Une patrouille difficile. [Featuring Arès & Juliette]   Ven 27 Mai - 10:33

Unité surnaturelle en action.
Je viens de rentrer dans la voiture après avoir donné une petite leçon au conducteur en carton qui a faillis me rentrer dedans. J'accélère au moment où le feu passe au vert, quand Arès prend la parole.

- Tu viens de traumatiser ce pauvre mec. C’est ta définition de mollo. C’était une intervention très musclée agent Ivakov. Ce fut un spectacle absolument délicieux. Mais fais quand même gaffe mon vieux. Si la police apprend que tu as l’habitude de mettre à l’amende des incapables cela pourrait te desservir. Mais bon, il l’avait bien cherché ce con. Il respectera le code de la route maintenant.

- Oui c'est vrai que j'y suis allé un peu fort, mais il m'a énervé. Il avait une tête de gland pour rester polis, c'était plus fort que moi. C'était même physique j'ai envie de dire.

Je continue de rouler avec mon amis sur les routes de notre somptueuse ville. Un couché de soleil magnifique s'offre en spectacle devant nous, que j'admire avec joie. Les couchés de soleil me rappellent bons nombres de choses. Comme les sorties avec les potes quand j'étais petit, les rendez-vous amoureux quand j'étais un jeu adolescent.. ma rencontre avec Julie. A ce moment là, j'aurai du avoir un petit pincement au cœur en voyant ce couché de soleil, mais non. C'est tout le contraire. Il remplit mon cœur de joie, et une petite pensée est adressée à la blonde qui a bercé mon muscle qui me permet de vivre pendant quelques temps, qui m'a fait connaître pas mal de choses intimement et sentimentalement parlant. Le premier amour quoi. Le soleil me rappel son sourire qui faisait limite mal aux yeux tellement ses dents étaient blanches. Ses yeux verts clairs avaient la caractéristique d'intimider beaucoup de monde, sauf moi. Enfin bref, je connais une personne qui fait tout autant, qui arrive limite à me faire baisser du regard avec son regard noisette. Espérance. Une magnifique rencontre. Arès me fait sortir de mes pensées pendant que nous roulons et me dit qu'il me ferait signe quand on s'arrêtera. J'agite la tête de haut en bas en signe d’acquiescement, pour me concentrer de nouveau sur la conduite, je n'ai pas envie d'avoir un accident.

Arès allume la radio et monte le volume sonore quand une musique assez vieille mais connue passe à la radio. Mon ami se met à bouger la tête en rythme avec la musique. Je tourne ma tête vers lui, et le regarde du style "Et tu fais quoi toi ?". Il pouffe de rire en me voyant et me demande de chanter avec lui. Je m'intègre dans son jeu et me mets en rythme avec lui et la chanson et me mets à chanter. Une chanson française, un groupe très connu. Mais je serai incapable de dire le nom. Je la connais presque par coeur, vu que je l'ai appris en Français l'année dernière.. Oui nous faisons encore ça au lycée héhé ! Je tapote sur mon volant en même temps et me met à chanter avec mon ami.

- Un jour j'irai à New-York avec toi, toutes les nuits déconner ! Et voir aucuns films en entiers ça va d'soit, avoir la vie partagée.. tailladée ? Dis-je avec mon accent américain, mâchant les mots et me trompant sûrement sur certains mots.

Logiquement, après que la chanson touche à sa fin, nous nous mettons à exploser de rire, en tapant le volant à plein fouet au feu rouge. Je pleure de rire, j'ai du mal à respirer tellement que je rigole. Nous chantons littéralement mal, mais c'est le délire entre nous qui compte. J'essaie de calmer mon fou rire et reprend la route vers je ne sais où. Arès me demande de s'arrêter vu qu'apparemment ses signes de gardien ne lui disent rien, prêt d'un Hangar Abandonné. Je secoue légèrement la tête en voyant ce hangar qui donne légèrement la chaire de poule, au vu du reflet que la lune à sur lui, car il fait déjà nuit. Je coupe le moteur, et nous sortons synchroniquement de la voiture en sifflotant. Nous nous approchons de l'entrée de l'hangar côtes à côtes, quand Arès se met à parler.

- Bon, commençons par étudier le dossier mon vieux. La plupart des victimes des scientifiques sont relativement jeunes et avaient à peu près ton âge. Ce qui signifie qu’ils ont une catégorie de population ciblée. Pourquoi ? Voilà la question. Est-ce que tu aurais remarqué des choses au lycée susceptible de nous aider dans cette enquête ?  

- Bah tu sais au lycée.. il y a beaucoup de personnes qui sont bizarres, qui laissent penser qu'elles sont des êtres surnaturels. Mais là, maintenant, tout de suite, je dirai que non.. M'enfin bon, inspectons cet hangar. Si tu as voulu t'arrêter ici, c'est le destin qui le veut héhé.

Je souris pour reprendre.

- Bon, vu qu'on est l'unité surnaturelle, pas besoin de lampe torche. Nos yeux feront l'affaire !

Je laisse mes yeux bleus humains virer au bleu électrique lupin. J'attrape mon téléphone et refait le con, comme d'habitude.

- Unité surnaturelle pour centrale. On est dans un hangar abandonné, on inspecte les lieux, terminé. Gfggdggffgfg (bruit de la radio). Dis-je en rigolant légèrement, remettant mon téléphone dans la poche de mon jean.

Mon humour laisse à désirer, je sais. Les yeux d'Arès brillent aussi, ils sont pratiquement de la même couleur. Nous nous avançons et entrons dans ce grand hangar, une ambiance lourde et pensante s'installe. Je m'avance et fouille sans faire trop de bruits tous les recoins de celui-ci, cherchant une piste ou quelque chose du genre. J'ai l'impression que bons nombres de choses se sont passées ici. Mon odorat peut percevoir qu'il y a eu de l'aconyte ici, enfin quelque chose dans ce genre. Comme si un ou des chasseurs auraient tirés sur un ou des loups. Je secoue la tête et m'avance vers Arès de pas rapides.

- RAS de mon côté. Tu as quelque chose toi ?

Je tourne sur moi même en laissant mes yeux scintiller bleu électrique. Je m'arrête une nouvelle fois vers mon amis pour reprendre la parole.

- Il c'est passé des trucs pas net ici.. j'ai l'impression qu'il y a eu des bagarres, et beaucoup de trucs bizarre.

Je me mets soudainement accroupis et attrape l'espèce de terre en mains que je frotte pour la reposer au sol. Je me redresse aussitôt vers mon ami.

- Bon.. des idées pour avancer ?
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MessageSujet: Re: Une patrouille difficile. [Featuring Arès & Juliette]   Mer 1 Juin - 11:38


     
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Une patrouille difficile





     
JJ’hoche la tête en entendant les propos de Chris. Il fallait reconnaitre qu’une certaine partie de la population surnaturelle de la ville est relativement jeune. J’avais déjà rencontré deux louves du même âge que Chris au gré de mes pérégrinations dans la petite bourgade ou ses environs. Je me doute qu’il doit tout de même y avoir une ou deux meutes dans la ville parce que sinon je ne vois vraiment pas comment les lycéens surnaturels arriveraient à contrôler leurs capacités. Les affres de la lune, la fragilité du contrôle des émotions ne sont que quelques aperçus des difficultés potables que peut rencontrer un adolescent loup garou par exemple. J’étais bien placé pour le savoir puisque Chris avait eu du mal à ne pas se laisser dominer par ses émotions en certaines circonstances. Tout comme, la blonde amatrice de beaux panoramas. Il fallait d’ailleurs que je me renseigne sur la situation des meutes de la ville. Cela pourrait toujours s’avérer utile j’imagine. Je ne sais pas si Chris fait partie d’une meute. J’espère pour lui les loups sont des animaux de nature sociale. Mais, cela n’a jamais tué personne d’être Omega. Quoi que si j’imagine que cela a dû être le cas à de nombreuses reprises. Quelle meilleure cible pour les chasseurs qu’un loup solitaire ?

Enfin, nous avons un hangar à inspecter. Je ne sais pas vraiment pourquoi je lui ai demandé de s’arrêter ici. L’intuition j’imagine car le gardien en moi n’y met pas vraiment du sien. Quel feignasse. Un petit traumatisme et il n’y a plus personne. Bon, j’imagine que découvrir la planque des trois masqués dans un hangar abandonné relèverait du miracle de Noel. Oui, de Noel mais le problème c’est que ce n’est pas Noel d’une part et que je doute que nos trois ennemis se conforment aux clichés du grand méchant se cachant dans un endroit sombre et reculé aussi prévisible d’autre part.

Non, bien sûr que non puisque nous sommes face à la crème des fouteurs de merde. L’élite des briseurs de rêves juvéniles, les démons de Beacon Hills qui avaient suffisamment d’énergie à revendre pour vaincre un Hellhound et faire des distributions gratuites de mercure aux quatre coins de la ville. Quoi ? Je deviens cynique. Peut-être mais vous le deviendriez aussi si vous étiez à ma place. Vous avez déjà vu un flic amputé partir en patrouille le sourire aux lèvres. Non, non bien sûr que non parce que c’est tout bonnement impossible. Alors, mon idée de se balader en ville à la poursuite d’une force qui pourrait m’aplatir si elle le voulait en cet instant précis me parait un brin moins enthousiasmant tout d’un coup. Les surnaturels un poil trop téméraires ne font en général pas de vieux surnaturels. Mais, bon je ne vois pas de quoi je me plains puisque c’était mon idée. Je rigole en entendant Chris dire que c’est le destin qui nous a conduit devant ce hangar décrépis. Si c’était le destin qui était responsable de ma situation, je lui en collerais bien une ou deux dans la face à ce vieux retors qui doit certainement bien se fendre la poire à nos dépens. Je lui dis : Ouais, tu dois avoir raison et puis qu’est ce ça coute de vérifier. Hein.

J’hoche la tête en souriant en écoutant Chris faire le con. Nous avançons cote à cote jusqu’à l’entrée du hangar. Mes yeux virent au bleu marin tandis que ceux de mon ami deviennent bleu électrique. Bon, vision nocturne enclenchée allons voir ce qu’il y a dans ce bâtiment et rentrons prendre une autre bière. Oui, bon je ne vous cache pas que n’étant pas au maximum de mes capacités, j’espère légèrement ne pas croiser la route des trois scientifiques. Non, parce que les propos de Parrish au sujet de son kidnapping me reviennent en mémoire tout d’un coup et que ce genre d’expérience qui devait au demeurant s’avérer enrichissante à n’en point douter n’était pas dans ma liste de priorité. En fait, elle n’était pas dans ma liste tout court. Mon loupiot détend l’atmosphère en continuant de jouer la carte de l’unité surnaturelle. Je rigole légèrement en même temps que lui mais quelque chose fait tilt dans mon cerveau.      

Une unité surnaturelle, voilà quelque chose d’intéressant. Je savais déjà que Jordan et Brian luttaient de leur côté contre les ravages des scientifiques de Beacon Hills mais à ce que j’en savais leurs efforts ne portaient pas leurs fruits à l’instar des miens. Et si la solution était d’impliquer une certaine partie de la population surnaturelle de la ville dans ce combat qui au final était un peu celui de toute la ville. Ce n’était certainement pas mes congénères qui allaient nous aider dans ce combat. Ils avaient reçu l’ordre de rester à l’écart. Il va falloir que je creuse cette idée un peu plus tard. Pour l’heure, je joue le jeu avec Chris : On se sépare agent Ivakov. Rdv ici dans cinq minutes.

Je pars de mon côté et laisse tous mes sens inspecter la zone mais je ne trouve absolument rien mis à part des odeurs d’aconit et d’autres substances peu ragoutantes pour l’être surnaturel que je suis. M’enfin, l’aconit tue loup n’a pas d’effet sur moi puisque je ne suis pas un loup. Les plantes ayant un effet sur mon espèce sont…Bam un bruit sourd attire mon attention et je me retourne en sursaut mais il ne s’agit que d’une chauve-souris qui quitte son perchoir. Bon, il me semble que cette piste est un coup dans l’eau. Je reviens sur mes pas tandis que Chris se dirige vers moi d’un pas rapide et me dit qu’il n’a rien trouvé. Je lui réponds : Non RAS.

Chris fait un tour sur lui-même en inspectant une nouvelle fois les environs du regard mais il ne trouve rien de plus. Mis à part, les traces de luttes et d’utilisations d’aconit que mes sens m’avaient indiqués lors de la petite patrouille. J’hoche la tête en écoutant Chris. Je suis bien d’accord avec lui. Ça ne sent pas très bon. Repaire provisoire de chasseurs ou lieu de torture improvisé, aucune idée mais vu l’état de faiblesse dans lequel je me trouve actuellement, rencontrer un foutu chasseur serait bien la dernière chose dont j’aurais envie. Mais, j’ai un mauvais pressentiment, un très mauvais. Quand, je vous dis que le destin se fout bien de notre gueule de là où il est. Chris s’accroupit et balaie la terre à nos pieds avant de me demander si j’ai des idées pour faire avancer les choses. Je réfléchis rapidement et parviens à la conclusion qu’un petit tour au Nemeton ne pourrait que m’être bénéfique bien que cette souche d’arbre mystique n’a à priori aucun lien particulier avec ce que je suis. Et puis, mes deux face à face avec les masqués avaient eu lieu dans les sombres bois de Beacon Hills.

