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 Status quo | Feat Jansen Avery & Alessandro Amaro

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Brian O'Conner

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MessageSujet: Status quo | Feat Jansen Avery & Alessandro Amaro   Jeu 2 Juin - 21:32


Status quo


Feat :  Jansen Avery
Alessandro Amaro



Ce rital allait m’entendre ! Je ne sais pas ce qu’il se passe depuis quelque temps, mais Jansen est devenu littéralement exclusif avec son boss. C’est ce que je sens dans ce lien qui nous relie. Foutu lien où parfois il est difficile de différentier ce que je ressens moi, de ce que ressent Jansen. Alors quand il m’arrive d’avoir de la compassion pour le boss du Pink, je sais que ce ne sont pas mes sentiments mais ceux de mon frère. Néanmoins pour l’instant, Jansen peut ressentir ce qu’il veut pour son italien, j’ai le poing qui me démange d’arranger la tête du rital pour que ses blessures soient symétriques. Je ne suis pas d’un naturel violent, mais ce type incite aux débordements…

Je n’en veux pas vraiment à Jansen de m’avoir éjecté de son corps si précipitamment. Je comprends qu’il veuille s’occuper de son homme rapidement. Le drus a dû être assez frustré de ne pas savoir conduire pour sortir son amant et le garde du corps de celui-ci de Los Angeles où je me demande bien ce qu’ils fabriquaient. Mais hors de question que j’attende qu'ils veuillent bien de donner un jour une explication, alors je monte dans ma voiture pour me rendre au bar d’Amaro.

- Wouf !
- Machin ! Qu’est que tu fais dehors ? Vilain chien !
- Wouf !
- Chut ! Tu vas réveiller le quartier !


Évidemment le chiot ne comprend pas que je le gronde et bat la queue en cadence pensant que je l’emmène courir en forêt. Quand que je le ramène vers la maison, il se met à couiner de plus bel. La fenêtre d’une maison voisine s’allume… Il serait mal venu pour le policier que je suis, de donner dans le tapage nocturne. Je lâche donc Machin qui, ne demandant pas son reste, saute dans la voiture par la porte que j’ai laissée ouverte. Avec un soupir résigné je le suis et claque doucement la portière avant de mettre le moteur en route.

- Ne vient pas te plaindre si on croise un vilain méchant loup !

Machin s’est assis sur le siège passager et aboie avec impatience. Il fait son mignon, toutefois je ne suis vraiment pas d’humeur. Il ne me faut que dix minutes pour arriver dans la ruelle qui longe l’arrière du bar. La voiture d’Amaro est là, vide. Levant le nez, je constate que l’appartement de l’italien n’est pas allumé. La porte arrière du bar est également verrouillée. Je frappe et appelle Jansen, mais rien ne bouge. Ils n’imaginent tout de même pas me laisser planté dehors…

Furieux, je me concentre pour appeler mon frère mentalement. Le lien est plus ténu que je ne le pensais. Ils ne sont pas au Pink ! Bon sang où sont-ils passés ?! J’en veux beaucoup à Alessandro d’avoir embarqué Jansen dans des affaires douteuses, mais c’est l’inquiétude qui me submerge en premier. Et si ce qu’ils fuyaient à Los Angeles les avaient rattrapés ? Je pousse le lien, je suis le fil conducteur qui prend des chemins surprenants, faisant beaucoup de détours, car nous sommes en ville et qu’il y a peu d’arbre. Toutefois je finis par le trouver ! Il ne se passe rien de mal…

Machin s’agite dans la voiture et commence à faire un beau raffut. Je reprends donc le volant, direction la forêt. Je ne connais pas le lieu exact, mais je sais que je les trouverai. Quand je suis arrivé à l’entrée d’un chemin, c’est une fusée sur pattes qui sort de la voiture.

- Machin ! Revient là !
- Wouf !


La truffe au sol comme un chien policier, Machin cherche sans savoir ce qu’il cherche. Évidemment, il ne file pas dans la bonne direction. Je dois feinter pour arriver à attraper le chiot, me servant de mon don pour le rabattre vers moi. Je marche dans la nuit uniquement guidé par une boussole intérieure. Quand j’arrive au point où Jansen devrait être, je ne le vois pas.

- Jansen ?
- Wouf !
- Chut toi ! Cherche la brindille plutôt.


Je lâche le chiot un peu inquiet de ne pas trouver mon frère alors que je sens sa présence. Machin a trouvé un bel arbre sur lequel il se soulage après en avoir fait trois fois le tour.

- Wouf !

Machinalement, je lui lance un bâton qu’il part chercher, ses oreilles battant l’air comme s’il allait décoller. Je tourne en rond ou plutôt autour de l’arbre que Machin a copieusement arrosé. Je finis par comprendre. Je me trouve un peu idiot à parler à l’arbre.

- Jansen ?
- Wouf !
- …


Je soupire bruyamment et relance le bâton pour occuper Machin. Je finis par frapper l’écorce comme on toque à une porte. Évidemment, je n’obtiens pas de réponse. Je grogne comme le loup que je ne suis pas. Avec la pointe du bâton que me ramène Machin, je trace un message succinct sur le sol meuble.

Le Pink – Brian –

- Aller vient la terreur des tapis.


Je rebrousse chemin n’ayant aucune idée du temps que Jansen et son amant vont passer à jouer à l’arbre d’ornement. Un lapin dérangé dans sa recherche de racines fraîches, un chiot joueur… et me voilà parti dans un footing nocturne dont je me passerais bien…

(…)

50 minutes plus tard…

Machin couine, mais je le maintiens fermement sous mon bras. J’ai de la bardane plein les vêtements, sans parler de la boue qui macule les pattes de cette tornade miniature. Je maudis Jordan d’avoir adopté cette boule de poil qui est une vraie pile électrique. Il peut se vanter de m’avoir fait courir le cabot. Car après le lapin qui a frôlé la crise cardiaque d’avoir un chiot et un flic aux fesses, le relai a été pris par une biche, puis à nouveau par un autre lapin… puis… Y en a des animaux la nuit après qui courir…

(…)

Je me suis garé de manière à bloquer l’accès de la porte de service du Pink Print. Je sais qu’ils rentreront avant le jour pour éviter de traumatiser un promeneur en sortant de leur tronc d’arbre, néanmoins j’ai bien l’intention de finir ma nuit en les attendant. J’ai incliné le siège. Machin s’est collé en boule sur mon torse, sa truffe humide dans mon cou. Je rêve d’un Jordan brulant à la place de ce chiot qui sent le chien mouillé et qui agite frénétiquement la patte arrière dans son sommeil.

- Arg ! Tu pues de la gueule en plus….

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Jansen Avery

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MessageSujet: Re: Status quo | Feat Jansen Avery & Alessandro Amaro   Mer 8 Juin - 17:57





Status Quo



Perdu dans un cocon, presque hors du temps, son corps lové contre celui d’Alessandro, Jansen se calait sur la respiration difficile de son amant, sur les pulsations de vie qui le définissait encore. Il était fort, il survivrait, mais ce moment hors des bruits, des agressions du monde, pourrait l’aider à aller mieux.

A l’intérieur de l’arbre, les lumières étaient une rémanence de celle du soleil, absorbée puis filtrée par l’arbre protecteur. On y flottait, comme dans l’eau, et on y respirait, comme dans une bulle d’oxygène. L’air y était pur, jamais vicié, à moins que l’arbre ne soit malade, et la régénération, les guérisons, y étaient favorisées. Bien sur, l’arbre, même ainsi idéalisé, restait un arbre. Il pouvait être détruit, brûlé, blessé, et ses occupants le seraient tout autant. Mais de l’extérieur, rien ne le différenciait d’un autre arbre, si ce n’est une certaine phosphorescence, visible aux êtres sensitifs.
Jansen était né d’un arbre, et il lui avait toujours été facile de se réfugier dans ces semblables, et de voyager à travers eux. Les dryades pouvant le faire étaient rare, et toutes de sang pur, c’est-à-dire née d’un arbre. Parmi elles, les SerreVives, sortes de prêtresses ou chamanes, pouvaient aussi emmener avec elles d’autres êtres, qu’ils soient des dryades ou non. La caste élite des guerrières avait également ce privilège, mais toutes n’y arrivaient pas.

Parfois, certaines dryades étaient fortes dans un domaine, et moins dans un autre. La cinquième ronce, par exemple, pouvait utiliser son propre corps, ses ongles, ses cheveux, comme une extension naturelle et s’en servir comme d’une arme. Jansen, quant à lui, avait toujours su charmer les plantes, les racines, les arbres pour leur donner vie. La quatrième ronce, farouche guerrière au crâne rasé, était capable de générer en elle bon nombre de poisons naturels ou non…
C’est cependant bel et bien la cinquième ronce qui avait appris à Jansen comment amener une autre personne avec lui pour lui faire profiter des bienfaits du cocon sylvestre. Ça n’avait pas été simple, et ça ne l’était toujours pas.

« Comment c’est possible ? D’emmener d’autres personnes qui ne sont pas nées d’un arbre ? »
« C’est possible si tu as un grand désir pour elle, ou une grande compassion. Car ce désir ou cette compassion deviennent si forts qu’ils te permettent de te concentrer sur l’extension, la synthèse. Comme les arbres, les plantes, tu régénères ton énergie avec l’air, la lumière et la chaleur du soleil, et l’eau… C’est naturel pour toi. Mais comme les arbres et les plantes, tu peux en faire bénéficier d’autres organismes. Ça fait mal, car ça te demande de ne pas t’abandonner, comme tu le fais habituellement. Ça te demande d’être totalement conscient, sans la protection de l’oubli. Mais parfois, ça en vaut la peine. »

Et elle l’avait emmené avec elle.
« Il y a cependant un danger. »

Elle n’avait jamais pu lui dire quel était le danger, car il s’était enfuis à peine quelques jours après cette formation accélérée.

Si Alessandro n’avait pas été dans cet état, il se serait sans doute inquiété pour Jansen, sachant ce que ça lui coutait en concentration et en douleur… Mais ça en valait la peine, ce disait ce dernier. Pour accélérer la guérison d’Alessandro.
Plus tard il lui faudrait s’excuser et s’expliquer auprès de Brian. Plus tard. Pour le moment, douleur, guérison.. Il aurait tout le temps de se reposer par la suite, car il n’avait pas l’intention de partir en guerre de sitôt.

Ténu, mais cependant présent, le lien qui l’unissait à Brian lui envoyait des informations. Brian était furax, et, têtu comme il l’était, il fallait s’attendre à avoir une réception plutôt musclée lorsqu’il sortirait de son arbre. Jansen sourit en y pensant, car ça fait partie des éléments qu’il aime chez son frère. Il est comme ça, et c’est comme ça qu’il doit l’accepter.
Quand finalement, il atteint le point où il ne peut plus supporter la douleur, et ou la guérison d’Alessandro lui semble, elle, supportable, il s’éjecte avec lui dans la nuit fraiche, le rattrapant in extremis.

« Ça va aller, mon beau rital… Je t’ai fait gagner un peu de temps ». Sa voix était faible, et teintée de douleur, mais à présent il allait pouvoir se reposer, et avec un peu de chance dans les bras de son amant. Demain serait un autre jour.

Visiblement, Brian ne l’entendait pas de cette oreille, car sitôt le lien rétablit entre eux, Jansen sut qu’il n’arriverait pas à l’esquiver cette fois ci… En même temps, ça lui réchauffait le cœur, le corps, et il en avait besoin car ses réserves personnelles étaient à plat.

Cette nuit promettait d’être longue, mais Jansen se doutait qu’il n’aurait pas trop à parler, dans un premier temps. Ça tombait bien, car même lui reconnaissait à peine sa voix rendu rocailleuse… Il avait envie d’une clope ! Il était resté trop « mêlé » à Alessandro, trop longtemps. Ça finirait par partir, mais pour le moment il avait envie d’une putain de clope !

Devant un Brian se réveillant, estomaqué, Jansen extirpa donc le paquet de sous le pot de fleur, une des planques d’urgence pour Alessandro, qu’il ne comptait pas révéler aussi vite à ce dernier, et tira sur la nicotine avec un soulagement évident… D’habitude il trouvait ça écœurant, mais la… oh, et il avait aussi hérité temporairement du caractère volcanique d’Alessandro… IL s’en rendit compte à son envie de beugler en faisant des grands gestes, et de faire l’amour à son amant, en affirmant son emprise sur lui, en voulant le faire sien, le posséder..… Le temps de s’en rendre compte, et c’est un Jansen rouge pivoine qui faisait face à son frère.

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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: Status quo | Feat Jansen Avery & Alessandro Amaro   Ven 10 Juin - 17:29



Status quo


Feat : Jansen Avery
Brian O'Conner


Le visage en sueur et les traits crispés je reconnais les lieux. Nous sommes arrivés au Pink. Cela me soulage un peu, mais malgré toute l’eau que j’ai bue sur le trajet  et les arrêts vidange, le poison coule encore dans mes veines. La douleur va me tenir encore longtemps. Soulagé, je le suis aussi quand Jansen me parle et me tâte pour savoir comment je vais. Le flic a quitté son corps et j'en suis satisfait. Je ne suis pas en état de donner des explications et n’en ai aucunement l’envie, aussi proche que ce flic peut être de Jansinio.

Je proteste vaguement quand je constate que Jansen me porte dans une direction autre que le bar. Mais je suis bien trop faible pour m’imposer alors je me laisse aller contre lui. La chaleur de son corps contre ma joue et son odeur boisée m’apaisent l’esprit sinon mon corps qui bouillonne de l’intérieur. Je sombre dans une somnolence salvatrice.

(…)

« Dove siamo? »

La sensation est étrange. C’est comme si je baigne dans un bain reposant mais il n’y a pas d’eau. Les spasmes de mes muscles s’atténuent pour s’espacer. Je sens Jansen m’envelopper de manière intime. C’est comme s’il aspirait ma douleur, pourtant cela n’a rien avoir avec cette capacité que j’ai en étant un loup. Je suis comme connecté à lui et que nos corps se mélangent mais pas de la même manière que lorsque nous faisons l’amour. J’ai l’habitude d’être celui qui rassure et qui entoure cependant j’arrive à lâcher prise et me laisser faire. Je ne sais pas où je suis, juste que Jansen est là et cela me convient. Mon corps meurtri s’apaise en prenant du repos. Je vis une sorte de rêve éveillé, ou d’éveil endormi. Je ne saisis pas l’état dans lequel je suis. J’ai simplement l’intime conviction d’être en sécurité et cela grâce à Jansen.

(…)

- Ça va aller, mon beau rital… Je t’ai fait gagner un peu de temps.
- Dove siam


La température a changée, je me sens chuter puis rattrapé. Les bruits et les odeurs autour de nous me disent que nous sommes en pleine forêt. Ma vision a vaguement le temps d’apercevoir une tête de mort grossièrement dessinée sur le sol que je me sens à nouveau soulevé du sol.

(…)

La voix du flic raisonne désagréablement dans mes oreilles. Je refais un peu surface le temps que Jansen ouvre la porte du bar et me traîne jusqu’à mon appartement, collés aux basques par son poulet de fratello. Je me laisse choir sur le canapé comme une poupée de chiffon. Brian réitère sa demande d’explication. Le ton buté prévient qu’il sera difficile de se libérer de sa présence envahissante. Étrangement, je n’ai pas envie de lui beugler dessus pour l’envoyer se faire foutre dans son poulailler général. J’ai du mal à aligner des pensées cohérentes, toutefois ma douleur a reflué. Je suis faible et un peu désorienté.

Jansen attire mon regard en s’agitant puis en sortant un paquet de cigarette d’un des pots de fleur dont il a décoré le salon. Mais depuis quand il y a des clopes là ? Et depuis quand Jansen s’est mis à fumer ? L’odeur de tabac me fait froncer le nez. Je trouve cela… désagréable.

- Ouvre la fenêtre Jansen !

Je me tais aussitôt. Je ne reconnais pas ma voix. J’ai perdu mon accent italien. Je cherche le regard de Jansen pour avoir une explication, celui-ci me regarde avec une envie dominatrice. Au lieu de m’en offusquer, j’éprouve le besoin de me serrer entre ses bras.

- Tu m’as fait quoi ?!

Cependant Brian ne le laisse pas me répondre, réclamant ses réponses. Je souffle fort mon exaspération. J’aimerai qu’il me laisse en paix, mais le flic sait qu’il n’obtiendra rien quand je serais entièrement rétabli. Il profite sans vergogne de ma faiblesse pour me faire cracher le morceau.

- Andare a farsi fottere !

L’autre volaille se campe sur ses pieds, les bras croisés. Le message est limpide, il ne bougera pas d’une semelle tant qu’il ne sera pas satisfait de ma réponse. Jansen me regarde d’un air inquiet. Il ne sait pas quoi dire. Avec soulagement je remarque qu’il a écrasé la cigarette qu’il avait allumée.

- Bene ! Bene !

Je lève une main en signe de réédition. Je ne sais pas jusqu’où va l’amitié de Brian pour Jansen. Cependant c’est un flic qui me semble très éloigné du ripou. Il lui sera difficile de fermer les yeux… Je prends le temps de m’accouder sur mes cuisses, le visage caché dans mes mains jointes. Je joue un peu sur ma fatigue pour gagner du temps et réfléchir à lui sortir une histoire plausible.

- Mon frère avait des ennuis sérieux. Une dette de jeu… J’ai promis d’éponger la dette. Ses créditeurs nous sont tombés dessus pour nous donner un aperçu de leurs méthodes si je n’honorais pas mon engagement. Il y avait des surnaturels dans le nombre. Nous nous sommes pris une belle raclée. J’avais l’intention d’y aller seul au départ. Mais ces deux idiots ne m’ont pas laissé le choix et m’ont accompagné. Voilà tu sais tout. Je vais faire le virement dès que je suis en état d’allumer un ordinateur et l'affaire sera close.

En parlant, je me suis redressé un peu et je soutiens son regard. Brian me regarde, puis observe la réaction de Jansen. Étonnement le danseur soutient le regard de son « frère » sans faiblir. Même sa posture est différente. Il se tient comme un rital arrogant, droit et fier. Un soupir du flic nous laisse penser qu’il va accepter cette version. Je l'espère sinon il va coller Jansen dans un grand dilemme.  

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MessageSujet: Re: Status quo | Feat Jansen Avery & Alessandro Amaro   Mar 14 Juin - 23:01


Statu quo


Feat : Jansen Avery
Alessandro Amaro



Les deux bourricots que j’attends pointent leur museau quand le jour commence à peine à se lever. Il est encore trop tôt pour le commun du mortel qui dort encore à poings fermés. C’est un Jansen un peu embarrassé qui m’a réveillé en tapotant sur le pare-brise. J’avance ma voiture pour libérer le passage à la porte du Pink. Amaro semble sortir d’un long assoupissement. Le visage de douleur qu’il affichait plus tôt dans la nuit semble s’être apaisé. Il semble émerger d’un sommeil brumeux. Il a pourtant encore besoin de l’appui de mon frère pour grimper dans son appartement. Je n’ai pas été invité mais cela ne m’empêche pas de les suivre. L’italien s’affale dans son canapé pendant que Jansen commence à remuer comme un beau diable.

- Alors ces explications ?

Ma voix est clairement moralisatrice. Cependant Amaro semble prêt à s’endormir sur place alors que Jansen s’allume une cigarette sous mon regard estomaqué. Il se passe quoi ! Même la voix de Jansen a changé, il parle avec un accent italien ! Puis je me souviens de ma communion avec lui et le reste de son monde végétal. Je suppose que c’est un effet secondaire du repos qu’il a offert à son amant en s’enfermant dans cet arbre.

- Ouvre la fenêtre Jansen !

Autant l’italianisation de Jansen me choque autant la voix douce avec laquelle Amaro s’exprime me fait carrément sourire. Il en prend un coup le mâle italien arrogant. Visiblement son état le choque d’autant plus que Jansen le regarde d’une manière un peu dominatrice. Je ne peux pas m’empêcher de m’esclaffer sous un froncement de sourcil du drus, associé à un joli rosissement de joue. Leurs personnalités se sont mélangées, le résultat est plutôt comique.

- Tu m’as fait quoi ?!

Jansen est bien embarrassé à lui répondre. Je connais mieux qu’Amaro le monde du drus et je sais le choc que cela fait la première fois de se perdre dans cette multitude, de se mélanger à d’autres entités et de se noyer dans une conscience collective. Toutefois, n’ayant pas que ça à faire je réitère ma question sur ce qui s’est réellement passé à Los Angeles.

- Andare a farsi fottere !

Je ne capte pas l’italien mais au ton d’Amaro je sais que ce n’est pas une aimable politesse dont il vient de m’offrir. Dans un soupir un peu excédé, je croise les bras et me campe sur mes jambes. Le message est clair, je ne bougerai pas tant que qu’ils ne m’auront pas répondus. Mon côté buté et borné fait parfois ses preuves quoi qu’en pense Jordan qui me traite souvent « d’adorable » tête de cochon.

- Bene ! Bene !

L’italien semble capituler face à ma détermination. Grand bien lui en fasse. J’aimerai être de retour à la maison avant le réveil de Jordan et puis Machin nous fait un concert de couinements dans la voiture où je l’ai laissé.

- Mon frère avait des ennuis sérieux. Une dette de jeu… J’ai promis d’éponger la dette. Ses créditeurs nous sont tombés dessus pour nous donner un aperçu de leurs méthodes si je n’honorais pas mon engagement. Il y avait des surnaturels dans le nombre. Nous nous sommes pris une belle raclée. J’avais l’intention d’y aller seul au départ. Mais ces deux idiots ne m’ont pas laissé le choix et m’ont accompagné. Voilà tu sais tout. Je vais faire le virement dès que je suis en état d’allumer un ordinateur et l'affaire sera close.

Je regarde le rital qui me fixe droit dans les yeux. Son regard ne vacille pas, mais je me doute qu’il pourrait m’affirmer que la terre est plate avec la même assurance. Je cherche la faille du coté de Jansen, mais de la même façon que son Boss, il me regarde avec assurance…

- Une dette de jeu…

Amaro qui capitule en payant la dette de son frère… Cela ne ressemble pas au bonhomme. Son histoire est plausible, mais j’ai le sentiment qu’il me cache quelque chose. Je m’approche de Jansen. Il n’y a que lui qui m’importe dans l’affaire. Mais il est accro à son italien comme un drogué à sa came. Je lui étreins l’épaule. Sa liaison avec le patron du Pink ne me plait pas, mais à bien y réfléchir pourrais-je plaquer Jordan si j’apprenais qu’il est du mauvais côté de la barrière ?

- Je suis là pour toi Jansen. Toujours. OK ?

Je serre dans mes bras ce frère de sang et de cœur. Je le considère comme ma famille. Il peut compter sur mon soutien inconditionnel quelles que soit les bêtises qu’il fera. Sa fréquentation avec Amaro risque de mettre à mal mon statut de flic. Mais pour Jansen, je ne peux pas entrer en conflit ouvert avec celui qu’il aime. Je m’accroupis donc devant le loup pour me mettre à sa hauteur afin que ce que je vais dire ne soit pas pris comme un affront.

- Ecoute. Mon frère tient à toi et il me semble que c’est réciproque… Donc je te le confie. Veille sur lui et ne l’entraîne pas dans des affaires contraires à son âme pure.

Je tais la menace sous-jacente s’il ne s’exécute pas, préférant parler positivement que de polémiquer. Ce genre de manœuvre vient de mon travail et non du gars que je suis dans la vie civile. Mais partir dans un combat de coq serait stérile et n’aiderait pas Jansen. Quand je me redresse pour prendre congé, je crois que l’italien a compris que je retiens mon énervement et que je fais cela pour l’amour de mon frère de sang. J’espère gagner un statu quo. Amaro a un casier judiciaire vide malgré plusieurs décentes de police dans les établissements qu’il a dirigé à Los Angeles. J’ai eu beau éplucher son dossier, il est blanc comme neige. Il n'y a que deux explications, soit il est effectivement innocent et victime de son look de mafieux, soit il est haut placé dans cette organisation pour bénéficier de niveaux tampons entre lui et les actes illicites.

- Jansen ? Il faudra que l’on discute de cet échange de corps… ça ressemble étrangement à ce que j’ai vu dans une série TV. Il faut que l’on en sache plus. Il ne serait pas de bon augure que tu te retrouves à ma place alors que je suis en pleine intervention policière.

Avant de les laisser, je redonne une accolade à Jansen. Il semble soulagé qu’Amaro et moi nous ne nous sommes pas tapés dessus. Avant de passer la porte de l’appartement je me retourne une dernière fois.

- Le style italien ne te va vraiment pas Jansen !

Je fais une grimace à Amaro qui me répond de la même façon. Je referme vite la porte avant d’assister à leurs retrouvailles fusionnelles. Dehors Machin s’excite encore plus dans la voiture quand il m’aperçoit. Vexé de s’être fait enfermer quelques instants, le chiot fait tout le trajet du retour sur mes genoux. Pour un peu, il aurait presque pris le volant ! C’est avec une boule de poil silencieuse mais qui fait des huit entre mes jambes que j’arrive à ouvrir la porte de la maison.

- Ne fait pas de bruit Mach…

Peine perdue, le chiot file ventre à terre en direction de l’étage et du lit où Jordan dort… enfin dormait. Je jette le mot que j’avais mis sur la table de la cuisine à son intention si jamais je devais rentrer plus tard et file me recoucher pour les deux heures qu'il me reste avant que le réveille sonne. Je suis épuisé. Autant dire que la nuit aura été courte.

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MessageSujet: Re: Status quo | Feat Jansen Avery & Alessandro Amaro   Jeu 16 Juin - 11:56





Status Quo



La sensation était à la fois étrange, grisante, et très embarrassante. Jamais il ne s’était senti comme ça, avec cette envie de domination, cette sauvagerie qu’il sentait pulser dans tout son corps, et en particulier à l’endroit qu’il avait très envie d’utiliser séance tenante avec son bel italien. Pourvu que son frère qu’il adorait, Brian le bien-pensant n’entende pas ses pensées, pensa –t-il…

Il se disait qu’il aimait savoir son frère ici, qu’il lui devait beaucoup et qu’il appréciait sa présence. Mais bordel ! Qu’il s’en aille pour que le Drus puisse sauter sur son amant et le prendre, la, maintenant !

Portant une main à sa bouche, offusqué par ses propres envies, Jansen comprenait ce qui se passait et espérait qu’il redeviendrait vite lui-même. Il n’avait jamais vraiment expérimenté cette fusion étrange, son partage avec la Sylve et même son sang coulant dans les veines de Brian n’était pas la même chose. Là, c’est comme si leur individualité avait été temporairement éclatée, dispersée dans le cocon, et, au moment de se reformer, les personnalités étaient restée accrochées l’une à l’autre. Si Alessandro était dans cet état en permanence, il comprenait enfin vraiment les efforts qu’il faisait pour lui, pour que la vie soit plus douce auprès de lui. Ce ne serait jamais un Brian boy scout, ou un Jordan, mais c’était Alessandro, et ça lui allait très bien. Il se compromettait pour lui, reniait une partie de ce qu’il était, pour lui plaire, pour être avec lui. Son cœur battait très fort, tant ce qu’il ressentait était puissant.

Écrasant sa cigarette, qui ne lui disait déjà plus trop, Jansen assistait à l’échange entre son frère et son amant. Alessandro venait de lever une main, sans doute épuisé également par la détermination de Brian, et commençait à lui répondre, avec une facilité déconcertante, basant son histoire sur des piliers de vérité, mais construisant une maison chimérique pour une visite d’arnaqueur destiné à un client retors.

- Mon frère avait des ennuis sérieux. Une dette de jeu… J’ai promis d’éponger la dette. Ses créditeurs nous sont tombés dessus pour nous donner un aperçu de leurs méthodes si je n’honorais pas mon engagement. Il y avait des surnaturels dans le nombre. Nous nous sommes pris une belle raclée. J’avais l’intention d’y aller seul au départ. Mais ces deux idiots ne m’ont pas laissé le choix et m’ont accompagné. Voilà tu sais tout. Je vais faire le virement dès que je suis en état d’allumer un ordinateur et l'affaire sera close.

Cherchant sans doute la faille, car Jansen était loin d’être aussi habitué au mensonge, s’en sortant lorsque c’était nécessaire avec le glamour, et préférant rendre les questions et les problèmes sans importance plutôt que de mentir effrontément, Brian regardait son frère, le mettant au défi de lui mentir. Mais Jansen, encore sous l’effet du partage, pu soutenir son regard sans ciller, son attitude empruntant à celle de l’italien.
Mais pourtant, son cœur battait plus vite alors que son frère s’approchait de lui. Il aurait aimé lui dire à quel point il l’aimait, pour les avoir sorti de la, mais il avait peur d’en dire trop et de déconstruire la magnifique maison de mensonge d’Alessandro. La visite n’était pas encore terminée.

- Je suis là pour toi Jansen. Toujours. OK ?

N’y tenant plus, Jansen enlaça son frère, le serrant très fort, ce que Brian avait de toute façon l’intention de faire.
« je sais, Brian. Je t’aime. Je ferais n’importe quoi pour toi, tu le sais. Je veux que tu le saches. ». Sa main caressant les cheveux de Brian, respirant fortement, pour évacuer le trop plein d’émotion, Jansen le suivit des yeux alors qu’il s’accroupissait devant Alessandro.

Mais Jansen tiqua lorsque Brian parla à Alessandro de son âme pure. Il n’avait pas l’impression que ce soit juste. Il avait fui, condamnant son peuple, et il n’avait pas hésité à tuer ses sœurs pour protéger l’homme qu’il aime. Pur n’était pas vraiment le terme approprié dans ces conditions.
- Jansen ? Il faudra que l’on discute de cet échange de corps… ça ressemble étrangement à ce que j’ai vu dans une série TV. Il faut que l’on en sache plus. Il ne serait pas de bon augure que tu te retrouves à ma place alors que je suis en pleine intervention policière.
Hochant vigoureusement la tête, Jansen approuva.

« Je n’ai aucune idée de la façon dont ça marche. Jamais personne de mon peuple n’avait fait ce que j’ai fait pour toi. Aucun Drus, déjà rares dans notre histoire, n’avait jusqu’alors échangé son sang avec un humain. Je crois que nous sommes présents en permanence l’un pour l’autre, et que l’on peut voir, sentir, communiquer, et apparemment prendre la place de l’autre, peu importe la distance. C’est à la fois effrayant et terriblement motivant pour moi. Ça prouve que nos deux peuples peuvent vivres ensemble et apprendre l’un de l’autre. Mon peuple se meurt, et c’est peut être mieux ainsi, mais il peut y avoir une petite poche de survie pour ma race, vivant en harmonie avec la tienne. Si tous les humains étaient comme toi, mon frère, peut être que mes sœurs, si déshumanisées, n’auraient pas agis ainsi. »

La dernière remarque de son frère le fit sourire. Elle était à double sens, bien sûr. Même si Brian n’approuvait pas sa liaison avec Alessandro, et lui faisait savoir, il ne l’empêcherait pas pour autant de la vivre.

C’est donc un peu moins Amaro, un peu plus Avery, que le jeune Drus s’approche de son amant. Ce qui lui reste de la personnalité de l’italien suffira amplement pour les prochaines heures, alors qu’il enlève le peu de vêtement qu’il lui reste pour venir se caler devant Alessandro, dans une attitude à mi-chemin entre la sienne, soumis, et celle de l’italien, dominant. Il lui fait comprendre qu’il se donnera à lui, ce soir, mais qu’il devra gagner chaque parcelle de son corps en lui donnant une parcelle équivalente du sien. Son sourire est radieux, ses yeux brillants et ses mains exploratrices. La douleur passera plus vite ainsi. Restera les questions.

Jansen espérait que son amant ne se rappelle pas cette histoire d’âme pure, car il le voulait tel quel, tel qu’il le connaissait, et certainement pas pétri de remords d’entrainer Jansen dans son monde. La noirceur d’Alessandro avait l’authenticité et le goût exquis d’un café fort et brut, noir.

L’amertume de leur relation ne rendait que plus intense et plaisante le goût unique que leur histoire dégageait. Alors qu’Alessandro s’apprêtait à lui dire quelque chose, il le surprend en lui coupant la parole et en l’embrassant violemment et intensément. Les mains de son amant reprennent possession de leur trophée, et cela lui convient. Il n’est pas le dominant. Mais il se veut suffisamment corsé pour qu’Alessandro ne se lasse pas de lui.

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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: Status quo | Feat Jansen Avery & Alessandro Amaro   Lun 20 Juin - 17:58



Status quo


Feat : Jansen Avery
Brian O'Conner


Je n’ai qu’une envie, c’est que Brian se casse de là. Je ne suis vraiment pas en état pour les prises de tête. Je ne sais pas s’il va gober mon mensonge. J’y ai mis un peu d’activité illicite pour la crédibilité vis-à-vis de l’image que ce flic a de moi. Je serre les dents quand visiblement il teste les réactions de Jansen. Ordinairement, le danseur n’aurait pas résisté au regard franc de son fratello di sangue, mais là je suis fier de mon amant qui soutient sans faiblir l’analyse de ses réactions par Brian. Extérieurement le drus parait sûr de lui et calme, intérieurement c’est une autre histoire. J’entends les battements de son cœur. Je devine que cela doit être un vrai capharnaüm dans sa cervelle. Le verni de maitrise craque quand il étreint le policier. Toutefois il ne cafte pas mon mensonge sur la raison de notre voyage à Los Angeles.

Le flic semble se faire une raison quand il vient me parler, se baissant pour que nos regards se croisent à la même hauteur. Son cœur contredit ses paroles qui parlent d’un statu quo.

