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 New city, new life | Chad & Adriann

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Adriann Weizerling

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MessageSujet: New city, new life | Chad & Adriann   Dim 11 Jan - 22:33




Nouveau pays

« Le malheur a été mon dieu. Je me suis allongé dans la boue. Je me suis séché à l'air du crime. Et j'ai joué de bons tours à la folie. » ► RIMBAUD
Le voyage m’avait exténué. Si ce n’avait été que les six heures d’avions, cela aurait pu aller. Cela aurait pu aller si je n’avais pas été à côté d’une vieille chieuse pendant presque cinq heures de bus, insistant pour savoir pourquoi je me baladais avec la photo d’un totem réalisé à base de corps humains sous le bras. Pourquoi, nom de Dieu, un Allemand se baladait librement aux Etats-Unis. Putain de nazi que j’étais. C’était des questions légitimes que je n’avais compris qu’à moitié, accent américain oblige. Je m’étais contenté d’attendre la fin du trajet en écoutant Cro sur mon portable. La vieille peau à côté de moi continuait à me trouver scandaleux. Lorsqu’elle descendit, à un arrêt de trente minutes, elle se cassa malheureusement la nuque en descendant du bus. Moi en témoin affolé et choqué, je n’avais rien pu faire pour aider cette adorable vieille dame… C’est ce que nous appelons une triste coïncidence, n’est-ce pas ? Ayant enfin deux places pour moi, j’étendais mes jambes sur les sièges et laissai libre cours à mes pensées. Je n’avais jamais été très friand des Etats-Unis, pays bien trop égocentrique à mon goût. Mettez un flic avec un flingue dans un quartier où la majorité des habitants sont noirs et vous verrez pourquoi on appelle ça le Pays de la Liberté.  J’ouvrais de nouveau mon ordinateur. J’avais prévu de regarder quelques films, mais mon devoir de professeur m’appelait : j’arrivais déjà en plein milieu de l’année, il fallait que mon cours soit un minimum préparé. Surtout que le premier serait ouvert à tous les jeunes ayant des pulsions meurtrières ou simplement aux jeunes curieux. Ces derniers étaient largement moins intéressants, mais après tout, on pouvait toujours être surpris. Quant aux premiers… Identifier un psychopathe encore vierge de tout sang était d’une facilité désarçonnante. Il fallait juste leur montrer deux ou trois clichés pour voir leurs souffles devenir de plus en plus rapide. La sueur glisser doucement le long de leurs tempes et leurs pupilles se dilater. Une personne qui se fond dans ses pulsions se comporte comme si elle faisait les préliminaires. C’est ce qu’elle fait, au fond. Elle imagine, s’excite en pensant au comment… à la victime. Même si la victime, au fond, importe peu. C’est le processus qui est intéressant. Une personne morte restera une personne morte, tandis que le processus évolue toujours. Je relisais ce que je venais de taper pour mon cours. Décidément, mon entre-jambe semblait bel et bien maître de moi-même. Je gardai cette métaphore pour un cours plus avancé, avec mes étudiants définitifs.
Le bus passa devant un panneau indiquant « Beacon Hills ». La route était entourée d’arbres et une fine brume tombait sur le bitume et sur les vitres. S’il n’y avait qu’un point commun entre cette ville et l’Allemagne, ce devait bien être la météo.  Je rangeais mes affaires et me levais pour atteindre le conducteur. Un jeune homme me lança un regard intéressé, au passage, auquel je rendis un clin d’œil. Si je devais choisir un jour entre manger des humains ou coucher avec des humains… Mh, mieux valait ne pas penser à un scénario aussi chaotique.

-Monsieur ? Ce bus s’arrête bien devant l’université, n’est-ce pas ?, demandai-je, mon accent marquant le moindre de mes mots, ce qui me valut le regard intrigué du conducteur.
-Ouais m’sieur !
-Merci beaucoup.

Je regagnais ma place en repensant au mail qu’avait envoyé l’université, stipulant que quelqu’un me ferait faire le tour du campus et me montrerait ma chambre. Aussi étrange que cela puisse paraître, j’avais hâte de retrouver une chambre d’université. Dieu merci, j’avais aussi gagné un peu d’argent, ce qui me permettrait de vivre un peu plus à mon aise qu’il y a de ça quelques années. Le bus s’arrêta devant un arrêt, qui se trouvait devant un bâtiment imposant, sur lequel mon regard ne s’attarda que quelques secondes avant d’être distrait par autre chose. Un jeune homme, seul, tenant une pancarte avec écrit « Adriann Weitzerling ». Je levais les yeux au ciel face à la mauvaise orthographe de mon nom, sans vraiment lui en tenir rigueur. Je descendais, mon sac de voyage sur l’épaule, ma valise dans une main. Lui tendant ma main libre, je le scrutais du regard, de haut en bas avant d'afficher un sourire approbateur.

-Salut. Je suis Adriann, dis-je, m'appliquant pour laisser entendre le plaisir que j'avais de rencontrer un si joli jeune homme. Tu êtres... êtres... es mon guide, je suppose ?


