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 Un stagiaire particulier. [Featuring Brian O'Conner.]

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Chris Ivakov

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MessageSujet: Un stagiaire particulier. [Featuring Brian O'Conner.]   Mer 25 Mai - 22:42

Un rêve qui se réalise peu à peu.
Saturday - Beacon Hills - House of Chris - 6.30 AM.

Le réveil sonne, et cette fois, je suis le plus heureux des étudiants à me lever. Rare sont les personnes qui sont contentes à se lever, surtout ceux de mon âge. Généralement, le samedi matin, c'est grasse matinée, même pour les sportifs. Mais pour moi, c'est un jour qui est exceptionnel. Mon rêve se réalise peu à peu, de plus en plus. Je m'y accroche, et je sais que je vais y arriver. Mon stage au bureau du sheriff commence ! J'ai réussi à le décrocher grâce à un entretient passé avec un flic là-bas. Et pour ce premier jour, je ne sais pas si cela est nécessaire, mais je vais me mettre sur mon trente et un. En mode, James Bond. Je me réveil quelques secondes après que mon réveil sonne pour me jeter sur mon bureau, afin d'enfiler mon short pour ne pas me balader à poil chez moi. On ne sait jamais si maman se lève. J'ouvre la porte en glissant légèrement et déboule les escaliers en sifflotant de joie. Maman m'a préparé hier soir mon bol et mes céréales avec ma grosse cuillère. J'ouvre le frigo pour saisir le lait et en verser dans le bol pour profiter de mettre les céréales dedans. Je m'assois, et dévore mon p'tit dej' comme un ogre. Je finis le bol en quelques minutes, malgré que normalement je le finisse en une quinzaine de minutes.. avec mon téléphone et mes écouteurs. Je range tout le tralala et mets le tout dans le lave-vaisselle en m'essuyant la bouche avec mon avant-bras pour ensuite essuyer celui-ci sur mon short afin de détourner ma marche vers l'étage, dans ma chambre.

J'ouvre la porte sans faire de bruit et m'élance vers mon armoire que j'ouvre sans faire de bruits. J'allume la lumière et regarde l'armoire de haut en bas, cherchant une tenue plutôt classe pour ce premier jour. Mon attention est attirée par un costard que m'a donné mon père lors de ma dernière visite à New-York. Un de ses anciens costards, qu'il mettait fréquemment avant. Je le pose sur le lit avec une chemise bleu. Je tourne mes talons et m'avance vers la salle de bain pour m'enlever le short, et faire couler l'eau chaude de la douche. Je m'y glisse à l'intérieur et laisse l'eau brûlante sur mon corps. J'en profite pour fermer les yeux, et réfléchir, aux événements qui m'ont poussé à m'orienter vers cette vocation : les forces de l'ordre.

Je me souviens, étant petit, quand mes parents vivaient encore heureux et ensemble à New-York. Je regardais mon père s'habiller de sa belle tenue NYPD, à l'époque, il était un simple gardien de la paix. Il a prit vachement d'échelon, il est Capitaine à l'heure actuelle. Je le revois parfaitement mettre son holster à la ceinture avec son Sig Sauer, ses chargeurs dans les étuis à côté et les menottes qui suit. Et ne pas oublier le bâton de défense, bien évidemment. Certains l'appellent matraque, je ne supporte pas ce nom. Je trouve que ça dénigre le matériel, m'enfin bref. Il m'arrivait de le suivre en vélo, pour voir où il allait, et surtout de voir ce travail qui me plaisait et me passionnait tant. J'ai toujours vu mon père comme mon idole par rapport à son travail et ce qu'il est pour moi, et ça l'ai toujours d'ailleurs. Un sourire se trace sur mes lèvres, pour ensuite fermer l'eau après m'être savonné et rincé. Je sors de la douche et me sèche les cheveux avec ma serviette que j'enroule ensuite autour de ma taille. Je m'essuie les pieds avec la serviette fait à cet effet et m'élance vers ma chambre, toujours les yeux pleins d'étoiles par rapport aux souvenirs que je revenais de remémorer.

Je me sèche intégralement pour poser ma serviette sur le lit. J'enfile un boxer puis le pantalon à pince beige ainsi que la chemise bleu que je rentre dans celui-ci. Je m'avance vers la salle de bain, petit coup de sèche cheveux suivis d'un peu de gel et le tour est joué. J'enfile ma grosse montre en argent, et retourne sur mes pas pour enfiler mes chaussures en m'asseyant sur le lit. J'enfile ma veste de costard et me projette du parfum un peu partout sur moi. J'attrape mon téléphone que je mets sur silencieux et que je glisse dans la poche interne de ma veste, un porte monnaie dans une poche et les clefs de la voiture/maison et let's go. Je descends les marches sans faire de bruit. Maman est debout dans la cuisine. Ma montre affiche 7h30.. elle s'est réveillée pour me souhaiter bonne chance, c'est tellement gentil ! Je m'avance vers elle et lui fait un bisou sur la joue.

- Waouh ! Tu t'es très bien habillé dis moi ! Bonne chance, tu es le meilleur de toute manière.

- Merci maman, bonne journée !

Je sors de la maison en prenant soin de refermer la porte et entre dans la voiture après avoir déverrouiller les portières. Je m'installe confortablement, tourne la clef pour mettre le contact, petite marche arrière, je mets ma ceinture et en route, direction, le poste de police de Beacon Hills ! Je ne suis pas particulièrement stressé. Enfin si, bien évidemment, mais j'essaie de canaliser un maximum mon stress pour ne pas perdre mes moyens pendant ce premier jour de stage. Mon tuteur de stage est un certain Brian O'Conner. Sympa le nom de famille. Je reste tout le long du trajet concentré, mes yeux ne se déportent pas de la route.

Quinze minutes défilent, j'arrive enfin au poste. Je me gare à côté d'un quatre quatre noir. J'inspire et expire un bon coup, et sors de la voiture en la refermant derrière moi. Je m'avance en remettant bien ma veste pour entrer en soufflant une dernière fois dans le poste. Je n'y suis allé qu'une seule fois, c'était pour un problème avec mon voisin. Enfin, moi et ma mère versus le voisin. Du tapage nocturne. Bref. Je m'avance vers l'accueil d'une démarche plutôt élégante et gentleman. Une demoiselle brune y est postée. Je racle ma gorge, elle se tourne vers moi, puis je prend la parole.

- Bonjour ! Je suis ici pour un stage.. avec un certain Brian O'Conner.

- Bonjour ! Tu es Chris Ivakov n'est-ce pas ? Assis toi à côté, il va bientôt arriver. Réplique-t-elle en me montrant les sièges contre un mur.

Je prends immédiatement place, en m'accoudant sur les genoux. C'est bien d'arriver en avance non ? Ou cela fait fayot ? J'en sais honnêtement rien, mais bon, c'est mieux que d'arriver en retard.

Dix minutes plus tard, il est 8h02 et une porte s'ouvre. Un homme assez musclé, en tenue de fonction entre dans le poste. Sa tête me dit quelque chose.. c'est le flic que j'avais vu avec Maxine lors du "petit" cambriolage chez moi ! Il doit sûrement se souvenir de moi, m'enfin bon. Il dit bonjour à la mademoiselle de l'accueil et se dirige vers moi en souriant. Je me relève en raclant la gorge et en souriant.

- Bonjour ! Moi c'est Chris.. Chris Ivakov. Hum, je suis là pour le stage. C'est vous Brian O'Conner non ? Il me semble que l'on sait déjà vu lors d'un cambriolage chez moi, avec mon amie que vous connaissez, Maxine.

Je souris en serrant la main de mon interlocuteur. Il m'a l'air fort sympathique.
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MessageSujet: Re: Un stagiaire particulier. [Featuring Brian O'Conner.]   Ven 27 Mai - 14:30


Un stagiaire particulier


Feat :  Chris Ivakov



Machin avait décidé que le tapis de la salle de bain était son ennemi. Le chiot que Jordan avait adopté nous avait fait un beau carnage. Normalement il était convenu que les bêtises du chien étaient gérées par le sac à puce qui me sert de compagnon. Mais aujourd’hui l’adjoint du shérif est réclamé pour encadrer une huile de la ville. C’est donc avec un air désolé que Jordan quitte la maison qui est dans un chantier monstre. La porte refermée sur le dos du Hellhound, Machin fait moins le fier sous mon regard sévère et va se cacher comme à son habitude derrière le canapé… avec la moitié de son corps encore visible.

- Honte à toi Machin ! Honte à ton os ! Honte à ton sac à puce de maître !

Un couinement plaintif me répond. Un regard sur ma montre m’indique que je dois me dépêcher si je ne veux pas être en retard. Je nettoie donc approximativement la pagaye que notre chien a mise, puis file sous la douche. Je préfère les matins où nous nous réveillons à l’aube pour aller courir en forêt en compagnie de Jansen. Aujourd’hui j’hérite d’un stagiaire. J’espère que cela va mieux se passer qu’avec le précédent, Seth, qui après avoir assisté en direct à une fusillade sanglante avait abandonné son stage. La police fait rêver. Les jeunes ne voient que le côté badass de l’uniforme et le prestige de représenter la loi. Mais le quotidien d’un flic est loin d’être passionnant tous les jours. J’aime mon métier car je suis fait pour ça. Depuis que je me suis engagé dans la Navy à l’âge de dix-huit ans, j’ai toujours avancé avec le courage de faire un bon soldat puis ensuite un enseigne de vaisseau apprécié de ses hommes. S’il n’y avait pas eu ce connard qui m’a pratiquement brisé, je serais encore sur un bateau. La mer et les commandos de la Navy me manquent.