- Écoute. Mon frère tient à toi et il me semble que c’est réciproque… Donc je te le confie. Veille sur lui et ne l’entraîne pas dans des affaires contraires à son âme pure.
- …


Je ne réponds rien, car il n’y a rien à répondre et que surtout je ne souhaite pas mentir à nouveau. Protéger Jansen est pour moi une évidence, mais ne pas l’entrainer dans des affaires louches… Le garder près de moi suffit à me parjurer.

- Jansen ? Il faudra que l’on discute de cet échange de corps… ça ressemble étrangement à ce que j’ai vu dans une série TV. Il faut que l’on en sache plus. Il ne serait pas de bon augure que tu te retrouves à ma place alors que je suis en pleine intervention policière.


J’écoute attentivement la réponse de Jansen sur ce phénomène. C’est certain que cette capacité est loin d’être anodine. Et si Brian n’a pas envie que Jansen se parachute dans son corps quand il est en service, je n’ai nullement envie de me retrouver avec Brian quand je serre Jansen dans mes bras… Je frissonne rien qu’en y pensant.

- Le style italien ne te va vraiment pas Jansen !

La pique m’est indirectement destinée. Je fais une grimace « aimable » vers le poulet. Je vais t’en donner moi du style italien ! Qu’il se tire de là avant que je ne le transforme en poulet à la milanaise et basta ! Enfin la porte se referme sur le dos de la volaille. C’est alors que Jansen s’avance vers moi avec sa démarche si envoutante. Il a la faculté de bouger sensuellement sans pour autant en devenir caricatural. Ses vêtements tombent sur le sol, je veux lui dire que nous devrions mieux dormir après ce que nous avons subi dans la soirée, mais son regard de braise allume un incendie à réveiller un volcan. D’où lui vient l’audace de se camper devant moi dans cette attitude presque dominante ? Je ne suis pas celui qui se soumet facilement et encore moins dans un lit, pourtant Jansen arrive à m’atteindre comme personne avant.

Sa nouvelle attitude me trouble, j’ouvre la bouche pour lui poser une question, mais il me fait taire de manière impérieuse, ses lèvres maltraitant les miennes, il s’impose en conquérant. Je me rebelle contre sa mutinerie et pose mes mains sur ses reins. Mais ce n’est pas le docile Jansen qui se colle à moi avec force, mais bien un homme avec une envie à satisfaire. Ce changement excite ma curiosité, comment est-il s’il prend les rênes de nos ébats ? Rapidement, il me fait comprendre qu’il se donne à moi à contrepartie égale. J’aime le jeu et les paris risqués… J’oublie ma douleur et plante mon regard dans celui de mon danseur. Genre il tente de s’imposer ? Un sourire alléché écarte mes lèvres. Serait-il capable de… réussir là où tout le monde à échoué à me soumettre ? Je le ceinture et d’un coup de rein me redresse sur mes jambes.

- La chambre est plus confortable Jansinio mi amore. Surtout que je risque de m’endormir comme une masse après…

Mon corps a clairement besoin de repos, mais comment aller dans les bras de Morphée quand ceux de Jansen me rendent fou de désir ?

- Que m’as-tu fait ?

Je répète ma question de tout à l’heure. Je me trouve bien trop docile et lui bien trop entreprenant. Alors que je fais mine de retirer ma chemise, Jansen m’interrompt et s’en charge. Notre symbiose dans l’arbre a guéri la majeure partie de mes blessures de mon passage à tabac, mais j’ai encore des marques et reste relativement faible. Jansen me plaque contre le lit, je râle.

- Pff ! Tel le diablo tu profites de ma faiblesse !


Mon sourire dément mes mots de mécontentement. Mais je reste toutefois intrigué par ce qu’il nous arrive. Nous roulons sur le lit, nous caressant mutuellement. C’est totalement différent de nos ébats habituels. Brian m’a demandé de le protéger, mais qui protège Jansen de moi ? Pour chaque endroit de sa peau que je souhaite toucher ou embrasser, Jansen m’impose de me laisser toucher au même endroit avant. Je joue le jeu, amusé de le voir contrarier la malédiction du gui. En fait, il peut le faire parce que je suis consentant. Il me suffit de claquer des doigts pour obtenir ce que je veux de lui, mais ce moyen ne me plait guère. Si j’obtiens ce que je souhaite, c’est que je fais ce qu’il faut pour l’obtenir et je ne compte pas sur une malédiction pour me mâcher le travail. Je n’aime pas que cela me tombent tout cuit sans que je n’ai rien à faire. Le plaisir de la chasse comme toujours…

Jansen se fait de plus en plus audacieux. Par jeu sensuel, je résiste à ne pas résister justement ni reprendre la main. Je suis mal à l’aise quand ce n’est pas moi qui dirige, Jansen le sent et ça l’émoustille. Mais ce n’est pas dans ma nature, alors quand il se glisse dans mon dos, ses hanches ondulant contre mes fesses, je n’y tiens plus et me retourne pour l’emprisonner dans mes bras. Je pensais voir un regard déçu, mais non. En fait, il semble plutôt étonné que je n’aie pas repris le contrôle plus tôt. Par des mots et des gestes, Jansen me fait comprendre qu’il m’accepte tel que je suis quoiqu’en pense Brian. Et qu’il ne me demande pas de jouer au gentil garçon, car cela ne me ressemble pas.

J’aime sa sincérité et la sincérité de son attachement. Je ne lui ai rien caché de celui que je suis. Il sait ce qu’il y a à savoir de mon passé, au moins les parties les plus sombres, celles qui parfois m’empêchent de dormir sereinement quand la lune me trahit en s’arrondissant dans le ciel. J’ai tué de sang-froid et recommencerai. Jansen le sait, pourtant il ne s’éloigne pas alors qu’il en a maintenant l’occasion avec son école de danse et sa « bourse » qui couvre ses frais.

(…)

Je grimace. Le bruit du percolateur m’a réveillé. Le réveil m’indique onze heures du matin. Mes muscles me font souffrir comme si j’avais des courbatures. Il me faut un moment pour me remémorer ce qui m’a mis dans cet état.

- Sonny… l’aconit. Pff ! Jansinio dove sei ?!

La place à mes côtés est vide. Pas de drus à l’horizon. Je me traine sous la douche pour tenter de me remettre les idées au clair. Le jet chaud me permet de me détendre et de me reprendre un peu. Toutefois, une fatigue larvée reste chevillée à mon corps.

Je suis en train de mater ma tête dans la glace quand je l’entends monter les escaliers. L’odeur d’un café le précède. J’apprécie son attention et sa présence. Je préfère attraper le rasoir électrique pour me rendre présentable, avec le rasoir mécanique je risquerais de faire un carnage. J’ai beau cicatriser rapidement, ce n’est jamais agréable de s’arracher la couenne le matin au réveil.

J’avale mon café l’œil un peu éteint. Jansen est redevenu pleinement lui-même. Avec un soupir je me redresse, j’ai un bar à faire tourner. A ce moment-là je suis loin de me douter qu’un incendie allait déclencher tout un tas de conséquences, certaines agréables, d’autres moins.


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Jansen Avery

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MessageSujet: Re: Status quo | Feat Jansen Avery & Alessandro Amaro   Ven 24 Juin - 20:46





Status Quo



Il sait très bien que cet état ne durera pas, alors il en profite, car il voit que cela émoustille Alessandro. Il s’est promis, au moment même où ça devenait évident pour lui qu’il partagerait sa couche, qu’il ferait en sorte que son italien ne se lasse pas de lui. Cet intermède, ou une partie de la personnalité de son amant s’accroche encore à lui, n’était pas prévu, mais Jansen à appris depuis longtemps à cueillir les fruits lorsqu’il sont les plus délicieux. A maturité, pas avant, pas après.

Il s’en veut un peu, mais à peine, lorsqu’il pense à la fatigue que doit être celle de son amant, mais il sait aussi que le plaisir est un remède naturel à la douleur et la lassitude. Il y a un petit gout de sang sur la langue d’Alessandro, mais ça ne le gène pas. Les mains sur ses reins sont si douces et puissantes, il ne se lasse pas de son odeur, du gout de sa peau, et de la façon dont son accent chantant se propage jusque dans ses gestes, impérieux, bien qu’étonnés de la nouvelle attitude du jeune Drus.

- La chambre est plus confortable Jansinio mi amore. Surtout que je risque de m’endormir comme une masse après…

-j’y compte bien. Pour une fois que je pourrais t’observer à la dérobée sans que tu te réveilles.
A sa question suivante, Jansen est bien embêté pour répondre.

« c’est un effet secondaire. Je ne m’y attendais pas vraiment non plus. Il y a comme une sorte de perdition lorsqu’on est tous les deux dans ce cocon. L’urgence de la situation m’a fait prendre un risque. Un risque payant. Mais maintenant, pour quelques heures, je suis un peu toi et tu es un peu moi. Je crois que l’expression « je t’ai dans la peau » n’a jamais été aussi vraie. Maintenant que je comprends ce que tu es, comment tu es, je comprends aussi ce que tu fais pour moi. Ça me touche vraiment, sandro ».

Il n’utilise que rarement ce diminutif. Il est fort, il ne veut pas lui enlever de sa force en le galvaudant à tout bout de champ.

Heureusement qu’il un peu appris à couper le lien avec Brian, parce que la force de ses sentiments pour Alessandro est tellement forte qu’elle pourrait lui transmettre tout ce qu’il ressent. Hors, assez égoïstement, il veut le garder pour lui tout seul. il pense à la malédiction. Avec une telle plénitude, d’ordinaire, il est persuadé que Janice aurait refait surface. Il s’en veut un peu, tout en trouvant ses scrupules étranges. Il est elle, elle est lui. Mais en même temps il a l’impression que c’est une autre personne, sans qu’il puisse comprendre pourquoi. Et, étrangement, ce qu’il a vécu dans le cocon avec Alessandro lui fait cruellement penser à elle et sa triste vie.

Leurs ébats sont nouveaux, et les maladresses apparaissent, comme lors de leur première fois, après qu’Alessandro ait tenté d’abuser de lui. A n’importe quel moment, ce dernier pourrait faire cesser cette petite rébellion, mais il ne le fait pas, intrigué, attendrit, émoustillé par Jansen.
Le lendemain matin, ayant observé son amant une bonne partie de la nuit, lorsqu’il ne dormait pas lui-même, collé contre l’italien, à guetter sa respiration, la disparition de ses cicatrices, il se lève doucement, sans réveiller Alessandro. D’ordinaire, cet exploit réclamait toute sa dextérité, car l’ouie du loup était ainsi faite, et la personnalité d’Alessandro ainsi formée, qu’il ne laissait rien le surprendre, même apaisé.

Ayant préparé un petit déjeuner comme son italien les aimes, il remonte, sourire accroché aux lèvres, pour constater qu’Alessandro est finalement debout et fraichement douché.
Leur retrouvailles sont exactement ça : des retrouvailles. Chacun est redevenu lui-même, mais sait à présent ce que fait l’autre pour lui.

« je me rend compte de ce que tu es, vraiment. Et des efforts que tu fais pour moi, Alessandro. Et je ne suis pas près de l’oublier. Maintenant je sais encore mieux ce qui te plait, alors attend toi à de belles éruptions, etnamour ! »

Regard de braise, et son rire qui se disperse comme la cendre après une éruption légère, lumineuse, encore forte de l’énergie déployée à la créer. Oui, il sait maintenant comment lui plaire. Et il regrette d’avoir volontairement succombé au gui.

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