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MessageSujet: Re: New city, new life | Chad & Adriann   Mer 14 Jan - 23:06











Further trouble



La dernière année d’étude me semble être un vrai parcours de fou. Entre les partiels, les projets à rendre, les obligations des majors de promo vis à vis des plus jeunes… et je ne parle pas de ma vie personnelle. Adaptée en film on ne la trouverait pas crédible ! J’ai mille soucis en tête, entre Mick en liberté surveillé, le colloc de Maxence qui l’agresse et se tue quand je le poursuis sur les toits, ce nouveau mort hier soir donc les griffes dépassaient du drap qui le recouvrait sur le brancard. On s’était mis à enquêter avec Max sur ces loups qui n’en étaient pas vraiment. Ils ressemblaient à des loups garous mais avaient toujours une odeur d’humain et ils étaient particulièrement instables. On ne comprenait pas bien ce qu’il se passait, mais nous étions certains que le campus servait de terrain d’un jeu particulier à quelqu’un.

***

Je suis agacé. J’avance de mauvaise humeur vers le secrétariat. Je suis encore de corvée d’accueil d’un petit nouveau. Mais qu’est-ce qu’ils ont tous à se pointer en milieu d’année ! Quoique ce soit de cette manière que j’avais fait la connaissance de Max et de ses étranges pouvoirs. Je ressors du secrétariat dépité. Je pensai initialement bâcler l’affaire avec le nouveau venue, mais cette fois il s’agit d’un professeur de criminologie et de profiler. Si l’espace d’une demi-seconde, je me dis que c’est ce genre de compétence qu’on devrait avoir pour traquer l’origine du problème qui règne sur le campus, j’élimine l’idée de mêler un simple humain à nos emmerdes surnaturelles.

Le professeur doit arriver par le bus de Sacramento, je me dirigeai donc vers l’arrêt de bus en me remémorant ce trajet que j’avais fait avec Mick dans ma nouvelle voiture.  Ma Maserati avait fait pétiller les yeux de mon compagnon, notre retour à Beacon Hill s’était fait comme dans un rêve éveillé, l’arrivée nous avait fait brutalement redescendre de notre petit nuage avec l’arrestation de Mick pour meurtre d’un juge fédéral.

Quinze fois que je regarde l’heure sur mon portable, je suis en train de me dire que je vais prendre racine lorsque le bus pointe le bout de sa calandre au bout de la rue. Je me relève du banc sur lequel je m’étais assis, ajuste mon tube à dessin dans mon dos, signe que je fais architecture. Le bus se gare, je scrute les passagers qui descendent. Pour me simplifier la vie, j’ai écrit rapidement le nom du gars en question sur une feuille simple. Alors que les gens récupèrent leurs bagages auprès du chauffeur puis s’en vont, un homme reste là regardant un peu autour de lui. J’ai une impression désagréable, je sens mes poils se hérisser comme ceux d’un chat effrayé. Je ne sais pas ce qui me prend, mais j’ai envie de grogner mais me repris juste à temps avant que nos regards se croisent. Visiblement c’est celui que je cherche car il se dirige vers moi. Alors qu’il me tend la main pour me saluer, ses yeux me scrutent d’un regard qui se fait presque indécent. Fuir… C’est ce que me crie mon instinct alors qu’en bon élève je serre la main qu’il me tend.

-Salut. Je suis Adriann, dit-il d’un ton appuyé. Tu êtres... êtres... es mon guide, je suppose ?

Son fort accent me dit qu’il vient d’Europe, peut-être un autrichien, mon père avait une connaissance originaire de Vienne  qui a cet accent guttural. C’est une intonation qui me rend mal à l’aise car cela me rappelle tous les films que j’ai pu voir sur la deuxième guerre mondiale. Sans parler du fait qu’il me fait sciemment comprendre que je suis à son goût. Bien qu’il ne doive être guère plus âgé que moi, il n’est tout de même pas moins que professeur et moi étudiant.

- Bonjour, je suis effectivement celui qui a été désigné pour vous guider.

Je regarde sa valise puis son sac, se trimballer tout cela ne va pas simplifier les choses.

- Comment voulez-vous que l’on procède ? Dis-je en indiquant ses bagages. Soit on les laisse au secrétariat le temps de faire le tour du campus, soit on va directement vers votre logement qui se situe de l’autre côté de là où on se trouve.

Ce type me mettait vraiment mal à l’aise. Etait-ce à cause de la matière qu’il enseignait ? Cette manière de vous scruter, vous analysant… Professeur de criminologie… Pouvait-il se douter du nombre de mort que j’avais sur la conscience ? Le jaune de mes yeux indiquait clairement que je n’avais jamais tué d’innocent. Je suis simplement un animal qui se défend. Est-ce un crime ? Je ne baisse pas pour autant mes yeux face aux siens qui me sondent. Une nouvelle fois, je sens tous les poils de mon corps se hérisser. Je suis en présence d’un prédateur, c’est ce que m’indique cette réaction.