Afin que le scandale n’explose pas, la Navy m’avait reclassé à ma demande au NYPD dans leur unité d’intervention. Le travail était différent car j’avais affaire à des civils et non plus à des contrebandiers ou des pirates comme sur les mers du golfe persique. Mais là aussi rien n’est simple. Ce jours-là dans cette banque, qui pouvait deviner que les braqueurs n’étaient pas de simples voleurs mais des terroristes prêts à se faire sauter au moindre problème. Ils étaient deux. J’ai descendu le premier qui allait abattre de sang-froid un couple de deux gars qui affichaient leur homosexualité. Mon action un peu anticipée et surtout le fait que le service de renseignement a tardé à nous informer de la nature réelle des preneurs d’otages,  a fait que mon collègue n’a pas eu le temps d’abattre le second qui a activé le détonateur du C4 qui lui ceinturait la taille. Ce fut un carnage. Ce jour-là mon don m’a sauvé la vie ainsi que celle des personnes qui étaient derrière moi. Cela ne m’a pas évité l’hôpital. Le nombre de mort fut important. Si j’avais su avant que c’était des terroristes, je n’aurais pas tenté de sauver ces deux innocents, privilégiant le reste des otages… L’affaire fit grand bruit, alors pour calmer les médias au lieu de limoger le responsable de la mauvaise préparation de notre intervention, ils ont trouvé plus facile de virer un flic qui était déjà passé en cours martiale dans l’armée… Mais de punition, Beacon Hills est devenu ce qui pouvait m’arriver de meilleur. Bien sûr nous avons nos affaires banales, mais le côté surnaturel donne une autre dimension à nos interventions.

Le frigo est vide. C’était à moi de faire les courses la veille et j’avais été retenu très tard. Je m’arrête donc en chemin à un breakfast pour avaler quelque chose avant ma journée. Je vais me garer en alignant ma voiture avec les autres voitures de patrouilles. Saluant des collègues qui partent en patrouille j’entre dans le poste de police et salue Helen qui est de faction à l’accueil. Nous échangeons quelques mots. Je lui dis que Machin a encore fait des siennes.

- Mais quand est-ce que vous allez lui donner un vrai nom à cette pauvre bête ?!
- Moi ? Jamais. Il passe son temps à mâchouiller ce qui lui tombe sous la gueule.
- Deux flics pas capables de faire faire la loi à un chiot !
- Tu verrais la tête de Jordan quand j’ose hausser le ton contre sa boule de poil !
- Y a ton stagiaire qui t’attend.


En effet un jeune homme s’avance vers moi. Il est vêtu comme s’il allait à un mariage. Encore un jeune, leurré par les séries télé qui montrent des bureaux de police avec du mobilier déco et des éclairages feutrés. Il va déchanter si un jour il poursuit dans cette voie et hérite du même uniforme caca d’oie que je porte.

- Bonjour ! Moi c'est Chris.. Chris Ivakov. Hum, je suis là pour le stage. C'est vous Brian O'Conner non ? Il me semble que l'on s’est déjà vu lors d'un cambriolage chez moi, avec mon amie que vous connaissez, Maxine.

Maxine ? Je me souviens de sa percutante cousine surtout. A l’époque je n’étais pas très au courant pour les loups et le reste. Avec le recul, si l’affaire se reproduisait, nous serions bien plus efficace et aurions perdu moins de temps à cause de ces secrets.

- En effet Chris ! Bienvenu au poste de police.

Il a des lumières qui brillent dans le regard. Je ne vais pourtant pas lui gâcher sa joie par un discours moralisateur car j’avais exactement le même regard quand je m’étais pointé devant un sergent recruteur de la Navy. Sur cent jeunes qui se présentent ainsi, combien finiront réellement par une carrière dans la police ou un autre corps martial ? Je ne le sais pas, toutefois je me dois de faire mon job de tuteur correctement. Qui sait, Chris est peut-être la future étoile montante de la police. Il peut aussi rester simple flic. Je  ne mets aucun jugement de valeur car pour moi tout le monde n’est pas fait pour être shérif ou comme moi apte aux unités d’élite, bien que je me prépare pour les concours d’inspecteur. Il n’y a pas vraiment d’unité commando à Beacon Hills, la ville est trop modeste pour cela. Mais passer inspecteur, en sachant ce que je sais ce que cette ville cache est la meilleure aide que je peux donner au shérif Stilinski qui en a conscience et m’appuie dans mes démarches administratives. Et en parlant de paperasserie… J’invite Chris à me suivre dans les profondeurs du poste de police.

Nous évitons les ivrognes qui ont dessoulé en cellule et qu’un collègue libère après leur arrestation dans la nuit. Je lui montre la cafetière qui trône dans le couloir.

- La première chose pour un aspirant policier, c’est de pouvoir survivre en buvant ce jus de chaussette.

Je sers un café et le tends à Chris. Qu’il ne me dise pas qu’il tourne au jus d’orange et aux corn flakes. Je souris à sa grimace quand il goûte à l’infâme breuvage qui tient ce poste de police éveillé. Je me sers également et nous allons à mon bureau. Mon premier travail consiste à rédiger les rapports de mes interventions de la veille. Je lui montre la pile de dossier… Rien de bien amusant à l’horizon.

- Je fais la saisie sur l’ordinateur et te commente ce que je fais. Le pourquoi et le comment nous traitons les affaires, comment nous les archivons pour pouvoir y revenir plus tard. N’hésite pas à m’interrompre si tu as une question. Ce n’est pas la partie la plus intéressante de mon travail, mais elle est nécessaire. J’ai d’ailleurs réussi à convaincre le shérif Stilinski d’utiliser le logiciel que j’utilisais quand j’étais au NYPD.

J’attrape le premier dossier. Il s’agit d’une attaque à main armée d’une bijouterie. La même qui avait vu le carnage auquel Seth avait assisté. Le gérant n’avait toujours pas réussi à remplacer la vendeuse qui s’était faite abattre à même pas un mètre de moi ce jour-là. Cind seconde de plus et j'arrivais à la mettre à l'abri... Un flic doit savoir vivre avec e genre d'acte manqué.

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Chris Ivakov

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MessageSujet: Re: Un stagiaire particulier. [Featuring Brian O'Conner.]   Ven 3 Juin - 18:53

HRP:
 

Une agression dans une petite ruelle.
Les mains croisées devant ma taille, je tourne légèrement ma tête de droite à gauche pour admirer le poste de police, que je n'avais encore jamais vu d'aussi prêt. J'étais venu une fois, mais seulement pour quelques minutes. Je n'avais pas pris le temps d'analyser celui-ci, ainsi que les personnes qui y travaillaient. L'ambiance est plutôt bonne, il y a la même odeur qui règne dans ce poste : l'odeur du café. C'est pareil dans tous. Au bureau de mon père, à New-York, c'était pareil, cette odeur plutôt infecte se faisait sentir, alors qu'à l'époque j'étais un simple humain. Mais à force de la sentir, on en prend l'habitude. En parlant de café, Brian m'invite à le suivre. Nous passons devant deux  les ivrognes qui ont dessoulé en cellule et qu’un collègue de mon "tuteur" libère après leur arrestation dans la nuit. Nous nous arrêtons quelques mètres plus tard, pour ensuite lever mes yeux bleus vers une cafetière que Brian me montre.

- La première chose pour un aspirant policier, c’est de pouvoir survivre en buvant ce jus de chaussette.

- Il ne peut pas être si infecte que ça.. Si ? Dis-je en attrapant le gobelet tout en remerciant le policier.

L'homme me tend un gobelet remplis de café, ou de jus de chaussette comme il dit. J'avance mon nez vers celui-ci, en inspirant profondément. Déjà l'odeur.. ce n'est pas ça. J'avale une gorgée, et affiche une grimace plus que déplaisante sur mon visage. Mais c'est pire qu'infecte ! C'est horrible ! Comment ils font pour boire ça h24 ? Enfin je dis ça, mais chez la mère de Frank, mon collègue au foot, le café n'est pas vraiment meilleur. Brian sourit sûrement au vu de ma tête et se prépare lui aussi un café. Après l'avoir pris, nous nous dirigeons de pas rythmés vers son bureau. Pendant que nous marchons et que je bois à contre cœur cette chose qui fait office de café, je laisse mes yeux rouler de droite à gauche, observant un côté que je n'avais jamais vu du poste : Les bureaux. Ils sont à peu prêt alignés, la même odeur répugnante régnant dans le cercle des bureaux. Nous nous arrêtons à celui de Brian je suppose, et nous entrons. Il s'assoit à sa place et moi devant le bureau. J'avale cul sec le jus de chaussette pour m'en débarrasser et le pose fermement sur la table, une petite larme à l'oeil droit au vus du goût qui reste logé dans mon palais. J'appose mes coudes sur le bureau et croise mes mains pour plonger mon regard vers O'Conner, qui commence un petit monologue.

- Je fais la saisie sur l’ordinateur et te commente ce que je fais. Le pourquoi et le comment nous traitons les affaires, comment nous les archivons pour pouvoir y revenir plus tard. N’hésite pas à m’interrompre si tu as une question. Ce n’est pas la partie la plus intéressante de mon travail, mais elle est nécessaire. J’ai d’ailleurs réussi à convaincre le shérif Stilinski d’utiliser le logiciel que j’utilisais quand j’étais au NYPD.

- Le NYPD ! Mon père est Capitaine là-bas ! Il est resté à New-York après le divorce avec ma mère. Je suis venu avec elle vivre ici donc. Enfin bref, je vous regarde.

Je ne sais pas si je dois le vouvoyer ou le tutoyer. Cette question me tracasse beaucoup, j'ai beaucoup de mal avec ce genre de chose. Sois, le tutoyer pourrait faire croire que je n'ai aucuns respects pour lui, et que je m'en contre fou de ce qu'il est au sein de la ville en quelques sortes. Et le vouvoyer pourrait porter allusion, faisant croire que je suis un gros fayot de première. Mais vaut mieux être un fayot que quelqu'un qui n'a pas de respect, j'ai donc décidé de le vouvoyer. Si je dois le tutoyer, il me le dira de toute manière. Je secoue légèrement ma tête, sortant de mes pensées et observe Brian faire. Effectivement, les rapports et toute la paperasse ne sont pas les choses les plus intéressantes du métier, je l'accorde. Mais ce n'est pas non plus une tâche qui m'a l'air si chiante que ça. Dans un métier, il y a forcément des trucs biens et que l'on aime, comme les interventions de mon côté par exemple, et le truc moins bien comme la paperasse.

Après quelques longues minutes, la demoiselle qui était à l'accueil rentre comme une sauvage dans le bureau, me faisant légèrement sur-sauté. Je tourne ma tête vers elle en souriant légèrement pour l'écouter.

- Brian ! On a reçu un appel nous signalant un 10-39, une agression dans une petite ruelle aux limites de la ville !

Brian dit à la demoiselle que nous y allons, et se lève brusquement. Je me lève à mon tour et m'élance derrière lui à pas très rythmés. L'adrénaline, c'est ça que j'aime dans ce métier. Cela mon rappel Papa qui partait lorsqu'il était d'astreinte au boulot. Nous zig-zagons entre les personnes s'interposant à nous, pour enfin arriver à l'entrée du poste. Brian a prit une veste, j'en profite pour remettre la mienne en place, et nous sortons de pas décidés. Il ouvre une PV, et m'invite à directement rentrer dans celle-ci. Un large sourire se trace sur mon visage quand je m'assois au côté passager et que je mets ma ceinture. J'observe la radio, et tout le tralala qui se trouve dans la voiture avec quelques étoiles dans les yeux. Le gyrophare me réveil, Brian fait recule et fuse en direction du signalement de l'appel.

Dix minutes passent, Brian enlève le gyrophare. Il s'arrête un peu avant la ruelle en question. Il coupe le moteur et sort de la voiture. Je fais de même en raclant légèrement ma gorge et m'avance vers Brian qui est derrière le coffre de la voiture.

- Bon.. qu'est-ce qu'on fait maintenant ? Dis-je en raclant légèrement ma gorge.
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Brian O'Conner

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MessageSujet: Re: Un stagiaire particulier. [Featuring Brian O'Conner.]   Sam 11 Juin - 13:39


Un stagiaire particulier


Feat :  Chris Ivakov



HRP:
 

- Le NYPD ! Mon père est Capitaine là-bas ! Il est resté à New-York après le divorce avec ma mère. Je suis venu avec elle vivre ici donc. Enfin bref, je vous regarde.

Capitaine ? Je fronce les sourcils réfléchissant si je connais un Ivakov. Le département de la police de New York est vaste et décomposé en plusieurs sections. Pour ma part je n’étais pas rattaché à un quartier particulier car je faisais partie du groupe d’intervention spécial. Notre spécialité était les bandes armées, les prises d’otage et tout ce qui demandait une intervention plus d’ordre militaire que policière. Mon job n’était pas de mener des enquêtes, mais bien d’aller sur le terrain lors de situations délicates où un simple flic se ferait descendre en deux minutes. La section où j’étais ne comptait que des anciens militaires encore bons pour ce genre de folies mais qui en avait assez d’être expatriés à l’autre bout de la terre. Je secoue la tête en signe de dénégation. Pas d’Ivakov dans mes souvenirs.

Chris semble s’intéresser à ce que je lui montre sur la classification des dossiers. La tâche est non gratifiante, mais essentielle pour recouper facilement les données. L’informatique c’est magique si tenté qu’on la nourrit de données. J’entre donc les infractions que j’ai eues à traiter hier et que je n’ai pas eu le temps d’enregistrer dans la base. Cela va d’un chauffard récidiviste à un vol à la tire sur un étal d’un disquaire. La journée de la veille a été ordinaire. Nous sommes lundi, la reprise du weekend est difficile même pour les voleurs et autres contrevenants de l’ordre public. Généralement l’activité criminelle augmente crescendo pour arriver à un paroxysme le samedi soir et redescendre comme un soufflet raté le dimanche après-midi.

- Brian ! On a reçu un appel nous signalant un 10-31, une agression dans une petite ruelle aux limites de la ville !

Pas de temps à trainer, chaque seconde compte. Je me lève rapidement, attrape ma veste et sors du poste de police. Chris me suit. Je l’invite à monter dans ma voiture de patrouille. Avant de démarrer, j’appelle le central pour les informer que je me rends sur place. Les gyrophares et la sirène de la voiture me permettent de m’insérer facilement dans la circulation. C’est pour moi  la routine habituelle, mais je suis amusé de voir le regard brillant de Chris. Je lui envie un peu son émerveillement pour quelque chose qui est mon quotidien. Je me souviens la première fois où je me suis retrouvé sous le feu, c’était en, pleine mer rouge. J’avais eu le cœur qui avait battu à fond quand les canons de la frégate où j’étais s’étaient mis à tirer. C’est bien autre chose quand on sait que nous ne sommes pas en exercices.

Je coupe la sirène et mes lumières avant d’arriver sur place. Autant ne pas prévenir l’agresseur de mon arrivée. Beaucoup de flic laissent leur sirène en arrivant sur les lieux d’un crime en cours. Un moyen comme un autre pour un couard de prévenir de son arrivée et de laisser le temps aux truands de s’enfuir… J’avertis le central par un 10-41 que je commence ma patrouille.

- Bon.. qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
- Que… Chris ! Il ne fallait pas me suivre ! Retourne à la…


L’impact d’une balle sur le mur à peine dix mètres devant nous, nous incite à nous baisser. J’attrape Chris par le col et le traine avec moi, me mettant entre lui et la source probable du tir. Nous stoppons à l’abri d’un conteneur poubelle en métal.

- Tu restes plaqué la-derrière et tu ne cherches même pas à sortir la tête pour voir ce qu’il se passe Chris. Tu ne bouges pas jusqu’à ce que je revienne. Ok ?

Le jeune homme acquiesce. Je signale au micro de ma radio accroché à mon épaule le coup de feu et que je vais m’approcher pour en savoir plus.

- Restez prudent O’Conner.
- Pas de soucis Elie. C’est mon tour de bouffe ce soir, donc j’ai intérêt à être à l’heure et entier.


Mon métier est ingrat. Nous prenons des risques sur notre vie pour stopper le crime. Pourtant bon nombre de mes concitoyens n’aiment pas les flics, les poulets ou la volaille. Les gens nous affublent de surnoms ridicules, prétendent que nous sommes tous engraissés aux donuts, mais c’est seulement quand vous vous prenez une balle pour sauver leur enfant ou quelqu’un qui leur est cher que votre fonction de policier devient subitement honorifique. Il faut vraiment faire ce métier par conviction et non pas dans l’idée de recevoir des honneurs. Pour un laurier donné, on vous aura craché à la figure une bonne centaine de fois. Les gens s’étonnent qu’il y ait des dérapages…

Je me redresse légèrement, restant à couvert du conteneur métallique. J’essaye de voir d’où provient le coup de feu, comme cela semble calme je m’avance à découvert avec prudence. Depuis que Mafdet m’a fait travailler mon don, j’arrive mieux à le doser. Ma perception se mêle à l’air à la recherche de personne. C’est bien ça qui me permet de plonger à temps avant qu’un autre tir retentisse. Je suis pris entre deux feux croisés de ce qu’il semble être un règlement de compte.

- Police de Beacon Hills ! Cessez le feu immédiatement.

Mon avertissement est balayé par une nouvelle rafale et il semble bien que tuer un flic ne semble pas les déranger. Je me colle à un mur de la ruelle pour me cacher d’un des tireurs. Les tirs se concentrent à nouveau entre les deux belligérants. Jordan a déjà pu juger de ma qualité de monte en l’air, expérience issu de la marine et de mes années sur un bateau école à voile. Je range mon arme et attrape à deux mains une gouttière. Cela va me permettre d’atteindre le balcon du premier étage où je suppose qu’un des types est positionné. Celui qui est en face ne l’entend pas ainsi et me vise à nouveau. Les balles me ratent en décrochant de petits morceaux de brique. Je n’ai qu’une solution rester en mouvement rapide, ce que je fais. Quand je me réceptionne sur le balcon, je bénéficie d’un bout de muret pour me mettre à couvert. Je ressors mon arme. Un nouveau morceau de brique s’arrache du mur, les éclats me griffent la joue. Le type dans l’immeuble d’en face cherche à me tuer et non pas simplement me stopper. Je fais mine de bouger, cela provoque un nouveau tir. Cette fois je sors de ma cachette et tire à mon tour. Je vois le corps d’un gars chuter du premier étage de l’immeuble de l’autre côté de la ruelle. Il atterrit dans un bong retentissant sur la poubelle derrière laquelle Chris est caché. J’ai visé son épaule, la chute n’est pas si haute, avec un peu de chance il est seulement assommé.

Du bruit me parvient par la porte fenêtre du balcon où je suis. L’autre tente de fuir. Je m’élance à sa poursuite dans ce qui semble être un atelier de confection et non pas un appartement.

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Chris Ivakov

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MessageSujet: Re: Un stagiaire particulier. [Featuring Brian O'Conner.]   Sam 11 Juin - 19:33



Embuscade non calculée.

Chris & Brian

Nous sortons tous les deux de la voiture de police. Je tourne sur moi même et inspire un grand coup.

- Que… Chris ! Il ne fallait pas me suivre ! Retourne à la… Réplique l'homme.

Soudain, des bruits de tire se font entendre non loin de nous. Par l'instinct, nous nous baissons en même temps derrière la voiture. Brian me chope par le col et me traîne avec lui en se mettant entre le ou les tireurs et moi. Ce n'est pas une très bonne idée.. dommage qu'il ne sait pas que je suis un loup, enfin je crois. Sinon, il saurait que je peux me débrouiller seul. M'enfin je me laisse faire, il me protège ce qui est normal. Nous nous arrêtons de courir derrière un conteneur à poubelles tout en métal. L'agent de police me regard et reprend la parole.

- Tu restes plaqué la-derrière et tu ne cherches même pas à sortir la tête pour voir ce qu’il se passe Chris. Tu ne bouges pas jusqu’à ce que je revienne. Ok ?

- Oui..d'accord.. euh.. reçu.

J’acquiesce simplement de la tête, malgré que je ne sois pas forcément d'accord. Je pourrai l'aider, je peux être très utile, mais il ne le sait pas encore, ce qui est normal. Le policier signale à sa radio qu'il a entendu un coup de feu. J'entends brièvement quelques paroles de Brian, qui dit que tout va bien aller.. je crois. Soudain, il se relève pour sûrement percevoir si d'où vient les coups de feu. Il s'abaisse au dernier moment, en esquivant une balle de peu.

- Police de Beacon Hills ! Cessez le feu immédiatement.

Aucune réaction. Bien au contraire, le ou les hommes tirent en rafale sur le conteneur métallique. Arg.. quelle bande d'enfoirés. Brian s'en va vers un des murs de la ruelle pour pouvoir avancer vers un des tireurs. Car oui, c'est maintenant sûr et certain, ils sont au moins deux. Je ferme les yeux et me concentre sur les tires pour savoir d'où ils proviennent. Il y a un tireur qui est posté pas loin de ma plaque, je dirai même au dessus, et l'autre en face. Je reste accroupis, et penche ma tête sur le côté pour observer O'Conner qui est entrain d'escalader pour arriver sur le balcon. Putain, je n'ai pas d'armes ni rien pour le défendre. Les balles fusent vers lui mais ne l'atteignent pas, elles ne font que se loger à côté de lui, ce qui créer des espèces d'éclaboussures de briques sur l'agent de police. Je me plaque une nouvelle fois contre le conteneur métallique en inspirant un grand coup. Je concentre l'intégralité des sens de mon loup sur Brian qui m'a l'air d'être arrivé sur le balcon. Je me met à découvert quelques secondes pour voir sa position. Il est accroupis derrière un petit muret qui lui fait office de planque. Il a le réflexe de se relever d'un coup et de tirer sur l'homme qui ne me voit pas, et qui est au dessus de moi. L'homme bascule directement en avant et tombe sur ma plaque, juste à côté de moi. Je sens du sang, mais rien de grave. Je lève ma tête et peux observer une balle qui s'est logée dans son épaule, mais le mec n'est pas totalement assommé. Ce n'est pas très haut. J'attrape sa jambe et le tire en avant pour qu'il tombe au sol. Mais il y a un truc que je n'ai pas prévu : c'est son arme qu'il a en mains. Il me pose le canon de celle-ci sur le front.

- Hey.. tout doux..

Il ne réagit pas et me regarde juste. Il faut que je lui face peur. Je laisse mes yeux scintiller d'un bleu électrique. Par peur, il lâche immédiatement son arme. J'abats mon poing dans son crâne aussitôt pour l'assommer pendant un moment. Je me relève en le prenant sur mes épaules. Je n'entends plus de tires. J'accours la voiture de police pour ouvrir directement la porte et la fouiller de font en comble pour y trouver une paire de menottes. En ouvrant la boite à gant, j'en trouve une avec les clefs juste à côté. Je saisis la paire et menotter l'homme un peu plus loin à une espèce de barrière en acier. Je me relève après l'avoir menotté et concentre mon ouï sur les pas qui se trouvent dans le bâtiment en face de moi. J'entends beaucoup de pas, des sauts, et quelques coups de feus. Bon, je n'ai pas vraiment le choix, je vais pas laisser O'Conner tout seul. Je m'élance rapidement à l'opposé d'où l'agent de police a grimpé pour pouvoir intercepter l'homme qu'il fuit, si il fuit. Par chance, la porte est ouverte. J'entre sans faire de bruits et pénètre rapidement au premier étage. Je barricade ensuite la porte derrière moi pour que personne n'entre et sort. Ce n'est pas un simple appartement, c'est un espèce d'atelier. Je me colle contre un mur. Je peux entendre un pou proche et un qui est un peu plus loin. Je baisse ma tête pour entre des pas, à quelques mètres de moi. Je ne reconnais pas l'odeur de mon tuteur. Bonne ou mauvaise nouvelle ? Je n'en sais trop rien. Mon pou s'accélère, mon corps est remplis d'adrénaline. L'homme est armé, et moi non. Il faut que je face attention à ce point, qui peut quand même m'être fatal. J'avance à allure lupine, comme un loup qui chasse sa proie sans faire aucuns bruits. L'homme marche, derrière cette espèce d'armoire bibliothèque. Je prends un peu plus d'avance, et me positionne à l'avant de la bibliothèque pour l'attendre et l'intercepter. Trois.. deux.. un. Coucou, c'est moi. Je plaque mes mains contre son col et l'expulse en avant contre le mur en face de moi. Une droite, puis deux dans son nez. L'homme riposte d'un coup de boule dans mon nez et d'une droite virulente dans ma mâchoire. Il me fauche les pieds instantanément afin que je tombe au sol et se met rapidement sur moi, en collant une nouvelle fois son poing sur mon visage. Un petit grognement sort de ma bouche. Mon coude se loge dans sa mâchoire, mon front dans son nez, je place ensuite mes mains sur son foie pour le relever avec moi et le plaquer de nouveau contre le mur. Je l'attrape immédiatement par le col quand j'entends des bruits de pas derrière moi. Je reconnais l'odeur de Brian directement. Par l'instinct, et j'espère qu'il va faire ce que je veux faire, j'envois l'homme que je tiens par le col en direction de Brian, qui abat avec bravoure son poing dans sa face. L'homme s'écroule par la suite au sol.

- Désolé Brian.. je n'ai pas pu m'en empêcher, j'ai suivis mon instinct. Dis-je en tremblant légèrement au niveau des mains.

Soudain, des bruits de balles, partout contre le bâtiment. De deux endroits différents. Nous nous mettons directement au sol, Brian me fait signe de le suivre derrière un bureau tout au fond de la salle. Je le suit directement en attrapant l'homme que nous venons de mettre ko en le tirant par le col. Je le plaque contre le bureau pour reprendre.

- C'est quoi ce bordel ? C'est qui encore ces mecs ? Dis-je avec la voix paniquée.

Je relève ma tête du bureau et je peux littéralement remarquer les dégâts qu'ont causés ces mecs en nous tirant dessus. J'abaisse mon regard vers l'homme au sol et vois directement son arme qui est entre son pantalon et son corps. Je détourne ensuite mon regard bleuté vers O'Conner.

- L'homme sur qui tu as tiré dessus tout à l'heure. Je l'ai menotté un peu plus loin derrière la voiture, j'ai les menottes avec moi.. Dis-je en regardant l'agent de police.

- On fait quoi ?.. Réplique-je ensuite.

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MessageSujet: Re: Un stagiaire particulier. [Featuring Brian O'Conner.]   Mar 21 Juin - 18:43


Un stagiaire particulier


Feat : Chris Ivakov



Je me penche pour voir en dessous. Le type que j’ai touché semble groggy étalé sur le conteneur poubelle. Je n’ai pas le temps de m’en inquiéter plus car un bruit de course me parvient de la porte fenêtre juste à côté de moi, là où se trouvait le deuxième tireur. Resserrant ma prise sur mon arme de service je m’introduis dans la pièce. Une balle siffle non loin de mon oreille, je me mets à couvert. Ma progression se fait entre alternance de coups de feu et de mise à l’abri. J’applique les techniques longuement apprises et rabâchées en exercice. L’homme fuit plus qu’il ne tire. Toutefois je reste prudent, je n’ai pas l’intention de me prendre une balle pour l’interception de deux voyous en plein règlement de compte.

Un bruit de lutte m’indique qu’une nouvelle personne j’ajoute à l’action. En changeant de pièce, j’ai juste le temps de voir celui que je traque venir vers moi pas vraiment de son plein gré et le visage de Chris juste derrière. Par réflexe j’abats mon poing dans la mâchoire du tireur qui s’écroule.

- Désolé Brian.. je n'ai pas pu m'en empêcher, j'ai suivis mon instinct.

Je soupire mais ne dis rien… pour le moment. La mission n’est pas finie. Le jour où la jeunesse saura obéir du premier coup… De nouveaux coups de feu retentissent nous obligeant à nous mettre à couvert. J’entraîne Chris avec moi. Avec contrariété, je le vois s’encombrer du voyou qui est KO. Ce n’est pas son job, ni à lui d’analyser la situation.

- C'est quoi ce bordel ? C'est qui encore ces mecs ?
- C’est la loi de Murphy…


La loi de l’emmerdement maximum qui me fait tomber dans un règlement de compte entre deux gangs rivaux avec un stagiaire dans les pattes bien trop téméraire pour son bien et le mien. Il a visiblement une belle force physique, car il a trainé le type sans faire d’effort. Mais il ne comprend pas qu’en me désobéissant, il ne met pas que lui en danger, mais moi également car je dois gérer un novice dans une affaire où cela tire à balles réelles. Il vient de me prouver que je ne peux pas lui faire confiance, ne sachant pas respecter un ordre simple. Je pars donc avec un handicap. J’ai déjà eu affaire à ce genre de situation dans la Navy avec un civil affolé à gérer alors qu’autour de nous c’est quasiment l’apocalypse. Dans ces conditions, rien ne sert de s’énerver ou de morigéner le gêneur.

- L'homme sur qui tu as tiré dessus tout à l'heure. Je l'ai menotté un peu plus loin derrière la voiture, j'ai les menottes avec moi.
- Ok. Au moins celui-là restera là où il est, s’il ne se fait pas descendre par le gang rival.
- On fait quoi ?
- On reste vivants.


J’essaye d’analyser la situation. Les coups de feu entendus me donnent un minimum de trois adversaires.

- Chris, tu me surveilles ce type au cas où il se réveille et par pitié évite de passer ta tête à découvert comme ça. Nous restons basés ici. Je vais aller les déloger un à un. Les renforts ne vont pas tarder.

Mais je ne vais pas me laisser tirer dessus comme au tir au pigeon. Je me redresse et vais me positionner contre un mur près d’une porte. Mon déplacement est accueilli par deux tirs qui me permettent de repérer la position des deux tireurs. Je me décide à m’occuper de celui qui est le plus à ma droite dans la pièce d’à côté. Il n’y a rien derrière quoi me mettre à couvert, je vais donc devoir utiliser mon don. Contrairement à Jordan, je suis plus discret dans l’utilisation de mes capacités. Je me mets donc brusquement à découvert. L’autre me vise et tire, mais j’ai déjà déclenché une lame d’air qui, sans stopper la balle, dévie sa trajectoire, me laissant préparer ma deuxième attaque en aveuglant le tireur d’un nuage de poussière que je décolle du sol. Ma manœuvre passe inaperçue pour quelqu'un ne se doutant pas de l’existence des mentalistes. J'ai baissé le regard pour que le type ne voit pas mes yeux s'éclairé d'un bleu par très ordinaire. En deux bonds je suis sur lui. Le voyou ne peut rien contre un ex-marine surentraîné. Une minute après, il est solidement menotté. Il reste au minimum deux autres type quand j’entends un bruit dans la pièce où se trouve Chris et notre autre prisonnier. Je me précipite pour secourir le jeune stagiaire pour trouver un autre malfrat assommé sur le sol et un Chris qui hausse les épaules d’un air désolé. C’est vrai que je lui ai dit de pas bouger de la pièce, mais si les autres se ramènent à lui… normal qu’il se défende. A cours de menottes, je lui tends des colliers plastiques pour qu’il entrave les deux types pendant que je vais chercher le troisième. La sirène des collègues retentit. Les renforts arrivent. Je donne ma position à la radio ainsi que le nombre des prévenus maîtrisés ainsi que le nombre probable qui restent en liberté. C’est-à-dire minimum un, voire deux.

- L’opération est bientôt terminée.

Je prends le couloir arme en main. La sirène de la cavalerie a rendu celui que je traque plus prudent. Je fouille chaque pièce méthodiquement.

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MessageSujet: Re: Un stagiaire particulier. [Featuring Brian O'Conner.]   Mer 29 Juin - 21:05



Un stagiaire particulier.

Chris & Brian

La phrase que Brian vient de me dire me fait légèrement frisonner. "Rester en vie" ? Ah. C'est si chaud que ça ? J'ai pas envie de sortir avec des bleus de partout et surtout.. je n'ai pas envie de salir et déchirer ce costume.. il est nouveau bordel ! Bon après, je l'ai peut-être cherché. J'aurai pas du venir en costard pour un stage, m'enfin bon, je ne pensais pas que j'allais faire quelque chose d'aussi pimenté. Je reste plaqué derrière le bureau, et attends les instructions de Brian qui est à côté de moi.

- Chris, tu me surveilles ce type au cas où il se réveille et par pitié évite de passer ta tête à découvert comme ça. Nous restons basés ici. Je vais aller les déloger un à un. Les renforts ne vont pas tarder.

- Bien, je reste là.

Je lève mes yeux bleus vers l'agent de police qui se lève et s'en va se mettre à couvert derrière un mur. Moi là, dans tout ça, je dois uniquement rester là.. et attendre. Ce que je vais faire. Je ne pense absolument pas qu'il a apprécié que je face ce que j'ai fais tout à l'heure. Je ne l'ai pas écouté, et je m'en excuse encore. C'est mon instinct de loup-flic qui a prit le dessus malgré que je ne sois pas un flic et qui a voulu aller aider O'Conner. Bon après tout, je lui est allégé la situation au moins, c'est déjà ça. Je relève ma tête quelques secondes et me penche aussitôt quand une me balle me passe à côté de la joue droite. Je peux apercevoir un type de l'autre côté qui se met subitement à courir sur le flanc droit, sûrement pour me rejoindre et me zigouiller. Chris, calme toi. Respire, rien n'est grave. Tu es juste au plein milieu d'un règlement de compte, sans arme. Pas mal non ? Je me remets à couvert et attends patiemment que le monsieur se pointe pour lui bondir dessus, et lui montrer que c'était une très mauvaise idée de venir ici. J'enlève lentement ma veste de costume que je plis soigneusement et appose sur le bureau. Ce n'est pas que je vais faire une action stylée que je dois salir ma veste, hors de question. Je me rassois aussitôt et me concentre quelques secondes sur Brian qui est dans la pièce d'à côté, et qu a l'air de pas mal s'en sortir.

Soudain, des bruits de pas, et un pouls. Plutôt faible, le mec est confiant. Ce que je dois faire tout d'abord, c'est le désarmé. C'est une priorité que je dois prendre au sérieux. Je m'avance accroupis vers le mur et à l'abris d'une des fenêtres pour me remettre droit. J'inspire un bon coup, et attends qu'il se pointe. Trois.. deux.. un.

- Coucou, c'est moi ! Dis-je en envoyant mon coude percuter ses parties intimes aussitôt.

Je me remet droit et saisis son arme qu'il détient en main droite que je jette aussitôt un peu plus loin. Je remonte mon coude contre son nez et envoie mon poing droit faire un petit séjour dans son plexus. Il me pousse contre le bureau et se jette sur moi pour me décoller deux puissantes droites dans le nez. J'encaisse les coups et lui mets un coup de boule majestueux dans le nez. Je me relève en souriant quand j'entends plusieurs coups de feux vers Brian. Je tourne instinctivement ma tête vers les coups de feux, mauvais choix. Je reçois un coup puissant dans le ventre ce qui fait que je me plis en deux, puis un autre coup de pied dans la tête. Je m'étale une nouvelle fois sur le bureau. Bon, fini de jouer. Je le pousse rapidement contre le mur et fonce sur lui en le plaquant dans celui-ci. Il tombe raid au sol. Je me mets sur lui et lui assène une droite immédiate, de manière à ce qu'il soit dans tous les cas ko. Des bruits de pas venant de la pièce d'à côté, je me remets debout. Qui je vois ? Brian. J'hausse les épaules et affiche une mine désolée. Il me tend un collier en plastique que je saisis aussitôt, afin de ligoter les deux mecs au sol au radiateur. Je me relève et porte mon attention vers Brian

- L’opération est bientôt terminée.

Brian se met alors à s'élancer dans le couloir, je le suis dans la foulée.. Merde pas veste ! Bon, je viendrai la chercher après. Je reste derrière lui et le suis comme un toutou, on peut clairement le dire. J'en suis un par rapport à ma nature en quelques sortes.. mais bon vous comprenez l'expression. Nous arrivons devant une porte fermée, il plaque sa main contre mon torse. Je me concentre pendant quelques secondes et entends deux gars discuter derrière la porte. Je peux distinguer quelques mots, mais rien de sûr. Nous nous mettons à couvert à chaque extrémités de la porte. Je porte mon attention sur Brian, qui me fait signe de foncer dans le tas à son top. Je me mets en position et attends son feu vert.

Il me chuchote un top. C'est partis ! Il se replace devant la porte et envoyant un somptueux kick dans la porte en prenant de l'élan, ce qui fait qu'elle s'étale contre le sol. Je ne perds pas un dixième de secondes, je fonce sur le mec de droite et le plaque immédiatement au sol. Mon front dans son nez, mon poing dans sa tempe. Un coup de couteau dans mon ventre. Aïe. Je grogne très légèrement et envoie mon poing se fracasser très violemment contre sa mâchoire. Le couteau n'est pas planté, il m'a juste fait une entaille. Je ne le sens presque pas d'ailleurs. Je mets le mec au sol sur le ventre et place mon genou contre son dos pour l'immobiliser. Je prends un malin plaisir à y mettre une bonne partie de mon poids. Je roule des yeux vers Brian, qui lui n'a aucunes égratignures. Un sourire se trace sur mon visage, je prends la parole aussitôt.

- Suspect neutralisé. Dis-je en rigolant. Possibilité d'avoir de quoi le menotter ? Lâche-je en souriant.

Il m'envoie aussitôt un collier en plastique. Je menotte l'homme grâce à ça et le relève avec moi. Il se met à gigoter dans tous les sens pour tenter de s'enfuir.

- Hey l'mâlin, tu crois aller où en gigotant comme ça ? Vu ta force de petite nature, tu vas aller nul part. Réplique-je en lui envoyant une béquille assez hard dans la cuisse droite.

Au moins, il nous bougera plus. Je m'avance vers Brian et lui tend le suspect.

- Je vais chercher les deux au fond, je reviens.

Je m'avance vers la pièce en sifflotant légèrement. Je coupe rapidement le collier en plastique du radiateur et attrape ma veste de costume pour la mettre sur mon épaule. Je saisis les deux mecs par leurs cols respectifs et les prends avec moi en les traînant au sol vers Brian. Un fois arrivé devant lui, je les lâche et les laisse s'étaler au sol pour commencer à parler.

- Bon du coup, on fait quoi ? Dis-je. Les renforts arrivent ?

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Brian O'Conner

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MessageSujet: Re: Un stagiaire particulier. [Featuring Brian O'Conner.]   Jeu 14 Juil - 15:01


Un stagiaire particulier


Feat : Chris Ivakov



Les collégues sont en bas. Ils ont dû coffrer celui que Chris a attaché s’il ne s’est pas fait zigouiller par le gang adverse qui aurait profité de son immobilisation. Néanmoins je n’ai aucune compassion pour un gars qui m’a tiré dessus avec l’intention de m’abattre. S’il est mort, c’est juste la conséquence de ses actes. Ce n’est pas ça qui m’empêchera de dormir. Par contre qu’en sera-t-il de Chris ? S’il a une réelle motivation pour faire ce travail, et un père déjà dans la police comme modèle, rien ne remplace sa première expérience d’un mort par votre faute, que ce soit directement ou indirectement. Si le type que j’ai fait chuter du balcon est mort égorgé parce qu’il a été menotté et laissé sans surveillance, Chris n’y sera pour rien. Mais l’esprit humain raisonne à sa manière… Onze années de marine m’ont blindé. Mais il y a certains combats, certaines morts que j’ai données que je n’oublierais jamais. Cela tient à un petit rien, un regard de ma cible au moment fatidique, un lieu particulier ou un effet de l’action et le moment reste gravé dans votre cervelle à jamais. Il faut savoir vivre avec. Au début ce n’est pas simple. C’est l’apprentissage du feu. C’est le prix de ce métier, d’où l’importance de s’y engager par réelle conviction.

Mais pour le moment, l’heure n’est pas à l’intériorisation les collègues sont arrivés, mais mon travail n’est pas terminé. Je m’élance dans le couloir pour aller dénicher les derniers belligérants. Avec notre palmarès avec Chris, ils se sont faits plus méfiants. Mon stagiaire me suit, il ne devrait pas, mais je n’ai pas les moyens de le cantonner dans une zone vraiment sûre. Ce n’est pas explicable, mais j’ai le sentiment qu’il peut faire face, aux erreurs de débutant près. Mais quoi qu’il en soit, j’ai le sentiment que ce jeune peut encaisser.

Nous arrivons devant une porte close. Un léger bruit me fait ralentir. Je pose ma main sur le torse de Chris pour le prévenir et le stopper. Il a compris et se colle au mur près de la porte. Je me position de l’autre côté. Je me laisse une dizaine de seconde avant d’agir. C’est le B A BA d’une action de force. Ne jamais foncer dans la seconde, et toujours laisser tous ses sens avoir eu le temps d’appréhender son environnement immédiat.

Je fais un décompte muet à l’intention de Chris, puis défonce la porte d’un grand coup de pied vers la serrure. La suite se déroule en une poignée de seconde. Chris a plongé sur un gars sur la droite, j’attrape le poignet du deuxième qui était juste à côté de la porte. Il a une arme. Mon geste provoque un tir. Le plâtre du plafond nous saupoudre de poussières blanchâtres. La rapidité d’action est mon alliée. Un coup de genou bien placé et le bras du type ramené en clé dans son dos termine le combat. Le voilà ligoté les mains dans le dos avec un collier plastique que cela ne fait pas dix secondes que nous avons investi la pièce. Je regarde du côté de Chris. Il rate deux occasions qui lui valent un coup, mais il s’en sort très bien.

- Suspect neutralisé. Possibilité d'avoir de quoi le menotter ?
- Tiens. Bon boulot Ivakov.


Son adversaire tente de se faire la belle, mais Chris le maîtrise et le ligote, entravant sa marge de manœuvre. Le jeune stagiaire se permet une fanfaronnade. C’est vrai que cela a été facile. Et pour un gang, ils ne sont pas très aguerris au combat rapproché. Toutefois, il va falloir que j’apprenne à mon jeune stagiaire de rester neutre en toute circonstance. Jouer les cowboys n’est pas professionnel. Cependant je comprends très bien son sentiment de satisfaction et son besoin de s’en vanter un peu. Rien de dramatique, c’est simplement qu’il doit bien faire la différence entre les bagarres qu’il a pu connaitre au lycée ou ailleurs, avec un policier dans l’exercice de ses fonctions. Nous ne devons pas laisser prise à une surenchère de violence. Notre attitude doit se faire la plus neutre possible, surtout quand les suspects sont déjà maîtrisés.

Avec une attitude nonchalante, Chris prend la liberté d’aller chercher les deux autres prévenus sans me demander mon avis. Il vient de gagner deux jours de paperasseries. Ce jeune a besoin d’être recadré avec la réalité du métier de flic. Nous ne sommes pas dans un film ou une série où nous pouvons nous la jouer badasses et tranquilles. Chris a une image un peu trop épique du métier auquel il prétend.

- Bon du coup, on fait quoi ? Les renforts arrivent ?
- Oui et on leur laisse les colis. Et toi tu vas devoir apprendre que nous sommes des policiers, pas des cowboys.


Je vois son regard s’embrunir, il est un peu vexé que je juge sont attitude plus que son résultat. Mais c’est justement son attitude qui est le début d’un dérapage policier. Les lieux sont rapidement investis et nos prisonniers emmenés avec le Miranda qui va bien. Un bruit de poursuite de l’autre côté de la ruelle m’indique qu’il y en avait un autre qui est fort heureusement stoppé par un collègue. Une fois sorti de l’immeuble, je me dirige vers ma voiture qui est bloquée par le camion du coroner. Je comprends rapidement pourquoi il est là. Ils sont deux à ensacher le corps du premier type que Chris avait menotté vers ma voiture. C’était bien un règlement de comptes entre deux gangs rivaux. Le prévenu ainsi ligoté n’a pas pu se défendre. Une large tache de sang souille le sol. Le zip de la fermeture du « sac à viande » a toujours une sonorité désagréable. Un collègue m’interpelle.

- Brian ! Tu aurais dû le boucler dans ta voiture. L’autre gang n’aurait pas pu l’égorger.
- Ils étaient armés Phil, cela n’aurait rien changé pour ce type. Les vitres de ma voiture ne sont pas à l’épreuve des balles.


Nous avons des véhicules qui en sont équipés, mais je suis amené sur toutes sortes d’interventions qui ne sont pas forcément ciblées en quartier sensible. J’ai donc une voiture de patrouille ordinaire. Alors que je m’apprête à monter dans ma voiture, je m’aperçois que Chris ne m’a pas suivi. Il est resté devant la flaque de sang, là où il avait attaché le type. Je retourne vers lui et lui tapote l’épaule pour qu’il vienne.

- Dis-toi que si nous n’étions pas intervenus, il y aurait eu plus de mort. Il est mort égorgé, mais il aurait pu mourir quand je l’ai touché à la jambe et qu’il a basculé dans le vide. Tu n’as rien à te reprocher Chris. Par contre tu es un novice. Ce stage va être l’occasion pour toi d’apprendre plein de chose. Que ce soit dans les procédures d’intervention, ou la façon de te battre. Tu as du potentiel, ne l’oublie pas ! On retourne au poste de police. Pour une heure d’intervention, nous allons en avoir pour cinq heures de papiers à remplir. Bienvenue dans le monde réel des flics.

J’essaye de rester positif, cependant je sens bien que Chris est affecté par la mort de l’autre type. Son visage n’arbore plus un sourire satisfait et il ne sifflote plus en mode conquérant. Il vient de faire face à la réalité du métier. Une réalité où la vie est très fragile et la moindre erreur fatale.

Mon rapport ne va pas être simple à écrire, car j’ai laissé un stagiaire seul livré à lui-même. Je suis en faute. Chris n’aurait pas bougé de la voiture, l’intervention se serait passée autrement. Mais à son âge, je sais pertinemment que comme lui, je ne serais pas resté sans rien faire. J’espère simplement que Stilinski ne vas pas me passer un savon. Je fais un sourire rassurant à Chris. Rien ne sert de lui faire un discours moralisateur. Il ne pensait pas à mal, et je pense sa motivation sincère. Il lui faut juste du temps pour se faire un minimum d’expérience. Et cela n’arrive pas en une simple sortie.



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MessageSujet: Re: Un stagiaire particulier. [Featuring Brian O'Conner.]   Dim 17 Juil - 22:34



Une autre mort sous la conscience.

Chris & Bryan

Mes yeux se plient légèrement après la remarque que Brian me fait. Après le boulot que j'ai fais il me fait cette remarque ? C'est pas très cool de sa part.. M'enfin.. il a peut-être raison.. il a raison tout court d'ailleurs. L'attitude que j'ai eu n'est pas digne d'un bon flic. J'ai pris la liberté d'aller chercher les mecs dans l'autre salle, j'ai risqué de me prendre une balle perdue dans la tête, nous sommes tout de même sur une scène de règlement de compte, je ne peux pas me permettre d'agir ainsi et de faire tout et n'importe quoi. Brian a prit énormément de risques en me prenant sur cette intervention, et je remercie d'ailleurs beaucoup pour ça. J'ai vécu quelque chose de vraiment intense, quelque chose qui a remplit mon corps avec plein d'adrénalines. Mon ouï surnaturelle est soudainement attirée par un bruit de sirènes provenant du fond de la ruelle à notre opposé. C'est bon ou mauvais signe ça ? Vu la tête que tire mon tuteur, j'en conclus que c'est bon signe. J'hausse simplement les épaules en baissant légèrement la tête pour m'avancer afin de suivre Bryan vers la sortie.

Une fois que nous sommes sortis de l'immeuble, je relève lentement ma tête vers le soleil qui m'éblouïe légèrement, suivit d'un vent s'écrasant sur mon visage. Je m'avance tant bien que mal vers la voiture, mais un camion nous bloque le passage. J'arque un sourcil et tourne ma tête vers deux hommes accroupis entrain d'ensacher un type.. le type que j'avais attaché tout à l'heure. Je m'arrête brusquement et soudainement devant une grosse flaque de sang. Je reste bouche bée, et paralysé en fixant les hommes faire au sol.. J'ai encore une fois causé la mort de quelqu'un ? Je n'arrive plus à bouger, ni à avancer. Je suis cloué au sol. Mes mains se mettent subitement à trembler, mes yeux roulent dans tous les sens mais retournent sans arrêt sur le même point : l'homme mort par ma faute. Bryan se met à parler aux hommes au sol, je n'entends rien, je ne vois que ce corps qui est au sol. Des images douloureuses effectuent une nouvelle fois des flashs dans ma tête.. Ce fameux premier soir de pleine lune.. où j'ai tranché la gorge de mon premier amour que je tenais dans mes bras. Je revisionne très clairement sa tête avec les yeux ouverts, une larme coulant sur l'une de ses douces joues avec la gorge ensanglantée. Mes yeux deviennent beaucoup trop lourd. Nous pouvons clairement y voir des larmes se préparent à couler le long de mon visage. Des bruits de pas s'approchent vers moi, puis une main tapote mon épaule

- Dis-toi que si nous n’étions pas intervenus, il y aurait eu plus de mort. Il est mort égorgé, mais il aurait pu mourir quand je l’ai touché à la jambe et qu’il a basculé dans le vide. Tu n’as rien à te reprocher Chris. Par contre tu es un novice. Ce stage va être l’occasion pour toi d’apprendre plein de chose. Que ce soit dans les procédures d’intervention, ou la façon de te battre. Tu as du potentiel, ne l’oublie pas ! On retourne au poste de police. Pour une heure d’intervention, nous allons en avoir pour cinq heures de papiers à remplir. Bienvenue dans le monde réel des flics.

- D'a... d'accord.. Dis-je en secouant ma tête pour enfin passer mes deux mains sur mes yeux pour les frotter.

Nous nous avançons donc vers la voiture. Je prends immédiatement place côté passager sans dire aucuns mots et mets ma ceinture aussitôt après avoir fermé la porte. Je plaque ma tête contre la tête du siège comme je l'appel et dépose mon regard bleuté vers la route, au plus loin de celle-ci. Des images de Julie effectuent encore et encore des allés-retour dans ma tête, en plus de la flaque de sang et du corps de l'homme. D'un côté, comme le dit Bryan, si nous avions pas été là, il y aurait eu plus de morts.. Mais j'aurai dû faire quelque chose. J'aurai dû trouver un moyen de le foutre en sécurité. J'ai gravement merdé, un potentiel père de famille ne retrouvera jamais ses enfants qui eux, n'auront plus le côté paternel pour avancer dans la vie. Mes yeux sont de nouveaux remplis de larmes à ra-bort qui elles, commencent à défiler le long de mes joues. Je baisse la tête et entrecroise mes mains en essayant d'oublier les images horribles qui défilent dans ma tête, mais elles ne cessent de continuer. J'essaie de penser à ma mère, à Espérance qui était d'ailleurs très inquiète que je face ce stage.. mais je n'arrive pas à les faire partir.. Comme me l'a dit Derek, je vais devoir vivre avec.. Déjà qu'un mort c'était très compliqué.. alors deux, ça va être insoutenable. Je relève ma tête vers Bryan pour répliquer d'une voix assez faible.

- Bryan.. on peut s'arrêter deux minutes s'il te plaît ?.. Juste pour que je prenne l'air quelques secondes.. ? S'il te plaît.

L'agent de police se garde aussitôt sur le côté de la route, pas très loin d'un arbre. Je sors lentement de la voiture en essuyant les larmes qui coulaient sur mes joues et envoie littéralement mon poing droit percuter à plusieurs reprises contre le tronc de l'arbre face à moi. Il est véritablement marqué d'ailleurs par mes directs bien placés. Je plaque ensuite mes deux mains contre l'arbre mal en point et fixe le sol, essayant de me calmer. Je ne risque pas de me transformer, enfin je crois.

- J'aurai pas dû.. j'aurai pas dû le laisser là.. Une autre mort sur la conscience.. je ne vais plus pouvoir tenir..

Je pose ensuite ma tête en la relevant contre mes deux mains, et commence à faire une respiration constante et rythmée pour me calmer.

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Brian O'Conner

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MessageSujet: Re: Un stagiaire particulier. [Featuring Brian O'Conner.]   Mer 27 Juil - 17:19


Un stagiaire particulier


Feat : Chris Ivakov



Je roule doucement, laissant Chris encaisser ce qu’il vient de se passer. Personnellement, je n’ai pas vraiment envie de me coller immédiatement sur le rapport de notre intervention. La manière dont cela s’est passé est sujette à blâme. Je n’ai pas su gérer mon stagiaire. Stilinski ne va pas manquer de me le faire remarquer. Je n’ai rien à reprocher au jeune homme, car j’étais aussi fougueux à son âge. Mais il est de fait qu’un stagiaire n’aurait jamais dû être exposé à des échanges de coups de feu. Je n’aurais jamais dû l’emmener avec moi. Mon constat est mitigé car tout aussi insoutenable que peut être le sentiment de culpabilité de Chris sur la mort du voyou, le moment a été formateur. Il peut maintenant saisir concrètement ce que cela fait. Ce job est ingrat et valorisant à la fois. J’aime mon métier et n’en changerai pour rien au monde. Je regrette un peu la marine, mais les affaires surnaturelles à Beacon Hills apportent leurs lots d’adrénaline pure. Puis j’ai trouvé aussi une nouvelle stabilité avec Jordan.

- Brian.. on peut s'arrêter deux minutes s'il te plaît ?.. Juste pour que je prenne l'air quelques secondes.. ? S'il te plaît.


J’acquiesce et dévie ma route pour un endroit plus calme où Chris pourra souffler. Quand la voiture est à l’arrêt, il sort et marche d’un pas lourd vers un arbre. Je reste dans la voiture. Lui taper sur l’épaule ne changera rien au conflit qui doit faire rage dans son cœur. Il doit encaisser. Il doit assimiler. Il doit assumer  de donner la mort, directement ou indirectement. Il existe bien des cellules d’accompagnement psychologique, mais c’est de la foutaise. Si vous n’y arrivez pas seul, c’est que vous n’êtes pas taillé pour ce travail. Je ne dis pas que je suis devenu insensible à chaque fois que je prends une vie. Je considère toujours cela comme un gâchis, mais je garde en mémoire que pour une vie prise, j’en sauve d’autres. Celui qui tourne mal et menace l’ordre et la loi doit en assumer les conséquences.

Quand je vois Chris cogner sur l’arbre, je sors rapidement le voir. Il ne manquerait plus qu’il se blesse. Je crains le pire en voyant les impacts sur l’écorce, mais ses phalanges sont intactes, ou plutôt je vois une blessure résiduelle s’estomper. Ok. Nous sommes à Beacon Hills, je ne vais donc pas chercher midi à quatorze heure. Chris est un métamorphe. Cela explique les risques qu’il a pris. Il a la capacité d’encaisser mais aussi d’esquiver plus rapidement qu’un simple humain. Je le regarde plus attentivement.

- J'aurai pas dû.. j'aurai pas dû le laisser là.. Une autre mort sur la conscience.. je ne vais plus pouvoir tenir..
- Tu n’es pas un professionnel Chris, pas encore. Tu ne pouvais pas deviner. Euh ? Comment cela « encore » une mort sur la conscience ?


Je réalise la portée de ce qu’il vient de murmurer. S’il a déjà tué quelqu’un, la carrière de flic lui sera refusée. Il faut que j’en connaisse les causes car il m’est impossible de faire comme si je n’avais rien entendu. Mais pour le moment il me semble trop proche d’un débordement pour remuer le couteau dans une plaie visiblement toujours à vif de son âme. Qui a-t-il tué ? Et pourquoi ? J’espère que c’était de la légitime défense.

Je me souviens subitement de notre première rencontre. L’agression chez sa mère, la présence de Maxine, la cousine de Nausicaa la louve… Chris n’est pas taillé comme Crowley, mais plus comme Amaro, comme un loup. J’en sais assez sur les facteurs qui peuvent déclencher une perte de contrôle chez un lycan. Nous sommes encore en pleine ville et quelques passants commencent à nous observer. Il faut que nous dégagions de là.

- Chris, nous allons faire un tour en dehors de la ville OK ?

Je n’attends pas vraiment sa réponse et le saisi doucement par le bras pour le guider vers la voiture. Je partage ma vie avec le Hellhound, je commence à avoir l’habitude de gérer de tel cas. Chris me suit sans vraiment en être conscient. Je redémarre et prends la direction de la sortie de la ville. Grâce à une enquête un peu rocambolesque avec Jordan, je connais un coin assez dégagé pour ne pas être oppressant mais à l’abri des regards qui conviendra si par malheur Chris dérape.

- Tu es un loup garou, c’est ça ? Ne t’inquiète pas je suis au courant. Je ne te veux pas de mal.

Chris me scrute, méfiant. J’ai l’odeur d’un humain et donc d’un chasseur potentiel. Je pointe mon cœur du doigt et réitère mon assurance de vouloir l’aider. Il hoche la tête, ayant la confirmation que je dis vrai et s’enferme dans une tristesse muette.

(…)

L’air est paisible, l’endroit ensoleillé. Ce bout de prairie est cerné par les bois. J’ai arrêté la voiture et nous sommes sortis tous les deux. Assis sur le capot de ma voiture de patrouille, je ne dis rien. Je laisse Chris respirer profondément en cherchant à se canaliser.

- De quelle autre mort penses-tu être responsable Chris ?

Ma voix est douce et calme. Je n’accuse pas, je cherche juste à savoir et comprendre.


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MessageSujet: Re: Un stagiaire particulier. [Featuring Brian O'Conner.]   Jeu 20 Oct - 12:36





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Un stagiaire particulier.La mort, seul bien des tristes affligés.



Je n'arrive pratiquement plus à me contrôler. Une haine mélangée avec une rage torride fusionne en moi. Rien que de penser, que j'ai de nouveau tuer quelqu'un, par ma faute une nouvelle fois, je ne peux plus encaisser cela. De multiples images de Julie fusent dans ma tête, je fais tout mon possible pour qu'elle sorte, pour que je puisse me calmer. Mais ça m'est totalement impossible. Cogner est la seule façon que j'ai pour me canaliser, et oublier les mauvaises choses que j'ai faites dans ma vie, car elles commencent à être nombreuses. Je viens maintenant de réaliser la connerie que je viens de faire. Je viens de dire sous l'emprise de la colère, que j'avais déjà tué quelqu'un. Dire une telle chose à un agent de police n'est absolument pas conseillé il me semble. Surtout quand on veut intégrer ce même service les années qui vont suivre.

- Tu n’es pas un professionnel Chris, pas encore. Tu ne pouvais pas deviner. Euh ? Comment cela « encore » une mort sur la conscience ? Me répond-t-il.

Je ne dis rien. Je laisse mon front s'appuyer brièvement contre le tronc d'arbre devant moi. J'ai envie d'hurler, de tout fracasser. Mais non, il faut que je me calme. J'essaie de faire parvenir de belles images dans ma tête. Ma mère, ma copine, mes amis. Mais rien. Les mêmes images horribles sont toujours là, impossible de les dégager. Je sers les poings, chuchote à voix basse un vieux mantra, mais toujours rien. J'allais me planter les griffes dans les paumes de mes mains pour me calmer, mais Bryan m'entraîne avec lui en se mettant à parler.

- Chris, nous allons faire un tour en dehors de la ville OK ?

Je m'avance avec Bryan sans vraiment le vouloir. Je suis dans un tel état de choc, qu'il pouvait même pleuvoir des météorites, je n'y verrai que du feu. L'agent de Police démarre sa voiture, et se dirige en direction de la sortie de la ville. Je pose mon coude sur le rebord de la portière et pose ma tête sur ma main tout en regardant le paysage devant moi, sans dire aucuns mots.

- Tu es un loup garou, c’est ça ? Ne t’inquiète pas je suis au courant. Je ne te veux pas de mal.

Mes yeux s'ouvrent en grand, un léger grognement sort de ma gorge, seulement audible par moi même. Il n'a pas l'odeur d'un métamorphe, mais d'un humain. Un chasseur ? Non.. Je le scrute clairement, mais il me fait ensuite comprendre en me disant de nouveau qu'il veut seulement m'aider. J'écoute attentivement les battements de son cœur, il m'a l'air de clairement dire la vérité. Je me remet dans ma position initiale, et me renferme de nouveau sur moi même, patientant alors l'arrivée de l'endroit secret dont Bryan me mène.

***

Nous arrivons enfin sur place. Le trajet était plutôt rapide. Bryan arrêta sa voiture, je sors immédiatement de celle-ci. Je m'étire dans tous les sens et respire le bon air et admire le paysage fort sympathique que me procure cette espèce de prairie entourée de bois. Nous nous plaçons sur le capot de la voiture de patrouille du policier, je crois simplement mes bras et respire profondément. Quelques minutes passent, Bryan cassa le blanc qui pèse entre nous et se met à parler, d'une voix rassurante.

- De quelle autre mort penses-tu être responsable Chris ?

- Je ne pense pas, je le suis. C'était à New-York, juste après d'être devenu un loup. Comme tu l'as deviné. J'avais une copine, elle s'appelait Julie. Elle m'avait donné rendez-vous dans un endroit isolé dans les bois, et je ne savais pas que le soir même était la pleine lune, la première pleine lune. En y allant, le soleil c'est couché, et ensuite bah je pense que tu peux comprendre la suite. Je me suis transformé et je lui est tranché la nuque.. D'où ça..

Je ferme mes yeux pour les rouvrir lentement, laissant mes iris bleus électriques se dévoiler. Je laisse la couleur humaine de mes yeux refaire surface, et me remet à parler.

- Plusieurs personnes que je connais m'ont clairement dit que ce n'était pas de ma faute, les policiers de New-York dont mon père ont jugés que c'était une attaque animale. Mais moi dans ma tête, je sais que ce n'est pas le cas. Je revois clairement Julie avec la gorge tranchée, avec surtout un regard triste et terrifié. C'est une image que je n'oublierai jamais.

Je sers les poings et lève ma tête en inspirant profondément, et attend.

- Tu penses que ça va me bloquer dans ma carrière ?.. Et, merci. Merci de m'avoir calmé. Dis-je en souriant légèrement.

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MessageSujet: Re: Un stagiaire particulier. [Featuring Brian O'Conner.]   Lun 24 Oct - 18:11


Un stagiaire particulier


Feat : Chris Ivakov



Mon jeune stagiaire est fortement perturbé. Le job de flic est difficile et nous pose régulièrement des cas de conscience. Dire que cela disparait avec l’ancienneté est faux. Il est impossible de tout prévoir, ni de palier à chaque situation qui nous arrive dessus. Les prises de décisions doivent souvent être rapides, sans pouvoir se poser convenablement pour faire une analyse précise de ce qu’il convient de faire. Dans le feu de l’action, nous agissons souvent à l’intuition et au feeling. Cela a ses limites et la bavure policière est vite arrivée. Le débat est sans fin et n’a d’autre solution que de faire au mieux des possibilités humaines. Faire au mieux à défaut de pouvoir faire bien…

Le choc dû à la mort du voyou ébranle Chris au point que, sans le vouloir, il lâche des informations personnelles potentiellement graves. Cela ne serait pas la première mort dont il se sent responsable…

- De quelle autre mort penses-tu être responsable Chris ?
- Je ne pense pas, je le suis. C'était à New-York, juste après d'être devenu un loup. Comme tu l'as deviné. J'avais une copine, elle s'appelait Julie….


Sans l’interrompre, j’écoute la suite de son histoire. Depuis que je suis dans cette ville, des histoires similaires j’en ai entendues quelques-unes. C’est sur cette base que les chasseurs revendiquent la légitimité de leur action. Pour moi, nul ne doit se prévaloir de la loi et faire justice soi-même. Notre système n’est pas parfait et à mon sens ne le sera jamais. Il y a trop d’opinions ou d’intérêts contradictoires pour trouver un système qui soit juste et équitable pour tous. Je me pose en défenseur des faibles, mais parfois le faible est coupable devant la loi. JE ne suis qu’une goutte d’eau dans l’océan. Parfois je me sens bien inutile.

Chris conclut en me montrant la couleur de ses yeux surnaturels, le bleu électrique des assassins. Qui suis-je pour le juger ? J’ai tellement cogné cet enfoiré de capitaine Marvin pour qu’il ait une prothèse qui remplace sa mâchoire inférieure. Seul la peur du scandale des méfaits de ce fumier m’a évité la cours martiale. Et que dire de l’autre fois à la salle de sport avec Jordan, où les moqueries de quelques imbéciles m’ont fait perdre la maitrise de mon don de mentaliste. Si le Hellhound ne m’avait pas emmené dans cette décharge, c’est la salle de sport que j’aurai dévasté et les gens qui s’y trouvaient… Chris m’explique comment il vit avec ce sentiment de culpabilité. Il ne peut même pas avouer qu’il est le coupable. Car cela signifierait révéler au monde entier l’existence des loups garous.

- Tu penses que ça va me bloquer dans ma carrière ?.. Et, merci. Merci de m'avoir calmé.
- Nos capacités peuvent être une bénédiction comme une malédiction Chris… Tu ne peux rien changer au passé, ni t’avouer coupable, ni moi te dénoncer… Par contre ce que tu peux faire, c’est mettre tes capacités hors norme au service de la justice, et d’expier ainsi ce que tu considères ta faute.


Nous marchons un peu avant de retourner à la voiture. Le retour au poste de police se fait dans un silence un peu pesant. Une fois arrivés devant le poste de police, je retiens Chris alors qu’il allait sortir de la voiture.

- Chris, maintenant que je suis au courant pour toi, n’hésite pas à venir me voir quand cela n’ira pas. Ta condition de loup fait que tu ne peux pas te confier à n’importe qui. Ok ? Je n’ai surement pas la solution miracle, mais je peux t’écouter.

Le jeune homme acquiesce et me sourit faiblement. Ses fantômes n’ont pas fini de le hanter. Chacun traîne sa croix comme il le peut. Toutefois je fais une différence entre le bleu des yeux de Chris et ceux d’un Amaro par exemple, c’est toute la différence qu’il y a entre un accident et un meurtre...

Le reste de la semaine de stage se passe dans une routine ennuyeuse mais apaisante. Stilinski m’a copieusement engueulé pour le délinquant tué par la bande rivale alors qu’il était menotté et laissé sans surveillance. Le fait que ce type avait un casier long comme le bras n’y change rien. Je n’ai pas mentionné dans mon rapport que c’est Chris qui avait pris l’initiative de l’attacher et de le laisser pour me rejoindre contre mon ordre formel de ne pas bouger. Car pour moi c’est moi qui ai merdé en pensant qu’un jeune de son âge saurait obéir comme n’importe quel autre collègue.

HRP : Fini pour moi.

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