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 Du vulgaire au sublime (feat Alessandro & guest ?)

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Jansen Avery

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MessageSujet: Du vulgaire au sublime (feat Alessandro & guest ?)   Mer 12 Oct - 17:31





Vulgaire ou sublime



Son cœur bat à tout rompre. Il a vu d’autre participants se faire humilier en direct et à la télévision. Les trois « x » rouges, assortis au son si désagréable, ont déjà sonné un verdict sans appel. Le jury n’est pas tendre avec ce qu’il juge comme n’étant pas digne du show tv…
« numero 4652. Jansen Avery »

Déjà ? Mais il n’est pas prêt, oh par la grande Sylve, comment s’était-il retrouvé la ? Ses pieds nus foulent le revêtement en plastique, puis les quelques mètres ou la moquette gris anthracite cède finalement la place aux escaliers en bois, puis à la scène du même matériau. Ce n’est pas une forêt, ni une terre meuble. Encore moins une sylve. Mais le contact le rassure, le rassérène. Une veste posée à même la peau sur son torse dénudé, un pantalon tellement moulant que c’en est presque une provocation, Jansen s’avance, surpris par la force de la lumière et les acclamations encourageantes du public. Les complices du jury, en coulisse, l’encouragent.
Le Drus a même vu les œillades de certains autres concurrents…
Il entend, vaguement, certain dire que l’émission passe en direct sur le continent. Pas de montage, pas de concession. Dans l’appartement situé au-dessus du Print, Alessandro se rase, avec la télé en arrière-plan..…

5 semaines plus tôt.

« hey ».. Jansen ne sait pas vraiment comment Alessandro arrive à placer un accent italien dans « hey », mais il y arrive pourtant.
« hey » lui répond le jeune danseur, un air triste accroché à son visage. Typiquement ce genre d’air à faire craquer son volcan portatif, qui vient immédiatement se coller à lui. Il n’agit ainsi que dans l’intimité, il ne montre sa faiblesse, envers lui, que lorsqu’il n’y a pas de témoin. Jansen ne lui en veut pas, il comprend pourquoi, il a tellement d’ennemis.

Lui-même s’inquiète, parfois, de ce que deviennent ses sœurs, si pugnace, et avec les moyens de l’être. Un jour ou l’autre, elles reviendront, pour lui. Elles le menaceront, ou tenteront de se servir d’Alessandro, comme la dernière fois. Et alors, il tuerait, pour lui, encore. Mais ça ne suffira pas. Un jour ou l’autre, il devra aller dans son domaine, et revendiquer non seulement son sang, mais celui de toutes celles qui le contesteront. Il n’en avait pas la force jusqu’ici, mais son loup lui en donne, jour après jour, même si ce don s’accompagne de noirceur.

« Qu’est ce qu’il se passe, jansinio ? Pourquoi cet air mélancolique carro mio ? »

Le jeune Drus lui répond avec ce qu’Alessandro a appelé « l’arme numéro 7 », le sourire soit disant irrésistible de son danseur.
« c’est juste.. tu sais.. A l’école de danse.. J’ai l’habitude des coups bas, des jalousies, mais je sais pas… »

Haussant les épaules, Jansen ne sait pas vraiment comment exprimer son malaise..
« les élèves et certains profs ne se gênent pas pour exprimer ce qu’ils pensent de mon travail.. Et j’ai beau tenter de ne pas les écouter, ça me fait du mal… Ils me traitent pratiquement de pute… et… »

Ses grands yeux tristes, d’un vert si particulier, reflétaient son désarrois. Ce n’était pas vraiment le fait qu’il soit pris pour un prostitué qui le gênait, mais plutôt le fait que, quoi qu’il fasse, son talent pour la danse ne serait pas reconnu. Au mieux, il serait « un mec sexy se trémoussant lascivement »… Un gogo danseur, un pole danseur…

« Aujourd’hui, le chorégraphe du prochain spectacle national  m’a carrément dit que je ferais mieux de retourner me trémousser autour d’une barre vulgaire de boite pour frustrés que de vouloir être danseur étoile ou chorégraphe… »

Les rires fusaient encore dans son cœur comme des étoiles filantes sur un ciel de sang…
Alessandro se rapprocha encore, le prenant dans ses bras. Son odeur particulière, que le Drus avait appris à aimer, puis adorer, le réconforta un peu.

« tu devrais pas les laisser dire ça. … Tu devrais leur montrer à tous, ce que tu vaux vraiment… Montre leur ce que tu es capable de faire avec cette soit disant barre vulgaire ! »


Et cette phrase sonna comme une injonction imparable, sous le coup de la malédiction du gui.
Alessandro était loin de se douter que, en voulant le réconforter, il venait de donner un ordre impérieux à Jansen.

Ce dernier, dans les semaines qui suivirent, s’inscrit au concours pour « we got talent », et, après avoir passé les barrages un par un, des auditions, il allait se retrouver devant un jury exigeant, filmés par plusieurs caméra, et potentiellement dévoilé à une échelle nationale voir internationale…

Retour au présent
« Bienvenue, comment vous appelez vous ? »
« Jansen Avery… »

Parmi le jury, une femme et un homme le draguent  ouvertement… Les sifflets admirateurs de sa plastique le font sourire. Après quelques secondes, l’information arrive au cerveau distrait d’Alessandro, à des centaines de kilomètres de la. Jansen ? A la télé ? Bordelo ! La mousse encore sur le visage, c’est bel et bien cette tête d’ange qui sourit à la caméra et ce corps parfait qui, pour le moment, est pudiquement recouvert d’une simple veste de costume, qu’Alessandro reconnait… Encore un chapardage en règle de son Jansinio..

Évidemment, ce crétin d’adorable danseur ne réalise pas qu’il peut s’exposer ainsi à quiconque le chercherait ! Qu’est ce qui a bien pu lui passer par la tête pour vouloir se montrer ainsi à tous ?


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Jansen Avery

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MessageSujet: Re: Du vulgaire au sublime (feat Alessandro & guest ?)   Mer 12 Oct - 17:41

ET voici pour la prestation en direct de Jansen :



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MessageSujet: Re: Du vulgaire au sublime (feat Alessandro & guest ?)   Lun 17 Oct - 18:23



Du vulgaire au sublime


Feat : Jansen Avery


- Hey !
- Hey…


Maledetto Drus qui prend un air de chien battu. Je suis le loup, le mal dominant, le boss et j’espère bientôt le Don de cette ville. Jansinio me fait la tête d’un chiot emprisonné dans un chenil. Ce ficus vivant me transforme en agneau… ou presque, il ne faut pas non plus exagérer. Je reste un prédateur sans scrupule. Mais lui ! Là avec sa bouille qu’il sait charmante, son sourire à damner un saint, un corps à faire bander une mère Theresa… Je lui attrape la main et le pousse dans la réserve du Pink.

- Qu’est ce qu’il se passe, Jansinio ? Pourquoi cet air mélancolique carro mio ?

Son visage s’illumine en réponse à ma sollicitude. Je le serre dans mes bras, possessif et protecteur. Il m’appartient, mais est-ce bien moi qui tient la laisse qu’il y a entre nous deux ?

- C’est juste.. tu sais.. A l’école de danse.. J’ai l’habitude des coups bas, des jalousies, mais je sais pas…
- Je veux des noms ! Leurs adresses….
- les élèves et certains profs ne se gênent pas pour exprimer ce qu’ils pensent de mon travail.. Et j’ai beau tenter de ne pas les écouter, ça me fait du mal… Ils me traitent pratiquement de pute… et…
- Jansinio ! Regarde moi ! Tu non sei una puttana ! Et celui qui dit le contraire va comprendre douloureusement son erreur !


Je m’insurge et me révolte. Blesser mon amant, c’est me blesser moi ! Je vais demander à Ryan d’aller casser quelques bras… mais… cela serait desservir Jansinio. Il veut être reconnu pour sa valeur et non grâce à celui qui l’entretient, même s’il n’y a pas de ça entre nous. Je ne lui offre que des babioles, il se sert allégrement dans ma placard. La nuance est importante, je ne l’achète pas, je partage mes chemises et autres fringues avec lui. Jansinio préfère cela, mettre une chemise que j’ai déjà porté plutôt que je lui en offre une neuve. C’est sa façon de marquer son territoire et aussi de revendiquer qu’il est mien. Mais les subtilités, ces figlio di puttana de l’école de danse se gardent bien de les voir.

- tu devrais pas les laisser dire ça. … Tu devrais leur montrer à tous, ce que tu vaux vraiment… Montre leur ce que tu es capable de faire avec cette soit disant barre vulgaire !

Je suis fier de lui. Tout le personnel du Pink ne dira que du bien du Drus. Ceux qui le connaissent, savent sa grande bonté et sa valeur. Toutefois, il ne faut pas se voiler la face. Ses prestations au Print jouent sur un domaine sujet à interprétation. Clairement nous jouons sur ses charmes pour satisfaire l’œil lubrique de nos clients. Une grande partie sait faire la différence entre les prestations purement professionnelles du danseur et la personne qu’il est en privé. Reste les autres qui ne font pas ce découplage. A part lui interdire de faire le seul job qui lui apporte du fric, il sera impossible à casser cette image. Jansinio doit se renforcer et trouver en moi ou ceux qui le connaissent, la force de ne pas se laisser abattre par les cretini si prompts à faire de vulgaires raccourcis entre la scène et la vie privée.

J’embrasse avec fougue mon danseur étoile. Je veux qu’il comprenne que je ne suis pas homme à m’enticher d’une puttana. Et que justement son pouvoir à me faire tomber le masque prouve sa valeur.

(…)

Ce matin je me suis levé du pied sinistra. Quand je suis descendu au bar avec une tête de pas réveillé, me grattant le menton que j’avais eu la flemme de raser, Sophie m’avait collé directement un double expresso dans les mains.

- Buvez ça avant de faire peur aux clients avec votre tête à la Al Capone Boss !
- Tu sei Al Capone avec tes ordres de bon matin !


Je grogne comme un ours qui sort de son hibernation. Je m’affale au comptoir, ouvre le journal du matin et avale cul sec le double expresso que ma barmaid m’a servi. Cela réveillerait un mort, cela me lève à peine une paupière. Madre di Dio que j’ai sommeil ! Je me suis encore couché vers les quatre heures du matin. Les combats clandestins marchent du feu de dieu depuis que je leur ai fait une démonstration de ce que je vaux avec une paire de gant de boxe. J’aime cette ambiance. Les gars qui se démontent le portrait sur un ring, les parieurs qui hurlent, les paris qui s’enflamment et mes caisses qui se remplissent. J’aime l’adrénaline, l’odeur de sueur et de fumée de sigaretta. Arès avance avec Craig. Bientôt je rachète sa boutique, j’agrandis le Pink et ouvre un tripot dans le sous-sol. Il y a aussi le casse de vendredi soir… Autant dire que mes journées sont longues. Je suis souvent sur le pont de neuf heures du matin à très tard dans la nuit. Qui a dit que mafioso était un job pépère ?

Il ne m’a fallu pas moins de trois doubles expresso pour centrer mes yeux dans mes orbites. J’ai l’air d’un rital excité, rien de nouveau dans le bateau qui se nomme le Pink Print. Je suis satisfait de la notoriété que prend le bar. D’un bar gay, j’en ai fait un bar gay friendy. Les idioti ne feront pas la différence et cela me va, je n’en veux pas dans mon établissement. Mais la clientèle de mon bar se mixifie. Hétéros côtoient la communauté LGBT de manière amicale. Je vire tous les extrémistes. Pas de manif LGBT, ni de comportement outrancier. Je demande à mes clients quel que soit leur appartenance un comportement décent. Je dirige un bar pas un bordello ! Et de fait, la clientèle a un peu évolué. Je sais que je fais grincer des dents dans les milieux LGBT extrémistes. Mais le Pink est clairement un bar pour les gens ordinaires. L’âge varie suivant les heures de la journée ou des animations proposées.

Charlie m’a régalé d’une entrecôte dont il a le secret avec des pommes de terre et des machins verts. J’ai réussi à virer le vert à la poubelle sans qu’il s’en aperçoive. Je suis un loup, pas un agneau bon sang ! Mon alimentation est une vraie guerre initiée par Jansinio qui veut à tout prix me faire avaler des légumes et Crowley qui est son complice. Le reste du personnel s’amuse à parier si je vais réussir à éviter de manger le gazon qu’ils s’obstinent à vouloir me faire avaler. Je lance un clin d’œil victorieux à Jerry qui prend son service et remplace Sophie au bar et monte dans mon appartement me prendre une douche et enfin me raser. En passant dans le salon, j’allume la télévision pour écouter les informations. Toutefois je suis déjà sous le jet de la douche quand j’entends des variétés me parvenir aux oreilles. C’est Jansinio qui a changé de chaine. Je me lave donc au rythme d’une musique à la mode. Je me prête même à fredonner le refrain.

D’un geste rodé, je fais tourner mon blaireau sur le savon à barbe jusqu’à obtenir la texture idéale et m’en barbouille méthodiquement le visage en commençant par la base du cou. Et c’est parti, le pouce qui tire sur la patte prés de mon oreille gauche, je laisse glisser la lame de haut en bas. Je rince le rasoir sous l’eau chaude qui coule du robinet et recommence en décalant la lame. Le crissement caractéristique et la vapeur qui envahit la salle de bain me collent dans une bulle hors du temps.

« numero 4652. Jansen Avery »
« Bienvenue, comment vous appelez vous ? »
« Jansen Avery…
»

Des sifflets retentissent dans le salon, la mousse blanche se teinte de rouge.

- Aïe !

Je me suis coupé. En trois enjambées je me retrouve à poil devant la télévision, le rasoir au bout de mon bras ballant, une serviette sur ma joue qui saigne et les yeux exorbités. Bordello ! Que fait Jansinio à la télé !?

- Eh ! C’est ma veste ça !

Je tends le rasoir vers l’écran. Je pose mes fesses sur le canapé en cuir pour me relever aussitôt. Le froid de cette matière au contact de mes palles attendries par la chaleur de la douche n’est pas du plus agréable. Je regarde alors mon danseur avec sa tête d’adorable chaton jeter ma veste au sol avec désinvolture.

- Oh ! Gaffe ! J’y tiens à celle-là !

Tout le monde peut admirer son torse parfait. Je n’aime pas le zoom de la caméra sur une des gonzesses du jury. Bordello, elle est prête à jouir la cagna ! La caméra cible à nouveau le Drus qui s’élance sur une perche. Et là je percute. Je comprends pourquoi Jansinio est en train de faire le malin à la télévision et aussi l’énorme risque que cela represente. Ses cinglées de soeurs risques de le reconnaitre !

- Bordelo ! Merda maledizione ! Andare a farsi fottere !! Mais quel idiota !

Je sais qu’il ne fait que m’obeir ! Mais pourquoi il ne m’en a pas parlé? J’aurais pu éviter ce desastre. Désastre pour sa sécurité car sa prestation est une réussite. J’attrape mon téléphone et laisse un message sur la boite vocale de Jansinio.

«- Tu ramènes tes fesses à Beacon Hills avant d’avoir la moitié de la sylve au derche ! »

Cette malédiction devient une vraie plaie ! Il exécute à la lettre près ce que je lui dis ! C’est peut-être amusant dans l’intimité, toutefois ça le conduit à des comportements carrément suicidaires ! Il faut que l’on arrive à briser ce sort. Je n’y connais strictement rien ! Il nous faut de l’aide. Mais pour le moment, je vais devoir faire attention à ce que je dis à Jansen ! Madre di Dio quel bordello !

Je termine de me raser, mais le moment est bien moins plaisant qu’avant. Je m’inquiète pour Jansinio. Il est loin! Je le bombarde de SMS, lui demandant de me donner des nouvelles toutes les heures. Je m’habille et le rappelle pour modifier et lui impose un message toutes les vingt minutes. C’est un fauve qui redescend au bar pour le service du soir.


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MessageSujet: Re: Du vulgaire au sublime (feat Alessandro & guest ?)   Jeu 3 Nov - 21:00





Vulgaire ou sublime



Ivy n’a gardé de ses origines qu’une vague liaison sémantique avec son prénom. Et sans doute une plus grande facilité que n’importe quelle fille à pouvoir manger ce qu’elle veut sans prendre un gramme de graisse. Menue, joliment tournée, comme si un façonneur de glaise s’était, le temps d’une fantaisie, saisit d’une argile meuble et avait donné forme(s) à un joli brin de fille, avec de grands yeux bruns clairs, des cheveux blonds platines, un poil trop maquillé, sans doute, mais avec des jambes interminables, fuselées, un petit popotin moulé à la louche et un parfum entêtant.

Elle est une déracinée. Une feuille morte, comme l’appelle celles qui étaient naguère ses sœurs. Pour autant, elle est une informatrice redoutable. Elle est, comme tant d’autres feuilles mortes, les yeux et les oreilles des différentes sylves encore actives de part le monde, il est vrai peu nombreuses de nos jours. Elle n’a plus de don, comme les autres dryades. Elle connait le langage, elle bénéficie d’une plus grande longévité, mais elle ne commande plus aux plantes, elle ne sécrète nul poison, n’est pas plus rapide, et ne guérit pas des peines de cœur ou des blessures plus physiques. Mais elle entend et voit tout. Principalement grâce à la télé. Il faut dire qu’elle se fait entretenir, elle n’a pas besoin de travailler. Et manger des cochonneries sans grossir, ça occupe pas toute la journée. Alors elle traine, elle batifole, elle fait des courses pour des trucs dont elle n’a pas besoin, elle laisse trainer ses oreilles et surtout, surtout, elle dévore les émissions télés. Elle est très forte, faut pas croire. Elle a déjà gagné 3 ans de lessive et 2 voyage en demi-pension aux îles caïmans, mais elle n’a pas osé y allé, de peur de se faire croquer toute crue par ces gros reptiles.

C’est donc avec un paquet de chips gout fromage-litchi et un jus de papaye glacé qu’elle zappe, comme tous les soirs. Son mari, qui n’est finalement qu’un portefeuille et une voix au téléphone, est rarement là. Il faut qu’il travaille… Le fait que, parfois, elle sente un parfum d’une autre sur lui importe peu. Le jour où elle devra changer de secteur, ou elle n’aura plus de cliente, elle se débarrassera de lui.

Elle travaille principalement pour deux sylves. Concurrentes.. Elle sait se rendre nécessaire, plutôt qu’utile, et donc s’offre à la plus généreuse. Soudain son jus de papaye vient s’étaler sur le tapis luxueux du salon, et, tout en épongeant le tapis d’un air distrait, Ivy observe le danseur à la télé. Il est beau, oui. Mais il est LUI, surtout. Depuis des mois elle entend parler de lui. Il est recherché, ainsi que celle qui se fait appelé la cinquième ronce. Et voila que le prince reproducteur apparait comme par magie à la télé ! Ceci dit, jamais aucune de ses sœurs ne risquait de tomber sur lui via ce canal. Il n’y a que les feuilles mortes pour s’intéresser à ces choses triviales. Se mordillant son ongle manucuré, Ivy réfléchit à toute vitesse. Elle n’est pas gourde, elle est juste superficielle et vénale… Si elle veut gagner pas mal d’argent et être dans les bons papiers de la sylve originelle, il faut qu’elle les contacte. Leur fugueur est à la télé ! Mais si elle veut se faire un peu moins d’argent, mais BEAUCOUP plus d’influence, alors le choix est vite fait…

Composant de mémoire un numéro particulier, elle déglutit, mal à l’aise, espérant presque que le numéro n’aboutisse pas…
« oui ? ». La voix d’une femme, blasée. « votre commande ? »
« euh.. » c’était quoi déjà ?
« 3 pizza au litchi, un thé à la pomme verte et une glace à la gingembre ».. Quelques secondes d’hésitation…
« vous êtes sur que vous les voulez au litchi vos pizzas ? »
Aie..
« au… piccolini ? »
« oui. Bien compris… »
Un clic. Deux crissements, comme un bruissement de feuille. Un drôle de son aigu. Puis le silence. Oppressant. Enfin, une voix, glaciale, ancienne, oh combien ancienne.
« Récupératrice Andréa. J’écoute. »
Soudain, Ivy se sent vraiment toute petite.
« J’ai… Le prince. Je sais où il est. Je peux vous dire ou, mais… »
« Mais ? » Est-ce bruit d’ongles qui raclent du bois ?
« Mais il faut faire vite… Il ne va pas y rester longtemps… »
« Vos émoluments seront versées sur le compte habituel. Et.. votre nom prononcé ou il se doit… Si l’opération est un succès, et elle le sera si ça ne dépend que de moi, votre arbre sera replanté. Si elle échoue, et ça ne sera pas de mon fait, votre nom sera prononcé ou il se doit également. Envoyez les coordonnées sur le numéro qui s’affiche »


Clic. Plus personne. Mais le numéro ? Qui s’affiche ? ou ? . Soudain le bois du guéridon ou repose le téléphone se met à craquer, grincer, et devant les yeux ronds de l’ex dryade, des chiffres apparaissent comme pyrogravés.La sueur coule le long de l’échine de la jeune femme. Ses sœurs ne transpiraient pas. N’avaient pas peur, comme elle a peur à présent. Elle joue gros. Et soudain le son de la télé l’oppresse. Les chips ne l’intéressaient plus vraiment… Elle avise deux grosses valises et se demande si il n’était pas temps de partir, de changer de coin… Elle envoi les coordonnées, avant de voir, horrifiée, le bois pourrir et ce qui était un guéridon devenir une grosse tâche noire sur le tapis. Quelque chose lui dit qu’elle ne pourrait pas laver cette tâche, cette fois ci.

(…)

« Alessandro ? t’as vu je l’ai fais ! Tu avais raison ! Et tu sais quoi ? Ils m’adorent, ici. Ils me trouvent hyper sexy et hyper doué ! » Bruit de voix, approbations, rires. « scuse, j’ai du emprunté le portable d’un des types de la réal, on a pas droit à nos téléphones tant qu’on ne quitte pas les studios. On a dû laisser nos effets personnels pour éviter les fuites et on signé des clauses… je te laisse. J’ai hâte de te revoir. Je t’aime, espèce de fumée ambulante ».
Environ une heure plus tard.

« Alessandro ? je.. J’essaie de faire au mieux. J’ai vu tes messages, j’ai récupéré mon portable, je t’appelle de celui-ci, mais c’est pas clair, des fois tu me dis l’inverse du message précédant, alors j’ai bien tout écouté, et la je pars en stop, direction Beacon Hills.. Dommage, parce que j’ai reçu un coup de fil via la production d’une certaine Andréa qui veut me proposer quelquechose à la mesure de mes talents, je cite… Elle semble déterminée à me rencontrer, et elle à ajouter que je ne devais pas bouger, qu’elle arrivait, avec plusieurs admiratrices… Mais tu sais bien que tu comptes plus que le reste.. j’ai plus beaucoup de batterie, mais je vais tenter de recharger le téléphone en route. Il y a un conçurent qui me ramène sur une partie du chemin, et ensuite je ferais du stop… j’espère que tu es fier de moi.. Désolé, je n’ai pas pensé à la sylve. Enfin si, mais tu sais.. je voulais tellement faire ce que tu m’avais dit de faire… »

A des centaines de kilomètres de la, des femmes, qui semblent toutes faites du même bois, cheveux courts, presque rasés, semblent donner leur force à une très grande femme, aux yeux d’argent, qui se déplace à une vitesse hallucinante, semblant bondir d’arbre en arbre, et recueillir des forces à des endroits stratégiques.

A l’autre bout, un italien passablement inquiet reçoit plusieurs messages de sa brindille insouciante.

A la sortie du studio de télévision, un concurrent malchanceux offre un verre avec quelques ajouts chimiques à Jansen, avant de le pousser dans sa voiture, un sourire mauvais sur le visage…

Ivy, elle, en est à sa troisième valise, et ses ongles ne ressemblent plus à rien.

Son mari fait du zèle au bureau, et sous le bureau, sa secrétaire fait du zèle.

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MessageSujet: Re: Du vulgaire au sublime (feat Alessandro & guest ?)   Jeu 10 Nov - 17:25



Du vulgaire au sublime


Feat : Jansen Avery


«-Alessandro ? je.. J’essaie de faire au mieux. J’ai vu tes messages, j’ai récupéré mon portable, je t’appelle de celui-ci, mais c’est pas clair, des fois tu me dis l’inverse du message précédant, alors j’ai bien tout écouté, et là je pars en stop, direction Beacon Hills.. »

Maledetto pianta verde ! Maledetto maledizione ! Rhaa ! Devoir faire attention à la sémantique quand je m’adresse à lui devient un enfer. Jansinio prend tout au pied de la lettre, bilan… il bug comme un ordinateur face à un programme imprécis. Mais quelle foutue race ! Et ses « sœurs » qui l’utilisent comme un simple reproducteur.. Il n’y a pas une mauvaise herbe pour rattraper l’autre. Pourquoi me suis-je entiché de ce végétal au sourire si… Pff !

Le reste de son message m’explique qu’une certaine Andréa veut lui proposer quelque chose à la mesure de ses talents et qu’elle semble déterminée à le rencontrer, en ajoutant qu'il ne devait pas bouger, et qu’elle arrivait avec plusieurs admiratrices… Mais bordelo fuis cervelle de pois chiche ! L’autre liane vivante est tellement content que quelqu’un admire enfin son art qu’il ne réfléchit pas plus qu’une courgette. Raz le potiron du potager de la sylve !

« - Il y a un conçurent qui me ramène sur une partie du chemin, et ensuite je ferais du stop… »
« - Ne fait confiance à personne ! »
« - J’espère que tu es fier de moi.. Désolé, je n’ai pas pensé à la sylve. Enfin si, mais tu sais.. je voulais tellement faire ce que tu m’avais dit de faire… »
- … Deficiente adorabile… Ti amo Jansinio. Je viens te chercher.


Je lui demande de me donner l’endroit où l’autre concurrent va le laisser. Mais rapidement je comprends que sa batterie a lâché car il ne me répond pas dans la foulée, ce qui est impossible avec la malédiction qui le lie à moi. Hors de question que je laisse faire du stop. Cependant comment le trouver alors que son téléphone est en rideau ?

Je regarde sur une carte le chemin le plus probable et vais avertir Sophie que je file chercher Jansen. Je lui demande de m’appeler en toute urgence si jamais elle avait des nouvelles du danseur. Avant de démarrer j’envoie un message à Arès et Ryan leur expliquant le problème. Leur réponse ne se fait pas attendre, ils veulent m’accompagner. Je leur rétorque que ce n’est pas le moment, car Barns commence à bouger de nouveau à Beacon Hills, la squadra doit rester sur place.

(…)

Une heure que je roule et je n’ai toujours pas de nouvelle de mon danseur. Régulièrement j’envoie un message qui reste sans réponse. Ne répond-il pas à cause de sa batterie toujours trop faible ou parce qu’il s’est fait rattraper par ces foutues gonzesses aux cheveux courts ? J’ai du mal à garder mon calme et j’ai une furieuse envie d’écraser l’accélérateur… mais pour aller où ? Nous allons peut-être nous croiser sans le savoir. Je n’aime pas ce sentiment qui me noue les tripes. J’ai peur de le perdre… Je me sens frustré et désemparé. Madre di Dio que je n'aime pas cela.


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MessageSujet: Re: Du vulgaire au sublime (feat Alessandro & guest ?)   Lun 21 Nov - 21:18





Vulgaire ou sublime



De l’absinthe ! Voilà ce dont se rappelait Jansen. Et d’ordinaire ça n’aurait pas été un problème. Ni même la drogue qui avait été ajouté au verre. Sans être très doué en chimie, ça, s’était à priori plutôt le domaine d’Alex, le drôle de druide rencontré dans la forêt avec Charlie ; Jansen savait reconnaitre certaines drogues… Celle qui lui avait été administré portait plusieurs noms, mais l’un d’eux le révulsait, car au combien trop parlant pour lui. La drogue des violeurs…
Et en temps normal, elle ne lui aurait rien fait non plus... Mais, en revanche, la dose de médicament administré dans le verre, ou quoi que ça puisse être, pour faire sans doute passer le goût, ou encore pour donner à l’ensemble une interaction jusqu’ici inconnu du jeune danseur, agissait, elle, et l’état du jeune homme était alarmant…

Au début, Nasiir le viziir, comme il aimait qu’on l’appelle, ce qui était plus évocateur que « stanley », un ventriloque plutôt médiocre, comptait bien utiliser cette drogue comme tant d’autres fois avant. Hommes ou femmes, peut lui importait. Ce qui comptait, c’était le pouvoir qu’il avait sur eux. Sur ces corps. Ils devenaient, eux aussi, sa marionnette, et il adorait leur faire dire des choses… qui le rendaient tout chose.

Le jury avait été unanime. A peine une minute après le début de son numéro, et les trois X rouges avaient sonné le glas de sa destinée, et, sans le savoir, de celle de ce jeune homme si sexy et si doué dans son numéro de danse aérienne. Tous les regards avaient été rivés sur lui, comme hypnotisés, et Stanley avait ressentis une haine et une attirance si intense qu’il était allé se réfugier dans sa voiture pour se soulager. C’est alors que l’envie, toujours la même, était venue le trouver, le titiller… Et il avait bien vite trouvé sa fidèle mallette et les petites fioles colorées… Il ne lui avait pas été difficile de retrouver le jeune homme et de lui offrir un verre, mais comme il ne prenait jamais aucun risque, il avait aussi distillé une dose de traitement préventif contre certaines mst… Il n’aimait pas la sensation du caoutchouc… Les autres concurrents s’étaient moqué de lui, pas le jeune homme. Il avait l’air délicieusement niais. Oh, bien sur, stanley savait qu’il n’était pas très beau.. Trop de gras par ci, pas assez de cheveux par la, mais la chimie faisait des miracles… Il faut dire qu’être laborantin et avoir accès à tout un tas de trucs par ailleurs lui avait permis de s’installer un petit laboratoire personnel, totalement illégal bien sur, mais très efficace.

Par contre, il ne s’attendait pas à la réaction aussi violente du jeune homme qu’il avait poussé dans sa voiture grise. Il commençait à paniquer, à vrai dire, et de voir toute cette sueur, et les traits de douleurs sur le visage de sa proie ne lui donnait pas très envie de la consommer, médicaments ou non. Et si ?

Réfléchissant un peu, il ouvrit de nouveau sa mallette, et regarda la seringue. Avec un peu de ça, il pourrait y aller sans risque… Mais il n’était pas un tueur… ça demandait trop de cran… Il se rongeait les ongles, faisant les cents pas dans la chambre du motel pas très regardant du bord de route… Quel corps tout de même ! Maintenant qu’il l’avait dépouillé de tous ses artifices, ce serait vraiment du gâchis de ne pas en profiter.

« shhh.. la.. Ça va aller », dit-il, épongeant le front du jeune danseur avec une serviette humide… Mais ça n’avait pas l’air d’aller du tout…
(…)

Près du studio, à quelques rues d’ici, un homme agonise, à terre, devant l’air goguenard d’une femme aux cheveux pratiquement rasés. Il y en a deux autres comme elle, ainsi qu’une superbe femme, plus grande, aux yeux d’argents et à la chevelure opulente, d’un noir si profond qu’il ressemble à la nuit. Pourtant, des reflets verts dansent dans sa chevelure.
« Nous n’en tirerons rien d’autre, récupératrice. Je l’achève ? »
« Oui. Le bitume à un gout écœurant, son contact me répugne. ». Les pieds nus de la femme touchaient le sol, et elle semblait trouver désagréable ce contact. Elle faisait partie des sangs les plus purs, bien sûr, aussi il y avait des désavantages à s’attarder dans le monde moderne, comme elle le savait elle-même. Mais l’enjeu était important.

« On sait d’où il est parti, on sait donc où il va ». Sa voix, glaciale, impressionnait même sa garde personnelle, les deux guerrières expérimentées, dont celle qui venait d’occire leur contact. Il ne faisait pas bon être un contact humain de la sylve d’humboldt… Mais la récupératrice Andréa était aussi une pisteuse redoutable.

Lorsqu’elle se pencha pour sentir la piste du prince en exil, elle sentit aussi l’odeur particulière de la pharmacopée de la voiture dans laquelle il était entré. Le fou !
« Nous n’avons pas de temps à perdre ! Il est en danger ! »

(…)

Stanley avait la main qui tremblait. Pas facile pour viser la veine à la cheville. Il savait pourtant que c’était l’endroit le plus efficace. Dieu qu’il était sexy, ce danseur. Même couvert de sueur.. encore plus, peut être… Il faudrait changer les draps avant de… passer à la suite, des que la fievre serait tombée… Pas de risque… Il avait horreur des maladies. Au moment ou l’aiguille approchait de la peau, un petit bruit lui indiqua que le carreau de la fenêtre venait de se briser. Un tout petit bruit. Lorsqu’il se leva pour regarder, il y vit un tout petit trou de rien du tout. Il faillit hausser les épaules, imaginant un insecte étrange, lorsqu’il se rendit compte qu’il ne pouvait pas hausser les épaules… En fait, il ne pouvait plus rien faire du tout, à part voir le sol se rapprocher inexorablement, et entendre le craquement des os de son visage alors que ce dernier faisait connaissance avec le plancher.

Ouvrant tranquillement la porte de la chambre, les deux gardes personnelles d’Andréa firent signe à cette dernière qu’elle pouvait entrer…
La grande femme posa une main délicate sur le prince fiévreux, et l’on aurait pu y voir une grande douceur, si on ne la connaissait pas… Son sourire délicat n’avait rien d’amical, c’était le sourire de la victoire.
« Enfin, petit prince, tu es à nous.. »
« Pas si vite ! »

Se retournant, Andrea pu voir une de ses deux guerrières encaisser un coup lui étant destiné. L’odeur caractéristique et les lattes de plancher qui se soulevaient ne pouvait lui laisser aucun doute. Au moins une autre dryade était ici, et puissante.
Ivy ! espèce de traitresse ! tu vends tes renseignements à plusieurs sylves ? Tu ne vivras pas assez longtemps pour en profiter !
Le plancher se mit à onduler comme une mer déchainée, et le plus effrayant c’était qu’aucun son ne ponctuait ce combat.

Jansen, dans son combat pour sa survie, contre les médicaments, ressenti le lien si particulier qui l’unissait à Brian. Il hurla sa peur, sa douleur, vers son frère, lui transmettant comme il le pouvait ce qui lui arrivait.

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MessageSujet: Re: Du vulgaire au sublime (feat Alessandro & guest ?)   Sam 26 Nov - 21:05


Du vulgaire au sublime


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Des papiers et encore des papiers… En arrivant au poste de police de Beacon Hills j’avais réussi à convaincre le shérif et Jordan d’utiliser le système informatique en cours dans les unités plus importantes et que j’avais bien apprécié lors de mon année passée au NYPD. Oui mais voilà, les vieilles habitudes sont tenaces et deux-trois bugs informatiques mineurs ont été l’occasion pour beaucoup de mes collègues plus âgés de rejeter le système pourtant bien moins chronophage que ces maudis papiers à remplir en x exemplaires.

Je soupire ma frustration et mon amertume face à cette attitude rétrograde de mes contemporains.  Le prochain qui me sort un «  de mon temps fiston nous n’avions pas d’ordinateur et cela ne nous empêchait de mettre les bandits derrière les barreaux », je lui colle ma main dans la figure… ou pas car je suis un flic sérieux. Mais de leur temps, il y avait moins de monde à gérer et les bandits n’avaient pas d’ordinateur non plus !

(…)

J’en tombe presque de ma chaise tant c’est soudain et violent. Tout mon corps me fait brusquement mal. Un voile de sueur recouvre la peau et une grande terreur me submerge. Mes dents claquent et j’ai la tête qui tourne. Je me lève et vacille jusqu’au vestiaire. Au début j’ai peur que ce soit mon don de mentaliste qui fait des siennes, mais un cri, un appel au secours me vrille les oreilles alors que je suis seul dans la pièce.

- Jansen ! Qu’est-ce qu’il se passe ?

Notre communication est particulière depuis qu’il m’a transfusé avec son sang. J’ai hérité de certaines capacités des dryades. J’arrive à comprendre le langage des roses de mon jardin, mais surtout à communiquer avec celui qui est maintenant mon frère de sang en utilisant la sylve. Mais radio brin d’herbe ne marche pas comme un téléphone. Les mots passent mais ils sont transformés, imagés. Il faut vraiment être en phase avec l’autre pour comprendre.

Et ce que me communique mon frère est alarmant. Il a peur, il a mal… il est en danger. Je vois des flashes de son environnement. Je ne sais pas où c’est. Une route, mais toutes les routes se ressemblent. Je vois des femmes et la peur qu’elles inspirent à Jansen.

- Merde ! Elles l’ont retrouvé ! Amaro !

Je compose rapidement le numéro du Pink Print et tombe sur le barman. Je demande après son patron, mais il me demande de rappeler plus tard car Amaro est sorti.

- C’est Brian O’Conner. Jansen a des emmerdes, donnez-moi le portable d’Amaro !
- Dites-moi ce qu’il se passe et je l’appelle.
- Nous perdons du temps !
- Le Patron est parti chercher Jansen, mais il ne sait pas où il est…
- Moi je sais, ou je ne vais pas tarder à le savoir, donne-moi son numéro !


Il sait que je suis un flic et que le courant passe mal entre son patron et moi. Je pense que le personnel du bar d'Amaro est honnête. Mais ils ne sont pas idiots non plus et doivent avoir deviné que leur patron n'est pas tout blanc. Cependant ce foutu rital est très apprécié de son personnel. Ils sont donc capables de faire barrage pour le protéger.

- Ok, voilà son numéro. Tenez nous au courant !
- Oui. Merci.


Je raccroche et appelle Amaro dans la foulée.

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MessageSujet: Re: Du vulgaire au sublime (feat Alessandro & guest ?)   Sam 26 Nov - 22:37



Du vulgaire au sublime


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J’enrage. J’ai fini par me garer sur le côté. Je suis à mi-chemin entre Beacon Hills et le studio d’enregistrement où Jansen a passé son audition. Inquiet, je regarde mon téléphone qui reste muet malgré la flopée de messages que j’ai laissé à Jansinio.

- Bordelo ! Dove sei, tesoro ?

Foncer à l’aveugle pouvait être une bonne idée si, et seulement si, le drus est en état de téléphoner. Vu le temps écoulé, il aurait normalement dû avoir le temps de recharger sa batterie sur la prise USB de la voiture du concurrent qui s’est proposé de l’avancer. J’ai appelé le Pink cinq fois. Jerry a même haussé la voix lors de mon dernier appel, me disant qu’ils étaient inquiets tout autant que moi et qu’ils n’attendraient pas pour m’appeler s’ils avaient des nouvelles de leur collègue.

Je me frotte le visage essayant de m’éclaircir les idées et de trouver quoi faire. Mais mon danseur peut être n’importe où, au mieux quelque part sur une route, au pire rattrapé par ses cinglées de sœurs. Si elles lui font du mal, je jure de bruler leur sylve et de rendre leur territoire aussi stérile qu’un désert. Je finis par donner un violent coup sur le volant. Je n’aime pas me sentir impuissant. Je n’ai pas de contact dans la ville où Jansinio était, ni dans le milieu de la télévision en général. Jusqu’à présent, ce n’est pas une corporation qui pouvait avoir un intérêt pour mes affaires. Au contraire, je prends soin de rester à l’écart des médias et tout ce qui braque un projecteur sur ma tête.

Je reprends la route avec l’unique choix d’aller jusqu’au studio de télévision et tenter de retrouver la trace de mon drus. J’ai un mauvais pressentiment. La malédiction l’oblige à m’obéir. Je lui ai demandé de m’appeler dès qu’il le peut. Mon téléphone vierge de tout message sonne comme un glas. Je n’aime pas le trou qui se creuse dans mon ventre, je n’aime pas cette angoisse qui m’étreint. J’ai tué Lyly d’un geste si rapide pour lui briser la nuque que son esprit n’a pas eu le temps de recevoir la douleur, ni de comprendre ce qui lui arrivait. J’ai assassiné mon premier amour car elle allait me dénoncer aux fédéraux. Lyly, si pure et si angélique m’avait offert un jour de répit pour soit me livrer de moi-même soit disparaitre. Cependant la douce ingénue ne réalisait pas qu’en me faisant tomber, elle déclenchait toute une cascade d’arrestation que la mafia ne pouvait pas tolérer. M’avouer son intention était se condamner à mort. Je ne voulais pas qu’un autre tue celle dont je m’étais épris. Ils allaient la salir et la souiller et j’aurais dû les tuer à mon tour.

Je crois que mon influence dans le milieu a vu une ascension fulgurante après cet événement. J’avais bridé mon cœur et brimer mon chagrin en me plongeant dans les affaires. « Le boss qui n’hésite pas à se salir les mains », voilà ce qui m’a apporté le respect et les alliances qui vont avec. Alessandro Amaro, un homme fiable, vu qu’il n’hésite pas à éliminer celle qui l’accompagne…

Cela m’a coûté mon âme. Parfois un magnifique regard au couleur d’un ciel d’été vient me hanter. J’ai souvent pensé à ce qu’il s’était passé pour en conclure que j’avais tué Lyly dès l’instant où j’en ai fait ma petite amie. Elle n’était pas du milieu, un vrai ange attiré par un loup déguisé en agneau. Si dès le début elle avait connu mon appartenance à l’univers du crime, Lyly aurait fui très loin de moi. Mais je lui avais fait mon numéro de charme si bien rodé.  Mes attentions charmantes combinées à sa naïveté ont fait le reste. Lyly était tombé dans le piège de mes bras.

Il n’y avait pas de haine dans son regard lorsqu’elle m’a confondu et sommé d’avouer qui j’étais réellement. Je ne lui ai pas menti et affirmé que ce qu’elle avait entendu sur moi était vrai. Lyly avait été peiné, car elle devait garder un espoir qu’on l’avait trompée à mon sujet. Peinée que tous les projets qu’elle avait faits pour nous deux s’écroulaient. Elle ne m’a pas haï. C’est ce qui fut le plus cruel, car si elle m’avait détesté ou s’était mise en colère, cela aurait adoucit mon acte criminel. Il est plus facile de tuer quelqu’un qui vous est hostile qu’une personne qui vous regarde avec amour. Régulièrement dans mes songes j’entends son cou gracile rompre sous mes doigts.

La douleur qui me noue le ventre est la même que j’ai eu en perdant Lyly. L’histoire est maintenant différente. Jansinio sait exactement ce que je suis et qui je suis. Comme Lyly, il a cette pureté d’âme qui séduit l’obscure que je suis. Cependant le drus a les moyens de se défendre… est censé avoir les moyens pour ne pas être une proie facile. Mais cette maledizione le rend vulnérable… Je refuse de le perdre.

- Jansinio, dove sei ?

C’est comme si ma prière au ciel est entendue, mon téléphone sonne. Je décroche sans regarder qui m’appelle, trop soulagé d’avoir enfin des nouvelles.

- Jansinio, comment vas-tu ?
- C’est Brian là et Jansen va mal.
- Quoi ! Comment tu sais !
- Par notre lien.


Je me rappelle de notre retour surréaliste de Los Angeles. Arès était dans un pitoyable état. Moi je me tordais de douleur à cause de l’aconit que Sonny m’avait injecté dans les veines en guise d’avertissement et de punition. Il n’y avait que Jansen qui était en état. Seulement le drus n’avait jamais appris à conduire… Il avait donc « appelé » son frère de sang et c’est Brian parachuté dans la peau de Jansen qui nous avait ramené à Beacon Hills.

- Brian, tu sais où il se trouve ? Que lui arrive-t-il ?
- « Elles » l’on retrouvé. Il m’envoie des images mais c’est vague et flou. Il y a de la verdure, donc si t’es dans le désert remonte plus au nord.
- Tu ne peux pas prendre sa place comme l’autre fois ?
- Non. La dernière fois c’est Jansen qui m’a arraché de mon corps et fait l’échange de nos consciences.


Brian m’explique qu’en même temps qu’il me parle il est toujours assailli par les sensations de Jansinio. Il voit une enseigne de motel. Mais c’est une chaine d’hôtel, il y en a partout.

- Il souffre le martyr, du poison dans son corps…
- Je vais cramer leur sylve !


Je conduis d’une main, le téléphone dans l’autre. J’ai changé de direction et remonte plus au nord pour quitter les zones désertiques. C’est vrai que ses pétasses de sœur n’aiment pas les zones arides. C’est étrange de parler ainsi à Brian. Il n’y a aucune lutte entre nous alors qu’habituellement je ne peux pas le supporter, lui le flic avec sa tête de boy scout. Il est autant inquiet que moi pour Jansinio. C’est là tout le pouvoir de mon danseur, arriver à me faire collaborer avec un flic…

- Aberdeen ! Je viens de voir le panneau de la ville, ils montent au nord.
- Ok, je fonce.


J’entre la destination sur le GPS de la voiture. Brian raccroche, il va trouver un endroit plus discret que les vestiaires du poste de police pour me parler. Il me rappelle depuis sa voiture de patrouille.

- J’ai une carte précise avec l’ordinateur de la voiture. Aberdeen est coincé entre deux parcs nationaux. Je te dis si je sens qu’ils bifurquent. Je fini mon service dans deux heures. J’arrive en renfort dès que je peux partir du poste. De toute façon je ne suis pas en état de conduire avec les sensations que je reçois de Jansen.
- OK. J’arrive à Aberdeen dans quinze minutes.


Brian m’explique que le lien avec Jansen faiblit et que c’est lui qui doit s’accrocher à son frère qui faiblit de plus en plus.

- Andréa…
- C’est qui ?
- Une dryade, elle fait peur à Jansen.
- Alors elle est une morte en sursis.


Une rage intense a remplacé la boule qui me nouait le ventre. Je presse Brian de question, je l’entends haleter à l’autre bout de la communication.

- Alessandro…
- Quoi !
- Ils semblent avoir des poursuivantes, d’autres dryades qui veulent s’emparer de l’étalon…


Brian prononce ce mot avec dégout. Je suppose qu’il sait ce que les dryades veulent à Jansinio. J’ai fini par mettre les écouteurs pour avoir les mains libres. Je dépasse la limitation de vitesse quand je pense être sur une portion sans trop de risque de me faire prendre par les flics. Brian m’égrène les noms des villes quand il peut les voir.

- Humboldt ! C’est leur destination. Alessandro !
- Quoi ?
- Il faut que tu les arrêtes avant. Dans une forêt tu ne pourras rien faire !
- J’accélère, je ne suis pas contre du renfort et pas dans deux heures ! J’appelle mes hommes de… la sécurité, mais nous sommes en plein jour… L’aide d’un flic peut nous être utile !
- Humboldt n’est pas en Californie mais dans le Nevada. Ce n’est pas ma juridiction.
- Je m’en fous ! Tu tiens à ton frère de sang ou pas ?
- …


(…)

J’ai raccroché. Brian me rappellera s’il a du nouveau. Je contacte Ryan et lui demande de venir avec son cousin Andrew et Tyrone. La chance me sourit car je roule bien trop vite et je ne me suis pas encore fait arrêter. Enfin, je vois deux voitures devant moi qui filent un train d’enfer. Ma voiture est plus rapide, j’accélère. Nous sommes entre deux massifs montagneux sur une route bordée par une steppe rase. Il n’y a que de pauvres buissons et pas d’arbre. Un endroit idéal pour s’emplâtrer des dryades. Quand Brian m’avait dit que Jansinio s’était fait attraper par ses sœurs, mon premier réflexe avait été de vérifier les chargements de mes deux armes.

Je remonte au niveau de la voiture qui poursuit la première. Je suppose que les guerrières qui y sont veulent rattraper la première voiture avant que celle-ci arrive sur son territoire.

Elles ne comprennent pas tout de suite mon intention. La classe de ma voiture leur laisse penser que je joue le fanfaron à vouloir les doubler alors que nous sommes très largement en excès de vitesse. Je fais un salut à la conductrice avant de braquer brusquement sur la droite, l’obligeant à se déporter hors de la route. J’espère qu’avec la vitesse, sa voiture ne résiste pas à ce traitement. Dans la première voiture ça s’agite.

(…)

Je ne sais pas à quel moment cela a merdé. J’ai eu du mal à me mettre à la hauteur de la voiture où se trouve Jansinio. En fait ce n’est pas moi qui les ai rattrapé, mais elles qui ont pilé. Le combat qui suit est violent. Combien faut-il de balle pour stopper une guerrière ? Beaucoup, plus que celles qui étaient chargées dans mes armes. Et autant dire que ces foutues bonnes femmes ne m’ont pas laissé le temps de recharger. J’ai fait du dégât, mais pas assez pour arracher Jansinio de leurs griffes.

Je vois trente-six chandelles. Je me suis fait déborder. J’ai mordu, cogné, griffé et hurler ma rage. Toutefois un violent coup sur la nuque me sèche. Je perds connaissance avant de toucher le sol.



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MessageSujet: Re: Du vulgaire au sublime (feat Alessandro & guest ?)   Ven 23 Déc - 18:31





Vulgaire ou sublime



Le rêve a ceci de spécial que le temps n’y exerce pas son despotique règne. Aussi Jansen n’avait aucun moyen de savoir depuis combien de temps il était dans cet état. Mais dans son rêve, il n’avait nulle honte, nul doute, et nulle douleur. Sa transpiration l’hydratait, aussi ridicule que puisse paraitre cette idée. Alessandro ou Charlie lui aurait surement trouver une phrase pleine d’humour pour lui expliquer que les gens normaux ne se créait pas un cycle naturel pour s’auto hydrater et s’alimenter par photosynthèse. Soleil, transpiration, eau, énergie, évaporation, soleil, eau, transpiration… Sans doute aurait-il hérité d’un nouveau surnom comme gogobrindille ou monstromignonplante, allez savoir.

Dans son rêve, pourtant, rien d’agréable. Il ne profitait pas d’un climat idyllique. Il ne vivait pas, il survivait, marchant sans fin sur un désert lui brulant les pieds, cherchant un horizon qui s’évertuait à se singer lui-même, gauchit par l’air déformé, diffracté par la chaleur, celle des illusions perdues, dont sont fait les miroirs aux alouettes.

Devant ses miroirs, à chaque clignement de paupière, il se voit lui, libre, enfin, maitre de son destin, de son corps, de sa vie et de son droit à aimer et à choisir son partenaire pour le faire. Il s’est libéré d’une prison pour s’en construire une autre, sous le gui, sous le plus doux et puissant des baisers. Et il a condamné son autre, Janice, à ne même plus avoir le droit d’exister. Il n’y a qu’un pas entre un être épris de liberté et un despote ne pensant qu’à lui. Et Jansen à beau ne pas marcher sur les sentiers battus, il a tout de même effectué ce pas. Avec la grace d’un danseur, léger comme une plume, vif comme un coup de foudre, puissant comme un saut alto. Mais au final, ce pas est synchrone avec une musique bien plus sombre, tout aussi puissante et attirante, et tout aussi hypnotisant.

Le poison parcoure ses veines, le faisant souffrir, mais il est trop honnête, trop épris d’Alessandro et de Brian, qu’il sent si proche, et trop horrifié par ce qui risque d’être sa vie à partir de ce soir si il ne s’accroche pas, qu’il recommence sa chorégraphie, sentant bruler ses muscles sous son soleil onirique, petit à petit remplacé par la brulure du venin, de l’urgence, de l’envie farouche de vivre et de ne pas rompre.

Lorsqu’il ouvre les yeux, il met un moment à comprendre qu’il n’est plus dans cette chambre glauque dont il a senti le bois, seul canal d’information encore à sa disposition. Il a également sentis s’affronter deux sangs si purs qu’il avait immédiatement eut envie de se réfugier auprès de l’une ou l’autre de ces deux dryades. Mais il n’est plus dans une chambre. Il est dans une voiture, roulant vers un destin ou il n’y a pas d’Alessandro, pas de Brian, juste l’abjecte utilisation de son corps pour que sa propre race survive.

Mais il sait que son frère l’a entendu. Il le sent encore, son Brian. Sa colère se mêle à celle du Drus, et de son amant. Si ces trois hommes arrivent à se regrouper, nulle dryade, aussi pure et ancienne soit-elle, ne saurait survivre à cette union sacrée.

A la faveur d’un bref moment de conscience, il transmet le panneau de la ville qu’il vient d’apercevoir. Brian le reçoit, le transmet à son tour. Le triangle impitoyable du volcan, du vent et de la nature sauvage se met en place, pendant que les ravisseuses et poursuivantes n’ont aucune conscience qu’elles viennent de signer leur arrêt de mort. Elles sont habituées à la violence, mais pas à ce genre d’union entre les hommes.

Il sait qu’il se rapproche d’une sylve, d’une forêt ancienne, mystique, puissante. Elles y seront plus fortes. Mais lui aussi. Elles le croient vraiment sans défense, juste bon à servir de reproducteur ? Il est vrai que ces dryades en particulier ne connaissent rien de son entrainement avec la cinquième ronce. La réputation de cette dernière est bel et bien parvenue à Andréa, en revanche, tout comme la rumeur selon laquelle elle avait disparu du jour au lendemain. En vérité, Andréa fait partie des rares dryades du corps martial osant garder une chevelure opulente. Elle voue une admiration pour la cinquième ronce, qui était connue pour ça aussi. Entre les mains d’une ritualiste, ces cheveux sont l’équivalent d’un missile à tête chercheuse… Mais Andréa est confiante , elle se sait plus forte que ses adversaires. Et elle est outrageusement pleine de puissance glanée et confiée par ses sœurs. Voila bien un secret que la sylve d’Humbolt garde jalousement. Chaque sylve a ses secrets. Mais il reste si peu de sylves.

Il y a un combat, des griffures, et des pertes. Les deux sylves ont envoyé des guerrières aguerries. Mais bientôt, même Alessandro, avec toute sa rage, ne peut les stopper toutes.
La lumière du soir pourrait être apaisante, dans ce refuge de forestier. Elle filtre à travers les rondins et le feuillage. Le sang goutte sur le sol. Celui d’Alessandro, celui de Jansen, celui d’Andréa. Une guerrière est sur le point de subir le grand desséchement, et Andréa a l’air presque douce en se penchant sur elle.

« tu as bien combattu. Mais nous ne pouvons nous permettre de gâcher ta force ». Les yeux arrondis de stupeurs et d’horreur, la guerrière au crane presque rasé hurle de douleur alors que sa force vitale est absorbée par Andréa. La récupératrice sourit, les yeux mi-clos, un bruit de succion dégoutant, comme une droguée recevant sa dose. Les autres guerrières la regardent, sans rien dire. Mais dans leur regard se lit la désapprobation. C’est un tabou. Un blasphème. Le don doit être accordé, non volé… Humbolt prend un noir chemin depuis qu’Andréa est devenu si influente. Elles ont peur, car leurs ennemies ne sont pas loin, et fomentent sans doute une attaque…
Mais le sang de Jansen coule sur le sol. Et avec lui, le poison…

Alors, quand les yeux émeraudes du danseur s’ouvrent enfin, il voit toute la scène. Il est nu et attaché, tout comme Alessandro, apparemment inconscient. Son corps dénudé est parcouru de cicatrices qui semblent tout de même guérir. Une des guerrières fouille le jean et le blouson de l’italien pendant que l’autre pousse au loin, visiblement avec dégout, son arme. Jansen , patiemment, doucement, arrive à s’approcher de son amant. Même ainsi, il le trouve beau et a envie de se blottir contre sa peau sublimée par la lumière chiche de leur refuge. Le cœur battant à tout rompre, il arrive à lui prendre la main malgré la douleur, et lorsque les doigts d’Alessandro se serrent, il sait que son amant fait semblant d’être inconscient. Ils attaqueront, tous les deux. Il leur faut juste trouver le moment.


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MessageSujet: Re: Du vulgaire au sublime (feat Alessandro & guest ?)   Ven 30 Déc - 15:45



Du vulgaire au sublime


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Je mets toute ma hargne dans ce combat et dieu sait combien je peux être tenace et cruel quand on s’en prend à ce qui m’appartient. Jansinio est à moi, à moi seul. Je ne le partage pas et quand bien même s’il s’agit de l’affaire de survie d’une espèce. Je le garde et le couve  jalousement. Il est d’autant plus ma propriété, qu’il est le seul à qui je montre mes faiblesses. Le seul qui a le droit de me voir vulnérable. Mon danseur est la barrière qui m’empêche de me damner en me perdant dans cette part animale, jamais rassasiée de traque et de chasse. Mes activités mafieuses nourrissent la bête que je suis, seulement quand l’astre lunaire s’en mêle, cela ne suffit pas. Le Drus lui, sait m’apaiser quand la gibbeuse s’alourdit dans le ciel nocturne. Jansinio m’est vital.

Mes griffes déchirent la chaire, mes crocs lacèrent des muscles et des tendons. Je broie des os qui craquent d’un bruit sec. Je ne me bats pas à la loyale et mes adversaires me le rendent bien. Je suis en sang, le corps meurtri de toutes parts. Mais la douleur loin de me freiner, exalte ma ferveur. Je ne les laisserai pas posséder celui qui est mien. Nul autre n’a de droit sur son intimité si précieuse, sauf si elle lui est doublement accordée par Jansen et moi, comme Alec a pu en profiter.

J’en ai estropié plus d’une, mais le nombre a raison de ma force et de ma combativité. Je sombre dans le néant, emportant avec moi fureur et colère. Le choc à la base de mon crane est si soudain, que je ne retiens que ces sentiments exacerbés qui me prennent aux tripes laissant de côté tout raisonnement logique.

(…)

C’est une odeur d’humus qui parvient à mon esprit. Le parfum est apaisant. Bien que cent pour cent citadin, la nature et par-dessus-tout la forêt est un biotope où je me sens bien malgré moi. Mon corps n’est que douleur et mon crane raisonne encore du dernier coup reçu. Ma joue est posée sur une mousse tendre que je devine d’un vert très clair. Cela fait une poignée de secondes que j’ai repris connaissance, toutefois j’ai l’instinct de ne pas bouger d’un poil et encore moins d’ouvrir les paupières. Je suis couché sur le flanc… nu comme me l’indique une légère brise qui caresse ma peau. Si ces foutues gonzesses pensent me déstabiliser en matant mes fesses, elles se fourrent le doigt dans l’œil jusqu’au coude. Exposer ainsi ma nudité est bien digne d’adolescentes fans de yaoï ou de bishōnen. Elles peuvent bien andare a farsi fottere andare figlie puttane !

La cicatrisation me brûle la peau, je sens deux de mes côtes se ressouder. J’endure la douleur, impassible, apparemment inconscient. Je laisse mes sens s’étendre autour de moi. J’entends quelqu’un fouiller des vêtements, les miens je suppose. Ma chemise doit être en lambeau et mon blouson ne doit pas être dans un meilleur état. Cette forêt est leur habitat. Certes je suis plus à l’aise en milieu urbain vu que j’ai pris l’habitude de me battre comme un homme et non comme un loup. Cependant l’instinct animal supplante tout. Le fauve que je bride à longueur de temps se rue dans mon corps, outré des liens qui me maintiennent les poignets liés dans le dos. Ma position est inconfortable, pourtant je ne bouge pas le moindre muscle, calant ma respiration sur la tranquillité des bois. Tranquillité toute relative quand j’entends un cœur cesser de battre. La reine des pouffiasses semble impitoyable sur ses semblables. Je me demande si ses copines ne seraient pas finalement soulagées que je les débarrasse de cette mante religieuse. Je l’ai blessée cette reine des chieuses. Je me souviens de son regard scandalisé et indigné. Cette greluche a un ego bien trop haut perché. Je m’en vais te la faire choir de ses échasses, rien que pour avoir eu l’impudence de poser son regard sur mon Jansinio.

Le vent tourne m’apportant un parfum suave, une odeur chérie, celle de mon danseur. Il est juste dans mon dos. Il me faut un effort surhumain pour ne pas me retourner pour le voir et vérifier qu’il va bien. La sylve est leur domaine, la forêt est également le territoire des loups. Déjà ma cervelle cogite à la contre-attaque. Dans le feu de l’action je n’ai pas eu le temps d’indiquer des coordonnées précises à Ryan. Je ne doute pas qu’il arrivera à me tracer, mais cela va lui prendre du temps, temps que ces gonzesses vont mettre à profit pour nous mettre hors d’atteinte et de préparer un comité d’accueil. Reste le poulet, il est en connexion avec Jansen, il devrait normalement rappliquer. Mais que peut ce mentaliste avec son corps de simple humain contre des guerrières qui sont arrivées à me contrôler?

Une chaleur, celle de ses doigts sur les miens. Jansinio s’est rapproché de moi. Ma peau frissonne à l’envie de toucher la sienne. Je referme mes doigts sur les siens. Légères pressions, il comprend que je feins l’inconscience. Il nous faut à tous deux une grande maîtrise pour ne pas nous épancher plus chaudement à la joie de se retrouver, vivants à défaut d’être libres.

La reine des orties n’a pas l’approbation de ses congénères. Je sens les ressentiments, mais aussi la soumission totale des dryades envers celle qu’elles vénèrent comme une déesse. Une sang pur je suppose. Jansinio m’avait expliqué le fonctionnement de son peuple. Leurs gênes qui prennent pied dans le monde végétal leur donne une mentalité de fourmilière ou de ruche. L’individu n’est rien, seul le collectif a de l’importance et au-dessus de ça, la reine qui assure la pérennisation de la race… comme c’est censé être le rôle de Jansinio, le prince.

(…)

Feindre l’inconscience ne tient qu’un moment. Ces bonnes femmes ne sont pas non plus tombées de la dernière pluie. Je suis soudainement arraché du sol et brutalement remis sur mes pieds. Je vacille un peu au changement brusque de position. Je cligne des yeux. La lumière n’est pas vive sous les frondaisons, mais le soleil est filtré en raies de lumière qui m’éblouissent. Jansen subit le même traitement, je recule d’un pas pour être à son contact. Face à moi, une femme avec une luxuriante chevelure qui rappelle des rameaux.

- Tu sei la cagna capo?

Ma voix est moqueuse. Je me doute qu’aucune de ces femelles comprend l’italien, mais le ton de ma voix ne masque pas l’insulte. Les coups pleuvent, me faisant fléchir, mais je mets un point d’honneur à ne pas chuter. Jansinio m’avait décrit ses sœurs comme étant particulièrement bornées. Toutefois côté sale caractère, j’ai de l’acquis et de l’inné. Je plante mon regard dans les émeraudes de celles qu’elles nomment Andréa. Un rictus sur ses lèvres marque l’affront que je lui fais, puis sa bouche s’étire dans un sourire malveillant. Son regard obscène me scrute et m’évalue comme une vulgaire marchandise. Jansen m’avait dit qu’elles prenaient aussi des humains pour perpétrer leur putana de race.

- Ne t’excite pas la mégère ! Y en a qu’un qui peut me faire jouir ici et ce n’est pas une mauvaise herbe comme toi qui…

L’air de mes poumons s’échappe brusquement sous le coup de poing qui est venu me cueillir sous le plexus. La mauvaise herbe a du punch ! Un genou à terre, je tente de reprendre mon souffle. Dans mon dos, je sens Jansinio réagir, mais il est maintenu tranquille par ses sœurs. Nous devons gagner du temps avant que notre sort ne nous appartienne plus.

- J’ai envie de poulet ! Jansinio ? Tu penses que nous pourrons en avoir bientôt ?

L’allusion à Brian est j’espère limpide pour mon danseur et obscure pour les donzelles qui se prennent pour des amazones. Mon amant me laisse entendre un « bientôt ». Cela va se jouer serré, mais j’ai senti la haine dans la voix de Brian quand il m’indiquait le chemin pour retrouver celui qu’il considère comme son frère. Pour Jansinio, le policier est capable de mettre de côté ses principes. Je ne sais pas pourquoi, mais l’abus sexuel sur le danseur semble le toucher particulièrement. Nous devons tenir jusqu’à son arrivé, nous devons unir nos forces et ne pas laisser nos discordes habituelles nous séparer.

- J’aime le poulet.
- La ferme !


Une gifle violente me tourne la tête. J’aperçois enfin Jansinio aussi nu que moi. Mais quelle bande de vicieuses ! Je crache du sang et me replace, mon dos contre celui de mon amant. Nos doigts se cherchent. D’un coup de griffe j’entaille ses liens, laissant assez de matière pour qu’ils ne tombent pas. Il fait de même avec mes propres liens. Nous sommes prêts pour la danse, mais pas celle que Jansinio offre aux clients du Print. Je vais te désherber cette forêt de sa mauvaise herbe, du sais-je tout cramer ! Jansinio me dit que le poulet me rend mon amour. Le message est passé. Brian est un ancien militaire, Jansinio a appris à se battre et moi je suis rodé aux combats déloyaux.

Un vent venu du sud remplace la brise légère qui régnait jusqu’à présent. Je n’aime pas l’idée de devoir me battre dans le plus simple appareil, mais c’est bien ainsi que dans la Grèce antique que les lutteurs combattaient. Si eux y arrivaient, il n’y a pas de raison que je ne m’en sorte pas. Néanmoins je devine que ces garces ne vont pas se gêner pour les coups bas. Qu’à cela ne tienne, je leur éclaterai les mamelles !

Je crois que c’est la première fois que je suis content que la volaille rapplique…

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Brian O'Conner

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MessageSujet: Re: Du vulgaire au sublime (feat Alessandro & guest ?)   Ven 30 Déc - 18:19


Du vulgaire au sublime


Feat : Jansen Avery
Alessandro Amaro






Amaro me bouge violemment quand je lui explique que Jansen se trouve en dehors de ma juridiction.

- Je m’en fous ! Tu tiens à ton frère de sang ou pas ?
- …


Le rital m’a raccroché au nez, et à raison. Jansen a de graves problèmes. Je pose mon téléphone et vais voir Jordan dans son bureau. Quand je lui dis mon intention, il saute sur ses pieds avec un « Je viens avec toi ».

- Pas question ! Tu es adjoint du shérif, tu ne peux pas te permettre d’aller faire du ramdam dans un autre état. Amaro rameute en plus ses hommes de mains, raison de plus pour t’écarter de ça.

Jordan gronde, un pli de contrariété entre les sourcils. Je le rassure, lui disant que je serais prudent, qu’Amaro n’est pas non plus un pied tendre et qu’avec ses hommes, il devrait être possible de sortir Jansen de là. Le Helltoutou secoue violemment la tête quand je pose mon insigne ainsi que mon arme de service sur son bureau. Il s’insurge contre ma décision d’y aller seul.

- Tu peux me faire un peu confiance s’il te plait ?

Je prends un air de chien battu. C’est totalement déloyal, mais si je l’écarte de cette opération, c’est aussi pour son bien. Il me serre contre lui à m’en faire craquer les os.

- Si j’arrive à sortir de ce bureau entier…

(…)

J’ai quitté mon uniforme et c’est en civil et avec ma voiture personnelle que je prends la route. Amaro ne répond plus à mes appels, j’imagine qu’il ne peut pas conduire vite et répondre en même temps. Je ne pars pas totalement démuni, dans la boite à gant j’ai une arme personnelle et un poignard attaché à la cheville. L'arme est un calibre que j’ai acquis lorsque j’étais à New York. J’habitais dans un quartier assez mal famé et n’avais pas le droit d’utiliser mon arme de service en dehors de mon travail. J’avais donc fait l’acquisition d’une arme de poing de qualité. Mon travail dans une unité d’élite au NCIS m’avait bien aidé à cela.

J’attends d’être en dehors de l’agglomération pour accélérer. Je n’ai pas besoin de carte pour me diriger, c’est comme une boussole interne qui m’affiche la position de mon frère comme un point rouge, rouge sang. Il ne me parle pas, mais je sens sa connexion malgré que je sois en voiture et non à proximité d’un morceau de bois.

- Du bois !

La crosse de mon calibre est en châtaigner. Je sors l’arme et la pose sur mes cuisses. Toucher la crosse semble amplifier le signal. C’est comme si je ressentais les sensations de Jansen. Une colère sans fond s’empare de moi. Son sang est souillé de la drogue des violeurs. J’ai défoncé la tête de mon supérieur à coup de poing, il serait mort si le planton de service ne m’avait pas stoppé, attendant tout de même que je corrige ce fumier. Le viol est encore présent dans ma mémoire. Grâce à Jordan, j’arrive à prendre le dessus sur ce passé atroce. Je sais ce que mon frère a subi. Je crois que c’est ce traumatisme qui nous lie si fortement. Je sais ce qu’il endure, même si c’est fini et inversement. Notre différence est que je serai bien incapable de m’exhiber comme il le fait au Pink. Mais Jansen est un artiste, un danseur, moi un pur soldat.

- Non !

Ça tourne mal. Des flashs me parviennent où je vois l’italien mis à mal, et le regard de cette femme sur celui qu’elle appelle le prince. Elles vont recommencer, l’utiliser de façon ignoble. Jansen, mon frère, mon ami, toi qui a une âme si pure, toi qui trouve une beauté chez ce gangster notoire, je ne vais pas les laisser faire ! Tout en roulant vers cette sylve, je transmets tout mon amour fraternel à Jansen. Je l’exhorte à se relever, à ne pas se laisser faire.

(…)

Une chance, je n’ai croisé presque personne, et sur les routes désertiques de Californie, j’ai roulé pied au plancher, ralentissant à peine dans les agglomérations. Et enfin après un long virage qui contourne une colline j’aperçois l’antique forêt. Il faut vraiment avoir envie d’y aller car elle semble hostile au visiteur. Je devine que les dryades modèlent la végétation pour décourager les hommes à s’introduire dans la forêt. Même le bas-côté de la route n’est pas engageant, menaçant de s’effondrer sous une roue qui se risquerait à s’y engager. Je ralentis alors que je m’approche de l’imposante sylve. Je ne vois pas de trace de la sportive d’Amaro. Alors je finis par m’arrêter carrément sur la chaussée avec les feux de détresses allumés. J’enclenche la gâchette qui ouvre le capot et sors pour coller mon nez sur le moteur de ma voiture, simulant un ennui technique.

J’ai une expérience de ce monde végétal et je ne doute pas qu’il y ait des guetteuses qui m’observent. Pour l’avoir subi dans ma chair, je sais aussi que toute la végétation communique se noyant dans une masse qu’une dryade ne peut pas contrôler entièrement. Jansen peut commander aux plantes qui l’entourent mais à sur celles qui sont trop loin. De ma position sur la route, je suis à bonne distance de la partie dense de la forêt où les guetteuses peuvent se fondre dans le décor.

Je marmonne et peste contre la tête de delco. Je tourne autour de ma voiture, me baisse pour regarder sous le châssis pour finalement m’asseoir sur la glissière de sécurité. Je sors mon téléphone et fais semblant d’appeler quelqu’un. Se faisant je laisse traîner ma main en dehors de la glissière près d’un arbuste. Le vent s’agite un peu et rabat des branches sur ma peau. Il n’en faut pas plus pour établir le contact. Je me souviens que la réaction agressive des lianes dans la forêt venait de mon rejet de Jansen. Là, je mets tout mon amour pour mon frère de sang et toute mon inquiétude.

(…)

Quel drôle de langage. Les mauvaises herbes du bord de la route m’ont montré le chemin, la piste habilement camouflée par des arbrisseaux. Le capot claque sèchement et je remonte en voiture. Impossible de passer discrètement, j’enclenche une vitesse, serre mes doigts sur le volant. Je mise sur une première aide de la flore de l’orée du bois qui n’est pas sous l’emprise des dryades et avec qui j’ai partagé ma colère pour ce que l’on ose faire à Jansen. Le prince est connu, même des pissenlits plein de poussière qui vivotent en bordure du goudron. La voiture fait une embardée vers l’avant quand je lâche le frein et accélère à fond. Dans un nuage de poussière je fonce sur un mur végétal qui semble être impénétrable, mais il y a bien un passage, la voiture est fouettée par les branches. J’exprime une excuse envers ces branches que je viens de malmener. Je souris à la réponse que je perçois. Les dryades qui sont passées avant ne se sont pas données cette peine. Ma compassion est appréciée. Je n’ai pas les capacités d’un drus, toutefois le sang de Jansen circule dans mes veines, le sang du prince. Cela, alliés à une humble humilité me permet de me faire quelques alliées impromptues dans mon avancée sur ce chemin cahoteux. Cependant, je me fais bloquer au bout de deux cent mètres par un enchevêtrement de troncs et de lianes qui bloquent la route. Au travers je vois l’arrière de la voiture d’Amaro juste après ce fatras de plantes qui doit certainement s’écarter sous l’ordre des dryades.

J’ai coupé le contact et suis sorti de la voiture. J’ai demandé poliment aux branches de s’écarter sans succès. Mon influence est bien trop minime sur ce territoire. Je ferme les yeux à moitié et me concentre sur ce qui m’entoure. Elles sont là, cachées, mais bien présentes. Elles ne savent pas ce qui coule dans mes veines, elles ne savent rien de ma connexion privilégiée avec mon frère de sang. Machinalement, comme le fait un vulgaire promeneur, je caresse une feuille d’un buisson. Leur interconnexion est leur force, mais aussi leur faiblesse si quelqu’un comme moi s’y introduit.

En quelques secondes à peine, j’ai repéré deux sentinelles. Une est presque fusionnée avec un chêne sur ma droite, la deuxième est en hauteur sur un grand sapin. Je m’avance comme de rien, passe l’obstacle sans encombre. Je me doute qu’elles attendent que je me coupe de toute voie de repli pour m’attaquer. Ça ne fait pas un pli, au bout de dix mètres le chêne m’attaque. Je riposte avec le poignard planqué à ma jambe, gardant mon arme à feu pour plus tard. Un soldat averti en vaut deux. Je sais ce qu’elles réservent à Jansen et qu’elles n’ont aucune pitié. C’est donc sans état d’âme que j’égorge les deux sentinelles. Elles ont les cheveux courts des guerrières, mais s’étaient des novices.

« - Alessandro a envie de poulet… »
« - Il y en a un de prêt. »
« - Aless aime le poulet. »
« - Nous sommes sur la même longueur d’onde. »


Nous sommes sur leur territoire, nul doute que les plus fortes des dryades nous entendent. Le message de Jansen me rassure et me dit qu’ils sont prêts pour la bagarre. « On » me laisse complaisamment avancer dans cette sylve séculaire. Voilà une belle erreur de leur part, car plus je m’approche de Jansen et d’Amaro, plus nous seront redoutables. Les dryades fautent par suffisance. Je suis presque arrivé dans la clairière où sont retenus les deux otages qu’elles me tombent dessus. Ma réaction est immédiate. Un vent violent nait soudainement, j’en suis l’épicentre. La clairière vient de s’agrandir d’un cercle de trente mètres environ. J’ai soufflé les guerrières qui étaient à proximité comme des brindilles. Leur effarement est un atout que je joue immédiatement en dégainant. Mes tirs sont comme à l’entrainement, je vise la tête, et je tire. Une, deux, trois… J’ai douze balles dans mon chargeur, les douze y passent faisant mouche à chaque fois.

C’est à mon tour d’être effaré. Jansen et Amaro sont dos à dos totalement nus. Cette vision me trouble un peu, une guerrière en profite pour me sauter dessus. Nous roulons au sol. Celui-ci tremble, la végétation se réveille commandée par les dryades. Amaro et Jansen qui semblaient initialement ligotés engagent le combat toujours dos à dos, se protégeant mutuellement. En roulant pour me débarrasser de celle qui s’agrippe à moi, je me retrouve le nez collé à un slip d’homme…  

- Pouah !

Mais ma répugnance est brève quand je vois juste à côté deux flingues à la crosse en acier brossé. Nul doute que ces bijoux clinquants appartiennent au rital. D’une main j’attrape les cheveux de la guerrière pour lui faire manger la terre et de l’autre je lance les deux armes vers Amaro. Il s’est transformé en loup, mais je devine qu’il appréciera retrouver l’usage de ses armes.

(…)

Il me faut un moment pour arriver à rejoindre le duo. Je saigne et contrairement aux deux autres, je ne cicatrise pas ! Ils me couvrent le temps que je recharge mon arme. Amaro rugit comme un fauve. Je suis heureux d’être du même côté que lui. Quant à Jansen, il esquisse un ballet mortel, son cœur rassuré par la présence de son amant et de son frère. Mon arme chargée, je tente de viser ces violeuses, mais la nature nous attaque. Jansen essaye de contrer cette attaque sylvestre, j’essaye de m’associer à lui, mais je ne sais que parler avec la flore et non la commander. Je range mon arme inutile dans ses conditions et fais rugir le vent.

Trois hommes luttent dos à dos, épaules contre épaules. J’ai oublié leur nudité troublante et fais face avec eux. Amaro n’a pas les capacités de Jordan, pourtant j’ai l’impression que la température de l’air à pris quelques degrés. Le mental de Jansen s’affermit, dopé par notre présence, la forêt devient vivante, amie ou ennemie suivant qui la commande.


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MessageSujet: Re: Du vulgaire au sublime (feat Alessandro & guest ?)   Mar 10 Jan - 20:36





Vulgaire ou sublime



Le monde est si vaste qu’il peut tenir dans les doigts qui serrent les siens. Quelques digitales, bien humaines, celles-là, dont la sève pulse, vindicative, guerrière, possessive, et qui promet un après. Un après la bataille, un après tout ça, et surtout, par-dessus tout, un après plus jamais seul. Il est venu, pour lui, et à cause de lui, il est maintenant en danger. Cela ne peut plus durer, Hyacinth doit prendre une décision. Au fond de lui, il l’a toujours su. Fuir n’est que l’option des lâches, et il ne peut pas se permettre le luxe d’être lâche maintenant que son cœur bat pour plus grand que lui, et pour plus grand que sa sylve.

SA sylve. Soudain, la conscience aigüe de son héritage lui chante, avec le langage qui est le sien, qu’il n’a pas à le redouter, qu’il n’a pas à le subir et qu’il peut le réclamer et en changer les règles.

« Chaque Dryade pure à un pouvoir personnel qui la lie à sa nature, son arbre, les plantes. Cela fait des siècles qu’aucun Drus n’était né. Il te reste à découvrir ton propre pouvoir, ce qui fait de toi quelqu’un d’unique, même au sein de l’esprit collectif que nous formons. Lorsque tu l’auras trouvé, plus aucune de tes sœurs ne pourra t’utiliser contre ton gré… Je n’ai pas le pouvoir de changer les choses, mais soit bien conscient, jeune pousse, que tu es un prince, pas un simple mâle, quand bien même ton rôle de reproducteur semble être mis en avant ».

Jansen avait rougi jusqu’à la racine de ses cheveux, mais la cinquième ronce avait enchainé, impitoyable, son entrainement sans fin. Il comprend à présent que tous les mots, toutes les phrases qu’elle prononçait au cours de ces entrainements étaient destinés, eux aussi, à le forger, le sublimer, et lui servir, peut être bien plus tard, peut être maintenant !

La cinquième ronce avait comme don personnel de transformer son propre corps en arme, de générer elle-même le chant de la sylve. Ses cheveux, naguère moqués car si longs, si peu pratiques, devenaient une arme mortelle, et lorsque plus aucune plante, plus aucune sève n’était disponible aux alentours, elle générait elle-même, avec son sang, sa peau, son être, une sylve à l’échelle d’un corps humain, avec autant de variétés que dans une véritable forêt. Lorsqu’elle lui avait expliqué son don personnel, Hyacinth avait été émerveillé. Elle était donc capable de porter en elle la graine pouvant générer une sylve. Elle se fournissait elle-même cette sorte d’énergie vitale dont les dryades, lui y compris, manquaient parfois dans les régions trop technologiques ou désertiques. Plus personne ne se moquait de sa longue chevelure, alors qu’elle avait remporté tous ses combats.

Mais aujourd’hui, ce n’était pas son combat à elle, qui importait, mais le sien. Celui d’Alessandro. Et celui de Brian, venu à la rescousse, alors que son lien se renforçait, indiquant avec le bonheur d’un amour sans faille et sans concession que son frère s’approchait, malgré le danger et son différend avec Alessandro pour le secourir.

Lorsque ce dernier est soulevé du sol, Jansen a bien du mal à ne pas se ruer sur sa geôlière, et c’est avec un effort de volonté inflexible qu’il ne montre rien de ses liens qui commencent à se distendre. Il est alors lui aussi soulevé du sol, faignant sa faiblesse alors qu’il puise ses forces dans la présence d’Alessandro et celle de Brian, qui se rapproche de plus en plus.

- Ne t’excite pas la mégère ! Y en a qu’un qui peut me faire jouir ici et ce n’est pas une mauvaise herbe comme toi qui…

Le coup que se prend Alessandro indique clairement la force surhumaine dont dispose Andréa, et même si Jansen se fait du souci, il ne peut s’empêcher de sourire, car la flamboyance de son amant ne cesse de l’émerveiller. De plus, il vient de comprendre quelque chose d’important. Le pouvoir personnel d’Andréa semble être de nature vampirique sylvestre. Elle peut puiser dans les forces vitales de ses sœurs et se renforcer. Il n’avait jamais entendu parler d’une telle chose dans sa sylve. Celle d’Humboldt, les rivales de sa propre sylve, ont donc une arme redoutable, surtout si d’autres comme Andréa peuvent faire la même chose. Mais c’est aussi une faiblesse. Pour devenir plus forte, elle affaiblit ses consœurs, et semble ne pas hésiter à le faire. Les conseils tactiques de la Cinquième Ronce semblent porter ses fruits. Il évalue, échafaude un plan, essaie d’intégrer les variables. Il lui manque un effet chaos.

A la question de son amant, Jansen répond par l’affirmative. Oh oui, son frère arrive, et il est ulcéré. Jansen sait très bien se dont est capable Brian avec son don s’il est hors de lui. Elles vont regretter d’avoir croisé leur chemin à tous les trois.

Alors que les deux amants se rapprochent, leurs griffes respectives usent les liens pour leur permettre de s’échapper et créer la surprise. Ses propres griffes ne sont pas aussi efficaces que celles d’Alessandro, ni que celles de la cinquième ronce, mais ça fait l’affaire.
Il a senti le langage maladroit et attendrissant de Brian. Les plantes, les jeunes pousses, pas encore inféodées à Andréa, car ce climax ne se joue pas sur les terres ancestrales de leurs adversaires, renseignent volontiers Brian. Et il envoie via le lien qui leur est propre, tout l’amour qu’il éprouve pour lui. Renforcé de celui de son frère et de son amant, Jansen puise une force toute nouvelle, plus rafraichissante que le ruisseau qui coure entre les racines, plus puissante qu’une cascade retenue par les entrelacs de branches, qui cèdent soudain pour la laisser se déverser. Et il commence à comprendre. Son propre pouvoir. Ce qui fait de lui quelqu’un d’unique, en dehors de l’esprit collectif.

Briand déchaine le vent, pousse les guerrières, libère un espace.
APPREND.
Alessandro se libère de ses liens, rugit, gronde..
APPREND.
Jansen se sent emplis du chant, un chant pur, joyeux, passionnel, qui vient de son amant, de son frère, qui est relayé par l’environnement.
APPREND !

Et soudain, il comprend. Que ce qui lui parait naturel, facile, ne l’est pas. Sa façon de transformer une vulgaire branche tombée sur le sol en arme. Sa façon de transmettre son sang à un humain et de le transformer. La façon dont il a transformé le jardin de rose, ce qui fait de lui quelqu’un d’unique. TRANSFORMER.. Il comprend enfin ce qu’il a rejeté ou mal compris depuis tout ce temps. Son sang, son contact, peut transformer, modeler, changer les choses du domaine sylvestre. Son contrôle exceptionnel des plantes et des arbres n’est qu’une extension de son pouvoir, plus ancien, plus brut, plus chaotique.

Brian est blessé, mais il tire sur les dryades, et trouve le moyen de rendre ses armes à Alessandro, qui a déjà fait un carnage. Andréa tient bon, presque un bloc de marbre vivant, semblant pratiquement insensible aux coups, mais ce n’est pas le cas de ses guerrières. Et chaque fois que l’une d’elle tombe, elle l’absorbe, ce qui semble totalement obscène pour Jansen.
Les ronces autour d’eux se mettent à les griffer, puis hésitent, se rétractent, tremblent, et Andréa pousse un cri de rage, s’en prenant à Jansen, dont elle comprend l’intervention.

« comment ose tu saper mon autorité ? ! Et sur MON territoire ! ». Mais dans ses yeux, une lueur de peur. Personne ne devrait pouvoir contrer son propre contrôle sur la flore… Alors elle fonce sur Jansen, pour l’écraser, l’assommer, en faire de la charpie, toute idée de le capturer sans dégat fondant comme neige au soleil de son ire.

Mais il est prêt, et son ballet est mortel. Il virevolte, esquive, frappe. Les trois hommes semblent connectés, et leur danse hypnotique. Parfois Jansen prend appuis sur Alessandro, saute, profite de l’élan pour lancer Brian, qui fort de ses compétences en parcours, et en renforçant ses poings avec de l’air condensé arrive lui aussi à frapper. Alessandro est déchainé, mais jaloux ! Ils pourraient être tellement plus efficaces si leur coordination était parfaite !

Mais, alors que leur combat semble prendre un mauvais tournant, d’autres dryades arrivent, issues, celles-ci, de la sylve originelle de Jansen. Un moment de confusion s’en suit, car elles attaquent indifféremment le trio et les autres dryades.
Excédé, Jansen comprend que ces deux hommes se disputent, à leur façon, sa propre protection, comparant leur amour, pourtant différents. Têtes de mûles !
Alors, via son lien, il envoit toute sa conviction à Brian.

« je t’aime. Tu es mon frère. Et je l’aime. Il est la pour moi, comme toi. Cesse de te battre pour me prouver que tu m’aimes plus que lui. Je connais ton amour. Il me nourrit, me rend plus fort. Bas toi avec lui, avec moi, il faut entrer en symbiose ! »

Quant à Alessandro, il profite d’un moment de confusion pour l’embrasser avec fougue, malgré ses traits lupins, et lui dire.

« Il m’aime aussi, comme un frère. Unissons-nous, ou nous perdrons. Tu n’as pas à me prouver que tu es meilleur que lui. Tu m’as choisi. Je t’ai choisi. Deviens mon ancre, comme je suis la tienne ! »

Transformer. Son propre pouvoir. Il comprend enfin. Alors que son sang coule encore de ses blessures, qui ne cicatrisent pas assez vite, il se sert, à la stupeur de ce dernier, des griffes d’Alessandro pour aggraver ses blessures, maculant le sol , et les ronces de son propre sang. Voilà ou réside son pouvoir.

La Dryade qui semble commander aux nouvelles arrivantes ouvre de grands yeux étonnés quand elle voit Jansen procéder de la sorte. Les ronces, les plantes, ondulent, comme prises dans un grand remou, et alors qu’Andréa semble se rendre compte qu’elle n’a plus aucune emprise sur elles, ce sont des plantes parfaitement inconnues qui l’encerclent, l’emprisonnent, sans qu’elle ne puisse rien y faire. Elles existent peut-être, sur terre, quelque part, mais Andréa n’a aucune idée de leur nature, et ne peut donc pas les commander. Usant de toute sa force, elle n’arrive qu’a bouger de quelques centimètres. C’est le moment que choisit Alessandro et Brian, enfin coordonnés, pour la frapper, avec l’aide de la dryade adverse, pour l’achever. Le regard d’Andréa arbore l’horreur, ce qui n’a jamais dû lui arriver, avant de tomber en poussière de bois, sous les yeux effarés de la seule survivante de sa sylve, qui se soumet immédiatement à la dryade en chef ennemie. Cette dernière, sans une once de pitié, l’achève, et sourit à Jansen, remerciant Alessandro et Brian, toujours sur le qui-vive.

« Vous êtes affaiblis. Pas nous. Le Drus vient avec nous, sur le territoire qui est sien, et parmi les siens. Votre aide ne sera pas oubliée, humains. » Les autres dryades restantes forment un cercle, menaçant, derrière celle-ci, qui a les cheveux courts, bien que plus long que ses guerrières. Jansen la connait. Mais son nom lui échappe.

Jansen n’est plus Jansen. C’est Hyacinth qui se baisse pour ramasser une simple feuille qui devient, au contact de son sang, une rose magnifique. C’est hyacinth, dont les oreilles sont plus pointues, dont les yeux d’émeraudes renvoient des éclats indéfinissables, dont la beauté sauvage, sa peau nue, mêlée de terre et de sang, arrive encore à surprendre Alessandro, et à passer outre les blocages de Brian, qui s’approche, altier, de l’amazone sylvestre, qui semble hésiter.

« oui. Il est temps que je rentre à la maison ».

Le cœur de Jansen se serre. Pas celui de Hyacinth. Il doit protéger Alessandro et Brian. Il n’y arrivera pas en fuyant sans cesse. Il en viendra toujours.
Posant délicatement la rose sur les cheveux de l’amazone, au grand plaisir de celle-ci, il ne voit pas les poings de son frère et de son amant se serrer de rage , alors qu’ils se sentent trahis. Mais l’amazone les voit, elle, et son sourire s’élargit. Son erreur est la seule qu’elle aura commit ce soir. Son regard se pose sur l’humain et le loup, triomphante, alors que Jansen, caressant la joue de sa proie et la rose, précise.

« j’ai trouvé mon pouvoir personnel ».
Soudain, la rose devient une arme létale, qui transperce littéralement le crâne de la dryade, dans un bruit écœurant, les yeux de l'amazone agrandis par l’incompréhension.
« je transforme les choses avec mon sang ».

Les trois guerrières restantes reculent, effrayées, devant Hyacinth brandissant une lame incurvée, dont la garde est faites de racines entremêlées enroulées autour de son poignet, et dont la lame semble presque vivante.

« Dites bien à notre mère-sylve que je viendrai. Et le jour où je viendrai, vous plierez le genou. CAR JE SUIS VOTRE PRINCE ET J’ENTENDS OBTENIR PAR LA FORCE S’IL LE FAUT LE RESPECT QUE VOUS ME DEVEZ ! » Sa voix est le vent déchainé dans les branches, qui fait se courber les feuilles. Son port est celui d'un prince courroucé, dont on a dénié son droit de territoire. Ses pieds sont ancré dans la terre, plus loin qu'il ne pourrait d'ordinaire. Sa colère est son sang, et comme ce dernier, elle goutte sur le sol, se transmet a l'environnement sylvestre.

Les plantes, de nouveaux sollicitées par la vindicte du Drus, sifflent, menaçante, comme des serpents de bois et de sang.
« Dites leur bien que je viendrai, et que je réclamerai mon dû. D’ici-là, vivez, loin de moi, ou il vous en cuira. Car j’ai des alliés, et ils sont prêt à tout pour moi !! »
Il ne s’effondrera que lorsque la dernière disparaitra de sa vue, ne sachant plus trop si c’est dans les bras de Brian ou d’Alessandro que ses forces l’abandonnent, et que Jansen redevient Jansen.

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MessageSujet: Re: Du vulgaire au sublime (feat Alessandro & guest ?)   Sam 14 Jan - 14:40


Du vulgaire au sublime


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C’est une véritable lute de pourvoir qui se passe sous le couvert des ramures des arbres. Mon lien de sang avec Jansen me met aux premières loges de ce combat. Je suis abasourdi par la puissance que je sens tant à côté de moi dans les veines de Jansen, qu’en fasse chez cette femme, Andréa. J’ai remarqué son coup d’œil horrifié et dégouté à mon égard. Je devine fort bien ses pensées… « Son prince » a mélangé son précieux sang avec le mien, moi le vulgaire homme. En réponse j’avais fait voler sa longue crinière, enroulant sans ménagement  le vent dans ses mèches soyeuses. Mon regard s’était illuminé un instant d’une lueur bleue rappelant celle des mers du sud. L’effet n’est pas aussi intense que les prunelles de Jordan ou bien d’Amaro quand ils activent leur part surnaturelle. Toutefois la femme-plante avait compris mon avertissement. Jansen n’était pas seul et allait devoir prendre en compte son frère de sang et son lycan d’amant.

Je n’aime pas l’italien. C’est un truand, un homme de l’ombre. Pourtant je lui concède volontiers une chose, sa pugnacité. Il considère Jansen comme sa propriété. Cela m’horripile au plus haut point, mais mon frère semble se satisfaire de ce lien. Cependant, l’homme que mon épaule frôle par intermittence est bien décider à récupérer ce qui lui appartient et de corriger celles qui ont eu l’audace de le lui prendre. Amaro est dangereux, mais il protège Jansen de manière si absolue que je veux bien… fermer les yeux du flic que je suis sur ce compagnon si hors norme.

La forêt gronde et attaque. La manche de ma chemise est lacérée par une ronce bien agressive. Les épines rentrent dans ma peau. La blessure est superficielle, c’est le nombre qui sera mortel. Je frissonne en me remémorant la fois où la forêt de Beacon Hills m’avait attaqué et possédé d’une manière abjecte en enfonçant ses racines dans mes veines. C’est ce jour là où pour me sauver que Jansen avait mêlé son sang au mien. Les plantes m’avaient considéré comme un ennemi car j’avais rejeté Jansen, horrifié par ce lien si intime. Je sais maintenant ce qu’il en est et comprends la réaction de la forêt. J’avais renié un être si pur que s’en était un blasphème. Blasphème comme son sang qui coule dans mes veines. Son sang auquel le mien se mêle et répond présent.

Je ne suis qu’un novice dans la sylve, je ne suis même pas un demi-drus, pourtant j’accompagne mon frère quand il s’empare de la forêt. Je noie mon être au sien pour convaincre chaque feuille, chaque pouce de l’ignominie d’Andréa qui n’hésite pas à absorber l’essence vitale de ses sœurs.

Je me pose en gardien du prince, le protégeant de mon pouvoir à commander au vent et à la poussière. J’aveugle les vilaines sœurs et joue au grand frère qui s’impose.

« - Je t’aime. Tu es mon frère. Et je l’aime. Il est là pour moi, comme toi. Cesse de te battre pour me prouver que tu m’aimes plus que lui. Je connais ton amour. Il me nourrit, me rend plus fort. Bas toi avec lui, avec moi, il faut entrer en symbiose ! »

Le message de Jansen m’interpelle. Il a raison. Amaro et moi nous nous gênons dans notre protection de celui que nous aimons tous deux. Je concerte l’italien du regard. Il hoche la tête et m’indique le flanc gauche de Jansen. J’acquiesce, nous nous partageons l’espace. Le lien avec Jansen me permet d’anticiper ses mouvements. Amaro suit avec ses capacité de loup et sa connaissance intime du Drus.

Le combat se poursuit non pas avec trois hommes qui combattent, mais avec une entité modulable en trois parties. Parfois je sers d’appuis à Jansen dans ses combos aériens, à d’autres moments je dégage le périmètre de l’italien d’une lame d’air qui repousse ses nombreuses assaillantes. La lutte est acharnée, je commence à m’essouffler alors qu’elles sont si nombreuses. Quand enfin la lumière se fait dans l’esprit de mon frère. Je sais ce qu’il va faire avant même qu’il n’aggrave ses blessures. Son pouvoir personnel…

De nouveau la nature sursaute, mais elle n’est plus victime de la dispute de deux entités qui se battent pour les dominer. La troisième faction qui était entré en lice semble prendre la mesure du pouvoir qui est mis en jeu. Je regarde mon frère avec une grande fierté. Il est ma famille, mon petit frère. Il a bloqué Andréa. Il ne nous faut que deux secondes avec Amaro pour profiter de l’ouverture. Le loup plonge ses griffes au niveau de la carotide de la dryade alors que j’applique ma paume à quelques centimètres de sa poitrine, l’onde de choc lui détruit le cœur.

- Vous êtes affaiblis. Pas nous. Le Drus vient avec nous, sur le territoire qui est sien, et parmi les siens. Votre aide ne sera pas oubliée, humains.

Je lève les sourcils d’exaspération. La bataille n’est donc pas terminée…

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MessageSujet: Re: Du vulgaire au sublime (feat Alessandro & guest ?)   Sam 14 Jan - 16:37



Du vulgaire au sublime


Feat : Jansen Avery
Brian O'Conner


Je dois avouer que Brian débarque avec un certain panache. J’ai mal jugé les capacités de ce flic. Les pouffiasses s’envolent comme des feuilles mortes. La tornade que crée O’Conner est extrêmement violente car je vois des dryades de fracasser sur les arbres pour ne jamais se relever. Le flic a même le bon gout de me lancer mes armes. Je me sens un poil moins nu… Je ne donnerai pas le plaisir à ces pouffiasses de me sentir gêné en étant dans le plus simple appareil. C’est vrai que notre peau à nue peut sembler vulnérable, mais c’est sans compter le faiseur de vent qui nous protège Jansen et moi d’un manteau invisible.

Cela m’agace de dépendre ainsi de la volaille, alors je me fais bestial et lacère tout ce qui passe à portée de mes griffes et de mes crocs. Et quand les donzelles s’éloignent trop, je leur fais goutter au plomb que crachent mes armes.

Une colère sans fond brule dans mon ventre. Je grogne, ma voix se fait grave et vibrante. Les pentes de l’Etna vibrent de menaces à peine contenues. Elles ont osé le toucher, osé l’entraver, osé penser s’unir à lui.

- Il est MIEN !

Je fais faner leurs sourires méprisants, par la férocité qui coule de mon regard bleu électrique. Mon cri est celui d’un mâle dominant au milieu de ces femelles à qui je ne donne que l’option de courber l’échine sinon de pointer leur croupe docilement. Je nie leur puissance. Je leur refuse cette dominance qui ne peut être que la mienne.

Je ne suis tout de même pas insensé. Tout à l’heure, elles ont pu me vaincre car j’étais seul, ce n’est plus le cas. L’autre boy scout est un précieux allié, sans parler de Jansen qui semble s’éveiller d’une torpeur pacifique qui était la sienne. Est-ce ma présence conjointe avec O’Conner qui le fait ainsi réagir ? Je n’ai pas le temps de m’en préoccuper plus quand une faction rivale s’invite au bal ne faisant pas de différence entre les kidnappeuses et nous.

- Foutues bonnes femmes !

Ma peau est en sang. Leurs maudites ronces ne sont pas létales, cependant elles m’étrillent à vif. La douleur commence à me gêner, bien que je cicatrise. Je râle et grogne. Que cela soit par balle pour par mes griffes, je tue seulement cela me semble vain. Il en vient toujours une autre derrière celle qui tombe.

Brève pause où chaque camp fait les comptes de ses blessures et des membres qui lui manque. Nous sommes tous trois vivants, mais Brian est en sang et lui ne cicatrise pas. Ma peau nue est maculée de rouge et de noir. La scène pourrait être héroïque si je ne craignais pas pour nos vies. Soudain Jansen m’étreint dans un baiser fougueux et amoureux.

- Il m’aime aussi, comme un frère. Unissons-nous, ou nous perdrons. Tu n’as pas à me prouver que tu es meilleur que lui. Tu m’as choisi. Je t’ai choisi. Deviens mon ancre, comme je suis la tienne !
- Ti amo Jansinio… Sì... la mia anima.


Je comprends ce que veut dire Jansinio. Je regarde Brian. Il est aussi buté que moi, aussi décidé à protéger celui qu’il considère son frère. Je vais devoir accepter cette « belle famille » et inversement. Nous sommes le jour et la nuit, l’ombre et la lumière, pourtant nous aimons tous deux la même personne. Le combat reprend, solidaires et complémentaires. Je me risque à des gestes qui m’exposent. Brian est là en soutien. Jansinio se transforme en danseur redoutable. Car derrière la grâce de ses mouvements, viennent des gestes létaux.

La nature qui nous entoure change. C’est arrivé juste après que Jansinio aggrave ses blessures pour faire couler son sang. Je ne comprends pas ce qu’il se passe. Brian semble devenir confiant. Il a l’avantage du lien. Alors je ne me pose plus de question et quand le flic me fait un signe imperceptible, je fonce avec lui sur Andréa. Je mets toute ma force dans mon bras. Mes griffes égorgent cette reine de pacotille alors que ses organes internes semblent imploser sous l’action de Brian. Bordelo ! Ce type est dangereux !

Les survivantes se plient et rallient la faction rivale, celle de la sylve natale de Jansinio. Je grogne quand l’une d’elle affirme emmener Jansinio. Mais je n’ai pas le temps de répliquer que Jansi… non… un guerrier magnifique passe à côté de moi et s’avance majestueux, princier.

- Bordelo !

Je regarde Brian qui lui aussi assiste à cette métamorphose. Avec sa grâce de danseur Jansen était déjà magnifique dans sa façon de se déplacer, mais là c’est un prince au port altier qui se dresse. Oubliés ses peurs et ses doutes qui lui donnaient un air si fragile. Il n’est pas seulement beau, il est noble et racé. Parnassien, il semble marcher sans toucher le sol. Je suis presque à mettre un genou à terre si d’aventure un volcano pouvait s’incliner… Je crois que je tombe amoureux une nouvelle fois de lui. Rien ne peut l’égaler, ni même espérer approcher une telle aura.

Alors à mon tour, je me redresse, et pendant qu’il harangue les impies, je me gonfle de l’orgueil de l’avoir fait mien. Ce prince-là est à moi ! Hyacinth, c’est le prénom que Brian a soufflé en le voyant ainsi. Hyacinth impose et menace. Le prince ordonne et… on lui obéit. Je perçois la forêt se vider peu à peu des dryades. J’en vois quelques unes se fondre dans l’écorce des arbres. Je sais que ce n’est pas pour se cacher, mais bien pour reculer et partir.

La forêt raisonne longtemps de la violence du combat qui a eu lieu. Le paysage reprend ses droits, les corps des guerrières tombées s’effritent et retournent à leur terre nourricière pour recommencer le cycle de la vie. Jansinio vacille. Cette fois nous ne nous battons pour être celui qui va le retenir avant qu’il ne s’effondre. Je laisse le soin à Brian de recueillir son frère dans ses bras. Je sais que par leur lien, il peut lui parler, communiquer dans ce langage qui n’en est pas un.

De mon côté je rassemble nos affaires et me rhabille. Brian a posé sa chemise déchirée sur la nudité de son frère. Je souris à son regard soulagé de me voir vêtu. Accroupis de part et d’autre du drus, nous lui remettons ses vêtements. Nous agissons avec la douceur d’un frère et celle d’un amant. Jansinio a un visage serein dans son sommeil forcé. Alors solennellement je tends la main au-dessus du corps de mon danseur vers Brian. Il hésite, c’est compréhensible. Son métier peut l’amener à me coller en taule pour le restant de mes jours.

- Je ne te demande pas de ne pas faire ton job… A moi d’être plus malin que toi. Simplement, concernant Jansi… Hyacinth soyons solidaires et unis, pour lui.

Nous scellons un accord fraternel à défaut d’être amical. Nous sommes des beaux-frères, et la famiglia a suffisamment de sens à mes yeux pour que je fasse un immense effort vis à vis de ce poulet.

Nous sortons de la forêt, moi portant mon danseur qui émerge peu à peu, et Brian devant qui nous ouvre un passage jusqu’à nos voitures tel Moïse coupant la mère rouge en deux.

Je repose Jansinio sur ses pieds devant ma sportive. Il s’agite un peu, nous regarde à tour de rôle pour s’assurer que Brian et moi n’allons pas nous étriper à nouveau. Je lève les yeux au ciel et prends un air mélodramatique.

- Ne t’inquiète pas ! Je vais faire avec la belle famiglia que tu as.

Le Drus en veut la preuve et nous impose une accolade à trois. Je m’exécute de mauvaise grâce en grognant un peu. Cependant quand je sens l’étreinte de Brian doublée de celle de Jansinio, je sens un sentiment fort m'étreindre le cœur. A mon tour je les serre contre moi. Nous avons un lien avec un point commun, un prince.

- Nous leur avons botté le cul à ces foutues bonnes femmes !

(…)

Brian est reparti le premier avec la promesse que Jansinio le rappelle quand nous rentrons à Beacon Hills. Alors que mon Drus ouvre la portière pour s’installer sur le siège passager, je la repousse doucement et lui attrape la joue d’une main. Je le regarde comme si je le redécouvrais. Son visage est maculé de sang et de poussière, mais son regard est si intense.

- Montre-moi à nouveau le prince que tu es… Hyacinth.

Je l’appelle par son vrai nom sans l’italianiser comme c’est ma manie. Ainsi je lui montre mon respect.  Je veux voir sa noblesse et cet être qui n’a rien à voir avec un danseur de bar. Je ne peux pas cacher ma fierté, celle de l’avoir fait mien, celle qu’il m’accepte comme compagnons et me considère comme son ancre. Il se dégage de lui une prestance que je ne peux égaler, pourtant je ne me sens pas déstabilisé dans le rôle que j’ai auprès de lui.

- Tu sei mio.

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MessageSujet: Re: Du vulgaire au sublime (feat Alessandro & guest ?)   Mer 8 Fév - 16:10





Vulgaire ou sublime



Il n’y a plus de contact direct avec le sol, la terre. Les pulsations qu’il reçoit sont des ondes propagées par d’autres pas. Elles résonnent en lui, alors qu’il se sent bercé et protégé. Peu importe quels bras lui permettent de flotter au dessus du sol, il sait que ce sont des bras aimants et puissants, et qu’il ne craint plus rien tant qu’il ne les quitte pas. Il y a eut quelque chose de décisif, aujourd’hui, et à plus d’un titre. Pour la première fois depuis très longtemps, Jansen a pris une décision, une décision de Drus, pas une décision d’humain, ce qui ne lui était pas arrivé depuis sa course effrénée, il y a déjà plusieurs saisons , pour arriver à Beacon Hill.

Une décision de Drus. Mais aussi deux êtres qui se détestent et qui sont prêt à renoncer à ça pour lui. Qui sont prêts à forger une alliance de métal contre le bois de sa sylve. Alessandro, Brian, chacun l’aimant à sa manière. Dans son sommeil, il sourit, le drus. Ce n’est pas un cocon végétal, mais pourtant il se ressource. Sa décision et l’alliance des trois hommes qu’elle a engendrés sera sans doute lourde de conséquences, mais certaines de ces conséquences pourraient être bénéfiques.

Lorsqu’il en aura la force, il ira chercher ce qu’il s’est promis de faire. Pour ne plus être traqué, harcelé, pour ne plus vivre sous le joug d’un esclavage culturel, il s’est promis de venir revendiquer son titre et son statut. Ce ne sera pas chose aisée. Pendant plusieurs siècles, aucun Drus, prince de naissance et de droit, n’était né. Seule une archiviste pourrait corroborer ce qu’il suppose être vrai dans ses tripes, dans son cœur. Il ne peut imaginer que, même dans une société comme la sienne, à dominante matriarcale, l’on puisse traiter ainsi les êtres, les drus en particulier. Son sang est noble. Il s’en fichait jusque-là, mais les choses ont changé. Car a présent il aime. Doublement. Un frère, un amant…

La connexion qu’il a sentie aujourd’hui, pendant son combat, était intense. Il s’est sentit plus fort, et plus connecté que jamais. Et il en comprend l’origine. Il ne mentait pas lorsqu’il a dit à Allessandro que ce dernier était son ancre. Il l’a senti, autour de lui, présent, puisant dans la conviction de sa force et de sa férocité. Comme il a puisé dans la conviction de l’abnégation de Brian, de sa combativité. Il ne pense pas que, de mémoire de Dryade, ce soit jamais arrivé. Les dryades se reproduisent par nécessité, il est rare que l’amour intervienne dans l’équation. Les dryades au sang mêlé sont souvent amoureuses, à contrario. Mais un drus amoureux ? Est-ce jamais arrivé ?
Alessandro avait affirmé que Jansen était sien et que personne ne le toucherait. L’inverse était-il vrai ? Le danseur espérait avoir, à sa manière, marqué l’italien. Rien de tout ça n’était préparé, voulu ou planifié, mais c’est ainsi que la nature marche, qu’elle soit humaine ou mystique.

Au fond de sa conscience nouvellement éveillée, comme un bourgeon qui reprend vie après un long hiver, Janice, la cinquième ronce, s’ébroue, s’agite, tente de faire germer la graine de la liberté. Elle n’est pas vraiment furieuse, elle n’est pas assez éveillée pour ça. Elle sent simplement qu’elle aurait déjà dû se libérer un certain nombre de fois, car elle a senti le bonheur intense et réel de son hôte. Mais elle comprend. Elle et Jansen subissent la malédiction du gui. Même un prince est soumis aux mêmes faiblesses indues par le sang pur. Elle est déçu. Elle a toujours su que lui, trouverai l’amour. Elle a toujours su qu’elle n’était pas faite pour ça. Elle est née et mourra comme une guerrière. L’amour ne pourrait, au mieux, qu’être une distraction plaisante et passagère.

Mais la malédiction est un danger pour son protégé. Il aura besoin de son libre arbitre pour les décisions et combats à venir. Mais déjà il s’éveille, repoussant au loin sa propre liberté.
C’est au moment ou le trio improbable arrive devant la voiture que le jeune danseur s’éveille, reprenant contact avec ses pieds nus sur le sol. Une chemise en guise de pagne, il ne peut s’empêcher de sourire, car c’est exactement comme ça que procède Brian habituellement pour masquer les débordements chaleureux de Jordan.

Nul doute que sa nouvelle tenue tendance est le résultat de sa pudeur légendaire.
Cependant, le jeune danseur est inquiet. Il les aimes, ces deux la, et il les regarde, attentif à leur réactions, soucieux qu’il s’entendent au mieux. Il est loin le prince altier qui ordonne. Ce n’est qu’un danseur craintif et émotif qui se dresse entre les deux hommes. Heureusement Alessandro le comprend.

- Ne t’inquiète pas ! Je vais faire avec la belle famiglia que tu as.

Le sourire du Drus, plus blanc que les nuages au dessus des arbres, est immédiat. Mais il veut s’assurer de la véracité de cette assertion.

« embrassade, accolade à trois… » Cette promiscuité fait sourire le jeune homme, mais il est bel et bien ravi de sentir les deux personnes qu’il aime le plus s’entendre, enfin, même si c’est dans un contexte particulier. Il ne peut pas choisir entre les deux, et il est heureux que personne ne le lui demande.

Lorsque la gouaille d’Alessandro rompt ce moment subtil, Jansen éclate de rire.

« Ouais, elles sont pas près de revenir, ces foutues bonnes femmes ! »

Cependant, Jansen s’inquiète de voir les blessures de Brian. Il était loin de se douter que ce serait plus grave que ça, son sang de Drus coulant à présent dans les veines de son frère. Rien dans ce monde ne l’avait préparé à ça, et donc rien ne pouvait lui faire penser à ce genre de conséquences.
Un peu fourbu, mais avec un sentiment de liberté totale, et de victoire, Jansen ouvre la porte pour s’installer pour le chemin du retour. Son italien l’appelle alors par son vrai nom, celui qui résonne en lui, le rend fier, lui rappelle ce qu’il est.

Alors de nouveau son regard émeraude, rappelant une forêt oubliée des hommes, se plante dans ceux de son loup. Ses oreilles sont plus pointues, sa peau plus nacrée, ses cheveux semblent tissés de végétaux, même s’ils sont toujours, au toucher, des cheveux. L’odeur particulière qui plait tellement à Alessandro est elle aussi plus forte. Elle l’enveloppe, l’apaise, lui parle dans un langage que comprendrait peut être Brian, et qui le ferait rougir à coup sûr.

- Tu sei mio.
-pour toujours et à jamais.

Sa réponse est édictée dans le langage végétal. Incompréhensible d’ordinaire, mais le sens ne peut échapper à Alessandro alors que s’en suis un baiser passionnel, fougueux…
Dans cet état, si proche de son être véritable, il se passe une chose singulière.
Reculant d’un pas, même si c’est toujours le physique du Drus qui se dresse devant Alessandro, c’est bel et bien l’expression de Janice qui lui fait face, à la fois espiègle, pour une raison connue d’elle seule, et furieuse.

« libère le de la malédiction ! Ou ce sera sa perte ! »

Puis c’est de nouveau Hyacinth qui prend les choses en main, tant qu’Alessandro ne lui ordonne rien, il est le prince dont son amant à besoin. Alors il se l’approprie tout en s’offrant à lui, les habits ne sont plus qu’un souvenir vaguement ordonnés sur les sièges de la voiture, et la nature, complice, tisse un rempart végétal le temps de leurs ébats. Pour la première fois, Hyacinth, le prince, fait l’amour, avec toute la passion dont il sait faire preuve, toute la solennité dont il est investi, sous les gestes émus, possessifs, attendris de son amant. Le plaisir ne sera donné pas qu’une seule fois ce soir, prouvant s’il en était besoin l’endurance et l’attachement de chacun envers l’autre.
Reprenant le langage de l’humain, Jansen, la tete reposant sur le torse moite de transpiration de son amant, lui dit.

« Je puise en toi, à présent. Tu me donnes la force d’affronter mon destin. Je t’aimerai de toutes les façons que je connais, et tu m’apprendras les autres. Et ensuite je réclamerai mon héritage, ou je le détruirai sur l’autel de ton feu passionel »..

(..)

Sortant de l’écorce d’un Viel érable, une jeune fille au port noble, vêtue d’une simple robe de feuille vertes, des taches de rousseur sur sa frimousse enfantine, les larges boucles cuivrées de sa chevelure tombant avec délicatesse sur son dos, s’adresse à une silhouette dans l’ombre, plus grande qu’un arbre, plus discrète qu’un écureuil.

« C’est arrivé… »
Penchant la tête de côté, elle écoute la réponse soufflée par le vent de l’être gigantesque.
« Non… pas encore… Tous les pions ne sont pas en place… La guerre aura lieu.. Reste a savoir ou ira son allégeance… et la mienne.. »

Puis, tourbillonnant comme des feuilles d’automne emportée par le vent, la jeune fille disparait, laissant l’être se fondre dans les ombres.
La ou il se tenait, sur une surface de 20 mètre de diamètre, ne subsiste que feuilles mortes, cadavres d’animaux et racines en décomposition.
La ou la jeune fille a disparu, l’herbe est plus verte, et les pépiements d’oiseaux plus joyeux…

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MessageSujet: Re: Du vulgaire au sublime (feat Alessandro & guest ?)   Jeu 16 Fév - 17:05



Du vulgaire au sublime


Feat : Jansen Avery


- Tu sei mio Jansinio.
- Pour toujours et à jamais.


Je ne comprends pas le langage que le Drus utilise pour me répondre, pourtant j’en devine le sens. Seulement, il me reste une boule de colère au fond du ventre. Une fureur liée à la peur de le perdre. Ce qu’il vient de se passer me prouve combien je prends pour acquis quelque chose qui reste fragile. Sa présence auprès de moi et son attachement pour moi. Aujourd’hui j’ai failli le perdre. L’enlèvement de mon danseur m’a montré à quel point je tiens à lui. J’avais cru aimer Lyly, et assumé son meurtre comme une preuve d’amour, celle de ne pas laisser cette tâche à un autre et de devoir vivre avec cet acte terrible pour ma conscience comme pénitence. Pourtant, mon amour pour la jolie blonde me semble bien fade maintenant.

Alors que Jansinio s’approche de mes lèvres, je sais que je serai incapable de l’éliminer, même si cela venait d’un ordre direct de Don Stephano. A quel moment m’as-tu envoûté mio cuore ? Alors que je goûte à la saveur de son baiser, que j’hume son parfum boisé, je constate que je suis autant lié à lui, que lui à moi. Et cela sans l’artifice d’une malédiction du gui. Je suis peut-être celui qui ordonne, celui qui a laissé Alec s’approcher. Je joue les charmeurs latins, et au Casanova local, mais c’est bien le nez dans le cou de Jansinio que je me sens bien, heureux et apaisé. Cette dépendance contrarie ma nature de mâle dominant. C’est une faiblesse que j’ai du mal à m’avouer et encore moins à lui…

- Libère le de la malédiction ! Ou ce sera sa perte !

La parenthèse est brève, mais le temps d’une phrase c’est Janice qui s’est exprimée. Je note qu’elle dit « sa perte » et non « ma perte ». Je crois de moins en moins à ce dédoublement de personnalité. Seulement je suis bien trop ignorant du monde de Jansi… Hyacinth. Il a aimé que je le nomme ainsi.

- Mon prince…

Ce n’est pas le danseur du Pink qui se tient devant moi. L’homme qui me fait face se tient droit, Jansinio aussi, mais il y a quelque chose de différent. Une nouvelle noblesse dans son maintien, une assurance inédite. Il se rapproche à nouveau vers moi, plus conquérant et plus charmeur qu’à son habitude. J’aime son audace et quand il défait un à un les boutons de ma chemise reboutonnée quelques minutes plus tôt, je le laisse faire, un incendie dans le regard. Comme toujours le drus sait calculer sa gestuelle et même sans faire appel à son glamour il me charme et m’ensorcèle. J’aime être celui qui domine nos ébats, celui qui dirige, pourtant ses caresses, et ses esquives sont autant un délice qu’une douce torture. Il affole mes sens comme jamais personne ne l’a fait. Alors une fois n’est pas coutume, et bien que techniquement je reste l’actif, je laisse Hyacinth mener la danse de l’amour. Je l’accompagne dans son rythme et le suis là où il me mène. Je m’abandonne à sa partition. Le lâcher prise m’est difficile, j’y vois un péril sur ma liberté et pourtant…

J’ai peu conscience du paysage qui nous entoure, mis à part qu’il nous offre un cocon qui nous isole du monde. Je m’enivre de son souffle haletant et goutte à sa sueur qui perle sur son torse. Il n’y a plus le Boss et son danseur, mais deux êtres qui se donnent à l’autre. Émerveillé, je réalise la splendeur de l’homme que je tiens entre mes bras. J’embrasse sa peau à m’en faner les lèvres. Je me perds dans l’ivresse que me procurent ses mains sur ma peau. Sa robustesse complète la mienne, et nous pouvons l’un et l’autre nous donner à fond sans craindre de blesser l’être cher. Le septième ciel n’est qu’un infâme sous-sol comparé à l’endroit où nous allons. La forêt reçoit nos râles qui sont le serment de notre union. Je me sens fort, je me sens faible.

Le calme revient. Le dos reposant sur un tapis de mousse tendre, je tiens Jansinio lové contre moi. Je ressens une puissante sérénité. Le Drus est celui qui sait apaiser le volcan. Je le serre un peu plus fortement, savourant sa présence et son parfum qui me rendent totalement soumis à sa loi.

- Je puise en toi, à présent. Tu me donnes la force d’affronter mon destin. Je t’aimerai de toutes les façons que je connais, et tu m’apprendras les autres. Et ensuite je réclamerai mon héritage, ou je le détruirai sur l’autel de ton feu passionnel.
- Tu es le comburant du volcan que je suis Jansinio. Tu es celui qui m’empêche de me noyer Hyacinth. Tu es à moi. Je… suis à toi.


L’aveu me coûte mon égo et ma fierté. Depuis Lyly, je m’étais juré de ne jamais me lier de façon exclusive. Je resterai toujours cet italien charmeur et beau parleur. C’est une partie de ma personnalité que je ne peux pas changer. Mais ce prince de la forêt m’a ensorcelé aussi surement que la malédiction du gui lui impose de m’obéir. Je réfléchis avant de parler et choisi avec soin mes mots.

- Jansinio, je souhaite que tu retrouves ton libre arbitre, ta survie en dépend. Nous venons d’éviter une catastrophe. Par contre nous ferons ça ensemble. Plus jamais tu ne t’en vas ainsi seul loin de moi. Je ne veux pas non plus que tu me colles comme un soumis. Simplement que tu vives le plus normalement possible sans t’exposer à des dangers. Et si un jour tu décides aller réclamer ton héritage, nous irons ensembles, accompagnés de la squadra. Un prince se doit d’avoir une escorte.

Jusqu’à présent je le considérais comme étant mien, sans en évaluer la contrepartie. Je lui dois un retour de ce qu’il offre et me donne. Et je suis agréablement surpris de constater que ce retour ne me coûte pas et au bien contraire, il m’enrichit l’âme et le cœur. Nous restons encore un long moment, son corps allongé sur le mien écoutant la nature faire sa vie. Le drus est ici dans son élément, contrairement au Pink qui est le mien. J’aimerai le couvrir de belles paroles et de beaux serments. Mais l’italien si loquace que je suis reste muet. Hyacinth n’est pas une conquête d’un soir devant qui on agite un miroir aux alouettes. Il vaut mieux que mes belles palabres habituelles. Cela serait même un blasphème de ma part d’agir avec lui comme je le fais avec tous. Le drus sent la différence dans mon attitude et me serre encore plus fort.

- Je ne souhaite pas te blesser, mais tu me connais. Alors si d’aventure je devais te froisser ou te blesser, sache que ça sera involontaire. Donc dis le moi, ne garde pas de rancœur parce que tu m’aimes.

(…)

Avant de partir j’ai appelé le Pink pour rassurer le personnel sur l’état de Jansinio. Nous passons chez lui avant, le temps qu’il se change. Je récupère une de mes chemises qu’il aime me subtiliser avec mon accord tacite avant que nous retournions au bar. Le retour de mon danseur est salué par tous au Pink. Le drus est aimé et apprécié. J’aime le voir sourire quand Jessie le prend dans ses bras, soulagée de le revoir. Sans connaitre sa réelle nature, ils connaissent sa candeur et sa naïveté, des particularités qui font son charme, mais qui à contrario peuvent le mettre dans le pétrin. Jerry se fait un malin plaisir de lui décrire mon état avant que je parte le chercher. Le drus m’adresse un sourire charmeur, c’est Hyacinth qui me regarde. Je file dans mon bureau faire mon travail râlant en italien sur les tire au flanc.

(…)

Lever la malédiction a une conséquence non négligeable, celle de l’alternance de corps entre Jansen et Janice. Au début j’étais persuadé qu’il s’agissait du même être et que cette particularité était liée à l’essence même des dryades en général. Mon cœur avait aimé Janice, la confondant avec Jansinio. Mais l’avertissement dans la forêt émanait bien d’une autre entité. J’ai peur de perdre à nouveau celui qui est ma référence. Il ne faut pas seulement briser la malédiction, il faut aussi dissocier ces deux entités. Mais cela est-il possible sans nuire à l’une ou à l’autre ?

Quelques jours ont passé depuis notre retour. Jansen est passé chez Brian. Le flic est tombé malade suite à une infection de ses blessures. Cela désole le drus.

- Jansinio, te morfondre ne fera pas guérir le poulet plus vite.
- Brian !
- Brian si tu veux.
- Merci.
- Bon, si je t’ai demandé de venir dans mon bureau, ce n’est pas pour parler de ton frère, mais de toi, de cette malédiction qui te commande de m’obéir, mais aussi de Janice.


J’ai fait asseoir Jansen de l’autre côté de mon bureau. Je souhaite cette distance pour que nous puissions discuter sérieusement.

- Je ne veux pas te perdre. Je ne souhaite aucun mal à Janice. Mais… s’il y a un choix à faire, pour moi le choix est déjà fait.

Je suis le plus honnête possible. J’aimerais que nous ne soyons pas amenés face à ce genre de choix. Seulement c’est une hypothèse possible, une hypothèse que nous devons prendre en compte.

- Tu as une idée de qui pourrait nous aider ?



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Jansen Avery

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MessageSujet: Re: Du vulgaire au sublime (feat Alessandro & guest ?)   Dim 26 Fév - 9:55





Vulgaire ou sublime



Pour toujours et à jamais.. Jansen n’a jamais fait de promesse. Il est trop jeune dans ce monde pour avoir une idée de ce qu’est une promesse. Mais il est habitué aux convictions, et à la force qu’il y met. Alors peut être même que la promesse n’a plus de valeur, qu’elle n’a plus besoin d’avoir de sens, uniquement une direction, celle qui pointe vers Alessandro. Il ne peut pas comparer. Il y a l’amour de sa sylve, de son mentor, de l’arbre-mère. Et maintenant il y a cet amour-là. Celui de son frère de sang, celui de son amant. Il n’a pas besoin de comparer. Il a déjà entendu des humains se plaindre de ne pas avoir assez de place pour aimer trop fort. C’est parcequ’ils sont habitués à agir avec un corps limité par la chair. Le drus se perd si souvent dans une immensité intime, qu’il ne se sent pas étriqué, qu’il sait que, quoiqu’il advienne, il aura de la place pour cet amour la.

Un de ceux qui brulent les veines, qui vous font vous sentir plus fort, plus vivace et plus nourrit que jamais.

Il l’appelle son prince. Et Hyacinth goute à ce mot, et le fait sien. Oui, tôt ou tard il lui faudra revendiquer son héritage. Celui dont il ne veut pas. Dont il ne voulait pas jusqu’à présent. Car il sait aussi que le jour ou il le fera, il ne pourra se soustraire aux responsabilités qui vont avec. Et responsable, il ne veut pas l’être. Il veut vivre libre, danser, jouir de la vie, se fondre dans la forêt et dans les bras de son Alessandro. C’est un enfant capricieux à l’échelle de l’humanité. Mais un enfant qui a le pouvoir de détruire si il est contrarié. Ses sœurs l’apprendront à leur dépend si elles osent encore menacer son amant ou son frère.

Il atteint enfin cette conscience ultime, celle qui lui permet de sentir les yeux fermé chaque fibre du corps de son amant. Ses doigts sont des points précis, qui parcourent la peau du danseur. Les lèvres de l’italien détermine les limites que son corps doit conserver, pour que le Drus ne se perde pas dans son environnement. Jamais jusqu’alors il n’avait connu un tel plaisir. Car pour une fois, c’est sa nature véritable qui se laisse aller, en acceptant, et pas simplement en obéissant.

- Tu es le comburant du volcan que je suis Jansinio. Tu es celui qui m’empêche de me noyer Hyacinth. Tu es à moi. Je… suis à toi.

Oui, mon âme, songe-t-il. Tu es à moi. Le jeune danseur mesure à sa juste valeur ce que signifie cet aveu et ce que cela peut couter à Alessandro. Alors il le serre un peu plus fort contre lui. Il ne le laissera pas devenir autre chose que ce qu’il est. Cette noirceur, il l’aime tout autant que la part de lumière en Alessandro. Cette dernière est la plus brillante de toute, car elle n’a pas l’occasion de sortir souvent. Elle est cachée, précieuse, fragile, pure, vraie. Alors quand l’italien la laisse émerger, elle se répand sur le monde comme l’aube du premier jour. Nul soleil ne pourrait nourrir le Drus plus intensément que cette lumière la.

- Jansinio, je souhaite que tu retrouves ton libre arbitre, ta survie en dépend. Nous venons d’éviter une catastrophe. Par contre nous ferons ça ensemble. Plus jamais tu ne t’en vas ainsi seul loin de moi. Je ne veux pas non plus que tu me colles comme un soumis. Simplement que tu vives le plus normalement possible sans t’exposer à des dangers. Et si un jour tu décides aller réclamer ton héritage, nous irons ensembles, accompagnés de la squadra. Un prince se doit d’avoir une escorte.
Caressant les cheveux de l’italien, posé sur son torse, Hyacinth regarde intensément son amant.
« oui, j’irai réclamer ce qui me revient de droit. Et mes sœurs apprendront à courber l’échine, et à vivre en paix avec les humains. Ou je jure son mon sang que je détruirai moi-même la dernière graine de l’arbre père de ma sylve ».

Cet aveux ne parle sans doute pas au loup, mais c’est un blasphème suprême. Comme si le Drus venait de déclarer un génocide si on ne cédait pas à ses caprices. La fin de sa sylve, peut être de sa race si aucun autre Drus ne venait à naître de part le monde. Car le monde moderne affaiblis les dryades, de moins en moins nombreuses.

« si d’aventure tu devais me blesser, c’est que je l’aurai choisi, mio volcano… » L’italien du Drus est maladroit, ce qui fait rire son amant. Mais le sens de sa phrase est intense.

(..)

A leur retour, les choses semblent se dérouler tranquillement pendant quelques jours. Cependant, le frère de Jansen, Brian, semble atteint d’un étrange mal que les médicaments modernes ne font qu’accroitre. C’est avec un sentiment de culpabilité cuisant que Jansen se rend compte de son implication dans ce mal. En lui transmettant son sang, il lui a aussi transmi en partie ses faiblesses. C’est donc meurtri et désolé qu’il passe du temps auprès de lui pour tenter de soulager son état. Il a rencontré Alex, lui aussi. Le druide a beau être bourru, c’est un brave type.
Mais si le Drus est assis devant son patron, aujourd’hui, c’est que ce dernier le lui a demandé. Le regard grave, tout autant que la voix, alerte le jeune danseur.

Alors que l’italien sous entend à demi mot que si devait choisir entre Janice et lui, ce serait lui, Jansen sent une profonde angoisse en lui. Il ne veut pas de mal à Janice. Il a compris que ce n’était pas une dissociation de personnalité mais bel et bien son mentor. Il le sait depuis qu’il a accepté de revendiquer son héritage.

« J’ai une idée oui. Mais j’ai peur. Je viens de comprendre quelque chose. Depuis notre aventure, et quand tu m’a demandé de revendiquer ma nature. Je me rappelle à présent. Ce n’est pas une simple dryade qui partage mon corps. C’est mon mentor. La cinquième ronce. Elle est pratiquement une légende dans notre sylve. Une guerrière redoutable, et c’est elle qui m’a formé et a tout fait pour que je puisse m’enfuir et vivre ma vie. Je ne peux pas la mettre en danger… Mais je pense qu’Alex doit pourvoir nous aider. Il connait tellement de choses sur les plantes, la vie sylvestre. Peut être qu’entre lui , notre connexion à toi et moi, et mes propres pouvoirs, nous arriverions à trouver quelque chose… Je crois que mon pouvoir personnel est assez rare, et que c’est peut être la cause de ce qui m’est arrivé. Mon sang transforme et transmet…. Je crois qu’il y une clef là-dedans. Peut être pas toute la solution, mais alex doit pouvoir trouver. Il faut lui demander. Charlie a beaucoup d’influence sur lui. Il pourrait nous appuyer… »

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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: Du vulgaire au sublime (feat Alessandro & guest ?)   Ven 3 Mar - 15:21



Du vulgaire au sublime


Feat : Jansen Avery


Je regarde Jansinio qui est assis en face de moi. Je redécouvre mon danseur, mon amant. Il est loin ce fameux premier soir de pleine lune où il était entré dans mon appartement, certainement alerté par mon comportement à fleur de peau. Je lui avais sauté dessus pour l’attaquer. Dans ma perte de contrôle, j’avais tenté de le violer. Le Drus avait réussi à me contrer tout en assouvissant mes besoins primaires. Il avait plié sans céder. Cela avait été le début de notre relation.

Je pensais être le dominant dans l’affaire, mais je me rends compte que Jansinio m’a aussi ensorcelé. Mon aveu pudique, dans cette forêt qui avait voulu le capturer, me revient en mémoire. Je suis un homme de parole et je n’ai pas l’habitude d’affirmer des paroles fausses. Je pense qu’il mérite cette sincérité de ma part, même si elle m’est difficile à admettre. Je n’ai pas l’habitude de me justifier. Ce qui m’effraie le plus, c’est de perdre le contrôle sur ma vie. Je suis conscient que les sentiments sont puissants. Ils ont la capacité de déclencher des guerres, voire de détrôner une reine. Le cœur n’écoute pas la raison. Toute ma vie est basée sur ma raison, et un but à atteindre, celui d’être le Boss, le Don. Même si extérieurement j’ai l’air d’un italien passionné, je reste un froid calculateur sans états d’âme, ni compassion. Cela m'a permis de me hisser là où je suis maintenant.

C’est cet équilibre que la gueule d’ange de Jansinio menace. Il est devenu ma faille, ma faiblesse, mon talon d’Achille. Pourtant, je ne me suis jamais senti aussi vivant que lorsqu'il est près de moi. C’est le paradoxe de l’amour, ce qui vous rend fort, vous affaiblit. Cependant, je ne peux rien y faire, je suis bien incapable de me passer de sa présence, de son odeur et du regard qu’il a quand il me regarde. Je ne vis rien que dans ses yeux. Je suis un roi dans ses iris d’un vert si envoûtant. Je crois bien que nous nous sommes ensorcelés mutuellement.

- J’ai une idée oui. Mais j’ai peur. Je viens de comprendre quelque chose.
- Quoi donc Jansinio ?
- Depuis notre aventure, et quand tu m’as demandé de revendiquer ma nature. Je me rappelle à présent. Ce n’est pas une simple dryade qui partage mon corps. C’est mon mentor.
- Ton mentor ?
- La cinquième ronce. Elle est pratiquement une légende dans notre sylve. Une guerrière redoutable, et c’est elle qui m’a formé et a tout fait pour que je puisse m’enfuir et vivre ma vie.


La douce Janice, une guerrière redoutable ? Je pense qu’il fait erreur. La jeune femme est farouche et n’a rien d’une combattante. Elle est certes souple et gracile comme celles de sa race, je veux bien lui concéder une force supérieure à une femelle humaine, mais de là à en faire une guerrière de renom…

- Je ne peux pas la mettre en danger…
- Je comprends. J’apprécie Janice tu sais. J’ai juste été honnête envers toi si un jour je devais me trouver confronté à un choix à faire entre elle et toi.
- Mais je pense qu’Alex doit pourvoir nous aider. Il connait tellement de choses sur les plantes, la vie sylvestre.
- Alex Cormier ? Intéressant… Développe-moi ton idée.


Cette tête de cochon canadienne est un étrange loustic. Il est un casse pied de première par ses réactions, toujours à s’offusquer, se froisser ou s’indigner à la moindre occasion. Je me souviens de ses critiques moralisatrices à mon égard. Je l’avais pris de haut, mais il en faut plus pour le déstabiliser et le désarçonner. Cormier et moi avons des caractères aux antipodes l’un de l’autre. Je suis fougueux là où il est d’un calme attentif, quoi que je l'ai déjà vu s'emporter brièvement. Je sais qu’il ne me porte pas dans son cœur, mais paradoxalement je lui trouve des qualités qui me plaisent chez un homme. Cormier est un gars obstiné qui va au bout des choses. Il ne dévie pas de ses convictions. Je sais qu’il est un ami fidèle, j’en ai la preuve avec Crowley. Nous ne sommes à priori pas dans le même camp. Cela ne m’empêche pas d’apprécier sa façon d’être. Je crois qu’il le sait et que ça l’irrite un peu plus.

Toutefois la droiture du druide semble s’arranger des travers explosifs de mon cuisinier. Je crois que ce qu’il accorde à l’ours et non à moi, c’est le fait que Crowley est naturel, brut de nature et non calculateur. Alors que moi… C’est tout l’inverse.

- Peut être qu’entre lui, notre connexion à toi et moi, et mes propres pouvoirs, nous arriverions à trouver quelque chose…
- S’il daigne accepter ma présence ! Tu sais, Alex ne m’aime pas beaucoup. Je suis un gangster brutal à ses yeux. Ce qui est d’ailleurs vrai, bien que depuis le lycée, je ne suis plus violent pour l’amusement ou pour me tester comme lorsque j’ai connu le druide.
- Je crois que mon pouvoir personnel est assez rare, et que c’est peut être la cause de ce qui m’est arrivé. Mon sang transforme et transmet…. Je crois qu’il y une clef là-dedans. Peut-être pas toute la solution, mais Alex doit pouvoir trouver.
- S’il ne t’impose pas de me quitter ça me va Jansinio.
- Il faut lui demander. Charlie a beaucoup d’influence sur lui. Il pourrait nous appuyer…
- Oui bonne idée. Crowley peut tempérer Cormier.


Je souris à l’idée de nous réunir à nouveau. C’est étrange de renouer de cette façon avec ceux que j’ai connus à Phoenix. Nous étions jeunes et un peu cons à ce moment. Clairement je me faisais les armes pour devenir un Boss. Mes actions étaient un peu gratuites à l’époque. C’est là que Cormier s’est forgé l’opinion qu’il a de moi. Une opinion qui perdure encore aujourd’hui. Je ne sais pas si un jour je pourrais infléchir sa mauvaise impression, j’estime ne pas être foncièrement mauvais. Doit-on reprocher au lion d’être un prédateur ? Prédateur je le suis de nature et cela bien avant de me faire mordre. Devenir un loup n’a qu’accentué un trait de caractère déjà bien ancré.

Si je suis moyennement convaincu de l’acceptation de Cormier à aider Jansinio si je suis dans les parages, je sais que mon Drus sait être persuasif. Je ne m’attends pas à des miracles sur mes relations avec le canadien. Mais extirper le danseur de sa malédiction et cela avec ma bénédiction peut nous rapprocher dans une entente sinon cordiale, mais au moins avoir un lien un minimum constructif. Je n’ai pas mêlé Crowley à mes activités sur Beacon Hills, car j’ai bien senti que l’ours était en période d’hibernation. S’il y a bien une règle avec Crowley, c’est de ne l’obliger en rien s’il en a décidé autrement. Toutefois je sais que Charlie se bougera si je me fais agresser et qu’il est dans les parages. J’espère que le druide en est conscient.

- D’accord. Je pense qu’il est préférable que tu contactes Cormier. Si je le fais, il me raccrochera au nez dès qu’il reconnaîtra mon accent. Par contre qu’on soit clair ! Hors de question qu’il m’évince du processus. Cela se fait avec moi, ou nous trouverons un autre druide.

(…)

Jansinio était parti à son cours de danse. Nous avions convenu qu’il passe la nuit avec moi, bien que d’habitude je lui impose une nuit de repos après ses cours très éprouvants physiquement.

La journée a été ordinaire et calme. J’ai pu me mettre totalement à jour dans mes comptes et mes commandes. Je me suis donc avancé sur les plans de rénovation et de restructuration du Pink. Hectarion m’a donné un contact pour un prêt bancaire intéressant et tout à fait légal. Cela me permettra de faire des déductions fiscales plutôt intéressantes. Il me faudra l’aide d’un professionnel pour les plans, pour l’instant je tente de vérifier que tout s’agence de la manière la plus pertinente qu’il soit.

(...)

Je suis accoudé au comptoir. Jerry hisse les dernières chaises sur les tables pendant que Jessie nettoie le sol avec l’aide d’Anna. Jansinio arrive, se baissant pour passer le rideau de fer à demi baissé. Naturellement, il va aider les autres à terminer leur travail avant même de venir me saluer. Je lui fais un clin d’œil avant de me replonger dans mes papiers. Quand nous sommes enfin seuls et le bar verrouillé, je l’entoure de mes bras pour une étreinte amoureuse.

- Ça s’est bien passé à l’école ? Au fait tu as pu contacter Alex ?


HRP : Fin pour moi. Je te laisse clore ici, ou carrément attaquer un nouveau sujet dans la casa du Cormier ou ailleurs Smile

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MessageSujet: Re: Du vulgaire au sublime (feat Alessandro & guest ?)   Mer 22 Mar - 16:11





Vulgaire ou sublime



Je sais depuis notre rencontre dans les bois, lorsque nous avions combattu la monstruosité, que je peux faire confiance à Alex. C’est non seulement un druide, mais aussi un homme de valeur. Il a des principes et une conviction. Et la force de caractère d’aller au bout de cette conviction.
Je me perds dans les yeux d’Alessandro. Il est la nuit ou je peux briller. J’ai toujours eu besoin de cette pénombre, éclairé par le regard de l’envie. C’est la qu’est ma place. Pas en pleine lumière. Pas entouré de chaleur. J’ai besoin de cette pénombre qu’il m’apporte, car entouré de danger et de noirceur, je peux briller de mille feux. Je peux avoir le courage d’assumer ce que je suis, mon héritage, mes désirs, mes envies. Je suis enfin un individu, et plus une conscience collective.
Je sais parfaitement que je suis sous le joug de la malédiction. Pourtant je ne regrette rien. J’aime être sous sa protection. Qu’il veille sur moi sans m’étouffer. J’aime lui obéir, le rendre heureux, le rendre fier, comme cette fierté que je vois dans ses yeux et celle qui se lève plus bas..
Je n’oublie pas non plus ce que je lui ai révélé. Et c’est une révélation pour moi aussi. Janice, la cinquième ronce. Mon mentor. Et avec cette révélation revient tous les souvenirs de mes entrainements avec elle.

Elle est sans pitié, mais généreuse. Implacable, mais juste. Et elle a fait tout ça pour que j’ai une chance de survivre hors de la sylve. En tant que Drus, je n’avais que le rôle d’un reproducteur. Mais j’ai compris pourquoi les archivistes et les chante sylves sont poursuivis et massacrées. Elles savent. Que je suis bien plus. Que j’ai des droits au sein de ma sylve. Je suis un prince. Pas un mâle reproducteur, pas un esclave sexuel.

- Je comprends. J’apprécie Janice tu sais. J’ai juste été honnête envers toi si un jour je devais me trouver confronté à un choix à faire entre elle et toi.

Je sais et je comprends. Alors quand il me demande de lui parler d’Alex, je lui explique ce que j’ai vécu avec lui et Charlie, plus en détail, car je l’avais déjà fait succinctement, notre combat. Et le fait qu’Alex possède de vastes connaissances sur le surnaturel, la nature. C’est un druide bon sang, ou presque.

Je comprends aussi avec étonnement que Charlie, Alex et Alessandro ont un passé en commun. Dans ce passé, Alessandro n’a pas plu à Alex. Peut-être que ce dernier se méfie toujours de lui. Mais je pense avoir sa confiance, moi. Et Charlie est peut être un plantigrade qui fonce plutôt que de réfléchir, mais il a un instinct sans faille. Je le vois mal s’acoquiner avec quelqu’un qu’il jugerait répréhensible.

Cela vaut pour Alessandro, d’ailleurs.

Mes explications semblent rassurer Alessandro. Avec l’appuis de Charlie, peut être que cette tête de mule voudra bien faire quelque chose. A tout le moins, me débarrasser de la malédiction. Et j’espère nous aider à trouver une solution pour Janice et moi.

- D’accord. Je pense qu’il est préférable que tu contactes Cormier. Si je le fais, il me raccrochera au nez dès qu’il reconnaîtra mon accent. Par contre qu’on soit clair ! Hors de question qu’il m’évince du processus. Cela se fait avec moi, ou nous trouverons un autre druide.

Je ne sais pas s’il avait l’intention de dire autre chose, mais ma langue tourne déjà autour de la sienne, alors que je place mon bassin contre le sien et que je dépose ses mains sur mes fesses. Je l’aime. Ça vaut tous les combats.

Lorsque je rentre au bar, après ma journée à l’école, c’est pour me caler contre lui et lui répondre avec un grand sourire.
« oui, j’ai contacté Alex. On doit le voir demain soir. Je lui ai dit qu’on amenerai des crèpes.. Au miel, bien sur… Charlie devrait être la… »

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ça se poursuit ici :http://teenwolf-rpg.forumactif.org/t2631-crepes-aux-pignons-ou-crepage-de-chignons-alex-aless-charlie#24795


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