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MessageSujet: Re: New city, new life | Chad & Adriann   Mer 21 Jan - 15:27




Nouveau pays

« We serial killers are your sons, we are your husbands, we are everywhere. And there will be more of your children dead tomorrow. » ► BUNDY
Je scrutais sans aucune pudeur chacune de ses réactions, prenant aussi note du timbre  de  sa voix et de la manière dont il se comportait. Tout en lui m'indiquait qu'il avait senti qui j'étais : un prédateur. Au vu de sa tenue, il n'avait aucun problème financier et n'en avait sûrement jamais eu. Par contre, il semblait avoir un problème avec les Allemands... Je soupirais intérieurement : tous les Allemands n'étaient pas des tueurs -certes, j'en étais un et il y avait eu Hitler, mais ce n'était pas une généralité. Fronçant légèrement les sourcils, je laissais retomber ma main qu'il n'avait pas serré.

-Hm... Ecoute, je sais qu'à chaque phrase que je prononce, tu revois toutes ces images sur Auschwitz et la Gestapo. Mais les Allemands de ma génération ont assez morflés en se faisant insulter dans presque tous les pays étrangers et en découvrant que, surprise ! ton grand-père que tu admirais tant a aidé à éliminer des milliers de familles, sans parler des communistes. Alors s'il te plaît, essaye de faire abstraction de mon accent et de l'Histoire  de mon pays. Je suis ici pour enseigner et pour aider cette ville, soupirai-je en reprenant mon souffle. Je suis aussi désolé de t'avoir fixé comme ça. Les gens avec qui je travaillais avaient l'habitude, je ne me rends plus compte que ça peut déranger. Et... J'aimerais faire le tour de l'université avant d'aller à mon logement. Si ça ne te dérange pas.

Mon guide m'ouvrit la route et je le suivit en me calant sur le même rythme. Mes yeux traînaient à droite à gauche, prenant le temps de tout détailler comme j'en avais l'habitude. Le jeune homme ouvrit la porte d'un bâtiment et je m'engouffrais à sa suite. Saluant la secrétaire avec un sourire en coin, je déposais mes bagages dans la pièce à l'arrière. J'en profitais pour réajuster ma veste et mes manches et revenais. Visiblement, mon guide n'avait aucune envie de me parler, puisqu'il repartit dès que je fus à nouveau dans le secrétariat. Levant les yeux au ciel, je le suivais à nouveau, mains dans les poches. L'établissement avait l'air sain, ce qui contrastait violemment avec les photos que j'avais eu des morts et de l'agression qu'il y avait eu récemment, sans compter les rapports du type qui était mon contact ici. J'attendais d'être assez éloigné des groupes d'étudiants pour lui adresser de nouveau la parole, faisant abstraction de ma connaissance sur les êtres surnaturels, conscient que je devrais lui révéler tôt ou tard (mais le plus tard serait le mieux) :

-Est-ce que vous avez des pistes sur le fou qui s'amuse sur le campus ou est-ce que l'enquête est toujours au point mort ?


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MessageSujet: Re: New city, new life | Chad & Adriann   Sam 24 Jan - 20:37







New professeur




Il me scrutait comme on évalue un objet à vendre sur une étagère. Mon exaspération dut se lire sur mon visage.

-Hm... Ecoute, je sais qu'à chaque phrase que je prononce, tu revois toutes ces images sur Auschwitz et la Gestapo. Mais les Allemands de ma génération ont assez morflés en se faisant insulter dans presque tous les pays étrangers et en découvrant que, surprise ! Ton grand-père que tu admirais tant a aidé à éliminer des milliers de familles, sans parler des communistes. Alors s'il te plaît, essaye de faire abstraction de mon accent et de l'Histoire  de mon pays. Je suis ici pour enseigner et pour aider cette ville. Je suis aussi désolé de t'avoir fixé comme ça. Les gens avec qui je travaillais avaient l'habitude, je ne me rends plus compte que ça peut déranger. Et... J'aimerais faire le tour de l'université avant d'aller à mon logement. Si ça ne te dérange pas.

Il faut bien être professeur pour arriver à sortir une si longue tirade sans presque reprendre son souffle. Mon éducation Bostonienne aurait dû reprendre le dessus, et me faire plus conciliant, mais est-ce l’accumulation de ce que j’avais subi qui effritait ce qui était presque un endoctrinement. Il voulait faire le tour de l’université avant que je lui montre son logement. L’ordre me dérangeait, car en commençant par sa résidence, j’aurai eu une excuse pour que l’on ne s’y attarde pas avec la visite à faire. Son regard collant m’avait donné de mauvais frissons. Il était plutôt bel homme, mais ce qu’il dégageait cassait toute envie d’approche, enfin pour moi. Puis de toute manière le seul qui avait un intérêt à mes yeux était Mick.

Je partis donc en direction de l’administration avec le professeur à ma suite. Je sentais bien qu’il observait ce qui l’entourait. C’était une attitude normale pour quelqu’un de nouveau, mais je ne pouvais pas me départir de mon malaise en sa présence. Le sourire de la secrétaire s’élargit un peu trop à mon goût. Ne voit-elle pas que cet homme est dangereux ? Non évidement, c’est une simple humaine, elle ne voit que la plastique avantageuse du professeur et ses manières courtoises. Cela m’agace et lorsqu’il ressort de la réserve, je me retourne et sort dans un mort. J’entends distinctement son soupir d’exaspération. Ce type doit comprendre que je ne fais pas partie de ses proies potentielles. Alors que l’on s’approchait de la bibliothèque, il me posa une question qui me stoppa dans mon élan.