Alors, pour le moment je n’ai rien de mieux à proposer. Je dis à Chris : Direction la foret mon vieux. Le Nemeton pourrait peut-être m’aider à retrouver mes esprits et puis c’est dans la foret que nous avions croisé le chemin des masqués alors c’est bien là- bas que nous pourrions les croiser. Je t’accorde que cela n’est pas grand-chose mais je t’avoue que je ne suis pas au top de la forme.
Nous sortons du hangar tranquillement sans nous presser. Cette patrouille se révèle bien peu palpitante mais toutes ne le sont pas. Une bonne partie d’entre elles servent simplement à s’assurer que tout va bien et si tout va bien pourquoi se plaindre. Je m’immobilise à mi-chemin de la voiture et Chris fait de même avant de me regarder interloqué. Je tends l’oreille et reste en état d’alerte durant plusieurs minutes. Avant de murmurer pour que seul un être ayant des capacités surnaturelles ne m’entende : Reste sur tes gardes, j’ai l’impression que nous ne sommes pas seul.    
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MessageSujet: Re: Une patrouille difficile. [Featuring Arès & Juliette]   Ven 3 Juin - 23:26

HRP:
 
Unité Surnaturelle versus une chasseuse.
Je secoue légèrement la tête de droite à gauche, ne me sentant pas forcément bien dans cet endroit. J'ai un très mauvais pré-sentiment ici, nous ferions mieux de vite déguerpir car Arès est dans un sale état, et je n'ai pas envie de faire un combat contre trois mecs masqués, dont la science est leurs atouts. Ils arrivent à magner le magnétisme si j'ai bien compris lors de notre altercation contre eux avec mon ami. Je suis resté bouche bée sur le coup, je n'ai pu absolument rien faire contre eux. Arès prend la parole suite à ma question.

-  Direction la foret mon vieux. Le Nemeton pourrait peut-être m’aider à retrouver mes esprits et puis c’est dans la foret que nous avions croisé le chemin des masqués alors c’est bien là- bas que nous pourrions les croiser. Je t’accorde que cela n’est pas grand-chose mais je t’avoue que je ne suis pas au top de la forme.

- Bonne idée, j'le sens pas du tout cet endroit.

Nous sortons d'une démarche lente de la forêt. Je jette un coup d’œil en direction de la lune, qui s'avère pleine. C'est donc ça ? Mhm d'accord, je comprends plusieurs trucs. Mon état actuel aujourd'hui, le pourquoi du comment mon énervement face à mes professeurs et tout le tralala. Tout se trace dans ma tête. Au moins, si un combat doit se faire, mon loup prendra un peu plus le dessus sur l'humain qui est en moi, et je pourrai donc mieux protéger Arès qui est dans un piteuse état. Un vent frai s'écrase sur le visage de moi et mon amis lorsque nous progressons vers la voiture qui est garée devant l'hangar. Nous marchons lentement, et prenons notre temps.

Soudain, je m'immobilise. Je reste fixe, et ne bouge plus d'un poil. Je tourne ma tête vers Arès qui fait de même. Je ferme mes yeux et concentre mon ouï et mon odorat sur les alentours. Ce n'est pas bon, pas bon du tout. Je peux clairement sentir un truc de pas bon pour ma race, un truc qui peut me tuer. De l’aconit ? J'en est certes sentis dans le hangar, mais là.. j'ai l'impression que l'odeur est plus.. fraîche ? Je ne sais pas comment l'expliquer. Je ne laisse pas pour autant mes yeux lupins faire surface, au cas où nous tombons sur un humain. J'arque un sourcil vers Arès, qui prend la parole, seulement audible entre lui et moi.

- Reste sur tes gardes, j’ai l’impression que nous ne sommes pas seul.    

- J'confirme. On est pas seul.. Je sens une odeur très fraîche d'aconit.. c'est pas bon.. pas bon du tout.. Dis-je d'une voix très basse.

Je me redresse sans bouger d'un pas, quand un bruit de pas se fait entendre derrière moi. Je ne bouge toujours pas, Arès non plus. Nous devons se faire passer pour des individus normaux, sans pouvoirs surnaturels. Un autre bruit de pas, puis un bruit de culasse. De culasse ? Donc, d'arme à feu ? Je tourne lentement ma tête vers Arès, et lui indique que c'est le moment. Le moment d'envoyer la saucée. Je tourne ma tête pour laisser mes yeux bleus humains virer au bleu électrique lupin. Je passe ma main droite sur le bras droit d'Arès, pour me tenir fermement à lui. Ses yeux prennent une couleur très glaciale à son tour. J'agite la tête soudainement de haut en bas. En quelques secondes, je suis déjà en l'air. Il m'a prit par le bras et m'a éjecté en arrière sur l'individu qui se trouvait derrière nous. La personne n'a pas le temps de faire quoi que se soit que je suis déjà sur elle. C'est une femme, aux cheveux clairs. Elle a en main droite une arme à feu, mais quelle arme précisément, je n'en sais rien. Je n'ai pas le temps de m'attarder dessus. Un truc en acier glacial se place sur mon foie. Par instinct, j'attrape la femme par le col de mes deux mains et l'expulse en arrière, mais elle se rattrape avec bravoure sur ses jambes et se redresse lentement. Je tourne lentement la tête en arrière, Arès est déjà à côté de moi. Je laisse toutes mes caractéristiques physiques de loup se montrer, et affiche un large sourire.

- Première fois que j'ai affaire à une chasseuse. Enchanté mademoiselle. J'espère que t'es prête, car tu vas en morfler. Je pense que tu es loin d'imaginer à quel point tu vas morfler.

La fumée blanche d'Arès se dissimule autour de nous, faisant office d'une espèce de brume pour que la chasseuse ne nous perçoit moins. J'espère qu'elle est prête, car ce soir, je suis à mon apogée.
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MessageSujet: Re: Une patrouille difficile. [Featuring Arès & Juliette]   Jeu 16 Juin - 19:10


   
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Une patrouille difficile



   
Je pousse un soupir d’exaspération tandis que mon visage se ferme et prend une expression froide et renfrognée. Nos sens de surnaturels ne nous ont bien évidemment pas joué de tours puisqu’un bruit de culasse brise le calme ambiant de cette fin de soirée printanière. Non parce que les effets de la chute sont bien présents et mon corps est victime d’une torture dont le degré de souffrance dépasse largement ce qu’un foutu chasseur pourrait espérer m’infliger. Alors, s’il y a bien un soir ou mes ennemis héréditaires auraient mieux fait de m’éviter c’était bien celui-là. J’échange un regard entendu avec Chris. Il ne va pas tarder à y avoir du grabuge. Ce dernier ne tarde pas à prendre l’initiative et laisse bien vite ses yeux lupins remplacer les humains tandis que le jeune loup garou pose sa main droite sur l’un de mes bras. Un signe de tête et le message est clair, la coordination parfaite. Chris est projeté en arrière sur la personne nous traquant, celle qui a dû nous prendre pour des cibles faciles. Je me retourne d’un mouvement et bondis vers la jeune femme au moment où elle pose son arme de poing au niveau du foie de mon ami. Le loup garou saisit la chasseuse par le col et l’expulse vers l’arrière dans la foulée. Cette dernière semble avoir de la réserve puisqu’elle se rattrape aisément sur ses deux jambes.

Chris se transforme complètement et se met à narguer la chasseuse en souriant. Qu’on se le dise, je serais parfaitement à même de faire la même chose si je ne sentais pas que quelque chose clochait. Une seule chasseuse contre un loup garou et une créature surnaturelle dont elle ne connaît rien, ce n’est pas stupide mais suicidaire. Or, j’ai déjà eu affaire à ces individus par le passé et ils peuvent être bien des choses je vous l’accorde mais stupides non. Tout simplement parce qu’un chasseur stupide ne brille pas par sa longévité dans une branche pareille. A l’instar du crime organisé, il fallait avoir un certain nombre de traits pour espérer y percer en plus d’un entrainement particulièrement adéquat. On ne nait pas chasseur on le devient, on ne nait pas criminel on le devient. Mais je m’égare passablement ce qui serait une très mauvaise idée si mes soupçons venaient à se confirmer. Je laisse la fumée blanche synonyme de transformation m’embaumer de son éclat immatériel. Je ne me transforme pourtant pas et me contente de nous masquer à la vue de notre adversaire directe qui n’a pas encore attaquée. Signe évident pour ma part qu’elle attend quelque chose ou quelqu’un. L’expression de surprise pure affichée par la chasseuse aux cheveux clairs aurait pu m’amuser si je n’en avais pas strictement rien à foutre. Ma mine est sombre et mes traits crispés tandis que je contrôle par la pensée la fumée se mouvant autour de nous.

Le bruit d’une course précipitée ne tarde pas à se faire entendre et je bande mes muscles avant de me transformer. Le tigre en moi s’excite à l’idée de faire couler le sang. Il est bien le seul à apprécier la situation. Le son caractéristique d’un saut me pousse à reculer précipitamment par réflexe, l’instant d’après un bruit de lame fendant l’air se glisse dans nos oreilles. Je laisse la fumée disparaître et me concentre sur la nouvelle chasseuse armée d’une sorte de lance à lame courbe qu’elle manie fort habilement dans une démonstration impressionnante. Je jette un coup d’œil à Chris pour lui indiquer que nous devrions y aller de concert parce que la portée de cette arme est suffisante pour nous blesser tous les deux. La seule solution est soit de la désarmer rapidement soit de la fatiguer. Le poids d’une telle arme est conséquent à sa létalité. Cette chasseuse est peut-être une combattante aguerrie. Elle n’en reste pas moins humaine. Le jeune loup s’élance le premier et je le suis de prêt tandis que mes yeux balaient la zone à la recherche de la première tueuse de surnaturels en vain.

Chris esquive un coup de lame et lance son poing en avant pour atteindre le visage de la chasseuse mais celle-ci l’esquive à son tour. Je me jette dans la mêlée et reçois un coup de botte dans le plexus qui me coupe le souffle. Bien joué la lancière. Je bondis en arrière pour esquiver la lame frôlant mon visage de peu. Une roulade sur le côté tandis qu’elle est engagé dans un duel de coups avec Chris me permet de reprendre mon souffle et de repérer la première chasseuse désormais équipée de deux couteaux de combats. La chasseuse aux cheveux clairs se dirigent vers nous en courant. Je m’élance vers cette dernière et l’intercepte d’un plaquage digne de l’un des matchs de football américain du loup garou. Cette dernière me fixe d’un air de défi et se débat furieusement sous mon emprise. Je lui mets un coup de boule pour l’assommer mais je dois reconnaître que j’ai affaire à une coriace puisqu’elle tente de répliquer avec ses lames. L’une des lames creuse un sillon sous mon œil droit.

Je tords ses poignets pour lui faire lâcher ses jouets. Les couteaux tombent sur le sol poussiéreux dans un bruit sourd. Je sens le danger arriver une seconde avant qu’un coup de bâton sur le crâne ne m’envoie valser à quelques pas. Je roule sur moi-même et ai la satisfaction de voir mon ami décocher un direct du droit dans la mâchoire de la chasseuse. Je me relève prestement et pousse violemment mon adversaire ayant fait de même sur sa partenaire de chasse. Les deux femmes s’écroulent dans une synchronisation fort appréciable. Je rejoins Chris en quelques pas et lui adresse une tape amicale sur l’épaule. Je ne comprends néanmoins pas pourquoi mon instinct m’indique que nous ne sommes pas sortis de l’auberge jusqu’au moment où le sifflement fend l’air. Je pousse Chris sans ménagement et ce dernier roule sur lui- même tandis que la flèche se fiche là où il se trouvait quelques secondes plus tôt. Je fais volte-face et reçois une flèche dans l’épaule. De l’aconit tue loup, intéressant mais inutile sur le tigre que je suis. Mes yeux bleus flamboient de rage tandis que j’intercepte la flèche suivante de ma main droite et la brise dans la foulée. La moquerie naissante cède la place à un sentiment aisément traduisible par quelque chose comme et merde.

Un « et merde » qui s’échappe d’ailleurs de mes lèvres lorsque le viseur rougeoyant d’une arme de précision se fige sur mon torse. Je lève lentement les bras en signe de reddition pour avoir le temps de regarder autour de moi. Un coup d’œil vers l’arrière me montre Chris de nouveau debout et un peu plus loin un muret en ruine qui avait du être une annexe du bâtiment principal à une autre époque. Je laisse la fumée s’enrouler de nouveau autour de mon corps pour distraire les quatre traqueurs avant de m’élancer vers le muret en emportant Chris au passage. Une fois à l’abri derrière ce maigre rempart de béton. Je tourne la tête vers le loup garou et lui dis : Pas exactement ce que j’envisageais pour ma soirée mais bon, on fait avec. Un sourire se peint sur le visage du lycéen et un sourire reflétant le sien se greffe sur le mien. Je reprends dans la foulée : Plan A : on les éclate. Plan B : on les écrase. Et plan C, on les défonce.

