AccueilCalendrierÉvènementsFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion


Trophées


Classement au
12 novembre 2017

Zeke Pevencie


►►►◄◄◄br />
Arès Kye Coleman & Willem Shepherd


►►►◄◄◄

Jansen Avery




Classement au
25 novembre 2017

Cassian Norton


►►►◄◄◄br />
Alessandro Amaro


►►►◄◄◄

Maxine Evans




Classement au
13 novembre 2017

Les Admin


►►►◄◄◄br />
Cassian Norton


►►►◄◄◄

Nick O'Sullivan




Classement au
14 octobre 2017

Maxine Evans


►►►◄◄◄br />
Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄

Willem Shepherd




Classement au
14 octobre 2017

Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄br />
Maxine Evans


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman




Classement au
30 septembre 2017

Caracole O'brient


►►►◄◄◄br />
Ruby & Peter


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman




Classement au
15 septembre 2017

Therence Garnet


►►►◄◄◄br />
Éris Blackmoon


►►►◄◄◄

Kada'an Ravewood




Classement au
2 septembre 2017

Éris Blackmoon


►►►◄◄◄

Mafdet Mahes


►►►◄◄◄

Merisha Gunder




Classement au
23 août 2017

Mathieu Lamy


►►►◄◄◄

Alessandro Amaro


►►►◄◄◄

Mickael Wayne




Classement au
5 août 2017

Caracole O'brien


►►►◄◄◄

Merisha Gunder


►►►◄◄◄

Alessandro Amaro




Classement au
07 juillet 2017

Willem Shepherd


►►►◄◄◄

Ashling McLan


►►►◄◄◄

Alex Cormier




Classement au
26 juin 2017

Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄

Alex & Derek


►►►◄◄◄

Nick O'Sullivan




Classement au
10 juin 2017

James MacAulay


►►►◄◄◄

Caleb Lockhart


►►►◄◄◄

Mickael Wayne




Classement au
27 mai 2017

Jaimie O'Sullivan


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman


►►►◄◄◄

Willem Shepherd




Classement au
13 mai 2017

Les Admins


►►►◄◄◄

Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄

Jaimie O'Sullivan




Classement au
28 avril 2017

Gwen W. East


►►►◄◄◄

Caracole O'brien


►►►◄◄◄

Therence Garnet




Classement au
15 avril 2017

Civet


►►►◄◄◄

Stiles & Derek


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman




Classement au
1er avril 2017

Vos 2 Admins


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman


►►►◄◄◄

Kada'an Ravewood




Classement au
19 mars 2017

Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄

Alessandro Amaro


►►►◄◄◄

Willem Shepherd




Classement au
4 mars 2017

Derek Hale


►►►◄◄◄

Pia Abramov


►►►◄◄◄

Matthias Lunsford




Classement au
18 février 2017

Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄

Stiles Stilinski


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman




Classement au
4 février 2017

Mick & Derek


►►►◄◄◄

Maxine Evans


►►►◄◄◄

Brian O'Conner




Classement au
21 janvier 2017



►►►◄◄◄

Mick & Derek


►►►◄◄◄

Willem Shepherd




Classement au
7 janvier 2017

Liam Dunbar


►►►◄◄◄

Willem Shepherd


►►►◄◄◄

Alex Cormier




Classement au
24 décembre 2016

Mick & Derek


►►►◄◄◄

Willem Shepherd


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman





© Code par Mafdet Mahes

Code onglet coulissant :
Okhmhaka de Never Utopia
Partagez | 
 

 [PV Merisha] Le sage ne s'étonne de rien.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: [PV Merisha] Le sage ne s'étonne de rien.   Lun 14 Nov - 20:04

New York, la ville qui ne s’endort jamais disait le grand Frank Sinatra. Hectarion l’avait bien connu à ses débuts. « The Voice » l’appelait-on alors. D’aucuns disaient qu’il avait la voix d’un ange. Les anges n’existent pas. La biographie dudit Sinatra suffisait à s’en convaincre.

Londres était plus au goût du Kindred, mais ses affaires l’avaient amené sur la Grosse Pomme. Disons plutôt qu’il lui était difficile de rester bien longtemps à Beacon Hills. Il était plus à l’aise en surplombant cette masse grouillante de gens, un peu comme Dieu, là sans être là. Voyant sans être vu. Il surplombait ainsi la ville, dans son appartement situé dans un gigantesque gratte-ciel. 600 mètres carrés. Une perle rare, un petit pied à terre dans une grande ville aménagé sobrement, avec tout de même quelques bibelots, achetés ceux-là parfaitement légalement. La règle numéro 1 de ce métier était de ne jamais avoir de biens volés chez soi. Il possédait donc ici quelques tableaux, rien de bien cher. Non, le trésor de cet appartement c’était un service à thé japonais du XVIIIème siècle, acquis dans une vente aux enchères. Une merveille à laquelle Hectarion n’avait pas pu résister. Il l’avait emporté de haute lutte contre un américain. Hélas pour lui, Britannia avait encore de la ressource.

