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 Precocious children | Feat Pia

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Brian O'Conner

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MessageSujet: Precocious children | Feat Pia   Mar 30 Aoû - 18:43


Precocious children


Feat : Pia Abramov



Voie de fait sur un lieux public, vol à l’arraché, extorsion de code de carte bleue ou bien le voisin qui tond sa pelouse à onze heure du soir, les plaignants ou interpellés qui passent devant moi sont d’origines très variées. Hommes, femmes, riches ou peu argentés je vois défiler un large panel de notre société. Je n’ai pas à juger des tords, ça c’est le travail d’un juge, non je suis là pour faire appliquer la loi. L’ébriété sur la voie publique est prohibée, le tarif est de 25$ assortis d’une convocation au tribunal où suivant les faits la note peut sérieusement s’allonger. Le vol à l’arraché est passible d’un mois de prison, d’une amande de 100$ et d’une explication devant le juge. J’ai le code civil sur le bureau, toutefois ce sont souvent les mêmes délits qui reviennent. Mon travail de flic est plus complexe sur les procédures qu’il ne l’était quand je servais dans la Navy. Je mentirai si je disais que je ne trouvais pas cette paperasserie parfois fastidieuse. Cependant, c’est un mal nécessaire, la sécurité civile a bien plus de facettes différentes qu’un conflit militaire.

Mon job est donc de faire respecter la loi tout en restant impartial. C’est là que certaines journées sont plus difficiles que d’autres quand je dois rester stoïque devant des enragés et des furieux. Je ne compte pas le nombre de noms d’oiseau dont on m’affuble par jour. Heureusement que le patriotisme américain reste ancré dans les mentalités nous gardant ainsi une partie de la population acquise. Mais une nouvelle vague ou mode fait, qu’il devient de bon ton de critiquer « la volaille ». Seulement tous ceux qui disent ne pas aimer les flics sont bien contents de nous trouver lorsqu’ils se font agresser. C’est une partie de, je t’aime, moi non plus, qui lasse plus d’un policier. Une lassitude qui engendre frustrations et dérapages. J’espère avoir la force morale pour résister à l’érosion de ma volonté d’aider mon prochain.

- Tiens O’Conner, les résultats du labo sur les restes humains que l’on a retrouvé dans la poubelle.

Cela s’est passé il y a quelques jours non loin du dinner où travaillait ce Crowley. Je sais que depuis il a changé de crémerie pour le Pink Print. L’amant de Jansen, Amaro était venu payer sa caution… Je ne fouille pas trop du côté du rital par égard pour Jansen, mon frère de sang et de cœur. Seulement je mettrai ma main à couper que son Boss est loin d’être clean.

Avec un soupir j’ouvre le dossier. Il s’agit d’un type qui a été démembré et mis aux ordures comme un vulgaire déchet. J’ai déjà vu quelques photos du lieu du crime. Mon passif dans la Navy m’en a fait voir, mais au-delà du corps découpé comme de la viande, c’est l’acte en lui-même qui est dérangeant et malsain. La cruauté humaine est sans limite et j’ai toujours un sentiment de répulsion quand j’y suis confronté. Le jour où je ne frissonnerai plus à ça c’est que j’aurais perdu mon humanité. Il existe des choses auxquelles nous ne devrions jamais nous habituer. D’un autre côté, ce n’est pas comme si c’était mon premier cadavre découpé à Beacon Hills. Il suffit de passer après le repas d’un wendigo pour avoir sa dose de cauchemars pour le mois.

Observations préliminaires :
Il s’agit d’un homme de type caucasien. Âge estimé entre trente-trois et trente-cinq ans. Il devait mesurer dans les un mètre soixante-quinze et était de corpulence moyenne. Pas de papier d’identité. Prélèvement d’échantillons des restes de ses vêtements pour comparaisons ultérieures.

Analyse clinique :
Pas d’identification génétique possible. La victime n’est pas dans notre base de données. Le corps a été démembré à l’aide d’armes blanches. L’angle d’attaque et la netteté de la plaie dans la région de la coiffe des rotateurs sont différents de ceux observés au niveau des genoux où la bourse prétibiale montre des lésions faites avec une lame en pointe (poignard, couteau d’office) et une force d’appui moindre, contrairement à l’articulation de l’épaule qui a été tranchée nette en un seul coup avec une lame large et plate (sabre ou hachoir de boucher). Il y a clairement la signature de deux individus distincts et de force très différente. (…) Le corps porte de nombreuses lésions faites par une lame effilée comme un cutter ou un scalpel. (…) La mort fait suite à une hémorragie externe majeure. La carotide droite a été sectionnée d’un geste partant de la nuque et allant vers le muscle sterno-cléido-mastoïdien. (…) Le démembrement s’est fait post mortem.


Je fais une pose dans ma lecture et vais me chercher un café. Un collègue, qui vient d’être papa, a amené des viennoiseries. Malgré le rapport sordide que je suis en train de lire, je suis capable de manger et de féliciter l’heureux père. Cette pause me fait du bien. Cela m’évite d’être partie prenante dans le dossier dont je dois m’occuper. Je planche pour passer le concours d’inspecteur. C’est pour cela que le shérif m’a collé sur cette affaire d’homicide volontaire. Il me fait confiance, je lui en suis très reconnaissant.

(…)

Analyse biologique :
La victime est du groupe A positif. L’analyse toxicologique n’a rien décelé mis à part un degré d’alcoolémie léger. Le contenu de son estomac et la progression des déchets gastriques dans les intestins datent l’heure de son dernier repas à moins d’une heure avant la mort.

Éléments exogènes :
Traces de peau sous les ongles de la main droite. L’analyse génétique concorde avec une jeune femme du nom de Pia Abramov. (Voir notes ci-après)
Traces de sang sur la scène du crime appartenant à un individu déjà fiché pour racket, violence et voies de faits du nom de Charlie Crowley.
Divers : Les prélèvements font apparaître des substances normales pour le lieu où débouche l’arrière salle d’un dinner.


"- Crowley ! Comme on se retrouve !"

Dire que Jansen travaille au même endroit que le cuisinier. Je vois déjà la tête de l’ours et ses « C’est pas moi, j’ai rien fait. » Amaro est-il impliqué dans ce meurtre ? Je poursuis ma lecture avec une note en bas de page.

A noter que la présence de mademoiselle Pia Abramov dans nos fichiers est purement fortuite. Une étude génétique de masse est en cours pour une éventuelle corrélation entre une poursuite d’étude type et une configuration génétique particulière. Nous avons donc une sous bibliothèque qui regroupe un panel significatif de lycéens et d’étudiants. Lors de notre analyse la bibliothèque du doctorant qui s’occupe de cette étude était activée. Mademoiselle Pia Abramov n’est donc pas dans notre base pour des antécédents criminels.

Je repose la liasse de feuille et m’adosse au dossier de mon fauteuil. Il faut que je prenne du recul et fasse un tri dans les données qui me sont fournies. Après une grande inspiration je me lève et couche sur le tableau blanc les éléments que j’ai.

* Deux noms, Abramov lycéenne de 18 ans et Crowley 26 ans déjà connu de nos services.
* Abramov a laissé des morceaux de peau sous les ongles de la victime.
* Le sang de Crowley n’est pas trouvé sur la victime mais sur le lieu du crime qui correspond à l’arrière cours de son lieu de travail.
* Le démembrement du corps fait clairement apparaitre deux protagonistes de forces différentes.
* Dans les armes possible : un couteau de boucher et un hachoir, (plus un scalpel).

Quel est le mobile ? La lycéenne s’est-elle fait attaquer derrière le restaurant et Crowley serait intervenu avec sa délicatesse habituelle ? Cela aurait tourné au drame et ils se seraient arrangés pour faire disparaître le corps ? Toutefois je vois mal une lycéenne participer à une tache si macabre.

Ou alors Abramov a vu quelque chose qu’elle n’aurait pas dû voir. Mais pourquoi sa peau se trouverait sous les ongles de la victime ?

Une lycéenne, un cuistot… J’attrape le téléphone et appelle le lycée. La secrétaire refuse de me dire quoi que ce soit sur Abramov sans un mandat. Je n’insiste pas, c’est la musique habituelle. Je perds donc une demi-journée pour obtenir le mandat qui me permet d’accéder aux données personnelles de Pia Abramov.

(…)

L’adolescente a plusieurs consignations dans son dossier. Cela ne semble pas être une tendre. Quelques rappels à l’ordre, mais rien qui ne laisse penser qu’elle serait capable de découper un cadavre dans le but de le camoufler. Après le lycée, je vais faire un tour au dinner où Charlie travaillait il y a peu. Son ex-patron semble excédé quand je l’interroge.

- Même plus là, et il me fait encore ch*er ! J’ai déjà dit tout ce que je savais à vos collègues.
- Et bien vous allez me le redire. Qu’avez-vous fait et qu’avez-vous constaté ce fameux jour ?


Je l’écoute me redonner sa version de mauvaise grâce. Je creuse un peu, mais je n’en tire rien. Crowley fait la fermeture seul ce soir-là. Résigné, j’interroge les commerçants autour, jusqu’à ce que je tombe sur un homme affirmant avoir entendu des bruits et être venu voir.

- Il faisait nuit, la ruelle est très mal éclairée. Je n’ai vu personne quand je me suis approché. Les bruits avaient cessé.

Je note l’heure à laquelle cela s’est passé et prend le chemin du domicile de la lycéenne. Le quartier où elle réside est semblable à tant d’autres aux Etats-Unis. Cela reflète la classe moyenne. Quand je me gare devant l’adresse indiquée dans son dossier scolaire, je note une maison bien entretenue et rien qui ne pourrait laisser penser à une famille avec un malaise social. D’après son emploi du temps Pia Abramov a terminé ses cours. J’appuie sur la sonnette et patiente.

Une jeune femme vient m’ouvrir après m’avoir longuement observé à travers le juda. Son œil avait occulté la lumière qui filtrait à travers la lentille. C’est elle, je reconnais son visage d’après la photo que j’ai sur son dossier.

- Mademoiselle Pia Abramov ?

Elle hoche la tête.

- Brian O’Conner de la police du comté de Beacon Hills. J’ai quelques questions à vous poser s’il vous plait. Vos parents sont-ils là ? Vous avez droit à leur présence.

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MessageSujet: Re: Precocious children | Feat Pia   Sam 1 Oct - 18:17

 


Hush Hush
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La cuillère d’argent tournait lentement dans cette tasse de porcelaine fumante, le petit doigt levé ne tremblait pas un seul instant et le geste se répétait, encore et encore, inlassablement. Il n’était pas encore huit heures, le soleil se faisait toujours timide dans le ciel et le reste de la bâtisse dormait sur ses deux oreilles. Tous sauf Pia, bien entendu. Ses longs cheveux blonds tombaient de chaque côté de son visage de marbre, son regard chocolat parcourant les lignes du journal qu’elle tenait à la main. Elle n’en avait que faire des informations qui tournaient dans le monde entier, toute son attention était portée sur la rubrique faits divers.

Un soupir franchit ses lèvres en voyant que la police restait aussi timide qu’une jeune pucelle et se brûla le bout de la langue avec son thé. Son pouce vint apaiser la douleur et le breuvage fut poussé plus loin, comme banni. Ses doigts tracèrent leur route dans ses fils d’or avant qu’elle ne se lève, se redressant de toute sa haute stature. Son peignoir de soie rouge épousait ses formes, dévoilant sa silhouette d’une beauté froide.

Elle ne s’accorda pas de repas, ne jugeant pas bon de se remplir l’estomac pour une journée aussi calme. Ses pas firent craquer les marches de l’escalier, réveillant le chat qui avait trouvé refuge sur le palier du premier étage. Ses poils se hérissèrent lorsque leurs regards se rencontrèrent et il feula, regagnant son panier. L’ancien félin avait terminé sa courte existence dans les branches de l’arbre fruitier du jardin, il ne souhaitait guère goûter à cet art piquant.

La porte de la chambre se referma, le vêtement de soie glissa au sol et la silhouette nacrée se glissa sous le jet brûlant de la douche. Le visage se tourna vers cette pluie miraculeuse qui adoucit le moindre de ses membres avant de la mordre bestialement à l’épaule. Ses yeux s’ouvrirent sous la surprise et elle porta une main à cet endroit si sensible. Elle put sentir, sur son épiderme, une marque de griffes. La mémoire lui revint aussitôt. Cette pouffiasse avait réussi à l’atteindre avant que la lame n’atteigne sa si jolie gorge.

Propre et chiquement vêtue, Pia revint dans la chambre. Ses doigts se refermèrent sur son téléphone pour guetter l’heure avant de le reposer quand la porte s’ouvrit. « Pia… Je voulais… » Sa tante, sa pauvre et misérable tante fut confronter au regard froid de sa nièce. Il ne fallut pas plus d’une minute pour que son instinct ne lui hurle de prendre la fuite. Elle ne comprenait toujours pas comment sa sœur, sa si adorable sœur avait-elle pu mettre au monde un monstre de cette envergure.

La blonde détourna son attention de la porte et se dirigea vers cette pièce qu’elle seule connaissait. De sa poche, elle sortit la photo d’une belle afro-africaine qu’elle avait croisé quelques jours plus tôt. Ses doigts tâtèrent l’air pour se refermer sur un cordon qu’elle tira. L’ampoule de mauvaise qualité clignota un bref instant avant de se figer, son aura jaunâtre se plaquant sur le mur. Ce dernier était recouvert de photos, représentant chacune un visage différent. Elles se comptaient par dizaines et ce cliché de sa dernière victime rejoignit les autres sous le sourire jubilatoire de la Veuve Noire.

|||

Pia était à son bureau, concentrée sur ce devoir qu’elle devait rendre pour le lendemain. Son visage était concentré et son esprit toujours aussi vide de culpabilité. Mais tout sentiment de plénitude prit fin lorsque la sonnette résonna. D’un bond, elle se leva et écarta son rideau pour guetter qui venait la déranger dans pareil moment. Un homme, inconnu au bataillon. Ses sourcils se froncèrent et ses doigts vinrent chercher le scalpel soigneusement dissimulé sous le bois de son bureau. Elle le glissa dans sa manche et descendit les marches.

Sa main se referma sur la poignée et Pia respira un grand coup avant d’ouvrir légèrement. Son regard chocolat rencontra celui serein de l’inconnu. « C’est bien moi. » Son sang ne fit qu’un tour lorsqu’il se présenta et elle s’empressa de lui ouvrir complètement, se plantant devant lui. Les questions se bousculaient par centaine dans son esprit confus. Ses inquiétudes d’y à quelques jours revenaient au galop. Le cuistot, elle avait toujours eu cette peur qu’il… Aurait-il osé ? « Mes parents sont morts. Pour un policier, vous êtes mal renseigné. » Son ton était froid et distant, aucune chaleur n’y avait vu le jour et elle ne le verrait jamais. « Mais entrez. » Elle se décala sur le côté, lui indiquant le salon. La Veuve Noire se rassura en sentant le métal froid de son arme contre la peau chaude de son poignet.


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MessageSujet: Re: Precocious children | Feat Pia   Dim 9 Oct - 15:02


Precocious children


Feat : Pia Abramov



La jeune femme qui m’ouvre a un visage sans réelle expression sinon celle de connaitre les raisons de ma présence.

- Mes parents sont morts. Pour un policier, vous êtes mal renseigné.

Sa voix est froide, impertinente et mordante. Aucune chaleur n’apparait sur son visage, ni aucune tristesse non plus. J’ai fourché, elle est en droit de s’irriter de mon impair. Son dossier scolaire indique bien qu’elle loge chez son oncle et sa tante. J’ai parlé un peu vite. J’affiche un air contrit et navré de ma bévue. Ce n’est pas très malin de ma part de lui rappeler ses défunts parents. Toutefois, elle m’invite à entrer et ouvre la porte en grand, s’effaçant pour me permettre le passage. J’évite la posture traditionnelle du flic, les mains sur le ceinturon proches de mon arme de service. C’est un réflexe que je musèle pour ne pas effrayer l’adolescente qui doit déjà être suffisamment impressionnée qu’un policier veuille lui parler.

- Je vous remercie.

Je jette un coup d’œil rapide autour de moi. L’intérieur reflète la vie d’une famille ordinaire. C’est propre et rangé. Rien en apparence ne montre que Pia Abramov est en souffrance dans cette maison. Elle est soigneusement coiffée, ses vêtements sont mis avec soin. D’ailleurs c’est ce qui m’interpelle. Elle n’a pas le look négligé ou à l’inverse ostentatoire des filles de son âge. Elle me semble comme intemporelle, presque en visite. Mon impression est indéfinissable. C’est une lycéenne comme une autre, mais elle a le don de me mettre mal à l’aise.

Me voilà bien embarrassé, planté dans le hall d’entrée comme un arbre au milieu d’un trottoir. J’esquisse un geste de la main vers ce qu’il me semble être le salon attendant sa permission qui arrive toujours aussi froidement. Je ne me formalise pas de son attitude, elle ne m’a déjà pas accueilli avec les insultes qu’on lance classiquement aux policiers.

Rester debout me semble trop formel, je pose donc mon postérieur sur un fauteuil l’invitant à s’asseoir également. Je ne souhaite pas l’effrayer. Je ne sais pas si mon uniforme ne me dessert pas un peu pour la mettre en confiance. Il faut que je sache ce qui lui est arrivé ce fameux soir. Sa mine sévère est peut-être une manière pour elle de cacher des émotions fortes. Elle ne présente pas de blessures apparentes. Mais je suis bien placé pour savoir qu’une blessure n’est pas forcément visible.

- Êtes-vous déjà allée à cet endroit mademoiselle Abramov ?

Je lui tends un bout de papier où est notée l’adresse du dinner où nous avons retrouvé les restes humains.

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MessageSujet: Re: Precocious children | Feat Pia   Mer 16 Nov - 10:32

HRP:
 

 


Hush Hush
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Son regard perçant ne lâche pas la silhouette du policier alors qu’elle se force à ne pas agir de façon impulsive. Après tout, il suffit d’un coup de couteau contre la gorge pour le faire taire à jamais, mais cela n’est pas judicieux. Monsieur l’agent a forcément dû prévenir ses collègues de sa visite, s’il ne donne plus de signe de vie… Sa main ferme doucement la porte et ses pas se font silencieux contre le parquet. Aucun commentaire ne sort de sa bouche, elle le laisse prendre ses aises, ses doigts faisant tourner la lame de son scalpel dans la poche de sa veste.

Dans un mouvement calme, elle le rejoint et s’installe dans le canapé, jambes croisées, les mains liées sur son genou recouvert d’un collant. Son visage reflète toujours cette même froideur qu’elle possède depuis l’enfance. Ses traits d’une beauté froide ne laissent rien paraître, tout comme son regard qui ne quitte pas Brian, le jaugeant secrètement.

Ses doigts glacés se saisissent de la feuille qui lui tend et ses iris chocolat prennent compte de la situation. Elle a donc vu juste, on vient la questionner pour le meurtre de l’ivrogne dans la ruelle. Les rouages de son esprit se mettent à fonctionner, à tourner à vive allure. Comment peut-elle répondre à telle question dans ce genre de moment ? La panique n’est pas encore présente dans son cœur, mais elle ne compte pas tarder trop longuement dans son coin. Pia doit faire vite.

« Eh bien oui. » Il faut improviser, laisser son imagination faire le reste du travail, lui laisser libre champ. Son regard caresse les contours du bâtiment, y découvre les moindres détails, accumulant les informations. Elle ne peut nier le fait qu’elle s’y est déjà rendue, mais elle ne peut dire qu’elle a traîné dans la ruelle. Il faut donc camoufler la vérité par un simple mensonge. « J’y suis allée une fois avec une amie, Lisa Beckett, je n’ai pas trouvé la nourriture fameuse. » Elle lui rend cette feuille, son expression ne change pas.

Peut-être a-t-elle joué avec le feu cette fois, mais elle n’en a que faire. Il ne trouvera rien, elle tue depuis des années, sa liste de victimes est tout simplement énorme, et pourtant, jamais personne n’a su l’arrêter dans sa quête de la pureté. Peut-être est-ce égocentrique de sa part de penser telles affirmations. Après tout, chaque tueur en série que le monde a connu, a fini par se faire prendre. Trop sûrs d’eux, ils ont fini par baisser leurs gardes.

« Mais pourquoi cette question inspecteur ? Si je peux vous appeler ainsi… » commence-t-elle dans une brève expression perplexe. « Quelque chose de grave est arrivé ? »


@Georgie
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MessageSujet: Re: Precocious children | Feat Pia   Jeu 24 Nov - 17:00

HRP:
 

Precocious children


Feat : Pia Abramov



Je guette ses reactions tout en essayant de garder une attitude avenante et amicale. Il est nécessaire que je crée un climat de confiance. Cette jeune femme a été blesse pourtant il n’y a aucune trace de son passage à l’hôpital et encore moins le dépôt d’une plainte au poste de police. J’ai eu une formation qui nous expliquait comment aborder une victime avec le plus de tact possible pour que celle-ci veuille bien parler et dire ce qui lui est arrivé. Mais que vaut la théorie devant la réalité ? Il y a autant de cas de figure que de gens. C’est un point de ma formation que je dois consolider si j’aspire à passer inspecteur.

L’adolescente est comme on me l’a décrite au lycée, d’un calme glacial. Elle se tient droite à la limite de l’attitude guindée. Pourtant ce n’est pas un air affecté qu’elle me renvoie. Il y a chez elle une absence apparente d’émotion qui dérange. Elle n’esquisse pas de sourire gêné, n’a aucun tic qui montrerait des signes de nervosité. Son aspect est lisse, trop lisse pour être naturel, ou diablement parfait pour être calculé. Mon uniforme, ma venue à son domicile, mes questions, représentent des facteurs de stress, pourtant elle reste d’une impassibilité régalienne. D’après son dossier scolaire, elle a des soucis de discipline au lycée. Elle est cataloguée comme étant une forte tête. A ce niveau de l’enquête, je n’ai pas accès à son dossier médical. C'est un pur hasard que son nom est tombé après l'analyse des prélèvements du lieu du crime. Souffre-t-elle de troubles mentaux ? Une forme d’autisme ? Un syndrome d’Asperger ?

- Eh bien oui. J’y suis allée une fois avec une amie, Lisa Beckett, je n’ai pas trouvé la nourriture fameuse.

Sa voix reste neutre, vide de chaleur, de sentiment ou de sensation. Une forme d’autisme peut-être… Elle me rend la feuille d’un geste simple et sans tremblement perceptible. Je m’interroge, ferais-je fausse route ? Ou au contraire, ce n’est pas la première fois qu’elle se fait blesser et que pour une raison ou une autre elle aurait développé une stratégie bien rodée pour camoufler les agressions qu’elle subit. Si c’est le cas, je ne suis pas la personne la plus appropriée pour qu’elle se confie. Son sang a été retrouvé sur une scène de crime. Sa version ne colle pas, ou plutôt cache l’essentiel. Son attitude est trop posée pour être naturelle. Sans parler que le gérant du restaurant ne l’a pas reconnue quand je lui ai montré sa photographie de classe. Pia Abramov est une beauté glaciale qui passe difficilement inaperçue. Toutefois il est vrai que le gérant ne peut pas non plus se rappeler précisément chacun de ses clients. Qu’il ne l’ait pas vue n’est donc pas une preuve en soi. L’agression se serait passée après ce repas ? Il faut que j’interroge l’amie qu’elle cite, cette Lisa Beckett. Je note le nom sur mon carnet.

- Mais pourquoi cette question inspecteur ? Si je peux vous appeler ainsi… Quelque chose de grave est arrivé ?

Les inspecteurs ne portent pas d’uniforme. Pia Abramov a des bulletins de note que beaucoup envieraient. Tout dans son attitude transpire une redoutable intelligence. Elle me caresse dans le sens du poil et joue sur la corde de mon ego. Cela ne ressemble pas à une stratégie de victime qui se camoufle, mais c’est au contraire très courant chez ceux qui veulent « amadouer » le représentant de la force de l'ordre. Je crois que l’on m’a déjà sorti un peu tout et ce n’est pas la première fois que l’on m’attribue un grade plus élevé que le mien. Difficile de voir une victime chez cette jeune femme qui se maîtrise au battement de cils prés. Quelque chose cloche. Les apparences sont trompeuses, je le sais bien. Et elle pourrait vraiment être une victime comme je le pensais au début de mon enquête. Son absence de réaction et la tranquillité qu’elle a à me demander de quoi il retourne ne colle pas avec son statut de jeune adolescente. En fait, j’ai l’impression de parler à une adulte rodée dans la maîtrise de soi. Jusqu’à présent, je prenais des gants pour la préserver. Mais Pia Abramov me semble bien plus solide qu’elle n’y parait de prime abord.

- C’est à vous de me le dire mademoiselle. Subissez-vous des pressions ? Est-ce que quelqu’un vous menace ? Il… Il y a eu un meurtre dans la ruelle qui jouxte ce restaurant. Certains éléments me laissent penser que vous avez pu être un témoin bien involontaire.

Je la fixe droit dans les yeux. Je pose mes questions sans menace, mais sans détours non plus, lui faisant comprendre que sa première réponse est forcément incomplète à défaut d’être totalement erronée. J’ai presque envie d’envoyer un message à Jordan pour qu’il interroge cette Lisa Beckett avant que je parte et que Pia l’appelle sitôt que je parte pour convenir d’une version. Les adolescents n’ont pas peur de mentir à la police. Malheureusement ils ne se rendent pas compte des enjeux ni des dangers d’un mensonge. Et souvent l’attrait de tenir tête à un flic est plus attirant que de réfléchir aux conséquences d’un mensonge.

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MessageSujet: Re: Precocious children | Feat Pia   Mer 30 Nov - 11:33

 


Hush Hush
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Pia s’était piégée d’elle-même, mais elle n’en était pas consciente, au contraire. Sa trop grande confiance en elle venait de l’enfermer entre des griffes bien trop acérées pour qu’elle puisse s’échapper sans blessures. Peut-être que ce fameux Brian avait raison, peut-être qu’il se cachait une maladie derrière ce comportement trop serein, trop calculé, trop parfait, mais ça, on l’ignorait. Elle restait là, figée dans le temps, son visage impassible trahissant son absence de sentiments. Elle s’était perdue, ses actes allaient la rattraper.

Un sourcil s’arqua sur son front, sa bouche s’ouvrit pour se refermer aussitôt, l’étau autour de son cœur se resserra. Petit à petit, elle comprit son erreur. Ne rien laisser paraître, peut-être y avait-il une issue ? Ce n’était pas au goût de la rage qui sommeillait en elle depuis trop longtemps. Cette dernière hurlait de se débarrasser de cet avorton, de cette ordure. Mais il fallait résister. Elle avait déjà tué un homme des forces de l’ordre quelques mois plus tôt, il était risqué d’en tuer un second. Peut-être avait-elle encore la chance de se faire passer pour victime ?

Ce débat intérieur, Pia n’en prenait pas compte, il semblait qu’une seconde personne tentait de raisonner pour deux, mais la Veuve Noire n’était guère mise au courant de tout ce raffut dans une partie de son crâne. Pour elle, jamais la prison ne viendrait à elle, jamais elle ne s’était faite piéger, aujourd’hui n’était pas une exception. Il fallait seulement jouer le jeu, comme elle l’avait si bien fait avec son jouet, Shawn. Cet idiot avait pensé qu’un perfide sentiment d’amour s’était glissé entre eux, quelle naïveté.

Ses épaules s’affaissèrent, un soupire s’échappa de ses lèvres et un éclat loin d’être indifférent brilla dans son regard. Une libération, celle que toute victime pouvait ressentir quand une personne réussissait à trouver la corde sensible.

« Je… Je ne sais pas si je peux vous le dire. »

Sa voix trahissait encore légèrement son indifférence, mais elle n’en prit pas peur pour autant. Ce n’était pas un idiot comme lui qui allait l’emmener derrière les barreaux. Accuser. Il fallait accuser quelqu’un.

« Un cuisinier m’a demandé de l’aider et… Et c’est là que j’ai vu le cadavre. Il m’a forcé à l’aider. »

Elle ne balancerait pas Charlie tout de suite. Non elle ne s’y risquerait pas. Mais, doucement, elle remonta sa manche, dévoilant une vilaine plaie qu’elle s’était elle-même infligée. Dans ses souvenirs, elle s’était blessée lorsqu’elle avait dû manier les deux armes dissimulées dans son chapeau noir à long bord.

« Je n’avais pas le choix. »

Elle s’enfonçait encore et encore dans ces sables mouvants, sa conscience n’était plus confuse à ce sujet. Peut-être que cette fois-ci il n’y avait plus d’échappatoire pour la demoiselle, peut-être était-elle condamnée à pourrir dans une prison, ou dans un asile ? Mais encore une fois Pia restait Pia. Une Abramov ne cédait jamais sous la pression.

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MessageSujet: Re: Precocious children | Feat Pia   Mar 6 Déc - 21:24

HRP:
 

Precocious children


Feat : Pia Abramov



J’ai opté pour lui mettre un peu la pression en disant que j’avais des “éléments” qui m’amenaient à elle. Je ne souhaite pas la brusquer, pourtant il faut bien que je perce  ce masque d’impassibilité qu’elle affiche. J’en suis pourtant pour mes frais. Elle hausse un sourcil, ouvre la bouche pour dire quelque chose mais la referme sans rien avoir dit. Cette fille a des nerfs d’acier. Elle a certainement vécu un drame, mais au lieu de s’effondrer elle reste stoïque assise droite comme une jeune femme convenable. Le portrait est trop parfait…

Glaciale, cette fille est tout ce qu’il y a de plus refroidissant. Syndrome d’Asperger, plus j’y pense, plus elle me fait penser à un cas vu à New York. Les réactions des autistes de ce type ne suivent pas la logique d’un être humain ordinaire. Le spectre du panel de caractère qui y est associé est très large. Seul un médecin confirmé en psychiatrie peut en faire le diagnostic et encore, la marge d’erreur est non négligeable comme tout ce qui concerne cette discipline.

Le silence s’éternise, je n’aime pas trop cela. Je pense à mon vœu de passer inspecteur. J’avais gravi les galons dans la Navy, mais le job est différent. Sur un bateau, l’officier est là pour construire une stratégie et diriger ses hommes pour l’appliquer. La gestion de l’humain se fait par le respect des ordres et du code militaire. C’est simple et souvent limité à un rapport de force mental et physique. Si le métier d’inspecteur laisse une part à l’adrénaline, cela n’a rien à voir avec des militaires qui lancent une attaque. Ce grade supérieur dans la police demande beaucoup de réflexion au détriment de l’action qui me plait tant. Toutefois je me dois d’évoluer. Je ne peux pas rester simple flic, par égard aux galons de Jordan, mais aussi pour ma satisfaction personnelle. Je ne peux pas me laisser dégringoler au rang de base, pas après avoir été enseigne de vaisseau.

Le soupir est léger, je n’y aurais pas prêté attention si la jeune femme à l’attitude marmoréenne ne s’était pas brusquement affaissée. Ai-je enfin réussi à percer sa carapace.

- Je… Je ne sais pas si je peux vous le dire.
- Je suis policier mademoiselle et en charge de cette enquête. Si vous savez quelque chose ou avez vu quelque chose, il faut me le dire.
- Un cuisinier m’a demandé de l’aider et… Et c’est là que j’ai vu le cadavre. Il m’a forcé à l’aider.


Un cuisinier ? Cette outre à miel est donc bien mêlée à cette affaire ! Il y a aussi des traces de son sang sur la scène de crime. Manque de pot pour lui, il est très copieusement fiché chez nous, contrairement à Abramov qui n’apparaît sur le rapport du labo que parce qu’une étude universitaire s’était servie de notre base de données.

J’avais été obligé d’arrêter Crowley car il ne s’était pas présenté comme témoin pour un vol dans une station-service. En plus quand j’avais voulu l’embarquer, il m’avait attaqué à la spatule à steak… C'est un sanguin, pas un calculateur. Pourtant lorsque Pia Abramov remonte sa manche pour me montrer une vilaine estafilade sur le bras, je reste effaré.

- Je n’avais pas le choix.

Crowley n’est pas un enfant de cœur, mais de là à tuer un homme et le démembrer par la suite ne ressemble pas à ce que j’ai déjà lu dans son dossier. Et encore moins d'embrigader quelqu'un dans un crime aussi odieux. Le cuistot est quelqu’un de soupe au lait. Il peut vous défoncer la gueule juste parce que vous dites du mal des lapins, mais peut rester infiniment placide et inerte sur des provocations plus violentes. Il est capable de tuer, mais parce qu’il aura mal dosé une baffe et non de façon volontaire… quoique maintenant qu’il roule pour Amaro au Pink Print, la donne a peut-être changé.

- Pas le choix de faire quoi Pia ?

Je parle doucement en essayant de me faire rassurant. Avant de tirer des conclusions hâtives, je dois l’écouter jusqu’au bout. Crowley est à mes yeux un voyou très horripilant, mais pas un meurtrier façon gore. Il a déjà cassé des dents, des bras ou provoqué une commotion. Le garou est un suiveur. C’est bien pour cela que je vois d’un mauvais œil que Jansen s’accoquine avec Amaro et cet ours mal léché. La scène du meurtre est trop élaborée pour sa cervelle de Winnie. Crowley exécute les ordres, il ne les donne pas.

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MessageSujet: Re: Precocious children | Feat Pia   Ven 16 Déc - 20:49

 


Hush Hush
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Pas le choix de quoi Pia ? Un cri de pure rage résonna dans son esprit fatigué de se battre si ridiculement. D’ordinaire, la jeune femme ne perdait pas le temps de discuter, oh non, elle préférait l’action. Exécuter ceux qui mettaient sa vie en péril, mais encore une fois et comme dit plutôt, elle ne pouvait avec lui. La voix du policier avait beau être douce et rassurante, elle n’était qu’une lame tranchante se plantant dans le cœur palpitant de la Banshee. Réfléchir. Il fallait réfléchir ! Mais comment pouvait-elle le faire d’en pareille situation. Stop, Pia ne cédait jamais à la panique.

Elle se redressa, bien droite dans le canapé, son regard toujours emprunt à cette peur factice qu’elle savait parfaitement jouée. Sa bouche s’était enlaidie en un rictus, comme si elle s’empêchait de prononcer les mots qui la condamneraient. Ses doigts craquèrent avant qu’elle ne les cache entre ses genoux tressautant. C’était bien la première fois qu’elle stressait de la sorte, que lui arrivait-il à la fin ? Elle avait déjà joué avec les forces de l’ordre, elle en avait même tué un dans un cimetière avec un taré de renard ! Son évasion d’Eichen House avait été un jeu d’enfant, alors pourquoi paniquer pour si peu ? La Californie avait aboli la peine de mort, elle pouvait respirer doucement.

Sa patience s’effaçait peu à peu et elle ne put rester assise plus longtemps. Elle ne pouvait mentir plus longtemps, elle le savait. Ce policier était bien trop futé pour qu’elle le berne comme elle l’avait déjà fait avec d’autres. Dans un soupir, elle prit appui sur la bibliothèque emplie de livres.

« Vous savez monsieur l’agent, je n’aime pas quand… On me manque de respect. »

Ses doigts tapotaient doucement son épaule. Toute trace de tristesse avait disparu de ce regard fou, oh non, la véritable folie prenait le dessus, elle en avait plus qu’assez de voir la raison se prélasser dans son trône. La Veuve Noire se refusait d’être une minute de plus esclave de cette enfant sage qui avait campé dans son cœur. Elle tuait, elle savourait, elle jouait, ça ne pouvait en être autrement.

« Il n’avait pas qu’à me parler de la sorte. Je n’avais pas le choix, je devais lui faire comprendre sa bêtise vous comprenez ? »


Un sourire fin, dangereux se traça sur ses lèvres roses pâles. La véritable Pia voyait de nouveau le jour. Cette insolence parfaitement calculée, cette légère satisfaction dans la voix. Une aura noire semblait se dessiner sur les murs alors qu’elle reprenait doucement les rênes. Ses pas se faisaient feutrés sur le parquet.

« Et le cuisinier ? Ce n’était qu’un pion dans mon petit jeu. La question, monsieur l’agent, reste à savoir si je lui ai porté le coup de grâce ou non ? Ai-je quitté la scène de crime avant le meurtre ? »


Elle se pencha légèrement dans sa direction.

« En avez-vous les preuves ? »



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MessageSujet: Re: Precocious children | Feat Pia   Ven 23 Déc - 18:08


Precocious children


Feat : Pia Abramov



- Pas le choix de faire quoi Pia ?

J’appréhende sa réponse. Le crime sur lequel j’enquête est particulièrement odieux. Faire disparaitre un cadavre est évidement chose banale dans l’univers du crime, mais rares sont ceux qui choisissent une méthode qui s’en prend à l’intégrité du cadavre. Les « habitudes » en la matière sont en premier lieu l’enfouissement, suit la noyade quand la géographie si prête. Si ces deux options ne sont pas possible, vient la voiture balancée en haut d’une falaise avec un peu d’essence pour aider à l’explosion. Mais rare sont les cadavres qui ont été méticuleusement découpé. Ces pratiques sont l’apanage d’une catégorie de gens pas très sain d’esprit. Je me doutais bien qu’avec ces restes humains livrés au sort d’une poubelle me mènerait à une piste sombre, obscure et glauque.

Pourtant, assis dans ce salon d’une maison proprette dans un quartier tout ce qu’il y a de plus ordinaire, face à une jeune femme bien trop lisse, bien trop clean, et bien trop maitresse d’elle-même, tous mes sens se mettent en alerte. Tout cela est alogique, cela manque de concordance dans ses réactions. Même une victime sous le poids d’une menace ne peut pas rester aussi calme.

La statue marmoréenne qu’est Pia Abramov s’anime enfin, presque comme un jouet mécanique dont on aurait actionné le mécanisme. Et comme pour ces automates, cela sonne faux, mécanique, haché, vide de vie… Ses lèvres se tordent dans un rictus de peur qui vient avec un tel décalage de temps qu’il en est dérangeant. Les phalanges de ses doigts craquent dans un son sinistre qui troue le silence de la maison de manière déplaisante. J’ai l’impression de me retrouver dans un des univers de Maupassant ou d’Edgar Poe. C’est viscérale, je n’aime pas cette fille. Je côtoie pourtant un chien de l’enfer, des loups, une dryade. J’ai même eu à faire à trois type plus que paranormal avec leur masque de fer, mais sur ce foutu canapé d’une maison de banlieue, je sens tous les poils de mon échine se dresser.

« Elle » se lève. « Elle » que je n’arrive pas à définir, toutefois j’ai une certitude, « Elle » n’est pas une adolescente. « Elle » est autre chose, il se dégage de son regard une froidure glaçante. Elle s’est finalement relevée, abandonnant l’attitude placide d’une jeune fille sage qu’elle n’est pas. J’ai le sentiment qu’à tout moment la situation peut basculer, seulement je n’ai pas la moindre idée de la tournure que peuvent prendre les événements.

- Vous savez monsieur l’agent, je n’aime pas quand… On me manque de respect.

Son visage n’a plus rien d’enfantin. C’est… une autre personne qui me parle. Nous serions ailleurs qu’à Beacon Hills, j’opterai pour une schizophrène,  mais dans cette ville un tel dément passerait pour un être normal par rapport à ce qui hante la ville. Machinalement ma main se rapproche de mon arme. « Manque de respect », c’est souvent la cause des bagarres entre jeunes où la notion de respect n’est un prétexte fallacieux pour se poser en victime et légitimer ses propres exactions. Mais un type est mort et a été consciencieusement découpé en morceaux. Nous sommes loin de pseudo manques de respects usuels.

- Il n’avait pas qu’à me parler de la sorte. Je n’avais pas le choix, je devais lui faire comprendre sa bêtise vous comprenez ?
- Je crains de ne pas saisir tout à fait, mademoiselle Abramov.


Elle me fait froid dans le dos avec son mince sourire sur ce visage qui ne s’égaille pas pour autant. Ses gestes sont affectés et calculés. Cette fille serait donc capable de tuer de sang froid pour un « manque de respect » ? J’ai déjà croisé des femmes qui ont tué sauvagement leur agresseur. La peur, la colère et la rage peuvent être un moteur inouï et décupler les forces et annihiler toute morale chez une victime. Seulement Pia Abramov ne colle pas à ce profil. Elle ne panique pas, je devine une froide colère cependant c’est une fureur froide, maitrisée et canalisée. Cette fille est dangereuse.

- Et le cuisinier ? Ce n’était qu’un pion dans mon petit jeu. La question, monsieur l’agent, reste à savoir si je lui ai porté le coup de grâce ou non ? Ai-je quitté la scène de crime avant le meurtre ?

Charlie est donc bien mêlé à cela. De plus elle lui donne un rôle qui colle au profil du métamorphe. Je ne sais pas comment l’ours s’est retrouvé mêlé à cela, mais sa cervelle étroite n’a pas dû cogiter longtemps. Se débarrasser d’un cadavre gênant dans une poubelle est bien digne de sa fine analyse. Et cela juste à côté de son lieu de travail… S’en est tellement pathétique que j’ai presque envie de le disculper pour déficience mentale.

- En avez-vous les preuves ?
- Oui.


A mon tour de me lever et de me dégager de l’espace canapé et fauteuils pour avoir une liberté de mouvement plus ample… au cas où. Je bluffe pour une preuve irréfutable sur le fait d’avoir une preuve que le type est mort pendant qu’elle était là. Cuisiner le cuisinier va être encore une bonne partie de plaisir… Il se mettra peut être à table avec Jordan, ils semblent s’entendre comme deux cochons. Mais j’ai son sang retrouvé sur les lieux du crime, et des quasis aveux. Il m’en faut plus pour la faire condamner, mais à ce stade de mon enquête, j’ai des éléments sérieux. Je peux demander au légiste de revoir le corps et rechercher l’ADN d’Abramov sur le cadavre.

- Meurtre avec préméditation, c’est perpette. Je vous rappelle que vous êtes majeur. Partir avant que votre victime succombe, c’est tout de même pas moins de vingt piges si votre avocat arrive à émouvoir le jury. Toute coopération de votre part sera un plus en votre faveur mademoiselle.

Doucement, je m’avance vers elle, décrochant les menottes de mon ceinturon tout en lui débitant l’avertissement Miranda.

- Vous avez le droit de garder le silence. Si vous renoncez à ce droit, tout ce que vous direz pourra être et sera utilisé contre vous devant une cour de justice. Vous avez le droit à un avocat et d’avoir un avocat présent lors…

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MessageSujet: Re: Precocious children | Feat Pia   Lun 2 Jan - 11:35

 


Hush Hush
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Tout allait trop vite, ou peut-être trop lentement, mais les rouages qui constituaient l’esprit ne trouvaient plus l’huile qui leur permettait de fonctionner correctement. Douloureusement, le système se mourrait, s’échauffait ; les pensées chutaient dans une abysse sans fond, oubliées à jamais. Les murs forgeaient pour protéger l’esprit s’effondraient, brique par brique dans un bruit inaudible. Et le cœur, il se pensait oublier de ce désastre, mais il n’en était rien. Les piques vinrent le transpercer de toute part, lui retirant toute chance de maigre survie. Le corps n’était, désormais, plus qu’une coquille vide. Le regard n’était plus qu’une vitre qui laissait libre cours à l’observation de ce vide sans fond. Tout était perdu.

Pia. Pia Abramov. Veuve Noire. Banshee. Psychopathe. Sociopathe. Folle. Tueuse en série. Elle n’était plus. Le bruit des menottes sonnait creux à ses oreilles, elle n’était plus qu’un pantin qui se rendait lentement compte de toutes ses erreurs. Et puis les souvenirs arpentèrent ce champ de bataille fumant et sanglant. Les cris de ses parents dégagèrent le silence souverain qui pensait avoir gagné sa place pour de longues années de gloire. Les cris de leur mort, jamais elle ne pourrait les oublier. La vue de leurs cadavres dans le jardin, ce loup qui trônait majestueux sur cet amont de chair et de sang. Cet échange de regard.

Ne se souvenait-elle pas de cette vengeance qu’elle s’était promise ? Elle ne pouvait vivre éternellement enfermée dans une prison, elle ne pouvait pas ! Son père et sa mère attendaient qu’elle retrouve cette créature pour lui arracher sa vie de la plus cruelle des manières. Elle se devait de tenir ce cœur encore battant au creux de sa paume et de brûler ce corps impur. La Banshee n’avait pas tenu tête à ses psychiatres en vain, elle n’avait pas échappé à l’asile à plusieurs reprises pour se faire attraper de la sorte.

La morsure glacée des menottes contre ses poignets lui rappela qu’il était déjà trop tard pour les regrets. Mais face à ce froid qui semblait prêt à faire régner sa loi, une flamme infime soit-elle naquit au creux de son être. Ce feu longiligne dansait lentement dans des nuances orangées et plus elle avançait en dehors de sa demeure, le foyer grossissait, se nourrissait de ces pensées qui avaient chut de cet esprit abattu. Tu n’abandonneras jamais.

Sa première psychiatre l’avait diagnostiqué comme bipolaire, une maladie que l’on ne pouvait pas annoncer à la légère. Contrairement à une autre pathologie connue de tous, cette dernière était bien plus dangereuse pour le patient que pour ses proches. Deux personnalités, deux humeurs qui se battaient en duel pour pouvoir gouverner, mais qui, au moindre coup de vent, se faisait jeter sur le côté. Mais il n’en était rien, il ne s’agissait pas d’une simple folie humaine qui habitait la jeune femme. Oh non, c’était bien plus complexe que cela.

Cette soif de sang inexplicable, cette envie de posséder la vie d’autres, cette chose incontrôlable qui la réveillait au milieu de la nuit et qui la forçait à planifier les moindres détails pour étancher sa soif. Son pouvoir de Banshee semblait s’en être pris à lui-même, son véritable utilité s’était fait dévorer pour cette anomalie, par cette malformation. Elle annonçait la mort, mais au lieu de la prévenir et de l’éviter, elle allait – de ses propres mains- veillées à son exécution. Pia agissait comme s’il en était l’ordre naturel des choses. Mais il n’en était rien. La portière du véhicule claqua.

« Vous ne m’arrêterez pas éternellement. Personne ne peut m’arrêter. »

Une silhouette marchait dans la rue sombre, une silhouette d’une enfant pas plus grande qu’une douzaine d’années. Et sans que personne ne le sache, une silhouette bien plus haute et bien plus imposante suivait ses pas. De sa voix chaude, elle lui murmurait les ordres et le pantin acquiesçait. Pia n’avait que douze ans lorsque son don lui ordonna de tabasser son camarade. Il n’avait pas le droit, il n’avait aucunement l’autorisation de cracher sur la mort de ses parents, ni même de se moquer de la faiblesse de Pia. La silhouette, ou plutôt l’ombre, lui avait donc tendu cette barre de fer qu’elle enfonça dans le crâne frisé de ce pauvre fou.

« Personne ne m’a jamais arrêté. »


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MessageSujet: Re: Precocious children | Feat Pia   Sam 7 Jan - 14:21


Precocious children


Feat : Pia Abramov



Elle aurait dû protester, réagir, menacer ou me provoquer, mais rien de cela. Quand je serre les menottes sur les poignets apparemment frêles de Pia Abramov, j’ai une mauvaise sensation. J’ai l’impression d’entraver une personne sans vie, ou plutôt de capturer la mort elle-même. Je suis bien mieux bâti qu’elle. J’ai un entrainement martial plutôt bien aguerri car je faisais tout de même partie d’une brigade spéciale quand j’étais au NCIS. Et Beacon Hills ne m’a pas vraiment laissé le temps de m’encrouter. Pourtant un désagréable frisson glacé me parcourt l’échine quand je pose la main sur son épaule pour la diriger vers la porte d’entrée. Je suis scrupuleusement le protocole d’arrestation. Celui-ci a été mis au point pour éviter toute mauvaise surprise à l’agent qui intervient. Je marche derrière Pia, un peu décalé dans son dos. Il faut qu’elle tourne la tête pour deviner ma position exacte.

- Vous voulez prendre une veste ?

Pas de réponse, la jeune femme reste stoïque. Mis à part ses pieds qui avancent, le reste de son corps reste figé comme si elle était un mannequin de cire. Glaçante, cette fille me fait froid dans le dos. Sa culpabilité dans le crime ne fait plus aucun doute dans mon esprit, même s’il me reste à regrouper les preuves tangibles et irréfutables pour son inculpation.

Avant de sortir, j’avise des clés sur un meuble à côté de la porte, je m’en saisi. Ma main ne quitte pas son épaule, toutefois je prends le soin de verrouiller la porte de sa maison. Ce n’est pas tant que je crains une plainte de sa tante pour avoir laissé sa demeure libre d’accès à des inconnus, qu’étant seul je n’ai pas pu fouiller les lieux. Malheureusement pour la famille de la jeune femme, la maison va être mise sous scellée, le temps qu’une fouille méthodique de nos services soit effectué.

Une main sur sa tête et l’autre tenant son bras, j’incite ma prévenue à s’asseoir sur le siège arrière de ma voiture de patrouille.

- Vous ne m’arrêterez pas éternellement. Personne ne peut m’arrêter.
- Je vous conseille de garder le silence jusqu’à l’arrivée de votre avocat.


La portière claque un peu plus fort que je ne le souhaite. Je souffle un bon coup pour décharger la tension que cette fille provoque en moi. J’ai la déplaisante impression que c’est une autre personne qui vient de parler. Dédoublement de personnalité ? Cela pourrait être une hypothèse qui expliquerait son calme olympien face à cette arrestation. Rapidement je contourne la voiture pour aller prendre le volant. Déjà le voisinage sort le nez dehors pour observer la scène. Je démarre avant que l’un d’eux ne s’avance pour me poser des questions sur la raison de cette arrestation.

Je ne peux pas m’empêcher de surveiller Abramov par de fréquents regards dans le rétroviseur. La jeune femme ne semble pas être plus inquiétée que ça par la tournure que prennent les événements.

- Personne ne m’a jamais arrêté.

Encore ce ton et cette voix. J’ai hâte que des barreaux bien solides soient entre elle et moi.

(…)

C’est avec lourdeur que je me laisse tomber sur le siège de mon bureau. Pia Abramov s’est montrée comme non-concernée par toute la procédure réglementaire qui me permet de l’enfermer dans le bloc des cellules. J’ai pris le soin de l’ coller dans une cellule isolée qui ne fait face à aucune autre. Je ne sais pas si je veux protéger la jeune femme de l’attitude malsaine de ses codétenus, ou si c’est plutôt eux que je protège d’un assassin sans pitié. J’ai appelé sa tante pour la prévenir de la situation de sa nièce et qu’elle prenne ses dispositions. Avant cela j’ai envoyé une de nos équipes poser des scellés sur la maison de Pia. Je lance la procédure rapidement afin que ces gens puissent rapidement réintégrer leur domicile. Pour le moment sans un mandat du juge, je ne peux qu’interdire l’entrée de la maison de Pia pour que personne n’efface d’éventuelles preuves accablantes pour la jeune femme… Ce qui ne doit pas manquer. J’ai oublié une chose dans mon arrestation, celle de la fouiller… L’idée de la toucher me répugnait, cette erreur aurait pu avoir de grave conséquence. La femme flic qui a procédé à son incarcération a trouvé une lame de scalpel planqué dans une de ses manches.

Je regarde avec effroi cette pièce à conviction. Ce type de lame correspond à la description des blessures trouvées sur le pauvre type qui a été démembré. L’étau se resserre autour d’Abramov, mais son attitude me laisse dubitatif. Est-ce un simulacre de folie pour échapper à la prison ? Quoi qu’il en soit je dois interpeller Charlie Crowley. La dernière fois que j’ai eu affaire à lui, j’avais juste des questions à lui poser, il m’avait attaqué avec une spatule à steak… L’ustensile plat n’est pas un grand danger sauf dans les paluches d’un ours. Je soupire, je n’ai nul envie de me retrouver confronté à cet énergumène et pourtant il va bien falloir. Pia affirme que le cuisinier n’est qu’un pantin. J’ai drôlement envie de la croire car toucher à Crowley c’est faire sortir un certain loup de sa tanière. Et s’il y en a un autre que je n’ai vraiment pas envie de voir c’est l’autre rital à deux balles et ses costumes Armani.

- Où est ce O’Conner ? Il y a forcément une erreur !

La famille de Pia est arrivée. Il va falloir que je détermine s’ils ne se doutent de rien concernant leur nièce ou s’ils sont complices passifs.


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MessageSujet: Re: Precocious children | Feat Pia   Mer 25 Jan - 17:50

 


Hush Hush
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La froideur du banc contre ses cuisses ne l'importunait aucunement et les marmonnements grotesque des hommes affamés non loin d'elle n'était que murmure de vent sans ses délicates oreilles. Le dos soigneusement collé contre le mur de sa cellule, Pia fixait ce point imaginaire qu'elle s'était créée. C'était une drôle d'expérience que de se retrouver dans pareils endroits, jamais de sa vie elle n'aurait pensé les fréquenter.

Mais il s'agissait d'une simple situation précaire, quelques heures enfermée et elle pourrait de nouveau gambader dans la nature pour semer la zizanie. On ne pouvait la faire passer devant le juge pour la peine de mort, mademoiselle Abramov avait pris soin de paraître complètement instable au près de ses psychiatres pour obtenir un dossier en béton en cas d'une arrestation. Ce petit policier qui avait osé asseoir son autorité sur elle allait se retrouver en fâcheuse posture.

Une voix familière réveilla la bête endormie et la petite fille qui sommeillait toujours dans un coin de son coeur. Là. Une silhouette plus que familière. Sa tante. Malgré son manque d'amour envers l'Homme, Pia ne pouvait s'empêcher de garder une certaine attention pour cette femme qui l'avait recueilli dans son foyer. Un sourire en coin étira les lèvres de la Veuve Noire. Brian allait, encore une fois, brasser du vent.

|||

La tante se précipitait dans le poste de police et ne se souciait guère des commentaires des agents. Elle n'osait croire pareil scandale. Son regard paniqué cherchait la douce face de sa nièce, mais il semblait que cette dernière ait été placée dans un endroit trop discret pour ses yeux d'aigle. On l'emmena vers l'agent concerné par l'affaire.

"Inadmissible! De quel droit pouvez-vous enfermer ma nièce dans une cellule?! J'exige des explications!"

Il ne servait à rien d'interroger cette femme. Son esprit était innocent des tortures et des sacrifices de Pia. Elle ne voyait qu'une jeune femme magnifique et sûre d'elle. Une véritable fierté pour la famille Abramov.

|||

Pia se leva souplement et vint caresser les barreaux de sa cellule du bout des doigts. Elle vint coller son front contre cette surface froide et ferma les yeux pour quelques secondes. Sa prise se resserra et ses veines se gonflèrent. Elle souhaitait s'époumoner, mais rien n'y ferait. On ne pouvait l'entendre de si loin. Furieuse, Pia foudroya du regard un détenu qui ne cessait de lui faire des avances déplacées.

"Va plutôt baisser ton pantalon devant ton copain de cellule."

Pia voulait sortir d'ici, mais la seule solution qu'elle avait était d'attendre le procès. Les preuves étaient trop nombreuses pour qu'elle puisse y échapper. Or, avec le dossier qu'elle avait, on l'autoriserait sûrement à rentrer chez elle avec un joli bracelet autour de la cheville.

Fin du RP:
 

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MessageSujet: Re: Precocious children | Feat Pia   Mer 25 Jan - 18:41

OK pour moi.

Je sais me défendre!!   Razz
Même pas peur ._.


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