-Est-ce que vous avez des pistes sur le fou qui s'amuse sur le campus ou est-ce que l'enquête est toujours au point mort ?

Comment pourrait-il être au courant, alors qu’il débarquait aux States seulement aujourd’hui ? Mon cœur rata un battement. Je ne pouvais me départir de l’image de ce corps qui tombe du toit pour aller s’aplatir quatre étages plus bas. Si je n’avais pas poursuivi ce type qui avait agressé Maxence, il serait peut-être en vie, mais d’autres seraient alors peut-être mort. Nos actes sont le fruit d’une envie de survivre. Je regardais le professeur qui attendait ma réponse, puis me souvint de sa spécialité. Je piquai un fard, comme si l’accident de la course poursuite pouvait se lire dans mes yeux. Sans parler de notre expédition nocturne avec Maxence où on s’était fait lamentablement pincer par l’inspecteur chargé de l’enquête. C’est d’ailleurs à cette occasion qu’on avait appris qu’il y avait eu trois morts et non deux comme indiqué dans la presse.

Mon silence devenait suspect et si ce type était un expert en criminalité, il apprendrait rapidement que j’étais un des témoins de cette affaire.

- Je… ne sais pas, des inspecteurs trainent sur le campus. Je ne sais pas ce qu’il se passe, mais le premier mort était le colocataire d’un ami. Il nous a agressés avant  de partir comme un dément et se jeter du haut d’un immeuble.

Ce n’était pas un mensonge, j’omettais juste la course entre deux être surnaturels qui était difficilement racontable, sans parler de Maxence qui avait été avec moi par télépathie. Le professeur, ne pouvait pas être à l’origine de ces bizarreries. Je ne savais ce qu’était ce gars, mais si mon instinct le rangeait dans la catégorie des prédateurs, c’est qu’il y avait peu de chance qu’il soit un simple humain. Il serait peut-être plus à mène à mener cette enquête que le flic qui nous avait interrogé. S’ils avaient caché l’autre mort, c’est bien parce que les stigmates lupins devaient les déranger. Toutefois, s’il y a bien une chose que je ne pouvais pas faire, c’est avoir confiance au gars qui me scrutait de cette manière que je ne savais pas s’il voulait me coller dans son lit ou me manger tout cru.

- Le système informatique de la bibliothèque est assez mal fait. Vous devrez vous armer de patience avec le logiciel de réservation. Les professeurs ont certains avantages sur les étudiants comme le nombre d’ouvrage empruntables ainsi que le délai de garde. Il y a aussi certains livres qui vous sont exclusivement réservés.

Adriann Weizerling m’écoutait poliment, posant des questions pour en savoir plus. C’est un homme intelligent qui allait vite à l’essentiel. Subitement je m’en voulus de mon attitude réfractaire. Il était certes un prédateur, mais n’en étais-je pas un aussi ? Je me retournai vers lui et tendis la main. Mon père m’avait appris à faire abstraction de mes états d’âme. Je me devais d’honorer son exemple.

- Je m’excuse pour mon attitude froide. Je m’appelle Chad Wilder, je suis en dernière année d’architecture. En effet il se passe des choses étranges sur le campus et… pour le reste je suis déjà pris.

J’espérai repartir sur de bonne base avec celui que je serais bien obligé de croiser sinon en cours mais au moins sur le campus. Un peu de courtoisie ne me mangerait pas, de plus je me disais que s’en faire un ennemi était un mauvais calcul.


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MessageSujet: Re: New city, new life | Chad & Adriann   Dim 25 Jan - 21:56




Sombre révélation

« We serial killers are your sons, we are your husbands, we are everywhere. And there will be more of your children dead tomorrow. » ► BUNDY
Mon guide fuyait ses souvenirs comme il fuyait ma question. Même un idiot aurait pu le remarquer, bien  avant qu’il ne pique un fard en me regardant, avouant malgré-lui son implication dans l’histoire. A quel point était-il mouillé, je n’en avais aucune idée, mais ce n’était pas ce qui me préoccupait pour le moment. Je l’observais un peu plus discrètement que les fois précédentes et lorsqu’il ouvrit la bouche, ses paroles sentaient le mensonge par omission à plein nez.

-Je… ne sais pas, des inspecteurs trainent sur le campus. Je ne sais pas ce qu’il se passe, mais le premier mort était le colocataire d’un ami. Il nous a agressés avant  de partir comme un dément et se jeter du haut d’un immeuble.

J’haussais un sourcil tandis que le jeune homme reprit sa marche incessante et moi le libre cours de mes pensées. Un fou n’aurait sauté que s’il y avait eu une menace claire pour lui. Mes yeux se posèrent sur le dos du loup. Et il ne m’aimait pas parce que j’étais un prédateur ?, pensai-je, amusé par la situation. Néanmoins, je serais bien obligé de lui révéler ma véritable nature ; et pas seulement que j’appartenais à la catégorie des êtres surnaturels. Je devrais me la jouer « Oh, terrible malédiction qui s’acharne sur ma famille ! » au lieu de « Je te conseille le bébé, le goût est semblable à celui du poisson. ». L’ennui me gagnait rien que d’y penser, sans compter sur le fait que mon guide avait dérivé sur un sujet bien moins intriguant que les meurtres sur le campus : l’emprunt des livres à la bibliothèque. Conscient que ça me sera quand même utile, je l’écoutais attentivement, posant des questions pour éclaircir quelques points. Quelque chose changea chez lui. La manière dont il avait de s’adresser à moi, dans le ton qu’il adoptait. Lorsqu’il se retourna, main tendue, j’affichai un air surpris tandis que je ricanai intérieurement. Excuses dans cinq, quatre, trois… deux… :