Le Kindred se trouvait devant l’immense baie vitrée de l’appartement dans la pièce principale. Cela ressemblait plus à une salle de surveillance. Cinq écran plat de télévision étaient ancrés dans le mur, diffusant les chaines d’information de toutes les grandes ères géographiques du monde. Cours de bourses, graphiques, courbes, parts, chiffres… La vie du banquier ordinaire, une vie bien triste en vérité. Peut-être était-ce le blues du buisness man ? Non, car Hectarion n’aurait pas voulu être un artiste. Un artiste est narcissique, il n’aime pas la discrétion, et son pouvoir est fluctuant. Les Kindred voyaient le monde bel et bien comme les banquiers et les mathématiciens. Pertes, profits, avantages, inconvénients, équilibre, déséquilibre, force, faiblesse. L’ombre était leur allié. Toujours, les robes de clerc, de juges et de fonctionnaires avaient eu leur préférence sur les armures rutilantes ou les numéros de dresseur d’ours. Point de foules en délire, point de groupie jetant leurs culottes sur la scène. Mais des taux d’intérêt, des murmures à l’oreille des couronnées, des menaces voilées, des manigances et des conjurations. Chacun son rôle. D’un côté les batteurs d’estrades là pour disvertir la foule, et de l’autre les gens qui s’occupaient des choses sérieuses.
Il s’affala, tranquillement, dans le confortable canapé qui faisait face à tous ses écrans, se frottant doucement son imberbe menton. Une guerre par ci, un attentat par-là, un plan social ailleurs. Toujours la même chose, toujours la même inexorable roue de l’histoire.  Il sorti son téléphone portable, regarda les quelques messages qu’on lui avait envoyé. Rien de bien folichon, admettons-le. Londres n’avait pas cessé de bouger parce qu’il n’y était plus temporairement. Les affaires suivaient leurs cours. Les blanchisseuses blanchissaient, mais le trafic d’œuvre d’art se faisait plus lent. La guerre en Irak et la monté en force des islamistes avait permis un gigantesque boom du marché dans les dix dernières années, et Hectarion s’était gavé à l’époque. Aujourd’hui, le filon s’épuisait un peu. Ces crétins de djihadistes avaient détruits ou explosé tout ce qui aurait pu être profitable. Hectarion s’en souvenait, deux ans auparavant, il avait dû se déplacer lui-même en Syrie pour espérer jouer les charognards sur des ruines antiques dont il avait eu l’information que les combattants allaient la faire exploser dans les jours suivants.

Ses affaires récentes avec le petit caïd de Beacon Hills allait peut être déboucher sur quelque chose de sérieux. La grande force d’Hectarion était de détecter les gros poissons quand ils n’étaient encore que des petits anchois. Cet italien possédait quelques qualités pour devenir un vrai requin.  Avec un peu de soutien et de conseils, Hectarion pouvait avoir un solide allié aux Etats-Unis.
Sur ces considérations, il se dirigea vers la salle de bain. Après une douche et un séchage rapide, il enfila tranquillement son déshabillé noir, dont il noua, comme il le faisait toujours, l’épaisse ceinture à la taille. Il enfila tranquillement ses pantoufles en forme de panda et retourna se poser dans son canapé. Son téléphone à la main, il appela.


-Mr Hertzell, pour ce soir se sera pizza. Jambon, fromage champignon. Dites-leur que ce n’est pas la peine de mettre de l’huile piquante, nous savons tous que c’est une arnaque, elle ne pique pas.

Il raccrocha. Hertzell était en quelque sorte l’homme de main d’Adonaï qui s’occupait de toutes ses petites affaires. Une sorte d’intendant plutôt loyal, hélas trop porté sur les femmes, qui avait pour seul emplois de s’occuper du confort d’Hectarion. Son intelligence relevait du correct. Du reste, il ne savait rien des affaires de son patron, et ne voulait de lui qu’un salaire. Ce qui était parfaitement du goût du Kindred.

Certains auraient été étonné de voir Hectarion, pourtant homme assez raffiné, commander une pizza. Hectarion n’aimait pas sortir de chez lui sauf en cas d’absolue nécessité, et d’ailleurs, cher lecteur, ce n’est pas plus étonnant que des pantoufles en forme de panda. L’absurdité, souvent, se justifiait par elle-même. Inutile était de tenter de la délayer ou de la rendre cohérente.
Hertzell envoya un sms à son patron pour lui signifier qu’il montait, et un autre pour lui signifier qu’il allait sonner. De mauvaise grâce, Hectarion se leva et vint ouvrir. Il prit la boite cartonnée, remercia Hertzell et ferma la porte, il posa avec nonchalance sa boite chaude sur la table basse. Regardant distraitement la télévision, il semblait athéré, translucide, inexistant. Ruminant une part de pizza un peu tiédie. Ainsi passait la gloire des vieux.
Revenir en haut Aller en bas
Merisha Gunder

