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 Grossesse, mode d'emploi [ft. Peter]

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Ruby Hale

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MessageSujet: Grossesse, mode d'emploi [ft. Peter]   Mer 14 Jan - 21:23


La meute, ma famille







Un gémissement m’échappe. Une chose est certaine, ils vont être actifs. J’ai plutôt intérêt à les éloigner de Stiles à leur naissance si je veux qu’ils soient calmes un minimum. Au sixième mois, ils bougent, entendent et peuvent même voir. Alors je leurs parle. Quand je suis à la maison, je chante, les comptines de Granny et les chants de Snow surtout. Peter leur parle lui aussi. C’est attendrissant. Mais là, maintenant tout de suite, j’ai une bouffée de chaleur à m’en donner envie de me mettre en sous-vêtements, ce que je ne peux faire puisque je suis au bureau ! Et j’ai envie de fraises et de chantilly à la rose ! J’en suis au point de grogner parce que j’ai faim ! Encore trois mois !

Je reçois un rappel. Examen du sixième mois en fin de matinée. J’ai pris l’après-midi pour me reposer. Enfin, c’est un grand mot. Disons plutôt que je vais travailler depuis la maison. La position assise me fatigue. Je suis bien mieux dans mon canapé. Peter a cours, il ne pourra pas venir me chercher mais il va me rejoindre à l’hôpital pour le rendez-vous. Parrish s’est proposé ce matin pour me conduire. C’est un homme très aimable et très ouvert d’esprit. Je ne doute pas une seconde qu’il va très vite comprendre que Beacon Hills est un lieu où des choses très étranges se passent.

Une fois à l’hôpital, je m’installe dans la salle d’attente. Peter devrait bientôt arriver. De toute façon, le gynéco est toujours en retard. Pendant ces petits instants de répit, je pense à la meute. En ce moment, les choses sont un peu tendues. Miyavi préfère rester éloigné mentalement. Il fait toujours partie de la meute, mais plus parce que je l’y maintiens via le lien du Kanima. Je ne peux pas le laisser seul. Ce serait trop dangereux. Mais je ne sais absolument pas comment tout ceci va évoluer. Entre Chad et lui…avec Mick…Cette histoire d’accusation de meurtre…Cahir, lui, a trouvé sa voie. Je suis fière de lui. Il sera un excellent alpha. Derek est coincé dans son passé. Quel dommage alors que tout s’était enfin arrangé entre Stiles et lui. Enfin, je suis certaine que ça aussi ça va s’arranger.

Je soupire et je sens soudainement une vague de bien-être se libérer en moi. Ils veulent que je me calme. J’ai l’impression qu’ils me disent que tout va bien se passer. Je souris et ferme les yeux. Bientôt, ils seront là avec nous. Ian et Lilia. Je ne sais pas encore qui nous allons rendre comme marraine. Comme parrain, je ne sais pas si je veux prendre quelqu’un de la meute. Derek et Chad feraient de très bons parrains, mais ils seront déjà comme des oncles pour eux, même si techniquement, Derek sera leur cousin et non leur oncle… Alors peut-être Cahir et Scott. Je ne sais pas. Nous n’en sommes pas encore là et je ne suis pas seule à décider. Pour les marraines, je pense déjà à Lydia…et quelque chose me dit que Peter ne sera pas contre…mais bon, nous en reparlerons.

J’ai déjà pensé aux deuxièmes prénoms aussi. Je ne veux pas en mettre une ribambelle mais du coup, j’ai du mal à choisir…En tout cas, même s’il est peu probable qu’ils se rencontrent un jour, à mes yeux, Snow et David et Ema et Henry seront les parrains et marraines des petis du côté de la forêt enchantée. Mon sourire se fane un instant. Je ne les reverrais plus. Je ne reverrais pas Granny non plus. C’est pour cela que la meute prend autant d’importance à mes yeux. Mes enfants ne connaîtront aucune génération au-delà de celle de leurs parents. Notre famille, c’est la meute…

C’est sur cette pensée que je me laisse surprendre par Peter.  



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Peter Hale

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MessageSujet: Re: Grossesse, mode d'emploi [ft. Peter]   Dim 18 Jan - 16:07


Préoccupations parentales

- C’est ce qui ressort de cette œuvre dystopique, chaque personnage a…

La sonnerie accompagnée aussitôt par le bruit d’une trentaine de chaises qu’on frotte sur le sol couvrit la fin de ma phrase.

- N’oubliez pas de lire le chapitre suivant, clamai-je pour me faire entendre avant que la vague d’élèves ne soit sortie de la salle.

Je posai la craie près du tableau et soufflai enfin. Je n’avais jamais eu autant envie qu’un cours s’achève. J’étais justement libre en fin de matinée et allais pouvoir accompagner Ruby à l’examen médical du sixième mois.

Je fulminai contre les automobilistes qui causaient des bouchons et tentai de me calmer en garant la voiture sur le parking de l’hôpital. Ruby m’en voudrait si j’étais en retard. La veille nous avions dû tenir tête à Derek. Un Derek redevenu l’arrogant adolescent qu’il était. Nos préoccupations parentales ne nous dispensaient par de prendre soin de la meute mais j’exhortais Ruby à ne pas trop s’en faire. Je lui avais mentionné Erick, qui semblait garder un œil distant sur mon neveu. Pour en avoir découvert davantage sur les sentinelles, je savais qu’elles n’étaient pas là sans raison. Et qu’il était vain de vouloir changer leurs plans. Inconsciemment, je souhaitais tout de même qu’il n’arrive rien à Derek. Si Ruby et moi construisons un nouveau foyer, le neveu était la seule famille qu’il me restait.

Je saluai d’un hochement de tête la femme assise à l’accueil de l’hôpital. Un coup d’œil aux panneaux m’indiqua où aller.

Je fis craquer machinalement les articulations de mes doigts en scrutant les étages sur l’écran de l’ascenseur. Lorsque les portes s’ouvrirent, je captai aussitôt son odeur.

Ruby était dans la salle d’attente. Je m’assis à ses côtés. Dans un geste mainte fois exécuté, j’embrassai ses lèvres douces en posant une main sur son ventre arrondi.

- Il y avait des problèmes de circulation, précisai-je doucement.

Les jumeaux perçurent ma présence et remuèrent doucement. Je pouvais sentir leurs mouvements dans le creux de ma main.

Le sixième mois était également le moment où le père devait aller déclarer ses enfants à la mairie. Une formalité administrative qui me mit en joie. Je demandai à Ruby si elle voulait m’y accompagner après la visite du médecin.

- Tu viendras avec moi ? J’ai hâte de dire au monde que Ian et Lilia existent. Il me tarde qu’ils pointent le bout de leur museau, dis-je doucement.

Le médecin arriva quelques minutes plus tard, nous saluant chaleureusement. Je tins la main de Ruby en entrant dans la salle de consultation. J’espérai que tout aille bien.



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Ruby Hale

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MessageSujet: Re: Grossesse, mode d'emploi [ft. Peter]   Mar 20 Jan - 22:21


Fusionnels






Dès lors que Peter pose sa main sur mon ventre, une vague de calme et de paix se libère en moi. Peu importe notre rang dans la meute. Ils sentent qu'il les protègera quoi qu'il arrive. Oui, je suis l'alpha, oui, je suis leur mère, mais Peter leur est indispensable. J'ai grandi sans mes parents, sans aucune figure paternelle. Je ne permettrais pas qu'il en soit de même pour mes enfants. je ne peux m'empêcher de couver Peter de mon regard. Lorsque nous nous sommes retrouvés, je venais d'apprendre ce qu'il avait fait à Laura, j'étais perdue sur ce que je ressentais, sur ce que je devais ressentir...aujourd'hui, nous nous sommes revendiqués. Je ne pourrais plus vivre sans lui. il est mon souffle, il est ma vie. Ils sont ma vie.

Peter sourit. Il est tout en joie et semble se retenir de sautiller. Il m'explique qu'il va aller déclarer les petits et me demande de venir avec lui. Le voir ainsi me rend vraiment heureuse. Et l'idée d'aller officialiser l'existence de nos deux petits loups me met les larmes aux yeux. Peter le voit et prend mon visage dans sa main.

- Les hormones, désolée. Oui, je serais ravie de t'accompagner pour cela.

Je m'étire et lui vole un baiser avant de me retourner vers le docteur qui s'approche. Nous le suivons et je m'installe pour procéder à l'examen. Après qu'il ait vérifié le côté plus...gynécologique, Peter nous rejoint. Je ne veux pas qu'il soit là avant parce que je préfère qu'il ne soit pas présent quand un autre homme regarde par là. Le jour de l'accouchement, se sera différent. Bref, Peter me rejoint. Comme toujours, je sursaute un peu quand il dépose le produit sur mon ventre. Je regarde Peter dans les yeux et à l'exclamation du médecin, nous tournons tous deux nos regards sur le moniteur. Je porte une main à mes lèvres.

- C'est incroyable, s'étonne le médecin.
- Quoi, un problème? demandé-je.
- Non, c'est juste que...les faux jumeaux sont rarement aussi fusionnels. Regardez, s'ils pouvaient partager la même poche, ils le feraient. On dirait qu'ils font tout leur possible pour se blottir l'un contre l'autre.

Je souris et penche ma tête pour la poser contre la joue de Peter. Ils agissent déjà comme une mini-meute. Alors que Peter entoure mes épaules de son bras, j'ai l'impression de les voir se rapprocher encore l'un de l'autre. Eux aussi se câlinent. En dehors de cela, le médecin nous rassure. Tout se passe très bien.

C'est donc en toute sérénité que nous nous rendons déclarer nos enfants.



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Peter Hale

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MessageSujet: Re: Grossesse, mode d'emploi [ft. Peter]   Ven 23 Jan - 18:39



Nous sommes un

J’attendis Ruby dans la salle d’attente. L’examen médical avait lieu entre elle seule et le médecin. Lorsque la porte s’ouvrit, l’homme m’invita à entrer pour rejoindre ma femme. Son ventre était encore plus arrondi lorsque ses vêtements ne le dissimulaient pas. Nous détournâmes le regard l’un de l’autre qu’après l’exclamation du médecin. Mon cœur accéléra. Y-avait-il un problème ? Je jaugeai le sourire qu’il affichait.

- C'est incroyable, s'étonne-t-il.

- Quoi, un problème? Demanda Ruby aussi inquiète, sinon plus, que je l’étais.

- Non, c'est juste que...les faux jumeaux sont rarement aussi fusionnels. Regardez, s'ils pouvaient partager la même poche, ils le feraient. On dirait qu'ils font tout leur possible pour se blottir l'un contre l'autre.

En effet, sur le moniteur nos deux enfants apparaissaient clairement. Lovés l’un contre l’autre, ce que nous avions sous les yeux respirait la sérénité. Sentiment intense et agréable qui nous est transmis par les liens de meute mais avant tout familiaux que nous avions à nous quatre. Je serre Ruby dans mes bras sans décrocher les yeux de nos deux bébés. Tout allait très bien.

Le médecin nous félicite à plusieurs reprises, Ruby rit aux éclats lorsque je glissai mes doigts sur sa peau prétextant être jaloux de l’attention qu’on lui portait. Il me tardait d’aller annoncer à la ville entière que nous allions être parents. L’orgueil des Hale ou un trait personnel, je ne savais pas vraiment ce qui me rendait si fier.

Nos doigts enlacés, nous sortîmes de l’hôpital pour rejoindre ma voiture garée sur le parking. Nous reprendrons celle de Ruby en passant au retour.
Il y avait peu de monde à la mairie. Sourire aux lèvres nous nous adressâmes à la jeune femme assise devant le bureau. Lorsqu’elle demanda le prénom de nos deux enfants, mon cœur fut saisi d’émotion.

- Ian. Et Lilia.

Ruby m’embrassa à la volée sous le regard enjouée de la femme qui inscrivit les enfants sur le registre. Je donnai aussi une pièce d’identité pour compléter la paperasse administrative.

- Ian et Lilia Hale, répétai-je.

Dans une autre vie, j’aurais été heureux d’annoncer la nouvelle à Talia, fêtant en famille la venue de nouveaux petits êtres dans notre cercle. Dans une autre vie, Derek et Laura joueraient avec leur cousin et leur cousine. Mais dans une autre vie, je n’aurais peut-être jamais rencontré Ruby. Une métaphore se dessina dans mon esprit. Un caillou lâché au milieu d’une mare, les ronds dans l’eau s’éloignant petit à petit. Chacun de nos actes avait des conséquences qui perduraient dans le temps. Si j’avais fait de mauvais choix auparavant, je laissais le passé parmi les cendres du manoir et renaissais sous les traits d’un nouvel homme. Loup qui se maîtrise, conjoint dévoué et père de famille aimant. Peter Hale pouvait-il se montrer…ordinaire ?



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Ruby Hale

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MessageSujet: Re: Grossesse, mode d'emploi [ft. Peter]   Mar 10 Fév - 23:05


Just a name





L’annonce du médecin nous comble de joie. Cette famille, ce futur, il se profile doucement. Il s’annonce heureux. Et lorsque nous nous rendons à la mairie, en attendant notre tour, je ne peux m’empêcher de penser à ce qu’aurait été notre vie si les flammes n’avaient pas engloutie la majorité de la famille Hale. Je serais sans aucun doute restée une bêta et j’aurais intégré la meute de Talia. J’ai comme des flashs, des images qui auraient pu être mais qui ne seront jamais. Laura et moi, enchaînant les photos idiotes. Derek et Peter se faisant protecteurs envers Cora et menaçants envers son nouveau petit copain. Talia préparant une cérémonie de bienvenue avec ses filles pour les jumeaux. Un menu qui serait composé de gibier chassé le jour même sans aucun doute. Je me demande si Derek et Stiles auraient fini par se retrouver sur le même chemin. Cela semble impossible…surtout que Derek a beaucoup changé après l’incendie. Pourtant, Stiles est unique et après Paige, je pense que Derek aurait enchaîné les relations sans jamais trouver son bonheur. J’aurais peut-être été l’élément déclencheur de leur rencontre…

Mais il ne s’agit que de flash. La vérité est différente. Teinté d’une profonde tristesse, c’est vrai, mais aujourd’hui, avec l’arrivée de Lilia et Ian, cette réalité ne me semble pas moins belle. Rien ne peut sembler sombre alors qu’ils vont bientôt pointer le bout de leur museau. Notre bonheur irradie autour de nous. Nous allons former une famille. Nous allons faire perdurer la lignée des Hale. Nous allons remplir le manoir à nouveau. Avoir déclaré nos enfants me mets d’humeur dépensière. Il est grand temps de penser à leur composer une chambre. Nous allons vivre au manoir, mais les travaux ne seront sans doute pas terminés d’ici à l’accouchement. Peter aimerait que j’accouche au manoir, comme Talia et leur mère avant elle. Je ne suis pas contre, néanmoins, nous ne pourrons y vivre dans l’immédiat. Ma maison est suffisamment grande pour faire une chambre aux jumeaux. Elle sera simple et peut-être plus vétuste qu’au manoir, mais cela sera suffisant au début. Bref, je traîne Peter au centre commercial. La première chose que je veux acheter, c’est un doudou. Le problème, c’est qu’ils sont tous en forme de lapin. Trouver un loup est loin d’être évident. Mais quand nous débusquons la perle rare, j’en achète dix. Normalement, il faut en acheter deux par enfant, ça permet de faire un roulement et de laver le doudou sans essuyer de crises. Mais s’il s’agit de petits loups, les doudous pourraient bien se retrouver malencontreusement éventrés. Alors je dévalise le stock, car je sais que trouver le même sera l’équivalent d’un enfer. Alors je prends les devant.

Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons au loft. Stiles a fini par rentrer chez lui. Il sait que sa présence gêne Derek. Les deux adolescents sont aussi perdus l’un que l’autre. L’un a oublié, l’autre se voit oublié. Ce défaut de mémoire les atteint tous les deux. Et moi, je ne sais pas quoi faire pour aider Derek à se souvenir. Nous déposons un peu de nourriture au loft pour l’adolescent et nous éclipsons. Notre présence l’agace, ça lui rappelle qu’il ne se rappelle pas. Alors nous nous contentons d’une présence minimum. Nous nous arrêtons au manoir pour voir l’avancement des travaux et finalement, nous retournons chez moi. En rangeant les courses, je m’arrête un instant avec l’un des doudous entre les doigts. Je sens les bras de Peter entourer mes hanches, ses mains se poser sur mon ventre et son menton sur mon épaule. Je lève ma main et j’observe la bague qu’il m’a offerte il y a quelques mois.

- « Volpha n’est pas mon véritable nom. Dans la forêt enchantée, nous n’avons pas véritablement de nom. Pour voyager en toute liberté, j’ai dû en prendre un. Volpha est l’une des nombreuses traductions du mot loup. Je n’ai pas de nom…je veux devenir une Hale.


Je suis peut-être l'alpha de Peter, mais je suis surtout sa compagne. Je veux être sa femme. Je veux que tous, ils le voient comme je le vois. Un homme bon! Je garderais son incroyablement sexytude juste pour moi, je risquerais d'étriper les audacieuses qui voudrait trop s'approcher de lui. Ce superbe fessier est à moi seule!



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Peter Hale

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MessageSujet: Re: Grossesse, mode d'emploi [ft. Peter]   Sam 21 Fév - 12:29


Our Family

Ruby était radieuse, le soleil printanier faisait pâle figure à côté d’elle. Mais il l’enveloppait d’une aura lumineuse en parfaite harmonie avec le bonheur niché au creux de son ventre. Lorsque nous sommes sortis de l’Hôtel de Ville, je l’embrassais avec passion, la prenant dans mes bras comme une jeune mariée. Puis je la reposai doucement au sol, transporté par ce rire qui aurait fait fondre un cœur de glace. Son regard devint ensuite malicieux tandis qu’elle me proposait, ou plutôt m’ordonnait amoureusement, de passer au centre commercial.

Le trajet fut loin d’être silencieux, nous parlions de la chambre des enfants, des jouets éparpillés dans la maison et qu’il faudrait ranger, de l’avenir de deux louveteaux que nous avions grandement envie de cajoler. Nous prenons la décision d’installer notre foyer pendant un temps dans la maison de Ruby, jusqu’à ce que la reconstruction du manoir des Hale soit achevée.

Les yeux pétillants, Ruby me tira par la main et nous entrâmes dans le hall commercial. Elle réfléchit un temps puis dressa un plan d’action digne du siège d’une citadelle.

- Première étape, le doudou ! C’est super important le doudou, il leur faut une peluche qu’ils peuvent cajoler, quelque chose de spécial…S’extasia-t-elle.

Son air enjoué fut quelque peu douché lorsque nous découvrons la multitude d’ours en peluche, de lapin blanc et de chiot au poil soyeux. Pas de petits loups pour nos louveteaux. Ruby, un temps déçue, repartis dans une autre allé, puis un autre magasin…Et encore un autre. Son petit cri de joie, les hormones amplifiant énormément ses émotions, me renseigna sur le fait qu’elle avait débusqué sur la perle rare.

Je la retrouvai dans le rayon en question, les bras chargés de dix exemplaires de la peluche en question. J’haussai un sourcil interrogateur qu’elle capta immédiatement. Je n’avais pas besoin qu’elle m’explique davantage. Il était vrai que nos enfants pourraient avoir la fâcheuse habitude de malmener leur précieux doudou. J’acceptai les précautions prises par Ruby en souriant à la vendeuse qui nous, même si je lui indiquai que nous allions avoir des jumeaux, semblait également surprise.

Il fallut un grand sac pour transporter les peluches, et deux autres pour tous les petits cadeaux et objets décoratifs que nous avions choisis. Nous fîmes un tour dans les magasins de literie de façon à repérer la chambre qui conviendrait à nos enfants. Le magasin de poussettes fut le plus impressionnant pour moi. Autant de modèles, de coloris et de gadgets alors que les enfants y passaient finalement peu de temps. Et le grand mystère moderne de ces objets incontournables : comment plier ces fout*es poussettes. Ruby ria de bon cœur quand le vendeur me demanda d’essayer. Je ne dis rien quand, pour réussir l’affaire, j’usai d’un brin de force lupine pour briser l’objet métallique bloquant le mécanisme.

- Un jeu d’enfants, dis-je avec fierté au vendeur qui ne s’était rendu compte de rien.

Nous choisîmes un modèle avant tout confortable et pratique. Pour nous, il était clair que les jumeaux seraient baladés l’un à côté de l’autre, les poussettes à accordéon, l’un devant, l’un derrière ne nous plaisaient pas. Nous étions satisfaits de nos achats. Sur le retour, nous sommes passés voir Derek au loft. J’étais toujours un peu perturbé par le contraste qui avait opéré depuis sa blessure au Mexique. Revoir celui qu’il était adolescent chamboulait les souvenirs que j’en avais gardé. Nous remplîmes le réfrigérateur et repartions, afin qu’il garde les distances qui semblent nécessaires à son acclimatation.

- Combien de temps va durer ce petit manège ? Demandai-je à Ruby lorsque nous étions sortis.

- Je ne sais pas, avoua-t-elle. J’aimerais qu’il redevienne lui. Pour Stiles aussi…

Stiles, le petit ami de Derek, restait à l’écart, ce qui ne devait pas être évident quand on connaissait la passion qui existe entre eux deux. Existait ?

Notre périple en amoureux nous conduit au manoir familial. Les travaux avançaient bien. Je pointai du doigt une fenêtre à l’étage.

- Je vois bien nos enfants dans cette chambre-là, expliquai-je. Elle est bien orientée, ensoleillée, à proximité de notre chambre et éloignée du bruit.

Nous fîmes le tour de la propriété, imaginant le grand jardin dans lequel nos enfants pourraient courir, à l’abri des regards, libres d’être eux-mêmes.

Puis nous retournons dans notre demeure actuelle. J’aimais beaucoup la maison de Ruby, mais j’avais hâte de voir nos enfants grandir là où avait vécu la grande et puissante famille Hale.

Ruby souffla légèrement après avoir fini d’entreposer ce que nous venions d’acheter. Je la pris contre moi, la serrant par la taille. Elle observait la bague que je lui avait offerte, preuve matérielle de notre amour et de la famille que nous construisions. Comme le temps était passé vite depuis ce fameux soir où nous avions annoncé la nouvelle de sa grossesse à nos amis.

- Volpha n’est pas mon véritable nom. Dans la forêt enchantée, nous n’avons pas véritablement de nom. Pour voyager en toute liberté, j’ai dû en prendre un. Volpha est l’une des nombreuses traductions du mot loup. Je n’ai pas de nom…je veux devenir une Hale.

Je la regardai droit dans les yeux, caressant son ventre et par conséquent nos enfants.

- À mes yeux tu es déjà une Hale. Tu as la force de Talia, son sens du devoir. Tu es une alpha formidable. Mais tu es aussi toi, ma femme, la louve à la cape rouge, ma douce… Ruby, Ruby Hale tu es mienne. À jamais.





Dernière édition par Peter Hale le Mar 10 Mar - 12:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Grossesse, mode d'emploi [ft. Peter]   Mar 3 Mar - 22:59


Heureuse





En pleine recherche du doudou parfait, c’est un cri hystérique que je pousse lorsque je le trouve enfin. On aurait dit une yaoïste qui se retrouve devant Tyler Hoechlin ou Dylan O’Brien ! Le temps que Peter me rejoigne dans l’allée, mes bras sont déjà charger à ne pouvoir en prendre plus. Je le regarde avec un air coupable sans pouvoir cacher ma joie, et je me défends avec une moue à laquelle il ne peut résister et un enfantin « c’est important le doudou… ». Il rit et embrasse ma tempe.

Nous continuons nos achats sans vraiment nous priver. Nos passés tumultueux nous poussent à leur offrir une belle vie, ou en tout cas tout ce qu’il faut pour bien la commencer. Je me pince les lèvres pour m’empêcher de rire alors que Peter vient de briser la pièce de l’horreur de la poussette, cette fameuse pièce qui rend toutes les mères folles ! Nous ajoutons un extra pour que le centre commercial nous face livrer tout cela. De toute manière, tout ne tiendrait pas dans la voiture. En parlant de cela on va devoir en racheter une…impossible de mettre les jumeau dans la Shelby ou même dans la voiture de Peter. Deux enfants en bas âge avec les sièges auto et tout ce qui doit être emmené lors de chaque voyage…nous allons devoir investir dans une voiture familiale !

Sur le chemin de la maison, nous nous arrêtons au loft de Derek. Nous ne restons pas longtemps mais le voir ainsi, si jeune et si…Désorienté…mon cœur se serre. Je pense à Stiles qui souffre, mais aussi à Peter…comment réagira Derek lorsqu’il se souviendra de ce qui l’a poussé à revenir à Beacon Hills ? Lorsqu’il se souviendra de l’incendie et de Kate ? Je soupire en quittant l’appartement. C’est grâce à Derek si je suis l’alpha d’une meute aussi remarquable. C’est lui qui m’en a convaincu. Chad est mon premier bêta car c’est pour le sauver que j’ai accepté la charge qui incombe à une alpha, mais c’est Derek qui m’a poussée à l’envisager.

Peter me demande quand l’état de Derek s’améliorera mais je n’en ai pas la moindre idée. J’avoue que je me languis de le voir redevenir lui-même moi-aussi, en particulier pour Stiles. Leur amour aura eu à franchir de nombreux obstacles. Peter glisse sa main dans la mienne et nous reprenons la route. Nous nous arrêtons au manoir pour voir l’avancement des travaux de nos yeux.

Peter désigne une chambre à l’étage et j’imagine déjà les jumeaux nous saluer de la fenêtre. Je souris. J’ai l’impression de pouvoir voir leurs petites mains s’agiter derrière la vitre alors que je rentre du boulot.

«  C’est une excellente idée, mais nous devrons prévoir une autre chambre. Au début, il pourrait s’agir de la salle de jeu. Mais tôt ou tard, Lilia et Ian ne voudront plus faire chambre commune. Une louve à l’adolescence…mon amour, tu n’as pas fini d’en baver ! Je prie pour elle pour qu’elle ne se retrouve jamais dans ta classe, pour Ian aussi d’ailleurs. Je suis certaine que tu prendrais un plaisir fou à le ridiculiser devant les filles.

Je me projette si loin alors que nous avons tant à vivre avant ! Je me demande quels seront leurs caractères. J’ai tellement hâte de les voir, de les tenir dans mes bras. Nous rentrons chez moi…chez nous. En attendant la fin de la construction du manoir, nous avons décidé de nous installer ici. Je pense que je garderais ma maison même lorsque nous emménagerons au manoir. J’aimerais qu’elle devienne comme une maison de vacance. Miyavi a sa maison et Chad et Mick feront surement construire. Mais elle pourra servir de « Maison d’ami ». Lorsque la famille de Chad souhaitera venir à Beacon Hills quelques temps. Derek et Stiles pourront s’y retrouver seuls sans nous avoir ni nous ni les enfants sur le dos. Quoi que Derek a son loft… Sinon, les enfants pourront y faire des soirées. Je ne sais pas, on verra…Il faudrait déjà que la reconstruction du manoir soit terminée.


Arrivés à la maison, le camion est sur nos talons. Nous prenons le temps de tout débarrasser. Les cartons remplissent maintenant les chambres d’amis. Je suis légèrement essoufflée mais je suis heureuse. Je regarde la bague que Peter m’a offerte le soir où nous avons annoncé ma grossesse. Je lui confie alors désirer prendre le nom des Hale, le nom de Volpha n’étant qu’un nom inventé pour mes papiers d’identité.

— « À mes yeux tu es déjà une Hale. Tu as la force de Talia, son sens du devoir. Tu es une alpha formidable. Mais tu es aussi toi, ma femme, la louve à la cape rouge, ma douce… Ruby, Ruby Hale tu es mienne. À jamais.

Ses mots font monter mes larmes. Je l’aime. C’est une vérité qui surpassera toutes les magies de ce monde et des autres. Je me mordille la lèvre, gêné mais je souris et essuie une larme au coin de mon œil.

«  En parlant de cela, mon véritable prénom, c’est Scarlet. Je ne l’utilise plus depuis que je suis dans ce monde, mais je pense que c’est important que tu le saches.

Je le regarde en souriant. Je me dresse sur la pointe des pieds pour l’embrasser. Je suis heureuse.





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Peter Hale

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MessageSujet: Re: Grossesse, mode d'emploi [ft. Peter]   Mar 10 Mar - 12:07


Our History

Ruby fut touchée par cette déclaration que j’avais prononcée sincèrement. Si ma sœur, Talia, avait été vivante, si elle ne me haïssait pas pour avoir tué sa fille, Laura, elle aurait accepté notre union avec bienveillance. J’aurais aimé qu’elle soit également témoin de ma rédemption. La jalousie m’avait souvent animé à l’égard de ma sœur. Inconsciemment parce que je cherchais son approbation.

La naissance de Derek nous avait rapprochés, je passai des heures à m’occuper de lui lorsque Talia endossait son rôle d’alpha, chef puissante d’une meute très étendue. À l’époque.

- En parlant de cela, mon véritable prénom, c’est Scarlett. Je ne l’utilise plus depuis que je suis dans ce monde, mais je pense que c’est important que tu le saches.

Je l’embrassai sur la tempe en la prenant contre moi, légèrement penchée en arrière dans mes bras.

- Espérons que notre histoire soit moins chaotique que celle de M’dame Scarlett, dis-je en reprenant l’intonation de cette réplique culte.

Nous jetions un coup d’œil à la pièce remplie par les achats que nous avions faits. Débarrasser les cartons et songer à l’aménagement de la chambre de nos enfants avait fatiguée Ruby. Toute louve qu’elle était, sa condition de future maman ne lui permettait pas d’être aussi en forme qu’à l’ordinaire. Certes elle n’était pas en sucre comme elle le rappelait souvent, mais elle avait besoin de repos.

Je l’invitai sur notre lit, le même qui avait été notre couche pour une nuit de retrouvailles, et d’autres dont celle où notre amour avait permis de concevoir les jumeaux. Cette évolution dans notre relation n’avait pas été préméditée. C’était arrivé comme une surprise promettant des moments de joie à venir, une famille pour Ruby et moi dont ce mot signifiait à la fois tout et rien.

Je recouvrai ma main sur la sienne qu’elle avait machinalement posée sur son ventre arrondi. Les bébés remuèrent doucement avant de trouver une position confortable et de se détendre comme leur mère le faisait.

Je rêvassai, Ruby endormie sur mon épaule, quand un bruit sur le perron m’alerta. Je restai immobile sondant l’espace par les centaines de sons qui parvenaient à mes oreilles lupines.

Je n’osai réveiller Ruby mais je voulais m’assurer que la présence que je sentais n’était pas néfaste.

- Tu vas voir, marmonna Ruby, finalement réveillée par ses sens rendus extrêmement sensibles par la grossesse.

Je sortis doucement de la chambre et me dirigeai vers l’entrée.



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Ruby Hale

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MessageSujet: Re: Grossesse, mode d'emploi [ft. Peter]   Mar 17 Mar - 9:27


Miroir, Miroir





Peter m’enferme dans ses bras. Il ne semble pas se soucier de mon passé, pas plus que je ne me soucie du sien. Nous avons fait des choses terribles, l’un comme l’autre, mais ce que nous sommes aujourd’hui ne doit pas être jugé par ce que nous étions hier. Scarlett et RED sont des parties de moi. Je ne les oublie pas, mais aujourd’hui, je suis Ruby : Alpha, femme, future mère et adjointe du Sheriff. J’aime cette vie. Je souris en secouant la tête à son intonation. Je m’écarte et pousse sa tête.

«  Andouille. »

Je ne peux m’empêcher de rire et lorsque mon regard enrobe la pièce remplie d’achats pour nos enfants, c’est un pur bonheur qui m’envahit. Une fatigue sereine s’empare de moi et Peter me conduit à la chambre. Je m’allonge sans grogner. En fait, je pousse même un gémissement de bien-être. Ils pèsent leur poids les deux loustics !

Je m’installe naturellement dans la seule position confortable à ce stade de la grosses, et ma main sur mon ventre est bientôt recouverte de celle de Peter. Je me sens tellement bien, ainsi. Rien ne peut nous atteindre. Me sentant en sécurité, je m’assoupie sans mal.

Moon sommeil se fait léger, mais je suis encore enveloppée dans le brouillard de la sieste quand Peter s’extirpe du lit discrètement. D’une voix endormie, je lui demande d’aller voir qui vient nous déranger. Il sort de la pièce, je bouge légèrement pour mieux m’installer et me préparer à retomber dans les bras de Morphée quand j’entends des aboiements et un grognement sourd. Sans ouvrir les yeux, je prends à nouveau la parole.

«  Ne te fatigue pas, Peter, Pongo n’a pas peur des loups-garous. Pongo, Peter est un gentil… »


Un gémissement s’échappe de mes lèvres alors que je me tourne pour retrouver le sommeil et soudainement, j’ouvre les yeux. Pongo ?

Je me redresse d’un bon—alourdit par la grossesse, je l’avoue— et je me précipite dans les escaliers. En arrivant dans le hall, je découvre Peter qui grogne sur un grand Dalmatien qui ne se gêne pas pour grogner à son tour.

«  Pongo, assis ! Arrête de grogner. Peter est mon compagnon.


Le Dalmatien exécute les ordres sans attendre. Il se tourne vers moi et tire la langue, visiblement heureux de me revoir. Je souris et je lève le doigt.

«  Comme tu peux le voir, je porte des petits, alors tu y vas doucement, d’accord ? Aller, vient là, mon beau !


Le chien se rapproche et je m’agenouille pour lui faire un câlin.

«  Je suis tellement heureuse de te revoir ! Me séparer de toi a été très difficile. Tu le sais, n’est-ce pas ?


Il me répond d’un aboiement et agite la queue.

— «  Ruby, ce chien, c’est…
« Pongo, des 101 Dalmatiens, oui.
— « Comment est-il arrivé ici ? Je croyais que le chemin vers la forêt Enchantée était fermé.
« Oui, c’est censé être le cas depuis cet évènement à Mystic Falls.


Pongo se redresse et aboie en se plaçant de côté. Je n’avais même pas remarqué qu’il était équipé d’un harnais, un harnais avec une poche ; je l’ouvre doucement et j’en sors un petit morceau de papier et un miroir. Je déplie le papier et y lis des mots tracés à la plume. Je reconnaîtrais l’écriture de Snow entre toutes.

«  Appelle-moi en regardant le miroir. »

Je fronce les sourcils. Serait-ce possible ? Je m’assoie sur le sofa et je suis la consigne de ma meilleure amie tandis que Peter se demande toujours s’il doit faire confiance à Pongo qui s’est déjà allongé à mes pieds. Mon reflet disparaît et à la place, j’aperçois l’intérieur d’un salon. Un jeune garçon est en train d’embrasser une jolie demoiselle blonde.

«  Henry ? »


L’adolescent s’écarte soudainement de sa petite-amie, rougit et se lève pour s’approcher de moi.

— «  Ruby ?
« Le monde magique te sied à merveille jeune homme. C’est la fille de Jefferson ? peut-être pourrait-elle aller chercher Snow. Je crois que nous avons beaucoup à nous dire.


Il hoche la tête et demande à la jolie blonde d’aller chercher la reine. Je me tourne vers Peter. Mes yeux brillent de joie. Le contact est rétablit ! Quand le visage de Snow apparaît, une larme s’échappe pour rouler sur ma joue. Les retrouvailles, même si nous ne pouvons serrer l’autre dans nos bras, sont émouvantes.

«  Tu te souviens de Peter ?

« Le jeune homme sur lequel tu avais jeté ton dévolu ? demande Regina. Je ne sais toujours pas comment cette famille a réussi à entrer à Storybroke.
« Et bien, je vous présente Peter,
dis-je tournant le miroir vers mon compagnon.
« Pas mal, souffle Emma.
« Les années vous vont à merveilles Monsieur Hale, assure Regina.
— « Hey, oh, les filles, on se calme ! s’insurge Hook. Vous n’êtes pas célibataires !

Mais très vite, mes amis doivent reprendre son sérieux. Après avoir reçu le mot de Lycaon, elle pensait que les mondes étaient définitivement fermés et pourtant, elle avait commencé à entendre à nouveau parler de notre monde.

«  Quelqu’un a posé des questions sur toi, Scar’,m'avoue Snow.

Houla ! Je n’avais plus entendu ce surnom depuis longtemps. Mais ce n’est pas cela qui m’inquiète.

«  Comment ça ? Qui ?
« Personne ne le connait, ici, et certains disent qu’il était habillé étrangement. Nous avons commencé à avoir des doutes et nous avons découvert que nous pouvions à nouveau avoir accès à Storybroke.
« Mais comment l’inconnu est-il entré dans Storybroke?
« Nous l’ignorons. La barrière est toujours en place. Il n'a fait que poser des question, mais toujours à propos de toi. Il n'est vraisemblablement pas stupide car il n'est pas venu me demander, ni à Belle, d'ailleurs... D'une façon ou d'une autre, il a très vite appris que nous étions proches et s'est douté que je me méfierai...

Je me tourne vers Peter. Je suis inquiète. Qui pourrait bien vouloir enquêter sur moi ? Sans y prendre garde, je baisse le miroir pour me plonger dans une réflexion mais on ne m’en laisse pas le temps.

«  Nom d’une citrouille !
« Quoi ? Qu’est-ce qu’il se passe ? Un problème ?! Un danger ?!
« Plutôt une heureuse nouvelle de ce que je viens de voir !

Je soupire. Elle m’a fait peur cette abrutie ! Je m’allonge contre Peter pour que nous soyons deux à recevoir les félicitations, mais notre esprit est occupé par cette nouvelle menace éventuelle. Lorsqu'ils se sont tous émerveillé de la nouvelle, je reviens sur la raison de ce contact.

« Est-ce que tu pourrais amener ici quelqu'un qui a vu cette personne, pour qu'il puisse au moins nous la décrire?





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MessageSujet: Re: Grossesse, mode d'emploi [ft. Peter]   Sam 28 Mar - 19:30


L'angoisse et son reflet

Les sens aux aguets, je tentai de déterminer ce qui se trouvait derrière la porte. Qui serait assez impoli pour gratter la boiserie plutôt que de toquer ?

J’ouvris la porte et dû baisser les yeux pour tomber nez à nez avec le trouble sieste. Un chien ?! L’animal avait le poil hérissé et retroussait les babines. Je laissai lui mes yeux bleus en sortant moi aussi les crocs. Le message était parfaitement clair. J’affirmai mon territoire. Plutôt ridicule face à ce toutou sorti de nulle part. Un dalmatien qui plus est ! Pas vraiment commun, surtout qu’il restait assis sur le seuil sans craindre mon avertissement.

- Ne te fatigue pas, Peter, Pongo n’a pas peur des loups-garou, déclara Ruby depuis la chambre. Pongo, Peter est un gentil…

Je tournai la tête vivement lorsque je l’entendis descendre les marches d’un pas rapide. Je fronçai les sourcils en me gardant toutefois de lui dire qu’il n’était pas prudent de courir dans l’escalier.

- Pongo, assis ! Ordonna ma douce. Arrête de grogner. Peter est mon compagnon.

Le chien qu’elle semblait connaitre lui obéit. J’eus un air interloqué qui arrache un sourire à Ruby. D’où est-ce que sortait cette chose ?!

- Comme tu peux le voir, je porte des petits, alors tu y vas doucement, d’accord ? Prévint-elle. Aller, vient là, mon beau !

Je reteins un rictus de mécontentement lorsque l’animal passa la porte et fonça sur elle. Je sentais déjà l’odeur de chien errant s’incruster dans la maison.

- Je suis tellement heureuse de te revoir ! S’exclama-t-elle. Me séparer de toi a été très difficile. Tu le sais, n’est-ce pas ?

Se pourrait-il que le compagnon à quatre pattes vienne du même monde que Ruby. Ce nom faisait très certainement référence à un conte. Les mystères concernant le passé de ma future femme m’échapperaient toujours.

- Ruby, ce chien, c’est…commençai-je.
- Pongo, des 101 Dalmatiens, oui, confirma-t-elle.
- Comment est-il arrivé ici ? Je croyais que le chemin vers la forêt Enchantée était fermé, m’étonnai-je.

- Oui, c’est censé être le cas depuis cet évènement à Mystic Falls.

Elle mentionnait rarement ces différents aspects de son ancienne vie. Mais je la savais toujours en contact avec plusieurs de ses amis d’antan. Pongo s’approcha, réclamant des caresses. Je remarquai en même temps que Ruby la sacoche accrochée au harnais que l’animal portait. Elle la saisit et en sortit un petit miroir et un morceau de papier.

La raison de sa présence devint plus évidente. Cela tira une expression sur le visage de Ruby. Elle était soucieuse après avoir reposé le petit mot. Elle s’assit sur le sofa en portant le miroir devant son visage.

Je fixai subitement ce chien et grognai de plus belle. Qu’il ose monter sur le sofa… Il se contenta de s’allonger aux pieds de Ruby.

Je m’approchai doucement pour voir ce que pouvait transmettre cet objet que je devinais magique. Une pièce apparut sur la surface réfléchissante. Nous découvrîmes un adolescent avec sa petite amie. J’allai me racler la gorge distinctement pour leur signaler notre présence mais Ruby sembla content de le voir.

- Henry ? S’exclama-t-elle.

- Ruby ? Répondit-il surpris.

- Le monde magique te sied à merveille jeune homme, complimenta-t-elle. C’est la fille de Jefferson ? Peut-être pourrait-elle aller chercher Snow. Je crois que nous avons beaucoup à nous dire.

Ruby m’adressa un regard émerveillé. Je savais que ne plus pouvoir avoir de contacts avec ses amis lui avait fait de la peine. Lorsque Snow apparut, toutes deux semblaient très émues.

- Tu te souviens de Peter ? Questionna ma douce.

- Le jeune homme sur lequel tu avais jeté ton dévolu ? Demanda une voix plus sèche. Je ne sais toujours pas comment cette famille a réussi à entrer à Storybrooke

- Et bien, je vous présente Peter, ajouta Ruby en tournant le miroir pour qu’elles puissent me voir.

- Pas mal, souffla une troisième femme.

J’eus l’impression d’être un Tupperware présenté lors d’une réunion typiquement féminine.

- Les années vous vont à merveilles Monsieur Hale, assura celle qui semblait la plus mature.

- Hey, oh, les filles, on se calme ! Vous n’êtes pas célibataires ! S’insurgea l’un de leur compagnon.

Je n’étais donc pas le seul homme à subir ces agaceries. Je savais toutefois le plaisir que cela procurait à Ruby. J’étais content pour elle.

Le dialogue interposé prit une tournure plus grave. Tout ceci avait un but plus précis que des retrouvailles chaleureuses.

- Quelqu’un a posé des questions sur toi, Scar’, prévint sa meilleure amie.

- Comment ça ? Qui ?

- Personne ne le connait, ici, et certains disent qu’il était habillé étrangement. Nous avons commencé à avoir des doutes et nous avons découvert que nous pouvions à nouveau avoir accès à Storybrooke.

- Mais comment l’inconnu est-il entré dans Storybrooke?

- Nous l’ignorons. La barrière est toujours en place. Il n'a fait que poser des questions, mais toujours à propos de toi. Il n'est vraisemblablement pas stupide car il n'est pas venu me demander, ni à Belle, d'ailleurs... D'une façon ou d'une autre, il a très vite appris que nous étions proches et s'est douté que je me méfierai...

Je lui renvoyai son regard angoissé tandis qu’elle baissa le miroir, perturbée par la nouvelle.

- Nom d’une citrouille ! S’exclama Snow.

- Quoi ? Qu’est-ce qu’il se passe ? Un problème ?! Un danger ?!

- Plutôt une heureuse nouvelle de ce que je viens de voir !

Ruby se serra contre moi pour savourer le bonheur de partager une telle nouvelle. Pourtant nous gardions bien à l’esprit ce qu’ils venaient de nous apprendre. L’inquiétude ne me quittait pas depuis que Ruby était enceinte. Et cela aggrava ma crainte que quelque chose de terrible ne survienne.

- Est-ce que tu pourrais amener ici quelqu'un qui a vu cette personne, pour qu'il puisse au moins nous la décrire ? Demanda Ruby.



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MessageSujet: Re: Grossesse, mode d'emploi [ft. Peter]   Mer 1 Avr - 18:31


Inquiétant





Le temps qu’Emma aille chercher les témoins, Snow me raconte ce qu’ils ont vécus depuis la dernière fois que nous nous sommes parlées. Ils semblent mener une vie paisible. Je suis heureuse pour eux. Le temps passe parfois plus vite là-bas. Il n’est pas régit par les même lois qu’ici. On trouve toujours que les enfants grandissent trop vite mais là, c’est d’une autre dimension. Henry approche de la majorité et les enfants de Snow sont en âges de parler. Je lance un regard empli d’excuses à Peter qui se retrouve contraint à écouter tout cela mais il me sourit. Oui, je suis heureuse. Snow est ma meilleure amie, ne plus pouvoir lui parler me minait le moral.

Un petit quart d’heure plus tard, Emma revient avec trois personnes : Ursula, Will et Tiana. Si d’autres l’ont vus, ils ne sont pas dans l’enceinte de la propriété et nous ne pouvons attendre qu’ils viennent. Snow m’assure qu’elle collectera les témoignages.

Ursula : « Il avait une voix suave délicieuse. Et une prestance…brrr…. J’en suis toute émoustillée. Il portait une capuche. J’ai tout de suite reconnu ses vêtements. Il venait forcément de l’autre monde. Certains ici portent ce type d’habits mais ils ont incroyablement mauvais goût. Lui, était d’une superbe, à faire encrer ! Grand et sans aucun doute magnifique. Oui, je l’aurais bien enfermé dans mes tentacules.

À l’abri du miroir, je fais une grimace de dégoût.

Will : «  J’ai pas vraiment regardé. Je pensais que c’était un voleur, mais quel intérêt de poser des questions sur Ruby ? J’aimais bien sa veste par contre, mais impossible de trouver son auberge, sinon je vous l’aurais montrée.

Emma fixe Will mais il se contente de hausser les épaules. Oui, il venait juste d’avouer qu’il aurait volé sans remord cette veste.

Tiana : « Grand, blanc, brun, je pense. Il n’avait pas la peau d’un blond, mais sait-on jamais avec les produits chimiques de votre époque. Il avait une voix grave avec un timbre particulier. Il était mystérieux, comme Facilier. Aussi fascinant qu’effrayant. Même si j’étais curieuse de savoir ce qu’il y a sous cette capuche je n’aspirais qu’à m’éloigner de cet homme.

Je soupire et laisse Peter poser d’autres questions s’il le souhaite.



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MessageSujet: Re: Grossesse, mode d'emploi [ft. Peter]   Ven 3 Avr - 18:50


Shadows

J’avais l’impression d’assister à un spectacle loufoque. Si Beacon Hills connait son lot d’étrangetés, le monde d’où provient Ruby était à mille lieux d’une quelconque normalité.

Ces personnes sont-elles réellement ses amis ? Je ne dis rien et écoutai les différents témoignages. L’urgence était de savoir qui posait des questions sur la femme que j’aime et si, dans le scénario le plus pessimiste, cet inconnu voulait lui nuire. Si cela était le cas, il devait savoir qu’il m’aurait sur son chemin.

- Il avait une voix suave délicieuse, commença une femme au teint métissé. Et une prestance…brrr…. J’en suis toute émoustillée. Il portait une capuche. J’ai tout de suite reconnu ses vêtements. Il venait forcément de l’autre monde. Certains ici portent ce type d’habits mais ils ont incroyablement mauvais goût. Lui, était d’une superbe, à faire encrer ! Grand et sans aucun doute magnifique. Oui, je l’aurais bien enfermé dans mes tentacules.

Je retins un frisson de dégoût, même à marée basse je ne risquerais pas de me promener sur la plage près du fief de cette harpie des mers.

Un homme se plaça devant le miroir pour apporter des indices supplémentaires. Au vue de son allure, je pensai que c’était bien le genre d’individu à pouvoir fouiner au bon endroit.

- J’ai pas vraiment regardé, avoua-t-il, me décevant. Je pensais que c’était un voleur, mais quel intérêt de poser des questions sur Ruby ? J’aimais bien sa veste par contre, mais impossible de trouver son auberge, sinon je vous l’aurais montrée.

- Grand, blanc, brun, je pense, expliqua la suivante avec rigueur. Il n’avait pas la peau d’un blond, mais sait-on jamais avec les produits chimiques de votre époque. Il avait une voix grave avec un timbre particulier. Il était mystérieux, comme Facilier. Aussi fascinant qu’effrayant. Même si j’étais curieuse de savoir ce qu’il y a sous cette capuche je n’aspirais qu’à m’éloigner de cet homme.

Ruby soupira et me tendit le miroir quand elle vit une expression tendue se dessiner sur mon visage. Il nous fallait des vrais indices qui puissent nous permettre de découvrir l’identité de cette personne. Et vite.

- N’avez-vous pas senti une aura particulière ? Demandai-je. Quelque chose qui le trahisse davantage qu’une voix suave ou une description physique hypothétique.

Je n’étais pas d’humeur à être diplomate. Je restai courtois mais souhaitai des réponses. Personne n’avait clairement vu le visage de cet homme. Il restait anonyme et nous ne savions pas s’il était commandité par quelqu’un animé de mauvaises intentions.

À distance et sans réelle piste, ma frustration devint grandissante. Je devais redoubler de vigilance. Et Ruby également. Si elle était visée, trois victimes tomberaient pour un seul tir gagnant. Je ne pouvais pas me le permettre. Si ma famille était à nouveau touchée, je ne pouvais prévoir comment j’allais réagir. Mal, très mal sans aucun doute. Et dans mes pensées les plus sombres, j’étais moi-même effrayé par ce qui était tapis au fond de moi. L’amour était un verrou efficace. Si on m’arrachait ma raison de vivre, je n’existerais que pour moi-même. Monstre d’égoïsme et de cruauté.

Je secouai la tête pour me forcer à ne pas envisager le pire. Je m’enivrai du parfum de Ruby qui me parvint quand elle secoua la tête.

- Et d’ailleurs, comment cette personne a pu rejoindre votre monde ? Ajoutai soudain saisi par l’évidence d’un obstacle majeur.



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MessageSujet: Re: Grossesse, mode d'emploi [ft. Peter]   Mar 14 Avr - 22:18


Be Worry







Les témoins ne nous sont pas vraiment utiles. L’homme a su garder son identité secrète, et y parvenir dans la Forêt Enchantée n’est pas aisée. Au moins, nous savons qu’il est malin. Peter perd patiente mais parvient tout de même à conserver un sang-froid apparent. Sa nouvelle question fait tiquer Will.

«  Il a semblé surpris de l’attitude de Pongo. Comme s’il s’était attendu à ce que le chien ait peur de lui. Moi, je trouve déjà surprenant qu’il s’attende à ce que ce chien ait peur de quelqu’un…

Will a peur de Pongo, d’autant que le chien l’a attrapé à plusieurs reprises pendant ses larcins. Je regarde Peter. Lui aussi a été surpris de l’audace du dalmatien. Pongo ne craint pas le surnaturel. Peter serre les poings. Je le connais, il commence à chercher un moyen de m’enfermer ici sous bonne garde ! Le futur père de mes enfants demande comment l’homme a pu entrer dans leur monde.

«  Un passage est constamment ouvert entre Storybroke et la Forêt Enchantée, explique Regina. Nous le pensions fermé depuis le message de votre Roi des Loups. Mais visiblement, il est à nouveau ouvert. Mais même si le passage existe, il n’est pas si simple de l’emprunter. Entrer à Storybroke requiert une formule très ancienne. Les seuls à avoir pu passer la frotière sans la formule sont les membres de votre famille, Monsieur Hale. Et passer entre les deux mondes, demande, d’une part, de trouver le passage, qui est dissimulé dans la forêt de Storybroke, et d’autre part, d’avoir un artefact très spécifique. Le genre qu’on ne peut trouver que dans une boutique comme celle de Gold, et encore, en fouillant bien.

Je me tourne vers Peter, la mine grave.

— «  Une boutique d’antiquité….

Argent en possède une….et des êtres capables de franchir la frontière de Storybroke, des lycans, la ville de Beacon Hills en regorge !




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MessageSujet: Re: Grossesse, mode d'emploi [ft. Peter]   Jeu 30 Avr - 19:24


Mon obscur reflet

La forêt était particulièrement sombre. Je peinais à m’y diriger convenablement, même avec la vue d’un lycan. Il fallait à tout prix que je retourne au manoir. Je venais tout juste d’entrer sur la propriété des Hale, retrouver la bâtisse familiale n’était plus difficile.

Je passai devant le perron et m’agenouillai dans les feuilles mortes. À main nues, mes griffes sorties, j’entrepris de creuser le sol. Frénétiquement, je dégageais la terre. C’était là que j’avais enterré le corps de Laura, je devais le retrouver. Je devais lui demander pardon.

Mais il n’y avait rien d’autre qu’une surface froide et miroitante. Je me penchai sur mon reflet et me trouvais étrange. Le sourire qu’il me renvoya n’était pas rassurant, c’était une gangue d’hypocrisie. Je n’aimais pas ce qu’il signifiait. On aurait dit celui d’un bourreau juste avant qu’il n’exécute un innocent.

Le reflet ouvrit la bouche, sa voix était la mienne.

- Tu échoueras, menaça-t-elle.

- De quoi parlez-vous ? Interrogeai-je.

- De ta plus grande peur, Peter. Seras-tu un bon père ? Seras-tu capable de protéger Ruby, la mère de tes enfants. Et les jumeaux, seront-ils en sécurité avec toi ?

- Qui es-tu ? Demandai-je naïvement.

- Qui nous sommes ? Mais je suis toi, Peter, ton propre ennemi.

Le rire sarcastique résonna entre les arbres.

Je sursautai, me relevant à la hâte. Une sueur froide descendit le long de mon échine. Puis la douce voix de Ruby me ramena à la réalité.

- Cesse de remuer, marmonna-t-elle encore endormie.

Ruby me tournait le dos, ses cheveux longs étaient détachés et couvraient sa peau. Couchée sur le côté, elle respirait sereinement. Je dégageai sa nuque pour l’embrasser sans la réveiller davantage.

Je me levai doucement pour la laisser se reposer. Notre discussion avec ses amis de Storybrooke nous avait épuisés émotionnellement. Nous avions préféré attendre le lendemain pour nous rendre dans cette boutique d’antiquité qui faisait parler d’elle depuis quelques temps.

J’entrai dans la salle de bain pour me rafraichir et chasser le souvenir de ce cauchemar. J’hésitai un instant à regarder mon reflet dans le miroir. Mais c’était absurde.

Je m’observai avec attention. Mon visage n’a pas changé mais moi si. Ce qui est arrivé à ma famille, ce que j’ai fait à ma nièce, la morsure de Scott, les meurtres qui avaient suivi, cela m’avait changé à jamais. Même ma rencontre avec Ruby ne pouvait effacer cela. Secrètement, j’espérai que donner la vie à deux enfants, préserver leur pureté, leur inculquer les valeurs de la famille, me permettrait d’atteindre le pardon.

Pourtant, même si la rédemption était une noble quête, je savais qu’il me fallait peu pour basculer à nouveau. Et le danger qui rôde ne me rassure pas quant à ma stabilité. Si le loup impétueux et cruel sortait à nouveau de sa cage, plus jamais il ne pourrait y être emprisonné.

Assis dans la chambre, luttant contre mes sombres pensées, j’attendis que le soleil se lève en regardant Ruby dormir. Lorsqu’elle se réveilla, elle sursauta de me voir ainsi immobile, tapis dans l’ombre qu’offrait le début du jour.

- Bonjour ma douce, soufflai-je.



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MessageSujet: Re: Grossesse, mode d'emploi [ft. Peter]   Mar 5 Mai - 12:58


Vieille connaissance, ou non



S’il est une chose que j’ai apprise aujourd’hui, c’est la capacité tout à fait fascinante de l’homme à éprouver une multitude d’émotions, parfois contradictoire, au même moment. Car si je suis heureuse d’avoir pu rétablir le contact avec Snow et les autres, je suis aussi effrayée par ce qu’ils m’ont appris et en colère qu’avant même de venir au monde, mes petits soient en danger. Je suis de plus en plus amoureuse de l’homme qui m’enserre dans ses bras chaque soir et je hais déjà celui qui ose nous menacer de son ombre. Et ce ne sont là que les émotions les plus puissantes qui m’animent, mais il y en a tant d’autres qui tourbillonnent en moi. Et au moins autant de questions.

Parce qu’il faut être honnête, les questions ne cessent de s’accumuler depuis cette conversation avec ma meilleure amie. Qui est l’homme qui me cherche ? Pourquoi me cherche-t-il ? Cherche-t-il seulement des informations ? Me veut-il du bien ou du mal ? Comment est-il entré à Storybroke ? Comment a-t-il réussi à traverser le passage vers la forêt Enchantée ? Comment a-t-il même eut connaissance de l’existence de ce lieu magique ? L’ai-je déjà rencontré ? Est-il un ennemi de ma plus ancienne vie, et auquel cas il n’est pas étonnant qu’il soit au courant pour mon monde d’origine ? Est-il un ennemi de ma vie de Capitaine, un ennemi de RED ? Est-il un ennemi de ma vie d’alpha à Beacon Hills ? Est-il seulement un ennemi ?

Ces questions et bien d’autres tournent dans mon cerveau et nul doute qu’elles hantent aussi l’esprit de Peter. Le reste de la soirée se passe donc dans le silence. Nous essayons tous les deux de trier les questions et les informations chacun de notre côté avant d’en parler. Sur ce point, nous fonctionnons sensiblement de la même manière. Nous allons nous coucher de bonne heure. La journée m’a épuisée mais je sens que je ne trouverais pas le sommeil facilement. Pourtant, j’ai tout juste le temps de m’allonger qu’une vague de sérénité m’atteint et me fait rejoindre Morphée : les jumeaux.

L’agitation de Peter m’extirpe du sommeil, mais les jumeaux doivent penser que je ne suis pas assez reposée car ils m’y replongent sans ménagement. L’influence des bébés n’est cependant pas suffisante pour me garder au lit lorsque l’aura de Peter envahit la pièce. J’ouvre les yeux et je sursaute vivement en distinguant une ombre dans l’ombre. Par réflexe, je laisse luire mes yeux pour voir de qui il s’agit, même si je sais déjà qui se tapit dans les ténèbres. Nous les côtoyons de près, mais il se contrôle moins bien que moi à ce niveau. Il peut basculer facilement…et au fond de moi, je me demande si ce n’est pas exactement ce que cherche celui qui est après nous. Je me redresse et je soupire. Je le comprends. Je penche la tête sur le côté et lui souris. Je l’aime comme une folle. Je lui demande de venir dire bonjour aux jumeaux. Parler d’eux est sans doute le plus grand levier…le seul levier qui fonctionne encore sur lui. Il vient et pose ses mains sur mon ventre. Il l’embrasse en saluant les petits avant de coller son oreille pour recevoir la réponse. Je le sens se calmer immédiatement. Leur influence est incroyable, presque magique. Évidemment, cela n’est qu’une solution à court terme.

Aujourd’hui, nous allons nous rendre au centre-ville et visiter cette boutique d’antiquité qui fait tant parler d’elle. Je m’y serais déjà rendue si Chad et Stephan, avec l’accord de Miyavi, ne m’avaient pas demandé d’attendre. Si je n’avais pas les jumeaux en moi, je ne m’y rendrais probablement pas car c’est prendre le risque d’étriper cet Argent. Ils me calmeront…

Après un petit déjeuner difficilement avalé— nous voulons tous les deux nous y rendre au plus vite, mais la boutique n’était sans doute pas ouverte à notre réveil— nous nous mettons en route. Pongo est ravi de la promenade. Il est curieux de cette nouvelle ville, de ces gens qu’il ne connait pas, de ces lycans qui se baladent un peu partout, et comme d’habitude il a son petit succès. Il faudra que je l’emmène au bureau à l’occasion. Je suis curieuse d’assister à sa rencontre avec Mafdet.

Peter pousse la porte de la boutique d’antiquité et nous entrons. L’endroit me rappelle le repère de Rumplestinskin et pendant un instant, j’ai la sensation d’être de retour à Storybroke. Un claquement de bois signale l’approche du propriétaire. Avant même de le voir, je sais qui s’approche. Elias Argent, le grand-père de l’un de mes bêta, l’oncle d’un autre…et pourtant, quand je le vois, je ne peux retenir ce nom :

«  Gold ?

C’est impossible. Mais l’est-ce vraiment ? Oh, je sais que devant moi ce n’est pas Rumple, il est avec belle dans leur château dans l’autre monde, mais les Doubles sont monnaie courante dans le monde surnaturel, d’autant plus un double de mon monde…L’ironie est cependant à noter. Rumple qui se faisait appeler Gold à Storybroke, principalement à cause du compte dédié, a un alter-Ego appelé Argent dans ce monde…

— «  Veuillez m’excuser, je vous ai pris pour un autre. Monsieur Argent, c’est bien cela ?






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Peter Hale

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MessageSujet: Re: Grossesse, mode d'emploi [ft. Peter]   Ven 15 Mai - 23:18


Insecure

Les clochettes qui tintèrent à l’entrée de la boutique firent penser à un mauvais film. Ruby et moi entrions dans le repère de cet antiquaire et prêteur sur gages, sujet de diverses rumeurs peu plaisantes à son égard.

Elias Gregory Argent. Tel était son nom. Il n’y avait aucune coïncidence à sa présence à Beacon Hills. Aucune que nous pourrions croire. Encore moins depuis ce que Ruby m’avait appris. Chad était en réalité son neveu et par conséquente celui de Gérard Argent, un chasseur que nous détestions. L’animosité de cet homme envers son jeune frère, Christopher, le père biologique de Chad, plaçait mon frère de meute au-dessus de la haine viscérale vouée aux Argent.

Les pas lourds d’un infirme appuyé sur sa canne nous signalèrent la présence du propriétaire des lieux.

- Gold ? Demanda Ruby sans attendre avant de marquer une pause. Veuillez m’excuser, je vous ai pris pour un autre. Monsieur Argent, c’est bien cela ?

Elle s’était ravisée. Par politesse mais également parce qu’elle savait pertinemment que révéler d'éventuelles connaissances auraient été une erreur. Connais tes ennemis mais garde-toi de le leur dire. Cet homme ne m’inspirait aucune confiance.

Il nous dévisagea et insista une seconde de trop sur le ventre arrondi de Ruby. Je fis craquer les articulations de mon poing.

- Que puis-je pour vous ? Nous demanda l’homme derrière le comptoir.

- Nous recherchons un artefact très spécifique, certainement très ancien, le genre qui puisse permettre à des étrangers de venir à Beacon Hills.

Notre demande paraissait étrange mais quelque chose me dit que le regard perfide de cet homme lui permettait de savoir exactement ce dont avaient besoin de potentiels clients.

- J’ai bien peur de ne pas savoir à quoi vous faites référence, répond-il. J’avais bien un antique poignard mais je ne l’ai plus en ma possession.

- N’avez-vous pas croisé quelqu’un vous paraissant suspect récemment ? Questionnai-je insatisfait.

Un hochement de tête malvenu accompagna la réponse de l’antiquaire qui ne parlementait jamais sur sa clientèle.

- Hélas, encore une fois je doute que cela vous soit utile, conclue le vieil homme.

J’alertai notre interlocuteur sur le fait que je trouverais malvenu qu’il nous dissimule des informations capables d’assurer la paix qu’on nous souhaitions voir régner à Beacon Hills. Ruby me tira imperceptiblement vers l’arrière. Ce que je pris pour une demande de retrait était en fait l’expression d’une angoisse soudaine.

Je tournai la tête vers ce qu’elle m’indiquait. Entre les branches d’un candélabre posé sur le comptoir, une petite toile reflétait les quelques rayons du soleil qui entraient entre les lames des stores. Les fenêtres de cette boutique étaient dissimulées par des nombreux bibelots quelque peu poussiéreux. C’était l’habitat idéal pour ces petits insectes qui effrayaient Ruby, aussi imposante soit-elle dans son rang d’alpha.

- C’est étrange comme une petite chose peut effrayer autant, dis-je en dévisageant M. Argent. Elle s’insinue lentement, remue à peine mais sème la panique.

Je levai la main pour la mettre dans la lumière, l’araignée passant entre mes doigts.

- Et c’est fabuleux de se sentir capable d’anéantir la menace, ajoutai-je en écrasant l’insecte dans ma paume.

Cela valait un avertissement qui ne pouvait être plus clair. S’il y avait bien quelque chose que je supposais être vrai, c’était bien que cet homme soit capable de saisir les sous-entendus.

Nous ressortions de la boutique sans connaitre davantage que lorsque nous étions entrés. Si ce n’est qu’à présent, nous avions l’impression d’avoir deux yeux perfides fixés dans notre dos.

Je caressai sa main dans la mienne alors que nous changions de trottoir. Plusieurs personnes patientaient devant une boulangerie pour acheter leur déjeuner. Ruby reconnut un visage familier. Nous saluâmes l’intéressé qui revenait avec un encas.

La mine soucieuse de Parrish inquiéta Ruby. C’était donc lui qui la soulageait de sa charge de travail. Ma poignée de main fut ferme, moins naturelle que l’aurait été celle d’un homme ordinaire. Il hésita à confier à sa collègue ce qui le perturbait.

- Je ne cache rien à Peter, confirma Ruby.

Ruby m’avait expliqué l’affaire délicate sur laquelle ils travaillaient. Cette liste de noms, véritable épée de Damoclès au-dessus de nos têtes. Cela pointait directement l’attention des chasseurs sur les membres de la meute.

Celle des Hale était l’une des plus importantes à Beacon Hills autrefois. Je fus alpha avant Derek, mais ce fut Ruby qui redonna vie à la meute. Je lui en étais reconnaissante. D’autant plus qu’elle ne m’avait pas rejeté pour mes erreurs passées.

- J’espère que ce Parrish prend au sérieux son rôle d’adjoint, dis-je quand nous nous étions éloignés. Je comprends qu’il est difficile de garder ces informations secrètes mais je déteste qu’elles soient une monnaie d’échange.

Ruby réfléchit à voix haute concluant avec justesse que cet homme, à priori humain, n’était pas celui capable de rejoindre Storybrooke.

- Cela ne doit pas avoir de lien, ce qui nous fait une menace supplémentaire à gérer…

Je soufflai et amoindris mon inquiétude pour me montrer rassurant auprès de Ruby.

- Je jure que ceux qui oseront ternir notre bonheur auront leurs entrailles sous les yeux au moment de mourir, grognai-je.

Ruby eut un frémissement et ralentit son allure sans lâcher ma main.

- Je ne voulais pas t’effrayer, m’excusai-je.

Je la serrai contre moi, inspirant à plein poumon son odeur, le nez dans ses longs cheveux.

- Ça va aller ma douce, je ne laisserai personne faire du mal à toi ou aux jumeaux.

Je me souvins de ce que disait parfois Talia. « Méfie-toi des mauvaises actions pour de bonnes raisons. »



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MessageSujet: Re: Grossesse, mode d'emploi [ft. Peter]   Mar 14 Juil - 17:10


Ce dont on est capable


Je me réjouis d’avoir découvert l’existence des doppelgänger lorsque j’étais au service de Lycaon, sinon je serais devenue folle depuis longtemps. J’ai acquis une forte réactivité à ces rencontre et je reprends très rapidement mes marques aujourd’hui tandis qu’à l’époque le choc et le trouble me paralysaient pendant quelques longs instants.

Contrairement à celui que j’ai connu, ce Gold qui porte ici le nom d’argent est pourri jusqu’à la moelle. Jamais l’aura apaisante de mes bébés n’aura été aussi nécessaire. Quand je pense à ce qu’il a fait subir à mes bêtas…je voudrais le réduire en charpie ! Son regard nous balaye et marque un temps d’arrêt sur mon ventre femme enceinte. C’est une réaction habituelle à laquelle je fais fasse régulièrement, surtout au travail, mais venant de lui, cela me donne des sueurs froides. Peter non plus n’est pas serein et je ressens la nécessité de sentir son contact. Je lie mes doigts aux siens pour que nous puissions nous calmer l’un l’autre, même s si ce n’est pas intentionnel, c’est une réaction naturelle de deux âmes ancrées.

Argent nous demande ce que nous cherchons et Peter lui répond d’une façon énigmatique pour quelconque novice mais parfaitement clair pour tout initié et nul doute que le vieux boiteux est initié. Il prétend ne pas savoir à quoi nous faisons allusion mais il mentionne un poignard…Derek. Je dois user de tout mon sang froid pour empêcher mes yeux de luir et ravaler le grognement qui me gratte la gorge. Peter tente de savoir si l’antiquaire a ne serait-ce qu’une information dissimulée pour nous. Les choses deviennent de plus en plus tendues et…Urgh ! Aaaahhhh ! Aaaaaaaaaaahhhhh ! C’est….Bouaahhhhhhhh…ahhh, je les déteste ! Sales bêtes ! Toutes ces pattes…Brrrr ! Et tous ces yeux…yeeeerk ! Et…urgh, quelle horreur !

Un couinement m’échappe alors que je tire sur la manche de Peter. Oui, moi la louve alpha, capable de mater tous les mâles qui composent sa meute, j’ai peur des araignées…ET ALORS ?! Le premier qui se moque, je le bouffe ! Mais…Mais…Mais qu’est-ce qu’il fait ? Non… Non, non, non, NON ! Ne la tou…Urrgh ! Un nouveau couinement m’échappe. Mes mâchoires tressautent et je me tasse sur moi-même en m’éloignant d’un pas de plus de Peter. Il parle avec Argent, essaye de faire comprendre une menace, mais je l’écoute à peine. Pourquoi il l’a prise dans sa main ?! Remue à peine, hein ? Tu rigoles ou quoi ?! Ça bouge toutes ses pattes à une vitesse hallucinante ces bestioles ! Yerk ! Et puis il l’écrase !

Nous sortons finalement de la boutique sans avoir véritablement avancé. Nous avons néanmoins rencontré cet homme, cette menace. Miya est de nouveau relié à moi et j’ai le sentiment qu’il a perçu sans le savoir que j’étais face à cet homme car je le devine troublé. Peter s’apprête à me tendre la main mais je l’arrête en lui tendant un linge désinfectant. Non, je ne toucherai pas cette main souillée par les vilaines pattes d’une araignée ! Même si le jeu a mené la bestiole à son trépas, la peau est….urgh ! Peter se moque mais il n’est pas fou au point de contredire une louve enceinte et sur le point d’exploser. Nous lions à nouveau nos mains. Il caresse le dos de la mienne du plat du pouce pour m’apaiser, chose qui ne fonctionne pas si mal si l’on considère les circonstances.

En passant devant la boulangerie, nous croisons Parrish et après lui avoir assuré ma pleine confiance en Peter, nous discutons à demi-mot, méfiants des oreilles indiscrètes, de la liste et de cette fuite. Cette histoire me met en rogne et me terrifie en même temps. Pendant quelques instants, j’envisage la possibilité que les deux menaces n’en soit qu’une, mais très vite, j’élimine cette hypothèse. Buck est avide d’argent mais même s’il a réussi à devenir une menace ou à faire venir une menace, il n’est pas suffisamment brillant pour creuser aussi loin. Je doute qu’il soit même capable d’envisager que je suis différente des autres alphas, alors croire que je viens d’un autre monde, certainement pas ! Peut-être un des hommes auxquels il a fourgué la liste, mais pourquoi effectuer de telles recherches ? Pourquoi seulement sur moi ? Non. Ces deux menaces son bien distinctes et ce n’est pas fait pour me rassurer.

Alors que Peter tente de me rassurer en me promettant de faire souffrir quiconque entacherait notre bonheur. Je me rends compte que le sort que je leur réserverais s’ils osaient attenté au bonheur de notre meute ne serait pas des plus….féérique. Un frisson remonte mon échine quand je prends conscience que je suis encore capable de tels actes. Notre part d’ombre ne nous quitte jamais vraiment. C’est une chose de savoir la contrôler, mais il ne faut pas l’oublier, ou elle se rappelle d’elle-même à nous. Peter nous arrête et me serre contre lui en me rassurant à nouveau. J’ai confiance en lui. J’ai confiance en la meute. Alors pourquoi est-ce que je tremble de terreur ?  Qui est l’homme qui nous menace de son ombre ? Que nous veut-il ?


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MessageSujet: Re: Grossesse, mode d'emploi [ft. Peter]   Lun 27 Juil - 20:18


We've got a problem

Cet antiquaire attisa toutes les suspicions. J'ai surveillé les battements de son cœur, il était sûr de lui et c’était d'autant plus inquiétant  Il maniait les mots aussi bien que j'en étais capable. Ainsi, je pensai qu'il avait parfaitement saisi le message que  nous étions venus transmettre. Le profit engendré par ses affaires frauduleuses serait le cadet de ses soucis s'il osait un jour s'en prendre à nous. Sur cette promesse informulée que nous avons quitté la boutique.

Le second adjoint que nous avons croisé ensuite me semblait être un homme bien. Sa carrure et la politesse avec laquelle il s'adressa à Ruby lui conféra une certaine estime à mes yeux. J'espérais qu'elle apprenait à se reposer sur lui car elle déléguera bientôt toutes ses responsabilités. Ne plus travailler sera difficile pour elle qui veut constamment être utile. Les préoccupations ne manquaient pas à Beacon Hills mais les dernières semaines de grossesse devaient se faire loin de toute agitation. Ruby avait suffisamment reculé ce moment.

Nous avons profité d'une soirée sans évoquer tout ce qui avait pu alourdir notre journée. Sur le seuil de la future chambre des jumeaux, nous nous sommes embrassés. Puis nous avons rejoint notre lit.

Notre étreinte a été tendre. Lovée contre moi, le dos plaqué contre mon torse, Ruby a finit par s'endormir entourée de mes bras.

Quelques heures plus tard, un pressentiment désagréable m'envahit.

Deux yeux rouges incandescents m'observaient dans l'obscurité. Et il ne s'agissait pas de Ruby, car elle était allongée à mes côtés. Endormie, la respiration légère. Je suffoquai. Je ne percevais plus son souffle. Mon cœur s'affola tandis que le sien était muet.

- Ma douce, m'exclamai-je, en la prenant contre moi.

Elle était inerte. Mes yeux se posèrent sur son ventre arrondi.

- Ruby ! Criai-je plus que de raison. Ruby, ouvre les yeux je t'en supplie !

Sa peau était froide. Combien d'heures avais-je dormi contre son...son cadavre ?

J’ai hurlé de désespoir, déchire la nuit de cette souffrance sans nom.

- Ruby...nos bébés...nos enfants, dis-je dans un sanglot.

Penché au-dessus d'elle, je caresse son visage.

Soudain, elle ouvre les yeux dans un rictus d'horreur. Ils sont sans vie.

- Tu n'as pas su nous protéger...prononce-t-elle d'une voix rauque.

- Non, je...pardonne-moi.

Un cri abominable, un cri de tristesse et de souffrance franchit ses lèvres. Je reconnais sa voix tandis que les draps s'imprégnèrent d'un sang poisseux.

- Aidez-moi, je vous en supplie, demande-je à la présence dissimulée dans notre chambre.

- Mes bébés, pleure-t-elle, mes bébés !

Je bondis hors du lit. Mes griffes ont tracé deux sillons dans le matelas. Ruby est effrayée. Mais vivante. Et ce regard rougeoyant a disparu.

Les cauchemars me torturent presque chaque nuit. Ils ne peuvent être anodins. Et si mon instinct m'envoyait un avertissement ?

Je tente de me calmer pour ne pas effrayer davantage ma louve. Je sais mon regard de glace, le bleu de l'ignominie illumine mes Iris.

Suis-je vraiment capable de la protéger ? J'ai été bien plus puissant autrefois. La meute ne saurait être présente jusque dans notre intimité pour parer au moindre danger. Je suis faible. Et je refuse de l'être.



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MessageSujet: Re: Grossesse, mode d'emploi [ft. Peter]   Mar 18 Aoû - 11:33


La peur qui nous ronge


Argent me rend nerveuse et le simple fait d’être en sa présence attise mes nerfs. Déjà, parce que c’est un Argent, et que je n’ai pas que de bons souvenirs de mes rencontres avec cette famille. Ensuite parce qu’il ressemble un peu trop à Mister Gold. Rumple a trouvé Belle et elle l’a sauvé, mais c’est une raison de plus suffisante pour se méfier du Doppleganger de l’ancien Dark One. Sans compter la menace qu’il représente pour deux de mes bêtas. Je ne sais ce qui plane au-dessus de la tête de Chad, cet abrutis persiste à vouloir me garder hors des problèmes—un de ces quatre il faudra que je lui rappelle qui des deux est l’alpha— mais Argent y est lié d’une façon ou d’une autre ; et Miya, même s’il va beaucoup mieux, n’est pas encore complètement remis du traumatisme que lui a infligé son grand-père. Autrement dit, j’ai moult raison de vouloir arracher la gorge de l’antiquaire d’un coup de griffe et me retenir n’est vraiment pas ce qu’il y a de plus simple. Mais je ne peux me laisser aller à mes pulsions. Pas maintenant.

À la suite de cette entrevue, nous croisons Parrish et la liste se rappelle à moi. Décidément, nous attirons les ennuis. Les bébés vont très vite apprendre à se sortir de n’importe quelle situation si nous continuons à jouer les aimants ainsi. Je peux sentir le regard de Peter sur Parris. L’Adjoint est très séduisant, et cela attise la jalousie de Peter. Je ne vais pas prétendre qu’il n’a pas à être jaloux car Jordan est un petit plaisir pour les yeux, mais Peter n’a rien à craindre. Je n’aime que lui. Mon loup. L’homme de ma vie. Le père de mes enfants. Il est mon ancre. Il est mon vaisseau. Il est les sept océans que je veux conquérir. La pointe de jalousie passée, je sens l’estime qu’il éprouve envers Parrish. L’adjoint est un homme d’honneur, un homme sur lequel je peux compter. Stilinski a besoin d’hommes comme Parrish. Je ne serais surement jamais bien loin du bureau du Sheriff, mais quand j’aurais accouché et même un peu avant, je ne pourrais être aussi présente que je le suis aujourd’hui. Je vais devoir apprendre à laisser les autres prendre les choses en main.

Une fois rentrés, nous tentons de nous vider l’esprit en nous concentrant sur l’agencement de nos futurs appartements, la partie du manoir qui nous sera destinée. C’est étrange comme je n’ai aucun mal à nous imaginer vivre sous le même toit que Derek et Stiles. Nous allons juste devoir investir dans l’isolation phonique, voilà tout ! Je finis par m’assoupir dans les bras de mon cher et tendre. Que ferais-je sans lui ? Sa main sur mon ventre, mon dos contre son torse, je me sens bien. Nous sommes une famille.

Quelques heures passent et mon sommeil se fait plus trouble. La peur. La colère. La terreur. L’angoisse. La culpabilité. La peur, encore. La peur de l’autre. La peur de soi. La peur pour moi. La peur pour nos bébés. La peur d’être faible. La peur de …. Aoutch !!! Oh non ! Pas maintenant !!!!

J’ouvre les yeux et me redresse en hurlant le nom de Peter. Le matelas et éventré. Ses griffes sont de sortie. Il saute hors du lit et je ne peux contrôler la peur qu’il y a dans mon regard. Mon ventre, nos bébés n’étaient qu’à deux centimètres de sa main. Mais ce n’est pas cette peur qui remplit le plus mon regard. C’est celle que j’ai sentie à travers lui. Et si nous n’étions pas assez forts pour les protéger ? Tous autant qu’ils sont…Jusqu’où sommes-nous prêts à aller ? Que sommes-nous prêts à faire ? Que sommes-nous prêts à devenir ?

Je gémis de douleur. Peter s’inquiète. Une contraction ? Non, c’est trop tôt ! Je regarde Peter en me tenant le ventre. J’ai peur. J’ai besoin de lui. Que va-t-il encore nous arriver ?



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Grossesse, mode d'emploi [ft. Peter]
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