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 Di nuovo in strada | Feat Arès

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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Di nuovo in strada | Feat Arès   Jeu 22 Sep - 18:24



Di nuovo in strada


Feat : Arès Kye Coleman


Les rumeurs des combats me parviennent étouffées. J’ai baissé le store à lamelles du bureau qui surplombe le ring. Logan avait fait réparer la vitre que j’avais brisée avec un casse pied qui se pensait digne de mon équipe. Je m’occupe les lèvres avec un cure-dent qui fait la navette entre les deux coins de ma bouche. L’abat-jour métallique coupe la pièce en deux, laissant le plafond dans l’ombre et éclairant le bureau d’une lumière crue. Une carte de l’état de Californie est étalée sur la table. Mon verre de whisky écrase San Francisco alors que la bouteille cache une partie du Nevada.

Au feutre rouge je fais apparaître les principaux poulaillers de la zone qui nous intéresse, en bleu les unités locales plus restreintes et surtout limitée à leur secteur en cas de poursuite. Les apprentis bandits se concentrent sur le casse, alors que l’itinéraire de fuite est aussi important. A quoi cela sert de faire de la cambriole de haute voltige si c’est pour se faire cueillir comme une volée de moineaux dans les filets de la flicaille ?

- Ryan, passe-moi les emplacements des radars de tronçon.

Voilà une nouvelle chienlit. Déjà l’apparition des radars automatiques avait mis un grand coup de frein aux fuites à tombeau ouvert. La vitesse n’était plus gage de sureté quand ces merdas pouvaient vous flasher et indiquer votre position en temps réel. Maintenant l’évolution était dans les radars de tronçon qui ont l’ignoble fonction de scanner les plaques en continu. Et ce que le tout un chacun ne sait pas, c’est qu’il y a un contrôle immédiat avec les plaques de voitures volées, ou… et ça le gouvernement ne va pas s’en vanter, la possibilité de traquer n’importe quelle voiture, ceci relève du bureau fédéral, le poulailler royal en quelque sorte.

- Il faut absolument que nous trouvons un fournisseur de fausses plaques, si on ne veut pas se payer deux cent kilomètres de détour à chaque fois.
- Ils ne sont que deux à Beacon Hills et déclarent scrupuleusement chaque numéro de plaque qu’ils font aux flics.
- Un moyen d’en acheter un ?
- Risqué Boss. Un des gars a son frère dans l’armée et l’autre est un vieux con républicain.
- Je vois… Il va falloir que l’on s’équipe. A tes moments perdus regarde dans les affaires qui font faillite voir s’il ne serait pas possible de récupérer une emboutisseuse. En attendant, nous allons jouer aux gazelles…


Arès arrive quand je surligne en jaune fluo les portions de route soumise à un contrôle par tronçon. Je lui explique brièvement le code couleur et les indications sur la carte. Il faut reconnaître qu’une fois tout renseigné, il ne reste que peu de possibilité pour une route exempte de radar ou de concentration de flics. Je trace néanmoins un trajet qui part du Dan’Market jusqu'à Beacon Hills. Mettre de l’encre sur les pattes d’une fourmi et la laisser libre de son chemin sur une large feuille de papier aurait donné un résultat similaire… Ryan esquisse un sourire quand Arès s’esclaffe sans façon avec un commentaire sur les italiens qui « tortillent des fesses ».

- Fermer vos bocca les drôles ! Ceci sera notre chemin de retour.

Andrew, le cousin de Ryan s’incruste dans le bureau et après un salut, se cale dans un coin allumant une sigaretta. L’odeur de sa fumée fait voler en éclat ma résolution de ne pas torpiller un paquet en une soirée. Je balance mon cure dent et m’allume une tige de nicotine dans un claquement sec de briquet. Penchés à nouveau sur la carte nous débattons du trajet aller. Ryan propose une ruse en ne parquant pas les voitures que l’on va voler dans les environs de Beacon Hills. Cela nous ajoute plus de quatre-vingt-dix kilomètres, mais prudence est mère de sûreté. Nous établissons un trajet entre ce point où nous irons avec nos propres véhicules et Beacon Hills, là aussi en évitant strictement le flash de nos plaques d’immatriculation.

- Quattro voitures, il va falloir s’organiser pour les conducteurs et les trajets secondaires. Ryan ? Tu supervises ça avec les gars.
- OK Boss.
- Andrew, il nous faut deux caisses pas trop voyantes, mais qui peuvent avoir de la puissance sous le capot si jamais on se fait courser. L’idéal serait de les voler un jour avant le casse et en évitant Beacon Hills ou l’endroit où on va les stocker pour feindre venir du sud. Donc… par-là ! Fresno.


Je pointe du doigt une zone au nord de Hanford là où se trouve le market que nous nous apprêtons à braquer. Andrew regarde la carte et propose un itinéraire pour transférer les voitures discrètement.

- Je prendrai Aiden pour conduire l’autre voiture, Ryan nous posera sur place.
- Ok Andrew. Le jour du casse c’est Aiden qui conduira la voiture de tête, je piloterai la deuxième.
- Quoi ? Vous venez Boss ?!
- Oui Ryan. Une objection ?
- Euh non. Juste que généralement…
- Je ne vois pas pourquoi vous seriez les seuls à vous amuser !


Arès grimace de mécontentement. S’il s’abstient de me dire ce qu’il pense devant nos hommes, je sais que je ne couperai pas à un de ses sermons mémorables sur les prises de risques inconscientes et les italiens impétueux. Mon amico est pragmatique, là où je m’exalte. Le feu et la glace, voilà ce à quoi nous pouvons être comparés.

- Avant de causer du braquage en lui-même, je récapitule le plan de déplacement. Jeudi Ryan pose Andrew et Aiden à Fresno. Ensuite vous planquez les caisses volées du côté de Bakersfiel en prenant cette route secondaire. Le jour du casse, nous prenons deux de nos voitures, en évitant les radars de tronçons et les excès de vitesse jusqu’à Bakersfiel. Nous changeons de voiture. Première voiture Aiden, Arès, Tyrone, deuxième voiture, moi, Ryan, Finn et Sam. Nolan reste à Beacon Hills au HCC comme l’appelle Arès. Nous rejoignons Hanford par cette route, le casse fini nous filons Beacon Hills par ce trajet qui évite tous les radars et les poulaillers. Nous déchargeons le butin. Ryan, Andrew et Aiden  vous vous débarrassez des caisses volées et revenez avec les deux voitures que nous aurons laissées à Bakersfiel. Des questions avant que nous passons sur le forçage du coffre ?




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Arès Kye Coleman

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MessageSujet: Re: Di nuovo in strada | Feat Arès   Jeu 22 Sep - 22:15

Di nuevo in strada



ft. Aless

Un paquet de mots
pensées en italique
dialogue en gras

Loft d'Arès Coleman, trois jours plus tôt :

Je monte les escaliers menant à la porte d'entrée de mon domicile d'un pas guilleret, un vieil ami sur les talons. En réalité, l'homme qui me suit de près est bien plus qu'un ami. Il est à la fois un mentor malgré le fait que je connaisse désormais toutes ces leçons par cœur, un grand frère qui a été là pour moi lorsque j'en avais eu besoin et un frère d'arme avec lequel j'ai rempli quelques contrats dans le milieu. Autrement dit, cet homme est une personne extrêmement importante à mes yeux. Il y a suffisamment peu de personnes de ce statut si l'on excepte les membres de mon espèce, mon clan et ma famille pour comprendre que notre lien est particulier. J'adresse un sourire et un petit signe courtois de la main à une voisine passant la tète par sa fenêtre et mon invité fait de même. J'insère doucement la clé dans la serrure et tourne la poignée avant de me décaler pour le laisser pénétrer le premier sur les lieux. Je souris en me disant que ce vieux réflexe que je pensais avoir perdu depuis belle lurette était encore bien ancré en moi. Chez les mercenaires, nous avions l'habitude d'une hiérarchie au sommet de laquelle se trouvait le plus ancien car le plus expérimenté et Nolan étant plus vieux que moi le respect que je lui portais allait de pair avec cette tradition. Car bien que je sois un surnaturel et que peu d'humains pouvaient donc se targuer de m'impressionner ce dernier l'avait aisément fait.

D'ailleurs le sourire amusé de mon ami et le regard que nous échangeons en dit long sur cette époque commune de notre vie et sur la complicité bien réelle qui était toujours la notre malgré les années sans se voir. J'accroche ma veste au porte manteau et mon ami fait de même puis nous nous dirigeons vers le salon ouvert au milieu du loft. Nolan s’arrête quelques instants pour observer mon tableau d'Azalea trônant tel un soleil au milieu du ciel sur le mur opposé. Je confirme la réponse à sa question silencieuse d'un simple hochement de tète et il sifflote pour s'éviter une éloge longue et flamboyante sur la beauté de ma belle. Un grand sourire sur les lèvres, je lui décoche un coup de poing amical dans l'épaule avant de lui demander s'il veut boire quelque chose. Réponse positive de l'amérindien auquel je fais la précision inutile de faire comme chez lui. L'ancien mercenaire s'installe tranquillement sur le canapé, son regard appréciateur se baladant dans les moindres recoins de mon domicile. Je lui propose un pur malt et il accepte. Je saisis deux verres et une bonne bouteille avant de revenir m'installer près de Nolan. Le contenu ambré franchit le goulot de la bouteille avec envie comme s'il s'agissait d'une cascade s'écoulant dans un lac. Une fois l'amère ambroisie passant nos lèvres respectives, les langues se délient et après les doubles félicitations de mon ancien mentor au sujet de mon mariage d'une part et de mon lieu de vie d'autre part nous nous lançons dans une drôle de discussion mêlant inquiétudes de futur paternels, souvenirs de mercenaires, plaintes maritales et calibres d'armes à feu.

Je desserre ma chemise et retire mon holster et le pose sur la table basse. Mon vieil ami fait de même et se ressert un verre.
Il faudra vraiment que tu me présentes Aiyanna. J'aimerais beaucoup connaître la femme qui a réussie à te passer la corde au cou et à te tenir la dragée haute.
Et moi donc cette Azalea doit être exceptionnelle pour être parvenue à te mater.
Éclat de rire et tapes dans le dos suivis d'une évocation de diverses demoiselles depuis longtemps oubliées.
Ah ah très drôle. Tu m'as pris pour un animal domestique. Et bien comme cela on est deux.
Ouais tu es devenu un tigre apprivoisé Arès. Il n'y a rien de mal à l’être à part lorsque ta femme te fait mal à la tète pour des raisons toutes plus futiles les unes que les autres.


Je tilte lorsque Nolan use de mon surnom dans le milieu des mercos. Le tigre, pour l'originalité on repassera. Néanmoins, je trouvais cela amusant d’être désigné par mon animal de métamorphose par des gens ne se doutant bien évidemment pas que cela constituait bien plus qu'un surnom.
Tu te rappelles ce contrat commun en Arizona.
Comment l'oublier ? Oui comment oublier ce vieux Keith.
Le pauvre vieux se baignait dans sa piscine avec un bon morceau de Rock à un volume sonore démesurément élevé.
Tu te rappelles sa tète lorsque le morceau s'est terminé et qu'il a entendu les râles de ses hommes de main.

Il est sorti et lorsqu'il nous a vu. Il a dit.
Fou rire de Nolan qui se tortille sans aucune dignité sur mon canapé. Pour ma part, je lutte pour ne pas faire de même. Je reprends au prix d'un gros effort : Il a dit bonsoir. Bonsoir comme si c'était la chose la plus naturelle au monde que de voir deux hommes en tenues paramilitaires noires avec des masques au milieu de la nuit.
Nolan continue : Alors moi, je lui dis avec toute la courtoisie qui me caractérise n'est ce pas. Enchanté Mr Stolder. Puis, je
Puis, tu lui en envoies une à bout portant. Franchement, moi je pense que tu aurais tout de même pu lui dire au revoir.
Pourquoi est ce qu'il a dit bonsoir ? Il se pissait dessus le mafieux.
C'était nerveux je dirais. Peut être qu'il a évacué son stress comme cela. Ou qu'à ce moment là il savait qu'il était mort et a voulu partir avec panache.  
P'tet bien effectivement. Tu connais le sexe du bébé ?


Je nous ressers une troisième tournée avant de répondre avec un sourire de fierté : Non pas encore, on préfère garder la surprise et toi ?
Oui, ce sera un petit gars. Tu crois qu'il sera aussi doué que son père ?
Ça dépend en quoi. Pour enchaîner les shots de téquila aucun doute, pour rendre les donzelles folles à lier de même et pour être un emmerdeur de première également. La relève est assurée.

Un petit rire s'échappe de mes lèvres, un coup de poing amical manque de me faire renverser le contenu de mon verre et je lui lance un regard faussement énervé.
Le whisky c'est sacré vieux ! Je m'enfile mon verre cul sec tandis que Nolan fait tourner le petit chevalier de bois que j'avais taillé il y a quelques temps.
Pas mal Arès. Tu fais le bon choix sur ce coup là. Les jouets en bois il n'y a que cela de vrai. Rien à voir avec ces merdes en plastiques made in china.
Yep, j'ai fait çà comme ça sans même savoir pourquoi mais après réflexion je pense que l'on va s'orienter vers le bois pour le berceau et le reste. Je pensais à un joli ouvrage avec des sculptures dans un style antique.
Et ben, ce bambin n'aura que le meilleur à ce que je vois.
Bien sur tant que l'argent suit. Pourquoi se priver ?  C'est toi qui m'a appris ça.
Mais en respectant les règles élémentaires de prudence.
Bien évidement l’ancêtre. Tu m'as pris pour un bleu.


Cette fois c'est mon vieil ami qui rit et je ris de concert avec lui. Un coup d’œil à ma montre m'indique qu'il se fait tard. Nolan reprend : Et pour la peluche. Un tigre géant j'imagine.
Quelle question ? Cela va de soit.
Nous discutons encore quelques minutes avant que Nolan ne me fasse part de la suggestion qu'il devrait rentrer. Je le raccompagne à la sortie, lui tend sa veste et lui demande d'embrasser Aiyanna pour moi.

HCC ( hangar de combats clandestins ) Six heures avant la réunion :

Je me gare dans une rue adjacente au vieux bâtiment défraîchi ne payant pas de mine devant lequel deux gardes surveillent les environs et détaillent les allées et venues à l’affût du moindre signe de la concurrence échaudée par l'OPA sicilienne. Je descends du rover et me dirige vers le HCC d'un pas tranquille. Un sac de sport se balance nonchalamment contre mon épaule droite. Je salue les deux gardes à l'entrée d'un petit signe de tète et pénètre sur les lieux pour le moins déserts en cette fin d'après midi. Je sourie à Largo et lui serre la main lorsqu'il vient à ma rencontre et refuse poliment sa proposition d'un petit remontant. Je vais au vestiaire et me change rapidement pour le petit combat amical qui m'attend. J'y trouve Nolan qui a presque fini. Accolade amicale et échanges d'amabilités et de piques d'avant match plus tard, nous quittons les vestiaires avec des gants de boxe aux mains. Nous pourrions tout aussi bien nous battre sans mais si je suis un surnaturel et que mes os peuvent se ressouder d'eux mêmes dans un laps de temps relativement court ce n'est pas le cas de notre vieil ami et je suppose que voir des gars de son équipe amochés pour le sport ne plairait pas des masses à ce cher Aless.

Nous montons sur le ring sous le regard de Finn qui revient des toilettes. Je salue l'irlandais de la tète et ce dernier sourit de la manière dont il sourit avant de lâcher une connerie alors je prends les devants. Hey Finn. Qu'est ce que tu fous encore ici ? J'fais mon job tout simplement. C'est toi qui m'a assigné au hangar. Oui, ça je le sais mais là tout de suite. Je pense que Nolan et moi sommes amplement suffisants. Ben, j'imagine que je reste pour vous regarder vous battre ou du moins essayer. Personne mets de gant ici. Je sais qu'admirer deux hommes plus expérimentés que toi doit être jouissif mais tu n'as pas de conquêtes à aller émerveiller, de compagnies féminines à savourer ou de connaissances à emmerder ? J'ai toujours des femmes à contenter moi les mecs. Et ben alors vas y t'as ma permission. C'est le club des hommes mariés aujourd'hui. Tu veux dire celui des futurs divorcés ouais. Petit rire de Finn et de Nolan et large sourire sur mes lèvres. Allez casse toi l'irlandais. Et fais gaffe à toi hein. Toujours chef. Je secoue la tète d'un air navré pour la forme. Car en réalité, Finn me plaît bien derrière son costume de trublion de l'équipe. Je suis persuadé que malgré son plaisir de jouer les guignols il est le membre de l'équipe le plus attaché à ses frères d'armes. Je ne sais pas. Une petite lueur dans son regard. La lueur de quelqu'un qui vénère quasiment le concept de famille.

Le combat s'engage sans temps morts ni concessions. Les coups pleuvent, droites, gauches, uppercut. Tout comme les esquives et les feintes. Le ballet guerrier me voit ne pas faire usage de mes habilités surnaturelles et j'avoue que Nolan parvient à me surprendre à plusieurs reprises. Le spectacle de deux combattants expérimentés ne tarde pas à attirer le personnel et je note le coup d’œil appréciateur de Largo. Une bonne demi heure plus tard nous nous arrêtons épuisés. Je descends du ring avec un grand sourire et remarque Finn assis sur les marches de l'escalier menant au bureau d'Alessandro. Je l'interroge du regard et il répond : Anna répondait pas alors je suis resté. J'retire ce que j'ai dit. Vous êtes très bons les gars. Tout le hangar éclate de rire en entendant ça et Finn peste avant de proposer un combat à Nolan qui accepte. Pour ma part, je vais me changer avant de rentrer pour me doucher.

HCC- bureau d'Alessandro Amaro- 22h32 :

Je pénètre dans le bureau local du sicilien d'un pas tranquille, un chewing gum dans la bouche. Ce soir nous commençons à mettre en place les plans pour le braquage de cette semaine. N'ayant aucune expérience dans le domaine des vols de haute volée, je laisse les gens plus expérimentés se charger de toute la logistique. La sagesse c'est aussi de reconnaître ses faiblesses et ses points faibles. J'ai été mercenaire pas braqueur de banque. Alors, je me contente pour ma part de prendre note et d'apprendre au contact de personnes maîtrisant cet exercice périlleux bien plus exigeant que l'on ne l'imagine. Si vous regardez ces stupides films hollywoodiens vous pouvez vous imaginez que c'est plus facile que cela en a l'air alors que pour que tout se déroule sans accroc la préparation doit être minutieusement réussie. Le moindre détail examiné, la moindre option soupesée de sorte que le braquage en lui même se révèle n’être qu'une simple exécution d'un script préparé en amont bien avant l’événement fatidique. Nous, nous ne disposons que d'une semaine pour préparer le coup. J'aurais bien conseillé à Alessandro de ne pas précipiter les choses mais ce sicilien peut être plus têtu qu'un mulet en colère lorsqu'il est déterminé. Nous avons ce trait de caractère en commun. Je me demande parfois lequel d'entre nous est le plus têtu. Et puis, il y avait une raison précise à cette précipitation apparente. Nous avions besoin de liquide pour financer notre guerre face à Victor Barns. Or, il n'y avait pas trente six mille moyens d'obtenir du cash instantanément...

J'adresse un petit signe de tète à Ryan et un sourire à mon boss qui ne le remarque pas bien trop occupé à garder ses deux billes concentrées sur la carte maintenue sur le vieux bureau par un verre de Whisky et la bouteille en question. Un sourire amusé se peint sur mes lèvres lorsque je remarque que San Francisco a été rayé de la carte par le verre du boss et que j'imagine le commentaire de Finn. Écraser San Francisco, les gens n'ont plus aucun respect qu'il grommellerait dans sa barbe. L'amour de Finn pour sa ville natale égale à peu près son amour pour les jolies femmes. Mon sourire s’efface pourtant bien vite car je suis saisi par la tension latente émanant de la pièce. Ce qui se trame ici n'est pas anodin ni un jeu. Le professionnalisme de l'équipe nous permet une certaine  tranquillité d'esprit pouvant déboucher sur des moments de détente criminelle mais nous ne prenons jamais les choses à la légère. Les risques restent toujours gravés quelque part dans notre esprit. Et derrière, l'amusement passager se cache une discipline sans égale dans les environs de la petite ville californienne. Je pose mes mains sur le bureau et prends le temps d'observer la carte avec attention, mémorisant le moindre détail et écoutant avec application les informations énoncées par  le patron.  Je recoupe les renseignements suivant le code couleur et me fait ma propre idée sur certaines choses. Je soupèse les options bien que le boss doit sûrement l'avoir déjà fait. Je le fais malgré tout comme un élève effectuant ses devoirs. Histoire d'enrichir mon panel d'aptitudes criminelles. Histoire que cela devienne mécanique dans mon esprit. Le passage de mercenaire à bras droit d'un mafieux ne me pose pas franchement de problèmes particuliers néanmoins il faut prendre le pli.

Je ne parviens pas à me retenir devant la vue d'Aless traçant ou du moins tentant bravement de tracer une ligne représentant notre porte de sortie, de retrait et de retour jusqu'à BH et lâche une taquinerie moqueuse sur les ritals et les fesses qui ne semble pas plaire à Alessandro puisqu'il nous fustige Ryan et moi. Le regard que nous échangeons peut être traduit par qu'est ce qui lui arrive ce soir, il n'a pas tiré son coup ou quoi. Mais, nous reprenons notre sérieuse concentration en sentant que le sicilien est tendu parce qu'il prépare ce qui nous attend au millimètre près. Andrew s'amène à son tour et s'installe près de Ryan. Là ou il y a un Ryan il y a souvent un Andrew. Les deux cousins étant très proches, ils passaient énormément de temps ensemble au boulot et en dehors. Je chasse la pensée lancinante de mes propres cousins partis trop tôt et je lance un morceau de gomme à Ryan à sa demande tandis que les amoureux de la nicotine s'enfilent leurs doses. La préparation du plan continue et j'écoute avec attention les experts se charger des divers détails avec minutie tout en me demandant si toute l'équipe allait finir par débarquer dans le petit bureau. Les gars étant tous au hangar ce soir.

Mais, personne d'autre ne monte. J'avais raison là ou il y a un Ryan, il y a un Andrew. En parlant du cadet de la team, celui ci connaît son affaire et supplée le sicilien avec assurance et aplomb. Je me dis que j'ai vraiment du pif pour les recrutements et acquiesce à leurs propos me paraissant logiques. Puis vient la question fatidiques des participants et je lève les yeux au ciel lorsque le patron indique à Ryan qu'il fera partie des réjouissances au grand étonnement de ce dernier. Je ne parviens pas à réprimer une grimace d'exaspération. A quoi bon être boss et avoir des soldats si c'est pour prendre autant de risques qu'eux ? Mais, je suis bien conscient que rien de ce que je pourrais dire à Alessandro ne le fera changer d'avis. Après réflexion, il est bien plus têtu que moi. Et puis, c'est grâce à cette attitude qu'il a gagné tout mon respect et ma loyauté. Il ne coupera néanmoins pas à un sermon sur l'imprudence de ses choix. Ben quoi ? Je vais être père. Autant que je m’entraîne non ?

Aless fait un récapitulatif des informations et je prends ensuite la parole : Pour les voitures à voler, je vous conseille des japonaises. Elles ne paient pas de mine mais en ont sous le capot. Mais, le vol étant ton domaine Andrew tu feras bien évidemment ce que tu estimes le mieux.
Hochement de tète et sourire de l'intéressé. Je reprends : Je pense que ce serait une bonne idée de se procurer un scanner de fréquence permettant de capter les ondes de la flicaille par pure mesure de précaution. Il me semble qu'il s'agirait d'un plus non négligeable si cela ne se déroule pas comme prévu. Ryan tu penses pouvoir trouver ça ?
Oui, sur le marché noir. Je connais d'anciens militaires reconvertis dans la revente de ce genre d'objets.
Tu penses que tu pourrais nous en dégotter un avant le casse ?

Andrew intervient et nous annonce avec un grand sourire qu'il en a un et qu'Aiden également. Et que c'est le conducteur qui lui avait conseillé de s'en munir pour leurs cambriolages.  
Parfait. Tu peux continuer sur le coffre Boss.   




Why do we fall sweetheart ? To learn everytime.


Dernière édition par Arès Kye Coleman le Mar 10 Jan - 16:16, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Di nuovo in strada | Feat Arès   Mer 28 Sep - 17:58



Di nuovo in strada


Feat : Arès Kye Coleman


Arès suggère à Andrew de choisir des voitures japonaises. C’est vrai qu’elles n’ont pas le côté ostentatoire des américaines, ajoutant un bon point pour la discrétion. Notre pays a de larges routes là où le Japon gère chaque mètre carré de place avec soin. Toutefois mon second n’a pas tort. Les asiatiques ont uno sguardo assez passe-partout tout en ayant du répondant sous le capot. Andrew acquiesce, confirmant l’excellence de l’idée d’Arès. Il précise qu’il va aussi faire en fonction des voitures qui semblent peu bouger de place et donc susceptible de ne pas être rapidement déclarées comme étant volées. J’apprécie le professionnalisme de l’homme que nous avons recruté. Andrew pensent aux détails qui, ajoutés les uns aux autres, font la réussite d’une opération.

Je demande s’il y a des questions, Arès poursuit avec la nécessité de posséder un scanner de fréquence. C’est vrai que savoir en temps réel ce que se dit la volaille est un atout non négligeable. A LA les flics avaient une ligne spéciale qui était brouillée. Une ligne qu’ils réservaient pour leurs grosses opérations, comme celles de tenter de faire chuter un parrain de la pègre… Néanmoins je suppose que la police de province n’est pas équipée de ce genre de brouilleur sophistiqué et ultra cher. Et puis on ne traque pas des voleurs de supermarché comme on traque les pontes de la mafia. Je réalise qu’il faut tout mettre en place, chose que je n’avais pas vraiment eu à faire à Los Angeles. L’aide d’Arès est précieuse. Je ne peux pas avoir en tête tous les détails, d’où l’importance de notre équipe efficace et complémentaire.

- Ryan tu penses pouvoir trouver ça ?
- Oui, sur le marché noir. Je connais d'anciens militaires reconvertis dans la revente de ce genre d'objets.
- Tu penses que tu pourrais nous en dégotter un avant le casse ?


C’est là qu’Andrew, le cousin de Ryan, intervient et annonce qu’il en a un. Je lève mon verre de whisky à son intention. Décidément cette squadra s’annonce parfaite. Ryan et Andrew sont parfaitement dans leur rôle. Si le reste de l’équipe suit ce niveau, Beacon Hills sera bientôt sous mon emprise. Nous en arrivons au braquage en lui-même. Je sors une feuille de papier et trace grossièrement un schéma du Dan’Market d’après les informations de Logan. Je matérialise les issues, deux sur la façade côté rue pour les clients, un sas camion à l’arrière ainsi qu’une porte de service.

- Il y a une alarme volumétrique dans le magasin ici mais elle ne couvre pas toute la surface. Elle sert surtout à protéger la zone des alcools et des marchandises de valeur. Le système est complété par des alarmes d’ouverture sur les portes et fenêtres. Nous allons entrer par ici.

Je montre un point à l’aplomb du bureau du directeur, sur le toit. Il y a une fenêtre de toit verrouillée que l’on devra briser.

- Cela sera aussi notre point de sortie. Une fois la fenêtre de toit ouverte, Andrew, Ryan et Arès vous vous occupez du coffre, pendant que Sam et Finn font le guet sur le toit. Tyrone sert de liaison entre nous. Aiden et moi restons dans les voitures, prêts à dégager.

La répartition des taches semble trouver un consensus. D’après Logan mon indic, le coffre est de facture standard avec une serrure à combinaison.

- Vu le modèle du coffre je vous propose que nous gelons la serrure et d’y aller à la masse.
- Pourquoi pas avec de l’acide ?
- C’est trop long Andrew.
- Et comment s’y prend-on ?
- Il faut voler une ou deux bouteilles d’oxygène dans un hôpital. Finn peut s’en occuper ? Qu’il évite d’aller faire ses courses dans celui de Beacon Hills…


Devant l’air perplexe des deux cousins pourtant habitués à forcer des coffres, je fais un vague schéma pardessus le plan du Dan’Market. Je leur explique qu’il faut un bon kilogramme de mastic de verrier pour créer une cuvette étanche au droit de la serrure du coffre. Qu’ensuite, il faut briser le détendeur de la bouteille d’oxygène sans qu’elle parte comme un obus.

- La détente du gaz va geler la serrure, et si nous nous débrouillons bien, la cuvette de mastic va conserver le gaz liquide contre la serrure. Le froid extrême rend les matériaux cassants. Il suffit d’un bon coup de masse centré sur la serrure et le tour est joué.

Andrew semble dubitatif alors que son cousin affirme avoir déjà entendu parler d’une telle méthode.

- Je viens avec vous pour l’ouverture du coffre.
- On va s’en sortir Boss.
- Non Ryan, si vous ne l’avez jamais fait de cette manière, nous assurons le coup. Je m’occupe de l’ouvrir puis retourne vous attendre dans la voiture en vous laissant le soin de le vider. Andrew prendra son matos avec l’acide pour un éventuel plan B.


Le plus jeune est rassuré que je n’écarte pas totalement sa manière d’opérer. Ma force de lycan et celle d’Arès seront un atout pour l’étape où il faudra jouer de la masse, toutefois il est sage d’avoir une solution de secours. Ryan et Andrew notent ce dont nous avons besoin, prévoyant les menus détails afin que nous ne laissions aucun indice valable à la flicaille après notre passage.

Une rumeur qui s’élève du hangar nous annonce qu’un combat déchaine les passions des parieurs. Je regarde chacun des protagonistes se trouvant dans le bureau, écoute et réponds à leurs remarques et précisions, puis descend dans la fosse m’exalter avec la foule présente d’un combat particulièrement musclé. Lors d’un temps mort, je m’approche de Joe, l’arbitre.

- S’il est d’accord, je prends le vainqueur une fois qu’il aura récupéré.

Les deux hommes qui sont assis à un angle opposé sur le ring m’entendent. Visiblement ils ont subitement hâte d’en finir pour tenter d’en découdre avec moi. Ma proposition de participer aux combats enthousiasme les parieurs qui se ruent sur Largo alors que nous ne connaissons toujours pas lequel des deux je vais affronter. Je file vers ce qui est un bar improvisé, Largo sur les talons.

- Faut vraiment faire des travaux ! Ce bar est miteux !
- J’ai justement quelques idées à vous proposer Boss.
- Je t’écoute Largo.


Mon gérant a vraiment pris son job au sérieux et me donne un axe de modification qui ne tient pas uniquement compte du bar mais aussi de la zone des combats. Je discute avec lui tout en sirotant un whisky de qualité moyenne. Le HCC n’a pas la prétention de faire dans le produit luxueux et raffiné. La majorité des mecs qui sont ici ne feraient même pas la différence avec un des bons purs malts que je sers au Pink.

- Il faut trouver un autre nom que "HCC", Fight Club ?
- Un peu simpliste non Boss?
- sì.


Après trois quart d’heure, Joe vient me voir pour me dire que le ring n’attend que moi. Pendant toute ma discussion avec Largo, cela a été un défilé constant de parieurs dès qu’ils ont su qui j’allais affronter. Quel que soit le résultat du combat, la recette sera florissante. Je finis mon verre d’un cul sec et m’avance vers le ring en déboutonnant ma chemise, le sourire aux lèvres. Je flambe, je brille comme le rital que j'affiche être. C'est dans ma nature, et le restera. Je remarque que ma squadra est attentive à ce qu’il va se passer. Si je leur fais passer un test avec le cambriolage que j’organise, l’inverse est également vrai. Ils veulent voir de visu ce que leur boss a dans le ventre.

Quand je monte sur le ring et fais face à mon adversaire, j’ai un temps d’arrêt. Il avait l’air moins imposant tout à l’heure assis sur son tabouret. C’est un black qui a la même carrure qu’Arès avec quelques centimètres de plus. Il va falloir que je soigne ma garde. C’est un loup comme moi. Alors que je laisse Joe nouer les gants de boxe sur mes poignets, je prends un air faussement résigné. Je fais un clin d’œil à Arès qui secoue la tête hilare, car il sait que le combat est parfaitement équilibré et que ma belle gueule peut prendre cher. Le gong sonne l’engagement.

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Arès Kye Coleman

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MessageSujet: Re: Di nuovo in strada | Feat Arès   Mer 5 Oct - 23:39

Di nuovo in strada



ft. Aless

Un paquet de mots
pensées en italique
dialogue en gras

La réunion suit son cours dans le petit bureau exiguë du premier étage du hangar des combats clandestins. Un coup d’œil en biais vers Alessandro m'indique qu'il est plus que satisfait de la tournure des opérations et que l'expérience de nos hommes y compris le plus jeune d'entre eux lui apporte une satisfaction bien réelle. Difficile de se rater lamentablement lorsque les gars sous ses ordres étaient aussi compétents que lui dans leurs domaines respectifs. De toute manière le sicilien ne se ratait jamais lamentablement, il planifiait sans cesse les événements, avait toujours un coup d'avance sur ses adversaires quels qu'ils soient. Et ne se jetait jamais dans quelque chose de défavorable s'il n'avait pas une carte secrète ou un atout dans sa manche. Le sicilien était un véritable Machiavel des temps modernes et je savais que ce n'était nullement de la chance qui menait son étoile vers la réussite la plus éclatante mais une maîtrise complète des codes de ce milieu, son milieu. C'était comme si Alessandro était né pour cela. La criminalité lui allait comme une deuxième peau et j'avais bien du mal à l'imaginer ne serait ce que dans une autre vie autre part qu'à la tète d'une entreprise criminelle. Le patron suit avec attention mon échange avec les cousins concernant les véhicules à privilégier et les mesures de précaution à travers la possession de scanners de fréquences. Je suis moi même impressionné par les compétences et l'assurance se dégageant de nos plus proches collaborateurs.

Oui, je cherchais un terme particulier à leur accoler étant donné que les gars sont au dessus des simples hommes de main ordinaires mais néanmoins des hommes de main malgré tout. La garde rapprochée d'Alessandro se révélait très prometteuse pourtant elle ne pouvait qu’être une source de déception potentielle jusqu'au moment ou elle passerait son baptême du feu sous nos yeux. Pour ma part, je n'avais aucun doute sur le fait que ce braquage allait se dérouler au millimètre près comme nous venions de le planifier car Ryan, Andrew, Tyrone, Aiden, Sam, Finn et Nolan étaient à mes yeux la crème du milieu. La fine fleur des malfrats de notre petite ville. Leurs compétences respectives se complétaient les unes les autres pour nous donner une équipe aussi bien capable de braquer une supérette que de nettoyer un repaire ennemi sans laisser de trace, kidnapper quelqu'un et l'envoyer dormir avec les poissons ou même protéger une personne sans que cette dernière ne s'en rende compte. De plus le fait de pouvoir compter sur d'autres personnes me libérait d'un poids vis à vis de la protection du sicilien. J'ai beau être un surnaturel, je ne suis pas infaillible et ne peux pas être partout. Savoir que quelqu'un comme Ryan, Finn ou Tyrone surveillait ses arrières était un gage non négligeable de sérénité à mes yeux.

Mon regard croise celui d'Alessandro et j'y lis l'appréciation de notre complémentarité devenue avec le temps quasiment instinctive. Le sicilien lève son verre à l'intention d'Andrew un sourire de contentement sur les lèvres. Puis, il le repose et s'attaque au vif du sujet soit le déroulement du braquage en lui même. Sur une feuille de papier, il matérialise les issues et la configuration de lieux. J'observe la feuille d'un air concentré afin de mémoriser les diverses informations du patron. Encore une fois, je suis un néophyte dans le domaine du braquage alors je m'efface et mémorise. Passer par la fenêtre d'accord. Toute cette logistique me convient parfaitement. D'autant plus qu'Aless a la sagesse de rester avec Aiden dans les voitures. Passons au coffre maintenant, c'est bien là le plus compliqué à mon goût car je n'y connais rien en serrure. Mais encore une fois, de véritables experts en vol sont présents dans le bureau alors il ne s'agit que d'une simple formalité. Un débat s'engage autour de la méthode privilégié par le boss entre Andrew et Alessandro. Pour ma part, je tente de visualiser le coffre et leurs méthodes respectives. Pendant que le patron explique à Andrew et Ryan l’intérêt de sa méthode, je sors mon second téléphone celui que j'utilise pour le travail et envoie un message à Finn occupé à regarder les combats d'un œil appréciateur assis sur les canapés en cuir abîmés. Mon message le prévient de ce qu'il va devoir aller chercher dans un hôpital de la région. L'irlandais me répond qu'il s'en chargera dès le lendemain.

Lorsque je reviens sur la réunion, le débat est terminé et Alessandro nous indique qu'il viendra finalement avec nous pour forcer le coffre et qu'il ne ferme pas la porte à la méthode des cousins juste au cas ou. Nous aurons donc du matos supplémentaire par mesure de précaution. C'est une bonne chose. Toute la planification du monde ne permet pas toujours d'éviter les imprévus. Ryan et son cousin se saisissent de feuilles sur lesquelles ils notent tout le matériel nécessaire à l'opération. Une clameur soudaine nous indique que le combat en cours déchaîne les passions. Le sicilien répond à nos dernières questions et nous apporte d'ultimes précisions avant de descendre. Pour ma part je me tourne vers Andrew et lui demande : Ce sera ton combientième braquage ? Ce dernier me répond avec un grand sourire : Le septième. J'esquisse un grand sourire à mon tour et leur propose que nous allions voir le boss combattre. Car je suis persuadé que le sicilien a ressenti le besoin, l'envie féroce de combattre dès le moment ou il a entendu la clameur sauvage des spectateurs et des parieurs.

Je commence à le connaître depuis le temps. Lorsque nous descendons tout les trois il est engagé dans une discussion animée avec Largo. Je laisse mes sens de surnaturels me procurer des bribes de leur discussion et esquisse un autre sourire. Largo a bien raison, il faudrait rendre le HCC plus confortable sans pour autant l'aspect underground qui plaît tant aux habitués. Le manager connaît son affaire et tente de convaincre Alessandro de l’intérêt de sa vision. Pour ma part, je me dirige vers la sortie Ryan et Andrew sur les talons tandis que le reste de l'équipe est éparpillé aux quatre coins du hangar soit en train de surveiller et de sécuriser les lieux avec le personnel du hangar soit en train d'observer le combat en cours. Une fois à l'extérieur, je tapote l'épaule des deux gars de faction et leur demande si il y a quelque chose à signaler. Les deux hommes répondent par la négative et je reste sur le seuil en compagnie de Ryan et Andrew. Le plus jeune des cousins se grille une autre cigarette et je dis aux deux gars du HCC de faire une petite pause.

Nous restons tous les trois debout à surveiller les alentours en discutant de tout et de rien durant une bonne trentaine de minutes. Les deux sentinelles reviennent finalement à leur poste et je vais m’asseoir sur le même canapé que celui depuis lequel je leur avais fait passé leur entretien d'embauche. L'ambiance se fait plus animée au fur et à mesure de la soirée et en voyant Alessandro observer les deux combattants prêt du ring, je comprends qu'il analyse son futur adversaire. Tyrone s'amène et s'assoit près de moi avant de me tendre l'une des deux bières qu'il porte. Je le remercie et discute avec lui à propos des combats. Nolan et Sam sont les suivants à venir s'installer avec une bière à la main. Finn s'installe à son tour peu avant que Largo ne prépare Alessandro à monter sur le ring. Il tient un verre de vodka à la main et nous nous moquons gentiment de lui en disant qu'il ne peut jamais rien faire comme tout le monde. Puis, ce sont finalement Sam, Ryan et Andrew qui s'installent à leur tour sur les modestes fauteuils en tenant des bières bon marché récoltés au bar. Nous échangeons au sujet du combat à venir et les paris vont bon train dans notre assemblée. Tout les regards sont tournés vers le patron.

Je remarque le temps d’arrêt du sicilien lorsqu'il monte sur le ring et remarque que son adversaire est plus balèze qu'il ne le pensait. J'observe à mon tour le grand baraqué qui n'aurait rien à m'envier et remarque que c'est un loup garou. Les gars sont tous à l’affût du début du combat et je manque d'éclater de rire. L'air faussement résigné d'Alessandro m'arrache un sourire solaire. J'éclate finalement de rire en me disant qu'il allait gagner mais morfler bien salement. Son adversaire est l'un des meilleurs combattants du hangar selon Finn et ce dernier a une belle expérience en combats clandestins. De plus c'était un loup garou ce qui signifiait qu'ils étaient à égalité. Le clin d’œil d'Aless ne fait que renforcer mon hilarité. Je retrouve néanmoins mon sérieux au moment ou le gong sonne le début du combat. Le boss ne peut pas se permettre de perdre alors que tout ses hommes ont le regard fixés sur lui. Je sais qu'il est pertinemment conscient que de la même façon que j'avais jaugé sa valeur tandis qu'il jaugeait la mienne lors de mon propre entretien d'embauche, les sept hommes assis à mes cotés sont en train de faire de même.




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MessageSujet: Re: Di nuovo in strada | Feat Arès   Mer 12 Oct - 17:31



Di nuovo in strada


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L’ambiance dans le hangar est électrique. Joe prend son temps à nouer mes gants de boxe. Dans l’assistance, je suis loin de n’avoir que des sympathisants. Je me doute bien que mon push pour prendre les rênes de cette affaire de combats clandestins et de faire du hangar ma base, n’est pas du gout de tous. Toutefois il y a une chose entre être mon ennemi avéré comme Barns et ses hommes, ou m’être simplement hostile comme en dénotent les murmures à peine voilés de quelques-uns qui souhaitent que je perde le combat. Je mémorise les visages, il est toujours bon de savoir d’où peut venir une embrouille. Cependant, je me moque ce que pensent les mécontents, car j’ai bien remarqué que mon équipe s’est installée de manière à suivre le combat. Ils ne font pas une pause, loin de là. Je fais marrer Arès en faisant une grimace équivoque simulant la faiblesse. Toutefois l’intermède est terminé, Joe s’écarte, le combat va commencer. Je tends mes poings pour le salut traditionnel. Le grand balèze du nom de Jack m’écrase les poings dans un geste de haut en bas. J’en fais autant. Le moment de l’intimidation vient de commencer. Joe nous demande de nous écarter, le gong retenti.


Quatre boules de cuir sur quatre pieds de guerre
Bombardent le plexus, Boxe, Boxe,
L'angle du maxillaire

Cela commence fort. Nous combattons selon les règles de la boxe anglaise, les griffes prisonnières des gants de cuir et les crocs assez mal vus, même si certains combattants ne se gênent pas à déséquilibrer un combat ainsi. J’aime les beaux combats, la façon de gagner est à mes yeux, autant importante que la victoire elle-même.

Quatre boules de cuir, mes poings contre les siens,
Moi le jeune puncheur, Boxe, Boxe,

J’ai fait abstraction des parieurs qui hurlent, de la moiteur de l’air qui empuantit le tabac ou de mes hommes qui m’observent et m’analysent. Je dois gagner, pour conquérir leur estime et leur respect. Il ne suffit pas de faire de l’esbroufe en venant m’emparer du hangar fort d’un actif avec une tuerie sanglante perpétrée à deux. C’est un jeu où il faut savoir transformer l’essai. Personne ne nous a vus tuer les gars de Barns. Le combat de ce soir est du concret.

Quatre boules de cuir dans la cage du ring
Son crochet je l'encaisse,
Il esquive mon swing

Jack est un loup qui a l’habitude de combattre. Son poing qui s’écrase avec un bruit mat sur mon torse me vide violemment les poumons d’air. Nous sommes de forces équivalentes, ce n’est donc pas à ce niveau que je peux marquer des points. Je repense au gamin que j’ai recruté comme chanteur, mais aussi comme Joker dans mon organisation. Lors de son « entretien d’embauche » Miyavi m’avait impressionné par sa facilité à changer de plan d’attaque comme il respire. Il m’avait dérouté un moment, avant que la force brute du loup mature que je suis, ne s’impose.

Mais ses gants et mes gants ne pensent pas de même
Ô déesse de pierre, pour atteindre ton cœur,
Il n'est qu'une manière, Boxe, Boxe,
Il faut être vainqueur

Je change donc de technique et commence lentement à embrouiller mon adversaire. Je pars d’un engagement connu, pour finir sur une feinte qui n’a rien à voir. Au début, je le touche peu, par contre Jack ne m’atteint plus du tout. Il ne peut plus se fier à la lecture de mes gestes ou de mes appuis. Je mélange les styles et les types d’attaques. C’est forcément moins efficace, mais je finis par agacer mon adversaire à ne jamais être là où il m’attend. Un fin sourire étire mes lèvres. J’ai pris la domination du combat et j’aime ça. C’est dans ce rôle que j’excelle le mieux, celui de la maitrise et de la gouvernance. Je ne suis pas un suiveur, et avant d’être un leader j’étais un outsider, l’estraneo qui attend patiemment son heure.

Quatre boules de cuir tournent dans la lumière
De ton œil électrique, Boxe, Boxe,
Ô déesse de pierre

Droite, gauche, je pare, j’esquive d’un pas à droite. Je reste souple sur la pointe des pieds. Flexion des genoux, mon poing s’encastre au niveau de son sternum, j’enchaîne, me relève et lui balance un uppercut. Mon gant vient le cueillir au menton, ses dents claquent les unes contre les autres. Nous ne portons pas de protège dent, c’est un coup à se sectionner la langue. Jack, un genou à terre, est sonné. Joe me repousse, il compte.

- 4... 5... 6...

Jack se secoue, son corps encaisse et se répare. Le regard meurtrier, il revient au contact, seulement le gong sonne la fin du round. Chacun va s’asseoir dans son coin de ring. Largo me donne à boire et m’éponge le front. Je suis en nage.

- Vous êtes le favoris Boss.
- J’espère que mon numéro de faiblard au début a fait monter la côte de Jack.


Largo me répond avec un clin d’œil. Me voyant mis en échec et plus en défensive qu’en attaque dans la première moitié du premier round, la côte de Jack a grippé. Depuis que j’ai dévoilé mon jeu, beaucoup se mordent les doigts sur leur choix de poulain à soutenir. Les paris sont traditionnellement clos à la moitié du premier round afin de donner le temps aux parieurs de voir « la marchandise » en action. Mon jeu était calculé depuis le départ. Le gong retentit, c’est parti pour le second round.

Jack me charge comme un buffle. Tout le temps de la pause il s’est fait huer par ceux qui ont misé sur lui. Le mental est primordial dans un combat. Je ne l’ai pas encore frappé, mais j’ai d’ores et déjà gagné le combat.

Qui des deux est champion
Quatre boules de cuir et soudain deux qui roulent
Répandant leurs châtaignes
Dans le cri de la foule

J’enchaine les coups, Jack est en défense les poings levés devant son visage. Il recule, j’avance. Joe nous sépare car je le bloque à la corde. Nous nous toisons, Jack toujours en position de contre, moi qui sautille. J’avance d’un pas, feinte de lui lancer un direct, mais ploie à la dernière seconde, son plexus du droit, son foie du gauche. Jack encaisse, sa garde se baisse. Crochet du droit, suivit d'un crochet du gauche. Je termine par un direct du droit. La poignée de secondes qu’aura duré mon enchaînement s’est faite dans un silence absolu. Seuls les bruits de l'impact de mes gants de cuir et Jack réant sous la douleur ont perturbé le silence dans le hangar pourtant blindé de monde. Le mutisme et la stupeur de la foule fait entrer ce moment dans les annales.

Enfant je m'endormais sur des K.O. de rêve
Et c'est lui qu'on soutient
Et c'est lui qu'on soulève

- 8... 9... 10... OUT !

Le décompte de Joe raisonne dans le hangar et un vrai capharnaüm retentit quand il me soulève le poing pour me désigner vainqueur. Il n’y avait aucun doute à avoir sur l’issue de ce combat. N’est-ce pas moi qui écris mon histoire ?

Jack est ranimé pendant que je saute par-dessus les cordes et à la manière d’un Joe Frazier, je fends une foule bien excitée, un peignoir blanc sur les épaules sorti de je ne sais où par Largo. Mon gérant semble avoir le sens de la mise en scène et c’est bien ce dont il s’agit là, même si j’ai réellement apprécié d’en découdre sur le ring. Arrivé devant Arès je lui tends mon poing encore ganté de cuir. Mon second écrase sa paluche contre la mienne sans ménagement.

- Bene. C’est qu’il ferait soif !

Je réclame un whisky pendant que Largo défait les lacets de mes gants. Je suis soulagé de pouvoir à nouveau déplier les phalanges. Un regard vers mes hommes me rassure sur le fait qu’ils ont apprécié le spectacle. Ils ont également compris la mise en garde sous-jacente. Celle qu’il est préférable d’éviter de me doubler.

(…)

Largo vient de m’appeler. Mon coup d’éclat au hangar il y a quatre jours de cela, a fait grand bruit dans le milieu. Il croule sous les demandes de combat. Le nombre de parieurs a augmenté de manière si conséquente, qu’il est obligé de refuser du monde. Le hangar affiche complet depuis quatre jours. Il dit également que les gains des paris nous donnent un bon pécule après avoir viré les frais de fonctionnement. Victimes de notre succès, le hangar se révèle trop petit. Largo suggère qu’au lieu de rafistoler le hangar qui devient plus vraiment discret avec autant de monde qui gravite autour, qu'il serait préférable de transférer l’activité dans un lieu plus approprié. Je sais que la flicaille est bien occupée avec des affaires d’êtres chimériques, mais ils pourraient un jour lever le nez de leur guidon et se mettre à surveiller le banditisme ordinaire.

Largo assure, je lui laisse donc carte blanche de me proposer d’autres lieux où transplanter les combats. Si cela se fait, je sais déjà ce que je vais faire du hangar qui se libérera. Il faut toujours avoir deux ou trois coups d’avance.

(…)

Je n’ai rien dis à Jansen de notre virée à Hanford pour le casse. Je ne souhaite pas le mêler à ce genre d’activité. Le Drus n’est pas dupe de mes activités. Bien que lié à moi par la malédiction du gui, je sais qu’il scelle sa vie à la mienne en toute connaissance de cause. Il est une neige pure là où je suis sombre comme la nuit. Je le dénature en le gardant près de moi. Cependant mon attachement à lui est tel, que je suis incapable de le rejeter pour son propre bien. L’amour est égoïste.

Le casse est pour ce soir. En préventif, je me suis saturé de nicotine pour ne pas me laisser distraire par une envie de cloper impromptue. Arès est passé au Pink avec son barda, nous prenons ma voiture.

(…)

Deux voitures filent dans la nuit. Dans la première qui est celle d'Andrew, Aiden est au volant avec Andrew, Tyrone et Arès qui a changé de voiture quand la squadra s’est rejointe à la sortie de Beacon Hills. Dans la mienne s’entassent Ryan à l’avant et Finn et Sam qui tiennent comme ils peuvent à l’arrière de ma sportive.

- Faudrait prévoir une familiale Boss.
- Une familiale ne monte pas à deux-cent-dix kilomètres heure Finn. Celle-ci oui.
- J’espère que vous avez de bons freins Boss, car lestées avec les quatre poids lourds que nous sommes…
- Je vais peut-être te coller au régime Finn !
- Je n’ai rien dit Boss !!


Le trajet jusqu’à Bakersfiel, où nous attendent les voitures volées par Andrew et Aiden, se passe dans une atmosphère détendue. Sam remet mon combat contre Jack sur le tapis. Il commente ma technique, comparant avec ce qu’il avait déjà pu voir.

Le changement de voiture s’effectue sans geste inutile. Le gros du matériel est dans la voiture d’Andrew. Lui et Aiden ont volé deux Japonaises, une Toyota et une Suzuki. Mon visage se fend d’un sourire quand Finn laisse échapper un sentiment d’aise quand il s’installe à l’arrière. Il n’est plus obligé de faire du genou à Sam. Nous suivons l’itinéraire prévu. Depuis que nous avons changés de voiture, chacun a enfilé sa paire de gant et mis une veste qu’Aiden avait volé dans un entrepôt d'une œuvre caritative. Car ces connards de laborantins des labos de police sont presque capables de vous redonner le menu que vous avez pris à noël dernier rien qu'en grattant un coton tige dans une merda de cane…

Je me fie au GPS de Ryan pour le trajet. Nous voilà à Hanford. Le supermarché visé est à deux kilomètres. Cela fait déjà deux heures que nous sommes partis. Il est deux heures et demi du matin, nous roulons à cent mètres de distance pour ne pas nous faire remarquer en restant groupés.



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Arès Kye Coleman

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MessageSujet: Re: Di nuovo in strada | Feat Arès   Mer 19 Oct - 17:30


Di nuovo in strada



ft. Aless

Un paquet de mots
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Le gong sibyllin retentit dans l'air bouillonnant du vaste hangar servant d'arène moderne pour gladiateurs déclenchant par la même le combat tant attendu par la foule presque déjà en liesse. Il faut croire que les parieurs, les habitués, les amateurs de violence, les spectateurs occasionnels et autres avides de sang et de sueur ne sont pas habitués à voir un patron et propriétaire d'établissement illégal se salir les mains. Ce qui n'est pas mon cas. Le sicilien étant le premier patron mafieux aussi bien capable de faire le sale boulot au coté de ses hommes que de les diriger tranquillement au chaud derrière les lignes pour lequel je travaillais. Détournant le regard du ring suite à la mascarade d'avant match de mon ami, je reporte mon attention sur nos hommes de main l'espace de quelques instants. Tous sont entièrement concentrés sur ce qu'il se passe au niveau du ring et nul doute qu'ils attendent le dénouement avec impatience quand bien même le spectacle qu'allait offrir Alessandro à ses plus proches soldats tiendrait probablement bien plus de la leçon mafieuse que du duel sportif. Pourquoi ai je utilisé le terme de mascarade ? Tout simplement parce que cela fait maintenant plus de huit mois que je travaille avec Alessandro et jamais o grand jamais je ne l'ai vu ressentir la moindre peur avant une action quelle qu'elle puisse être.

Le sicilien connaît probablement la peur comme nous tous. Si cela n'était pas le cas il ne serait pas un être humain. Seulement tout comme moi, il ne le montre qu’extrêmement rarement par conséquent tout cela ne saurait être rien de plus qu'un jeu d'acteur bien préparé ayant pour seule fin de démultiplier les ardeurs des parieurs et de les désinhiber quant au risque financier relativement important de l'équation. D'ailleurs mes éclats de rire sont liés à ce constat. Si Alessandro peut se prendre une raclée dans ce combat vu le calibre de son adversaire..Il n'en sera rien car ce serait dévoiler des failles devant ses troupes et tout les chefs de meute savent pertinemment que les loups ne respectent que la loi du plus fort, du plus malin, du plus charismatique. Pour s'élever au dessus de la masse grouillante il faut évidemment le vouloir mais bel et bien surtout le pouvoir. Mon regard se balade ensuite aux quatre coins du HCC à l’affût du moindre signe indiquant une intrusion quelconque mais les hochements de tètes des hommes de Largo m'indique que tout est sous contrôle. Alors, je finis par reporter mon attention sur le combat qui a déjà commencé. Le premier round se déroule sous les yeux affamés de brutalité de nos clients et la clameur de la foule est assourdissante. Autour de moi le silence. Les membres de la squadra sont suspendus au combat.

Tout comme mon flamboyant boss et ami je suis parfaitement conscient du fait que l'OPA hostile se soit déroulée d'une main de fer gantée de velours n'a pas du plaire à tout le monde malgré les efforts de charme sicilien déployé par l'arrogant Don Amaro. Peu importe le proverbe ne dit il pas qu'il vaut mieux garder ses ennemis près de soi pour mieux les avoir à l’œil. La sécurité est complète et professionnellement implacable. Si un gus tente quoi que ce soit, il se fera troué par une bonne quinzaine d'hommes avant de pouvoir se demander comment il a pu passé dans l'autre monde. Si vous croyez sincèrement que je ne prends pas mon job de responsable de la sécurité de l'organisation à cœur, vous m'insultez grièvement. Il est néanmoins évident qu'il reste une infime part de risque. Une part que je m'évertue à faire frôler le zéro degré Celsius. Mais, revenons en au combat et à ce premier round à la fois déroutant et prévisible. Déroutant parce que le sicilien se fait littéralement martyriser sous les yeux des spectateurs agrémentant leur éphémère séjour de tabac et d'alcool fort. Les cris fusent de part et d'autre et certains ne se gênent pas pour insulter vivement les combattants. L'atmosphère est tendue et électrique. Une plongée dans le monde souterrain dans toute sa crasseuse splendeur. Alessandro prend cher durant quelques minutes avant de se reprendre passant d'une posture complètement défensive dans laquelle il se protège essentiellement et encaisse une avalanche de coups. Mais prévisible parce que si j'ai bien appris quelque chose sur le sicilien depuis que je suis à son service, c'est qu'il aime faire le show. Or pour qu'un show soit un succès, il faut des rebondissements...

La tactique du loup de Los Angeles change radicalement et ce dernier prend le contrôle du combat en embrouillant littéralement son adversaire. Jack ne parvient plus à le toucher. Il y a quelque chose de félin dans les mouvements de mon boss et cela m'arrache un sourire en coin. Alors comme ça les loups nous envient notre fluidité naturelle et notre capacité à devenir inatteignable. En même temps, vous avez déjà vu un loup au sommet d'un arbre vous. Les esquives sont suivis de coups brutaux et bien placés. Le public siffle ou encourage selon le champion qu'il s'est choisi. Mais une chose est certaine l'argent va couler à flot si je me fie au sourire victorieux de Largo. Je suis persuadé que mon ami a remporté la bataille sur ce coup d'éclat mais c'était sans compter la résistance lupine de Jack qui se secoue brutalement et se relève avant de redevenir au contact avec une fureur retrouvée. La fin du round est décrétée par le gong et la fureur des parieurs s'élèvent créant un brouhaha assourdissant. C'est bien ce que je me disais. Alessandro s'est joué d'eux pour tripler les gains. Brillant mais qu'attendre d'autre du descendant mafieux de sieur Machiavel. Pendant la courte pause offerte par la fin du premier round et l'expectative du second, la plupart des gars de l'équipe se relève pour aller se resservir à boire. Pour ma part je reste assis entouré de Nolan et Tyrone. Nous discutons du combat et le sourire en coin de mon vieil ami ne m'indique que trop bien que le vétéran qu'il est n'est pas dupe de la manœuvre patronale qu'il salue vertement.

Le reste des gars revient et nous échangeons sur les erreurs de Jack, le revirement de notre boss et le jeu de jambe du sicilien. Chacun y va de son appréciation personnelle. Juste avant la fin de la pause Finn me demande si je l'ai déjà battu et semble affirmer que cela ne fait aucun doute. Ne sachant pas trop quelle position tenir je me contente d'un haussement d'épaule nonchalant. Nonchalance signifiant probablement bien sur que je l'ai battu et c'est sûrement pour cela que je suis son chef de la sécurité et qu'il me paie aussi bien. Mais l'attention générale se retourne bien vite de nouveau vers le ring lorsque le combat reprend finalement. Le gong retentit de nouveau dans l'air embué de tabac et de vapeurs d'alcool. Et cette fois le combat démarre sur les chapeaux de roues. Duel sauvage et implacable de deux frères de nature ennemis le temps d'un pugilat pour la gloire. Pour la gloire et surtout pour les billets verts qui vont avec. L'argent n'a pas d'odeur. Les deux adversaires ne se font pas de cadeaux, ne se laissent aucun répit. Jack semble déterminé à renverser la tendance comme l'avait fait son adversaire et employeur un peu plus tôt. Mais, il fait n'importe quoi et semble perdre ses moyens. Trop de failles, trop d'erreurs stupides le champion des lieux a déjà perdu. Je le sais bien avant que ce dernier ne s'effondre sonné par le direct du droit auquel j'avais goûté lors de mon entretien d'embauche il y a désormais une éternité de cela.

Le silence solennel lors de la chute du loup garou d'ébène a quelque chose d'impressionnant, le genre de chose qui vous prend aux tripes. Car dans quelques instants, le silence reposant sera déchiré par la violence auditive du triomphe d'un sicilien calculateur et impeccable dans son rôle de Don. Et c'est bien évidemment ce qui se produit lorsque Alessandro saute du ring tranquillement et s'approche de notre petit groupe. Je murmure pour moi même : Échec et Mat. Avant d'aller à l'encontre de mon boss et d'écraser ma main sur la sienne encore gantée lorsqu'il me la tend. En cet instant je dois avoir le même sourire que Largo, celui de quelqu'un qui savoure les talents de business man et de show man de son employeur pour le cash qu'il rapporte. Un coup d’œil au reste de l'équipe m'indique que les gars ont compris le message sous-jacent. Je profite du fait que le sicilien oriente le sujet vers la soif procurée par le combat pour détendre habilement l'atmosphère. Allez les mecs lâchez vous. C'est moi qui régale. Tournée générale. Les sourires et les éclats de rire affluent tandis que nous trinquons tous une nouvelle fois autour du boss qui croule sous les félicitations et les commentaires admiratifs de ses hommes.

(…)
Le casse est pour ce soir et je ressens une petite pointe d'appréhension pour mon baptême du feu dans le domaine des braquages. Le genre de pointe d'appréhension que tout homme normalement constitué ressent avant de se jeter dans l'inconnu. Si je suis aussi impassible, maître de moi même, efficace et arrogant c'est parce que je suis un soldat surentraîné de part ma nature de gardien du surnaturel. Du coté de la criminalité, j'y baigne depuis mon enfance et même son de cloche si je suis aussi tranquille dans mes interventions et dans ma vie dans ce milieu c'est parce que je m'y suis rapidement habitué avec brio. Seulement la nouveauté a quelque chose de déstabilisant si l'on ne s'y prépare pas. Pour ma part je m'y suis extrêmement bien préparé durant les jours précédents  la réalisation du plan. Alors je suis parfaitement tranquille et confiant comme à mon habitude néanmoins cette infime trace d'incertitude est parfois bien difficile à mettre de coté d'autant plus qu'en tant que second mon cerveau tourne constamment pour repérer les failles, les erreurs et les oublis potentiels.

En somme c'est mon job de me faire du mouron à la place des autres. Pour l'heure je me prépare au sous sol du loft, embarquant mon barda dans un grand sac noir tandis que je me repasse inlassablement le déroulement du plan dans le moindre de ses détails. Dans le salon du dessus Nolan est en train de savourer un verre de bourbon. Une fois le matos complet et paqueté dans mon sac, je remonte nonchalamment à l'étage et dépose le sac près de l'entrée. Avant de revenir vers Nolan qui me tend un verre de whisky que je saisis et avale cul sec avant de déposer le verre sur le bar. Je le regarde et lui dis : Je te confie la maison mon vieux. Veille à ce que notre territoire soit  protégé. Tu sais quoi faire si les hommes de main de Barns tentent quoi que ce soit en notre absence.
Alessandro est au courant que tu me confies plus ou moins la sécurité en votre absence.
Non, mais tu es le type le plus expérimenté de notre personnel après Ryan. Cela me paraît logique.
Bien ne t'en fais pas tout restera sous contrôle. Tu as ma parole. Sois prudent Arès.
Pas besoin de ta parole Nolan. Je te fais entièrement confiance tu le sais bien. Je le serais ne t'en fais pas.
Je te dépose au Print ? Je viendrais te chercher. Vu l'heure à laquelle vous reviendrez je préfère autant dormir chez toi ce soir.
Pas de problème. Oh vieux ne me regarde pas comme cela. Je t'ai dit que je serais prudent. Je sais bien que nous, nous ne sommes pas comme eux. On a des épouses aussi exaspérantes que sublimes, aussi douces que féroces et surtout bien plus aimantes que ce que nous méritons. Mais surtout nous sommes des pères et cela fait toute la différence. On a passé l'age de jouer les casses cous pour un peu d'adrénaline. Alors rassuré grand père ?
C'est juste que tu sais. C'est moi qui t'ai formé tout ça.
N'en dis pas plus No, ça va devenir gênant là.  
Éclats de rire et regards amusés plus tard. J'arrive devant le Print et attend sur le parking.

(…)
Deux voitures roulent à vive allure sous les étoiles illuminant le ciel nocturne de leurs éclats. Deux groupes d'hommes dans chaque véhicule. Je suis pour ma part assis sur la banquette arrière de la voiture d'Andrew. Aiden est au volant et son partenaire de longue date sur le siège passager. A coté de moi se trouve Tyrone qui irradie la force tranquille. L'ambiance est bonne et nous écoutons un morceau de rap issu de la playlist d'Andrew tout en nous lançant des piques amicales sur les surnoms que l'on pourrait se donner durant le braquage. Les éclats de rire fusent dans une atmosphère détendue et nous rions de bon cœur aux blagues grasses du beau gosse blond avant de revenir aux combats clandestins. L'un de nos sujets de discussion préférés. Nous sommes tous vêtus de noir et équipés comme un commando. Bottes, treillis seulement ça ce n'est pas notre couverture d'assurance. Non, nos gants pour les empreintes et des tenues volées dans une œuvre caritative par Aiden pour le zèle de la police scientifique. Le matos se trouve dans le coffre de la voiture du serial braqueur. La sportive d'Aless ne faisant pas l'affaire pour le transport. Le matériel de perçage du coffre est bien au chaud dans un sac avec un autre sac contenant des armes lourdes. Nous n'aurons à priori pas besoin de nous en servir mais un braquage sans armes à feu serait comme un don sicilien sans son lac dans lequel il pourrait faire dormir ses ennemis avec les poissons. Une fois arrivé à notre première destination nous abandonnons les véhicules pour des voitures volés. Une Toyota et une Suzuki qui ne paient pas de mines mais qui en ont sous le capot. Je félicite Andrew pour son choix tandis que nous nous changeons, chargeons le matos dans les voitures volés sans fioriture et démarrons ensuite pour le lieu du braquage.

Deux heures et demi de route plus tard nous arrivons à quelques kilomètres de la cible. Un espace d'une centaine de mètres séparent les deux véhicules pour ne pas éveiller les soupçons. Une fois que la circulation se fluidifie et que le nombre de voitures décroît considérablement je fais signe à  Aiden de bombarder, d’accélérer en somme. Nous ne sommes plus qu'à moins d'un kilomètre et je regarde ma montre tandis que le véhicule d'Alessandro accélère aussi. Deux heures trente six. Nous ralentissons de nouveau avant d'arriver sur le parking du supermarché à une allure tout à fait normale. Les deux équipes émergent simultanément, les coffres s'ouvrent et les sacs passent dans les mains. Pour l'instant les armes restent là ou elles sont. Nous n'en avons pas besoin. La discrétion étant acquise ne reste plus qu'à dérouler le plan. Alessandro nous accompagne comme prévu puisque Ryan et Andrew ne sont pas habitués au système que nous avions choisi pour percer le coffre. Je porte le sac contenant les bouteilles d'oxygènes, le mastic et les masses.     




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MessageSujet: Re: Di nuovo in strada | Feat Arès   Dim 23 Oct - 18:15



Di nuovo in strada


Feat : Arès Kye Coleman


La nuit est calme, pendant que les hommes s’équipent du matériel, j’hume l’air et écoute la nuit. Le citoyen dort paisiblement et je ne sens pas la présence de chien errant qui pourraient nous causer du souci en aboyant. J’éteins ma sigaretta et me garde bien de la laisser tomber sur le sol en pâture au labo de la crim’. Je n’aime pas le gout que cela donne aux autres sigaretta, pourtant je range soigneusement mon mégot dans mon paquet avant de le ranger dans la poche de ma chemise.

- Andare.

J’empoigne le barreau d’une fenêtre du rez-de-chaussée et commence l’escalade de la façade arrière du Dan’Market. Une fois sur le toit je m’écarte pour que le reste de la strada prenne place. Je ne perds pas de temps et compte les fenêtres de toit pour trouver celle qui est à l’aplomb du bureau verrouillé où se situe le coffre. Arès s’est chargé du matos le plus lourd, c’est-à-dire des bouteilles d’oxygène liquide et les masses. Aiden est resté en bas, prêt à nous signaler le moindre intrus avec Finn qui va réceptionner les sacs de pognon. Tyrone et Sam feront les allers-retours sur le toit pour porter le butin ainsi que surveiller les alentours.

Andrew et Ryan s’attaquent à découper la vitre proprement avec un diamant. Nous ne tentons pas de forcer la serrure qui est normalement reliée à une alarme d’ouverture.

- Andrew, pense au gabarit du tigre !

Je murmure à peine. Mon gars fait ce qu’il faut, je le taquine simplement pour faire baisser le rythme de son cœur qui s’accélère un peu trop. S’il est normal que l’adrénaline nous prenne, il ne faut pas devenir fébrile car cela nous rend maladroit.

J’aime ce moment. La nuit paisible, nous sur un toit de magasin, le coffre qui n’attend que nous. L’interdit est totalement jouissif. Il est évident qu’il ne sera pas raisonnable pour moi de faire partie de chaque braquage de notre bande. Il faut que j’assure ma façade d’honnêteté. Cependant, je sais que je les envierai quand ils sortiront sans moi.

Andrew pose délicatement le rond de verre qu’il vient d’extraire à coté, de manière à ce que nous ne marchons pas dessus. Je me penche par-dessus l’ouverture et inspecte les lieux. A la force des bras je me laisse glisser à l’intérieur et prends le temps d’écouter si je n’entends pas d’autres battements de cœur que les nôtres.

- Arès passe-moi le barda.

Nous sommes tous prêts à déguerpir au signal qui est deux sifflets courts. Je déballe le matériel pendant que les gars descendent. J’apprécie leur professionnalisme, pas de palabre inutile, juste des gestes sures et efficaces. Ryan et Arès nous font de la place en tirant le bureau dans un coin. J’allume ma lampe frontale et commence à malaxer le mastic pour le réchauffer et le ramollir.

- Pour qu’il adhère correctement malgré le froid de l’oxygène, il est important de bien le chauffer pour son adhésion contre le coffre soit parfaite au départ.  

Je joins le geste à la parole et quand le mastique se pétrit facilement entre mes doigts j’en prélève des boules que je colle au fur et à mesure en arc de cercle sous la serrure du coffre. C’est un vrai travail de modelage pas rendu aisé à cause des gants. Mais il n’y a pas pire que du mastique pour laisser ses empreintes. Au bout de cinq minutes j’ai fait comme un bénitier autour de la serrure à code.

- Il freddo maintenant.

C’est l’opération la plus hasardeuse. Virer le détendeur conçu pour laisser échapper l’oxygène sous forme de gaz et non de liquide. Je prends une des bouteilles sous mon bras et me plaque contre un mur pour qu’elle ne se transforme pas en obus. Je veux être sûr du coup, je demande donc à Arès de prendre la masse et frapper le détendeur.

- Ne restez pas devant.

Arès fronce les sourcils. Il n’a jamais fait ça. Je l’encourage d’un sourire. Il arme son bras et l’abaisse doucement pour bien viser le détendeur. Il stoppe son geste là, lui comme moi avons entendu un bruit de pas dans le magasin. C’est imperceptible, car Ryan et Andrew n’ont rien entendu. Je repose la bouteille sans bruit sur le sol. D’un geste j’ordonne que nous nous plaçons au mur de chaque côté de la porte d’entrée du bureau. Nous avons éteint nos lampes.

Les minutes s’égrènent. A un moment nous pensons que le type, un vigile sans doute, se retire, mais il revient rapidement pour se plaquer derrière la porte. Je comprends ce qui l’a attiré. Ce n’est pas nos lumières qui se sont éteintes car il aurait réagi plus tôt. C’est le courant d’air qui passe sous la porte et qui siffle par intermittence à cause de l’ouverture de la fenêtre de toit. L’obscurité n’est pas totale dans le bureau. Je lève un pouce pour dire qu’il n’y a qu’une seule personne, puis désigne Arès et moi. Il est important de se coordonner. Je suis du côté de l’ouverture, Arès à mon opposé. Enfin une clé cliquète dans la serrure, après une trentaine de secondes. Je n’attends pas que l’homme ouvre la porte, dès que je sens la poignée tourner, j’ouvre brusquement attrape le type et le colle entre les pattes du tigre qui l’assomme proprement. Un boitier plastique tombe au sol. C’est la commande de l’alarme. Ils serait tentant de s’en servir et de nous faciliter la tâche du transport des fonds…

- Nous nous en tenons au plan.

Je referme la porte avec la clé du vigile que j’empoche ensuite avec le boitier de l'alarme. Ryan s’occupe d’immobiliser et bâillonner le gêneur pendant qu’Arès reprend la masse. Nous ne pouvons éviter le bruit du gaz qui se détend. Les bords de la bouteille se givrent et une fumée blanche s’écoule au sol avec des gouttes d’oxygène liquide qui rebondissent sur le sol au contraste de température. Rapidement je dirige le goulot vers mon bénitier de voleur. Les parois du coffre se givrent lentement. Là je suis heureux d’avoir mes gants. Je maintiens le niveau sans gaspillage inutile. Le gaz liquide est pas loin des moins deux cent degrés sous le zéro. Toutefois il faut du temps pour refroidir tout le mécanisme. Sur ma montre, les minutes passent. Au bout de vingt minutes, je vide le fond de la première bouteille. Le métal du coffre réagit au froid et se rétracte en émettant de petits bruits.

- Je pense que c’est bon. Ryan à toi l’honneur.

Arès est plus fort, mais il est important que Ryan et Andrew apprennent. Je prends la masse et mime le geste en montrant là où frapper.

- Tu y vas de toute des forces. C’est l’impact qui va casser le métal.

Ryan s’y prendra à deux fois avant que la serrure du coffre se brise et s’enfonce dans le coffre. Notre satisfaction explose dans un royal silence. Je les laisse poursuivre, non sans avoir constaté que le fric que nous cherchions est bien là. Je fais passer à Tyrone et Sam le matériel qui ne sert plus et remonte sur le toit embarquant une des bouteilles pour la ranger dans le coffre de la voiture que je conduis. Je laisse le soin à la squadra de piller proprement le coffre et de ressortir sans rien oublier. Mes doigts pianotent sur le volant un air endiablé que je ne peux pas mettre sur l’auto radio au risque d’attirer l’attention quand un premier sac atterri dans les bras de Finn. Un ballet bien orchestré s’offre à mon regard satisfait. J’ai le plaisir de l’action qui se réalise comme prévue. Le vigile était un impondérable prestement éliminé. Ryan lui a fait respirer un peu d’éther pour nous assurer un temps de répits. Pas question de le tuer. La volaille s’agite plus quand il y a des morts. Ce n’est pas moins de cinq sacs qui s’entassent dans les coffres. L’opération est juteuse pour une prise de risque minime. J’ai aussi la preuve que la squadra fonctionne. Finn ne s’est pas détourné de sa tâche et à gardé son clapet fermé, lui qui a une grande propension à l’ouvrir pour un rien.

(…)

Nous sortons de Hanford à vitesse modérée, le GPS allumé sur l’itinéraire de fuite. Le chemin est tortueux au possible, mais il nous évite tous les radars et caméras de surveillance. Et dieu sait qu’il y en a ! Bon élève, Aiden met son clignotant au feu rouge qui marque la sortie de la ville. Ce n’est pas le moment de nous faire serrer pour un feu brulé. Le vert met un siècle avant de s’allumer, nous démarrons doucement quand une sirène retenti dans notre dos. Aiden n’attend pas la confirmation de savoir si c’est pour nous et écrase l’accélérateur. Je fais de même et lui colle le pare choc. Un regard dans le rétroviseur me montre une bagnole de flic qui nous fonce dessus gyrophares allumés. Ce sont vraiment des cretini finis à arriver ainsi en fanfare !

Je colle au tracé du GPS. Ryan finit par couper le son car la dame censée donner la direction n’arrive pas à suivre ma vitesse de progression. Ryan reçoit un appel d’Arès qui demande les ordres. Je dis que l’on s’en tient au plan. Notre trajet est suffisamment incohérent pour que les flics arrivent à s’organiser pour nous coincer. Il suffit de semer le poulet qui nous colle le train.

Dans la nuit, deux voitures filent un train d’enfer tous feux éteints. Je n’ai que les feux stop de la voiture d’Aiden qui m’aident à ne pas lui rentrer dedans. Depuis le début de l'opération, j'affiche un calme presque british contrastant avec mon tempérament explosif habituel. C'est une autre facette de ma personnalité. Quand je travaille, je range l’esbroufe italienne qui est ma marque de fabrique et la troque contre une froideur qui ferait frissonner un ours polaire.



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MessageSujet: Re: Di nuovo in strada | Feat Arès   Ven 4 Nov - 17:39

Di nuovo in strada



ft. Aless

Un paquet de mots
pensées en italique
dialogue en gras

La nuit est douce et le ciel sombre car dénué d'étoile. Une légère brise fait danser les cheveux et rafraîchir les corps. L'été est bel et bien derrière nous néanmoins nous sommes en Californie. Les deux véhicules volés sont stationnés cote à cote sur le vaste parking silencieux et désert. Un rayon de lune chatoyant semble caresser l'une des deux carrosseries de son éclat nacré. Ombres vêtues de noir, nous ne sommes pas muets mais embrassons le silence dans une mécanique disciplinée de facture militaire. Les regards que nous échangeons ne sont là que pour resserrer cette discipline rigoureuse. Chacun sait ce qu'il a à faire et s'y attelle avec une tranquillité presque nonchalante. Le matériel est sorti sous les yeux du patron qui profite de ce bref instant de répit pour surveiller les alentours à la recherche de nuisances potentielles de dernière minute tout en s'offrant le luxe de se griller une cigarette. Les véhicules ne sont pas verrouillés pour des raisons évidentes. Quand bien même nous agissions sous le couvert d'une discrétion hautement favorable avec une rapidité bien réelle ainsi qu'une précision chirurgicale, il n'était pas franchement conseillé de s'éterniser sur les lieux d'une pareille opération qu'elle soit éclair ou non. Aiden reste comme prévu sur place afin que nous décollions sitôt le butin fait notre. Nous ne nous fondons pas simplement dans la nuit, ce soir nous sommes la nuit et dès que les premières lueurs de l'aube poindront à l'horizon celle ci ne serait plus. Je saisis les deux grands sacs les plus lourds afin que nous ne perdions pas un seul instant. Ma force surnaturelle me permettant de considérer de tels poids comme de simples haltères d’entraînement.

Les membres de la squaddra sont tous puissants physiquement parlant néanmoins il est incontestable que soulever ce matos demanderait des efforts précieux qui nous ralentirait. Et bien que nous ayons un certain temps devant nous, je compte mentalement la durée de nos actions tel un métronome ayant calé son rythme sur celui du petit groupe. Mon rythme cardiaque est maîtrisé et mon expression sereine tandis que je ne prends pas la peine de vérifier les alentours après Alessandro. S'il a estimé que la voie était libre, c'est bien qu'elle l'était. Le sicilien finit d'avaler sa dose de nicotine et nous fait signe d'y aller. Les différents acteurs se positionnent en adéquation avec leurs rôles respectifs. Aiden reste au volant, Finn se place au bas du bâtiment prêt à réceptionner les sacs gonflés du délectable contenu vert. La paire Tyrone et Sam sait ce qu'elle a à faire et n'attend pas une minute supplémentaire pour prendre son poste. Je suis un hédoniste amoureux des belles choses qu'il s'agisse d'une pièce d'art, un paysage, un phénomène naturel, une personne ou même un spectacle concordant de volontés humaines complémentaires. La synergie de notre équipe plaît au soldat surnaturel que je suis. Efficience et efficacité permise par une mécanique bien huilée. Ce baptême du feu semble se dérouler sous de très bons auspices. Alessandro escalade le premier la façade en bon état de l'établissement ayant eu le malheur d’être le plus idéal à notre projet. Je laisse passer les deux cousins qui connaissent leur affaire puisqu'ils vont devoir forcer la vitre afin de nous faire entrer. Ce qu'ils font tandis que j'escalade à mon tour. Un seul son brise la quiétude ambiante presque irréelle dans laquelle nous baignons en cet instant précis. Un instant que j'apprécie semble t'il tout autant que mon flamboyant ami à la tète des opérations puisque ce dernier embrasse le panorama environnant.

Ma future paternité tend à me rendre bien plus responsable que je ne l'étais il y a encore quelques mois. Néanmoins, je ne peux nier que cette sensation brûlante d'adrénaline me fait quelque chose. J'ai marché à l'adrénaline depuis que j'avais compris que ce monde ne voulait pas de moi. Comment aurait il pu si ma propre famille ne l'avait pas fait ? Et c'est elle qui m'avait maintenu en vie avant que je ne rencontre ma tante et sa famille. Nous n'avons pas de passé, nous sommes ce passé. Un infime crissement se fait entendre lorsque le diamant entame son œuvre sur le verre. J'esquisse un sourire en coin lorsque le boss taquine gentiment le benjamin et je grommelle pour la forme que ça prend son temps là haut. J'atteins finalement le toit et m'approche des trois hommes tandis que l'ouverture devient praticable. Alessandro se glisse délicatement dans le cercle béant et je lui tends le matos lorsqu'il me le demande. C'est l'instant de vérité et les visages sont crispés par la tension. Le silence plane plus que  jamais et à l'instar du sicilien je laisse planer mes sens afin de vérifier qu'il n'y aurait pas d'invités indésirables dans les parages. Je descends à la suite du patron et observe rapidement les lieux. Une fois les deux cousins descendu à leur tour, j'adresse un petit signe de tète à Ryan lui indiquant le bureau. Nous le poussons dans un coin pendant qu'Alessandro et Andrew s'affairent à débarrasser les sacs de leur contenu.

La lampe frontale du boss s'allume bien vite et nous l'écoutons avec attention nous exposer les tenants et aboutissants de sa méthode favorite. Le sicilien joint d'ailleurs le geste à la parole en malaxant le mastic et nous l'observons en silence. Immobiles comme des statues dans un temple nous laissons Amaro préparer le coffre avec le mastic. Lorsque le patron nous indique que le moment est venu, je ramasse la masse et m'approche rapidement. Une fois devant le coffre, je me sens un peu gauche et m'inquiète de l'impact d'une erreur mais après un échange de regard avec Alessandro je suis rassuré. J'arme mon bras, le lève et m’apprête à l'abaisser brutalement sur le détenteur sans jamais cesser de viser mais je m'immobilise à quelques centimètres de la cible lorsqu'un bruit de pas nous interpelle Alessandro et moi. Je dépose doucement la masse sur le sol tandis que le boss fait de même avec la bouteille d'oxygène. Puis, nous allons tous nous placer de part et d'autre de la porte. Les lampes frontales sont désormais toutes éteintes et nous attendons patiemment la confirmation d'une présence humaine en ces lieux. Dans un premier temps, il semble que le vigile de nuit se retire mais ce dernier se plaque finalement contre la porte. Je sens le filet d'air frais à mes pieds et peste silencieusement. Alessandro fait signe à Ryan et Andrew de reculer légèrement. Une clé cliquette dans la serrure mais le loup garou n'attend pas et ouvre brusquement la porte avant de tirer le vigile et le coller entre mes pattes. Un coup de boule sorti de nul part l’assomme promptement. Je pourrais murmurer un bonne nuit mais je m'assure que le vigile est simplement assommé en accompagnant son mouvement vers le sol et en prenant son pouls. Un sourire amusé se peint sur mes traits lorsque je repère la commande de l'alarme mais le sicilien décide que nous nous en tenons au plan.

Le sicilien verrouille la porte avec le trousseau du vigile. Je vais récupérer la masse et m'approche du coffre pendant que Ryan ligote le vigile. Le bruit causé par le procédé est relativement élevé mais impossible de faire autrement. Au bout d'une vingtaine de minutes, Alessandro vide le contenu de la bouteille à oxygène. Je tends la masse au loup garou qui la tend ensuite à Ryan. La suite se déroule comme prévue initialement, l'incertain qu'était le vigile de nuit neutralisé...

(…)
Tyrone et Sam ont fait descendre le matos et attendent en contrebas que nous leur lancions les sacs de billets. Ce que fait prestement Andrew avant de descendre à son tour. Puis, c'est Ryan qui quitte le toit avec agilité. Pour ma part, je jette un dernier coup d’œil en arrière pour m'assurer que nous n'avons rien oublié avant de descendre à mon tour un sourire de satisfaction vissé aux lèvres. Je monte à l'arrière de la voiture d'Aiden qui démarre dans la foulée bien vite suivie par celle conduite par Alessandro. Nous roulons à une allure normale et respectons le code de la route dans son intégralité. A la sortie de la ville un feu rouge nous contraint à l'attente désagréable mais Aiden garde son calme et sa maîtrise tranquille. Pourtant malgré cette volonté affichée de paraître aussi anodin que possible, une sirène de police brise le silence dans la nuit quelque part derrière nous. Nous nous regardons tous durant un instant avant que mon regard ne croise celui d'Aiden. Il y lit ce qu'il cherchait à savoir et démarre en trombe sans crier gare. Derrière nous Alessandro fait de même et enfonce l'accélérateur. Le second véhicule volé nous colle au pare choc arrière et les vitesses sont rapidement passés. La sérénité qui se dégage d'Aiden est contagieuse tandis que nous fonçons à toute allure sur la route, une voiture de flic aux fesses. Je sors mon téléphone de ma poche et compose le numéro de Ryan. Allo Ryan. Demande à Alessandro quels sont les ordres. Est ce qu'on change le trajet ou on se sépare ?
Non, il dit qu'on s'en tient au plan.

Je raccroche et fourre l'appareil dans ma poche. Tu as entendu Aiden on ne change rien. Débrouille toi pour qu'on largue la flicaille trop collante.

La vitesse du véhicule augmente encore et le vrombissement du moteur est assourdissant. Nous roulons tout feux éteints et à tombeau ouvert. Heureusement que c'est la nuit et que la circulation est plus que fluide sinon nous n'aurions pas autant de latitude pour fuir. Durant un bref instant, je suis tenté de crever les pneus du poursuivant d'une balle mais cela manquerait notablement de subtilité et la balistique, la balistique ne pourrait probablement pas tracer mon arme vu son origine mais je ne préfère pas le parier. La voiture de police semble avoir ses limites et se fait distancer peu à peu. Je fais confiance aux qualités de pilote d'Aiden pour nous ramener au bercail sans volaille au derrière.   




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MessageSujet: Re: Di nuovo in strada | Feat Arès   Lun 14 Nov - 21:32



Di nuovo in strada


Feat : Arès Kye Coleman


Vivant ! Il n’y a pas à dire, mais conduire le pied au plancher dans la nuit avec une bagnole de flic aux glutei me fait vibrer comme jamais. Je suis accro à cette poussée d’adrénaline et ce plaisir malsain de tenter le diable tout en étant conscient que m’exposer de la sorte est parfaitement de l’inconscience. Idiota me dirait Sonny le bras droit de Don Stephano. Ma squadra est payée pour jouer le tampon entre nos activités illicites et ma personne. Toutefois c’est dans mon tempérament. Si je ne suis pas suicidaire, je refuse de vivre à l’économie. La vie saura bien, tôt ou tard, me calmer d’une façon ou d’une autre. Mais jamais au grand jamais, je ne dirai jamais. Seuls les cretini peuvent affirmer ce qu’ils feront plus tard. Je me suis fixé un but, pourtant à mes yeux l’important est le chemin à parcourir pour y arriver, que la finalité en soi.

Mon dessein est de dominer l’univers du crime organisé de Beacon Hills pour les dix ans à venir. Après cette échéance, seul Dieu et Don Stephano savent qu’elle pourrait être ma nouvelle route. Pour le moment le banditisme de Beacon Hills est une affaire de petits gangs, mis à part celui de Barns qui est le plus gros par sa taille et ses ramifications, les autres factions n’ont pas les reins solides. Il me sera facile de débaucher les sous fifres et de destituer les petits chefs locaux. C’est une question de temps et d’usure progressive. Doucement je m’impose, lentamente ma inesorabilmente. Il me faut impressionner mais de façon pérenne, et ne pas être un énième prince de pacotille. Ma domination ne doit pas être un constant rapport de force qui épuise et émousse les squadra les plus aguerries. Ma méthode est le coup d’éclat bien choisi. Cela a commencé par le guet-apens que m’avait tendu Barns. La boucherie que nous avons perpétrée avec Arès a marqué les esprits. Si les portes flingues sont conscients de la mortalité élevée de leur job, ils n’en espèrent pas moins une mort propre et rapide. C’est ce que nous avons refusé à une partie des hommes de Barns. Le masque de terreur qu’ils ont emporté dans la mort est le plus clair des messages. Me doubler, ou tenter de m’éliminer fait plus mal que la mort elle-même.

Une autre corde de mon édifice est le fric. Il faut du cash pour payer les gars, acheter les informations ou retourner les vestes. L’argent est la seule et unique préoccupation du monde. L’argent rend les gens cupides et redevables. Toute la méthode de la mafia est là. Il faut faire en sorte de ne pas payer quelqu’un pour faire quelque chose, il faut qu’il s’exécute en paiement d’une dette. Un salaire se monnaye ou peut faire jouer la concurrence. Une dette n’est pas échangeable.

Je me fie au chemin que prend Aiden, mon regard étant purement concentré sur ses feux stop. La tranquillité de la nuit est troublée par des régimes moteurs poussés à fond et des crissements de pneus. Notre itinéraire de fuite est tortueux afin d’éviter les radars automatiques. C’est vrai que la discrétion est un peu gâchée, bel euphémisme, par ce flic qui s’obstine à nous coller le train. Il va falloir s’en débarrasser coute que coute, et cela sans se faire prendre en chasse par un nouvel emmerdeur.

- Ryan montre-moi notre position.

Je regarde l’écran du téléphone que le chef de ma squadra me tend devant le nez. Notre itinéraire est affiché en gras, je repère une section où il serait judicieux d’agir sur le pot de colle bruyant en laissant trop de doutes sur notre destination finale pour nous donner toutes les chances de filer.

- Va falloir vous accrocher les gars. Nous allons faire du nuggets de poulet. Ryan prévient Arès que je vais agir. Aiden ne doit pas ralentir.

D’une main Ryan raffermit sa prise sur la poignée au-dessus de sa portière et appelle mon second de l’autre. Finn et Sam ont ramené leur guiboles vers eux en prévision d’un impact. Je laisse Aiden filer un peu, laissant les gyrophares s’approcher de nous. Maintenant le flic doit penser qu’il nous rattrape, je le laisse nous coller au train juste avant la portion de ligne droite que je vise.

Entrée de ligne droite, Aiden a deux cent mètres d’avance. J’accélère brusquement, la volaille suit avec les wouh wouh de sa sirène et ses lumières stroboscopiques bleue et rouge. Le moteur de la japonaise vrombit pendant qu’il monte dans les tours. Ce n’est pas le moment de serrer le moteur…

- Attenzione, impact !

J’enfonce le frein et baisse le régime moteur. Nous sommes brutalement secoués quand l’avant de la bagnole de flic s’encastre dans le cul de la nôtre. Au mieux, le poulet s’est mangé l’airbag, au pire son volant. De mon côté je déchiquète à coup de griffes l’airbag qui s’est normalement déployé lors de l’impact. Il y a un léger temps mort où le regard figé sur le rétroviseur, je surveille l’autre voiture. Rien ne bouge, les gyrophares éclairent la nuit sans conviction et la sirène semble prise de mollesse. Doucement j’avance et nous désencastre de la bagnole du flic, je roule sur une centaine de mètres avant de passer la marche arrière. Je chope à nouveau leur caisse en visant son aile gauche, le nouvel impact colle la voiture en travers de la route. Dans le rétroviseur, je vois le poliziotto le nez dans son airbag. Il n’y a pas de compassion à avoir, ni de premiers secours à attendre, j’enclenche une vitesse et repart en avant.

- Rien de cassé ?
- Si le cul lors de ta marche arrière.


Finn rouspète, mais il affiche un grand sourire. La japonaise gémit un peu de l’outrage que je lui ai fait subir, mais à part le pot d’échappement qui racle le sol dans une gerbe d’étincelles, elle roule encore et presque droit. Nous poursuivons notre route et cinq kilomètres plus tard, nous sommes presque à nouveau au niveau du flic, mais plus au sud et dans la direction opposée. Le pot d’échappement a décidé de nous quitter lors d’un virage serré. Paix à son âme.

- Rappelle-moi de ne jamais te prêter ma voiture Aless.
- Quelle peu de foi sur la qualité de ma conduite Ryan, je suis vexé !


Un éclat de rire général détend l’atmosphère de l’habitacle qui s’était empesée de stress. Devant nous, Aiden a repris une allure normale après que Ryan l’ait averti que nous étions débarrassés des gêneurs. J’ai également baissé ma vitesse pour soulager la voiture. Elle chasse méchamment du train arrière. Nous arrivons cinq minutes après Aiden et les autres au point de ralliement à Bakersfiel . Ils ont déjà transvasé le butin qu’ils avaient dans nos voitures qui attendent sagement. Nous faisons de même avec ce que j’ai dans le coffre.

Ryan prend ma place dans la voiture dont le bas de caisse affiche un sacré coup de fatigue à l’arrière. Arès fait une allusion comme quoi il est fortement étonné de me voir me laisser prendre par l’arrière. Sa raillerie lui vaut une calotte sur la tête dans l’hilarité générale. Les gars décompressent. Nous avons eu deux imprévus qui ont été bien gérés. Personne n’a chié dans son froc. J’affiche un sourire satisfait et fait un clin d’œil à mon second pour son recrutement sans faille. Finn a bien ouvert sa gueule, mais à un moment où cela importait peu.

Arès me rejoint dans ma sportive avec Finn et Sam, alors que le reste de l’équipe avec  Ryan, Andrew, Aiden et Tyrone se dispersent entre les deux voitures volées et le 4X4 de Ryan. Ils ont le matériel qui a servi pour le casse et nous le butin. Alors que je prends la direction de Beacon Hills, les trois autres voitures vont « s’égarer » le long d’une route montagneuse où les deux japonaises finiront dans un beau brasier après un joli plongeon.

Nous devons nous retrouver au Fight club. Il est plus de trois heure du matin, et nous avons encore plus d’une heure de route.

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Arès Kye Coleman

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MessageSujet: Re: Di nuovo in strada | Feat Arès   Jeu 17 Nov - 23:56

Di nuovo in strada



ft. Aless

Un paquet de mots
pensées en italique
dialogue en gras


Les véhicules volés filent à toute allure sur la route de campagne sous le ciel d'encre de cette nuit sans étoile pourtant malgré la vitesse de pointe atteinte par nos moyens de transport, la volaille persévère et n'abandonne pas la partie. Tant d’abnégation pourrait être admirable à mes yeux si elle n'était pas mise en œuvre pour nous gâcher une soirée qui s’était révélée jusque là remarquablement agréable grâce à un plan bien rodé jusque dans ces moindres détails et un sens de gestion des imprévus digne des plus grands criminels de notre génération. L'expertise sicilienne alliée à l’efficacité d'un soldat du surnaturel et à la maîtrise d'une petite troupe d'élite peuvent décidément faire des merveilles dans le monde criminel. Du moins cela dépend du point de vue que l'on adopte sur la question. Et je doute que l'agent de police dans sa jolie voiture de patrouille blanche et bleu soit d'accord avec moi sur cette question. Le son exaspérant des gyrophares commençait sérieusement à m'horripiler et je me préparais à demander à Tyrone de me passer un flingue afin que je mette fin à cette course poursuite digne d'un polar foireux. Ma vision surnaturelle me permettant de viser les pneus comme en plein jour cela me paraissait être la solution la plus efficace et rapide pour empêcher monsieur l'agent de nous coller au train jusqu'à Beacon Hills. Les expressions nerveuses des membres de la squadra ne m'indiquaient que trop bien que je n'étais pas le seul à être plus qu'importuné par ce représentant des forces de la loi trop zélé à notre goût. Les crissements des pneus et vrombissement des moteurs faisaient un tapage à réveiller un mort ou faire remonter un cadavre aux pieds lestés de plomb du fond d'un lac.

Aiden faisait tout ce qu'il pouvait pour semer le pot de colle bleu prenait dangereusement des virages avec adresse pour que le patrouilleur percute un obstacle ou ralentissait avant d’accélérer brusquement pour le tromper mais rien n'y faisait et tout ce que le pilote émérite pouvait faire était de respecter l'itinéraire tortueux que nous nous étions assignés. Nous foncions à toute allure sur la route heureusement déserte mais cela ne pouvait plus durer. Si l'agent avait appelé des renforts comme tout bon agent l'aurait fait, nous risquions de nous retrouver avec une volée de voitures de flics sur le dos. Je me décide finalement à régler la question.

Tyrone passe moi un flingue et une cagoule. Les phares du patrouilleur pouvant tout à fait éclairer mon visage hors je n'avais pas prévu de tuer un flic mais seulement de l'empêcher de nous suivre. D'où la cagoule...Le natif de la cité des anges me tend les deux avec un sourire approbateur mais au moment ou je m’apprête à enfiler la cagoule mon téléphone de service sonne bruyamment. Je grommelle dans ma barbe quelque chose à propos du sens du timing décidément comique de cette squadra ce qui arrache un éclat de rire collectif auquel je me joins avant de saisir mon téléphone et de décrocher. Quoi Ryan ? Ok çà marche. Tiens Tyrone, range le flingue et la cagoule le boss va se charger de nous faire de l'air.

Je raccroche et fourre mon téléphone de travail dans ma poche avant de dire à Aiden de continuer de foncer à la même allure. Les hommes se tournent vers l'arrière pour observer Alessandro nous débarrasser de l'importun. Pour ma part, je garde la tète résolument tournée vers le trajet et échange avec Aiden à propos du nombre de miles qu'il nous reste à avaler avant d'arriver à destination. Je n'entends que le choc au moment de l'impact des deux véhicules et esquisse un sourire en coin tandis que les gars sifflotent d'un air appréciateur avant de se retourner vers l'avant. Dommage pour la voiture, on aurait pu la revendre en pièces détachés à la Bratva de Los Angeles si on voulait pousser la logique marchande jusqu'au bout. Mais, les deux voitures volées allaient finir leurs vies dans un ravin ou un lac après avoir été imbibés d'essence et flambées pour effacer toutes les empreintes potentielles. Prudence est mère de sûreté et c'est bien mieux ainsi. Un autre coup d’œil en arrière m'indique que Alessandro se montre méthodique dans son immobilisation de la police locale. Pour notre part, nous filons et disparaissons au loin laissant la deuxième voiture nous rattraper plus tard. La voiture est baignée d'une bonne humeur moqueuse à l'encontre du policier trop déterminé. Les blagues fusent et c'est le sourire aux lèvres que je réponds une nouvelle fois au téléphone avant de faire signe à Aiden de ralentir l'allure pour ne pas éveiller les soupçons.

Nous arrivons au point de ralliement cinq minutes avant le deuxième groupe et ne gâchons pas cette avance en palabres inutiles. Nous avons transvasé le butin et le matos au moment ou Alessandro et les autres se pointent. Ryan prend la place d'Aless dans la voiture abîmé par le choc et je ne peux réprimer un trait d'humour qui me démangeait comme lorsque l'on a envie de se gratter le dos mécaniquement. Je cesse de lutter et sors ma connerie qui fait rire toute l'équipe sauf le boss. Je reçois une calotte sur la tète en représailles de la part du sicilien et éclate à mon tour de rire. Je ris parce que nous venons de réussir notre coup d'une main de maître, que nous sommes tous de bonne humeur, que ma pique était tout ce qu'il y a de plus drôle, parce que j'ai suffisamment d'auto dérision pour rire de moi même et enfin parce que la seule personne experte en don de calottes est ma délicieuse et merveilleuse compagne qui se trouve trop loin de moi et qui préférait les donner aux autres membres d'Azgeda bien que j'étais habitué à en recevoir quelques unes lorsque je lâchais le genre d’âneries dont j'avais le secret. Si Aless s'y mettait lui aussi mon crane ne profiterait plus de la trêve du à l'éloignement de ma belle. Hors de question !

Je serais obligé de me venger sur la squadra en vertu de la verticalité hiérarchique. J'offre un grand sourire à Alessandro lorsqu'il m'adresse un clin d’œil. L'équipe se sépare de nouveau et se répartit en deux groupes. Je m'approche de la sportive italienne et claque l'arrière du crane de Finn avec un petit sourire, celui ci m'envoie un regard mauvais et me demande pourquoi lui tandis que toute l'équipe rit une dernière fois avant de se séparer pour se retrouver plus tard. Pourquoi moi ? Tu étais le plus proche mon vieux. Allez monte.
(…)

Une fois à Beacon Hills, nous nous garons près du HCC et pénétrons sur les lieux désormais déserts. Nolan se trouve à l'intérieur et m’accueille d'une accolade avant de faire un rapport de la situation à Alessandro. Finn fume une clope à l'extérieur et Sam s'est installé sur les marches menant au bureau du boss après avoir pris une bouteille de bière dans le frigo.   




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MessageSujet: Re: Di nuovo in strada | Feat Arès   Ven 25 Nov - 20:54



Di nuovo in strada


Feat : Arès Kye Coleman


Finn se prend la cascade hierarchique via une claque à l’arrière de la tête de la part d’Arès. L’irlandais râle et s’insurge de ce traitement alors que le reste de l’équipe s’esclaffe. Mon second lui donne comme raison que c’était lui qui était à portée de main et non un autre. Finn est celui qui peut être à mes yeux, l’élément instable de la squadra. Cependant, je n’ai pour le moment rien à lui reprocher. Il a fait son job comme un pro. Alors quand il monte à l’arrière de ma voiture avec Sam, je me retourne vers eux avant de démarrer.

- Très bon boulot les gars. Je vous félicite !

J’appuie mes dires en les regardant à tour de rôle avec insistance. Il est important que chacun se sente considéré et « vu » du Boss. Souvent les membres qui trahissent le font car ils se sentent lésés ou frustrés par rapport au reste de l’équipe. Chacun doit se sentir utile et important. D’un regard pénétrant j’assure à Finn que je suis satisfait de lui. Son sourire que je capte ensuite dans le rétroviseur lors du chemin de retour me prouve qu’il avait besoin de cette attention particulière de la part de son Boss.

Nous arrivons au panneau qui indique Beacon Hills bercés par les légers ronflements de Sam qui dort la bouche ouverte, la tête renversée en arrière. Je prends la direction du hangar où normalement Nolan nous attend. Ce qui est effectivement le cas. Sam et Finn fond les allers-retours pour décharger les sacs de fric et les monter au bureau. Nolan est visiblement soulagé de revoir Arès en un seul morceau et sans volaille collé aux basques. Pendant ce temps j’ai une brève conversation avec Jansen au téléphone pour le rassurer. Je n’ai rien dit de précis au Drus, mais il avait deviné par lui-même que je m’embarquai dans une opération potentiellement périlleuse. Nous échangeons quelques mots. C’est idiot à dire, seulement je suis heureux d’entendre sa voix et son rire si communicatif. Finn est ressorti et fume silencieusement de son côté. Après avoir raccroché, je l’accompagne et fait claquer mon briquet après avoir inspiré une longue bouffée sur ma sigarretta. Nous attendons le reste de l’équipe. A l’intérieur, Arès et Nolan parlent du casse.