avatar

Messages : 118
Points : 164
Réputation : 23
Date d'inscription : 12/11/2016

MessageSujet: Re: [PV Merisha] Le sage ne s'étonne de rien.   Lun 14 Nov - 21:12



Le sage ne s'étonne de rien
Appartement Adonaï, New York City, Novembre 2016

Feat. Hectarion Adonaï



Première visite d'une métropole de la taille de New York. Voilà qui était grisant, dépaysant et quelque peu décevant pour Merisha. A trente deux ans, elle était certaine à avoir beaucoup à apprendre et à voir mais... les Etats Unis ne dépaysaient pas de Moscou, Londres ou même de cités plus petites. C'était un terrain de jeu plus grand et... plus facile. Beaucoup de cibles, allant de la plus médiocre jusqu'aux plus grandes fortunes du monde, qui faisaient que chaque cambriolage perdait de sa... saveur. Nul danger. A moins d'être pris la main dans le sac, il y'avait peu de chance d'être poursuivi par la justice. Et quand on excellait dans son art on était pas pris sur le fait. On glissait avec le danger,  le risque de l'échec, la puissance même de l'art toujours en tirant sur les limites.

Mais être à New York faisait perdre de sa saveur à Merisha. Elle s'y était rendue pour visiter le pays, autant profiter de quelques vacances après l'installation sur la Côté Ouest. Et s'y trouvait affreusement écrasée par la ville, la foule. Ainsi errait elle sous son chapeau de velours pourpre ornée de quelques plumes, imperméable beige la protégeant dans les rues. Son regard se porta vers une immense tour dont les derniers étages semblaient appartenir à un seul et même groupe, propriétaire ou société de part les lueurs égales qui s'en dégageaient. Merisha avait l'oeil pour ce genre de chose là. Un frisson la parcourut et s'éteignit presque aussitôt. Fort peu intéressant. Alors qu'elle allait détourner le regard, passant devant l'entrée de l'immeuble, elle vit un livreur de pizza rendre la monnaie à un homme qui la toisa froidement avant de transformer son regard en quelque chose de plus lubrique. Par réflexe, Merisha se forgea un sourire quelque peu aguicheur et lui fit un clin d'oeil en passant avant de se rappeler qu'elle était elle même et non pas en mission. Son visage devint très dur et arrogant. L'homme sembla s'en offusquer et après avoir congédier le livreur l'interpella.

"Ne suis pas assez bien pour vous madame ?
- Disons que cela ne m'intéresse pas chez un concierge, lui répondit elle en battant des cils.
- "Je ne suis pas un concierge. Je sers un riche homme. Le propriétaire des 600m2 aux derniers étages. Un riche homme qui m'apprécie beaucoup...
-Voilà qui est pour le moins intéressant...
- Laissez moi apporter cela à mon patron et passez donc boire un verre dans mon local..."

Merisha éclata d'un joli rire et lui confirma sa venue. Elle se glissa dans son dos et le suivit dans l'ascenseur tout en parlant de tout et de rien comme une élégante s'apprêtant à attraper sa victime de la nuit. Tandis que l'engin débutait son ascension, elle se colla contre lui, caressant du bout de ses doigts le dos de sa main libre. Alors que l'homme déclamait son importance pour son riche patron, il ne sentit à aucun moment son trousseau de clé qui disparut dans la manche de la jeune femme, qui limita le tintement des dites clés grâce à un joli jeu de doigt pour ne pas se les faire entrechoquer. Alors qu'ils arrivaient enfin à leur destination, elle fit mine de s'éloigner dans un des élégants couloirs en observant faussement la décoration. Lorsqu'elle disparut au détour d'un mur et l'entendit sonner, elle fit voler son imperméable d'un claquement, dévoilant une magnifique robe bleu de nuit et qui était fendue en son milieu par un ingénieux système de coutures. Elle les fit sauter une à une et sortit deux rubans de soie solide et enroula chaque partie de la robe autour de ses jambes, fermement pour éviter qu'elle ne frotte qu'on quoi que ce soit. Elle sortit un passe partout ainsi que quelques outils comme une lampe frontale qui avait la particularité d'avoir un faisceau très réduit, ainsi qu'un laser chauffant. Magnifique matériel prototype acheté à grand prix sur le marché. Alors qu'elle remettait de l'ordre son coiffure, replier son chapeau dans une poche de son manteau elle sentit son portable.

TU ES OU ?

