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 Lies & Truth Feat. Alessandro Amaro

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Seth Grey

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MessageSujet: Lies & Truth Feat. Alessandro Amaro   Sam 15 Oct - 18:22



Lies & Truth

feat. Alessandro Amaro




Je finis d’installer mes affaires, accroche mes quelques chemises qui ne me seront plus utile avant un bon moment. Une fois ma valise vide je me mets à travailler sur ma couverture, à me construire ma nouvelle identité, mon nouveau caractère, mon nouveau personnage, je m’entraîne devant le miroir de la salle de bain, essaye différentes expressions, différentes démarches et différentes façon de parler. Je fais tout pour paraître vaniteux, égocentrique, arrogant et sûr de moi. La personnalité de Noa est bien différente de la mienne, je dois être préparé si je veux que ma couverture ait l’air authentique. Après je vais m’asseoir sur mon lit et potasser sur les informations que l’on a réussi à avoir sur l’homme que je suis censé rencontrer.  Un certain Bill Grimms, 26 ans, a commis quelques petits délits en étant mineur, vol à l’étalage, dégradation matérielle et d’autres bricoles dont les peines ont été atténuées à cause de son jeune âge. Il aime vanter ses mérites et parler des combats illégaux qu’il mène dans la ville. C’est ça qui me mène jusqu’à lui. Mon chef m’a assuré que ces combats auraient un lien avec la mafia sicilienne, il la soupçonne de diriger ces échanges illégaux et d’y amasser un bon paquet de fric. Et puisque la police locale n’a pas avancé, le FBI a repris l’affaire et m’a mis sur l’enquête.
Bref ce qui m’intéresse c’est comment l’approcher, je dois établir une stratégie pour paraître le plus naturel possible. Je me penche vers ses centres d’intérêt, les lieux qu’il fréquente, ce qui serait susceptible de lui plaire. Elise a été responsable de son analyse et selon elle, il irait dans une salle de sport quatre fois par semaine. Je vais me baser là-dessus, si j’entre dans son jeu et que je joue au coq, il me considérera juste comme un rival, si je le défie, il voudra sûrement me prouver qu’il est le meilleur. Je griffonne donc l’adresse de la salle sur mon bloc-notes et vais me coucher.

Le lendemain, je me lève aux aurores, non pas que Grimms soit matinale c’est juste par habitude. Bill, lui est plutôt du type à aller à la salle aux heures d’affluence en fin d’après-midi pour que le maximum de personnes puisse admirer sa musculature. C’est incroyable comme ce genre de personnes est facile à étudier, à force de vouloir se montrer, tout transparaît. Je n’aurais pas de mal à le manipuler c’est une certitude.

Après avoir pris une bonne douche et m’être vêtu d’un fin débardeur et d’un short je m’attèle à enquêter sur Arès. Je n’aime pas devoir le trahir et mentir mais c’est nécessaire si je veux pouvoir lui faire confiance. Un agent fédéral ne devrait jamais révéler son identité professionnelle ou ses activités à un inconnu mais mon instinct me dit qu’il y a quelque chose de bon en lui, quelque part une partie de lui me ressemble. Je pianote mais du côté du FBI rien ne ressort, pas de casier judiciaire, la presse, elle, parle du décès de ses cousins, d’un accident tragique dans un bar, de son enfance dans un orphelinat mais rien ne l’accuse de quoique ce soit. Son nom n’apparaît plus nulle part depuis l’accident. Pourtant, il m’a évoqué s’être vengé de manière sanglante, je me demande comment il a pu effacer toutes ses traces. A ce moment, je regarde l’heure et m’aperçois qu’il est plus que temps de prendre la route. Je regarde l’emplacement de la salle de sport dans la ville et essaye de le mémoriser puis j’embarque une bouteille d’eau et sors de mon appart. Je soupire quand je redécouvre le tacot qui a remplacé ma voiture pour le temps de mon enquête. Le temps du trajet, je me mets dans la peau de Noa Jefferson, je parle tout seul et me regarde dans le rétroviseur comme un petit échauffement. Arrivé à destination,  je sors, le pas lourd, le dos droit, les pectoraux bien sortis et le regard menaçant. J’arrive à l’accueil, une dame m’accueille, je lui réponds sèchement et lui dit de m’inscrire rapidement. Je me la joue macho et une fois la paperasserie remplie, j’entre dans la salle. Je fais un petit tour de la pièce en faisant mes échauffements. Sans difficulté, je repère ma cible qui une fois m’avoir vu me scanne de haut en bas. Je choisis une machine similaire à la sienne pas très loin du type et commence à travailler mes dorsaux. Je fais exprès de mettre un poids supérieur à celui qu’il soulève et à ses coups d’œil discret je lui retourne un sourire fier. De suite son expression change, il met à son tour une nouvelle charge et effectue sa série. Je continue dans ce petit jeu et rajoute de la masse. A la fin, je lui lance un sourire moqueur, pas besoin de plus puisqu’en deux temps trois mouvements, il se lève et se pointe devant moi, l’allure et le regard agressifs. Il approche son visage à quelques centimètres du mien et commence à me menacer.

« Tu veux prouver quoi toi ? T’es nouveau ici, tu me connais pas ? C’est moi le boss ici, c’est ma salle ! Si tu veux pas que j’te casse en deux dégage de là ! »

« J’te connais pas mais tu me connais pas non plus tu devrais pas jouer aux caïds avec moi. Tu sais pas ce que je suis capable de faire. » dis-je tout en soulevant mon débardeur pour dévoiler la cicatrice que m’a laissé la fusillade de Tijuana

« Tu crois qu’un p’tit coup de canife ça va me faire peur, tu viens d’où toi ? »

«- Je sais pas peut-être que je te le dirais si t’arrives à me battre, il paraît que tu fais ces genres de matchs à paris illégaux là. Si t’as envie qu’on se bastonne autant le faire pour gagner de l’argent. Il était temps que j’me rachète une voiture de toute façon. »

«- Ahahah tu sais vraiment pas à qui t’as affaire toi le rigolo. Viens à l’entrepôt au bout de la rue où se trouve le cinéma abandonné. Y a des matchs ce soir. Si t’arrives à t’inscrire, je te montrerai ce qui arrive à ceux qui me manque de respect. » répond-il avant d’embarquer sa serviette et de se diriger vers les vestiaires. »

Mon plan a fonctionné, je sais où trouver l’endroit que je cherchais, plus qu’à trouver comment m’y inscrire. Une heure plus tard, après avoir fini mon entraînement, je quitte la salle l’air de rien. Je retourne dans ma voiture, sors mon ancien portable de la poche de mon jogging et passe un coup de fil à Elise.
« Salut Elise. »

« -Hey Seth, comment ça se passe ton affaire ? »

« -Pour l’instant tout se déroule comme je l’espérais. Dis je sais que tu es sur une autre affaire mais j’ai besoin d’un petit service. »

« -T’inquiète c’est que de la paperasse. Dis-moi. »

« -Voilà j’ai l’intuition que quelques affaires qui ont eu lieu ici ont un lien avec l’enquête que je suis en train de mener. J’aurais voulu savoir si tu pouvais m’envoyer les dossiers d’une de ces affaires classées. »

« -Bien sûr. Tu as la référence ou alors une dénomination des affaires en question ? »

« -Aucune idée des références j’ai besoin de l’affaire du meurtre de Malaki et Jason…euh Coleman je ne suis pas sûr du nom qu’ils portent, Coleman sera le nom d’un de leurs parents. »

« -D’accord je t’envoie ça. »

« -Merci Elise. N’en parle pas à ton père je t’expliquerai plus tard. »

Je clos la discussion et range mon portable. Je rentre chez moi, prends une douche rapide et me remets au boulot. Je recherche l’emplacement de l’ancien cinéma de Beacon Hills et me force à le mémoriser rapidement. Je dois m’introduire dans ces combats aussi longtemps qu’il le faudra pour que je découvre l’identité de celui qui tient cette entreprise illégale. Une fois que je l’aurais fait, il ne restera plus qu’à le coincer et à le livrer à la justice. Cependant, si comme à Tijuana, la mafia est  impliquée, la tâche sera plus compliquée et je devrais redoubler de vigilance, si ma couverture foire je finirais avec une balle dans la tête avant que je puisse faire quoi que ce soit. Je vais devoir analyser toute la pièce et les gens présents, ceux qui se démarquent des autres, ceux qui prennent la parole, ceux qui ont une attitude étrange. Je dois tout voir, tout entendre sans me faire remarquer, il faut que je sois invisible, un combattant comme un autre. Je suis déjà bien familier avec ces combats, j’imagine que c’est pour ça que MacLaren m’a mis sur cette affaire. L’entraînement que m’a donné Juan combiné aux méthodes de combats à mains nues que j’ai appris à Quantico fait de moi un excellent concurrent mais je ne dois pas me démarquer de ce côté non plus.

Une fois le soleil ayant laissé place à la lune, je prépare mon sac de sport. A défaut de pouvoir cacher  une arme sur moi à cause des vêtements de sport trop souples, je glisse un colt à l’intérieur de mon sac et place un deuxième fond par-dessus. Je glisse un mouchard dans ma basket et en accroche un deuxième dans mon short, j’évite le débardeur qu’on pourrait me demander d’enlever pour le show. Je referme mon sac dans lequel j’ai mis quelques affaires, quitte mon appartement, embarque dans ma voiture et me dirige vers le lieu que Grimms m’a indiqué.

L’image de la fusillade de Tijuana reste marquée dans mon esprit, je ne laisserai plus un accident comme celui-là se reproduire. Je vais démanteler ce trafic et le faire s’écrouler de l’intérieur.  



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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: Lies & Truth Feat. Alessandro Amaro   Mar 18 Oct - 18:54



Lies & Truth


Feat : Seth Grey


La nuit du casse approche. Je sens la nervosité de mes hommes monter crescendo, non qu’ils aient peur. Ils sont rodés à ce genre d’exercice. Seulement, ils savent parfaitement que c’est notre galop d’essais. C’est là que va se confirmer leur embauche. Je suis presque certain qu’Arès a fait un bon recrutement, toutefois rien ne vaut un exercice grandeur réel.  Je souhaite lever les quelques doutes que j’ai sur Finn. Demain Andrew et Aiden vont nous voler les deux caisses dont nous avons besoin pour brouiller les pistes, et après-demain, baptême du feu pour tout le monde sauf Nolan qui reste à Beacon Hills surveiller la boutique en notre absence. Car oui je fais partie de l’aventure en conduisant la seconde voiture. Je suis bien trop fougueux pour attendre dans mon bureau en suçotant un cigare que ça se passe. Je jouerai à Don Coleone quand je ne serai trop vieux pour ces conneries. Si je fais confiance à Arès, je suis un peu comme San Tommaso, j’aime constater les choses par moi-même. Ces hommes sont censés surveiller mes arrières et veiller au bon déroulement de mes affaires. La confiance est une affaire de feeling. Je veux les voir à l’œuvre.

Quoi qu’il en soit, la tension qui règne, me fait sourire. Ils me font penser à des lycéens une veille de BAC. Je salue le garde à l’entrée du hangar et discute un moment avec lui. Il me confirme ce que m’avait affirmé Largo, l’affluence augmente et plein de nouveaux parieurs ou combattants sont attirés par les combats et les gains potentiels.

A l’intérieur c’est toujours la même clameur, ça s’excite, ça s’engueule et se dispute. Mais pour rien au monde ils ne voudraient que le calme règne et encore moins l’ordre. Nous sommes loin du cadre sélect de mon bar. L’ambiance me plait, celle de la testostérone à l’état brute avec tous ses travers de bêtises humaines et ses qualités d’attitudes franches du collier. Je fais un clin d’œil discret à Largo bien occupé à prendre les paris sur le prochain combat qui commence dans quelques minutes. Les combats sont classés par poids comme ailleurs, mais aussi par « classe ». A moins d’un accord entre les deux combattants, les humains affrontent les humains et les surnaturels, des surnaturels équivalents. Nos parieurs aiment les combats bien dosés, cela équilibre les paris et permet des gains plus corrects.

Cela brasse et se bouscule, on m’accoste. Il devient de bon ton de faire ami-ami avec le nouveau boss de Beacon Hills. Je joue le jeu, serre les mains tendues et mémorise les noms, les visages et demande des nouvelles à ceux que je connais déjà. Je joue la carte du paternaliste. Le cliché est vu et revu, mais il marche toujours de manière efficace. Tous ces types aiment qu’un homme de puissance les écoute. J’entends quelques doléances. De jeunes dealers qui tentent de s’installer sur un territoire déjà chasse-gardée. Je ne donne pas dans la poudre. Je tomberais pour crime, recel, et activités illégales mais pas pour ce qui touche aux stupéfiants. C’est un hommage à mon père qui s’est fait serrer par les fédéraux avec de la came alors qu’il pensait convoyer de la marchandise de contrebande. Il est mort en prison car la famiglia, sachant qu’il ne tiendrait pas aux interrogatoires musclés, s’est occupée de le faire taire. Je n’en veux pas à la mafia mais à mon père qui est resté trop naïf dans un milieu qui ne l’est pas.

Je rassure le type, lui disant que je vais mettre Nolan sur l’affaire. Mon homme de main saura faire fuir la petite racaille et l’autre pourra continuer son trafic. J’engrange les services rendus. Peu à peu je crée des liens d’intérêt. Je tisse ma toile et enserre du monde dans mes filets. Le troc est la plus belle invention de l’homme. Cela s’applique à tout, aux objets comme aux services. Un jour, je viendrais demander un retour. L’astuce est de ne pas réclamer mon dû trop rapidement, de laisser courir la dette, voir même de l’alourdir. Pour que mon organisation soit pérenne, il faut que je crée une spirale de besoins et des dettes sans fin.

Ce soir je reste simple spectateur. Chacun de mes hommes sait ce qu’il a à faire. Je m’installe au bout du comptoir de ce qui est censé être un bar. La position me permet d’avoir le dos au mur et une vision d’ensemble sur le hangar et le ring. Un combat commence, j’attrape mon verre de Grappa que me sert le barman. J’ai fini par amener mes propres bouteilles. L’alcool que nous servons aux quidams des lieux est vraiment insupportable à mon palais habitué à des alcools de qualité. Je ne change pas cet état de fait car nous pourrions leur servir de l’alcool à brûler ça ne changerait rien. Et les parieurs ne sont pas prêts de mettre le prix pour une bonne vodka ou un bon whisky.

Joe arbitre le combat qui m’intéresse moyennement. Largo vient s’asseoir à mes côtés pour me faire un peu les comptes. Beaucoup demandent à me combattre. Je regarde la liste de noms que me tend mon gérant. Je la lui rends avec un signe négatif.

- Nous verrons la semaine prochaine. Il faut que je gagne un combat, mais que j’en perde un autre pour faire bouger les côtes. Trouve-moi les adversaires idéaux pour que cela ne paraisse pas trop pipé. Et interdiction d’acheter mon adversaire. Je veux gagner par mes propres moyens.
- OK Boss. J’ai recruté des nanas pour le service des alcools. De ce fait on en vend plus, on va se dégager une belle marge.
- Oui, j’ai vu que tu as réagencé les lieux autour du ring. Ça n’a pas trop râlé de libérer un coin VIP ?
- Si, mais ça s’est réglé entre les parieurs. Les plus friqués ont apprécié le geste et augmenté le montant de leurs paris. Il faut vraiment que nous trouvons un autre local. Il y a trop de monde.
- Refuse les gens quand tu estimes que cela devient ingérable.
- On perd du blé, comme ça patron !
- Oui, mais on grimpe en notoriété. Je préfère refuser du monde que de risquer des emmerdes avec une foule trop nombreuse. Quand nous auront notre prochain local, faut songer à faire payer un droit d’entrer. Créer un vrai club, et non pas juste ce lieu de rassemblement où on a un peu de tout et n’importe quoi.
- Quelque chose de plus classe ?
- Non ce n’est pas la demande. Mais quelque chose de plus cadré et de plus sérieux.
- Je comprends. Il va nous falloir une couverture.
- Ça en est où la salle de boxe de Donough ?
- Elle a définitivement coulée.
- Tu te sens de prendre une gérance légale d’un club sportif ?
- Pas seul, mais je pourrais avoir des contacts…
- Ok Largo. Je crois que tu es attendu pour les paris sur le prochain combat. Nous en reparlerons. Ciao amico.


Un gars prend sa place. Il veut faire partie de mon service d’ordre. Je lui explique une nouvelle fois, car ce n’est la première fois qu’il m'aborde, que je ne prends pas dans ma squadra de mecs qui touchent à la drogue. Il me certifie être devenu clean… Le jour où un camé dira la vérité… Je me désintéresse de lui et me focalise sur le combat.



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Seth Grey

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MessageSujet: Re: Lies & Truth Feat. Alessandro Amaro   Mar 1 Nov - 16:26



Lies & Truth

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Je claque la portière de la voiture et fais face au hangar que Bill m’a décrit. Je suis dans la zone critique de la ville, un point de rendez-vous pour la petite racaille comme pour les grosses pointures du trafic local. C’est assez étonnant de voir autant de criminel dans une si petite zone qu’est Beacon Hills.  Je me demande quand même pourquoi la police n’a pas mis son nez dans ces affaires, tous ces criminels en liberté, ça pourrait mal finir. Corruption, manque de moyen ou tout simplement désintérêt, peu importe ce qui le motive, le shérif ne semble pas impliqué dans ce qui ronge l’intérieur de la ville. Dans mon cas, mes convictions nourrissent ma motivation, je sais pourquoi j’ai rejoint le FBI et rien ne me détournera de mes objectifs. Je me couvre de la capuche de mon sweat et j’avance jusqu’à l’entrée du hangar en évitant les regards. Je profite de l’arrivée d’un groupe pour me faufiler à l’intérieur.

A partir de ce moment, je dois me concentrer pour analyser chaque personne, enregistrer chaque visage, observer chaque échange, je dois voir un maximum de choses sans me faire remarquer. Je dois être un combattant standard, un malfrat parmi les autres. Mais éviter les regards tout en observant tout le monde ça ne va pas être une tâche facile. Je dois rester concentré, garder les objectifs en tête et avancer étape par étape, une erreur et toute l’affaire peut être réduite à néant. Il faut que je trouve celui qui sera capable de me faire rentrer dans ces combats. J’enlève ma capuche et commence à faire des allers et retours avec mon regard, des sortes de gradins de fortune ont été installées autour du ring qui trône la salle pour qu’un maximum de personne puisse assister aux combats. La porte derrière moi s’ouvre à nouveau et un gars en tenue de sport rentre dans l’entrepôt, je lui demande qui je dois aller voir pour pouvoir participer aux combats et il me répond en me pointant du doigt un gars qui s’appuie sur l’un des coins du ring. Je le remercie et me dirige vers le gars en question, celui-ci semble assez fin d’apparence, les cheveux frisés, le regard crispé, sa conversation avec les deux serveuses qui lui font face doit le frustrer. Il porte une chemise et une veste déboutonnée, en effet, il reste assez remarquable dans cette foule de gens dépravé. J’arrive derrière les serveuses qui ne sont vêtus que de peu de tissu laissant leur courbe généreuses à la vue de tous.
« Allez faites-moi du chiffre et que ça ne se reproduise plus ! » dit-il en secouant sa main pour qu’elle le laisse

Je m’avance et prends la parole.
« Salut. On m’a dit que je devais m’adresser à toi pour m’inscrire aux combats. »

Avant de me répondre, il me toise de haut en bas pose son regard sur mes épaules, mes bars et mes hanches. Puis il se décide à me répondre :
« Prénom nom» me dit-il d’une voix monocorde

« -Noa Jefferson »

« -Suis-moi »

Je m’exécute et le suis jusqu’à arriver aux vestiaires où deux hommes se préparent.
« Monte là-dessus. » me dit-il en me montrant un pèse-personne

Il me pèse, me mesure, puis note tout ça sur son téléphone.
« Il me reste quelques places dans ta catégorie. Aujourd’hui c’est ton jour de test. Fais-nous le show et tu t’en tires avec 20% des paris sinon tu connais la sortie.»

« -Quoi ?! 20% ? C’est rien du tout mec! »

« -En venant ici, t’auras toujours des combats, puis si tu t’avères être bon ta part augmentera. C’est déjà une chance que je te propose de participer. C’est ça ou rien.»

« -Ok... J’suis partant. »

Il pianote de nouveau sur son téléphone puis sort un papier chiffonné de sa poche droite puis un crayon de la poche de sa veste.
« Bon j’espère que t’es prêt tu passes dans 20 minutes, si par chance tu t’en sors vainqueur, viens me voir après le match pour ta part. »

Une fois qu’il s’est assuré que j’ai bien tout compris, il me tourne le dos et repart vers le ring. Ce gars a un accent dont je n’arrive pas à déterminer l’origine. Il faut que j’en apprenne un peu plus sur lui, le fait est que je ne sais même pas son nom. En tout cas, mon petit jeu d’acteur semble bien fonctionner pour le moment, il faut que je reste concentré.

Je pose mon sac sur le banc qui me fait face, je regarde l’intérieur et vérifie que la présence de mon Beretta est bien indiscernable. J’enroule une bande de maintien autour de mes poings, je vérifie que personne ne m’observe et enlève le mouchard accroché à mon short, le garder pendant un combat serait trop risqué, je conserve celui dans ma basket de toute façon. Je referme mon sac et le fourre dans un casier, puis je retourne vers le ring. L’arbitre annonce le début d’un combat, une fois que celui-ci sera terminé, ce sera à mon tour de monter entre les cordes. Entre les cris des uns et les encouragements des autres, l’entrepôt s’est transformé en vraie basse-cour. Je vais m’asseoir sur l’un des gradins et pose mon regard sur la tribune d’en face. Il y a vraiment plus de monde que ce à quoi je m’attendais, le gars que j’ai rencontré n’avait pas tort, si ces événements attirent autant de personnes, je n’imagine pas les montants des paris mis en jeu. Il faudrait que je réussisse à m’approcher de ce gars, de tous ceux que j’ai croisé c’est le seul qui peut s’avérer intéressant. Il pourrait être une vraie mine d’informations, si je reste discret et que j’arrive à lui dire ce qu’il me faut, mon enquête bénéficierait d’une avance non négligeable. Mais pour lui décrocher quelques infos, il va falloir la jouer rusé, ce gars a l’air de bien s’y prendre dans l’organisation, il m’a l’air serein malgré tout ce qu’il y a à gérer, je ne pense pas qu’il soit nouveau dans ce marché. Pour pouvoir avoir une conversation avec lui, il faut que je me démarque c’est à l’opposé de ce que je m’étais dit mais un mec lambda ne pourra rien obtenir de ce mec à part des problèmes. Il faut que j’attire son attention, si je m’y prends bien c’est peut-être lui qui viendra vers moi. Il voulait du spectacle, je vais lui en donner. Je passe quelques minutes à scanner à nouveau tous les gens présents en essayant de remarquer ceux qui ont une attitude marginale. Mais à part les spectateurs bourrés, les serveuses qui naviguent entre les pervers du public, je n’arrive pas à repérer un élément anormal. L’homme à qui j’ai parlé semble être le seul à diriger les combats. Mon inspection est interrompu, le public hurle, certains se lèvent et crient leur joie d’autres tapent des poings et font savoir leur déception. Un des combattants vient de tomber raide sur le ring, l’autre lève les bras et affiche sa dentition pleine de sang. L’arbitre vient tenir le bras du gagnant et annonce la victoire. Le combattant gagnant se dirige vers l’homme en chemise tandis que deux gorilles viennent débarrasser le ring du corps du combattant perdant. L’un va finir seul et en sang dans la rue alors que l’autre va repartir avec une réputation de gagnant et un paquet d’oseille en poche. Ces combats à paris créent souvent l’émulation des parieurs, j’imagine que des agents de sécurité sont répartis un peu partout dans l’entrepôt. Les gars qui ont viré le perdant doivent en faire partis. Je suis assez impressionné de l’organisation de ces matchs, les matchs sont encadrés pour prévenir chaque risque. Je suis prêt à parier qu’il y a des gars postés à l’extérieur pour alarmer les gens au cas où les flics se pointent.

A Tijuana, les combats étaient organisés à l’arrache, il n’y avait pas de ring, pas de tribune encore moins d‘agent de sécurité. Pourtant la présence de la mafia mexicaine n’était pas un secret là-bas, les combats en étaient d’autant plus brutaux. Je suis bien placé pour en parler, la mafia était prête à tout pour faire gagner les poulains sur lesquels elle avait misé gros. Ici, je ne peux pas en dire autant, je n’ai aucun élément qui puisse me mener à croire que la mafia est présente. Le seul indicateur qui pourrait me faire douter c’est l’accent européen de l’organisateur et c’est bien trop peu pour pouvoir en tirer des conclusions.

L’arbitre annonce le prochain combat, pour ma séance d’essai, l’organisateur m’a placé contre un combattant qui a déjà fait ses preuves, un américain qui a comme nom de scène Quick Jones. Selon les dires de l’arbitre, celui-ci porte ce surnom dû à la vitesse à laquelle il enchaîne ses coups. Je monte sur le ring quand mon nom est prononcé. Les noms de scène, le jeu mégalo du combattant et la mise en scène de l’arbitre tout ça entretient le spectacle qui semble être de mise dans ces combats. Je découvre mon adversaire qui enlève son débardeur et tente de m’intimider en sautillant partout comme un petit chien excité. J’échauffe mes articulations et commence à analyser mon adversaire.

A Tijuana j’ai appris à taper fort et précis, à allier la vitesse et la puissance, à prédire les mouvements de mon adversaire. A Quantico, ils m’ont appris à ruser, à me servir de la faiblesse de mes ennemis, à utiliser mon environnement à mon avantage, à viser les points sensibles, les organes, les nerfs, tout ce qui est susceptible de mettre un adversaire au tapis sans trop se fatiguer. Ajoutés à mes talents pour l’analyse comportementale et pour garder mon sang-froid, ces techniques m’ont permis de devenir un combattant de taille. Je me mets en position, l’arbitre décompte puis donne un coup dans la cloche pour annoncer le début du combat, mon adversaire continue sa provocation alors que je mets en place ma stratégie. Il me lance une dernière insulte avant de se jeter sur moi, j’évite un uppercut puis bloque le coup suivant. Je tiens son bras droit et appuie sur son nerf médian qui le pousse à s’agenouiller. J’enchaîne en lui donnant un coup de genou dans le nez. Il part à la renverse mais se relève rapidement, son nez devient une cascade d’hémoglobine et son humeur pompeuse se transforme immédiatement en haine. Mais l’homme a beau être rapide, il reste prévisible, les parties de son corps qui s’apprêtent à frapper se tendent ce qui me permet d’anticiper, de bloquer ses coups et d’enchaîner sur une riposte. Il s’élance à nouveau, j’esquive son poing et lorsqu’il lève sa jambe droite vers mes hanches je balaye sa jambe gauche. Il se retrouve dos au sol. J’en profite pour lui donner un nouveau coup de pied dans la tête puis un deuxième dans les côtes. Je le relève alors qu’il est à peine remis des précédents coups et m’élance à mon tour de tout mon poids pour lui fourrer mes phalanges dans le visage. Sa tête vire brusquement, son corps suit le mouvement et tombe en piquet sur le sol. Une effusion de sang sort de sa bouche, l’homme ne réagit pas au décompte de l’arbitre. Victoire par KO.
Il lève mon bras, je lance un sourire victorieux à la foule et me la joue orgueilleux à mon tour. Le nom de Noa Jefferson doit rester en mémoire.



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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: Lies & Truth Feat. Alessandro Amaro   Mer 9 Nov - 21:31



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Cela cogne fort sur le ring. Sans vraiment y penser et tout en sirotant mon verre de Grappa, j’observe les deux combattants, jugeant leurs techniques et leurs potentiels, car c’est toujours des adversaires éventuels. Largo essaye au maximum d’organiser des combats équilibrés. Cela répartit les paris, les gains sont moins importants, mais la maison est certaine de ne faire que du bénéfice net. Bien évidemment de temps à autre, quand la liste des inscrits le permet et qu’il sent qu’il y a un beau challenge à proposer, mon manager avance un combat qui peut déchainer les passions.

Là, les deux métamorphes qui s’affrontent, jouent sur leur seule force brute. Rapidement le combat ne devient pas vraiment passionnant à mon goût. Toutefois dans le public, il y en a qui apprécie la castagne pour la castagne et se moquent éperdument des stratégies et du style des combattants pourvu que cela cogne. L’important est que les gens qui viennent ici aient ce qu’ils attendent. Dans ce milieu, l’offre se doit de coller à la demande. A contrario, je n’applique pas la même stratégie au Pink, où j’ai clairement ciblé une catégorie de consommateurs. Mon bar se veut  tendance avec des prestations de qualité. Cela a un prix qui éloigne les pochetrons lambda et les clients à faibles moyens qui consomment peu rentable pour un cout service dont le prix ne varie pas, que vous servez un Coca-Cola ou un cocktail maison.

Joe annonce le combat suivant avec Quick Jones. L’humain va sans difficulté offrir au public un meilleur spectacle que les deux cabots précédents. Comme l’indique son nom de scène, Quick est rapide. En fait sa technique réside dans des directs et des uppercuts d’une puissance plutôt élevée pour sa nature et sa capacité à les enchaîner ne laissant pas le temps à son adversaire de se reprendre. Sa faiblesse est qu’il consomme rapidement son énergie. Il suffit que le combattant qui lui fait face arrive à résister un peu, pour reprendre l’avantage et le battre. Son adversaire de la soirée m’est inconnu. J’espère que Largo a averti ce gars des caractéristiques de Quick. Nous n’envoyons pas les gars à la boucherie, ni ne les prenons en traitre sur ce qu’ils vont affronter. Ce n’est pas le style de la maison. Un type qui monte sur le ring doit avoir une chance de gagner. Ce n’est pas forcément du cinquante / cinquante, mais la chance de gagner est réelle, il suffit de la saisir. C’est ce que j’impose à Largo dans son organisation. Je sais que cette consigne lui cause parfois bien du souci en fonction de ce qui lui tombe sous la main chaque soir. Toutefois, il a le nez creux pour équilibrer les combats et en cas de doute il se concerte avec Joe qui, étant un ancien boxeur, a une longue expérience du ring derrière lui.

Ryan m’interpelle. Il a des informations sur une manœuvre de Barnes, mon concurrent. Je suis donc le chef de ma squadra dans les escaliers qui mènent au bureau de Largo. Une clameur s’élève brusquement, je regarde le ring. Il semblerait que Quick ait trouvé plus rapide que lui. Il a un genou à terre alors que le combat vient juste de s’engager. Je m’adosse à la rambarde pour regarder le combat. Je n’ai pas retenu le nom du nouveau, mais il offre un jeu qui prouve qu’il n’est pas à son coup d’essais. Jones pisse le sang. Le problème avec les humains, c’est qu’ils ne cicatrisent pas à mesure, donnant des affrontements généralement plus courts qu’avec les surnaturels. L’inconnu sait bouger. Il est efficace.

- Ryan ? Tu connais le nom du mec ?
- Un certain Jefferson Boss. C’est la première fois qu’il vient.
- Qui l’a tuyauté ?
- Je ne sais pas. Je vais me renseigner.
- Ryan ! Le hangar ne doit pas être un moulin à vent. La parrainage doit être appliqué à la lettre et vérifié avant l’entrée !


Mon homme plisse les lèvres. Il n’aime pas être pris en défaut. Il y a une sacrée foule en bas. Il doit briefer les gars dédiés à la sécurité du hangar. Sur le ring, le combat devient une formalité pour ce type qui va voir sa côte monter. Joe le déclare vainqueur par KO. Cela n’arrive pas tous les soirs pour que cela soit marquant et remarqué. Je souris en voyant des parieurs rager. L’inconnu n’ayant pas fait ses preuves, peu ont parié sur lui. Largo me fait un signe, le pouce levé. Nous faisons un bon bénéfice sur ce combat. Jefferson pavane sur le ring. Il peut se le permettre, il a assuré un joli spectacle, bref mais d’une belle efficacité. Le temps d’une poignée de secondes je croise son regard. Ce type n’est pas un fanfaron. Si on peut jouer sur la gestuelle, le regard est comme le dit l’adage, le reflet de l’âme. Ce gars a le sang-froid des combattants professionnels. Le contact visuel se brise quand je rejoins Ryan dans le bureau.

(…)

Barns tente un gros coup avec de l’alcool de contrebande. Je crois que la Squadra Amaro va aller faire son marcher chez mon principal concurrent. Ryan, Finn et Sam s’occupent de granger les informations. La guerre des gangs ne fait que commencer.

Largo me fait un topo sur les gains de la veille et sa recherche d’un nouveau local. Il me parle d’une ancienne distillerie qui se trouve vers la forêt. Je l’arrête immédiatement, lui affirmant que l’endroit censé être désert est souvent fréquenté par une faune particulière que je préfère éviter. Car bien qu’humains et surnaturels se succèdent sur le ring, mon business touche principalement  le monde humain.

Les comptes sont encourageants et surtout l’affaire tourne comme sur des roulettes. Ma prise de pouvoir sur les combats et paris clandestins est actée. Mis à part Barns qui ne peut rien tenter sans risquer de tout perdre, personne ne met en doute ma position de Boss. Le sérieux et le professionnalisme de mon équipe y est pour beaucoup. Je salue les gars présents dans le bureau et redescends boire un verre et regarder les derniers combats.

Mon briquet claque dans un bruit sec, la fumée envahit mes poumons. C’est avec un sourire satisfait que je demande au barman un verre de ma bouteille personnelle.


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Seth Grey

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MessageSujet: Re: Lies & Truth Feat. Alessandro Amaro   Lun 21 Nov - 21:51



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Ma propre attitude m’exècre, mon personnage est aux antipodes de ma personnalité et c’est ce qui rend le jeu plus difficile, trop en faire serait flagrant, pas assez et je serais discrédité. Je dois trouver un équilibre. Pour le moment, je me contente de fanfaronner sur le ring face au public alors que des hommes viennent ramasser mon adversaire. Je m’en tiens à mon plan, il faut que j’attire l’attention pour m’approcher des organisateurs de ces jeux. Je crie, je lève les bras, mon regard navigue à travers les spectateurs. Je réalise alors qu’une sorte de balcon surplombe les tribunes et entoure le hangar desservant sur différentes pièces. Aveuglé par les projecteurs, je n’avais pas pu l’apercevoir plus tôt et j’ai toujours dû mal à voir qui se tient là-haut. Je distingue plusieurs silhouettes mais il y en a une qui attire mon attention plus particulièrement. A la carrure de la personne, j’imagine un homme, il est accoudé à la rambarde et son visage semble être dirigé vers moi. Puis il se retourne et s’en va vers l’arrière où je n’arrive plus à le voir. L’arbitre m’invite à sortir du ring et me dit d’aller voir un certain Largo. Ça doit être le mec à l’accent latino de toute à l’heure. Il n’a pas l’allure d’un mexicain alors je dirais espagnol ou italien. Je cherche le mec autour du ring mais aucune trace de lui peut-être qu’il est allé faire un tour en haut. Je m’écarte des projecteurs et lève la tête à nouveau. Je me demande à quoi sont réservés ces locaux à l’étage. Il n’y a que des employés du hangar ou des femmes au courbes pulpeuses qui circulent entre ces pièces. Je peux aussi voir un homme en costume sortir d’une salle se cramer une clope puis rentrer à nouveau. Ça doit sûrement être interdit au public alors qu’est-ce qui se trame là-haut ? Je crois avoir sous-estimé les superviseurs de l’organisation peut-être que les inquiétudes d’Elise sur l’implication de la mafia étaient justes. Peut-être que mon affaire ne s’arrête pas aux matchs de Largo. Peut-être que c’est juste le seul à descendre se salir les mains et qu’un groupe plus important se cache derrière tout ça. Je ne peux pas tirer de conclusions hâtives, il faut que je creuse, je vais poursuivre sur la voie que j’ai commencé à emprunter. Je devrais peut-être aller plus loin que je le pensais et donner plus de ma personne. Dans tous les cas, je vais faire de tout mon possible. Je vais voir l’arbitre qui s’apprête à lancer le prochain match et lui demande où se trouve Largo. Il me pointe le fond du hangar et me dit de l’attendre là-bas. Je me rends au point ciblé, là où personne ne vient et où rien n’est éclairé. J’entends des craquements puis vois Largo descendre des escaliers.
« Beau match. Quick Jones avait une bonne cote auprès des parieurs, tu nous as rapporté un bon paquet aujourd’hui. Tu as réussi ton essai, si ça te tente il y aura de nouveau quelques matchs demain. Reviens-nous voir. Tiens voilà ta part. »

« - Sauf que j’me bats pas pour rien mon grand. La prochaine fois on rediscutera des gains. »

Sans grand étonnement, le ton de Largo est beaucoup moins sec que tout à l’heure. Il me file mon fric, me tapote l’épaule et remonte les escaliers. Je compte les billets, fourre le tout dans ma poche puis repars dans la direction opposée. Je vais dans les vestiaires récupérer mon sac, jette un dernier regard vers l’étage et sors de l’entrepôt. Quand j’arrive près de ma voiture, je remarque la présence de mon adversaire allongé contre l’un des murs de l’entrepôt. Les gorilles ont dû s’en débarrasser ici, je l’ai juste assommé, je n’ai pas visé de point vital, pas d’inquiétude à avoir sur son état. Je m’en vais et commence déjà à réfléchir à ma stratégie du lendemain. Pour mon premier jour, tout s’est déroulé sans accroc mais je vais devoir forcer le passage et continuer à me faire remarquer pour peut-être pouvoir avoir une discussion avec les gens responsables de l’organisation de ces matchs. Je repense à l’homme de l’étage, même si j’ai à peine pu le distinguer, j’ai ressenti comme une appréhension en croisant son regard. Je me gare devant le restaurant qui porte mon appartement. J’y rentre et vais me remplir l’estomac tout en continuant d’agir comme Noa Jefferson. Je suis seul sous couverture et je dois attendre d’être totalement isolé pour redevenir l’agent Grey, ici même pour commander un burger mes mimiques et mon ton sont travaillés. Rester naturel durant des journées entières va devenir vraiment difficile. On a toujours certains réflexes qui reviennent naturellement et il y a quelques détails de notre personnalité qui sont vraiment compliqués à fausser. Je laisse l’argent sur la table, je vais chercher mon sac dans la voiture et monte à l’étage. Je sors mes affaires, mon flingue et me défais de mes mouchards. Je vais chercher mon ancien portable et appelle le chef.
« Bonsoir agent Grey. »

« -Bonsoir chef. J’ai réussi à approcher notre cible qui m’a indiqué la position d’un entrepôt dans lequel se déroule des combats à paris. Mon prochain objectif est de découvrir qui organise vraiment ces combats, j’ai quelques pistes que je compte explorer. Pour l’instant, personne n’a de doute sur mon identité. J’édite un rapport d’enquête ce soir et vous l’envoie au plus vite. »

« - Seth, ne prenez pas de risques inutiles. Si vous avez besoin de soutien, on peut mettre l’enquête en suspens, le temps qu’Elise se libère et vienne vous rejoindre. »

« -Non. Je n’ai pas besoin d'elle je tiens à ce qu’elle ne participe pas, elle risquerait de perturber ma couverture, j’ai besoin de rester seul sur cette affaire chef. Je prendrai des précautions, ne vous inquiétez pas. »

« -Je vous fais confiance agent Grey, donnez-nous des nouvelles aussi fréquemment que possible. Si votre couverture est grillé, vous savez quels risques vous encourez, ne déconnez pas. Ca ne se limite pas qu’à vous. Bon courage et bonne soirée. »

« -Merci monsieur, je vous tiens au courant. Bonne soirée. »

En vérité, du soutien n’aurait pas été de refus mais les risques sont sérieux et même si je ne doute pas des talents d’Elise, je ne veux pas qu’elle me rejoigne et encourt ces risques. Si la mafia est réellement impliquée dans cet affaire, je m’engage dans une situation bien compliquée et je ne tiens pas à la partager avec un autre agent. D’autant plus que je ne connais pas d’agent aussi qualifié qu’Elise pourrait l’être dans cette situation. Je vais me rafraîchir l’esprit sous une douche bien froide et me mets à travailler mon rapport d’enquête. Je relate tous mes faits de la journée, toutes mes initiatives, mes observations et mes prochains objectifs. La mission va commencer à se corser, si je veux épater le public, je vais devoir me montrer exemplaire et je ne sais pas si j’aurai autant de facilité qu’avec mon adversaire d’aujourd’hui. Je ne peux pas vraiment prévoir de plan d’action pour demain comme je ne sais pas ce qui m’attend réellement, je sais juste que j’affronterai un nouvel adversaire de ma catégorie. Je finis l’édition dudit rapport et l’envoie à monsieur MacLaren. Je vais me coucher peu après, une journée chargée m’attend demain. Mes inquiétudes s’évanouissent et le seul moment de la journée qui me permet d’oublier la pression commence.




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MessageSujet: Re: Lies & Truth Feat. Alessandro Amaro   Lun 28 Nov - 18:20



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Sigaretta au bec, je fais les comptes avec Largo. J’ai amélioré le système que Kean Donough usait quand c’était encore le coyote aux commandes du hangar, avec une comptabilité informatique. Limoncello me prend parfois de haut, mais je sais m’adapter à la technologie actuelle qui prend de plus en plus de place dans le quotidien des gens. La cyber criminalité est en hausse exponentielle et devient un vrai secteur pour le crime organisé. Si pour le moment ce marché ne m’attire pas, il n’est pas dit que je n’y toucherai jamais. Pour l'instant, mon secteur d’activité touche le réel et le concret avec les combats, les paris et bientôt les jeux et la marchandise de contrebande. J’ai un horizon à plus ou moins long terme. Je me donne un cap sans pour autant brûler les étapes. Un empire se construit brique par brique. La pérennisation d’une affaire ne se fait pas en quelques semaines. J’ai bien l’intention de devenir incontournable à Beacon Hills.

La recette de la soirée est intéressante. Un nouveau combattant a créé une surprise en battant un de nos habitués qui est plutôt bien côté. Le hangar a retrouvé son calme. En plus de Largo, il ne reste plus que deux gardes. Chacun avec un bloc note, nous nous affairons à faire l’inventaire du bar. Le choix est mince entre bières, un tord-boyaux du coin, et d’autres boissons en quantités marginales. Quand nous additionnons nos comptages, il apparait évident que nous ne tiendrons pas la semaine.

- Je vais appeler mon contact. Par contre même binz que d’habitude pour la livraison. Il faut trouver un lieu où transférer la cargaison d’un fourgon à l’autre. Largo, ça serait bien que tu repères une bonne dizaine de lieux qui se prêteraient à la discrétion.

Par sécurité, l’alcool de contrebande n’est jamais récupéré sur son lieu de fabrication, ni livré sur son lieux de consommation. Il y a au minimum deux étapes de transit avec à chaque fois un changement de véhicule. Cela demande donc une gestion de stock avec une importante marge d’anticipation. C’est évidemment plus simple au Pink.

- Tom m’a parlé d’un camion de whisky qui s’est fait braquer la semaine dernière.
- Tu sais quelle bande a fait le coup ?
- Y a moyen d’avoir le tuyau.
- Renseigne-toi. Par contre nous n’achetons pas à moins d’un dollar le litre. Pour l’instant je me moque de la qualité. Donc nous prenons s’ils n’arrivent pas à écouler leur marchandise.
- OK Boss, j’appelle Tom dans la journée.
- Largo, je sais que ça va te coller un travail supplémentaire, mais je veux un registre complet des combattants avec une ligne qui renseigne comment ils ont connu le hangar. L’idéal serait aussi de le faire pour tous ceux qui entre, mais…
- Mais je n’ai pas assez de gars pour ça.
- En effet. Nous mettrons cela en place quand nous déménagerons l’activité. Je veux savoir qui entre et sort.


Nous terminons les comptes et le bilan des approvisionnements à faire. Je suis satisfait du travail effectué. Largo a tout de suite adhéré à mon système de gestion. Il est suffisamment jeune et ouvert d’esprit pour ne pas se braquer sur les moyens informatiques comme beaucoup dans ce milieu qui ne font pas confiance dans un outil qu’ils connaissent mal. Certains diront qu’il n’est pas plus facile d’effacer un fichier informatique que de faire disparaitre un registre papier. C’est vrai que ce n’est pas la panacée, toutefois je reste persuadé qu’il faut vivre avec son temps et prendre le train en marche avant qu’il n’aille trop vite.

(…)

La journée au Pink c’est bien déroulée. Une routine appréciable face aux tensions qui ne manquent pas de surgir dans mes activités illicites. J’ai reçu un appel de Los Angeles. Un contact qui me demande un « petit » service. Je ne peux pas me désister car d’un ce n’est pas bon pour les relations futures et surtout que c’est moi qui ai une ardoise et en devoir de retourner l’ascenseur. J’ai appelé Ryan pour qu’il me trouve un local pour planquer de manière sure le contenu d’un camion de marchandise de contrebande pour le conte d'un "ami".

(…)

Le rideau de fer se baisse après que Jerry ait pris congé. Le carrelage du bar est glissant. Nous venons juste de terminer de nettoyer. J’éteins les lumières, et branche l’alarme. Il est minuit passé. Avant de ressortir, je monte à mon appartement qui se situe au-dessus du bar et prends une douche rapide. Le jet chaud a le mérite de me redonner un coup de fouet pour attaquer ma deuxième journée.

J’ai garé ma voiture à son endroit habituel et grille une sigaretta en compagnie du garde à l’entrée du hangar. Nous parlons de tout et de rien, surtout de rien. Je comprends que Largo a du mal à filtrer les entrées, ce type est un brave bougre et loin d’être un professionnel du milieu. Toutefois à la décharge de mon gérant, il n’a pour le moment pas une grosse marge de manœuvre côté finance, il ne peut donc pas s’offrir du personnel rodé et efficace pour son équipe de sécurité. Il faut que je mette Arès sur les embauches, mais avant cela, nous devons faire du bénéfice.

A l’intérieur, l’air est empuanti par des relents de sueur, d’alcool et de fumée. Deux bourrins se cognent dessus sur le ring. Cela doit être le premier combat, donc à priori assez inintéressant côté techniques des combattants et sans grand challenge sur les paris. De loin Largo me montre le bureau, il semble vouloir me parler. De ma squadra c’est Sam qui est présent ce soir.

Je prends le temps de serrer des mains et discuter un peu avec les gens présents. J’écoute des propos parfois lénifiants. Je n’ai pas encore l’assise qu’il faut pour me permettre de jouer au parrain inaccessible. Puis je reste un homme de contact. J’aime prendre la température de l’ambiance en direct, sans le filtre ou le point de vue d’un autre. Le deuxième combat semble plus intéressant car ça beugle fort dans les gradins. Je passe au bar saluer celui qui fait office de barman et prononce quelques mots gentils pour les serveuses qui en voient des vertes et des pas mûres dans ce milieu à quatre-vingt-dix-neuf pour cent masculin. Elles se font tâter par les michetons tout le long de leur service. Rares sont les filles qui restent longtemps. Le turn-over est très important, ce qui complique un peu la confidentialité de l’affaire.

Sam s’est rapproché de moi. Il me dit que pour le moment c’est calme et qu’il n’a rien vu de suspect. C’est donc d’un pas nonchalant que je grimpe les marches qui mènent au bureau. Sur la table, un bloc note est ouvert. Largo semble avoir reçu une livraison d’alcool mais quand je regarde le décompte, je comprends immédiatement le problème. Il manque la moitié de la commande. J’attends Largo en regardant le ring à travers les persiennes à demi-baissées de la fenêtre qui donne sur l’intérieur. Avant d’aller pousser une gueulante chez celui qui me fournit, il faut que je sache quelle est la raison de cette demi-livraison. Je ne peux pas me permettre d’agir comme avec mes fournisseurs du Pink où la concurrence est facile à trouver. Je ne suis pas le seul à chercher de l’alcool de contrebande. Il suffit donc qu’un autre accepte de payer plus cher et votre commande vous passe sous le nez.

(…)

En fait ce sont les keufs qui sont à l’origine d’une pénurie. La volaille a réussi un gros coup de filet et mis les pattes sur un stock d’alcool important. Ne pouvant livrer tout le monde, notre fournisseur essaye d’être le plus juste en diminuant les quantités commandées de chacun de ses clients, mais en augmentant les prix… la dure loi du marché.

- Combien ?
- Un dollars quarante Aless’. J’ai bien tenté de négocier, mais rien à faire. Ils ont épuisé leur stock. Nous allons devoir nous fournir ailleurs en attendant qu’ils se refassent.
- Oui mais nous n’allons pas être les seuls à nous replier sur les autres fournisseurs…
- Les prix vont grimper !
- Je vais voir avec Ryan si on ne peut pas aller voler nous-même ce dont nous avons besoin. Si je pouvais faire main basse sur l’entrepôt de la volaille avant qu’ils ne détruisent l’alcool ça serait gratifiant tout en étant rentable.
- Opération risquée Boss !
- Tenir ce hangar est une opération risquée Largo.
- Braquer les flics coute plus cher que les paris clandestins.
- Ne t’inquiète pas, la squadra ne se lancera pas dans une opération non préparée. Nous allons étudier toutes les possibilités et voir quel entrepôt peut être intéressant à visiter.


La porte du bureau s’ouvre avec fracas. Le nouvel arrivant se retrouve illico braqué par deux flingues, celui de Largo et le mien. C’est un de ses hommes qui lèvent rapidement les mains pour se faire reconnaitre.

- Y a une bande de skinhead qui fout la merde. Y a déjà des blessés.

Il y a tellement de raffut lors des combats, que Largo et moi, nous ne nous sommes pas aperçus qu’en bas cela avait viré à la bagarre générale. J’écarte les lattes du store et regarde en bas. C’est la foire d’empoigne. Je repère une bande de skinhead qui s’en donne à cœur joie avec des barres de fer, mais il semble y avoir aussi de la castagne parmi les parieurs. J’appelle Ryan lui disant de rappliquer avec les hommes mais d’en poster deux au Pink Print. Ce merdier pourrait être une diversion. Je préfère être prudent. Le bar a déjà été incendié une fois. Ma réponse avait été à la hauteur de ma fureur, cependant mes adversaires sont aussi des durs à cuire.

Je vérifie mon chargeur, puis rejoins Largo qui a suivi son gars pour tenter de stopper la bagarre. En descendant les marches j’essaye de repérer celui qui peut être le leader de ce bordelo. Je n’ai pas à chercher longtemps, le type semble m’attendre et me provoque avec un geste obscène. OK. Dix contre un que Barns est derrière cette opération d’intimidation. En bas des marches j’attrape un des gardiens de Largo et lui demande s’il a déjà vu ces types. Il m’assure que ces mecs ne sont pas de Beacon Hills. Ce qui explique leur audace à m’attaquer de front. Je ne réponds pas à l’invitation du skinhead. S’il veut voir mon poing s’encastrer dans sa sale gueule, qu’il se déplace. Ma présence calme déjà les ardeurs autour de moi. Mais c’est tout de même une belle pagaille.

« Doigt d’honneur » me fait face. Il est l’archétype du skinhead de base. Crâne rasé, tatouages et piercings, le tout complétés par du cuir et des chaines. C’est laid à souhait. Il est un humain, autant dire qu’il n’a aucune chance contre moi. Barns n’espère donc pas grand-chose sinon foutre la merda dans mon affaire. L’autre grand escogriffe se fend soudain d’un sourire malsain en même temps qu’une douleur fulgurante me foudroie entre les omoplates. Je viens de me faire planter dans le dos. Le skin en est pour ses frais car loin de m’écrouler, je me retourne et attrape le pezzo di merda qui pense pouvoir m’avoir à la déloyale et le balance sur l’autre figlio di puttana au crâne rasé. J’essaye de retirer le poignard qui est resté planté dans mon dos. Seulement je ne suis pas un contorsionniste…

- Porca puttana troia !








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MessageSujet: Re: Lies & Truth Feat. Alessandro Amaro   Dim 5 Fév - 13:55

Je considère ce RP comme abandonné. Pas de réponses depuis 70 jours. Mon personnage a avancé depuis.

Je préfère me concentrer sur des joueurs actifs pour construire une histoire qui évolue.
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