-Je m’excuse pour mon attitude froide. Je m’appelle Chad Wilder, je suis en dernière année d’architecture. En effet il se passe des choses étranges sur le campus et… pour le reste je suis déjà pris.
-Enchanté, Chad Wilder, souriais-je. Et pas d’excuses, je n’ai pas agis correctement non plus. Pour le reste… je suis sûr que ton copain a beaucoup de chance. Quant aux choses étranges sur le campus, je crains que cela ne fasse qu’empirer après mon arrivée... Je n’ai qu’un petit contrôle sur ce qui est en moi...

Mine sombre. Voix attristée. Visage transformé et cornes allongées.

-Je perds tout contrôle à chaque pleine lune et je… la chose en moi, elle dévore une personne à chaque fois. J’ai essayé des tonnes de sorts avec des Druides, mais aucun n’a été efficace jusqu’ici. Ca fait cinq ans. La seule chose qui marche, c'est de m'enfermer dans une cave. Je pense que tu sais ce que ça fait, étant donné que tu es un loup...

Je me retransformais en humain et levai mes yeux humides sur le brun. Marcheras-tu, Chad Wilder ?


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Dernière édition par Adriann Weizerling le Dim 1 Mar - 0:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: New city, new life | Chad & Adriann   Lun 26 Jan - 22:52







Sombre professeur




Quand Adriann Weizerling me répondit en souriant à mes plates excuses, je fus soulagé. Mais le soulagement se résuma à une poignée de seconds. Ce type était plutôt direct car la fin de sa phrase n’était pas une mauvaise blague si j’en croyais les battements de son cœur.

- Enchanté, Chad Wilder. Et pas d’excuses, je n’ai pas agis correctement non plus. Pour le reste… je suis sûr que ton copain a beaucoup de chance. Quant aux choses étranges sur le campus, je crains que cela ne fasse qu’empirer après mon arrivée... Je n’ai qu’un petit contrôle sur ce qui est en moi...

Mon cerveau n’eut pas le temps de comprendre que le professeur commença à se transformer devant mes yeux. Affolé, je regardai rapidement autour de nous. Il était inconscient de se démasquer ainsi en plein jour ! Déjà que les flics étaient sur les dents avec les morts aux mains griffues et aux dents trop longues… Puis il était quoi au juste ? A Boston, lors des luttes entre meutes je n’avais croisé que des loups qui avaient la suprématie de la ville. Je savais qu’à Beacon Hills il y avait des Kitsunes, Stiles le compagnon de Derek avait été aux prises avec le plus terrible d’entre eux. J’avais entendu parler de coyotes aussi, mais jamais de bêtes à cornes. Quoique cela ressemblait plus à des bois de cerf. Les loups mangent les cerfs et non l’inverse essayai-je de me rassurer.

- Je perds tout contrôle à chaque pleine lune et je… la chose en moi, elle dévore une personne à chaque fois. J’ai essayé des tonnes de sorts avec des Druides, mais aucun n’a été efficace jusqu’ici. Ça fait sept ans. La seule chose qui marche, c'est de m'enfermer dans une cave. Je pense que tu sais ce que ça fait, étant donné que tu es un loup...

Son cœur battait un rythme saccadé mais difficile à dire si cela venait de l’émotion qui s’affichait sur son visage ou s’il me menait en bateau. Je notai qu’il avait immédiatement compris ma nature et me le disait franchement. Cela faisait un point positif, je ne savais que penser. La pleine lune…  On m’avait appris à me maitriser dans la violence. Hugues, l’alpha qui m’avait mordu, ne faisait pas dans la dentelle, le marche ou crève était de mise. J’avais embrassé cette violence et fait mienne deux ans durant. Cela avait été pour moi une manière d’oublier la mort d’Emy ma sœur. Cependant, l’astre d’argent n’a plus le même impact sur moi depuis que l’animal qui m’habitait a fusionné avec l’humain que j’étais pour sauver Mick d’une mort certaine à Boston. N’être plus qu’un dans sa tête facilite grandement les choses.

Je sais que cette fusion m’a changé, le loup et l’humain ont dû lâcher ce qui était incompatible à la fusion. Moi si tolérant et libre, j’étais devenu possessif et très propriétaire sur ceux que j’aimais. Cela m’avait coûté ma relation avec Miyavi. Mais c’était peut-être mieux ainsi, comme me le répétait Derek, un loup est exclusif et ne peut avoir qu’un compagnon. A contrario, le loup avait abandonné une certaine violence immédiate. Je n’en étais pas moins dangereux, mais plus posé. Je regardai Adriann Weizerling dont l’accent guttural contrastait avec la mine perdue qu’il affichait.