Merde sa sœur... Si elle apprenait qu'elle volait même pendant leurs vacances Merisha était fichue. Mais là était le risque encore une fois... Haussant les épaules, elle rangea l'appareil dans son manteau à nouveau et attache les pans de celui au plus près de son corps. Cela n'avait rien de très esthétique mais cela suffisait en terme de discrétion pour un cambriolage de dernière minute... Entendant l'homme pestait de la perte de sa demoiselle, elle fit demi tour et revint vers l'ascenseur... et la porte de l'homme. Observant la serrure elle jura doucement en polonais. Serrure haute sécurité. Par chance elle ne semblait pas blinder. Mais elle devrait faire vite avant qu'on remarque l'effraction. Avec une inspiration, elle glissa l'embout de son laser dans les premiers crans et laissa faire la technologie. Une légère odeur de métal fondue et d'ozone se dégageant mais aucune fumée par chance. En moins de deux minutes, la serrure semblait ramollie de l'intérieur. Merisha poussa doucement la porte et se glissa en moins d'une seconde dans l'immense appartement.

Refermant derrière elle avec délicatesse, n'émettant aucun bruit, elle observa les lieux. De part le bruit et la lueur bleutée qui venait d'une pièce plus loin, le maître du "concierge" devait se trouver par là, sûrement devant la télévision. Typique de certains riches... Tellement las de leur vie qu'il ne trouvait du plaisir que dans les plus simples loisirs occidentaux. Malheureusement Merisha devinait que si richesses il y'avait elles devaient se situer soit dans un coffre - et dans ce cas là elle ne pourrait rien tenter sans matériel et soutien adéquat - ou disperser dans tout l'appartement sous forme d'oeuvres d'art... Oh ! Alors qu'elle entrait ce qui semblait être la cuisine, digne des plus grands palaces de la Terre, elle se retrouva face à un magnifique ensemble de théière, japonaise peut être à encore l'écriture, sous une cloche. Voilà qui était...

MERISHA NE ME DIS PAS QUE TU ES ENCORE INFILTRE CHEZ UNE CIBLE. SI JE T'ATTRAPE TU REGRETTERAS DE NE PAS ETRE PRISE SUR LE FAIT.

La jeune femme jura alors que son portable vibra, faisant la table en inox contre laquelle elle était appuyée. L'homme allait il réagir ou non ?

Lantern
© Méphi.



Dernière édition par Merisha Gunder le Mer 16 Nov - 21:23, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: [PV Merisha] Le sage ne s'étonne de rien.   Mar 15 Nov - 3:29

Adonaï plissa les yeux. Son épine dorsale venait de lui envoyer une sorte de petit choc électrique. L’instinct du survivant, l’instinct du tueur aussi surement. Il tentait de se concentrer un peu sur cette pizza qu’il terminait sans trop de difficulté. Sa tête vibrait à lui en faire exploser les veines. Ses poils se hérissaient. Il tenta de se détendre dans ce canapé. Ignorant ses instincts primaires, il détestait quand son corps lui envoyait des signaux qu’il ne pouvait pas interpréter. Naturellement, tout génie qu’il était, il n’était pas omniscient, il ne pouvait absolument pas deviner qu’à l’instant même où il tachait de mettre ses sens au repos, une jeune femme avait séduit son factotum, avait doucement violé sa serrure et s’aventurait en ce moment même dans sa cuisine, telle une espèce de chat voleur venue manger aux plats que l’on avait laissé sur le plan de travail pour qu’il refroidisse.

Le présentateur d’une des chaines d’information au sourire colgate débitait tout un tas d’âneries, sur le temps qu’il faisait, et comment le monde menaçait chaque jour un peu plus de s’écrouler. Cela tira presque un léger sourire à Hectarion, qui ne put s’empêcher, en regardant son appartement, que le monde ne s’écroulait pas pour tout le monde. Puis, la fanfare dans sa tête prit enfin un sens. Les Kindred avaient des sens plus développés que les humains. Lorsqu’ils étaient à un niveau d’énergie normale, il n’égalait pas les Loup-garou, mais c’était largement suffisant pour entendre ce qui pouvait se passer dans leur propre logis. Et il entendit distinctement une vibration, semblable à celle d’un téléphone, mais amplifiée, comme si on l’avait posée sur un objet. Il tiqua, resta totalement immobile. Son premier réflexe fut de prendre doucement son téléphone et d’envoyer un sms à Hertzell. « Vous êtes viré » disait-il sobrement. Il se déplaça ensuite en sifflotant, faisant comme si de rien n’était pour ne pas alerter sa cible qui devait épier d’une manière ou d’une autre. Ne rien laisser transparaitre, ne pas paniquer, ne pas se précipiter. Il fallait lui jouer la comédie à cet intrus. Qu’il en ait pour son argent.

Il fit même semblant d’avoir une discussion sur son téléphone portable, parlant à voix haute de quelques transactions boursières, totalement inventée naturellement, mais qui laisserait surement croire qu’il vaquait à ses occupations. En fait, il se rapprochait doucement d’un petit buffet, ouvrit doucement le tiroir et en prit un pistolet Sig Sauer il « raccrocha » posa son téléphone sur le buffet, et toujours en sifflotant, il commença à vicer le silencieux sur ce pistolet semi-automatique. Une petite sécurité indispensable dans ce métier, justement pour des cas comme celui-ci. Certes, avec ses pouvoirs, il aurait pu venir à bout d’un adversaire seul, mais nul n’était besoin de se dévoiler à ce point. Le secret du pouvoir résidait dans l’information, moins on en disait, mieux on pouvait vaincre.

Il se dirigea ensuite vers la salle de bain, tranquillement, sans se presser. Puis fit semblant d’allumer la douche pour finir d’endormir la méfiance de la cible. Il se pointa ensuite, discrètement, comme un fantôme, dans la tanière de la bête. Il arriva, le pistolet armé et braqué sur la cible qui lui était de dos. « Nom de Dieu le beau félin » aurait dit George Brassens avant d’ajouter in petto « Putain de toi ».  Hectarion n’hésitait pas une seconde, il ne tira pas. Non, en fait, même cela ne suffisait pas à le surprendre. Une cambrioleuse, c’était tout ? Ils auraient pu tenter au moins de l’assassiner
.

-My dear, il semble quelque peu tard pour prendre le thé. C’est une boisson qui se prend généralement vers 17h00. Chez des gens qui nous sont connus.

La scène était relativement surréaliste. Hectarion, avec son déshabillé noir, ses pantoufles panda et son pistolet dans la main braqué sur une voleuse ayant visiblement un fort intérêt pour les théières ancienne. Le temps suspendit son vol, avec en bruit de fond la douche qui coulait. Ils semblèrent tous deux contempler l’absurdité de la scène. Hectarion prit un air faussement gêné.

-Oui, je sais, laisser couler l’eau n’est pas bon pour la planète et alourdi ma facture d’eau…

Il fit un petit geste avec son révolver pour lui dire de s’éloigner de son dû. Avant de reprendre. L’air admiratif.


-Très jolie robe my dear. Vous la portez magnifiquement. Je ne voudrais pas abîmer un si bel ouvrage avec des projectiles en métal. Aussi, au moindre geste déplacé, je me verrai dans l’obligation de devoir viser la tête. Vous l’avez fort jolie aussi, mais que voulez-vous, il faut parfois prendre des décisions difficiles.


Hectarion prit place tranquillement à une table de la cuisine, mettant son coude en appui, l’arme toujours pointé sur elle. Il sorti de sa main libre son téléphone portable. Et de dire d’un ton laconique.

-Mr Hertzell, veuillez je vous prie faire passer le serrurier demain…

Il détailla du regard la jeune femme inconnue qui avait essayé de le voler et qu’il avait pris sur le fait.

-…Et  deux magnum de champagne ce soir.

Il regarda la voleuse et lui fit un signe de tête signifiant que tout était pris en main. Puis, il y eut un moment de silence ou l’on entendit plus que quelques bruits émanant du téléphone. Hectarion leva les yeux au ciel.

-Je sais bien que je vous ai viré imbécile. Votre licenciement peut attendre demain. Il se trouve que la péronnelle que vous avez essayez de sauter dans je ne sais quel coin sordide de l’immeuble se trouve actuellement en face de moi après avoir forcé ma serrure. Vous voulez que je la reçoive avec de l’eau minérale ? Non. Alors arrêtez de réfléchir et faites ce que je vous dis.

L’air agacé, il posa son téléphone contre sa poitrine et tendit le menton vers la jeune femme.

-Tant que je l’ai au téléphone, désirez-vous dîner ? Je ne sais pas vous, mais tout ceci m’a donné faim.
Revenir en haut Aller en bas
Merisha Gunder

avatar

Messages : 118
Points : 164
Réputation : 23
Date d'inscription : 12/11/2016

MessageSujet: Re: [PV Merisha] Le sage ne s'étonne de rien.   Mer 16 Nov - 21:53



Le sage ne s'étonne de rien
Appartement Adonaï, New York City, Novembre 2016

Feat. Hectarion Adonaï



J'aurais ta peau ma poulette... Prépares à payer une caution, on ne sait jamais.

Merisha s'appuya négligemment contre la table qui l'avait trahie en écrivant son message. Elle en était à un stade où elle n'avait plus rien à craindre. Si l'homme n'avait pas entendu le raffut causé par les vibrations de l'engin électronique, il était sourd comme un poisson et elle pouvait donc se montrer moins discrète. Lorsque les sifflotements provinrent du salon, elle comprit qu'il se doutait de quelque chose. Personne, PERSONNE, ne sifflotait de cet air négligent quand il ne préparait pas quelque chose. Elle poussa un léger soupir en regardant d'un attristé les théières. Si jolies... Elle les aurait sûrement gardé pour son service de 17h ou pour certains matins. Les riches avaient parfois si bons goûts. Elle écouta en levant les yeux au ciel la conversation de l'homme puis les sifflements qui reprirent. Alors qu'elle attendait qu'il arrive, elle jeta un oeil à l'engin qui l'avait trahi et soupira en lisant la réponse de sa soeur.

