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 Long, long night... [Pv Liam &... Roscoe?!]

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Therence Garnet

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MessageSujet: Long, long night... [Pv Liam &... Roscoe?!]   Lun 30 Mai - 21:13



Virée nocturne
Le calme plat. Pas un bruit dans la plaine, le vent de nuit fait bruisser les épis de maïs et pousse de longs nuages noirs à voiler la lune qui fait ressortir le paysage dans une seule et même silhouette longiligne sur fond de firmament bleu marine. Au cœur de l'obscurité et la léthargie ambiantes, deux lumières glissent longuement dans une symétrie parfaite, tournent, ralentissent, et s'éteignent en même temps qu'un ronflement pénible.

Une portière s'ouvre, et une chaussure marque son empreinte sur le sol meuble. Un bruit de portière retentit, encore, un mouvement d'épaule permet de mieux caler un attirail de cordes et autres outils, puis en toute discrétion, l'ombre armée s'éloigne de la ferraille sur roues en suivant le petit chemin qui coupe le champs jusqu'à une vielle bâtisse isolée.

Il sait où il va. Il sait ce qu'il fait. Il a pensé à tout.

La porte s'ouvre sur les grincements sinistres de ses gongs mal huilés, et ne laisse s'étaler la lumière de la lune sur le sol sale et poussiéreux que pour mieux détourer une longue silhouette noire qui entre d'une seule enjambée et referme soigneusement sur son passage. Peu d'animation dans le huis-clot, alors il prend le temps d'observer tout autour de lui, de juger, puis de passer à l'action.

La cuisse claire et rose en évidence, la poitrine ferme exhibée sans pudeur, de longs cils qui papillonnent... la tête qui s'éveille enfin se redresse et couine à la requête de silence qu'on illustre d'un doigt sur les lèvres. Shhhht... Le geste captive assez la naïve créature pour qu'elle reste tranquille alors que lentement, surement, l’apparition incongru profite de sa confiance acquise pour approcher, d'un pas, d'un autre, et se trouver à distance adéquate de la victime...

Il n'a pas peur. Il n'a pas honte. Il sait que sa cause est juste.

Alors il crispe ses doigts sur la corde tendue, le regard fébrile et déterminé ancré dans celui hagard qui lui succombera, et chuchote dans un sourire carnassier...

-T'inquiète, t'as pas à avoir peur. Tout va très bien se passer...


[Quelques heures plus tôt...]


-Comment ça, tu peux pas me le prêter?!!

-Je te l'ai dis, je pensais pas que mon frangin partirait avec ce weekend, et...

-Mais on en a parlé y a deux semaines! T'étais censé me prêter ce pickup pour ce soir, m*rde!

-Ça va, ça va, calme toi! Et ta copine, la brune, elle peut pas te prêter sa bagnole?

-Mais c'est pas le problème!!!
gueulè-je.

Que ça soit elle ou qui que ce soit d'autres, comment je vais faire, moi, sans une benne?! C'est pas dans une voiture de ville que je vais pouvoir faire ce que j'avais prévu. Ch*er, c'est quand même pas pour rien que j'ai insisté pour avoir sa bagnole à ce fils de plouc!...
Abandonné par le lâcheur au pied de son domicile, je me frictionne méchamment le crâne. La nuit est déjà tombée, et je me retrouve avec ma moto pour seul transport. Même pas un quatre roues basique... C'est pas nécessairement une question de taille que de pratique, mais... Je me triture les méninges. La citadine de Bruny... en dernier recours, ça peut le faire. Elle me tuera si son père s'en charge pas avant, mais si j'ai vraiment pas le choix... Non! Bien sur que non je peux pas faire ça avec sa caisse! J'ose pas imaginé l'état dans laquelle elle la retrouverait! Ce qu'il me faudrait, c'est un véhicule utilitaire ou qui soit juste assez spacieux, assez robuste et usagé pour pouvoir y transporter...

Je lève le nez en l'air et darde du regard dans la direction du diner que je viens de quitter. Je connais peu de monde capable de me dépanner d'un pickup, une fourgonnette, ou me dénicher une remorque pour la soirée, mais dans le pire des cas je pourrais me contenter...
D'une vieille jeep?...


Mon tél affiche 23h et des poussières quand j'arrive dans le lotissement propret. Rien à voir avec la résidence à loyer modérée dans laquelle je domicile. J'éteins les phares de la Harley et me gare au bout de la rue pour poursuivre à pied, rajustant mon sac sur l'épaule. Peu de fenêtres allumées, c'est tant mieux, quand bien même je ne pense pas détonner quoiqu'en dise ma présence dehors à cette heure. Ah-aah! Je me réjouis en apercevant le fruit de ma convoitise garée à l'adresse prévue et... à portée de main.

-Salut la beauté...

Je rejoins discrètement la jeep pour m'accroupir contre la portière conducteur, à l'abri des fenêtres de la maison Stilinski et commencer mon affaire. Sérieux, qui peut imaginer que j'avais pour intention de réclamer sa voiture? J'imagine la scène : "Stiles, mon pote, tu me péterais ta caisse? C'est pour la nuit. Pour quoi faire? Oh rien de très important... Depuis quand on est pote? Voyons, depuis que je n'ai que toi pour me prêter ta jeep?... Comment ça, c'est hors de question?"... Je suis pas désespéré à ce point. Et j'ai pas besoin de demander l'autorisation...
La seule chose qui puisse me surprendre ce soir, ce serait le shérif rentrant d'un footing nocturne. Mais je doute beaucoup que ce soit son genre... Pas plus que celui du fils vu sa carrure. Ça me fais sourire.
Le sac à mes pieds, je trifouille avec les outils que j'avais chez moi. Je met à profit quelques trucs qu'on m'a appris, à l'époque pas si lointaine où pour me faire la main sur une voiture, on en à profiter pour m'enseigner comment s'en servir sans demander la permission. Ma mère persistait à dire que je n'avais pas de bonnes fréquentations... Mais pour tenter de conduire à même pas 15 ans, elle aurait du admettre que c'est quand même plus sûr de s'essayer sur les autos des autres!

Le loquet de la portière tressaute. C'est ouvert. D'un regard rapide, je m'assure que personne ne surveille, et je pénètre à l'intérieur avec mes affaires. Je ne m'inquiète pas de pouvoir faire démarrer un vieux coucou pareil, même un môme pourrait la voler. Et puis, il s'agit pas vraiment d'un vol... Non, c'est un emprunt. J'ai besoin de sa caisse pour cette nuit, mais avant le levé du jour, Roscoe sera de retour chez elle, ni-vue, ni-connue.
J'ai quand même parfaitement conscience d'être en train de volé le fils du shérif plutôt qu'un type lambda. Mais au delà du fait que c'est la seule option qui me soit venue en tête pour faire face à l'urgence et que j'ai une confiance en moi inébranlable... Je souris à pleines dents quand la jeep démarre du premier coup. Je dois admettre que c'est excitant!

Je me casse avant que les grondements de la caisse ne réveille tout le quartier et qu'on ne remarque mon larcin. J'espère que tu fais de beaux rêves Stiles. J'embarque ta Roscoe pour une nuit mouvementée comme seul un mauvais garçon peut lui en offrir...


Passé la ville et le compté voisin, je m'engage sur une route en marge. Les collines qui entourent Beacon Hill s'éloignent de plus en plus dans l'horizon pour laisser place à un paysage plat, composé de plus de surface agricoles que de forêt. Les bornes défilent, je passe un fast-food, une station service, et bientôt, un panneau qui me conforte dans ma direction. Cinq minutes plus tard, je croise le complexe morbide que la publicité vente d'un nom familial typiquement américain et d'un logo caricatural de bestiau muni d'un hachoir. Ça m'arrache quelques frissons, mais je continue de m'en éloigner jusqu'à apercevoir au loin, perdu dans les maïs, la silhouette plus discrète d'une grange.


En descendant de voiture, je repère une petite maisonnette en retrait. Tout est éteint. Soit c'est un aménagement pour les passages du proprio dans l'exploitation, soit c'est ici qu'il vit. Mais ça me fait pas craindre pour mes plans. Ce sera rapide, et discret...
Je bondis par dessus l'enclos pour atterrir à pied joins dans de la mélasse. Eurgh... Je m'attendais pas à gambader dans une prairie, mais bon... Enfin, je m'occuperais la toilette de mes boots plus tard. Le terrain parcouru sans difficulté, je traverse l'enclos jusqu'à la grande porte de la grange fermée par un simple loquet en bois, et je pénètre à l'intérieur.

Je fronce du nez. Ça pu, ça grouille, ça grogne et ça couine. Une véritable porcherie... et pour cause.

Je ferme la porte en observant à la lumière d'une lampe torche les résidents aux queues en tirebouchons à peine dérangés par ma présence. Wow... Je les voyais un peu moins... imposants que ça. C'est pas du cochon, c'est des mastodontes!... Heureusement, Roscoe est là pour supporter notre futur passager. Mais qui aura cet honneur? Je les examine tous, peu effarouchés par mes intentions, en me disant que c'est un excellent début... et je jette mon dévolu. Ce sera lui. Une chair bien rose, bien ferme, un duvet raisonnable, pas trop costaud pour m'éviter de me retrouver sur le tapis, mais largement suffisant pour ce que j'ambitionne. Avec sa peau sans imperfection, son nez symétrique et ses longs cils, il est limite joli, et je ne peux pas rêver meilleur produit.

Je fais glisser le rond de corde de mon épaule pour agripper chaque extrémités des mains, et je me pourlèche la lèvre en avançant doucement vers l'inconscient qui me regarde de ses tout petits yeux noirs. Viens là coco, on va aller faire une petite ballade tous les deux...
Je m'élance, mais le pourceau s'éloigne en grouinnant. Il est moins docile que je le pensais... J'approche, tout doucement, et je réitère ma tentative. La saleté prend encore la fuite en suscitant l'agitation de ses petits camarades dans la foulée. Ok... Peut-être que je vais éviter de jouer les difficile et me contenter du premier que j'arriverais à chopper tout compte fait... Je réarme ma corde, lorgne sur les bestiaux qui m'entourent, et je fais volte face pour essayer de surprendre celui qui est à ma portée. Encore raté!


... Je reprend mon souffle. C'est physique cette c*nnerie! Et coriace les cochons! Mais je m'avouerais pas vaincu!

-Petits, petits, petits...

Aller, venez voir le beau Therence! Ma patience est pas sans limites, et je commence à en avoir marre de galoper! Je me redresse, et le plus mignonnet des porcinet se tient là, juste devant moi, à renifler sagement le sol. C'est limite de la provocation...
Je m'élance brusquement pour tomber à genoux et refermer mes bras sur du vide. Mais tu vas venir ici et te tenir tranquille, ouais?!
Qu'est-ce qu...! Je sursaute et regarde vivement vers la porte dans le même mouvement que le porcin quand un bruit retentit derrière. Et m*rde!

La porte s'ouvre sur le bétail réveillé, une ombre humaine grandie dans le faisceaux de lumière, et moi j’attends planqué contre le mur latéral en cramponnant fermement une pelle, prêt à assommer le visiteur.

Ça fait comme un éclair avant que résonne un gros "BONG" et un cri bref.

...Désolé mon gars, petit dommage collatéral. Mais je repartirais pas d'ici sans mon cochon!  

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Dernière édition par Therence Garnet le Mar 7 Juin - 23:18, édité 1 fois
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Liam Dunbar

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MessageSujet: Re: Long, long night... [Pv Liam &... Roscoe?!]   Lun 6 Juin - 0:28





Un prêt n'est pas du vol, enfin presque pas


Ma boulette est monumentale. Gigantesque même ! Je suis devenu en quelques secondes un gaffeur professionnel avec diplôme, mention et les honneurs. Je ne sais toujours pas comment je me suis pris pour faire une tel erreur mais le mal est fait. Dire clash via un texto au Sheriff de la ville qu'une redoutable créature surnaturel veut attenter à ma vie et accessoirement est le petit ami d'un gars que je surnomme Caïd... Voilà quoi. C'était pas la meilleur décision à prendre de ma vie. A partir de maintenant, plus jamais je ne touche à mon portable. Enfin, jusqu'à que j'en aurai grandement besoin hein.

Je vais pas non plus me laisser me faire tuer juste parce que j'ai fais une stupide promesse à moi-même. Bref, je touche plus mon portable sauf en cas d'extrême urgence. Ce qui est d'ailleurs souvent le cas vu mon ordre de priorité des plus mouvants et étranges mais chuuuuut ! Pas la peine de me rappeler que mon impulsivité du moment fait des ravages sur mon entourage. Un certain candide louveteau pourra en témoigner vu la gueulante que je lui est fourni à la fin de notre journée ensemble. Pour ma défense, j'étais grandement perturbé, une victime ! Comme en cet instant en faites.

C'est pas tout les jours qu'un minable humain ose vous menacer de lâcher un wendingo à la poursuite de votre magnifique fessier. Ouais, wendingo et non wendigo. Parce que voilà. Faut être fou pour vouloir s'en prendre à mon auguste personne. M'attaquer moi juste pour une ridicule histoire, c'est vraiment injuste. Et je ne dis pas ça juste parce que j'ai gaffé hein ! Bon, juste un peu. Mais faut bien que je me plaigne à quelqu'un ! Et vu que vous avez l'air d'être de très mauvaise oreilles attentives et compatissantes, je vous boude et vais chez Stiles. C'est un grand frère de meute génial qui m'écoute, lui au moins !

Je quitte le trottoir devant le dinner's et m'en vais direction la maison Stilinsky. J'y vais direct sans prévenir. Parce que ouais, je suis comme ça moi. J'arrive chez les gens à l'improviste. Enfin, pas tellement. J'ai en quelque sorte prévenu Stilinsky père de ma présence chez lui lors de mes précédents messages. Je dévale les rues jusqu'au quartier résidentiel, à vitesse plus ou moins normale selon les endroits. Pourquoi devrais-je marcher tel un escargot sous valium quand je peux sprinter dans des ruelles sombres et vides ? Enfin arrivé à destination, je grimpe pour atterrir à la fenêtre de sa chambre sans une goutte de sueur.

Sauf que bien sûr, avec la chance de ouf que j'ai aujourd'hui, Stiles n'a pas l'air d'être là malgré sa jeep garé dans l'allée. Plus qu'à changer de plan d'action. Au lieu de squatter chez l'hyperactif, je vais me reporter vers Scotty. J'aurai peut être plus de chance. Et puis Melissa est vraiment une femme très sympa donc ça devrais pas la déranger de me trouver chez elle. Et puis il fait se le dire, se plaindre à l'alpha c'est assez cool. Il est obligé de m'écouter. C'est bête hein d'avoir de tel obligation face à un enquiquineur de mon niveau. Et puis, personne ne résiste à ma moue de chien battu que j'utilise dès que je veux quelque chose.

Enfin bref, c'est ainsi que je me retrouve assis devant la télévision à une heure indu à jouer aux jeux vidéos avec Scott au lieu d'être chez moi à maudire les crétins en blousons sous ma couette. Faut bien l'avouer, c'est agréable de faire une nuit pack à nous deux. C'est un moyen assez sympa pour renforcer le lien alpha/bêta. Même si je ne connais rien de rien à ce jeu, Halo. On m'a déjà prévenu de ne jamais commencer le débat dessus sinon mon aîné n'arrêtera pas de tarir d'éloge sur cette série de jeu. Donc je me suis largement abstenu de toutes questions. Je n'ai pas du tout envie de me perdre dans les méandres complexes d'un jeu en ligne.

Toutefois, devant rentrer chez moi avant minuit, tel cendrillon, je dû me résigner à partir de chez les McCall. Je me serai quand même bien amusé vu nos fous rires, nos hilarantes bêtises du surtout à un manque d'attention et nos étranges délires. Je salue mon alpha dans une grande accolade, parce que le contact c'est cool et puis c'est pas exclusivement réservés au filles les câlins ! Bon certes, je n'ai pas parler de toute la soirée de ce qui me tracasse mais je m'en fiche un peu. Je me suis détendu, c'est l'essentiel non ? Je quitte l'allée de Melissa quand j’aperçois une ombre dans l'allée d'en face. Stiles, à cette heure ci, bichonner sa jeep ?!

Euh.. Ok, je vais rien dire sur ces étranges lubies. Chacun ses trucs hein. Sauf que je le vois très mal  démarrer le moteur de sa Roscoe à cette heure ci sans qu'il n'y ait de menace surnaturel. Et puis l'ombre était très bizarre. Ça doit juste être mon imagination après tout. Enfin c'est ce que je pensais jusqu'à que je sens l'odeur que l'ombre à laisser derrière lui. Celle là, pour l'avoir senti plus tôt, je la reconnaîtrais entre mille. Garnet. Qu'est ce qu'il fout là à cette heure ci ? Il a appris par des moyens pas très légaux que je l'avais dénoncer et il est venu se venger ? Mais si c'est le cas, pourquoi irait-il dans la jeep de Stiles ?

Attends, comment a-t-il fait en premier lieu pour entrer dans la jeep et la démarrer ?! Oh mon dieu, je viens de percuter !  J'assiste à un kidnapping de voiture ! A un carnapping, si vous chipoter sur les mots. Mais enfin bref, on est en train de voler Roscoe sous mes yeux ! Mes yeux à moi ! Je fais quoi ? J'appelle le Sheriff ? Euh... Mauvaise idée, il risque de me questionner sur le cannibale en ville et je tiens quand même à ma vie même si ça ne se voit pas. Vite, réfléchi Liam ! Qu'est ce que je peux faire ? Therence est en train de se barrer avec la jeep alors réfléchi plus vite ! Une idée lumineuse, c'est pas la mort du petit cheval quand même ? J'ai l'impression que si là.

Je le vois s'éloigner de la rue à bord du véhicule et ma décision est enfin prise. Oui il m'a fallu du temps. Mais hé ho, je voudrais bien vous y voir à réfléchir à un moyen de stopper le kidnapping de Roscoe en plein milieu de la nuit. Et puis jusqu'à preuve du contraire, je n'ai rien sous la main qui puisse m'aider. Bon sang, elles sont où les petites grand-mères en twingo quand on a besoin d'elles ?!  La rue est déserte !  Faut dire aussi qu'il ne faut pas être très malin non plus de voler une voiture reconnu de tous dans une rue bondé de monde. Mais enfin bref, là ça ne m'aide pas du tout. Il me faut un moyen de transport au plus vite pour traquer ce voleur de jeep bleue.

Après tout, qu'est ce que j'ai à ma disposition en ce moment qui a des roues ? Un vélo, la moto de Scott, une brouette ?! Ouais, je me vois déjà flairant l'odeur du caïd à bord d'une brouette... Ridicule. Hey mais... Il y a aussi... Naaaan, je risque plus que ma vie là ! Mais quand même d'un certain point... Je me tâte. Ce rebelle des bacs à sable doit l'avoir très bien caché auparavant. C'est pas comme si il allait juste la garé au coin de la rue non plus ! Qui serait idiot pour faire un truc pareil... Lui piquer sa Harvey pour le retrouver et reprendre la jeep, ça me tente bien. Sauf que je suis pas suicidaire à ce point là.

S'il me voit au moins une seconde à toucher à son bébé, j'ai à 99 % de chance de me faire tuer à coup de hache. Et je sais pas vous mais moi je n'ai pas envie de découvrir combien de temps un loup-garou met-il pour succomber à ses blessures. Dans tout les cas, c'est là que je regrette de ne pas avoir de moyen de locomotion autre que mes petites pattes ni de formation pour conduire un véhicule. Je sens que ma prochaine demande à ma mère sera d'apprendre à conduire et pourquoi pas passer un permis quelconque. Bon je sais que je me fais souvent le trajet maison-lycée à pied tout les trois matins mais quand même. Là c'est autre chose. Je ne connais pas la destination finale de ce brigand.

Je dois opter pour le plus facile. Pas la brouette bande de fou ! Je vous parlais de la moto! Après tout, Scott ne m'a jamais interdit de lui emprunter des affaires et encore moins de toucher à sa moto chérie et adoré qu'il a payé de lui même. Je dois bien avouer qu'avoir un moteur au lieu de pédaler est beaucoup plus pratique. Problème, je fais comment pour ramener tout ça à bon port après ? Je ne sais même pas si elle pourra rentrer dans la jeep contrairement à la banal bicyclette. Et puis je ne suis pas non plus sûr qu'il me pardonne d'avoir emprunter sa moto. Oh et puis zut, je vais tenter le coup ! Au pire, j'abaisserai les sièges arrières. La moto n'est pas si grosse que ça et puis c'est une urgence !

J'enfourche donc la deux roues qui se trouvait dans le garage ouvert. Scotty doit dormir et vu qu'il a l'air d'avoir un sommeil de plomb, s'il n'a pas entendu le moteur de la jeep, il n'entendra certainement pas celui de la moto. Puis, truffe à l'air, essaye de retracer le parfum unique du caïd tout en tendant l'oreille. A cette heure ci, les véhicules en circulation, ça traîne pas à chaque coin de rue. Roulant à vitesse très raisonnable, je maudit tout de même mon infortune. Ce Therence m'en aura fait voir de toute les couleurs ! Allez go, go go ! Il doit avoir quoi, trois à cinq minutes d'avance sur moi ? Avance dont il profite allègrement vu la difficulté que j'ai à le retracer.

La prochaine fois, j'exige à Stiles qu'il mette un gps sur sa Roscoe. Ainsi, j'aurai beaucoup beaucoup moins de mal à la retrouver lorsqu'un blousonneux s'aventure à la conduire. Au fur et à mesure que les kilomètres de goudrons défilent sous mes roues, bon je peux exagéré sur les distances hein, on se rapproche de plus en plus au bord de la limite de la ville. Voir même la dépasser. Mais où est-ce qu'il va là ?! Il va nous traverser combien de comté  à ce rythme là ? Je suis pas déjà d'accord de quitter la ville tel un voleur, euh, un emprunteur, mais c'est pas pour se faire le tour de l'Etat de Californie ! Scotty risque de me tuer à coup de croc s'il arrive malheur à son bébé.

Après tout, je le comprends, une Kawasaki KX 450F de 2008, ça se bichonne à mort. Surtout que c'est une motocross de compétition. La troisième moto la plus performante du motocross. Je le sais, j'ai lu je ne sais plus combien de magasine et d'article sur les pilotes de course et leurs véhicules. Un petit moment d'égarement où je rêvais d'être un excellent et célèbre pilote avant de me concentrer sur le Lacrosse. J'ai décidé que je serai le meilleur sportif du monde entier avant ! Mais bref, je suis pas là pour raconter mon glorieux avenir.

Je regarde le paysage défiler devant mes yeux, espérant enfin récupérer la jeep de Stiles, balancer ces quatre vérité au loubard qui ose s'en prendre à cette gentille Roscoe et repartir en le laissant en plan. Et peut être bonus me venger de la menace que j'ai subi. Je ne sais pas comment je vais m'y prendre mais je vais pas le louper, ça c'est sûr. Pffff.. Ça commence à devenir très long. On s'en va beaucoup trop loin et j'ai peur de me faire choper alors que je n'ai pas de permis. Je regarde d'un œil désespéré un fast food en chemin, ayant un petit creux. Je vous entends tout de suite me décrier que je ne fais que penser bouffe à chaque fois. Je tiens à préciser que c'est faux !

Il y a des moments où je n'en parles pas du tout. Passant devant une station service, je me met à penser qu'il faudra que je rembourse l'essence que je suis en train d'utiliser. Je suis pas non plus un vandale hein ! Je peux être un gentleman quand j'y pense. Ça veux dire rarement mais chuut ! Ensuite... Ensuite, que des champs. A droite, un champ, à gauche... Je vous en donne en mille : des champs ! Sérieux ? Monsieur s'en va me faisant au passage traverser à peu près un comté pour aller batifoler dans des champs de maïs ?! Dans quoi me suis-je encore embarqué. Faudrait qu'un jour je réfléchisse bien plus judicieusement avant de me lancer tête baisser dans les ennuis.

Voyant la voiture au loin, sur une route droite, je ralenti drastiquement la vitesse. Mieux vaut être prudent quand on ne sait pas où l'on va. Enfin arrivé pas loin d'une grange et d'une maison bien plus loin, je regarde ébaubi l'endroit. Ok, il est où ce kidnappeur de voiture ? Je descends de ma moto, à quelques pas du véhicule. Puis je regarde l'habitacle vide. Il est parti où celui là ? Bon au moins, j'ai la voiture. Je tente d'ouvrir la portière, me penche vers le contact et... Et rien. Aucune clé dans le coin. Il a fait comment pour la démarrer ? Je signale que j'ai pas eu la formation hackage de voiture !

N'ayant pas le choix, il va falloir que je le retrouve. J'aurai préféré qu'il laisse le manuel du parfait voleur de voiture ou tout simplement des clés trafiqués. Un truc dans ce genre là. J'suis pas canappeur moi ! En soupirant, je le suis à la trace, suivant le même chemin qu'il a emprunter. Le splash sur mes chaussures ne me rassure pas du tout.. Ni l'odeur d'ailleurs qui devient de plus en plus forte dès que je me rapproche de la grange. Pour la tranquillité de mon esprit, on va tous être d'accord. Je marche dans de la boue. Pas autre chose. De la boue. B.O.U.E. Et le premier qui me sort un autre mot que celui ci, je lui plonge le visage là dedans jusqu'à qu'il s'étouffe avec.

Hey ! Mais que c'est une bonne idée ça ! Je la retiens pour plus tard, quand j'aurai mis la main sur le caid. D'ailleurs en parlant de celui ci, je l'entends parler tout seul parmi des grognements distinctifs. Une porcherie ?! Qu'est ce qu'il fait à ces malheureux cochons qui grouinne vigoureusement ?  …. De l'eau de javel ! J'ai besoin d'eau de javel pour me nettoyer le cerveau ! Plus jamais je ne me poserai une tel question. Je viens de me traumatiser tout seul en quelques mots et une imagination fertile ! Lui dragueur invétéré en tout genre et de pauvres cochons innocent, tous ensemble dans une grange la nuit, vers les minuits,  vous voyez le tableau ? Moi il m'est apparu d'un coup et c'est là que je regrette de l'avoir suivi pour sauver Roscoe.

J'espère seulement avoir vraiment tord. Sauf que par esprit chevaleresque... Nan, je déconnes ! J'suis pas un chevalier à l'armure étincelante avec son fidèle destrier. La preuve, je patauge dans de la boue et mon cheval est en réalité une moto que j'ai illégalement emprunté sans le consentement de mon alpha. Après tout, ça lui apprendra à jouer les fantômes pendant des mois et m'ignorer délibérément ! N'allez pas croire qu'une soirée jeux vidéos allait tout arranger entre nous. Je suis plutôt du genre rancunier. Bref, n'ayant pas le choix, j'entre dans la grange en poussant la grande porte.

Celle ci grince mais j'en fais fis, restant un peu sur mes gardes. On ne sait jamais au cas où que j'interrompe une scène... voilà voilà quoi. La porte grande ouverte parce que oui, j'aime bien avoir des entrées théâtrales, je n'observe que des cochons au alentours. Il est où celui ci ? Ne me dites pas qu'en vérité à minuit il se transforme en porcelet à défaut de la citrouille. Je ne devrais même pas être surpris de cette hypothèse vu tout ce que j'ai vécu. J'avance de quelques pas, étudiant la salle. Therence doit bien être quelque part, non mais oh! Le coup de batman c'est fini !

Jurant sur les porcelets un peu trop familier avec moi, je ne remarque qu'au dernier moment l'abruti sortir derrière du mur pour mieux m'assommer avec une pelle. D'un cri très viril et non terrifié, je me reçois en pleine poire le métal. Comment ça j'ai eu un cri de fillette effarouchée ? Que je vous y vois face à un crétin qui trouve que c'est une bonne idée de m'effrayer en bondissant soudainement avec un outil dans la main ! Bin oui, vous faites comme moi. Vous hurlez à plein poumons tel le froussard que vous êtes à cette heure indue de la nuit, parce que tout le monde sait que minuit est l'heure du crime, vous vous faites exploser le nez à coup de pelle et vous vous rétamer sur le sol à moitié dans les vapes.

Mon premier réflexe est d'endiguer le sang qui coule à flots. Mon tee shirt est foutu avec les taches de sang que je laisse. Pourquoi dois-je à chaque fois chercher les ennuis au lieu de suivre mon petit bonhomme de chemin ? Ça réglerai bien des choses. Et que l'on ne me viennes pas me sortir que je suis accro à l'adrénaline. Même si c'est véridique, ça doit rester un secret entre nous. Je me relève tant bien que mal, priant pour ne pas qu'il me refrappe encore une fois. Si c'est le cas, je vais la lui bouffer à coup de crocs sa pelle. Puis en colère face à ce coup non justifié, je fais flasher un bref instant mes yeux. Je saigne que diable ! J'ai le droit d'être en rogne face à ce constat !

-Pu...rée ! Ça va pas la tête ! Tu m'as défoncé le nez abruti !

Toi, dès que je me lève et te choppe par le col, t'es mort ! Et il n'y a pas de Liam qui tiennes ni de savoir qu'est ce que je fiche ici. Et je m'en contre fiche de ton air sévère ou bien que j'ai contrecarré tes plans machiavéliques. Tant mieux pour toi en faites. Ça t'apprendra à piquer Roscoe et de tenter de m'assommer avec une pelle !  C'est que je douille moi ! Je suis une victime violenté, monsieur ! Moi qui tentait de faire une bonne action, c'est carrément injuste.

-Bien sûr que c'est moi !  Tu croyais que c'était qui ? Ton chéri p'être ? Si c'est le cas, sympa les retrouvailles entre vous ! ... Flûte, je saigne de partout avec tes conneries.




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Therence Garnet

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MessageSujet: Re: Long, long night... [Pv Liam &... Roscoe?!]   Sam 11 Juin - 1:02



Caractères de cochons
Caché dans la pénombre qui jouxte la porte, je cramponne anxieusement le manche de ma pelle. Nous ne sommes plus seuls. Et j'ai pas fais trente bornes pour repartir les mains vides!

Le choc entre le métal et le crâne du visiteur se répercute dans les muscles de mes bras. Il s'écrase sur le sol crade en étouffant un cri peu viril... et qui ne m'est pas inconnu... je baisse mon arme de fortune en approchant et l'ausculte à la lumière de la lampe torche, incrédule. Je m'attendais à voir débarquer un vieux fermier en rogne, mais certainement pas...

-Pu...rée ! Ça va pas la tête ! Tu m'as défoncé le nez abruti !

-Liam?! Mais qu'est-ce que tu fous là?!

-Bien sûr que c'est moi ! Tu croyais que c'était qui ? Ton chéri p'être ? Si c'est le cas, sympa les retrouvailles entre vous ! Je détourne le regard et persifle bien malgré moi à cette suposition débile. Tsss... crétin! ... Flûte, je saigne de partout avec tes conneries.

-MES c*nneries? T'avais qu'a te mêler de ce qui te regarde! balancè-je en même temps que la pelle dans un coin. En plus ça va guérir tout seul, arrête de chouiner...

Assume tes bêtises le mioche. Je roule des orbites quand il fait flashouiller ses yeux en guise d'avertissements. Oh ça va, j'ai droit aux gyrophares oculaires à chaque fois que je rencontre un nouveau lupin, ça fini sérieusement par perdre son petit effet. Cela dit, je n'ai pas spécialement envie d'être confronté à son ensemble rouflaquettes, oreilles pointues et canines proéminentes. Je referme rapidement la porte pour éviter à la cochonnaille de s'évader dans l'enclos extérieur et retourne circuler autour du mini-loup avec irritation.

-Qu'est-ce que tu fiches ici?

J'ai déjà assez de mal à capturer le bétail, j'ai pas besoin d'un fouineur dans les pattes! Le bébé garous a à ce point peur que je parle de lui à mon wendigo pour me coller au train?... L'idée qu'il ait fait la route pour me supplier de ne rien dire me plais bien. Oh? La voiture de Stiles que j'ai embarquée, voilà ce qui l'intrigue et qu'il espère sauver? C'est héroïque ça...

-T'inquiète pas bébé, je vais la lui ramener sa boite de conserve sur roue. C'est juste un emprunt.

Mais je fais moins le malin quand c'est à mon tour d'expliquer ce que je fous à courser des cochons à perpette de beacon Hill et au beau milieu de la nuit... Je triture ma corde en même temps que mes méninges avant de tourner le dos au loupiot et essayer de repérer un cochon tranquille.

-Ça, c'est pas tes oignons. Et comment t'es venu jusqu'ici, toi?!... Tiens moi ça! lui fourrè-je la lampe entre les doigts pour me démener librement avec les bestiaux. Qu'il se rende utile quitte à être là...

Minute, mais d'où il m'a vu avec la voiture de son acolyte au juste? Il me suis vraiment?

-Tu trainais dans le quartier? A plus de 23h, t'es sérieux?

Ce que moi j'espère faire avec un cochon?... Mes questions d'abords!

-T’espérais quand même pas parler à Stilinski?

Le doute s'installe. Il n'est pas assez crétin pour mettre son pote au courant alors que je l'ai menacé de croiser la route d'un dangereux anthropophage quand il s'y attendra le moins parce que, précisément, il à découvert son existence?...
Il ne nie pas m'avoir vu devant chez Stiles... Je me retourne complément vers Liam pour le considérer, lui et son effronterie. J'époussette mes vêtements et vais me planter devant lui, la tête haute, mes yeux sombres dans ses yeux clairs, froid, presque neutre.  

-Dunbar. Si un wendigo est capable de bouffer une petite boule de nerf dans ton genre, t'imagines que ce sera un problème pour lui de terminer par un gringalet dans le style de Stiles?

Réfléchi un instant. Mon amant est un cannibale couplé d'un métamorphe. La machination de Lecter mais avec une force équivalente si ce n'est supérieure à celle du sauvageon lunatique qu'il est. Il a peu de chance de lui échapper. Un humain n'a aucune chance.
Dans cet imaginaire ou la bête sanguinaire serait prête à attaquer pour sa survie, est-ce qu'il se rend compte le risque qu'il prend à mêler un tiers à notre petit secret?

Je le reluque entre mes paupières, calme, confiant, puis je me détourne traquer les cochons en ré-enroulant convenablement ma corde entre mes doigts. N'essaie même pas de jouer à ce jeu là Liam, tu ne gagnera pas. Je peux me permettre de bluffer parce que qui peut assurer que je ne sois pas réellement capable de mettre Adriann au courant si ça devient nécessaire, hein? Quel scrupule je devrais avoir pour ce demi-rebel? Mais lui c'est peut-être un pétochard, je devine qu'il n'est pas assez égoïste pour entrainer ses amis dans une telle panade. Alors il peut aboyer aussi fort qu'il veut, c'est pas moi qui vais craindre de me faire mordre...

-Rentre chez-toi, j'ai dis que je ramenais sa voiture à Stilinski et je le ferais. T'as pas à t'en préoccuper.

Mais aussitôt, ça fait tilt. Je retire ce que j'ai dis, le renvoyer chez lui c'est la dernière chose à faire maintenant qu'il m'a pris en train d'essayer de voler un cochon dans une propriété privée. Il commence à me découvrir un peu trop de délits pour son bien celui-là... Et j'ai pas besoin qu'il mette l'accent sur ma situation pour comprendre que rien que ma présence ici et la disparition de Roscoe sont des motifs à avertir le commissariat... Je baisse les yeux sur la corde entre mes mains puis hausse un sourcil à l'intention de Liam.

-Liam. Approche...

J'aime pas la tête de chiot agressif qu'il fait. Peut-être que je devrais l’assommer pour de bon? Et pour faire quoi ensuite, le balancer dans le coffre et aller l'abandonner à trente bornes de plus au beau milieu de nulle part?...
A méditer.

Mais j'aurais mieux fais de ne pas sous-estimer sa force. Je me retrouve plaquer contre le mur avant même de comprendre.

-Ch*er, Liam! Je suis pas venu ici pour faire une blague débile! gueulè-je en le repoussant. Et qu'est-ce qui ce passera si j'explique que t'étais dans le coup, hein?! T'es pas venu à pied, t'as pas le permis, me fais pas croire que tu fais des rondes à vélo à presque minuit pour combattre le crime! T'as envie que Maman Dunbar apprenne que son fiston fugue et vole des véhicules pour suivre ses camarades comme un stalker paranoïaque?! Je l'éloigne d'une poussée ferme. Qui croira un agité dans ton genre?! Aller, soit pas stupide. Vivre avec une TEI c'est déjà assez dur comme ça, te rajoute pas des problèmes inutiles...

... Ça, ça fais mal. Aussi bien pour le gamin instable que pour moi... Je l'ai cherchée celle là. Mais j'ai du répondant, loup ou pas, et je le laisserais pas me refaire le portrait et aller cafter mes agissements et tout foutre en l'air!!!

Les cochons s'écartent en grouinant vivement quand l'un de nous atterrit violemment au sol, suivis du second. Ça râle, ça cogne, mais j'ai réussi à emmêler son point dans mon lasso pour me permettre de reprendre le dessus.

-Fais pas le c*n Dunbar! Il me suffit de quelques mots pour que le wendigo te charcute, toi, ou n'importe lequel de tes proches!

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Liam Dunbar

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MessageSujet: Re: Long, long night... [Pv Liam &... Roscoe?!]   Dim 19 Juin - 12:33





Retournement de situation


Lorsque je suis parti à la recherche de la voiture de Stiles, je me suis attendu à de multiple situation. Toutes invraisemblables les unes que les autres. Sauf que je n'ai pas un seul instant douté fini ma soirée assommée à coup de pelle dans le pif par un cinglé d'humain ! Mais sérieux, qu'est ce que vous avez les gens avec mon nez ? Est ce une méthode subjective pour me signaler d'arrêter d'être curieux à tout bout de champs ou quoi ? C'est que je vais y croire à force au vu de l'acharnement que vous y porter tous. Le pire dans tout ça c'est qu'après avoir été brutalement agressé, c'est qu'on tente de me rendre aveugle en me brûlant les rétines avec une foutu lampe de torche dans la tronche !

Oui je suis légèrement à deux doigts de m'énerver. Mais qui ne le serai pas après un traitement pareil hein ? Ah bizarrement il n'y a plus de réponses. Donc j'ai légitimement le droit de me mettre en colère sur ce coup ci. Je m'exclame sur le fait que je pisse du sang, tentant d'endiguer hémorragie. Tout ce que trouve Therence d'intelligent à dire est mon prénom et pourquoi je suis ici ?! Une envie subite d'aller taper la discute avec les cochons et me prendre une pelle en pleine poire évidemment ! Nan mais quel question stupide là! Je suis venu récupérer Roscoe, ça semble évident non ? Ça n'a pas l'air en tout cas à ce que je constate.

-MES c*nneries? T'avais qu'a te mêler de ce qui te regarde!

Oui, ses conneries ! S'il n'avait pas piquer la jeep de Stiles, traverser je ne sais combien de kilomètres pour aller se perdre dans une grange à une heure indécente et choper un outil pour me taper dessus alors que je n'avais rien fait, nous n'en serions pas là ! Et puis c'est quoi ce truc de m'accuser à tout bout de champs. Je suis innocent ! Moi qui voulais faire une bonne action, on me brise le cœur... De plus, je tiens à signaler que ce n'est pas en balançant la pelle plus loin que ça va arranger les choses. Toi, tu ne perds rien pour attendre.

-En plus ça va guérir tout seul, arrête de chouiner...
-... Grmmmmmh Grommelais-je.

Oh le méchant ! Me faire remarquer que dans quelques minutes je n'aurai plus rien. C'est une question de principe ! A ne pas oublier, je suis une diva dans l'âme. Jouer les drama-queens est donc comme une seconde nature. Alors j'exagère si je veux et autant que je veux ! Non mais oh, c'est pas un ridicule humain qui va faire sa loi quand même. Je tente même de le lui faire comprendre par un bref flash de mes yeux dorés sans réaction. Crotte. Le problème avec les humains qui côtoient le surnaturel c'est qu'à force, ils n'ont plus peur de grand chose et encore moins de yeux qui s'illuminent la nuit.

La vie est dur de nos jours avec eux, la preuve au lieu de m'écouter me larmoyer, il préfère aller refermer la porte derrière moi avec un air exaspéré. Therence me demande ensuite qu'est ce que je fais ici. C'est moi où il commence à radoter comme un p'tit vieux ? Une part de moi à envie de lui raconter des sornettes. Toutefois, j'ai peur que cela se retourne contre moi à la minute suivante où j'ai prononcé mes paroles. Certes je suis revanchard mais pas masochiste. Le coup de pelle dans la figure m'a amplement suffit. Pour ma part, je pense que c'était même de trop. Et vu que je suis en plus de cela un très mauvais menteur, je vais me restreindre à dire la vérité, un peu flou mais vrai.

- C'est plutôt à moi de te demander ça. T'es parti avec la voiture de Stiles ! Je t'ai vu la voler donc je suis venu récupérer Roscoe de tes sales pattes de caïd.

Pauvre choupinette. Malmené par un hurluberlu qui l'a réveillée en pleine nuit jusqu'à une grange sordide remplie de cochon. Et la traiter de boite de conserve est un blasphème pour cette brave demoiselle qui l'a tout de même emmener jusqu'ici sans tomber en panne une seule fois. Quel injustice et manque de reconnaissance... Au faites, depuis quand prendre quelque chose à quelqu'un sans sa permission est considéré comme étant un emprunt ? Euh... Sur ce coup là, je crois que je vais me taire. J'ai un peu fait la même chose avec la motocross de Scott. Donc je ne pense pas avoir un mot à dire à propos de ce comportement.

-Alors ? Qu'est ce qu'un mec comme toi fiche ici, hein ? C'est pas l'un de tes lieux de prédilections pourtant et je ne te savais pas adepte de course porcines.

Grand silence dans les rangs. J'ai peu de chance qu'il me dit la vérité mais en tout cas ça ne doit pas être jojo à voir s'il fait ça dans le plus grand des secrets. Enfin presque puisque je l'ai débusquer et foirer son plan initial sans le vouloir. C'est de sa faute aussi. Allez me tenter ainsi sous mon nez. C'est de la provocation pur et simple ! Je le regarde jouer avec sa corde, perdu dans ses pensées à la recherche d'une histoire viable et plausible à me raconter. Ce qui ne marchera pas bien évidemment vu qu'au mensonge il aura des perturbations dans son rythme cardiaque. Sauf que je ne m'attendais pas à ce qu'il me tourne le dos comme si j'étais quantité négligeable. Mais pour qui il se prends là ?!

-Ça, c'est pas tes oignons. Et comment t'es venu jusqu'ici, toi?!
-Comme j'ai pu. C'est qu'il n'y avait pas foule de véhicule non plus et j'ai du faire vite.
... Tiens moi ça! 

Hey !  J'suis pas non plus son majordome ! Qu'il se débrouille tout seul à s'éclairer pour choper Babe le cochon. Oui, oh la vielle référence toute poussiéreuse ! Mais on s'en fiche. Je tiens la lampe de torche juste parce qu'il me la mis de force dans les mains. Mais cela ne veux pas dire que je l'éclaire ni l'aide à se dépatouiller avec sa corde entre les mains. Qu'il trouve une astuce tout seul comme un grand garçon. Pour ma part, je suis nyctalope avec mes yeux de loups donc sa lampe torche, voilà quoi.

-Tu traînais dans le quartier? A plus de 23h, t'es sérieux?
- Bon, on a compris. J'étais là, je t'es vu et je t'es suivi. On va pas en faire tout un plat non plus. Mais ça ne me dis pas non plus qu'est ce que toi tu veux faire à Babe ? Le porcelet quoi.

Mais c'est qu'il esquive mes questions le sacripant ! Bon, j'en fais à peu près pareil en ne donnant pas de réponse exact. Néanmoins, je réponds. C'est la moindre des politesses quand même. Il est tout à fait légitime que j'ai la solution à mes interrogations à son sujet après avoir été violenté par ses soins.

-T’espérais quand même pas parler à Stilinski?

Il esquive encore une fois. Pour la peine, je ne lui répondrais pas.  Ça lui fera les pieds tiens ! Je vais le laisser tergiverser tout seul comme un idiot et s'imaginer des hypothèses invraisemblables jusqu'à qu'il en conclus un truc totalement absurde. Le voyant se retourner pour me faire face, j'esquisse un léger sourire.Il va faire quoi maintenant et tout en sachant qu'il ne sait pas ce que j'ai réellement fait ou allait faire. C'est donnant donnant mon coco. Tu me files des infos et je t'en passe. Toutefois, il a l'air de préférer les menaces car il prends la même pose qu'il avait devant le dinner's peu de temps avant notre escapade.

-Dunbar. Si un wendigo est capable de bouffer une petite boule de nerf dans ton genre, t'imagines que ce sera un problème pour lui de terminer par un gringalet dans le style de Stiles? 
-Il lui éclatera la tronche à coup de batte de base-ball ?

Nope ? Comment ça non ? Ah j'ai compris, ça n'a pas l'air d'être la réponse qu'il attendait. Sauf que là on parle de Stiles, le mec qui a des plans de secours dans ses plans de secours. Tout un art me direz vous contrairement à mes plans farfelues qui ne marche jamais. Faut dire que foncer tête baisser et réfléchir ensuite n'a jamais été la bonne solution mais bon. Je fais avec les moyens du bord. Cependant, sachant que je ne suis toujours pas décédé ni gravement blessé, on peut dire que mon ange gardien fait quand même du bon boulot. Alors pourquoi changer une équipe qui gagne ainsi ?  

-Rentre chez-toi, j'ai dis que je ramenais sa voiture à Stilinski et je le ferais. T'as pas à t'en préoccuper.

Et puis quoi encore ? Il m'attaque en traître, me pose des questions tout à fait indiscrète, me menace d'user son petit ami sur mon frère de meute et moi j'ai juste le droit de me la fermer pour ensuite partir les mains dans les poches ?! Ça va pas se passer comme ça mon coco, crois moi. Je vais pas me laisser faire ainsi. Je croise les bras en signe de protestation et affiche un air sévère qui ne me va pas du tout. Je ne bougerai pas le petit doigt avant d'avoir eu les réponses à mes questions ni sans Roscoe. C'est à prendre ou à laisser. Parce que croyez moi, si je ne repars pas avec elle, ça risque de devenir moche. Très moche et même sanglant si l'envie me prends. Je suis à deux doigts de me mettre en colère donc ne me tente pas le caïd.

-Liam. Approche... 

Faut qu'il se décide à la fin zut ! Je m'en vais ou je reste ? Et puis sérieux, cet quoi cet appel merdique ? Il me prends pour un chien ou quoi ?! On pourrait changer mon prénom en Médor que ça ne changera rien à sa phrase. Hors de question que je lui obéisse. Ça sens le coup foireux à des kilomètres à la ronde en plus. Dans tout les cas, malgré ce qu'il avait prévu, il a réussi à me mettre en colère pour de bon. Tu veux vraiment que je m'approche hein ? Tu vas vite le regretter ! Je déteste qu'on me donne des ordres. C'est pas compliqué à retenir pourtant ! Sans délai, je l'attrape par le col et le plaque au mur le plus proche afin de l'acculer et empêcher toute prise de fuite.

-Ch*er, Liam! Je suis pas venu ici pour faire une blague débile!
-Excuse moi d'avoir des doutes vu tout les coups foireux que tu manigances en douce.

Il tente de me repousser une première fois, ce qui ne fonctionne pas. Je suis bien trop furieux pour lui laisser la moindre chance de s'échapper.  

-Et qu'est-ce qui ce passera si j'explique que t'étais dans le coup, hein?! T'es pas venu à pied, t'as pas le permis, me fais pas croire que tu fais des rondes à vélo à presque minuit pour combattre le crime! T'as envie que Maman Dunbar apprenne que son fiston fugue et vole des véhicules pour suivre ses camarades comme un stalker paranoïaque?! 

Même pas vrai ! Je suis pas un stalker paranoïaque ! De toute façon je suis bien trop mauvais niveau discrétion pour espionner quelqu'un. Par contre utiliser ma mère c'est vraiment un coup bas. A un te point que j'en suis déstabilisé un court instant. Therence en profite donc pour se dégager de ma poigne. Toi t'es mal barré maintenant. Tu va m'aider bien gentillement à rentrer avec la jeep ou ça risque de barder pour ton matricule. En faites non. Je vais l'amocher un peu avant de rentrer. D'un geste impulsif, je lui donne un magnifique crochet du droit qui fait mouche. On touche pas aux mamans non mais oh ! Avec hargne, je me rue sur lui pour l’assener de coup alors que les porcelet paniqué s'éloignent vivement de notre rixe. Mais c'est qu'il se défends bien le bougre malgré son désavantage de force.

-Fais pas le c*n Dunbar! Il me suffit de quelques mots pour que le wendigo te charcute, toi, ou n'importe lequel de tes proches!
-Si tu le prends ainsi... J'ai plus qu'à faire en sorte que tu ne puisse plus jamais dire un seul mot. l’intimidais-je en sortant l'attiral du parfait loup-garou.

Un méthode définitive en somme. Genre irrémédiablement éternel si vous voyez ce que je veux dire. Bon j'ai une chance sur deux de finir avec les yeux bleus après mais c'est pas comme si Therence était un gars innocent après tout. Il vient de menacer mes proches qui n'ont rien à voir avec le monde surnaturel ! Donc même si je dois un peu me salir, je ferai en sorte d'éliminer la menace qui pèse sur la sécurité de ma famille. Ils en supportent déjà assez avec mes bêtises c'est pas la peine de leur rajouter un poids de plus sur leurs épaules. Je n'ai jusqu'à tendre le bras pour atteindre sa gorge, ça devrait être facile.

Oh mais attendez ! J'avais oublier un truc. Une boulette que je considérais comme monumentale mais qui viens de devenir un acte de pur génie. Le message à Stilinsky père au sujet du cannibale en ville. J'avais complètement oublier ça jusqu'à maintenant. Pourtant c'est à l'origine pour cette raison que je suis aller chez Scott et est tombé nez à nez sur Therence partant avec la Jeep. Cette information me calme d'un coup. Je rétracte mon coté lupin et ricane comme un fou à cette nouvelle  donnée. En fin de compte, il n'est pas le seul à avoir un moyen de pression. En prime, le mien est bien mieux que le sien. N'est ce pas géant ? Et beaucoup moins tachant je vous l'accorde.

-Oh mais c'est vrai. Çà ne sert à rien de t'éliminer si ton chéri n'est plus. Dommage hein.

Ah ! Ça t'en bouche un coin n'est ce pas ? Qu'est ce que j'ai bien pu traficoter avant de venir... Oh pas grand chose en vérité. Mais ne sachant pas jusqu'où j'en suis aller dans mes révélations, qu'est ce que j'ai pu dire et surtout à qui, il est coincé le caïd. J'avais vraiment pas prévu ça mais je trouve que c'est un bon retournement de situation. Alors, qu'est ce qu'il va faire maintenant le soi disant rebelle -que de moitié d'ailleurs- alors que j'ai maintenant une carte joker dans les mains ?

-Je te laisse le choix. A toi de voir ceux que tu veux. C'est pas comme si la vie de ton cher amant était entre tes mains. Ah, en faites si ! Me moquais-je méchamment.


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MessageSujet: Re: Long, long night... [Pv Liam &... Roscoe?!]   Sam 25 Juin - 21:25



La menace qui gronde
- Bon, on a compris. J'étais là, je t'es vu et je t'es suivi. râle le colérique. On va pas en faire tout un plat non plus. Mais ça ne me dis pas non plus qu'est ce que toi tu veux faire à Babe ? Le porcelet quoi.

Haussement de sourcil. Je l'ai même pas encore capturé que notre bacon sur patte a déjà droit à son sobriquet. Mais il y a plus perturbant. Liam attendra pour avoir mes explications, il était du côté de chez Stilinski et je veux savoir ce qu'il foutait là bas. Ça ne me laisse pas supposer du bon. Mais tête de cochon contre tête de cochon, il refuse de répondre parce-que j'ai refusé de le faire... Il me regarde sans peur, avec un petit rictus vainqueur... Il n'a pas conscience qu'il en faudra beaucoup plus pour m'impressionner? De nous deux, jusqu'à preuve du contraire ce n'est pas lui qui a l'avantage, ni le plus à perdre.
Parce que non. Il n'a rien balancer à Stiles, pas pour se retrouver dans mes pattes ensuite. Il a pas le cran de mêler l'humain à tout ça, comment imaginer qu'il puisse s'en sortir face au wendigo?

-Il lui éclatera la tronche à coup de batte de base-ball ?

Je me contente d'une mimique désabusé. Et il y croit en plus...

Concrètement, je déduis bien plus que je ne connais vraiment mon amant de métamorphe. Mais savoir qu'un loup... que Liam, lui, à la trouille des mangeurs d'hommes, ça suffit amplement à le lui représenter comme son futur cauchemar s'il devenait un vrai problème.
Je pourrais presque trouver ses sous-entendus ridicules et complétement ignorer le loupiot surement plus effrayé qu'en position de jouer les caïds de cours de récré comme il essaie de me le faire croire, si ce n'était un aspect beaucoup moins surnaturellement dérangeant de mon entreprise dont il était témoin... Je prendrais pas le risque qu'il se carapate et aille cafter ma tentative de kidnapping de porc... Aller Liam, fait pas ton chien farouche, approche, je veux seulement être certain que tu te tiendra tranquille pour la nuit, le temps pour moi de trouver un moyen sûr de t'inciter au silence...

Mais le sale loup ne se laisse pas faire, et justifier le sérieux, certes difficilement concevable mais bel et bien fondé de ma présence ici n'y change rien.

-Excuse moi d'avoir des doutes vu tout les coups foireux que tu manigances en douce.

"Tous les coups foireux que je manigances", comme si je concoctais des plans du genre toutes les semaines! M*rde, mais il est mal placé pour me faire une leçon, je pourrais le faire passer pour complice de mes c*nneries à ce mouchard et voleur de moto! Et qu'est-ce qu'elle en dira sa mère, hein? Avec ses problèmes comportementaux, inutile de connaitre en détail la vie du petit Dunbar pour se douter que c'est pas évident et que le brave gosse doit vouloir conserver la fierté de ses parents, assez pour s'éviter des ennuies qui remonteraient jusqu'à leurs oreilles!
Un coup se répercute jusque dans la mienne, suivit d'une déferlante que j'essaie de bloquer et de contenir. Je lui renvoie la pareille dès qu'une ouverture ce présente. Coups de points, coups de genoux, bousculades, les élancements divers et violents et sa hargne féroce embrase la mienne.

Ce crétin ne risque pas seulement de me causer du tort, à jouer les héros il pourrait en causer à bien plus de monde! Qu'il redescende sur terre, il n'y a pas que lui que le wendigo est susceptible de bouffer! Ce pourrait-être un ami ou un membre de sa famille qu'il pourrait viser!
Et ce wendigo, qu'il garde à l'esprit que c'est moi qui suis le plus à même de l'influencer...

-Si tu le prends ainsi... J'ai plus qu'à faire en sorte que tu ne puisse plus jamais dire un seul mot.

Sa voix passe d'un timbre d'ado en colère à un grondement rauque qui me glace l'échine. Je me défait de sa prise et m'écarte d'un bond en glissant la main dans ma poche droite, alarmé et sur l'offensive. Les bestiaux s'agitent tout autour de nous. Monsieur a sorti les crocs et les griffes, la différence de force est nette. Mais peut-être que je n'ai ni ses atouts ni ses réflexes animal, je vais lui apprendre que les humains ont leurs propres défenses. Touche moi, et c'est à coup de lames que tu vas te faire mâter...

Mais au lieux de laisser libre cours au fauve qui le possède, il... éclate de rire... je fronce les sourcils, confus. Je comprend pas... j'ai du tapé trop fort avec la pelle. Ou, fait rageant, cet insolent de garou qui en abandonne carrément sa face bestiale se croit à ce point supérieur à moi...

-Oh mais c'est vrai. Ça ne sert à rien de t'éliminer si ton chéri n'est plus. Dommage hein.

-... Qu'est-ce que tu veux dire?

Comment ça, "si ton chéri n'est plus"? Il se prend pour qui pour afficher cet air diabolique et s'imaginer capable de se débarrasser d'Adriann, un génie du mal?! Il fait pas le poids, je lui ai déjà dis, il se ferait rétamer en moins de deux. Je perd de mon assurance en imaginant le cervidé mangeur d'homme face à une meute ou une troupe avertie, mais pour ça il faudrait qu'il... en ai parlé...
Non... il bluffe...

-Liam?... insistè-je sévèrement.

-Je te laisse le choix. A toi de voir ceux que tu veux. C'est pas comme si la vie de ton cher amant était entre tes mains. Ah, en faites si !

Je l'examine d'un regard incendiaire. Pas de portable dans sa main comme s'il n'avait plus qu'à appuyer sur un bouton pour prévenir du secours, aux dernières nouvelles un loup c'est pas non plus télépathe. Des mots, justes des mots. Mais il a trop vite retrouvé sa confiance en lui pour ne pas le prendre plus au sérieux...

-Je te l'ai dis. Je vais rendre sa voiture à Stiles, j'en ai seulement besoin pour la nuit.

Comme j'aime pas son petit air suffisant alors qu'il attend plus d'explications...

-Je suis pas en train de préparer une blague, c'est... TRÈS sérieux! J'ai... j'ai besoin de ce cochon.

Alors qu'il arrête de me juger comme si mon seul but c'était de jouer les plus malin en volant le fils du shérif et les honnêtes fermiers, et en le menaçant à tout va! Puis je me redresse légèrement en faisant mes muscles endoloris, pour essayer de garder la face.

-Et puis qu'est-ce que tu comptes faire? Sérieusement? Prévenir les flics, pleurer dans les jambes du shérif, leur dire que ton camarade d'école qui te cause des misères baise avec un dangereux cannibale?

Je veux encore croire, au moins qu'il se fasse la remarque, qu'il y a peut-être des ignorants du monde surnaturel ici et que sa petite plainte passera pour une blague stupide à côté d'urgences autrement plus humaines. Et puis même, comment il espère être crédible, il n'a aucune preuve de ce qu'il avance!...
... Mais est-ce qu'il y a besoin de pousser d'avantage mon interrogatoire et qu'il ouvre la bouche pour que, comme lorsqu'il a fait le lien entre les sarcasmes de son ami et l'odeur du cannibale au diner, cette godiche du mensonge se trahisse quand je lui balance mon hypothèse...

-... Qu'est-ce que t'as fait... redoutè-je gravement devant sa tête de chiot incapable de tenir sur place.

J'approche de lui à pas lent.

-Liam. Qu'est-ce que t'as fais?! T'as pas mis Stilinski au courant?!

Il a pas vraiment fait ça?! Mes yeux vacillent de l'une à l'autre de ses iris à la recherche d'une réponse claire, le cœur qui s'affole.

-Qu'est-ce que t'as fait?! haussè-je la voix, le regard plus noir.

Stiles au courant, je peux être sûr qu'en bon fiston et au vu les disparitions qui se répètent il alerte son paternel et par extension la flicaille. Qu'il ne me dise pas que pendant qu'on se bagarre dans cette porcherie, le shérif est déjà...

... Non...

Je me sens blêmir. Mon estomac me fait l'effet de chuter de très haut, des coups de sang dans les tempes comme des niveaux qui défilent, avant de percuter à grand fracas mon illusion de quiétude avec mon criminologue et criminel d'amant, et être visé par autant d'éclats que d'évidences de sa culpabilités et de conséquences que l'acte stupide du loup est susceptible d'engendrer... Les yeux grands écarquillés ancrés dans ceux de Liam, je suis seulement capable de bafouiller dans le vide avant d'expulser.

-... T'as pas fais ça...

Il... Il bluffe! C'est du bluff, il a pas dénoncer Adriann, il a pas fait ça?!...
Il ne nie pas.
Et du chaos éclos un feu de fureur.

-JE VAIS TE TRUCIDER!

Je me jette sur lui avec rage et nous traversons la porte de la grange qui s'ouvre grand sous notre poids combiné. Son dos heurte le sol boueux tandis que les cochons en profitent pour s'éparpiller dans l'enclos, mais je ne lui laisse pas le temps de réagir et le chevauche pour marteler son visage à coups de points quand je ne le secoue pas violemment.

-Pourquoi t'as fais ça?!!

Comment il a pu faire ça ce c*n, qu'est-ce qu'il lui est passé par la tête?! C'était une menace en l'air, j'allais évidemment pas en parler à Adriann! Il avait pas à balancer, puis sur quels critères, il ne lui a rien fait, il le connait même pas! Comment il a pu en tant que loup-garou, il avait pas à le vendre sous le seul prétexte que c'est un assassin!

-Qui est-ce qui a des troubles mentaux et devient une arme de destruction massive s'il n'a pas pris ses cachetons, hein? QUI? Répond!

Dis moi qui ferais mieux d'être enfermé! Dis moi qui mérite de se faire fliquer, dis moi qui est le véritable danger!!!

J'allais pas avertir Adriann, b*rdel!... Jamais j'encouragerais ses appétits contre-nature, j'irais encore moins lui refiler quelqu'un à bouffer. Ça m'a pas traversé l'esprit une seconde, pas sérieusement! je lui ai dis ça pour l'impressionner parce qu'il est impressionnable et qu'il m'a foutu la trouille, mais... il était PAS censé en parler!

-T'aurais jamais du t'en mêler!

Les preuves sont bien là en arrière plan dans mon esprits. Des preuves qu'Adriann a du sang sur les mains et qui feraient le bonheur de traqueurs du crime, mais le wendigo qu'il accuse n'est pas qu'un criminel! C'est un bon prof, un mec charismatique et attachant, et il ne fait de mal à personne, pas en dehors de la pleine lune. En voulant jouer les braves, c'est pas une ville que cette ordure va sauver, c'est une vie... C'est nos vie qu'il risque de gâcher...

Humain contre loup-garou, je morfle sévère quand il se défend. Peut-être que je me doit d'être encore conscient et entier qu'à un éclat de lucidité de la part de celui qui en a déjà trop fait. Mais je ne pense pas à notre écart de force, pas dans cet état. Il a peut-être la puissance et sa nature lupine pour lui, moi j'ai mes neurones : j'ai autant que possible joué du couteau pour concurrencer ses propres tranchantes, et lorsqu'il se redresse, je profite du sol glissant pour le faire basculer puis de ma corde pour tenter de limiter ses mouvements.

-Pourquoi t'as fait ça? répétè-je, jamais convaincu, C'est quoi ton problème avec les wendigos?!

Il a bugué bien avant mes avertissements, dès qu'il a senti son odeur sur moi! Qu'il ne prétende pas être victime de l'odieux chantage d'un cannibale et d'un humain pour justifier avoir pris peur, y avait qu'à voir sa tête d'offusqué, je suis sur qu'il avait déjà décidé de le balancer à cet instant précis!

Mes questions énervent la bête, mais qu'il fasse son loup vindicatif n'atténue pas ma fureur. Je le fais valdinguer d'un coup de pied dans le bide quand il devient trop dangereux, et je m'échappe à moitié à quatre pattes avant de bondir sur la fourche abandonnée dans la paille et la lui planter sous le nez. Je reprend mon souffle en affichant un demi-sourire. Ah il fait moins le malin le loupiot maintenant, hein!

-Vas-y, approche avec tes longues griffes et tes grandes dents pour voir! Aller, approche! ponctuè-je de coups de fourche.

Ça me fait ricaner, quand un coup de tonnerre raisonne dans la plaine et nous glace aussi bien l'un que l'autre. Plus de sourires ni de grognements, juste deux paires d'orbites qui se scrutent largement avant de suivre une même direction. Celle de la petite maison censée être vide...

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Liam Dunbar

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MessageSujet: Re: Long, long night... [Pv Liam &... Roscoe?!]   Mer 13 Juil - 2:53





Patauger dans la boue jusqu'au cou



Ceci est le crêpage de chignon le plus ridicule de l'histoire. Enfin, de la mienne en tout cas. Je suis en train de me battre comme un chiffonnier dans une grange remplie de cochon pour pour une stupide histoire.  Pas si stupide que cela après réflexion. C'est de mes parents qu'il critique et menace ! J'allais pas me laisser faire et le remercier quad même ! Mais ça c'était avant que je ne trouve l'idée lumineuse du siècle. Oui, je sais, c'est assez rare dans mon cas mais chuut ! Je me met donc à rire tel un dément, comme ça, d'un coup de tête. Par ailleurs, mon geste impulsif perturbe grandement Therence...

Non, je te rassure, je ne suis pas soudainement devenu fou par un coup de trop. Ça aurait pu mais ce n'est pas le cas. Je viens juste de me souvenir que j'ai vendu son petit ami au Sheriff à propos de ses tendances cannibales. Certes, par inadvertance cependant ce n'est qu'un détail mineur. S'il m'arrive quelque chose, je sus sûr que ça sera le premier sur sa liste de suspect.  C'est pour cela que je lui sous entend que son petit ami risque d'avoir de sacré problème. De très gros même. Après tout, il n'a pas à savoir ce que j'ai dit exactement. Et j'en profite un maximum de son ignorance à ce sujet.  


Il me demande ce que mes obscures propos veulent signifier. Je vais pas lui marcher tout le travail non plus. Je lui offre juste un sourire de connivence, gardant pour moi le secret. Oh, que j'aime le voir rager à ce sujet. Le voir s’enliser dans sa colère et ses doutes. Devoir démêler le vrai du faux sans indices prouvant le contraire de ses théories plus farfelues les unes que les autres. Et c'est qu'il insiste ensuite le bougre ! Que puis-je donc lui répondre de plus que les futurs ennuis de son amant dépendent de ses actions prochaines. Le choix est parmi nous les amis ! Et vous ne pouvez pas savoir à quel point cela m'amuse follement.

Me fusiller du regard ne servira à rien sauf à me faire rire de plus belle. Ni vérifier si j'ai un moyen de contact à portée de main. J'ai déjà tout prévu à l'avance. Bon, c'était du pur hasard mais on s'en fiche. C'est le résultat final qui compte le plus, n'est ce pas ? Tout ce que Therence me lâche comme information c'est qu'il va rendre la voiture de Stiles. Croix de bois, croix de fer ! Toutefois, le véhicule ne m’intéresse plus tant que ça. S'il en autant besoin de celui ci, c'est qu'il cache un truc énorme. Et c'est ça que je veux connaître. Il crachera le morceau, j'ai le temps et les moyens de le faire. Après tout, il ne s'est pas gêner de jouer sale, pourquoi j'aurai des regrets à en faire de même ?

-Je suis pas en train de préparer une blague, c'est... TRÈS sérieux! J'ai... j'ai besoin de ce cochon.

On y crois tous ! Voler un porcelet en pleine nuit est une affaire très sérieuse... Un remake sacrificiel pour son nouvel idole peut être ? Quoi ?! On peut imaginer plein de chose qu'il pourrait faire avec son cochon vu qu'il en a tant besoin. A croire que c'est une question de vie ou de mort... A la réflexion même, je ne tiens plus trop à savoir si cela est plausible. Soudain, il se relève comme pour montrer sa domination et ainsi appuyer ses paroles suivantes.  

-Et puis qu'est-ce que tu comptes faire? Sérieusement? Prévenir les flics, pleurer dans les jambes du shérif, leur dire que ton camarade d'école qui te cause des misères baise avec un dangereux cannibale?

Et mer...credi ! L'humain est bien trop finaud pour son propre bien. Comment a-t-il sut que c'était le Sheriff que j'avais prévenu par mégarde. Bon, je l'ai pas dit dans ces mots là exactement, et encore heureux, mais l'idée est présente. Par contre, je crois bien m'être révélé en ne lui donnant aucune réponse et le regardant avec des grand yeux de biches effarées. C'est le choc de la vérité dévoilé au grand jour, comprenez moi. Il me demande d'une voix sévère et pleine d'autorité qui en ferait pâlir de jalousie les forces de l'ordre qu'est ce que j'ai fait.

Moi ?! Rien de bien méchant, évidemment ! Juste un petit truc sans grande conséquences. Pas la peine de s'approcher de moi à pas de loup en mode serial-killer. C'est qu'il ferait presque peur s'il avait une hache dans les mains ou bien même une tronçonneuse allumée. Therence, le nouveau meurtrier des innocents louveteaux qui ne demandent qu'un peu de fantaisie dans leurs vies. C'est triste de voir à quel point on me reproche tout cela. J'en sortirai même les yeux de chiots pour ne pas qu'il décide de reprendre la pelle pour me finir avec. En faites, vous savez quoi ? Je sors la bouille de chiot battues pour plus de sécurité.

-Liam. Qu'est-ce que t'as fais?! T'as pas mis Stilinski au courant?!
-J'ai pas fait exprès !

Je commence à ne pas trop apprécier l'étincelle qui viens de briller dans ses pupilles. On dirait celle d'un fou ou d'un chien enragée près à sauter à ma gorge. Toutefois au lieu de m’égorger avec ses petits dents de lait, il préfère me questionner de plus belle avec toujours la même phrase sur les lèvres, des promesses de représailles dans la voix. C'est qu'il devient gâteux à radoter comme un petit vieux.  Un petit vieux coriace qui m'en veux à mort cependant... J'ai jamais pu tenir la pression ni mentir correctement. Alors c'est un peu normal que je craques face à Therence. Mais légèrement !

-Je t'arrête tout de suite, j'ai juste assuré mes arrières via quelques textos ! Euh... Oups ?

Ou comment me vendre et revendiquer ma bêtise en quelques mots. Je suis fort, très fort mais là, je dépasse les limites de l'imagination niveau bourde. Je viens d'avouer à l’intéressé qui m'a l'air particulièrement protecteur et possessif envers son soit disant non-petit-ami, que j'ai mis en danger celui ci. Bien joué Liam. Si t'arrive à sortir vivant et en un seul morceau de cette grange, t'as le droit à un sachet de bonbons. Enfin, s'il survit à cette annonce. Il a l'air d'être à deux doigt de clamser, le caïd. Je ne savais pas que les humains pouvaient faire une apoplexie juste pour une banal affaire tel que celle ci.

-J'ai juste envoyé deux trois petites bricoles au mauvais Stilinsky. Rien de bien grave. Pas de quoi vouloir me tuer, je te rassure. Tu vas pas me tuer, hein ? C'est que j'aime pas trop la lueur dans tes yeux là... Et puis tuer c'est mal. Alors on me tue pas, ok ?  Ok... ?

J'aurai franchement du me barrer avant qu'il ne se réveille. J'aurai dû. Sauf qu'il a fallu que je rajoute une couche et tel une diva, j'ai pas pu me taire pour une fois. Mon niveau d’instinct de préservation ne doit pas dépasser celle d'un lemming , c'est pas possible autrement. Surtout que face à son cri de guerre, je suis resté là comme un idiot au lieu de prendre mes jambes à mon cou ! Résultat, on a fini par rouler à travers la grange, batifolant dans la gadoue tel de joyeux enfant et s'envoyant de gentils mots...

Nan, je blaguais. Je me suis fait défoncer le dos avec la porte de la grange parce que monsieur à eu la bonne idée de se jeter littéralement sur moi pour m'étrangler. Ensuite il a profité de ma stupéfaction pour me coller quelques coups au visage avant de me secouer tel un prunier avant de recommencer son manège. Et après c'est moi qu'on traite d'instable qui a besoin de camisole chimique... C'est vraiment le monde à l'envers. A cet instant, de nous deux, celui qui ressemble le plus à un échappé de l'asile, ce n'est sûrement pas moi.

Hey oh ! Je ne lui permets pas là ! Je me considère beaucoup plus sain d'esprit que lui en tout cas. Là, celui qui devrait être sous cachet c'est bel et bien lui. Mais je pense pas qu'il apprécierai la réponse que je lui fournirai. Et faudrait aussi qu'il me laisse le temps de parler au lieu de m’assommer de coup en tout genre. A force d'être secouer dans tout les sens, je commence à avoir le mal de mer. J'aurai pu le laisser se défouler un minimum, avec le peu d'endurance qu'il a, Therence se serait épuiser bien avant moi. Sauf que ça me gave de me faire taper dessus sans compter qu'il ose me dire que j'aurai jamais dû m'en mêler. Là, ça va faire mal. Très mal....

-N'inverse pas les rôles ! Je te rappelle que c'est toi qui a commencé. Je n'ai fait que me défendre! Comme si t'aurai pas fait la même chose.

Et puis, pourquoi tient-il tellement à protéger ce mec là ? Il voit pas qu'il partage son lit avec un tueur. Un monstre qui a retirer la vie de nombreux innocents ? Un gars qui a détruit de multiples familles pour se repaître ? Une créature qui a ruiné de maintes vies ? L'amour rends vraiment aveugle s'il pense le sauver en le remettant dans le droit chemin. La chair humaine est comme une drogue chez de nombreux cannibales. Ils n'hésitent pas à retomber dans leurs vices dès que les symptômes de manque se présente. Tel que les tremblements sporadiques. Qu'importe si c'est l'homme considéré comme étant le plus parfait du monde, dans 99% de chance, il replongera.

Certes, c'est son problème s'il souhaite à tout prix finir un jour au menu, mais c'est pas pour autant que je lui laisse gracieusement le droit de me baffer à tout va. Je me rebiffe de cette sentence fortement injuste et lui renvoi ses coups au centuple. Il n'allait tout de même pas penser que j'allais me faire tabasser sans répliquer ? C'est pas du tout mon genre. Comme le proverbe dit, œil pour œil, dent pour dent. Sauf que Therence malgré qu'il soit en pleine rage, pire que moi je pensais pas que ça existait jusqu'à ce jour, triche honteusement avec la corde qui est toujours autour de mon bras afin de me déstabiliser.

Toutefois, ce qui me fige instantanément c'est lorsqu'il me demande mon soucis envers les cannibales. Je pense qu'avoir été à deux doigts de se faire dévorer vivant puis de se faire balancer par dessus bord avant de se faire mordre par un alpha débutant, ça traumatise pas mal du tout. A un tel point que je le regarde comme une bête traqué, voulant fuir la conversation à tout prix. On va dire que c'est mon syndrome de stress post traumatique qui fait des siennes... Néanmoins, il peut toujours rêver que je lui dévoile impunément mes faiblesses. Son petit ami est un danger pour tous, point final ! Ça serait un comble si je dois à chaque fois justifier mes actes.

-C'est pas tes oignons!

En tout cas, ce qui est sûr et certain, c'est qu'il ne va pas partir d'ici dans le même état initial.  Il vient de me donner un coup de ventre ! Mon pauvre et innocent ventre a pâti de sa violence sans aucune raison justifiable. Je me plie en deux sous la douleur, et le temps que je me relève pour l'étriper, le lycéen est armé d'une fourche. Ouais, après la pelle, monsieur joue les apprentis fermiers en m'attaquant avec tout les outils qu'il peut trouver dans le coin. Je peux m'estimer heureux qu'il n'est pas eu la faucille entre les mains. Cependant, la fourche, c'est d'un tel cliché ! Le paysan chassant le monstre de sa fourche, c'est du vu et revu. Aucune inventivité, c'est pitoyable.

Comme si j'avais peur de son ridicule bout de bois avec des dents. Prends un râteau mon gars, ça me fera le même effet ! Ou pas. Il y a de forte chance que je te rie dessus en te voyant brandir un râteau au lieu de ta fourche. C'est que l'un pique un peu plus que l'autre, si vous voyez ce que je veux dire. Therence me titille avec son outil sous le nez. Je vais la lui faire bouffer dans trois secondes s'il continue. Non mieux. Je vais la lui planter dans la cuisse et le regarder se vider de son sang si je vise bien l'artère fémorale. Je réfléchi à un moyen détourner son attention pour le désarmer alors qu'il rit comme un dément pour une raison que j'ignore.

Enfin, je pense savoir pourquoi. Il me pense pris au piège face à son arme vraiment effrayante ! C'était du sarcasme. Il pourrait me secouer un bâton devant le visage que je ne verrai pas la différence. Et en aucun cas j'irai rapporter, je préviens d'avance ! Bref, maintenant que tout le monde sait que je ne cours pas après les bâtons et autres jouets, revenons à notre histoire. C'est à dire, Therence tentant de me piquer le nez avec sa fourche.... Vous ais-je déjà dit que c'était cliché comme un remake de film tout droit sortie de la twilight zone? Ah oui ? Autant pour moi.

Soudainement, un coup de feu résonne au alentour, brisant ainsi le silence qui régnait dans la campagne. S'il l'on occulte nos grognements et ricanements évidemment. Là, on passe à une autre catégorie d'arme dont je n'aimerai pas me frotter. Je sais pas vous mais contrairement au croyance, je ne suis pas invincible face au gros sel. Une balle dans les deux yeux et je serai comme le plus banal des humains. Décédé. Je me fige en comprenant que non, ce n'est pas le caïd qui a sorti un nouveau joujou de sa veste en cuir et qu'il y a maintenant un troisième intervenant dans notre aventure.

Intervenant n'ayant aucunement des intentions amicales au vu du coup de fusil qu'il vient d'émettre. L'homme est devant sa maison, sensé être vide d'occupant, fusil à la main et n'étant pas très heureux de voir des jeunes gens faire fuir ses cochons hors de la grange. Et crotte de bique... Avec tout ce vacarme on a réveiller le fermier, l'agriculteur, euh non, l'éleveur ! Je viens de me faire surprendre comme un bleu. Plus le choix, la fuite est de mise. Pas envie de me faire chopper afin que mes parents apprennent que j'ai décidé de faire le mur avec une mauvaise fréquentation sous le bras. Enfin, si le caïd décide d'éloigner la fourche hors de mon nez...

-On est dans la merde jusqu'au cou là...Faut qu'on se casse d'ici...



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Therence Garnet

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MessageSujet: Re: Long, long night... [Pv Liam &... Roscoe?!]   Ven 22 Juil - 23:06



Se tirer de la fange
-J'ai pas fait exprès !

Il couine et me fixe avec ses grands yeux de cabot coupable, sa prestance de machiavel réduit à l'état de défense minable, mais je ne l'entend plus. Il a prévenu le shérif. Il a prévenu le shérif pour Adriann...

-J'ai juste envoyé deux trois petites bricoles au mauvais Stilinsky. Rien de bien grave. Pas de quoi vouloir me tuer, je te rassure. Tu vas pas me tuer, hein ? C'est que j'aime pas trop la lueur dans tes yeux là... Et puis tuer c'est mal. Alors on me tue pas, ok ?  Ok...

La porte craque et son dos produit un bruit sourd quand je les fais rencontrer de plein fouet avant d’atterrir dans le sol boueux. Pourquoi il a fait ça?! Comment il peut considérer le cannibale comme un cas à arrêter alors que lui-même est un garou instable?! Non, c'est là où c'est le plus ironique : pas un garou, un humain, un HUMAIN instable! Je rage et cogne contre ce gamin qui n'a aucune idée de l'impact que sa bêtise pourrait avoir, de ce qu'il est susceptible de bouleverser. Je le sais pourtant combien ce que je partage avec le criminel est abstrait et fragile, qu'un jour ou l'autre je serais confronté à la réalité morbide qui l'entoure et qu'il faudra répondre de tout ça, mais... pas maintenant, pas encore! Il n'avait pas à s'en mêler!!!

-N'inverse pas les rôles ! Je te rappelle que c'est toi qui a commencé. Je n'ai fait que me défendre! Comme si t'aurai pas fait la même chose.

-Qui est-ce qui m'a reniflé, sale cabot?! J'avais rien demandé, ni à être analysé, ni à avoir droit à ton drama d’opérette quand t'a compris!

Il avait pas à laisser ses sens me décortiquer, il n'avait pas à s’attarder sur cette découverte et faillis la répéter comme le gamin trouillard qu'il est!

-T'allais en parler à Stiles!!!

Je n'ai fais que me défendre moi aussi! Et comment il peut-être assez stupide pour croire que j'allais vraiment inviter le wendigo à aller le bouffer?! Pourquoi est-ce que ça le préoccupe autant, pourquoi contre un surnaturel dont il ne sait rien?!

J'ai vu juste, il a réellement une dent contre les wendigo... A son tour de me regarder comme une bête furieuse. J'insiste, je veux comprendre, qu'est-ce qu'il lui est arrivé? Pour quelle p*tain de bonne raison a t-il balancé Adriann, b*rdel?!

-C'est pas tes oignons!

-Oh que si Liam, ricanè-je à la fois victorieux et énervé, C'EST mes oignons maintenant!

C'est devenu mes oignons dès l'instant où l'idée de le vendre lui a traversé l'esprit! Et je te lâcherais pas avant d'avoir eu une explication!!!

Crochet du droit, coup bas, dans la bagarre mon couteau m'a échappé depuis un moment, et je ne me rend pas compte que c'est aussi le cas de mes clefs. J'ai mal ci et là, un léger gout ferreux dans la bouche. Il me domine avec un air dédaigneux quand j'agite une fourche entre nous, mais une part de moi se marre sincèrement. Parce qu'à ce stade, je n'ai pas peur de faire mal, vraiment mal, tout comme lui à percuté fort avec ses c*nneries. Si jamais Adriann à des ennuies à cause de ce môme prétentieux...

Un coup de tonnerre éclate et nous exhorte à un temps-mort dans nos hostilités. Le ciel est pourtant dégagé...

-Oh p*tain!!!

Le proprio des cochons était là, il est réveillé, et il est visiblement pas du genre hospitalier!

-On est dans la merde jusqu'au cou là...Faut qu'on se casse d'ici...

-Sans blague!


Je ramasse mon couteau tombé dans la boue et me redresse d'un bond pour suivre Liam, mais je freine avant de passer la clôture. Je peux pas partir sans un cochon, si ça foire ce soir, je pourrais pas recommencer!...
Déterminé, je plonge à bras le corps sur l'une des bêtes qui s'insurge par d’insupportables sons suraiguës mêlés de reniflements gras et grognards. Pendant ce temps, la porte de la clôture a cédée si ce n'est pas une énième maladresse ou éclat de génie de Dunbar. Tous les pourceaux accueillent l'opportunité de s'échapper à grands groin-groin et en se bousculant dans le portillon pendant que de mon côté j'évite un coup de patte que je lie tans bien que mal avec les autres dans un nœud ferme. Qu'importe les risques, il me faut ce porc!

Mon cœur a un raté quand un nouveau coup de feu retentit et que les vociférations du bonhomme deviennent plus claire. Il arrive! C'est la panique, je tire le bestiaux, puis le pousse, mais je patine dans la boue, ça doit bien peser 100 kilos! Je cherche l'aide de Liam, avec sa force de super garous il pourrait m'aider à le trimballer! Mais dans la pénombre je distingue sa silhouette en train de se carapater...

-DUNBAR!

Bon sang, me laisse pas comme ça!... Il m'a entendu, je l'ai vu tressaillir, j'espère qu'il va revenir... mais il disparait dans les épis en m'abandonnant avec ma c*nnerie.

... Ch*er!!! Les cochons qui se dispersent dans les champs chamboulent le fermier à juger son exaspération tonitruante, mais c'est foutu pour emmener ma prise. Je tourne en rond, si je me casse pas maintenant je me fais prendre sinon pire, j'arrive même pas à le faire bouger d'un iota!... Mais comment je vais faire sans lui?!...
Je me frictionne le crâne, désespéré, et éructe finalement un juron en me précipitant vers la barrière à franchir d'un bond. C'est sans compter sur Roscoe qui déboule des maïs pour s'arrêter à mes pieds...

A ce moment là, j'aurais pu embrasser Liam de gratitude. Embrasser d'une embrassade, s'entend. Je le remercie d'un hochement de tête qui ne doit pas être aussi éloquent que la mine soulagée que j'affiche, et parce que le temps presse et qu'il a bien du comprendre mon obstination, je lui fais signe de m'aider. A tous les deux nous arrivons à caser l'animal gueulard à l'arrière de la jeep, et je vais pour le remercier, sourire aux lèvres, qu'une balle ricoche sur la barrière...

-Grimpe! GRIMPE! hurlè-je en prenant le volant.

La silhouette du mec au fusil nous apparait à l'autre bout du parc, je le vois distinctement recharger avant de viser la voiture et pousse un cri aussi viril que Liam quand le maïs et la terre éclatent à plusieurs reprises tout contre les vitres et les roues. On va se faire flinguer! On va se faire flinguer!!!

La jeep surgit des hautes brindilles, rebondis douloureusement sur ses amortisseurs, et je fuse sur l'asphalte, intimement persuadé d'être poursuivis par un fou furieux au volant d'un tracteur. Dans le rétroviseur, je ne vois rien de plus qu'une route déserte. Pourtant je me sais livide sous la crasse et j'ai les mains qui tremblent...

-Liam?... Dis moi que la voiture n'a rien...

C'était censé être un emprunt, j'ai aucune envie que Stilinski me tombe dessus pour avoir abimer sa précieuse poubelle, d'autant pour des impacts de balles tout ce qu'il y a de plus logique et ordinaire dans la vie d'un jeune américain lambda... Oh soulagement! Elle a rien...
Nouveau coup d’œil dans le rétro pour voir comment le loupiot s'en sort avec notre prisonnier et prendre conscience que pendant que je me démenais avec le porcin, lui nous encombrait d'une mobylette... Cette histoire prend des tournures plus absurdes qu'elle ne l'est déjà. La route est déserte, et quand je nous regarde Liam et moi, tout ce que je vois dans la pénombre c'est deux
bonhommes barbouillés de boue. Je lâche du leste sur l’accélérateur en expulsant toute la tension d'un gros soupir.

-... Je suis pas non plus un grand fan des armes à feux si ça peut te consoler.

J'ai un coup de froid en prenant conscience de ce à quoi nous venons d'échapper. Bon sang... C'était pas censé se passer comme ça...

-T'aurais jamais du t'en mêler.

Je m'en serais sorti autrement avec ce cochon, sans risquer de me faire shooter. Et à l'heure qu'il est... le père Stilinski ne serait pas susceptible de cogiter sur la présence d'un cannibale dans sa ville.

-Qu'est-ce que t'as contre les wendigo?

Je le fixe dans le rétroviseur.

-Je t'arrête de suite, me sors pas que ça bouffe des gens et que cet argument ce suffit à lui-même, c'est pas ce que je te demande! Pourquoi ça te tient à cœur b*rdel?! T'as réagi tout à l'heure, déjà au diner t'as paniqué! Puis t'es un garou toi, alors en quoi ça te concerne?!

Pourquoi t'as fait ça, Liam? Pourquoi tu t'es pas contenté de juger et de te taire?

-On t'a raconter trop d'histoires d'horreurs quand t'étais môme? La grand-tante Gertrude s'est faite bouffée? C'est toi qui as faillis te faire charcuter?... Écoute Liam, t'a foutu le nez là où t'aurais jamais du le mettre. Alors donne moi une raison, une raison vraiment valable d'avoir fait ce que t'as fait!

Parce que mon envie de l'étriper à peut-être été calmée par les circonstances, elle est toujours présente et inassouvie! Alors qu'est-ce qui c'est passé?! On est coincé dans cette voiture pour une large demi-heure, je vais lui faire cracher le morceau, qu'il en soit sûr. Et puis ça couvrira peut-être l'agitation et les couinements de notre larcin...

-B*rdel, c'est pas supportable... Tu peux pas mieux le tenir et le calmer?! Ligote lui le groin, fais lui tes yeux de loup, je sais pas moi!

Puisque t'es là : rend toi utile et occupe toi de lui!

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Liam Dunbar

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MessageSujet: Re: Long, long night... [Pv Liam &... Roscoe?!]   Dim 28 Aoû - 20:01





Roscoe et ses trois têtes de cochons


Un éclair zébra le ciel, éclairant momentanément nos trois silhouettes plongées dans l'obscurité qui pourtant se regardaient dans le blanc des yeux. On dirait le début d'une romance dramatique tel que le moment phare de la rupture de John et Sarah sous les yeux ébaubi de leur meilleur ami et de badauds. Sauf qu'ici, John n'est pas John mais plutôt Therence avec sa fourche en main. Je ne suis en aucun cas Sarah et ça se voit tout de suite que ce n'est pas le cas même si des mauvaises langues diront le contraire. Le grondement de l'orage s'apparente plutôt à un coup de fusil accompagné des cris des porcelets vadrouillant autour de nous.

Et le mec avec son fusil n'est sûrement pas notre ami et loin de là d'être notre meilleur ami, si vous voulez mon avis. En gros, tout ce qui est à peu près probable, c'est la rupture. Celle de la paix des lieux en tout cas. Enfin bref, revenons sur ces deux humains qui pointent leurs différentes armes en ma direction. Juste une question indiscrète, j'ai une cible tatoué sur le front ou quoi ? Cela expliquerai pourquoi c'est moi qui suis visé de toute part. Quoi que...Le caïd à l'air d'avoir stopper les hostilités à mon encontre puisqu'il baisse sa garde. Je dois avouer qu'une arme à feux comparé à un ridicule outil de jardinage, ça change direct de niveau là.

On est plus dans la même catégorie de menace potentiel, genre poids plume vs poids lourd. Vous voyez l'image quoi. Après un juron peu élégant de la part du lycéen, je lui partage mon avis sur la question en proposant de prendre ses jambes à son cou. Sauf qu'il préfère me fendre le cœur en me rabrouant. Et bien si c'est comme ça, qu'il se démerde le caïd avec Jo le fermier et son gros sel à double canon ! Oui, je sais, je renomme un peu trop les gens mais que voulez vous. C'est le stress mes amis ! Si vous étiez justement à ma place, vous comprendriez ça immédiatement. Sauf que vous l'êtes pas et tant mieux pour vous dans un sens.

Parce que je ne sais pas si comme moi vous aurez été capable d'abandonner la bataille et Therence dans la foulée sans se retourner et surtout sans aucun remords. Bon, ok. Dit comme ça, ça fait assez moche et ça me fait passer pour un lâche égoïste, un pleutre, un couard. Ce que je ne suis pas, je tiens à le préciser ! J'ai eu un plan. Certes, au début j'avais rien du tout à par la technique du «la ferme et cours ! », testé et approuvée de nombreuse fois. Ainsi je laissais à Therence le choix de ramasser son couteau et de me suivre ensuite tandis que pour ma part je chapardai ses clés précédemment tombées dans la gadoue.

Je signale qu'il est toujours hors de question que j'abandonne Roscoe entre les mains de qui que ce soit. Le caïd peut bien trouvé une astuce pour se sortir des embrouilles mais pas la voiture de Stiles. D'ailleurs, ça serait totalement étrange si ça pouvait être le cas. K2000 n'a qu'à bien se tenir, il vient d'obtenir une concurrence redoutable. Elle est intelligente, elle a du caractère, elle a du charme, c'est  la sublime Roscoe qui nous suis dans toutes nos aventures ! Certes, ce n'est pas un ode à sa personne mais ça y ressemble presque. Tout est dans le presque d'ailleurs....

Enfin bref, après les avoir obtenu en main, je cours à vive allure en direction de la barrière en bois, bousculé par ses horribles cochons ! Nan mais oh, ils peuvent pas aller embêter quelqu'un d'autre ceux là au lieu de me barrer la route ? Je sais pas moi, aller se coller à Therence à la place, vu qu'il a l'air franchement de les adorer au point d'en vouloir kidnapper un… Vous allez rire, j'ai une idée de leur nouvel utilité.  Parce que soyons franc, il n'en ont aucun en cet instant présent à par me faire-m'enquiquiner !

Vu que monsieur rebelle ne veut pas partir sans un, à le voir s'acharner à sauter sur un de ses malheureux quadrupèdes, pourquoi ça ne serait pas le cas aussi du fermier/agriculteur/éleveur/fou à la carabine ? J'ai juste à créer un mouvement de foule afin de le distraire et ainsi m'échapper sans risquer de me prendre une charge de gros sel dans l'arrière train. Bon ok, j'avoue tout. J'ai encore gaffé sur ce coup là avec la clôturé. Quel idée aussi de mettre un verrou aussi compliqué à défaire pendant la nuit ?! Donc je suis sorti de la manière forte, c'est à dire en la détruisant. Ça n'allait tout de même pas être un ridicule et pathétique bout de bois qui allait m'arrêter quand même !

Suite à cette action à l'arrachée, il y a eu ruée de la part des porcelets en direction de ma nouvelle porte de secours. Une ruée du même type que le premier jour des soldes ou bien la sonnerie libératrice dans les établissements scolaires. C'est à dire avec beaucoup de boucan et en s'écrasant les un les autres. Profitant de cette distraction impromptue devenu par la suite un fait tout à fait calculé par mon brillant génie, je file à l'anglaise vers la motocross de Scott que j'avais délaisser plus tôt à coté de la jeep. Après tout, je doute fortement que l'homme armée préfère me poursuivre plutôt que de tenter de rattraper son gagne pain.

Attention, je peux me tromper, mais ça serait étrange qu'il décide de s'acharner sur de malheureux lycéens qui se trouvaient là par hasard que de récupérer ses cochons. Oui bon, on est pas si innocent que cela, enfin Therence pour sûr, mais l'homme d'age mûr n'a pas à le savoir.  Pour l'instant, notre poursuivant à préféré se consacré à tirer sur quelque chose à ce que j'en crois aux coup de feu que j'entends tandis que j'ouvre la portière de la voiture. J'en profite pour ouvrir ensuite le coffre pour y caler à l'intérieur la deux roues. Melissa et Scott ne me pardonneront jamais si je la laisse derrière moi. Surtout Scott.

Je l'imagine déjà avec ses yeux de chiots tout triste et sa voix de chaton battue à se plaindre de la perte de celle ci jusqu'à m'en faire culpabilisé à mort ! Il est trop fort pour ça d'ailleurs. Alors pour éviter que je me sente pire qu'une chaussette sale devant son regard tristounet à en faire pleurer les pierres, je préfère prendre mes précautions et embarqué avec moi le véhicule avant de prendre la poudre d'escampette à bord de la voiture. Certes, j'ai pas le permis mais ça doit pas être bien difficile à conduire, non ? Un fois la moto à l'intérieur et que les portes sont fermées, assis sur le siège conducteur, je tente de bidouillé le démarreur de la voiture avec les clés du caid.

En rentrant, promis, je voue un culte au mec du lycée qui m'a précédemment montré une vidéo youtube à ce sujet là. A moins un heure le culte hein ! Faut pas exagérer non plus. J'entre le bout de la clé dans le contact et tente de le faire tourner afin de la démarrer tout en priant qu'il n'y a pas de système d'anti démarrage dessus. Ce qui m'a l'air assez improbable au vu de l'âge avancée de Roscoe. Je dis pas qu'elle est vieille néanmoins...elle n'est pas toute jeune non plus. Le plus dur dans tout ça c'est de gérer ma force de pression dessus. S'il n'y a pas assez, je ne le fait pas démarrer et s'il y a trop, je casse en deux la clé.

Au bout du Xième essai, celle ci démarre du feu de dieu dans un ronronnement assez assourdissant face au silence aux alentours. Petit cri de réussite... Ou un grand, c'est selon l’ouïe de chacun après tout. Ceci fait, je n'ai plus qu'à faire le chemin retour vers la maison. Enfin, c'est ce qu'une personne sensée aurait fait en premier. Sauf que je n'en suis pas une. Je pense que j'ai beaucoup de preuve à ce sujet là pour ne pas le nier. Je suis quelqu'un de casse cou et d'intrépide. Cependant, mon plus grand problème en ce moment ci, c'est mon cœur d’artichaut. Ou bien est ce plutôt la voix réprobatrice de ma conscience, qui étrangement ressemble un peu trop à celle de mon meilleur ami ? Le mystère reste entier...

Dans tout les cas plausibles, je me retrouve à foncer droit devant moi au lieu de faire demi-tour. Sérieusement, je regrette qu'il m'est appelé alors que je me carapatais vers d'autres horizons plus cléments. Je suis sûr qu'il le savait et qu'il a tout fait pour se rappeler à mon existence. Le pire dans tout ça, c'est que je n'ai même pas pu faire semblant de ne pas l'entendre. Fichu super ouïe, fichu fermier qui ne dors pas et fichu cochon ! Ma bonté et générosité me perdra. Me voici maintenant à  aller sauver le preux chevalier, gardien de l'honneur d'un certain wendigo, et son destrier à queue en tire-bouchon en écrasant les épis de mais sur mon passage. Et après ça viens se plaindre que je suis toujours la demoiselle en détresse...

D'un dérapage tout à fait contrôlé ou presque, je m'arrête à quelques pas de Therence, qui par ailleurs est totalement décoiffé et au bord de la crise de nerf. Un problème avec son porcelet qui fait sa tête de cochon peut être ? Je m’apprête à lui ouvrir la portière passager quand il me fait signe de l'aider à transporter son nouvel animal de compagnie. Sérieux ?! On est pourchassé par un mec en colère, armé jusqu'au dent à qui on a presque détruit son gagne pain et monsieur veut ramener un souvenir vivant !!! Je soupire de lassitude, descends de la jeep en quatrième vitesse et choppe le cochon comme si c'était un gros chien. Mais un très gros et qui se débat en prime. Qu'est ce que j'ai fait pour mériter cela, bon sang.

-Mais il peut pas arrêter de gesticuler !

Après avoir menacer à voix basse d'en faire du jambon, des rillettes et autres charcuterie s'il n'arrêtait pas de se débattre et de gueuler à Therence de m'aider plus franchement, on réussi à le rentrer dans le coffre à coté de la moto. Si cet animal abîme quoi que ce soit derrière, j'en connais un qui aura, pour son petit déjeuner, son petit ami transformé en terrine accompagné d'un plateau de charcuterie et d'épis de maïs. Avant que je ne puisse le menacer et lui me parler, sourire au lèvre, une balle ricoche à quelques mètres de nous. Ça c'est le signe de notre départ immédiat. Je grimpe dans la voiture en entendant les ordres de l'autre.

-Grimpe! GRIMPE! 
-Oh mon dieu... Démarre ! Mais qu'est ce que t'attends ? Démarre ! Criais-je sur la fin.

Nous démarrons sur les chapeaux de roues, la pédale d'accélérateur collé au plancher. Les coups de feu retentissent autour de nous, devenant un peu plus précis à chaque tir. Mon cerveau n'est plus que sur un seul objectif : s'accrocher à la poignée et crier à plein poumon à chaque tir. Purée, qu'est ce que je déteste devoir grimper dans une voiture en quatrième vitesse. Ça fini toujours mal. La dernière fois, j'ai failli devenir intime avec un mur dans une voie sans issue et maintenant je me fais canarder dessus alors qu'un fichu animal me brise les tympans avec ses couinements.

C'est officiel, je déteste dès à présent les voitures, combien même si Roscoe est trop génial ou qu'on me donne une lamborghini pour mes 16 ans. Plus jamais je ne fais confiance à un véhicule quatre roues lorsque j'anticipe un repli stratégique. Il en va de ma survie aussi bien physique que mental. Il paraît qu'on a jamais deux sans trois donc je pense que pendant un long, très long moment, je ne mettrais même pas un orteil dans une voiture quelconque. Je considère que ma vie est déjà bien assez mouvementée pour rajouter une fuite à toute vitesse à travers champs, accompagné d'une tête de cochon -deux selon le point de vue- tandis que la fusillade que nous subissons s'estompe au fur et à mesure que nous nous éloignons de cette grange.

On retrouve même la route initial, bitumé et sans bosses, si c'est pas génial ça ! J'avoues que mon cœur à failli lâcher plusieurs fois mais c'est qu'il tient bon le bougre. Tout autant que Therence en faites, malgré qu'il soit assez secoué. Je préviens d'avance, il n'y a que moi qui a le droit d'être traumatisé et de me plaindre à foison !On est une diva ou on ne l'ai pas. Et dans tout les cas, j'en suis une de haut niveau, je peux vous l'assurer.

-Liam?... Dis moi que la voiture n'a rien...
- Que la voiture n'a rien. Répétais-je.

Cette vanne est nul mais il fallait que je la fasse pour lui montrer la stupidité de sa question. Comment voulez vous que je sache ceci sans avoir pu constater les dégâts extérieur et que je suis en train de me remettre de mes émotions ?! Je suis peut être un loup garou mais c'est pas encore marqué voyant ou psychique sur mon front. Toutefois, il n'a pas l'air d'avoir remarqué ma moquerie soit il la laisse passer, trop fatigué pour se battre verbalement. Sûrement un peu des deux. Et puis, ce n'est pas à moi de vérifier s'il n'a pas endommager Roscoe. Jusqu'à preuve du contraire, ce n'est pas moi qui l'ai kidnapper en face de chez elle afin d'y transporter un porc dès plus insupportables !

Soupir de sa part avant de me déclarer qu'il n'aime pas les armes à feu. Comme ci savoir ça allait me mettre dans de plus bonne condition. Je rappelle que personne, j'ai bien dit personne de saint d'esprit n'aime se faire tirer dessus. Bon ok, pas saint d'esprit. On va dire de pas trop cinglé, c'est plus raisonnable. Je lui réponds d'un bref acquiescement et le silence règne dans l'habitacle jusqu'à qu'il le brise en me reprochant d'être venu. Non mais oh ! Je me mêle de ce que je veux. C'est pas lui qui va me dicter sa loi ni personne d'autres. Il devrait plutôt être reconnaissant que je soit revenu l'aider.  Le caid aurait peut être préféré que je l'abandonne comme un idiot avec son cochon et que je partes avec la voiture ? Je l'aurai fait en plus si je l'avais su.

-Je savais que j'aurai me barrer et te laisser en plan grommelais-je.

Quoi c'est vrai ! Qu'il vienne pas me donner de leçon après les faits. Surtout s'il avait besoin de moi pour s'en sortir à la fin. Certes, si je n'avais pas été présent, ça se serait déroulé autrement. Mais j'y étais donc faut faire avec. La prochaine fois qu'il vole quelque chose, qu'il soit plus discret. Parce que là, ça faisait voleur de bas étage à « emprunter » la jeep sous mes yeux ébaubis. Puis Therence me demande ce que j'ai avec les wendigos.... Oh trois fois rien ! S'il avait été à deux doigts de finir dans l'estomac de l'un d'eux, il ne me poserait même pas la question. Sauf qu’apparemment le sien préfère plutôt l'avoir dans son lit si vous savez ce que je veux dire. Je me contente de lui envoyer un regard noir, le flashouillant un chouia de mes yeux surnaturel via le rétroviseur avant d'ouvrir a bouche pour parler.

-Je t'arrête de suite, me sors pas que ça bouffe des gens et que cet argument ce suffit à lui-même, c'est pas ce que je te demande! Pourquoi ça te tient à cœur b*rdel?! T'as réagi tout à l'heure, déjà au diner t'as paniqué! Puis t'es un garou toi, alors en quoi ça te concerne?!

J'arrive pas à y croire ! Il m'a coupé dans mon élan, faucher l'herbe sous mes pieds, anéanti mon seul argument valable sans avoir à me confesser. C'est... C'est pas juste. Pour sa peine, je lui boude à mort. Ah, je devais déjà le faire avant ? Zut.

-Tu peux pas comprendre.

-On t'a raconter trop d'histoires d'horreurs quand t'étais môme? La grand-tante Gertrude s'est faite bouffée? C'est toi qui as faillis te faire charcuter?... Écoute Liam, t'a foutu le nez là où t'aurais jamais du le mettre. Alors donne moi une raison, une raison vraiment valable d'avoir fait ce que t'as fait!

A la mention que j'ai failli me faire dévorer par un de ses bestioles là, je me gèle quelques secondes sur place. Nan, il ne peut pas avoir deviner ni savoir pourquoi. Et puis c'est hors de question que je m’épanche sur sa personne à ce sujet précis. Je n'en ait pas parler à quiconque et c'est pas aujourd'hui que ça va changer quelque chose. Va falloir qu'il s'y fasse une raison. Même s'il tente de m'arracher les vers du nez, je resterai muet comme une carpe. Je peux être têtu quand je le veux. Et là c'est le bon moment pour l'être. Comme l'expression dit, je fais ma tête de cochon cependant, j'ai l'impression que Therence va en faire de même jusqu'à qu'il obtienne réponse.

-Parce que c'est ainsi. C'est tout ce que tu sauras.

D'ailleurs, en parlant de cochon, on a le vrai, dans le coffre qui n'a pas l'air d'aimer son petit voyage. Le mal du transport peut être ? Enfin bref, peu importe ce qu'il a véritablement, s'il s'agite trop et abime la moto, il sait parfaitement comme sa vie va finir. Un indice, c'est de la charcuterie. De plus, je ne suis pas le seul à ne plus supporter cet animal.

-B*rdel, c'est pas supportable... Tu peux pas mieux le tenir et le calmer?! Ligote lui le groin, fais lui tes yeux de loup, je sais pas moi! 
-Ton cochon, ta responsabilité. Débrouille toi avec ! Et tu te fourres le doigts dans l’œil si tu crois que je vais t'obéir un seul instant.

Sinon, comme promis, j'en fais de la chair à saucisse si je m'en occupe. Certes, je pourrai facilement l'effrayer en sortant la panoplie du grand méchant loup, grogner dessus, montrer les crocs ou tout simplement flasher mes yeux en doré. Mais ça serait trop facile pour le caïd d'avoir céder aussi rapidement. Qu'il en bave avec son animal. Ça lui apprendra à être intime avec l'ennemi, kidnapper Roscoe et ramener un souvenir de sa balade à la campagne. La prochaine fois, il s’abstiendra de tout faire cela. Ou tout du moins pas dans mon périmètre visuel et olfactif.



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Therence Garnet

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MessageSujet: Re: Long, long night... [Pv Liam &... Roscoe?!]   Ven 2 Sep - 2:55



Misunderstanding
-Liam?... Dis moi que la voiture n'a rien...

- Que la voiture n'a rien
.

Je lève les yeux au ciel à bout de force. Je ne relève même pas, qu'il joue au perroquet si c'est le meilleur moyen qu'il a trouvé de se venger... Mais qu'il ne me reproche surtout pas de le prendre pour un mioche ensuite. Parce que c'est ce qu'il est. Il n'a pas conscience de ce que ses caprices et c*nneries perpétuelles peuvent engendrer comme catastrophes. Tout serait beaucoup plus facile si je ne l'avait pas dans mes jambes, ni avant, ni maintenant...

-Je savais que j'aurai du me barrer et te laisser en plan.

Regard noir dans le rétro-viseur. Mais si j'avais été à sa place, je ne peux pas promettre que j'en aurais pas fait autant.

-Ça veut arrêter un wendigo, mais ça laisserait tomber un camarade de bahut sans remords. ricanè-je sans joie sinon celle de le confronter à sa propre prétention. Hypocrite...

Malgré tout, le ronflement sécurisant du moteur et le paysage qui défile presque sereinement autour de la caisse atteste de notre sécurité à tous. Il est revenu me chercher quoi que je le provoque, et j'ai même réussi à m’embarquer le cochon que j'étais venu chercher grâce à lui finalement. Mais ça ne résous rien à ses bêtises, pourquoi il est si sensible au sujets des cannibales surnaturels?

-Liam. Le coup des yeux ça prend plus. précisè-je lassement tandis que ses yeux se reflètent dans le retro comme deux billes jaunes à l’arrière de la jeep.

Et parce que je la vois venir comme une maison, je veux même pas entendre parler du cruel manque d'éthique du wendigo. Oui il mange des gens, et tout le monde sait que c'est très, très mal, inutile de le spécifier et d'en faire un cheval de bataille. Moi je veux comprendre pourquoi un loup-garou est prêt à dénoncer un surnaturel. Quand bien même le dévoreur n'est apprécier d'aucune race, et à juste raison, c'était précipité et persécuteur. M*rde, il s'agit pas seulement d'un cannibale!...

-Tu peux pas comprendre.


-Je risque pas de comprendre si tu la boucle, non! perde-je patience.

Mais quelle tête de cochon! Je le saurais, tôt ou tard je finirais par savoir, parce qu'il y a forcément une raison pour laquelle Adriann risque de se retrouver les flics au train, il y a intérêt à y avoir une raison! Il a entendu d'effroyables histoires de cannibales primitifs à cornes et à crocs? Est-ce qu'il à perdu quelqu'un dans ces circonstances au moins, ou alors c'est lui qui a faillis y passer, je sais pas, mais surtout qu'il ne me dise pas que c'était un acte civil et spontané de sa part parce que Maman et Beau-Papa Dunbar l'ont trop bien élevé!...  

Il se braque, et je ne quitte que rarement le retro des yeux, à l'affut de plus de réactions. J'espère vraiment que ça va le faire éclater...

-Parce que c'est ainsi. C'est tout ce que tu sauras.

Le cuir du volant crisse sous mes phalanges blanches de crispations. J'ai envie de claquer ce sale gosse. Je suis pas en position de le torturer, mais juste pour le fun, je m'imaginerais bien le choper par le col puis l'arrière du jean et le faire basculer sur la rambarde d'un pont pour voir comment il bat des ailes et est capable de piailler fort suspendu au dessus du vide... et il n'y a pas que Liam que j'ai envie d’éjecter même si ce serait un beau gâchis. Je pensais pas que ce genre de bestiaux pouvait-être aussi agité et gueulard. La bagnole tremble sous ses gesticulations. Lui qui est à l'arrière, il peut pas faire taire ce porc?!...

-Ton cochon, ta responsabilité. Débrouille toi avec ! Et tu te fourres le doigts dans l’œil si tu crois que je vais t'obéir un seul instant.

-Liam... Comme tu peux le constater, j'ai que deux mains, et elle tiennent le volant. Quoique je peux m'en libérer une pour te foutre une beigne! m'agacè-je.

Et loin d'être impressionné, le visage du capricieux se fronce, l'air de s'imaginer charcuter notre animal...

-... N'y penses même pas. claquè-je fermement des lèvres, j'ai certainement pas fait tout ça pour qu'il me l'égorge. J'ai besoin de lui entier, et vivant. Jusqu'à la prochaine pleine lune...

Les phares et les roues de la jeep quitte le vieux béton de la route principale pour racler un chemin plus rugueux. Question de prudence, je préfère faire un détour et perdre encore quelques minutes que risquer de croiser la flicaille à la rescousse d'un fermier démuni. Il n'y a pas trente-six voies jusqu'à Beacon Hill dans le coin, aucun risque de se perdre à Perpet. La forêt recommence, arbre après arbre, à grignoter le bas côté. De longues minutes de silence boudeur contre silence sévère s'écoulent, hormis les couinements incessant de la cochonnaille.

-Qu'est-ce que t'as dis exactement dans ton message? demandè-je un peu plus calmement pour essayer d'avoir un retour positif de sa part et ne pas admettre que je commence à avoir les tempes qui vrillent.

S'il ne veut pas parler de lui, ça en revanche ça concerne mon allemand, donc ça me concerne aussi. Je dois savoir s'il y a moyen de s'en tirer. Il y en a forcément un, il y en a toujours un. Après tout dans un autre contexte, ce cochon en est une preuve...

"Stiles, j'espère que t'es pas parti chez le BBW", blablabla... il manquerait plus que le Hale s'en mêle tiens... blablabla... "Le caïd a osé me menacer après ton départ"... Je plisse les yeux. Le caïd, alors c'est ça mon petit nom?

-... "L'incarnation de la gentillesse même"? haussè-je franchement un sourcil en jetant un œil par dessus mon épaule avant de hocher de la tête d'exaspération. Ce mec n'a aucune limite en matière de mauvaise foi!

Ensuite, blabla... "parce qu'il veut pas que je dise aux gens sur l'appétit mensuel de son psychopathe de mec"...

-C'est pas un psychopathe! m'insurgè-je à sa façon de parler de lui. Passe moi ce téléphone!

Si ça se trouve il n'est même pas en train de lire son message et il me fait tourner en bourrique le saligaud!
La voiture fait quelques zigzag et une belle frayeur à un hérisson intrépide le temps que j'arrive à chopper l'appareil.

...et "de grandes dents pointues en plus de ses cornes de cerfs sur la tête." Je relis l'intégralité de l'échange et le lui rebalance, j'ai pas envie d'y perdre une oreille ou me faire éborgné par sa patte de gamin susceptible. Cela dit qu'il ne s'y risque pas, c'est moi qui est le volant. Je réfléchis rapidement.

-...Donc, il ne sait pas qui c'est...

Le seul point qui puisse le mener à ce prétendu psychopathe cervidé et mangeur d'humain, c'est un caïd qui lui cause quelques tourments. Des caïds dans un établissement qui enseigne à une populace à l'âge ingrat, quand bien même je m’autoproclame porter la couronne, il n'y en a pas qu'un. Des caïds qui emm*rdent le petit Dunbar... je lorgne sur le loupiot et pianote sur le volant de Roscoe en évitant de penser à mon enchainement de petites frasques en prime. J'ai plus qu'à devenir plus discret, invisible serait même une bonne option, même si difficilement envisageable jusqu'à quitter ce bahut. Pour ce qui est de démentir la présence d'un cornu assassin... ça, je m'en occupe.

Je peux enfin soupirer de soulagement. C'est moins pire que ce que j'imaginais. Ça nous laisse au moins du temps... Le temps pour moi de tasser les choses. Et prévenir Adriann... un jour...

-Stilinski n'attrapera jamais ce wendigo. conclu-je au terme d'une longue réflexion. Il n'attrapera jamais ce wendigo, parce que le wendigo dont tu lui a parlé n'existe pas. Moi je traine avec un type respectable, cynique à ses heures, mais certainement pas un criminel.

Ça, c'est ce que le shérif doit croire. C'est ce que tout le monde doit croire, ce que je vais devoir préserver. Ça a pas intérêt à foirer à la prochaine pleine lune!

Un ronflement inattendu me fait sursauter. Le moteur s'emballe, gronde et convulse malgré quelques coups de paumes sur le tableau de bord - un simple réflexe, ma Harley me ferait jamais ce genre de coup et ne mériterait pas un tel traitement - avant de défaillir et cracher une grosse fumée noire devant mes yeux. La voiture ralentie et s'arrête d'elle même.

-Je rêve?!!

Pour toute réponse, la voiture qui crache un rond de fumée supplémentaire...

Je m'affale dans mon siège le temps de mourir mentalement et me masser le visage à pleine main. Cette nuit est longue... trop longue... Mais qu'est-ce que j'ai fais pour avoir un karma pareil?! Hors de question d'appeler quelqu'un dans ces conditions! Ça doit se réparer en quelques coups de clef à molette ce machin.

-Cherche voir s'il y a une caisse à outil cachée quelques part.

Et qu'il ne me fasse pas me répéter, pitié... Je sais pas quelle heure il est ni combien de kilomètres il nous restait, mais je commence à saturer. Sous le regard feutré de la nature qui nous cerne, je claque la porte dans mon dos et m'en vais fouiller dans les entrailles de Roscoe. Mais la fumée éventée du bras et le capot ouvert, je reste perplexe.

-Qu'est-ce qu...

Du scotch! Un festival de scotch?!... Je baisse juste ce qu'il faut de taule pour trouver le regard de Dunbar et lui témoigner mon plus sinistre abattement. Ai pitié et aide moi...

-... Oubli la caisse à outils. Déniche moi du scotch...

Après tout si Stiles a réussi à tenir avec son ruban adhésif, c'est que ça doit-être une valeur sure...

-Ah!!! Et profites-en pour bâillonner le cochon!

Qu'il ne me fasse pas croire qu'il arrive à le supporter avec ses sensibles oreilles de princesse garou, même si je conçois que me voir rager de l'entendre doit être une juste compassion à ses yeux.

Aucune chance d'être secouru ici et à cette heure, la petite route est déserte. Je recrache pour la énième fois un bout du papier collant de mes dents et m'évertue à jouer les apprenti garagiste en suivant mon instinct et la méthodologie unique au monde du Stilinski. S'il ne veut pas rester coincer ici, Liam doit donner un peu du sien. Pendant que moi je me débat dans le moteur, je lui laisse les commandes et le soin de faire redémarrer la voiture... sans succès. Au moins les grouninement suraiguë ont laissés place à de petits grognement réguliers. Notre cochon s'est calmé...

J'abandonne pour quelques minutes et me cale la tête entre les bras sur le rebord de la toiture. Juste le temps de me reposer un peu. Les bruissements nocturnes des bois qui nous entourent, l'humus qui exhale des fourrées et l'air frais sont apaisants... Et au point ou on en est, passer quelques minutes ou quelques heures sur cette routes, qu'est-ce que ça change, du moment ou je rentre avec mon saucisson ambulant et que Stiles fini par retrouver sa voiture. Ah, et que Liam retrouve sa maison, aussi.

-C'est pas un psychopathe. chuchotè-je.

Je ne sais pas ce que j'espère. Le dissuader de rapporter, encore, ou essayer de sincèrement le convaincre qu'il a fait une erreur. Je voudrais qu'il en doute, qu'il admette que le wendigo n'est pas ce qu'il semble être! Mais je crois que je suis à des années lumière de lui faire comprendre ça...

-Liam, avant même d'être un loup t'étais instable. passè-je ma tête dans l'habitacle, cramponné à la portière pour lui faire face. Je sais pourquoi t'a été renvoyé de Devenford, ce que t'as fait à la voiture de ton prof!

Il voit qui est cette jolie brunette qui m'accompagne partout? Elle pourrait tenir un blog et révéler anonymement les secrets d'un peu tout nos camarades, de quoi faire pâlir Mister Amateur de Potin. J'exagère, mais comme il peut le constater, cette anecdote ne m'a pas échappée. Merci Bruny d'être sortie avec le champion de l'équipe de Lacrosse rivale.

-Et maintenant, qu'est-ce que ça donne pour toi avec la pleine lune qui s'ajoute à l'équation, hein?! Alors tu vois, je trouve ça gonflé que le tout sauf irréprochable Dunbar joue les héros et ailles balancer! Et je t'interdis de le considérer comme un dingue qu'il faudrait mettre derrière les barreaux. Tu le connais pas.

Je ne suis même pas sur que quelqu'un le connaisse vraiment. Je suis pas stupide, ni prétentieux à ce point, moi aussi il y a encore beaucoup de choses que j'ignore à son sujets. Des questions à lui poser, j'en aurait milles! Mais... j'en sais assez pour faire la part des choses. Adriann n'est pas un ange, mais il n'est pas aussi horrible que sa nature peut le laisser penser. Aussi intolérables et ignobles puissent être ses crimes...

-Tu connais la légende du wendigo? Y en a plusieurs, mais y en a une qui a retenu mon attention : le wendigo est un esprit qui prend possession des gens. Je sais pas comment c'est dans sa tête, mais... c'est pas lui. C'est pas lui qui fait tout ça.

Il obéit à un appétit qui le dépasse.

-Puis toi aussi t'as une part de toi qui est animale, qui t'échappe, non?

Dans ce rêve qu'on a fait, il peinait pour se contrôler. Derek, adolescent, lui aussi a morflé. Et puis y a eu Ruby enceinte.

-Dis moi en quoi c'est différent?

Je veux l'aider. Je veux éviter à son wendigo d'agir... Je veux minimiser les dégâts. Mais ce crétin de loupiot... il va tout faire foirer.

-Oh, et rassure toi, bébé : t'as pas le profil de quelqu'un à qui il s'en prendrait sans une bonne raison! claquè-je la portière pour retourner me défouler sur le moteur.

Je ne connais pas le lien entre ses victimes, je ne sais même pas s'il y en a un, mais...

-Il n'assassine pas des gosses. Jusqu'à preuve du contraire, il les sauvent...

Qu'il s'agisse d'une petite fille malmenée par les hommes de sa famille, ou un grand gamin arrogant aux prises avec un étudiant psychopathe...

Dans le coffre, le porcinet éprouve un frisson et pousse un grognement interrogatif en levant le groin pour renifler l'air. Les branches feuillus des arbres qui couvrent la route au dessus de nos têtes craquent et frémissent imperceptiblement et apportent un cadre au tableau tranquille d'une voiture à l'arrêt et deux individus s'y affairant sans beaucoup d'énergie.
J'ouvre la bouche pour clamer à Liam de redémarrer pour voir, quand soudain un gros bruit de taule et un couinement jubilatoire retentissent en faisant balancer la voiture.

-C'était quoi, ça?!

Lorsque je baisse le capot pour interroger Dunbar, je fais face à la même mine exorbité d'incompréhension que j'affiche. Jusqu'à avoir l'intelligence de regarder par dessus son épaule...

-Liam... Tu t'es occupé de bâillonner le cochon ou non? commencè-je à sentir une colère sourde s'emparer de moi. Est-ce que, oui, non, tu as toucher au coffre?!!

Pourquoi ce p*tain de coffre est ouvert et notre cochon envolé?!!

-Je vais te tuer... claquè-je le capot et balancè-je un rouleau vide. Je vais te tuer, mais avant, il faut retrouver ce p*tain de beacon sur patte!!!

Je me précipite vers le coffre, cherche à droite, cherche à gauche, aperçois la grosse corde qui traine entre deux arbres non loin ; tans pis pour la bagnole, il nous faut des lampes, et avant qu'il s'enfonce dans la forêt! Je vais péter un câble!!!

-Liam, il me faut à tout prix ce tas de lard! Et je le veux VIVANT!!! m’époumonè-je au beau milieu de nulle part.

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Liam Dunbar

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MessageSujet: Re: Long, long night... [Pv Liam &... Roscoe?!]   Mer 26 Oct - 14:20





Le monde du scotch


Assis dans cette voiture, très peu confortable soit dit en passant, j'attends que le temps passe. Pourquoi les trajets en voitures sont ils toujours autant barbant, pénible et ennuyeux ? Certes, être cynique avec Therence c'était sympa au début mais pas assez distrayant. Et non, ce c'est pas du fait qu'il m'a rabattu le caquet ou qu'il a parfaitement le moyen verbale de le faire. Je nie farouchement tout propos à ce sujet là. Je me suis tû parce que... parce que euh.... Parce que je le voulais ! Voilà, c'est tout à fait ça.

Je regarde le paysage défilé à travers la vitre vu que les deux êtres vivants dans l'habitacle paraissent immunisé contre mes yeux lupins. C'est la tristesse quoi. Si je ne peux même pas leur faire lâcher ne serait ce qu'une goutte de sueur, c'est pas marrant du tout. Mais bon, je m'attendais à quoi au juste face à un mec qui partage son lit avec un wendigo ? Sur ce coup là, je n'ai pas été très malin. On va dire que je n'étais pas dans mon état normal. C'est pas comme si j'en avais un toutefois, c'est bien mieux que de dire que j'ai pris des décisions excessives et impulsives juste parce que j'en avais les moyens.  

Néanmoins, le pire dans cette histoire ce n'est pas le fait qu'il a voulu me tirer les vers du nez à propos de ma « wentikophobie », appellé dans le jargon médical anthropophagephobie, mot beaucoup plus long je vous l'accorde mais allant de paire avec la canibaphobie. J'aurai bien dit que j'était atteint de tératophobie mais sachant que je suis moi même un loup-garou, c'est totalement impossible que je crains les monstres. Néanmoins, j'aurai pu tomber sur une phobie des plus déplorablement absurde en y réfléchissant. Genre la luposlipaphobia ou anatidaephobie. Là ça aurait été plus que ridicule ! Surtout pour le premier vu ma condition lycanthrope.

Mais revenons au présent si vous le voulez bien et à ce qui est à deux doigts de me mettre dans une rage des plus noirs. Non ce n'est pas à cause de Therence et de son air supérieur, ce qui aurait pu être le cas. C'est plutôt le fait que je n'ai pas le droit de faire taire définitivement ce cochon qui  m'exaspère le plus. Il va me ruiner mes tympans à force de brailler pour un rien ! J'ai interdiction même d'y penser à l'égorger ou à lui toucher ne serait-ce qu'un de ses poils porcins. On voit bien que ce n'est pas le pseudo-caïd qui a l’ouïe fine. Plus sourd qu'un pot tu meurs c'est ça ? Je comprends mieux pourquoi il n'accepte pas mes arguments. Il ne les a pas bien entendu évidemment !

Tout devient logique maintenant. Sauf le fait qu'il veut un cochon vivant de compagnie mais bon. Ne contrarions pas les fous suicidaires. Surtout s'ils ont la main sur le volant et nous emmène bifurquer sur les petites routes. Je n'ai pas envie d'expérimenter le fait que je peux survivre ou non après un accident, perdu au beau milieu de nulle part et dans quel état surtout. Je suis peut être fou mais pas à ce point là. Enfin, peut être que si je le suis mais c'est pas pour autant que je vais le crier sur les toits. C'est à cet instant là que le déni montre tout son importance. Tout se passe pour le mieux tandis que nous roulons dan un chemin chaotique, emmitouflé dans un silence pesant.

-Qu'est-ce que t'as dis exactement dans ton message?

Hein ?! De quel message parle-t-il ? J'ai beau me creuser la cervelle, je ne vois franchement pas le message en question.... Attendez, le caïd est en train de parler du message -enfin des messages soyons honnête- que j'ai envoyer par mégarde à la mauvaise personne ? Sérieux c'est de ça exactement qu'il parle ? Il lui en a fallu du temps pour me poser une tel question ! Son cerveau a mis du temps à chauffer ou quoi ? Parce que me demander de lui dire le contenu de mes messages trois heures plus tard c'est d'une lenteur absolue.

Et bien pour quelqu'un qui défends envers et contre tout son chéri, on peut dire qu'il le fait à fond ! Se battre avec un loup-garou dans une grange sans connaître réellement le contenu du mes textes, faut être vraiment mordu. Et dans une certaine mesure, je trouve ça super cool un tel acte défensive sans rien savoir, juste par simple conviction. Mais ça hors de question que je ne le dise à haute voix. Je ne le complimenterai jamais au grand jamais ce pseudo blousonneux dur à cuir. Toutefois, juste pour une fois et une unique fois, je vais lui lire mes messages dans ma grande bonté. Une offre vraiment de chez vraiment limité et extrêmement rare.

-Ok, je vais te lire ça.Mais c'est juste parce que je veux le faire. Ne t'imagine rien d'autre!

Je fouille ma poche à la recherche de mon portable. Portable qui a survécu à l'aventure, ce qui est extraordinaire. J'aurai pensé que l'écran aurait été brisé ou bien que je l'aurai perdu dans la boue ou le champs de maïs. Ce qui n'est pas du tout le cas. La chance fût de mon coté sur ce coup là. J 'aurai eu du mal à expliquer à mes parents comment j'ai fait pour perdre un appareil aussi coûteux. J'ouvre ma boite de réception et lis mes derniers messages envoyés. Serais-je méchant au point de lui lire une autre version ou pas ? Allez,  vu que je suis sympa, je vais pas faire de crasse. Après tout il va être tellement déçu du contenu ! J'imagine déjà sa tête.

« Stiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiles ! J'espère que t'es pas parti chez le BBW. Je viens chez toi. »
A souligner, la dernière fois que je suis venu à l'incruste chez lui, j'ai immédiatement regretter de ne pas avoir prévenu. Je me suis retrouvé comme un con sous une tempête devant une fenêtre close. Je peux m'estimer heureux de ne pas être tombé sur une scène louche. Règle n°8 de la meute, ne jamais au grand jamais aller chez un membre de la meute quand on entend des bruits bizarres sous peine de vouloir se laver les yeux à l'eau de javel. Votre âme sera tachée à jamais si vous brisez cette règle non-dites.  

« Tu vas pas y croire tes oreilles. Le caïd a osé me menacer après ton départ. Me menacer moi, tu te rends compte ? Alors que je suis l'incarnation de la gentillesse même ! »
-... "L'incarnation de la gentillesse même"?

Je fais fît de son commentaire acerbe et son hochement exaspéré. Evidemment que je suis l'incarnation de la gentillesse ! La preuve, je lui lis mes messages ! Si je ne l'avais pas été, il se serait aller faire voir chez les Bernard-l’Hermite pour lire mes textos. Néanmoins, je peux lui pardonner cet écart de conduite. Après tout, il ne doit pas avoir l'habitude de côtoyer un être aussi exceptionnel que moi, bourré de qualité. C'est normal qu'il peut pas comprendre. Enfin bref, je reprends ma lecture suite à cet interruption.

« Tout ça parce qu'il veut pas que je dise aux gens sur l'appétit mensuel de son psychopathe de mec. C'est pas de ma faute s'il sort avec un gars pareil ! »
-C'est pas un psychopathe!

…. C'est tout ce qu'il retient dans mon récit dès plus palpitants ? Que je critiques son petit ami de psychopathe ? A retenir, il n'a pas nier mes dires sur le reste. Franchement il lui manque vraiment une case à celui là. Vexé que j'ai employé le mauvais terme désignant son wendigo et partant au combat à cause de cela, c'est vraiment ridicule comme réaction. Le rebelle se transforme en chevalier défenseur de la veuve et l'orphelin ou quoi ? C'est à s'en poser des questions. Ce qui est sûr c'est qu'il se ramolli avec sa nouvelle découverte de l'amour.

-Passe moi ce téléphone!
-Hors de question ! Touche mon tel et je te mords... Avec mes crocs! menaçais-je, les yeux or.

Nan mais oh ! Il va pas bien. On ne touche pas à mon portable. Même sur mon corps mort et cadavérique, je serai cramponné dessus ! Dieu seul sait ce qu'il veut faire avec et ce n'est pas pour autant que je vais le laisser détruire mon moyen de communication avec le monde. Vous vous rendez compte s'il nous arrive quoi que ce soit dans ce trou paumé et aucun moyen de communiquer parce que monsieur le caïd à décidé de se défouler sur mon malheureux téléphone réduit à l'état de miette après le passage de sa poigne destructrice ? … Attendez, comment ça je dramatise toute de suite les choses ? Même pas vrai ! J'émets juste une hypothèse dès plus probable.

Je me débats pour ne pas qu'il l'attrape. Sauf que cet abruti congénital depuis la douzième génération a décidé de se jeter à corps perdu dans la bataille au sens propre du mot tout en conduisant. Pas de doute, c'est totalement un suicidaire avec un instinct de conservation digne d'un lemming. C'est pas possible autrement. J'ai beau claqué des dents et grogner tout en gigotant mon précieux loin de ses sales pattes, il revient à la charge. Le pire c'est que la voiture dévie de sa route à chaque fois, me créant une sacré frousse si je n'étais pas autant concentré à protéger mon bien de ce vil voleur de bas étage.

M'ayant pris en traître avec l'aide de ce fichu cochon de malheur, le caïd réussi à me subtiliser mon téléphone. Bas les pattes, truand de pacotille !  Sauf qu'il a l'air de complètement s'en ficher de mes ondes meurtrières, plutôt préoccupé à lire mes messages. Pourvu que la curiosité ne le pousse pas à regarder d'autres. Il y en a que j'ai vraiment honte de conserver à vrai dire... Donc, je combat vaillamment pour récupéré ce qui m'appartient de droit. Enfin j'essayes tout du moins avant qu'il ne me le balance en pleine face. Mon précieux ! Tu m'avais tant manqué, tu sais ? Cet hurluberlu net'as pas fait de mal au moins.

Mes pensées se dispersent lorsque le lycéen découvre enfin que oui, son wendigo est hors de danger. Comme quoi le mensonge par omission c'est un moyen de pression dès plus formidable. Evidemment que j'ai tout écris mes messages par des sous entendus. Quand on vit dans le monde surnaturel, ça deviens une habitude au cas où. Le secret doit être préservé coûte que coûte, première règle de survie. Je suis tout de même surpris du temps qu'il a mis pour découvrir que son cannibale de petit ami a très peu de probabilité d'être attrapé à cause de mes ridicules messages, servant surtout à se plaindre. Vraiment, quel andouille celui là de gober une tel chose.

Impressionné intérieurement par sa crédulité, soyons honnête ma parole n'est pas divine malgré ce que certains peuvent penser, je ne m'attends pas du tout à une soudaine embardée du moteur avant qu'il ne se tût. C'est louche, très louche. Serai-t-on en train de me faire le célèbre coup de la panne  afin de pouvoir me tuer en toute impunité avec le cochon, nous dépecer puis dissimuler le reste de nos cadavres à tel point que jamais nous serions retrouvés un jour ? C'est ce que j'ai immédiatement pensé avant de me rendre compte que Therence est vraiment abasourdi par le fait que la voiture a péri face à l'aventure rocambolesque nous lui avons imposés.

-Oh mais ça veut dire que tu rêves souvent de moi ! Si c'est pas mignoooon tout plein~ Je voudrais pas te briser ton petit cœur tout mielleux -ce qui est un choc!-   mais on est dans la réalité là ! Me moquais-je impunément.

Je pourrais ricaner comme un abruti de son infortune et surtout de sa mine défaite toutefois, étant d'une élégance impossible à rivaliser, je ne le fais pas. Ou tout du moins extérieurement. Comme j'aime bien le dire, tout est dans le mental ! J'aurai presque pitié de lui alors qu'il me demande de fouiller le coffre à la recherche d'outils. Presque. Ça se voit qu'il ne connait pas les spécificités requises en mécanique demandées pour Roscoe. Pour l'avoir entendu et vu, ça vaut le détour. Je le laisse donc découvrir par lui même, m’esclaffant de rire alors qu'il ouvre le capot de la jeep pour y découvrir avec effarement l'intérieur. On va dire que Stiles a une manière bien à lui de réparer sa demoiselle motorisée.

-Qu'est-ce qu...... Oubli la caisse à outils. Déniche moi du scotch...

Oh mon dieu, la tête qu'il tire ! Je regrette sincèrement de ne pas avoir pris direct une photo pour immortaliser à jamais ce moment. Elle m'aurait valu une sacré fortune, j'en suis persuadé. Bienvenue au royaume Stilinsky au faites ! Ils ont l'art et la manière de scotcher leur monde, comme il a pu le constater de ses propres yeux. Hilare, je me mets tout de même à chercher les rouleaux adhésifs qui doivent traîner dans l'habitacle. Je m'applique donc à faire une fouille intensive à l'arrière du véhicule, devant pousser plusieurs fois l'animal de compagnie de Garnet hors de mon chemin. Celui ci s'amusait à me casser les oreilles à piailler à tout va. Euréka ! Je récupère enfin du ruban,caché sous la roue de la moto de Scott.

Heureux de cette trouvaille, j'en profite pour ficeler le foutu grouin à la va-vite. Ce fût la dernière fois que ce maudit cochon ait pu oser détruire le peu de mes tympans. Quoi ?! Il m'a avait déclaré la guerre, mes amis ! Ce n'est que justice que je lui rabat son clapet... euh, grouin je veux dire. Je ne l'ai pas fait parce qu'on m'a dit de le faire, que ce soit bien clair entre vous et moi. On ne me dicte pas les ordres et surtout pas un kidnappeur de pacotille. Soulagé par ce moment de silence ou tout du moins par la sourdine mis en place, je fourni immédiatement au mécanicien/bricoleur de la nuit son rouleau de scotch avant de reprendre place à l'avant.

-Je suis quand même étonné qu'avec tout ce méli-mélo de scotch, elle nous a emmener jusqu'ici !

Les minutes se succèdent alors que le bruissement du ruban qui se déchire perce le silence nocturne.  Entrecoupé des grommellements de Babe le cochon qui s'est plutôt calmé depuis que je l'ai muselé et ceux de Therence malheureusement. Un silence total pour mes pauvres oreilles torturées de loup-garou, c'est trop demander ? Apparemment oui. Vu que je n'ai pas le droit de flemmarder pendant que d'autres travaille d'arrache-pieds à réparer la jeep de malheur, j'ai du abandonner ma sieste et même l'application de mon portable pour tenter de démarrer la voiture. Rêve utopique si vous voulez mon avis. Mais paraît que l'espoir fait vivre des millions de gens.

Tout à coup, Garnet arrête d'emballer de ruban adhésif à tout va le moteur, préférant s’affaler sur la carrosserie de celle ci. C'est pas pour dire mais c'est pas ainsi que ça va se réparer plus vite ! Je sais pas pour lui toutefois, ce n'est pas mon rêve le plus fou de camper en plein milieu de nul part au bord d'une petite route goudronnée où y passe trois pèlerins par an. Et tout ça pour quoi ? Pour murmurer que son petit ami n'est pas un psychopathe. Heureusement que j'ai mon ouïe fine, sinon j'aurai rien entendu de ce qu'il a baragouiné dans sa barbe inexistante. Mais c'est qu'il insiste ce bougre sur la supposé pureté de son wendigo chéri. Je croyais qu'on avait eu cette discussion et qu'elle était close. T'as tort, j'ai raison. Point final. Pas la peine de radoter mon coco.

-Ouais, à d'autres!

Oh, vous allez rire. Therence est en train de m'amadouer en ressortant mes anciens vices. C'est mignon tout plein qu'il sache autant de chose sur moi. Enfin ça aurait pu l'être si ces informations n'avaient pas déjà été divulgués dans tout le lycée par justement mes anciens coéquipiers de l'équipe de Lacrosse. Je sais parfaitement bien que les gens me considèrent comme une bombe à retardement, de peur que je m'en prenne à eux. Certains vont même jusqu'à raser les murs ou changer de couloir pour m'esquiver, c'est pour vous dire la crainte que j'inspire à certains égards. Face à ce constat, sa ridicule menace de tout dévoiler mes travers me fait ni chaud ni froid.

-C'est bien. Ca prouve que tu te tiens au courant. Dommage pour toi que les trois quart du lycée le sont aussi.

C'est moi ou il est en train de me comparer avec sa créature mortel des ténèbres ? Je suis tout à fait irréprochable ! Plus innocent que moi ça n'existe pas. Je n'ai jamais tuer personne. Bon, j'ai commis quelques dégâts matériel et alors ? Une voiture ça peut se racheter, surtout si l'on fait jouer l'assurance aussi bien que mon ancien coach. Toutefois, une vie, ça ne s'achète pas dans le premier supermarché du coin. Ça le saurait depuis le temps non ? De toute manière, les wendigos pour moi ce sont tous les mêmes. Des bouffeurs d'humains. Pourquoi donc devrais-je en connaître plus sur eux ? J'ai ma propre opinion et je m'y tiens.

Ce n'est surement pas un pseudo-caïd/rebelle qui va me faire changer d'avis aussi facilement. Encore moins lorsqu'il commence à me raconter la légende sur eux. Qu'est ce que j'en ai à faire hein ? Que ça soit vraiment lui ou non lors de ses périodes de gourmandises, qu'est ce que cela peut changer qu'il soit posséder ou non ? Il tue tout de même et dévore sa ou ses victimes. Et sans remords, s'il vous plait. Ça se voit bien qu'il n'a jamais été à deux doigts de finir dans l'estomac de l'un d'eux ou qu'il n'a pas encore été transformer en goûter nocturne pour cannibale. Lorsqu'il aura passé par ce stade là, on en reparlera ! Tout ce que je peux lui répondre face à ses paroles c'est un regard noir démontrant que je n'en démordrais pas quoi qu'il dise.

-Puis toi aussi t'as une part de toi qui est animale, qui t'échappe, non?

Là c'est un coup bas. Certes il a raison mais c'est tout de même un coup bas. C'est vrai qu'avant de rencontrer grand-mère Joe j'avais du mal à contrôler certains de mes instincts primaires dès que j'étais dépassé par les événements. Néanmoins, à cette époque là j'avais pas d'ancre et j'étais qu'un tout récent louveteau. Bon, je montre légèrement les dents lorsque je m'emporte un peu trop violemment, surtout après qu'on est venu me chercher des noises.  Cependant, je n'ai encore à ce jour fait aucune sérieuse victime et il paraît même que mes crises de colères s'espacent  depuis que je me suis ancré.

Sauf qu'il faut toujours pas pousser le bouchon trop loin à l'approche de la pleine lune. Si vous me tapoter à longueur de journée l'épaule pour me mettre les nerfs à rude épreuve, vous ne pourrez que vous prendre à vous même si je tente de vous arracher à vif la main en guise de punition. Autrefois, je vous aurai démoli à coup de bâton de crosse au point de vous laisser flotter dans votre propre sang et salive avec en bonus des séquelles permanentes. C'est pour vous dire à quel point mon comportement auparavant est totalement différent comparé à maintenant ! La seule chose à retenir là dedans, c'est qu'importe la situation, mes cibles ont toujours survécus à mon terrible courroux. Plus ou moins sérieusement blessé mais vivante. Pas comme celle des wendigos....

-C'est pas comparable. Je n'ai jamais tuer un de mes congénères pour me nourrir. C'est comme se manger soi même... Trop glauque comme truc.

Et pour finir, le beau discours sur le fait que son petit ami est totalement différent des autres donc je dois pas le juger ainsi et surtout aussi méchamment. C'est un peu trop cliché à mon goût le coup du « oui mais lui il est gentil dans le fond ». Je sais pas d'où un meurtrier peut être gentil dans les tréfonds de leurs âmes mais si c'est le cas, c'est vraiment très profond. Toutefois, avec un tel acharnement à me faire changer d'avis sur son amant, il attends quoi de moi au juste ? Que je lui donne ma bénédiction afin qu'il se marie avec, qu'ils fassent ensemble 2,5 enfants, adoptent un chien et habitent une jolie maison avec jardin et cave transformé en salle de torture ?! Tout y porte à croire.

Je le laisse donc retourner vaquer à ses dernières occupations, c'est à dire scotcher la jeep, sans rétorquer une seule phrase venimeuse. Ce n'est pas l'envie qui m'en manque pourtant. Un wendigo qui sauve exclusivement que des enfants, j'aurai tout entendu. Il va pas me faire croire qu'ils ont des fétichismes étranges et variés concernant leurs nourritures. Quoi que... Cela expliquerai un peu plus la présence du cochon à l'arrière du véhicule. Une explication du type sanglante si vous voyez ce que je veux dire.

Je m'affale sur le siège en soupirant. Il n'y a que moi pour me retrouver dans une tel histoire de kidnapping de voiture en panne presque composé entièrement de ruban adhésif, accompagné d'un lycéen cinglé. Gamin en blouson en cuir, persuadé que son serial-killer schizophrène ou momentanément atteint de possession démoniaque d'amant est gentil qu'avec les enfants -ça fait très pédophile dit ainsi- pour aller voler dans une grange un porcelet sacrificiel. Si vous avez mieux, je suis preneur ! Un peu plus ou un peu moins dans cette aventure complètement barge, je ne pense pas que ça puisse m'étonner.

Sauf que je regrette immédiatement mes pensées quand j'entends derrière moi un énorme boucan puis une sorte de cri exultant de type couinement. Ébaubi par le tangage que fait le véhicule suite à ce bruit, j'écarquille les yeux, laissant y refléter ma balourdise ainsi.  Je regarde Therence, il me regarde, nous nous regardons tel deux niquedouilles devant une énigme trop complexe pour notre compréhension. Puis j'observe à la dérobée au dessus de mon épaule pour découvrir le fautif de tout ce drame. Le cochon s’enfuyant à grande enjambée hors de la jeep, cherchant à atteindre la liberté malgré la corde toujours tendu autour de son cou.

La seule chose qui me viens en tête alors que je regarde hagard le porcelet prendre la poudre d'escampette, c'est freedom, freedoooom~. Et avec le générique de Bilbo le hobbit partant à l'aventure en arrière plan s'il vous plait. Va, petit cochon ! Découvre et explore le monde qui t'entoure accompagné de nains pas très malins et d'un sorcier gris assez loufoques. Par contre, n'oublies pas de m'envoyer une carte postale hein ! Oui mes délires sont étranges et alors ? N'en parlons plus et répondons plutôt au caïd qui m'a l'air d'être à deux doigts de nous claquer entre les pattes.

-Euh...C'est une question tout à fait intéressante. Je te ferai parvenir la réponse quand je l'aurai découverte.

Oui bon ok, je suis pas tout blanc dans cette affaire. Mais c'est de sa faite aussi. Il n'avait pas qu'à m’agresser verbalement en défendant encore une fois son wendigo, à croire que son mec ne peut pas le faire tout seul. J'ai été sacrément ébranlé dans mon petit cœur d’artichaut de loup-garou face à ses reproches venimeux. Donc il se peut que suite à cela, je n'ai pas vraiment vérifié si j'ai bien fermé le coffre après mon passage. Ni si j'ai bien serrer les liens entravant le cochon. Des petits détails insignifiants légèrement oublié, pas de quoi en faire tout un fromage. Ni de vouloir me tuer.

-Je crois déjà te l'avoir dit mais j'aime pas trop la lueur dans tes yeux là.

Oui je radote. Toutefois, cette étincelle dans ses pupilles c'est la même qu'il avait lorsqu'il avait appris pour les messages à destination du Sheriff. Vous savez, la dangereuse lueur qui sous entend que vous en aller morfler, que même les supplications ne rendront pas votre mort plus douce et surtout que personne ne pourra l'incriminer car on ne retrouvera pas l'ombre de votre cadavre après son acte de barbarie. Bin c'est celle là même que je vois refléter dans ses yeux. J'ai de quoi m'inquiéter ! Il est en train de s’époumoner, à deux doigts de l'infarctus, me reprochant l'évasion de son animal sacrificiel.

-J'suis pas sourd, tu sais.

J'aurai pu attendre, bien au chaud dans la jeep, Therence rattraper son évadé à travers la foret sombre, hostile et glaciale. J'aurai pu si je ne craignais pas qu'il me remplace par son porcelet disparu de vengeance. Parce que oui, c'est vicieux les Garnet, surtout lorsqu'ils sont proche de la crise de nerfs. Je saute hors de la voiture, yeux lupins allumés car ceux humains n'ont pas de vision nocturne. Puis je pars à la poursuite de ce maudit animal à quatre pattes. Qu'on ne me reproche pas plus tard de m'être vigoureusement impliqué dans cette aventure dès plus rocambolesques.

Le caïd n'aura qu'à me suivre, lorsqu'il aura trouvé une source de lumière. Par contre, s'il perd sont chemin entre temps, qu'il se débrouille tout seul ! C'est pas non plus marqué chercheur professionnel de maquisard en pleine nuit sur mon front ! C'est sur cette pensée que je cours dans ce dédale d'arbres, poursuivant au détour des végétaux environnant une corde traînant sur le sol et un cochon bruyant, refusant de redevenir prisonnier, au bout de celle ci.



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Therence Garnet

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MessageSujet: Re: Long, long night... [Pv Liam &... Roscoe?!]   Sam 19 Nov - 0:09



Problem
-Oh mais ça veut dire que tu rêves souvent de moi ! Si c'est pas mignoooon tout plein~ Je voudrais pas te briser ton petit cœur tout mielleux -ce qui est un choc!- mais on est dans la réalité là !

Envie de meurtre. Je fixe le petit rigolo d'un regard sombre et pesant.

-Liam. Si tu préfères prendre la place de ce cochon, je t'assure que ça m'enlèvera une grosse épine du pied, alors ne te gène surtout pas : dis le moi franchement! grincè-je.

Parce que je jure que quand il fait sa princesse jacasseuse, je n'éprouve plus vraiment de scrupules à l'idée de faire un mort! Mon envie assassine redouble aux éclats de rire de ce dernier lorsque je découvre le ventre de la jeep.

-Je suis quand même étonné qu'avec tout ce méli-mélo de scotch, elle nous a emmener jusqu'ici !

Moi aussi, suis-je tenté d'admettre en traficotant comme je peux, dépassé par cette mécanique d'un nouveau genre. Mais elle aura fonctionnée pour nous éviter le pire. Et nous lâcher au milieu de nulle part à pas d'heure... Stiles a insufflé une âme à cette voiture, et j'en suis sûr, elle se venge...

J'ai les fringues lourdes et rigides de boue sèche, il fait noir, il est tard, je suis vanné. Et si ma virée à la ferme n'a rien à voir avec les bêtises du loupiot, en revanche on ne serait pas en train de se tirer dans les pattes au sujet des wendigos parce qu'il a cafté au Stilinski.

Un psychopathe, voilà comment on imagine mon professeur. Je ne cherche pas à faire passer Adriann pour une pauvre victime qu'il n'est pas. J'ai frôlé l'horreur dans la chambre froide, littéralement, et même si je manque de confirmation à ce jour, je ne suis pas aussi aveugle que je voudrais l'être ni assez naïf pour nier la réalité de ses crimes. Mais s'il ne partageait pas sa tête avec la monstruosité que tout le monde craint, est-qu'on le qualifierait de psychopathe? Les accusations de Liam reposent uniquement sur sa nature carnassière, et ça me fais rager : Adriann n'est pas complétement responsable de ses actes. Il a bien essayé de m'expliquer une histoire d'entente entre le wendigo et l'hôte, mais en ce moment je n'imagine pas encore l'homme engendrer la mort autrement que pour nourrir sa bête à la pleine lune. Ou pour se défendre, comme j'ai menacé Liam qu'il le ferait. Enfin, comme je suppose qu'il le ferait...

En fait, je suis incapable de prouver ce que j'avance sur le cannibale. Je déblatère avec fierté au sujet d'un monstre redoutable, mais tout n'est que spéculations et déductions de ma part. Le wendigo n'est pas un sujet que l'on aborde, et je ne l'ai encore jamais rencontré. Mais ça, le loup l'ignore, et j'ai intérêt à ce qu'il ne le sache pas. Ça n'empêche que je connais assez Adriann pour assurer qu'il est plus que la bête féroce qu'on lapide sur des à-priori. Je suis humain et toujours là pour en témoigner, c'est un homme intègre et qui œuvre à traquer des criminels avérés, hantées par les vies qui lui ont échappées, et même en deçà des clichés de la créature philanthrope qu'on pourrait me reprocher d'accentuer hypocritement, il est... il n'est pas détestable! Mes arguments passent pour des excuses sirupeuses et une foi aveugle, mais moi je sais ce que j'affirme. C'est juste que je ne sais pas comment le défendre...

Je peux pas tolérer les agissements de Liam et le laisser s'en prendre à lui. Pas sans une excellente raison.

-Ouais, à d'autres!

Espèce de tête de mule, mais comment il peut insister en étant humainement instable comme le prouve son exclusion de son ancien lycée?!

-C'est bien. Ça prouve que tu te tiens au courant. Dommage pour toi que les trois quart du lycée le sont aussi.

Il m'énerve. Je trouverais de quoi le faire plier et revoir ses jugements de faux-jeton. C'est une dangereuse bombe à retardement, les pleines lune ingérables il connait pourtant mieux que personne!

-C'est pas comparable. Je n'ai jamais tuer un de mes congénères pour me nourrir. C'est comme se manger soi même... Trop glauque comme truc.

Je grimace à l'allusion, c'est... glauque, je suis d'accord, mais... Je me frictionne vivement le crane, j'enrage intérieurement tirailler entre ses enfantillages et ses vérités.

-Bon sang Liam! Je le sais, et évidemment que j'approuve pas, je le pourrais jamais! Je suis un humain, je fais parti de ses plats de prédilections! Mais il y a pas que ça à prendre en compte!... C'est pas seulement un monstre! Tu peux pas le pointer du doigt en ayant que ses pulsions carnivores à l'esprit et que ce sera comme ça que tu te débarrassera de lui ou sauvera des vies, comme si... comme si c'est tout ce que ça allait changer!... fis-je un mouvement du bras pour désigner quelque chose de beaucoup plus grand. Un tout dont je fais parti... ... Y a d'autres solutions. songè-je lassement en jetant un œil vers le coffre devenu une geôle improvisée.

Il avait pas le droit de le balancer comme il l'a fait, ni même à envisager de le faire. Je ne sais plus quoi dire pour le faire changer d'avis. J'en tirerais rien.

-Je lui souhaite bien du courage à l'imbécile qui en pincera pour une autruche comme toi. le lâchè-je avec mépris.

Le pauvre risque de salement en pâtir. J'y songe encore avec amertume quand soudain, le coffre de la jeep se déclenche et laisse s'enfuir mon butin de lard... Mais comment?!...

-Je crois déjà te l'avoir dit mais j'aime pas trop la lueur dans tes yeux là. se ratatine le loupiot.

Cette nuit est longue... TROP longue!!!


-Tu l'a fais fuir! lui reprochè-je.

Il était là, accessible, à grignoter un bout de sa corde en parfait omnivore, quand il nous a entendu et pris les pattes à son coup à travers les buissons. Résultat, du cochon il ne reste que sa laisse pendouillant dans les branchages maintenant... Je tend l'oreille, mais je n'entend rien d'autre que des bruits nocturne discrets. Il a du se barrer loin...

-Mets-y du tiens et sert toi de tes sens de loup.

Que ça serve à autre chose qu'à repérer les odeurs corporelles d'un amant. Nous nous enfonçons dans les bois. Le froid, la fatigue, l'agacement ou simplement l'absence de traces de ce foutu cochon me donnent une impression lugubre. Je me dévoue pour briser le silence.

-C'est quoi le truc avec le wendigo?

Je reste hermétique à ses protestations.

-T'as pas répondu à ma question, et je te lâcherais pas avec ça Liam. braquè-je ma lampe sur lui en guise d'avertissement.

Le regard et le ton sont ferme et sans pitié. Il a bien du comprendre que quand j'ai une idée en tête, c'est difficile de me faire abandonner. S'il n'en parle pas maintenant, qu'il soit sûr de se faire harceler sur le sujet temps que je ne saurais rien. Je déteste rester dans l'ignorance. Et manque de bol, mettre la vie de mon compagnon à corne en péril, ça n'est pas quelque chose qui me fera lâcher l'affaire comme je pourrais me lasser d'une moquerie bénigne.

-T'as fais une c*nnerie? T'as provoqué un cannibale? Genre, tes gênes belliqueux ont pris le dessus et tu t'en est pris à la mauvaise personne une nuit de pleine lune?

Hou mais c'est qu'il s'énerverait! Est-ce que c'est l'inciter à me coller à un arbre en mode loup grognon? Cela dit, plus je tâte le terrain et plus je devine, et ça renforce ma satisfaction et mon assurance.

-T'as faillis y passer... Conclu-je. Mais mon sourire mauvais disparait peu à peu au passage d'un soupçon que je préfère taire tant qu'il ne causera pas de lui-même. Je te laisse le choix Liam. Sois tu profites de notre ballade pour m'expliquer maintenant, sois je te promet que tu vas te coltiner un pot de colle qui est loin, très loin d'être gérable.

Parce que si je n'arrive pas à lui faire cracher toute l'histoire, je m'assure en le dévisageant qu'en lui foutant la pression ou cherchant auprès de certaines personnes, dans le genre fils de shérif trop concerné par ses potes ou petit naïf bien intentionné et ravis de découvrir les peurs de son petit-copain que j'arriverais à savoir comment il en est venu à avoir une telle haine des wendigos. Et on sait tous les deux maintenant comment passer par les intermédiaires c'est risquer les bévues et les ennuis...

Des branchages lui glissent de sous le bout du pied et met un terme à notre joute. Le sol est instable. Nous reculons et j'éclaire négligemment la petite crevasse dans laquelle il aurait pu trébucher.

-Évite de tomber dans un trou... prévins-je en m'éloignant aller retrouver notre saucisson ambulant.

Avec sa maladresse chronique, ce n'est pas dans un creux qu'il serait capable de tomber, c'est dans un puits. Ma lampe-torche rase le sol devant moi, et lorsque j'éclaire une nouvelle cuvette, je fronce les sourcils.

-Liam?

Il n'y en a pas qu'une. Deux... trois...

-Liam, viens voir.

J'échange un regard perplexe avec le loup. Nous sommes d'accord pour convenir qu'il s'agit d'empreintes. Mais nous sommes tout aussi d'accord sur le fait que ça n'a rien de... banal...

-Je rêve où... c'est des empreintes de mains?...

Haussement de sourcil. C'est une farce?... Soudain, une litanie de grouinnement strident nous fait sursauter de concert. Ah! Elle est part là la sale cochonnaille!

-Il a du ce coincer quelque part ce c*n!

Il est fait! Je me précipite rageusement, certain qu'on aura plus qu'à le cueillir, quand un couinement atroce clôture ses gémissement. Puis plus rien. Plus un seul bruit... Je croise le regard de Liam, aux aguets.
... Qu'est-ce qui ce passe? Y a quelque chose qui cloche. Quelque chose... d'énorme. On est observé. Et je n'ai pas besoin de noter le silence total qui règne ni un fumé animal qu'une brise détourne pour sentir ma nuque se hérisser et mon cœur palpiter d’oppression. J'avance avec grande prudence dans la direction d'où venaient les cris de Babe, sûr que Liam ne s'éloigne pas trop de moi quand...


Les branches craquent une à une au dessus de nos têtes, et une masse ferme nous passe devant le nez pour s'écraser à nos pieds dans un bruit ignoble. J'ai reculé par réflexe en me protégeant des branchages et feuilles que le poids à entrainé dans sa chute. J'ai le cœur qui palpite, la gorge sèche... j'éclaire prudemment la chose à la lumière de ma lampe torche... Et j'expulse un cri bref à plein poumon.

Le cochon gît sur le lit de feuilles sèches, l’œil exorbité et barbouillé de sang et probablement de cervelle ou de je ne veux même pas savoir ce que c'est!!!
P*tain, il est tombé du haut d'un arbre, c'est quoi ce délire?!!

-ON SE CASSE!!!

J'agrippe Liam par la manche pour l'élancer avec moi, et au même moment en se détournant, le loupiot peut voir une masse puissante mais plus souple retomber sur le cochon mort dans notre dos et souffler rauquement.

Nos traversons les bois à une allure folle : on est poursuivis b*rdel! Mon pied frappe une surface affaiblie à laquelle j'échappe, et immédiatement après un bruit sourd remplace les pas du loup dans mon dos. Je me retourne vivement avec du retard sur un envol de feuilles mortes.

-Liam?!

Où il est passé cet idiot, c'est pas le moment?! Je baisse le nez sur un large trou. Je lui avais dis de faire gaffe où il fout les pieds! Puis m*rde, c'est un loup, s'en sortir c'est dans ses moyens!!!

Je poursuis ma course jusqu'à la route pour bondir dans la voiture. Liam s'en sortira forcément grâce à ses super-capacités qu'est-ce qu'un petit bond hors d'un trou quand on est un lycan, hein?! C'est sans compter sur une souche qui traverse les bois telle une fusée pour manquer d'écraser le loupiot qui surgit de sa tombe. Cette chose féroce qui se tient loin derrière lui ne manque pas de force à défaut de manquer de rapidité.
Mais le loupiot m'apparait enfin galopant entre les troncs. Une porte ouverte l'attend et il s'engouffre sans se faire prier pendant que je m'acharne sur le contact.

-Démarre! suppliè-je la vieille carcasse. Démarre!!!

Derrière nous sur la route et en reflet dans le rétroviseur, à une vingtaine de mètres se tient une carrure sombre et imposante de rugbyman.

Il nous scrute de sa place, inspirant et expirant l'air en grognements sourds et profonds. Le véhicule rechigne à démarrer, et depuis la voiture, on peut voir un long bras se détacher de la silhouette et se poser en avant. Suivit du second. Puis à nouveau l'autre... et indiscernables, les pattes arrières suivent le rythme, crescendo, son souffle aussi, ça grogne en haleine tiède entre les canines proéminentes qui lui caresse la lèvre supérieure, propulsé par ses membres avant, ça accélère, la lueur vive de ses yeux orangées approche et devient parfaitement distinguable, et si cette foutue voiture ne démarre pas, c'est à coup de points ou déchiquetés par des crocs qu'ont se fera tuer!!!

La bête plie les coudes pour se donner l'impulsion nécessaire à un saut en avant, son énorme paluche qui manque de peu de frapper dans le parebrise arrière : Roscoe a démarrée!

-C'est quoi, ça?!! gueulè-je.

Ça a des mains grosses comme ma figure et ça grogne comme un fauve!
La chose nous course sur quelques mètres puis disparait avec l'horizon. Roscoe file sur la route sans plus s'arrêter. Nous finissons par quitter la route forestière et s'éloigner des collines pour retrouver la ville et ses lumières, familière et rassurante. Je garde les mains cramponnées sur le volant, hagard.

Ce truc était... monstrueux. Je ne suis pas assez calé pour définir à quoi nous avons eu à faire, mais Liam ne semble pas plus avancé que moi. Je compte néanmoins sur l'expérience du loupiot pour reformer ultérieurement le puzzle de notre soirée, parce que je commence à douter que notre imagination n'ait pas en partie contribuée aux scenario délirant auquel l'on vient d'échapper. Il faisait noir, on a paniqué... le paysage urbain qui défile et qui me donne l'impression de me réveiller d'un cauchemar y est peut-être pour quelque chose aussi. J'ai la tête pleine de questions et des récentes émotions, mais en constatant enfin que nous nous en sommes bien sortis, véhicules compris, une prise de conscience vient balayer toutes les autres dans un strike magistral et qui m’affadis complétement et relègue ma conduite à un acte purement mécanique.

-Non...

Je peux pas y croire...

-Non! Non! Non! Non!

Je sens le regard peu rassuré du loup dans mon dos, c'est toujours moi qui conduit après tout. J'ai envie de m'écraser la tête dans le volant.

-J'ai perdu mon cochon.

Cette chose m'a assassinée mon cochon!!! Tout ça, mon plan de longue date pour en chiper un, le repérage de la ferme, la voiture volée, l'incruste de Liam, le rapt à la grange, le fermier furieux, le voyage pénible, les recherches dans les bois! Tout ça pour ÇA !... En mon for intérieur, je pleure. Mais comment je vais faire sans lui?!... Nooon... On aurait pu y passer bon sang...

Rit, ou pleure avec moi Liam, fais ce que tu veux. J'ai pas la force de râler...

-... Pas un mot à Stiles de cette histoire. clamè-je en arrivant dans le quartiers de ce derniers. On lui dira, mais avant, je... on doit trouver une excuse.

Parce que NON, on ne peut pas lui dire qu'on à découvert ce monstre grâce à un cochon volé et sa voiture tout aussi volée. Qu'il me laisse seulement le temps de trouver comment tourner ça autrement... Sauf que c'est à Liam que je demande de garder le secret, LIAM qui ne serait même pas capable de se mentir à lui-même sauf quand il faut faire preuve de mauvaise fois où là, il est imbattable!... Et qu'est-ce qui le pousserait à garder le silence après ce que je lui ais fait vivre?...

Je suis crevé. J'ai plus l'énergie à me prendre la tête...

-Tout ce que je te demande, c'est de ne pas faire plus de dégâts. On s'occupera de ça au bahut. Jusque là...

Je fais un vague geste du bras. Advienne que pourra.


Je gare Roscoe à sa place et le laisse débarquer la mob' de Scott. Le jour se lève dans quelques heures. Je suis vanné...

-Tu rentres comme tu veux, c'est pas mon problème Liam. Je suis pas un taxi... soupirè-je.

Pour rappel, je l'ai jamais invité à venir avec moi cette nuit. Je suis venu directement ici sans détour pour déposer le mioche. Je ne comptais pas aller ramener sa moto à son pote pour lui et de toute façon je doute qu'il m'aurait laissé seul avec Roscoe, même le temps de la ramener à bon port. Méfiance quand tu nous tiens...
Mes clefs de moto qui ont migrées du contact de Roscoe à ma poche, j'ignore les geignements du bébé livré à lui-même et longe la rue adjacente à la maisonnée de McCall pour retrouver ma bécane à l'abri des lumières. Mais je m'arrête subitement dans un sursaut d'y découvrir une silhouette qui ne fait qu'un avec l'engin... Qu...

...Stiles?!!

-Qu'est-ce que tu fous ici?! Dégage tout de suite de ma moto!

Je joins la parole à un ample geste du bras. Mais pris d'un élan suspicieux, je me stoppe dans ma précipitation vers lui. Minute... Je cherche autour de moi, craignant de voir le Shérif apparaitre. Est-ce qu'il est au courant pour la disparition de la voiture?...

Je grimace de contrariété d'admettre à ce looser ma peur du gendarme. Oh comme il doit-être fier! Mais ce n'est pas comme si je n'avais pas mes raisons.

-Rester debout à pas d'heure à squatter des motos, t'as rien d'autre à foutre, sérieux?

Crétin. Un crétin avec assez de cran pour me renvoyer ses balles et rester planté devant le bolide. Alors niant la boue sèche qui souille mes fringues, mes cheveux et mon visage, je relève le menton pour lui faire face.
Je remarque que Papa Stilinski n'est pas là. J'en conclu deux choses : soit Stilinski Junior veut faire justice comme un grand qu'il n'est pas... soit il n'ose pas déranger son père avec d'insignifiants problèmes. La vie de Shérif n'est pas de tout repos dans une ville comme celle là. Et ce type est trop attaché à son père pour ne pas compter le nombre de cheveux blancs qu'il serait susceptible de lui causer.

Je termine mon cheminement de pensée qui n'échappe pas à l'esprit sagace de Stiles par un furtif sourire en coin. Je le pousse du passage d'un bon coup d'épaule. Je ne suis pas prêt à subir ses commentaires concernant sa caisse. Qu'il ne me fasse pas un cinéma, je la lui ais ramené en bon état, à deux-trois tâches prêt, c'est comme s'il elle n'était jamais partie...

-On verra tout ça plus tard. soupirè-je en prenant sa place sur ma Harley. Je n'ai qu'une seule envie, rentrer et me laisser tomber sur le lit après une rapide douche... et oublier le désastreux échec qu'aura été ce rapt de cochon et ce... truc qui a faillis nous attaquer. J'ai pas la force de me lamenter d'avantage...

Je pose un regard sévère sur Liam en démarrant. Je suis tenté de l'embarquer de force pour le ramener chez-lui et m'assurer qu'il la boucle, mais le loupiot préférera peut-être squatter chez son camarade. Je ne doute pas que ces deux là auront de quoi ce dire au réveil. Mais qu'ils fassent gaffe à ce dont ils comptent parler et aux conséquences que ça aura.

Parce que je jure que si Adriann ou moi pâtissons de ces c*nneries, quoiqu'il advienne, je me charge personnellement de leur faire payer. Je ne sais pas encore comment. Mais peut-être qu'il vaut mieux qu'on ait jamais à le savoir...


HRP:
 

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Liam Dunbar

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MessageSujet: Re: Long, long night... [Pv Liam &... Roscoe?!]   Lun 30 Jan - 19:08





Fin de la nuit


Petit, petit, petit~ Viens donc voir tonton Liam ! Oui je m'octroies des titres. Mais j'ai bien aider à le kidnapper donc j'en ai le droit. Je m'approche doucement de la corde, à moins de dix centimètres de ma main. Quand soudain, il se carapate en grouinnant tel un ricanement. Reviens ici sale bestiole ! Si je te choppes, Therence ou pas, je te transforme en chair à pâté. Et c'est pas une blague ! Tu vas finir à la casserole plus vite que prévu mon coco.

Ce cochon... Il va me donner des cauchemars à force de le poursuivre dans une sombre et terrifiante forêt en pleine nuit. Sans compter que je n'ai aucune confiance envers le caid. Ce mec est totalement dérangé si vous voulez tout savoir. Je fais de mon maximum pour attraper son fichu animal et pour tout remerciement j'ai le droit à des reproches venimeuses. Non mais oh ! J'suis pas son chien non plus. D'abord on me donne pas d'ordre sans en payer les conséquences. Sanglantes les conséquences évidemment. Deuxio, s'il bougeait plus du popotin qu'il utilise ses cordes vocales, on l'aurait peut être récupérer depuis longtemps notre maquisard.

Bon ok... J'ai dit de m'aider pas de n’emmerder à propos des wendigos ! Qu'est-je fait pour mériter un tel châtiment ? Moi qui suis pourtant l'incarnation de l'ange de la perfection ! Je savais bien que c'était une mauvaise idée de le suivre jusqu'ici. Un jour ma curiosité me tuera pour de bon. Pas cette nuit j'espère quand même. Je retente plusieurs fois d'attraper le quadrupède en me lançant à corps perdu sur lui en vain. Ils ont eu une formation d'esquive avancée dans cette ferme ou quoi ?! Nan parce que c'est pas possible qu'il nous file entre les doigts si facilement.

Je ne dis pas par là qu'on est nul. Enfin pour ma part en tout cas. Impossible que je sois nul en quelque chose. Je suis Liam Dunbar, la réussite est inscrit dans mon ADN. Contrairement à ce pseudo loubard qui me détruit la rétine en me braquant sa lampe-torche en pleine face. Il veut me rendre aveugle ou quoi ce con ? C'est pas ainsi que je vais lui répondre à toute ses interrogations. C'est même tout le contraire. D'une oreille distraite, j'écoute ses hypothèses complètement à coté de la plaque sur l'origine de ma phobie. Peut toujours essayer. Par contre, insinuer que je suis un trublion fouteur de merde, c'est pas très sympa. En plus c'est même pas vrai! C'est pas du tout mon genre de causer des embrouilles à tout va !

-Tu vas surtout être ma future connerie si tu la ferme pas très vite. Dis-je méchamment.

Non mais oh ! L'époque de l'inquisition espagnole c'est fini depuis des lustres mon coco. Alors arrête d'y refaire un remake avec tes questions avant que ça ne me gonfle sévère. Quand je dis non c'est non. Pas insiste à mort jusqu'à que je craque et te balance mes quatre vérités dans la figure de colère avant de tenter de t'étrangler. Sauf qu'au lieu de ça, je me rends compte que j'ai à demi-mot avouer qu'il a raison. Ce dont je n'avais aucune envie qu'il sache. C'est un passé que franchement je préfère oublier vu la bêtise monumentale que j'ai commise en ce temps là. J'ai pas été malin et j'ai céder trop facilement à la tentation. J'en ai payé le prix fort et le payerai jusqu'à la fin des temps d'ailleurs.

Toutefois, cela ne m'empêchera pas de me taire à propos de toute cette histoire. Je n'ai pas du tout envie que ça s'ébruite. Et vu la réputation de langue de vipère de ce mec, je fais bien de fermer à double tour ma bouche et d'y revoir à trois fois avant de dire quoi que ce soit. Et puis, ce n'est pas la première fois que je me tape un pot de colle. A force j'y suis habitué. Certes, le lycéen a plus l'air d'un tique que d'une glue mais entre ça et lui faire plaisir, je préfère largement le parasite. Au moins, je peux toujours trouver un moyen de m'en débarrasser pendant notre ''belle'' ballade.

-Pot de colle genre toi ? C'est pas pour dire mais j'te coltine déjà depuis une paye.

C'est pour vous montrer qu'en réalité j'ai pas de choix puisqu'il a déjà été fait. La preuve, je recherche son cochon. Enfin l'animal qu'il s'est illégalement approprier. Le sien quoi, pas le mien !  Parce que j'ai rien à voir avec cette histoire de kidnapping ! Que ça soit à propos de Roscoe ou de Babe. Je préfère préciser avant que l'on m'accuse de quoi que ce soit. Je suis un pauvre loup-garou innocent emporté par les circonstances. Circonstances se traduisant à poursuivre de force la malheureuse victime à quatre pattes du jour. Ou de la nuit plutôt. Toutefois, mes réflexions sont méchamment interrompu par le sol qui s'effrite à mon passage. Je recule immédiatement, comme un réflexe pour ne pas tomber dans je ne sais quoi.

La lampette de Therence m'indique que c'est un trou. Sympa les balades nocturnes en forêt ! Je recommande vivement cette expédition. J'ai juste failli me briser les jambes ou me faire une commotion cérébrale en chutant là dedans, rien de bien méchant. N'importe quoi ! J'étais à deux doigts de me retrouver bloquer dedans et tout ce que le brun trouve à dire c'est qu'il y a un trou !  Bravo Sherlock, sans ton intervention tardive, je ne l'aurai jamais su.  Et puis c'est quoi ce ton là au faites. Comme si j'étais assez idiot pour tomber dans un trou en face de moi dont je connais l'existance. Non mais oh ! Je ne suis tout de même pas la maladresse incarnée.

Je contourne soigneusement la crevasse, surtout pour ne pas faire plaisir au Caïd en glissant dedans, quand celui ci m'interpelle encore une fois. Il peut plus se passer de moi ou quoi ?!

-Quoi encore?!

Ah.... Ça par contre, c'est pas un trou normal. Je dirais plus des empreintes à vu d’œil, enfin s'il existait un animal avec une telle taille de paluche. De plus, vu les traces, la bête n'est pas du tout d'un petit calibre. Ça sens pas bon ça, je vous le dis. Je regarde avec inquiétude Therence, priant un dieu quelconque qu'il décide d'abandonner Babe le cochon afin qu'on rebrousse le chemin au plus vite. Je sais pas ce qui peux laisser des traces d'une taille pareille et j'ai pas du tout envie de le savoir. Pour une fois, ma curiosité suicidaire a été mis au placard. Aurait-je donc développé un instinct de survie ?!

Tout à coup, messire porcelet nous rappelle de sa présence par son cri. Bon ça va, on t'as pas oublier ! Quel diva celui là, on observe quelques secondes des traces de pas étranges et ça y est, il nous fait une crise de jalousie. Point positif, maintenant on sait exactement dans quel direction il est parti. Je suis donc mon conducteur du jour qui est près à ramener par la peau du cou la bestiole. Quand soudain, alors que l'on s'approche de notre but, J'entends comme un égorgement en bonne et dû forme. Puis le silence le plus total. On est passé à l'extrême d'une seconde à l'autre.  

C'est pas normal. Rien n'est normal à Beacon Hill et ses environs me direz vous. Mais là ça l'est plus que d'habitude. Mes sens sont en alerte, je suis crispé, comme au aguets d'un guet-apents. J'ai l'impression d'être l'un des personnages d'un de mes jeux horrifiques. Sauf que j'espère ne pas être la belle blonde à la poitrine opulente si c'est le cas. C'est que je veux pas mourir par le psychopathe du coin moi ! Parce que oui, à 90% c'est celle là même qui se fait tuer en premier dans d'affreuses circonstances. Je regarde le caïd, en quête d'information sauf qu'il a l'air tout aussi stressé que je suis.

L'air est pesant. Je commence à grandement angoissé face à cette atmosphère dès plus lourde. Sans compter que j'ai une persistante impression d'être épier de fond en comble. Sauf que j'ai beau cherché, je ne vois personne. Pourtant je ressens une présence tout près de nous. Une présence hostile toutefois. Ça sens pas bon, c'est moi qui vous le dis ! Je suis sur mes gardes, observant dans tout les sens les alentours malgré que notre rythme cardiaque est beaucoup trop élevé. Un peu plus et le mien sort direct de sa cage thoracique. Soudain, c'est la panique à bord. La menace tombe du ciel, littéralement.

J'étais pas prêt moi ! Pas prêt du tout ! Et surement pas à devoir subir une tel vision. Une image réelle très sanglante, sauvage et dégoûtante. Ça pue le sang et la terreur. Je regarde attentivement la masse sanguinolente qui nous est tombé dessus et me retiens juste à temps de ne pas régurgiter sur le sol mon encas de minuit en voyant l'horreur du spectacle. BABE !! Bon sang de bon soir ! Babe est la blonde et nous sommes les prochains ! Je le savais que j'aurai du écouter ma conscience et me barrer d'ici vite fait. Voir même ne jamais avoir suivi ce porte poisse mortel. Je vais y passer, on va tous y passer ! Je préviens, si je meurs à cause de toi Garnet, je te hanterai jusqu'à la moelle, quitte à te rendre totalement fou.  Et s'il tu me suis dans la tombe, bin je te poursuivrai quand même. Ma mort ne restera pas impuni, je me vengerai coûte que coûte !

-ON SE CASSE!!!

Courir, courir, courir ! Vite, vite. T'inquiète pas bro, je viens avec toi, pas besoin de m'arracher à moitié le bras pour ça ! Il est derrière, il est derrière nous. On fait quoi sérieux ? On se planque, on continue de fuir avec bravoure ? On continue, on continue sans s'arrêter. On a la forêt avec nous. Enfin, je sais pas trop si c'est un avantage ou non. On se faufile à travers les arbres, se prenant des branchages au passage. J'ai peur. Je flippe ma peau de loup là ! Cours, cours cours ! Il est toujours là ? Je sais pas, j'en sais rien. Je veux pas me retourner. Oh ! M****, le monstre noir comme son âme de six mètres de haut -comment ça j'exagère ?! Même pas en plus- est toujours derrière nous !

Tout proche, trop proche. Vas-t'en, s'il te plait. Me tue pas mec. J'suis trop jeune et pas assez fatigué pour connaître le repos éternel ! J'ai le cœur qui bat la chamade, les jambes qui flageole et le sang qui bourdonne dans mes oreilles. Je le sais. Je le sens. Il est derrière moi, son souffle relevant les poils de ma nuque. Il est trop proche ! A ce rythme là, il va m'attraper et me manger tout cru !!! Sauf s'il a de la sauce barbecue dans sa poche. Ce que je doutes fort mais bon.... Bon sang Liam ! C'est pas le moment de se poser de tel question aussi absurde alors que j'ai une créature surnaturelle non identifié (ou CSNI) qui me veux pour sa collation de minuit !

Cours à la place, crétin. Cours comme si ta vie en dépendait ! Ma vie en dépends en faites.. Mais c'est pas grave, cours quand même ! Marche, cours, vole ! Te pètes pas la gueule par contre. Oui je m'auto-encourage et alors  L'important c'est que je fusse à vive allure, laissant sur place les retardataires s'il en reste. Là c'est chacun pour soi, c'est la loi de la jungle mon pote ! Ou plutôt de la forêt. C'est du pareil au même au final. Les derniers se sacrifient pour sauver les premiers. Et il est hors de question que je finisse dans l'estomac de Georges, monstre local fraîchement renommé par mes soins, juste pour Civet, Bambi ou encore un ignare loubard égoïste.

Toutefois, j'ai le malheur de me retourner quelques secondes pour voir ce qu'il en passe et fait la plus belle connerie de cette escapade à travers bois. J'étais là, sur la terre ferme en train de courir tout en esquivant les racines d'arbres et autres obstacles sur mon chemin, j'observe à la dérobée ce qui menace à ma survie et l'instant d'après je me retrouve en train de flotter dans l'air pendant trois secondes avant de m'écraser face contre terre. Vous l'avez tous compris. Je suis tombé dans un trou. Oui, oui. Dans le seul trou du coin, tel un abruti de première alors que Therence m'avait prévenu auparavant.

J'avoues, j'ai fait fort sur ce coup là. Très fort. Oh le méchant Liam, il a oublié les conseils du grand Caïd. Promis en rentrant je me taperai le museau avec un papier journal. Je relève mon visage hors de la boue et me fait surprendre par un objet scintillant caché à moitié par la terre molle et les feuillages en décomposition. Intrigué, je le déterre et le ramasse vite fait dans ma poche. C'est pas pour dire mais j'ai pas le temps d'admirer quoi que ce soit. Je rappelle tout de même que je suis poursuivi par un foutu monstre qui en veux à ma vie ! J'entends Therence m'interpeller et grogne. Oui je sais déjà, pas besoin de me faire la moral à ce sujet là !

Je me relève, recule de quelques pas et saute hors du trou pour atterrir avec classe. Avant de devoir esquiver de justesse un tronc d'arbre, volant à la vitesse supersonique, qui a attenté à ma vie. C'est que j'ai manqué de peu d'y laisser ma tête ! Même si de mauvaise langue diront que je l'ai déjà perdu bien avant. Enfin bref. Au lieu de tergiverser sur cette tentative d'assassinat raté à mon égard, je ferai mieux de me presser avant que mon conducteur est la mauvaise idée de m’abandonner sur place. De ce que je connais, il en serait tout à fait capable cet hooligan. Ni une ni deux, je bondi dans la voiture dès que je m'en suis approché de quelques pas et le harcèle de dégager d'ici au plus vite.

Sérieux, faut se casser de là avant que ça finisse mal. Maintenant. Pas dans trois siècle ! Georges est à nos trousses et se rapproche de plus en plus. Je peux même sentir son haleine fétide de mon siège. Alors grouille toi de te faire obéir Therence ! J'ai pas que ça à faire de mourir dans d’atroce souffrance à cause de ton manque évident d'autorité envers une demoiselle à quatre roues. Il se rapproche. Il est trop près de nous. A tel point que je suis capable de discerner chacun de ses traits et il doit en être de même pour des yeux humains. C'est une masse noir, une sorte de bouledogue version mostrozoïde avec des yeux couleur feu et la bave coulant hors de ses babines.

Tellement effrayant que j'ai de la sueur froides rien qu'à le regarder. Alors quand il se prépare à sauter sur nous, je vous dit pas la frayeur qui me traverse le corps. On va mourir ainsi, c'est la fin ! Tout à coup, le moteur rugit, ce qui nous permet de décamper de là sur les chapeaux de roues. Juste à temps d'ailleurs, sinon on aurait fini comme des crêpes au sol ou pire entre ses immenses pattes. Therence me hurle dessus pour savoir qu'est ce que c'était, comme si j'en avais la moindre idée. Hey, j'suis pas né avec une boule de cristal non mais oh ! C'était gros, c'était noir, c'était dangereux avec toute la panoplie du parfait meurtrier, c'est tout ce que j'ai à savoir. Et ça me suffit amplement.

Enfin bref, maintenant qu'on est sorti d'affaire, je vais pouvoir reprendre calmement mon souffle. Ça serait con de faire une crise de nerf ou de colère après une tel épreuve. Bizarrement, ce n'est pas moi qui en fait une d'ailleurs. Mais plutôt mon conducteur qui répète en boucle une négation. Dois-je craindre le pire ? Il va pas me claquer dans les doigts surtout au volant du véhicule quand même !  Le voir ainsi m'inquiète légèrement mais je m'inquiète majoritairement pour ma sécurité. Dois-je le consoler un minimum ? Après tout on était pas préparé à devoir affronter une tel bête en plein milieu de la nuit dans une forêt sombre.

-J'ai perdu mon cochon.

….Gros silence... Dites moi, il plaisante là, n'est-ce pas ? On est passé à deux doigts de la mort et lui pleurniche sur son cochon décédé ! C'est la meilleur celle là ! On me l'avait jamais faite jusqu’à aujourd'hui. Un ricanement tente de s'échapper de mes lèvres, que je retiens en me les mordant. Puis je me bidonne silencieusement sur le siège. Ça y est, je vais me briser une côte à force de me retenir de rire à grand éclat.Toute cette aventure pour voir son animal sacrificiel finir dans la gueule d'un autre que le surnaturel prévu de départ, c'est excellent ! Allez, rien que pour ça, il mérite d'obtenir une petite récompense.

-Allez va, je vais de raconter ton histoire tant désiré vu qu'on est dans le bain. Après tout on l'a presque vécu en direct et au moins tu renteras pas les poches vides chez toi.

Je ferme les yeux, toute trace de fou rire parti. La panique que j'ai ressenti ce jour là était la même que celle que j'ai eu pendant la course poursuite. Cet instinct de survie qui te dit de t'accrocher alors que tu penses que presque tout est perdu. On a eu de la chance face au monstre quand même.

- Sean Walcott. Gentil garçon, brillant, sportif et aimé de tous. Vivant avec une charmante famille sans histoire dans un paisible quartier. Le fils parfait que tout le monde rêverait d'avoir. Enfin presque. Famille de Wendigo. Il a céder à la faim qui le rongeait. Et comme toi, j'étais un crétin d'humain qui s'est mêlé de ce qu'il ne le regardait pas. Et ça m'a coûter mon humanité. La découverte du surnaturel m'aura coûté sacrément cher ! Ricanais-je jaune.

Sauf que contrairement à lui je ne savais pas les risques que j’encourrai à cet instant en le poursuivant sur les toits. La preuve, je ne connaissait même pas l’existence des wendigos et encore moi des lycans jusqu'à ce jour. Sans compter qu'il y avait eu précédemment dans les couloirs Scott, le gars qui m'a foulé la cheville par jalousie de mon talent sportif. Pour moi, Sean c'était juste un mec qui n'allait pas bien et que je pouvais peut être aider. Grossière erreur. Je l'ai appris à mes dépends. Les êtres parfait n'existent pas. Pire encore, plus ils ont l'air propre, plus il cache de squelettes dans leur placard.

-Ton gars, il aura beau être l'homme le plus parfait, le mec qui achète des biscuits aux scouts, fait du bénévolat pour aider les plus démunis et tenir compagnie aux personnes âgées, cela ne lui fera pas changer sa nature profonde. Un jour la faim sera tel qu'il aura beau t'aimer, qu'il déteste prendre une vie, cela ne l'empêchera pas de vouloir te dévorer vivant et tu finiras comme ton cochon face à George, le monstre local du mois, qu'on vient de croiser. La faim gagne toujours, tu es prévenu. Dis-je sérieusement.

La comparaison à l'air peut être d'être moche mais c'est la vérité. Il sous estime la véritable nature du wendigo. Mais surtout, il sous estime la puissance de l'appel du sang. Et croyez-moi, quand Therence sera en face de son petit ami alors qu'il est dans cet état second où l'appétit prime sur tout le reste, il regrettera de ne pas m'avoir écouter. Mais ça sera trop tard. Cependant, ça aurait été son choix. Et non un choix qui lui a été imposé. Il sait dans quoi il s'embarque maintenant et ce qu'il lui risque de coûter. C'est donc sur ces propos que je le laisse réfléchir. Pendant ce temps là, je vais en profiter pour battre mon record sur mon téléphone.

**********

Beacon Hills, doux Beacon Hills. Tu m'as tant manqué ! J'ai bien cru ne jamais te revoir. Tandis que l'on s'approche des quartiers résidentiels où habitent les Stilinsky et les McCall, l'euphorie m'emporte, je vais enfin pouvoir rentrer à la maison. Certes, j'aurai pu le faire plus tôt si je ne m'étais pas aventurer à pister ce voleur de voiture mais bon. Le point essentiel c'est que maintenant je peux le faire la conscience tranquille. Roscoe va sagement retourner devant sa maison favorite et le caid roder dans des ruelles bondées en roulant des mécaniques.

-... Pas un mot à Stiles de cette histoire. On lui dira, mais avant, je... on doit trouver une excuse. Tout ce que je te demande, c'est de ne pas faire plus de dégâts. On s'occupera de ça au bahut. Jusque là...

Ou comment gâcher mon petit moment de joie. Même pas le temps de le savourer qu'on tente d'imposer mon silence. Comme si j'étais une pipelette sans fin ou une catastrophe ambulante. Traite moi de porte-malheur tant que t'y es ! Je sais parfaitement tenir ma langue quand il le faut... Enfin un peu. En cas d'extrême urgence...  Ou quand une vie en dépend  ? Ah, même pas ?! Crotte alors. Pourtant, je ne sais pas dans quelle circonstance exact je me tais une fois pour toute mais je sais le faire. Je l'ai déjà fait un jour. Je sais plus quand mais je l'ai quand même fait. Une fois en seize ans, c'est déjà pas mal du tout ! C'est un miracle dirons certains.  

Toutefois, c'est con de garder secret notre nouvelle découverte. Georges mérite d'être connu ! Certes il a tenté de nous tuer et de nous éviscérer entre deux buissons mais ce ne sont que des détails. Enfin bref, tentons quand même de ne rien dire à ce sujet là, au moins quelques heures. Le temps que je me remette de ma sortie et surtout que j'enlève la boue et les feuilles mortes dans mes cheveux. La jeep garé à sa place d'origine, je sort du véhicule pour reprendre le deux roues de mon alpha. Un bref coup d’œil autour de la carrosserie et soupire de soulagement. Aucun dégâts apparent. Je vais donc de ce pas la déposer et ça sera comme si de rien était. Pas vu, pas pris comme on dit.

-Tu rentres comme tu veux, c'est pas mon problème Liam. Je suis pas un taxi...
-Mais euh... T'es pas sympa comme mec ! Chouinais-je.

Je suppose que j'ai plus qu'à me taper tout le chemin du retour à pieds... J'ai la flemme !!! En plus je vais devoir me dépêcher. Parce que si ma mère me chope dans cet état en plus de découvrir que j'ai découcher, je sens ma dernière heure arrivé. Ça serait con de mourir après tout ce que j'ai vécu cette nuit. Je prends donc la moto de Scott et me dirige vers sa maison. Sans faire aucun bruit, je ramasse le deux roues dans son garage, raccroche les clés où je les ai prise et referme le tout derrière moi. Tout ceci fait, je retourne dans la rue principale puis bifurque pour rejoindre ma rue, pour tomber nez à nez sur un spectacle dès plus intéressant. Stiles se faisant dégager de la moto de Therence. Ensuite le caïd me lance un regard noir avant de partir en un panache de fumée.

Sérieux, je comprendrai jamais ce mec... Il me tiens la grappe pour que je garde le secret et pourtant c'est le premier à le révéler au concerné. Je hausse les épaules face à ce constat et repars chez moi en éternuant en chemin. C'est qu'il fait frisquet avant l'aube. Je mets mes mains dans ma poche et bute sur quelque chose dans le tissu. Intrigué, je le ressors doucement. Une chaîne sale, avec une place me fait face. On dirais bien une gourmette. C'est donc ça que j'ai ramasser dans le trou ? J'avais totalement oublier. Bof, je le nettoierai plus tard et en parlerai aux deux plus grands Lundi. C'est pas comme si c'était urgent. Après tout, c'est pas comme si ça appartenait au monstre local du mois, n'est ce pas ?


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Long, long night... [Pv Liam &... Roscoe?!]
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