Hochement de tête entendu de mon partenaire de patrouille. Il faut dire que ça pour du plan solide c’en était. Enfin, une fois ce trait d’humour distillé. Je réfléchis rapidement à la situation. Quatre chasseurs dont deux armés d’armes à feu. Donc une couverture assurée pour nos adversaires du soir et deux amatrices de corps à corps musclés. Bon, il me semble que la chasseuse aux cheveux clairs a laissé tomber le pistolet pour des armes plus tranchantes. Mais prudence est mère de sureté. Quant à l’archer il n’est pas à négliger car talentueux. Bon, et bien je ne vois qu’une seule façon de renverser brutalement la situation. L’art de la guerre de Sun Tzu nous dit que celui qui choisit le terrain de la bataille a un avantage indéniable sur son ennemi. C’est donc ce que je vais faire. Nous allons redistribuer les cartes et changer les règles du jeu. Ils ont eu leur chance lors de ce premier round. Ils n’en auront pas de deuxième. Je fixe l’entrée du hangar pensivement. Nul doute qu’ils attendent que nous sortions de notre cachette pour nous arroser copieusement. Allez, je crois qu’il est temps d’inverser le traquenard. Je murmure à Chris de se précipiter dans le hangar là ou leurs jouets ne seront pas suffisant pour faire face à nos armes naturelles et ce en raison de l’obscurité qui y règne. Il me demande comment je compte faire diversion et je laisse un sourire en coin étirer mes lèvres. Je lui dis de sprinter plus vite que pendant le match contre Los Angeles. Le hangar n’est qu’à quelques mètres de notre position.

Mon bras dépasse lentement mais surement de notre planque et je laisse mon majeur se dresser dans un signe caractéristique de défiance. L’attention de nos adversaires accaparée pour quelques instants par ce geste obscène. Mon loupiot en profite pour se précipiter à l’intérieur. Je lui adresse un grand sourire et retire mon bras au moment où une balle manque de m’arracher le doigt. Puis, je prends une grande inspiration. La diversion ça marche une fois mais pas deux. Or, je me doute que ma petite provocation va les pousser à déchainer les feux de l’enfer sur ma personne. Bon, je dois reconnaître que c’était tout à fait puéril mais bon sang que ce fut jouissif. Après tout, cette bande de chasseurs venait de bousiller ma soirée. Je laisse tarder le moment où je devrais m’élancer à toute vitesse vers Chris. Pas que je ne sois pas pressé de passer à la phase deux du plan mais la perspective de sentir le souffle des balles sur mon derrière ne m’emballe pas des masses voyez-vous. J’observe le muret délabré contre lequel je suis appuyé et constate que ce serait lui rendre service de le démolir purement et simplement. Je me lance dans l’arrachage d’un morceau de pierre qui s’avère plus délicat que prévu mais j’y parviens finalement et le lance en l’air pour détourner leur attention juste le temps de bondir hors de ma planque de fortune. L’œil humain est naturellement attiré vers certaines choses comme celles constituant une surprise non désirée. Ce n’est pas une supposition, c’est mécanique. Une sorte de réflexe dirons-nous.

Je m’élance à toute allure vers le hangar tandis que le bruit des balles et des flèches accompagne mon sprint. C’est ce qui s’appelle avoir le feu au cul au sens littéral du terme. Seul un chien de l’enfer pourrait l’avoir plus que moi en cet instant. Je pénètre dans l’obscurité protectrice dans une glissade et Chris ferme l’entrée dans l’instant qui suit. Il m’aide à me relever et je lui dis que nous devrions nous séparer pour qu’ils s’enfoncent profondément dans le bâtiment et soient obligés de se séparer à leur tour. Il acquiesce et nous partons chacun de notre côté. Une fois en position, une vague de douleur me déchire les veines et fait monter la colère et la frustration en moi. La noirceur liée à la chute tente de se frayer un chemin dans mon esprit tandis que ma blessure à l’épaule se referme progressivement. Les tuer, je vais les abattre purement et simplement. L’obscurité dans mon âme est ici naturellement accentuée par ma haine indélébile pour les chasseurs et je manque de me laisser noyer dans la furie meurtrière. Mais, le gardien prend le contrôle de mon corps sans me demander la permission. Mes yeux bleus flamboyants constituent une lumière bien lumineuse alors il ferme les yeux et attend, invisible. Prédateur dans son élément, guerrier de silence, statue infatigable. Je ne peux que devenir spectateur des évènements. Je me doute qu’il n’y aura pas de morts ce soir. Seulement des neutralisations temporaires.

HRP:
 
(c) crackle bones

   




Dernière édition par Arès Kye Coleman le Lun 4 Juil - 18:41, édité 1 fois
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Juliette Kenney

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MessageSujet: Re: Une patrouille difficile. [Featuring Arès & Juliette]   Jeu 16 Juin - 22:55


Une patrouille difficile
« Par la sueur de notre front, et la force de nos bras, et le courage de notre cœur ; Chers amis, hissez nos couleurs. »


Juliette profitait sagement de la douceur qu'offrait cette belle soirée de printemps lorsqu'un importun se décida à cogner à la porte de sa baraque. Au début, légèrement ennuyée, la chasseuse ouvrit la porte en se demandant qui cela pouvait bien être.
Et quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'elle vit trois silhouettes familières se dessiner dans l'encadrement de sa porte d'entrée.
Le temps de retrouver ses esprits et la chasseuse était déjà enlacée de tout les côtés par ses anciens camarades. C'était une telle surprise de les revoir !
Toute cette route depuis Arsenal, juste pour la voir... C'était juste la meilleure surprise qu'ils auraient pu lui offrir en cette si belle soirée.

***

L'air était frais mais agréable. C'était comme au bon vieux temps. Profitant de ce moment de sérénité, Juliette ne vit qu'au dernier moment l'attaque vicieuse d'Acacia. Depuis qu'elle avait cette lance, elle était encore plus rigoureuse envers ses compagnons de mauvaise fortune.
L'escadron était près à fondre sur de potentielles proies en cette délicieuse soirée de pleine lune. Les loup-garous montraient tous le bout de leur truffe en principe et ça donnait du boulot aux chasseurs. Juliette jaugea ses camarades d'un œil vigilant, Acacia et Hailey étaient plus du genre combat au corps à corps, tout comme Juliette d'ailleurs. Mais ce soir elle avait décidé de troqué sa cape de guerrière contre un fusil de précision.

Elle était heureuse de retrouver ses camarades, mais elle avait aussi été attristée par la nouvelle qu'ils avaient apportés avec eux... Perdre un frère d'arme c'est toujours une épreuve difficile, ça vous étouffe parfois dans votre propre angoisse. Ce pincement au cœur qui vous noue l'estomac et vous retourne le cerveau. De la véritable torture... Alors ce soir, elle prenait sa place. Elle l'honorait à sa manière, en apportant son arme fétiche au combat.
Nathaniel s'approcha furtivement de la brune et l'offrit l'un de ses plus beaux sourires. Et Juliette fut frappée d'une vérité on peut plus grave. Ils étaient terriblement jeunes. Et c'était bien l'une des raisons pour lesquelles ils n'avaient pas le droit de mourir ce soir dans un stupide combat.

Acacia était toujours à la tête de l'équipe, elle avait le caractère pour et les épaules assez solides pour supporter la responsabilité de chef d'unité. Elle avait d'ailleurs choisi un endroit stratégique pour capturer, voire tuer les loup-garous un peu trop excités sur leur pattes de derrière. Le hangar était abandonné, ce qui donnait une assurance quant à l'absence de civil sur le terrain.
Chacun prenant place, les jeunes chasseurs attendirent le signal de la belle blonde pour ouvrir les hostilités... Ils attendirent peu au final, vraiment peu avec qu'un duo de surnaturel ne fasse son apparition. Ils avaient bien essayé de paraître naturels, mais n'importe quel chasseur saurait faire la différence entre la réaction de personnage flippé et de petit monstre. Eux... Ils étaient plutôt monstres. Trop d'attention. Trop d'immobilité. Trop lupin au goût des chasseurs.

L'offensive fut très rapidement lancée par Hailey qui ne se laissa pas démonter face à la première difficulté qui se présenta à elle. Chacun ouvrit le bal, Juliette fit pleuvoir les coups de fusil, Nathaniel de son poste fit chanter son arc alors que les deux lionnes à terre se débattaient avec fureur face à ces animaux. Juliette mis un instant à comprendre ce qui était réellement en train de se passer et rapidement elle tenta de communiquer avec Nathaniel. La grande armoire n'était pas un garou. Du moins pas un loup-garou.
Jusqu'à présent, Juliette n'avait pas trop fait chauffer le canon de son arme et pour cause, les filles étaient bien trop souvent dans le champs de vision et prendre le risque de tuer l'une d'elle n'était certainement pas la meilleure des idées.

Le combat prit une tournure nouvelle au fur et à mesure que le temps s'écoulait et si Juliette avait été silencieuse jusqu'ici, décida de faire parler son arme face au geste obscène qu'on lui offrit très tendrement.
Posant finalement pied à terre, Juliette rejoint le reste de l'escadron...Arrivait le moment où les chasseurs devaient se jeter dans la gueule du loup. Littéralement parlant.
Le combat qui s'annonçait serait d'un tout autre genre, ils n'étaient plus à découvert à la différence des chasseurs qui n'avaient pas dit leur dernier mot. S'armant psychologiquement à ce qui les attendait, la brunette se remémora hâtivement le combat que venaient de livrer les deux créatures face aux petites guerrières qu'étaient Acacia et Hailey.
A n'en pas douter, ils n'avait pas dans l'intention d'abandonner de si tôt, sans Nath et Juliette, elles seraient d'ailleurs déjà à l'hosto et en train de ramasser leur dents. Ces connards leur avait fait mordre la poussière et en plus ils n'étaient pas stupides au point de jouer sur le terrain de jeu des chasseurs... C'était aussi frustrant que c'en était excitant.

Entrant dans le hangar, le groupe se coupa en deux, c'est d'ailleurs certainement ce qu'ils avaient cherché à faire, mais c'est aussi ce qu'il y avait de plus logique s'ils voulaient couvrir le plus d'espace possible et saisir le mince espoir d'en capturer un des deux, au moins pour recueillir des informations sur la population surnaturelle de Beacon Hills.
Avançant à pas feutrée dans l'enceinte du hangar poussiéreux, Juliette se focalisa particulièrement sur son souffle et les battements de son cœur. L'excitation, l'appréhension du moment faisait grimper l'adrénaline qui courrait dans leur veine. La jeunesse était une belle connerie qui donnait au danger des goûts savoureux, comme une drogue dont il est difficile de se défaire.

Elle inspire profondément et expire lentement, son regard tente de percevoir dans l'antre obscure mais elle saurait à peine discerner la silhouette d'Hailey qui est pourtant à quelques mètres d'elle. Ils ont un avantage considérable sur eux, l'avantage du terrain. Et de la vision nocturne aussi.
C'est ce moment où l'on regrette de ne pas être exceptionnel, un peu comme eux dans un sens... Rivant son regard à droite puis à gauche, Juliette détourna son attention lorsqu'elle fut attirée par un fracas qui sembla venir d'ailleurs. Ce n'était pas une diversion mais ça avait servi comme tel pour l'homme à la peau mate, profitant de ce très court moment d'inattention, il s'attaqua frontalement à Hailey qui prise par surprise se retrouva à valser au milieu des débris jonchant le sol du hangar, alors qu'il allait s'en prendre de nouveau à sa camarade, Juliette passa à l'offensive alors qu'à l'autre bout du hangar, une bagarre faisait rage.
Attaquant de front et à vive allure l'homme de grande taille, Juliette profita de son seul avantage, son agilité. Il était doué, à n'en pas douter, mais encore fallait-il suivre la cadence que la chasseuse lui imposait. Il stoppa et esquiva plusieurs coups jusqu'à ce qu'elle perçoive enfin la faille qui lui permis de le faucher habilement.

Enfin, une véritable opportunité. Se jetant sur lui Juliette parvint à lui entailler le torse, dessinant un sillon parfait. Un trait net et sanglant en travers du buste. Mais il n'était pas du genre à se laisser faire si facilement. S'ensuivit un combat hargneux entre elle et la bête qui finit par prendre le dessus. Dos à terre, Juliette scruta l'homme venir vers elle, cette lueur sanguinaire dans son regard azur et dans un ultime coup de pied dans les parties, se redressa pour lui assener un uppercut qui manqua de lui broyer le poing. De nouveau face à face, Juliette regarda son ennemi en chien de faïence, la chute de Hailey avait eu raison de sa conscience, il avait sûrement dû toucher la tête.



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Chris Ivakov

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MessageSujet: Re: Une patrouille difficile. [Featuring Arès & Juliette]   Sam 18 Juin - 1:22



Patrouille surnaturelle vs Patrouille chasseuse.

Chris & Arès (Plus l'intervention de ma Juuuuu)

La fumée blanchâtre de la transformation d'Arès nous plonge lui et moi dans un petit brouillard. Je me tourne vers lui, et comprend littéralement qu'il y a quelque chose qui ne va pas. Je ressens aussi la même chose. Nous sommes deux, deux personnes plutôt puissantes, contre une pauvre chasseuse ? Ça sent le plan foireux, le bon gros plan foireux à l'ancienne, où on va tomber sur une embuscade de chasseurs qui vont faire feu sur nous. Soudain, je remonte ma tête en avant quand un saut en notre direction attire l'attention de mon ouï. Par l'instinct de mon loup, je me jette directement en arrière, pour pouvoir esquiver la personne qui arrivait. Ce n'est pas la même que tout à l'heure.. Encore une femme. Elle détient une lance avec une lame plutôt courbe, qu'elle manie avec bravoure. Elle fait des espèces de trics très impressionnant que je ne saurai décrire. Si ça aurait était quelqu'un qui ne nous voulait pas de mal, je l'aurai limite applaudit. Mais bon, ce n'est pas le cas. Je remonte mon regard vers Arès qui me fait comprendre qu'il faut la désarmer et y aller franco. La fumée blanchâtre se dissimule, c'est partis.