Tu te démerdes cette fois. Tu me déçois Sad

Ah les humeurs de sa soeur... Plus lunatique qu'une Hermione Granger sous ectasy. Le coup de la douche ? Sérieusement. Cela sentait le roussi. Des gros bras allaient s'inviter ou encore une bande de policiers n'attaquant qu'à attraper une voleuse ? Merisha tentait le tout pour le tout. Les riches étaient connus pour leur excentricité. Avec de la chance, il rigolerait de tout cela et la laisserait partir. Tout du moins elle ne s'attendait pas à se retrouver face à la gueule d'un pistolet. Et d'un fossile. Plutôt charismatique pour quelque chose qui devait être sorti de sa tombe le matin même tout de même. Elle se retourna doucement et afficha un sourire gêné, naturel et quelque peu... ému. Comme une petite fille prise la main dans le sac par son grand père un peu trop aimant ne sachant pas être sévère.

Je vous prie d'excuser mon incursion non autorisée dans votre domaine. J'espère que vous comprendrez que ces magnifiques théières iraient parfaitement à une pauvre artiste du cambriolage, rongée par l'ennui et dont votre appartement était un des plus exquis appâts...

La jeune femme avait parlé de son accent anglais le plus distinguée, presque aussi noble que la vieille aristocratie britannique. Elle accorda un dernier regard plein de désir à l'objet de sa venue en ce lieu et s'écarta lorsqu'il agita son pistolet en ce but.

Votre compliment fort flattant. Mais compte tenu de la circonstance de notre rencontre peut être comprendrez vous que je me mette plus à l'aise...

Sans attendre l'autorisation, Merisha détacha ses cheveux, les lanières qui tenaient ses vêtements enroulées autour de ses cuisses et reprit l'apparence d'une femme de bonne naissance, quoique légèrement dévergondée de part sa robe amplement fendue et légèrement froissée et son air déçu. Remettant son chapeau avec un grand sourire, elle attendit la suite.

Si vous avez du Sir Winston Churchill Pol Roger 200, je serais ravie de pouvoir y goûter à nouveau. Un véritable désir... Mais je ne prendrai qu'une goutte, je ne souhaiterai pas être pompette..

Elle dit cela de son sourire le plus faussement innocent, en battant des cils.

J'aimerais également préciser qu'on ne me saute pas. On prends soin de ma féminité je vous prie mon cher ami. Et votre ami n'aurait jamais pu toucher à cette... Comment dites vous ? péronnelle. Ce que je ne suis de toute évidence pas."

Elle sourit de toutes ses dents. Autant profiter du moment.

En effet, cette tension dans cette affaire creuse l'appétit ! Je serais ravie de partager un délicieux plat italien si vous le souhaitez très cher hôte.

Lantern
©️ Méphi.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: [PV Merisha] Le sage ne s'étonne de rien.   Mer 23 Nov - 5:05

Hectarion haussa un sourcil. Manifestement il était tombé sur une grande comique. C’était intéressant, il allait pouvoir passer un moment sympathique. Certes, avec un pistolet dans la main, mais après tout, Al Capone avait théorisé tout ceci. Mieux valait un mot gentil avec un pistolet dans la main, qu’un mot gentil tout court. Sage maxime que tout homme de bien se devait de garder à l’esprit. Dès lors qu’une arme était impliquée, les situations devenaient plus raisonnables à défaut d’être rationnelles.

Il avait choisi d’aborder la rencontre sous l’angle d’un pince sans rire. L’intrusion ne lui laissait pas exactement le choix. Elle cédait à la barbarie d’une effraction, il n’allait tout de même pas s’en tenir à la simple barbarie de la truffer de plomb sans autre forme de procès. Il fallait conserver une certaine esthétique, l’esthétique, dans le pouvoir, jouait pour beaucoup. Hectarion avait été évêque, le cérémonial cela comptait, l’aspect marmoréen, impénétrable et en même temps si proche, à la façon de Dieu. Hectarion s’était toujours pris pour une sorte de Dieu, un Dieu caché comme dans les pièces de Racine, où la main du destin, d’origine divine, guidait inexorablement les protagonistes à leur perte. D’aucun appelleraient cela de l’égo. Hectarion ne leur donnerait pas tort. Orgueilleux dans ses pensées, humble dans le pouvoir, il ne méprisait jamais la possibilité de chuter. Plus l’homme est puissant, plus il doit être humble dans sa pratique. Nul n’est besoin de trop en faire tant que les rites essentiels du pouvoir sont satisfaits.

Son pouvoir, il l’avait mis en scène pour cette rencontre. Prenant le temps de la construire, de la penser, de la polir même à la façon d’un objet précieux. Méthodiquement, froidement, implacablement, tout comme celle avec Amaro. Construire, avancer, frapper. La méthode, toujours cette sempiternelle méthode qui revenait sans cesse cadrer l’action, circonscrire le sujet, dégager le problème et enfin, amener un nécessaire plan, une anticipation élevée au rang de science. Le Kindred sentait que son agréable interlocutrice avait flairé le piège, faite comme un rat, elle avait dû tenter cet épisode de la rencontre et elle espérait surement jouer sur la séduction pour s’en sortir.

Il la regarda dans les yeux, avec cet insondable regard à l’aspect profond et intemporel que l’âge lui avait donné. Il plissa légèrement les yeux, laissant l’apparence qu’ils étaient presque fermés. Elle papillonnait,  elle batifolait, elle était à la limite du flirt. La ficelle était un peu grosse. Hectarion se sentait légèrement insulté par cette pusillanimité. Jouer la femme-enfant ? Vraiment ? Il réprima l’envie de lui offrir une troisième orbite avec son pétard et soupira longuement. Voilà qu’elle détachait ses cheveux maintenant. Elle était agaçante mais elle dégageait quelque chose, elle avait piqué le peu de curiosité qu’il restait encore au Kindred. Elle s’amusait, ou tentait de s’amuser.
Hectarion , bien qu’il soit toujours en communication, cadre avec son téléphone le visage de la jeune femme. Clic, clac, une photo. C’était toujours utile. Laconiquement, afin de marquer sa lassitude d’une rencontre qui pouvait déjà commencer à perdre son sel, il répondit.


-Excuses acceptées my dear. Vous n’êtes pas la première cleptomane à fondre pour certaines de mes possessions. Reste à savoir si vous ferez partie de ceux qui en sortent vivants. Rien n’est moins sûr. Généralement je tire à pile ou face, mais le hasard lui-même finit par me lasser.

Après qu’elle se fut mise « plus à l’aise » Hectarion fit un léger moulinet avec sa main libre pour lui signifier qu’elle pouvait se détendre. Elle n’attendit naturellement pas que celui-ci le lui permette. Après tout, lorsque l’on viole un domicile on peut bien violer la courtoisie.

-De toute évidence vous n’êtes pas du genre à vous en tenir aux convenances. Nous ferons avec.

Il reprit le téléphone à l’oreille, et précisa le champagne que sa voleuse venait de lui suggérer, au moins elle avait bon goût en champagne. Encore que, le champagne en général était de mauvais goût. Hectarion n’en buvait que par obligation sociale. Cette pâle copie de la Clairette de Die, issue du brave Dom Perignon, ne valait pas l’originale. Puis, elle vint tenter d’enrober les propos un peu cru du vieil homme. Il leva les yeux au ciel.

-Mais certainement mademoiselle. Dois-je aussi en conclure que vous déféquez des arcs-en-ciel ? Restons sérieux. Vous avez séduit l’autre idiot en lui faisant miroiter un voyage dans ce qui vous sert d’entre-jambe, comme c’est un libidineux il a couru dans le piège immédiatement. Vous pouvez détacher vos cheveux et jouer les offusquée avec moi, je crains de n’être pas sensible à ce genre de charme.  En fait, je ne suis sensible à aucun charme. Le charme, c’est pour les niais qui ont besoin d’être déniaisé. Or, vous n’avez pas face à vous un puceau de la réalité.

Et puis ce fut le pompon, il fallait qu’elle commande un italien… Juste ciel, Hectarion détestait les italiens en règle générale, et la cuisine italienne en particulier. Cette fois-ci il soupira longuement. Il conclut sa conversation téléphonique.

-Pour le dîner, mademoiselle mangera italien…Oui, je sais, elle a mauvais goût, que voulez-vous Hertzell… Les vraies valeurs culinaires se perdent. Au lieu de manger des plats civilisés voilà qu’elle va se gaver de pattes ou de je ne sais quelle hérésie de la cuisine des dégénérés de la Botte. Elle m’en couperait presque l’appétit. Taisez-vous Hertzell, je n’engage pas de conversation avec vous, je fais un monologue. Me concernant, vous savez où vous arrêter, le vendeur de Hot Dog à quelques rues d’ici. Evidemment ketchup moutarde. Prenez moi ses frittes maison avec, elles sont excellentes. Non, pas de coca, nous avons le champagne. Je n’ai pas envie d’être ballonné. Et faites vite, avec le coup de l’italien je risque de la tuer plutôt vite, si vous voulez profiter du cadavre avant qu’il ne refroidisse… Ne le prenez pas comme ça mon vieux, je dis ça pour vous, vu que vous êtes visiblement dans vos chaleurs j’essaye de vous aider à passer vos pulsions. Bref, dépêchez-vous.

Il raccrocha et posa son téléphone sur la table. Secouant la tête avec un faux air de nostalgie. Puis lâchant un énième soupir.

-Le petit personnel… Je vous aurais bien embauchée, vous avez l’air valable, mais bon… Vos tendances laissent à désirer sur votre CV pour faire le ménage chez moi.


Il resta là, un moment, en silence, l’arme toujours braquée sur elle.


-Voilà comment les choses vont se passer. Je vais vous poser quelques questions. Si vous me répondez la vérité à chacune d’elle, nous allons passer une excellente soirée et peut être même que vous en sortirez vivante, avec le plaisir d’avoir au du champagne et un dîner gratuit. Si je pense que vous mentez…

Il fit une légère moue.

