AccueilCalendrierÉvènementsFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion


Trophées


Classement au
14 octobre 2017

Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄br />
Maxine Evans


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman




Classement au
30 septembre 2017

Caracole O'brient


►►►◄◄◄br />
Ruby & Peter


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman




Classement au
15 septembre 2017

Therence Garnet


►►►◄◄◄br />
Éris Blackmoon


►►►◄◄◄

Kada'an Ravewood




Classement au
2 septembre 2017

Éris Blackmoon


►►►◄◄◄

Mafdet Mahes


►►►◄◄◄

Merisha Gunder




Classement au
23 août 2017

Mathieu Lamy


►►►◄◄◄

Alessandro Amaro


►►►◄◄◄

Mickael Wayne




Classement au
5 août 2017

Caracole O'brien


►►►◄◄◄

Merisha Gunder


►►►◄◄◄

Alessandro Amaro




Classement au
07 juillet 2017

Willem Shepherd


►►►◄◄◄

Ashling McLan


►►►◄◄◄

Alex Cormier




Classement au
26 juin 2017

Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄

Alex & Derek


►►►◄◄◄

Nick O'Sullivan




Classement au
10 juin 2017

James MacAulay


►►►◄◄◄

Caleb Lockhart


►►►◄◄◄

Mickael Wayne




Classement au
27 mai 2017

Jaimie O'Sullivan


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman


►►►◄◄◄

Willem Shepherd




Classement au
13 mai 2017

Les Admins


►►►◄◄◄

Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄

Jaimie O'Sullivan




Classement au
28 avril 2017

Gwen W. East


►►►◄◄◄

Caracole O'brien


►►►◄◄◄

Therence Garnet




Classement au
15 avril 2017

Civet


►►►◄◄◄

Stiles & Derek


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman




Classement au
1er avril 2017

Vos 2 Admins


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman


►►►◄◄◄

Kada'an Ravewood




Classement au
19 mars 2017

Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄

Alessandro Amaro


►►►◄◄◄

Willem Shepherd




Classement au
4 mars 2017

Derek Hale


►►►◄◄◄

Pia Abramov


►►►◄◄◄

Matthias Lunsford




Classement au
18 février 2017

Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄

Stiles Stilinski


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman




Classement au
4 février 2017

Mick & Derek


►►►◄◄◄

Maxine Evans


►►►◄◄◄

Brian O'Conner




Classement au
21 janvier 2017



►►►◄◄◄

Mick & Derek


►►►◄◄◄

Willem Shepherd




Classement au
7 janvier 2017

Liam Dunbar


►►►◄◄◄

Willem Shepherd


►►►◄◄◄

Alex Cormier




Classement au
24 décembre 2016

Mick & Derek


►►►◄◄◄

Willem Shepherd


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman





© Code par Mafdet Mahes

Code onglet coulissant :
Okhmhaka de Never Utopia
Partagez | 
 

 Téléphone perdu (PV Therence Garnet/Derek)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Téléphone perdu (PV Therence Garnet/Derek)   Ven 16 Jan - 16:22



Téléphone perdu







Cela faisait maintenant plusieurs mois que j'étais revenu à moi couché sur la souche.
Peu à peu j'avais repris des forces, mangeant racines et bulbes juteux et chassant ensuite lièvres et daims.
J'avais transformé la cache en base permanente, c'était le seul refuge où aucun être vivant ne me trouverait.
J'étais retourné sous terre pour y récupérer mon coutelas à lame noire hérité de mes ancêtres et mon arc, devant creuser à mains nues pour me frayer un chemin dans le boyau effondré.
Pendant les premiers mois, j'avais cherché les traces des miens, ou de leurs descendants,
      car j'avais compris très vite que le temps était passé audessus de moi sans me toucher.
Du village lacustre où j'étais né, je ne retrouvais que les moignons envasés des troncs qui en supportaient la plateforme, livrés aux ravages du temps et des éléments.
Des villages indigènes, rien n'avait subsisté non plus et à la place de l'un d'eux qui était bâti en bordure de la piste principale qui menait à la mer à quelques centaines de kilomètres d'ici, s'était établie une grande ville des hommes blancs, bruyante, lumineuse et puante.
J'avais été traîner sur la coline pour admirer cette grande ville la nuit, mais chaque fois, une de leurs charettes sans chevaux venait troubler la quiètude des lieux et m'obligeait à partir.
Une fois j'étais revenu discrètement et avait surpris 2 jeunes en train de batifoler à l'intérieur ... Donc ils préféraient être là dedans que dans le foin ou les fougères ... Curieux, mais je comprenais un peu le pourquoi...
Au cours de mes recherches nocturnes, j'avais repéré un endroit près de la ville où des jeunes humains, ou pas, venaient régulièrement passer des soirées à boire et à fumer de drôle de cigarillos tous blancs...

On était passé la mi nuit et je rôdais dans ce coin là, trouvant comme souvent les restes d'une soirée autours d'un feu de camp mourrant, beaucoup de détritus, parfois des restes ou des mégots que je jetais dans les braises défaillantes après les avoir reniflés ...
Comment pouvaient ils fumer une pareille horreur ! Jamais je ne mettrais cela dans une de mes pipes ...
Si je voulais récupérer quelque chose, il me fallait le faire de nuit, car au matin, un de ces hommes aux insignes viendrait là et parlaient ensuite dans une chose noire pendue à leur épaule et appellaient des esclaves habillés de couleurs vives pour nettoyer les lieux ...
Je faisais le tour, me baissant de temps en temps, et je tombais sur une de ces étrange pierre avec lesquelles ils communiquaient entre eux en parlant ou en tapotant dessus...
C'était une sorte de tuile lisse au dessus et plus ruguese en dessous, et quand je la pris en la partie lisse s'éclaira, me montrant des symboles et des dessins colorés ... incompréhensibles ...
Je me relevais totalement subjugué par cette chose, la retournant en tout sens et la secouant pour tester si il y avait quelque chose dedans ...
J'étais tellemnt absorbé que je n'entendis pas venir l'intrus ...
Il n'était plus qu'à une dizaine de mètre de moi quand je le sentis et en un éclair je me retournais sur mes gardes :
C'était un jeune humain, habillé comme tous ceux d'aujourd'hui, une bouteille de bière à la main et un de ces bâtons fumant entre les doigts de l'autre.
Il me regardait menançant et m'invectivant en me montrant ce que je tenais, et même après avoir étudié leur façons de parler, ses mots me paraissaient bien obscurs ...
Il leva sa bouteille en la tenant par le goulot menaçant, ce qui fit venir le loup à la surface ...
Je montrais les crocs tandis que mes grifes poussaient à mes doigts et grognais .
j'utilisais cependant mes dernière forces à contrer ce côté obscur pour lui lancer :
- Dégage morbac si tu tiens à ta vie !

© Isaac


Dernière édition par Luam Black MacTire le Mar 20 Jan - 8:33, édité 4 fois
Revenir en haut Aller en bas
Therence Garnet

avatar

Humeur : Troublé
Messages : 809
Réputation : 136
Date d'inscription : 27/12/2014

MessageSujet: Re: Téléphone perdu (PV Therence Garnet/Derek)   Dim 18 Jan - 16:18



Ivre jeunesse


La lune, curieuse, se cache derrière un faible voile pour veiller à ce qu'il se passe en bas entre les hautes cimes. La sono à l'arrière d'une voiture vrombis déraisonnablement dans ce lieux coupé des habitations. Les corps se désarticulent autour de petits feux de joies, projettent des ombres folles sur les troncs et le sol rocailleux. Les étudiants du jours ne sont plus que des êtres primaires la nuit tombée et l'alcool et autres substances illicites pour toute conscience.

Je reprend une gorgé et je remue sensuellement contre ma partenaire éphémère au rythme de la mélodie électronique, en savourant le liquide qui me coule le long du gosier. Je suis encore bien assez sobre pour profiter de la soirée comme il se doit. Mais si elle continue de se frotter moi en battant des cils, je ne répondrais plus de rien...
Raté, elle va voir ailleurs. Si ce n'est pas elle, s'en sera une autre, c'est pas le monde qui manque.

C'est quand je les aient croisés par hasard non loin du bahut que les gars m'ont proposés de me joindre à eux pour la soirée. On connais mon gout pour le divertissements, et si certains on le flair pour s'attirer les ennuies, moi j'ai le nez pour m'attirer aux soirées. J'en avais bien besoin à vrai dire, il se passe des truc un peu trop... énorme pour moi, je crois.

Derek, redevenu ado. Plus j'y pense, plus je me demande si c'était réel ces c*nneries. J'ai rencontré un type, il s'est présenté comme Derek, avait l'allure de Derek, un peu du vécu de Derek... J'ai cru que c'était Derek, mais comme si m'éloigner de lui c'était reprendre pied dans un monde plus ordinaire, j'en viens à remettre cette journée en doute. Ça ne peut pas être Derek.
J'acquiesce à cette idée. Ouais. Les loup, passent encore, des tas de bouquins font état du phénomène, de cette "maladie". Mais le rajeunissent instantané...

Je réfléchis trop, et je suis pas venu pour réfléchir. J'embrasse le goulot de la bouteille en attendant seulement de sa part qu'elle me fasse gentiment basculer dans l’euphorie quand de nouveaux phares nous appelles. Ce qui était un petit feu de camp devient une rave party improvisée, ils arrivent à nous ameuter n'importe qui du moment que...

Je regarde les nouveaux arrivant qui sautent du véhicule, et bloque quelques secondes. Sans blague...

J'accuse spontanément ma consommation avant de comprendre que ce n'est pas un mauvais tour. Je scrute suspicieusement la tête sombre qui se détache bientôt du lot et l'interroge d'un froncement de sourcil quand il me remarque. Qu'est-ce qu'il fiche ici?

-Qu'est-ce qui t’arrive Puppy, tu peux plus te passer de moi?

Je reluque le loup, toujours en version modèle réduit. Je m'exaspère de me rendre compte que ce n'était pas mon imagination. Je crois qu'il vaut mieux que je laisse tomber, chercher un sens dans tous ça me promet plus de maux de tête que ce qui m'attendra demain...

-T'as réussi à te débarrasser de tes bijoux?

Je pointe ses poignets avec ma bouteille.

-Et à te faire la malle?


Ça m'amuse d’imaginer l'ado aller encore s'embarquer dans je ne sais quelle histoire. A croire qu'il peut pas rester en place une minute. Rien à voir avec le mec froid et posé que j'ai put croisé.

-T'as parlé avec ton entourage? Vous avez une idée de ce qui t'arrive et comment... enfin si y a moyen que tu redevienne plus "normal"?
demandé-je à ce propos, dans un élan de sérieux.

J'ai pas l'impression qu'il ait trop envie d'aborder le sujet. Mais j’avoue que même si je ne suis pas sûr de pouvoir supporter un cours sur les lois de la relativité, ça me rend curieux tout ça.

Je le soupçonne un moment de vouloir me faire faux bon, surement l'impression d'avoir quitter son cocon pour retombé sur quelqu'un de trop concerné... Je lui offre un sourire carnassier et j'écrase mon bras autour de sa nuque pour le contraindre à me supporter. Non mon coco, tu t'échappera pas si facilement!

-Est-ce que tu t'es pas demandé si par hasard, t'étais pas simplement un clone de Premier du nom?


J'imagine un immense entrepôt avec de grands bocaux remplis d'une armada de Derek... brrr ça me fout des frissons.

-C'est quand même plus plausible qu'un rajeunissement.
émis-je finalement parti sur ces réflexions malgré moi. Peut-être que dans tes souvenirs sommeille un savant fou qui en voulait à ta peau... ou des extra-terrestre?

Il doit être venu pour s'amuser, alors je le traine jusqu'au buffet sommairement composé de boissons.

-A moins que ce soit une maladie propre à vous autres. Avec un peu de chance, ça passera comme un petit rhume.


Ma main dérape et s'empare de la bouteille de jus d'orange que je lui tend fièrement.

-... C'est peut-être ce qui maintenait ta croissance en fait?
supposais-je d'un faux air sérieux en examinant l'orangeade puis l'adolescent anciennement adulte.

J'éclate de rire et lui tapote l'épaule avant de le laisser se regorger de vitamine sans moi. Je vais lui laisser un peu de répit, contrairement à ce qu'on peut croire, j'ai conscience de devenir assez lourd quand je me laisse aller. Et faut dire qu'avec ce qu'il ce tient... je serais pas près de le laisser en paix.  

Je le laisse vaquer à sa jeunesse et moi à la mienne, non sans garder un oeil curieux sur lui. Alors voilà à quoi ressemblait Derek il y a une dizaine d'année? Un ado sociable et taquin, même s'il ne fallait déjà pas le chercher? J'ai encore du mal à relier complétement le Derek adulte de ce type là. Je me demande ce qu'il se passe dans sa tête. Est-ce qu'il espère oublier sa situation en venant s'amuser ici? Est-ce qu'il cherche à vivre son adolescence, le plus naturellement du monde? Sauf que rien n'est naturel, chez lui, ou dans sa vie. J'échange un long regard avec ma bière. Ça doit être triste d'être un loup.

Je vais le rejoindre. On ne le connais de nulle part, je suis curieux de voir comment il se débrouille pour faire proprement connaissance dans ces conditions. Monsieur a la cote, les midinettes veulent savoir, les questions fusent.
J'échange un regard avec lui quand on s’aperçoit qu'il ne m'est pas inconnu à moi. L'une nous trouve une légère ressemblance qui me fait hausser un sourcil en jugeant le loulou.

-... Ouais... C'est un cousin éloigné. TRÈS éloigné.

Tout les mauvais garçons se ressemblent pour les filles, ça en est vexant. Mais quelque chose m'amuse dans cette situation.

Ça continue, elle veulent savoir d'où il vient, ce qu'il fait ici, s'il est venu rendre visite à la famille...

Je le laisse se débrouiller, mais les questions renvoient inévitablement à son impossible situation. Celle là même qu'il espérerait sans doute pouvoir oublier un moment.

-Tu m'as demandé comment t'étais plus tard.
lui rappelè-je une foi les curieux ailleurs. T'es... vachement pas drôle.

Je le détaille, navré pour lui.

-Tu tire souvent la tronche, on dirais un ours mal léché, tu fais peur à tout le monde. Je pensais franchement que t'étais né avec cette tête tu sais.

J'ai envie de le voir s'amuser un peu ce mioche de Derek. Si l'alcool n'a pas d'emprise sur lui, je suis sûr qu'il peut se lâcher même sans ça, et qu'il ne se faudra pas plus de quelques provocations pour le faire démarrer. Aller Puppy, prouve moi que tu sais t'éclater!


Je me marre comme un c*n, j'ai la tête qui tourne, j'ai besoin de me poser. Je trouve appuie sur un tronc échoué, légèrement en retrait de la sono, le loupiot à ma suite. Si je ne pourrais jamais m’interdit un verre, je m'étais promis de ne plus toucher à la clope. Bah, c'est pas une petite exception qui allait me faire du mal.
Je la lui propose avant de reprendre une bouffée, pensif.

-Alpha, Bêta, Omega... t'as pas arrêté de répéter ça lors de ta crise. Ça veux dire quelque chose?


Alpha, l'absolu. Bêta, l'intermédiaire. Omega, la fondation. Je comprend ces termes, je suppose que ça à d'avantage à voir avec les loups, le chef, le commun et le soumis, mais ça sonne comme une formule. Je constate que ça avait réussi à modérer sa transformation en tout cas.

Il est tard, j'ai pas vu la soirée défilée. La musique a cessé, on nous fait signe, la plupart ont décidé de poursuivre ailleurs. J'invite Hale à s'en aller aussi, ma moto est garée en amont avec le reste des autos, mais je lui laisse le choix de ce qu'il veut faire.

-Et donc...
le reluquais-je, taquin et quelques lueurs alcoolisée dans les yeux. T'as pas toujours été gay? Je me demande quand ça a bien put devenir une évidence... M*rde.

Je fouille mes poches mais rien, aucune trace de mon téléphone. Je me retourne en scrutant le par terre dans mon dos.

-Il a dut tombé quelque part autour du campement. Je reviens.  

J'abandonne la bande pour aller le chercher. On y voit que dalle sans les phares et le feu, et pourtant, les braises s'animent sous un mouvement ombrageux...  

Je ralentis le pas, incertain. Je crois qu'il y a encore quelqu'un, mais j'suis pas sur... Quelqu'un de la fête? J'approche, mais à mesure que je la distingue, la silhouette me parait suspecte... C'est clairement pas une connaissance, on dirait d'avantage un... animal? Une lumière illumine subitement son semblant de face qui se redresse. Mon tél! Je me réveille quand il commence à l'agiter violemment. Mais il va me le bousiller ce c*n!

-Hé! HEY!!!
l'invectivè-je fermement. Touche pas à ça, c'est à moi!!!

Je laisserais pas un pouilleux me voler ce qui m'appartiens! J'empoigne fermement ma bouteille, décidé à le chasser. Je distingue vaguement son poil clair dru et éparse, sa veste salis. Les braises qui subsistent me dépeignent un certain age, mais traduisent surtout l’animalité de sa pose. Il vit dans les bois ou quoi?

-Lâche ce téléphone,
répété-je, ou je te jure...

Je freine maladroitement, ma main en l'air et un raté cardiaque quand il se retourne vers moi.
Oh p*tain! C'est pas un clodo...  

- Dégage morbac si tu tiens à ta vie !


...Morbac?

-Je tiens surtout à mon portable.
répliquais-je pour moi même, l’œil hésitant mais vif et en me balançant d'un pied sur l'autre, décidé à le récupéré mais préparé à détaller si la chose faisait un pas en avant.

C'est peut-être pas un humain, mais j'ai le sang bien assez chaud pour tenter le diable ce soir. Il est hors de question que je me casse sans mon appareil!

© Halloween sur Never-Utopia



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Derek Hale
Administrateur
avatar

Humeur : Tourné vers l'avenir
Messages : 4587
Réputation : 194
Date d'inscription : 15/11/2014
Localisation : Au manoir

MessageSujet: Re: Téléphone perdu (PV Therence Garnet/Derek)   Mar 20 Jan - 16:17






Mais qui est la belette ?

Derek & Luam et Therence
J’admets que le loft que je me suis choisi est spacieux, peu de meubles, grands volumes. J’ai l’impression d’y être chez moi, tout en ne l’étant pas. Ce sentiment d’ubiquité est assez déstabilisant. Je tourne en rond comme un fauve en cage. Peter m’a « assigné à résidence ». Je n’ai pas d’existence légale avec cette apparence… Les autres semblent bien incapable de comprendre ce qu’il m’arrive et je ne les sens pas vraiment inquiets sur mon sort. Ce mystérieux Erick semblerait être la clé de mes ennuis, si je l’avais entraperçu, le druide se faisait insaisissable.  D’une certaine manière, il me rappelait Deaton qui m’observait parfois sans rien dire. Évidement cela avait le don de m’agacer. J’aime être au fait de ce qui se trame autour de moi.

Stiles prit par le lycée, Peter par ses devoirs de futur père, je quittai le loft sans leur permission. Il fallait que je m’aère ! Ils ont beau me dire que je suis un « adulte responsable », je me sens pas du l’envie de donner dans le raisonnable !

Me voilà donc en train de traîner du côté du campus. J’évite le lycée où vu mon apparence, un « adulte » pourrait bien me demander des comptes. A la FAC les gens se moquent de ceux qui traînent. Ceux qui veulent travailler le font, les autres… C’est ainsi que je me joins à un groupe de glandeurs. Je réponds fermement aux questions indiscrètes, joue au malin sans trop pousser. Il faut savoir doser avec les plus âgés que soi. Les filles trouvent adorable mon côté « petit loup », je force le trait sans trop de mal. Les gars finissent par m’estimer quand je ne bronche pas d’un poil après ma quatrième bière.

C’est ainsi que je me retrouve embarqué dans une fête improvisée en forêt. Nous sommes sept dans une voiture cinq places, l’ambiance est chaude et animée. Lorsque l’on arrive, il y a déjà du monde. En fait la fête a déjà bien commencé, d’un regard circulaire je jauge de l’ambiance. Je ne cherche pas une connaissance puisque je suis « hors temps ». Quel n’est pas mon étonnement de justement reconnaître celui qui s’avance vers moi.

-Qu'est-ce qui t’arrive Puppy, tu peux plus te passer de moi?

- Saloperie ! Ta poussive a réussi à te mener jusque-là ?

On se toise, on se jauge tel deux coqs. Lequel aura le ramage le plus pertinent ? Car dans cette fable, il me semble y avoir deux corbeaux pour l’instant, quoique… Je le laisse venir avec un petit sourire en coin ! Ce type me plait, non pour sa belle gueule, mais pour son sale caractère !

-T'as réussi à te débarrasser de tes bijoux? Me demande-t-il pointant mes poignets avec sa bière.

Il avait fallu dix secondes à Peter pour me débarrasser du reliquat des menottes censées me retenir au poste de police. D’ailleurs dans cette affaire, il paraîtrait que je devais remercier mon « beau-père » d’avoir étouffé cette évasion rocambolesque.

-Et à te faire la malle?

- Ce n’est pas un bout de métal qui pose problème, et fausser compagnie aux adultes… est un art qui m’a été enseigné par celui-là même qui essaye de me retenir cloîtré dans mon loft. C’est à se demander si on ne devient pas con en vieillissant…

-T'as parlé avec ton entourage? Vous avez une idée de ce qui t'arrive et comment... enfin si y a moyen que tu redeviennes plus "normal"?

- T’as vraiment envie de mettre les pieds là-dedans ? Il semblerait que je dois attendre après les caprices d’un druide, Erick Dovahkiin. Un conseil, si tu croises ce type : fuit. Bien que je doute qu’on puisse semer le vent…

-Est-ce que tu t'es pas demandé si par hasard, t'étais pas simplement un clone de Premier du nom?

Mais c’est qu’il commençait à me les briser grave ! Je le regardais d’un œil torve, le laissant déblatérer ses âneries. Finalement ce n’est pas plus mal que l’alcool ne me fasse aucun effet. Avec un sourire naissant, je me remémorai d’un petit jeu avec Peter  qui faisait hurler Talia ma mère.

Interlude interdit aux moins de 18 ans Wink :
 

Il éclate de rire, je ne suis pas certain qu’il ait vraiment capté mes rimes à la con. Je crois que mon oncle aurait été fier de mes vers, bien que « Vieux Peter » me semble bien moins amusant que celui que je connais. Je laisse Therence et ses effluves d’alcool et vais m’incruster dans les groupes avec mon naturel habituel. Je fais comme si je connais tout le monde et personne n’ose me demander d’où je sors. Je peux toujours inventer un truc idiot comme un cousin du Mexique en visite. Et qui pour comble d’énormité se nommerait Miguel.

-Tu m'as demandé comment t'étais plus tard. T'es... vachement pas drôle.

Ha !! Pourquoi il vient me soûler  l’ivrogne ? Je n’ai pas envie qu’il me dise comment je suis, pas ce soir…

-Tu tires souvent la tronche, on dirait un ours mal léché, tu fais peur à tout le monde. Je pensais franchement que t'étais né avec cette tête tu sais. Renchérit-il satisfait de sa diatribe.

- Moi faire la tronche ? Tu te trompes de mec !

-Alpha, Bêta, Oméga... t'as pas arrêté de répéter ça lors de ta crise. Ça veut dire quelque chose?

- A ton avis ? Si cela n’avait aucun sens, j’aurais aussi bien pu dire papier, caillou, ciseau, non ?

-Et donc... T'as pas toujours été gay? Je me demande quand ça a bien pu devenir une évidence... M*rde.

Une chance pour lui qu’il se baisse pour chercher quelque chose au sol, car je rate sa gorge à une seconde près. Sujet tabou l’morveux !

-Il a dû tomber quelque part autour du campement. Je reviens.

- Oui si tu pouvais t’égarer avec…

Avec un grognement je retourne écluser du jus d’orange. Je trouve que cela  a un meilleur goût que la bière. Tient ! Il n’y a pas que du jus d’orange dans cette bouteille. Je plaisante avec une fille qui est totalement bourrée, ce qui est une chance car elle ne capte pas lorsque mes yeux passent intensément au bleu électrique sous l’effet d’une aura puissante qui vient de m’envahir brusquement. Un danger me hérisse les poils des bras et les cheveux. Je maîtrise de justesse ma transformation et me tourne vers la source de cette puissance qui m’irradie. Instinctivement j’occulte les rires proches et les bruits de la fête, et me focalise sur un coin sombre de la forêt. Therence est là-bas ! Je ne réfléchis pas plus, sinon à mon instinct primaire qui me fait protéger ma meute. Ma meute ? Et pourquoi j’inclus subitement ce pénible là-dedans ?

- Dégage morbac si tu tiens à ta vie !

- Groah !!

Mes yeux lancent des éclairs bleutés, mes crocs dépassent de mes lèvres et une douce fourrure recouvre mes joues. J’ai doublé Therence et serre le bras qui tient son phone.

- Dis l’épave ! Tu rends son joujou à mon pote et tu te casses de MA forêt. Ce coin-ci fait partie du domaine ancestral des Hale. Il faut montrer patte blanche pour y être toléré !

Dans le feu de l’action, j’oubliai que presque tous les miens étaient morts et que nous étions plus que deux pour défendre cet héritage des meutes ennemies. Le type semblait chercher ses mots comme un ivrogne, pourtant il n’était pas soul, juste un peu maigre, légèrement sous-alimenté, mais en bonne santé. Il avait l’air d’un oméga, mais son aura était forte. Je réalisai que j’avais réagi un peu impulsivement.




(c) Fiche par Mafdet


I want answers. Did you ?

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://blogfantasystories.wordpress.com/
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Téléphone perdu (PV Therence Garnet/Derek)   Mer 21 Jan - 10:31



Téléphone perdu







Le gars était jeune et ne tenait pas très bien sur ses quilles ... l'alcool y était pour quelque chose ...
Il avait eu un mouvement d'hésitation ... D'après ses regards, c'était cette chose qu'il voulait, rien d'autre ...
-Je tiens surtout à mon portable.
Il semblait déterminé ... Comment ceux de maintenant pouvaient ils être aussi dépendants de ces boites !?! Presque autant qu'un poivrot de sa bouteille ...
Tout à coup, la chose se mit à faire de la musique, enfin, de la musique sortait d'elle et quand je la regardais, gardant à l'oeil le gars, le visage d'un autre humain  y était apparu.
C'était vraiment curieux, avant que je ne sois perdu dans les limbes du temps, j'avais pu voir ce qu'il nommaient des photographies, des sortes de peintures faites par une grosse boite noire.
Mais là, c'était tellement parfait qu'on aurait pu croire qu'il allait parler et qu'il était effectivement prisonnier dans cette pierre à moitié polie...
Cette interruption avait fait baisser assez ma tension pour que le loup reparte à l'arrière, et je cherchais maintenant à comprendre comment ça fonctionnait.
Quelques jours auparavant, j'avais réussi à subtiliser une autre sorte de boite aux couleurs criardes à un pêcheur, mais de celle là ne sortaient que des voix et de la musique.
Je m'étais ensuite enfoncé profondément dans la forêt et avais écouté tout le reste de la journée, enregistrant les mots, en reconnaissant la plupart comme étant le langage de l'homme blanc, mais souvent ne comprenant pas ce dont il était question.
Il parlaient de choses complètement abstraites, mais je savais qu'au fur et à mesure je comprendrais sans doute ce dont il était question.
Mais le temps m'avait manqué car la boite mourut peu à peu, sans doute le pêcheur avait il de quoi la nourrir dans ses affaires et l'ignorant, je n'avait pas emporté ce qu'il fallait.
Avant qu'elle ne soit tout à fait muette, je la rapportais à son propriétaire, profitant d'un instant d'inattention pour la déposer derrière lui et m'éclipser tel le vent.
Maintenant j'avais dans la main ce qui avait remplacé le télégraphe, et en face de moi un représentant de l'humanité actuelle, profondément attaché à cet objet...
Mais cela n'arrivait toujours pas à la cheville du Nemed, sauf peut être pour la qualité de l'image sur la partie lisse ...
Peut être était il temps pour moi d'établir enfin un contact pour affiner mes connaissances pour investir cette ville.
Un peu perdu dans mes pensées, je cherchais les mots justes oubliés depuis des lustres, puis fixais à nouveau le jeune et raclais ma gorge :
- ça (désigne la chose) à toi ? (désigne le gars) Moi avoir trouvé là (désigne le sol), toi perdu, moi trouvé, toi dire à moi nom (montre la chose) ... portable ça ? Quoi servir ? télégraphe ? parles ! Après je rends ...
C'est alors que sorti de nulle part une ombre furieuse s'interposa entre moi et l'humain et une main griffue enserra le poignet qui tenait la chose qui avait tant et si bien détourné mon attention et fait baisser la garde que j'en fus un instant surpris.

"- Dis l’épave ! Tu rends son joujou à mon pote et tu te casses de MA forêt. Ce coin-ci fait partie du domaine ancestral des Hale.
Il faut montrer patte blanche pour y être toléré !"

Le temps suspendit son vol ... Mes yeux remontèrent jusqu'au propriétaire de cette main et de cette voix et découvrirent la face animale de mon agresseur, puis, instinctivement, le flash de passage en vision me fit découvrir son essence profonde.
Et le loup réagit d'abord, déboîtant le poignet de l'importun, il lui fait lâcher prise, puis pose sa patte griffue sur la poitrine de son jeune adversaire aux fins de l'expédier loin de nous vers l'autre, l'humain.
Mais là encore le temps semble se figer, enfin pour moi, le druide que je suis discerne le Geis qui entoure mon adversaire dès que nos doigts touchent la peau de l'agresseur, et quand notre main s'applique à le pousser au loin, instinctivement, prélève au passage cette énergie providentielle pour nourrir et régénérer notre corps ... l'énergie du loup et une parcelle du Geis sont prélevées d'un coup et m'alimentent.
C'est donc un humain qui s'envole littéralement dans les airs et atterrit sur les fesses à côté de l'autre  ...
Mais le loup en moi ne veut pas en rester là et rugit monstrueusement de colère tel un alpha ...
- GROOAARHH !! Un éclat rubis traversa nos yeux d'or un instant, et je profitais de cette démonstration d'autorité bestiale pour reprendre le contrôle.
Fixant les 2 jeunes, respirant à grands coups, j'arrive à reléguer la bête vers l'arrière, reprenant peu à peu forme humaine, secouant la tête pour retrouver toutes mes facultés intellectuelles ...
Un lien puissant reliait ces 2 là, un humain et un "Faoladh", un "Hombre Lobo" ensorcelé qui plus est !
le souvenir de cette dernière nuit, de la meute aux ordres des "creuseurs de montagnes" qui vint exterminer les miens repassa devant mes yeux ...
- "Wasicu"! Humain ! toi retenir "Faoladh" esclave, "Wasicu Tanka" ! (crache en direction du gars par terre), Moi ici chez moi, "O Icaga Miye"! Sol natal moi ! "Makoce Miye" ! Terre à Moi! "Makoce Misnala" terre Je ! Même "Faoladh Wanji" meurt moi une seule main (lève la main libre en mimant un coup de patte) !
Je respire à nouveau pour reprendre le contrôle et essayer de penser comme ceux de ce temps ...
- Humain !? moi demander ... toi dire à moi nom (montre la chose) ... joujou ? portable ? Quoi servir ? télégraphe ? parles ! Après je rends ... et c'est tout (jette un regard mauvais au gars qui se relève)

© Isaac
Revenir en haut Aller en bas
Therence Garnet

avatar

Humeur : Troublé
Messages : 809
Réputation : 136
Date d'inscription : 27/12/2014

MessageSujet: Re: Téléphone perdu (PV Therence Garnet/Derek)   Sam 24 Jan - 2:08



Problème de reception
S'il n'a pas décidé de me coller au basque, il faut croire que le loup et moi sommes condamnés à atterrir dans les mêmes trous. Je suis le premier surpris de sa présence, mais je me réjouis de le découvrir aussi irrité de me tombé dessus. La soirée promet de prendre une dimension beaucoup plus intéressante...
Je le toise, je le questionne, et je constate que l'animal fugueur a repris du poil de la bête.

- Ce n’est pas un bout de métal qui pose problème, et fausser compagnie aux adultes… est un art qui m’a été enseigné par celui-là même qui essaye de me retenir cloîtré dans mon loft. C’est à se demander si on ne devient pas con en vieillissant…


Outre l'ironie de sa situation, l'insolence de ce Derek me fait franchement marrer. Elle est tordante cette version adolescente. Mais je m’interroge toujours sur les pourquoi et les comment de la chose. Ça reste pas banal cette histoire...

- T’as vraiment envie de mettre les pieds là-dedans ?
Je hausse les épaules. Pas tellement, je suis surtout curieux de comprendre pour son rajeunissement. Il semblerait que je dois attendre après les caprices d’un druide, Erick Dovahkiin. Un conseil, si tu croises ce type : fuit. Bien que je doute qu’on puisse semer le vent…

Un druide... allons bon. Je me visualise un vioc barbu en toge blanche, des petites herbes et une serbe dans son panier. Ok. Si je croise un tel phénomène, je prendrais un autre trottoir. Ou j'éviterais de trainer du côté de l'asile du compté. Le seul vent que j'ai jamais eut à craindre, c'est celui qui filtre la fenêtre ouverte les soirs ou j'ai l'idée de plonger le nez dans un bouquin. Conséquence d'un stupide cauchemar, enfin je crois...

Mais ça n'explique rien de son état tout ça. Alors j'y vais de mes hypothèses, non sans me foutre un peu de lui. Des loups garous. Pourquoi pas des extra-terrestre?! Ça expliquerait bien des choses.
Enfin, il consent à répondre à mes pensées... en me balançant un slam de sa composition. Je me fais attentif, intrigué par son speech dont je suis l'un des acteur, et admiratif de son flot improvisé. Je me regonfle avec dédain, puis me tort d'incompréhension, à mesure qu'il me présente sa fable à la tournure corsée...
La minute poésie terminée, je le fixe longuement, perplexe. J'ai la bouche à demi-ouverte, prêt à parler, mais je ne sais même pas ce que je devrais lui répondre. Il faut laissé le temps à ses blabla de faire leur cheminement, et puis... je sais pas très bien comment je dois le prendre... minute... je crois que...
...'tain, l'enfoiré!... je viens de me faire joliment enc...

Ok, pour cette fois, j’admets qu'il à peut-être eu le dessus. Je laisse le phraseur aller semer sa poésie ailleurs pour un moment, un rire séduit mais pas mal pincé par son mordant, le sale loup.
Je profite aussi de la soirée, c'est pas l'alcool et les occasions de se poiler ou draguer qui manque, mais je crois qu'une part de moi s'ennuie sans l'autre voleur de moto. Je ne tarde pas à le rejoindre pour le chercher un peu.

- Moi faire la tronche ? Tu te trompes de mec !


Je rigole fièrement, me remémorant le lupin déprimé et prêt à broyer des mains à défaut de broyer son cafard dans un jus de fruit au bistrot. Si tu savais! Même si je dois avoué qu'il sait... savait? aussi se montré social l'amateur de soirée viriles. Et s'il me parlait plutôt de sa berceuse bizarre? Je veux savoir...

- A ton avis ? Si cela n’avait aucun sens, j’aurais aussi bien pu dire papier, caillou, ciseau, non ?


Il ne répond qu'à demi le mioche. Mais ça me fais plaisir de voir à quel point je peux l'enquiquiner. C'est qu'il est pas inintéressant le petit Derek. La fête est terminée, mais je m'amuse encore trop... j'ai pas envie que la soirée s'arrête là, moi... et si...

Je sens comme un courant d'air frôler ma nuque quand je m'aperçois que mon tel n'est plus avec mes clef de bécane. J'ai du le faire tomber du côté du feu, je rebrousse chemin aller le chercher...

- Oui si tu pouvais t’égarer avec…


Hou, mais qu'il est de mauvais poil! J'adore ça. Mon rire se perd dans les bois sombres et vides. Du moins, c'est ce que je croyais...


...Mais qu'est ce que c'était que ce mec?... Un sans logis? Il avait mon portable, mais je pensais pas avant de le menacer, que s'en était un, lui aussi. Un inhumain.

Je me rappelle la tronche du Premier du nom quand il m'a invité dans sa maison délabré. C'était la même chose, des iris luminescentes, des crocs, cette toison sauvage... l'autre en face a tous les critères, enfin il me semble... la lumière nocturne est faible. J'ai le cœur qui bat, c'est la deuxième fois que je me retrouve nez à nez avec un spécimen du genre...

J'observe le type... enfin l'animal... la chose, hésitant à y aller. J'humecte discrètement mes lèvres, balançant entre un pas en avant ou en arrière. J'ai survécu au Derek, je peux faire mon affaire de ce... truc! Je le fixe, déterminé. 'Faut que je lui fasse lâcher mon tél, je partirais pas sans...
La sonnerie coupe cours à la tension palpable. A quoi il a touché le déficient mental? Ah, c'est un appel. Il semble fasciné par le phénomène... Il à l'attention ailleurs, c'est le moment parfait pour le récupérer! Peut-être que si je lui jette cette bouteille à la figure, il...

- Ça
je sursaute, pris en faute avec ma main à demi levée. à toi ? Moi avoir trouvé là, toi perdu, moi trouvé, toi dire à moi nom ... portable ça ? Quoi servir ? télégraphe ? parles ! Après je rends ...

Je le fixe, confus, quand une ombre surgit de mon dos pour s'en prendre au Tarzan. Je crois qu'il me faut quelques secondes avant de réaliser que c'est Derek sous son apparence lupine, le Derek ado sous sa forme lupine...

- Dis l’épave ! Tu rends son joujou à mon pote et tu te casses de MA forêt. Ce coin-ci fait partie du domaine ancestral des Hale. Il faut montrer patte blanche pour y être toléré !

- ...Mon pote?


Je ne peux empêcher un petit rire malin de m'échapper. C'est plutôt drôle comme évocation de la part du gamin qui peine à me supporter. Sauf que je me trouve face à deux loups-garous en plein duel de force. J'ai des frissons, ça a quelque chose de flippant, mais à la fois de fascinant...
Je reste à ma place, à les observer avec un certain ébahissement, le vieux qui analyse scrupuleusement le plus jeune... et soudain, il y a comme ce pressentiment tardif, la certitude qu'il va y avoir une révolution...

Je tressaille au craquement subit, mais même Derek n'a pas le temps de réagir : un regard, et l'autre le propulse dans ma direction.

Je ne sais pas moi même si j'ai cherché à l'éviter ou le rattrapé, toujours est-il que ces quelques secondes de chutes et de stupéfaction passées, je me rue à côté de lui.

-Hé, ça va?!


P*tain, mais c'est quoi ce délire?!... Il lui a pété le poignet ou quelque chose comme ça, sans parler de sa chute. Je ne comprend pas pourquoi Derek à repris son apparence humaine au cœur de la bagarre, mais je saisis que rien ne va plus dans cette pagaille.

- GROOAARHH !!


Un vent de panique me remue les tripes, et c'est les orbites grandes ouvertes que j'accroche les épaules de Derek pour le tirer d'un trot maladroit qui me fais basculer sur les fesses, dans l'espoir inutile de sauver sa peau d'une éventuelle attaque, si ce n'est pas un moyen pour moi de m'en servir comme d'un bouclier...
Je rigole plus. Les loups, les histoires d'horreur, c'est dans les films, pas dans la réalité, pas dans la mienne en tout cas. Pas des loups prêt à nous bouffer comme ça.

Je crois que ses yeux sont passés du jaunâtre au rouge. Je voudrais m'échapper que je ne pourrais pas, je suis transis par la monstruosité... P*tain, on va y rester...

Gauchement affalé derrière Derek, je n'ai pas lâché son t-shirt au niveau de l'épaule. Je tremble, j'ai le cœur qui bat si fort que je ne l'entend plus. Il doit être beau le Therence. Mais la sentence parait durer une éternité avant que l'autre... n’agite sa tête dans tous les sens pour retrouver une apparence plus humaine...

- "Wasicu"! Humain ! toi retenir "Faoladh" esclave, "Wasicu Tanka" !
déblatère t-il en crachant, Moi ici chez moi, "O Icaga Miye"! Sol natal moi ! "Makoce Miye" ! Terre à Moi! "Makoce Misnala" terre Je ! Même "Faoladh Wanji" meurt moi une seule main!

Je continue de le fixer avec autant de méfiance que d'effort à essayer de comprendre. Il parle un dialecte dont je ne comprend pas le traitre mot, ce gars n'a pas tous ses esprits. Si un peu plus tôt j'étais prêt à jouer à Tarzan et Jane avec ce demeuré, pour le coup, je cherche à savoir ce qui se passe dans sa tête et ce qu'il nous veut avec ses cris et ses grands gestes. Je jette un regard rapide sur le lycan qui nous sépare. Qui est-ce qui retient quoi en esclavage, et d'où il nous assassine une main lui?!!  

- Humain !?
Je me contracte à nouveau. Il me parle! Qu'est-ce qu'il me veut le timbré?! moi demander ... toi dire à moi nom ... joujou ? portable ? Quoi servir ? télégraphe ? parles ! Après je rends ... et c'est tout

-Heu...
je regarde Derek se redresser pour me rendre compte que je ferais bien de faire de même.

Finalement, en l'absence de menace, l'autre parait rester calme... Le véritable intérêt de ce sauvage... ce n'est pas nous, c'est uniquement mon mobile...

-O... ouais, c'est un portable... pour... appeler!...
imité-je l'appareil en fermant prudemment le point, mon auriculaire dirigé vers la bouche et le pouce vers l'oreille. Un télégraphe, c'est un peu ça aussi...

Redressé sur mes deux jambes et Derek non loin, je lorgne successivement sur lui m'assurer qu'il tiens avec son poignet, puis sur le sauvage, sur mon téléphone, le sauvage, mon téléphone...

-... Je... peux le récupérer?...
demandais-je dans un sourire maladroit, tendant tout doucement la main et agitant le bout de mes doigts vers le type à quelques mètres de là en signe de requête.  

Il avait dis qu'il me le rendait une fois sa réponse donnée... non?...
Alors je scrute les réactions de celui auquel je pourrais m'adresser comme on parle à un enfant que ce serait le meilleurs moyen de me faire comprendre, à attendre qu'il m'envoie mon bien et à me préparer pour la suite.

Je me contrefous de ces histoires de terre natale et ses délires, dès que j'ai récupérer mon téléphone, j'embarque Hale, et on se casse d'ici!!!

© Halloween sur Never-Utopia



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Derek Hale
Administrateur
avatar

Humeur : Tourné vers l'avenir
Messages : 4587
Réputation : 194
Date d'inscription : 15/11/2014
Localisation : Au manoir

MessageSujet: Re: Téléphone perdu (PV Therence Garnet/Derek)   Lun 26 Jan - 11:02






Problème de communication

Derek & Luam & Therence
Je sus que j’avais manqué de prudence à l’instant même où je finis ma phrase. J’avais agi par instinct et une seconde auparavant j’étais persuadé d’avoir la carrure pour résister à ce gars. Carrure ? Une pensée fugace me traverse l’esprit, mais je n’arrive pas à la saisir. Il me reste comme une vague impression que j’ai un jour rempli ce blouson de cuir dans lequel je flotte. Mon loup se souvient d’une certaine puissance, puissance que je n’ai plus pour l’instant. Je hurle quand mon poignet prend un angle anormal. Celui que je prenais pour un vulgaire oméga totalement miteux est en train de m’imposer son aura. C’est violent et implacable, j’ai beau résister, je ne fais pas le poids, mon loup s’efface devant la suprématie de l’autre.

« - Merde. »

Pas vraiment le temps de réfléchir à ce que je dois faire, que je me retrouve propulsé du côté de Therence. Je m’écrase lamentablement sur le sol, mon bras gauche tenant le droit pour protéger mon poignet de l’impact. A aucun moment, je n’ai quitté l’autre du regard et je vois clairement  ses yeux changer brièvement de couleur. Mais qui est-il donc ? A mes côtés, Therence n’en mène pas large et il a raison d’avoir peur, je ne suis visiblement pas de poids pour lutter. Je sens sa main sur mon épaule, je crois qu’on est dans de sacrés ennuis. Là j’aimerai bien que Ruby ou Peter pointent leurs museaux.

- "Wasicu"! Humain ! toi retenir "Faoladh" esclave, "Wasicu Tanka" ! Palabre l’autre avec difficulté. Moi ici chez moi, "O Icaga Miye"! Sol natal moi ! "Makoce Miye" ! Terre à Moi! "Makoce Misnala" terre Je ! Même "Faoladh Wanji" meurt moi une seule main!

Ce dialecte… saleté de mémoire qui me fait défaut ! Je connais ce dialecte ! Je me remets debout en grimaçant, mon poignet me fait un mal de chien ainsi déboîté. Je comprends parfaitement ce qu’il dit. Je fouille ma mémoire pour savoir pourquoi je comprends cette langue étrange.

- Humain !? Je me contracte à nouveau. Il me parle! Qu'est-ce qu'il me veut le timbré?! moi demander ... toi dire à moi nom ... joujou ? portable ? Quoi servir ? télégraphe ? parles ! Après je rends ... et c'est tou

Alors qu’il semble de nouveau se concentrer sur Therence, j’essaye de prendre du recul et d’analyser ce que j’ai sous les yeux. La peur et la douleur ne m’aident pas à clarifier mes pensées. Ce type est un loup qui semble avoir oublié notre langue, ou alors il a été longtemps isolé du monde… Mais alors qu’est ce qui le fait revenir à la civilisation ? Car c’est vraiment l’impression qu’il me donne, il débarque de je ne sais quel trou paumé, comme ces Amishs qu’on croise parfois et qui semblent surgir d’un lointain passé.

-Heu... Dit Therence. O... ouais, c'est un portable... pour... appeler!... Un télégraphe, c'est un peu ça aussi...

Un silence s’était imposé. L’ermite semblait réfléchir à ce que venait de lui dire Therence. Si je me sentais totalement décalé de plusieurs années avec le monde qui m’entourait, pour celui qui nous faisait face cela se contait en dizaines d’années voire bien plus.

***

« - Derek un peu de respect ! »

Ma joue me brûle. Rarement ma mère use de la violence pour me faire rentrer dans le rang. Mais là je sens toute sa colère et sa désapprobation. Un silence glacial règne dans le salon du manoir. Il semblerait que j’ai mis les pieds dans le plat vu les regards désapprobateurs des adultes de ma meute. Les plus jeunes sont planqués derrière leurs parents. Il faut dire que les deux… indiens ? …sauvages ? qui sont plantés au milieu de la pièce ont une sacré présence.

« - Wa uspekiya  yuonihan a itan ciks. »

La voix du vieil homme était peut être chevrotante, mais son regard perçant me fit reculer. Il venait de rappeler à ma mère de mieux enseigner le respect à son fils.

***

La mémoire me revenait. L’histoire de ce peuple décimé il y a presque deux siècles. C’était la première fois et la dernière fois que j’avais vu ma mère baisser les yeux devant quelqu’un. Les deux hommes qui étaient sortis de nulle part pour y retourner sitôt l’entrevue terminée, étaient venus nous rappeler à nous les Hale, que nous étions tolérés uniquement parce que mes ancêtres n’avaient pas pris part au massacre. Nous sommes des loups garous depuis plus de quatre cent ans et avons investi le continent américain peu de temps après les problèmes sur le plateau du Gévaudan fuyant nos propres prédateurs. Je me rappelle ce  que Talia ma mère, m’avait dit sur nos relations avec les amérindiens des environs avait été difficiles car ils nous considéraient comme des monstres, les « Faoladh ». Le statu quo tenait dans la persévérance pacifique des miens. Ma remarque désobligeante sur l’accoutrement du vieil homme avait sonné comme un couac ce jour-là.

Je sentais Therence partagé entre l’envie de fuir et celle de récupérer son portable. Si l’autre voulait nous retenir, on ne pourrait rien y faire. Il fallait plier pour désamorcer la situation. Ravalant ma fierté je mis un genou à terre tout en grimaçant en essayant d’immobiliser au mieux mon poignet. Je cherchais mes mots, mon vocabulaire était limité et surtout je n’avais jamais eu à parler cette langue qui se transmettait dans ma famille pour pouvoir toujours communiquer avec les Yanas.

- … Cate sice… euh… vous permettre iyowinkisni nous glusniyaya kici masape

Comme ma mère autrefois, je regardais le sol. J’espérai ne pas m’être trompé dans ma demande de pardon et de pouvoir quitter les lieux avec le bien de Therence. Je devais informer Peter de la présence d’un yana ou du moins d’un de leur descendant. Bien qu’avec la « politesse » légendaire de Peter, ce n’était pas gagné pour le respect du protocole. Notre famille était installée ici depuis des lustres, suffisamment pour avoir le droit de se considérer comme chez elle. Il avait été admis par les générations précédentes que l’on ne devait pas oublier de respecter ceux qui étaient là avant nous, en échange les Yunas respectaient notre présence sur ce territoire gagné par la négociation et non pas par la force. Mais ce vieux fou s’en souvenait-il ? Je voulais lui dire que je n’étais pas de la lignée qui avait décimé son peuple. Et que le fait d’être un loup ne faisait pas de moi un coupable. mais je n'avais pas le vocabulaire nécessaire ou il se dérobait à ma mémoire.




(c) Fiche par Mafdet


I want answers. Did you ?

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://blogfantasystories.wordpress.com/
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Téléphone perdu (PV Therence Garnet/Derek)   Mar 27 Jan - 15:30



Téléphone rendu







-Heu... O... ouais, c'est un portable... pour... appeler!... Un télégraphe, c'est un peu ça aussi... Je... peux le récupérer?...
L'humain n'en menait pas large ... Pourtant, comme je l'avais perçu, il était lié d'amitié avec le jeune Faolach ...
Je regardais le ... portable, pensant qu'il m'en faudrait un un jour pour me fondre dans ce nouveau monde ...
Tout à coups l'autre, celui qui m'avait agressé, se mit à genou et me regarda dans les yeux comme il était de coutume pour faire une requête et prouver sa sincérité :
Cate sice… euh… vous permettre iyowinkisni nous glusniyaya kici masape, puis baisser la tête en signe de soumission ...
J'étais interloqué ... Même si son langage n'était pas très correct, tenant du Sioux ou du langage commun plus que du Yana originel, le sens en était très clair et approprié...
Quittant ma posture de combat, je me redresse, reprenant l'attitude du chef de clan que j'étais avant, et m'avance lentement, à pas mesurés, vers les 2 jeunes gens.
Je m'arrête à deux pas d'eux, l'un debout tremblant, l'autre à genoux devant moi, et je lève la main lentement pour qu'il n'y ai pas de méprise pour rendre le téléphone à l'humain :
Moi qu'une parole, Humain, moi rendre toi portable précieux ...
Puis je portais toute mon attention sur l'autre ... Activant ma Vision, je découvrais ses circonvolutions, les analysant pour découvrir sa nature, sa parentelle ...
Sur ses épaules il y avait l'empreinte des ailes de Lug preuve qu'il était bien d'un clan féodé au Nemed et au coeur des spirales le fin fil aux éclats de diamants prouvant son appartenance aux clans des Yanis et aussi son état d'Alpha et de vrai loup enfoui.
Mon coeur en fut délivré d'un peu de noirceur, il y avait donc encore des descendants aujourd'hui ...
Je posais ma main droite sur sa tête, comme le seigneur, le chef et le père le faisaient, puis je m'agenouillais devant lui en lui prenant le menton entre mon pouce et mon index, lui relevant la tête presque avec tendresse jusqu'à ce que ses yeux osent rencontrer les miens :
Cate Sice Mitakoja Ki, pardon fils, Niyina wa Uspewicakiyapi Niye Tiwahe, mère bien élever toi ...
Je posais mes mains sur ses épaules, puis ma main gauche descendit vers son bras meurtri, éliminant la douleur au passage puis le soignant définitivement.
Miye Hca Istime Haske, Je dormir longtemps, Miye Te, je mort, Yutapi Waka Nemeton, Miye Yuhice Apetu Ki Le, je réveillé Wana
je me relève alors, tirant sur son coude pour qu'il se mette debout lui aussi :
Je, ancien Seigneur, passé, toi, nouveau seigneur, présent et avenir, je terreau, toi pousser sur moi, Miye Kola Ye, je toi non ennemi
Je m'inclinais respectueusement une main sur le coeur en reculant de quelques pas et le regardais en inclinant la tête :
Pourquoi toi Iyececa Teca Owe Wakaka ? , air jeune mensonge ? Geis ? magie ? Takuwe ?

© Isaac
Revenir en haut Aller en bas
Therence Garnet

avatar

Humeur : Troublé
Messages : 809
Réputation : 136
Date d'inscription : 27/12/2014

MessageSujet: Re: Téléphone perdu (PV Therence Garnet/Derek)   Mer 28 Jan - 18:05



Autre monde
...M*rde, mais dans quelle galère est-ce qu'on vient de se fourrer?! On se trouve comme deux lapins face à un loup. Et pas du genre civilisé comme Derek... Il nous fais les gros yeux changeant en poussant son grognement, puis crache en faisant de grands gestes avant de m'interroger encore à propos de mon portable. C'est ce qui semble l'intriguer... Je lui répond, un peu empoté, et j'ai l'infime espoir qu'il accepte de me le rendre... Je ne demande rien de plus qu'à ce qu'il me donne mon tél et à pouvoir partir d'ici avec...

-Derek, qu'est-ce que tu fais?...
Lui chuchoté-je alors qu'il pose volontairement un genoux à terre.

Je ne sais pas comment je dois interpréter ça, ça ne me dis rien de bon. Lève toi mec! J'ai à mes côtés un loup, même s'il est plus faible et blessé, ça reste un être potentiellement capable de rivaliser avec cet autre plus sauvage. Mais s'il plie, je fais quoi moi?! Je me doute bien qu'il s'agit d'une façon de calmer le jeu, mais s'il en profite pour attaquer?!
Je reste planté derrière lui, à appréhender la suite. Et il se met à... parler lui aussi ce dialecte pour demander ce que je devine être notre salut. L'autre en face se détend lentement. Quoique, il a cette façon de se redresser, je ne suis pas certain de savoir si c'est en signe d'apaisement ou pour mieux nous dominer...

Il avance... chacun de ses pas fait échos aux battements intrépides dans ma cage thoracique. Derek, j'aimerais que tu te redresse!... Je déglutis quand il se retrouve juste en face de nous. Je veux partir, je ne suis plus très sur que mon portable soit si imp...

J’interroge l'homme lorsqu'il tend pacifiquement mon appareil. Il... Il me le rend?...

- Moi qu'une parole, Humain, moi rendre toi portable précieux ...


S... Super... L'ami Tarzan est honnête, je suis en vie, et mon mobile aussi. Je le récupère d'une volée un peu méfiante. L'idée de tendre ma main à celle qui avait la capacité de se transformer en lame de rasoir ne me rassure pas vraiment, même si un sourire me vaudra peut-être de garder la sympathie du monstre. Puis il pose les yeux sur le jeune loup, toujours dans son humble posture. Il l'observe longuement, semble juger sa déférence, puis... Il pose sa main sur son crâne, un geste sans brutalité, et s'agenouille à son tour.
L'atmosphère a changée. La tension qui régnait s’évanouit peu à peu et j'assiste à la scène avec autant d'incompréhension que d'ébahissement. Le plus vieux semble reconnaitre le plus jeune, comme deux membres d'une même horde qui se retrouvent. La bête transformée en vieux sage s'occupe du bras qu'il à démembré un peu plus tôt. On dirait que sa main est guérie...

Celui qui déblatère d'un sommeil trop long, d'une mort et d'un éveil se relève en entrainant le cadet avec lui.

- Je, ancien Seigneur, passé, toi, nouveau seigneur, présent et avenir, je terreau, toi pousser sur moi, Miye Kola Ye, je toi non ennemi


Je ne dis rien, je ne bouge pas. Je regarde, toujours aussi effaré, l'homme s'incliner devant Derek. Je ne comprend rien à ce qu'il se passe, je ne fais pas parti de ce monde. Je ne veux pas prendre le risque d’interagir et rompre la tranquillité qui a fait de ce fou un soigneur et qui nous garantis de partir d'ici sain et sauf. Mon regard se contente de passer de l'un à l'autre.

- Pourquoi toi Iyececa Teca Owe Wakaka ? , air jeune mensonge ? Geis ? magie ? Takuwe ?


© Halloween sur Never-Utopia



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Derek Hale
Administrateur
avatar

Humeur : Tourné vers l'avenir
Messages : 4587
Réputation : 194
Date d'inscription : 15/11/2014
Localisation : Au manoir

MessageSujet: Re: Téléphone perdu (PV Therence Garnet/Derek)   Lun 2 Fév - 13:19





And now ?

Derek & Luam et Therence
Je n’en menais par large, car si ce qui m’effrayait le plus était bien ma mère en colère, ce qui lui faisait baisser les yeux prenait la valeur du danger absolu. Ne pas se fier aux apparences, c’est que j’avais retenu de cette claque mémorable. Je sentais bien que Therence était interloqué par mon attitude, mais les explications viendraient plus tard. Pour l’instant, je ravalais ma fierté et essayais de sauver ma peau et la sienne. Je doutais de moi, avais-je bien prononcé les mots ? Pire, n’avais-je pas dit une ânerie !

Regardant toujours le sol et les pieds de l’inconnu, je comprends qu’il se redresse pour une position plus pacifique. Je ne peux m’empêcher le lâcher un soupire de soulagement.

- Moi qu'une parole, Humain, moi rendre toi portable précieux ...

Voilà déjà une bonne chose, Therence récupère son phone.  Je doutais sur sa prudence si par aventure l’autre avait voulu le garder. Je ne savais pas si je pouvais me relever, mon poignet me faisait un mal de chien. C’est comme si mes pouvoirs de guérison s’étaient fait la malle. Je tressautai quand je sentis sa main sur ma tête. Je dus me faire violence pour rester ainsi et ne pas me reculer vivement. Je n’ai absolument pas l’habitude de faire profil bas. En fait, c’est juste mon instinct qui me dicte de ne pas bouger. Puis le vieil homme s’agenouille devant moi et me relève le menton.  Je me sens dans la peau d’un enfant en bas âge devant le croque mitaine, mais lorsque mon regard rencontre le sien, je n’y vois aucune haine, ni de fureur. Simplement une attention bienveillante. Son attitude, ses signaux chimiques ont radicalement changés.

- Cate Sice Mitakoja Ki, pardon fils, Niyina wa Uspewicakiyapi Niye Tiwahe, mère bien élever toi ...

A coup de baffes pensai-je… Faut dire qu’avec l’exemple de Peter, ma mère avait fort à faire pour me faire aller droit. « Des irresponsables » nous disait-elle à chaque fois qu’elle nous levait sur une connerie. C’est… c’était Laura qui devait reprendre le rôle d’alpha de la meute des Hale, pas moi. Stiles m’avait raconté ce qui s’était passé pour ma sœur et Peter. J’avais du mal à accepter cet imbroglio familial. Mais la partie où j’avais perdu le rang d’alpha pour sauver Cora me plaisait bien. J’aimais cette image un peu chevaleresque, dont je suis… j’étais loin d’avoir adolescent. Je suis totalement perdu sur ce que je suis et qui je suis vraiment. Ce moi d’aujourd’hui me semble si différent de l’adolescent que j’étais.

Tout en soignant mon poignet, l’ancien raconte son histoire. J’ai du mal avec les mots qu’il prononce mais en comprend le sens général. Le Nemeton nous réserve encore beaucoup de surprise. J’espère que cela ne sera pas aussi terrible qu’avec le Nogistune qui avait investi l’esprit de Stiles. Ce denier avait les larmes aux yeux quand il m’avait raconté cette partie-là de notre histoire.

- Je, ancien Seigneur, passé, toi, nouveau seigneur, présent et avenir, je terreau, toi pousser sur moi, Miye Kola Ye, je toi non ennemi

- Euh… Ok mais moi pas seigneur ici, hein !

Je suis presque gêné de la marque de respect qu’il me donne. Si j’avais été un alpha d’après les autres, cela n’avait pas duré plus d’une année. Et pour l’instant j’étais dans une position particulièrement inconfortable avec ce rajeunissement subit et ma perte de mémoire. Je tiens plus du dingue que du sage.

- Pourquoi toi Iyececa Teca Owe Wakaka ? , air jeune mensonge ? Geis ? magie ? Takuwe ?

- Moi takpa, attaqué.

Je mime un coup de couteau dans le ventre. Je ne me souviens même pas de cette blessure qui m’a collé une fièvre d’enfer pendant plus d’une semaine. Je n’ai aucune cicatrice pour prouver qu’elle a existé.

- Malade… wayazo quand me suis réveillé, devenu teca. Nuni souvenir…

Toujours avec des mots hésitants j’expliquai à l’homme qu’un druide, Erick Dovahkiin, semblait en savoir plus sur ma régression et que finalement Ruby mon alpha tout comme Peter ne semblaient pas très inquiets.  Ils semblaient tous attendre, tout en ne sachant pas quoi attendre. J’en avais assez d’attendre, la mémoire défaillante et mis totalement hors du temps. Car mis à part avec Therence qui me connaissait adulte, je ne pouvais pas vivre tout simplement, ni échanger avec personne. Ruby m’avait dit d’attendre… Ce gars allait-il me dire la même chose ?




(c) Fiche par Mafdet


I want answers. Did you ?

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://blogfantasystories.wordpress.com/
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Téléphone perdu (PV Therence Garnet/Derek)   Lun 2 Fév - 15:45



Téléphone qui vibre, vieux qui se tire






J'attendis en écoutant le jeune loup expliquer la cause de son état, scrutant en même temps les entrelacements de sa nature et de ce qui l'emprisonnait ...
Quand il eut terminé, semblant attendre une réponse de moi, j'hésitais un instant ...
Je levais lentement ma main vers son front et pointais l'index et le majeur pour le toucher...
A ce contact, je perçus la teneur de l'enchantement et sa raison profonde, qui m'arracha un demi sourire ...
"Le pouvoir de tout modifier souverainement est dans notre volonté" disait William Shakespeare ...
Je reculais alors, et allais continuer quand une vibration emplit l'air, suivie par le bruit lointain de voix qui s'approchaient ...
Hu ! Portable bientôt chanter ! Amis vous arriver, chercher ... dis je en me tournant vers l'humain, et immédiatement après le portable sonna effectivement ...
Leur tournant le dos, je me dirigeais vers les fourrés de l'autre côté, puis me retournais :
Tu m'as donné beaucoup matière Mitakoja Ki, Dovahkiin, Ruby Faoladh Alpha, Peter Faoladh, ... , si toi pas patience, moi peux t'aider prochaine lune, mais leçon moins bonne ... lui lançais je un peu moqueur ...
Nous nous reverrons sans doute descendant d'Elisabeth Hale de France ... Adieu Humain ! Mon nom est Luam, Luam Black macTire !
Et je bondis dans les sous bois, disparaissant sans un bruit vers ma prochaine destination à l'autre bout du comté, près d'un carrefour où il y a un bar à motards, où je trouverais ma proie ...
© Isaac
Revenir en haut Aller en bas
Therence Garnet

avatar

Humeur : Troublé
Messages : 809
Réputation : 136
Date d'inscription : 27/12/2014

MessageSujet: Re: Téléphone perdu (PV Therence Garnet/Derek)   Jeu 12 Fév - 1:06



Sain et sauf
L'attaque de ce qui ressemble à un loup, un échange en dialecte oublié, Derek qui se fait soigner d'un geste... je pourrais croire aux effets de l'alcool, mais la peur que m'a foutu ce gars m'a rendu bien lucide.
Je déchiffre vaguement son rébus : il aurait eut de l'influence ici avant le jeune Hale, serait mort, puis ressuscité, puis il aurait aidé Derek à « pousser », et...
Non, en fait j'y comprend rien. Je saisis juste que le concerné est lui aussi confus, en niant son statut de « seigneur » et expliquant avoir été poignardé. Je le sens à moitié convaincu, je me demande s'il ne le mène pas en bourrique. Mais... peut-être pas en fait... Je suis d'une oreille certes très attentive mais embrouillé, l'homme des bois pourrait apparemment l'aider. Il ne parla pas, pointe son indexe entre les deux yeux du jeune loup...

-"Le pouvoir de tout modifier souverainement est dans notre volonté" disait William Shakespeare ...

Ce type est totalement indiscernable... a manger ses mots, puis à nous tirer une réplique shakespearienne en guise de conseil. Il semble lancé dans sa tirade quand quelque chose lui fait relever le nez.

- Hu ! Portable bientôt chanter ! Amis vous arriver, chercher ...


Mon portable? Je n'entend rien, mais la prédiction, ou plutôt comme ses sens avisés l'ont prévenus, l'appareil se met effectivement à sonner dans ma main.

-Tu m'as donné beaucoup matière Mitakoja Ki, Dovahkiin, Ruby Faoladh Alpha, Peter Faoladh, ... , si toi pas patience, moi peux t'aider prochaine lune, mais leçon moins bonne. Nous nous reverrons sans doute descendant d'Elisabeth Hale de France ...

Étranger à tous ces charabia pour me sentir visé, je tique malgré tout. L’appellation me raisonne familièrement, sans que je ne m'en interpelle trop franchement, enfin je crois. Je glisse juste un œil curieux sur le descendant dont le vieux connait bien la lignée.

-Adieu Humain ! Mon nom est Luam, Luam Black macTire !


Et là dessus, le dit Luam Black MacTire se faufile rapidement dans la direction opposé pour nous abandonner là, comme un mirage qui n'existera jamais pour les copains que j’entends rappliquer.
Je reste un instant à fixer l'obscurité du bois qui a mangé le vieux fou avant d'émerger et rouvrir enfin la bouche. Cette partie de la nuit a des airs de rêve éveillée...

-... Ça va ton poignet?
Mon attention passe des yeux de Derek à sa main. Il l'a... réellement guérit, d'un effleurement?

Mais un petit groupe de fêtards nous rejoint, s'interrogeant sur notre disparition. C'est un peu hébété que je leur montre mon téléphone dans un demi sourire qui ne tient pas. Ma tête est plus tiré par la fatigue que mon entrain de plus tôt, la remarque grivoise d'un des gars sur le pourquoi de notre absence me passe complétement à côté. Manquer de se faire bouffer, du moins en avoir la certitude pendant un moment, ça vous pompe de l'énergie.

Je reste silencieux et méditatif, à rire sans même écouter les commentaires du bourré qui m'accompagne un bout de chemin, et à me repasser cet étrange évènement.

-Derek
, l’interpellé-je doucement. C'était quoi ça au juste? Ce philosophe des bois, ces blabla, les révérences et tout le reste... Tu le connais?...

Lui il avait l'air de le connaitre, et même un peu plus que ça, c'est... c'était franchement bizarre toute cette histoire.

-... Tu pourrais pas me faire un résumé, traduit si possible? C'était quoi, un loup?... Y en a beaucoup des comme ça qui traines dans les environs?


Parce que je préfère quand même la version plus compréhensible d'un Derek adulte. Mais justement, je reluque l'incroyable incarnation adolescente, puis je lui fait un signe de la main en me détournant. Qu'il laisse tomber...
Retrouver ma bécane m'offre un réconfort incommensurable. Ma Harley, si tu savais... J'ai la tête lourde, je suis vanné. Pour moi la fête est fini, j'ai plus qu'une envie : rentrer me coucher.
© Halloween sur Never-Utopia



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Derek Hale
Administrateur
avatar

Humeur : Tourné vers l'avenir
Messages : 4587
Réputation : 194
Date d'inscription : 15/11/2014
Localisation : Au manoir

MessageSujet: Re: Téléphone perdu (PV Therence Garnet/Derek)   Sam 14 Fév - 14:45





Lassitude

Derek & Other
- “Le pouvoir de tout modifier souverainement est dans notre volonté" disait William Shakespeare ...

Je suis étonné tout en ne l’étant pas de cette citation soudaine. La situation est choquante, autant que peut l’apercevoir Therence. Mais j’ai un atout sur lui avec cette « mémoire » ancestrale, celle qui se transmet de gré ou pas de génération en génération. Ma mère en était la garante, par seigneur… signifie-t-il que j’endosse ce rôle ? Je ne pense pas avoir la sagesse nécessaire et en y réfléchissant un peu, Peter non plus. Je fais une grimace, je crois qu’il ne reste pas les membres les plus honorables de la famille Hale. L’ancien prédit que le téléphone de Therence allait sonner, ce qu’il fit effectivement. Puis il nous donna son nom et s’en alla, nous laissant comme deux ronds de flanc.

Luam Black MacTire, tire sa révérence et semble disparaitre en fumée. Je secoue la tête me demandant si je n’ai pas eu une hallucination. En regardant l’air d’ahuri de Therence, il semble que non. Je n’aime pas quand les manifestations du surnaturel qui nous entoure, se manifestent ainsi à l’improviste. Il semble que j’ai encore beaucoup à apprendre… et Talia n’est plus là pour me guider. Ma mère, mon alpha me manque… Le pouvoir est dans ma volonté… Celle-ci ne doit pas être très fameuse, car là je me sens faible.

-... Ça va ton poignet? Il l'a... réellement guérit, d'un effleurement? Me demande Therence.

Je hoche la tête et agite ma main devant son nez. Je ne ressens plus aucune gêne ou la moindre douleur. Le groupe de jeune qui nous rejoint s’amuse de nous avec des plaisanteries grivoises, mais Therence et moi réagissons de la même manière. Je crois que nous sommes dans un état second. Il se rend compte qu’on a failli y passer tous les deux. J’ai sauvé ma peau parce que je me suis souvenu de ce dialecte indien. Tout un pan de l’éducation que j’ai eu m’apparait sous un nouveau jour, toutes ces ringardises contre lesquelles je luttais… viennent de nous sauver la peau des fesses. Le plus jeune devrait écouter le plus ancien, mais il ne le fait pas… la nature contradictoire de l’humain sans doute.

- Derek. C'était quoi ça au juste? Ce philosophe des bois, ces blablas, les révérences et tout le reste... Tu le connais?...

- Lui non, mais son peuple oui… des gens qui vivaient là avant nous…

-... Tu ne pourrais pas me faire un résumé, traduit si possible? C'était quoi, un loup?... Y en a beaucoup des comme ça qui trainent dans les environs?

Mais Therence se détourne avant d’entendre ma réponse. Il se dirige vers sa bécane. Le groupe avec qui je suis venu n’est plus là. J’ai un méga coup de blues. Je suis un étranger dans ma propre ville, dans ma propre forêt. La force de ma volonté disait l’ancien… Je soupire, je ne vois pas la solution à mon état. Et pourtant ce n’est pas l’envie qui me manque que de reprendre le cours de ma vie… même avec ce Stiles si c’est ce que j’ai décidé adulte. Je veux bien croire tout le monde, accepter tout ce qu’on m’affirme être et que j’ai oublié… Croire…

- Je croyais que c’était une légende, une histoire comme celle du croc mitaine qu’on raconte aux gosses pour les faire tenir tranquille. Je n’y ai jamais vraiment cru… Je… on m’a enseigné un tas de choses que l’on n’apprend pas à l’école. Je croyais que cela faisait partie du « folklore familiale ». Visiblement, le fait que ma mère n’en a pas démordu à m’apprendre ce langage vient de nous sauver les miches, ou au moins les miennes...

Therence a son casque à la main, il s’est arrête pour m’écouter. Les mains dans les poches de mon jean, du bout du pied je fais des ronds dans la terre. Autour de nous les gens se dispersent, la fête est terminée. Un terrible sentiment de solitude s’abat sur mes épaules. Personne ne m’attend au loft et même si… je ne me souviens pas d’eux… Je n’ai pour l’instant que d’attache que les nouvelles connaissances que je me fais. J’allais demander à Therence s’il voulait bien me poser au loft, mais je sens qu’il est fatigué. Puis à quoi mon me précipiter dans un logement vide ? Je suis coincé dans une sorte de non-vie. Des gens semblent m’aimer mais je n’ai pas de souvenir d’eux ni de ce qui a été nos relations. Je fais un vague signe à Therence et m’enfonce dans le chemin qui mène à la route. Des pensées morbides m’envahissent, peut-on être si mal ? Je n’ai plus rien, plus de famille, elle a brûlé, plus d’amis, ils ont fait leur vie, pas d’existence légale. Alors que j’atteins la grande route et son bitume, je me dis que j’aimerais bien tout compte fait m’endormir et ne plus me réveiller.




(c) Fiche par Mafdet


I want answers. Did you ?

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://blogfantasystories.wordpress.com/
Therence Garnet

avatar

Humeur : Troublé
Messages : 809
Réputation : 136
Date d'inscription : 27/12/2014

MessageSujet: Re: Téléphone perdu (PV Therence Garnet/Derek)   Dim 22 Fév - 15:51



Come on
- Je croyais que c’était une légende, une histoire comme celle du croc mitaine qu’on raconte aux gosses pour les faire tenir tranquille. me répondit un Derek pensif. Donc ce truc c'était... une sorte d' "esprit"?... Je crois que je regrettais un peu d'avoir posé ces questions. Je n’y ai jamais vraiment cru… Je… on m’a enseigné un tas de choses que l’on n’apprend pas à l’école. Dans d'autres circonstances, j'aurais surement rit de cette remarque sur un enseignement "hors-norme", ça avait quelque chose de cocasse de la part d'un loup-garou. Je croyais que cela faisait partie du « folklore familiale ». Visiblement, le fait que ma mère n’en a pas démordu à m’apprendre ce langage vient de nous sauver les miches, ou au moins les miennes...

Je crois que si sa mère n'était pas réduite en tas de cendre, je l'aurais remercier aussi pour le coup. Non, je veux même plus y penser, c'est... trop bizarre. J'ai eu ma dose de frayeur, le film est fini, maintenant je rentre cuver tout ce qu'il s'est passé la tête dans l'oreiller.
J’enfile mon casque, et tandis que les dernières voitures s'éloignent, je remarque le loup qui n'a pas bougé. Je le reluque un peu perplexe.

-Qu'est-ce que tu fais, tu pars pas avec eux?...


Mais Derek s'est déjà détourné en agitant sa main réparée, je ne suis pas sur qu'il ait entendu. Mh. Il fait comme ça lui chante. Il est peut-être plus majeur, il est assez grand pour se prendre en charge.
J'allume le moteur, et je cesse tous mouvement en écoutant le ronronnement de l'engin. Je me retrouve seul dans le bosquet, j'ai un sentiment d’oppression croissante en jetant un long regard circulaire sur les bois qui m'entourent. Je m'attendrais presque à voir l'autre shaman surgir d'un buisson comme un pantin aux dentiers agressif.
Ok, je me casse d'ici!


Derek est seul sur le bord de la route quand j'arrive sur la voie. Il n'y a plus une voiture, les environs sont déserts. Je pourrais mettre les gaz d'un mouvement de poignet pour rentrer plus vite, mais je l'interpelle en ralentissant pour rouler à son niveau.

-Hé, Deuxième du nom.


Il a décidé de ne plus répondre à ce nom, ou il est trop absorbé par ses pieds?

-Hey, Le nouveau seigneur descendant d'Elisabeth Hale de France!


Tiens, je crois que ça ça l'a fais réagir.  

-Tu comptes rentrer à pied? Ça fais une bonne trotte.
retrouvé-je un semblant de sourire en considérant les vaillances du seigneur Hale.

Je me tâte, après tout s'il veut se dépenser, je vais pas le priver d'un peu d'exercice. Moi, je suis plutôt d'humeur à pioncer. Mais mes doigts ne cessent de tapoter sur le guidon.

-Grimpe.

Je m'arrête et j’attends qu'il obtempère. Il me ferait presque pitié à marcher tout seul sur le bord de cette route.

-Je te dépose au loft?


J'attends patiemment qu'il me réponde. J'ai pas l’impression qu'il veuille y aller.

-Tu peux passer un coup de fil si tu veux.


Quoi?... J'étais sérieux pour une fois, il à l'air de vadrouiller sans rien dire à la meute qu'il a sur le dos, dans cet état bizarre d’adolescent, et sans parler de cette apparition... C'est lui qui voit.
Je repart avec mon passager à bord. Avoir un invité ne me dérange pas, mais en général, c'est pas pour dormir que je ramène du monde au milieu de la nuit... En même temps, c'est pas des adeptes des ongles rétractables que je ramène non plus.

L’orée des bois s'efface pour la ville. Si se faire la malle du loft fait partie des habitudes du jeune Derek, c'est qu'il ne doit pas être à l'aise là bas. J'allais pas le laisser errer toute la nuit. Je me demande si cette indépendance était un trait qui lui était propre dans sa jeunesse, ou si c'est en rapport à son rajeunissement et tout ce fatras qui le pousse à prendre de la distance. C'est vrai que pour lui, la seule maison qu'il ait connu est gardée par des engins de reconstructions. Et je comprend qu'il refuse de contacter les siens s'il cherche un peu de liberté.
Je faisais pareil après tout.  

On arrive dans le parking de l'immeuble. C'est ni chic ni miteux, quoiqu'à juger cette foutu chaudière et la wi-fi inexistante, c'est à se poser la question, mais pour ce que je compte y rester, ça me conviens.
Les étages grimpés, je déverrouille et le laisse entrer. L'appart' est petit, un peu plus d'une 15aine de mètres carré sans compter la salle d'eau attenante. C'est pas ce qu'il y a de plus clinquant pour draguer, mais mes conquêtes ont autre chose en tête que juger les lieux quand on arrive ici. Je me débarrasse de ma veste, et d'un mouvement de la main, je lui fais signe de faire comme chez lui, puis je me laisse lourdement tomber sur le lit.

L'endroit est judicieusement agencé pour laisser la place à un mini canapé qui sépare le coin kitchenette du coin à vivre s'il ne veut pas prendre le fauteuil de bureau. Un bureau en bordel, entre carnets, crayons, fusains, quelques vieux tubes et pinceaux inutilisés et plusieurs amoncellements de papiers divers, et quelque part dessous un ordi. Une console trône dans le meuble TV, perdue entre quelques livres qui n'ont rien à faire là. Et puis au mur en face du pieux, le portrait rougeoyant d'un loup.

Je rouvre subitement les yeux à la gueule cauchemardesque qui vient de manquer de me bouffer le nez. Je crois que pendant quelques secondes, je me suis presque assoupis. Je me masse fermement le visage et je m’efforce de me relever.

-Tu veux boire quelque chose? Bière, soda?


J'hésite à lui demander s'il se remet, je sais pas si c'est moi ou si le loup tire vraiment une sale tronche. Il me donne pas l'air d'être prêt pour trouver le sommeil en tout cas. De mon côté, je suis pas sûr d'y arriver non plus. Après les échos d'une maison en flamme, j'étais bon pour être poursuivis par un Tarzan enragé au cours de mes nuits. J'ai passé l'age de ce type de cauchemars, si seulement je pouvais arrêter de penser à ces conneries en appuyant sur un bouton!

Je brise l'immobilisme ambiant en allant farfouiller du côté de la TV. La console en marche et le disque inséré, je tend l'autre manette à l'ado.

-Une PS4, y avait pas encore ça de ton temps, hein?...


Je charrie un peu le jeune-vieux et le laisse choisir le modèle de son bolide. J'allais voir ce qu'il valait sur une piste de course, celui là. Mais il a l'attention ailleurs. Vers le tableau.

-C'est pas de moi.
Répondis-je à son interrogation la plus légitime.

Ces éclats colorés, des touches lâchées comme un hasard maitrisé, figuration enfantine et en même temps saisissante d'authenticité, cette aura mystique à se trouver incapable de donner une émotion à cette face... une sorte de Mona Lisa version lupine... Moi je tâte d'avantage du charbon, stries et tracés qui croquent le réel à la volé ou gratte quelques pensées plus ou moins désirables.    

Un léger rictus me prend, un peu railleur, ou peut-être un inavouable zeste de fierté. Ça l'intrigue ce tableau, hein? Quoi de plus naturel. Moi aussi, ça m'avait fait une drôle d'impression après ma rencontre avec le loup. J'avais assimilé ses explications et relié les morceaux aux... passions de ma mère, même si ça ne faisait qu'ajouter plus de questions et une dimension un peu abracadabrante à mes suppositions. Mais au moins j'avais enfin une certitude : Beacon Hill était une piste fiable.  

Je ne suis pas étonné par le choix de sa monture et opte pour une écarlate à la ligne vive. Plus qu'une tactique rengaine, je suis curieux de savoir si le loupiot a perdu de sa vigueur avec l'age ou s'il n'aurait jamais eu une chance de gagner contre moi. Le disque n'es pas tout neuf, la partie met du temps à se lancer. Je me cale plus confortablement dans le sofa en lorgnant sur mon hôte. Le silence est apaisant d'un côté, d'un autre, je n'arrive pas à savoir ce qu'il pense, et ça, ça me travaille.

-Ça va?...

Je veux pas jouer les inquiets, mais il se retrouve quand même à crécher chez moi, ce que je lui fais comprendre d'un haussement de sourcil paresseux. Et je ne sais pas ce qu'il en dit, mais ça ressemble un peu à un dernier recours. Enfin, je pense ça, je ne dis rien. J'ai d'autres choses à l'esprit...

-Comment ça se passe entre loups? Je veux parler de la "naissance". lâché-je l'air de rien. Tu m'as expliqué... m'avais expliqué que vous en étiez tous dans ta famille. Et si j'ai bien capté, dans l'autre cas, il suffit d'une blessure pour en devenir un, comme dans la légende.

Naitre homme-loup, avoir été homme et devenir garou... je saisis la différence, et j’évalue.  

-Donc l'union de deux loups-garous donne forcément naissance à un loupiot.

Comme lui, avec ses gènes semi-lupins. Mais...
Les combinaisons sont plus variés et les résultats peut-être tout autant.  

Qu'est-ce qui né d'un métissage? L'union d'un garou originel et d'une femme, ou d'un homme et d'une mordue?

Je garde les yeux rivés sur l'écran. Je ne fais que poser des questions à un Derek qui n'a aucun souvenir de nos échanges. J'ai pas à exposer plus de détails. Ni à être nerveux...

De toute façon, la partie démarre enfin. Les réponses viendront peut-être après.

© Halloween sur Never-Utopia



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Derek Hale
Administrateur
avatar

Humeur : Tourné vers l'avenir
Messages : 4587
Réputation : 194
Date d'inscription : 15/11/2014
Localisation : Au manoir

MessageSujet: Re: Téléphone perdu (PV Therence Garnet/Derek)   Mer 25 Fév - 13:57





Loup y es-tu ?

Derek & Therence
-Hé, Deuxième du nom.

Les mains dans les poches je marche sur le bas-côté de la route. Je repense à ce Luam Mac quelque chose. Comme les autres, il ne semblait pas vraiment s’apitoyer sur mon sort. Comprennent-ils seulement ce que ça fait d’être arraché de son temps et transposé à une autre époque ?

-Hey, le nouveau seigneur descendant d'Elisabeth Hale de France!

L’interpellation a le mérite de me ramener sur terre. Therence est là avec sa bruyante bécane. Je devais être sacrément plongé dans mes pensées pour de pas l’avoir entendu arriver.

-Tu comptes rentrer à pied? Ça fait une bonne trotte.

Je hausse les épaules désabusé, je ne pense pas rentrer du tout je crois. Personne ne m’attend, du moins personne que je connaisse. Therence tambourine son guidon, je ne suis pas d’humeur à jouer au coq et reprends ma marche vers nulle part.

- Grimpe. Me dit Therence qui s’est à nouveau arrêté à ma hauteur.

Je le regarde étonné, puis obtempère. Pas que je veuille brusquement aller quelque part, juste pour je crois retarder le moment où je vais me retrouver tout seul.

-Je te dépose au loft?

-… non…

-Tu peux passer un coup de fil si tu veux.

- Non plus.

Je réponds comme un automate. Je crois que j’aurais répondu non à n’importe quelle question. C’est l’accélération soudaine qui me fait comprendre que Therence m’amène quelque part. Je ne sais pas où, et cela me convient parfaitement.

Je ne reconnais pas l’endroit où on s’arrête. J’avoue ne pas avoir regardé la direction qu’il a prise. Je me suis laissé transporter. Je marque un temps d’arrêt avant de le suivre, car je réalise qu’il m’emmène chez lui. Ce geste illumine un peu ma nuit intérieure. L’endroit est petit, à l’image d’une piaule d’étudiant. Alors que Therence s’avachit sur son lit, je fais le constat que lui aussi personne ne l’attend le soir quand il rentre. Je regarde autour de moi. Il semblerait qu’il dessine, étrange, je ne lui aurais pas prêté ce hobby.

-Tu veux boire quelque chose? Bière, soda?

- Non, merci. C’est déjà sympa de…

Je ne termine pas ma phase. Sympa de quoi ? De me récupérer en pleine dérive ? J’accepte la manette de jeu qu’il me tend.

-Une PS4, y avait pas encore ça de ton temps, hein?...

Je regarde la manette, effectivement il semble y avoir des fonctions supplémentaires. Therence lance un jeu de voiture. Parfait, pas besoin de réfléchir. Je choisi mon bolide, racé, à l’arrière un peu évasé, plus lourd mais bien stable dans les virages. Sa couleur, le noir évidement, comme mon humeur. Mon esprit dérive sur nous deux calé devant sa télé. Nouveau constat, dans cette fausse vie que je dois subir, Therence est le seul ami, ou connaissance, que je me suis vraiment fait. Même s’il me connait d’avant, quand on s’est croisé la première fois, il ne savait pas qui j’étais. Il est la seule et unique personne que je peux vraiment rattacher à ce présent étrange.

Je m’aperçois que je ne le connais pas vraiment et du coup scrute son appartement de manière plus attentive. Je veux en savoir plus sur ce gars qui pour moi est un lien réel et non pas un souvenir qu’on m’a raconté comme avec les autres.

Comment n’ai-je pas vu ce tableau en entrant ! Un loup magnifique trône sur un mur. Un premier regard me fait penser à un tableau lambda. Est-lui qui la peint ? Puis je me dis que non, l’œuvre se semble vraiment récente, elle a déjà vu la lumière sur pas mal d’années si j’en crois les blancs d’aspect un peu jauni. Le dessin me plait, je lui trouve un côté rassurant. Cela pourrait être ma mère, si le pelage avait été d’un noir profond.

-Ça va?...

- Oui, enfin… Je suis un peu sonné par ce qui m’arrive.

La partie est chargée, mais il ne lance pas le départ de la course.

-Comment ça se passe entre loups? Je veux parler de la "naissance". Tu m'as expliqué... m'avais expliqué que vous en étiez tous dans ta famille. Et si j'ai bien capté, dans l'autre cas, il suffit d'une blessure pour en devenir un, comme dans la légende.

- Il y avait des humains dans ma famille, ils faisaient partie intégrante de la meute. Pourquoi ces questions ? Tu veux devenir un loup ? Je te préviens que c’est la roulette russe, soit ton corps accepte, soit il rejette la morsure et la transformation.

Je le jauge du regard, si c’est la puissance qu’il associe à mon espèce qui l’intéresse, il baisse dans mon estime.

-Donc l'union de deux loups-garous donne forcément naissance à un loupiot.

Je le regarde de nouveau puis lève le nez sur le loup du tableau.

- Pas forcement, c’est la génétique, un peu comme la couleur des yeux, tu n’hérites pas forcément ceux de tes parents mais parfois de tes grand parents. Dans ma famille, il y avait un peu toutes les configurations je crois. On a toujours favorisé la mixité et la tolérance... J’aimerai un jour reconstruire ça…

La partie démarre, je trouve la game play juste énorme. A la fin du premier tour, je maîtrise les combos. J’ai toi jours mis la pâtée à Peter, et je sens que Therence va subir le même sort. Je me prends au jeu et oublie mes préoccupations le temps d’une partie. J’adore le regard que me lance Therence en abandonnant sa manette à côté de lui. Le tableau m’attire de nouveau, je fronce les sourcils et me lève pour le regarder de plus prêt. Je n’ai jamais vu que ma mère se transformer en loup complet. Peter m’a avoué que lors de la période ou son loup avait totalement pris le dessus, il se transformait en une sorte de montre bien moins reluisante qu’un loup. Le regard de l’animal peint est perçant, il semble me fixer avec intelligence, ce n’est pas un loup nor… Je me retourne vers Therence, il a encore la colère de la défaite dans le regard. Oui vraiment, ce loup me plait. J’ai envie de plonger mes doigts dans sa fourrure.

- Y a un air de famille.

Puis je secoue la tête devant l’énormité de ce que je viens de dire. Ce tableau a dû être acheté dans une quelconque boutique d’art. Je tourne le dos au tableau et regarde Therence en m’écroulant dans son fauteuil.  Mais quand même, cette manière de me fixer… Je crois que les histoires de ce soir m’on remuer l’esprit et je vois des histoires pas nette de partout.

- Tu as peut-être sommeil ?

Et puis quand bien même, il est bien trop dangereux de matérialiser une preuve de notre existence de cette manière.




(c) Fiche par Mafdet


I want answers. Did you ?

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://blogfantasystories.wordpress.com/
Therence Garnet

avatar

Humeur : Troublé
Messages : 809
Réputation : 136
Date d'inscription : 27/12/2014

MessageSujet: Re: Téléphone perdu (PV Therence Garnet/Derek)   Dim 8 Mar - 1:38



Réplique
Quand je propose de déposer le jeune Derek quelque part, c'est un robot qui me répond successivement. Pas envie de rentrer chez lui. Envie de contacter personne... Plus envie de rien, si ce n'est se laisser balader. Je doute pas qu'il soit débrouillard et qu'il aurait trouvé un endroit où passer la nuit ou de quoi s'occuper, mais... C'est pas comme si j'avais pas de place pour quelqu'un.
Il se réveille un peu quand je lui propose à boire.

- Non, merci. C’est déjà sympa de…


Sympas? Ça m'amuse, ça sonne presque comme un remerciement ça. Mais ça me fais comprendre que le dur à cuire de dix-sept piges avait bel et bien besoin de quelqu'un ce soir.

-C'est quand tu tires cette tête que tu mérites d'être appeler Puppy.
le moqué-je dans l'espoir de lui tirer une mine plus vive, en lui rapportant quand même un soda.

Cet air de chien battu... de chiot abandonné serait plus juste. Mais c'est ce qu'il est pour l'occasion. Il observe le portrait de ma mère. Et je me demande jusqu'à quel point la sienne, sa famille, doit lui manquer. S'il se remet.

- Oui, enfin… Je suis un peu sonné par ce qui m’arrive.


- Y a de quoi.


L'autre gourous n'avait pas été très clair sur sa situation. Ses réponses ressemblaient plus à des énigmes que des solutions pour ce que j'avais tiré, dont une réplique shakespearienne en guise d'encouragement... Au final, il n'est pas tellement plus avancé. Et je me sens pas vraiment l'âme d'un berger pouvoir lui remonter le moral à ce niveau là.

Alors à défaut de savoir où aller dans ces vies dépourvue de sens, je nous propose un jeu de course. Un jeu où il n'y a qu'à suivre la route, et se concentrer sur un seul objectif : arriver le premier. Ça compenses ces bêtises.
Mais ça n'empêche pas mon cerveau de fulminer. Plus j'en apprend sur les loups, et plus mes horizons s'élargissent. Je m'interroge sur leur "naissances".

- Il y avait des humains dans ma famille, ils faisaient partie intégrante de la meute. Pourquoi ces questions? Tu veux devenir un loup?


Ça m'arrache spontanément un rire.

-J'ai l'air de vous envier les rouflaquettes et le mono-sourcil ?!

-Je te préviens que c’est la roulette russe, soit ton corps accepte, soit il rejette la morsure et la transformation.


Ok... C'était déjà pas plus tentant que ça, j'ai une raison supplémentaire de ne même pas y songer. Je me défend d'un pli de sourcil au regard offensif qu'il me lance. Ça va, je cours sérieusement pas après ses facultés bestiales! Même si d'un certain côté... ce serait pas inutile.  
Donc, il y avait des humains dans sa famille... J'aurais pas imaginé une communauté si singulière être aussi ouverte. Mais j'imagine que seul deux lycanthropes peuvent donner naissance à des petits mon... des petits garous?

- Pas forcement,
poursuit-il en jetant un œil au tableau. C’est la génétique, un peu comme la couleur des yeux, tu n’hérites pas forcément ceux de tes parents mais parfois de tes grand parents.

J'assimile dans le silence le plus total en détachant mes yeux du portrait. D'accord... c'est... ça peut supposer pas mal de chose...

-Dans ma famille, il y avait un peu toutes les configurations je crois. On a toujours favorisé la mixité et la tolérance... J’aimerai un jour reconstruire ça…


-Une chouette famille
. approuvé-je dans un sourire vague.

Il y avait du regret dans sa voix. Je ne saurais pas comment et je ne tiens pas à le formuler, mais je suis désolé pour lui. D'autant plus en percevant les valeurs qu'ils défendaient et l'admiration qu'il leur portait, ça fait sincèrement envie.

Puis il est temps de commencer la partie. Pour couper cours à ses afflictions, et pour m'éviter de me faire ronger par mes propre réflexions que je sens déjà m'attaquer. Ça me rassure et ça m'encourage de le voir lui aussi prêt à s'immerger là dedans. Mais on verra bien s'il ne regrettera pas après s'être manger une défaite supplémentaire!


Je balance la manette sur mes genoux et m’attrape les cheveux dans un pincement de lèvre rageur. Ch*er ! Il est fort le minus. Je serais prêt à l'inviter à un second tour, voir qui est-ce qui se démarque de l'autre, mais ce serait faire preuve de mauvaise foi, non? Puis vaut peut-être mieux rester sur une égalité... je le battrais à nouveau un de ces jour de toute manière.  

Il s'est posté devant le portrait pour l'admirer de plus prêt. Je crois que ça me plaît que ce tableau suscite un certain intérêt. C'est le seul que j'ai gardé de tout ce que ma mère avait peint. Ce n'est pas une œuvre qui a bénéficié d'un public, elle n'a pas été conçue pour être admiré. Elle trônait dans chacune des maisons qui nous avaient accueillis, toujours astucieusement placée à l'entrée. Peut-être pour effrayer le visiteur... peut-être pour nous garder prisonnier de son emprise. Ce loup, je le détestais autant qu'il m'intriguais à l'époque, lui qui faisait comme un écho aux humeurs de ma mère qui me recevait sévèrement sur le pas de la porte, au terme de nuits de découche. Maintenant... je suis le seul à le voir, et je crois que ça me rassure qu'il vive au travers d'autres yeux que les miens.

- Y a un air de famille.


-Quoi?...


Il parle de quoi ? Du loup ? De moi ? Je fronce un peu plus les sourcils, suspicieux alors qu'il semble balayer sa réplique.

- Tu as peut-être sommeil?


-... Pas vraiment...
réfléchis-je un peu trop activement alors que j'étais bien parti pour me reposer. Qu'est-ce que tu viens de dire?... Il me ressemble? Il ressemble à quelqu'un que tu connais?

Pour lui c'était une remarque futile, mais pas pour moi. Ça ne peut pas en être une, il a pas lâché ça pour rien, il faut que je sache! Parce que depuis que je suis au courant pour leur existence, que j'ai compris que cette toile avait du sens, j'ai eu le temps de me faire de nouvelles suppositions sur ma paternité. Juste des idées, des trucs auquel on pense sans s'y attarder, parce que c'est trop... Trop! Mais en m'expliquant cette histoire de génétique aléatoire, il vient de donner confirmation à ces vagues soupçons. Alors si j'ai des airs de je ne sais quoi...

Je le scrute avec intensité, mais un élan de lucidité me calme. Ne jamais se laisser abrutir par de belles illusions, le réveil est toujours pénible. Un rire m'échappe tandis que je reproche au garou son imbécilité d'un geste vers le désigné.

-C'est un loup...


Et je ne suis pas un loup. J'ai peu de chance de ressembler à un loup, d'autant que celui là n'est rien d'autre qu'un amas de peinture. C'est pas comme s'il pouvait avoir flairé un lien... Et quand bien même il lui ferait penser à quelqu'un...

-Tous les loups se ressemblent, non?


Outre quelques signes distinctifs comme le pelage, la couleur des yeux... Je saurais pas différencier un chien d'un autre pour peu qu'il ait un pelage similaire, un peu comme les membres d'une ethnie paraissent se ressembler pour une autre peuplade. Mais je me rend compte de l'idiotie de ma question. Les animaux se différencies par bien d'autres aspects. Les odeurs, ces trucs là... Mais ça résout pas que ça, c'est un vague portrait. A mes yeux...

Je m'emporte, c'était peut-être vraiment qu'une remarque en l'air après tout. Ou pas... C'est pas possible, je peux pas rester là dessus, pas après ce qu'il vient de remuer! Puis j'ai le sentiment que Derek est pas totalement insensible à cette représentation...

-Les loups... je veux dire, les loups-garous... J'ai bien vu vos visages, toi et l'autre allumé des forets. C'est un... mélange, mi-homme, mi-animal. Ce portrait... Dans l'hypothèse où il représente quelqu'un, ça ne peut-être qu'une métaphore, on est d'accord?...

...Ou simplement, un loup. Mais avant même qu'il n'ouvre la bouche, je lis la réponse sur son visage. Et la chimère au pourprines teintée de pépites d'or qui domine les lieux prend soudain une toute autre dimension...
© Halloween sur Never-Utopia



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Derek Hale
Administrateur
avatar

Humeur : Tourné vers l'avenir
Messages : 4587
Réputation : 194
Date d'inscription : 15/11/2014
Localisation : Au manoir

MessageSujet: Re: Téléphone perdu (PV Therence Garnet/Derek)   Mer 11 Mar - 21:55





One Truth


Derek & Therence
La soirée avait été mouvementée et me volià planté chez Therence à sortir une banalité comme une autre. En fait, je ne sais pas quoi faire de ma peau. Mais je suis content d’avoir échoué ici. Aussi étrange que ça puisse paraitre, ce gars est ce qui m’apparait comme le plus normal depuis que je me suis réveillé à côté de Stiles, dans ce corps que les autres me disent trop jeune et la mémoire de ce laps de temps jusqu’à une vie d’adulte évaporée dans les nimbes. Je me sens un peu gêné de squatter ainsi, Il avait l’air fatigué après cette rencontre avec ce vieil indien. Je lui demande donc s’il a sommeil.

-... Pas vraiment... Qu'est-ce que tu viens de dire?...

Je ne saisis pas immédiatement, puis je comprends qu’il parle de ce que je viens de dire, de ma remarque sur le tableau. J’avais parlé sans réfléchir et avait presque oublié ce que je venais de dire  moins d’une minute après. Ma tête est si confuse

- Il me ressemble? Il ressemble à quelqu'un que tu connais?

Sa voix prend des accents d’hystérie. L’ai-je froissé ? Je regarde de nouveau le loup sur le tableau. Ai-je commis un impaire ? Ce tableau semble prendre une nouvelle dimension. Il a une importance à ses yeux sinon son cœur ne s’emballerait pas ainsi.

-C'est un loup... Dit-il moqueur mais néanmoins nerveux. Tous les loups se ressemblent, non?

Je secoue la tête en dénégation. Les loups sont aussi différents entre eux que les gens. C’est une fausse impression que de penser qu’ils sont tous pareils. Fatigué il y a une minute, c’est un Therence bien éveillé qui me fixe. Je sens que j’ai mis le doigt sur quelque chose, mais je suis bien incapable de comprendre quoi. Ce loup sur la peinture…

-Les loups... je veux dire, les loups-garous... J'ai bien vu vos visages, toi et l'autre allumé des forets. C'est un... mélange, mi-homme, mi-animal. Ce portrait... Dans l'hypothèse où il représente quelqu'un, ça ne peut-être qu'une métaphore, on est d'accord?...

Je soupire, ai-je l’air d’une métaphore ? Il a vraiment l’esprit obtus ou il le fait exprès ?!  Il est clairement sur la défensive. Mais quelle valeur a donc ce tableau.

- Qui a peint ce loup ?

Quand il me répond, je comprends alors l’impression furtive que j’avais eue sans même m’en rendre compte. Mais maintenant qu’il pointe le sujet…

- Ma mère pouvait se transformer totalement en loup… c’est une capacité rare, réservée à ceux qui sont intimement en communion avec l’animal qui les habite. Enfin c’est ce qu’elle m’a expliqué.

Je souris d’une manière désabusé. Combien de fois gamin je m’étais concentré en me transformant, poussant mon aura. Mais mes mains restaient des mains, je restais avec mes deux bras et mes deux jambes. J’avais demandé des milliers de fois à ma mère comment elle faisait, désespérant y arriver un jour. Même Peter n’en était pas capable, ni aucun des autres loups de la meute des Hale… C’est vers mes quinze ans que je m’étais fait une raison. La transformation en loup intégral n’était accessible qu’à de rares élus. Et même avec toute mon arrogance, je savais que je n’avais pas la carrure, ni l’étoffe d’être un de ces êtres exceptionnels. Mon regard passait du tableau à Therence. Il n’avait rien d’un loup mais la flamme dans son regard… Je ne savais pas quoi dire, je pouvais me tromper mais Therence semblait bien trop troublé pour que cela ne soit qu’un simple don de l’artiste qui avait peint cet animal magnifique et racé. Cet animal dont le regard reflétait toute son intelligence.

- Est-il possible que ta mère ai croisé un des miens ? Un de ma race ?

Du bout des doigts je suivais le tracé de l’animal, effleurant le relief de la peinture à l’huile. Non, ce n’était pas un loup ordinaire, pas avec un regard pareil.

- Je…

Le regard que me lançait Therence était terrible. Quelle boite de Pandore avais-je ouverte ? Quand le vin est tiré, il faut le boire. Je me lançai donc.

- Ce… n’est qu’une sensation mais ce loup n’est pas ordinaire. Il a… le même regard que ma mère…  Sa mâchoire… là et là, dis-je en passant mon doigt sur ce que je voulais montrer, chez un simple loup c’est plus large. Sans parler de la couleur des yeux…

Le rouge des alphas. Ruby a des paillettes dorées dans les siens, héritage de son monde chimérique.

- Ma mère avait le pelage brun, comme mes cheveux, dis-je en me touchant la tête.

Je me tus un moment, ce n’était plus moi qui étais perdu en ce moment, ou plutôt mes propres soucis étaient passé brusquement à l’arrière-plan au fur et à mesure que moi aussi je comprenais les implications.

- Ta mère a peint un loup garou Therence…

Que dire de l’arrondi en amande de ses yeux, de cette manière de fixer droit devant soi… Était-ce un oncle, un membre de sa famille ? Puis je repensais aux questions qu’il m’avait posées un peu plus tôt sur la transmission des gênes de loup.

- C’est… extrêmement rare la transformation intégrale. Ce loup, enfin la personne qui a servi de modèle doit être quelqu’un de sage et puissant.

Je m’éloigne du mur au loup avec respect. De simple croute, il vient de passer au stade de personne réelle. Je réagis comme tous les loups qui ont côtoyé ma mère, je courbe instinctivement l’échine face au dominant. C’est juste une simple peinture, c’est ridicule, mais c’est inscrit dans mes gênes.

Je finis par me laisser tomber sur le divan. Je vois les émotions passer sur le visage de Therence. Je ne sais pas ce qui se passe dans sa tête, ni le film qu’il est en train de se faire. Je me trompe peut-être du tout au tout. Suis-je vraiment impartial, moi qui a comme vœux le plus cher celui de revoir ma mère.





(c) Fiche par Mafdet


I want answers. Did you ?

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://blogfantasystories.wordpress.com/
Therence Garnet

avatar

Humeur : Troublé
Messages : 809
Réputation : 136
Date d'inscription : 27/12/2014

MessageSujet: Re: Téléphone perdu (PV Therence Garnet/Derek)   Mer 18 Mar - 20:49



Obscure lumière
J'ai oublié le nom du parc, mais on y garde plusieurs spécimens de la faune locale. C'est pour les protéger. Mais quand je vois ces grillages qui surpassent largement le gardien, un géant passionné, moi je trouve que ça ressemble plus à des cages, même si la forêt s'étend largement derrière. Enfin, je me dis qu'il vaut sans doute mieux, parce qu'un un ours pourrait se barrer et aller manger un bras ou deux. Des cris de femme apeurées, du sang, partout, brrr, ça me ferais une super histoire à raconter à mes nouveaux camarades. Je frémis mais je garde pour moi mon sourire, le visage blasé. C'est pas près d'arriver, cette visite c'est juste du pur ennuie. Y a qu'à écouter ma mère qui noie le gardien de questions. Je comprend pas la moitié de ce qu'ils racontent. Je soupire bruyamment pour faire savoir ô combien je m'ennuie et rappeler que j'existe, mais c'est le cri d'un aigle derrière le grillage qui me fait sursauté en retour. Je trace pour retrouver les adultes qui continue leurs chemins, et c'est tout juste si je me rend compte qu'on s'arrête. Je ne fais que suivre machinalement, le nez rivé sur ma console, je boude les occupations incompréhensibles des adultes.

-Therence, regarde!


Pourquoi je regarderais? J'ai des bestioles japonisante à capturée, une bonne centaine. J'exécute une torsion du cou exagérément souple en poussant un énième soupir, et l'entrain de ma mère s'explique.
C'est la première fois que je vois des loups en vrai. J'observe vaguement l'animal derrière sa grille, réfrène un inavouable frisson, puis je replonge le nez dans mon jeu. C'est juste un gros chien, et je m'en fiche des loups. J'ai pas demandé à venir ici, c'est pas moi qui cours après comme une possédée. C'est ma mère.

~*~*~*~*~*~*~*~*~

- Qui a peint ce loup?


Je détache mes yeux du tableau. Derek... c'est le seul garou que je connaisse, le seul qui puisse m'aiguiller sur les questions qui concerne sa race. Depuis qu'il m'a avoué sa nature, je me suis interrogé sur bien des points concernant les lycans. Et ce tableau, ma mère, cette ville, ont été autant de raccords entre cette espèce de légende et des interrogations personnelles qui pourraient se recentrer sur un point : mon père. Alors lorsqu'en plus de ses éclaircissements il a eu cet éclair en voyant le portrait...
Quelque chose est en train de se passer. Des rouages que je sens se mettre en place, sans les comprendre.

-C'est ma mère.


Je soupire. Je ne suis pas embarrassé, mais j'ai le fort sentiment que ce n'est pas une information qui va passé à la trappe. Seulement je... ne suis pas sûr moi même de savoir ce que cette info signifie vraiment.

- Ma mère pouvait se transformer totalement en loup… c’est une capacité rare, réservée à ceux qui sont intimement en communion avec l’animal qui les habite. Enfin c’est ce qu’elle m’a expliqué.


Alors il y a des loups garous de forme quasi animale... donc le fauve sur le tableau...
J'ai toujours pris ce portrait pour une métaphore. J'ai toujours su que son adoration des loups n'était pas comparable à une futile lubie, même si d'autres l'on a assimilé aux fascinations de ceux qui enchainent les représentations de chevaux, dauphins ou dragons... et bien sur, j'ai envisagé, bien avant de débarquer ici, que ce pourrait-être une représentation de mon géniteur. Du à une association à l'animal, un surnom peut-être... Mais... j'avais certainement pas imaginé qu'il pourrait-être spécial... ni à prendre au sens le plus... littéral...

- Est-il possible que ta mère ai croisé un des miens ? Un de ma race ?


Je hoche de la tête un peu paumé, obnubilé par la toile.

-... C'est la question que je me posais...


Mais maintenant, la réponse se tiens manifestement sous nos yeux.

- Je…


Je m'accroche avidement à la moindre parole de Derek. Il est un puits inespéré d'informations, bien au delà de ça, il voit dans ce tableau tout ce que moi je suis incapable de déceler.

- Ce… n’est qu’une sensation mais ce loup n’est pas ordinaire.
Je plisse des sourcils, perplexe. Comment ça?... Il a… le même regard que ma mère… Sa mâchoire… là et là, désigne t-il en caressant les touches de peintures, chez un simple loup c’est plus large. Sans parler de la couleur des yeux…

Mon cœur tambourine dans sa cage. Il confirme un peu plus l’exceptionnel de cette représentation, et l'hypothèse qui n'en est plus une que ma mère a côtoyé un loup. Que mon...  

- Ma mère avait le pelage brun, comme mes cheveux.


Il caresse sa propre chevelure, l'air triste. Je cherche après des racines inconnues, lui a perdu ses origines bien aimée... J'ai une chance de découvrir les miennes avec son aide. Je m'accroche aux indices qui se profilent, je cherche le moindre élément qui pourrait me rattacher à mon ascendance. Le pelage... Est-ce que je tire ce brun de lui? Bien que similaire, ma mère avait des reflets plus chaleureux. Malheureusement l'ouvrage se compose de taches disparates, assez bien agencées pour donner une identité à ce loup qui n'en est pas un, mais dans un mélanges de couleurs un peu folles. Du jaune, du magenta, quelques touches de vert, d'indigo et de gris chaud... Parfois les touches se mélangent, l'ensemble renvoie un être solaire. Mais c'était sa façon de peindre, apposant des coloris vif et singuliers. Il aurait très bien put être mauve, vert, ou bleu, j'ai un doute sur le fait d'avoir à faire un loup rouge... Mais est-ce que la logique à encore sa place alors que je décortique un...

- Ta mère a peint un loup garou Therence…


J'inspire discrètement une goulée d'air vitale que je bloque dans mes poumons pour encaissé la vague invisible qui m'assaille. Cette évidence de la bouche du jeune homme sonne concrètement les confirmations que je n'ai pas osé formulé jusque là.
... Un loup garou...

- C’est… extrêmement rare la transformation intégrale. Ce loup, enfin la personne qui a servi de modèle doit être quelqu’un de sage et puissant.


J'ai la poitrine comprimée et une boule dans la gorge. Si c'est bien ce que je crois, si c'est vraiment... Alors pour la première fois, je suis susceptible de pouvoir mettre des mots sur mon père. Derek vient de le faire, sans le savoir...

Il reprend place sur le sofa avec un calme quasi révérencieux. Je n'ai pas bougé, je m'affale doucement en détaillant éperdument la bête pittoresque.  

-... C'est pas dans un bistrot que je devais chercher...


...Parce que c'était pas un homme que je devais trouver.

Ce jour là, il y a plusieurs années, quand on a visité ce parc, est-ce que...? Je l'aurais déjà croisé? Est-ce que c'est pour ça qu'elle n'a jamais rien dis à son sujet? Un homme-loup?! Et moi, ça voudrait dire que je descendrais sérieusement...
J'arrive pas à y croire. J'ai... C'est comme un orage dans ma tête. Trop d'idées apparaissent, disparaissent, se heurtes les unes aux autres et font résonances dans mon corps. J'ai des fourmillements partout. Mais je viens de trouver une piste, plus que ça, de possibles... indices sur mon père, je suis enfin capable d'y mettre un semblant de visage, et d'après les dires de Derek, un... peut-être un tempérament. Juste quelques mots, mais pour moi qui n’ai jamais eu la moindre certitude, le moindre indice le concernant, c'est...
Non, faut pas que je bloque à cette idée, j'en ai pas la confirmation. Mais c'est une éventualité qui expliquerait beaucoup, dont ce simple tableau, cet animal qui occupait tant ma mère... Peut-être pourquoi ce type reste un mystère pour moi.

J'émerge difficilement. Je papillonne des yeux pour me réveiller et chasser le voile léger qui s'est installé, un coup de main le long du visage pour lui redonner un coup de peps. Je m'excuse sans mot et me lève dénicher un plaid pour me dégourdir.

-Tiens. Tu dois être crevé...
lui renvoyé-je sa réplique en même temps que la couverture.

J'ai rien de mieux à lui proposer que le sofa sinon de partager le lit, ce que je doute qu'il accepte.

Je lui dis de faire comme chez lui et regagne mon pieux, je ne sais pas quoi ajouter. Je ne me sens pas bien, enfin, pas dans le sens ou je me sentirais forcément mal, mais... est-ce que je ne devrais pas exulter pourtant?... Est-ce que je peux vraiment me le permettre...
Je crois que je suis sonné.

Je voudrais regarder mes mains, mais je reste immobiles dans la pénombre, les yeux rivés au plafond. Je serais le rejetons d'un... Je sais pas si je suis heureux ou pas. Non, en fais c'est pas de la joie ça, pas du tout même. Je me sens bizarre. C'est cette situation qui est trop bizarre pour moi...
Je me repasse ma vie en accéléré, mes moment de colère, les pleines lunes... J'ai jamais eut le moindre symptôme, rien de spécial, j'en suis clairement pas un. Mais rien ne laissait non plus supposé que... J'ai passé ma vie à voir derrière chaque hommes correspondant aux critères un possible père. Et aujourd’hui, je découvre que ce type pourrait se cacher... sous une peau de bête...

Je me masse le visage pour étouffer un soupir. Le champs des possibilités rétrécies et augmente en même temps. Ce ne serait pas un humain, mais une créature. Mais j'ai imaginé le père de famille égoïste, le pauvre raté bienveillant, et maintenant c'est en prime un animal qui m'apparait, avec tout ce que ça comporte de données impensables et inconnues.
Je ne reconnais plus le tableau qui me fais face. Toutes ces années ça aurait été l'indice que je cherchais, là, sous mon nez?... Je courrais après un loup?!
J'ai peut-être plus de similitudes avec le shaman et Derek que je n'aurais jamais put l'imaginer... La dernière pensée me laisse un sentiment amer que je refoule aussitôt. J'aime pas ça. Les nouveaux chemins qui se créer dans ma tête. Je me tourne face au mur sans parvenir à fermer les paupières.

M*rde, mais qu'est-ce qu'elle m'a cachée...

Trop d'émotions me traversent, sans que j'ose m'y arrêter dessus. Il faut que je me calme! Un signal salutaire martèle dans mon esprit : je me perd dans mes spéculations, je vois peut-être des choses là où il n'y a rien à voir. Je vois peut-être trouble... Rien ne me dit que ce soit lui...
...hors mis les suppositions de Derek et les déductions qui en découlent. Des mots bien réels sur mes pensées hasardeuses, de la bouche d'un connaisseur qui pourraient expliquer le mystère qui entoure ce géniteur et les obsessions de ma mère... Bon sang...

J'ai les tempes qui boue, je ne risque pas de trouver le sommeil. Le jeune loup vient d'apporter de la lumière à mes recherches. Et pourtant, mon esprit est plus nébuleux qu'avant...
© Halloween sur Never-Utopia



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Derek Hale
Administrateur
avatar

Humeur : Tourné vers l'avenir
Messages : 4587
Réputation : 194
Date d'inscription : 15/11/2014
Localisation : Au manoir

MessageSujet: Re: Téléphone perdu (PV Therence Garnet/Derek)   Dim 22 Mar - 15:00





Un future ,

Derek & Therence
J’ai l’impression d’avoir d’avoir ouvert la boite de Pandore. Lorsque nous étions arrivés dans son appartement, Therence était las et fatigue. Il m’avait invité, je ne sais pour quelle raison. Un semblant d’intérêt social ? Ou alors mon histoire lui faisait pitié. Mais maintenant, plus question de dormir alors que c’est moi qui ait les paupières qui tombent.

-... C'est pas dans un bistrot que je devais chercher... Murmure-t-il.

Je me sens presque coupable de provoquer cet état chez lui. Il a tombé tous ses masques. Est-ce que quelqu’un l’a déjà vu ainsi ? A-t-il seulement tombé le masque un jour ? « Chercher… » Je comprends ou du moins l’aperçois l’ampleur de ce que je viens de soulever. Therence serait-il lié à un loup ? Je regarde de nouveau le loup coloré au mur. Je ne suis pas fan de peinture et ne saurait dire s’il a une quelconque valeur artistique, non. Non, ce qui m’a interpellé, c’est ce regard, cette présence. Je regarde de nouveau Therence. Oui, i est idiot de dire qu’il y a une ressemblance. Therence ne se rapproche en rien d’un loup. Mais… Il a ce même regard farouche, cette présence… C’est intangible, mais si évident.

-Tiens. Tu dois être crevé...

- Merci. Oui en effet. Je…

Je désigne le tableau d’un geste vague.

- Les enfants gardent une odeur que leurs parents… Si je le croise, je peux le reconnaitre.

Therence fait un sourire en coin comme s’il s’attendait presque à ce qui est ni plus ni moins une proposition d’aide. Je ne vais certes pas traquer la ville à la recherche de ce loup, mais si je le croise… Je quitte mes pompes que j’envoie balader du côté de la porte d’entrée et m’allonge sur le sofa, la couverture que Therence m’a prêté sur moi. Je croise les bras et regarde le plafond.

- C’est un beau bordel la vie, dis-je.

Il marmonne quelque chose, sans vraiment me répondre, complétement plongé dans une introspection. Je repense à mon sort, au fait que je viens de déserter le loft. Je rallume mon téléphone que j’avais éteint pour avoir la paix. J’ai plein de messages en absence. Ruby, Stiles, Peter, tous à leur manière s’inquiètent, me menacent ou me supplie de donner signe de vie. Je balance un SMS collectif qui se veut rassurant.

« Suis chez un pote. Ça va. Merci de s’inquiéter. »

J’ai hésité sur la fin de mon message, Mais je trouve cela honnête. Ils sont là pour moi, et je suis bien obligé d’admettre que cela fait plaisir d’avoir des personnes qui s’en font pour soi. Je crois qu’il est temps que j’arrête de jouer au rebelle. Est-ce là l’épreuve que l’on m’a donnée ? Car toute cette merde n’est-elle pas simplement cela ? Un rite de passage ?

- Therence ? Cela ne résout pas le problème, mais ça l’allège de pouvoir le partager. Merci de t’être préoccupé de moi.

Je viens de dire merci à un gars du même âge que moi ou presque, ce problème temporel me donne le tournis. Je viens de remercier et je ne me sens pas forcément redevable ou dans une position  de faiblesse. C’est nouveau pour moi… Mes paupière se ferment toutes seules et les songent m’emmènent galoper dans la forêt avec une meute de loup, ma meute. J’ai quelque chose à accomplir, j’en suis certain.



(c) Fiche par Mafdet


I want answers. Did you ?

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://blogfantasystories.wordpress.com/
Therence Garnet

avatar

Humeur : Troublé
Messages : 809
Réputation : 136
Date d'inscription : 27/12/2014

MessageSujet: Re: Téléphone perdu (PV Therence Garnet/Derek)   Lun 30 Mar - 3:09



Merci
Je suis enfoncé dans le sofa, et pourtant, j'ai l'impression de chavirer. Je ne reconnais pas le tableau qui me fais face et que je peux me venter de connaitre par cœur tellement je l'ai dévisagé. Ce serait...

Je prête une couverture à Derek. Il est tard, la soirée a été riche en émotion. B*rdel, bien plus que ne l'aurais jamais imaginé...

- Les enfants gardent une odeur que leurs parents… Si je le croise, je peux le reconnaitre.


Je me retourne sous la surprise. Est-ce qu'il se souvient?... Je le considère, un ado avec qui j'avais déjà eut une discussion aussi sommaire qu'intense sur ma quête paternelle à son état adulte, et qui m'avait proposer un secoure similaire. Mais il n'a pas la tête de quelqu'un qui se souvient.
Une esquisse de sourire me revient, incrédule et adoucit. Je voudrais y croire, accepter sans aucune réserve, mais c'est pas si simple, et il le sait lui aussi. Aussi proche était le portrait, dans l'un des scenario pessimiste, mon père à peut-être déserté depuis des lustres, le monde est vaste, je ne peux pas nier ça alors que j'ai passé mon enfance à bouger. Puis je l'imagine pas renifler tout Beacon Hill à la recherche d'un type. Mais à côté de ça, ça me rassure de savoir que loup ou humain, je garde une.. trace de lui. Et ça m'amuse un peu. Ce loubard qui n'en est pas à beau changé d'apparence, d'âge ou je ne sais quoi, il reste fondamentalement "lui". Le même Derek prêt à me donner un coup de main dans cette histoire.

- C’est un beau bordel la vie.

-... A qui le dis tu.
soufflais-je sous ma couette.

J'ai l'esprit envahis d'émotions et de paradoxes. Oui, non, un rêve, ou une réalité?... Je prend conscience du sang qui coule dans mes veine, je le sentirais presque circuler, comme si soudain il était devenu plus compact, rugueux. Ça me fout des frissons. Pourtant, je suis humain. Je ne possède rien de l'animal... mais je ne me sens plus tout à fait moi-même ce soir. Rien ne pourra jamais me faire changer complétement, mais... une part de moi est... je descend du loup. Je crois...
Je voudrais y croire, vraiment, pouvoir me poser. C'est tentant... La personne qui a servi de modèle doit être quelqu’un de sage et puissant. Je sens comme un vide être submergé, d'une douceur douloureuse à l'idée de descendre de quelqu'un de respectable. J'aimerais qu'il le soit, ça ne rendrais son absence que plus acceptable...

- Therence ?
Je me retourne à peine. Cela ne résout pas le problème, mais ça l’allège de pouvoir le partager. Merci de t’être préoccupé de moi.

Je me tors le cou pour regarder plus franchement par dessus mon épaule. Je pensais pas que l'arrogant s’abaisserait un jour à prononcer franchement sa reconnaissance, pas à moi en tout cas. Ça me gène, mais ça m'apaise aussi.

-Derek?
l'interpelé-je à mon tour suite au silence. Tu sais quand tu m'as demandé de te rafraichir la mémoire sur ce que j'ai fait pour toi l'autre jour. J'oublierais pas de te rappeler ce que t'as fais ce soir non plus.

Je soupire. J'ai pas non plus l'habitude d'être démonstratif. Il ne répond pas, il n'y a rien à dire, et c'est mieux comme ça. Puis il doit-être bien crevé aussi. Je ne crois pas que c'était à prendre comme une leçon, mais ça me fais réfléchir lorsqu'il dit que partager le problème, à défaut de le régler, ça peut ôter un poids.

-... J'ai peut-être retrouvé mon père.

Juste un murmure dans le studio. Quand j'appréhende un semblant de réaction, je ne reçois qu'un ronflement sourd qui me ramène un haussement de sourcil.
Je crois qu'il s'est endormi, et je ferais bien de faire semblant aussi.

HRP:
 

©️ Halloween sur Never-Utopia



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Derek Hale
Administrateur
avatar

Humeur : Tourné vers l'avenir
Messages : 4587
Réputation : 194
Date d'inscription : 15/11/2014
Localisation : Au manoir

MessageSujet: Re: Téléphone perdu (PV Therence Garnet/Derek)   Lun 30 Mar - 7:49

Fin pour moi également faux p'tit loulou ;p


I want answers. Did you ?

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://blogfantasystories.wordpress.com/
 
Téléphone perdu (PV Therence Garnet/Derek)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Chaton Perdu ? [ PV : Petit Hérisson ]
» perdu avec sa veste [PUBLIC]
» PERDU DOSTY CANICHE ABRICOT 1 AN (33)
» Seul et perdu...
» Rêve perdu cherche rêveurs.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Teen Wolf RPG, la limite : l'imagination :: Beacon HillsTitre :: Forêt de Beacon Hills :: Les sous-bois-
Sauter vers: