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 [PNJ] Hectarion Adonaï. - Kindred

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AuteurMessage
Hectarion Adonaï

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Messages : 21
Réputation : 0
Date d'inscription : 16/10/2016

MessageSujet: [PNJ] Hectarion Adonaï. - Kindred    Dim 16 Oct - 17:09



Wanted !

Hectarion Adonaï





► Âge : Né au premier siècle ap Jésus Christ.
► Origine : Latium.
► Métier : Traficant d’objets anciens.
► Groupe : Other Supernaturals
► Avatar :Christopher Walken


Description : Physique et Caractère

Physique - Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’Hectarion n’a pas un visage très rassurant. Le poids de l’âge et d’une existence longue a tendance à fermer les traits, à les tirer, les écarteler même. La tête de forme clairement ovale, la machoir et les joues creuses, presque cadavériques posent la structure effroyable de cette face ne laissant aucune place à la tranquillité.

Ses yeux vert clair apportent un peu de couleur à cet ensemble grisonnant. Ils sont pourtant assez froids et l’on pourrait croire que cet air peu avenant reste figé sur ce visage en une sorte d’angoissante statue, semblable à ces gargouilles de cathédrales foudroyant du regard quelque pécheur impénitent qui passe à sa portée. Il n’en est en fait rien si l’on observe davantage.
Les rides profondes de son âge canonique, sont en fait pour la plus part des rides d’expression. Elles traduisent une propension au rire, aux sourires, à la joie. L’inquiétude se transforme ainsi en extravagance et même en exubérance. Posons le fait : cela ressemble quelque peu à de la folie. Ses coupes de cheveux plus improbables les unes que les autres ne viennent rien arranger. Ayant le cheveu long et plutôt blond, il se coiffe tout en volume. Volume signifiant souvent s’infliger une sorte de gratte-ciel sur le crane. Il peut aussi les plaquer totalement en arrière. Il lui arrive, rarement, de les couper plus courts, un peu en brosse.

Le corps d’Hectarion en lui-même est celui d’un homme d’environ 70 ans, mais en bonne santé.  Il mesure environ 1m85, ce qui est donc plutôt grand. Cependant, ses deux jambes d’échassier confèrent l’impression qu’il mesure quatre ou cinq centimètre de plus par illusion d’optique. Son allure générale est celle d’un homme plutôt rachitique, il semble toujours en manque de nourriture. Le torse étroit, les épaules petites et légèrement affaissée contrastent avec un maintien impeccable et un port altier. Ses membres sont fins, sa musculature quasiment inexistante. Sa peau, ayant perdu l’aspect de sa jeunesse et son élasticité, est désormais tombante. Parsemée de taches brunes, elle simule parfaitement la vieillesse apparente. Sa démarche est lente, tranquille, elle dégage une forme de sérénité et de plénitude.

Concernant ses habitudes vestimentaires, elles vont des plus classiques aux plus improbables, gardant malgré tout une certaine cohérence. Il affectionne particulièrement les costumes sombres, avec une chemise blanche sans cravate. Il ne s’habille qu’en haut de gamme, sur mesure en donnant une certaine amplitude à ses vêtements pour obtenir un léger coté bouffant. Il lui arrive cependant d’opter pour un style plus professoral, en tweed. Voire même,  d’assortir une veste sombre classique avec un jean et un T-Shirt dont les motifs peuvent varier. Du Logo des Rolling Stones à Wonder-Woman, il ressemble parfois à un vieux rockeur désabusé. La même remarque peut être faite pour ses chausses. Du mocassin le plus classique aux santiags, il tient à garder une certaine harmonie dans ses tenues. Côté accessoire, cela varie, il y a cependant deux constantes. Sur sa main droite, il porte une chevalière en or avec ses initiales ainsi qu’une canne en ébène dont le pommeau représente une tête de lion. Puisque notre ami, afin de paraitre plus avenant, fait semblant de boiter allègrement.


Caractère -Un Kindred est de nature insensible. L’âge n’arrange pas l’affaire. Hectarion se distingue pour un mépris total, absolu et presque volontaire de la vie en général, y compris de la sienne. Lorsque l’on a compris que peu de choses avaient un sens, l’on ne se donne plus la peine d’accorder de l’importance à rien. Le temps émousse les convictions, apaise les idéalismes, pour dire le vrai, le temps rend impersonnel. Saint-Augustin disait qu’à force de ne pas agir comme on pense on finit par penser comme on agit. C’est exactement ce quoi est arrivé à Hectarion. La faim dévorante qui le tenaille, inhérente à sa nature parasitaire, lui a fait comprendre qu’hormis satisfaire ses propres envies et buts personnels, il ne trouverait aucune autre satisfaction collective. Rendre le monde meilleur ? Réchauffé. Hectarion avait pu voir l’intégralité des révolutionnaires de l’histoire échouer. Construire une famille, un foyer, pour trouver le bonheur ? Une chimère. La famille détourne de l’accomplissement individuel et finit par donner une tranquillité sclérosante à l’existence.

C’est un divertissement pour ceux qui vont mourir. Mais les autres, ceux auquel le temps a décidé de laisser leur tranquillité sans jamais les inquiéter, voient, les vraies valeurs de cette quincaillerie. Ainsi, Hectarion est totalement égocentrique. Il est dépourvu de tout caractère charitable, de toute solidarité vis-à-vis d’autrui. Il ne s’intéresse qu’à lui et à son but : obtenir toujours plus. De pouvoir, d’influence, d’argent, de faire-valoir… Il n’est que dans l’accumulation permanente. Il ne s’intéressera à un être ou un objet que dans la mesure où celui-ci peut lui être utile ou bien peut satisfaire sa curiosité. Un vilain défaut bien ancré chez Hectarion conséquent à la faim des Kindred. Faim de savoir, tout, sur tout le monde. Il est obsédé par l’information, convaincu qu’il s’agit du métal précieux de l’homme de pouvoir. Il souffre aussi d’une paranoïa avancée. Il ne fait confiance à personne.

Est-il pour autant dépourvu de morale ? Non. Hectarion a sa fierté. Chez lui, elle s’illustre par la loyauté. Certes, il n’agit que par intérêt, mais une fois engagé, il ne se dédit pas y compris si cela lui nuit. La notion de contrat est pour lui une chose sacrée, c’est le seul pilier qui garanti une forme universel : respecter la parole donnée. Il abhorre les traitres,  les parjures et les félons. Il ne dédaigne pas le mensonge tant que celui-ci n’oblige pas à rompre sa parole. C’est pourquoi Hectarion ne promet d’ailleurs jamais rien. En bon superstitieux, il préfère ne pas tenter le diable en s’enchainant à des promesses qu’il devra ensuite forcément respecter.

L’éternité permet de prendre du recul.Elle donne aussi le sens de l’humour, et Hectarion en a à revendre. Il vendrait son âme pour un bon mot, un calembour, une blague morbide. Il préfère l’humour noir. Rire de la misère, de la mort, de l’absurdité du monde est l’un de ses divertissements les plus délectables. Plus sale est la blague, plus grande est la satisfaction. Peu importe la situation, peu importe le moment, peu importe l’auditoire, ce maître de l’ironie ne lésine jamais sur les tirades au vitriol. Conchiant le déclin du monde, l’avachissement de la masse plébéienne, les idées préconçues et capable dans le même monologue de faire l’éloge de la télé-réalité et des tabloïds.

Derrière ce masque de drôlerie se cache cependant une machine parfaitement rodée de rigueur, de planification et d’abnégation. Hectarion n’est pas homme à laisser les choses au hasard. D’une grande prudence, il jauge, sous-pèse et mesure ses actions en toutes circonstances. Il choisit ses batailles avec grand soin.  D’une grande discipline, il sait se priver pour obtenir davantage. Son mode de fonctionnement est celui d’un investisseur. Il agit en permanence en regardant sa courbe des pertes et profits.

Discret, Hectarion n’aime pas trop se montrer, ni révéler son identité. Il vit souvent en reclus et ne doit sa capacité à supporter d’être en société qu’au temps et à la nécessité. L’homme étant un animal social, il faut bien, de temps en temps, lui donner sa gamelle de mondanité. Il entretient cependant toute une série d’agent pour faire le sale travail lorsque c’est nécessaire.



Ton Histoire


I) Tous les chemins mènent à Rome.

L’Histoire commence durant le règne d’Auguste. Le Christ à dix ans à l’époque. Le paganisme, les anciennes croyances, les pratiques occultes, sont encore et toujours d’actualité. Tous ceux qui les pratiquent ne sont pas bien intentionnés. Tous ceux qui s’en servent ne le font pas pour le Bien Commun. Ainsi, il n’était pas rare d’utiliser des runes, l’haruspicine privée ou encore des talismans, dans l’espoir de progresser sur l’échelle du pouvoir impérial ou, dans le cas de l’Empereur, pour le conserver. Ces lieux sacrés de pouvoir sont d’ailleurs, bien souvent, les points de départ et d’appui des empires et des conquérants. Rome n’a pas échappé à cette règle.

Aux alentours de la ville actuelle de Frosinone, dans le latium, la puissance romaine pouvait compter sur  le pouvoir d’un Nemeton, que les druides de l’Empereur utilisaient afin de protéger l’Empire. Las, les secrets ne durent jamais bien longtemps. Des druides fidèles aux ennemis de l’Empereur finirent par apprendre l’existence du site sacré. Ils entreprirent un raid, dans le but de tourner le Nemeton en leur faveur. Ils parvinrent à abattre la garde qui surveillait le site. Pensant ainsi s’abreuver de son pouvoir en toute impunité. Siphonnant le pouvoir du Nemeton afin de prendre le contrôle de l’Empire. Alors que le rituel démarrait, la garde Prétorienne interrompit la session. Il y eut combat, mais certains druides tentèrent de continuer malgré tout le rituel. Une erreur grave, qui coûta la vie aux cinquante personnes qui se trouvait sur les lieux. Le Nemeton se protégea, comme s’il était doté d’une volonté propre. Cette volonté impersonnelle, mêlée aux énormes flux d’énergie qu’avait dégagé le lieu, trouvèrent refuge dans l’un des corps druidiques qui venaient de mourir. Altérant définitivement sa nature, consumant l’esprit qui habitait ce corps, pour permettre à cette volonté de s’accrocher à un corps vivant, pour permettre à cette volonté de s’incarner. Cette volonté devint ensuite un nom. Hectarion.

Il n’est pas aisé de sortir du confortable néant de l’inexistence pour se projeter violemment dans l’être. Prendre siège dans le cerveau, remettre la machinerie en marche. Prendre contrôle des nerfs, faire circuler l’information et enfin pouvoir ouvrir les yeux. Sentir des fourmis dans ses extrémités. Sentir ses muscles endoloris retrouver leur mobilité. Il faut aussi prendre conscience de sa masse. Cela vient assez vite, les instincts prenant promptement le relai de la théorie et de la pensée. Hectarion se lève.  Les souvenirs de celui qui est mort le retiennent un instant. Tout est chaotique, la chronologie s’organise progressivement. Au bout d’une dizaine de minute, tout devient clair. Et surtout, la douleur apparait. La douleur traduit la faim, d’instinct, Hectarion pose ses mains près du Nemeton, et sent l’énergie affluer. Il lui en faut peu pour être rassasié, il est comme un nourrisson.  Pourtant déjà, le vide fait son travail, l’envie d’accumuler se renforce. La Faim nait en même temps que le Kindred.

Il ère quelques jours, avant d’arriver, en haillon, dans la Capitale de l’Empire. Rome. Sans aide, sans toit, sans rien. Si peu de moyens pour de si grandes ambitions. Le geste est encore loin d’être parfait, la pensée loin d’être précise et les réflexes refusent de pointer. La vie est fragile en ses débuts. Cependant elle progresse vite. Au contact des mendiants, des prostituées, des roublards divers de la ville, Hectarion survit. Il ne semble pas être affecté de la peste comme certains, ni même d’aucune autre forme de maladie. Il évite soigneusement les rixes ou la mort est fréquente. Il louvoie, il flatte, il s’affirme enfin. On l’utilise comme voleur, il y excelle, il se fait une réputation, ce qu’il n’apprécie guère. Considérant que les meilleurs voleurs sont encore ceux que l’on ne connait pas. Il mange à sa fin, certes, il n’a pas encore de toit mais les choses vont dans le bon sens. Plus que tout, son intelligence fait des progrès considérables. Il se rend très rapidement compte que son intellect fonctionne bien plus rapidement que les autres. Au bout d’un an, il acquiert la confiance des princes du crime de la capitale. Fiable, précis, efficace, c’est ainsi que le jeune Hectartion est décrit par ses employeurs. Du reste, Hectarion apprend à lire, écrire et compter, surtout compter.

Mais au bout d’un an, il se sent aussi faiblir. Son intelligence est moins vive, sa faim devient douloureuse, comme leur de sa naissance. Il se sent comme attiré par ce lieu qui l’a vu naître. Il s’y rend, et se ressource. Il comprend : la nourriture humaine ne lui apporte qu’une satisfaction sensorielle, mais elle ne le nourrit pas. De retour à Rome, il continue sa vie de voleur et de comptable pour les frappes romaines. Il rend quelques services à des familles aisées. Il économise, sesterce après sesterce. Il investit dans les esclaves et son léger pécule devient une rente lui permettant de vivre ailleurs que dans les bas-fonds et les insulae sordide des pires quartiers romains. Là, il vit de son commerce d’esclave, de divers trafics et commence à se faire une spécialité dans la construction d’un petit réseau. Ce n’est pas les marginaux qui manquent d’argent et pleins d’information. Il les paye, et bien. Car il comprend vite que l’information au bon moment n’a pas de prix. Il comprend vite l’intérêt des pauvres. Si on les nourrit, ils obéissent. S’ils désobéissent, alors il faut les châtier.

Ces quelques commerces plus ou moins honnêtes, ne suffisent pas. Il faut plus, toujours plus. Et Rome a beaucoup à offrir. Hectarion se figure que le vice gouverne les puissants, il faut donc être leur marchand de vice pour pouvoir les tenir en laisse. Il investit toute sa fortune et spécule sur ce qui n’est jamais en crise : le sexe et le luxe. Il devient ainsi un fournisseur des principaux bordels de la ville, ainsi qu’un excellent traiteur. Il est reconnu par quelques familles sénatoriales de moindre importance, l’argent coule désormais à flot. Le petit voleur est devenu le meilleur organisateur d’orgie pour sénateur. Il n’en tire pas une grande fierté, mais il devient ainsi un centre incontournable d’informations. Sa réussite attise jalousie et convoitise. Malgré un service d’ordre fort en muscle, ces anciens employeurs considèrent mal une ascension si rapide et le font bien comprendre à Hectarion : il faut payer. Il paye, il sait qu’il n’a pas d’autres issues. Cependant, les Kindred ont la mémoire longue, il saura s’en souvenir.

La richesse, les informations, et un réseau d’amitié solide construit par dix ans de travail le font finalement passer à l’offensive. Il fait transporter tous ses biens hors de Rome discrètement, et fait égorger ses rivaux et parvient à maquiller les meurtres, faisant ainsi penser que les alliés d’hier avaient embrasé la flamme de la guerre des rues. Il quitte Rome pour les alentours. C’est l’explosion et l’Empereur fait régner l’ordre en réprimant dans le sang les débordements de la pègre. Hectarion n’a plus qu’à revenir, et il se retrouve en situation de monopole sur le marché du vice.

II) L’initiation.

Près d’une décennie avait passé depuis son arrivée à Rome, sa modeste mais belle villa dans un des quartiers réputé de la ville lui avait permis de se concentrer sur ce qui l’obsédait : l’influence. Il avait troqué sa tenue de proxénète contre celle d’usurier. Un métier remarquablement profitable, bien qu’honni. Il avait étendu son réseau à plusieurs villes du Latium. Une fois encore, la réussite avait attiré les ennuis. Hectarion le sentait, mais le surnaturel, qui c’était discret en dehors de ses repas, allait bientôt le rattraper. Rome en était peu pourvue, sinon quelques espèces marginales. Les Loup-Garou s’y faisaient discrets, quant aux autres, ils n’étaient pas assez nombreux pour former des communautés.

Les grandes villes ne sont pas propices à cela. Hélas, les Kindred ne sont pas très communautaires, ils sont plutôt dans l’errance, et c’est ainsi qu’un Kindred du troisième cercle vint à sa rencontre. Soumettant Hectarion, plus jeune, plus faible et inexpérimenté. Néanmoins, cette soumission n’eut pas que des inconvénients. Hectarion gagna un mentor de quatre cent-ans son aîné. Il lui enseigna les pratiques et les coutumes de son espèce. La signification de ses pouvoirs et le but d’un Kindred : dominer, contrôler, grandir en puissance et en influence. Il lui enseigna que les Kindred étaient très peu nombreux, pas plus de cinq cent spécimen, du fait des conditions très particulières requises pour leur naissance.

De ce mentor, il comprit aussi l’absolue nécessité du culte du secret. Jamais le Mentor n’avait dit son nom, ni d’où il venait. Le pouvoir se mettait en scène par le mystère chez les Kindred. Moins on en savait, mieux c’était. Et ensemble, ils firent de juteuses affaires, de rentables spéculations et de profitables coups. En vingt ans, ils avaient pu étendre leurs activités hors de l’Italie, faire du commerce avec la Grèce, l’Egypte et la Gaule. Hélas, les bonnes choses avaient une fin. Hectarion n’ayant presque pas vieillit, sa tête commençait à provoquer quelques soupçons à Rome. Il allait falloir partir, pour un temps. Le Mentor en était d’accord. Ils vendirent leurs parts. Firent transporter l’or sur des navires et se rendirent en Judée. Dans cette contrée austère, loin de Rome, ils s’y feraient oublier.

Hectarion détestait la Judée, il faisait trop chaud, le sable gênait et la situation locale prêtait fort peu au commerce. Quelques mois auparavent, un homme, que l’on nommait Ieshoua avait fait grand bruit ici, et défié l’ordre romain. Il avait fini crucifié comme un esclave. Depuis, la Judée avait retrouvé son rythme habituel, entre révoltes et soumissions. Hectarion se fit publicain, il récoltait l’impôt pour Rome, il pratiquait également l’usure à nouveau. S’attirant les bonnes vue des prêtres et du Sanhedrin, lui et son Mentor purent à nouveau profiter de quelques décennies  afin de faire croitre leur fortune.



III) Grandeur et décadence d’un usurier.

Tous les 30 ans, il fallait s’exiler, tout vendre, transporter son magot, et recommencer. Tout cela prenait du temps, coutait cher, et hélas, des naufrages ou des rapts engloutissaient parfois toute la fortune aquise si durement, et obligeait à recommencer la construction de l’édifice de pouvoir et d’influence des deux Kindred. Hectarion était depuis passé au quatrième siècle. Et l’on se trouvait sous le règne heureux de la dynastie des Antonins. Hectarion avait réussi à force d’intrigue et de patience, à obtenir un poste au Palais Impérial auprès de l’Empereur Marc-Aurêle. Il appréciait cet homme empreint de philosophie stoïcienne et d’une haute rigueur morale. Il méprisait cependant son attitude guerrière. Retourner à Rome après plus d’un siècle d’absence était comme un retour aux sources. Tout était fort différent de cette journée ou il était arrivé en haillon. Aujourd’hui il revenait avec une fortune, des réseaux et une intelligence autrement supérieure. Ainsi qu’un associé qui continuait de l’instruire dans les choses surnaturelles dans lesquelles il avait eu le temps de se verser.

Comme d’habitude, c’est par l’argent qu’Hectarion avait tiré son pouvoir. En particulier en prêtant de l’argent à un taux d’intérêt exorbitant à l’empereur pour armer ses légions. En spéculant sur les grains et en organisant des famines pour faire artificiellement monter le prix, discrètement naturellement. Il fallait faire avec les révolutions de Palais, la Garde Prétorienne aussi, qui devait devenir le principal vecteur de coup d’Etat plus tard.

Lui et Le Mentor furent associés de près au règne de Marc-Aurêle, le Mentor participant même à la rédaction de ses « Pensées pour lui-même » qui, par chance, nous sont parvenues. Sa mort fut pour eux un coup terrible, son fils, Commode, bien que compétent, était brutal et les tenait en horreur. Il fallait fuir de nouveau. Mais cette fois-ci, ce ne fut pas sans heurts. Hectarion et Le Mentor survécurent de justesse, tous leurs biens furent confisqués, et Commode parvint à capturer Hectarion, qu’il réduisit en esclavage et envoya aux galères. Durant trois mois, il dut endurer les coups de fouets, la cadence… Et surtout, il lui faudrait bientôt se recharger, et en mer, au fond d’une cale puante, il risquait tout simplement de tomber en poussière.

Profitant d’un retour au port, Hectarion parvint à incendier le navire et à s’échapper. Faisant ainsi croire à sa mort dans l’incendie, il devait découvrir une terre nouvelle. L’Egypte. Terre de mythes et ou le surnaturel était encore très présent. Sa connaissance relativement fine des arts occulte lui permis de survivre en faisant de la divination… Disons plutôt qu’il escroquait de riches familles en faisant croire à quelques connaissances et capacités dans la lecture des entrailles de crocodiles. Cela ne marcha pas si mal.  En se renseignant auprès des druides qu’il pouvait trouver, il parvint à localiser une source d’énergie tellurique, là où avaient été construites les Pyramides. Après une traversée du désert symbolique, Hectarion put se ressourcer. Un maigre pécule et l’envie de se venger. De cette expérience douloureuse, Hectarion tirera un grand mépris du peuple, qui l’avait toujours haï et auquel Commode avait voulu le jeter en pâture. Hélas, une fois revenu à Rome, prêt à faire rendre gorge à l’Empereur, il ne put que contenir une froide colère et une immense frustration en apprenant sa mort. Il se consola en retrouvant Le Mentor, qui semblait avoir pu revenir depuis un moment, en secret, à Rome. Ils conversèrent longtemps, et conclurent que la mort de Commode le jour même de leur retour n’était pas un signe favorable. Lorsque l’univers vous refuse une revanche avec une telle hâte, c’est qu’il faut changer d’air. Ils se mirent donc d’accord. Il fallait quitter l’Empire et faire route vers l’Est, où des marchands avaient venté de grandes opportunités dans des pays inconnus.

IV) Journey to the East.

Ils s’embarquèrent avec le strict nécessaire et débarquèrent quelques mois plus tard dans l’actuelle Turquie. Ils remontèrent vers le nord. Trois ans de voyage, de pauvreté et de misères. Enfin, ces contrées mystérieuses dont parlaient certains marchands s’étalaient devant eux : Zhong Guo. Autrement dit, la Chine. La Chine de la prospère dynastie Han. Il fallut d’abord apprendre la langue, à la parler, à l’écrire, car ici, il était impossible de faire fortune si l’on ne maîtrisait pas les idéogrammes et la langue. Il était encore moins possible d’approcher et d’influencer les élites. Ni même de trouver de nouveaux leviers de puissance mystique si l’on ne pouvait pas comprendre la divination locale. L’art occulte était très particulier, les « druides » locaux avaient leurs pratiques et leurs usages. Leur forme de divination était très différente de l’haruspicine romaine. Elle consistait en la capacité à lire dans les craquelures d’une carapace de tortue chauffée par des flammes.
Lui et le Mentor comprirent qu’ici, la puissance occulte n’était pas détenue par des druides ou des devins, mais par une sorte de secte, adorant un homme du nom de Boudha. Ils se faisaient moines, étudiaient des Manthra, qui devaient les conduire vers l’éveil. Les moines étaient influents et écoutés. Au même titre que les astrologues qui s’occupaient du calendrier impérial. Le Mentor et Hectarion décidèrent de se séparer temporairement. Le mentor ayant pour objectif d’infiltrer la cour en tant qu’Astrologue et ainsi s’approcher de l’Empereur. Hectarion devait, lui, se faire moine et devenir la figure d’un Saint afin de faire pression sur les élites.

Hectarion ayant acquis très vite la langue chinoise et son système d’idéogramme, et ayant pour lui une très solide formation intellectuelle, son entrée dans un monastère boudhiste ne fut pas très compliquée. Du reste, ces monastères étant souvent construits parfois involontairement sur des point d’énergie tellurique, il n’aurait aucune difficulté à se recharger. Il se lança donc dans une activité intense de méditation et d’écriture. Il lui fallut aussi s’astreindre à des tâches manuelles, ce qu’il détestait. Labourer un champ, faire les travaux d’entretien… Cependant, le pouvoir était à portée. Le Mentor avait réussi à infiltrer le Palais. Il était un anonyme, mais les intrigues, les manipulations, permirent très rapidement de le faire entrer dans l’entourage de l’Empereur. Hectarion lui, mit plus de temps à progresser. Il était cependant très aimé du peuple. Modèle de vertu, inspiration des croyants. Il fit semblant de se retirer trois mois dans une grotte pour méditer. Naturellement, il n’en fut rien, mais personne n’en eu connaissance. Hectarion fut ensuite introduit à la Cour pour rencontrer l’Empereur de l’époque.  Lui et Le Mentor étaient réunis. Ensemble, ils firent régner leur loi sur la cour impériale. A ceci près que la haute noblesse n’entendait pas laisser à deux étrangers la faveur de l’Empereur. Elle se révolta durement. Hectarion usa de sa faveur dans le peuple pour obtenir son soutien. Il prêcha, écrivit, inspirant aussi bien l’admiration que la peur même auprès de ses ennemis. Son bâton de pèlerin à la main pendant que le Mentor usait, lui, de l’administration pour corrompre généraux, espions et soldats et les tourner vers la cause de l’Empereur.
La première phase de la guerre leur fut défavorable. Hectarion, l’Empereur et Le Mentor durent quitter la capitale et la laisser aux mains de l’ennemi et à leurs troupes. Trouvant du soutien dans les tribus Mongoles du Nord, ils parvinrent à continuer la guerre. Hectarion avait pu voir d’assez près les champs de bataille. Le sang, les charniers, la mort, tout cela ne lui procurait aucune satisfaction. Il détestait être ainsi loin des palais, là où les choses sales se déroulaient. Le Mentor partageait sa frustration. D’autant plus qu’il avait passé, depuis quelques mois, le Premier Cercle, il devait donc se recharger très souvent.  Trois ans de guerre incessante les avait désabusés de ces régions de l’est qui devaient faire leur fortune. Hors de question pour autant de capituler. Réunissant tout ce qu’il leur restait de troupes, L’Empereur, Hectarion et les généraux imaginèrent une contre-offensive qui fut fructueuse. La bataille fut rude, près de 60% de l’armée fut décimée, mais la capitale était prise, et les principaux nobles rebelles capturés. Ils furent exécutés sans autre forme de procès, car, cela est connu, la raison du plus fort est toujours la meilleure. La Chine pouvait redormir sur ses deux oreilles. Et Hectarion dans une confortable chambre.

V) La retraite.

La mort du dernier Empereur Han, trente ans plus tard, plongea la Chine dans de profonds troubles. L’Empire se démantela en trois Royaumes perpétuellement en guerre. Un climat qui nuisait une fois encore aux deux Kindred. Le Mentor avait en apparence vieillit, et Hectarion aussi, ce qui avait permis de rester fort longtemps à la cour impériale. Ils s’y trouvaient depuis presque quarante ans. Mais où aller ? Il n’était pas question de retourner vers l’Empire Romain encore. Ni même question de se diriger vers les Mongols au Nord, leur société entièrement guerrière se prêtait peu au mode de vie des Kindred. Ils convinrent alors de rester en Chine, en anonyme, pour l’instant. Hectarion quitta l’habit de moine en simulant sa mort. Le Mentor simula la sienne de même. Il fallait quitter la Capitale, s’installer loin des tumultes le temps que les affaires redevinrent moins risqués. Ils étaient malgré tout connus. Se mettre un peu au vert pour se faire oublier devenait indispensable. Ils se retirèrent donc dans un village éloigné de tout. Ils y vécurent là une vie de  petits magistrats locaux, de juge de paix. Une période tranquille pour tous hommes. Pour deux Kindred âgés de plusieurs siècles c’était une torture. Il fallut s’y résoudre de mauvaise grâce.

Trente ans de perdus à régler les problèmes de vaches, de mauvaise délimitation des champs, à percevoir un impôt misérables sur des gueux… Les années de faste étaient loin. Et la division des Trois Royaumes persistait. Il fallait trouver un moyen de se remettre aux affaires, et d’y rester durablement. La religion s’était montré un excellent moyen d’acquérir l’adhésion populaire. Mais restait le problème de leur immortalité. Chaque fois, l’édifice entier devait être reconstruit. Il fallait fonder une forme de secte, qui permettrait aux initiés de croire en la possibilité d’une immortalité sur terre. Le Mentor en serait le chef, la figure divine. Hectarion en serait le principal officiant. En secret, ils s’attelèrent au travail, rédigeant les textes fondateurs de leur entreprise. Mettant en place une hiérarchie. Les fondations du nouvel édifice de domination étaient en place. Il ne restait plus qu’à conquérir à nouveau les arcanes du pouvoir. Pour cela, il fallait des fonds et des postes importants. Ils avaient déjà une petite fortune. Il leur manquait un nouveau réseau politique à reconstruire, dans une période de profonde division, rien n’est évident.

VI) Unifier la Chine.

Hectarion et Le Mentor se séparèrent afin de mener à bien leur entreprise. Le Mentor se dirigea vers le Royaume dirigé par Cao-Cao. Hectarion parti vers celui de Liu Bei. Là, à la force d’une fortune acquise par tous les moyens possibles et par les intrigues, chacun devint de son côté un personnage influent. Promettant puissance, richesse et longévité à qui les suivait, utilisant leurs pouvoirs pour guérir les maladies grâce à l’énergie qu’ils absorbaient. Se faisant une réputation d’alchimiste non usurpée. Leur secte fut appelée « la Toile » car, semblable à celle de l’araignée, elle était une patiente et méticuleuse construction, dont chacun des éléments servaient un tout. Tout en l’occurrence étant synonyme du Mentor.

Le Mentor avait repéré un homme, particulièrement intéressant, qu’il pensait capable de mettre fin au désordre. Il l’initia à la secte. Utilisa les arts occultes pour le séduire et le conseiller. Le seigneur de guerre Sima Yi, un des généraux de Cao-Cao. Le mentor fait assassiner les héritiers de Cao Cao un à un après sa mort, sauf le plus jeune, créant ainsi un conseil de Régence dans lequel il place Sima Yi comme chef. Le pouvoir de fait se déplace. De son côté, Hectarion a lancé le Royaume de Liu Bei dans une guerre acharné contre son troisième voisin. L’important n’est pas de gagner, mais d’épuiser Wu afin de permettre au Mentor de lancer Sima Yi à la conquête de Wu et de son propre Royaume le moment venu. Et le moment vient, quelques décennies plus tard. Le petit fils de Sima Yi réunifia la Chine, pour un temps seulement. La Secte de la Toile régna pendant dix ans sur le nouvel Empire de la nouvelle dynastie régnante. Hélas, toute l’influence du Mentor et d’Hectarion ne parvenait pas à compenser la faiblesse du nouveau régime, sans cesse déstabilisé. Les seigneurs de guerre reprirent leurs droits, l’Empereur subsista mais perdit de fait tout pouvoir. Le Mentor et Hectarion avait su unifier la Chine, mais ils avaient été incapable de la garder unie. Ils restent dans les sphères du pouvoir, tachant de jouer sur les rivalités entre seigneurs locaux, attendant un moment plus propice pour que la « Toile » puisse régner de nouveau sur la Chine.

L’opportunité ne vint, hélas, qu’après deux siècles de complots, de fuites, de retours, d’apogée, de désastres et de déclin. La nouvelle dynastie émergente des Sui, semblait bien partie pour réunifier la Chine. Ce qu’Hectarion et Le mentor n’aurait pas pu imaginer, c’est que cette unification se ferait contre la Toile. L’Empereur ne tolérant pas que subsiste un tel état dans l’état qui avait pendant trop longtemps infléchis le cour de l’histoire au profit de deux étrangers illuminés, lança une chasse aux sorcières. Trois siècles après leur arrivée en Chine, les deux Kindred devaient fuir à la hâte dans un navire. Ruinés, sans amis ni soutien, ils errèrent sur les routes. Le Mentor devant parfois supporter la faiblesse à force de ne pas se nourrir. Il faillit en mourir plusieurs fois. Hectarion était obligé de lui donner de sa propre force pour le maintenir en vie. Ils atterrirent finalement sur une terre qu’ils n’avaient plus revue depuis longtemps, la Judée. Les bouleversements qu’avaient connus le monde occidental durant leur absence les laissa sous le Choc. Rome était tombée, et il ne subsistait plus qu’un Empire Romain oriental. Le christianisme, cette religion sur ce fameux Ieshoua, était devenue la religion dominante. Plus rien n’était semblable. Eux qui n’avaient connu que Rome ou l’Empire de Chine, se réadapter à cette nouvelle vie allait prendre du temps.

VII) Re-tisser la Toile.

C’est l’ancienne Gaule qui trouva grâce aux yeux des deux Kindred. L’efficace duo avait cependant changé de nature. Hectarion était bien avancé dans le deuxième cercle. Et il savaitu ne chose, tous les Premiers Cercles étaient rivaux entre eux. La longévité nécessaire pour parvenir à ce niveau était telle, qu’un Kindred qui y parvenait était forcément très dangereux. Et Hectarion était bien parti pour y arriver. Le Mentor devenait donc de fait un danger. Hectarion commençait donc à prévoir son émancipation. Le Mentor lui avait tout appris, et Hectarion l’avait dépassé dans de nombreux domaines. Ainsi allait la vie, chaque élève finissait par dépasser le maître.

Le Mentor, bien que du Premier Cercle depuis plusieurs siècles, n’avait jamais pu honorer une ancienne coutumes des Kindred. La rareté du passage d’un Kindred au premier Cercle entraînait la convocation dans la mesure du possible d’une Assemblée, afin de fêter l’événement. Tous les Premiers Cercles y étaient conviés, ce qui, à l’échelle de l’Empire Romain ne faisait pas plus d’une dizaine de personne.  L’Assemblée se réunit en Armorique et l’on intronisa le Mentor. Les rivalités cessèrent, le temps d’une journée. Si l’Empire Romain avait permis à chacun de se tailler une bonne part, à tour de rôle, dans l’exercice du pouvoir, sa décrépitude avait considérablement restreint les possibilités. Les tensions entre les Premiers Cercles devenaient intenables. La guerre interne ne tarda pas à se déclarer. A coup de Royaumes interposés, on cherchait à atteindre son rival. On payait des espèces surnaturelles violentes et peu scrupuleuses pour faire des raids dans le camp ennemi. De son coté, Hectarion devait rester loyal au Mentor pour l’instant. La guerre ne tournait pas en sa faveur. Il n’était guère utile de prendre sa place pour ne rien récupérer. Ceci dit, le Mentor n’avait clairement pas réussi à s’adapter à la nouvelle société dans laquelle il se trouvait. Les temps médiévaux fonctionnaient sur de subtils équilibres, être un simple marchand richissime achetant de l ‘influence ne suffisait plus, la noblesse guerrière était devenue prépondérante. Son seul contrepoid, c’était cette religion chrétienne et son Eglise naissante. L’Eglise, ce formidable réseau dans presque chaque pays de l’Occident médiéval, son réseau de moine, de curés et d’évêques… C’était la Toile, mais en mieux. Hectarion avait désormais son plan pour agir en solo. Il ne restait plus qu’à se débarrasser du Mentor. Il le fit simplement, mais efficacement. Dans son sommeil, Hectarion l’égorgea et le poignarda plusieurs fois. Il détestait répandre le sang, il trouvait cela sale. Mais parfois, certaines choses étaient trop importantes. Six cent ans de tutelle se finissaient. Comme ça, par un coup de couteau bien placé. Hectarion n’était pas du Premier Cercle, il lui fallait donc fuir, se faire discret un moment.

Un long moment, n’ayant « que » six cent cinquante ans, cela signifiait pour lui, cinquante ans de planque. Et avec son apparence désormais d’homme mur, les choses se compliquaient quelque peu. Il décida donc de prendre la tonsure et de se retirer dans une abbaye au fin fond de la Provence. Payant d’année en année les moines pour acheter leur silence. Il ne sorti pas du cloître jusqu’en l’an de Grâce 710 après Jésus Christ. Il venait de fêter ses 700 ans, et accédait enfin au Premier Cercle. Il ne fallait cependant pas se dévoiler tout de suite. Il était totalement libre à présent, il fallait qu’il construise l’édifice, son édifice, avec patience.

VIII) Vox Dei.

Fraichement sorti de l’abbaye, le Kindred devait retrouver le chemin des allées du pouvoir avant de convoquer l’assemblée pour faire entériner son statut. Il se fit donc ordonner prêtre. Par ses intrigues, il parvint à se faire consacrer évêque. Jouissant ainsi de confortables revenus, et d’une protection que les autres Kindred devraient respecter. Les évêques à l’époque étaient des hommes puissants, maître sur leurs territoires dont ils étaient bien souvent les seigneurs.  Fort de ce nouveau statut, Hectarion convoqua l’Assemblée. Naturellement, avec une idée en tête. Faire le plus de victime possible pour réduire le nombre de ses ennemis. Il engagea donc des assassins, pour tuer la moitié des membres de l’Assemblée, et d’autres Assassin, pour tuer l’autre moitié. Y compris lui-même, ce qu’ils ignoraient. Il prévoyait cependant un échappatoire. Le coup fut un demi succès, Huit Kindred sur vingt furent abattus durant l’Assemblée. Laissant ainsi des positions de pouvoir vacantes dans toute l’Europe. Chacun en profita, les cartes furent rebattues. Hectarion prévoyait néanmoins que cette paix précaire entre les Premiers Cercles ne durerait pas. Du reste, le temps balayait peu à peu le système féodal, son âge d’or s’acheva par la Peste Noire, qui décima l’Europe. Un siècle plus tard encore, la Chute de Byzance face à une nouvelle force émergente, l’Islam, donna le coup de grâce. Le vent de l’Histoire avait détruit une fois encore toutes les fondations. L’Eglise avait perdu en influence et Hectarion, qui, avait su se maintenir dans son appareil en changeant d’identité dès que le besoin se faisait sentir, voyait que le pouvoir revenait aux princes temporels. Comme jadis au moment de la Chine, il fallait quitter la robe de bure et ceindre à nouveau les habits du siècle. Le commerce avait pris un  rôle important, la finance émergeait, une société plus confortable pour la mentalité entreprenante d’un Kindred. Il renoua donc avec un métier qu’il n’avait plus exercé depuis fort longtemps, celui d’usurier. Il s’installa dans une République Marchande d’Italie, Venise. L’argent Roi lui donnait sur cette puissante Cité un grand poids dans les affaires politiques. Son emprise sur le monde surnaturel local s’affermit aussi, car, avec la facilitation du commerce, les objets utiles aux arts occultes circulaient plus facilement. Il se trouva donc une vocation qui jamais ne se démenti : Il fournissait aux occultistes les services dont ils avaient besoin. Un livre rarissime ? Il le trouvait. Un calice particulier ? De même.

IX) Rules Britannia.

Deux siècles d’ascension s’écoulèrent. Pour les gens comme lui, se cacher devenait plus simple, on pouvait agir davantage dans l’ombre des administrations. Plus besoin de conseiller un Prince pour avoir une réelle influence, plus besoin non plus de se risquer à combattre soi-même pour faire émerger son pouvoir dans le monde surnaturel. Plus l’on avançait, plus le surnaturel se cachait, ce qui faisait parfaitement les affaires d’Hectarion. Les avoirs circulaient également bien plus facilement grâce aux lettres de change. Le Kindred avait maintenant l’habitude de voir les sociétés changer. Il pouvait sentir le vent tourner. Et, en l’an de grâce 1715, après la mort du Roi-Soleil, il sentait la France sur le déclin. Il sentait également que l’Angleterre, par sa thalassocratie, allait prendre un ascendant décisif et imposer au monde sa vision du monde marchand. Les vieilles barbes du monde surnaturel allaient rester figée à l’époque des Anciens, et comme d’habitude, regarder le progrès leur passer devant. Pas Hectarion. Il laissa la belle Venise et c’est dans la bonne société londonienne. Il entra dans ses sociétés secrètes, et fit ce qu’il savait faire. Gagner en fortune, en puissance et en influence. Son investissement se révéla doublement payant. D’abord, la France fut écrasée par l’Angleterre durant la Guerre de Sept ans. Elle y perdit le Canada. Puis, l’Angleterre fit face à la révolte des 13 Colonies. Hectarion, banquier immensément riche, finança les insurgés. Il savait que leurs idéaux représentaient l’avenir, et ses intérêts. Il fallait, pour l’heure, que l’Angleterre perdit du terrain, au moins temporairement. L’Angleterre perdit, Hectarion eut donc de nouvelles possibilités pour ses compagnies commerciales. Tissant ainsi un réseau Outre-Atlantique.

Certains siècles laissent de meilleures surprises que d’autres. Après les Etats-Unis, ce fut la France. La tête du Roi roulait, laissant place à une république dirigée par la bourgeoisie parisienne, autrement dit des soiffards que quelques pièces d’or pouvaient contenter. Partout, le règne de l’argent semblait venir. Le monde surnaturel n’y échappait pas. Bien qu’en définitive la force restait la valeur cardinale, il fallait désormais se cacher, ne pas montrer ses pouvoirs. Les utiliser avec grand soin, ce qui rendait bien plus compliqué les guerres entre clan surnaturels. L’histoire une fois encore avait fait son travail. Après presque deux millénaires de galère, de haut et de bas, La stabilité de sa position était assurée. Le monde contemporain l’avait bien arrangé, internet, la dématérialisation de l’argent, la révolution des transports… Tout cela avait tout bouleversé. Tant et si bien que le monde sous-terrain avait maintenant une ampleur mondiale. Hectarion pouvait donc s’y complaire à foison afin de poser aussi sa marque sur le monde surnaturel.

C’est ainsi qu’en l’an de grâce 2016, Hectarion Adonaï était un gros traficant d’objets d’arts et d’objets anciens.  Sans pourtant que personne ne connaisse son visage. Utilisant toujours des intermédiaires. Vivant une vie sans excès afin de cacher l’impressionnant nombre de zéro sur ses actifs financiers et compte en banque. Saisissant les opportunités que son réseau tentaculaire grandisse. Or, la nouvelle de la naissance d’un Loup Garou étant un « Vrai Alpha » piqua sa curiosité. Il avait raté le dernier. Et celui-ci, d’après ses faits d’armes, promettait d’être un instrument de choix dans la politique de conquête du Kindred en ce XXième siècle qui s’annonçait comme étant le sien.
Beacon Hills serait-elle la première ville à voir un Kindred combler le vide qui le ronge de l’intérieur ? Seul le vent de l’Histoire soufflera cette réponse.





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Derek Hale
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MessageSujet: Re: [PNJ] Hectarion Adonaï. - Kindred    Lun 17 Oct - 12:00

Voilà un beau voyage dans le temps avec ton histoire ! Je suis franchement impressionné comment tu as réussi à intégrer ton surnaturel dans les arcanes des civilisations qui se sont succédées. Belle maîtrise de l'art de la narration.

L'avatar colle parfaitement au personnage lui donnant toute son envergure.

C'est un personnage particulièrement fort et relativement figé quant à son caractère. Il fait parti des personnages difficiles à jouer car l’excès de caractère est parfois ardu à tenir sur la durée. Cependant, tu sembles avoir une aisance dans l'écriture qui laisse penser que tu es apte à manœuvrer un tel Pandragon.

Je te souhaite donc officiellement la bienvenue. J'espère que tu trouveras chez nous quelques forts en gueule qui pourront tenir la route.



@Elias : On a trouvé un nouveau grincheux ! Tu vas perdre ton titre de vieux croco :p


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Maxine Evans

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MessageSujet: Re: [PNJ] Hectarion Adonaï. - Kindred    Lun 17 Oct - 16:45

Aloha Hectarion !

Je te souhaite la bienvenu dans ce monde de fou What a Face

Maxou'.


But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer — .
quote
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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: [PNJ] Hectarion Adonaï. - Kindred    Lun 17 Oct - 17:39

Hectarion a écrit:
Certes, il n’agit que par intérêt, mais une fois engagé, il ne se dédit pas y compris si cela lui nuit. La notion de contrat est pour lui une chose sacrée, c’est le seul pilier qui garanti une forme universel : respecter la parole donnée. Il abhorre les traitres,  les parjures et les félons.

Ciao'

Voilà un point de caractère que nous partageons. Par contre, ce que je ne partage pas c'est la main mise que je mets sur l'univers du crime organisé sur BH Evil or Very Mad Après, je peux être un bon receleur... Une organisation comme la mienne à toujours besoin de dollars. J'ai de bons voleur dans ma squadra. Il suffit de passer commande.

Bienvenu sur ce forum de cinglés Smile
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Hectarion Adonaï

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MessageSujet: Re: [PNJ] Hectarion Adonaï. - Kindred    Lun 17 Oct - 17:43

Entre mafieux nous sommes des gens civilisés. Je ne suis pas venu à BH pour voler le territoire du mafieux local :p Il y a toujours moyen de s'arranger.

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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: [PNJ] Hectarion Adonaï. - Kindred    Lun 17 Oct - 17:45

C'est bien ce qu'il m'avait semblé lire entre les lignes.
A nos affaires futures Twisted Evil
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Chad Wilder

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MessageSujet: Re: [PNJ] Hectarion Adonaï. - Kindred    Jeu 20 Oct - 21:15

Coucou

Christopher Walken est un acteur qui m'a toujours remué ! Sacré histoire. Bienvenue parmi nous

Heureusement que tu n'as pas choisi cette version là....:
 


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Tama'Rangi Marama

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MessageSujet: Re: [PNJ] Hectarion Adonaï. - Kindred    Jeu 20 Oct - 23:55

Bienvenue l'ancêtre!


L'essentiel est invisible pour les yeux ;
On ne voit bien qu'avec le coeur
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Stephan Wilder

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MessageSujet: Re: [PNJ] Hectarion Adonaï. - Kindred    Ven 21 Oct - 13:56

Oh! C'est avec joie que je vois arriver un nouveau senior sur notre forum. Cela change de la bruyante jeunesse habituelle...

La bienvenue sur ce forum Adonaï.


Cependant... Chad mon fils éloignes-toi de la bande grandissante des bandits qui éclosent à Beacon Hills.


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Arès Kye Coleman

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MessageSujet: Re: [PNJ] Hectarion Adonaï. - Kindred    Sam 22 Oct - 13:03

Je ne vois pas de quels bandits vous parlez monsieur Wilder. Rolling Eyes

Enfin quoi qu'il en soit. Je vous souhaite la bienvenue Mr Adonai. Puisse les affaires être profitables.


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Willem Shepherd

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MessageSujet: Re: [PNJ] Hectarion Adonaï. - Kindred    Dim 23 Oct - 13:57

Bienvenu sur le forum Hectarion. Smile
Histoire impressionnante.



Oula Stark s'en mêle... Je suis juste un voleur de poules... et c'était il y a longtemps ._. Dans un autre état, y a trois mois. Y a prescription. J'ai rien fais, presque...



Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.

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Brian O'Conner

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MessageSujet: Re: [PNJ] Hectarion Adonaï. - Kindred    Lun 24 Oct - 17:52

Bienvenu sur le forum Hectarion. Smile

Tu sembles avoir de la ressources pour ne pas te faire prendre. Mais la police de Beacon Hills veille ! Et bien sûr, premier RP avec Amaro... Il va vraiment falloir que l'on adapte nos cellules à la faune de la ville, nous sommes une vraie passoire ._.


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Derek Hale
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MessageSujet: Re: [PNJ] Hectarion Adonaï. - Kindred    Sam 21 Jan - 21:54

Sans nouvelle du joueur, ni réponse aux MP et à la demande l'Alessandro, transformation de ce personnage en PNJ.

Le compte reste pour le moment uniquement accessible à son créateur.
Il passera dans le domaine commun au bout de six mois sans réaction qui seront considérés comme un abandon définitif.


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