-Ma foi, vous aurez toujours le mérite d’avoir une jolie robe une fois morte.
Revenir en haut Aller en bas
Merisha Gunder

avatar

Messages : 118
Points : 164
Réputation : 23
Date d'inscription : 12/11/2016

MessageSujet: Re: [PV Merisha] Le sage ne s'étonne de rien.   Dim 4 Déc - 17:14



Le sage ne s'étonne de rien
Appartement Adonaï, New York City, Novembre 2016

Feat. Hectarion Adonaï



Merisha n'appréciait guère qu'on sache quelque chose sur elle. La plupart du temps, ses clients ne la rencontraient jamais directement et les rares fois où on l'avait prise sur le fait, elle était soit sous un déguisement soit le visage couvert. Si on ajoutait cela à sa mystérieuse disparition lors de la fin des années communistes de la Pologne, la clôture du dossier concernant sa famille, on pouvait dire que la jeune femme était un fantôme. Et un fantôme n'aimait guère laisser des traces derrière lui. Mais elle ne pouvait que s'en prendre à elle sur ce coup là. Merisha avait eu les yeux plus gros que le ventre et bien évidemment elle s'était laissée avoir comme une bleue. Pourtant cela avait si bien commencé avec cet imbécile de garde du corps, qui semblait faire office d'homme à tout faire.

La jeune femme savait mener un minimum une conversation. L'homme était très intelligente et son âge faisait que le charme de la cambrioleuse n'aurait que d'effet. Passé un certain âge même la plus puissante des pilules ne levait guère le doigt du plus grand des libidineux. Quels flemmards... Sauf Hugh Hefner. Mais lui était un pervers. Quatre vingt dix ans et pourtant toujours prêt à... Enfin le sujet n'était pas là. Lorsqu'il lui fit signe de se détendre, Merisha n'en fit rien mais ne le montra en s'appuyant d'un air nonchalant et en tapotant gentiment sur son portable.

Ca a l'air de bien se passer soeurette. T'en fais pas pour moi.

Je m'en faisais pas tellement...

T'es un amour.


Soupir. Merisha décevait une nouvelle fois la seule personne au monde de sa famille... Mais elle n'y pouvait rien. Elle avait ce désir infernal, cette obsession de filer avec le danger. Et cette mission divine de la créativité. Elle était une artiste, une main du destin - ou de Dieu -, qui se devait de pratiquer, perfectionner et transcender son art. Merisha n'y pouvait rien. Chaque fibre de son corps la poussait à apprendre, maîtriser et briser les règles. Et tenter de la brider d'une manière ou d'une autre était s'en faire une ennemie et la transformer en bombe à retardement qui ne tarderait à craquer.

Elle leva les yeux au ciel. Les personnes âgées avaient cette manie d'aller à l'essentiel et d'en oublier tout le piquant de la chose. C'était d'un agacement extrême et une véritable perte de temps. Parfaitement ! Une perte de temps. A quoi bon conclure une conversation en quelques phrases alors qu'elle pouvait s'enliser dans un duel rhétorique de pure beauté ? La jeune femme eut une légère moue.

"Voilà qui n'est guère gentle. Derrière vos airs, vous ne semblez qu'un voyageur parmi d'autres, sans nationalité aucune. Et avec aucune patience. Allons si vous n'êtes pas encore mort, la Faucheuse ne viendra pas vous prendre avant un long moment. Peut être même vous a t'elle oublié.. Le rêve de bien des hommes."

Elle lui sourit franchement et observa la théière, cible de ses convoitises pendant qu'il prenait son appel.

"Risotto aux cèpes, je vous prie. Et ne dénigrez pas ce pauvre italien... Dans une ville cosmopolite comme New York, il est tout à fait normal de s'essayer à la nouveauté en place de rester sur des valeurs sûres comme des... hot dogs."

Elle rangea son portable et regarda autour d'elle tout en écoutant la proposition du vieil homme.

"Cela ne sera pas nécessaire de me tuer. J'accepte votre petit jeu à condition de s'asseoir et de ne plus avoir un canon braqué sur moi. C'est extrêmement gênant. Imaginez qu'un voisin regarde par la fenêtre... Il pourrait croire à un crime passionnel ! A votre âge en plus tss tss tss...
Par ailleurs, cela pourrait être un moyen de paiement en tant que votre employée non ? De pouvoir nettoyervotre appartement... "



Lantern
© Méphi.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
[PV Merisha] Le sage ne s'étonne de rien.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [PV Merisha] Le sage ne s'étonne de rien.
» Les Conseils d'un Sage
» Seul et sage pensée!
» Le Présage....[LIBRE]
» As-tu été sage cette année? [Libre]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Teen Wolf RPG, la limite : l'imagination :: Out of Beacon Hills :: In USA :: New York-
Sauter vers: