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 Être là | Feat Maxine

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Brian O'Conner

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MessageSujet: Être là | Feat Maxine   Dim 16 Oct - 16:05


Être là.


Feat : Maxine Evans




Le silence retombe dans la décharge avec la poussière et les debris que j’avais animé. Je vacille un peu, mais j’encaisse de mieux en mieux mon don, la dernière fois j’étais littéralement tombé au sol. Je suis particulièrement fier de ma démonstration.

- Tu vois que je peux me défendre contre toi Maxine. Et ce n’est pas toi qui sera désolé de m’avoir blessé, mais l’inverse.
- Tu peux certes te défendre, mais il suffira que tu arrives au moment où tu ne tiendras plus ton pouvoir, pour que je m'attaque à toi, Brian. Et vue comment tu es en ce moment même, je te le redis, je n'ai pas très envie que tu viennes avec moi. Même si, je l'avoue, ton don est impressionnant.


Mon sourire se fane. J’étais persuadé de l’avoir rassurée toutefois sa remarque n’est pas infondée. Je ne tiens pas encore sur la durée. Cependant, je n’ai pas besoin de sortir la pleine puissance dès le départ. L’idée n’est pas de contraindre physiquement Maxine, mais de l’aider à se maîtriser. Pour lui exposer ce que je pense, je lui attrape la main, ses veines noircissent intensément à son contact me soulageant de ma douleur. Je la relâche, trouvant le contact perturbant et finalement un peu trop intime pour moi.

- Tu as raison Maxine, mais tort à la fois.

Je l’invite à remonter en voiture, lui disant que l’on sera mieux dans un coin de verdure pour discuter que sur cette décharge qui sent mauvais. Le silence retombe entre nous. Elle n’est pas très loquace, et je ne suis pas un grand bavard non plus. Nous nous arrêtons sur une aire de pique-nique déserte car nous sommes en semaine.

- J’ai Jordan en Joker. Sans vouloir te vexer, une louve ne fait pas le poids contre mon toutou infernal. Et je sais que ce qui me tient à cœur, lui tient à cœur. Donc il nous aidera pour que tu n’abimes pas son nonos préféré.

Je rougis un peu en parlant de Jordan. Je reste pudique sur mes sentiments pour mon compagnon et ne suis pas encore très à l’aise de parler simplement de notre relation. J’ai toujours ce conditionnement qui me fait craindre qu’on ne me prenne pas comme un homme solide et fiable parce que je vis avec un autre homme. Je subis mes propres préjugés.

- Maxine quand je disais que tu avais tort, c’est que je crois que tu n’arriveras jamais à maîtriser ta louve si tu ne te fais pas un peu plus confiance. Et s’il faut des chaines ou un Jordan pour te stopper à chaque fois, cela n’aura jamais de fin !


Son visage s’assombrit, j’ai touché un point sensible. Je m’en veux, car je ne souhaite pas lui faire de la peine. Je m’approche, elle recule. Je reconnais sa réaction. J’étais ainsi quand je suis arrivé à Beacon Hills. Le contact physique m’était tout simplement intolérable. C’était devenue une peur viscérale, une phobie que Jordan m’aide à apprivoiser. J’ai fait d’énorme progrès. Cependant l’esprit humain est fourbe et parfois mes peurs reviennent et me pourrissent la vie.

- En fait, ce n’est pas la pleine lune ton problème Maxine, c’est ça…

Je lève la main dans sa direction un peu rapidement, elle sursaute et recule. Je lis son trouble et aussi une certaine honte dans son regard. Comment lui dire que je comprends ? Que je sais cette peur qui vous fait vous retourner dans la rue, ou croise vos bras devant vous en signe de protection bien dérisoire.

- Je… il y a deux ans j’ai vécu un… traumatisme qui m’a rendu comme ça, craintif à sursauter pour rien. Pas génial pour ma profession…

Jamais je n’oserais lui avouer ce que j’ai subi. Toutefois, sans oublier ce que nous avons subi, je sais grâce à Jordan, que nous pouvons être capables de surmonter cela.

- On n’oublie pas, ça jamais.

Mon regard doit laisser apparaître ma colère et ma honte car Maxine réagit.

- Seul c’est pratiquement impossible de s’en sortir. Si je peux vivre presque normalement, c’est grâce à Jordan qui a su se faire présent et qui a su m’apprivoiser. Je n’ai pas la prétention d’être le Jordan qui te convient. Mais un ami qui peut te rassurer le temps que tu trouves la personne avec qui tu pourras lâcher toute tes peurs. Je peux écouter si tu veux parler. Mais tu peux aussi te taire, je ne m’en vexerais pas.


Je lui propose de marcher le long d’un sentier fait pour les familles. Nous ne disons rien. Au début cela peut sembler gênant, puis finalement Maxine comprend que cela me va parfaitement et que surtout je n’insisterai jamais pour la faire parler. Ayant vécu un traumatisme qui me semble équivalent, je sais que l’on souhaite beaucoup de choses, sauf celle de parler et dire ce qu’on a souffert. Je deviens donc son ami de silence.

Sur le sentier, je ramasse une marguerite, propose de lui faire sentir la fleur pour la lui coller en pleine figure. Le rire de la jeune femme vaut toutes les musiques. Nous passons le reste de l’après-midi à flâner et dire quelques banalités. Le reste du temps nous ne disons rien sans que cela ne nous affecte. Ne pas se sentir obliger de dire quelque chose pour meubler l’instant.

Finalement je raccompagne Maxine devant chez elle. Je lui ai donné mon numéro de téléphone en cas d’urgence et non pour discuter. Nos communications se passent de mots.

(…)

Je conduis doucement. Nous sortons de la ville et nous nous dirigeons vers une vielle distillerie que j’avais déjà repérée avec Jordan lors d’une de nos enquêtes. Jordan est encore au poste de police, mais sa voiture est prête. Il peut nous rejoindre en moins de dix minutes. J’ai eu du mal à convaincre Maxine, mais je suis plus tête de mule qu’elle. Sur le siège arrière, il y a quelques victuailles pour passer le temps et ma guitare. Des menottes aussi et une chaîne...

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MessageSujet: Re: Être là | Feat Maxine   Mar 25 Oct - 12:06


   


Être là
Ft Maxine & Brian




HRP:
 

Au moment où je prononce ma phrase, le sourire de Brian disparait. Il n'avait pas prévu que je lui réponde ça. Brian attrape ma main. Mes veines noircissent d'un coup. Je ressens sa douleur. Une grimace s'affiche sur mon visage. Il relâche ma main, avant de m'informer que j'ai raison mais, que j'ai également tort. Je lève un sourcil, lui lançant un regard interrogateur. Brian m'invite à remonter en voiture, pour que l'on puisse discuter dans un endroit un peu plus chaleureux qu'une vieille décharge.  Comme il faut s'y attendre, le silence retombe entre l'agent de police et moi. Je ne sais pas quoi lui dire. De toute façon, même si j'ai la meilleure excuse du monde, il trouvera le moyen de me contredire pour venir m'accompagner le soir de pleine lune. Je laisse tomber ma tête contre le repose-tête, mais je n'ai pas le temps de dire « ouf » qu'il se gare déjà sur un air de pique-nique. C'est sûr que l'endroit est beaucoup plus chaleureux.

- J’ai Jordan en Joker. Sans vouloir te vexer, une louve ne fait pas le poids contre mon toutou infernal. Et je sais que ce qui me tient à cœur, lui tient à cœur. Donc il nous aidera pour que tu n’abimes pas son nonos préféré.

Je lance un regard à Brian. J’ai bien compris que Jordan était le compagnon de l’agent de police, mais… Apparemment, il serait, lui aussi un être surnaturel. Par contre, je ne sais pas lequel. Un sourire amusé vient se dessiner sur mon visage triste. Il est adorable de rougir ainsi.

- Maxine quand je disais que tu avais tort, c’est que je crois que tu n’arriveras jamais à maîtriser ta louve si tu ne te fais pas un peu plus confiance. Et s’il faut des chaines ou un Jordan pour te stopper à chaque fois, cela n’aura jamais de fin !

Brian a raison. Mais je ne sais pas comment faire pour regagner la confiance que j'avais avant. Depuis le kidnapping, j'ai perdu la totale confiance que j'avais en moi. Je ne vis désormais que dans la peur… Brian fait un pas en avant. Je recule, par réflexe. Je baisse la tête, honteuse de ma réaction…

- En fait, ce n’est pas la pleine lune ton problème Maxine, c’est ça…

Brian lève sa main rapidement dans ma direction. Je sursaute tout en reculant encore plus de l’ancien soldat. Je me sens tellement ridicule à agir ainsi. Pris par la honte, je cache mon visage dans mes mains. Je me sens tellement bête d’agir comme ça. Il faut que j’arrive à prendre le dessus sur mes peurs, mais comment y arriver ?

- On n’oublie pas, ça jamais.

Je relève systématiquement mon regard dans celui de Brian. Je peux sentir sa colère et sa honte. A-t-il vécu la même chose que moi ? A-t-il lui aussi était victime de violence ? Je n'ose même pas lui poser la question. Cela, ne me regarde pas et puis, parler sans cesse de ce que l'on a vécu, nous refait vivre ces affreuses images… Je ne préfère  pas lui demander.

- Seul c’est pratiquement impossible de s’en sortir. Si je peux vivre presque normalement, c’est grâce à Jordan qui a su se faire présent et qui a su m’apprivoiser. Je n’ai pas la prétention d’être le Jordan qui te convient. Mais un ami qui peut te rassurer le temps que tu trouves la personne avec qui tu pourras lâcher toute tes peurs. Je peux écouter si tu veux parler. Mais tu peux aussi te taire, je ne m’en vexerais pas.
- Je l’espère aussi…

Je ne sais pas quoi dire. Brian me propose de marcher le long d'un sentier. Le silence s'abat une nouvelle fois entre nous deux. Pendant que nous marchons, Brian ramasse une marguerite. Il l'approche doucement de mon visage pour que je puisse la sentir, mais le jeune policer la colle sur mon nez.

- Hé !

Je me mets à rire de bon cœur. Ça fait très longtemps que je n’avais pas rie ainsi. Même si je ne me confis pas comme je le voudrais à Brian, ça me fait vraiment du bien d’être en sa compagnie. Durant le reste de l’après-midi, nous continuons à nous promener et à dire quelques banalités. Brian finit par me raccompagner jusqu'à mon appartement. Il me donne son numéro de portable en cas d’urgence. Je le remercie et rentre chez moi…

♠️♠️♠️♠️♠️♠️♠️♠️♠️

Le soir de pleine lune est arrivé. Brian conduit doucement. J'ai le cœur qui bat rapidement. J'ai un mauvais pressentiment. Nous venons de passer le panneau de la ville. Nous la quittons. Je n'arrive toujours pas à savoir comment Brian a fait pour me faire accepter le fait qu'il m'accompagne. Je crois bien que j'ai trouvé beaucoup plus tête de mule que moi. Je détourne mon regard sur le siège arrière de la voiture de mon nouvel ami. Des chaînes et des menottes s'y trouvent. Un soupire s'échappe de ma gorge. Espérons que ça tienne.

Brian fini par s’arrêter quelques minutes plus tard. Je colle ma tête sur la vitre pour regarder la lune. Je lance un regard à l’agent de police avant de sortir de la voiture. Je sens mon cœur battre un peu plus rapidement. Je me retourne en direction de l’agent de police…

- Tu ferais mieux de m’attacher maintenant…

Je marche en direction d’un énorme tronc d’arbre, avant de me positionner contre celui-ci, attendant patiemment que Brian, m’attache pour éviter tout débordant …


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MessageSujet: Re: Être là | Feat Maxine   Mar 1 Nov - 14:32


Être là.


Feat : Maxine Evans




Notre équipée peut paraitre étrange. Je conduis une jeune femme dans un endroit isolé de la forêt, sur le siège arrière, des chaînes et des menottes... Cela me renvoi à une autre scène loin d’ici, en fond de cale d’un destroyer au milieu du golf persique. Mes doigts serrent le volant avec force. Ce soir n’est pas la même chose. Les intentions ne sont pas comparables. Néanmoins contraindre Maxine dans ses mouvements me demande de passer au-delà d’une barrière morale que je m’impose depuis ce viol que j’ai subi. Ne jamais atteindre à la liberté de quelqu’un. Bien sûr avec mon métier de flic, je procède à des arrestations et menotte ceux que j’attrape en pleine violation de la loi. Mais c’est mon travail, il n’y a rien de personnel dans mes gestes. Et surtout je fais cela pour le maintien de l’ordre public. Il y a un cadre qui légifère mes actes.

Une fois arrivés, je dois tout le même désincruster mes mains du volant pour couper le contact. Maxine soupire, je soupire à mon tour. Nous sommes deux têtes de cochon. Je me suis imposé à elle pour cette pleine lune. Mes motivations sont variées. D’un je n’aime pas la voir souffrir ainsi de ses pertes de contrôle. Je sais parfaitement ce que l’on récent dans ces cas-là. Je reste également un flic et savoir une louve en possible état de faire du mal à un innocent, n’est pas une donnée que je peux mettre de côté. Et enfin, l’apparente timidité de Maxine me rappelle la mienne. Nous sommes un peu semblables côté caractère. J’étais sincère quand je me suis proposé pour être son ami.

L’air est frais dehors et notre respiration fait de la fumée quand nous parlons. Au-dessus de nos têtes la lune brille de sa lumière froide. Le spectacle pourrait être beau s’il ne signifiait pas une torture mentale pour mon amie. En tant que mentaliste, je ne suis pas impacté par l’astre de la nuit. Je reste humain. Je ne m’identifie pas au monde surnaturel comme peut l’être Maxine ou bien encore Jordan.

- Tu ferais mieux de m’attacher maintenant…

Sa voix brise le silence. Résignée la jeune femme s’avance vers un arbre comme une condamnée s’avançant vers le bucher. Cela me brise le cœur. En guise de chaine, j’ai plutôt envie de l’entourer de mes bras réconfortants et fraternels. Mais je sais que comme pour moi, le contact physique est difficile, car il signifie de faire confiance à l’autre et d’abaisser ses barrières. Sans parler du fait qu’elle risque de se transformer en fauve indomptable. Je retourne donc à la voiture et attrape l’attirail posé sur le siège arrière. Ce que je n’ai pas dit à Maxine, c’est que je n’ai nulle intention de m’en servir. Les menottes me rappellent trop mon drame personnel. De plus cela ne solutionne pas son problème. Alors que la jeune louve se colle dos à l’arbre attendant que je l’attache comme un animal sauvage, je laisse tomber au sol les entraves que je tiens dans un fatras métallique. Nous sommes à trois mètres de distance environ. Son regard se fait apeuré de me voir ne pas suivre ce que nous avions convenu.

- Pas tout de suite Maxine. Il faut que tu arrives à te gérer. Si je t’attache maintenant, tu ne lutteras pas contre la lune aussi efficacement que si tu risques de me blesser.

Elle secoue la tête. Je la vois fâchée. Je lui souris.

- Écoute Maxine, tu n’y arriveras peut-être pas ce soir. Je reste un soldat. Je te bloquerai quand ce sera la dernière issue.

Elle me traite de bourricot et de poulet sans cervelle. Elle est fâchée que je prenne le risque qu’elle me blesse. Mais sa façon d’exprimer sa colère me fait sourire. Elle est incapable de vraiment sortir une insulte blessante. Du moins pas contre quelqu’un en qui elle n’a pas de haine. D’un pas rageur, elle s’approche et s’empare de la chaine pour retourner vers l’arbre et se saucissonner comme elle peut, remarquant au dernier instant que c’est moi qui ai le cadenas. La louve grogne.

- Tu me fais penser à Jordan quand y a plus de pancake !

J’incline la tête sur le côté et lui fais un sourire charmeur. Je tiens la technique de mon sac à puce. C’est imparable.

- Maxine, on joue aux devinettes ?

Je ne décris pas le regard incendiaire de la jeune louve et ne lui laisse pas répliquer.

- J'ai une bouche mais je ne parle point. J'ai un lit mais je ne dors point. J'ai des bras mais pas de mains. Qui suis-je ?

Je lui fais une grimace explicite et m’assois sur une souche attendant sa réponse. Nous nous toisons du regard. Elle comprend que je la pousse à se maitriser. Elle me reproche le risque que je prends et les remords que je risque de lui causer si cela arrive de fait.

- Alors c’est qui ?

Il faut qu’elle prenne confiance en elle. Qu’elle fasse aussi confiance en ses amis. Mes doigts malaxent un petit sachet dans ma poche. Je me suis longuement entrainé pour arriver à créer un cercle en jetant cette poudre noire particulière. En théorie je ne risque rien. Mais pour que l’exercice fonctionne, Maxine doit ignorer que je peux l’entraver à l’ultime seconde avec de la poudre de sorbier. La confiance est la clé de sa réussite. Elle finit par se dépêtrer des chaines dont elle s’est entourée. La nuit va être longue. J’espère qu’elle arrivera à garder son calme et se maitriser. Dans le cas contraire, nous recommencerons dans un mois.


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MessageSujet: Re: Être là | Feat Maxine   Mar 22 Nov - 11:09


   


Être là
Ft Maxine & Brian




Je reste planté devant l'arbre gigantesque. Je continue de regarder Brian dans le blanc des yeux, attendant patiemment qu'il vienne m'attacher pour éviter une catastrophe. Bizarrement, l'agent de police ne bouge pas. Au contraire, il laisse tomber les chaînes qu'il avait dans ses mains. Un gros fracas métallique se fait entendre, me faisant sursauter par la même occasion. Je lance un regard remplit de peur à Brian. Mais qu'est-ce qu'il fait bon sang. On a prévu qu'il doit m'attacher pour que je puisse rester tranquille et que je ne fasse aucun mal à personne. Pourquoi est-ce qu'il change les plans comme ça.

- Pas tout de suite Maxine. Il faut que tu arrives à te gérer. Si je t’attache maintenant, tu ne lutteras pas contre la lune aussi efficacement que si tu risques de me blesser.

Je fronce les sourcils. Il veut vraiment que je m'en prenne à lui on dirait. Je croise les bras sur ma poitrine, ne lâchant pas du regard l'agent de police. Je crois bien, que j'ai trouvé une personne encore plus têtue que moi.

- Écoute Maxine, tu n’y arriveras peut-être pas ce soir. Je reste un soldat. Je te bloquerai quand ce sera la dernière issue.

En disant cela, Brian affiche un sourire. Sans doute pour essayer de me rassurer, mais ça ne marche absolument pas. Je ne suis en aucun cas rassurée. Plusieurs insultes gentilles sortent de ma bouche. Ce qui a le don de le faire sourire. En même temps, qui n'afficherait pas un sourire lorsque quelqu'un, le traite de poulet sans cervelle et de bourricot. Je fronce une nouvelle fois mes yeux, avant d'avancer d'un pas rapide vers Brian. J'attrape d'un geste rapide les chaînes et, je retourne vers l'arbre pour essayer de m'attacher comme je peux. Je cherche partout le cadenas, mais je comprends qu'en fait, c'est Brian qui détient le cadenas. Un grognement s'échappe de ma gorge. J'ai vraiment la poisse moi ce soir.

- Tu me fais penser à Jordan quand y a plus de pancake !
- Mhm….

Brian penche la tête sur le côté, affichant un sourire plutôt charmeur. Je lève un sourcil avant d'afficher à mon tour un petit sourire. Je n'arrive décidément pas, à rester sérieuse face à lui. Brian me propose de jouer aux devinettes. Je lui fais les gros yeux. Surprise qu'il me propose un truc pareil alors que je peux, à un moment ou à un autre m'en prendre à lui. Je n'ai pas le temps de lui répondre quoi que ce soit qu'il m'en pose déjà une.

- J'ai une bouche mais je ne parle point. J'ai un lit mais je ne dors point. J'ai des bras mais pas de mains. Qui suis-je ?
- Tu sais que je n’aime pas ça Brian ! Ce n’est pas en jouant aux devinettes que je vais me contrôler…

Je pousse un soupire. Il a vraiment des idées tordues. Je le regarde s’asseoir sur une souche, pour finalement faire la même chose, après m’être débarrassé des chaînes qui ne servent à rien.

- Alors c’est qui ?
- Attends ! Laisse-moi le temps de réfléchir !

Mon cerveau est en ébullition. C’est fou ce que je n’aime pas ce genre de devinette. Il faut que je me concentre.  J’ai une bouche, mais je ne parle point. J’ai un lit mais je ne dors point. J’ai des bras mais pas de main… Après de longues minutes interminables de recherches, je pense avoir trouvé la réponse. Je relève mon regard sur l’agent de police.

- Je dirais… la rivière

Mon cœur commence à battre à un rythme plus rapide. Je serre la mâchoire, tout en fermant les yeux. Pense à autre chose Max' pense à autre chose pour essayer de te contrôler… Trop tard. Je ré-ouvre les yeux. La lueur dorée a pris le dessus sur mes yeux marron. Je supplie du regard Brian, pour qu'il vienne, m'attacher rapidement…



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MessageSujet: Re: Être là | Feat Maxine   Mar 29 Nov - 20:59


Être là.


Feat : Maxine Evans




La jeune femme est vraiment contrariée que je ne suive pas le plan initial. Je prends le risque de perdre sa confiance pour plus tard. Cependant je trouve que c’est le rôle des vrais amis. Prendre le risque de perdre cette amitié qui débute pour la conviction que cela peut aider la jeune louve que j’apprécie beaucoup même si nous nous connaissons si peu. Je lui souris quand elle me traite de poulet sans cervelle. Dans sa bouche, ces mots ne sont pas une insulte, mais un gentil rabrouement.

Maxine tente de s’entortiller avec la chaîne pour s’apercevoir qui lui manque le cadenas. Nouveau regard courroucé de sa part. Je réplique par une grimace de grand couillon. Je suis plutôt doué pour ça. Je tente au maximum de garder mon calme et mon cœur à un rythme stable. Je sais que changer le plan initial la déstabilise et ne va pas dans le sens de sa maitrise sur l’animal qui est en elle. Alors je dédramatise et essaye de la mettre en confiance par une attitude posée. Je souhaite qu’elle comprenne que je ne tente pas le diable et que je suis sûr de moi. Quand je la compare à Jordan, elle a du mal à ne pas sourire. Je me dis que c’est gagné. J’embraye sur une devinette pour lui occuper l’esprit. Maxine se prête au jeu et réfléchit sérieusement à mon énigme. C’est amusant de la voir froncer les sourcils, sans parler des mimiques qui passent sur son visage trahissant sa réflexion.

- Je dirais… la rivière.
- Tu es trop forte ! C’est bien une rivière ! Il faut que je t’en trouve une plus corsée Maxine !


Cette fois-ci c’est moi qui me creuse les méninges. Et à ma grande honte, je n’ai que des devinettes débiles qui me viennent à l’esprit. C’est certain qu’à la maison entre Jordan, Machin et Truc, ça ne vole pas bien haut. J’ai le même humour à deux balles que le sac à puce qui me tient lieux de compagnon. Ce qui est parfait puisque nous vivons ensemble. Toutefois, je ne peux pas sortir ce genre de débilité à Maxine… J’aurais un peu honte.

- Euh qu’est ce qui est…

Un regard doré me fixe et m’implore. La nuit est baignée de lueur froide de la lune. L’astre nocturne aliène la volonté de mon amie et encourage la bête à sortir. Autour d’elle, les chaines sont là, mais non verrouillées.

- Ça va aller Maxine. Souffle à fond.


Je suis peiné de voir sa lutte contre elle-même. C’est une jeune femme douce et charmante, mais là elle se transforme peu à peu en prédatrice forte et implacable. Je triture le sachet dans ma poche. Pas encore… Il faut tenter d’y arriver sans entrave.

Maxine gémit et ses plaintes deviennent des râles qui ne laissent rien présage de bon pour ma pomme. Je lui parle doucement, pour tenter de la raccrocher à quelque chose de rassurant.

Mon entrainement militaire me permet de noter son changement d’appui et d’anticiper à l’ultime seconde son attaque. J’ai sortis le sachet de poudre de sorbier. La louve ne peut qu’esquisser le geste de me bondir dessus qu’elle se retrouve prisonnière d’une barrière magique. Je trouve l’entrave moins barbare que des chaines.

C’est vraiment terrible de voir Maxine changer du tout au tout. Pourtant je ne me démonte pas. Je lui assurer ma présence, et je compte bien passer le reste de la nuit à tenter d’amadouer la louve. Je me suis installé de façon à ce qu’elle n’ait pas mon odeur dans le nez. Je me fais présent tout en essayant de ne pas paraitre menaçant ou intrusif au regard de la louve. Cette fois, je n’hésite pas et lui sort mes blagues débiles pour tenter de briser la spirale de la sauvagerie qui l’étreint. Cependant, maintenant Maxine n’esquisse pas de sourire.

(…)

Les heures passent. Je suis allé me chercher une couverture dans la voiture. J’ai tenté d’en donner une à Maxine, mais elle a essayé de me la mettre en charpie. J’ai des biscuits dans mon sac. J’en ai lancé un paquet à Maxine, elle me l’a renvoyé dans la figure.

(…)

Un brouillard se lève, annonciateur du jour qui arrive. J’ai un peu somnolé et même dormi emmitouflé dans ma couverture. J’ai été habitué aux situations inconfortables, ce n’est donc pas vraiment un souci pour moi. J’ai envoyé quelques messages à Jordan pour le rassuré. Il me console en retour car j’estime avoir échoué à aider Maxine. Cependant mon compagnon me rappelle que Rome ne s’est pas construite en un jour.

Maxine somnole elle aussi. La louve a abandonné son combat contre le cercle magique. J’ai réussi à récupérer les chaines. Enfin l’aube pointe le bout de son nez dans une lumière froide et pale. La jeune femme semble sortir de sa torpeur.

- Maxine ?

Au lieu de me répondre, elle se met en boule au pied de l’arbre où elle a passé la nuit. Je me lève doucement et m’approche.

- Nous y arriverons la prochaine fois. Rome ne s’est pas construite en un jour.


Je lui pose sur les épaules ma couverture réchauffée par mon propre corps. Maxine s’en enveloppe et semble vouloir s’y cacher. Je comprends sa frustration et le sentiment de honte qu’elle doit éprouver. De la main, je romps le cercle de sorbier qui l’a retenue prisonnière toute la nuit. Puis je retourne chercher mon sac. A l’intérieur, il y a un paquet de biscuit un peu cabossé et une thermo de café. Je ramène cela vers Maxine et m’assois à ses côté.

- Tu vois, tu ne m’as pas blessé. Je ne t’ai rien dit pour que tu tentes réellement de te retenir. Ça n’a pas marché cette nuit. Nous recommencerons le mois prochain. Tu n’as rien à te reprocher d’accord ?


Je lui tends un gobelet de café brûlant. Apres les émotions de la nuit et la froidure du lever du jour, il arrive à point nommé.

- Après, je propose que nous allions nous empiffrer de pan-cake et de gaufre dans le premier café que nous croisons !

Il n’y a aucun grief dans ma voix. Mon cœur bat de façon stable. Je souhaite qu’elle se repose sur moi et que lorsque je suis à ses côtés qu’elle puisse se laisser aller sans devoir porter un masque qui camoufle son mal être.

- Tu y arriveras Maxine. Et si tu ne te fais pas confiance, tu as la preuve là que tu peux me faire confiance. Je suis un soldat. Ce n’est pas une nana, même louve qui va me faire peur !

Ma pique est amicale. Maxine grogne. Je couine comme un chiot apeuré, la jeune femme éclate de rire. L’essai a été un échec, mais notre amitié est toujours intacte.

- La prochaine fois j’amène un coussin ! Et il faut que je te trouve un os solide à ronger pour t’occuper les crocs et les griffes !


Je prends une tape sur la tête par la louve.

- Aie !

Maxine veut se fâcher, mais ne peut pas. Elle est désolée de ne pas y être arrivée, je lui dis que ce n’est pas grave et que nous essayerons à nouveau.

- J'ai faim pas toi ?!

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Maxine Evans

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MessageSujet: Re: Être là | Feat Maxine   Lun 5 Déc - 11:44


   


Être là
Ft Maxine & Brian




- Tu es trop forte ! C’est bien une rivière ! Il faut que je t’en trouve une plus corsée Maxine !

Je regarde Brian qui se triture les méninges pour essayer de me trouver une nouvelle énigme. Un sourire s'affiche sur mon visage. Malheureusement, mon sourire n'est qu'éphémère. Mon loup intérieur commence à prendre le dessus sur moi-même. Mes yeux dorés prennent le dessus sur mes yeux marron... Pitiés Brian, vient vite m'attacher contre cet arbre. Brian prend la parole avant de s'arrêter en voyant que ma transformation a commencé.

- Ça va aller Maxine. Souffle à fond.

Un grognement s'échappe. Je plante mes griffes dans le sol. L'humaine essaye d'écouter les consignes que me donne Brian, mais le loup lui, n'a qu'une seule chose en tête. Celle de l'attaquer. Mes crocs sortent à leurs tours. Brian essaye de me calmer, mais ça ne marche pas. Au contraire, cela, a le don d'énerver l'animal. Je me redresse lentement, regardant toujours le policier dans les yeux. J'essaye du plus profond de moi d'empêcher le loup de l'attaquer, mais c'est plus fort que moi. Je fais un pas en avant, puis un deuxième. Des grognements sortent de ma bouche.

Alors que je m’apprête à lui sauter dessus, Brian sort de sa poche un sachet. Je me retrouve désormais coincé dans un cercle. Je ne peux pas le traverser. Mon loup s’énerve de plus en plus. Je continue de regarder Brian dans le blanc des yeux. L’envie de lui faire du mal est de plus en plus forte. Je dois trouver un moyen de lutter. Mais mon loup ne se laisse pas faire. Mes bras gesticulent dans le vide pour essayer de faire un trou dans cette sorte de bouclier invisible. Brian essaye de me changer les idées en me sortant des blagues, mais cela ne marche pas.

Plusieurs heures se sont déjà écoulées. Brian lui s'en va chercher de quoi se réchauffer et de quoi manger. J'essaye toujours de défaire ce fichu bouclier, mais en vain. Je n'y arrive pas. Des grognements féroces s'échappent toujours de ma gorge. L'agent de police me donne la couverture. Je l'attrape et j'essaye de la déchirer en plusieurs petits morceaux. Il me lance également un paquet de gâteaux, que je m'empresse de lui envoyer en pleine figure. Ce n'est pas ça qui va nourrir la louve qui sommeille en moi. Lui il veut du sang, de la chair.

(….)

Un brouillard se lève. Le jour ne va pas tarder à prendre le dessus sur l’obscurité. Je me tourne vers la faible lumière du jour. Mes yeux se ferment tous seul mais je lutte pour les garder ouvert. En voyant le rayon du soleil, je me laisse tomber contre l’énorme tronc. La nuit est terminée. Je vais pouvoir me reposer un peu. Alors que je reprends peu à peu un visage d’humain.

- Maxine ?

Je ne peux pas répondre à Brian. Je me sens tellement mal d'avoir perdu le contrôle et d'avoir essayée de m'en prendre à lui. Je me positionne en boule. Ma tête contre mes genoux pour dissimuler ma peine et ma honte. Brian s'approche lentement de moi.

- Nous y arriverons la prochaine fois. Rome ne s’est pas construite en un jour.
- Mhm…

Quelque chose de chaud vient sur mes épaules. Je détourne légèrement mon regard et attrape rapidement la couverture que vient de me donner Brian pour m'enrouler à l'intérieur de celle-ci. Je tremble légèrement de froid. Je remonte la couverture jusqu'au niveau de mon visage. Les pas s'éloignent de moi. Je retourne mon regard sur Brian. Il revient quelques minutes plus tard avec le paquet de gâteau cabosser par ma faute, ainsi qu'avec une thermos de café. Il vient s'asseoir à côté de moi.

- Tu vois, tu ne m’as pas blessé. Je ne t’ai rien dit pour que tu tentes réellement de te retenir. Ça n’a pas marché cette nuit. Nous recommencerons le mois prochain. Tu n’as rien à te reprocher d’accord ?
- Je ne t’ai pas blessé, mais j’en avais envie. C’était la seule chose que j’avais en tête Brian.

La honte m'envahis de plus en plus. Mes yeux s'embrument de larmes mais j'essaye de les retenir au mieux. Je ne veux pas qu'il me voie pleurer. Comment peut-il dire que je n'ai rien à me reprocher, alors que, la seule envie, que j'ai eu cette nuit c'était le déchiqueter en plusieurs morceaux ? Un soupire s'échappe de ma gorge. J'attrape volontiers le gobelet de café qu'il me propose avant d'en boire une petite gorgée.

- Merci…

Je ne le remercie pas spécialement pour le café et la couverture. Je le remercie d'abord pour la nuit dernière. Il aurait pût me laisser seule dans ce cercle magique. Pourtant, il est resté auprès de moi, à essayer de me calmer et je lui en ai reconnaissante. La voix de Brian me sort de mes pensées. J'acquiesce d'un hochement de tête.

- Tu y arriveras Maxine. Et si tu ne te fais pas confiance, tu as la preuve là que tu peux me faire confiance. Je suis un soldat. Ce n’est pas une nana, même louve qui va me faire peur !

Je détourne mon regard vers Brian. Un faible grognement s'échappe encore une fois de ma bouche. Brian lui, couine comme un petit chiot. Un sourire s'affiche sur mon visage avant d'éclater de rire. Il ne rate vraiment aucune occasion pour essayer de me faire rire.

- La prochaine fois j’amène un coussin ! Et il faut que je te trouve un os solide à ronger pour t’occuper les crocs et les griffes !
- Hé !

Je lui donne une petite tape amicale sur la tête. Je secoue la tête tout en gardant le sourire sur mon visage. Être en sa compagnie me fait du bien. Je me sens moins seule. Je dépose délicatement ma tête contre l'épaule de l'agent de police. Mes yeux se ferment petit à petit. Je m'excuse une fois encore auprès de Brian. Celui-ci me répond que ce n'est pas grave. Il m'assure également que nous referons l'expérience le mois prochain. À cette phrase, je ne réponds rien. Il ne me tarde vraiment pas, la prochaine pleine lune...

- J'ai faim pas toi ?!

Je redresse ma tête et regarde Brian, avant de me relever d’un bon. J’arrange un peu mieux la couverture sur mes épaules, avant de tendre la main à Brian pour l’aider à se relever.

- Je meurs de faim !

Mes yeux se posent sur mes vêtements poussiéreux et salis par la terre. Il est hors de question que j’aille dans un endroit quelconque avec ces horribles vêtements. Les gens vont me prendre pour une sans-abri.

- Par contre, ça te dérange si on s'arrête d'abord à mon appartement ? Histoire que je prenne une petite douche et que je change de vêtements ?

J’affiche une grimace. Brian lui m’assure que ça ne le dérange pas.  Nous récupérons toutes nos affaires avant de monter dans la voiture. Il y a pas à dire, il fait meilleure dans la voiture. Brian roule tranquillement, alors que moi, je regarde le paysage défiler sous mes yeux. Je lui indique l’adresse de mon immeuble et nous nous y trouvons en une dizaine de minutes.

(…)

Brian et moi sortons de l'immeuble et nous marchons en direction d'un bar. Brian voulait y aller en voiture, mais je lui ai indiqué qu'il y en avait un pas très loin de chez moi. Nous nous y voilà. Je m'empresse de rentrer à l'intérieur et, je ne peux m'empêcher de pousser un soupire de bien être en sentant la chaleur des lieux. Nous nous installons à une table et passons la commande. La serveuse note tout sur son calepin avant de disparaître.

- Ton compagnon ne s’inquiète pas trop ?





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Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.
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MessageSujet: Re: Être là | Feat Maxine   Dim 11 Déc - 15:02


Être là.


Feat : Maxine Evans




Je souris à mon amie. Notre relation vient d’évoluer. Elle n’a pas réussi à se maitriser, et si je n’avais pas pris mes précautions avec cette poudre de sorbier, j’aurais été en fâcheuse posture. Toutefois, l’opération n’est pas un échec total, la preuve en est sa réaction à mes plaisanteries. Et quand elle cale sa tête sur mon épaule, je sais que j’ai gagné quelque chose de précieux, sa confiance et son amitié. Je ne suis pas un lycan et je n’ai pas la prétention d’être un expert dans la matière. Mais pour vivre aux côtés de Jordan, je sais l’importance de la confiance en soi et, cela peut paraitre dingue, la confiance dans le fauve qui est en soi. Une dualité ne peut être stable que si chaque partie y trouve son intérêt. La louve de Maxine a clairement tenté de me croquer car elle me voit comme un ennemi. A moi de lui faire changer d’avis, de l’apprivoiser. Et collés l’un contre l’autre pour nous réchauffer dans ce jour naissant, c’est bien ce que je fais.

Nous regardons le soleil se lever peu à peu. Le sol encore froid de la nuit commence à fumer sous les premiers rayons de l’astre diurne. La nature s’éveille et je perçois l’activité de la faune locale dans les buissons. Les petits animaux restent cependant cachés. Ils doivent sentir la nature prédatrice de Maxine.

Ma proposition d’aller manger un morceau reçoit un avis favorable de la louve. Par contre elle me demande de passer d’abord par chez elle pour se changer. C’est vrai qu’elle n’est pas vraiment présentable. Elle me fait une grimace adorable de chiot qui me donne envie de lui grattouiller le sommet du crâne comme je fais avec Machin. Pourtant je m’abstiens. Notre amitié est encore trop récente pour que je puisse me permettre un tel geste. Un peu comme un grand frère envers une petite sœur un peu turbulente.

Nous avons repris la voiture et je roule sans me presser. J’ai pris mes dispositions pour être libre aujourd’hui, ne sachant pas ce que je devrais gérer cette nuit. Il ne nous faut pas longtemps pour arriver en bas de l’immeuble de la louve. Je fais un peu mon timide quand elle m’invite à l’attendre chez elle et non pas dans la voiture. Maxine se moque un peu de moi, car les rôles se sont inversés. C’est elle qui me rassure que tout va bien. J’attends sagement dans son salon qu’elle se lave et se change.

Quand nous sortons je me dirige naturellement vers la voiture, mais Maxine m’arrête disant qu’un bar n’est pas très loin de là. Il y a encore peu de monde dehors. C’est le matin, les gens sont plus ou moins bien réveillés. Une nouvelle journée s’annonce, un peu fraiche. La jeune femme soupire d’aise en entrant dans le bar qui est chauffé. Après que la serveuse ait pris notre commande Maxine s’inquiète pour moi.

- Ton compagnon ne s’inquiète pas trop ?
- Euh… cent-cinquante-trois SMS c’est s’inquiéter ?


Comme la jeune femme fronce les sourcils, je lui montre mon téléphone en faisant défiler du bout du doigt les longs échanges que j’ai eu avec Jordan tout au long de cette veillée. A intervalles réguliers, on devine des selfies de lui ou de moi tirant la langue ou faisant d’autres pitreries. Il est évident que Jordan était inquiet pour moi, et que derrière ses messages plein d’humours, il attendait ma réponse avec fébrilité. Et si je lui ai envoyé ma tête en photo ou celle d’un lapin qui s’était risqué à un moment de sortir de sa cachette pour chaparder un biscuit que j’avais posé à côté de moi, c’était bien pour lui garantir que j’étais sain et sauf. Mon compagnon a peu dormi cette nuit. Toutefois, je n’en fait pas mention à Maxine pour qu’elle ne culpabilise pas. Je n’attends pas de dette de sa part, mais simplement son amitié.

La serveuse nous coupe en apportant nos commandes. Comme un seul homme nous nous jetons sur notre assiette comme deux fauves affamés. L’avantage d’être en compagnie d’une louve, c’est qu’elle ne chipote pas sur sa ligne et mange avec l’appétit d’un soldat. Nous éveillons même la curiosité de la table voisine qui nous regarde effaré engloutir avec appétit un menu plutôt copieux.

- Wouf wouf !

Je me moque de la louve, elle me lance sa serviette en papier. Je lui jette un morceau de pain. Les gros yeux de la serveuse nous arrêtent. Cela a le don de nous faire rire comme deux gosses en train de faire des conneries. Je me sens bien malgré une nuit passée en pleine forêt. Nous reprenons notre sérieux au moment du café.

- Je ne pourrai pas te bluffer à nouveau avec le sorbier Maxine. Cependant, je pense que tu as progressé depuis hier. Tu me fais confiance. Tu t’ouvres à quelqu’un. C’est le début. Et je suis certain que tu arriveras à mettre ton passé suffisamment en sourdine pour te créer d’autres liens d’amitié.

Je suis interrompu par mon téléphone qui vibre. C’est Jordan. Je prends en photo les reliefs de notre repas et lui envoie un message lui disant qu’il me manque. Le retour ne se fait pas attendre avec un selfie où il est entouré de Truc et Machin et un message : « Je n’ai qu’un chiot et un chaton pour me faire des câlins ». Je grogne, car il joue sur une corde sensible. Il me fait littéralement craquer quand il fait cette tête de chien malheureux. Il me donne le sentiment d’être important et utile pour lui. Je secoue la tête en souriant, puis range mon téléphone dans ma poche.

- Tu veux autre chose Maxine ? Un gâteau ? Un autre café ? Sinon, je te raccompagne chez toi et vais rassurer l’adjoint du shérif de ma bonne santé.


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MessageSujet: Re: Être là | Feat Maxine   Lun 19 Déc - 11:59


   


Être là
Ft Maxine & Brian




La réponse de Brian me fait froncer les sourcils, mais en même temps elle me fait culpabiliser. Cent cinquante-trois messages en une soirée. Je n'ose même pas imaginer dans quel état se trouve son compagnon. Brian me fait défiler ces messages sous mes yeux. Entre les messages je peux apercevoir des selfies de lui et de son compagnon, ce qui me fait sourire un peu. La serveuse débarque pour nous apporter notre déjeuner. Comme je suis affamé, je me jette sur mon assiette sans faire attention au regard ahurie que nous lance la serveuse. Je suis bien trop occupé à rassasier mon estomac qui cri famine. Du coin de l'œil je peux voir que Brian fait de même, ce qui étire un peu plus un sourire sur mon visage fatiguée par cette nuit horrible.

- Wouf wouf !

Je relève la tête, plongeant mon regard dans celui du soldat avec un sourire en coin. Je rêve, il est en train de ce foutre de moi. J’attrape ma serviette et je la lui jette dessus. Lui réplique avec un morceau de pain.

- Hé ! On ne joue pas avec la nourriture Monsieur O’Conner !

Je me mets à rire de bon cœur, mais en voyant le regard noir que lance la serveuse je me stoppe instantanément. En étant moi-même serveuse, je peux comprendre sa réaction. Je ne pense pas apprécier qu'un client fasse la même chose lorsque je le sers. Je baisse la tête comme une enfant qui vient de faire une grosse bêtise. Pourtant, je ne peux pas m'empêcher de rire. Le moment du café arrive et, Brian et moi reprenons notre sérieux.

- Je ne pourrai pas te bluffer à nouveau avec le sorbier Maxine. Cependant, je pense que tu as progressé depuis hier. Tu me fais confiance. Tu t’ouvres à quelqu’un. C’est le début. Et je suis certain que tu arriveras à mettre ton passé suffisamment en sourdine pour te créer d’autres liens d’amitié.
- Je sais bien oui. Tout ce que j’espère, c’est que j’arriverais à contrôler la bête qui sommeil en moi…

Je suis interrompue par le vibreur du téléphone à mon compagnon de soirée. J’imagine que c’est Jordan qui s’impatiente de ne pas voir son amoureux débarquer chez lui. Brian sourit avant de secouer la tête et de ranger son téléphone dans la poche.

- Tu veux autre chose Maxine ? Un gâteau ? Un autre café ? Sinon, je te raccompagne chez toi et vais rassurer l’adjoint du shérif de ma bonne santé.
- Non, ça ira je te remercie. Va rejoindre ton compagnon.

Je lui fais un sourire tout en me relevant de ma chaise. Je fouille dans ma veste un billet et je le sors pour devancer l'ancien soldat. Je m'avance vers le bar afin de payer le repas que nous venons d'engloutir avant de retourner auprès de Brian. Nous voilà sortie du restaurant et un vent frais vient s'écraser sur mon visage. Un frisson s'empare de moi. Je remonte la fermeture de ma veste, avant de me retourner auprès de Brian.

- Je tenais à te remercier pour tout. D’être resté alors que ton compagnon s’inquiéter. Alors… Merci beaucoup Brian.

Je m'approche de lui et, je lui dépose un petit bisou sur la joue. En tant normal, je n'aurais jamais fait ce genre de choses. M'approcher d'une personne comme je viens de le faire. Mais, je sais que je peux avoir confiance en Brian et, qu'il ne me fera jamais de mal.

Nous nous retrouvons devant la voiture du policier. Je le remercie encore une fois d'être resté toute la nuit en ma compagnie pour essayer de dompter la bête qui sommeille en moi. Je lui fais un signe de main, avant de rentrer dans mon immeuble, pour me rendre à mon appartement, avant de ressortir de celui-ci pour me rendre sur mon lieu de travail. La journée va être très longue.


FIN DU RP

@Georgie



HRP:
 





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