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 Mercure au chrome (feat Ares)

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MessageSujet: Mercure au chrome (feat Ares)   Jeu 9 Juin - 12:02




Mercure au Chrome




Sa mâchoire était douloureuse. Et son épaule le cuisait. Le plus inquiétant était l’os qu’il voyait ressortir de son bras, qui pendait, sanguinolent, à son côté. Haletant sous l’effet de la douleur, ou plutôt de la concentration qu’il déployait pour la faire partir, Alec s’était réfugié derrière une voiture grise, dont il ne pouvait pas déterminer la marque, ayant du mal à focaliser son regard.

(…)
2 heures plus tôt.
(…)

Alec commençait à être un peu plus confiant dans son avenir, du moins professionnellement. Il restait bien sur toujours sur le qui-vive, s’attendant à tout moment à voir ressurgir la « famille » pour lui faire payer ses dettes, même si, de son point de vue, il avait amplement remboursé avec les atrocités qu’on lui avait fait commettre. Les patients se donnaient le mot, si bien que, finalement, il pouvait raisonnablement croire pouvoir gagner sa vie correctement, tout en ayant le temps de rester pompier réserviste. Les collègues le chicanaient régulièrement, lui disant que s’il continuait, il ne serait plus bon à rien en tant que combattant du feu, mais ils savaient que quoiqu’il arrive, ils pouvaient compter sur lui.

La jeune femme qui était allongée sur la table du praticien était plutôt jolie, assez menue, les yeux noirs avec de grands cils recourbées. Elle s’était présentée comme étant Mlle Souarez, et était tombé par hasard sur le cabinet d’Alec, ayant aperçu la plaque à côté de la porte, dans la rue. Elle lui avait indiqué souffrir de douleurs inexplicables, et l’impression que quelque chose lui poussait sur les avants bras, venant de ses os, et également en bas du dos. Alec lui ayant demandé si elle avait fait des radios, elle avait répondu par la négative, aussi s’était-il mis au travail pour tenter de comprendre ce qui clochait.

Il y avait comme une odeur, une vague sensation qui le dérangeait alors qu’il observait sa patiente et, surtout, il fut surpris de trouver une densité anormale sur les os des avant-bras, et comme des aspérités étranges. Puis, soudain, tout se déchaina. Il eut à peine le temps de remarquer les larmes argentées couler des yeux de sa patiente, le mot « mercure » claquant dans son esprit comme un coup de fouet, que des sortes de lames fait d’os tranchants comme des rasoirs avaient transpercé la peau de la jeune femme, qui hurlait de douleur et de rage. Un craquement sinistre indiqua à l’ostéopathe que son propre bras venait de subir la force phénoménale de la jeune femme, et une douleur fulgurante le traversa. Il tentât de transférer immédiatement, mais ça ne marcha pas complètement, et il se retrouva avec le bras ballant, à courir vers le parking hélas désert, la chose qui était avant ça une femme tout ce qu’il y a de plus charmant, à ses trousses. Il avait déjà pu voir, autrefois, que son pouvoir ne fonctionnait pas comme du monde, en présence du mercure. Si cette chose avait effectivement du mercure en elle, il allait passer un sale quart d’heure et sa seule chance était de s’éloigner suffisamment pour retrouver l’usage contrôlé de son pouvoir.

Pour le moment, il avait surtout l’impression d’avoir un tit cœur de poulet, aussi inutile que son fucking diplôme pour soigner une fucking aberration génétique..
Les raclements sur le sol lui indiquèrent qu’elle se rapprochait, mais soudain, il du son salut à un homme qu’il avait soigné 3 jours plus tôt.

Arès était arrivé, sans doute pour le voir, à l’improviste, et son arrivée ne pouvait pas mieux tomber.




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Arès Kye Coleman

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MessageSujet: Re: Mercure au chrome (feat Ares)   Jeu 9 Juin - 21:51


   
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Mercure au chrome





   
Les trois derniers jours avaient été particulièrement agréables. En fait, pour être honnête le terme agréable me semble être un doux euphémisme car ces trois jours de rémission et de répit avaient été absolument délicieux. Je les avais passé à savourer mon rétablissement inopiné à chaque instant. M’amusant presque comme un gamin à faire des choses complètement inutiles pour le simple plaisir de constater que j’allais de nouveau parfaitement bien. Puéril mais tout ce qu’il y avait de plus divin. Je m’étais même mis à apprécier des choses qui m’exaspéraient complètement avant la chute. Seulement tout cela avait commencé à voler en éclat lorsque la douleur brulante était revenue à la charge hier en fin d’après-midi. Mon corps était peu à peu redevenu un abime de souffrance et mes retrouvailles avec mon jeune ami Chris avait été entaché par mon combat contre le retour de la garce dévorant mon être dans un ballet sauvage et implacable. Pour ne rien arranger, nous avions croisé le chemin d’une chasseuse lors de notre petite patrouille destinée à vérifier que les scientifiques de l’horreur ou les trois masqués comme je préférais les appeler ne s’étaient pas remis à enlever des jeunes pour en faire des cobayes à usage unique en vue de réaliser leur macabre projet que j’ignorais pour le moment.

Décidément, si c’est comme cela que l’on se fait remercier pour vouloir faire son job de gardien du monde surnaturel. Je passerais bien mon tour la prochaine fois. Non parce que déjà que je souffre de nouveau comme un agonisant mais si en plus je devais me préparer à des face à face avec la catégorie d’individus que je haïssais le plus en ce bas monde. On n’était pas sorti de l’auberge. Nous étions parvenus à éluder la menace de cette chasseuse de manière fort inspirée au demeurant mais je me serais néanmoins bien passé des blessures dont j’avais écopé la nuit dernière. Des blessures superficielles mais très désagréables puisque ces dernières venaient s’ajouter à la longue liste de mes souffrances. Maudits soient les chasseurs. Je croyais pourtant en avoir éliminé un nombre suffisant lors de mes représailles pour les meurtres de mes cousins. Il fallait croire que ces derniers proliféraient comme de la mauvaise herbe. En même temps, cela parait malheureusement logique étant donné la différence écrasante du nombre de surnaturels sur cette planète par rapport à celui des hommes. Le nombre est une arme vicieuse mais puissante. Je me réveille lentement après une nuit difficile. Je ne sais pas quelle heure il est. Je ne suis pas allé travailler ce matin tant la douleur et l’entrecoupement de mon sommeil m’ont cloué sur place. Je savais bien que les dons d’Alec ne sauraient être qu’une solution provisoire à un problème qui ne pouvait trouver une solution ferme et définitive que dans les mains des membres de mon espèce. Ce qu’un gardien à la fumée avait défait seul un autre pouvait le refaire et inversement.

J’attendais toujours la convocation à une rencontre avec un membre de l’ordre que m’avais promis Irène. Les gardiens faisant partie de l’ordre sont des traqueurs de renégats. S’il y a bien des personnes susceptibles de m’aider, ce sont bien eux. Je me traine maladroitement jusqu’à la cuisine en descendant l’escalier avec précaution. Une chute serait bien la dernière chose dont j’aurais besoin. Une fois dans la cuisine, je me sers un verre de vodka que j’avale cul sec avant de regarder l’heure affichée par le four numérique. Ah quand même, onze heures du matin. J’ai du mal à dormir mais quand j’y parviens malgré ce calvaire, je ne le fais pas à moitié. Je vais ensuite me laver et me préparer. Aller au cabinet d’Alec me semble une nécessité absolue au vu des derniers évènements. Est-ce que j’allais devenir dépendant des soins de l’ostéopathe ? Une question fort intéressante car j’étais visiblement bien parti pour le devenir jusqu’au moment où mon espèce trouverait une solution pour me sortir du calvaire dans lequel j’étais empêtré. Le contact de l’eau glacée sur ma peau m’apaise légèrement et je retrouve une paix intérieure le temps de me préparer pour ma visite médicale de circonstance.

J’enfile un jean, un tee shirt, une veste en cuir et des bottes puis je saisis les clés de la moto dans le tiroir ou elles ont l’habitude de rester. Le cabinet n’est pas très éloigné de mon domicile alors je pourrais surement y aller à pieds. Ce serait d’ailleurs plus sage et plus prudent étant donné que je suis de nouveau dans un état déplorable mais je m’en moque. Les sensations que me procurent la conduite de cet engin de mort comme la qualifiait ma tante pouvait être un ultime bastion de plénitude dans un océan déchainé. Et s’il me permettait d’échapper à la prison de désespoir et de souffrance qui était redevenue la mienne en l’espace de quelques heures, je n’allais pas hésité une seconde.

Je roule à une allure rapide à travers les rues de la petite ville californienne. Je savoure l’ivresse que me procure cette vitesse même modérée et inspire une grande goulée d’air frais. Je ferme même les yeux quelques instants après avoir vérifié que la voiture roulant devant moi se trouvait à une distance raisonnable. Je dois avouer que je prends un trajet plus long en faisant des détours pour le simple plaisir de conduire la moto. Je me rapproche de plus en plus de ma destination finale et sens très vite que quelque chose ne tourne pas rond, mais alors vraiment pas lorsque l’alarme de mon gardien se met à vriller dans ma tête et manque de me faire lamentablement chuter de ma moto. Je freine dans un dérapage et m’immobilise à quelques mètres du parking. Je prends le temps de laisser mes sens de surnaturel balayer la zone. Je perçois une odeur que je connais désormais. Alec se trouve quelque part sur le parking bordant son cabinet et il doit être mal en point puisque je perçois une odeur de sang frais. Ça sent mauvais, vraiment très mauvais étant donné que vu sa nature d’être surnaturel ou du moins d’humain doté de capacités surnaturelles, le pompier devrait être capable de se défendre contre n’importe quelle menace. A moins, qu’il ne s’agisse d’une menace auquel il ne peut pas faire face pour une raison x ou y.

Je descends de la moto et enlève mon casque avant de m’approcher rapidement mais discrètement à la manière d’un commando. La douleur est provisoirement écrasée sous le poids de l’adrénaline et de la concentration que le gardien dans mes veines daigne m’accorder. Je repère finalement l’odeur caractéristique de l’œuvre macabre des trois masqués. Du mercure ! Bon sang. Comment une telle chose est-elle possible ?! A ce que j’en savais toutes les expérimentations des scientifiques ne survivaient jamais à leur statut de cobaye. Alors pourquoi et comment je décelais la piste de l’une d’entre elle en cet instant précis ! Bon, ce n’est pas le moment de tenter d’apporter une réponse à cette question. J’aviserais plus tard si je survis à cette confrontation. Non, parce qu’un gardien affaibli ça ne vaut pas franchement triplette dans une situation de crise. Je n’ai pas franchement le temps de m’attarder sur la question puisque je repère visuellement la victime ou créature qui ne devrait pas exister se diriger vers une voiture grise. Je tends l’oreille et détecte la respiration paniquée de quelqu’un. Alec surement. Tuer je vais devoir la tuer. La noirceur qui empoisonne mes veines me pousse vers cette décision implacable tandis que le gardien en moi me souligne qu’il ne s’agit que d’une victime de la cruauté malsaine des véritables fauteurs de troubles de cette ville. Je déduis néanmoins que ces derniers n’avaient pas chômés durant mon agonie sans fin. Je porte la main dans mon dos à la recherche d’une lame mais me rend compte que je n’avais pas vraiment prévu de me battre aujourd’hui. Autant pour moi la prochaine fois, je viendrais me faire soigner en étant suréquipé. Je réfléchis brièvement à la meilleure chose à faire malgré la migraine qui martèle mon crane. Bon et bien, j’imagine que je n’ai pas le choix. Je vérifie que les environs sont déserts avant de m’élancer vers l’expérimentation qui se rapproche de mon soigneur.

Une fois suffisamment proche, je lui envoie mon casque dans la tête en y mettant toute la force surnaturelle que je peux mobiliser vu ma situation. Le front de la jeune femme mercurisée se met à saigner tandis qu’elle bifurque vers moi. Un bond me propulse sur le capot d’une voiture et un autre me projette sur elle. Nous roulons sur quelques mètres de bitume avant de nous séparer. Je laisse un rugissement de félin émaner de ma gorge, avertissement explicite à mon adversaire que je ne sais pas si je dois essayer d’abattre ou de sauver. Un avertissement qui sonne comme un coup dans l’eau puisque la jeune femme qui n’en est définitivement plus une puisqu’elle est maintenant une anomalie aux yeux du gardien que je suis se jette sur moi dans un cri bestial. J’esquive ses lames osseuses du mieux que je peux en la repoussant de toutes mes forces. Ce genre de combat ne serait qu’une formalité si j’étais dans mon état normal mais ce n’est pas le cas alors je crie quelque chose à l’intention d’Alec. Son pouvoir peut être aussi bien destructeur que bienveillant. Et là tout de suite, j’avais cruellement besoin d’un peu de soutien.        

(c) crackle bones

   



Why do we fall sweetheart ? To learn everytime.


Dernière édition par Arès Kye Coleman le Lun 4 Juil - 19:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Mercure au chrome (feat Ares)   Dim 19 Juin - 11:59




Mercure au Chrome




Le palpitant palpitait fortement, Alec était vraiment dans la merde… Il se demandait comment il pouvait faire en sorte de rétablir le bon fonctionnement de son pouvoir, qui aurait dû se remettre dans le droit chemin maintenant qu’il était loin du mercure. Tout en s’assurant d’être encore à l’abri, il cherchait sur lui toute trace du liquide détesté, mais n’en trouva pas… Peut-être était-ce simplement le stress qui l’empêchait d’activer son pouvoir salvateur.

Il n’avait jamais envisagé les services qu’il rendait comme étant une monnaie d’échange, par exemple en recevant un service en retour. Alessandro, d’ailleurs, l’avait dédommagé pour son intervention auprès d’Ares. Mais lorsque ce dernier était arrivé, in extremis, pour venir à son secours, même si ce n’était sans doute pas son intention à la base, Alec ne pouvait s’empêcher de penser à la grande roue cosmique. Fais du bien aux gens, ils te feront du bien en retour.

La douleur pulsait, et faisait son job, déclenchant des grimaces et des respirations difficiles dans le corps de l’ostéopathe. Le fait qu’il soit encore conscient tenait presque au miracle, sans doute était-il boosté par l’adrénaline, et par la certitude que s’il flanchait, s’en était finis de lui.
Les crissements de pneus que le pompier identifierait plus tard comme étant ceux de la moto d’Ares, arrivèrent à le sortir de son introspection morbide, le temps de jeter un œil par-dessus le rempart rassurant de sa cachette, une voiture banale grise. Rouge en revanche était le sang qui maculait maintenant ses vêtements. Apercevant Ares qui se dirigeait vers la créature, à présent assez proche, Alec lui adressa ses remerciements et ses prières mentales.

Curieux comme un incroyant comme lui pouvait soudain se sentir proche d’une puissance supérieure, à défaut de la nommer Dieu, alors que ces dernières heures menaçaient de sonner sur la grande horloge de sa vie… Mais ce ne serait pas pour cette fois. Confiant dans les capacités martiales d’Ares, l’ostéopathe l’observait en se demandant comment il pouvait l’aider en étant ainsi cloué par la douleur. Il avait l’impression désagréable d’être totalement inutile, lui qui avait survécu à tant de situations bien plus inquiétantes. Mais le mercure, puisqu’il s’agissait bien de ça, ne lui avait jamais bloqué ses pouvoirs, simplement détraqué. Maintenant qu’il était loin de cette source, et avant qu’elle ne se rapproche, il était peut-être temps de retenter quelque chose.

Arès de son côté balança son casque de toute ses forces, percutant sa cible avec précision, déclenchant des saignements sur le crâne de ce qui était il y a encore quelques heures à peine une simple jeune fille venant se faire soigner dans son cabinet. Fidèle à sa nature qu’Alec avait pu associer intuitivement à un félin, Ares sauta alors sur le capot d’un véhicule, dans un bond impressionnant. Mais, ce faisant, Alec pu comprendre une chose : Ares souffrait de nouveau. Tout dans son attitude, sa façon de se tenir, les grimaces et le langage corporel le lui indiquait. Il ne pouvait pas le laisser prendre les coups à sa place, il fallait se bouger les fesses, et vite !
Le cri bestial, félin, qui s’échappa d’Ares eut comme effet de sortir Alec de sa léthargie et de sa fascination quasi morbide, surtout quand il vit la créature se ruer sur lui, ses bras devenus des lames d’os redoutables…

Alors, puisant dans son pouvoir pour quelque chose qu’il n’aimait pas faire, à savoir transmettre ses blessures et sa douleur, il visualisa cette sorte de canal dérangeant qu’il pouvait activer entre lui et cette créature. C’était le temps d’agir, même si ça le dégoutait. Cette chose qui avait pris la place de son ex patiente n’était plus une frêle jeune femme, et était, d’après toutes ses observations, déjà morte, ou en sursis. Mais son chant du cygne n’allait pas être joli joli à regarder.

Le canal sombre était en place, Alec pu y déverser sa douleur, ses fractures, ses plaies, et il les sentit partir avec un soulagement presque orgasmique, libéré enfin de toute cette douleur, et regardant, toujours fasciné malgré toutes ces années, ses plaies se refermer, ses os se ressouder et se remettre en place, dans un claquement écœurant. La créature, malchanceuse, hérita de tout ça dans une rapidité choquante.

Elle hurla de douleur, un de ses bras, le même qu’Alec, blessé par les os. Seulement ses propres os étaient déjà sortis, ce qui fait qu’Alec, sans même avoir besoin d’amplifier, dans sa hâte de se débarrasser de sa douleur, lui arracha à moitié le bras, sa propre blessure s’ajoutant au membre déjà malmené de l’ex jeune femme.

Celle-ci se cambra en arrière, hurlant, et libérant de ce fait son emprise sur Arès, qui en profita pour prendre l’avantage, enchainant les prises martiales avec virtuosité. Mais la douleur qui était celle du géant guerrier était bien plus que physique, Alec s’en apercevait maintenant qu’il s’approchait, prudemment des deux combattants. Tout dans son attitude et son langage corporel indiquait sa répugnance à devoir supprimer cette créature. Il souffrait de devoir le faire, comme en témoignait son regard fiévreux et son expression écœurée.
Alors Alec le surpris en lui posant une main sur l’épaule, compatissant. Lui n’avait aucun scrupule à la tuer.

« Brise moi la nuque, Ares. Ne réfléchis pas, fais ce que je te demande. » Mais le guerrier, noble, hésitait, le regardant avec un mélange d’expressions indéfinissables.
« MAINTENANT ! » lui intima Alec, lui transmettant son envie de violence directement pour le forcer à le faire. Le canal était toujours maintenu entre lui et la créature, et le craquement de cervicale, pourtant bien réel, qui ponctua le nouvel angle donné au cou d’Alec, se transmit à la créature. Elle mourut sur le champ, sans trop souffrir.

Alec fit craquer son cou, comme le ferait simplement un homme cherchant à détendre ses cervicales, et laissa une main compatissante sur l’épaule d’Ares, alors que son pouvoir se relâchait.
« c’est moi qui l’ai tué. N’en doutes pas une seconde. C’est mon fardeau, pas le tiens ». Lui dit le pompier, s’assurant qu’Ares comprenait ses paroles, et ce qu’elles impliquaient.

« Tu n’as fait que me secourir. C’est à moi de le faire, maintenant. Mais il faut faire disparaitre ce corps, avant. Je m’occuperai de toi, Ares. Je t’ai promis. Je ne te laisserai pas tomber. Surtout après ce que tu viens de faire. Viens me voir quand tu veux, à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, je serais là pour toi. Promis. »

Le regard que lui lança l’homme-félin était presque solennel. Il était un être noble, plein de principes. Il prit les choses en main pour faire disparaitre la créature, avant que les deux hommes ne montent au cabinet d’Alec pour être plus au calme, et que ce dernier ne leur serve une boisson alcoolisée corsée pour se remettre de leurs émotions.

Malgré le traumatisme, pour les deux hommes, Alec voulu détendre l'atmosphère et faire au moins sourire Ares.
"aller, en boxer, que je puisse me rincer l’œil". Son clin d'oeil se voulait humoristique, mais il était réellement inquiet de l'état de son patient.


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MessageSujet: Re: Mercure au chrome (feat Ares)   Lun 4 Juil - 19:30


 
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Mercure au chrome





 
Les os de la jeune femme devenue une créature incontrôlable et incroyablement dangereuse suite à son utilisation de cobaye par les trois entités masquées semant la terreur dans les rues de cette ville depuis bien avant mon arrivée c’est-à-dire depuis trop longtemps à mes yeux de gardien représentaient des armes étonnement redoutables. Je désigne mes ennemis héréditaires par le terme d’entités car je ne sais pas ce qu’il se cache derrière ces masques et ces étranges tenues d’un autre temps ainsi que toute cette saleté de tuyauterie. Certes, ces individus avaient une forme humaine mais leurs actions, elles ne l’étaient absolument pas. Non, elles avaient la froideur mathématique des machines. A un tel point que c’en était fichtrement effrayant. Croyez-moi sur parole. Je suis un prédateur, les instincts du tigre qui est mon animal de métamorphose coulent dans mes veines et rajoutez à cela le fait que je sois un tueur pour comprendre que si ces types, créatures ou choses arrivent à me foutre les jetons alors vous devriez probablement trembler de peur à leur simple évocation. Mais là, n’est pas le sujet n’est-ce pas. Car, je suis en train d’esquiver ses coups d’os tranchants du mieux que je peux. Je la repousse à bout de bras mais la force de cette création surnaturelle n’étant ni plus ni moins qu’une anomalie n’ayant pas lieu d’exister aux yeux de mon espèce et donc aux miens est relativement impressionnante pour celle qui fut une jeune femme innocente avant d’avoir le malheur de croiser le chemin des trois utilisateurs acharnés de mercure. J’avais bien vite compris que le mercure jouait un rôle déterminant dans les expériences malsaines de mes ennemis.

Il me semblait pourtant que cette substance chimique était passablement nocive pour l’homme. Et cela s’était avéré une réalité car les dernières victimes de ces expériences macabres avaient été dans un état proche de l’agonie lorsque je les avais découvertes. La première avec le loup garou devenu un très bon ami et la seconde avec le sheriff ou plutôt son alter ego cerbère des enfers, Jordan Parrish. Les deux jeunes femmes semblaient à deux doigts de mourir d’elle-même, de se désagréger dans une overdose de substance grisâtre hautement toxique. Je décoche un coup de tête sur le nez de la création surnaturelle. Il faudrait peut-être que je trouve un nom plus approprié à ces victimes devenus surnaturelles contre leurs grés. Je pare un coup d’os de ma main droite qui se met à saigner. La douleur s’ajoute à celle de la chute qui me brule déjà sans égard à mon combat présent. Je plante mes crocs dans l’épaule de la chimère à défaut d’un terme choisi sous le coup de la réflexion plutôt que sous l’impulsion des maigres connaissances à disposition concernant ce genre de choses contre nature. Une chimère est un assemblement de diverses parties de diverses créatures en une seule. La douleur la repousse momentanément mais je faiblis à chaque seconde en raison de mon état antérieur absolument déplorable. Mes yeux se fixent sur sa blessure qui se renferme lentement certes mais se referme tout de même. Et merde ! Le terme chimère me semble donc parfaitement adaptée finalement.  

Je profite de son moment d’inattention pour la pousser de toutes mes forces et la faire basculer sur le côté.  Pour ma part, je me laisse rouler un peu plus loin et me colle contre une voiture pour reprendre mon souffle. Les yeux de la chimère donc se plantent de nouveau sur moi et m’observent avec une haine farouche presque brulante. Je laisse un sourire étirer mes lèvres malgré le fait que la situation soit mauvaise. Très mauvaise. Mais, c’est ma raison d’exister. On ne m’a pas transformé en gardien pour fuir devant le danger ou la difficulté aussi élevée soit elle. Je me relève en m’aidant avec la voiture. La chimère se relève à son tour sans me quitter des yeux. Elle s’élance vers moi dans un nouvel assaut. Je campe sur mes positions prêts à encaisser le choc et à donner tout ce que j’ai dans ce combat. Je ne sais pas si Alec est trop touché pour pouvoir m’aider mais je n’ai pas le temps de vérifier s’il va bien. En voyant la fureur qui anime la chimère, je sens mon cœur se serrer. Mon cœur se serre parce que je sais pertinemment que je n’ai pas le choix. Je n’ai en fait pas eu le choix d’emblée. Cette victime de la volonté sombre des masqués ne peut pas vivre. Elle est trop dangereuse et incontrôlable.

Mon devoir de gardien m’interdit de la laisser en liberté alors qu’elle pourrait faire ce qu’elle a fait à Alec à un autre innocent. Je vais devoir abattre une victime de la cruauté de créatures malsaines dont le dessein ne cesse de m’échapper malgré tous mes efforts. La rage et la frustration s’accumule dans ma poitrine et je manque de laisser un cri bestial de colère pure s’échapper de mes lèvres. Je ne suis pas qu’un tueur froid et entrainé. Les gardiens sont également et avant toute chose des protecteurs. Alors, cet énième échec qui s’annonce me mine déjà de l’intérieur. J’en ai marre de compter les cadavres des personnes que je suis censé protéger. Bordel ! Cette ville aura ma peau. Cette gamine n’a rien strictement rien à se reprocher à part avoir croisé le chemin de trois monstres qui l’ont utilisé pour leurs élucubrations sanglantes. Veulent ils monter une armée de créatures contre nature ? Cela me parait être une possibilité envisageable. Les secondes défilent avant l’impact. Je m’efforce de faire abstraction du visage de la jeune femme. Un visage déformé par la haine. Je balaie l’idée que ce visage avait du être angélique il y a encore quelques temps. Car, je ne peux pas laisser les sentiments personnels interférer dans mon jugement. Les émotions sont dangereuses et peuvent affaiblir une volonté qui se doit d’être toujours ferme. L’appréciation des évènements fait partie de la mission. Seulement d’habitude, j’ai des supérieurs hiérarchiques pour me guider sur la bonne voie. Les gardiens à la fumée ne sont pas des cerbères. Nous ne sommes pas faits pour travailler seul. Je vais la tuer parce que je le dois et qu’il ne saurait en être autrement. Le destin de cette pauvre gamine est tragique mais ce n’est nullement ma faute. Une seconde avant que la jeune femme ne me percute et ce alors qu’elle n’est plus qu’à quelques pas de ma position, je me jette en avant et la percute violemment. Mais, je recule bien vite sous ses coups brutaux. Je dévie ses os du mieux que je peux de mes griffes. Je me retrouve finalement acculé contre le véhicule de tout à l’heure. Un cri de douleur transperce l’air. Le sien. Mes yeux s’écarquillent de surprise avant que je ne me rappelle qu’Alec est dans les parages.

Je pousse un soupir de soulagement et murmure des remerciements à l’intention de mon guérisseur. Mes yeux ne quittèrent pas la chimère du regard tandis qu’elle se tordait de douleur sur le parking. Son bras manque de s’arracher et je ne peux qu’avoir mal pour Alec. Pourtant, il s’agit de l’ouverture dont j’avais désespérément besoin pour effectuer la besogne qui m’incombait. Je me jette sur la chimère et plante mes griffes dans son flanc avant de les ressortir et de lui décocher un coup de coude dans la mâchoire.  Mes prises martiales s’enchainent avec aisance sur la chimère ayant perdue la main. Celle-ci ne peut que reculer sous mes assauts en tentant vainement de parer mes attaques. La vérité c’est que j’aurais pu l’abattre au moins trois fois durant cet intervalle de temps. Je tergiverse lamentablement parce que malgré que mon instinct me souffle de lui ôter la vie, je n’arrive pas à m’y résoudre. Je me persuade que c’est simplement en raison de la chute mais il semblerait que j’ai franchement ramolli. La main d’Alec me tire de mon observation de la chimère coincée entre une voiture et ma présence. La requête du pompier kiné mentaliste me surprend et je le regarde d’un air absolument ahuri. Je ne peux pas. Je ne peux pas. Je peux peut-être trouver un moyen de la sauver. Il suffirait que je l’emmène au clan.

Je suis sûr qu’ils sauraient quoi faire. Soudain, une envie de violence déferle en moi tandis que le ton d’Alec se fait insistant et devient cri. La chimère s’approche bien décidée à profiter de ce moment de répit pour nous attaquer ou s’échapper. Je comprends trop tard ce qu’il vient de faire et lui brise la nuque sans ménagement. Le craquement sonore trouve un écho devant moi et la créature s’effondre comme un pantin désarticulé. Je n’arrive pas à détacher le regard de la jeune femme. Innocente tombée dans un conflit qui n’était pas le sien entre les forces antagonistes du monde surnaturel. L’envie de violence insufflée par Alec disparaît et laisse la place à la culpabilité de l’échec et au désarroi le plus profond. La main du mentaliste se pose une nouvelle fois sur mon épaule. Bien que j’apprécie sa tentative de réconfort, elle ne parvient pas à effacer le gout amer dans ma bouche. Le gout de l’échec cuisant. Le gout d’une vie perdue par mon incompétence. La suite du discours du pompier me réconforta bien plus efficacement bien que ma propre situation et souffrance me paraissait désormais parfaitement insignifiant à coté de ce qu’il venait de se passer. Je me contente d’hocher la tête lentement et de lui adresser un regard de remerciement. Remerciement pour m’avoir aidé et peut être sauvé la vie et surtout pour m’avoir aider à faire ce que j’aurais dû avoir le courage de faire par moi-même. Je regarde à droite et à gauche pour vérifier qu’il n’y a personne avant de saisir délicatement le corps sans vie. Puis, je me penche sur la jeune femme et m’assois à genoux à côté d’elle.

La fumée embaume nos deux corps tandis que lui ferme les yeux, laisse mes larmes couler sur son corps ce qui a pour effet de la purger du poison grisâtre dans ses veines. Je prononce les mots rituels et dépose un baiser sur son front avant de me relever et de reprendre forme humaine. Sous le regard interloqué d’Alec, je lui dis : Je dois effectuer le rituel du passage après chaque mort de surnaturel. Cela fait partie de mes fonctions de gardien. Pour le cadavre, je ne peux pas le faire disparaître comme par magie mais ne t’inquiètes pas, tu n’as pas de soucis à te faire.


Je sors mon téléphone et appelle Jordan avant de lui expliquer brièvement les évènements. Je prends la responsabilité de la mort de la jeune femme et lui explique bien que les masqués ont récidivés. Je n’omets aucun détail sauf ceux liés à Alec ne souhaitant pas lui causer d’ennuis. Le shérif est un gardien du surnaturel tout comme moi. Il sait que j’ai fait ce que j’avais à faire. Il m’assure qu’il envoie une patrouille sur les lieux pour amener le corps à la morgue. Mais, nous savons tous les deux que son alter ego fera disparaître le corps avant le lendemain. Je suis ensuite Alec jusqu’à son cabinet. Je le rassure sur le fait que cadavre ne sera nullement un problème. Je comprends son scepticisme mais parviens à le convaincre sans lui révéler quoi que ce soit sur Jordan. Ce n’est pas à moi de divulguer au monde la nature de l’adjoint Parrish. Je lui dis juste que j’ai des contacts dans la police de Beacon Hills pour m’aider avec ce genre de problème, typique de ma fonction de gardien.

Ce qui n’est en soit qu’un demi mensonge puisque la coopération même minimale était de mise avec Jordan et Brian. Une fois le dossier clos, je m’installe là ou Alec m’indique de le faire ou plutôt je me laisse tomber avec soulagement. Car, pour être honnête je suis vidé de mes forces comme on l’est en général après je ne sais pas moi, un orgasme particulièrement intense. Mauvais choix d’illustration ? Alec sert deux verres de whisky et l’odeur de l’alcool me permet de ne pas m’effondrer lamentablement telle une masse désormais incapable de soutenir son propre poids. Je saisis le verre qu’il me tend et le remercie avant d’avaler le contenu du verre cul sec. Puis de le poser sur le meuble le plus proche. La petite touche d’humour d’Alec m’arrache un sourire sincère et je me permets même de rire légèrement avant d’enlever ma veste et mes chaussures. Je retire mon pantalon tranquillement comme n’importe quel patient chez son kiné jusqu’au moment où une vague de douleur me fauche de plein fouet et que je chute lourdement. Le visage inquiet d’Alec m’alarme mais je ne peux pas m’empêcher de rire de ma maladresse. Je n’ai jamais été maladroit et l’alcool n’est pas censé me faire de l’effet. Le rire se transforme peu à peu en grimace de douleur. Le kiné m’aide à me relever et je tente de détendre l’atmosphère de nouveau tendue : D’habitude, je tiens mieux l’alcool, il me semble.

Mais, Alec n’est pas dupe de mon état et m’aide à me rassoir. Puis, il m’aide à retirer mon pantalon et à déboutonner ma chemise. J’ai la désagréable impression d’être un mioche incapable de se débrouiller tout seul. Et cela devrait me contrarier mais je suis juste à deux doigts de m’endormir ou d’hurler de douleur. A moins que je ne sois à deux doigts d’hurler de douleur avant de m’endormir comme une loque.
 
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Dernière édition par Arès Kye Coleman le Lun 25 Juil - 18:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Mercure au chrome (feat Ares)   Ven 8 Juil - 8:55




Mercure au Chrome




Alec faisait un peu le pitre, mais en vérité il filait pas très bien. Déjà, il avait tué une personne, même si ce n’était pas la première fois, et sans doute pas la dernière. Car avant de devenir cette chose vindicative et dangereuse, c’était une frêle jeune fille qui était assise la ou se trouve à présent Arès. Une fille qui souffrait et qui était venue lui demander son aide. Et quelle aide lui avait-il donné ? La mort. Le constat, amer, allait le poursuivre pendant un bon moment. Cette ville était comme un phare qui l’avait attiré, mais c’était également un chant de sirène, envoutant, mortel. Il y avait une concentration démentielle de surnaturels ici, et Alec se demandait s’il avait été attiré par cet endroit pour une raison précise, et pas seulement pour fuir ses propres tourments.

Auscultant machinalement Arès, pour se remettre les idées en place, Alec se demandait comment cette chose qu’ils avaient combattue pouvait exister. Elle ressemblait plus à une anomalie qu’à une créature surnaturelle. Pourtant Alec était loin d’être un expert en la matière, mais toutes les fibres de son corps, les sensations qu’il avait eu au contact de cette créature, lui indiquaient que rien de tout ça n’avait sa place en ce monde, même ici à Beacon Hills.

Et que dire de l’intervention d’Arès ? Lui aussi était hors du commun. Jusqu’ici il avait juste compris qu’il était une sorte de tigre-garou, avec un aspect clanique, puisque son mal, selon les dires mêmes d’Arès, ne pouvait véritablement être soigné que par les siens. Alec ne faisait que soulager sa douleur, mais était prêt à le faire aussi souvent que nécessaire. Pourtant, à la fin du combat, Arès avait procédé à ce qui s’apparentait à un rituel, devant le regard interdit du pompier.
Il y avait eut cette fumée, autour de lui, et tout le mercure qui s’échappait de la jeune femme. N’osant l’interrompre, Alec était resté debout à observer, avec une grande tristesse en voyant celle qui portait l’empreinte d’Arès. Ce dernier lui avait expliqué son acte :

Je dois effectuer le rituel du passage après chaque mort de surnaturel. Cela fait partie de mes fonctions de gardien. Pour le cadavre, je ne peux pas le faire disparaître comme par magie mais ne t’inquiètes pas, tu n’as pas de soucis à te faire.

Alec n’avait pas vraiment eut son mot à dire, mais il n’était pas spécialement persuadé qu’appeler la police était la chose à faire. Ceci dit, il n’était pas spécialement bien placé pour juger de ce qu’il fallait faire ou non. Avant que son contact s’en vienne, les deux hommes étaient remontés au cabinet d’Alec.
Reprenant ses marques, grâce à l’exercice de son métier, Alec reprenait aussi confiance. Suffisamment pour demander à son patient ce qu’il craignait d’entendre.
« Tu as parlé de masqués… Ce sont eux qui ont créés cette chose ? Qui ont charcutés cette pauvre fille ?... Et pourquoi du mercure ? »… Vérifiant qu’il n’y en avait pas de trace sur le sol ou ailleurs, Alec se détendit.

« Je suis très sensible au mercure. Enfin mon pouvoir l’est. C’est pour ça que je n’ai pas pu me défendre tout de suite, ça part en live et je peux faire plus de mal que de bien dans ces conditions. Une fois suffisamment éloigné j’ai pu agir, en faisant abstraction de ma douleur… »
En parlant de douleur, son patient était une allégorie en son nom. Il fallait faire quelquechose.
D’habitude, je tiens mieux l’alcool, il me semble.
Moment de bravoure, mais qui ne trompait pas Alec. S’occupant alors de son patient comme il le ferait d’un enfant, l’ostéopathe s’appliqua d’abord à purger son propre corps de toute douleur ou doute, ne voulant pas transmettre de mauvaises choses à Ares.
L’homme était un instrument de douleur sur lequel jouait, virtuose, une cantatrice dont la voix était des lames de rasoir. Les nerfs, les muscles, tout participait à ce concert dont les seuls auditeurs étaient ares et Alec.

Alors, puisant dans ses connaissances, Alec s’attaqua à la difficile tâche de prendre la place du chef d’orchestre, des musiciens et de la cantatrice. Ses mains, tantôt caressantes, tantôt fermes, déployaient les centres de douleur un à un, pendant que son pouvoir diffusait, comme une copie, son propre état. Le pompier s’évertuait à maintenir son corps sain et en forme, car c’est de ce corps qu’il trouvait matière à diffuser le bien être. Le sport, l’hygiène de vie, tout participait à ce qu’il puisse exercer ce pouvoir via son métier.
La fine pellicule de sueur indiquait la lutte interne de son patient, mais la chaleur diffusée par les muscles sous les mains d’Alec changea subtilement. Enfin l’apaisement arrivait. Et avec lui, l’occasion de discuter.

« Ce que tu as fait, tout à l’heure. C’est ton rôle, c’est ça ? Faire passer ces pauvres créatures de l’autre côté ? Tu peux m’en dire plus sur l’autre côté ? Ça existe pour de vrai alors ? »

Pour un ostéopathe, il ne faut jamais au grand jamais parler de massage. C’est comme une insulte. Mais Alec avait depuis longtemps compris qu’un massage, entre deux interventions plus physiologiques ou physiques, est parfois encore plus bénéfique. Aussi, ayant purgé les centres de douleurs, l’ostéopathe se contentait, le temps des réponses, de masser le corps à présent en partie soulagé de son patient.
Bien entendu le jeu des questions-réponses eut bel et bien lieu, alors Alec répondit de bonne grâce.
« Le mercure perturbe mon pouvoir, oui… Quand à ma venue à Beacon Hills, j’ai été comme attiré, je crois… je pensais fuir quelque chose à la base, mais peut être que je réponds à un appel en venant ici, au final. »

Alec sourit gentiment à ares lorsque ce dernier lui demanda ce qu’il fuyait. Il n’était pas encore prêt à parler de ça.
« Disons que des personnes ont voulu exploiter mon pouvoir pour des motifs que je ne cautionne pas. Et ils m’ont fait faire des choses horribles, qui me poursuivront toute ma vie.. Je ne veux plus de cette vie-là.. Ils sont nombreux et organisés, ils me retrouveront un jour ».
Il en disait plus qu’il ne devrait, mais Ares dégageait une aura de confiance difficile à contourner.


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MessageSujet: Re: Mercure au chrome (feat Ares)   Lun 25 Juil - 19:09


 
We are travelers. Distances means nothing for us. We are survivors. Good luck to stop us. We are strangers in this world full of madness. We are hunters. Blood of predator, children of the reaper. We are adventurers. Pushing the limits out of possible. We are watchers. Balance protectors. We are scholars. Studying our ennemies. So we can hit them where it hurts. We are judges. Deciding who will live and who will die. We are ghosts and we do not exist outside of your dreams. Alec et Arès
 

 
Mercure au chrome


 
La douleur si familière désormais m’empêchait de penser clairement. Car, si j'avais eu en cet instant la possibilité d'observer et d'analyser les choses, je me serais sûrement rendu compte que sous ses airs nonchalant et détendu mon guérisseur allait mal. Franchement et indubitablement mal. J'arrive à passer outre ce que les gens essaient de projeter comme image personnelle la plupart du temps et dans le cas présent. Je n'aurais même pas eu besoin de pousser les talents de devin du marché à plein régime car l'attitude même de ce cher Alec respirait le trop plein. L’excès de  sourire et de tranquillité ainsi que la maîtrise de lui même. Il venait de prendre une vie bien que de mon point de vue, j'étais le seul meurtrier dans l'histoire. Car, c'est moi qui avait brisé sa nuque. Déclenchant par la même, l'effet similaire sur cette pauvre jeune femme innocente devenue abomination surnaturelle contre son gré. Il faut reconnaître que je ne l'aurais peut être pas fait s'il ne m'avait pas envoyé une onde de haine aussi brutale qu’implacable. Non, ça c'est un mensonge.

J'aurais bien évidemment fini par ôter la vie de la chimère d'une manière ou d'une autre. Le devoir finit toujours par prendre le pas sur tout le reste. Et c'est très bien ainsi. Je suis un gardien du surnaturel, nom de dieu. Pas un bon samaritain voulant sauver le monde. Ma mission surnaturelle peut parfois paraître cruelle mais elle est nécessaire. Il faut parfois sacrifier quelques personnes pour une cause supérieure. C'est peut être triste, tragique et difficile à avaler mais c'est faire preuve de réalisme pragmatique de l'accepter et plus important encore le comprendre. Néanmoins, je me répète en disant que la douleur embrouillait mes pensées et tendait mon corps tel un arc de guerre que l'on ploierait complètement.  Et que si jamais ce n'était pas le cas je n'aurais pas manqué de soulager sa conscience en insistant sur le fait que j'étais celui qui avais effectué l'acte mortel et qu'il n'avait pas à se torturer pour quelque chose dont il n'était pas responsable malgré sa participation inconfortable à la mise à mort de la pauvre innocente. Il n'était qu'une victime de plus de mes sombres ennemis. Certes, il n'avait pas de mercure dans les veines et n'avait pas été le malheureux cobaye d'expérimentations contre nature aussi douteuses que douloureuses mais il allait subir un autre type de torture dans les jours à venir. La torture psychologique que toutes les personnes ayant une part d'humanité et une conscience intacte ne manquaient pas de subir après avoir fauché une vie. Pour ma part, les regrets de l'échec à trouver une autre solution ne me hantaient jamais bien longtemps.

Disons qu'ils étaient très puissants sur le moment présent, presque déchirants mais mon formatage de soldat surnaturel associé à  mon expérience criminelle me faisait rapidement rebondir. Il arrive un triste moment dans une vie ou une horreur de plus ou de moins ne change plus grand chose. Un moment ou l'on en a tant vécu ou tant causé que cela devient banal. Mais, Alec n'est pas un monstre lui. Et, je ressens une pointe de peine à l'idée que l'aide qu'il m'a apporté lui coûte bien plus que ce qu'il aurait pu imaginé. Il ne méritait pas cela. Mais alors vraiment pas. Le peu de contact que j'ai eu avec lui m'ont poussé à le cataloguer dans la catégorie des gens biens. Vous savez ces gens qui ont un bon fond et ne rechignent jamais à aider d'autres personnes peu importe la difficulté. Ces personnes là sont sans conteste les plus précieuses de tout ce bas monde parce qu'elles sont capables de se désintéresser pour les autres. Le don du pompier est puissant et dangereux mais pour ce que j'en sais. Il ne l'utilisait que pour faire le bien. C'est allongé sur la table de massage que je tente de rester éveillé pour me concentrer sur ce cher Alec afin de savoir si il va aussi bien qu'il le prétend ou si il va aussi mal que son comportement bien trop nonchalant ne l'indique. Mais, mes dernières forces m'abandonnent rapidement sous le coup de ces efforts de concentration. Lâches et traîtres que ces dernières. Et, je tombe dans un sommeil d'abord agité puis doux et paisible sous les mains expertes. J'avoue qu'il  ne m'en a fallu que bien peu car c'est une auscultation machinale qui m'a fait tombé dans les bras de Morphée. Si j'en avais le temps, j'aurais pu me moquer de moi même et de cette fragilité aussi nouvelle que déplaisante mais je n'ai pas envie de me moquer de moi même en cet instant.

Non, j'ai bien plus envie de m'apitoyer sur mon sort et de m'en vouloir pour le fait de me retrouver dans cette situation depuis de longues semaines maintenant. Si, seulement je n'avais pas été aussi stupide durant ce passage éclair à Los Angeles, si j'avais été plus prudent, sur mes gardes rien de tout cela ne serait arrivé. D'ailleurs, si je n'y étais pas allé du tout je ne souffrirais pas le martyr. Foutue loyauté à toute épreuve. Elle finira par me perdre. Bien sur tout cela est parfaitement ridicule car ce n'est ni ma faute ni celle d'Alessandro si je suis tombé dans une embuscade vicieuse tendue par un renégat bien plus ancien et expérimenté que moi. Si, je devais m'en prendre à quelqu'un. Ce serait plutôt à ma propre espèce et notamment à sa plus puissante institution. L'ordre est censé traquer et abattre ces traîtres. Pourtant, l'un d'entre eux avait réussi à me faire chuter de manière fort habile. Lorsque j'émerge d'un court sommeil sans rêves, je me sens bien mieux et la  souffrance interne a presque disparue grâce à l'effet réparateur du sommeil . Bouté dans les extrêmes limites de mon être là ou elle ne peut qu’être mesquine et inoffensive.

Je me tourne vers Alec avec un léger sourire sur les lèvres. Il est très facile de sourire lorsque l'on est débarrassé d'un poids aussi écrasant que le mien. Cela devient même mécanique je dirais. L'expression sur le visage de mon soigneur efface rapidement cet étirement momentané et mes lèvres reprennent leur position initiale sur mon visage. Je me doute bien qu'Alec a de nombreuses questions maintenant qu'il a découvert de quoi était fait mon monde. Un monde dans un autre, celui des gardiens qui se trouve imbriqué dans le surnaturel mais qui lui est pourtant légèrement étranger. La douleur profita de mon indécision et de mon interrogation  interne quant à ce que pouvais dévoiler ou non au mentaliste pour revenir à l'assaut tel un océan déchaîné. Comme si le fait que je lui avais échappé quelques jours était une erreur qui devait être à tout prix corrigée et que je devais absolument continuer d'agoniser dans les plus brefs délais.


Mon visage se fige en une expression douloureuse et je reporte la tète sur mes avant-bras pour cacher  ma grimace au kiné. Je me contente d'hocher la tète pour confirmer le lien entre les masqués et la chimère à Alec avant de décider de lui dire tout ce qu'il voulait savoir. Premièrement parce que ce dernier me soignait gracieusement bien que payé par mon patron. Et deuxièmement parce qu'en sacrifiant sa conscience en m'aidant à tuer cette chimère, il m'avait peut être sauvé la vie. En tout cas son intervention s'était avéré tout à fait déterminante. Je lui réponds quelques instants plus tard : Oui, ce sont des entités qui tentent de briser les règles élémentaires et naturelles de notre monde. Le monde surnaturel j'entends dans le but d'accomplir un sombre dessein que j'ignore à mon plus grand regret et ma plus grande honte. Je les ai combattu lors de mon arrivée en ville et ai lamentablement échoué à les mettre hors d'état de nuire. Elles sont bien trop puissantes. Je ne pense pas qu'elles s'amusent à briser des vies humaines pour le plaisir de le faire ni même pour créer une armée de créatures plus proches de l'abomination que de la créature surnaturelle. Il y a forcément quelque chose de plus grand derrière cela. Mais, je n'ai pas moindre idée de ce dont il s'agit.

Je secoue la tète de droite à gauche et cesse de combattre la douleur qui me dévore comme une amante non comblée aspirant à l'extase. Pourquoi ? Et bien parce que je me rends compte que cela fait déjà plusieurs mois que je me suis installé en ville et ai entamé ma tache de gardien mais je suis toujours aussi impuissant devant les crimes des trois destructeurs. Le désespoir de l'échec s'abat sur moi et je ferme les yeux. Mes yeux s'ouvrent brusquement lorsqu' Alec évoque le mercure. J' hausse les épaules lorsqu'il me demande pourquoi le mercure et pas une autre substance chimique.  J'écoute le mentaliste me faire part de ces difficultés à utiliser ses pouvoirs en présence du liquide argenté. Je lui réponds d'une voix éraillée par la douleur : Ce qui te rends très vulnérable à ce genre de créatures qui ont visiblement des attributs très proches de ceux des surnaturels normaux. Tu vas devoir faire attention à toi Alec. Je ne comprends pas comment celle ci a pu survivre. Toute les chimères que j'ai trouvé sur ma route de gardien dans la ville étaient plus mortes que vivantes et ont passées l'arme à gauche dans la foulée.  J'imagine que les masqués sont proches de la réussite ce qui est tu t'en doutes, une très mauvaise chose.
Les mains de mon guérisseur se mettent en œuvre sur mon corps endolori dans une complainte harmonieuse de soin.

Alec était un expert dans son domaine et cela se sentait dans ses gestes doux, précis et efficaces. La douleur était refoulée sans état d’âme. La bataille était perdue d'avance pour cette ennemie invisible et implacable car le mentaliste bienveillant l'était tout autant. Et fort d'une expérience de vétéran soigneur, il ne laissait aucune chance à l'adversaire qui s'évacuait lentement mais sûrement. Les doigts du pompier dansait le long de mon dos, travaillant les points de douleur , attaquant les bastions de résistance avec habilité. Les mains alternaient les caresses et les postures plus fermes dans un massage franchement divin. Un soupir d'aise s'échappe de mes lèvres tandis que le mentaliste s'affaire à son œuvre bienfaitrice que dis je salvatrice. Le massage traditionnel ne tarda pas à être suivi de l'influence surnaturelle du pompier. Et, mes muscles se détendirent lentement mais sûrement tandis que la vague de bien être se fond en moi par vagues successives. Comme une mer venant se briser contre une autre dans une lutte de courants opposés. Mon visage se décrispe complètement tandis qu'une goutte de sueur perle le long de mon cou. Alec reprend finalement la parole alors que je commence à me sentir bien mieux. Je lui réponds : Oui, c'est mon rôle de combattre ceux qui veulent modifier ou briser l'équilibre de quelque manière que ce soit. Et, oui, je fais passer les âmes surnaturelles de l'autre coté. Je leur apporte la paix finale qu'elles méritent avant de les guider jusqu'aux nimbes. Je ne peux pas vraiment t'apporter d'éclaircissement sur l'autre coté. Je ne suis pas encore en état d'y aller.

Un léger sourire étire mes lèvres. Encore heureux que je ne sois pas encore en état d'y aller. Ma vie a bien des défauts mais je l'apprécie trop pour la perdre. Vraiment Arès ? Ce n'était pas vraiment le cas, il y a quelques semaines. Ni quand tu as essayé de te suicider. Je fais taire la voix désagréable de la conscience et reporte mon attention sur la discussion. Je reprends alors la parole : Il existe des entités mauvaises qui peuvent attaquer les âmes à la mort du corps physique. Mon espèce les empêche de faire leur œuvre. Oui, l'autre coté est bien réel. Tu peux me croire. Je comprends que tu sois sceptique car je n'y suis pas vraiment allé. Mais à chaque rituel du passage, mon âme elle même est enveloppée dans quelque chose d'étranger à ce monde, quelque chose de pur et d'agréable. Alors, non je n'ai aucun doute quant à l'existence de l'autre coté. Mais, je suppose qu'un ancien saurait t'en dire bien plus que moi.

Les mains d'Alec reprennent leur travail sur mon corps désormais purgé de toute trace de souffrance. Je décide d'interroger Alec sur son conflit avec le mercure car cela pourrait peut être m'aider à comprendre certaines choses. Mais, il reste succin sur le liquide argenté. Alec étant mi surnaturel mi humain à mon goût. C'est normal que le mercure lui soit néfaste puisque c'est une substance chimique dangereuse pour l'homme. Je décide finalement de l'interroger sur sa présence à Beacon Hills. A t' il été attiré ici comme n'importe quelle créature surnaturelle ou est il venu pour d'autres raisons, disons plus humaines ? Intrigué par sa réponse au sujet de la fuite, je me permets d'insister à ce sujet mais le mentaliste reste évasif dans un premier temps avant de finalement m'en révéler plus. J'écarquille les yeux de surprise et me retourne avant de m’asseoir en face d'Alec. Son visage exprime la douleur de souvenirs que je devine atroce et je laisse un court silence s'installer avant de lui dire : Merci pour ta confiance Alec. Je sais bien que cela ne doit pas être facile de me parler de cela. Après tout, nous nous connaissons à peine. Mais tu me fais suffisamment confiance pour me faire part de ce passé trouble. Je peux te jurer que tu peux me faire confiance et que je ne  te trahirais pas. Et, je te fais la promesse d’être à tes cotés si tu le souhaites le jour ou ils te retrouveront. S'ils te retrouvent. Et je pourrais peut être...  

Je ne termine pas ma phrase pour ne pas trop en dévoiler sur ma nature professionnelle cette fois ci. Mais, si je protège Alec de ses démons du passé dans le futur ce sera par amitié. Je reprends rapidement la parole pour ne pas lui laisser le temps de s’appesantir sur ce passé douloureux. Est ce que je pourrais avoir un autre verre ? Et merci pour ce que tu viens de faire pour moi.
Constatant l'expression d'Alec, je reprends dans la foulée : Que tu le croies ou non, ce qui s'est passé aujourd'hui n'est nullement ta faute ni même la mienne. Nous n'y pouvions strictement rien. Ce n'est pas nous qui avons transformé cette gamine en monstre assoiffé de sang. Tout ce que j'ai fait c'est l’arrêter pour qu'elle ne prenne pas de vies innocentes. Tu n'as rien à te reprocher mon ami.  
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MessageSujet: Re: Mercure au chrome (feat Ares)   Ven 12 Aoû - 8:47




Mercure au Chrome




Il y avait comme quelque chose d’injuste dans ce qui se passait tantôt. L’ostéopathe exerçait son métier, mais, paradoxalement, avait l’impression d’être un patient. Il se confiait, il lâchait des informations qu’il s’était pourtant juré de ne révéler à personne, même si, objectivement, il n’en disait au final pas suffisamment pour se compromettre. Mais bien plus qu’à quiconque, excepté son journal intime, qu’il avait, il ne savait pas vraiment pourquoi, recommencer à tenir.

Dans sa carrière, certes courte pour l’instant, d’ostéopathe, il avait eu à gérer bon nombre de douleurs. Il est rassurant pour le patient de lui dire que chaque douleur est unique, qu’il est unique, et que, de fait, il a toute l’attention du praticien. En vérité, les douleurs ne sont pas uniques du tout, elles ont des causalités, des centres opérationnels et des modes opératoires bien connu d’Alec. Mais avec Arès, tout était différent. Le mal qui le rongeait avait des origines surnaturelles, et le pompier volontaire se trouvait dépourvu de ne pouvoir agir en profondeur, jusqu’à éradiquer définitivement ce mal être. Il pouvait, en revanche, traiter les symptômes, et il s’était juré de le faire aussi souvent que nécessaire pour Arès, même s’il commençait à comprendre qu’au-delà de sa nature surnaturelle, il y avait fort à parier qu’il trempait dans des histoires plus que louches, tout comme Alessandro, d’ailleurs. Il avait suffisamment côtoyé, malgré lui, le milieu mafieux pour reconnaitre certaines caractéristiques. Il ne pouvait en être sûr, c’était plutôt comme une surimpression de peinture vivace, couleur sang, sur un paysage mental en aquarelle.

L’image de la jeune femme qu’il avait, de fait, fait passer de vie à trépas, lui revenait en tête. Ce n’était pas sa première victime, loin de là. Mais c’était la première fois qu’il avait volontairement, consciemment, choisis d’utiliser son pouvoir pour mettre fin à une vie. Une vie de souffrance, certes, mais une vie quand même. Alors ses mains qui ne tremblaient d’ordinaire jamais hésitaient à présent, et il devait user de toute sa concentration pour rester professionnel, les muscles d’Ares sous la pulpe de ses doigts. Il traquait sans pitié la moindre once de douleur, comme pour se racheter de son acte précédent.

Plus troublant encore était l’image d’Ares en train de faire passer l’âme ou son équivalent de la jeune femme dans un ailleurs dont il ne voulait, au final, rien savoir. Chacun avait son rôle à jouer icit, et celui d’Ares était simplement plus complexe, plus important, plus impactant, sans doute, que tout ce qu’il aurait lui-même à faire avant de passer l’arme à gauche.

De nouveau lui vint l’idée séduisante, o combien dangereuse, qu’il pourrait repousser sinon la vieillesse elle-même, du moins ses symptômes. Deviendrait-il alors, s’il se laissait aller à de telles envies, tel Dorian Gray, ne vieillissant plus, toujours jeune, en pleine santé, jamais véritablement blessé, mais de moins en moins humain ? Sans plus aucun sentiment pour rester ce qui fais de tout un chacun un être vivant, au sens pur du terme ? Avec ses défauts, ses imperfections, cette peur viscérale et peut être salutaire de vieillir, et donc cette urgence de devoir profiter de la vie avant qu’elle ne nous échappe ?

Le corps puissant et endormis d’ares semblait enfin apaisé, pour un temps. Alec se contenta de l’observer, désireux, pour une fois encore, pouvoir lire dans ses pensées, dans ses rêves. Il s’était déjà fait cette réflexion, plusieurs fois, se disant qu’il aurait préféré être une sorte de télépathe plutôt que ce qu’il était, une poupée vaudou vivante, faute de meilleure définition. Mais alors, aurait-ce été vraiment mieux ? Le fait de pouvoir voler les pensées des autres, en toute impunité, voir même d’imposer ses propres pensées, la tentation devait être bien grande. Le regard de l’ostéopathe glissait le long des jambes, du bassin, du torse, des épaules et enfin du visage d’Ares, le trouvant magnifique et touchant, et guettant une douleur insidieuse à punir.

Elle était encore la, tapie dans les méandres du corps au couleurs sucrées, mais elle n’osait pas vraiment se montrer au grand jour, ayant sans doute reconnu un adversaire redoutable en Alec. Quand Arès lui confirma que les personnages masqués étaient bel et bien liés à ce qu’avait pu être sa victime, sa conviction et son assurance vacilla sur les piliers de sa détermination.

« Oui, ce sont des entités qui tentent de briser les règles élémentaires et naturelles de notre monde. Le monde surnaturel j'entends dans le but d'accomplir un sombre dessein que j'ignore à mon plus grand regret et ma plus grande honte. Je les ai combattus lors de mon arrivée en ville et ai lamentablement échoué à les mettre hors d'état de nuire. Elles sont bien trop puissantes. Je ne pense pas qu'elles s'amusent à briser des vies humaines pour le plaisir de le faire ni même pour créer une armée de créatures plus proches de l'abomination que de la créature surnaturelle. Il y a forcément quelque chose de plus grand derrière cela. Mais, je n'ai pas moindre idée de ce dont il s'agit. »


Les sourcils d’Alec semblaient vouloir se faire la cour, donnant à son visage une expression soucieuse, alors qu’il tentait de comprendre les implications d’une telle révélation.
Quand Arès lui précisa, de plus, qu’ils étaient sans doute en train d’atteindre leur but, vu la relative longévité de leur dernière création, Alec se sentit soudain totalement oppressé.

« Le fait que ce ne soit pas gratuit, ni même le but en soit, de créer ces choses, est encore plus angoissant que de savoir qu’ils existent. Si même une personne comme toi n’a pas pu les vaincre, comment y arriver ? Sont-ils physiques ? ont-ils une existence tangible sur ce monde ? Penses-tu que je pourrais les atteindre, leur transmettant tout ce qu’ils pourraient m’envoyer ? ». Au moment où il disait ça, Alec fit la grimace.

« Non… Le mercure… Ils sauraient très vite comment embrouiller mon pouvoir. Je serais aussi dangereux qu’un chaton qui vient de naitre. »

Les explications suivantes d’Ares le laissèrent encore plus perplexe, mais pour d’autre raisons. Il croyait à cet au-delà, et un au-delà paisible avait de quoi faire réfléchir. Arès parlait d’anciens, d’être plus puissants ou plus sages ou les deux, que lui. Et d’un apaisement, d’une plénitude. Si vraiment tout cela existait, ne serait-ce pas plus gratifiant que de repousser la vieillesse et la mort et devenir une coquille vide ?
Ses propres révélations eurent un écho positif de la part d’Ares.

« Merci pour ta confiance Alec. Je sais bien que cela ne doit pas être facile de me parler de cela. Après tout, nous nous connaissons à peine. Mais tu me fais suffisamment confiance pour me faire part de ce passé trouble. Je peux te jurer que tu peux me faire confiance et que je ne te trahirais pas. Et, je te fais la promesse d’être à tes cotés si tu le souhaites le jour ou ils te retrouveront. S'ils te retrouvent. Et je pourrais peut-être... »

Alec aida son patient à se relever, et s’assis à côté de lui, de façon bien peu protocolaire.
« Je ne sais pas… Je me fais peur moi-même, tu sais… Je ne sais pas si c’est réellement possible, mais je crois pouvoir éloigner la vieillesse et la mort, mais j’ai tellement peur de devenir une chose pire que celle que nous avons affrontés. Ne vaudrait-il pas mieux, un jour, qu’au détour d’une rue ou d’une ruelle, ce soit finit, ne me laissant pas le temps de devenir cette chose ? Je crois vraiment pouvoir le faire, tu sais… Voir les gens vieillir autour de moi, puis mourir… Et voir mon cœur se dessécher, petit à petit… »

Ce n’était pas la première fois que ses pensées empruntaient ce chemin.
Mais la demande d’Ares vint à point nommé. Le pompier alla donc chercher deux verres, un pour Arès et un pour lui, avant de le vider avec entrain. Percevant sans doute son trouble, son patient devint son soignant en lui disant des choses rassurantes.

« C’est gentil. Mais comme pour le reste, je peux me débarrasser de cette douleur culpabilisante. C’est bien ce qui me fait peur. C’est si facile de ne plus rien ressentir. Et je sais qu’il faut parfois souffrir, être triste, avoir peur, pour être humain. Mais être humain, c’est aussi ne plus vouloir de tout ça. La seule différence entre les autres et moi, c’est que j’ai les moyens d’assouvir cette soif d’apaisement qui reste hors de portée des autres. C’est une lutte presque permanente que de ne pas céder à cette facilité. »

Bien qu’il préférait de loin Arès en sous-vêtements, il apprécia de le voir se rhabiller, visiblement débarrassé de ses douleurs.
« Ça te dirait d’aller courir ? Pour se débarrasser de cette empreinte qui reste encore sur nous deux ? Je dois faire mon entrainement quotidien de toute façon Ou d’aller boire un verre ? où. Ce que tu veux ? Et ensuite on pourrait aller gâcher tout ça dans un bon restau, j’en connais un, c’est une tuerie !»
Alec tiqua avec ce dernier lapsus.



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MessageSujet: Re: Mercure au chrome (feat Ares)   Mar 16 Aoû - 18:27

Mercure au chrome



ft. Alec

Un tas de mots
pensées en italique
dialogue en gras

Alec m'aida gracieusement à me relever car malgré les soins tout récents j'avais malheureusement encore quelques restes de désorientation et de difficultés à me mouvoir en raison de la douleur émanant du puits de souffrance localisé quelque part en moi, à quelques pas de mon âme la rongeant tel un chien s'acharnant sur un os. Cela n'allait pas durer bien évidemment, les soins très efficaces de l'ostéopathe mentaliste ayant une nouvelle fois réussi à faire battre en retraite l'ennemi insidieux que je me coltinais, tapi dans les tréfonds de mon être désireux de me faire agoniser le plus longtemps et le plus durement possible. C'était tout ce que le talent du pompier pouvait faire pour moi. Repousser la souffrance fiévreuse dans les recoins de mon corps derrière une barrière de plénitude qu'il avait minutieusement bâti avec patience pour me préserver de cette part de moi même dont le plus grand plaisir semblait être de me déchirer les entrailles de l'intérieur. Puis, il s'assit nonchalamment à coté de moi. Tout protocole ou rigueur professionnelle désormais balayé derrière l'intimité d'une relation amicale naissante. Ce dernier me répondit ensuite.

Mes yeux s'écarquillèrent sous l'effet de cette révélation. Je savais ou plutôt avais rapidement compris de part ma nature de gardien que les pouvoirs d'Alec avaient tant à la fois quelque chose de profondément différent de ceux des surnaturels ordinaires et donc par la même d'étrange et  d'un autre coté une puissance insoupçonnable. Raison pour laquelle j'avais ressenti une certaine peur la première fois qu'il m'avait fait part de ses capacités hors du commun dans l'enceinte du loft, ma forteresse de solitude et de dépression depuis le retour de Los Angeles. Car j'étais alors très affaibli et que je ne voyais pas vraiment comment lutter face à un adversaire pareil dans des circonstances pareilles. Les gardiens sont censés se positionner au dessus des querelles à priori futiles des autres espèces surnaturelles quelles qu'elles soient. Mais, il arrivait parfois que notre intervention soit nécessaire.  Les jugements créent de la rancœur et d'autres sentiments tout aussi peu reluisants. J'ai eu peur. Un sentiment qui m'était devenu étranger depuis bien longtemps, remis au goût du jour par l'érosion de mon être perpétrée par les effets de la chute. Quelle ironie pour une créature surnaturelle si intimement liée à la mort.

Au final, si c'est la peur de la mort qui constitue la base de l'instinct de survie j'imagine que celui de mon espèce est complètement déréglé. Mais, j'ai vite catalogué Alec dans la catégorie des personnes intrinsèquement lumineuses. Nous avons tous un passé. Aussi sombre puisse s’il être ce n'est pas lui qui nous définit. Se laisser définir par son passé c'est accepter de se faire coller une étiquette dans le dos. Ce qui nous définit ce sont bel et bien nos actions présentes et futures. Il est toujours possible de changer. Je sentais une certaine lassitude et amertume dans les propos du mentaliste signe que ses pensées étaient familières de ce genre d'interrogation.  Je prends le temps de réfléchir quelques instants avant de lui répondre : Je vois ce que tu veux dire. Posséder toutes ces capacités peut nous déconnecter de la réalité et nous faire oublier que malgré tout cela nous restons des mortels. Je te comprends cela doit être tentant de repousser les limites. Le rêve d'éternité hante toutes cultures humaines depuis toujours et toi tu as virtuellement le moyen de le caresser du bout des doigts. Ta peur est justifiée. Nous nous perdons dans la recherche du pouvoir, pouvons y laisser bien des choses infiniment plus précieuses et tout cela pourquoi. Pour des motivations souvent bien futiles. Alors, je n'imagine même pas ce que la recherche dont tu me parles peut coûter. Personnellement, je te conseillerais d'oublier cette idée. D'une part parce qu'en tant que serviteur de la faucheuse, je peux t'affirmer que la tromper est une très très mauvaise idée et d'autre part parce que pour ma part je préférerais quitter ce monde avant ou en même temps que mes proches car la vie sans les raisons nous poussant à l’apprécier manque indubitablement de saveur.    

Et sur ce dernier point, je sais parfaitement de quoi je parle ayant perdu mes cousins, mes amis de l'orphelinat. Mon histoire fait que j'ai très vite tendance à voir le monde comme un endroit sombre, froid et désagréable mais avec les bonnes personnes autour de nous cette vision s'efface très vite pour laisser place une bien plus joyeuse et colorée. Je décide de balayer la lourdeur dans l'atmosphère et l'ambiance pesante par le meilleur moyen qui soit. Un verre d'alcool fort bien évidemment. Vous vous attendiez à autre chose ? Alec alla chercher deux verres et une bouteille qu'il remplit avant de m'en tendre un. Je prends mon temps pour me siffler mon propre verre tandis que le soignant avale le sien avec entrain.

Les rôles s'inversent et de soigné je passe à soigneur lorsque l'idée que le pompier essaie de me ménager en me cachant que son propre état n'est pas si bon que cela en raison des événements tragiques ayant eu lieu un peu plus tôt. Je termine mon verre avant de tenter de l'apaiser par mes mots. Le résultat n'est pas concluant c'est le moins que l'on puisse dire alors je pose ma main sur l'épaule d'Alec avant de répondre : Ce sont toutes ces choses désagréables qui constituent notre humanité. Je suis partagé entre une certaine envie par rapport à la possibilité que tes dons te procurent et le contraire même de l'envie car ce sont les épreuves et les douleurs qui nous renforcent et nous font avancer. Si tout était facile rien n'aurait plus vraiment d’intérêt tu ne crois pas. En tout cas, je suis persuadé que tu ne céderas pas à la tentation. Tu es quelqu'un de très courageux Alec.


Nos regards se croisent et je retire ma main de son épaule avant de me relever pour me rhabiller. Je  me rhabille rapidement, les effets de la chute s'étant dissipés depuis de longues minutes maintenant. Je me tourne vers le mentaliste et laisse mon sourcil droit se dresser en hauteur en entendant le terme tuerie sortir de sa bouche. Ce terme de vocabulaire pouvant fort bien définir certains pans de mon activité professionnelle. Mais, ce n'est pas ça qui m'étonne mais plutôt le fait que l'état émotionnel récent du mentaliste ne semblait pas présager utilisation d'un tel mot. Mon sourcil retrouve sa place initiale et je laisse un sourire se dessiner sur mes lèvres avant de lui répondre. C'est une excellente idée. Je suis partant pour le footing, le verre et même le restaurant. Par contre, je vais passer par le loft si cela ne te dérange pas. Tu n'as qu'à venir au loft quand tu seras toi même près. Nous partirons de là et nous pourrons nous changer là bas pour le reste de la soirée.
Je ne me voyais pas vraiment aller manger dans un restau en jogging et couvert de transpiration. Alec accepte et je quitte donc le cabinet avec mon casque de moto sous le bras. Je l'enfile une fois dehors et constate avec soulagement que le cadavre a disparu. Je vais récupérer la moto et file au loft pour enfiler une tenue de sport.



Une demi heure plus tard, Alec arrive et dépose des affaires chez moi. J'imagine que lui aussi n'a pas prévu de passer la soirée dans un jogging sentant la sueur. Nous nous élançons cote à cote vers la foret de Beacon Hills. Je cours à un rythme soutenu mais pas excessif pour que le mentaliste puisse me suivre. Je sais qu'il est pompier et a un beau physique mais j'ai des facilités du à ma nature. J'ai besoin de me défouler et d'évacuer toutes les émotions néfastes liées aux événements de la journée afin que la douleur ne dispose pas d'un terreau royal pour sa prochaine offensive. Je tourne la tète vers le pompier et lui adresse un sourire. Parfois la joie ne se cache pas plus loin que sur le bitume d'une route en compagnie d'une personne agréable à vivre. Quand on est orphelin, on apprend vite à savourer ces moments de joie simple. Je lui lance comme un défi : Alors, le pompier on lambine ?
Puéril mais la sauce prend et la détermination traverse les traits d'Alec qui accélère l'allure. Et puis, la discussion est limitée lors d'un entraînement. Nous aurons tout le temps de faire plus ample connaissance plus tard. La vitesse augmente rapidement et je savoure la sensation retrouvée de mes muscles travaillant en harmonie sans entrave douloureuse.  




Why do we fall sweetheart ? To learn everytime.


Dernière édition par Arès Kye Coleman le Lun 29 Aoû - 0:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Mercure au chrome (feat Ares)   Sam 27 Aoû - 7:22




Mercure au Chrome




Alec repensait à ce qu’il avait révélé à Arès. Révéler était ben le bon mot, et pourtant il n’avait pas la sensation habituellement associée à cette idée de révélation. Effectivement, comme à chaque fois qu’il pensait à ça, il se sentait mal à l’idée qu’il aurait pu, si vraiment il le voulait, faire disparaitre toute trace de douleur, de culpabilité. Mais comme il l’aime, sa culpabilité chérie… Parfois, en rêve, il se voyait tel qu’il pourrait devenir. Sans peur, sans crainte, sans plus rien d’humain, aussi. Ça fittait tout simplement pas avec ce qu’il espérait encore être son moi profond. Un humain, tout simplement, même si ce n’était pas un humain ordinaire.

Et que penser d’Arès dans ce cas ? Bien entendu, ses capacités à lui étaient encore plus hors normes, mais la responsabilité qui allait avec dépassait de bien loin les problèmes éthiques qui s’offraient au pompier comme une amante soumise, mais retors…
« Je vois ce que tu veux dire. Posséder toutes ces capacités peut nous déconnecter de la réalité et nous faire oublier que malgré tout cela nous restons des mortels. Je te comprends cela doit être tentant de repousser les limites. »

Arès l’avait interpellé, au milieu de son tourment mental. La suite de ses paroles continua d’aller dans ce sens, pour réconforter Alec. Quitter ce monde en même temps que ses proches. Voilà une idée séduisante, et à cette heure, il aurait aimé pouvoir s’y accrocher. Mais la vérité c’est que, justement sans doute à cause de sa peur, il n’y avait aucun proche avec lequel il se voyait quitter ce monde. Un monde de solitude pour lui. Ses relations étaient essentiellement des collègues de travail, des patients. Bien sûr, tout ce petit monde ne tarissait pas d’éloges sur lui, à quelques exceptions près. Mais aucun proche… Voila pourquoi, aussi quétaine que ça puisse être, il se confiait de nouveau à son journal intime, qui lui semblait être ce qui se rapprochait le plus d’un proche.
Retour au présent. Du moins un présent un peu moins sombre.

A la proposition de footing pi de restau d’Alec, Arès semblait bien enclin à répondre positivement. Soit. C’est exactement ce dont avait besoin l’ostéopathe, se défouler, repousser les questions dans le puit dans lequel il les jetait habituellement. Elles finissaient toujours par remonter, s’accrochant avec leurs griffes de regret aux parois pleines d’aspérité de son puit d’incertitude. L’eau qu’il y puisait avait le goût salé des larmes, mais diable ! On était au 21ème siècle, il avait l’eau courante, qui s’encombrerait d’un puit pour étancher sa soif ?

Laissant Ares rejoindre son loft et revêtir une tenue plus appropriée, c’est avec un sourcil jouant à l’équilibriste sur des plis soucieux qu’Alec préparait son propre sac. Il avait revêtu son jogging de pompier et un t-shirt un peu moins protocolaire, en V. Il faisait habituellement son petit effet lorsqu’il croisait passant et passantes, ce qui lui décrochait un sourire. Vanité, une ben belle compagne pour masquer son incertitude. Dans son sac, des vêtements de rechange, une tenue un peu plus digne d’un restaurant. Il se rappelait le loft d’Ares et le standing qui allait avec. Hors de question de lui faire honte, même si pour sa part, il était loin de pouvoir se payer un tel loft. Avec le temps, cela changerait. Même si il exerçait ce métier pour d’autres raisons, ostéopathe payait bien. Avec le temps… En avait-il seulement avant que ses vieux démons lui susurrent de nouveau à l’oreille ? Combien de temps pouvait-il se cacher à Beacon Hills, prétendant être une personne sans dette, sans passé dangereux ?

Mais bien vite, alors que le pompier et le gardien s’élancent à petites foulées en direction de la forêt, Alec renoue avec le plaisir simple de courir, et de sentir le feu dans ses muscles. Un feu qu’il ne souhaite pas éteindre, cette fois ci, et encore moins combattre.

"Alors, le pompier on lambine ?"

Relevant la tête, surpris, un large sourire illumina soudain le visage du pompier en question. Un sourire avec les dents du bonheur, comme on l’appelle. Et, ma foi, le bonheur était effectivement de la partie, pulsant sous les semelles de caoutchouc du pompier, qui accéléra le rythme, en répondant.
« Oh, je pensais juste te ménager, après tout tu es malade ». Un clin d’œil démentit ce petit affront. Alec savait parfaitement que la condition particulière d’Ares lui permettrait de le battre à plat de couture.. A moins bien sur de tricher un peu.

Mais pour le moment, ce n’était pas le temps de la triche. Alec accéléra donc, prouvant sa condition physique optimale. Il connaissait son corps par cœur, savait comment ne pas se faire mal, et comment repousser ses limites. Et lorsqu’il les aurait atteint, il savait ensuite comment les annihiler purement et simplement, offrant la fatigue, la douleur et les micro blessures musculaires à l’asphalte, au béton, à la pierre… Il se refusait, en général, à transmettre à la matière vivante. Bois, terre, plantes, animaux… C’était comme un blasphème pour lui. Mais pour le moment, seul la chaleur bienfaitrice du feu de l’entrainement se propageait dans ses muscles, et Ares fut visiblement satisfait d’avoir un partenaire de course à la hauteur.

Profitant d’un halte afin de reprendre son souffle, Alec, en sueur, observa de nouveau le gardien. Il se cachait sous ce physique avenant quelqu’un de ben complexe également.
« tu t’entraines toujours seul ? ça te dirait de le faire avec moi dorénavant ? Et… Si tu dois dépasser les limites humaines, saches que je pourrais suivre également… » Alec ne pourrait jamais être aussi fort qu’Ares, ni aussi rapide. Mais il pourrait endurer ce que nul autre ne pourrait. Il pourrait pousser sa force et sa rapidité dans les limites humaines, ne craignant pas de se blesser. Ares sembla le comprendre. Et peut-être comprendre le danger que représentait cette facilité, à laquelle le pompier n’avait pour le moment pas cédé lors de leur course.

« tu as toujours été.. tu sais quoi ? Ou tu l’es devenu d’une façon fortuite ? Pour ma part, je crois que ça a toujours été en moi, mais ça s’est révélé par un accident ».

Peut-être pour soulager sa conscience, peut-être pour gagner la confiance d’Ares, Alec raconta donc comment son pouvoir était apparu. Et la douleur charriait des glaçons d’amertume le long des nerfs d’Alec, le long des mots d’Alec, et les phrases glaciales ne fondaient pas au soleil de la révélation.

Ainsi, il revécu le moment où il tomba de son numéro de cirque, ou tous ses os se brisèrent et ou Jerry, qui était peut être amoureux de lui, devint le réceptacle de son état, de sa mort. C’en était trop pour le pompier qui s’écroula contre le tronc d’un arbre, essuyant rageusement une larme enfin décidée à sortir…


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MessageSujet: Re: Mercure au chrome (feat Ares)   Lun 29 Aoû - 0:40

Mercure au chrome



ft. Alec

Un tas de mots
pensées en italique
dialogue en gras

Je savoure la sensation divine du vent sur mon visage tandis que mes foulées se font de plus en plus amples. La brise fouette mon crane rasé à ras à l'exception de la modeste iroquoise trônant à son sommet. Tout le monde affiche les choses le rendant fier à sa propre façon, une façon lui permettant de se différencier de la masse grouillante que nous sommes. Je suis personnellement fier de mes racines amérindiennes et heureux de faire partie dans une moindre mesure de l'un de ses fiers peuples ayant vécu en harmonie avec les éléments et la nature durant si longtemps avant l'arrivée des colons du vieux continent. Un de ces peuples ayant respecté la terre et l'ayant vénéré. L'un de ces peuples fiers, féroces mais également sages qui ont pour la plupart disparus. Comme si le monde moderne ne pouvait pas supporter cette sagesse ancestrale et voulait à tout prix embrigader l’être humain dans une vision mécanique et aseptisée de la vie. J'ai entendu quelque part, je ne me rappelle plus exactement ou-peut être à un rassemblement de deatheaters – que l'homme ne savait plus vivre. Qu'il avait gagné énormément de choses au cours des derniers siècles mais qu'il avait perdu bien plus en chemin. Je ne sais pas pourquoi cela me revient maintenant mais quoi qu'il en soit cette parole ayant probablement émané de la bouche d'un gardien à la fumée d'âge vénérable m'était resté tout ce temps. Mais revenons en à ma maigre attraction capillaire constituée en tout et pour tout d'une bande de cheveux bruns couvrant le milieu de mon crane et à son appellation la plus courante.

L'iroquoise du nom de la tribu qui arborait cette coiffure. Mes origines ne  sont probablement pas liée à ce peuple en particulier mais c'est la seule coiffure traditionnelle que je pouvais me permettre d'arborer vu mon héritage capillaire. J'aurais pu essayer d'y ajouter des plumes mais contrairement à ce cher Alessandro qui aime sur jouer de son coté rital, je préfère faire dans le sobre. Pas que l'éclatant du sicilien soit gênant. Bien au contraire, cela lui sied à merveille. Mais, les plumes ne m'iraient pas vraiment je pense. Je connais quelqu'un à qui cela va à ravir bien qu'elle n'ait pas une goutte de sang amérindien dans les veines. Aza s'était accroché des plumes aux tresses à une autre époque. Cela lui allait divinement bien. Elle était encore plus sensuelle en Pocahontas valkyrie surnaturelle mais je m'éloigne un peu trop du sujet. Je ferme les yeux quelques instants me fiant à la puissance de mes autres sens surnaturels pour ne pas dévier de ma trajectoire de course et laisse les effluves, sons et autres propriétés de la foret environnante m'imprégner dans une explosion de sensations. Mes muscles tendus se relâchent instantanément et la tension accumulée dans cette journée à la fois routinière et atypique me quitte. Le paradis sur terre n'est ni un lieu ni une chose particulière. C'est à mes yeux une sensation qu'il faut s’atteler à rendre la plus longue possible. Tout en savourant à sa juste valeur ma guérison provisoire Mes yeux s'ouvrent de nouveau et je tourne la tète vers Alec pour lui adresser un sourire chaleureux.

 Le genre de sourire que je réserve à un nombre limité de personnes dans un nombre limité de moments. Je lui dois tellement. Je sais bien que mes soins lui rapportent de l'argent là n'est pas la question.  Je n'ai pas rencontré énormément de personne comme celle là. Des personnes sur lesquelles vous savez que vous pouvez compter naturellement sans même vraiment comprendre pourquoi ni même à fortiori chercher à comprendre pourquoi. Cela fait bizarre pour un individu comme moi mais c'est néanmoins plutôt agréable de savoir que ce genre de personne existe. Je ralentis l'allure pour envoyer une pique amicale au pompier. Alec relève la tète un air surpris sur le visage avant qu'un large sourire de joie illumine les traits de l'ostéopathe. Mon propre sourire ne tarde pas à s'élargir à son tour comme s'il voulait se faire le miroir de celui du mentaliste. Sa réplique  particulièrement pertinente m'arrache un petit rire et acquiesce d'un simple hochement de tète. Un point pour toi.  Un clin d’œil vint clore ce duel de provocations amicales. Le pompier accélère l'allure, me faisant par la même une démonstration royale de sa forme physique plus qu'avantageuse. Me rappelant finalement qu'Alec pouvait se débarrasser de ces blessures en les transmettant à son environnement. Je comprends qu'il pourrait aisément être aussi rapide que moi grâce à ses aptitudes. Un autre sourire se fiche sur mes traits à l'idée d'avoir un partenaire d’entraînement aussi endurant que moi.  Courir seul n'a rien de  bien joyeux bien que cela procure les mêmes bienfaits que  lors d'une course à plusieurs. Je n'ai par ailleurs rien contre la solitude d'un entraînement. Être seul a d'autres avantages. La solitude permet de se focaliser, de réfléchir à certaines choses, de se recentrer.

Néanmoins, les deux possibilités avaient leurs avantages. Je ne cracherais pourtant pas sur le fait de réitérer l'expérience en la compagnie d'Alec. Nous ralentissons finalement l'allure de concert. Je jette un coup d’œil au mentaliste et me fais la réflexion qu'il doit plaire à pas mal de monde. Il n'y a pas que sa forme physique qui soit avantageuse. Laissant Alec reprendre son souffle, je prends le temps de m'étirer les bras, les jambes et le bassin pour ne pas abîmer mes muscles quand bien même mes capacités régénératives les répareraient. C'est le pompier qui décide de briser le silence relatif des lieux. J'écoute Alec avec attention avant de lui répondre : Oui, je m’entraîne seul à Beacon Hills. Lorsque je vais voir le clan, je m’entraîne avec eux. Les Deatheaters font énormément de choses ensemble. C'est avec un grand plaisir que j'accepte ta proposition. Effectivement, tu pourras aisément tenir mon rythme. Mais même sans tes capacités, tu fais un partenaire d’entraînement  plus qu'à la hauteur.

Alec reprend ensuite la parole avec une autre question révélation et je l'écoute avec une curiosité non feinte, ayant toujours été curieux de nature et trouvant sa nature surnaturelle qui m'était jusqu'alors inconnue proprement fascinante. Je lui réponds : Je ne suis pas né gardien à la fumée. J'ai été transformé le jour de mon seizième anniversaire par la fille de la chef du clan auquel j'appartiens depuis. Ma créatrice s'appelle Azalea  et nous nous sommes liés.  J'ai été transformé par morsure puis renaissance. Cela fait un mal de chien comme si un corps étranger essayait de s'installer sous ta peau. Tout le monde ne survit pas à la transformation. Mon espèce étant  bien moins nombreuse qu'avant a recours à ce moyen de création une fois de temps en temps pour maintenir un certain seuil de gardiens.


Mais alors que je pensais que nous en avions finit avec cette première séance de question réponse nous rapprochant en brisant la distance entre nous, Alec se confie à moi. Se confier est le terme adéquat. Car tout dans l'attitude présente du pompier aux multiples casquettes souligne l'intimité de ce moment. J'écoute donc l'histoire du pompier avec attention et sollicitude, un regard bienveillant rivé sur mon soigneur et vraisemblablement ami.  Je sens peu à peu que le passé  d'Alec est bien plus pesant que ce qu'il veut bien dire en observant son expression faciale.  Au fur et à mesure du récit, je comprends que le pompier a finalement décidé de tout me raconter et gagne par la même ma confiance. Je compatis à la tragédie ayant marqué l'aube de son existence surnaturelle. Alec s'écroule finalement contre un arbre et laisse les larmes couler le long de ses joues. Le mentaliste  balaie rageusement les larmes de tristesse maculant ses joues. Je m'approche de lui en silence et passe un bras autour de son épaule pour l'aider à se relever. Le capital sympathie déjà élevé que je lui porte augmente encore un peu plus après ses révélations. Mon amitié ira plus facilement à quelqu'un ayant vécu l'enfer ou morflé pendant sa vie. Question de ressemblance j'imagine. Je prends ensuite la parole : Je suis désolé pour toi Alec. Sincèrement désolé.  Je ne vois pas ce que je pourrais te dire de plus mon ami. Je pourrais essayer de te baratiner que tout ira mieux . Mais je ne mens pas aux personnes que j'apprécie. Le temps fera son œuvre sur tes blessures. Il le fait toujours. Crois moi.


Je marque une courte pause pour chercher un trait d'humour à placer histoire  d'apaiser l'atmosphère et de redonner le sourire à Alec. Je le lâche lorsqu'il est stabilisé et lui lance : Les rôles se sont inversés là doc ? Tu pourras venir me voir au loft une fois par semaine et je te prescrirai de quoi garder le sourire.
Nous reprenons finalement notre course en sens inverse pour regagner le loft et nous préparer pour le reste de la soirée. Étant bien conscient que le pompier venait de se livrer à moi. Je me sentais tributaire du besoin de lui en révéler plus sur mon histoire afin que nous soyons sur un pied d'égalité. Les sujets ne manquent pas par ailleurs. Je ne parle jamais de mon passé d'orphelins ni de la mort de mes cousins et des répercussions qu'elles ont eu sur ma personne.




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MessageSujet: Re: Mercure au chrome (feat Ares)   Sam 3 Sep - 11:42




Mercure au Chrome




Le dos contre l’arbre, le pompier n’avait plus rien d’un héros. A quoi ça pouvait bien lui servir d’être courageux, de combattre le feu, de s’exposer au danger, si, au final, il se recroquevillait comme un enfant de 3 jours dès qu’il devait affronter la vraie difficulté : survivre à ses actions passées…
Et pourtant, il en avait parcouru du chemin, depuis. Certes, il s’était enfui… Mais il avait sauvé tellement de vies, même si certaines pourraient parraitre insignifiantes pour les hommes. Des chats, des chiens et un iguane, une fois… Bien sur, des hommes et des femmes, aussi.
Depuis qu’il était à Beacon Hills, tout prenait une tournure différente. C’était le temps des intrigues, des pouvoirs surnaturels, et des responsabilités qui vont avec. Lorsqu’il avait déboulé au Pink Print, pour ce qui devait être un banal incendie, un certain nombre d’éléments s’étaient ensuite enchainés… Tour d’abord, le patron du Pink, Alessandro, s’était révélé comme lycaon. Pour ce qu’il en savait, son danseur était pas vraiment humain non plus, même si Alec n’avait aucune idée de sa nature.

Alessandro avait ensuite téléphoné à Alec pour qu’il aille soigner Ares, et ce dernier, qui avait assurément besoin de lui, était tout sauf un humain ordinaire. Sa blessure même était de nature surnaturelle. Alors quand, en plus, Ares avait révélé au pompier la charge qui était sienne, le jeune ostéopathe avait bien du mal à vivre dans les secrets comme il l’avait fait jusqu’à présent. Les révélations avaient coulé hors de sa bouche, et ceci même après un entrainement sportif, qui avait pour but de le détourner de ce genre d’attitude justement.

Le passé est toujours un reflet au bord du miroir de vos regrets, se disait souvent le jeune athlète. L’écorce rugueuse ne lui était d’aucun réconfort, mais la main posée sur son épaule, elle, lui fit relever la tête, intrigué. Une telle proximité était pour le moins inattendue, quand bien même Alec et Ares venait de vivre un événement qui en aurait rapproché plus d’un.
« Je suis désolé pour toi Alec. Sincèrement désolé. Je ne vois pas ce que je pourrais te dire de plus mon ami. Je pourrais essayer de te baratiner que tout ira mieux . Mais je ne mens pas aux personnes que j'apprécie. Le temps fera son œuvre sur tes blessures. Il le fait toujours. Crois moi. »

Alec hocha la tête.

« ouin… Je sais.. C’est ce que je me dis aussi, mais fuck ! ça prend ben du temps pour agir, tout ça ! »

D’un autre côté, si c’était aussi facile de se débarrasser de ses démons, il n’y aurait sans doute pas tant de saveur à la vie.
Les rôles se sont inversés là doc ? Tu pourras venir me voir au loft une fois par semaine et je te prescrirai de quoi garder le sourire.
Le pompier ne peut s’empêcher de rire, et c’est avec joie qu’il accepte le bras tendu pour s’aider à se relever.
« j’espère que tu as un bon stock de whisky ou de gin, voir de vodka.. J’ai une sacré descente… Un patient qui te coute de l’argent, je suis pas sur que tu gagnes au change… »

C’est avec une admiration non feinte, et surtout non dissimulée, qu’Alec découvre, en sueur, s’épongeant le front avec le bas de son chandail, le loft d’Ares. La première fois il n’avait pas vraiment eut le loisir de le découvrir. Mais là, il voit toutes les subtilités, l’agencement, l’espace et il y trouve un charme indéniable, et une grande sérénité. Un contexte moderne et urbain, mais en accord avec la nature, pour ainsi dire.

Ayant apporté des frusques de rechange, et sachant, à l’occasion, se mettre en valeur, Alec ne fit pas de chichi, profitant de la douche à l’italienne, souriant d’ailleurs à cette dénomination en pensant à Alessandro, se disant qu’il irait bien le retrouver un soir, l’air de rien, à son bar, pour, disons… lui montrer un aspect pratique de son pouvoir… L’eau ruisselle sur ses muscles noués, et c’est un Alec beaucoup plus frais et reposé qui ressort, s’habillant à son avantage pour une virée « entre potes »… Un sourire nait sur son visage, à la pensée qu’il pourrait avoir un pote.. Ares ? Drôle de rencontre, mais sa vie est une drôle de vie, de toutes façons.


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MessageSujet: Re: Mercure au chrome (feat Ares)   Dim 11 Sep - 23:08

Mercure au chrome



ft. Alec

Un tas de mots
pensées en italique
dialogue en gras

Je sens bien que mes tentatives pour réconforter le pompier avec des belles phrases philosophiques à la mord moi le nœud revisité à ma sauce personnelle-parce que oui je philosophe à mes heures perdues-ne produisent pas l'effet escompté. Mais, il n'y a rien d'étonnant à cela parce que de telles phrases ne peuvent que faire leur œuvre bienfaisante lorsque les peines et les souvenirs malheureux ne sont pas d'un certain calibre. Autrement dit si vous souffriez d'un vulgaire chagrin d'amour d'une passade amoureuse ou aviez vécu une petite épreuve. Alors que ce genre d'attentions n'avaient strictement aucune chance de fonctionner lorsque la douleur était tellement puissante qu'elle vous paralysait, hantait vos nuits à travers des cauchemars d'une horreur sous nom ou qu'elle vous rongeait telle une prédatrice s'acharnant sur sa proie avec un sadisme évident, distillant culpabilité et regrets avec vigueur et ardeur implacable. Que la flamme de l'espoir vacille au plus profond de soi et que l'on perd toute confiance en l'avenir. Je sentais bien que c'était une douleur de ce calibre qui rongeait Alec. Les signes ne me trompaient pas. Comme je le dis souvent, on peut arriver en lire en quelqu'un à partir du moment ou l'on a vécu la même chose car certaines choses lient les êtres sans mêmes qu'ils puissent en avoir conscience. Les aveux du mentaliste avait corroboré le fait que mon intuition sur sa personne qui avait été si fugace que j'avais pensé avoir déliré à cause de la douleur ténébreuse m'ayant broyé et gâché les dernières semaines de mon existence. Mais, non j'avais visé juste. Tout comme moi le pompier est une personne torturée.

Mon guérisseur qui pour le coup avait bien plus besoin d’être soulagé que moi finit par hocher la tète et me réponds avec les nerfs visiblement à fleur de peau qu'il est d'accord avec moi mais ne peut s’empêcher de pester contre le fait que cela est trop long et éprouvant. Je le comprends. J'ai moi même ressenti une dose incalculable de colère et de rage contre le monde avant d'accepter certaines choses qui me paraissait complètement injuste. Tels que le fait d’être orphelin ou le meurtre de mes cousins.  Mais croyez moi si on laisse le temps au temps. Les blessures finissent bel est bien par se renfermer. Je fais ici référence à la première parce que pour la seconde il faudrait encore bien plus de temps et de sang de chasseurs sur mes griffes. Je décide donc de tenter une autre approche et joue la carte de mon humour bien particulier pour ne pas dire franchement moisi. Carte qui semble bien mieux marcher puisqu'un large sourire illumine le visage du pompier que je préfère largement ainsi. Je tends mon bras pour l'aider à se relever et une fois debout  Alec me répond sans se départir de son sourire.

Je réponds : Tu serais étonné de voir les stocks dont je dispose. Surtout si tu aimes le whisky. J'ai stocké en vue d'une catastrophe naturelle terminée depuis 2012. Mais, j'imagine qu'avec deux amateurs les bouteilles se videraient plus vite que ton allure à la course.
Seconde taquinerie quant à la vitesse du kiné alors que je savais pertinemment qu'il était très sportif sans compter ses propres capacités surnaturelles. Échange de regards moqueur pour l'un, faussement vexé pour l'autre. Je m'élance dans la direction inverse soit vers le loft à vive allure mais suis bien vite rattrapé par Alec qui éclate de rire. Je ris à mon tour et nous arrivons bien vite devant mon logement. Une fois à l'intérieur, je note la pointe d'admiration d'Alec et le laisse explorer comme il veut après lui avoir lancé un : Je t'en prie fais comme chez toi.

La décoration est épurée pour laisser le plus d'espace possible. Les objets sont modernes et urbains mais j'ai distillé une touche de nature dans le tout pour symboliser l'harmonie avec la terre sacrée de mes ancêtres amérindiens. Je pourrais aussi philosopher en vous disant que le coté urbain symbolisait mon mauvais coté, le criminel et le coté naturel ma nature surnaturelle intrinsèquement lumineuse. Et que le mélange des deux démontrait ma nature conflictuelle. Mais, aucun intérêt de savoir cela. Je laisse le premier tour à Alec car si mon loft est assez spacieux. Il ne dispose que d'une seule salle de bain. Une belle salle de bain, je vous l'accorde mais une seule. Une fois mon ami sorti de la douche en serviette et se prépare le sourire aux lèvres. Pour ma part je sifflote appréciateur de la carrure du pompier. Quoi vous ne saviez pas que les garçons se comparaient sur tout et n'importe quoi. Pas mal le biceps. Je me lave rapidement avant d'aller me changer à mon tour. Une tenue décontractée idéale pour une virée nocturne. Une fois prêt, je redescends et vais dans la cuisine. Je propose à  Alec un petit apéro après avoir sorti deux verres et une bouteille de gin. Je t'en sers un petit ?




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MessageSujet: Re: Mercure au chrome (feat Ares)   Mer 28 Sep - 9:31




Mercure au Chrome




La chaleur bienfaisante due à l’exercice physique se diffusait, gentiment, dans tout son corps, et la douche lui avait fait du bien. Frais et dispo, et sans l’utilisation de son pouvoir, Alec était présentable, du moins selon ses critères. Arès l’avait charrié sur son physique, ou du moins l’avait complimenté, alors que, sauf grave erreur d’appréciation de sa part, Alec savait très bien que le gardien à la fumée n’était pas attiré par les cheums…

Ceci dit, ça ne faisait pas de mal de se savonner les yeux à son tour, aussi Alec ne rata rien du spectacle lorsque son hôte alla à son tour se savonner le corps, quant à lui.
Sifflotant sans vraiment s’en rendre compte, le pompier faisait le tour du loft, en appréciant les détails qui se révélaient au fur et à mesure. Il y avait une façon à la fois très contemporaine et très ancienne de gérer cet espace, et Alec retrouvait ci et la des éléments qui faisaient vraiment penser à Ares. Son antre était en totale synchronicité avec son âme, se disait l’ostéopathe. Les éléments naturels côtoyant le brut, le métal, le béton.. Le loft était à la fois complexe, lumineux, brut, et plein de détails subtils et raffinés. En cela, il pensait reconnaitre Ares, qui, sans même compter sa nature surnaturelle, était bien plus complexe que l’homme très physique qu’il laissait voir au premier abord.

Quand finalement ce dernier sortit de la douche, Alec en profita pour siffler d’admiration à son tour, allant jusqu’à tâter du biceps, toutes dents du bonheur dehors, ce qui fit rire Ares.

Je t'en sers un petit ?

« Volontiers ! Brut, j’ai horreur des tonics ! »
Le clin d’œil du pompier voulait tout dire et son contraire, et il cultivait une ambiguité, parfois même un mystère, sans même vraiment le vouloir.

Après un « cling » carractéristique, les deux verres s’étant entrechoqués, l’alcool fit son chemin bienheureux dans le gosier du pompier. Un « ahhhh » satisfait, ainsi qu’un claquement de langue, fit sourire Arès.

« c’est toi qui a décoré ici ou tu as fait appel à quelqu’un ? En tous les cas, ça te ressemble. Contemporain, raffiné, naturel et brut… J’aime beaucoup. »

Après quelques instants, Alec relança la soirée.
« Alors c’est quoi le programme ? Bars ? Boite ? Ailleurs qu’au Pink, j’imagine, faudrait pas que tu aies l’impression d’aller bosser… »

Avec un air mystérieux, Arès décréta savoir exactement ou aller, aussi le pompier se contenta de sourire et de se laisser guider. Il fut tout de même étonné de voir par quels quartiers les deux hommes passaient, même si il ne craignait pas vraiment de se faire agresser. Ce serait de toute façon une très mauvaise idée de la part des hypothétiques agresseurs. Un surnaturel et un mentaliste ne font pas des cibles idéales.
Bien sûr, si les agresseurs étaient des surnaturels eux aussi, les choses pourraient redevenir disons… sportives.

Franchement, parfois, Alec se demandait si il n’avait pas aussi le pouvoir de faire arriver les choses… Il suffisait, souvent, qu’il pense au pire pour que ça arrive. Un air blasé sur le visage, donc, il se tourna vers Ares alors que les deux hommes avaient à peine marché 3 minutes dans le coin… Le sourire colgate que le gardien lui renvoya fit à son tour sourire Alec
« sérieux ? t’as pas osé ? »..
Le premier coup fut masqué par l’éclat de rire du gardien…

« oh oh.. » fut tout ce que pu dire Alec en voyant arriver son propre adversaire..

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MessageSujet: Re: Mercure au chrome (feat Ares)   Mer 5 Oct - 23:28

Mercure au chrome



ft. Alec

Un tas de mots
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Le sifflement appréciateur d'Alec, reflet du mien de tout à l'heure m'arrache un sourire en coin tandis que j'émerge de la salle de bain fumante de l'eau brûlante ayant détendu mes muscles et dénouer mes articulations. Le mentaliste vient même me palper les biceps avec un grand sourire et je ne peux réprimer un petit rire amusé. Les tiens ne sont pas mal du tout non plus mon vieux. Pour la rigolade, je prends la pose et contracte. Vous savez cette pose absolument ridicule que prennent les body-builders lors de concours dans lesquels ils posent comme des statuts de dieux grecs. Honnêtement, je suis persuadé que les dieux grecs se foutraient bien de leurs gueules et diraient qu'ils n'ont jamais eu pour rêves que les hommes ne trouvent rien de mieux à faire que de se muscler jusqu'à outrance.

Personnellement, je m'entretiens et prends soin de moi. Bon d'accord, je fais plus que m'entretenir mais de là à dire que je ressemble à un bœuf sur pattes dont on ne distingue plus le cou du reste du corps, il ne faut pas pousser non plus. Je suis musclé pas body bodybuildé point à la ligne. Enfin, je divague comme d'habitude et reporte finalement mon attention sur Alec qui rit à son tour devant mon autodérision et je ris de nouveau à mon tour avant de mettre fin à la plaisanterie et de retrouver une attitude plus digne dirons nous. Que voulez vous ? Je dois réellement apprécier de voir le sourire d'Alec illuminer son visage. Il est bien mieux ainsi. Avoir pu le découvrir sous un jour plus intime tout à l'heure le long de la route durant notre footing m'a fait comprendre que ma première intuition que j'avais dans un premier temps cru défaillante était fondée. Puisque les terribles aveux du mentaliste m'avait confirmé que quelque chose le minait au plus profond de lui même. Quelque chose de certes moins violent que le mal qui me rongeait depuis la chute mais pas moins insidieux et amer. Quelque chose de plus acariâtre et doucereux mais pas moins désagréable. Le souffle acide du regret, de la tristesse intemporelle qui vous suit partout ou vous allez, qui se trouve au plus profond de votre être mais que vous ne parvenez pas à chasser. Et que parfois vous ne souhaitiez pas vraiment chasser comme si la culpabilité qui vous étreignait vous apparaissait naturelle et logique. Qu'elle vous rappelait qu’inconsciemment, vous étiez celui qui refusait de vous pardonner sans que cela ne vous dérange puisque vous pensiez dur comme fer ne pas mériter ce pardon. Oui, mon guérisseur était une âme sombre et torturée tout comme je l'étais.

Seulement, ce dernier et contrairement à moi avait fait un choix honorable. Celui de mettre son don au service du plus grand nombre, celui d'apporter à sa manière un peu de lumière dans ce monde si froid et morne ou le tragique côtoyait souvent le comique sans que cela ne pose de problème à grand monde. Peu importait à mes yeux les erreurs d'Alec puisqu'il avait pris cette voie de bonté et de bienveillance. Durant l'espace de quelques instants, je me demande à quoi cela rime. Nous sommes si proches et pourtant si différents. Malgré ma mission surnaturelle ayant quelque chose de profondément noble et lumineux, je ne pense pas pouvoir affirmer que je suis une bonne personne. J'ai mon degré de responsabilité dans cet amer constat sur ma personne. Mais la vérité, c'était que la vie m'avait façonnée et que je m'étais laissé porter par ce courant et qu'au lieu de tenter de sortir la tète hors de l'eau et d'essayer de m'engager sur une autre route, j'avais préféré rester sur la même par facilité mais surtout parce que j'y avais pris goût. Il y a des choses qui peuvent changer un homme. Cela ne fait aucun doute. J'imagine que l'amour d'une femme, le bonheur d'un enfant et ce genre de choses peuvent tout à fait y parvenir mais j'étais persuadé de ne pas y avoir droit. Parce que j'avais tapissé la route de mon existence de choses sombres et sales et que je n'éprouvais pas le moindre remord à l'avoir fait. Et que l'amitié de bonnes personnes comme Alec, Alex ou même mon loupiot Chris étaient à mes yeux des pierres précieuses que je devais savourer le plus possible avant qu'on ne me les ôte sans ménagement. Les criminels n'ont pas vraiment d'amis. Pour une simple et bonne raison. Lorsque l'on fait le choix de vivre avec un pied dans l'underground, un pied dans ce que l'humanité avait de moins reluisant et de plus sombre on ne peut pas apprécier l'existence à sa juste valeur puisque l'on est forcément contraint de laisser une certaine barrière entre les gens et soi même. Et peu importe que cette barrière soit aussi fine que le verre, elle n'en reste pas moins une barrière.

Je confesse que je désire fort égoïstement les deux et que je ne pense pas être le seul criminel dans ce cas là. Je veux prendre ce que l'illégalité a à m'offrir mais je veux également posséder ce que la légalité a de plus beau. Paradoxe et dilemme que cela mais j'ai toujours été quelqu'un de profondément paradoxal. Je me console au moins en me disant que je suis toujours aussi entier en amitié malgré cette part d'ombre que je suis condamné à cacher même aux personnes m'apportant le plus de joie et de bonne humeur, je donnerais tout pour les personnes ayant acquis mon amitié. Comme je l'avais toujours fait. L'orphelinat avait gravé certaines choses en moi pour toujours et à jamais la valeur de l'amitié en premier lieu. Et peu importe les barrières ou les faux semblants, je ne mentais jamais quand je disais que j'appréciais quelqu'un et que je pouvais tout donner pour ce quelqu'un.

Après être allé me changer dans ma chambre à l'étage, je redescends d'un pas guilleret malgré les interrogations me taraudant. La simple présence de quelqu'un de foncièrement sympathique comme Alec suffisait à me ressourcer et à visser un sourire simple mais sincère sur mes lèvres. Je me dirige vers la cuisine et sortant deux verres et une bouteille de whisky, je me comporte en bon hôte et propose un rafraîchissement à  mon invité et ami qui s'empresse d'accepter non sans me faire part de son aversion pour les tonics, ce qui est également mon cas avant de me gratifier d'un clin d’œil complice pouvant dire bien des choses. Je m'approche du bar auquel s'est accoudé le pompier et lui tend un verre de pur malt. Nos verres s'entrechoquent et bien vite le contenu ambré franchit les lèvres pour aller plonger dans les gosiers. Le goût brûlant et puissant de l'alcool me procure toujours le même effet. Je savoure mon verre de Whisky tranquillement tandis qu' Alex y va franco et s’en quille son verre cul sec. Le ahhh satisfait et le claquement de langue du mentaliste m'arrache un autre sourire et je me dis que j'ai affaire à un autre partenaire de beuverie potentiel. Chris risque d'avoir de la concurrence dans ce domaine. Je ne tarde pas à siffler la fin de mon propre verre avant de le reposer sur la surface plane devant nous.

C'est finalement le pompier qui brise le silence paisible qui venait de s'installer en me complimentant en m’interrogeant sur la décoration du loft. Le loft était résolument masculin et fonctionnel, sobre mais élégant comme pour souligner que malgré mon hédonisme et mon amour des belles choses je n'étais pas fan du clinquant. Je ressens un pincement au cœur le temps d'un modeste battement car la décoration originelle du loft était le fait de mes deux cousins. Mala et Jasy avaient commencé à mettre en place les attraits de ce qui aurait du être notre colocation mais ils n'avaient pu achever leur vision car ils étaient morts entre temps. Je détourne le regard durant une poignée de secondes et observe le mur nu nous faisant face d'un œil hagard. J'avais ensuite re décoré à mon image sans pour autant ôté les idées de base des deux loups garous. J'aime à penser que si ce loft est mon reflet le plus pur, il reste un peu de l’âme de mes deux anciens meilleurs amis, mes deux cousins en ce lieu. C'est finalement cette pensée réconfortante qui m'aide à esquisser un léger sourire puis à répondre à Alec après avoir de nouveau reporter mon attention sur lui. Tout d'abord merci pour les compliments, cela fait toujours plaisir. Et bien, j'ai reçu de l'aide de personnes chères à mon cœur malheureusement aujourd'hui disparues. Pour le reste, j'ai agencé moi même. Je n'aime pas recourir à des personnes extérieures pour ce genre de chose. A mon goût un lieu aussi intime qu'un domicile doit être le reflet de ses habitants. Et une personne aussi observatrice que toi peut tout à fait m'analyser à travers lui.

Un nouveau sourire s'installe entre nous. Un plus lourd et moins léger car bien qu'elle soit express l'évocation de la mort de mes cousins avait quelque peu plombé l'ambiance du moins en ce qui me concerne. Aussi c'est avec un immense soulagement que j’accueillis la reprise de parole du mentaliste. Ce dernier relança la soirée en me demandant ou nous allions nous rendre mais je me contente d'un énigmatique haussement d' épaule et d'un : Tu verras bien.

Une bonne vingtaine de minutes plus tard et à l'issue d'une traversée à pieds d'une partie de la ville, nous pénétrons dans un quartier un brin moins accueillant que tout les précédents. J'y avais repéré une petite brasserie qui faisait les meilleures pâtes de la ville. L'établissement était tenu par un couple d'origine italiennes fort sympathiques. Et non, les meilleures adresses ne se trouvent pas toujours dans les quartiers les plus fringants et il arrivait que les enseignes auxquelles nous n'aurions jamais pensé recelaient des délices insoupçonnés. Le choix de la nourriture italienne était ma manière de le taquiner sur sa proximité avec le sicilien du Print. Oui, j'ai un sens de l'humour relativement foireux mais je le vis très bien. Je vous rassure. Quoi qu'il en soit, ces spaghettis étaient divines et j'avais hâte qu'Alec y goûte pour me donner son avis. Je n'avais pas franchement prévu que la traversée du quartier en question se révélerait aussi périlleuse.

Ou plutôt si mais je me disais que conformément aux clichés tristement connus. Les hypothétiques agresseurs me prendraient pour quelqu'un du coin en raison de ma gueule, voyez. Pourtant, je ne ressentais pas de déception à voir les deux individus mal intentionnés s'approcher de nous visiblement enhardis par l'idée de nous dévaliser. Il fallait bien reconnaître que nous étions plutôt bien sapés. Nous étions loin du style Armani d'Aless mais pas franchement à plaindre non plus. Ceci expliquant cela. L'arrivée inopinée de deux agresseurs allait me permettre de me défouler d'une tout autre manière. Repenser à Mala et Jasy au loft avait ré ouvert de vieilles blessures et je ne connaissais pas vraiment de moyens de les refermer à part en me défoulant. Puis, bon voir Alec se battre allait valoir le coup d’œil j'en étais persuadé. Un grand sourire éclatant suivi d'un haussement d'épaules faussement innocent fut la seule explication donnée. Mon propre adversaire se jeta sur moi au moment ou Alec s'indigna à moitié. A moitié parce qu'un grand sourire étirait ses propres lèvres. Un rire fusa hors de mes lèvres lorsque je vis la dégaine du deuxième agresseur.

Si vous trouvez que j'ai l'air d'un colosse c'est que vous n'aviez pas rencontré ce gars. J'ai tout juste le temps de penser un bonne chance Alec que ma mâchoire me brûlait déjà d'une douleur cuisante. Un poing américain venait de me percuter l'os. Çà c'était un coup bas ! Chancelant sur quelques pas, je me laisse plus ou moins tomber contre le mur adjacent pour reprendre mon souffle sans quitter mon adversaire vicieux du regard. Je me jette sur le coté au moment ou il repart à l'assaut et saisit sa tète que je plaque contre le mur sans violence avant de balayer ses jambes de mes propres jambes. Un coup de poing termina dans sa propre mâchoire une fois le luron au sol. Du sang voleta et vint tacher ma manche. Non, mais c'est pas vrai. Et dire que l'on s'était rendu présentable. Je m'éloigne en pestant sur quelques pas ce qui permit à Mr poing américain de se jeter sur moi par derrière. Bon et bien si il le prend comme cela...  




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MessageSujet: Re: Mercure au chrome (feat Ares)   Dim 9 Oct - 19:24




Mercure au Chrome





Sans doute par habitude, et peut être pour se rassurer, Alec utilisa ses longues années d’entrainement surtout pour esquiver dans un premier temps. Il était rassuré, donc, de voir qu’il ne cédait pas à la facilité d’utiliser son pouvoir sans arrêt, pour tout et pour rien. Cette pensée rassurante n’était jamais là très longtemps, bien sur, car tôt ou tard il finissait par utiliser son pouvoir, parfois même avec l’intention de faire réellement mal. Il avait beau se dire qu’il était devenu pompier et ostéopathe pour laver tout ce qu’il avait pu faire de mal avec dans les précédentes années, il savait au fond de lui que s’il se sentait acculé, il n’hésiterait pas.

Ce n’est pas tant le fait de faire du mal à quelqu’un, ou de se défendre, de casser quelques os ou d’ouvrir quelques plaies qui le révulse. Mais plutôt de le faire de CETTE FAÇON LA.

Il y a comme quelquechose qui vous colle à la peau, ensuite, et vous avez beau prendre toutes les douches du monde, dans les appartements les plus luxueux, comme celui d’Ares, rien n’efface cette crasse-là. Rien si ce n’est le temps. Mais comme ce dernier est vicieux, tôt ou tard, vous recommencez, et il garde la main sur votre épaule, comme un ami, comme un traitre, prêt à consoler ou à vous pousser dans le vide.

Il y a un certain truc de touchant chez Ares, et dans la façon dont il avait répondu à Alec, sur l’agencement de son espace de vie. Un personnage plus complexe qu’il n’y parait, et ceci sans même parler de son rôle de gardien et de ses pouvoirs de surnaturel, allant de pair avec des responsabilités… Il était bien sûr bien loin de ces héros de comics qui volent dans le ciel, sauvent New York au petit déjeuner sans sourciller, et ensuite peignent un chef d’œuvre qui s’arrache dans les galeries.

Pour sa part, le seul rapport qu’il ait eu avec l’art, était le fait d’avoir posé pour le calendrier des pompiers. Autant dire qu’il n’y connaissait pas grand-chose… Mais cela ne l’empêchait pas d’apprécier, et même de ressentir des émotions au contact des belles choses.
Des belles choses, il n’y en avait pas dans cette rue presque sordide. Si ce n’est, peut-être, le ballet de chair et d’os dont l’ouverture venait d’être annoncé. Et oui, figurez-vous qu’il avait eu tout le temps de se dire tout ça en voyant le poing monstrueux approcher de son visage.
Le sourire de satisfaction qui se lisait sur le visage du pompier était moins dû au fait que son adversaire se soit cogner brutalement contre le mur que de voir qu’Ares était joyeux. Il aimait se battre, il se sentait vivant. Et, au fond de lui, Alec comprenait ce sentiment. Il aurait aimé pouvoir se battre plutôt que fuir… Ce soir, il avait une pseudo chance de le faire.

La mâchoire d’Ares subit à peu près le même sort, et Alec eut à peine le temps de grimacer par empathie qu’il fut alerté par le bruit du vent généré par la seconde attaque de son adversaire. Mais Alec ne s’était pas entrainé aussi longtemps pour rien. Prenant appuis sur une poubelle, courant sur deux pas sur le mur, comme savait le faire ce futur olympien qui avait choisi de ne pas l’être, il se retrouva, non sans avoir happé le bras de son adversaire au passage, derrière celui-ci. Un « crack » satisfaisant le renseigna sur sa manœuvre : rien de cassé chez son adversaire, mais ça devait sacrément faire mal, comme en témoignait le grognement de douleur.

Il ne fut pas assez rapide pour esquiver le croche patte revanchard, et puisqu’il n’était pas dans cet sorte d’état de semi transe pour transmettre ses blessures sans y penser vraiment, il n’eut pas le temps de le faire. Il se cogna donc durement la tête au sol et en eut la vision troublée, le temps de comprendre que ce n’était pas une lumière fictive mais le reflet d’une lame sous la lumière du lampadaire qui le pointait maintenant, se rapprochant rapidement.

Seulement une espèce de stupide compétition semblait avoir claironné dans son corps et son cœur, et Alec se refusait à utiliser aussi vite son pouvoir. Il tourna donc sur le sol, essayant de faucher son adversaire, ce qui fut un demi succès, car ce dernier perdit simplement un peu l’équilibre. Suffisamment longtemps pour qu’Alec prenne appuis sur ses mains, en arrière, arcqueboutant son corps, et, contractant ses abdos, se rétablissent sur ses deux jambes dans un saut parfait, à temps pour repousser une nouvelle attaque. Coinçant le couteau entre lui et le mur, il cogna trois fois, et la troisième fois fut ponctuée d’un bruit métallique indiquant que la lame était tombée au sol…

Les instants de répit furent mis à profit par le pompier pour observer Ares et son propre combat.


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MessageSujet: Re: Mercure au chrome (feat Ares)   Mer 19 Oct - 17:37

Mercure au chrome



ft. Alec

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La situation était périlleuse du moins elle l'aurait été si les deux petites frappes à la carrure impressionnantes s'en étaient prises à des individus normaux. Par individus normaux j'entends habitants ordinaires de la petite bourgade de Beacon Hills soient des hommes et non des surnaturels.  Encore que de nos jours avec les cours de self défense et autres disciplines d'auto défense à la portée de tous je doutais du coté lucratif du racket de rue. Encore que tout le monde n'avait pas dans l'idée de se prémunir face à ce genre de vols. Après tout une petite ville de province ne devait pas être plus terrible qu'une mégalopole comme la voisine Los Angeles. Cela devait donc rester une rareté dans notre charmante petite bourgade. Mais, il fallait bien évidemment que cela tombe sur nous. Bon d'accord je l'avais bien cherché en emmenant Alec dans le coin le plus mal famé de la petite ville mais il m'avait proposé de s’entraîner avec moi et j'aime bien connaître la valeur de mes partenaires que ce soit dans le travail, en amitié ou ailleurs. Je savais bien que le mentaliste était quelqu'un de bien sur lequel on pouvait compter puisque les tristes événements de ce matin me l'avait prouvé néanmoins je voulais le voir à l’œuvre dans un combat de rue pour la seule et bonne raison que tout mes amis, mes véritables amis et non pas ceux que je ne pourrais jamais considéré comme tels malgré les apparences en raison de mon choix de mode de vie avaient tous été des frères d'armes à un moment ou un autre.

Les amis d'enfance de l'orphelinat Jace, Enzo, Lucas qui n'avaient pas survécu à la morsure tragique de celle qui deviendrait mon épouse et la mère de mes enfants dans un futur alors lointain mais aujourd'hui proche. Mes cousins abattus lâchement par des chasseurs aussi vils que leurs actions. Mes quelques amis dans le milieu du mercenariat. Mes frères et sœurs de clan d'Azgeda. Plus récemment ici à Beacon Hills, mon cher Chris et dans un autre registre Alessandro. Se battre au coté d'une personne vous permet de voir qui elle est réellement, de lire en elle l'espace d'un instant car dans la sueur et le sang rien ne peut être caché. Voilà ce que m'avait appris mon enfance d'orphelin auprès d'enfants tout aussi précocement désabusé par la vie que je ne l'étais. Nous passions notre temps à nous battre parce que la violence nous faisait nous sentir vivants. Et cela nous avait appris une chose essentielle que bien peu de personnes connaissaient. Je savais que Alec me faisait confiance et j'espérais pouvoir lui faire confiance malgré la barrière invisible du crime organisé qui nous plaçait d'un coté différend d'une même ligne. Quoi qu'il en était je savais que le pompier ferait un ami idéal malgré ses propres démons, ses souvenirs douloureux et la culpabilité qu'il lui causait. Pourtant, je voulais sentir de nouveau cette connexion complète entre nous deux, le genre de connexion que seul le fait d'affronter le danger pouvait créer. Si je m'étais aussi vite pris d'affection et lié avec Chris c'était en partie parce que nous avions affronté une menace terrifiante ensemble puis parce qu'en toute irresponsabilité nous cassions quelques gueules en toute innocence une fois de temps en temps. Bon je reconnais finalement que le cas de Chris est particulier parce que nous étions fait l'un pour l'autre au niveau amical malgré la différence d'âge alors la comparaison est malaisée.

Tout cela pour dire que c'est fort égoïstement que je savoure le fait de me sentir en osmose avec Alec tandis que nous nous battons contre ces deux petites frappes sans envergure. Alors même que le mentaliste qui avait pris soin de moi à de nombreuses reprises depuis la tragédie que j'avais vécu à Los Angeles n'avait probablement pas dans l'idée de passer le début de sa soirée à devoir esquiver des coups et en donner surtout vu la matinée que nous avions vécu. Voilà pourquoi une petite pointe de culpabilité pointait en moi tandis que mon poing droit s'écrasait contre la mâchoire de «je n'aurais pas du faire cela »numéro 1 . Le coup porté à mon opposant me permet de jeter un coup d’œil en biais vers Alec qui venait de se prendre un croc en jambe vicieux et percutait durement le sol au moment ou mon propre adversaire se jetait de nouveau sur moi dans un mouvement rageur. Inquiet pour Alec je ne faisais pas attention aux coups de poings que j'encaissais en me protégeant à peine. C'est seulement lorsque je constate que le pompier n'a pas été sonné par le choc et qu'il continue de se défendre vaillamment tant bien que mal que je reporte finalement mon attention sur « je n'aurais vraiment pas du faire cela »numéro 1. Plaqué contre le mur, du sang dégoulinant du coin de ma bouche et souillant ma chemise dans un filet pourpre je prends une expression féroce. Synonyme de la récréation avait assez duré. Un coup de boule s'écrase contre la tète de mon adversaire qui me lâche sur le coup, trop sonné par l'impact de mon front lisse.

L'homme titube quelques instants sur ses jambes avant de se stabiliser et de se jeter en avant. Son abdomen est accueilli par un coup de pied haut bien placé suivi d'un autre qui le repousse violemment. L'homme s'effondre dans les poubelles ce qui produit un vacarme assourdissant. Le bruit d'un objet métallique tombant sur le sol attire mon attention et je jette un nouveau regard du coté d'Alec qui était engagé dans un corps à corps avec son adversaire qui venait donc de perdre son arme ou sa seule chance de nous blesser. Nos regards se croisent et j'adresse un sourire au mentaliste dont la tète était à l'envers puisqu'il avait pris appui sur ses mains pour effectuer sa manœuvre d'une efficacité redoutable. C'est à ce moment là que le compère de mon adversaire repousse Alec pour se jeter sur moi, probablement furieux de l'état de son ami et partenaire de crime. J'esquive la droite qu'il m'envoie en me baissant et le saisis par le tee shirt pour le balancer vers le pompier qui venait tout juste de se relever. Le luron est accueilli de la plus belle des manières par mon ami aux habiletés impressionnantes et c'est avec un grand sourire que je lui lance : Quel début de soirée n'est ce pas ? On ne sait décidément jamais sur qui on peut tomber. Enfin, j'espère que cela ne t'a pas coupé l'appétit parce que moi j'ai une faim de loup. Tu te bats vraiment bien pour un kiné au passage. Faudra que tu m'apprennes quelques mouvements à l'occasion. Le resto n'est pas très loin. Après l'effort le réconfort.

(…)
Nous avons marché sur une bonne vingtaine de mètres sans cesser de nous taquiner sur le fâcheux événement venant de se produire et c'est avec le sourire que je rentre dans le petit restaurant italien de quartier que je connais si bien, mon ami sur les talons. Mon sourire s'élargit de lui même sous le regard sévère de la mama italienne tenancière des lieux. C'est son mari qui est en cuisine et je peux vous affirmer que le marito connaît son affaire. Giulia et Eduardo ont l'habitude maintenant. J'ai découvert ce petit coin de paradis pour les papilles peu après mon installation dans la ville. Et je dois reconnaître que lorsque je ne mange pas chez moi ou au Pink je suis probablement ici dans ce petit bouge aux senteurs d’Italie. Giulia m'adresse un regard sévère tandis que je la salue mais le grand sourire sur ses lèvres laisse penser qu'elle aurait plutôt été étonné que je vienne un jour sans avoir trempé dans une embrouille sur la route. Je lui fais la bise et trouve une vague excuse pour évoquer ma présence plus que réduite de ces derniers temps devant les tables de bois et les banquettes rougeoyantes. La chute et ses effets auront même réussie à briser mes petites habitudes puisque lorsque je n'étais pas au travail je me plongeais dans les tréfonds de mon loft faisant office de tour d'ivoire mais grâce au traitement d'Alec je reprenais même goût à l'existence ce qui constituait plus qu'une victoire sur mon état et les déboires de ma vie depuis Los Angeles.

Je serre chaleureusement la main d'Eduardo sorti de cuisine pour venir me saluer. Cela faisait quand même plus d'un mois que l'on ne m'avait pas vu dans le coin, c'est qu'on s'inquiétait qu'il me dit. Je le taquine en disant que c'était plutôt mon portefeuille qui leur manquait et nous éclatons de rire sur ce trait d'humour foireux qui est le mien. Mais puisqu'ils commençaient à bien me connaître... Je leur demande s'ils vont bien et que les affaires fonctionnent. Réponse en demi teinte, les affaires ça va ça vient. Je reprends : Je vous amène un nouveau client. Nul doute qu'il sera fidèle une fois qu'il aura goûté aux pastas.  

Nous nous installons à une petite table vers le fond du restaurant et j'accroche ma veste sur le dossier de ma chaise. Mes blessures ont déjà cicatrisés en vertu de ma nature surnaturelle. Quant à celles d'Alec j'imagine qu'il les a transféré à notre environnement sur la fin du trajet. Une fois installé en face du mentaliste, je saisis la carte entre mes mains et observe les lignes que je connais déjà. Je lance finalement à Alec : Tu aimes la nourriture italienne j'espère ?
Bon d'accord, il est probablement un peu tard pour cela maintenant que nous sommes attablés dans un restaurant italien mais bon...




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Dernière édition par Arès Kye Coleman le Ven 4 Nov - 17:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Mercure au chrome (feat Ares)   Mar 1 Nov - 11:06




Mercure au Chrome





C’était le temps de l’observation et du spectacle. Son propre combat n’était pas terminé, mais Alec avait une vue imprenable sur celui d’Ares. Et d’ici, il pouvait, n’ayons pas peur de le dire, admirer la technique et la puissance de son buddy pour la soirée. Il n’y avait aucune gloire à ce genre de combat, ni pour eux, ni pour leurs ennemis. Mais pour autant, il y avait une sorte de grâce aux gestes, aux coups, et même aux blessures. Il se faisait encore une fois la réflexion qu’il comptait sans doute beaucoup trop sur son pouvoir pour se sortir de la plupart des situations. Mais jusqu’ici il n’avait pour autant pas cédé à la facilité, et il continuait à s’entrainer. Si fait, que se passerait-il si, un jour, on lui injectait du mercure ou si on l’entravait par du plomb ? Il fallait qu’il sache se battre en comptant sur ses capacités, certes peu ordinaires, physiques, mais humaines…
Mais pour ce soir, pas de mercure ni de plomb, sauf, peut-être, dans les ailes de leurs adversaires, qui allaient sans conteste passer une sale soirée, contrairement au duo improbable que formait Ares et Alec.

L’ostéopathe ne grimaçait pas aux bruits peu ragoutants des os qui se brisent, car ce n’était pas les siens, ni ceux d’un patient. Il se sentait observé, jaugé par Arès, plutôt que jugé. Il lui fallait donc se montrer digne, si il voulait bénéficier, comme il le lui avait proposé, d’un entrainement. Il était un gymnaste accomplis, et capable de sauts et de prouesses physiques, il savait aussi se battre, mais dans ce domaine, encore une fois, il s’était un peu trop appuyé sur son pouvoir. Il était peut-être temps de devenir un tout un peu plus létal, même en cas de privation de son pouvoir. Les récents événements lui avait en effet permis de se rendre compte de cette faiblesse. Sa kryptonite à lui, bien qu’il soit très loin de pouvoir rivaliser avec Superman, quand bien même ce genre de personne puisse exister… Sur ce dernier point, Beacon Hills avait sacrément bouleversé ses convictions et certitudes. Il avait son voyage…

Le style d’Ares diffère beaucoup du sien. Ares donne des coups précis, en force, lapidaire. Alec semble affaiblir son adversaire, l’épuiser, jouer sur sa rapidité, sa souplesse et ses prouesses de gymnaste. En gros, utiliser la force de l’autre à son désavantage. Pour autant, sans rivaliser avec la force brute, et surnaturelle d’Ares, les coups du gymnaste sont puissants et implacables.
Par défi, ou peut-être par fierté, il évite de se soigner. Il lui serait si simple de se contenter d’encaisser tous les coups, pour les rendre, amplifiés, à son adversaire, sans même avoir une égratignure. Mais il se sentirait comme coupable en agissant de sorte, et pas digne d’Ares.
Lorsqu’Ares, au prix d’une manœuvre coordonnée alors que rien ne laissait penser que les deux hommes puissent se coordonner, balance l’ex adversaire d’Alec ver se dernier, le pompier prend appuis sur un bras au sol, et vient cueillir l’impudent avec ses deux jambes. Un ou plusieurs os craquent, et l’imbécile tombe inconscient.

Quel début de soirée n'est ce pas ? On ne sait décidément jamais sur qui on peut tomber. Enfin, j'espère que cela ne t'a pas coupé l'appétit parce que moi j'ai une faim de loup. Tu te bats vraiment bien pour un kiné au passage. Faudra que tu m'apprennes quelques mouvements à l'occasion. Le resto n'est pas très loin. Après l'effort, le réconfort…

« Jolie manœuvre. J’ai l’impression de jouer à batman et robin, même si , objectivement, on a de plus jolis fessiers ». Son sourire est éclatant, et contraste fortement avec les ecchymoses et traces de sang sur son visage et son torse.

« C’est pas vraiment le kiné qui se battait. Plutôt l’olympien raté et le gymnaste de cirque… C’est un peu ce qu’est devenue ma vie, le cirque, même si c’est amer de le dire… ». Ses épaules lui font mal lorsqu’il les hausse, mais ça vaut le coup, car Arès lui sourit.

Le pompier réserviste ne peut rien pour réparer ses vêtements, mais il se dit que son chandail déchiré en haut lui donne un look sexy. En revanche, autant il n’a pas utilisé son pouvoir pour se battre, autant il ne se gêne pas le long de la courte route qu’il leur reste à faire avant d’atteindre l’antre de gargantua. Le béton, la pierre et les ordures héritent donc de ses blessures, lui laissant la peau exempte de toute trace. Ce qui n’empêche pas le sang séché de donné un aspect rosé à son teint et en partie ses vêtements.

A voir comment ares est accueillis, et comment il présente Alec aux tenanciers du lieux, le pompier se dit qu’ils ont dû en voir d’autre. L’odeur qui s’échappe des cuisines est juste hallucinante, et Alec en baverait presque, tellement ses papilles sont sollicitées par cette odeur.
A la question d’Ares, Alec rougit. Pourquoi diable, à partir de maintenant, il associe systématiquement Italien et gourmandise à Alessandro ? Qui, soit dit en passant, à lui aussi une sacrée gourmandise vivante à portée de main. Une gourmandise aux yeux verts et a la danse lascive.
« Je crois que je vais vraiment aimer la cuisine italienne, oui ! ».

Son regard est scrutateur, l’espace d’un instant. Puis il secoue la tête et éclate de rire. Ares à du comprendre à quoi il faisait allusion, et sa réaction semble indiquer que son patron n’est pas le dernier à profiter de chaque instant que la vie à a lui offrir.

Cependant, même si l’ostéopathe ne garde aucune trace de son combat, la fatigue se fait sentir. Il doit il y a voir une fichue loi universelle, un truc du genre « tu n’as rien sans rien ». Aussi, même si concrètement alec peut se sortir de bon nombres de situations, son état de fatigue mental, lui, ne peut pas vraiment trouver d’autre remède qu’un bon repos et un bon repas. Du vin, aussi. Bref, il doit recharger ses batteries.

A demi-mot, pour être certain que des oreilles indiscrètes n’écoutent pas, Alec fait part à Ares de cette petite contrainte.

« Certains collègues d’ailleurs ne comprennent pas que je puisse ingurgiter une telle quantité de nourriture sans devenir obèse. Ils trouvent injuste que je ne prenne pas un gramme… Je leur dit que c’est lié à la pratique du sport intensive, mais en vérité, c’est aussi lié à la dépense énergétique, que je dois renflouer. »


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MessageSujet: Re: Mercure au chrome (feat Ares)   Ven 4 Nov - 17:45

Mercure au chrome



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Le rouge monte rapidement aux joues du pompier et kiné le plus efficace de Beacon Hills et un sourire étire lentement mes lèvres. Sans oublier du plus sympathique cela va sans dire. Je ne m'amuse pas du mal être des gens bien au contraire c'est une aptitude que je ne supporte pas seulement il m'arrive de me montrer joueur avec les personnes ayant le mérite de se trouver dans un cercle limité parce que ces personnes sont parvenus à briser la carapace de glace qui me caractérise. En somme je porte une armure pour éviter d’être blessé par la déception, la trahison et la plupart des choses désagréables que les relations humaines sont susceptibles d'apporter. Une armure forgée dans mon enfance lorsque j'avais pris conscience que le monde n'était pas tel que souhaitait nous le décrire les adultes mais dur et désagréable. Cette armure me rendait intimidant et impassible pourtant il arrivait parfois que je la laisse tomber au sol pour les bonnes personnes. J'espérais pouvoir penser et affirmer qu'Alec faisait partie de ces personnes. En même temps, il m'avait vu au plus mal à la limite de l'agonie perpétuelle alors il aurait été bien difficile de pouvoir se défaire de cette intimité qui s'était peu à peu crée entre nous sans même que nous ne nous en rendions compte. La vérité c'était que je me sentais bien en présence du mentaliste et que la réciproque était probablement véridique. Dans un tel état de fait, il serait malhonnête de ma part de ne pas me dévoiler avec entièreté face à mon interlocuteur. Enfin, dans les limites du raisonnable l’entièreté hein. A l'instar d'un autre ami et patron ma vie serait enrobée d'un voile protecteur séparant ma part d'ombre du reste jusqu'à ce que je quitte le milieu dans lequel je me sentais si bien. Et puisque ce jour n'était pas arrivé. Chaque échange, chaque moment agréable, chaque éclat de rire ne pourraient être savourés pleinement à leur juste valeur car l'instinct de préservation instillait ne serait ce qu'une infime part de méfiance devenue inconsciente. Quoi qu'il en soit, pour l'instant je profitais pleinement de la compagnie de mon ami.

Et le taquiner au sujet du sicilien m'amusait réellement néanmoins je ne comptais pas l'enquiquiner outre mesure à ce sujet qui en somme ne me regardait absolument pas. Disons que je trouvais cette façon de rougir mignonne chez mon ami. Qui a dit que parce que nous étions des garçons nous devions nous enfermer dans des modèles de dureté et d'indifférence. Ne vous est t'il jamais arrivé dans votre enfance de faire part à vos amis de vos sentiments pour une personne ? Ce fut mon cas comme ce fut celui de Milan, Enzo, Lucas, Jace. Les hommes aussi ont des sentiments et cette montée de coloration sur les joues de mon cher camarade irlandais ne l'indiquait que trop bien ou du moins le fait que mon boss et ami ne laissait pas du tout indifférent mon soigneur et ami. Au passage le nom de famille du mentaliste laissait entrevoir une origine irlandaise mais je ne me sentais pas très motivé à l'idée de l'interroger sur ce point afin d'avoir confirmation. Parce que cela nous conduirait probablement sur le terrain de la famille et que ce terrain n'était pas mon préféré. Enfin, trêves d'arguties d'une flagrante inutilité puisque j'esquisse un grand sourire lorsque ce dernier me répond qu'il est certain qu'il va adorer la cuisine locale dont les effluves s’échappant des cuisines mettent littéralement l'eau à la bouche. Un éclat de rire s'échappe à son tour de mes lèvres tandis que je savoure la présence chaleureuse d'Alec d'une part et mon retour dans le petit restaurant d'autre part. Il est fort possible que je rabâche les mêmes choses encore et encore mais il faut savoir profiter des petits plaisirs de la vie car la vie en elle même n'a pas grand chose d'une partie de plaisir.

Je réponds sans me départir de mon sourire : Mais je n'en doute pas une seule seconde mon cher Alec. Allez allons nous installer.
Un bref coup d’œil observateur m'indique que le mentaliste semble moins dynamique que tout à l'heure. Ce qui est en soit fort compréhensible étant donné que nous venions tout juste de sortir d'un mauvais pas assez brutal en soi avec une certaine aisance il fallait bien en convenir néanmoins malgré nos aptitudes physiques largement au dessus de la moyenne nous restions humains et les créatures humaines étaient faillibles. La fatigue de mon partenaire semblait bien plus prononcée que la mienne sans pour autant être plus élevée. Disons simplement que pour ma part, mon fonctionnement interne différait en cela que je pouvais afficher une grande force malgré tout et que je m'effondrerais comme une loque humaine sur mon lit en rentrant au bercail. Tout est dans l'apparence, masquer ses faiblesses est devenu chez moi une habitude même les plus bénignes et élémentaires. Nul doute qu'un bon repas aussi copieux que délicieux agrémenté d'un bon vin rouge ou blanc nous aiderait à recharger nos batteries respectives. Nous nous installons donc et je laisse mon regard observer Alec tandis que Marco le serveur et cousin de Giulia  passe près de nous les bras chargés d'assiettes aux couleurs et odeurs délectables. Le mentaliste semble attendre que le serveur se soit suffisamment éloigné et que des oreilles indiscrètes ne traînent pas à proximité avant de prendre la parole.

Je me penche en avant pour faire passer mon attitude pour naturelle alors même que si je restais droit sur ma chaise et que mon ami murmurait je l'entendrais tout aussi bien. Ce n'est pas parce que je me sens comme à la maison ici que je peux me permettre d'exposer mes attributs surnaturels aux yeux de tous. Un grand sourire étire lentement mes lèvres devant les aveux d'Alec mais avant que je n'ai pu répondre quoi que ce soit Marco arrive devant notre table et nous tend deux cartes avant de s'éclipser. Je reprends finalement la parole tout en reposant la plaquette sur la table. Oui, je sais déjà ce que je vais prendre. Je ne mentais pas quand je disais que j'avais littéralement squatté ce restaurant depuis mon arrivée en ville. C'est donc çà ton secret pour être aussi bien foutu. J'imagine que l'on a chacun le sien. Je vais rester classique et prendre des pâtes à la bolognaise. Tu préfères le vin blanc ou le rouge ?




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MessageSujet: Re: Mercure au chrome (feat Ares)   Mer 16 Nov - 13:36




Mercure au Chrome





Alors qu’il mangeait, remplissant ses réserves sans remplir les cellules graisseuses, qui avaient décidé de s’offrir des vacances, il y a déjà ben longtemps, et visiblement sans du tout avoir envie de revenir, Alec se demendait si cette spécificité biologique, énergétique, était un truc que d’autres mentalistes pouvaient lui envier, ou si tous les mentalistes, quels qu’ils soient, avaient besoin de remplir leur dépense d’énergie par se genre d’activité, et bénéficiaient, tout comme lui, d’un physique exempt d’amas graisseux superflus…

Cependant il n’était pas curieux au point d’aller lancer un sondage dans la rue, quand bien même il aurait une liste des mentalistes de beacon hills sous la main.
Et puis visiblement Arès n’avait pas à se plaindre sur ce point, même si pour son cas, il devait surement plutôt à son entrainement physique l’aspect plaisant de sa physionomie. Alec avait son voyage rien qu’à le regarder…

C'est donc çà ton secret pour être aussi bien foutu. J'imagine que l'on a chacun le sien. Je vais rester classique et prendre des pâtes à la bolognaise. Tu préfères le vin blanc ou le rouge ?
« rouge, définitivement rouge… Je reconstitue mes réserves de sang de cette façon, aussi bizarre que ça puisse paraitre.. Je peux trans.. » . Alec attendit que le serveur s’éloigne de nouveau avant de poursuivre.

« Je peux transférer mes blessures, mes maladies, mon état, mais rien ne remplace le sang perdu, à part le vin, et sans doute les boissons énergétiques, mais je préfère largement le gout du vin… »

Touillant son assiette, du bout de la fourchette, Alec était un peu perplexe. Ça ne lui ressemblait pas tout ça…
« C’est bizarre… Je suis en train de te livrer mes secrets, et même mes faiblesses, alors que la plus élémentaire des prudences me dit de ne pas le faire. C’est comme si tu dégageais une aura de confiance. Et pourtant, crois-moi, je ne suis pas du genre à accorder ma confiance comme ça… »

Espérant qu’il ne se trompait pas, et qu’il ne se livrait pas à un potentiel adversaire sans scrupule, le grand gaillard poursuivis.
« C’est ça qu’est dur, tsais… J’aide les gens, je pense que je plais aux gens, de même… Mais au final, je n’ai personne à qui me confier, ou sur qui compter… Je ne dis pas que c’est ton cas, tout ça c’est ben trop tôt, mais… Tu inspires une confiance et quelque chose de rassurant. Ça n’a rien à voir avec un côté boyscout, je t’ai vu te battre, t’hésites pas à frapper les pales… C’est juste que je crois que on peut compter sur toi. »

Sur ce, comme s’y attendait d’ailleurs le pompier, Ares lui fit un petit laïus sur la confiance et la prudence… Et qu’il pouvait se permettre, lui, d’être moins prudent car il cicatrisait sans même devoir se concentrer dessus, contrairement à Alec. Ce dernier lui sourit, de ses dents blanches et carnassières, avant de lui lâcher

« Ah ouais ? »… Sachant qu’il prendrait ça plutôt comme une tape derrière l’épaule, malgré une douleur réelle, mais passagère, Alec regarda de droite et de gauche, un air fripon sur le visage, avant de planter violemment sa fourchette sur le dos de sa propre main. Trois perles de sang naquirent sur le dos de la main d’Ares, qui l’insultât copieusement, après avoir lâché un juron de douleur très passagère, mais tout en riant de son attaque somme toute assez anodine, du moins pour un type comme le grand gaillard gardien de la fumée. La main d’Alec, elle, était lisse comme une peau de bébé, exempt de toute trace.

« C’est tout une question d’attitude… Je ne suis pas invulnérable, je mourrais comme tout le monde. Mais si je suis préparé, en état d’alerte. Ben… » . Un haussement d’épaule servit de conclusion à sa diatribe, et pour être un peu plus clair, il mima le fait de se trancher sa propre gorge… Il ne voulait pas choquer Arès, juste lui faire comprendre qu’il était loin d’être un gentil boy scout lui-même, et que les ténèbres de son nouvel ami ne lui faisaient pas peur. Il n’avait pas de lumière à perdre, il n’avait pas peur de souiller ses mains. Il l’avait déjà fait. Il n’aimait pas ça, mais il l’avait déjà fait…

Mais son regard disait bien d’autres choses. S’il avait été honnête avec lui-même, il aurait reconnu la quête d’absolution, de pardon, de compréhension dans ses propres yeux fiévreux, émus, qu’il posait maintenant sur Arès. Son propre soupir, aussi, valait tous les sanglots contenus depuis longtemps…
Mais la nourriture était décidément trop bonne. Difficile de rester mélancolique avec un tel festin.

« parle-moi un peu de toi… Comment tu es arrivé ici ? ». Dit-il, un morceau de spaghetti pendant du coin de sa bouche… Moins sexy, tout de suite.





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MessageSujet: Re: Mercure au chrome (feat Ares)   Jeu 17 Nov - 23:28

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Les yeux plantés dans ceux de mon kiné et nouvel ami j'attends sa réponse relative à sa préférence en matière de spiritueux tout en humant discrètement l'effluve délicieusement appétissante émanant des cuisines du petit restaurant italien de quartier. Huile d'olive, mozzarella, ail, tomates et fines herbes si je ne m'abuse. Quelques clients pénètrent dans le restaurant du pas incertain des nouveaux venus dans un lieu inconnu. Un sourire étire mes lèvres. Ce qui est bon pour les affaires du couple est bon pour moi parce que je les apprécie sincèrement et que je veux que ce restaurant ait un rayonnement plus important. D'ailleurs au passage en y pensant, je sais exactement comment leur attirer plus de clients. Bon, il me faudra l'assentiment du boss du Print mais Aless ne pourra pas résister à de la nourriture italienne de bonne qualité. Le mentaliste me fit part de son choix et de bien plus encore jusqu'à l'arrivée du serveur qui mit momentanément fin à son élan de confidence.

Je profite de l'arrivée du serveur pour commander une bonne bouteille de rouge donc avant de me replonger dans la conversation avec Alec ou du moins pour le moment l'écoute attentive du pompier  le plus sympathique de la petite ville californienne. Mes yeux s'écarquillent de surprise en entendant Alec m'indiquer que le vin lui permettait de reconstituer ses réserves de plasma sanguin. Je n'avais jamais entendu parler d'une telle capacité dans le monde surnaturel alors je ne cache pas ma surprise à Alec tout en restant néanmoins suffisamment discret pour ne pas attirer l'attention de la population locale. Je me penche une nouvelle fois en avant dans une attitude fort humaine n'ayant pas besoin d’être travaillée en vertu du fait que j'avais été humain autrefois et réponds : Tu as bon goût. Le vin est infiniment meilleur que ces boissons industrielles énergisantes. C'est proprement fascinant j'ai beau être un gardien, je ne connais pas tout et tu es la preuve vivante que le monde surnaturel est bien plus vaste que ce que j'imaginais.  

Le serveur revient finalement avec une bouteille de rouge et je sers Alec avant de me servir à mon tour tandis que le serveur arrive avec nos plats respectifs et les installe devant nous de manière fort professionnel. Je le remercie avant de reporter mon attention vers le mentaliste qui me semble soudainement pensif dans le mauvais sens du terme comme s'il y avait un problème. Alors que pour ma part, j'étais en train de passer une très bonne soirée contrairement à la plupart de ces derniers jours, semaines en raison de la chute. Le mentaliste paraît malheureux en touillant le contenu de son plat du bout de sa fourchette et durant l'espace de quelques instants je me demande si accepter ce rencard amical était une bonne idée. Je vivais un enfer éveillé depuis plus d'un mois et ai pensé à la mort comme une échappatoire attirante alors je pense que si quelqu'un devait être sinistre et de triste compagnie c'était bien moi. C'est donc avec une expression interloquée sur le visage que j'écoute Alec me faire part de ses doutes quant à la fiabilité de ma personne ou ma sincérité. Je pourrais probablement être vexé, énervé ou même déçu par ce revirement brusque d'atmosphère mais il n'en est rien parce que je suis un mort vivant depuis mon retour laborieux de Los Angeles alors je ne comptais pas me créer plus de soucis que ceux auxquels je devais faire face depuis la dernière lune.

Le pompier avait raison de se méfier de moi, question de prudence élémentaire et de bon sens même cependant malgré mes parts d'ombres et de secrets je ne ferais jamais rien contre quelqu'un qui m'avait vu aussi vulnérable qu'un nourrisson et n'en avait pas profité, contre quelqu'un qui m'avait apporté de la lumière et du soulagement alors que je souffrais le martyr, contre quelqu'un que j'estimais comme un ami non pas comme une connaissance amicale mais comme un ami devant lequel je m'étais plus ou moins livré sous différentes nuances sauf l'illégale car celle ci ne souffrait aucune possibilité de partage et devait rester à sa place c'est à dire dans l'ombre la plus reculée. Malgré tout cela avait quelque chose de blessant que je pouvais difficilement effacer comme un goût amer sur le bout de la langue. C'était purement égoïste car Alec avait amplement raison de se montrer prudent mais cela ne changeait rien au fait que je ne le connaissais pas non plus que cela mais que je lui accordais une confiance aveugle alors même qu'il pourrait je ne sais pas me dénoncer aux forces de police s'il apprenait mon appartenance au crime organisé ou ce genre de chose.

Indubitablement refroidi par ce retour en arrière dans notre jeune relation, je lui adresse un léger sourire et avale une gorgée de vin avant de lui répondre : Tu as tout à fait raison de te montrer prudent Alec. C'est la base de l'instinct de conservation et les gens comme nous doivent en avoir un encore plus aiguisé que le reste de la population. Je ne t'ai pas demandé de me révéler tout tes secrets mais tu l'as fait parce que tu as estimé en dépit de cette méfiance pouvoir me faire confiance. Si je dégage une aura de confiance c'est parce que je suis une personne de confiance pour les gens que j'aime. Et j'ai le regret de t'annoncer que tu as toutes les chances d'en faire partie alors habitue toi à me faire confiance le pompier parce que moi je te fais confiance.

Et j'espère également ne pas devoir regretter cela un jour pensais je en mon for intérieur. Alec continue et sa tirade m'arrache un sourire plus large. Tu t'es entouré d'une carapace. Je le sais puisque j'en porte une moi aussi. Seulement moi je sais quand l'enlever pour profiter de ce que la vie a de meilleur à offrir. Toi Alec tu la gardes en permanence. Je ne sais pas ce que tu as fui pour en arriver là mais cela m'attriste. Je t'assure que tu peux l'enlever avec moi et que je serais là pour toi quand tu en auras besoin. Je t'en fais la promesse.  
J’enchaîne sur un ton plus léger que contrairement à lui je n'ai pas extrêmement besoin de me montrer prudent car je cicatrise bien plus vite que la majorité des surnaturels et l'expression d'Alec m'indique que ce petit étalement d'orgueil a détendu l'atmosphère et que ce dernier me met au défi. Pourtant je suis surpris lorsque je le vois se planter la fourchette dans la main. Je réprime un tu es malade Alec et quelques instants plus tard une douleur cuisante s'imprime sur ma propre main et le sang coule lentement sur cette dernière. Bordel ma main ! Alec espèce....

Mais la douleur refluait aussi vite qu'elle était apparue tandis que ma main cicatrisait déjà. La main du coupable de ce méfait vicieux était quant à elle exempte de la moindre trace de blessure. J'avais eu raison d’être terrifié lors de notre première rencontre. Un rire tonitruant franchit mes lèvres et je donne une tape sur l'épaule du pompier avant de regarder la cicatrisation de ma main. La diatribe suivante d'Alec fit son effet et je comprends parfaitement le message. Il n'est pas sans défense ni un enfant de cœur. Et mes ténèbres ne sont pas pires que les siennes autrement dit il ne voulait pas que je le ménage en le pensant faible. Le fait est que je ne l'avais jamais pensé faible d’où ma peur initiale au loft la première fois cependant je dois reconnaître que je le prenais pour quelqu'un d'aussi lumineux que Jansen. Je me contente de lui murmurer : Contrairement à ce que tu sembles penser, je ne t'ai jamais sous estimé et nous avons tous une part d'ombre. Je pensais juste que tu souhaitais oublier la tienne.

D'ailleurs le regard du mentaliste indiquait clairement que plonger dans les ténèbres ne lui plaisait pas plus que cela. Il pouvait le faire mais contrairement à ce qu'il voulait me faire croire ou penser une lumière subsistait en lui, je le voyais au fond de ses prunelles. Décidément cette soirée s'avérait bien plus mélancolique et triste que prévue. Et cela n'allait pas allé en s’arrangeant. Heureusement que la nourriture était quant à elle excellente. Je savoure mes propres pâtes à la bolognaise avant de répondre à Alec : Je suis venu dans cette ville pour m'y installer avec mes cousins. Malaki et Jason . Le loft était censé nous accueillir tous les trois. Je ne sais pas pourquoi ils avaient choisi cette ville mais j'ai ma petite idée étant donné que c'étaient des loups garous. Ils ont du y être attiré par la force qui attire tout les gens comme nous. Les membres de mon espèce vivent en clan mais mes supérieurs hiérarchiques m'accordent quelques fois des autorisations spéciales. Beacon Hills étant un point stratégique de la carte surnaturelle j'imagine que ma présence ici servait notre cause. Malaki et Jason étaient traqués par des chasseurs pour le seul motif qu'ils étaient des loups et sont morts peu avant mon installation en ville. Ils sont morts à quelques kilomètres de Beacon Hills. Je les ai vengés mais il me manque chaque jour qui passe. Ils étaient comme des frères pour moi.   




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MessageSujet: Re: Mercure au chrome (feat Ares)   Mer 18 Jan - 12:38

déjà mes plus plates excuses.. en espérant ton pardon pour le retard.




Mercure au Chrome





Je le regarde, et je trouve vraiment qu’il fitt bien avec l’endroit. J’adore découvrir de nouvelles personnes, et quand celles-ci me font découvrir de nouveaux lieux, alors c’est le jackpot. La cuisine est vraiment excellente, et même si notre soirée a débuté sur un combat pas franchement dans les règles de l’art, je goute au plaisir simple d’un bon repas sans l’ombre d’un remord.
Tu as bon goût. Le vin est infiniment meilleur que ces boissons industrielles énergisantes. C'est proprement fascinant j'ai beau être un gardien, je ne connais pas tout et tu es la preuve vivante que le monde surnaturel est bien plus vaste que ce que j'imaginais.

Un gardien… Il a dû en voir des choses. Si ça se trouve, il est plusieurs fois mon ainé. Je plisse les yeux, essayant de deviner son âge, son vrai âge, mais rien à faire. Et puis peut être que ça ne fonctionne pas comme ça, qu’il est aussi jeune que moi, mais qu’il accède à une mémoire ancestrale ou ce genre de trucs.

« Tu a vécus de nombreuses vies ? Bah, je veux dire. Tu es un gardien et tout ça, si ça se trouve, tu es centenaire ou bicentenaire. Si c’est le cas, t’es ben sexy pour un vieux ». Mon sourire est communicatif, et nous nous gondolons. Mais il reste assez mystérieux.

Le vin me réchauffe, tout comme l’ambiance plaisante et le repas succulent. Simple, mais divin. Finalement on a beau retourner la terre entière à la recherche de surprises, de chamboulements, à la fin on revient toujours au basique : jean, t-shirt, un bon repas, du bon vin, de la chaleur et un matelas suffisamment rembourré. Avec un peu de chance, une femme ou un gars qui partage le matelas avec soi.

"Tu as tout à fait raison de te montrer prudent Alec. C'est la base de l'instinct de conservation et les gens comme nous doivent en avoir un encore plus aiguisé que le reste de la population. Je ne t'ai pas demandé de me révéler tout tes secrets mais tu l'as fait parce que tu as estimé en dépit de cette méfiance pouvoir me faire confiance. Si je dégage une aura de confiance c'est parce que je suis une personne de confiance pour les gens que j'aime. Et j'ai le regret de t'annoncer que tu as toutes les chances d'en faire partie alors habitue toi à me faire confiance le pompier parce que moi je te fais confiance"


Je rougis jusqu’à la racine des cheveux, mais accepte avec un grand sourire cette déclaration. Oui, je ne m’étais pas trompé en lui accordant ma confiance, quand bien même ça ne me ressemble pas. Il faut dire que fuir depuis quelques temps une situation ou vous êtes le gibier, et ou les chasseurs emploient des méthodes pas très correctes pour vous piéger, ne vous forme pas spécialement a réagir normalement sur ces fameuses notions de confiance.

Mais Arès est ares. Il n’y a pas à tortiller. Un type comme lui, ça se trouve pas sous la queue d’un cheval à chaque coin  de rue. J’ai de la chance de l’avoir trouvé. Un nouvel ami, donc…
« alors à l’amitié », dis-je, faisant tinter mon verre contre le sien.

Ma petite démonstration, certes intimidante mais au final sans danger pour Ares, me faut une bonne tape sur l’épaule de sa part. je l’aime bien ce type. Il pourrait mon démonter sans sourciller, pouvoir ou pas, et à la place, il m’offre son amitié. Je serai ben bête de ne pas l’accepter.
Je relève avec attention la tête lorsqu’il me parle de son passé et de sa venue ici, comme je le lui ai demandé. Je peux le faire car j’ai engouffré littéralement tout le repas, comme un goinfre. D’ailleurs mes questions, l’interrompant à peine sont peu classe.

« ch’est dingue.. mmj.. mais.. pardon mais.. tu les cha venché ».. je fais l’effort de tout avaler.
« tu les as vengé.. Je vois.. Je comprends le manque. Je le vis tous les jours aussi. ». je peux transmettre autre chose que la douleur, il le sait. J’aimerai pouvoir transmettre des sentiments, mais à défaut de pouvoir le faire, je sais par contre transmettre l’état physique qu’ils induisent. Ce n’est pas simple … Le plus facile, pour commencer, c’est de lui faire comprendre que je suis dans le même cas. C’est facile car c’est ce que je ressens tous les jours. Ma main posée sur la sienne lui transmet donc cette fraternité de vécu, de ressentis. Je suis-là, je peux être là pour toi, Ares. Son sourire est franc et sincère, mais ses yeux sont tristes, car ils ressassent le drame dont il vient de parler.

Alors je passe à la deuxième phase. Ressentir un bien être.. Je le ressens, purement physique, chuintant mon mal être mental et psychologique, mon mal être de cœur. Il y a le vin, l’euphorie grisante, le fait d’être bien, d’avoir trouvé un ami, de ne pas être seul. Toutes les petites cellules du corps emmagasine ça . La molécule du bonheur, je la traque. Je recherche son effet dans les fibres de ma chair, de mon sang. Et je transmet, resserrant simplement ma main sur le poignet d’Ares. Comme lorsque je l’ai débarassé de sa douleur, je diffuse dans tout son corps ce que j’ai ben du mal à ressentir moi-même. C’est toujours plus simple d’amplifier avant de transmettre pour les autres. Si j’arrivais à le faire pour moi, je ne serai plus jamais triste, malade ou seul… Mais il faut croire que chaque pouvoir à son propre fardeau.

Pour un peu, je l’embrasserai, à le voir si beau, si plein de vie, surtout à présent qu’il ressent enfin, même si c’est temporaire, cette plénitude physique.

« cadeau. ».



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MessageSujet: Re: Mercure au chrome (feat Ares)   Sam 21 Jan - 18:26

Spoiler:
 

       

       
L'amitié, la véritable amitié celle dont la sincérité était aussi solide que du béton et les effets aussi agréables qu'un bain de minuit estival était en réalité une véritable rareté car dans une relation on ne donnait pas toujours autant que l'on recevait et inversement. La plus belle des amitiés était celle de l'équité. Une fusion de deux antagonismes car peu importe les ressemblances nos individualités sont le fruit de nos différences. L'amour placide de deux êtres qui durant leurs moments passés ensemble n'en formait plus qu'un. C'était ce genre d'amitié que je recherchais avec Alec. Le genre d'amitié que je pouvais compter sur les doigts de mes mains. Le clan ne pouvait rentrer en compte car il était ma famille surnaturelle. Ce genre d'amitié présentait un risque pour les gens comme moi qui vivaient avec des secrets plein le cœur. Mais, elles étaient les plus douces pour l’âme. Et mêmes les fauves ressentaient ce genre de besoins. Alec était peut être quelqu'un de bien ou peut être pas mais cela n'avait aucune importance. Ce qui en avait une c'était notre rencontre et ce qui en avait découlé.  Arès & Alec
       

       
Mercure au chrome

       
Le repas est plus que savoureux comme à chaque fois que je me rends dans ce petit bijou pour me remplir la panse. Petit morceau d'Italie enfoncé dans le cœur de Beacon Hills, je suis étonné que mon boss ne l'ait pas encore remarqué ni pensé à l'ajouter à la liste de ses propriétés légales. Mais, j'imagine que le sicilien vise des sources de revenus plus rentables. Quoi qu'il en soit, je continuerais de venir manger de la nourriture italienne ici et d'y emmener d'autres amis afin que leurs papilles m'en soient à jamais reconnaissantes et que le couple de tenanciers parviennent à se maintenir à flot. La concurrence économique est l'une des règles du marché légal comme illégal.  Et il arrive bien plus souvent qu'à l'accoutumée qu'un établissement l'emporte sur un autre indépendamment de la logique gustative. Le bouche à oreille est le meilleur support publicitaire  et je ne peux qu'espérer qu'Alec en parlera autour de lui eu égard à la reconnaissance que mérite nos hôtes du soir.

Notre petite soirée amicale avait pourtant bien mal commencée puisque nous avions du nous salir les mains en jouant de nos poings contre des petites frappes un peu trop entreprenantes. Néanmoins, Alec avait été visiblement conquis par notre destination et la suite de la soirée semblait se dérouler sous de bien meilleurs auspices. Je l'observais tandis que le repas se déroulait comme un long fleuve tranquille ponctué de nos questions réciproques personnelles ou plus triviales. J'appréciais ce tableau à sa juste valeur. Un ami comme Alec qui peut importe si il venait à déjouer mon diagnostic le classant dans la catégorie des gentils garçons était une personne entière et facile à vivre dont la présence dans un petit paradis comme celui ci était à mes yeux naturelle et en adéquation avec une ambiance tout aussi agréable. Lorsqu'il plisse les yeux suite à mon évocation de mon rang de gardien du surnaturel et les précisions que j'y apporte, je me vois contraint de tenter vainement de réprimer un petit rire amusé. J'imagine qu'il tente de percer quelque obscure secret me concernant ou du moins concernant mon espèce surnaturelle. Oui, nous sommes des gardiens ordinaires tandis que les chiens de l'enfer en sont d'extraordinaires.

C'est pourquoi nous nous reproduisons dans les degrés les plus enfouis du monde caché. Nous sommes une réalité que bien peu de surnaturels connaissent ou peuvent appréhender. Je tente de déceler les pensées de mon voisin de table mais n'y parviens pas vraiment jusqu'au moment ou ce dernier prend la parole. Je réponds : Les gardiens ont bien des secrets Alec mais l'immortalité n'est que le fruit de la transmission dans le cas de mon espèce.  Je te remercie néanmoins pour le compliment. Tu n'es pas mal non plus pour un jeunot.      

Nos rires fusent presque simultanément tandis que quelques regards étonnés se tournent vers nous. Je capte le sourire amusé de Giulia avant de me reprendre dignement. J'écoute une nouvelle fois Alec avec attention avant de laisser passer quelques instants. Puis, je lui réponds avec une sincérité débordante. Le pompier mentaliste rougit autant qu'une tomate sous le soleil californien d'un après midi de juillet et je lui rends son sourire agrémenté d'un regard complice pouvant signifier «le pacte de notre amitié est scellé Lec, je serais là pour toi ». Il m'observe quelques instants comme s'il hésitait une ultime fois avant de finalement lever son verre à l'amitié. Je lève le mien à mon tour et reprends : A l'amitié, aux plats délicieux et à la confiance.

La suite du repas est animée par une petite démonstration du pouvoir d'Alec qui me laisse une blessure mineure sur la main ainsi que quelques gouttelettes de sang. Je lui donne une tape amicale sur l'épaule en représailles de cette attaque sournoise qui nous arrache un sourire. Quelques minutes plus tard, ma blessure cicatrise déjà. Puis, répondant à une question du mentaliste je replonge dans l'horreur de mes souvenirs liés aux morts de Malaki et Jason. Pourtant, malgré cette horreur se diluant dans les méandres de mon esprit torturé comme à chaque fois que je laisse mes souvenirs prendre la direction de ce passé tragique un sourire mi triste mi amusé étire lentement mes lèvres lorsque mon ami me répond la bouche pleine. Désolé mais cela ôte un certain degré au tragique de mes révélations. Mais il y a de le joie dans le sourire triste que j'arbore. Le fait que j'ai assassiné de sang froid les meurtriers de mes cousins ne semble pas le choquer outre mesure ce qui me laisse un espoir de ne pas être rejeté si je lui avouais un jour mon appartenance au crime organisé. Je suis bien conscient de jeter un pont là ou il n'y en pas.  

        Quoi qu'il en soit, je me perds dans la mélancolie et la tristesse à mon plus grand dam car nous étions venu dans l'optique de passer une bonne soirée entre potes et voilà que je casse l'ambiance en me refermant intérieurement comme une huître. Mais,je n'y peux rien. Peu importe que l'on me prenne pour un rocher ou un morceau de glace ce qui est au demeurant une facette de ma personnalité. Je suis également un être ayant subi bien plus que d'autres le malheur et la peine. Et parfois dans les moments de faiblesse le poids de toute cette tristesse finit par m'engloutir comme une vague gigantesque engloutit le surfeur trop imprudent. La main d'Alec se pose doucement sur la mienne et je sursaute me rendant par la même compte que je m'étais véritablement perdu dans mes souvenirs de Mala et Jay.

Je croise le regard compatissant du mentaliste et fais l'effort d'esquisser un sourire que je veux sincère mais la tristesse est encore bien ancrée en moi. La chaleur de la main d'Alec sur la mienne est d'un réconfort insoupçonnable. J'ai tellement l'habitude de soutenir tout le monde que j'ai tendance à oublier que tout le monde à besoin de l’être moi compris. Soudain une sensation étrangère mais pourtant indéniablement ressemblante et comparable à la mienne vient se superposer à celle ci dans mon être. Je lève lentement les yeux vers Alec. Tandis que je comprends ce que mon ami essaie de faire. Il n'y a pas besoin de beaucoup pour définir cette première sensation inondant ma personne de soutien plus que bienvenu. Fraternité. Fraternité de deux êtres ayant vécu le même enfer. Puis progressivement en rythme régulier avec le resserrement de la prise sur ma main Alec entreprend de me transmettre mille et unes choses n'en formant qu'une seule d'importante. La joie et le bonheur aussi simple que sincère. Je ressens son plaisir de se trouver dans un endroit agréable et accueillant, l'euphorie de partager un bon repas et une bonne bouteille, sa joie d'avoir trouver un nouvel ami là pour lui et bien d'autres choses.

Mon visage se métamorphose tandis que la tristesse, la mélancolie, les regrets fondent de mon être comme neige au soleil. Mes traits tendus se relâchent, mon expression se fait solaire et un large sourire innocent étire mes lèvres. J'ai l'impression de rayonner et je me sens aussi bien qu'un rayon de soleil. La plénitude la vraie, je la ressentais pleinement en cet instant. Plongeant mes yeux dans ceux d'Alec, je savoure le lien provisoire nous unissant et ce que je lis dans ses yeux. Je réprime l'envie de lui donner une accolade fort peu virile me taraudant en cet instant. Le genre de câlin bien larmoyant dans le bon sens du terme cette fois. Alec qui sait bien qu'il n'a pas besoin de mot pour me décrire ce qu'il a fait n'en donne qu'un seul et je réponds : C'est le plus beau cadeau que l'on ne m'ait jamais fait Alec. Ton pouvoir est véritablement merveilleux. Mais, je me doute qu'il ne peut pas marcher dans ce sens sur toi sinon tu l'utiliserais plus souvent mais au risque de me répéter je veux devenir l'un de ceux qui te transmettra une telle sensation avec ou sans don.

Laissant la sensation se prolonger dans un silence reposant jusqu'à qu'elle ne s'estompe peu à peu tel une lumière délicate qui se délite peu à peu dans la nuit je ferme les yeux pour ne les rouvrir que lorsque la sensation n'est plus qu'un souvenir de fond dans mon être. Et si nous passions au dessert ? Cela ira bien avec ce que je viens de vivre. Merci du fond du cœur mon ami.         
(c) crackle bones

       



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MessageSujet: Re: Mercure au chrome (feat Ares)   Mer 15 Mar - 12:36

déjà mes plus plates excuses.. en espérant ton pardon pour le retard.




Mercure au Chrome




J’aimerai parfois que tout soit aussi simple que de transmettre comme ça ce ressenti de bonheur. J’imagine, maintenant que je sais que je ne suis pas ben seul dans ce monde mystérieux, que certains autres psychics doivent être capable de carrément créer une émotion, ou même y faire croire en contrôlant l’esprit ou le cœur… Je ne crois pas que j’aimerai avoir ce genre de pouvoir. Car le mien ne fait que transmettre ce que je ressens moi-même. Je m’accroche peut-être à un doux rêve, mais j’ai l’impression que c’est plus véritable, en quelque sorte. Je transmets ce que je sais être vrai.

Ares m’a un peu parlé de sa condition de gardien. Et de son immortalité, en quelque sorte. Encore une fois, et ce ne sera sans doute pas la dernière, je me demande à quel point je peux me rapprocher de ça. Je vieillis comme tout le monde, mais peut être uniquement parce que je n’ai pas tenté de transmettre ce vieillissement. Ça me parait impropre, sale. Indigne… Et a tout bien y réfléchir, je crois que je n’aimerai pas être immortel. Je n’ai pas encore eu la chance de connaitre l’amour, mais si jamais ne ça devait m’arriver, le simple fait de penser que ma ou mon fiancé mourrait sans que moi je change d’un poil me révulse. Comment survivre à ça après ?

Je regarde le visage d’ares changer, au fur et à mesure que j’arrive à lui transmettre cette simple joie d’être vivant, en bonne santé, en train d’apprécier une bonne ambiance et un bon repas. Le vin, la musique, tout ça ne fait que suivre le même chemin, que je trace dans les veines d’Ares. Un chemin de félicité. Du moins temporaire. Mais même ça, c’est une petite victoire sur les aléas un peu hard de la vie.

C'est le plus beau cadeau que l'on ne m'ait jamais fait Alec. Ton pouvoir est véritablement merveilleux. Mais, je me doute qu'il ne peut pas marcher dans ce sens sur toi sinon tu l'utiliserais plus souvent mais au risque de me répéter je veux devenir l'un de ceux qui te transmettra une telle sensation avec ou sans don.

Oui. Ça pourrait marcher. Ça a marché, déjà, jadis… Et cette plénitude je l’ai ressenti dans la couche d’Alessandro et Jansen. Pas purement physique. Il y avait autre chose, au delà du plaisir immédiat corporel. Ce sentiment d’être entouré et aimé. Du moins désiré.
Comme le suggère Ares, nous passons au dessert. L’occasion pour moi de me laisser tenter par une panna cota fruits rouge, puisque je n’ai jamais vraiment gouté une authentique. Les versions que je connais sont issues du supermarket, et donc n’ont vraiment rien à voir avec ce que je m’apprête à déguster.

C’est repus, légerement décalé de ma table sur la chaise, que je regarde une nouvelle fois les lieux, heureux, malgré l’intercade, du choix d’ares pour notre repas.
Au moment de partir, nous nous disputons bien sur sur l’addition avant d’atteindre un compromis.
Je reste un peu en retrait alors qu’il discutte avec ces gens, que je soupçonne etre proche, l’air de rien, d’Ares, et nous ressortons dans la rue. Sans appréhension. Si des types se repointent, ils n’ont qu’a bien se tenir…

C’est alors que je vois Ares pratiquement renifler l’air, un air concentré et sérieux sur le visage ?
« quoi ? un truc de gardien ? Ya du grabuge dans le coin ? Je peux aider ? »

Je ne suis pas idiot. Je sais bien qu’on ne joue pas dans la même cour, lui et moi. Mais je ne suis pas démuni pour autant. En fait, si je suis préparé et attentif, je peux survivre à beaucoup de choses et faire quelques dégâts.. Mais jamais je ne courrai aussi vite que lui, ni ne sentirai ce qu’il sent, ni ne serait aussi fort… Et ses ennemis doivent être à sa mesure.


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MessageSujet: Re: Mercure au chrome (feat Ares)   Jeu 16 Mar - 17:51

Je scrute le visage de mon nouvel ami tandis que ce dernier prend le temps d'assimiler mes dernières paroles. De comprendre leur portée et leur sens véritable, de ressentir l'offrande de la fidélité que je suis prêt à lui offrir non pas dans l'idée de recevoir quelque chose en échange mais parce que je suis ainsi fait tout simplement et que ma sympathie est bien plus aisé à récolter pour les personnes qui comme moi avaient subi bien des affres de l'existence. Les traits d'Alec se crispent l'espace de quelques instants. Instants durant lesquels je devine que le mentaliste hésite fort logiquement à accepter. Nous ne nous connaissons pas si bien que cela. Nous n'avions fait connaissance que très récemment et pourtant.

Pourtant pour moi c'était comme si je le connaissais depuis bien plus longtemps peut être parce que les épreuves ont tendance à créer des liens plus solides, plus profonds que les ordinaires. Or des épreuves nous en avions vécu ensemble depuis le premier jour de notre rencontre en réalité car le pompier osthéo m'avait vu prisonnier des douleurs de la chute. La chute est la pire des meurtrissures pour un gardien à la fumée, un véritable fléau alors qualifier les gardiens renégats de dégénérés ne semble pas excessif quand bien même sans vouloir pactiser avec l'ennemi certains avaient probablement leurs raisons pour rejeter le dogme sacré en bloc.

Ce qui ne m’empêcherait pas de tenter de les abattre si je venais à croiser leurs chemins ou s'ils venaient à croiser le mien. Mais pour en revenir à ma relation avec Alec si celle ci était aussi forte de mon coté c'était probablement parce que ce dernier avait pris soin de moi lorsque j'étais au plus mal, au bord du gouffre de l'agonie perpétuelle. Il m'avait vu moi un gardien du surnaturel dans sa plus fragile faiblesse, dans un état auquel mon espèce était tout sauf habituée. La vulnérabilité la véritable, je l'avais connu lorsque j'avais chuté. Je ne vais pas mentir et jouer les braves. La frayeur qui m'avait traversé en découvrant les pouvoirs d'Alec avait été bien réelle et avait fait glisser un frisson le long de mon échine et maintenant nous étions là. En train de discuter tranquillement autour d'un délicieux repas dans l'un de mes restaurants préférés de la petite bourgade devenue mon foyer.

Si le mentaliste avait ma confiance, c'est qu'il l'avait mérité. Si j'avais la sienne c'est parce que j'espérais et pensais m'en montrer digne. Le visage de mon ami redevient paisible et je me dis qu'il a accepté mon offre désintéressée. Tu peux compter sur moi Alec maintenant et  pour toujours. N'essaies même pas de l'oublier car je compte bien te le rappeler chaque fois que cela s’avérera nécessaire. Le dessert arrive bien vite et Alec commande une pana cotta aux fruits rouges. Un excellent choix. Une merveille sucrée dans cet antre des délices du goût. Une galette de polenta pour moi per favore. Aux fruits rouges.  

(…)
Le repas s'est terminé dans un silence tranquille simple état logique après un tel festin, festival pour les papilles. Je suis aussi repu que mon voisin de table et nous devons en cet instant avoir l'air de deux matous pleinement satisfaits de leur existence ce qui m'arrache un sourire amusé car je m'interroge sur la portée légitime de cette image au vu de ma nature de félin. Il y a donc une part de vraie dans cette image du moins pour moi car Alec est tout ce qu'il y a de plus humain exception faites de ces dons. Nous finissons par nous relever aux prix d'un effort surhumain et j'insiste sur le terme qui ne me semble absolument pas exagéré. Au moment de passer à la caisse, nous trouvons le moyen de nous disputer au sujet de l'addition sous le regard amusé de Giulia. La matronne italienne nous couve d'un regard affectueux et nous finissons par parvenir à un compromis acceptable. J'aurais du payer c'est moi qui invitais. Mais le pompier est têtu. Juste avant de quitter les lieux avec Alec je prends quelques instants pour discuter avec les propriétaires et patrons des lieux. Eduardo et Giula au bout d'un moment un autre habitué prend part à la discussion et des éclats de rire fusent hors de nos bouches.

Je sens que je m'éternise et qu'Alec attend alors je dis au revoir en italien parce que travailler au contact d'Alessandro est très bon pour l'apprentissage des langues puis je quitte le petit restaurant à la suite de mon ami. Mais dans la rue, je ne fais pas quelques pas que mes sens de gardien se mettent en alerte. Je m'immobilise sur place et déploie mes sens sous le regard mi inquiet mi curieux de mon ami. Ce dernier m'interroge et je laisse mes sens faire leur œuvre avant de lui répondre : Une autre chimère dans le quartier. Écoute je pense que l'on peut tenter quelque chose. Les éliminer purement et simplement est possible mais si nous avons une chance de les sauver. Autant essayer. Je peux essayer de purger le mercure de ses veines pendant que tu lui transmets un certain état d'esprit. Je sais que tu devras rester éloigné pour que cela fonctionne mais ne t'en fais pas si jamais elle se révèle trop dangereuse nous ferons ce que nous devons faire et tu n'auras strictement rien à te reprocher d'accord.
Une fin de soirée agitéeft. Alec
Ʃkaemp はは ™



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MessageSujet: Re: Mercure au chrome (feat Ares)   Jeu 11 Mai - 16:12

déjà mes plus plates excuses.. en espérant ton pardon pour le retard.




Mercure au Chrome




Fort de ce presque lien qui m’uni maintenant à Ares, je scrute son visage et ses muscles, attentif à ce qu’il va me révéler. Il n’est pas seulement un être surnaturel de plus, il est aussi un gardien, et il a des devoirs. Je ne pouvais même pas imaginer que le monde étrange soit si… étrange. Mais en fait, ça fitte vraiment, si on y réfléchit. Il doit bien y avoir, là aussi, des lois et des privilèges, des sens, des hiérarchies peut être ?

Je me demande ben à quel niveau de hiérarchie j’appartiens et à qui donc je dois allégeance. Mais surtout j’ai peine à m’imaginer quels choix s’offrent à Arès, et quelles décisions il doit prendre dans le cadre de son devoir. C’est presque amusant de me comparer à lui. Il n’a pas choisi, j’imagine, d’être un gardien, et le fait de l’être lui donne également des devoirs. Quant à moi, j’ai choisi d’être un pompier, mais je n’en ai pas moins des devoirs, à partir du moment ou j’ai fais ce choix…
Pas si simple, bien sur, car je me doute qu’Ares ne fait pas que sauver des vies. Il doit en prendre, parfois, comme ce soir. Je suis nothing pour le juger, vu que j’ai fais-moi aussi montre d’une certaine froideur à distribuer la mort. Le fait de tenter de faire un peu de bien autour de moi m’apaise, mais ne répare pas mes erreurs et le dégout que je ressens parfois.

Néanmoins je suis tiré de mon espace-temps contemplatif par la réponse d’Arès
« Une autre chimère dans le quartier. Écoute je pense que l'on peut tenter quelque chose. Les éliminer purement et simplement est possible mais si nous avons une chance de les sauver. Autant essayer. Je peux essayer de purger le mercure de ses veines pendant que tu lui transmets un certain état d'esprit. Je sais que tu devras rester éloigné pour que cela fonctionne mais ne t'en fais pas si jamais elle se révèle trop dangereuse nous ferons ce que nous devons faire et tu n'auras strictement rien à te reprocher »

Je reste figé quelques instants… Lui transmettre un certain état d’esprit… ça peut être dans mes cordes, mais si le mercure ne bloque pas à proprement parler mon pouvoir, il le perturbe. Ce genre de choses, je ne sais jamais si c’est symbolique ou physique, et si dans le dernier cas, l’éloignement peut ben marcher, dans le premier ce serait peine perdu. Mais comme mon pouvoir à tendance à être plutôt physique, ça vaut le coup d’essayer.
« Nous ferons ce que nous devons faire ». Ces mots me glacent. J’ai dis la même chose à mon journal intime lorsque je lui décrivais ce qui se passerait le jour ou je retrouverai ceux qui m’ont forcé à utiliser mon pouvoir de cette façon écœurante qui me hante depuis presque chaque nuit.
Mais un hochement de ma tête en guise de réponse suffit à décrocher un sourire d’Ares. Le mien ne tarde pas… J’aimerai être aussi sur de moi que ce que je vois de lui, mais ce n’est sans doute, là encore, pas aussi simple…

Alors nous revoilà partis, tous les deux, au pas de course. Je sais qu’Ares régule sa course pour que je puisse le suivre, même si je repousse les limites humaines de la tolérance physique et de la récupération. Plus rapide qu’un humain standard, moins qu’un être tel qu’Arès… Je compte sur ses sens à lui, car les miens ne sont d’aucune utilité dans ce cas particulier. Parfois il s’arrête, humant l’air comme un prédateur, mais avec un regard préoccupé.
Il semble suivre une trace à la fois olfactive, sonore et sans doute surnaturelle. Je suis fasciné de le voir comme ça, la truffe au vent, et je me sens ben niais de ne pas pouvoir en faire plus.
Puis nous courrons de nouveau, l’adrénaline, précieux allié, coulant dans mes veines, car je sais que nous sommes proches.

Arès semble perturbé, et me dit qu’elle est toute proche. Mais nous ne voyons rien… M’éloignant prudemment de lui, car je préfère qu’il soit le centre d’attention, je reste concentré. Ma survie dépend souvent de cette concentration. Si je suis préparé, je peux survivre à beaucoup de choses. Dans le cas contraire, c’est déjà beaucoup plus compliqué.

Bien m’en a pris, car au moment ou j’observe Ares au loin, je le vois soudain se retourner vers moi, regard luisant. La créature, quelle qu’elle soit, arrivait à se fondre dans le décors et vient juste de me sauter dessus. Ses griffes me déchirent l’avant bras, mais je suis prêt. Même si je ne la voit pas clairement, je vois sa masse sombre… La douleur se transmet instantanément de moi à elle, et avec elle, la blessure. Un cri strident retentit, et la fuite de quelques pas de mon assaillante. Hélas, j’aurai du mieux réfléchir, et transmettre ma blessure au sol ou au mur, car à présent le mercure s’échappe des blessures de la chimère… Ce qui veut dire que mon pouvoir peut à présent ne plus être fiable.

Damnit !

© Fiche par Mafdet Mahes

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Mercure au chrome (feat Ares)
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