- Mon émissaire a plus d’un tour dans son sac dis-je en pensant à Mafdet dont j’étais certain de l’implication active ou non dans la transformation de Derek en adolescent. Puis c’est une métamorphe aussi, une panthère… Elle vaut largement un alpha ajoutai-je en me remémorant qu’elle avait à elle seule tenue tête à une partie de la meute de Scott lors de la dernière lune rousse.

Mais le professeur ne semblait pas intéressé par un énième druide semblait-il. Si je m’étais hérissé à son approche, c’est donc qu’Adriann Weizerling pouvait être un adversaire sérieux. Alors être à proximité de lui quand il perdait le contrôle ne m’enchantait guère.

- Sans vouloir être impoli, vous être quoi exactement ? Et connaissant cette faiblesse, vous êtes venu sans prendre vos dispositions ?

Je le trouvai un peu léger. Puis je n’avais pas de cage ou de cave à lui proposer, tous les loups de ma meute sont matures et adultes. Je voulais bien l’aider, mais je ne suis pas naïf au point de ne pas demander plus d’explication. Mais d’un autre côté je n’allais pas le laisser errer les soirs de pleine lune. Si j’avais coursé le colloc de Maxence, c’était bien pour l’empêcher de faire du mal à quelqu’un. Moi et ma foutue « noblesse d’âme »… Mick ! Tu m’avais promis de m’apprendre à dire non !


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Adriann Weizerling

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MessageSujet: Re: New city, new life | Chad & Adriann   Sam 31 Jan - 17:33




Play the game

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Chad courait… Non, quand même pas à ce point. Disons plutôt qu’il marchait dans mon histoire, balançant encore entre vérité et mensonge. Je pouvais le voir vérifier mon rythme cardiaque, hésitant sur ce qu’il signifiait. Mensonge ou trop plein d’émotion ? Le jeune homme semblait s’interroger sur son passé, scannant ses propres expériences pour trouver une solution, tout en vérifiant que personne ne soit assez proche pour avoir épié mon petit spectacle. Je n’avais pas pu m’empêcher de sourire à sa paranoïa : s’il y avait eu des témoins, je n’en aurais fait qu’une bouché…  Sans mauvais jeu de mots. Néanmoins, je ne pouvais effacer le sentiment de curiosité qui grandissait en moi. Ce type avait l’air d’avoir vécu pas mal d’épreuves et pourtant, il était là, à Beacon Hills, étudiant l’architecture. C’était d’une banalité affligeante.

-Mon émissaire a plus d’un tour dans son sac, dit-il, plein d’admiration pour cette personne. Puis c’est une métamorphe aussi, une panthère… Elle vaut largement un Alpha.

Nouvelle couche d’admiration. Je n’avais pas pu retenir un haussement de sourcil à l’évocation de l’émissaire panthère. Je n’avais rencontré qu’un métamorphe, un ours, dont le caractère était semblable au personnage de l’Ours Juif, d’Inglorious Basterds. Un homme complètement fou avec qui je travaillais la journée pour ma thèse et avec qui je m’amusais le soir… au lit comme à la chasse. En rencontrer une autre du même type, et une qui semblait saine d’esprit ne serait pas de refus. Il fallait que je la rencontre sans passer par l’intermédiaire de Chad, qui pourrait représenter une gêne lorsque je choisirai ou non de la goûter…

- Sans vouloir être impoli, vous être quoi exactement ? Et connaissant cette faiblesse, vous êtes venu sans prendre vos dispositions ?
-J’ai un contact à Beacon Hills. C’est entre autre grâce à lui que je suis au courant de toutes les choses qui se trament en ville. Je ne peux malheureusement pas citer mes sources, étant donné qu’il y a beaucoup de chasseurs ici. Il a un endroit pour les pleines lunes. Quant à ce que je suis…, souriais-je un peu, je crains que mon amour pour les énigmes ne dépasse largement ma crainte de moi-même. Je t’ai donné assez d’indices pour que tu le trouves toi-même. Pouvons-nous continuer la visite ?, demandai-je après une pause.

Nous continuâmes à visiter, traversant la cafétéria et croisant quelques groupes occupés à partager une pizza. Je ne pouvais m’empêcher de poser mes yeux dessus, bavant presque sur le fromage qui coulait sur la pâte, écoutant distraitement les paroles de Chad. Je commençai à être fatigué, notamment après avoir passé trois bonnes heures à me faire engueuler par la vieille femme, heureusement défunte à cette heure-ci. Le jeune homme m’expliqua que mon amphithéâtre serait partagé entre mes cours et ceux de littérature japonaise, matière bien plus raffinée que celle que j’enseignais… Après être sortis du bâtiment des cours, je voyais lentement se rapprocher les résidences étudiantes, que j’accueillais avec un soupir de soulagement.


