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 Step by Step [Mick & Therence]

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Mickael Wayne
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MessageSujet: Step by Step [Mick & Therence]   Mar 13 Jan - 15:04


Un petit pas pour l'homme...



Je me réveille seul et pourtant je sens la présence de Chad autour de moi. Il a laissé beaucoup de ses affaires dans mon appartement, s’y étant installé depuis que je suis sorti de…prison. Ce matin, il a dû partir tôt pour se concerter avec un autre étudiant au sujet du rendu d’un devoir commun.

À la sortie de la douche, la sensation d’entrave causée par le bracelet électronique est intensifiée. Je m’habille en passant outre la difficulté supplémentaire d’enfiler un pantalon avec ce dispositif dissimulé en dessous. Je sens que je vais être vite agacé. Mais c’est un prix raisonnable pour avoir le droit de vivre dans un endroit confortable.

En récupérant mon t-shirt tombé au pied du lit, je pense soudainement à ce qui est, normalement, caché en dessous. Je tends le bras sous le sommier mais ne trouve rien. Puis je me souviens que Chad et son père ont effectué un « nettoyage ».

Je finis de m’habiller puis scrute autour de moi. Après vérification, je sais qu’il n’y a plus rien dans mon appartement. Du moins, rien qui aurait pu paraitre suspect en cas de fouille. Et je sais qu’il l’a été avant que je sois autorisé à revenir ici. Chad et son père ont fait ça vite et bien. J’apprécie leur efficacité qui me retire un poids des épaules. Je les en remercierai encore.

Dans la journée, je dois voir James. Et, contrairement à ce que j’aurais voulu, je devrai recevoir Mafdet ici, puisque la forêt m’est désormais interdite. Mais pour le moment, et bien que Chad ait encore une fois pensé à me faire plaisir en remplissant le réfrigérateur, je ne trouve rien qui me fasse envie pour le petit déjeuner.

Après une courte hésitation, je finis par me dire qu’après tout j’ai normalement le droit de sortir dans la rue. Ça doit me permettre d’aller acheter ce dont j’ai envie à la boulangerie du coin.

En chemin, j’ai l’air idiot à soulever mon pantalon tous les cent mètres. L’officier qui m’a mis le bracelet a été clair sur les instructions. Le voyant vert devient rouge lorsque je m’approche des limites autorisées. Il devient fixe quand je sors de la zone. Si j’y reste plus de trente secondes, les services de police sont immédiatement contactés.

J’approche presque du but, j’ai l’impression d’être guidé par l’odeur du pain chaud et des viennoiseries tout justes sorties du four. Une chance que je sois sportif, ça comble une gourmandise certaine.

Je perçois l’enseigne qui me fait de l’œil. Je soulève une dernière fois le bas de mon pantalon pour vérifier qu’on m’autorise à assouvir mon appétit. J’ai un rictus froissé quand je vois que ça n’est pas le cas.
J’avance encore un peu… Non, là c’est clair, si je fais un pas de plus le voyant passe au rouge. Et ça signifierait que la police débarquerait dans la minute pour me renvoyer en détention.

Je ne vais pas m’amuser à tester davantage les limites du dispositif de sécurité. J’ai bien trop à perdre.
Au diable les beignets !

Je finis par rebrousser chemin quand j’entends un ricanement dans mon dos.


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Therence Garnet

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MessageSujet: Re: Step by Step [Mick & Therence]   Mar 13 Jan - 23:20



...Un grand pas pour le rancunier!
Beacon Hill et son agitation de petit matin. Je longe le trottoir d'une allure réveillée et sûre, en direction de mon objectif quotidien : le café en bas de la rue. Ma vie est loin d'être une routine, mais il y a des habitudes qui deviennent comme vitales. C'est là que je trouverais mon nectar matinal, ce précieux café qui fait office de soleil dans ma journée, sans qui elle ne pourrait pas vraiment commencer.

Je traverse la rue, bifurque au croisement, perdu dans mes pensées, quand j'ai cette impression qui me pousse à jeter un regard sur ce reflet dans mon champ de vision. Une chevelure, une stature, une démarche qui me font ralentir, suspicieux...

Ce mec là bas... Je rêve pas... C'est l'autre bichrome voleur de carte sim!

La présence de ce voleur que j'aurais cherché en vain me parait comme un petit coup de pouce transcendant. Je me demande ce qu'il fout ici, s'il vit dans le coin pour se retrouver de si bon matin dans le secteur. Je boue. Il a réussi à trouver mon nom le s*lop, qui sait ce qu'il a put dénicher encore sur mon mobile? Je ne suis pas un geek, ma vie ne tiens pas dans cet appareil. Encore heureux vu son tour de pic-poket! Mais qui serait rassurer de s'être fait dérobé le cerveau de son portable, pour se le faire rendre sur un ton de victoire? On ne se fout pas de moi sans le regretter. Je ne le sais pas encore, mais ce crétin sous surveillance va avoir l'occasion de l'assimiler.

Je reste à ma place et je l'observe. Il s'arrête de temps à autre, pour jeter un oeil à sa cheville. Un boitier reconnaissable y est accroché. Nooon... Mon visage ce fend dans un sourire stupéfait. J'y crois pas... le brave Wayne, fiché d'un joujou électronique?! Il s'arrête devant la pâtisserie et la fixe comme un chien battu, incapable d'avancer d'avantage. Je passe mécaniquement la langue sur ma rangée de dents inférieures, appâté par la situation.

-Ben ça alors... c'est pas le héro qui est censé envoyer les mauvais en taule?


Celui qui faisait marche arrière se retourne à ma remarque alors que je me plante non loin de là où il se tenait avec son air impuissant, pour le reluquer fièrement.

-Je suis déçu Wayne... terriblement déçu. Tu viens de briser mes rêves d'enfant là.

Je mime ma désillusion par une mine chagrinée qui n'arrive pas à concurrencer mon sourire moqueur.

-Qu'est-ce que t'as foutu? T'avais pas assez de bousiller des portables, tu t'es décider à passé le niveau au dessus?


Qu'est-ce qui lui vaut d'avoir hériter de ce petit trésor au vairon? Serait-il moins sage qu'il y parait, lui qui m'aura épargné tout mauvais coup ce jour où je l'avais pourtant bien cherché? Je me dis que c'est un pote du faux loubard, Derek. Le genre de fréquentation qu'on imagine mal blanc comme neige. Je fixe sans scrupule sa cheville.

-T'es moins gentil que t'en a l'air en fait...


Surtout quand on le cherche, je suppose. C'est pourquoi que je garde une certaine distance. Ce type est comme un chien tenu en laisse : tant que je ne franchis pas la limite, il ne peut pas m'atteindre. J'éprouve un plaisir indicible à le toiser de ma place, le voir supporter ma présence...

-Tu voulais quelque chose? Un croissant? Un beignet?
demandais-je en lui désignant l'enseigne en arrière, l'air désolé de mon manque de considération. Puis je reluque longuement le blond de bas en haut, avant de me poser, l'air de rien. Je peux y aller si tu veux.

J'aime la mine qu'il me renvoie.

-Fais pas cette tête Wayne. Je sais être gentil. Parfois.

Surtout quand cette même gentillesse est plus écrasante que n'importe quelle vacherie. Vas-y Mickaël, admet que t'as besoin de quelqu'un, de moi en l’occurrence.

-Si tu veux pas, je peux toujours te laisser demander à quelqu'un d'autre. Je suis sur que la petite dame là bas sera ravie d'aller faire la course pour toi quand tu lui aura expliquer que c'est ce petit bijoux qui t'en empêche. m'amusais-je en lui désignant la grand-mère non loin qui se traine tranquillement jusqu'à la boutique.

Alors? Il sait qu'il n'est pas obligé. Il peut faire demi-tour et m'ignorer, mais il sait aussi que moi, je ne le lâcherais pas. Et autant dire qu'avec ce bracelet, il n'aura surement pas intérêt à se montrer violent, ni à me courir aveuglément après.

-On est pas parti sur de bonnes bases, je le reconnais. Je fais un pas vers toi pour arranger ça, mets-y un peu du tiens?
proposais-je, mi-condescendant, mi-déçu de le sentir si retenu. Fais moi confiance...

...C'est pas comme si t'avais le choix!

-File moi ton porte feuille.


Je lui tend ma main, juste ce qu'il faut pour saisir l'objet sans qu'il ne puisse se poster à mon niveau, attend, et comprend le problème. Je lève les yeux au ciel.

-File moi juste la monnaie dont j'ai besoin!
rectifiais-je en faisant un petit mouvement avenant des doigts.

Aller. Me dis pas que tu te méfie pour quelques malheureux sous! T'es quand même pas un radin, hein Wayne? semble transmettre mon regard insistant.

-Je te promet de revenir avec ton déjeuner.


Tout ce que je veux... c'est discuter autour d'un petit encas.

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Mickael Wayne
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MessageSujet: Re: Step by Step [Mick & Therence]   Sam 17 Jan - 15:49


Repartons d'un bon pied



- Ben ça alors... c'est pas le héros qui est censé envoyer les mauvais en taule ? S’exclame la voix reconnaissable.

Je roule des yeux, exaspéré, en me retournant vers Therence. S’il est là depuis plusieurs minutes, il a sans doute compris la situation. Inutile donc de nier.

- Qu'est-ce que t'as foutu? T'avais pas assez de bousiller des portables, tu t'es décider à passer le niveau au-dessus ? Enchaine-t-il avec son arrogance habituelle.

- Rien qui te concerne et certainement à des lieux de ce que tu serais capable de faire, répond-je avec le même ton.

- T'es moins gentil que t'en a l'air en fait...

- Je ne t’avais justement pas dit de ne plus me trainer dans les pattes ? Menace-je.

On se toise comme deux lions devant le même morceau de viande. Pourquoi ne passe-t-il tout simplement pas son chemin ? Il y a quelque chose chez lui qui m’intrigue, au-delà de l’exaspération qu’il me procure, je ne démords pas à soutenir son regard.

- Tu voulais quelque chose ? Un croissant? Un beignet?  Finit-il par demander en pointant du menton la boulangerie proche de nous.

- Effectivement, je ne suis pas venu admirer la vitrine, rétorque-je.

- Je peux y aller si tu veux, propose-t-il soudainement serviable.

J’affiche sur mon visage toute la méfiance que j’ai à son égard. Lui ? Rendre service ? Je pourrais rire s’il ne jubilait pas déjà assez de la situation.

- Fais pas cette tête Wayne. Je sais être gentil. Parfois, articule-t-il.

J’ai aucunement envie d’admettre que je suis incapable d’aller cherche ce foutu beignet tout seul. Et je dois garder mon calme sous peine de lui montrer qu’il gagne la partie. Et voilà qu’il fait du zèle, se tournant les pouces comme un enfant.

- Si tu veux pas, je peux toujours te laisser demander à quelqu'un d'autre. Je suis sûr que la petite dame là-bas sera ravie d'aller faire la course pour toi quand tu lui auras expliqué que c'est ce petit bijou qui t'en empêche, ironise-t-il.

Je ne devrais pas avoir honte d’accepter son aide mais c’est justement ce qu’il attend. Paraître supérieur parce que j’aurais admis lui devoir un service. Il s’agit davantage d’une histoire d’égo que d’un simple beignet.

Et puis soudainement, je me demande ce qu’il peut bien chercher avec tout ça. J’aimerais comprendre et je vois peut -là le moyen de l'avoir à son propre piège.

- On est pas parti sur de bonnes bases, je le reconnais. Je fais un pas vers toi pour arranger ça, mets-y un peu du tiens ? Propose-t-il.

Oh oui, fais un pas vers moi. Là, juste à proximité. Partis sur de mauvaises bases, certes. Je veux savoir ce que cache ce faux sourire carnassier.

- Je te rappelle que c’est toi qui t’étais levé du pied gauche. Tu parles d’une première impression, un gamin arrogant au possible, balance-je.

- File-moi ton portefeuille, tente-t-il pour couper court à ma moquerie.

Cette fois-ci je ne me retiens pas de ricaner. Il me prend pour un imbécile ?

- File moi juste la monnaie dont j'ai besoin ! Concède-t-il après avoir compris ma réaction.

J’ai quelques pièces dans ma poche que je lui tends avant de me raviser.

- Je te promet de revenir avec ton déjeuner, dit-il sérieusement.

Je réfléchis un instant en baissant les yeux sur le bracelet électronique que je n’avais pas recouvert. Je camoufle ma cheville, fixant Therence.

Le voyant de ce « petit bijou » comme il le dit semble devenir fixe après ce banc, me dis-je mentalement. Ce qui signifie qu’après ce point j’ai trente petites secondes pour lui rabattre son caquet.

Je compte silencieusement. 1...2…

Je m’élance. Et me plante devant lui.

...6...7...8...

- T’avise pas de partir avec mon argent, grommèle-je.

...11...12...

- Parce que même avec ce gadget je ferai en sorte de te retrouver.

...16...17...18...

Je lui laisse le temps d’assimiler le fait d’avoir braver l’interdit qui m’entrave pour m’assurer qu’il comprenne. Puis je mime vouloir l’attraper par le col, je sais qu’il n’avait pas apprécié le geste la dernière fois.

...23...24...

- C’est compris ? Demande-je à nouveau calme.

...27...28...

Je retourne derrière la limite invisible qui me raccroche à cette surveillance électronique. Les choses sont claires.

- Alors, qu’est-ce que je te prends ? Réitère-t-il.

- Des beignets à la framboise…s’il te plait.

Me voilà assis sur ce banc, observant Therence entrer dans la boulangerie. Je ne le quitte pas des yeux, attendant son retour. La suite peut être divertissante si nous abaissons nos défenses. Pour une fois.

Ça doit être possible de discuter tranquillement avec lui, non ?


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Therence Garnet

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MessageSujet: Re: Step by Step [Mick & Therence]   Dim 18 Jan - 14:04



...de nez
Wayne, bracelet électronique au pied. Lui que j'ai cherché un petit moment dans l'espoir de mettre au clair le résultat de son vol de carte. Cette rencontre était aussi inattendue que la situation dans laquelle il se trouvait bienvenue. A ce demander ce qu'il avait fait pour mérité un tel cadeau.

- Rien qui te concerne et certainement à des lieux de ce que tu serais capable de faire.


Je grimace brièvement. Il me prend pour qui, un m'as-tu-vu sans réelle envergure? Je ne joue pas les mauvais garçons. Je ne suis peut-être pas un criminel, je ne suis pas une mauviette, loin s'en faut. Puis ça me pique... il est sérieux? qu'est-ce qu'il à fichu de si grave le Wayne?... Il est moins gentillet qu'il y parait.

- Je ne t’avais justement pas dit de ne plus me trainer dans les pattes ?


Hou... je mime une expression faussement apeuré. Vu sa situation, il est clair que j'ai intérêt à me méfier!
Je me moque ouvertement du fautif, mais rien n'est meilleurs que m'inquiéter de ce qu'il convoite à deux pas de là, derrière les vitrines. Je me régale quand il toise mon aide sans se laisser duper. Mais il faut être réaliste : sur qui va t-il bien pouvoir compté pour aller faire sa course à part moi qui suis au courant de sa situation et qui est tout intérêt à lui venir au secours? Et puis, ça pourrait-être l'occasion d'effacer nos petites querelles, non?

- Je te rappelle que c’est toi qui t’étais levé du pied gauche. Tu parles d’une première impression, un gamin arrogant au possible.


Il me vole furtivement mon sourire le sale... qu'il me file son porte-monaie au lieu de me prendre de haut. Juste son argent, ce sera largement suffisant.

Il farfouille sa poche, mais quand je rapproche ma main satisfaite, il se dérobe. C'est pas vrai, mais il va me le filer ce fric où on va y passer la journée?!
J'opte pour la patience, lui promettant de revenir avec ce qu'il attend. S'il le voulait, je pourrais aller jusqu'à le jurer sur la tête de...? ...Enfin, le lui promettre.

Il juge son bracelet, moi j’attends sans ciller. Je sans que ça va être plus long que prév...

Je trésaille en ramenant mon bras quand il se pointe juste devant moi. Mais qu'est-ce qu'il fout?...

- T’avise pas de partir avec mon argent.


Je ne lâche pas ses yeux trop étranges qui me domine...

- Parce que même avec ce gadget je ferai en sorte de te retrouver.


... en ravalant silencieusement quelques frissons. Un rictus qui se veut plus insolent que la nervosité que l'ex-taulard me provoque étire ma commissure. Je l'admet, il est très convainquant, j'ai le cœur qui tambourine à comprendre qu'enfreindre les règles n'est pas un problème pour lui... mais s'il croit que ça va suffire à me foutre la trou...

Je recule subitement d'un bon pas quand sa main manque de m’empoigner. Puis je me rend compte que ce c*n n’a même pas atteint ma veste, il l'a fait exprès...

- C’est compris ?


Je le fixe avec une certaine méfiance à mon tour. M*rde, il est réellement moins crétin qu'il en à l'air... et c'est moi qui passe pour un imbécile.
Je me regonfle en rajustant ma veste d'un coup d'épaule inconscient alors qu'il reviens à sa place initiale. Il peut essayer de jouer au malin, en attendant, c'est pas moi qui suis enchainé.

- Alors, qu’est-ce que je te prends ?
demandais-je, un peu moins sur de moi que j'avais put l'être jusque là.

- Des beignets à la framboise… s’il te plait.


Mais aussitôt une lueur narquoise vint pétiller dans mon regard. Et un "s'il te plait" avec ça! J'en attendais pas tant.

-J'en ai pas pour longtemps. Ne bouge pas!
lui lançais-je en agitant ma main pleine des piécettes et trottant triomphalement jusqu'à la boulangerie. Je jubilais comme un diable en passant les portes.

Les minutes passent, je ne ressort toujours pas. Pourtant à juger le flux de personnes qui entrent et sortent, il peut comprendre que c'est indépendamment de ma volonté : je ne suis pas tout seul là dedans. Je l'imagine qu'il s'impatiente, qu'il cogite, qu'il se demande pourquoi je me suis pas casser avec sa petite monnaie, juste pour lui montrer que je l'avais berné malgré la menace... Je suis sûr qu'il y a pensé, et ça me file un sourire en attendant ma commande.
Enfin je ressort, mon gobelet fumant dans une main, et la pochette pleine de l'autre. J'écarte les pans du cabas et l'incline assez pour bien lui montrer que ce sont ses beignets saveur framboise, en revenant tranquillement vers lui. Il se lève de son banc pour venir à ma rencontre, non sans vérifier la limite à ne pas dépasser...

-Comme convenu.


...et quand le voyant vire au rouge, je m'arrête à un petit mètre devant lui. J'avale de petites gorgée de mon café, en observant le type comme retenu par une chaine invisible. Puis le plus naturellement du monde, je farfouille dans la pochette pour en tirer une douceur.

-Je suis revenu, avec tes beignets. Qui ont pas l'air mauvais d'ailleurs.
réfléchis-je en observant la victime sucrée sous plusieurs angles.

Si seulement il savait, le plaisir qu'il me procure à mâchonner sa rage de s'être laissé tombé dans mon piège...

-Bien! On va discuter un peu toi et moi. Je t'en ai pris une demi-douzaine, comme ça on peut prendre tout notre temps, et je me suis dis ça aller te creuser.

Je n'ose pas imaginer les noms d'oiseaux qui défile dans sa tête. Dire que son déjeuner est juste là, à porté de doigts, c'est si bête...

-Tu pourrais me courser,
tombé-je le masque tranquille pour un avertissement ô combien ravis, mais je cours vite, et il faudrait que tu prennes en compte le temps du retour jusqu'à la ligne départ. Trop de risques.

Le blond m'invite à venir m'assoir sur le banc, ce sera plus confortable. Mais je décline en regardant sans gène sa cheville.

-Je crois que tu as tout le temps nécessaire à resté vautré pour accepté de parler debout un moment. Bon! Je ne suis quand même pas un s*lop, alors voilà comment ça va fonctionner : je te pose des questions. Tu y répond de manière satisfaisante : tu as droit à ton beignet. Tu refuse de répondre ou tu te fout de moi : c'est bibi qui se régale.

Tu n'as pas le choix, Wayne. Au pire il pourrait rebrousser chemin plutôt que ce soumettre à ce petit jeu, mais il ne me ferais quand même pas aussi lâchement faux-bon, non? Et puis je crois commencer à cerner le personnage, assez pour deviner que mes interrogations l'intrigues un peu...

Je ricane en silence en jetant un énième coup d'oeil à son pied qui n'omet aucun doute sur la curiosité grandissante que ce mec me provoque, puis je me lance. On va commencer facile.

-T’habite dans le coin?


Je lui laisse un aperçu du genre de futilité intrusive que je compte me permettre. Si j'arrive à le faire mariner jusqu'au bout, celui qui porte le nom de la justice dissimulée ne sera plus un secret pour moi.  

Décidément, ce beignet me fait de l’œil. Viens là jolie rosée, que je plante mes dents dans ta chair moelleuse...
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Mickael Wayne
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MessageSujet: Re: Step by Step [Mick & Therence]   Ven 23 Jan - 15:02


Bon pied, bon oeil


- Comme convenu, dit-il avec un ton qui réveille ma méfiance. Je suis revenu, avec tes beignets. Qui ont pas l'air mauvais d'ailleurs.

Je me dirige vers lui, prêt à saisir mon dû avant qu’il ne change d’avis et s’enfuit avec…lorsque je comprends la nouvelle facétie qu’il a en tête. Je me suis laissé berner pour quelques dollars, mon égo a connu pire insulte.

Le voilà donc planté à un mètre de moi, fier et droit comme s’il croyait vraiment avoir repris la main sur notre petit…duel. Que va-t-il me sortir encore ?

- Bien! On va discuter un peu toi et moi. Je t'en ai pris une demi-douzaine, comme ça on peut prendre tout notre temps, et je me suis dis ça aller te creuser.

Il est clair que son arrogance attise mes nerfs plus que mon estomac, mais le voir agiter mon déjeuner, inaccessible même à bout de bras, ne me met pas dans des conditions propices au dialogue. Mais soit, je joue la carte de la sérénité pour faire dégonfler son orgueil comme un vulgaire ballon de baudruche.

- Tu pourrais me courser, mais je cours vite, et il faudrait que tu prennes en compte le temps du retour jusqu'à la ligne départ. Trop de risques, jubile-t-il.

Je me contente de rester calme, l’invitant même à s’assoir à mes côtés dans un geste des plus accueillants. Mais le couard refuse, entêté à vouloir rester maître du jeu. Croit-il…

- Je crois que tu as tout le temps nécessaire à rester vautré pour accepter de parler debout un moment, ironise-t-il. Bon ! Je ne suis quand même pas un s*lop, alors voilà comment ça va fonctionner : je te pose des questions. Tu y réponds de manière satisfaisante : tu as droit à ton beignet. Tu refuses de répondre ou tu te fous de moi : c'est bibi qui se régale.

Je suis pas un toutou à qui on donne une récompense ! Mais soit. Les règles, légèrement fumeuses, à présent établies je n’ai pas d’autre choix que d’obtempérer. Je pourrais partir mais quelque chose me dit que ça ne va pas être à sens unique. Si tu crois vouloir me connaitre Therence, j’en ferai de même avec toi. Ne serais-tu pas déçu que je reparte et cesse ce petit jeu avant d’avoir assouvi ta curiosité ? Pris dans ton propre piège, pour recevoir tu vas devoir donner en retour.

Bras croisés, impassible pour ne pas lui donner satisfaction, j’attends qu’il se montre original.

- T’habite dans le coin ?

- Au cas où tu ne l’aurais pas compris, ce truc m’empêche de vagabonder donc oui, j’habite forcément dans le coin. T’en as d’autres des comme ça ? Ricane-je.

Je change d’appui sans faire mine de réclamer la « récompense » qu’il me doit. Mon trophée sera ailleurs, quand j’aurai fait tomber ce masque qu’il prend soin de porter.

- Je pars du principe qu’un dialogue n’est pas unilatéral, continue-je. Donc, j’ai moi aussi quelques questions qui me taraudent, avoue-je.

Therence peut bien se montrer flatté d’attiser ma curiosité, ses mystères ne m’effraient pas, j’en ai toute une malle derrière moi.

- Où crèche un garnement comme toi ? Papa et maman te supportent-ils encore ? Balance-je.

Il répond sur le même ton que moi, jouant à ne rien dire d’autre que l’évidence, accompagnée d’une pointe de sarcasme.
Aurais-je touché un point sensible ? Il me plait bien ce…chieur.


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Therence Garnet

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MessageSujet: Re: Step by Step [Mick & Therence]   Sam 24 Jan - 17:32



Oeil pour oeil...
Bon sang, ce que je me sens fier. C'était facile, tellement prévisible! Mais l'autre n'a rien capté. Je m'esclaffe intérieurement de le voir être incapable de venir chercher son déjeuner. Et pourtant, est-ce qu'il peut me reprocher de lui avoir mentis? Je suis de retour avec son petit déj. J'ai juste omis de préciser qui allait se régaler dans l'histoire.

Je lui explique ce que j’attends de lui. Parce que je ne l'ai pas mariné comme ça pour le seul plaisir de le regarder réclamer sa pitance. Il a eu accès à des informations personnelles. J'ai pas une double vie de super héro, moi, mais je ne le laisserais pas ce voyeur prendre son pied à examiner des bouts de ma vie privé.

J'ai son déjeuner, j'ai l'ascendance, mais monsieur ce montre complaisant. Je suis un peu déçu de ne pas le découvrir plus agité que ça à mesure de mes exigences, mais je garde fièrement à l'esprit qu'il reste soumis à mon jeu. Que la partie commence : il vivrait pas loin le Batman?

- Au cas où tu ne l’aurais pas compris, ce truc m’empêche de vagabonder donc oui, j’habite forcément dans le coin. T’en as d’autres des comme ça ?


Tsss... Il se croit malin le taulard. Il ne compte pas me donner de réponses plus claires, je vais devoir me montrer plus patient, ou plus précis. Il ne bronche pas, ne lorgne même pas sur le déjeuner qui lui revient de droit...

- Je pars du principe qu’un dialogue n’est pas unilatéral.
Je le considère d'un haussement de sourcil. Donc, j’ai moi aussi quelques questions qui me taraudent.

Il veut jouer aussi? Savoir que je pique son intérêt m'amuse. J'interroge son beignet. Pourquoi pas, après tout j'ai le dessus, si une question ne me reviens pas, rien ne m'incite à répondre contrairement à lui. Je hausse les épaules en signe d'accord.

- Où crèche un garnement comme toi ? Papa et maman te supportent-ils encore ?

Mais il me les brises à me considérer comme un gamin que je ne suis pas! Je le fusille du regard, agacé.

-Loin, à l'autre bout du compté. Mais le café est tellement exceptionnel ici, je pourrais traverser tout le pays pour venir le chercher au petit matin!

Je salut mon ironie en levant mon gobelet. Puis je mord à pleine dent dans sa pâtisserie. Perdu, Wayne. Fallait donner plus de détails, et m'éviter cette question là. T'as pas à savoir.

-Mh... c'est que c'est bon ces saletés... t'es sûr que t'en veux pas?


Je me pourlèche les lèvres, exagérément conquit. C'est qu'il est coriace! Aller, fais moi plaisir, ôte moi ce masque du mec impassible et salive un peu!
Je prend le temps de mâcher, avaler, le détailler...

-Qu'est-ce que t'as fait?


Même pas besoin de désigner son bracelet, ma question est plus qu'évidente. Je continue de dévorer son donuts en le reluquant avec intensité et un petit sourire rancunier.

-Papa et maman doivent pas être très fier...


Mange toi ça. Je suis certain de l'avoir heurté, qui serait fier d'un type qui a trainé derrière des barreau?! A moins que monsieur soit un gosse de riche à qui passent tous les caprices?... Ça me fais ricaner.  

-T'as volé un trop gros poisson, Wayne? T'as voulu jouer les durs?


Aller, réagit! Ce mec est pas en cire, même s'il persiste à se donner l'air zen, je veux m'assurer qu'il boue de l'intérieur.
Montre moi, jusqu'à quel point t'es capable de garder ton calme. Je te lâcherais pas. Je veux mes réponses. Je veux ma vengeance. Je veux qu'il arrête de me prendre de haut!

-T'as tué quelqu'un?
me moqué-je méchamment.
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MessageSujet: Re: Step by Step [Mick & Therence]   Dim 25 Jan - 21:33


...dent pour dent



Victorieux, il savoure un premier beignet, prenant bien soin de lécher lentement le sucre sur ses doigts pour faire disparaitre toute trace de son crime.

- Qu'est-ce que t'as fait ? Demande-t-il sans transition aucune. Papa et maman doivent pas être très fier...

C’est un coup bas de reprendre mes armes pour tenter de m’atteindre. Si je n’ai jamais résolu le mystère de la disparition de mes parents, je sais tout de même rester calme lorsqu’on évoque le sujet. Je garde néanmoins ce désir brûlant de vengeance, même si ce mot fait surgir en moi une personne peu recommandable. Que ferai-je quand je mettrai la main sur les coupables, quand j’en découvrirai davantage sur le complot qui a lieu à l’ombre de toute suspicion.

En le regardant me faire enrager, je me souviens d’une information à priori de faible importance que j’avais pu glaner sur lui lorsque James avait pu cracker sa carte SIM. Je le regardai sous un jour nouveau, ou du moins avec une idée en tête. Je m’engouffrerai dans cette brèche à la moindre occasion, sois en sûr.

- T'as volé un trop gros poisson, Wayne ? T'as voulu jouer les durs ?

Si j’avais des comptes bancaires bien remplis, ça n’était en rien le résultat de quelconques vols ou méfaits dénués de compassion. Je ne suis pas un voleur. L’argent que j’ai pu faire fructifier me vient de mes parents. Héritage pour lequel j’ai dû lutter. L’État ou des hommes d’affaires peu scrupuleux avait vu l’occasion d’arnaquer le jeune homme perdu que j’avais été. J’avais réussi à ne pas me laisser faire et dispose aujourd’hui de suffisamment de moyens pour mener à bien ma quête.

- T'as tué quelqu'un? Se moqua-t-il avec une pointe de méchanceté.

Il est malheureusement sur la piste d’une triste vérité. Je revois encore cette vidéo qui me déclare coupable aux yeux des fédéraux. C’est bien mon visage, plus jeune, que j’ai reconnu. Mais comme l’a dit Chad, nous ne connaissons pas les tenants et les aboutissants. Qui me dit que cet homme n’était pas mêlé aux kidnappings des enfants dont on avait récupéré les dossiers médicaux. Parce qu’il y avait toujours ces funestes histoires en suspens… Tu as gagné Therence, l’espace d’une seconde j’espère que tu te délectes de mon désarroi.

Je redresse les épaules, replace le masque sur mon visage. Imperturbable bien que meurtri.

- J’aurais dû tuer ton père ça m’aurait épargné ta présence aujourd’hui, balance-je.

Mes paroles sont fortes, empreintes de colère plus que d’agacement. Ce qui pouvait apparaitre comme un jeu de questions réponses, un duel tout au plus, devient un terrain glissant. Sans vergogne, je peux pousser la joute un stade au-dessus, mais je me ravise. Je dois jouer la carte de la confiance. Si je parle, il en fera autant. Pourquoi ne pas nous livrer un peu alors ? Avec la certitude, comme une promesse sournoise, que si l’un nuit à l’autre il aurait la monnaie de sa pièce.

Et puis,je dois reconnaitre qu’il se donne une certaine allure, qui crie à qui sait entendre que quelque chose se cache derrière. Il semble attirer les ennuis et les inimitiés. Peut-être a-t-il fait des conneries, j’en ai aussi fait dans ma jeunesse. Peut-être que ça pouvait entériner un lien entre nous. Comme le parrain que je pouvais être : sois proche de tes amis mais encore plus proche de tes ennemis.

- En fait, je me reconnais en toi, commence-je. Ce masque d’arrogance que tu affiches pour cacher ce que tu penses vraiment. Cette chose que tu recherches éperdument au point de mépriser ce qui te semble futile.

Il ricane, trop fier pour reconnaître que nous nous ressemblons effectivement. Nos blessures peuvent donc être similaires. Pour le savoir, je dois mettre le doigt là où ça fait mal.

- Est-ce que c’est en rapport avec un environnement familial instable ? Un manque d’amour ou d'attention peut être ?

Juste retour de manivelle. Effet ping-pong. Ou boomerang. Le sujet le touche comme je l’ai pressenti. Ça aussi, je connais. Mes parents me manquent chaque jour. Leur mort inexpliquée fait partie d’une des raisons qui me poussent à lutter.

- Lequel de tes parents ne t'aimait pas ? Ou peut-être que ni ta mère ni ton père ne voulait de toi, ils ont sûrement dû…

- Ferme-la ! Me coupe-t-il.


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MessageSujet: Re: Step by Step [Mick & Therence]   Ven 30 Jan - 18:10



Talon d'Achille
Tu t'enfonces, Wayne. A refuser de répondre sans détour, il m'incite à le priver de son encas, et par ce biais, à l'humilier. Il ne vaut pas mieux qu'un chien attaché à son piquet. Je me délecte sans scrupule de son déjeuner pour le lui faire bien comprendre, et j'enchaine l'interrogatoire. Pourquoi il est surveillé? Lui qui m'imagine accroché aux parents, les siens ont toutes les raisons d'avoir honte de leur fils. Ça me fais du bien de le lui envoyer.

Il semble gêné que je reprenne le prétexte. Hé, on a jamais poser plus de contrainte à ce petit jeu! Et on en a pas encore fini. Pourtant, il reste digne. J'insiste : il a volé quelque chose? Tabassé quelqu'un? Je continue, sans pitié. Je veux savoir, je lâcherais pas le morceau avant de l'avoir eut...

... Le type au nom de héro aurait tué quelqu'un alors?

Je le scrute, sans relâche. Il a réagit, à peine... je crois que j'ai fais mouche... est-ce que c'est ma hargne qui le met à mal, ou est-ce que ça veut sérieusement dire qu'il aurait...

- J’aurais dû tuer ton père ça m’aurait épargné ta présence aujourd’hui.


Mon contentement malsain chavire sous la claque invisible. Plus qu'une claque, je viens de me faire écraser et éclater en morceaux. Un feu féroce me prend dans le thorax et reluis derrière mes orbites.

-Enfoiré...


Si j'avais pas les mains prises et pas mis autant de distance entre nous, le coup serait parti tout seul. J’incendie ses iris différentes, passant frénétiquement de l'une à l'autre à défaut de faire exploser mon ressentiment.

- En fait, je me reconnais en toi.


-Quoi?


C'est quoi ce discours? C'est quoi ce délire, on ne se ressemble pas lui et moi!

- Ce masque d’arrogance que tu affiches pour cacher ce que tu penses vraiment.
Je ricane sans pouvoir m'en empêche en prenant des invisibles à témoin de ses divagations à mon sujet. Cette chose que tu recherches éperdument au point de mépriser ce qui te semble futile.

Si je pouvais le mordre par un regard, ce type hurlerais sa douleur. A ces mots, je le soupçonne, je suis pratiquement sur qu'il a trouvé quelque chose dans mon tél. Cette chose que je recherche, hein?...

- Est-ce que c’est en rapport avec un environnement familial instable ? Un manque d’amour ou d'attention peut être ?


J'ouvre la bouche pour le contredire, mais je me trouve aberré. Il m'analyse! Ce sal*p se permet de m'analyser, de se faire un film de ma vie et de supposer les origines de ce que je suis!
J'aime pas le regard qu'il me lance, je déteste ces yeux là. Les yeux de quelqu'un qui essaie de dire "je comprend". Mais il comprend rien le bichrome, il sait rien du tout, et même s'il savait, ça ne voudrait rien dire, il n'est pas moi pour se permettre de jouer les compatissants!

- Lequel de tes parents ne t'aimait pas ?


-Ça suffit les supposition foireuses...

-Ou peut-être que ni ta mère ni ton père ne voulait de toi, ils ont sûrement dû…

- Ferme-la!


Je transgresse la distance en me libérant une main pour empoigné le col de cette ordure.

-Qu'est-ce que t'as trouvé sur mon portable, Wayne?!

Je sais pas comment, mais il a du comprendre en fouillant la dedans. Je m'en doutais, je savais qu'il creuserait et retournerais la moindre info contre moi!

-Et toi?! T'es quoi, au juste?! Avec tes yeux différents? Hein?!!

Derek ne m'a pas caché que la majorité des mecs présent à sa petite soirée étaient pas humain. Alors?! Un loup? Un druide?

-...Un extra-terrestre?


Je souris, cruellement. C'est ça, Wayne, un p*tain d'extra-terrestre, tu fais même pas parti de cette terre! Ça n'a pas de sens, mais le message lui est lourd.

-T'es qu'un étranger avec tes yeux vairons, tu ressemble à personne, tu voudrais te fondre dans la masse que t'y arriverais pas!...


Ça défoule. Je veux qu'il ait mal, plus que moi j'ai mal. Au final, quand j'observe ce mec, un vairon entravé, je me dis que j'ai pas à me plaindre. J'essaie de m'en persuader.

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MessageSujet: Re: Step by Step [Mick & Therence]   Mar 3 Fév - 22:29


Chevilles enflées


- Qu'est-ce que t'as trouvé sur mon portable, Wayne?! S’esclaffe-il.

Le voilà qu’il s’inquiète. Il saisit que j’ai découvert des choses sur lui en ayant subtilisé la carte SIM de son téléphone. Des détails qui se placent dans mon esprit comme les pièces d’un puzzle. Pas d’appellation intimes dans son répertoire, ni de Maman ou Papa. Pas de proches. Quelques prénoms. Peu même. Oui Therence est sans attaches. À la recherche d’un passé perturbé. Voilà en quoi nous nous ressemblons. Et James m’avait signalé que la ligne avait été ouverte très récemment, sûrement lorsqu’il était arrivé en ville.

- Et toi ?! T'es quoi, au juste ?! Avec tes yeux différents ? Hein ?!!

Je sais que mon regard vairon l’interpelle souvent. Le surnom bichrôme m’a très vite été attribué. Ça et d’autres termes qui me font sourire sans que je le lui fasse remarquer. À contrario de ma cheville entravée, c’est sa prétention qui aurait été enflée. Therence l’arrogant n’a pas besoin de ça.

-...Un extra-terrestre ?

Nous avons fait le tour des remarques désobligeantes, certainement. Un extra-terrestre, vraiment ? Tu as fait mieux Therence.

-T'es qu'un étranger avec tes yeux vairons, tu ressembles à personne, tu voudrais te fondre dans la masse que t'y arriverais pas!...

C’est donc là où il voulait en venir, une remarque acerbe dissimulée derrière un humour grotesque.

Nous nous toisons silencieux, chacun ayant déballé ses armes, les langues déliées ont blessés. Si nous réfléchissons un instant, il n’y a pas de réelle raison à notre différent. Ce qui a été un duel amical avait pris une tournure néfaste. Je n’ai rien contre lui, et lui n’a techniquement rien à me reprocher. Alors pourquoi réagissons-nous ainsi ?

C’est le moment où notre joute devient comique de situation. Un pigeon survolant nos têtes choisit le moment opportun pour souiller la veste de cuir de Therence. L’arrogant touché par un volatile. Je ne peux m’empêcher de rire silencieusement. Mon sourire doit l’agacer. D’autant qu’il a les mains prises, jouant avec mon petit déjeuner comme un appât.

J’ai de coup changé la donne. Comme une monnaie d’échange, je sors quelque chose de ma poche. Un mouchoir en papier contre mon sac de beignet. Mon geste vers lui veut tout dire. À moins que tu veuilles rester avec ça près du col Therence.

- On passe l’éponge, dis-je en lui tendant le mouchoir.

Le jeu de mots le fait à peine sourire. Je passe délicatement sur la tâche qui macule sa précieuse veste en cuir. Il aurait pu le faire seul mais l’agacerie est trop tentante.

- On s’arrête là ? Demande-je en tendant un bras pour réclamer mon sac de beignets.

Il semble hésiter, préférant peut être que ce genre d’accroche soit notre occupation favorite. C’est vrai qu’il suffit d’un regard poussé l’un en vers l’autre pour rallumer la flamme…de la rivalité.

- Je m’excuse si je me suis montré hargneux. Avec toi, c’est devenu un réflexe, déclare-je simplement.

Mon ton est plus léger, je sais le trouble que ça engendre pour un homme, de construire sa vie sur des bases non stables. Si l’attaque a été facile, elle n’a pas été loyale. Reprenons. Un point partout, la balle au centre.

- Qu’est ce qui est arrivé à ta famille ? Demande-je beaucoup plus apaisant.


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MessageSujet: Re: Step by Step [Mick & Therence]   Jeu 12 Fév - 1:30



A contre cœur
Il a dépassé les bornes. Il a bel et bien fouillé ce p*tain de portable, il a saisit pour mes absences familiales... Il croit avoir le dessus, il pense m'avoir écrasé, hein?! Mais lui alors? Avec ces yeux hors-norme, je le vois déjà tout gosse, la risée de ses petits camarades, à supporter le moindre regard... Je sais pas ce qu'il est, mais je suis certain d'une chose : c'est une bête de foire! Et je veux le lui faire entrer dans le crâne, je veux qu'il s'énerve lui aussi, qu'il reçoive la monnaie de sa pièce après ce qu'il à osé me dire! Qu'il comprenne que de nous deux le plus à plaindre et à blâmer, c'est bien lui.  

J'ai le souffle lourd et l'œil flambant. J'ai terminé mes injures, et le silence à repris ses droits. Et lui... lui il ne bouge pas. Il continue de me fixer avec ces yeux indéchiffrables, comme une statue de marbre insensible à toute agression. Je dois pourtant bien l'avoir heurté. Je l'ai forcément heurt...

Un bruit peu ragoutant de bouillasse qui s'écrase prend quelques secondes à traverser mon esprit. L'information arrive à bon port, et je refuse premièrement de vérifier que je viens réellement de me faire attaqué par un pigeon, pas dans un moment pareil. Puis je ferme les yeux pour mieux accusé le coup... Et m...
C'est ça, rit! Je maudit le stupide volatile autant que je maudit le blond. En quelques secondes, j'ai perdu toute ma crédibilité, et je ne suis pas vraiment en position d'effacer ce renversement... Évidemment, il faut que l'autre en profite en agitant un mouchoir sous mon nez. Je le hais.

- On passe l’éponge.


Ah. Ah. Ah. Comme il est drôle... et ce c*n qui se permet de m'essuyer! Je m'aberre en silence et le soutint d'un regard vindicatif. Tu paie rien pour attendre...

- On s’arrête là ?


...J'en sais rien, je pousse un soupir agacé en fuyant son regard trop honnête et trop patient. Match nul, j'ai réussi à le coincer, il à rattrapé le coup en me faisant sortir de mes gong. Je ne sais pas quoi penser quand je me rend compte que c'est surement ce qu'a attendu le stoïque, que j'éclate un bon coup pour pouvoir enfin se faire entendre. Je me moque de moi même d'avoir été si prévisible. Il demande ses beignets, mais les lui donner, c'est perdre mon moyen de pression. Plus que le désir de l'humilier, je ne veux pas en rester là en sachant ce qu'il a tiré de mon mobile...  

- Je m’excuse si je me suis montré hargneux.
poursuit-il, c’est devenu un réflexe.

Il s'excuse? Il est sérieux?... Je m'y attendais pas, et je ne sais pas comment réagir autrement que par une surprise railleuse. Un réflexe... ouais, peut-être. On s'est tombé dessus pour s'engueuler, puis on n'a jamais communiqué sans chercher à ce bouffer le nez. Outre le fait qu'il m'a dérobé des infos personnelle, je saurais pas comment m'expliquer autrement que par « sa tête ne me reviens pas ». Alors y a sans doute un peu de ça.

- Qu’est ce qui est arrivé à ta famille ?


-En quoi ça te regarde?


Ok, c'est peut-être plus simple de s'assaillir de piques en fait. Il se montre peut-être plus calme, il n'empêche que ça me paraît bizarre d'avoir une... discussion avec ce type. Puis, ce qui serait arrivé à ma "famille"... Cette phrase pleine d'interprétation me fais esquisser un semblant de rictus. Il s'imagine une tragédie, un truc grandiose, peut-être que je suis le fils caché de J.R. Mais s'il savait, le Batman, à quoi se résumait ma famille, il serait déçu.  

-Certainement pas ce que tu t'imagines en tout cas.

Je mens en parti. Enfin je voudrais y croire. Un environnement familial instable, un manque d'amour ou d'attention... Autant de certitudes et de mots destructeurs déjà tellement entendus et que je ne laisserais pas ce type rabâcher à son tour. Ce n'est pas que ma mère n'avait pas su faire face toute seule à mes comportement de gosse trop curieux, mais on n'échappe jamais aux jugements et mesures bienfaitrices, le milieu éducatif était le magistrat incontournable en la matière. Alors je ne donnerais pas raison à Wayne, même si je savais qu'il avait visé juste. Le problème, c'est que je ne savais pas moi même jusqu'à quel point...

-Et j'étais pas détesté.


Que ce soit clair. Je veux lui ôter cette supposition de la tête. Si ma mère m'avait haïs, elle n'aurait pas été si étouffante durant toute ces années. Paradoxalement, je ne suis pas sûr d'avoir réellement eut ma place à ses côtés. Ni d'avoir été... souhaité. Mais... tout ça, c'est mes oignons.

J'interroge le vairon du regard. Pourquoi il veut savoir? Pour mieux avoir de quoi se défendre en cas de nouvel accrochage? Par sincère curiosité? Je ne paraitrais pas faible devant lui, ni devant personne. Je me regonfle un peu, ravale mes questionnements personnels.

-Y a vraiment pas grand chose à dire.


Je me veux narquois dans cette tentative de dissuasion, mais c'est pour mieux cacher mon embarras. Ma situation familiale pourrait se résumer de manière extrêmement concise, trop pour ne pas m'attendre à une réaction forcément agaçante de sa part. Quoi qu'à considérer cet espèce de monument de cire...

-Tu m'as pas répondu. T'es quoi, t'es un loup?


Si tu veux que je parle sans aucune garantis, va falloir parler toi aussi. Je m'étonne qu'il n'ai pas montré les griffes ni joué les gyrophares avec ses iris comme Derek l'avait fait. J'ai conscience de ne rien cacher de ma connaissance de ces bêtes là avec cette question, mais s'étant croisé chez Hale, ça me parait comme une évidence qu'il me sache au courant.

Ah, ouais... j'hésite une dernière fois, et je lui tend le paquet de beignet. Qu'il ne se fasse pas de fausses idées, c'est certainement pas pour qu'il se barre avec, il est curieux à mon sujet? Je le suis tout autant, et je tiens à mes réponses. Mais puisqu'il s'est excu... veut qu'on parle comme deux adultes responsables...
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MessageSujet: Re: Step by Step [Mick & Therence]   Dim 22 Fév - 21:35


À cœur ouvert


- En quoi ça te regarde? S’insurge Therence face à ma question.

Visiblement, il n’est pas prêt à baisser les armes. Son côté hargneux montre clairement que c’est un sujet sensible. Il se donne l’air d’un dur à cuire pour ne pas montrer qu’il est fragilisé. Mais je sens son masque se fissurer très légèrement. Je dois continuer dans cette voie, calme et posé, jusqu’à ce qu’il décide à engager une réelle conversation.

- Certainement pas ce que tu t'imagines en tout cas, se ravise-t-il.

Je comprends qu’il faut que je le laisse aller à son rythme. Je suis intrigué par son histoire, il fait croire qu’elle est banale alors que je soupçonne qu’elle recèle des détails particuliers.

- Et j'étais pas détesté, ajoute-t-il avec une assurance factice.

J’ai donc bien mis le doigt sur quelque chose. La famille. Sa famille. Les fondations même de toute une vie. Jeune adulte, Therence doit certainement vouloir faire la sienne sur des certitudes et non des suppositions. Après tout, je me dis que s’il ne répond pas à mes questions, c’est qu’il ne sait pas, qu’il n’a rien à en dire.

- Y’a vraiment pas grand-chose à dire, dit-il enfin sur un ton propice au dialogue.

- Tu n’as encore rien dit, confirme-je.

Il suffit de le laisser se calmer, et de montrer que moi aussi je suis enclin à discuter. Je ne me débine pas si je ne veux pas qu’il s’enfuit.

- Tu m'as pas répondu. T'es quoi, t'es un loup ?

Sa question ouvre de nombreuses possibilités. Ainsi donc il est à Beacon Hills en toute connaissance de cause. C’était déjà une possibilité puisque Derek l’avait invité à sa dernière soirée. L’un des secrets de la ville que tous les concernés s’acharnent à garder dissimulé ne semble pas l’effrayer. Sinon il n’évoquerait pas le sujet si directement. Son accusation me fait penser qu’il connait déjà la réponse, mais elle m’aiguille sur autre chose.

- Non, je suis humain. Comme toi, annonce-je avec fermeté.

Voilà une première réponse qui semble le satisfaire. En guise de rédemption, il me tend le paquet de beignets qu’il gardait en otage. Je réitère ma proposition de nous assoir sur un banc pour un véritable échange. Et j’espère bien laisser de côté notre suspicion naturelle, un trait de caractère que nous avons en commun.

- Et alors, s’il n’est rien arrivé à ta famille, pourquoi refuses-tu d’aborder le sujet ?

Il lève un sourcil, l’air blasé et ne démord pas. Je vais devoir faire un pas en avant. Un vrai grand pas. Je m’assoie sur le banc et fais mine de commencer à raconter quelque chose d’important. Après un moment d’attente, nécessaire pour qu’il affirme que c’est lui qui le décide, il finit par s’installer à côté de moi.

- Puisque tu ne veux rien dire, laisse-moi commencer, annonce-je. Et j’espère que ça te dénouera la langue.

Je me racle la gorge et déglutit avant de manger un beignet, histoire de lui laisser la possibilité d’ajouter quelque chose s’il le souhaite.

Je m’apprête à lui raconter ce que peu de personne savent, tout simplement parce que je laisse quasiment personne entrer dans ma vie. Therence était apparu brutalement un matin, et quelque chose, je ne sais quoi, me pousse à ne pas l’exclure définitivement.

- J’ai perdu mes parents quand j’étais enfant, commence-je. Ils sont morts dans une explosion juste après que des hommes cagoulés aient fait irruption chez nous. J’ai encore toutes ces images en tête. L’un de ces hommes m’a fait sortir avant l’accident, sinon je ne serais pas là pour te raconter tout ça. J’ai été emmené dans un foyer puis une famille d’accueil. Mais je ne suis pas resté. À seize ans, je suis parti pour découvrir pourquoi on avait tué ma famille, et pourquoi on m’avait épargné.

Je m’arrête pour fixer Therence. Ou c’est plutôt lui qui me regarde en ouvrant grand les yeux. Je ne suis pas un phénomène de foire, j’ai juste un passé trouble, une vie agitée et un avenir très incertain. D’accord, je conçois que même s’il n’est d’un tempérament curieux, je crois que je viens de le piquer au vif.


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MessageSujet: Re: Step by Step [Mick & Therence]   Mer 4 Mar - 1:28



Un pas devant l'autre
- Y’a vraiment pas grand-chose à dire

- Tu n’as encore rien dit,
répète t-il.

Justement, il n'a pas à chercher à savoir puisque si je n'ai rien dit, c'est parce qu'il n'y a rien à d... Je roule des yeux, ont pourrait aller loin comme ça. Mais ça m'énerve cette obstination. Qu'il me dise plutôt : il est quoi alors, lui? Il pourrait-être tellement de chose étrange. Un loup, comme Derek, un druide comme j'en ai entendu parlé ?... Une nouvelle bizarrerie ?  

- Non, je suis humain. Comme toi.


Vraiment? Je le détaille, lui tout entier, puis ses deux yeux nettement pas banal. Pourtant, c'est sorti avec une telle spontanéité... Je sais pas. Je reste un peu méfiant. Mais pas assez pour rester éternellement braqué. Il a répondu, sans détour, je n'ai aucune raison de garder son déjeuner. Il m'invite à m’asseoir, mais pourquoi j'aurais une discussion posée avec lui? J'ai sûrement l'air puéril vu de l'extérieur. Mais cette manière qu'il a de me proposer de parler, ça ressemble beaucoup à une autre forme d’ascendance, simplement différente des animosités que je lui cherche.

- Et alors, s’il n’est rien arrivé à ta famille, pourquoi refuses-tu d’aborder le sujet ?

Mais il va pas me lâcher avec ça...

-Peut-être parce tu t'es permis de fouiller mon portable et que je ne sais absolument rien de toi?


Moi, ça me paraît être une réponse valable, tu trouves pas, Wayne?

J'attends qu'il s'assoit pour le toiser. Mais clairement, je suis le seul ici à rester sur l'offensive. Je fini par prendre place dans un soupir et en jetant un regard autour de nous avant d'en revenir à lui. Alors?

- Puisque tu ne veux rien dire, laisse-moi commencer. Et j’espère que ça te dénouera la langue.


Je plisse méchamment les paupières. C'est à t'entêter à vouloir me faire parler que tu me pousse à me terrer dans le silence, coco.

-T'es un mec sacrément louche...


Et ça n'a rien à voir avec l'état de ces yeux cette fois.
Il reste fidèle à sa patience, mange un bout du beignet, dégluti et se décide à parler.

- J’ai perdu mes parents quand j’étais enfant.


Je cille, incrédule mais aussitôt saisit par l'information. Oh...

- Ils sont morts dans une explosion juste après que des hommes cagoulés aient fait irruption chez nous. J’ai encore toutes ces images en tête. L’un de ces hommes m’a fait sortir avant l’accident, sinon je ne serais pas là pour te raconter tout ça. J’ai été emmené dans un foyer puis une famille d’accueil. Mais je ne suis pas resté. À seize ans, je suis parti pour découvrir pourquoi on avait tué ma famille, et pourquoi on m’avait épargné.

Lorsque ses yeux rencontrent les miens au terme de ce déballage, je les fuis maladroitement. J'avais pas pensé que... Sur le coup, j'ai cru qu'il me sortait un bobard pour m'inciter à parler, mais même s'il évoque son histoire avec pudeur, je comprend que ça n'en est pas. Il me faut un peu de temps pour admettre l'invraisemblance de l’événement, c'est pas le genre de fait dont on entend parlé de vive voix. Puis je repense à Derek qui a échappé à l'incendie volontaire du manoir. C'est finalement pas si abracadabrant que ça.

Je me sens un peu c*n, je comprend mieux l'intérêt qu'a put avoir ce mec concernant ma vie de famille inexistante, même si ça n'empêche pas que ça m'agace toujours. Et... je crois que sa recherche de réponse sur la morts des siens le rend un peu moins étranger à mes yeux.

J'essaie de formuler des mots, mais je ne sais pas très bien quoi dire. Je veux lui demander, pourquoi il m'a parlé de ça, mais je sais déjà pourquoi, et ça me calme honteusement.

-Quand j'ai dis qu'il n'y avais rien à dire sur moi, c'est... parce qu'il n'y a rien à dire sur moi.
Claqué-je mes mains sur mes cuisses d'un petit geste défaitiste.

C'est dommage, hein? Mais je suis sérieux, et je lui dois bien quelques explications malgré tout.

-J'ai été élevé par ma mère, dont je ne connais rien de plus que ce qu'elle aura bien voulue montrer avant de crever, et... je ne connais pas mon paternel.

Voilà. C'est tout. A mon tour, je le fixe. Pas d'explosions, d'homme cagoulés, de journée printanière qui à tournée au vinaigre. C'est... vide. C'est ma vie.

Je n'ai pas honte vis-à-vis de lui, de me plaindre d'une vie qui doit paraître ô combien banale à côté de la tuerie qu'il aura vécu. J'ai honte comme j'ai toujours eu honte, de ne simplement rien savoir.

-Et... il est rien arrivé de spécial.
Précisais-je calmement à celui qui m'a laissé supposer croire en un drame dans ma vie. Juste un accident de la route, tout ce qu'il y a de plus stupide. C'était il y a quelques mois. Et... j'y étais pas, sinon je serais pas là pour te raconter tout ça!

Je lui offre un sourire forcé qui se voudrait presque comique, mais le "tout ça" me paraît ironique tandis que je reprend ses propres mots. Une collision comme ça arrive si souvent, ma mère y aura laissé sa vie. Non je n'ai pas peur de la vitesse et je reste un forcené du bitume, oui j'ai chialé comme un gosse en me retrouvant seul, complétement seul, mais non je ne suis pas... plus triste, heurté, ou indigné en évoquant ça. Je ne veux pas. On n'était pas si proche, pas de mon point de vu, j'ai rapidement fait mon deuil, ça y ressemble en tout cas. J'ai toujours été débrouillard, pas de quoi me retrouver paumé, au contraire c'est ce qui m'aura permis de venir ici, et puis c'est pas comme si elle était partie sans jamais avoir accepté mes interrogations sur le type qui m'aura permis de venir au monde, hein!
Non, c'est la vérité. Je ne suis pas outrancièrement affecté, pas devant Wayne en tout cas. C'est juste un fait de plus dans ma vie, c'est... Je me débat tout seul avec mes pensées, je veux pas qu'il pose de question là dessus.

Je retire le gobelet réconfortant de mes lèvres et je soupire. Je dois quand même avoir l'air d'un crétin, à l'avoir cherché alors qu'il ne m'a pas voulu plus d'ennuis que ça. Même si ça n'empêche pas qu'il n'avait pas à fouiner dans mes affaires.

-C'est... triste ce qui t'es arrivé. Mais qu'on soit clair, c'est pas pour autant que tu dois t'identifier à moi.


C'est pas méchant, mais j'ai pas envie qu'il s'imagine que parce qu'on a plus de parents, il doit me comparer à lui comme il l'a fait plus tôt en m'expliquant se reconnaître dans ma façon d'agir.

-T'as ta vie, j'ai la mienne, même si je le voulais, je pourrais pas réellement comprendre ce que ta vécu.


Comme lui ne le pourra pas me concernant. J'en ai aucune envie d'ailleurs.

-... Et ça n'empêche pas que tu as fouiller dans mes affaires.


Je suis rancunier. J'aime pas qu'on touche à me affaires perso. Il avait pas à faire ça. D'ailleurs moi, je ne sais toujours rien concernant sa surveillance. J'hésite en me demandant si ce n'est pas en tentant de découvrir des trucs sur la mort de sa famille qu'il s'est chopé ça... mais je me reprend, j'ai pas à me sentir mal de demander.

-T'as fait quoi de si terrible pour avoir ce truc alors?


Je le fixe d'un air un peu mauvais, je vais avoir du mal à oublier ce qu'il m'a balancé plus tôt, même si je l'ai cherché. Mais j'attends qu'il parle, ou pas. J'ai été assez intrusif, bien avant qu'il ne me presse de me confier, alors je lui permet au moins un répits cette fois. C'est pas comme si j'avais encore besoin de l'agresser, il s'est montré plutôt honnête jusque là.  

-Comment tu sais que je suis juste un humain?
L'interrogé-je, curieux.

C'est pas inscrit sur mon front, j'aurais put être un loup ou je ne sais quoi? Enfin, je suppose que ça ne peut pas ce voir... L'idée que ce type sache si facilement me frustre un peu. J'ai l'impression d'être trop lisible.

-Et heu... du coup, ça ?...


Je désigne mes propres yeux, focalisé sur les siens. Cette couleur, ça veut rien dire ? Pas de nature bestiale, de super capacités ? M*rde... Et moi qui pourrais avoir, je sais pas, l'aura d'un mec assez sauvage pour être animal ? Il sait que je suis juste un humain. C'est vexant.

Le silence s'installe. Les passants mènent leurs petites vies, les pigeons se régalent de miettes au sol.

-Tu sais pourquoi ils ont été tués?


Sa vie, le sort de sa famille, c'est pas mes oignons, je vais ni m'apitoyer, ni prendre mon pieds à en savoir plus. Mais... je veux juste savoir si avec une telle histoire, il a finalement trouvé ses réponses, lui.
Si avec ma vie plus triviale, j'ai une chance de trouver les miennes moi aussi.

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MessageSujet: Re: Step by Step [Mick & Therence]   Sam 14 Mar - 18:03


Au pied levé


Le regard de Therence est fuyant, beaucoup moins enclin à la riposte verbale qui nous tient depuis plusieurs minutes. Ma sincérité quand à l’histoire de ma famille l’a pris de plein fouet. S’il n’est peut-être pas du genre à compatir ni à avoir pitié, je sens toutefois que ce que je viens de dire a eu un impact sur lui. Mais lequel ?

Il cherche ses mots, tente de prendre la parole et se ravise. Ses épaules qui s’affaissent montre qu’il est enfin dans une position moins conflictuelle face à moi.

- Quand j'ai dis qu'il n'y avais rien à dire sur moi, c'est... parce qu'il n'y a rien à dire sur moi, reformule-t-il

L’expression sur son visage est un mélange entre la déception et la franchise. Je le laisse continuer. Sur ma propre vie je n’ai rien de plus à lui dire.

- J'ai été élevé par ma mère, dont je ne connais rien de plus que ce qu'elle aura bien voulue montrer avant de crever, et... je ne connais pas mon paternel, ajoute Therence.

Il me fixe à nouveau avec cette même lueur dans le regard. C’est vraiment quelqu’un qui ne démord pas, ni de ses pensées ni de ses actes. Il a un tempérament fort qui me force à le respecter et même…à le voir d’égal à égal. Moi, j’avais connu mes parents mais ils m’avaient été arrachés bien trop tôt. J’avais perdu des repères et une famille que je chérissais.

- Et... il est rien arrivé de spécial, continue-t-il. Juste un accident de la route, tout ce qu'il y a de plus stupide. C'était il y a quelques mois. Et... j'y étais pas, sinon je serais pas là pour te raconter tout ça !

Il se donne l’air détaché, presque pas ému par les évènements qui ont marqué sa vie jusqu’à très récemment mais je sais pertinemment que ça n’est pas le cas. Je réagissais de la même manière. Mais je me garde bien de le lui dire. Nos ressemblances, comme je l’ai évoqué plus tôt, ne semble pas le mettre de bonne humeur. Je ne dis toujours rien, le laissant raconter ce qu’il souhaite.

Il semble se battre avec ses pensées, qu’il finit par noyer dans une gorgée de café chaud. Je me souviens qu’il affectionne particulièrement cette boisson, pour laquelle il deviendrait même hargneux au petit matin. C’est ce trait de caractère qui nous avait fait nous remarquer l’un et l’autre le jour de notre rencontre. Le hasard aurait-on dit. Personne ne sait quels éléments ont fait que nos routes se sont croisées, pourtant aujourd’hui nous voilà sur un banc à discuter. Plus sereinement que j’aurais cru possible de le faire avec lui.

- C'est... triste ce qui t'es arrivé. Mais qu'on soit clair, c'est pas pour autant que tu dois t'identifier à moi, précise-t-il. T'as ta vie, j'ai la mienne, même si je le voulais, je pourrais pas réellement comprendre ce que t’as vécu.

- Et je ne te demande pas de le faire, répond-je. Mais je crois qu’on a fait du progrès, ça n’a pas été si difficile finalement de parler avec un inconnu.

-... Et ça n'empêche pas que tu as fouiller dans mes affaires, ajoute-t-il comme s’il savait qu’il n’était plus totalement anonyme pour moi.

Je n’ai que son nom et quelques informations qui m’ont permis de faire des suppositions. Hypothèses qu’il vient de me confirmer avec honnêteté. Mais toujours dissimulée derrière le masque de l’arrogance.

- C’est bien toi qui a subtilisé mon portefeuille, raconte-je. C’était un juste retour de manivelle. J’aime bien savoir à qui j’ai à faire.

-T'as fait quoi de si terrible pour avoir ce truc alors ? Enchaine-t-il en pointant des yeux le bracelet électronique que j’ai à la cheville.

Décidemment, cet objet l’intrigue. On le serait à moins, suite à ce que j’ai commencé à raconter au sujet de ma famille.

- Une autre complication, dis-je. Je n’ai aucun souvenir de ce dont on m’accuse.

Je ne veux pas rentrer dans les détails, précisant que les preuves m’accablent et que je suis dans l’attente qu’elles soient jugées comme recevables. Il ne semble pas vouloir insister. Peut-être que la vérité l’effraie. Son imagination doit filer à vive allure. Je souris intérieurement. C’est l’une des rares fois où ce qui m’arrive apparait de manière comique, comme un appât de curiosité accroché au bout d’un hameçon.

- Comment tu sais que je suis juste un humain ? Demande-t-il en sautant sur un autre sujet non dénué d’intérêt.

- Disons que j’ai l’habitude de jauger ceux qui me font face, explique-je.. Plusieurs détails me prouvent que tu es humain. Ça n’est pas une critique ni même une marque de faiblesse. Avec les mots ou les poings, nous pouvons être aussi redoutables.

- Et heu... du coup, ça ? Questionne-t-il en me fixant dans les yeux.

- Singularité génétique, répond-je en répétant ce qu’on m’avait déjà expliqué.

Ça n’est pas héréditaire et on parlait davantage de mon sourire qui ressemblait à celui de ma mère lorsque j’étais enfant. Mon père, comme d’autres personnes que je croisais plus tard, était fasciné pour mes yeux vairons. J’aimais dire que j’avais la couleur de chacun d’eux. C’est ce regard particulier qui attise le désir de Chad lorsque je le dévisage avec passion.

Le silence s’installe. Est-ce qu’il cherche quoi me demander ? Je me pose aussi beaucoup de questions. L’invraisemblance de notre discussion, pourtant mal engagée, me laisse perplexe. J’avais mis du temps à expliquer mon histoire à Chad. Même si j’étais resté flou, Therence venait d’apprendre ce que je considère comme intime. Je me ravise mentalement, songeant aux raisons qui me poussent à toujours être discret et mystérieux.

- Tu sais pourquoi ils ont été tués ? Lance-t-il.

- C’est bien trop compliqué et sur ce point-là très personnel, réponds-je pour couper court à ce sujet.

Je n’ai pas envie d’aborder ça en détails avec lui. Il faudrait des heures pour qu’il puisse comprendre tout ce qui a fait de moi l’homme que je suis. Et surtout l’envie, de mon côté comme du sien, de partager la connaissance de ce fardeau. Ceux qui ont brisé ma vie, qui ont continué à le faire et le font encore, méritent que je les rattrape et agisse à mon tour. Therence n’est pas l’ami à qui je peux confier ce désir de vengeance. Cette brûlure dans mon âme que je tais à Chad même s’il le sait. Je n’en parle pas. Je vis avec.


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Therence Garnet

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MessageSujet: Re: Step by Step [Mick & Therence]   Mer 18 Mar - 20:53



Faire contre mauvaise fortune bon cœur
Finalement, j'ai les réponses que j'attendais de la part de ce mystérieux type, enfin, quelque chose qui me parait convenable. Il a accepté de jouer le jeu de la franchise, j'en fais de même en lui expliquant ma vie ô combien trépidante. Il n'a pas été avare de précisions, je ne lui en donne pas d'avantage. C'est pas tellement comme si j'avais de quoi m'étaler de toute manière.
Son histoire pourrait faire pleurer, mais même si je le voulais, je le ferais pas. Je serais prétentieux de prétendre pouvoir comprendre ce qu'il a vécu, comme ce le serait de sa part de faire de même avec moi.

- Et je ne te demande pas de le faire.
accepte t-il sans offense. Mais je crois qu’on a fait du progrès, ça n’a pas été si difficile finalement de parler avec un inconnu.

Je lui offre une grimace mauvaise. Qu'il arrête de me prendre de haut comme si j'avais besoin d'être éduqué à la confiance et aux bonnes manières. C'est pas moi qui vole des téléphones pour en tirer des infos. Quand bien même ça me serait arrivé pour l'amusement, il n'a pas à le savoir...

- C’est bien toi qui a subtilisé mon portefeuille. C’était un juste retour de manivelle. J’aime bien savoir à qui j’ai à faire.


Tsss... Pas de réplique à ça, il marque un demi-point. Je reste sur mon idée qu'il y a été fort avec mon portable et qu'il aurait put s'en abstenir. Je l'interroge plutôt sur son bracelet. J'avais déjà compris qu'il était pas net, mais maintenant c'est confirmé. Il ne peut pas m'en vouloir d'être curieux.

- Une autre complication. Je n’ai aucun souvenir de ce dont on m’accuse.


Ouais... vraiment pas net. Je l'observe avec réserve, j'essaie de savoir ce qu'il a put faire et oublier. Sachant comment ont péris ses parents et l'insulte qu'il m'a balancé plus tôt, je l'imaginerais presque capable de réellement commettre un meurtre... Pourtant, il a pas l'air de quelqu'un qui se laisserait ravagé par l'alcool et d'autres substances pour agir sous l'impulsion et ne rien garder en mémoire de son crime. Mais je connais pas ce mec, ni ses limites, ni ses motivations profondes, et les apparences ne sont pas ce qu'elles sont... d'ailleurs comment il sait que je suis "normal"?

- Disons que j’ai l’habitude de jauger ceux qui me font face. Plusieurs détails me prouvent que tu es humain. Ça n’est pas une critique ni même une marque de faiblesse. Avec les mots ou les poings, nous pouvons être aussi redoutables.


Si je le soupçonne de plus en plus au début, curieux de connaitre les "détails" qui m'ont trahis, je me regonfle un peu par la suite. Il reconnais ma force, que ce soit sur le plan physique ou intellectuel... alors j'accepte dans un petit rictus satisfait. Et ses yeux de couleurs différentes alors, qu'est-ce que ça cache?

- Singularité génétique.


-Oh...ok.


Pour le coup, je crois que je suis bien déçu. Ça semblait tellement être un signe évident, comme les petits doigts figés des envahisseurs. Outre son passé tragique, Batman reste un homme alors.
Je ne devrais sans doute pas, mais je lui demande s'il a trouvé la réponse à sa grande question, lui. Nos quêtes diverges, je ne perçois sa vie que comme un roman macabre, mais j'aimerais juste être conforté sur le fait que c'est faisable, qu'au bout du compte, il est possible de trouver ce qu'on cherche...

- C’est bien trop compliqué et sur ce point-là très personnel.


M*rde, il s'est braqué. Pourtant pour une fois je voulais sérieusement pas... enfin c'est pas grave.
J'accepte sa réponse comme le fait que la discussion s'arrête visiblement là, même si ce n'est pas vraiment la réplique à laquelle je m'attendais. Mais c'était stupide de ma part de croire qu'il allait me répondre la bouche en cœur ou l'air penaud qu'il avait simplement trouvé, ou non, les coupables comme si tout pouvait se régler aussi simplement. Le propre de la vie c'est d'être foutrement complexe, et moi aussi, il faut que j'accepte que la mienne sera surement semé de carrefours traitres et d'impasses avant d'arriver peut-être à atteindre ma vérité. Mais je finirais par y arriver.

Je fais le bilan de cette drôle de mâtiné, de notre rencontre en fait. Je lui ait bouffé le nez le premier, il m'a rendu la monnaie de ma pièce, j'ai découvert en parti son identité, lui aussi, et ainsi de suite, jusqu'à finalement arrivé à cette discussion à cœur plus ou moins ouvert qui nous aura placé sur un pied d'égalité. Concrètement, il s'est vengé, et moi j'ai plus rien à lui reprocher... Il vaut mieux en rester là.

Je claque des mains sur mes genoux pour signaler mon départ, me lève, et je toise le blond et son encas.

-Bon! C'était un très agréable déjeuner. Merci pour l'invitation!
souriais-je exagérément en repensant à la tournure du dit gueuleton. Oh, Wayne?... Et au cas où ça te prendrais, dis-je en reluquant sa laisse électronique, évite de trainer autour de moi. Ça pourrait finir par vraiment m’agacer...

Et je plonge ma main dans le paquet pour lui subtiliser le dernier beignet que j'embarque avec un sourire carnassier. Qu'on ait fait ce qui ressemble à la paix n'empêche pas qu'il à plutôt intérêt à oublier ce qu'il sait de ma personne et à ne pas fouiner d'avantage. Ni que je ne puisse pas avoir le dernier mot, quitte à reprendre les siens!
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