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 Embrasse moi, idiot ! (Feat Caracole)

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Liam Dunbar

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MessageSujet: Embrasse moi, idiot ! (Feat Caracole)   Ven 24 Juin - 12:20





Malgré tout mes défauts


J'en restai bouche bée, le regard fixé dans le vide. Je n'arrivai vraiment pas à y croire. Caracole m'avait avoué sans hésitation que les femmes ne l’intéressaient pas. Qui l'aurait cru ? J'étais peut-être un peu idiot niveau sentiment mais je comprenais parfaitement ce que ça voulait dire : Caracole n'était pas hétérosexuel. Il ne voyait pas les femmes de la manière dont il aurait dû les désirer. Probablement avait-il toujours été homo. Peut être que je ne l'avais jamais remarqué. Certainement. J'en étais réellement choqué. Je ne savais pas quoi en dire, et au moment où il me l'avait annoncé, je  m'étais contenté de tourner le dos et de partir sans pouvoir articuler quoi que ce soit d'intelligent.

A l'inverse mes pensées perturbées, le temps était calme et doux. Chaque rayon de soleil apportait une tendresse magnifique à n'importe quel arbre et à n'importe quel fleur du parc où je m'étais assis depuis des heures. Le vent emportait les cheveux et les chapeaux des passants, soulevant parfois quelques jupes dans un élan d'espièglerie. Toute personne qui n'avait rien à faire reposait à l'ombre des feuilles d'un peuplier ou, tout au contraire, s'allongeait dans l'herbe fraîche sous la chaleur apaisante. j'étais l'un d'eux. J'étais installé contre la terre meuble, les bras sous la nuque pour soutenir sa tête, l'air distrait à fixer le ciel et à ressasser les paroles du louveteau sans arrêt. Mais c'était une journée trop belle pour être ruinée par de simple mots.

Je me levai brusquement, énervé par mes propres songes. Je toussai de gène et débarrassai mes vêtements de quelques brins d'herbes qui s'attachaient à ma personne, préoccupé. Ce regard, ce visage... Je n'arrivai pas à me l'enlever de la tête. Les yeux de Caracole avait brillé d'une lueur à la fois sauvage et bestiale. Ses pupilles m'avaient longtemps fixé et il m'avait semblé, qu'à ce moment là, j'aurai pu être dévoré sans même m'en rendre compte, comme envoûté. Cette expression avait provoqué en moi un torrent d'excitation et je n'arrivai pas encore à me l'admettre. « Il était plutôt... érotique. », pensai-je, avant de me frapper le front pour chasser mes pensées trop étranges à mon goûts. Érotique, Caracole ? Impossible. Jamais je ne pourrai penser à lui de cette façon.

C'est en poussant pour la première fois de la journée les portes de notre repère, un vieux bâtiment en bon état, mais abandonné par la ville depuis un certain temps, tellement longtemps que c'est devenu Le Repère, que je me rendis compte que j'avais besoin de plus de temps. Mais ce n'était plus le moment de faire marche-arrière. J'entrevis le louveteau perché à l'étage, je respirai à fond toutefois,  voulu faire demi-tour.

Tout était étonnement calme et silencieux. Une des anciennes, jouant les barmans, essuyait inlassablement la vaisselle humide et la rangeait sans parler. Tout le monde était assis et silencieux. Je fis quelques pas à l'intérieur du bâtiment avant d'aller jusqu'à Mason, avachi sur une table. Je sentis le regard de Caracole me suivre, mais fis comme si je n'avais rien vu. Je passai une main dans mon cou pour détendre mes muscles crispés et baissai les yeux vers mon meilleur ami.

- Mas', qu'est ce qui se passe ? Demandai-je, curieux de savoir la raison de ce soudain changement d'ambiance dans la pièce pourtant souvent animé.

Le black pointa Caracole du doigt et je levai mon regard vers lui. Tout était comme avant que l'on se rencontre, comme un retour à la case départ. Cet air imbécile, qu'il avait récemment quitté, était revenu à la charge sans prévenir. Les sourcils froncés et la mâchoire serrée, je regardai tous les protagonistes, cherchant à comprendre ce qu'il s'était passé pour arriver à cette catastrophe là. Je n'arrivai pas à y croire qu'on puisse perdre toute fougue par  la présence d'un seul nouveau membre. Pourquoi, tout à coup, sans aucune raison... ? Pourquoi Caracole a décidé d'envahir ma zone de liberté maintenant ?

-A cause du gars là haut, un p'tit nouveau qui a découvert l'endroit. On a abandonné l'idée de lui parler après qu'il est réussi à déclencher trois bagarres rien qu'avec sa tête d'abruti et ses questions idiotes. Et l'atmosphère est maintenant très tendue. Finit-il par répondre, lasse.

Je levai un sourcil. Jusqu'ici, ça n'était jamais arrivé. Caracole devait avoir été aller très fort pour que l'endroit soit dans cet état. J'attendis la fin de la journée, avachi comme tous les autres membres. Je m'ennuyai mais ne dis rien, préférant me perdre dans mes scénarios hypothétiques. Quand le bâtiment finit par se vider de toutes les personnes, Mason me fit un signe de la main, me rappelant de fermer à clé derrière mon passage et fut le dernier à sortir. Il ne restait plus que Caracole et moi. Je restai en place quelques secondes, avant de me lever et de remettre mes vêtements correctement. Puis, je tournai la tête vers le loup-garou, qui n'avait toujours pas bougé depuis le début de la journée, et qui me fixait de son air candide.

- Bon, je suppose que c'est l'heure des explications...

Pour seul et unique réponse, Caracole me fit un signe de main, me demandant de monter le rejoindre. Je soupirai, slalomai entre les tables et montai les escaliers menant au premier étage, puis soupirai de nouveau. Arrivé en haut, je me laissai tomber sur le canapé à coté du louveteau et croisai les bras. Quelques secondes s'écoulèrent sans que rien ne se passe, et agacé, je fini par rompre le silence glacial.

- Tout d'abord, je suis désolé pour la dernière fois. Je me suis laissé emporter par les émotions. C'est parce que tu vois... Comment dire ça... Je tiens à toi et voilà quoi. C'est brouillon ce que je raconte mais j'espère que tu comprends idée derrière que j'essaye de te dire.

A peine après avoir prononcé ces mots, je senti une main puissante attraper mon poignet et n’eus pas le temps de réagir. En quelques secondes, je me retrouvai à califourchon sur Caracole, qui afficha enfin un petit sourire timide, malgré la situation dans laquelle nous nous trouvions, en agrippant mes hanches et en m'attirant à lui. Il avait sa bouche au niveau de mon cou, et profita de cette occasion pour y déposer un baiser presque imperceptible. Cependant, il appuya suffisamment ses lèvres sur ma peau pour qu'il n'y ait pas de malentendu possible.

Je tentai de me défaire de sa prise, en vain. Je senti deux grandes paumes sur le haut de mes fesse, et chaque frottement de mes cuisses sur celles de mon bourreau me fit frissonner. Je l'avais senti. Le baiser. Tout mon cou semblait prendre feu. Tandis que mon corps commençait à suer, j’appuyai mes paumes sur les épaules du châtain pour m'en écarter. J'oscillai entre une expression confuse et un air excité, ce qui ne manqua pas de doucement faire rire le loup-garou, qui avait décidé qu'il ne me lâcherait pas tant que je n'aurai pas cédé à la tentation. Maudit soit celui qui lui ait donné des cours de sexualité !

- Arrête, articulai-je difficilement alors que mon souffle s'accélérait dangereusement. A quoi tu joues ?! On avait une discussion sérieuse !

Toutefois Caracole avait déjà prévu ce qui se passerait ensuite, et il n'allait certainement pas me laisser m'enfuir. Pour me le prouver, il passa une main sous ma cuisse, et, se tournant pour me faire basculer sur le canapé, il posa sa jambe sur mon épaule, puis réunit nos deux bassins. Ayant retenu un cri de surprise, je levai finalement les yeux vers le blond, qui attrapait rapidement le bas de mon t-shirt et le soulevait pour l'enlever, dévoilant par la suite mon torse ciselé. Comprenant enfin ce que mon '' ami '' avait prévu pour la suite, je me débattis, remuant mes jambes, frappant dans celles de Caracole, qui m'emprisonnaient.

- Ah.. Non... ! Attends ! Je... Je ne peux pas !

Mon buste en dehors du sofa, je m'agrippai aux lattes du parquet pour m'enfuir, le bas du corps coincé sous le poids écrasant des muscles saillants du louveteau. Rien n'y faisait, j'avais beau lutter, pour le moment ma force n'égalait pas celle du blond pour cette fois ci. Je me redressai, me rassis, et trouvant enfin une issue pour fuir, j'appuyai mes deux mains sur le coussin en dessous de moi et fis doucement glisser mon bassin et mes jambes entre celles de Caracole, avant de me dégager complètement. Poussant un cri victorieux, je commençai à détaler et eus à peine le temps de faire quelques pas.

Je m'écrasai au sol quand on m'agrippa le pied, et fut soudainement tiré en arrière. Je vis les escaliers de mon bonheur s'éloigner et sentis un corps brûlant se coller au mien. En position dominante, ce qui est exceptionnel au vu de son caractère,  Caracole m’aplatissait au sol en me recouvrant avec sa propre personne. Soulevant le bassin de ma personne qui faisait l'objet de son désir, il finit par m'immobiliser complètement et n'attendit pas pour glisser sa main sous mon tee shirt. Puis il me murmura des mots doux au creux de mon oreille.

Incapable de respirer à cause de la pression qu'il exerçait sur mes poumons ou bien étais-ce la peur qui me paralysai jusqu'à rendre immobile ma cage thoracique ? Dans tout les cas,  je suffoquai pendant que des mains brûlantes parcouraient mon torse. Écrasé par le poids de mon ami, je me sentis défaillir, ma gorge refusant ensuite d'accueillir plus d'air. Je n'eus plus la force de me débattre et il me sembla que j'avais soudainement perdu tous mes muscles.

Je fus rapidement à court d'oxygène, et un cri étouffé s'échappa de ma bouche, comme pour quémander de l'aide. A ce moment, le châtain se redressa, surpris par l'absence soudaine de réaction de ma part. Il me retourna brusquement pour me mettre sur le dos et voir mon visage, faisant accidentellement frapper l'arrière de ma tête sur le parquet. Je poussai un léger juron sous la douleur, puis respirai avidement l'air qui s'offrait à moi.

- J'ai cru que j'allais mourir, avouai-je.

Caracole, l'air torturé, soudainement tremblant posa ses mains sur mes joues, appuyant ensuite son front contre le mien. Il resta dans cette position quelques minutes, et laissa nos souffles se confondre, les yeux fermés par le soulagement d'avoir remarqué que j'avais du mal à respirer, pris d'une légère panique entre cette brusque action et le fait d'avoir été retenu au sol sans moyen de fuite. Il aurait pu me tuer s'il n'avait rien remarqué. Le louveteau s'excusa pitoyablement de son enthousiasme débordant qu'il avait oublié de contrôler, heureux de pouvoir enfin me toucher à sa guise.