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Chad Wilder

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MessageSujet: Re: New city, new life | Chad & Adriann   Lun 2 Fév - 15:55









Pigeon




Bon sang que ce type me mettait mal à l’aise. Tout dans ses manières installait la crispation, son accent qui me vrille les oreilles, sa façon de me reluquer comme si je ne portais pas de vêtement, son sourire gourmand, son regard bien trop assuré. Clair que j’avais envie de fuir la queue entre les jambes, mais malheureusement pour moi, cette option n’en était pas une. Je ne savais dire s’il était d’une incroyable inconscience ou s’il se foutait ouvertement de ma tête. Je n’avais malheureusement pas les capacités de mon père adoptif pour jauger surement une personne en moins d’une minute. Je ne savais pas quelle attitude employer avec ce gars. Mis à part qu’il irradiait le danger, je ne percevais pas de quel danger il s’agissait. Ce salopard éluda ma question quant à sa nature.
-J’ai un contact à Beacon Hills, dit-il. C’est entre autre grâce à lui que je suis au courant de toutes les choses qui se trament en ville. Je ne peux malheureusement pas citer mes sources, étant donné qu’il y a beaucoup de chasseurs ici.

« Je n’en suis pas un » ai-je envie de lui rétorquer face à cette mise en touche un peu grossière, puis il avait lui-même avoué savoir que j’étais un loup. Quel drôle de type ! Et pourquoi il me demandait de l’aide s’il avait un contact ici ?

- Il a un endroit pour les pleines lunes, poursuivit-il. Quant à ce que je suis…, je crains que mon amour pour les énigmes ne dépasse largement ma crainte de moi-même. Je t’ai donné assez d’indices pour que tu le trouves toi-même. Pouvons-nous continuer la visite ?

Assez d’indice ? Un truc avec des bois de cerf… Je fonce sur Google sitôt la visite fini. Puisque monsieur veut jouer les finaux et se la joue très « professeur », je vais donc faire mon bon élève. Pas de chance pour lui, je suis assez bon dans ce domaine. Je viens d’ailleurs récupérer la première place du classent de ma promo après trois semaine d’absence pour une véritable guerre loup / chasseur à Boston et encore trois semaines de tortures diverses dans un trou à rat du Mexique. Je crois que plus on m’en fait voir, plus je me sublime. Professeur de criminologie… hum… avec ce que nous vivions avec Mick avoir plus que des notions dans ce domaine pourrait nous être utile. On devait innocenter Mick d’un crime qu’il avait commis devant une caméra de surveillance… On devait connaitre tous les rouages du système si on voulait pouvoir y échapper. N’était-ce pas ce que faisait ce prof ? Etudiant et enseignant les arcanes d’un système qui pouvait le condamner ?

Je sentis que je perdis son attention au fur et à mesure. Je ne tentais pas spécialement à être attractif dans mes explications, puis il y avait la barrière naturelle professeur étudiant. Je préférai de loin le moment quand j’avais faire faire la même visite à Maxence. Enfin, on avait fait le tour. Je lui proposai de récupérer ses bagages au secrétariat. Il fut contrarié de voir que nous devions retourner de l’autre côté alors que les résidences étaient non loin de là. La secrétaire prit de nouveau la pose quand Adriann Weizerling repassa dans le local où il avait posé ses affaires. Je ne pus m’empêcher de lever les yeux au plafond face à cette parade nuptiale qui se déroulait sous mes yeux. Il était une évidence que ce professeur avait de gros appétit et ne s’en cachait nullement. Je savais que les Allemands n’étaient pas réputés pour leur subtilité, mais là cela dépassait tout ce que je pouvais imaginer.

Une fois dehors, je proposai aimablement mon aide et j’écopais de son sac que je mis en bandoulière. Il pèse une tonne! Il transporte une enclume ou bien ? Nous reprîmes le chemin inverse pratiquement en silence. Arrivé devant le bon bâtiment j’allais lui donner mon congé lorsqu’il me tendit un papier.

Bâtiment C – 356 – aile F.

Aile F ? Ça existe ça ?

- Il doit bien y avoir des panneaux à l’intérieur dis-je en m’engouffrant dans le hall d’entrée.

Il y avait bien un plan du bâtiment… mais il était indéchiffrable à cause d’une myriade de graffitis. Je soupirai, agacé. Je n’avais qu’une envie : m’en aller et voilà que le sort s’acharnait à me coller à ce type. Je proposai de chercher, il me rétorqua qu’il n’allait pas se trimbaler sa valise dans tous les côtés du bâtiment et qu’il était hors de question qu’il les laisse dans le hall sans surveillance. Mais quelle plaie ce type ! Je finis par lui dire de se poser là, pendant que j’allai chercher son foutu appartement. Je répondis par un sourire grimaçant au sien qui semblait vanter les mérites d’un dentifrice.

J’interrogeai ceux que je croisais, mais l’aile F semblait appartenir à la quatrième dimension. Je tombais sur deux appartements correspondant au numéro mais pas à l’aile. Ce fût un étudiant de deuxième année qui me sauva. L’aile F avait sa propre entrée… je pouvais courir longtemps. Arg ! ce que je n’aime pas son regard qui passe sans transition des jupes de cette étudiante qu’il matte sans vergogne à moi. Ce qui me gêne n’est pas tant qu’il matte cette fille, mais qu’il ne change pas de regard quand ses yeux se pose sur moi. Je veux m’en aller…

- Il faut ressortir, l’aile F a sa propre entrée.

Je repris son sac à enclume sur l’épaule pour sortir du hall et contourner le bâtiment. L’aile F était d’envergure plus restreinte que les autres. Dans le hall je compris qu’elle était réservée au personnel du campus à cause des affichages syndicaux.