(…)

Ryan, Andrew, Aiden et Tyrone arrivent trois quart d’heure après nous. Ryan m’assure du bon déroulement de la destruction des voitures. Après avoir été imbibées d’essence, elles ont fait un grand plongeon dans le vide. Il est évident que le poulet qui nous poursuivait a relevé la plaque d’immatriculation. Ce n’est donc pas le lien avec le casse que nous camouflons, mais les éventuels indices corporels que nous aurions pu laisser malgré notre prudence. De plus nous brouillons les pistes avec le fait que les deux voitures ont été volées au nord de la ville où nous avons opéré et abandonnées bien plus bas au sud. Beacon Hills étant dans une troisième direction, la volaille aura du mal à remonter jusqu’à nous. Toutefois, nous devrons changer notre modus operandi la prochaine fois.

(…)

Chacun tient un verre rempli à la main. La squadra s’est réunie dans le bureau. Sur la table, les sacs de blé à demi ouverts sur notre butin. Les regards sont brillants de fierté et de satisfaction. Chacun savait que ce premier galop était le test final de l’équipe. Beaucoup des hommes ici présent se connaissent de longue date. Chacun sait ce que l’autre vaut. Il n’y a donc pas de mauvaise surprise. Le découpage des tâches que j’ai imposé s’est révélé approprié aux points forts de chacun. Tous attendent que je parle. Je commence par lever mon verre et je les scrute l’un après l’autre.

- Cuor forte vince cattiva sorte ! Per la salute.

Je bois mon verre cul sec et le repose fermement sur la table. Huit verres subissent le même sort.

- C’est du bon boulot les gars ! Aiden ? Tu es un as au volant ! Ryan, Andrew, gestion impeccable pour les bagnoles. Sam, Finn, Tyrone vous êtes efficaces et là au bon moment. Bravo. Avec une telle squadra nous pouvons viser haut ! Arès ? Félicitation, tu as réussi à faire passer ta carcasse de gros matou par la fenêtre de toit. Trinquons à nouveau amici !

La bonne humeur règne dans le bureau. Avec Arès nous nous cherchons gentiment des noises. Puis Ryan et lui font les comptes de notre butin. Les liasses de billets s’empilent de façon ordonnée au fur et à mesure de leur décompte sous l’œil attentif et content des autres. J’ai sorti l’ordinateur portable que Largo garde dans un tiroir. Ma comptabilité illégale est stockée sur le darknet. Le système de clé d’activation est un peu laborieux à mettre en œuvre au début, puis devient un protocole comme un autre au fur et à mesure que je me rode à ce système. Je n’aime pas cette virtualité, mais il est nécessaire d’avoir toujours une avance sur la volaille. Fini le temps du livre de compte planqué dans un faux plancher. Je gère mon business mafieux avec la même rigueur que mon bar. Le côté illégal n’en fait pas moins une entreprise qui doit suivre des modèles économiques précis pour être rentable. C’est juste le code du travail qui est différent... Tout est noté, des rentrées d’argent aux dépenses, avec des plans d’amortissement à un an, trois ans et cinq ans. Je gère mes affaires sur le long terme.

Sans avoir encore le détail de la somme du casse, j’entre le salaire de mes hommes. Je l’agrémente d’une prime de casse dès que Ryan me donne le montant du butin. Cela devrait leur mettre du baume au cœur bien que cela ne soit pas nécessaire. Je tiens parole et ne me verse rien.

- Huit cent quatre-vingt-six mille dollars Boss.
- Ok, j’enregistre la somme. C’est jour de paie les gars.


Une clameur de contentement s’élève parmi les hommes. Ce n’est pas une nouvelle, mais ils sont contents de l’annonce et que ce qui a été promis soit fait en temps et en heure.

- Comme prévu, je redonne cinq pour cent du butin à l’équipe qui a participé au casse en plus de votre salaire mensuel de cinq mille dollars par tête. Cela nous fait donc…

Mes doigts tapotent le clavier pour de rapides calculs. J’écarte Arès et moi de ce décompte. Moi parce que j’ai largement de quoi vivre avec le salaire que je m’offre en tant que patron du Pink, et Arès car sa qualité de second ne le met pas au même rang que la squadra. C’est un peu comme si le grand black avait des parts dans mon entreprise. La prime sur le butin se partage donc entre Ryan, son cousin Andrew, Sam, Finn, Aiden et Tyrone.

- J’arrondis à la valeur supérieure. Arès tu donnes douze mille cinq cent dollars à chacun. Ryan touche deux mille de plus en tant que leader de la squadra. Comme convenu je ne prends rien.

Largo tient une comptabilité à part pour les combats clandestins. Il est un peu limite en ce moment pour assurer le recouvrement des paris, l’approvisionnement en boisson et autre. Il doit également payer les six gars de la sécurité qui sont sous ses ordres. Je lui donne donc une centaine de millier de dollars que je mets dans le coffre-fort qui se trouve dans le bureau. Largo a un autre coffre caché ailleurs que dans ce bureau. Une planque connue uniquement de lui, Arès, Ryan, Nolan et moi bien évidement, et où se trouve le gros de sa trésorerie liquide. Le gérant des combats peut donc facilement avoir un gars qui l’accompagne quand il a besoin de liquidité en toute sécurité. D’ailleurs dans la journée qui arrive, il va falloir qu’il vire un peu de l’oseille que je viens de poser dans le coffre du bureau. Ne jamais mettre tous ses œufs dans le même panier…

Il nous reste un bon paquet de fric qui ira essentiellement dans le déménagement des combats dans un lieu moins connus. C’est vrai que l’on entre ici un peu comme dans un moulin. C’est Ryan et son cousin qui ont la charge de ranger ce fric à l’abri. Évidemment ils pourraient se barrer avec et ne plus revenir. Toutefois l’un et l’autre sont originaires de Los Angeles, ma ville natal. Il leur reste suffisamment d’amis ou de famille auxquels ils tiennent pour ne pas se risquer à jouer aux cons. Mais je sais que pour le moment, je n’ai pas à m’inquiéter de leur loyauté. A ce moment-là je ne peux deviner que dans la semaine qui va suivre, je croiserai le chemin d’un type qui pourra m’aider à transformer ce fric en argent propre. Arès marche sur un pourcentage global sur mes affaires qui sont chiffrée en parts dans la dite affaire. Son salaire au Pink lui suffit et le jour où il a besoin d’investir, il pourra piocher sur ses parts.  

Les affaires de pognon réglées, nous revoyons point par point le casse. Ryan et Andrew se disent impressionnés par la méthode employée avec l’oxygène liquide. Je leur explique que cela ne marche pas sur tous les coffres et que cette méthode est à réserver sur les modèles anciens ou pas très évolués. Inutile donc de songer à refroidir le coffre d’une banque qui est bardé d’une électronique bien ennuyeuse. Je leur réaffirme qu’ils ont géré de main de maitre le vol des voitures et félicite la squadra pour son sens de la discipline lors du casse lui-même et de son sang-froid pendant la course poursuite avec la volaille.

Il est tard, ou plutôt très tôt. Ma montre indique six heures du matin. Les hommes se dispersent. Ryan et Andrew pour aller mettre le fric en sureté, les autres pour aller se coucher. Nolan appelle le garde de sécurité qu’il a remplacé cette nuit pour qu’il prenne la relève de la surveillance du hangar. Les hommes de Largo sont moins sûrs que la squadra. Nous évitons donc de leur mettre sous le nez nos affaires et le pognon qui va avec. Ils savent qu’il y a un peu de fric dans le coffre du bureau mais sans plus. Leur job est de surveiller les lieux et d’appeler Ryan en cas de pépins qu’ils ne se sentent pas de gérer. Avant de partir à mon tour j’accoste Arès.

- Amico, prend le temps de te reposer. On se voit plus tard au Pink dans mon bureau au sujet de Craig.

Je serre les mains des gars, monte dans ma voiture et rentre me coucher. J’espère profiter de quelques heures de sommeil récupérateur. Je m’endors en pensant à un certain danseur.

HRP:
 

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Arès Kye Coleman

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MessageSujet: Re: Di nuovo in strada | Feat Arès   Mar 10 Jan - 15:58

Di nuovo in strada



ft. Aless

Un paquet de mots
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Le butin est déchargé du coffre de la sportive patronale tandis que mon ancien mentor me témoigne son soulagement de me voir de retour en entier et aussi souriant qu'à l'ordinaire. Alessandro appelle Jansen comme dans un réflexe amoureux et échange quelques mots avec ce dernier. Ce qui m'arrache un grand sourire et je dois me retenir pour ne pas faire une remarque spirituelle sur les don aux cœurs tendres. Une fois le fruit de notre labeur illégal mis à l'abri du bureau local du boss, Finn ressort pour s'en griller une le sicilien sur les talons. L'amour de la nicotine de ces deux là est aussi irrémédiable que le goût de Nolan pour les whiskys secs. Quant à Sam, ce dernier savoure une bière miraculeusement fraîche de manière nonchalante tranquillement installé sur les escaliers menant au cœur du QG, le centre des prises de décision de l'organisation mafieuse la plus ambitieuse des environs. Je vais pour ma part m'installer dans le coin fauteuil du hangar délabré soit dit en passant le lieu le plus confortable de notre miteuse arène de gladiateurs modernes. Nolan s'installe dans le fauteuil face au mien tandis que Sam vient nous rejoindre quelques instants plus tard. Mes pieds fatigués posés sur une table basse, je déblatère avec mes camarades mafieux au sujet du casse achevé dans la réussite.

Nolan s'amuse de la tournure de la course poursuite tandis que Sam reconnaît que nous nous sommes bien marré dans l'ensemble. Effectivement nous avions survolé le sujet avec brio mais cela ne signifiait pas pour autant que cela serait forcément si facile à l'avenir. La minutie de la préparation et une capacité d'adaptation impressionnante nous place bien au dessus du ramassis de criminels locaux néanmoins prendre les choses pour acquises était l'erreur la plus néfaste pour les étoiles montantes. Je comptais bien m'assurer que celle ci ne soit pas commise par la Squadra. Finalement, le reste de l'équipe soit Ryan, Andrew, Tyrone et Aiden pénètre dans le hangar moins d'une heure plus tard et le chef de l'escouade assure à Alessandro que les véhicules volés spécialement pour le braquage éclair ont été détruits avec une efficience des plus rigoureuses. En effet, difficile même pour les plus chevronnés de la police scientifique de dénicher ne serait ce qu'une poussière d’empreintes dans des conditions pareilles. Seulement il faudrait nécessairement changer radicalement de mode de fonctionnement en cas de prochain casse car la répétition provoque l'apparition de coïncidence. Rester imprévisible est donc essentiel mais je faisais entièrement confiance à mon ami et patron de ce coté là.

Son expérience et son inventivité étaient susceptibles de faire des merveilles ou des ravages, simple question de point de vue j'imagine. Le sicilien de Beacon Hills finit par prendre la direction de son bureau à l'étage supérieur. Un bureau bien trop modeste comparé à la grandeur de notre projet mafieux se mettant lentement mais sûrement en place tel une vipère attendant sagement le moment opportun pour frapper et diluer son mortel venin dans sa victime tétanisée de surprise. Toute l'équipe suit le boss en file indienne, je suis le dernier à me lever de mon séant et à emboîter le pas à l'élite mafieuse de la ville. Un sourire en coin au bord des lèvres j'ai une pensée pour mon épouse et mon enfant à naître et des excuses muettes plein le cœur ainsi qu'une envie puissante de rendre hommage à la femme de ma vie. La seule capable de me comprendre et d'accepter le fait que malgré mon rôle parfois sombre mais néanmoins intrinsèquement noble de gardien du surnaturel j'avais une part de ténèbres en moi. Une part dont je ne pouvais ne serait ce que penser à me séparer. Funeste héritage d'une enfance brisée, fumeuse excuse il fallait bien le reconnaître car fort heureusement pour ce monde tout les gosses se construisant sur des failles ne finissaient pas dans le milieu. Une fois dans le bureau exigu mais en cet instant tellement chaleureux de part la présence de la famiglia rassemblée autour du petit bureau sur lequel les milliers de dollars s'entassent par liasses aussi attractives que tentatrices.

Nous avons tous un verre d'alcool à la main et des sourires de mioches le soir de Noël. La fierté inonde les traits de ce rassemblement peu fréquentable. Nous nous observons l'espace de quelques instants dans un silence solennel tranchant nettement avec les réjouissances des mines. Mais le moment est bel et bien solennel car plus qu'un braquage réussi c'est la véritable naissance d'une association soudée et prometteuse qui se joue en cette sombre nuit hivernale. Je sens bien que le boss laisse les secondes s'étirer afin de ne pas ménager son effet lorsqu'il prendra la parole. Les derniers mois m'ont amenés à découvrir mon ami et patron de manière assez intime et je mentirais si je disais que je ne parvenais pas à suivre le schéma parfois bien tortueux de ses pensées. Alessandro nous scrute l'un après l'autre avant de nous haranguer en italien puis d'avaler son verre cul sec. Huit verres subissent le même sort avant de claquer brutalement sur la table telle une mélodie victorieuse. Les hommes sont heureux des louanges de leur boss. Pour ma part, j'éclate d'un rire franc et sonore lorsque le sicilien me taquine et nous trinquons une nouvelle fois avant de passer les minutes suivantes à nous chercher gentiment des noises. Puis après ce duel de verve auquel mon boss et moi étions habitué. Je me mets à compter le butin avec le consciencieux chef d'escouade.

Ryan est précis et méthodique tout comme moi et la tache se révèle aisée. Nous comptons sous le regard satisfait des membres de l'équipe pendant qu'Aless fait les comptes sur son ordinateur portable. La modernité côtoie la tradition dans notre milieu bien particulier. Une fois cela terminé Alessandro procède à la répartition sous la clameur des hommes bien contents de toucher leur solde après avoir trimé. Je divise les liasses en part égale en accord aux directives du patron avant de distribuer les billets verts à leurs nouveau propriétaires. Une fois l'effervescence liée à la délicieuse odeur de l'argent sale tout juste gagné retombée, les choses sérieuses reprennent. Nous nous repassons les détails du casse, discutons au sujet de la synchronisation, de la méthode d'ouverture des coffres et d'autres petites choses inhérentes à cette activité bien particulière. Aless complimente une ultime fois les hommes pour leur maîtrise et leur virtuosité avant de jeter un coup d’œil à sa montre. La squaddra se disperse après s’être félicité. Les cousins filent ensemble mettre le reste du pognon en sûreté. Je les regarde partir avec un air de fierté digne d'un grand père devant ses petits enfants prodigues tandis qu'Aless s'approche tranquillement de moi. Je réponds à mon ami avec un sourire : Çà pour pioncer je vais pioncer. Allez à plus tard Boss.
 




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