Mais ces mots confus ne firent que m'énerver d'avantage. Je serrai la mâchoire, puis poussai sur l'épaule droite de Caracole pour le dégager d'au dessus de moi. Je me levai, les jambes tremblantes, dissimulant mon malaise, et je remis mon t-shirt en place avant de commencer à descendre les escaliers. Je m'accrochai à la rampe pour ne pas tomber, encore effrayé. Je me concentrai sur chaque marche, doucement, lentement. Quand j'arrivai enfin en bas, je marmonnai d'un ton froid, suffisamment fort pour que le loup-garou m'entende :

- Oublie ça. Je ne veux plus jamais en entendre parler.

Je traversai le hall de la guilde, des sueurs froides parcourant mon dos, et une fois dehors, je fermai la grande porte derrière moi, avant de complètement m'écrouler sur le sol. J'avais eu peur. Je l'avouai. Caracole n'avait eu aucune difficulté à me maîtriser et j'étais effrayé que cela puisse se reproduire. Tout avait été si vite. J'avais à peine eu le temps de sentir mon corps se presser contre le sol que je ne pouvais déjà plus respirer. J'avais apprécié le contact de nos peaux, au départ, à ma plus grande horreur. Mais quand tout avait tourné au vinaigre, je n'avais juste pas pu soutenir le poids de mon effroi. Mon cœur battais la chamade, mais je ne savais pas si c'était parce que j'avais ressenti quelque chose ou parce que j'avais incroyablement craint Caracole à ce moment là.



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MessageSujet: Re: Embrasse moi, idiot ! (Feat Caracole)   Sam 9 Juil - 21:49



Liam… revient ! Je… je suis désolé ! Je t’aime.




Après avoir étudié les livres prêtés gracieusement par Therence, je me mis en quête de les ramener à la bibliothèque. Passé devant la personne qui s’occupe de les récupérer, non sans une étrange expression sur le visage, je me mets à souris. La première mission de la journée est terminée. Je saute de joie, pensant à la suite. La deuxième mission. Elle n’a pas cessé d’entrer et sortir dans mon esprit – enfin, elle ne restait bien gravée en moi pour toujours et à jamais –, depuis le jour de ma première journée chez lui. Pourquoi ? Maintenant, j’en sais un peu plus. D’après les livres lus depuis ma dernière rencontre avec Garnet, ce sont mes hormones qui actionnent tout cela, saupoudré par une présence lupine qui me fait comprendre de sauter sur Liam et par ma préférence pour les hommes – enfin pour les Liam Dunbar, je n’en ai jamais regardé d’autre. Car oui, l’être humain, euh, le loup garou qui hante, euh, qui me fait rêver c’est lui.

Je me tape les mains et avance droit devant moi. Où se cache mon ami ? Je dois lui montrer tout ce que j’ai appris et lui prouver mon amour. Avec tous les films, romans et bande dessiné regardé, j’ai ma petite idée pour le faire. En plus, s’il va aimer, c’est le meilleur.

Je vais faire plaisir à Liam !

Je marche droit devant moi et entends des personnes de mon âgée parlé d’un endroit. Une vieille maison abandonné qui sert de QG. J’écoute leur explication et sans rien dire je les suis et si mon futur copain y est, je fais d’une pierre deux coups.

Je m’amuse alors à jouer aux espions. J’avance subrepticement et tente de faire le moins de bruit possible, ceux qui est simple au vu de mes dons. Une fois arrivé, j’observe les jeunes entrer dans la maison. De loin, elle ne semble pas très solide et même sur le point de céder. Les deux personnes que je suivais, pénètrent la demeure et un nouveau groupe les suit. Concentré sur les vas et vient, j’oublie le reste et me fais avoir et voir par un groupe. Je sursaute, comment je me suis fait attraper ?

— Hey, tu viens avec nous ? On va pas te manger.
— Ok, c’est gentil, merci ! J’suis Caracole O’brien.
— Bonjour ! Fabien et lui c’est Stephen.

Je les suis et entre à mon tour dans l’antre des jeunes. Je regarde autour de moi et, déçu, je ne trouve pas celui que je désire par-dessus tout. Liam, tu es où ?

— Hey, salut le nouveau…

Une longue discussion s’installe entre nous, ils me demandent plusieurs choses à mon sujet et j’en fais de même. Puis vient les questions sur les films et séries. Je leur parle alors de Doctor Who et rien d’autre. A chaque fois qu’une nouvelle série arrivé, curieux, je leur pose des questions, mais arrive le moment où tout dérape. Mes questions sur leurs séries, les saoulent. Ils n’en peuvent plus et, la dispute éclate. Puis, le silence, l’horrible silence arrive sous leur regard mécontent. Je baisse la tête et me dirige vers l’unique endroit où je ne serais pas déranger. L’étage. Je me mets à sourire, oubliant les conseils de Therence, oubliant le désordre dans la salle et les problèmes. Tous se sont réunis en groupe, je m’apprête à partie, quand, enfin, la personne de mes rêves entre à son tour. Je l’admire un long moment, souris et rougis heureux par sa venue. Est-ce un signe ? Lui ne me voit pas et se dirige directement vers un ami à lui. Je ne le connais pas, mais je l’ai souvent vu avec lui. Le garçon, Mason je crois, a tenté de parler avec moi et comme les autres s’est retourné. Il tente de lui expliquer pourquoi tout semble si palpable dans la maison.

-A cause du gars là haut, un p'tit nouveau qui a découvert l'endroit. On a abandonné l'idée de lui parler après qu'il est réussi à déclencher trois bagarres rien qu'avec sa tête d'abruti et ses questions idiotes. Et l'atmosphère est maintenant très tendue.

Mason me pointe du doigt, mon cœur rate un battement. Mon faux sourire s’agrandit. Je me sens étrange en ce moment. Que va faire Liam ? Je suppose qu’il ne voudra plus me parler après notre dispute. Je n’ai reçu aucune réponse aux SMS que je lui ai envoyé, j’en ai même pas reçu, quand j’étais absent. L’a-t-il remarqué au moins ?

Je baisse à nouveau la tête, les images du passé refont surface. Liam est avec moi, je suis dans ses bras, je me sens biens. Ma tristesse s’évapore et laisse place à la joie. J’observe Liam un long moment, me demande si je ne devrais pas partir. Il ne vient même pas me voir… Pourquoi je resterai ici. Je suis là pour lui et il ne s’approche même pas de moi. Il ne m’aime pas ?

Je continue de sourire pour tenter d’oublier la peine qui s’insinue en moi. Je veux m’enfuir d’ici, partir et oublier tout cela mais une force m’empêche de partir. Je dois attendre, encore et encore. Il doit venir me voir. La journée passe, les gens sortent et il ne reste plus que nous deux. Va-t-il venir me voir ? J’en doute. Il va partir comme les autres…

Là, je le vois se lever, il se rhabille… J’attends, doute toujours autant et me dis de ne pas espérer un seul instant. Se prépare-t-il à partir ?

- Bon, je suppose que c'est l'heure des explications...

Quand il dit cela, mon cœur s’arrête un instant. Un étrange bonheur s’inscrit en moi Je suis content. Je lève la main pour lui dire de venir et réfléchis. Comment faire ? Il va aimer ? D’après Therence, oui. Moi je n’en sais rien. Je dois…

Après plusieurs soupire, Liam arrive et s’installe à côté de moi. Je n’ose pas lui parler, la tristesse subite la dernière fois me fait encore souffrir. Je me tais alors et attend ses explications…

- Tout d'abord, je suis désolé pour la dernière fois. Je me suis laissé emporter par les émotions. C'est parce que tu vois... Comment dire ça... Je tiens à toi et voilà quoi. C'est brouillon ce que je raconte mais j'espère que tu comprends idée derrière que j'essaye de te dire.

Je souris juste après avoir entendu cette phrase, un simple sourire, à peine perceptible sauf pour Liam. Je rougis et l’attrape pour l’attirer à moi. Je capture son poignet, repensant au film montré par Therence. J’essaie de ne pas tout laisser tomber en une seconde. Une fois collé à moi, je m’approche de lui, sens son cou et y dépose mes lèvres dessus. Il m’enivre. Son odeur est juste sublime. Je dépose mes lèvres sur sa douce peau et sens comme une petite décharge en l’embrassant.

Ce contact me fit oublier presque tout ce qu’il y avait autour de moi et mon passé. Seul ce moment passé avec Liam compté à mes yeux. Je ferme mes paupières et imagine encore et toujours ces films. Je déplace mes mains vers les hanches de Liam et le masse doucement. Il appuie sur mes épaules, comme pour m’arrêter, mais étrangement, je n’arrive pas à m’arrêter. Son regard est étrange, comme le mien, il vacille entre l’envie de tout stopper ou de continuer. Je ne sais pas comment le prendre. Les films montraient par Therence n’expliquait pas cela, je fis alors le choix, de continuer.

- Arrête, articule-t-il avec difficulté. A quoi tu joues ?! On avait une discussion sérieuse !

En même temps, je change nos positions. Je pose ma main sur la cuisse de Liam et l’installe sur le canapé. Je mets ma jambe sur l’épaule comme je l’ai vu dans plusieurs films et attire nos deux bassins. Je sens mon ami retenir un cri… J’espère qu’il aime bien…

Je passe délicatement mes mains sur son corps et tente d’enlever son tee shirt. Je dévoile alors son torse, parfaitement travaillé grâce au sport, au la-crosse et surement grâce à ses transformations… Même si je pense que Liam avait ce corps avant la morsure.

Sur lui, je sentis ses jambes taper contre les miennes.

- Ah.. Non... ! Attends ! Je... Je ne peux pas !

Juste après ça, un doute naît en moi. Je ne dois pas continuer mais mon instinct Lupin me disait le contraire. Le doute permit à Liam de sortir. Pendant un moment, je bloquais puis rattrape Liam pour pas le voir fuir. Je voulais qu’il reste avec moi, qu’il ne soit plus fâché contre moi.

— Liam, me laisse pas toi aussi !

A ce moment, je mélange un tas d’événement autour de moi, la porte de mon père et alpha. Liam qui me reparle et qui veut toujours me voir. Sous l’enthousiasme, j’approche Liam de moi, pour le sentir à mes côtés. Je passe mes mains sous son tee shirt et lui susurre des mots doux. Je lui avoue mon amour et tout ce qui peut lui faire plaisir.

Je continue à caresser son corps pour le connaître par cœur. Je passe sur ses muscles, son torse et ses abdos. J’use alors de mes dons lupins pour savoir comment il réagit à mes caresses. Je ne sens alors que peu de chose. Il est perdu. Affolé par le cri qu’il pousse, mon cœur rate un battement, étrangement mes larmes se mirent à couler. Je le capture et le tourne, un coup sur la tête le prend.

- J'ai cru que j'allais mourir, avouai-je.

Je regarde un instant mon ami. Terrorisé de l’avoir perdu à jamais. Je ne sais plus ce que je devais faire. Mon regard, perdu se pose sur ses yeux. Moi qui ne voulais pas le perdre, j’avais réussi à faire tout l’inverse. Je pose mes mains contre ses joues, repensant à notre première rencontre et pose mon front sur le siens et m’excuse toutes les secondes. Je n’arrête pas de lui dire que je suis désolé. Que je ne sais pas ce qu’il m’a pris de faire cela.

— Désolé désolé, excuse-moi. J’aurai dû attendre. Je, je t’aime Liam. Je sais pas quoi faire. Pourquoi tu m’aimes comme moi ? Je suis désolé…. Me laisse pas s’il te plait.

Liam se lève alors, se rhabille, même si je ne lui ai enlevé que le tee shirt et s’enfuit en courant loin de moi.

- Oublie ça. Je ne veux plus jamais en entendre parler.

Je regarde mon ami partir, peut-être pour la dernière fois. Mon cœur rate encore un battement. Je pense que je ne vais pas y survivre. Liam revient.

Je l’entends fermer la porte. Je pose mes mains sur la tête et m’apprête à m’arracher les cheveux.

— Liam revient.

Je m’élance, me jette du haut du toit pour atterrir en bas. Je me fous si des gens sont encore présents et peuvent me voir. Je couru directement à l’extérieur mais, une fois dehors, je me trouvais seul. Il était partie.

Sous sa disparition, je me frotte les mains, me griffe de partout pensant avoir tout raté avec lui. Je… J’ai l’impression de l’avoir totalement dégoutter. Ses phrases sont si cinglantes. Il ne veut plus me parler ? Je veux le retenir. J’hurle son nom pour le faire revenir. Je cris comme l’oméga totalement perdu que je suis.

— Liam revient…

Je m’écroule au sol et ne bouge plus d’un centimètre. Je n’ose même pas entrer. Pourquoi j’ai fait cela.

— Liam pardonne-moi…

Totalement en larme, paralysé par le dégoût que j’ai de moi, je n’arrive plus à user de mes dons. Je me griffe avec les ongles pour oublier ce que je viens de faire. J’ai fait souffrir mon ami… et l’ai perdu.



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Liam Dunbar

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MessageSujet: Re: Embrasse moi, idiot ! (Feat Caracole)   Mer 17 Aoû - 17:56





Malgré que je t'ignore


Il était tard, la nuit avait étiré son manteau sombre sur la ville. J'avais planté Caracole pour fuir, si vite qu'il n'a pas pu me rattraper malgré ses supplications. Partir avant de perdre totalement le contrôle et regretter mes paroles ou mes actes. J'étais allé sur le toit de ma propre maison, tenter de me calmer et essayer de réfléchir à ce qu'il vient de se passer précédemment, à ce que le louveteau venait de me révélé et à ce que je ressentais suite à cette prise de force. La colère, comme un torrent m'avait dévasté. Une immense colère que je ne pensais pas un seul instant qu'elle soit excessive. Elle était même compréhensible surtout lorsqu'il s'agissait de personnes m'étant proches.

J'étais plus dur, moins compréhensif et tellement plus blessé... J'avais besoin de calmer ce fleuve qui bouillonnait en moi, le ramener dans son lit avant que je ne cède à celle ci et rien de tel pour cela que de prendre de la hauteur. J'étais blessé dans mon amour propre, dans mon cœur. J'avais le sentiment que Caracole s'était d'une certaine manière joué de moi, me prenant pour le dindon de la farce. Le seul à ne pas savoir ce qui en était réellement de notre relation et pour cela je lui en voulais. Ma confiance, voilà ce qu'il avait trahi ! La confiance que j'avais accordé à un loup garou de mon age, plongé contre son gré dans le monde surnaturel tout comme je l'étais auparavant.

Le premier à qui j'accordais ma pleine confiance depuis si longtemps. Le premier à qui j'avais ouvert mon cœur depuis Mason. Il aurait pu choisir l'amitié, une amitié profonde et fraternelle. Sauf  qu'il a préféré mettre ses sentiments dans une autre catégorie que je ne peux pas accepter à mon égard. Je me repassais les événements depuis notre rencontre au lycée, dans ce couloir alors qu'il y avait cours. J'en avais une lecture inédite très intéressante... Je passais du temps à réfléchir ou plutôt rêvasser sur ces souvenirs. J'avais passé de bons moments en sa compagnie. Parfois drôles, toujours réconfortants, souvent touchant et même heureux.

Je ne m'étais pas senti aussi bien depuis si longtemps... et lui aussi au vu de ses réactions. Comme un idiot sur ce toit, je souriais en repensant à tout ces moments. Étais-je prêt à faire une croix sur tout cela ? Hier encore, j'aurai donner un non catégorique. Sauf que maintenant tout à changé, comme mon avis. Le rappel du manque d'air m'étant survenu, de son poids m’écrasant au sol, de son toucher sur ma peau, de la peur panique me rongeant les nerfs et la confusion ressenti à cet instant là me fait plutôt pencher pour le contraire. Je n'ai plus jamais envie de me retrouver dans pareil position.

Mon loup n'a pas du tout apprécier de se faire dominer sous quelconque forme et encore moins au niveau de la procréation. Par ailleurs, je n'aurai jamais pensé cela de lui jusqu'à que j'ai eu la preuve du contraire. Cela me fit plus mal de découvrir qu'en fin de compte, je ne le connaissais pas autant que j'aurai cru. Je me concentrai sur le vent frais sur mon visage, sur les étoiles illuminant le ciel et les créatures nocturnes qui circulaient dans la nature. Un ballet d'une rare beauté et totalement fascinant. Je consultai ma montre. Cela faisait trois heures que j'étais là. Incroyable comment le temps passait vite alors que j'étais perdu dans mes pensées.  

J'étais enfin plus calme, j'avais ravalé ma colère et ma déception. J'avais encore beaucoup de question mais peu de solution. Toutefois, il était hors de question que j'ai une discussion avec lui dans les jours à venir! Je descendis du toit, glissant sur les ardoises et en une acrobatie, rentra dans ma chambre par ma fenêtre resté ouverte. Il paraît que le sommeil porte conseil. Et bien c'est ce que l'on va voir. Je ferma ma fenêtre et me cacha ensuite sous ma couette, attendant que Morphée vienne et que de son pouvoir me retire tout mes tracas, tout du moins, jusqu'à que je me réveilles.

Ma nuit était passé sans encombres alors que je m'attendais à quelques cauchemar où je serai incapable de respirer, ou pire. Mais le soleil perça l'horizon avant que je n'ai eu le temps d'y penser, et la ville de Beacon Hill se baigna par la suite d'une agréable lumière dorée. Je décidai qu'en ce jour précis, je ferai en sorte que le blondinet qui m'a agresser hier soir n'existe plus. Je l'occulterai délibérément de mon champs de vision, refuserai catégoriquement de lui adresser la moindre parole et bannirai sa voix de mon oreille. Pire que d'être invisible ! Et, c'est dans cette optique que je quittai ma chambre désordonnée pour aller au lycée. Mais à peine eut-je ouvert la porte qu'une honte écrasante s'abattit sur moi. Je tenta de ne pas y prêté attention, mais cela fut difficile d'oublier que je me suis fait facilement avoir.

Mais quand je pénétra le lycée, le sourire au lèvres, les quelques élèves présents soupiraient, marchant comme s'ils avaient des boulets attachés à leurs chevilles et semblaient être vidés de toute énergie. J'entrevis Mason près de son casier et m'avança jusqu'à lui, alors qu'il était encore en train de galérer avec son cadenas comme à chaque fois. Du coin de l'oeil, j’aperçus Caracole se précipitant dans ma direction en m'appelant. Sûrement pour me présenter ses excuses et tenter de réparer ce qui a été brisé par sa faute d'ailleurs ! Toutefois, je fis comme si je n'avais rien entendu et entama la discussion avec mon meilleur ami, jetant ainsi un froid à mon ex-ami.  

- Hey Mas' ! Quoi de neuf ?

Le métissé leva à peine les yeux vers moi avant de soupirer devant mon surplus d'énergie. Rien qu'à ce comportement là, je savais qu'il avait compris que quelque chose clochait chez moi. Il me connaissait trop bien pour ne pas voir l'évidence. Malgré mon sourire factice, ma fausse bonne humeur et ma joie artificielle, il savait que je n'allais pas bien. Il me lança un regard inquiet que je balaya du revers de la main. Tout va bien, parfaitement bien. Je vais pas me rendre malade pour une broutille tout de même !

- Bof, tu sais. C'est comme un lundi parmi tant d'autres. C'est facile pour toi monsieur j'ai la super forme.

Je tournai les talons, n'étant définitivement pas de cet avis. En aucun cas ça n'était facile pour moi de regarder le lycée se transformer en dortoir, où tout le monde dormait sur place dans les couloirs et paressait, fonctionnant au ralenti sans grande humeur. Je voulais de l'activité, de l'animation, des ragots ou n'importe quoi d'autres. Juste quelque chose pour oublier ma péripétie de hier soir. Ce qui n'avait pas l'air franchement possible vu l'état larvaire des étudiants. Mais c'est en levant les yeux vers le bout du couloir que je me rendis compte que Caracole me regardait, encore. Je ravalai sa salive, m'élançai jusqu'à Mason, que j’attrapai par le bras et que j’éloignai de son casier.

- Oh ! Faut que je te montres un truc au faites. Allons ailleurs ! Hurlai-je, assez fort pour faire réagir quelques élèves, qui somnolaient près de nous. Mais seulement un léger sursaut à mon plus grand regret.

Je tirai alors mon meilleur ami jusqu'à la cour, pensant avoir enfin semer le collant. Le métissé bougonna quelques mots, comme quoi il avait envie de retourner à l'intérieur chercher ses affaires, mais je l'ignorai et continuai ma fuite avec lui jusqu'à que je décidai qu'on s'était assez éloigné du louveteau. Enfin, c'est ce que je pensais jusqu'à ce celui ci même m'interpelle, à quelques pas de moi. Et zut... Il n'avait pas compris que je ne voulais pas le voir ou quoi ?! J’allais le lui apprendre de la manière forte et expéditive.

-Dégage ! Je ne veux pas t'écouter. Disparais hors de ma vue, t'as compris ?!

Je serrai les poings, ma bonne humeur laissant place à une rage incontrôlable et envoya le châtain valser d'un bon direct sur la joue, réussissant cette fois à m'arracher un juron des lèvres. Autour de nous, j'entendais quelques élèves qui hurlaient face à cette bagarre impromptue avant de retourner vaquer à leurs occupations. Mason murmura que pour un gars qui allait bien, j'étais un peu trop sur les nerfs et revint finalement à son attitude habituel. Caracole, quant à lui, se releva après s'être remis du choc initial et me cria dessus de l'attendre. Mais, sans écouter, je quitta la cour avec Mason en direction de notre salle de classe. Puis sous mon regard noir, je m'empressai de lancer un ''la ferme'' au loup-garou pour ne plus entendre ses cris agaçant.



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Caracole O'brien

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MessageSujet: Re: Embrasse moi, idiot ! (Feat Caracole)   Ven 2 Sep - 21:11



Liam, je t’aime, pardonne-moi




Mon monde s’est effondré à cet instant précis. Ce moment qui me revient en mémoire, qui me torture la plupart du temps, qui me détruit un petit peu. Liam ne veut plus me voir… Il ne veut plus me parler…

Je sais que tout est de ma faute. Je n’aurai jamais dû faire cela…

Je me serre dans mes bras et regarde une photo de Liam. Je suis à ses côtés. Mon ami était joyeux et venait de gagner un match… Il s’était même jeté sur moi tellement il était content.

J’arrête d’observer l’image et me mords la lèvre pour m’empêcher de pleurer… Sans succès. Les larmes coulent sur mes joues, elles déferlent comme un torrent. En même pas une heure, j’ai les yeux rougis et le pire c’est que demain, je vais reprendre ma vie et faire semblant d’être heureux.

J’avais promis à Therence de me changer, mais là c’est trop dur. Je dois faire semblant d’aller bien, comment expliquer ce qu’il s’est passé après ?

Et le pire c’est que je n’arrive même pas à fermer l’œil.

A chaque fois, je lui fais du mal, toujours de la même manière. Il arrête de respirer. Je le vois même mourir… Je ne veux plus dormir. Je n’y arriverais pas tant qu’il ne m’aura pas pardonne… A moins que je dois me pardonner avant ?

Même mon loup n’arrive pas à me consoler.

— Liam, pardonne-moi…

Je ne veux pas te perdre toi aussi.

Je regarde le toit de la chambre, matte les dvd présent et me dis que je devrais les ramener… Erreur de ma part. Rien de voir les jaquettes me fait pense à ce qui s’est produit.

A l’extérieur, il était déjà parti sans que je ne puisse lui parler. J’ai hurlé son nom et dérangé les gens autour de moi sans y prêter attention. Je désirais m’excuser, faire tout mon possible pour me faire pardonner. Mais je n’ai rien pu faire.

Je secoue la tête pour essayer de zapper tout cela et me dit simplement que c’est bien d’être un loup, personne ne verra de cerne ou autre sur mes yeux. Pas besoin de maquillage pour tout cacher.

Je reste assis dans mon lit à observer le vide autour de moi, le vide en moi. Je dois tout faire pour qu’il revienne. Je ne peux pas me passer de lui. Il est trop important à mes yeux…

Je pleure sans faire de bruit, mes larmes coulent sans arrêt. Je regarde l’heure passer avec une lenteur calculée. Les minutes ne désirent point monter, comme une punition. Je n’ose même pas tourner en rond de peur de réveiller maman. Elle dort mal elle aussi depuis la mort de papa…

***

Impossible de m’endormir, je ne pense qu’à Liam, à cela, en pleine milieu de la nuit, se rajoute le rappelle de mon père… Je ne peux laisser cela ainsi. J’ai pas envie de le perdre. J’imagine tellement de problème, que je stresse. Et s’il mourrait comme papa ?

Bip bip…

Le réveil se met en marche. Il sonne et me sort de mes pensées, à l’inverse de me sortir de mes songes. Je me lève, juste après que ma mère m’ait appelé. Je descends les marches sans entrain. Avant de passer la dernière marche, je porte un masque pour ne pas l’inquiéter.

— Salut Maman, tu vas bien ?

Je déjeune après sa réponse et sors quand je reçois mon bisou.

***

Dehors, je traine des pieds, mon loup tente de me faire comprendre quelques choses mais je zappe tout. Je ne l’écoute plus. C’est en parti sa faute si Liam ne me parle plus…

Je tire sur un caillou et le voit valser très loin. L’école s’approche doucement de moi à l’inverse de l’heure qui passait avec lenteur. Je bloque devant l’entrée. Des amis passent devant moi. Je les laisse tranquille. Je ne les mérite pas. Je m’apprête à repartir quand mon loup m’égueule presque. Il m’ordonne de retrouver Liam. De lui parler, de tenter de tout faire pour qu’il me pardonne. TOUT.

— Liam, tu me manques… je veux plus qu’on se fasse, murmurai-je.

Je dois le retrouver, je dois lui faire comprendre que je suis désolé. C’est tout. Je veux récupérer son amitié…

C’est, avec un nouvel espoir, que je pénètre le lycée, avec comme mission, récupérer Liam comme ami. J’entre dans les couloirs et l’aperçois. Je cours vers lui, sourire sur les lèvres.

— Liam ?

Je lève la main pour montrer ma présence. Les gens se tournent quand j’hurle son nom et il ne me parle pas… Il part ailleurs avec son ami…

A cet instant, je me sens très mal. Je n’arrive plus à rien. Je ne bouge plus, j’entends presque les pensées des autres… Ils se moquent de moi, me haïssent pour ce que j’ai fait…

— Liam, attends…

Il est parti… Il ne désire plus me voir. Mon sourire s’affaisse, je ferme des yeux et tente de me concentrer pour ne pas pleurer.

Je prends sur moi, je ne devais pas montrer à Liam que j’allais mal, tout est de ma faute, alors je ne dois pas lui montrer mon mal être…

Je bouge et le retrouve. Il est encore avec son ami et s’en éloigne un peu. Le cœur battant, je me dis que c’est ma chance, mais sa voix me montre l’inverse. Cela ne sera jamais ma chance…

- Oh ! Faut que je te montres un truc au faites. Allons ailleurs !

Il hurle sa phrase, comme pour me dire de dégager, mais je ne le peux pas. On doit parler. Mon cœur bat fort, et je m’imagine des tas de trucs, je fais fi de la menace et m’approche tout de même de lui.

-Dégage ! Je ne veux pas t'écouter. Disparais hors de ma vue, t'as compris ?!

Mon cœur cesse de battre à cet instant. Je reste figé sur place. Pourquoi ? Je ne sais plus que faire. Liam qui ne veut plus me voir… Tout s’écroule ou presque. J’ai tout gâché encore une fois… C’est comme avec la personne qui m’a montrer comment préparer des repas, je l’ai perdu, tout comme mon père, tout comme Liam… Et le pire dans tout cela, ce fut le coup de poing. Je tombe à terre sous le choc et reste un court instant au sol… Pourquoi…

— Liam, je… désolé… pardon…

Je ne retiens plus mes larmes et pars loin puis rebrousse chemin. Je dois faire tout mon possible. De toute façon, je le mérite. J’avance vers la salle et m’apprête à lui parler une derrière fois, mais avant d’ouvrir la bouche, j’obtiens, un la ferme… Je reste sur place et pleure encore plus. Je ne bouge toujours pas et le professeur entre…

— Monsieur O’brien, commence-t-il tout bas, si vous voulez rentrer, vous pouvez, avec la mort de votre père adoptif, je peux comprendre…

Je ne bouge toujours pas, entends comme des grillons de partout, avec au centre de tout un la ferme… Je regarde Liam droit dans les yeux et me retiens. Je dois rester, être fort et lui parler.

— Liam, pardon… Non, c’est bon… désolé de vous avoir ennuyer.

Mais il ne me répond pas… Cette journée est l’une des pires de ma vie. Je m’installe à ma place, totalement vide, fatigué par ma nuit blanche et n’arrive même pas à suivre le premier cours.

— C’est ma faute… je suis comme mon tuteur, un monstre. Excuse-moi Liam, s’il te plait… dis-je pour que lui seule puisse m’entendre.




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MessageSujet: Re: Embrasse moi, idiot ! (Feat Caracole)   Sam 12 Nov - 17:04





Malgré que je sois possessif


Je continuais d'avancer, faisant fit des pleurs du louveteau et des regards inquisiteurs de la populace. Ces vautours se délectaient de la détresse de Caracole et de mon accès de violence. Quelques pas plus tard, je les entendais déjà, ces paroles persiflant, vagabondant d'oreille en oreille, à propos de ma sauvagerie, que je m'en suis pris à un faiblard, que j'étais un monstre, que j'étais dangereux. Ce n'était pas nouveau pourtant. Depuis que l'on a su pour mon dernier renvoi c'était ainsi. Sauf que la mémoire des lycéens est sélective. On peut tous basculer d'un instant à l'autre, passer de la gloire à l'exclusion social.

Etre considéré comme une star puis être insulté de pestiféré. De tel comportement me débectai à chaque fois que je le subissais. Ils ne savaient rien de ce qu'il s'était précédemment déroulé entre nous et pourtant chacun était là pour donner de son avis. Face à toute cette immondice qui polluaient l'air, je ne resta pas très longtemps dans ce bâtiment. Dès que la cloche indiquant la fin des cours sonna, je fila à toute vitesse hors d'ici. Qu'importe si je ne savais pas ce qu'il advenait de Caracole suite à notre confrontation, je ne pouvais en supporter plus. Mes nerfs étaient à fleur de peau et j'allais bientôt refaire une crise de colère d'un instant à l'autre. Il me fallait du calme et me sentir en sécurité à tout prix avant de commettre l'irréparable.

*************

Ça en devenait stupide. C'est ce que je songe alors que je scrute d'un œil morne et méprisant la pièce dans laquelle je me trouve. Le son de la musique est tellement forte qu'on croirait qu'on célèbre plus la dernière nuit avant l'apocalypse que de me remonter le moral. Et je ne vous parle même pas de l'odeur d'alcool qui envahi constamment mon délicat odorat à tel point que j'ai le sentiment de pouvoir me saouler rien qu'au parfum de celui ci. Sans compter que l'affichage publique des hormones adolescentes sur le plancher de danse n'est vraiment pas un spectacle agréable à tous.

Dire qu'il y a quelques heures à peine, je me battais avec Caracole en plein milieu du lycée alors que je m'étais promis de ne jamais le faire. Bon, c'est vrai qu'il m'a poussé à bout mais quand même... J'aurai dû me contrôler un minimum. Bref, toute mes bonnes résolutions de la nuit dernière sont parties dans une autre dimension sans que je ne puisse faire grand chose. Face à ce constat déplorable, les rumeurs courants que je suis un monstre attaquant les pauvres, innocents et faibles lycéens, mes nerfs à rude épreuve et le manque de sommeil, j'ai commencé à déprimé un chouia. Faut pas exagéré quand même, on ne m’abats pas si facilement rien que d'un baiser et un jour de harcèlement continu.

Ou peut être un peu vu que je suis directement rentré chez moi me cacher sous mon lit jusqu'au siècle prochain. Oui dessous. Ça pose un problème ? C'était très confortable à signaler et au moins j'avais le moyen de raconter mon histoire à Mason, assis au dessus du matelas, sans que l'on m'interrompe. Toutefois, je ne sais toujours pas comment de mon lieu sécurisant, mon presque bro de la vie a réussi à me traîner hors de la maison et m'a persuadé de me joindre à la fête se déroulant au repère. Je ne le saurai jamais ou du moins, je ne veux jamais le savoir.  

Je soupire, tambourinant avec impatience mes doigts à coté de ma boisson sur le bar de fortune. Je dois être encore plus stupide à rester là assis sur place, à ne rien faire. Sauf à grincer des dents en observant les alentours et grimacer sur les partenaires de mon meilleur ami qui lui louche un peu trop dessus à mon goût. Néanmoins rien de tout cela ne peut dépasser niveau stupidité que la question que Mason me pose alors qu'il se rapprochait de ma chaise pour se désaltérer.

-Dis Liam... T'es pas gay ?

Incrédule, je cligne plusieurs fois des yeux. C'est vraiment la première chose qu'il a pensé à me demander ?! J'ai loupé un épisode ou quoi ? Parce que je ne comprends pas comment il en est arrivé à là. De nous deux, c'est lui le mec gay qui s'assume pas le contraire. Euh... Cela ne veut pas dire que je suis un homosexuel dans le placard hein ! Je suis toujours un pur et dur hétéro et fier de l'être. Je soupire de nouveau, essayant de ne pas rouler des yeux ni de le fusiller du regard.

-T'es ivre mon pote. On avait dit qu'on en reparlerai pas de ça.

Malgré que je puisse sentir l'odeur de l'alcool sur lui, envoie valdinguer d'un revers de main le fait d'être imbibé et préfère se concentré  sur ma non vie amoureuse. Pourquoi tout le monde s'en préoccupe depuis que Caracole s'est déclarer. Oh, excusez moi, s'est jeter sur ma personne pour me faire subir la dernière des outrances. Parce que j'étais pas consentant ! Et je nie farouchement d'avoir aimé. Cependant en écoutant le black déblatérer sur ma hypothétique futur relation avec le louveteau, je suis à deux doigts de gifler une de mes paumes contre mon front. On va faire comme si j'avais jamais entendu cette déclaration.

-Oui oui. Et tu vas me ressortir que t'as jamais eu de relation avec une fille avant et encore moins avec un garçon. Et je le sais puisque je t'espionnes tout le temps ! Mais le point est que le gars là de ce matin, tu l'as déjà embrassé non ? Alors qu'est ce que t'attends !

Je me masse le pont de mon nez en essayant de soulager les maux de tête imminent qui vont suivre suite à cette question dès plus stupide. Je ne répondrais même pas à ça. Je préfère me consacré à savoir comment je suis vraiment devenu ami avec lui en premier lieu. C'est dans ses moments là que je regrettes que Mason soit un peu trop curieux pour son bien. Tout à coup, il me quitte et trottine vers un individu sous mon froncement de sourcil. Depuis quand mon meilleur ami m'abandonne pour aller conter fleurette avec un inconnu de sexe masculin ? Je les regarde se saluer et papoter ensemble, sans pouvoir les écouter à cause du bruit assourdissant de la musique, les scrutant malgré la semi-ombre qui règne.

En découvrant que ce n'est que nul autre que Caracole, je glisse de mon tabouret avec un léger juron, manquant de m'écraser au sol si je ne m'étais pas rattraper d'une main sur le comptoir improvisé. Qu'est ce qu'il fait ici ? Peut pas me lâcher ou quoi ce pot de colle ambulant ?  Bon, je peux pas lui reprocher de se languir de ma géniale personne mais tout de même. Je ne pensais pas qu'il viendrait se montrer de si tôt après l'humiliation publique que je lui ai fait subir. En le voyant se rapprocher un peu trop à mon goût de mon bro et ne me jeter aucun regard vers ma direction, je ne peux m’empêcher de froncer les sourcils de nouveau. Qu'est ce qu'ils trafiquent ensemble ?

Alors, contre toute attente, sous les exclamations de surprise de plusieurs danseurs et ma propre stupéfaction, le black se penche vers le châtain, lui attrape le menton et se colle torse contre torse. Puis il attire les lèvres du louveteau jusqu'aux siennes tandis qu'un tic énervé traverse mon visage. Les yeux de Caracole s'attarde sur moi quelques minutes comme pour me demander de l'aide jusqu'à qu'il constate que je les observe bel et bien. Et non je suis pas en train de les incendier du regard jusqu'à qu'ils se transforment en cendres ! C'est trop banal pour moi la jalousie voyons. Soudainement intéressé, Caracole passe sa main sur la nuque de Mason pendant que je deviens rouge écrevisse, gêné d'assister à pareille scène.

Oh mon dieu ! Qu'est ce qu'ils font là ?! Dites moi que je rêves. C'est un cauchemar plutôt. J'ai beau me pincer le bras, je ne me réveille pas. C'est donc bel et bien la réalité.. J'ai du mal à y croire en voyant une tel scène. Mes yeux sont rivés sur ce qui est en train de se produire en ce moment même sur la piste de dance, juste en face de moi. Pitié, sortez moi cette vision de ma tête et de mes pupilles ! Parce que voir Caracole et Mason s'embrasser à perdre haleine comme s'il n'y avait pas de lendemain, c'est trop pour moi. Ah, c'est qu'un petit bisou sur les lèvres ? Ce n'est que détail ! Ils sont en train de s'embrasser, bande d'infâmes fils de chenilles. Et devant moi ! Le choc de toute une vie quoi.

Il me faut un bon moment pour sortir de ma stupeur première avant de me mettre en colère. De quel droit osent-t-ils me faire ça ? A moi qui n'est jamais créer d'embrouille nul part ou tout du moins qui n'est pas eu vent d'en avoir fait. J'en suis outré ! Je me lève de mon siège en mode pilote pour marcher vers eux, bouillonnant de rage pour les séparer en les bousculant. Puis j'arrache le louveteau de leur étreinte pour ensuite lui donner un coup de poing avant de lui attraper le poignet pour l’emmener dehors avec moi. Tant pis si ma poigne est trop forte, que je lui fait mal ou autre chose. J'ai besoin de lui parler tout de suite et maintenant. Alors il n'a qu'à se taire et m'obéir aveuglément.

Je dois lui dire que ça m'a rendu malade de le voir en cet instant avec Mason. Qu'il l'a embrassé devant tout le monde, qu'il lui a sourit, qu'il a rigolé avec lui et que moi j'ai eu le droit à quoi ? Son ignorance la plus totale ! C'est de moi que Caracole est amoureux non ? Alors pourquoi n'est-il pas en train de languir tout en soupirant sur mes formes parfaites et mon sourire charmeur ?  Et puis, vous avez vu comment ils se sont embrassés devant tout le monde. Aucune honte ! Je suis sur qu'il n'aime pas cette exposition. En plus, il mérite une personne dix fois mieux que lui. Un mec fort, beau intelligent et sportif .

Attention hein ! Je suis pas en train de me décrire ni que je sois jaloux. C'est pas possible je vous l'ait dit puisque je parle de Mason. N'est ce pas ?  Ça ne peut être que cela vu que je ne veux que le meilleur pour le black et que je n'ai aucun compte à rendre à Caracole. Enfin c'est ce que je crois. Sauf que si c'était le cas, pourquoi donc l’emmenais-je ailleurs ? A l'air libre, je me retourne vers le louveteau, ne le lâchant toujours pas. Toujours en colère, ressassant en boucle la scène de ces derniers jours jusqu'à maintenant dans ma tête, je ne réfléchi pas correctement avant de prendre parole en premier. Les mots s'échappent d'eux même de mes lèvres, comme doué d'une volonté propre.

-Qu'est ce que tu fous ? T'es à moi je te signale ! A moi !



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MessageSujet: Re: Embrasse moi, idiot ! (Feat Caracole)   Mer 1 Fév - 15:13



Prouve-le !





À cet instant, je ne ressens plus rien, ni amour, ni haine. Rien. Je suis perdu, écrasé par les dires de Liam. Je reste un long moment ainsi et me force à partir. Je ne peux rester ainsi, je dois le rattraper, mais je ne bouge toujours pas, bloqué par mes pensées, par ces phrases qui viennent et repartent, qui me hantent à jamais. Je n’arrive pas à m’en défaire. Je l’entends, me dire toutes ses horreurs, qui même si je le mérite me font mal. Pourquoi me tourner le dos ?

Je sursaute quand la sonnerie résonne. Dans ma tête, je n’ai pas vu l’heure passée, je n’ai pas entendu le prof parler de son cours. Je n’ai rien fait. Je ne sais pas ce qui m’arrive. Pourquoi Liam a-t-il tant d’importance à mes yeux, que son déferlement d’horreur me détruit si vite ?

Quand je lève la tête, pour repérer Liam, ou tout autre élève de ma classe, je me retrouve seul. La salle est vide. L’horloge juste au-dessus du bureau m’indique le temps d’absence. Presque une demi-heure. Machinalement, je me lève, prends mon sac et m’approche de la porte. J’essaie, tout comme avec Therence, de retrouver l’odeur de mon… Comment l’appeler ? Veut-il être mon ami après tout ceci ? Je rigole un instant. Dois-je l’espérer, croire à tout ce que je dis ? Impossible.

J’avance, m’approche de la sortie du lycée quand j’entends une voix me héler.

— Euh… Salut ! Caracole, c’est ça ?

Je me tourne vers lui. Le lycéen est plus petit que moi, mais reste tout de même grand.

— J’ai vu ce qu’il s’est passé aujourd’hui… Il est pas commo…
— Liam est super… le coupé-je, quand on ne le pousse pas à bout, alors ne dis rien.

Je regarde mes pieds. Même s’il était fâché avec moi, je ne laisserai personne dire de mal de lui… Personne. Même pas lui.

Je m’apprête à partir, quand le garçon me retient :

— Attends, ça te dirait qu’on fasse connaissance un peu ?
— Hein ? Pourquoi ?
— Pour se connaître.
— Euh ouais pourquoi pas…

***

Après avoir suivi le jeune homme, je me retrouve devant une demeure en piteux état. Pourquoi ? Je ne pensais pas qu’il m’amène vers l’antre où j’avais détruit, une nouvelle fois, notre amitié. La maison n’a pas changé, elle résonne sous le bruit de la musique, s’imbibe d’alcool et d’un mélange d’hormone masculine et féminine et parmi ce micmac, j’en sens une qui me plait, mais qui n’est pas pour moi. Je ne rentre pas à l’intérieur, malgré les demandes de ce nouvel ami.

— La dernière fois que je suis arrivé ici, il y a eu que des problèmes.
— Allez, vient, hier s’est du passé, il faut avancer, sinon rien ne changera.

Je secoue la tête, et fais un pas en avant, puis un autre. J’entre à nouveau dans le repère – je crois que Liam l’avait appelé ainsi quand on s’est revue.

Je ferme les yeux, sous l’afflux de musique, qui me détruit les tympans. Peu habitué, à tout cela, je n’arrive pas à garder mes sens en alerte. L’odeur qui m’arrive est elle aussi atroce. Mélange d’alcool, de vomi et… que sais-je encore.

Décidé, j’entre dans ce brouhaha et regarde les alentours. Je cherche qu’une personne et la trouve. Il est avec une autre personne. Un autre mec très proche de lui. Je le scrute avec une nouvelle lourdeur qui appuie sur mes épaules puis elle disparait quand je le reconnais. Enfin, quand je me rappelle des explications de Liam. C’est son meilleur ami. Mason. Il est souvent avec lui… Pourquoi il se rapproche autant de lui ? Que se passe-t-il… C’est quoi cette question ?

Même si cette réponse est des plus intéressante à mes yeux, je sais que je ne la connaîtrai jamais. Et, hélas, me doute qu’il ne l’est pas.

— Caracole, je dois te dire un truc. Masson m’a dit de te faire venir ici pour un truc. Mais si tu veux, on pourra se reparler plus tard ?

Je me tourne vers lui, surpris. De quoi parle-t-il ? Que se passe-t-il ? Qu’a-t-il prévu de faire ? Je suis inquiet et me serre le poing. Pourquoi ?

— Tu que ? Quoi ?

Je n’arrive pas à dire une phrase correcte. L’unique moment bien de la journée n’est qu’un mensonge ? Je secoue la tête. Non…

— Tu vas comprendre t’inquiètes pas, m’affirme-t-il sourire aux lèvres.

Je sursaute quand je sens une main se poser sur mon épaule. J’espère que ce soit Liam qui vienne et, un sourire aux lèvres, je me retourne et découvre Masson. Mon sourire reste sur mon visage, mais il diminue tout de même.

— C’est toi le fameuse Caracole qui rend fou Liam ?

Que répondre à cela ? Je rends fou Liam ? Alors, peut-être que je devrais le laisser seul ?

— Écoute, Liam en pince pour toi, mais il ne le sait pas encore…

Masson m’explique son plan. En commençant par la demande à son ami. Après la discussion qu’il a eue avec Liam, il a décidé d’y mettre son grain de sel et d’aider son ami – et moi, par la même occasion. Mais, il lui reste une dernière scène pour y arriver…

— Je vais t’embrasser devant lui…

J’ouvre les yeux, grand comme je ne sais pas quoi. Même les soucoupes ne sont pas assez grandes pour les décrire. Ils s’ouvrent comme un trou noir ? Je m’apprête à regarder Liam et balbutié-je :

— Non !

Là, le « cours » de Therence me revient en mémoire. « Si tu fais semblant de ne pas t’intéresser à lui, il te tombera dans les bras. Alors, je me contrôle, m’oblige à regarder Masson et pour lutter contre toute envie, j’imagine Liam à sa place. Je pense qu’il est là, à mes côtés. J’attends sagement et rougis. Je rougis et me réchauffe en un rien de temps.

— Je…
— Laisse-toi faire un instant, pense à Liam, m’explique-t-il.

Il me fait un clin d’œil et s’approche de moi. J’ai du mal à respirer pendant quelques secondes puis je me calme. Je ne sais pas comment je dois réagir alors, comme il m’a indiqué, je me laisse faire.

Il m’attire à lui, me prend presque dans ses bras, se colle à moi et sourit un instant. Il pose ses lèvres sur les miennes et m’embrasse sous les acclamations de tous. J’ouvre les yeux, et observe Liam un instant. Quelques secondes, puis minutes. Je le regarde, il me regarde aussi. Je ne sais pas quoi faire. Le repousser ? Que va penser Liam de ça ? Et là, je pense à tout autre. Liam n’aime pas ce qu’il voit. Il déteste cela même. Mais pourquoi ? Est-ce que voir Masson m’embrasser l’agace, ou est-ce l’inverse ? Et là (oui encore une fois, je comprends en plusieurs temps), je passe, à mon tour, les bras autour du cou de Masson. Mon loup me le dicte, il m’ordonne presque d’entourer Masson de mes bras. Le meilleur ami de Liam cherche à le rendre jaloux (mais de qui ?).

Je ferme les yeux, tente de m’imaginer avec Liam. Qu’il est en face de moi et me prends au jeu. (Même si, le spectacle offert à tous, est lié à leur imagination. Nos lèvres se touchent, nos têtes bougent et les gens rêvent de ce qu’ils désirent.

Puis tout stoppe. Liam s’interpose, aidé par sa bousculade. Il me donne un coup de poing juste après et m’attrape le poignet pour m’attirer à lui. Enfin, ce que je crois au début, car il m’entraîne vers un lieu sans personne. Je ne dis rien, sentant sa colère, pourtant, il ne me faisait pas peur. Je ne sais pas pourquoi, je la ressens, mais ce n’était pas là même que celle du lycée. Et, même s’il a une forte poigne, je ne souffre pas, grâce à ma nature Lupin, c’est comme si un humain lambda me serrait le poing.

Je sens mon ami en plein désarroi. Est-ce que le plan de Masson a réussi ? Dois-je continuer à faire ce que m’a dicté Therence ?

Une fois arrivé dehors, Liam se retourne vers moi, toujours en colère et ne me lâche pas – ce qui me va, j’aime bien ce contact et je désire que cela dure.

Et, là, la question de Liam m’achève – pas dans le mauvais sens hein, me rend encore plus gaga que d’habitude, du moins, si c’est possible.

-Qu'est ce que tu fous ? T'es à moi je te signale ! À moi !

Je ne bouge plus, réfléchis à la phrase qu’il vient de dire. Comment réagir à cela ? Que veut-il dire par là ? Therence m’a expliqué quelque chose ? Ah si. Il m’a dit un truc à ce sujet. Possessif. Il n’aime pas voir Adriann avec quelqu’un d’autre et vice versa. Enfin je crois. Il m’avait parlé de jalousie et possessivité et la description faîte, ressemblait à la réaction de Liam. Je souris, heureux de ce qu’il vient de me dire, gagatise, mais le garde pour moi – enfin, jusqu’à ce que j’ouvre la bouche.

— Je suis à toi ? Je, toi, suis. Mais.

Je regarde Liam, souris et ne sais pas quoi dire. Puis les mots qu’il m’a dits reviennent en mémoire. Mon cœur rate un battement et s’alourdit un instant.

— Alors, pourquoi tu m’as dit…

Je n’arrive pas à finir ma phrase, la tristesse et encore présente, mais son visage, son expression ne me permet pas de la garder. De toute façon, je ne la désire pas. Je veux qu’elle disparaisse à jamais. Je souhaite juste être heureux à ses côtés.

— On m’avait dit de faire ça et…

Je bloque encore une fois, ne sachant pas quoi lui dire et je lui offre une phrase, presque identique à celle qu’il m’a donnée :

— Alors, prouve-le ! Prouve ce que tu viens de me dire.

Pourquoi m’est-elle venue ? Je n’en sais rien, mais elle désirait sortir. Et, maintenant, je ne peux plus rien faire d’autre et ne le souhaite pas. J’espère que ça va avancer et dans le sens que l’on désire tous les deux. J’ai le droit d’espérer non ? Il m’a fait une déclaration ? Une déclaration masquée, mais c’en est une quand même ? Alors il espère que ça avance vers la même idée que moi.

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MessageSujet: Re: Embrasse moi, idiot ! (Feat Caracole)   Ven 10 Mar - 11:54





Malgré que je t'aime


Oui, je suis bel et bien un gars impulsif qui réagit toujours au quart de tour sans réfléchir au conséquence. Fonçant droit dans le mur et le découvrant qu'au dernier moment. Un idiot qui n'utilise pas sa cervelle quand il le faut. Et maintenant, je me retrouve seul face à mes conneries et évidemment Caracole. Caracole, Cara.... En le regardant dans les yeux, il me semble que ses pupilles couleur noisette m'attirent comme un papillon de nuit d'un lumière. Réaction atypique tout comme ce sentiment que qui se forme  au creux de mon ventre. Et cette colère incompréhensible qui me retourne les entrailles lorsque j'ai vu le regard des autres sur lui. Je ne comprends pas ce qu'il m'arrive.

Le pire c'est cette envie incontrôlable qui me pousse à détourner mon regard lorsqu'il m'observe, me fixant presque. Je ne suis pourtant pas une fille ! Alors pourquoi je rougis ainsi ? Et surtout pourquoi je m'imagine à me pencher doucement en avant, plonger mes yeux dans les siens et lui sourire ? Pourquoi pas l'embrasser comme s'il n'y avait plus de lendemain tant qu'on y est ?! Je cligne des yeux, les rebaisse vers ses lèvres et déglutit. Rien à faire, même si j'essayes plus que tout au monde de fixer mon esprit sur autre chose, je ne pense qu'à passer à l'acte. Lui ravir ses lèvres.

Soudain, ce fameux baiser que j'ai interrompu volontairement traverse mes pensées. Une vague intense de colère s'immisce en moi en me rappelant cette scène. Je fulmine de dégoût et de jalousie, piqué à vif pour une obscur raison. Pourtant je ne déteste pas Mason, c'est même tout le contraire. C'est mon meilleur ami, mon bro, ma conscience, mon garde-fou, mon jumeau de parent différent. Cependant, en me rappelant ce geste tendre qu'il viens de faire précédemment avec Caracole et les conséquences que celui ci avait eu sur le jeune homme, je ne peux plus supporter mon Mas'.

Mason et surtout l’intérêt qu'il éprouve pour le louveteau. Tout comme l'attraction que Caracole porte en retour à mon ami. Le jeune homme blond n'aurait pas rougit sinon et n'aurait pas répondu. Cela se voyait comme le nez au milieu de la figure tellement leur penchant mutuel était flagrant. Et insupportable. Ce soudain constat me créer un pincement au cœur. Au contraire, en tant que meilleur ami, je devrais plutôt me réjouir du bonheur innocent et nouveau partagé entre eux. Cependant rien qu'à la pensée de les imaginer ensemble, je sens monter en moi un profond dégoût et deviens de mauvaise humeur. Il mérite bien plus.

Plus qu'un simple garçon aussi banal et ordinaire que celui ci. Qu'un gars de seconde zone. Pourquoi lui précisément et non un parfait individu m'étant totalement inconnu ? J'enrage qu' on me le vole ! Allez, calmons nous. De toute façon, il ne peut pas passer tout son temps avec lui à flirter dans des champs de fleurs en se tenant la main et se bisoutant à longueur de journée. Il a d'autres responsabilités tout de même. Hors de question qu'il me laisser en plan comme une vieille chaussette pour les beaux yeux d'un autre ! Franchement, t'as pas intérêt de me délaisser ou ça va mal se finir, le louveteau ! Louveteau genre Caracole ?!

Je suis en train de me mettre en colère sur le fait qu'on me vole mon meilleur pote, pas Cara ! Je ne suis pas jaloux de Mason voyons. Sauf que mon lapsus m'étonne au plus au point et me perturbe. Bof, mettons ça sur le compte de la fatigue. J'ai tellement vécu cette semaine que je m'emmêle les pinceaux dans les prénoms. Oui, ça doit être cela. Jamais au grand jamais je pourrais en vouloir autant sans raison valable à Mason et encore moins pour une broutille pareil. De plus, le black fait surement une énorme connerie en sortant avec le châtain. Pourquoi perdent-ils leurs temps ensemble alors qu'ils ne sont visiblement pas du même monde ?

Pas que je sache s'ils sont vraiment en couple ou pas. Tout ceci peut n'être qu'une illusion de mon imagination débordante, fondé sur la vision des deux s'étant simplement embrassés. Je soupire longuement, essayant de ne plus penser à tout cela. A ce rythme, je vais finir complètement désemparé devant tout ces sentiments plus ou moins  identifiés qui se bousculent dans mon crâne. Peur, colère, fatigue ou bien… amour, désir, jalousie ? Je suis perdu dans mes pensées avec ces émotions qui n'ont ni queue ni tête. Restant en proie au doute et à la confusion.

Malgré tout ça, le visage de Caracole me hante sans cesse, s'incrustant au fer rouge dans ma tête, avec ses cheveux châtain si soyeux. De ce constat, je me mets à imaginer quelle sensation je peux ressentir si je caresse sa chevelure, passant mes doigts dans ses douces mèches. Ce sentiment doit être agréable. Et ses yeux si beau, si innocent, empreint de tant de candeur, me captive. Cependant, ce que j'apprécie beaucoup chez lui, c'est cette gentillesse en toute circonstance que j'ai pu lire pour la première fois dans ces yeux si magnifiques, devenant presque une force à vous couper le souffle. Tout à coup, je me met à rêvasser, m'imaginant comment je me sentirai s'il se met à me regarder de la même manière qu'à cet époque là.

Surement étrangement nostalgique et pourtant génial. Un échange de regard à faire battre mon cœur à la chamade. Et je ne vous parles même pas de sa voix douce, encore innocente, pas encore touché par le phénomène de la mue. Je me demande bien quel effet ça peut me faire si Caracole murmure mon nom au creux de mon oreille. A cet instant précis, je me mord la lèvre inférieur, honteux de penser à ça. Honteux de ressentir un étrange sentiment qui fait battre mon cœur, rien qu'en imaginant le doux murmure du brun. Un peu plus paniqué qu'auparavant, je me rends compte d'une chose qui m’effraie au plus haut point.

C'est mon prénom que je veux entendre de sa bouche lorsque celui ci est joyeux ou timide. Ou pire encore, lors d'une nuit bien mouvementée, la voix enrouée à force de crier, son corps chaud en sueur contre le mien. En conclusion je veux donc avoir mon prénom être soupiré d'une façon assez séduisante ou sexy, ou bien langoureuse ? Avec en prime un beau roulement du « Li- » avec la langue et une belle intonation sur la fin. Je panique un peu plus à chaque seconde, pensant que je dois vraiment être vanné pour ne serait-ce que croire à ces folies. Ou bien  dois-je halluciner ou cauchemarder, selon les avis.

Mais ma curiosité excité par mon fantasme naissant, ne veut pas s’arrêter en si bon chemin à tel point que je n'arrive plus à la maîtriser.

C'est trop tard de toute manière. Je suis déjà en train de prendre du plaisir à m'imaginer tout les détails concernant le louveteau en face de moi. Et son corps, comment était-il sous ses couches de vêtements pour grand-mère? Fort, musclé, puissant ou bien ciselé, svelte, fragile ? Oh, je me souviens même plus alors que je l'ai pourtant vu torse nu plusieurs fois. Dommage que je n'en ai pas profiter à sa juste valeur...  Je me sens un peu coupable à face à cette dernière pensée. Je m'ébroue brusquement, essayant vainement de chasser ces débuts de fantasme. J'en profite pour refouler par la même occasion toutes les questions plus ou moins perverses qui m'embrouillent le peu de santé mentale qu'il me reste.

Comment puis-je penser cela de Caracole? Moi, Liam Dunbar, le rebelle number one de Beacon Hill, le beau blond au sourire étincelant, l'étalon d'or du monde sportif, est en train de fantasmer sur Caracole O'Brien. Cara, le bisouloup invisible du coin sans aucune particularité apparente. Sauf sa naïveté devenu presque légendaire. Mais surtout je suis en train de me rendre compte que je ressens bel et bien des sentiments pour lui. Pour un homme. Un homme quoi ! Moi et lui, vous y croyez ?!

Là c'est sûr, j'ai de quoi avoir peur et angoisser à mort. Mon esprit déraillait au plus haut point. Je suis devenu homosexuel, le comble pour une tel personne de mon calibre. J'essaye de me calmer du mieux que je peux afin de ne pas afficher un visage crispé par la peur de cette subite révélation. Pourtant, je n'arrive pas à supporter l'évidence d'être jaloux. Jaloux de mon meilleur ami Mason. Et de tomber amoureux. Cela est totalement insensé ! Comment puis-je regarder maintenant le châtain en face alors que j'ai découvert un béguin pour lui. Seul les fous, les idiots et les cas désespérés tombent sous le charme d'un individu après avoir passé son temps à le rejeter de toute ses forces.

Néanmoins, tenter de renier cette nouvelle émotion c'est comme renier mon âme, renier ma personnalité, me renier tout simplement. Je ne peux pas mettre de coter mes sentiments qui s'imposent sans préavis dans son cœur. J'aime Caracole, c'est dit. Et cet amour tout frais me fait perdre la tête et me fait trembler de peur. Peur d'être découvert dans ce péché, cette faute commise par cet amour incroyable et insensé. Mais surtout j'ai peur que le louveteau ne veux plus me voir et me regarder en face en apprenant ce lourd secret après tout ce que je lui ai fait subir publiquement.

Cependant, je comprends maintenant d'où viens toutes mes indécisions, la sensation de trahison à l’égard du lycéen. Tout comme ma confiance, mes joies, mes rires, mon attitude protectrice envers lui et surtout ce sentiments de bien-être en sa présence. Perturbé, je soupire longuement avant d'aller affronter mon destin. T'es un mec Liam, assume ! Je m'approche de l'autre et pose ma main sur son cou. Il ne s'écarte pas, bonne nouvelle. La chaleur de sa peau contre la mienne s'infiltre en moi et descend brutalement jusqu'au bas de mon ventre, comme une traînée de poudre, laissant derrière elle une sensation d'inachevé.

-Tu veux une preuve ? Je vais t'en donner un, tu vas voir !

Je le tire vers mon corps, le serre contre le mur le plus proche et me penche pour réclamer sa bouche. Certes, je suis inexpérimenté dans les baisers et choqué par ma propre action mais il en a l'air de même pour Caracole. Bizarrement, c'est un bon baiser, un merveilleux baiser. Mes lèvres sont juste un peu froide à cause du temps dehors, mais se réchauffent rapidement avec notre chaleur corporelle et la friction que l'on créé. De la pointe de la langue, je longe sa lèvre inférieure, lui demandant silencieusement la permission d'aller plus loin. Demande répondu positivement. Et oh mon dieu, c'est une sensation très étrange de partager ses microbes ainsi.

Je ne sais pas si c'est à cause du baiser ou bien de ma préoccupation hygiénique mais je me sens un peu étourdi. Mes mains quittent le collier de son tee shirt pour migrer sur ses hanches afin de se rapprocher encore plus de lui que possible. Puis je rompt soudainement le baiser par manque de souffle, mon regard sur le châtain devant moi. Toutefois, nous restons en contact, le visage à quelques centimètres du sien, leur deux souffles mélangés. Le baiser, c'était juste un mot : wahou ! Merci les endorphines sur ce coup là. Cependant, je dois bien l'admettre. Je suis vraiment un idiot. Il m'a fallu juste un baiser pour le comprendre par contre....

-Ca te conviens ou t'en veux encore ?



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MessageSujet: Re: Embrasse moi, idiot ! (Feat Caracole)   Sam 22 Avr - 22:04




Encore et toujours !





Au loin, la musique impose son rythme au cœur des jeunes à l’intérieur de la maison, mais à ce moment-là, une autre personne contrôler les mouvements de mon organe. Ce jeune homme, en face de moi, le fait battre selon son envie et sa mesure. Aucune autre musique n’y arriver.

La maison et ses habitants disparaissent de mon esprit et laissent la place au silence que seul Liam pourra défaire avec sa voix.

J’attends sa réponse qui n’arrive pas.

Ai-je bien fait de demander cela ? Je balaie mon inquiétude en un rien de temps. Liam m’a dit qu’il ne voulait pas que je sois avec son meilleur ami, qu’il était jaloux, alors, oui ! J’aurai ma réponse bientôt. Cette réponse qui va changer ma vie pour toujours…

Que va-t-il faire ? Mon cœur se calme, puis la palpitation augmente et ne s’arrête plus.

J’aime Liam, je le sais, il le sait maintenant et une bonne partie des personnes que je connais le savent. Mais lui, que pense-t-il de moi ? M’aime-t-il autant que moi ?

Je pense que oui, mais ma question montre que je doute un peu.

Oui, je veux une preuve. Je veux qu’il me montre ses dires. Des actes. Liam est animé plus souvent par ses actes que ses réflexions, même s’il est beau quoiqu’il arrive.

Que va-t-il faire ?

Je le regarde droit dans les yeux et n’arrive pas à détourner le regard. Lui seul compte et il s’avance.

Mon cœur rate un battement.

Il s’avance vers moi.

J’ai envie de sauter sur place, de montrer ma joie.

Il se rapproche.

Je me sens étrange, pas une mauvaise sensation, mais quelque chose d’agréablement étrange, un peu comme… Je ne sais pas à quoi le comparer. C’est incomparable pour moi. La meilleure chose qui m’arrive ? Oui.

J’ai la chair de poule, elle me fait vibrer.

Liam pose sa main sur ma nuque et augmente cette bonne sensation. La caresse est chaude, et douce. Revigorante. J’aime ce contact. Contact qui ressemble aux autres. Non, meilleur. Oui, je ne sais pas pourquoi, mais…

Je lève la tête. Que vient-il de dire ? Je veux une preuve ? Il va prouver qu’il m’aime ? Cette phrase me réchauffe le corps et d’autres parties de ce même corps. Comme la fois où il m’a invité chez lui. Mais là, il m’attire à lui, il me rapproche de son corps et me colle au mur. C’est étrange.

J’aime ce qu’il me fait.

Il se pense vers moi, et pose ses lèvres sur ma bouche.

Je ne sais pas trop comment réagir et approche mes lèvres des siennes. J’espère qu’il va aimer.

Quand nos lèvres se rencontrent, je ressens le froid des lèvres de Liam un instant puis tout cela n’existe plus quand je sens sa langue contourner mes lèvres. Liam a un goût sucré, surement dû à tous les bonbons qu’il mange et j’adore sentir tout cela. C’est magique. Sa langue continue à jouer avec mes lèvres et j’ouvre ma bouche. Liam en profite pour accéder à ma bouche et…

J’ai l’impression d’être en voyage, de partir sur tous les continents en même temps. Joie, bonheur et envie, ou même, d’être dans la plus grande confiserie du monde et de goûter au meilleur bonbon de l’univers.

Et la suite, je n’arrive même pas à le décrire, ses mains se baladent doucement sur moi, se pose sur mes hanches et m’approche encore plus de lui. Je pousse un soupir de bonheur.

Puis tout s’arrête.

Liam a arrêté de m’embrasser et moi, j’en réclame encore. J’ai les yeux entrouverts, une expression étrange. Liam n’est pas loin. Je sens son souffle contre moi. J’en veux encore, plus, toujours. Je veux ressentir tout cela à nouveau.

-Ça te convient ou t'en veux encore ?
– Encore ! soufflé-je entre deux respirations.

Cette fois-ci, c’est moi qui prends le devant, je mets mes mains sur sa veste et l’attire à moi, je m’approche de lui et susurre encore sous l’effet de son baisé :

– Liam, encore.

Je l’embrasse à mon tour. Je pose mes lèvres sur les siennes, presse un peu dessus et y passe ma langue. Je fais exactement comme il m’a fait et redécouvre les différentes sensations et à nouveau on se sépare à bout de souffle.

Encore et toujours.

Je le regarde droit dans les yeux. Il est si proche et je me souviens de notre première rencontre. OU deuxième. Je lui souris et pose mon front sur le sien.

– Je t’aime, Liam.

Je pose ma main sur sa joue et lui souris. Je suis heureux, très heureux. J’ai envie de rester là pour toujours, avec Liam. Rien que nous deux, lui et moi. Que ce moment ne s’arrête jamais.

– On est ensemble ?

Je pense que oui ! Il m’a embrassé et Liam ne me ferait jamais souffrir ainsi.

– Je veux t’embrasser…

Je me tais, le regarde et reprends :

– Encore et toujours.



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MessageSujet: Re: Embrasse moi, idiot ! (Feat Caracole)   Jeu 6 Juil - 15:42





Baisers volés


Je glisse mes yeux vers les siens et y encre mon regard. Je sais d'avance que les miens sont noircis. Mais pas comme à leur habitude, lors de mes futiles colères majoritairement destructrices. C'est plus compliqué que ça. Je comprends maintenant pourquoi l'on dit toujours de réfléchir avant d'agir. Cela m'aurait éviter d'engendrer un tel acte et de subir en ce moment une révélation des plus troublantes. J'en suis tellement déstabilisé que je n'ai même pas entendu sa réponse.

Avec un élan de courage inconnu de ma personne jusque-là, il pose ses deux mains sur ma veste, m'empoignant. Je sursaute de surprise face à son geste. Puis il redemande un baiser en susurant mon prénom d'une tel manière que cela me chavire le coeur. Avant de s'approprier mes lèvres sans permission. D'où lui viens cette soudaine témérité ? Il est soudainement confiant, lui qui d'habitude est si timide. S'en est étrange de le voir ainsi et aussi très plaisant il faut bien l'avouer.

-Je t'aime Liam.

Je réfléchi intensément à propos de sa nouvelle attitude avant de tourner la tête sur le coté. Je ne m'attendais en aucun cas à cette surprenante déclaration d'amour. Mes oreilles sont rouges et le fait de voir mes pommettes devenir roses est tout à fait une hallucination à grande ampleur. Je ne suis pas du tout en train de réagir face à sa confidence. En aucun cas. Et je ne suis pas non plus en train de fondre devant son sourire d'imbécile heureux. Je ne suis pas une princesse amoureuse qui bats des cils toute la sainte journée,  rêvant du grand amour et s'imaginant que le premier gars lui souriant est le prince charmant de sa royale vie. Non mais oh ! Vous m'avez bien regardez ?!

-On est ensemble ?

Les yeux ronds comme des flans, je me suis totalement immobilisé, oubliant même de respirer. J'ai l'impression que si j'effectue un seul mouvement, je me verrai être enchaîné dans sa cave, nourri qu'avec des fraises et du chocolats jusqu'à ma mort. Mais délire à part, ai-je bien entendu ? Mes oreilles bourdonnent, rien ne va plus. C'est un autre type de relation dont je ne sais pas si je suis prêt ou non à m'engager. Embrasser un gars publiquement c'est autre chose que de le faire dans une ruelle vide. C'est un autre genre avec des conséquences irréversibles.

Pourquoi est-ce si tentant de lui répondre positivement ? Dois je le faire par obligation ou ai-je envie de le faire volontairement ? Pourquoi ça me chamboule à ce point? Mes entrailles me donnent la sensation d'être retournées dans tout les sens et je ne sais même plus comment réagir correctement. C'est le vide total dans mon esprit. La seule chose que je peux voir de Caracole, c'est le bas de son visage jusqu'à ses épaules. Son teint hâlé et sa peau lisse donnent une impression de caresse aux yeux. Je vague de ses clavicules au coin prononcé de sa mâchoire en semi-profil, puis sur ses lèvres.

Je suis toujours plus petit que lui et nous sommes tellement proches l'un de l'autre, que je peux même plus voir ses yeux. Je sens ma respiration s'accélérer et trembloter d'anticipation. Ces gestes se répètent en moi et me rendent anxieux et tremblant d'excitation ? Après un long moment d'immobilité, je lui prend le menton entre mes doigts et vient cueillir ses lèvres. Mon geste est vraiment maladroit, j'ai même cru m'ouvrir la lèvre. Ce qui est tout de même assez pitoyable pour un troisième baiser. Néanmoins, c'est un acte mignon si j'en crois les romans à l'eau de rose.

Mon souffle est coupé l'espace d'un instant et j'en profite pour fermer les yeux et savourer ses lèvres. Elles sont tellement chaudes, plus que sa chaleur corporelle. Je sens la rougeur de mes pommettes s'accentuer en constatant que je lui fait un tel effet. Mon ventre s'amuse à faire des galipettes pendant que mes neurones fondent les un après les autres. J'ai l'impression que le temps s'est arrêté et que nous sommes seuls au monde, ensemble. C'est chaste, presque timide et hésitant. Tout en douceur, j'ai même cru que c'est un baiser de conte de fée. Toutefois, je pense mettre cette stupide pensée sur le compte de mon état second.

Je me sens tellement fiévreux et mes lèvres sont tremblantes et piquantes au possible. Une fois nos lèvres séparés, je le regarde les yeux mi-clos et légèrement perdu. J'ai la respiration tellement saccadé qu'il me faut un bon moment avant de reprendre contenance et comprendre la situation. Le tout sous le regard chaud et électrique de Caracole qui attends désespérément une réponse de ma part. J'en ai la chair de poule. A mon plus grand étonnement et le sien, ma langue se délie au point de sortir la première idée qui me traverse l'esprit.

-Je suis prêt à tout accepter rien que pour toi., lui soufflais-je à mots couverts.

Ses yeux s'écarquillent puis il affiche un sourire étincelant de bonheur. Face à une tel émotion, je l'embrasse une seconde fois, aussi chastement que le premier mais toutefois plus long. C'est sans compter sur mon côté effronté qui me pousse à accentuer le baiser. Léchant ses lèvres, les suçotant, les mordillant comme si elles ont un goût irrésistible. Ma respiration est bruyante et ses petits grognements ne font qu'accentuer la chaleur de mon bas ventre. Je ne dois pas céder à un autre genre de tentation. C'est trop pour moi en une seule soirée. Si l'on continue ainsi, je risque de perdre la tête et atteindre le point de non retour avec lui.

J'essaye de le repousser avec peu de volonté. Je me dois d'être franco pour le coup. Il embrasse sacrément bien. Ce qui me contrarie tout de même. C'est normalement moi le meilleur ! Oui, même dans la romance mon esprit de compétition reprends le dessus. Une veine sur la tempe, je lui empoigne les cheveux et me recolle à lui au passage. J'en profite pour introduire ma langue dans sa bouche. Les yeux fermés, je ne vois pas s'il a eu mal suite à mon geste, je veux juste profiter finalement. Je reverrai plus tard pour l'engueulade suite à la douleur momentané que je lui est fait subir. Après tout, ce que je fait actuellement est nettement mieux.

Nos langues virevoltent fougueusement. Je le domine clairement, c'est moi qui mène la dance et à mon rythme. Je sens un frisson parcourir mon corps et je me dis que prendre une petite initiative de plus n'est pas mauvais. Je suis déjà au fond du trou alors une chose de plus ce n'est pas la mort du petit cheval.

Je passe lentement mes deux bras autour de son cou en penchant la tête sur le coté, approfondissant notre échange. Puis je déménage vers le bas du corps, le gâtant de caresse jusqu'à pouvoir l'empoigner par la taille. D'un mouvement sec, je fais en sorte que nos hanches se rencontrent. Je m'arque inconsciemment, toujours pris dans mon combat avec sa langue, nous serrant encore plus.

De petits gémissement m'échappent, me sentant de plus en plus serrer dans mon pantalon. Je crois que je n'agis que par instinct, je ne fait même plus attention à ce que je fais, à mon entourage, à rien. Juste à ce moment beaucoup trop confortable.

Je me sens onduler sensuellement contre son bassin, écrasant bestialement nos deux membres érigés sous nos vêtements. Sa respiration sifflante se mêle à la mienne et mes mains s’enfonce dans sa chair. Puis je glisse mes mains sous son haut, traçant des cercles avec mes pouces, laissant des sillons enflammées sur  mon passage. Ensuite, je pose mes mains sur son postérieur, comprimant nos corps à la limite du possible, pétrissant consciencieusement sa chair rebondie.

-Hey Bro ! T'es là?

Soudain une alarme résonne dans mon crâne. Ou plus exactement des bruits de pas et une voix reconnaissable entre mille. Retombant sur terre, je comprends l'envergure de mes actes en semi-public qui plus est et ce qu'il risque de bientôt se passer si nous nous interrompons pas rapidement. L'adrénaline s'immisce dans mon corps tandis qu'une personne se rapproche de plus en plus de nous. C'est avec force que je repousse Caracole en hurlant presque un Stop.

Le baiser se brise puis d'un revers de la main, j’essuie la salive au coin de ma bouche. Sous l'écart brusque de nos corps, mes appuis disparaissent, me faisant tanguer dangereusement. Puis je tente de régulariser ma respiration alors que mon souffle est court et haché. Il est hors de question que quiconque me trouve en situation aussi compromettante. Et encore moins si la personne en question est Mason. J'en mourrais de honte et de gêne sur le champs. Sauf que vu le regard dubitatif de mon meilleur ami sur nos personnes, je crois bien que c'est raté.

-C'est pas du tout ce que tu crois !

Oui, j'aurai pu faire mieux comme entrée en matière. Surtout que Mason n'a pas du tout l'air de me croire. Il est même plutôt septique que je sois innocent dans l'affaire. Et pire encore, que je prenais du bon temps avec un gars après l'avoir planté lâchement sur la piste après lui avoir voler son plan drague. Même pas besoin de le savoir, son air je-sais-tout-ne-me-mens-pas me le dit à sa place. Par contre je ne m'attends pas à ce qu'il arbore un sourire de vainqueur ni qu'il lève ses deux pouces en l'air en direction de Caracole. C'est la même attitude qu'il a lorsque l'un de ses plans se déroule à merveille.... Attendez un peu....

-J'arrive pas à y croire. Vous m'avez piéger ! Tout les deux, en plus ! Dis-je choqué par cette révélation.


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