- Escaliers ou ascenseur ? Demandais-je

D’un signe de tête, Adriann m’indiqua les escaliers. Je changeai son sac d’épaule et grimpais jusqu’au troisième étage. Être un loup a parfois du bon, c’est à peine essoufflé que j’arrivai sur le palier qui nous concernait.

- Ça doit être par-là dis-je au professeur qui suivait avec un demi étage de retard.

Alors la chose dont je ne connais pas le nom, on peine ? Je répondis par un sourire charmeur à son regard agacé. Visiblement il en avait plein les pattes. Étrangement, j’en étais satisfait.

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MessageSujet: Re: New city, new life | Chad & Adriann   Ven 20 Fév - 19:52




Mauvais karma

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J’avais toujours manié l’art de l’ascenseur émotionnel en Allemagne avec grandeur, tout en espérant qu’il ne me suivrait pas jusqu’aux Etats-Unis. Pourtant il semblait que la malchance me suivait partout, comme le montrait ce long retour jusqu’au secrétariat. Le seul point positif était la charmante secrétaire, avec ses boucles rousses, qui avait semblé attendre mon retour avec un brin d’impatience. Je m’amusais de savoir que ma première nuit ici ne serait pas si solitaire que ça… Et que le local où j’avais laissé mes affaires serait bientôt baptisé par nos ébats. Je lui glissais à l’oreille qu’elle connaissait le numéro de ma chambre et que 21 heure serait l’heure parfaite pour une rencontre. Après quoi je me tournais vers le jeune homme ronchon qui était mon guide et qui ne semblait pas apprécier du tout que je prenne soin de calmer mon appétit sexuel. Je lui adressais un haussement d’épaule pendant que nous nous retrouvions dehors, une fois encore en route pour traverser le campus. Sa politesse m’exaspérant, je lui refilai mon sac le plus lourd, contenant tous mes dossiers papiers et mon ordinateur. Espérant qu’il dirait quelque chose. Mais non. Même pas une plainte. Je roulai les yeux et continuai d’avancer en silence tout en me demandant d’où venait ce type pour avoir une politesse si infaillible. Ou peut-être souhaitait-il se débarrasser de moi le plus rapidement possible, ce qui était une piste des plus plausibles…
Un grand bâtiment baptisé d’un C fit son apparition, à une trentaine de mètres à peine. Soupirant devant la marche qui se profilait encore devant nous, je m’arrêtai en voyant Chad s’immobiliser, prêt à faire ses adieux, devant l’aile A.

-Je crois que…, commençai-je en sortant le papier où était noté mon adresse et en lui tendant, que ce n’est pas le bon adresse.

Son haussement de sourcil mêlé à la déception ne faisait que rendre la scène plus comique qu’elle ne l’était déjà –du moins, elle l’était pour moi. Pour lui, ce devait être une tout autre version… Comme pour m’éviter le plus soigneusement possible, il s’engouffra dans le bâtiment. Je me tournai dos à la porte, jetant un dernier regard sur le campus, espérant sincèrement que mon séjour à l’université se déroulerait mieux que mon arrivée. Je suivis les pas de mon guide pour découvrir le plan du bâtiment… Recouvert de tags plus laids les uns que les autres. Après un soupir et un échange d’où la politesse avait déguerpie, je posais mes fesses sur ma valise et regardait les gens passés, attendant sagement le retour de Chad. Je me demandais à quel point ce type pouvait être chiant à vivre, au quotidien. Certes, il était pas mal. Bien plus que pas mal, en fait, mais fréquenter un rabat-joie m’avait suffi… par contre, fréquenter deux ou trois de ces étudiantes ne serait pas de refus. Je leur offrais un sourire léger, auxquelles elles répondirent par des gloussements amusés. Je levais les yeux au ciel pour les reposer directement sur un nouveau groupe d’étudiants.  Il n’y avait aucun doute, Beacon Hills allait être une ville de décadence.
Mon regard fut à nouveau distrait par l’arrivée du brun le plus poli de l’année, qui m’indiqua, non sans irritation, qu’un voyage supplémentaire nous était imposé.  Nouvel ascenseur émotionnel en voyant que l’aile F est réservé au personnel du campus, et non aux jeunes étudiants au corps encore bien conservé. La fatalité s’acharna encore sur moi faisant passer un enseignant aux cheveux longs et sales, barbe mal entretenue, tout comme l’était, à vue de nez, son hygiène. Un coup d’œil à Chad m’indiqua que, même s’il ne disait rien, il n’en pensait pas moins.
Une montée d’étage laborieuse plus tard, nous décidâmes d’un accord commun non-dit, de chercher l’appartement 356 en silence, agacement réciproque oblige. Lorsqu’enfin j’ouvris la porte 356 et découvris avec un grand soulagement mon nouveau chez moi, je me tournais vers Chad et lui adressa un sourire narquois en reprenant mon sac.

-Merci de m’avoir amené jusqu’ici, aussi insupportable puis-je te sembler. J’aimerais bien t’offrir quelque chose à boire, un verre d’eau par exemple, puisque  je doute que mon prédécedant…  non, prédécesseur ? ait laissé de la bière. Mais je doute que notre compagnie soit agréable l’un pour l’autre, alors… Bonne chance pour le reste, je suppose.



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