Je m'éjecte le premier en avant, en lâchant un rugissement plus féroce que sournois. Je me baisse en arrière pour esquiver le coup de lame de la chasseuse et remonte mon poing droit en direct vers elle, qu'elle esquive aussitôt. Arès se jette en avant vers elle tandis que je recule, mais il est réceptionné aussitôt d'un coup de pied dans le plexus. Il esquive de peu un coup de lame. Je bondis aussitôt en avant vers la chasseuse pour laisser mon coéquipier reculer, afin que je reprenne le duel, un duel digne de ce nom. Je vais essayer de la désarmer, mais cela va pas être chose facile, vu qu'elle manie très très bien son arme. Je me baisse à droite, à gauche, en avant, en arrière. Je recule et m'avance de façon à esquiver tous ses coups. Je me concentre sur la manière dont elle frappe et mémorise le tout. Soudain, à un moment bien précis, je remonte mes deux mains ouverte pour stopper la lame entre mes deux mains. J'envoie directement mon genou droit contre son foie pour ensuite remonter mon poing droit en uppercut dans son menton. Elle manque de faucher mes jambes, que j'esquive rapidement en sautant en l'air, mais elle a le réflexe d'envoyer son pied dans me foie, ce qui me coupe la respiration pendant quelque secondes. Du temps que je me retourne, mon adversaire se jette sur Arès, qui a mis pratiquement la sienne KO au sol et lui décoche un coup du manche de sa lance dans sa tête. Je secoue la tête et me jette sur elle aussitôt pour la réceptionner d'un direct du droit dans la mâchoire. Je pousse au même moment mon adversaire contre celui d'Arès pour que les deux femmes s'écroulent au sol synchroniquement. Le gardien du surnaturel me rejoint et me fait une tape amicale sur l'épaule, comme à notre habitude. Puis d'un coup, il m'éjecte sur le côté, ce qui me fait faire quelques roulades en arrière. Je tourne ma tête, une flèche s'encoche dans son épaule droite. J'ouvre grand mes yeux bleus électriques, je peux de ma position sentir l'aconit tue loup.. Et merde, cela n'a pas d'effet sur lui, mais sur moi si. Il faut que je face extrêmement gaffe ! Il y a un tireur d'élite aussi ou ça s'passe comment ? Arès saisit avec habilité la deuxième flèche qui jaillit sur lui, qu'il casse par la même occasion.

Je me relève après quelques secondes et prend place derrière un vieux muret en ruine. Je tourne la tête vers Arès qui se trouve enroulé de sa fumée blanchâtre, sûrement pour distraire les chasseurs. De ma position, je peux observer un quatrième chasseur posté plus haut avec une arme en plus d'un laser rouge pointeur. Mon ami se dirige vers moi et prend la parole.

- Pas exactement ce que j’envisageais pour ma soirée mais bon, on fait avec.

- Moi non plus, m'enfin bon, c'est sympathique héhé ! Dis-je le sourire aux lèvres. Arès reprend immédiatement.

- Plan A : on les éclate. Plan B : on les écrase. Et plan C, on les défonce.

- J'ai une préférence pour le C, mais je valide aussi le A et le B ! Dis-je en hochant la tête.

Bon par contre.. j'avoue que je n'ai pas vraiment d'idées. Je vois qu'Arès fixe l'entrée du Hangar sans bouger.. il a une idée derrière la tête, et ça c'est cool. Bon, je vais réfléchir de mon côté. Nous avons en face de nous quatre chasseurs qui ont dans l'objectif de nous ôter la vie.. Sympa la soirée non ? Ils ont le terrain actuellement, nous sommes littéralement coincés ici derrière ce muret en ruines. Il faudrait faire comme eux, s'en prendre à leur propre jeux, mais je ne sais absolument pas comment faire. Arès tourne sa tête vers moi, je fais pareille. Il me demande de courir directement dans l'entrée du Hangar pendant que lui, fait diversion. Mais ma question est la suivante : comment il va faire ? M'enfin bon, je lui fait confiance. Je pourrai mettre ma vie entre ses mains. Il me dit simplement de courir plus vite que pendant le match face à L.A. Et bien, c'est ce que je vais faire.

Mon partenaire de patrouille fait dépasser sans pression son bras de notre planque et lève son majeur droit, ce qui étire mes lèvres aussitôt. Je reprends mon sérieux quelques instants plus tard. C'est le moment, je m'imagine dans le stade de Beacon Hills. J'imagine autour de moi la foule totalement en délire, comme pendant le match que j'ai effectué contre les monstres de la baie des anges. Arès était présent d'ailleurs, et m'a beaucoup aidé à me contrôler et à m'aider à mener mon équipe jusqu'à la victoire. Je sors soudainement de mes pensées en serrant les poings et fuse à une vitesse incroyables en zigzagant légèrement pour ne pas me faire toucher par les balles qui fusent autour de moi. Je tourne ma tête vers Arès une fois entré dans le hangar et lui adresse un large sourire qu'il me rend aussitôt. Maintenant, comment il va faire ? J'attends de voir ça.

Mon ami se retourne soudainement et arrache un morceau du muret qui nous servait de planque. Oui je dis bien un morceau, car c'est un morceau. Il le jette quelques mètres plus loin, ce qui détourne l'attention des chasseurs pendant quelques secondes. Arès a finalement le temps de faire un sprint très rapide vers moi. Il se laisse glisser en avant pour entrer dans le hangar. Je ferme instantanément l'entrée, ce qui nous plonge dans un noir total. Il a eu une très bonne idée, nous avons l'avantage du terrain désormais, à nous de jouer. Je l'aide à se relever, il m'indique que nous devrions nous séparer. J'exécute, et laisse mes yeux scintiller d'un bleu électrique intense et commence à m'avancer dans cette obscurité qui me donne la chaire de poule.

Quelques secondes passent, les portes du hangar s'ouvrent. Je peux entendre et sentir grâce à mes sens de loups, que les quatre personnes sont là. Ils se dispersent immédiatement, ce qui est bon signe pour Arès et moi. Je ferme les yeux pendant quelques secondes, et inspire et expire profondément. Les pas se rapprochent de plus en plus de moi, quand soudain un bruit sourd vient du côté d'Arès, puis un bruit d'un corps contre des débris. De son côté, le combat est engagé. Pas du mien encore.. J'attends le bon moment, pour une fois, je vais être tactique. Je vais profiter du terrain et mettre tous les avantages de celui-ci de mon côté. Je lève quelques secondes ma tête et je peux nettement apercevoir un mec avec avec un arc et la demoiselle de tout à l'heure avec sa lance. Je saisis à côté de moi deux longs tubes en acier. Je souffle, et bondit soudainement de ma cachette pour envoyer mon pied se fracasser contre le foie de l'homme. Je mets mes deux tubes en acier en forme de croix pour parer le coup de la lance de la demoiselle et balaye instantanément ses pieds. La pleine lune me rend plus puissant, j'aime ça. Mes instincts de loup m'indiquent que quelque chose approche derrière. Je m'aide d'un de mes tubes que je mets en arrière pour contrer un coup de poing, et je me retourne immédiatement afin d'envoyer mon pied droit tel un high kick dans la tête du mec qui tombe au sol immédiatement. Je me retourne et me prend un coup de lame dans le ventre. La blessure n'est pas grave c'est une simple entaille, mais vu qu'il y a de l'aconit, ça me fait un mal de chien. Je recule de quelques pas en laissant un rugissement sortir de ma bouche.

Je me plaque contre les murs du hangar et refait la croix de tout à l'heure avec mes deux armes pour parer le coup de la chasseuse, et use de ma force de loups pour l'expulser quelques mètres en arrière. Je m'avance, mais la jeune fille qui est très agile me réceptionne d'un coup violent dans le torse. Je recule de quelques pas mais reviens à la charge en me baissant aussitôt, de manière a esquiver un coup pour ensuite remonter une main en lâchant une de mes armes pour attraper la jambe de la demoiselle et la tirer vers moi pour lui faire perdre l'équilibre. Mon pied tape sa seule jambe qui est au sol, ce qui la fait elle tomber au sol. J'allais me jeter sur elle, mais une odeur de sang qui m'est commune attire mon attention de l'autre côté. Je ne cherche même pas à comprendre, que je rugis en avant vers la chasseuse qui semblait avoir les cheveux foncés, que je plaque aussitôt contre le mur. Je plonge directement mes yeux bleus électriques lupins dans ses yeux, en grognant. Elle m'expulse en arrière, mais Arès revient sur elle et lui envoie un direct dans son nez. Je me retourne et laisse mon pied droit percuter le plexus de la chasseuse aux cheveux clairs qui fait un vol en arrière.

J'avais pratiquement oublié l'homme qui est au sol, ce qui est une grossière erreur de ma part. Une flèche avec de l'aconit se loge dans mon épaule. Je tombe sur les genoux et m'étale au sol pendant quelques secondes. J'agite ma tête dans tous les sens, quand je peux voir la chasseuse avec la lance au sol quelques mètres plus loin. Le chasseur lui qui venait de décocher une de ses flèches pleine d'aconit dans mon épaule se poste sur moi. J'ai fais une erreur, mais il vient d'en faire une. Je lève mes jambe vers lui grâce à mes abdominaux et enroule sa taille pour le tirer au sol vers moi. Je lui assène trois coups de front qui le rendra KO pendant quelques minutes.

Je souffle et reste au sol. Je plaque ma main contre ma plaie à l'épaule, en espérant que ça ne soit pas trop grave. Il faut que je me relève et que j'aille aider Arès, et rapidement ! Etant au bout du hangar, et dans une sorte d'état de choc, je ne peux pas très bien les voir. Je me mets à parler d'une voix assez haute pour qu'Arès m'entende, mais assez faible pour que la chasseuse elle ne m'entende pas.

- Quand tu en auras l'occasion.. expulse la chasseuse vers moi.. je saurai la réceptionner comme le sanglier dans la forêt lors de notre première rencontre. Dis-je d'une voix un peu faible.

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Arès Kye Coleman

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MessageSujet: Re: Une patrouille difficile. [Featuring Arès & Juliette]   Lun 4 Juil - 18:49


   
I got broken wings. I keep dyin, keep tryin. No I won't give up. I got broken wings but i still flyin. With a loss of faith and i'm still tryin. Arès & Chris & Juju
   

   
Une patrouille difficile




   
Spectateur dans l’obscurité, fils de la nuit, prédateur attendant patiemment son heure pour frapper au moment le plus opportun, le gardien se tient fier et droit dans un recoin sombre. Il est parfaitement immobile et n’esquisse pas le moindre mouvement. Puits de discipline, statut martial dans son élément. Le gardien ne connaît pas la faim, la peur, la douleur ni aucune émotion. Cette entité surnaturelle d’une puissance inouïe, crée à l’aube des temps pour veiller sur le fragile mécanisme connu sous le nom d’équilibre est un guerrier assigné à un certain nombre de tâches essentielles au maintien de l’harmonie. Mais, la protection de son véhicule des assauts d’humains assez stupides pour tenter de s’en prendre à lui n’était clairement pas son activité préférée. Arès était un réceptacle optimal pour le gardien qu’il était. Constitution physique idéale, force, puissance, esprit aiguisé, intelligence, sens de la stratégie innée. En apparence, il était l’élu parfait. Pourtant, ce dernier avait le don de se fourrer dans les ennuis plus facilement qu’un de ces petits humains courant partout dans tous les sens et geignant à longueur de journée.

Il y avait notamment sa vendetta envers les chasseurs suite à la mort de ses cousins loups garous. Le gardien avait assisté à plusieurs massacres sanglants au cours des derniers mois. La soif de sang de l’immaculé n’avait d’égale que la douleur qu’avait suscitée la perte de ses deux êtres chers. Tableaux macabres que ceux qui avaient précédés son installation dans la ville si particulière. La bourgade débordant d’énergie mystique à l’état brut. Ce détail était particulièrement intéressant bien que cette énergie était mineure à nos yeux. Car ne pouvant pas nous servir d’une manière ou d’une autre. Le Nemeton était une véritable balise attirant le monde surnaturel sur les lieux comme des moustiques attirés par la lumière dans une nuit noire. Ce n’était pas un problème en soi. Seulement, la balise attirait autant des bonnes personnes que des mauvaises. Or, ce que des mauvaises personnes pouvaient faire avec toute cette énergie si elles disposaient des connaissances nécessaires pour se faire était atrocement considérable. Puis, il y avait les activités illégales du jeune homme et son gout pour le crime organisé. Ce que fait mon véhicule de son temps libre ne me regarde pas. Tant qu’il assure sa mission. Mais, tuer des gens ne me parait pas être une activité bien rationnelle pour un gardien à la fumée. Pourtant, je n’y peux rien. L’essence de gardien qui anime les gardiens à la fumée ne peut pas prendre le contrôle permanent de l’individu qui la contient.

Et malheureusement jamais sans son consentement. Si, c’est moi qui suis au contrôle en cet instant précis c’est parce que je peux passer outre en situations de crises dans lesquelles la vie du gardien est en jeu. Notre espèce s’éteint d’elle-même depuis l’ancien temps et la grande guerre fratricide.  Chaque essence est infiniment précieuse. Le seuil de renouvellement peine à être atteint mais d’un autre coté des légions de deatheaters ne peuvent qu’attirer l’attention de personnes un peu trop curieuses. Les armes des hommes sont devenues bien trop efficaces depuis quelques temps. Malgré, les erreurs de parcours de mon véhicule et particulièrement la plus grave possible. Je ne peux pas le laisser perdre la vie de manière stupide. Et, je ne peux pas le laisser massacrer des chasseurs à tout va. Notre espèce est censée ne pas exister aux yeux de ces derniers. Or, c’est ce qui arriverait si je le laissais aux commandes. Soit, il perdrait la vie soit il ôterait les vies de tous les chasseurs présents. L’affaiblissement considérable lié à la chute ne va pas me faciliter les choses mais les humains sont arrogants. Ici dans mon élément, ils sont les proies en dépit des apparences. Les bruits de pas et des voix humaines m’indiquèrent que la partie allait commencée. Les yeux toujours fermés pour ne pas être trahi par la lueur bleuté chatoyante s’échappant des prunelles. Je laisse les sens du tigre se disperser sur les lieux pour les quadriller et me fie tant à l’ouïe qu’à l’odorat pour repérer le petit groupe, un duo se dirigeant vers ma direction. Une fois les deux femmes suffisamment proches, je donne un coup de poing sur la structure métallique d’un meuble la faisant se renverser en arrière.

Une fois l’attention des deux chasseuses détournées, j’ouvre les yeux et me jette sur la plus proche que je projette aisément au milieu des débris à plusieurs mètres. Je laisse mon ouïe me confirmer qu’elle est assommée lorsque je sens son cœur battre. Voilà une bonne chose de faite. Au suivant, je vous prie. Je n’ai pas l’honneur du premier assaut car la petite chasseuse passe à l’offensive la première et me harcèle de coups. Je ne m’attendais pas à un tel étalage de talent de la part d’une humaine. Un sourire étire les lèvres du visage d’Arès lorsqu’il se rend compte que la petite chasseuse lui rappelle sa créatrice dans son style de combat ne laissant aucun répit à son adversaire. Mais, ce n’est pas le moment de se rappeler des moments agréables. La menace immédiate de la petite guerrière doit être réglée. Mes avants bras parent ses coups tandis que quelques esquives me permettent de ne pas être touché. Seulement, une vague de douleur inonde l’être de l’immaculé et je me recule malgré moi sous la puissance de la brulure interne. La petite humaine en profite intelligemment et je pourrais presque me montrer admiratif si je ne basculais pas sur le sol et ne sentais pas le sillon d’une lame érafler le torse de l’élu. Soudain, je sens qu’il se passe quelque chose d’anormal. La noirceur tentant de corrompre Arès de l’intérieur me déchire les entrailles seulement au lieu de la combattre il semblerait que le jeune homme souhaite faire cœur avec elle.

Je comprends qu’il tente de récupérer le contrôle de son corps et de laisser la noirceur faire son œuvre en raison de sa soif de sang de chasseur. Des pensées macabres et sanguinaires envahissent son esprit et je ferme les yeux pour lutter intérieurement contre le mal qui le ronge et auquel il souhaite s’abandonner pour laisser cours à sa vengeance sauvage et implacable. Un mur de lumière se dresse face à la tornade ténébreuse ce qui affaiblit mon emprise sur le corps du jeune homme. Je repousse violemment la chasseuse devenue le cadet de mes soucis.  Arès me dispute le contrôle de son enveloppe et je n’ai pas d’autre choix de le lui laisser à contre cœur. Un sourire sinistre et mauvais étire mes lèvres tandis que je me relève. J’ai réussi à récupérer le contrôle de mon corps par un concours de circonstance. Il faut être vicieux pour piéger son propre gardien et ce n’est certainement pas cela qui va réparer ma symbiose brisée mais je ne vais pas laisser cette petite garce s’en sortir vivante. Je hais les chasseurs et mon courroux sanglant est la seule rétribution qu’ils méritent. Je suis bien conscient de la présence de Chris mais je vais tous les tuer. D’ailleurs, c’est une raison suffisante pour tous les envoyer six pieds sous terre. Menacer la vie de l’un de mes amis est la pire idée possible. De plus, la dette de sang qu’a occasionné les meurtres de mes cousins ne trouvera jamais de fin. Ces hommes méritent tous une mort brutale. Et c’est avec une lueur sanguinaire et prédatrice que je me jette dans la bataille.

Dénué des limites morales du gardien, tout mon être ne tend qu’à une seule chose. Tuer. Le tigre se déchaine dans mes veines tandis que le combat brutal, âpre et ultraviolent s’engage entre ma future victime et moi. Elle se défend bien la gamine. Je dois bien lui concéder cela. Les coups de griffes, de poings, de genoux, de pieds, de coudes s’enchainent les un après les autres sans moment de répit. Les esquives et feintes espacent les mouvements de chocs de ce ballet dont un seul pourra ressortir vainqueur. Alors ma jolie c’est bien moins marrant quand les forces ne sont plus en ta faveur et que tu n’as pas de joujou pour te faciliter la tâche. Je vais arracher ta tête et devrais surement l’accrocher quelque part comme un trophée. N’est-ce pas ce que font les vôtres. Afficher avec fierté les cadavres de vos traques hein. Je laisse mes griffes imprimer leur marque sur sa nuque avant de lui envoyer un coup de pied dans le ventre qui la projeta au sol. Je m’avance sur de ma victoire vers la petite chasseuse aux nerfs d’acier. Tel un viking conquérant s’apprêtant à piller un royaume. Un coup de pied dans mes parties génitales détourna mon attention et fut surement le mouvement le plus douloureux de la soirée. Si tu savais combien de femmes t’en voudraient pour ce que tu viens de faire morte en sursis.

Quoi que non, vu les peines occasionnées par mon passage de don juan dans leurs vies. J’imagine qu’elles remercieraient la chasseuse. Se comporter comme un viking prenant ce qu’il désire sans vergogne quant à leurs sentiments n’était peut-être pas une bonne idée. M’enfin, ce n’est franchement pas le moment de penser à cela. Je recule sous l’effet de la douleur et celle-ci en profite pour me décocher un uppercut qui dut lui faire aussi mal qu’à moi. Je peste et nous nous regardons en chien de faïence. Tu ne fais que retarder l’inévitable ma belle. Je vais broyer ta nuque et tu n’y peux strictement rien. Le combat reprend finalement de plus belle au même rythme frénétique qu’avant mais cette fois, je sens bien que la fatigue commence à affaiblir la chasseuse lorsque ses mouvements perdent imperceptiblement de leur ardeur. Un sourire victorieux étire mes lèvres tandis que je pare un coup de poing et bloque son poing dans ma main. Je m’apprête à lui broyer la main lorsque le murmure de Chris parvient à mes oreilles. La voix de mon ami me fait sortir de ma transe meurtrière et la guerrière profite de ma torpeur pour se défaire de mon emprise et repart à l’assaut. Je dois malheureusement également lui concéder sa pugnacité à toute épreuve. Je pare ses attaques et esquive les autres avant de lui envoyer une droite dans la mâchoire qui l’a fait tituber. Je profite de l’ouverture pour la saisir par la taille. Elle me repousse de toutes ses forces mais je la jette littéralement vers Chris qui s’est relevé tant bien que mal. Il l’accueille comme il se doit d’un coup de poing monumental, placé exactement au bon endroit et je ne peux réprimer un soupir de soulagement en la voyant s’effondrer sur le sol. C’est qu’elle m’en aura fait bavé celle-là !

J’adresse un grand sourire à Chris ainsi qu’un petit signe de la main pour lui dire qu’il a été impeccable comme d’habitude. Puis, je reprends mon souffle les mains sur les hanches. Avant de lancer à Chris : Bon, je crois qu’on peut y aller cette fois.  Je crois qu’on peut oublier la patrouille hein. Une bière te tente ? Il faut absolument que j’avale de l’alcool. Sinon, je vais faire un foutu malaise. Lorsque je laisse mes yeux à vision nocturne se fixer sur le loup garou. Je constate qu’il est dans un sale état similaire au mien. Je m’enquiers donc de son état avec une pointe d’inquiétude : Tu vas bien ?
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Juliette Kenney

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MessageSujet: Re: Une patrouille difficile. [Featuring Arès & Juliette]   Lun 4 Juil - 21:02


Une patrouille difficile
« Par la sueur de notre front, et la force de nos bras, et le courage de notre cœur ; Chers amis, hissez nos couleurs. »


Une haine incommensurable brûle dans leur regard. On peut au moins dire qu'il y a réciprocité.
L'air corrompus par leurs émotions martyres peine lui manque terriblement et Juliette sait qu'il se remet bien plus vite qu'elle. Leur condition physique ne sont pas les mêmes et elle est seule, abandonnée aux griffes de cette « chose ».
Quel atroce scénario, vous ne trouvez pas ? Mourir entre les pattes d'un être dont on ignore tout. Mourir tout simplement. C'est flippant. Et pourtant en cet instant, elle ne ressent aucune peur. Inconscience ? Insouciance ? Allez savoir !
Mais au Diable c'est sentiments de faiblesse, Juliette n'avait qu'une chose en tête. Sauver les autres, distraire au moins, jusqu'à ce qu'une issue se présente à eux.

Et pourtant, rien ne vint. Rien si ce n'est ses assauts incessants. Le combat devient plus dur à suivre,  son corps s'épuise malgré toute sa bonne volonté. Vous pourrez dire ce que vous voulez, repousser ses limites ne se fige pas seulement dans l'esprit, le secret réside aussi dans un corps endurant. A ce moment précis, Juliette retourna sa haine contre elle même. La rage de ne pas être assez fort, tous ces efforts pour se prendre une raclée monumentale ?! C'était d'une telle frustration qu'elle sentait un peu d'ardeur lui revenir, mais vraiment peu. Trop peu.
En plus cet arrogant se permet de sourire ! Les insultes défilent bien trop vite dans l'esprit de Juliette pour qu'elle puisse franchement en balancer une à la figure de cet homme. Tellement exécrable, elle a dépassé son stade d'irritabilité rien qu'en distinguant ce sourire.

Enfoiré.

Finalement si, elle arrive à la placer son insulte. Elle arrive à la placer parce que le combat est stoppé et que son esprit est pleinement centré sur lui... Oui vraiment, un enfoiré. Elle grogne, comme une délicate demande de liberté.
Rend lui ses mains qu'elle puisse t'étrangler avec...

Lorsque la porte de sortie se présente à elle, elle ne se fait pas prier pour saisir l'opportunité, comme dans chaque partie, tout les coups sont permis. La moindre ouverture est une occasion à saisir pour se rapprocher un peu plus de la victoire. Bien qu'à cet instant même, elle sait qu'il n'y aura pas de victoire sur cette bataille.
Hailey est toujours inconsciente et le second combat semble s'être tu. Et le silence n'est jamais un présage de bonne augure. Le troisième round est lancé et Monsieur ne semble toujours pas fatigué. Juliette en revanche... Elle compris son erreur lorsqu'elle eut l'honneur de sentir son poing s'écraser contre sa mâchoire. Ca pique.

Et là, c'est l'anarchie totale. Elle sent une emprise sur sa taille. Ce n'est définitivement l'étreinte d'un amant. Encore dans le vague, elle ne perd rien de sa détermination et se débat hargneusement. Finalement on ne sait plus trop qui est l'animal... Si c'est elle, elle est sûrement un oiseau, parce qu'elle plane. Littéralement.
Avant de s'effondrer pitoyablement au sol. Le plus mortel, ce n'est pas la chute... C'est l’atterrissage. Et celui ci fut terriblement brutal.

Le sol poussiéreux la fait tousser, à moins que ce ne soit le coup de grâce qui pousse son corps à le faire... Elle n'est plus maître de rien et son esprit divague. Merde, merde, merde. C'est pas le moment de tomber dans les pommes. Elle n'a même pas la force de geindre, à peine si elle peut bouger. C'est le vol plané ça, à noter que c'est pas bon pour la tête.
Est-ce qu'ils sont en train de discuter ? Elle perçoit des sons, mais son cerveau est hors service, gérer la traduction des syllabes pour en faire des mots ? Allez donc au Diable et laissez la sombrer en paix.
Elle est prise d'une quinte de toux, ou d'une crise d'asthme on ne sait pas trop. Elle respire comme un phoque, c'est affreusement douloureux, ses bronches la brûlent, tout son corps semble crier au secours alors que son esprit l'abandonne. Merde et remerde.

***

Terrible comptine du retour d'entre les endormis. Tes paupières sont lourdes, lourdes et pourtant tu persistes. Tes muscles sont fébriles et vibrent difficilement sous ta volonté, tu t'agrippes aux vestiges dans l'espoir de recouvrer ton audacieuse démarche, mais tu vacilles, tu t'écrases sous la pesanteur.
Tes lèvres s’entrouvrent pour laisser échapper un marmonnement rauque indescriptible. Ta parole s'envole avec la poussière.

« Juliette ! »

Elle sursaute quand il la prend dans ses bras...Nath' il a l'air... Blessé ?
Sa vision est toujours un peu trouble et elle agit franchement bizarrement. C'est l'heure de rentrée, la défaite fut cuisante et étrangement, ça la fait bien rire. De les entendre pester, un pur délice... comme quoi, on est pas toujours infaillible.



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Chris Ivakov

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MessageSujet: Re: Une patrouille difficile. [Featuring Arès & Juliette]   Ven 8 Juil - 23:55



Un retour au loft bien mérité.

Chris & Arès

Le tournis est une sensation que je qualifierai actuellement de très très désagréable. Cette sensation est vraiment fourbe. Elle donne mal à la tête, et en plus de ça elle donne des nausées. On peut se la procurer dans diverses situations. Lors de manèges à sensation, pendant les longs trajets avec des virages pour ceux qui ont le mal de voiture, d'autre sur la mer à cause des vagues pour ceux qui ont le mal de mer ou encore dans les airs, je pense que vous aurez compris le nom de ce "malaise". Et bien pour ma part actuellement, c'est à cause d'une blessure assez sympathique. Une flèche pleine d'aconit tue loup dans l'épaule ne fait pas forcément du bien, bien au contraire. J'ai envie de gerber, je me sens pas bien, pas bien du tout. La blessure n'est pas profonde vu que l'homme n'a pas bien pu me viser vu que j'étais en mouvement, mais la flèche est logée dans mon épaule dans tous les cas. Et le problème est bien là. Je secoue la tête en étant au sol et crache un peu de sang noirâtre au sol. J'attrape la flèche de ma main droite et l'extirpe en avant en grognant légèrement. Ça pique un peu, un peu beaucoup je dirai.

Je relève ma tête en avant et regarde Arès parer un maximum de coups. Il attrape soudainement la chasseuse par la taille et l'expulse d'un coup vers moi. J'use la dernière réserve d'énergie se trouvant en moi. Je me relève aussitôt et m'expulse en l'air grâce à la force de mes jambes et envoie mon poing droit se loger dans mâchoire de la chasseuse tel un superman punch digne de ce nom. La jeune fille s'écrase logiquement au sol comme une merde, excusez moi l'expression. Je relève ma tête vers Arès qui m'adresse un signe, je comprends donc qu'il a apprécié mon moove. Je m'avance légèrement vers lui en boitant, tout en remontant ma main droite sur mon épaule pour effectuer une sorte de point de compression. Je relève ma tête vers mon ami qui se met à parler, le fixant de mes yeux bleus électriques.

- Je crois qu’on peut oublier la patrouille hein. Une bière te tente ? Il faut absolument que j’avale de l’alcool. Sinon, je vais faire un foutu malaise.

- Je suis tout à fait d'accord ! Dis-je d'une voix enthousiaste mais légèrement faible.

Je reste droit et immobile pendant quelques secondes et sursaute légèrement quand Arès reprend la parole.

- Tu vas bien ?

- Ou..oui oui ça va.. ne t'inquiètes pas.. Je su...suis juste un peu moue avec une sensation d'être drogué à cause de l'aconit qui c'est logé dans mon épaule.. m'enfin bon ça me passera ! Lâche-je en souriant, comme d'habitude. Le smiles avant tout.

Je tapote lentement l'épaule droite d'Arès amicalement comme d'habitude et passe un bras autour de sa nuque toujours amicalement pour l'attirer avec moi dans ma course. Bon, j'avoue que cette action me sert aussi d'aide pour marcher. J'ai mal de partout, lui a l'air d'aller un peu mieux que moi. Nous sortons donc tous les deux de ce foutu hangar en laissant derrière nous la horde de chasseurs totalement hors services. Je laisse ma main où elle est et marche donc vers la voiture avec mon ami, jetant un coup d'oeil vers la lune. Une fois arrivés devant la voiture, j'inspire un grand bol d'air frai pour expirer aussitôt. J'enlève mon bras d'autour la nuque d'Arès et m'accoude à la voiture pendant quelques secondes. Je me relève ensuite et tourne ma tête vers Arès qui s'avance vers la place du conducteur.

- Hep hep ! Moi je suis peut-être mal en point, mais je te rappel que toi t'as une douleur qui se pointe n'importe quand ! Ne prenons pas de risque héhé ! Réplique-je en m'avançant vers le côté conducteur.

Je pousse légèrement et toujours en rigolant Arès vers l'arrière pour qu'il aille du côté passager et ouvre la portière pour prendre place sur le siège. Je ferme immédiatement la porte et met le contacte pour effectuer une marche arrière. Une bonne bière est méritée pour nous deux. Nous mettons donc les voiles vers le loft d'Arès, toujours dans une bonne ambiance malgré notre état physique actuel. C'est ça que j'aime dans notre amitié, et surtout chez Arès. C'est qu'on s'en contre fou de notre état actuel, on rigolera toujours, peu importe la situation. Et ça, j'adhère totalement.

Après quelques minutes de routes, un petit blanc c'est installé malgré la musique qui nous fait bouger en rythme. Une sublime idée me vint à l'esprit. Un sourire sadique se trace sur mes lèvres, je jette un coup d'oeil dans les rétros et loin devant. Il n'y a a priori personne, et tant mieux. Je fais mine de fermer mes yeux peu à peu pour ensuite laisser tomber ma tête contre le volant, tout en le gardant en mains au cas où. Le klaxon se déclenche donc automatiquement. Je sens d'ici le stress monter d'Arès qui se met à hurler soudainement. Je relève ma tête et me gare sous le côté de la route pour me mettre à pouffer de rire, à en pleurer littéralement. Je sors d'ailleurs même de la voiture pour m'accouder à celle-ci et continuer de rigoler, sans pouvoir m'arrêter, les larmes coulant sur mes joues à cause de ce fou rire.

- BOOOOUH ! JE T'AI BIEN EU VIEUX ! Dis-je toujours en rigolant.

Je secoue ma tête quelques secondes plus tard et penche ma tête vers Arès qui a l'air d'avoir aussi bien rigolé et rentre une nouvelle fois dans la voiture. Un petit coup de volant vers la gauche, et nous reprenons tranquillement la route vers la demeure d'Arès.

Environ dix minutes plus tard, nous arrivons devant chez lui. Je gare la voiture comme elle était garée avant qu'on porte et sort de celle-ci. Je verrouille les portes et suis mon ami vers la porte d'entrée lentement. Une fois arrivés devant la porte, Arès la déverrouille et nous entrons dans son loft. Il m'indique de prendre place sur le canapé, un énorme sourire se trace sur mon visage, je prends immédiatement place sur celui-ci. Je me doute de la question que Arès va me poser, je m'exclame aussitôt être assis.

- Pour répondre à la question que tu vas me poser, je bois comme toi ! Dis-je en laissant tomber ma tête sur le canapé quelques secondes, pour ensuite la relever.

Quelle bonne soirée, sportive, remplie d'adrénaline et intense. J'ai adoré !  

- On a passé une putain de soirée tu ne trouves pas ? Lâche-je en rigolant.

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Arès Kye Coleman

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MessageSujet: Re: Une patrouille difficile. [Featuring Arès & Juliette]   Lun 25 Juil - 14:58


 
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Une patrouille difficile


 
L'inquiétude prend très rapidement le pas sur l'euphorie de la victoire lorsque je me remémore le déroulement de la bataille âpre et brutale en cette soirée estivale. Les flèches ont été enduites d'aconit tue loup. Or, si cette substance nocive est dangereuse pour les loups elle est absolument inoffensive sur ma personne. Ce qui n'est pas le cas de Chris puisqu'il est un loup garou. Je plante mes yeux sur sa personne et évalue son état avec une mine concentrée. Comme si les blessures que le jeune loup arborait étaient miennes. Je ferme les yeux un instant et tout en ayant les mains sur les hanches et le corps légèrement plié sous le coup de l'effort musculaire que m'a demandé un combat que j'aurais préféré ne pas mener en ces circonstances. Soient celles dans lesquelles, je suis très loin d’être rétabli malgré le talent de guérisseur de mon cher kinésithérapeute. Mes yeux se ferment donc l'espace de quelques instants. Instants durant lesquels je fouille dans mes souvenirs pour chercher une solution au problème que représente le poison dans les veines de mon ami. Je n'ai pas besoin de remonter jusqu'à mes années d'apprentissage m'ayant apporté moult connaissances sur le monde surnaturel car un cas d'espèce s'est déclaré de lui même à mon esprit.

Le retour de Los Angeles, je balaie les pensées moroses et morbides liées à mon retour en très sale état de cet enfer. Un état dans lequel je me trouve encore en partie et me concentre sur le fait que mon patron avait été affaibli par ce même poison. Si, mes souvenirs ne me trompent pas-parce que l'agonie a cela de désagréable qu'elle vous entraîne insidieusement vers la folie ou autre de chose de noir et de froid-si mes souvenirs ne me trompent pas donc, le meilleur moyen d'évacuer ce poison est d'ingérer une quantité importante d'eau. Les aller-retours au toilette s'occupent du reste. Je ne vais pas vous faire un dessin. Je peux donc vous affirmer que Chris va passer une bonne partie de la soirée qui s'annonce à boire. Bon, je ne vais pas le forcer non plus mais de toute manière cela devrait se faire tout seul puisque nous allons rentrer fêter cette belle victoire bien que laborieuse. La réponse de mon jeune ami parvient à m'arracher un large sourire. Même dans la douleur et la difficulté, il trouvait le moyen de garder le sourire. Voilà, pourquoi j'appréciais tant Chris. C'était le genre d'ami à se moquer de la difficulté quelle qu'elle soit et à foncer sans se poser de question. Ce courage audacieux teinté d'insouciance propre à la jeunesse était particulièrement rafraîchissant. Je me tourne légèrement pour cracher une gerbe de sang de manière tout à fait nonchalante comme si évacuer son propre sang de son organisme de la sorte était chose parfaitement normale et habituelle.

Notez bien que c'est sûrement le cas du moins lorsque je suis en présence de mon compère. Se battre et s'enfiler des verres d'alcool, voilà bien nos deux passions communes les plus agréables.    Puis, je m'essuie les lèvres souillées d'un revers de la main avant de me redresser et hocher la tète en réponse à ce que venait de dire le jeune loup. Je parviens même à esquisser un sourire joyeux en observant le loup garou s'approcher de moi. Le tapotement d'épaule si familier gonfle mon cœur de joie simple et pourtant si évidente. Chris est en vie et toujours d'aussi bonne humeur. Et fort heureusement ou malheureusement, c'est une question de point de vue je n'ai pas de cadavres à mon actif ce soir. Une part de moi, la plus sombre, sauvage, brutale et vengeresse est dépitée et regrette  ce manque de liquide pourpre de l'ennemi. Mais, une autre celle de la raison et de l'humanité pour peu qu'il m'en reste est enfoncée dans un profond soulagement à l'idée que mon âme n'ait pas pu être souillée par un dénouement macabre comme j'en ai tant connu. Le lycéen passe son bras autour de ma nuque pour m'attirer vers lui dans sa course. Je me laisse emmener là ou mon ami le souhaite et le rattrape lorsqu'il manque de tomber en voulant aller bien plus vite que ce que son état ne le lui permet. Une fois, de retour à l'extérieur j'inspire une grande goulée d'air nocturne aussi frais que   pur en raison de l'éloignement relatif du centre de la ville tout en continuant de soutenir Chris.

Je ferme les yeux un instant et savoure le silence serein des environs. Le calme après la bataille, la tempérance de la victoire est un état proprement délicieux. Lorsque mes yeux marrons s'ouvrent de nouveau sur le monde qui nous entoure, Chris observe la beauté pale et nacrée trônant fièrement dans le ciel. La lune est un astre majeur dans la vie d'un garou mais pour mon espèce elle est la représentation symbolique d'une divinité. Alors, je la contemple à mon tour avec une bonne dose de respect et d'admiration. Avant d'incliner légèrement la tète à son égard comme le ferait un chevalier devant son roi ou sa reine dans le cas présent. La mort dans toute sa splendeur cadavérique. Les enfants de la mort aiment profondément leur créatrice, leur mère, leur déesse.


Nous arrivons finalement devant la voiture de Chris. Je m'avance naturellement vers le siège conducteur car il m’apparaît logique de prendre le volant vu l'état de mon ami mais la voix de ce dernier m’arrête dans mon élan. J'éclate de rire en l’écoutant me rappeler que je souffre d'un mal invisible et vicieux qui serait bien capable de me faire provoquer un accident de voiture sans même le vouloir. Je lève les bras en signe d'abandon et nous échangeons les places dans le quatre quatre non sans un léger poussage de Chris au passage. Poussage amical qui ne manque pas de faire rire le jeune loup tandis que je lui fais les gros yeux pour marquer ma désapprobation feinte puisque je ne tarde pas à éclater de rire à mon tour. Un sourire se dessine ensuite sur mes lèvres pour ne plus les quitter une fois installé dans le véhicule. Les personnes avec lesquelles on se sent toujours bien peu importe la situation, avec lesquelles on a toujours le sourire sont les plus importantes. Celles dont il faut prendre soin quitte à en laisser tomber d'autres. Le jeune loup était de celles ci à mes yeux. Le silence se prolongea sur le trajet. Seule la musique rythmée d'une radio à la mode brisait notre mutisme. Je suis confortablement installé dans mon siège et laisse mes pensées dériver le long de la langue de bitume sur laquelle nous nous trouvions jusqu'au moment ou Chris tombe brusquement en avant sur le volant, déclenchant par la même le klaxon. J’hurle pour réveiller Chris afin d'éviter l'accident qui nous tend les bras. Ce dernier se relève tranquillement et éclate de rire qui part dans un fou rire. Je le fixe de longues minutes, incrédule, abasourdi, la bouche ouverte. Puis, je le fusille du regard et lui envoie une bourrade dans l'épaule. Avant d'éclater de rire à mon tour une fois la surprise anxieuse évacuée. Nous rions bruyamment et je manque de me tenir les cotes tant le souffle commence à me manquer. Il m'a bien eu ce vil gredin. Je me vengerais. Un fou rire après une bataille  pareille s'approche vaguement d'un sport extrême. Nous arrivons finalement au loft une quinzaine de minutes plus tard et je lui dis de faire comme chez lui, comme toujours. Mi casa es tu casa. Chris s'installe sur le canapé et anticipe ma question avec un grand sourire. Je lui souris à mon tour et entreprends de me venger dès maintenant. Je lui réponds : Et bien je crois que j'ai du soda en stock. Du coca ça te va ? C'est que tu es mineur Chris. Je ne tiens pas à avoir de soucis avec tes parents ni avec la loi. Tu comprends.

Je parviens difficilement à ne pas éclater de rire devant l'expression de mon ami et fais demi tour , satisfait pour aller chercher de quoi nous rincer le gosier. Je prends deux petites bouteilles d'eau  et une bouteille de Jack Daniels et deux verres. Je retourne dans le salon et dépose le tout sur la table basse en verre avant de retourner chercher des glaçons. Cette fois l'expression presque soulagée de Chris m'arrache un éclat de rire sonore et je me plie en deux sur le canapé à coté de lui. Finalement, je retrouve mon sérieux sans me départir de la lumière dans mes yeux. J'hoche la tète à ses propos et réponds : Comme toujours mon vieux. Comme toujours. Il faut vraiment que l'on se voie plus souvent. Je vais prendre une petite douche et je reviens. Sers toi et n'hésite pas à vider les deux bouteilles d'eau. Cela t'aidera à évacuer le poison plus rapidement. Les toilettes sont au fond du couloir.

Je monte chercher de quoi me changer dans ma chambre avant de me diriger vers la douche. Une douche glacée me fait le plus grand bien et me remets les idées en place. Je tremble en repensant  à  la soirée. Non pas en raison d'une poignée de chasseurs téméraires et arrogants mais parce que j'ai trompé mon gardien de manière vicieuse et que j'ai failli laissé ma soif de vengeance me faire succomber aux ténèbres. Je récite un chant sacré de mon espèce en boucle dans ma tète avant de sortir de la douche, me sécher et enfiler un jogging confortable et un tee-shirt sans manche ainsi qu'une casquette qui traînait sur l'évier. Puis, je rejoins le salon dans lequel Chris ne se trouvait plus. Je constate que mes conseils ont été écoutés puisque l'une des bouteilles d'eau est vide. Je me sers un bon verre de whisky agrémenté de glaçons et commence à boire très lentement. Chris revient s'installer sur le canapé et je tends mon verre vers le sien afin que nous trinquions. Puis, je lui dis : Alors, les nouvelles. On a assez parlé de moi. Comment ça se passe avec Espérance ?
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MessageSujet: Re: Une patrouille difficile. [Featuring Arès & Juliette]   Mer 14 Sep - 21:10





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Mes yeux scrutent l'intérieur du loft comme d'habitude dans tous les sens. J'aime analyser chaque chose que je croise, c'est une habitude que j'ai depuis que je suis gamin. Je suis curieux, je regarde de droite à gauche, je pose beaucoup de questions, probablement à cause du métier qui coule dans mes veines du côté de mon père. C'est plus qu'une habitude c'est scruté en moi. Je ne peux pas m'empêcher d'observer, d'enregistrer et de laisser dans un petit coin de ma tête pour pouvoir ressortir l'information un jour où j'en aurai besoin. M'enfin bon, de toute manière, je ne vois pas en quoi j'en aurai besoin avec Arès. Son loft, avec le nombre de fois que je suis venu chez lui, je commence à très bien connaître sa demeure. Je m'assis donc comme convenu sur le canapé. Vu que je commence à connaître le gardien du surnaturel, je ne lui laisse pas le temps de me poser LA question que je lui dis que je bois comme lui. Ce qu'il va me répondre, va littéralement me laisser sur le cul.

- Et bien je crois que j'ai du soda en stock. Du coca ça te va ? C'est que tu es mineur Chris. Je ne tiens pas à avoir de soucis avec tes parents ni avec la loi. Tu comprends.

J'avoue que sur le coup, j'écarquille mes yeux et je suis resté bouche bée. Ma bouche s'ouvre automatiquement en laissant un bout de langue sortir de celle-ci. C'est le poison qui lui fait cet effet ou bien ? C'est pas du tout son style de ne pas boire un coup en rentrant avec ma personne. Je penche ma tête sur le côté en voyant Arès revenir avec deux bouteilles d'eau et une de Jack Daniel avec deux verres qu'il pose sur la table. Je me laisse tomber sur le dossier du canapé et me met à soupirer tandis que mon ami se met à éclater de rire vis à vis de mon soulagement largement audible. Il se met par ailleurs à revenir vers moi en posant un petit pot de glaçon et pour ensuite répondre à ma question posée quelques secondes auparavant.

- Comme toujours mon vieux. Comme toujours. Il faut vraiment que l'on se voie plus souvent. Je vais prendre une petite douche et je reviens. Sers toi et n'hésite pas à vider les deux bouteilles d'eau. Cela t'aidera à évacuer le poison plus rapidement. Les toilettes sont au fond du couloir.

- Pas de soucis, bonne douche ! Dis-je en attrapant une bouteille.

Je penche par la suite lentement ma tête en arrière tout en ouvrant la bouteille et en regardant Arès aller vers la salle de bain je présume. J'incline donc la bouteille sur mes lèvres pour la boire cul sec si j'puis dire. Il n'a pas tord, ça élimine rapidement le poison. Plus rapidement que je n'avais prévu. Je me relève aussitôt en posant la bouteille vide sur la table et m'avance comme m'a indiqué mon ami vers le fond du couloir. J'ouvre donc la porte et la referme pour faire mon affaire tranquillement. Je ressors quelques minutes plus tard de celles-ci en tirant la chasse d'eau. Ce n'est pas dans mon habitude d'être rapide, mais là, il le fallait. Ce n'est pas chez moi ! J'allais rejoindre le salon quand mon téléphone se met à sonner. Je le saisis aussitôt et remarque que c'est ma mère qui m'appelle. Merde, j'avais complètement oublié ! Je décroche et me met aussitôt à parler.

- Salut maman, désolé j'ai oublié de te prévenir.. Je suis chez un ami, ne m'attends pas !

- D'accord Chris, fais attention.. Bonne nuit.

- Bonne nuit Maman ! Dis-je en raccrochant.

Elle avait l'air fatigué, sinon elle m'aurait posé une multitudes de question du style "c'est qui ton ami ? Il a quel âge ? " et tout le tralala. Une situation bien comique se créée par ailleurs dans ma tête, traçant un sourire sur mes lèvres. Je secoue ma tête ensuite pour m'avancer vers le salon, où Arès est installé dans le canapé de dos avec une belle casquette et un verre à la main. Je m'avance à côté de lui et prend place en attrapant le verre et quelques glaçons puis la bouteille de Jack. Je ressers d'abord mon ami qui commençait à avoir le verre vide, pour me servir par la suite. Nous levons nos deux verres et trinquons aussitôt. Je me mets ensuite à le siroter tout en écoutant ses propos.

- Alors, les nouvelles. On a assez parlé de moi. Comment ça se passe avec Espérance ?

- Avec Espérance ? Et bien écoute très bien. Tout va super. Je ne te l'ai jamais montrée il me semble !

Je saisis mon téléphone et le déverrouille pour afficher une photo de la demoiselle de face sur un balcon, très séduisante d'ailleurs. Je tend le téléphone à mon ami tout en attrapant sa casquette que je fais tourner sur mon doigt en la mettant quelques secondes. Mes yeux sont attirés par les lèvres d'Arès qui s'étirent. On a apparemment le même style de fille héhé ! Je lui tend par la suite sa casquette tout en reprenant mon téléphone qu'il me tend pour boire une autre gorgée tout en reprenant.

- Elle est magnifique hein ? Les filles intelligentes et jolies se font rares de nos jours ! Dis-je en rigolant. Tu ne devineras jamais où je l'ai rencontré ! Sur le terrain de foot du lycée, où tu es venu me voir joué contre LA ! Réplique-je aussitôt.

Je finis de boire mon verre pour en resservir un autre à Arès et à moi même pour reprendre la parole.

- Et toi, tu ne m'as jamais parlé de ta vie sentimentale. Il y a une heureuse élue ? Dis-je en souriant.

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MessageSujet: Re: Une patrouille difficile. [Featuring Arès & Juliette]   Dim 18 Sep - 3:00


 
I got broken wings. I keep dyin, keep tryin. No I won't give up. I got broken wings but i still flyin. With a loss of faith and i'm still tryin. Arès & Chris
 

 
Une patrouille difficile


 
L'expression estomaquée de surprise pure sur le visage de Chris est tellement hilarante que je me marre seul comme un évadé d'Echoes house sous le jet brûlant de ma douche. J'adore passer du temps avec le jeune loup garou car cela s'avère toujours agréablement rafraîchissant. Comme lorsque je me fendais la poire avec Jasy. Je pense que si la palme du cousin le plus irresponsables existait, je l'aurais gagné haut la main. Ça aurait toujours fait quelque chose de gagné hein. J'aurais posé le trophée sur un meuble et aurais eu honte en le présentant. Ah ça c'est mon trophée du cousin le plus. Non, laissez tomber. La caresse chaude de l'eau m'apaise car malgré ces instants de franche camaraderie et de bonne humeur habituelle lorsque nous nous trouvions en présence l'un de l'autre,  la soirée aurait pu se révélé catastrophique. La faute à ces foutus chasseurs qui ne connaissent jamais de repos, ne respectent jamais de trêves. Penses tu ? C'est toujours le bon moment pour découper du surnaturel et ajouter de nouveaux trophées à sa collection macabre. Ce n'est pas le fait d'avoir voulu tuer une chasseuse qui me gène bien au contraire. Si Chris n'avait pas été là c'est sûrement ce que j'aurais essayé de faire. Seulement ce soir, quelque chose de grave s'était passé sans que je n'y prête une réelle attention. J'avais aggravé la rupture interne de mon osmose sciemment en me laissant aveuglé par ma soif de vengeance. Ma situation déjà bien grave et dangereuse continuait d'empirer lentement mais sûrement par ma propre faute. Tromper son propre gardien pour tenter de commettre un meurtre n'était pas franchement le traitement conseillé pour régler le problème de la chute chez un gardien. D'ailleurs il n'existait officiellement aucun traitement.

En même temps, cette disgrâce ferait bien moins peur si elle pouvait se terminer en deux temps trois mouvements avec la prise de quelque substance. Pourtant il en existait bel et bien puisqu' Alec était parvenu à atténuer ma douleur et à faire disparaître ma souffrance du moins pour un temps puisque la semaine que je venais de passer avait été l'une des plus agréables de ma vie. Il faut avoir souffert le martyr au moins une fois dans sa vie pour se rendre compte à quel point la santé est précieuse et que la situation que nous prenions pour parfaitement naturelle et logique était merveilleuse. Pour ma part, les dons du mentaliste m'étant infiniment précieux car du coté de mon clan et plus largement de mon espèce, je n'avais pas encore eu écho de solution réelle. On ne m'avait pas arrêté lorsque j'étais allé me rendre. On m'avait affirmé que les plus hautes instances de notre espèce de ce continent se penchaient sur mon cas. Et même que mon procès ne serait qu'une simple formalité tant mon innocence paraissait évidente à mes supérieurs hiérarchiques. Mais malgré tout cela, je continuais de souffrir atrocement à chaque minute, chaque seconde de chaque journée. Prisonnier de mes fautes de la cité des anges et du châtiment ancestral ancré dans chaque gardien à la fumée et prêt à se déclencher dès la seconde suivant la chute. Sans Alec, je serais encore en train de mourir à petit feu.

Je me remémore ma rencontre atypique avec Tama, le renard du pacifique. Une rencontre qui m'avait fait beaucoup de bien mais ne m'avait pas empêché d'aller faire face à la justice des miens qui s'était à mon plus grand dam révélée bien clémente. En ce jour, plusieurs semaines après je ne regrettais plus de ne pas avoir subi le traitement accordé aux renégats. Malgré, la souffrance lancinante je résistais le plus vaillamment possible à ce mal qui me rongeait. J'avais des raisons de vouloir m'en sortir. Je réduis le jet et souris en repensant au combat brutal et âpre que j'avais mené face à la jeune chasseuse un peu plus tôt dans la soirée. Ma main droite caresse les dernières traces laissées par son arme sur mon torse. Bientôt, il n'en restera plus aucune trace. Çà avait été un beau combat. Le genre de combat que j'aurais qualifié de divertissant en temps normal mais je n'avais pas le cœur à le qualifier de la sorte puisque ce combat m'avait coûté et que je m'en serais aisément passé. Je sors de la douche et me sèche rapidement. Je tends l'oreille lorsque j'entends la voix de mon jeune ami. Chris rassure sa mère avec douceur et je vais dans ma chambre à l'étage pour me changer. Un jogging bien confortable, un tee shirt sans manche et une casquette sur la tète. Là, je me sens bien à la maison. Point de chausson ici, je suis adepte de la marche pied nu. Le loft est relativement propre. Mes tocs méthodiques me faisant apprécier l'ordre à sa juste valeur. Je fais le ménage assez souvent. Quelle corvée. Si seulement la magie existait, une petite formule et puis hop. Affaire réglée. Je redescends dans le salon un léger sourire sur les lèvres tout en priant intérieurement pour que mon état ne se dégrade pas durant la soirée. J'aimerais autant épargner à Chris le spectacle malheureux de ma personne prise de spasme violent et les yeux embués de larmes de douleur. Je m'installe dans le salon sur un fauteuil assorti à la couleur de la pièce. Je savoure la sensation de m'enfoncer dans un coussin géant que ne manque jamais de me procurer ce fauteuil en particulier.

Chris n'est pas encore revenu alors je sers deux verres de whisky avec un paquet de glaçons dans les deux verres. Puis, je décide finalement d'opter pour le canapé et m'y installe nonchalamment. Je porte le verre à mes lèvres et m'en enfile une bonne partie cul sec. Quoi ? Rien de plus normal après une soirée pareille. Chris revient et me ressert du pur malt avant de s'installer à son tour. Nous trinquons avec l'entrain habituel avant que je ne lui demande comment cela se passe avec sa petite amie. Sa réponse enjoué me fait plaisir et me rassure quant à sa relation amoureuse. Pas que j'avais de quoi m'inquiéter mais je veux voir mon loupiot heureux. Il me semble que c'est la base de toute amitié d'apprécier voir ses amis sourire, rire et être heureux. Je réponds ensuite : Oui, tu ne me l'as jamais montré. Alors fais voir la beauté fatale qui a su conquérir le cœur de mon champion.

Chris sort son téléphone de sa poche, le déverrouille, sélectionne une photo de sa belle et me le passe avant de m'arracher ma casquette dévoilant par la même mon plus grand secret. Mon crane rasé. Non, plus sérieusement je contemple la petite amie de Chris d'un œil plus qu'appréciateur et un sourire ne tarde pas à venir étirer mes lèvres car il semblerait que nos goûts en matière féminine était relativement proche. Espérance ressemblant vaguement à la seule femme qui avait jamais su  m'apprivoiser contrairement aux conquêtes passagères qui avaient ponctués mes errances. Ma créatrice Azalea Alford. La seule raison qui m'avait poussé à hésiter longuement avant de me rendre  à la garde pour faire face à la justice que je m'attendais à subir. Car j'étais persuadé que lorsqu'elle l'apprendrait elle me ferait la peau.

Et lorsqu'elle saurait que j'avais tenté de mettre fin à mes jours dans la foulée elle me la ferait une deuxième fois dans l'autre monde. Je rends son téléphone à Chris et avale une autre gorgée d'alcool. Je me lève lorsque je me rends compte que cela manque de nourriture devant nous. Je vais dans la cuisine chercher des chips, des cacahuètes et toutes les choses qui se marient généralement bien avec des rasades de whisky. Lorsque je reviens les bras chargés, je dépose le tout sur la table avant de m'installer devant nous dans le canapé. J'écoute Chris sans me départir de mon sourire avant de répondre : Magnifique ? Sublime tu veux dire. Si Esperance est aussi intelligente qu'elle est jolie tu as déniché une perle rare mon vieux. Ne la lâche pas hein.
Je rigole avec lui avant de continuer : Cela ne m'étonne pas du tout. Je suis sur que tu lui avais tapé dans l’œil.

Je saisis une chips et la mange avant de boire une nouvelle gorgée de Jack Daniels. Je le termine lorsque je constate que Chris est en train de finir le sien. Le loup garou nous ressert et je le remercie d'un signe de tète. Un sourire étire très lentement mes babines lorsque j'entends la question de Chris. Je réponds : Et bien tu te rappelles après le match face à L-A, je t'avais dit que je n'étais pas le genre de mec à me poser. Mais, les derniers événements de ma vie m'ont amené à changer d'avis. Et il n'y a qu'une seule femme qui pourrait faire l'affaire et accessoirement me supporter.

Un petit rire interrompt mes paroles et je reprends finalement : Azalea ma créatrice et la fille de la chef de mon clan de gardien. Nous avons flirté et plus à de nombreuses reprises mais je n'avais pas envie de plus jusqu'à maintenant.
Je sors mon téléphone de ma poche, le déverrouille et le tends à Chris sur une photo de la lionne d'Azgeda. Une bien jolie photo de l'héritière allongée dans l'herbe, un sourire enjôleur sur les lèvres et une leur malicieuse dans ses yeux verts.
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MessageSujet: Re: Une patrouille difficile. [Featuring Arès & Juliette]   Sam 14 Jan - 19:32





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Mes doigts tapotent alors par simple habitude mon verre de avec le peu de Jack' qui restait à l'intérieur. La soirée fuse à une allure impressionnante. Pourtant, l'alcool ne me fait aucuns effets, c'est sûrement du au faites que je passe une agréable et bonne soirée, au côté d'un très bon ami. Je finis donc ma gorgée de Jack Daniel pour ensuite poser le verre sur la table basse devant moi. Je croise légèrement mes deux mains sur mon bassin pour tendre mon oreille vers Arès, qui répond à la question que je lui avait posé précédemment.

- Et bien tu te rappelles après le match face à L-A, je t'avais dit que je n'étais pas le genre de mec à me poser. Mais, les derniers événements de ma vie m'ont amené à changer d'avis. Et il n'y a qu'une seule femme qui pourrait faire l'affaire et accessoirement me supporter.

Je souris vis à vis de ses propos sans pour autant prendre la parole, et le laisse continuer.

- Azalea ma créatrice et la fille de la chef de mon clan de gardien. Nous avons flirté et plus à de nombreuses reprises mais je n'avais pas envie de plus jusqu'à maintenant.

Il me tends alors une photo de la femme qu'a choisit son coeur, que je saisit aussitôt. Et bien ! C'est un beau bijoux ça ! Encore heureux, Arès est loin d'être vilain, il a dû en faire tomber des demoiselles sous son charme. Je me mets alors à ricaner pendant quelques secondes tout seul pour reprendre.

- Et bien ! Elle est très jolie dis moi ! Elle a des yeux.. magnifiques ! Dis-je en lui rendant la photo.

Je jette alors un léger coup d'oeil sur ma montre, qui elle affiche une heure plutôt tardive. Je ne devrais pas trop tarder, je n'ai pas envie d'inquiéter Maman, il vaut mieux que je ne m'éternise pas trop ici. Je souris à Arès pour prendre la parole quelques secondes plus tard.

- Bon mon vieux, on a passé une superbe soirée, mais je vais y aller, ma mère va s'inquiéter si je tarde trop ! En tout cas, on a bien rigolé haha !

Je me relève donc en même temps que lui en m'empressant d'aller poser mon verre dans le lavabo et la bouteille de Jack sur le bar. Je récupère mes affaires restantes sur le fauteuil et me dirige vers la sortie en sifflotant. Je saisis la main d'Arès et le tire lentement vers moi en lui faisant une tape amicale sur le dos.

- Bonne soirée, et bonne nuit vieux. Fais attention à toi ! Et, à très vite. Je ne compte pas te laisser déserter une nouvelle fois ! Dis-je en rigolant.

J'ouvre donc la porte en souriant une dernière fois à Arès, pour ensuite sortir de son loft en prenant soin de refermer la porte derrière moi. Je pénètre lentement dans la voiture et me laisse tomber, je dirais même m'affaler sur le siège du côté conducteur. Aaaah. Une belle soirée dites moi. Je tourne la clef pour démarrer le moteur et prends direction de chez moi, à une allure plutôt lente. Je me mets à réfléchir. Réfléchir, à tout, mais aussi à rien. C'est dans ces moments là, dans ces réflexions sans vraiment de sens, que nous nous rendons comptes des personnes que nous apprécions réellement, et qui sont là dans les bons, comme dans les mauvais moments.


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MessageSujet: Re: Une patrouille difficile. [Featuring Arès & Juliette]   Sam 14 Jan - 20:53

Les doigts de Chris tapotent son verre presque machinalement distillant par la même une symphonie régulière et mécanique dont la prévisibilité est aisée. Le jeune loup garou a effectivement une tendance prononcée à cette habitude. Du moins mes observations lors de nos sorties mémorables avaient enregistrés ce réflexe de Chris comme une habitude. Le jeune loup avale une autre gorgée de Jack Daniels avant de poser son verre sur la table et de s'installer dans une posture plus confortable tandis que je réponds à sa question sur ma situation relationnelle. Un sourire amical m'invite à continuer et je reprends non sans avoir moi même esquissé un grand sourire du d'une part à l'évocation du souvenir du match de l'équipe de mon ami face à la plus prestigieuse de ses rivales et cette victoire savoureuse ainsi que tout ce qui en avait découlé.

Ah la la on en aura fait des conneries en à peine quelques mois depuis notre rencontre fortuite et relativement tragique car il ne fallait pas oublier qu'une victime des masqués surnaturels avait succombé ce soir là. Je continue de parler d'Azalea la lionne qui s'est emparé de mon cœur en creusant un sillon dans mon être. Et ouvre une photo dans l'album de mon téléphone pour la montrer à Chris qui semble se retenir de siffloter pour exprimer son admiration. Un sourire amusé effleure doucement mes lèvres closes.Venant de la part du capitaine de l'équipe de football de Beacon Hills qui a du collectionner les conquêtes en tout genre avant de se poser avec son Espérance, le compliment sur la plastique de ma belle me va droit au cœur. Nous avons tous les deux très bon gout à priori.

Mais Aza était tellement plus qu'une jolie femme. Elle était parfaite même dans ses imperfections à mes yeux. Son mauvais caractère, sa fâcheuse tendance à distribuer des calottes à son frère et moi, son regard synonyme de je vais t'arracher les yeux et jouer aux billes avec. Oui, je sais ce que cela signifie. C'est le début de la fin pour moi. Je suis purement et simplement profondément amoureux de ma créatrice. Repose en paix o toi mon goût invétéré du flirt. Ces vingt cinq années à tes cotés ont été exceptionnelles. Sauf peut être au début. Quoi qu'il en soit, assez de ces considérations obsolètes. Je reporte mon attention sur mon jeune ami qui se met à ricaner. Je me prépare à entendre une blague douteuse et mes traits s'imprègnent d'un amusement certain mais lorsque Chris reprend la parole quelques instants plus tard ce dernier me confirme l'impression que j'ai eu en observant son visage et m'indique qu'il trouve qu'Aza a de très beaux yeux.

Effectivement nous sommes bien d'accord sur ce point. Je m'étais perdu dans la contemplation de ses prunelles suffisamment souvent pour valider les dires du loup. Chris me rend mon téléphone que je fourre dans ma poche avant. Puis, je saisis mon verre de whisky et le vide d'un trait avant de reposer mon verre sur la table basse. Mon ami jette un coup d’œil à sa montre et se rend compte qu'il se fait effectivement tard. Je laisse mon regard se promener sur la fenêtre et constate qu'il fait nuit. Je ris en me relevant.Ça pour avoir rigolé. Ces chasseurs étaient foutrement coriaces pour des mômes. J'ai beau les détester je sais respecter un ennemi d'un tel calibre. Je réponds : Une sacré bonne soirée c'est clair. Comme d'habitude Chris. C'est une habitude à ne pas perdre celle là. Tu as raison, il vaudrait mieux rentrer maintenant. Il ne faudrait pas que Mme Ivakov pense que j'ai une mauvaise influence sur son fils.  

Le loup garou va déposer son verre dans l'évier de la cuisine et la bouteille bien entamée sur le bar. Puis, il récupère ses affaires dans le fauteuil en sifflotant avant de saisir ma main au passage. Me tirant vers lui, il me tapote l'épaule et je fais de même en souriant. A toi aussi champion et sois bien prudent. On ne sait jamais avec les chasseurs. S'il y a le moindre problème tu m'appelles et je débarque. Ne t'inquiètes pas je ne compte plus déserter. Allez à plus Chris.

Le lycéen sort et m'adresse un dernier sourire auquel je réponds par un clin d’œil. Puis, il descend et monte dans sa voiture. Je ferme la porte derrière moi. Je laisse les traits de mon visage se crisper tandis qu'une nouvelle décharge de douleur s'insinue dans mon corps. La crise est néanmoins passagère et moins puissante que les précédentes. J'attends une demi heure devant la télévision sans même la regarder, à l’affût d'un appel de Chris mais pas de nouvelle bonne nouvelle. Je monte me coucher quelques instants plus tard et tombe dans un sommeil agité.

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